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RCA : Pathétique société civile

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Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga le 28 décembre 2019. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 07:30:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comme des mercenaires qui livrent au plus offrant, la société civile en Centrafrique est l’ombre d’elle même. Le rôle de juste milieu et de défenseur des valeurs se transforme en crise de leadership.

 

Depuis la crise sécuritaire de 2012-2013, la République Centrafricaine a eu droit à une série des leaders prétendant de la société civile qui surfent sur les situations factuelles et faire du beur et même s’assoir à la table des grands.

Ainsi le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) à l’image de l’Assemblée nationale de la 6e législature s’est hissé parmi les organisation de la société civile. Mais le comble, c’est l’attitude mercenaire des ceux qui animent cette entité de la société civile.

 

Les faits du mercenariat sont légion

L’ADN de cette organisation dit GTSC est la trahison.

“J’ai dit à Faustin Archange Touadera que ce n’est pas le moment de persécuter les opposants. Il faut attendre un peu. S’il fait ce qu’il est entrain de le faire depuis, qui peut lui dire le contraire ? Je lui ai dit que si c’est pour persécuter la Minusca, je suis prêt à marchander ça”, a déclaré Gervais Lakosso.

Ceci étant dit, Gervais Lakosso a laissé tomber les masques et clamer son envie de gagner sa vie toujours et toujours en pêchant dans l’eau trouble.

Catherine Samba Panza, présidente de la Transition a expérimenté le salle boulot de Gervais Lakosso et sa bande lorsque celui-ci prenait fait et cause des Nairobistes, François Bozizé et Michel Djotodia pour déstabiliser la transition.

Du haut de son perchoir de l’Assemblée nationale Catherine Samba Panza a décrié ce comportement rétrograde. Il n’a pas surement été comprise du fait de l’immensité de scandale et des défis sécuritaires qui caractérisaient sa gestion.

Ce qui est marquant, elle a nommé le mal en citant Gervais Lakosso. Mais comme l’occasion fait le Larron, ce dernier rêve un  poste ministériel et commence avec ses manœuvres louches.

 

Comment Gervais Lakosso peut-il se permettre le luxe de venter le marchandage des actions contre la Minusca ?

Les morts qui découlent de ses manifestations sans poursuite jusqu’aujourd’hui en 2014, 2015 et 2017 ne suffisent pas vraiment pour que Gervais Lakosso lâche à qui veut l’entendre son venin ?

 

L’inconstance dans les actions

De E Zingo Biani à la COD-2020, Gervais Lakosso et Crescent Beninga ont pris part active à la lutte de l’opposition. Ce qui leur hôte toute crédibilité et objectivité de parler au nom du peuple. Sans base aucune, c’est leur manière de vivre et de prétendre à un poste.

Joseph Bindoumi, l’homme sérieux et convaincu de sa mission ne s’associe pas au GTSC dont il est pourtant l’un des fondateurs. Ce qui dit long sur la moralité de cette organisation et de sa configuration.

Aujourd’hui, le GTSC a royalement fermé les yeux sur les crimes des alliés de Touadera, les russes qui humilient les hommes à Bossangoa, qui volent les bétails et sacrifient les acquis démocratiques chers à Conjugo.

Conscient que les dispositions de la constitution ont verrouillé le nombre de mandat, c’est la société civile de Gervais Lakosso qui se montre favorable et optimiste à la modification de la constitution. Quoi de plus inique que d’avoir des leaders plus médiocres au sein de la société civile?

Barthelemy Mathias Morouba, par un jeu de passe droit s’est fait une place à l’ANE. A titre compensatoire, il a organisé les élections bâclé, ce militant du MCU dans l’ordre qui a fait ce qu’il doit faire.

Il est temps d’inventer une nouvelle République et une nouvelle société civile. Le terrain fertile est la Minusca. Il suffit de lire minutieusement le dernier communiqué pour voir les limites de cette société civile souffrante des maux qui la minent.

Silencieux comme la carpe dans l’eau, le GTSC ne trouve pas d’intérêt pour mettre la main sur les dérives autocratiques du pouvoir. Comme on dit la bouche pleine ne parle pas. Nous ne saurons dire bon appétit à ce buffet où sont conviés la société civile qui dans son omerta.

Et ce n’est pas Jean Serge Wafio qui par le passé a coopéré avec le GTSC et connait leur mode de fonctionnement pour les dénoncer qui nous dira le contraire.

 

  1. Yémbinalé.

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

Une vingtaine d’écoliers tués dans un incendie à Niamey

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Une vingtaine d’écoliers tués dans un incendie à Niamey

Bangui ( République centrafricaine ) – Une vingtaine d’écoliers sont morts calcinés dans l’incendie de plusieurs classes en paillote à Niamey, a annoncé mardi soir le commandant des sapeurs pompiers du Niger à la télévision publique.

“21 classes en paillote ont pris feu. Une vingtaine d’enfants ont été pris dans le piège du feu”, a expliqué le commandant Sidi Mohamed./////////////.

“Les secours sont partis rapidement, le feu a été éteint (…) mais le pouvoir calorifique du feu était énorme, ce qui a permis l’embrasement généralisé de ces classes et les enfants n’ont pas pu sortir”, a-t-il dit. /////////////.

Selon la télévision citant des témoins, le feu s’est déclaré vers “16h00 (15h00 GMT)” au moment où les victimes étaient en classe. /////////////.

L’origine de l’incendie est inconnue./////////////.

Le Premier ministre nigérien Ouhoumoudou Mahamadou s’est rendu sur les lieux du drame dans la périphérie de la capitale et a présenté ses condoléances aux parents./////////////.

Au Niger, un des pays les plus pauvres au monde, pour remédier à l’insuffisance des classes, les autorités construisent des milliers de hangars en paillote où les enfants prennent les cours, parfois à même le sol. Les incendies de ces classes en matériaux très inflammables sont fréquents mais font rarement de victimes.

Avec AFP/VOA

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Patrice Talon réélu au Bénin avec 86% des voix

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Patrice Talon réélu au Bénin avec 86% des voix

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président béninois Patrice Talon a été réélu sans surprise, avec 86% des voix, selon les résultats provisoires annoncés mardi soir par la Commission électorale, dans un scrutin où le chef de l’Etat faisait face à des candidats de l’opposition quasiment inconnus.

“Le duo Patrice Talon et Mariam Talata (candidate à la vice-présidence à ses côtés) obtient dès le premier tour la majorité des suffrages exprimés” a déclaré Geneviève Boko Nadjo, la vice-présidente de la Commission électorale nationale autonome (CENA)./////////////.

Elle a également déclaré que le taux de participation s’élevait à 50,17%./////////////.

De leur côté, les observateurs de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) avaient dit avoir constaté “un faible taux de participation des électeurs” suivi “d’une légère amélioration”, et ceux de la Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ont noté une “mobilisation des électeurs relativement faible tout au long de la journée”./////////////.

La Cour constitutionnelle publiera les résultats définitifs dans les prochains jours./////////////.

Patrice Talon, richissime homme d’affaires ayant fait fortune dans le coton, est accusé d’avoir engagé le Bénin dans un tournant autoritaire et d’avoir empêché la candidature de toute opposition crédible pour ce scrutin. /////////////.

“Dix ans! Dix ans!” /////////////.

Devant le siège du parti Bloc Republicain, une centaine de supporters du président ont fait la fête, le temps d’à peine une heure, en dansant sur la musique d’une fanfare et en agitant des drapeaux bleu azur a l’effigie des vainqueurs./////////////.

Parmi eux, Dahounto Euloge, 33 ans, qui se réjouit de voir son candidat reconduit au pouvoir. “Le peuple est encore prêt à le soutenir car il a fait les routes, l’éclairage. On est la pour le developement”, explique-t-il à l’AFP. /////////////.

Le chef de l’Etat, vêtu d’une veste en lin bleu ciel et d’une chemise blanche immaculée, est venu pour saluer ses supporters, depuis le marche pied de son 4×4, mais il n’a fait aucune déclaration. /////////////.

Devant lui, des jeunes survoltés scandaient “10 ans! 10ans!”, mais dans le reste de Cotonou, la capitale économique, la vie continuait son cours dans le calme et les Béninois rentraient du travail comme si de rien n’était. /////////////.

Korentin Kohoué, un ancien député qui a récolté 2,3% des voix a “remercié les Béninois qui ont écouté notre message (…) et accompli dans le calme leur devoir civique”. /////////////.

Quant à Allasane Soumanou (11% des voix), il n’a fait aucune déclaration pour l’instant, affirmant à l’AFP qu’il respectait le carême en ce premier jour de Ramadan. /////////////.

“Du folklore” /////////////.

Des violences ont éclaté la semaine dernière et ont fait au moins deux morts à Savè, dans le centre-Nord, le fief de l’ancien président Thomas Boni Yayi, grand adversaire politique et économique de l’actuel chef de l’Etat. /////////////.

L’élection a été annulée dans les villes voisines de Tchaourou, Bantè et Ouèssè, a annoncé la CENA, estimant qu’elle n’avait pas pu se dérouler dans de bonnes conditions. /////////////.

Un important groupe de la société civile a, de son côté, dénoncé des “tentatives d’intimidations, de menaces ou de corruptions des électeurs à travers tout le pays.” /////////////.

La réélection dès le premier tour du président Patrice Talon est sans surprise, les grandes figures de l’opposition étant soit en exil, soit incarcérées, frappées d’inéligibilité ou empêchées de participer à l’élection./////////////.

Des opposants avaient d’ailleurs appelé au boycott du scrutin, dénonçant une élection gagnée d’avance, avec un président “face à lui-même”./////////////.

“Cette élection c’était du folklore”, regrette Georges Kpatchavi, restaurateur de 42 ans. “On n’attend pas les résultats car ils sont déjà connus d’avance.”/////////////.

Un avis partagé par beaucoup à Cotonou, capitale économique d’un pays longtemps vu comme un modèle de démocratie, où les rues étaient inhabituellement calmes./////////////.

“D’habitude ça klaxonne dans les rues, ça fait la fête dans les buvettes dès les premières tendances mais là, c’est mort”, constate Wimboutou Sambien, opérateur économique d’une cinquantaine d’année. /////////////.

Patrice Talon a dit vouloir engager le Bénin dans le développement et le pays d’Afrique de l’Ouest enregistre des taux de croissance plutôt bons dans un contexte de crise économique globale (5% de prévision pour 2021)./////////////.

Il a déclaré vendredi dernier lors de son dernier meeting de campagne que sa victoire “par K.O.” ne ferait aucun doute et que “les chantiers commencés seraient terminés.”

Avec AFP/VOA

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Centrafrique : Qu’est-ce qui fait courir Valéry Zakharov ?

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Monsieur Valery Zakharov, Conseiller en sécurité du Chef de l’État Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec les cadres de l’UPC dans la Ouaka en 2018. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 avril  2021, 07:59:53 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden, celui-ci a qualifié Poutine de « Tueur ». Un mot plein de sens en relation internationale. A Bangui, la Russie a joué un rôle non négligeable dans le chaos électoral. Elle a convoqué Mankeur Ndiaye avant les élections à Moscou. De son retour, ce sénégalais de triste réputation s’en est donné à cœur joie de soutenir et porter Touadera à tour de bras pour sa réélection.

Le service après vente

Après la mission accomplie, Mankeur Ndiaye devra faire le compte rendu à ses maitres de St Pétersbourg. Aucun sujet ne devra être mis de côté. Il a abordé les questions liées en la présence russe dans un contexte des rapports accablant dans la coopération de son institution avec les mercenaires du groupe Wagner.

Mankeur Ndiaye est entrain de vivre une période salle de la diplomatie en Centrafrique pour avoir conjugué avec des gens qui n’ont pas de sens. Aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout de ses enquêtes ? Difficile pour l’instant, puisque Vladimir Titorenko a documenté nombre de ses erreurs dans la préparation des fraudes en faveur de Touadera ?

C’est dans ce cadre là qu’il va répondre aux questions du dialogue. Ce qui est curieux, la Russie en miniature s’oppose avec le dialogue avec l’UPC, mais l’ambassadeur proconsul et barbouz reçoit pompeusement le représentant de l’UPC au gouvernement et s’offre le privilège de lui accorder des voyages prestigieux en Russie.

Ce qui est paradoxale pour Aimé Kongoba, un ouvrier que nous avons interrogé à Bangui.

« La Russie fait de la diversion. Ils sont avec les rebelles, ils ont la possibilité de neutraliser les rebelles, mais ils ne peuvent pas parce que ce sont leurs partenaires. Ces jeunes désœuvrés qu’ils manipulent, ils le font parce que nos autorités sont naïves de leur approche », a-t-il déclaré avant d’ajouter que les organisations des droits de l’Homme doivent tout faire pour documenter ses crimes et qu’on sache que les amis nous ont aidé mais aussi ont commis des erreurs.

 

  1. Yémbinalé.

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

RCA : Batangafo, les populations dénoncent l’occupation de l’école par les mercenaires russes

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Des soldats faca en patrouille dans les quartiers à la péréphérire de la capitale

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 05:19:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la reprise de la ville de Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’ouham-Fafa  par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, les populations locales sont tiraillées entre un sentiment de délivrance, et l’explosion de joie. Mais cela est de courte durée à cause du comportement des Mercenaires russes.

 

24 heures après la reprise de la ville de Batangafo par les militaires de l’armée nationale et ses alliés russes et rwandais aux mains des rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) dirigé par le tchadien  Mahamat Alkhatim, les habitants, qui ont

 

laissé explosé leur joie à l’arrivée des forces loyalistes dans la ville, ont vite  exprimé leur mécontentement face au comportement des mercenaires russes.

En effet, quelques heures après leur arrivée dans la ville, les paramilitaires russes ont vite transformé quelques maisons des particuliers et l’école sous-préfectorale comme leur quartier général.

Selon des témoins contactés par CNC, les tables-bancs et autres mobiliers de l’école ont également été détruits ou utilisés comme bois de chauffe par ces mercenaires de la société Wagner. Ce qui a provoqué la colère des parents d’élèves qui dénoncent cela. Ils interpellent également le gouvernement sur les exactions des mercenaires qui n’ont pas hésité à piller aussi des boutiques des particuliers.

« Je les ai vus piller deux boutiques en présence des propriétaires qui étaient à l’intérieur. Pour les salles de classe, ils continuent toujours de les occuper. Pour l’heure, il n’y a pas de cour, l’école est fermée », témoigne Michelle, une habitante de Batangafo joint au téléphone par la rédaction.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : inquiétude à Kouango, les rebelles de l’UPC se rapprochent de la ville

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/village-vers-bangassou-avec-6-habitations-et-une-personne-debout-1-450×337.jpg” alt=”Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021″ width=”450″ height=”337″ />
Village Maïgari, à 7 kilomètres de Kouango, au centre de la RCA. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Bambari, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 05:26:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 139 kilomètres au sud-Est de la ville de Bambari, la ville de Kouango, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouaka, est depuis quelques jours replongés dans la psychose. Les rebelles de l’UPC du chef rebelle Ali Darassa  menacent de reprendre la ville, et se rapprochent dangereusement.

 

Un mois après la reprise de la ville de Kouango par les soldats FACA et leurs alliés ruses et Rwandais, les populations locales sont à nouveau plongées dans la psychose d’un éventuel retour des rebelles de l’UPC.

En effet, les soldats FACA et leurs alliés, qui ont repris la ville aux mains des rebelles le 9 mars 2021, ont finalement quitté la ville quelques jours plus tard pour retourner à Grimari, selon des sources humanitaires. Cependant, les rebelles, qui ont quitté la ville à l’annonce de l’arrivée des forces loyalistes, ont menacé depuis quelques jours de revenir.

Ainsi, le dimanche dernier, sur la route de Maïgari, à 7kilomètres, on signale leur présence massive sur dix (10) motos en train de progresser vers le village Bianga. Ils auraient tué un commerçant, et emportent sa moto ainsi qu’une somme de 500 000 francs CFA.

Pour l’heure, à Kouango, la ville est pratiquement morte : les commerces sont fermés, l’administration tourne au ralenti. Certaine partie des habitants est terrée à la maison, d’autres ont pris la fuite vers le Kotto fleuve.

Les populations appellent à l’aide le gouvernement pour le redéploiement rapide des forces de l’ordre dans la ville pour assurer la sécurité de la population qui vit actuellement au rythme de l’arrivée imminente des rebelles.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : une nouvelle grève des enseignants vacataires s’annonce à l’Université de Bangui

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Campus de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril 2021, 05:46:48 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les enseignants vacataires de l’Université de Bangui menacent d’entrer en grève prochainement si le gouvernement ne fait rien pour satisfaire leur revendication. C’est ce qu’a fait savoir le  lundi 12 avril 2021 le secrétaire général du syndicat des enseignants vacataires lors de leur assemblée générale qui s’est tenue à l’Université de Bangui.

 

« Le problème qui se pose, c’est que le dossier n’évolue pas comme il se doit. Nous demandons au recteur de faire avancer le document de manière à ce que ces frais de vacation puissent être versés aux ayants droit », déclare le secrétaire général du syndicat des enseignants vacataires.

À l’origine du mécontentement des enseignants vacataires, le non-paiement des frais de vacation de l’année académique 2018 à nos jours. Ils veulent aussi comprendre pourquoi  le dossier des arriérés  de leurs frais de vacation n’avance pas.

L’enseignement à l’Université de Bangui est dispensé par des enseignants vacataires  qui ne cessent, presque chaque année de faire la grève pour réclamer le paiement de leurs frais de vacation. Ce qui pénalise aussi la scolarité des étudiants.

Selon un enseignant vacataire, si le ministère de l’Enseignement supérieur pense qu’ils  ont des enseignants-chercheurs qui sont disponibles  et capables d’assurer les cours magistraux et les travaux dirigés, ils vont leur dire qu’ils doivent arrêter.

« Nous avons fait des démarches d’intégration qui n’accouchent jusque là que des souris. Nous ne pouvons plus supporter de continuer à faire des prestations. Le gouvernement doit penser à nous », a-t-il déclaré.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : marche de protestation contre toute initiative de dialogue avec le chef de l’UPC et celui de 3R

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Marche à Bangui du soutien au pourparler de Khartoum initié par les russes le 19 décembre. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 14 avril  2021, 05:03:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Collectif 28-29, Galaxy et TalithaKoum Centrafrique, issus du mouvement des cœurs unis, partis au pouvoir, ont organisé, lundi 12 avril, une marche de protestation pour décrier toute initiative visant un quelconque dialogue avec le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, mais aussi avec le général Bobo, successeur du sulfureux chef rebelle Abbas Sidiki de 3r.

 

Lundi, 12 avril 2021, à l’appel du sulfureux Blaise Didacien KOSSIMATCHI  , coordonnateur général de TalithaKoum Centrafrique, une plateforme dédiée au soutien au chef de l’État, , mais aussi des responsables des autres organisations proches du parti au pouvoir comme Galaxy, le Collectif 28-29  , des centaines des personnes ont organisé un sit-in devant le quartier général de la mission onusienne de paix en Centrafrique (Minusca) à Bangui pour protester contre toute initiative visant un quelconque dialogue avec le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, mais aussi avec le général Bobo, successeur du sulfureux chef rebelle Abbas Sidiki de 3r, décédé de suite de ses blessures le 25 mars 2021.

Le représentant du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, le sénégalais Mankeur Ndiaye, chef de la MINUSCA, avait indiqué sur les ondes de la radio France internationale (RFI) qu’il était souhaitable de faire asseoir les leaders des groupes armés qui ont quitté la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les autorités centrafricaines autour d’une même table pour dialoguer.

Rappelons que le 5 avril dernier, le chef rebelle, à la surprise générale, annonçait son retrait de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), une nouvelle alliance rebelle dont le coordonnateur est l’ancien président centrafricain François Bozizé, pour revenir dans l’Accord de paix signé entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés le 6 février 2019.

La nouvelle coalition rebelle, dont l’un des fournisseurs en hommes est l’UPC, a lancé des attaques coordonnées sur l’ensemble du territoire centrafricain, de la mi-décembre 2020 jusqu’en janvier 2021. Le retournement de la situation a été possible grâce aux offensives des forces de défense et de sécurité centrafricaines, appuyées par 2000 mercenaires russes de la société Wagner et quelques 900 soldats rwandais, dépêchés rapidement en Centrafrique à la demande du Président Faustin Archange Touadera.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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L’ex-président Compaoré sera jugé pour l’assassinat de Thomas Sankara

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L’ex-président Compaoré sera jugé pour l’assassinat de Thomas Sankara

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ex-président du Burkina Faso Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire, va être jugé pour l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, icône panafricaine, lors du coup d’Etat de 1987 au cours duquel il avait pris le pouvoir, ont indiqué mardi à l’AFP des avocats.

Le dossier a été renvoyé mardi devant le tribunal militaire de Ouagadougou, après la confirmation des charges contre les principaux accusés, dont Blaise Compaoré, 34 ans après la mort du “père de la Révolution” burkinabè, selon des avocats de la défense et des parties civiles./////////////.

“Ce (mardi) matin nous avons assisté au délibéré de la chambre de contrôle de l’instruction, qui a renvoyé le dossier en jugement”, a déclaré à l’AFP Me Guy Hervé Kam, un avocat de la partie civile. “Il s’agit essentiellement de Blaise Compaoré et de 13 autres, accusés d’attentat à la sûreté de l’Etat”, “complicité d’assassinats” et “complicité de recel de cadavres”./////////////.

“L’heure de la justice a enfin sonné, un procès peut s’ouvrir. Il appartient donc au procureur militaire de programmer une date d’audience”, s’est-il réjoui. /////////////.

Parmi les accusés figurent le général Gilbert Diendéré, l’un des principaux chefs de l’armée lors du putsch de 1987, devenu ensuite chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, ainsi que des soldats de l’ex-garde présidentielle./////////////.

Le général Diendéré purge actuellement au Burkina Faso une peine de 20 ans de prison pour une tentative de coup d’Etat en 2015./////////////.

Davantage de personnes étaient mises en cause initialement, mais “beaucoup d’accusés sont décédés”, a précisé Me Kam./////////////.

“Le dossier est renvoyé” devant le tribunal, la date du procès “n’est pas encore décidée” mais celui-ci pourrait avoir lieu “très bientôt”, les mandats d’amener des accusés non “encore détenus ayant été ordonnés ce matin”, a indiqué Me Mathieu Somé, avocat du général Gilbert Diendéré./////////////.

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1983, le président Sankara a été tué par un commando le 15 octobre 1987 à 37 ans, lors du putsch qui porta au pouvoir son compagnon d’armes d’alors Blaise Compaoré./////////////.

La mort de Sankara, devenue une figure panafricaine et surnommé le” Che Africain”, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de M. Compaoré, lui-même renversé par une insurrection populaire en 2014./////////////.

L’affaire a été relancée, après la chute de M Compaoré, par le régime de transition démocratique. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui par la justice burkinabé en mars 2016./////////////.

Mais il vit en Côte d’Ivoire, où il s’était enfui après sa chute. Ayant obtenu la nationalité ivoirienne, il ne peut pas être extradé et devrait donc être jugé par contumace./////////////.

En février 2020, une première reconstitution de l’assassinat de Sankara s’était déroulée sur les lieux du crime, au siège du Conseil national de la Révolution (CNR) à Ouagadougou.

Avec AFP/VOA

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La justice demande à Jacob Zuma de déterminer lui-même sa peine

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La justice demande à Jacob Zuma de déterminer lui-même sa peine

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans une requête plutôt inhabituelle, la justice sud-africaine a demandé à l’ex-président Jacob Zuma, poursuivi pour “outrage à la justice”, de déterminer lui-même sa peine dans le cas où il serait jugé coupable. Il a jusqu’à mercredi.

L’ancien chef d’Etat, qui a fêté lundi ses 79 ans, snobe, depuis sa création en 2018, la commission chargée d’enquêter sur la corruption généralisée pendant ses neuf années au pouvoir./////////////.

En février, après un énième refus de témoigner, le commission présidée par le juge Raymond Zondo a réclamé à la Cour Constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, de prononcer une peine de deux ans de prison pour “outrage à la justice” contre l’ancien chef de l’Etat./////////////.

Car cette fois-ci, l’ex-président avait non seulement ignoré une convocation de la Commission mais également enfreint une décision rendue en janvier par la Cour constitutionnelle, l’obligeant à comparaître et le privant du droit à garder le silence./////////////.

Dans une directive datée de vendredi et publiée sur le site internet de la Cour constitutionnelle, cette dernière demande que M. Zuma détermine “ce qui constitue la sanction appropriée”. Il doit déposer, au plus tard mercredi, une déclaration sous serment expliquant “la nature et l’ampleur de la peine qui devrait lui être imposée”./////////////.

Sollicités par l’AFP, les avocats de l’ancien président n’ont pas donné suite. M. Zuma n’a jamais répondu à aucune sollicitation de la justice, préférant faire des déclarations publiques dans la presse. /////////////.

Selon les juristes, il n’est pas courant pour la justice de faire une telle demande. Les juges “veulent montrer qu’ils ont exploré toutes les possibilités pour l’entendre”, explique James Grant, un avocat spécialisé dans le droit constitutionnel, “et se préparent à lui infliger une peine sévère”./////////////.

L’ancien président n’a témoigné qu’une seule fois devant la commission anticorruption, en juillet 2019. Il avait rapidement claqué la porte, s’offusquant d’être traité comme un “accusé”. /////////////.

Englué dans les scandales, il avait été poussé à la démission en 2018 et remplacé par l’actuel président, Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille./////////////.

M. Ramaphosa, qui fut le vice-président de M. Zuma entre 2014 et 2018, est lui-même convoqué pour témoigner devant la commission du 22 au 29 avril.

Avec AFP/VOA

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RCA : Russie sauveur criminel ?

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VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 13 avril  2021, 07:11:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les russes sont dans le dénie et le mensonge. Les preuves sont intarissables. D’abord son ambassadeur a déclaré à qui veut l’entendre que les instructeurs sont 300 en Centrafrique. 

 

En réalité si ce ne sont que des instructeurs pourquoi sont ils constamment cagoulés ? Avec les moyens sur places s’ils sont 300, donc un individu pour 10 véhicules qui roulent à la fois. Ce qui n’est pas possible même chez les anges. Les mercenaires sont partout, mais comme la méthode russe est celle de la propagande et le mensonge, l’ambassadeur proconsul est mécontent du fait que les médias sérieux mènent des investigations sur ce qu’ils font. Du coup, notre rédaction en a fait les frais et est interdit de visibilité par Justin Gourna Nzako.

Mais comme personne ne peut étouffer la vérité, ce ministre à la botte de Touadera se tait face à la souffrance de ses parents à Bouca, localité où il s’est fait réélire avec la complicité de Darlan.

 

Dans cette région, les russes, braquent la population, abusent d’elle, cabris, cochon, bref tout le cheptel. « Les russes que nous prenons comme des sauveurs sont pires que les Baniamoulengués. Ils nous pillent et détruisent même les archives de la sous préfecture », nous a appris Constant Wangué, un habitant du quartier Yanguéma à Bouca.

Le proconsul Barbouz, Vladimir Titorenko dit que les russes ne sont pas intéressés par le diamant.

« Mon pays est le premier pays producteur du diamant, les diamants ? Cela ne nous intéresse pas » a-t-il déclaré.

« Mais il ce diplomate là, il faut se méfier de lui. Combien d’avions atterrissent à Ndassima et dans les zones minières ? Je vous assure ce n’est pas possible. Mais derrière les armes, il y a bien d’autres aspects qu’il faut investiguer. Les priorités sont ailleurs », a lancé Patrick un étudiant à l’Université de Bangui.

Dans ce combat entre Valeur et Mankeur Ndiaye, la vérité jaillira.

 

  1. Yémbinalé.

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : LA JUSTICE DEMANDE LA LEVÉE DE L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE DE 4 DÉPUTÉS DANS UNE AFFAIRE CONTRE BOZIZÉ. MAIS QU’EN EST-IL DES CRIMINELS DES GROUPES ARMÉS, DES MINISTRES PRÉDATEURS ET DES ASSASSINS DU HAUT MAGISTRAT MODESTE MARTINEAU BRIA?

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses combattants dans la fôret du Mbomou, en mars 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). « Nous ne laisserons plus certains politiciens en mal de légitimité, qui privilégient leurs intérêts personnels sur l’intérêt général, s’attaquer impunément aux institutions de la République et maintenir le peuple dans des souffrances indicibles, sous divers prétextes », avait déclaré urbi et orbi le président Faustin Archange Touadéra, lors de son investiture du 30 mars 2021 à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Le compte à rebours a-t-il déjà commencé moins d’un mois après ce discours historique?

 

1-QUAND DIRE C’EST FAIRE

Le discours du sacre présidentiel du professeur assermenté Faustin Archange Touadéra, avait retenti comme une pétition jusqu’à la cime du Mont blanc en France. Toutes les espèces animales et végétales vivant dans la forêt équatoriale et les savanes arides et boisées de la RCA et celles d’Amazonie ont vibré ce jour-là au rythme et à la tonalité tranchante et saisissante du rhéteur verve du palais de Renaissance. L’engagement solennel était pris et tout le monde n’attendait qu’une seule chose: joindre l’acte à la parole.

Mais souvenons-nous de ce que disait un sage africain: « Quand la justice tarde à punir le coupable, c’est qu’elle est allée loin chercher un bâton inflexible pour bien le châtier ».

D’aucuns disaient en effet que ce n’est pas Touadéra qui va laisser la justice faire correctement son travail pour arrêter les criminels réels et virtuels, tant il aime le pardon ! Que des dossiers judiciaires d’une extrême gravité sont demeurés sans suite judiciaire ! Et des criminels promus à de hautes fonctions d’Etat et payés avec l’argent de ce peuple qu’ils ont pris en otage des années durant !

Seulement voilà: la justice centrafricaine, que l’on croyait finie, a frappé aux portes des députés sur qui pèsent des soupçons de culpabilité, en demandant que leur immunité parlementaire soit levée pour être auditionnés dans une affaire judiciaire. C’était le jeudi 8 avril dernier.

A ce niveau, il importe de préciser que députés, ministres, premiers ministres ou chefs d’Etat, aucune loi nationale et internationale ne les met à l’abri des poursuites judiciaires. Le peuple centrafricain s’attend donc à vivre une série de procès contre ces leaders politiques pour se rendre à l’évidence de leur culpabilité ou non dans la poursuite contre l’ancien président François Bozizé Yangouvonda et un de ses anciens ministres et collaborateurs politiques, Thierry Savonarole Maléyombo.

Il y a 99 jours pour les délinquants et politiciens « en mal de légitimité », et un (1) jour pour la Justice. L’heure de la vérité a donc sonné avec la procédure de la levée de l’immunité parlementaire des honorables Abdou Karim Meckassoua, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Aurélien Simplice Kongbélé-Zingas qui sont depuis longtemps dans la ligne de mire du pouvoir. Surtout Méckassoua et Dologuélé plusieurs fois accusés par les partisans du pouvoir de complot contre l’Etat, de recrutement et d’infiltration des mercenaires et rebelles étrangers à Bangui, au point qu’ils s’étaient vu obligés de déposer plainte en 2018 contre leurs accusateurs. Mais le procès n’a jamais eu lieu jusqu’à ce que ce soient eux, aujourd’hui, qui soient officiellement poursuivis en justice.

Et pourtant dans ce pays, des cas d’affaires judiciaires nécessitant la levée de l’immunité parlementaire ou ministérielle ne manquent pas. D’où la question légitime de savoir: qu’en est-il des chefs des groupes armés et leurs complices nommés ministres mais pourtant auteurs de multiples crimes avérés, des ministres membres du gouvernement ou conseillers à la primature et à la présidence de la République, des hauts cadres de l’administration qui sont activement et notoirement reconnus comme auteurs de graves crimes à caractère politique, humain, économique, financier et de droit commun? La liste de ceux-ci est particulièrement longue. Nous ne citerons que quelques uns.

 

2-ETUDES DE CAS

 

  • Le groupe armé UPC d’Ali Darass

Le mercenaire peul nigérien Ali Darass Mahamat qui, de son vrai vivant, a décimé des populations entières, avec ses hommes massacrant à volonté des Centrafricains vivant dans les régions du Centre, du Centre-Est et du Sud-Est, qui a fait de Bambari et Gbokolobo son palais royal et son « Guantanamo », avec un plaisir particulier pour le sang du clergé et des fidèles catholiques:

-à Bambari dans la Ouaka en 2018, l’Abbé Firmin Gbagoua, vicaire général du diocèse de Bambari,  l’Abbé Joseph Désiré Angbabata, curé de la paroisse de Seko à Bambari (Ouaka), ont été abattus froidement par les hommes de l’UPC sur ordre d’Ali Darass ;

-à Alindao dans la Basse-Kotto en novembre 2028, Ali Darassa avait personnellement coordonné une expédition punitive contre le clergé et les déplacés qui ont trouvé refuge sur le site des déplacés. C’était un véritable massacre qui a coûté la vie à plus de cent (100) personnes dont l’Abbé Blaise Prosper Mada, vicaire général du diocèse d’Alindao, et l’Abbé Célestin Ngoumbango, curé de la paroisse de Mingala ;

-des carnages et exécutions systématiques et sommaires ont été régulièrement organisés à Mingala, Mobaye, Zangba, Kembé (assassinat du professeur Emmanuel Batonga et de l’infirmier Sagbéndo) et Satema ;

-les préfectures du Mbomou (Bangassou, Bakouma, Ouango et Rafai) et du Haut Mbomou (Obo, Mboki, Zémio, Djemah et Bambouti), demeurent sinistrées à cause des exactions des éléments d’Ali Darass. Malgré ces crimes avérés, ce dernier été nommé ministre conseiller à la primature en mars 2019. Pourquoi la justice n’avait pas demandé la levée de l’immunité ministérielle d’Ali Darass après les carnages qu’il avait organisés à Mobaye, Mingala, Ippy, Obo et Bambouti, en 2019 et 2020?

 

  • Le groupe armé 3R d’Abass Sidiki

Non moindres sont les crimes régulièrement perpétrés par le mercenaire peul camerounais Abass Sidiki, chef du groupe armé 3R, dans les villes et localités du triangle Nana-Mambéré_Ouham-Pendé_ Mambéré-Kadéi, après la signature de l’accord de paix de Khartoum-Bangui en février 2019 et sa nomination comme ministre conseiller du Premier ministre en matière de sécurité en mars 2019. Il a même tué des soldats onusiens et des FACA à Koui, Bésson, Bouar et Nyem Yélowa, alors qu’il était proche collaborateur du Premier ministre et « partenaire du gouvernement » (sic). Si ce n’est une prime au crime, pourquoi la justice n’avait pas demandé la levée de l’immunité ministérielle d’Abass Sidiki après le carnage qu’il avait organisé à Paoua, Lémouna, Bohong et Bocaranga en mai 2019?

 

  • Le groupe armé MPC de Mahamat Alkatim

Le mercenaire salamath tchadien Mahamat Alkatim, chef du groupe armé MPC basé à Kaga-Bandoro avec juridiction sur la Nana-Gribizi et une partie de l’Ouham, organisait régulièrement des campagnes meurtrières contre les habitants de Kaga-Bandoro, Nanga-Boguila, Nana-Bakassa, Markounda, Batangafo, Kabo et Mbrés, sans s’inquiéter. Il avait même assassiné des Casques bleus de la Minusca. Quand bien même signataire de l’accord de Khartoum/Bangui en février 2019 et nommé ministre conseiller à la Primature en mars 2019, il est reconnu comme auteur et cerveau de plusieurs crimes et exactions sur les populations vivant dans les zones qu’il contrôle.  Si ce n’est une autre prime au crime, pourquoi la justice n’a jamais demandé la levée de l’immunité ministérielle de Mahamat Alkatim après ces carnages récurrents à Batangafo, Kabo et Kaga-Bandoro alors qu’il exerçait officiellement la fonction de ministre conseiller du Premier ministre?

Ces questionnements ne signifient aucunement que nous cherchons à disculper les 4 députés dont on a demandé la levée de l’immunité parlementaire, ni prendre fait et cause pour le criminel-né François Bozizé et ses acolytes, loin s’en faut. Notre souci c’est d’éviter qu’il y ait comme une situation de deux poids deux mesures dans la gestion des dossiers judiciaires sensibles. On aurait souhaité que la rapidité avec laquelle la justice a enrôlé le dossier d’un Martin Ziguélé par exemple, président du parti MLPC, qui est pourtant resté dans l’accord politique-électoral qui le lie à Touadéra de février 2016 jusqu’à l’approche des élections de 2020, ait été la même avec les dossiers Sidiki, Darass et Alkhatim qui ont fait plus de 8 ans de crime. Loin de nous l’idée de faire l’avocat du diable, il ne faudrait pas qu’on nous donne l’impression qu’il s’agit d’un règlement de compte politique!

 

3-QUID DES PRÉDATEURS NON ARMÉS?

Cela dit et au risque de nous répéter, la justice ne doit pas passer sous silence les crimes économiques et financiers commis par des ministres, des membres du cabinet présidentiel, de la primature et de l’Assemblée nationale, des chefs des Institutions de la République, des DG, directeurs et chefs de service des entreprises et offices publics.

 

♦️Cas d’Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et des médias, visé par plusieurs rapports de l’Inspection générale d’Etat dans les affaires scandaleuses de détournements des matériels et de fonds. Récemment, il a rapiné la somme des cinq (5) millions de FCFA destinés aux médias privés pour la couverture de la cérémonie d’investiture du 30 mars 2021. Il était incapable de justifier la disparition de ce montant au chef de l’Etat qui lui avait adressé une demande d’explication à propos, par correspondance datée dont notre rédaction a pu obtenir copie. Et ne parlons pas de l’usage qu’il fait des recettes des communiqués et publicités radiodiffusés, des redevances de fréquence des radios et télé privées nationales, des stations des médias étrangers et internationaux (Radio Chine internationale, RFI, Voice of America, BBC, Deutsch Well, Radio HIT), ainsi que des chaînes de distribution comme Startimes, Canal+, etc., qui lui sont régulièrement versées. Pourquoi ni la justice ni le gouvernement n’ont jamais demandé la levée de l’immunité ministérielle de Kazagui pour qu’il réponde de ses actes délictueux, à la limite criminels?

 

♦️Cas de Dr Pierre Somsè, ministre de la Santé et de la population, sur qui pèsent la présomption de culpabilité dans la gestion des fonds et matériels de Covid-19. La grève des médecins et du personnel de la santé pour réclamer ce qui leur était refusé au départ, en dit long sur la moralité de gestion de la Covid-19 qui est devenue un véritable business, un fonds de commerce couvert par une omerta digne de la mafia et des républiques bananières et dictatoriales. Au ministère de la Santé et de la population, le personnel soignant s’oblige à se mettre en grève pour recevoir la prime Covid-19. Malheureusement, le personnel de santé des services militaires est privé de cette prime, comme s’il ne faisait pas partie du personnel de la santé exposé à la maladie. Au vu de tout ce qui précède, qu’attend-t-on pour mettre en examen le ministre Somsè?

 

♦️Cas de la Présidence de la République, avec l’extraordinaire détournement, par des membres du cabinet présidentiel, de la somme de 134 millions de FCFA décaissée par le Trésor public pour l’achat du carburant dans les chars blindés russes arrivés en décembre 2020. On a remarqué que beaucoup de chars étaient tombés en panne sèche à quelques minutes seulement de leur arrivée, et ce sont les Russes qui s’étaient débrouillés pour acheter du carburant avec leur propre argent, alors que l’Etat centrafricain a débloqué de l’argent à cet effet. Pourquoi les auteurs présumés de ce détournement ne se sont jamais inquiétés jusqu’à ce jour?

 

♦️Cas du ministère de la Défense nationale où plus d’un (1) milliard de FCFA a été siphonné par des officiers et sous-officiers gestionnaires bien connus, fait documenté et vérifié par la Haute autorité chargée de bonne gouvernance qui a a produit son rapport accablant, mais sans qu’il y ait une poursuite judicaire à ce jour. Et pourtant le parquet général de Bangui a été régulièrement saisi de ce dossier par la HABG depuis 2019 ! Où est la justice ?

 

♦️Et autres: La même institution a épinglé dans ses rapports les ministres Amit Idriss des Eaux et forêts, Virginie Baikoua de l’Action humanitaire et de la réconciliation nationale, l’ancien ministre des Transports Théodore Jousso, et autres.

De plus, l’Inspection générale d’Etat a produit des rapports pointus visant des DG et cadres des entreprises et offices publics comme l’ENERCA, la SOCASP, l’ASRP, l’ONM, le FER (Fonds d’entretien routier) et la Mairie de Bangui avec l’inénarrable Emile Raymond Gros Nakombo, tous des véritables prisonniers en sursis.

 

♦️Cas de l’Assemblée nationale: De nombreux cas de détournements à l’Assemblée nationale sont régulièrement signalés, et les audits de la Cour des comptes en font état, mais les auteurs et les complices ne sont jamais inquiétés jusqu’à ce jour. Il y a aussi l’affaire des quarante (40) millions de FCFA d’un opérateur économique chinois rançonnés principalement par l’honorable Jean Michel Mandaba, député du Bamingui et président de la Commission parlementaire Ressources et productions, avec la complicité de plusieurs députés et d’autres qui auraient plongé la main dedans, comme le président de l’Assemblée nationale Laurent Ngon-Baba, selon quelques indiscrétions et mauvaises langues parlementaires. Le rapport de la commission d’enquête parlementaire bien documenté sur le sujet, demeure tiroirisé. Mandaba ne sera jamais traduit devant la Haute cour de justice tant que Ngon-Baba et Mathurin Dimbelet-Nakoe resteront tout puissants au sein du bureau de l’actuelle Assemblée nationale.

 

♦️Cas Mapenzi: D’importantes sommes d’argent ont été décaissées depuis plus de 3 ans à l’honorable Jean Symphorien Mapenzi, chef d’une entreprise privée, député de Bimbo 2 et 1er vice-président de l’Assemblée nationale, pour réhabilitation et amélioration de l’état de service de la route Bossemptélé-Bozoum. Les fonds dont le montant avoisinerait un (1) milliard de FCFA ont été décaissés depuis au moins trois ans, mais rien n’a été fait conformément aux termes du contrat. Et la justice dort !

 

♦️Cas de la Caisse principale du Trésor public: 150 millions de Francs CFA mystérieusement disparus dans le bureau de la caissière principale (CP) du Trésor public, à l’indifférence générale. La CP Mme Fiolenga, présumée nièce de l’ancien Premier ministre et actuel patron du MCU, Simplice-Mathieu Sarandji, se moque de tout le monde là-bas et de toute la République.

 

♦️Cas du TGIB : Et que dit-on des 130 millions de FCFA et des lingots d’or volés dans le bureau du greffier en chef du tribunal de grande instance de Bangui? Rien. Même pour ce qui s’est produit das la propre maison de dame Justice !!! C’est scandaleux.

 

♦️Cas des congélateurs volés au grand Marché municipal d Bimbo: L’affaire du vol des congélateurs du marché de Bimbo, payés par l’Union européenne et effectivement livrés, n’avait pas duré 6 mois. Et depuis 2 ans, aucune sanction judiciaire ni administrative n’est prise à l’encontre des présumé auteurs et leurs complices. La liste est non-exhaustive, en tout cas, et il ne doit pas y avoir de demi mesure qui mettrait à l’abri d’autres catégories de délinquants et criminels.

 

♦️Cas de la préfète de la Mambéré-Kadéi: Il s’agit de Mme Philomène Dounda, alors préfète de la Mambéré Kadéi, qui avait fortement détourné les biens publics mais son beau-frère Martin Ziguélé lui a trouvé un terrain fertile dans la Basse-Kotto pour suffisamment voler sans bruit.

On se pose la question: pourquoi les parquets territorialement compétents ne s’autosaisissent-ils pas mais attendent seulement des injonctions de là-haut pour gesticuler? A ce niveau, l’on pourrait rapidement interpréter que la justice se met au service des dirigeants politiques pour s’en prendre aux opposants, alors que les juges ne doivent se soumettre qu’à l’autorité de la loi, afin d’éviter le déni de justice, l’iniquité, le parjure et la forfaiture.

On s’attend à ce que le slogan « l’impunité zéro sera la colonne vertébrale de mon second mandat » soit traduit dans les faits, car on s’aperçoit que les prédateurs, les prévaricateurs et les concussionnaires proches du président de la République font leur queue à l’Assemblée nationale pour se réfugier sous le manteau de l’immunité parlementaire.

De grâce, Mesdames et Messieurs les Juges, dites-nous d’abord qui a tué Me Ignace Bandassa, Me Ngoungaye Wanfio Nganatoua, Modeste Martineau Bria, les abbés Jean-Claude Kilamongue, Paul Emile Nzalé, Albert Toungoumalé-Baba et ceux de Bambari et Alindao, les habitants de Paoua, Lemouna, Bohong et autres morts avant le retour de Bozizé en RCA, et demandez la levée de l’immunité parlementaire des députés-assassins ou escrocs, selon, Chance Léonard Ngbakongo de Gadzi, Florent Kéma de Nana-Bakassa 2, Jean-Michel Mandaba de Bamingui et ses complices, afin que nous croyions au caractère indépendant, équitable et loyal de la justice! Pas de justice à plusieurs vitesses.

Affaire à suivre.

 

Par : Damoclès Diriwo

Source: MEDIAS+ du lundi 12 avril 2021

Centrafrique : ce que contient l’enquête qui vise François Bozizé et l’opposition (Jeune Afrique)

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Par Mathieu Olivier Une information judiciaire est en cours afin de faire la lumière sur la création de la rébellion de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique (CPC). D’abord centrée sur François Bozizé, cette enquête tente de faire le lien entre l’ancien président et les opposants Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Karim Meckassoua. JA a eu accès au dossier.

 

Quel rôle a joué l’opposition dans la création de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique (CPC), qui regroupe depuis décembre 2020 les principaux groupes armés rebelles centrafricains ? C’est, en substance, la question que le juge d’instruction spécialisé auprès du tribunal de grande instance de Bangui, Narcisse Ted Issa Bedengba, travaille à éclaircir.

 

À la requête du procureur Laurent Lengande, ce magistrat a en effet ouvert une information judiciaire le 8 janvier 2021 au sujet des liens entre la CPC et certains membres de l’opposition. Selon nos informations, celle-ci visait à l’origine l’ex-ministre Thierry Savonarole Maleyombo, haut cadre du Kwa Na Kwa (le parti de François Bozizé) arrêté le 31 décembre 2020 et placé en détention ensuite.

 

Vingt et une personnes visées, dont Bozizé et ses fils

Selon les documents en la possession de Jeune Afrique (voir en fin d’article), Maleyombo était soupçonné d’avoir comploté contre l’État et était suspecté d’atteinte à sa sûreté, d’association de malfaiteurs, de rébellion, de complot, de participation ou adhésion à des mouvements de désordre ou de rébellion et de destructions volontaires de biens.

 

Le procureur met en avant des documents saisis par la police judiciaire lors de la perquisition de l’hôtel La Ouangolaise, propriété de l’ancien ministre, « mettant en évidence la participation criminelle effective” de Maleyombo aux activités de la CPC. Dès le 8 janvier, dans un réquisitoire introductif adressé au juge d’instruction, il estimait disposer de suffisamment d’éléments contre lui pour une inculpation.

 

Surtout, sur la base de conversations s’étant déroulées sur WhatsApp, il suggérait que son suspect avait reçu l’aide de Jean-Eudes Teya, un conseiller de François Bozizé, et d’Abakar Sabone, un proche du chef rebelle Noureddine Adam. Le 20 janvier, dans un réquisitoire supplétif au juge, il ajoutait à sa liste (qui comporte 21 personnes) les fils de l’ancien président, Jean-Francis, Rodrigue et Papy, ainsi que son neveu Maxime Mokom (leader anti-balaka) et le général Sylvain Beorofei.

 

De Bozizé à Meckassoua, Dologuélé et Ziguélé ?

Dans un document consulté par JA, le juge explique que François Bozizé se serait rendu coupable de complot avec les personnes citées. « Courant novembre 2020, convaincu d’une éventualité de l’invalidation de sa candidature à l’élection du 27 décembre 2020, François Bozizé […] avait quitté Bangui à destination de l’intérieur du pays [et profité] de l’occasion pour signer avec certains leaders de groupes armés la création [de] la CPC [dont le but] n’est rien d’autre que de déstabiliser par un mouvement insurrectionnel armé les institutions républicaines », écrit-il.

 

Le magistrat ajoute, reprenant les arguments du procureur : « Il convient de noter qu’à côté du nommé François Bozizé sur le terrain, se trouvaient non seulement ses enfants et neveux, mais aussi certains cadres du parti KNK et de groupes armés, en l’occurrence le nommé Jean-Eudes Teya et autres, tout ceci par la complicité de leurs mentors dont les nommés Abakar Sabone et Serge Simon Bozanga, respectivement responsable de communication et porte-parole de la CPC. »

 

« Il ne fait aucun doute quant à la responsabilité pénale de François Bozizé et consorts », conclut Narcisse Ted Issa Bedengba. Ce dernier a toutefois récemment accepté d’élargir encore ses investigations à d’autres partis d’opposition que le KNK. Le 2 avril, il a demandé au président de l’Assemblée nationale, Laurent Ngon-Baba, la levée de l’immunité parlementaire de Karim Abdoul Meckassoua, Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, et Simplice Aurélien Zingas.

 

« Ils veulent liquider toute opposition »

« Pour la manifestation de la vérité, il serait judicieux que la noble institution dont vous avez la charge enclenche la procédure de levée d’immunité afin qu’ils soient entendus dans la procédure », justifie le juge d’instruction dans un courrier détenu par J.A. Aucune précision n’est cependant apportée sur les éléments qui permettraient de faire le lien entre la CPC et les députés, qui ne font pas partie de la liste des 21 personnes suspectées de complot.

 

Le 8 avril, le ministre intérimaire de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene, frère cadet de l’ancien président Michel Djotodia, a lui aussi réclamé à l’Assemblée la possibilité de faire entendre les quatre opposants dans le cadre de l’information judiciaire. Abazene, récemment nommé à ce poste, suit en effet de près le dossier, dont il rend compte régulièrement au Premier ministre, Firmin Ngrebada.

 

Meckassoua, Dologuélé, Ziguélé et Zingas font en outre l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national, sur décision du procureur Laurent Lengande, depuis le 18 janvier. Ils ont plusieurs fois été empêchés de quitter le pays. Selon nos informations, aucun n’a encore été entendu par la justice et tous dénoncent des accusations politiques visant, selon les termes de Martin Ziguélé, à « liquider toute opposition ».

 

https://www.jeuneafrique.com/1153176/societe/centrafrique-ce-que-contient-lenquete-qui-vise-francois-bozize-et-lopposition/

RCA : après la ville de Kaga-Bandoro, c’est le tour de Batangafo d’être reprise par l’armée nationale

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Des soldats faca en patrouille dans les quartiers à la péréphérire de la capitale

 

Batangafo, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021, 21:12:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures après la reprise de la ville stratégique de Kaga-Bandoro, dans la Nana-Gribizi  par les forces loyalistes, c’est le tour de celle de Batangafo, située à plus de 380 kilomètres de Bangui d’être reprise par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais.

 

Selon des sources locales, les forces loyalistes sont arrivées à Batangafo sur deux voies : l’axe Kaga-Bandoro et l’axe Bouca. À bord d’une dizaine des véhicules, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont repris la ville presque sans combats. Les rebelles se sont retirés de la ville depuis plusieurs jours à l’annonce de l’arrivée des forces loyalistes à Bouca et Mbrés.

Selon des sources humanitaires locales, les populations se sont terrées chez elles  à l’arrivée des forces loyalistes, et la ville est totalement calme. Les boutiques et autres commerces sont toujours fermés. Les activités sont toujours paralysées.

Notons que la sous-préfecture de Batangafo, dans l’ouham, érigée récemment en préfecture de l’Ouham-Fafa par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, est occupée depuis 2014 par les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), devenu en décembre 2020 membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Depuis la reprise de la ville, les forces loyalistes ont dans leur viseur la commune de Kabo puis de Moyenne Sido, à la frontière avec le Tchad.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

ONU et mercenaires russes en Centrafrique : le pacte du silence ?

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021, 16:00:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a enquêté sur une frappe aérienne de l’armée française au début de l’année et a conclu à une bavure[1], la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) reste étrangement sourde et aveugle aux agissements douteux de la société de mercenariat russe Wagner depuis plusieurs années[2].

 

Depuis la visite du président Faustin Archange Touadéra en Russie en 2017, la coopération entre le gouvernement centrafricain et la Fédération de Russie s’est rapidement développée[3]. Cette coopération a été nouée au plus haut niveau du gouvernement centrafricain et a commencé dans le domaine sécuritaire avec un appui à la formation des militaires (les FACA) par la société Wagner. Cette entrée sur la scène centrafricaine était d’emblée problématique. D’une part, cette compagnie de mercenariat, déjà connue en Ukraine et en Syrie comme un faux nez du pouvoir russe, prenait pied dans ce pays sans Etat qu’est la Centrafrique en tant que prestataire de sécurité et en dissimulant sa véritable identité derrière des sociétés-écrans créées localement (Sewa Security Services et Lobaye Invest). D’autre part, elle dupliquait l’action de l’Union Européenne (UE) qui formait déjà les FACA mais sans armes, à la grande frustration du gouvernement centrafricain.

En trois ans, cette entreprise de mercenariat est passée de la formation au combat et a contredit, entravé et violé le mandat des Nations Unies en Centrafrique dans le silence le plus total de la MINUSCA.

Violations de l’embargo sur les armes

Afin de former les FACA dans l’ancienne résidence de Bokassa transformée en base d’entraînement, la Russie a demandé et bénéficié en 2017 d’une exemption à l’embargo sur les armes décrétée par le Conseil de Sécurité depuis 2013[4]. Mais elle n’a pas souvent respecté le délai de déclaration des transferts d’armes et a parfois pris son temps pour autoriser les inspections onusiennes. En 2018, la confrontation entre gangs armés et forces gouvernementales/MINUSCA au grand marché de Bangui aurait donné aux instructeurs russes l’occasion d’accompagner les forces gouvernementales au feu mais la MINUSCA, qui était déjà embarrassée par les dommages collatéraux de cette confrontation,[5] n’en a pas parlé.

En octobre 2020, la Russie a offert aux FACA des armements lourds (notamment des véhicules blindés) qui n’ont pas été enregistrés dans les stocks de l’armée[6]. Mais fin décembre 2020, en raison de la menace d’une nouvelle rébellion qui s’approchait de Bangui (la Coalition des Patriotes Centrafricains, CPC), elle a dû faire un saut qualitatif en organisant en urgence une véritable opération militaire. Tandis que le Rwanda envoyait officiellement des soldats au secours du régime de Touadéra, la Russie a déployé des hélicoptères et 300 « instructeurs » qui, à l’inverse des Rwandais, ne portaient pas l’uniforme de leur pays. Ces « instructeurs privés » ont joué un rôle-clé dans le sauvetage du régime puis la contre-offensive contre la CPC orchestrée avec les FACA et qui est toujours en cours.

Ce déploiement militaire important qui violait l’embargo onusien a valu à la Russie un rappel à l’ordre de certains membres du Conseil de Sécurité. Celle-ci a annoncé le retrait de ses hélicoptères et de ses « instructeurs » et insiste sur leur rôle d’encadrement des FACA. Mais le 13 janvier 2021, lors de l’attaque de la capitale par la CPC, des témoins ont rapporté avoir assisté à des combats entre les rebelles et les FACA accompagnés des « instructeurs » russes et des casques bleus de la MINUSCA[7]. De même, trois mois plus tard, le retrait russe ne semble toujours pas effectif et le chiffre de 300 annoncé par la diplomatie russe paraît largement sous-estimé.

Appuyant les demandes répétées du gouvernement centrafricain pour la levée de l’embargo sur les armes,[8] le gouvernement russe par l’intermédiaire de Wagner a fait plus que tester les limites de cet embargo : il les a franchies parfois et les a franchement violées avec l’opération de sauvetage du régime centrafricain.

Violences contre la population

Alors que la protection de la population constitue la tâche la plus importante de la MINUSCA, celle-ci ignore les violences commises par les mercenaires russes contre des civils. Outre le mystérieux assassinat de trois journalistes russes en 2018 venus enquêter sur Wagner[9], les instructeurs déployés pour encadrer les FACA dans des villes de province où se trouvent des bases de la MINUSCA commettent des abus sexuels bien connus des communautés locales mais apparemment ignorés par la MINUSCA. Et cela bien que casques bleus et instructeurs russes résident souvent dans les mêmes villes. Jusqu’à présent la seule indication d’une enquête de la MINUSCA sur les violences commises par les Russes concerne le cas d’un Centrafricain qui a été torturé à Bambari en 2019[10]. Au début de cette année, l’opération militaire contre la CPC aurait fait de nombreuses victimes civiles, notamment dans une mosquée de Bambari en février de cette année, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux[11]. Mais là encore la MINUSCA a opté pour le silence[12].

Interférences dans le processus de paix

Alors que l’appui au processus de paix est la seconde tâche la plus importante de la MINUSCA, les interférences russes dans ce processus ont été rapides, importantes et complètement passées sous silence.

En formant l’armée centrafricaine, la société de mercenariat russe s’est invitée dans la réforme du secteur de sécurité que pilotait la MINUSCA. En 2017, cette dernière a élaboré avec le gouvernement centrafricain la « Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité : 2017-2021 ». Dès le début de la formation russe des FACA, le problème a été de coordonner cette action avec celle de l’UE et de l’intégrer dans le plan de réforme du secteur de sécurité supervisé par la MINUSCA.

Bien qu’arrivés en Centrafrique dans le cadre d’un accord avec le président, les émissaires de Wagner ont tout de suite noué des relations avec les groupes armés. En 2018, un de leurs convois en provenance du Soudan est ainsi passé par les villes de Birao, Ndélé, Kaga Bandoro et Bria – toutes villes alors contrôlées par des groupes armés.[13] Outre le palais de Berengo situé dans l’Ouest centrafricain et transformé en base d’entraînement, les mercenaires russes se sont aussi implantés à l’Est, dans la préfecture de la Haute-Kotto qui avait alors la double caractéristique d’être une zone diamantifère et d’être complètement sous le contrôle des groupes armés. Pour les Russes, l’année 2018 a été celle de la reconnaissance du terrain et des premiers contacts avec les nombreux seigneurs de guerre. Connus de la MINUSCA qui grâce à ses bases en province suivait leurs mouvements, ces multiples contacts doublaient et finirent par prendre de court la mission de l’Union Africaine (UA) officiellement mandatée comme médiateur entre le gouvernement et les groupes armés. En effet, à la fin août 2018, la Fédération de Russie et la République du Soudan initièrent une réunion avec des leaders de groupes armés à Khartoum qui aboutit à une « déclaration d’entente »[14] court-circuitant la médiation de l’UA. Après de discrètes pressions diplomatiques, les deux processus de paix concurrents ont fini par se rejoindre pour donner naissance à l’accord de Khartoum signé le 6 février 2019. Dans les coulisses, la Russie a été le parrain secret de cet accord. Bien qu’officiellement parrainée par l’UA, cette négociation n’aurait pas été possible sans le gouvernement soudanais qui a été le paravent de la Russie en accueillant les négociations et sans les « motivations » financières des signataires par la Russie. Compte-tenu des conditions de naissance de cet accord, le responsable de la MINUSCA à l’époque a pris soin de ne pas le parapher, à l’inverse de l’UA et de la CEEAC qui en sont les garants officiels. Cette prudence initiale n’a toutefois pas changé grand-chose en ce qui concerne l’engagement de l’ONU : le G5 (dont l’ONU fait partie) a basé toute son action depuis deux ans sur cet accord de paix dont la Russie a été l’initiateur secret et qui reste pour l’ONU « le point de référence essentiel »[15].

Progressivement, bien avant le début officiel de la campagne électorale en 2020, les réseaux sociaux et certains médias sont devenus les porte-voix de fake news, d’une propagande pro-russe et de discours de haine en Centrafrique qui ont contribué à la montée des tensions préélectorales[16]. Alors que cette rhétorique déstabilisatrice ciblait quotidiennement l’ONU, la MINUSCA qui est censée « prévenir et surveiller les discours de haine et d’incitation à la violence » n’a jamais mentionné l’implication de la Russie dans les médias et les réseaux sociaux centrafricains bien qu’une équipe d’experts en communication ait été mise à disposition de la présidence et qu’une radio ait été créée à Bangui à l’instigation des Russes[17]. Dans un rapport de la MINUSCA publié en décembre 2020 sur l’incitation à la haine et à la violence en République centrafricaine de 2017 à 2019, pas un mot ne concerne les militants du numérique qui défendent l’action russe en Centrafrique et dénigrent toute autre initiative, notamment celles de l’opposition démocratique[18]. Le même mois, Facebook identifiait et supprimait des faux comptes en attribuant leur paternité à la fois à la Russie et à la France[19]. Bien qu’évidentes et dangereuses dans le contexte électoral, ces manœuvres de désinformation ont aussi été ignorées par la MINUSCA.

Gouvernance économique

Enfin alors que la gouvernance et la situation socioéconomique sont suivies par la MINUSCA qui les évoque régulièrement dans ses rapports, celle-ci n’a jamais mentionné le développement d’intérêts économiques russes dans des zones sous contrôle des groupes armés. Pourtant dès 2017 a été créée la société Lobaye Invest qui a été dirigée par Yevgeniy Khodotov et a obtenu du gouvernement des droits miniers dans plusieurs régions en 2018 et 2019, dont certaines étaient sous le contrôle des groupes armés[20]. Il en va ainsi de la plus grande mine d’or connue en RCA, la mine de Ndassima sous contrôle de groupes armés mais dont les droits attribués à Axmin avant le conflit ont été réattribués à la très mystérieuse compagnie Midas Resources en 2020. Le développement des intérêts économiques russes dans des zones sensibles a donc été aussi ignoré.

Le sens du silence

Il n’est pas inhabituel que les missions de maintien de la paix des Nations Unies n’appliquent pas leur mandat et mentent par omission[21]. L’important est de comprendre pourquoi. Lors de l’arrivée de Wagner en RCA, le leadership de la MINUSCA a opté pour un « accompagnement pragmatique ». Prenant acte de l’exemption à l’embargo, il s’est efforcé d’accompagner son installation en acceptant d’emblée l’explication officielle selon laquelle il s’agissait simplement d’une entreprise privée employée par le gouvernement centrafricain et que critiquer ce choix serait de l’ingérence. Cet argumentaire permettait à la fois de suivre la ligne du Conseil de Sécurité, de ne pas s’interroger sur la nature et les intentions de ce nouvel acteur et d’essayer « d’harmoniser les approches », notamment pour réopérationnaliser les FACA. Ainsi, le leadership onusien en Centrafrique a insisté pour que les Russes soient intégrés dans les discussions avec les attachés de défense des ambassades et reprend toujours l’argumentaire officiel quand il est interrogé sur l’action russe en RCA. Outre cette stratégie d’accompagnement, le souci de ne pas embarrasser un membre du Conseil de Sécurité, qui pourrait gêner la MINUSCA et le déroulement de carrière de certains à l’ONU, a joué un rôle dans son silence diplomatique.

Depuis trois ans, le leadership de l’ONU en général et de la MINUSCA en particulier n’a rien dit, ni sur les violations de l’embargo, ni sur les violations des droits de l’Homme, ni sur les interférences dans le processus de paix. Alors que l’influence russe politique, économique et sécuritaire n’a cessé de croître en Centrafrique depuis 2017, ce fait est passé sous silence dans les rapports du Représentant Spécial du Secrétaire Général. Mais depuis l’offensive centrafricano-russo-rwandaise contre la CPC, le narratif russe sur le rôle non-combattant des « instructeurs » et l’absence de lien entre eux et les autorités russes deviennent de moins en moins vraisemblables[22]. Plus ce narratif perd en crédibilité plus le silence de la MINUSCA sur les agissements des « instructeurs » russes devient assourdissant. Les voix onusiennes dissonantes qui s’élèvent[23], les sanctions américaines qui dénoncent Lobaye Invest comme le faux nez centrafricain de Wagner[24], le saut qualitatif de l’engagement armé russe que constitue l’opération anti-CPC et la proximité opérationnelle potentiellement compromettante entre les casques bleus et les « instructeurs » russes face à la CPC, tout cela rend la stratégie d’accompagnement et le silence de la MINUSCA de plus en plus problématiques.

Anticipant des révélations gênantes sur ce prestataire de sécurité[25], depuis quelques semaines la MINUSCA semble prendre ses distances vis-à-vis de ce « partenaire privé du gouvernement centrafricain » dont on ne parle jamais mais qui est partout[26]. De retour de Moscou, le responsable de la MINUSCA vient d’annoncer une enquête sur les éventuelles exactions des mercenaires russes[27]. Après trois ans de cécité et de silence, la MINUSCA va-t-elle retrouver la vue et la parole ? Cette enquête est probablement la dernière opportunité pour sauver la crédibilité de l’ONU en Centrafrique

[2] Pour rappel, un mercenaire est un soldat à la solde d’un gouvernement étranger. https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/mercenaire
[3] https://information.tv5monde.com/afrique/la-centrafrique-nouveau-symbole-du-retour-de-la-russie-en-afrique-388461
[4] Résolution 2127 (2013).
[5] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/13/a-bangui-une-operation-militaire-ravive-les-tensions_5284931_3212.html
[6] Rapport à mi-parcours du Groupe d’experts sur la République centrafricaine reconduit dans son mandat par la résolution 2536 (2020) du Conseil de sécurité, 27 janvier 2021.
[7] https://www.dw.com/fr/situation-volatile-%C3%A0-bangui-apr%C3%A8s-des-attaques-rebelles/a-56217307
[8] L’embargo a été allégé mais il reste maintenu par le Conseil de Sécurité compte-tenu des déficiences des autorités centrafricaines en matière de stockage et de suivi des armes.
[9] https://www.nytimes.com/2018/08/07/world/europe/central-african-republic-russia-murder-journalists-africa-mystery-murders-put-spotlight-on-kremlins-reach.html
[10] https://www.france24.com/en/20190213-un-asks-cafrica-take-action-over-russian-torture-case
[11] https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2021/02/central-african-republic-amnesty-investigation-reveals-full-horror/
[12] https://www.liberation.fr/international/afrique/en-centrafrique-des-exactions-des-mercenaires-russes-couvertes-par-les-casques-bleus-20210331_IDLUKMPVHBBZZG33WGXVRV5JUY/
[13] https://www.youtube.com/watch?v=1zNmDh976Zk
[14] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20180830-negociations-paix-rca-declaration-entente-khartoum
[15] Rapport du Secrétaire Général au Conseil de Sécurité, 14 février 2020.
[16] https://www.ifri.org/fr/publications/etudes-de-lifri/reseaux-sociaux-centrafricains-laube-elections-symptome-avance-dune
[17] https://www.ifri.org/fr/publications/notes-de-lifri/panorama-de-presse-centrafricaine-entre-pauvrete-politique-dinfluence
[18] https://www.ohchr.org/Documents/Countries/CF/Rapport_incitation_haine_et_violence.pdf
[19] https://public-assets.graphika.com/reports/graphika_stanford_report_more_troll_kombat.pdf
[20] https://www.centrafriqueledefi.com/pages/economie-industrie/centrafrique.html
[21] https://www.rfi.fr/fr/hebdo/20141107-onu-ua-union-africaine-soudan-defaillances-minuad-unamid-darfour-exactions-cpi et https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/reflexions_sur_17_ans_de_presence_de_lonu_en_republique_democratique_du_congo_0.pdf
[22] https://www.youtube.com/watch?v=tbYlRZ2kiyU
[23] https://news.un.org/fr/story/2021/03/1093112
[24] https://home.treasury.gov/news/press-releases/sm1133
[25] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/05/en-centrafrique-les-mercenaires-russes-accuses-d-exactions_6075636_3212.html
[26] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210118-mankeur-ndiaye-le-repr%C3%A9sentant-sp%C3%A9cial-de-l-onu-en-rca-critiqu%C3%A9-par-l-opposition
[27] https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210118-mankeur-ndiaye-le-repr%C3%A9sentant-sp%C3%A9cial-de-l-onu-en-rca-critiqu%C3%A9-par-l-opposition

Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne et coordonnateur de l’Observatoire de l’Afrique centrale et australe de l’Ifri & Saber Jendoubi, journaliste indépendant, installé en Centrafrique de 2016 à 2019.

 

RCA : La diplomatie à la solde de la volonté des nouveaux princes

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Dmitry-Sergeevich-Sytii-Valery-Zakharov-Oleg-450×307.jpg” alt=”Dmitry Sergeevich Sytii, Valery Zakharov et Oleg” width=”450″ height=”307″ />
Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021, 15:21:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus rien ne va entre le G5 et les Russes au sujet de la ligne diplomatique en Centrafrique. Dans ce conflit, la locatrice des Affaires étrangères Sylvie Baïpo Témon est complètement effacée.

 

En effet, après la visite de travail qu’il a effectué en Russie, le partenaire électoral de Touadera a eu l’outrecuidance de parler de l’enquête sur les allégations de crimes de guerre, crime de sang et des abominations des russes en Centrafrique sous le silence coupable de la Minusca.

En accordant une interview à RFI et France 24, Mankeur Ndiaye a levé la voile sur ces faits de la manière la plus diplomatique possible. Mécontent de son intervention, le patron de la diplomatie a tweeté son désaccord.

« J’ai contacté le ministère russe des Affaires étrangères pour discuter des propos faits aujourd’hui par M. Ndiaye. S.Verchinine m’a fait savoir que les crimes qui auraient été commis par les instructeurs russes ne faisaient pas l’objet de son échange avec le chef de la Minusca », a tweeté Valery Zakharov, Conseiller en matière de sécurité de Touadera.

Ceci expliquant cela, les marionnettes à la solde du régime ont lancé leurs chiens enragés dans la rue à coup de billet de banque sortie tout droit du trésor public.

Une tentative d’étouffer l’enquête ouverte pour faire la lumière sur les crimes commis comme l’usage des drones contre la population civile de Ndanga à Boda, où plusieurs personnes ont été tuées lors d’un marché hebdomadaire par les russes sous le silence coupable de la société civile (GTSC), du gouvernement et de la ministre des Actions humanitaires.

En se comportant comme les marionnettes, les autorités centrafricaines avec la diplomatie approximative voire la diplomatie de la rue, ont tout cédé soit à Vladimir Titorenko qui dicte tout et qui fait tout, soit à Zakharov qui fait la pluie et le beau temps.

Ce n’est pas Fidèle Gouandjika qui plaide qu’on donne tout à la Russie et aux russes même nos femmes et filles qui nous dira le contraire. Prototype de ce que pense et fait Faustin Archange Touadera, les russes sont désormais les nouveaux princes, les décideurs de tout.

En réalité, les marches de samedi et de ce matin à Bangui ont pour seul objectif, étouffer les velléités de crimes commis par les amis personnels de Faustin Archange Touadera.

«Depuis l’avènement de la Russie en Centrafrique en 2018, les russes instructeurs et mercenaires sont présentés comme des sauveur en Centrafrique. Mais depuis le développement de la situation sécuritaire, les russes en commis des crimes, tués des civils à Boali, Bossembélé, Bambari, Bossangoa, Bouca, Nanga-Boguila. C’est au grand jour qu’ils sont présentés comme des criminels. C’est ce qu’ils ne supportent pas », nous a raconté un diplomate bien introduit à Bangui sous couvert de l’anonymat.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : + de 1300 morts officiellement décomptées impliquant l’UPC de Darassa entre 2016 et 2020

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Ali-Darassa-et-ses-hommes-à-Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019″ width=”450″ height=”299″ />
Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Malgré́́ ce bilan et une participation active dans la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les chefs de l’UPC ne font l’objet d’aucune poursuite judiciaire en Centrafrique (RCA), et ne sont pas non plus sous sanctions des Nations Unies. À la surprise, c’est Thierry MALAYOMBO qui est depuis sur le feu de la justice, et récemment les leaders de l’opposition démocratique.

 

Ce décompte non exhaustif ne comprend pas:

 

  • les innombrables victimes mortes en brousse dans l’anonymat le plus total ;
  • les refugies, les déplacés suites aux exactions de l’UPC ;
  • les blessés, les victimes d’atteintes aux droits humains ;
  • le pillage des récoltes, des ressources minières, du bétail, les taxes aux commerçants et aux transporteurs ;
  • la participation active au sein de la coalition rebelle CPC

 

  • 4 Juillet 2016 : à Bambari. Luttes intestines UPC : 14 morts
  • 12 Septembre 2016 : Entre Kouango et Bianga. Attaques UPC : 6 morts
  • Octobre 2016: à Grimari. 6 gendarmes et 4 civils tués dans embuscade UPC : 10 morts
  • 15 Octobre 2016 : à Ngakobo. Attaque UPC camp de déplacés Ngakobo : 13 morts
  • 27 Octobre 2016 : à Mbriki et Belima (Bambari). Affrontements AB UPC : 15 morts
  • 21 Novembre 2016 : à Bria. Affrontements UPC vs FPRC, UFRC, MLJC, AB : 115 morts
  • 12 Décembre 2016 : à Bakala. Affrontements UPC vs FPRC, UFRC, MLJC, AB : 200 morts

 

  • Février 2017 Ndassima. Affrontements FPRC – UPC pour le site de Ndassima : au moins 20 morts
  • 15 Février 2017 : Bria. UPC incendie le village de Makili : bilan inconnu
  • 9 Mars 2017 : Bria : UPC attaque Grao (à 70 km au sud-est de Bria) : bilan inconnu
  • 21 Mars 2017 : UPC attaque Yassine. 18 morts
  • 9 Mai 2017 : Alindao Affrontements UPC AB : 130 morts
  • Mai, juin et juillet 2017 : Affrontements FPRC AB vs UPC à Nzako (bilan inconnu)
  • 3 Août 2017 : Gambo Affrontements autodéfenses UPC. 88 morts
  • 4 Août 2017 Ouango, Béma, Pombolo Affrontements autodéfenses UPC. 80 morts
  • 5 août 2017 Gambo Centre médical local est attaqué par l’UPC. 45 morts
  • 17-août 2017 Zémio Nouvelle attaque menée contre les personnes déplacées. 8 morts.
  • 7 Septembre 2017 : Bria. Affrontements FPRC Goula (+AB) vs Runga à Bria (plusieurs dizaines de morts mais bilan exact indéterminé).
  • Décembre 2017. Ndassima. Affrontements FPRC – UPC pour le site de Ndassima (bilan inconnu).

 

  • 21 mars 2018 : Tagbara Affrontements AB UPC Minusca civils exécutéś dont curé Désiré Angbabata dans paroisse Saint Charles Lwanga de Seko 37 morts.
  • 2 au 3 avril 2018 Tagbara Base Minusca à Tagbara attaquée par AB. Riposte Exactions UPC sur civils 67 morts
  • 14 – 15 mai 2018 Bambari exactions de l’UPC. 9 morts
  • 29 – 30 mai 2018 Bambari Affrontements UPC vs MINUSCA FSI. 20 morts
  • 30 juin 2018 Bambari Vicaire général du diocèse de Bambari Firmin Gbagoua est assassiné.
  • 17 juillet 2018 Pombolo. Affrontements autodéfenses vs UPC. 17 morts
  • 15-novembre 2018 Alindao. Attaque du site des déplacés d’Alindao dont deux prêtres tués l’Abbé Blaise Mada, père Célestin Ngoumbango. 100 morts

 

  • 10 janvier 2019 Bambari – Bokolobo UPC attaque à Bambari FACA Minusca pour empêcher JMA. Opération Bekpa Minusca portugais. 40 morts
  • 25 Janvier 2019 Ippy Eléments UPC ouvrent le feu sur un groupe d’habitants en pleine cérémonie mortuaire à Ippy 16 morts
  • 4 avril 2019 : attaque de l’UPC sur plusieurs villages sur axes Kouango – Mobaye. Au moins 18 morts et 4 villages incendiés dans la localité de Zangba
  • 17 et le 23 avril 2019 Zangba Affrontements UPC AB 100 morts
  • 2 Juin 2019 Zangba Eléments de l’UPC assassinent 6 personnes dont le sous-préfet Basse-Koto 6 morts
  • 29 Août 2019 mine d’or de Kolo (Mingala) Attaques UPC qui entraînent le déplacement des villageois (plusieurs morts mais bilan exact inconnu)
  • Fin septembre 2019 Bangao et de Lihoto Affrontements AB UPC. 20 morts
  • Octobre 2019 Mboki – Bambouti. Eléments de l’UPC attaquent des villageois faisant au moins 5 morts (décompte exact inconnu).
  • 27 décembre 2019: éléments UPC tendent une embuscade à six soldats de la paix qui effectuaient une patrouille entre Bossangoa et Batangafo

 

  • 9 Janvier 2020 : affrontement UPC FACA à Alindao faisant deux soldats tués + une vingtaine de civils blessés et des centaines de logements de déplacés incendiés.
  • 15 mars 2020 : quatre hommes détenus et torturés à Mboki par l’UPC
  • 20 mai 2020 : Suite à des accrochages avec les FACA, des éléments de l’UPC attaquent Obo, au moins trois civils tués par des éléments de l’UPC en retraite et des centaines de personnes déplacées.
  • Fin juillet 2020 : convoi ANE bloqué pendant plusieurs jours par des combattants de l’UPC à Bokolobo
  • 10 août, des éléments de l’UPC ont bloqué l’accès à des centres de vote à Zémio
  • 11 août 2020 : UPC vole matériel au personnel de l’ANE déployé à Ndassima et les chasse
  • 13 août 2020 : l’UPC tue un commerçant à Zémio et enlève les membres d’une équipe médicale qui vaccinait la population contre la rougeole à Mboki.

 

Sources : lettre experts Onu, rapports au SG ONU, médias type radio Ndeke Luka, RJDH

RCA : Des milliers de personnes touchées par le conflit reçoivent des vivres à Grimari (CICR)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/hotel-de-ville-de-Grimari-par-CNC-450×270.jpg” alt=”hôtel de ville de Grimari par CNC” width=”450″ height=”270″ />
Hôtel de ville de Grimari

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avec l’aide de la Croix-Rouge centrafricaine, a achevé hier une opération de distribution de vivres à environ 2 500 familles déplacées à Grimari, au centre-est de la République centrafricaine.

En janvier, Grimari avait été le théâtre de combats opposant les forces étatiques à des groupes armés. Des milliers de personnes avaient été forcées de fuir dans la brousse alors que d’autres avaient trouvé refuge dans les zones urbaines où elles se sentaient plus en sécurité.

« De nombreuses familles ont tout perdu. Elles vivent dans des conditions très précaires et dépendent encore de l’aide humanitaire pour se nourrir », explique Oumarou Rabiou Daddy, chef de la sous- délégation du CICR à Bambari.

Cette distribution de vivres qui s’est déroulée entre le 7 et le 10 avril à Grimari et à Ngoulinga couvrira les besoins alimentaires urgents de 12 500 personnes. Chaque famille a reçu du riz, de niébé, de l’huile, et de sel en quantité suffisante pour couvrir leurs besoins pendant un mois.

« Cela fait longtemps que je n’ai pas vu mes enfants aussi heureux. Nous traversons des moments difficiles car nous avons tout perdu lors des derniers affrontements », raconte Mireille, forcée de fuir à Grimari avec ses cinq enfants. « Petit à petit j’espère reconstruire ma vie. Je rentre aujourd’hui à la maison avec du riz et des haricots pour cuisiner un repas à la famille », poursuit-elle.

En raison du conflit et de l’insécurité, les agriculteurs, qui constituent la majorité des communautés, ont vu une partie de leurs récoltes pillée ou brûlée.

Au-delà des besoins urgents, le CICR ambitionne, à moyen terme, d’aider les populations vulnérables à subvenir de manière autonome à leurs besoins alimentaires.

L’organisation leur fournira dans les prochaines semaines des semences de maïs, d’arachide, de niébé, de gombos et courges ainsi que des outils agricoles afin qu’elles puissent relancer leurs activités de productions alimentaires pour répondre aux besoins nutritionnels et économiques.

« Ces semences aideront les communautés à relancer leurs activités agricoles en produisant suffisamment pour se nourrir et moins dépendre de l’aide humanitaire. Nous espérons qu’une bonne récolte leur permettra d’économiser des semences pour la prochaine campagne agricole », souligne Christian Gneba, Coordinateur du programme de Sécurité économique du CICR.

Pour obtenir des informations complémentaires, veuillez contacter :

 

Taoffic Mohamed Toure
Relations média du CICR à Bangui
Tél. : +236 75 64 30 07 – Courriel : ttoure@icrc.org

Centrafrique : La tempête du perchoir

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le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 13 avril 2021, 07:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’actualité en Centrafrique est marquée par la persécution des leaders d’opinion et des opposants à Faustin Archange Touadera. Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, Abdou Karim Meckasoua et Aurélien Simplice Zingas tous députés de la nation ont vu une procédure administrative de lever de leur immunité parlementaire. C’est la substance de la lettre envoyée par Arnaud Djoubaye Abazène, ministre intérimaire au président de l’Assemblée nationale El Hadj Laurent Ngon Baba. Décryptage

 

Comment on est-on arrivé là ?

Vous êtes surement tenté de vous poser cette question. Pour essayer de comprendre voici quelques éléments explicatifs de notre rédaction qui place dans son contexte les enjeux de cette persécution par voie de justice.

D’abord les enjeux sont représentatifs du paysage politiques et de sa configuration.

En effet, au sortir des élections bâclées qui a vu la victoire contestable et contestée de Faustin Archange Touadera. L’opposition a marqué de points à l’Assemblée nationale et est à même de mettre à mal la politique de l’allié de la Russie Faustin Archange Touadera.

Cette situation est la conséquence logique de la guerre fratricide au sein du MCU, parti sous la bannière de laquelle Faustin Archange Touadera a été candidat avec la bénédiction de la Russie. Les proches de Simplice Mathieu Sarandji s’opposent à Firmin Ngrebada. (Tous deux premiers ministre actuel et sortant qui disputent le perchoir de l’Assemblée nationale).

Selon des sources proches de Ngrebada et du bureau politique du MCU, Firmin Ngrebada a neutralisé par voie d’empoisonnement son prédécesseur Simplice Mathieu Sarandji et qui par voie de conséquence a été évacué hier sur Congo Démocratique pour des soins après une première tentative à Tunis.

Beaucoup plus proche de la Russie que Faustin Archange Touadera, Firmin Ngrebada, voulant justifier l’échec de sa politique, se comporte en chef de guerre, patrouillant tous les jours avec les militaires FACA et russes aspire à n’en point douter à prendre la tête de l’Assemblée nationale.

« Ses ambitions nous inquiètent, il prétend se positionner là et peut être succéder à Touadera en cas de quoi. C’est pourquoi nous devons bien analyser ces faits avant de choisir le prochain président de l’Assemblée » a indiqué un député nouvellement élu du MCU sous couvert de l’anonymat.

« Il faut voir la manière avec laquelle ils dépensé de l’argent pour embellir l’Assemblée nationale au nom de l’investiture. F Ngrebada est déjà dans la campagne qui ne dit pas son nom pour le perchoir » a rapporté Samson Kpongbo, un cadre de l’opposition démocratique.

Pour y parvenir, il faut écarter les prétendants

Tout le monde sait que les députés visés par la levée de l’immunité parlementaire n’ont rien n’à se reprocher. Sans quoi, la Cour Constitutionnelle acquises pour la cause du pouvoir devrait déjà écarter leur candidature.

Des rencontres à la primature avec le procureur de la République Laurent Lengandé pour chercher, fabriquer des fausses preuves contre ses adversaires politiques qu’il transforme en ennemi sur conseil de Vladimir Titorenko, ambassadeur proconsul et barbouze qui milite lui aussi pour effacer Valérie Zakarov, le conseiller de sécurité de Faustin Archange Touadera.

Malheureusement pour Firmin Ngebada, la procédure de levée d’immunité parlementaire prend autant de temps et qu’il tire à terre.

Pour nous qui écoutons la justice, le ministre Djoubaye Abazène est mal placé pour signer cette lettre. Plusieurs raisons expliquent cela.

Que sait-il de la mort du Magistrat Modeste Martineau Bria ? N’est-ce lui et son petit qui ont préparé et exécuter le magistrat ? Est-il bien placé de parler de présomption de culpabilité ? Alors que pèse sur lui une véritable présomption d’innocence de meurtre de son collègue ?

Pourquoi doit-il avoir la mémoire courte ? Lui qui a affirmé « Quand on cotisait pour acheter les armes à la Séléka, Nicolas Tiangaye qui s’oppose à tout aujourd’hui devant Djotodia était-il où ?»

En définitive, l’actualité en Centrafrique n’est qu’une persécution et complicité entre la Russie pro Ngrébada dans le but d’obtenir le perchoir et faire un coup d’état à Touadera.

La suite au prochain numéro.

 

Par Benjamin Yembinalè

Journaliste, rédacteur à CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Dialogue avec les groupes armés : le gouvernement et la société civile s’opposent à la déclaration de Mankeur Ndiaye sur RFI

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril 2021, 05:31:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les propos sur RFI du représentant  du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, le sénégalais Mankeur Ndiaye continue de susciter de vives réactions dans le pays. Après la manifestation à Bangui des jeunes du parti au pouvoir, puis la déclaration fracassante du groupe de travail de la société civile sur la crise en Centrafrique, vient le tour d’un important ministre du gouvernement, Maxime  Balalou d’exprimer son désaccord total avec les propos de Monsieur Mankeur Ndiaye.

 

Selon Mankeur Ndiaye, « Il y a d’autres membres de groupes armés qui sont disposés au dialogue. Je donne l’exemple de l’UPC, dont le chef Ali Darassa vient de déclarer, il y a deux jours, qu’il se démarquait de Bozizé et de la CPC -la coalition des patriotes pour le changement- et qu’il revenait à l’accord de paix. Je pense que ce genre de déclaration mérite d’être fortement encouragé ».  Et il ne s’arrête pas là ! Il ajoute  « qu’il y’a beaucoup d’autres, il y a Bobbo… Par exemple, des 3 R… ».

Ces propos, loin d’apaiser le climat d’insécurité dans le pays, ne font que soulever des vives contestations  et des manifestations dans la capitale.

Ainsi, le samedi dernier, à Bangui, à l’appel des jeunes du parti au pouvoir, une manifestation avait été organisée au centre-ville de Bangui pour dénoncer les déclarations de Mankeur Ndiaye qui, selon eux,  appelle le gouvernement à dialoguer avec l’UPC  d’Ali Darassa et le 3R de Sidiki qui ont longtemps versé le sang du peuple centrafricain.

Et ce n’est pas tout pour autant ! Le groupe de travail de la société civile (GTSC), par la voie de son porte-parole Beninga, condamne aussi la déclaration de Mankeur Ndiaye faites sur RFI. D’après lui, il est hors de question de dialoguer avec les envahisseurs.

Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc
Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

Et le plus délirant vient du côté du gouvernement centrafricain. Le ministre du Secrétariat général du Gouvernement, Maxime Balalou réagit :

du 04/11/2020. Jefferson Cyrille YAPENDE
Monsieur Maxime Balalou, candidat du MCU dans la deuxième circonscription du deuxième arrondissement de Bangui, le 04 novembre lors de son point de presse à Bangui. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendédu 04/11/2020. Jefferson Cyrille YAPENDE

“Je suis en désaccord total avec les propos de Monsieur Mankeur Ndiaye, Représentant spécial du secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la Minusca. S’il pense que la Mission des Casques Bleus est de faire la paix, et laisser les Groupes armés, empêcher un gouvernement légitime, d’assurer la protection de ses concitoyens, de promouvoir li et développement économique, je redis avec force que la Minusca n’a donc plus sa place en République Centrafricaine. La mission salvatrice de pacification du pays menée conjointement par les FACA et les Alliés Russo-Rwandais, réduit l’influence de la Minusca et met en lumière, le véritable complot contre le peuple centrafricain, à travers les “mains invisibles” qui dirigent la Minusca. En tant que pays souverain, nous n’accepterons plus jamais, le diktat de qui que ce soit. Au lieu de renforcer les FACA pour sécuriser l’ensemble du territoire, les Nations Unies préfèrent augmenter leurs effectifs, donc leur budget, pour maintenir notre pays dans la servitude. Il est temps que tous les patriotes s’unissent et de mobilisent, quelque soit leurs opinions ou obédiences politiques, confessionnelles, pour dire non, nom et non.”.

 

 

l’armée et ses alliés reprennent la ville stratégique de Kaga-Bandoro

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Centrafrique: l’armée et ses alliés reprennent la ville stratégique de Kaga-Bandoro

Bangui ( République centrafricaine ) – C’est peu avant 17h, samedi 10 avril, que les forces armées centrafricaines et leurs alliés ont fait leur entrée dans Kaga-Bandoro. Ils sont finalement arrivés en deux groupes, selon des sources sécuritaires. Un premier via Mbrès à l’Est, un second en provenance de Dékoa au Sud quelques heures plus tard.

« À leur arrivée, des rafales de tirs nourris ont été entendues, mais il n’y a pas eu de combats à proprement parler », explique une source humanitaire. Cette offensive avait été annoncée comme un objectif important pour les autorités./////////////.

Ce dimanche, l’armée et ses alliés ont mené ensemble des opérations de ratissage dans plusieurs quartiers de la ville. « Ils cherchent des armes et ont procédé à quelques arrestations », confie une source au sein de la société civile. Le marché de cette ville commerciale tournait au ralenti hier et les églises étaient à moitié vides. « Les tirs entendus samedi ont effrayé les gens, mais la ville est calme », poursuit une autre source au sein de la société civile./////////////.

Stratégie de replis pour les rebelles/////////////.

Une partie des rebelles qui tenait Kaga-Bandoro, depuis 2014 avait donc déjà quitté la ville récemment, selon des sources sécuritaires. Quant à ceux qui s’y trouvaient encore, ils se sont repliés samedi soir sans combattre, vers le Nord, en direction de Kabo et Batangafo, selon plusieurs sources. Il s’agit pour l’essentiel de membres de l’UPC d’Al-Khatim, issus de l’ex-Seleka et réputés fortement armés./////////////.

En 2019, après plusieurs tentatives échouées, l’armée centrafricaine avait esquissé un timide retour à Kaga-Bandoro, mais ses troupes restaient cantonnées dans leur base, sans mener d’opération. Elles s’en étaient même retirées, affirme une source sécuritaire, après une attaque menée dans le cadre de la rébellion CPC lancée fin décembre./////////////.

Kaga-Bandoro accueille le plus grand marché de bétail de la Centrafrique, ce qui en fait une ville stratégique, d’autant que la taxation du bétail constitue une source importante de revenus pour les groupes armés issus de l’ex-Seleka. Depuis plusieurs mois, l’activité était paralysée à Kaga-Bandoro, suite à une recrudescence d’attaques par les groupes armés dans la zone, et alors qu’une grande partie du personnel administratif avait quitté la ville.

Avec RFI

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RCA : reprise d’extraction minière sur le site de Ndassima, la société Wagner réclame 127 milliards de francs CFA au pouvoir de Bangui

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un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril  2021, 07:45:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « La guerre contre les groupes armés tire à sa fin.  Il est temps de faire le compte », a déclaré un cadre influent de la société paramilitaire russe Wagner. D’après lui, l’État centrafricain doit 127 milliards de francs CFA à sa société de mercenariat. Comment le gouvernement va-t-il rembourser cette colossale dette ?  Les solutions sont trouvées. Lesquelles ?

 

Deux mois avant le déclenchement des hostilités dans le pays, au mois d’octobre 2020, la société russe Wagner déploie en République centrafricaine 20 blindés BRDN2.  Réceptionnés en personne par le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son ministre de la défense,   ces véhicules légers d’un modèle soviétique millésimé1970 n’ont pas été véritablement utilisés par l’armée nationale dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en raison de sa vétusté. Comme si cela ne suffisait pas, après l’attaque des rebelles du CPC sur la capitale le 13 janvier dernier, le gouvernement sollicite d’autres appuis auprès de Wagner, et celle-ci déploie en République centrafricaine quatre hélicoptères troisième main des années 60, en plus de 500 hommes et des armes et minutions.

Pour la Société Wagner, juste pour son appui logistique et militaires en RCA depuis trois mois, le coût total s’élève à 127 milliards de francs CFA. Et le gouvernement, dirigé par Firmin Ngrebada et Faustin Archange Touadera,  s’accorde déjà sur la modalité du paiement : multiplier l’octroi des permis miniers à la société Wagner et ses satellites.

Aussitôt, dans l’Ouaka, Bamingui-Bangoran, Vakaga, la Lobaye  et la Mambéré-Kadéï, le gouvernement vient d’octroyer des permis miniers aux Russes, le tout sans la permission de l’Assemblée nationale.

À Ndassima, dans l’Ouaka, une partie du convoi russe en provenance du Soudan  est arrivé dans la localité. L’objectif, réactiver les exploitations minières dans la localité.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Diaspora : Appel à la Grande Mobilisation des centrafricains devant l’ambassade de la Russie en France

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Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

Mouvement des Centrafricains de la Diaspora

 

Appel à la Grande Mobilisation !

 

Très chers compatriotes de France-Europe-Amérique- Afrique et d’Asie.

L’heure est grave ! L’heure de la justice a sonné, notre souveraineté nationale nous échappe, notre pays est livré à la merci des mercenaires Russes. Monsieur Poutine a décidé de réduire la démocratie Centrafricaine en cendre, par le biais du groupe Wagner sous la direction de mercenaire Valérie  Zakharov.

Monsieur Touadera a perdu le contrôle de la Souveraineté nationale au profit des mercenaires Russes. Ces mercenaires tuent, violent nos femmes et nos enfants, pillent nos commerces, spolient nos ressources naturelles…

 

Chers compatriotes, la goute d’eau vient de déborder le vase.

Face à cruauté qui ne dit pas son nom, Face à faiblesse notoire de monsieur Touadera qui ne dispose plus la capacité nécessaire de veiller à la souveraineté nationale. Aujourd’hui, le devoir de libération de notre pays de l’annexion Russes et soviétique nous appelle tous.

C’est pourquoi, Levons-nous pour reconquérir nos droits à la vie sans aucune considération politique ou religieuse pourdéfendre notrepays. Mes chers compatriotes, quand nous serons debout notre action proclamera notre liberté.

C’est ainsi, cher compatriote , tu es invité à rejoindre le rang de tes frères et sœurs pour la reconquête de ton unité et ta dignité et la sauvegarde des acquis démocratiques.

Cher compatriote tu es appelé à une grande mobilisation citoyenne ce  samedi 17 avril 2021 à 10h précise devant la représentation diplomatique Russe à Paris, sis au 17 avenue Georges V 75008 Paris. Afin d’exiger le retrait des mercenaires Russes de la centrafrique, et ensemble demandons aux conseils de Sécurité des Nations unies de procéder aux arrestations des mercenaires Russes en vue de leurs transferts à la cour Pénale Internationale.

Aux Centrafricains de Bangui d’observer scrupuleusement ce mot d’ordre, de vous mobiliser massivement devant le monument du Père Fondateur B.Boganda sous la protection des forces des nations unies en vue de remettre un mémorandum aux Ambassadeurs des États-Unis d’Amérique et la France et l’union européenne  pour une insurrection, conformément en application de l’article 35 des droits de l’homme qui stipule, je cite ” Quand le Gouvernement viole les droits du peuple souverain, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et les plus indispensables.

 

Mobilisation jusqu’à la libération de notre pays la République Centrafricaine. La Liberté en centrafrique ou la mort, nous vaincrons !

 

Fait à Paris le 10 avril 2021

 

Les frères et sœurs meurtris.

 

RCA : la ville de Kaga-Bandoro reprise par l’armée nationale et ses alliés

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Des combattants de la Seleka pour illustration…

 

 

Kaga-Bandoro, République centrafricaine, lundi, dimanche, 11 avril 2021, 19:55:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 343 kilomètres de Bangui, la ville de Kaga-Bandoro a été reprise ce dimanche 11 avril par l’armée nationale appuyée par les Mercenaires russes de la société Wagner et les troupes rwandaises aux mains des rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui se retirent de la ville.

 

Selon des sources humanitaires locales, les forces loyalistes  sont arrivées à Kaga-Bandoro sur deux axes : Dékoua, et Mbrés. Mais avant leur arrivée, les rebelles ont déjà quitté la ville depuis plusieurs jours, laissant derrière eux que quelques-uns qui ont aussitôt disparu à l’arrivée des soldats FACA et de leurs alliés rwandais et russes.

La reprise de la ville a été faite sans combats, et les rebelles se sont retirés pour la plupart sur l’axe Batangafo.

Par ailleurs, lors de la reprise de la ville, on signale des cas de pillage des particuliers et de quatre grands magasin par les mercenaires russes.

Pour l’heure, les forces loyalistes multiplient des patrouilles dans la ville pour rassurer la population.

Rappelons que la ville de Kaga-Bandoro avait été occupée depuis plusieurs années par le mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’un des groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-rca).

En 2020, son chef, l’autoproclamé général Mahamat Alkhatim avait déclaré qu’il est temps de faire la paix, et s’engage dans le processus du désarmement, démobilisation, rapatriement et réinsertion (/c) initiés par le gouvernement.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Coronavirus : la montée du virus dans le pays devient de plus en plus inquiétante

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 12 avril  2021, 05:49:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis ces deux derniers mois, la montée de contamination au Covid-19 devient de plus en plus inquiétante en Centrafrique. Soixante-dix-huit (78) nouveaux cas de contamination enregistrés samedi 10 avril, le ministère de  la Santé profite de l’occasion pour appeler les Centrafricains au strict respect des mesures barrières déjà édictées.

 

Lors de sa conférence hebdomadaire vendredi, le ministre de la santé Docteur Pierre Somsé  a indiqué qu’une nouvelle souche de covid-19 serait en circulation  en Centrafrique. Ce virus est dangereux  et très contagieux.

« La pandémie à Covid-19 dans notre pays à tendance préoccupante.  Plus de cas  des personnes malades avec des formes compliquées,  et plus des personnes qui décèdent, comparé à l’année dernière.

Cette nouvelle configuration de la pandémie chez nous devons encore la confirmer bientôt d’une nouvelle souche. Ce qui est communément appelé variante de Coronavirus qui circule  vite, contamine vite, et fait plus de dégât ».

Selon le ministre de la Santé, la nouvelle souche soupçonnée est capable de réinfecter une personne déjà guérie du Covid-19.

Maxime Ange Kazagui, ministre de la Communication, et témoigne à visage découvert son cas :

« Vraiment c’est une maladie  très dangereuse. Tu sens une chaleur  ardente à partir de narine jusqu’au poumon. Tu transpires en toussant en même temps. En tout cas c’est insupportable. À un moment donné, j’ai demandé à Dieu de m’arracher la vie », explique-t-il.

Face à cette montée inquiétante  du taux de contamination, docteur Pierre Somsé appelle au strict respect des mesures barrières  et annonce de nouvelles mesures  pour barrer la route à la progression  de ce virus en Centrafrique.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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la flambée du prix du ciment bloque les chantiers à Bangui

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Centrafrique: la flambée du prix du ciment bloque les chantiers à Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – « Voilà le chantier, tout est resté comme ça… On peut pas avancer », montre Martial. Ce chantier, il y a investi toutes ses économies. Il voulait construire une maison de six chambres et deux salons. Elle devrait déjà être finie, mais n’en est qu’à ses fondations. Depuis le début de l’année, plus un coup de pioche n’a résonné ici depuis la hausse brutale des prix du ciment.

« Quand le devis a été fait, c’était sur la base de 8300 francs CFA le sac de ciment. Aujourd’hui, on est à 13 500. Donc soit tu continues et tu fais les deux tiers des travaux et tu dois chercher l’argent pour payer le dernier tiers. Soit, tu t’arrêtes et tu attends que le prix redevienne normal. »/////////////.

Tout autour des amas de sables et de gravats qui attendent d’être utilisés. Et dans la parcelle voisine, c’est le même spectacle d’abandon : « Mon voisin est là. Tu peux aussi regarder, lui aussi a arrêté. Tout le monde est bloqué. »/////////////.

Tout le monde y compris les maçons. Vivien Malepayo dirige une quinzaine d’ouvriers. Tous sont des journaliers. Leurs trois chantiers sont à l’arrêt et ils ne sont plus payés. « S’il n’y a pas de ciment, on ne peut pas travailler. Les enfants ne mangent même pas à leur faim, raconte-t-il. On ne peut pas payer leur scolarité. »/////////////.

À l’Institut centrafricain des statistiques (ICASEES), qui ausculte l’évolution des prix d’une semaine à l’autre on s’étonne que ceux ciment restent encore au plus haut alors que le trafic a progressivement repris sur le corridor qui relie Douala à Bangui. Ali Blaise-Bienvenu, directeur général de l’Institut ne comprend pas pourquoi les commerçants ne baissent pas leurs tarifs ://///////////.

« Avant on pouvait comprendre que le corridor Bangui Douala était bloqué ou perturbé par les événements, mais depuis quelques semaines le trafic commence à devenir fluide et il n’y a pas de raisons que les commerçants continuent à spéculer sur le prix du sac de ciment. »/////////////.

Le directeur général de l’ICASEES appelle les autorités et les opérateurs économiques à se réunir pour trouver ensemble une issue à cette flambée des prix.

Avec RFI

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Au moins 6 morts et 7 blessés dans un attentat en Somalie

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Au moins 6 morts et 7 blessés dans un attentat en Somalie

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins six personnes ont été tuées et sept autres blessées après qu’un kamikaze se soit fait exploser samedi à l’entrée d’un salon de thé à Baidoa en Somalie, selon la police pour qui l’opération visait le gouverneur régional.

L’attaque s’est déroulée à Baidoa, la capitale de l’Etat régional de Bay située à environ 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, dans un salon de thé où se trouvait le gouverneur Ali Wardheere./////////////.

“Un kamikaze s’est fait détoner à la cafétéria Suweys et a tué six personnes”, a déclaré à l’AFP par téléphone un responsable policier local, Mohamud Adan./////////////.

“Il ciblait le gouverneur Ali Wardheere qui a survécu à l’attaque. Deux de ses gardes du corps figurent parmi les blessés, dont un grièvement, et cinq autres (blessés) sont des civils”, a ajouté le policier./////////////.

“Le kamikaze a été stoppé à la porte d’entrée par les gardes mais malheureusement, il s’est soudainement fait exploser. Le gouverneur a survécu avec quelques éraflures”, a précisé la même source./////////////.

“La police a bouclé la zone et j’ai vu les cadavres de cinq personnes être transportés des lieux. Les policiers ont interrompu la circulation pendant qu’ils évacuaient le gouverneur qui avait l’air paniqué”, a pour sa part rapporté un témoin, Ismail Muktar. La sixième victime est décédée à l’hôpital./////////////.

L’attentat a été revendiqué par les islamistes radicaux shebab dans un court message posté sur un site affilié à leur mouvement et confirmant que la cible de l’attaque était le gouverneur./////////////.

Les shebab mènent depuis 2007 une insurrection meurtrière pour renverser le fragile gouvernement fédéral somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale./////////////.

Ils ont été chassés de Mogadiscio en 2011 par la force de l’Union africaine (UA), l’Amisom, mais contrôlent toujours de larges portions de la Somalie.

Avec AFP/VOA

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RCA : un accident de circulation impliquant les mercenaires russes vient de produire à Paoua

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Vue générale de l’hôpital de Paoua, en RCA, octobre 2020. © Seigneur Yves Wilikoesse/MSF

 

Paoua, République centrafricaine, samedi, 10 avril 2021, 18:08:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits vient à peine de se produire il y’a 15 minutes à Boali, dans la ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim – Pendé , au nord-ouest de la République centrafricaine. La victime, un enfant de 3 ans, a été transféré à l’hôpital dans un état critique.

 

Selon les témoins de la scène, vers 17h30, les Mercenaires russes, sur des motosqu’ils ont confisqué, roulaient à grande vitesse pour rentrer dans leur base. Cependant, un enfant de trois ans et sept mois, qui était avec sa maman  en train de cheminer au bord de la route, a été percuté par la moto d’un mercenaire russe qui n’a pas pris le temps de s’arrêter pour voir l’état de l’enfant.

Au même moment, sur le lieu, se trouvait un Soldat FACA, et c’est lui qui était venu secourir l’enfant et l’amener à l’hôpital en toute urgence.

Cette scène démontre une fois de plus que ces mercenaires ne considèrent pas les centrafricains comme des humains. Même s’ils les tuent par millier, ils n’auront aucune voie qui va s’élever  contre leur exaction.

 

Affaire à suivre….

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji  vient d’être évacué à l’étranger

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/sarandji-et-touaddera-450×250.jpg” alt=”De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.” width=”450″ height=”250″ />
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 10 avril 2021, 16:22:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le 31 mars, à la veille de l’investiture du Président de la République Faustin Archange Touadera, la santé de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire exécutif du parti au pouvoir  ne cesse de se détériorer.  Sérieusement malade brusquement, et admis dans un hôpital   à Bangui, son état de santé nécessite une évacuation dans un pays étranger.  Finalement,  ce samedi matin, sa famille décide de l’évacuer à l’extérieur.

 

Après Sani Yalo, Président directeur du bureau d’affrètement routier de Centrafrique (BARC),c’est

le tour de l’ex-directeur de campagne du chef de l’État, le puissant Simplice Mathieu Sarandji  d’être évacué en République démocratique du Congo (RDC).

Selon les proches familles de Monsieur Sani Yalo, évacué en RDC pour de soupçon d’empoisonnement le mois dernier, est finalement rentré au pays en bonne santé quelques jours après. C’est pour cela il aurait conseillé à la famille de l’ancien premier ministre son évacuation en RDC. Ce qui a été fait ce samedi matin.

Rappelons que monsieur Simplice Mathieu Sarandji  avait été proclamé élu dès le premier tour député dans la circonscription de Baoro par l’autorité nationale des élections (ANE) le 21 mars 2021. Il compte prochainement briguer le perchoir de l’assemblée nationale, mais son état de santé se dégrade brusquement le jour de l’investiture du chef de l’État.

Certaines personnes soupçonnent un empoisonnement, et le premier ministre Firmin Ngrebada serait le principal suspect dans cette affaire.

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les villes de Bakala et Mourouba reprises par les forces loyalistes

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bambari, République centrafricaine, samedi, 10 avril 2021, 08:01:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 67 kilomètres au nord-ouest de la ville de Bambari, la sous-préfecture de Bakala, mais également la commune de Mourouba a été reprise par les forces loyalistes aux mains des rebelles de l’UPC, ex-membres de la CPC qui se sont retirés précipitamment de ces localités.

 

Selon les autorités locales, ce retournement de situation est intervenu sans réel affrontement entre les rebelles de l’UPC et les soldats FACA appuyés par leurs alliés russes et rwandais, qui ont réussi à mettre en déroute les assaillants et reprendre le contrôle de ces deux localités.

 

Des sources locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis en direction de l’Ouest, à bord d’une dizaine des motos. La vie normale n’a pas encore repris à Bakala et Mourouba, les commerçants n’ayant pas rouvert leurs boutiques et les habitants qui avaient trouvé refuge dans la brousse ayant préféré y rester pour l’heure.

Notons qu’il y a une semaine, le chef d’État major et coordonnateur de l’UPC, l’autoproclamé Ali Darassa avaient signé un communiqué annonçant le retrait de son mouvement de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), une alliance des sept groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation  en République centrafricaine (APPR-RCA), dont le chef rebelle Ali Darassa était pourtant le chef d’État major.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa serait actuellement dans le Mbomou en train de négocier avec le gouvernement de Firmin Ngrebada.

 

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Alindao, les mercenaires russes sont accusés d’avoir exécuté froidement trois jeunes   

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/les-mercenaires-russes-a-Alindao-1-450×433.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Alindao” width=”450″ height=”433″ />
les mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Bambari, République centrafricaine, samedi, 10 avril 2021, 07:36:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les corps des trois jeunes victimes ont été retrouvés ce vendredi 09 avril dans la matinée à cinq kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari par des passants, suscitant la colère de la population locale. L’affaire continue de faire beaucoup de bruit au sein des habitants d’Alindao qui appellent désormais à la justice.

La première victime s’appelle Ousmane Mahamat, vendeur des méchouis à la gare routière d’Alindao, le deuxième c’est Abdoul tchatcha et le troisième s’appelle soulé. Selon les témoignages de leurs familles et de quelques habitants d’Alindao, au début de cette semaine, les mercenaires russes étaient venus à la gare routière retrouver Ousmane Mahamat. Ils ont  mangé des méchouis d’une valeur de 15 000 francs CFA. À la fin, ils veulent repartir  sans débourser un franc à monsieur Ousmane Mahamat qui commence à se plaindre auprès d’eux. Mais les mercenaires lui répondent comme d’habitude d’aller voir le Président Touadera pour le paiement de sa facture puisque Touadera leur aurait demandé de brûler la l’Ouaka et la Basse-Kotto. Ce que Ousmane Mahamat n’apprécie pas. Il répond aux Russes qu’il n’est autre qu’un simple pauvre citoyen au fond du village, comment il pourrait aller voir le chef de l’État pour lui remettre la facture ? Les mercenaires se sont énervés, et interpellent Ousmane Mahamat. Ils  l’ont placé en détention dans un trou qu’ils ont fabriqué. Le lendemain, les mercenaires russes ont amené le jeune Abdoul tchatcha dans la même cellule que Ousmane. Sa famille explique qu’il revenait  juste du chantier Pouloubou avec 2 grammes de l’or pour vendre et faire le baptême de son enfant. C’est en ce moment que les Russes  l’ont arrêté, récupère ses deux grammes d’or puis le placé en détention. Quelques heurs plus tard, c’est l’arrivée du jeune Ibro Soulé dans la même cellule. Ce dernier, fils d’un éleveur peul, est venu du village Nzeleté, situé à 20 kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari.  Selon ses proches, c’est son père qui lui avait remis un bœuf d’aller vendre à Alindao et payer des sucres, riz et farine pour préparer le ramadan. Les mercenaires russes l’ont arrêté et récupère son bœuf et le placé en détention.Deux jours plus tard, le jeudi 08 avril dans la soirée, les mercenaires russes les ont transportés sous prétexte qu’ils voudraient les transférer à Bambari pour nécessité d’enquête. Arrivée à 5 kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari, les mercenaires les ont froidement abattus, et leurs corps ont été retrouvé le lendemain, c’est-à-dire vendredi 09 avril dans la matinée.

Les proches des victimes dénoncent le comportement criminel des mercenaires russes et font appel à la justice.

Notons que parmi les trois victimes, les deux sont de l’ethnie Rounga, et le dernier est un jeune Peul.

Affaire à suivre….

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Nanga Boguila,  les mercenaires russes occupent les salles de classe de l’école sous-préfectorale, les parents d’élèves s’indignent

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/marche-de-nanga-boguila-le-5-aout-2019-par-arsene-du-cnc-450×337.jpg” alt=”Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />
Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC

 

Nanga Boguila, République centrafricaine, samedi, 10 avril 2021, 07:39:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois jours après le scrutin législatif du 14 mars dernier qui s’est bien tenu sans incident majeur sur l’ensemble du territoire national, les Mercenaires russes et les soldats FACA ont repris le la ville de Nanga Boguila aux mains des rebelles du CPC. Malheur après malheur, ces paramilitaires ont occupé les salles de classes de l’école sous-préfectorale et le domicile du Directeur qui est en fuite.  Depuis lors, l’école est toujours fermée au grand désespoir des parents d’élèves qui interpellent le gouvernement.

 

La ville de Nanga Boguila, située à une centaine de kilomètres de Bossangoa sur l’axe Paoua,  qui avait été occupée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis le 27 septembre 2020, a été reprise par les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner le 17 mars 2021.

Cependant, ces derniers, après la reprise de la ville, ont installé leur quartier général au sein de l’école sous-préfectorale de Nanga Boguila, occupant plusieurs salles de classe, ainsi que la résidence officielle du directeur de l’école est  celle de plusieurs particuliers.

Lors de leurs entrées dans la ville, ils ont procédé au pillage des boutiques et kiosque pendant 3jours. Depuis ce jour, l’école ne fonctionne plus, et le directeur en fuite vers Bangui avec sa famille, au désespoir des parents d’élèves qui n’ont plus de chois que d’interpeller le gouvernement sur la situation de leurs enfants. Comment sera la suite pour l’éducation de ses enfants ? Sachant que l’année académique tant vers la fin .

Malgré la présence des soldats FACA, difficile de faire la médiation pour la libération de l’école sous-préfectorale.

Pour l’heure, il n’y a  aucune présence de groupe armé signalée dans la ville ni dans les zones minières.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Pile, Tu es mort, Face, Je te tue : les coups bas au MCU (Par Wafio)

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L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à gauche, et l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada à droite. Photo combinée par CNC le 24 février 2021

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 10 avril 2021, 05:21:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Je voudrai, par la présente, clamer tout haut ce qui se dit tout bas en milieu ‘’DÉ NÀ SÈ’ ’ à Boy Rabbe et au sein du MCU : les coups bas ou les intrigues politiciennes pour le perchoir de la future Assemblée Nationale, que le Premier Ministre NGREBADA voudrait à tous prix occuper pour neutraliser à terme le Président TOUADERA, qui manque de poigne politique selon les partenaires russes, qui ne voudraient pas voir compromis leur plan de pillages du pays envisagés pour vingt (20) ans.

 

Pile, Tu es mort…, Face Je te tue…

C’est ainsi que je pourrais qualifier la guéguerre d’empoisonnements à la russe ou à la roumaine qui se pratique depuis que les partenaires de la société Wagner ont appris aux Dignitaires du MCU la formule douce, laquelle a atteint un stade de nonretour.

Tout Centrafricain avait remarqué l’absence du Professeur SARANDJI Mathieu Simplice, alias SMS, Secrétaire Général de son Parti, à la cérémonie d’investiture au Palais du Peuple, au cours de laquelle le jureur TOUADERA avait tourné le dos au Peuple, dans un costume mal taillé, pour prêter son serment. Voulant savoir le pourquoi de cette absence, j’avais interrogé quelques-uns de mes contacts, qui ont obtenu, par personnes interposées, des Membres de l’Association Dé Na Sè à Votongbo et de certains Dignitaires du MCU, l’information selon laquelle, ‘’SMS était sérieusement malade et sous oxygène, parce qu’il aurait été empoisonné par le Premier Ministre NGREBADA qui voudrait occuper le perchoir de la future 7ème Législature’’.

Et pile, SMS est censé déjà mort, et face, il faudrait tuer DOLOGUELE, MECKASSOUA et ZIGUELE, qui s’avèrent être de dangereux candidats pour le perchoir. Mais, le Premier Ministre NGREBADA Firmin, ne pouvant les faire empoisonner à la russe ou à la roumaine, a réuni le 02 avril 2021 le Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, le Ministre NAMSIO Aubed et le Magistrat LENGADET Laurent pour envisager la constitution d’un faux dossier judiciaire contre ces trois (3) (cf Corbeau News de Centrafrique du 05 avril 2021) ; et la lettre du Ministre de la Justice et Garde des Sceaux p.i. du 08 avril 2021 est la concrétisation de ce machiavélique plan de neutralisation. Toujours dans cette optique, les compatriotes LAKOSSO Gervais et BENINGA Crescent auraient été pressentis pour être Membres du prochain Gouvernement qui serait dirigé par DONDRA Henri Marie, pour faire taire la société civile ou moyen facile de les neutraliser aussi (?).

 

Est-il que la levée de l’immunité parlementaire demandée s’avère déjà problématique, voire hypothétique, sauf autre arbitraire politique ou abus de pouvoir parlementaire, pour les raisons ci-après :

^ La nouvelle législature, encore incomplète, n’est censée être opérationnelle qu’à compter du 1er mai 2021 ou au- delà, au rythme d’élection des Députés manquants ;

^ L’article 67 de la Constitution de la République ne conditionne la levée d’une immunité parlementaire qu’en cas de flagrant délit et non en cas de présomption de culpabilité dans une affaire censée concerner l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA et l’ancien Ministre MALEYOMBO. Au nom de quoi, pour quelle raison et comment ces trois (3) Leaders Politiques, récemment ré élus, pourraient être mis en cause dans une affaire de tiers-personnes qui ne constitue pas un cas de flagrance, à moins que les juristes au MCU en fassent la démonstration contraire ;

^ En matière de culpabilité, l’article 4 de la Constitution de la République, que TOUADERA ne cesse de violer, exige que la culpabilité soit prouvée, c’est-à-dire la preuve apportée. Les prétendues poursuites contre BOZIZE YANGOUVONDA et MALEYOMBO, jusqu’à preuve du contraire, demeurent des poursuites et ne peuvent en aucun cas constituer une preuve pour engager la responsabilité ou la culpabilité de ces trois élus de la Nation ;

^ Nulle part, dans l’histoire de l’Assemblée Nationale, qu’une demande de levée d’immunité parlementaire de trois (3) Députés à la fois soit formulée, et même avant que la nouvelle Assemblée Nationale ne soit opérationnelle. N’y a-t-il pas de juriste dans l’avion du MCU qui va droit contre la colline Pindao ? Il faudrait quand même être un peu plus stratège politiquement que çà ;

^ Le nouveau Règlement Intérieur de la Future Assemblée Nationale n’est pas encore mis en place et cette Assemblée sera encore incomplète durant de long mois, à moins de brûler les étapes. Et l’Assemblée Nationale sortante, dont de nombreux membres sont déjà battus dans leurs circonscriptions respectives, ne peut se prononcer sur cette levée d’immunité parlementaire, à moins de créer une forfaiture inédite ;

^ La solidarité parlementaire empêchera certainement cette levée d’immunité, vu que le MCU n’aura pas la majorité absolue, même s’il recourt à la corruption, car les carottes sont déjà cuites.

Et voilà le MCU qui patauge dans de sales intrigues politiciennes, lesquelles confirment l’illettrisme politique de certains proches collaborateurs, qui ne cessent de tirer vers le bas depuis 2016, le Président TOUADERA. Non seulement, il a été très bien tiré vers le bas, voilà que NGREBADA, homme des russes, voudrait prendre sa place, parce que durant la rébellion de la coalition seleka de 2012 et la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013, il s’était réfugié à l’ambassade de la Fédération de la Russie à Bangui, où il aurait certainement eu un lavage politique de cerveau, et a été l’artisan du dialogue de Khartoum en 2019, d’où sa nomination à la Primature pour récompense.

Suivons attentivement la suite du feuilleton NGREBADA, si entre-temps la CPC ne passe pas par là.

Sincères considérations.

WAFIO Jean Serge

Président du PDCA

 

CENTRAFRIQUE : LA DEMANDE DE LEVÉE DE L’IMMUNITÉ DES PARLEMENTAIRES ET LEADERS DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE RELÈVE T-IL D’UN ACTE JUDICIAIRE OU D’UNE MANŒUVRE POLITIQUE ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, Républiqe centrafricaine, samedi, 10 avril 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Dans le cadre de la poursuite judiciaire engagée contre l’ancien président de la république François Bozize mué en chef rebelle pour tentative de coup d’état et tentative de déstabilisation des institutions de la république, le ministre intérimaire de la justice a adressé une correspondance sans motif au président de l’assemblée nationale pour la levée de l’immunité de quatre (4) parlementaires en vue de leurs auditions. Cette démarche gouvernementale s’inscrit dans les prescriptions des dispositions de l’article 67 de la constitution confirmée par les dispositions de l’article 118 de la loi organique N*17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale.

 

A la lecture de ces dispositions légales, l’immunité parlementaire consiste à protéger les parlementaires des pressions extérieures en leur garantissant l’irresponsabilité et l’inviolabilité. Au delà de l’exploitation spéculative et hâtive, il apparaît important de rappeler que la demande de levée de l’immunité parlementaire n’a pas pour effet de retirer leurs qualités de députés mais dans le respect de la notion angulaire de la présomption d’innocence signifie que le juge d’instruction a des indices graves, concordants ainsi que des preuves pouvant conduire à leurs culpabilités.

Nous remarquons à l’occasion le flou ou le silence à desseins du document administratif qui ne précise pas si le juge d’instruction envisage de les entendre en tant que « simples témoins » ou « témoins assistés » car les deux statuts ne jouissent pas des mêmes droits. Le témoin étant celui qui a vu et entendu quelques choses tandis que le témoin assisté est un statut intermédiaire entre un simple témoin et un mis en examen. A la réception de la demande et conformément aux dispositions légales, le président de l’assemblée nationale met en place une commission ad hoc composé d’un représentant du bureau de l’assemblée nationale, d’un représentant de chaque groupe parlementaire, d’un représentant des députés non inscrits. Ces derniers éliront en leur sein un président et un rapporteur.

Après l’audition des parlementaires concernés, la commission ad hoc en dresse un rapport fidèle qui sera transmis à la conférence des présidents pour avis avant d’être inscrit à l’ordre du jour de la prochaine séance. Lors de la plénière, les élus de la nation voteront à bulletin secret à la majorité absolue des membres qui compose la chambre. Il faut également noter que la demande de levée de l’immunité parlementaire peut être accordée ou rejetée. En cas de levée, le juge d’instruction peut utiliser toutes les prévisions légales en vue de la manifestation de la vérité.

Devant des innombrables spéculations politiques et de campagnes médiatiques orientées selon les idéologies, le citoyen lambda s’interroge :

La demande de levée de l’immunité parlementaire relève t-il d’un simple acte judiciaire ou d’une manœuvre politique ?

Cet acte traditionnel de procédure est-il la conséquence logique des propos belliqueux et anti-diplomatiques de l’ambassadeur russe ?

Cette démarche judiciaire est-elle compatible ou propice au dialogue républicain proposé par le président de la république ?

Cette demande des autorités judiciaires a t-elle pour essence la fragilisation et l’anéantissement de l’opposition démocratique ?

S’inscrivant dans la suite logique d’idée, peut-on affirmer que la justice est aux ordres ?

Au delà d’un acte judiciaire, cette opération vise t-elle à purger la prochaine législature de l’assemblée nationale des caciques en vue d’une éventuelle modification de la constitution ?

Peut-on évoquer l’éventualité d’un coup d’état parlementaire ou d’une chasse aux sorcières ?

Si ce n’est pas le cas, pourquoi seulement inquiéter les ténors de l’opposition démocratique ?

Loin d’évoquer une habitude, les billets de banque vont-ils encore s’inviter dans l’hémicycle en vue d’orienter les votes ?

Surmené par ces différentes interrogations et loin d’être illégitime, la demande de levée de l’immunité des parlementaires est légale car étant législateurs, nul n’est au dessus de la loi mais nous n’accepterons pas non plus que ces derniers soient « en dessous » de la loi à travers des manœuvres politiques.

Pour finir, nous invitons les autorités nantis du pouvoir souverain de ne pas occulter le fait que la paix et le tissu social sont encore fragiles malgré la présence des forces alliées.

Animé par le souci de garantir les droits fondamentaux des parlementaires et la clairvoyance des procédures, nous proposons aux autorités que les débats lors de la plénière à l’assemblée nationale soient retransmis en direct à la radio et à la télévision.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 9 avril 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : retour des mercenaires russes à Mbrés, les rebelles ont disparu

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Les mercenaires russes à Koundili, dans l’Ouham-Pendé, le 25 mai 2019 lors de la visite officielle d’une délégation venue de Bangui après la tuerie de Paoua par le mouvement 3R. Photo CNC / Florence Maïguélé.

 

Mbrés, République centrafricaine, samedi, 10 avril 2021, 03:13:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les rebelles russes de la société Wagner, qui ont quitté la ville de Ndélé vendredi matin, sont arrivés  à Mbrés, dans la préfecture  de la Nana-Gribizi peu avant midi. Surplace les rebelles du CPC ont du quitter précipitamment leur position dans la ville pour se retrancher  derrière la zone de Safari.

 

La commune de Mbrés, située au sud-Est de  la préfecture de Nana-Gribizi,  est secouée à nouveau ce samedi 10 avril par l’apparition des mercenaires russes et la débandade en catastrophe des rebelles du CPC qui ont vite abandonné leur position dans la ville. Cependant, les c , sous prétexte de rechercher les rebelles, ont procédé à la fouille des maisons, porte par porte.

Malheureusement, comme dans leur habitude, ils ont  profité de leur passage pour procéder au pillage  des cabris, poulets, téléphones, matelas et chaises qui sont encore en bon état. Sous la stupéfaction des propriétaires qui trouvent ça anormal qu’un blanc ramasse leur mobilier et confisquent leurs élevages domestiques, ils se posent des questions.

Il y’a lieu de noter qu’une trentaine des mercenaires russes, sans les soldats FACA, avaient repris le dimanche 28 mars 2021 la ville de Mbrés avant de quitter la ville le lendemain pour la ville de Bamingui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Mankeur Ndiaye, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique   est-il un menteur ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mankeur-ndiaye-de-la-Minusca-450×450.jpg” alt=”mankeur ndiaye de la minusca” width=”450″ height=”450″ />
Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 9 avril 2021, 18:03:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un entretien avec notre confrère Christophe Boisbouvier sur la radio France internationale, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, le diplomate sénégalais Mankeur Ndiaye a déclaré que Moscou aurait accepté de coopérer avec l’ONU pour savoir si des paramilitaires russes ont commis oui ou non des exactions ces derniers mois  en Centrafrique. Ce que le conseiller en sécurité du Président centrafricain, Valery Zakharov, qui est aussi un membre influent de la société paramilitaire russe Wagner dément, et dit que les déclarations de Monsieur Mankeur sont fausses et n’ont aucune réalité.

 

« J’ai contacté le ministère russe des affaires étrangères pour discuter des propos faits aujourd’hui par M. Mankeur Ndiaye,  Verchinine m’a fait savoir que les crimes qui auraient été commis par les instructeurs russes ne faisaient pas l’objet de son échange avec le chef de la Minusca », a tweeter Monsieur Valery Zakharov, conseiller russe du chef de l’État centrafricain. D’après lui, « les déclarations de monsieur Mankeur Ndiaye sont fausses et n’ont aucune relation à la réalité ».

Cette position de Valery Zakharov intervient quelques heures après l’interview de monsieur Mankeur Ndiaye sur la radio France internationale.

D’après lui, les allégations du groupe de travail des nations unies sur l’utilisation des mercenaires en Centrafrique qui avait accusé le 31 mars les paramilitaires russes de la société Wagner d’avoir commis des exécutions sommaires et des actes de tortures font l’objet  de discussion entre lui et les autorités russes.

« J’en ai parlé avec mes interlocuteurs russes. Je pense aussi qu’ils sont conscients du fait qu’il faut absolument tout documenter et donner une suite au cas où ces allégations seraient avérées.

Selon lui, ces interlocuteurs russes auraient accepté qu’ils puissent faire ces enquêtes et que tout soit documenté. Ils

« Ils sont prêts à coopérer également dans ce domaine. Le vice-ministre Sergueï Verchinine  l’a dit très clairement et donc nous avons cette convergence de ce point de vue », a poursuivi Mankeur Ndiaye, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique.

Alors, la seule question qui reste toujours en suspens est de savoir entre Valery Zakharov et Mankeur Ndiaye qui dit la vérité ? Ce dernier est-il un menteur ?

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : un commerçant violemment agressé par un groupe d’hommes armés sur l’axe Carnot Baoro

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/commissariat-de-police-de-Carnot-450×270.jpg” alt=”commissariat de police de Carnot” width=”450″ height=”270″ />
commissariat de police de Carnot Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 9 avril 2021, 14:38:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon des sources locales, l’homme, un commerçant de Carnot,  dans la Mambéré-Kadéï, a été grièvement agressé à 25 kilomètres de la ville sur l’axe Baoro par un groupe des malfaiteurs encore non identifiés. La victime vient de succomber finalement de ses blessures, et l’enquête suit son cours.

 

Un commerçant de Carnot, qui allait de Carnot à Baoro sur sa motocyclette, a été pris à partie par un groupe des malfaiteurs, et grièvement blessé hier jeudi à 25 kilomètres de la ville sur l’axe Baoro.

Selon des sources médicales, l’homme a été ramené à l’hôpital de district de Carnot, mais il est décédé le même jour pendant l’opération chirurgicale.

Le service de la police locale a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de son agression et retrouver les coupables qui devraient reprendre de leurs actes devant la justice centrafricaine.

 

Affaire à suivre…

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Ces mercenaires qui nous font peur

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/les-wagner-et-les-faca-a-bouar-et-la-Minusca-450×286.jpg” alt=”Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.” width=”450″ height=”286″ />
Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 9 avril 2021, 12:19:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ces dernières semaines, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont vaillamment combattu contre les combattants de la Coalition pour le changement (CPC). Soutenus par leurs alliés, de nombreuses villes ont été libérées, parfois sans combat, les forces de la CPC quittant les lieux comme des lapins avant même l’entrée des militaires et de leurs alliés. A chaque fois, les forces pro-gouvernementales auraient été accueillies par une ovation populaire. Mais pour certains Centrafricains, la joie a été de courte durée.

 

En effet, plusieurs ont rapporté avoir subi les violences des Mercenaires russes une fois leur village libéré. Près de Bossangoa, des locaux ont ainsi vu leurs maisons pillées et leurs biens volés par ces étrangers en tenue de combat. Plus au nord, ils ont même blessé un homme faute de prêter attention aux civils lorsqu’ils utilisent leurs armes. Ces faits ne sont que deux exemples minimes parmi la longue liste de violences commises par ces mercenaires et recensées par les ONG sur place.

Il faut rappeler que ces combattants ne sont pas des militaires, mais des mercenaires, des « chiens de guerre » comme on les appelait autrefois. Même si la Russie affirme le contraire et veut nous faire croire qu’il s’agit seulement « d’instructeurs ». Pourquoi cachent-ils leurs visages ? Les mercenaires de Wagner seraient-ils recherchés ? Les vrais militaires étrangers présents en Centrafrique, dans la MINUSCA ou à EUTM, se montrent à visage découvert car eux n’ont rien à cacher ni rien à se reprocher.

Que dire de la présence dans les rangs de Wagner de supplétifs syriens ou libyens ? Leur attitude de bandits, leur comportement de racistes qui se pensent supérieurs aux Centrafricains, leur goût pour la violence et pour l’argent facile prouvent que ce sont bien des mercenaires et non pas de simples instructeurs militaires.

Mais comme l’a dit l’ambassadeur Titorenko, les sociétés militaires privées sont interdites. Pour rappel, le code pénal russe sanctionne l’utilisation de mercenaires (quatre à huit ans d’emprisonnement) mais aussi leur recrutement, leur financement, leur entraînement, et toute participation à un conflit en tant que mercenaire est punie de trois à sept ans d’emprisonnement. Ces hommes armés qui se cachent sous de faux prétextes ne devraient-ils pas alors être poursuivis et traités comme des criminels ?

Ainsi, s’ils agissent en toute illégalité à l’égard de leur propre pays d’origine, ces individus ne doivent pas s’imaginer pour autant être au-dessus des lois centrafricaines. Un jour ou l’autre, ces mercenaires qui foulent violemment le sol centrafricain, devront payer pour les exactions qu’ils ont commises envers la population. Il est important de rappeler que les actions de ces criminels ne peuvent se dérouler en toute impunité. Les droits de l’Homme et le droit des conflits armés s’appliquent aussi à eux et, qui sait, peut être qu’un jour à côté des criminels de la CPC, ces mercenaires seront jugés par des tribunaux Centrafricains.

Quoi qu’il en soit, voilà ce qui arrive quand on fait appel à des bandits étrangers qui sont là uniquement dans le but de se racheter une conduite auprès de leur autorité : ils se pensent au-dessus des lois et bafouent les droits de l’Homme. En espérant qu’ils seront un jour jugés pour leurs actes car les Centrafricains, eux, le seront.

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

L’Entretien – Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca : “L’ex-président Bozizé reste une menace” pour la Centrafrique

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L’Entretien – Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca : “L’ex-président Bozizé reste une menace” pour la Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – L’envoyé spécial de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, affirme que la situation sur place s’améliore depuis les tensions autour de l’élection présidentielle de la fin 2020, période pendant laquelle, selon ses mots, le pays était “presque au bord du gouffre”.

Il accuse l’ex-président François Bozizé d’avoir tout fait pour saboter le processus électoral, qualifiant ses actions “d’entreprise criminelle” et demandant à ce qu’il soit jugé./////////////.

Il affirme qu’il se trouve toujours sur le territoire centrafricain et qu’il continue à présenter une menace. Il exclut qu’il puisse faire partie d’un nouveau dialogue national, appelé par le président Faustin Archange Touadéra. Il estime que plusieurs des groupes armés qui font partie de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), et qui n’ont pas de sang sur les mains, sont prêts à participer à un tel dialogue./////////////.

Sur le plan sécuritaire, il estime que l’offensive menée par les forces centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais, appuyés par la force de l’ONU qu’il dirige, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), ont permis de repousser les rebelles. Il nie farouchement les accusations d’un récent rapport de l’ONU selon lequel la Minusca aurait organisé des réunions de coordination avec les “conseillers” militaires russes qui appuient le gouvernement centrafricain./////////////.

S’il admet qu’il était présent à une réunion où un conseiller russe du président centrafricain était bien présent, il affirme que c’était involontaire de sa part, et que cela ne s’est plus reproduit. Il espère que le renforcement prochain des effectifs de la Minusca permettra aux autorités centrales de reprendre le contrôle de l’essentiel du territoire d’ici quelques mois.

Avec France Info
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RCA : braquage d’une équipe de l’ONG World Vision par les rebelles de la CPC dans la périphérie de Bocaranga

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Village Letélé, situé à 20 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ngaouandaye. Photo CNC / Arlette Maïguélé

 

Paoua, République centrafricaine, vendredi, 09 avril 2021, 05:25:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le mode opératoire de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) est en train d’être basculé en coupeurs de route, très dangereux pour les activités humanitaires dans le pays, mais également pour les populations. Ce mercredi 7 avril, une équipe de l’ONG World Vision, en mission dans la sous-préfecture de Bocaranga, a été enlevée par les rebelles du CPC durant plusieurs heures.

 

Selon une source humanitaire, l’équipe avait quitté la ville de Paoua quelques jours plutôt pour une mission de travail à Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé. C’est au moment de leur retour que tous les membres de l’équipage ont été kidnappés par les rebelles dans la périphérie de Bocaranga, à une dizaine de kilomètres sur l’axe Létélé, a expliqué la source.

D’après elle, les trois membres de l’équipage ont été littéralement agressés par leurs ravisseurs qui les ont  tous dépouillés : argents, matériels informatiques, téléphone mobile,  etc.

C’est finalement vers le soir qu’ils ont été libérés, mais le conducteur avait du mal à conduire correctement à cause  de ses yeux qui sont littéralement brûlés par  du piment que les rebelles les ont mis dedans.

Contactés par CNC, les responsables de l’ONG World Vision n’ont pas souhaité faire de c sur l’incident.

Rappelons que l’ONG World Vision est une organisation de solidarité internationale chrétienne fondée le 22 septembre 1950 par Robert Pierce. Selon Wikipédia, elle dispose des bureaux dans plusieurs pays, et son siège est basé à Londres au Royaume uni.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com