Entre Batangafo et Nana-Bakassa, les ex-rebelles du MPC et de l’UPC étranglent et paniquent des dizaines de villages sous l’œil bienveillant des mercenaires russes
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Sur l’axe qui relie Batangafo à Nana-Bakassa, puis vers Kouki, les habitants ne dorment plus tranquillement depuis plusieurs semaines. Des ex-combattants du MPC, le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, fondé par le chef rebelle d’origine tchadienne Mahamat Al-Khatim, ont pris le contrôle de fait d’une dizaine de villages : Bodili, Bogore, Bodee, Bowara, Boro, Ngbago, Boliyo, et d’autres localités riveraines de cette route. Ni désarmés, ni intégrés dans une quelconque structure officielle, ces hommes se comportent désormais en maîtres du terrain.
Ce déploiement a une origine précise. Nugatoulom Arnaud, alias Nigas, et son complice Narbet Baggio — deux hommes que CNC a formellement identifiés, ont assassiné un ouvrier minier musulman sur sa moto, entre les chantiers de Balaka et de Zaranga. C’est ce crime qui a enclenché l’engrenage : au lieu de dépêcher des gendarmes, des policiers ou des éléments des FACA pour rétablir l’ordre, le gouvernement a préféré laisser les mercenaires russes de la milice Wagner orchestrer la suite.
Les ex-rebelles du MPC et de l’UPC ont alors été projetés par les Wagner sur la zone pour « encadrer » les deux auteurs du meurtre — qui sont par ailleurs liés aux mêmes réseaux que ces ex-combattants.
Ce qui rend la situation encore plus difficile à dénouer, c’est que ces ex-rebelles opèrent avec la bénédiction tacite des mercenaires du groupe Wagner. Les Russes ne se salissent pas les mains eux-mêmes : ils concertent, orientent, puis s’effacent. Ce sont leurs relais qui exécutent les basses œuvres. Et les dégâts qui en découlent servent précisément à justifier leur présence prolongée dans le pays — un calcul que ces mercenaires ont rodé depuis leur installation en RCA.
La présence de ces ex-rebelles a ouvert la porte à d’autres débordements. Des éleveurs peuls, sachant que des hommes armés tiennent déjà le terrain, ont laissé leurs troupeaux divaguer dans les champs cultivés, ruinant des récoltes entières. Chacun profite du désordre ambiant pour régler ses propres affaires, et les paysans de la zone se retrouvent coincés entre plusieurs fronts à la fois, sans recours possible.
Dans les faits, les populations de ces villages ne peuvent plus aller aux champs ni circuler librement. Le cas le plus documenté récemment s’est produit entre les chantiers de Balaka et de Zaranga : des ex-rebelles ont bloqué la route et dépouillé des dizaines de motos, emportant à la fois les engins et l’argent des passagers — des travailleurs qui rejoignaient leurs chantiers ou rentraient chez eux. C’est un racket à ciel ouvert, en plein jour, sur une piste que les habitants utilisent chaque semaine.
Les deux hommes identifiés par CNC, Nugatoulom Arnaud alias Nigas et Narbet Baggio, sont par ailleurs les mêmes qui avaient tué une gendarme le mois précédent sur la route de Bossangoa–Nana-Bakassa, un crime déjà documenté dans nos colonnes. Ils se déplacent entre Bodili, Bogore, Bodee et Bowara — villages à cheval entre la préfecture de l’Ouham Fafa et la sous-préfecture de Nana-Bakassa — armés de trois à quatre kalachnikovs et d’armes artisanales. Après chaque attaque, ils reposent leurs armes, reprennent une vie ordinaire parmi les habitants, saluent leurs voisins. Personne, ou presque, ne dit rien.
Cette double présence — les ex-rebelles projetés par Wagner d’un côté, Nigas et Narbet Baggio de l’autre — a verrouillé une zone entière. Fait notable : parmi les villages concernés se trouve celui du directeur de cabinet du président de la République, M. Obede Namsio, qui n’est pas épargné. Les champs sont abandonnés, les déplacements réduits au strict minimum, et les témoins des crimes récents n’ont toujours pas été entendus publiquement par les autorités compétentes.
Par Arsène Féimonazoui
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
