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RCA : Bakouma, le contingent marocain plie bagage et quitte la ville

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/casque-bleu-marocain-450×300.jpg” alt=”Un Casque bleu marocain de la force de l’ONU en centrafrique à Bangassou le 3 février 20″ width=”450″ height=”300″ />
Un Casque bleu marocain de la force de l’ONU en Centrafrique à Bangassou le 3 février 2021

 

Bangassou, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021, 06:12:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le contingent marocain déployé à Bakouma, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Haut Mbomou, s’est retiré totalement de la ville, a-t-on appris des sources concordantes locales.

 

« En fonction des besoins opérationnels,  nous avons très souvent des contingents, ou des parties des contingents dans l’ensemble du pays qui bougent d’un jour à l’autre. Il est donc possible que certains de ces soldats marocains bougent dans une autre partie du territoire » a déclaré une source au sein de la Minusca, confirmant  ce retrait du contingent marocain de la ville de Bakouma.

De l’autre côté, on ignore si ces Casques bleus marocains vont-ils revenir dans un bref délai à Bakouma, ou seront – ils définitivement affectés dans une autre ville.

« Il est fort probable que ces Casques bleus marocains aillent renforcer l’effectif des autres collègues dans d’autres parties du pays. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne reviendront pas soit à Bakouma, ou ailleurs », ajoute la même source.

Rappelons que la ville minière de Bakouma regorge d’uranium, une réserve de la société française AREVA qui s’est retirée de la ville en 2012 pour reprendre l’exploitation probablement en 2030.

En décembre 2019, cette localité est occupée brièvement par les rebelles de la Seleka avant d’être reprise par les forces de la Minusca et les forces gouvernementales.

Voilà que ces Casques bleus marocains de la Minusca viennent de plier leur bagage mercredi 17 février 2021, laissant les populations à leur triste sort.

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste et correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : campagne de lutte contre la désinformation

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/jeunesse-pour-la-lutte-contre-la-desinformation-450×450.jpg” alt=”Monsieur Guerret Sindo Roméo, Chargé de communication du Conseil National de la Jeunesse” width=”450″ height=”450″ />
Monsieur Guerret Sindo Roméo, Chargé de communication du Conseil National de la Jeunesse

 

Le Conseil National de la Jeunesse, via son Chargé de communication, Monsieur Guerret Sindo Roméo, dit #StopATènè = Stop aux rumeurs et à la désinformation.

Merci de partager en soutien à La campagne contre la désinformation en République Centrafricaine.

 

Mise à jour sur la crise humanitaire en République centrafricaine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-refugies-de-la-Republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-Garoua-Boulai-450×253.jpg” alt=”Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA” width=”450″ height=”253″ />
Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR

 

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 18 février 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Près de 210 000 personnes sont nouvellement déplacées en raison de l’escalade du conflit en République centrafricaine depuis la mi-décembre, ce qui porte le nombre total de personnes déplacées à 1,5 million, soit près d’un tiers de la population totale du pays.

 

Les personnes déplacées sont doublement touchées par la violence généralisée et le manque d’aide. L’insécurité qui règne dans tout le pays, combinée à la perturbation par les groupes armés de la route principale vers le Cameroun, retarde l’acheminement de l’aide humanitaire, notamment de la nourriture et des médicaments.

Le directeur national du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), David Manan, a déclaré:

“Nous sommes profondément préoccupés par l’augmentation alarmante des déplacements de population en République centrafricaine. Le nombre de personnes déplacées n’a jamais été aussi élevé depuis l’apogée du conflit en 2013/2014. Et si certaines personnes peuvent espérer pouvoir rentrer un jour, nous savons par expérience que beaucoup d’entre elles ne le pourront pas et pourraient se retrouver déplacées pendant des années”.

“La principale voie d’approvisionnement vers la République centrafricaine est encore largement perturbée, ce qui fait monter les prix des denrées alimentaires et entrave l’acheminement rapide des fournitures humanitaires. En outre, le conflit et l’insécurité actuels retardent l’acheminement de l’aide dans plusieurs régions du pays. Nous lançons un appel à toutes les parties au conflit pour qu’elles permettent aux biens et aux fournitures humanitaires nécessaires d’atteindre les personnes dans le besoin”.

“Les enfants et les jeunes sont de plus en plus exposés aux recrutements par des acteurs armés pour environ 30 euros, et beaucoup de ces jeunes portent les cicatrices et de ce qu’ils ont vécu toute leur vie. C’est un triste rappel de la manière dont nous, en tant que communauté internationale, n’avons pas réussi à protéger ces jeunes et à leur offrir d’autres opportunités et l’espoir d’un avenir”.

Citation d’une personne nouvellement déplacée en dehors de Bangui :

“Depuis que nous sommes ici, nous sommes restés sous cet arbre. Nous sommes sur le sol. Nous souffrons beaucoup et nous n’avons rien à manger. Ce sont les bonnes gens qui nous ont apporté des feuilles de manioc. Le prix du manioc a augmenté et nous ne pouvons pas nous le permettre”. dit Anne Kobangue, nouvellement déplacée à Liton, à 22 km de Bangui.

Faits et chiffres :

  • 000 personnes ont fui la République centrafricaine et cherché une protection dans les pays voisins depuis la mi-décembre, selon une nouvelle mise à jour du HCR.
  • Selon UNOCHA, 100.000 personnes restent nouvellement déplacées à l’intérieur du pays.
  • Au total, plus de 700 000 personnes sont déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine et 700 000 vivent comme réfugiés dans les pays voisins.
  • Le nombre total de personnes déplacées (1,5 million) n’a jamais été aussi élevé depuis le pic de la crise au début de 2014.
  • Les principales voies d’approvisionnement sont toujours très perturbées après plusieurs semaines de blocus complet par les groupes armés. Cela fait monter les prix des denrées alimentaires et met en danger la vie de plus de 1,9 million de personnes en situation d’insécurité alimentaire.
  • En raison des blocus le long de la route principale reliant la RCA au Cameroun, les prix dans les zones touchées ont grimpé jusqu’à 240 % pour les denrées alimentaires de base importées et jusqu’à 44 % pour les produits locaux
  • 2,8 millions de personnes en République centrafricaine, soit plus de la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire.
  • Rien qu’en 2021, au moins 2 977 enfants ont été recrutés par des groupes dans tout le pays (ONU)

 

 

Pour des interviews ou de plus amples informations, veuillez contacter :

Tom Peyre-Costa, conseiller régional pour les médias en Afrique centrale et de l’ouest : tom.peyrecosta@nrc.no | Whatsapp : +33 6 58 51 83 91 | Skype : tom.peyre-costa

L’équipe médiatique du NRC à Oslo : Media@nrc.no | Téléphone : +47 905 623 29

Tom Peyre-Costa

Conseiller régional pour les médias en Afrique centrale et de l’ouest

Courriel : tom.peyrecosta@nrc.no | Whatsapp : +33 6 58 51 83 91 | Skype : tom.peyre-costa

‘On ne peut pas se contenter de répondre aux urgences’ (Peter Maurer, CICR)

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‘On ne peut pas se contenter de répondre aux urgences’ (Peter Maurer, CICR)

Bangui ( République centrafricaine ) – Interview avec Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge. Il réagit à la situation en Centrafrique.

Interview avec Peter Maurer, président du Comité international de la Croix-Rouge. Il réagit à la situation en Centrafrique./////////////.

DW : Peter Maurer bonjour ! Vous venez de sceller un contrat de partenariat entre le CICR et la Banque mondiale. Quels sont les piliers de ce partenariat ?/////////////.

C’est le début d’une coopération beaucoup plus substantielle entre les deux organisations, l’une fondée sur l’urgence, l’autre fondée sur la transformation de développement de longue durée. Elle résulte de discussions qu’on a eues depuis de longues années où les institutions se sont rapprochées./////////////.

Nous avons vu dans les pays les plus fragiles qu’il faut bien ancrer le long terme dans le court terme et le court terme dans le long terme./////////////.

On ne peut pas seulement répondre aux urgences, mais on doit aussi donner une perspective pour les années à venir aux populations. On ne peut pas seulement panser les plaies superficielles, mais il faut essayer de répondre aux problèmes de santé plus globaux. Et c’est ce partenariat qu’on est en train de fonder pour la réponse hospitalière à Kaga-Bandoro. Mais j’espère bien aussi de faire un modèle pour d’autres situations dans le pays./////////////.

DW : Le conflit en Centrafrique est asymétrique, à telle enseigne que le droit humanitaire international est sacrifié. Est-ce que cela constitue une préoccupation pour vous ? Est ce que vous en avez discuté avec les acteurs ?/////////////.

Bien sûr. En tant que président du CICR, on discute toujours du respect du droit. On essaye toujours d’élargir les formations envers tous les acteurs. D’ailleurs, je peux dire que jusqu’ici déjà, on a eu beaucoup d’interaction avec le ministère de la Défense, avec l’armée, avec d’autres acteurs dans le pays./////////////.

C’est un travail de longue haleine, mais je suis réconforté par les discussions et la volonté aussi de poursuivre sur ce chemin et de respecter ce droit qui diminue en conséquence aussi les besoins humanitaires./////////////.

DW : Le couloir humanitaire a été longtemps fermés à cause du conflit. A cela s’ajoutent les locaux qui ont été victimes des conflits à Bouar ou Kaga-Bandoro. Quelle est la réponse du CCR par rapport à cette situation ?/////////////.

D’abord, il est clair que nous sommes toujours en souci sur notre propre sécurité aussi, et je pense qu’il faut interagir avec toutes les parties en conflit pour s’assurer qu’il y ait le respect du droit, un espace humanitaire dans lequel on peut travailler en sûreté. Et je pense que c’est un travail de tous les jours que la délégation est en train de faire ici./////////////.

J’espère bien que les chemins d’approvisionnement vont se stabiliser et vont s’ouvrir, vont apporter davantage de biens dans le pays parce que je pense dans tout le pays, on ressent ces énormes difficultés d’approvisionnement, non seulement des opérations humanitaires, mais de toute la vie socioéconomique./////////////.

DW : Comment le CICR, avec son partenaire, la Croix-Rouge centrafricaine, à trouver des volontaires pour aller sur le terrain en dépit des dangers de sa mission ?/////////////.

Bon, je pense, c’est une des choses qui me donnent toujours grande satisfaction : de voir que malgré toutes les difficultés, on a la confiance de beaucoup de gens qu’on a un engagement humanitaire qui va bien au-delà des organisations, qui est ancré dans la société. Et c’est peut-être le plus grand espoir que j’ai toujours quand je visite un contexte comme celui de Centrafrique./////////////.

DW : Monsieur le président, quelles sont les priorités du CICR en Centrafrique ? /////////////.

Les priorités resteront le respect du droit et des principes par les belligérants et l’assistance à la population dans les domaines clés tels que la santé, l’eau, la santé, la nutrition, mais aussi les plaies invisibles telles que la santé mentale et le soutien aux victimes de violences sexuelles./////////////.

DW : Justement, parlant de victimes, plusieurs victimes ont éprouvé des difficultés pour être transférées à Bangui par le CICR pour recevoir des soins et profiter aussi de l’appui d’assistance humanitaire du CICR. Quel est votre message à l’endroit de ceux qui font obstacle à l’assistance humanitaire à des personnes vulnérables ?/////////////.

On est convaincu qu’il y a une obligation de toutes les parties de faciliter le travail d’une organisation neutre et impartiale. Nous essayons d’engager toutes les parties pour faciliter ces accès, mais nous sommes très conscients que nous ne sommes pas toujours à même de pouvoir négocier et d’avoir les accords pour faire ces opérations. C’est une tragédie et on espère bien avoir davantage d’accès, davantage de compréhension auprès des belligérants dans l’avenir. Des véhicules ont déjà quitté depuis Genève./////////////.

DW : Combien ?/////////////.

Je ne peux pas vous dire./////////////.

DW : Peter Maurer, merci.

Avec DW français

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RCA : un convoi des véhicules en provenance de Garoua-Boulaï attaqué par les rebelles

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Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, mercredi, 17 février 2021, 012:09:13 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’attaque a eu lieu ce mercredi matin à 7 kilomètres de la ville de Baboua sur l’axe Béloko, entraînant un affrontement durant des heures entre les rebelles et les paramilitaires russes  de la société Wagner.

 

Selon des sources militaires, le convoi des véhicules qui a quitté la frontière camerounaise ce mercredi matin à destination de Bangui a été attaqué par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 7 kilomètres de la sous-préfecture de Baboua sur l’axe Béloko, au niveau du fleuve Mambéré, vers 7 heures du matin, entraînant un violent affrontement entre les forces loyalistes et  les rebelles durant plusieurs heures jusqu’à l’intervention de l’hélicoptère russe qui a forcé les rebelles à abandonner le combat.

On signale de nombreux cas des blessés parmi les camionneurs. Certains sont hospitalisés sur place à l’hôpital de Baboua, d’autres, plus urgents, ont été évacués par l’hélicoptère sur Bangui.

Pour l’heure, les camions en provenance de Bangui qui venaient de quitter la ville de Bouar sont bloqués à Baboua, tout comme le convoi en provenance de Garoua-Boulaï ce mercredi matin.

Notons que le premier convoi non humanitaire en provenance de la frontière camerounaise est arrivé en grande pompe hier dans la capitale Bangui. Il a été accueilli à son arrivée à Bangui par le ministre des Transports et plusieurs personnalités.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

Plus de 2.000 civils tués dans 3 provinces congolaises

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Plus de 2.000 civils tués dans 3 provinces congolaises

Bangui ( République centrafricaine ) – Plus de 2.000 civils ont été tués dans trois provinces de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) l’an dernier, lors d’attaques attribuées en majorité à des groupes armés, a indiqué l’ONU mardi.

L’agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, se dit alarmé par “les atrocités commises par les groupes armés (…) qui s’inscrivent dans le cadre d’une approche systématique visant à perturber la vie des civils, à semer la peur et à provoquer le chaos”./////////////.

“En 2020, les partenaires du HCR ont enregistré un nombre sans précédent de plus de 2.000 civils tués dans les trois provinces de l’est de la RDC: 1.240 en Ituri, 590 au Nord-Kivu et 261 au Sud-Kivu”, a déclaré un porte-parole du HCR, Babar Baloch, lors d’un point de presse à Genève./////////////.

“La majorité de ces attaques ont été attribuées à des groupes armés. Les meurtres et les enlèvements ont continué au Nord-Kivu en 2021, où les attaques ont également été dirigées contre des civils déplacés”, a-t-il ajouté./////////////.

Entre décembre 2020 et janvier 2021, au moins sept incursions de groupes armés dans cinq sites différents ont été signalées dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, selon le HCR./////////////.

Plus de 88.000 déplacés internes résident dans 22 sites soutenus par le HCR et l’Organisation internationale pour les migrations. Beaucoup d’autres vivent dans des sites spontanés ou au sein de communautés d’accueil./////////////.

Selon le HCR, les attaques menées par les groupes armés ont lieu sur la base de soupçons de collaboration avec d’autres groupes ou avec les forces de sécurité de la RDC. Les civils se retrouvent aussi piégés au milieu d’affrontements entre groupes./////////////.

Les groupes armés occupent également par la force des écoles et des maisons, interdisent les activités scolaires et attaquent des centres de santé, dans les territoires de Mweso, de Masisi et de Lubero, écrit le HCR./////////////.

En novembre, des groupes armés ont aussi “introduit des impôts illégaux à payer par les personnes qui veulent accéder à leurs fermes dans leurs villages d’origine au sein du territoire de Rutshuru”./////////////.

L’organisation relève que les opérations militaires de l’armée contre les milices “sont plus souvent réussies” que par le passé, mais soulignent que les forces armées n’ont pas la capacité de maintenir le contrôle des zones qu’elles sécurisent./////////////.

Plus de cinq millions de personnes ont été déracinées par l’insécurité et les violences en RDC rien qu’au cours de ces deux dernières années, avec près de deux millions de déplacés internes dans la seule province du Nord-Kivu, selon les estimations de l’ONU.

Avec AFP/VOA

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RCA : le calme est revenu à Bambari, mais le bilan provisoire fait état de 18 civils tués

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rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

 

Bambari, République centrafricaine, mercredi, 17 février 2021, 06:05:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). ardi 16 février 2021, après six heures d’affrontement entre les rebelles et les forces gouvernementales, l’heure est au bilan et aux funérailles des corps abandonnés dans les quartiers au moment de l’opération. Selon des sources locales, le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés et des morts.

 

Mardi 16 février 2021, une opération menée contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement par les forces gouvernementales  dans les quartiers musulmans de Bambari avait causé d’importants dégâts humains et matériels.

Des mortiers pilonnés partout  ont détruit  les toits des maisons, et causé  des blessés ainsi que des morts au sein des populations.

Pour la seule journée du mardi, la Croix-Rouge fait un bilan provisoire d’au moins 18 civils tués et d’une quarantaine des blessés. Une partie des blessés ont été acheminés à l’hôpital  hier après-midi, et le reste doit se faire aujourd’hui en raison de l’interdiction d’accès dans les zones de l’opération.

On ignore si les combats vont reprendre ce mercredi,  mais tout porte à croire que c’est possible vu la présence des hommes en armes dans les quartiers visés.

Depuis la semaine dernière, les forces loyalistes ont mené des opérations successives contre les positions des rebelles à l’intérieur et dans les périphéries de la ville de Bambari, poussant ainsi les civils à quitter leur foyer en direction des sites des déplacés internes.

Affaire à suivre…

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

deux miliciens centrafricains rejettent les accusations de crimes de guerre

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CPI : deux miliciens centrafricains rejettent les accusations de crimes de guerre

Bangui ( République centrafricaine ) – Premier jour de procès à la Cour pénale internationale (CPI) pour Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom. Ces deux ex-chefs de milices centrafricains ont rejeté, mardi 16 février, les accusations portées à leur encontre de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Patrice-Édouard Ngaïssona, ancien ministre centrafricain des Sports, et Alfred Yekatom, surnommé “Rambo”, sont jugés pour des crimes présumés commis en République centrafricaine lors de la guerre civile entre 2013 et 2014. /////////////.

Ngaïssona et Yekatom, détenus par la CPI respectivement depuis janvier 2019 et novembre 2018, sont notamment accusés de “meurtre, viol, torture, transfert forcé de population, persécution et autres actes inhumains”. /////////////.

“Je ne me reconnais pas dans les charges retenues contre moi, je ne suis pas coupable”, a déclaré Patrice-Edouard Ngaïssona, 53 ans, au tribunal de La Haye. /////////////.

Des preuves “au-delà de tout doute raisonnable” /////////////.

Alfred Yekatom, 46 ans, a donné une réponse similaire, affirmant que “ces chefs d’accusations sont incorrects”. /////////////.

La Cour basée à La Haye avait déterminé en décembre 2019 qu’il existait suffisamment de preuves pour ouvrir un procès à l’encontre des deux anciens chefs de milices Anti-Balaka, dont les affaires ont été jointes. /////////////.

L’ouverture du procès s’inscrit dans un contexte de troubles persistants en Centrafrique, où six des 14 groupes armés qui contrôlent deux tiers du pays ont lancé à la mi-décembre une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra. /////////////.

La Centrafrique est plongée dans une interminable guerre civile depuis qu’une coalition rebelle à dominante musulmane, la Séléka, a renversé en 2013 le président de l’époque François Bozizé, entraînant alors la création de groupes armés chrétiens connus sous le nom de milices anti-balaka, et qui disaient alors avoir pris les armes pour mettre fin aux exactions de groupes armés musulmans. /////////////.

“Cette journée est importante pour la justice”, a déclaré devant la Cour le procureur Kweku Vanderpuye. /////////////.

“Les preuves dans cette affaire établiront la responsabilité pénale de Ngaissona et de Yekatom au-delà de tout doute raisonnable”, a-t-il ajouté. /////////////.

Selon lui, les crimes qui leur sont reprochés sont d’une telle “ampleur qu’ils transgressent la nature même de notre humanité.” /////////////.

“Une étape importante pour la justice” /////////////.

Ngaïssona, aurait été “le plus haut dirigeant” des anti-balaka, selon la CPI. Il a été arrêté en France en décembre 2018 avant d’être transféré à La Haye. /////////////.

Il était à l’époque président de la Fédération centrafricaine de football et membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). En 2019, la Fifa l’a interdit “de toute activité liée au football” pour plus de six ans. /////////////.

Ngaïssona savait que la milice “ciblerait inévitablement la population civile musulmane dans l’ouest de la République centrafricaine”, a affirmé le procureur Kweku Vanderpuye. /////////////.

Yekatom, un député, a été le premier suspect à être remis à la CPI dans le cadre de son enquête sur la Centrafrique, ouverte en 2014. Toujours membre du parlement centrafricain, il est actuellement remplacé par un suppléant. Il “aurait commandé un groupe d’environ 3 000” combattants anti-balaka, d’après la Cour. /////////////.

Yekatom les “a poussés à mener les crimes commis dans le cadre de l’attaque généralisée des anti-balaka”, a déclaré Kweku Vanderpuye. /////////////.

L’ouverture du procès “est une étape importante pour la justice des victimes de crimes brutaux commis dans le dernier conflit en République centrafricaine”, a déclaré dans un communiqué Elise Keppler, directrice adjointe de la section Justice internationale chez l’ONG Human Rights Watch, en marge de l’audience. /////////////.

Lors d’une audience de confirmation des charges en septembre 2019, un procureur de la CPI avait accusé les deux hommes d’avoir été impliqués dans une “campagne de violences et de terreur” contre des civils en Centrafrique. /////////////.

De par leurs anciennes fonctions – ministre des Sports pour l’un et chef de groupes armés pour l’autre -, Ngaïssona et Yekatom savaient que les milices sous leur contrôle “détruisaient des mosquées, décimaient des communautés, déportaient des musulmans, commettaient des meurtres et violaient des femmes et des enfants”, avait martelé l’accusation. /////////////.

Un autre suspect centrafricain, Mahamat Said Abdel Kani, chef présumé de la Séléka, a été remis à la CPI par les autorités de Bangui fin janvier, également pour des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. /////////////.

La première série d’audiences dans ce procès doit se tenir jusqu’à vendredi.

Avec AFP
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RCA: Lancement d’une campagne de lutte contre la désinformation et les discours de haine en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/dessin-anime-pub-ndekeluka-319×450.jpg” alt=”Bande dessiné la radio Ndèkèluka” width=”319″ height=”450″ />
CopyrightRNL

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 19:43:14 ( Corbeaunews-centrafrique ). La plateforme #StopATènè lutte contre les rumeurs et la désinformation en République Centrafricaine.

Le projet est réalisé par la Fondation Hirondelle, mise en œuvre par Radio Ndékèluka , les Radios communautaires, les blogueurs, les journalistes, les acteurs de la société civile et les associations de la jeunesse.

 

 

Deux Centrafricains devant la CPI pour “crimes de guerre” présumés

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Deux Centrafricains devant la CPI pour “crimes de guerre” présumés

Bangui ( République centrafricaine ) – Le procès d’Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona, deux ex-chefs de milices centrafricains, s’est ouvert le 16 février devant la Cour pénale internationale (CPI), qui les accuse de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les deux accusés plaident non coupables.

Patrice-Edouard Ngaïssona, 52 ans, ancien ministre centrafricain des Sports, et Alfred Yekatom, 44 ans, surnommé “Rambo”, sont jugés pour des crimes présumés perpétrés en République centrafricaine lors de la guerre civile entre 2013 et 2014./////////////.

Ils sont accusés de meurtre, viol, torture, transfert forcé des populations, persécution et autres infractions pénales./////////////.

Le procès, diffusé en direct sur le site web de la CPI, a débuté par la lecture des charges retenues à l’encontre des accusés. Tous les deux ont plaidé non coupable des accusations qui pèsent contre eux./////////////.

La CPI avait déterminé en décembre 2019 qu’il existait suffisamment de preuves pour ouvrir un procès afin de juger ces deux anciens chefs présumés de milices Anti-Balaka./////////////.

Les audiences se poursuivront jusqu’au 18 février, avec les déclarations liminaires du procureur, celles de la défense de M. Ngaïssona, représenté par le Conseil principal Maître Geert-Jan Knoops et son équipe et celles des représentants légaux communs des victimes./////////////.

Ces dernières sont représentées par six avocats: Dmytro Suprun, Paolina Massida, Abdou Dangabo Moussa, Elisabeth Rabesandratana, Yaré Fall et Marie-Edith Douzima-Lawson./////////////.

La Défense de M. Yekatom, assurée par par le conseil principal Mylène Dimitri et et son équipe, fera ses déclarations liminaires au début de la présentation des preuves./////////////.

Le premier substitut du procureur, M. Kweku Vanderpuye, a lu ses déclarations liminaires à l’ouverture du procès mardi./////////////.

L’accusation commencera à présenter ses preuves et à citer ses témoins devant les juges le 15 mars 2021, à la reprise du procès./////////////.

La Chambre de première instance V, chargée de l’affaire, est composée du juge Bertram Schmitt (juge président), du juge Péter Kovács et du juge Chang-ho Chung./////////////.

Certains participants à l’audience y ont pris part par vidéo à cause des restrictions liées au coronavirus. La galerie publique n’était également accessible qu’à un nombre limité de journalistes, de la communauté diplomatique et du public./////////////.

Ex-chefs des milices anti-balaka/////////////.

Alfred Yekatom, alias Rambo, avait été transféré à la CPI en 2018 et sa première comparution a eu lieu le 23 novembre 2018. C’est le premier transfèrement vers la Cour pénale internationale (CPI) depuis l’ouverture de l’enquête sur la Centrafrique en septembre 2014./////////////.

M. Yekatom, député et ancien caporal-chef de l’armée centrafricaine, aurait assumé le commandement d’un groupe “d’environ 3.000” combattants anti-Balaka, selon la CPI./////////////.

Son co-accusé, Patrice-Edouard Ngaïssona, avait été arrêté par les autorités françaises le 12 décembre 2018 et transféré à la CPI en janvier 2019, à l’issue des procédures nécessaires. Un mandat d’arrêt à son encontre avait été délivré le 7 décembre 2018. Il était à l’époque président de la Fédération centrafricaine de football et membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Fin novembre, la FIFA l’avait interdit “de toute activité liée au football” pour au moins six ans./////////////.

Bien avant, M. Ngaïssona avait été ministre des Sports sous la présidence de François Bozizé et avait été député, assumant notamment les charges de premier questeur à l’Assemblée nationale et de vice-président de la commission des finances./////////////.

Et il visait plus haut, mais sa candidature à l’élection présidentielle en 2015 avait été rejetée, provoquant barricades et échauffourées dans des quartiers de Bangui./////////////.

Son arrestation est intervenue quelques semaines seulement après la remise à la CPI d’Alfred Yekatom, alias Rambo./////////////.

Il y a presque deux ans, le 20 février 2019, la Chambre préliminaire II avait décidé de joindre les deux affaires.

Avec VOA

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RCA : reprise des combats entre les rebelles de l’UPC et les forces loyalistes à Bambari

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Un véhicule de l’armée nationale incendié dans l’attaque dans la périphérie de Bambari, le 11 février 2021.

 

Bambari, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 10:44:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats sont d’une extrême violence ce mardi 16 février entre les rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement, et les forces gouvernementales à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, au centre de la RCA. Selon des sources humanitaires, il y’aurait plusieurs blessés et des morts, et un hélicoptère russe a été touché par des tirs des rebelles qui sont toujours visibles nombreux dans le coin.

 

Ce mardi 16 février 2021, aux environs de 7 heures du matin, des détonations d’armes lourdes et légères sont entendues dans les quartiers musulmans de Bambari, en particulier hadj, Élevage et Bornou. Des sources militaires parlent d’un affrontement entre les rebelles du CPC et les soldats de l’armée nationale, appuyés par les gendarmes et policiers centrafricains, sans oublier les militaires rwandais et les Mercenaires russes de la société Wagner appelés au secours par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

D’ores et déjà, on parle de plusieurs blessés, y compris des enfants et femmes, mais aussi des morts dans les deux camps.

Les forces gouvernementales semblent déterminer à déloger les rebelles de leur position dans la ville de Bambari et aux alentours. Sur place, l’hélicoptère de la société privée russe Wagner engagé dans le combat a été touché par des tirs des rebelles. En conséquence, il est cloué au sol, mais un autre, qui faisait partie du lot interdit par le conseil de sécurité des nations unies, décolle et le remplace.

Pour l’heure, sur le théâtre de l’opération, les armes semblent se taire un peu trois heures d’affrontements.

Selon des sources humanitaires, l’accès aux blessés est strictement interdit pour le moment. Le CICR et le MSF déplorent l’interdiction des zones de combats par des secours.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Discours du Représentant pays de la CPI Mike Cole, à l’occasion de l’ouverture du procès de Yekatom et Ngaissona, à La Haye, retransmise à Bangui

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Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA

 

 

Bangui, République centrafricaine, le 16 février 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Discours du Représentant pays de la Cour pénale internationale(CPI), Mike Cole, à l’occasion de l’ouverture du procès de Yekatom et Ngaissona, à La Haye, retransmise à Bangui (RCA) dans la salle d’audience de la Cour pénale spéciale(CPS), le 16 février 2021

Ci-dessous, le discours intégral :

 

Bonjour et bienvenue à tous,

Aujourd’hui, vous êtes dans une Cour, à l’occasion de l’ouverture du procès dans l’affaire Yekatom Rhambot et Ngaissona Edouard. Mais, mon message à vous tous est que votre présence est plus importante que cette affaire. Elle témoigne votre engagement pour la justice.

Dans la salle d’audience d’une Cour, les seules autorités sont le droit et les juges. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de protocole normal ici aujourd’hui. Et cette absence de protocole habituel souligne que la justice est aveugle vis à vis de rôle et de notre classe dans la société.

Mais, je voudrais saluer la présence du président de la CPS et du greffier en chef de la CPS, pour leur soutien et leur approbation qui ont facilité l’utilisation de cette belle salle. Le fait que nous sommes ici est symbolique. La CPS et la CPI sont indépendantes. Mais nous sommes des frères et sœurs en justice.

Je voudrais également saluer la présence des représentants des communautés des victimes. Ils sont au centre de la salle. Cette configuration compte beaucoup pour nous. Pourquoi ? Parce que les victimes sont au centre de nos préoccupations, au cœur de nos engagements.

S’il vous plaît, veuillez-vous lever et être reconnu, au nom de toutes les victimes de crimes sur l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine, mais également à travers le monde. Merci.

Aujourd’hui, c’est le commencement d’une affaire qui prendra beaucoup de temps. À la fin de ce processus, il est possible qu’il y ait une condamnation. Il est également possible qu’il y ait un acquittement. Telle est la nature d’un processus judiciaire. Mais quel que soit le résultat, vous pouvez être sûr que la voix des victimes sera entendue.

Je voudrais maintenant m’adresser aux médias. Pour nous à la CPI, l’accès à la justice c’est d’abord et avant tout, l’accès à l’information. Pour ce procès, mon souhait c’était d’avoir une retransmission continue. Malheureusement, face aux défis logistiques, sécuritaires et sanitaires, nous sommes limités. Mais, j’ai confiance, que l’écho de ce qui commence aujourd’hui dans cette salle, ira au-delà de Bangui, vers Berberati, Bouar, Birao ou Bria – et aussi au-delà des frontières de la Centrafrique. Ceci grâce aux médias.

Le travail des médias est fondamental pour l’accès à la justice. Avec votre micro, votre caméra, votre reportage, vous pouvez donner un message de l’espoir aux victimes. Et un message fort et clair, que dans un tribunal, que ce soit devant les juges de la CPI, de la CPS ou le tribunal de grande instance, les Centrafricaines soient assurés d’une justice indépendante qui suivra la loi, et seulement la loi.

Mesdames et Messieurs,

Ensemble, la CPI, la CPS et la justice nationale, nous disons que le temps de l’impunité est terminé.

En regardant tous ensemble dans la même direction, nous pouvons partager l’espoir, la justice et non la vengeance et la violence. Mais, uniquement la justice.

Je terminerai mon propos en vous rappelant que vous êtes dans une audience de la Cour pénale internationale. Mais, vous êtes aussi dans le bâtiment de la Cour pénale spéciale, et Maboko na Maboko, I yeke oko, main dans le main, nous sommes ensemble avec la justice centrafricaine.

Nous sommes ensemble car notre cause, c’est la justice. Notre cause, est votre cause. Et, cette cause, est la cause de toute l’humanité.

Je vous remercie.

Mike PJ Cole

Représentant pays de la CPI en RCA

RCA : 18 sapeurs-pompiers civils ont reçu leur certificat après deux semaines de formations

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des sapeurs pompiers lors de l’intervention sur l’avenue de france devant fateb à bangui le 24 décembre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 09:52:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ce vendredi 12 février, dix-huit sapeurs-pompiers civils ont reçu leur certificat après une formation de deux semaines sur équipier, incendie urbain à Bangui. La cérémonie de remise s’est déroulée dans l’enceinte de camp Mpoko à Bangui.

Entamée il y a deux semaines,  cette formation permettra aux pompiers d’intervenir efficacement contre les incendies et les feux de forêt.

La cérémonie de remise des certificats aux pompiers s’est tenu en présence des responsables de la direction générale de la production et du détachement d’appui opérationnel DETAO.

Le lieutenant-colonel Olivier Madona,  commandant détachement d’appui opérationnel fait le point :

« Dans les grandes lignes, c’était l’aboutissement d’un stage de formation équipier et incendie de premier niveau. C’est le premier stage pour que les sapeurs-pompiers puissent être engagés sur les opérations de lutte contre les incendies, mais aussi pour le sauvetage des personnes. C’est une formation qui est organisée très régulièrement par le DETAO. Là c’est le premier stage, mais il en a un exactement qui va commencer la semaine prochaine pour à peu près le même nombre… ».

Il y a lieu de noter que cette formation fait partie d’un important projet de coopération pour la professionnalisation de la protection civile centrafricaine.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

«Ils ont tué six personnes de ma famille»: la CPI juge deux miliciens centrafricains

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«Ils ont tué six personnes de ma famille»: la CPI juge deux miliciens centrafricains

Bangui ( République centrafricaine ) – Le procès des deux chefs de milice Anti-Balaka centrafricains Alfred Yékatom et Patrice Edouard Ngaïssona s’ouvre ce mardi 16 février à la Haye. Ils sont accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine entre décembre 2013 et décembre 2014.

C’est le premier procès à se tenir à la Cour pénale internationale (CPI) sur cette crise centrafricaine qui a vu s’affronter ex-Seleka et milices anti-balaka. C’est une étape importante pour les victimes. RFI a recueilli le témoignage de Ousmane Abdoulaye dont la vie a basculé en décembre 2013. Notre envoyée spéciale, Florence Morice, l’a rencontré dans le quartier PK5, à Bangui./////////////.

La cicatrice d’une balle reçue dans la main gauche et une large entaille à l’arrière de la tête, Ousmane Abdoulaye, 28 ans, porte encore, bien visibles, les stigmates de l’attaque subie, par lui et sa famille, en décembre 2013./////////////.

« Ils ont tué six personnes dans ma famille, dont mon père et ma mère, sous mes yeux… Et quand j’ai essayé de m’enfuir, j’ai reçu une balle. Je me suis effondré. Puis, ils m’ont cisaillé la tête à la machette et ils sont repartis. »/////////////.

Laissé pour mort, au milieu des cadavres de ses proches, Ousmane Abdoulaye ignore par quel miracle il a pu être secouru, ce jour-là, mais ses blessures l’habitent encore./////////////.

« À cause du choc que j’ai reçu, dès qu’il fait très chaud, je souffre de maux de tête. Certains jours, j’ai un bon moral et je dors bien mais il arrive aussi que la nuit, je repense à tout ce qui s’est passé et je fais des cauchemars. »/////////////.

Recueilli au sortir de l’hôpital par un ami de son père, Ousmane Abdoulaye tente, depuis, de se reconstruire. Il dit espérer que le procès qui s’ouvre à la Haye apaise « sa colère » même si, dit-il, « la justice » ne lui « rendra jamais les siens ».

Avec AFP

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RCA : l’obscurité, nouvelle cause de l’insécurité dans la périphérie de Bangui, les habitants témoignent

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Image d’illustration d’un technicien de l’ÉNERCA en pleins travaux

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 09:42:31 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des tirs sporadiques sont entendus toutes les nuits depuis une semaine dans les quartiers périphériques de la capitale. Les habitants estiment que l’obscurité serait la cause, et

plaident  pour moins de délestage nocturne dans leur secteur. L’ENERCA leur répond. À quoi joue-t-elle ?

 

Les habitants des environs de Bangui s’inquiètent de plus en plus de la persistante de l’insécurité dans leur secteur. Dès qu’il y’a délestage, des tirs sporadiques sont entendus partout, mais l’on ne sait où et de qui viennent ces détonations.

« Nous sommes à l’entrée de la ville de Bangui, et l’expérience a démontré que c’est par cet endroit que les rebelles se sont infiltrés. Mais nous déplorons ce dernier temps qu’il n’y a pas d’électricité. Dans ce secteur il  y’a des crépitements d’armes. On ne sait pas si ce sont les forces de l’ordre… Mais elle ne peut pas entrer dans le fin fonds du quartier pour tirer. Donc cela démontre qu’il y’a des malfaiteurs. Sans l’électricité, il n’y’a pas de sécurité.  Vous savez, l’entrée du PK12,  en allant vers Damara, c’est là où les rebelles ont tendance à rentrer pour perturber le pays. Donc le bon sens aurait voulu que le gouvernement mette la lumière surtout à partir de 20 heures jusqu’à 5 heures du matin. Cela va permettre à la population de se contrôler pour voir qui est qui », déplore un habitant du quartier de Bégoua, à la sortie nord de la capitale.

Même son de cloche dans le quartier Poungoulou au Boy-Rabe où l’électricité est coupée depuis plus de trois mois. Les habitants se plaignent, mais l’ENERCA semble boucher ses oreilles.

Justement, pendant que les populations dénoncent encore quelques poches d’insécurité tout autour de Bangui à cause de l’électricité, un agent de l’ENERCA explique  que son institution répond désormais le programme normal de distribution de l’électricité dans la capitale et sa périphérie. Cependant, il balaye du revers de la main les informations selon lesquelles l’ENERCA privilégie certains dignitaires avec de l’électricité 24 heures sur 24 au détriment de la population des zones d’insécurité.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

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RCA : Abdoulaye Hissen et Crépin Mboli-Goumba pressentis pour entrer dans le prochain gouvernement

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Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 08:36:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En RCA, tout commence par le Président de la République.

Faustin Archange TOUADERA, réélu pour un second et dernier mandat,  s’apprête à lancer le 30 mars 2021 son nouveau quinquennat.  Entre-temps, loin des micros et caméras, il mène discrètement des consultations de toute nature pour son nouveau gouvernement, et des noms commencent à circuler. Lesquels ?

 

Le chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Monsieur Abdoulaye Hissen est pressenti de faire son entrée dans le prochain gouvernement d’union nationale qui sera probablement mis en place par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA après son investiture le 30 mars prochain. Même si le nom de futur Premier ministre n’est pas encore connu jusqu’à ce jour, Monsieur Abdoulaye Hissen est pressenti de remplacer monsieur  Maxime Mokome au poste du ministre du Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR).

Il est à rappeler que monsieur Abdoulaye Hissen, depuis le forum de réconciliation des populations du Nord qui s’est tenu à Bangui du 9 au 10 novembre 2020, n’est pas rentré chez lui à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran. Il continue de passer ses nuits dans des hôtels à Bangui avec les frais de l’État centrafricain.

Un deuxième nom pressenti pour rentrer dans le gouvernement de Touadera est celui du Maître Crépin Mboli-Goumba,Président du parti PATRIE.

L’homme est particulièrement apprécié par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA parmi tous ses opposants du moment. Selon un conseiller du chef de l’État, Maître Crépin Mboli Goumba serait d’accord sur plusieurs points avec le chef de l’État, et il est donc très probable qu’il fasse son entrée dans le prochain gouvernement d’union nationale.

Il y’a lieu de rappeler que le nom de l’opposant Crépin Mboli Goumba a été mainte fois au centre d’échange entre le chef de l’État et ses proches collaborateurs. Et à chaque fois, le Président de la République annonce à ces derniers qu’il fera tout pour travailler avec Maître Crépin Mboli Goumba qui serait un jeune « respectueux et gentil », comparativement à d’autres opposants comme Martin Ziguélé, Maître Nicolas Tiangaye  et Anicet Georges Dologuélé.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : un père de famille froidement abattu par les « requins » au quartier PK13

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Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 06:08:10 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le nombre de meurtres et d’arrestations arbitraire commit par la milice du pouvoir, les « requins » s’élargit depuis l’instauration du couvre-feu et de l’État d’urgence  en République centrafricaine. Le cas palpable est celui de l’assassinat d’un père de famille du quartier PK13 dans la nuit du samedi à lundi 15 février 2021 par les miliciens requins. Que s’est-il passé ?

 

Tout tourne désormais autour du respect du couvre-feu décrété par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour faire face, selon la présidence, à une éventuelle attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement dans la capitale. Or, le meurtre de ce père de famille comme celui bien d’autres montre aussi bien l’excès des ailes des forces de l’ordre et des miliciens du pouvoir.

En effet, le dimanche 14 février dans la soirée, alors qu’il faisait 19 heures, un jeune homme du quartier PK13 sur la route de Boali, se trouvait avec ses amis à l’extérieur en train de balader. Comme par malheur, ils ont été repérés par une patrouille des miliciens « Requins » qui se lance à leur poursuite. L’un des adolescents, qui n’habite pas loin du coin, ouvre la porte et pénètre dans la maison. Aussitôt, son père, qui entend le bruit de la porte principale qui se produit tout à coup, se lève soudainement pour aller vérifier. C’est ainsi qu’il ouvre la porte principale, et les requins, qui poursuivaient ses enfants, l’ont vu et tirent  immédiatement à sa direction. Par malheur, le père s’écroule au sol après avoir été touché par des projectiles des requins.

Une triste histoire de ce père de famille qui a été assassiné à cause d’un fait qu’il n’avait pas participé.

Interrogé par CNC, le chef de la milice requins du PK13 explique avoir agi ainsi vite pour se protéger d’abord parce qu’ils ne savent pas ce que la personne qui ouvre la porte tenait dans les mains. Peut-être une arme?

Pour la famille du défunt, la disparition de ce père de famille est une perte inoubliable.

 

 

La campagne contre la désinformation en République Centrafricaine

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Jean-Fernand Koïna, la radio Ndèkèluka

 

Jean Fernand Koena, journaliste de Radio Ndeke Luka / Fondation Hirondelle dit stopAtènè = STOP aux rumeurs et à la désinformation en République Centrafricaine.
Merci de partager en soutien à la campagne contre la désinformation en République Centrafricaine

Bangassou, des rebelles centrafricains aux Casques bleus, l’éternel recommencement

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Bangassou, des rebelles centrafricains aux Casques bleus, l’éternel recommencement

Bangui ( République centrafricaine ) – Un mois qu’elle n’était pas sortie de la base des Casques bleus de la force de l’ONU en Centrafrique. Escortée par leurs blindés, Pierrette Benguere descend de son pick-up. Madame la préfète du Mbomou est venue dans la forêt environnant Bangassou pour tenter de rassurer les déplacés.

Comme plus de 200.000 Centrafricains, depuis une offensive rebelle déclenchée il y a deux mois, juste avant la présidentielle – et comme un tiers de la population dans tout le pays en sept années de guerre civile -, ces déplacés ont fui cette bourgade lorsque les rebelles y sont entrés le 3 janvier./////////////.

Là, à 700 kilomètres à l’est de Bangui, des milliers de familles se terrent en forêt sous des abris de branchages. Bangassou, cité commerçante d’environ 30.000 âmes, s’est transformée en ville-fantôme./////////////.

Mi-décembre, six des 14 groupes armés qui occupaient deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile en 2013, ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra./////////////.

Ce qui ne l’a pas empêché d’être réélu une semaine plus tard, mais dans un scrutin très contesté: moins d’un électeur sur deux a eu la possibilité de voter en raison de l’insécurité./////////////.

– Semblant d’autorité-/////////////.

La situation de Bangassou est à l’image de celle de nombreuses villes depuis sept ans. Les groupes armés contrôlent plus ou moins l’essentiel d’un vaste pays peu peuplé et couvert de forêts et de brousse./////////////.

L’Etat tente de maintenir des enclaves de semblant d’autorité administrative, policière et judiciaire dans ces bourgades, grâce à quelques fonctionnaires qui doivent vivre et travailler avec des rebelles omniprésents ou infiltrés. Et se réfugier chez les Casques bleus de la Mission de l’ONU (Minusca) au moindre problème./////////////.

Le 3 janvier, plusieurs centaines d’hommes lourdement armés ont attaqué, dans Bangassou, les positions des militaires centrafricains et de leurs alliés paramilitaires de la société de sécurité privée russe Wagner, dont les effectifs soutiennent le gouvernement Touadéra et ont reçu d’importants renforts dépêchés par Moscou fin décembre, à la rescousse d’une armée nationale mal équipée et peu formée./////////////.

Après plusieurs heures d’affrontements, la Minusca a volé à leur secours et ramassé les blessés, les valides et toutes les autorités de la ville. Direction la base des Casques bleus. Ils ont retrouvé la préfète qui s’était réfugiée là une semaine plus tôt./////////////.

“Nous sommes en pleine bataille et la Minusca ne va pas m’abandonner”, clame Pierrette Benguere à l’adresse des déplacés venus s’agglutiner autour d’elle en ce début de février. “Qu’ils le veuillent ou non, les rebelles vont finir par quitter la zone”, tente-t-elle, sans guère convaincre./////////////.

Car, s’ils ont quitté la ville le 15 janvier après un ultimatum de la Minusca, les groupes armés sont toujours présents alentours, dans la brousse et les villages, et contrôlent les axes routiers. /////////////.

Leur général autoproclamé Mahamat Saleh commande une troupe de quelques dizaines de combattants installés dans la paroisse catholique de Niakari. Un village désert, comme toutes les localités avoisinantes depuis leur arrivée dans la zone./////////////.

-Ecoles fermées-/////////////.

“Nous ne sommes pas là pour attaquer la population”, se défend-il, dans un entretien accordé à l’AFP fin janvier, en tenue civile, entouré de jeunes hommes lourdement armés. “Nous avons attaqué Bangassou parce que le président Touadéra a vendu la Centrafrique”, assène-t-il. Leur objectif ? “La démission de Touadéra”./////////////.

A Niakari et les villages alentours, les commerces sont fermés, comme les écoles, et les centres de santé ne fonctionnent plus. Les miliciens en armes font peur./////////////.

“S’ils ne quittent pas ces localités, il sera difficile de reprendre les cours et si les enfants restent à la maison, ce sont les rebelles de demain que nous allons fabriquer”, se lamente la préfète./////////////.

Victoire Ngokpou a choisi de mettre sa famille à l’abri, juste de l’autre côté de la rivière Mbomou, en République démocratique du Congo (RDC)./////////////.

Psychologue à l’hôpital de Bangassou, elle loue une chambre dans une maison en terre battue, désormais cernée par un camp de réfugiés. “Mais certains de mes collègues de l’hôpital sont entassés à plus de 15 dans des abris en bâches de plastique”, lâche-t-elle./////////////.

Chaque matin, Victoire fait le trajet inverse en pirogue pour aller au travail. Sur l’autre rive, elle enfourche une moto sous le regard des Casques bleus marocains qui gardent l’entrée du pays./////////////.

A l’hôpital, soutenu par Médecins sans frontières (MSF), son bureau est cerné par des déplacés venus chercher une protection. “Pas mal de gens ont perdu leurs biens, leurs parents. Et puis même, entendre les crépitements des armes, certains ne le supportent pas”, explique la psychologue./////////////.

Mme Benguere a fini sa visite, elle salue les déplacés et repart avec son escorte. Elle voudrait voir les rebelles partir aussi, mais bon nombre sont des enfants de la région… /////////////.

C’est tout le problème. Le gouvernement égrène depuis 10 jours les villes “reprises” grâce à ses “alliés” russes et rwandais, mais à Bangassou, comme dans d’autres villes, tant que la présence de l’Etat n’y sera pas durablement rétablie, la vie normale ne reprendra pas. Les rebelles sont partout, en armes en brousse ou incognito dans leurs villages.

Avec AFP

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Alerte info : déclenchement d’une offensive contre des positions de l’UPC à Bambari

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bambari, République centrafricaine, lundi, 15 février 2021, 14:01:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les soldats de l’armée nationale, appuyés par les gendarmes, les rwandais et les mercenaires russes ont mené, il y’après d’une heure, une offensive contre les positions des rebelles de l’UPC à Bambari. La Minusca demande à tout le monde de se mettre à l’abri, et les détonations d’armes de feu se poursuivent.

 

Quelques heures après l’entrée à Bambari d’une dizaine des camions remplit des mercenaires russes, rwandais et les militaires de l’armée nationale en provenance de Bangui, une offensive musclée est menée dans le quartier musulman de Bambari où se trouve la base militaire de l’UPC.

Actuellement, l’offensive des forces loyalistes se poursuit au quartier Bornou, élevage où se trouve la résidence privée du chef rebelle Ali Darassa.

Rappelons que le renfort des forces loyalistes est arrivé aujourd’hui  vers 8 heures du matin, et l’offensive est déclenchée vers 13 heures.

Cependant, au village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari centre, les forces loyalistes ont contre attaqué les positions des rebelles. L’affrontement est aussi en cours.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’insécurité dans les périphéries de Bangui, près d’un millier des déplacés appellent à l’aide

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Débandade au quartier PK12 lors des affrontements opposant les rebelles de la CPC et les forces de l’ors le 13 janvier 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 février 2021, 04:05:16 ( Corbeaunews-centrafrique ). Près d’un millier des déplacés des quartiers Yassara, Yassinda,  Voudambala, Nguito-source, Bangui Kpoka  et Gbogboro appellent le gouvernement et les ONG nationales internationales à l’aide humanitaire d’urgence. Leur condition de vie se détériore chaque jour depuis leur arrivée dans une église à Gobongo 2, dans le huitième arrondissement de Bangui.

 

L’aggravation de la situation dans les quartiers nord-Est de Bangui, notamment à Yassara, Yassinda,  Voudambala, Nguito-source, Bangui Kpoka  et Gbogboro, ou la violence a déjà forcé plusieurs milliers des personnes à fuir leur foyer ces deux derniers mois, préoccupe plus d’un.

Les attaques menées par des groupes armés contre les positions des forces de l’ordre depuis le 13 janvier 2021 dans la périphérie  de Bangui ont déplacé des femmes, des hommes et des enfants vers d’autres quartiers de la capitale. Mais depuis une semaine, à l’église Christ de Gobongo 2, dans le huitième arrondissement de Bangui, près d’un millier des déplacés des quartiers nord-Est de la  capitale qui ont trouvé refuge au sein de  ladite église ont appelé le gouvernement à l’aide. Ils plaident pour les conditions de leur vie qui se détériorent chaque jour.

« C’est vraiment déplorable. Des enfants et des femmes enceintes vivent dans des conditions difficiles. Elles n’ont pas de nappes, de l’eau pour se laver, de nourriture, voir même des médicaments. Vraiment il ne faut pas les oublier », déclare Monsieur Patient Sanga, l’un des habitants du quartier Yassinda.

Le nombre de ces déplacés augmente du jour en jour, et les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles.  c déplacés du site de l’église Christ n’ont reçu aucune aide humanitaire.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Le Président du CICR appelle les porteurs d’armes au respect du droit international humanitaire

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Le-President-du-CICR-Peter-Maurer-450×338.jpg” alt=”Le Président du CICR Peter Maurer copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE le 12 02 2021 à Bangui.” width=”450″ height=”338″ />
Le Président du CICR Peter Maurer, le 12 février 2021. Photo CNC/ Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, a achevé le vendredi 12 février 2021 sa visite de quatre jours en République centrafricaine. Lors de cette visite, le patron du CICR a rencontré le Président centrafricain Faustin Archange Touadera, les représentants du gouvernement et s’est entretenu avec les leaders communautaires. Il s’est également rendu à Kaga-Bandoro, où l’accès aux soins de santé reste un défi majeur.

 

En fin de visite en Centrafrique, le Président du CICR a présidé avec le Chef de la délégation du CICR-RCA et le Président de la Croix Rouge Centrafricaine, une conférence de presse. Lors de cet échange avec les professionnels des médias, plusieurs points ont été abordés, dont l’un est le respect du droit international humanitaire, surtout dans un contexte marqué par la recrudescence des violences armées dans le pays.

Pendant que les affrontements entre les forces loyalistes et négatives se poursuivent dans plusieurs parties du pays avec en toile de fond la dégradation de la situation humanitaire de plusieurs personnes qui ont quitté leur foyer pour trouver ailleurs un semblant de sécurité.  Cette situation préoccupe le CICR qui appelle les porteurs d’armes au respect du droit international humanitaire.

« Quand le président du CICR vient dans un tel contexte, c’est pour parler du droit international humanitaire dans son ensemble. La protection des populations civiles, des hôpitaux, du traitement humain des détenus et de la conduite des hostilités selon les règles du droit international humanitaire se sont tous des chapitres dont nous parlons depuis avec les acteurs du conflit armé », a réitéré Peter Maurer, Président du CICR.

Dans ce contexte marqué par les combats armés entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les forces gouvernementales, le CICR compte formuler des recommandations visant à toucher d’avantage les acteurs armés sur les théâtres de combats.

« La persistance des combats depuis le mois de décembre dernier. Il avait une pertinence encore plus accentuée de parler ou de faire des recommandations et de voir comment on peut atteindre d’avantage d’acteurs armés pour assurer ce respect au droit international humanitaire », a dit le président du CICR.

Par ailleurs, le CICR rappelle à toutes les parties impliquées dans les violences la nécessité d’avoir des comportements conformes et respectueux et de veiller à ce que les personnes civiles et hors de combat, de même que des biens individuels et collectifs soient respectés et épargnés.

Le président du CICR dénonce les intimidations, menaces et attaques contre les travailleurs humanitaires qui selon lui, deviennent monnaie courante et mettent en péril l’assistance qu’ils veulent apporter. « Les violences signalées contre les humanitaires ont augmenté de 40% entre 2019 et 2020 », a-t-il conclu.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

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RCA : les rebelles de la CPC affirment avoir pris un mercenaire russe en otage

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Bambari, République centrafricaine, lundi, 15 février 2021, 08:56:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont affirmé à CNC avoir pris un mercenaire russe en otage, puis assassiné plusieurs d’autres  dans les combats qui les ont opposé aux forces gouvernementales le 10 février à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy.

 

Le mercredi 10 février, vers 10 heures du matin, les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les mercenaires russes de la société Wagner, ont mené une opération de démantèlement d’une barrière illégale érigée par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) au village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari centre sur l’axe Ippy. Au cours de cette opération des forces loyalistes, deux rebelles auraient été capturés, ce qui n’aurait pas plu à ses camarades rebelles  qui ont contre-attaqué  les positions des forces gouvernementales qui ont réussi à repoussé l’attaque, mais aussi mettre en déroute les assaillants qui ont du fuir leur principale base logistique et opérationnelle au profit des forces loyalistes qui renforcent désormais leur position dans le secteur, selon le gouvernement. Mais l’une de nos équipes, qui est arrivée sur le lieu, a constaté la présence toujours des rebelles de la CPC dans le secteur.

«  Le mercredi et jeudi dernier, il y’avait eu bel et bien un affrontement ici, mais nous avons mis en échec les mercenaires russes et leurs alliés », a indiqué un officier de la CPC interrogé par CNC.  « Nous avons pris un mercenaire russe en otage, et assassiné plusieurs d’autres. Nous avons également détruit leur camion », poursuit-il.

Cependant, à la Croix-Rouge et au MSF, on nous confirme qu’il y’avait eu bel et bien des corps qui sont amenés à la morgue ce jour, mais notre interlocuteur ne nous confirme pas le nombre exact.

Pour l’heure, la tension est toujours vive entre les forces loyalistes et les rebelles à Bambari et ses localités. Mais dans un mémorandum adressé à la Minusca,  une partie des habitants de Bambari demandent à la Minusca de prendre sa responsabilité pour la sécurisation de la population dans la ville. Elle dénonce les présumées « exactions » commises sur les civils par les mercenaires russes dans la ville et ses localités. Elle demande également le retrait des mercenaires russes de leur ville. D’après les signataires,  les mercenaires russes ne sont intéressés que par le sous-sol du pays et non à la sécurisation de la population, comme témoigne leur intérêt pour la ville minière de Ndassima (exploitée par la société « MIDAS RESSOURCE », réputée proche de la Russie, mais aussi les localités de la Lobaye, où la forêt est exploitée par la société russe Lobaye Invest ».

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : un colonel des eaux et forêts assassiné à son domicile du PK13 par les requins

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Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 février 2021, 06:35:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’homme a été froidement abattu chez lui en présence des membres de sa famille dans la nuit du vendredi à samedi 13 février 2021. Ses assassins, identifiés comme des éléments de la milice « requins », ont lancé un mot choquant aux membres de sa famille alors qu’ils venaient juste de l’abattre de plusieurs projectiles.

 

Le domicile de la victime est situé à l’entrée  de la résidence de l’ancien ministre Sylvain Ndoutingaye au quartier PK13 sur la route de Boali.

D’après certains témoins de la scène interrogés par la rédaction du CNC, la victime aurait eu une altercation avec un membre d’autodéfense de son quartier quelques heures plutôt avant son assassinat par les « requins ». On ignore s’il y’a un lien entre les deux faits, mais une chose est sure, la milice d’autodéfense du quartier PK13 semble travailler la main dans la main avec la milice du pouvoir les « requins ». Mais le plus étonnant et plus choquant dans cette affaire, après l’assassinat de cet officier paramilitaire, les assassins ont pris le soin de dire aux membres de sa famille que « c’est bien fait pour sa gueule, et il n’a rien vu encore ». C’est qui montre clairement que l’origine de son meurtre au premier degré est probablement liée à l’altercation qu’il avait eu quelques heures plutôt avec un membre de la milice d’autodéfense du quartier PK13.

Notons que depuis l’instauration du couvre-feu et de l’État d’urgence dans le pays, l’assassinat extrajudiciaire, l’arrestation et la détention arbitraire se multiplient quotidiennement dans le pays.

Affaire à suivre…

 

 

RCA : Aliou Bobili, une figure du camp de la paix s’est éteinte à Bria

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Monsieur Aliou Bobili

 

Bria, République centrafricaine, lundi 15 février lundi, 15 février 2021, 18:51:32 ( Corbeaunews-centrafrique ). Monsieur Aliou Bobili, figure centrale  du mouvement pour la paix intercommunautaire à Bria est décédé le vendredi 12 février à Bria à l’âge de 54 ans, a annoncé sa famille.

 

 

De nationalité centrafricaine, Monsieur Aliou Bobili est issu de la communauté Peul de la Haute-Kotto. Il est surtout connu pour son engagement pour une solution pacifique à la crise qui a secoué le pays, mais également pour ses efforts en faveur d’une véritable réconciliation intercommunautaire à Bria au plus fort de cette crise.

Âgé d’une cinquantaine d’année, Monsieur Aliou Bobili est décédé à l’hôpital préfectoral de Bria dans la journée du vendredi 12 février 2021 de suite d’une courte maladie.

En effet, selon ses proches interrogés par CNC, Monsieur Aliou Bobili s’est rendu en personne quelques heures plutôt à l’hôpital pour son soin post opératoire, en particulier le changement du pansement suite à une intervention chirurgicale qu’il avait subi trois jours plutôt. Mais contre toute attente, c’est l’hôpital qui appelle sa famille pour leur annoncer son décès.

Pour les membres de la communauté musulmane et chrétienne de Bria, la disparition de Monsieur Aliou Bobili est non seulement douloureuse pour sa famille, mais est également une lourde perte pour les différentes communautés de Bria.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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11 civils, trois soldats tués dans une attaque

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RDC : 11 civils, trois soldats tués dans une attaque

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins onze civils et trois soldats ont été tués dimanche dans une attaque attribuée au groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo, selon l’armée qui affirme avoir tué quatre assaillants.

Les ADF ont fait incursion dans la localité de Ndalya et “ont tué au moins onze personnes”. Dans les combats qui ont suivi, “trois éléments des forces armées sont tombés” tandis que l’armée a “neutralisé quatre éléments ADF”, a déclaré à l’AFP le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans la province de l’Ituri./////////////.

“L’ennemi s’est retiré dans la brousse, nous continuons à le poursuivre pour que nous puissions mettre notre population hors du danger”, a-t-il ajouté./////////////.

La localité de Ndalya est située dans la chefferie de Walese Vonkutu, dans le territoire d’Irumu, à une centaine de km de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri./////////////.

Les ADF sont à l’origine des rebelles musulmans ougandais, installés dans l’Est de la RDC depuis 1995. Ils n’attaquent plus l’Ouganda voisin depuis des années, mais commettent régulièrement des massacres depuis octobre 2014 dans la région de Beni, lesquels ont fait plus d’un millier de morts./////////////.

Ces combattants sont considérés actuellement comme les plus violents dans le territoire de Beni. Leurs attaques touchent depuis quelques mois les territoires voisins d’Irumu et Mambassa dans la province de l’Ituri./////////////.

Après quelques semaines de relative accalmie, des attaques attribuées aux ADF ont repris dans les territoires de Beni et d’Irumu./////////////.

Entre juillet et décembre 2020, des attaques attribuées aux combattants ADF ont fait “468 (…) tués dont 108 femmes et 15 enfants” dans les territoires de Beni, Irumu et Mambassa, selon un récent rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme./////////////.

Dans le territoire de Beni, l’armée a lancé, fin octobre 2019, des opérations d’”envergure” avec pour objectif de mettre fin à l’activisme des ADF dans la région. Les forces gouvernementales avaient ensuite affirmé avoir délogé les ADF de tous les sanctuaires qu’ils occupaient./////////////.

Les combattants ADF opèrent désormais en “petits groupes mobiles”, ont affirmé des experts des Nations unies dans un rapport adressé au Conseil de sécurité en décembre.

Avec AFP/VOA
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La Guinée en “situation d’épidémie Ebola”, l’OMS envoie de l’aide

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La Guinée en “situation d’épidémie Ebola”, l’OMS envoie de l’aide

Bangui ( République centrafricaine ) – “Nous allons déployer rapidement les capacités nécessaires pour appuyer la Guinée, qui a déjà une grande expérience”, a déclaré devant la presse le professeur Alfred George Ki-Zerbo à l’issue d’une réunion avec les autorités sanitaires de ce pays d’où était partie en 2013 la pire épidémie d’Ebola.

“L’arsenal est aujourd’hui plus étendu et nous devons en tirer profit pour pouvoir circonscrire cette situation le plus rapidement possible. L’OMS est alertée à tous les niveaux, au niveau du siège et en lien avec le fabriquant (de vaccins), pour que les doses nécessaires soient mises à disposition le plus rapidement possible pour aider à cette riposte”, a-t-il ajouté./////////////.

Provoquant une fièvre brutale, des maux de tête, des vomissements et diarrhées, le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Zaïre, l’actuelle République démocratique du Congo (RDC)./////////////.

Depuis, ce virus, pour lequel il existe deux vaccins expérimentaux mais aucun traitement curatif, a semé plusieurs fois la terreur en Afrique./////////////.

Partie en décembre 2013 de Guinée forestière, avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone voisins, l’épidémie en Afrique de l’Ouest s’était achevée en 2016 après avoir atteint 10 pays, dont l’Espagne et les Etats-Unis, provoquant plus de 11.300 morts pour quelque 28.600 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone./////////////.

La Guinée est à nouveau en “situation d’épidémie” de fièvre hémorragique Ebola, après l’apparition ces derniers jours dans le sud-est du pays de sept cas, dont trois mortels, déclaré à l’issue de cette réunion d’urgence le patron de l’agence sanitaire guinéenne, Sakoba Keïta./////////////.

“La situation par rapport à 2014 est très différente, puisqu’à l’époque, on avait mis 3,5 mois pour le diagnostic alors que cette fois-ci on a mis moins de deux semaines”, a-t-il relevé./////////////.

“Sans compter que le vaccin aussi existe et est à portée de main à Genève”, le siège de l’OMS, a-t-il ajouté.

Avec Lalibre.be
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au moins 11 morts dans des attaques à Lubumbashi

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RDC : au moins 11 morts dans des attaques à Lubumbashi

Bangui ( République centrafricaine ) – Des miliciens indépendantistes Bakata-Katanga ont lancé un assaut très tôt dimanche matin sur deux camps militaires de la ville.

Lubumbashi s’est réveillé ce dimanche matin au bruit des balles. Dans plusieurs quartiers du chef-lieu de la province du Katanga, au sud de la RDC, des habitants racontent avoir entendu des tirs./////////////.

A l’origine se trouvel’attaque très tôt au lever du jour de deux sites militaires par des miliciens indépendantistes Bakata-Katanga, comme le rapportent plusieurs sources. “Il s’agit du camp militaire de Kimbembe et de celui de Kibati”, explique Jeff Mbiya Kadima, un responsable de la société civile. /////////////.

Lubumbashi est la deuxième ville de la RDC/////////////.

Selon Radio Okapi, les attaques ont notamment visé des dépôts d’armes au camp de Kimbembe/////////////.

“Pour l’instant, le bilan fait état de onze morts, dont six morts du côté des insurgés, quatre éléments des forces de l’ordre et un civil”, a déclaré le maire de la ville de Lubumbashi, Ghislain Robert Lubaba Buluma./////////////.

Ce bilan pourrait cependant encore évoluer. D’autres sources évoquent en effet un bilan de 12 morts. /////////////.

Le calme était cependant revenu en ce début d’après-midi, comme nous le confirme notre correspondant sur place Patrick Kasondé. Le maire a par ailleurs appelé les habitants de la ville à retourner vaquer à leurs occupations./////////////.

A Lubumbashi, qui se trouve dans la riche région minière du Katanga, des incursions des milices indépendantistes sont régulières. Lors de la précédente attaque le 26 septembre 2020, deux policiers et un soldat avaient été tués.

Avec DW français
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Alerte info  : environ 5 jeunes hommes kidnappés par les rebelles de la CPC à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun

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Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Béloko, République centrafricaine, samedi, 13 février 2021, 11:31:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits il y’a quelques minutes au plein centre-ville de Cantonnier, une ville centrafricaine à la frontière avec le Cameroun.

 

Selon les témoins de la scène, l’acte de kidnapping a eu lieu non loin du Motel Kadéi, ou les rebelles ont fait leur apparition aux environs de 16h40. L’âge des otages varie de 16 à 19 ans, selon des sources locales qui évoque également la scène de panique et d’émotion au sein de leur famille.

D’après les rumeurs qui circulent en ce moment à Cantonnier, ces jeunes ont été kidnappés  pour la simple raison qu’ils avaient manifesté leur joie au moment de l’arrivée des soldats FACA et les russes dans la localité. Ils ont tous été menottés avant d’être emmenés à une destination inconnue. Mais d’autres sources parlent du Cameroun.

Pour l’heure, les Mercenaires russes, basés à Béloko, viennent d’arriver à Cantonnier, et ils comptent pourchasser les ravisseurs afin de libérer les cinq jeunes hommes pris en otage.

Notons que les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes et rwandais ont repris le contrôle total du corridor Bangui – Béloko et Cantonnier il y’a quelques jours. Mais à leur arrivée, ils se sont basés qu’à Béloko et non à Cantonnier, dernière ville centrafricaine avant la frontière du Cameroun.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

à Bouar, une accalmie après une visite des responsables religieux

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Centrafrique : à Bouar, une accalmie après une visite des responsables religieux

Bangui ( République centrafricaine ) – Du 8 au 9 février 2021, les leaders de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) ont effectué une mission de paix à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. À cette occasion, ils ont demandé aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) de ne pas privilégier les armes comme moyen de résolution des différends.

Alors que la Centrafrique vit une période de grande instabilité depuis la veille des élections du 27 décembre 2020, des membres la Plateforme des confessions religieuses se sont rendus à Bouar, dans l’Ouest de la Centrafrique, première ville garnison du pays, les 8 et 9 février./////////////.

De violents affrontements y avaient eu lieu le 9 et 17 janvier entre troupes de la Coalition des groupes armés pour le changement (CPC) et forces de l’ordre. Cette situation avait poussé plusieurs milliers de personnes à quitter leur domicile pour se retrancher dans des camps./////////////.

La délégation de la Plateforme des confessions religieuses qui s’est rendue sur les lieux en médiatrice, comptait six membres. Il s’agit, pour le compte des Églises protestantes, de l’apôtre Nicolas Ngbangou Nguerekoyame, du pasteur Nicolas Simplice Singa Gbazia, président des alliances évangéliques en Centrafrique (AEC) et pour le compte des musulmans, de l’imam Abdoulaye Ouasselegue et de l’imam Houssein. Les catholiques étaient représentés par Clarisse Manehou, présidente des femmes chrétiennes catholiques et par l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga/////////////.

Une situation humanitaire désastreuse/////////////.

« Notre but était de rencontrer nos frères et sœurs de Bouar qui, depuis un mois, étaient dans une prison à ciel ouvert. Ils ne pouvaient plus sortir ni vaquer à leurs activités champêtres, explique le cardinal Dieudonné Nzapalainga qui décrit une situation humanitaire catastrophique. Nous avons trouvé des femmes qui venaient d’accoucher dans des conditions très difficiles. Six nouveaux-nés nous ont été présentés faisant vraiment penser à la situation de Jésus dans la crèche »./////////////.

En outre, de nombreux déplacés dorment sous des arbres car n’ayant plus de place dans les salles du site d’hébergement. La route pouvant permettre aux humanitaires d’accéder au camp de réfugiés a été bloquée par les rebelles, coupant totalement les déplacés du reste du pays. « Le programme alimentaire mondial avait distribué de la nourriture qui a été vite consommée et depuis près d’un mois, il n’y a plus rien, alerte encore l’archevêque de Bangui. À notre arrivée, la foule criait ‘nous avons faim’! »/////////////.

Lueur d’espoir/////////////.

Petite lueur d’espoir, à l’annonce de l’arrivée de la délégation de la Plateforme des confessions religieuses, les troupes du groupe armé 3 R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) – membres de la CPC- qui assiégeaient Bouar, avaient accepté de quitter la ville. « Nous avons eu au téléphone les responsables de ce groupe qui nous ont dit ‘on a appris que des hommes de Dieu arrivent, nous ne voulons pas la guerre, nous allons donc nous retrancher’ », assure la Plateforme des confessions religieuses./////////////.

Les 8 et 9 février, une accalmie s’est effectivement installée durant la visite des chefs religieux. Le 9 février, les forces loyalistes ont repris la ville et le porte-parole des 3 R a publié un communiqué assurant que les humanitaires ne seraient pas inquiétés./////////////.

Lucie Sarr

Avec LaCroix

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RCA : la ville de Bozoum sous tension d’attaque, les rebelles du CPC se positionnent

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Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC

 

Paoua, République centrafricaine, samedi, 13 février 2021, 07:03:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bozoum, située à environ 385 kilomètres au nord-ouest de Bangui dans la préfecture de l’Ouham-Péndé est sous tension d’attaque depuis 48 heures. Les rebelles se positionnent partout dans la ville, et une opération de réquisitionnent des motos des particuliers ont également été menées par les rebelles dans la ville.

 

 

Si les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, chassés des villes de Yaloké, Bossemptélé, Baoro et Bouar   par les forces gouvernementales, nombreux se sont repliés dans la ville de Bozoum après leur fuite.

Selon des rumeurs qui circulent dans la ville, les forces gouvernementales vont bientôt pénétrer dans les préfectures de l’Ouham-Péndé et de l’Ouham afin de chasser les rebelles du CPC de ces localités, et la porte d’entrée est la ville de Bozoum selon leur propre terme.

D’ores et déjà, les rebelles se positionnent et ils ont incendié le pont de Bambalou, situé sur l’axe Bossemptélé. Et depuis jeudi, on voit arriver à Bozoum des renforts des rebelles venus de Koui et  de Bossangoa pour attendre une éventuelle attaque des forces loyalistes.

Alors, la question qui est sur toutes les lèvres est celle du deuxième tour du scrutin législatif et des partielles dans ces localités. Comment le gouvernement va-t-il organiser ces élections dans des circonstances pareilles ?

Affaire à suivre…

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : reprise des combats vendredi soir à Ndassima entre les rebelles de l’UPC et les FACA appuyés par les mercenaires russes

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Bambari, République centrafricaine, samedi, 13 février 2021, 06:29:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats étaient très violents ce vendredi matin et soir entre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) appuyés par les paramilitaires Russes  de la société Wagner. Les forces loyalistes contrôlent toujours la localité minière de Ndassima, mais les rebelles sont aussi dans le parages.

 

Si les forces loyalistes, soldats FACA et Mercenaires russes ont pu progresser jusqu’à Ndassima au milieu d’une résistance farouche des rebelles de l’UPC, ce vendredi, ces derniers ont reçu des renforts venus de Bria et mènent à nouveau des attaques contre les forces loyalistes basées à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy jusqu’à la ville minière de Ndassima.

Selon des témoins de la scène, en dépit de l’intervention des hélicoptères russes dans le combat ce vendredi, les rebelles ont pu calciner et détruire quelques véhicules des forces loyalistes à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy. Ils ont mené aussi des offensives à Ndassima, mais les forces loyalistes repoussent l’attaque et contrôlent toujours la zone.

Ce vendredi 12 février 2021 aux environs de 19 heures, les combats ont repris à Ndassima entre les belligérants avant de cesser vers 23 heures.

Pendant ce temps, à Bambari, c’est l’inquiétude qui domine au sein de la population. On redoute un embrasement de la situation dans la ville.

Pour l’heure, l’école, les hôpitaux et l’administration sont paralysés à Bambari centre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’ancien Président François Bozizé ainsi que ses enfants , sans oublier monsieur Maxime Mokome sont radiés de l’armée

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments. 

Bangui, République centrafricaine, samedi 13 février 2021, 23:44:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le décret de radiation de l’armée de l’ancien Président François Bozizé  et ses enfants ainsi que monsieur Maxime Mokome, l’ancien ministre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) et autres militaires en rébellion  ou impliqué a été diffusé à la radio nationale par le porte-parole de la présidence, Albert Yaloké. Un signal fort du chef de l’État à l’endroit de l’ancien Président   et ses amis de la coalition des patriotes pour le changement qu’il y’aura pas d’un dialogue comme l’a recommandé les chefs d’État et du gouvernement lors de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs  le 29 janvier dernier en Angola.

 

Selon le décret lu ce vendredi 12 février à la radio nationale, l’ancien Président François Bozizé et ses deux enfants ainsi que l’ex-ministre du DDRR Maxime Mokome sont définitivement radiés de l’armée nationale. Motifs évoqués : atteinte à la sureté de l’État,  association des malfaiteurs et  appartenance à la rébellion de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Ancien auxiliaire de la police nationale, puis intégré dans la fonction publique au grade du commissaire de police par le ministre Jean-Serge Bokassa, Monsieur Maxime Mokome, ex-chef milicien Anti-Balaka  avait été nommé ministre du DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement) dans le gouvernement « d’union nationale » du Premier ministre Firmin NGRÉBADA après la signature de l’accord de paix de Khartoum le 06 février 2019.

En fonction au moment de sa fuite vers Bossangoa il y’a près de deux mois, le ministre Maxime Mokome et son chargé de mission, Monsieur Igor Lamaka, ex-porte-parole de la milice Anti-Balaka, sont désormais accusés formellement par le gouvernement d’être complices de l’ancien Président François Bozizé, qui, à son tour, accusé d’être l’auteur de trouble postélectoral qui secoue actuellement le pays.

Soutenu par ses deux enfants, à savoir Francis Bozizé, l’ancien ministre, et Rodrigue Bozizé, capitaine de la gendarmerie, ainsi que d’autres militaires de l’armée nationale, l’ancien Président François Bozizé est rentré au maquis au mois de novembre après l’invalidation de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre dernier  par la Cour constitutionnelle  . Il a ouvertement soutenu une coalition des rebelles dénommée CPC, créée le 17 décembre 2020 qui réunit sept groupes armés du pays engagé dans des hostilités contre le pouvoir du Président Faustin Archange TOUADERA.

Le 13 janvier 2021, le CPC a mené une offensive contre les positions des forces de l’ordre dans la périphérie de la capitale. Celle-ci avait été repoussée par les forces loyalistes, suscitant la colère du pouvoir qui se met résolument à sanctionner les présumés auteurs de ces violences, allant jusqu’à les radier de l’armée nationale.

Le vendredi 29 janvier 2021, les chefs d’État de la région des Grands Lacs, lors de leur dernière conférence qui s’est tenue en Angola,  ont condamné les exactions commises et renouvelé leur engagement à privilégier le dialogue et la concertation pour sortir le pays de la crise actuelle.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : L’OIM lance le projet d’amélioration de la résilience des communautés marginalisées dans la région de l’Ouham-pendé

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De gauche à droite le chef de la mission par intérim de l’OIM-RCA , Kamara Mohamed et le chargé de communication Léo Torréton. Copyright CNC Jefferson
Cyrille YAPENDE.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 février  2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et ses partenaires lancent le projet d’amélioration de la résilience des communautés marginalisées dans les régions de l’Ouham-pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

L’annonce officielle du lancement de ce projet a été faite ce vendredi 12 février 2021 à Bangui par Kamara Mohamed, chef de mission par intérim de l’OIM-RCA.

Ce projet financé par l’Agence de Coopération Internationale Coréenne (KOICA), vise à renforcer un appui aux autorités locales et administratives, aux organisations de la société civile, aux comités locaux et les membres des différentes communautés de cette contrée de la Centrafrique.

Pour la réalisation de ce projet, trois sous-préfectures de l’Ouham-pendé : Paoua, Bozoum et Bocaranga seront ainsi couvertes par les multiples actions visant à améliorer la résilience des communautés marginalisées. Et ceci, grâce à une approche participative qui selon l’OIM rassemblera les autorités locales, les ministères compétents et les communautés pour rétablir les services de base et l’autonomisation économique des jeunes.

Kamara-Mohamed, Chef de mission par intérim de l’OIM-RCA a justifié ce projet comme un moyen permettant de renforcer la responsabilité du système administratif politique, appuyer l’autonomisation économique pour l’égalité des genres et aussi fédérer les énergies pour mobiliser les citoyens et les politiques au niveau régional.

« L’OIM est convaincue que les avancées en faveur de l’autonomisation des jeunes, en particulier en République centrafricaine constituent un levier déterminant pour des sociétés justes et durables. Ces avancées ne pourront que s’il existe une société civile diversifiée, robuste et capable de conduire des actions collectives »a rassuré le chef de mission par intérim.

Par ailleurs, l’OIM a déjà réalisé à travers ce projet plusieurs activités entre autres, la présentation du projet aux autorités locales et administratives des trois (3) sous-préfectures ; la mission d’évaluation et de ciblage des zones du projet durant laquelle 988 personnes dont 457 femmes ont été enquêtées et l’identification de 1500 bénéficiaires et le profilage de 885 bénéficiaires dont 440 femmes et 445 hommes sur l’ensemble des 2 000 bénéficiaires dudit projet.

Le projet qui, normalement devrait débuter en 2019 pour s’achever au courant de l’année 2022, a pris du retard  à cause de la pandémie du COVID-19 qui n’a pas épargné la République centrafricaine, et aussi la situation dégradante de la sécurité dans le pays. Le coût total de ce projet s’élève à 4,65 millions de dollars.

  

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

  

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES NÉGOCIATIONS AMBIGUËS DE LA DIPLOMATIE SOUS RÉGIONALE AU CŒUR D’UN DIALOGUE POLITIQUE SANS NATURE NI FORMAT. 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 21:49:54 ( Corbeaunews-centrafrique ). Au demeurant de la longue et historique crise politique centrafricaine, les autorités légitimes issues des élections groupées du 30 mars 2016 ont pris unilatéralement l’initiative de négocier exclusivement avec les groupes armés devenus par le succès forcé de l’événement un partenaire incontournable du quinquennat. L’on se souvient encore de la rencontre de Lyon en 2019 avec la diaspora centrafricaine où le chef de l’état était tellement confiant aux termes de l’accord de Khartoum qu’il a déclaré que si c’était à refaire, il allait le faire.

 

La cohabitation avec les groupes armés non conventionnels qui ne respectent pas leurs engagements à grippé le processus électoral et le président de la république a été réélu aux forceps nonobstant des manquements graves et multiples à la législation électorale.

En conséquence de ce qui précède, les partis politiques qui représentent l’ossature de l’opposition démocratique ont rejeté unanimement les résultats des élections proclamés par la cour constitutionnelle qu’ils accusent d’être inféodée au simulacre. Dans les mêmes circonstances de temps, les groupes armés non conventionnels réunis dans une nouvelle coalition encadrée par l’ancien président Bozizé s’inscrivent dans la même logique et réclament comme les partis politiques l’annulation des élections et la tenue d’une concertation nationale. Le pouvoir de Bangui voulant s’entêter a précipitamment cédé sous de multiples pressions sur le principe du dialogue politique. C’est ainsi que dans son discours du 6 février marquant la deuxième anniversaire de l’accord de Khartoum, le chef de l’état a officiellement annoncé la tenue d’une concertation politique avec les forces vives de la nation sans déterminer les termes de référence afin d’enclencher le processus de dégel de la crise politique.

Dès lors, beaucoup de fanatiques et surtout ceux qui se réclament centrafricains que d’autres se focalisent sur le personnage hybride de Bozizé sans connaître la définition étymologique, le contexte et l’aboutissement d’un dialogue politique.

A l’origine, le concept lexical de « dialogue politique » désigne un générique médiatique pour désigner simplement une négociation entre les parties en conflit. Ainsi, lors d’une guerre ou d’un malentendu politique, deux (2) ou plusieurs groupes qui ont une vision et compréhension différente du problème discutent pour aboutir à un solution politique consensuelle autrement appelée compromis. Ce compromis est ainsi revêtu d’une force légale qui s’impose à l’architecture juridique nationale pour le bien être du peuple.

Parallèlement à l’annonce du président de la république sur la tenue d’un dialogue inter-centrafricains, les émissaires des chefs d’état de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) sans avisés les autorités centrafricaines rencontrent une délégation des groupes armés sur le territoire tchadien avec un ordre du jour non connu à ce jour alors que nul n’ignore que « ce qui se fait sans nous est toujours contre nous »…ce comportement ambigu sans dépasser le seuil du tolérable s’apparente à une ingérence portant atteinte à la souveraineté de notre chère nation.

Choqué par cette démarche mafieuse, le citoyen lambda s’interroge :

Quelles sont les véritables attentes ou les objectifs recherchés de ce dialogue politique ? Ce dialogue politique se tiendra où et quand ? Ce dialogue sera encadré par quel organisme qui nous promettra un gage d’impartialité et de neutralité ? Quelles seront les participants concernés par le dialogue ? Le caractère inclusif du dialogue concerne t-il aussi les groupes armés ? Sinon, la capacité de nuisance de la coalition des forces négatives ne sera pas un obstacle au résultat escompté et à l’efficacité du dialogue politique ?

Par ailleurs, pourquoi et pour quels intérêts les émissaires de la CEEAC ont organisé une rencontre mafieuse avec les groupes armés et surtout à l’insu des autorités centrafricaines ? Enfin, ce dialogue politique tant souhaité va t-il respecter l’esprit et la lettre du forum de Bangui de 2015 ?

Au delà de toutes considérations politiques et politiciennes, il apparaît important de souligner que par principe nous ne partageons pas l’idée de dialoguer ou de négocier avec les fossoyeurs de la république mais il y’a des circonstances qui imposent la sauvegarde des intérêts supérieurs de la nation d’où la nécessité de pactiser avec le diable sans amnistie ni impunité. Nous sommes sans ignorer que le but recherché du dialogue politique n’est pas de gérer les conséquences de la crise mais d’extirper les causes profondes afin de pérenniser la paix facteur de tout processus de développement.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 12 février 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA :  Du diagnostic à la thérapie, l’an II de Khartoum à peine voilé ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 21:57:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). S’il est un détail important qui aurait échappé aux commentateurs de l’actualité centrafricaine, c’est surement le diagnostic de la mise en œuvre de l’accord de Khartoum fait par le Président Touadéra qui n’a pas permis de proposer la thérapie conséquente à ce mal dont souffrent les centrafricains.

 

Finalement, pour peu d’honneur que l’on pourrait donner à la ligne politique des autorités centrafricaines, la célébration du deuxième anniversaire de l’accord dit de Khartoum avait bien eu lieu ce 06 Février 2021 ; du moins quelques chefs rebelles loyaux ont promis de croire à la logique de Khartoum ; ca rassure et Monsieur Touadéra y met sa foi.

Deux après, au lieu de la dissolution pure et simple des groupes armés, l’on a assisté plutôt à une alliance contre nature entre ceux qui se regardaient jadis en « chiens de faïence ». Cependant, le Chef de l’Etat aussi bien que son Premier-ministre crie au satisfécit, ignorant que Khartoum a été tout sauf un accord.

Non ! Il ne faut pas perdre de vue que le Chef de l’Etat centrafricain avait fait le mini-diagnostic de l’APPR/RCA ; des chefs rebelles nommés aux hautes fonctions de la République ; le Désarmement des groupes armés amorcé, les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité mises en place ; bref, Touadéra a dit avoir fait sa part de job face à la roublardise de des ex-partenaires. Mais est ce que cette litanie de réalisations gouvernementales permet-elle de soigner le mal dont le souffre le pays ?

Vigoureusement, encore non ! De nombreux enjeux se sont invités dans l’accord politique de Khartoum, le deal n’a pas marché et on est retourné à la case de départ. La vraie question à laquelle le dirigeant centrafricain devrait y répondre, c’est plutôt que faire pour permettre de rectifier les tirs ?

Pourtant, curieusement, le Chef de l’Etat laisse entendre que sa main reste encore tendue pour permettre aux rebelles de revenir dans l’accord ? Cette fois, ca tombe net, puisque tel un diacre, le prince de Bangui attendrait-il les chefs rebelles habitués aux millions russes revenir dans cet accord. Dingue n’est-ce pas ? Car, revenir dans la République pour ces groupes armés, ce serait donc dire à un scorpion de ne point piquer, connaissant bien sa nature. Il se passe de choses curieuses sous nos cieux !

A ce niveau, les lecteurs impatients nous demanderont, que proposons-nous dans ce cas de figure pour permettre de redresser le pays et rétablir la sécurité ? La réponse est simple et c’est ce que le Chef de l’Etat centrafricain semble avoir déjà trouvé.

Il faut ouvrir sincèrement le dialogue avec les forces vives de la nation, car cette guerre que nous annoncions ne se gagnera pas sans les forces politiques du pays. Si nous sommes en guerre, ce n’est pas seulement contre le fauteuil de Touadéra, c’est bien contre la stabilité des institutions de la République ; une raison de plus de mobiliser toutes les forces de la République pour gagner.

Mais, est-ce que le rassemblement de toutes les forces politiques permettra-t-elle de gagner la guerre par coups de bâton magique ? C’est à cela qu’il faut à nos autorités se poser, s’entourer de gens compétents, relancer la machine diplomatique, plaider pour la levée totale de l’embargo, cesser de faire tous compromis parallèles avec les forces rebelles, définir une nouvelle politique sécuritaire adaptée à notre contexte afin de mettre hors d’état de nuire les rebelles sans foi, ni loi.

Touadéra saura-t-il engager le nécessaire et sincère dialogue pour sauver son pays ? Tel un bateau, l’homme du 30 Mars a donc le gouvernail quitte à lui de sauver ce qui est possible pour notre survie.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

des ressortissants chinois interpellés avec 140 millions de Fcfa de lingot d’or

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Contrebande : des ressortissants chinois interpellés avec 140 millions de Fcfa de lingot d’or

Bangui ( République centrafricaine ) – Les prises s’enchaînent pour les douanes camerounaises. La prouesse émane du Bureau principal des douanes hors classe de Garoua Boulai. Ce poste douane placé sous le commandement de Médard Feko, Chef de Bureau, a intercepté un important stock d’or illicite: 8 lingots au total: «une saisie exceptionnelle», d’après le Chef de Bureau principal. C’est lors d’une fouille minutieuse de bagages que la curieuse cargaison a été découverte. Transportée par un opérateur économique de nationalité chinoise, réfugié au Cameroun et en provenance de la République centrafricaine. Les faits rendus publics seulement ce 10 février 2021 par les douanes camerounaises, se sont déroulés en réalité le 28 janvier 2021. D’après les responsables des douanes camerounaises de Garoua Boulai, le stock de lingot d’or saisi est approximativement évalué à 140 millions de FCFA.

De mémoire de saisies douanières, la prise de Garoua Boulai n’est pas inédite. Le 3 août 2019, une importante cargaison en provenance, une fois de plus, de la Région de l’Est, avait été stoppée net par les douanes camerounaises à l’aéroport international de Douala. Alors que ses détenteurs s’apprêtaient à prendre la destination de la Chine et des Emirats Arabes Unis, munis de la cargaison évaluée à 1,5 milliard de FCFA. 60 kilogrammes d’or au total. L’affaire avait provoqué un quasi-incident diplomatique entre le Cameroun et l’Éthiopie, dont la compagnie aérienne, Éthiopian Airlines, était impliquée. Il aura fallu un grand sens de la négociation de S.E Michael Muguleta Zewdie, l’Ambassadeur d’Éthiopie au Cameroun avec résidence à Abidjan, ainsi qu’une pondération diplomatique du ministre des Finances Louis Paul Motaze pour faire retomber la tension. 20,266 kilogrammes d’or de contrebande avaient par la suite été interceptés à l’aéroport international de Douala, le 27 octobre 2020. Soit 38 lingots d’une valeur de plus de 650 millions de FCFA. De sources douanières, la suite de la procédure prévoit soit le paiement de 10% de la valeur du colis, le pourcentage compromis ou une pénalité au Trésor public camerounais. Mais le stock d’or peut être également confisqué provisoirement pour besoin d’enquêtes ou rétrocédé à la Rca, ajoute une source. /////////////.

A la faveur de la crise en République centrafricaine, plusieurs centaines de réfugiés en provenance de ce pays voisin du Cameroun ont franchi les villes de Garoua Boulai, Kentzou ou Mbaiboum. Dont des opérateurs économiques chinois. Dans le même ordre, la Brigade mobile de Bonaberi, dans l’Arrondissement de Douala 4ème, a procédé ce 11 février 2021 à la saisie de 114 casiers de produits Guinness de contrebande en provenance du Nigeria. «La cargaison n’était couverte par aucun document de douane», apprendra-t-on d’un responsable de cette unité douanière. En 2020, dans le cadre de l’opération Halte au commerce illicite (Halcomi), les douanes camerounaises ont saisi des marchandises de contrebande d’une valeur de 10 milliards de FCFA. La contrebande et le trafic illicite de marchandises font perdre annuellement, indiquent les douanes camerounaises, plus de 200 milliards de FCFA. Le Nigeria demeure le principal point de départ de la contrebande et du commerce illicite, alors que la ville de Douala constitue la plaque tournante commerciale de ces produits: pièces d’étoffe, vins et spiritueux, explosifs, drogues, véhicules, téléphones portables, écailles de pangolin, huiles végétales, carburant frelaté etc….

— Fin de l’article —

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le HCR plaide pour un meilleur accès humanitaire alors que les déplacements de population s’intensifient

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RCA : le HCR plaide pour un meilleur accès humanitaire alors que les déplacements de population s’intensifient

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 107.000 Centrafricains ont franchi les frontières du pays pour se réfugier dans les pays voisins. La majorité d’entre eux s’est retrouvée en République démocratique du Congo (RDC), qui a accueilli plus de 92.000 réfugiés, suivi du Tchad (6.726), du Cameroun (5730) et de la République du Congo (2.984).

De son côté, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires(OCHA) estime que plus de 100.000 personnes ont été déplacées à l’intérieur de la RCA depuis le début de la crise en décembre. /////////////.

« La plupart vivent dans des conditions déplorables dans la brousse par crainte de nouvelles attaques contre leurs villages », a déclaré Boris Cheshirkov, porte-parole du HCR./////////////.

Des cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale, de torture/////////////.

Cela porte le nombre total de Centrafricains déplacés dans leur pays et dans la région à plus de 1,5 million. Il s’agit du près d’un tiers de la population totale du pays, qui s’élève à 4,8 millions d’habitants. /////////////.

Sur le terrain, les équipes du HCR ont fait état « de violations récurrentes des principes humanitaires sur les sites de déplacés ». /////////////.

D’une manière générale, l’agence onusienne continue de recevoir des rapports faisant état de graves violations des droits humains, notamment des cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale, de torture. Le HCR signale aussi des cas d’extorsion, de vol à main armée, d’agression, de restriction de mouvement, d’expropriation et de pillage. /////////////.

« Les violences sexuelles – y compris contre de jeunes enfants – sont en augmentation en raison de l’insécurité régnante qui engendre un climat de non-droit et d’impunité », a ajouté M. Cheshirkov. /////////////.

Par ailleurs, les organismes humanitaires redoutent déjà les conséquences de la multiplication des attaques contre les travailleurs humanitaires et le blocage des principales voies d’approvisionnement. /////////////.

La flambée des prix peut atteindre 240% pour les aliments de base importés/////////////.

Une telle situation entrave la capacité du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et d’autres organisations humanitaires à venir en aide aux Centrafricains déplacés à l’intérieur du pays. /////////////.

D’autant plus que la situation humanitaire sur le terrain s’est détériorée, aggravant les souffrances d’une population déjà vulnérable. Des organisations humanitaires ont été prises pour cible et ont vu leurs bureaux pillés et leurs véhicules volés. /////////////.

Selon l’OCHA, 66 incidents de ce type se sont produits en janvier, le nombre le plus élevé jamais enregistré en un mois en RCA. /////////////.

« En décembre 2020, un travailleur humanitaire a été tué et cinq autres blessés », a dit à la presse le porte-parole du HCR./////////////.

Plus largement, les affrontements, les opérations militaires et les barrages le long de la route principale reliant la RCA au Cameroun empêchent la livraison des marchandises et provoquent « une flambée des prix dans les zones touchées qui peut atteindre 240% pour les aliments de base importés et jusqu’à 44% pour les produits locaux ». /////////////.

Le HCR est venu en aide à 740 foyers à Bouar/////////////.

« Cela a également un impact sur l’acheminement de l’aide humanitaire depuis la capitale, Bangui, avec des conséquences désastreuses pour les personnes qui ont des besoins urgents en nourriture, en soins de santé, en eau et assainissement,en articles ménagers essentiels et en abris », a fait valoir M. Cheshirkov. /////////////.

Malgré toutes ces difficultés, l’agence onusienne travaille en étroite collaboration avec les autorités nationales, ses partenaires humanitaires et la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Minusca) pour continuer à distribuer des articles de première nécessité sur les sites accessibles. La semaine dernière, le HCR a pu approvisionner quelque 4.600 personnes réparties dans 740 foyers à Bouar, une ville située à 450 kilomètres de Bangui. /////////////.

Le HCR lance un appel pour qu’un meilleur accès humanitaire et en faveur d’un véritable dialogue pour apaiser les tensions. /////////////.

« Nous réitérons notre appel pour un soutien durable et solide de la communauté internationale afin de garantir la reprise d’une réponse humanitaire adéquate et de renforcer les perspectives de solutions », a insisté M. Cheshirkov.

— Fin de l’article —
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RCA : une patrouille des soldats FACA tombée dans une embuscade des rebelles du CPC à gallo

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-Bambari-450×338.jpg” alt=”Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021″ width=”450″ height=”338″ />

 

Bouar, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 09:53:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un convoi d’une vingtaine des véhicules a quitté ce vendredi matin la ville frontalière de Garoua – Boulaï pour venir à Bangui. Cependant, un affrontement entre les rebelles du CPC et les forces loyalistes a été signalé sur l’itinéraire du convoi, au niveau de falaise Garga, bloquant le convoi à Baboua. À une centaine de kilomètres de Bouar.

 

 

Selon des sources locales, le déplacement de ce convoi des vingt véhicules conteneurs a été facilité par l’arrivée jeudi 11 février 2021 des soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais dans  les localités de Béloko et cantonnier, à la frontière avec le Cameroun.

Cependant, de l’affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement et les forces gouvernementales  sur l’itinéraire du convoi, précisément dans les falaises de Garga, non loin de la ville de gallo, située à 65 kilomètres de Béloko sur l’axe Bouar.

Pour l’heure, la situation est calme après le survol des hélicoptères russes dans la localité, et tous les véhicules du convoi sont bloqués à Baboua.

Jointe au téléphone, une source locale parle  d’une patrouille des soldats FACA qui serait tombée dans une embuscade des rebelles.

Affaire à suivre.

 

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : manifestation à Bangui devant le siège de la CEEAC pour dire non au dialogue avec les groupes armés

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/centre-ville-de-Bangui-avec-immeuble-Écobank-et-orange-au-complet-450×196.jpg” alt=”Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”196″ />
Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 09:06:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus d’une  centaine des jeunes proches du pouvoir ont manifesté vendredi à Bangui pour dire non au dialogue avec les groupes armés initié par la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

Des jeunes, des adultes et des femmes ont répondu présents pour dire non à l’initiative de la CEEAC. Laquelle initiative vise à entamer des dialogues avec les groupes armés.

Sur les bouts de cartons et des banderoles tenus par les manifestants,  on peut lire : « non au dialogue », « pas de concertation avec les tueurs du peuple », « CEEAC, peuple refuse votre initiative contre lui ».

Martial Donidé, l’un des organisateurs devant la presse : « nous ne sommes pas d’accord. Nous voulons manifester notre mécontentement. Les dialogues, nous en avons assez », explique-t-il.

Sur place, un point de presse est organisé par la plateforme « Génération consciente » pour expliquer là les raisons de sa déclaration à la communauté internationale et nationale. Alain Dekouma, coordonnateur  de la plateforme « Génération consciente » : il est hors de question de continuer à dialoguer avec les terroristes. Il est hors de question à continuer à tendre la main aux gens qui sont depuis fort longtemps dans la fourberie, et qui à chaque fois, pour des questions qui ne relèvent pas de la République, des questions personnelles, et qu’ils profitent de ça pour torpiller l’esprit de la République. Et ça le peuple centrafricain n’en veut plus….  Non, le pays doit avancer ! On ne doit pas tout le temps reculer ! », défend-il.

Il y’a quatre jours, la CEEAC avait organisé au sud du Tchad une rencontre à hui clos avec les leaders de la coalition des patriotes pour le changement, ceci à l’insu  des autorités centrafricaines. Ce qui a provoqué des tollés au milieu politique centrafricain.

Ce vendredi matin, le conseiller russe de la sécurité du chef de l’État a publié un communiqué  sur l’accord de paix et son application. Il se dit attaché au processus de paix mené par le Président Faustin Archange TOUADERA et fustige les agissements de certains leaders des groupes armés.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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