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RCA :  un greffier en chef du tribunal tombé dans une embuscade des bandits armés

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:44:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon la famille de la victime, l’embuscade a eu lieu à 55 kilomètres de la ville de Damara sur l’axe Sibut. La victime a été violentée,  sa moto emportée par les assaillants encore non identifiés par le service de la gendarmerie locale.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/village-Kiné-avec-des-paysans-qui-marchent-et-trois-maisons-en-pailles-visibles-par-CNC-450×376.jpg” alt=”Illustration du village Kiné, situé à 18 kilomètres de Sibut sur l’axe Dékoua le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”376″ />
Illustration du village Boyo, situé à 55 kilomètres de Damara sur l’axe Sibut le 22 juillet 2018. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

L’information a été rendue publique par la radio Ndékèluka ce dimanche 17 octobre 2021. Selon ses informations, la victime a été identifiée clairement comme Monsieur André Gounoumoundjou, greffier en chef du tribunal de grande instance de Sibut. Il est tombé dans le filet des hommes armés ce samedi 16 octobre au village Boyo, situé à 130 kilomètres  de Bangui sur l’axe Damara. Il a été agressé physiquement par les assaillants, sa moto ainsi que son porte-monnaie avec une somme d’argent ont été emportés.

Pour l’heure, la victime est placée sous traitement médical en raison de ses blessures.

Rappelons que dans le secteur environnant de la ville de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui, des bandits armés terrorisent  les communautés et braquent les populations depuis plusieurs mois en toute impunité. Même les éleveurs en transhumance dans la localité ont également subi de lourds tributs dans cette criminalité. Mais du côté du gouvernement, c’est le silence total. Aucune action  concrète est envisagée pour débusquer ces malfaiteurs, pourtant la ville de Damara est le village natal du chef de l’État Faustin Archange Touadera, et son épouse  Tina Touadera y réside et fait des affaires également.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Laurent Gbagbo lance le “Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire”

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 11:36:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien président ivoirien Laurent Gbabgo, de retour au pays depuis juin après près de 10 ans d’absence, lance ce week-end un nouveau parti politique pour “réunir la gauche”, avec l’élection présidentielle de 2025 en ligne de mire.

Des partisans tiennent une affiche à l'effigie de l'ancien président Laurent Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa, en Côte d'Ivoire, le 13 juin 2021
Des partisans tiennent une affiche à l’effigie de l’ancien président Laurent Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa, en Côte d’Ivoire, le 13 juin
2021

 

“C’est le grand retour de Laurent Gbagbo sur la scène politique”, assure à l’AFP Justin Koné Katinan, porte-parole de l’ancien chef de l’Etat.

Depuis son arrivée à Abidjan le 17 juin, acquitté par la justice internationale qui le jugeait pour crimes contre l’humanité dans la sanglante crise post-électorale de 2010, Laurent Gbabgo n’a pourtant jamais été très loin de la politique.

Visite chez l’ex-président et ancien rival Henri Konan Bédié, rencontre de “réconciliation” avec le chef de l’Etat Alassane Ouattara, rupture consommée avec son ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan: il a occupé le paysage politique ivoirien.

“Assumons de faire de la politique”, avait-il lancé dès le 10 juillet dernier, lors de sa visite chez M. Bédié.

Le Front populaire ivoirien (FPI), son parti historique fondé dans la clandestinité en 1982, étant désormais aux mains de M. Affi N’Guessan, M. Gbagbo a choisi de donner un nouveau souffle à son retour en créant sa propre formation.

1.600 délégués sont attendus au prestigieux Hotel Ivoire d’Abidjan pour rédiger le manifeste et les textes de cette nouvelle formation qui devrait s’appeler “Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire” (PPA-CI).

Dans le nom comme dans le logo – deux mains entrelacées dans une carte d’Afrique – qui seront proposés dimanche, l’accent est mis sur la dimension panafricaine du parti.

La souveraineté de l’Afrique face aux puissances occidentales devrait d’ailleurs faire partie des thèmes phares du congrès ce week-end.

Pas question pour autant de délaisser la politique nationale en Côte d’Ivoire. Dans l’entourage de l’ancien président, le mot d’ordre est clair: ce nouveau parti vise à recréer un débat politique dans un pays où l’opposition est considérablement affaiblie depuis 10 ans.

“Nous voulons constituer un parti d’opposition politique normal qui apporte une critique. Pour que le débat quitte la violence et devienne essentiellement politique”, clame Justin Koné Katinan.

“On attend de voir si ce sera une opposition réelle ou un parti en quête du pouvoir. On verra comment ils vont procéder, quel sera leur programme alternatif”, estime l’analyste politique Sylvain N’Guessan.

Avec Simone Gbagbo ?

Reste à savoir quelles personnalités politiques ivoiriennes rejoindront cette plateforme. Une grande partie des cadres et anciens ministres du FPI vont suivre leur ancien leader dans cette nouvelle aventure, mais quelques inconnues demeurent.

Simone Gbagbo d’abord. L’ex-Première Dame, dont Laurent Gbagbo a demandé le divorce à son retour en Côte d’Ivoire envoie des signaux ces dernières semaines pour faire cavalier seul, à l’image du lancement d’une plateforme la soutenant.

Charles Blé Goudé, ensuite. L’influent pilier du régime de Gbagbo (2000-2011), dont il a été le co-accusé à la Haye, est toujours bloqué aux Pays-Bas depuis son acquittement, faute de passeport, mais entretient le mystère sur son rôle lors de son retour en Côte d’Ivoire.

Enfin Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion qui a aidé Alassane Ouattara à accéder au pouvoir contre Laurent Gbagbo est aujourd’hui tombé en disgrâce, condamné à perpétuité en juin pour “complot” et actuellement en exil. De quoi laisser la porte entrouverte à celui qui incarne désormais une frange de l’opposition au chef de l’Etat.

“Ceux qui veulent nous rejoindre savent à quoi s’en tenir. Nous sommes un parti de gauche, et ceux qui s’y retrouvent peuvent venir”, glisse Justin Koné Katinan.

Le lancement de ce parti, quatre mois après le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, est en tout cas une première étape vers la présidentielle de 2025.

Un projet de l’exécutif visant à limiter l’âge des candidats à 75 ans pourrait toutefois constituer un obstacle aux ambitions de Laurent Gbagbo. En 2025, il aura 80 ans.

 

Par VOA / AFP

Rumeurs de complot à Bissau: le gouvernement dédramatise

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 11:50:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un jour après la sortie du chef d’état-major des forces armées de Guinée-Bissau, le général Biagué Na N’Tan, disant avoir déjoué un complot, le gouvernement tente de calmer le jeu.

Le général Biagué Na N'Tan, chef d'état-major des forces armées de Guinée-Bissau
Le général Biagué Na N’Tan, chef d’état-major des forces armées de Guinée-Bissau

 

Nous tenons à préciser à l’endroit de l’opinion publique que le chef d’état-major général n’a pas dénoncé un quelconque mouvement vers un coup d’État, parce qu’en Guinée-Bissau il n’y a pas de coup d’État en préparation. La Guinée-Bissau se dirige vers une décennie de vie politique dans la paix et la tranquillité, sans coup d’État”, a déclaré Fernando Vaz, ministre du Tourisme et porte-parole du gouvernement.

Entre temps, des voix s’élèvent pour exiger une enquête sur les déclarations du général Na N’Tan​.

“Le chef d’état-major dispose d’une structure, en l’occurrence le Conseil d’état-major et d’autres entités, qu’il peut saisir pour savoir ce qui se passe vraiment. En d’autres termes, il peut convoquer ces personnes qu’il dit avoir identifiées”, a déclaré l’avocat Augusto Na Sambé, de l’Institut de défense nationale, qui qualifie de “très graves” les propos du général.

“Il est nécessaire de dévoiler les bases sur lesquelles ce mouvement est conçu pour provoquer un coup d’État”, a déclaré Fransual Dias, un autre avocat.

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que le général Biagué Na N’Tan insinue la mobilisation des militaires pour subvertir l’ordre constitutionnel du pays.

Aucune déclaration pour l’instant de la part du chef de l’État Umaro Sissoco Embalo, qui la veille avait été reçu par son homologue français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée, à Paris.

 

Article de Lassana Cassamá du service en langue portugaise de la VOA. Traduit et adapté par VOA Afrique. Lire l’original >>

 

RCA : l’Assemblée nationale adresse une lettre de félicitation, d’encouragement  et de remerciement aux mercenaires russes de la société Wagner  

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:24:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une lettre de félicitation, d’encouragement  et de remerciement adressée aux « communautés des officiers russes en Centrafrique  », le parlement centrafricain tient à remercier tous les mercenaires de la société Wagner pour leur bravoure ainsi que son encouragement soutenu pour la poursuite de leur « noble » mission en Centrafrique.

Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d'encouragement au représentant des forces russes en Centrafrique
Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant des forces russes en Centrafrique. CopyrightCNC

 

Suite aux conclusions de la commission d’enquête spéciale mise en place suite aux nombreux rapports documentant des exactions commises par les rebelles, l’armée et les mercenaires russes de la société Wagner, ces derniers se disent surpris et étonnés de voir que lors de la présentation dudit rapport par  le ministre d’État en charge de la justice, Monsieur Abazène impute en partie la responsabilité de ces crimes sur les mercenaires de Wagner. Ceci est inadmissible et impardonnable, disait Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la « communauté des officiers russes en Centrafrique ».

Ainsi, depuis une semaine, on assiste à  des scènes de mécontentement des hommes de Wagner sur le terrain. Ils propagent des rumeurs dans la capitale selon laquelle la ville de Bangui serait attaquée par les rebelles. Ils menacent de se retirer de certaines villes de province au profit des rebelles. Ils mettent la pression sur le chef de l’État centrafricain de limoger son ministre d’État chargé de la justice. En un mot, ils multiplient de tapage pour montrer au chef de l’État qu’ils sont vraiment mécontents de ce rapport qui pourrait bien freiner leur extension en Afrique centrale ou de l’ouest.

Entre temps, à l’assemblée nationale, les députés, inquiets de leur pain quotidien, tentent de les supplier.

« On est à moins d’un an de la septième législature. Si les russes quittent, les rebelles vont aussitôt prendre le pouvoir, et nous perdons tout », assure un député indépendant.

Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique
Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique. CopyrightCNC

 

À la grande surprise de tous, ce vendredi 15 octobre, sur l’initiative du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, une lettre officielle a été remise à Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la « communauté des officiers russes en Centrafrique » pour les féliciter, les encourager et les remercier de leur bravoure.

Simplice Mathieu Sarandji : «  Dans la lutte que mène depuis quelques années notre peuple, à travers nos forces armées Centrafricaines (FACA) et forces de Défense et de Sécurité (FDS), contre les terroristes véritables ennemis de la paix, les Interventions du Contingent Russe aux côté de nos Forces ont été d’une grande efficacité dans la reconquête de la plupart des zones occupées par ces terroristes.

Au nom de tous les élus de la Nation Centrafricaine et en mon nom personnel, Je vous adresse nos sincères félicitations pour votre bravoure ainsi que nos encouragements soutenus pour la poursuite de votre noble mission dont les résultats sont reconnus par le peuple que nous avons l’honneur de représenter à l’Assemblée Nationale.

Veuillez accepter. Mesdames, Messieurs, l’assurance de ma considération distinguée.

Rappelons que Monsieur Alexandre Ivanov affirme être à la tête de l’organisation appelée « communauté des officiers russes » et revendique représenter les « instructeurs » russes présents en République centrafricaine.

Sur son compte Twitter, actif depuis le mois de mars 2021 seulement, la Communauté des officiers pour la Sécurité internationale (COSI) affirmait le 26 mars agir « ouvertement, en vertu d’un contrat officiel conclu dans le cadre de la coopération entre la Russie et la RCA ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CPI : fin de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire le procureur  contre Mahamat Saïd

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Bangui, République centrafricaine, samedi 16 octobre vendredi, 15 octobre 2021, 16:39:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Conformément aux statuts de Rome et à la procédure de la Cour pénale internationale, il est prévu, avant le procès, un examen approfondi du dossier. C’est à cela que consiste l’audience qui a eu lieu du 12 au 14 octobre 2021 à La Haye. Cette audience doit permettre à la Chambre préliminaire de vérifier si le procureur de la CPI a suffisamment de preuves pour soutenir son accusation, indique Monsieur Rosmon Zokoue de l’équipe de la communication de la CPI en Centrafrique.  

Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l'audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l’audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

C’est la première procédure judiciaire ouverte devant la CPI à l’encontre d’un membre de la Séléka. « Mais pour que la CPI puisse rendre justice comme il se doit, elle devra poursuivre des suspects de plus haut niveau », estime Human Rights Watch dans un communiqué. D’après cette organisation des droits de l’homme, cette affaire représente un pas important et bienvenu dans la lutte contre l’impunité des crimes graves commis dans la République centrafricaine. Cependant, pour la société civile centrafricaine, on souhaite que cette audience aboutisse à la confirmation des charges pour permettre le démarrage du procès. Mais pour la défense de Monsieur Mahamat Saïd, l’accusation n’a pas assez d’éléments de preuves crédibles. Elle demande au juge d’éliminer  certains chefs d’accusation  pour manque de précision.

« Ne confirmez pas les charges sur Mahamat Saïd. Ainsi, la justice sera faite », déclare l’avocat de défense.

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Monsieur Rosmon Zokoue, membre de l’équipe communication du bureau local de la CPI en rca, explique en quoi consiste le procès.

Rosmon Zokoue : « Comme vous le savez, toute personne jouit de la présomption d’innocence. Mais, pour pouvoir avancer avec la procédure, on doit se rendre compte s’il y a suffisamment de preuves à charge de la personne poursuivie. C’est en cela que consiste l’audience de confirmation des charges. Et si on se rend compte qu’il n’y a pas suffisamment d’indices de culpabilité, qu’il n’y a pas suffisamment de charges, à ce moment-là, la Chambre préliminaire va infirmer les charges qui pèsent sur la personne poursuivie, dans le cas d’espèce, sur Mahamat Saïd. Et si la Chambre se rend compte qu’effectivement il y a suffisamment d’indices de culpabilité, la Chambre va confirmer les charges et va rendre son jugement pour confirmer cela. Et, ce n’est qu’après que l’examen au fond, c’est-à-dire le procès proprement dit, où l’on va examiner les infractions mises à charge va s’ouvrir. ».

Il est à noter que Mahamat Said Abdel Kani, né le 25 février 1970 à Bria, en République centrafricaine, était un commandant de la Seleka. En cette qualité, il serait responsable des crimes suivants qui auraient été commis à Bangui  en 2013 : crimes contre l’humanité, crime de guerre.

Dans la salle de maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui lors de la retransmission en direct de l'audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd, le 14 octobre 2021. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Rappelons que cette audience de confirmation des charges contre Monsieur Mahamat Saïd a été retransmise en direct, organisée par le bureau local de la cour pénale internationale à la maison des jeunes  du quatrième arrondissement de Bangui.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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RCA : « LA DÉMOCRATIE A OCCASIONNÉ LA CHUTE D’ATHÈNES », dixit Monsieur Jean-Serge Wafio

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 Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:43:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). ‘’ LA DÉMOCRATIE A OCCASIONNÉ LA CHUTE D’ATHÈNES. ELLE A CAUSÉ LA DÉCHÉANCE DE L’ÉTAT EN PERMETTANT AUX NULS, AUX INCAPABLES ET AUX IGNORANTS DE SE HISSER AU SOMMET DE L’ÉTAT.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Lopposant-Jean-Serge-Wafio-450×431.jpg” alt=”L’opposant Jean-Serge Wafio” width=”450″ height=”431″ />
L’opposant Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

LE PEUPLE LEUR A CONFIÉ SES VOIX ET ILS LES UTILISENT POUR BERNER CE MÊME PEUPLE, POUR CACHER LEUR INCAPACITÉ À S’ÉLEVER VERS LE MONDE DES IDÉES, LE MONDE IDÉAL.

JE SOUFFRE POUR CEUX QUI PENSENT QUE LA POLITIQUE EST L’ART DE LA RUSE ET DU MENSONGE, ILS N’ONT PAS BIEN COMPRIS MACHIAVEL.

LA POLITIQUE EST LE DOMAINE DE L’ÉLEVATION DE L’HOMME QUI S’EST APPROPRIÉ LES VERTUS HUMAINES ET QUI SE DONNE LES MOYENS DE LES RESPECTER. C’EST POURQUOI, IL FAUT SE TENIR LOIN DE CES GENS QUI N’ONT RIEN COMPRIS DE LA POLITIQUE ET DES VERTUS HUMAINES.

RESTONS NOUS-MÊME, LOIN DE CES MIASMES MORBIDES ‘’  ………………………………………..PLATON

 

RCA : le Président de la République Faustin Archange Touadera suspend les opérations militaires contre les groupes armés rebelles

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 octobre 2021, 02:15:25 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera  déclare un cessez-le-feu  à partir du vendredi 15 octobre 2021. D’après lui, la paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre. « Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies, les souffrances et les meurtrissures endurées ».

Voici l’intégralité de son discours :

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité-Dignité-Travail

MESSAGE A LA NATION

DE SON EXCELLENCE LE PR. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

CHEF DE L’ETAT

 

A L’OCCASION DE LA DECLARATION DE CESSEZ-LE-FEU SUR LE TERRITOIRE NATIONAL

BANGUI, 15 OCTOBRE 2021

– Centrafricaines ;

– Centrafricains ;

– Mes Chers Compatriotes ;

Depuis ma prise de fonction, le 30 mars 2016, dans le cadre de mon premier mandat, tout mon effort tend, comme vous le savez, à débarrasser notre pays des démons de la haine, de la division, de la destruction, de la violence aveugle.

Ensemble, nous avons travaillé à bâtir patiemment la paix et la sécurité pour tous, la réconciliation nationale, le vivre ensemble et jeté les bases d’un relèvement économique de notre pays.

Nous nous sommes efforcés de toujours employer le dialogue pour rechercher la paix et asseoir une nouvelle République, un Etat de droit.

Nos efforts, soutenus par la communauté internationale, commençaient à porter des fruits.

Malheureusement, notre pays a été replongé dans une crise sécuritaire, en décembre 2020, alors que nous n’avons pas encore fini de faire le deuil de nombreuses victimes civiles et militaires du conflit armé, déclenché en 2012 et de leur rendre justice.

En effet, rentré clandestinement au pays après plusieurs années

d’exil en Ouganda, l’ancien Président François BOZIZE a minutieusement conçu et mis en œuvre un plan machiavélique de déstabilisation des institutions de la République, issues des élections démocratiques et transparentes de 2015-2016.

Le 15 décembre 2020, il a créé une rébellion dénommée « Coalition des Patriotes pour le Changement » (CPC), par la signature de la déclaration dite de KAMBA KOTA, alors que le peuple se préparait à aller aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020.

Cette rébellion, composée à la fois de certains groupes armés signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, du 6 février 2019 et de quelques éléments des forces de défense et de sécurité dévoyés, a entrepris la conquête de nombreuses villes de province avant de lancer une attaque simultanée et coordonnée sur la ville de Bangui, le 13 janvier 2021.

Cette guerre devenue protéiforme dont la finalité était d’interrompre le processus électoral, le reversement des institutions légitimes et l’instauration d’une transition politique à des fins égoïstes, a semé la désolation dans nos foyers, provoqué une crise humanitaire dans un contexte de la pandémie de COVID-19 à très fort impact économique et social.

Mes Chers Compatriotes ;

L’un de mes devoirs, dans le cadre de notre Constitution, est d’assurer la sécurité du peuple contre toute forme d’agression.

Ainsi, devant la gravité des crimes commis par la CPC sur les populations civiles innocentes et les humanitaires, et vu que les règles d’engagement de la Minusca ne lui permettraient pas de contrer les assauts meurtriers de la rébellion, j’ai fait usage du droit que me confère la Constitution, en recourant aux accords de coopération militaire et de défense en vigueur pour rétablir la légitimité constitutionnelle, assurer la sécurité de la population et protéger l’intégrité du territoire national.

Les Forces Armées Centrafricaines, appuyées par les forces alliées russes et rwandaises, ont pu repousser les assauts de la CPC et reconquérir une bonne partie du territoire national.

Convaincu que seul le dialogue pourrait apporter une paix durable et une solution pérenne à la crise interminable qui mine notre pays, j’avais annoncé, à l’occasion de la célébration du deuxième anniversaire de l’APPR, le 6 février 2021, un dialogue républicain avec l’opposition démocratique et toutes les forces vives de la Nation afin de créer un climat apaisé et un environnement national propice à la construction de notre pays.

Il résulte des conclusions des consultations nationales organisées à cet effet la nécessité d’organiser un Dialogue Républicain, sur le territoire national.

Le Comité d’organisation, installé le 1er septembre 2021, travaille avec abnégation pour nous proposer la date de la tenue du Dialogue Républicain.

Mes Chers Compatriotes ;

J’ai le devoir de vous informer que, soucieux de contribuer à l’évolution positive de la situation politique et sécuritaire en dans notre pays, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), ont initié une feuille de route conjointe pour la paix en République Centrafricaine, qui a été adoptée lors du mini-sommet du 16 septembre 2021, à Luanda, en Angola.

Cette feuille de route a prévu des engagements tant pour la CPC que pour le Gouvernement.

Conformément à cette Feuille de route conjointe, les principaux leaders de la CPC, à l’exception de Nourredine Adam et Ali DARASSA, respectivement leaders du FPRC et de l’UPC, ont signé l’engagement de cesser toute action armée sur le territoire national, de rejeter tout complot et toute entreprise visant à déstabiliser les institutions de la République et de cantonner leurs combattants pour le DDRR.

Les consultations sont poursuivies par les experts de la CIRGL et nous espérons que ces deux leaders dont les groupes armés sont à l’origine des pires atrocités subies par nos populations, s’engageront bientôt à renoncer à la violence et à revenir dans l’APPR qui reste le socle d’une paix durable en République Centrafricaine.

Au nombre des engagements du Gouvernement, figure la déclaration d’un cessez-le-feu, comme facteur indispensable à la réussite de l’ensemble du processus et à la création d’un climat propice à la paix et à la réconciliation nationale.

Mes Chers Compatriotes ;

La paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre.

Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies, les souffrances et les meurtrissures endurées.

Pour donner une chance à la paix, j’ai toujours prêté une oreille plus accueillante à la promesse faite par les leaders des groupes armés de cesser toute action armée sur le territoire national, de rejeter tout complot et toute entreprise visant à déstabiliser les institutions de la République et de cantonner leurs combattants pour le DDRR.

C’est en effet pour donner une chance à la paix que je viens vous annoncer ce soir la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire national, à compter de ce jour, 15 octobre 2021, à minuit.

Bien sûr, ce n’est pas une décision facile à prendre. Mais mon devoir de Père de la Nation, ne voulant qu’aucun fils du pays ne périsse par l’épée des ennemis de la paix, est d’aller chercher la paix, où qu’elle se trouve, même au bout de la terre.

Nous avons donc deux outils de paix : l’APPR pour les groupes armés et le Dialogue républicain pour les forces vives de la Nation.

Le cessez-le-feu unilatéral immédiat est la démonstration, si besoin en était encore, de ma ferme volonté de privilégier la voie du dialogue et non celle des armes, dans le règlement de la crise qui secoue notre pays.

Ce cessez-le-feu unilatéral immédiat a aussi des raisons humanitaires. Il permettra, j’en suis persuadé, à nos concitoyens des zones occupées par la CPC et les autres groupes armés, d’accéder à l’aide humanitaire, aux services sociaux de base, de circuler et de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

Ce cessez-le-feu vise également à protéger la population contre les violences aveugles, faciliter le dialogue républicain en cours d’organisation et la mise en œuvre de la feuille de route conjointe de Luanda.

Je tiens à préciser que le cessez-le-feu immédiat ne fait pas obstacle à l’exercice par nos forces de sécurité intérieure de leurs missions régaliennes, notamment le maintien de l’ordre public et la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

Aussi, le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’exercice de la légitime défense par les Forces de défense et de sécurité, chargées de protéger l’intégrité du territoire national et les institutions de la République contre toute forme de menaces.

Le cessez-le-feu ne fait pas obstacle non plus à l’exercice, par la MINUSCA, de son mandat.

Enfin, le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’administration de la justice.

J’appelle les leaders de la CPC et les représentants désignés et le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le cantonnement, dans des meilleurs délais, des ex-combattants de la CPC.

J’invite naturellement les leaders de la CPC à respecter enfin leur parole donnée et de donner la chance à la paix, à la sécurité et au vivre ensemble, gage d’un développement socio-économique de notre pays.

Pour donner une chance à la paix, j’ai également mis en place un Comité d’organisation du Dialogue républicain qui travaille d’arrache-pied pour la tenue dudit dialogue.

La crise, vous le savez, n’est pas seulement sécuritaire ; elle est aussi politique ; elle est souvent alimentée par des messages de haine, des manipulations, des désinformations, voire par l’absence de confiance et d’amour réciproques entre les acteurs politiques du pays.

J’ai la conviction que le Dialogue républicain, organisé dans le cadre de la Constitution et des lois de la République, aboutira enfin à l’identification des principaux maux qui gangrènent notre pays et à la décrispation totale de la situation politique sécuritaire du pays.

Enfin, il n’est pas tard de faire la paix, et le fondement d’une paix solide et permanente est la justice ; la justice pour ceux qui continuent de vivre la tragédie provoquée par la perte des êtres chers.

J’exhorte la communauté internationale dont le soutien ne nous a jamais fait défaut, à accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre de la feuille de route conjointe de Luanda.

En terminant mon message, je remercie tous les Etats membres de la CIRGL et de la CEEAC pour leur soutien sans cesse renouvelé, au processus de paix en République Centrafricaine.

Je ne doute pas qu’ils continueront à nous accompagner dans la mise en œuvre de la feuille de route conjointe.

J’en appelle, mes Chers Compatriotes, à votre vigilance et surtout à votre patriotisme pour surmonter les douleurs, les déchirements et aller au dialogue républicain pour sortir notre pays de la situation dans laquelle nous l’avons collectivement plongé.

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple !

Je vous remercie.

 

RCA : une personne tuée, un camion incendié par des hommes armés dans la localité d’Alindao

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 13:46:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les autorités locales, la scène s’est produite  ce vendredi 15 octobre 2021  au village Mbollo, situé à 26 kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari. Le véhicule, qui transportait des marchandises, tombées en panne, a été incendié par des hommes armés, identifiés comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

5 combattants de la seleka avec leurs armes
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Selon les mêmes sources, le camion, du type CBH, transportant des marchandises : 40 tonnes de sucres, avait quitté la ville de Bambari ce jeudi 14 octobre aux environs de 16 heures, à destination de la sous-préfecture d’Alindao quand il avait fait un accident au village Mbollo, situé à 26 kilomètres d’Alindao.  Les blessés ont été évacués cette nuit dans un hôpital à Alindao quelques heures plus tard pour y recevoir des soins d’urgence.  Malheureusement,  le lendemain, c’est-à-dire ce vendredi 15 octobre, très tôt le matin,  le véhicule a été complètement incendié  avec ses cargaisons par des hommes inconnus, soupçonnés d’être des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Au même moment, un habitant du village Mbollo, qui surveillait le véhicule, a été malheureusement tué par les assaillants.

Rappelons que le 5 octobre dernier, un convoi des véhicules  qui quittait la ville de Bambari pour Bangassou était tombé dans une embuscade des hommes armés au village Matchika, situé à environ 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Plus d’une vingtaine  des personnes tuées, plusieurs autres blessées. Le gouvernement, dans un communiqué, avait attribué l’attaque aux éléments rebelles de l’UPC.

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : 3 soldats FACA tués,  et 5 autres blessés dans une embuscade des rebelles dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 10:59:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une patrouille des  éléments des forces armées centrafricaines (FACA est tombée dans une embuscade  tendue par les présumés rebelles de 3r, membres de la CPC ce jeudi 14 octobre  près de Ngaoundaye, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Selon des sources officielles locales, l’attaque est survenue  ce jeudi 14 octobre 2021 aux environs de 16 heures dans la périphérie de la sous-préfecture de Ngaoundaye.  Le bilan est lourd : trois morts et cinq blessés, selon  les différentes sources médicales et sécuritaires recoupées par la rédaction du CNC.

Les soldats FACA  ont ce pendant pu riposter « énergiquement « selon  les termes utilisés par une source au sein de l’État major général  des armées à Bangui.

 

Cependant, l’attaque n’a pas été revendiquée : l’armée nationale attribuée  aux éléments rebelles du mouvement 3R, membres de  la coalition des patriotes pour le changement (CPC) très actifs dans la région.

Rappelons que la zone est depuis plusieurs mois, voir plusieurs années  un terrain d’action récurrente  du mouvement 3R,dirigé par un Peul d’origine centrafricaine, membre de la coalition des patriotes centrafricains, dirigée par l’ancien Président François Bozizé.

Selon les mêmes sources, les corps et les blessés devraient être évacués ce vendredi matin  14 octobre vers la capitale Bangui par des hélicoptères de la Minusca, la mission des nations unies en République centrafricaine.

 

Par Gaël Bobérang

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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Comment Vladimir Poutine pousse ses mercenaires en Afrique

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 15 octobre 2021, 02:41:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Russie s’appuie sur les mercenaires du groupe Wagner pour défendre ses intérêts dans plusieurs pays d’Afrique. Décryptage

 

La France, qui lutte depuis 2014 contre les djihadistes à travers l’opération Barkhane, tente de s’opposer à cette ingérence de Moscou.

Après la Syrie, la Libye et la République centrafricaine (RCA), Moscou assume désormais sans complexe sa stratégie d’influence en Afrique. Prochain objectif: le Mali. Le 26 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Sergueï Lavrov a confirmé que Bamako avait approché des «sociétés militaires privées» (SMP) russes pour former son armée et tenter d’accroître sa sécurité, menacée tous les jours par le djihadisme et l’instabilité.

À New York, le chef de la diplomatie russe a certes affirmé que Moscou n’était en rien impliqué et n’a pas cité le groupe des mercenaires de Wagner – mais cette omission n’a trompé personne. On aura surtout retenu que, pour la première fois aussi nettement, le ministre russe a reconnu le rôle de ces soldats de fortune, qui seraient parrainés par Ilya Prigogine, un sulfureux homme d’affaires proche de Vladimir Poutine. Une «armée de l’ombre», même si elle est de moins en moins secrète, sur laquelle le pouvoir russe compte pour défendre ses intérêts, en Syrie,

 

Le Anadolu avec AFP 

Anicet-Georges Dologuélé : « Le jour où Bozizé a offert un second mandat à Touadéra »

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Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

Par Mathieu Olivier

Jeune Afrique 

 

En 2020, l’ancien Premier ministre centrafricain pensait pouvoir compter sur le soutien du chef de l’État déchu. Mais, à peine scellé, leur pacte volait en éclats, comme le raconte celui qui s’est senti floué. « Ce que je retiens, c’est surtout une immense déception. À l’occasion du scrutin présidentiel de 2015-2016 déjà, j’avais sollicité le soutien du Kwa Na Kwa (KNK), la formation de François Bozizé. Le parti me l’avait accordé, mais pas Bozizé en personne, qui avait choisi de soutenir Faustin-Archange Touadéra. Or il était très populaire et son soutien comptait davantage que celui du KNK. À la présidentielle suivante, en 2020, tout le monde a donc voulu se rapprocher de lui. Bien sûr, Bozizé a d’abord essayé de mettre la coalition de l’opposition à son service, créant de ce fait une compétition feutrée entre lui et moi. Puis sa candidature a été invalidée par la Cour constitutionnelle, ce à quoi nous nous attendions tous. Restait alors à savoir qui il allait soutenir.

 

 

Là, il a annoncé qu’il était favorable à une candidature unique de l’opposition, incarnée par un leader qui disposerait déjà d’un électorat. En dehors de lui, cela ne pouvait s’appliquer qu’à moi. C’était mon portrait-robot. Les autres ayant décidé d’y aller seuls, Bozizé m’a donc appelé pour que l’on se rencontre chez lui, à Bossangoa. Le rendez-vous a eu lieu le 16 décembre. Comme je voulais faire l’aller-retour dans la journée, nous sommes partis très tôt de Bangui en voiture. Christian Guénébem, le directeur de campagne et l’un des principaux lieutenants de Bozizé, ouvrait la route, sous les couleurs du KNK. Mon convoi suivait, avec mes affiches de campagne. Sur place, nous avons attendu Bozizé deux heures durant, sans savoir pourquoi. L’entretien a duré moins de trente minutes. Il m’a dit : « Il y a cinq ans, je ne vous avais pas soutenu comme il se devait et je m’en mords les doigts. Aujourd’hui, vous faites preuve de constance en sollicitant à nouveau le soutien du KNK. Vous l’avez, ainsi que le mien. »

 

« Un gigantesque gâchis »

 

Il a confié la suite des négociations à Guénébem, et nous nous sommes juste entendus sur le fait qu’il fallait que cette entente soit connue des Centrafricains et diffusée dans les médias. Le lendemain, elle a été rendue publique. En réalité, cela n’est jamais allé plus loin. On n’a jamais signé un véritable accord. Me doutais-je que cette alliance ne serait pas solide ? Sur la route de Bossangoa, on avait croisé, dans les villages, quelques centaines de jeunes anti-balakas en tenues disparates, bardés de fusils artisanaux et d’amulettes de protection. J’avais demandé pourquoi, et Bozizé m’avait répondu qu’ils s’étaient auto-constitués pour assurer sa sécurité. Quand je suis rentré à Bangui et que j’ai entendu parler de la Coalition des patriotes pour le changement [CPC, alliance de groupes rebelles anti- Touadéra], je me suis dit que notre entente était morte. La CPC a « pourri » ma campagne par sa présence dans les principales villes de province. Comme j’étais soucieux de la sécurité de mon équipe de campagne, je suis prudemment resté à Bangui. Cela ne m’a pas empêché de faire 31% des voix au premier tour, score qui a été ramené à 21% sous la pression du pouvoir, pour permettre à Touadéra de se déclarer vainqueur au premier tour. Au travers des actions d’intimidation de la CPC, Bozizé avait empêché le vote, notamment dans l’Ouham-Pendé, l’Ouham et la Ouaka, régions où je devais faire mes meilleurs scores ! Ce sont davantage ces actions que l’annonce de son ralliement à la CPC qui m’ont pénalisé. Bozizé avait-il conscience qu’il était en train d’offrir un second mandat à Touadéra ? Il a cru qu’il pourrait retrouver le pouvoir en s’appuyant sur ceux qui l’avaient fait tomber en 2013. Mais la CPC n’a jamais été en mesure de marcher avec efficacité sur Bangui… Depuis notre rencontre de Bossangoa, je n’ai jamais eu l’occasion de reparler à François Bozizé, sauf pour l’informer que ma délégation était bien rentrée à Bangui. Finalement, tout cela est un gigantesque gâchis. Si notre accord avait été signé et mis en œuvre, nous serions au pouvoir. Aujourd’hui, on repart de zéro. »

 

 

RCA : le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène, nouvelle cible de Wagner dans  le gouvernement Dondra ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 09:38:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ça y’est! La roue s’arrête de tourner autour de la capitale centrafricaine.  Les mercenaires russes de la société Wagner, épinglés dans le dernier rapport  de la commission d’enquête spéciale, viennent de désigner un parfait coupable : le ministre d’État en charge de la justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène. Son tort, avoir rendu public le contenu classé confidentiel du rapport de la commission d’enquête spéciale. Pour la société de mercenariat Wagner,  tout sauf ça! Il faut corriger le tir et redorer l’image de ses mercenaires.

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d'État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique.
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique. Copyright RFI

 

C’est à travers une marche en préparation des prétendus jeunes centrafricains à Bangui que  la société Wagner tente d’écarter le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène du gouvernement.

« En RCA d’aujourd’hui, contrôlée totalement par la société Wagner, il faut contrôler son geste et langage surtout quand il s’agit des mercenaires russes de la société Wagner », assure un cadre au ministère de l’Administration du territoire qui ajoute que la société Wagner injecte des milliards de francs CFA dans la communication pour soigner son image. D’après lui, les journalistes nationaux comme étrangers africains sont payés pour manipuler l’opinion africaine.

Selon les informations du CNC, un prétendu collectif des jeunes leaders s’active en ce moment pour organiser une marche dans la capitale Bangui afin de demander la démission du ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène, neveu de l’ancien Président de transition Michel Djotodia. Selon ses détracteurs, il avait ouvert la boîte à pandore aux forces exogènes  pour la déstabilisation de la RCA par les ennemis.

« Comment il peut rendre public un rapport dont il n’a pas lu tout le contenu ? En plus, ce n’est pas son rôle de communiquer là-dessus. Il devrait recevoir ce  rapport dans son bureau et en discuter avec  les membres du gouvernement et sa hiérarchie du contenu. Je crois qu’il est  manipulé par les ennemis  du peuple centrafricain », s’alarme un prétendu jeune leader  centrafricain.

Le 2 octobre dernier, le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène avait rendu publiques les conclusions du rapport de la commission d’enquête spéciale mise en place  au mois de mai dernier. Dans ce rapport, les enquêteurs ont imputé une partie des exactions sur la population aux mercenaires russes de la société Wagner qui appuient les soldats FACA dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement. Mais pour la société Wagner,  le fait d’épingler ses hommes dans ce rapport fragilise leur stratégie d’extension  en Afrique.  Et donc il faut à tout prix contrecarrer et imposer un autre rapport fabriqué. C’est pourquoi, le procureur général près tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Éric Didier Tambo avait déclaré dans les radios que les travaux de la commission se poursuit, et que les détails seraient publiés prochainement. Une histoire de minimiser l’implication des mercenaires russes dans ces exactions.

Pour les prétendus jeunes leaders centrafricains, c’est un coup d’État à la méthode ivoirienne qui se prépare en ce moment.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Alindao, attaque des positions des soldats FACA en cours

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 07:07:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville d’Alindao, située  à environ 505 kilomètres au nord de Bangui a été secouée de nouveau ce jeudi matin par des détonations d’armes de guerre de tout calibre. Les rebelles de l’UPC du sulfureux chef rebelle mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa ont attaqué les positions des soldats FACA dans la ville.

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

 « C’était vers 3 heures du matin ce jeudi que les assaillants ont attaqué nos positions dans la ville. Le combat est en cours, nos hommes sont en train de faire face aux assaillants », témoigne un officier de l’armée nationale depuis Bangui.

Selon un habitant de la ville joint au téléphone, les assaillants sont actuellement visibles au centre-ville. Ils circulent et tirent partout avec leurs armes.

« On ignore actuellement les positions des soldats FACA s’ils sont encore dans la ville où ils se sont retirés  », demande-t-il.

Aucun bilan provisoire n’est disponible pour le moment.

Rappelons que c’est depuis une semaine que les rumeurs d’attaque de la ville par les rebelles circulent dans la ville. Certains habitants ont quitté en masse leur domicile pour se réfugier sur le site des déplacés au sein de l’Église catholique  ou encore dans l’hôpital pour tenter d’échapper à une éventuelle violence. La ville avait été totalement paralysée  par ces rumeurs qui se concrétisent  très tôt ce matin.

Selon les dernières informations recueillirs, les soldats FACA et leurs alliés russes ont repoussé l’attaque des assaillants hors de la ville qui est toujours paralysée.Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : suspension du partenariat avec la « mission économique russe », un véritable bras de fer se déroule en ce moment au poste de Douane de Béloko :  

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:56:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement a signé en mai 2021 un protocole de collaboration avec la mission économique  russe dans le cadre  de ses relations  avec la Fédération de Russie en vue de l’aider à identifier, soi-disant,  les leviers  permettant une mobilisation accrue des ressources  domestique conformément aux objectifs du programme économique et financier signé avec les partenaires techniques et financiers du pays, force est de constater malheureusement  que cette collaboration inédite n’a pas produit les résultats escomptés. Le 6 octobre 2021, le gouvernement, à travers le ministre des Finances et du Budget, a annoncé la suspension de l’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane  centrafricaine pour le 10 octobre 2021. Malheureusement trois jours après la date butoir, certains « experts douaniers russes » ne veulent pas quitter leurs postes.  À Béloko par exemple, c’est un véritable bras de fer entre le receveur  principal et l’expert russe pour le contrôle de la barrière.

Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d'un agent russe de la mission économique russe
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe

 

Le 11 octobre dernier, 24 heures après la date officielle de l’achèvement  de la mission d’assistance russe auprès  des différents postes de la douane centrafricaine, l’assistant-douanier russe en poste à Béloko conteste la décision du gouvernement centrafricain  et annonce qu’il ne quittera pas  le poste de la douane de Béloko tant que les Mercenaires russes de la société Wagner sont toujours au côté des soldats FACA à Béloko.

« Si ma mission termine ici, c’est que je dois partir également avec tous les soldats russes », a déclaré le douanier russe à ses collègues centrafricains. Et ce n’est pas fini pour autant ! Il confisque la clé de la barrière et empêche tous les véhicules de traverser, et ce, jusqu’à 16 heures. Le receveur de la douane de Béloko, Monsieur Alexandre Bambélé a appelé le douanier russe pour le faire comprendre que les militaires russes ont leur propre note de mission.  Vous êtes venus différemment. Ainsi, il demande au douanier russe de lui restituer la clé de la barrière. Il l’a fait, et le receveur est allé ouvrir la barrière aux véhicules de traversée. Mais arrivée à 17 heures, l’heure du lancement des convois  venus du Cameroun, le douanier russe, sous la colère, est allé s’asseoir à sa place habituelle sur une chaise avec son ordinateur sur la barrière pour travailler. Une fois de plus,  le receveur de la douane de Béloko est allé lui faire lire la note du ministre qui a annoncé l’achèvement de la mission d’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane centrafricaine. Mais l’homme, toujours avec son téléphone à l’oreille, refuse de céder sa place et pousse un cri de colère :

« Si je quitte ici, c’est que les militaires russes doivent aussi dégager d’ici, comme ça les Seleka viendront occuper la ville. On verra bien  », ajoute-t-il.

C’est une véritable bataille en ce moment entre les douaniers russes et leurs collègues centrafricains.

Rappelons qu’après la suspension des activités de la mission économique russe auprès de la douane centrafricaine, les hommes de Wagner exigent du chef de l’État le versement d’une somme compensatoire  de 40 milliards de francs CFA, et ce, au plus tard mercredi 13 octobre 2021.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : massacre de Matchika, qui en est les auteurs ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:10:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 5 octobre dernier, vers 13 heures, un convoi des véhicules en provenance de Bambari a été pris pour cible par un groupe d’une dizaine d’hommes armés, occasionnant  la mort d’une vingtaine des civils, dont les femmes et des enfants. Mais une semaine après le drame, le doute persiste sur les identités réelles des assaillants. Le gouvernement, de son côté, accuse les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique ( UPC). Mais ces derniers, de leur côté, rejettent les allégations du gouvernement  et accusent à son tour les forces gouvernementales d’être derrière  ce massacre. Un jeu de ping-pong qui fragilise sans doute la recherche de la vérité sur cet acte criminel. Enquête exclusive du CNC.

 

 

Près d’une semaine après le drame qui a occasionné plusieurs dizaines de morts au village Matchika, situé à une vingtaine de kilomètres de Bambari, le parquet  près la cour d’appel de Bambari a annoncé l’arrestation des présumés auteurs  ayant participé à la commission des faits. Mais grâce aux vidéos de la scène filmée  par les assaillants eux-mêmes et partagée sur les réseaux sociaux, nous avons analysé avec le concours de certains observateurs le déroulement de la scène macabre.

De l’avis de plusieurs compatriotes centrafricains  de confession musulmane, dans la vidéo, un assaillant avait crié sans cesse en arabe  « Allah akbar   ». Selon eux,  le ton et la prononciation  de la personne montrent qu’elle tente d’imiter  cette expression avec la tonalité arabe. Pour les chrétiens, ça sonne correcte, mais pour les musulmans, ceci est une vraie imitation.

Voyons avec l’apparence physique des assaillants. D’après l’avis de tous les observateurs, ces derniers ne ressemblent  pas aux Peuls, alors que dans l’UPC du sulfureux mercenaire Ali Darassa, les combattants ne sont que des  sujets peuls, quelle que soit  leur origine : Niger, Cameroun, Tchad, etc.. D’ailleurs l’un des assaillants qui parlaient fort dans la vidéo semble être un militaire ou un ancien militaire de confession chrétienne. Et l’UPC ne dispose pas d’un combattant chrétien dans ses rangs.

En plus, selon Monsieur Julien Azoumi, ancien officier supérieur de l’armée nationale,  dans cette vidéo, il semblerait que tout est mis en œuvre pour faire de la comédie à l’ivoirienne, sauf que c’était criminel. D’ailleurs, les tirs se font d’un seul côté. Il n’y’a pas un échange  des tirs. Et les assaillants, en faisant cette vidéo, ne se rendaient pas compte de leur supercherie. On voit même une personne en plein milieu de la route en train de filmer avec son téléphone les assaillants.

Les détails sont énormes, mais nous sommes limités  dans la rédaction de l’article.

Selon l’avis de ces observateurs, il ne fait aucun doute, l’attaque de Matchika est l’œuvre des individus mal intentionnés qui appartiennent soit à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), soit à l’armée nationale.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Bria, interpellation de près de 100 personnes par les mercenaires russes de la société Wagner

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 mercredi, 13 octobre 2021, 16:14:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain de la violente attaque des positions de l’armée nationale dans la ville de Bria par un groupe des hommes lourdement armés identifiés  formellement comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC), les forces de défense et de sécurité intérieure, appuyés par les Mercenaires russes de la société Wagner ont procédé ce mercredi à des interpellations massives  et aveugles de plusieurs personnes à Bria.

Deux femmes qui reviennent du champs à Bria
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC

 

Ce mercredi 13 octobre 2021 dans la matinée, à Bria,  la ville est de nouveau secouée par une opération scorpion  menée par les éléments des forces de défense et de sécurité intérieure, appuyées par les mercenaires russes de la société Wagner. Selon les autorités locales, cette opération   vise à débusquer les  présumés  complices et auteurs de l’attaque de la veille qui a occasionné la mort de trois victimes. Malheureusement,  cette opération, qui devrait se faire conformément à la loi en vigueur, tourne à une opération de kidnapping de près de 100 personnes, en majorité de l’ethnie peule.

« Uniquement dans le quartier Gobolo ce mercredi, le pick-up des mercenaires russes avait fait quatre tours, rempli des personnes interpellées », déclare un habitant du quartier Gobolo joint au téléphone par CNC.

Tandis que dans d’autres quartiers, les habitants ont quitté en masse pour rejoindre le camp des déplacés de PK 3 sécurisé par les Casques bleus de la Minusca.

Durant plusieurs heures, la ville a été complètement encerclée  par les forces de l’ordre et les mercenaires russes qui multiplient des fouilles des maisons porte par porte. Une scène inédite selon plusieurs habitants de Bria.

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Discours du Représentant pays de la Cour pénale internationale(CPI), Mike Cole, à l’occasion de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le procureur contre M. Mahamat Said

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Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA

Discours du Représentant pays de la Cour pénale internationale(CPI), Mike Cole, à l’occasion de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le procureur contre M. Mahamat Said, a la Haye, retransmise au Complexe Socioculturel et Sportif du 4e Arrondissement de Bangui(RCA), du 12 au 14 octobre 2021

 

Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup d’émotion que, depuis La Haye, je vous adresse mes salutations, au complexe socioculturel et sportif du 4e Arrondissement de Bangui et en Centrafrique en générale. Bien, que huit mille kilomètres nous séparent, I yeke Oko; nous sommes ensemble. Nous sommes réunis par une même cause: la justice.

Il y a 8 mois, lorsque le procès de Yekatom et Ngaissonna a débuté, une femme centrafricaine m’a dit: ”avec le début du procès, j’ai compris que la dame justice avance, lentement mais sûrement, et que la guérison des victimes a commencé”.

Il n’y a rien de plus vrai aujourd’hui: Dame justice poursuit son élan en Centrafrique. Si nous sommes témoins de cette avancé, aujourd’hui, ici, à Boyrabe, c’est particulièrement grâce à une autre grand dame: la mairesse du 4e Arrondissement.

Madame Andara Isabelle, c’est avec gratitude que je salue votre soutien à la justice, votre désir de porter le système judiciaire comme une puissant catalyseur pour la réconciliation et à la paix en Centrafrique.

Je voudrais prendre un moment pour évoquer une affaire qui, il y a 3 ans, une année après mon arrivée à Bangui, a bouleversé les communautés de la République centrafricaine. En 2018, bien que les juges de la CPI aient reconnu la gravité des crimes commis lors des événements de 2002 et la souffrance des victimes, avec l’acquittement de Jean Pierre Bemba, nous avons été confrontés à la situation déchirante : celle que personne ne soit tenu responsable de ces crimes. J’ai ressenti et partagé l’énorme déception des communautés affectées. Mais malgré cette déception immense et compréhensible, depuis cette époque, j’ai été témoin d’une soif de justice persistante au sein du peuple centrafricain. Pas de vengeance, mais bien de Justice.

Trois années plus tard, ce rendez-vous aujourd’hui, à Boyrabe, est historique et symbolique:

    • Symbolique parce qu’elle a lieu au cœur de la population affectée qui ont gardé leur soif de justice;
    • Historique parce qu’elle rassemble non seulement, les différents acteurs de la justice nationale et internationale que nous avons vu lors de l’ouverture du procès de Yekatom & Ngaissona, mais aussi, pour la première fois la commission de Vérité, justice, réparation et réconciliation;

Mesdames et Messieurs,

2021 est une année historique pour la justice en Centrafrique. En 2021 nous avons été témoin:

    • de la création de la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation;
    • du lancement du procès de Yékatom & Ngaissona devant la CPI ;
    • des progrès dans la justice nationale notamment la travaille de la CPS, la reprise des audiences à Berberati en Octobre et, il y a quelque semaine, à Bria, la localité de l’arrestation de Monsieur Saïd plus tôt cette année.

Et aujourd’hui, en ce 12 octobre 2021, à la Haye, s’ouvre l’audience de confirmation des charges dans l’affaire le procureur contre M. Mahamat Saïd. En même temps, en ce 12 octobre 2021 à Boyrabe, la Maison de la justice vient d’ouvrir une nouvelle salle historique, dans laquelle figurent ensemble toutes les communautés affectées.

Dans les années 1950, le président Boganda a écrit ”Il n’y a pas de paix sans justice… pas de justice sans développement’”. Ces mêmes mots ont été repris et renforcés en 2021 par les centrafricains de aujourd’hui. Parmi eux, une femme centrafricaine, elle- même affectée par les événements de 2013-12014, lors de l’ouverture de l’affaire Yekatom & Ngaissona: ”La vérité et la justice sont nécessaires pour la réconciliation et la paix durable”.

La parole se perd mais les écris restent. Nous avons tenu à cristalliser ces mêmes mots de vos concitoyens en les reproduisant et les affichant tout autour de la ville de Bangui. En écrivant ces mots, vos mots, ils sont graver dans l’histoire.

Le rôle de la justice et de la réconciliation est central dans l’engagement du gouvernement centrafricain pour la paix. Dans leur quête de la paix, les autorités centrafricaines ont fait de la lutte contre l’impunité et de la justice leur cheval de bataille. La présence du ministre centrafricain de la Justice à La Haye, au siège de la Cour, pour l’ouverture de ces confirmations de charges est hautement symbolique – elle signifie la détermination à lutter contre l’impunité et la bon coopération entre la CPI et le gouvernement.

A la Cour pénale internationale, nous reconnaissons que les crimes graves menacent la paix, la sécurité et le bien être des communautés. C’est pourquoi, ensemble avec les membres de la maison de justice, nous sommes déterminés à mettre un terme à l’impunité des auteurs de ces crimes et à concourir ainsi à la prévention de nouveaux crimes.

Oui, la route de la justice est longue et difficile, mais ses bras sont plus longs. Et ils sont forts. Ils peuvent toucher les présumés auteurs de crimes atroces ou qu’ils soient. Comme nous le voyons, ici, en Centrafrique, où les accuses ont été interpellées à Bangui, Bria, Birao et à l’étranger.

Mais quel que soit l’endroit où l’accusé est arrêté, les procédures judiciaires doivent être équitables pour tous. Si non ce n’est plus de la justice, mais de la vengeance. Équitable pour l’accusé, qui est présumé innocent jusqu’à une condamnation. Équitable pour chacune des victimes afin que la douleur et la misère puissent guérir. Équitable et sûr pour les témoins de l’accusation et de la défense. Un processus équitable et transparent où les droits de tous les participants sont protégés par la loi et par des juges impartiaux et indépendants. Un processus du Justice.

J’ai confiance, que le son de la justice qui a commencé à résonner dans cette salle de à Boyrabe, ira au-delà des frontières de la Centrafrique.

Et, je le répète : I yeke Oko. Nous sommes ensemble. Notre cause, c’est la justice. Notre cause, est votre cause. Et, cette cause, est la cause de toute l’humanité.

Je vous remercie.

 

Mike PJ Cole

Représentant & Chef de Bureau
12 octobre 2021

 

RCA : le collectif des victimes de Mahamat Said menace de retirer leur plainte devant la CPI

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Au deuxième jour de la séance de confirmation des charges contre le suspect Mahamat Said poursuivi pour crime contre l’humanité et crime de guerre devant la cour pénale internationale, le collectif des victimes, dans un communiqué de presse dont une copie est parvenu à la rédaction du CNC, menace de se retirer  de l’affaire  et accuse la cour pénale internationale d’avoir violé leur droit des victimes.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse :

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/general-de-la-seleka-mahamat-said-arrete-par-la-cpi-450×450.jpg” alt=”général de la séléka mahamat saïd arrêté par la cpi” width=”450″ height=”450″ />
L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Collectif des victimes de Mahamat Said Abdel Kani devant la CPI

NOUS LES VICTIMES DE Mahamat Said Abdel Kani sommes privés de nos avocats devant la CPI et sommes privés du droit de nous exprimer et de participer à la procédure devant la CPI. La CPI nous impose un avocat de la Haye de leur bureau de TOPCV un avocat que l’on n’a jamais vu ici en Centrafrique en qui nous avons absolument aucune confiance et dont on ne veut définitivement pas. La CPI viole gravement notre droit à choisir librement l’avocat de notre choix. Nous rejetons eh bloc la décision du 6 octobre 2021 évinçant nos avocats centrafricains de la procédure et nous retirons nos plaintes de la procédure Said.

Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin et nous contestons vigoureusement la légitimité de la CPI. Ainsi nous déclarons que le bureau de la CPI de Bangui est déjà corrompu par Monsieur Said avec son argent.

Nous avons investigué sur le terrain et plusieurs membres de la CPI de Bangui (VPRS) chargés d’assister les victimes, rendent visite régulièrement à la famille de Monsieur Said. Nous savons d’ores et déjà que la décision dans l’affaire Said est déjà rendue en haut lieu pour blanchir Monsieur Said et nous les victimes nous n’aurons rien comme justice et indemnisation comme dans l’affaire Bemba. D’où la volonté de la CPI de nous imposer un avocat basé à la Haye et dépendant de l’OPCV (bureau du conseil public pour les victimes de la CPI) afin de travailler en faveur de Said et contre nous les victimes.

Nous avons déjà tant souffert dans cette affaire et la CPI continue de nous maltraiter en nous imposant un avocat de la Haye pour tenter de blanchir Monsieur Said en rejetant un maximum de dossiers des victimes. C’est scandaleux et ceci constitue une insulte à l’endroit des victimes. Nous retirons en bloc nos plaintes dans l’affaire Said et nous interdisons à l’avocat du bureau du conseil public pour les victimes de la CPI (OPCV) d’intervenir sur nos dossiers. Nous demandons solennellement à la CPI de réviser sa décision du 6 octobre 2021 et de réintégrer nos avocats du Barreau de Centrafrique dans la procédure Said.

 

Le Président du Collectif

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Antoine TOMBET

La fondation Synthia BOUVIER GAZON, en partenariat avec la Mislog France, offre des kits scolaires aux élèves orphelins

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Photo des enfants ayant reçus leurs kits scolaires. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:13:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La fondation Synthia BOUVIER GAZON, en partenariat avec la mission logistique française a offert ce mercredi 13 octobre à Bangui un don de fourniture scolaire aux enfants orphelins, abandonnés et désœuvrés dans le cadre des préparatifs de la prochaine rentrée des classes .

Le commandant Eric de la Mislog remet un kit à un élèves
Le commandant Eric de la Mislog remet un kit à un élèves

 

Au nom  de la fondation Synthia BOUVIER GAZON, sa coordonnatrice, Madame Léa KONGBO tenait à situer la portée du don :

« C’est un geste d’amour et de partage, car nous sommes conscients que les enfants orphelins, abandonnés et désœuvrés  n’ont rien comme kits scolaires complets pour favoriser leur  intégration au milieu scolaire  et sociofamilial. Je rends du bon hommage au personnel de la Mislog  française qui ne ménage aucun effort pour être au côté  du peuple centrafricain en général,  et aux enfants en particulier ». D’après elle, sa fondation qui mène ses actions depuis 2020 à Bangui  intervient dans le secteur de la protection, de la santé  et de l’éducation….  Elle répond aux besoins  des personnes touchées par les violences sexuelles basées sur le genre…

« La fondation Synthia BOUVIER GAZON a initié ce projet dénommé  « I kari na école », en français ça veut dire « retournons à l’école », qui consiste à identifier  et enregistrer les mineurs victimes  des violences sexuelles liées  au conflit  et vivant avec le VIH. Parmi ces enfants, il y’a  aussi des enfants vulnérables  qui sont abandonnés ayant abandonné les études, et/ou n’ayant pas de soutien matériel et financier pour continuer les études », a-t-elle ajouté.

Prenant la parole, le lieutenant-colonel Thomas Debesse tient à indiquer que ce don de kits scolaire est avant tout un kit d’espoir pour favoriser l’apprentissage des enfants.

« Il s’agit pour nous …  que ces enfants qui vont bénéficier puissent participer à la reprise des cours dans les meilleures conditions au même titre que les autres enfants de  Bangui. L’éducation, c’est donner  l’accès au savoir. C’est mettre tout le monde sur le même  pied d’égalité et redonner une chance  à tous de sortir de la pauvreté », ajoute le lieutenant-colonel Thomas Debesse.

Il y’a lieu de noter que les kits scolaires offerts par la fondation Synthia BOUVIER GAZON avec la mission logistique française sont composés des cartables ou un petit sac à dos,  des cahiers,  des ardoises  de la craie,  des gommes,  des crayons c  et des crayons de couleur. En tout cas, le nécessaire  pour que les enfants à bas âge puissent suivre le cours normalement.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Ippy, retour au calme après une vive tension suite aux détonations d’armes dans la ville

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 Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 13:53:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville d’Ippy, située à 496 kilomètres au nord de la capitale a été secouée  cette nuit par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon les autorités locales,  ce sont les positions des soldats FACA dans la ville qui ont été attaquées par les présumés rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC). Ce mercredi matin, la ville retrouve son calme, mais toutes les activités tournent au ralenti.

Des éléments de L'UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018
Des éléments de L’UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018

 

Selon des informations recueillies ce matin auprès des autorités locales, c’était hier nuit vers 23 heures que les assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), en provenance de l’Est de la ville, ont attaqué une position  de l’armée nationale dans la ville. Durant plusieurs heures, c’est la détonation d’armes lourdes et légères qui raisonne dans toute la ville, paniquant davantage les populations civiles.

Pour l’heure, aucun bilan provisoire de l’attaque n’est annoncé, et le calme est revenu à Ippy. Toutefois, les activités administratives et économiques ne sont pas encore reprises.

Rappelons que  le mardi dernier, vers 4 heures du matin, les présumés rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa ont attaqué les positions de l’armée nationale dans la ville de Bria. Le bilan faisait état de trois morts et sept blessés.

Cependant  à Bangui, les habitants vivent dans une inquiétude générale suite aux rumeurs d’une attaque imminente de la capitale par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le bilan de l’attaque des rebelles contre les positions des soldats FACA à Bria s’alourdit

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 mardi, 12 octobre 2021, 21:21:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après une journée d’affrontement sanglant entre les rebelles et les forces coalisées du gouvernement ce mardi 12 octobre, la ville de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto retrouve un semblant de calme ce mercredi. Entre-temps, le bilan de l’attaque ne cesse de s’alourdir. Au lieu de trois blessés initialement annoncés, il passe désormais à 3 morts et 7 blessés.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-soldats-FACA-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-Sakai.-Photo-CNC-450×300.jpg” alt=”un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC” width=”450″ height=”300″ />
Un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC

 

Selon des sources sécuritaires locales,  deux assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC)  ont été tués dans l’attaque. Leurs corps ont été retrouvés à proximité de l’aérodrome de Bria. Entre-temps, un mercenaire russe de la société Wagner a également été tué dans l’affrontement, et quatre autres blessés. Du côté des soldats FACA, on parle de trois blessés, dont deux graves et un léger.

Selon une autre source,  les soldats FACA, après la première attaque de leur position au quartier Gobolo vers 4 heures du matin par les rebelles, se sont repliés dans la base des Mercenaires russes avant que ces derniers reprennent le combat à leur place.

Selon le préfet de la Haute-Kotto, les assaillants sont bel et bien des combattants rebelles de l’UPC du sulfureux mercenaires tchado-nigérien Ali Darassa. D’après lui, ce dernier, qui n’a pas véritablement adhéré au programme du désarmement, voudrait coûte que coûte attaquer la ville de Bria, car certains éléments de l’UPC dissidente sont en train de se faire désarmer.

Rappelons que ce lundi 11 octobre, vers 4 heures du matin, un groupe des hommes lourdement armés ont attaqué les positions des soldats FACA dans la ville de Bria et sa périphérie.  Le combat a duré plusieurs heures jusqu’à dans l’après-midi.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : le chef de l’État Faustin Archange Touadera vient d’échapper à un attentat, selon les mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:49:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Invité à participer à une session de travail avec son homologue gabonais Ali Bongo, le chef de l’État centrafricain, le Professeur Faustin Archange Touadera, lors de son  vol ce mardi 12 octobre  vers Libreville à bord d’un jet présidentiel gabonais,  a été  contraint de faire demi-tour sur Bangui. Raison évoquée, l’avion qui le transportait était piégé.

Le Président gabonais Ali Bongo et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera lors de la visite officielle de ce dernier au Gabon le 5 mars 2019. CopyrightDCP.

 

Selon le programme établi, le vol devrait avoir lieu mardi 12 octobre vers 7 heures du matin dans l’optique de faire un aller-retour rapide sur Libreville.  Un avion de Wagner  qui devrait venir du Soudan  pour le transporter, mais la décision a changé d’un coup depuis Libreville au Gabon qui décide  d’envoyer leur propre jet présidentiel sur Bangui afin de le prendre, mais l’appareil a pris du retard  pour arriver à l’aéroport international de Bangui Mpoko vers 16 heures.  Pendant ce temps, certains conseillers du chef de l’État, très septique,  l’ont déconseillé formellement  de faire ce voyage qui semble être un piège, mais l’intéressé insiste d’y aller. C’est pourquoi vers 16 heures et demie, il avait pris place à bord du jet présidentiel gabonais. Mais contre toute attente, après quelques minutes de vol sur Bangui, les Mercenaires russes, qui assurent la sécurité rapprochée du chef de l’État, ont constaté un souci sur l’appareil, et obligent le pilote à faire demi-tour et atterrir en urgence sur l’aéroport international de Bangui Mpoko.

Aussitôt, à Bangui, les rumeurs vont de bon train. Pour les proches du chef de l’État, il ne fait aucun doute, celui-ci échappe bel et bien à un attentat bien orchestré. Tandis que certains observateurs parlent d’une nouvelle manipulation des mercenaires russes qui voient des complots partout.

« Comme leur appareil est interdit d’atterrir à Libreville, ils montent un nouveau scénario pour faire croire au chef de l’État qu’il est exposé à des risques graves en prenant le jet présidentiel gabonais », explique un enseignant à l’université de Bangui.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : 5 mercenaires russes de la société Wagner tués dans une embuscade des rebelles à l’Ouest

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:47:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une nouvelle fois une triste nouvelle pour la société Wagner  en République centrafricaine. Le nombre de ses hommes déployés au côté des soldats FACA dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  et tombé sur le champ de bataille ne cesse de s’alourdir. Après la mort de ses trois mercenaires tués dans une l’embuscade des rebelles au village Bombo la semaine passée,  cinq autres viennent à nouveau d’être tués dans une autre embuscade  dans la localité de banga, dans la Mambéré-Kadéï.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  ” width=”450″ height=”300″ />
Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP

 

Selon les autorités locales, c’était  le lundi 11 octobre vers 15 heures  que le convoi militaire des mercenaires de Wagner, composé de quatre motos et de deux véhicules tout terrain,    Est tombé dans une nouvelle embuscade  tendue par les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 5 kilomètres de banga sur l’axe Bombo, dans la commune de Haute-Bombé. Selon les mêmes sources, 5 mercenaires de Wagner  tués, et un autre blessé.  Tandis que du côté rebelle, trois combattants neutralisés et trois autres blessés.

Par ailleurs, vers 16 heures,  un hélicoptère russe est atterri  sur le lieu de l’incident et transporte les corps et le blessé  pour les rapatrier dans la capitale.

Pour l’heure, aucune réaction du côté du gouvernement sur ce nouvel incident mortel.

Rappelons que dans la commune de Haute-Bombé, les rebelles de 3R multiplient des embuscades contre les convois des mercenaires russes de la société Wagner. Souvenez-vous, le mardi 21 septembre dernier, lors des affrontements entre les mercenaires russes , appuyés par les soldats FACA et les rebelles de la CPC au village banga, un renfort des mercenaires russes en provenance  de la ville de Bombo est tombé dans une embuscade des rebelles, faisant aussi plusieurs morts du côté des rebelles comme des mercenaires de Wagner.

 

Par Gervais Lenga

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À Bouar, dans la Nana-Mambéré, l’hôpital manque cruellement des bras pour soigner les malades

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:55:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une lente érosion  qui atteint un point critique. Le constat est implacable : l’hôpital de référence de Bouar souffre ce dernier temps du manque de médecin qualifié. Suite au dysfonctionnement, aux malversations et  la mauvaise gestion à l’hôpital  de référence de Bouar, l’unique médecin se retire, prétextant être en congé, laissant derrière lui que des infirmiers secouristes.  Les malades se plaignent, et le ministère de la Santé semble ignorer leur appel de détresse.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/monument-de-la-paix-de-bouar-très-loin-450×253.jpg” alt=”Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />
Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Ces dernières semaines, à l’hôpital de référence de Bouar, situé à 450 kilomètres au nord-ouest de Bangui, les observateurs sont tous unanimes : l’hôpital de Bouar connaît ce dernier temps une hausse significative des fréquentations. Selon un observateur,  cette hausse subite de fréquentation est constatée suite à la sensibilisation de la population sur le développement  du programme de la gratuité ciblée à l’hôpital de Bouar. Malheureusement, les malades, une fois arrivées sur place, constatent  avec regret un manque cruel des bras qualifiés pour les prendre en charge. Même les médicaments prescrits  aux malades ne sont même pas disponibles  dans la pharmacie de l’hôpital alors que c’était prévu que ces médicaments leur soient distribués gratuitement, surtout à ceux qui sont admis dans le programme de gratuité ciblée. D’après certains malades, cela nécessite que le projet SENI, qui est à l’origine de ce programme de gratuité,  renforce sa pharmacie  avec des médicaments souvent prescrits aux malades.

Toutefois, au-delà des difficultés citées ci-haut, l’hôpital de référence de Bouar souffre aussi des cas des malversations, du licenciement abusif  et de la mauvaise gestion à cause de l’absence depuis près de cinq ans du comité de gestion, et que seul le médecin qui  gère l’hôpital. C’est ainsi que les malades interpellent le ministère de la Santé et de la Population sur cette situation qui perdure, et qui va de mal en pis.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Affaire Mahamat Said Abdel Kani :  l’audience de confirmation des charges est ouverte devant la CPI

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:08:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’audience de confirmation des charges  contre le suspect Mahamat Said Abdel Kani, poursuivi pour   des crimes contre l’humanité et crimes de guerre  est ouverte ce mardi 12 octobre  à 9 heures et demi devant la chambre  préliminaire de la cour pénale internationale (CPI) à La Haye aux Pays-Bas.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mahamat-Said-Abdel-Kani-devant-la-cpi-450×276.jpg” alt=”mahamat Saïd Abdel Kani devant la cpi” width=”450″ height=”276″ />
Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani présent devant les juges de la CPI le 29 janvier 2021.

 

 

Selon la cour pénale internationale, l’audience qui est ouverte ce mardi 12 octobre est prévue pour deux jours, jusqu’au 14 octobre 2021.  Pendant ce temps, à Bangui, le public suit  la transmission en direct organisée par le bureau local de la cour pénale internationale à la maison des jeunes  du quatrième arrondissement de Bangui.

Pour cette première journée, l’audience est consacrée  aux propos luminaires  de chaque partie. D’abord commençant par l’accusation  qui  tient à démontrer devant la cour que le suspect Mahamat Said Abdel Kani   est bel et bien responsable des  tortures commises entre autres à  l’office central de répression du banditisme (OCRB) et le centre de détention  du comité extraordinaire  pour la défense des acquis démocratiques (CEDAD). Or, pour la défense, l’accusation n’a pas assez d’éléments de preuves crédibles. Elle demande au juge d’éliminer  certains chefs d’accusation  pour manque de précision. Cependant, du côté des victimes, on tente d’exprimer leur souffrance  durant les huit années.

Rappelons que cette audience de confirmation des charges  est de déterminer

S’il y’ a des motifs substantiels de croire que le suspect Mahamat Said Abdel Kani a commis chacun des crimes reprochés. Si la chambre préliminaire décide de confirmer les charges, elle enverra l’affaire devant une chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.

Il est à noter que Mahamat Said Abdel Kani, né le 25 février 1970 à Bria, en République centrafricaine, était un commandant de la Seleka. En cette qualité, il serait responsable des crimes suivants qui auraient été commis à Bangui  en 2013 : crimes contre l’humanité, crime de guerre.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Mali : la CMA et la Plateforme s’insurgent contre le colonel major Ismaël Wagué

Bangui ( République centrafricaine ) – Les deux groupes armés accusent le ministre de la Réconciliation de se faire manipuler par des narcotrafiquants. Ils exigent son remplacement. Interview.

Au Mali , plus rien ne va entre l’alliance formée par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme , et le ministre de la Réconciliation nationale.Les deux groupes armés signataires de l’Accord de paix d’Alger accusent le colonel major Ismaël Wagué d’être manipulé par des trafiquants qui n’ont aucun intérêt à la mise en oeuvre de l’accord de paix. La semaine dernière déjà, ces mêmes groupes ont annoncé leur retrait des discussions avec le gouvernement de Bamako. Ils exigent un autre interlocuteur et menacent, sinon, de ne plus rencontrer le ministre Wagué, pourtant un poids lourd de la junte au pouvoir.”Au sein du cadre stratégique permanent qui regroupe la CMA et la Plateforme, nous avons décidé, après maintes réflexions de suspendre notre participation au cadre inter-malien et de travailler avec le ministre Wagué”, confirme Fahad Ag Al Mahmoud, président de la Plateforme, secrétaire général de Gatia et vice-président du Cadre stratégique permanent (CSP).Plusieurs griefs exposés Les groupes armés estiment que le colonel major Wagué n’a pas les compétences pour exercer les fonctions de ministre de la Réconciliation, chargé de l’Accord d’Alger. “Le ministre Wagué, qui n’a jamais exercé de fonctions politiques, n’a pas les qualités requises pour occuper cette fonction et en plus, il est à la solde de certaines personnes de moralité douteuse qui l’instrumentalisent contre la mise en oeuvre de l’accord. Il y a parmi eux des narcotrafiquants et toutes sortes de personnes”, affirme Fahad Ag Al Mahmoud.”Cela veut dire qu’il ne nous considère plus comme des parties. Il se considère comme l’unique partie qui doit parler avec tout le monde”, s’indigne par ailleurs ce chef de groupe armé.Une telle demande de la part du colonel major Wagué n’a pu être confirmée par ailleurs.

Avec DW français

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Entrée en fonction du nouveau chef d’état major du Faso

Bangui ( République centrafricaine ) – Le nouveau chef d’état-major de l’armée burkinabè, le général Gilbert Ouedraogo, nommé début octobre, a été chargé mardi de “réorganiser” les forces de défense et de sécurité pour plus d’efficacité dans la “guerre” contre les jihadistes dont les attaques endeuillent régulièrement le pays.

“Nous attendons du nouveau chef d’état major général des armées qu’il remobilise les troupes et réorganise l’ensemble des forces pour les relancer de manière beaucoup plus efficace dans la lutte contre cette menace qui évolue et pour laquelle nous devons nous adapter en permanence”, a déclaré le ministre délégué à la Défense nationale, le général Barthélémy Simporé, à l’issue d’une sobre cérémonie de passation.Nommé le 6 octobre par le président Roch Marc Kaboré, le général Ouedraogo succède au général Moise Miningou qui a passé moins de trois ans à la tête de l’armée burkinabè.Si aucune explication officielle n’a été donnée, ce remplacement à la tête des forces armées est intervenu deux jours après une attaque d’envergure contre le détachement de Yirgou (nord). Quatorze militaires ont été tués et sept blessés lors de cette attaque.”Gardons constamment à l’esprit que nous sommes en guerre”, a déclaré le nouveau chef d’état major.”Ce n’est pas l’apanage des seules forces de défense et de sécurité, encore moins des forces armées nationales. C’est l’affaire de tous. Chaque Burkinabè pris individuellement est un acteur-clé de la lutte. Engagez-vous, chacun avec les armes dont il dispose, pour ramener les frères égarés à la raison et à déposer les armes”, a-t-il ajouté.Pays sahélien pauvre, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières de groupes jihadistes affiliés à l’Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, visant civils et militaires.Ces attaques, parfois mêlées à des violences intercommunautaires, ont fait environ 2.000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.

Avec AFP/VOA

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RCA : violente attaque des positions des soldats FACA par les rebelles à Bria

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 07:00:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, située à environ 595 kilomètres au nord de Bangui a été réveillée très tôt ce matin par des détonations d’armes de tout calibre. Selon des sources concordantes, c’est la base des soldats FACA située au quartier Gobolo qui a été attaquée par des hommes armés, identifiés comme des rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC).

Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.
Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.

 

« C’était vers 4h20  que notre position  au quartier Gobolo  a été attaquée par des hommes lourdement armés. Nous avons repoussé la première attaque, mais en ce moment  les assaillants, venus en nombre, nous attaquent à nouveau. Le combat est en cours », a déclaré un élément des forces armées centrafricaines (FACA) basées dans la ville de Bria.

Une information confirmée par des sources humanitaires qui précisent par ailleurs qu’un autre groupe des assaillants, venus du côté de l’aéroport, plus précisément du quartier Piango,  attaque à nouveau la même position des soldats FACA à Gobolo.

L’affrontement est en cours, mais le bilan provisoire fait état de trois blessés du côté des forces armées centrafricaines. Selon une autre source, tous les blessés sont évacués en ce moment à la clinique du médecin sans frontières pour des soins appropriés.

Du côté des Nations unies, un convoi regroupant tous  les travailleurs, et escorté par les Casques bleus de la Minusca va quitter la ville ce mardi vers 8 heures.

Pour l’heure, la ville est calme, mais les détonations se font toujours entendues partout.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

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Arrestation des opposants tchadiens de Wakit Tamma

Bangui ( République centrafricaine ) – Les leaders de la plateforme politique tchadienne Wakit Tamma ont été arrêtés et sont gardés à vue dans les locaux de la Coordination de Police Judiciaire, indique la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH) dans un communiqué rendu public ce lundi 11 octobre.

Les porte-paroles de la plate-forme Wakit Tamma, Barka Michel, Dr Sitack Yombatina Béni et Marting Félix Kodjiga ont été auditionnés par la police judiciaire puis gardés à vue dans cette structure. Une situation qui fait suite à une plainte du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration.Il leur est reproché l’infraction de trouble à l’ordre public et destruction des biens publics.Tchad Infos indique que des sources au sein de la coordination des actions citoyennes affirment qu’ils seront présentés au procureur ce mardi 12 octobre.Quant aux avocats Me Max Loalngar et Me Koudé Mbainaissem, qui sont également poursuivis, ils sont convoqués devant le Conseil de l’ordre des avocats du fait de leur statut.La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme ( CTDDH) estime que la marche du 9 octobre 2021 organisée par Wakit-Tamma et qui avait été étouffée dans l’œuf par la police ne pouvait pas logiquement entraîner des troubles à l’ordre public du fait qu’elle n’a pas eu lieu, selon les propres termes du gouvernement.La CTDDH exige la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées, jugeant leur arrestation arbitraire. Dans un communiqué datant du 10 octobre, Wakit Tamma dénonçait déjà la répression des manifestations du samedi.“Nul n’est besoin de constater que le CMT s’inscrit résolument dans la posture d’une dictature implacable, avec le dessein inavoué de préserver un pouvoir illégitime au détriment de l’intérêt général du peuple tchadien”, avait écrit la plateforme, en faisant référence au Conseil militaire de transition, le directoire de la junte.

Avec AFP/VOA

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RCA : écartée de la douane, la société Wagner exige une compensation financière au chef de l’État

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 02:30:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il ne fait aucun doute, Wagner tente de secouer le pays avec des rumeurs. L’objectif, faire peur aux autorités que leur survie est entre leurs mains et non celles d’autres personnes. En plus, ils tentent d’attiser le climat de méfiance au plus haut sommet de l’État. C’est pourquoi le lundi dernier, ils ont accusé ouvertement le Premier ministre Henri-Marie  Dondra de vouloir faire tomber le chef de l’État. Ils exigent son départ de la primature et une compensation financière. Et ce n’est pas tout !

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Depuis près de cinq jours, rien ne va plus entre le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son Premier ministre Henri-Marie Dondra, accusé de vouloir coûte que coûte faire tomber le régime.

Les Mercenaires russes, qui n’ont pas du tout supporté d’être écartés de la mangeoire de la douane, participent désormais à la bataille des deux anciens premiers ministres contre le premier ministre Henri-Marie Dondra. Ils multiplient de folles rumeurs selon lesquelles celui-ci prépare un coup d’État. En plus, ils exigent du chef de l’État une compensation financière de 40 milliards de francs CFA à verser au plus tard mercredi 13 octobre. Touadera qui sait pertinemment que la caisse de l’État est vide en ce moment,  retourne sa colère contre son Premier ministre. Ainsi s’ouvre une période de tension à la tête de l’exécutif.

Pour l’heure, Touadera ne sait pas comment faire pour trouver une grosse somme de 40 milliards en deux jours pour satisfaire les Wagner, d’autant plus que l’Assemblée nationale, qui est actuellement en session parlementaire, tente en vain de  trouver 7 millions de francs CFA pour la collation  des députés.

Au même moment, à Béloko, les Russes refusent de quitter leur  poste à la douane tant que le chef de l’État ne leur verse pas la somme exigée, c’est-à-dire les 40 milliards de francs CFA d’ici mercredi.

À Bangui, dans les rues de la capitale, les forces de défense et de sécurité intérieure sont déployées partout, faisant de telle sorte que la peur s’enflamme dans le pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les hommes de Wagner font planer à nouveau des menaces sur Bria, le Préfet affirme être en prison

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 02:49:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, les hommes de Wagner ne passent plus par quatre chemins pour montrer leur visage criminel, voir sadique à toute la jeunesse de cette localité. Même le préfet, le plus haut représentant de l’État dans la région, se dit aussi être en prison à ciel ouvert, dont les hommes de Wagner assurent la garde.

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Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

La semaine dernière, Monsieur Alex, le chef des mercenaires de Wagner  dans la Haute-Kotto, avait publié un communiqué sur les antennes d’une radio locale, appelant toute la jeunesse locale à participer à une réunion avec lui. C’est ainsi que le week-end dernier, plusieurs dizaines des jeunes se sont mobilisés pour assister à cette fameuse réunion. Mais lors de l’entretien, Monsieur Alex, le mercenaire en chef de Wagner avait réitéré son ultimatum à toute la jeunesse, particulièrement à tous ceux qui s’apprêtent à travailler  sur les chantiers miniers.

« Je sais que nous sommes à quelques semaines de la saison sèche, et je tiens à réitérer mon avertissement à l’endroit  de tous ceux qui voudraient à nouveau travailler sur les chantiers miniers, ou veulent s’adonner aux activités liées au commerce de diamants, de l’or ou toute autre activité minière. C’est ainsi que je voulais vous dire, et pour la dernière fois, que celui qui sera attrapé  en train de chercher, vendre, acheter  le diamant  ou de l’or sera automatiquement abattu.  Et c’est mon dernier avertissement », a déclaré Monsieur Alex aux jeunes de Bria le week-end dernier.

Entre-temps, avant la réunion, Monsieur Alex avait pris le soin d’indiquer dans son communiqué que la présence de tous les jeunes est obligatoire. Celui qui ne sera pas présent aura de sérieux problèmes avec lui. Mais vu la forme et le contenu du communiqué, certains responsables de la jeunesse de Bria sont allés voir vendredi le préfet de la Haute-Kotto, Monsieur Thierry Évariste Binguinenndji pour lui annoncer que Monsieur Alex avait convoqué une réunion avec toute la jeunesse de Bria pour le lendemain, mais le contenu et la forme de son communiqué laisse paraitre une grave menace contre la jeunesse. Mais contre toute attente, la réponse du préfet est aussi surprenant.

«  Même moi aussi, en tant qu’autorité suprême de la Haute-Kotto, ils n’ont pas pris leur temps pour m’informer qu’ils veulent organiser une réunion avec la jeunesse. Il faut comprendre une chose que moi aussi ils ne respectent pas mon autorité. Parfois quand je suis allé pour voir Alex, ses hommes me disaient souvent qu’il se repose, il faut l’attendre. Je passe parfois plusieurs minutes, voire des heures avant qu’il ne sorte pour me rencontrer. Je vous le dis sincèrement, je suis aussi dans la même prison que vous. Un prisonnier ne peut pas se plaindre avec son codétenu de sa condition d’incarcération. Le mieux c’est d’aller voir avec les gardiens », répond le préfet de la Haute-Kotto.

Pour les jeunes de Bria, les mercenaires de Wagner ne semblent pas vouloir voir les jeunes à Bria. En sept mois,  au moins la moitié des jeunes de la localité a quitté la ville sous la menace des mercenaires de Wagner.

Affaire à suivre.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Les opérateurs mobiles en Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 02:15:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois opérateurs se partagent le marché de la télécommunication en centrafrique. Selon les dernières études publiées de l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste) du 3e trimestre 2020, le leader national est Orange avec 50% de part de marché, suivi de Telecel avec 35% et enfin Moov avec 15%.

Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bien que les chiffres montrent que la majorité des utilisateurs en téléphonie mobile préfèrent Orange, l’opérateur Telecel développe des solutions pour conquérir de nouveaux clients. C’est l’objectif de son nouveau partenariat avec Lynk. Afin de satisfaire l’augmentation de la demande en services télécoms en Centrafrique, dont l’actuelle couverture reste moyenne dans le pays, Telecel s’est associé à un partenaire international Lynk, un fournisseur de connectivité par satellite afin de contourner l’obstacle de couverture.

Annoncé, le 22 septembre, l’accord devrait permettre à Telecel d’étendre son offre de connectivité à davantage de consommateurs dans le pays. Via la technologie proposée, Lynk pourrait donner aux populations la capacité de se connecter directement au réseau télécom satellite depuis un téléphone standard non modifié sans nécessairement passer par une tour télécom au sol. Pour Malek Atrissi, le président-directeur général de Telecel, ce partenariat est « une étape pour garantir à nos clients la meilleure expérience télécoms non-stop possible ».

siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

De son côté, Orange, après avoir subi un incendie en juin dernier a réussi à limiter l’impact économique de ce malheureux incident, grâce notamment à son réseau de partenaires techniques qui s’est rapidement mobilisé afin de proposer une solution provisoire et rétablir au plus tôt, les services vocaux 3G d’Orange auprès de ses abonnés. La réactivité de l’opérateur a porté ses fruits et permet aujourd’hui de bénéficier à nouveau d’un service fiable et compétitif. Régis Delière, directeur général de l’opérateur français s’est dit satisfait et a par ailleurs souligné que de belles années attendent l’entreprise Orange pour développer le plein potentiel du numérique en Centrafrique.

Le leader du marché laisse entendre le développement de nouvelles solutions pour continuer à satisfaire la majorité des centrafricains et faciliter leurs communications dans l’ensemble du pays. De son côté Telecel devra continuer de proposer des tarifs abordables malgré une technologie novatrice et coûteuse s’il veut continuer à gagner des parts de marché.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

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RCA : un éleveur tué, et un autre blessé par les soldats FACA dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 02:39:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite dimanche 10 octobre  dans la localité de Pougole, située à 15 kilomètres de la ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Le transport du Peul blessé à l’hôpital

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis par la rédaction du CNC auprès de la victime, le dimanche dernier, peu avant midi, un groupe des éleveurs peuls, en provenance de leur campement, voudraient se rendre au village Bénamkor, situé non loin de Pougole pour se ravitailler au vivres. Pendant ce temps, une patrouille des soldats FACA basés à Pougole les a croisés  à moins de quatre kilomètres de Bénamkor sur l’axe Pougole. Subitement,  les FACA ont commencé à faire usage de leurs armes et tirent sur eux, tuant un jeune berger sur son âne, et blessé le père qui était à pied.

Atteint par balle, le père a été transféré à l’hôpital de Paoua pour des soins appropriés, tandis que son fils, décédé dans l’attaque, a été inhumé sur le lieu de l’incident.

Pendant ce temps, dans la Mambéré-Kadéï, dans la commune de Haute-Bombé, on apprend la reprise des combats entre les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les Mercenaires russes de la société Wagner, appuyés par des soldats FACA. Le bilan provisoire fait état de plusieurs morts et des blessés dans les deux camps.

 

Par Gervais Lenga

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Live From The Field

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Début du procès des assassins de Thomas Sankara

Bangui ( République centrafricaine ) – Le procès des assassins de l’ancien président révolutionnaire et de douze de ses compagnons débute ce lundi à Ouagadougou.

En tout, 14 des principaux accusés feront face aux juges et sont poursuivis pour “complicité d’assassinats”, “recel de cadavres”, “attentat à la sûreté de l’État”.Au sein de l’opinion publique, certains souhaitent la manifestation de la vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons, tout en évoquant déjà une clémence des juges militaires dans la perspective d’une réconciliation nationale.”Les attentes sont grandes, mais espérons que cette montagne judiciaire ne va pas accoucher d’une petite souris”, estime cet habitant Ouagadougou. Pour un autre Ouagalais, le procès doit aussi contribuer à la paix : “Même s’ils sont reconnus coupables, qu’on essaie au moins d’alléger leur peine et si possible pardonner certains en fonction de leur implication”.Blaise Compaoré, absentCe procès s’ouvre sans la présence physique de l’ancien président Blaise Compaoré, considéré comme le principal responsable de cet assassinat. Blaise Compaoré était d’abord un ancien compagnon de Thomas Sankara et vit en exil depuis sept ans en Côte d’Ivoire. Ses avocats ont évoqué par écrit un “procès politique” devant une “juridiction d’exception”.Blaise Compaoré est l’un des principaux accuséUne absence qui pourrait être un obstacle à la réconciliation nationale et au pardon de l’avis du vice-président de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), Aziz Dabo.Selon lui, “cette absence montre déjà que, avec le processus de réconciliation qui est enclenché, sous le leadership du président Roch Marc Christian Kaboré, il n’y prendra peut-être pas part. L’histoire est expliquée, racontée, par certains acteurs qui n’ont pas forcement joué des rôles majeurs (sous la révolution NDLR). La présence du président Compaoré aurait pu apporter certains éclaircissements par rapport à un certain nombre de choses racontées çà et là”.Pas de retransmission en directIl n’y a pas que l’absence de Blaise Compaoré qui frustre les populations. Des organisations de la société civile exigent une retransmission en direct du procès à la radio et à la télévision à l’image des jugements des tribunaux populaires de la révolution sous Thomas Sankara. La justice militaire est contre cette option. Le porte-parole du Balai Citoyen Kinda Éric Ismaël reste tout de même optimiste.Il estime que “la demande de retransmission en direct n’est pas seulement adressée à la justice militaire. Elle est aussi adressée au procureur, même à l’autorité politique et nous osons d’ici-là espérer qu’une décision politique va sortir admettant ou autorisant la retransmission en direct du procès à la télévision et à la radio.”Assassiné alors qu’il n’avait que 37 ans, Thomas Sankara avait entamé une campagne contre l’impérialisme. Il avait réussi en quatre ans de règne à impulser une dynamique à la gouvernance de la Haute-Volta devenue sous la révolution le Burkina Faso, “pays des hommes intègres”.Ce procès, tant attendu par les familles des victimes du putsch de 1987 qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, s’est ouvert sous haute surveillance des forces de défense et de sécurité dans un pays en proie à la violence djihadiste depuis 2015.

Avec DW français

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RCA : une motion de censure se prépare discrètement contre le Premier ministre à l’Assemblée nationale

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:32:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une véritable nouvelle bataille politique qui  attend le Premier ministre Henri-Marie Dondra à l’Assemblée nationale. Une bataille impliquant deux anciens premiers ministres, à savoir Simplice Mathieu Sarandji, et son successeur Firmin NGRÉBADA, sans oublier d’autres parents du chef de l’État, le tout  contre l’actuel premier ministre Henri-Marie Dondra, et ce, dans la perspective de la prochaine présidentielle.

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Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement le 14 août 2021. Photo CNC

 

C’est une démarche très inhabituelle quand on sait que l’actuel gouvernement est en place depuis seulement  quatre mois. Mais pour les deux anciens premiers ministres, il ne fallait surtout pas laisser l’actuel premier ministre Henri-Marie Dondra passer deux ans à la tête du gouvernement. Il fallait tout mettre en œuvre pour le déstabiliser. Et c’est le point fort de l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA qui hésite depuis plusieurs semaines entre lancer un nouveau parti politique, ou  se battre comme un lion dans la formation politique actuelle, le MCU. Entre-temps, l’actuel premier ministre, Henri-Marie Dondra, de son côté, se livre aussi dans la bataille de résistance. Mais son point faible, c’est que l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji,  l’actuel président de l’assemblée nationale est aussi dans cette bataille de positionnement. C’est pourquoi depuis quelques jours à l’Assemblée nationale, on assiste à une véritable tractation politique en vue de lancer en circulation une motion de censure  contre le Premier ministre Henri-Marie Dondra. Dans cette tractation, le nom de Monsieur Sani Yalo, de Monsieur Arthur Piri, Firmin NGRÉBADA, Simplice Mathieu Sarandji figurent parmi les possibles tombeurs  de l’actuel premier ministre Henri-Marie Dondra. Au même moment, sur les réseaux sociaux, Firmin NGRÉBADA  et Sani Yalo activent aussi leurs bras médiatiques contre Henri-Marie Dondra.

À 4 ans de la prochaine présidentielle, la bataille de la succession du Président de la République s’ouvre déjà dans le camp présidentiel.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA :  les mercenaires russes de la société Wagner ont-ils signé une entente avec les rebelles ?

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:11:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les rumeurs qui circulent  depuis trois jours dans la capitale centrafricaine,  les Mercenaires russes de la société Wagner, qui combattent les rebelles au côté de l’armée nationale, auraient signé un deal avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ceux de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC). Raisons évoquées, mécontentement suite au dernier rapport de la commission  spéciale sur les présumées exactions commises sur la population, mais également la suspension par le gouvernement de la mission d’assistance technique   de Wagner auprès des différents postes de la Douane centrafricaine le 10 octobre prochain.

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

En un mois, la société Wagner a subi deux revers importants en République centrafricaine. Le premier concerne la conclusion du rapport de la commission mixte, bien que bâclé,  arrive à pointer en partie la responsabilité  des mercenaires de la société russe Wagner  dans les exactions  commises sur les populations civiles. Ce que Wagner n’aurait pas du tout accepté.

Le deuxième cas cité c’est la suspension par le gouvernement, à compter du 10 octobre 2021, de la mission d’assistance technique   de Wagner auprès des différents postes de la Douane centrafricaine. Selon les rumeurs, le double revers  subi par la société Wagner en Centrafrique  en un mois serait à l’origine  de la colère  de ses mercenaires sur le terrain. Et ils veulent prouver au gouvernement que c’est grâce à eux que ce régime impopulaire est toujours debout.

C’est pourquoi dans certaines villes de province, quelques heures après leur départ, les rebelles attaquent les positions des soldats FACA dans la ville, paniquant davantage les populations. Hors mis cela, à Bangui, ils actionnent leur bras médiatique sur les réseaux sociaux  pour propager des rumeurs selon lesquelles la capitale serait attaquée par les rebelles ce lundi soir. Toujours l’objectif serait de prouver aux yeux des Centrafricains que le pays est toujours menacé s’ils ne sont pas présents, mais également faire peur au chef de l’État que son entourage qualifie d’extrêmement  peureux. Des informations confirmées par des sources indépendantes proches de la société Wagner en Centrafrique.

Du côté du gouvernement, aucune action n’est mise en place pour combattre  la propagation de ces rumeurs dans la capitale.

 

Bangui, 14 soldats FACA disparaissent dans la nature avec leurs armes de guerre

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:13:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les informations de l’État major de l’armée,  14  militaires de l’armée nationale ont pris fuite la semaine dernière avec tous leurs matériels de guerre.  Ces éléments seraient issus du septième bataillon d’infanterie territorial (BIT 7), nouvellement créé en 2021, et  basés au camp RDOT à la sortie nord de la capitale Bangui.

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Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)

 

Le septième bataillon d’infanterie territorial ( BIT 7) est composé pour la plupart des ex-combattants désarmés et démobilisés pour enfin d’être formés, puis incorporés dans les forces armées centrafricaines (FACA). Selon l’État major, les 14 éléments disparus ont été incorporés cette année dans  les forces armées centrafricaines, notamment dans le septième bataillon.

Pour l’heure, on n’ignore complètement leur motivation réelle ni leur destination. Mais selon des informations recueillies auprès du service de renseignement militaire du ministère de la défense, les quatorze déserteurs seraient de retour  dans le maquis, d’autres affirment qu’ils préfèrent abandonner l’armée pour se consacrer à leurs activités commerciales.

Il y’a lieu de rappeler qu’il y’a un an,  Abdel Ambossoro, ex-commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Bénéficiaire du programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) en septembre 2020, le tristement célèbre Abdel Ambossoro avait été admis avec ses collègues des groupes armés au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, dans le septième arrondissement.   Profitant de l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à la périphérie de Bangui en janvier 2021, l’homme avait pris la fuite  et abandonne sa formation initiale au camp Kassaï, et trouvait refuge au quartier KM5 durant un mois avant de décider de quitter la capitale. Malheureusement pour lui, à son retour, il a été capturé à Sibut, à plus de 180 kilomètres de la capitale Bangui. Ramené et placé en détention provisoire au Camp de Roux à Bangui, monsieur Abdel Ambossoro a été libéré et séjourne actuellement au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui.

 

 

 

L’UPC du mercenaire Ali Darassa condamne le massacre de Matchika

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué publié le 9 octobre 2021, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa  condamne avec la dernière rigueur les crimes occasionnés par des individus mal intentionnés, occasionnant   le massacre d’une vingtaine de personnes le 5 octobre dans la localité de Bambari, notamment à 15 kilomètres sur l’axe Alindao, plus précisement au village Matchika. Or, d’après le gouvernement, cette attaque mortelle avait été attribuée aux combattants rebelles de l’UPC qui opère dans la région. Mais pour l’UPC, c’est une nouvelle fois une fausse accusation tendant à le décrédibiliser aux yeux de la communauté internationale et nationale.

Le logo officiel de l'UPC
Le logo officiel de l’UPC

 

COMMUNIQUÉ

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son coordonnateur militaire et chef d’État major, le général d’armée ALI DARASSA MAHAMAT condamne avec la dernière rigueur les crimes occasionnés par des individus mal intentionnés, que nous ignorons les causes et les circonstances qui leurs ont poussé à commettre ces exactions sur la population civile lors de l’accrochage survenu aux abords de la localité de Matchika (axe Alindao, 15km de Bambari) le 05 du mois en cours.

Le mouvement de l’unité pour la paix en Centrafrique(UPC) présente ses sincères condoléances les plus attristées aux familles des victimes de ce crimes odieux et au peuple centrafricain et souhaite bon rétablissement aux blesses.

La coordonnateur militaire et chef d’état-major de l’UPC,le général d’armée Ali DARASSA MAHAMAT s’étonne par ailleurs de ces graves accusations infondées du gouvernement à son encontre, prend à témoin la communauté nationale et internationale et exige qu’une enquête indépendante et transparente soit diligentée pour faire toute la lumière sur ces exactions de plus au bilan humain très lourd. L’UPC est d’ores et déjà prêt à coopérer pour faire éclater la vérité.

Vive la paix, vive la RCA apaisée

Fait à Bokolobo le 09/10/2021

Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-maior de l’UPC

 

 

 

 

RCA : l’artiste “Beachman Handicapable” a enflammé la scène de l’alliance française de Bangui

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:34:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le samedi 9 octobre 2021, l’artiste Centrafricain  Beachman Handicapable avait enflammé la scène de l’alliance française de Bangui  avec son nouveau clip spectaculaire dénommée “Tristan”.

Photo de famille des artistes qui ont reçu le trophée
Photo de famille des artistes qui ont reçu le trophée. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

En partenariat avec l’alliance française de Bangui et la Mission Logistique Française, l’artiste Beachman l’Handicapable à profiter de l’occasion pour présenter son nouveau clip: “Tristan”, et profiter de la même occasion pour remercier l’Alliance française qui lui a fait un accueille chaleureux de son retour des jeux paralympiques de Tokyo et son parrainage, ainsi que la Mislog qui ne cesse de l’aider dans ses différentes activités.

De la même occasion, il annonce la journée du 03 décembre, qui est une journée des personnes handicapées. L’athlète KANGBAZOU Gaël, qui lui aussi avait pris part aux jeux paralympiques de Tokyo parmi les handicapés, a été présenté aux spectateurs ainsi que sa famille. Des trophées ont été remis aux meilleurs artistes centrafricaines, entre autre Beachman, Chégué-Central, et certains qui sont absents tels que  Losseba, Ozaguin et bien d’autre.

Pour le Directeur de l’alliance française de Bangui, Monsieur François Wittersheim qui ne cesse de rappeler l’importance de ce lieu culturel en rca,  l’alliance française est un lieu  où se rassemble  toute la jeunesse centrafricaine. C’est une maison des artistes,  une maison de la culture, une maison où se fait la formation des plus jeunes aux plus âgés…, en un mot  un endroit indispensable pour le pays.

En prenant la parole, le commandant Éric de la Mislog française tenait à remercier le public qui a assisté à la scène. D’après lui, la Mislog française est extrêmement fière d’avoir participé  au côté de l’alliance française à cet événement parce que de telle sorte ils ont l’impression d’aider à promouvoir la culture centrafricaine, la jeunesse banguissoise.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Bangui, l’alliance française ( Centrafrique) réalise le projet Lecture Écriture et dialogue (LED)

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Les militaires français et les participants pendant l’atelier dialogue. CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:17:18 ( Corbeaunews-centrafrique ). Sous le thème de l’alphabétisation est ses conséquences, l’alliance française de Bangui réalise chaque samedi, avec la participation des militaires français, le projet Lecture Écriture et dialogue (LED), et ce, pour un cycle normal de cinq semaines.

Les militaires français et les participants de l'atelier écriture
Les militaires français et les participants de l’atelier écriture

 

Selon Monsieur Innocent William, coordonnateur de l’espace Pierre Kalck de l’alliance française de Bangui, les apprenants sont de 9 ans à 40 ans, repartis dans 3 ateliers distincts, notamment celui de Lecture, de l’Écriture et du dialogue (LED),  avec un encadrant par groupe qui reste le même sur la durée normale du cycle qui est de cinq semaines. L’atelier dialogue se fait avec un nouveau thème chaque semaine dans une ambiance d’écoute et de respect. D’après Monsieur Innocent William, l’objectif du projet c’est d’aider les jeunes en difficulté, surtout ceux qui ne savent pas lire  et écrire. C’est aider aussi ceux qui ont des difficultés en compréhension, de mettre à leur disposition  des activités. Donc un groupe pour la lecture,  un autre pour l’écriture  et un autre pour le dialogue. Le but est de faire gagner en confiance les apprenants pour progresser plus rapidement.

Pour cette semaine, le thème est celui d’alphabétisation est ses conséquences.

L’atelier est organisé chaque week-end de 10 heures à 11 heures 30, et ouvert à tous les apprenants, non pas seulement à ceux de l’alliance française, mais à tous ceux qui sont également dans les quartiers, les arrondissements  de la capitale.

Il faut noter au passage que les volontaires militaires français, qui veulent aider la jeunesse dans l’apprentissage de la langue française, ont également participé à ce club LED avec l’autorisation de leur hiérarchie.

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Les militaires français et les participants de l'atelier lecture
Les militaires français et les participants de l’atelier lecture
  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com