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RCA : Béloko, un auteur d’agression sexuelle sur mineure interpellée par la police

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Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021, 09:11:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). DBF, sont des initiales d’une élève de 12 ans victime d’un viol à plusieurs reprises d’un homme d’une trentaine d’année, résidant dans la commune de Béloko, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Il a été démasqué par la famille de la victime, puis, et interpellé par la police.

 

 

C’est depuis le 25 décembre 2020 que cette petite fille âgée de 12 ans a été violée par son tuteur, vendeur de jus à Béloko. Sous la menace et intimidation de l’auteur du viol, la pauvre victime n’a pas dénoncé les faits aussitôt.

Informée de la situation depuis le 18 février 2021, sa tante maternelle l’a conduit à l’hôpital. Sans surprises, les faits sont confirmés par le médecin-chef  du centre de santé publique de cantonnier.  Cependant, la tante attendait la réouverture du commissariat et de la gendarmerie fermés suite à la crise sécuritaire dans la ville pour introduire la plainte.  Entre-temps, l’affaire s’est éclatée  après une dispute entre le présumé violeur  et la tante de la victime chez leur voisin. Les policiers se sont intervenus sur le lieu. Ils ont arrêté le suspect et le placé à la gendarmerie de Béloko.

Lors de son audition, le suspect aurait avoué les faits qui lui sont reprochés. Il aurait affirmé qu’il a couché avec la victime au moins trois fois. Cependant, cette dernière, de son côté, déclare aux enquêteurs avoir été violée à six reprises par son tuteur.

Pour l’heure, ce type d’actes criminels constituent un frein à la scolarisation des jeunes filles à Béloko et cantonnier.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : affaire de l’évasion de Danzoumi Yalo, déferrement à Ngaragba du chef de poste de l’OCRB

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MATHURIN KPEM, chef de poste à l’OCRB

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021, 08:17:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ils ont été soupçonnés d’atteinte à la sûreté de l’État, corruption et complicité d’évasion. Le procureur ordonne leur placement  sous mandat de dépôt ce jeudi 4 mars 2021 à la maison carcérale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.

 

Si monsieur Serge-Bertrand Moholo alias Moral Américain, chef de service d’intervention de l’OCRB, et son ami, Monsieur IB IBRAHIM alias 10million, petit frère du fugitif Amadou Danzoumi Yalo, ont été placé sous mandat de dépôt le mercredi 3 mars à la maison carcérale de Ngaragba, 24 heures plus tars,  c’est le tour des autres suspects, Monsieur MATHURIN Kpem Wei , chef de poste de l’OCRB ainsi que deux auxiliaires de police d’être placés sous mandat de dépôt.

Ils ont été soupçonnés d’atteinte à la sûreté de l’État, corruption et complicité d’évasion de monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias colonel Daz.  Ce dernier, arrêté le 4 février 2021 par les forces de l’ordre à l’hôtel Ledger plazza de Bangui pour atteinte à la sûreté de l’État, s’est évadé de l’OCRB dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021. On ignore jusqu’à lors les circonstances exactes de son cavale, mais des sources policières parlent d’une corruption massive des service de l’OCRB.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : appel au renforcement de la vigilance vis-à-vis des diamants de conflits.

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Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021, 5:22:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une association professionnelle du secteur économique des diamants a appelé à renforcer la vigilance sur la qualité et l’origine des diamants provenant de Centrafrique et des pays limitrophes.

 

Le 24 février dernier, le Conseil mondial du diamant (World Diamond Council – WDC) a diffusé un communiqué pour mettre de nouveau en garde les professionnels lors d’achats de diamants provenant de Centrafrique ou suspectés d’en provenir. La publication d’un tel communiqué s’explique par la situation sécuritaire dégradée que traverse actuellement le pays de Boganda. Les combats opposant les forces gouvernementales à la Coalition pour le changement (CPC) ont provoqué d’importants déplacements de populations, que ce soit entre les régions ou vers les pays limitrophes. Cela a amené le WDC à élargir sa recommandation de vigilance aux pays voisins et notamment à la République démocratique du Congo.

Le communiqué précise que la production de diamants provenant des régions touchées par le conflit centrafricain représente un très petit pourcentage de la production mondiale de cette pierre précieuse. Depuis 2015, tous les diamants centrafricains ne sont pas interdits à la commercialisation. En effet, les diamants bruts extraits en Centrafrique peuvent être achetés légalement à condition qu’ils soient conformes aux exigences minimales fixées par le système de certification du processus de Kimberley et qu’ils soient accompagnés d’un certificat du même processus. Concrètement, pour la Centrafrique, seuls les diamants bruts qui ont été extraits dans des zones contrôlées par les autorités gouvernementales peuvent être commercialisés. Donc, sont exclus de cette commercialisation ceux provenant des zones contrôlées par les groupes armés.

Tout l’enjeu du processus de Kimberley est d’empêcher des mouvements rebelles de financer leurs activités malfaisantes grâce à la vente de diamants qualifiés de « diamants de conflits » ou de « diamants de sang ». Lancé au début des années 2000, ce processus est un forum de négociations qui réunit 81 pays ainsi que des représentants de l’industrie du diamant et de la société civile. Au sein de ce processus de Kimberley, le WDC, implanté aux Etats-Unis, a un rôle d’observateur au profit de l’industrie diamantaire.

L’efficacité réelle du processus de Kimberley fait toutefois l’objet de critiques régulières car une partie de la production diamantifère du pays parviendrait, malgré les règles en vigueur, à quitter le pays illégalement. Ainsi, une sensibilisation de toutes les parties prenantes sur ce problème ne peut qu’en améliorer l’efficacité.

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les soldats FACA et leurs alliés libèrent le corridor Berberati Kenzo

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Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Berberati, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021, 16:57:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats sont d’une extrême violence, mais les soldats FACA et leurs alliés semblent déterminés à déboucher le corridor Berberati Kenzo bloqué par les rebelles de la COALITION DES PATRIOTES POUR LE CHANGEMENT   (CPC).

 

 

Après la reprise du village Babaza, situé à environ trente kilomètres de Berberati, puis le village Nassoulé , bastion des rebelles, situé à cinquante kilomètres, les soldats FACA et leurs alliés se trouvaient depuis hier au village Ndouba, situé non loin de Gamboula, ville frontalière avec le Cameroun. Finalement, les forces loyalistes sont arrivées cette nuit à Gamboula, signe de victoire des forces loyalistes sur les rebelles. Et ce n’est pas tout pour autant. Selon les populations locales, Les rebelles, qui sont encore nombreux dans la brousse, peuvent constituer un véritable danger pour les commerçants et les usagers du corridor Kenzo Berberati. D’où la nécessité de maintenir au moins une force sur place afin de sécuriser le convoi des véhicules commerciaux et administratifs sur ce second  axe du ravitaillement de la rca via le Cameroun.

Il y’a lieu de rappeler que  les Mercenaires russes et les troupes rwandaises sont arrivés mardi 2 mars à Berberati. Ils ont été accueillis par une foule de population en liesse.

Depuis le dimanche 7 février, la circulation des biens et des personnes est mise à mal sur le tronçon Berberati – Kenzo. En cause, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient tenté de bloquer le corridor Bangui Béloko  sur la route n°1, sont venus à nouveau bloquer l’axe Kenzo – Berberati au niveau du village Nassoulé, situé à 50   kilomètres de Berberati.

Les rebelles ont dit que c’est Berberati qui ravitaille Bangui.  Mais le comble de tout, les rebelles ne sont pas qu’au village Nassoulé. Présentement, ils sont basés  aussi a la frontière en allant vers kenzo au Cameroun, mais aussi sur le chantier bonewala, a 35 km de la ville de Gamboula, rendant difficile le quotidien des populations locales, mais aussi l’approvisionnement en produits de première nécessité qui deviennent de plus en plus rare sur le marché local.

 

Par Igor Baïlé

Journaliste, correspondant du CNC à Berberati

Alin Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Bria, le directeur de campagne du candidat du MCU aux législatives kidnappées

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Deux rebelles sillonnant une rue de Bria, le 11 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021, 05:15:28 ( Corbeaunews-centrafrique ). Peut-on battre campagne électorale dans un pays encore sous tension sécuritaire ?Justement Les députés centrafricains, qui s’inquiétaient de la sécurité des candidats aux législatives  du 14 mars prochain, commencent à avoir raison. Avec le kidnapping du directeur de campagne du candidat du parti au pouvoir dans une localité de Bria, ne fait que renforcer le doute observé depuis dans le pays.

 

 

Pendant que la campagne électorale pour les partielles et le second tour des élections législatives se poursuit dans le pays, à Bria, un Directeur de campagne  d’un candidat du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis, vient d’être kidnappé  par des inconnus  . On ignore les circonstances réelles de son enlèvement, mais certaines sources parlent  d’un acte criminel  survenu sur l’axe Yalinga Bria, une localité contrôlée par de différentes factions de l’ex-coalition Seleka.

Pour l’heure, ni le kidnappé, ni ses ravisseurs, encore moins son parti politique  n’ont pas encore  fait des déclarations publiques sur l’affaire.

Il y’a lieu de rappeler qu’il y a une semaine,  Les députés centrafricains, qui s’inquiètent de la sécurité des candidats aux législatives  du 14 mars prochain. Convoquent à l’Assemblée nationale les membres du gouvernement, de l’autorité nationale des élections et du cadre de concertation. Une rencontre qui ne rassure pas les élus de la nation même si le gouvernement leur a promis une suite favorable.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le général Mohamed Moussa  Dhaffane dément  les rumeurs au sujet de son appartenance à la CPC.

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021, 23:09:29 ( Corbeaunews-centrafrique ). « J’ai constaté, avec amertume, la circulation sur les réseaux sociaux d’un document, non signé et non authentifié, faisant état des revendications de la CPC où mon nom (Mohamed Moussa Dhaffane) est mentionné comme membre parmi les leaders des groupes armés constitutifs. Je suis au regret de répéter, une fois encore, la même chose depuis des années : on ne m’y prendra pas deux fois. Ni pour servir de légitimation ni pour offrir mes compétences. Je refuse que mon nom soit utilisé là où je n’ai pas qualité d’agir, où je n’interviens pas, où je ne suis pas consulté ni engagé. Je n’accepte pas d’être roulé dans la farine une nouvelle foi », a fait savoir le général Mohamed Moussa Dhaffane, afin de dissiper une fois de plus toutes rumeurs persistantes à son nom, comme membre de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), une nouvelle alliance des groupes armés hostiles au pouvoir.   

Ci-dessous l’intégralité de son communiqué du démenti.

 

République Centrafricaine

Communiqué du Général Dhaffane, le 04 mars 2021

 

J’ai constaté, avec amertume, la circulation sur les réseaux sociaux d’un document, non signé et non authentifié, faisant état des revendications de la CPC où mon nom (Mohamed Moussa Dhaffane) est mentionné comme membre parmi les leaders des groupes armés constitutifs.

Je suis au regret de répéter, une fois encore, la même chose depuis des années : on ne m’y prendra pas deux fois. Ni pour servir de légitimation ni pour offrir mes compétences. Je refuse que mon nom soit utilisé là où je n’ai pas qualité d’agir, où je n’interviens pas, où je ne suis pas consulté ni engagé. Je n’accepte pas d’être roulé dans la farine une nouvelle fois. Je suis, selon la légende, celui qui a vu le lion affamé à l’entrée du village.

De prime abord, le gouvernement de mon pays a failli sur beaucoup de points à commencer par le DDR. En l’espèce, je fus le premier, très tôt en 2017, à proposer la restitution des armes du camp RDOT quand j’en avais l’influence, mais le gouvernement avait torpillé le dossier. En colère alors, je quittai Bangui où je prêchais dans le désert. En 2021, soit quatre longues années plus tard, l’opération eut lieu, mais cette fois-ci, précipitamment, sous la contrainte des violences ayant atteint les portes de la capitale. Bref !

C’est le lieu de dire, sans fausse modestie, que depuis toujours, seul le temps me donne raison face aux décideurs politiques de mon pays. Je pense avoir été en avance sur beaucoup. Et, Dieu en soit loué, mes compatriotes savent les risques que je prends chaque fois que nécessaire, et surtout mes choix pour la paix à chaque occasion. Je n’ai plus rien à prouver de mon patriotisme et de mon penchant pacifique.

Ensuite, je précise que la Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice n’est pas un groupe armé combattant. C’est moi qui l’avait initiée en 2014 dans l’esprit de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville (juillet 2014) pour permettre aux ex-combattants ayant abandonné la lutte armée de trouver une structure de désarmement et d’intégration ou de réintégration sociale. Cela suite à mon limogeage de l’Ex-Coalition Séléka pour, a-t-on dit, « haute trahison ». Ce sont donc les institutions qui n’ont pas su – peut-être pas voulu – valoriser les porteurs de paix. En voici les résultats !

Ainsi, suite à plusieurs divergences, j’ai quitté sans tambour battant le navire politique du Président Touadéra sans pour autant tourner le dos à la République. Observer le silence ne veut pas dire que l’on n’a rien à redire. Personne n’a le monopole de la virulence. Mais chaque chose en son temps. Et aujourd’hui, la paix et la sécurité d’abord.

Toutefois, je me permets, en ma qualité de citoyen, de lancer un appel à toutes les parties de privilégier les solutions politiques… il y a trop de désolations et de pleurs dans le pays. Arrêtons d’aller de deuil en deuil. La population a droit à l’espérance et au choix.

Enfin, je remercie les parents, ami(e)s et connaissances qui m’ont interrogé de partout, en découvrant mon nom sur le document dont il est question, pour savoir ce qu’il se tramait. Ils ont ainsi, une fois de plus, prouvé leur foi en moi. Une marque de confiance que je ne saurai trahir.

Puisse Dieu bénir le Bê-afrika !

Mohamed M. DHAFFANE,

Ministre d’État,

Ancien ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche de l’Environnement et de l’Écologie

CENTRAFRIQUE : LES ENJEUX POLITIQUES D’UNE ÉLECTION LÉGISLATIVE ORGANISÉE DANS UN CONTEXTE SÉCURITAIRE TENDU.

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LAssemblée nationale centrafricaine. Bangui, République centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021, 04:30:42 ( Corbeaunews-centrafrique ). Animé par le souci de respecter le délai constitutionnel, le président de la république avait convoqué depuis plus d’une semaine le corps électoral en vue du premier tour des législatives pour les uns et du deuxième tour pour les autres. À titre de rappel, vingt deux (22) députés étaient élus dès le premier tour du scrutin et les cent dix-huit (118) sièges restants font l’objet d’une compétition électorale acharnée. La campagne électorale apparement timide par rapport à la précédente est rythmée voire cadencée de violences, d’enlèvements ou de kidnappings et disparitions. L’aspect le plus remarquable de cette compétition électorale est la participation de certains partis politiques de l’opposition démocratique membre de la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD 2020) en dépit du mot d’ordre de boycott.

 

Les offensives militaires ainsi que les opérations de ratissage des forces armées centrafricaines appuyées par les alliés russes et rwandais devraient rassurer la population à inverser et à soigner la tendance du taux de participation par rapport au fiasco sécuritaire du premier tour des présidentielles et législatives. L’engouement et la mobilisation des électeurs à voter massivement via le taux de participation garantiront la légitimité de la septième législature de l’assemblée nationale qui prendra le relais d’une sixième législature moribonde gangrenée de corruptions virales.

A défaut de faire l’économie du volet sécuritaire, il demeure un risque élevé de violence le jour des opérations de vote car nonobstant la réussite des offensives militaires, les groupes armés non conventionnels qui se retirent des villes sans combattre conservent leur capacité de nuisance et leur potentielle probabilité de faire échec au processus électoral.

A défaut de moyens matériels, logistiques et financiers, le parti au pouvoir sera quasiment le seul parti politique à se représenter dans la plupart de circonscriptions et n’aura pas assez de concurrents dans de nombreuses localités, ce qui constituerait un avantage pour ne pas dire un boulevard pour le parti au pouvoir de ravir le maximum de sièges à l’assemblée nationale. Préoccupé par les enjeux politiques des législatives qui marquera l’épilogue d’un palais du peuple transformé en sanctuaire, le citoyen lambda s’interroge :

Quels sont les enjeux politiques d’une élection législative organisée dans un contexte sécuritaire tendu ?

Les conditions de cette élection sont-elles réunies pour un scrutin transparent, équitable et exempt de contestations ?

Faisant abstraction de la notion de fraude, peut-on affirmer que la vérité électorale est dans les urnes ?

L’issue du scrutin législatif est-elle écrite avant le scrutin ? Les groupes armés qui se retirent des villes sans combattre projettent-ils de perturber les opérations de vote ? A l’issue de cette élection de la septième législature qui réservera certainement de surprises, l’assemblée nationale connaîtra t-il un nouveau leader de l’opposition démocratique et éventuellement de nouveaux groupes parlementaires ? Cette septième législature attendue pour redorer l’image de l’assemblée nationale sera t-elle à mesure de relever les défis attendus ? Au delà des stratégies électorales, les partis politiques ont-ils noué des accords de désistement  en vue de favoriser les uns et les autres ?

Parallèlement à ces multiples questionnements, nous espérons que l’Autorité Nationale des Élections (ANE) a su tirer les leçons des élections groupées du 27 décembre 2020 sanctionnées par la réélection du président de la république.

En conséquence de ce qui précède, nous appelons les différents acteurs politiques à un sursaut patriotique en faveur d’une démocratie apaisée car le peuple a trop enduré…

D’autres ont réussi ailleurs après une longue guerre fratricide et nous avons l’assurance et la certitude que les centrafricains en sont également capables.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 05 mars 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Elections législatives en République centrafricaine : un “simulacre” pour l’opposition

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Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Mardi 2 mars 2021, des coups de feu secouent le quartier de Ramandji à Bangui. L’échange de tirs va durer près d’une heure. Au final, l’hôpital de Médecins sans frontières (MSF) va accueillir douze blessés, dont un décèdera de ses blessures. Le bilan de ces affrontements varie selon les sources. Certaines avancent le nombre de dix morts.

 

A l’origine, l’affrontement serait dû à la tentative d’arrestation du chef d’une milice d’auto-défense, par la garde présidentielle. Sur les réseaux sociaux, certains affirment qu’il s’agit d’une descente des “requins”, un groupe armé pro-régime officiellement dissous en juillet 2020, qui rassemble des éléments de la garde présidentielle ainsi que des ex-combattants, et dont l’activité est pour le moins obscure. Selon le site CNC, l’opération échoue face à la résistance de jeunes combattants “lourdement armés” de la milice locale. Le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, s’est rendu sur place, mais n’a pas non plus obtenu la reddition du chef de la milice.

 

Un pays hors de contrôle

Un événement de plus qui illustre le contexte d’extrême tension qui règne en Centrafrique. Certes, l’offensive lancée en janvier dernier par la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a pour l’heure échoué. Ce n’est pas pour autant que la paix s’est installée. Les autorités de Bangui ne contrôlent en fait qu’un tiers du territoire. Malgré les annonces, le blocus des routes est toujours d’actualité. Un millier de camions sont encore en attente à la frontière camerounaise.

Dans ce contexte, le second tour des élections législatives, prévu le 14 mars, relève du jeu d’ombres. En suivant coûte que coûte un calendrier institutionnel prescrit par les Nations unies, le régime du président Faustin Archange Touadéra veut assurer sa légitimité.

 

(Arrivée à Bangui de la seconde partie du matériel électoral sensible pour les législatives. Le matériel a été remis aux membres de l’Autorité nationale des élections en présence des représentants de la Minusca et du PNUD)

Le pays est “en passe de conclure avec succès un transfert démocratique de pouvoir dans les délais constitutionnels, ce qui est une réalisation majeure”, a déclaré le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix.

 

118 sièges à pourvoir

Un satisfecit rejeté par l’opposition qui boycotte les élections. Dénonçant “un simulacre”, elle a annoncé “se retirer entièrement du calamiteux processus”. Que penser également d’un scrutin qui n’a pas pu se dérouler dans 58 des 140 circonscriptions en raison des risques sécuritaires ? Une élection qui sera sans doute, une fois encore dénoncée, et qui ne résoudra en rien la situation du pays.

 

Franceinfo

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : incendie au marché central de Bangui, une dizaine des boutiques ont été ravagées, les pertes sont énormes

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 mars 2021, 05:02:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le marché central de Bangui, capitale de la rca,  est victime une fois de plus  d’un gigantesque incendie. Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi à vendredi 5 mars 2021. Plus d’une dizaine des boutiques en face de la station TRADEX vers le port Amont ont été réduites à néant, et les pertes sont énormes.

 

Même si les raisons de cette catastrophe ne sont pas encore connues officiellement, mais les commerçants, quant à  eux, parlent d’un court-circuit  électrique.

C’est un choc pour les commerçants touchés.  Freddy Aristide, vendeur des fournitures de bureau et des manuels scolaires, est l’une des victimes. Sa boutique de 5 mètres carrés  est partie en fumée. Le jeune opérateur économique est inconsolable.

« Les faits se sont passés aux environs de 4 heures du matin. Il y’avait un monsieur qui m’avait appelé quand j’étais à la maison. Mais voilà que je suis arrivé sur le lieu et je constate les faits.  Mais avant que je sois là, il y’avait des policiers du premier arrondissement sont déjà là avec les sapeurs-pompiers », a déclaré Freddy Aristide. Avec la gorge serrée, il évalue l’ampleur du dégât à environ 20 millions de francs CFA.

Une dizaine des magasins sont touchés par les flammes. Parmi eux, un atelier multimédia, en face  de la station TRADEX. Ses machines et disques sont réduits en cendre. Le propriétaire estime l’ampleur du dégât sur son atelier à plus de 12 millions de francs CFA.

« Quand on m’a appelé, je viens et je découvre ma boutique en flamme. Je ne trouve rien après son incendie », déclare-il.

L’incendie a été maitrisé ce jour vers 5 heures du matin par une unité des sapeurs-pompiers. C’est la deuxième fois en 5 ans  que ce genre d’incendie frappe le marché central de Bangui. La perte est estimée à plusieurs millions de Frans CFA, selon les commerçants.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

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Qui sont ces bandits qui enlèvent les gens et terrorisent dans le Nord du Nigeria?

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Qui sont ces bandits qui enlèvent les gens et terrorisent dans le Nord du Nigeria?

Bangui ( République centrafricaine ) – Des membres d’un gang de “bandits” avec des armes dans leur cachette dans la forêt du nord-ouest de l’État de Zamfara, au Nigéria, le 22 février 2021.

Dans le Nord-Ouest du Nigeria, 279 adolescentes ont été libérées le 2 mars, après quatre jours de captivité, suite à leur rapt par des hommes armés qui avaient attaqué leur école à Jangebe dans l’Etat de Zamfara. Qui sont ces bandits qui multiplient les enlèvements et sèment la terreur dans le pays?/////////////.

L’attaque du pensionnat de Jangebe, dans l’Etat de Zamfara et le rapt des écolières n’était que le dernier en date d’une vague d’enlèvements dans le nord du pays./////////////.

En décembre, plus de 300 garçons ont été enlevés dans une école de Kankara, dans l’État natal du président Buhari./////////////.

On se rappelle encore le rapt des filles de Chibok en 2014, lorsque le groupe jihadiste Boko Haram avait enlevé 276 lycéennes. Pus d’une centaines d’entre elles sont encore portées disparues et personne ne sait combien sont toujours vivantes./////////////.

L’armée nigériane s’est déployée dans la région du Nord en 2016 mais les attaques se sont poursuivies. Des groupes criminels, appelés “bandits”, multiplient les vols de bétails à grande échelle et pratiquent les enlèvements contre rançon depuis plus de dix ans./////////////.

Ces enlèvements se multiplient de plus en plus sont devenus un problème largement répandu dans le pays qui touche et vise tout le monde: hommes d’affaires, fonctionnaires et citoyens ordinaires. Tous sont arrachés dans les rues par des criminels à la recherche d’une rançon./////////////.

Celui de vendredi 26 février était le quatrième enlèvement de masse d’écoliers en moins de trois mois dans le nord du Nigeria./////////////.

Besoin de survivre/////////////.

On ne sait pas encore qui est responsable de ce rapt. Deux journalistes, dont un du service haoussa de la VOA, ont rencontré les membres d’un gang armé dans leur repaire de la forêt Sububu à Zamfara, il y a quelques jours./////////////.

Ces bandits ont affirmé qu’ils – et d’autres comme eux – se sont tournés vers la prise d’otages et d’autres crimes parce qu’ils n’ont guère le choix pour survivre./////////////.

D’après les journalistes, ces “bandits” sont pour la plupart de la tribu ethnique des Fulani, des éleveurs traditionnellement nomades. Les pâturages publics où ils paissaient leur bétail a considérablement diminué. Leurs bovins et leurs moutons ont été pris par des soldats et des voleurs. Ils ont tout perdu. Ils ont déclaré que divers gouvernements les avaient négligés et même harcelés – et n’avaient pas réussi à protéger leur mode de vie./////////////.

“Tout le monde sait que nous sommes des éleveurs. Ce pays a la chance de disposer de pétrole et d’autres ressources naturelles, mais cette prime ne filtre pas”, a déclaré Shehu Rekep, le chef du groupe, pour justifier ses actes criminels. “Nous n’avons pas été scolarisés, nous n’avons pas de sécurité et le gouvernement ne fait rien pour nous. Nous sommes tués, mais nous sommes toujours signalés comme les tueurs”, a-t-il ajouté./////////////.

Ces éleveurs traditionnels soutiennent avoir pris les armes par désespoir./////////////.

Ils ont déclaré que les gouvernements centraux et étatiques au cours des 20 dernières années ont abandonné les communautés d’éleveurs, ne fournissant aucune éducation académique ou religieuse ou d’autres services sociaux, avec des limitations sur les droits de pâturage – en particulier dans le sud du Nigeria. Résultat: ils se retrouvent analphabètes, sans emploi et sans espoir./////////////.

Ils ont également déclaré que les éleveurs étaient confrontés à des taxes excessives lorsqu’ils tentaient de vendre leur bétail au marché et qu’ils étaient parfois victimes d’extorsion ou de brutalité de la part du personnel militaire et policier./////////////.

Les chefs de bandits ont déclaré à VOA que nombre de leurs membres avaient perdu des proches lors d’affrontements avec des agents de sécurité et des groupes rivaux./////////////.

“Les forces de sécurité et les justiciers nous tuent. Nous tuons aussi tous les jours”, a avoué Rekep./////////////.

Il a également déclaré que les captifs sont libérés lorsque la rançon est payée – mais que les bandits tireront sur quiconque leur résiste. Il n’a pas révélé combien de personnes avaient été tuées parce que les demandes de rançon n’avaient pas été satisfaites./////////////.

Amnesty International a rapporté en août 2020 que des bandits mènent des “attaques terrifiantes contre des communautés rurales” dans le nord du Nigeria depuis des années. Selon l’ONG, les attaques dans les régions du nord-ouest et du centre-nord du pays s’étaient intensifiées depuis janvier 2020, avec “des hommes armés déchaînés… [tuant] au moins 1 126 personnes” début août./////////////.

Le camp des bandits/////////////.

Des hommes armés à motocyclette sont allés chercher les journalistes à un lieu de réunion désigné pour visiter la cachette forestière du gang dans l’extrême nord de l’État de Zamfara pour une interview le 1er mars./////////////.

Quelqu’un a tiré dans l’air pour annoncer leur arrivée. Une trentaine d’hommes se déplaçaient autour de la clairière. Ils ont été rejoints par au moins 20 autres, dont plusieurs femmes. La plupart portaient des foulards qui couvraient leur visage. Ils portaient des fusils d’assaut. Certains avaient des fusils équipés de lance-grenades./////////////.

Ils se sont rassemblés près d’un homme assis sur un tapis sous un arbre. Shehu Rekep l’a présenté comme étant “Kachalla Halilu Sububu Seno, chef de tous les terroristes”. M. Rekep a utilisé un titre de courtoisie. Kachalla signifie chef de gang en Fulani./////////////.

Halilu Sububu commande un réseau d’environ 1000 bandits dans l’État de Zamfara, a déclaré son adjoint. Le chef prétend également contrôler certains gangs dans le sud du Nigeria. Rekep exerce également une influence au-delà des frontières nigérianes. Il cite des liens avec des bandits dans les pays francophones comme le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, le Cameroun et la République centrafricaine./////////////.

Dans un accord de paix négocié il y a deux ans entre son gang et les communautés de la zone de Shinkafi, le gang fournit une protection en échange d’une base d’opérations relativement non perturbée, affirme Rekep./////////////.

Des médiateurs autoproclamés/////////////.

Consterné par l’insécurité croissante, un religieux islamique, Ahmad Gumi, basé à Kaduna a commencé, en février, à visiter des camps de bandits dans les États du nord-ouest dans une tentative de médiation autoproclamée. Ahmad Gumi, qui était auparavant capitaine de l’armée nigériane, a transmis ses doléances à certains gouverneurs de la région./////////////.

Les bandits “ont de nombreux problèmes. Il n’ya pas de présence du gouvernement dans la brousse où ils vivent. Ils n’ont pas de commodités sociales, telles que des écoles ou des hôpitaux. Malheureusement”, a déclaré M. Gumi à VOA dans une interview à la mi-février. Et d’ajouter: “Ils n’ont pas de dirigeants éclairés et éduqués”./////////////.

D’après Ahmad Gumi, “Ces nomades sont confrontés à de multiples défis de la part des responsables locaux, y compris la police et la justice qui les brutalisent souvent”. /////////////.

Comme M. Gumi, Samuel Aruwan, commissaire à la sécurité intérieure dans l’État voisin de Kaduna, a déclaré à VOA que les gouvernements du passé avaient négligé les éleveurs peuls. Les autorités n’avaient pas fait grand-chose pour arrêter le vol de leur bétail, mettant ainsi les éleveurs à la faillite./////////////.

Les plaidoyers de M. Gumi en faveur des bandits ne plaisent pas à tous./////////////.

Un groupe appelé Northern Elders Forum (Forum des anciens du Nord) a publié la semaine dernière une déclaration exhortant le religieux à arrêter sa tournée des camps de bandits; estimant que ses remarques publiques “encourageaient les terroristes” et “mettaient la vie de soldats non musulmans en grave danger”./////////////.

Les vidéos de réunions entre le médiateur autoproclamé et des bandits armés ont également soulevé des questions sur sa capacité à accéder à leurs cachettes, alors que les agences de sécurité – qui prétendent chasser les criminels – ne l’ont pas fait. /////////////.

Le gouvernement dit résister au chantage/////////////.

Le président nigérian Muhammadu Buhari avait dénoncé l’enlèvement du 26 février à l’école secondaire gouvernementale pour filles de la ville de Jangebe, à Zamfara. Il avait affirmé que son administration “ne succomberait pas au chantage des bandits” qui demandaient le paiement d’une rançon./////////////.

“Entre 2011 et 2020, les Nigérians ont payé plus de 18 millions de dollars pour se libérer ou se libérer leurs proches”, a rapporté le Washington Post cette semaine, citant des données du cabinet de conseil SB Morgen./////////////.

Les autorités fédérales et les gouvernements des États avaient été critiqués auparavant pour avoir payé d’importantes rançons./////////////.

Dissuader les rapts/////////////.

Pour dissuader les enlèvements, au moins deux États du nord-ouest – Kebbi et Jigawa – ont adopté des lois prescrivant des condamnations à mort pour les ravisseurs.

Avec VOA

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L’incroyable hold-up du Palace libyen de Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/ledger-chaux-450×300.jpg” alt=”A l’extrème gauche, Ziyad Al-Zarzour, actuel patron du Ledger Plazza. et à ses cotés, son bras droit tunisien Rimeh Ben Salem. Au centre, le Président tunisien, À l’extrême-droite, on Sani Yalo influent conseiller du Président Touadera, cité dans l’article” width=”450″ height=”300″ />
A l’extrème gauche, Ziyad Al-Zarzour, actuel patron du Ledger Plazza. et à ses cotés, son bras droit tunisien Rimeh Ben Salem. Au centre, le Président
tunisien, À l’extrême-droite, on Sani Yalo influent conseiller du Président Touadera, cité dans l’article

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le pouvoir centrafricain et ses amis ont fait main basse sur le Ledger Plaza Bangui, un palace somptueux que le dictateur libyen Mouamar Khadafi avait financé comme des dizaines d’autres en Afrique.

 

Le 15 septembre 2012, l’hôtel Ledger Plaza Bangui et ses 160 chambres est inauguré par le président François Bozizé, son Premier ministre, un certain Touadera, et l’ambassadeur de Libye Baruni, alors que Mouammar Kadhafi vient de quitter le pouvoir. Dès la fin de l’année, le nouveau gouvernement rappelle son ambassadeur, remplacé par le chargé d’Affaires qui joue les intérimaires. Dès lors, le palace devient une espèce de bateau ivre./////////////.

Au coeur d’un trafic de diamants/////////////.

Lors de l’arrivée de de la Séléka à Bangui, les chefs rebelles y installent leur quartier général et Michel Djotodia aménage son bureau dans la suite présidentielle de l’hôtel Ledger le 24 mars 2013. Il va progressivement s’installer dans l’hôtel un réseau couvert financièrement par le Directeur administratif et financier Libyen de l’antenne centrafricaine de la «Libyen Arab Africa Investment Company» (LAAICO), Ziyad Al-Zarzour. Celui-ci va permettre aux autorités de Bangui d’y faire prospérer un trafic de diamants avant de se hisser au poste de PDG de l’hôtel en Juillet 2014. /////////////.

Alors que la guerre civile continue en Lybie, les autorités de l’Est et de l’Ouest libyen se disputent le contrôle de certains établissements de la chaîne Laaico Hotels présente dans vingt cinq pays et dont fait partie le Ledger Plaza de Bangui. La maison mère de LAAICO accuse le PDG de l’hôtel Ziyad Al-Zarzour d’avoir profité de la crise libyenne pour prendre s’émanciper de sa tutelle en enregistrant la société LAICO Centrafrique à son nom./////////////.

Le gouvernement d’union nationale libyen reconnu par l’ONU va tenter de reprendre le contrôle de son ambassade en RCA.

 

En Décembre 2019, le chargé d’affaires qui assure la représentation de la Libye en RCA Bader Hissein est limogé par les autorités de Tripoli mais celui-ci reste à Bangui. /////////////.

La mainmise du président Touadera/////////////.

Lorsque le gouvernement libyen propose de nommer un nouvel ambassadeur à Bangui, toutes les propositions de Tripoli sont rejetées par le Président Touadéra. Au printemps 2020, le conseiller du Président Sani Yalo, en complicité avec Bader Hissein et de quelques complices organisent une opération visant à casser les coffres-forts encastrés dans les murs de l’ambassade de Lybie à Bangui, dont Bader Hissein n’a jamais eu les clés, faute de passation de service lors de sa prise de fonction. /////////////.

Ne trouvant le butin escompté, la petite bande décide de vider l’ambassade de ses équipements et de son mobilier et l’on assiste aux navettes des camions remplis de matériels destinés au nouveau bâtiment de l’ambassade de Libye sur l’avenue des martyrs. Le 23 Octobre 2020, une délégation de six diplomates libyens arrivés par un vol de Royal Air Maroc est arrêtée dès sa sortie de l’aéroport de Bangui, et ce en dépit des passeports diplomatiques dont ses membres sont porteurs. Au sein de cette délégation se trouve l’ambassadeur proposé à l’agrément Issa Omar Baruni, qui était en poste en Centrafrique jusqu’à la fin de l’année 2012./////////////.

 

Péril en la demeure !/////////////.

Le 9 Novembre 2020, une note intitulée « Mémorandum sur la situation de l’hôtel Ledger Plazza Bangui » est adressée à la direction générale de LAICO Centrafrique par le personnel du Ledger Plaza. Celui-ci menace de déposer un préavis de grève à partir du 10 novembre 2020 si aucun accord n’est trouvé avec la Direction. Parmi leurs revendications, figure l’amélioration des conditions de travail des employés, ou encore la revalorisation des salaires ou encore un changement radical dans les méthodes de management de la Direction Générale. /////////////.

Ce mémorandum dénonce également la mauvaise qualité des prestations, l’état de dégradation avancée des chambres malgré un prêt de 2 milliards de FCFA contracté auprès de la CBCA en 2018 mais qui n’a hélas jamais été investi pour rénover l’hôtel. Loin de satisfaire aux revendications du personnel, Ziyad Al-Zarzour aurait dépensé près de 500 000 000 FCFA depuis le début du conflit social qui l’oppose au personnel de l’hôtel Ledger pour graisser la patte des autorités en place et étouffer ce mouvement. Associeì au Ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet Linguissara, à l’influent conseiller Sani Yalo, Ziyad Al-Zarzour a ainsi dans sa poche les plus hautes autorités du pays qui le défendent. Les leaders du syndicat du personnel de l’hôtel sont depuis le début du mouvement régulièrement menacés de mort./////////////.

 

Une tour de Babel/////////////.

Ziyad Al-Zarzour et l’ex-chargé d’affaires Bader Hissein animent aussi avec certains cadres du régime Touadéra un réseau de ventes de pierres précieuses avec des personnalités venant des pays du golfe et du monde arabe dans des lieux sécurisés de l’hôtel. Sani Yalo et Fidèle Gouandjika sont ainsi très présents dans la gestion quotidienne de cet hôtel, disposant chacun, d’une suite ou de chambres en permanence aÌ leur disposition. Les conseillers russes du Président Touadéra ont aussi investi ce palace où se logent ambassadeurs, experts internationaux, personnalités en visite officielle ou trafiquants notoires en y installant un système de renseignement dans les chambres et salles de réunion qui accueillent chaque jour des rencontres essentielles pour le pays./////////////.

Selon les documents comptables de l’hôtel que nous avons en notre possession (voir ci dessous), il est prouvé que Ziyad Al-Zarzour a versé un montant mensuel de 50 millions de FCFA (soit 75.000 euros) pour protéger son poste entant que PDG de la société LAAICO Centrafrique, montants versés via les sociétés VERTICAL SA et EQUATEUR. En contrepartie, le régime en place apporte son soutien à Al-Zarzour en bloquant la prise de fonction de Amer Abdessalam Jouida que Tripoli a choisi pour le remplacer comme PDG LAAICO Centrafrique. Ziyad Al-Zarzour a par ailleurs apporté des sommes très importantes aux autorités centrafricaines pour qu’elles durcissent leurs positions et facilitent l’expulsion des diplomates nommés par Tripoli. /////////////.

La Ministre des Affaires Etrangères a ainsi perçu 30 millions FCFA, le Ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet Linguissara 20 millions FCFA, le Directeur Général de la police centrafricaine, Bienvenu Zokoué tout comme le commissaire en charge de l’aéroport Cédric Ngbalanga touchant eux aussi dans cette affaire 15 millions FCFA chacun. C’est ainsi que le 15 novembre 2020, Amer Abdessalam Jouida, est appréhendé dès son arrivée sur le sol centrafricain et expulsé le lendemain via un vol Kenya Airways./////////////.

Un axe Bangui-Tobrouk?/////////////.

Alors que les autorités de Tobrouk et celui de Tripoli se disputent le pouvoir, l’affrontement se joue aussi pour le contrôle des gisements de pétrole, des fonds d’investissement et des actifs hôteliers de la Libye. Partout ldans le monde les deux camps se battent pour récupérer les biens mal acquis par l’ancien dictateur. C’est dans ce contexte que Hussein Mohamed Hussein, désigné Président du fond d’investissement LIA et de sa filiale LAAICO par les autorités de Tobrouk qui rêgnent sur la partie orientale de la Libye a été reçu, le 18 décembre 2020, par le PDG de l’hôtel Ledger Ziyad Al-Zarzour originaire de la même région. Dans la foulée de cette visite, Hussein Mohamed Hussein a pris publiquement la défense de Ziyad Al-Zarzour/////////////.

LA COMPTABILITÉ DU PALACE DE BANGUI MONTRE CLAIREMENT L’USAGE QUI EST FAIT DES PROFITS OBTENUS/////////////.

Depuis sa nomination en 2017, Monsieur Zied Zarzour Directeur général de la société Laico-RCA, s’est rapproché de Sany Yallou, homme d’affaires et proche conseiller du président Touadera, à qui est versé un montant mensuel de 50 millions FCFA ( soit 75 000euro)/////////////.

Les transactions semblent être effectuées via la Société VERTICAL et la société EQUATEUR), ci-joint détail des chèques (pièce jointe N°1) au nom de deux sociétés, et c’est été les payements par chèque appart ce qu’été payer cash./////////////.

Voici les dépenses effectuées sous formes des dons pour la Présidence et son conseiller Sany Yallou

Avec Le monde Afrique

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RCA : enlèvement de l’homme d’affaires Issa  Manou dans les locaux du MCU À Bangui, l’ancien Premier ministre Sarandji  réagit

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De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 mars 2021, 15:05:44 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’homme d’affaire et collecteur des diamants, monsieur  Issa Manou est porté disparu depuis le 20 janvier alors qu’il devrait rencontrer, selon ses proches, l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, secrétaire exécutif du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis (MCU). Pour Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, il n’a jamais rencontré le disparu,  et n’avait même pas un rendez-vous avec lui.

 

« Je tiens à lever cette équivoque… Je ne le connais pas du tout. Je peux le dire, avec la main sur le cœur, que je ne le connais pas du tout. Si c’est un compatriote, il fait assurément partie de ceux qui souhaitent  me rencontrer. Mais  nous n’avons pas eu l’occasion de nous rencontrer comme il l’avait souhaité.  Il n’est pas le premier usager de notre quartier général ici qui sollicite une audience pour me voir. Nombre de nos compatriotes  qui souhaite me rencontrer, quand ils viennent, je les reçois à leur demande, ça peut aussi être à ma demande.   Il y’en a qui viennent à leur demande, mais je n’ai pas l’occasion de les recevoir pour autant.

Ce Monsieur, je ne sais pas ce qui lui est arrivé, je ne sais pas là où il habite, il ne sait non plus là où j’habite, il est venu me voir, je ne l’ai pas reçu.  Ce nom me le dit rien. Le protocole ne me l’a pas introduit. Ce qui sait passer en dehors du siège du MCU où  je travaille,  ne m’engage pas du tout, et n’engage non plus le parti »., a réagit l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

Or, selon le conducteur de l’homme d’affaires Issa Manou, ce dernier a bel et bien été enlevé dans la salle d’audience au siège du parti MCU par deux hommes en tenue.  On ne peut pas imaginer des inconnus s’introduire au siège du parti enlevé quelqu’un  au grand jour.

Cette affaire pourrait devenir un sérieux handicap pour l’ancien Premier ministre et son patron Faustin Archange TOUADERA.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Birao, deux hommes kidnappés au village Bougaye , à 35 kilomètres de la ville

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patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.

Birao, République centrafricaine, jeudi, 4 mars 2021, 11:44:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon des sources locales, les deux hommes auraient été enlevés par un groupe d’une dizaine d’hommes armés non identifiés. Les otages n’ont pas encore fait signe de vie à leur proche,  et d’ores et déjà la peur s’empare des habitants de cette localité.

 

D’après des informations recueillies auprès de certains témoins de la scène, les deux hommes auraient été kidnappés mercredi vers 14 heures alors qu’ils revenaient d’un marché de Bougay, situé à 35 kilomètres de Birao. Pour l’heure, les proches des victimes n’ont aucune information sur les circonstances de cet enlèvement qui aurait provoqué d’énormes inquiétudes au sein de la population de Birao.

Informés de la situation, les autodéfenses  de Birao se sont mises à la recherche des ravisseurs et de leurs victimes depuis hier, mais ils n’ont pas donné encore de suite.

Notons que cet enlèvement vient s’ajouter aux actes de braquages qui refont surface récemment à Amdafock ou un véhicule et des motos des particuliers ont été emportés par des hommes armés non identifiés. Ces actes de braquage se font à l’absence des forces de défense et de sécurité dans les localités mentionnées.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : la Minusca rassure sur la sécurisation  des élections partielles et second tour des législatives

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Lieutenant-colonel-Abdoul-Aziz-Fall-porte-parole-de-la-Force-de-la-Minusca.-450×322.jpg” alt=”Lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Fall, porte-parole de la Force de la MINUSCA.” width=”450″ height=”322″ />
Le Lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Fall, porte-parole de la Force de la #MINUSCA
lors de la conférence de presse du mercredi 3 mars 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 mars 2021, 09:03:51 ( Corbeaunews-centrafrique ). La Minusca réitère son engagement  à sécuriser les élections partielles et seconds tours des législatives en République centrafricaine. Position exprimée mercredi 3 mars 2021 lors d’un point de presse hebdomadaire par le lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Fall, porte-parole de la force de la MINUSCA.

 

« La Force de la #MINUSCA, en liaison avec les forces de défense et de sécurité centrafricaines, met l’effort sur la sécurisation des prochaines échéances électorales », a déclaré mercredi le lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Fall, porte-parole de la Force de la #MINUSCA lors d’un point de presse hebdomadaire.

Il ajoute par ailleurs qu’à l’aube de ce second  tour des législatives, de différentes opérations sont menées. Donc la sécurisation des matériels  sensibles et non sensibles qui sont déjà commencés à être acheminés vers les différentes préfectures est en cours.  Et la Minusca vient en appui en ce sens. L’autre mission consistera à créer un environnement sécuritaire propice à la tenue de ces élections en appui aux forces de défense et de sécurité.

« Nous sommes optimistes  avec le retour des FACA et des FSI sur le terrain, donc nous auront de meilleures conditions  d’organisations  et de la sécurisation de ces  élections »,  ajoute-t-il.

Rappelons que le second tour et les partielles des législatives auront lieu le 14 mars prochain, selon l’autorité nationale des élections.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

les organisations internationales renouvellent leur appel au dialogue

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Centrafrique: les organisations internationales renouvellent leur appel au dialogue

Bangui ( République centrafricaine ) – Des hauts responsables de l’UA, de la CEEAC, de l’ONU et de l’UE se sont entretenus avec le président Touadéra par visioconférence. Les échanges ont essentiellement porté sur la situation politique et le processus de paix. Ces différentes instances poursuivent leur appel au dialogue.

Alors que le calendrier originel prévoyait un nouveau rendez-vous à Luanda, le 2 mars c’est une visioconférence qui a finalement eu lieu. Le président centrafricain s’est entretenu avec le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’ambassadeur Smaïl Chergui ; le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo; le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix ; et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell../////////////.

Les différentes organisations ont salué la main tendue du président Touadéra vers l’opposition démocratique lors du 2e anniversaire de l’accord de paix de Khartoum. Elles insistent sur les enjeux de ce processus de « dialogue politique ouvert et inclusif » qui doit associer dès sa préparation les pouvoirs publics, l’opposition et les forces vives de la nation. /////////////.

Ces institutions soulignent aussi « l’urgente nécessité de relancer le processus de paix et de réconciliation » notamment à travers l’accord de paix du 6 février 2019 entre les autorités, les groupes armés, les forces vives les femmes et les jeunes. L’objectif : « trouver un consens afin de trouver des solutions politiques durables à la crise », indiquent les hauts responsables dans leur communiqué commun. /////////////.

Le porte-parole de la présidence de son côté assure que la position reste inchangée. Le président envisagera l’ouverture d’un dialogue avec l’opposition démocratique lorsque le processus électoral terminé. En ce qui concerne les groupes armés, il n’est pas question de dialoguer avec ceux qui ne respectent pas les termes de l’accord.

Avec RFI

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RCA : reprise des combats ce matin entre les rebelles de la CPC et les forces coalisées du gouvernement dans la localité de Berberati

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Intervention des forcces de l’ordre. Photo CNC

 

Berberati, République centrafricaine, jeudi, 4 mars 2021, 09:13:14 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’affrontement semble être difficile et très violent entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement et les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes et rwandais dans le village Babaza, situé à environ 30 kilomètres de Berberati sur l’axe Kenzo. Les populations sont pour la plupart réfugiées dans la brousse, et les combats se poursuivent.

 

Selon des sources locales, l’affrontement a débuté hier dans le village Babaza, situé à 30 kilomètres de Berberati. Les rebelles du CPC qui ont investi cette localité depuis près d’une semaine, semblent résister à l’assaut des soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais. Les combats ont repris ce jeudi 4 mars 2021dans la matinée dans le même village et les forces gouvernementales semblent pris le dessus. Ils progressent pour l’instant vers le village Nassoulé, situé à 50 kilomètres, lieu où les rebelles ont érigé une barricade, bloquant les circulations sur le corridor Berberati Kenzo.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible.

Rappelons que les mercenaires russes et les troupes rwandaises sont arrivés mardi 2 mars à Berberati. Ils ont été accueillis par une foule de population en liesse.

Depuis le dimanche 7 février, la circulation des biens et des personnes est mise à mal sur le tronçon Berberati – Kenzo. En cause, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient tenté de bloquer le corridor Bangui Béloko  sur la route n°1, sont venus à nouveau bloquer l’axe Kenzo – Berberati au niveau du village Nassoulé, situé à 50   kilomètres de Berberati.

Les rebelles ont dit que c’est Berberati qui ravitaille Bangui.  Mais le comble de tout, les rebelles ne sont pas qu’au village Nassoulé. Présentement, ils sont basés  aussi a la frontière en allant vers kenzo au Cameroun, mais aussi sur le chantier bonewala, a 35 km de la ville de Gamboula, rendant difficile le quotidien des populations locales, mais aussi l’approvisionnement en produits de première nécessité qui deviennent de plus en plus rare sur le marché local.

Par Igor Baïlé

Journaliste, correspondant du CNC à Berberati

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Législatives en Centrafrique: les députés s’interrogent sur l’organisation du scrutin

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Législatives en Centrafrique: les députés s’interrogent sur l’organisation du scrutin

Bangui ( République centrafricaine ) – En Centrafrique, le 14 mars prochain, doit se tenir le second tour des élections législatives et la reprise du premier tour des circonscriptions qui n’ont pas pu aller voter le 27 décembre dernier à cause de l’insécurité créée par les groupes armés. Plusieurs députés s’interrogent sur la campagne et le déroulé du prochain scrutin dans les provinces.

Les incidents sécuritaires de décembre sont encore dans les esprits des députés qui ont été victimes de violences. Certains ont fait l’objet de braquages ou d’agressions physiques. Et à l’approche du nouveau scrutin, beaucoup s’interrogent./////////////.

C’est notamment le cas d’Antoine Koirokpi de Ngaoundai. Poursuivi par des éléments armés en décembre alors qu’il faisait campagne, il a dû rejoindre le Cameroun en pirogue pour trouver refuge. « Le premier tour a été très malheureux. Très, très malheureux… Ils nous ont poursuivis avec des motos… Et les deux motos, successivement, étaient tombées en panne et c’est ce qui nous a sauvés », raconte-t-il./////////////.

Malgré ces difficultés, le président de l’Assemblée nationale a appelé lundi les élus au courage lors de l’ouverture de leur dernière session parlementaire : « Je lance donc un vibrant appel aux collègues et députés qui vont au second tour et à ceux qui vont aux partielles, à demeurer sereins, pour affronter les futures élections avec courage et dignité »./////////////.

Au-delà de leur propre sécurité, certains élus se questionnent sur les conditions générales du scrutin. « La population s’inquiète. Le cri d’alarme que la population de Batangafo a lancé à l’attention du gouvernement, c’est que ce sont les rebelles qui écument la ville. La population vit dans l’inquiétude et on ne sait pas comment ça va se faire… À partir de Bakota jusqu’à Batangafo, jusque là-bas, je ne sais pas comment on va faire campagne », explique le député Deloro de Batangafo./////////////.

Des opérations militaires des forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés russes et rwandais sont toujours en cours dans le pays pour permettre la tenue de ce scrutin dans de bonnes conditions, répètent régulièrement les autorités.

Avec RFI
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RCA : Ndélé, les Rounga ont lancé un ultimatum au FPRC faction Haroun Gaye de quitter la ville dans 72 heures

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Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Ndélé, République centrafricaine, jeudi, 4 mars 2021, 08:40:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Sur l’initiative du chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan, patron du comité national pour la défense et de sécurité (CNDS), et de quelques notables de la ville, notamment le préfet et son adjoint ainsi que le sultan, un ultimatum de 72 heures a été lancé à la faction FPRC dirigée par le sulfureux Haroun Gaye, soupçonné de faire allégeance à la coalition des patriotes pour le changement, de quitter la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

Visiblement, la plus puissante faction de l’ex-coalition Seleka, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC),  est profondément  secouée par une profonde division interne de ses dirigeants.

Monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan, recherché par la justice centrafricaine pour de nombreux crimes présumés qu’il aurait commis, semble dorénavant jouer le jeu des autorités de Bangui en totale violation de position de son mouvement qui s’oppose à un quelconque ralliement au pouvoir. Tandis que son bras droit, Monsieur Haroun Gaye, aussi recherché activement par la justice centrafricaine et sanctionné par le conseil de sécurité des Nations unies pour ses nombreuses attaques contre les Casques bleus dans la capitale, rejette en bloc la proposition des autorités, et garde la ligne de son mouvement qui a signé la déclaration de Kamakota, annonçant  la création  de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), une nouvelle coalition hostile au pouvoir. Ainsi, le FPRC est dorénavant divisé et très affaibli par cette division interne.

Comme si cela ne suffisait pas, sur l’initiative de monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan, une note à l’attention  DES autorités politico-administrative locales et de la Minusca de Ndélé leur avait été envoyée exhibant l’amertume et l’indignation de la population en demandant l’arrestation de Haroun Gaye et ses éléments, provoquant une vive tension au sein du FPRC. Or, l’autoproclamé général Haroun Gaye et son garde du corps Droguila Mahamat serait actuellement en fuite vers Kabo, laissant la ville de Ndélé au chef rebelle Abdoulaye Hissen et ses éléments.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : affaire Danzoumi Yalo, transfèrement à Ngaragba du capitaine Moholo Serge Bertrand, chef de service des interventions de l’OCRB

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Le capitaine Serge-Bertrand MOHOLO, chef de service des interventions de l’OCRB.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 mars 2021, 06:38:31 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après l’évasion spectaculaire de monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias colonel Daz de la brigade de l’OCRB au centre-ville à Bangui, le chef de service des interventions de l’OCRB, le capitaine Moholo Serge Bertrand, et le chef de poste ainsi que certains parents du suspect en cavale ont été interpellés et placés en garde à vue pour nécessité d’enquêtes. Mais depuis ce mercredi, certains parmi eux commencent à être transférés à la maison carcérale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui

 

Si l’épouse de monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel Daz et le chef de poste de l’OCRB, interpellées  au lendemain de l’évasion du suspect Danzoumi Yalo, attendent toujours dans les cellules de la DSPJ à Bangui leur déferrement devant le parquet général de Bangui, le cas de Monsieur Serge-Bertrand Moholo alias Moral Américain, chef de service d’intervention de l’OCRB et son ami, Monsieur IB IBRAHIM alias 10million,  petit frère de Monsieur Danzoumi Yalo semble sceller. Ils ont été placés sous mandat de dépôt ce mercredi à la maison d’arrêt de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.

Selon des sources judiciaires, on leur aurait reproché la complicité d’atteinte à la sûreté de l’État et la corruption.

Justement, concernant le chef d’accusation de corruption, des sources policières ont indiqué que monsieur Amadou Danzoumi Yalo aurait remis 7 millions de francs CFA au chef de service des interventions de l’OCRB quelques heures avant son évasion. Cette somme aurait été débloquée par monsieur Ziad, PDG sortant de l’hôtel Ledger plazza de Bangui ou monsieur Danzoumi Yalo avait été interpellé le 4 février 2021 et placé en garde à vue à l’OCRB.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

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Des opposants en prison au Bénin avant la présidentielle

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Des opposants en prison au Bénin avant la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – Le climat politique se tend à un peu plus d’un mois de la présidentielle. Les opposants Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani sont depuis lundi en prison.

C’est une nouvelle illustration de la tension politique au Bénin alors que se profile la présidentielle du 11 avril. Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani, deux cadres du parti Les Démocrates, sont en prison depuis lundi (01.03.2021) après avoir été entendus par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. /////////////.

Les deux opposants ont été inculpés “pour association de malfaiteurs et terrorisme”. Ils sont accusés d’avoir reçu des fonds pour recruter des jeunes en vue de saboter le processus électoral. Une accusation que rejettent les deux opposants. /////////////.

Pour Rekya Madougou, la présidente du parti Les démocrates, Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani sont des “otages politiques” et les “accusations à leur encontre sont tout simplement fantaisistes”. /////////////.

L’opposant Sébastien Ajavon vit en exil depuis des années/////////////.

Egalement dans le collimateur de la justice : l’opposant et riche homme d’affaires, Sébastien Ajavon, qui est en exil en France et a déjà écopé en 2018 de 20 ans de prison pour trafic de drogue./////////////.

Il vient d’être condamné par contumace à cinq de prison ferme pour “faux, usage de faux et escroquerie”./////////////.

Pour son avocat, cette “nouvelle condamnation prouve une fois de plus, la volonté du président Patrice Talon de museler son opposant direct en l’empêchant de se présenter à la prochaine élection présidentielle./////////////.

L’opposante Rekya Madougou dénonce l’arrestation des cadres de l’opposition/////////////.

Ni Sébastien Ajavon en exil, ni Rekya Madougou, faute de parrainages, ne seront en lice à la présidentielle du 11 avril. Patrice Talon, faute d’adversaire de poids, semble donc bien placé pour l’emporter et réaliser un deuxième mandat. /////////////.

Pour le gouvernement béninois, ” il n’y a aucune chasse aux opposants. Il s’agit de prévenir et de décourager tout acte de violence ou d’appel à l’incivisme et c’est dans ce cadre que s’inscrit l’action de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme qui a entrepris d’écouter certaines personnalités politiques”, dit le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et des Postes, Alain Orounla./////////////.

L’opposition dénonce un scrutin verrouillé par le président sortant, mettant notamment en exergue une nouvelle disposition de la loi électorale qui impose à chaque candidat d’être parrainé par 16 maires ou députés.

Avec DW français

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RCA : les enfants de l’homme d’affaires Issa Manou, disparu dans des conditions étonnantes depuis le 20 janvier, demande aux autorités de les aider à retrouver leur père

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Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021, 11:44:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’homme d’affaires Issa Manou a été enlevé à Bangui dans des circonstances étonnantes alors qu’il attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis (MCU).

 

C’est avec un cœur serrer que le jeune Saleh, 17 ans, fils aîné du disparu Issa Manou décrit avec les circonstances dans lesquelles son père a été kidnappé :

« Il est venu juste pour demander audience pour voir monsieur Simplice Mathieu SARANDJI afin de plaider la libération de ses frères qui ont été arrêtés à la brigade criminelle. Nous demandons aux autorités de nous aider à retrouver notre papa », a-t-il déclaré aux médias.

Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI au siège du parti MCU afin de lui demander sa faveur pour la libération de ses collaborateurs qui ont été arrêtés à l’aéroport international de Bangui Mpoko et conduits à la brigade criminelle.  C’est dans la salle d’attente du parti MCU qu’il a été conduit à une destination inconnue par deux porteurs de tenue, a témoigné monsieur Bello, conducteur de l’homme d’affaires Issa Manou.

Selon nos informations, il s’agit des collecteurs de diamants et or qui seraient du bureau IBIGOLE. Ils ont été arrêtés à l’aéroport Bangui Mpoko avec une quantité importante d’or et une somme d’argent qui s’élèverait à plus de 200 millions de francs CFA.

Du côté de la justice, on se réserve de se prononcer sur cette affaire surtout en cette période de l’État d’urgence.

Justement, cette nouvelle disparition démontre à quel point le pouvoir profite de l’État d’urgence actuel pour enlever et écrouer illégalement certains paisibles citoyens centrafricains.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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RCA : deux morts et six blessés  dans une tentative d’arrestation d’un suspect au KM5

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Lors de l’affrontement entre les éléments de la garde présidentielle et les miliciens d’autodéfense du KM5 le 2 mars 2021. Photo Diaspora magazine

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021, 10:38:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). La  tentative d’arrestation par la garde présidentielle d’un chef milicien d’autodéfense dénommé Saddam au quartier Ramandji, au KM5 avait occasionné un échange des tirs durant près d’une heure entre les forces de l’ordre et un groupe des miliciens du KM5. Le bilan fait état de deux morts et six blessés. Le ministre de la sécurité publique, le général  Henri Wanzet Linguissara s’est rendu sur le lieu et tente de s’excuser auprès des habitants du quartier Ramandji, mais la tension est toujours vive.

 

Selon certains témoins qui ont pu assister à la scène ce mardi 2 mars, un chef milicien d’autodéfense du KM5 dénommé Saddam, recruté par le pouvoir avec tous ses éléments pour des sales boulots, a pu se retirer discrètement et abandonne ses missions nocturnes pour se retrancher chez lui à la maison depuis quelques jours. Mais les gardes présidentiels, furieux d’apprendre que ce chef milicien refuse désormais de participer aux missions qu’on leur a confiées, débarquent chez lui dans le but de l’arrêter.  Mais ce dernier, connaissant bien le jeu de la milice du pouvoir, se prépare en conséquence. Aidés par les jeunes de son quartier lourdement armés, ils ont pu repousser les éléments de la garde présidentielle qui étaient venus pour l’arrêter, faisant deux morts et six blessés au passage.

Mais le ministre de la Sécurité publique, auteur du recrutement de ces miliciens d’autodéfense du KM5 dans le rang des forces de l’ordre, s’est rendu personnellement sur le lieu pour tenter de convaincre ce chef milicien Saddam de se rendre, mais en vain. Finalement, il se contente de s’excuser auprès des habitants dudit quartier pour ce violent échange des tirs qui les ont littéralement perturbés durant près d’une heure.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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« Il faut muscler la riposte militaire en RCA » (Paul-Simon Handy)

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Panique au PK11 quartier Sassara lors des affrontements des forces loyalistes avec les rebelles de la CPC le 13 janvier 2021. Photo par CNC

 

Le chercheur Paul-Simon Handy, de l’ISS Pretoria, préconise une lutte plus ferme contre les groupes armés en Centrafrique.

 

Sortir de l’impasse politico-sécuritaire en République centrafricaine ” : c’est le titre d’une note d’analyse publiée par l’Institut d’études de sécurité. La note en question propose des options de sortie de crise pour le gouvernement en RCA et l’ensemble de la communauté internationale. Il est question des actions prioritaires à mener en Centrafrique afin de s’assurer que les ressources financières injectées soient utilisées pour sortir durablement le pays de la crise. Paul-Simon Handy est l’un des rédacteurs de la note d’analyse.

Paul-Simon Handy, conseiller régional principal à l’Institut d’études de sécurité insiste par ailleurs sur l’importance du rôle des pays de la sous-région dans la résolution du conflit centrafricain. Il répond aux questions de Carole Assignon.

***

Interview avec Paul-Simon Handy Conseiller régional principal à l’Institut d’études de sécurité sur la crise sécuritaire en Centrafrique et les propositions de sortie de crise

 

Vous présentez des propositions de sortie de crise cela tant à l’endroit du gouvernement que de l’ensemble de la communauté internationale. Pourquoi cette démarche maintenant ?

 

La démarche a été dictée par deux choses.  D’abord la tenue des élections groupées de fin décembre 2020 et le regain de tension qui s’en est suivi.  On peut ajouter une troisième dimension qui est aussi la réaction de la communauté internationale. Ce ensemble de chose nous a fait penser qu’il était temps peut-être que la communauté internationale revoie son approche, son engagement en RCA pour éviter que dans cinq ans, lorsque les prochaines élections groupées se tiendront, que nous soyons dans la même situation.

 

Dans tout les cas en RCA l’instabilité persiste, les autorités dénoncent notamment l’embargo sur les armes imposé par les Nations unies, depuis 2013. L’embargo a été allégé mais vous dites dans votre document qu’il n’a jamais empêché les autorités centrafricaines d’obtenir des dérogations pour armer les FACA (forces armés centrafricaines), pourquoi ?

 

L’embargo c’est un très bon bouc émissaire. Cela dénote deux choses : d’abord que le gouvernement a une approche militariste de la crise et de ses solutions et puis deuxièmement cela suggère qu’il suffirait de donner plus d’équipement létaux aux militaires pour que la crise soit résolue, c’est un deuxième leurre. On l’a vu avec les attaques de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), la nouvelle coalition des rebelles, lorsque en décembre ils ont commencé leurs campagne, les FACA, qui étaient armés, beaucoup ont déserté.

Ce qu’il faudrait c’est restructurer, réformer ce secteur de la sécurité en Centrafrique ?

Au-delà des formations qui sont nécessaires, ce qu’il faudrait en RCA c’est aussi réformer la gouvernance, particulièrement dans le secteur de la défense, la chaîne d’approvisionnement pour éviter la corruption.

 

L’accord de Khartoum, c’est un accord caduc vu le contexte actuel en RCA ? 

L’accord de paix a le mérite d’avoir été signé, il faut dépasser ce cadre maintenant. Asseoir un autre cadre de discussion qui part naturellement de l’accord de Khartoum pour s’accorder sur certains principes mais aussi être très ferme sur le fait de sanctionner ceux qui ne respecteraient pas leurs engagements.

Pour arriver à la paix en Centrafrique, il y a eu plusieurs accords qui ont été signés, vous recommandez de relancer ce nouveau cadre de médiation… est-ce que cela ne risque pas d’aboutir sur un accord de plus qui ne sera pas appliqué sur le terrain ?

 

Justement pour éviter cela, il faudrait le rendre plus inclusif. Une autre solution que nous recommandons dans le papier, c’est la réconciliation nationale. Si les politiques sont unis, les groupes armés auront un bloc beaucoup plus fort en face d’eux et si en plus on arrive à donner du muscle aux interventions militaires, les groupes armés n’auraient pas d’autre choix que de respecter leurs engagements.

 

Dans le contexte actuel, le président Touadera a été élu par une frange très réduite de la population, il y a un problème de légitimité qui se pose. Est-ce qu’il a la marge de manœuvre nécessaire pour arriver à ce dialogue notamment avec l’opposition qui conteste sa réélection ?

 

Pour résoudre ce problème de légitimité, il faudrait peut-être se rapprocher, tendre la main aux autres acteurs, particulièrement aux acteurs politiques de manière à constituer un front unis. Cela passe par certaines concessions de la part du gouvernement de manière à pouvoir ramener les groupes armés autour d’une table de négociation en mettant un peu plus de pression militaire  sur eux.

 

Vous préconisez la mise en place d’un dispositif militaire autre que la Minusca pourquoi?

 

Pour qui connait les missions de paix de l’Onu, elles sont soumises à ce que l’on appelle les règles d’engagement qui restreignent un peu leur champ et liberté d’action.  Il faut du muscle, ce muscle il doit être encadré par l’Onu mais il doit être en dehors du déploiement de la force même de l’Onu. Il doit pouvoir avoir des prérogatives beaucoup plus élargies comme on a vu à un certain moment, toute proportion gardée, en RDC, avec la brigade d’intervention qui a eu raison du M23 de Laurent Nkounda.

 

Par DW en Français  

Alain Nzilo

Directeur de publications

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+1 438 923 5892

 

les libertés menacées, l’Onu appelle au dialogue

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Tchad : les libertés menacées, l’Onu appelle au dialogue

Bangui ( République centrafricaine ) – Amnesty International réclame une enquête indépendante sur l’assaut qui a fait au moins trois morts et l’Onu appelle au dialogue avant la présidentielle.

Amnesty International se dit préoccupée par le regain de tension qui prévaut depuis quelques jours au Tchad et qui a connu ce week-end une escalade quand des militaires ont voulu arrêter l’opposant Yaya Dillo. /////////////.

Au moins, trois personnes dont sa mère et son fils, ont trouvé la mort dans l’assaut contre le domicile de l’opposant./////////////.

Alors que le gouvernement et l’opposition se rejettent la responsabilité, l’ONG de défense des droits de l’homme, demande une enquête indépendante, impartiale et efficace./////////////.

“La situation est confuse depuis ce week-end et ce que nous demandons face à la gravité des faits et des images que tout le monde a pu voir, c’est une enquête indépendante. Il y a des versions contradictoires et donc il est important que la justice fasse son travail”, estime Abdoulaye Diarra, spécialiste de l’Afrique centrale à Amnesty International./////////////.

L’Onu monte au créneau /////////////.

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a aussi demandé ce mardi, aux autorités tchadiennes, l’ouverture d’une enquête rapide et rigoureuse sur cette affaire./////////////.

Antonio Guterres exhorte par ailleurs les autorités tchadiennes à favoriser le dialogue politique avant la prochaine présidentielle./////////////.

Une élection qui pourrait être boycottée par la plupart des candidats de l’opposition si certaines conditions ne sont pas réunies, selon Théophile Bongoro, candidat de l’Alliance Victoire, un regroupement de dix partis de l’opposition. /////////////.

“On est dans un pouvoir totalitaire mais nous avons posé certaines conditions : la sécurité des candidats et les conditions minimales d’une élection libre et ouverte. Si cela n’est pas respecté nous risquons de ne pas aller à cette élection. Oui, les libertés publiques sont menacées alors qu’elles sont reconnues par la Constitution. Si le jeu n’est pas ouvert, le président se trouvera dans les starting-blocks avec ceux qui lui sont dévoués”, dit l’opposant tchadien./////////////.

Amnesty International dénonce également les atteintes aux libertés publiques. Pour Abdoulaye Diarra, d’Amnesty International, “On constate depuis plusieurs mois une restriction des libertés d’association et de manifestation. On peut rappeler en novembre qu’il y a eu une tentative d’’organiser un contre forum par plusieurs associations et que celui-ci a été interdit avec des arrestations. Depuis février, il y a eu une manifestation de la société civile qui a été dispersée et il y a eu plusieurs arrestations et des condamnations. Tout cela dénote une restriction de l’espace publique au Tchad.”/////////////.

La présidentielle au Tchad est prévue le 11 avril prochain et le président Idriss Déby, au pouvoir depuis 30 ans, brigue un nouveau mandat. Quant au principal opposant, Saleh Kebzabo, il a annoncé lundi qu’il retirait sa candidature en accusant le président sortant Idriss Déby Itno, d’intimider ses concurrents par l’usage de la force.

Avec DW français
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RCA : madame Clarisse Yapelego, Présidente du MESAN RÉFORMÉ, interpellé par la police ivoirienne et placée en détention

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Madame Clarisse Yapelego à la maison d’arrêt de la Côte d’Ivoire, le 2 mars 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Présidente du parti centrafricain MESAN RÉFORMÉ, et ancienne Directrice commerciale de COMIGEM  , madame Clarisse Yapelego est actuellement en détention en Côte d’Ivoire à la prison centrale de Maca depuis la mi-février. Interpellée dans une affaire « d’arnaques de 99 Ivoiriens pour une affaire de visa », madame Clarisse Yapelego avait été torturée durant plusieurs jours au commissariat avant d’être placée en détention à la Maca.   

 

Depuis un an, madame Clarisse Yapelego avait signé un contrat d’apporteur d’affaire avec une grande école française LE CEDS à Paris. Elle devrait donc représenter cette école en Côte d’Ivoire. Ensemble avec Mme Florence Gabay et Fouad Nora, elles avaient élaboré un programme de formation pour femme tout public et étudiant. Mais une fois en Côte d’Ivoire, madame Clarisse Yapelego  a rencontré le ministre ivoirien de la Communication, porte-parole du gouvernement ivoiriens. À ce sujet, elle  lui proposant d’inscrire les journalistes et les fonctionnaires de son ministère à leur formation, il était très intéressé. Mais à cette époque,  tous les dignitaires ivoiriens étaient en campagne présidentielle, du coup il fallait attendre.

Entre-temps puisqu’elle avait fait larges publications, beaucoup d’ivoiriens ce sont inscrits, mais par contre ils ont refusé de payer les frais d’inscription, disant qu’ils le feront qu’après l’obtention de leur visa. La société Clarisse Yapelego a donc avancé les frais d’inscription afin que l’école qui refuse de délivrer la lettre d’acceptation avant paiement puisse nous délivrer la lettre qui permettra aux étudiants d’obtenir leurs visas pour la France.

Pendant ce temps, madame Clarisse a bien ficelé le dossier de chaque étudiant, ils étaient au nombre de 99.

Ainsi, par malheur, le consulat de France leur a refusé à tous le visa d’entrée en France pour diverses raisons.

Aujourd’hui, l’état de Côte d’Ivoire accuse, Madame Clarisse Yapelego, « d’arnaques de 99 Ivoiriens » pour une affaire de visa.

« Il n’a jamais été question d’une affaire de visa, mais bien d’une formation en France au sein d’une grande école dont ils n’ont pas du tout payé les frais de scolarité », clarifie madame Yapelego, joint par notre correspondant en Côte d’Ivoire.

 

Mais comment elle a pu être arrêtée en Côte d’Ivoire

 

« J’étais en France quand la plainte avait été déposée. Mais avocats Parisiens m’ont déconseillé de revenir en Côte d’Ivoire pour répondre à cette convocation, j’ai dit non, je suis une responsabilite je dois y répondre. J’étais tellement sûre de mon innocence que j’ai pris mon avion le 10 février 2021 pour la Côte d’Ivoire ! Je passa un coup de fil le samedi 14 février à la police économique qui m’a orientée vers le lieutenant en charge du dossier pour lui dire que je suis de retour en Côte d’Ivoire et prendre rendez-vous avec lui pour être auditionnée. 

Le Rendez-vous est donc fixé pour le lundi 15 février 2021. Je me suis présenté et ils m’ont arrêté et déféré à la MACA ! », relate Madame Clarisse Yapelego. Elle assure qu’elle a passé 3 jours au sein de la police économique pour y subir des tortures.

« J’ai eu beaucoup de coups et blessures », affirme-t-elle.

 

Mais qui sont derrière cette affaire ?

Dossier à suivre….

 

 

RCA : des mercenaires de Wagner accusés une nouvelle fois  de viol sur une jeune femme dans la Lobaye

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Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021, 08:32:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une affaire, des Mercenaires russes sont une nouvelle fois accusés d’avoir violé une jeune femme centrafricaine au village Boukoko,  situé à 12 kilomètres de Mbaïki sur l’axe Boda, dans la préfecture de la Lobaye.

 

Voilà maintenant un peu plus de trois ans que les premiers mercenaires russes de la société Wagner sont arrivés en Centrafrique. Depuis lors, des cas de viols, restés non-dits jusqu’à maintenant, ponctuent les sujets de plaintes des Centrafricains à leur encontre.

Menacées par les violeurs eux-mêmes, les victimes ont peur de parler. Leurs proches redoutent également les représailles de ces Slaves qui ont la réputation d’avoir la gâchette facile. Pourtant, ces faits finissent par exaspérer la population et les langues se délient peu à peu dans le pays de Boganda parce que ces crimes ne doivent pas rester impunis. Dans ses investigations, la rédaction de Corbeau News a pu recueillir des témoignages et des documents attestant de violences sexuelles dans des circonstances précises.

Les villages les plus exposés sont ceux qui sont libérés récemment par les soldats FACA appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner, où la population se plaint des « virées » des Russes. Ainsi, à Boukoko, proche de Mbaïki sur la route de Boda, Chantale, une jeune écolière de 17 ans, a été violée. La jeune fille a été la victime de contracter Russes, qui se font appeler RATOR, chamane et Toursan. Ce jour-là, ils avaient passé la journée à boire du vin de palme dans le village. Dans la soirée, la jeune fille a eu la malchance de croiser le chemin de ces Russes avinés.

Depuis le mois de janvier, de multiples cas de viol des jeunes filles par les mercenaires russes ont été signalés par les parents des victimes aux services de police ou de la gendarmerie, mais ces derniers n’ont pas pu enclencher les procédures jusqu’à un procès.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : fuite de Monsieur Amadou Danzoumi Yalo, l’ombre du Libyen Ziad plane sur l’affaire

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Monsieur Amadou Danzoumi alias Colonel Daz

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 mars 2021. Interpellé dans une chambre de l’hôtel Ledger plaza de Bangui par les forces de l’ordre dans une affaire de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État » le 4 février 2021, Monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel Daz avait été placé en garde à vue dans les locaux de l’Office central de la répression du banditisme (OCRB). En attente de son déferrement devant le parquet général de Bangui,  l’homme a pu s’éclipser de sa cellule  dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021. Mais depuis ce jour, la justice tente en vain de mettre la main sur lui, son épouse ainsi que de nombreux officiers de police de l’OCRB ont été arrêtés. Or, selon nos investigations, monsieur Zied Khalifa Zarzour  , Président Directeur général sortant de la société LAICO de l’hôtel Ledger  – rca aurait joué aussi une part importante dans la fuite du colonel Daz.

 

Le Libyen Zied Khalifa Zarzour  , PDG sortant de l’hôtel Ledger plaza Centrafrique, qui se proclame pourtant conseiller du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, avait laissé monsieur Amadou Danzoumi Yalo et son grand frère Sani Yalo bénéficier de plusieurs chambres en gratuité pour eux et leur famille depuis plusieurs années. Après l’arrestation du « colonel Daz »  pour « atteinte à la sûreté de l’État » par les forces de l’ordre, monsieur Zied Khalifa Zarzour  , selon de nombreuses sources contactées, aurait remis une importante somme d’argent à son grand frère Sani Yalo afin de faciliter sa fuite.

C’est ainsi que le suspect avait pris la poudre d’escampette dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021 en soudoyant, selon des sources policières, le chef de service des interventions  de l’OCRB ainsi que son collègue-chef de poste.

Ainsi, la justice tente de remonter la filière, mais elle ignore le jeu important qu’avait joué le libyen Zied Khalifa Zarzour   dans cette rocambolesque affaire qui met toute la République débout.

Pendant ce temps, Monsieur Danzoumi Yalo assure ses proches au téléphone qu’il est désormais en sécurité, et il cherche à atteindre Brazzaville.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Lettre d’information au Président de la République sur la situation des déplacés de notre pays.

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Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l’accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI

 

A la Haute Attention de Monsieur le Président de la République Centrafricaine Chef de l’Etat

Le Professeur Faustin Archange TOUADERA

Bangui – République Centrafricaine

Objet :          Lettre d’information au Président de la République sur la situation des

déplacés de notre pays.

Bangassou le 02 Mars 2021

 

Monsieur Le Président de la République,

J’ai l’honneur de vous adresser ce courrier au titre de la société civile centrafricaine afin de porter à votre connaissance la situation dramatique que vivent les populations centrafricaines déplacées.

Nos dernières actions ont porté sur une assistance aux populations de Bangassou déplacées à Ndu en République démocratique du Congo, village frontalier de notre pays.

Excellence Monsieur le Président de la République, nous sommes aussi informés que d’autres populations se trouvent en errance dans nos forêts avec des femmes et des enfants en bas âges.

Notre attention va plus particulièrement à l’endroit des enfants et des nourrissons, vivant sous des tentes de fortune, exposés à toute forme d’adversité, mettant sérieusement leur santé en danger.

Nous nous sommes organisés en petit comité de la société civile centrafricaine pour sensibiliser les compatriotes et amis de la Centrafrique afin de venir en aide à nos concitoyens déplacés et tenter de soulager par des moyens limités la misère qu’ils endurent.

Suite à une collecte de dons des compatriotes et amis, le comité d’organisation a distribué le samedi 20 février les premiers kits composés d’aliments de première nécessité et de vêtements pour enfants. Malheureusement, nous étions très loin de satisfaire les besoins primaires de nos compatriotes du village de Ndu.

Monsieur Le Président, pour renforcer cette action humanitaire, nous sollicitons l’appui de nos institutions afin de trouver une solution définitive au retour de ces populations dans notre pays.

Au regard de la criticité, de la fragilité et de la vulnérabilité de leur situation, une aide d’urgence leur permettrait de subvenir à leurs besoins fondamentaux sur les différents sites.

Notre comité est disponible pour apporter à nos institutions sa contribution d’ordre organisationnelle.

Je vous prie de croire, Monsieur Le Président de la République, en l’assurance de notre haute et respectueuse considération.

 

Mr ROOSALEM-HETMAN Guillaume Psalmer Kelley-Himey Coordonnateur Général du Comité « Société Civile Centrafricaine » Organisateur du Comité de soutien des populations déplacées de Bangassou Préfecture du MBOMOU Site Internet : https://www.societecivilecentrafricaine.org Email : roosalem@yahoo.fr

 

Ampliation :

  • Premier Ministre de la République Centrafricaine
  • Minusca
  • HCR Centrafrique
  • Croix Rouge Centrafrique
  • MSF
  • Mission Catholique
  • Union Africaine
  • Union Européenne
  • Droit de l’Homme
  • Organisations de protection des Enfants.

RCA : tirs intense au PK5

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Marché-Kokoro-de-Km5-300×170.jpg” alt=”Marché Kokoro de Km5″ width=”300″ height=”170″ />

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 mars 2021, 08:19:09 ( Corbeaunews-centrafrique ). PK5, quartier populaire du troisième arrondissement de Bangui, est secoué depuis une heure par des détonations d’armes lourdes et légères. On ignore les raisons de ces tirs, mais on déplore déjà plusieurs cas de blessés parmi les civils.

 

Si la plupart des miliciens d’autodéfense du PK5 sont déjà incorporés dans les forces armées centrafricaines, les détonations d’armes lourdes et légères survenues ce mardi après-midi au marché du PK5 semblent surprendre plus d’un.

On ignore les raisons de cet affrontement violent, mais on déplore déjà de nombreux cas des blessés parmi les civils qui sont aussitôt transférés à l’hôpital pour des soins.

Aux dernières nouvelles, certaines sources parlent d’un affrontement entre deux groupes miliciens d’autodéfense au quartier Ramandji.

Pour l’heure, les forces de l’ordre sont déployés sur place, mais le calme n’est pas toujours revenu.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bossangoa : De multiples défis à relever

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Personnes déplacées sur le terrain de la paroisse catholique de Bossangoa. ©Abbé Hillaire Penendji. Bossangoa, préfecture de Ouham, RCA, 2021.

 

Bossangoa, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus de 14 000 personnes ont été déplacées depuis le 21 février à Bossangoa, dans le nord-ouest du pays, craignant une offensive des Forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés.

 

Des éléments de la Coalition des Patriotes pour le changement (CPC) ont pris le contrôle de la ville en décembre dernier, dans le contexte des résultats contestés des élections. Le 24 février, les forces armées ont annoncé qu’elles avaient repris le contrôle de Bossangoa. Mais les gens n’ont pas encore commencé à revenir ; au contraire, ils continuent de fuir. Selon une évaluation rapide menée par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) le 22 février, les personnes déplacées se sont installées sur le terrain de la paroisse catholique, où elles vivent dans des conditions extrêmement difficiles dans quatre sites différents, à savoir le centre d’accueil, l’évêché, l’école catholique et le presbytère. Seuls deux points d’eau sont disponibles sur ces sites et le nombre de latrines n’est pas suffisant pour le grand nombre de personnes, ce qui augmente le risque de maladies d’origine hydrique.

 

Réponse humanitaire face aux contraintes d’accès

Les personnes les plus touchées par la récente flambée de violence dans le pays sont les civils. Les contraintes d’accès font qu’il est difficile pour les organisations humanitaires de répondre adéquatement aux besoins de la population. En moins de deux mois, près d’une douzaine de pillages et de vols attribués à des groupes armés ont visé des acteurs humanitaires à Bossangoa, dont quatre en une seule semaine. En conséquence, la plupart des organisations humanitaires ont réinstallé leurs employés ou réduit leur présence, affectant ainsi considérablement leur capacité d’intervention. Malgré ces conditions difficiles, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a construit 60 latrines et douches d’urgence et mis en place un réservoir d’eau qui fournit aux personnes déplacées 60 m3 par jour. L’ONG fournit également des soins médicaux aux enfants et aux jeunes à l’hôpital régional et a reçu des fournitures nutritionnelles du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) pour les soins aux enfants souffrant de malnutrition. Le centre de santé CODIS, près du site d’Evêché IDP, a reçu des médicaments de l’UNICEF, mais a toujours besoin, entre autres, d’un soutien en produits essentiels pour les soins aux femmes enceintes. En une semaine, 12 naissances ont été enregistrées sur le site. L’ONG CARITAS mène des activités de surveillance de la protection et de renvoi pour les cas nécessitant une attention particulière. Tout en mobilisant les ressources nécessaires, les partenaires impliqués dans la sécurité alimentaire identifient la meilleure façon d’aider les personnes déplacées, en tenant compte en particulier de leur protection.

Préoccupations au-delà de la ville

S’il y a de l’espoir d’accalmie dans la ville de Bossangoa, la situation sur les axes environnants reste préoccupante, en particulier au nord de Bossembélé. Plusieurs abus de civils par des éléments armés ont été signalés, y compris des maisons incendiées le long de la route menant de Bossembelé à Bossangoa. De même, des déplacements forcés de villageois vivant dans les environs de Bossangoa ont été signalés ; leur nombre reste à évaluer lorsque l’accès à la région deviendra possible. En raison de l’insécurité qui prévaut, les acteurs humanitaires n’ont pas encore été en mesure d’atteindre cette région, d’évaluer les besoins humanitaires et d’apporter la réponse nécessaire.

 

OCHA

RCA : Berberati, des mercenaires russes et des FACA accueillis dans la liesse à leur arrivée dans la ville

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La ville de Berberati en Republique Centrafricaine

 

Berberati, République centrafricaine, mardi, 2 mars 2021, 10:22:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plusieurs dizaines des soldats de l’armée nationale, mais aussi des Mercenaires russes de la société Wagner, viennent d’arriver ce mardi 2 mars à Berberati. Ils ont été accueillis par une foule de population en liesse. Désormais, leur seul objectif, affronter les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement qui ont bloqué depuis un mois le corridor Berbera                        Ti Kenzo, le seul axe de ravitaillement de la ville depuis le Cameroun.

 

Depuis le dimanche 7 février, la circulation des biens et des personnes est mise à mal sur le tronçon Berberati – Kenzo. En cause, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient tenté de bloquer le corridor Bangui Béloko  sur la route n°1, sont venus à nouveau bloquer l’axe Kenzo – Berberati au niveau du village Nassoulé, situé à 50   kilomètres de Berberati.

Les rebelles ont dit que c’est Berberati qui ravitaille Bangui.  Mais le comble de tout, les rebelles ne sont pas qu’au village Nassoulé. Présentement, ils sont basés  aussi a la frontière en allant vers kenzo au Cameroun, mais aussi sur le chantier bonewala, a 35 km de la ville de Gamboula, rendant difficile le quotidien des populations locales, mais aussi l’approvisionnement en produits de première nécessité qui deviennent de plus en plus rare sur le marché local.

Cependant, l’arrivée d’une section de la garde présidentielle à Berberati et leur première offensive ratée contre les rebelles font craindre le pire à la population qui appelle aussitôt à l’aide le gouvernement pour le redéploiement des mercenaires russes et les troupes rwandaises en appui aux soldats FACA. C’est désormais chose faite.

Ce mardi 2 mars 2021, aux environs de 7 heures du matin, des renforts russes et rwandais mais aussi des soldats FACA sont arrivés dans la ville sous l’applaudissement  de la population et des bruits de klaxons  des motos  ainsi que des véhicules.

Pour l’heure, ils sont basés dans le camp militaire, mais leur offensive contre les rebelles ne devrait pas tarder, selon une source militaire.

Affaire à suivre…

 

Par Igor Baïlé

Journaliste, correspondant du CNC à Berberati

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : Bangassou, le contingent rwandais plie bagage et quitte la ville

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/depart-des-casques-bleus-marocains-de-la-ville-de-Bakouma-450×450.jpg” alt=”Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /” width=”450″ height=”450″ />
Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /

 

Bangassou, République centrafricaine, mardi, 2 mars 2021, 02:47:12 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le contingent rwandais déployé à Bangassou, chef-lieu de la préfecture de Mbomou, s’est retiré totalement de la ville, a-t-on appris des sources concordantes.

 

Déployé dans la ville de Bangassou pour renforcer le dispositif sécuritaire de la ville depuis début -janvier, le contingent rwandais de la Minusca a débuté, depuis la semaine dernière, son retrait de la ville.

« Pour le moment, la ville de Bangassou a retrouvé son calme et sérénité.  On peut juger utile qu’ils aillent dans d’autres villes encore sous tension », a déclaré une source proche du bureau local de la Minusca, confirmant  ce retrait du contingent rwandais de la ville de Bangassou.

Pour l’heure, les habitants de Bangassou, dans leur majorité,  déplorent le retrait des casques bleus rwandais de leur ville

« Les rwandais, tout le monde sait ici qu’ils ne badinent pas avec les rebelles. Mais leur retrait nous inquiète sérieusement. Il est vrai que d’autres contingents des casques bleus sont toujours là, mais ils ne sont pas comme les rwandais », déplore Jean-Philippe, un habitant de la ville.

Notons que ce retrait des casques bleus rwandais de Bangassou intervient moins d’un mois après celui du contingent marocain de la ville de Bakouma.

Pour l’heure, la Minusca n’a pas encore réagi officiellement sur le départ des troupes rwandaises de Bangassou.

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste et correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : destruction spectaculaire d’un hélicoptère russe en Centrafrique

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Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Pendé.

 

Bozoum, République centrafricaine, mardi, 2 mars 2021, 07:46:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon des sources sécuritaires, ce sont bel et bien les Mercenaires russes qui ont mis le feu à l’un de leurs hélicoptères de combats alors que celui-ci n’avait que le problème de carburant, estiment-elles. Un fait rarissime et étonne plus d’un, surtout qu’on est en période de « guerre » contre les rebelles du CPC.

 

Samedi, 27 février 2021, vers 7 heures du matin, sur la rivière de Koyali, au plein centre-ville de Bozoum, non loin de stade local et du marché central, un hélicoptère russe, qui survolait à basse altitude et faisait de spectacle quelques minutes plutôt, s’est écrasé au sol non loin de la rivière Koyali.  Les paramilitaires Russes, qui surveillaient ce vol, se sont précipités pour sauver l’équipage. Mais après quelques minutes, les Russes ont mis le feu au reste de l’hélicoptère  avant de se retirer de l’endroit.

Les populations, qui étaient nombreuse à regarder la scène ce jour, se disent surpris de voir les Russes eux-mêmes  calciné leur propre avion. Heureusement, l’équipage est sorti indemne et n’ont subit aucun dommage corporel. En plus, les Russes ont pu récupérer les armes et autres effets militaires à bord avant son incendie.

Rappelons que c’est grâce à la couverture aérienne de ces hélicoptères que les soldats FACA, les troupes rwandaises et les mercenaires russes ont pu progresser très rapidement dans leur conquête des zones occupées par les rebelles.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

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République centrafricaine : L’ombre du report sine die de la rencontre de Luanda…

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Touadera-au-Luanda-450×300.jpg” alt=”Touadera au Luanda” width=”450″ height=”300″ /> 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 mars  2021, 06:42:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors qu’un mini-sommet de la CIRGL consacré à la Centrafrique devait se tenir le samedi 27 dernier à Luanda, la rencontre des décideurs politiques de la sous-région a été reportée sine die. A Bangui, l’on se pose encore tant de questions sur le report successif du conclave. Quelle est l’ombre du sommet avorté de Luanda ?

 

La rencontre de Luanda était très attendue de l’opinion nationale et internationale tant elle devait favoriser la concertation que l’envoi des troupes angolaises en Centrafrique. Pourtant à l’impossible, les acteurs de la sous-région ont du reporter la fin de la semaine dernière le mini-sommet sans fixer de nouvelle date.

Pas si surprenant si les autorités politiques de la région qui tentaient de concilier Touadéra avec ses opposants politiques et militaires aient reporté le conclave de Luanda. En effet, alors que l’Angola et la CEEAC engageaient des pourparlers parallèles avec les leaders de la CPC en vue d’obtenir la cessation des combats, Bangui était en ébullition.

Des manifestants proches du régime ont multiplié des marches en vue de s’opposer à tout dialogue entre le pouvoir et les chefs rebelles moins encore François Bozizé. Cette position a été soutenue dans une vidéo relayée sur internet par Fidèle Gouandjika, le conseiller spécial du Chef de l’Etat.

Peu après, c’est Valéry Zakharov, conseiller russe du Président Touadéra qui brise la glace en prenant clairement position contre le dialogue et contre les dirigeants politiques de la sous-région qu’il n’a pas manqué de qualifier de « soutiens » des groupes rebelles.

Cependant, malgré la déclaration faite par le Chef de l’Etat peu après la confirmation de sa réélection concernant la tenue d’un dialogue républicain, cette position a été fortement influencée par Vladimir Titorenko, ambassadeur plénipotentiaire de la Russie en Centrafrique, qui, à l’issue d’un tête-à-tête avec le Président a renforcé le discours tenu peu avant par Zakharov.

Le diplomate russe a surtout galvanisé le Chef de l’Etat à tenir le dialogue uniquement après la guerre dite de la libération totale du territoire national.

Si cette position a été largement relayée par les soutiens médiatiques du régime, le dirigeant centrafricain est surtout passé aux commandes envoyant le ministre des affaires étrangères pour un voyage précurseur au Rwanda.

Le message porté par la cheffe de diplomatie centrafricaine est bien claire, la diplomatie du Président de la République est tout à fait contraire à celle de ses homologues de la sous-région, le dialogue avec François Bozizé ne sera plus possible. Celui-ci doit être remis à la justice internationale a fait valoir l’émissaire du pouvoir de Bangui.

Plus grand-chose à faire pour ces chefs d’Etat préoccupés par la situation politique et sécuritaire en Centrafrique. C’est donc la fin non-dit de toute médiation internationale face à l’entêtement d’un dirigeant « va-t-en-guerre » ? En tout cas, si la région n’a pas fixé de nouvelle date pour la tenue du mi-sommet, il est clair que les grands esprits de la CIRGL sont lassés de prêcher dans le désert.

Mais, impressionnant que les leaders de la sous-région poursuivent toujours des pourparlers avec François Bozizé qui selon un dossier de RFI se trouverait à présent sur le sol tchadien en vue des consultations.

Si à Bangui, le report sine die du sommet de Luanda sonne comme une victoire du Président de la République sur les tentatives de conciliation de ses pairs, beaucoup d’observateurs nationaux et internationaux s’inquiètent par contre du revers de cette nouvelle frasque diplomatique made in Bangui. Alors se pose les questions suivantes : Que cachent les consultations parallèles de Bozizé par la CEEAC et certaines têtes de la CIRGL ? Comment les « vieux loups » de la sous-région réagiront-ils face à cette humiliation diplomatique de trop imposée par le dirigeant d’un petit Etat aux nombreux problèmes économiques, géopolitiques, géostratégiques et sécuritaires ?

Vivement, la suite du coup diplomatique de Luanda laisse beaucoup de supputations…Affaire à suivre donc !

 

 

Elvis Mattador

 

 

Au Tchad, la répression de l’opposition avant le scrutin

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Au Tchad, la répression de l’opposition avant le scrutin

Bangui ( République centrafricaine ) – Saleh Kebzabo se retire de la course à la présidentielle après la tuerie chez l’opposant Yaya Dillo. L’UNDR dénonce un climat sécuritaire délétère.

C’est un nouveau rebondissement dans la campagne présidentielle tchadienne pour l’élection du 11 avril prochain. Joint par la DW ce lundi 1er mars, un cadre de l’UNDR confirme le retrait définitif de la course à la présidentielle du candidat Saleh Kebzabo, l’un des principaux candidats de l’opposition. “L’atmosphère générale n’est pas indiquée pour des élections sereines”, justifie ce membre du parti./////////////.

Ce retrait survient après la tuerie à son domicile, dimanche 28 février, de proches de l’opposant Yaya Dillo. La mère et le fils de cet ancien rebelle, ensuite devenu proche du président tchadien, ont été tués./////////////.

Selon Abdelkarim Yacoub Koundougoumi, directeur du bureau Afrique de l’ONG Internet sans frontières, “le cas malheureux au domicile de Yaya Dillo montre à suffisance le degré de violence que ce régime est prêt à atteindre pour pouvoir empêcher n’importe quel candidat crédible de pouvoir se présenter contre lui”. Ce Tchadien de la diaspora, par ailleurs chercheur associé à l’Institut prospective et sécurité en Europe, ajoute que le pouvoir a alors “manigancé pour pouvoir l’en (Yaya Dillo) empêcher, même jusqu’à tenter de l’éliminer physiquement pour l’empêcher d’être candidat”./////////////.

Yaya Dillo introuvable /////////////.

Yaya Dillo aurait été exfiltré de son domicile. Il était injoignable ce lundi, alors que le réseau téléphonique est très perturbé au Tchad. Sa position demeure inconnue selon le procureur de la République. Le parquet assure avoir ouvert une enquête pour meurtre afin d’élucider les conditions dans lesquelles la situation a dégénéré lors de la tentative d’interpellation de l’opposant Yaya Dillo./////////////.

Le ministre des Affaires étrangères, Amine Abba Sidick, a déclaré que Yaya Dillo “est revenu récemment et clandestinement à N’Djamena déposer sa candidature à l’élection présidentielle, probablement ainsi obtenir une protection de fait lui permettant de se soustraire aux poursuites judiciaires dont il est l’objet”./////////////.

À l’heure de publication de cet article, nous ne disposons pas d’informations crédibles qui confirment le retrait de Yaya Dillo de la course à la présidentielle./////////////.

Helga Dickow, experte à l’Institut Arnold-Bergsträsser de Fribourg en Allemagne, observe cependant que le président Idriss Déby durcit la répression pour mieux assurer sa victoire au scrutin d’avril. “L’intimidation est certainement un objectif. La répression en lien avec les élections n’est pas une chose nouvelle au Tchad”, analyse cette spécialiste du pays./////////////.

Au sein du parti de Saleh Kebzabo on dénonce des conditions biaisées pour la bonne tenue du scrutin, conditions qui pourraient ouvrir un boulevard pour la réélection du président Déby. “Le boulevard le mène jusqu’à Paris”, indique le cadre du parti de Saleh Kebzabo./////////////.

De son côté, l’analyste politique tchadien Abdelkarim Yacoub Koundougoumi, appelle la France à condamner ce qui se passe au Tchad et à ne surtout pas rester muette face à la violence.

Avec DW français

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DE L’INUTILITE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA EN CENTRAFRIQUE

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Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 mars  2020, 06:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La reprise et libération les unes après les autres par les forces russo-rwandaises alliées au Faca des villes et localités demeurées depuis sous contrôle des groupes armés les plus récalcitrants à mettre en œuvre les clauses de l’Accord de paix qu’ils ont pourtant bel et bien signé le 6 février 2018 à savoir l’UPC d’Ali Darassa, les 3R de Sidiki Abass, le FPRC de Nourredine Adam et le MPC d’Alkhatim, ainsi que celles de l’arrière-pays occupées récemment par la coalition de la CPC de François Bozizé Yangouvonda est un fait riche d’enseignement.

 

Les casques bleus de la Minusca qui, au lieu de faire vigoureusement usage de leur prétendu mandat « robuste » se sont contentés jusqu’ici d’être des forces soi-disant « impartiales » alors qu’ils ont été déployés pour appuyer l’état centrafricain qualifié de « failli ».

Contrairement à ce que les bien-pensants aiment à ressasser sur la situation en Centrafricaine, la solution de la crise centrafricaine est belle et bien militaire et non vraiment politique. En effet que constate-t-on en RCA ? Que la rébellion armée est devenue un véritable fonds de commerce qui permet aux seigneurs de guerre d’amasser de colossales fortunes par divers trafics comme celui du bétail, l’exploitation illégale des ressources minières, forestières et fauniques, sans compter celui des armes de guerre et le racket des usagers des routes etc … !  Parallèlement aux scandaleux revenus qu’ils tirent de ces activités illicites, ces mêmes seigneurs de guerre parviennent aussi à se rendre incontournables en imposant aux autorités du pays l’entrée de certains de leurs obligés bien souvent illettrés ou même analphabètes, dans le gouvernement de la République ou dans les cabinets de la présidence, de la primature, de l’assemblée nationale et des ministères.

Pourquoi et comment n’est-il pas possible aux casques bleus de la MINUSCA, avec les moyens consistants et l’arsenal de guerre suffisamment dissuasifs, de faire peur et dissuader les groupes armés essentiellement composés d’étrangers et de mercenaires, qui se sont octroyés de force des pans entiers du territoire national et en particulier certaines zones économiquement juteuses du pays et pourrir ainsi la vie aux fils du pays. Pourquoi et comment se fait-il que la simple rumeur de l’arrivée des forces coalisées russo-rwandaises et des Faca dans les villes où régnaient jusqu’ici en maîtres indéboulonnables les hordes des groupes armés, les fasse détaler et prendre la poudre d’escampette ! Quelle explication peuvent apporter les stratèges et responsables de la MINUSCA à cette curiosité. Le redoutable « général d’armée autoproclamé » Ali Darass de l’UPC est désormais porté disparu de ses citadelles réputées imprenables et somptueuses villas de Gbokologbo et Bambari depuis l’arrivée dans ces endroits des forces loyalistes.

Si la présence des casques bleus de la MINUSCA dans certaines de nos villes n’a pas empêché  des hordes de mercenaires étrangers venus visiblement du Tchad  et recrutés comme en 2002 et 2003 par l’ex-président François Bozizé et son rejeton Jean Francis de venir tranquillement s’installer sans crainte tout en servant sur la bête au nez et à la barbe desdits casques bleus, une seule question vient légitimement à l’esprit : à quoi servent vraiment les casques bleus ? L’hypocrisie de la théorie des forces dites « impartiales » que seraient les casques et leur inutilité apparaissent ainsi au grand jour. Sous leur nez et à leur barbe, les bandits de la CPC ont réussi à empêcher les citoyens de Carnot, Bouar, Baboua, Baoro, Bozoum, Bocaranga, Ngaoundaye, Bossangoa, Kabo, Batangafo, Bambari, pour ne citer que ces villes, de voter le 27 décembre dernier tout en détruisant le matériel électoral. Alors qu’ils ont été déployés pour appuyer l’état centrafricain, force est malheureusement de constater que les casques bleus de certains contingents détachés dans certaines villes telles que Bozoum, Bocaranga, Ngaoundaye, Paoua, Bangassou, Obo etc…se tournent les pouces et préfèrent plutôt se livrer à de rentables activités commerciales. C’est de notoriété publique mais cela continue hélas tranquillement.

 

Par Justin Ignace

Rédacteur et contributeur du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : Face aux crises, l’OIM s’engage à assurer les droits humains et la dignité des personnes contre les différents risques

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CopyrightCNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 mars  2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et ses partenaires en République centrafricaine, travaillent sur trois (3) portefeuilles de projets visant à assurer les droits humains et la dignité des personnes dans une situation de vulnérabilité contre les différents risques. L’annonce de cet appui aux personnes vulnérables a été faite le vendredi 26 février 2021 lors d’une conférence de presse relative aux principales activités mise en œuvre par cette organisation internationale en Centrafrique.

 

Dans le cadre du soutien à la protection et l’assistance aux migrants, la préparation et réponse face aux crises, la transition et le développement que l’OIM s’active à assurer les droits humains et la dignité des personnes dans une situation de vulnérabilité contre les différents risques. L’OIM relève que la traite des personnes constitue une forme grave de criminalité et une violation des droits humains.

« Depuis 2017, grâce au travail de l’OIM, la lutte contre la traite des personnes en République centrafricaine est une réalité. L’OIM assiste directement les victimes de la traite des personnes y compris les victimes issues d’autres pays. L’OIM est le co-chef de file sur la traite des personnes dans le système des Nations-Unies »,  a précisé Léo Torréton, Chargé de communication à l’OIM-rca.

Cet organisme des Nations Unies chargé des migrations a réitéré son soutien à la mise en œuvre d’un plan d’action national sur la lutte contre la traite des personnes grâce à un projet de 18 mois financé par le Fond de consolidation de la Paix des Nations Unies (PBF) ciblant les zones frontalières de Bouar, Berberati et Bangui. Avec ce projet, l’OIM appuiera la mise en œuvre du plan à travers des formations, sensibilisations ainsi que de l’assistance directe se basant sur les 4P : prévention, protection, poursuite et partenariat.

« Convaincue que les avancées dans la lutte contre la traite résidant dans l’appui au gouvernement, l’OIM a formé sur financement d’état américain les agents de l’UMIRR sur la traite des personnes en Septembre 2020. Désormais, l’UMIRR a un nouveau mandat en s’impliquant directement sur la lutte contre la traite des personnes. L’OIM appuie ce mandat en créant une procédure standard opérationnelle d’assistance de victimes de traite et une fiche d’identification qui sera utilisé pour accomplir leur mission », a déclaré le Chargé de communication de l’OIM-RCA.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des personnes en matière de lutte contre la traite des personnes et le trafic des migrants. Mais l’OIM, lors de cet échange avec les médias, annonce de rester engagée pour protéger toutes personnes affectées par la crise.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : communiqué de presse de l’Alliance des Forces pour la Paix et le Développement (AFPD)

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Alliance des Forces pour la Paix et le Développement (AFPD)

COMMUNIQUE N°002

 

Centrafricains, Centrafricaines

Dans quel état est notre patrie ? dans quel état est notre pays, notre peuple, notre image à l’étranger… ?

Des crimes de guerre partout : des civils tués par des mercenaires venus du monde entier : des
hommes, des femmes, des enfants, sans compter les blessés, les estropiés, les infirmes à vie…

Des morts sans blessure apparente qui ressemblent trop à des victimes d’armes chimiques…

Des villes, comme Bambari, des agglomérations, de simples villages, comme Danga bombardés, et partout, à l’entrée de la soldatesque le même cauchemar pour les habitants…

Les croyants tués dans leurs lieux de culte…

Des ONG comme Amnesty International ou Médecins Sans Frontières ramassant les morts, soignant les civils blessés et demandant justice de cette sauvagerie.

La France elle-même refusant les visas diplomatiques à des ministres de Touadera.

Le Pape se disant, accablé ce qu’il advient du peuple Centrafricain et appelant au silence des armes en fin de prière publique (l’Angelus).

Un président F.A Touadera, désavoué par son peuple peut-il prétendre gouverner un pays en paix alors q’il a lâché sur son peuple l’axe du mal des mercenaires étrangers censés renforcer des FACA en déconfiture et qui n’existent que de nom et ne contrôlent plus ce qui se passe dans le pays, et couvre ses crimes de guerre ?

Le gouvernement en place peut-il prétendre représenter le peuple alors qu’au moins deux de ses Ministres négocient à Dubaï, et pour leur compte, les diamants qu’ont bien voulu leur laisser les mercenaires de Wagner ?

Une presse soit muselée, soit aux ordres du régime illégitime de baBngui ;

Alors que, région par région, le territoire national a été rallié à l’Alliance des Forces pour la Paix
et le Développement du Général Mahamat Sallet dont les troupes arrivées aux portes de

Bangui s’en sont éloignées pour ne pas rajouter au chaos oragisé par les mercenaires, les requins et autres inconséquents manieurs de Kalachnikov.

Le Général Abdoulaye Miskine leader du FPDC fait, lui-même, partie de cette alliance qui combat aux côtés de la CPC.

Centrafricains sachez où sont ceux qui défendent le peuple et la nation, ne vous laissez pas aveugler par les communiqués d’informateurs aveugles ou complices, ralliez vous à ceux qui depuis des mois ont marché, ont combattu, ont convaincu le pays sans jamais verser une goutte de sang centrafricain, ni même celui des mercenaires Wagner qu’ils ont préféré faire prisonnier en nombre en attendant une conclusion prochaine.

Peuple de centrafrique debout, lève-toi comme un seul homme pour défendre ta Patne et l’Unité du pays.

Ampliations :

Ambassade des Etats Unis (Att : son Excellence Mme Lucy TAMLYN) Bangui RCA

Ambassade de France (BANGUI RCA)

Att : son Excellence Mr Jean-Marc GROSGUPIN

Conseil de l’Union Européenne Att : Mme Ursula VON DER LEYEN

NATIONS UNIS

Att : Mr Antonio GUTERRES

Minusca/RCA

UNION AFRICAINE

Att : SE Mr Felix Antoine TSHISEKEDITSHILOMBO VATICAN

Att : Saint Père François

COMUNITA SANT’EGIDIO-ROME Att: Mr. Marco IMPAGLIA2Z0

RFI SERVICE PRESSE

11 MARS 2021

Le Responsable Politique

 

MACKPŸEN Le Centrafricain

 

RCA : les prix de certains produits continuent de flamber à Bangui malgré la libération du corridor Bangui Béloko

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À l’intérieur du marché central de Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1er mars 2021, 12:56:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Malgré la libération du corridor Bangui Béloko par les soldats FACA et leurs alliés rwandais et russes, la ville de Bangui a du mal à s’approvisionner. Les convois du ravitaillement en provenance du Cameroun  arrivent au compte-gouttes, et les Banguissois constatent la rupture de certains produits  alimentaires sur les marchés de la capitale, créant ainsi une hausse des prix.

 

Les ménages de Bangui, Bimbo et Begoua continuent de souffrir de la hausse des prix de produits alimentaires.  C’est un constat fait par l’Institut centrafricain de statistiques et des études économiques et sociales.

Selon le chef de service de statistiques, le prix de certains produits alimentaires reste stable sur le marché, et l’acheminement des produits importés reste un défit.

« Il y’a les prix de certains produits qui sont en baisse, ou bien sont restés stables. Il s’agit de savon, de l’ail, de l’oignon… », a-t-il mentionné, tout en ajoutant que « les gens vont dire que l’ail est vendu , peut-être le tas, à 100 francs, ou bien à 500 francs… et donc le prix n’a pas changé. Mais nous, dans notre technique de collecte des prix, les produits vendus sur les marchés, nous, on les achète et on les pèse. C’est-à-dire que la quantité, ça joue sur le prix. Tel que le tas d’oignon, qui est vendu 500 francs à l’époque, peut être ça peut tourner au tour de 1 kilogramme,  mais maintenant, ça tourne autour de 500 grammes. Ça veut dire que le prix a augmenté », a-t-il précisé.

Ainsi, il pointe du doigt l’approvisionnement de la capitale qui se fait rare malgré la libération du corridor Bangui Béloko. D’après lui, l’augmentation des prix a aussi des conséquences sur le budget d’un ménage :

« Quand le prix augmente, ça joue sur le ménage. Parce que le prix augmente et ton salaire n’augmente pas. Et donc toi, peut-être tu consacres 50% ou 60 % de ton revenu dans l’alimentation, mais avec la hausse des prix, tu ne pourras pas joindre les deux bouts. Donc nous, on informe l’État que voilà le prix de tel ou tel produit a beaucoup augmenté, et c’est maintenant au gouvernement dans sa politique de voir comment faire pour résoudre ce problème »,  précise Monsieur Parfait Mexan, chef de service de statistique.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les habitants de Batangafo, pris en otage par les groupes armés, appellent le gouvernement à l’aide

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 1er mars 2021, 11:01:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Contrôlée depuis plusieurs années par le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), la ville de Batangafo, chef-lieu de la nouvelle préfecture de l’Ouham – Fafa, est devenue un endroit invivable pour ses habitants. Les populations muselées par  les hommes armés se disent abandonnées et oubliées par le gouvernement.

 

La sous-préfecture de Batangafo, devenue récemment chef-lieu de la préfecture de l’Ouham – Fafa est loin d’offrir le minimum vital à sa population. En cause, l’insécurité entretenue par les groupes armés, dont le principal est le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) de Mahamat Alkhatim. Selon des sources locales, ces hommes armés ont pris la population en otage, beaucoup sont obligés de trouver refuge depuis 2013 sur les sites des déplacés, et ne vivent que de l’assistance alimentaire des organisations internationales. Mais cette assistance est loin de sortir ceux-ci de la précarité à laquelle ils se trouvent.

Ce problème d’insécurité impacte négativement les activités pédagogiques. Certains enseignants qui sont affectés dans la région ont refusé d’y aller. Conséquence, les cours ne sont que dispensés par des maîtres parents.

Même si des Casques bleus de la Minusca sont présents dans la ville, les populations se disent toujours victimes d’exactions des hommes armés qui règnent  en maître absolu dans la région. Elles demandent à cet effet au gouvernement de déployer des forces nationales dans la localité.

Il faut le rappeler, la ville de Batangafo, située à 396 kilomètres de Bangui, est l’une des villes de la République centrafricaine ou la majeure partie de la population est cultivatrice.  Ce climat d’insécurité empêche celle-ci à valoriser le potentiel agricole pour le développement de la région.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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