Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/des-électeurs-en-rang-devant-un-bureau-de-vote-le-31-mars-2016-à-Bangui-par-ANE-1-450×257.jpg” alt=”Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba” width=”450″ height=”257″ />Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 23 mai 2021, 10:40:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Centrafricains votent dimanche pour élire les 50 députés des circonscriptions où le scrutin n’avait pas pu avoir lieu au premier tour il y a cinq mois en raison d’une offensive rebelle.
Ces partielles d’un scrutin en trois étapes ont peu d’enjeu car la nouvelle Assemblée nationale, qui a commencé ses travaux, est déjà dominée par le parti du président réélu le 27 décembre au premier tour, Faustin Archange Touadéra, dont les proches sont déjà aux postes clefs du Parlement même s’il ne dispose pas encore d’une majorité absolue.
Comme dans la chambre sortante, bon nombre d’élus sans étiquette ou “indépendants”, dont certains issus du parti au pouvoir, se prononcent souvent en faveur du gouvernement dans les votes importants. L’opposition, très désunie, a remporté peu de sièges.
“Les bureaux de vote ont ouvert à 7H00” (06H00 GMT), a indiqué à l’AFP Mathias Morouba, président de l’Autorité nationale des Elections (ANE).
Le vote dans ces 49 circonscriptions devrait se dérouler dans le calme, contrairement aux scrutns du 27 décembre: moins d’un électeur sur trois avait eu la possibilité de se rendre aux urnes dans un pays alors occupé aux deux tiers par des groupes armés et en pleine offensive d’une rébellion menaçant Bangui.
Depuis, grâce à des centaines de paramilitaires russes dépêchés par Moscou à la rescousse de l’armée, les rebelles ont été décimés ou repoussés loin de la capitale.
L’opposition, dénonçant des “fraudes massives”, n’a pas opposé de candidats capables de rivaliser avec M. Touadéra et son parti.
Le 14 mars, un second tour avait eu lieu pour les sièges en ballottage et, en même temps, un nouveau premier tour dans de très nombreuses circonscriptions où le vote n’avait pas pu avoir lieu le 27 décembre.
Dimanche, le scrutin concerne donc 49 circonscriptions – sur 140 sièges à l’Assemblée nationale – qui étaient sorties en ballottage le 14 mars, dont une seule à Bangui.
Mouvements Coeurs Unis (MCU), le parti de M. Touadéra, dispose pour l’heure de 25 sièges. Mais la grande majorité des “indépendants” déjà élus devraient intégrer ou réintégrer la majorité présidentielle, selon les experts.
La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, est en proie à une guerre civile depuis 2013, mais de plus faible intensité depuis 2018.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 23 mai 2021, 10:22:09 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La pandémie du coronavirus connu sous le nom scientifique de Covid-19 a perturbé l’équilibre économique de tous les états du monde en général et surtout les états africains en particulier. Ce phénomène sanitaire mondial a évidemment déséquilibré de manière sensible les prévisions économiques et budgétaires des états africains déjà fragilisées. C’est dans ce cadre conceptuel que sur initiative du président français, un sommet a été organisé dans la capitale française le 18 mai 2021 pour définir des voies et moyens pour relancer les économies africaines après le passage du Covid-19 qui a fragilisé et asphyxié les tissus économiques. Tous les acteurs internationaux du monde des finances étaient présents, d’autres en visioconférence y compris des partenaires au développement bilatéraux ou multilatéraux. Les conclusions de ce sommet ont abouti à l’annonce de l’annulation des dettes de certains états africains et à des promesses de financement des économies africaines.
Ces différentes mesures qui s’assimilent à des perfusions à un patient au service des urgences hospitalières permettront aux économies africaines de souffler et de prendre un nouvel élan en s’inscrivant dans le dynamisme de l’économie mondiale. Un peu perdu et toujours inquiet sur l’avenir économique de notre nation car beaucoup d’observateurs de la vie politique ont glosé sur l’absence de la Centrafrique à ce sommet de la dernière chance, le citoyen lambda s’interroge :
L’absence du pouvoir centrafricain au sommet sur les financements des économies africaines entérine t-elle notre isolement de la diplomatie du développement ?
Quelles en seront les conséquences à court, moyen et long terme sur nos projections et financements économiques ?
S’inscrivant dans un élan de développement, le pouvoir centrafricain a t-il raté un rendez-vous crucial à son envol économique ?
Se référant à la géopolitique et à la guerre froide insipide entretenue et alimentée par le pouvoir centrafricain, participer à ce sommet serait-elle perçue comme un acte de trahison envers son allié russe ?
Comment peut-on comprendre ou expliquer l’absence de la Centrafrique à ce sommet alors que le Rwanda qui est son nouvel allié sur les théâtres des opérations militaires est représenté par son guide lui-même ?
Existe t-il une incohérence ou une incompréhension dans la lecture de la trajectoire politique centrafricaine ?
Après avoir boudé l’organisme sous régionale (CEMAC), la CEEAC et les partenaires traditionnels au développement, l’option « solitaire » serait-elle l’idéale ? À contrario, le pouvoir centrafricain aurait t-il raison de s’absenter à ce sommet qui rappelle les frasques de la France Afrique au regard de l’absence d’un ferme engagement financier de la part des bailleurs ?
Au regard de l’unanimité des médias français, ce sommet représente t-il une opération de charme ou une parodie de sommet ?
Enfin, les conclusions du sommet qui ont l’apparence du « déjà vue » seront-elles réelles et/ou réalisables ?
Fort de ces multiples interrogations, nous appelons les différents scrutateurs de la vie politique centrafricaine à la « prudence » étant donné que ce genre de sommet annoncé en pompe n’est pas le premier.
À contrario, les déplacements à Paris de certaines puissances économiques africaines comme le Nigéria et l’Afrique du Sud revêt ce sommet d’un caractère sérieux et utile pour les économies africaines d’où l’absence sans explication cohérente de nos autorités légitimes pose des questions. Au risque de s’enflammer précocement dans un sens ou dans l’autre, l’avenir nous le dira…
mais attention, ne le dites à personne.
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/le-depute-de-Paoua-timelon-mbaikoua-corbeaunews-300×169.jpg” alt=”Le député Timoléon Mbaïkoua” width=”300″ height=”169″ />Le député de Paoua Timoléon Mbaïkoua, Président du parti PCDI. Photo CNC.
Paoua, République centrafricaine, samedi, 22 mai 2021, 14:37:32 ( Corbeaunews-centrafrique ). Battu par le candidat indépendant Justin Nganguenon aux élections du 14 mars dernier dans la circonscription de Paoua 2, le candidat Timoléon Mbaïkoua a réussi étonnamment à faire invalider via la cour constitutionnelle la victoire de son adversaire Justin Nganguenon, et ordonne un nouveau scrutin pour le 23 mai prochain . Or, lors du début de la campagne qui avait démarré la semaine dernière, monsieur Timoléon Mbaïkoua crée à nouveau le désordre et pousse son équipe à faire agresser sauvagement un autre candidat malheureux.
Selon notre équipe qui s’est rendue sur le lieu de la scène, les faits criminels se sont produits au village Bédaya. La victime, Monsieur Lazare Ndjadder, candidat malheureux du MLPC dans la circonscription de Paoua 1. Selon plusieurs témoins de la scène interrogés par CNC, le mercredi 19 mai dans les après-midi, l’officier de la douane, qui est aussi un candidat malheureux du MLPC dans Paoua 1, Monsieur Lazare Ndjadder, s’était rendu dans le village Bédaya pour nettoyer le tombeau de son père défunt général Ndjadder. Mais à sa grande surprise, une équipe de campagne de monsieur Timoléon Mbaïkoua, en revenant de Bemal et Bétoko, s’est arrêtée à son niveau au village Bédaya. À bord du véhicule, il y’avait le candidat Timoléon Mbaïkoua et plusieurs membres de son équipe de campagne. Ils commencent à le provoquer, puis lui rouer de plusieurs coups à la grande surprise des populations locales. Durant plusieurs minutes, l’officier de la douane a été complètement tabassé et copieusement humilié par l’équipe de campagne de Timoléon Mbaïkoua, et ce, sur son ordre et de surcroit à sa présence.
Selon nos informations, l’officier de la douane Lazare Ndjadder a déposé plainte à la gendarmerie de Paoua contre Timoléon Mbaïkoua et son équipe de campagne pour agression et torture.
Une scène qui a énormément choqué les populations de la région qui ont aussitôt interdit la présence de monsieur Timoléon Mbaïkoua dans le village Bédaya.
Rappelons que monsieur Timoléon Mbaïkoua, profitant des relations intimes de sa sœur Virginie Mbaïkoua avec le chef de l’État Faustin Archange Touadera, se croit tout permis. Il en profite pour annuler la victoire de son adversaire Justin Nganguenon, et se croit au dessus de la loi pour porter la main sur un haut fonctionnaire de l’État comme un vulgaire bandit.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 22 mai 2021, 12:26:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement centrafricain exhorte les populations les plus à risque de se faire vacciner contre le nouveau coronavirus après le lancement jeudi de la campagne nationale de vaccination, a indiqué vendredi le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somsé.
Les autorités ont reçu de l’initiative COVAX 60.000 doses de vaccins d’AstraZeneca qui devront entièrement être administrées d’ici à la fin juin, a-t-il précisé, ajoutant que le Premier ministre Firmin Ngrébada s’était fait vacciner en premier.
Les personnes prioritaires pour la vaccination sont, selon le ministre, les personnels de santé et les personnes âgées. Un deuxième lot de vaccins devrait être disponible d’ici peu pour immuniser complètement ceux qui viennent d’être vaccinés, a assuré M. Somsé.
La Centrafrique a signalé son premier cas d’infection en mars 2020. A ce jour, le pays s’approche sensiblement des 100 morts parmi les quelque 7.000 contaminations, d’après les statistiques fournies par le ministère de la Santé et de la Population.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 22 mai 2021, 11:33:19 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le président russe Vladimir Poutine a assuré jeudi qu’il « casserait les dents » de ceux qui s’en prendraient à la Russie, sur fond de tensions persistantes avec les Occidentaux.
« Tout le monde veut nous mordre ou nous arracher quelque chose. Mais ils doivent savoir, ceux qui tenteraient de faire cela, que nous leur casserons à toutes les dents, pour qu’ils ne puissent plus mordre », a lancé M. Poutine lors d’une réunion avec des organisations patriotiques.
« Même après qu’un tiers de son potentiel a été perdu (avec la chute de l’URSS), pour certains la Russie est encore trop grande. En effet, le potentiel est colossal et son territoire reste le plus vaste au monde », a-t-il ajouté, selon des images retransmises à la télévision.
Il n’a pas précisé quels pays étaient visés par ces propos.
Il a également de nouveau vanté les dernières armes développées par la Russie, telles que les missiles supersoniques « Avangard », présentés comme capables de surpasser n’importe quel système de défense anti-missile.
Poutine est un habitué des phrases-chocs ou des blagues hasardeuses pour vanter son pays et menacer ses adversaires.
En 2016, il avait ainsi plaisanté en lançant à la télévision que les « frontières de la Russie ne se terminent nulle part », deux ans après avoir annexé la péninsule ukrainienne de Crimée et un an après avoir lancé son armée au secours du président Bachar al-Assad en Syrie.
Les relations entre la Russie et les Occidentaux sont au plus bas à la suite de multiples désaccords sur l’Ukraine et la Syrie, d’accusations d’ingérence électorale, d’espionnage et de cyberattaques attribuées à Moscou.
Moscou s’est néanmoins réjoui jeudi de « signaux positifs » dans les relations russo-américaines après l’abandon par Washington de certaines sanctions contre le gazoduc stratégique Nord Stream 2 et une rencontre « constructive » entre les chefs de la diplomatie des deux pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/des-enfants-observent-un-camion-du-PAM-sécurisé-par-les-soldats-de-la-Minusca-dans-une-rue-de-Bria-450×428.jpg” alt=”un camion du programme alimentaire à Bria en République centrafricaine” width=”450″ height=”428″ />
Un camion du programme alimentaire mondial à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.
Obo, République centrafricaine, samedi, 22 mai 2021, 03:49:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le haut commissariat des nations unies pour les refugiés (HCR) est profondément attristé et choqué par le décès de deux de ses employés lors d’une embuscade survenue le mercredi 19 mai, au sud-est de la RCA.
Les deux employés, selon des sources sécuritaires locales, étaient à bord d’un camion de livraison alimentaire sur la route reliant Mboki à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou lorsqu’ils avaient été pris dans une embuscade tendue par des éléments rebelles de l’UPC à 8 kilomètres de Mboki sur l’axe Obo.
D’après les mêmes sources, le convoi d’assistance alimentaire du HCR aurait quitté Mboki depuis une heure quand huit hommes armés lui auraient barré la route à 8 kilomètres de Mboki sur l’axe Obo, tirant des coups de feu sur le convoi. Ainsi, le conducteur et son apprenti ont été mortellement touchés par des projectiles des assaillants.
Selon un responsable local du HCR , le décès de ses deux employés est un recul pour tous ceux qui croient en la paix et la prospérité en RCA.
« C’est un cas concret d’insécurité qui fragilise la stabilité de la région du sud-Est », a souligné le responsable.
Et ce n’est pas tout! Quarante-huit heures plus tard, ce vendredi matin, un véhicule de transport des marchandises en provenance de Zémio a été pris pour cible par le même groupe d’assaillants. Une passagère avait été grièvement blessée à la jambe, et tout le reste des usagers a également été dépouillé par les assaillants.
Il y’a lieu de noter que la République centrafricaine fait partie des pays pour lesquels l’indice de sécurité des Nations unies est de niveau préoccupant.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/depart-des-casques-bleus-marocains-de-la-ville-de-Bakouma-450×450.jpg” alt=”Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /” width=”450″ height=”450″ />Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /
Bangui, République centrafricaine, samedi, 22 mai 2021, 03:55:19 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis le dimanche 9 mai 2021, les Casques bleus de la Minusca sont déployés à Bakouma. Ils procèdent à la sécurisation de la ville, qui est située à une centaine de kilomètres au nord de Bangassou, dans la préfecture du Mbomou.
Les 300 casques bleus œuvrant à la sécurisation de Bakouma étaient appuyés par des éléments blindés et des éléments du génie. Cette expertise de la MINUSCA a permis de réparer et restaurer plusieurs ponts liant Bakouma au reste de la préfecture. Les grosses pluies de ces dernières semaines avaient en effet endommagé certains ponts pendant que d’autres, de leur côté, avaient été détruits par des groupes armés. Le très mauvais état de ces voies d’accès indispensables empêchait ainsi quiconque de traverser les cours d’eau, ce qui était devenu un vrai calvaire au quotidien pour les habitants des villages concernés.
Le déploiement de la MINUSCA dans Bakouma a également contribué à la protection de la population et à l’organisation des élections législatives dans la région. Celles-ci n’avaient pas pu se tenir dans la ville les 27 décembre et 14 mars derniers du fait de la proximité des combats et de l’instabilité sécuritaire. Cette fois, grâce à la MINUSCA, les habitants de Bakouma pourront se déplacer le 23 mai et faire valoir leur droit de vote.
-Président de la République Centrafricaine, -Président de l’Assemblée Nationale, -Présidente de la Cour Constitutionnelle.
Excellences,
Nous, Observateurs des Organisations de la société Centrafricaine Moderne, de toutes les 20 Préfectures, travaillant dans différents domaines du développement démocratique, communautaire et de la défense des droits humains, avec le soutien des organisations partenaires internationales signataires de la présente, vous adressons cette lettre ouverte pour vous exprimer nos vives inquiétudes face au Nouvel Elan des Députés Koudoufaristes (Alliance RDC-Massikinisme), syndrôme de la trahison né, lors de la mise en place du nouveau Bureau de l’Assemblée Nationale, rempli par des bras cassés, des titulaires de Faux Diplômes en Droit comme Evariste NGAMANA.
La trahison par Mathurin MASSIKINI, en mission en Afrique du Sud, qui fait la honte des presses panafricanistes doit être considérée comme une attaque, contre les institutions républicaines, l’Assemblée Nationale et contre l’état de droit, perpétrées sur ordre de cette nébuleuse « Massikinisme ».
Nous en appelons à votre intervention personnelle et vous prions d’user de vos prérogatives de garant de la constitution et de chef politique de l’MCU, pour :______________________________________________________________
Assurer que l’état de droit est pleinement respecté par les Députés de la Majorité ;
Et mettre fin à tous les actes de trahison qui minent l’indépendance du parlement, et violent les droits
Excellences,
Comme le reste de l’opinion nationale et internationale, nous suivons avec inquiétude la crise politique actuelle en marge du dialogue qui se veut républicain, mais mal organisé par l’amateurisme congénital de vos staffs à la présidence.
Le conflit armé qui déchire notre pays a déjà donné lieu à des abus des droits humains par le gouvernement qui a procédé, à des arrestations arbitraires des leaders politiques, des intimidations des défenseurs des droits de l’homme qui préparaient une dénonciation de l’action criminelle du gouvernement de la prédation des institutions douanières liquidées dans son ensemble aux mercenaires Russes pour se payer directement sur le terrain.
L’Ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports est détenu sans les complices, Daniel NZEWE, NGREPAYO Arsène et autres.
Contrairement à la tradition, les représentants du pouvoir judiciaire se sont joints aux membres du gouvernement et députés de MCU, dans la procédure d’empêcher, Martin ZIGUELE et autres, dans leur mouvement et libertés d’aller et venir ….
Ces incidents constituent une indication que si rien n’est fait, l’unique solution reste le soulèvement populaire !
Nous sommes convaincus que ces actes d’arrestation arbitraire, de menace et d’intimidation auront des conséquences négatives sur l’indépendance et la suite du dialogue républicain en cours.
Depuis la tenue des élections très controversées de 20202021, nous suivons avec beaucoup d’intérêt le travail effectué par la Cour Constitutionnelle dans les domaines de recadrage juridique.
Malheureusement, nous assistons à nouvel élan de massikinisme-né en lieu et place de koudoufarisme-mort !
Nous disons stop !
La cour constitutionnelle doit revoir la copie de sa décision pour allonger la liste des députés à retirer leur mandat, car, ils ont quitté leurs partis, de fait et réellement en droit.
Nous sommes conscients des nombreuses limites de votre personnalité à décider et se faire passer pour toujours comme un homme qui se cache derrière les proches au puboir, y compris des allégations de corruption non seulement, des députés du RDC qui ont vendu le vote pour que le MCU puisse prendre la tête et l’ensemble des bureau de l’Assemblée Nationale, dont la presse se fait parfois l’écho et pour lesquelles la liste même des députés membres du bureau prouve à suffisance, mais, la configuration des commissions permanentes de l’Assemblée nationale en elles-mêmes récemment institué est illustratrice.
Mais nous observons également avec une certaine méfiance, les détournements accomplis sur les dons et financement liés à la pandémie covid-19, aux ministère de l’action humanitaires et le ministère des finance et du budget en dépit de ces faiblesses.
La trahison enclenchée par Mathurin MASSIKINI, est de nature à saper le droit des électeurs de répondre à l’obligation de rester dans leur propre parti et à l’obligation de ne pas koudoufarer !
Nous vous exhortons à veiller à ce que la recherche d’une cohésion politique au sein du groupement politique MCU ne puisse se faire au prix de l’intérêt général et du droit des centrafricain à une démocratie vibrante. Si non, seule un soulèvement populaire reste l’arme des électeurs.
Nous avons foi que vous prendrez la mesure de la nécessité d’intervenir à temps pour arrêter le recours aux moyens non légaux qui déstabilisent l’Assemblée nationale. Seule la soumission à la constitution et aux lois centrafricaines garantira le respect de l’indépendance du parlement et des droits de tous les citoyens centrafricains à ne pas se soulever, et préservera les acquis démocratiques.
Veuillez agréer, Excellences, l’expression de notre plus haute considération.
Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT
La RCA donnera la priorité au personnel de santé et aux personnes les plus vulnérables pour la première phase de sa campagne de vaccination contre la COVID-19
BANGUI, le 21 mai 2021 – Hier, la République centrafricaine (RCA) a donné le coup d’envoi de sa campagne nationale de vaccination contre la pandémie de COVID-19, grâce aux 60 000 premières doses reçues dans le cadre de l’initiative COVAX.
Dans cette phase initiale de la campagne, qui s’étale sur plusieurs semaines du 20 mai au 23 juin, la vaccination sera destinée en priorité aux agents de santé qui sont les plus exposés, aux personnes âgées et/ou porteuses de maladies chroniques, qui sont parmi les plus vulnérables. En raison de l’impact de la pandémie sur le système national de santé, ces personnes sont également les plus exposées.
« Le système de santé de la RCA est encore aujourd’hui sous pression face à la persistance de cette pandémie sans précédent. L’arrivée des vaccins est dans ce sens une aubaine » a déclaré le Dr Severin von Xylander, Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en RCA. « Toutefois cela ne signifie pas que les gestes barrières doivent cesser. Il est nécessaire au contraire que ces gestes s’unissent au maintien des efforts face à d’autres urgences sanitaires telles que la santé mère-enfant, le paludisme, la tuberculose et le SIDA. »
Le Dr von Xylander a aussi souligné l’importance de la solidarité internationale et salué les contributions de l’Union européenne et de ses États Membres ainsi que des États-Unis d’Amérique à l’initiative COVAX, et la collaboration bilatérale pour assurer la disponibilité des vaccins.
Depuis un an, la pandémie de COVID-19 a également eu un impact majeur sur les activités sanitaires essentielles telles que les campagnes de vaccination de routine, comme celles contre la poliomyélite et la rougeole, qui ont été considérablement ralenties.
« La campagne de vaccination que le gouvernement centrafricain a lancée aujourd’hui apportera un soutien essentiel au travail du personnel de santé dans le pays, qui sera mieux équipé pour protéger les femmes et les enfants des autres maladies mortelles mais soignables » a commenté Fran Equiza, Représentant de l’UNICEF en RCA. « L’UNICEF, en tant que partenaire clé de l’initiative COVAX, est mobilisé pour assurer l’approvisionnement, la conservation et la gestion efficace des vaccins, ainsi que l’adhésion des communautés à la campagne de vaccination contre la COVID-19. »
A ce jour, l’initiative COVAX, codirigée par Gavi et CEPI aux côtés de l’OMS et de l’UNICEF, partenaires clés de la mise en œuvre, a facilité l’accès au vaccin contre la COVID-19 à 92 pays, parmi lesquels la RCA. A la date du 16 mai 2021, le pays avait enregistré 7 010 cas, dont 6583 guéris et 96 décès, parmi lesquels 48 en milieu hospitalier.
L’UNICEF et l’OMS réitèrent leur engagement à travailler aux côtés du Ministère de la Santé et de la Population ainsi que des communautés locales pour garantir un accès juste et équitable aux vaccins et permettre au pays de surmonter cette pandémie.
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À propos de l’OMS
L’Organisation mondiale de la Santé assure un rôle de chef de file mondial dans le domaine de la santé publique au sein du système des Nations Unies. Fondée en 1948, l’OMS compte 194 États Membres dans six Régions et plus de 150 bureaux. Sa mission consiste à promouvoir la santé, à préserver la sécurité mondiale et à servir les populations vulnérables. Pour la période 2019-2023, elle a comme objectifs qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient de la couverture sanitaire universelle, qu’un milliard de personnes supplémentaires soient mieux protégées face aux situations d’urgence sanitaire et qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien être. Visitez notre site web www.who.int/fr. Suivez l’OMS sur Facebook; Twitter; YouTube; Instagram
À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus difficiles du monde, pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout dans le monde, pour construire un monde meilleur pour tous.
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Bangui, République centrafricaine, samedi, 22 mai 2021, 04:30:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d’administration du FMI. La mission en question ne fera pas l’objet de délibérations au sein du conseil d’administration.
Les autorités centrafricaines et les services du FMI ont discuté de politiques économiques et de réformes structurelles qui pourraient former la base d’un programme de référence suivi par les services. Ces discussions se poursuivront au cours des prochains jours.
Le programme de référence visera à aider les autorités à faire face aux défis économiques causés par la crise sécuritaire et la pandémie de la Covid-19. Il prévoit aussi la mise en œuvre de réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance et la gestion des finances publiques et renforcer la mobilisation des recettes intérieures.
La détérioration de la situation sécuritaire en début d’année et la fermeture prolongée du corridor commercial entre Bangui et le Cameroun ont eu un impact substantiel sur la croissance, l’inflation, la balance des paiements, et les finances publiques.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Washington, DC: Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Édouard Martin a effectué une mission virtuelle avec la République Centrafricaine du 4 au 20 mai 2021 pour mener des discussions sur un programme de référence appuyé par les services du FMI.
À l’issue de cette mission, M. Martin a fait la déclaration suivante :
« Les autorités centrafricaines et les services du Fonds monétaire international (FMI) ont discuté de politiques économiques et de réformes structurelles qui pourraient former la base d’un programme de référence appuyé par les services. Ces discussions se poursuivront dans les prochains jours, afin de trouver un accord qui pourra être soumis pour approbation à la direction générale du FMI une fois les actions préalables mises en œuvre. D’une durée de 7 mois, ce programme de référence visera à aider les autorités à faire face aux défis économiques causés par la crise sécuritaire et la pandémie du Covid-19. Sa mise en œuvre satisfaisante devrait permettre la reprise des discussions dans le cadre du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) au cours du premier semestre 2022.
« La détérioration de la situation sécuritaire en début d’année et la fermeture prolongée du corridor commercial entre Bangui et le Cameroun ont eu un impact social et économique substantiel. La coupure de la principale source d’approvisionnement du pays a notamment entrainé une forte hausse des prix à la consommation et affecté la production du fait du manque d’intrants. Si la réouverture du corridor a permis une reprise des flux commerciaux, ceux-ci restent inférieurs aux niveaux enregistrés dans le passé. Même en supposant qu’elle continue à se rétablir progressivement au cours des prochains mois, l’activité économique devrait se contracter légèrement cette année, alors qu’une croissance de 3½ pour cent était prévue avant que la situation sécuritaire ne se détériore. Après avoir fortement augmenté en début d’année, l’inflation devrait baisser progressivement, pour se rapprocher de 3 pour cent en glissement annuel en fin d’année. Du fait principalement d’une baisse des importations, le déficit des transactions courantes baisserait à environ 6½ pour cent du PIB en 2021, contre 8½ pour cent du PIB en 2020.
« La fermeture du corridor a aussi sensiblement affecté les finances publiques. Les recettes intérieures de l’État étaient inférieures au premier trimestre d’environ 20 pour cent aux attentes, tandis que les dépenses de sécurité ont fortement augmenté. Conjugué aux dérapages budgétaires enregistrés fin 2020 et à de moindres appuis budgétaires, ceci a entraîné une baisse rapide des dépôts de l’État auprès de la BEAC. Afin de s’assurer que l’État puise faire face à ses obligations financières au cours des prochains mois, l’équipe du FMI a souligné l’importance, dans le cadre de la loi de finances rectificative, de réviser à la baisse les dépenses non-prioritaires pour compenser la hausse des dépenses sécuritaires. Au vu de l’apparente résurgence de la pandémie, l’équipe du FMI a aussi encouragé les autorités à accélérer la mise en œuvre de leur stratégie de vaccination avec le soutien de leurs partenaires techniques et financiers.
« L’équipe du FMI s’est également entretenue avec les autorités d’un programme de réformes structurelles pour 2021 visant à améliorer la gouvernance et la gestion des finances publiques et à renforcer la mobilisation des recettes intérieures. Les autorités se sont notamment engagées à soumettre une nouvelle loi anti-corruption à l’Assemblée nationale, à publier systématiquement les contrats publics et à rendre opérationnel le système de télédéclaration et de télépaiement des impôts par les grandes entreprises.
« L’équipe tient à remercier les autorités Centrafricaines pour l’excellence de leur collaboration et le climat d’ouverture qui a régné pendant la mission. »
L’équipe du FMI a rencontré le Président Touadéra, le Ministre des Finances Dondra, le Ministre de l’Economie Moloua, le Ministre des Mines Mboli-Fatrane, le Directeur National de la BEAC Chaïbou, d’autres hauts responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants des partenaires techniques et financiers.
Centrafrique : La moitié de la population menacée par une crise alimentaire extrême (ONU)
Bangui ( République centrafricaine ) – Plus de deux millions de personnes, soit environ la moitié de la population de la République Centrafricaine vivent dans un état d’insécurité alimentaire aiguë, ont alerté l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
Les déplacements de populations, la crise sanitaire liée à la Covid-19 et les épisodes de violence empêchent une production vivrière normale./////////////.
Selon le PAM et la FAO, « plus de 2,2 millions de personnes », soit près de la moitié de la population (47%), risquent de se retrouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë d’ici août./////////////.
D’après les deux organisations, « plus de 1,6 million de personnes (un tiers de la population) sont en situation de crise », ce qui signifie qu’elles risquent de devoir sauter des repas ou vendre le peu qu’elles possèdent pour acheter de la nourriture. /////////////.
« Plus de 630.000 personnes (un dixième de la population) sont en situation d’urgence », ce qui signifie qu’elles risquent de devoir vendre leur dernière source de subsistance dont elles disposent, de retirer leurs enfants de l’école ou de recourir à la mendicité./////////////.
Mercredi 19 mai, le ministère centrafricain de l’Agriculture et du développement rural, avec l’appui des ONG nationales et internationales ainsi que les Agences des Nations-Unies (PAM et la FAO) ont organisé une réunion d’échange sur la mise en œuvre d’une assistance significative en réponse à la crise alimentaire./////////////.
« Les financements humanitaires ne sont toutefois pas encore complètement mobilisés pour garantir une réponse alimentaire satisfaisante qui prend en compte l’augmentation significative des besoins des populations », a regretté à l’agence Anadolu, vendredi, Honoré Féizouré, ministre centrafricain de l’agriculture./////////////.
En République centrafricaine, la saison de soudure (mai-août) correspond à la principale saison de végétation des cultures, une période juste avant les premières récoltes et où le grain de la récolte précédente est épuisé./////////////.
De plus, la production alimentaire locale a été faible l’année dernière selon le ministre centrafricain de l’agriculture. /////////////.
Cette situation a été exacerbée par la pandémie de Covid-19, qui a fait monter en flèche les prix des denrées alimentaires./////////////.
L’insécurité alimentaire aiguë a augmenté sous l’effet d’un regain de violence en décembre, en marge des élections./////////////.
Les combats intenses qui ont éclaté se sont propagés dans tout le pays. Les principaux couloirs de transport ont été coupés et les routes vitales pour l’approvisionnement dans les zones enclavées sont devenus impraticables, poussant des milliers de personnes à quitter leur foyer./////////////.
La FAO et le PAM craignent que cette insécurité continue d’empêcher l’aide de parvenir à ceux qui sont dans le besoin et demandent de pouvoir accéder sans entrave aux populations dont la survie dépend cruellement de l’assistance humanitaire./////////////.
« Nous n’avions jamais vu auparavant tant de personnes poussées si brutalement aux limites de la survie. Plus d’un demi-million de personnes sont au bord de la famine. Nous devons agir maintenant et de toute urgence pour sauver des vies avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré Aline Rumonge, Directrice adjointe du PAM en RCA./////////////.
La FAO et le PAM ont souligné qu’ils ont besoin d’environ 90 millions de dollars d’ici septembre 2021 afin de continuer à apporter une assistance alimentaire et nutritionnelle vitale aux personnes touchées par la crise dans le pays.
Le président Touadéra confie les douanes centrafricaines aux Russes de Wagner.
Bangui ( République centrafricaine ) – La société paramilitaire russe Wagner, omniprésente en Centrafrique se voit confier des missions régaliennes.
En signant un protocole de collaboration avec la mission économique russe le 7 mai 2021, le Ministre des finances Henri-Marie Dondra a de facto délégué une large partie des attributions de son Ministère en matière de douanes.
Des recettes douanières pour Wagner.
Officiellement, il s’agit d’un accord de coopération technique par lequel la mission économique russe aide à lutter contre la fraude en matière de transit et donc améliorer le niveau des recettes perçues par l’Etat centrafricain.
En réalité, il s’agit surtout pour les partenaires russes de s’assurer du recouvrement et de la mainmise des sommes dues à l’administration centrafricaine au titre des droits de douanes. L’objectif final pour les russes serait d’amortir un peu les sommes colossales engagées par la société de mercenariat PMC WAGNER pour aider à combattre les groupes rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).
La société paramilitaire russe WAGNER étend ainsi son emprise sur la République Centrafricaine avec le contrôle de la sécurité présidentielle, de certains sites miniers stratégiques et désormais des services de douanes.
La grogne des fonctionnaires centrafricains.
C’est ainsi qu’à certains postes frontières comme celui de Béloko (sur l’axe Garoua-Boulaï – Bangui), des agents russophones contrôlent désormais les flux de marchandises en lieu et place des fonctionnaires centrafricains de la DGDDI. Ceux-ci, bien qu’ignorant tout des procédures en vigueur, agissent ainsi en terrain conquis sans que le Directeur Général de la douane Frédéric Inamo, neveu du chef de l’Etat n’y trouve rien y redire.
Cette situation créé une frustration importante au sein des fonctionnaires concernés, mais aussi chez certains opérateurs économiques qui subissent les nouvelles réglementations douanières en matière de transport des marchandises imposées par les russes.
Tension avec les occidentaux.
Cette coopération avec la mission économique russe dans la collecte des recettes douanières s’est aussi imposée sans consultation des principaux bailleurs de fonds de la République centrafricaine, notamment les institutions de Bretton-Woods et l’Union Européenne. Il est clair que ces partenaires clés par les finances publiques de la RCA ne verront pas d’un bon œil une telle privation des douanes au profit du groupe paramilitaire PMC WAGNER.
Quelle sera la portée d’une telle mesure alors que certaines dépenses sont aujourd’hui effectuées par ces institutions occidentales réfractaires à toute collaboration avec les Mercenaires russes ? La Centrafrique est déjà écartée de certains grands rendez-vous internationaux comme lors du dernier sommet du financement des économies africaines qui s’est tenu à Paris le 18 mai 2021 Le pays pourrait être plus marginalisé encore à l’avenir.
Les douanes déja privatisées.
Ce n’est pas la première fois que Faustin-Archange Touadéra engage une procédure de privatisation des douanes centrafricaines. Il faut se souvenir du protocole d’accord signé entre Emmanuel Bizot, ministre des finances du gouvernement Touadéra ,I et la Société de détection des importations et exportations frauduleuses (SODIF) le 28 avril 2008. En toute légalité, la Sodif concurrençait la direction générale des Douanes qui perdait ainsi une partie de ses attributions percevant non seulement les pénalités mais recouvrant également les sommes dues à l’administration.
En dépit des multiples recommandations des institutions de Bretton Woods et de l’UE, le protocole de 2008 n’a jamais été dénoncé jusqu’en 2013. Les importateurs et exportateurs rencontraient avec la Sodif des difficultés supplémentaires, d’autant que les nombreuses barrières entre le port de Douala et la capitale Bangui, constituaient d’autres obstacles à l’amélioration du commerce extérieur du pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Le-premier-ministre-centrafricain-Firmin-Ngrebada-450×446.jpg” alt=”Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada” width=”450″ height=”446″ />Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 21 mai 2021, 08:22:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Poursuivi en diffamation par le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, l’opposant Jean-Serge Wafio a été condamné jeudi à Bangui pour une publication sur les réseaux sociaux qui révélait des accusations d’empoisonnement de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, une affaire dans laquelle il avait été soupçonné d’être l’auteur par l’opposant Jean-Serge Wafio.
Le Premier ministre avait attaqué en justice la publication sur les réseaux sociaux du Président du parti PDCA au début du mois d’avril 2021 qui dévoilait que l’état de santé de l’ancien premier ministre, et secrétaire exécutif du parti au pouvoir, qui avait été évacué à l’étranger au début du mois d’avril, serait dû à un acte d’empoisonnement, et le Premier ministre Firmin NGRÉBADA serait l’auteur.
Après une audience faite le 17 mai, le tribunal correctionnel a condamné jeudi l’opposant Jean-Serge Wafio à quatre ans de prison ferme et 5 millions de francs CFA à titre de dommage et intérêt.
Le tribunal a estimé que les propos étaient bien diffamatoires, et que le prévenu ne pouvait être dédouané au titre de la bonne foi.
« Le tribunal a décerné aussi un mandat d’arrêt contre monsieur Jean-Serge Wafio, et lui a interdit l’exercice des droits suivants : l’éligibilité pour 10 ans le droit d’être nommé dans des hautes fonctions de l’État;, et le tribunal a condamné Jean-Serge Wafio à servir au premier ministre la somme de 5 millions de francs CFA à titre de dommage et intérêt », a déclaré Maitre Jean-Hilaire Zoumaldé, l’avocat du premier ministre.
Rappelons que l’opposant Jean-Serge Wafio vit en exil en France depuis plus de 2 ans, et les propos qu’il avait publiés sur les réseaux sociaux étaient déjà publiés plusieurs jours sur les réseaux sociaux par plusieurs médias et internautes. Donc l’ancien ministre Wafio ne faisait que relier ce que les autres l’ont déjà fait.
En plus, les conditions dans lesquelles le procès avait eu lieu ont été faites de telle sorte que le Premier ministre soit symboliquement récompensé après son échec à prendre la tête de l’Assemblée nationale qui est désormais attribuée à son rival Simplice Mathieu Sarandji.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Regis-Lionel-Dounda-450×408.jpg” alt=”Regis Lionel Dounda” width=”450″ height=”408″ />L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter
Bangui, République centrafricaine, vendredi 21 mai 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Monsieur Regis Lionel Dounda, l’ancien ministre de la jeunesse et des sports, placé en garde à vue depuis un mois à la section de recherches et d’investigation de la gendarmerie, vient d’être transféré à la maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.
Détenu depuis mi-avril à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie dans le cadre d’une enquête sur une affaire présumée de malversation financière au ministère de la Jeunesse et des Sports, l’ancien ministre du Département, monsieur Régis Lionel Dounda vient d’être placé sous mandat du dépôt à la maison carcérale de Ngaragba.
Épinglé dans un rapport confidentiel de l’inspection générale d’État, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Regis Lionel Dounda est désormais considéré comme une victime de bras de fer politique entre le pouvoir et l’opposition, dont fait partie le Président de son parti le MLPC Martin Ziguélé.
Selon nos informations, le ministre Regis Lionel Dounda est formellement interdit par les autorités de lire, encore moins d’être en possession du rapport de l’inspection générale d’État qui l’a pourtant épinglé d’une malversation financière. Or, d’après les indiscrétions, l’inspecteur général d’État aurait menti gravement au nom du ministre le faisant passé pour un faux, sachant qu’il sait très bien que ce dernier n’a produit aucun faux document. Ensuite, l’inspecteur aurait dit dans son rapport que CNC a pu consulter que le ministre aurait avoué le détournement des 51 000 000 de francs CFA. Or, le ministre a déclaré qu’il n’a pas avoué à quelqu’un avoir détourné cette somme d’argent, encore moins à un inspecteur d’État.
Souvenez-vous, l’ancien ministre Regis Lionel Dounda avait été victime d’intimidation de monsieur Jules Wananga, l’un des gardes rapprochés du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Selon ce dernier, à la fin de la garde à
vue de 72 heures du ministre, celui-ci doit rester encore en prison jusqu’à ce que l’opposant Martin Ziguélé, Président de son parti le MLPC puisse venir le libérer. Voilà aujourd’hui, cette menace se concrétise, et le ministre vient d’être placé sous mandat de dépôt ce jeudi soir.
« C’est une justice à deux pédales », reconnaît un agent au ministère de la Jeunesse et des Sports qui fustige les chefs d’accusation portés contre l’ancien ministre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Au-poste-de-douane-de-Beloko-un-douanier-assiste-dun-russe-450×448.jpg” alt=”Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe” width=”450″ height=”448″ />Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 21 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). C’est désormais officiel ! Après l’armée nationale, la gendarmerie et la police, les Mercenaires russes de la société Wagner sont désormais intégrés dans le service de la douane centrafricaine. Selon le protocole de collaboration entre le ministère centrafricain des finances, représenté par le ministre Dondra, et « la mission économique russe », représenté par monsieur Jury LIAMKINE , conseiller russe du chef de l’État Faustin Archange Touadera en matière de l’économie, ce nouvel ongle de coopération à multiples avantages, vise avant tout à privilégier la lutte contre la fraude en matière de transit et ensuite, à améliorer les recettes fiscales du pays. La mission exige des autorités la relocalisation de tout le service du dédouanement aux postes frontières, c’est-à-dire à Béloko, Bang et autres.
D’après le titre 1 et 2 du protocole, le ministère des Finances et du Budget s’engage à interdire le transport des minuties, notamment, les marchandises embarquées en surplus sur les conteneurs scellés; les achatsfrontaliers faits par le secteur informel qui doivent désormais faire l’objet de la perception systématique des droits et taxes à la recette des Douanes de BÉLOKO.
À ce titre, le protocole mentionne que toute marchandise en circulation sur le territoire centrafricaine et placée sous le régime douanier de transit ne peut subir aucune manipulation en cours de route, si ce n’est que celle autorisée par la réglementation douanière.
Ainsi, en vue de renforcer la surveillance et lutter contre la contrebande, le dédouanement doit se faire désormais aux postes douaniers des frontières, et que tous les sites douaniers abritant le Service des recettes sont munis d’un système de vidéo surveillance.
À cet effet, la Mission économique s’engage à doter la Direction générale des Douanes et droits indirects, dès lors que le ministère centrafricain des Finances et du Budget exprime le besoin, avec des équipements de vidéo surveillance.
Pour un cadre du Trésor public contacté par CNC, “le protocole a été rédigé par les russes eux-mêmes si bien qu’ils conditionnent les engagements qui sont les leurs. C’est pas gentil de leur part. S’ils veulent nous aider, ils n’ont qu’à nous aider avec les équipements sans les conditionner”.
Cependant, sur les réseaux sociaux, la présence des mercenaires russes aux côtés des douaniers centrafricains suscite de nombreuses controverses, la plupart rejettent ce protocole imposé au chef de l’État par les patrons russes de la société Wagner.
„C’est une nouvelle colonisation. Et après? Le service des eaux et forêts et la police municipale “, s’alarme un internaute.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Touadera-Poutine–450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 21 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Thursday, 20 May 2021, 16:19:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À l’été 2018, trois journalistes russes ont été assassinés en République centrafricaine (RCA), où ils s’étaient rendus en mission pour enquêter sur l’implication présumée de mercenaires et d’intérêts commerciaux russes dans les troubles en cours dans ce pays. Le projet d’enquête sur les journalistes assassinés a été financé par Mikhail Khodorkovsky, un magnat russe exilé et ennemi juré de Vladimir Poutine. Le crime est resté non résolu, mais il a attiré l’attention du monde sur l’importante présence russe dans ce pays africain riche en minéraux mais troublé, classé par les Nations Unies comme le moins développé du monde.
Les troubles en République centrafricaine étaient le résultat de violences intercommunautaires entre une coalition de rebelles composée majoritairement de musulmans et de militants chrétiens et étaient, selon certains observateurs, une conséquence de l’implosion sanglante du régime de Kadhafi en Libye.
Le pays dispose de riches approvisionnements en diamants, en or et en uranium, mais n’a pas de gouvernement central fonctionnel et n’affecte les intérêts nationaux d’aucune des grandes puissances occidentales, y compris les États-Unis et l’ancien maître colonial français.
Cette lacune apparente a été comblée par la Russie. À certains égards, la RCA est un modèle pour l’implication de la Russie sur le continent: un gouvernement central faible, des troubles politiques, des ressources minérales, une aversion pour l’Occident et un besoin d’armes de fabrication russe sont les ingrédients de base de cette recette.
En RCA, la Russie a pu tester sa capacité, récemment développée, à obtenir des rendements significatifs avec un investissement relativement faible en main-d’œuvre et en ressources. C’est aussi un endroit où les Russes ont une fois de plus mis à l’épreuve le principe du déni. La grande majorité des 400 forces spéciales russes qui protègent le régime du président de la RCA Faustin-Archange Touadéra ne représentent apparemment pas l’État russe, mais une société de sécurité privée, Wagner, qui se trouve être contrôlée par le proche associé et fidèle oligarque de Poutine Evgeny Prigozhin.
En Occident, Prigozhin, surnommé «le chef de Poutine» pour son ascension en tant que magnat de la restauration en Russie, est mieux connu pour avoir déployé des mercenaires dans les zones de conflit en Ukraine et en Syrie. On pense également qu’il est le cerveau derrière la campagne Internet visant à faire dérailler l’élection présidentielle de 2016 aux États-Unis, où il est actuellement en destitution. La RCA est une fusion en temps réel des intérêts nationaux russes et des intérêts commerciaux des oligarques amis de Poutine.
Servir l’État russe (conflits en Syrie et en Ukraine, ou ingérence dans les élections étrangères), permet à ces personnes d’accéder aux ressources minérales et à des opportunités d’affaires prometteuses, souvent créées par l’instabilité politique.
La société minière Lobaye Ltd et la société de sécurité Sewa sont deux exemples d’une relation symbiotique et se renforçant mutuellement entre le capitalisme d’État russe et la politique étrangère de Poutine. Les deux sociétés sont enregistrées à Bangui (la capitale de la RCA) et semblent toutes deux avoir des liens avec Yevgeny Prigozhin.
Il semble raisonnable de considérer bon nombre des récentes entreprises russes du continent comme une entreprise à multiples facettes qui combine la nécessité de sortir de l’isolement politique imposé par l’Occident et d’étendre la portée mondiale de la Russie avec le désir d’obtenir des contrats lucratifs et de conclure des accords commerciaux pour oligarques fidèles au Kremlin.
Le volume du commerce entre la Russie et l’Afrique subsaharienne reste relativement modeste (et est dominé par le commerce des armes).
En 2018, il s’élevait à environ 19 milliards de dollars, soit nettement moins de 300 milliards de dollars d’échanges avec l’Union européenne et 60 milliards de dollars avec les États-Unis. Mais la Russie ne ressent pas le besoin de concurrencer en vain l’Occident. et la Chine; au lieu de cela, il se concentre sur les marchés de niche de la technologie nucléaire, de l’énergie et des armes.
Dans la poursuite des affaires et autres relations avec leurs partenaires africains, les Russes ont un avantage significatif sur l’Occident: ils n’attachent évidemment aucune condition à leurs accords. Qu’il s’agisse d’extraire des «diamants du sang» présumés en RCA, de la bauxite en Guinée ou du platine au Zimbabwe, ils ne sont pas particulièrement préoccupés par les causes qui excitent souvent l’opinion publique en Occident. Dans leurs relations avec les Russes, les élites dirigeantes africaines n’ont aucune raison de s’inquiéter des apparences ou de se préoccuper de questions telles que les droits de l’homme et la démocratie.
Le mantra de Moscou de la suprématie de la souveraineté résonne avec les dirigeants africains, qui ne veulent pas avoir les mains liées par des notions de procédure régulière ou des appels occidentaux (souvent hypocrites) à la bonne gouvernance. Lorsque le président guinéen Alpha Condé a choisi de prolonger sa présidence au-delà du mandat constitutionnel, il a reçu le soutien enthousiaste de l’ambassadeur russe Alexander Bregadze. Dans un départ coloré des normes diplomatiques, Bregadze a appelé les Guinéens à donner à Condé, qu’il qualifiait de «légendaire», une autre chance. Il a également encouragé les citoyens guinéens à ne pas se fixer sur la constitutionnalité: «Les constitutions ne sont pas un dogme, la Bible ou le Coran. Les constitutions s’adaptent à la réalité, ce ne sont pas les réalités qui s’adaptent aux constitutions ». Naturellement, une telle approche de laissez-faire de la diplomatie n’a pas été perdue pour les parties intéressées. Le regretté Premier ministre Amadou Gon Coulibaly de Côte d’Ivoire a été favorisé pour remporter la présidence de la nation avant sa mort inattendue en juillet 2020. Il aurait également été favorisé par les Russes, dont il a exprimé une saine appréciation: ” D’après mon expérience, les autorités russes que je rencontre veulent des affaires… Elles ne parlent pas d’idéologie. Ils ne parlent pas de contrôle politique ».
Au plus fort d’une répression contre les Frères musulmans en Égypte, qui s’est accompagnée de violations flagrantes des droits de l’homme et de crimes présumés contre l’humanité48, Vladimir Poutine est arrivé au Caire pour signer un accord au nom de Rosatom pour la construction de deux réacteurs nucléaires avec un proche allié, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. De manière caractéristique, l’accord a vu le jour au moment même où les États-Unis avaient commencé «à réduire la coopération énergétique avec l’Égypte en raison, en partie, des préoccupations concernant les restrictions du gouvernement Sissi sur la liberté de la presse et sa gestion abusive des membres du précédent gouvernement des Frères musulmans de Mohammed Morsi ». Les partenaires russes de l’Égypte n’ont manifestement pas de telles inquiétudes.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 21 mai 2021, 03:04:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La campagne électorale du premier et second tour des législatives partielles est de plus en plus perturbée à l’intérieur du pays. Une candidate indépendante de la circonscription de Bossangoa 2, interceptée par des hommes en armes, est obligée de payer plus de 8 millions de francs CFA avant d’être libérée.
Madame Christiane Séréféi
, candidate indépendante dans la circonscription de Bossangoa 2 et toute son équipe de campagne ont été prises à partie mercredi par des hommes armés. Ils ont été libérés après être dépouillés de tout.
Ainsi qu’une somme d’environ 8 millions de francs CFA.
« On a fini le meeting, et je devais prendre la route pour aller vers Zounzambé, j’ai parcouru 2 kilomètres, et les hommes armés sont arrivés en motos. Ils étaient quatre en treillis. Dès qu’ils sont arrivés, ils ont bloqué mon véhicule, ils ont mis mon frère qui nous conduisait à terre. J’étais accompagnée par neuf garçons, et ils les ont tous mis le ventre à terre, la tête dans le sable. Je suis sortie les mains en l’air, et donc ils m’ont poussé contre un arbre. L’un d’entre eux m’a dit Je me suis agenouillée. Ils me disent « madame, tu nous sors 10 millions. On prend le véhicule, et l’on te laisse partir. Mais si tu n’as pas 10 millions, tant pis pour toi. On est venu pour te tuer, alors tu nous sors l’argent. Je leur dis « regardez là où je suis assise, sortez tout le sac. Ils ont tout pris entre mes mains. Dans mon sac, j’avais plus de 5 millions, et l’équipage et tout, si l’on cumule le butin, ça font plus de 8 millions », déclare la victime sur les antennes de la radio Ndékèluka.
Rappelons que le mardi dernier, l’équipe de campagne d’Ibrahim ANOUR, candidat indépendant aux législatives dans la circonscription de Bouar 4 a été aussi brutalisée et dépouillée par les éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Vladimir-Monteiro-porte-parole-de-la-Minusca-450×271.jpg” alt=”Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.” width=”450″ height=”271″ />Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 21 mai 2021, 103:06:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Durant la période du 11 au 17 mai, la MINUSCA a documenté 40 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 61 victimes (46 hommes, trois femmes, une fille, six victimes inconnues et cinq victimes collectives). La Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA (DDH) a observé une forte augmentation du nombre d’incidents et de victimes comparativement à la semaine précédente (23 incidents et 33 victimes).
Cette augmentation est liée aux missions d’investigation effectuées par les bureaux de terrain. Les préfectures les plus touchées sont la Mambéré-Kadéi (23 incidents avec 30 victimes), la Nana-Mambéré (quatre incidents avec huit victimes) et l’ouham-Fafa (trois incidents et neuf victimes).
Les abus et violations enregistrés sont des cas de meurtres (quatre incidents et neuf victimes), de menace de mort (un incident et une victime), de viol (un incident et une victime), de blessés (deux incidents et sept victimes), d’atteintes à l’intégrité physique et de traitement cruel (14 incidents et 20 victimes), de confiscations de biens (trois incidents et trois victimes), de détention arbitraire de liberté (quatre incidents et sept victimes), d’enlèvement (quatre incidents et six victimes) et de destructions et de pillages (sept incidents et sept victimes).
Les auteurs présumés sont les groupes armés avec 22 incidents affectant 30 victimes: le 3R (19 incidents et 24 victimes), l’UPC (un incident et quatre victimes), les Anti- Balakas (un incident et une victime) et les groupes armés coalisés (un incident et une victime). Les agents de l’Etat et leurs alliés sont présumés auteurs de 18 incidents affectant 31 victimes.
La Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a également publié cette semaine son rapport sur la situation générale des droits de l’homme et de la protection des civils en République centrafricaine (RCA) pour le mois d’avril 2021. Ce rapport mensuel fait état d’une hausse du nombre d’incidents et du nombre de victimes d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire par rapport au mois de mars.
Durant la période considérée, la DDH, y compris les Sections Violences Sexuelles liées au Conflit et Protection de l’Enfant, a enregistré 83 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté 158 civils (102 hommes, 30 groupes de victimes collectives, 15 femmes, sept filles, trois garçons, un mineur non identifié). En mars, 65 incidents et 124 victimes avaient été enregistrés.
Les groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) sont présumés auteurs de 43 incidents (48,19% du nombre total d’incidents) ayant touché 64 victimes civiles (40,50% du nombre total de victimes). Le nombre d’abus commis par les groupes armés a connu une augmentation de 16,27% tandis que le nombre de victimes a connu une diminution de 23,80% comparativement au mois précédent (36 incidents et 84 victimes).
Les agents de l’Etat sont présumés auteurs de 36 incidents (43,37% du nombre total d’incidents) affectant 86 victimes (54,43% du nombre total de victimes). Le nombre de violations commises par les agents de l’Etat a augmenté de 22,22% et le nombre de victimes de 53,48% par rapport au mois précédent (28 incidents ayant affecté 40 victimes documentés).
Les abus et violations des droits de l’homme et du DIH documentés en avril sont des cas d’atteintes à la vie, des menaces de mort, des violences sexuelles liées au conflit, des traitements cruels, inhumains et dégradants, des cas de torture, des menaces à l’intégrité physique, des arrestations arbitraires, des expropriations et confiscation de propriétés, des enlèvements, des déni d’accès humanitaire et occupations illégales d’écoles, des destructions illégales et pillages, des taxations illégales et de recrutements et utilisations d’enfants dans les groupes armés.
Les préfectures les plus touchées sont la Nana-Mambéré, la Nana-Gribizi et la Ouaka (en mars, c’étaient le Mbomou, l’Ouham, la Ouaka et la Mambéré Kadeï).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Prestation-le-30-mars-du-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-450×300.jpg” alt=”Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”300″ />Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 21 mai 2021 , 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Notre République traverse une période institutionnelle d’exception sur les plans des différends délais dans ces installations et transcription. À savoir les respects, les règles applicables à la matière des textes et, articles des lois édictées par la constitution, Résolument, les mêmes problèmes dans ces pratiques hasardeuses, compromettant pour l’avenir institutionnel persistant et qui gangrènent la République et ces institutions, auxquels on peut faire l’économie d’une nouvelle crise ou tension au sommet de l’Etat et, par ailleurs au sein de la classe politique Centrafricaine. Quelques soient les positions des acteurs politiques en exercices de plein droit et pouvoir, ou en position d’opposant politique de l’heure.
Les efforts objectifs de lucidités et, des vigilances sur les aspects et les respects des institutions sont souvent alerté au sein des rares représentants de la société civil neutre au pouvoir, autres observateurs objectifs de la vie politique Centrafricaine, malgré les alertes sur les dérapages et les manquements de délais régissantes notre constitution ne sont jamais écouté malheureusement.
De fait, les multitudes problèmes « Les Rebellions, des Factions armées non-conventionnelles-mercenariats, des Brigands, des bandits de grand chemin…les terrorismes notoires, a cela se mêlent la mauvaise Gouvernance, despotisme…la corruption à tous les niveaux » qui gangrènes les institutions de la Républicaine ne suffissent pas, qu’il ne faut énumérer ici ! Pourtant la République a besoin d’une politique d’exception, d’Etat d’exception et non anarchique. On a récemment assisté à la réapparition dans le champ des processus démocratiques embryonnaires de notre Pays, les décriénements des institutions sans discernement de certaines franges des hommes politiques, autres représentants des dites des ces institutions, très souvent ces derniers arriver sur la scène politique Centrafricaine, soient par opportunistes et qui se qualifient à juste titre homme politique et, nous constatons les inefficiences des actes posées, sur les plans des respects des institutions et juridiquement parlant. Ont confirmés la théorie de l’anarchie constitutionnelle apparente. Ce paradigme est particulièrement inadéquat pour n’expliciter des mesures a adoptées par les démocraties contemporaines dans le cadre de la lutte contre tous les mots qui gangrènes notre cher patri.
Mes réflexions se proposent d’envisager un certain nombre de cas de consciences politiques, de présupposés de ce paradigme en particulier la référence à la dictature dans tous les sens du terme ou de l’anarchie institutionnelle de l’inconstitutionnelle, dans son non-respect des différents délais établies, impartis et les démarches critériologiques visant à différencier à maints égards trompeuses, fort éloignée des figures modernes de l’Etat d’Exception qui est le nôtre dans cette cacophonie entre-mêlé des crises traversantes dû à toutes ces « Rebellions ou les Factions Armées non-conventionnelles et les mercenaires, des Bandits de grand chemin, les terrorismes, la mauvaise Gouvernance, despotisme, la corruption et j’en passe…etc. ».
Supposant qu’on puisse élaborer à un renouvellement de la classe politique, à partir d’une nouvelle génération des hommes politiques ou une mixitée des anciens et nouvelles hommes politiques consciencieux sur les enjeux que traverse notre Pays, capable de faire la part des choses, êtres intègres, patriotes, mais de surcroît ayant une bonne expérience des institutions, et aussi surtout de les respectées, en plus des compétences, à partir de la considération d’un type idéalisé politiquement qu’aussi humaine.
Un paradigme cohésif, cohérent de l’Etat d’exception moderne, qu’il faut intégrer. Un tel paradigme pour expliquer les évolutions politiques et constitutionnelles…, boiteuses soient-elles récemment en République Centrafricaine. Nb) Il n’est jamais trop tard pour faire bien les choses désormais et de se raviser sans exception, envisager de tous et toutes (fils et filles) de la Centrafrique confondu religieusement, ethniquement.
Mes observations, se proposent une critique raisonnée du paradigme de la dictature constitutionnelle ou une anarchie constitutionnelle pour mieux dire, qui après presque plusieurs décennies de tergiversation politique, de la mauvaise Gouvernance dans notre Pays, a refait surface avant et après …depuis le Brexite en 1979 de l’empire de Mr. Jean-Bedel BOKASSA pour ne pas emprunter ce mot chez nos amis les anglais…etc. de la dictature de feu Mr. L’Empereur de la Centrafrique déchu, un événement qu’occasionnait la réinstallation du feu Mr. David Dacko pour une deuxième présidence de la République « un destin exceptionnel » à travers les opérations BarakOuda et, quelques années plus tard Brexiter, par un coup d’état camouflé par le Comité Nationale de Redressement « CNR ». Ps) Il ne s’agit pas ici de refaire l’histoire de la Centrafrique depuis cette période qui avait fait temps de souffrance énormément aux Centrafricains pendant encore dix bonnes années des mots tels que le « Tribalisme…, des Divisions éhontées orchestrés au sein de la population qui vivait en harmonie sans défiance, de fait, les apologies de supériorités de l’ethnie au pouvoir de l’époque», laissaient des stigmates au sein de la population ou les réalismes politiques raisonnés avaient pris le dessus heureusement et, ainsi des pressions internes qu’externes avaient poussées à la voie de multipartismes. Une élection démocratique … « Un Président avait été élu en 1993 démocratiquement ». Puis…jusqu’à ce moment une réapparition du « démon de coup d’Etat » qui n’étais pas si lointain a fait son apparition le Chef : « des libérateurs» nous savons sur ce qui suivait…, « la mauvaise Gouvernance, despotisme, la corruption », les institutions encore décriées, malmenées et favorisaient plus des frustrations des parts et d’autres, puis déclenchaient à nouveau les « Rébellions ou resurgissaient des Factions Armées non-conventionnelles « SELEKA », en prime les mercenaires s’y prêtaient aux jeux dans notre République », Puis la plupart de Libérateur se sont érigés comme des Brigands et des Bandits de grand chemin, par ailleurs le pouvoir en place s’érigeait aussi, pratique le terrorisme institutionnelle en s’installant dans les institutions Centrafricaines. Le mot mérite a quasiment disparu dans les promotions sociales, aux vues des fils et filles de Centrafrique. Ce qui déterminait, l’appétence et détermination d’où, l’avènement dite SELEKA avec ces lots de forfaits, endeuillant le peuple centrafricain à nouveau sous prétexte, que nous savons tous et toutes les tragédies inqualifiables.
En témoignant la réimpression du déjà vue, je fais appelle à des consciences de tous(es) les hommes politiques, de bien veiller à notre constitution si fragile et de s’installer dans ce paradigme objectif, on aurait certes tort de penser que tous ceux qui ont une théorie, opinion divergente et néanmoins son contreproductive pour tous(tes) hommes politiques Centrafricains(es) oppositions confondues.
Ce paradigme de la dictature institutionnelle ou l’anarchie institutionnelle qui correspond à quelques principes non discutés entre soi, ou inavoués, peut-être en raison du relatif oubli dans lequel ils ou elles sont tous(ttes) tombés(es), n’a pas vraiment fait l’objet de remises en question au sein de la classe politique Centrafricaine et une certaine société civile et association pour l’heure. Sur un plan juridique contemporaine, par exemple à la matière de la diplomatie politiquement correcte et autres aspects politiques qui devrait d’être raisonnablement intégré selon les risques et les enjeux afin de mieux relever les défis avenir.
Il est cependant possible, toutes raisons gardées de trouver selon les défis à relever plus récemment une remise en cause au moins indirectement, soit que l’on conteste la référence à la dictature institutionnelle ou l’anarchie institutionnelle. N’épuiseront pas les modalités d’extensions exceptionnelles des pouvoirs de l’exécutif, soit enfin que l’on constate les déversements des crises encore post-électorale, dans les respects des délais impartis sur le plan institutionnel.
Un président réélu et, il est installé malgré tout, pour un nouveau mandat, les législateurs se sont installés avec toutes les composantes, aussi bien que mal de la représentation de la nation et du bon fonctionnement de l’Etat.
Le chef de l’exécutif devrait présenter sa démissionne. En entrainant son équipe, qui t’au président de la République chef d’Etat réélu de décider, à la reconduction de son premier ministre ou pas. En toute transparence ! En espérant une nouvelle équipe Gouvernementale. La préservation de notre jeune démocratie, ainsi que les institutions au passage, respecter. Notre constitution dans toute sa dimension à travers les textes qui régissent avec une bonne approche dans les installations des acteurs sur la tête des institutions de la République. Que soit enfin que l’on constate que les évolutions récentes en la matière tendent à faire de la constitution de ses avatars un outil soit trop précis ou imprécis, soit dangereusement constitutionnelle ou inconstitutionnelle pour l’avenir de la démocratie en Centrafrique. Qu’il est temps d’éviter en jetant un doute sur la valeur heuristique du concept de pleins pouvoirs et des respects de la constitution, que je qualifierai de la dictature constitutionnelle ou l’anarchie constitutionnelle constituerait un précédant en République Centrafricaine le plus caractéristique et caractériser. Ps) À bon entendeur patriotiquement votre… Que Dieu bénisse notre Pays.
Diaspora, Mr. KOMOTO Aubin-Roger Fait, à Lyon 18/05/2021
Plusieurs posts sur Facebook annoncent depuis le 18 avril 2021, une perquisition musclée au domicile du Premier ministre Firmin Ngrebada.
Interrogé par l’Equipe #StopATènè, Firmin Ngrebada dément l’information selon laquelle sa résidence a été perquisitionnée.
Les collaborateurs du Premier ministre témoignent qu’il avait accordé des audiences et rentré tard dans la soirée du mardi 18 avril 2021.
En conclusion, la rumeur selon laquelle, le domicile du Premier ministre Firmin Ngrebada est perquisitionnée, est fausse.
Le 18 avril 2021, une rumeur devenue virale affirme que le domicile du Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, est perquisitionné. Le premier à lâcher ce post Facebook est Célestin Ngaizo Balalou« INFOS INFOS DERNIERE MINUTE UNE PERQUISITION MUSCLER CHEZ FIRMIN NGREBADA EN CE MOMENT PRECIS. » Le jour-même, l’information est reprise par Axime Césaire Oronindji en y ajoutant sa touche en écrivant: « ALERTE INFO. Qu’est-ce qui se passe en ce moment à la résidence du Premier Ministre El Firmino Le Ngré ! Hier son absence avait été constaté à l’aéroport de Bangui M’poko pour la venue des matos Russes … »
Un compte avatar répondant au nom de Touadera Doit Quitter Tdq poste aussi le même jour dans le groupe public “MCU 2020 Officiel” (plus de 9 000 membres), la rumeur en ces propres termes: “BREAKING NEWS PERQUISITIONS MUSCLÉE CHEZ LE PREMIER MINISTRE FIRMIN NGREBADA ALIAS CHIVAS. Une perquisition venait d’être effectuée au domicile du premier ministre dont une énorme quantité des armes et munitions ont été récupérées.”
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/CAPTURE-DECRAN-DU-MESSAGE-FACEBOOK-CONTRE-LE-PREMIER-MINISTRE-398×450.png” alt=”Capture d’écran Facebook du 19 mai 2021″ width=”398″ height=”450″ />Capture d’écran Facebook du 19 mai 2021
Cette rumeur intervient dans un contexte où le Premier ministre Firmin Ngrebada fait l’objet d’un acharnement sur les réseaux sociaux. Des internautes l’accusent d’avoir refusé de présenter la démission de son gouvernement. Des rumeurs que le concerné qualifie de fausses nouvelles via sa page Facebook officielle.
Interrogé par l’Equipe #StopATènè le mercredi 19 mai, le Premier ministre Firmin Ngrebada dément la perquisition de son domicile. “Pourquoi est-ce qu’on perquisitionnerait ma maison ? Ça c’est de la désinformation. Aujourd’hui avec ce qui anime les uns et les autres, les tentatives de manipulation s’agrandissent. Je dis que ma maison n’a pas été perquisitionnée”, explique-t-il.
Une habitante du quartier Belle vue où réside le chef du gouvernement centrafricain, sous couvert de l’anonymat, parle de fake-news. D’autres habitants du quartier, indiquent qu’ils n’ont pas constaté un déploiement des forces de l’ordre au domicile de Firmin Ngrebada pour ce genre d’opération à part les éléments de sa sécurité qui sont en poste.
Un proche collaborateur de Firmin Ngrebada a confié à l’équipe #StopATènè que le Premier Ministre était à son cabinet le mardi 18 mai jusqu’en début de soirée. “Mardi,il était au bureau comme d’habitude. Il a accordé des audiences à différentes personnalités ce jour. C’est un mensonge. » Des publications viennent confirmer son démenti. Sur sa page Facebook, Marwan Aymard Guinon, poste en date du 19 mai 2021 des photos du Premier ministre Firmin Ngrebada et le Président de l’Assemblée Nationale, Simplice Mathieu Sarandji, lors d’une rencontre officielle au parlement « Visite de courtoisie du Premier Ministre Firmin NGREBADA au Président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji ce jour. »
Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada
La rumeur annonçant la perquisition de la résidence du Premier ministre Firmin Ngrebada, est donc fausse.
#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA
Sources :
– Interview du Premier ministre
– Contact téléphonique avec les collaborateurs du Premier ministre
– Démenti de ses voisins et habitants du quartier Belle Vue
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Arrivee-du-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-au-stade-20-000-place-le-27-mars-2021.-450×338.jpg” alt=”Un mercenaire russe à l’arrivée du chef de l’État Touadera au stade 20 000 place le 27 mars 2021 par CNC” width=”450″ height=”338″ />Escorte russe à l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera le 27 mars 2021 au stade 20 000 places. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 20 mai 2021, 08:51:20 ( Corbeaunews-centrafrique ). Face aux demandes de l’opposition, aux pressions de partenaires sous-régionaux et occidentaux et dans le souci d’apaiser la scène politique, le président a annoncé mi-mars la tenue d’un dialogue républicain. La date et les contours de ce dialogue sont encore imprécis, mais il est probable qu’il ait lieu fin mai, à Bangui.
En effet, début avril, le président Touadéra a mis en place une équipe technique d’appui au dialogue et, depuis mi- avril, des consultations préliminaires sont en cours. Le président souhaite associer au dialogue l’ensemble de l’opposition politique, la société civile et les huit groupes armés, signataires de l’accord de 2019, mais non membres de la coalition rebelle. S’agissant du contenu de ce dialogue, le président serait prêt à discuter des sujets de fond comme la relance de l’accord de paix de février 2019 avec les groupes armés qui n’ont pas rejoint la CPC, mais ne sont pour autant pas satisfaits de la mise en œuvre de l’accord. Il resterait toutefois réticent à aborder d’autres sujets importants comme la réforme de la gouvernance, notamment en matière de lutte contre la corruption et de transparence et des institutions comme la Haute autorité de la bonne gouvernance, ou encore le système électoral. Enfin, le gouvernement a invité deux organisations sous-régionales – la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs – à tenir un rôle d’observateurs19.
Les chances de succès du dialogue républicain sont pour l’instant limitées. Il va s’ouvrir sans faire l’objet d’un consensus parmi la classe politique centrafricaine. Selon des sources politiques et diplomatiques à Bangui, certains proches du président Touadéra lui ont fait part de leur opposition au principe même de dialogue. Pour eux, le président ne devrait négocier ni avec l’opposition politique ni avec la rébellion qu’ils considèrent comme les deux faces d’une même pièce.
De son côté, l’opposition politique émet des doutes et est divisée sur sa participation. Beaucoup redoutent en effet que ce dialogue se résume à des audiences séparées entre le président et chaque opposant ou organisation de la société civile, sans qu’un débat collectif sur les sujets de fond n’ait lieu. Fin avril, la COD 2020 a souligné dans un communiqué qu’elle ne participerait pas au dialogue, mais qu’elle pourrait envoyer ses propositions par écrit. Pour elle, ce dialogue ne sert que les intérêts du président. Dénonçant la « démarche unilatérale » du pouvoir dans la mise en place de l’équipe d’appui technique au dialogue, dont les membres sont majoritairement issus du parti au pouvoir, la coalition soutient que le dialogue devrait viser, entre autres, à régler de façon durable la crise postélectorale, à opérer une réforme du système électoral et des réformes institutionnelles et à mettre un terme aux violations des droits humains commises par la CPC et les forces gouvernementales et alliées. Les autres chefs de l’opposition non membres de la COD 2020 comme Martin Ziguélé ont annoncé leur participation au dialogue, mais en nourrissant beaucoup de doutes sur sa sincérité. Dans l’ensemble, les opposants perçoivent le dialogue comme un stratagème du président Touadéra pour faire baisser la pression que font peser sur lui des partenaires internationaux et régionaux.
Les possibles voies d’apaisement de la scène politique
Le gouvernement gagnerait à considérer l’opposition comme un partenaire plutôt qu’un ennemi. Cela lui permettrait d’avoir une solide assise politique pour mieux faire face à la rébellion. Il pourrait ainsi plus facilement isoler la rébellion et la combattre. L’opposition, quant à elle, devrait accepter la main tendue du gouvernement en vue d’un dialogue républicain, ce qui lui permettrait d’obtenir probablement des concessions de la part du pouvoir.
Le pouvoir en place devrait préalablement instaurer un climat propice au dialogue en prenant des mesures pour décrisper l’atmosphère, comme la levée de l’état d’urgence, au moins dans la capitale, la libération des opposants politiques et acteurs sociaux arbitrairement arrêtés depuis la mi-décembre et contre lesquels ne pèse aucune charge probante et en cessant les menaces et les intimidations contre les opposants politiques. En échange, ces derniers devraient tous reconnaitre la réélection du président Toua- déra et s’engager à participer au dialogue. Ensuite, Touadéra devrait respecter sa promesse d’inclure toute l’opposition politique à ce dialogue, y compris le Kwa Na Kwa. Ce parti, anciennement présidé par François Bozizé, qui s’est largement discrédité et exclu lui-même du jeu politique en prenant la tête de la CPC, dispose pourtant d’une solide assise populaire, en particulier au sein de la communauté gbaya. Un dialogue inclusif permettrait notamment de canaliser les éventuelles frustrations de cette communauté, liées à l’exclusion de François Bozizé, faute de quoi certains de ses membres pourraient alimenter la rébellion actuelle ou de futures contestations violentes.
Sur le fond, le dialogue devrait aborder des sujets clés comme la réforme du système électoral et de la gouvernance afin d’aller vers une gouvernance plus consensuelle. S’agissant de la réforme du système électoral, il est primordial qu’opposition et gouvernement trouvent un consensus pour éviter des crises politiques futures. L’opposition met en cause l’indépendance de l’Autorité nationale des élections et réclame sa réforme. Le gouvernement devrait trouver un compromis autour de la réforme du système électoral avant les élections des maires et gouverneurs, prévues en fin d’année, s’il veut éviter une crise similaire à celle des élections de décembre 2020.
président pourrait également opter pour une gouvernance plus consensuelle du pays. Cela pourrait passer par la mise en place effective du statut de chef de l’opposition politique adopté depuis février 2020. Le gouvernement devrait envisager des consultations régulières avec l’opposition politique et la société civile, et s’efforcer de tenir compte de leurs points de vue. Sans nécessairement former un gouvernement d’union nationale, qui impliquerait d’avoir un premier ministre issu de l’opposition, le président pourrait néanmoins inclure des représentants de l’opposition et de la société civile dans la formation d’un nouveau gouvernement après le dialogue de mai. Il n’a pas l’obligation de le faire puisqu’il a une majorité relative à l’Assemblée nationale et pourrait obtenir facilement une majorité absolue grâce à la cooptation des députés indépendants. Mais en associant des opposants et des acteurs de la société civile au gouvernement, il enverrait un signal fort susceptible d’apaiser le climat politique.
L’opposition craint également que le président Touadéra ne modifie la Constitution pour briguer un troisième mandat. Pour lever ces inquiétudes, celui-ci pourrait s’engager publiquement, dans le cadre des pourparlers avec l’opposition politique, à respecter les lois constitutionnelles. Cet engagement aurait une forte portée symbolique et permettrait au pouvoir de rappeler son attachement à la Constitution et au principe d’alternance démocratique.
En tout état de cause, un dialogue national est nécessaire entre l’opposition politique et le gouvernement pour permettre que les mécontentements continuent de s’exprimer dans un cadre légal et non par la violence armée. C’est la solution la plus idoine pour éviter que des tensions politiques ne finissent par faire le lit d’une instabilité qui rendrait le pays difficilement gouvernable. 60 ans après les indépendances, il est temps pour les Centrafricains de forger un nouveau consensus, d’aller au-delà des demi-solutions et solutions à court terme afin de poser les jalons d’une refondation apaisée de la gouvernance et de l’État20
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/des-faca-a-Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds” width=”450″ height=”445″ />Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC
Paoua, République centrafricaine, jeudi, 20 mai 2021, 08:19:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué depuis trois jours les positions de l’armée nationale et de ses alliés russes et rwandais dans la localité de Bemal, vers la frontière avec la République du Tchad , a-t-on appris des sources proches de l’État major de l’armée nationale.
« Il y a des blessés et des morts parmi les civils, mais aussi dans le rang des forces de défense et de sécurité nationale ainsi que celui de la CPC. Des matériels militaires appartenant aux rebelles ont également été détruits », a indiqué un officier de l’armée nationale. Mais selon des informations recoupées dans la localités, il y’aurait un soldat FACA tués dans l’affrontement, et deux autres blessés. Tandis que du côté des rebelles, on signale également des cas des morts et des blessés, mais on ignore le nombre exact. Pour les civils, on déplore un mort et trois blessés, selon la population.
À Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, des renforts des éléments du quatrième bataillon de l’armée ainsi que des Mercenaires russes ont quitté la ville depuis lundi pour la localité de Bemal afin de porter secours à leurs compagnons d’armes.
Pour l’heure, la ville de Bemal, dans la commune de Mia-Pendé, est toujours contrôlée par l’armée et ses alliés. Selon des nombreuses sources, ce dernier temps, il y’a régulièrement des incursions des rebelles dans la localité, créant ainsi un climat d’insécurité généralisée.
Rappelons que depuis une semaine, les activités agricole tournent au ralenti dans la région à cause de la présence des rebelles de la CPC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/vehicule-des-mercenaires-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-450×381.jpg” alt=”vehicule-des-mercenaires-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique” width=”450″ height=”381″ />Un véhicule des Mercenaires russes et syriens à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio
Bria, République centrafricaine, jeudi, 20 mai 2021, 03:12:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une tentative de braquage a viré au drame mardi 18 mai à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Une personne a été abattue, une autre grièvement agressée et transférée en toute urgence à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Depuis deux jours, à Bria, une phrase revient en boucle : « que son âme repose en paix ». Mais de quelle victime parle-t-on ? Ce qui est sur, l’histoire fait froid au dos, mais tout le monde s’accorde à lui tirer un coup de chapeau.
Pourquoiet comment?
Dans la journée du mardi 18 mai, au quartier Mandé 3, à Bria, dans la Haute-Kotto, un groupe des mercenaires russes bien armés sont allés au domicile d’un homme âgé pour le braquer. L’homme, le propriétaire de la maison, se voit impuissant devant la détermination de ces malfaiteurs, braqueurs russes qui commencent à récupérer rapidement ses biens pour mettre dans leur véhicule. Inquiet de se voir revenir à zéro, l’homme commence à piquer une crise de colère en douceur. Sur place, il voyait à côté de lui un gros bâtonen bois qui traînait au sol. Il s’approche et le prend discrètement. Pendant que les autres mercenaires continuent de ramasser ses biens dans sa maison, l’homme s’approche dangereusement de l’un d’eux et le frappe violemment d’un coup à la tête.
Constatant les faits, les autres mercenaires ont aussitôt abattu l’homme de plusieurs coups de fusil avant de s’occuper de l’un de leur qui était grièvement frappé et tombé au sol quelques secondes plutôt.
Transporté d’urgence à l’hôpital, puis transféré à Bangui, l’état de santé de ce mercenaire “blessé aux fronts” disent-ils pour cacher la réalité, semble très préoccupant.
Quant à la dépouille du propriétaire abattu par les mercenaires, elle est enterrée dans la dignité ce mercredi dans la matinée par sa famille.
Pour la population de Bria, l’homme abattu par les malfaiteurs russes est plus qu’un héros.
« Il voyait sa vie sombre devant lui avec l’acte de ce braquage. Et comme il ne veut plus vivre une vie plus misérable, il préfère corriger d’abord ces braqueurs et mourir comme un héros par la suite. Que son âme repose entièrement en paix. », déclare l’un de ses cousins.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Plusieurs-elements-des-3R-avec-des-armes-de-guerre-dans-une-position-horizontale-1-450×337.jpg” alt=”Plusieurs éléments des 3R avec des armes de guerre dans une position horizontale” width=”450″ height=”337″ />Plusieurs éléments des 3R avec des armes de guerre dans une position horizontale.Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 20 mai 2021, 03:56:32 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ibrahim ANOUR, candidat indépendant aux législatives dans la circonscription de Bouar 4se retire de la campagne électorale. Son équipe de campagne a été violemment attaquée mercredi par les éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Bilan un mort. Les malfrats ont emporté une moto et une somme d’environ 500 000 francs CFA.
Joint au téléphone, le candidat Ibrahim ANOUR s’inquiète du climat actuel de la campagne électorale :
« Mon directeur de campagne qui a été dépouillé à 5 heures du matin on l’a ligoté, on a pris la moto, on a pris de l’argent sur lui, on a pris son téléphone et on a pris des gens en otage, ils sont entrés en brousse et on a abattu un. À l’instant que je vous parle, il y’a un corps encore sur la route entre Bouar et Ngam, située à 20 kilomètres. Il y’a des exactions qui se font. Et moi, franchement je ne peux pas. J’ai décidé aujourd’hui. Si on ne sait pas sécuriser la commune de Niem jusqu’à Yéléwa, ce n’est pas la peine qu’on envoie les files des gens à l’abattoir. Je ne peux plus parce que je ne suis pas un député qui va représenter une circonscription à Bangui. Je suis le député de mon village. Ceux qui sont abattus sont des cousins, des frères », s’alarme le candidat Ibrahim ANOUR.
Rappelons que les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais avaient annoncé avoir libéré les localités de Niem et de Yéléwa aux mains des rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et que plusieurs combattants rebelles auraient été capturés et transférés dans la capitale. Ce que dément le 3R dans un communiqué publié.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/transport-des-materiels-electoraux-par-la-Minusca-450×300.jpg” alt=”Transport des matériels électoraux par la Minusca vers les préfectures concernées. Photo Minusca” width=”450″ height=”300″ />Transport des matériels électoraux par la Minusca vers les préfectures concernées. Photo Minusca
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 20 mai 2021, 03:22:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le dernier lot du matériel électoral sensible pour les législatives du 23 mai a été livré à Bangui le 14 mai, dans le cadre du Projet d’assistance électorale du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’appui financier de partenaires, y compris du PNUD.
Le déploiement du matériel sensible et non sensible, de Bangui vers les préfectures concernées, a commencé dès le 15 mai grâce à la MINUSCA, à travers la Division des Affaires électorales et le service d’appui à la Mission. A la date du 18 mai, le déploiement de ce matériel a été achevé vers toutes les préfectures concernées par les législatives, à l’exception de Ombella M’Poko et Bangui, où le déploiement du matériel électoral est en cours. La MINUSCA a également démarré le déploiement du matériel des préfectures vers les démembrements.
Les préparatifs opérationnels se poursuivent avec notamment la formation, les 13 et 14 mai, des membres des démembrements par les formateurs nationaux déployés le dans les préfectures concernées. A leur tour, les membres des démembrements ont entamé la formation des membres de bureau de vote qui prend fin ce mercredi.
La MINUSCA continue de déployer tous les efforts possibles, pour accompagner le processus électoral en cours et pour permettre la tenue des élections législatives du 23 mai, dans les meilleures conditions.
Ainsi à Paoua, le bureau électoral régional de la MINUSCA a soutenu l’Autorité nationale des élections (ANE) et l’Autorité sous-préfectorale des élections (ASPE) dans l’organisation de séances de sensibilisation et de formation, le 15 mai. De même, suite à une lettre des chefs de villages et de groupe de la commune, une mission autorités locales-MINUSCA a pu tenir une réunion de sensibilisation le 17 mai à Betoko.
A Bria, le bureau électoral régional a appuyé l’ASPE dans l’organisation d’une réunion avec les deux candidats en lice pour le second tour des législatives dans la circonscription électorale Bria 2. Ces derniers ont été invités par le Préfet de la Haute-Kotto, l’ASPE et la MINUSCA à s’investir pour une campagne électorale et des élections apaisées. Financée par la Mission, la campagne de sensibilisation et d’éducation civique électorale pour des élections apaisées se poursuit avec des ateliers de sensibilisation et d’éducation civique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Firmin-Ngrébada-Premier-ministre-centrafricain-lors-de-la-passation-de-service-le-25-févriers-2019-450×337.jpg” alt=”Firmin Ngrébada – Premier ministre centrafricain, lors de la passation de service, le 25 févriers 2019″ width=”450″ height=”337″ />Firmin Ngrébada – Premier ministre centrafricain, lors de la passation de service, le 25 févriers 2019. Photo RNL
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 20 mai 2021, 03:42:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Près de deux mois après la prestation du Président de la République Faustin Archange Touadera pour un second mandat, le gouvernement NGRÉBADA 2 n’a pas encore démissionné. Pourquoi les ministres sont-ils encore en fonction ? Le Premier ministre Firmin NGRÉBADA s’explique sur les antennes de la radio Ndékèluka.
« Je suis venu indiquer au Président de l’Assemblée nationale la disponibilité du gouvernement à travailler avec l’Assemblée nationale dans les conditions définies par la Constitution », a réagi dans un premier temps le Premier ministre Firmin NGRÉBADA.
Justement, quand il parle de la disponibilité du gouvernement avec ce nombre totalement restreint des ministres, peut-on parler de la démission du gouvernement ?
« La constitution prévoit que c’est le Président de la République qui nomme et révoque le Premier ministre. Donc la question de la démission du gouvernement, ou de la nomination, ou de la démission du Premier ministre, relève de la haute discrétion de monsieur le président de la République. Dans aucune ligne de la constitution, il n’est dit qu’à telle période le Premier ministre doit nécessairement démissionner. Ceux qui sont impatients d’avoir le détail de cette question, peuvent être dans les jours à venir ou les mois à venir, ils auront toutes les précisions sur la question », a-t-il ajouté. Mais vu sa réponse, il y’aura-t-il un remaniement en cours ?
« Je vous dis que c’est une question qui relève de la haute discrétion du chef de l’État », insiste-t-il.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/reunion-de-lintersyndical-de-centrafrique-en-2018-450×253.jpg” alt=”Réunion de l’intersyndical à Bangui, bourse du travail, le 15 septembre 2018. Photo RFI” width=”450″ height=”253″ />Réunion de l’intersyndical à Bangui, bourse du travail, le 15 septembre 2018. Photo RFI
Communiqué de presse
l’Intersyndicale de Centrafrique (ISYCA), qui regroupe en son sein onze (11) Centrales Syndicales, invite tous les Présidents et Secrétaires Généraux des Centrales membres ainsi que les Secrétaires Généraux des Fédérations affiliées à prendre part à la Conférence de Presse qu’elle organise le vendredi 21mai 2021 à 08 heures 30 minutes à la Bourse du Travail. Le port de masque est obligatoire. Protégez vous tout en protégeant les autres.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Le-Président-de-la-CCR-et-ministre-Conseiller-Spécial-à-la-Présidence-Sébastien-Wenezoui-450×300.jpg” alt=”Le Président de la CCR et ministre Conseiller Spécial à la Présidence – Sébastien Wenezoui” width=”450″ height=”300″ />Le Président de la CCR et ministre Conseiller Spécial à la Présidence – Sébastien Wenezoui. Créditi photo : Cyrille Jefferson Yapendé/CNC.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 08:44:20 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans la nuit du dimanche à lundi 17 mai, trois hommes armés ont fait irruption dans la concession du conseiller du chef de l’État, Monsieur Sébastien Wénézoui à Bimbo. Ils ont dépouillé des membres de sa famille avant de tirer à balle réelle sur eux. Une personne blessée et transférée à l’hôpital.
Vol à main armée ou opération hibou, difficile de faire la distinction. C’est à 21 heures du dimanche dernier que la famille de Sébastien Wénézoui, ancien coordonnateur de la milice Anti-Balaka, et actuel ministre conseiller à la Présidence de la République, a reçu la visite de ces hommes armés non encore identifiés.
L’homme s’inquiète et estime que cette action est contre sa personne.
« J’ai vu une moto avec trois personnes bien armées sur la moto. Ils sont venus chez moi. L’un d’eux a pointé les enfants, et commence à procéder à la vérification de leur visage. Automatiquement ils ont dit en sango : « CC vient on y va, il n’est pas là ». Aussitôt, ils ont tiré à balles réelles sur les enfants, et l’un d’eux a été touché par un projectile à la jambe ».
Ébène, âgée de 20 ans, c’est lui dont la jambe droite est frôlée par une balle de Kalachnikov, mais son cas est moins grave pour l’instant.
« Ils ont commencé à crier avant de procéder au ramassage forcé de nos téléphones, nos portefeuilles. Dans mon portefeuille il y’avait 25 000 francs CFA. Ils ont pris tout. Lorsque je voulais avancer que l’un d’eux m’avait dit de ne pas bouger, sinon il allait tirer sur moi. J’ai dit OK. Ils m’ont dit de fuir. C’est au moment où nous voulons partir que l’un d’eux a tiré deux balles. La première m’a frôlé. C’est pourquoi nous étions à l’hôpital pour des soins ».
D’après nos informations, ce dernier jour, des hommes armés inconnus sur des motos font des incursions chez certains proches du pouvoir, et des braquages sont devenus monnaie courante dans la capitale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua-450×317.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 03:30:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, les représentants russes de la société Wagner commencent à avoir un comportement de manipulation mentale et d’abus de faiblesse sur le Président centrafricain. Comme on les appelle à Bangui « les gourous » du chef de l’État, ces Russes sont devenus, contre toute attente, des maîtres à penser de ce dernier. Ils lui affirment avoir déjoué un coup d’État qui a failli lui coûter la vie le mois dernier.
Trois ans après leur première arrivée en République centrafricaine, les Russes de la société Wagner sont devenus des rois de la sécurité, des ressources minières , et tout récemment des finances. On les appelle pompeusement « des experts » en finances, des experts en sécurité…, mais en réalité, ce monde ne cherche que de l’argent sur le dos des pauvres citoyens centrafricains. Au départ, il n’y avait qu’un seul Russe, Monsieur Valery Zakharov, que les experts des nations unies le considère comme un haut responsable de la société Wagner, est l’unique conseiller du chef de l’État. Mais un an plus tard, ils sont devenus trois conseillers russes auprès du chef de l’État : Celui de l’économie, et celle de la politique.
Et ce n’est pas tout ! Le mois dernier, lors de son voyage à Luanda, en République d’Angola pour participer au mini sommet des chefs d’État des Grand Lacs sur la sécurité en République centrafricaine, les mercenaires de la société Wagner, qui assurent également la sécurité du chef de l’État centrafricain, ont affirmé qu’ils venaient tout juste de dévier un violent coup d’État qui pourrait lui coûter la vie.
Mais qui sont les présumés commanditaires de ce putsch ?
D’après leur propre terme, ce sont les Français qui seraient à la manoeuvre. Et l’objectif était de provoquer le crash de son avion. Mais si tel est le cas, comment ils ont su, et comment ils ont pu dévier le coup ?
Selon eux, depuis qu’ils sont arrivés en RCA, c’est la onzième fois qu’ils ont empêché un coup d’État en Centrafrique, et c’est toujours la France qui serait derrière.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP ” width=”450″ height=”300″ />Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 03:33:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’annonce de l’arrivée de ces 600 nouveaux « instructeurs » Russes en Centrafrique a été faite par la ministre de la Défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara dans une correspondance en date de 3 mai 2021 et adressée au conseil de sécurité des Nations unies. Un jeu diplomatique qui ressemble parfaitement à une fuite en avant des autorités centrafricaines.
Au mois de décembre 2020, le ministère russe des Affaires étrangères avait affirmé que la Russie a déployé en Centrafrique 300 « instructeurs » militaires supplémentaires à la demande des autorités de Bangui pour faire face à la montée de la violence attribuée aux groupes rebelles dans le pays, et ce, à quelques jours du premier tour des élections du dimanche 27 décembre 2020. Ainsi, sous la pression du conseil de sécurité des Nations unies, le gouvernement russe annonce à nouveau le retrait de ses 300 « instructeurs » envoyés en Centrafrique. Toutefois, les autorités russes annoncent que les instructeurs qui sont restés dans le pays sont aux environs de 550 hommes. Or, sur le terrain, le nombre total de ces soi-disant « instructeurs » dépasse largement l’effectif annoncé par Moscou, selon plusieurs observateurs.
Cependant, le mois dernier, le chef de la Minusca avait annoncé sur RFI l’ouverture prochaine d’une enquête sur les présumés crimes attribués à ces paramilitaires Russes sur les populations civiles. L’équipe des Nations unies est prête à arriver dans le pays. Mais face à l’effectif minimisé des « instructeurs russes » présents en Centrafrique annoncé par les autorités de la Fédération de Russie, le gouvernement centrafricain tente désespérément de régulariser la situation.
Ainsi, au début de ce mois, le ministère de la défense centrafricain a adressé une correspondance au comité de sanction des Nations unies avec pour objectif la notification aux mesures d’embargo en vue de la formation des Forces de Défense et de Sécurité Centrafricaines par les Instructeurs Russes.
Dans cette correspondance en date du 3 mai 2021, le gouvernement centrafricain a annoncé l’arrivée de 600 nouveaux „instructeurs russes“ en RCA.
” Le Ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée en coordination avec le Département de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique a l’honneur de se référer à l’embargo sur les armes reconduit par le paragraphe 1 de la résolution 2536 (2020) et souhaite notifier, en vertu de l’article 1 « alinéa b» de ladite Résolution, son intention pour la mise à disposition des Forces de Défense et Sécurité(FDS), Six Cents Instructeurs Russes dont deux Cents pour les Forces Armées Centrafricaines, Deux Cents pour la Gendarmerie nationale et Deux Cents pour la Police Centrafricaine, destinés à soutenir le processus de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) en République centrafricaine”. Peut-on lire dans la correspondance de la Ministre au comité de sanction des nations-unies. Une véritable stratégie qui permettra à ces mercenaires syriens, russes et libyens d’intégrer la gendarmerie et la police.
Selon les observateurs, il pourrait y avoir plus de 2 000 mercenaires russes en RCA. Le gouvernement est pris en flagrant délit de mensonge ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/bienvenue-a-Begoua-pancarte-le-14-mai-2020-par-tregu–450×337.jpg” alt=”Panneau de biendenue à Bégoua. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Panneau de biendenue à Bégoua. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 03:02:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Une pluie diluvienne qui s’est abattue le lundi et mardi 18 mai sur le village Soh, à 14 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, a occasionné de nombreux dégâts, notamment le décoiffement et la destruction d’une dizaine d’habitations , mais aussi des écoles, des églises ainsi que de certains ateliers.
« La pluie a tout détruit, les matelas ont été emportés par les eaux. C’est depuis une heure du matin que je suis debout », a témoigné l’un des sinistrés du village Soh. Un autre ajoute que « Je viens d’avoir un bébé qui a seulement un mois. Toute la nuit, nous étions debout dans la fraîcheur. Nos meubles sont inondés. On demande seulement aux autorités de procéder au curage du canal ».
Dès notre arrivée à Soh, on constate l’écroulement d’une dizaine des maisons. Sur le sol boueux allongent ce qui reste de leur bien : vêtements trompés, ustensiles de cuisine, quelques meubles. Certaines victimes expriment leur mécontentement : « on a besoin l’aide du gouvernement par rapport à la canalisation dans le secteur. Comment nous allons dormir cette nuit ? Je ne sais pas ! /».
« Nous demandons au gouvernement d’arranger les travaux de canalisation. C’est ici notre maison. Nous ne pouvons pas louer. Quand il pleut, c’est difficile pour nous de dormir. Nous sommes debout toute la nuit », témoigne un autre sinistré. Les habitants du village Soh n’ont pas fermé l’œil toute la nuit, à l’exemple de ce monsieur qui a perdu sa maison de deux chambres :.
« C’est depuis 2 heures du matin qu’il commence à pleuvoir, et c’est à 6 heures que cette pluie s’est arrêtée. Nous avons perdu en tout quatre maisons et nous sommes pour le moment sans abris. Nous demandons au gouvernement de penser à urbaniser le secteur de Soh 1 pour nous permettre de vivre convenablement ».
Les habitants ont tenté sans succès de contacter les autorités locales. Plus d’une dizaine des personnes sont sans abri et n’ont reçu aucune assistance humanitaire. Ils demandent l’aide des personnes de bonne volonté.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”stationnement des taxi moto devant le marché combattant sur avenue des martyrs proche de l’aéroport le 15 mai 2020 par trégu” width=”450″ height=”337″ />Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 19 mai 2021, 03:26:36 ( Corbeaunews-centrafrique ). C’est un braquage de domicile avec des armes qui a mal tourné qui serait à l’origine des événements qui ont coûté la vie à un homme d’une vingtaine d’années dans la nuit du lundi à mardi 18 mai 2021 à Bangui, dans le cinquième arrondissement.
L’acte criminel s’est produit vers 2 heures du matin au quartier Kolongo 2dans le cinquième arrondissement de Bangui. Les habitants demandent aux forces de l’ordre de patrouiller dans le secteur pour sécuriser leur quartier.
Le secrétaire du chef dudit quartier raconte sur la radio Ndékèluka ce qui s’est passé :
« Les faits se sont produits au quartier Kolongo 2. Il s’agit d’un jeune âgé de 22 ans. Après que les malfaiteurs ont frappé et ouvert la porte de sa maison, le jeune était surpris en présence de sa femme et de ses enfants. Le jeune leur a dit: grand-frère tu me traites de cette manière ? Après ces mots, ils l’ont poignardé. Ils l’ont garanti de ne pas crier. Ils sont partis et encore pris la moto de son voisin. C’est après son transfert à l’hôpital que le jeune est décédé en cours de route. Nous demandons au gouvernement de veiller sur le quartier Kolongo 2, Garba, Ngbénguéwé, vraiment il y’a trop de braquage. Nous souffrons beaucoup dans ces quartiers. Que le gouvernement nous vient en appui », déclare le secrétaire du chef du quartier Kolongo 2.
Rappelons que le quartier Kolongo, Garba et Ngbénguéwé est situé non loin du quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Il ne passe jamais un jour qu’on parle d’un braquage à main armée dans ce secteur. Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités.
Les habitants accusent le service de police locale de ne rien faire pour mettre de l’ordre dans leur secteur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim” width=”450″ height=”425″ />Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC
Kaga-Bandoro, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 13:39:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué lundi le village de Grevaï, situé à environ 30 kilomètres de Kaga-Bandoro, où ils ont incendié des habitations et massacré les populations.
« Lundi, 17 mai 2021, vers 4 heures du matin, les éléments rebelles de la CPC sont entrés dans le village Grevaï-centre et ont saccagé et incendié plusieurs habitations, paniquant les populations locales », a indiqué à CNC une source à la gendarmerie de Kaga-Bandoro.
« Au moins 10civils ont été assassinés, et plusieurs d’autres blessés. Les autres villageois ont réussi à prendre la fuite pour rejoindre la ville de Kaga-Bandoro, d’autres dans la brousse », a précisé cette source à CNC.
Pour l’heure, aucune force de défense et de sécurité n’est déployée dans le village Grevaï centre pour tenter de rassurer les populations.
Selon un élément des forces armées centrafricaines contacté, les soldats FACA ne se sont pas déployés sur le lieu par ce qu’ils attendent l’autorisation de leur État major à Bangui.
Notons qu’il y a deux semaines, le village Grevaï avait été attaqué par les éléments rebelles de la CPC, poussant plus de 3000 personnes à quitter le secteur pour Kaga-Bandoro, ou ils trouvent refuge dans une école.
Par : Joseph Bingui
Journaliste et correspondant du CNC à Kaga-Bandoro
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/touadera-et-koyara-a-laeroport-de-bangui-lors-de-la-reception-des-blinde-russes-le-15-octobre-2020-matin-450×429.jpg” alt=”touadera et koyara à l’aéroport de bangui lors de la réception des blindé russes le 15 octobre 2020 matin” width=”450″ height=”429″ />Le Président Faustin Archange Touadera et la ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara à l’aéroport de Bangui Mpoko lors de la réception des 10 blindés russes le 15 octobre 2020. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 08:06:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) ont reçu lundi une nouvelle dotation en armes de la Fédération de Russie. Il s’agit essentiellement des armes et des matériels de guerre. La cargaison a été accueillie à l’aéroport international de Bangui Mpoko par le Président de la République en présence d’une délégation de la Russie.
Moscou a effectué une nouvelle livraison d’armes légères, dont des fusils d’assaut kalachnikovs à la République centrafricaine (rca),
Selon la ministre de la Défense, cette nouvelle dotation fait partie des clauses de l’accord de coopération militaire bilatérale signée entre la République centrafricaine et la Russie.
Si certaines régions du pays sont encore sous-contrôle des groupes armés, l’armée a donc besoin des moyens pour défendre et reconquérir le territoire. L’arrivée de ces matériels est donc nécessaire dans le contexte actuel, selon Marie-Noëlle Koyara, ministre de la Défense nationale.
« Il s’agit de renforcer la capacité de nos forces pour les rendre aptes dans un avenir proche. C’est pour cela que tout en saluant les appuis multiformes dont nos forces vont bénéficier, nous sollicitons l’activation sans délai des prochaines livraisons indispensable à la mise hors d’état de nuire les forces négatives et à la sécurisation durable de notre pays », a-t-elle ajouté.
Selon l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, Monsieur Vladimir Titorenko, «c’est la troisième livraison d’armes à titre gracieux de la fédération de la Russie à la RCA en trois ans. Il s’agit d’armes légères – fusils automatiques, mitrailleuses, fusils de précision, pistolets, lance-roquettes, grenades à main et munitions».
D’après lui, cette livraison était la plus importante et comptait notamment 5.000 kalachnikovs.
La cérémonie de remise de ces armes s’est tenue à l’aéroport de Bangui en présence du Président Faustin Archange Touadera, de la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara, ainsi que du général russe Oleg Polgouïev, représentant du ministère de la Défense.
Les officiels Russes ont affirmé que la remise d’armes légères ne nécessitait pas d’autorisations de la part du Conseil de sécurité des Nations unies et que seule une notification était obligatoire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Prestation-le-30-mars-du-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-450×300.jpg” alt=”Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”300″ />
Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera
Bangui, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 03:45:53 ( Corbeaunews-centrafrique ). Toute la population centrafricaine a en mémoire le discours d’investiture de Faustin Archange TOUADÉRA dans lequel il disait que son deuxième mandat aura comme grandes lignes l’impunité et la lutte contre la corruption.
Visiblement, en ces temps d’élections législatives et de mise en place du bureau de l’assemblée nationale, le MCU, parti au pouvoir, s’illustre dans la corruption des députés et des candidats aux élections législatives du 2nd tour.
En quête de majorité que le parti ne peut obtenir par la voix du peuple, une stratégie de corruption à grande échelle à été mise en place. Désormais les députés et candidats aux élections législatives se font acheter par le MCU à coup de millions de FCFA.
Le dernier cas en date et malheureusement pas le seul, est le candidat URCA dans la circonscription de Bria 2, Monsieur TAFAGO Jacques. Qualifié au second tour avec un score de 44,7%, il aura comme adversaire Monsieur DEFARANDJI Alain, le candidat du MCU qui a recueilli un suffrage de 23,99%.
Sentant la défaite de son candidat inévitable, le MCU a décidé de corrompre le candidat de l’URCA en lui offrant la somme de 5 millions de FCFA afin qu’il trahisse sa formation politique. Ce dernier a accepté la transaction et a par conséquent déjà vendu par avance au MCU le mandat du peuple qu’il n’a même pas encore obtenu.
Ainsi va le Centrafrique, ce pays où la corruption est entretenue par les dirigeants, avec la bienveillante complicité du peuple qui reste toujours silencieux.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-combattants-rebelles-de-lUPC-dans-la-foret-du-Mbomou-en-Republique-centrafricaine.-450×424.jpg” alt=”les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.” width=”450″ height=”424″ />les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC
Bambari, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 03:22:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Boyo, situé à environ 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Ndassima, dans la Ouaka, est secoué depuis samedi par un violent affrontement entre les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner et les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine des morts, principalement des civils. Le village est totalement rasé, et les habitants sont actuellement en fuite dans la brousse.
Selon des sources sécuritaires, l’affrontement a débuté ce samedi 15 mai vers 4 heures du matin à l’entrée du village Boyo, situé à 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Ndassima, la principale ville minière de la région du centre contrôlée désormais par les Russes et Syriens. Les combats étaient intenses, reconnaît la même source qui ajoute que les russes sont obligés de déployer tout leur arsenal de guerre : hélicoptère, chars et armes lourdes avant de prendre dessus sur les rebelles ce dimanche 16 mai.
Selon des sources locales, la quasi-totalité des victimes est atteinte des projectiles qu’après l’entrée des mercenaires russes dans le village. Certains parlent de massacre de la population par les mercenaires russes, d’autres affirment par contre que c’est une folie meurtrière.
Pour l’heure, nos enquêteurs sont sur le lieu pour tenter de déterminer les circonstances de cet affrontement meurtrier.
Il y’a lieu de noter que le chef rebelle Ali Darassa, après la ville de Mbomou, est revenu vivre au village Boyo avec plusieurs de ses hommes lourdement armés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc–450×337.jpg” alt=”Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.” width=”450″ height=”337″ />Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 03:24:32 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des stations d’essence fermées, des automobilistes qui font la queue dans l’espoir d’acheter quelques goûtes de carburants…. Depuis plus de deux semaines, les produits pétroliers, notamment l’essence et le diesel se font de plus en plus rares dans les stations services de la capitale et dans certaines villes de province, et les vendeurs à la sauvette envahissent déjà les rues.
Dans la capitale comme dans les villes de province, le constat est le même. Les automobilistes font la queue dans les rares stations d’essence qui vendent encore du carburant dont le prix a fortement augmenté.
« Cela fait des heures que je me suis positionné dans cette ligne interminable. Quand les stations de service ne sont pas fermées, ceux qui vendent de l’essence le font au compte-gouttes », se plaint un conducteur de taxi moto à la station-service du quatrième arrondissement de Bangui.
À la station d’essence des martyrs, il y’avait des automobilistes qui faisaient la queue, et l’un d’eux témoigne.
Moi, je suis conducteur de taxi. C’est depuis plus de cinq heures que je me suis pointé dans le rang, mais il n’y a pas de carburant. Même pas une goutte. Je ne pouvais pas acheter de carburant chez les vendeurs à la sauvette, car ils mélangent souvent leur essence avec du pétrole ou autre produite », ajoute-t-il.
Un membre de l’association nationale des distributeurs des produits pétroliers a confirmé à CNC que la pénurie de carburants est bien réelle.
« Il y’a effectivement une rareté de produits pétroliers sur le marché nationale », a-t-il indiqué à CNC
Notre équipe à tenter en vain de joindre le ministre de l’hydraulique.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 18 mai 2021, 03:34:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis qu’ils sont rentrés au pays après des années d’exil au Cameroun et au Tchad, ces retournés, pour la plus part issue de la communauté peule, sont confrontés à des difficultés de tout genre.
Au quartier Djabarona, à proximité du marché de Boubouille, toutes les habitations sont des huttes construites en paille. Dans la cour, les enfants jouent pied et torse nu. À cinq mètres du marché se trouve la maison de Aïchatou. Seize ans, elle a perdu son père dans les événements de 2013. En l’absence de sa mère qui est sortie, Aïchatou prépare de la bouillie pour ses cadets.
« Puisqu’il est difficile de trouver à manger, je prépare de la bouillie désormais. Nous vivons dans la souffrance ici à Djabarona. Nos maisons sont construites en paille, mais quand il pleut, la toiture laisse couler de l’eau », ajoute-t-elle.
Plus de bétail, les éleveurs changent de métiers. C’est l’exemple d’Ousmane qui nettoie les champs pour être rémunéré.
« J’élevais les bœufs, mais maintenant, je n’en dispose plus. Je suis obligé de nettoyer les champs des autres pour survivre ». Affirme Ousmane.
Elias Abouba a aussi son histoire et appelle au secours :
« Je suis père de six enfants. Je reviens du Tchad. Mais depuis notre retour, nous traversons une épreuve dure de notre vie. Même pas d’abri, pas d’eau, vraiment penser à nous ».
À leur retour, non seulement ces éleveurs ont tout perdu, mais aussi leur village manque de tout. Moussa Houri, est l’unique enseignant du village:
« À Djabarona, la plupart des habitants sont des retournés. D’autres reviennent du Tchad, de Cameroun, de Birao et de Bambari. Mais nous vivons dans des conditions très déplorables. Nous demandons au gouvernement de penser à nous. Il n’y a pas d’écoles ici ».
À Djabarona, 20 litres d’eau s’achètent à 250 francs CFA. Mais pour en avoir, c’est difficile. Le chef du quartier témoigne :
« Ici, nos préoccupations sont nombreuses. Nous avons un sérieux problème d’eau potable, nous n’avons pas d’habitation, beaucoup sont sans abris. Il n’y a pas d’hôpital pour se faire soigner. Parfois si une femme veut donner naissance, il faut aller jusqu’à PK42, et c’est loin. Les enfants ne vont pas aussi à l’école parce que le chemin est loin ».
La majorité des habitants de Boubouille sont des éleveurs dépourvus de bétail. Même si à leur retour le HCR leur a remis des kits d’effets d’accompagnement, leur réinstallation reste un défi quotidien.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Photo-de-famille-avec-des-enfants-union-europeenne-450×301.jpg” alt=”Photo de famille avec des enfants. CopyrightUnion européenne” width=”450″ height=”301″ />Photo de famille avec des enfants. CopyrightUnion européenne
Bangui, le 18 mai 2021 : Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, Augustin Yangana Yahoté et l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi, ont procédé ce 14 mai 2021 à Bangui, au lancement du Projet Européen d’Appui à la Modernisation de l’État Civil en République centrafricaine, en présence de la Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant, Giselle Pana.
Ce premier projet pilote de modernisation de l’Etat civil sera mis en œuvre par le cabinet CIVIPOL en étroite coordination avec le Ministère de l’administration du Territoire et de la décentralisation pour une durée de 35 mois. Son exécution a d’ailleurs commencé depuis la fin de l’année 2020 par la prise de contact avec les services du Ministère et l’installation du projet au sein de ses locaux, pour une meilleure appropriation.
Ce projet qui couvre 24 communes de quatre préfectures à savoir : Ombella-M’Poko, Nana-Mambéré, ouham-Pendé, Bangui, vise à apporter un soutien technique et un appui institutionnel au Ministère de l’Administration du Territoire pour en renforcer les capacités en matière d’Etat civil. Il va étendre la reconstruction de l’Etat civil au reste du pays et contribuera à la reconstitution dans un premier temps d’environ 150 000 nouveaux actes civils.
A travers ce projet, l’Union européenne apporte sa contribution et son appui multiforme à la mise en œuvre effective de de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) et du Plan de relèvement et consolidation de la paix (RCPCA) et à la restauration de l’Autorité de l’Etat en RCA à travers un dividende fondamental de la paix : celui de la reconnaissance de l’identité comme garantie fondamentale des droits humains.
“Dans l’optique de la pérennisation des acquis de cet important projet ainsi que toutes les activités qui seront menées sur le terrain, il parait indispensable que la République centrafricaine puisse disposer d’un Centre national pouvant abriter toutes les données sécurisées et fiables des faits et statistiques de l’Etat-civil“, a souhaité M. Augustin Yangana Yahoté avant d’ajouter que “ce sera l’un des gages à la résolution des questions de fraudes documentaires massives constatées dans le pays.”
Dans son intervention, Madame Samuela Isopi, a émis le vœu de voir ce projet dans un avenir immédiat, “améliorer l’accessibilité de l’Etat civil au bénéfice de la population par la modernisation du système national de l’état civil, augmenter significativement le taux d’enregistrement des naissances (régularisation et délivrance des actes) dans les zones couvertes par la réalisation de campagnes de rattrapage et/ou d’audiences foraines ciblant principalement les enfants et les femmes (une opération spécifique de rattrapage sera réalisée auprès de la population Aka de la Lobaye), et contribuer à l’effort de consolidation de la paix en République centrafricaine par l’amélioration du service de l’Etat civil visant à terme à fournir à l’ensemble des citoyens une reconnaissance juridique de leur identité et ainsi de tous leurs droits”.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter :
Livio Granzotto, Chef d’équipe CIVI POL Conseil en République centrafricaine
Nigeria, Congo, Cameroun, Rwanda : les soutiens du CMT au Tchad
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Conseil de paix et de sécurité n’entend pas suspendre le Tchad de l’Union africaine. Certains pays ont pesé de tout leur poids en faveur des militaires.
Pour échapper aux sanctions internationales, le Conseil militaire de transition peut compter sur le soutien du président nigérian, Muhammadu Buhari. Un soutien exprimé officiellement vendredi (14.05.2021) à Abuja, lors de la rencontre entre le chef du Conseil militaire de transition (CMT), le général Mahamat Idriss Déby, et le président Buhari.
Pour Paul-Simon Handy, chercheur au bureau de Dakar de l’Institut d’études de sécurité (ISS) basé à Pretoria, si le Nigeria, d’habitude hostile à toute prise de pouvoir par les armes, soutient les militaires tchadiens, c’est avant tout pour des questions sécuritaires.
“Le Nigeria a besoin du soutien du Tchad dans sa propre lutte contre Boko Haram. Le Tchad est, avec le Cameroun, le seul pays qui a été autorisé à rentrer en territoire nigérian dans le cadre d’accords de défense”, explique le chercheur.
Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, soutiendrait les militaires tchadiens.
Le CMT jouit du soutien du Nigeria mais aussi de plusieurs pays d’Afrique centrale. Avant la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, des émissaires du Conseil militaire de transition ont notamment rencontré le président rwandais Paul Kagame, ainsi que ses homologues congolais Denis Sassou Nguesso et camerounais Paul Biya.
Cette offensive diplomatique a pesé dans la balance, regrette Paul-Simon Handy.
“L’Union africaine semble dire qu’une transition normale constitutionnelle aurait plongé le Tchad dans plus d’insécurité. Ceci n’est ni vérifié ni probable. C’est une analyse qui reflète la composition du Conseil de paix et de sécurité. On comprend mieux avec cette composition comment ils ont pu convaincre ceux qui étaient pour des sanctions, pour l’application de la déclaration de Lomé”, estime Paul-Simon Handy.
Le président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat.
Pour l’analyste malien Etienne Fakaba Cissoko, la présence de plusieurs cadres tchadiens à la tête d’institutions africaines a aussi permis au Tchad d’échapper aux sanctions internationales.
“Il y a des Tchadiens qui occupent des postes importants au niveau de la communauté internationale. Or ce sont des organisations qui prennent des sanctions contre les pays qui ne respectent pas les principes démocratiques. En plus, la communauté internationale qui joue gros dans le Sahel, n’a pas intérêt à voir un pays comme le Tchad, qui traverse une crise politique aussi grave, subir une instabilité institutionnelle”, pense l’analyste malien.
Le Conseil militaire de transition dirige le Tchad depuis le 20 avril 2021, à la suite du décès du président Idriss Déby. Il s’est engagé à organiser, pendant une transition de 18 mois, des élections démocratiques.