Elysée Nguimalé : “La Constitution de 2023 a bradé nos ressources et aggravé la pauvreté dans le pays”

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lors de l’émission débat Patara diffusée sur la radio Ndèkè -Luka, Elysée Nguimalé de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique a dénoncé la Constitution du 30 août 2023 comme un frein au développement économique et social de la Centrafrique. Contrairement aux promesses de progrès, ce texte aurait aggravé la pauvreté et permis le bradage des ressources nationales.
Elysée Nguimalé établit un lien direct entre les pouvoirs accordés au président et l’appauvrissement des populations : “Le pouvoir que vous avez accordé au chef de l’État dans la nouvelle constitution lui a permis de brader toutes nos ressources au détriment des citoyens centrafricains. Aujourd’hui, quand vous arrivez à Berbérati, à Carnot, Nola, Grimari, Bria, partout, il y a tellement de pauvres. Pourquoi? Parce que les ressources naturelles sont toutes bradées aux étrangers, aux Chinois qui les exploitent”.
Pour comprendre cette dégradation, Nguimalé compare avec la Constitution de 2016 : “Cette constitution-là, c’est ça le conseil du développement. Parce que pour qu’il ait le développement, il faut qu’il ait une bonne organisation de l’État. Et la constitution de 30 mars 2016, à son article 60, au deuxième alinéa, dit ceci : le gouvernement a l’obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles, ainsi que des conventions financières. Il est tenu de publier les contrats dans les huit jours francs suivant la signature”. Cette disposition imposait transparence et contrôle parlementaire. La Constitution de 2023 l’a supprimée.
La conséquence est immédiate : “Le président Touadéra, lui seul, peut octroyer les permis d’exploitation à des agents économiques sans que le peuple centrafricain le sache”. Cette absence de garde-fous institutionnels facilite le bradage des ressources et prive le pays de revenus essentiels pour le développement.
L’impact sur les conditions de vie est dramatique. Elysée Nguimalé dénonce : “Le pouvoir qui a permis que vous avez concédé au président Touadéra dans cette constitution lui a permis de faire augmenter les prix sans pour autant accompagner avec l’augmentation de salaire.” Il précise : “Le salaire qu’il verse aujourd’hui a été fixé en 1919, et à cette époque-là, le prix des carburants coûtait 375 francs. Aujourd’hui, c’est à mille et quelques, avec le même salaire”.
Les exemples se multiplient : “Quand on a fixé ce salaire-là, un kilo de viande coûtait seulement mille francs. Aujourd’hui, c’est à 4500 francs”. Cette inflation galopante sans ajustement salarial plonge les Centrafricains dans une précarité croissante, conséquence directe du pouvoir discrétionnaire accordé au président.
Au-delà de l’appauvrissement économique, Nguimalé dénonce une paralysie sociale : “Aujourd’hui les Centrafricains sont paralysés, les Centrafricains ne peuvent même plus revendiquer leurs droits”. Cette incapacité à exiger des améliorations économiques et sociales résulte de la concentration du pouvoir qui empêche toute mobilisation pour des réformes.
Elysée Nguimalé conteste frontalement l’idée que cette Constitution favorise le développement : “Je pense que cette constitution a plutôt réduit les niveaux de vie de tous les citoyens centrafricains”. Il rejette l’argument selon lequel le nouveau texte aurait renforcé le contrôle de l’État sur le sous-sol : “C’est la constitution qui a dit précédemment que le sol et le sous-sol de l’État appartient aux étrangers. C’est dans quelle constitution? Donc ça, ce n’est pas un changement”.
Cette disposition, déjà présente dans les constitutions précédentes, n’a rien changé à la réalité de l’exploitation étrangère des ressources. Au contraire, la Constitution de 2023 aggrave la situation en permettant au président de gérer ces ressources sans contrôle.
Citant le président fondateur Barthélémy Boganda, Elysée Nguimalé rappelle : “Ce sont les lois de la République qui nous gouvernent et non pas les hommes. Et les hommes ne sont là que pour les faire appliquer. Et donc, la loi, oui, la loi peut apporter un changement dans la vie sociale. Mais il s’agit de quelle loi ici? Je pense que cette constitution-là, ça n’a pas été élaboré dans le sens d’apporter une réforme institutionnelle dans l’intérêt de la société centrafricaine”.
William Ndjapou tente de défendre la Constitution en affirmant qu’elle a permis une révision du Code minier et un “assainissement” du domaine minier. Il cite également des réformes pour les jeunes entrepreneurs comme acquis du nouveau texte.
Elysée Nguimalé rejette ces arguments. L’exploitation par des étrangers persiste, la pauvreté s’aggrave dans toutes les régions, et les revenus miniers ne profitent pas à la population. Quant aux initiatives pour les jeunes, elles relèvent des compétences ministérielles et non de la Constitution.
Pour Elysée Nguimalé et l’Observatoire pour la gouvernance démocratique, contrairement au BRDC qui se concentre sur les questions d’éligibilité, “nous de la société civile, nous disons qu’il faut balayer en bloc cette constitution-là”. Elle aggrave les conditions de vie au lieu de les améliorer.
La Constitution de 2023 apparaît ainsi comme un obstacle au développement pour plusieurs raisons : bradage des ressources par suppression des mécanismes de transparence, aggravation de la pauvreté par l’inflation sans ajustement salarial, paralysie des revendications sociales par concentration du pouvoir présidentiel, et absence de réformes institutionnelles favorables au développement.
Les promesses de progrès économique et social portées lors de la campagne référendaire sont trahies. La Constitution favorise les intérêts du président et de son entourage au détriment de la population qui s’enfonce dans la précarité pendant que les ressources nationales sont bradées aux intérêts étrangers.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
