Face à l’effondrement total du pays, les sorciers de la République font la fête. Touadera et son clan dansent et continuent de danser sur les tombeaux des centrafricains

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Alors que le pouvoir de Baba Kongoboro franchit un cap, celui de l’indifférence et de la sauvagerie, et pendant que la communication officielle vante des succès, le développement du pays, la montée en puissance des FACA, la population, quant à elle, continue de lutter au quotidien dans un pays où les services publics ont quasiment disparu.
Le transport est un exemple le plus visible de cet effondrement. Dans les rues de Bangui comme sur les axes provinciaux, la circulation ne tient plus qu’à un fil : celui des taxis-motos. Ces engines bruyantes et précaires sont devenus le système sanguin d’une nation paralysée. Où sont passés les car Air Bangui, Génération, ou tout simplement les cars qui relient la capitale aux villes de provinces ? Où est le réseau municipal, promis, jamais rétabli ? La réponse est dans le quotidien de millions de Centrafricains : des années sans transports publics, une débrouille qui use, et l’impression tenace que l’État s’est tout simplement évaporé.
Cet effondrement des transports n’est qu’un chapitre d’une histoire plus sombre, celle de la santé en lambeaux. Pénétrer dans un centre de santé, c’est souvent entrer dans le couloir de la mort. Pas de matériel, ou si peu. Une poignée de soignants dévoués mais submergés, faisant face sans moyens. Ici, le patient n’est plus un malade, mais un acheteur : il doit lui-même se procurer seringues, gants, médicaments, avant même d’être pris en charge. Les cas graves ? Ils sont « évacués » vers d’autres structures, elles-mêmes dans le noir, souvent sans électricité ni ambulance pour les transporter. C’est un système qui a cessé de soigner ; il survit.
L’éducation, ce pilier de l’avenir, subit le même naufrage. Dans les villes de province, l’école n’est souvent qu’une ombre d’elle-même. Près de 80 % des enseignants sont des « maîtres-parents », des bénévoles sans formation, recrutés dans l’urgence pour éviter que les enfants ne grandissent dans la rue. Les salles de classe sont surpeuplées, vides de tout matériel. On y étudie sans tables, parfois sans cahiers. Le programme officiel ? Une lointaine théorie, inaccessible. C’est toute une génération qui apprend dans la précarité, son avenir hypothéqué par le désintérêt collectif.
Même la sécurité, pourtant priorité affichée du pouvoir, reste un mirage. Si les grands affrontements ont diminué, l’insécurité sourde, elle, persiste. Des groupes armés et les Mercenaires russes du groupe Wagner, parfois des hommes en uniforme continuent de semer la peur. Dans de nombreuses localités, les récits se ressemblent : agressions en plein jour, extorsions, passages à tabac. La population, prise en étau, ne sait plus vers qui se tourner. Ceux qui sont censés la protéger sont parfois ceux qui l’oppressent, brisant le dernier lien de confiance avec l’autorité.
Face à ce tableau, quelle perspective l’État offre-t-il à sa jeunesse ? Aucune, ou presque. En dehors de l’enrôlement dans l’armée, une porte de sortie souvent synonyme d’exil en province , il n’existe aucun projet crédible. L’économie est à l’arrêt. Aucune politique ne soutient la création d’entreprises, l’entrepreneuriat ou la formation professionnelle. Les diplômés errent, désœuvrés, leur formation devenue inutile. Pour la majorité des jeunes, l’horizon est un mur, ou bien devenir un conducteur des taxis motos.
C’est dans ce contexte que les vidéos du Président Touadera et de ses ministres dansant, buvant, prennent une dimension particulière. Elles ne sont pas anodines. Elles racontent l’histoire d’un pouvoir qui, visiblement, a franchi un cap : celui de la séparation définitive d’avec le peuple qu’il est censé servir. Tandis que le pays se débat dans les difficultés les plus concrètes, la communication officielle met en scène une normalité festive qui n’existe pas. Ce décalage n’est pas qu’une question d’image ; il est le symptôme le plus grave d’une fracture qui, jour après jour, se creuse un peu plus entre un État qui célèbre son propre pouvoir et un peuple qui lutte pour sa simple survie.
Par Brahim….
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![Après la chute d’Am-Dafok, Bangui relance le récit anti-français pour détourner l’attention des centrafricains sur la débâcle des mercenaires russes Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

