Moins de trois semaines après la visite avortée de Marcelo Rebelo de Sousa à Bangui, c’est au tour de Macron d’envoyer son ministre des Affaires étrangères en RCA pour discuter avec Touadera le problème d’un autre français arrêté par les Wagner
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La République centrafricaine a cessé d’être un État au sens propre du terme. Ce que Wagner y impose depuis des années dépasse ce que n’importe quel observateur du monde peut imaginer. En réalité, c’est un territoire d’Outre-Mer de la Russie.
Pour ceux qui ne le savent pas encore, en RCA, c’est le groupe Wagner qui décide de tout, et personne ne dit le contraire. Aucune autorité, aucune institution, aucune voix ne s’y oppose. Ce que Wagner ordonne est exécuté, ce que Wagner interdit reste interdit. C’est dans ce contexte verrouillé de toutes parts que François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, vient d’être arrêté à Zémio.
Pour illustrer cette histoire, il faut remonter en 2024 à Zemio. En mai 2024, le chercheur belgo-portugais Joseph Figueira Martin avait été pris dans la même stratégie des Wagner à Zémio, condamné à dix ans de travaux forcés pour espionnage au terme d’une procédure fabriquée de toutes pièces par Wagner.
Pour tenter d’obtenir sa libération, le président portugais sortant Marcelo Rebelo de Sousa avait fait le voyage à Bangui le 24 février dernier. Lisbonne avait même affrété un avion pour le rapatrier. Mais le Président portugais est retourné dans son pays les mains vides, furieux, repartant sans même s’asseoir au dîner officiel prévu en son honneur. Touadéra n’avait rien livré, parce que Touadéra ne peut rien livrer : ce n’est pas lui qui tranche, ce sont les russes qui décident.
Devant ce mur, Marcelo Rebelo de Sousa a perdu patience. Il a menacé de retirer ses soldats de la MINUSCA, de couper la coopération bilatérale et de peser de tout son poids à l’Union européenne pour déclencher des sanctions ciblées contre Bangui. Il est reparti sans même s’asseoir au dîner officiel prévu en son honneur. Ce que le président portugais a compris ce jour-là, Emmanuel Macron le répète depuis longtemps : Touadéra est lui-même otage de Wagner dans son propre pays.
Moins de trois semaines après cette visite avortée, le même engrenage s’est remis en marche. Le 4 mars, Corbeau News Centrafrique lançait une alerte sur l’arrestation de François Zampareni, cadre français de MSF-Suisse basé en RDC, interpellé à Zémio par des éléments Wagner. Ce n’était pas une arrestation au hasard : c’est le sous-préfet de Zémio en personne qui l’avait convié à une réunion officielle sur les modalités logistiques de MSF. Zampareni avait franchi la rivière Mbomou en réponse à cette invitation des autorités locales.
C’est dans ce contexte que Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, doit se rendre à Bangui le 12 mars prochain pour rencontrer Touadéra. Ce sera la première visite officielle d’un ministre français des Affaires étrangères en RCA depuis près de sept ans. Macron, qui avait lui-même qualifié Zampareni d’otage de Wagner, envoie donc son ministre négocier avec un homme qui n’a aucun pouvoir de négocier quoi que ce soit. Le président portugais en est revenu avec une certitude amère et un avion vide. La France arrive avec les mêmes espoirs, face au même mur.
Mais ce que Jean-Noël Barrot ignore peut-être, c’est que Sylvie Baïpo-Témon, ministre des Affaires étrangères de la RCA, a déjà annoncé qu’elle ne se déplacera pas à l’aéroport pour l’accueillir. Elle a dit clairement que ceux qui ont invité le ministre français peuvent aller l’accueillir eux-mêmes, l’ambassade de France ou qui que ce soit d’autre, mais pas elle. Et ce n’est pas tout : Baïpo-Témon a prévenu qu’elle a des quatre vérités à dire au ministre français lors de leur rencontre, parce que la France l’a, selon elle, trop longtemps malmenée.
Les griefs de Baïpo-Témon envers la France ne datent pas d’hier. À chaque fois qu’elle se rend en France, elle dit avoir été maltraitée, rabaissée, mal reçue. Mais ce qui a mis le feu aux poudres récemment, c’est son comportement à bord d’un vol Air France en direction de Bangui. Selon les informations disponibles, le commandant de bord avait envisagé de la décharger de l’avion, estimant qu’elle avait trop perturbé le vol. La compagnie Air France a d’ailleurs cessé sa liaison vers Bangui depuis le 1er février. Baïpo-Témon voit donc dans la venue de Barrot l’occasion rêvée de régler ses comptes avec Paris, pendant que Zampareni attend dans une cellule ce que Wagner décidera de son sort.
Pendant ce temps, Wagner continue sa propagande sur ;les réseaux sociaux et dans les médias sous son contrôle. En effet, pour tenter d’habiller cette arrestation d’un vernis de légitimité, Wagner a inondé les réseaux sociaux de textes générés par intelligence artificielle, dépeignant Zampareni comme un agent de Paris chargé de déstabiliser le régime de Touadéra. Le ministère de la Défense centrafricain a publié le 9 mars 2026 un communiqué reprenant mot pour mot ce récit fabriqué, avec simplement l’armoirie de la RCA collée en haut de page. Ce n’est pas un ministère qui parle : c’est une cellule de propagande de Wagner qui se déguise en institution d’État. La seule différence entre le texte de Wagner et le communiqué officiel, c’est ce logo imprimé.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
