Fari Tahéruka Shabazz : « Tout ce que Touadéra touche devient un échec. CEMAC en faillite, BEAC pillée, routes fantômes » Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dix années au pouvoir, et chaque initiative se transforme en désastre. Fari Tahéruka Shabazz dresse un bilan sans appel du règne de Faustin-Archange Touadéra.
L’analyste politique centrafricain ne se contente pas d’opinions. Il compile des faits vérifiables, des chiffres publics, des annonces officielles suivies de résultats catastrophiques. Son constat tient en une phrase : tout ce que ce régime entreprend finit par s’effondrer. Pas des demi-ratés ou des retards conjoncturels, mais des naufrages complets.
Prenons l’opération « Kwa ti kodro», ce grand projet d’assainissement de Bangui lancé en grande pompe. Le président lui-même saisit la pelle et la brouette devant les caméras. Les communiqués se succèdent quotidiennement pour vanter les progrès accomplis. Et pourtant, en pleine saison sèche, l’Institut Pasteur annonce une invasion de moustiques jamais observée auparavant dans le pays.
L’accumulation d’ordures et d’eau stagnante crée un risque explosif de paludisme. La capitale n’a jamais été aussi sale qu’aujourd’hui, affirme Fari Tahéruka Shabazz. L’opération censée nettoyer la ville produit exactement l’inverse de son objectif affiché. C’est Sisyphe qui pousse son rocher : l’effort quotidien ne mène qu’à un retour au point de départ, voire pire.
La liste des projets phares avortés s’allonge comme un inventaire de promesses brisées. Sangocoin, la cryptomonnaie nationale qui devait révolutionner l’économie, n’existe que sur le papier. Memecoin suit la même trajectoire fantôme. Torgobank, Yacabank, Wallibank : des établissements bancaires annoncés comme des leviers de développement financier, introuvables dans la réalité économique du pays.
Le Château d’eau, infrastructure majeure destinée à résoudre la pénurie d’eau potable, laisse des quartiers entiers de Bangui assoiffés des années après son lancement. La Table Ronde de Bruxelles rassemble les bailleurs internationaux, génère des promesses de financement massif, et le terrain reste désespérément vide de réalisations concrètes. Chaque annonce grandiose débouche sur le néant.
Fari Tahéruka Shabazz enfonce le clou sur le dossier régional. Touadéra préside la CEMAC pendant deux ans, de 2024 à 2026. Cette communauté économique et monétaire regroupe six pays d’Afrique centrale, des dizaines de millions d’habitants, des richesses naturelles considérables. Le 5 février 2026, le président de la Commission annonce officiellement la faillite financière de l’institution.
Deux années de présidence centrafricaine suffisent à ruiner une organisation régionale entière. Fari Tahéruka Shabazz parle d’un cadeau empoisonné laissé au successeur. L’institution ne sort pas renforcée ou modernisée de cette période, elle en sort exsangue, incapable d’honorer ses engagements financiers les plus basiques.
La nomination d’Yvon SANA BANGUI à la tête de la BEAC produit des conséquences encore plus graves. Cette banque centrale gère la politique monétaire de toute la zone CEMAC, les réserves de devises, la stabilité du franc CFA en Afrique centrale. En février 2026, les réserves de devises couvrent à peine 1,5 mois d’importations, alors que le seuil de sécurité minimal s’établit à 3 mois.
Cette situation plonge la Centrafrique dans l’incapacité d’importer médicaments, équipements, carburant, denrées de base. Et comme si l’effondrement financier ne suffisait pas, le gouverneur se retrouve accusé de harcèlement sexuel et de viol par le personnel féminin de la banque. La débâcle institutionnelle se double d’un scandale moral retentissant.
Le porte-parole du régime, Maxime Balalou, finit par reconnaître publiquement le « manque d’investissement dans les infrastructures ». Cet aveu intervient après des années de financements colossaux : la BAD, le FMI, la Banque mondiale, la France, les émissions de titres à la BVMAC, tous ces flux d’argent convergent vers la Centrafrique. Et le résultat visible sur le terrain reste obstinément nul.
Des routes annoncées et budgétées n’existent que dans les discours. Des quartiers de la capitale manquent d’eau et d’électricité. Le réseau existant vieillit et se dégrade sans qu’aucune rénovation sérieuse ne vienne compenser l’usure. Les milliards affluent, les infrastructures disparaissent. Fari Tahéruka Shabazz pose la question évidente : où va cet argent ?
L’image la plus dévastatrice reste celle des opérations chirurgicales menées à l’hôpital universitaire de Bangui. Les chirurgiens opèrent à la lumière des torches de téléphone portable. Il n’y a plus d’électricité, plus de groupes électrogènes fonctionnels dans l’établissement de santé le plus important du pays. Des vies humaines dépendent de la batterie d’un smartphone.
Cette scène résume à elle seule l’écroulement des fonctions les plus élémentaires de l’État. Un pays qui ne peut garantir l’éclairage dans son hôpital universitaire a cessé d’assurer les services minimaux attendus d’une autorité publique. Le simulacre institutionnel remplace progressivement toute réalité administrative tangible.
Fari Tahéruka Shabazz observe ce phénomène répétitif avec une stupéfaction qui vire à la sidération. Chaque matin, le régime annonce une nouvelle initiative, un nouveau chantier, une nouvelle réforme. Chaque soir, le rocher retombe. Kwa ti kodro produit une invasion de moustiques. Les cryptomonnaies s’évaporent avant même d’exister. La CEMAC sombre. La BEAC s’assèche. Les routes restent des fantômes budgétaires.
Et le lendemain, le cycle recommence. Nouvelle annonce, nouvelle promesse, même résultat. Zéro. L’analyste ne formule même plus de prédictions. Il se contente de documenter la répétition mécanique de l’échec, comme un horloger qui note l’heure à laquelle l’aiguille revient toujours au même point. Dix ans de cette danse absurde, dix ans de ce retour perpétuel au vide initial.
Les Centrafricains qui vivent cette réalité quotidienne n’ont plus besoin d’analyses sophistiquées pour comprendre. Ils voient leurs rues envahies d’ordures malgré les opérations d’assainissement. Ils subissent les coupures d’électricité dans les hôpitaux. Ils constatent l’absence de routes là où les budgets ont été votés. Ils mesurent l’écart vertigineux entre les discours officiels et leur existence concrète.
Fari Tahéruka Shabazz ne fait qu’articuler ce que tout le monde observe déjà. Sa contribution réside dans la mise en ordre de ces observations éparses, dans l’établissement d’un fil conducteur qui relie tous ces désastres. Ce fil, c’est l’incapacité structurelle du régime à transformer l’intention en réalisation, l’annonce en construction, le budget en infrastructure. Tout ce qu’il touche devient du chaos, affirme l’analyste. Les faits lui donnent raison, jour après jour, projet après projet, milliard après milliard englouti dans le néant
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
