Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/mairie-de-Kaga-Bandoro-2-450×354.jpg” alt=”mairie de Kaga-Bandoro 2″ width=”450″ height=”354″ />
La Mairie de Kaga-Bandoro, située à 345 kilomètres de Bangui.
Kaga-Bandoro, République centrafricaine, lundi, 19 avril 2021, 05:05:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il ne fait aucun doute, la présence des Mercenaires russes dans la ville de Kaga-Bandoro, au centre nord de la RCA a des lourdes conséquences sur les activités économiques des petits commerçants locaux.
Plus d’une semaine après la reprise de la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Gribizi par les soldats de l’armée nationale, appuyés par les troupes rwandaises et les mercenaires russes de la société Wagner, les marchands locaux, pour leur part, continuent de souffrir en silence. Il ne passe jamais un jour qu’on parle de braquage des petits commerçants, que ça soit des légumes ou de l’eau pure par les mercenaires russes.
En effet, pour ces derniers, tout ce qui est produit ou importé dans la ville leur appartient de plein droit. Ils doivent les consommer à volonté, et ce, sans donner des explications à leur propriétaire.
Dans le marché central, les femmes commerçantes des légumes en ont fait les frais. Idem pour les boutiquiers et autres vendeurs dans le marché central.
La semaine dernière, un vendeur de l’eau pure en bouteille plastique a dû arrêter de faire le commerce en raison de la spoliation de son commerce par les mercenaires russes.
Selon ce vendeur, chaque jour, les mercenaires russes sont venus prendre gratuitement des palettes d’eau pour une valeur de 20 000francs CFA dans son commerce. Et s’il leur demande de payer, ils lui donnent plusieurs explications en Russes, difficiles à comprendre, mais le seul mot qui est compréhensible est répété dans leur phrase est le nom du Président de la République « Touadera ». Si bien que dans le marché central, la présence des mercenaires russes provoque à chaque fois une débandade générale des vendeurs.
On surnomme l’un des mercenaires russes, le plus musclé et ramasseur des marchandises « Mike Tyson ».
« Celui-là, il est capable de ramasser des produits même pour 50 000 francs CFA entre ses mains », explique un vendeur.
La semaine passée, l’association des commerçants est allée signaler le problème au chef des soldats FACA et à la Minusca, mais ils n’ont pas pu faire quelque chose pour les épargner de cette souffrance.
Par Éric Piandé
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bandoro
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo officiel du parti PDCA” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
Le samedi 17 avril 2021, à 22h31, j’ai reçu l’appel Facebook d’un oncle maternel, qui toute la semaine n’avait pas réussi à me joindre, et qui m’a appris que (1) ‘’ les gens du Premier Ministre Ngrebada Firmin avaient fait un tapage médiatique sur les médias nationaux, suite à la publication de ma dernière analyse politique par le Corbeau News Centrafrique -CNC le 09 avril 2021, (2) l’avocat du Premier Ministre NGRABADA a déclaré avoir déposé une plainte pour une audience le jeudi 22 avril 2021, dont il ignore le motif et, (3) étant absent de Bangui, la convocation présentée à mon domicile n’a pu être déchargée’’.
Une convocation ou assignation doit être portée et déchargée personnellement ou adressée par courrier prioritaire ou recommandé avec accusé de réception pour faire foi ; et absent de Bangui depuis le 23 novembre 2018, cette convocation ne pouvait m’être déchargée personnellement. Par conséquent, je demande au Premier Ministre NGREBADA et son avocat, de m’adresser celle-ci par courrier prioritaire avec accusé de réception, au plus tard le mardi 20 avril 2021, aux fins de me permettre de préparer, en fonction du motif d’accusation mentionné, un mémoire explicatif à l’attention de l’avocat qui accepterait de me représenter et de me défendre, d’informer le ministère français à charge des Français de l’étranger, la gendarmerie territoriale du pays de Brocéliande que j’avais alertée en avril 2019, après avoir décliné l’insolite visite de courtoisie préconisée par les Sieurs NGAMA Bertrand et NGAMANA Evariste, certainement mandatés par la Présidence de la République à Bangui, après la lettre ouverte que j’avais adressée au Président TOUADERA le 28 mars 2019.
Par la suite, j’ai été alerté que mon nom figure sur une liste noire à l’aéroport international Bangui-M’Poko pour arrestation et une destination inconnue, si je revenais à Bangui. C’est pour dire que cette audience du 22 avril 2021 a tout l’air d’un procès politique, car depuis janvier 2021 règne à Bangui une ère de neutralisation des Leaders Politiques qui ne sont pas en sainteté avec le parti politique au pouvoir, le Mouvement des Cœurs Unis-MCU.
Si cette convocation, comportant le motif de la plainte, ne me parvient pas à cette date butoir, donc inconnu de moi, autant reporter cette audience, parce que je ne pourrais pas formuler ou préparer les argumentaires politiques à la disposition de mon avocat, parce que ma déclaration est et demeure politique.
Batangafo, République centrafricaine, lundi, 19 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Une semaine après la reprise de la ville de Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Fafa par les soldats FACA, appuyés par les troupes rwandaises et les mercenaires russes de la société Wagner, de nombreux cas d’arrestation arbitraire et de détention illégale continuent d’être signalés. Le dernier en date, est celui du maire de l’élevage de Batangafo, Monsieur Mahamat Takadji.
Samedi 17 avril 2021, peu avant midi, monsieur Mahamat Takadji, maire de l’élevage de Batangafo, a été interpellé par les mercenaires russes et placé en détention. La raison évoquée, qu’il n’avait pas été nommé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera !
Pour ses proches, le motif évoqué est-il suffisant pour procéder à son arrestation, puis sa détention ?
Contacté par téléphone, le sous-préfet de Batangafo n’est pas disponible pour répondre à notre question. Même au ministère de l’Administration du territoire, personne ne souhaite commenter cette affaire.
Mais à Batangafo, l’arrestation de monsieur Mahamat Takadji continue de diviser. Certains approuvent cette arrestation et soutiennent que le maire est depuis trois ans cités dans des nombreux cas de braquage et vol des humanitaires dans la ville. Tandis que d’autres soutiennent qu’il n’est pas nécessaire de procéder à son arrestation pour la simple raison qu’il n’est pas nommé par Touadera. « Il fallait juste le remplacer et c’est tout », insistent-ils.
Rappelons que dans la nuit du dimanche 27 à mercredi 28 octobre 2019, aux environs de 23 heures locales, un commando de 14 individus, armés des fusils automatiques pour les uns, et de fabrication artisanale pour les autres, avait pris d’assaut le bureau local de l’ONG internationale humanitaire Oxfam, emportant une importante somme d’argent et plusieurs matériels informatiques (ordinateurs, imprimantes, scanner…).
Depuis ce jour, c’est la consternation générale dans la ville. Les jeunes, très émus des conditions des humanitaires dans leur localité, tentent de mener leur propre investigation pour savoir qui seraient derrière ce gigantesque braquage.
Suite à cette investigation, les populations ont découvert que ce braquage avait réussi grâce à une alliance de circonstance entre un groupe de sept combattants du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et sept autres issus de la milice Anti-Balaka, avec la bénédiction du maire de la ville.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/trois-femmes-et-un-enfant-dans-le-camp-des-déplacés-de-PK3-de-Bria-en-Centrafrique-450×398.jpg” alt=”dans le camp des déplacés du PK3 de bria” width=”450″ height=”398″ />Dans le camp des déplacés du PK3 de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.
Bria, République centrafricaine, lundi 19 avril dimanche, 18 avril 2021, 19:30:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le camp des déplacés de PK3, sud-est de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto, a été ravagé par un violent incendie ce dimanche 18 avril. Une centaine d’habitations brûlées, et les conditions de vie deviennent plus difficiles pour les déplacés.
La cause du drame n’est pas encore officiellement déterminée, mais d’après les témoins, tout a commencé par l’imprudence d’un déplacé qui aurait voulu brûler des ordures se trouvant aux alentours de son habitation, et les feux auraient débuté vers 11 heures locales, détruisant au passage une centaine d’habitations. Trois personnes ont été également blessées, mais leur vie n’est pas en danger, selon une source proche du MSF contactée par CNC.
Le site des déplacés de PK3, situé au sud-est de la ville de Bria, abrite plusieurs milliers des déplacés fuyant les violences des groupes armés depuis 2016.
Les incendies sont fréquents dans les camps des déplacés. Plusieurs sites des déplacés, comme à Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi, ou encore à Bambari, dans l’Ouaka, les cas des incendies sont régulièrement enregistrés à cause du vent et de la saison sèche.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/dénis-sassou-450×263.jpg” alt=”” width=”450″ height=”263″ />Le Président congolais Dénis Sassou-Nguésso de Brazzaville.
AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUE DE PRESSE
République du Congo. Répression des voix dissidentes alors que la crise économique exacerbe les défaillances du système de santé
Les autorités de la République du Congo ont mené une alarmante répression contre les défenseurs des droits humains et les militants qui ont dénoncé les conséquences de la crise économique et de son impact sur le quotidien des populations, et notamment sur l’accès à la santé, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié lundi 19 avril 2021.
Le rapport, ‘Sur le dos de la crise : Violations du droit à la santé et répression des défenseurs des droits économiques et sociaux en République du Congo’, documente l’impact dévastateur sur le pays de la crise économique débutée en 2014 consécutive à la chute du prix du pétrole, et qui se poursuit dans le contexte de la pandémie du COVID-19. Basé sur des entretiens menés au Congo et à distance avec plus de 50 personnes dont des patients, des syndicalistes et des membres d’associations de défense des droits humains, le rapport met également en lumière la répression des défenseurs des droits humains et des militants qui ont dénoncé la situation.
« La crise économique a eu des conséquences brutales sur la vie des populations au Congo. Leur droit à la santé a été compromis par une probable mauvaise gestion du secteur de la santé et des manquements dans la concrétisation de la gratuité de certains soins. Le coût des soins de santé continue d’être un obstacle à l’accès à des soins médicaux vitaux. La crise économique a appauvri des dizaines de milliers de retraités, des centaines de fonctionnaires et d’étudiants, certains toujours en attente de percevoir leurs pensions, salaires et bourses, » a déclaré Samira Daoud, Directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
« Malgré les annonces des autorités pour améliorer le système de santé et respecter les droits économiques et sociaux des populations, peu d’actes concrets ont été réalisés dans ce sens depuis six ans. En outre, ceux qui ont revendiqué leurs droits économiques et sociaux ont été réprimés. Des défenseurs des droits humains, des syndicalistes, des journalistes et des étudiants ont été la cible de poursuites judiciaires, de menaces, de sanctions administratives et de mauvais traitements. »
Trous dans le budget de la santé et infrastructures vétustes
Le budget du secteur de la santé de la République du Congo a régulièrement diminué depuis 2015, à l’exception d’une légère augmentation en 2020 pour faire face à la pandémie du COVID-19. En 2014, le budget a été estimé à un montant d’environ 515 millions d’euros. A partir de 2015, il a amorcé une baisse continue, jusqu’à atteindre son point le plus bas en 2017, soit 200 millions d’euros environ – une diminution de plus de 60% par rapport à 2014.
Le budget a stagné en 2018 et 2019, avant de remonter nettement en 2020 à 325 millions d’euros environ à la faveur de la pandémie de COVID-19. Depuis le début de l’année en cours, il a diminué à nouveau, atteignant un montant de 290 millions d’euros environ. De nombreux projets d’amélioration du système de santé, dont un plan de construction de 12 hôpitaux généraux démarré en 2016, n’ont pas été entièrement mis en œuvre par les autorités.
Le rapport documente la déliquescence rapide des infrastructures de santé ces dernières années, dont le Centre Hospitalier Universitaire de la capitale Brazzaville est un exemple parlant. L’institution a régulièrement été privée d’eau courante et d’électricité ces dernières années. Un responsable d’un centre de santé a déclaré à Amnesty International que leur établissement ne disposait pas de moyens pour renouveler son stock de médicaments ou payer les factures d’eau.
Un employé dans une autre structure sanitaire a déclaré que le plateau technique était défaillant avec le scanner et l’IRM qui ne fonctionnent toujours pas.
A l’hôpital général Adolphe Sicé de Pointe-Noire (extrême sud), les coupures d’électricité ont eu des conséquences fatales sur des patients, selon le parent de l’un d’eux :
« … Quand il y a coupure de courant au bloc opératoire, il n’y a pas de bascule automatique vers le générateur. Donc il faut qu’une personne se déplace pour mettre le générateur en marche, ce qui peut prendre de longues minutes. Cette fois, trois personnes sous respiration artificielle sont décédées. C’est fréquent, et l’hôpital n’assume jamais ses responsabilités. »
Pas de paiement, pas de traitement
Le manque d’investissement dans le système de santé congolais et les mauvaises conditions de travail ont conduit de nombreux agents officiant dans le secteur public de la santé à profiter des meilleures offres du secteur privé.
Pendant ces trois dernières années, le secteur de la santé a perdu plus de 40% de son personnel actif, selon la ministre de la santé. Par ailleurs, des soignants, pourtant en première ligne dans la lutte contre le COVID-19, se sont plaints à plusieurs occasions du manque d’équipements de protection individuelle mis à leur disposition.
Alors que le président de la République a déclaré le 17 décembre 2019 que « toutes les gratuités en matière de santé ont été maintenues, à savoir les césariennes, les traitements contre le paludisme pour les enfants de 0 à 15 ans et le VIH/SIDA », la gratuité de certains soins n’était pas effective.
Le rapport documente comment les patients qui ne sont pas en mesure de payer leurs factures médicales sont parfois laissés sans traitement. Un patient de l’hôpital du district de Gamboma, dans le centre du pays, a déclaré à Amnesty International qu’il avait vu l’hôpital refuser de traiter des patients qui ne pouvaient pas payer :
« L’an dernier, j’ai vu un jeune homme en provenance d’un village avoisinant, visiblement mal en point, abandonné aux urgences, faute d’argent. Même si l’hôpital n’a pas de produits, face à un cas grave, les agents de santé devraient essayer de faire au moins quelque chose pour soulager le patient. »
« Le gouvernement doit améliorer l’accessibilité du système de santé en fournissant aux patients des installations, des biens et des services abordables pour tous », a déclaré Samira Daoud.
Fonctionnaires, retraités et étudiants paient le prix fort de la crise
Des retraités, des fonctionnaires et des étudiants boursiers à l’étranger ont payé le prix fort des conséquences de la crise financière et de sa gestion par les autorités.
Au mois de février 2021, 280 fonctionnaires réclamaient encore 17 mois d’arriérés de salaires. En novembre 2020, plus de 40 000 retraités avaient cumulé 28 mois de pensions impayés. Des étudiants congolais à l’étranger sont restés au moins trois ans sans percevoir leurs bourses.
Un étudiant congolais à l’étranger a déclaré à Amnesty International que dans le pays où il étudie, près de 200 étudiants attendent leurs bourses depuis des mois.
« Nous attendons le paiement de près de 36 mois de bourse… Des étudiants sont ici sans diplôme ni attestation de fin d’études, faute du paiement des frais académiques par notre gouvernement… Plusieurs étudiants ont abandonné les études pour faire des petits boulots. »
La répression comme traitement des maux du secteur de la santé
Le rapport documente la répression des autorités à l’encontre des personnes qui ont dénoncé la gestion et la gouvernance ayant aggravé la situation des droits économiques et sociaux et de celles qui ne se conformaient pas aux mesures de restriction anti-COVID-19.
Un exemple d’homicide illégal découlant d’une utilisation excessive de la force documentée dans le rapport est la mort, le 18 avril 2020 à Djambala (nord-est), de Venceslas Samson Opfi qui aurait été tué par des policiers et des gendarmes qui l’ont surpris à moto pendant les heures du couvre-feu. Son parent a déclaré à Amnesty International qu’il avait été battu à l’aide de ceinturons, matraques, coups de crosse, puis son corps sans vie a été déposé à l’hôpital, après qu’un des éléments impliqués a appelé un proche pour faire croire à un accident de la circulation.
L’étudiant Brucelon Nelson Apanga, président du Mouvement des élèves et étudiants du Congo (MEEC), qui a appelé au paiement des bourses, a subi des tortures deux fois, au cours de sa détention en 2018 à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) et à son retour forcé d’exil du Cameroun en 2020.
Brucelon a déclaré à Amnesty International avoir été déposé malade dans la rue le 22 novembre 2020 après avoir été soumis à de la torture :
« … Deux agents en civil de la DGST congolaise m’ont arrêté à Yaoundé, m’ont menotté et embarqué dans une voiture aux vitres teintées, en me bandant les yeux. … A Brazzaville, ils m’ont enfermé dans une maison. … Le 22 octobre 2020, on m’a amené dans une cellule à la DGST, je ne voyais pas la lumière du jour. … j’ai encore subi des tortures, des coups de poing, de l’électrocution. J’avais droit à un petit morceau de pain et un verre d’eau par jour… »
Plusieurs activistes et défenseurs des droits humains qui revendiquaient le respect du droit à la santé ont été victimes d’intimidation ou de détentions arbitraires.
Le journaliste Rocil Claver Otouna, présentateur du journal de 20h à la télévision d’État, Télé Congo, a été suspendu par le gouvernement après une émission spéciale consacrée à la pandémie – suite au discours du président Denis Sassou Nguesso le 30 avril 2020 – au cours de laquelle il a posé des questions au ministre de la Justice sur la gestion de la pandémie.
Les libertés syndicales et le droit de grève ont également été compromis à plusieurs reprises ces dernières années, en lien avec la situation du système de santé.
Les étudiants congolais à l’étranger qui se sont mobilisés pour réclamer le paiement de leurs bourses ont été la cible de représailles et de menaces.
L’un d’eux a déclaré à Amnesty International que les autorités, ne pouvant pas les atteindre directement, sont passées par leurs parents restés au pays et qui sont plus vulnérables :
« Mon père a reçu des appels, ma mère aussi. J’ai reçu des appels de personnes que je ne connais pas, qui me menaçaient de violences, de mort ou de prison. […] Nous, ça fait plus de 24 mois qu’on est ici sans bourse, et on ne dit plus rien car on connait les conséquences. »
Amnesty International appelle les autorités congolaises à mette fin aux atteintes aux droits à la liberté d’expression et de rassemblement pacifique, cesser les arrestations et les détentions arbitraires de ceux qui dénoncent la gestion de la crise économique et garantir un investissement adéquat dans la santé et les autres services sociaux essentiels.
Document public
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Bangui, République centrafricaine, dimanche, 18 avril 2021, 17:51:13 ( Corbeaunews-centrafrique ). De retour de son village de Damara, situé à 75 kilomètres de Bangui, le cortège du chef de l’État Faustin Archange Touadera s’est impliqué dans un violent accident de circulation à Bangui.
La scène s’est produite il y a une dizaine des minutes devant l’école nationale de police au PK10 à Bangui. Selon les témoins, le cortège du chef de l’État, en provenance du PK12, et à destination de Boy-Rabe à vive allure, a percuté violemment un conducteur d’une motocyclette qui roulait au sens inverse, de Gobongo au PK12.
D’après les premiers éléments d’information sur l’identité du conducteur recueillis par la brigade motorisée de la gendarmerie du PK12, il s’agit d’un taxi-motard. Percuté gravement, son état de santé serait très préoccupant. Il a été secouru par les élèves policiers de l’école qui assistaient à la scène.
Pour l’heure, la brigade de la gendarmerie de Bégoua est en route pour recueillir probablement d’autres informations sur la victime.
Le PAM tire la sonnette d’alarme face à l’insécurité alimentaire au Sahel
Bangui ( République centrafricaine ) – Plus de 31 millions de personnes en Afrique de l’Ouest et centrale sont menacées par une grave situation d’insécurité alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). D’après l’agence humanitaire onusienne, cette menace est accentuée par les conflits en cours dans la région et par l’impact socio-économique de la pandémie du nouveau coronavirus.
Ce chiffre est supérieur de plus de 30 % à celui de l’année dernière et représente le niveau le plus élevé depuis près de dix ans, selon le PAM pour qui il est nécessaire d’agir immédiatement.
Les prix des denrées alimentaires sont en hausse dans toute la région. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, les produits locaux ont augmenté de près de 40%. Dans certaines zones, les prix ont grimpé de plus de 200 %.
Cette situation est due en partie à l’impact économique des mesures mises en place pour contenir la propagation du coronavirus au cours de l’année dernière, mais aussi à la baisse des revenus des populations en raison de la réduction des activités commerciales, touristiques, informelles, et des transferts de fonds.
“La flambée des prix met un repas de base hors de portée de millions de familles pauvres qui avaient déjà du mal à s’en sortir”, a déclaré Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest.
Dans bon nombre de localités à travers la région, l’insécurité aggrave encore les choses. D’abord, les agriculteurs abandonnent leurs communautés, ce qui rend certaines denrées rares. Et même pour ceux qui persistent, les frais de transports majorés à cause des risques sécuritaires ont une incidence sur les prix à la vente. C’est le cas dans le Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger), la République centrafricaine ou encore dans les régions du Nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun.
“L’assistance alimentaire est peut-être la seule source d’espoir pour des millions de familles. Les besoins sont immenses, et si nous ne parvenons pas à réunir les fonds dont nous avons besoin, nous ne pourrons tout simplement pas y faire face”, a-t-il ajouté.
Pour les six prochains mois, le PAM a besoin de 770 millions de dollars pour ses opérations dans la région. Si ces fonds ne sont pas collectés, les rations seront diminuées pour les personnes dans le besoin, notamment celles qui souffrent de la faim à cause des conflits.
Bangui ( République centrafricaine ) – « Nous avons besoin d’un dialogue franc et ouvert avec la Russie », explique le président de la République dans une interview à la chaîne américaine CBS
« Nous devons définir de claires lignes rouges avec la Russie », a affirmé le président français Emmanuel Macron, se disant prêt à des sanctions en cas de « comportement inacceptable » dans un extrait d’interview à la chaîne américaine CBS diffusé samedi.
« Je pense qu’après un comportement inacceptable, en effet, nous devons sanctionner », a répondu le président Macron, questionné sur la possibilité de mesures contre Moscou en cas d’invasion, au moment où les troupes russes sont de plus en plus nombreuses à la frontière ukrainienne.
Tout en affirmant que les sanctions seules « ne sont pas suffisantes » et qu’un « dialogue constructif » est préférable, Emmanuel Macron a assuré qu’elles constituent « la seule façon d’être crédible ».
« Nous avons besoin d’un dialogue franc et ouvert avec la Russie »,a-t-il ajouté.
Un sommet à venir.
La Russie est accusée d’avoir déployé des dizaines de milliers de soldats près de sa frontière avec l’Ukraine et en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, et les combats, quasiment à l’arrêt depuis une trêve conclue à l’été 2020, ont récemment repris.
Jeudi, le président américain Joe Biden a annoncé une série de sanctions financières sévères contre la Russie, et l’expulsion de dix diplomates russes, tout en renouvelant sa proposition d’un sommet avec Vladimir Poutine.
Ces sanctions sont une riposte à des cyberattaques et des ingérences dans l’élection présidentielle américaine de 2020. Huit personnes et entités liées à « l’occupation »de la Crimée ont également été sanctionnées.
Vendredi, Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont apporté leur soutien au président ukrainien Volodymyr Zelensky et appelé la Russie à retirer ses troupes à la frontière afin d’oeuvrer rapidement à une « désescalade ».
La République tchèque expulse 18 diplomates russes accusés d’espionnage
Bangui ( République centrafricaine ) – La République tchèque va expulser 18 employés de l’ambassade russe que ses services de renseignement ont identifiés comme des agents des services d’espionnage de Moscou, a annoncé le ministre tchèque des Affaires étrangères samedi.
“Dix-huit employés de l’ambassade russe doivent quitter notre république dans les 48 heures” , a déclaré le ministre Jan Hamacek aux journalistes.
« Des preuves irréfutables »
Le Premier ministre tchèque Andrej Babis a expliqué de son côté que son pays avait « des preuves irréfutables » impliquant des agents du GRU, le renseignement militaire russe, dans une explosion d’un dépôt de munitions qui avait tué deux personnes en 2014. « Nous avons des bonnes raisons de penser que des agents de l’unité 29155 du GRU sont impliqués dans l’explosion d’un dépôt de munitions à Vrbetice », dans l’est du pays, a dit le Premier ministre.
Il a précisé avoir reçu cette information vendredi, sans expliquer pourquoi le gouvernement tchèque n’obtenait ces informations que maintenant. « L’explosion a provoqué d’immenses dégâts matériels et mis en danger les vies de nombreuses personnes, mais elle a surtout tué deux de nos compatriotes », a ajouté M. Babis.
Ces révélations vont « nuire aux relations russo-tchèques », a déploré M. Hamacek, qui venait de prendre par intérim la place de son homologue pro-européen Thomas Petricek aux Affaires étrangères tout en gardant ses fonctions de ministre de l’Intérieur.
L’ambassadeur russe convoqué.
M. Petricek avait été mis à pied lundi par le président tchèque prorusse Milos Zeman après s’être opposé à un recours au vaccin russe contre le Covid-19 Spoutnik V sans le feu vert européen. Social-démocrate pro-européen, M. Petricek avait également critiqué une éventuelle participation de la Russie à un chantier dans le secteur du nucléaire.
« Nous nous trouvons dans une situation similaire à celle du Royaume-Uni au lendemain de la tentative d’empoisonnement à Salisbury en 2018 », a ajouté M. Hamacek en référence au cas de Sergueï Skripal, un ancien agent double qui avait survécu à une attaque des services russes sur le sol britannique. M. Hamacek a précisé qu’il avait convoqué l’ambassadeur russe Alexandre Zmeïevski ce samedi soir.
La Pologne avait annoncé jeudi avoir expulsé trois diplomates russes accusés d’« actions hostiles », après que les États-Unis ont pris des mesures similaires dans le cadre d’une riposte contre une série d’actes imputés à Moscou.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est inquiété samedi de “l’afflux de blessés par arme” dans les hôpitaux de la province du Nord-Kivu, après les manifestations contre la mission de l’ONU qui ont secoué cette région de l’est de la République démocratique du Congo.
“Plus de 120 personnes blessées” sont prises en charge à l’hôpital général de référence (HGR) de Beni et à l’hôpital CBCA Ndosho de Goma avec le soutien du CICR, a indiqué cette organisation humanitaire dans un communiqué./////////////.
Au 14 avril, les équipes médicales “suivaient 51 personnes blessées par armes, hospitalisés à l’HGR de Beni dont 9 nouveaux cas liés aux récentes manifestations” dans la zone, a-t-on expliqué./////////////.
“Actuellement, nous avons atteint nos limites en capacité d’accueil à l’HGR de Béni qui compte 43 lits et sommes presqu’à terme pour l’Hôpital CBCA Ndosho de Goma qui en a 74. Les équipes sont mobilisées depuis plus d’une semaine pour répondre à cet afflux”, a expliqué Kelnor Panglungtshang, chef de la Sous-délégation du CICR à Goma./////////////.
Selon ce responsable, le nombre de blessés hospitalisés a explosé à la suite de manifestations dans plusieurs localités du Nord-Kivu, depuis le début de la semaine./////////////.
Ces manifestations, associées à une grève générale dans plusieurs villes (Beni, Butembo, Goma…), ont été organisées à l’appel des groupes de pression et des mouvements citoyens dénonçant l’inaction de la Mission des Nations unies (Monusco) face aux massacres de civils dans la province du Nord-Kivu./////////////.
En début de semaine, le gouverneur de province a interdit toute manifestation, alors qu’une dizaine de personnes ont été tuées lors d’affrontements avec les forces de l’ordre au cours de ces rassemblements au Nord-Kivu depuis le lancement de cette mobilisation le 5 avril./////////////.
Le décret du gouverneur est considéré comme “nul”, selon Lucha, un groupe de défense des droits des citoyens. “Nos manifestations continuent”, a tweeté mercredi ce groupe à but non lucratif./////////////.
“Les jouisseurs de la Gombe (quartier administratif de Kinshasa, ndlr) ne prennent pas au sérieux les priorités du peuple congolais notamment l’insécurité à l’Est et le social. La réalité sur terrain est éloquente, le dire n’est pas un crime”, a écrit Lucha dans un autre tweet./////////////.
La région du Kivu, où sévissent une centaine de groupe armés, est en proie à des violences meurtrières depuis 25 ans./////////////.
Pour sa part, la nouvelle cheffe de la Monusco, la Guinéenne Bintou Keita, a effectué une brève tournée dans l’est du pays, où elle a notamment rencontré l’ancien président Joseph Kabila à Lubumbashi./////////////.
Sur le terrain, pourtant, rien n’a changé./////////////.
“Trois personnes ont été tuées et plus de cent maisons incendiées au cours d’une nouvelle attaque vendredi” en Ituri, rapportent nos confrères de Radio Okapi. Toujours selon la radio onusienne, le nouveau ministre de la défense, Gilbert Kabanda Kurhenga, promet de s’attéler à mettre fin aux massacres.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les éléments du détachement des FACA en poste avancé à Gabal (Amdafock RCA) à environ 67 km sont tombés dans une embuscade tendue par les rebelles Soudanais “Missiria” coalisé avec la CPC, hier le 16 avril à 16h lors d’une patrouille de reconnaissance à environ 25 km de Gabal.
Bilan 3 morts du côté FACA, 4 blessés dont 1 auxiliaire de la gendarmerie nationale. Le chef d’état-major des armées Zéphirin Mamadou demande au public en général, à la population de Birao et de ses environs en particulier que les FACA sont en train de multiplier des missions de patrouilles dans la zone pour mettre hors d’état de nuire ces rebelles soudanais et autres. Il demande à la population de Birao de garder le calme” précise le communiqué de l’état major signé Augustin Ndango-Kpako.
Les limites de la formation tant chantée urbi orbi sur les toits par les Mercenaires russes ont montré leur limite.
Pendant que les militaires sont tués au front, et les consternations gagnent les collines des Oubangui, les manipulés du régime font la danse des ventres avec l’argent du trésor public donné aux russes et qui servent de monnaie de manipulation pour les centrafricains fatigués par la faim de marcher devant la Minusca.
La responsabilité de Koyara et Touadera dans l’embuscade tendue au FACA
Les lignes budgétaires sensées créées les meilleures conditions de travail aux FACA sont d’ores et déjà dilapidées par Marie Noelle Koyara avec la bénédiction de Touadera, Grebada et Laurent Ngon-Baba. Malgré la pertinente recommandation de la Haute Autorité à la Gouvernance, Touadera s’est royalement fermé les yeux, parce que les lignes ont permis le financement de sa campagne du MCU.
Conséquences, les FACA sont obligées de se battre comme ils peuvent sur le terrain comme s’ils ne sont pas morts pour cause de la patrie.
Contacté, un officier militaire à la retraite ne trouve pas de mot. « Qu’est ce que vous voulez ! L’armée a perdu sa lettre de noblesse, les autorités n’ont aucun sens de dévouement. Comment expliquer vous le caractère sournois de Touadera face à ce déluge de feu qui décime nos hommes » ? Relève cet officier à la retraite.
Tant est si vrai que la CPC se rallie avec les Missiria tel qu’indiqué par le communiqué de l’état-major, cela rapporte bien le désamour entre Touadera et les présidents de la sous-région même du soudan voisin dont il bénéficie de la base arrière de la Russie dans ce pays.
Yémbinalé
Journaliste rédacteur à CNC
— Alain Nzilo
Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-a-Bangui-3-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille à Bangui 3″ width=”450″ height=”338″ />Les soldats FACA en patrouille dans les rues de Bangui, le 22 janvier 2021. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 avril 2021, , 14:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les FACA déplorent sur leur rang trois soldats tués et plusieurs autres blessés près de la frontière avec le Soudan. Le lieutenant Kabo et trois de ses hommes ont péri après une attaque des Missiria, un groupe armé soudanais, nocif et actif dans la région de Vakaga.
Il s’agit là des fantassins un lieutenant, un caporal et un homme de rang de deuxième classe. L’attaque a eu lieu hier aux environ de 16h. Les soldats blessés ont du battre en retraite jusqu’à gagner le soudan voisin. Ils y sont restés jusqu’à voir leur lieutenant rendre l’âme sous leur regard impuissant.
« Il est mort faute de soins, c’est une embuscade. On ne s’y attendait pas. Mais si on avait une équipe coordonnée, on pouvait bien sauver la vie à notre lieutenant qui tenait la tête à l’ennemi. Il est mort en héros, parce que les moyens font défaut », a indiqué à CNC, un homme de rang à Birao.
Ce récit plein d’émotion renvoie à la responsabilité du chef suprême des armés. Faustin Archange Touadera sans le citer, les militaires au front ont bien décrié la responsabilité politique et managériale de Touadera et de la chaine de commandement de l’armée.
Le silence coupable du gouvernement devant les atrocités n’en est pas un. Les troupes sans moyens efficaces ont fait face comme ils peuvent lors de l’embuscade qui leur est tendue par ces hommes armés.
Les militaires attaqués se disent lâchés par le gouvernement. « Notre situation précaire sur le terrain ici est connu par l’état-major et donc le gouvernement. Mais ils ne veulent pas nous créer les conditions pour neutraliser les groupes armés. Même pour avoir notre PGA cela relève de miracle. Le nouveau slogan, c’est le patriotisme alors qu’on s’occupe bien des russes. Qu’est ce que tu veux », a indiqué un soldat légèrement blessé lors de cet affrontement.
Les soldats rwandais ont apporté leur soutien logistique à l’armée pour transférer les corps à Bangui pour que l’honneur militaire leur soit rendu dans les jours-ci.
Dans un communiqué laconique, l’état-major a fait un lien entre ces groupes d’assaillants avec la Coalition des Patriotes pour le changement.
Yémbinalé
Journaliste rédacteur à CNC
— Alain Nzilo
Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 avril 2021, 10:05:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans l’histoire contemporaine, toutes les grandes guerres à travers le monde ont toujours abouti à des négociations, des dialogues quel que soit le vainqueur car les volets militaires quoique fructueux n’ont par expérience réglé de façon durable une crise. C’est ainsi qu’après sa réélection quand bien même contestée par une partie de l’opposition démocratique, le président de la république s’est inscrit dans la logique d’un dialogue constructif afin de rechercher des compromis aux questions essentielles, de définir de manière consensuelle les priorités qui s’imposent pour le bien être du peuple centrafricain. A l’orée de ce dialogue républicain voulu par le président de la république, une cacophonie assourdissante alimentée par des intentions égoïstes teintées de relents partisans gravite autour de la nature et du format de cette prochaine rencontre citoyenne.
La tendance dominante soutenue par le pouvoir souhaite un dialogue exclusif avec l’opposition démocratique c’est à dire les partis politiques légalement constitués sans oublier les syndicats, la société civile, les associations, les confessions religieuses etc…d’autres envisagent d’exclure les groupes armés et les partis politiques réunis dans la plateforme de la « coalition de l’opposition démocratique » communément connu sous l’acronyme du COD 2020.
Parallèlement à ce qui s’apparente à un « dialogue de sourds », des évènements de nature à envenimer le climat socio-politique déjà tendu sont enregistrés à travers la déclaration du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU sur les médias internationaux qualifiée de « dérapage » tendant à « forcer la main » du pouvoir pour dialoguer avec certains groupes armés pourtant réputés responsables de milliers de tueries, mutilations et violences de tous genres sur la paisible population. Par ailleurs, la demande de levée de l’immunité de certains parlementaires adressée par le parquet général au bureau de l’assemblée nationale pourtant légale dans la forme mais perçue par les uns et les autres comme de la provocation politique constitue des signes évocateurs d’une tension latente.
Au delà de ce qui peut advenir, le citoyen lambda toujours préoccupé par l’issue de la crise s’interroge :
Le dialogue attendu sans les véritables acteurs de la crise serait-il un remède efficace pour un dégel durable ?
A l’inverse, le dialogue républicain proposé par le président de la république aura t-il lieu ?
Par ailleurs, peut-on affirmer que le dialogue sensé démocratiser la vie politique est-il un mort-né ?
Les derniers évènements qui animent les débats politiques constituent-ils une crise da la crise ?
Peut-on parler du retour de la dictature ou d’une impasse démocratique ?
Le groupe armé qui vient de se démarquer de la CPC à travers un communiqué rentre t-il dans la république à travers cet acte ?
Quid pour les autres groupes armés qui sont restés fidèles au processus né de l’accord de Khartoum ?
Au delà de ces différentes et légitimes interrogations, nous souhaitons rappeler au président de la république que son discours prononcé à l’occasion de son investiture po le second mandat constitue un tournant dans la résolution de la crise.
Le peuple centrafricain vous a renouvelé sa confiance pour défendre ses intérêts vitaux et non de s’immiscer dans une guerre froide franco-russe qui n’alimente que les intérêts de ces puissances occidentales. En conséquence de ce qui précède, nous vous invitons humblement à prendre de la hauteur de vue et de bannir toute logique d’exclusion génératrice de tensions de nature à compromettre la cohésion nationale…
n’oubliez pas que ce deuxième quinquennat accordé par le peuple souverain est tacitement assorti d’une obligation de résultats, et que vous serez le seul comptable devant le tribunal de l’histoire.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/le-chef-rebelle-Abdoulaye-Hissen-450×431.jpg” alt=”le chef rebelle Abdoulaye Hissen” width=”450″ height=”431″ />Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, 17 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Lors de sa prestation de serment pour un second mandat à l’Assemblée nationale, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait déclaré que son second mandat est placé sous le signe de l’impunité zéro en matière de crime, de corruption et du détournement des deniers publics. Force est de constater malheureusement que depuis lors, rien ne semble changer, sinon des règlements de compte politique. Les vrais criminels circulent toujours en liberté, et prennent même le privilège de se moquer de la communauté internationale, avec la complicité du pouvoir. Le cas palpable est celui du présumé criminel Abdoulaye Hissen, pourtant recherché par la justice centrafricaine pour des crimes graves, et actuellement en totale liberté du mouvement dans la capitale Bangui. D’ailleurs il est pressenti d’occuper un poste ministériel dans le prochain gouvernement. Ce qui est étonnant, la Minusca, qui parle aussi de l’impunité zéro, est plongée aussi dans le jeu de double face du régime. Elle accuse les criminels, c’est encore elle qui les transporte.
Retour sur une partie des faits
En septembre 2015 , dans le cadre d’une tentative de coup d’État manquée pour faire tomber le gouvernement alors que la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, assistait à l’Assemblée générale des Nations Unies de 2015. Mokom, Hissène et d’autres ont été mis en accusation par le gouvernement centrafricain pour diverses infractions pénales, notamment meurtre, incendie criminel, torture et pillage, résultant du coup d’État manqué.
En 2015 – 2016, Hissène est devenu l’un des principaux chefs de milices armées implantées dans le quartier «PK5» de Bangui, qui compte plus de 100 hommes. En tant que tel, il a empêché la liberté de circulation et le retour de l’autorité de l’État dans la région, notamment en taxant illégalement les transports et les activités commerciales. Au second semestre de 2015, Hissène a agi en tant que représentant des «Nairobistes» de la Séléka à Bangui, qui opéraient un rapprochement avec les combattants anti-balaka sous Mokom. Des hommes armés sous le contrôle de Haroun Gaye (CFi.007) et d’Hissène ont participé aux violences qui se sont déroulées à Bangui du 26 septembre au 3 octobre 2015.
Des membres du groupe Hissène sont soupçonnés d’avoir été impliqués dans un attentat, le 13 décembre 2015 – jour du référendum constitutionnel – sur le véhicule de Mohamed Moussa Dhaffane, dirigeant de l’ex-Séléka. Hissène est accusé d’avoir orchestré la violence dans le district KM5 de Bangui, qui a fait cinq morts, vingt blessés et empêché les habitants de voter lors du référendum constitutionnel. Hissène a mis les élections en péril en créant un cycle d’attaques de représailles entre différents groupes.
Le 15 mars 2016, Hissène a été appréhendé par la police à l’aéroport de Bangui M’poko et transféré à la section de la recherche et des enquêtes de la gendarmerie nationale. Sa milice l’a ensuite relâché, par la force, et a volé une arme précédemment remise par la MINUSCA dans le cadre d’une demande de dérogation approuvée par le Comité.
Le 19 juin 2016, à la suite de l’arrestation de commerçants musulmans par les forces de sécurité intérieure au PK 12, les milices de Gaye et Hissène ont enlevé cinq policiers nationaux à Bangui. Le 20 juin, la MINUSCA a tenté de libérer les policiers. Des hommes armés sous le contrôle de Hissène et de Gaye ont échangé des coups de feu avec les soldats de la paix tentant de libérer les otages. Au moins six personnes ont été tuées et un soldat de la paix blessé.
Le 12 août 2016, Hissène a pris la tête d’un convoi de six véhicules avec des individus lourdement armés. Le convoi, qui fuyait Bangui, a été intercepté par la MINUSCA au sud de Sibut. En route vers le nord, le convoi a échangé des tirs avec les forces de sécurité internes à plusieurs points de contrôle. Le convoi a finalement été arrêté par la MINUSCA à 40 km au sud de Sibut. Après plusieurs combats, la MINUSCA a capturé 11 de ces hommes, mais Hissène et plusieurs autres se sont échappés. Les personnes arrêtées ont indiqué à la MINUSCA qu’Hissène était le chef du convoi dont l’objectif était d’atteindre Bria et de participer à l’Assemblée des groupes de l’ex-Séléka organisée par Nourredine Adam (CFi.002).
En août et septembre 2016, le Groupe d’experts s’est rendu à deux reprises à Sibut afin d’inspecter les biens du convoi de Hissène, Gaye et Hamit Tidjani, saisi par la MINUSCA le 13 août. Le Groupe a également inspecté les munitions saisies dans la maison de Hissène le 16 août. Du matériel militaire létal et non létal a été retrouvé dans les six véhicules et chez les individus appréhendés. Le 16 août 2016, la gendarmerie centrale a effectué une descente au domicile de Hissène à Bangui. Plus de 700 armes ont été trouvées.
Le 4 septembre 2016, un groupe d’anciens éléments de la Séléka venant de Kaga-Bandoro embarqueraient sur six motos pour récupérer Hissène et ses affiliés ont ouvert le feu contre la MINUSCA à côté de Dékoa. Au cours de cet incident, un combattant de l’ex-Séléka a été tué et deux soldats de la paix et un civil ont été blessés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-camions-de-marchandises-en-provenance-de-la-Centrafrique-entrent-au-Cameroun-par-le-poste-frontiere-Garoua-Boulai-1-450×252.jpg” alt=”Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai.” width=”450″ height=”252″ />Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset
Bangui, République centrafricaine, samedi, 17 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans une note d’information publiée le 14 avril, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) s’engage à sécuriser davantage le corridor Douala (Cameroun)-Bangui (Centrafrique).
« Dans le but de continuer à ravitailler la capitale centrafricaine depuis le port de Douala au Cameroun, la Force [multinationale] a établi le long de cet axe des points de contrôle lui permettant d’effectuer en toute sécurité des escortes de convoi dans les deux sens. Pour une meilleure reprise des activités économiques, elle entreprend d’effectuer jusqu’à trois départs par semaine de convois marchands sur cet axe », apprend-on du communiqué.
La sécurisation du corridor du corridor Douala-Bangui fait partie des doléances des quelque 5000 camionneurs en activité sur cet axe. Ce dernier a été fermé pendant près de trois mois pour cause d’insécurité entretenue par des bandes armées en rca. Conséquence : depuis le déclenchement des troubles en République centrafricaine, à la veille de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, plus de 1000 camionneurs transportant des marchandises destinées à approvisionner la capitale centrafricaine étaient stationnés le long dudit corridor, où transitent des marchandises pour environ 55 milliards FCFA chaque année, selon la Douane camerounaise. Finalement, le 5 mars dernier, le corridor a été rouvert.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Regis-Lionel-Dounda-450×408.jpg” alt=”Regis Lionel Dounda” width=”450″ height=”408″ />L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter
« RCA : l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Regis Lionel Dounda, est placé en garde à vue », publié le 14 avril 2021, à 10h 50, par le site Corbeau News Centrafrique.
L’information est reprise sur les réseaux sociaux et circule sur Facebook notamment.
Son chargé de communication intérimaire confirme l’information.
Le ministre, joint par téléphone, témoigne.
Le procureur général près la cour d’appel de Bangui apporte des précisions sur l’affaire.
L’information relative à l’audition de Régis Lionel Dounda à la SRI est donc vraie.
Le 14 avril 2021, Corbeau News Centrafrique annonce sur son site que l’ancien ministre de la Jeunesse et des sports est entendu, depuis le matin, dans les locaux de la Section de recherches et d’investigations (SRI) où il a été placé en garde à vue. L’information devient virale et est partagée par des sites d’information et des membres influents de la communauté sur leurs réseaux sociaux.
Cette information intervient quelques jours après son limogeage, le 6 avril, à la suite d’un rapport de l’Inspection générale d’Etat, rendu le 23 février, et dans lequel on l’accuse de « crimes de faux et usage de faux et détournement de deniers publics » dans l’affaire des loyers versés par la société Bocom Pétroleum Centrafrique.
Pour vérifier cette information, l’équipe #StopATènè a essayé de joindre, à plusieurs reprises, le ministre sur son téléphone. En vain.
Nous avons alors appelé le chargé de communication intérimaire du ministère de la Jeunesse et des sports, Trésor Adoum, qui a confirmé l’information de Corbeau News Centrafrique : « Oui, le ministre est maintenu et entendu à la SRI depuis hier matin (NDLR, jeudi 14 avril) et l’audition se poursuit. »
L’intéressé confirme son audition
A 19 h, jeudi soir, coup de fil de l’ancien ministre a un membre de notre équipe. Il confirme lui-même son placement en garde à vue. « Oui, effectivement, j’ai reçu une convocation du parquet général me convoquant à la SRI, le 14 avril, à 9 h. Quand je suis arrivé, ils m’ont dit qu’il faudrait qu’on me mette en garde-à-vue pour des nécessités d’enquête. Peu après, j’ai contacté mon avocat pour qu’il puisse s’imprégner de la situation et des faits qui me sont reprochés. Je suis encore là, je peux utiliser mon téléphone et circuler au sein des locaux de la SRI. »
Eric Didier Tambo, procureur général près la cour d’appel de Bangui, apporte des précisions sur l’audition en cours : « L’ancien ministre de la Jeunesse et des sports est soupçonné de détournement sur la base du rapport de l’Inspection générale d’Etat. Pour l’instant, la procédure est en cours. Lors des auditions, si le ministre cite le nom d’éventuels témoins, ceux-ci seront entendus. La garde à vue prendra fin ce jour, 16 avril, mais si rien n’est fait jusqu’à la fin de la journée, elle sera prolongée de 72 h. »
#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en rca
Sources :
Contact téléphonique avec le chargé de communication intérimaire
Contact téléphonique avec Régis Lionel Dounda
Contact téléphonique avec le procureur général près la cour d’appel de Bangui
Bangui ( République centrafricaine ) – Le président Denis Sassou Nguesso, proclamé vainqueur de la présidentielle au Congo, a été investi vendredi à Brazzaville pour un quatrième mandat, en promettant devant une vingtaine de chefs d’Etat africains de défendre la forêt du bassin du Congo, “poumon africain qui fait respirer le monde”.
A 77 ans, dont bientôt 37 cumulés au pouvoir, M. Sassou a été investi pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Congo-Brazzaville, pays d’Afrique centrale riche en pétrole et en bois, qui s’étend au milieu des forêts et des tourbières du bassin du Congo./////////////.
A un peu plus de six mois de la COP26 prévue à Glasgow en novembre, l’ancien officier a promis de “donner au Congo la dimension mondiale qu’il mérite en matière de protection de l’environnement et de la biodiversité”./////////////.
“On ne dira plus l’Afrique noire mais l’Afrique verte”, a ajouté le président d’un pays qui reçoit comme ses voisins des aides de ses partenaires au nom de la lutte contre le réchauffement climatique./////////////.
Sur le plan intérieur, M. Sassou a promis une “politique de tolérance zéro” à l’égard des détournements de fonds et de l’enrichissement illicite./////////////.
“J’y veillerai”, a insisté le président dont l’entourage a été plusieurs fois soupçonné par des ONG d’achats de villas ou d’immeubles de luxe à l’étranger avec des fonds publics détournés./////////////.
Une vingtaine de chefs d’Etat africains ont fait le déplacement de Brazzaville pour l’investiture de “l’Empereur” (surnom que lui ont donné les présidents ivoirien et guinéen): ceux d’Angola, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Ghana, Guinée, Guinée Equatoriale, Liberia, Mauritanie, Mali, Namibie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo./////////////.
L’Algérie, le Cameroun, le Gabon, le Rwanda, l’Afrique du Sud se sont fait représenter par leurs Premiers ministres ou un responsable de haut rang pour l’investiture de M. Sassou, impliqué dans des médiations africaines dans les conflits régionaux (Libye, Centrafrique, RDC)./////////////.
Reprenant un thème de campagne, le président a promis une “révolution agricole” pour sortir son pays de sa dépendance au pétrole et aux importations./////////////.
M. Sassou Nguesso a été élu lors du scrutin du 21 mars, contre six adversaires, avec 88,40% de suffrages, selon les résultats validés par la Cour constitutionnelle./////////////.
Trois de ses opposants ont déposé des recours en annulation qui ont été rejetés./////////////.
Son principal adversaire, Guy-Brice Parfait Kolélas, est décédé du Covid-19 le lendemain du jour du scrutin, à son arrivée en France pour une évacuation sanitaire./////////////.
M. Sassou est l’un des doyens des chefs d’Etat africains en terme de longévité, derrière son voisin camerounais Paul Biya et l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema./////////////.
M. Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir en 1979 et a dirigé le pays d’une main de fer sous le régime du parti unique jusqu’en 1992./////////////.
Battu lors de la première élection pluraliste en 1992, il est revenu aux affaires en 1997 à la suite d’une sanglante guerre civile qu’il a remportée contre le régime du président Pascal Lissouba, grâce à l’appui des troupes angolaises.
Sylvie Baïpo-Temon : “nos relations avec le Tchad sont cordiales”
Bangui ( République centrafricaine ) – La ministre des Affaires étrangères de la RCA minimise les propos de l’ambassadeur de Russie à Bangui qui avait critiqué le rôle du Tchad dans son pays.
Le 29 mars dernier, à la veille de l’investiture du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, l’ambassadeur de Russie en RCA, avait critiqué le rôle du Tchad dans le pays. Au cours de cette conférence de presse, Vladimir Titorenko avait appelé les pays voisins de la Centrafrique, dont le Tchad, à sécuriser leurs frontières afin de mettre fin à la circulation illégale d’armes et de groupes armés qui déstabilisent la RCA./////////////.
Dans un communiqué, les autorités tchadiennes ont protesté contre ces propos, qu’ils ont qualifiés de surprenants./////////////.
Au cours d’une interview à la DW, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, minimise la portée des déclarations du diplomate Russe et rappelle que son pays entretient d’excellentes relations avec le Tchad./////////////.
Dialogue politique/////////////.
Récemment, le patron de la mission de l’Onu en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye, a suggéré au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, réélu pour un second mandat, de dialoguer avec ses opposants, y compris avec les chefs rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigée par l’ancien président, François Bozizé. /////////////.
Cependant, la cheffe de la diplomatie centrafricaine y est opposé. “Il faut discuter avec eux sur quelle base ? Ils n’ont pas renoncé à la violence. Ils ont dénoncé l’accord de paix de Khartoum de 2019”, a indiqué Sylvie Baïpo-Temon qui se prononce aussi sur la demande formulée par Mankeur Ndiaye de revoir à la hausse le nombre des casques bleus dans son pays./////////////.
Exaction des formateurs russes/////////////.
Fin mars 2021, un groupe d’experts de l’Onu s’est alarmé de l’augmentation du recrutement et de l’utilisation d’entreprises militaires et de sécurité privées étrangères par le gouvernement de la République centrafricaine, ainsi que des contacts étroits qu’entretiennent ces compagnies et leur personnel avec les casques bleus de l’Onu./////////////.
Le groupe de travail sur les mercenaires s’est dit profondément troublé par les actions interconnectées de “Sewa Security Services”, de “Lobaye Invest SARLU”, une entreprise russe, et d’une organisation basée en Russie, connue sous le nom de “Groupe Wagner”./////////////.
Ils ont notamment exprimé leurs préoccupations quant à leurs implications dans une série d’attaques violentes survenues depuis les élections présidentielles du 27 décembre 2020./////////////.
Par ailleurs, les experts ont exprimé leurs préoccupations quant à la proximité et l’interopérabilité entre ces entrepreneurs et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca)./////////////.
Ils ont aussi fait état de réunions coordonnées en présence de “conseillers russes, y compris dans les bases de la Minusca, ainsi que des évacuations médicales de « formateurs russes blessés vers les bases de la Minusca”./////////////.
Enfin, les experts de l’Onu indiquent également avoir reçu des rapports faisant état de graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international, imputables aux militaires privés qui opèrent conjointement avec les forces armées centrafricaines (FACA) et, dans certains cas, avec les forces de maintien de la paix des Nations unies.
Centrafrique, un ramadan sous le signe de l’espoir
Bangui ( République centrafricaine ) – Les musulmans de Centrafrique espèrent que le mois de ramadan rapprochera les communautés et sera un temps de prière pour la paix.
Il est midi, c’est l’heure de la prière. Les croyants affluent à la mosquée “Tawal Taltou” au PK5. Ce ramadan est un moment de défi sanitaire avec la Covid-19, économique avec la flambée des prix des denrées alimentaires, mais aussi sécuritaire pour les musulmans dans les zones où a été décrété l’état d’urgence. /////////////.
Aboubacar Youssouf redoute pour sa part avant tout la flambée des prix sur le marché./////////////.
“Avant le ramadan, les imams ont fait des prêches par rapport aux commerçants parce que dans l’islam, augmenter le prix de cette manière n’est pas conseillé. Mais c’est plus difficile parce qu’on traverse un moment d’insécurité, les frontières sont fermées et les choses ne marchent pas bien. Cela fait que les gens n’ont pas les moyens pour aller au marché et cela devient plus difficile. Surtout pour avoir du sucre, des dattes, tout ce qui est nécessaire pour la rupture parce que l’argent ne circule pas dans le pays” explique t-il./////////////.
Mais en ce début de ramadan, la majorité des chrétiens et musulmans s’accordent autour d’un point essentiel dont le pays a besoin : la paix. /////////////.
“Le ramadan de cette année va être observé dans un contexte de crise, de violence, où le tissu social est déchiré. C’est pourquoi j’attends beaucoup de mes frères musulmans pour qu’ils puissent effectivement prier pour la paix” explique un habitant de Bangui./////////////.
Pour un autre le souhait est que les musulmans ” portent en tout cas des messages de paix pour la République centrafricaine, dans leurs moments de prière.”/////////////.
“Mon attente c’est de prier pour notre pays, faire une prière quotidienne pour la paix totale sur le territoire centrafricain, qu’ils n’oublient pas ceux qui sont à Ndélé, Bossangoa, Bria” souhaite un autre./////////////.
Il est midi, c’est l’heure de la prière. Les croyants affluent à la mosquée “Tawal Taltou” au PK5. Ce ramadan est un moment de défi sanitaire avec la Covid-19, économique avec la flambée des prix des denrées alimentaires, mais aussi sécuritaire pour les musulmans dans les zones où a été décrété l’état d’urgence. /////////////.
Aboubacar Youssouf redoute pour sa part avant tout la flambée des prix sur le marché.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/abass-sidiki-de-3R-le-29-novembre-2019-a-Bouar-par-gervais-lenga-cnc-450×427.jpg” alt=”abass sidiki de 3R le 29 novembre 2019 à Bouar par gervais lenga cnc” width=”450″ height=”427″ />Le chef rebelle de 3R Abass sidiki, ici, le 29 novembre 2019 à Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga.
Un communiqué du mouvement des 3R daté du 2 avril 2021 annonce officiellement la mort d’Abbas Sidiki. Décès survenu le 25 mars 2021 dans un centre de santé de Kamba-Kota (communiqué n°17 du mouvement 3R).
Pourtant, le 18 décembre 2021, la Radio Centrafrique avait annoncé la mort d’Abbas Sidiki et d’une dizaine de ses éléments dans les violents combats qui ont opposé les combattants de la CPC aux forces coalisées (Faca, Russie et Rwanda) à Bossembélé.
Quelques jours plus tard, des personnes contactées à Niem-Yéléwa (commune d’élevage de la préfecture de la Nana-Mambéré, située à 90 km sur l’axe Bouar-Ngaoui à l’ouest), indique que sa femme a été placée sous le rite du veuvage musulman dès l’annonce de son décès le 18 décembre 2020.
Les éléments d’Abbas Sidiki avaient menacé à partir du 19 décembre 2020 d’attaquer les Forces armées centrafricaines (Faca) se trouvant dans les zones sous leur contrôle.
Le centre de santé de Kamba-Kota n’a pas la capacité à prendre en charge les blessés graves.
En conclusion, Abbas Sidiki est bel et bien mort le 18 décembre 2020 à la suite des combats de Bossembélé.
Le 2 avril 2021, un communiqué des 3R tombe annonçant officiellement la mort de son chef Abbas Sidiki, le 25 mars dans un centre de santé de Kamba-Kota. Le même jour, Radio Ndeke Luka reprend l’information sur son site et titre : « Le 3R annoncent officiellement la mort de son chef Sidiki Abbas ». Le lendemain, le 3 avril, RFI relaie l’information en ces termes : « Centrafrique: officialisation de la mort de Sidiki Abbas, chef du puissant groupe armé 3R ». Malgré cette annonce, de nombreuses questions et rumeurs persistent autour de sa mort. C’est pourquoi l’équipe #StopATènè s’est lancée dans une enquête pour démêler le vrai du faux.
Communiqué de 3R annonçant le décès d’Abbas Sidiki
Des indices qui montrent que Sidiki était mort dès le mois de décembre
Le communiqué des 3R précise que « le président fondateur, le général Sidiki Abbas, est décédé le 25 mars 2021, au centre de santé de Kamba-Kota, suite aux blessures graves qu’il a subies pendant les attaques qui ont lieu précisément à Bossembélé le 16 novembre 2020 vers 18heures ». Pourtant, dès le 18 décembre 2020, la radio nationale annonce, sur ses ondes, la mort du leader des 3R. La nouvelle émane d’un communiqué du porte-parole du gouvernement. L’information circule également sur les réseaux sociaux.
Rapidement, la cellule #StopATènè contacte plusieurs proches de la famille, à Bangui et à Niem-Yéléwa (lieu de résidence de la famille Sidiki), qui confirment sa mort. Un proche de la famille, à Niem, précise que « la femme de Sidiki est mise sous le rite de veuvage musulman». Quelques temps après, d’autres témoins indiqueront qu’elle a quitté son village pour rejoindre sa famille à Meiganga dans le nord Cameroun.
A cette même période, dans les zones sous contrôle des éléments des 3R, des menaces sont proférées contre les Forces armées centrafricaines (Faca) et la Minusca. « Ce 19 décembre 2020, les éléments des 3R nous ont envoyé un message selon lequel ils viendront nous attaquer pour venger la mort de leur chef, tué par une frappe à Bossembélé. Nous avons pris des dispositions nécessaires en les devançant de 5Km. Mais ils ne sont pas venus. C’est de là que nous avons appris son décès », avait confié un élément des Faca, contacté depuis Besson, l’une des bases arrière des 3R.
Aux alentours du 20 décembre, une photo circule sur les réseaux sociaux montrant un corps en partie calciné. Ce corps serait celui d’Abbas Sidiki. Une recherche d’image inversée sur plusieurs moteurs de recherche ne donne aucun résultat, laissant penser que la photo n’a jamais été publiée auparavant. Un examen visuel de l’image et un comparatif avec des photos de son vivant laissent apparaître des similitudes, notamment au niveau de la bouche, déformée, et de l’implantation de sa barbe. Des sources militaires et proches de la primature confirment, de leur côté, l’authenticité de la photo.
Enfin, son successeur Sembé Bobbo, joint le 18 décembre 2020 par Radio Ndeke Luka, n’a jamais ni confirmé, ni démenti cette annonce.
A ce stade de notre enquête, ce large faisceau d’indices tend donc à prouver qu’Abbas Sidiki était bel et bien mort dès décembre 2020, dans l’attaque de Bossembélé.
Le centre de santé de Kamba-Kota n’est pas adapté pour les blessés graves
Par ailleurs, il est très peu probable que Sidiki ait pu séjourner pendant plus de trois mois dans le centre de santé de Kamba-Kota – une des communes isolées de Batangafo qui a vu naître la rébellion CPC. L’établissement n’a pas la capacité de prendre en charge des patients gravement blessés par balle. L’organisation sanitaire prévoit d’ailleurs que les cas graves soient transférés automatiquement dans les centres de référencement alentour.
Autre indice : au moment où le mouvement 3R annonce la présence de son chef dans ce centre de santé, le village est sous contrôle de l’armée nationale et des forces alliées (Russes et Rwandais). Interrogées, les sources militaires n’ont pas confirmé de décès dans ce centre, encore moins celui d’un chef rebelle.
Alors que Sidiki a été donné mort puis ressuscité plusieurs fois, il n’existe aujourd’hui plus de doute sur son décès intervenu lors de l’attaque de Bossembélé, en décembre 2020, et non pas le 25 mars 2021 dans un centre de santé de Kamba-Kota. Le communiqué des 3R n’est donc qu’une stratégie de communication dans un contexte de restructuration de ce mouvement après la mort de son leader, et prétexte également à annoncer le nom du nouveau commandant des 3R, Sembé Bobbo.
#StopATènè, l’équipe de lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA
Sources :
Communiqué officiel du porte-parole du gouvernement annonçant la mort de Sidiki, le 18 décembre 2020
Témoignages des proches de la famille
Témoignages de militaires
Analyse visuelle de l’image du cadavre d’Abbas Sidiki
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757-450×253.jpg” alt=”des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.” width=”450″ height=”253″ />des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 21:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans un communiqué publié ce vendredi et largement partagé sur les réseaux sociaux, le mouvement 3R (Retour, réclamation et réinsertion ) dément l’arrestation de quatre de ses membres par les soldats FACA, appuyés par ses alliés russes et rwandais, dans les chantiers miniers de « Abba » et de « Niem », comme l’a affirmé le parquet général de Bangui dans un communiqué publié jeudi 15 avril.
D’après le communiqué du mouvement 3R signé par son nouveau Président Sembé Bobo, celui-ci est en bonne santé et ne fait l’objet d’aucune arrestation. En conséquence, les personnes arrêtées et présentées par le parquet ne sont que des artisans miniers qui cherchent peut-être de quoi à survivre.
Le représentant de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye alias Menteur Ndiaye sera expulsé la semaine prochaine de notre territoire suite à la demande soumise par le Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’étranger Temon BAIPO à la très haute autorité du pays », post publié sur Facebook, le 11 avril 2021, dans plusieurs groupes privés et partagé à maintes reprises.
Contacté par téléphone, la ministre des Affaires étrangères dément cette information en précisant qu’elle n’a envoyé aucune lettre à la primature.
Le conseiller à la communication de la primature ignore cette information.
La rumeur selon laquelle Mankeur Ndiaye, représentant de la Minusca, est déclaré persona non grata est donc fausse.
Quelques jours après une interview accordée à RFI, le 9 avril 2021, le représentant de la Minusca, Mankeur Ndiaye, fait l’objet d’une rumeur selon laquelle il serait sous le coup d’une procédure de persona non grata, après que la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo Temon, a soumis au gouvernement une demande d’expulsion du territoire centrafricain à son encontre. Sur RFI, le chef de la Minusca s’était félicité du retrait du leader de l’UPC, Ali Darass, de la CPC et de sa décision de réintégrer l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-afrique/20210409-m-ndiaye-la-minusca-enqu%C3%AAte-sur-les-all%C3%A9gations-d-exactions-de-mercenaires-russes-en-rca
Ses propos ont provoqué la polémique qui s’est diffusée sur les ondes de la radio nationale, les réseaux sociaux et au sein de certaines organisations. Le 11 avril, Désiré Ngaïbona, proche du parti présidentiel, poste le message suivant dans le groupe Centrafrique Emergente avec Touadera, qui compte plus de 17 000 membres : « Le représentant de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye alias Menteur Ndiaye sera expulsé la semaine prochaine de notre territoire suite à la demande soumise par le Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’étranger Temon BAIPO à la très haute autorité du pays ». En quelques heures, la nouvelle devient virale. Elle est partagée dans plusieurs groupes privés Facebook centrafricains et étrangers et reprises sur des sites comme le Potentiel centrafricain.
Contactée via WhatsApp, Sylvie Baïpo Temon dément catégoriquement avoir introduit une demande d’expulsion du chef de la Minusca auprès de la primature: « Vraiment, les gens aiment trop mettre la zizanie pour rien. Je ne suis pas encore intervenue sur la déclaration de Mankeur Ndiaye. Tout ce qui est dit est faux. Je n’ai jamais rencontré le Premier ministre à ce propos. »
L’équipe #StopATènè a également contacté le conseiller à la communication du Premier ministre, Ursule Aguingo Grengbo, qui a réfuté les allégations : « La Minusca est un partenaire important, même s’il y a des hauts et des bas. La démarche dont vous avez eu vent ne provient pas du gouvernement. »
En latin, persona non grata signifie littéralement «une personne qui n’est pas la bienvenue ». Ce terme fait mention d’un individu dont une communauté ne veut plus. En vertu de l’article 9 de la Convention de Vienne sur les Relations diplomatiques de 1961 (https://legal.un.org/ilc/texts/instruments/french/conventions/9_1_1961.pdf) et de l’article 23 de la Convention de Vienne sur les Relations consulaires de 1963 (https://legal.un.org/ilc/texts/instruments/french/conventions/9_2_1963.pdf), dont la RCA est signataire, « un Etat accréditaire a désormais la possibilité, sans avoir à motiver sa décision, de déclarer persona non grata un agent qui se trouve sur son territoire. L’Etat accréditant rappellera alors la personne en cause ou mettra fin à ses fonctions auprès de la mission, selon le cas. »
De cette rumeur est née une autre indiquant que Mankeur Ndiaye serait remplacé à la tête de la Minusca par un Rwandais, sans plus de précisions. Ainsi, lit-on sur le compte Facebook de L’Oubanguien Centrafrique : « A toutes les unités, Menteur Ndiaye vient de tomber !!! Un représentant allié prendra sa place. Bravo au peuple centrafricain. » Une allégation démentie par le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, contacté via WhatsApp : « Il s’agit de l’intox authentique. Cette information est méconnue au sein de notre institution. » D’ailleurs, le site officiel de l’ONU ne signale aucune publication visant le remplacement de Mankeur Ndiaye. De même, que l’on ne trouve aucune trace d’un prétendu soutien du secrétaire général des Nations-Unies au représentant de la Minusca.
#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA
Sources :
Contact WhatsApp avec la ministre des Affaires étrangères
Contact WhatsApp avec le porte-parole de la Minusca
Appel téléphonique au conseiller à la communication de la primature
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Eric-Didier-Tambo-Procureur-Général-près-la-Cour-dAppel-de-Bangui-crédit-photo-cédric-gwa-gomba-le-20-janvier-2020-450×406.jpg” alt=”Eric Didier Tambo – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui – crédit photo cédric gwa gomba le 20 janvier 2020″ width=”450″ height=”406″ />Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-centrafrique.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le parquet général en Centrafrique va mal. Très mal à cause de l’incompétence notoire du procureur général Éric Didier Tambo alias supra national .
Hier, il a présenté 4 présumés rebelles de la CPC comme Sembé Bobo, fameux successeur de Sidiki Abass. C’est la substance d’un communiqué qu’il a rendu publique ce 15 avril après midi.
Selon lui, il présente un individu qu’il considère à tord comme Sembé Bobo, successeur de Sidiki Abass le défunt. Cette sortie médiatique est hasardeuse et frise la non maitrise des dossiers par celui qui est sensé piloter avec efficacité les chambres d’instructions.
Imprécisions dans les lieux et les faits
Selon les informations de notre rédaction, ce monsieur qu’il présente affectueusement comme un butin d’un travail sérieux des services auxiliaires ne sont que des faux après plusieurs analyses visuelles sur plusieurs moteurs de recherches ainsi que l’analyse comparative des photos. Le général Bobo Sembo, est un ressortissant de l’université Cheick Anta Diop de Dakar qui parle parfaitement français et Sango la langue nationale.
Pourtant, ce procureur général incompétent semble montrer qu’il n’a jamais un dossier dans sa chambre concernant les criminels qui pillent, tuent et détruisent le tissu social et du vivre ensemble en Centrafrique.
Pourquoi s’est-t-il volontairement trompé ?
Depuis la signature de l’accord de paix, les groupes armés sont devenus de fait amis du régime de Bangui, plusieurs sont investis comme candidat sous la bannière du MCU. Il suffit de voir les éléments des 3R et Abdoulaye Issène pour se rendre compte de l’implication du régime et leur connivence avec les groupes criminels.
Du coup, dans une interview à Radio Ndeke Luka, le procureur général Eric Didier Tambo a qualifié l’accord de Supranational. Aujourd’hui, il a de la peine à poursuivre les alliés naturels de Faustin Archange Touadera dont il a été incapables par la volonté de parjure et de forfaiture de ne pas traquer les groupes rebelles aussi longtemps qu’ils seront de commun accord avec Faustin Archange Touadera.
Comment Abdoulaye Issène qu’il a condamné par contumace peut aujourd’hui prendre une chambre UP dans Bangui au frais de l’Etat ?
Il aurait dû commencer par le plus facile. Comprendre qui pourra, Faustin Archange Touadera par l’entremise de service de Eric Didier Tambo persécute judiciairement les innocents au lieu de faire professionnellement son boulot.
Il doit démissionner
En réalité, plus politique qu’Eric Didier Tambo, tu meurs. Un procureur général, c’est un homme fin, méticuleux et discret. Cependant, la justice centrafricaine qui a tant besoin de répondre aux attentes des victimes, il est dangereux qu’on maintienne en poste un procureur sensationnel et émotif.
Le danger, c’est de voir demain plusieurs criminels présumés être acquittés demain à cause de l’incompétence d’un procureur. Le peuple a beaucoup souffert pour que Touadera continue de lui servir l’incompétence. La ligne rouge passe aussi par là.
Procureur de compromission
Depuis sa nomination en dehors des déclarations politique et non judiciaire que fait tous les jours le magistrat débout. Il n’a jamais inquiété les barrons du régime pour des crimes économiques. A-t-il ouvert une enquête pour Théodore Joussot, proche et protégé de la grande croix de crime économique Faustin Archange Touadera ?
A-t-il ouvert une enquête sur les crimes écologiques présumés commis par les chinois amis de Touadera et Dimbélé, Jean-Michel Mandaba ?
Pourquoi est-il resté silencieux devant les abus de Wanzet Linguissara qui fait des affaires de bœufs avec les chefs rebelles Alkatim, Darassa et le feu Abas Sidiki?
Pourquoi, n’a-t-il pas inquiété le tristement célèbre chef de chantre et le dithyrambique pro Touadera, Emile Gros Raymond Nakombo dont son ministre tutélaire Augustin Yangana Yahoté avait pourtant un rapport accablant sur sa gestion opaque et chaotique en 2020 ?
Finalement et franchement, la robe judiciaire qu’on lui a confectionnée est plus lourde à porter pour le procureur général qui ne fait que de la politique au lieu de respecter son serment. Il doit choisir et humblement démissionner pour sauver l’imager de la justice. Et ce n’est que justice.
Yémbinalé.
— Alain Nzilo
Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/des-soldats-FACA-en-patrouille-a-pieds-au-quartier-derriere-laeroport-de-Bangui-450×328.jpg” alt=”des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier derrière l’aéroport de Bangui” width=”450″ height=”328″ />Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.
Kabo, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 05:58:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Kabo, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’ouham-Fafa, située à 60 kilomètres au nord de la ville de Batangafo, et au Sud de Moyenne Sido, sur la route nationale n°4,a été reprise ce jeudi par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui se sont repliés plus au nord vers la frontière du Tchad.
Selon des sources locales, les forces loyalistes, composées des soldats FACA, des troupes rwandaises et des Mercenaires russes de la société Wagner, sont arrivées à Kabo, dans l’Ouham-Fafa, à bord de plusieurs dizaines des véhicules dans l’après-midi du jeudi 15 avril. Lourdement armés, ils ont repris la ville presque sans combats car les rebelles se sont retirés de la ville depuis deux jours à l’annonce de la reprise de la ville de Batangafo, à 60 kilomètres au nord par les forces loyalistes.
Selon des sources humanitaires locales, les populations se sont terrées chez elles à l’arrivée des forces gouvernementales, et la ville est totalement calme. Les boutiques et autres commerces sont toujours fermés. Les activités sont toujours paralysées.
Notons que la ville de Kabo, située dans la nouvelle préfecture de l’Ouham-Fafa récemment créé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, est occupée depuis 2014 par les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), devenu en décembre 2020 membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Depuis la reprise de la ville, les forces loyalistes ont dans leur viseur la dernière ville, celle de Moyenne Sido, à la frontière avec le Tchad.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 07:00:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué publié ce jeudi 15 avril par la cour d’appel de Bangui, le parquet général annonce que les éléments des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais ont interpellé, le 26 mars et le 5 avril 2021, quatre mercenaires étrangers qui sont des officiers du mouvement armé 3R, fondé par le défunt chef rebelle Abas Sidiki. Selon le parquet général, parmi les suspects arrêtés, figurait l’autoproclamé général Bobo, le nouveau chef du mouvement 3R. Sauf que ce chef rebelle en le joignant par la rédaction du CNC, affirme le contraire.
« Je suis toujours en vie, et actuellement dans notre base entourée de mes éléments. Je ne suis pas arrêté par les forces loyalistes. Ceci est un gros mensonge », affirme à CNC le nouveau chef de 3R, le général Bobo.
D’après les images des suspects capturés et publiées sur les réseaux sociaux par les éléments des forces de l’ordre, aucun d’entre eux ressemble à général Bobo, encore moins aux combattants rebelles de 3R. Mais pour le parquet général, il ne fait aucun doute, ce sont bel et bien des rebelles de 3R capturés par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais lors de leurs offensives et ratissages dans les chantiers miniers dans les sous-préfectures de « Aba» et de « NIEM », dans la préfecture de la NANA-MAMBERE, au nord-ouest de la RCA.
Pour de nombreux témoins, les soi-disant rebelles arrêtés par les loyalistes sont des artisans miniers étrangers d’Afrique de l’ouest qui sont venus sur des chantiers pour des activités d’extraction frauduleuse d’or et diamant, parfois taxée et supervisée par le 3R.
Pour les étudiants de l’Université de Bangui, si la justice se met à mentir au nom du peuple centrafricain, la RCA n’est plus un pays souverain.
« La justice est le dernier refuge du peuple meurtri. Si elle se plonge dans des mensonges, c’est que le pays n’a plus raison d’exister », s’alarme Pierre Moukoura, un Étudiant en droit à l’Université de Bangui.
Notons que depuis que le régime centrafricain collabore avec les autorités russes, on assiste à un déferlement de manipulation et de mensonge sur les réseaux sociaux que dans les administrations publique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/Arsene-Ngrepayo–300×222.jpg” alt=”Le sulfureux Arsène Grepayo, directeur de cabinet du ministre des sports. CopyrightDR.” width=”300″ height=”222″ />
Le sulfureux Arsène Grepayo, directeur de cabinet du ministre des sports. CopyrightDR.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 jeudi, 15 avril 2021, 21:10:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Arsène Simplice Ngrépayo, un faux monnayeur notoirement connu, lors d’une réunion organisée jeudi 15 avril 2021 au sein de son ministère, a déclaré à qui veut l’entendre que c’est lui le prochain ministre à la place de Regis Lionel Dounda, l’ancien ministre, limogé il y a une semaine par le chef de l’État pour des raisons de bras de fer politiques.
Convoqué ce jeudi 15 avril avec le charger de mission Daniel Nzéwé à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie pour être entendu dans une affaire de malversation financière qui touchent son ministère, le sulfureux Arsène Simplice Ngrépayo, directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports et son collègue chargé de mission Daniel Nzéwé n’ont pas pu répondre à leur convocation à la SRI. Ils étaient tous deux injoignables toute la journée par les enquêteurs.
Cependant, monsieur Ngrepayo, selon l’une de nos équipe, était au ministère en train d’organiser une réunion avec ses collègues pour annoncer à ces derniers qu’il serait le prochain ministre de la jeunesse et des sports.
Mais qui est Arsène Simplice Ngrépayo ?
confirmé à deux reprises à son poste de Directeur de cabinet dudit ministère, l’homme est le célèbre faux-monnayeur centrafricain communément appelé à Bangui « faux billet ».
Impliqué dans plusieurs affaires de fabrication des faux billets de banque, Monsieur Arsène Simplice Ngrépayo est impliqué dans l’affaire de la distribution des faux billets de banque aux jeunes venus des villes de province lors du congrès du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) en 2017, pourtant épinglée dans un rapport de l’Inspection générale d’État. Il est aussi un spécialiste de détournement de fonds octroyés par le ministère pour les funérailles de ses collaborateurs. En sa qualité du président de la Jeunesse du MCU, il conserve son poste contre la volonté de ses anciens ministres.
Mais qu’en est-il pour le chargé de mission Daniel Nzéwé ?
Daniel Nzéwé Aziagbia, qui fait son retour en force comme chargé de mission en matière du développement des sports et de l’éducation physique au ministère de la jeunesse et des sports, est un homme avec un passé qui parle trop négativement. Il est très connu des Centrafricains pour être cité dans plusieurs affaires d’escroqueries, détournement des fonds, faux et usage des faux. Sorti de prison centrale de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui après quelques mois d’écrou suite à une affaire du détournement de 23 millions de francs CFA des investisseurs chinois, le sulfureux DanielNzéwé Aziagbia a démissionné de son parti le PNCN de monsieur Cyriaque Gonda avant d’atterrir au mouvement MCU du chef de l’État. Devenu chargé de mission au ministère de la Jeunesse, il avait pour mission de faire élire les jeunes du MCU au Conseil National de la Jeunesse et de mobiliser les jeunes centrafricains en faveur du MCU à travers le sport.
Bambari, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 05:08:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les autorités administratives et militaires de Bambari entendent Lancer un vaste contrôle des papiers d’identité et de séjour des étrangers résidant dans la préfecture de la « Ouaka ». Une décision prise mercredi lors d’une réunion de sécurité tenue dans la ville.
Après le retrait des groupes armés dans la préfecture de la « Ouaka » en général, et dans la ville de Bambari en particulier, la ville retrouve son calme. Les autorités administratives et militaires ont décidé de mener une opération de contrôle des papiers de séjour de tous les étrangers résidant dans cette préfecture à compter de ce samedi 17 avril 2021. Selon elles, des Tchadiens et Soudanais sont nombreux dans la ville ainsi que dans les sous-préfectures, et il est donc nécessaire de vérifier leurs identités.
Cependant, des voies s’élèvent à Bambari en général, et dans la communauté musulmane en particulier pour dénoncer une chasse aux sorcières aux étrangers.
« Nous savons que le contrôle des cartes de séjour ou des pièces d’identité ne pose pas des problèmes pour nous. Mais la méthodologie et la réalité des faits sur le terrain vont causer plusieurs soucis même à certains citoyens centrafricains de confession musulmane parce qu’il y’a trop d’amalgames sur ce point », dénonce un habitant de Bambari de confession musulmane. D’après lui, il serait souhaitable que cela se fasse après le ramadan.
Rappelons que les autorités locales ont prévu de faire ce contrôle d’identité ce samedi 17 avril 2021, et ce, uniquement pour les citoyens étrangers. Mais le seul problème est de bien les identifier pour éviter que cela puisse tourner à la chasse aux sorcière.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/défilé-militaire-du-premier-mai-2019-avenue-des-martyrs-1-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Les soldats FACA lors du défilé de la fête du travail 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 16 avril 2021, 03:18:34 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon un communiqué du ministre chargé du secrétariat général du Gouvernement, Président du Comité national des Fêtes (CNF), toutes les festivités marquant le 1″ mai 2021, fête du Travail sont annulées sur décision du Conseil des ministres du jeudi 15 avril 2021, et ce, compte tenu de la forte propagation de la pandémie du COVID 19
dans notre pays..
Selon le communiqué, « Les manifestations regroupant plusieurs personnes constituent autant de risque de contamination, étant donné que plusieurs variantes de cette maladie circulent déjà dans notre pays ».
En conséquence, les cérémonies de décoration des récipiendaires sont reportées à une date ultérieure, et le ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement, Président du Comité National des Fêtes présente ses regrets aux partenaires syndicaux et souhaite par conséquent, une bonne fête de travail aux vaillants travailleurs de la République Centrafricaine.
Il est à noter que des exercices de défilé relatif à la manifestation, débuté sur l’avenue des Martyrs il y a plusieurs semaines déjà, sont également suspendus, et ce, à deux semaines de la commémoration du 1er mai 2021.
Bangui ( République centrafricaine ) – De larges pans du territoire centrafricain sont toujours aux mains de groupes rebelles. Le gouvernement a alors fait appel à des mercenaires russes.
Le ministère russe des Affaires étrangères n’a répondu que de manière évasive à nos questions./////////////.
“Des spécialistes militaires de Russie sont envoyés dans le pays en stricte conformité avec le régime de sanctions décrété par le Conseil de sécurité des Nations unies”, nous répond-on depuis Moscou. /////////////.
Officiellement, ces “experts” russes seraient au nombre de 535 en Centrafrique. Pourtant, certains estiment qu’ils seraient plus d’un millier, en ne comptant que ceux du groupe privé Wagner./////////////.
Et il ne s’agit pas de touristes russes, comme l’explique Paul Stronski, de la Fondation Carnegie pour la paix dans le monde./////////////.
“C’est un commerce lucratif. Ils ont des liens avec le crime organisé et exploitent les richesses naturelles de la Centrafrique et ça leur permet de montrer leur influence sur le continent africain, dans un pays qui a une situation géographique centrale”, estime Paul Stronski./////////////.
Les richesses minières de la Centrafrique attirent la Russie/////////////.
Engagement militaire russe/////////////.
Le chef de la diplomatie russe rencontre le président Touadéra en 2017 pour la première fois. Deux mois plus tard, la Russie obtient l’autorisation exceptionnelle de l’Onu de livrer des armes à la Centrafrique, en dépit de l’embargo en vigueur. Et en juillet 2018, les premiers conseillers militaires russes et des mercenaires du groupe Wagner sont envoyés sur place./////////////.
A la suite d’un voyage de Faustin Archange Touadéra à Moscou, la République centrafricaine a délivré en mai 2018, des licences d’exploitation minière à des entreprises russes, pour l’or, les diamants et l’uranium./////////////.
Ce qui montre, selon Paul Stronski, que les objectifs de la Russie ne sont pas tant politiques et philanthropiques qu’économiques./////////////.
“La Russie cherche à augmenter son influence dans le monde. (…) La RCA est un bon point de départ pour s’implanter, d’un point de vue stratégique. La Russie a cherché à accréditer la théorie selon laquelle les puissances occidentales sont la cause de tous les problèmes, à cause de la colonisation, et que les problèmes actuels trouvent leur explication dans le passé”, explique l’expert./////////////.
Atteinte aux droits de l’homme/////////////.
Le chercheur évoque notamment des campagnes de “fake news”, une propagande relayée par les médias locaux, pour attiser l’hostilité à la France./////////////.
Il y a peu, l’ambassadeur russe à Bangui a aussi proféré des menaces d’ “élimination” à l’endroit de l’ancien président centrafricain, François Bozizé, qui a longtemps bénéficié du soutien de Paris./////////////.
Les mercenaires russes sont accusés par l’Onu de “graves violations des droits humains“ en RCA : des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des attaques de structures civiles notamment. Des accusations rejetées par le Kremlin.
“Un des complices de Bozizé de la CPC Aurélien Simplice Zingas a pris fuite “(sic) », post publié sur Facebook le 14 avril 2021.
L’équipe #StopATènè rencontre le député le 14 avril 2021 au siège du parti politique BeAfrika ti é Kwé, à Bangui, où il participe à une réunion.
Donc la rumeur selon laquelle Aurélien Simplice Zingas est en fuite est fausse.
Le député de Mobaye 1, Aurélien Simplice Zingas, secrétaire exécutif du parti PDS-Kélémba, est l’un des quatre députés visés par la demande de levée d’immunité parlementaire introduite par le gouvernement auprès de l’Assemblée nationale, le jeudi 8 avril.
Or le 14 avril, deux posts Facebook relaient, à une heure d’intervalle, l’information selon laquelle il serait en fuite. L’un d’eux, légende : « Un des complices de Bozizé de la CPC Aurélien Simplice Zingas a pris fuite (sic) ». En faisant une recherche, on découvre une publication similaire en date du 12 avril, d’un certain Sango Ti Kodro, qui affirme : « L’honorable Zingas en fuite. Il a traversé vers Zongo avec sa famille. Il reste les « Guélé » (en référence aux autres députés concernés par la procédure judiciaire).
Capture d’écran d’une fausse information circulant sur les réseaux sociaux
Afin de vérifier cette rumeur, l’équipe #StopATènè a appelé le député Zingas qui a aussitôt démenti l’information et lui a donné rendez-vous le jour-même à 12 h, au siège du parti politique BeAfrika ti é Kwé, à Bangui, où il participait à une réunion. Une fois sur place, il a tenu à ce que #StopATènè le prenne en photo en guise de preuve. « Ces informations sont fausses et n’ont pas de fondement. Je vous parle face à face. Faites une photo pour prouver à mes détracteurs que je suis bel et bien à Bangui. »
L’honorable Aurélien Nzingas
Il a indiqué qu’il n’avait aucune intention de quitter le territoire, avant d’ajouter : « Je serai présent à l’Assemblée nationale pour l’examen de la loi sur le statut des anciens députés. »
L’information relative à sa fuite hors de Centrafrique est donc fausse.
#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en rca
Sources :
– Rencontre physique avec l’intéressé, le 14 avril 2021, au siège du parti politique BeAfrika ti é Kwé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-Bambari-450×338.jpg” alt=”Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021″ width=”450″ height=”338″ />Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 avril 2021, 17:23:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’autoproclamé général Bobo, successeur désigné du chef rebelle Ali Darassa et trois autres généraux de 3r ont été arrêtés par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais lors de leur offensive dans les localités d’Aba et Niem-Yéléwa, a annoncé le parquet général de Bangui via un communiqué de presse.
Selon le communiqué du parquet, les quatre présumés sont déjà transférés devant le parquet général de la cour d’appel de Bouar. Ils attendent d’être retransférés dans la capitale centrafricaine pour être déférés devant le parquet général.
Les présumés suspects sont entre autres Mahamat alias général BOBO, IBRAHIM ABAKAR alias colonel « AL KANTO », DOCTERNEY- MAKA et MAHAMAT AROUN.
D’après le parquet, le successeur du chef rebelle Abbas Sidiki, l’autoproclamé général Bobo serait le fils du chef rebelle tchadien Baba Laddé.
Les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, lors de de leurs offensives et ratissages dans les chantiers miniers dans les sous-préfectures de « Aba» et de « NIEM », dans la préfecture de la NANA-MAMBERE que les suspects ont été arrêtés le 26 mars et le 5 avril 2021.
Pour l’heure, les suspects sont accusés de Terrorisme; crimes de guerre et crime contre l’humanité; association des malfaiteurs; rébellion et tentative d’atteinte à la sureté intérieur de L’État; pillages des biens des personnes, jouissant un o protection internationale; vols de bétail ; vol à main armée; assassinats; prise d’otages; Détention illégale d’armes et munitions de Guer.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Touadera-et-son-garde-du-corps-Jules-Wananga-450×329.jpg” alt=”Le Président Faustin Archange Touadera en déplacement. Derrière lui, en lunette noir et complet Jeans, son garde du corps Jules Wananga.” width=”450″ height=”329″ />Le Président Faustin Archange Touadera en déplacement. Derrière lui, en lunette noir et complet Jeans, son garde du corps Jules Wananga.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 avril 2021, 13:37:53 ( Corbeaunews-centrafrique ). Placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui dans une affaire présumée de malversation financière au ministère de la Jeunesse et des Sports, l’ancien ministre Regis Lionel Dounda a été une nouvelle fois victime mercredi d’intimidation de monsieur Jules Wananga, l’un des gardes rapproché du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Selon ce dernier, à la fin de la garde à vue de 72 heures du ministre, celui-ci doit rester encore en prison jusqu’à ce que l’opposant Martin Ziguelé, Président de son parti le MLPC puisse venir le libérer. S’agit-il d’une affaire judiciaire ?
commet, un cadre de la jeunesse du parti au pouvoir, et un chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, aussi un cadre du parti au pouvoir, sont convoqués aujourd’hui à la SRI pour être entendus dans l’affaire présumée du détournement d’argent, la présence hier mercredi de Monsieur Jules Wananga, garde rapproché personnel du chef de l’État à la section de recherche et d’investigation change radicalement le fond de l’affaire qui est devenue malheureusement politique
Selon ce lieutenant-colonel, c’est le chef de l’État Faustin Archange Touadera qui l’aurait donné l’ordre de venir à la SRI dire au Directeur de cette institution de ne pas libérer le ministre Regis Lionel Dounda à la fin de sa garde à vue de 72 heures comme indiquée. Il faut le maintenir jusqu’à ce que l’honorable Martin Ziguelé, Président du parti MLPC puisse venir le libérer. Cette prise de position montre à quel point la justice de notre pays n’est pas indépendante. Elle est constamment sous pression du régime.
En plus, le directeur de cabinet du ministre, Monsieur Ngrepayo, et le chargé de mission, Monsieur Daniel Nzéwé ne sont pas venus à la gendarmerie pour répondre à leur convocation. Tous les deux ont dû fermer leur téléphone portable.
Alors, monsieur Regis Lionel Dounda est-il victime d’une machination politique ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Abdoulaye-Hussein-cpjp-FPRC-corbeaunews–450×300.jpg” alt=”Abdoulaye Hissen, patron du CNDS, chef militaire du FPRC. CopyrightDR” width=”450″ height=”300″ />Abdoulaye Hissen, patron du CNDS, chef militaire du FPRC. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Placé sous mandat d’arrêt de la justice centrafricaine en 2018, Abdoulaye Hissène, placé sous sanction de l’ONU et des Etats-Unis en 2017, est depuis plus d’un mois le partenaire sur du gouvernement centrafricain dirigé par Firmin Ngrebada. L’homme ne cesse de multiplier des points de presse dans la capitale, fustigeant l’ONU et la communauté internationale d’avoir attisé le conflit en RCA. Abdoulaye Hissène est “l’un des profiteurs de guerre les plus influents” de ce pays en conflit, ayant amassé “une fortune” grâce à la violence et au commerce illicite de ressources selon le rapport de The Sentry. Rappel sur les faits.
En 2015, il a “donné l’ordre” à ses hommes de “décapiter” un jeune musulman à Bangui “en faisant croire à un acte perpétré par les antibalaka“, milices autoproclamés d’autodéfense, selon The Sentry.
Cet acte, et d’autres, ont abouti à une vague de violences communautaires entre chrétiens et musulmans, qui a fait des dizaines de morts et était orchestrée “pour le compte de personnalités en quête de pouvoir“, selon The Sentry.
Aussi, pour “reprendre le contrôle” de sites miniers dans le centre du pays en 2017, M. Hissène “a alimenté des tensions ethniques” entre un groupe armé prétendant défendre les Peuls et le sien.
Les deux groupes se sont ensuite battus des mois. Des centaines de civils ont été tués.
The Sentry a enquêté entre 2016 et 2018 le parcours d’Abdoulaye Hissène, qui a “d’abord exercé la profession de commerçant de diamants et d’or, avant de diriger plusieurs groupes politico-militaires à partir de 2009“.
Il a depuis été reconnu coupable d’une tentative de coup d’État en 2015 et d’actes de violence ciblés sur le personnel onusien et humanitaire.
Le gouvernement centrafricain a d’abord émis un mandat d’arrêt en juin 2016, et depuis 2017, le Conseil de sécurité de l’ONU et les États-Unis ont imposé un gel de ses avoirs et une interdiction de voyager, des mesures que le Tchad déclare avoir mises en œuvre.
Malgré ces mesures, Hissène joue “toujours un rôle moteur dans les violences meurtrières qui frappent la RCA “.
Ancien ministre centrafricain en 2013-2014, il a obtenu “trois passeports” diplomatiques. Photo à l’appui, The Sentry affirme qu’il a voyagé en 2014 dans un jet privé avec le ministre des Mines du Congo-Brazaville de l’époque.
Au Tchad, Abdoulaye Hissène était cette année-là “en contact direct” avec le ministre du Pétrole d’alors. Avec lui et d’autres proches du président Idriss Déby, M. Hissène s’est créé des “réseaux d’affaires” à N’Djamena en créant différentes sociétés, dans le commerce de voitures de luxe et le pétrole, selon The Sentry.
En parallèle, M. Hissène a vendu ou essayé de vendre des diamants et de l’or au Cameroun et au Kenya, affirme la fondation qui publie une photo de lui en 2014 à Nairobi avec “ce qui pourrait être des lingots d’or de fabrication artisanale“, selon la fondation américaine.
En 2017, l’ONU et les Etats-Unis ont gelé ses avoirs et l’ont interdit de voyage. Il est depuis 2016 sous mandat d’arrêt en Centrafrique, où un quart de la population a fuit le conflit qui dure depuis 2013.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende-450×338.jpg” alt=”Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé” width=”450″ height=”338″ />Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 15 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Formellement interdit de sortir du territoire national, puis empêché le 24 mars et 1er avril 2021 de se rendre en France pour des raisons de sa santé, les deux passeports de l’opposant Anicet Georges Dologuélé avaient été confisqués par le commissaire de l’aéroport de Bangui Mpoko sur ordre de son chef hiérarchique, le ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara. Cependant, la copie de l’un de ses deux passeports, en l’occurrence celui de la France, circule sur les réseaux sociaux au grand risque de mettre en danger la vie de sa famille ainsi que la sienne quand il séjourne. Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, le ministre Wanzet Linguissara est sans doute l’instigateur de ces activités potentiellement dangereuses pour sa vie sur les réseaux sociaux.
Ci-dessous, l’intégralité de sa lettre d’indignation au ministre de la sécurité publique.
Objet: Lettre de protestation
Monsieur le Ministre,
Je vous avais adressé une demande d’autorisation de sortie du territoire le 23 et une autre le 31 mars 2021, auxquelles vous aviez réservé des réponses défavorables Cependant, mon passeport diplomatique a été confisqué le 1e avril par un officier de la police des Frontières, dans rillégalité la plus totale. Le même officier a également confisqué mon passeport français en sachant pertinemment qu’il n’en avait pas le droit. J’avais naivement cru que vous alliez rapidement donner des instructions pour réparer cette erreur, soit à travers la remise de ce passeport français à l’Ambassade de France, soit par sa restitution à son titulaire que je suis. En effet, si la Justice centrafricaine peut décider de confisquer mon passeport diplomatique pour minterdire une sortie du territoire national (ce dont je n’ai pas connaissance à ce jour), je ne vois pas en quoi cette décision impacterait mon passeport français qui, par définition, n’a pas été délivré par les autorités centrafricaines. Mais alors que jattendais en toute sérénitė que cette erreur soit réparée, grande a été ma surprise de découvrir la copie de ce passeport français sur les réseaux sociaux, abondamment partagée et commentée. Vous avez ainsi autorisé vos services à rendre public un document sur lequel est mentionnée l’adresse de ma résidence en France!
Monsieur le Ministre, l’officier de police qui a confisqué mes passeports est un professionnel de la sécurité publique, mais qui agit sur instructions. Il ne peut donc pas avoir pris l’initiative de diffuser la copie de mon passeport sur les réseaux sociaux sans les instructions de sa hiérarchie. J’en déduis que la publication de ce document personnel, sur lequel est mentionnée mon adresse privée en France, a été volontairement organisée, avec une volonté manifeste de mettre en danger la vie de mon épouse et de mes enfants qui y résident de manière permanente, ainsi que la mienne quand j’y séjourne. En effet, nous savons tous que le fait que je sois l’un des principaux opposants au Président Touadera et son principal challenger lors des 2 dernières élections présidentielles m’expose à des dangers potentiels, compte tenu de la logique de haine qui est désormais véhiculée au quotidien par les partisans du regime et qui tend a presenter les opposants comme des « ennemi de la Nation ». C’est pourquoi je viens par la présente exprimer une vive protestation et m’indigner
des traitements humiliants et dégradants que les autorités de mon pays me font subir
depuis quelque temps, avec l’objectif affiché de mettre ma vie et celle de ma famille en danger. Aussi, compte tenu du fait que les actes que je dénonce ont été posés par des agents qui relèvent de votre autorité, je vous tiens personnellement responsable des conséquences des actes qui résultesaient de cette exposition médiatique de mon passeport. D’ores et déjà, mon avopat a été mandaté pour déposer une plainte devant les tribunaux français pour Imise en danger de la vie d’autrui, vol de documents officiels et toutes infractions que le juge trouverait à qualifier au regard des faits selon la loi française.
Anicet G. DOLOGUELE
Veuillez agréer, Monsieur le Ministp. Iexpression pe mes sentiments distingués.
Monsieur le Ministre de l’lntérieur Chargé de la Sécurité Publique Bangui (rca)
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 01:05:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les manifestations des jeunes du pouvoir contre les propos de Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca n’en finissent pas à Bangui. Ce mercredi matin, un groupe des jeunes issus du collectif 28-29 a fait irruption devant le siège de la Minusca à Bangui afin d’exiger de Mankeur Ndiaye des excuses publiques.
Malgré les propos rassurants du porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro lors de la conférence de presse hebdomadaire ce
mercredi à Bangui, le pouvoir de Bangui n’entend pas s’arrêter de se soulever contre les propos du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye qui avait déclaré sur les antennes de la radio France internationale que la solution à la crise centrafricaine n’est pas militaire, et d’avoir encouragé les groupes armés membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à revenir dans l’accord du 06 février. Les manifestants exigent de Mankeur Ndiaye des excuses publiques sans quoi ils continuent d’organiser de sit-in devant le quartier général de la mission onusienne de paix en Centrafrique (MINUSCA) jusqu’à la satisfaction de leur revendication.
Il y’a lieu de rappeler que 48 heures plutôt, le collectif 28-29, Galaxy et TalithaKoum Centrafrique, issus du mouvement des cœurs unis, partis au pouvoir, ont organisé, lundi 12 avril, une marche de protestation pour décrier toute initiative visant un quelconque dialogue avec le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, mais aussi avec le général Bobo, successeur du sulfureux chef rebelle Abbas Sidiki de 3r.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 22:16:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) réaffirme son engagement à travailler avec le Gouvernement centrafricain et tous les partenaires, sur la base de la confiance mutuelle, pour consolider les nombreux acquis tels que la protection des civils, l’extension de l’autorité de l’Etat et l’appui aux Forces de défense et de sécurité, a affirmé son porte-parole, Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission.
« Nous continuerons à appuyer le gouvernement et le peuple dans leurs efforts inlassables vers la stabilité, la réconciliation nationale et la paix, conformément au mandat que nous a confié le Conseil de sécurité des Nations unies, et dans le respect de la souveraineté de l’Etat centrafricain », a-t-il dit.
Le porte-parole de la MINUSCA a regretté l’incompréhension suscitée par les interviews du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye, précisant que ces points de vue ne doivent pas être considérés comme des actes d’hostilité envers le Gouvernement et le peuple centrafricains. Selon Monteiro, ces points de vue convergent avec ceux de la communauté internationale sur le processus de paix.
A cet effet, il a cité la déclaration du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, du 3 février, qui « exhorte les autorités centrafricaines à entamer un véritable dialogue politique inclusif avec l’opposition politique et les groupes armés qui ont renoncé à la violence » ainsi que la déclaration conjointe publiée le 2 mars, après une vidéoconférence entre le Président Faustin Archange Touadéra, et le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Smaïl Chergui, le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell.
Ces hauts responsables encouragent toutes les parties prenantes – les autorités, les groupes armés, les forces vives, les femmes et les jeunes – « à se réengager dans le processus de paix ».
En ce qui concerne le dialogue inclusif, le porte-parole de la MINUSCA souligne que « c’est au Gouvernement et au peuple centrafricains de décider souverainement de la voie à suivre et s’y engager. Toutefois, la MINUSCA réitère son engagement à leur apporter le soutien requis dans la limite de son mandat et de ses moyens ainsi que les principes directeurs relatifs aux opérations de maintien de la paix ».
Le porte-parole a également affirmé que la MINUSCA a pris bonne note des opinions exprimées à la suite des interviews et appelle à la sérénité, soulignant que rien ne justifie les discours hostiles et la stigmatisation du personnel de la MINUSCA, des partenaires et de tout autre acteur national comme international. « La MINUSCA reste concentrée et déterminée à mettre en œuvre son mandat, notamment en maintenant une posture robuste face aux groupes armés qui restent engagés dans la violence ».
Invitée de la conférence de presse, la cheffe de la Section Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) de la Mission, Carole Baudoin, a expliqué que « la MINUSCA fournit des conseils stratégiques et techniques aux autorités centrafricaines pour mettre en œuvre la stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité. Elle a aussi souligné que l’appui de la MINUSCA s’articule autour de conseils stratégique et technique, d’aide à l’assainissement des effectifs des institutions de sécurité et d’appui à la mise en place d’un plan de national de développement et de renforcement des capacités des Forces de Sécurité Interne. « Le rôle de la MINUSCA n’est pas de faire mais de soutenir la RSS menée par le Gouvernement en fonction de nos moyens et en conformité avec la vision nationale », a-t-elle indiqué.
Le porte-parole intérimaire de la Force de la MINUSCA, le Major Ibrahim Atikou, faisant part d’une situation sécuritaire relativement calme, mais imprévisible, a indiqué que dans le cadre de son mandat de protection des populations civiles, durant la semaine écoulée, la Force, conjointement avec les Forces armées centrafricaines, a mené au total 1877 patrouilles sur l’ensemble du territoire centrafricain. Le porte-parole militaire a également souligné que dans le but de continuer à ravitailler la capitale centrafricaine depuis le port de Douala au Cameroun, « la Force a établi le long de cet axe des points de contrôle lui permettant d’effectuer en toute sécurité des escortes de convoi dans les deux sens. Pour une meilleure reprise des activités économiques, elle entreprend d’effectuer jusqu’à trois départs par semaine de convois marchands sur cet axe ».
De son côté, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Commissaire Serge Ntolo Minko, a souligné que la Police des Nations Unies est reste engagée, la semaine passée, aux côtés des Forces de sécurité intérieure (FSI) dans la sécurisation de la population. Cette collaboration a permis « l’interpellation de 12 personnes dont 8 pour viols et 4 pour infractions diverses », a indiqué le Commissaire Ntolo Minko. Il a par ailleurs souligné que la Police de la MINUSCA a également remis 8 motos, d’une valeur de près de 11.000.000 de francs CFA aux Unités spéciales anti-fraude (USAF) des FSI. Ce don va « renforcer leurs capacités opérationnelles dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières à l’intérieur du pays et le prélèvement illicite des taxes y afférentes », a-t-il dit.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/CHUB-micka-450×337.jpg” alt=”Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.” width=”450″ height=”337″ />Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 22:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La violence sexuelle est devenue un problème de santé publique en République centrafricaine (RCA) au cours de la dernière décennie, les femmes et les mineurs étant les plus touchés. Dans un pays marqué par des années de guerre civile et confronté à une crise de longue durée, les agressions ne sont pas seulement commises par des acteurs armés, mais aussi par des personnes connues de la victime. Si l’accès aux soins médicaux et psychologiques s’est amélioré au fil des années, la réponse reste insuffisante par rapport à l’ampleur des besoins.
“Après l’agression, j’ai pensé que j’allais mettre fin à mes jours”, raconte Charlotte*, une survivante de la violence sexuelle âgée de 18 ans, originaire de Bangui, la capitale de la RCA.
Sa mère étant morte et son père l’ayant rejetée, Charlotte vivait avec sa tante et son oncle lorsque ce dernier l’a violée un jour à la maison, alors que le reste de la famille était sorti. Sa tante ne la croit pas et Charlotte se sent complètement seule et désespérée. Elle s’est d’abord adressée à la police sans succès et, après avoir parlé à sa cousine qu’elle considère comme une sœur, elle a décidé de demander de l’aide.
Charlotte était très fragile, tant physiquement que mentalement, lorsqu’elle est arrivée au centre de soutien Tongolo, géré par les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF). Tongolo signifie ” étoile ” en Sango, la langue locale, et fait référence à “l’espoir”, car l’étoile brille dans le ciel sombre. Charlotte fait partie des 6,000 survivant-e-s de la violence sexuelle qui ont bénéficié d’une prise en charge médicale, psychologique et psychosociale par les équipes MSF depuis le lancement du projet Tongolo à Bangui en 2017.
Célestin*, un autre survivant de Bangui, s’est également senti piégé et ne s’attendait pas à ce qu’un événement aussi traumatisant lui arrive. Il a innocemment offert un abri à une personne qu’il pensait connaître, jusqu’à ce qu’il soit agressé sexuellement une nuit.
“Je dormais, et il est sorti de nulle part avec de mauvaises intentions”, raconte Célestin. “Il était ivre et m’a forcé à faire des choses que je ne voulais pas. J’ai commencé à paniquer, j’avais tellement peur. Il m’a battu mais j’ai réussi à m’échapper”.
Initialement localisé dans différentes structures à Bangui, notamment à Bédé-Combattant et à l’Hôpital Communautaire, MSF a ouvert le centre de Tongolo en août 2020 près du Parc du Cinquantenaire dans le quartier de Lakouanga. Ce nouveau centre vient compléter les autres et est entièrement dédié aux survivant-e-s de la violence sexuelle.
Les femmes et les mineurs, les plus touchés par la violence sexuelle
La plupart des survivant-e-s sont originaires de Bangui, ville où vivent 890,000 des 4,5 millions de Centrafricains. Cependant, un patient sur quatre vient de la périphérie de la capitale et une infime partie, en augmentation, est originaire de zones plus éloignées dans d’autres provinces du pays.
“L’initiative Tongolo s’efforce d’assurer un programme de soins complets, gratuits et de haute qualité, accessibles à tous”, explique Bilge Oztürk, coordinatrice du projet. Elle ajoute que les services sont adaptés aux hommes, aux enfants et aux adolescents.
la majorité des patients sont des femmes et des jeunes filles (1,900 en 2020, soit 95 pourcent du total), 100 hommes ont également sollicité des soins dans le cadre de ce programme l’année derniè
pourcent de tous les survivant-e-s étaient mineurs, un chiffre qualifié d’alarmant par Axelle Franchomme, référente médical de Tongolo, qui estime que les données compilées à Tongolo sont représentatives du problème de la violence sexuelle que l’on retrouve dans d’autres régions du pays.
Les mineurs sont les plus vulnérables et les plus sensibles à prendre en charge, car ils construisent leur identité jour après jour, selon les situations qu’ils vivent. S’ils ne sont pas pris au sérieux, ces événements violents peuvent avoir un impact durable sur leur avenir et laisser une trace pour le reste de leur vie.
Une crise chronique propice à la violence sexuelle
Alors que la RCA est ravagée par des années de guerre civile – un conflit qui s’est intensifié depuis décembre – et que sa population est sans cesse exposée à des déplacements forcés, à des niveaux élevés de violence et à des violations des droits de l’homme, la violence sexuelle est également devenue un problème de santé publique.
Il y a quelques années, les survivant-e-s identifiaient les acteurs armés comme leurs agresseurs dans la plupart des cas. Aujourd’hui, le programme étant accessible à de plus larges sections de la société, notre expérience montre que les agresseurs sont très souvent bien connus de leurs victimes et font partie de leur entourage proche, qu’il s’agisse d’amis, de voisins ou même de parents. En 2020, 56 % des patients vus par le personnel de MSF ont déclaré connaître leurs agresseurs. Avec la reprise de la violence en décembre 2020, cette tendance s’est de nouveau inversée et les acteurs armés sont une fois encore les agresseurs les plus cités.
Mais les suites de l’agression sont tout autant compliquées à gérer.
“Pour la famille, lorsqu’un proche est agressé sexuellement, la faute incombe à la personne qui a été abusée. Ils ne réalisent pas qu’ils pourraient être eux-mêmes abusés”, explique Aimé-Césaire, conseiller en santé mentale. “Ils rejettent toujours la faute sur la personne qui a été abusée, qui est déjà dans une situation difficile et qui était incapable de se défendre contre son agresseur.”
Cela se traduit également dans la façon dont les patients communiquent. Certains dialectes locaux, n’utilisent pas le mot “viol” car il est considéré comme tabou et honteux.
“Le silence conduit à des ambitions réduites à néant, des familles brisées, la maladie, des relations dysfonctionnelles et des vies ruinées”, selon Gisela Silva, superviseur en santé mentale.
“Les survivant-e-s méritent le respect et le soutien psychologique de leurs familles, mais ce n’est souvent pas le cas”, ajoute Aimé-Césaire.
Cicatrices invisibles
Les conséquences invisibles de la violence sexuelle vont du syndrome de stress post-traumatique à la dépression en passant par l’anxiété. Certain-e-s ont également des idées de suicide et font même des tentatives. Comme le sujet reste tabou, les survivant-e-s n’ont pas le droit, dans la plupart des cas, de parler de l’agression sexuelle qu’ils ont subie, en raison de la honte que cela pourrait entraîner pour la famille.
Le problème est alors résolu à l’amiable au sein de la communauté ou entre les membres de la famille, en oubliant qu’il s’agit d’une urgence médicale qui doit être prise en charge.
Pour les hommes survivants, la situation est encore plus compliquée. Beaucoup sont trop effrayés pour parler et seuls quelques-uns osent se rendre dans les structures de Tongolo. Ils hésitent à demander de l’aide, car la pression communautaire et la stigmatisation sont importantes.
Dans cet environnement complexe, l’accès à un soutien psychosocial est essentiel pour prévenir ou réduire le nombre de maladies et de souffrances psychologiques causées par la violence sexuelle. Les survivant-e-s présentant des symptômes doivent être admis-es pour des soins et mis en relation avec un psychologue ou un psychiatre sans délai.
Étant donné que les besoins en matière de santé et de santé mentale des survivant-e-s ne peuvent être traités de manière adéquate sans tenir compte de leur monde social, les survivant-e-s sont également mis en relation avec un travailleur social.
“L’objectif est d’accompagner les survivant-e-s dans leur parcours de guérison, de les aider à résoudre leurs problèmes et à devenir suffisamment forts pour reprendre leur vie”, explique Franchomme, le référent médical.
Il est crucial de demander de l’aide dès que possible
À la suite d’un viol, le traitement qui prévient le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles, ainsi que les vaccinations contre l’hépatite B et le tétanos, doivent être effectués le plus tôt possible, dans les trois jours suivant l’événement. Or, en 2020, seul-e-s 26 % des patient-e-s vu-e-s par MSF sont arrivé-e-s dans les 72 heures suivant l’agression sexuelle. Les agents de santé communautaire et les spots radio sont un moyen de sensibiliser les communautés à ce besoin.
“On entend à la radio qu’il faut aller au centre Tongolo le plus vite possible pour qu’ils puissent résoudre nos problèmes”, explique Célestin.
“Les victimes sont déjà traumatisées lorsqu’elles viennent nous voir, il est donc très important de gérer les autres problèmes de santé”, ajoute Franchomme.
Une fois que tous ces médicaments ont été remis aux patients, des visites de suivi sont organisées pour vérifier l’adhésion au traitement et prévenir d’éventuels effets secondaires ou complications. Les patientes peuvent également recevoir une contraception d’urgence pour éviter les grossesses non désirées et les options de planification familiale sont proposées à tous dans tous les établissements de Tongolo afin d’atténuer la stigmatisation liée à un enfant né d’un viol.
Des besoins non couverts
Si chercher de l’aide le plus tôt possible et parler de cette expérience traumatisante avec des spécialistes de la santé mentale sont essentiels pour guérir les blessures visibles et invisibles de la violence sexuelle, reconstruire l’avenir après une agression peut également être une tâche ardue en raison des besoins juridiques et socio-économiques qui en découlent.
Il existe actuellement très peu de services disponibles dans ce domaine en Centrafrique, ce qui laisse beaucoup de survivant-e-s dans une situation stagnante et sans perspective. A cela s’ajoute un problème d’impunité lié à la violence sexuelle, les procédures pénales ne se déroulant que dans la capitale.
Dans le centre Tongolo, un espace destiné à accueillir les organisations locales et internationales spécialisées dans les services juridiques, socio-économiques, de protection et d’éducation vient d’être créé afin que les survivant-e-s puissent accéder à tous les services en un seul endroit dans le cadre d’un circuit de référence systématique. La coordination et la collaboration entre les différents acteurs seront renforcées tout au long de l’année.
D’autres défis sont le couvre-feu temporaire et les restrictions de mouvement imposés par le gouvernement pendant cette période de troubles politiques. Par exemple, plusieurs survivant-e-s avaient l’habitude de venir à l’Hôpital Communautaire la nuit pour éviter la stigmatisation, mais depuis janvier 2021, et pour les mois à venir, ce n’est plus une option.
Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour identifier, traiter et aider de manière adéquate tout-e-s les survivant-e-s de la violence sexuelle en RCA.
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MSF est présent en RCA depuis 1997 à travers 13 projets à Bangui, Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa et Carnot. La composante violence sexuelle a été intégrée dans tous les projets et l’équipe de Tongolo, conjointement avec l’équipe mobile d’urgence Eureca, intervient également dans d’autres endroits du pays touchés par une violence accrue, y compris la violence sexuelle, le dernier en date étant Liton fin janvier 2020.
*Les noms des patients ont été modifiés pour protéger leur identité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Regis-Lionel-Dounda-450×408.jpg” alt=”Regis Lionel Dounda” width=”450″ height=”408″ />L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 16:36:29 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’ancien ministre de la jeunesse et des Sports, Monsieur Régis Lionel Dounda, limogé du gouvernement il y’a quelques jours, a été placé en garde à vue ce mercredi à la section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie à Bangui.
D’après une source proche du dossier, l’ancien ministre aurait été placé en garde à vue pour nécessité d’enquête dans une affaire de falsification des procès-verbaux du conseil des ministres. Mais l’intéressé, joint par CNC, dit avoir reçu une convocation de la gendarmerie mardi dernier alors qu’il était en train de faire passation de service au ministère de la Jeunesse et des Sports. C’est en se présentant à la gendarmerie ce mercredi qu’on lui a notifié sa garde à vue de 72 heures à compter de ce jour. Il confirme qu’il ne sait pas encore ce que la justice lui reproche.
Selon les internautes, l’ancien ministre Regis Lionel Dounda a été limogé de son poste du département de la jeunesse et des sports à cause de sa proximité avec la France, d’autres parlent de malversations.
En tout cas, seule la justice qui a le dernier mot dans une telle affaire.
S’agit-il d’une manipulation politique ?
Rappelons que Regis Lionel Dounda était membre du gouvernement dans le quota du parti MLPC dirigé par l’honorable Martin Ziguelé, empêché le mois dernier de sortir du territoire national en raison d’une affaire judiciaire le visant et que les observateurs nationaux considère cela comme une manipulation politique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 15:36:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). Six jours après la lettre du ministre intérimaire de la justice demandant la levée des immunités parlementaires de quatre députés de l’opposition, le bureau de l’Assemblée nationale a déclaré la recevabilité de la demande et entend mettre en place une commission pouvant statuer sur cette affaire.
La réunion relative à cette problématique a duré trois heures. Les quinze députés, membres du bureau de l’assemblée assemblée nationale ont déclaré la recevabilité de la lettre, et décider de la mise en place de la commission ad hoc en se référant à l’article 119 du règlement intérieur de cette institution.
Les quatre députés, Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Abdoul Karim Meckassoua et Aurélien Zingas devront patienter pour connaitre l’aboutissement de cette procédure
administrative. Les proches du dossiers, les collaborateurs de Moussa Laurent Gon-Baba se sont déclaré incompétents pour outrepasser les dispositions décidant d’un débat en plénière.
Selon cet article 119, la commission ad hoc élit en son sein un Président et un rapporteur. Cet organe entend les députés dont la levée de l’immunité est demandée. Le rapport de la commission ad hoc est transmis à la conférence des Présidents pour avis avant d’être inscrit à l’ordre du jour. Les dispositions de cette loi mentionnent que la décision relative à la levée de l’immunité parlementaire est prise par l’assemblée en séance plénière au cours de laquelle il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission ad hoc. Le rapport, ainsi adopté ou rejeté, est transmis au gouvernement.
La décision de s’accorder ou de rejeter la levée de l’immunité est adopté au scrutin secret à la majorité absolu du nombre des députés calculé par rapport au nombre des sièges effectivement pourvus. Or, le premier juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bangui a adressé une lettre au Président de l’assemblée nationale. Dans cette lettre, 21 personnes, en dehors des quatre élus de la nation, sont recherchées par la justice dans une affaire d’atteinte à la sureté intérieure de l’État visant l’ancien Président François Bozizé et son ancien ministre Thierry Maleyombo . Les députés membres du bureau mentionnent qu’aucun chef d’accusation n’est retenu dans cette procédure de levée d’immunité parlementaire contre les députés mis en cause.
Cette réunion intervient à un moment ou Martin Ziguelé et Anicet Georges Dologuelé attendent la décision du tribunal administratif aux fins d’annulation des mesures restrictives sur leur liberté d’aller et venir.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/le-chef-rebelle-Abdoulaye-Hissen-450×431.jpg” alt=”le chef rebelle Abdoulaye Hissen” width=”450″ height=”431″ />Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 14:06:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président de la coalition des groupes armés CNDS (conseil national de défense et de sécurité ), regroupant 3 principaux groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, s’oppose à toute idée d’un éventuel dialogue avec les groupes armés membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon lui, ces derniers doivent assumer leur choix, celui de quitter l’accord de paix du 06 février 2019.
C’était lors d’un point de presse organisé mardi 13 avril dans la capitale Bangui que le Président du CNDS Abdoulaye Hissen, pourtant recherché par la justice nationale et internationale pour de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis, s’oppose ouvertement aux propos du diplomate Mankeur Ndiaye, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique qui appelle à un dialogue avec les groupes armés qui se désengagent de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), coordonnée par l’ancien Président de la République François Bozizé.
D’après ce chef rebelle, les groupes armés qui acceptent de quitter l’accord de paix du 6 février doivent assumer leur chois. Il accuse en même temps la communauté internationale, dont la Minusca d’attiser le conflit en République centrafricaine.
Une position déjà exprimée par le gouvernement centrafricain et certaines organisations proches du régime qui manifestent depuis lundi devant le siège des nations unies à Bangui.
Rappelons que le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan est pressenti d’intégrer le prochain gouvernement. Donc il n’a plus de choix de se rallier à la position du gouvernement.