La vision de l’imam Abdoulaye Ouasselegue, l’homme qui prend les rênes du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Élu le 30 décembre 2025 et installé début février 2026, l’Imam Abdoulaye Ouasselegue devient le nouveau président du CSISCA dans un contexte de reconstruction nationale.
L’homme qui vient d’accéder à la tête du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique n’est pas un inconnu dans les cercles religieux de Bangui. Imam du 6ème arrondissement de la capitale, Abdoulaye Ouasselegue a bâti sa réputation sur une approche discrète mais efficace du travail communautaire. Son élection lors de la 5ème Assemblée générale ordinaire marque l’aboutissement d’un parcours où la proximité avec les fidèles a toujours primé sur les discours grandiloquents.
Ceux qui le connaissent depuis longtemps décrivent un religieux attaché au dialogue et à l’écoute. Ces qualités, qu’il mentionne d’ailleurs comme ses principaux outils de travail, semblent avoir convaincu les délégués venus de toutes les régions du pays pour désigner le nouveau bureau. Sa mosquée du 6ème arrondissement a servi pendant des années de lieu de médiation pour les petits conflits du quartier, bien avant que la question de la présidence du CSISCA ne se pose.
L’Imam Ouasselegue arrive à ce poste avec une vision claire mais pragmatique. Il ne parle pas de révolution ou de changements brusques, mais plutôt de priorisation des urgences. L’unité de la communauté musulmane constitue pour lui la base indispensable à tout projet collectif. Sans cette cohésion interne, estime-t-il, aucune ambition ne pourra aboutir, qu’il s’agisse de reconnaissance institutionnelle ou de programmes sociaux.
La deuxième priorité qu’il défend touche à la visibilité de l’islam centrafricain. Quand il affirme que depuis plus d’un siècle, l’islam manque de reconnaissance officielle dans le pays, il exprime une frustration partagée par beaucoup de musulmans. Cette invisibilité ne concerne pas seulement les symboles ou la représentation publique, elle affecte aussi l’accès aux ressources et aux opportunités pour les structures islamiques.
Son engagement envers les jeunes et les femmes révèle une lecture attentive des difficultés que rencontre sa communauté. Les jeunes musulmans manquent souvent de perspectives d’avenir, coincés entre des écoles coraniques qui peinent à offrir des formations complètes et un système éducatif national qui ne les intègre pas toujours facilement. L’Imam compte s’attaquer à cette question par l’éducation et la formation professionnelle.
Concernant les femmes, son discours tranche avec certaines pratiques encore répandues. Il rejette l’idée que la place de la femme musulmane se limite au foyer et cite l’exemple d’Aicha, l’épouse du Prophète, comme modèle de savoir et d’autorité intellectuelle. Cette référence n’est pas anodine : elle montre qu’il entend puiser dans les textes islamiques eux-mêmes les arguments pour défendre l’émancipation féminine.
La méthode qu’il privilégie pour gouverner le CSISCA repose sur la concertation. Plutôt que d’imposer ses vues, même quand il pense avoir raison, il préfère rassembler les opinions et construire des consensus. Cette approche, inspirée selon lui de la pratique du Prophète qui consultait ses compagnons malgré la révélation divine, correspond bien au tempérament d’un homme qui a passé sa vie à écouter les préoccupations de ses fidèles.
L’héritage de l’Imam Kobine Layama pèse évidemment sur ses épaules. Le défunt leader musulman a marqué l’histoire récente de la Centrafrique par son engagement pour la paix, allant jusqu’au sacrifice de sa vie. Ouasselegue n’essaie pas de s’approprier cette mémoire, il promet simplement d’en discuter avec son bureau pour trouver la meilleure façon d’honorer ce legs.
Le nouveau président du CSISCA apparaît comme un homme de terrain davantage qu’un théoricien. Il ne cite pas abondamment les savants ou les textes complexes, il parle plutôt en termes simples de ce qu’il observe autour de lui. Les problèmes qu’il identifie – division, manque de moyens, marginalisation des femmes et des jeunes – correspondent à des réalités vécues quotidiennement par les musulmans centrafricains.
Sa formation religieuse, bien que non détaillée publiquement, transparaît dans sa manière de justifier ses choix par des références coraniques et prophétiques bien choisies. Il ne s’agit pas d’érudition ostentatoire mais d’une connaissance digérée et mise au service d’objectifs concrets. Cette capacité à relier les enseignements islamiques aux enjeux contemporains constitue probablement l’une de ses forces principales.
Les défis qui l’attendent sont nombreux et il en a parfaitement conscience. Unifier une communauté musulmane dispersée à travers tout le territoire national, avec ses différentes sensibilités et traditions, demande bien plus que de bonnes intentions. Il faudra négocier, apaiser les tensions, créer des espaces de rencontre et de décision qui satisfont toutes les composantes.
La question de l’institutionnalisation de l’islam en Centrafrique implique des négociations avec l’État, la recherche de financements, la mise en place de structures pérennes. Ouasselegue devra convaincre les autorités politiques de l’utilité de reconnaître officiellement le CSISCA comme interlocuteur légitime. Ce travail diplomatique nécessitera patience et persévérance.
Pour les programmes destinés à la jeunesse et aux femmes, il faudra trouver des partenaires, mobiliser des ressources, former des cadres capables de mettre en œuvre les initiatives. L’Imam semble conscient que les promesses ne suffisent pas et qu’il faudra produire des résultats tangibles pour maintenir la confiance de ceux qui l’ont élu.
L’homme qui a pris ses fonctions dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 7 février 2026 incarne une forme de leadership religieux ancrée dans la réalité sociale centrafricaine. Ni trop radical ni trop accommodant, il cherche une voie médiane qui permette à l’islam du pays de s’affirmer tout en participant activement à la construction nationale. Les prochaines années diront si cette approche réussira à transformer les ambitions en réalisations concrètes
Par Brahim Sallé
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
