Budget agricole 2025 : Touadéra peut-il expliquer la disparition de 21 milliards de FCFA ? Où est passée cette somme? Wagner, campagne électorale ou corruption ?
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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le rapport d’exécution budgétaire du deuxième trimestre 2025 vient de dévoiler un scandale d’une ampleur stupéfiante. Sur les 21,4 milliards de francs CFA budgétisés pour le secteur agricole en 2025, seulement 26 millions ont été effectivement payés au 30 juin. Un taux d’exécution catastrophique de 0,12%. Pas 12%, pas 1,2%, mais zéro virgule douze pour cent.
Dans un pays où plus de 70% de la population vit de l’agriculture, où la sécurité alimentaire reste précaire, où le développement rural constitue théoriquement une priorité nationale, cette non-exécution du budget agricole équivaut à une condamnation à mort économique pour des millions de Centrafricains.
La question s’impose : où sont passés les 21,37 milliards de francs CFA qui n’ont pas été dépensés ? Cette somme colossale a-t-elle été réaffectée discrètement ? A-t-elle servi à financer d’autres postes budgétaires non prévus ? A-t-elle été détournée ? Le rapport budgétaire reste muet sur le devenir de cet argent fantôme.
Le secteur agricole n’est malheureusement pas une exception dans ce désastre budgétaire. L’analyse complète du rapport montre une catastrophe touchant tous les secteurs productifs de l’économie centrafricaine. Les combustibles et l’énergie affichent un taux d’exécution dérisoire de 2,93% avec seulement 93 millions payés sur 3,2 milliards prévus. Les industries extractives ne font guère mieux avec 2,43% d’exécution – 130 millions payés sur 5,3 milliards budgétisés.
Le secteur du logement et des équipements collectifs atteint des sommets dans l’absurde. Sur les 206 millions prévus pour le logement, seulement 2,5 millions ont été dépensés, soit 1,22% d’exécution. Quant à la recherche et développement dans le logement, c’est encore plus caricatural : 500 000 francs prévus, zéro franc dépensé. Une exécution de 0%.
Cette catastrophe touche l’ensemble de la catégorie “Affaires économiques” qui regroupe tous les secteurs productifs. Sur 30,6 milliards prévus, seulement 1,28 milliard a été effectivement payé, soit un taux d’exécution de 4,18%. Les quatre cinquièmes de l’argent destiné au développement économique du pays n’ont tout simplement pas été dépensés.
Pendant que les secteurs productifs agonisent faute de financement, d’autres postes budgétaires se portent remarquablement bien. La défense affiche un taux d’engagement de 60,85%. Les services généraux de l’administration tournent normalement. La santé et l’éducation maintiennent des taux d’exécution acceptables autour de 40-50%.
Cette disparité démolit l’argument officiel du “manque généralisé de moyens”. Si le gouvernement peut exécuter correctement le budget de la défense et de l’administration, pourquoi ne peut-il pas faire de même pour l’agriculture et les secteurs productifs ? Cette question embarrassante mérite une réponse claire que le rapport budgétaire n’apporte pas.
Le rapport lui-même avance trois explications officielles pour justifier cette débâcle. Premièrement, les “retards dans la mise en œuvre des projets financés sur fonds internes, souvent liés à des procédures d’engagement et de passation de marchés”. Cette excuse bureaucratique ne tient pas la route. Comment expliquer que ces mêmes procédures fonctionnent correctement pour la défense mais paralysent complètement l’agriculture ?
Deuxièmement, le “contingentement de certaines dépenses en vue de respecter les critères quantitatifs des revues combinées du programme FEC du FMI”. Cette explication est probablement la plus proche de la vérité, mais elle est politiquement explosive. Elle signifie que le gouvernement centrafricain sacrifie délibérément les investissements productifs pour satisfaire les exigences du Fonds Monétaire International.
Troisièmement, la “faible mobilisation des ressources extérieures”. Sur 136,4 milliards d’appuis projets prévus, seulement 23,4 milliards ont été mobilisés, soit 17,19%. Cette défaillance dans la mobilisation des financements extérieurs témoigne soit d’une incompétence diplomatique, soit d’une perte de confiance des bailleurs de fonds, soit des deux.
Le rapport évoque également des “difficultés à collecter les données relatives à l’exécution des dépenses financées sur ressources extérieures dues à un manque de synergies entre les Unités de Gestion de Projets et la chaîne d’exécution budgétaire”. Traduction : les différentes structures censées gérer l’argent ne se parlent pas, ne se coordonnent pas, et personne ne sait vraiment où va l’argent.
Cette désorganisation institutionnelle ouvre la porte à toutes les dérives. Quand les circuits de financement sont opaques, quand les UGP fonctionnent en silos isolés, quand la traçabilité des fonds est impossible, la corruption prospère nécessairement.
Une question se pose : ces 21 milliards non dépensés dans l’agriculture ont-ils servi à financer d’autres priorités du régime ? Les mercenaires de Wagner coûtent cher. Les campagnes électorales truquées nécessitent des moyens considérables. Le maintien du réseau clientéliste du MCU exige des financements importants. L’argent destiné aux paysans centrafricains a-t-il été réaffecté discrètement à ces postes non budgétisés ?
Le rapport budgétaire ne répond évidemment pas à cette question. Mais l’opacité même qui entoure le devenir de ces milliards non dépensés alimente les soupçons. Dans un pays où la corruption gangrène toutes les institutions, où les détournements de fonds publics sont monnaie courante, où l’impunité règne pour les voleurs en col blanc, ces soupçons ne relèvent pas de la paranoïa mais du simple bon sens.
Les conséquences de cette non-exécution budgétaire sont dramatiques pour les populations rurales. Les programmes de développement agricole promis ne se matérialisent pas. Les semences améliorées n’arrivent pas. Les intrants agricoles restent inaccessibles. Les infrastructures rurales ne se construisent pas. Les paysans centrafricains continuent de cultiver avec des méthodes ancestrales faute d’appui technique et financier.
Cette situation compromet la sécurité alimentaire du pays pour les années à venir. Sans investissements agricoles, pas de modernisation. Sans modernisation, pas d’augmentation de la productivité. Sans productivité accrue, le pays reste dépendant des importations alimentaires et de l’aide humanitaire.
Le tableau est encore plus sombre pour le ministère du Développement Rural dans son ensemble. Sur un budget total de 29,4 milliards, seulement 3 milliards ont été exécutés, soit 10,47%. Les investissements agricoles spécifiquement prévus à hauteur de 27,2 milliards n’ont été exécutés qu’à 6,61% avec seulement 1,8 milliard dépensé.
Cette catastrophe budgétaire se répète année après année. Le rapport indique explicitement que ces problèmes sont “récurrents”. Ce n’est donc pas un accident ponctuel mais une politique délibérée ou une incompétence chronique, ce qui revient au même pour les victimes.
Le régime MCU a fait un choix clair, même s’il ne l’avoue pas publiquement : privilégier les dépenses de fonctionnement, de sécurité et de maintien du pouvoir au détriment des investissements productifs qui bénéficieraient réellement aux populations. Cette orientation budgétaire condamne le pays à rester un État rentier vivant de l’aide internationale plutôt qu’un pays productif capable de nourrir sa population.
Les contraintes du programme FMI, invoquées dans le rapport, posent également question. Si le respect des critères du FMI oblige le gouvernement à geler les investissements agricoles, alors ce programme sert-il vraiment l’intérêt du pays ? Un programme économique qui sacrifie le développement rural au profit de ratios budgétaires abstraits ne mérite-t-il pas d’être renégocié ?
Le gouvernement centrafricain porte l’entière responsabilité de cette catastrophe. C’est lui qui a accepté les conditionnalités du FMI. C’est lui qui a choisi de contingenter les dépenses agricoles. C’est lui qui a échoué à mobiliser les financements extérieurs promis. C’est lui qui maintient des structures bureaucratiques dysfonctionnelles qui paralysent l’exécution budgétaire.
Au final, ce rapport budgétaire du deuxième trimestre 2025 constitue un acte d’accusation accablant contre la gestion économique du régime Touadéra. Il démontre chiffres à l’appui que le développement rural n’est qu’un slogan creux, que les promesses de soutien à l’agriculture restent lettre morte, et que l’argent budgétisé pour les secteurs productifs disparaît mystérieusement sans que personne ne puisse expliquer où il est passé.
Les 21 milliards fantômes de l’agriculture centrafricaine symbolisent parfaitement ce régime : des budgets impressionnants sur le papier, une exécution catastrophique sur le terrain, une opacité totale sur le devenir des fonds, et au final, des populations abandonnées à leur sort pendant que l’argent public se volatilise dans les méandres d’une administration corrompue et incompétente.
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
