Association des femmes sucrées de Touadéra » : le silence complice des femmes leaders face à l’insulte institutionnalisée

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Bangui, un nom circule avec un mélange d’amusement et d’indignation : “Association des femmes sucrées de Touadéra”, ou encore Association des Filles Sucrettes de Touadera. Oui, c’est bien le nom choisi par des proches du pouvoir pour désigner un regroupement prétendument féminin. Mais au-delà du ridicule, une question sérieuse s’impose : où sont les femmes leaders, les juristes, les associations de défense des droits des femmes ? Pourquoi aucun recours n’est-il engagé pour faire retirer une appellation aussi dégradante ?
Ce titre, d’apparence légère, réduit la femme centrafricaine à une caricature : un objet décoratif, entretenu et dépendant. Le mot “sucrée”, dans le langage courant, évoque une relation intéressée, une femme entretenue par un homme riche ou puissant. L’utiliser dans une appellation officielle revient à institutionnaliser la banalisation du sexisme. Et tout cela, sous le regard silencieux de celles qui se disent défenseures de la dignité féminine.
Certes, tout Bangui sait que le président Touadéra traîne une sale réputation de séducteur invétéré des jeunes filles. Les rumeurs de maîtresses, de jeunes femmes courtisées dans les administrations ou recrutées par proximité personnelle ne datent pas d’hier. Mais même dans un régime où la confusion entre vie privée et affaires publiques est devenue une habitude, transformer cette image en nom d’association franchit une ligne rouge. C’est une insulte collective faite à toutes les femmes du pays, des étudiantes aux fonctionnaires, des commerçantes aux mères de famille.
Qu’une poignée de militantes du régime accepte de se présenter comme “sucrées” relève d’un choix personnel douteux. Mais que l’administration laisse enregistrer une telle dénomination, sans réaction du ministère du Genre ni de l’Administration du territoire, pose un grave problème moral et institutionnel. L’État cautionne-t-il désormais la dérision des femmes au nom du loyalisme politique ? Apparemment oui.
Cette appellation n’est pas seulement ridicule. Elle est profondément humiliante pour toutes les femmes centrafricaines. Elle dit aux jeunes filles que leur avenir passe par la séduction d’hommes puissants plutôt que par le travail et le mérite. Elle dit aux femmes professionnelles que leur compétence compte moins que leur capacité à plaire. Elle dit aux mères de famille que leur dignité peut être bradée sur l’autel du clientélisme politique.
En acceptant ce nom, ces femmes acceptent de réduire toutes les Centrafricaines à des objets de transaction. Elles valident l’idée que la relation entre une femme et le pouvoir passe nécessairement par la soumission sexuelle ou sentimentale. Elles enterrent des décennies de combat pour l’émancipation féminine.
Et où sont les voix qui devraient s’élever ? Le ministère du Genre, censé défendre les droits des femmes, reste muet. Les associations féministes qui organisent des ateliers sur l’autonomisation des femmes ne disent rien. Les femmes députées qui siègent à l’Assemblée nationale n’ont pas soufflé mot. Les juristes spécialisées dans les droits des femmes n’ont engagé aucun recours.
Ce silence est assourdissant. Il montre que sous Touadéra, même la dignité des femmes peut être sacrifiée si cela sert les intérêts du régime. Les femmes leaders centrafricaines préfèrent fermer les yeux sur cette insulte plutôt que de risquer de déplaire au pouvoir.
Certaines diront peut-être que c’est une question de liberté d’association, que ces femmes ont le droit de s’appeler comme elles veulent. Mais la liberté d’association ne peut pas servir à légitimer l’humiliation collective d’un genre. Quand un nom d’association insulte toutes les femmes d’un pays, ce n’est plus une question de liberté individuelle mais de dignité collective.
D’autres diront que ce n’est qu’un nom, que ce n’est pas si grave. Mais les mots ont un sens. Les symboles ont un poids. Quand l’État accepte d’enregistrer officiellement une “Association des femmes sucrées”, il valide l’idée que les femmes sont des objets à “sucrer”, c’est-à-dire à entretenir en échange de faveurs.
Cette banalisation du sexisme institutionnel s’inscrit dans un contexte plus large de régression des droits des femmes sous Touadéra. Pendant que des femmes acceptent de s’appeler “sucrées” du président, d’autres femmes centrafricaines sont violées par les mercenaires de Wagner sans que justice ne soit rendue. Pendant que certaines parade
nt avec ce titre dégradant, d’autres meurent en couches faute d’hôpitaux fonctionnels. Pendant que quelques privilégiées se “sucrent” auprès du pouvoir, la majorité des Centrafricaines s’enfoncent dans la pauvreté.
L’existence même de cette association montre jusqu’où peut aller la corruption morale d’un régime. Touadéra a réussi à convaincre des femmes d’accepter publiquement d’être réduites à des “sucrées”. Il a transformé l’humiliation en badge d’honneur, la soumission en titre de gloire.
Les femmes leaders, les collectifs féministes et les associations indépendantes doivent répondre. Le silence équivaut à une complicité tacite. Acceptera-t-on que la femme centrafricaine soit réduite à une “sucrée” présidentielle ? Acceptera-t-on que l’État enregistre officiellement une association dont le nom insulte toutes les femmes du pays ?
Si les défenseures des droits des femmes ne réagissent pas face à cette insulte institutionnalisée, elles perdent toute crédibilité. On ne peut pas organiser des ateliers sur l’autonomisation des femmes tout en fermant les yeux quand des femmes acceptent de s’appeler “sucrées” d’un président.
On ne peut pas dénoncer le sexisme ordinaire tout en laissant passer le sexisme officiel. On ne peut pas se dire féministe tout en refusant de condamner une appellation qui réduit les femmes à des objets entretenus.
Les femmes centrafricaines méritent mieux que d’être associées à cette caricature dégradante. Elles méritent des associations qui portent leur dignité, qui défendent leurs droits, qui célèbrent leurs accomplissements. Pas une “Association des femmes sucrées” qui les rabaisse au rang de maîtresses présidentielles.
Le combat pour les droits des femmes en Centrafrique ne peut pas se limiter à des discours le 8 mars. Il doit se traduire par des actions concrètes, y compris le refus catégorique de toute appellation qui insulte la dignité féminine.
Si aucune femme leader ne se lève pour dénoncer cette honte, si aucune association ne dépose de recours pour faire interdire ce nom, si aucune juriste ne saisit les instances compétentes, alors il faudra admettre que le féminisme centrafricain est mort sous Touadéra, étouffé par la peur, la complaisance et les petits arrangements avec le pouvoir.
Par Alain Nzilo
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
