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RCA : nouvelle agression des soldats FACA sur les policiers au croisement TIRINGOUL  

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 octobre 2021, 02:01:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ceci commence à devenir une habitude et cela risque de compromettre la paix et la sécurité des Banguissois qui vivent en ce moment dans ce qu’ils appellent « une prison à ciel ouvert ». Pour la troisième fois en moins de deux mois, le même poste de police du croisement TIRINGOUL fait l’objet d’une attaque répétée de quelques éléments des forces de défense nationale, pourtant face aux rebelles, ils sont devenus des femmes, et laissent leur place aux mercenaires du groupe russe Wagner qui combattent les rebelles du CPC.

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Poste de police du croisement Miskine Benzi. Photo CNC / Fortuné Boberang

 

Selon les témoins qui ont assisté à la scène, tout a commencé le vendredi 22 octobre dans la soirée avec un élément du sixième bataillon qui était dans un état d’ivresse avancée, et interpellé vers 23 heures par quelques éléments de la police en poste au croisement Miskine – Benz-vi communément appelé « croisement TIRINGOUL ». Mais l’homme, malgré son état, a été libéré quelques minutes plus tard par les policiers.

Mais contre toute attente, ce samedi 23 octobre dans la matinée, lors du grand rassemblement, ils se sont pris contact discrètement, au moins une vingtaine,  pour descendre avec leurs armes de services et des bâtons au poste de police du croisement Tiringoul. À leur arrivée, ils se sont retrouvés face à deux éléments de la police qui étaient en poste. Ils tentent de récupérer leurs armes, mais ces derniers résistent. C’est en ce moment-là qu’ils ont commencé à leur donner des coups avec leur ceinturant et des bâtons, blessant gravement un élément sur sa tête et transféré d’urgence à l’hôpital. Et ce n’est pas fini pour autant ! Les assaillants ont ensuite pris la direction du commissariat du quatrième arrondissement pour aller faire la même chose sur les policiers qui sont dans ce commissariat. Mais constatant les faits, ces policiers ont appelé en urgence un renfort qui est arrivé  au commissariat du quatrième. C’est ainsi que ces militaires ont pris la fuite.

Lors de cette altercation au croisement Tiringoul, un capitaine de la gendarmerie était même présent, mais il tentait en vain de maîtriser la situation.

Selon nos informations, ces militaires sont des éléments du commandant BETIBANGUI basés au camp Béal que leur chef est incapable de les maîtriser.

Alors, si ce genre de problème persiste et que les autorités du pays font fi de ça, on risque bel et bien de tomber prochainement dans une grave crise qui pourrait couter la vie à d’autres éléments.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de Centrafrique: “le Sahara était, reste et demeurera marocain”

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Martin Ziguélé a expliqué que “la réalité est autre: le Sahara était, reste et demeurera marocain” et “le Royaume [est] un Etat souverain qui jouit de sa pleine intégrité territoriale même avant cette colonisation”.

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L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.

 

“Lorsque vous avez une connaissance précise de l’histoire du Sahara marocain, vous vous rendez compte qu’il s’agit d’un conflit inutile et superfétatoire”, a expliqué Martin Ziguélé dans une déclaration à la MAP, dans le contexte d’un séminaire organisé vendredi dernier, 22 octobre 2021, par le Cabinet d’affaires publiques BM Partners à Kinshasa, sous le thème générique de “l’Union africaine à l’aune de la question du Sahara: comment passer d’une dynamique d’échec à une solution définitive servant l’unité africaine”. Pour l’ancien Premier ministre centrafricain, “ce différend ne devrait pas exister” et ne permet pas aux Africains d’avancer.

Martin Ziguélé a aussi rappelé que feu Sa Majesté Mohammed V était à la base de la création d’une “Unité africaine”, et a souligné la nécessité que la jeunesse d’aujourd’hui et de demain en soit parfaitement consciente.

Diapo. Sahara marocain: à Kinshasa, des voix s’élèvent pour réclamer l’expulsion de la “rasd” de l’Union africaine 

L’ancien responsable centrafricain a fait valoir l’argument selon lequel l’expulsion de la pseudo-“rasd”, compte tenu de la convergence de cette décision avec la nécessité de réengager l’Union africaine (UA) dans ce soutien actif, crédible et impartial à l’ONU, ne devait pas être considéré comme un objectif tabou ou inatteignable. Cet argument devrait plutôt s’inscrire dans une dynamique où prévalent réalisme et pragmatisme pour mettre fin aux divisions superflues. “On ne peut pas à la fois aller vers la construction de l’Afrique et en même temps disséquer les Etats”, a-t-il très simplement expliqué.

Martin Ziguélé a aussi tenu à saluer les actions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a choisi de s’intéresser à l’Afrique “au moment où tout le monde disait que le Continent était perdu”, et a expliqué qu’au-delà des mots et des discours, ce qui a retenu l’attention de tous les pays africains, c’est le caractère concret de la coopération entre le Maroc et ses frères du continent, dans tous les domaines.

S’agissant des perspectives de coopération Sud-Sud, l’ancien Premier ministre centrafricain a appelé les pays à échanger davantage avec le Maroc, pour maintes raisons, dont sa richesse en matière de ressources humaines, et a étayé ses propos par des souvenirs de son premier stage professionnel, effectué dans le Royaume.-

Diapo. Sahara: plus de 100 personnalités politiques réunies en Tanzanie favorables à l’expulsion de la rasd de l’UA 

Ce séminaire, qui a pris la forme d’une discussion ouverte, a réuni une soixantaine de participants et une trentaine d’intervenants de cinq pays de la sous-région: l’Angola, le Cameroun, le Gabon, la RDC et la Zambie.

Parmi les intervenants figuraient des personnalités politiques, des experts et universitaires, des économistes et représentants du secteur privé, des membres de think tanks et d’éminents membres de la société civile, qui ont mené un exercice intellectuel stimulant, construit sur une approche inédite, celle du pragmatisme, de la sérénité, de la scientificité et de la recherche de solutions concrètes à un différend régional qui continue de miner la stabilité, la paix et la sécurité de l’Afrique, ainsi que son intégration économique, sous-régionale et continentale.

 

Par le360

 

 

CENTRAFRIQUE : LE CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL ET IMMÉDIAT DÉCRÉTÉ PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REPRÉSENTE T-IL UN PAS DÉCISIF VERS L’INCLUSIVITÉ DU DIALOGUE POLITIQUE ?

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 octobre 2021, 15:59:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain de la victoire inattendue aux élections présidentielles de 2016, la priorité des défis et enjeux du quinquennat s’articulait autour de la recherche de la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Dérivé de cette logique arithmétique et cartésienne, un dialogue politique non inclusif a été initié entre le gouvernement et les groupes armés mais très vite controversé car les recommandations dictées ou imposées ne reflétaient nullement l’ampleur ou l’étendue de la crise militaro-politique.

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Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

À l’orée des fêtes de fin d’année et en guise de représailles à la tentative d’incursion de la coalition des groupes armés dans la périphérie de la capitale, les Mercenaires russes déguisés en instructeurs appuyés par les forces spéciales rwandaises ont ouvert la campagne de reconquête par des combats des territoires jadis occupés. C’est ainsi qu’avec la bénédiction sans réserve du pouvoir de Bangui, le slogan va-t-en-guerre de « win na win » eut une assise nationale en diabolisant au passage l’opposition démocratique ainsi que tout autre sujet de droit qui s’aventurèrent à contredire cette dynamique.

Paradoxalement à cette lancée guerrière qui semble s’essouffler, l’opinion nationale et internationale furent surprises par la décision inopinée de l’élu de la nation décrétant ainsi un cessez-le-feu unilatéral et immédiat sur l’ensemble du territoire national à l’exception du cas non circonscrit de la légitime défense.

Selon les versions officielles des médias d’état, cette sortie hasardeuse du président de la république tirerait sa source de nombreuses propositions de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL), de l’ONU, de la CEEAC balayées par le passé  d’un revers de main.

En conséquence de ce qui précède, il apparaît important de rappeler que cette initiative non concertée a été énergiquement rejetée par deux (2) groupes armés qui constituent la colonne vertébrale de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Face à cette incompréhension née d’un projet mal négocié par le pouvoir de Bangui, le citoyen lambda s’interroge :

Qu’est-ce qui justifie légitimement ce retour au bon sens, ce rétropédalage paradoxal à la stratégie initiale ?

Ce virage serré à 90 degré ne constitue t-il pas un facteur accidentogène ?

Le slogan va-t-en-guerre de « win na win » soutenu par les alliés russes et rwandais a t-il montré ses limites ?

Ce rétropédalage étourdissant contre toute attente représente t-il une faiblesse, un atout ou une force ?

Quelle est la plus value de cette feuille de route du CIRGL par rapport aux précédentes ?

Par le biais de cette décision, le président de la république a t-il trahi sa majorité qui ne jurait que par la guerre ?

Le rejet du cessez-le-feu unilatéral par deux (2) principaux groupes armés ne constitue t-il pas un obstacle à la sérénité du processus de paix en cours ?

Par ailleurs, en l’absence des ténors des groupes armés, le processus de paix favorisé par le cessez-le-feu ne serait-il pas une coquille vide ?

À l’heure de modération et de flexibilité de stratégie, peut-on affirmer que le cessez-le-feu créerait les conditions d’un dialogue politique inclusif ?

En tout état de cause, nous remarquons avec une logique clairvoyante et cartésienne que le réalisme politique ou la sagesse a rattrapé les autorités établies en vue du dénouement définitif de la crise. Pour ce faire, nous invitons respectueusement le chef de l’état d’aller au bout de sa logique car le le cessez-le-feu doit s’accoupler sans condition à l’inclusivité du dialogue politique pour donner une véritable chance au retour définitif de la paix.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 23 octobre 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Bangui, une intervention des éléments FACA qui se substituent aux missions policières tourne à l’incident

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 octobre 2021, 13:31:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Junior GREZENGUE, âgé d’une vingtaine d’années, soupçonné d’être receleur d’une moto volée non loin de l’hôpital Bédé vers combattant, a été interpellé par deux soldats FACA du BIT7. Mais après une présumée tentative de fuite du suspect, il a été atteint grièvement par balles au niveau de son testicule, ce qui a créé un soulèvement populaire, poussant les deux FACA à l’évacuer à l’hôpital. Mais une fois à l’hôpital, une violente altercation s’éclate. Que s’est-il passé ?

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CopyrightCNC

 

En effet, ce vendredi 22 octobre vers 16 heures, non loin de l’hôpital Bédé au quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui, un jeune conducteur de taxi moto âgé d’une vingtaine d’années dénommé Junior GREZENGUE  a été soupçonné d’être receleur d’une moto volée . Le propriétaire de la moto,  qui  n’a pas voulu faire intervenir les policiers,  est allé demander aux éléments de force de défense ( FACA) du septième bataillon d’infanterie territorial basé sur un checkpoint derrière l’aéroport côté ngola. Deux FACA sont intervenus pour arrêter le suspect. Mais au moment de son interpellation, l’homme a tenté de s’éclipser, et l’un des deux militaires a pris son arme et  malheureusement tiré sur lui, et l’une des balles a coupé son testicule. L’homme s’effondre au sol et tente d’exprimer sa douleur par  des sons inarticulés. Aussitôt, certains témoins de la scène ont commencé à crier sur les deux soldats FACA de faire évacuer vite le suspect à l’hôpital.  Le temps de chercher une moto, une foule en colère surgit et a failli lyncher les deux FACA qui ont précipitamment quitté le lieu avec leur victime à destination de l’hôpital communautaire.

Arrivée sur place, tellement que la situation sanitaire du jeune est inquiétante, ses parents s’en prennent aux deux soldats FACA, mais aussi au propriétaire de la moto qui avait fait recours à eux. Une violente altercation s’éclate au sein de l’hôpital communautaire.  Mais grâce à l’intervention rapide des éléments de la gendarmerie, les deux militaires ainsi que le propriétaire de la moto ont été récupérés et amenés à la section de recherche et d’investigation (SRI), et la victime quant à lui a été transférée par ambulance à la clinique de médecin sans frontières ( MSF).

Rappelons que la victime et la propriétaire de la moto sont tous deux habitantes du quartier tournant derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

EXCELLENTE RÉPONSE D’UN COMPATRIOTE À LA MINISTRE CENTRAFRICAINE des AFFAIRES ÉTRANGÈRES MADAME Sylvie TEMON BAÏPO

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Madame la Ministre,

 

Cette réaction aurait dû vous parvenir plutôt(je sais qu’elle vous parviendra), si je n’avais pas été en voyage au moment où vous débitiez vos mensongers sur TV5MONDE, dans la soirée du 20 octobre, en réaction à une question relative à participation des Russes sur terrain de combat au côté des FACAS, ce que vous osez qualifier d’accusations mensongères, mais qui, à la vérité, n’est que la vérité des plus véridiques qui puissent être. Je vous dirai pourquoi, non pas avec des vœux pieux, comme vous n’avez pas eu honte de le dire, pour tenter de convaincre ceux qui écoutaient, mais avec des faits concrets, rien que des faits. Quand j’ai écouté vos propos outrageusement insultants pour nos intelligences, nous autres centrafricains qui en avons à présent mare de cette sinistre duplicité du gouvernement, et j’avais voulu réagir à chaud à ces insultes mais hélas, je n’étais pas dans les conditions pour le faire. A présent j’y suis et je vous prie de bien vouloir tenir ce qui suit pour dit. Je m’excuse par avance auprès de ceux qui vont me lire, si le ton n’est pas aussi convenant, mais je n’ai pas jugé nécessaire de choisir un ton convenant parce que j’estime ne pas trop le devoir à celui qui estime ne pas m’en devoir.

 

Madame la Ministre ;

 

À la question du journaliste concernant le fait que les Russes Wagner participent au combat sur le terrain au côté des FACAS, contrairement aux raisons officielles avancées pour leur présence en Centrafrique, vous n’avez pas pu cacher votre embarras. Vous avez cru pouvoir cacher l’embêtante réalité que pose cette question par des propos colériques : «… c’est totalement faux… ». J’en ris. Quel dédain ! Ainsi donc, le Président TOUADERA qui avait affirmé lors de l’interrogatoire du journaliste de la RFI Alain FOKA que : ” … C’est grâce à ses Russes au côté des FACAS qui ont repoussé l’attaque de la CPC du 13 janvier dernier…” (vous ne me direz pas que vous ignorez ce truisme), est subitement redevenue selon vous, comme un mensonge ? . C’est très bien. Je vous le concède, si cela peut faire plaisir à vos propres oreilles et à celles de tous ceux qui sont de votre acabit. Pour vous, bien entendu, les Centrafricains, ces gros paresseux, pas assez intelligents, demeurent toujours ces mêmes “bêtes de sommes”. que vous pouvez assujettir de votre propre volonté. Vous poursuivez en disant que: <<.. les chefs rebelles ne sont pas des Centrafricains, hormis le général F. BOZIZÉ qui est sous mandat d’arrêt international et national… ».

 

Poursuivez-vous. Vous ne décolérez décidément pas. Bien sûr que je comprends parfaitement votre désarroi. Aucun vilain n’aime qu’on indexe sa vilenie. Chez moi à Bambari, les vieux aiment dire que « la bouche qui parle oublie très souvent que les oreilles qui écoutent ont une cervelle ». Rarement, où presque jamais je n’ai vu ces vieux-là parler dans le vide. Ils savent toujours de quoi ils parlent. Bref, venons-en aux faits.

 

Madame la Ministre,

 

Je ne passerai pas par quatre chemins pour vous dire que vos salamalecs que vous avez cru bon de débiter ce jour-là sur les ondes de TV5MONDE ne valent que pour vous-même et pour ceux qui pensent comme vous. Peut-être aussi pour certains Centrafricains qui veulent bien s’en accommoder. Pas pour la nouvelle génération consciente des Centrafricains. Et je suppose que du haut de votre responsabilité, vous ne l’ignorez pas. Même si vous le feignez. Savez-vous pourquoi beaucoup de personnes qui vous ont écouté ce jour-là ont ri ? Vous avez pu certainement le constater dans les réactions sur les réseaux sociaux. Les « bêtes de sommes » d’hier sont en train de s’émanciper. Le processus est désormais irréversible. Croyez-moi. Oui, ces « bêtes de sommes » dis-je, réfléchissent de plus en plus à présent et refusent de se laisser berner et duper désormais.

 

Je vous en donne : vous rappelez-vous de l’attaque de la CPC ( une rébellion que je dénonce de toutes mes énergies) du 13 janvier dernier? Vous rappelez-vous du rôle que les Russes ont joué lors de cette attaque ?. Ce sont des faits constants qui montrent la présence des Russes sur la terre Centrafricaine.

 

Récemment même , on a encore vu les Russes à l’œuvre sur les citoyens centrafricains tués à quelques kilomètres de la ville de BOUAR, que vous niez leur présence en Centrafrique.

Madame la Ministre ;

 

On est toujours mémoratifs du jeu trouble du gouvernement dans cette affaire. On a vu comment même les Russes n’ont pas hésité à tirer sur des pauvres gens aux mains nues et à massacrer des populations rien que pour parvenir á leurs fins. On a vu comment vous avez dansé avec les chefs rebelles dans ce pays après la signature de l’accord de ” Paix”.

 

Votre chef de gouvernement à l’époque avait osé même dire que : ” les groupes armés sont nos partenaires” même actuellement dans votre gouvernement se trouve des chefs rebelles. On a vu comment certains chefs rebelles se sont inscrits sur la liste électorale, SIDKI a été enregistré en présence du ministre de sécurité intérieure.. Une fois encore, ce n’est pas moi qui l’invente. Ce sont encore des faits constants. Le chef rebelle Abdoulaye HISSEIN est logé actuellement à l’hôtel ledger, nourri et payé grassement avec l’argent du pauvre contribuable centrafricain. Voulez-vous encore d’autres exemples ?

 

Les chefs rebelles ont été nommé à la présidence et à la primature, les recettes fiscales de la douane étaient entre les mains des Russes, avec les fallacieux prétextes avancés par le gouvernement que c’était pour bénéficier de leur “expertise”. Je pourrais multiplier ce genre d’exemples funestes, où le pays est trempé jusqu’à la moelle, à l’infini entre les mains des Russes.

 

Que croyez-vous, Madame la Ministre ? Que malgré tout ça les centrafricains resteront toujours ces idiots en masses amorphes et dociles que vous continuerez de manipuler à votre guise comme vous tentez de le faire dans cette interview ? Ce discours que vous tentez de servir est le même qui était pendant que vous dansez avec les chefs rebelles que vous qualifiez d’étrangers dans ce pays. C’est la lâche stratégie du “blaguer”. On a vu dedans, pour parler comme les bramôgôs. Ça ne peut plus continuer. Non, chère Madame. C’est fini.

 

On a enfin compris votre sale jeu. Que dis-je? Votre sale business. Le temps du réveil des Centrafricains a sonné. Tenez-le pour dit. Les Centrafricains ne se laisseront plus faire docilement. Ouvrez les yeux, chère Madame. Apprenez à lire dans les signes du temps. Ce qui s’est passé en Centrafrique et que vous niez l’existence, et qui vous a certainement tous pris de court, n’est qu’un de ces signes. Et ça ira crescendo. Croyez-moi. Vous avez cru pouvoir convaincre les Centrafricains par votre sortie digne d’un film indien mais vous avez échoué, car vous même étant une française de nationalité, vous n’avez pas de leçon à nous donner. Mais pour prouver aux Centrafricains que vous êtes crédible, je vous suggère de renoncer à votre nationalité française, de convoquer l’ambassadeur de la France à Bangui et de rappeler votre ambassadeur en France. Je m’arrêterai là pour l’instant.

 

Cordialement !

 

Vladimir Jefferson

 

Baba Laddé, le maître-espion des trois frontières.

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 octobre 2021, 02:17:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En plaçant le chef rebelle tchadien actif en Centrafrique Baba Laddé à la tête de ses services de renseignement, N’Djamena veut garder un œil sur chacun de ses voisins. Cette arrivée s’inscrit par ailleurs dans un contexte de tensions au sein de l’Agence nationale de sécurité (ANS), dirigée par Ahmed Kogri.

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Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.

 

La nomination le 14 octobre de Baba Laddé – de son vrai nom Mahamat Abdoul Kadre Oumar – comme directeur du renseignement tchadien alimente toutes les spéculations chez les voisins du pays. Et pour cause : le président du Conseil militaire de transition (CMT) Mahamat Idriss Déby dit “Kaka”, compte largement s’appuyer sur lui pour reprendre la main sur les enjeux frontaliers, notamment avec le Soudan et la République centrafricaine (RCA).

Deux pays que connaît particulièrement l’ancien gendarme entré en rébellion en 1998 à partir du Darfour. Dans un contexte où les conflits armés liés à la transhumance apparaissaient, Baba Laddé avait alors été très actif entre le Soudan, le Tchad et surtout la Centrafrique, où il a créé en 2008 une milice, le Front pour le redressement populaire (FPR).

 

Entregent au Nigeria

 

Il y sera neutralisé deux fois, en 2012 et 2014, avant d’être mis aux arrêts à N’Djamena à partir de 2015. Depuis sa libération en 2020, Baba Laddé s’activait pour rentrer dans le jeu politique, s’appuyant notamment sur ses entrées auprès du président nigérian Muhammadu Buhari.

Comme ce dernier, Baba Laddé est issu de la communauté peulh. Il a longtemps bénéficié du parapluie du chef de l’État nigérian, très actif ces derniers mois dans la transition tchadienne (AI du 03/09/21). L’entregent de Baba Laddé à Abuja pourrait ainsi se révéler un atout de choix dans la lutte contre Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad.

 

Baba Laddé s’était réconcilié avec Idriss Déby lors de la campagne présentielle de 2021, quelques jours seulement avant la mort du chef de l’État tchadien.

 

Un réseau étroit en Centrafrique

 

Outre le Nigeria, l’ancien chef du FPR est très bien introduit dans les réseaux peulhs de la sous-région, particulièrement actifs en Centrafrique, via deux groupes armés. L’un d’entre eux, le puissant groupe de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), est dirigé par l’ancien lieutenant de Baba Laddé, Ali Darassa, vu à Bangui comme l’ennemi public numéro 1. L’UPC a participé aux mouvements de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de François Bozizé, ancien adversaire de Baba Laddé, qui est depuis quelques jours à nouveau aux prises avec l’armée centrafricaine et ses alliés russes dans le centre du pays. La nomination de Baba Laddé a ainsi suscité une pluie de commentaires à Bangui, alors que les relations entre la RCA et le Tchad sont particulièrement tendues depuis le mois d’avril.

Un autre groupe peulh, Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), est également actif au nord-ouest de la Centrafrique, et notamment à la frontière tchadienne. Ce dernier avait fait l’objet d’une crise diplomatique aiguë entre Bangui et N’Djamena en mai dernier.

Frictions au sein du renseignement

 

La nomination de Baba Laddé intervient alors que les tensions se multiplient au sein de l’Agence nationale de sécurité (ANS), dirigée par Ahmed Kogri. Depuis le printemps, l’ANS est parasitée par une théorie que rien n’étaye, mais à laquelle souscrivent plusieurs officiers du CMT, persuadés d’être progressivement encerclés par des leaders identifiés comme “arabes”, tels Mohamed Bazoum au Niger, Khalifa Haftar en Libye et le vice-président soudanais Mohamed Hamdan Dagalo, dit “Hemeti”.

 

Cette perspective “d’encerclement” alimente une vive méfiance, qui s’est récemment étendue à plusieurs personnalités tchadiennes “arabes” de premier plan, à l’instar de Kogri.

 

Africa Intelligence 21/10/2021

 

 

RCA : pillage du village Dankobira par les mercenaires russes  de la société Wagner

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 octobre 2021, 02:17:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le village Dankobira, situé  à 20 kilomètres de koui sur la route de Yéléwa a été secoué  ce jeudi 21 octobre 2021. Les Mercenaires russes de la société Wagner, basés dans la sous-préfecture de koui, ont mené une incursion musclée dans ce village, pillant  Quasiment toutes les boutiques, les populations. Selon les autorités locales, il ne reste pratiquement rien pour les populations locales.

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Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille

 

 

Les mercenaires de Wagner, en patrouille à bord des pick-up et des motos, ont fait leur incursion jeudi dans le village Dankobira, situé à 20 kilomètres de koui sur la route de Yéléwa. À leur arrivée, ils ont procédé au pillage des commerces.  Même les téléphones mobiles des particuliers ils ramassent au moins une centaine.  Comme s’ils ont reçu des instructions, ils ont décidé de quitter précipitamment le village à destination de la commune de Yéléwa. Mais trente minutes plus tard, les voilà de retour au village Dankobira, paniquant davantage les populations dont la majorité a pris fuite pour aller se réfugier en brousse. Alors que la psychose gagne la population locale, les hommes de Wagner n’ont pas pitié. Ils en ont profité pour braquer un commerçant tout en le dépouillant de son argent. La victime parle d’une somme de 200 000 francs CFA emportée.  Mais Avant de rentrer à koui, ils sont allés confisquer une moto toute neuve d’un commerçant qui venait de la payer il y’a seulement deux jours.

Pour l’heure au village Dankobira, les déplacés commencent à rentrer tout doucement. Mais ils s’inquiètent  de plus en plus de leur sécurité.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique: un cessez-le-feu en manque de substance

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Par AFP

Une semaine après l’annonce surprise du président centrafricain d’un “cessez-le-feu unilatéral” de ses soldats et leurs alliés russes et rwandais dans leur guerre contre les rebelles, experts et opposition estiment que cette trêve n’est pas viable.

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Des miliciens de la CPC à Niakari, au nord de Bangassou, le 30 janvier 2021
AFP

 

Ce pays parmi les plus pauvres du monde a été le théâtre de nombreux conflits depuis son indépendance de la France en 1960, la dernière guerre civile entamée en 2013 persistant, même si elle a considérablement baissé d’intensité depuis trois ans. Or, 13 accords de paix depuis 2007 et plusieurs annonces de cessez-le-feu n’ont jamais tenu.

Il y a dix mois encore, les deux tiers du territoire étaient contrôlés par des groupes armés, dont les principaux ont lancé une offensive en décembre 2020 pour renverser le président Faustin-Archange Touadéra qui briguait un deuxième mandat présidentiel.

Il a été réélu et a appelé à la rescousse Moscou et Kigali qui ont massivement dépêché des paramilitaires russes – des “mercenaires” de la société privée Wagner selon l’ONU – et des soldats d’élite rwandais. Ces forces ont reconquis la grande majorité du pays et repoussé les rebelles dans la brousse, d’où ils multiplient les actions de guérilla.

– Exclus du dialogue –

Le 15 octobre, M. Touadéra a justifié son “cessez-le-feu unilatéral” par la nécessité de favoriser l’ouverture d’un “Dialogue républicain”, promis juste après sa réélection mais qui n’a toujours pas vu le jour et pour lequel aucune date n’est annoncée.

 

Dans son allocution, M. Touadéra se félicitait que la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), l’alliance rebelle, ait également “signé l’engagement de cesser toute action armée”. Or, il excluait en même temps les groupes armés du futur Dialogue républicain.

 

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Des Casques bleus rwandais de la Minusca sur la route de Bangui à Damara, le 23 janvier 2021 / AFP

C’est ce qui rend le cessez-le-feu illusoire pour les experts: l’exclusion de la rébellion qui a pourtant officiellement accepté le cessez-le-feu.

“Notre objectif est de nous débarrasser de la rébellion, on ne dialogue pas avec ceux qui prennent les armes”, tranche Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence interrogé par l’AFP.

“si les groupes armés déposent les armes, c’est une contradiction que de les maintenir en dehors du dialogue politique”, rétorque le député de l’opposition Martin Ziguélé, ancien Premier ministre. “Nous verrons ce que le gouvernement proposera mais refuser qu’ils entrent, c’est prendre le risque de tout remettre en cause”, explique-t-il à l’AFP.

– “Gagner du temps” –

“On fait la paix avec ses ennemis, pas avec ses amis”, renchérit Roland Marchal, du Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris, pour qui la trêve ne tiendra pas si la “réconciliation” n’intègre pas les groupes armés.

Même analyse pour Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (Ifri): le cessez-le-feu “est fait pour se donner le bon rôle aux yeux des partenaires internationaux”, un mois après un sommet à Luanda où les voisins d’Afrique centrale, l’Union africaine (UA) et l’ONU ont imposé l’idée d’un cessez-le-feu pour enfin lancer un dialogue “inclusif”.

Les rebelles ne disent pas autre chose: “la vraie condition pour que le cessez-le-feu fonctionne c’est que le président s’engage à un dialogue inclusif”, prévient Serge Bozanga, porte-parole de la CPC, dans un entretien téléphonique avec l’AFP, ajoutant: “Touadéra cherche juste à gagner du temps et à se renforcer militairement”.

– Capacité de nuisances –

Tout dépendra aussi sur le terrain des centaines de paramilitaires russes qui mènent la contre-offensive au côté d’une armée très démunie et mal formée. Ils sont accusés par la France et l’ONU de commettre “de possibles crimes de guerre” et de se rémunérer par de juteux contrats miniers et des “prédations”.

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Président Faustin Archange Touadera adresse à la presse à Bangui le 17 septembre 2021. AFP

 

 

S’ils ont vécu une débandade, les rebelles conservent aussi des capacités de nuisance non négligeables mais ont dû changer de tactique. Eux qui régnaient sur la majorité du territoire il y a dix mois, mènent désormais des actions de guérilla: attaques furtives et mines improvisées.

“Les rebelles se dispersent facilement et ont le temps de se réorganiser”, estime Roland Marchal. Il vont continuer à “opérer” dans quelques territoires et à “tuer des civils”, redoute Lewis Mudge, de l’ONG Human Rights Watch.

D’autant que la saison sèche, à venir en novembre, est traditionnellement propice “aux actions militaires”, renchérit M. Vircoulon.

Bien que les groupes armés ne représentent plus une menace pour le pouvoir, grâce à la présence de 12.000 Casques bleus mais surtout de centaines de combattants russes, “les rebelles peuvent épuiser le régime financièrement”, conclut Roland Marchal.

 

 

Par AFP

RCA : le ministère de la jeunesse et des sports éclaboussé par une nouvelle affaire de détournement des fonds publics  

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 octobre 2021, 02:34:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De nouveaux éléments révélés par  les fonctionnaires du ministère de la Jeunesse et des Sports suggèrent que   l’ampleur de ce supposé système de détournement des fonds publics et de falsifications des faux documents officiels au sein dudit ministère était sous-estimée au  départ par le nouveau ministre lui-même.

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Le Directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports Anselme Ngrepayo au milieu, le nouveau chargé de mission Daniel Nzéwé et à droite le requin Héritier Doneng. Montage du CNC.

 

Peu médiatisée, l’affaire  sur de possibles détournements de fonds publics au ministère de la Jeunesse et des Sports prend discrètement  de l’ampleur.  Le dernier épisode en date, c’est l’affaire du détournement  de fonds de Covid-19 alloué au ministère de la Jeunesse et des Sports.   Selon le personnel, cette somme d’argent, évaluée à 5 millions de francs CFA a été purement et simplement détournée. Sont pointés du doigt, Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia, chargé de mission de la jeunesse, et Monsieur Arsène Daniel Ngrepayo, directeur de cabinet. Selon les mêmes sources, les deux complices, connus depuis plusieurs années en la matière, auraient falsifié certains documents officiels, et imité la signature de leur ministre avant d’aller au trésor retirer la somme depuis le 19 octobre 2021. C’est la chef de service financier qui aurait découvert la fausse transaction et alerté son ministre qui a aussitôt convoqué ce jeudi Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia, chargé de mission à la jeunesse, et son complice, Monsieur Arsène Daniel Ngrepayo, directeur de cabinet pour les entendre. Mais fait surprenant, les deux complices ont expliqué à leur ministre que la somme qu’ils ont frauduleusement prélevée  servait à payer la dette que leur ancien ministre Régis Lionel Dounda  aurait contractée chez un particulier  au nom du département. Et pour éviter que le plaignant dépose plainte au tribunal, ils étaient dans l’obligation de passer par cette voie pour le rembourser. Estomaqué,  le ministre à son tour est allé informer le Premier ministre sur cette affaire du détournement.

Au même moment, au ministère de la Jeunesse et des Sports, le personnel lance un ultimatum à Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia et Monsieur Arsène Daniel Ngrepayo de rembourser immédiatement les 5 millions de francs CFA qui leur sont destinés. Faute de quoi, ils rentreront en grève pour exiger leur démission.

Il faut noter au passage que Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia et Monsieur Arsène Daniel Ngrepayo sont tous deux  célèbres en matière de trafic des faux documents officiels, du détournement des fonds et  de fabrication des faux billets de banque. Ils ont été nommés au ministère de la Jeunesse parce qu’ils sont tous les deux membres de la jeunesse du parti au pouvoir.

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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La présence de Wagner en Centrafrique viole-t-elle le dispositif de l’embargo imposé par le conseil de sécurité ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21  octobre 2021, 02:04:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une interview accordée au magazine panafricain jeune Afrique le 20 septembre dernier, le chef de l’État centrafricain, le professeur Faustin Archange Touadera disait n’avoir  pas eu connaissance de l’activité de l’entreprise de mercenariat russe Wagner en Centrafrique. Or, son homologue français, quatre mois plutôt,  affirme dans une interview accordée au journal du dimanche que son homologue centrafricain  Faustin Archange Touadera est désormais otage du groupe Wagner. Une position parfaitement conforme à celle d’experts des Nations unies qui s’est alarmée dans un rapport de l’augmentation du recrutement et de l’utilisation d’entreprise militaire et de sécurité privées étrangères par le gouvernement  centrafricain. Mais la seule question est de savoir si la présence du groupe russe Wagner est-elle conforme au dispositif de l’embargo  imposé en RCA ?

 

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Les mercenaires russes de la société Wagner en Centrafrique

 

Selon la déclaration faite le 18 octobre dernier par madame NATHALIE BROADHURST, représentante permanente adjointe de la France auprès des nations-unies, il ne fait aucun doute, la présence des mercenaires de Wagner en Centrafrique est parfaitement illégale conformément au dispositif de l’embargo sur les armes imposé en RCA.

« J’appelle à cet égard à lever l’ambiguïté qui est entretenue par l’utilisation, dans l’ensemble des rapports des Nations Unies, de l’expression « autres personnels de sécurité » qui entretient la confusion. S’il s’agit des forces bilatérales qui ont été notifiées au comité de sanctions, alors l’État concerné doit assumer la pleine responsabilité des exactions commises. S’il s’agit des mercenaires de Wagner, leur présence n’a jamais été notifiée au comité de sanctions : et elle n’est pas conforme à l’embargo renouvelé par ce Conseil au mois de juillet dernier ».

Entre-temps, le chef de l’État Centrafricaine, de son côté, avait affirmé que les « instructeurs russes » qui sont actuellement disposés au côté des forces armées centrafricaines dans leur offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont déployés en RCA par Moscou au titre d’un accord de défense signé en 2017, et ce, en accord avec le conseil de sécurité des Nations unies. Ceci dit, ce ne sont ni des mercenaires de la société Wagner ni ceux d’un autre groupe privé étranger.

Par ailleurs, dans un rapport des experts des c unies sur la Centrafrique, il est clairement fait état de l’augmentation du recrutement et de l’utilisation d’entreprise militaire et de sécurité privée étrangère par le gouvernement  centrafricain.

Sur le terrain, on voit clairement les mercenaires de la société russe Wagner en première ligne  dans les combats opposant les groupes armés  aux forces armées centrafricaines (FACA).

Si le gouvernement tente de nier la présence des hommes de Wagner sur le territoire centrafricain, c’est qu’il savait très bien que cela viole l’embargo imposé sur les armes en RCA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : la société russe Wagner déploie ses experts en évaluation du diamant et or en Centrafrique

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 octobre 2021, 02:43:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ils sont arrivés il y a quelques jours sur le sol centrafricain et sont actuellement à pied d’œuvre sur les différents chantiers miniers exploités  par des sociétés de mafia russe proche de Wagner dans les villes de province.

Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Selon des témoins qui ont assisté à leur arrivée en Centrafrique, ces soi-disant experts de Wagner ne sont pas probablement des Russes. Ils ressemblent beaucoup plus aux Arabes, et parlent non seulement anglais, mais aussi arabes.

Cette semaine, ils sont arrivés à Ndassima, à une soixantaine de kilomètres de Bambari, mais aussi  dans la Haute-Kotto, plus précisément au village Kpokpo, situé à environ 100 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga. Sur place, les populations se demandent si ces gens qui ne sont pas probablement des militaires  sont venus dans leur localité pour acheter des diamants et ors ou ils sont là pour procéder à l’évaluation des pierres précieuses.

Cependant, au ministère centrafricain des Mines et de Géologie,  on tient à rassurer que cette mystérieuse délégation est venue en RCA à l’invitation de Lobaye investi, une société-écran gérée par Wagner. » Ce sont des experts en terre précieux », assurent-ils.

Mais si ces gens sont venus à l’invitation de Lobaye investi, comment le ministère des Mines peut-il savoir qu’ils ne sont pas des acheteurs des diamants et ors ?

Ceci dit, ils peuvent faire des transactions illicites sur les chantiers miniers et repartir avec une quantité énorme des pierres précieuses qui échappent probablement au contrôle de l’État centrafricain.

Même si Wagner a les mains libres pour exploiter à volonté les richesses minières du pays, faut-il que l’État surveille quand même  les quantités exploitées c

 

Par Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

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Les femmes centrafricaines rebâtissent le pays

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:33:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques années, le pays traverse une crise sans précédent qui met à mal beaucoup d’infrastructures essentielles. Pour combler les besoins ou la réhabilitation d’infrastructures, de nombreuses femmes centrafricaines se mobilisent.

 

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria” width=”450″ height=”225″ />
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC

 

En effet, pour faire face à la crise, le gouvernement a mis en place ce qui est appelé l’approche THIMO (Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre). Elle a pour but de faire travailler localement un grand nombre de personnes peu ou pas qualifiées, afin de leur faire acquérir de nouvelles compétences et de toucher un revenu indispensable pour vivre. Cette initiative a permis de fournir du travail à 781 femmes centrafricaines.

Ce projet représente aussi de nouvelles perspectives professionnelles pour les femmes. C’est l’opportunité pour elles de se projeter dans des métiers comme aide maçon, assistante topographe, ou ouvrier du bâtiment et des travaux publics. Cette arrivée de femmes dans des domaines professionnels auparavant réservés aux hommes est aussi un très bon moyen de se libérer des préjugés et d’atteindre une égalité des genres.

Malheureusement encore trop victime de discrimination, et majoritairement de la part des autres femmes, ces femmes maçonnes prouvent que leurs mains valent de l’or.
En effet, la plupart des témoignages nous disent que les autres femmes ne les soutiennent pas et ne les considèrent pas capables de maîtriser des métiers aussi fatigants. Certaines se plaignent notamment que les autres femmes se moquent d’elles, à cause des valeurs traditionnelles de la culture centrafricaine.

Mais les femmes employées sur les chantiers peuvent se réjouir des premiers résultats atteints. Ce projet mené par l’Agence Française de Développement (AFD) a permis à ce jour de réhabiliter des infrastructures importantes telles que la maison de la femme à Miskine ou l’atelier des forgerons de Yakité. D’autres chantiers importants sont encore en cours comme des lycées ou des centres de santé.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : deux officiers de l’UPC pro-désarmement placés en détention par le chef rebelle Ali Darassa

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 octobre 2021, 02:52:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les deux officiers ont été interpellés mardi dernier et placés en détention dans une base de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) faction Ali Darassa au village Boyo, situé sur l’axe Ippy.    

Le chef rebelle Ali Darassa et ses combattants dans la fôret du Mbomou, en mars 2021. Photo CNC
Le chef rebelle Ali Darassa et ses combattants dans la fôret du Mbomou, en mars 2021. Photo CNC

 

Il s’agit de l’autoproclamé général Adamou Zaho et de Monsieur   AliDjaoudi. Les deux ont exprimé leur volonté de déposer les armes et quitter les groupes armés, et cela n’a pas plu au mercenaire Ali Darassa qui les a aussitôt interpellés  et placer en détention dans l’une de ses bases qui se trouve dans la périphérie  de Bambari, plus précisément au village Boyo, situé  sur l’axe Maloum Ippy.

Rappelons que les quinze éléments de l’UPC qui étaient sortis  de maquis et adhéré  au processus du désarmement sont aussi venus de la localité de Boyo proche de Bambari. Ils avaient été pris en charge  par les soldats FACA et les Mercenaires russes avant d’être transférés dans la capitale et présentés  sous le drapeau national.

 

Affaire à suivre…

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : un éleveur tué, et 15 têtes de bœufs abattus par les soldats FACA dans le Nord-ouest

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 octobre 2021, 02:58:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite ce jeudi 21 octobre dans un campement des éleveurs peuls situé entre Bangs et Mann, située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la rca.

deux peuls éleveurs
Des peuls éleveurs

 

Selon certains témoins de la scène interrogés par CNC, à l’origine,  c’est une dispute entre un éleveur et quelques agriculteurs.

En effet, le mercredi dernier, dans la soirée,   trois agriculteurs ont constaté que leurs champs  ont été saccagés. Ils accusent des éleveurs peuls  d’avoir fait paître leurs bœufs dans leur champ. Ils sont allés signaler le problème aux soldats de l’armée nationale qui semblent être en colère depuis contre cette communauté des éleveurs.

Ce jeudi vers 10 heures,  contre toute attente, les soldats FACA, lourdement armés, ont fait leur apparition dans le campement de ces  éleveurs. Ils ont tiré partout, tuant une quinzaine des têtes de bœufs, mais aussi un éleveur   qui était à leur côté.

Pour l’heure,  les autres éleveurs sont en exil de l’autre côté vers le Cameroun.

Rappelons que dans la région du Nord-ouest,  les éleveurs et agriculteurs se disputent fréquemment. Des conflits qui s’intensifient avec la crise qui a secoué le pays depuis 2013. Avec les forces armées non formées au règlement de ce genre de conflit, elles ne font qu’empirer  la situation.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : sous pression de Wagner, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène  est contraint d’évacuer sa famille en exil

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:41:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est inédit! Incroyable, mais vrai! Le ministre français des Affaires étrangères a tout à fait raison de dire qu’en Centrafrique,  « le groupe Wagner se substitue à l’État ». Après être la nouvelle cible de Wagner dans  le gouvernement Dondra, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène   ne se sent plus en sécurité dans le pays. Il reçoit des menaces de plus en plus directes de la part de Wagner, et pense sérieusement à s’exiler. Depuis une semaine, c’est toute sa famille qui est désormais en exil au Cameroun.

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d'État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique.
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la Justice, le 1er octobre 2021 à Bangui en Centrafrique. Copyright RFI

 

Souvenez-vous, la semaine dernière, un cadre supérieur au ministère des Finances  disait ceci :

« En rca d’aujourd’hui, contrôlée totalement par la société Wagner, il faut contrôler son geste et langage surtout quand il s’agit des mercenaires russes de la société Wagner ».

Justement c’est ce qui est arrivé au ministre d’État  en charge de la justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène quand il avait rendu public le rapport  de synthèse de la commission d’enquête spéciale dans lequel la commission avait reconnu des  graves incidents avérés  impliquant les mercenaires du groupe Wagner . Aussitôt, c’est toute la capitale qui est en ébullition. Le Groupe Wagner monte au créneau et tape sur la table.

Sous la colère,  il avait tenté dans un premier temps d’organiser une marche des prétendus jeunes centrafricains à Bangui pour contraindre le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène   à déposer sa démission. Puis  il change de stratégie et préfère menacer directement le ministre pour le pousser en exil. Il l’accuse même  d’avoir ouvert la boîte à pandore aux forces exogènes  pour la déstabilisation de la RCA par les ennemis.

Cependant, le ministre, inquiet de la situation, préfère évacuer en urgence toute sa famille  (femmes et enfants) en exil au Cameroun. Ainsi, depuis une semaine, ses femmes et ses enfants sont arrivés à Douala au Cameroun. Même  son fils aîné et ses deux neveux qui sont inscrits en Master 2 des sciences juridiques à l’Université Amadou Hampate Bâ  au Sénégal qui étaient arrivés à Bangui  pour composer le concours de l’école nationale  d’administration et de magistrature sont également repartis en toute urgence sur Sénégal. Ils sont arrivés ce mercredi à Dakar.

Entre temps à Bangui, on tente le tout pour le tout pour calmer la colère du groupe Wagner. Ainsi, le 15 octobre dernier, le président de l’Assemblée nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji  avait remis à Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la prétendue « communauté des officiers russes en Centrafrique » pour les féliciter, les encourager et les remercier de leur bravoure. De même que le ministre  chargé du secrétariat  général du gouvernement Maxime Balalou, dans une interview accordée à la radio Ndékèluka, tenait à remercier   et à faire l’éloge des hommes de Wagner dans le pays.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Insolite ! Ndassima, évasion spectaculaire de Monsieur  Jordy alias Bulldozer  aux mains des mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:30:48 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme, surnommé Bulldozer  , de son vrai prénom Jordy, originaire de Grimari,  est un artisan minier à Ndassima depuis plus de 7 ans. Mais depuis quatre jours, il a été interpellé  par les Mercenaires russes de la société Wagner basés à Ndassima. Soupçonné d’avoir disposé discrètement d’une quantité importante d’or à son domicile,  il est parvenu ce mercredi à  s’échapper, mais sa maison par contre a été détruite par ses  bourreaux.

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Les mercenaires russes de la société Wagner en Centrafrique

 

C’est un fait inédit. L’homme, surnommé avant bulldozer  , est désormais appelé  bulldozer   le champion  en raison de son exploit remarquable de ce jeudi 21 octobre 2021.

En effet, Monsieur Jordy alias Bulldozer   est un artisan minier qui a longtemps travaillé sur les chantiers miniers de Ndassima avant l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner. Mais depuis quelques jours, des rumeurs circulent dans la ville faisant état d’une quantité importante  d’or qu’il aurait caché à son domicile. C’est ainsi que les mercenaires russes du groupe Wagner  sont allés l’interpellé, et sa maison perquisitionnée la semaine dernière.. Depuis quatre jours, l’homme est placé en détention arbitraire dans la base des mercenaires russes à Ndassima. Mais ce mercredi 20 octobre 2021 dans la matinée, il appelle l’un des mercenaires russes et lui avoue qu’il détient bel et bien 75 grammes d’or qu’il aurait  caché au bord d’un fleuve près de son champ.  Les Russes l’ont demandé s’il peut leur montrer  l’endroit exact. Il leur disait qu’il pourrait aller leur montrer la place exacte.  C’est ainsi qu’ils l’ont embarqué à bord de leur moto et parcourir au moins 5 kilomètres dans la forêt.  Arrivée en pleine forêt, l’homme leur a indiqué un endroit  proche du fleuve Ouaka et précise qu’il a mis dans une boîte et enterré ici. Aussitôt, les mercenaires russes, venus à bord des motos, ont commencé à creuser le sol avec de haches.  Cependant, Monsieur Bulldozer les surveille de près, et leur disait qu’il a envie de déféquer. Les mercenaires lui ont montré un endroit situé à environ 50 mètres d’eux pour se soulager. Mais à leur grande surprise, ils entendent boum! Boum!  Le bruit d’eau. Ils se sont rendu compte que c’est Monsieur Bulldozer   qui est en train de s’échapper. Ils tirent en rafale en direction du fugitif, mais il parvient à traverser le fleuve et s’échapper.  Les mercenaires russes, qui sont parvenus à faire une petite corvée spectaculaire, étaient rentrés bredouilles   à Ndassima.

C’est ainsi qu’ils sont allés incendier sa maison et détruire celles de sa famille.  Pour l’heure, la ville de Ndassima est sous tension entre les habitants et les mercenaires russes qui tentent d’arrêter toute personne en lien avec le fugitif surnommé désormais  « Bulldozer   le Champion».

Affaire à suivre…

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : arrestation de madame Huguette TASSEMAYO , une cadre du parti KNK

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:15:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une cadre du parti de l’opposition KNK de l’ancien Président François Bozizé a été interpellée ce mercredi 20 octobre 2021 à son domicile du quartier PK13 route de Boali par des forces de défense et de sécurité (FDS).

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Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

Selon les voisins, madame Huguette TASSEMAYO a été kidnappée vers 5 heures du matin par les éléments de défense et de sécurité venus à bord de 3 véhicules lourdement armés. Selon le témoignage de l’une de ses filles interrogées par les journalistes, l’un des véhicules est estampillé à l’image de lion .

Pour l’heure, on ignore les vraies raisons de cette nouvelle arrestation dans le rang du parti de l’opposition KNK. Mais selon les témoignages de certains de ses proches, elle aurait eu des communications sur le portable de l’ancien Président François Bozizé qui serait sur écoute. C’est pour cette raison qu’elle  aurait été retracée par les services de renseignement et interpellée.

Rappelons que l’ancien Président François Bozizé, après avoir été renversé du pouvoir en 2013, vivait en exil en Ouganda durant presque sept ans. Rentré clandestinement au pays en 2019 il avait été investi le vendredi 24 juillet  2020 candidat de son parti à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Mais à la grande surprise des militants de son parti, sa candidature a été rejetée par la cour constitutionnelle  le 4 novembre 2021. Pendant ce temps, l’homme, qui se trouvait à Kaga-Bandoro  au moment de l’invalidation de sa candidature par la cour constitutionnelle, jugeait mieux de rester dans le maquis et  créer  une coalition des groupes armés dénommés coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui a ensuite mené en janvier dernier une violente attaque  sur la capitale, poussant les autorités à mener une violente répression des cadres de son parti le KNK, mais également des militaires de même ethnie que lui..

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État en charge de la justice, accusé par certains députés d’avoir vendu le pays

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:24:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé mercredi devant le parlement centrafricain, le ministre d’État en charge de la justice  Arnaud Djoubaye Abazène  a été foudroyé  par certains députés  proches du pouvoir qui l’ont formellement accusé d’avoir vendu le pays aux ennemis, autrement dit à la France.

Vue d'ensemble de l'hémicycle de l'Assemblée nationale remplie par les élus de la nation
Vue d’ensemble de l’hémicycle de l’Assemblée nationale remplie par les élus de la nation Photo CNC

 

Selon l’Assemblée nationale, la présentation le 1er octobre dernier du rapport du gouvernement centrafricain reconnaissant la responsabilité des FACA et “alliés russes” dans une vingtaine d’exactions en marge des combats avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)  qui serait à l’origine de l’interpellation ce mercredi du ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène  par les députés soi-disant de la nation.

Selon des sources concordantes, le numéro 2 du gouvernement, le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazene a pris soin de ne prévenir ni la chaîne de commandement du groupe de sécurité privé Wagner, officiellement présent via la société Sewa Security Services, ni l’ambassade russe avant la publication  du rapport  de la commission d’enquête spéciale. C’est effectivement sur ce point que les députés sont revenus dessus pour le foudroyer des questions et faire des commentaires  bizarres. Certains ont repris textuellement les arguments des détracteurs du ministre selon lesquels il n’aurait pas lu  le contenu du rapport, mais préfère  le publier quand même. D’autres, plus extrémistes, l’ont accusé d’avoir fait le jeu des ennemis, particulièrement de la France en lui ouvrant  la boîte à pandore pour la déstabilisation de la RCA à travers ses médias : RFI , France 24, TV5,  etc.. Mais le ministre, de son côté, faisait le profil bas en raison de son gagne-pain et de sa sécurité.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : transfèrement à Bangui du général Papa Bobiri, interpellé par les mercenaires de Wagner à Bria

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 21 octobre 2021, 02:19:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis deux jours,  des tractations menées par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba sont en cours pour sa libération. L’homme est soupçonné par les Mercenaires russes du groupe Wagner d’être l’un des principaux auteurs de la dernière attaque contre les positions  des soldats FACA à Bria la semaine dernière.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/base-des-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-450×325.jpg” alt=”Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.” width=”450″ height=”325″ />
Base de la société Wagner sécurisée par des mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.

 

L’autoproclamé général Papa Bobiri, ex-bras droit du chef rebelle Ali Darassa, devenu désormais proche du ministre Hassan Bouba, nouveau chef d’une faction de l’UPC, soupçonné par les mercenaires russes du groupe Wagner  d’être l’un des principaux auteurs de l’attaque du mardi 12 octobre dernier contre les positions des soldats FACA  qui a occasionné la mort de trois victimes, dont 2 assaillants et un mercenaires de Wagner, avaient été interpellés à son domicile  du quartier Gobolo le week-end dernier. Finalement à l’issue de sa garde à vue à Bria, il a été transféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Il devrait être déféré devant le procureur général, mais des tractations, menée par le ministre de l’élevage Hassan Bouba  sont en cours pour sa libération.

Selon des informations recueillies auprès des enquêteurs à Bangui, le général Papa Bobiri serait libéré au plus tard ce week-end.

« Les tractations sont en bonne voie », témoigne l’un de ses proches à CNC.

Rappelons que Monsieur Papa Bobiri, selon ses proches, n’est ni impliqué,  encore moins informé de l’attaque qui a coûté la vie à un mercenaire de Wagner la semaine dernière.  D’ailleurs, , le général Papa Bobiri ne fait plus partie des officiers de l’UPC faction Ali Darassa. Il est derrière la faction progouvernementale dirigée par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba.  D’ailleurs il est le frère aîné de l’autoproclamé général Makay Bobiri de l’UPC et de    Monsieur Moussa Bobiri, ex-porte-parole de l’UPC qui réside actuellement chez le ministre Hassan Bouba à Bangui.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Communiqué de presse de l’État-major des armées

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Le Chef d’état major des armées, le général Zéphyrin Mamadou, ici le 01 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

COMMUNIQUE OFFICIEL

(Large diffusion en sango et Français)

 

Le Général de Corps d’Armée, Chef d’État-Major des Armées demande impérativement aux candidats admissibles au recrutement dans les Forces Armées Centrafricaine (FACA) de la deuxième vague 2020 de se présenter au Centre de Formation de Kassaï (CFK) le Jeudi 21 Octobre 2021 à 7heurs 00minute, muni de leur récépissé délivré lors du processus du recrutement et de leur carte d’identité.

Cela concerne: Le reste des candidats des huit Arrondissements de bangui, de Bimbo, de Begoua ainsi que ceux des 16 Préfectures.

Le Général de Corps d’Armée, Chef d’État-Major des Armées prie toute personne à l’écoute du présent communiqué et connaissant les intéressés de bien vouloir leur en faire part.

 

Fait à Bangui, le 19 OCT 2021

Chef d’État-Major des Armées

PommesZephirin MAMADOU

La Centrafrique appelle la France à cesser de l’«infantiliser» après des déclarations de Le Drian

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 23:15:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 17 octobre, le chef de la diplomatie française déclarait que le groupe de sécurité privé russe Wagner «confisquait la capacité fiscale de l’Etat» centrafricain. La ministre des Affaires étrangères de ce pays a dénoncé des propos mensongers.

Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l'Etranger - Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE
Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

«Il y a un acharnement […] et un souhait d’infantiliser la République centrafricaine et ses autorités qui doivent s’arrêter» : c’est en ces termes que la ministre centrafricaine des Affaires étrangères Sylvie Mbaïpo-Temon a réagi, auprès de l’AFP ce 19 octobre, à des propos tenus par son homologue français l’avant-veille. Elle s’est également dite à ce sujet «stupéfaite» de la réaction «extrême» et «mensongère» de Jean-Yves Le Drian.

Il y a un acharnement […] et un souhait d’infantiliser la République centrafricaine et ses autorités qui doivent s’arrêter

Le 17 octobre, le ministre français des Affaires étrangères avait déclaré à propos des membres du groupe de sécurité privée russe Wagner qui, selon lui, «fait la guerre par procuration pour le compte de la Russie» : «Lorsqu’ils pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays.» Le ministre français avait ajouté : «L’exemple le plus spectaculaire c’est la République centrafricaine où finalement, pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l’Etat.»

Confusion française entre Wagner et Moscou

Ces propos faisaient écho à l’accusation de la France selon laquelle une partie des instructeurs militaires que la Russie a déployés en Centrafrique pour soutenir les autorités locales seraient des membres de Wagner. Cette accusation, portée également par des ONG et l’ONU selon l’AFP, est démentie par la Russie.

Moscou revendique en effet la présence de 1 135 instructeurs russes en Centrafrique, qui ne prennent pas part directement aux opérations de combat contre «les groupes armés illégaux», et dénonce toute confusion entre ses militaires et le groupe privé Wagner.

Or, un tel mélange des genres est récurent dans le discours des chancelleries occidentales, et notamment de Paris : l’AFP rappelle que Wagner «est accusé, notamment par la France, d’agir pour le compte du Kremlin là où il ne veut pas apparaître de manière trop officielle». Ce trait d’union tracé par Paris entre Moscou et Wagner est d’autant plus significatif qu’il semble exclusif à la Russie : les autorités françaises ne paraissent pas s’inquiéter, par exemple, de l’implication aux quatre coins du monde la société américaine BlackWater, qui fait pourtant partie des entreprises de sécurité privée dont les actions suscitent régulièrement la controverse.

Paris obnubilé par la Russie en Afrique ?

Le 30 mai déjà, le président français Emmanuel Macron déclarait dans le JDD qu’un «discours anti-Français a[vait] permis de légitimer une présence de mercenaires prédateurs russes au sommet de l’Etat avec un président Touadéra qui est aujourd’hui l’otage du groupe Wagner». Quelques jours après, Paris gelait son aide budgétaire et suspendait sa coopération militaire avec Bangui.

Au-delà de la confusion Wagner/Moscou, la France exprime ouvertement ces réticences à voir la Russie accroître son influence dans certains pays d’Afrique, en Centrafrique mais aussi Mali. Un discours qui contribue à accroître les tensions entre Paris et Bamako, ce dernier goûtant peu de recevoir des leçons quant à ses relations internationales.

 

AFP

DECLARATION DE l’UNITE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE(UPC) RELATIVE A L’INSTAURATION D’UN CESSEZ-LE-FEU PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

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Le logo officiel de l’UPC

 

DECLARATION DE l’UNITE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE(UPC) RELATIVE A
L’INSTAURATION D’UN CESSEZ-LE-FEU PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FAUSTIN

ARCHANGE TOUADERA

 

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) a été informée, à l’instar de l’opinion nationale et internationale, dans la presse de la décision prise par le Président de la République, Monsieur Faustin Archange TOUADERA ; décision enjoignant à ses forces d’observer un cessez-le-feu unilatéral, d’application immédiate.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son chef d’état-major général et coordonnateur militaire le Général d’armée Ali Darrassa Mahamat prend acte de cette annonce et tient toutefois à déplorer le temps perdu par le chef de l’Etat, et les innombrables pertes en vies humaines et destructions de biens de paisibles populations.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) ne peut manquer par ailleurs, d’exprimer sa préoccupation face aux ambiguïtés contenues en creux dans la déclaration présidentielle d’une part, perceptibles dans les actes et /ou propos d’autres acteurs de premier plan et des seconds couteaux du gouvernement. Il est pour le moins difficile de n’y pas voir une corrélation avec les propos du chef de l’Etat selon lesquels lesdites FACA et leurs soutiens russes dont il est d’ailleurs fait état du renforcement numérique, restent activement engagés dans l’exécution des missions qui leur sont assignées. La référence dans cette déclaration au « maintien de l’ordre public » et à « la légitime défense » n’est-elle pas un artifice rhétorique pour couvrir la poursuite des exactions qui endeuillent chaque jour davantage la population centrafricaine ? Tenant compte de ce qui précède l’UPC se réserve le droit de la légitime défense.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), constant dans sa volonté sans cesse réaffirmée d’œuvrer à l’avènement de la paix et d’un ordre politique juste, à l’unité de tous les centrafricains, veut néanmoins croire que le Président engagera le dialogue réellement inclusif itérativement réclamé par toutes les forces vives de la nation et les partenaires de la République centrafricaine.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) réaffirme son attachement à la feuille de route tracée par la CIRGL, prend l’opinion nationale et internationale à témoin de ce qu’elle prend acte de la déclaration du Président Faustin Archange TOUADERA portant instauration d’un cessez-le-feu unilatéral sur toute l’étendue du territoire national.

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), exprime sa gratitude aux chefs d’Etats de la région des grands lacs (CIRGL), à son excellence Monsieur JOÂO MANUEL GONÇALVES LOURENÇO président de la République angolaise, a la CEEAC, au secrétaire général des Nations Unies et à tous les représentants des organisations sous régionales et internationales qui ont œuvré sans relâche à l’instauration d’un dialogue inter centrafricain, pour un retour de la paix dans notre pays.

Vive la paix et vive la Centrafrique apaisée.

Fait à Bokolobo le19/10/2021 Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC

COD-2020: DÉCLARATION RELATIVE AU CESSEZ-LE-FEU UNILATERAL ANNONCÉ PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

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Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR

 

DÉCLARATION RELATIVE AU CESSEZ-LE-FEU UNILATERAL
ANNONCÉ PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

La Conférence des Présidents de la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD- 2020) lors de sa réunion extraordinaire tenue ce jour 18 octobre 2021, a analysé la déclaration du Président de la République, relative au Cessez-le-feu unilatéral sur l’ensemble du territoire national et en déduit ce qui suit :

La COD2020 rappelle que cette déclaration faite par le Chef de l’Etat d’un cessez- le-feu unilatéral et de cessation de toutes opérations militaires est une composante de la feuille de route pour la paix en République centrafricaine adoptée par les Chefs d’États de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) lors du mini-sommet sur la rca tenu à Luanda depuis le 16 septembre 2021.

Il n’est de secret pour personne que cette déclaration tardive d’un cessez le feu intervient à la suite de pressions de la communauté internationale qui s’impatientait de la mise en œuvre des recommandations contenues dans cette feuille de route. Pourtant, déclarée plus tôt, elle aurait pu permettre de faire l’économie des nombreuses vies perdues dans les dernières boucheries enregistrées à Bossangoa, Alindao, Matchika, Bambari et autres.

Il était clair et c’est le lieu de relever, qu’en prenant tout ce temps, le régime voudrais d’abord renforcer la position de ces troupes (Faca et alliés) sur le terrain en matériels et en hommes, en même temps qu’il s’activerait à établir un réseau de recrutement de combattants supplétifs en RDC dans les rangs des anciens rebelles du ADF Malu avec l’appui des autorités Rwandaises.

La COD-2020 note en substance que cette déclaration d’un cessez-le-feu unilatéral immédiat, dans un contexte de sanglante belligérance comme nous le vivons et de recherche de la paix par un dialogue auquel nous aspirons, est un acte majeur qui participe indiscutablement de l’instauration d’un climat de décrispation, de cessation des violences et des hostilités comme préalables. Mais encore, faudrait-il qu’elle soit appliquée véritablement.

Or, aussitôt déclaré le 15 octobre, ce cessez-le-feu a aussitôt été violé le 16 octobre par les alliés russes Wagner du régime, qui ont investi militairement le village Yangala à 17 km de Bossangoa et des villages Bofori, Yourouba et Boansouma de la commune de Benzambé, tuant, pillant, saccageant tout sur leur passage.

De ce qui précède, la COD-2020 fait remarquer en définitive que :

        1. Pour que cette déclaration de cessez-le-feu immédiat ne soit pas que de façade, elle doit être entièrement respectée et accompagnée d’ordres et d’instructions clairs ainsi que de dispositifs pratiques pour contrôler sa mise en œuvre effective comme l’exigent le principe.
      1. La COD-2020, soucieuse d’un retour de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale dans notre pays clame ici haut, qu’il est impératif que les crimes et les violences sur les populations cessent et que nous allions tous à un dialogue républicain inclusif (regroupant tout le monde y compris les groupes armés) afin de redonner une chance à la paix dans notre pays, dans le cas contraire, elle sera obligée de reconsidérer sa participation à un rendez-vous sans

Fait à Bangui, le 19 octobre 2021

Pour la Conférence des Présidents, le Président en Exercice

Cyriaque GONDA

 

Premières fritures sur la ligne Moscou-Bangui

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Si les relations entre la Russie et la Centrafrique restent fortes, elles se sont tendues ces dernières semaines. Privé de ses relais officiels sur place depuis cet été, Moscou navigue désormais à vue.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Officiellement, “l’excellence” de la coopération russo-centrafricaine est toujours vantée par les deux pays. Mais, en coulisse, les incompréhensions s’accumulent depuis la rentrée. Avant la fin de la très attractive coopération douanière entre les deux pays, décidée de manière unilatérale, le 6 octobre, par le nouveau ministre des finances Hervé Ndoba – sous pression des bailleurs et qui a suscité l’ire de Moscou -, la diplomatie russe avait subi une déconvenue bien plus grande encore.

En effet, la présentation le 1er octobre dernier du rapport du gouvernement centrafricain reconnaissant la responsabilité des FACA et “alliés russes” dans une vingtaine d’exactions, en marge des combats avec les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), a jeté un coup de froid sur l’axe Bangui-Moscou. Si celui-ci épingle a minima, en énumérant une liste d’exactions bien moins nombreuses que celles documentées par le panel des experts des Nations unies en juin dernier, il constitue néanmoins une petite révolution tant Bangui refusait jusqu’à présent d’admettre d’éventuelles responsabilités d’”instructeurs” russes. Motif d’irritation supplémentaire pour Moscou : selon nos informations, avant de rendre les conclusions du rapport publiques, le numéro 2 du gouvernement, le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazene, a pris soin de ne prévenir ni la chaîne de commandement du groupe de sécurité privé Wagner, officiellement présent via la société Sewa Security Services, ni l’ambassade russe.

 

Chancellerie fantôme

 

Ces manœuvres s’expliquent par une tentative de rééquilibrage diplomatique de la part de Bangui vis-à-vis des partenaires et bailleurs internationaux, chez qui l’on s’inquiète de la collaboration avec la société Wagner (AI du 04/10/21). En conséquence, les relations avec Moscou semblent désormais teintées d’incompréhensions.

 

Ainsi, fin septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président centrafricain a tenté de rencontrer le ministre des affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov. Mais ce dernier, qui s’est pourtant longuement entretenu avec le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop, n’a pas donné suite aux sollicitations du chef de l’Etat.

 

A Bangui, ce flottement se ressent jusqu’au sein de la chancellerie russe. Le très actif ambassadeur Vladimir Titorenko, toujours prompt à défendre les actions des “instructeurs russes” dans le pays, est absent de la capitale depuis l’été. Officiellement toujours en poste, Titorenko paie le malaise qu’ont suscité à Moscou certaines de ses sorties médiatiques, comme l’avait révélé Africa Intelligence (AI du 14/05/21).

 

Quant au très discret Valery Zakharov, tout puissant conseiller présidentiel russe à la sécurité nationale, il n’a, lui aussi, plus été aperçu à Bangui depuis le mois de juin. En son absence, c’est le tout juste trentenaire Dmitry Sergeevich Sytii, et l’énigmatique “colonel Vassili”, ancien des forces spéciales russes, qui gèrent la chaîne de commandement des quelque 2 000 hommes présents à Bangui et dans l’arrière-pays.

 

Tupolev mystère à Bangui

 

Si les canaux officiels de Moscou à Bangui semblent momentanément suspendus, cette absence contraste avec l’activisme souterrain de plusieurs appuis de Moscou dans le pays ces derniers jours.

 

Hasard du calendrier ou non, le soir même de la présentation des conclusions centrafricaines, un Tupolev Tu-154 immatriculé RA 85042 a quitté Moscou. Après une escale à Lattaquié, en Syrie, l’avion s’est posé sur le tarmac de Bangui, le samedi 2 octobre. Si rien n’a filtré de l’identité des passagers, la rumeur sur la présence au sein de l’appareil d’Evgueni Prigozhin – présenté par les Etats-Unis comme le financier de Wagner (AI du 27/07/21) -, s’est répandue dans la capitale centrafricaine sans qu’elle puisse être confirmée. Un colonel de la garde présidentielle a ainsi affirmé être venu en personne accueillir Prighozin à l’aéroport pour le conduire à la présidence.

 

Si l’identité des passagers que transportait l’aéronef a tant alimenté les spéculations, c’est que ce Tupolev n’est pas n’importe lequel. Il appartient en effet à la 223 Flight Unit de l’armée de l’air russe, une unité qui a la spécificité de disposer d’un statut de compagnie aérienne “civile”, très présente en Syrie et en Libye, où Moscou déploie plusieurs centaines de paramilitaires. Après moins de 24 heures à Bangui, l’appareil mystère était de retour à Moscou dans la soirée du 3 octobre.

 

Les groupes armés en embuscade

 

Face à ce flottement, la relation russo-centrafricaine devrait connaître un crash-test dans les prochaines semaines, avec le début de la saison sèche qui pourrait coïncider avec de nouvelles offensives des groupes rebelles.

 

Dès le début du mois d’octobre, les combats ont violemment repris dans les localités de l’arrière-pays entre les militaires et alliés russes d’une part, et les groupes armés membres de la CPC. Dans ce contexte, une mission militaire russe est attendue dans la capitale centrafricaine dans les tous les prochains jours pour “évaluer la situation”.

 

Dans le but de calmer le jeu, et pour respecter la feuille de route du dialogue politique poussé par l’Angola, le président Faustin-Archange Touadéra a déclaré un cessez-le-feu unilatéral vendredi 15 octobre.

 

https://www.africaintelligence.fr/afrique-ouest-et-centrale_diplomatie/2021/10/19/premieres-fritures-sur-la-ligne-moscou-bangui,109699020-eve

 

Africa Intelligence 19/10/2021

 

VENDREDI 15 OCTOBRE 2021 : ESPOIR OU AUTRE HYPOCRISIE POLITIQUE ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Arrivee-du-chef-de-lEtat-Faustin-Archange-Touadera-au-stade-20-000-place-le-27-mars-2021.-450×338.jpg” alt=”Un mercenaire russe à l’arrivée du chef de l’État Touadera au stade 20 000 place le 27 mars 2021 par CNC” width=”450″ height=”338″ />
Escorte russe à l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera le 27 mars 2021 au stade 20 000 places. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Le vendredi 15 octobre 2021 restera-t-il à jamais une grande date dans l’histoire politique de notre pays ? Restera-t-il le jour où un Président Centrafricain a enfin prononcé l’un des mots salvateurs que le Peuple Centrafricain voulait entendre depuis 2012-2013 et les voir appliqués : cessez-le-feu, sécurité, paix, cohésion sociale, vivre ensemble ?  Nous souhaitons très vivement que ce vendredi 15 octobre 2021, le soit, parce que :

    • Ce Vendredi 15 octobre 2021 convint que la réalité et le pragmatisme politiques s’imposent

dans les recherches d’idoines solutions pour mettre fin à cette énième crise militaro-politique qui n’a que trop duré et qui est devenue un véritable fonds de commerce politique, diplomatique et de mercenariat.

    • Ce vendredi 15 octobre 2021, le Président TOUADERA a enfin prononcé les mots tant recommandés par

ses pairs de la CIRGL et tant attendus par le Peuple Centrafricain ; CESSEZ-LE-FEU. Ces trois mots combinés, enfin prononcés, ont suscité engouement et espoir et sont censés déclencher ou enclencher tout un processus politico-militaire devant aboutir à la fin des hostilités, à l’instauration de la sécurité véritable, tant souhaitée et tant attendue.

    • Ce vendredi 15 octobre 2021 le Président TOUADERA, par son discours, adhère enfin à la

vision socio-politique collective selon laquelle les solutions à la crise centrafricaine actuelle sont et demeurent centrafricaines, lesquelles ne doivent résulter que par la seule voie de consensus, à travers un dialogue national inclusif  sincère et franc.

    • Ce vendredi 15 octobre 2021, le Président TOUADERA, par son discours, rassure tout un Peuple

désabusé, meurtri par les exactions de ses bourreaux mercenaires-partenaires et de ses criminels requins et donne espoir pour la fin de l’insécurité.

    • Ce vendredi 15 octobre 2021, le Président TOUADERA, par son discours, annonce enfin la fin

d’une psychose et d’une hantise sociales et l’espoir d’un possible futur vivre ensemble.

 

Nous félicitons le Président TOUADERA pour avoir prononcé enfin les mots salvateurs ‘’cessez-le-feu’’ et nous l’encourageons vivement à réellement concrétiser l’espoir suscité pour la paix en Centrafrique et pour sa grandeur politique personnelle.

 

Mais seulement, les faits ante et post discours du 15 octobre 2021, ci-après évoqués, suscitent inquiétudes, doutes, interrogations et laissent présager que le pire est à venir : la mer des batailles :

    • Les révélations faites par le Ministre d’Etat WILLYBIRO SAKO à Bria en terre de BAREM BAKIE et le

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux DJOUBAYE ABAZEN à propos des Mercenaires russes qui sont devenus les maîtres du pays;

    • Le massacre de Matchika, Sous-Préfecture de Bambari, dont le contexte et les modes opératoires laissent

soupçonner le zélé HASSAN BOUBA, Ministre de l’Elevage qui veut se substituer à NDARASSA ALI et qui a mis en place un groupe d’assassins , rappelant cyniquement son collègue DJOUBAYE ABAZENE, qui, avec la bénédiction politique du Président TOUADERA, avait piloté les luttes fratricides entre Goula et Rounga à Birao, Bria et Ndélé, dont les modes opératoires n’ont pas épargné des nourrissons.

    • L’inopiné départ en exil de la famille DJOUBAYE ABAZENE.
    • La prétendue tentative d’assassinat du Président TOUADERA, évoquée politiquement gauche par son

agent de sécurité russe, qui a obligé les pilotes de l’avion présidentiel de BONGO ALI, mis à sa disposition, de réatterrir d’urgence à l’aéroport Bangui-M’Poko après décollage, pour faire sensation et influence.

      • La sommation faite à Libreville au Président TOUADERA, par le Président BONGO ALI, aux noms de leurs pairs de la CIRGL.
  • Les félicitations, encouragements et remerciements adressés aux mercenaires russes quelques heures avant

ce discours du 15 octobre 2021, par le Président de l’Assemblée Nationale SARANDJI, pour les basses besognes réalisées : tueries de masse, incendies de villages, dépossession systématique des Centrafricains de leurs biens personnels et autres…

  • Le massacre du village Ng’Bodingmon, commune de Benzambé, Sous-Préfecture de Bossangoa le samedi 16 octobre par les mercenaires-partenaires russes de TOUADERA.
  • L’arrivée massive des rebelles ADF à Bangui ces dimanche 17 et lundi 18 octobre 2021, sur demande du Président TOUADERA.

Les rapprochements, les similitudes, les contextes et les modes opératoires de ces faits ante et post discours du 15 octobre 2021 convainquent à la prudence, à la méfiance et à la précaution. Vigilance oblige.

 

Un discours pour gagner du temps ? Une autre fuite en avant ? Qui veut la paix prépare la guerre ? Une autre roublardise, comme le Président TOUADERA en a l’art ? Un autre manque de respect du Président TOUADERA envers ses pairs de la CEMAC, de la CEEAC et de la CIRGL ? Ou une autre hypocrisie politique ?

 

Attendons et observons seulement. Mais, attention, il faut prendre les précautions qui s’imposent.

 

Les SȍNS ZẬNGOẬ nous avaient déjà alertés… Attention et attention…..

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                                            Président Fondateur du PDCA

RCA : la déclaration de soutien de Sarandji aux mercenaires russes suscite de controverse

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:41:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans une lettre de félicitations adressée aux « communautés des officiers russes en Centrafrique  », le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji tient à  remercier  et encourager tous les mercenaires de la société Wagner pour leur bravoure ainsi que son encouragement soutenu pour la poursuite de leur « noble » mission en Centrafrique. Or, pour l’opposition démocratique, cette lettre de félicitations est sans doute une sorte de pied de nez fait à l’encontre des victimes civiles qui leur est imputé dans des faits encore sous investigation.

Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique
Photo de famille des députés avec le représentant des forces russes en Centrafrique. CopyrightCNC

 

Selon le parti MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), la déclaration de soutien de Sarandji aux paramilitaires Russes n’engage que lui.

Martin Ziguélé : « la déclaration de soutien de Sarandji aux paramilitaires Russes n’engage que lui et les députés qui pensent comme lui, comme nous sommes en démocratie cela n’engage pas le MLPC ». Même  son de cloche du côté du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), dirigé par le député de Bimbo 3 Joseph Bendounga. D’ailleurs, lors de la cérémonie au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence de Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la prétendue communauté des officiers russes en Centrafrique, certains députés de l’opposition ont dû claquer la porte. Ils indiquent que  ce n’est pas du tout normal que ces psychopathes criminels  étrangers qui ont massacré le peuple centrafricain soient remerciés par la noble institution de la République.

Pour la coalition des patriotes centrafricains (CPC), cette lettre de félicitations aux mercenaires russes par le Président de l’Assemblée nationale est sans doute une sorte de pied de nez fait à l’encontre des victimes civiles qui leur est imputé.

« Le Président de l’Assemblée nationale a jugé opportun de remettre une lettre de félicitation et d’encouragement aux communautés des officiers russes en Centrafrique, à travers leur responsable, dans l’hémicycle des représentants du peuple, une sorte de pied de nez aux victimes civiles qui leur sont imputées dans des faits encore sous investigation ».

Selon les députés de la majorités interrogés par CNC, cette lettre de félicitation vise avant tout à remercier et à encourager les partenaires militaires russes pour leur bravoure afin de les encourager à garder leurs positions, car ce dernier temps, suite à la publication des conclusions de la commission d’enquête spéciale dont une partie  des exactions leur sont imputées, nombreux sont en colère  et commencent à abandonner leur position sur le terrain au profit des rebelles. Cela est inquiétant, car ils ne sont qu’à quelques mois  du début de la septième législature, et si les rebelles arrivent à prendre le pouvoir, ce sont les députés qui sont d’abord les premiers perdants dans cette affaire, disaient-ils.

Rappelons que le vendredi dernier, Dans une lettre de félicitation, d’encouragement  et de remerciement adressée aux « communautés des officiers russes en Centrafrique  », le parlement centrafricain tient à remercier tous les mercenaires de la société Wagner pour leur bravoure ainsi que son encouragement soutenu pour la poursuite de leur « noble » mission en Centrafrique.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Le faux panafricaniste Harouna Douamba se retrouve encore une fois au cœur d’un scandale.

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:37:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le célèbre hôtel « Ledger Plaza » est secoué par une crise de gouvernance depuis l’année dernière. En effet, le directeur sortant de l’établissement qui est accusé d’avoir détourné plusieurs milliards refuse de laisser sa place à un remplaçant nommé par le conseil d’administration.  

Le sulfureux Harouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.

 

Conscient de ces tractations, Harouna Douamba s’est inséré dans la brèche en jouant les intermédiaires. Il aurait en effet perçu plus de 10 millions de FCFA de la part de la nouvelle direction de l’hôtel pour soudoyer des journalistes locaux. Pourtant, les médias visés n’auraient reçu chacun que 10.000 FCFA, le reste de l’enveloppe restant vraisemblablement dans les mains de M. Douamba. Le manipulateur aura donc joué un rôle clé dans cette mascarade particulièrement lucrative pour lui, et qui embarrasse aujourd’hui le Palais de la Renaissance.

 

      1. Douamba, né au Burkina Faso et élevé en Côte d’Ivoire, ne rate aucune opportunité pour s’enrichir au détriment de la République de Centrafrique et des Centrafricains. Ce n’est pas la première fois qu’il s’immisce dans les affaires internes d’un État souverain pour son propre intérêt.

 

Au printemps 2021, il était déjà au cœur d’un scandale de fake news orchestré par son ONG fictive « Aimons Notre Afrique ». Pour rappel, un vaste réseau de faux comptes Facebook avait été créé autour de cette pseudo ONG panafricaniste et son agence de communication, ANA-COM. En mai 2021, Facebook annonçait ainsi la suppression de 32 pages et 46 profils, tous liés à Monsieur Douamba en Centrafrique. On apprend alors que ses comptes, dont de nombreux médias fictifs, conduisaient des campagnes de désinformation à grande échelle, afin notamment de promouvoir la Russie. C’est encore lui qui, à plusieurs reprises depuis 2017, avait organisé des campagnes de désinformation contre la Minusca, en l’accusant notamment, sans aucune preuve, d’avoir livré des armes et des munitions aux groupes armés dans le nord-est du pays.

 

Il semble que ces activités plus que douteuses apportent leur lot d’avantages. Rappelons en effet que M. Douamba occupe  un logement de luxe sur l’avenue Barthélemy Boganda, dont le loyer mensuel de 1,5 million de francs CFA serait payé par le trésor public, c’est-à-dire par les Centrafricains.

 

Mais le vent a tourné, et les supercheries de M. Douamba ne trompent plus personne. Il est désormais désavoué de tous côtés, y compris par ceux qui l’avaient d’abord soutenu et qui s’étaient laissés dupés par ses mensonges. Ainsi, en août dernier, le collectif des Journalistes Protectionnistes et Engagés de Centrafrique (JPEC) a tenu une conférence de presse pour dénoncer les malversations du faux panafricaniste Harouna Douamba. Entres autres choses, les journalistes centrafricains reprochent à M. Douamba des abus d’autorité sur les médias du pays, sur les forces de l’ordre et même sur les autorités judiciaires. Parmi ses détracteurs, Johnny Yannick Nalimo, ancien proche collaborateur de Douamba. Ce dernier l’avait personnellement nommé représentant national pour la rca de l’ONG qu’il dirige, « Aimons Notre Afrique », en 2018.

 

Aujourd’hui, M. Nalimo veut alerter sur la vraie nature d’un homme dont il a été l’une des victimes : un homme qui, au nom d’une éthique panafricaniste pervertie, monnaye ses services au plus offrant.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

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RCA : panique à Benzambé, la population en fuite, les mercenaires russes les pourchassent et tuent trois à nouveau

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:00:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les habitants de la commune de Benzambé, dans la préfecture de l’ouham,  font face depuis deux jours aux multiples exactions  des Mercenaires russes de la société Wagner. Certains ont dû quitter leur domicile pour se réfugier dans des villages voisins, d’autres, dans la brousse. Ce qui n’empêche pas les hommes de Wagner de les pourchasser et tuer trois. Une catastrophe humanitaire en cours.

Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille
Les mercenaires russes de la société Wagner en mouvement sur le champ de bataille

 

En effet, le samedi 16 octobre 2021, au lendemain de la proclamation de cessez-le-feu unilatéral par le chef de l’État Faustin Archange Touadera

Une patrouille des mercenaires russes de la société Wagner, en provenance de la ville de Bossangoa, est arrivée samedi vers 16 heures dans la commune de Benzambé, située à une quarantaine de kilomètres de Bossangoa. Selon les témoins de la scène, ces mercenaires de Wagner ont commencé à la destruction et au pillage  des boutiques, des greniers, vols et assassinats de bétail, pillage de poste de santé :  vol des panneaux solaires, du frigo, des médicaments… etc.. Pendant ce temps, les populations, prises de panique, ont quitté leur domicile pour se réfugier dans la brousse, certains dans des villages voisins. Mais les mercenaires de Wagner, toujours dans leur folie meurtrière et destructrice,  ont pourchassé les habitants dans la brousse avant de tuer à nouveau trois d’entre eux.

Pour l’heure, la ville est complètement déserte, et toutes les activités administratives, commerciales et économiques sont à l’arrêt. Seuls les mercenaires russes qui sont présentement dans la ville.

Rappelons qu’avant leur arrivée à Benzambé dimanche, les hommes de Wagner ont procédé à la destruction et au pillage  des greniers, vol de bétail   et assassinat de quatre personnes dans des villages qui sont situés entre Bossangoa et Benzambé.

Le bilan humain fait état de sept personnes assassinées en tout depuis samedi.

Pour le moment, à Bangui, on tente en vain de pousser le préfet de l’Ouham à faire une déclaration à la radio niant toutes ces exactions.

Affaire à suivre…

 

Par Arsène Féimonazoui

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RCA : arrestation à Bria par les mercenaires russes de l’autoproclamé général Papa Bobiri, un proche du ministre Hassan Bouba

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:02:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après l’attaque des positions des soldats FACA dans la ville de Bria par un groupe des hommes lourdement armés identifiés  formellement comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC), les Mercenaires russes de la société Wagner ont procédé à des interpellations massives  et aveugles de plusieurs personnes, dont l’autoproclamé général de l’UPC Papa Bobiri, proche du ministre de l’Élevage   Hassan Bouba.

Un présumé rebelle de l'UPC arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner
Un présumé rebelle de l’UPC arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner

 

Selon nos informations, depuis deux jours, les hommes de Wagner ont soupçonné  l’autoproclamé général de l’UPC Papa Bobiri d’être l’un des principaux auteurs de l’attaque du mardi 12 octobre dernier contre les positions des soldats FACA  qui a occasionné la mort de trois victimes, dont 2 assaillants et un mercenaires de Wagner. C’est ainsi que le samedi dernier, à la surprise  de sa famille, il a été interpellé à son domicile par les hommes de Wagner. Or, Monsieur Papa Bobiri, selon ses proches, n’est ni impliqué,  encore moins informé de l’attaque.  D’après des informations recueillies, le général Papa Bobiri ne fait plus partie des officiers de l’UPC faction Ali Darassa. Il est derrière la faction progouvernementale dirigée par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba.  D’ailleurs il est le frère aîné de l’autoproclamé général Makay Bobiri de l’UPC et de    Monsieur Moussa Bobiri, ex-porte-parole de l’UPC qui réside actuellement chez le ministre Hassan Bouba à Bangui.  Toutefois, selon ses proches, des tractations seraient en cours pour sa libération.

Rappelons que la semaine dernière, le ministre Hassan Bouba avait  dépêché à Bria, dans la Haute-Kotto,  deux de ses officiers  pour participer aux opérations du désarmement  de tous ses combattants dans la ville.

 

Par Moïse Banafio

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RCA : retour dans la rue des employés de la SOCATEL, ils réclament le paiement de 8 mois de leurs salaires

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 octobre 2021, 02:22:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus dans ce pays. Avec plus de 69 mois d’arriéré de salaire, les employés de la société centrafricaine de télécommunication (SOCATEL) connaissent  une situation désespérée et sans espoir. Ils touchent désormais le fond. Ce lundi 18 octobre, ils sont descendus à nouveau dans la rue pour exiger le versement immédiat de 8 mois sur les 69 mois d’arriéré de leur salaire. Incroyable !

centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/protail-de-la-socatel-bloque-par-les-manifestants-450×338.png” alt=”L’entrée de la Direction générale de la SOCATEL bloquée par les manifestants ce lundi 21 septembre 2020. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
L’entrée de la Direction générale de la SOCATEL bloquée par les manifestants . Photo CNC

 

Depuis déjà plusieurs mois, les employés de la société centrafricaine de télécommunication (SOCATEL) ne savent pas à  quel saint se vouer leur sort. Avec plus de 69 mois d’arriéré de salaire, ils ne savent pas comment préparer la rentrée scolaire de leurs enfants, en un mot faire face aux besoins quotidiens de leur famille. C’est ainsi que ce lundi 18 octobre, ils sont descendus dans la rue, barricader l’avenue des martyrs avec des poteaux électriques, mais également  l’entrée principale de leur direction  générale avec des feuilles de manguier pour exprimer leur ras-le-bol.

« Aujourd’hui, c’est la rentrée scolaire sur toute l’étendue du territoire. Mais les enfants des employés de la SOCATEL ne  font pas la rentrée avec leurs collègues.  Les travailleurs de la SOCATEL totalisent  plus de 70 mois  d’arriéré de salaire  sur lesquels ils exigent pour cette rentrée scolaire  8 mois de salaire. Faute de quoi, nous allons intensifier  la manifestation pour perturber l’ordre public dans la capitale », a déclaré le délégué  des cadres de la SOCATEL. Même son de cloche du côté d’une autre employée : «  J’ai des problèmes pour payer mon loyer, ma santé, la santé de mes parents. Mon père est malade je n’arrive pas à le soigner. On demande à ce qu’ils nous donnent  la totalité de nos arriérés. Et si ça ne marche pas, il n’a qu’à fermé les portes et nous donne notre argent  comme ça il trouve une autre génération  et travaille avec ».

Rappelons que depuis le début de cette année, aucun salaire n’est versé aux employés de la SOCATEL.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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RCA : RÉACTION DE LA CPC À LA SUITE DE LA DÉCLARATION D’UN CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL ET IMMÉDIAT PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

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l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail

Coalition des Patriotes pour le Changement

Coordonnateur Général
Porte-parole politique

RÉACTION DE LA CPC À LA SUITE DE LA DÉCLARATION
D’UN CESSEZ-LE-FEU UNILATÉRAL ET IMMÉDIAT
PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), a appris par la voie des ondes la déclaration du Président Faustin Archange TOUADÉRA proclamant un cessez-le-feu unilatéral et immédiat à partir du vendredi 15 octobre 2021 à minuit.

Avant d’exprimer sa réaction à cette annonce, attendue depuis la publication du procès-verbal du 3ème mini-sommet des Chefs d’État de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) du 16 septembre 2021 à Luanda, la Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) tient à faire tout d’abord un rappel en trois points :

Premier point : La crise politico-militaire en cours a été imposée à la Coalition des Patriotes pour le Changement et à la population centrafricaine, par l’acharnement du Président Faustin Archange TOUADÉRA et du pouvoir de Bangui à s’opposer au jeu démocratique normal en empêchant les candidats déclarés de se soumettre librement au verdict des urnes. En quittant Bangui le 30 novembre 2020, François BOZIZÉ Yangouvonda, ancien Président de la République, ne partait pas prendre le maquis ni créer une rébellion, mais poursuivait des déplacements dans le cadre de sa campagne électorale. L’invalidation de sa candidature par la Cour Constitutionnelle a modifié le cours des événements et la donne.

Second point : La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), [1]face à l’escalade militaire entre ses éléments et ceux des Forces de Défense et de Sécurité et [2] face à un bilan croissant de victimes, blessés et morts, endeuillant de nombreuses familles centrafricaines ; [3] considérant l’implication dans les combats de mercenaires étrangers du Groupe Wagner et du détachement des Forces Spéciales Rwandaises, opérant les uns et les autres en dehors de tout mandat des Nations- Unies ; avait fait une offre de cessez-le-feu dès le début des hostilités le 23 décembre 2020, offre sèchement rejetée par le Gouvernement de TOUADÉRA.

Troisième point : Une Concertation élargie des forces vives de la nation “avant la
tenue des élections générales ” a toujours été une exigence unanimement partagée

par l’opposition démocratique, la société civile, les confessions religieuses, certains membres de la Communauté internationale, etc. L’idée en a même été soutenue par la Cour Constitutionnelle. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA y a toujours opposé un refus catégorique jusqu’à l’organisation calamiteuse des élections dans des conditions contestables et contestées, avant de se rabattre sur le concept de Dialogue Républicain, à l’écart duquel il a tenté de tenir certains protagonistes, tout en cherchant à ressusciter coûte que coûte l’APPR-RCA, qui se présenterait alors comme un carcan et non un accord. Ainsi se propose-t-il de discuter – au moyen de deux outils : avec les uns dans le Dialogue Républicain ; avec les autres dans l’APPR-RCA, dans un souci permanent de diviser, tout en poursuivant des objectifs obscurs et inavouables.

Quoi qu’il en soit, après ce rappel, La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.), prend acte de la déclaration du Président de la République, Chef de l’État, Faustin Archange TOUADÉRA, lequel a proclamé un cessez-le-feu unilatéral et immédiat, tout en l’exhortant à pousser sa logique à son terme et à adhérer au principe d’inclusivité du Dialogue.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) note avec satisfaction, pour les en féliciter, qu’aussi bien la réaction du Secrétaire Général des Nations-Unies que la déclaration de la CIRGL ou encore celle du G5+ au cessez-le-feu, insistent les unes et les autres sur la nécessité, évidente à nos yeux, d’un Dialogue Républicain inclusif, ouvert et constructif entre toutes les forces vives.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) déplore que des personnalités de premier rang ou proches du pouvoir, concomitamment à la déclaration de cessez-le-feu, importante voire essentielle pour l’avenir de la nation centrafricaine, s’évertuent à brouiller le message du Président de la République, en donnant des signaux contradictoires et même contraires :

    • Des seconds couteaux continuent de proférer des proses guerrières dans des déclarations tonitruantes et des postures de provocation, opposées à l’esprit d’apaisement inhérent à la proclamation du cessez-le-feu ;
    • Le Président de l’Assemblée Nationale a jugé opportun de remettre une lettre de félicitation et d’encouragement aux communautés des officiers russes en Cen- trafrique, à travers leur responsable, dans l’hémicycle des représentants du Peuple, une sorte de pied-de-nez aux victimes civiles qui leurs sont imputées dans des faits encore sous investigation.

Par ailleurs, les exactions de ces mercenaires dans l’arrière-pays continuent d’endeuiller des villages entiers deux jours après l’annonce du Chef de l’État. C’est le cas à Bambari, à Benzambé et ailleurs. Il est temps que tout cela cesse immédiatement.

Lorsque le Président TOUADÉRA dit que le cessez-le-feu ne fait pas obstacle à l’exercice par les FSI de leurs missions régaliennes de maintien de l’ordre public, ni
à l’exercice de la légitime défense par les FDS, ni à la poursuite par la Minusca de son mandat (de protection des population), doit-on comprendre qu’il aurait omis d’indiquer aux FACA et aux Groupes des mercenaires que les attaques sur les villages, les violences et exactions sur les populations étaient également suspendus ?

La Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) prend à témoin les communautés nationale et internationale sur ces dérives regrettables et dommageables, qui continuent à pousser des populations démunies et meurtries à se cacher dans la forêt.

Enfin, des informations de sources dignes de foi font état du recrutement par le pouvoir et de l’arrivée imminente de nouveaux mercenaires en provenance des provinces de la République démocratique du Congo.

Avant de terminer son propos, la Coalition des Patriotes pour le Changement (C.P.C.) tient à remercier les Chefs d’État de la CIRGL, le Secrétaire Général des Nations-Unies, la CEEAC agissant en sa qualité de CER de l’Union Africaine, le G5+, pour tous les efforts de la Communauté Internationale dans la recherche des solutions à la crise multi-décennale en République Centrafricaine.

Elle souhaite que la raison puisse finalement l’emporter afin que ce conflit, qui n’a que trop duré, trouve son épilogue autour d’une table de concertation réunissant toutes les forces vives de la Nation et tous les protagonistes impliqués dans les opérations armées, dans un Dialogue Républicain Inclusif.

 

Fait à Paris, le 18 octobre 2021

P/ Le Coordonnateur Général de la Coalition des Patriotes ir le Changement

Le groupe Wagner se substitue à l’autorité de l’État en Centrafrique, selon Paris

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 10:11:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. ALAIN JOCARD / AFP

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a accusé dimanche soir les mercenaires du groupe privé russe Wagner de se «substituer» à l’autorité de l’Etat en Centrafrique et d’en «confisquer la capacité fiscale».

Le Ministre français des affaires étrangères Le Drian. Photo Anadolu.

 

«Lorsqu’ils pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays», a-t-il affirmé dans l’émission «C dans l’air» sur la chaîne France 5. «L’exemple le plus spectaculaire c’est la République centrafricaine où finalement, pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l’Etat», a-t-il dit.

La France, très impliquée militairement dans la lutte antiterroriste au Mali, est vent debout contre une possible arrivée du groupe Wagner dans ce pays pour y former les forces armées locales et assurer la protection des dirigeants. Elle a d’ores et déjà averti les autorités de transition maliennes qu’une présence de Wagner remettrait en cause son engagement militaire au Mali. «Ce n’est pas envisageable pour nous. C’est tout à fait incompatible avec la manière dont nous concevons la lutte contre le terrorisme au Mali», a réitéré Jean-Yves Le Drian.

Le groupe Wagner est soupçonné, notamment par Paris, d’agir pour le compte du Kremlin là où ce dernier ne veut pas apparaître de manière trop officielle. «Wagner c’est d’abord une société de Mercenaires russes qui fait la guerre par procuration pour le compte de la Russie même si la Russie s’en défend (…) Ca ne trompe personne», a martelé le ministre.

Le chef de la diplomatie française s’en est plaint en septembre auprès de son homologue russe Sergueï Lavrov en marge de l’Assemblée générale des Nations-unies à New York. «Je lui ai dit comme cela. Il a dit c’est pas moi. Je lui ai dit si c’est vous. Ils se réfugient derrière le fait que tel ou tel Etat a le droit de passer un contrat avec telle ou telle société. Or ce n’est pas la réalité», a-t-il raconté.

«La réalité c’est que ce sont des combattants, des gens qui violent le droit international et remetttent en cause la souveraineté même des Etats», a-t-il lancé.

 

Le Figaro

RCA : un présumé violeur en série des jeunes filles arrêté par la police dans le quatrième arrondissement de Bangui

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:26:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un colonel de la douane centrafricaine, soupçonné d’être un possible violeur en série des jeunes filles adolescentes a été arrêté vendredi au quartier Dédéngué 5dans le quatrième arrondissement de Bangui par les enquêteurs  de la police judiciaire.  L’homme a été transféré et placé en garde à vue au commissariat central. Il attend son possible déferrement devant le parquet près tribunal de grande instance de Bangui.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Le-colonel-des-douanes-Valentin-Nicaise-Balegolo-dans-les-locaux-de-la-police-450×338.jpg” alt=”Le colonel des douanes Valentin Nicaise Balegolo dans les locaux de la police” width=”450″ height=”338″ />
Le colonel des douanes Valentin Nicaise Balegolo dans les locaux de la police le 17 octobre 2021 par CNC

 

Il s’appelle  Valentin Nicaise Balegolo,  colonel des douanes  âgées d’une cinquantaine d’années  a été arrêté vendredi vers 20 heures à son domicile du quartier Dédéngué 5, à Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Soupçonné d’avoir violé plus d’une dizaine des filles mineures  et forcer  certaines filles majeures à coucher avec lui, le suspect a été présenté  avec une dizaine de ses victimes à la presse le lendemain au commissariat central de Bangui.

À en croire aux enquêteurs, ce n’est pas pour la première fois que le suspect est interpellé par les forces de l’ordre.  Mais à chaque fois quand il est déféré devant le parquet pour les mêmes motifs, il utilise son argent pour corrompre les juges qui le libèrent immédiatement. Et une fois chez lui, il recommence les mêmes bêtises. Mais pour le présent cas, il a été piégé par ses propres victimes qui ont déposé des plaintes à la police.

L’une des victimes raconte son histoire : «  J’étais à la maison quand  une fille est venue me dire que « le père Valentin »  a demandé que je vienne chez lui. La même fille a invité d’autres filles et   nous sommes allés chez père Valentin. C’est ainsi que nous sommes tombés dans son piège et je perds ma virginité. Au retour, il nous   a donné une somme de 7500 francs CFA en nous recommandant de revenir avec d’autres jeunes filles. C’est ainsi que je suis moi-même revenue avec  une de mes camarades qui, à son tour,  à commencer à amener  d’autres ». Une folle histoire.

D’après un officier de la police, le suspect possède également un pistolet factice  dans sa chambre.  Si une victime refuse de coucher avec lui, il la menace avec ce pistolet et la contraindre de le faire. Et ce n’est pas tout!  D’après les témoignages recueillis, à la fin de chaque rapport sexuel qu’il a eu avec ses victimes, le suspect leur donne de l’eau dans un seau pour se laver dedans. Par la suite, il conserve précieusement le reste de l’eau usée. Pour faire quoi avec ? Difficile de le savoir. Mais ce qui est aussi étonnant, l’homme filme par son téléphone ses ébats sexuels  avec ces mineures. La police dit également avoir retrouvé dans son téléphone portable des dizaines des vidéos l’incriminant. Mais le suspect, de son côté, ni tout et dit n’avoir rien à se reprocher. La police, de son côté, a annoncé vouloir le transférer à l’unité mixte  de répression des violences faites aux femmes à la gendarmerie de Bangui.

Rappelons que le suspect avait été chassé de son ancien quartier de Lakouanga  pour les mêmes raisons.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : nouvelle exaction des mercenaires russes dans la préfecture de l’Ouham

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:16:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est la première violation officielle de cessez-le-feu unilatéral décrété par le chef de l’État Faustin Archange Touadera sur l’ensemble du territoire par les Mercenaires russes de la société Wagner. Ils ont attaqué et pillé plusieurs villages  dans l’ouest de la ville de Bossangoa, mais aussi  tuer deux individus.

centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Un-convoi-des-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-direction-Bossangoa-450×446.jpg” alt=”Un convoi des mercenaires Syriens de la société Wagner direction Bossangoa” width=”450″ height=”446″ />
Un convoi des mercenaires de Wagner

 

Le samedi 16 octobre 2021, au lendemain de la proclamation de cessez-le-feu unilatéral par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, vers 15 heures, dans la localité de Bossangoa, plus précisement au village Kpondigmon, situé à dix-huit kilomètres sur l’axe Benzambé, les mercenaires de la société Wagner, à bord  des motos et des véhicules,  ont débarqué   dans ce village armes à la main. Ils ont procédé à la destruction et au pillage  des greniers, vol de bétail jusqu’à l’entrée de la commune de Benzambé, située à une quarantaine de kilomètres de Bossangoa, occasionnant la fuite générale de la population.  Mais sur place à Benzambé, ils ont pillé le poste de santé et voler les panneaux solaires qui alimentent le frigo avant de tuer quatre personnes sur la route de Yrouba, et ils on pris également une sommes de 2000000 de francs CFA sur une personne. On ignore les raisons de cet acte criminel, mais comme souvent chez les hommes de Wagner en Centrafrique, on peut tuer simplement pour se faire plaisir, et voler pour résister.

Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir si réellement que le chef de l’État, avant de prendre sa décision de suspendre toutes opérations militaires sur l’ensemble du territoire national,  informe-t-il ses alliés mercenaires de Wagner ? N’oubliant pas que ces paramilitaires  n’obéissent qu’à leur propre chef hiérarchique russe. Et donc la décision du chef de l’État ne pourrait pas les concerner. D’ailleurs, ils ont tous les arguments possibles pour se défendre de leurs exactions.

 

Par Arsène Féimonazoui

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Cessez-le-feu décrété par le chef de l’État: la présidence précise qu’il ne concerne que les rebelles qui ont déposé les armes (Albert Yaloké)

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:50:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Le cessez-le-feu engage les forces de défense et de sécurité  à ne plus poursuivre militairement sur le terrain les hommes qui ont déposé les armes… Les FACA et les forces alliées vont continuer  leur travail de sécurisation du pays », a indiqué le porte-parole de la présidence de la République Albert Yaloké Mokpème. Et ce n’est pas tout!

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Monsieur Albert Yaloké Mokpème Copyrightprimature

 

Pour couper court à certaines rumeurs qui circulent dans le pays après la décision prise par le chef de l’État de suspendre toutes les opérations militaires contre les groupes armés sur l’ensemble du territoire national, la présidence de la République tient à éclairer la lanterne des Centrafricains  sur le contenu de ce cessez-le-feu unilatéral.

Albert Yaloké Mokpème : « Le cessez-le-feu engage les forces de défense et de sécurité  à ne plus poursuivre militairement sur le terrain les hommes qui ont déposé les armes… Un communiqué de l’État major devrait suivre pour indiquer  les lieux de cantonnement des hommes qui ont déposé les armes. Ceux qui n’enlèvent rien, au travail  des forces de défense et de sécurité en cas d’attaque,  ils doivent exercer leur droit  de protection. On est plus dans le cadre  des opérations militaires  qui consistaient à pourchasser dans leur dernier retranchement les éléments du CPC  qui ont repris des armes. Aujourd’hui ils ont décidé de déposer les armes, de donner leur position et l’on va procéder au cantonnement  et à leur désarmement. La Minusca doit continuer  son travail de maintien  de la paix  et de protection de la population. Les FACA et les  alliés vont continuer leur travail de sécurisation du pays. Quant aux éléments du FPRC et de l’UPC qui refusent de signer  et de baisser les armes, ils seront considérés  les ennemis de la paix par nos forces de défense et de sécurité ».

Pour  le porte-parole de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) Abakar Sabome, le cessez-le-feu décrété par le chef de l’État est une bonne chose. Mais des informations confidentielles  qui leur sont parvenues font état du recrutement clandestin par le chef de l’État de 500  rebelles ADF qui commettent de nombreux crimes à l’est de la République démocratique du Congo pour venir en République centrafricaine les combattre. Et donc ce cessez-le-feu est un jeu qui à un seul but, rouler la communauté internationale et nationale dans la farine pour la seconde fois.

Du côté de 3R, on exprime sa réticence quant  au cantonnement des éléments pour le désarmement annoncé.

« On n’est pas bête  pour tomber pour la seconde fois dans leur piège », déclare un officier général de 3R.

Du côté de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), on se dit prêt à mener la bataille jusqu’à la mort. Même son de cloche du côté de Nourredine Adam du FPRC dont une bonne partie de ses éléments se sont désarmés déjà.

Rappelons que le 15 octobre dernier, le chef de l’État avait décrété un cessez-le-feu unilatéral  sur l’ensemble du territoire national. D’après lui, la paix n’a pas de prix, et il n’y a de paix véritable que celle issue d’un dialogue franc entre les filles et fils d’un pays déchiré par des crises interminables comme le nôtre. « Il faut donner une chance à la paix, quelles que soient les atrocités et les injustices subies… ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : suspension de l’assistance technique russe auprès des différents postes de la douane, le bras de fer se poursuit

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:32:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la suspension de l’assistance technique  russe auprès des différents postes de la douane  centrafricaine le 10 octobre dernier, une scène inédite se poursuit en ce moment au poste de la douane de Béloko, à la frontière avec le Cameroun.

 

 

 

« Si ma mission termine ici, c’est que je dois partir avec tous les soldats russes », a déclaré le soi-disant douanier russe à ses collègues centrafricains en poste à Béloko. En plus, l’homme ne s’arrête pas et ajoute ceci :

« Je vous assure que le Premier ministre Henri-Marie Dondra va sortir dans les prochains jours une nouvelle note pour nous confirmer dans notre fonction. Donc je ne peux pas bouger d’ici. ». Et ce n’est que le début!

Une semaine après la décision du ministre des Finances et du Budget  de suspendre l’assistance technique russe aux différents postes douaniers centrafricains, la tension ne cesse de monter entre  le gouvernement centrafricain et la soi-disant « mission économique russe en Centrafrique » animée par le groupe Wagner.

« Actuellement les caisses de l’État sont vides. Nous cherchons de l’argent pour payer les fonctionnaires. On croyait qu’avec l’assistance technique russe on pourrait mobiliser plus des ressources  domestiques, mais la réalité est toute autre chose. Et donc il faut changer des méthodes », a déclaré à CNC un cadre supérieur au ministère des Finances.  

Cependant, dans les rues de la capitale, on pense que cet accord permet aux agents russes de contrôler pleinement les flux de marchandises au détriment des douaniers centrafricains de la DGDDI. Dans un tel contexte, cette situation génère de nombreuses frustrations au sein de la fonction publique et des entreprises de transports locaux. Les partenaires clés du pays également ne voient pas d’un très bon œil cette tutelle des douanes par les Russes au profit du groupe paramilitaire WAGNER. Les Mercenaires russes ne font en réalité que prendre le travail des douaniers centrafricains sans respecter les règles exigées par la DGDDI, et inventer de nouvelles taxes afin de se financer au détriment de l’État centrafricain.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Massacre de Matchika : une nouvelle révélation, Hassan Bouba et son bras droit Kiri pointés du doigt

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:14:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’écran de fumée autour des tueries de Matchika commence à s’éclaircir. Il semblerait que le commando qui a attaqué, brûlé les véhicules et massacré les populations civiles dans cette embuscade aient été recruté par le ministre de l’élevage Hassan Bouba, ministre de l’élevage, chef de la nouvelle faction de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC).

Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l'élevage Hassan Bouba
Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l’élevage Hassan Bouba

 

Ce commando de quinze hommes commandé par un certain Kiri a été recruté par Hassan Bouba en connivence avec les Wagner. Ce sont eux qui ont élaboré le plan de ce massacre ignoble pour ensuite rejeter la faute sur l’UPC, dirigée par le mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

À l’actif de ce commando de la mort dirigé par Kiri sous les ordres direct d’Hassan Bouba, on compte les tueries où des prêtres ont perdu la vie comme à Séko, Maloum, Tagbara et même Bambari.

Et donc après les tueries du village de Matchika, le groupe des quinze terroristes ont été exfiltré près d’une école à 10km de Sibolo par les Wagner. Pour les couvrir ils sont présentés comme étant des combattants voulant adhérer au DDRR.

Si ce sont les hommes de Kiri, l’homme de main du ministre Hassan Bouba, téléguidé par les Wagner, qui sont les auteurs de ce massacre pourquoi le parquet de Bambari accuse des innocents qui étaient déjà derrières les verrous au moment où le crime avait lieu?

Est-ce que le Palais de la Renaissance était informé de ce plan macabre concocté par les Wagner et exécuté par les mains assassines des sbires du ministre Hassan Bouba?

Pourquoi Hassan Bouba bénéficie-t-il de la protection de l’État et de l’impunité totale face à des crimes aussi atroces ?

Affaire à suivre….

 

Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

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RCA : le général  Massaye de l’UPC dément son appartenance à l’UPC de Hassan Bouba et refuse de désarmer ses éléments

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 octobre 2021, 02:13:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’ancien commandant de zone de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) à Mobaye, l’autoproclamé général Massaï  annonce dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux son appartenance à l’UPC dirigée par l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, contrairement à ce qui a été annoncé par le sulfureux Hassan Bouba, ministre de l’Élevage, désormais chef d’une faction rebelle de l’UPC.

les combattants rebelles de l'UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.
les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Il y’a quelques semaines, le ministre de l’élevage Hassan Bouba, dans une conversation téléphonique avec le fameux général Massaï de l’UPC, avait tenté de le séduire  de soutenir le gouvernement, et accepter le processus du désarmement en cours. Mais l’homme, de son côté, n’avait pas donner une suite favorable au ministre qui a malheureusement aussitôt saisit  le gouvernement pour annoncer que le général Massaye se dit prêt pour aller au désarmement.  C’est ainsi que le gouvernement  avait pris contact la semaine passée  avec le général Massaye  de rester sur place avec tous ses éléments avant le passage du comité du désarmement.

Surpris de cette annonce, le fameux général Massaye  tient à faire un démenti public pour dénoncer les manœuvres dangereuses  du ministre de l’élevage Hassan Bouba. D’après lui, il ne se reconnaît pas dans la faction de l’UPC dirigée par le ministre Hassan Bouba. En ce sens, il n’a aucune autorité sur lui pour lui exiger de procéder au désarmement de ses hommes. Par contre il affirme toujours être dans l’UPC dirigée par le mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa.

Rappelons qu’il y a quelques semaines, le ministre Hassan Bouba avait annoncé dans un communiqué disposer plus d’éléments  dans sa faction que celle de son ex-ami Ali Darassa.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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DÉCLARATION DE LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES GRANDS LACS SUR L’ANNONCE DE CESSEZ-LE- FEU EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique

 

RÉGION DES GRANDS LACS SUR L’ANNONCE DE CESSEZ-LE-
FEU EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a pris note, avec une grande satisfaction, de la déclaration unilatérale de cessez-le-feu sur toute l’étendue de la République Centrafricaine à partir du 15 octobre 2021, tel qu’annoncée par Son Excellence le Professeur Faustin Archange Touadéra, Président de la République Centrafricaine (RCA).

Pour cette raison, la CIRGL félicite le peuple centrafricain, et considère la décision de cessez-le-feu comme une reconnaissance qu’un dialogue ouvert et constructif entre toutes les forces vives est le meilleur moyen de parvenir à la paix et à la stabilité tant désirées par le peuple centrafricain.

La CIRGL se félicite des progrès réalisés et appelle tous les acteurs politiques et militaires à respecter le cessez-le-feu et les principes de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA), négocié à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, comme référence dans la recherche d’une solution durable à la crise centrafricaine.

La CIRGL félicite Son Excellence le Président Faustin Archange Touadéra pour la fermeté et la détermination avec lesquelles il a cherché à suivre les recommandations du 3ème Mini-Sommet du CIRGL, qui s’est tenu à Luanda le 16 septembre 2021.

La CIRGL réaffirme que le cessez-le-feu est un facteur indispensable pour le succès de l’ensemble du processus afin decréer un climat propice permettant de progresser vers la voie de la paix et de la réconciliation nationales, ainsi que la mise en œuvre de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine approuvée lors du 3ème Mini-Sommet à Luanda, y compris le Programme de Démobilisation, Désarmement, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

En conclusion, la CIRGL appelle la communauté internationale, en particulier le Conseil de Sécurité des Nations Unies, à renouveler sa confiance dans le processus politique en cours en République Centrafricaine et à apporter tout le soutien nécessaire à la sauvegarde de la sécurité et à la promotion du bien-être du peuple centrafricain.

Fait à Luanda, le 16 octobre 2021.-

JOÂO MANUEL GONÇALVES LOURENÇO,

PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE D’ANGOLA
ET PRÉSIDENT EN EXERCICE DE LA CONFÉRENCE
INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES GRANDS LACS

RCA : communiquée de presse conjoint du G5+ sur la déclaration de cessez-le-feu sur toute l’étendue du territoire

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/logo-g5-centrafrique-450×261.jpg” alt=”Logo du groupe des parténaires de la République centrafricaine (G5)” width=”450″ height=”261″ />

 

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT DU G5+

 

Le G5+, un groupe d’États et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine se félicite de la déclaration du Président de la République centrafricaine appelant à la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire.

Le G5+ exprime son soutien à cette initiative qui résulte de la feuille de route conjointe pour la paix en République centrafricaine, adoptée par la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs au mini-Sommet du 16 septembre à Luanda.

Le G5+ note que la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine exige que tous les acteurs s’engagent immédiatement à cesser les actions armées et à travailler pour un climat apaisé, afin de faciliter un dialogue inclusif et crédible à travers le pays.

Le G5+ appelle à un strict respect des droits de l’homme et de l’état de droit, y compris à travers la poursuite d’actions concrètes pour combattre l’impunité, ainsi qu’un engagement à se conformer aux exigences du droit international humanitaire.  Ces éléments restent essentiels pour assurer le progrès du processus de paix et de dialogue en cours.

Les membres du G5+ réitèrent leur engagement à continuer à travailler aux côtés des autorités centrafricaines pour soutenir les processus politiques et de paix, pour le bien-être de tous les Centrafricains.

 

Mme. Lucy TAMLYN

Ambassadeur des États-Unis d’Amérique

Auprès de la République centrafricaine

  1. Jean-Marc GROSGURIN

Ambassadeur, Haut Représentant de la France

Auprès de la République centrafricaine

  1. Douglas CARPENTER

Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne

Auprès de la République centrafricaine

  1. Han FRAETERS

Représentant résident de la Banque Mondiale

En République centrafricaine

  1. Adolphe NAHAYO

Ambassadeur, Représentant du Président de la Commission de la Communauté

Économique des Etats de l’Afrique Centrale en République centrafricaine

  1. Mankeur NDIAYE

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies

En République centrafricaine et Chef de la Minusca

  1. Matias BERTINO MATONDO

Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine

Et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale