La RCA n’est plus un pays : c’est un territoire d’outre-mer de Wagner, là où la milice russe décide de tout. Regardez comment les Wagner arrêtent un français du MSF, et sa bande de soi-disant du ministère de la défense reprend textuellement sa propagande dans son communiqué
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La République centrafricaine a cessé d’être un État au sens propre du terme. Ce qui s’y passe aujourd’hui dépasse ce que n’importe quel observateur du monde peut imaginer.
Pour tous ceux qui ne le savent pas encore, au pays de Boganda, tout ce que Wagner ordonne est exécuté sans la moindre résistance. Aucune autorité, aucune institution, aucune voix ne dit le contraire. Ce qui se fait, se fait parce que Wagner l’a voulu. Ce qui ne se fait pas, ne se fait pas parce que Wagner l’a interdit. C’est dans ce contexte que François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, a été arrêté à Zémio la semaine dernière.
Monsieur François Zampareni s’était rendu à Zémio pour une mission précise : négocier l’usage de l’aérodrome de Zemio afin d’acheminer des médicaments vers des milliers de déplacés centrafricains réfugiés côté congolais à Nzapay, car la route de 152 kilomètres entre Nzapay et ANGO en RDC étant dans un état de dégradation extrême, l’aérodrome de Zémio en RCA était la seule voie viable pour atteindre ces populations.
C’est le sous-préfet de Zémio lui-même qui l’a rappelé par téléphone pour une réunion urgente sur les modalités d’atterrissage. En arrivant à la frontière, Zampareni a constaté que le poste était désert, sans un seul soldat pour enregistrer son passage. Le sous-préfet, toujours au téléphone, lui a dit de ne pas s’attarder et d’avancer. Les militaires congolais présents l’ont même aidé à monter dans une pirogue avec son accompagnateur.
La réunion s’est tenue normalement. Peu après, au moment de sa visite à l’hôpital local, des éléments Wagner ont surgi et l’ont arrêté, lui et son accompagnateur centrafricain Zandé, au motif précis d’avoir franchi la frontière sans accomplir les formalités qu’on leur avait dit d’ignorer quelques heures plus tôt. Le montage était ficelé d’avance : une invitation officielle pour faire venir l’homme, un poste frontière volontairement vide, puis une arrestation fondée sur le manquement à des règles délibérément rendues inaccessibles.
Cette stratégie des Wagner n’est pas nouveau. En mai 2024, le consultant belgo-portugais Martin Joseph Figueira avait été pris dans la même nasse à Zémio : arrestation par Wagner, transfert à la gendarmerie, puis condamnation à dix ans de prison pour espionnage, au terme d’une procédure entièrement fabriquée. Zampareni et Zandé sont aujourd’hui sur le même rail, déjà transférés vers Bangui.
Pour habiller cette arrestation d’un vernis de légitimité, Wagner a inondé les réseaux sociaux de textes générés par intelligence artificielle, dépeignant Zampareni comme un agent de Paris chargé de déstabiliser le régime de Touadéra. Les formulations sont copiées mot pour mot sur celles utilisées contre Figueira en 2024. Wagner ne cherche même plus à changer de méthode.
Ce qui est encore plus accablant, c’est ce qui s’est passé ensuite. Le ministère de la Défense centrafricain, pardon, la bande des marionnettes des Wagner, a publié un communiqué soi-disant officiel reprenant mot pour mot le même récit fabriqué par Wagner, avec simplement l’armoirie de la RCA collée en haut de page. Ce n’est pas un ministère qui parle : c’est une cellule de propagande de Wagner qui se déguise en institution d’État. Un vrai ministère de la Défense ne recopie pas les accusations d’une milice étrangère pour les signer de son propre sceau. Il instruit, il enquête, il laisse la justice faire son travail. Ici, c’est le contraire : le communiqué officiel arrive avant l’enquête, et son contenu est celui de Wagner.
Pendant ce temps, les avocats du MSF RDC ont quitté Kinshasa pour Bangui. Mais les personnes qui connaissent ce pays savent déjà que les avocats n’ont aucune prise sur ce qui va suivre. Le préfet du Haut-Mbomou, invité à venir à Zemio constater les fait, a simplement répondu que la décision de libération serait prise à Bangui. Une façon de dire, sans le dire, que la décision appartient à Wagner et non à une autorité centrafricaine quelconque.
Par Éric Nzapa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
