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RCA : panique à Benzambé, la population en fuite, les mercenaires russes les pourchassent et tuent trois à nouveau

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:00:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les habitants de la commune de Benzambé, dans la préfecture de l’ouham,  font face depuis deux jours aux multiples exactions  des Mercenaires russes de la société Wagner. Certains ont dû quitter leur domicile pour se réfugier dans des villages voisins, d’autres, dans la brousse. Ce qui n’empêche pas les hommes de Wagner de les pourchasser et tuer trois. Une catastrophe humanitaire en cours.

Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille
Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille

 

En effet, le samedi 16 octobre 2021, au lendemain de la proclamation de cessez-le-feu unilatéral par le chef de l’État Faustin Archange Touadera

Une patrouille des mercenaires russes de la société Wagner, en provenance de la ville de Bossangoa, est arrivée samedi vers 16 heures dans la commune de Benzambé, située à une quarantaine de kilomètres de Bossangoa. Selon les témoins de la scène, ces mercenaires de Wagner ont commencé à la destruction et au pillage  des boutiques, des greniers, vols et assassinats de bétail, pillage de poste de santé :  vol des panneaux solaires, du frigo, des médicaments… etc.. Pendant ce temps, les populations, prises de panique, ont quitté leur domicile pour se réfugier dans la brousse, certains dans des villages voisins. Mais les mercenaires de Wagner, toujours dans leur folie meurtrière et destructrice,  ont pourchassé les habitants dans la brousse avant de tuer à nouveau trois d’entre eux.

Pour l’heure, la ville est complètement déserte, et toutes les activités administratives, commerciales et économiques sont à l’arrêt. Seuls les mercenaires russes qui sont présentement dans la ville.

Rappelons qu’avant leur arrivée à Benzambé dimanche, les hommes de Wagner ont procédé à la destruction et au pillage  des greniers, vol de bétail   et assassinat de quatre personnes dans des villages qui sont situés entre Bossangoa et Benzambé.

Le bilan humain fait état de sept personnes assassinées en tout depuis samedi.

Pour le moment, à Bangui, on tente en vain de pousser le préfet de l’Ouham à faire une déclaration à la radio niant toutes ces exactions.

Affaire à suivre…

 

Par Arsène Féimonazoui

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : arrestation à Bria par les mercenaires russes de l’autoproclamé général Papa Bobiri, un proche du ministre Hassan Bouba

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:02:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’attaque des positions des soldats FACA dans la ville de Bria par un groupe des hommes lourdement armés identifiés  formellement comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC), les Mercenaires russes de la société Wagner ont procédé à des interpellations massives  et aveugles de plusieurs personnes, dont l’autoproclamé général de l’UPC Papa Bobiri, proche du ministre de l’Élevage   Hassan Bouba.

Un présumé rebelle de l'UPC arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner
Un présumé rebelle de l’UPC arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner

 

Selon nos informations, depuis deux jours, les hommes de Wagner ont soupçonné  l’autoproclamé général de l’UPC Papa Bobiri d’être l’un des principaux auteurs de l’attaque du mardi 12 octobre dernier contre les positions des soldats FACA  qui a occasionné la mort de trois victimes, dont 2 assaillants et un mercenaires de Wagner. C’est ainsi que le samedi dernier, à la surprise  de sa famille, il a été interpellé à son domicile par les hommes de Wagner. Or, Monsieur Papa Bobiri, selon ses proches, n’est ni impliqué,  encore moins informé de l’attaque.  D’après des informations recueillies, le général Papa Bobiri ne fait plus partie des officiers de l’UPC faction Ali Darassa. Il est derrière la faction progouvernementale dirigée par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba.  D’ailleurs il est le frère aîné de l’autoproclamé général Makay Bobiri de l’UPC et de    Monsieur Moussa Bobiri, ex-porte-parole de l’UPC qui réside actuellement chez le ministre Hassan Bouba à Bangui.  Toutefois, selon ses proches, des tractations seraient en cours pour sa libération.

Rappelons que la semaine dernière, le ministre Hassan Bouba avait  dépêché à Bria, dans la Haute-Kotto,  deux de ses officiers  pour participer aux opérations du désarmement  de tous ses combattants dans la ville.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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RCA : retour dans la rue des employés de la SOCATEL, ils réclament le paiement de 8 mois de leurs salaires

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:22:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus dans ce pays. Avec plus de 69 mois d’arriéré de salaire, les employés de la société centrafricaine de télécommunication (SOCATEL) connaissent  une situation désespérée et sans espoir. Ils touchent désormais le fond. Ce lundi 18 octobre, ils sont descendus à nouveau dans la rue pour exiger le versement immédiat de 8 mois sur les 69 mois d’arriéré de leur salaire. Incroyable !

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/protail-de-la-socatel-bloque-par-les-manifestants-450×338.png” alt=”L’entrée de la Direction générale de la SOCATEL bloquée par les manifestants ce lundi 21 septembre 2020. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
L’entrée de la Direction générale de la SOCATEL bloquée par les manifestants . Photo CNC

 

Depuis déjà plusieurs mois, les employés de la société centrafricaine de télécommunication (SOCATEL) ne savent pas à  quel saint se vouer leur sort. Avec plus de 69 mois d’arriéré de salaire, ils ne savent pas comment préparer la rentrée scolaire de leurs enfants, en un mot faire face aux besoins quotidiens de leur famille. C’est ainsi que ce lundi 18 octobre, ils sont descendus dans la rue, barricader l’avenue des martyrs avec des poteaux électriques, mais également  l’entrée principale de leur direction  générale avec des feuilles de manguier pour exprimer leur ras-le-bol.

« Aujourd’hui, c’est la rentrée scolaire sur toute l’étendue du territoire. Mais les enfants des employés de la SOCATEL ne  font pas la rentrée avec leurs collègues.  Les travailleurs de la SOCATEL totalisent  plus de 70 mois  d’arriéré de salaire  sur lesquels ils exigent pour cette rentrée scolaire  8 mois de salaire. Faute de quoi, nous allons intensifier  la manifestation pour perturber l’ordre public dans la capitale », a déclaré le délégué  des cadres de la SOCATEL. Même son de cloche du côté d’une autre employée : «  J’ai des problèmes pour payer mon loyer, ma santé, la santé de mes parents. Mon père est malade je n’arrive pas à le soigner. On demande à ce qu’ils nous donnent  la totalité de nos arriérés. Et si ça ne marche pas, il n’a qu’à fermé les portes et nous donne notre argent  comme ça il trouve une autre génération  et travaille avec ».

Rappelons que depuis le début de cette année, aucun salaire n’est versé aux employés de la SOCATEL.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : RÉACTION DE LA CPC À LA SUITE DE LA DÉCLARATION D’UN CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL ET IMMÉDIAT PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail

Coalition des Patriotes pour le Changement

Coordonnateur Général
Porte-parole politique

RÉACTION DE LA CPC À LA SUITE DE LA DÉCLARATION
D’UN CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL ET IMMÉDIAT
PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), a appris par la voie des ondes la déclaration du Président Faustin Archange TOUADÉRA proclamant un cessez-le-feu unilatéral et immédiat à partir du vendredi 15 octobre 2021 à minuit.

Avant d’exprimer sa réaction à cette annonce, attendue depuis la publication du procès-verbal du 3ème mini-sommet des Chefs d’État de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) du 16 septembre 2021 à Luanda, la Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) tient à faire tout d’abord un rappel en trois points :

Premier point : La crise politico-militaire en cours a été imposée à la Coalition des Patriotes pour le Changement et à la population centrafricaine, par l’acharnement du Président Faustin Archange TOUADÉRA et du pouvoir de Bangui à s’opposer au jeu démocratique normal en empêchant les candidats déclarés de se soumettre librement au verdict des urnes. En quittant Bangui le 30 novembre 2020, François BOZIZÉ Yangouvonda, ancien Président de la République, ne partait pas prendre le maquis ni créer une rébellion, mais poursuivait des déplacements dans le cadre de sa campagne électorale. L’invalidation de sa candidature par la Cour Constitutionnelle a modifié le cours des événements et la donne.

Second point : La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), [1]face à l’escalade militaire entre ses éléments et ceux des Forces de Défense et de Sécurité et [2] face à un bilan croissant de victimes, blessés et morts, endeuillant de nombreuses familles centrafricaines ; [3] considérant l’implication dans les combats de mercenaires étrangers du Groupe Wagner et du détachement des Forces Spéciales Rwandaises, opérant les uns et les autres en dehors de tout mandat des Nations- Unies ; avait fait une offre de cessez-le-feu dès le début des hostilités le 23 décembre 2020, offre sèchement rejetée par le Gouvernement de TOUADÉRA.

Troisième point : Une Concertation élargie des forces vives de la nation “avant la
tenue des élections générales ” a toujours été une exigence unanimement partagée

par l’opposition démocratique, la société civile, les confessions religieuses, certains membres de la Communauté internationale, etc. L’idée en a même été soutenue par la Cour Constitutionnelle. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA y a toujours opposé un refus catégorique jusqu’à l’organisation calamiteuse des élections dans des conditions contestables et contestées, avant de se rabattre sur le concept de Dialogue Républicain, à l’écart duquel il a tenté de tenir certains protagonistes, tout en cherchant à ressusciter coûte que coûte l’APPR-RCA, qui se présenterait alors comme un carcan et non un accord. Ainsi se propose-t-il de discuter – au moyen de deux outils : avec les uns dans le Dialogue Républicain ; avec les autres dans l’APPR-RCA, dans un souci permanent de diviser, tout en poursuivant des objectifs obscurs et inavouables.

Quoi qu’il en soit, après ce rappel, La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), prend acte de la déclaration du Président de la République, Chef de l’État, Faustin Archange TOUADÉRA, lequel a proclamé un cessez-le-feu unilatéral et immédiat, tout en l’exhortant à pousser sa logique à son terme et à adhérer au principe d’inclusivité du Dialogue.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) note avec satisfaction, pour les en féliciter, qu’aussi bien la réaction du Secrétaire Général des Nations-Unies que la déclaration de la CIRGL ou encore celle du G5+ au cessez-le-feu, insistent les unes et les autres sur la nécessité, évidente à nos yeux, d’un Dialogue Républicain inclusif, ouvert et constructif entre toutes les forces vives.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) déplore que des personnalités de premier rang ou proches du pouvoir, concomitamment à la déclaration de cessez-le-feu, importante voire essentielle pour l’avenir de la nation centrafricaine, s’évertuent à brouiller le message du Président de la République, en donnant des signaux contradictoires et même contraires :

    • Des seconds couteaux continuent de proférer des proses guerrières dans des déclarations tonitruantes et des postures de provocation, opposées à l’esprit d’apaisement inhérent à la proclamation du cessez-le-feu ;
    • Le Président de l’Assemblée Nationale a jugé opportun de remettre une lettre de félicitation et d’encouragement aux communautés des officiers russes en Cen- trafrique, à travers leur responsable, dans l’hémicycle des représentants du Peuple, une sorte de pied-de-nez aux victimes civiles qui leurs sont imputées dans des faits encore sous investigation.

Par ailleurs, les exactions de ces mercenaires dans l’arrière-pays continuent d’endeuiller des villages entiers deux jours après l’annonce du Chef de l’État. C’est le cas à Bambari, à Benzambé et ailleurs. Il est temps que tout cela cesse immédiatement.

Lorsque le Président TOUADÉRA dit que le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’exercice par les FSI de leurs missions régaliennes de maintien de l’ordre public, ni
à l’exercice de la légitime défense par les FDS, ni à la poursuite par la Minusca de son mandat (de protection des population), doit-on comprendre qu’il aurait omis d’indiquer aux FACA et aux Groupes des mercenaires que les attaques sur les villages, les violences et exactions sur les populations étaient également suspendus ?

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) prend à témoin les communautés nationale et internationale sur ces dérives regrettables et dommageables, qui continuent à pousser des populations démunies et meurtries à se cacher dans la forêt.

Enfin, des informations de sources dignes de foi font état du recrutement par le pouvoir et de l’arrivée imminente de nouveaux mercenaires en provenance des provinces de la République démocratique du Congo.

Avant de terminer son propos, la Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) tient à remercier les Chefs d’État de la CIRGL, le Secrétaire Général des Nations-Unies, la CEEAC agissant en sa qualité de CER de l’Union Africaine, le G5+, pour tous les efforts de la Communauté Internationale dans la recherche des solutions à la crise multi-décennale en République Centrafricaine.

Elle souhaite que la raison puisse finalement l’emporter afin que ce conflit, qui n’a que trop duré, trouve son épilogue autour d’une table de concertation réunissant toutes les forces vives de la Nation et tous les protagonistes impliqués dans les opérations armées, dans un Dialogue Républicain Inclusif.

 

Fait à Paris, le 18 octobre 2021

P/ Le Coordonnateur Général de la Coalition des Patriotes ir le Changement

Le groupe Wagner se substitue à l’autorité de l’État en Centrafrique, selon Paris

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 10:11:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. ALAIN JOCARD / AFP

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a accusé dimanche soir les mercenaires du groupe privé russe Wagner de se «substituer» à l’autorité de l’Etat en Centrafrique et d’en «confisquer la capacité fiscale».

Le Ministre français des affaires étrangères Le Drian. Photo Anadolu.

 

«Lorsqu’ils pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays», a-t-il affirmé dans l’émission «C dans l’air» sur la chaîne France 5. «L’exemple le plus spectaculaire c’est la République centrafricaine où finalement, pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l’Etat», a-t-il dit.

La France, très impliquée militairement dans la lutte antiterroriste au Mali, est vent debout contre une possible arrivée du groupe Wagner dans ce pays pour y former les forces armées locales et assurer la protection des dirigeants. Elle a d’ores et déjà averti les autorités de transition maliennes qu’une présence de Wagner remettrait en cause son engagement militaire au Mali. «Ce n’est pas envisageable pour nous. C’est tout à fait incompatible avec la manière dont nous concevons la lutte contre le terrorisme au Mali», a réitéré Jean-Yves Le Drian.

Le groupe Wagner est soupçonné, notamment par Paris, d’agir pour le compte du Kremlin là où ce dernier ne veut pas apparaître de manière trop officielle. «Wagner c’est d’abord une société de Mercenaires russes qui fait la guerre par procuration pour le compte de la Russie même si la Russie s’en défend (…) Ca ne trompe personne», a martelé le ministre.

Le chef de la diplomatie française s’en est plaint en septembre auprès de son homologue russe Sergueï Lavrov en marge de l’Assemblée générale des Nations-unies à New York. «Je lui ai dit comme cela. Il a dit c’est pas moi. Je lui ai dit si c’est vous. Ils se réfugient derrière le fait que tel ou tel Etat a le droit de passer un contrat avec telle ou telle société. Or ce n’est pas la réalité», a-t-il raconté.

«La réalité c’est que ce sont des combattants, des gens qui violent le droit international et remetttent en cause la souveraineté même des Etats», a-t-il lancé.

 

Le Figaro

RCA : un présumé violeur en série des jeunes filles arrêté par la police dans le quatrième arrondissement de Bangui

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:26:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un colonel de la douane centrafricaine, soupçonné d’être un possible violeur en série des jeunes filles adolescentes a été arrêté vendredi au quartier Dédéngué 5dans le quatrième arrondissement de Bangui par les enquêteurs  de la police judiciaire.  L’homme a été transféré et placé en garde à vue au commissariat central. Il attend son possible déferrement devant le parquet près tribunal de grande instance de Bangui.

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Le colonel des douanes Valentin Nicaise Balegolo dans les locaux de la police le 17 octobre 2021 par CNC

 

Il s’appelle  Valentin Nicaise Balegolo,  colonel des douanes  âgées d’une cinquantaine d’années  a été arrêté vendredi vers 20 heures à son domicile du quartier Dédéngué 5, à Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Soupçonné d’avoir violé plus d’une dizaine des filles mineures  et forcer  certaines filles majeures à coucher avec lui, le suspect a été présenté  avec une dizaine de ses victimes à la presse le lendemain au commissariat central de Bangui.

À en croire aux enquêteurs, ce n’est pas pour la première fois que le suspect est interpellé par les forces de l’ordre.  Mais à chaque fois quand il est déféré devant le parquet pour les mêmes motifs, il utilise son argent pour corrompre les juges qui le libèrent immédiatement. Et une fois chez lui, il recommence les mêmes bêtises. Mais pour le présent cas, il a été piégé par ses propres victimes qui ont déposé des plaintes à la police.

L’une des victimes raconte son histoire : «  J’étais à la maison quand  une fille est venue me dire que « le père Valentin »  a demandé que je vienne chez lui. La même fille a invité d’autres filles et   nous sommes allés chez père Valentin. C’est ainsi que nous sommes tombés dans son piège et je perds ma virginité. Au retour, il nous   a donné une somme de 7500 francs CFA en nous recommandant de revenir avec d’autres jeunes filles. C’est ainsi que je suis moi-même revenue avec  une de mes camarades qui, à son tour,  à commencer à amener  d’autres ». Une folle histoire.

D’après un officier de la police, le suspect possède également un pistolet factice  dans sa chambre.  Si une victime refuse de coucher avec lui, il la menace avec ce pistolet et la contraindre de le faire. Et ce n’est pas tout!  D’après les témoignages recueillis, à la fin de chaque rapport sexuel qu’il a eu avec ses victimes, le suspect leur donne de l’eau dans un seau pour se laver dedans. Par la suite, il conserve précieusement le reste de l’eau usée. Pour faire quoi avec ? Difficile de le savoir. Mais ce qui est aussi étonnant, l’homme filme par son téléphone ses ébats sexuels  avec ces mineures. La police dit également avoir retrouvé dans son téléphone portable des dizaines des vidéos l’incriminant. Mais le suspect, de son côté, ni tout et dit n’avoir rien à se reprocher. La police, de son côté, a annoncé vouloir le transférer à l’unité mixte  de répression des violences faites aux femmes à la gendarmerie de Bangui.

Rappelons que le suspect avait été chassé de son ancien quartier de Lakouanga  pour les mêmes raisons.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : nouvelle exaction des mercenaires russes dans la préfecture de l’Ouham

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:16:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est la première violation officielle de cessez-le-feu unilatéral décrété par le chef de l’État Faustin Archange Touadera sur l’ensemble du territoire par les Mercenaires russes de la société Wagner. Ils ont attaqué et pillé plusieurs villages  dans l’ouest de la ville de Bossangoa, mais aussi  tuer deux individus.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Un-convoi-des-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-direction-Bossangoa-450×446.jpg” alt=”Un convoi des mercenaires Syriens de la société Wagner direction Bossangoa” width=”450″ height=”446″ />
Un convoi des mercenaires de Wagner

 

Le samedi 16 octobre 2021, au lendemain de la proclamation de cessez-le-feu unilatéral par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, vers 15 heures, dans la localité de Bossangoa, plus précisement au village Kpondigmon, situé à dix-huit kilomètres sur l’axe Benzambé, les mercenaires de la société Wagner, à bord  des motos et des véhicules,  ont débarqué   dans ce village armes à la main. Ils ont procédé à la destruction et au pillage  des greniers, vol de bétail jusqu’à l’entrée de la commune de Benzambé, située à une quarantaine de kilomètres de Bossangoa, occasionnant la fuite générale de la population.  Mais sur place à Benzambé, ils ont pillé le poste de santé et voler les panneaux solaires qui alimentent le frigo avant de tuer quatre personnes sur la route de Yrouba, et ils on pris également une sommes de 2000000 de francs CFA sur une personne. On ignore les raisons de cet acte criminel, mais comme souvent chez les hommes de Wagner en Centrafrique, on peut tuer simplement pour se faire plaisir, et voler pour résister.

Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir si réellement que le chef de l’État, avant de prendre sa décision de suspendre toutes opérations militaires sur l’ensemble du territoire national,  informe-t-il ses alliés mercenaires de Wagner ? N’oubliant pas que ces paramilitaires  n’obéissent qu’à leur propre chef hiérarchique russe. Et donc la décision du chef de l’État ne pourrait pas les concerner. D’ailleurs, ils ont tous les arguments possibles pour se défendre de leurs exactions.

 

Par Arsène Féimonazoui

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

Cessez-le-feu décrété par le chef de l’État: la présidence précise qu’il ne concerne que les rebelles qui ont déposé les armes (Albert Yaloké)

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:50:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Le cessez-le-feu engage les forces de défense et de sécurité  à ne plus poursuivre militairement sur le terrain les hommes qui ont déposé les armes… Les FACA et les forces alliées vont continuer  leur travail de sécurisation du pays », a indiqué le porte-parole de la présidence de la République Albert Yaloké Mokpème. Et ce n’est pas tout!

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Monsieur Albert Yaloké Mokpème Copyrightprimature

 

Pour couper court à certaines rumeurs qui circulent dans le pays après la décision prise par le chef de l’État de suspendre toutes les opérations militaires contre les groupes armés sur l’ensemble du territoire national, la présidence de la République tient à éclairer la lanterne des Centrafricains  sur le contenu de ce cessez-le-feu unilatéral.

Albert Yaloké Mokpème : « Le cessez-le-feu engage les forces de défense et de sécurité  à ne plus poursuivre militairement sur le terrain les hommes qui ont déposé les armes… Un communiqué de l’État major devrait suivre pour indiquer  les lieux de cantonnement des hommes qui ont déposé les armes. Ceux qui n’enlèvent rien, au travail  des forces de défense et de sécurité en cas d’attaque,  ils doivent exercer leur droit  de protection. On est plus dans le cadre  des opérations militaires  qui consistaient à pourchasser dans leur dernier retranchement les éléments du CPC  qui ont repris des armes. Aujourd’hui ils ont décidé de déposer les armes, de donner leur position et l’on va procéder au cantonnement  et à leur désarmement. La Minusca doit continuer  son travail de maintien  de la paix  et de protection de la population. Les FACA et les  alliés vont continuer leur travail de sécurisation du pays. Quant aux éléments du FPRC et de l’UPC qui refusent de signer  et de baisser les armes, ils seront considérés  les ennemis de la paix par nos forces de défense et de sécurité ».

Pour  le porte-parole de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) Abakar Sabome, le cessez-le-feu décrété par le chef de l’État est une bonne chose. Mais des informations confidentielles  qui leur sont parvenues font état du recrutement clandestin par le chef de l’État de 500  rebelles ADF qui commettent de nombreux crimes à l’est de la République démocratique du Congo pour venir en République centrafricaine les combattre. Et donc ce cessez-le-feu est un jeu qui à un seul but, rouler la communauté internationale et nationale dans la farine pour la seconde fois.

Du côté de 3R, on exprime sa réticence quant  au cantonnement des éléments pour le désarmement annoncé.

« On n’est pas bête  pour tomber pour la seconde fois dans leur piège », déclare un officier général de 3R.

Du côté de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), on se dit prêt à mener la bataille jusqu’à la mort. Même son de cloche du côté de Nourredine Adam du FPRC dont une bonne partie de ses éléments se sont désarmés déjà.

Rappelons que le 15 octobre dernier, le chef de l’État avait décrété un cessez-le-feu unilatéral  sur l’ensemble du territoire national. D’après lui, la paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre. « Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies… ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : suspension de l’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane, le bras de fer se poursuit

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:32:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la suspension de l’assistance technique  russe auprès des différents postes de la douane  centrafricaine le 10 octobre dernier, une scène inédite se poursuit en ce moment au poste de la douane de Béloko, à la frontière avec le Cameroun.

 

 

 

« Si ma mission termine ici, c’est que je dois partir avec tous les soldats russes », a déclaré le soi-disant douanier russe à ses collègues centrafricains en poste à Béloko. En plus, l’homme ne s’arrête pas et ajoute ceci :

« Je vous assure que le Premier ministre Henri-Marie Dondra va sortir dans les prochains jours une nouvelle note pour nous confirmer dans notre fonction. Donc je ne peux pas bouger d’ici. ». Et ce n’est que le début!

Une semaine après la décision du ministre des Finances et du Budget  de suspendre l’assistance technique russe aux différents postes douaniers centrafricains, la tension ne cesse de monter entre  le gouvernement centrafricain et la soi-disant « mission économique russe en Centrafrique » animée par le groupe Wagner.

« Actuellement les caisses de l’État sont vides. Nous cherchons de l’argent pour payer les fonctionnaires. On croyait qu’avec l’assistance technique russe on pourrait mobiliser plus des ressources  domestiques, mais la réalité est toute autre chose. Et donc il faut changer des méthodes », a déclaré à CNC un cadre supérieur au ministère des Finances.  

Cependant, dans les rues de la capitale, on pense que cet accord permet aux agents russes de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI. Dans un tel contexte, cette situation génère de nombreuses frustrations au sein de la fonction publique et des entreprises de transports locaux. Les partenaires clés du pays également ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle des douanes par les Russes au profit du groupe paramilitaire WAGNER. Les Mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’État centrafricain.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Massacre de Matchika : une nouvelle révélation, Hassan Bouba et son bras droit Kiri pointés du doigt

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:14:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’écran de fumée autour des tueries de Matchika commence à s’éclaircir. Il semblerait que le commando qui a attaqué, brûlé les véhicules et massacré les populations civiles dans cette embuscade aient été recruté par le ministre de l’élevage Hassan Bouba, ministre de l’élevage, chef de la nouvelle faction de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC).

Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l'élevage Hassan Bouba
Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l’élevage Hassan Bouba

 

Ce commando de quinze hommes commandé par un certain Kiri a été recruté par Hassan Bouba en connivence avec les Wagner. Ce sont eux qui ont élaboré le plan de ce massacre ignoble pour ensuite rejeter la faute sur l’UPC, dirigée par le mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

À l’actif de ce commando de la mort dirigé par Kiri sous les ordres direct d’Hassan Bouba, on compte les tueries où des prêtres ont perdu la vie comme à Séko, Maloum, Tagbara et même Bambari.

Et donc après les tueries du village de Matchika, le groupe des quinze terroristes ont été exfiltré près d’une école à 10km de Sibolo par les Wagner. Pour les couvrir ils sont présentés comme étant des combattants voulant adhérer au DDRR.

Si ce sont les hommes de Kiri, l’homme de main du ministre Hassan Bouba, téléguidé par les Wagner, qui sont les auteurs de ce massacre pourquoi le parquet de Bambari accuse des innocents qui étaient déjà derrières les verrous au moment où le crime avait lieu?

Est-ce que le Palais de la Renaissance était informé de ce plan macabre concocté par les Wagner et exécuté par les mains assassines des sbires du ministre Hassan Bouba?

Pourquoi Hassan Bouba bénéficie-t-il de la protection de l’État et de l’impunité totale face à des crimes aussi atroces ?

Affaire à suivre….

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le général  Massaye de l’UPC dément son appartenance à l’UPC de Hassan Bouba et refuse de désarmer ses éléments

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:13:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien commandant de zone de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) à Mobaye, l’autoproclamé général Massaï  annonce dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux son appartenance à l’UPC dirigée par l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, contrairement à ce qui a été annoncé par le sulfureux Hassan Bouba, ministre de l’Élevage, désormais chef d’une faction rebelle de l’UPC.

les combattants rebelles de l'UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.
les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Il y’a quelques semaines, le ministre de l’élevage Hassan Bouba, dans une conversation téléphonique avec le fameux général Massaï de l’UPC, avait tenté de le séduire  de soutenir le gouvernement, et accepter le processus du désarmement en cours. Mais l’homme, de son côté, n’avait pas donner une suite favorable au ministre qui a malheureusement aussitôt saisit  le gouvernement pour annoncer que le général Massaye se dit prêt pour aller au désarmement.  C’est ainsi que le gouvernement  avait pris contact la semaine passée  avec le général Massaye  de rester sur place avec tous ses éléments avant le passage du comité du désarmement.

Surpris de cette annonce, le fameux général Massaye  tient à faire un démenti public pour dénoncer les manœuvres dangereuses  du ministre de l’élevage Hassan Bouba. D’après lui, il ne se reconnaît pas dans la faction de l’UPC dirigée par le ministre Hassan Bouba. En ce sens, il n’a aucune autorité sur lui pour lui exiger de procéder au désarmement de ses hommes. Par contre il affirme toujours être dans l’UPC dirigée par le mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

Rappelons qu’il y a quelques semaines, le ministre Hassan Bouba avait annoncé dans un communiqué disposer plus d’éléments  dans sa faction que celle de son ex-ami Ali Darassa.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

DÉCLARATION DE LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES GRANDS LACS SUR L’ANNONCE DE CESSEZ-LE- FEU EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/crise-en-Centrafrique-au-menu-du-mini-sommet-de-Luanda-450×253.jpg” alt=”Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique” width=”450″ height=”253″ />
Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique

 

RÉGION DES GRANDS LACS SUR L’ANNONCE DE CESSEZ-LE-
FEU EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a pris note, avec une grande satisfaction, de la déclaration unilatérale de cessez-le-feu sur toute l’étendue de la République Centrafricaine à partir du 15 octobre 2021, tel qu’annoncée par Son Excellence le Professeur Faustin Archange Touadéra, Président de la République Centrafricaine (RCA).

Pour cette raison, la CIRGL félicite le peuple centrafricain, et considère la décision de cessez-le-feu comme une reconnaissance qu’un dialogue ouvert et constructif entre toutes les forces vives est le meilleur moyen de parvenir à la paix et à la stabilité tant désirées par le peuple centrafricain.

La CIRGL se félicite des progrès réalisés et appelle tous les acteurs politiques et militaires à respecter le cessez-le-feu et les principes de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA), négocié à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, comme référence dans la recherche d’une solution durable à la crise centrafricaine.

La CIRGL félicite Son Excellence le Président Faustin Archange Touadéra pour la fermeté et la détermination avec lesquelles il a cherché à suivre les recommandations du 3ème Mini-Sommet du CIRGL, qui s’est tenu à Luanda le 16 septembre 2021.

La CIRGL réaffirme que le cessez-le-feu est un facteur indispensable pour le succès de l’ensemble du processus afin decréer un climat propice permettant de progresser vers la voie de la paix et de la réconciliation nationales, ainsi que la mise en œuvre de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine approuvée lors du 3ème Mini-Sommet à Luanda, y compris le Programme de Démobilisation, Désarmement, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

En conclusion, la CIRGL appelle la communauté internationale, en particulier le Conseil de Sécurité des Nations Unies, à renouveler sa confiance dans le processus politique en cours en République Centrafricaine et à apporter tout le soutien nécessaire à la sauvegarde de la sécurité et à la promotion du bien-être du peuple centrafricain.

Fait à Luanda, le 16 octobre 2021.-

JOÂO MANUEL GONÇALVES LOURENÇO,

PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE D’ANGOLA
ET PRÉSIDENT EN EXERCICE DE LA CONFÉRENCE
INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES GRANDS LACS

RCA : communiquée de presse conjoint du G5+ sur la déclaration de cessez-le-feu sur toute l’étendue du territoire

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/logo-g5-centrafrique-450×261.jpg” alt=”Logo du groupe des parténaires de la République centrafricaine (G5)” width=”450″ height=”261″ />

 

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT DU G5+

 

Le G5+, un groupe d’États et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine se félicite de la déclaration du Président de la République centrafricaine appelant à la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire.

Le G5+ exprime son soutien à cette initiative qui résulte de la feuille de route conjointe pour la paix en République centrafricaine, adoptée par la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs au mini-Sommet du 16 septembre à Luanda.

Le G5+ note que la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine exige que tous les acteurs s’engagent immédiatement à cesser les actions armées et à travailler pour un climat apaisé, afin de faciliter un dialogue inclusif et crédible à travers le pays.

Le G5+ appelle à un strict respect des droits de l’homme et de l’état de droit, y compris à travers la poursuite d’actions concrètes pour combattre l’impunité, ainsi qu’un engagement à se conformer aux exigences du droit international humanitaire.  Ces éléments restent essentiels pour assurer le progrès du processus de paix et de dialogue en cours.

Les membres du G5+ réitèrent leur engagement à continuer à travailler aux côtés des autorités centrafricaines pour soutenir les processus politiques et de paix, pour le bien-être de tous les Centrafricains.

 

Mme. Lucy TAMLYN

Ambassadeur des États-Unis d’Amérique

Auprès de la République centrafricaine

  1. Jean-Marc GROSGURIN

Ambassadeur, Haut Représentant de la France

Auprès de la République centrafricaine

  1. Douglas CARPENTER

Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne

Auprès de la République centrafricaine

  1. Han FRAETERS

Représentant résident de la Banque Mondiale

En République centrafricaine

  1. Adolphe NAHAYO

Ambassadeur, Représentant du Président de la Commission de la Communauté

Économique des Etats de l’Afrique Centrale en République centrafricaine

  1. Mankeur NDIAYE

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies

En République centrafricaine et Chef de la Minusca

  1. Matias BERTINO MATONDO

Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine

Et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale

 

RCA :  un greffier en chef du tribunal tombé dans une embuscade des bandits armés

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:44:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon la famille de la victime, l’embuscade a eu lieu à 55 kilomètres de la ville de Damara sur l’axe Sibut. La victime a été violentée,  sa moto emportée par les assaillants encore non identifiés par le service de la gendarmerie locale.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/village-Kiné-avec-des-paysans-qui-marchent-et-trois-maisons-en-pailles-visibles-par-CNC-450×376.jpg” alt=”Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”376″ />
Illustration du village Boyo, situé à 55 kilomètres de Damara sur l’axe Sibut le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

L’information a été rendue publique par la radio Ndékèluka ce dimanche 17 octobre 2021. Selon ses informations, la victime a été identifiée clairement comme Monsieur André Gounoumoundjou, greffier en chef du tribunal de grande instance de Sibut. Il est tombé dans le filet des hommes armés ce samedi 16 octobre au village Boyo, situé à 130 kilomètres  de Bangui sur l’axe Damara. Il a été agressé physiquement par les assaillants, sa moto ainsi que son porte-monnaie avec une somme d’argent ont été emportés.

Pour l’heure, la victime est placée sous traitement médical en raison de ses blessures.

Rappelons que dans le secteur environnant de la ville de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui, des bandits armés terrorisent  les communautés et braquent les populations depuis plusieurs mois en toute impunité. Même les éleveurs en transhumance dans la localité ont également subi de lourds tributs dans cette criminalité. Mais du côté du gouvernement, c’est le silence total. Aucune action  concrète est envisagée pour débusquer ces malfaiteurs, pourtant la ville de Damara est le village natal du chef de l’État Faustin Archange Touadera, et son épouse  Tina Touadera y réside et fait des affaires également.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Laurent Gbagbo lance le “Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire”

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 11:36:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien président ivoirien Laurent Gbabgo, de retour au pays depuis juin après près de 10 ans d’absence, lance ce week-end un nouveau parti politique pour “réunir la gauche”, avec l’élection présidentielle de 2025 en ligne de mire.

Des partisans tiennent une affiche à l'effigie de l'ancien président Laurent Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa, en Côte d'Ivoire, le 13 juin 2021
Des partisans tiennent une affiche à l’effigie de l’ancien président Laurent Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa, en Côte d’Ivoire, le 13 juin
2021

 

“C’est le grand retour de Laurent Gbagbo sur la scène politique”, assure à l’AFP Justin Koné Katinan, porte-parole de l’ancien chef de l’Etat.

Depuis son arrivée à Abidjan le 17 juin, acquitté par la justice internationale qui le jugeait pour crimes contre l’humanité dans la sanglante crise post-électorale de 2010, Laurent Gbabgo n’a pourtant jamais été très loin de la politique.

Visite chez l’ex-président et ancien rival Henri Konan Bédié, rencontre de “réconciliation” avec le chef de l’Etat Alassane Ouattara, rupture consommée avec son ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan: il a occupé le paysage politique ivoirien.

“Assumons de faire de la politique”, avait-il lancé dès le 10 juillet dernier, lors de sa visite chez M. Bédié.

Le Front populaire ivoirien (FPI), son parti historique fondé dans la clandestinité en 1982, étant désormais aux mains de M. Affi N’Guessan, M. Gbagbo a choisi de donner un nouveau souffle à son retour en créant sa propre formation.

1.600 délégués sont attendus au prestigieux Hotel Ivoire d’Abidjan pour rédiger le manifeste et les textes de cette nouvelle formation qui devrait s’appeler “Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire” (PPA-CI).

Dans le nom comme dans le logo – deux mains entrelacées dans une carte d’Afrique – qui seront proposés dimanche, l’accent est mis sur la dimension panafricaine du parti.

La souveraineté de l’Afrique face aux puissances occidentales devrait d’ailleurs faire partie des thèmes phares du congrès ce week-end.

Pas question pour autant de délaisser la politique nationale en Côte d’Ivoire. Dans l’entourage de l’ancien président, le mot d’ordre est clair: ce nouveau parti vise à recréer un débat politique dans un pays où l’opposition est considérablement affaiblie depuis 10 ans.

“Nous voulons constituer un parti d’opposition politique normal qui apporte une critique. Pour que le débat quitte la violence et devienne essentiellement politique”, clame Justin Koné Katinan.

“On attend de voir si ce sera une opposition réelle ou un parti en quête du pouvoir. On verra comment ils vont procéder, quel sera leur programme alternatif”, estime l’analyste politique Sylvain N’Guessan.

Avec Simone Gbagbo ?

Reste à savoir quelles personnalités politiques ivoiriennes rejoindront cette plateforme. Une grande partie des cadres et anciens ministres du FPI vont suivre leur ancien leader dans cette nouvelle aventure, mais quelques inconnues demeurent.

Simone Gbagbo d’abord. L’ex-Première Dame, dont Laurent Gbagbo a demandé le divorce à son retour en Côte d’Ivoire envoie des signaux ces dernières semaines pour faire cavalier seul, à l’image du lancement d’une plateforme la soutenant.

Charles Blé Goudé, ensuite. L’influent pilier du régime de Gbagbo (2000-2011), dont il a été le co-accusé à la Haye, est toujours bloqué aux Pays-Bas depuis son acquittement, faute de passeport, mais entretient le mystère sur son rôle lors de son retour en Côte d’Ivoire.

Enfin Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion qui a aidé Alassane Ouattara à accéder au pouvoir contre Laurent Gbagbo est aujourd’hui tombé en disgrâce, condamné à perpétuité en juin pour “complot” et actuellement en exil. De quoi laisser la porte entrouverte à celui qui incarne désormais une frange de l’opposition au chef de l’Etat.

“Ceux qui veulent nous rejoindre savent à quoi s’en tenir. Nous sommes un parti de gauche, et ceux qui s’y retrouvent peuvent venir”, glisse Justin Koné Katinan.

Le lancement de ce parti, quatre mois après le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, est en tout cas une première étape vers la présidentielle de 2025.

Un projet de l’exécutif visant à limiter l’âge des candidats à 75 ans pourrait toutefois constituer un obstacle aux ambitions de Laurent Gbagbo. En 2025, il aura 80 ans.

 

Par VOA / AFP

Rumeurs de complot à Bissau: le gouvernement dédramatise

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 11:50:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un jour après la sortie du chef d’état-major des forces armées de Guinée-Bissau, le général Biagué Na N’Tan, disant avoir déjoué un complot, le gouvernement tente de calmer le jeu.

Le général Biagué Na N'Tan, chef d'état-major des forces armées de Guinée-Bissau
Le général Biagué Na N’Tan, chef d’état-major des forces armées de Guinée-Bissau

 

Nous tenons à préciser à l’endroit de l’opinion publique que le chef d’état-major général n’a pas dénoncé un quelconque mouvement vers un coup d’État, parce qu’en Guinée-Bissau il n’y a pas de coup d’État en préparation. La Guinée-Bissau se dirige vers une décennie de vie politique dans la paix et la tranquillité, sans coup d’État”, a déclaré Fernando Vaz, ministre du Tourisme et porte-parole du gouvernement.

Entre temps, des voix s’élèvent pour exiger une enquête sur les déclarations du général Na N’Tan​.

“Le chef d’état-major dispose d’une structure, en l’occurrence le Conseil d’état-major et d’autres entités, qu’il peut saisir pour savoir ce qui se passe vraiment. En d’autres termes, il peut convoquer ces personnes qu’il dit avoir identifiées”, a déclaré l’avocat Augusto Na Sambé, de l’Institut de défense nationale, qui qualifie de “très graves” les propos du général.

“Il est nécessaire de dévoiler les bases sur lesquelles ce mouvement est conçu pour provoquer un coup d’État”, a déclaré Fransual Dias, un autre avocat.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que le général Biagué Na N’Tan insinue la mobilisation des militaires pour subvertir l’ordre constitutionnel du pays.

Aucune déclaration pour l’instant de la part du chef de l’État Umaro Sissoco Embalo, qui la veille avait été reçu par son homologue français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée, à Paris.

 

Article de Lassana Cassamá du service en langue portugaise de la VOA. Traduit et adapté par VOA Afrique. Lire l’original >>

 

RCA : l’Assemblée nationale adresse une lettre de félicitation, d’encouragement  et de remerciement aux mercenaires russes de la société Wagner  

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:24:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une lettre de félicitation, d’encouragement  et de remerciement adressée aux « communautés des officiers russes en Centrafrique  », le parlement centrafricain tient à remercier tous les mercenaires de la société Wagner pour leur bravoure ainsi que son encouragement soutenu pour la poursuite de leur « noble » mission en Centrafrique.

Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d'encouragement au représentant des forces russes en Centrafrique
Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant des forces russes en Centrafrique. CopyrightCNC

 

Suite aux conclusions de la commission d’enquête spéciale mise en place suite aux nombreux rapports documentant des exactions commises par les rebelles, l’armée et les mercenaires russes de la société Wagner, ces derniers se disent surpris et étonnés de voir que lors de la présentation dudit rapport par  le ministre d’État en charge de la justice, Monsieur Abazène impute en partie la responsabilité de ces crimes sur les mercenaires de Wagner. Ceci est inadmissible et impardonnable, disait Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la « communauté des officiers russes en Centrafrique ».

Ainsi, depuis une semaine, on assiste à  des scènes de mécontentement des hommes de Wagner sur le terrain. Ils propagent des rumeurs dans la capitale selon laquelle la ville de Bangui serait attaquée par les rebelles. Ils menacent de se retirer de certaines villes de province au profit des rebelles. Ils mettent la pression sur le chef de l’État centrafricain de limoger son ministre d’État chargé de la justice. En un mot, ils multiplient de tapage pour montrer au chef de l’État qu’ils sont vraiment mécontents de ce rapport qui pourrait bien freiner leur extension en Afrique centrale ou de l’ouest.

Entre temps, à l’assemblée nationale, les députés, inquiets de leur pain quotidien, tentent de les supplier.

« On est à moins d’un an de la septième législature. Si les russes quittent, les rebelles vont aussitôt prendre le pouvoir, et nous perdons tout », assure un député indépendant.

Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique
Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique. CopyrightCNC

 

À la grande surprise de tous, ce vendredi 15 octobre, sur l’initiative du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, une lettre officielle a été remise à Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la « communauté des officiers russes en Centrafrique » pour les féliciter, les encourager et les remercier de leur bravoure.

Simplice Mathieu Sarandji : «  Dans la lutte que mène depuis quelques années notre peuple, à travers nos forces armées Centrafricaines (FACA) et forces de Défense et de Sécurité (FDS), contre les terroristes véritables ennemis de la paix, les Interventions du Contingent Russe aux côté de nos Forces ont été d’une grande efficacité dans la reconquête de la plupart des zones occupées par ces terroristes.

Au nom de tous les élus de la Nation Centrafricaine et en mon nom personnel, Je vous adresse nos sincères félicitations pour votre bravoure ainsi que nos encouragements soutenus pour la poursuite de votre noble mission dont les résultats sont reconnus par le peuple que nous avons l’honneur de représenter à l’Assemblée Nationale.

Veuillez accepter. Mesdames, Messieurs, l’assurance de ma considération distinguée.

Rappelons que Monsieur Alexandre Ivanov affirme être à la tête de l’organisation appelée « communauté des officiers russes » et revendique représenter les « instructeurs » russes présents en République centrafricaine.

Sur son compte Twitter, actif depuis le mois de mars 2021 seulement, la Communauté des officiers pour la Sécurité internationale (COSI) affirmait le 26 mars agir « ouvertement, en vertu d’un contrat officiel conclu dans le cadre de la coopération entre la Russie et la RCA ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CPI : fin de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire le procureur  contre Mahamat Saïd

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Bangui, République centrafricaine, samedi 16 octobre vendredi, 15 octobre 2021, 16:39:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Conformément aux statuts de Rome et à la procédure de la Cour pénale internationale, il est prévu, avant le procès, un examen approfondi du dossier. C’est à cela que consiste l’audience qui a eu lieu du 12 au 14 octobre 2021 à La Haye. Cette audience doit permettre à la Chambre préliminaire de vérifier si le procureur de la CPI a suffisamment de preuves pour soutenir son accusation, indique Monsieur Rosmon Zokoue de l’équipe de la communication de la CPI en Centrafrique.  

Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l'audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l’audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

C’est la première procédure judiciaire ouverte devant la CPI à l’encontre d’un membre de la Séléka. « Mais pour que la CPI puisse rendre justice comme il se doit, elle devra poursuivre des suspects de plus haut niveau », estime Human Rights Watch dans un communiqué. D’après cette organisation des droits de l’homme, cette affaire représente un pas important et bienvenu dans la lutte contre l’impunité des crimes graves commis dans la République centrafricaine. Cependant, pour la société civile centrafricaine, on souhaite que cette audience aboutisse à la confirmation des charges pour permettre le démarrage du procès. Mais pour la défense de Monsieur Mahamat Saïd, l’accusation n’a pas assez d’éléments de preuves crédibles. Elle demande au juge d’éliminer  certains chefs d’accusation  pour manque de précision.

« Ne confirmez pas les charges sur Mahamat Saïd. Ainsi, la justice sera faite », déclare l’avocat de défense.

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Monsieur Rosmon Zokoue, membre de l’équipe communication du bureau local de la CPI en rca, explique en quoi consiste le procès.

Rosmon Zokoue : « Comme vous le savez, toute personne jouit de la présomption d’innocence. Mais, pour pouvoir avancer avec la procédure, on doit se rendre compte s’il y a suffisamment de preuves à charge de la personne poursuivie. C’est en cela que consiste l’audience de confirmation des charges. Et si on se rend compte qu’il n’y a pas suffisamment d’indices de culpabilité, qu’il n’y a pas suffisamment de charges, à ce moment-là, la Chambre préliminaire va infirmer les charges qui pèsent sur la personne poursuivie, dans le cas d’espèce, sur Mahamat Saïd. Et si la Chambre se rend compte qu’effectivement il y a suffisamment d’indices de culpabilité, la Chambre va confirmer les charges et va rendre son jugement pour confirmer cela. Et, ce n’est qu’après que l’examen au fond, c’est-à-dire le procès proprement dit, où l’on va examiner les infractions mises à charge va s’ouvrir. ».

Il est à noter que Mahamat Said Abdel Kani, né le 25 février 1970 à Bria, en République centrafricaine, était un commandant de la Seleka. En cette qualité, il serait responsable des crimes suivants qui auraient été commis à Bangui  en 2013 : crimes contre l’humanité, crime de guerre.

Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l'audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Rappelons que cette audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd a été retransmise en direct, organisée par le bureau local de la cour pénale internationale à la maison des jeunes  du quatrième arrondissement de Bangui.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : « LA DÉMOCRATIE A OCCASIONNÉ LA CHUTE D’ATHÈNES », dixit Monsieur Jean-Serge Wafio

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 Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:43:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). ‘’ LA DÉMOCRATIE A OCCASIONNÉ LA CHUTE D’ATHÈNES. ELLE A CAUSÉ LA DÉCHÉANCE DE L’ÉTAT EN PERMETTANT AUX NULS, AUX INCAPABLES ET AUX IGNORANTS DE SE HISSER AU SOMMET DE L’ÉTAT.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Lopposant-Jean-Serge-Wafio-450×431.jpg” alt=”L’opposant Jean-Serge Wafio” width=”450″ height=”431″ />
L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

LE PEUPLE LEUR A CONFIÉ SES VOIX ET ILS LES UTILISENT POUR BERNER CE MÊME PEUPLE, POUR CACHER LEUR INCAPACITÉ À S’ÉLEVER VERS LE MONDE DES IDÉES, LE MONDE IDÉAL.

JE SOUFFRE POUR CEUX QUI PENSENT QUE LA POLITIQUE EST L’ART DE LA RUSE ET DU MENSONGE, ILS N’ONT PAS BIEN COMPRIS MACHIAVEL.

LA POLITIQUE EST LE DOMAINE DE L’ÉLEVATION DE L’HOMME QUI S’EST APPROPRIÉ LES VERTUS HUMAINES ET QUI SE DONNE LES MOYENS DE LES RESPECTER. C’EST POURQUOI, IL FAUT SE TENIR LOIN DE CES GENS QUI N’ONT RIEN COMPRIS DE LA POLITIQUE ET DES VERTUS HUMAINES.

RESTONS NOUS-MÊME, LOIN DE CES MIASMES MORBIDES ‘’  ………………………………………..PLATON

 

RCA : le Président de la République Faustin Archange Touadera suspend les opérations militaires contre les groupes armés rebelles

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:15:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera  déclare un cessez-le-feu  à partir du vendredi 15 octobre 2021. D’après lui, la paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre. « Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies, les souffrances et les meurtrissures endurées ».

Voici l’intégralité de son discours :

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité-Dignité-Travail

MESSAGE A LA NATION

DE SON EXCELLENCE LE PR. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

CHEF DE L’ETAT

 

A L’OCCASION DE LA DECLARATION DE CESSEZ-LE-FEU SUR LE TERRITOIRE NATIONAL

BANGUI, 15 OCTOBRE 2021

– Centrafricaines ;

– Centrafricains ;

– Mes Chers Compatriotes ;

Depuis ma prise de fonction, le 30 mars 2016, dans le cadre de mon premier mandat, tout mon effort tend, comme vous le savez, à débarrasser notre pays des démons de la haine, de la division, de la destruction, de la violence aveugle.

Ensemble, nous avons travaillé à bâtir patiemment la paix et la sécurité pour tous, la réconciliation nationale, le vivre ensemble et jeté les bases d’un relèvement économique de notre pays.

Nous nous sommes efforcés de toujours employer le dialogue pour rechercher la paix et asseoir une nouvelle République, un Etat de droit.

Nos efforts, soutenus par la communauté internationale, commençaient à porter des fruits.

Malheureusement, notre pays a été replongé dans une crise sécuritaire, en décembre 2020, alors que nous n’avons pas encore fini de faire le deuil de nombreuses victimes civiles et militaires du conflit armé, déclenché en 2012 et de leur rendre justice.

En effet, rentré clandestinement au pays après plusieurs années

d’exil en Ouganda, l’ancien Président François BOZIZE a minutieusement conçu et mis en œuvre un plan machiavélique de déstabilisation des institutions de la République, issues des élections démocratiques et transparentes de 2015-2016.

Le 15 décembre 2020, il a créé une rébellion dénommée « Coalition des Patriotes pour le Changement » (CPC), par la signature de la déclaration dite de KAMBA KOTA, alors que le peuple se préparait à aller aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020.

Cette rébellion, composée à la fois de certains groupes armés signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, du 6 février 2019 et de quelques éléments des forces de défense et de sécurité dévoyés, a entrepris la conquête de nombreuses villes de province avant de lancer une attaque simultanée et coordonnée sur la ville de Bangui, le 13 janvier 2021.

Cette guerre devenue protéiforme dont la finalité était d’interrompre le processus électoral, le reversement des institutions légitimes et l’instauration d’une transition politique à des fins égoïstes, a semé la désolation dans nos foyers, provoqué une crise humanitaire dans un contexte de la pandémie de COVID-19 à très fort impact économique et social.

Mes Chers Compatriotes ;

L’un de mes devoirs, dans le cadre de notre Constitution, est d’assurer la sécurité du peuple contre toute forme d’agression.

Ainsi, devant la gravité des crimes commis par la CPC sur les populations civiles innocentes et les humanitaires, et vu que les règles d’engagement de la Minusca ne lui permettraient pas de contrer les assauts meurtriers de la rébellion, j’ai fait usage du droit que me confère la Constitution, en recourant aux accords de coopération militaire et de défense en vigueur pour rétablir la légitimité constitutionnelle, assurer la sécurité de la population et protéger l’intégrité du territoire national.

Les Forces Armées Centrafricaines, appuyées par les forces alliées russes et rwandaises, ont pu repousser les assauts de la CPC et reconquérir une bonne partie du territoire national.

Convaincu que seul le dialogue pourrait apporter une paix durable et une solution pérenne à la crise interminable qui mine notre pays, j’avais annoncé, à l’occasion de la célébration du deuxième anniversaire de l’APPR, le 6 février 2021, un dialogue républicain avec l’opposition démocratique et toutes les forces vives de la Nation afin de créer un climat apaisé et un environnement national propice à la construction de notre pays.

Il résulte des conclusions des consultations nationales organisées à cet effet la nécessité d’organiser un Dialogue Républicain, sur le territoire national.

Le Comité d’organisation, installé le 1er septembre 2021, travaille avec abnégation pour nous proposer la date de la tenue du Dialogue Républicain.

Mes Chers Compatriotes ;

J’ai le devoir de vous informer que, soucieux de contribuer à l’évolution positive de la situation politique et sécuritaire en dans notre pays, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), ont initié une feuille de route conjointe pour la paix en République Centrafricaine, qui a été adoptée lors du mini-sommet du 16 septembre 2021, à Luanda, en Angola.

Cette feuille de route a prévu des engagements tant pour la CPC que pour le Gouvernement.

Conformément à cette Feuille de route conjointe, les principaux leaders de la CPC, à l’exception de Nourredine Adam et Ali DARASSA, respectivement leaders du FPRC et de l’UPC, ont signé l’engagement de cesser toute action armée sur le territoire national, de rejeter tout complot et toute entreprise visant à déstabiliser les institutions de la République et de cantonner leurs combattants pour le DDRR.

Les consultations sont poursuivies par les experts de la CIRGL et nous espérons que ces deux leaders dont les groupes armés sont à l’origine des pires atrocités subies par nos populations, s’engageront bientôt à renoncer à la violence et à revenir dans l’APPR qui reste le socle d’une paix durable en République Centrafricaine.

Au nombre des engagements du Gouvernement, figure la déclaration d’un cessez-le-feu, comme facteur indispensable à la réussite de l’ensemble du processus et à la création d’un climat propice à la paix et à la réconciliation nationale.

Mes Chers Compatriotes ;

La paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre.

Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies, les souffrances et les meurtrissures endurées.

Pour donner une chance à la paix, j’ai toujours prêté une oreille plus accueillante à la promesse faite par les leaders des groupes armés de cesser toute action armée sur le territoire national, de rejeter tout complot et toute entreprise visant à déstabiliser les institutions de la République et de cantonner leurs combattants pour le DDRR.

C’est en effet pour donner une chance à la paix que je viens vous annoncer ce soir la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire national, à compter de ce jour, 15 octobre 2021, à minuit.

Bien sûr, ce n’est pas une décision facile à prendre. Mais mon devoir de Père de la Nation, ne voulant qu’aucun fils du pays ne périsse par l’épée des ennemis de la paix, est d’aller chercher la paix, où qu’elle se trouve, même au bout de la terre.

Nous avons donc deux outils de paix : l’APPR pour les groupes armés et le Dialogue républicain pour les forces vives de la Nation.

Le cessez-le-feu unilatéral immédiat est la démonstration, si besoin en était encore, de ma ferme volonté de privilégier la voie du dialogue et non celle des armes, dans le règlement de la crise qui secoue notre pays.

Ce cessez-le-feu unilatéral immédiat a aussi des raisons humanitaires. Il permettra, j’en suis persuadé, à nos concitoyens des zones occupées par la CPC et les autres groupes armés, d’accéder à l’aide humanitaire, aux services sociaux de base, de circuler et de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

Ce cessez-le-feu vise également à protéger la population contre les violences aveugles, faciliter le dialogue républicain en cours d’organisation et la mise en œuvre de la feuille de route conjointe de Luanda.

Je tiens à préciser que le cessez-le-feu immédiat ne fait pas obstacle à l’exercice par nos forces de sécurité intérieure de leurs missions régaliennes, notamment le maintien de l’ordre public et la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

Aussi, le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’exercice de la légitime défense par les Forces de défense et de sécurité, chargées de protéger l’intégrité du territoire national et les institutions de la République contre toute forme de menaces.

Le cessez-le-feu ne fait pas obstacle non plus à l’exercice, par la MINUSCA, de son mandat.

Enfin, le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’administration de la justice.

J’appelle les leaders de la CPC et les représentants désignés et le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le cantonnement, dans des meilleurs délais, des ex-combattants de la CPC.

J’invite naturellement les leaders de la CPC à respecter enfin leur parole donnée et de donner la chance à la paix, à la sécurité et au vivre ensemble, gage d’un développement socio-économique de notre pays.

Pour donner une chance à la paix, j’ai également mis en place un Comité d’organisation du Dialogue républicain qui travaille d’arrache-pied pour la tenue dudit dialogue.

La crise, vous le savez, n’est pas seulement sécuritaire ; elle est aussi politique ; elle est souvent alimentée par des messages de haine, des manipulations, des désinformations, voire par l’absence de confiance et d’amour réciproques entre les acteurs politiques du pays.

J’ai la conviction que le Dialogue républicain, organisé dans le cadre de la Constitution et des lois de la République, aboutira enfin à l’identification des principaux maux qui gangrènent notre pays et à la décrispation totale de la situation politique sécuritaire du pays.

Enfin, il n’est pas tard de faire la paix, et le fondement d’une paix solide et permanente est la justice ; la justice pour ceux qui continuent de vivre la tragédie provoquée par la perte des êtres chers.

J’exhorte la communauté internationale dont le soutien ne nous a jamais fait défaut, à accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre de la feuille de route conjointe de Luanda.

En terminant mon message, je remercie tous les Etats membres de la CIRGL et de la CEEAC pour leur soutien sans cesse renouvelé, au processus de paix en République Centrafricaine.

Je ne doute pas qu’ils continueront à nous accompagner dans la mise en œuvre de la feuille de route conjointe.

J’en appelle, mes Chers Compatriotes, à votre vigilance et surtout à votre patriotisme pour surmonter les douleurs, les déchirements et aller au dialogue républicain pour sortir notre pays de la situation dans laquelle nous l’avons collectivement plongé.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple !

Je vous remercie.

 

RCA : une personne tuée, un camion incendié par des hommes armés dans la localité d’Alindao

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 13:46:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les autorités locales, la scène s’est produite  ce vendredi 15 octobre 2021  au village Mbollo, situé à 26 kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari. Le véhicule, qui transportait des marchandises, tombées en panne, a été incendié par des hommes armés, identifiés comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Selon les mêmes sources, le camion, du type CBH, transportant des marchandises : 40 tonnes de sucres, avait quitté la ville de Bambari ce jeudi 14 octobre aux environs de 16 heures, à destination de la sous-préfecture d’Alindao quand il avait fait un accident au village Mbollo, situé à 26 kilomètres d’Alindao.  Les blessés ont été évacués cette nuit dans un hôpital à Alindao quelques heures plus tard pour y recevoir des soins d’urgence.  Malheureusement,  le lendemain, c’est-à-dire ce vendredi 15 octobre, très tôt le matin,  le véhicule a été complètement incendié  avec ses cargaisons par des hommes inconnus, soupçonnés d’être des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Au même moment, un habitant du village Mbollo, qui surveillait le véhicule, a été malheureusement tué par les assaillants.

Rappelons que le 5 octobre dernier, un convoi des véhicules  qui quittait la ville de Bambari pour Bangassou était tombé dans une embuscade des hommes armés au village Matchika, situé à environ 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Plus d’une vingtaine  des personnes tuées, plusieurs autres blessées. Le gouvernement, dans un communiqué, avait attribué l’attaque aux éléments rebelles de l’UPC.

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 3 soldats FACA tués,  et 5 autres blessés dans une embuscade des rebelles dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 10:59:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une patrouille des  éléments des forces armées centrafricaines (FACA est tombée dans une embuscade  tendue par les présumés rebelles de 3r, membres de la CPC ce jeudi 14 octobre  près de Ngaoundaye, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Selon des sources officielles locales, l’attaque est survenue  ce jeudi 14 octobre 2021 aux environs de 16 heures dans la périphérie de la sous-préfecture de Ngaoundaye.  Le bilan est lourd : trois morts et cinq blessés, selon  les différentes sources médicales et sécuritaires recoupées par la rédaction du CNC.

Les soldats FACA  ont ce pendant pu riposter « énergiquement « selon  les termes utilisés par une source au sein de l’État major général  des armées à Bangui.

 

Cependant, l’attaque n’a pas été revendiquée : l’armée nationale attribuée  aux éléments rebelles du mouvement 3R, membres de  la coalition des patriotes pour le changement (CPC) très actifs dans la région.

Rappelons que la zone est depuis plusieurs mois, voir plusieurs années  un terrain d’action récurrente  du mouvement 3R,dirigé par un Peul d’origine centrafricaine, membre de la coalition des patriotes centrafricains, dirigée par l’ancien Président François Bozizé.

Selon les mêmes sources, les corps et les blessés devraient être évacués ce vendredi matin  14 octobre vers la capitale Bangui par des hélicoptères de la Minusca, la mission des nations unies en République centrafricaine.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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Comment Vladimir Poutine pousse ses mercenaires en Afrique

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 02:41:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Russie s’appuie sur les mercenaires du groupe Wagner pour défendre ses intérêts dans plusieurs pays d’Afrique. Décryptage

 

La France, qui lutte depuis 2014 contre les djihadistes à travers l’opération Barkhane, tente de s’opposer à cette ingérence de Moscou.

Après la Syrie, la Libye et la République centrafricaine (RCA), Moscou assume désormais sans complexe sa stratégie d’influence en Afrique. Prochain objectif: le Mali. Le 26 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Sergueï Lavrov a confirmé que Bamako avait approché des «sociétés militaires privées» (SMP) russes pour former son armée et tenter d’accroître sa sécurité, menacée tous les jours par le djihadisme et l’instabilité.

À New York, le chef de la diplomatie russe a certes affirmé que Moscou n’était en rien impliqué et n’a pas cité le groupe des mercenaires de Wagner – mais cette omission n’a trompé personne. On aura surtout retenu que, pour la première fois aussi nettement, le ministre russe a reconnu le rôle de ces soldats de fortune, qui seraient parrainés par Ilya Prigogine, un sulfureux homme d’affaires proche de Vladimir Poutine. Une «armée de l’ombre», même si elle est de moins en moins secrète, sur laquelle le pouvoir russe compte pour défendre ses intérêts, en Syrie,

 

Le Anadolu avec AFP 

Anicet-Georges Dologuélé : « Le jour où Bozizé a offert un second mandat à Touadéra »

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Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

Jeune Afrique 

 

En 2020, l’ancien Premier ministre centrafricain pensait pouvoir compter sur le soutien du chef de l’État déchu. Mais, à peine scellé, leur pacte volait en éclats, comme le raconte celui qui s’est senti floué. « Ce que je retiens, c’est surtout une immense déception. À l’occasion du scrutin présidentiel de 2015-2016 déjà, j’avais sollicité le soutien du Kwa Na Kwa (KNK), la formation de François Bozizé. Le parti me l’avait accordé, mais pas Bozizé en personne, qui avait choisi de soutenir Faustin-Archange Touadéra. Or il était très populaire et son soutien comptait davantage que celui du KNK. À la présidentielle suivante, en 2020, tout le monde a donc voulu se rapprocher de lui. Bien sûr, Bozizé a d’abord essayé de mettre la coalition de l’opposition à son service, créant de ce fait une compétition feutrée entre lui et moi. Puis sa candidature a été invalidée par la Cour constitutionnelle, ce à quoi nous nous attendions tous. Restait alors à savoir qui il allait soutenir.

 

 

Là, il a annoncé qu’il était favorable à une candidature unique de l’opposition, incarnée par un leader qui disposerait déjà d’un électorat. En dehors de lui, cela ne pouvait s’appliquer qu’à moi. C’était mon portrait-robot. Les autres ayant décidé d’y aller seuls, Bozizé m’a donc appelé pour que l’on se rencontre chez lui, à Bossangoa. Le rendez-vous a eu lieu le 16 décembre. Comme je voulais faire l’aller-retour dans la journée, nous sommes partis très tôt de Bangui en voiture. Christian Guénébem, le directeur de campagne et l’un des principaux lieutenants de Bozizé, ouvrait la route, sous les couleurs du KNK. Mon convoi suivait, avec mes affiches de campagne. Sur place, nous avons attendu Bozizé deux heures durant, sans savoir pourquoi. L’entretien a duré moins de trente minutes. Il m’a dit : « Il y a cinq ans, je ne vous avais pas soutenu comme il se devait et je m’en mords les doigts. Aujourd’hui, vous faites preuve de constance en sollicitant à nouveau le soutien du KNK. Vous l’avez, ainsi que le mien. »

 

« Un gigantesque gâchis »

 

Il a confié la suite des négociations à Guénébem, et nous nous sommes juste entendus sur le fait qu’il fallait que cette entente soit connue des Centrafricains et diffusée dans les médias. Le lendemain, elle a été rendue publique. En réalité, cela n’est jamais allé plus loin. On n’a jamais signé un véritable accord. Me doutais-je que cette alliance ne serait pas solide ? Sur la route de Bossangoa, on avait croisé, dans les villages, quelques centaines de jeunes anti-balakas en tenues disparates, bardés de fusils artisanaux et d’amulettes de protection. J’avais demandé pourquoi, et Bozizé m’avait répondu qu’ils s’étaient auto-constitués pour assurer sa sécurité. Quand je suis rentré à Bangui et que j’ai entendu parler de la Coalition des patriotes pour le changement [CPC, alliance de groupes rebelles anti- Touadéra], je me suis dit que notre entente était morte. La CPC a « pourri » ma campagne par sa présence dans les principales villes de province. Comme j’étais soucieux de la sécurité de mon équipe de campagne, je suis prudemment resté à Bangui. Cela ne m’a pas empêché de faire 31% des voix au premier tour, score qui a été ramené à 21% sous la pression du pouvoir, pour permettre à Touadéra de se déclarer vainqueur au premier tour. Au travers des actions d’intimidation de la CPC, Bozizé avait empêché le vote, notamment dans l’Ouham-Pendé, l’Ouham et la Ouaka, régions où je devais faire mes meilleurs scores ! Ce sont davantage ces actions que l’annonce de son ralliement à la CPC qui m’ont pénalisé. Bozizé avait-il conscience qu’il était en train d’offrir un second mandat à Touadéra ? Il a cru qu’il pourrait retrouver le pouvoir en s’appuyant sur ceux qui l’avaient fait tomber en 2013. Mais la CPC n’a jamais été en mesure de marcher avec efficacité sur Bangui… Depuis notre rencontre de Bossangoa, je n’ai jamais eu l’occasion de reparler à François Bozizé, sauf pour l’informer que ma délégation était bien rentrée à Bangui. Finalement, tout cela est un gigantesque gâchis. Si notre accord avait été signé et mis en œuvre, nous serions au pouvoir. Aujourd’hui, on repart de zéro. »

 

 

RCA : le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène, nouvelle cible de Wagner dans  le gouvernement Dondra ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 09:38:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ça y’est! La roue s’arrête de tourner autour de la capitale centrafricaine.  Les mercenaires russes de la société Wagner, épinglés dans le dernier rapport  de la commission d’enquête spéciale, viennent de désigner un parfait coupable : le ministre d’État en charge de la justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène. Son tort, avoir rendu public le contenu classé confidentiel du rapport de la commission d’enquête spéciale. Pour la société de mercenariat Wagner,  tout sauf ça! Il faut corriger le tir et redorer l’image de ses mercenaires.

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d'État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique.
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique. Copyright RFI

 

C’est à travers une marche en préparation des prétendus jeunes centrafricains à Bangui que  la société Wagner tente d’écarter le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène du gouvernement.

« En RCA d’aujourd’hui, contrôlée totalement par la société Wagner, il faut contrôler son geste et langage surtout quand il s’agit des mercenaires russes de la société Wagner », assure un cadre au ministère de l’Administration du territoire qui ajoute que la société Wagner injecte des milliards de francs CFA dans la communication pour soigner son image. D’après lui, les journalistes nationaux comme étrangers africains sont payés pour manipuler l’opinion africaine.

Selon les informations du CNC, un prétendu collectif des jeunes leaders s’active en ce moment pour organiser une marche dans la capitale Bangui afin de demander la démission du ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène, neveu de l’ancien Président de transition Michel Djotodia. Selon ses détracteurs, il avait ouvert la boîte à pandore aux forces exogènes  pour la déstabilisation de la RCA par les ennemis.

« Comment il peut rendre public un rapport dont il n’a pas lu tout le contenu ? En plus, ce n’est pas son rôle de communiquer là-dessus. Il devrait recevoir ce  rapport dans son bureau et en discuter avec  les membres du gouvernement et sa hiérarchie du contenu. Je crois qu’il est  manipulé par les ennemis  du peuple centrafricain », s’alarme un prétendu jeune leader  centrafricain.

Le 2 octobre dernier, le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène avait rendu publiques les conclusions du rapport de la commission d’enquête spéciale mise en place  au mois de mai dernier. Dans ce rapport, les enquêteurs ont imputé une partie des exactions sur la population aux mercenaires russes de la société Wagner qui appuient les soldats FACA dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement. Mais pour la société Wagner,  le fait d’épingler ses hommes dans ce rapport fragilise leur stratégie d’extension  en Afrique.  Et donc il faut à tout prix contrecarrer et imposer un autre rapport fabriqué. C’est pourquoi, le procureur général près tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Éric Didier Tambo avait déclaré dans les radios que les travaux de la commission se poursuit, et que les détails seraient publiés prochainement. Une histoire de minimiser l’implication des mercenaires russes dans ces exactions.

Pour les prétendus jeunes leaders centrafricains, c’est un coup d’État à la méthode ivoirienne qui se prépare en ce moment.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Alindao, attaque des positions des soldats FACA en cours

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 07:07:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville d’Alindao, située  à environ 505 kilomètres au nord de Bangui a été secouée de nouveau ce jeudi matin par des détonations d’armes de guerre de tout calibre. Les rebelles de l’UPC du sulfureux chef rebelle mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa ont attaqué les positions des soldats FACA dans la ville.

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

 « C’était vers 3 heures du matin ce jeudi que les assaillants ont attaqué nos positions dans la ville. Le combat est en cours, nos hommes sont en train de faire face aux assaillants », témoigne un officier de l’armée nationale depuis Bangui.

Selon un habitant de la ville joint au téléphone, les assaillants sont actuellement visibles au centre-ville. Ils circulent et tirent partout avec leurs armes.

« On ignore actuellement les positions des soldats FACA s’ils sont encore dans la ville où ils se sont retirés  », demande-t-il.

Aucun bilan provisoire n’est disponible pour le moment.

Rappelons que c’est depuis une semaine que les rumeurs d’attaque de la ville par les rebelles circulent dans la ville. Certains habitants ont quitté en masse leur domicile pour se réfugier sur le site des déplacés au sein de l’Église catholique  ou encore dans l’hôpital pour tenter d’échapper à une éventuelle violence. La ville avait été totalement paralysée  par ces rumeurs qui se concrétisent  très tôt ce matin.

Selon les dernières informations recueillirs, les soldats FACA et leurs alliés russes ont repoussé l’attaque des assaillants hors de la ville qui est toujours paralysée.Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : suspension du partenariat avec la « mission économique russe », un véritable bras de fer se déroule en ce moment au poste de Douane de Béloko :  

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:56:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement a signé en mai 2021 un protocole de collaboration avec la mission économique  russe dans le cadre  de ses relations  avec la Fédération de Russie en vue de l’aider à identifier, soi-disant,  les leviers  permettant une mobilisation accrue des ressources  domestique conformément aux objectifs du programme économique et financier signé avec les partenaires techniques et financiers du pays, force est de constater malheureusement  que cette collaboration inédite n’a pas produit les résultats escomptés. Le 6 octobre 2021, le gouvernement, à travers le ministre des Finances et du Budget, a annoncé la suspension de l’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane  centrafricaine pour le 10 octobre 2021. Malheureusement trois jours après la date butoir, certains « experts douaniers russes » ne veulent pas quitter leurs postes.  À Béloko par exemple, c’est un véritable bras de fer entre le receveur  principal et l’expert russe pour le contrôle de la barrière.

Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d'un agent russe de la mission économique russe
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe

 

Le 11 octobre dernier, 24 heures après la date officielle de l’achèvement  de la mission d’assistance russe auprès  des différents postes de la douane centrafricaine, l’assistant-douanier russe en poste à Béloko conteste la décision du gouvernement centrafricain  et annonce qu’il ne quittera pas  le poste de la douane de Béloko tant que les Mercenaires russes de la société Wagner sont toujours au côté des soldats FACA à Béloko.

« Si ma mission termine ici, c’est que je dois partir également avec tous les soldats russes », a déclaré le douanier russe à ses collègues centrafricains. Et ce n’est pas fini pour autant ! Il confisque la clé de la barrière et empêche tous les véhicules de traverser, et ce, jusqu’à 16 heures. Le receveur de la douane de Béloko, Monsieur Alexandre Bambélé a appelé le douanier russe pour le faire comprendre que les militaires russes ont leur propre note de mission.  Vous êtes venus différemment. Ainsi, il demande au douanier russe de lui restituer la clé de la barrière. Il l’a fait, et le receveur est allé ouvrir la barrière aux véhicules de traversée. Mais arrivée à 17 heures, l’heure du lancement des convois  venus du Cameroun, le douanier russe, sous la colère, est allé s’asseoir à sa place habituelle sur une chaise avec son ordinateur sur la barrière pour travailler. Une fois de plus,  le receveur de la douane de Béloko est allé lui faire lire la note du ministre qui a annoncé l’achèvement de la mission d’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane centrafricaine. Mais l’homme, toujours avec son téléphone à l’oreille, refuse de céder sa place et pousse un cri de colère :

« Si je quitte ici, c’est que les militaires russes doivent aussi dégager d’ici, comme ça les Seleka viendront occuper la ville. On verra bien  », ajoute-t-il.

C’est une véritable bataille en ce moment entre les douaniers russes et leurs collègues centrafricains.

Rappelons qu’après la suspension des activités de la mission économique russe auprès de la douane centrafricaine, les hommes de Wagner exigent du chef de l’État le versement d’une somme compensatoire  de 40 milliards de francs CFA, et ce, au plus tard mercredi 13 octobre 2021.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : massacre de Matchika, qui en est les auteurs ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:10:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 5 octobre dernier, vers 13 heures, un convoi des véhicules en provenance de Bambari a été pris pour cible par un groupe d’une dizaine d’hommes armés, occasionnant  la mort d’une vingtaine des civils, dont les femmes et des enfants. Mais une semaine après le drame, le doute persiste sur les identités réelles des assaillants. Le gouvernement, de son côté, accuse les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique ( UPC). Mais ces derniers, de leur côté, rejettent les allégations du gouvernement  et accusent à son tour les forces gouvernementales d’être derrière  ce massacre. Un jeu de ping-pong qui fragilise sans doute la recherche de la vérité sur cet acte criminel. Enquête exclusive du CNC.

 

 

Près d’une semaine après le drame qui a occasionné plusieurs dizaines de morts au village Matchika, situé à une vingtaine de kilomètres de Bambari, le parquet  près la cour d’appel de Bambari a annoncé l’arrestation des présumés auteurs  ayant participé à la commission des faits. Mais grâce aux vidéos de la scène filmée  par les assaillants eux-mêmes et partagée sur les réseaux sociaux, nous avons analysé avec le concours de certains observateurs le déroulement de la scène macabre.

De l’avis de plusieurs compatriotes centrafricains  de confession musulmane, dans la vidéo, un assaillant avait crié sans cesse en arabe  « Allah akbar   ». Selon eux,  le ton et la prononciation  de la personne montrent qu’elle tente d’imiter  cette expression avec la tonalité arabe. Pour les chrétiens, ça sonne correcte, mais pour les musulmans, ceci est une vraie imitation.

Voyons avec l’apparence physique des assaillants. D’après l’avis de tous les observateurs, ces derniers ne ressemblent  pas aux Peuls, alors que dans l’UPC du sulfureux mercenaire Ali Darassa, les combattants ne sont que des  sujets peuls, quelle que soit  leur origine : Niger, Cameroun, Tchad, etc.. D’ailleurs l’un des assaillants qui parlaient fort dans la vidéo semble être un militaire ou un ancien militaire de confession chrétienne. Et l’UPC ne dispose pas d’un combattant chrétien dans ses rangs.

En plus, selon Monsieur Julien Azoumi, ancien officier supérieur de l’armée nationale,  dans cette vidéo, il semblerait que tout est mis en œuvre pour faire de la comédie à l’ivoirienne, sauf que c’était criminel. D’ailleurs, les tirs se font d’un seul côté. Il n’y’a pas un échange  des tirs. Et les assaillants, en faisant cette vidéo, ne se rendaient pas compte de leur supercherie. On voit même une personne en plein milieu de la route en train de filmer avec son téléphone les assaillants.

Les détails sont énormes, mais nous sommes limités  dans la rédaction de l’article.

Selon l’avis de ces observateurs, il ne fait aucun doute, l’attaque de Matchika est l’œuvre des individus mal intentionnés qui appartiennent soit à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), soit à l’armée nationale.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bria, interpellation de près de 100 personnes par les mercenaires russes de la société Wagner

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 mercredi, 13 octobre 2021, 16:14:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain de la violente attaque des positions de l’armée nationale dans la ville de Bria par un groupe des hommes lourdement armés identifiés  formellement comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC), les forces de défense et de sécurité intérieure, appuyés par les Mercenaires russes de la société Wagner ont procédé ce mercredi à des interpellations massives  et aveugles de plusieurs personnes à Bria.

Deux femmes qui reviennent du champs à Bria
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC

 

Ce mercredi 13 octobre 2021 dans la matinée, à Bria,  la ville est de nouveau secouée par une opération scorpion  menée par les éléments des forces de défense et de sécurité intérieure, appuyées par les mercenaires russes de la société Wagner. Selon les autorités locales, cette opération   vise à débusquer les  présumés  complices et auteurs de l’attaque de la veille qui a occasionné la mort de trois victimes. Malheureusement,  cette opération, qui devrait se faire conformément à la loi en vigueur, tourne à une opération de kidnapping de près de 100 personnes, en majorité de l’ethnie peule.

« Uniquement dans le quartier Gobolo ce mercredi, le pick-up des mercenaires russes avait fait quatre tours, rempli des personnes interpellées », déclare un habitant du quartier Gobolo joint au téléphone par CNC.

Tandis que dans d’autres quartiers, les habitants ont quitté en masse pour rejoindre le camp des déplacés de PK 3 sécurisé par les Casques bleus de la Minusca.

Durant plusieurs heures, la ville a été complètement encerclée  par les forces de l’ordre et les mercenaires russes qui multiplient des fouilles des maisons porte par porte. Une scène inédite selon plusieurs habitants de Bria.

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Discours du Représentant pays de la Cour pénale internationale(CPI), Mike Cole, à l’occasion de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le procureur contre M. Mahamat Said

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Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA

Discours du Représentant pays de la Cour pénale internationale(CPI), Mike Cole, à l’occasion de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le procureur contre M. Mahamat Said, a la Haye, retransmise au Complexe Socioculturel et Sportif du 4e Arrondissement de Bangui(RCA), du 12 au 14 octobre 2021

 

Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup d’émotion que, depuis La Haye, je vous adresse mes salutations, au complexe socioculturel et sportif du 4e Arrondissement de Bangui et en Centrafrique en générale. Bien, que huit mille kilomètres nous séparent, I yeke Oko; nous sommes ensemble. Nous sommes réunis par une même cause: la justice.

Il y a 8 mois, lorsque le procès de Yekatom et Ngaissonna a débuté, une femme centrafricaine m’a dit: ”avec le début du procès, j’ai compris que la dame justice avance, lentement mais sûrement, et que la guérison des victimes a commencé”.

Il n’y a rien de plus vrai aujourd’hui: Dame justice poursuit son élan en Centrafrique. Si nous sommes témoins de cette avancé, aujourd’hui, ici, à Boyrabe, c’est particulièrement grâce à une autre grand dame: la mairesse du 4e Arrondissement.

Madame Andara Isabelle, c’est avec gratitude que je salue votre soutien à la justice, votre désir de porter le système judiciaire comme une puissant catalyseur pour la réconciliation et à la paix en Centrafrique.

Je voudrais prendre un moment pour évoquer une affaire qui, il y a 3 ans, une année après mon arrivée à Bangui, a bouleversé les communautés de la République centrafricaine. En 2018, bien que les juges de la CPI aient reconnu la gravité des crimes commis lors des événements de 2002 et la souffrance des victimes, avec l’acquittement de Jean Pierre Bemba, nous avons été confrontés à la situation déchirante : celle que personne ne soit tenu responsable de ces crimes. J’ai ressenti et partagé l’énorme déception des communautés affectées. Mais malgré cette déception immense et compréhensible, depuis cette époque, j’ai été témoin d’une soif de justice persistante au sein du peuple centrafricain. Pas de vengeance, mais bien de Justice.

Trois années plus tard, ce rendez-vous aujourd’hui, à Boyrabe, est historique et symbolique:

    • Symbolique parce qu’elle a lieu au cœur de la population affectée qui ont gardé leur soif de justice;
    • Historique parce qu’elle rassemble non seulement, les différents acteurs de la justice nationale et internationale que nous avons vu lors de l’ouverture du procès de Yekatom & Ngaissona, mais aussi, pour la première fois la commission de Vérité, justice, réparation et réconciliation;

Mesdames et Messieurs,

2021 est une année historique pour la justice en Centrafrique. En 2021 nous avons été témoin:

    • de la création de la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation;
    • du lancement du procès de Yékatom & Ngaissona devant la CPI ;
    • des progrès dans la justice nationale notamment la travaille de la CPS, la reprise des audiences à Berberati en Octobre et, il y a quelque semaine, à Bria, la localité de l’arrestation de Monsieur Saïd plus tôt cette année.

Et aujourd’hui, en ce 12 octobre 2021, à la Haye, s’ouvre l’audience de confirmation des charges dans l’affaire le procureur contre M. Mahamat Saïd. En même temps, en ce 12 octobre 2021 à Boyrabe, la Maison de la justice vient d’ouvrir une nouvelle salle historique, dans laquelle figurent ensemble toutes les communautés affectées.

Dans les années 1950, le président Boganda a écrit ”Il n’y a pas de paix sans justice… pas de justice sans développement’”. Ces mêmes mots ont été repris et renforcés en 2021 par les centrafricains de aujourd’hui. Parmi eux, une femme centrafricaine, elle- même affectée par les événements de 2013-12014, lors de l’ouverture de l’affaire Yekatom & Ngaissona: ”La vérité et la justice sont nécessaires pour la réconciliation et la paix durable”.

La parole se perd mais les écris restent. Nous avons tenu à cristalliser ces mêmes mots de vos concitoyens en les reproduisant et les affichant tout autour de la ville de Bangui. En écrivant ces mots, vos mots, ils sont graver dans l’histoire.

Le rôle de la justice et de la réconciliation est central dans l’engagement du gouvernement centrafricain pour la paix. Dans leur quête de la paix, les autorités centrafricaines ont fait de la lutte contre l’impunité et de la justice leur cheval de bataille. La présence du ministre centrafricain de la Justice à La Haye, au siège de la Cour, pour l’ouverture de ces confirmations de charges est hautement symbolique – elle signifie la détermination à lutter contre l’impunité et la bon coopération entre la CPI et le gouvernement.

A la Cour pénale internationale, nous reconnaissons que les crimes graves menacent la paix, la sécurité et le bien être des communautés. C’est pourquoi, ensemble avec les membres de la maison de justice, nous sommes déterminés à mettre un terme à l’impunité des auteurs de ces crimes et à concourir ainsi à la prévention de nouveaux crimes.

Oui, la route de la justice est longue et difficile, mais ses bras sont plus longs. Et ils sont forts. Ils peuvent toucher les présumés auteurs de crimes atroces ou qu’ils soient. Comme nous le voyons, ici, en Centrafrique, où les accuses ont été interpellées à Bangui, Bria, Birao et à l’étranger.

Mais quel que soit l’endroit où l’accusé est arrêté, les procédures judiciaires doivent être équitables pour tous. Si non ce n’est plus de la justice, mais de la vengeance. Équitable pour l’accusé, qui est présumé innocent jusqu’à une condamnation. Équitable pour chacune des victimes afin que la douleur et la misère puissent guérir. Équitable et sûr pour les témoins de l’accusation et de la défense. Un processus équitable et transparent où les droits de tous les participants sont protégés par la loi et par des juges impartiaux et indépendants. Un processus du Justice.

J’ai confiance, que le son de la justice qui a commencé à résonner dans cette salle de à Boyrabe, ira au-delà des frontières de la Centrafrique.

Et, je le répète : I yeke Oko. Nous sommes ensemble. Notre cause, c’est la justice. Notre cause, est votre cause. Et, cette cause, est la cause de toute l’humanité.

Je vous remercie.

 

Mike PJ Cole

Représentant & Chef de Bureau
12 octobre 2021

 

RCA : le collectif des victimes de Mahamat Said menace de retirer leur plainte devant la CPI

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Au deuxième jour de la séance de confirmation des charges contre le suspect Mahamat Said poursuivi pour crime contre l’humanité et crime de guerre devant la cour pénale internationale, le collectif des victimes, dans un communiqué de presse dont une copie est parvenu à la rédaction du CNC, menace de se retirer  de l’affaire  et accuse la cour pénale internationale d’avoir violé leur droit des victimes.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse :

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L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Collectif des victimes de Mahamat Said Abdel Kani devant la CPI

NOUS LES VICTIMES DE Mahamat Said Abdel Kani sommes privés de nos avocats devant la CPI et sommes privés du droit de nous exprimer et de participer à la procédure devant la CPI. La CPI nous impose un avocat de la Haye de leur bureau de TOPCV un avocat que l’on n’a jamais vu ici en Centrafrique en qui nous avons absolument aucune confiance et dont on ne veut définitivement pas. La CPI viole gravement notre droit à choisir librement l’avocat de notre choix. Nous rejetons eh bloc la décision du 6 octobre 2021 évinçant nos avocats centrafricains de la procédure et nous retirons nos plaintes de la procédure Said.

Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin et nous contestons vigoureusement la légitimité de la CPI. Ainsi nous déclarons que le bureau de la CPI de Bangui est déjà corrompu par Monsieur Said avec son argent.

Nous avons investigué sur le terrain et plusieurs membres de la CPI de Bangui (VPRS) chargés d’assister les victimes, rendent visite régulièrement à la famille de Monsieur Said. Nous savons d’ores et déjà que la décision dans l’affaire Said est déjà rendue en haut lieu pour blanchir Monsieur Said et nous les victimes nous n’aurons rien comme justice et indemnisation comme dans l’affaire Bemba. D’où la volonté de la CPI de nous imposer un avocat basé à la Haye et dépendant de l’OPCV (bureau du conseil public pour les victimes de la CPI) afin de travailler en faveur de Said et contre nous les victimes.

Nous avons déjà tant souffert dans cette affaire et la CPI continue de nous maltraiter en nous imposant un avocat de la Haye pour tenter de blanchir Monsieur Said en rejetant un maximum de dossiers des victimes. C’est scandaleux et ceci constitue une insulte à l’endroit des victimes. Nous retirons en bloc nos plaintes dans l’affaire Said et nous interdisons à l’avocat du bureau du conseil public pour les victimes de la CPI (OPCV) d’intervenir sur nos dossiers. Nous demandons solennellement à la CPI de réviser sa décision du 6 octobre 2021 et de réintégrer nos avocats du Barreau de Centrafrique dans la procédure Said.

 

Le Président du Collectif

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Antoine TOMBET

La fondation Synthia BOUVIER GAZON, en partenariat avec la Mislog France, offre des kits scolaires aux élèves orphelins

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Photo des enfants ayant reçus leurs kits scolaires. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:13:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La fondation Synthia BOUVIER GAZON, en partenariat avec la mission logistique française a offert ce mercredi 13 octobre à Bangui un don de fourniture scolaire aux enfants orphelins, abandonnés et désœuvrés dans le cadre des préparatifs de la prochaine rentrée des classes .

Le commandant Eric de la Mislog remet un kit à un élèves
Le commandant Eric de la Mislog remet un kit à un élèves

 

Au nom  de la fondation Synthia BOUVIER GAZON, sa coordonnatrice, Madame Léa KONGBO tenait à situer la portée du don :

« C’est un geste d’amour et de partage, car nous sommes conscients que les enfants orphelins, abandonnés et désœuvrés  n’ont rien comme kits scolaires complets pour favoriser leur  intégration au milieu scolaire  et sociofamilial. Je rends du bon hommage au personnel de la Mislog  française qui ne ménage aucun effort pour être au côté  du peuple centrafricain en général,  et aux enfants en particulier ». D’après elle, sa fondation qui mène ses actions depuis 2020 à Bangui  intervient dans le secteur de la protection, de la santé  et de l’éducation….  Elle répond aux besoins  des personnes touchées par les violences sexuelles basées sur le genre…

« La fondation Synthia BOUVIER GAZON a initié ce projet dénommé  « I kari na école », en français ça veut dire « retournons à l’école », qui consiste à identifier  et enregistrer les mineurs victimes  des violences sexuelles liées  au conflit  et vivant avec le VIH. Parmi ces enfants, il y’a  aussi des enfants vulnérables  qui sont abandonnés ayant abandonné les études, et/ou n’ayant pas de soutien matériel et financier pour continuer les études », a-t-elle ajouté.

Prenant la parole, le lieutenant-colonel Thomas Debesse tient à indiquer que ce don de kits scolaire est avant tout un kit d’espoir pour favoriser l’apprentissage des enfants.

« Il s’agit pour nous …  que ces enfants qui vont bénéficier puissent participer à la reprise des cours dans les meilleures conditions au même titre que les autres enfants de  Bangui. L’éducation, c’est donner  l’accès au savoir. C’est mettre tout le monde sur le même  pied d’égalité et redonner une chance  à tous de sortir de la pauvreté », ajoute le lieutenant-colonel Thomas Debesse.

Il y’a lieu de noter que les kits scolaires offerts par la fondation Synthia BOUVIER GAZON avec la mission logistique française sont composés des cartables ou un petit sac à dos,  des cahiers,  des ardoises  de la craie,  des gommes,  des crayons c  et des crayons de couleur. En tout cas, le nécessaire  pour que les enfants à bas âge puissent suivre le cours normalement.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Ippy, retour au calme après une vive tension suite aux détonations d’armes dans la ville

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 Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 13:53:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville d’Ippy, située à 496 kilomètres au nord de la capitale a été secouée  cette nuit par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon les autorités locales,  ce sont les positions des soldats FACA dans la ville qui ont été attaquées par les présumés rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC). Ce mercredi matin, la ville retrouve son calme, mais toutes les activités tournent au ralenti.

Des éléments de L'UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018
Des éléments de L’UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018

 

Selon des informations recueillies ce matin auprès des autorités locales, c’était hier nuit vers 23 heures que les assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), en provenance de l’Est de la ville, ont attaqué une position  de l’armée nationale dans la ville. Durant plusieurs heures, c’est la détonation d’armes lourdes et légères qui raisonne dans toute la ville, paniquant davantage les populations civiles.

Pour l’heure, aucun bilan provisoire de l’attaque n’est annoncé, et le calme est revenu à Ippy. Toutefois, les activités administratives et économiques ne sont pas encore reprises.

Rappelons que  le mardi dernier, vers 4 heures du matin, les présumés rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa ont attaqué les positions de l’armée nationale dans la ville de Bria. Le bilan faisait état de trois morts et sept blessés.

Cependant  à Bangui, les habitants vivent dans une inquiétude générale suite aux rumeurs d’une attaque imminente de la capitale par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le bilan de l’attaque des rebelles contre les positions des soldats FACA à Bria s’alourdit

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 mardi, 12 octobre 2021, 21:21:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après une journée d’affrontement sanglant entre les rebelles et les forces coalisées du gouvernement ce mardi 12 octobre, la ville de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto retrouve un semblant de calme ce mercredi. Entre-temps, le bilan de l’attaque ne cesse de s’alourdir. Au lieu de trois blessés initialement annoncés, il passe désormais à 3 morts et 7 blessés.

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Un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC

 

Selon des sources sécuritaires locales,  deux assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC)  ont été tués dans l’attaque. Leurs corps ont été retrouvés à proximité de l’aérodrome de Bria. Entre-temps, un mercenaire russe de la société Wagner a également été tué dans l’affrontement, et quatre autres blessés. Du côté des soldats FACA, on parle de trois blessés, dont deux graves et un léger.

Selon une autre source,  les soldats FACA, après la première attaque de leur position au quartier Gobolo vers 4 heures du matin par les rebelles, se sont repliés dans la base des Mercenaires russes avant que ces derniers reprennent le combat à leur place.

Selon le préfet de la Haute-Kotto, les assaillants sont bel et bien des combattants rebelles de l’UPC du sulfureux mercenaires tchado-nigérien Ali Darassa. D’après lui, ce dernier, qui n’a pas véritablement adhéré au programme du désarmement, voudrait coûte que coûte attaquer la ville de Bria, car certains éléments de l’UPC dissidente sont en train de se faire désarmer.

Rappelons que ce lundi 11 octobre, vers 4 heures du matin, un groupe des hommes lourdement armés ont attaqué les positions des soldats FACA dans la ville de Bria et sa périphérie.  Le combat a duré plusieurs heures jusqu’à dans l’après-midi.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le chef de l’État Faustin Archange Touadera vient d’échapper à un attentat, selon les mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:49:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Invité à participer à une session de travail avec son homologue gabonais Ali Bongo, le chef de l’État centrafricain, le Professeur Faustin Archange Touadera, lors de son  vol ce mardi 12 octobre  vers Libreville à bord d’un jet présidentiel gabonais,  a été  contraint de faire demi-tour sur Bangui. Raison évoquée, l’avion qui le transportait était piégé.

Le Président gabonais Ali Bongo et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera lors de la visite officielle de ce dernier au Gabon le 5 mars 2019. CopyrightDCP.

 

Selon le programme établi, le vol devrait avoir lieu mardi 12 octobre vers 7 heures du matin dans l’optique de faire un aller-retour rapide sur Libreville.  Un avion de Wagner  qui devrait venir du Soudan  pour le transporter, mais la décision a changé d’un coup depuis Libreville au Gabon qui décide  d’envoyer leur propre jet présidentiel sur Bangui afin de le prendre, mais l’appareil a pris du retard  pour arriver à l’aéroport international de Bangui Mpoko vers 16 heures.  Pendant ce temps, certains conseillers du chef de l’État, très septique,  l’ont déconseillé formellement  de faire ce voyage qui semble être un piège, mais l’intéressé insiste d’y aller. C’est pourquoi vers 16 heures et demie, il avait pris place à bord du jet présidentiel gabonais. Mais contre toute attente, après quelques minutes de vol sur Bangui, les Mercenaires russes, qui assurent la sécurité rapprochée du chef de l’État, ont constaté un souci sur l’appareil, et obligent le pilote à faire demi-tour et atterrir en urgence sur l’aéroport international de Bangui Mpoko.

Aussitôt, à Bangui, les rumeurs vont de bon train. Pour les proches du chef de l’État, il ne fait aucun doute, celui-ci échappe bel et bien à un attentat bien orchestré. Tandis que certains observateurs parlent d’une nouvelle manipulation des mercenaires russes qui voient des complots partout.

« Comme leur appareil est interdit d’atterrir à Libreville, ils montent un nouveau scénario pour faire croire au chef de l’État qu’il est exposé à des risques graves en prenant le jet présidentiel gabonais », explique un enseignant à l’université de Bangui.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 5 mercenaires russes de la société Wagner tués dans une embuscade des rebelles à l’Ouest

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:47:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une nouvelle fois une triste nouvelle pour la société Wagner  en République centrafricaine. Le nombre de ses hommes déployés au côté des soldats FACA dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  et tombé sur le champ de bataille ne cesse de s’alourdir. Après la mort de ses trois mercenaires tués dans une l’embuscade des rebelles au village Bombo la semaine passée,  cinq autres viennent à nouveau d’être tués dans une autre embuscade  dans la localité de banga, dans la Mambéré-Kadéï.

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Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

Selon les autorités locales, c’était  le lundi 11 octobre vers 15 heures  que le convoi militaire des mercenaires de Wagner, composé de quatre motos et de deux véhicules tout terrain,    Est tombé dans une nouvelle embuscade  tendue par les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 5 kilomètres de banga sur l’axe Bombo, dans la commune de Haute-Bombé. Selon les mêmes sources, 5 mercenaires de Wagner  tués, et un autre blessé.  Tandis que du côté rebelle, trois combattants neutralisés et trois autres blessés.

Par ailleurs, vers 16 heures,  un hélicoptère russe est atterri  sur le lieu de l’incident et transporte les corps et le blessé  pour les rapatrier dans la capitale.

Pour l’heure, aucune réaction du côté du gouvernement sur ce nouvel incident mortel.

Rappelons que dans la commune de Haute-Bombé, les rebelles de 3R multiplient des embuscades contre les convois des mercenaires russes de la société Wagner. Souvenez-vous, le mardi 21 septembre dernier, lors des affrontements entre les mercenaires russes , appuyés par les soldats FACA et les rebelles de la CPC au village banga, un renfort des mercenaires russes en provenance  de la ville de Bombo est tombé dans une embuscade des rebelles, faisant aussi plusieurs morts du côté des rebelles comme des mercenaires de Wagner.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

À Bouar, dans la Nana-Mambéré, l’hôpital manque cruellement des bras pour soigner les malades

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:55:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une lente érosion  qui atteint un point critique. Le constat est implacable : l’hôpital de référence de Bouar souffre ce dernier temps du manque de médecin qualifié. Suite au dysfonctionnement, aux malversations et  la mauvaise gestion à l’hôpital  de référence de Bouar, l’unique médecin se retire, prétextant être en congé, laissant derrière lui que des infirmiers secouristes.  Les malades se plaignent, et le ministère de la Santé semble ignorer leur appel de détresse.

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Ces dernières semaines, à l’hôpital de référence de Bouar, situé à 450 kilomètres au nord-ouest de Bangui, les observateurs sont tous unanimes : l’hôpital de Bouar connaît ce dernier temps une hausse significative des fréquentations. Selon un observateur,  cette hausse subite de fréquentation est constatée suite à la sensibilisation de la population sur le développement  du programme de la gratuité ciblée à l’hôpital de Bouar. Malheureusement, les malades, une fois arrivées sur place, constatent  avec regret un manque cruel des bras qualifiés pour les prendre en charge. Même les médicaments prescrits  aux malades ne sont même pas disponibles  dans la pharmacie de l’hôpital alors que c’était prévu que ces médicaments leur soient distribués gratuitement, surtout à ceux qui sont admis dans le programme de gratuité ciblée. D’après certains malades, cela nécessite que le projet SENI, qui est à l’origine de ce programme de gratuité,  renforce sa pharmacie  avec des médicaments souvent prescrits aux malades.

Toutefois, au-delà des difficultés citées ci-haut, l’hôpital de référence de Bouar souffre aussi des cas des malversations, du licenciement abusif  et de la mauvaise gestion à cause de l’absence depuis près de cinq ans du comité de gestion, et que seul le médecin qui  gère l’hôpital. C’est ainsi que les malades interpellent le ministère de la Santé et de la Population sur cette situation qui perdure, et qui va de mal en pis.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Affaire Mahamat Said Abdel Kani :  l’audience de confirmation des charges est ouverte devant la CPI

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:08:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’audience de confirmation des charges  contre le suspect Mahamat Said Abdel Kani, poursuivi pour   des crimes contre l’humanité et crimes de guerre  est ouverte ce mardi 12 octobre  à 9 heures et demi devant la chambre  préliminaire de la cour pénale internationale (CPI) à La Haye aux Pays-Bas.

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Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani présent devant les juges de la CPI le 29 janvier 2021.

 

 

Selon la cour pénale internationale, l’audience qui est ouverte ce mardi 12 octobre est prévue pour deux jours, jusqu’au 14 octobre 2021.  Pendant ce temps, à Bangui, le public suit  la transmission en direct organisée par le bureau local de la cour pénale internationale à la maison des jeunes  du quatrième arrondissement de Bangui.

Pour cette première journée, l’audience est consacrée  aux propos luminaires  de chaque partie. D’abord commençant par l’accusation  qui  tient à démontrer devant la cour que le suspect Mahamat Said Abdel Kani   est bel et bien responsable des  tortures commises entre autres à  l’office central de répression du banditisme (OCRB) et le centre de détention  du comité extraordinaire  pour la défense des acquis démocratiques (CEDAD). Or, pour la défense, l’accusation n’a pas assez d’éléments de preuves crédibles. Elle demande au juge d’éliminer  certains chefs d’accusation  pour manque de précision. Cependant, du côté des victimes, on tente d’exprimer leur souffrance  durant les huit années.

Rappelons que cette audience de confirmation des charges  est de déterminer

S’il y’ a des motifs substantiels de croire que le suspect Mahamat Said Abdel Kani a commis chacun des crimes reprochés. Si la chambre préliminaire décide de confirmer les charges, elle enverra l’affaire devant une chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.

Il est à noter que Mahamat Said Abdel Kani, né le 25 février 1970 à Bria, en République centrafricaine, était un commandant de la Seleka. En cette qualité, il serait responsable des crimes suivants qui auraient été commis à Bangui  en 2013 : crimes contre l’humanité, crime de guerre.

 

  1. Y. Ibrahim

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Mali : la CMA et la Plateforme s’insurgent contre le colonel major Ismaël Wagué

Bangui ( République centrafricaine ) – Les deux groupes armés accusent le ministre de la Réconciliation de se faire manipuler par des narcotrafiquants. Ils exigent son remplacement. Interview.

Au Mali , plus rien ne va entre l’alliance formée par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme , et le ministre de la Réconciliation nationale.Les deux groupes armés signataires de l’Accord de paix d’Alger accusent le colonel major Ismaël Wagué d’être manipulé par des trafiquants qui n’ont aucun intérêt à la mise en oeuvre de l’accord de paix. La semaine dernière déjà, ces mêmes groupes ont annoncé leur retrait des discussions avec le gouvernement de Bamako. Ils exigent un autre interlocuteur et menacent, sinon, de ne plus rencontrer le ministre Wagué, pourtant un poids lourd de la junte au pouvoir.”Au sein du cadre stratégique permanent qui regroupe la CMA et la Plateforme, nous avons décidé, après maintes réflexions de suspendre notre participation au cadre inter-malien et de travailler avec le ministre Wagué”, confirme Fahad Ag Al Mahmoud, président de la Plateforme, secrétaire général de Gatia et vice-président du Cadre stratégique permanent (CSP).Plusieurs griefs exposés Les groupes armés estiment que le colonel major Wagué n’a pas les compétences pour exercer les fonctions de ministre de la Réconciliation, chargé de l’Accord d’Alger. “Le ministre Wagué, qui n’a jamais exercé de fonctions politiques, n’a pas les qualités requises pour occuper cette fonction et en plus, il est à la solde de certaines personnes de moralité douteuse qui l’instrumentalisent contre la mise en oeuvre de l’accord. Il y a parmi eux des narcotrafiquants et toutes sortes de personnes”, affirme Fahad Ag Al Mahmoud.”Cela veut dire qu’il ne nous considère plus comme des parties. Il se considère comme l’unique partie qui doit parler avec tout le monde”, s’indigne par ailleurs ce chef de groupe armé.Une telle demande de la part du colonel major Wagué n’a pu être confirmée par ailleurs.

Avec DW français

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Entrée en fonction du nouveau chef d’état major du Faso

Bangui ( République centrafricaine ) – Le nouveau chef d’état-major de l’armée burkinabè, le général Gilbert Ouedraogo, nommé début octobre, a été chargé mardi de “réorganiser” les forces de défense et de sécurité pour plus d’efficacité dans la “guerre” contre les jihadistes dont les attaques endeuillent régulièrement le pays.

“Nous attendons du nouveau chef d’état major général des armées qu’il remobilise les troupes et réorganise l’ensemble des forces pour les relancer de manière beaucoup plus efficace dans la lutte contre cette menace qui évolue et pour laquelle nous devons nous adapter en permanence”, a déclaré le ministre délégué à la Défense nationale, le général Barthélémy Simporé, à l’issue d’une sobre cérémonie de passation.Nommé le 6 octobre par le président Roch Marc Kaboré, le général Ouedraogo succède au général Moise Miningou qui a passé moins de trois ans à la tête de l’armée burkinabè.Si aucune explication officielle n’a été donnée, ce remplacement à la tête des forces armées est intervenu deux jours après une attaque d’envergure contre le détachement de Yirgou (nord). Quatorze militaires ont été tués et sept blessés lors de cette attaque.”Gardons constamment à l’esprit que nous sommes en guerre”, a déclaré le nouveau chef d’état major.”Ce n’est pas l’apanage des seules forces de défense et de sécurité, encore moins des forces armées nationales. C’est l’affaire de tous. Chaque Burkinabè pris individuellement est un acteur-clé de la lutte. Engagez-vous, chacun avec les armes dont il dispose, pour ramener les frères égarés à la raison et à déposer les armes”, a-t-il ajouté.Pays sahélien pauvre, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières de groupes jihadistes affiliés à l’Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, visant civils et militaires.Ces attaques, parfois mêlées à des violences intercommunautaires, ont fait environ 2.000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.

Avec AFP/VOA

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