Ouanda-Djallé : Après le carnage du 27 février, la délégation Bireau-Yapandé arrive dans la ville et promet justice et relèvement des FACA, mais la population exige des actes concrets
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le 27 février 2026, une altercation au marché de Ouanda-Djallé a dégénéré en fusillade des FACA, causant trois morts – dont des élèves – et plusieurs blessés. La ville s’est figée en deuil. Une délégation ministérielle est venue apaiser les tensions.
La visite conjointe des ministres Claude Rameaux Bireau (Défense nationale et Reconstruction de l’Armée) et Bruno Yapandé (Administration du territoire, Décentralisation et Développement local) à Ouanda-Djallé marque une réponse directe du gouvernement aux événements tragiques du 27 février. Tout a commencé par une banale demande d’eau gratuite à un commerçant observant le jeûne du Ramadan. Refus poli, puis coups portés par un soldat FACA. La foule indignée s’est mobilisée vers la base militaire installée dans les locaux de la coopérative agricole OFCA, au cœur de la ville. Malgré l’interposition initiale de la MINUSCA et des autorités locales, les FACA ont ouvert le feu sur les civils, tuant trois personnes (un sur place, deux à l’hôpital) et blessant neuf autres, dont deux graves évacués à Bria par MSF.
Le lendemain, le 28 février, Ouanda-Djallé a décrété la « ville morte » : marchés fermés, rues désertes, silence assourdissant en signe de protestation collective contre des militaires perçus comme des « bandits armés » hors contrôle.
Lors de la réunion publique avec la délégation, les voix locales ont été claires et virulentes. Le sultan-maire par intérim de Ouanda-Djallé a dénoncé l’abandon de la ville : « Nous ne sommes pas des Centrafricains ? » Il a décrit les militaires comme des « lions » sur la population, accusant des exactions répétées (saisies de téléphones, taxes abusives, tirs d’intimidation, occupation de l’OFCA), l’absence totale de police et de gendarmes, l’école fermée depuis le 27, et l’isolement total (pas de communication, contrairement à Bria). Il a interpellé directement le ministre Bireau : « Comment allons-nous vivre ? » et réclamé le retour du téléphone volé par un certain Yamale.
Le sous-préfet a corroboré ces faits, détaillant la chronologie : bagarre au marché, marche pacifique, tirs malgré négociations. Il a listé les préoccupations accumulées (violations des droits, intimidation, occupation illégale) et salué la présence gouvernementale comme un signe d’attention, tout en soulignant la tristesse profonde de la communauté.
Hassan Khom, ancien ministre et candidat MCU originaire de la ville, a adopté un ton plus conciliant. Il a remercié le président Touadéra pour l’envoi rapide de la délégation, condamné l’acte criminel, présenté condoléances, et appelé la population au calme : « Considérez-les comme vos frères, discutez avec eux. » Il a insisté sur le règlement imminent du problème par les autorités.
Côté gouvernemental, Bruno Yapandé a transmis un message personnel du président Touadéra : « Mes yeux sont rivés sur vous, je pense toujours à vous. » Il a reconnu les souffrances (école, hôpital, routes, paix), comparant l’incident à « les dents et la langue qui se battent parfois », et affirmé que l’envoi de deux ministres (malgré les urgences nationales) prouve l’estime pour Ouanda-Djallé, massivement votante pour Touadéra.
Claude Rameaux Bireau, au cœur des critiques, a exprimé un « mal au cœur » profond. Il a rappelé le rôle des FACA : protéger la population, non la viser. Il a présenté condoléances et excuses au nom du président, promis une enquête rapide (avec le général de corps d’armée Isamo, inspecteur des armées, présent sur place), sanctions disciplinaires immédiates, poursuites judiciaires pour les auteurs, et surtout le relèvement total des unités actuelles à Ouanda-Djallé pour en ramener d’autres. « Un militaire ne tire pas sur sa population », a-t-il martelé, annonçant que les conclusions de l’enquête aboutiront vite à des décisions fermes.
Malgré ces engagements, la population reste sceptique. Les demandes persistent : départ des FACA de l’OFCA vers leur ancienne base, renforcement de la présence policière/gendarmerie, fin des abus quotidiens, et justice réelle au-delà des mots. La visite a ouvert un dialogue, mais la confiance se regagnera par des actes concrets, non par des promesses.
Par Serge Binguimalé
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
