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Exactions des mercenaires russes en Centrafrique, la société Wagner se prépare à manipuler l’opinion

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 18 août 2021, 03:18:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le massacre de Bossangoa, dont le gouvernement avait précipitamment attribué la responsabilité aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), constitue désormais la preuve irréfutable des exactions commises par les mercenaires de la société russe Wagner en Centrafrique. Afin de préparer l’opinion publique nationale à la conclusion du rapport final de la commission d’enquête spéciale, plusieurs dizaines des journalistes des médias proches des intérêts russes ont été déployés dans les villes de province par Wagner afin de mener leur propre « enquête ». C’est ce qu’on appelle la manipulation psychologique de l’opinion publique par un travail sur les techniques de la communication.

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Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Le 21 juillet 2021, deux adolescents étaient venus alerter le bureau local de la Minusca et le préfet de l’Ouham de la mort d’une dizaine des personnes abattues à bout portant par un groupe d’hommes armés identifiés formellement comme des mercenaires de Wagner et les soldats FACA à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, plus précisément au village Bongboto.

Une patrouille de la Minusca, accompagnée du bureau de droits de l’homme de la Minusca et le préfet de l’Ouham sont arrivés sur le lieu du crime. Treize corps sans vie ont été retrouvés dans la foulée et ramenés à Bossangoa. Le soir, les populations ont découvert encore 4 corps, puis deux corps ensuite. Cela fait en tout 19 corps retrouvés sans vie, abattus à bout portant par leurs criminels.

Le lendemain du massacre, le gouvernement pointe du doigt les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’être à l’origine de ce massacre. Tandis qu’à Bossangoa, des sources concordantes parlent des mercenaires de Wagner et les soldats FACA.

La Minusca annonce l’ouverture d’une enquête, de même que l’Assemblée nationale.

Selon nos informations, le gouvernement serait prêt à publier son rapport final sur les allégations des exactions commises par les soldats FACA et leurs alliés russes, incluant le massacre de Bossangoa. Mais comme l’opinion publique savait très bien que les mercenaires russes sont aussi auteurs des nombreuses exactions dans le pays, le gouvernement et la société Wagner souhaitent préparer l’opinion nationale à travers les médias. Ainsi, plusieurs dizaines des journalistes proches des intérêts russes ont été déployés dans les villes de province. D’après des informations recueillies, ces journalistes vont soi-disant « mener leur propre enquête » sur les allégations des crimes commis par les soldats FACA et les mercenaires russes de Wagner. On n’est pas loin d’une dictature à la Soviétique.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : deux personnes tuées à Bozoum par des hommes en arme

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 18 août 2021, 03:42:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon des témoins, les deux victimes seraient des conducteurs des taxis-motos de Bozoum. Ils auraient été tués par les éléments rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Ville de Bozoum, dans l'Ouham-Pendé
Ville de Bozoum, dans l’ouham-Pendé

 

À en croire les témoins, les deux victimes seraient tombées dans le filet des hommes de 3R  alors qu’elles faisaient la navette sur l’axe Bozoum Bossemptélé. Elles ont été capturées et tuées dans la soirée de ce mardi 17 août à une vingtaine de kilomètres de la ville de Bozoum sur l’axe Bossemptélé, plus précisément au village Boyabane, situé à  27 km de Bozoum.

Pour l’heure, un seul corps des deux victimes est arrivé à l’hôpital de district de Bozoum. Le bureau de l’association des conducteurs des taxis-motos de Bozoum n’a pas encore réagi,  mais plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer les conditions sécuritaires très volatiles de la région en proie  à de multiples exactions des groupes armés.

L’incident a fait également deux blessés grave qui sont également transférés à l’hôpital de Bozoum.

Rappelez-vous, il y a quelques semaines, les rebelles de 3R, membres du CPC  se sont repliées en majorité sur des chantiers miniers dans les villages périphérie de Bozoum. Leur présence a fait fuir les populations civiles  vers Bozoum centre. Certains parlent d’agression et de viol des femmes et des jeunes filles par ces rebelles.

Selon la croix – rouge et les autorités locales, ces déplacés vivent dans des conditions déplorables. Ils manquent de tout, même de la nourriture et des médicaments. Elles appellent à l’aide Bangui, mais également certaines ONG nationales ou internationales à leur porter secours.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Cérémonie officielle : mise en garde du protocole d’État à Monsieur Zama Javon Papa

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 18 août 2021, 03:57:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme est connu pour avoir rendu à chaque cérémonie des conditions de travail difficiles au service de protocole d’État. Mais cette fois, les choses ne se passent pas comme d’habitude, et le protocole tenait à le faire savoir, et l’affaire tourne miraculeusement à un bras de fer.

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Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD). Crédit photo : Corbeaunews.

 

Lors de la cérémonie officielle de l’inauguration de Boali 3,un véritable bras de fer s’est opposé Monsieur Zama Javon Papa et le protocole d’État.

En effet, le 11 août 2021,  une cérémonie officielle a eu lieu dans la ville de Boali, dans l’Ombella-Mpoko,  pour achever les travaux d’augmentation de la capacité d’énergie de la Centrafrique.  Le Président Faustin Archange Touadera a assisté à la cérémonie. Mais lors de son arrivée, l’homme attend que le protocole d’État demande ait l’assistance et les invités d’honneur à se mettre debout avant que le chef de l’État arrive à prendre sa place  . À sa grande surprise, c’est le super ZAMA JAVAN PAPA qui a anticipé le protocole d’état pour demander à l’assistance de se tenir debout. Un cafouillage très mal apprécié par le président de la République ainsi que le protocole d’État qui a fini par prouver son mécontentement a, monsieur ZAMA JAVAN, PAPA de ne plus lui rendre la condition de travail difficile. Mais ce dernier faisait savoir au service de protocole qu’il faisait aussi son travail, et donc il est hors de question qu’il ferme sa bouche pour leur faire plaisir.

« Ou c’est moi, ou c’est vous », a averti Monsieur Zama Javon Papa au service de protocole d’État.

Rappelons que Monsieur Zama Javon Papa est l’un des griots officiels du régime. Il fait souvent des animations lors des cérémonies officielles. Or, il en profite de son statut de griot pour faire le travail des protocoles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Ndélé, un homme abattu par des forces de l’ordre

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 18 août 2021, 03:07:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Incarcéré à la brigade de la gendarmerie de Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, un homme a été froidement abattu par les forces de l’ordre  dans des circonstances troubles. Une enquête a été ouverte, mais sa famille demandent des explications.

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le marché central de Ndele. Photo Al Jazeera

 

Selon des informations recueillies, à l’origine, c’était une affaire entre deux amis intimes qui a mal tournée. Durant trois jours, les parents de Monsieur Saïd Ahmed n’ont pas eu de ses nouvelles, ils ont demandé ses traces à son ami Aroun qui conduit désormais la moto du disparu.  L’homme a expliqué que son ami est allé dans un chantier minier. Des arguments qui ne convainquent pas les parents du disparu.  Ils ont décidé de le conduire à la gendarmerie.

Le présumé agresseur de Monsieur Saïd a été placé en garde à vue à la gendarmerie  de Ndélé pour nécessité d’enquête. Mais dimanche soir, pendant qu’il est en détention, le suspect aurait tenté d’arracher  de la main de gendarme son arme. Selon les témoignages,  un autre gendarme a dégainé sa kalachnikov pour l’abattre.

Entre temps, les parents du disparu,  dans leur recherche, ont retrouvé lundi  le cœur du disparu dans la brousse non loin de la ville. Pour le moment, une enquête est ouverte pour faire la lumière sur ce double drame.

 

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Top des événements sportifs qui ont été financés par des organismes de jeux d’argent

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Avec les paris sportifs et les jeux de casinos en ligne payants qui ont le vent en poupe ces dernières années, les organismes de jeux d’argent maximisent leur visibilité pour se faire connaître. Pour cela, il n’y a rien de tel que le sponsoring d’évènements sportifs pour être sur le devant de la scène. Le sport qui connait le plus de partenariat avec ce type d’institution est le foot. Découvrez-le par vous-même.

Ligue 1

La Ligue 1 et les sites de paris sportifs connaissent une véritable histoire d’amour. À titre d’exemple, Betclic devient le partenaire officiel de la Ligue 1 et de la Ligue 2 de 2020 à 2023, succédant à FDJ ParionsSport, un autre organisme de jeux d’argent, de 2009 à 2018.

Bien au-delà de l’évènement en question, les sites de paris sportifs et les jeux de casinos en ligne payant établissent des partenariats officiels de nombreux clubs de Ligue 1. Unibet pour le PSG, PMU pour le RC Lens, Winamax pour le RC Strasbourg et le LOSC, ou encore ParionsSport pour l’OL et l’OM sont des exemples illustrant parfaitement la forte présence de ces organismes à travers la Ligue 1

Coupe de France

La coupe de France est également un évènement sportif qui jouit du sponsoring d’un organisme de paris sportifs. Au moins, si vous ne savez pas comment avoir de la chance aux jeux, vous pouvez toujours apprécier un bon match de la coupe de France parrainé par des sites de paris sportifs.

C’est la célèbre plateforme PMU qui partage ce statut avec le Crédit Agricole, et son logo peut être régulièrement visible sur le maillot des équipes participant à ce tournoi. Concernant cette attribution du logo des sponsors, les deux alternent entre les équipes visiteuses et celles qui reçoivent.

Premier League

Enfin, un autre grand championnat national, la Première League anglaise, est sponsorisé par un puissant organisme de jeux d’argent. Il s’agit de Sky Bet. Le contrat a débuté en 2016 pour ne s’achever qu’en 2024.

SkyBet est un important site de paris sportifs anglais qui englobe une grande diversité de sports, aussi bien les sports d’équipe que les différentes courses cyclistes ou automobiles, sans oublier l’e-Sport. Le site propose également des jeux de live casino. Par contre, aucun jeu de casino en ligne classique comme les machines à sous développées par Netent Software ou Microgaming ne sont disponibles.

Conclusion

Les sites de paris sportifs sont très présents dans les évènements sportifs, notamment le football. Cela démontre à quel point cette discipline est appréciée des parieurs en ligne.

 

 

 

Au moins 37 civils tués lors d’un nouveau massacre au Niger

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Au moins 37 civils tués lors d’un nouveau massacre au Niger

Bangui ( République centrafricaine ) – Un nouveau massacre de civils a été perpétré dans l’ouest du Niger proche du Mali par des jihadistes présumés, tuant au moins 37 personnes, ce qui porte à plus de 450 le nombre de morts dans cette région depuis le début de l’année.

Cette tuerie, commise lundi-après-midi, a touché le village de Darey-Daye, déjà visé en mars et situé dans la région de Tillabéri, dans la zone dite des “trois frontières” entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, théatre de violences jihadistes régulières.”L’attaque a lieu à Darey-Daye vers 15h00 (14h00 GMT)” lundi “par des hommes armés venus à moto” qui ont tiré “sur des gens en train de cultiver leurs champs”, a déclaré à l’AFP un élu local en précisant que “le bilan est lourd: il y a eu 37 morts dont quatre femmes et treize mineurs”. Quatre femmes ont également été blessées, a-t-il dit.Un journaliste de la région a confirmé cette attaque qu’il a décrite “comme très sanglante”. “Ils ont trouvé les victimes dans leur champs et ils ont tiré sur tout ce qui bougeait”, a-t-il affirmé.Le village visé est situé à 40 km à l’est de la ville de Banibangou, chef-lieu du département du même nom.Le 15 mars, des jihadistes présumés avaient massacré 66 personnes au total lors d’attaques contre Darey-Daye et contre des véhicules qui rentraient du grand marché hebdomadaire de Banibangou.Depuis le début de l’année, des jihadistes présumés multiplient les assauts sanglants contre des civils dans le département de Banibangou, une zone enclavée dans le nord-est de la région de Tillabéri.Cette région est depuis plusieurs années le théatre d’actions sanglantes de groupes jihadistes liés à Al Qaïda et à l’Etat islamique (EI) commises contre des civils et des militaires.Depuis le début de la saison des pluies en juin, les attaques visent surtout des civils travaillant dans les champs.Le 9 août, “des individus armés” avaient attaqué “des populations travaillant dans un champs” du village de Falanzandan, dans le même département de Banibangou, tuant 15 personnes et en blessant deux autres, selon le ministère nigérien de l’Intérieur.”Guerre contre la population”Le 25 juillet, 14 civils avaient été tués dans le village de Wiyé, et trois jours plus tard, le 28 juillet, 19 personnes avaient été massacrées dans le village de Dèye Koukou, toujours dans ce département de Banibangou, selon les autorités.Comme lors de l’attaque de lundi, les assaillants étaient venus à moto et certaines victimes avaient été froidement abattues, selon des témoins.Human Rights Watch (HRW) avait estimé la semaine dernière à plus de 420 le nombre de civils tués depuis le début de l’année dans l’ouest du Niger dans des attaques menées par des groupes jihadistes, qui ont également contraint des dizaines de milliers de personnes à fuir de chez eux.”Des groupes islamistes armés semblent mener une guerre contre la population civile dans l’ouest du Niger. Ils ont tué, pillé et brûlé, semant dans leur sillage mort et destruction et brisant des vies”, selon Corinne Dufka, directrice chargée du Sahel à HRW.Parmi les victimes, on compte des chefs de village, des imams, des handicapés et de nombreux enfants, dont “certains ont été exécutés après avoir été arrachés des bras de leurs parents”, relevait l’ONG.Selon des bilans officiels, 307 civils ont été massacrés entre janvier et mars dans l’ouest du Niger: 100 en janvier à Tchoma Bangou et Zaroumadereye, 66 dans les attaques du 15 mars, et 141 le 21 mars dans des localités, hameaux et campements de la région de Tahoua, également proche du Mali.Les régions de Tillabéri et Tahoua demeurent instables malgré d’importants efforts pour tenter de les sécuriser.Dans le sud-est, le Niger doit également faire face aux atrocités des jihadistes nigérians de Boko Haram et de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap).

Avec AFP/VOA

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Regain de tensions entre le Maroc et l’Algérie

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Regain de tensions entre le Maroc et l’Algérie

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Maroc soupçonne l’Algérie de liens avec l’Iran. L’Algérie soutient toujours le Sahara occidental contre Rabat… analyse d’une rivalité entre Etats.

La tension monte entre le Maroc et l’Algérie. Les dernières déclarations du ministre marocain des Affaires étrangères, exprimées à l’occasion de la visite de son homologue israélien, ont été mal perçues à Alger. Rabat et Tel-Aviv accusent en effet l’Algérie de former un axe avec l’Iran et se disent inquiets de cette nouvelle alliance.L’Algérie n’a pas répondu officiellement mais elle refuse toujours de changer de position sur la question du Sahara occidental. C’est cette question essentielle qui est au cœur de la brouille entre Alger et Rabat. Pour comprendre la crise entre l’Algérie et le Maroc, il faut remonter une dizaine d’années en arrière. Le professeur en sciences politiques Yahia Zoubir rappelle qu’à l’époque, “le président Bouteflika avait déclaré qu’il n’y aurait jamais de casus belli entre les deux pays. Une affirmation qui a été traduite par la partie marocaine comme un abandon de la cause sahraouie par l’Algérie”.Mais en 2019, la diplomatie algérienne remet, après la chute de Bouteflika, le dossier du Sahara occidental sur la table.La tension devient alors une crise majeure et le Maroc se lance dans une offensive diplomatique, tentant de faire un amalgame entre le Sahara occidental et la Kabylie.Mustapha Haddam, analyste, constate : “Quand on voit toute l’énergie mise par le Maroc dans le soutien d’un mouvement séparatiste comme le Mak (mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, ndlr) en le finançant et en plaidant sa cause sur le plan international, il devient évident que le Maroc lance une attaque directe contre l’Algérie.”Ambiguïté des Etats-UnisPour Mustapha Haddam, le Maroc cherche à déstabiliser le front intérieur algérien. Le professeur Yahia Zoubir soutient ce point de vue et affirme que cette offensive a été rendue possible par les nouvelles connexions marocaines et l’ambiguïté des Etats-Unis : “Le Maroc s’est senti fort avec l’établissement de relations avec Israël mais pas uniquement : la position américaine qui, d’un côté, ne reconnait pas officiellement la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et d’un autre, ne remet pas en cause le tweet de l’ancien président Donald Trump sur cette question a revigoré le Maroc face à son voisin.”Entretemps, le Maroc développe un discours de la main tendue. Mais l’Algérie n’y croit pas et maintient ses positions.Elle refuse notamment d’ouvrir sa frontière avec le Maroc et réaffirme sa position sur le dossier du Sahara occidental.La crise s’intensifie mais pour Mustpaha Haddam, cela n’ira pas plus loin. Selon lui, “il ne peut y avoir de guerre entre les deux pays car les grandes puissances ne le permettront pas. Cela déstabiliserait le front sud européen mais aussi toute l’Afrique. C’est extrêmement dangereux.”A Alger, même si on s’est habitué aux crises avec le voisin de l’ouest, plusieurs voix estiment que cette fois, une limite ont étés franchies.

Avec DW français

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Centrafrique : Abdoukarim MECKASSOUA en fuite

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 17 août 2021, 14:35:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Considéré comme le responsable de retour en cachette  en Centrafrique de l’ancien Président François Bozizé sous sanction des Nations unies,  Monsieur Abdoukarim MECKASSOUA, accusé par le pouvoir de Bangui d’être lle créateur de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a été destitué de son poste de député le 12 août dernier par la cour constitutionnelle. Convoqué pour le 16 août par un juge d’instruction, l’homme s’éclipse et arrive en France dans la matinée du lundi dernier. Comment ?

Monsieur Abdoukarim Meckassoua
Monsieur Abdoukarim Meckassoua

 

Selon le journal panafricain jeune Afrique, l’opposant centrafricain a quitté Bangui dans l’après-midi du 15 août, avant la tombée de la nuit. Karim Meckassoua était accompagné par l’un de ses très proches, son neveu et collaborateur de longue date, Chamsou. Les deux hommes se sont embarqués sur le fleuve Oubangui afin de quitter le territoire centrafricain.

Malgré plusieurs publications sur les réseaux sociaux faisant échos de son arrivée à Paris lundi, plusieurs de ses proches ont indiqué à CNC que l’homme serait toujours à son domicile du quartier KM5, et qu’il se préparait  à tenir une conférence de presse mardi à 11 heures au siège de son parti Chemin de l’espérance. Mais à notre surprise, ce mardi à 11 heures, l’homme n’était pas présent, et que le journal panafricain jeune Afrique publie en exclusivité sa fuite vers la France. Incroyable !

Selon ce journal, son avocate, maître Arlette Sombo Dibelé affirme ne pas être au courant de la fuite de son client Abdoukarim MECKASSOUA vers la France.

Désormais Meckassoua en exil en France, Dologuélé en France pour sa santé, et demain ça sera le tour de qui ? La RCA est en train de sombrer, selon plusieurs sources diplomatiques.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Face à Moscou, l’UE veut muscler sa stratégie d’influence

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Alors que l’activisme de la Russie ne cesse de s’étendre sur le continent africain, l’Union européenne réfléchit à développer de nouveaux outils de “contre-influence”.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Si l’influence de Moscou dans les scrutins européens qui se tiendront en 2022 – élections présidentielles en France et Allemagne – suscite d’ores et déjà l’inquiétude à l’Union européenne (UE), elle est également préoccupante en Afrique. Depuis cet été, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) planche ainsi sur des stratégies de “contre-influence” pour lutter contre les campagnes de la Russie en Afrique. Le sujet a été l’objet d’une réunion spécialement dédiée à Bruxelles, le 10 juin, en présence de plusieurs représentants des capitales européennes.

 

Outre la Centrafrique, où la Russie est très active, le Sahel a également été défini comme une zone d’action prioritaire alors que des campagnes hostiles à l’opération française Barkhane, mais aussi à la task force européenne Takuba, se sont multipliées ces derniers mois.

 

Au sein de l’UE, une équipe de 45 personnes est déjà chargée de surveiller l’activisme de la Russie. Dirigée par un diplomate allemand, cette dernière a néanmoins jusqu’à présent concentré ses activités sur les pays d’Europe de l’Est, et particulièrement l’Ukraine. Elle devrait donc dès la rentrée élargir son périmètre d’action aux pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. Un pays constituerait notamment la principale base arrière des campagnes digitales de la Russie dans la sous-région : le Cameroun. Parmi les Etats membres prêts à appuyer les travaux africains de la task force figurent notamment la France, la Belgique ou encore le Portugal.

 

 

La lettre du continent 17/08/2021

La lettre de continent

 

 

 

 

RCA : deux touristes suédois braqués par des policiers à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 août 2021, 03:38:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Habillés en uniforme des forces de l’ordre, et roulaient dans un pick-up estampillé police nationale, les huit suspects   ont agi à visage découvert. Les deux victimes ont finalement quitté la République centrafricaine quelques jours après leur agression, mais avec un très mauvais souvenir du pays de Boganda.

Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui
Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui. Photo CNC

 

Le 7 juillet 2021, deux citoyens suédois, dont l’un était chef de la police de Stockholm, capitale  de la Suède, et l’autre un médecin, étaient arrivés à Bangui pour visiter le pays. Dès leur descente d’avion, ils ont pris un taxi à l’aéroport pour les amener à l’hôtel. Mais au cours de route, les deux touristes ont demandé au taximan de passer par le stade 20 000 places, la cathédrale de Bangui et d’autres lieux touristiques. Ce que le conducteur accepte.

Mais derrière leur véhicule, il y’avait un pick-up de la police qui les suivait depuis plusieurs minutes, et le taximan, de bonne foi,  informe les deux touristes de la présence du véhicule de la police qui vient derrière leur véhicule. Toutefois, il disait aux touristes de rester calmes.   Finalement, ils sont passés par le stade, puis la cathédrale. Mais en arrivant au rond-point  zéro du centre-ville, le pick-up de la police, à son bord, huit policiers en uniforme faisaient un signe d’arrêt au conducteur du taxi de s’arrêter. Ce qu’il a fait immédiatement. Mais à la grande surprise des occupants, ce n’était pas le conducteur qui était visé par cette intervention de la police, mais plutôt les deux touristes suédois. Avec une voix grave,  les policiers demandent aux deux touristes de descendre. Incroyable!

Comme les deux touristes parlent difficilement français, l’un d’eux tente d’expliquer aux policiers qu’ils ne sont que des touristes suédois. Selon leur propre terme, ils font partie du club des voyageurs. Mais le commandant de la police ne veut pas l’entendre. Il les a accusés d’être des mercenaires. Après 30 minutes de discussion, les deux touristes sont conduits au poste de police que CNC se réserve le droit de dénoncer.

Au poste de police, le commandant menace les deux touristes en disant qu’il va les amener aux Russes pour une interrogation musclée s’ils ne lui donnent pas une somme de 350 000 francs CFA. Aussitôt, l’un des touristes présente sa carte d’identité professionnelle de la police suédoise, mais le commandant centrafricain ne veut toujours pas l’entendre. Finalement, les deux touristes lui disaient qu’ils n’ont pas la somme qu’il demande, mais peuvent lui remettre tout ce qu’ils ont dans les poches. Le commandant accepte, et ils ont fouillé leurs poches et lui remettait une somme de plus de 100 euros. C’est ainsi que les deux touristes ont pu gagner leur hôtel quelques minutes plus tard et quitter le pays avec un mauvais souvenir.

Dans notre enquête, nous avons rencontré l’un des deux touristes, qui avait travaillé aussi au parlement européen. Notre interview avec lui sera publiée dans nos prochains articles.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : aussitôt déclaré député, Monsieur Algoni voudrait initier un projet de loi pour dépénaliser l’homosexualité en Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 16 août 2021, 03:00:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interdire la discrimination basée sur l’orientation sexuelle en République centrafricaine,  c’est le nouveau combat de l’honorable Ibrahim Ould  Alhissene Algoni, le nouveau député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui. Même si le combat semble être difficile,  le député, un homosexuel,  affiche un air décontracté. D’après lui, il a un soutien de poids, celui de Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale.

L'arrivée de Monsieur Ibrahim Ould Alhissene AGONI À l'assemblée nationale
L’arrivée de Monsieur Ibrahim Ould Alhissene AGONI À l’assemblée nationale

 

L’homosexualité reste profondément rejetée par la société centrafricaine. Depuis 1960, la République centrafricaine le qualifie d’un « fléau social ». Même l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avant 1993, n’avait pas retiré l’homosexualité de sa liste des maladies mentales. En Afrique, peu des pays ont dépénalisé le rapport sexuel entre les personnes de même sexe. En 2020, l’Assemblée nationale et le Sénat gabonais ont voté la dépénalisation de l’homosexualité dans ce pays d’Afrique centrale et provoquant l’ire d’une partie de l’opinion.

Depuis plusieurs années, avoir un rapport homosexuel est considéré comme une “atteinte aux mœurs” passible de la prison, mais  la loi n’avait toutefois jamais été appliquée dans le pays. Mais pour le député Ibrahim Ould Alhissene Algoni, un homosexuel décontracté, il serait mieux de le dépénaliser  complètement. Ce qui porte atteinte à la liberté des Centrafricains.

« Il faut que Le Parlement centrafricain rétablisse un droit humain fondamental pour ses citoyens », a déclaré le Président des homosexuels de Centrafrique, Monsieur Kome

Rappelons que Monsieur Algoni a été déclaré député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui le 12 août dernier  par la cour constitutionnelle après sa requête en destitution de Monsieur Abdoul Karim Meckassoua déposée auprès de la cour constitutionnelle. Du jamais vu dans le monde. Mais au quartier KM5, c’est la colère et stupéfaction.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Bangui, la tension monte, les forces de l’ordre se renforcent dans la capitale

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 17 août 2021, 03:24:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). On ignore ce regain soudain de tension dans la capitale. Probablement, les agents des renseignements  de la présidence ont à nouveau annoncé des velléités de coup d’État. Des forces de l’ordre se renforcent à Bangui, des véhicules fouillés.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/une-moto-et-des-passants-dans-le-centre-ville-de-Bangui-450×253.png” alt=”Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons” width=”450″ height=”253″ />
À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Ce lundi 16 août, la ville de Bangui se réveille sous tension.  Les forces de défense et de sécurité sont déployées  partout. Tous les carrefours de la capitale sont remplis des policiers. Ils fouillent tous les véhicules.  La ville est en quasi-état de siège.  Des pick-up gorgés   des militaires  sont sur le qui-vive.

 

Un complot déjoué ?

Difficile de le savoir à l’heure actuelle. Mais de nombreuses sources sécuritaires font état de la panique à la présidence de la République suite à la grogne de certains officiers supérieurs de l’armée concernant le dernier décret présidentiel portant nomination à titre exceptionnel des officiers supérieurs de  forces armées centrafricaines (FACA) au grade de général. Selon les mêmes sources, les mécontents auraient indexés le chef de l’État d’avoir favorisé les mêmes têtes toujours alors que celles-ci ne sont que dans leur bureau à Bangui et ne se rendent jamais sur le théâtre de l’opération.

« Ceux qui souffrent ne sont jamais récompensés, mais ceux qui sont toujours dans leur clim à Bangui sont promus à des grades supérieurs au détriment des autres mérités  », s’exclame un officier. Au même moment, une autre source au ministère de la Sécurité publique fait état d’une « attaque imminente » des rebelles dans la capitale grâce au renfort des mercenaires qu’ils auraient reçu au renfort.

En tout cas rien ne va plus en Centrafrique. Le pouvoir de Bangui semble cultiver la peur au sein de la population. Chaque semaine,  les Centrafricains sont informés à travers la radio nationale ou sur les réseaux sociaux qu’un coup d’État serait en préparation ou déjoués par les forces de l’ordre.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : une nouvelle accusation en cours de préparation contre Monsieur Abdoukarim MECKASSOUA

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 17 août 2021, 03:40:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La nouvelle plainte a été déposée par le frère de la victime auprès du tribunal de grande instance de Bangui. Il s’agit d’un prétendu viol sexuel que Monsieur Abdoukarim MECKASSOUA est considéré comme le présumé auteur.

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Monsieur Abdoukarim Meckassoua à son domicile du quartier PK5 en octobre 2019 par cnc

 

L’information a été confirmée par des sources judiciaires à Bangui. Il s’agit de faire embourber l’opposant Abdoukarim MECKASSOUA dans des affaires judiciaires qui pourraient lui nuire politiquement.  Après l’affaire  dite des six mercenaires tchadiens de Monsieur Abdoukarim MECKASSOUA, arrêtés le 04 juillet 2017  puis transférés à la maison d’arrêt de Ngaragba  la même année,  vient l’affaire de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dont était accusé par le pouvoir d’être le fondateur, Abdoukarim MECKASSOUA

vient à nouveau d’être cité dans une autre affaire imaginaire, celle d’un viol d’une fille à Bangui. Ce n’est pas la victime même qui avait déposé plainte, mais son frère. Une convocation serait en cours de rédaction par les enquêteurs que CNC vient d’apprendre via les réseaux sociaux que l’opposant serait arrivé à Paris ce lundi 16 août 2021. Cette nouvelle information n’a pas été confirmée par les membres du bureau politique du chemin de l’espérance dont il est le Président fondateur..  Selon les informations publiées sur les réseaux sociaux, l’homme politique aurait été exfiltré de Bangui via la République démocratique du Congo (RDC). Or, au même moment, le bureau politique du chemin de l’espérance a annoncé que son Président fondateur Abdoukarim MECKASSOUA tiendra une conférence de presse à son siège ce mardi 17 août à 11 heures. L’occasion pour nous de savoir si les informations publiées sur les réseaux sociaux seraient fondées ou non. Mais ce qui est sur, le Président Faustin Archange Touadera est dans la logique de gouverner le pays sans aucune opposition. Créer des fausses accusations contre eux, les juger, et si possible les écarter du territoire afin qu’ils ne participent plus aux compétitions politiques nationales.

Une très mauvaise disposition d’esprit qui pourrait conduire le chef de l’État Touadera sur le chemin des grands dictateurs d’Afrique centrale. Mais l’opposition n’a pas encore dit son dernier mot.

Affaire à suivre….

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : le ministre Arnaud Djoubaye-Abazène  célèbre son troisième mariage religieux à Bangui

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 17 août 2021, 03:57:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si le chef de l’État vous annonce que le pays traverse actuellement une situation financière difficile, cela peut s’apparenter à une dupe des escrocs. Le troisième mariage religieux  de son ministre d’État chargé de la justice  célébré le week-end dernier témoigne le contraire. Ceci explique qu’il faut être ministre dans ce pays pour être riche.

Le ministre d'État Arnaud Djoubaye-Abazène et sa troisième épouse lors de leur mariage le 15 août 2021. Photo CNC
Le ministre d’État Arnaud Djoubaye-Abazène et sa troisième épouse lors de leur mariage le 15 août 2021. Photo CNC

 

Âgée de 27 ans, la troisième épouse de Monsieur Arnaud Djoubaye-Abazène serait vierge avant son mariage avec le ministre, selon sa famille.  Un goût naturel à la vanille que le ministre a pu tester ce dimanche 15 août 2021.

Dans sa nouvelle résidence privée située au centre-ville a été organisée la cérémonie officielle de la présentation  de sa troisième épouse au public. Selon la tradition musulmane,  l’épouse devrait être présentée au public au septième jour. Mais comme le vendredi dernier était un jour férié et que le ministre était occupé, la cérémonie de présentation de sa troisième épouse a été repoussée à dimanche vers 14 heures. C’était  en présence de toute la famille et des proches amis. C’est ce qu’on appelle à l’islam le walîmah. Mais pour le ministre Arnaud Djoubaye Abazène, c’est une occasion de présenter sa richesse au public. Sur place, on peut estimer à 20 millions la somme en espèce arrosée sur l’épouse ce jour. Incroyable! En plus, une cérémonie a aussi été organisée à l’hôtel Ledger de Bangui.  Un lieu où coule à flots le champagne.

Selon l’un de nos journalistes qui a pu assister discrètement à la cérémonie, le mariage du ministre Abazène serait excessivement bling – bling que celui de son grand frère Michel Djotodia, l’ancien Président de la transition marié l’année dernière avec une fille de 21 ans.

Selon un adage populaire, des biens mal acquis ne profitent jamais. Affaire à suivre…

Le ministre d'État Arnaud Djoubaye-Abazène et sa troisième épouse lors de leur mariage le 15 août 2021. Photo CNC
Le ministre d’État Arnaud Djoubaye-Abazène et sa troisième épouse lors de leur mariage le 15 août 2021. Photo CNC

 

Par Gisèle MOLOMA

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Une journaliste de la BBC reçoit un appel des talibans sur son téléphone en plein direct: “Il n’y aura de vengeance sur personne”

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Une journaliste de la BBC reçoit un appel des talibans sur son téléphone en plein direct: “Il n’y aura de vengeance sur personne”

Bangui ( République centrafricaine ) – Yalda Hakim, spécialiste de l’actualité afghane, a pour le moins été surprise lorsqu’elle a reçu un appel sur son téléphone personnel, en plein direct, dimanche. Il s’agissait en réalité du porte-parole du groupe islamiste, Suhail Shaheen. “Il n’y aura de vengeance sur personne. Nous sommes les serviteurs du peuple et de ce pays”, a assuré le porte-parole. “Nos dirigeants ont demandé que nous restions à l’extérieur de la ville. Nous attendons un transfert pacifique du pouvoir.”

La présentatrice s’est rapidement reprise afin d’interroger le taliban sur la situation dans le pays, pour que les téléspectateurs puissent suivre l’échange en live. Suhail Shaheen a assuré que “la paix” était l’objectif des insurgés: “Il ne devrait y avoir aucune confusion, nous sommes sûrs que le peuple afghan dans la ville de Kaboul, leurs biens et leur vies, sont en sécurité”, a-t-il déclaré. “Il n’y aura de vengeance sur personne. Nous sommes les serviteurs du peuple et de ce pays”, a assuré le porte-parole. “Nos dirigeants ont demandé que nous restions à l’extérieur de la ville. Nous attendons un transfert pacifique du pouvoir.”La journaliste a également abordé la crainte des femmes en Afghanistan de voir leurs droits bafoués: “Elles craignent de revenir à un régime où les filles ne peuvent pas aller à l’école, où les femmes ne peuvent pas travailler. Les Afghanes auront toujours accès à l’éducation et au marché du travail tout en gardant le hijab”, a-t-il conclu.

Avec Lalibre.be

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Trois morts et 20 personnes enlevées dans une école au Nigeria

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Trois morts et 20 personnes enlevées dans une école au Nigeria

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois personnes ont été tuées et 20 autres, dont 15 élèves, enlevées dans un collège agricole de l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, ont indiqué lundi des responsables de l’établissement.

“Des hommes armés non identifiés ont attaqué l’école vers 22 heures (21 heures GMT) dimanche”, a déclaré à l’AFP un responsable, Aminu Khalid Maradun. “Ils ont tué trois personnes (…) et en ont enlevé 20, dont 15 élèves”.Les cinq autres personnes enlevées sont des employés et des membres de leurs familles. Un autre responsable scolaire a également confirmé l’attaque. “Les hommes armés sont entrés de force dans l’école (…) et ont emmené les otages”, a déclaré à l’AFP Abdullahi Aminu, un responsable de l’administration. “Ils ont tué trois membres du personnel de sécurité dans une fusillade”, a-t-il précisé. Le responsable de l’école a déclaré avoir reçu un appel téléphonique des ravisseurs lundi matin, affirmant qu’ils détenaient 20 otages. “J’ai quitté l’école dimanche vers 17h30 (16h30 GMT) (…) ce matin, un ami m’a appelé pour me dire que des bandits avaient attaqué l’école dans la nuit. Ils ont tué des gens et en ont kidnappé beaucoup”, a confirmé un étudiant, Usman Usman, 22 ans. Cet enlèvement constitue le dernier épisode d’une vague de kidnappings de masse par des bandes criminelles lourdement armées dans le nord et le centre du Nigeria. Ces “bandits”, comme on les appelle localement, attaquent généralement les villages pour piller, voler du bétail et enlever des civils pour réclamer des rançons mais depuis le début de l’année, ils s’en prennent de plus en plus souvent aux écoles et aux collèges. Environ 1.000 étudiants et élèves ont été enlevés dans différents Etats du Nigeria depuis décembre 2020, selon l’ONU. La plupart ont été libérés après des négociations avec les autorités locales, mais certains restent aux mains de leurs ravisseurs. Le dernier enlèvement de masse remonte à juillet, lorsque des hommes armés ont kidnappé 121 élèves du lycée baptiste Bethel, dans l’État de Kaduna.

Avec AFP/VOA

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Hakainde Hichilema remporte la présidentielle

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Zambie : Hakainde Hichilema remporte la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – L’opposant Hakainde Hichilema a très largement remporté l’élection présidentielle face au président sortant, Edgar Lungu, selon la commission électorale.

La commission électorale zambienne a annoncé ce lundi matin les résultats partiels portant sur 128 circonscriptions, sur un total de 156, soit 82% des circonscriptions.Hakainde Hichilema, homme d’affaires autodidacte de 59 ans surnommé “HH”, domine largement avec 2.324.847 suffrages contre 1.464.681 pour le président sortant.C’est la troisième fois que Hakainde Hichilema affronte Edgar Lungu dans les urnes. En 2016, il avait perdu de seulement un peu plus de 100.000 voix.Dans les circonscriptions déjà dépouillées, la participation, très forte, s’élève à 71%, confirmant l’engouement pour ce scrutin.Les Zambiens se sont mobilisés en masse pour les élections du 12 août 2021Charles Melupi, un porte-parole de l’opposition, a appelé dans la matinée, le président sortant à “agir en homme d’Etat” et à admettre “rapidement” sa défaite “pour que le processus de passation de pouvoir et de réconciliation de ce pays puisse commencer”.En attendant les résultats définitifs, qui pourraient n’être connus dans la journée, les Zambiens s’interrogent sur les intentions de M. Lungu, leprésident sortant.Samedi soir, la présidence a annoncé que le parti au pouvoir, le Front patriotique (PF), réfléchissait à des recours possibles dans trois provinces traditionnellement acquises à l’opposition, estimant que le vote y avait été “caractérisé par des violences”, rendant “l’exercice nul”.Le président sortant Edgar Lungu pourrait contester sa défaiteLa fête à LusakaDans la capitale Lusaka, des centaines de partisans s’étaient déjà rassemblés plus tôt dans la soirée, notamment devant la maison de Hakainde Hichilema. Habillés de rouge, couleur de son parti l’UPND, ils ont dansé, klaxonné, fêté la victoire avant même les résultats définitifs, tant “HH” semblait assuré de l’emporter.”Comme vous pouvez le voir, il y a une forte affluence de personnes. Les gens sont sortis de leurs maisons pour venir célébrer le nouveau président élu qui n’est autre que Hakainde HIchilema”, dit un partisan de l’opposant. “Avec Son Excellence Hakainde Hichilema, nous, les enfants de la Zambie, sentons que nous allons maintenant accéder à la liberté et nous espérons un changement et une meilleure Zambie” , ajoute une femme en liesse.”Avec le nouveau gouvernement qui se met en place, nous espérons qu’ils vont nous trouver des emplois. Avec l’ancien régime, tout était basé sur l’élite, c’était toujours les cadres qui avaient du travail et des opportunités. C’est le changement dont nous avions besoin, c’est pourquoi les gens sont heureux. Les jeunes mécontents, c’est comme ça qu’ils nous appelaient et maintenant nous leur avons montré que nous ne sommes pas mécontents, nous sommes en fait les jeunes qui font le changement. Nous contrôlons notre démocratie, nous le leur avons montré”, lance pour sa part un autre jeune acquis à la cause de Hakainde Hichilema.”HH”, comme il est surnommé, a perdu toutes les élections régulières ou anticipées organisées dans le pays depuis 2006, faisant progresser son pourcentage de voix à chaque tentative. La dernière fois, en 2016, il a perdu avec une marge si faible qu’il a contesté les résultats, affirmant que le scrutin lui avait été “volé”.Arrêté une quinzaine de fois depuis qu’il fait de la politique, il a passé quatre mois à l’isolement en prison pour “trahison” après avoir refusé le passage à un convoi présidentiel juste après l’élection de 2016.Orateur éloquent et toujours rasé de près, Hichilema a mené une campagne habile sur les réseaux sociaux et travaillé dur pour se débarrasser de son image élitiste, troquant ses costumes sur mesure pour des treillis ou des jeans plus décontractés. Né dans une famille pauvre du sud du pays, c’est son “cran” et sa “détermination” à l’école, raconte-t-il, qui lui ont valu une bourse déterminante à l’université de Zambie, dont il sort diplômé en économie et gestion des affaires, avant de prolonger ses études en Angleterre. Il a commencé dans l’immobilier, investissant progressivement dans la finance, l’élevage, la santé et le tourisme. “HH” a siégé au conseil d’administration de plusieurs grandes entreprises zambiennes.Cet “outsider” politique, venu du monde des affaires, a été catapulté à la tête du parti UPND, à la mort de son ancien leader en 2006.Le slogan de sa campagne est “Faka pressure” ou “faire pression” pour le changement en argot local. Chrétien de l’ethnie Tonga, il est marié et a trois enfants. Mécène à ses heures, il finance des écoles et paye les frais de scolarité d’enfants défavorisés.

Avec DW français

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RCA : lancement d’une alerte pour contrer Ebola (gouvernement)

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 16 août 2021. Le gouvernement centrafricain a lancé dimanche une alerte afin de détecter et de prendre en charge de manière précoce tout cas suspect de maladie à virus Ebola sur son territoire, a annoncé le ministère centrafricain de la Santé et de la Population.

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Cette alerte, initiée à l’issue d’une réunion d’urgence, intervient au moment où un cas d’Ebola a été découvert en Côte d’Ivoire alors qu’il existe des mouvements de populations entre ce pays et la République centrafricaine (RCA), a indiqué le ministre de la Santé Pierre Somsé.

Il a précisé que les mesures prises à l’issue de la réunion visent surtout l’aéroport de la capitale Bangui, de même que les points d’entrée terrestres et fluviaux.

  1. Somsé a sollicité la pleine coopération de ses compatriotes ainsi que de toute autre personne vivant sur le territoire centrafricain pour détecter les cas suspects.

Le ministère ivoirien de la Santé a confirmé samedi dernier un cas d’Ebola chez une fille.

 

Par Xinhua

RCA : deux généraux de l’UPC tués par les mercenaires russes dans la Ouaka

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 16 août 2021, 03:33:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le combat était très violent, selon des sources sécuritaires locales. Deux généraux ont été tués, dont le tristement célèbre l’autoproclamé général Malé, mais également plusieurs habitations ont été incendiées, sans oublier près d’une centaine des bœufs capturés par les hommes de Wagner.

les combattants rebelles de l'UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.
les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

C’était le jeudi dernier dans la localité de Bokolobo en allant vers Kouango que l’opération russe contre une base militaire des rebelles de l’UPC avait eu lieu. C’était peu avant midi que les hommes de Wagner ont surpris quelques  dizaines des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique dans leur base. La majorité des éléments rebelles étaient partis chercher de la nourriture, laissant derrière eux que quelques officiers surs pris dans le camp. L’affrontement a duré plus de deux heures, mais toutes les installations militaires dans cette base ont été détruites et incendiées. Certains officiers rebelles de l’UPC ont réussi à prendre la fuite, seulement deux ont été tués, dont le tristement célèbre Malé, un redoutable criminel peul. Et ce n’est pas fini. Les hommes de Wagner ont réussi à mettre la main sur un gros butin,  près d’une centaine des bœufs tués et emportés vers Kouango, localité située proche du lieu de l’affrontement.

Rappelons que le village Bokolobo, situé à une centaine de kilomètres de Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka,  fut un fief des rebelles de l’UPC. Tombé il y a deux mois aux mains des Mercenaires russes de la société Wagner,  le village Bokolobo abrite un luxe abattoir installé il y a deux ans au chef rebelle Ali Darassa, un ex-allié du régime Touadera tombé en disgrâce.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Abdoukarim Meckassoua convoqué par un juge d’instruction

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 16 août 2021, 03:56:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au quatrième jour de sa destitution de son poste du député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui,  le désormais ex-honorable Abdoukarim Meckassoua vient d’être convoqué par un juge d’instruction  pour un premier interrogatoire ce lundi 16 août 2021.

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Monsieur Abdoukarim Meckassoua

 

Épinglé dans un rapport des experts indépendants de nations unies sur la République centrafricaine qui rapportent les propos des ex-Séléka proches du pouvoir, notamment  le chef de guerre Abdoulaye Hissen,  Hassan Bouba et autres,  Monsieur Abdoukarim MECKASSOUA a été destitué de son poste de député suite à la requête déposée par le candidat malheureux du parti au pouvoir, Monsieur  Ibrahim Ould Alhissene Algoni.

Selon ce rapport, Monsieur Abdoukarim MECKASSOUA  serait un chef et fondateur de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et il serait aussi poursuivi par la justice pour complicité de vol à main armée, complicité d’association de malfaiteurs, de complot et de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Ce qui ouvre la porte à une procédure pénale contre Monsieur Meckassoua. Justement, ce lundi 16 août 2021, Monsieur Meckassoua est convoqué au tribunal de grande instance de Bangui par un juge d’instruction pour une première comparution.  S’il est présent, son sort judiciaire sera décidé à l’issue de cette première comparution. Il pourrait être mis en examen ou non.

Rappelons qu’en 2016, Monsieur Abdoukarim MECKASSOUA était le Président de l’assemblée nationale et proche du régime. Mais en 2018, il avait été destitué du perchoir  par la majorité présidentielle dont il faisait partie. Désormais dans l’opposition, l’homme a été réélu pour la seconde fois député de la deuxième circonscription . du troisième arrondissement de Bangui. Mais son challenger, un candidat du parti au pouvoir avait déposé une requête en destitution auprès de la cour constitutionnelle  sur l’initiative du chef de l’État et du Président de l’Assemblée nationale. Un fait inédit dans l’histoire du monde, car la requête avait été déposée hors délai de recours.  Une forfaiture, dénonce l’avocate de Meckassoua.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Bouar, un présumé commanditaire des braquages activement recherché par les forces de l’ordre

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 16 août 2021, 03:27:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme est un commerçant des produits pharmaceutiques au centre-ville de Bouar. Plusieurs fois soupçonné pour avoir conclu un marché criminel avec une bande des braqueurs de Bouar, l’homme avait été plusieurs fois arrêté  par la gendarmerie et placé sous mandat de dépôt avant d’être libéré pour insuffisance des preuves.  Mais ces dernières semaines, plusieurs braqueurs ont été interpellés, et les preuves s’accumulent contre lui, l’homme s’éclipse  dans la nature, et est activement recherché par les forces de l’ordre.

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Monsieur Aimé Mazangué

 

Il s’appelle Aimé Mazangué, vendeur des produits pharmaceutiques au centre-ville de Bouar. Domicilié au quartier Ganza  situé dans le sixième arrondissement, Monsieur Mazangué est considéré comme le parrain des braqueurs. Selon certains témoins,  l’homme conclut un marché avec les braqueurs de Bouar  et leur achète des armes et munitions pour leur opération. Et à la fin, ils partagent ensemble les butins. Le marché a duré plusieurs années. D’ailleurs, ils commençaient leurs opérations sur le vol des marchandises sur des camions en provenance du Cameroun avant d’attaquer les commerces au centre-ville.

Les forces de l’ordre ont souvent interpellé les braqueurs, mais tous dénoncent Monsieur Aimé Mazangué  comme étant le commanditaire. Mais Monsieur Aimé Mazangué  de son côté, bénéficie à chaque fois de l’absence solide des preuves contre lui.

Mais ce dernier temps,  les choses semblent changer. Les braqueurs ciblent désormais les magasins et les petits commerces du centre-ville, et avec une fréquence inédite, poussant les forces de l’ordre à multiplier des opérations.  Ainsi, plusieurs braqueurs ont été interpellés. Mais lors des enquêtes, les forces de l’ordre ont la surprise de constater qu’à chaque fois, c’est le domicile de Monsieur Aimé Mazangué du quartier Ganza qui servait  le lieu d’entreposage de leurs butins. Interrogés, les braqueurs ont tous montré Monsieur Aimé Mazangué comme leur parrain. Du coup,  celui-ci est en fuite, disant qu’il serait à Bangui pour se soigner. Avec ces nouvelles preuves directes, l’homme ne pourrait plus échapper cette fois à la justice, selon les enquêteurs.

Affaire à suivre.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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À l’occasion de la fête de l’indépendance, un tournoi de pétanque a été organisé à Bangui

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Le Ministre Aristide REBOAS est en train de jouer au Pétanque. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 16 août 2021, 04:13:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les samedi et dimanche derniers,  de 9h  à 17h , un tournoi de pétanque a été organisé à l’occasion de la fête de l’indépendance  devant  le stade 20000 places à Bangui, capitale de la République centrafricaine. Ce tournoi a été organisé par la fédération nationale et des partenaires français, dont la MISLOG française. Une trentaine d’équipe était dans la compétition. Un véritable moment festif.    

    

Le Lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la mission logistique française, du camp de M'Poko entrain Dr faire son discours
Le Lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la mission logistique française, du camp de M’Poko en train de faire son discours. Photo CNC

 

Présents à l’ouverture et à la fermeture de ce mini-tournoi, le ministre chargé de la promotion de la jeunesse, des sports et de l’éducation, Monsieur  Aristide Briand REBOAS et le lieutenant-colonel Thomas Debesse, commandant de la mission logistique française du camp de Mpoko ainsi que d’autres partenaires comme la SUCAF, TOTAL, etc..

Prenant la parole à la fin du tournoi, le ministre Reboas n’a pas caché sa totale satisfaction et rappelle que « la République centrafricaine, notre pays vient de sortir d’une crise qui a pour conséquence l’effondrement de plusieurs valeurs de discipline, de tolérance,  de compromis et  de vivre ensemble…. Et le sport regorge à lui seul plusieurs de ces valeurs. Voilà pourquoi je suis là pour honorer de ma présence pour que la jeunesse puisse trouver un repère solide  », a déclaré le ministre Aristide REBOAS.

le ministre Aristide REBOAS. Photo CNCreboas
le ministre Aristide REBOAS. Photo CNCreboas

Quant au lieutenant-colonel Thomas Debesse, il se dit également très heureux de pouvoir assister à cette deuxième édition du tournoi de pétanque de Bangui qui possède déjà une belle réputation.

«Si nous avons répondu de façon affirmative à cette généreuse invitation en présentant plusieurs équipes pour cette compétition, c’est non seulement pour avoir le plaisir de passer d’agréables moments avec nos amis centrafricains mais également pour souligner l’importance du sport et de ses valeurs dans les relations sociales et humaines ».

Il faut le rappeler que la pétanque est aussi un sport de boule reconnu comme une discipline olympique  .  Elle demande des qualités propres aux grands sportifs comme la concentration, la maîtrise de soi, l’équilibre, la gestion du stress. C’est aussi un jeu,  un divertissement, une activité. Justement, à l’occasion de la célébration du 61e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, ce mini-tournoi de la pétanque avait été organisé dans la capitale centrafricaine par la fédération de pétanque et la mission logistique française en Centrafrique. Il y’avait plusieurs participants. L’équipe gagnante, le ROBÉRA, a obtenu une somme de 200 000 francs CFA réservée à l’équipe gagnante. Tandis que son challenger a également obtenu la moitié de sa somme, c’est-à-dire 100 000 francs CFA.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les mercenaires russes de la société Wagner se renforcent à koui, dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 16 août 2021, 03:25:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Huit véhicules remplis des éléments russes de la société Wagner sont arrivés vendredi dans la sous-préfecture de koui, dans le nord-ouest de la Centrafrique. Occupant tous les coins stratégiques de la ville, les hommes de Wagner commencent à multiplier des patrouilles.

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

« Les Mercenaires russes de la société Wagner sont des psychopathes,  très gravement déséquilibrés. Ils semblent n’avoir aucune conscience, aucun remords. Ils constituent un grave problème  pour les populations centrafricaines, en particulier celles de la sous-préfecture de koui », a déclaré un notable local. Selon un commerçant dont sa boutique avait été pillée par les hommes de Wagner, « officiellement les mercenaires russes sont venus à Koui pour chasser les rebelles, mais en réalités ils ne sont venus que pour voler la population. Ce sont des gens dangereusement déséquilibrés, et qui sont prêts à tuer    »,  ajoute-t-il.

Mais les rebelles de leur côté se disent déterminés à combattre jusqu’au bout. La semaine dernière, une patrouille des mercenaires de la société russe Wagner était tombée dans une embuscade des éléments rebelles du mouvement 3R à l’ouest de la ville de koui, notamment à cinq kilomètres du village Wouro Dolé, sur la route qui quitte la sous-préfecture de koui  pour le Cameroun. L’affrontement a duré un peu plus d’une heure, et deux à quatre mercenaires auraient été tués, plusieurs d’autres blessés. Ce qui pousse les mercenaires de Wagner à renforcer leurs positions dans la ville de Koui, au nord-ouest de la rca.

Rappelons que le 12 juin dernier, le sultan-maire de koui, Monsieur Lamido Souleymane Daouda et son adjoint  ainsi que son garde du corps ont été assassinés , selon ses proches et confirmés par les Nations unies, par des mercenaires russes de la société Wagner. Depuis cette date,  ces hommes de Wagner multiplient des exactions dans la ville : des boutiques pillées, des personnes incarcérées illégalement ainsi que des viols et braquages. Quelques jours avant le mois d’août,  ces mêmes hommes de Wagner ont interdit l’école coranique  et les appels à la prière dans la ville de koui, menaçant l’imam central de la ville.

 

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU GOUVERNEMENT DONDRA À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

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Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement le 14 août 2021. Photo CNC

 

DECLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU

GOUVERNEMENT

DE

SON EXCELLENCE M. HENRI-MARIE DONDRA
PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

 

BANGUI, LE 14 AOÛT 2021

Monsieur le Président de l’assemblée nationale ,
Honorables Députés de la Nation,
Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur que vous me faites en m’accordant le privilège de me tenir à cette auguste tribune. Cela m’inspire un profond sentiment de devoir et d’humilité.

Cet exercice constitutionnel puise sa source dans notre Loi fondamentale en son Article 54 qui dispose : « Après la nomination des membres du Gouvernement, le Premier Ministre chef du Gouvernement, se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours devant l’Assemblée Nationale et expose son programme de politique générale ».

Cet évènement solennel s’étend bien au-delà de cette maison du peuple car il se fait à un moment déterminant de la vie de notre Nation, et interpelle également l’opinion internationale.

Cette tradition démocratique que nous pratiquons, relève d’une culture du dialogue entre les pouvoirs exécutif et législatif, facteurs essentiels de l’édification et de la stabilité d’un Etat de droit.

Le processus électoral qui s’achève aujourd’hui dans notre pays a été particulièrement instructif et d’ailleurs très constructif.

Il a défié toutes formes de menace, d’intimidation à l’encontre du droit civique. Et c’est ce droit de vote qui a encore permis par la voie des urnes de faire de vous et aussi de moi, des élus de cette Nation, Nation qui, nantie de son histoire, de ses immenses ressources culturelles et spirituelles, socio-économiques et politiques, s’est résolument engagée grâce à ce vote dans une nouvelle étape de son existence dans le concert des Nations.

C’est ici le lieu de remercier la Communauté internationale dans les cadres bilatéral et multilatéral au rang desquels, la France, les Etats-Unis d’Amérique, la Fédération de Russie, la République Populaire de Chine, le Rwanda, l’Angola, l’Afrique du Sud la CEMAC, la CEEAC, la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, l’Union Africaine, l’Union Européenne, le PNUD, la Minusca et les partenaires techniques et financiers tels que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et la Banque Africaine de Développement.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés de la Nation,
Mesdames et Messieurs,

Par cette analogie à La Renaissance, notre Hymne nationale, je voudrais vous rappeler que cet hommage perpétuel que nous rendons à son Illustre Auteur, qui fut également un élu, comme vous : le Président Barthélémy BOGANDA, avait déjà en son temps, manifesté et anticipé cette profonde aspiration à l’émergence de notre peuple souverain, et son attachement constant aux valeurs universelles.

A ce stade, s’il en était encore besoin, permettez-moi de
souligner avec véhémence la prestance de cette exaltante
mission du Pouvoir législatif que vous exercez avec autant de dévotion que de consécration, au seul profit de l’intérêt général.

Aussi, voudrais-je rendre un vibrant hommage à Ion Excellence/ le Profetteur Fauftin Archange TOUADERA/ Président de la République/ Chef de l’Etat, qui, dans sa sagesse a bien voulu pour son deuxième quinquennat qui commence, porter son choix sur ma modeste personne, en me nommant Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Cette Confiance que le Président de la République a bien voulu m’accorder ainsi que des missions confiées à ce Gouvernement que je dirige, m’amène devant cette auguste Assemblée Nationale à présenter la déclinaison de sa vision pour notre pays.

C’est sur la base de cette vision et des engagements politiques de Ion Excellence le Prélident Fauitin Archange TOUADERA élu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, que je décline devant vous aujourd’hui le programme qui permettra au Gouvernement de mettre en oeuvre sa vision politique.

Monsieur le Prétidenl de llA$$emblée Nationale,Honorables Députés de la Nation,
Mesdames et Messieurs,

En vous présentant le Programme de Politique Générale du Gouvernement pour lequel je requiers le Vote de Confiance des élus, c’est avec fierté et non sans une certaine émotion que je vis un de ces grands moments dont notre jeune démocratie est capable, à savoir l’écoute attentionnée de l’Exécutif par le Législatif.

En effet, nos concitoyens que vous représentez attendent davantage des Institutions de la République ainsi que des Services publics, l’assurance de la paix et de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité, de la santé face à la pandémie de la Covid-19, de l’éducation et de la formation, et d’une veille prospective devant les questions climatiques.

Oui, nous avons la responsabilité et le noble devoir d’agir vite et en prenant la juste mesure de l’espoir de nos concitoyens, l’espoir de voir les horizons s’éclaircir sur les rives du bassin drainé par l’Oubangui aussi bien que sur celles du bassin drainé par le Chari, c’est-à-dire partout ailleurs à travers les circonscriptions administratives qui forment la République.

Oui, la marche vers ces horizons de paix nous a forcé la reconquête des villes et villages, par des épopées qui méritent d’être consignées dans les manuels scolaires, et qui nous enseignent à quel point nous devons rendre un hommage appuyé à des vaillants guerriers. Ils sont nos Forces de Défense et de Sécurité, relevant des FACA, de la Gendarmerie Nationale et de la Police Centrafricaine. Nos hommages s’adressent également aux contingents de la MINUSCA, de l’EUTM, aux Forces alliées russes et rwandaises qui ont tous, avec courage et détermination, défendu notre nation en accomplissant leur devoir parfois jusqu’au sacrifice suprême. Oui, nous sommes encore aujourd’hui révoltés car durant la marche historique de la population centrafricaine vers ces horizons meilleurs, de paisibles citoyens nationaux et étrangers ont été froidement éliminés par des fossoyeurs de la paix, tandis que de braves soldats des rangs de nos Forces de Défense et de Sécurité, des Casques bleus de la MINUSCA, et des éléments appartenant aux Forces bilatérales alliées russes et rwandaises, sont tombés sur le champ d’honneur, pour la défense de la Patrie et des valeurs républicaines.

C’est pourquoi, je saisis cet instant précis pour solliciter très respectueusement une minute de silence en la mémoire des illustres disparus.

Merci.

 

Monsieur le Prétident de PAuemblée Nationale Honorables Députés de la Nation, Mesdames et Messieurs,

En prenant mes fonctions après ceux qui Pont exercée, j*ai le devoir, sinon Pobligation de réussir ma mission* Je voudrais donc m’acquitter d’un devoir qui est celui de rendre un hommage franc à tous les anciens Premiers Ministres qui m’ont précédé comme chef du Gouvernement, et à ceux qui récemment ont servi le premier quinquennat du Président TOUADERA notamment, vous même Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale que je cite, limplice Mathieu IARANDJI, ainsi que Monsieur Firmin Ngrebada qui m’a dernièrement passé le relais*

Pour les services rendus, grâce à vous tous, nous avons connu des avancées sur lesquelles nous pouvons capitaliser nos actions futures pour le bien-être de nos populations.

Le quinquennat précédant, dont nous avons l’ambitieuse intention de prolonger les actions dans le cadre du présent Programme de Politique Générale, selon la vision du Président de la République, avait permis d’obtenir des réalisations majeures en termes de Sécurité, de Paix et de Restauration de l’Autorité de l’Etat, de réformes économiques et financières et de relèvement des services sociaux, grâce aux

efforts entrepris par le Gouvernement et l’appui Sous Régional, Régional et de la Communauté Internationale.

En matière de lécurité et de réconciliation nationale, P accent a été mit $ur la rettructuration de no$ Force! de Défeme et de lécurité, par l’adoption et la promulgation d’une Loi de Programmation Militaire, la Réforme du lecteur de Détente et de lécurité, par le Plan de Relèvement et de Contolidation de la Paix, ainti que l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation*

Grâce à la mite en œuvre de la Politique Nationale de lécurité ainti que du Plan  Global de Redimentionnement et de Redéploiement des Forces de lécurité Intérieure, de l’avancé! importante! en matière de lécurité, ont été réalitée

Cela s’est également matérialisé par la formation et l’équipement, le déploiement dans les villes de province, les recrutements massifs et pluriethniques, la création des zones de défense et leur dotation en moyens logistiques conséquents, l’opérationnalisation des Commissariats, Brigades de Gendarmerie jadis occupés, la sécurisation des corridors économiques et l’allègement de l’embargo sur les armes.

En matière de Rettauration de I’ Autorité de l’Etat et de Modernitation de la Vie Publique,

La mise en œuvre des engagements du Président de la République a conduit au redéploiement progressif de l’Administration judiciaire, civile, la justice transitionnelle par l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale, et la mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réparation, Réconciliation (CVJRR). Par ailleurs la modernisation de la vie publique a permis l’intégration d’environ 10 000 jeunes dans la Fonction publique et l’amélioration des services sociaux de base, l’augmentation du taux de couverture vaccinale, l’accroissement des infrastructures scolaires et sanitaires ainsi que la riposte contre la Covid-19.

La réforme du sysème de getlion des Finances publiques a élé un levier trè! imporlanl pour le financement de programme! et projet! de développement malgré de nombreux! contrainte! d’ordre récuritaire*

Ainsi donc, sous l’impulsion du Président de la République, sur la base d’un plan de développement, il a été possible de conclure un accord triennal 2016-2019 avec le Fonds Monétaire International (FMI) au titre du Programme Appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC).

Ce programme a été exécuté avec succès. Ce qui a permis de conclure un deuxième programme en 2019 couvrant la période 2020-2022. Cet accord constitue pour la période susvisée un gage du réengagement de tous les partenaires techniques et financiers au chevet de l’économie nationale.

Bien entendu, les objectifs assignés à ce programme consistaient principalement à améliorer la stabilité du cadre macroéconomique de notre pays, à accroître la mobilisation des recettes domestiques et à assurer la transparence budgétaire.

Dans le souci d’améliorer son système de gestion des finances publiques et de l’orienter davantage vers la performance, la République Centrafricaine s’est engagée à harmoniser son cadre de gestion des finances publiques avec celui des autres pays de l’espace communautaire. Cela a été matérialisé par la transposition des directives communautaires en matière de gestion des finances publiques en Textes de droit national, incorporant la Nomenclature Budgétaire de l’Etat, le Plan Comptable de l’Etat, le Tableau des Opérations Financières de l’Etat, et le Règlement Général sur la Comptabilité Publique.

Dans les perspectives du passage d’un budget actuellement dit de moyen, basé sur une simple expression de besoins vers un mode de gestion orienté vers la recherche de la performance, certaines actions ont été menées de concert avec l’appui de certains Partenaires Techniques et Financiers tels que le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Union Européenne.

Dans cette dynamique, les Départements ministériels ont été invités à élaborer leurs stratégies sectorielles respectives afin de mieux préparer les travaux du budget en mode programme à partir de l’année 2022.

Durant le premier quinquennat du Prétident Fauttin Archange TOUADERA, rengagement du Gouvernement au titre de la relance économique a permit d’enregittrer un taux de croittance moyen de 4*1% entre 2015-2019* Ce qui est la moyenne quinquennale la plut élevée depuit I1 Indépendance* Il convient de relever également une diminution det incidentt liét à l’intécurité entre 2014 et 2019 (251 à 61%)* Rappelont qu’en 2014 le taux de croittance était négatif de -37% environ.

Malgré un environnement fiscal difficile et non maîtrisable avec un taux de pression fiscale de 9% contre une moyenne de 17 % dans la Sous-Région, le RCPCA a mobilisé des ressources qui ont permis de financer plus de 800 projets dans divers secteurs, soit un taux de plus de 88%, sur un besoin exprimé de 3 661 millions USD.

Montieur le Prétident de l’Attemblée Nationale,
Honorablet Députét de la Nation,
Metdamet et Mettieurt,

Au-delà du progrès accompli, des défis restent à relever.
L’honneur m’échoit de décliner le programme du
Gouvernement découlant de la vision du Président de la

République. Ce programme se décline en trois (03) axes stratégiques :

o Œuvrer pour une société plus inclusive ; o Construire une économie plus ouverte à la concurrence ; et

o Améliorer les capacités de la population.

❖ DANS LA PERSPECTIVE D’ŒUVRER POUR UNE SOCIETE PLUS INCLUSIVE

L’une des conséquences des crises à répétition qu’a connu notre pays est la méfiance entre les citoyens. Tout le monde se méfie de tout le monde. Personne ne fait confiance à personne. Des barrières artificielles sont érigées entre citoyens d’un même pays habitués naguère à vivre en communion. La cohésion sociale et le vivre-ensemble en sont ainsi mis à rude épreuve. On ne doit plus parler de Centrafricain musulman, chrétien etc…. car nous sommes un Etat laïc.

Aussi le Gouvernement que je conduis travaillera-t-il à réduire la fracture sociale entre les Communautés. Il s’attachera tout particulièrement à améliorer d’une part, les relations entre les individus et, d’autre part, les relations entre les individus et nos Institutions en combattant bien sûr le tribalisme et le népotisme.

Et personnellement, je continuerai comme je l’ai toujours fait, à dialoguer, à travailler avec toutes les parties pour le bien être de notre Nation. Les frères de l’opposition ont pu le constater, dès ma prise de fonction, ma porte leur a été ouverte.

Je veillerai tout particulièrement à la stricte application de la loi sur la parité dans toutes les nominations aux fonctions de l’État. Au besoin, nous nous ferons le devoir d’appliquer le principe de la discrimination positive en faveur des personnes souffrant de handicap et des citoyens issus des minorités, car aucun citoyen ne doit se sentir exclu de son propre pays.

La paix est un bien très précieux sans lequel rien de durable ne peut être accompli. Le manque de paix dans notre pays a été souvent à la fois la cause et la conséquence des maux tels que l’instabilité politique chronique, l’entrave à la libre circulation des personnes et des biens, la violation répétée des droits de l’Homme, des personnes déplacées, etc.

Dans le domaine de la paix, le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour poursuivre les opérations de pacification du territoire national en collaboration avec nos partenaires bilatéraux et multilatéraux. Car ayant trop souffert des affres des crises militaro-politiques à répétition, le peuple centrafricain n’aspire désormais qu’à la paix et à l’amorce du développement de son pays.

Dans le même élan, le Gouvernement poursuivra la mise en oeuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation jusqu’à la dissolution totale des groupes armés. A cet effet, le Gouvernement veillera à la stricte application des recommandations issues de l’atelier de redynamisation dudit Accord.

Le Gouvernement prendra en compte la dimension Désarmement- Démobilisation- Réinsertion et Rapatriement, avec comme objectif de parvenir à un DDRR total en lien avec la dissolution intégrale des groupes armés. Pour ce faire, le Gouvernement procédera à une restructuration de la gouvernance du DDRR. De façon concrète, une collaboration étroite sera favorisée entre les organes de mise en oeuvre du DDRR pour traiter de manière holistique la question du désarmement.

Le prochain texte organique du Ministère dédié à ce processus précisera les missions assignées à ce Ministère pour la réalisation du DDRR ainsi que la désignation des parties prenantes impliquées, tout en soutenant les efforts sur l’insertion socio-économique avec l’appui des partenaires.

Le Gouvernement poursuivra les opérations de désarmement dans les quartiers de Bangui ainsi qu’en province.

Enfin, sur la situation des USMS, le Gouvernement poursuivra leur opérationnalisation dans les autres zones, de même qu’il veillera à leur synchronisation avec le processus du DDRR.

Aussi le Gouvernement s’engage-t-il à lancer le processus de rapatriement des mercenaires étrangers actifs dans les groupes armés ainsi qu’à revoir la composition et les missions du Comité d’intégration et d’harmonisation des grades.

Par ailleurs, le Gouvernement s’attèlera à suivre et contrôler les mouvements de transhumance afin d’éviter les conflits entre agriculteurs et éleveurs nomades et les populations.

Le Gouvernement s’attèlera à définir avec les Garants et Facilitateurs les mesures de sanctions pour les violations des engagements pris dans le cadre de l’Accord.

Dans le cadre de la recherche effrénée de la paix, un dialogue républicain sera organisé entre les filles et les fils du pays. Ce dialogue permettra de poser les diagnostics des maux qui gangrènent notre société et de proposer des thérapies appropriées. Il offrira l’opportunité d’une entente et d’une paix afin de relancer durablement le développement de notre pays.

Le Gouvernement que je dirige s’emploiera à mettre en oeuvre les recommandations qui seront issues de ces Assises.

Tout en tachant que la rettauration de la Paix et I1 Unité nationale conttituent de$ objectif! de tout premier ordre pour le Gouvernement, parler de Défeme, de Sécurité et de Juttice, nle|t pat une apologie de la brutalité* La paix ne taurait t’inttaller durablement tant la Défeme, la Sécurité et la Juttice*

Nom avont donc betoin d’une armée forte, ditciplinée et bien formée*

C’est pourquoi, sous la très haute impulsion de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, le Gouvernement va poursuivre, avec le concours de l’EUTM- RCA et les Instructeurs russes, la mise en oeuvre du Plan National de Défense et de la Loi de programmation militaire pour la période 2019-2023.

Il s’agira de parachever le recrutement de 1023 jeunes Centrafricains avec pour objectif principal le rajeunissement de notre outil de défense.

La question de l’harmonisation des grades des excombattants sera minutieusement étudiée et une réponse appropriée sera donnée. Le renforcement de la capacité opérationnelle des FACA sera poursuivi avec le concours des partenaires bilatéraux et multilatéraux.

A propos de la levée totale de l’embargo qui empêche nos Forces de Défense et de Sécurité de disposer des moyens nécessaires pour rétablir la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, le Gouvernement poursuivra le plaidoyer auprès de nos partenaires afin de permettre aux Autorités centrafricaines de disposer des moyens militaires pour s’acquitter de leurs obligations régaliennes.

S’agissant de la Gendarmerie et de la Police, le Gouvernement poursuivra l’opérationnalisation de la Politique Nationale de Sécurité ainsi que celle du Plan Global de Redimensionnement et de Redéploiement des Forces de Sécurité Intérieures.

L’impunité généralisée a longtemps contribué à fragiliser l’autorité de l’État et à aggraver le Sentiment d’injustice au niveau de la population* Ion Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, a explicitement souligné qu’il compte faire de la lutte contre l’impunité la colonne vertébrale de son nouveau quinquennat*

Par conséquent, le Gouvernement que j’ai l’honneur de conduire va, selon les orientations ainsi définies, faire de la lutte contre l’impunité son cheval de bataille. L’objectif à terme est l’impunité zéro.

Pour atteindre cet objectif, mon Gouvernement veillera à ce que la Justice soit rendue sur l’ensemble du territoire national au nom du peuple centrafricain.

 

C’est pourquoi nous mettrons tout en oeuvre pour rendre la justice indépendante et équitable pour tous. Aussi c’est une une réforme en profondeur de la justice qui sera engagée pour réduire autant que faire se peut la lourdeur et la lenteur des procédures. Elle devra améliorer la célérité dans le traitement des dossiers judiciaires et la diligence dans l’exécution des décisions de justice.

Ainsi une attention particulière sera portée sur les réformes à entreprendre au sein du Département de la Justice. Il s’agira de mettre un accent particulier sur la moralité des Magistrats et de faire une stricte application du Code d’Ethique et de Déontologie au sein de la corporation.

Toutes ces mesures viseront à améliorer la qualité de prestation de service de la justice de notre pays.

En somme, le Gouvernement veillera à ce que l’Inspection Générale des Services Judiciaires joue pleinement son rôle de contrôle régulier du fonctionnement des Juridictions. Pour ce faire, la capacité de l’Inspection Générale des Services judiciaires sera renforcée en moyens humains et matériels.

Par ailleurs, le Gouvernement s‘engage à réhabiliter et à construire les Palais de justice et les établissements pénitentiaires à travers le pays.

S’agissant de la Justice transitionnelle, le Gouvernement s’emploiera à rendre opérationnelle la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation, dont les membres

 

viennent d’être investis, en les dotant des moyens nécessaires pour l’accomplissement de leurs missions.

Dans le domaine de la coopération avec la Cour Pénale Internationale, le Gouvernement intensifiera la collaboration à tous les niveaux de responsabilités et de procédures en vue de faire aboutir l’action publique déjà mise en oeuvre et l’organisation des premières audiences par la Cour Pénale Spéciale. Ceci afin de rendre justice aux victimes des différentes crises qui l’ont longtemps réclamée.

C’est par cette voie, que notre Justice contribuera efficacement à la lutte contre l’impunité. Conscient qu’une justice juste et équitable est primordiale dans un État de droit, le Gouvernement, sur la base des états des lieux réalisés sur la base des recommandations du Dialogue à venir, établira un Livre Blanc de la Justice.

Le Gouvernement l’emploiera encore à faire de la Bonne Gouvernance un de$ levien indiipemablei pour pounuivre et parachever la reitauration de l’Autorité de l’Etat*

Dans cette optique le Gouvernement organisera à échéance les élections locales, notamment municipales, régionales et sénatoriales afin de consolider la démocratie et promouvoir le développement local.

La stratégie du Gouvernement sera aussi de contribuer à l’objectif visant à faire de la République Centrafricaine d’ici 2031, un Etat de droit où le développement économique, social et environnemental, est libéré de la corruption.

Les efforts des Secteurs privés et publics en matière de règlementation dans le domaine de la lutte contre la corruption seront donc mutuellement renforcés.

A cet effet, le Gouvernement veillera à accroître les capacités des Institutions de la République en charge de la Bonne gouvernance.

Dans le cadre de la Diplomatie et de la Coopération internationale, le Gouvernement pourtuivra l’objectif d’une véritable coopération fructueute au$$i bien $ur le plan multilatéral que bilatéral*

Au plan bilatéral, le Gouvernement t’emploiera trèt rapidement à renforcer le réteau diplomatique de la République Centrafricaine dam let différentet règlent du monde, en pourvoyant les postes vacants dans nos Ambassades et Consulats, notamment en Afrique, en Asie et auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Pour le cas des Ambassades et Consulats nouvellement créés, des efforts seront faits pour les rendre opérationnels.

Le Gouvernement veillera personnellement au choix du personnel appelé à servir dans nos Ambassades et Consulats.

Par ailleurs, le Gouvernement s’emploiera à pérenniser la tenue régulière des Commissions Mixtes avec les pays amis pour renforcer la coopération dans différents domaines.

Au plan multilatéral, le Gouvernement renforcera davantage la coopération de la République Centrafricaine avec le$ organisation! internationale! et régionale! dont elle est membre, à travers une présence effective auprès de celles-ci, tout en promouvant un partenariat stratégique*

L’ambition du Gouvernement au niveau régional est de favoriser la coopération Sud-Sud et de faire participer pleinement la République Centrafricaine au processus d’intégration africaine déjà enclenché par le lancement de la Zone de Libre Echange Continentale.

Le Gouvernement veillera à la promotion des candidatures des Cadres centrafricains dans les différentes organisations internationales et à intensifier la coopération, en vue de négocier et promouvoir des investissements.

Dans un cadre plus élargi, le Gouvernemenl dynamisera sa coopéralion avec l’Organisation Internationale de la Francophonie* Un plan national de promotion de partenariat avec les instances de ladite Organisation, sera élaboré et mis en œuvre*

Les Centrafricains de l’Etranger, seront encouragés à contribuer positivement au développement de notre

pay*, par la mise en place d’une politique incitative de mobiliiation de l’épargne de la diaipora*

Dam le cadre de la mise en œuvre de l’axe portant sur une tociété in du live, le gouvernement prévoit sur le budget, allouer sur 3 an$ conformément aux diipoiitiom CEMAC, 127 479*23 milliardi F/CFA |ur la période 2022-2024*

En ce qui concerne les dépemei en matière de Sécurité et de Défeme, nous y comacrerom plus de 105 914*26 milliardi F/CFA loit un pourcentage de plui de 75%, en vue de mener del action! fortei en faveur de la paix*

19 472*94 milliards de F/CFA reviendront au lecteur de la Juitice afin de financer lei action! prévue! dam le même axe itratégique*

Moniteur le Prélident de l’Anemblée Nationale
Honorable! Député! de la Nation,
Meidamei et Meilleur!,

❖ DANS LA PERSPECTIVE DE CONSTRUIRE UNE ECONOMIE PLUS OUVERTE

 

Dans un cadre de paix, de sécurité et de justice, la Relance Economique de la République Centrafricaine est déterminante.

Sans la paix, sans la sécurité, sans la justice, il n’y a pas de développement. Sans le développement, il n’y aura ni paix, ni justice, ni sécurité.

La situation économique et financière de notre pays est aujourd’hui marquée par les effets néfastes de la pandémie du Covid-19 et la persistance de l’insécurité. Ainsi, le taux de croissance du PIB réel qui était de 2,8% en 2019 a chuté à environ 1% en 2020. Le déficit budgétaire s’est aggravé, passant de 8,3% du PIB en 2019 à environ 12,9% en 2020. Les perspectives pour 2021, prévoient une légère reprise de l’activité économique, avec un taux de croissance du PIB réel qui s’établirait à environ 1,6% et un déficit budgétaire qui devrait s’établir à environ 11,8% du PIB (TBC).

C’est pourquoi^ dam le domaine de l’économie, mon Gouvernemenl t’emploiera, en applicalion de$ orientation! du Prétident de la République, Chef de l’Etat, à poursuivre l’assainissement des finances publiques, à dynamiser les politiques sectorielles des infrastructures de base et développer les secteurs productifs*

La dynamisation des politiques sectorielles permettra de finaliser le Plan de mise en oeuvre du RCPCA en lien avec l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation (APPR), afin d’offrir l’opportunité aux populations de bénéficier des dividendes de la Paix.

A cet effet, le Gouvernement entend finaliser l’Etude Nationale Prospective RCA 2050, dont le rapport de la première phase est en cours de validation.

Il s’agira de doter notre pays d’un référentiel stratégique à long terme après le RCPCA. Cette volonté du Gouvernement est guidée par le fait que les différents plans et programmes élaborés dans le pays depuis son Indépendance se situaient dans le court et moyen terme, et focalisés sur les problèmes de l’heure, donc centrés sur la résolution des différentes crises que le pays a connues.

Nous veillerons à ce que les engagements pris par notre pays sur la scène internationale soient pris en compte dans la vision de notre relance économique, notamment l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD) en 2030 et ceux de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

La nécessité de réduire les disparités entre les régions et d’assurer le désenclavement du territoire national, ainsi que la diversification de l’économie seront des axes majeurs de la vision de notre politique économique. C’est dans ce sens que le Gouvernement s’emploiera à parachever dans un meilleur délai, le Recensement Général de la Population, de

 

l’Habitation, ainsi que l’élaboration de la stratégie de développement des Statistiques.

Afin de soutenir l’exécution de cette vision, le Gouvernement diversifiera et renforcera la collaboration avec les partenaires techniques et financiers ainsi que la coopération régionale et sous régionale.

De même, les initiatives favorables à la mobilisation des financements alternatifs et innovants, tels que le Marché financier sous régional et le Partenariat Public Privé seront identifiées par le Gouvernement, tout en veillant à la question de la soutenabilité de la dette et de la capacité d’absorption.

En ce qui concerne le$ Finance! Publique!, le Gouvernemenl pour!uivra le! réforme! déjà engagée!. C’est pourquoi, la réorganisation des Régies financières sera finalisée ainsi que le Programme de Numérisation, pour relever le niveau des recettes, tout en poursuivant le programme de développement de la transparence dans la gestion des finances publiques en vue de lutter efficacement contre la fraude.

En matière de collecte de! recette! publique!, les

principales mesures suivantes seront mises en oeuvre :

– S’agissant de la mobilisation plus efficace des recettes internes, le Gouvernement élargira la base fiscale, étendra les contrôles et les sanctions en vue de porter leur niveau actuel à un minimum de 12% du PIB à partir de 2022 ;

– Le Gouvernement finalisera les études de faisabilité et de mise en oeuvre de l’interconnexion des Services douaniers de la RCA avec ceux du Cameroun et de réalisation du Port sec à Béloho et au PK 26.

Au niveau des Impoli, l’accent sera mis sur l’amélioration de la gestion et la transparence des exonérations fiscales, le renforcement des capacités internes, et l’amélioration de la gestion et analyse des risques et des fonctions d’audit.

L’un des grands chantiers que j’envisage d’ouvrir c’est la réforme profonde du Foncier. Les conflits incessants entre nos co

Débat sur le projet révisé de loi du Code du Travail en République Centrafricaine, un citoyen fait sa proposition

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Bangui, République centrafricaine, dimanche, 15 août 2021 ( Corbeaunews- Centrafrique). Le Président de la République à convoqué une session extraordinaire de l’assemblée nationale, du 12 au 26 août porté sur l’examen et vote des projets de loi.

Le point suivant nous interesses : “” projet révisé de loi n°09.004 du 29 janvier 2009 portant Code du Travail en République Centrafricaine””.

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Dewadve Omar DEL CHAKOUR

 

En effet je n’ai pas eu le texte, mais j’ai une proposition concernant le repos hebdomadaire.

Nous souhaiterons que le repos hebdomadaire commence le vendredi à 13h. Ceci pour permettre aux centrafricains de remplirent leur devoir confessionnel librement. Jusqu’à là … Les fidèles croyants ne demandent que de permission juste allez prier et retourner au Bureau avec précipitation sans terminé zikir Assour ni de pouvoir mangé en famille après la prière de vendredi.

Néanmoins si la  loi a fixé le repos hebdomadaire commençant le samedi, il y ‘a de raison lié à l’économie peut être mais chers députés nous serons ravis de vous attendre a propos de ce point en toute diligence. Merci!

 

Par Dewadve Omar DEL CHAKOUR

CENTRAFRIQUE : LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DESTITUANT UN DÉPUTÉ EST-ELLE JUSTE, LÉGALE OU FONDÉE EN DROIT ? 

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Bangui, République centrafricaine, dimanche, 15 août 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La cour constitutionnelle qui est la plus haute juridiction de l’architecture juridique a statué et a rendu une décision prononçant la déchéance d’un député proclamé élu à l’issue des élections législatives partielles du 23 mai 2021. En effet, il s’agit de la décision N*116/CC/21 du 12 août 2021 rendue suite à la saisine en date du 13 juillet 2021 de la cour par son adversaire aux élections législatives. La requête en déchéance du député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui a puisé ses griefs dans le rapport d’environ cent cinquante (150) pages des experts du conseil de sécurité de l’ONU qui accuse en évidence le député d’être le conspirateur, la caution morale de la coalition des groupes armés et commanditaires ou auteur intellectuel de la tentative de coup d’état du 13 janvier 2021. En conséquence de ce qui précède, le requérant évoque quelques textes constitutionnels, textes organiques sans occulter une jurisprudence constitutionnelle où un député de Nana bakassa réputé anti balaka a vu sa candidature invalidée.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Ibrahim-Ould-Alhissene-Algoni-450×322.jpg” alt=”Ibrahim Ould Alhissene Algoni, député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui” width=”450″ height=”322″ />
Ibrahim Ould Alhissene Algoni, député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui

 

En effet, l’article 68 de la loi organique N*17.004 du 15 février 2017 portant organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle évoque que la constatation de l’inéligibilité est une cause d’annulation des élections et par voie de conséquence l’article 28 alinéa 3 de la constitution du 30 mars 2016 interdit l’accès à toutes fonction publique, dans les institutions à tous ceux qui ont comploté contre l’Etat. Ébaubi par l’agencement non cartésien et du manque de fluidité juridique dans les raisonnements de la cour constitutionnelle, le citoyen lambda s’interroge :

La décision de la cour constitutionnelle qui est sensé être le régulateur de l’harmonie sociale et institutionnelle est-elle fondée en droit ?

Le rapport des experts de l’ONU tant vilipendé par toutes les structures d’état s’est-il paradoxalement mué en instrument juridique pour convaincre la cour constitutionnelle ?

À l’exception de la politique politicienne ou du « politiquement correct », la cour constitutionnelle est-elle véritablement compétente pour statuer sur la déchéance d’un député mis en cause pour des infractions pénales ?

Les griefs évoqués pour justifier cette décision politiquement préfabriquée ne s’apparentent-ils pas à des parfaits alibis pour légaliser une parodie ?

À défaut de forclusion, comment comprendre la recevabilité de la requête alors que le délai (imposé par l’article 92 du code électoral) de trois (3) jours franc après la publication de la liste provisoire par l’ANE est largement dépassé ?

Qu’avez-vous fait des dispositions de l’article 19 de la loi organique qui régit le fonctionnement de la cour constitutionnelle qui soutient que « les décisions de la cour ne sont susceptibles d’aucun recours… »?

Qu’est-ce qui justifie cet acharnement ciblé sur le même député ?

Au regard des précédents, la démocratie n’est-elle pas en danger ?

Au delà de ces multiples questionnements et en tout état de cause, cette analyse ne remet pas en cause la véracité des accusations révélées par le rapport des experts de l’ONU ni ne plaide en faveur du député déchu mais la méthode ou l’approche de la cour constitutionnelle pour assouvir des appétits politiques déshonore la justice centrafricaine tant sur le plan national qu’international.

Logiquement, cette dernière devrait seulement se résoudre à constater l’incompatibilité en vue de déchoir le député de son statut après une condamnation judiciaire devenue définitive puisque les faits mis en relief sont de qualification pénale et par voie de conséquence relève de la compétence des juridictions pénales. Pourtant, dans ses considérants, la cour constitutionnelle a bien pris soin de récapituler les chefs d’accusation comme crime, complot, atteinte à la sûreté intérieure de l’état…tous prévus et punis par des lois pénales…mais hélas. La loi est dure mais c’est la loi même si la justice n’est toujours pas juste et équitable.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande m, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 13 août 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Envoyé de mon iPhone

 

RCA : le mouvement 3R dénonce «  la persistance des affirmations mensongères véhiculées par les officines du gouvernement du Président TOUADERA”

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/le-general-Bobo-de-3R-le-17-avril-2021-a-Bessan-450×348.jpg” alt=”le général Bobo de 3R le 17 avril 2021 à Bessan” width=”450″ height=”348″ />
L’autoproclamé général Bobo de 3R. Capture d’écran de leur vidéo tournée à Bessan, dans la localité de la Nana-Mambéré. Par CNC

 

Communiqué No 22 du Mouvement 3R

 

Le Mouvement 3R, à l’instar de tous les observateurs de la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine, note la persistance des affirmations mensongères véhiculées par les officines du gouvernement du Président Faustin Archange TOUADERA. Les dernières en . date du 10/08/2021 font état de l’attaque par le Mouvement 3R de populations civiles du Nord- Ouest, à Man, Bocaranga et Niem-Yelewa. Ces fadaises, relayées par « KGS NEWS TV » notamment, tentent en réalité de distraire l’opinion nationale et internationale et détourner l’attention des exactions perpétrées par les FACA qui sont devenues la milice armée de TOUADERA, aidées dans cette sinistre œuvre par les Mercenaires russes de la société WAGNER.®

D’emblée, le Mouvement 3R s’inscrit en faux aux allégations mensongères des officines du gouvernement de TOUADERA, et voudrait par la présente rétablir les faits.

Toutes les actions du Mouvement 3R sans exception ciblent exclusivement la milice armée de TOUADERA et leurs soutiens armés, les mercenaires russes de la société WAGNER notamment. Ainsi est-il des opérations menées par le Mouvement 3R le 28 Juillet 2021 à « Ndongué la Douane », et le 31 Juillet 2021 au village « MAN » ; opérations qui ont ciblé exclusivement les FACA et leurs soutiens russes de la société WAGNER. Le 07 Août 2021, à 20 km de KOUI et aux environs du village de BOUZOU, les FACA et les mercenaires de la société Wagner sont tombés dans deux embuscades tendues par le Mouvement 3R. Aucun civile n’y a été impliqué ni pris pour cible du fait du Mouvement 3R, qui détient d’ailleurs deux combattants des FACA faits prisonniers à l’occasion des combats ; prisonniers que le Mouvement 3R tient au demeurant à la disposition de la croix rouge internationale (CICR).

Inscrivant son combat dans une perspective patriotique et profondément attaché aux valeurs d’humanisme et de justice, le Mouvement 3R fait de la protection des civils un devoir absolu, contrairement aux miliciens de Monsieur TOUADERA, FACA et mercenaires russes de Wagner notamment. Ceux-ci, comme l’a attesté diverses enquêtes et rapports d’organisations internationales de défense des droits de l’homme, s’adonnent à toutes sortes de crimes et d’exactions contre des populations civiles. La presse internationale a abondamment relayé ces méfaits. C’est le lieu ici d’évoquer quelques-uns parmi les plus récents :

-Le 01 Août 2021, le domicile du défunt sultan et maire de Koui a été pillé pour la 4è fois par les mercenaires de la société Wagner, qui sont les auteurs de son assassinat.

-Le 02 Août 2021, l’imam de la mosquée centrale a été menacé de mort par le chef des mercenaires de la société Wagner ; la victime a été contrainte à l’exil.

-Le 03 Août 2021, les FACA ont assassiné 6 jeunes civils, malgré l’intercession de la Minusca et des populations. Ces faits, constitutifs de crimes de guerre, se sont déroulés à BANG.

-Le 04 Août 2021, deux jeunes peulhs civils ont été sommairement exécutés par les mercenaires de la société Wagner au village « BONDIBA », faits constitutifs de crimes de guerre.

Ces crimes des FACA et des mercenaires russes de la société Wagner à la solde de Monsieur TOUADERA sont massifs et révoltent toute conscience. Le Mouvement 3R qui en prenne à témoin l’opinion nationale et internationale, s’y oppose résolument et est fermement engagé dans toute action visant à instaurer un ordre politique qui garantisse à tous les citoyens de la République centrafricaine l’égalité des droits, dont celui à la vie.

Fait à Besson le 14/08/2021 Le chef d’Etat-Major du mouvement 3R

 

 

RCA : Le Kwa Na Kwa  dénonce avec force l’instrumentalisation de la justice ayant abouti à la déchéance de l’Honorable Abdoukarim MECKASSOUA

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Logo officiel du parti KNK

 

DÉCLARATION RELATIVE À LA DÉCHÉANCE DE L’HONORABLE ABDOUKARIM MECKASSOUA, DÉPUTÉ DE LA DEUXIÈME CIRCONSCRIPTION DU 3ème ARRONDISSEMENT DE BANGUI

 

C’est sans surprise aucune que les Centrafricaines et Centrafricains ainsi que l’opinion internationale ont suivi ce jeudi 12 août 2021 le déroulement du scénario écrit à l’avance et qui augure d’ores et déjà de ce qu’il adviendra de l’opposition démocratique sous le régime du Pr Faustin Archange TOUADÉRA. En effet, la Cour Constitutionnelle, comme attendu, a prononcé la déchéance de l’Honorable Abdoukarim MECKASSOUA de son siège de député de la Nation, élu de la 2ème circonscription du 3ème arrondissement de la ville de Bangui.

Si, de prime abord, cela semble prendre l’apparence d’une décision de justice rendue suite à la saisine d’un justiciable, tout observateur averti de la scène politique centrafricaine et de son actualité politico-électorale récente ne pourra s’empêcher de relever les points suivants :

l’application d’une justice à géométrie variable, le déni récurrent de la présomption d’innocence et le caractère aléatoire des critères de définition de la bonne moralité, par la Cour Constitutionnelle.

Sur l’application d’une justice à géométrie variable : Il est devenu incontestable que la Cour Constitutionnelle oppose de manière sélective les dispositions de la Loi fondamentale, des lois et règlements de la République Centrafricaine aux justiciables selon qu’ils soient des pro-MCU ou des partisans de l’opposition démocratique. Dans le dispositif de sa décision Nº 116/CC/21 du 12 août 2021 relative à la saisine de Sieur IBRAHIM AL HISSENE ALGONI en déchéance du député de la 2ème circonscription du 3ème arrondissement, la Cour, citant l’article 28 alinéa 1 de la Constitution du 30 mars 2016, rappelle que « l’usurpation de la souveraineté par Coup d’État, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non-démocratique constitue un crime imprescriptible contre le Peuple centrafricain… et que, tel que prévu à l’alinéa 3 du même article, « les auteurs, co-auteurs et complices sont interdits d’exercer toute fonction dans les institutions de l’État ».

À cela s’ajoute le dernier rapport des experts du Comité des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies du 25 juin 2021 faisant état d’allégations portées à l’encontre de l’Honorable Abdoukarim MECKASSOUA et non de faits prouvés. Ce rapport a été rejeté catégoriquement par le Gouvernement centrafricainet par l’Assemblée Nationale aux motifs qu’il s’agit d’un rapport tronqué, mensonger, diffamatoire, élaboré sur la base de rumeurs, destiné à atteindre le moral des troupes qui se battent pour la libération du Peuple centrafricain aux dires du Ministre d’État Directeur de Cabinet du Président de la République, tandis que le 1er Vice- président du Parlement déclarait que les auteurs de cette enquête ne se sont jamais rendus sur le terrain et que l’objectif de ce rapport était d’entraîner la prise de sanctions contre la République Centrafricaine. Le ministre de la Défense n’a pas été en reste et il résulte de toute cette campagne que les autorités de la République Centrafricaine n’accordaient aucun crédit à ce rapport. Face à une telle ligne de défense de la part des autorités centrafricaines, il est Texte, difficile de comprendre que la Cour Constitutionnelle ait pu s’appuyer sur ledit rapport pour rendre sa décision.

En dépit de cela, la Cour Constitutionnelle a choisi de tenir compte des éléments contenus dans ce rapport mais uniquement dans le but de soutenir la politique d’annihilation de l’opposition démocratique en République Centrafricaine voulue par le Président de la République. Plus encore, la Cour choisira de ne faire application des dispositions pertinentes de l’article 28 de la Constitution du 30 mars 2016 que lorsqu’il s’est agi de députés membres de l’opposition, le dernier en date étant l’Honorable Abdoukarim MECKASSOUA. Sinon, comment comprendre que cette même Cour ait omis de faire application des mêmes dispositions à l’endroit de certains membres du gouvernement pourtant épinglés par ce même rapport des experts du Comité des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies ?

Comment comprendre que la Cour n’ait pas appliqué les mêmes mesures à certains ministres conseillers à la Présidence ou à la Primature, nommés et réputés pour être des dirigeants où des membres de groupes armés ? Comment croire en l’impartialité de cette Cour qui a validé l’élection de députés MCU, reconnus notoirement comme étant des combattants armés et des anciens chefs antibalakas ou SÉLÉKA et qui avaient été dénoncés par voie de requêtes déposées en bonne et due forme auprès du greffe de la Cour avant la proclamation des résultats définitifs des élections législatives ?

Du déni récurrent de la présomption d’innocence : La Cour Constitutionnelle nous a habitués à se fonder sur des ouï-dire ainsi que sur des éléments ne pouvant être rangés dans la catégorie des preuves utilisables dans un procès tels que des avis de poursuite ou des mandats d’arrêt. Elle en déduit alors une mauvaise moralité présumée sur laquelle elle se fonde pour prendre des décisions, méconnaissant le principe de la présomption d’innocence pourtant constitutionnellement reconnu à l’article 4 alinéa 1er de la Constitution du 30 mars 2016 dont elle est pourtant réputée être la gardienne. Dès lors, les condamnations revêtues de l’autorité de la chose jugées et figurant au casier judiciaire ne sont plus les seuls éléments à prendre en considération et il est établi par la Cour Constitutionnelle de la République Centrafricaine un principe juridique nouveau et innovant, cependant totalement liberticide, antidémocratique et surtout anticonstitutionnel, celui de la présomption de culpabilité. Du caractère aléatoire des critères de la bonne moralité : Les Juges constitutionnels nous ont en outre habitués à devoir accepter telles quelles des décisions manifestement fondées sur des critères subjectifs et cachés, manifestement aléatoires. La preuve réside dans le fait que des personnalités reconnues coupables de malversations financières importantes, mises à jour par la Cour des Comptes, n’aient pas été jugées comme jouissant d’une moralité douteuse et aient été autorisées à se présenter aux dernières élections, tant présidentielle que législatives tandis qu’il aura suffi de simples allégations pour que d’autres soient reconnues comme ayant une moralité douteuse. La Cour Constitutionnelle se fondera en cela sur l’exigence de bonne moralité contenue dans le Code Électoral aux articles 103 et 134 sans toutefois nous dévoiler les critères par elle retenus afin de juger de la moralité des personnes.

Il y a lieu de noter que l’enquête de moralité sur les individus est du ressort de services spécialisés disposant d’outils et de méthodes ayant prouvé leur efficacité. Cependant la Cour Constitutionnelle, à de nombreuses reprises, s’est affranchie desdits services pour opérer de manière unilatérale et qui ne répond pas à l’orthodoxie en la matière pour finalement rendre des décisions revêtues, de fait, du sceau de l’arbitraire.

Ainsi, de juridiction de droit, la Cour Constitutionnelle s’est transformée, par le fait du Prince, en juridiction des faits, notamment politiques. Ainsi, elle s’est dévoyée en développant son aptitude à rendre des services au Chef de l’État plutôt qu’à dire le droit. En faisant un tel choix, les Juges constitutionnels sont devenus un facteur d’aggravation de la crise centrafricaine.  , Il résulte de tout ce qui précède que la démocratie en Centrafrique est en danger et que le

plan destiné à faire place nette dans l’optique de l’adoption d’une nouvelle Constitution en vue de la nouvelle candidature à l’élection présidentielle du Président Faustin Archange TOUADÉRA est entré dans sa phase exécutoire consistant à faire disparaitre toute forme d’opposition. Après Abdoukarim MECKASSOUA, viendra le tour des autres figures politiques centrafricaines susceptibles de contrecarrer les plans du camp présidentiel et s’en suivra la dissolution des principaux partis de l’opposition que sont le Kwa Na Kwa, l’Union pour le Renouveau Centrafricaine) ou le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) entre autres.

Comme l’a dit Nasir JONES, un célère auteur américain contemporain, « it was written ». Nous le voyons et déplorons que d’aucun optent pour la politique de l’autruche.

Le Kwa Na Kwa, pour sa part : dénonce avec force l’instrumentalisation de la justice ayant abouti à la déchéance de l’Honorable Abdoukarim MECKASSOUA ;

appelle les forces vives de la Nation centrafricaine à la plus grande vigilance ainsi qu’à une mobilisation accrue pour faire barrage à la dérive dictatoriale du régime du Président Faustin Archange TOUADERA ;

s’inquiète du durcissement du climat politique opéré par le pouvoir à l’orée du prochain dialogue que nous voulons inclusif ;

appelle toutes les filles et les fils du pays à la retenue afin de ne pas tomber dans le piège tendu par le Président Faustin Archange TOUADÉRA dans le but d’écarter toute voix discordante.

Fait à Paris le 14 AOUT 2021

Pour le Kwa Na Kwa

Le Grand Ouvrier Président Intérimaire

Na KWs

Le Président

Christfarf Olivier GUENEBEM-DEDIZOUM

Centrafrique : approbation  de la Déclaration de politique générale du gouvernement,  

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Bangui, République centrafricaine, dimanche, 15 août 2021, 03:08:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À l’issue de la déclaration de la politique générale du gouvernement et du débat  qui s’en est suivi, l’assemblée nationale a approuvé ce samedi la politique générale du gouvernement du Premier ministre centrafricain Henri-Marie Dondra  à 123 voix pour,  contre 02   et 02 bulletins blancs.

Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l'Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement
Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement le 14 août 2021. Photo CNC

 

Dans ses propos liminaires, M. Dondra a inscrit dans ses priorités des actions pour une société inclusive, le développement d’une économie démocratique et l’amélioration du capital humain.

A propos du premier point, il désire rétablir la confiance perdue entre les Centrafricains, afin de les engager à affronter les défis actuels de la sécurité et la lutte contre l’impunité.

S’agissant du second point, il a porté sur la redynamisation de l’économie, de manière à ce qu’elle soit attrayante, quel que soit le secteur.

Enfin, le dernier volet de la politique du gouvernement s’attèle à l’amélioration du capital humain, de sorte que la population puisse s’engager réellement en faveur du développement du pays.

  1. Dondra n’a pas perdu de vue les questions de sécurité, l’assainissement des finances publiques, le dialogue avec les acteurs sociopolitiques, qui sont des leviers pour sortir définitivement la République centrafricaine de la crise larvée dans laquelle elle est plongée plusieurs décennies durant.

La session parlementaire en cours, convoquée par un décret du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, est appelée à examiner et adopter, entres autres, la politique générale du gouvernement et le projet rectificatif de la loi des finances de l’année 2021. Elle prendra fin le 26 août prochain.

 

  1. Y. Ibrahim avec Zinhua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Kondogbia, lassé, fait une pause

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Geoffrey Kondogbia attendra que les moyens évoluent avant de revenir en sélection de Centrafrique.

 

Geoffrey Kondogbia et la Centrafrique, c’est déjà fini. A peine trois ans après avoir accepté d’arborer les couleurs des Fauves du Bas-Oubangui, le milieu de terrain de l’Atlético Madrid se retire. Le joueur de 28 ans se plaint notamment du manque d’organisation des autorités. « A ce jour – le 13 août 2021 -, alors que nous allons affronter dans moins d’un mois des grandes nations du football africain pour les qualifications à la Coupe du monde, aucun staff technique n’a été nommé », explique-t-il. « Nous n’avons pas de stade homologué depuis plus d’un an, ce qui nous empêche de pouvoir évoluer devant vous supporters et nous prive de votre soutien essentiel », ajoute-t-il par ailleurs.

Kondogbia : « Ne doutez en rien de mon attachement total à la nation »

La Centrafrique est sans sélectionneur depuis le limogeage de l’Ivoirien François Zahoui le mois dernier et doit affronter le mois prochain le Cap-Vert et le Liberia dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Et si Geoffrey Kondogbia se cache pas sa tristesse devant les événements, l’ancien Lensois ne ferme pas la porte à un retour. « Ne doutez en rien de mon attachement total à la nation. J’espère, de tout cœur, que la situation évoluera rapidement », conclut-il.

 

Sport Orange

Leçon de géographie et d’éducation civique à Bangui par un lecteur

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Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  

 

 

Tous les jours, depuis que mon fils a quitté l’école nous faisons des devoirs de vacances en faisant des révisions de géographie. Nous nous installons à PK0 et nous regardons les militaires étrangers de notre pays qui passent dans leurs camions. Le jeu est de dire quand il voit le drapeau sur leurs uniformes de quel pays ils sont, et où se trouve ce pays. Ce n’est pas facile parce qu’avec la Minusca il y a considérablement de pays, et en plus il y a aussi l’EUTM mais eux ils ne sont pas trop. Je dois reconnaitre qu’il devient assez brillant. Le Brésil ? Facile, en plus il connait aisément parce que Neymard est brésilien et que c’est son joueur préféré. Le Népal ? facile aussi parce que le drapeau a la forme de deux triangles, le plus compliqué c’est quand les couleurs sont inversées comme le Cameroun et le Sénégal en plus ils ont tous les deux une étoile sur le drapeau, il devient vraiment très bon et va de plus en plus vite, Rwanda, Pakistan, Maroc, Gabon, Tunisie etc. Mais la dernière fois il a vu des soldats sans drapeau, pourtant ils avaient des armes comme les autres et des lunettes noires pareilles et ils étaient aussi sur des gros camions militaires mais il n’y avait pas d’autocollants sur les portes comme pour la MINUSCA. Je lui ai dit que c’étaient des Russes et il m’a répondu que c’était nul parce qu’on pouvait pas le savoir en les regardant. Comme il commençait à les scruter avec beaucoup de force je lui ai dit d’arrêter tout de suite parce que c’était dangereux et que si on leur faisait des tracasseries ils pourraient bien nous battre ou pire peut-être. Nous nous sommes mis un peu à l’écart et je lui ai expliqué pourquoi ils n’avaient pas de drapeau. Je lui ai dit « Ils n’ont pas de drapeau parce qu’ils ne veulent pas que l’on sait que ce sont des Russes, tout le monde le sait mais on n’a pas de preuves et comme souvent ils se comportent très mal, ils tapent, ils tuent et ils volent mais on ne peut pas dire que c’est des soldats russes vu qu’ils n’ont pas de drapeau. La Russie elle dit à tout le monde qu’elle fait que des bonnes choses pour le pays et qu’elle nous aide mais en fait ces soldats font plein d’horreurs et on ne peut rien dire, c’est facile pour elle. Les autres pays ne font pas ça. La Russie elle n’a pas de soldat, donc elle ne fait pas d’erreur et pas d’excuse. Mais surtout mon fils, ne dit jamais que je t’ai dit tout cela parce que c’est dangereux de le dire et que les pays ils sont fiers de leur armée mais pas le Russes, ça c’est sûr. En fait ils n’ont pas d’honneur les Russes ».

D’autant plus qu’une enquête menée par une commission de l’ONU est en cours, toute la vérité va donc sortir. Dans l’attente des résultats de cette enquête l’affaire est à suivre avec vigilance !

 

 

Un lecteur

RCA : destitution du député Abdoul Karim Meckassoua, KM5 en ébullition

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 13 août 2021, 03:01:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Même si au domicile de Monsieur ALGONI  au quartier KM5 la fête bat son plein, plusieurs habitants préfèrent être prudents à cause des rumeurs persistant d’un violent soulèvement populaire. Mais cela ne va pas durer longtemps, selon des sources locales.

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Ibrahim Ould Alhissene Algoni, député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui

 

« Depuis deux jours, les gens voulaient manifester leur mécontentement, mais c’est l’honorable Meckassoua qui les a calmés. Mais cela ne va pas durer », a indiqué un habitant du KM5 sous couvert d’anonymat.

D’après lui, Monsieur Algoni, challenger de Monsieur Abdoul Karim Meckassoua aux législatives dans la deuxième circonscription du troisième arrondissement serait un homosexuel, et Touadera voudrait absolument le faire député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement afin de le manipuler facilement.

« Le ridicule ne tue pas les Centrafricains. L’homosexualité n’est pas légale en République centrafricaine. Ceux qui la pratiquent sont considérés comme des animaux. Les oiseaux de même plumage volent toujours ensemble », s’indigne-t-il. En réponse, un autre habitant, probablement proche de l’opposition,  disait que «  même les animaux ne sont pas homosexuels. La fin du monde est proche », répond-il.

Rappelons que Monsieur Abdoul Karim Meckassoua avait été élu député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement à la suite des élections partielles du 23 mai  2021. Mais à la suite d’une requête introduite  par son challenger Ibrahim Hissen ALGOUNI. Le plaignant s’est fondé sur un rapport d’experts indépendants de l’ONU citant Abdoul Karim Meckassoua  parmi les instigateurs de la rébellion de la CPC. Les six juges qui ont siégé en audience publique ce jeudi 12 août 2021  sur le dossier ont validé la proximité de Monsieur Abdoul Karim Meckassoua  avec la CPC. Ils l’ont aussi reconnu responsable de retour en cachette  en Centrafrique de Monsieur François Bozizé sous sanction onusienne. La cour déclare son challenger ALGONI nouveau député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement. Ce qui confirme la promesse faite par le Président de l’assemblée nationale  à Monsieur ALGONI. D’ailleurs, les deux hommes se sont appelés longuement au téléphone. Depuis deux jours, il y’a une grande fête chez monsieur ALGONI au quartier KM5.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

Sibut, douze détenus se sont évadés de la gendarmerie

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 13 août 2021, 17:03:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Douze prisonniers de la brigade de la gendarmerie de Sibut, dans la préfecture de Kémo  on réussit à s’évader sous la pluie diluvienne qui s’abattait sur la ville.  Une évasion qui intervient une année  après celle du mois de juillet 2020.

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les gendarmes en poste de contrôle

 

C’était aux environs de 3 heures du matin. Ils ont profité de la pluie diluvienne pour percer le mur de leur cellule pour s’enfuir.

Parmi les évadés, il y’a six personnes qui sont déjà jugées et condamner pour les divers délits. Les six autres sont accusés de vol et d’autres crimes. Après cette évasion, le procureur près tribunal de Sibut a fait passer un communiqué sur les antennes de la radio locale pour annoncer que les forces de sécurité seraient à la recherche de ces évadés.

Notons que ce n’est pas la première fois que  les prisonniers se sont évadés de la cellule de la brigade de la gendarmerie de Sibut. Cela s’explique par le nombre insuffisant  des geôliers. Or, d’autres sources ont indiqué que  les gardiens ne sont pas non plus d’une vigilance.

« Les détenus peuvent tenter  de profiter du désordre  pour s’évader », a déclaré un habitant de Sibut interrogé.

 

  1. Y. Ibrahim avec la radio Ndékèluka

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les Fauves se préparent pour l’Afro basket

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 13 août 2021, 03:28:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 24 août prochain, la FIBA AfroBasket débutera à Kigali au Rwanda. Les Fauves de Bas-Oubangui locaux se préparent actuellement pour affronter l’Egypte, la Tunisie et la Guinée du groupe B. Pour réussir à se qualifier en quart de finale, l’équipe devra impérativement terminer parmi les deux premiers de son groupe.

Un fauve du basketball en entraienement à Bangui
Un fauve du basketball en entraienement à Bangui. Copyrightfédération de basketball centrafricain

 

Avec cet objectif, c’est en tout 34 joueurs locaux et expatriés qui ont été présélectionnés pour se préparer au prochain AfroBasket. Dans ces 34 joueurs, 16 sont à Bangui et 18 se sont regroupés en France, dans la ville de Lille en attendant la sélection finale pour partir au Rwanda.

Si l’ossature de l’équipe qui a pris part aux éliminatoires a été conservée, on note tout de même le retour de l’ancienne vedette de l’EuroLeague Romain Sato.

Le coach Gabin Marida, a également appelé un renfort de taille avec le franco-centrafricain Wilfried Yeguete jouant dans le championnat français et vainqueur de l’EuroCoupe de basket-ball 2021. Le pivot Freshman Bryant Selebangue qui vient de rejoindre le championnat américain fera également partie de la sélection.

D’autre part, le capitaine de l’équipe Max Kouguère s’est exprimé auprès de la Fédération Internationale de basketball (FIBA) et a indiqué que la participation des Fauves à cette compétition sera le moyen de démontrer tous les progrès réalisés dans le pays et donnerait aux responsables centrafricains des raisons de s’investir davantage dans le basketball.

Le joueur de 33 ans, devenu très expérimenté grâce à sa formation et sa carrière française est conscient que ses coéquipiers et lui devront proposer leur meilleur niveau pour se sortir des éliminatoires.
Il est toutefois convaincu que la CAF peut s’imposer dans ce groupe, pour autant qu’elle corrige l’inconstance révélée dans les éliminatoires Zone Afrique de la Coupe du Monde FIBA 2019.

Kouguère s’illustre depuis 15 ans avec le maillot de la sélection nationale et il sait que le basket est le sport roi en Centrafrique.
Son ambition est de permettre aux fans des Fauves d’avoir le sourire.
Le rendez-vous est donc donné pour le début de l’AfroBasket le 24 août, où la CAF affrontera l’Egypte pour son premier match.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Communiqué de presse du mouvement Vertu relatif à la destitution du député Abdoul Karim Meckassoua

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L’honorable Abdoul Karim Meckassoua, CNC.

 

Communiqué de presse

 

La République Centrafricaine se retrouve empêtrée dans une interminable crise militaro- politique.  Mais avec l’arrivée au pouvoir en 2016 du Professeur Faustin Archange TOUADERA, beaucoup de Centrafricains avaient pensés a tort que leur peine allait terminée. Mais hélas, c’étcait sans compter avec le génie de l’homme. Ce dernier trouva tous les astuces pour conserver le pouvoir lors d’une élection (qui n’en est pas une) en 2021. Et, non seulement qu’il a fait montre d’une absence totale de capacité managériale qui pestifera tout le monde, mais aussi il continua de presenter une surdité abyssale a la demande de “dialogue nationale” de la part de l’opposition (tant démocratique qu’arme) et aux cris de détresses de la population meurtrie. En dépit de ce tableau politico- sécuritaire sombre, il continue a déployé sa politique guerrière dite de “win na win” et a caporaliser de toutes les institutions republicaines. Et, comme le rubicon n’est pas poussé à fond, il nous fabrique une autre épisode en utilisant la justice pour régler ses comptes avec l’Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA. Il est entrain de créer un serieux sans précédent en matière de jurisprudences en République Centrafricaine.

Par cette entremise, la Cour Constitutionnelle dont le rôle est d’assurer la protection de la Constitution et de toutes les Institutions, vient de commettre l’irréparable forfaiture en se “désavouant” elle-même et en rendant ses “décisions révisables à volonté par le bon vouloir du pouvoir“, alors que sa propre loi organique dit en son article 19 que “ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours”. Voilà, la boîte de pandore est ouverte et une jurisprudence étonnante vient ainsi de voir le jour! Le pouvoir ajuste à la mesure de sa stature despotique la robe de la dame Justice. Ainsi, la loi n’est plus “aveugle” aux billets flamboyants, ni “sourde” au son des sirènes de l’arbitraire mais, totalement “ouverte” aux aventures hasardeuses suscitées par la cupidité et l’absence d’équité! Qu’importe le serment prêté devant Dieu et les hommes, vive le luxe, vive  la luxure!!! Mais, que ces juges prennent garde: ” ce que l’homme sème, il le récoltera assurément“.

Cette histoire de destitution de M. Abdoul Karim Meckassoua du fauteuil de l’Assemblée nationale est un coup- dur contre la réconciliation nationale et le dialogue Républicain en gestation. Comment peut- on comprendre que les autorités Centrafricaines puissent en même temps prôner le dialogue entre les Centrafricains et vouloir donner un coup dans le dos du processus en utilisant les moyens de l’état pour corrompre les juges de la cour constitutionnelle censés garantir la protection des droits? Touadera décidément cherche par tous les moyens à se maintenir au pouvoir après son dernier mandat non- renouvelable. Pour cela, il planifie la fraude au niveau du parlement pour pouvoir être autorisé à organiser un référendum afin de lever les verrous constitutionnels qui l’empêchent de se représenter aux prochaines élections présidentielles. Décidément, la République Centrafricaine et sa démocratie sont en danger.

Pour ce faire, nous, adherants et sympathisant du “Mouvement la Vertu” dénonçons avec la dernière énergie cette entreprise aux lendemains néfastes pour la démocratie Centrafricaine. Et, nous nous opposons fermement a cette initiative qui met en péril le bon fonctionnement étatique et nous nous opposons aussi a la conservation du pouvoir par des approches illégales et anticonstitutionnelles. Aussi républicaine que soit notre approche, notre détermination l’est tout aussi.

 

Fait à Bangui, le       12/ 09/ 2021

l’école prise entre deux feux

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Centrafrique : l’école prise entre deux feux

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que des infrastructures scolaires sont occupées par l’armé et ses alliés, d’autres écoles sont ravagées par les rebelles.

La Centrafrique a mal à son école. Dans de nombreuses localités, des rebelles armés détruisent tout sur leur passage. Ailleurs, l’armée régulière, les FACA, et leurs alliés font également obstruction à l’éducation en occupant les établissements scolaires.

Dans les confins de Boda au sud et Baoro à l’ouest par exemple, ces occupations représentent une préoccupation majeure, comme en témoigne l’enseignant Maxime Laguerre :”La délocalisation est due à la présence de nos alliés qui se trouvent au sein de nos établissements avec leurs dispositifs. On ne pouvait pas amener les enfants.

Les autorités pédagogiques ont jugé mieux d’essayer de trouver de la place ailleurs pour pouvoir maintenir les enfants.” Des kilomètres pour avoir accès à l’école.

Des milliers d’élèves sont ainsi obligés de changer d’école ou de se rendre dans l’après-midi loin de leur localité, selon Aurelio Gazzera, le curé de Baoro. Mais cette situation fait frémir les parents qui sont dans la psychose.

Africain Kazangba, président de l’Association des parents d’élèves, plaide pour une solution négociée à l’occupation illégale. “Une école est un lieu qui donne le savoir à nos enfants et l’avenir de la RCA. L’effort du gouvernement est de sensibiliser nos alliés, de les délocaliser et de trouver un site pour nos amis. On ne peut pas prendre l’école en otage”, explique Africain Kazangba.

De son côté, le gouvernement se montre davantage confiant. Moukadas Nour, ministre de l’Education, assure même que l’école se porte mieux qu’avant : “L’école centrafricaine va très bien, surtout après les événements tragiques que notre pays a connus et avec les répercussions concernant les occupations de nos établissements scolaires.

Le gouvernement a diligenté des enquêtes récemment avec des données et des images. Il a collecté des opinions des différentes catégories socioprofessionnelles qui animent la vie socio-scolaire et les conclusions sont excellentes.

” Malgré cet optimisme des autorités, le collectif des enseignants de Centrafrique réclame de placer la problématique de l’éducation au cœur du dialogue républicain en préparation.

Avec DW français

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RCA : Abdoul Karim Meckassoua n’est plus officiellement député, son avocat dénonce une forfaiture

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 12 août 2021, 14:03:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Désormais, n’importe qui peut remettre en cause une décision de la cour constitutionnelle », a déclaré Maître Arlette SOMBO DIBELLÉ, l’avocate de Monsieur Abdoul Karim Meckassoua  à sa sortie d’audience de la cour constitutionnelle ce jeudi 12 août 2021.

Député Abdoul Karim Meckassoua devant les journalistes au sein de l'assemblée nationale le 13 novembre 2019. Copyright2019CNC.
Député Abdoul Karim Meckassoua devant les journalistes au sein de l’assemblée nationale le 13 novembre 2019. Copyright2019CNC.

 

« Monsieur ALGONI  a saisi la cour constitutionnelle  d’une requête qui a été examinée sur toute ses coutures, et cette requête a été rejetée dans le délai constitutionnelle. Aujourd’hui hors délai, et sous le prétexte de l’institution qu’ils relèvent par la compétence de la cour, et le terme même est illégal en ce qui concerne un député, vous venez d’assister à ce que j’appelle une forfaiture.  Vous venez d’assister à une cour  qui s’est fait  harakiri, se privant des, des privilèges prérogatives  que la constitution elle-même lui attribue. Constitution votée par voie de referendum  majoritaire où le peuple centrafricain  s’exprimait. Aujourd’hui,  c’est très grave. Même n’importe qui peut remettre en question une décision de la cour constitutionnelle », a déclaré Maître Arlette SOMBO DIBELLÉ.

Monsieur Abdoul Karim Meckassoua avait été élu député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement à la suite des élections partielles du 23 mai  2021. Mais à la suite d’une requête introduite  par son challenger Ibrahim Hissen ALGOUNI. Le plaignant s’est fondé sur un rapport d’experts indépendants de l’ONU citant Abdoul Karim Meckassoua  parmi les instigateurs de la rébellion de la CPC. Les six juges qui ont siégé en audience publique ce jeudi 12 août 2021  sur le dossier ont validé la proximité de Monsieur Abdoul Karim Meckassoua  avec la CPC. Ils l’ont aussi reconnu responsable de retour en cachette  en Centrafrique de Monsieur François Bozizé sous sanction onusienne. La cour déclare son challenger ALGONI nouveau député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement. Ce qui confirme la promesse faite par le Président de l’assemblée nationale  à Monsieur ALGONI. D’ailleurs, les deux hommes se sont appelés longuement au téléphone. Depuis hier, il y’a une grande fête chez monsieur ALGONI au quartier KM5.

 

Par Ida Kawa

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les secrets de l’intervention russe en Libye dévoilés par une tablette

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Il s’agit des informations sur Wagner, un groupe de Mercenaires russes ultra secret dont les opérations s’étendent au monde entier, des combats de première ligne en Syrie à la surveillance de mines de diamants en République centrafricaine.

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CopyrightBBC

 

La BBC a eu un accès exclusif à une tablette électronique laissée sur un champ de bataille en Libye par un combattant de Wagner, ce qui donne un aperçu sans précédent de la façon dont ces agents travaillent.

Et un autre indice qui nous a été donné à Tripoli – une “liste d’achats” d’équipements militaires de pointe – suggère que Wagner était probablement soutenu au plus haut niveau, malgré les démentis constants du gouvernement russe quant à ses liens présumé avec l’organisation.

 

Début février, tard dans la nuit je reçois un appel à Londres. Un de mes contacts en Libye m’annonce une nouvelle extraordinaire : une tablette Samsung a été retrouvée sur un champ de bataille dans l’ouest de la Libye.

Une zone dans laquelle des mercenaires russes s’étaient battus en soutien au général dissident Khalifa Haftar, contre le gouvernement d’entente nationale (GNA) soutenu par l’ONU, et on pense que la tablette a été abandonnée lorsque les combattants ont battu en retraite au printemps 2020.

Des informations indiquent depuis longtemps que Wagner opérait en Libye. Des images de surveillance, filmées par des combattants du GNA en avril 2020 et partagées avec la BBC, montraient déjà ces éléments de Wagner.

Mais on disposait de peu d’informations directes.

Le groupe Wagner est l’une des organisations les plus secrètes de Russie. Officiellement, il n’existe pas – servir comme mercenaire est contraire au droit russe et international. Mais on pense que jusqu’à 10 000 agents ont accepté au moins un contrat avec Wagner au cours des sept dernières années.

Après divers processus de vérification, la tablette a été amenée à Londres.

Je l’ai immédiatement placée dans un sac bloquant les signaux, afin qu’elle ne puisse pas être suivie ou effacée à distance.

Soldats du groupe Wagner en Syrie où ils ont soutenu le gouvernement. Crédit: East2west News
Soldats du groupe Wagner en Syrie où ils ont soutenu le gouvernement. Crédit: East2west News

 

Fait remarquable, il était facile d’accéder aux informations qu’elle contenait.

J’ai découvert des dizaines de fichiers – allant de manuels sur les mines antipersonnel et les engins explosifs improvisés (EEI) à des images de drones de reconnaissance.

Un certain nombre de livres avaient été téléchargés, dont Mein Kampf, Game of Thrones et un guide sur la fabrication du vin.

Mais c’est une application de cartes qui s’est distinguée : des couches de cartes militaires de la ligne de front, toutes marquées en russe. ;

Des points de couleur étaient marqués sur les cartes, la plupart étant regroupés dans la banlieue d’Ain Zara, dans le sud de Tripoli, où les combattants de Wagner ont affronté le GNA entre février et fin mai 2020.

 

La tablette contenait également des images de drone d’Ain Zara. La vidéo montre la banlieue déserte, ses habitants ayant fui.

En regardant la tablette, rien ne permet d’identifier le propriétaire, mais en zoomant sur les cartes, des mots sont marqués sur certains des points de localisation rouges.

Mon collègue de la BBC, Ilya, qui est basé à Moscou et enquête sur Wagner depuis quatre ans, a compris qu’il s’agissait de noms de code, peut-être de camarades du propriétaire de la tablette.

Ilya les a comparés à une base de données de combattants Wagner créée par des volontaires ukrainiens et à un rapport de l’ONU qui a fuité et qui répertorie les combattants Wagner en Libye.

 

Nous pensons que l’un des combattants, qu’on appelle “Metla” sur la tablette, se nomme réellement Fedor Metelkin.

Un Russe de 36 ans, originaire du Caucase du Nord.

Son numéro personnel Wagner, qui est publié dans la base de données ukrainienne, est inférieur à 3 000.

Cela suggère qu’il a rejoint Wagner assez tôt dans ses opérations – il y a cinq ou six ans – lorsqu’il combattait dans l’est de l’Ukraine pour soutenir les séparatistes soutenus par la Russie.

D’après ce que nous savons, il est courant que les mêmes combattants passent d’une zone de conflit étrangère à une autre.

 

 

La tablette se trouve désormais dans un endroit sécurisé.

La tablette ne donne pas beaucoup d’indices sur l’identité ou le passé des autres mercenaires, mais la BBC a depuis obtenu un accès rare à deux anciens combattants de Wagner – sous couvert d’anonymat – qui ont confirmé que beaucoup de ceux qui ont commencé en Ukraine sont allés en Libye, pays riche en pétrole.

L’un d’eux a déclaré à la BBC qu’il y avait jusqu’à 1 000 combattants en Libye à tout moment pendant les 12 à 14 mois de combats actifs dans le pays, de septembre 2019 à juillet 2020.

Les anciens combattants ont expliqué que les hommes ne sont pas recrutés par une organisation appelée Wagner, mais qu’ils postulent pour des contrats à court terme – par exemple en tant que travailleurs sur les plates-formes pétrolières ou personnel de sécurité – auprès de nombreuses sociétés écrans.

Ils subissent des tests physiques et des contrôles de sécurité avant de se rendre sur le terrain d’entraînement non officiel de Wagner près de Krasnodar, dans le sud de la Russie, qui se trouve à côté d’une base de l’armée russe.

Ils sont ensuite envoyés à l’étranger, étant entendu que s’ils sont tués, Wagner pourrait ne pas être en mesure de rapatrier leur corps.

Un ancien combattant a souligné que tant l’organisation que les combattants individuels sont motivés par le gain financier. La BBC croit savoir que la plupart des hommes viennent de petites villes, éloignées des grandes agglomérations, où les possibilités d’emploi sont rares.

Ils peuvent gagner jusqu’à 10 fois le salaire moyen en s’engageant avec Wagner, a déclaré l’un des anciens combattants, décrivant ses anciens camarades comme des “Vikings des temps modernes”.

“Chaque fois qu’il y a un conflit armé quelque part, les soldats de Wagner en parlent. ‘On pourrait aller dans celui-là, ça pourrait en être un pour nous’. Parce que chaque contrat et chaque pays, c’est de l’argent. Si vous n’avez pas de contrat, vous restez en réserve, sans argent.”

Il a ajouté que de nombreux agents de Wagner – dont lui-même – ont un casier judiciaire, ce qui rend difficile pour eux de rejoindre l’armée régulière.

Il ne fait guère de doute qu’ils tuent des prisonniers – ce qu’il admet volontiers.

Personne ne veut d’une bouche supplémentaire à nourrir”.

L’autre ancien combattant nous a dit que l’organisation ne publie aucun code de conduite pour ses agents.

Dans le village libyen d’Espiaa – qui est marqué sur les cartes de la tablette comme une position Wagner – nous avons rencontré un homme qui nous a dit que trois membres de sa famille avaient été tués par des hommes parlant russe.

Selon le procureur militaire libyen Mohammed Gharouda, qui travaille pour le ministère libyen de la défense, ces meurtres font l’objet d’une enquête active pour crime de guerre.

Le village est situé à 45 km au sud de Tripoli, et lorsque nous l’avons visité en avril de cette année, l’homme – que nous ne nommons pas – a rappelé ce qui s’est passé dans l’après-midi du 23 septembre 2019.

Il a dit avoir rencontré un groupe armé sur la route, qui a commencé à tirer en l’air. Il a été suivi jusqu’à la maison de son père, et six ou sept étrangers sont entrés de force. Lui et ses proches ont été fouillés, puis conduits à Qasr bin Ghashir, à environ 20 minutes de route.

Selon le GNA, Qasr bin Ghashir était une base Wagner à l’époque. L’homme dit que lui et ses proches avaient les yeux bandés, les mains attachées et qu’ils ont été conduits dans un camion pendant plusieurs heures avant de revenir le soir même dans une ferme à Espiaa.

Vers six heures du matin, dit-il, ils ont été emmenés dans une petite dépendance du village. Certains des hommes sont alors remontés dans la voiture, mais deux sont restés à l’extérieur, armés de kalachnikovs.

“L’un d’eux a sorti son arme. À ce moment-là, j’ai compris. Je savais qu’il allait tirer. Quand il a commencé à tirer, je suis tombé sur le côté et j’ai fait semblant d’être mort”.

L’un de ses frères a également survécu.

L’homme raconte qu’à un moment donné, il a pu apercevoir ses ravisseurs.

Lorsque nous lui avons montré plusieurs combattants Wagner qui ont été photographiés à Qasr bin Ghashir à l’époque, il a reconnu l’un d’entre eux comme faisant partie des hommes qui les ont enlevés et ont tiré sur lui et sa famille. Nous l’avons identifié comme étant Vladimir Andanov.

Une photo non datée d’Andanov se promenant dans Qasr bin Ghashir a été mise en ligne par des soldats du GNA quelques heures après le meurtre.

Social media

Cet homme est soupçonné d’être impliqué dans d’éventuelles exécutions extrajudiciaires de prisonniers de guerre pendant le conflit dans l’est de l’Ukraine.

Des activistes ukrainiens ont identifié l’endroit le plus récent où se trouvait Andanov comme étant l’Afrique du Nord. Mais certaines personnes qui prétendent être ses amis ont nié sur les médias sociaux qu’il se soit rendu en Libye avec Wagner. Ils disent qu’il est chez lui en Russie.

Social media

Vladimir Andanov (à droite). Le panneau indique : 2016 – “Le plan. 1. Trouver et tuer tout le monde

La BBC a également recueilli des témoignages d’autres meurtres de civils attribués au groupe Wagner en Libye. Il s’agit de personnes qui se sont égarées dans une ligne de front active. Les preuves suggèrent qu’une douzaine de civils pourraient avoir été tués par les combattants de Wagner pendant l’offensive de Tripoli. Parmi les victimes figureraient trois hommes et deux femmes dans des voitures civiles, qui ont essuyé des tirs de sniper.

Un combattant du GNA, Mohammed al Kahasy, nous a également dit que quatre hommes combattant à ses côtés ont disparu depuis qu’ils ont été interceptés en décembre 2019.

 

À côté des points rouges sur les cartes de la tablette, des points noirs indiquent un autre héritage mortel de la présence de Wagner en Libye.

Une enquête plus approfondie révèle qu’il s’agit de positions minées. De nombreuses étiquettes font référence à des types de mines spécifiques, comme la MON-50 ou l’OZM. Il y a également des positions marquées comme “district miné”, “mine télécommandée” ou “étendue” – ce que nous comprenons comme étant de l’argot pour “piège”.

Comme les points rouges, certains des points noirs portent également les noms de code de combattants, ce qui suggère qu’ils ont pu contrôler ces positions de mines particulières. Le mot Metla – le nom de code de Fedor Metelkin – apparaît à nouveau dans ce contexte.

Les 35 positions de mines marquées sur la tablette se trouvent toutes dans le quartier résidentiel d’Ain Zara.

La tablette contient également des illustrations de la mine MON-50 – et de deux autres dispositifs d’origine russe et soviétique, le POM-2 et le PMN-2. Selon un rapport de Human Rights Watch de 2020, ces armes n’avaient jamais été vues auparavant en Libye – où un embargo sur les armes est en vigueur depuis 2011.

Le procureur militaire M. Gharouda affirme que ses autorités ont constaté que le POM-2 était particulièrement répandu et représentait un danger particulier pour les civils qui rentraient chez eux à Tripoli.

La BBC a entendu le témoignage de résidents locaux sur l’étendue des mines et des pièges cachés dans les zones résidentielles, et a vu des photos et des vidéos des dispositifs.

Nous avons contacté une organisation caritative de déminage travaillant en Libye pour l’alerter sur les positions de mines Wagner qui ne sont peut-être pas encore officiellement répertoriées.

 

Alors que la tablette nous donne un aperçu du lieu et du mode opératoire de Wagner, un document séparé de 10 pages – essentiellement une “liste d’achats” d’armes et d’équipements – nous donne une idée de qui pourrait financer l’organisation.

Le document a probablement été récupéré pendant les combats dans le sud de Tripoli. Il a été remis à la BBC par une source des services de renseignement libyens à Tripoli, qui a enquêté sur la présence de Wagner en Libye, et plus particulièrement sur son implication dans l’offensive sur la capitale.

Il est daté du 19 janvier 2020, le jour même où le président russe Vladimir Poutine a participé à une conférence à Berlin sur un processus de paix pour la Libye.

Nous avons demandé au conseiller en sécurité Chris Cobb-Smith de l’analyser pour nous.

“Je doute fort qu’aucune autre société militaire privée (SMP) – si l’on peut qualifier Wagner de tel – ne bénéficie d’un soutien aussi important que celui dont elle semble bénéficier ici.”

Un indice sur qui pourrait financer l’opération apparaît dans un deuxième document qui nous a été remis.

La note – destinée aux forces Wagner au Mozambique, datée de novembre 2019 et demandant le remplacement d’équipements endommagés – est adressée à “OOO Evro Polis”. Evro Polis est une société russe qui serait bénéficiaire de contrats d’exploitation de champs pétroliers et gaziers en Syrie.

De nombreux articles de presse ont établi un lien entre Evro Polis et l’homme d’affaires de Saint-Pétersbourg, Yevgeny Prigozhin. Utilisant souvent un langage coloré, M. Prigozhin nie avoir des liens avec Evro Polis ou avec Wagner.

Une référence possible à M. Prigozhin apparaît sur le document de la Libye. Denis Korotkov, un journaliste russe qui a enquêté sur le groupe Wagner pendant plusieurs années, dit qu’il pense que le destinataire – “Directeur général” – fait référence à l’homme d’affaires.

Sur les deux documents, à côté des mots “Approuvé par”, on trouve les initiales D.U. Celles-ci font référence à Dmitry Utkin.

  1. Utkin, ancien parachutiste des forces spéciales russes, serait le fondateur et le commandant général du groupe Wagner. Lui-même était autrefois connu sous le nom de “Wagner” en raison de son intérêt présumé pour l’Allemagne nazie, qui promouvait la musique du compositeur Richard Wagner.

On pense maintenant qu’il porte le nom de code “Ninth”. Sur les deux documents, on voit le chiffre “9” et le mot “Ninth”.

La BBC a tenté de contacter Dmitry Utkin mais n’a reçu aucune réponse.

Selon l’un des anciens combattants de Wagner à qui la BBC a parlé, les agents ne discutent pas de qui finance l’organisation.

“C’est comme dans Harry Potter, où Voldemort est le nom qui n’est jamais prononcé à voix haute. C’est un sujet tabou. Il ne vaut pas la peine d’en parler, sinon vous risquez de finir dans un conteneur métallique avec un visage cassé pendant deux semaines.”

Dans une déclaration à la BBC, Yevgeny Prigozhin a fermement maintenu qu’il n’avait aucun lien avec Evro Polis ou Wagner.

“Je n’ai rien entendu sur la violation des droits de l’homme en Libye par les Russes et je suis sûr que c’est un mensonge absolu”, a-t-il déclaré.

“Je vous conseille d’opérer avec des faits, pas avec vos sentiments russophobes”.

Auparavant, il a également nié connaître M. Utkin.

En novembre 2018, le général rebelle libyen Khalifa Haftar s’est rendu à Moscou. Des images de l’époque montrent M. Prigozhin lors de la réunion au ministère russe de la Défense.

Evgeny Prigozhin (second from right)

En janvier 2020, on a demandé à M. Poutine si des Russes combattaient en Libye. Il a répondu : “S’il y a des citoyens russes là-bas, ils ne représentent pas les intérêts de l’État russe, et ne reçoivent pas d’argent de l’État russe.”

Contacté pour un commentaire, le ministère russe des Affaires étrangères nous a renvoyés à des déclarations antérieures.

Il a déclaré que les informations sur la présence d’employés de Wagner en Libye sont principalement basées sur des données truquées et visent à discréditer la politique de la Russie en Libye. “La Russie fait tout son possible pour promouvoir un cessez-le-feu et un règlement politique de la crise en Libye.”

Wagner est apparu dans l’est de l’Ukraine en 2014, aux côtés de sociétés militaires privées et de brigades de volontaires, soutenant les séparatistes pro-russes. Mais c’est en Syrie, en 2016, avec ses opérations contre le groupe État islamique, qu’il a pris de l’importance.

Wagner à Palmyre, en Syrie, en 2016 (Source : groupe Telegram pour la communauté des mercenaires).

Une action en justice a été lancée au nom d’une famille syrienne pour tenter de contraindre les responsables russes à enquêter sur les combattants de Wagner qui auraient tué un Syrien en 2017.

Deux vidéos mises en ligne sur internet le montraient entrain d’être torturé puis décapité par des hommes le narguant en russe, son cadavre couvert d’écriture en langue cyrillique.

L’activité de Wagner en République centrafricaine (RCA) se poursuit. Il y a trois ans, trois journalistes russes qui enquêtaient sur l’implication de Wagner dans le pays ont été abattus.

Le groupe opérerait également dans d’autres pays africains, dont le Tchad.

“C’est une grande épreuve pour les Russes. Ils ne sont pas en guerre uniquement pour la Libye, ils se disputent le pouvoir décisionnel international en Afrique et dans le monde”, déclare Rabia Bu Ras, membre de la Chambre des représentants de Libye.

En ce qui concerne la présence de Wagner en Libye, la tablette à l’écran fissuré a jeté un nouvel éclairage sur les opérations secrètes du groupe dans ce pays, des mouvements de troupes à la pose de pièges dans les quartiers civils. Son propriétaire et ses camarades ont peut-être quitté depuis longtemps les lieux indiqués sur les cartes affichées à l’écran, mais la BBC croit savoir, d’après des témoignages de civils et des preuves de source ouverte, que, malgré un cessez-le-feu, les combattants sont toujours dans le pays et continuent de saper les efforts de paix.

 

Par BBC

RCA : gouvernement Dondra, Arnaud Djoubaye Abazen, ministre d’État chargé de la justice a failli démissionner

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 Bangui, République centrafricaine, mercredi, 11 août 2021, 14:32:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ancien ministre des transports et de l’aviation civile dans le gouvernement NGRÉBADA, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazen, un cadre intellectuel de la rébellion Seleka  a été reconduit dans le gouvernement Dondra 1 en qualité du ministre d’État chargé de la justice, de la promotion des droits humains et de la Bonne Gouvernance, Garde des Sceaux. Sauf qu’après sa nomination à la tête de la justice, l’homme pique une colère noire et menace de démissionner. Grâce aux conseils de ses proches, l’homme retrouve son calme. Mais pour quelle raison veut-il démissionner ?

Monsieur Arnaud Djoubaye Abazen
Monsieur Arnaud Djoubaye Abazen, ministre d’État chargé de la justice. CopyrightDR

 

Selon des nombreux témoignages crédibles et concordantes, le chef intellectuel de la rébellion Seleka, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazen était le favori du chef de l’État  pour le poste du premier ministre. Mais sous la pression de la communauté internationale, le choix était porté finalement sur le redoutable financier Marie-Henri Dondra, et que Monsieur Arnaud Djoubaye Abazen a été propulsé ministre d’État chargé de la justice, un poste qu’il a occupé par intérim durant plusieurs mois avant sa nomination.

Mais l’homme, de son côté, avoue clairement qu’il a voulu gardé le ministère des transports même si on ne l’avait pas nommé premier ministre. Du coup, il était entré dans une forte colère et refuse de faire la passation de service, suscitant l’inquiétude de son entourage qui lui faisait croire que son successeur c’est aussi son frère. Même si ce n’est pas lui qui garde le ministère des Transports, c’est désormais son frère Gontran NDJONO-AHABA qui le succède. Cet argument lui touche directement au cœur. Finalement, il a accepté de faire la passation de service, et explique clairement à son successeur que si ce n’était pas lui, il ne va pas lâcher ce ministère, quitte à le limoger du gouvernement.

D’après lui, au ministère de la Justice, on ne trouve que des poubelles. Il n’y a rien à croquer, contrairement à celui des transports.

C’est ainsi fonctionne la rca.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Les en-dessous du report de la délibération de la Cour Constitutionnelle sur la destitution du député Abdou Karim Meckassoua

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 12 août 2021, 03:48:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 10 août 2021, il était décidé par les quatre lascars Waboé, Pingama, Ouagalé et Kénguéléwa de destituer Meckassoua coûte que coûte surtout après avoir reçu la rondelette somme de cinq millions de francs CFA chacun. La date de l’officialisation était fixée pour le 14 août, ça laissait le temps de festoyer à l’hôtel de luxe le Ledger Plazza.

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Le Président du Chemin de l’espérance Abdou Karim Meckassoua, entourés des militantes et militants de son parti au siège du mouvement.

 

Comme les quatre lascars surtout les plus déterminés à faire tomber Meckassoua se sont tellement réjouis, l’information a commencé à circuler sur les réseaux sociaux.

 

Les pressions nationales et surtout internationales ont commencé à se faire sentir. Les magistrats écœurés appellent leurs collègues de la Cour Constitutionnelle. Madame Danièle Darlan qui est à l’origine de tout se cache chez les blancs. Son téléphone est vite fermé.

Les équipes de Touadéra se rendent compte du danger de l’information qui se propage et veulent agir vite pour destituer Meckassoua et après l’arrêter pour « l’empoisonner » au Camp de Roux. Du coup, on avance la date du délibéré au 11 août à midi.

 

Le directeur de cabinet de la Cour Constitutionnelle Marc Saint Clair Tchibiti écrit en toute hâte un communiqué antidaté au 10 pour  annoncer le délibéré. Dans le communiqué il parle de déchéance alors qu’Algoni a demandé la destitution. Il y a un cafouillage, tentative de masquer le hold-up.

 

Catastrophe, le jour J, un des quatre juge refuse de participer à la honte nationale. Les pressions exercées sur elle sont très fortes. Réduis à trois, les extrémistes Waboé, Pingama et Oua galet font marche-arrière. Tant que Touadéra ne forcera pas la quatrième à siéger ils ne peuvent pas rendre le verdict. L’annonce est repoussée pour le lendemain le 12 à 10h.

 

Pourtant l’article 22 de loi sur la Constitutionnelle dit bien que le quorum pour que le jugement soit valable est de six. Donc même à quatre la décision était déjà illégale. À trois c’est encore pire. Touadéra devient fou. Là, il menace la quatrième de siéger. Voilà ce qui est en train de se passer.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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