RCA : nouvel affrontement entre les miliciens Anti-Balaka faction Touadera et les rebelles de l’UPC dans la Ouaka, une dizaine des morts

Publié le 3 février 2022 , 7:10
Mis à jour le: 4 février 2022 1:05

 

Bangui, 4  février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – De violents combats ont opposé, mercredi 2 février  dans la matinée, de la milice dénommée anti -Balaka aux rebelles de l’UPC,  près de la localité de Boyo, dans la préfecture de l’Ouaka, à une centaine de kilomètres de Bambari. Le bilan fait état d’une dizaine des morts et de plusieurs dégâts matériels enregistrés.

Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR
Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR

 

Mercredi 2 février 2022, peu avant midi,  les miliciens Anti-Balaka faction Touadera, lourdement armés, ont attaqué le village Komayo, situé à 12 kilomètres de Boyo sur l’axe Ippy. Plusieurs habitations ont été incendiées, des civils tués.

Selon les autorités locales, au moins 7 personnes ont perdu la vie, dont 2 chrétiens et 4 musulmans. Mais peu–après l’attaque, les rebelles de l’UPC ont fait leur apparition dans le village, attaquant en représailles les miliciens Anti-Balaka, faisant 5 morts, dont 4 miliciens de faction Touadera et un élément de l’UPC.

Ces affrontements ont  à nouveau jeté sur les routes de nombreux déplacés après les vagues enregistrées lors de précédente attaque des miliciens Anti-Balaka du 6 et 7  décembre derniers. Les uns faisaient mouvement vers Boyo centre, les autres ont pris la direction de la sous-préfecture d’Ippy, a affirmé une source locale.

Rappelons que le mardi 7 et le mercredi 8 décembre, dans la localité de Boyo, chef-lieu de la commune de  la Haute Baideou, située  à 120 kilomètres au nord-Est de Bambari sur l’axe Ippy, une opération militaire des mercenaires russes, appuyée par les soldats FACA et des ex-miliciens Anti-Balaka faction Touadéra avait fait au moins une quinzaine des morts, selon la Minusca.  Parmi les victimes, il y’avait des enfants, des femmes et des personnes âgées. Ils ont été massacrés à l’aide des machettes.

Selon la Minusca, hors-mis les personnes tuées, il y’avait également des cas d’amputation, d’extorsion et destruction d’habitations.  La plupart des rescapés, environ 1500 personnes, actuellement protégées par les Casques bleus de la Minusca. Entre temps, certains rescapés, environ une centaine, ont été rapatriés par leur famille à bord des trois véhicule civils à Bambari où ils sont arrivés dimanche 19 décembre 2021.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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