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Emmanuel Macron veut fermer la porte du Soudan à Vladimir Poutine

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Emmanuel Macron veut fermer la porte du Soudan à Vladimir Poutine

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Un peu plus de deux ans après la chute d’Omar el-Béchir, la « conférence des Amis du Soudan » qui se tient à Paris les lundi 17 et mardi 18 mai 2021, montre à quel point le Soudan méconnu est devenu un enjeu majeur de la diplomatie française. Pour cause de lutte acharnée contre l’influence russe en Afrique, une priorité absolue d’Emmanuel Macron

Plusieurs chefs d’État se réuniront à Paris pour discuter des investissements au Soudan et négocier sa dette afin d’aider le gouvernement du Premier ministre Abdalla Hamdok.

Après un forum d’affaires organisé dans la matinée du lundi 17 mai par le MEDEF sur le Soudan, une conférence qui réunit quelques dirigeants influents, dont le Prince héritier d’Arabie Saoudite, doit se tenir, l’après-midi même, sur la restructuration de la dette soudanaise.

Le lendemain mardi, un petit-déjeuner d’affaires est organisé par la Chambre de commerce européenne au Soudan au campus de start-ups « Station F » dans la Halle Freyssinet avant qu’une soirée débats « Voix de la révolution soudanaise » ne se tienne à l’Institut du Monde Arabe (IMA), qui joue parfois efficacement l’émissaire discret du Quai d’Orsay.

La diplomatie du portefeuille.

« Emmanuel Macron au chevet du Soudan », titre RFI. Comment expliquer ce soudain intérêt pour un pays si peu connue en France? Pourquoi tant de compassion? La véritable raison, la voici: en mai 2019 et à peine un mois après la chute d’Omar el-Béchir, la Russie avait signé deux accords militaires avec le Soudan, notamment dans le domaine naval. En novembre 2020, rebelote. Vladimir Poutine obtient concession sur Port Soudan, la porte d’entrée stratégique vers la Mer rouge, et delà, vers le canal de Suez. La Russie ambitionne désormais d’établir une base militaire dans la région, une façon de reprendre pied dans la corne de l’Afrique.

À l’occasion de la levée des sanctions contre le Soudan, Donald Trump accorde un milliard de dollars à ce pays. Sous réserve que régime de transition soudanais reconnaisse Israel. Ce qu’il a fait sans ciller. La France de Macron et Le Drian tente, elle aussi, cette diplomatie du portefeuille, mais avec moins de marges financières, hélas, que les Américains.

La dette, levier essentiel.

Quelques mois après être sorti de la liste américaine des États soutenant le terrorisme, le Soudan qui était coupé des marchés financiers depuis plus de vingt ans négocie des accords-cadres avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et doit prochainement réintégrer le Fond Monétaire Internationale (FMI).

Le Premier Ministre soudanais Abdallah Hamdok vient aussi à Paris pour obtenir un rééchelonnement de la dette du Soudan qui s’élève à plusieurs dizaines de milliards de dollars et dont la France qui organise cette conférence est l’un des principaux créanciers.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France entendent à travers les annulations de créances qui devraient découler de cette restructuration sécuriser une part importante sur le marché soudanais longtemps fermé à toute technologie occidentale.

Un nouveau statut sous-régional.

La position géographique du Soudan (frontalier avec le Tchad, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, avec un littoral sur la Mer Rouge) en fait un pays stratégique.Les Etats-Unis semblent désormais porter un nouveau regard sur le Soudan. Après les récentes tensions avec Ethiopie-Soudan dans la zone frontalière d’Al-Fashaqa, le secrétaire d’Etat US Antony Blinken avait durci le ton à l’égard de l’Ethiopie, alliée de longue date tandis que les relations avec le Soudan semblaient elles se réchauffer.

La récente nomination Mary Catherine Phee – qui a passé une large partie de sa carrière au Soudan – comme secrétaire d’Etat adjointe aux affaires africaines est l’illustration du nouveau statut du Soudan dans la sous-région.

Autre signe de cet activisme français dans la corne de l’Afrique, Jean Yves Le Drian, qui s’appuie beaucoup dans la sous-région sur son allié et ami égyptien, le maréchal Sissi, suit de très près le projet de Grand Barrage de la Renaissance, source de tensions entre l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie.

Avec Le monde Afrique

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RCA : trois morts dans une explosion d’une mine sur l’axe Yéléwa

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Photo Minusca

 

Bouar, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 14:09:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Près de deux semaines après l’explosion d’une mine terrestre au passage d’un véhicule de la mission catholique de Niem  faisant un mort et deux blessés, ce dimanche 16 mai, c’est le tour d’une moto  de se faire exploser par une mine terrestre sur l’axe Yéléwa et Bouar. Bilan, trois morts et aucun survivant.

 

 

Selon le témoignage de la famille, toutes les victimes sont des artisans maçons employés par le maire sultan de la ville de Yéléwa pour la construction de sa clôture. Selon les mêmes sources, et vus le temps qu’ils sont passés sur place, ils ont jugé utile de demander une permission pour rendre visite à leur famille à Bouar.  C’est en prenant la route sur une moto qu’ils se font sauter   par une mine terrestre  à moins de 15 kilomètres de Yéléwa près de Service Kolo. Vu l’impact du choc, les trois passagers de la moto sont morts sur le champ.

Pour l’heure, il est difficile pour la famille d’aller récupérer les corps vu l’insécurité grandissante dans le secteur.

Il est à noter que c’est sur le même axe que s’est produite l’explosion de la mine qui a détruit le véhicule de la mission catholique de Niem le 5 mai dernier.

Rappelons que La Minusca, mission des nations unies en République centrafricaine se disait très préoccuper par la multiplication de l’utilisation des engins explosifs dans le pays. Elle met en garde les auteurs contre une possible poursuite judiciaire pour crime contre l’humanité.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : mafia au sommet de l’État, le Compte rendu de réunion entre représentants de la République Centrafricaine et la Fédération de Russie

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

Voici le compte-rendu de la réunion entre les autorités centrafricaine et les responsables de la société Wagner tenue à Sotchi en 2017 qui a permis l’envoi des mercenaires russes,  syriens et lybiens en centrafrique. Un véritable acte de vente du pays.

Fait à Sotchi, le 7 Octobre 2017

Participants partie centrafricaine:

–  Firmin Ngrebada

–  Rameaux-Claude Bireau

–  Thierry Oronfei

–  Noël Selesson

–  Issa Bourma

 

Firmin Ngrebada, Premier ministre depuis le 25 février, passe pour les avoir introduits auprès de Faustin-Archange Touadéra (FAT), dont il a épousé une cousine.

 

Ordre du jour :

I. Création d’une société minière et organisation de travail.

1. Création d’une société minière en RCA.

2.  Obtention du permis de recherche.

3.   Système bancaire en RCA.

4.     Organisation et optimisation des procédures douanières.

5.    Adoption de la feuille de route pour la mise en œuvre du projet.

6.  Établissement d’un groupe de travail.

7.    Établissement des missions géologiques dans les territoires libérés.

II. Questions de sécurité.

1      Conclusion du contrat d’exploitation de l’aéroport.

2      Création des conditions de protection par le libre passage au Soudan.

3      Fixation d’une date et conditions d’envoi de spécialistes affectés à la sécurité du président.

4      Création de la Garde Nationale et établissement d’un centre de formation militaire à  l’aéroport.

5      Problèmes de l’interaction avec l’ONU et la Minusca, y compris l’entrée de forces armées et leur légalisation sur le territoire Centrafricain.

III.     Questions de politique sociale et d’information.

1      Sensibilisation de la population sur le programme du Président de la République centrafricaine, renforcement d’une image positive pour améliorer le climat des investissements.

2      Organisation des projets de création d’emplois.

 

I. Création d’une société minière et organisation de travail.

1      Création d’une société minière en RCA.

Tenant compte des instructions du Président de la République pour le Présidium, de quelque manière que ce soit, afin de faciliter la mise en œuvre du projet proprement dit, la partie centrafricaine s’est engagée à accélérer et simplifier autant que possible toutes les procédures administratives.

Les parties conviennent que, dans le cadre de la création de la société, un groupe d’experts, comprenant des juristes, des géologues, des politologues et le chef du groupe, sera envoyé sur le territoire de la République centrafricaine le 16.10.2017. Les parties conviennent que la durée de la création de la société ne devrait pas dépasser 20 jours.

 

2      Obtention du permis de recherche.

La partie centrafricaine a confirmé que cette société étrangère (qui opère et est située sur le territoire de la Fédération de Russie) recevrait à la fois une licence et un permis d’exploration sur le terrain. Par la suite, si la licence expire, la société russe peut la transférer à la succursale locale de la société dès son établissement.

Selon la législation actuelle, le plan suivant est en place depuis mars 2016 pour obtenir un permis d’exploration et de prospection de gisements :

– La société soumet une demande de licence et les documents nécessaires au Ministère des Mines de la République Centrafricaine ;

Le Ministère des Mines de la République Centrafricaine prépare les dossiers et les soumet à l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine pour obtenir une licence ;

– Une fois approuvé par l’Assemblée, le Président de la République centrafricaine signe un décret accordant la licence/le permis.

La partie centrafricaine a assuré que la durée totale de toutes les procédures formelles d’obtention d’un permis ne dépasserait pas 30 jours ouvrables.

En outre, la partie centrafricaine a confirmé que les géologues russes pouvaient commencer l’exploration primaire des gisements avant d’obtenir une licence, à condition qu’ils soient accompagnés de spécialistes du Ministère des mines de la République centrafricaine.

Les parties se sont entendues sur un calendrier de planification pour l’organisation de l’exploration et de la production :

– Au plus tard le 26.11.2017 – obtention d’une licence ;

– Au plus tard le 15.01.2018 – obtention d’un permis de recherche et d’exploration de gisements ;

– Au plus tard le 10.02.2018 – début de la production.

3      Système bancaire de la RCA.

Actuellement, toutes les banques de la République centrafricaine effectuent des virements par l’intermédiaire de comptes correspondants en France, ce qui empêche la partie russe d’effectuer des virements bancaires. Les parties conviennent que, dans cette situation, la partie russe a le droit d’effectuer des paiements en espèces. De l’avis de la partie centrafricaine, la livraison en espèces n’est possible que par jet privé. La partie centrafricaine s’est également déclarée disposée à examiner avec le Ministère des finances de la République centrafricaine d’autres options pour les transactions en espèces.

4      Organisation et optimisation des procédures douanières.

La partie centrafricaine a indiqué que le Président de la République centrafricaine demandera aux services douaniers centrafricains de simplifier l’importation des équipements industriels. A cette fin, la partie russe devra:

– Demander au Ministère des Finances de la République Centrafricaine une réduction maximale des droits de douane ;

– S’adresser au ministère des Douanes pour obtenir une réduction maximale des droits de douane.

En outre, la Partie centrafricaine a souligné qu’en vertu du Code minier, l’importation de matériel d’exploration et de développement minier n’est pas assujettie aux droits de douane.

 

5      L’adoption de la feuille de route de la mise en œuvre du projet.

Les parties ont convenu qu’une « feuille de route » devrait être créée pour la mise en œuvre du projet. La partie centrafricaine devra soumettre ses souhaits sur la « feuille de route » à la partie russe au plus tard le 16.10.2017.

 

6      Établissement du groupe de travail.

La partie centrafricaine a reconnu la nécessité de créer un groupe de travail sous les auspices de l’Administration présidentielle de la République centrafricaine, ce qui contribuera à accélérer la réalisation des objectifs fixés.

 

7      Établissement des missions géologiques sur les territoires libérés.

D’un commun accord, les parties ont choisi les zones prioritaires pour les activités d’exploration et de production sont les préfectures de Lobaye et Haute-Kotto. La partie centrafricaine a également noté que l’une des principales zones contenant un grand nombre de gisements de diamants se trouve autour de la ville de Ouadda. La partie centrafricaine a indiqué qu’une fois que la demande d’autorisation d’étudier ces régions aura été soumise au Ministère des mines de la République centrafricaine, toutes les informations sur leurs caractéristiques géologiques seront communiquées à la partie russe. Jusqu’à présent, la totalité du volume de production a été réalisée de manière artisanale. A cet égard, la proposition de la partie russe de développer industriellement les gisements contribuera à accélérer l’obtention des permis nécessaires.

 

II. Questions de sécurité.

 

1      Conclusion du contrat d’exploitation de l’aéroport.

Du point de vue de la partie centrafricaine, la région la plus prometteuse pour le projet d’aérodrome est la localité de Ouadda. Du point de vue de la partie russe, les spécifications de la piste doivent permettre décollage et atterrissage d’avions lourds (tels que Boeing et l’Il-76). La partie centrafricaine s’engage à clarifier les informations relatives à l’état de l’aérodrome sélectionné au Ministère de l’aviation civile de la République centrafricaine et à connaître les caractéristiques techniques de l’aérodrome sélectionné et à en informer la partie russe au plus tard le 16.10.2017. Dans le même temps, la partie centrafricaine s’engage à fournir des informations sur les termes de la procédure et les termes du contrat d’exploitation de l’aérodrome sélectionné par la partie russe.

 

2      Création de conditions pour la protection par le libre passage au Soudan.

Au cours de la discussion, les parties conviennent que la présence de spécialistes armés d’origine étrangère pouvait se justifier dans ce contexte aux fins de la protection des zones minières. Ces spécialistes pourraient être déguisés en employés d’une société soudanaise de sécurité.

 

3      Fixation d’une date et des conditions de l’envoi des spécialistes affectés à la sécurité de président.

La Fédération de Russie estime qu’il est absolument nécessaire de commencer sans délai à introduire des changements dans l’organisation pour assurer la sécurité du Président de la République centrafricaine. A cette fin, il est nécessaire d’accélérer l’envoi en République Centrafricaine d’experts en matériel moderne de surveillance et de protection des tireurs d’élite et autres méthodes modernes pour assurer la sécurité.

La Fédération de Russie estime également qu’il est nécessaire de procéder à la sélection préliminaire et au recyclage du personnel de sécurité du Président de la République centrafricaine.

A cet égard, la Fédération de Russie est prête à fournir un véhicule blindé et du matériel de sécurité moderne, ainsi qu’à envoyer une équipe d’experts pour organiser la protection personnelle du Président de la République centrafricaine.

La partie centrafricaine s’engage à répondre à cette proposition au plus tard le 16 octobre 2017.

 

4      Création de la Garde Nationale et établissement d’un centre de formation militaire à l’aéroport.

Pour la réalisation de cette tâche, les parties ont décidé de créer un groupe de travail, ainsi qu’un centre de formation secret sur le territoire de l’aérodrome sélectionné. La partie centrafricaine a admis la nécessité de la création du centre de formation de soldats de la garde nationale compose des ressortissants de la République centrafricaine.La partie centrafricaine a également noté que l’aérodrome, proposée comme la base principale du projet est à égale distance des 3 lieux ou sont déployés les contingents de MINUSCA (200-300 km).  La mise en œuvre de cette tâche devrait commencer après la décision de légaliser l’utilisation de l’aérodrome et de préparer les documents de sécurité nécessaires.

 

5      Problèmes de l’interaction avec l’Onu et la MINUSCA, y compris l’entrée de forces armées et leur légalisation sur le territoire Centrafricain.

 

Selon la résolution de l’ONU n° 2127 du 05.12.2013, l’introduction des forces armées et leur utilisation à des fins de protection et de sécurité n’est possible qu’avec l’autorisation du Comité de sécurité de l’ONU. Les termes de l’autorisation exigent que le Président de la République centrafricaine soumette au Comité de sécurité de l’ONU une demande d’acquisition des troupes nécessaires pour renforcer la sécurité de la République centrafricaine. La partie centrafricaine a noté qu’il faut environ 3 (trois) mois pour obtenir ce type d’autorisation pour les pratiques. La partie centrafricaine ne voit aucun obstacle à la mise en place de l’Unité de la Garde présidentielle tant que l’autorisation nécessaire n’aura pas été obtenue. Si l’ONU et la MINUSCA ont des questions sur la situation, le Gouvernement de la République centrafricaine s’occupera de la justification de la présence du personnel des forces armées d’origine russe. La partie centrafricaine a noté qu’il existe des sociétés de sécurité des forces armées chinoises à leur disposition, qui assurent la sécurité des installations sensibles ou des sociétés chinoises à exploiter. En tout état de cause, la partie centrafricaine s’engage à fournir des informations sur le statut et la légalité des sociétés de sécurité susmentionnées à la partie russe au plus tard le 16.10.2017. Ainsi, d’ici là, la partie centrafricaine aura fourni des informations sur les capacités de la partie russe à mener à bien la même procédure de légalisation des formations militaires sur la sécurité et l’armement que les entreprises chinoises.

 

III.          Questions de politique sociale et d’information

 

1      Sensibilisation de la population au programme du Président de la République centrafricaine, renforcement d’une image positive pour améliorer le climat des investissements.

 

Les parties conviennent qu’il est nécessaire d’établir un groupe de travail pour mettre en œuvre le projet de sensibilisation du public. D’ici la fin novembre 2017, un plan de mise en œuvre du projet sera élaboré et devrait être lancé en décembre 2017. Il est nécessaire de le développer pendant la période de préparation :

– méthodes ;

– moyens;

– outils de sensibilisation de la population;

– programme visant à sensibiliser la population aux initiatives prises par le Président pour améliorer la situation économique et sociale.

La partie russe est prête à former des spécialistes de l’information.

En conséquence, les parties conviennent que la tâche principale est de travailler avec les jeunes afin de les inclure dans l’activité positive dans les domaines social, économique et patriotique.

 

2      Organisation des projets de création d’emplois

 

La partie centrafricaine a attiré l’attention sur le fait que le chômage est actuellement un problème, en particulier chez les jeunes de la capitale de la République centrafricaine. A cet égard, la partie centrafricaine a demandé que la question de la création d’emplois soit examinée. Le projet de création d’emplois pourrait être mis en œuvre dans le cadre du programme social proposé par la partie russe dans le cadre de l’engagement pris avec la République centrafricaine concernant l’exploitation minière. Les parties conviennent que la stratégie pour de tels projets devrait être fondée sur le principe « petits investissements – résultats rapides ». La partie centrafricaine mettra en place un groupe de travail spécial pour mettre en œuvre ces projets. L’un des projets possibles mentionnés par les parties était la possibilité de créer de petites entreprises d’exploitation forestière et de transformation. En outre, la partie centrafricaine a demandé qu’une attention particulière soit accordée aux groupes de jeunes qui sont déjà prêts à participer à de petits projets (incubateur d’entreprises). La partie centrafricaine estime qu’il est nécessaire d’attirer des spécialistes russes pour évaluer les processus commerciaux.

 

RCA : le Premier ministre Firmin NGRÉBADA fait la tête, et exige une importante somme d’argent avant de déposer sa démission

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le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 03:26:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La tension devient de plus en plus palpable entre le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Ce dernier, en colère, refuse de déposer sa démission, et estime que le chef de l’État est ingrat envers lui. Il exige une importante somme d’argent avant de quitter ses fonctions.

 

Élu député dans la circonscription de Boali lors de la dernière législative du 14 mars 2021, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA avait annoncé son intention de briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Or, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif du parti au pouvoir, le MCU,  a également fait part de son intérêt pour le même poste. Ainsi, les deux personnalités du pouvoir se sont livrées à une bataille en coulisse.  Le chef de l’État Faustin Archange Touadera devrait maintenant décider, et il penche pour son ami de longue date Simplice Mathieu Sarandji, provoquant la colère de son Premier ministre Firmin NGRÉBADA qui ne cesse de répandre ses venins sur lui.

D’après lui, « Touadera est un ingrat ». Il ne semble pas reconnaître les efforts  qu’il a déployés pour amener les Russes en Centrafrique pour combattre les CPC. Des mots violents à l’endroit du chef de l’État. Du coup, il refuse de déposer sa lettre de démission, et exige une somme de 1 milliard de francs CFA avant de le faire.

Pour l’heure, des discussions sont en cours entre lui et le chef de l’État.

Va-t-il être reconduit comme il l’avait aussi revendiqué ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : grogne dans les services de douane, les Russes occupent des postes stratégiques

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Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 03:27:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la sécurité, les ressources minières et forestières, la société paramilitaire russe Wagner contrôle désormais les services financiers de la République centrafricaine. À Béloko et dans certains postes stratégiques de la douane, les Russes sont partout, provoquant ainsi la colère de certains fonctionnaires des finances.

 

Ils sont une dizaine. On les voit partout : de poste frontalier de Béloko à Bangui en passant par celui de Bang, les agents de la société russe Wagner sont omniprésents. Ils contrôlent et vérifient toutes les importations et exportations.

Pourquoi ?

Selon nos informations,  la décision a été prise personnellement par le chef de l’État Faustin Archange Touadera à la suite de son entretien avec le responsable de la Société Wagner qui n’est autre que son conseiller. Selon ce dernier, la présence de ces agents russes, présentés comme des  spécialistes en douane  pourraient améliorer le niveau des recettes de l’État centrafricain.

Comment ?

Selon le plan qu’ils avaient établi avec le chef de l’État, toutes les marchandises transportées à titre de bénévolat par le camionneur seront désormais soumises à la douane, quelle que soit sa taille et le titre de ses propriétaires. Pour les fonctionnaires de la douane, cette nouvelle décision ne passe pas car parmi ces marchandises transportées bénévolement par certains camionneurs figurent leurs articles.

« C’est juste une manière de nous couper le souffle.  Entant que douanier, si je veux envoyer désormais un petit colis à Bangui, celui-ci est soumis directement à la taxe douanière Wagner.  Quelle est cette manière de faire ? », s’insurge un agent de la douane de Béloko.

Pourtant, cette nouvelle décision ne vise pas que les douaniers. Elle touche presque tout le monde, y compris les petits commerçants.

Pour les Centrafricains, la présence des Mercenaires russes au sein du ministère des Finances est la preuve que la RCA est de nouveau sous la coupe des parrains mafieux. C’est unique en Afrique.

« Les russes cherchent de l’argent. Comme ils voient qu’en Centrafrique le Président de la République est un faible, ils veulent en profiter au maximum », explique un officier de la douane centrafricaine.

A suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Coronavirus (Covid-19) :  pas des mesures barrières lors de la projection du film russe « Touriste »

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Dans la cour du stade 20 000 places lors de la présentation au public du film russe tourisme le vendredi 14 mai 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 03:37:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis le début de cette année, la Centrafrique est frappée à nouveau par une nouvelle vague de contamination du coronavirus.  Le nombre des  infections devient de plus en plus inquiétant, et le ministère de la Santé appelle les citoyens au respect strict des mesures de précaution . Or, lors de la projection au stade 20 000 place du film russe « Touriste », aucune mesure barrière n’est exigée à l’entrée.  Ce qui suscite la colère des médecins.

 

Samedi, plusieurs milliers des Centrafricains ont assisté à l’avant-première de « Touriste », un film russo-centrafricain,  au stade 20 000 places à Bangui. Or,  le gouvernement, initiateur de ce spectacle public,  n’avait pris aucune mesure barrière et de distanciation physique face à la nouvelle variante du Covid-19 qui inquiète plus d’un.

Lors de son point de presse hebdomadaire,  le ministre de la Santé  docteur Pierre Somsé avait indiqué qu’une nouvelle souche de covid-19 serait en circulation  en Centrafrique. Ce virus est dangereux  et très contagieux.

« La pandémie à Covid-19 dans notre pays à tendance préoccupante.  Plus de cas  des personnes malades avec des formes compliquées,  et plus des personnes qui décèdent, comparé à l’année dernière.

Cette nouvelle configuration de la pandémie chez nous devons encore la confirmer bientôt d’une nouvelle souche. Ce qui est communément appelé variante de coronavirus qui circule  vite contamine vite, et fait plus de dégât ».

Selon le ministre de la Santé, la nouvelle souche soupçonnée est capable  de réinfecter une personne déjà guérie du Covid-19.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, débouté,  bientôt convoqué devant l’Assemblée nationale ?

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L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à gauche, et l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada à droite. Photo combinée par CNC le 24 février 2021

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 17 mai 2021, 03:04:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis une semaine, les députés de la majorité présidentielle  multiplient des réunions et s’activent en coulisse pour la convocation prochaine du Premier ministre Firmin NGRÉBADA devant le parlement. Préparent-ils une motion de censure ?

 

Selon un membre de la majorité présidentielle, le but de l’interpellation prochaine à l’Assemblée nationale du Premier ministre serait de lui poser un certain nombre des questions concernant son mandat à la tête du gouvernement.

« Le Président de la République a été réélu, l’Assemblée nationale est mise en place, mais le gouvernement a refusé de déposer sa démission. Il faudrait que le Premier ministre vienne nous montrer son mandat à la tête du gouvernement », poursuit cet élu qui ajoute que si le chef de l’État  renouvelle son mandat, eux aussi doivent renouveler leur mandat s’ils en ont un.

« Comme ils ne veulent pas déposer leur démission, c’est comme s’ils ont un mandat qui est lié à celui du Président de la République. Même le Président a déjà renouvelé le tien, et donc eux aussi doivent renouveler les leurs  », poursuit-il.

Selon nos informations, d’ici à mardi prochain, ces élus vont interpeller le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji pour que le Premier ministre soit interpellé le mercredi prochain.

Selon plusieurs sources, le Président de la République a débuté son second mandat sur un fond de tension au sein de l’exécutif et du parlement. Même à la présidence, il a jugé mieux de signer un deal avec son ex-ministre conseiller Fidèle Ngouandjika afin de calmer les voix qui s’élèvent de partout contre les propos tenus par celui-ci.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Faux, l’Enerca n’a pas reçu 10 groupes électrogènes de la Russie

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Plusieurs publications sur les réseaux sociaux annoncent une donation de groupes électrogènes au gouvernement par la Russie pour pallier la crise énergétique survenue le 23 avril 2021 à Bangui.

 

  • Dans un premier temps, l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique confirme cette donation sur sa page Facebook, puis ne communique plus sur le sujet.

 

  • Aucun communiqué officiel du gouvernement sur cette prétendue donation.

 

  • Un conseiller à la présidence de la République parle de fake news.

 

  • L’Enerca ne reconnait pas avoir reçu 10 groupes électrogènes offerts par la Russie.

 

  • Donc, l’information selon laquelle l’ENERCA aurait reçu 10 groupes électrogènes de la Russie est fausse.

Dans la journée du 29 avril 2021, les réseaux sociaux relaient une information selon laquelle la Russie a offert 10 groupes électrogènes pour remédier à la coupure d’électricité survenue à Bangui et ses périphéries six jours plus tôt.

Le 23 avril 2021, une panne d’électricité sur les installations de l’Enerca au village de Danzi, à 20 km de Bangui, coupe la fourniture d’énergie au niveau de la capitale. Aussitôt, la société nationale d’énergie dépêche sur place une équipe de techniciens pour des travaux de réparation. Le 29 avril 2021, la toile numérique en Centrafrique est inondée par un supposé don de 10 groupes électrogènes offert à l’Enerca par la Fédération de Russie.

Diaspora (un photographe centrafricain) écrit sur son compte Facebook le 29 avril « Don de 10 groupes électrogènes de 500 KW par la Fédération de Russie (…). Arrivée sur le tarmac de l’aéroport Bangui-Mpoko dans un Cargo Antonov, 10 groupes de 500 Kwa destinés à électrifier la capitale, un don de la fédération de Russie dans un partenariat gagnant.»

Le même jour, l’Ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique annonce aussi la nouvelle sur son compte Facebook : “Le 28 avril 2021, la Fédération de Russie a fourni 10 groupes électrogènes de 500 KVA pour aider les Centrafricains à faire face aux problèmes d’électricité qui persistent à Bangui depuis plus de 5 jours. Le don a été délivré hier (28 avril 2021) à l’aéroport international Bangui Mpoko”.

Contacté par l’Equipe #StopATènè, un membre de l’équipe de communication de l’Ambassade de Russie confirme alors dans un premier temps. “ La délivrance a été effectuée de manière urgente.  C’est pour ça que nous-mêmes, n’étions pas invités. Les militaires étaient responsables de la délivrance. C’est le gouvernement centrafricain qui doit prendre la décision de l’endroit où les installer”

Capture d'écran Facebook du 29 avril 2021 Capture d'écran Facebook du 29 avril 2021
Capture d’écran Facebook du 29 avril 2021 Capture d’écran Facebook du 29 avril 2021

Le 6 mai 2021, un internaute du nom de Basile Nanou partage la même information dans le groupe Facebook KangbiNdara (“partage de savoirs” en sango) et réactive la rumeur en apportant quelques éléments nouveaux. Il  annonce que la Russie offre 10 groupes électrogènes de 5000 KVA à l’Enerca. La capacité du groupe électrogène selon Basile Nanou, a donc été multipliée par dix, passant de 500 à 5 000 KVA. Cette même rumeur est relayée par Karl Bouzou, un autre internaute, le même jour.

Même Pascal Bida Koyagbelé, ministre délégué aux grands travaux à la présidence, partage la rumeur sur sa page Facebook. Dans les commentaires de cette publication, un conseiller à la présidence, Fidèle Gouandjika, dément et la qualifie de “fake news.” A ce moment précis, le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur cette rumeur devenue virale.

 

Pourtant dans une interview accordée à la presse locale, le 29 avril 2021, le ministre de l’Energie, Herbert Gontran Djono-Ahaba, qui s’était rendu sur le site où sont tombés les 5 pylônes de l’Enerca, n’avait pas évoqué le sujet des 10 groupes électrogènes que la Russie aurait offerts à la société.  Ce membre du gouvernement a plutôt parlé de “l’appui  logistique de la Minusca à l’Enerca et d’un don d’un deuxième groupe électrogène de 500 KVA que la Minusca a offert à la Sodeca” (Société de distribution de l’eau en Centrafrique), pour pallier la pénurie d’eau due à la coupure de l’électricité.

 

L’ENERCA dit ne rien avoir reçu

 

Le 29 avril 2021, l’équipe StopATènè contacte le chargé de communication de l’Enerca, Saint-Cyr Bazoli Yabouet, au sujet des 10 groupes électrogènes russes. Celui-ci est surpris et précise que la société “n’a pas reçu un quelconque don de la Russie pour faire face à la coupure d’électricité provoquée par la chute de 5 pylônes au niveau du village Danzi, le 23 avril 2021.”

 

Contactée à plusieurs reprises par l’équipe #StopATènè, l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique n’a pas été en mesure de fournir les preuves de la livraison des 10 groupes électrogènes qui seraient arrivés à Bangui, le 28 avril 2021 à bord d’un cargo –Antonov russe et qui auraient été remis à l’Enerca. Depuis que la rumeur circule, les officiels russes en poste en Centrafrique ne communiquent plus sur le sujet. Pourtant, d’habitude, quand la Russie fait un don à la République centrafricaine, elle le médiatise largement et couronne le tout, généralement, par des feux d’artifices dans la soirée.

 

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en RCA

Sources :

  • Contact téléphonique avec le chargé de communication de l’Enerca
  • Interview du ministre de l’Energie, Herbert Gontran Djono-Ahaba
  • Démenti de Fidèle Gouandjika, conseiller à la présidence de la République

 

 

 

 

Heurts entre musulmans à Kinshasa: 30 condamnations à mort

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Heurts entre musulmans à Kinshasa: 30 condamnations à mort

Bangui ( République centrafricaine ) – Trente personnes ont été condamnées à mort en République démocratique du Congo (RDC) pour leur participation aux violences contre la police ayant marqué jeudi la fin du ramadan à Kinshasa, la capitale, a-t-on appris de sources judiciaires.

Le verdict a été prononcé au petit matin samedi dans le procès en flagrance tenu depuis vendredi à Kinshasa, selon un enregistrement dont l’AFP a eu copie. Un avocat des parties civiles, Me Chief Tshipamba, a confirmé à l’AFP ces trente condamnations à la peine capitale./////////////.

Régulièrement prononcée, notamment dans les affaires impliquant les groupes armés dans l’est du pays, la peine de mort n’est plus appliquée en RDC depuis un moratoire décidé en 2003, et systématiquement commuée en condamnation à la perpétuité./////////////.

Jeudi, de violents heurts avaient éclaté entre fidèles musulmans se disputant l’accès au stade des Martyrs, le grand stade de la capitale congolaise, pour y organiser la prière officielle de clôture du ramadan. Les protestataires s’en étaient pris en particulier à la police présente sur les lieux pour encadrer la cérémonie./////////////.

Un premier bilan officiel faisait état d’un policier tué, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Une policière est entre la vie et la mort, affirment désormais les autorités, tant que 46 autres policiers ont été blessés, dont huit sont dans un état critique. Une dizaine de véhicules de la police ont été endommagés, dont l’un complètement incendié./////////////.

Trente-huit personnes ont été interpellées sur les lieux des violences et jugées en comparution immédiate à partir du lendemain au Tribunal de grande instance de la commune de la Gombe, dans le centre de Kinshasa. Retransmise toute la journée en direct à la télévision publique, l’audience a duré jusqu’au petit matin samedi.

Avec AFP/VOA

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RCA : un accident causé par un chauffard grince les dents à Bangui

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Les gendarmes de la brigade motorisée sur le lieu de l’accident pour le constat. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021, 13:28:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un accident pour le moins particulier s’est produit vendredi soir sur la route de Damara à hauteur du pont de PK10. Un conducteur, ivre au volant de son pick-up,  a perdu la maîtrise de son camion et s’est engouffré dans la concession d’une famille.

Le véhicule de l'accident encastré dans la cuisine endommagée
Le véhicule de l’accident encastré dans la cuisine endommagée
. Photo CNC

C’était vers 18 heures que l’automobiliste a perdu le contrôle total de son pick-up  alors qu’il circulait sur la route de Damara en provenance du PK12. Le véhicule a quitté sa chaussée pour traverser l’autre sens de la route et venir violemment percuter la cuisine d’une résidence privée.

Il n’y’a pas de blessés à déplorer selon les secours, mais les occupants des lieux  étaient évidemment très choqués par cet accident.

Les gendarmes de la brigade motorisée de Bégoua sont intervenus  sur le lieu pour s’assurer que le véhicule et les occupants pouvaient être enlevés sans risque, mais à leur arrivée, tous les occupants du véhicule sont déjà sortis.

On déplore plus des dégâts matériels que humains.

Selon le propriétaire de la maison, sa femme et ses enfants étaient tous à la maison au moment de l’accident.

« Ils ont vu comment le véhicule quittait la route pour venir à leur direction. C’est en ce moment que mon épouse a pris les enfants rapidement pour se réfugier chez les voisins avant l’arrivée du pick-up qui a tout balayer sur son chemin, y compris ma cuisine », a déclaré le père de la famille..

Selon les premiers éléments de l’enquête, le conducteur était totalement ivre au moment de l’accident, et il devrait être entendu par le service de la gendarmerie de Bégoua.

Finalement, il y’a plus de peur que du mal. Mais quand on observe le lieu de l’accident, on ne pouvait pas imaginer que le conducteur sort idem.

 

 

RCA : le Dyck advisory group, rival de Wagner,  est prêt à envoyer ses démineurs à l’appui des nations unis

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Photo Minusca

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021, 11:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La société paramilitaire privée Dyck Advisory Group (DAG) a soumis une offre pour participer à un projet de déminage en République centrafricaine géré par le Service de l’action antimines des Nations Unies (UNMAS).

 

Le groupe DAG pourrait donc envoyer une équipe d’instructeurs anti-EEI (engins explosifs improvisés) dans un proche avenir pour former les forces de défense et de sécurité de la rca et la mission de maintien de la paix de l’ONU MINUSCA à neutraliser les munitions non explosées personnel des mines, mais son rival SafeLane Global devrait également soumettre une offre.

L’UNMAS est actif dans le pays aux côtés de la MINUSCA depuis 2014 et est financé par l’Union européenne et le Département d’État américain. S’il est sélectionné, le groupe DAG risque de se retrouver à croiser la voie de l’entreprise paramilitaire russe Wagner, qui défend les intérêts russes en RCA et a déployé entre 800 et 2 000 hommes pour soutenir les Forces armées centrafricaines (FACA).

 

De Cabo Delgado à l’Afrique centrale

 

Basé en Afrique du Sud, le groupe DAG s’est taillé une part importante dans le marché de niche du déminage pour les Nations Unies, une partie de ses opérations dirigée par Max Dyck, le fils de son fondateur et ancien colonel zimbabwéen Lionel Dyck. La firme est également expérimentée dans les opérations anti-braconnage et se déploiera prochainement au Mali, officiellement à ce titre. Mais il a surtout fait l’actualité au cours de l’année dernière dans la province mozambicaine de Cabo Delgado, où une insurrection fait rage. Il a fourni un soutien aérien à la police mozambicaine dans le cadre d’un contrat qui n’a pas été officiellement renouvelé, bien que ses agents restent déployés non loin du théâtre d’opérations.

DAG souhaite également renforcer sa présence en Afrique centrale. En plus du projet de déminage des Nations Unies en RCA, il prépare actuellement le terrain pour un canal logistique terrestre de ses bases sud-africaines à la RDC via le Mozambique et la Zambie.

 

Africa intelligence

RCA : installation des membres de la commission d’enquête spéciale à Bangui

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Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021, 05:11:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Cette commission a été créée suite à la dénonciation faite par un groupe d’expert des Nations unies  sur de présumées violations de droit de l’homme  et de droit humanitaire qui auraient été commises  les soldats FACA et leurs alliés russes lors de la contre-offensive menée contre la rébellion de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)

 

“Selon leur mandat, les membres de cette commission spéciale ont trois mois pour accomplir leur mission et rendre publics les résultats de leur enquête.

« La commission est saisie suivant les faits et non suivant les personnes. Elle a le pouvoir étendu  de répertorier toutes les violations de droits de l’homme  et du droit international humanitaire. Qui aurait été commise par les groupes armés, notamment le CPC, les FACA, les forces bilatérales  et les forces multilatérales pendant toute la période de ces conflits armés non internationaux et internationalisés. Les résultats des enquêtes nous permettront  d’en aviser, et de déterminer les responsabilités. Aucune victime ne saurait être oubliée. Les résultats de ces enquêtes seront fidèlement rendus publics, et les auteurs présumés des crimes feront l’objet de poursuite pénale conformément au texte en vigueur. Le gouvernement s’engage à mettre tous les moyens utiles  et adéquats à la disposition de cette commission pour qu’elle se déploie sur le terrain ou les présumés crimes auraient été commis », a déclaré le ministre intérimaire de la justice,  Monsieur Arnaud Djoubaye-Abazen

notons que la mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) a remis au chef de l’État, le 30 avril 2021,  une liste d’allégations  de crimes qui auraient été commis par les soldats FACA, mais aussi par les Mercenaires russes de la société Wagner sur les populations civiles lors de leur offensive contre les groupes armés du CPC depuis mi-janvier. Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête spéciale pour mettre la lumière sur ces allégations, mais nombreux sont ceux qui mettent en doute la crédibilité de cette commission.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Bria, nouvelle tentative d’assassinat sordide d’un homme, les mercenaires russes et syriens sont impliqués

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Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Bria, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021, 03:31:12 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ce vendredi 14 mai, à Bria, dans la Haute-Kotto, une tentative d’enlèvement des deux adolescentes avait mal tourné, provoquant ainsi la colère des ravisseurs qui ne sont autres que les mercenaires russes et syriens de la société Wagner qui ont aussitôt interpellé et incendié vivant leur oncle paternel. Une affaire sordide!

 

Décidément, ces mercenaires russes qui combattent au côté de l’armée nationale ne sont pas des êtres humains. Ils croient avoir droit à tout, même pour tuer. Malgré la dénonciation faite par les médias, ils continuent de commettre de nombreux crimes dans le pays, et ce,  sous le regard bienveillant des autorités centrafricaines.

Ce vendredi 14 mai 2021, à Bria, dans la Haute-Kotto, des mercenaires russes et syriens, qui sont positionnés dans la ville depuis quelques semaines, sont allés au domicile  du « commerçant » qui s’appelle Aladji Daoud pour kidnapper ses deux filles adolescentes. Pour quelle raison ? On ignore toujours. Mais sur place, il y’avait leur oncle paternel qui s’oppose en bloc contre l’enlèvement des deux adolescentes. Il disait aux ravisseurs, à en croire les membres de la famille : avant d’enlever les deux filles, il fallait me kidnapper d’abord.   Face à son opposition, les mercenaires russes et syriens n’ont plus de choix que de laisser les deux adolescentes, mais interpellent leur oncle paternel.

Chose étonnante, devant tous les membres de sa famille, les mercenaires l’ont mis dans un sac, puis y mettre le feu à l’aide d’essence avant de repartir. Grâce au concours des voisins, le feu a été maîtrisé rapidement, mais le mal est déjà fait. L’homme avait été grièvement brûlé.

Transporté d’urgence à l’hôpital, l’homme se trouve actuellement dans un état grave.

Pour les populations de Bria, « les mercenaires de Wagner ne sont pas des êtres humains ». Ils voudraient kidnapper les deux adolescentes pour aller les violer en l’absence de leur père qui avait été interpellé, puis libérer par la justice à Bangui.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : mise en place des bureaux des commissions parlementaires permanentes de l’Assemblée nationale sous l’œil strict de Touadera

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi 15 mai vendredi, 14 mai 2021, 21:09:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les bureaux des commissions parlementaires permanentes ont été mises en place vendredi à l’Assemblée nationale sous la supervision du premier vice- président, le député de Carnot 1, l’ex-chef milicien Anti-Balaka  Évariste NGAMANA.

 

Le président Touadera et les mercenaires russes veulent écarter ou du moins effacer tous ses adversaires politiques à l’assemblée nationale ainsi qu’à la tête des commissions parlementaires,  y compris Martin Ziguélé qui l’avait soutenu durant son premier quinquennat.

Ces commissions se composent essentiellement comme suit :

1 )Commission Affaires étrangères : Émilie Béatrice EPAYE Indépendante.

2) Commission Défense et Sécurité : Jean- Sosthene DENGBE MCU.

3) Commission Institutions, démocratie , judiciaire et Affaires administratives : Brice KAKPAYEN MCU

4) Commission Économie, Finances et Plan : NGANATOUA MCU.

5) Commission Éducation, Emploi, Jeunesse et Sports, Arts et Culture : Maxime NGARENDO MCU.

6) Commission Production,Ressources naturelles et Environnement: Dominique YANDOKA Centriste.

7) Commission Équipement et Communication : Jean- Barkes NGOMBE – KETTE Centriste.

8) Commission Population, Genre Santé , Affaires sociales et Droit humanitaire : Nestor Mamadou NALI MCU.

Il est à noter que ces noms ont été retenus par le Président de la République Faustin Archange Touadera lui-même avant qu’ils n’arrivent à l’Assemblée nationale pour passer comme une lettre à la poste. Voilà la démocratie à la Centrafricaine.

 

CENTRAFRIQUE : LES ENJEUX POLITIQUES, DIPLOMATIQUES ET JUDICIAIRES DE L’ARRESTATION SPECTACULAIRE D’UN RESSORTISSANT FRANÇAIS À BANGUI.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Sur prescription spéciale du procureur général près la cour d’appel de Bangui, une unité spéciale de la police centrafricaine a effectué une descente musclée au domicile privé d’un ressortissant français qui réside officiellement  dans le pays depuis 2013. Selon les autorités locales, une panoplie des armes de guerre avec des accessoires militaires ont été retrouvées lors de cette perquisition. Cette trouvaille extraordinaire et inédite apparaît dans un contexte sécuritaire, diplomatique  tendu où des rivalités virtuelles opposent la fédération de Russie et la France sur ce qu’on considère depuis les indépendances comme un « pré carré » français.

 

À titre de rappel, un rapport des experts de l’ONU qui met en cause l’image de la diplomatie russe a mis à découvert les exactions des alliés paramilitaires Russes de la société de sécurité privée Wagner sur la population civile centrafricaine. Une conférence de presse apparemment non préparée à violé de façon ostentatoire les secrets de l’instruction où le procureur général près la cour d’appel de Bangui est parti très vite en besogne au mépris de la célèbre notion de la présomption d’innocence alors que l’enquête n’est qu’à la phase préliminaire de l’instruction qui suppose la prévalence de la notion de « prudence » lors de la conférence de presse.

Au delà de toutes spéculations alimentées par des agendas cachés, nous tenons à confirmer qu’au nom du principe de la territorialité des infractions pénales, le prévenu sera jugé par les tribunaux centrafricains et il bénéficiera en conséquence de toutes les garanties de défense prescrites par le droit positif centrafricain c’est à dire qu’il a droit entre autres à un avocat dans les premières heures de la garde à vue, le droit à l’assistance d’un médecin, il bénéficie de la présomption d’innocence et au bénéfice du doute, le respect du principe du contradictoire ainsi que le respect du principe du double degré de juridiction.

Par ailleurs les tribunaux du pays du prévenu peuvent également se déclarer compétente si les faits qui lui sont reprochés répondent aux caractères d’une infraction connexes c’est à dire que l’infraction reprochée est commise par des personnes en réunion, à des endroits différents ou qui a des ramifications en France. D’autre part, conformément aux dispositions de la convention de Viennes du 24 avril 1963 sur les relations consulaires, la France, son pays d’origine promet une protection consulaire qui n’est pas synonyme d’une immunité visant à soustraire le prévenu de l’architecture juridique nationale mais de veiller à la transparence et à l’impartialité de l’ensemble de la procédure judiciaire.

Face à ce qui apparaît comme le jackpot qui fait la « une » des actualités locales, le citoyen lambda s’interroge :

Le sujet français mis en cause réside t-il sur le territoire national de façon officielle ?

Depuis 2013 ses différentes activités sont-elles connues des autorités locales ?

Sinon pourquoi ?

Ce sujet français est-il un mercenaire, un espion, un agent des services secrets français ou un simple trafiquant d’armes ?

A l’image du tweet du conseiller russe du président de la république en matière de sécurité, s’agit-il d’une mise en scène bien rodée pour alimenter les rivalités franco-russe en Centrafrique ?

Peut-on affirmer qu’il s’agit d’une instrumentalisation politique comme soutient le quai d’Orsay à Paris ?

Le rappel précipité à Moscou de l’ambassadeur russe accrédité en Centrafrique dérive t-il de ses frasques ou alors est-il la conséquence du spectacle qui gravite autour de cette arrestation ?

Enfin, qu’elles sont les perspectives d’avenir de la coopération russe en Centrafrique ?

En tout état de cause, nous exhortons ceux ou celles qui ne maîtrisent pas les tenants ni les aboutissants de cette affaire de s’abstenir de toutes amalgames de nature à impacter les partenariats traditionnels et surtout de laisser la justice faire son travail de façon lib et sereine.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 15 mai 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

RCA : le procureur général Éric Didier Tombo donne un peu de précision sur les circonstances de l’arrestation de l’ex-ministre Dieudonné Ndomaté

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Eric Didier Tombo, Procureur général de la cour d’appel près du tribunal de grande instance de Bangui, le 11 mai 2021 dans l’enceinte de l’OCRB à Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien ministre centrafricain du Tourisme, des Arts et de la Culture, Dieudonné Ndomaté, a été arrêté à Bouca (nord), puis reconduit dans la capitale Bangui pour sa participation présumée à la rébellion, a annoncé vendredi le procureur général près la cour d’appel de Bangui, Eric-Didier Tambo. Il est désormais à la disposition des enquêteurs de la gendarmerie nationale, a-t-il ajouté.

 

      1. Monsieur Ndomaté appartient à la branche du mouvement armé Anti-Balaka proche de Patrice-Edouard Ngaïssona. Il avait été nommé au gouvernement conformément à l’accord de paix du 6 février 2019 entre le pouvoir central et les principaux groupes armés.

En décembre dernier, prétextant se rendre dans le nord pour se présenter aux élections législatives, M. Ndomaté avait emporté des véhicules de l’Etat qui devaient lui permettre de participer à la rébellion, selon le procureur.

« Oui je peux vous confirmer que Ndomaté était arrêté sur le terrain de guerre. Il a été interpellé  et arrêté. Je peux vous confirmer présentement qu’il est en train d’être interrogé  au niveau de la section d’investigation de recherche de Bangui. Il est en train d’être interrogé, et d’un moment à l’autre il sera transféré au parquet pour que le parquet puisse en aviser des inculpations qui pèsent sur lui. C’est un ancien ministre. Par rapport à l’accord de Khartoum, il fait partie de groupe rebelle Anti-Balaka aile Ngaïssona. Avant le déclenchement des hostilités, c’est  à dire au commencement des processus électoraux, il a quitté Bangui pour Batangafo,  sous prétexte qu’il est reparti pour battre campagne législative en tant que candidat. Malheureusement avec le véhicule de l’État, il est parti et remettre ce véhicule à la rébellion.  Il a combattu dans la rébellion jusqu’à ce que la rébellion a été défaite, et il est obligé de se rendre.  Donc son épouse est partie le rechercher. Et c’est en route à partir de Bouca qu’il a été arrêté par les officiers de police judiciaire », a déclaré le procureur général.

Des groupes armés se sont coalisés en décembre 2020 pour lancer des offensives coordonnées contre le gouvernement. Depuis janvier, une contre-offensive menée par les forces régulières, appuyées par des éléments russes et rwandais, a permis de reprendre plusieurs villes aux rebelles.

 

  1. Y. Ibrahim avec Xinhua

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’ambassadeur russe, Vladimir Titorenko, quitte Bangui

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VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR

 

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 14 mai 2021, 01:52:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les informations d’Africa Intelligence, l’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko va quitter Bangui le 15 mai via le vol Kenya Airways “KQ579” et regagnera la Russie après une escale à Nairobi.

 

En poste à Bangui depuis le 15 Janvier 2019, l’expérimenté ambassadeur russe avait fait face à son arrivée l’influence très importante du conseiller en sécurité à la Présidence centrafricaine, Valery Zakharov. Lequel, originaire de Saint Pétersbourg, dirige les éléments russes affectés à la garde présidentielle. Très présent dans la vie politique centrafricaine, il rend compte depuis 2018 à Yevgeny Khodotov et Yevgeny Prigozhin, le sulfureux homme d’affaires proche de Vladimir Poutine considéré́ comme le dirigeant et financier officieux de la société́ PMC Wagner qui intervient en Centrafrique.

Guerre de sérail

Proche du Premier Ministre Firmin Ngrebada, Vladimir Titorenko originaire lui de Moscou n’entendait pas pour autant s’effacer devant Zakharov. Il entendait au contraire s’illustrer dans les médias et avait adopté une dialectique guerrière, bien loin des usages diplomatiques que cultive à l’inverse Zakharov.

Dans une conférence de presse tenue à Bangui le 29 mars 2021, à la veille de l’investiture de Faustin-Archange Touadera, Vladimir Titorenko a non seulement accusé le chef de file de l’opposition centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé, d’être de connivence avec la rébellion de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC); mais aussi le Tchad qui ne jouerait selon pas pas franc jeu avec son voisin centrafricain en ne sécurisant pas sa frontière sud.

Alors que certains voient dans le départ du controversé Vladimir Titorenko un signe d’apaisement dans un contexte d’affrontement larvé entre la France et la Russie en RCA, ce rappel pourrait être interprété comme l’épilogue d’une lutte de pouvoir qui aurait tourné en faveur de Valery Zakharov.

 

Le monde Afrique

La Russie classe les États-Unis et la République tchèque sur une liste de pays «inamicaux»

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 14 mai 2021, 1:25:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Russie a annoncé vendredi 14 mai avoir classé la République tchèque et les États-Unis sur une liste de pays «inamicaux», dans une période de tensions persistantes entre Moscou et les pays occidentaux.

 

 Selon un décret gouvernemental signé jeudi mais publié vendredi sur le portail officiel russe, les deux pays sont déclarés «inamicaux» avec comme conséquence une forte limitation pour la République tchèque et une interdiction totale pour les États-Unis d’employer du personnel russe dans leurs ambassades de Moscou. La signature de ce décret intervient à quelques jours de la première rencontre du secrétaire d’État américain Antony Blinken et du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. L’ambassade américaine avait déjà annoncé cette semaine suspendre l’essentiel de ses services consulaires à cause des sanctions russes, l’ayant forcé à se séparer de l’ensemble de son personnel local et à réduire «sa main-d’œuvre de 75%».

Le président russe Vladimir Poutine avait ordonné fin avril 2021 au ministère des Affaires étrangères d’établir une liste de «pays inamicaux» dans le but de «protéger les intérêts et la sécurité» de la Russie. «Moscou a toujours souligné sa volonté de dialogue», a commenté vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l’agence de presse TASS, soulignant que seuls ces deux pays étaient inclus à la liste alors que les médias russes évoquaient une dizaine de pays au total, dont le Royaume-Uni.

Les relations américano-russes n’ont cessé de se dégrader sur fond d’accusations par Washington d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2020, d’espionnage et de cyberattaques. L’administration de Joe Biden a ordonné en avril de nouvelles sanctions contre des entités liées à la Russie, l’expulsion de dix diplomates et une interdiction faite aux banques américaines d’acheter directement de la dette émise par la Russie.

» LIRE AUSSI – Tensions avec Moscou : Prague exclut le russe Rosatom et le vaccin Spoutnik

Parallèlement, plusieurs capitales occidentales, notamment en Europe orientale, ont multiplié ces dernières semaines les expulsions de diplomates russes. Prague a pris la tête de ce mouvement, après que le gouvernent tchèque a accusé les services secrets russes d’avoir fait sauter un dépôt d’armes. Moscou a elle pris des mesures de représailles et expulsé des diplomates des pays concernés.

 

AFP/FIGARO

Alerte info : L’ambassadeur russe à Bangui rappelé à Moscou

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L’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 14 mai 2021, 13:15:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au plus fort de la guerre d’influence qui se joue entre Paris et Moscou, l’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko, en poste depuis janvier 2019, va être rappelé à Moscou.

 

Selon les informations d’Africa Intelligence, l’ambassadeur russe en Centrafrique Vladimir Titorenko va quitter Bangui le 15 mai via le vol Kenya Airways “KQ579” et regagnera la Russie après une escale à Nairobi.

Le rappel du diplomate avait été décidé mi-avril par le cabinet du ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Plusieurs des sorties du diplomate dans la presse et sur les réseaux sociaux ont été jugées “très agressives” par les conseillers du ministre et avait suscité un certain malaise. Vladimir Titorenko avait notamment tenu des propos très durs contre une partie de l’opposition centrafricaine, dont le challenger à l’élection présidentielle Anicet-Georges Dologuélé, mais également contre plusieurs journalistes sur place. A l’inverse, il a toujours affiché un soutien indéfectible au président Faustin-Archange Touadéra, qui lui a assuré une solide popularité dans les cercles du pouvoir banguissois.

Le rappel de Vladimir Titorenko apparaît également en creux comme un message d’apaisement envoyé par Moscou à Paris dans un climat de fortes tensions entre les deux capitales sur le dossier centrafricain (voir notre enquête du 05/05/21). L’ambassadeur avait à plusieurs reprises suscité le mécontentement de la diplomatie française. Un message qui pourrait être double et s’adresser également au Tchad voisin : en mars, le diplomate avait publiquement regretté que le Tchad “ne [puisse] pas ou ne [veuille] pas sécuriser ses zones frontalières”, utilisées comme bases arrière par la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), attisant l’ire du ministère des affaires étrangères tchadien.

Ambassadeur à Bangui depuis janvier 2019, Vladimir Titorenko avait auparavant été en poste à Alger et à Doha.

 

Par Africa Intelligent

La fin du ramadan tourne à l’émeute à Kinshasa (Vidéo)

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RDC : La fin du ramadan tourne à l’émeute à Kinshasa (Vidéo)

Bangui ( République centrafricaine ) – Ce jeudi matin, les musulmans de Kinshasa avaient rendez-vous devant le stade des Martyrs pour célébrer la fin du mois de jeune du ramadan. Les tensions étaient palpables dès le début de la matinée et les échauffourées n’ont pas tarder à exploser dès que les nombreux fidèles se sont retrouvés sur place.

Des affrontements violents ont opposé des groupes de musulmans. La police est intervenue pour tenter de calmer la situation mais elle a été prise à parti. Un policier, au moins, a été tué. Des vidéos circulent qui montrent ce policier mort auquel les manifestants boutent le feu./////////////.

« C’est la première fois que l’on voit de tels événements à Kinshasa, explique un policier de la capitale congolaise, remonté « contre les services de renseignement qui n’ont rien vu venir. Cela démontre clairement l’incompétence des gens qui sont chargés de cette mission. Bon, on pourra toujours dire que cela confirme les propos du président Tshisekedi lors de son passage à Paris, chez Macron sur le fait que la menace djihadiste est bien présente chez nous. » /////////////.

Un sentiment partagé par le commandant de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, qui lui pointe un doigt accusateur en direction du gouverneur de la région de Kinshasa Gentiny Ngobila : « il aurait dû prendre des mesures depuis longtemps. On a lancé des alertes depuis longtemps. On aurait dû anticiper. Maintenant, c’est la police qui est devant un fait. On est obligé de maintenir l’ordre public, avec des moyens de bord »./////////////.

Pour un représentant du mouvement musulman à kinshasa, ce qui vient de se produire « est une honte pour notre communauté. Il s’agit de tensions entre deux tendances musulmanes de Kinshasa qui ne parviennent pas à s’entendre au sein de la Communauté islamique du Congo (COMICO). La toute, toute grosse majorité des musulmans présents au Stade des Martyrs étaient venus pour prier, pour faire la fête pour cette fin de ramadan. Mais des petites minorités agissantes des deux mouvements antagonistes avaient juré qu’ils n’accepteraient pas qu’une des deux factions mène la prière. Les affrontements ont tout de suite explosé. Il n’a même pas été question de prier. C’est une honte pour notre communauté. Nous sommes pacifistes. La mort de ce policier,les images qui circulent sur les réseaux sociaux ne représentent pas les musulmans de Kinshasa ou de la République démocratique du Congo ».

Avec Lalibre.be

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RCA : six personnes tombées dans le filet des 3R au village Ndiba, dans la Nana-Mambéré

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Le conducteur et le véhicule tombée dans le filet des rebelles de 3R le mercredi 12 mai 2021 au village Ndiba. Photo CNCet le conducteur

 

Bouar, République centrafricaine, jeudi, 13 mai 2021, 12:06:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les premiers éléments d’information recueillis auprès des autorités locales, les six personnes kidnappées par les rebelles de 3R seraient parties en mission dans la localité de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-Ouest de la rca.

 

D’après les mêmes sources,  les victimes étaient toutes au nombre de cinq en plus du conducteur. Elles sont tombées mercredi dans le filet des éléments rebelles de 3R au village Ndiba, situé à environ 24 kilomètres de Baboua sur l’axe Bouar  aux environs de 11 heures du matin.

Après de courts échanges,  les six victimes ont été retenues durant six heures avant d’être libérées sain et sauve vers 17 heures par leurs ravisseurs.

D’après l’une des six victimes interrogées par CNC,  les assaillants, identifiés formellement comme des combattants rebelles du mouvement 3R,les ont totalement pillés : ordinateurs, porte-monnaie, téléphones portables, etc..

Selon les autorités locales, les éléments de 3R, qui se transforment ces derniers temps aux coupeurs de route,  multiplient ce dernier temps des attaques contre les automobilistes ainsi que les motocyclistes sur l’axe Bouar Béloko malgré la présence renforcée des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais.

Il y’a lieu de rappeler que les positions des soldats FACA, positionnées dans la ville de Baboua, située à environ 24 kilomètres du village Ndiba, ont été attaquées le samedi 8 mai par les rebelles de 3R. L’offensive des assaillants avait été repoussée, mais les populations, tombées dans la psychose, ont du mal à reprendre leurs activités normalement.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

LA STIGMATISATION LIÉE A LA VIOLENCE SEXUELLE EN RCA

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Vue générale de l’hôpital de Paoua, en RCA, octobre 2020. © Seigneur Yves Wilikoesse/MSF

 

Gwladys NGBANGA-YEMA, conseillère éducatrice de Tongolo

La violence sexuelle engendre de graves conséquences sur la santé mentale des victimes en République centrafricaine (RCA). Ainsi, l’une de ces conséquences est la stigmatisation qui constitue un problème épineux dans notre société à cause du poids socio-culturelle. La stigmatisation affecte le psychisme des survivant-e-s et entraine les éléments suivants :

        • L’exclusion sociale : qui se manifeste par le rejet de la victime dans sa communauté et en général des gens qui sont autour de la personne.
  • L’isolement individuel : en partant du rejet de sa communauté, parfois certaines victimes décident d’arrêter leurs vies parce que le traumatisme est difficile à surmonter. Subséquemment, l’isolement social peut conduire la victime à la dépression et aux pensées suicidaires.
  • Le passage à l’acte : cette étape plonge la victime pour mettre fin à sa vie. Car selon lui/elle c’est la meilleure solution pour palier à son problème.

« Je n’ai plus l’estime de moi, je ne peux pas me marier après cette agression parce que les gens de mon village ne me considèrent pas comme une femme digne de nom ». Ressenti d’une victime adolescente qui a été agressée.

Cette jeune fille est plongée dans une tristesse profonde et un sentiment de désespoir parce qu’elle est devenue l’objet des moqueries de son village. Ceci étant, ses parents sont obligés de déménager pour éviter la stigmatisation.

« Je ne peux plus aller à l’école, ni me promener comme au début parce que les gens ont inventé des chansons en mon nom et me pointent du doigt à cause de l’évènement traumatique que j’ai vécu »».

La douleur de cette jeune fille à un sens culturel car en République centrafricaine, les croyances peuvent constituer un obstacle pour mener leur vie comme elle était avant l’agression. Par exemple dans certaines ethnies, les filles ou les femmes agressées ont perdu leur valeur après l’évènement vécu. De l’autre côté, pour les hommes, ils n’ont plus d’honneur et sont rejetés par la communauté. Ces survivant-e-s se considèrent alors comme des personnes qui n’ont plus de place dans la société.

J’ai rebondi après l’écoute active en disant ceci : « mademoiselle, je te félicite pour ta confiance et ton courage pour me partager ton ressenti et ta souffrance que tu n’as jamais exprimé à personne en dehors de ta famille ».

Pour cette fille, la stigmatisation l’empêche d’avancer dans son projet de vie et elle est bloquée : elle ne va plus à l’école à cause de la honte, elle ne parle à personne, elle ne fait que pleurer constamment… parce que l’aspect social à une influence sur son bien-être. L’agression sexuelle vécue par les survivante-s provoque plusieurs situations de détresse, de souffrance et de changements pour elle et sa famille (changement social, déplacement forcé, la déscolarisation, habitations détruites, perte de biens et de personnes chères). D’où nécessité d’un accompagnement pour l’aider à alléger ces émotions et surmonter cette situation.

A la fin de notre séance, j’ai rassuré la survivante par rapport à sa souffrance et valorisé son courage de m’avoir relaté son vécu malgré sa tristesse. Ainsi je l’ai réconfortée en lui disant que j’étais disponible pour l’aider, que tout ce qu’elle me disait resterait confidentiel et que nous sommes là pour l’écouter de manière bienveillante, la soutenir psychologiquement et la soulager.

Ce faisant, les psychologues et les conseillers psycho-sociaux apportent un soutien émotionnel pendant la prise en charge des victimes de la violence sexuelle afin de reconstruire leurs vies à travers la verbalisation de leurs souffrances (émotions) pendant les différentes séances d’entretiens cliniques.

Même si nous recevons et aidons plusieurs survivant-e-s au sein de notre projet, nous nous posons toujours la question de savoir quel sera le sort de ceux/celles qui ne n’ont pas pu bénéficier d’un suivi psychologique ou d’une écoute bienveillante.

***

MSF a lancé « Tongolo » depuis 2017, un projet de prise en charge médicale et psychologique des survivant-e-s de la violence sexuelle au sein de l’Hôpital Communautaire et dans le centre de santé Bédé Combattant.

Afin de renforcer le volet holistique et de proposer une prise en charge multidisciplinaire des survivante-s qui réponde au mieux à leurs besoins, le centre Tongolo a ouvert le 31 juillet 2020, dans le quartier Batignolles, derrière le parc du cinquantenaire, dans le premier arrondissement.

Plus de 6 000 survivant-e-s de la violence sexuelle ont bénéficié d’une prise en charge médicale, psychologique et psychosociale par les équipes MSF depuis le lancement du projet Tongolo.

Si vous avez été victime de la violence sexuelle, vous n’êtes pas seul-e et vous ne le serez jamais plus. L’équipe Tongolo est là pour vous aider.

Français arrêté en Centrafrique : Paris déplore une « instrumentalisation »

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Français arrêté en Centrafrique : Paris déplore une « instrumentalisation »

Bangui ( République centrafricaine ) – La France a déploré mercredi une « instrumentalisation » de l’arrestation à Bangui d’un Français détenteur, selon les autorités centrafricaines et leur soutien russe, d’un arsenal d’armes de guerre.

Ce ressortissant français, qui avait travaillé dans plusieurs organisations en Centrafrique comme garde du corps, selon des sources humanitaires, a été arrêté lundi en possession d’une « énorme quantité d’armes et de munitions », selon le gouvernement centrafricain et le Russe Valéry Zakharov, conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra./////////////.

« Nous déplorons l’instrumentalisation manifeste de cette arrestation et relevons que les informations personnelles de cette personne ont été immédiatement rendues publiques par le biais de réseaux de désinformation liés à la promotion d’intérêts bien identifiés qui sont habitués à viser la présence et l’action de la France en République centrafricaine », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, sans plus de précisions./////////////.

Une guerre de désinformation contre l’influence française ?/////////////.

Sur des photos partagées sur les réseaux sociaux, un homme apparaît, les mains attachées dans le dos, entouré de policiers sur les marches d’un commissariat de Bangui, avec à ses pieds plusieurs armes de guerre, des munitions et du matériel militaire. Une photo de la page principale de son passeport présumé a aussi circulé avec photo, nom et état civil./////////////.

Depuis 2018, la France voit son influence contestée dans son ancienne colonie par une offensive diplomatique de la Russie, et est régulièrement la cible de campagnes hostiles relayées par des médias locaux./////////////.

En décembre 2020, Facebook avait étayé le scénario d’une guerre de désinformation entre Paris et Moscou en Centrafrique, en supprimant publiquement trois réseaux de « trolls » gérés à partir de la Russie et de la France, dont un ayant des connexions avec l’armée française, tous accusés de mener des opérations d’ingérence en Afrique./////////////.

Un ressortissant français sous protection consulaire/////////////.

Ce ressortissant français, arrêté à son domicile, bénéficie de la protection consulaire de l’ambassade de France, a indiqué le Quai d’Orsay. « Elle exerce sa protection consulaire envers lui comme elle le ferait à l’égard de tout ressortissant français, dans le plein respect de la Convention de Vienne sur les relations consulaires », a relevé la porte-parole./////////////.

« Cette protection vise à s’assurer que la personne dispose d’un accès à un avocat, à un médecin et de ses conditions de détention », a-t-elle indiqué.

Avec L’Ouest France

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RCA : la population de Bria, sous le choc, dénonce à nouveau la libération d’un officier du FPRC Abdel Ambossoro

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L’ex-officier du FPRC à Bria Abdel Amine Ousman alias Abdel Ambossoro

 

Bria, République centrafricaine, jeudi, 13 mai  2021, 03:53:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme faisait partie des combattants du FPRC démobilisés à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Admis au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, l’homme tente de se soustraire et prend la fuite pour retourner à Bria, mais il sera capturé quelques jours plus tard à Sibut et placé en détention provisoire au camp de Roux à Bangui. Transféré à la maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, il a été libéré quelques semaines plus tard.

 

« On ne doit pas promettre la justice aux victimes  dans les médias, en même temps libérer les bourreaux qui sont incarcérés. À quel jeu jouent le Président Faustin Archange Touadera et son gouvernement  ? », s’exclame un habitant de Bria.

Il s’appelle Abdel Amine Ousman alias  Abdel Ambossoro, ex-commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Bénéficiaire du programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) en septembre 2020, le tristement célèbre Abdel Ambossoro a été admis avec ses collègues des groupes armés au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, dans le septième arrondissement.   Profitant de l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à la périphérie de Bangui, l’homme avait pris la fuite  et abandonne sa formation initiale au camp Kassaï, et trouvait refuge au quartier KM5 durant un mois avant de décider de quitter la capitale. Malheureusement pour lui, à son retour, il a été capturé à Sibut, à plus de 180 kilomètres de la capitale Bangui. Ramené et placé en détention provisoire au camp de Roux à Bangui, il avait été transféré à la maison centrale de Ngaragba. Mais après quelques semaines de détention, l’homme a été libéré de la prison et retourne au quartier KM5 depuis quelques jours. Or, à Bria, sa libération a laissé tout le monde de marbre. C’est la colère et la consternation qui dominent.

Pour beaucoup, le chef de l’État est un parfait « roublard ». Il promet la fin de l’impunité, en même temps collabore avec les bourreaux du peuple.

« Si ces malfrats sont en liberté, on pourrait dire qu’ils sont en fuite. Mais là ils étaient arrêtés et placés en détention. Pourquoi les libérer sans procès  ? », s’interroge un instituteur à Bria.

Il y’a lieu de rappeler que tous les éléments des groupes armés interpellés ces derniers temps ont été automatiquement libérés après quelques jours de détention à Ngaragba.

Souvenez-vous, il y a quelques semaines,  l’ex-Comzone du FPRC dédicace, proche de Michel Djotodia, et son ami rebelle Hassan ainsi que  le redoutable Aladji Daoud,  interpellé à Bria par les Mercenaires russes le 25 avril 2021  lors d’un spectaculaire plaquage au sol ordonné par les mercenaires russes et syriens de la société Wagner, ont été tous libérés après être transférés à  Bangui.

« Il ne faut jamais croire à un homme politique quand il promet quelque chose! », s’alarme un c FACA à Bria.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : transfert à Bangui de monsieur Dieudonné Ndomaté, ministre du tourisme, arrêté dans la localité de Bouca

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Les 16 suspects arrêtés le 28 mars au domicile du ministre de la culture, Dieudonné Ndomaté au quartier Galabadja-Sinistré. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 13 mai 2021, 03:45:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le ministre du Tourisme Dieudonné Ndomaté, qui a rejoint  le rang des groupes armés de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a été interpellé au début de cette semaine par les forces de l’ordre dans la localité de Bouca, au centre nord du pays. Ce mercredi 12 mai, il a été transféré à Bangui, et placé en détention à la section des recherches et d’investigation (SRI) de la gendarmerie.

 

Arrivé dans la nuit du mardi à mercredi vers 2 heures du matin à Bangui, l’ex-ministre Dieudonné Ndomaté a été directement placé en détention provisoire à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie. Il devrait être présenté aux médias quelques heures après son arrivée, mais le rendez-vous a été reporté à une date ultérieure à la demande des Russes. On ignore ce qui s’est passé, mais tout porte à croire que l’ancien ministre Dieudonné Ndomaté est actuellement en train d’être auditionné sur son implication dans la crise sécuritaire qui a secoué le pays.

Monsieur Dieudonné Ndomaté, ex-chef milicien Anti-Balaka, représentant le parti de Patrice Édouard Ngaïssona, le PCUD  au sein du gouvernement. L’annonce de son arrestation à Bouca avait suscité de nombreuses réactions au sein de son parti, le centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD). Or, une année plutôt, il avait été accusé par les miliciens Anti-Balaka d’avoir trahi certains de ses collègues miliciens  qui avaient été interpellés à son domicile au quartier Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui, le samedi 28 mars 2020, alors que ces derniers étaient en réunion.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la sous-préfecture de Zangba, Basse-Kotto, les hommes armés occupent les points stratégiques de la ville

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les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Mobaye, République centrafricaine, jeudi, 13 mai 2021, 03:02:25 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les habitants de la sous-préfecture de Zangba, située  sur la rive droite de la rivière Oubangui, dans la Basse-Kotto, sont plongés dans l’inquiétude  ces derniers jours suite à l’arrivée massive des hommes en armes qui occupent tous les points stratégiques de la ville. Certains habitants ont commencé à quitter pour rejoindre la République démocratique du Congo, d’autres dans les villes voisines.

 

Suite à l’arrivée des soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais dans la ville de Mobaye le mardi 4 mai 2021, tous les éléments de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) se sont repliés dans la sous-préfecture de Zangba. Selon diverses sources, plus de 3000 rebelles sont arrivés à Zangba, et ils sont positionnées sur des points stratégiques de la ville.

Depuis la traversée de la rivière Bangui-Ketté,   en passant par la résidence du sous-préfet et du bureau administratif, les ports de l’Oubangui, de marché à bétail  Mboma et croisement Kongbo,  ces éléments sont en position de combat. Le sous-préfet de Zangba, de retour  d’un week-end dans sa juridiction, est obligé de passé par la République démocratique du Congo pour arriver à Mobaye avec un visage d’inquiétude.

D’ores et déjà, certains habitants de Zangba ont déjà trouvé refuge à Kambo et d’autres villages de la République démocratique du Congo. Un autre fait, les éleveurs du campement de Dandji sont pris en otage par des hommes armés fuyant les forces régulières à Mobaye, Alindao et même Kouango.

Selon certaines sources, l’organisation des élections législatives du second tour dans la circonscription de Zangba semble hypothéquée.

 

CNC

RCA : le choix de l’ancien premier ministre Sarandji à la Présidence de l’Assemblée nationale, Touadera a-t-il roulé tout le monde dans la farine ?

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Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 13 mai  2021, 03:58:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Largement contesté dans le milieu politique et diplomatique, Simplice Mathieu Sarandji a été élu le mercredi 05 mai à la tête de l’Assemblée nationale, et ce,  grâce au soutien du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Pourtant, deux jours plutôt, celui-ci avait rassurer ses partenaires qu’il ne pouvait pas porté son choix sur l’ancien premier ministre Sarandji. . Mais que s’est-il passé ?

 

L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji,  élu de Baoro, sous-préfecture de la Nana-Mambéré, avait été élu Président de l’Assemblée nationale le 5 mai dernier avec 69 voix contre 17 pour son challenger Martin Ziguélé, et une voix pour l’opposant Joseph Bendounga. Cependant, plusieurs sources concordantes ont indiqué que bien avant  le  choix unique du candidat de la majorité présidentielle, le nom de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji avait été largement contesté dans le milieu politique et diplomatique.

Alors que certains expriment leur inquiétude, d’autres  ont préféré échanger directement avec le chef de l’État Faustin Archange Touadera sur de possibles conséquences du choix de l’ancien premier ministre Sarandji comme prochain Président de l’Assemblée nationale. Pour les rassurer, le locataire du palais de la renaissance  aurait affirmé à ses interlocuteurs qu’il n’avait pas l’intention de soutenir son ami Simplice Mathieu Sarandji au poste de la présidence de l’Assemblée nationale : « D’ailleurs qu’il n’est pas mon choix », leur disait le chef de l’État.

Mais à la surprise de tous,  le 5 mai, le nom de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji apparaît comme le candidat unique de la majorité présidentielle. Un comportement largement dénoncé dans le milieu politique et diplomatique.

Pour certains, le chef de l’État Faustin Archange Touadera n’est pas un homme de parole. Pour d’autres, il perd totalement sa crédibilité devant la communauté nationale et internationale.

« comment il peut choisir un homme comme Sarandji pour être Président de l’Assemblée nationale ? » s’interroge un diplomate européen en poste à Bangui. D’après lui, le chef de l’État devrait tout faire pour montrer aux yeux du monde que la Centrafrique n’est pas accaparée par un seul groupe des personnes.

« avec l’attribution illégale des permis d’exploitation minière aux Russes, le nouveau bureau de l’Assemblée nationale va probablement accélérer la cadence », ajoute-t-il.

Pour un conseiller du chef de l’État, les personnes qui avaient appelé le chef de l’État jouaient totalement le jeu du premier ministre Firmin Ngrebada.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : la plateforme Galaxy exige l’expulsion de Mankeur Ndiaye de la Minusca et la suspension de la station RFI sur le territoire national

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Manifestation contre la France et la Minusca du mercredi 12 mai 2021. Photo Diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai 2021, 13:08:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après le report de leur manifestation du 6 mai dernier,  les Collectifs 28-29, Galaxy et TalithaKoum Centrafrique, proches du régime, ont organisé ce mercredi 12 mai une marche de protestation contre la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), mais aussi contre la France. À l’issue de leur marche devant le siège de la Minusca à Bangui, les organisateurs ont remis un mémorandum en plusieurs points pour exiger non seulement l’expulsion de monsieur Mankeur Ndiaye, haut représentant du Secrétaire général des nations unies en Centrafrique, mais aussi le départ des casques bleus de la Minusca dans le pays. Et ce n’est pas tout ! Le collectif exige également la suspension de la station RFI sur toute l’étendue du territoire nationale.

 

Ce  mercredi 12 mai, pour les nations unies,  est considéré comme une journée à risque malgré le caractère « pacifique » octroyé à cette  manifestation des collectifs proches du pouvoir.

Ce matin, des centaines des personnes, pour la plupart des élèves des écoles primaires et du lycée, ont manifesté  sur l’avenue des martyrs jusqu’au siège de la Minusca sur l’avenue Barthélemy Boganda à Bangui. La foule en colère scandait des slogans hostiles à la Minusca et la France, mais favorable à la Russie. À l’issue de leur marche, ils ont transmis à la Minusca un mémorandum sur plusieurs points

voici l’intégralité de leur mémorandum ci-dessous :

 

 

MEMORANDUM DE LA PLATE FORME GALAXIE NATIONALE RELATIF AUX
MECONTENETEMENTS DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE
CONTRE LA MINUSCA ET SON REPRESENTANT AINSI QUE LA
STATION RADIO FRANCE INTERNATIONALE (RFI)

 

Les Associations et Organisations Non Gouvernementales et les Groupements membres de la Galaxie Nationale, réunies en ce jour 12 Mai 2021

  • Considérant la grave crise politico sécuritaire que traverse la République Centrafricaine,
  • Considérant que cette crise est née de la volonté manifeste de certains de nos compatriotes en l’occurrence François Bozize Yangouvonda avec son organisation criminelle de la CPC, et des mercenaires soutenus par des puissances étrangères et des pays de la sous-région bien connus qui veulent saper les efforts de redressement national entrepris avec courage et détermination par le Président Faustin Archange TOUADERA,
  • Considérant l’implication de certains hommes politiques centrafricains dans l’alimentation de la crise sécuritaire en l’occurrence la CODE 20 avec ses ténors comme les MECKASSOUA, NGUENDET, TIANGAYE, DOLOGUELE, KAMOUN, ZINGAS et autres qui forment la tête pensante et la branche politique de la CPC, ces mêmes qui instrumentalisent la crise sécuritaire à des fins politiciennes de prise de pouvoir par des moyens non démocratiques y compris par les armes,
  • Considérant le battage médiatique grotesque, truffé de mensonges, orchestré par la Radio France Internationale dans le but visible de ternir l’image de la République Centrafricaine et ses alliés dans la lutte ardue contre les forces du mal en Centrafrique auprès de l’opinion nationale et internationale,
  • Considérant la ferme volonté des Centrafricains de tourner le dos à la vieille recette de prise de pouvoir par la force, volonté clairement manifestée lors des dernières élections présidentielles qui ont porté le Président Faustin Archange TOUADERA à la magistrature suprême de l’Etat dès le premier tour avec un score sans appel de 53,16%,
  • Considérant l’injonction directe de la MINUSCA et son Représentant MANKEUR NDIAYE au gouvernement pour dialoguer avec les groupes armés contre le vœu du peuple centrafricain souverain,
  • Considérant le soutien de la MINUSCA en Armes, munitions de guerre et autres ravitaillements aux groupes Armés,
  • Considérant la pression de certaines puissances coloniales sur les autorités afin de dialoguer aux rebelles,
  • Vu la nécessité de sauvegarder les institutions de la République et de renforcer l’unité nationale autour du Leadership éclairé du Président Faustin Archange TOUADERA,
  • Vu que cette crise artificiellement entretenue est sous-tendue par la seule recherche d’intérêts égoïstes et mesquins notamment le trafic des richesses du sous sol de la RCA par la France, la MINUSCA et les groupes armés,
  • Vu l’urgence de rompre avec l’impunité qui de manière structurelle a inculqué à une certaine classe politique en particulier celle de l’opposition et des groupes armés une culture d’incivisme, un sentiment de se voir tout permis et d’être au- dessus de la loi.
  1. Réitérons notre appel pour que les auteurs, coauteurs et complices des crimes commis par la CPC et ses alliés soient poursuivis, traduits devant les tribunaux et au besoin neutralisés et mis hors d’état de nuire pour payer le prix des crimes dont ils sont responsables contre le peuple centrafricain.
  2. Disons NON au dialogue avec des criminels qui ont le sang innocent des centrafricains sur leur main et marquons notre détermination à nous opposer par tous les moyens à un tel dialogue.
  3. Appelons les populations à rester mobilisées et à accroitre de vigilance pour parer à toute tentative de déstabilisation des institutions républicaines d’où qu’elle provienne et à protéger notre jeune démocratie contre les vampires sanguinaires et les ennemis de la démocratie qui veulent semer le chaos en Centrafrique.
  4. Exigeons le départ sans condition de Monsieur MANKEUR NDIAYE et des forces de la MINUSCA du territoire centrafricain pour haute trahison de la charte des Nations Unies, immixtion dans les affaires internes centrafricaines et pour leur collaboration directe avec les groupes armés.
  5. Demandons instamment au Conseil de Sécurité des Nations Unies de lever l’embargo sur les armes pour permettre à l’Etat Centrafricain de mener à bien le combat pour la libération nationale.
  6. Exigeons du Gouvernement de prendre en compte la teneur du présent mémorandum afin de déclarer persona non grata et de faire partir sans délai Monsieur MANKEUR NDIAYE et les forces de la MINUSCA du territoire National.
  7. Exigeons la suspension de la station néocoloniale RFI sur toute l’étendue du territoire nationale de la RCA.
  8. Exigeons la révision de tous les accords coloniaux passés avec la France ainsi que le départ des forces françaises basées à l’aéroport Bangui M’Poko.
  9. Nous réservons le droit de mener des actions de grandes envergures (soulèvement populaire et autres) contre la MINUSCA et la France pour faire entendre la voix de la Centrafrique profonde.

Fait à Bangui, le 12 Mai 2021
La Coordination de la Plateforme Galaxie Nationale

Ampliations :

  • Présidence de la République
  • Assemblée Nationale
  • Primature
  • INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE
  • Chancelleries
  • Union Européenne
  • Union Africaine
  • CEEAC
  • CEMAC
  • MINUSCA
  • CHRONO

 

RCA : présence des rebelles signalée au village Grevaï, les habitants, paniqués,  sont en fuite vers Kaga-Bandoro

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai 2021, 08:50:04 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les civils terrorisés par la présence des groupes armés fuient depuis quelques jours le village Grevaï, situé au sud-Est de la ville de Kaga-Bandoro, sur l’axe Dékoua, dans la préfecture de Nana-Gribizi.

 

Les déplacés du village Grevaï qui sont arrivés en masse depuis quelques jours à Kaga-Bandoro sont estimés à 1800.  Elles ont trouvé refuge à l’école Gbakoto au quartier Sérébanda, à la sortie est  de la ville.

« J’ai enregistré 1801 personnes qui sont présentement sur le site de l’école Gbakoto. Malgré tout ça il y’a encore d’autres personnes qui sont en route pour venir. Pour l’heure, dans le camp, pas de natte, pas de moustiquaires. Les déplacés dorment sur le sol sans rien. Dans la nuit les moustiques piquent les déplacés qui sont exposés à  la maladie du paludisme,  la diarrhée et autres. Même les conditions de nourriture vraiment c’est très lamentable », a déclaré un déplacé du village Grevaï qui se trouve actuellement dans le camp.

Fuyant les exactions des groupes armés dans leur village Grevaï, ces déplacés vivent le calvaire sur leur site. Une des autorités locales, présentes parmi les déplacés dans le camp demande l’intervention des soldats FACA en urgence avant toute aide humanitaire.

« Nous demandons au gouvernement de créer une base des soldats FACA l’abus chez nous pour que nous puissions retourner avec toute notre population à Grevaï afin de cultiver nos champs. Mais nous restons ici oisifs, tous les enfants tombent malades. Ils souffrent de diarrhée, du paludisme et de faim. Nous demandons au gouvernement de nous venir vite en aide en nous fournissons des nattes,   des moustiquaires et de la nourriture pour que les enfants aient de quoi à manger. Il y’a des femmes enceintes, nous avons besoin du médicament ».

Malgré ces conditions déplorables sur le site, les habitants de Grevaï continuent d’affluer à Kaga-Bandoro.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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RCA : la coalition rebelle de l’ancien Président François Bozizé menace de reprendre les hostilités

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/francois-Bozize-avec-des-rebelles-de-la-seleka-format-interieur-de-larticle-339×450.jpg” alt=”françois Bozizé avec des rebelles de la seleka format intérieur de l’article” width=”339″ height=”450″ />
L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai  2021, 03:44:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La coalition des patriotes pour le changement (CPC), dans un communiqué de presse publié ce mardi 11 mai 2021, a annoncé son intention de reprendre les hostilités sans délai contre le Président Faustin Archange Touadera et son gouvernement.

 

Dans un communiqué publié mardi, le mouvement rebelle a déclaré la suspension des négociations avec le gouvernement et une avancée militaire vers la capitale Bangui. Elle a également évoqué sa volonté de voir le parlement dissous et la formation d’un “gouvernement national de sauvetage”, selon ses termes.

L’ancien président centrafricain François Bozizé serait l’instigateur de cette nouvelle alliance rebelle, créée en décembre 2020 pour lancer des offensives contre le gouvernement centrafricain dans le contexte de l’élection présidentielle.

Depuis janvier, la contre-offensive de l’armée centrafricaine appuyée par les forces alliées russes et rwandaises, a permis de reprendre plusieurs villes occupées par les groupes rebelles coalisés.

  1. Bozizé a fait l’objet de poursuites judiciaire pour son implication dans la rébellion. Plusieurs témoins ont confirmé sa présence dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), ainsi que sur le territoire tchadien où il se serait fréquemment rendu.

 

  1. Y. Ibrahim et Prisca Vickos, avec Xinhua

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RCA : une nouvelle altercation entre les requins de la garde présidentielle et les policiers, deux blessés graves

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Poste de police du croisement Miskine Benzi. Photo CNC / Fortuné Boberang

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai  2021, 03:33:37 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’altercation entre les requins de la garde présidentielle et les éléments de la police nationale est survenue une nouvelle fois en un mois dans la nuit du mardi à mercredi 12 mai peu – après le coup de signal du couvre-feu de 20 heures. Deux policiers ont été grièvement blessés, et leur poste a également été saccagé.  

 

Selon notre équipe qui a pu assister à la scène, ce mardi vers 20 heures, quelques minutes seulement après l’entrée en vigueur du couvre-feu dans la capitale, les éléments de la police, en poste au croisement Sica-Benz-vi, ont mis la main sur une moto mal stationnée sur la chaussée et la ramener au poste.

Pendant ce temps, le propriétaire de la moto, un élément de la garde présidentielle, sans dire un mot aux policiers, faisait appel téléphonique à ses collègues d’armes de la garde présidentielle. Quelques minutes plus tard, un véhicule 4×4 BJ80, rempli des hommes lourdement armés, est arrivé au poste de police Sica-Benz-Vi. Comme ils ont fait le mois dernier, les policiers en poste ont été littéralement agressés par ces éléments de la garde présidentielle.

Et ce n’est pas tout! Avant de quitter le lieu, les requins ont pris le soin de fouiller chaque policier à la méthode russe : leur téléphone, c ont été confisqués par les requins.

Les gendarmes ont également été appelés sur le lieu. Les deux policiers grièvement blessés ont été évacués à l’hôpital communautaire, et une enquête a été ouverte par la gendarmerie.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : une marche contre la Minusca et la France qui avait été programmée pour jeudi 6 mai, est reportée pour ce mercredi 12 mai

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Marche du soutien à la Russie, le samedi 9 mai 2021 à Bangui. Photo Diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai 2021, 03:59:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les affiches et les banderoles imprimées, les associations des élèves et Étudiants convoquées, une centaine des mototaxis invités, les éléments de la garde présidentielle positionnés, la journée du mercredi 12 mai est une nouvelle fois classée noire en République centrafricaine par les nations unies. En cause, des collectifs des jeunes du parti au pouvoir, le MCU, et proche de la Russie, ont reporté pour ce mercredi 12 mai une marche de protestation contre la Minusca et la France.

 

Selon les organisateurs, la marche du jeudi vise avant tout à dénoncer les accusations portées par la Minusca contre « les forces de défense et de sécurité nationale, des mercenaires russes à travers des allégations d’exécution extrajudiciaire, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestation et détention arbitraires, menace à l’intégrité physique, menace de mort, etc. ».

D’après un proche du chef de l’État, la démarche de la Minusca est claire. C’est un complot orchestré par des puissances invisibles contre la République centrafricaine.

« Nous savons que la Minusca joue le jeu de certaines puissance comme la France, les États-Unis pour déstabiliser le pays. Ils ne veulent pas qu’on touche aux rebelles », ajoute-t-il.

Pour la France, les organisateurs font allusion au reportage publié le 3 mai par la radio France internationale (RFI) intitulée : « en Centrafrique, des victimes des exactions russes brisent la loi du silence ». Pour eux, c’est encore un complot de la France contre la RCA.  D’après eux, toutes les victimes évoquées dans le reportage de RFI sont imaginaires et n’existent pas réellement.

Selon nos informations, lors de la marche de ce mercredi 12 mai, une centaine des éléments de la garde présidentielle, habillée en civils seront déployés parmi les manifestants. L’objectif, attaqué les véhicules des nations unies qui seront de passage dans la capitale.

Rappelons que les exactions des mercenaires russes et syriens contre les civils en Centrafrique sont largement tolérées et couvertes par le gouvernement centrafricain. Selon plusieurs observateurs, l’enquête que la justice centrafricaine entend mener sur les allégations de ces crimes est juste une poudre à l’œil. Rien ne sera fait en ce sens.

Pour cette raison, la journée du mercredi 12 mai est classée fériée. Pas de travail, et aucun véhicule des nations-unies ne circulent à Bangui.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : les populations du village Gbogbo, exaspérées par les exactions des rebelles du CPC, appellent le gouvernement à l’aide

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/DSCN0028-450×338.jpg” alt=”Village Gbogbo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
Village Gbogbo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai  2021, 03:27:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la reprise de la ville de Bria, Yalinga et de Zako par les éléments de l’armée nationale, appuyés par leurs alliés russes, syriens et rwandais, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), en fuite, se sont retranchés dans des villages environnants. Plusieurs exactions ont été commises sur les populations. Au village Gbogbo, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga, les habitants, pris en otages par les rebelles, appellent à l’aide le gouvernement.

 

« Ils sont venus en masse depuis la ville de Zako, mais aussi  de Bria, d’autres de Yalinga. Ils commettent de nombreuses exactions sur les populations. Pour un rien, ils te brutalisent, te violentent. Si tu n’as pas de chance, ça pourrait finir pour toi. De nombreux habitants ont dû quitter le village, mais d’autres ont été rattrapés et ramenés avec une amende à payer à la clé. Maintenant, les gens préfèrent s’enfuir la nuit pour Yalinga ou Bria », raconte un habitant du village Gbogbo interrogé par CNC.

Ces allégations, confirmées par un habitant de la sous-préfecture de Yalinga, font état  des nombreux cas de pillage et d’agression envers les populations. Selon lui, de nombreux déplacés des villages environnants ont raconté que les rebelles de la  CPC disaient qu’ils ne sont plus comme avant pour traiter les gens en dignité.

« Avant, nous étions des leaders. Mais le gouvernement nous pourchasse pour nous tuer. Maintenant, on fait comme les Mercenaires russes et les soldats FACA qui maltraitent les gens dans des villes sous leur contrôle », a-t-il précisé, rapportant les propos des éléments de la CPC.

Un déplacé du village Gbogbo que nous avons rencontré à Bria témoigne  la même chose.  D’après lui, le général Mahamat Sallé de la  CPC, qui était Comzone de Zako, serait actuellement en tête de ces rebelles qui sévissent au village Gbogbo.

Il y’a lieu de rappelé que l’autoproclamé général Mahamat Sallé, Comzone  du FPRC à Zako, était l’homme qui avait contrôlé la ville de Bangassou le mois de janvier dernier avant d’être chassé avec ses éléments dans la ville par les Casques bleus rwandais de la Minusca.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

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RCA : l’ambassadrice de Centrafrique en Côte d’Ivoire, Madame Honorine Lydie Magba, limogée de ses fonctions, fait adieu au Président Ouattara

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Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’Ambassadrice de la RCA auprès de la République de Côte d’Ivoir lors de la cérémonie de présentation de sa lettre de créance au Président ivoirien Alassane Dramane OUATTARA le 14 novembre 2019. Copyrightprsident ivoirienne

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 12 mai  2021, 03:35:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le mardi 11 mai 2021, en Côte d’Ivoire, l’ambassadrice de la République centrafricaine, madame Honorine Lydie Magba, en fin de mission en Côte d’Ivoire, a fait ses adieux au président ivoirien, Alassane Ouattara, lors d’une audience au Palais présidentiel d’Abidjan Plateau.

 

Face à la presse au terme de cette audience d’au revoir, la diplomate centrafricaine a relevé l’excellence des relations entre Abidjan et Bangui. Une coopération appelée à se renforcer grâce à l’action conjuguée de gouvernement des deux pays.

« Ma mission s’achève en République de Côte d’Ivoire, je garde un bon souvenir. Je tiens à remercier Son Excellence Alassane Ouattara, son agréable épouse et toute la Côte d’Ivoire pour l’accueil qui m’a été réservé, dès mon arrivée en Côte d’Ivoire », a déclaré à la presse ivoirienne madame Magba.

La diplomate centrafricaine a jugé précieuse l’expérience acquise en Côte d’Ivoire, notamment en matière de gestion de sortie de crise dans son pays.

« Je pense mettre en place cette expérience pour l’intérêt de la République Centrafrique. La Côte d’Ivoire est un exemple de sortie de crise pour la République centrafricaine », a-t-elle dit.

Rappelons que madame Honorine Flore Lydie Magba avait présenté ses lettres de créance le  jeudi 14 novembre 2019 au président de la République de Côte d’Ivoire. Mais durant ses fonctions en Côte d’Ivoire, elle avait rencontré des sérieux difficultés sur le plan administratif.

Le 17 juillet 2020, Suite aux propos tenus par la ministre des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, madame Sylvie Baïpo Temon sur les ondes de la radio Ndékèluka le 08 juillet 2020, auxquels elle avait discrédité au passage Madame Honorine-Flore Sylvie MAGBA, l’ambassadrice de la RCA auprès de la République de la Côte d’Ivoire sur la gestion financière des loyers de son Ambassade, celle-ci l’avait répondu sèchement.

Lire aussi : RCA : Madame Honorine  Lydie MAGBA  , l’ambassadrice de la RCA en Côte d’Ivoire répond au ministre centrafricain des Affaires étrangères, madame  Sylvie Baïpo Temon.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : LE DEPUTE DE BOALI FIRMIN NGREBADA DEFIE LE CHEF DE L’ETAT TOUADERA ET BLOQUE LE PAYS EN S’ACCROCHANT A LA PRIMATURE

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le premier ministre firmin ngrebada à bangui le 18 avril 2020 par la primature de la république centrafricaine

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai 2021, 10:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon l’enquête de CNC, les centrafricains sont impatients par rapport à la mise en place d’un nouveau gouvernement suite à la réélection et l’investiture le 30 mars dernier du Président Faustin Archange TOUADERA. L’opinion est indignée du fait que 45 jours après l’investiture présidentielle, Firmin Ngrebada n’a toujours pas démissionné de la Primature, et le Président que  les centrafricains ont réélu ne prenne pas la décision de démettre son Premier Ministre.

 

Plusieurs sources indiquent à CNC que Firmin Ngrebada s’accrocherait à son poste et n’entend pas aller occuper son siège de député de Boali. Ngrebada fait comprendre à ses visiteurs du soir qu’il ne bougera pas de la Primature car il a le soutien de ses amis russes wagner qui sont en rca grâce à lui.

Plusieurs ministres expriment depuis deux semaines leur malaise dans ce gouvernement. Certains confient dans divers milieux que Ngrebada aurait tenté de tenir des conseils de cabinet et conseils des ministres mais que le Chef de l’Etat l’aurait instruit de surseoir à ces séances. Dans les départements, beaucoup de ministres ne viennent plus au bureau ou font un petit tour avant de disparaître ; les parapheurs sont presque vides. L’administration publique est bien paralysée car les ministres étant souvent absents, beaucoup de directeurs, chefs de service et autres agents ne travaillent plus normalement. Pendant ce temps, Ngrebada nargue les centrafricains en faisant des publications sur sa page personnelle comme pour dire qu’il travaille.

Dans les quartiers et les débits de boisson, dans les milieux politique et intellectuel, ca parle très négativement de l’attitude de Ngrebada qui s’accroche à son poste comme s’il était détenteur d’un contrat de 5 ans à Petroca.

On pensait qu’après l’installation des députés et la mise en place du bureau de l’assemblée nationale ngrabada devait démissionner automatiquement pour que le Chef de l’Etat exerce son pouvoir de nommer un nouveau PM pour lancer les chantiers de son second mandat… 45 jours sont passés et toujours rien…

Une bonne partie de l’opinion centrafricaine ne comprend pas la logique du Président réélu qui conserve son ancien gouvernement alors qu’il a officialisé sa nouvelle vision politique le 30 mars dernier dans son discours d’investiture. Même l’assemblée nationale a été renouvelée et seul l’appareil de l’exécutif demeure ancien alors qu’il faut un nouveau PM, un nouveau Gouvernement pour concrétiser la nouvelle vision politique du Chef de l’Etat.

 

Wait and see…

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : Dieudonné Ndomaté, ministre et ex-chef Anti-Balaka, serait arrêté

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai 2021, 10:54:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le procureur général près de la cour d’appel de Bangui, le ministre Dieudonné Ndomaté, ministre du tourisme, et ex-chef milicien Anti-Balaka serait tombé dans le filet des forces de l’ordre dans la ville de Bouca, située à environ 288 kilomètres au nord de Bangui, dans la préfecture de l’ouham.

 

Monsieur Dieudonné Ndomaté, ex-chef milicien Anti-Balaka, représentant le parti de Patrice Edouard Ngaïssona, le PCUD  au sein du gouvernement, a été arrêté par les force de l’ordre dans la localité de Bouca, selon le Procureur général Éric Didier Tambo. D’après lui, monsieur Dieudonné Ndomaté est actuellement en train d’être auditionnée aux fins de la manifestation de la vérité sur leur implication dans la crise sécuritaire qui a secoué la Centrafrique.

Pour les militants du parti PCUD, ils se disent surpris d’apprendre que monsieur Ndomaté, qui est toujours membre du gouvernement, et ministre du tourisme, a été interpellé.

Rappelons que le samedi 28 mars 2020, une colonne des véhicules militaires des forces armées centrafricaines (FACA), et un pick-up de la police centrafricaine, rempli des hommes en tenue lourdement armés, étaient intervenus au domicile du ministre de la Culture, l’ex-chef Anti-Balaka  Dieudonné Ndomaté. Une dizaine des personnes, tous des ex-chefs miliciens Anti-Balaka,  ont été arrêtées, et le ministre, présent lors de l’intervention des forces de l’ordre à son domicile, a été sommé de se rendre à la gendarmerie.

Les suspects qui avaient été interpellés sont tous accusés d’avoir fomenté un coup d’État contre le chef de l’État. Mais à la surprise de tous, le Ministre Dieudonné Ndomaté garde son poste toujours au sein du gouvernement jusqu’à l’annonce de son arrestation par le procureur général cette semaine.

On ignore encore les circonstances et la date de son interpellation, mais il n’a plus de choix d’attendre les conclusions de l’enquête pour connaître les charges qui pèsent sur lui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : arrestation à Bangui d’un sujet français détenant un important arsenal de guerre

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Le français Juan Rémy Quignolot, interpellé par la police le 11 mai 2021 pour détention illégale d’armes de guerre. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai  2021, 03:04:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un “très important arsenal” de guerre a été retrouvé ce lundi 10 mai 2021 au domicile de monsieur Juan Rémy Quignolot , un ex-militaire français habitant depuis plusieurs années à Bangui. Ce dernier a été arrêté par la brigade de l’OCRB de la police nationale et présenté aux autorités et aux  médias.

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Eric Didier Tombo, Procureur général de la cour d’appel près du tribunal de grande instance de Bangui, le 11 mai 2021 dans l’enceinte de l’OCRB à Bangui. Photo CNC

Selon le procureur général près de la cour d’appel de Bangui, le suspect se présente à Bangui comme un journaliste  consultant. Or, selon des informations de la police, l’homme  aurait fait partie des anciens formateurs des combattants  de l’ex-coalition Seleka.  C’est au cours d’une perquisition à son domicile  ce lundi 10 mai 2021 vers après midi que la police a saisi un important arsenal de guerre.

« Il s’agit d’une opération de la police. C’est un monsieur qui était suivi par le service de la police. Et aujourd’hui la police a demandé à ce que le parquet puisse ordonner une perquisition à son domicile. Et nous avons ordonné à la police de faire la perquisition. Nous même nous avons assisté à cette perquisition et nous sommes tombés sur des effets militaires, notamment des treillis, des rangers, des armes des munitions et nous sommes aussi tombé sur des billets de banque qui circulent en Afrique de l’Ouest, en République centrafricaine, dollar même de l’euro.  Donc on a eu cette prise-là, il y’a beaucoup d’armes et beaucoup des minutions. Il semble qu’il serait formateur  des FOX, et  qu’il est consultant  et qu’il est aussi journaliste… Des sources policières que nous avons eues, il semble qu’en 2013  il faisait partie des encadreurs de la Seleka… », a déclaré le procureur général près de la cour d’appel de Bangui, le magistrat Éric Didier Tombo à CNC.  

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Les effets militaires réquisitionnés au domicile du français à Bangui, le 11 mai 2021 par les policiers de la brigade de l’OCRB. Photo CNC

À en croire le procureur, c’est le suspect, avec un autre Français,  qui aurait activé et manipuler les extrémistes du KM5

Interrogé par CNC dans les locaux de l’OCRB à Bangui, le français Juan Rémy Quignolot n’a pas souhaité commenté l’affaire. Il ne demande qu’à parler avec son avocat.

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La copie du passeport du français arrêté le 11 mai 2021 à Bangui pour détention d’armes illégale par les policiers de l’OCRB. Photo CNC

Toutefois, un membre de la société civile a toutefois mis en garde l’opinion nationale quant à la manipulation des preuves. Selon lui, avec les Russes, il faut surtout se méfier.

« Je dis ça parce qu’on a déjà vu récemment une telle situation où l’on a manipulé la copine d’un ressortissant français pour cacher à son domicile des munitions de guerre à son absence. Et quelques minutes plus tard, à son retour, il est arrêté par la police, c’est un ex-soldat français, actuellement en prison à Ngaragba. Il faut faire surtout attention », a commenté cet activiste de la société civile à CNC.

Sur les réseaux sociaux, le conseiller russe du chef de l’État, monsieur Valery, Zakharov a publié un message disant :

« Un citoyen étranger a été détenu à Bangui aujourd’hui avec une énorme quantité d’armes et de munitions. Une enquête est en cours et les circonstances sont à clarifier ».

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Non, le lieutenant Yvon Konaté n’a pas été battu à mort

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Le chef milicien Yvon Konaté arrêté par les forces de l’ordre à Bossembélé. Photo CNC 

STOP #ATÉNÉ

 

  • « Le chef des anti-balakas lieutenant Konaté est abbatu ce matin après avoir été bien torturé par les requins(sic) », post Facebook, 16 décembre 2020.
  • Nous nous sommes rendus à la SRI où nous avons constaté de visu que le lieutenant Yvon Konaté était bien vivant.
  • Un responsable de la SRI indique quil a été conduit jeudi 17 décembre à lhôpital pour des soins car il portait de légères traces de coups de crosse.
  • Linformation selon laquelle le lieutenant Konaté a été torturé puis tué par la milice présidentielle est donc fausse.

Un post publié sur Facebook, le 16 décembre 2020, indique que « le chef des anti-balakas lieutenant Konaté est abbatu ce matin après avoir bien torturé par les requins (sic) ». Cette publication fait référence à l’arrestation, la veille, de l’ancien porte-parole des miliciens Anti-Balaka, à Bossembélé par les membres de la garde présidentielle. Dans la soirée, le procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bangui, Didier Eric Tambo, a confirmé l’interpellation et le transfert d’Yvon Konaté à la Section des recherches et d’investigation (SRI) à Bangui.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre équipe s’est rendue à la SRI, le 18 décembre 2020, en fin de matinée, où elle a pu constater de visu qu’Yvon Konaté était bel et bien vivant. L’ancien porte-parole des anti-balaka venait de sortir d’une audience avec le juge d’instruction et s’apprêtait à aller prendre un bain. Portant une barbe, il est apparu souriant, ne semblant montrer aucune inquiétude, mais n’a pas pu répondre à nos questions.

Quelques heures auparavant, nous avions joint, par téléphone, Béranger Igor Lamaka, actuel porte-parole des anti-Balaka qui avait démenti la mort du lieutenant Konaté : « Non, il n’a pas été tué, même s’il a été torturé au moment où il a été capturé. Je lui ai rendu visite ce matin. » Il a ajouté que dans la journée du mercredi 16 décembre, Yvon Konaté avait été transféré à l’hôpital pour bénéficier de soins, avant d’être amené à la SRI.

Cette allégation du porte-parole des anti-balaka apparaît très exagérée si l’on en croit un responsable de la SRI qui indique qu’Yvon Konaté a été conduit jeudi 17 décembre à l’hôpital pour des soins car il portait « de légères traces de coups de crosse ».

Contacté, un magistrat du parquet de Bangui a précisé que « le lieutenant Konaté est attendu au parquet dans les jours qui viennent. La SRI doit d’abord documenter les charges qui pèsent sur lui », sans toutefois s’exprimer sur l’existence d’actes de torture.

Yvon Konaté n’a donc pas été battu à mort. Il a toutefois reçu des coups qui ont nécessité des soins. Il a été présenté au juge d’instruction ce vendredi 18 décembre pour la suite des procédures judiciaires.

RCA : les casques-bleus de la Minusca sont de retour à Bakouma

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Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans le cadre des élections législatives  qui auront lieu dimanche 23 mai prochain, plus de 300 casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) sont déployés depuis dimanche matin à Bakouma où ils procèdent à la sécurisation de cette ville située à 130 km au nord de Bangassou, dans la préfecture de Mbomou.

 

L’arrivée de 300 casques bleus appuyés par des blindés  s’est faite sans incidents et a été précédée de la restauration, par le génie militaire de la MINUSCA, des ponts liant Bakouma au reste de la préfecture. Ces infrastructures avaient été détruites il y a quelques semaines par les groupes armés coalisés, dont l’UPC, empêchant tout accès de véhicules à la ville.

Le déploiement de la Force de la MINUSCA contribuera à la protection de la population et à l’organisation des élections législatives dans cette ville située au sud de la RCA. Bakouma fait partie des localités où la situation sécuritaire avait empêché la tenue des scrutins du 27 décembre et 14 mars.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Mankeur Ndiaye, réaffirme l’engagement de la MINUSCA dans l’exécution de son mandat, notamment l’appui à la protection des populations civiles, la réduction de la présence et la menace des groupes armés et l’extension de l’autorité de l’Etat, en coopération avec le Gouvernement centrafricain conformément à la résolution 2552 du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

RCA : demain, le mercredi 12 mai, aura lieu le procès sur l’affaire de l’interdiction de sortie des opposants Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé  

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 11 mai  2021, 03:13:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 7 mai 2021 vers 14 heures, le greffe du tribunal de grande instance de Bangui avait publié un communiqué sur les antennes de la radio nationale, informant les opposants Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé que l’audience sur leur plainte auprès du tribunal administratif est fixée au 12 mai dans l’affaire de leur interdiction de sortie du territoire national

 

En effet, le mercredi 24 mars 2021, l’opposant Anicet Georges Dologuélé, Président de l’URCA, qui voudrait se rendre en France pour des raisons de santé,  avait été empêché  par la police de l’air et de frontière d’embarquer à bord de l’avion de la compagnie Air France.

Quelques jours plus tard, c’est le tour de l’opposant Martin Ziguélé, Président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) d’être interdit par le gouvernement de quitter le territoire national alors qu’il voudrait se rendre à  Niamey au Niger  afin d’assister à l’investiture du nouveau Président  élu Mohamed Bazoum.

Le gouvernement justifie cette mesure par une action judiciaire en cours les concernant. Ce que contestent les deux opposants. Selon eux, l’État d’urgence n’est pas supérieur à la constitution dans notre pays, et que la liberté d’aller et venir est constitutionnelle, surtout que cette affaire judiciaire ne les vise pas directement.

Et ce n’est pas tout ! Ils décident de saisir le tribunal administratif d’une action contre l’état pour demander l’annulation de la mesure qu’ils considèrent comme illégale et non fondée de leur interdiction de sortie.

 

Ainsi, le tribunal administratif a fixé la date du procès le 12 mai prochain.

Mais ce qui est étonnant dans cette affaire, le tribunal avait procédé à un communiqué radio pour leur annoncer la date du procès. Ce qui est rare et presque du jamais vu. Que se cache-t-il derrière ce jeu ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com