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Centrafrique : quand l’Agence pour la Formation Professionnelle et l’Emploi devient une vache à lait politique

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Quand l’Agence pour la Formation Professionnelle et l’Emploi devient une vache à lait politique

 

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Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – La République centrafricaine est confrontée à de nombreux défis en matière d’emploi et de formation professionnelle. Pour y faire face, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) a été créée, avec pour mission de développer la politique de la libre entreprise, de promouvoir l’emploi et la formation professionnelle et de recouvrer la contribution patronale. Cependant, la situation à l’ACFPE est devenue préoccupante depuis ces cinq dernières années. En cause, l’ingérence politique intempestive et une mauvaise gestion.

 

L’ACFPE est censée être une institution autonome, dotée d’un Conseil d’Administration et d’une Direction Générale. Le Conseil d’Administration, composé de représentants du patronat, du syndicat des travailleurs et du ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, devrait superviser les activités de l’agence.

 

La Direction Générale est responsable de la mise en œuvre des missions de l’ACFPE, notamment le développement de la politique de la libre entreprise par la  conception et l’exécution des programmes en faveur des jeunes promoteurs de micro projet, l’aide à l’auto emploi, la promotion de l’emploi par la production des informations et orientations aux demandeurs d’emploi, la délivrance des cartes de demandeurs d’emploi, la publication des informations sur le marché du travail, et la formation professionnelle par la conception, l’exécution et le suivi des programmes liés à la formation et au perfectionnement professionnels, le développement de la formation continue, le développement des partenariats et collaboration avec les institutions tant publiques que privées.

Mais la nomination de Madame Michelle Ouanga comme ministre du Travail et de l’Emploi a marqué le début de l’ingérence politique à l’ACFPE. Elle et son chargé de mission le sieur Ganabo, ont pris le contrôle de l’agence, y compris de son directeur général, Monsieur Alexis Claude Junior KOMASSA II PETOEKAMA. Sous leur influence, l’ACFPE a perdu toute autonomie et ne fonctionne que selon leurs directives. Les trois directeurs de l’agence ne font rien de plus que d’obéir aux ordres de la ministre et de son chargé de mission, au détriment de la mission de l’agence.

 

L’une des principales missions de l’ACFPE, la promotion de l’emploi qui nécessite plusieurs tâches ne se limite que par la publication des informations sur le marché du travail et la délivrance des cartes de demandeurs d’emploi. Les autres tâches comme l’insertion dans le circuit économique des jeunes à la recherche d’un emploi, la reconversion des travailleurs licenciés des entreprises sont tous délaissées faute de développement des mécanismes adéquats.

 

Du Directeur générale aux trois directeurs en passant par les délégués du personnel, tous, c’est vers Madame la ministre Michelle Ouanga et son chargé de mission Ganabo qu’ils font recours pour des instructions favorisant principalement leurs proches engendrant ainsi le taux de chômage et entraînant une augmentation de la délinquance juvénile et d’autres problèmes sociaux. L’ACFPE, qui devrait jouer un rôle clé dans la lutte contre le chômage, est devenue principalement un outil de collecte de la contribution patronale.

 

En ce qui concerne la formation professionnelle, l’ACFPE devrait élaborer des programmes liés à la formation continue et au perfectionnement professionnels afin d’offrir aux jeunes des formations de qualité. Mais les formations actuelles dispensées par l’ACFPE sont réalisées sans évaluation des besoins des entreprises ni conseil en organisation. Quant à son aspect de développement des partenariats et collaboration avec les institutions tant publiques que privées, nationales qu’internationales susceptibles de promouvoir la formation professionnelle, c’est la ministre Michelle Ouanga et son chargé de mission Ganabo qui les gèrent eux-mêmes directement ces aspects depuis leur cabinet, obligeant les trois directeurs et le Directeur général à se rediriger vers eux sans cesse pour des conduites à tenir.  

 

Tous les voyages pour le développement des partenariats et collaboration avec les institutions tant publiques que privées ’internationales susceptibles de promouvoir la formation professionnelle, c’est Madame la ministre Michelle Ouanga et son chargé de mission Ganabo qui les effectuent avec le DG Alexis Claude Junior KOMASSA II PETOEKAMA qui n’est pas un technicien. 

 

Les entreprises ne bénéficient pas de conseils en organisation, notamment en ce qui concerne la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Il est clair que les missions principales de l’ACFPE ne sont pas correctement mises en œuvre. L’agence est devenue un instrument de politique plutôt qu’une entité indépendante chargée de répondre aux besoins de l’emploi et de la formation professionnelle en Centrafrique.

 

De plus, il est alarmant de constater que les missions techniques de l’ACFPE à l’étranger sont effectuées par la ministre du Travail et son chargé de mission, avec le directeur général de l’ACFPE qui les accompagne parfois, sans la présence d’un technicien de l’ACFPE. Cela souligne davantage l’ingérence politique dans les activités de l’agence.

 

Pour le personnel de l’ACFPE, pour remédier à cette situation, il est impératif de restaurer l’indépendance de l’ACFPE, de rétablir son Conseil d’Administration et de permettre à l’agence de remplir efficacement ses missions. Pour eux, la promotion de l’emploi et de la formation professionnelle est essentielle pour le développement de la Centrafrique, et l’ACFPE doit jouer un rôle central dans cette entreprise. Il est temps de mettre fin à son utilisation comme une vache à lait politique et de la réorienter vers la réalisation de ses objectifs initiaux au bénéfice de la population centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Nana-Mambéré , les miliciens du groupe Wagner sèment la terreur à Santoua

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Nana-Mambéré , les miliciens du groupe Wagner sèment la terreur à Santoua

 

Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – La paisible localité de Santoua, située à seulement 25 kilomètres de Bouar, a été le théâtre d’un cauchemar le week-end dernier. Les miliciens du groupe Wagner, une organisation créée par le défunt Evgueni Prigogine et gérée par le Président russe Vladimir Poutine après la mort de son fondateur, ont répandu la terreur parmi la population déjà vulnérable des zones reculées. Les habitants de Santoua ont vécu une journée d’horreur, croyant à une véritable apocalypse. Heureusement, la providence divine était de leur côté, sinon la catastrophe aurait pu être incommensurable.

 

Le samedi dernier, un groupe de mercenaires du groupe Wagner, à bord de deux pick-up et de motos lourdement armées, a quitté la ville de Bouar peu avant midi en direction du village de Santoua. À leur arrivée dans le village, seulement 45 minutes plus tard, ils ont rapidement encerclé la localité et entrepris des fouilles maison par maison. La nouvelle de leur présence s’est propagée rapidement, plongeant les habitants dans la panique. Certains d’entre eux ont cherché refuge dans la forêt avoisinante.

 

Face à la panique des habitants, les miliciens du groupe Wagner ont ouvert le feu de manière indiscriminée, semant le chaos dans le village. Les détonations ont accentué la terreur, forçant les gens à courir dans toutes les directions, poursuivis par les Mercenaires russes. La confusion était totale. Certains ont été appréhendés, tandis que d’autres ont réussi à échapper à leurs assaillants. Ceux qui ont été capturés ont été dépouillés de leurs biens, et de nombreuses maisons ont été saccagées de fond en comble. Après deux longues heures d’horreur, les miliciens du groupe Wagner ont finalement quitté le village, emportant avec eux six motos prises sur place, de l’argent volé, ainsi que des biens précieux appartenant aux villageois.

 

Pour la population locale, qui avait connu deux mois de relative accalmie, le retour des miliciens du groupe Wagner a ravivé les cauchemars du passé. Les atrocités commises à Santoua ont incité les habitants des villages voisins à fuir précipitamment leurs foyers pour se réfugier dans la forêt. En un rien de temps, les mercenaires du groupe Wagner ont semé la désolation dans cette région qui ne désire qu’une chose : la paix.

 

Malheureusement, les crimes de cette milice semblent passer sous silence, même sur les ondes de toutes les radios en Centrafrique. La peur est omniprésente, et les menaces pesant sur les journalistes les contraignent à garder le silence. C’est un véritable pillage de la vérité, dans une région déjà meurtrie par la violence.

 

Par Gervais Lenga

 

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RCA: Un pays à l’avenir en pointillé ; une école en état de mort cérébrale

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RCA: Un pays à l’avenir en pointillé ; une école en état de mort cérébrale

 

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Monsieur Orphée Douaclé – Ketté

 

 

 

 

Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – Personne ne va contester que l’avenir de tout pays est intimément lié à l’état de son école.

Et, il n’est désormais un secret : la richesse de tout pays est liée à la qualité de la formation de l’Homme, où celui-ci, bien formé peut transformer les matières premières de son pays, en produits finis répondant aux différents besoins humains. Il en découle aisément que la première richesse de tout pays c’est l’Homme. Mieux, l’Homme bien formé par une école en phase ou en avance sur certains standards mondiaux.

 

 

En partant de ces réalités, le développement de tout pays et donc de la RCA également ne se fera par une autre voie que celle de l’école. Toute autre voie ou argument pour plaider le développement serait de la quincaillerie politicienne. Lorsque le développement est le premier choix dans un pays, c’est l’école qu’il faut améliorer dans ce qu’il faut apprendre ; les conditions dans lesquelles l’on doit apprendre et les moyens facilitant cet apprentissage.

Depuis des temps, l’école en Centrafrique dégringolait et faute de réaction, elle est, aujourd’hui, en état de mort cérébrale avancée.

Où en est l’école centrafricaine ?

Nous pouvons ne pas parler de l’état des bâtiments scolaires qui tombent en ruine où le lycée B. Boganda et le lycée d’Etat des Rapides sont les marqueurs de ce délabrement des établissements scolaires, sans émouvoir grand monde.

Cela est autant pour les établissements du fondamental I et des collèges. Tant à Bangui qu’en province ;

Nous pouvons ne pas parler du nombre pléthorique des élèves par classe où les chefs d’établissement inscrivent, à chaque rentrée, à tour de bras occultant la capacité d’accueil de leurs infrastructures à tel point que les élèves étudient à même le sol, et les plus chanceux se retrouvent debout pour suivre les cours. Un enrichissement outrancier au vu et su de tous, au détriment des élèves et leurs parents qui croient encore à la réussite par l’instruction ;

Nous pouvons passer outre le fait que les établissements ne disposent d’aucun dispositif hygiénique et/ou sanitaire. Ce que personne ne s’en émeuve de cette situation.

Nous pouvons encore ignorer, volontairement, le contenu des programmes scolaires qui n’ont été révisés depuis des lustres à telle enseigne que les enseignants dispensent les mêmes cours depuis des années et que les étudiants se contentent des fossiles. Surtout ceux de l’université. Suivez mon regard…

Nous pouvons ignorer pudiquement le fait que les élèves Centrafricains n’ont accès aux ordinateurs et que l’informatique et le numérique leur sont totalement inconnus. Pourtant l’école d’aujourd’hui tout comme celle de demain ne peut se passer du numérique ; plaider le manque de moyens serait de la mauvaise foi.

En dépit de tout ce que nous voulons occulter ou plaider l’école centrafricaine est en déliquescence totale.

Rien que pour la rentrée 2023, il y a eu 2, 3 voire quatre rentrées différentes. Entre celle des écoles privées, celle de l’éducation nationale et celle des écoles associatives et/ou religieuses.

Pourtant dans une république, l’égalité des chances est garantie par l’école. Et la rentrée symbolise cette égalité en ceci que tous les élèves commencent l’école le même jour. Ce n’est le cas en Centrafrique. Les enfants des nantis ont le droit de commencer l’école avant les autres moins bien lotis ; tout comme les enfants de Bangui qui commencent l’école avant ceux des provinces ; ceux des provinces proches de Bangui feront leur rentrée avant ceux des provinces reculées. Ainsi va la saga des rentrées en Centrafrique. Difficile d’attester, main sur le coeur, qu’aujourd’hui la rentée est effective sur l’ensemble du territoire.

Aucune structure pour évaluer le niveau de l’apprentissage et de la maîtrise des connaissances de base. Ce, des élèves Centrafricains entre eux déjà et par rapport aux élèves de la sous-région.

Les écoles en province sont assumées quasiment que par des « maîtres-parents ». Cela est devenu la norme acquise et acceptée comme une fatalité puisqu’aucune mesure n’a été prise pour résoudre ce constat malheureux.

L’école en Centrafrique est restée cloîtrée dans le travail individuel, alors que l’heure est à l’inclusion via des travaux de groupe, cci pour apprendre le partage des connaissances afin de tirer la quintessence d’un travail d’ensemble. Les stigmates de ce vieux schéma du loup solitaire se ressent même dans la manière de conduire les affaires du pays.

Nos besoins vitaux sont nos limites ; Quand ils sont menacés, il faut réagir

L’école n’est pas un sujet régalien

La première mesure à prendre pour sauver l’école centrafricaine de cette mort cérébrale est la prise de conscience : l’école n’est pas un sujet régalien, c’est-à-dire ce n’est pas un domaine réservé exclusivement à l’Exécutif.

L’école a été laissée à chaque pouvoir pour décider de son orientation. Pis, avec ce pouvoir où les tenants sont des enseignants et appelé ironiquement et cyniquement la « république des docteurs ».

Erreur monumentale. Être enseignant n’induit de penser l’école dans son orientation globale. La preuve, depuis avec ce pouvoir, l’éducation nationale bénéficie de cette stabilité où c’est la même équipe qui dirige ce département. Difficile de trouver trace d’une reforme susceptible de révolutionner l’école Centrafricaine et en faire le moteur du renouveau de ce pays.

Elle appartient à tous Centrafricains. Du pouvoir à l’opposition et même la société civile, tous sont concernés. Ce sujet ne doit être laissé aux seuls professionnels du domaine. C’est le seul sujet de tous les consensus.

Une fois accepté ce constat, la mise en place d’un Conseil consultatif d’orientation de l’éducation nationale réunissant les anciens formateurs du fondamental /jusqu’à l’université, les associations et certains corps de métiers. Cette structure aura deux missions :

Evaluer et faire des propositions sur l’orientation de l’école dans laquelle il serait temps d’inclure pleinement la formation ;

Harmoniser le travail des associations dans la collecte et répartition équitable des donations, à travers l’ensemble du territoire afin de réduire les inégalités persistantes.

Outre qu’il est à proposer la suppression de la classe de CPII et du concours d’entrée en sixième, il serait temps de réfléchir sereinement à l’introduction définitive et active du Sangô comme langue d’apprentissage jusqu’en CEII, le temps de la maîtrise des connaissances de base.

Ce ministère ne doit vivre que des donations, il doit bénéficier d’un budget conséquent si ce n’est le premier budget. Ainsi, des possibilités d’initier des actions pour libérer les énergies par la démocratisation des mathématiques et surtout la création d’une école de la seconde chance susceptible de recueillir tous ceux sortant du système scolaire sans qualification en favorisant et valorisant le travail manuel.

Ces mesures non exhaustives pourront réanimer cette école. C’est l’inertie qui serait fatale et pourrait entraîner la non-viabilité du pays.

Il est dit : « sans ambition il n’y a de talent ». Et le pays a besoin de talents pour se développer, et donc que son école ait de l’ambition.

 

Par Orphée DOUACLE KETTÉ
Observateur politique engagé

 

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Le mystère N’guendet s’épaissit et ne cesse d’inquiéter le clan Touadéra

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Le mystère N’guendet s’épaissit et ne cesse d’inquiéter le clan Touadéra

 

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L’ancien Président de transition monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet à gauche, et le Président de la République, monsieur Faustin Archange Touadera, à droite. Montage CNC

 

 

 

Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – Tous les témoignages venant des proches du pouvoir de Bangui s’accordent à dire que le Chef de l’État Faustin Archange Touadéra gobe très mal la rébellion de l’ancien Chef de l’Etat Alexandre N’guendet.

 

Et c’est grâce à la trahison de l’adjudant-chef FACA Béïna que les autorités de Bangui ont pris la véritable mesure de la dangerosité de l’homme qui évoluait tranquillement sans attirer grande attention sur son projet de coup d’Etat que les cadors du pouvoir de Bangui ne prenaient pas trop au sérieux. Une cache d’armes a, en effet, été découverte dans la résidence de N’guendet sise à Miskine. Un officier FACA, sous le couvert de l’anonymat et ayant participé à la perquisition du domicile patron du COFAC, a avoué que certaines armes sophistiquées confisquées par les équipes du colonel Patassé n’ont pas été présentées aux médias et que l’exploitation des téléphones de l’adjudant-chef Béïna confirme l’existence d’autres caches d’armes plus importantes.

 

Depuis lors, la répression bat son plein autour de l’ancien Chef d’État. Ses collaborateurs ou collaborateurs supposés sont arrêtés à tour de bras, jusqu’à son personnel de maison, sa sentinelle, ses voisins et même l’archevêché de Bangui qui a été perquisitionné sans vergogne. Rien n’est laissé au hasard. Les autorités se rendent bien compte que toutes ces armes n’ont certainement pas pu entrer à Bangui sans des complicités avérées au plus haut sommet de la hiérarchie militaire. Comme l’adjudant-chef Béïna a réussi à prendre la poudre d’escampette, il ne reste au pouvoir de Bangui qu’à traquer au hasard des suspects. Dernière victime en date, Blaise Mbomou, parenté au maire de Bangui et actuel président sous-préfectoral du parti politique du ministre-conseiller à la présidence, Sébastien Wénézoui, membre de la plateforme présidentielle Bê-Oko.

 

Arrêté et enfermé à la SRI, Blaise Mbomou y aurait subi les pires sévices et tortures de la part des Wagner et des Requins pour lui extorquer des aveux et lui faire dire que son patron Sébastien Wénezoui conspirerait avec Alexandre N’guendet pour renverser Faustin Archange Touadéra du pouvoir. C’est ce qu’a révélé le ministre-conseiller lors d’une conférence de presse tenue le 26 octobre 2023 à Bangui.

 

Depuis un certains temps, le pouvoir de Bangui se lance dans une folle course contre la montre pour identifier le plus vite possible les autres caches d’armes réparties on ne sait où dans la capitale et ses environs. Est-ce que ces armes sont encore dans les mêmes lieux ? Sont-elles chez des hommes et femmes politiques au-dessus de tout soupçon ou des hauts gradés protégés qui participeraient à cette conjuration qui n’est plus à démontrer ? Ou alors dans des chancelleries, d’où peut-être l’incendie de la résidence de l’ambassadeur de la Guinée-Équatoriale à Bangui ? Ou alors seraient-elles stocker quelque part par des ONG internationales comme nous avons pu le voir sous d’autres cieux? Nul ne le sait. De même que nul à Bangui ne sait où trouver l’ancien Chef d’État Alexandre N’guendet qui, grâce à ses nombreux passeports diplomatiques, semble échapper complètement à la vigilance des services de renseignement extérieur de la RCA dans ses déplacements. Il évolue sous les radars malgré tous les moyens déployés pour le localiser. Nos confrères d’Afrique Intelligence révélaient le mois dernier qu’il serait passé par Cotonou, au Bénin, après avoir fait un crochet à Yaoundé. Sur les réseaux sociaux, des audios circulant signaleraient sa présence simultanément à Brazzaville, à Kinshasa, à N’djamena ou à Paris. C’est le brouillard total.

 

Toujours est-il que les propos de N’guendet dans l’audio qu’a fait fuiter l’adjudant-chef Béïna au sujet de son plan B, qui compterait plus de deux mille hommes armés et en tenue prêts à lancer une offensive militairen pour prendre Bangui, continuent de hanter les sécurocrates du régime. Le pire pour Bangui, qui traverse un véritable trou d’air budgétaire, serait que ce qui reste de la la CPC, à savoir le FPRC et l’UPC, les seuls groupes armés encore actifs et crédibles aux yeux des Centrafricains, décidaient de se coaliser officiellement avec le COFAC de N’guendet. Alors là, l’équation se compliquerait davantage pour l’homme du 30 août 2023. D’autant plus, que ni l’ancien Chef d’État Alexandre N’guendet et ni les généraux Adam et Darrassa ne semblent intéressés par un quelconque dialogue avec lui. Que ce soit celui proposé par l’UA à Bujumbura, celui proposé par la communauté Sant Egidio à Rome ou celui que vient de proposer la patronne de la Minusca, la Rwandaise Valentine Rugwaziba, lors de la dernière session du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la RCA.

 

Il est à noter, enfin, que le manque de résultats criant des services de renseignement civil et militaire pour mettre la main sur l’ancien Chef d’État N’guendet devrait conduire à des purges dans l’appareil sécuritaire, car une telle inefficacité ne peut que signifier que les hommes de N’guendet seraient encore bien positionnés dans l’appareil étatique afin brouiller les pistes, de ralentir les investigations et de continuer ainsi à tromper la vigilance des factionnaires du pouvoir de Touadéra.

 

 

Par Cyrille Azoumi

 

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L’horreur à Mala : l’assassinat d’un détenu provoque la révolte

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L’horreur à Mala : l’assassinat d’un détenu provoque la révolte.

 

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Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – Dans un événement tragique qui a secoué la préfecture de Kémo, la petite ville de Mala a été le théâtre d’une série d’incidents violents, déclenchés par l’assassinat choquant d’un détenu par un maréchal de logis chef de la gendarmerie. Cette terrible tragédie a suscité la colère des habitants de la région, entraînant des actes de vandalisme contre la brigade de la gendarmerie et les résidences des gendarmes, ainsi que la fuite de ces derniers vers la ville de Dékoua, située à 60 kilomètres de là.

 

L’incident a eu lieu samedi à 19 heures, quand un élément de la gendarmerie territoriale de Mala s’est rendu à la prison de la gendarmerie pour ouvrir le feu sur les détenus. Dans cette attaque, un détenu a été tué et d’autres ont été blessés, créant une onde de choc dans la communauté. Le choc de l’assassinat a été amplifié par le fait que l’auteur de ce crime, un maréchal de logis chef, était en état d’ivresse avancée au moment de commettre cet acte criminel.

 

Un adjoint au maire de Mala, interrogé par téléphone, a décrit la situation chaotique qui a suivi cet acte de violence. La population en colère s’est dirigée vers la brigade de la gendarmerie, vandalisant les locaux de la gendarmerie et les résidences des gendarmes. Le corps de la victime a été inhumé devant la gendarmerie territoriale de la ville, symbolisant la gravité de la situation.

 

Face à la montée de la tension, les gendarmes ont été contraints de fuir vers la ville de Dékoua pour leur propre sécurité, laissant derrière eux une ville plongée dans la colère et l’indignation. L’adjoint au maire a appelé à la justice pour que l’auteur de ce crime soit traduit en justice et que la vérité éclate.

 

Cependant, la direction générale à Bangui n’a pas encore fait de déclaration officielle concernant cet incident. Cette réticence des autorités à s’exprimer sur cette affaire a alimenté davantage l’indignation et l’inquiétude dans la région. Le silence entourant l’incident renforce le sentiment d’injustice et d’impunité, laissant la population locale dans l’incertitude quant aux actions futures.

 

Cette tragédie à Mala est un exemple frappant de l’impact dévastateur que peut avoir l’abus de pouvoir et l’irresponsabilité des forces de l’ordre. La communauté locale mérite des réponses, une enquête approfondie et une reddition de comptes pour que justice soit rendue à la victime et à ses proches. Le besoin de transparence et de responsabilité est essentiel pour rétablir la confiance dans les institutions de sécurité et garantir que de tels événements tragiques ne se reproduisent plus à l’avenir.

 

Par Évrard Malédoma

 

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Des Cahiers, des Stylos et de l’Espoir : L’ALOJCA S’Engage pour les élèves de Danzi

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Des Cahiers, des Stylos et de l’Espoir : L’ALJCA S’Engage pour les élèves de Danzi

 

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L’alliance des anciens leaders de l’organisation de la jeunesse centrafricaine. CopyrightEric Gaba

 

 

 

Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – L’Alliance des Anciens Leaders des Organisations de la Jeunesse Centrafricaine (ALOJCA)  tend une main secourable aux plus vulnérables de la société en apportant son soutien à près de 100 orphelins vivant dans le village de Danzi, situé à 20 km de la capitale Bangui, sur la route de Boali, dans la commune de Begoua. Cette noble organisation a récemment distribué des fournitures scolaires et des kits de dignité à ces jeunes défavorisés, s’efforçant ainsi de leur donner les moyens de poursuivre leur éducation dans des conditions optimales.

 

Pour ces élèves orphelins et ceux issus de familles défavorisées, mais qui sont inscrits à l’école de Danzi, l’ALOJCA a veillé à ce que chacun d’entre eux reçoive des cahiers, des stylos, des sacs à dos et des boîtes académiques, les équipant ainsi pour une réussite scolaire. En outre, les jeunes filles ont également été gratifiées de kits de dignité, comprenant des serviettes hygiéniques et des sous-vêtements. Cette initiative réfléchie vise à garantir l’égalité d’accès à l’éducation, en s’assurant que tous les enfants, quelles que soient leurs circonstances, puissent bénéficier des mêmes chances d’apprendre et de grandir.

 

Stéphane Ruféina, secrétaire exécutif de l’ALOJCA, a exprimé les motivations derrière cette action humanitaire. Il a déclaré : “À travers Danzi, nous voulons appuyer toutes les écoles de la République centrafricaine. Nous sommes limités en termes de moyens, voilà pourquoi nous avons choisi Danzi. Danzi, qui est dans Bangui, mais quelquefois éloigné, et nous voulons que ces enfants puissent vraiment être reconnectés au système éducatif. Nous sommes en train d’assurer la relève à travers l’éducation.”

 

Les bénéficiaires de cette initiative ont exprimé leur gratitude envers l’ALJCA pour son soutien sans faille. Eliana Webona, élève au Collège de Danzi, a partagé ses sentiments en ces termes : “Nous remercions les membres de cette association d’avoir pensé aux orphelins. À travers cette aide, nous aurons la possibilité d’étudier dans de bonnes conditions. J’ai reçu des stylos, des crayons, des sacs, des cahiers et des serviettes hygiéniques. Souvent, quand nous sommes en période de menstruation et que nous sommes appelées à écrire au tableau, les garçons se moquent de nous. L’aide permet de garantir notre santé sexuelle. Nous remercions infiniment cette association.”

 

Outre la distribution de fournitures scolaires, cette occasion a également permis à l’ALOJCA de sensibiliser les enfants sur l’importance de l’hygiène sexuelle. Christine Koyamba, membre de l’organisation, a souligné : “Vous savez, parmi les élèves, il y a aussi des filles qui sont déjà à l’âge de reproduction. Ça veut dire des filles qui ont commencé à avoir leurs règles, d’où la nécessité de leur montrer l’importance d’avoir les menstruations et de leur fournir les outils de dignité pour rester propres.”

 

L’ALOJCA prévoit de poursuivre cette précieuse initiative dans d’autres localités de la République Centrafricaine, afin de garantir que chaque enfant ait la chance de poursuivre ses études et de s’épanouir, indépendamment de ses circonstances. Cette noble action témoigne de l’engagement indéfectible de l’organisation envers la promotion de la jeunesse et de l’éducation en République Centrafricaine.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : relance des activités de l’Association des Femmes Leaders de Bria

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Relance des activités de l’Association des Femmes Leaders de Bria

 

Centrafrique.org/rca-une-ong-de-lune-des-epouses-du-chef-de-letat-epinglee-dans-la-distribution-des-semences-pourries/deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-bria-par-banaf-depuis-bangui/” rel=”attachment wp-att-47187″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria” width=”450″ height=”225″ />
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC

 

 

Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – Dans la ville de Bria, située dans la région de la Haute-Kotto en République centrafricaine, l’Association des Femmes Leaders connaît un nouveau départ. Un an après sa suspension par le tribunal de grande instance de Bria en raison de désaccords internes, cette association a formé un nouveau bureau composé de 11 membres. Cette équipe est déterminée à redonner vie à l’association et à promouvoir l’autonomisation des femmes dans la région.

 

La suspension des activités de l’Association des Femmes Leaders de Bria a été le résultat de conflits internes qui ont perturbé le fonctionnement de l’organisation. Cependant, cette période difficile a pris fin avec la nomination et la présentation des 11 membres du nouveau bureau exécutif aux autorités locales et à la population de Bria.

 

Dès leur investiture, les membres du nouveau bureau ont affiché leur engagement en fixant comme priorité la relance des activités visant à promouvoir l’autonomisation des femmes. La Présidente de l’association, Bricia Anou, a énuméré un éventail d’activités, allant de la couture à la boulangerie, de l’agriculture à un centre d’écoute pour les victimes de violences basées sur le genre (VBG), ainsi que des cours d’alphabétisation. Elle a souligné l’importance du soutien des partenaires pour la réussite de ces initiatives.

 

Zara Gaye, députée suppléante de Bria 1 et membre de l’association, a appelé les femmes à pratiquer la bonne gouvernance pour éviter de retomber dans les conflits du passé. Elle a insisté sur le rôle du leadership en matière d’écoute et de transparence, soulignant que les conseillers jouent un rôle essentiel dans la résolution des différends. Elle a également mis en garde contre les méfaits du commérage, qui peuvent nuire au développement de la région.

 

Achille Modjeko-Sagode, représentant du préfet de la Haute-Kotto, a également encouragé le respect des règlements internes de l’association et des lois du pays. Il a exhorté les femmes à solliciter l’aide de leurs sœurs travaillant dans des ONG, y compris au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), afin de renforcer les compétences techniques nécessaires au bon fonctionnement de l’association.

 

Depuis sa création en 2011, l’Association des Femmes Leaders de Bria s’est impliquée dans diverses activités visant à assurer son autonomie financière. La nouvelle équipe dirigeante, qui a pris ses fonctions le 15 avril dernier, a un mandat de cinq ans pour redynamiser l’association et poursuivre sa mission d’autonomisation des femmes dans la région.

 

La renaissance de l’Association des Femmes Leaders de Bria est une étape importante pour la promotion de l’égalité des sexes, de l’autonomisation des femmes et du développement communautaire. Les membres de l’association sont déterminés à travailler ensemble dans le respect des règles et des lois, tout en recevant le soutien de partenaires locaux et internationaux pour atteindre leurs objectifs. Leur engagement en faveur de la bonne gouvernance et de la résolution pacifique des conflits est un signe positif pour l’avenir de Bria et de la Haute-Kotto.

 

Par Moïse Banafio

 

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Une nuit noire pour la CNS :le décès de Sambo Gaius, un jeune gardien de la paix

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Une nuit noire pour la CNS :le décès de Sambo Gaius, un jeune gardien de la paix

 

Centrafrique.org/le-gardien-de-la-paix-sambo-gaius/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Le-gardien-de-la-paix-Sambo-Gaius-338×450.jpg” alt=”Le gardien de la paix Sambo Gaius” width=”338″ height=”450″ />
Le gardien de la paix Sambo Gaius

 

Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – Dans la nuit du 25 au 26 octobre, une tragédie a frappé la communauté policière. Un Gardien de la Paix de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) a perdu la vie dans un accident de la route. L’agent, en service au ministère des Affaires Étrangères, avait momentanément quitté son poste pour effectuer une tâche personnelle lorsque le destin a cruellement pris un tournant tragique.

 

Sambo Gaius, âgé de 25 ans et membre de la promotion 2020, était un jeune policier dévoué et prometteur. La nuit du drame, il avait décidé de rentrer chez lui pour récupérer sa carte bancaire en vue de retirer son salaire. Après avoir mené à bien cette opération, il est retourné chez lui pour y déposer l’argent. Malheureusement, le trajet de retour vers son poste de service a été interrompu par un accident fatal.

 

L’accident s’est produit sur l’Avenue des Martyrs, entre la Tribune et la Primature, lorsqu’il a heurté un poteau électrique et est tombé au sol. Malgré les efforts des secours, il a tragiquement succombé sur place. L’annonce de cette perte a profondément secoué la communauté policière et a laissé un vide indélébile au sein de la CNS.

 

La triste ironie de cette histoire est que c’est un motocycliste qui a découvert le corps de Sambo Gaius en uniforme de police, gisant sur le sol, et a immédiatement alerté les policiers de la CNS. À leur arrivée sur les lieux, ces collègues ont été confrontés à la réalité brutale que l’un des leurs avait perdu la vie en service. L’émotion était palpable, et l’unité de la CNS a été fortement touchée par cette tragédie.

 

Le corps de Sambo Gaius a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire, où des procédures légales appropriées seront suivies. Cette perte douloureuse rappelle à tous les risques auxquels sont confrontés les policiers dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que le dévouement qu’ils manifestent pour protéger la sécurité publique, souvent au péril de leur propre vie.

 

Les collègues de Sambo Gaius et la communauté policière dans son ensemble pleurent la perte de ce jeune homme prometteur et courageux. Sa mémoire restera gravée dans les cœurs de ceux qui l’ont connu, et son sacrifice servira de rappel constant de la détermination des forces de l’ordre à veiller sur la sécurité de la nation, même au prix de leur vie. La tragédie du 26 octobre est un rappel amer de la nature imprévisible et parfois impitoyable de la vie, et de l’importance de reconnaître et d’honorer le dévouement de ceux qui servent notre communauté.

 

Par Anselme Mbata

 

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Le Pouvoir de Bangui : Des Accusations en Folie, des Arrestations à Gogo, et des Tortures en Option

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Le Pouvoir de Bangui : Des Accusations en Folie, des Arrestations à Gogo, et des Tortures en Option

 

Le Président de la CCR et ministre Conseiller Spécial à la Présidence - Sébastien Wenezoui
Le Président de la CCR et ministre Conseiller Spécial à la Présidence – Sébastien Wenezoui. Créditi photo : Cyrille Jefferson Yapendé/CNC.

 

 

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 octobre 2023 (CNC) – La scène politique de la République centrafricaine est en ébullition, mais à ce stade, il serait plus approprié de la décrire comme une comédie digne d’un cirque de rue. C’est un spectacle en trois actes : les accusations absurdes, les arrestations à la pelle, et, pour couronner le tout, les tortures en option. Autant vous prévenir, on nage en plein délire.

 

Le cas de Blaise Mbomou, contraint à un interrogatoire brutal visant à le forcer à faire de fausses déclarations incriminant Wénézoui, est une illustration choquante des méthodes employées par le régime en place. Les allégations de torture, de ligotage et de cagoulage sont non seulement choquantes, mais elles remettent en question la légitimité et la moralité du gouvernement de Bangui.

 

Sébastien Wénézoui, avec dignité, a clairement dénoncé cette injustice en révélant que Mbomou avait été soumis à des traitements inhumains pour le forcer à mentir. Ces allégations sont graves et soulèvent des questions fondamentales sur la volonté du régime de respecter les droits de l’homme et de garantir un système judiciaire équitable.

 

Wénézoui lui-même a déclaré : “Ils l’ont bien torturé en le forçant à m’incriminer injustement, à me considérer comme un complice de l’ex-président Ferdinand Nguendet dans son projet de coup d’État. J’y suis rentré en contact téléphonique et le monsieur m’a confirmé que c’est la réalité et qu’il a été bien ligoté, cagoulé et torturé.”

 

La résilience de Mbomou face à la torture, son refus de mentir et son engagement à dire la vérité démontrent l’échec des autorités à atteindre leur objectif. La personne injustement accusée de complot contre l’État, en l’occurrence Sébastien Wénézoui, n’a pas été impliquée dans les manigances politiques de Ferdinand Nguendet. Il est essentiel que le régime de Bangui reconnaisse ses erreurs et rétablisse la vérité.

 

Le message de Wénézoui est clair : il appelle les responsables du service des renseignements à mener des enquêtes crédibles et à collaborer avec la justice centrafricaine pour prouver la culpabilité d’un individu avant de procéder à une arrestation. Cette demande est légitime et fondamentale pour garantir un système de justice équitable et respectueux des droits de l’homme.

 

Le régime de Bangui doit prendre des mesures pour mettre fin à ces pratiques inacceptables. Les accusations en désordre et les arrestations suivies de tortures sapent la crédibilité du gouvernement et envoient un signal alarmant à la communauté internationale.

Par Anselme Mbata

 

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Bombardement aérien de Wagner sur les sites miniers de Koki : Un général du MPC tué

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Bombardement aérien de Wagner sur les sites miniers de Koki : Un général du MPC tué

 

Centrafrique.org/centrafrique-bangui-se-prepare-a-une-guerre/un-mig21-russe-survole-boali/” rel=”attachment wp-att-58720″ data-wpel-link=”internal”>Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes et des forces rwandaises et loyalistes survole la région de Boali, près de Bangui, en Centrafrique, le 10 janvier 2021 / AFP/
Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes et des forces rwandaises et loyalistes survole la région de Boali, près de Bangui,
en Centrafrique, le 10 janvier 2021 / AFP/

 

 

Bangui, 30 octobre 2023 (CNC) – La Centrafrique, pays riche en ressources naturelles, est une nouvelle fois le théâtre de violents affrontements. Depuis le dimanche 22 octobre dernier, les sites miniers de Koki et de Markounda sont le terrain d’une bataille acharnée, appuyée par des bombardements aériens menés par le groupe paramilitaire russe Wagner. Cette offensive a déjà engendré des pertes considérables, tant du côté des civils que des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Parmi les victimes de cette confrontation, le général autoproclamé du MPC, Monsieur Adjaj, a perdu la vie.

 

Le conflit qui secoue la région a perduré jusqu’au vendredi dernier, soit cinq jours d’intenses combats. Les rebelles, farouchement résolus, ont opposé une vive résistance à l’opération de Wagner, mais le groupe paramilitaire a déployé d’énormes moyens pour obtenir le contrôle des sites miniers. Le coût humain et matériel de cette lutte est tragiquement élevé. De nombreuses habitations, dont celles appartenant à des artisans et des commerçants locaux, ont été réduites en cendres sous les assauts des bombardements aériens.

 

Le général autoproclamé du MPC, Monsieur Adjaj, ici, avec ses collègues rebelles
Le général autoproclamé du MPC, Monsieur Adjaj, ici, avec ses collègues rebelles

 

Selon des témoins interrogés par la Rédaction du Corbeaunews-Centrafrique  (CNC), les chiffres sont alarmants. À Koki, on dénombre 12 civils et 4 rebelles tués, mais ces chiffres pourraient malheureusement augmenter à mesure que les secours locaux accèdent à toutes les zones touchées. Ce qui est particulièrement troublant, c’est que ces sites miniers, jadis témoins de l’effervescence économique de la région, sont aujourd’hui déserts, à l’exception des cadavres et des ruines laissés par les affrontements.

 

Le groupe Wagner, connu pour son soutien au gouvernement centrafricain, a mobilisé une impressionnante panoplie d’armements pour mener cette opération. Outre les troupes au sol, Wagner a déployé trois hélicoptères de combat pour déloger les rebelles de leurs positions stratégiques. Cet engagement massif de la part de Wagner révèle l’importance que le groupe accorde à la protection des intérêts du régime en place et de leurs propres intérêts également.

 

Cette escalade de la violence dans les régions minières de la Centrafrique est préoccupante à bien des égards. Elle met en lumière la vulnérabilité des civils pris au piège dans ces zones de conflit, ainsi que l’impact dévastateur sur l’économie locale. La quête des ressources naturelles ne doit pas se faire au détriment de la vie et de la sécurité des habitants de la région.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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Bocaranga : 4 coups de feu tirés, un homme abattu, et de nombreuses questions en suspens

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Bocaranga : 4 coups de feu tirés, un homme abattu, et de nombreuses questions en suspens

 

Centrafrique.org/rca-bocaranga-les-commercants-musulmans-interdits-de-circuler-avec-leur-vehicule-jusqua-la-frontiere/la-rue-principale-de-bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3r-le-23-septembre-2020-afp/” rel=”attachment wp-att-51463″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/La-rue-principale-de-Bocaranga-ou-opere-le-mouvement-3R-le-23-septembre-2020-AFP-450×300.jpg” alt=”La rue principale de Bocaranga, où opère le mouvement 3R, le 23 septembre 2020″ width=”450″ height=”300″ />

 

 

Bangui, 29 octobre 2023 (CNC) – Dans la tranquille ville de Bocaranga, en République centrafricaine, un événement tragique a secoué la quiétude des habitants du quartier ACDA. La nuit du jeudi au vendredi dernier, ces résidents ont été brusquement réveillés par le bruit de tirs d’armes automatiques. Cependant, ce n’est que dans la matinée que la communauté a découvert le corps sans vie de Yanko, un homme dont le destin tragique reste entouré de mystère, gisant chez lui. Selon les témoignages locaux, il aurait été abattu devant la résidence du Président du tribunal local, soulevant un flot de questions sans réponse.

 

Yanko, surnommé “le casseur”, était connu des habitants de Bocaranga pour ses activités présumées de petit voleur dans le quartier. Il était devenu un visage familier dans la communauté, mais peu savaient ce qui se passait réellement dans sa vie. D’après les informations disponibles, dans la nuit du jeudi au vendredi 27 octobre dernier, Yanko aurait tenté de commettre un acte de vol à la résidence du Président du tribunal local, ce qui aurait précipité les événements tragiques à venir.

 

Cependant, la situation a rapidement dégénéré. Le policier de faction cette nuit-là aurait repéré Yanko devant la maison du juge, et sans avertissement apparent, il a ouvert le feu, tirant à quatre reprises. La population du quartier ACDA était en état d’alerte cette nuit-là, mais peu ont été témoins de l’incident, se limitant à entendre les quatre coups de feu retentir dans le silence de la nuit. Au matin suivant, soit vendredi vers 6 heures, la communauté a appris la triste nouvelle : Yanko, atteint par les projectiles la nuit précédente, avait succombé à ses blessures.

 

À ce stade, de nombreuses questions restent sans réponse. Comment se sont déroulés ces événements tragiques ? Pourquoi le policier a-t-il utilisé son arme de service de manière létale sans sommation préalable ?

 

Yanko tentait-il réellement de pénétrer la maison du Président du tribunal, comme l’indiquent les premiers témoignages, ou s’agit-il d’une erreur regrettable ou d’un acte délibéré ? Jusqu’à présent, personne, y compris la société civile locale, n’a cherché à éclaircir la vérité sur cette affaire délicate.

 

Ce tragique incident soulève des questions fondamentales sur les procédures de maintien de l’ordre et de justice dans le pays. La perte d’une vie humaine est une affaire sérieuse qui mérite d’être examinée minutieusement, indépendamment des antécédents présumés de la victime. Il est essentiel de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé cette nuit-là, afin de garantir la justice pour toutes les parties impliquées.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Landja-Mboko : La Mairie Fantôme du 9e Arrondissement de Bangui

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Landja-Mboko : La Mairie Fantôme du 9e Arrondissement de Bangui

 

Bangui-fermeture-de-la-mairie-de-landja-mboko-en-raison-dun-litige-de-loyers/mairie-de-landja-mboko-lors-de-la-ceremonie-dintronisation-des-membres-de-la-delegation-speciale-en-avril-2022/” rel=”attachment wp-att-68003″ data-wpel-link=”internal”>Mairie de Landja- Mbôkô lors de la cérémonie d'intronisation des membres de la délégation spéciale en avril 2022
Mairie de Landja- Mbôkô lors de la cérémonie d’intronisation des membres de la délégation spéciale en avril 2022

 

 

 

Bangui, 29 octobre 2023 (CNC) – La situation de la mairie de Landja-Mboko, située dans le 9e arrondissement de Bangui, est un exemple flagrant de l’irresponsabilité et de l’incompétence manifestes du gouvernement en matière de gestion administrative. C’est une honte que cette municipalité n’ait même pas un local fixe pour mener à bien ses fonctions essentielles.

 

Les responsables de la mairie ont fait l’erreur de louer une maison à un particulier pour établir leurs bureaux. Cependant, en raison d’un manque de financement, le propriétaire a été contraint de les expulser, laissant la municipalité dans une situation désastreuse. Les agents de la mairie se voient maintenant obligés de travailler depuis chez eux, ce qui entraîne un dysfonctionnement inacceptable au sein de cette institution.

 

Le sommet de l’absurdité se trouve au domicile du Maire, où l’administration de la mairie a été reléguée sous une paillote. C’est là que le maire Mamadou Daris et son équipe sont contraints de recevoir les administrés. Ce n’est tout simplement pas digne d’une administration qui se respecte. Une administration locale doit être accessible, transparente et opérationnelle, mais ce n’est manifestement pas le cas ici.

 

Mamadou Daris, maire du 9e arrondissement de Bangui, est lui-même contraint de travailler depuis sa résidence personnelle, ce qui est inacceptable. Il déclare avec justesse que cette situation est “un souci déplorable” et que “l’administration ne devrait pas se retrouver dans une maison qui n’est pas vraiment accessible.” Ses paroles reflètent l’incompétence et le désintérêt du gouvernement pour les besoins de ses citoyens.

 

De plus, le nouveau bâtiment de la mairie de Landja-Mboko est encore en construction, ce qui soulève des questions sur le timing et la gestion des projets publics. Le maire estime que tout sera mis en place pour mettre le personnel dans de bonnes conditions, mais ces paroles ne suffisent pas à justifier l’inaction et l’incompétence qui ont prévalu jusqu’à présent.

 

Les autorités municipales de Landja-Mboko pointent du doigt d’énormes difficultés, notamment le manque de financement depuis près de deux ans et la centralisation de tous les services au niveau de la mairie de Bangui. Cette centralisation équivaut à un détournement de ressources et de responsabilités, privant ainsi les citoyens de Landja-Mboko de services publics de qualité.

 

En fin de compte, il est impératif que le gouvernement revoie sa gestion des affaires administratives et de la décentralisation. Les citoyens de Landja-Mboko méritent une mairie fonctionnelle et accessible, pas une administration reléguée sous une paillote. Il est grand temps que les autorités se montrent responsables et compétentes dans la gestion des affaires publiques, au lieu de permettre des situations aussi lamentables que celle de Landja-Mboko.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Abakar Sabone : Un multimillionnaire déchu qui vole des chaussures

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Abakar Sabone : Un multimillionnaire déchu qui vole des chaussures

 

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Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.

 

Bangui, 27 octobre 2023 (CNC) – Il est dit que la folie est un état de conscience où l’individu ne réalise pas sa propre déraison. Ce constat s’illustre de manière éclatante dans la vie de monsieur Abakar Sabone, un ancien chef rebelle centrafricain qui se vante d’être un multimillionnaire en francs CFA. Cependant, un examen attentif de ses actes et déclarations révèle un personnage bien différent de l’image qu’il tente de projeter. Abakar Sabone, loin d’être un exemple de réussite financière, se livre au vol de chaussures, un comportement aussi déplorable qu’incompréhensible.

 

Dans une déclaration diffusée sur WhatsApp la semaine dernière, Abakar Sabone a prétendu que la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEAC) avait versé 500 millions de francs CFA à chaque chef rebelle de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en 2021, à l’exception de l’ancien Président François Bozizé, qui aurait reçu 800 millions de francs CFA en tant que coordonnateur de la CPC. Bien que Sabone affirme avoir touché la même somme que les autres chefs de groupes armés, il est troublant de constater que, à l’époque, il était incapable de s’offrir une paire de chaussures. Au lieu de les acheter, il préférait les voler.

 

En 2021, Abakar Sabone s’est rendu coupable du vol des chaussures de plusieurs chefs des groupes armés, notamment monsieur Igor Lamaka, ancien porte-parole de la coordination de la milice Anti-Balaka, du coordinateur de 3R, du chef du mouvement 3R monsieur Bobo, et monsieur Mahamat Alkhatim. Au lieu de faire bon usage de ses ressources, il s’est enfoncé dans une conduite répréhensible, mettant en péril sa réputation et son intégrité morale. La question qui se pose est la suivante : où sont passés les 500 millions de francs CFA qu’il a prétendu avoir reçus ? Les preuves de sa propension au vol de chaussures laissent perplexes quant à sa capacité à gérer ses finances.

 

L’une des raisons qui ont conduit les membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à se distancer de lui et finalement à l’exclure de leurs rangs est son comportement manifestement irrationnel. Il est évident qu’Abakar Sabone souffre de problèmes mentaux, ce qui remet en question sa crédibilité en tant que multimillionnaire autoproclamé. Sa propension au vol, bien qu’anecdotique à première vue, est un symptôme de sa désintégration mentale et de son incapacité à gérer ses propres affaires, encore moins à jouer un rôle constructif dans la société.

 

Mais pour un psychologue tchadien contacté par la Rédaction, Abakar Sabone avait une grande passion pour le vol depuis son enfance d’une part et d’autre part, il souffre de la mythomanie éclairée. Et que sans une prise en charge psychologique adéquate, il peut lui arriver d’avoir des pensées désorganisées ou complètement désorganisées. Et c’est en ce moment là qu’il va devenir irrécupérable et intitule pour la société

 

Ceci dit, Abakar Sabone est loin d’être le multimillionnaire qu’il prétend être. Ses actes de vol de chaussures et ses déclarations contradictoires démontrent un individu profondément perturbé. Plutôt que de susciter l’admiration, son comportement choquant devrait nous rappeler que la richesse réelle ne se mesure pas en millions de francs CFA, mais en intégrité, en responsabilité et en respect des lois et des normes sociales. Abakar Sabone, quant à lui, semble être un exemple tragique de la déchéance d’un individu qui n’a pas su gérer son propre succès illégitime.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Dépendance inquiétante : la Centrafrique à genoux devant les donateurs pour des motos”

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Dépendance inquiétante : la Centrafrique à genoux devant les donateurs pour des motos

 

Monsieur Félix Moloua
Monsieur Félix Moloua. Copyrightprimature centrafrique

 

 

Bangui, 27 octobre 2023 (CNC) – Au fil des années, le gouvernement centrafricain n’a cessé de montrer sa totale incapacité à s’autofinancer. Le dernier exemple en date est la réception de 35 motos destinées au ministère de la Santé, fournies par l’ONG International World Vision et financées par le Fonds mondial. Cette dépendance constante à l’égard de l’aide extérieure jette une lumière crue sur l’état lamentable de notre nation.

 

Le coût de ces 35 motos est estimé à 93 millions de francs, entièrement financés par le Fonds mondial. L’excuse avancée est la récente crise qui a duré déjà plusieurs années. Certes, il est indéniable que le pays a traversé des moments difficiles, mais le gouvernement semble incapable de se relever par lui-même.

 

Marius Wilfrid Danzi Wani-Koman, directeur de cabinet au ministère de la santé et de la population, déclare que ces moyens roulants seront utilisés pour transporter du matériel médical entre les districts sanitaires et les laboratoires de référence. C’est une initiative louable, mais la question fondamentale est : pourquoi le gouvernement ne peut-il pas financer de tels besoins cruciaux par ses propres moyens ? Au lieu de s’appuyer sur des partenaires étrangers pour chaque besoin, le gouvernement devrait investir dans des projets de long terme pour garantir l’autofinancement.

 

Le fait que ces motos soient fournies par World Vision, sous financement étranger, montre à quel point le gouvernement est incapable de prendre en charge ses propres besoins. L’aide étrangère est évidemment importante, mais elle ne devrait pas être une béquille permanente. Elle devrait être utilisée comme un moyen de transition vers l’autofinancement.

 

De plus, les utilisateurs de ces motos devront signer une décharge et une fiche de responsabilité, les obligeant à rembourser le prix de la moto en cas d’incident. Cette approche est déplorable, car elle place la responsabilité sur les individus plutôt que sur le gouvernement. Si le pays était en meilleure santé économique, de tels arrangements ne seraient pas nécessaires.

 

Il est grand temps que le gouvernement centrafricain se réveille et assume sa responsabilité envers ses citoyens. La dépendance totale à l’égard de l’aide étrangère est une honte pour notre nation et démontre son incapacité à se redresser après des années de crise. Il est temps de mettre en place des politiques économiques solides, d’investir dans des secteurs clés, et de travailler à l’autofinancement au lieu de continuer à tendre la main pour de petites aides telles que ces 35 motos. Si nous ne faisons pas cela, notre pays continuera de sombrer dans une misère sans fin, à la merci des autres nations, sans aucun espoir de se relever par lui-même.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Un nouveau départ pour la Mairie d’Obo : un comité ad hoc prend les reins

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Un nouveau départ pour la Mairie d’Obo : un comité ad hoc prend les reins

 

Centrafrique.org/le-nouveau-comite-ad-hoc-de-la-mairie-dobo/” data-wpel-link=”internal”>Le nouveau comité ad hoc à la tête de la mairie d'Obo
Le nouveau comité ad hoc à la tête de la mairie d’Obo

 

 

Bangui, 27 octobre 2023 (CNC) – La petite ville d’Obo, chef lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, en République centrafricaine, a récemment été le théâtre de bouleversements majeurs au sein de sa mairie. Depuis une semaine, de nouveaux visages se sont présentés à la population locale, prêts à diriger la destinée de la ville pour une période de 12 mois, renouvelable jusqu’aux prochaines Élections municipales.

 

Nommé par décret présidentiel, monsieur SODIKOUMBO a été remplacé par les autorités locales suite à des malversations financières. Son premier adjoint, monsieur GASSINGUA Alain, plus familièrement connu sous le nom de TOTO, a été désigné pour assurer la fonction de maire en remplacement de monsieur SODIKOUMBO. Cependant, une fois en poste, TOTO semble avoir suivi les traces de son prédécesseur en matière de mauvaise gestion. Les ressources financières et matérielles de la mairie sont épuisées, et les fonds collectés, que ce soit sur les marchés locaux ou sous forme de redevances versées par la société de téléphonie mobile Orange, semblent avoir mystérieusement disparu. La situation est telle que la mairie ne dispose même pas d’outils de base tels que des balais, des râteaux ou des brouettes.

 

Toutefois, l’élément le plus préoccupant qui a poussé les autorités locales à agir est l’absence prolongée de TOTO, le maire en exercice, à Bangui, la capitale centrafricaine, pour des raisons de santé. Cette situation a entraîné un blocage des opérations municipales à Obo, accentuant la crise au sein de la mairie.

 

En réponse à ces défis, un comité ad hoc a été mis en place pour gérer la mairie d’Obo. Ce comité, présenté à la population locale lors d’une réunion qui a réuni les chefs de quartiers, le préfet du Haut-Mbomou, un représentant de la Minusca, le sous-préfet, et la population en général, est composé de personnes de confiance, avec un maire principal et plusieurs adjoints.

 

La nouvelle équipe dirigeante de la maire d’Obo est ainsi composée:

  • Maire principal monsieur LAPEROU Joël, qui était précédemment le comptable de la mairie d’Obo. Ses adjoints se composent de:
  • Monsieur PAHIBEMBORI ANDRÉ ZABAÏBA, chef de quartier Ngouli;
  • Monsieur ZAROUNGO André, chef de groupe au quartier NAÏROBI 1,
  • Monsieur Bakpie Bertin Bienvenu, ancien président de la jeunesse locale, et
  • madame YANZENZE Micheline, résidente de la cité des Déplacés de ZEMIO.

 

Ce comité ad hoc a une mission claire : redresser la situation à la mairie d’Obo. Avec 12 mois devant eux, ils doivent faire face aux problèmes de gestion financière, matérielle, et organisationnelle qui ont affligé la mairie ces derniers temps. Ils travailleront en étroite collaboration avec la population locale pour restaurer la confiance et garantir un fonctionnement efficace de la mairie.

 

Cependant, les Élections municipales à venir s’annoncent incertaines, principalement en raison de la mauvaise gestion qui sévit à travers le pays sous ce régime. Les nominations des maires par décret présidentiel semblent avoir des conséquences imprévues, poussant les autorités locales à prendre des mesures extraordinaires pour sauver la mairie d’Obo.

 

La population d’Obo attend avec impatience les actions que le nouveau comité ad hoc entreprendra pour restaurer la stabilité et l’intégrité de leur mairie. Espérons que ce nouveau départ sera le début d’une ère de prospérité et de transparence pour cette charmante ville centrafricaine.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Centrafrique : il y’a 5 ans, 204 soldats FACA formés par les Wagner pour la première fois au Soudan

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il y’a 5 ans, 204 soldats FACA formés par les Wagner pour la première fois au Soudan

 

 

Centrafrique.org/24644-2/204-soldats-faca-dans-un-camp-de-formation-au-soudan-corbeaunews-img_8mars2018014007-4/” rel=”attachment wp-att-24645″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/204-soldats-Faca-dans-un-camp-de-formation-au-Soudan-corbeaunews-IMG_8mars2018014007-300×225.jpg” alt=”des soldats FACA formés par des russes au Soudan” width=”300″ height=”225″ />
Des soldats FACA formés par des russes au Soudan. CopyrightCNC.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Il y a cinq ans, le journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique a publié un article faisant état de la formation de plus de 200 militaires centrafricains par des Mercenaires russes au Soudan. À l’époque, les autorités de Bangui avaient catégoriquement nié cette information, prétendant qu’il s’agissait de fausses nouvelles. Aujourd’hui, avec le recul du temps, il est difficile de ne pas reconnaître que Corbeaunews-Centrafrique avait vu juste.

 

L’article publié par la rédaction du CNC en janvier 2018, intitulé “Centrafrique : des centaines de soldats FACA formés par des mercenaires russes au Soudan,” a mis en lumière une opération qui a suscité de nombreuses interrogations et controverses. Selon cet article, 204 soldats et officiers de l’armée nationale centrafricaine (FACA) avaient été envoyés au Soudan pour une formation de recyclage militaire dispensée par des instructeurs russes, communément identifiés comme des mercenaires.

 

À l’époque, de nombreuses questions étaient soulevées quant à la transparence de cette opération. Les Centrafricains souhaitaient le retour de leurs soldats sur le terrain pour contribuer à ramener la paix dans le pays. Cependant, l’opacité entourant cet accord et les motifs sous-jacents étaient une source de préoccupation légitime.

 

Le président putschiste Faustin Archange Touadera avait signé un contrat confidentiel pour envoyer ces 200 soldats FACA en formation au Soudan, où ils étaient pris en charge par des mercenaires russes. Cette formation, qui se déroulait dans des conditions difficiles, soulevait des inquiétudes quant à la sécurité et au bien-être des soldats. Les informations révélées par Corbeaunews-Centrafrique pointaient du doigt les conditions de vie peu enviables auxquelles étaient soumis ces soldats, y compris une ration alimentaire insuffisante.

 

À l’époque, beaucoup se demandaient pourquoi le président Touadera cherchait à contourner les partenaires internationaux en envoyant ces soldats en formation en dehors du pays. Les motivations derrière cette décision semblaient floues et suscitaient de nombreuses spéculations.

 

Aujourd’hui, avec le recul, il est possible de comprendre que cette formation visait à renforcer le régime du Président putschiste Touadera. Les 200 soldats formés devaient renforcer la garde rapprochée du président et étaient perçus comme un moyen de consolider son pouvoir en prévision des élections de 2021.

 

L’article de Corbeaunews-Centrafrique avait mis en évidence l’importance de la transparence dans de telles opérations militaires et les préoccupations légitimes concernant la souveraineté de l’État centrafricain. Alors que le temps passe, il est clair que le journal avait vu juste en révélant cette information.

 

Pour des nombreux observateurs centrafricains, la communauté internationale doit continuer à surveiller de près ces développements pour garantir que les intérêts du peuple centrafricain sont préservés, et que la transparence et la démocratie sont maintenues dans le pays. Les leçons tirées de cet épisode nous rappellent l’importance du journalisme d’investigation pour éclairer l’opinion publique et maintenir la reddition de comptes.

 

Par Gisèle Moloma

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Le MLPC France dénonce les actions de Jacquesson Mazette et réaffirme son soutien au Président Martin Ziguélé

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Le MLPC France dénonce les actions de Jacquesson Mazette et réaffirme son soutien au Président Martin Ziguélé

 

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Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC

 

 

Bangui, 27 octobre 2023 (CNC) –  Le 11 octobre 2023, le Bureau Fédéral France du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a publié un communiqué dans lequel il exprime son désarroi face aux déclarations de Jacquesson Mazette, un membre suspendu du parti depuis le 10 mars 2023. Les membres du Bureau Fédéral France ont critiqué les actions de Mazette, les qualifiant de tentatives de déstabilisation du MLPC et de désorganisation interne.

 

Mazette, bien que suspendu de toutes les fonctions et activités du parti, a récemment publié un audio suivi d’un communiqué dans lequel il s’oppose ouvertement au Président Martin Ziguélé et appelle à une insurrection interne. Le communiqué du Bureau Fédéral souligne que Mazette a écarté les valeurs qu’il partageait autrefois avec ses camarades de lutte et qu’il a perdu toute légitimité au sein du parti.

 

Le Bureau Fédéral France du MLPC s’est abstenu de répondre publiquement aux actions de Mazette jusqu’à présent, préférant résoudre les conflits en interne. Cependant, la récente déclaration de Mazette a poussé le Bureau Fédéral à réagir. Le communiqué dénonce les actions de Mazette comme une tentative de remise en cause de la légitimité du Président Martin Ziguelé et du parti dans son ensemble.

 

Le communiqué met en avant le fait que le MLPC mène sa lutte exclusivement en faveur du peuple, rejetant tout ralliement direct ou indirect au régime en place. Le MLPC, en tant que mouvement politique, ne soutient en aucune manière les projets du pouvoir actuel.

 

Le Bureau Fédéral France du MLPC rappelle également les dispositions des statuts et du règlement intérieur du parti. Selon ces règles, les fonctions au sein des organes dirigeants du parti demeurent légitimes dans l’intervalle entre la fin d’une mandature et l’ouverture du prochain congrès. Ainsi, le Président Martin Ziguélé et toutes les instances actuelles du parti conservent leur légitimité jusqu’à la cérémonie d’ouverture du prochain congrès.

 

Le communiqué insiste sur le fait que le MLPC n’est pas régi par des mandats impératifs, mais par des mandats représentatifs qui définissent l’orientation politique du parti. Tous les mandats actuels, y compris celui du Président, sont donc légitimes.

 

Rappelons que le Bureau Fédéral France du MLPC condamne les actions de Jacquesson Mazette et de ses partisans, les qualifiant de trahison envers le parti. Ils réaffirment leur soutien au Président Martin Ziguélé et appellent à l’unité au sein du parti pour poursuivre la lutte en faveur du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’éducation à Bossembélé : Un appel urgent à l’aide

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L’éducation à Bossembélé : Un appel urgent à l’aide

 

Centrafrique.org/a-bossembele-dans-lombella-mpoko/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/A-Bossembele-dans-lOmbella-Mpoko-450×301.jpg” alt=”À Bossembélé, dans l’Ombella-Mpoko” width=”450″ height=”301″ />
À Bossembélé, dans l’Ombella-Mpoko. CopyrightMinusca

 

 

 

Bangui, 27 octobre 2023 (CNC) – À Bossembélé, dans la région de l’Ombella-Mpoko en République centrafricaine, la rentrée scolaire est une période de défis majeurs pour les écoles publiques de la localité. Les établissements primaires de la région sont confrontés à une série de problèmes critiques qui entravent sérieusement la qualité de l’enseignement. Parmi les difficultés les plus préoccupantes, on compte le manque d’enseignants qualifiés et de matériel didactique adéquat.

 

Les écoles publiques de Bossembélé, qu’il s’agisse de l’école Fraternité, des écoles Plateaux, des écoles sous-préfectorales filles ou garçons, font face à des problèmes presque identiques. Le nombre d’élèves, soit 3 287, dépasse largement la capacité des enseignants qualifiés, ce qui conduit à une situation où la plupart des élèves sont encadrés par des maîtres parents, parfois même assis à même le sol. De plus, le matériel didactique requis par le programme d’études, comme les manuels scolaires “Nouveau champion en français” et “Gagné en mathématiques,” fait cruellement défaut dans ces écoles.

 

Ferdinand Nangbé, enseignant à l’école sous-préfectorale pour les filles, témoigne de la situation difficile : “Ici, dans le secteur de Bossembélé, nous n’avons reçu qu’un seul enseignant qualifié, qui est notre directrice. Mais les autres collègues affectés ici ne veulent pas venir à Bossembélé pour travailler. Nous ne savons pas ce qui s’est passé.” Ce manque d’enseignants qualifiés et de documentation a un impact direct sur la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves.

 

Rigobert Toko, directeur de l’école sous-préfectorale pour les garçons, souligne l’importance d’une formation continue pour les enseignants : “L’enseignement est une science qui nécessite des compétences spécifiques. Malheureusement, ces enseignants n’ont pas acquis une connaissance suffisante des méthodes pédagogiques, ce qui peut nuire à l’apprentissage des enfants. Il est impératif de mettre en place des programmes de formation pour renforcer leurs capacités, en attendant l’arrivée d’enseignants qualifiés.”

 

Le chef du secteur scolaire, Anton Cison, reconnaît l’ampleur du problème et en appelle au gouvernement central pour prendre des mesures immédiates : “Le secteur scolaire de Bossembélé est confronté à une grave pénurie d’enseignants qualifiés. Sur l’ensemble des enseignants travaillant au niveau du cycle primaire, nous comptons 70 maîtres parents et seulement 22 enseignants qualifiés. Nous lançons un cri d’alarme au gouvernement centrafricain, en particulier au ministère de l’Éducation nationale, pour qu’il prenne des mesures en vue d’affecter du personnel qualifié dans le secteur scolaire de Bossembélé. De plus, les manuels scolaires distribués dans nos écoles sont en quantité insuffisante. Le manuel ‘Nouveau champion C1’ n’est pas disponible dans toutes les écoles de notre secteur.”

 

La situation à Bossembélé est un appel urgent à l’aide. Il est impératif que les autorités éducatives centrafricaines prennent des mesures pour résoudre ces problèmes, en fournissant davantage d’enseignants qualifiés, en améliorant l’accès au matériel didactique et en investissant dans la formation continue des enseignants. L’avenir éducatif des élèves de Bossembélé dépend de ces mesures cruciales. Il est temps de donner à ces enfants l’éducation de qualité qu’ils méritent.

 

Par Arsène Zato

 

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Corruption et détournement en Centrafrique : la face obscure de la septième République

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Corruption et détournement en Centrafrique : La Face Obscure de la Septième République

 

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Roméo GRIBINGUI
Contrôleur Général des Entreprises parapubliques

 

 

Bangui, 26 octobre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, en transition vers sa septième république imposée par le putschiste Faustin Archange Touadera , était censée entrer dans une ère de démocratie, de paix, de justice, et de lutte contre la corruption. Pourtant, au lieu de cela, cette République assiste à une escalade flagrante de la prédation des fonds publics, orchestrée par ceux qui devraient, en théorie, les protéger. Le dernier élégant cas de la prédation des fonds publics en date, est celui de Roméo Gribingui, ministre Contrôleur Général du secteur parapublic qui s’est érigé en président de Conseil d’administration de plusieurs sociétés d’État afin de s’enrichir illicitement et toute impunité gangrénant ainsi le pays.

 

Un Contrôleur Général, élevé au rang des ministres et responsable de superviser la gestion des entreprises parapubliques, devrait être un gardien vigilant de l’argent des contribuables. Pourtant, Roméo Gribingui semble être tout sauf cela. Il est à la fois juge et partie, avec un pouvoir disproportionné qu’il s’est lui-même attribué sur ces entreprises et leurs finances. Les conflits d’intérêts sont évidents, mais la question principale est : que fait-il de ces pouvoirs ?

 

Les malversations financières à l’Office National des Semences (ONASSEM) sont choquantes. Des pièces comptables laissent montrer clairement que le sieur Gribingui a détourné des fonds, se payant illégalement des jetons de transports en sa qualité du Président du Conseil d’administration par intérim, 500 000 francs CFA chaque mois depuis plus d’un an et pour ses déplacements et diners, 200 000 francs CFA .

 

Centrafrique.org/?attachment_id=69908″ rel=”attachment wp-att-69908″ data-wpel-link=”internal”>Pièce comptable de paiement de Roméo Gribingui, ministre contrôleur des sociétés paraétatiques
Pièce comptable de paiement de Roméo Gribingui, ministre contrôleur des sociétés paraétatiques

 

De plus, il perçoit aussi des indemnités en sa qualité du Président du conseil d’administration par intérim de l’Office National d’Informatique (ONI), 500 000 francs CFA mensuellement sur les caisses. Ces actes sont non seulement répréhensibles, mais ils sapent la confiance du public dans le gouvernement et ses institutions.

 

Centrafrique.org/?attachment_id=69910″ rel=”attachment wp-att-69910″ data-wpel-link=”internal”>Pièce comptable de l'ONI pour l'indemnité forfaitaire de mois de septembre 2023 de Roméo Gribingui
Pièce comptable de l’ONI pour l’indemnité forfaitaire de mois de septembre 2023 de Roméo Gribingui

 

Ce qui est encore plus troublant, c’est que Roméo Gribingui n’a aucune légitimité en tant que président de Conseil d’administration (PCA) de ces sociétés d’État et ne doit l’être même. Aucun texte administratif ne le nomme à ces responsabilités, ce qui signifie qu’il n’a pas le droit d’exercer ces fonctions. S’il existe des décrets ou arrêtés affirmant le contraire, ils ne sont que des faux documents, produits pour couvrir ses actes illégaux.

 

La question qui se pose maintenant est de savoir qui sont les complices de cette organisation mafieuse ? Comment Roméo Gribingui a-t-il pu agir en toute impunité pendant si longtemps ? Le peuple centrafricain mérite des réponses et des actions immédiates pour mettre fin à cette corruption généralisée.

 

La septième république de la République centrafricaine, selon le putschiste Faustin Archange Touadera, devait symboliser un renouveau, mais au lieu de cela, elle est marquée par la prévalence de la corruption à tous les niveaux.

 

Le peuple centrafricain attend des réponses et des actions concrètes de la part de ses dirigeants pour mettre fin à cette culture de l’impunité et de la corruption qui persiste au sein de la septième république des voleurs et des criminels. La situation actuelle est inacceptable, et il est grand temps de rétablir la primauté du droit et de la justice en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Intense affrontement militaire dans l’Ouham, des moyens aériens déployés, plusieurs morts

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Intense affrontement militaire dans l’Ouham, des moyens aériens déployés, plusieurs morts

 

Centrafrique.org/Centrafrique-bangui-se-prepare-a-une-guerre/un-mig21-russe-survole-boali/” rel=”attachment wp-att-58720″ data-wpel-link=”internal”>Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes et des forces rwandaises et loyalistes survole la région de Boali, près de Bangui, en Centrafrique, le 10 janvier 2021 / AFP/
Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes et des forces rwandaises et loyalistes survole la région de Boali, près de Bangui,
en Centrafrique, le 10 janvier 2021 / AFP/

 

 

 

 

Bangui, 26 octobre 2023 (CNC) – Depuis maintenant près d’une semaine, les localités minières de Markounda et de Kouki, dans la préfecture de l’Ouham, sont le théâtre d’un affrontement militaire d’une violence inouïe. Les conséquences de cette confrontation entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les forces gouvernementales, en tête desquelles se trouvent les mercenaires du groupe Wagner, sont dévastatrices pour la population locale. Les moyens aériens déployés par le groupe Wagner ne font qu’aggraver la situation, provoquant des destructions massives et des pertes en vies humaines parmi les civils innocents.

 

Tout a commencé il y a cinq jours par un affrontement relativement mineur entre un groupe de rebelles de la CPC et les forces gouvernementales. Cependant, face à la détermination farouche des rebelles, les mercenaires du groupe Wagner, en collaboration avec l’armée nationale, ont intensifié leurs efforts, mobilisant des ressources humaines et matérielles considérables. Malgré cette escalade de la violence, les rebelles résistent avec acharnement, transformant une partie de la préfecture de l’Ouham en un champ de bataille sanglant.

 

Le mois dernier, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, nous avons assisté à une débâcle des mercenaires du groupe Wagner, qui ont subi de lourdes pertes face aux rebelle de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Pour éviter une répétition de cet épisode tragique, le groupe Wagner a déployé des moyens aériens sur le terrain. Trois hélicoptères de combat du groupe ont été mobilisés pour intensifier les bombardements dans les localités minières de l’Ouham, causant ainsi la mort et de nombreuses blessures parmi la population civile. Les habitants, pris au piège de cette violence, se voient contraints de fuir vers la forêt pour échapper aux dégâts collatéraux.

 

Actuellement, les sites miniers de l’Ouham sont jonchés de corps, tandis que de nombreuses habitations ont été réduites en cendres. La population se retrouve dans un état de chaos et de désespoir, cherchant désespérément un refuge sûr. Parmi les victimes se trouvent des artisans miniers, des vendeurs d’articles divers destinés aux artisans, et de nombreux autres civils innocents dont la vie a été brutalement interrompue.

 

Il est important de rappeler que cette situation n’est malheureusement pas nouvelle pour la population de ces localités minières. L’année précédente, une situation similaire s’était déjà produite, causant la mort d’une vingtaine de civils. Cette récurrence de la violence et des pertes humaines est un cri d’alarme qui devrait alerter la communauté internationale sur la nécessité d’intervenir pour mettre fin à ce cycle destructeur de violence et d’instabilité dans la région de l’Ouham.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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Colonel Firmin Ouaoudobo : L’homme qui incarne la pourriture dans l’armée centrafricaine

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Colonel Firmin Ouaoudobo : L’homme qui incarne la pourriture dans l’armée centrafricaine

 

Un monsieur en costume qui s'appelle WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo
WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo/

 

 

 

Bangui, 26 octobre 2023 (CNC) – Le chaos qui règne en République centrafricaine n’est pas seulement dû aux groupes rebelles, mais aussi à la corruption et à la déliquescence de l’armée nationale. Dans ce contexte, le colonel Firmin Ouaoudobo, qui est censé incarner l’autorité et la discipline au sein de l’armée, se révèle être l’un des pires exemples de ce fléau qui détruit notre nation.

 

Le récent incident à Obo, où le colonel Ouaoudobo a été pris en flagrant délit de vol et de pillage, illustre de manière choquante l’ampleur de la corruption au sein de l’armée centrafricaine. Alors que le pays est en proie à une situation d’insécurité, des actes criminels dignes des parrains mafieux sont perpétrés en toute impunité. Le colonel Ouaoudobo, en tant que chef du détachement de l’armée nationale à Obo, aurait dû être un exemple de rectitude et de dévouement envers son pays. Au lieu de cela, il a choisi de se livrer à des actes criminels qui sapent la confiance de la population envers l’armée.

Un soldats FACA en train de vérifier le moteur d'un véhicule de l'armée nationale à Obo
Un soldats FACA en train de vérifier le moteur d’un véhicule de l’armée nationale à Obo

 

L’un des incidents les plus choquants révèle comment le colonel Ouaoudobo a ordonné le vol du moteur d’un véhicule de l’armée nationale à Obo.

En effet, un camion loué depuis Bangui par le HCR pour transporter des articles d’urgence pour les refugiés dans la Haute-Kotto, est immobilisé à Obo depuis 3 mois en raison de la situation d’insécurité dans la zone. Stationné devant l’hôtel 20  chambres à une cinquantaine de mètres de la Minusca, le camion quittera Obo dans les prochains jours. Le départ de ce véhicule ouvre grandement la porte à toute la mafia au sein de l’armée nationale à Obo.  Certains militaires multiplient des actes de braquage  pour récupérer des biens mal acquis afin de les déposer dans ce camion pour leur ramener à Bangui. Cependant, le colonel Firmin Ouaoudobo, chef du détachement de l’armée nationale à Obo, lui aussi, veut en profiter, mais d’une mauvaise manière. Sur son ordre,  le mécanicien de l’armée nationale à Obo,  a démontée  le moteur de l’un des véhicule de l’armée nationale à Obo et déposé  discrètement dans ce camion, avec un consigne ferme de le ramener à Bangui.

le Camion loué par le HCR et stationné devant l'Autel de Chasse surnommé Vin Chambres, construit en 2009, l'or de la Journée Mondiale de l'Alimentation (JMA). CopyritghtCNC
le Camion loué par le HCR et stationné devant l’Autel de Chasse surnommé Vin Chambres, construit en 2009, l’or de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA). CopyritghtCNC

 

Rappelons que c’est depuis plus d’un mois que Ouaoudobo ordonne le pillage des moteurs des véhicules des soldats américains remis à l’armée nationale à leur départ de la ville d’Obo.  En plus, l’un des véhicule, qui avait un problème des pneus, est réparé par le colonel Firmin Ouaoudobo.  Mais ce dernier envisage aussi de le ramener à Bangui, prétextant qui l’a déjà acheté à l’État.

 

Ce qui est encore plus préoccupant, c’est l’impunité qui entoure ces actes criminels. Le préfet sur place à Obo, le gouvernement à Bangui et même l’État-major de l’armée nationale semblent fermer les yeux sur les agissements du colonel Ouaoudobo. Cela soulève des questions sur la complicité et la corruption qui gangrènent l’ensemble de la chaîne de commandement.

 

Il est grand temps que des mesures sérieuses soient prises pour mettre un terme à cette culture de la corruption au sein de l’armée centrafricaine. Le colonel Ouaoudobo doit être tenu responsable de ses actions et traduit en justice, de même que tous les complices qui ont permis que de tels actes se produisent. Il est inadmissible que les biens de l’armée nationale soient pillés impunément, sapant ainsi la capacité de l’armée à défendre le pays.

 

Le cas du colonel Firmin Ouaoudobo est emblématique de la corruption généralisée qui mine notre pays. Il est grand temps que le gouvernement prenne des mesures pour rétablir la confiance du peuple centrafricain envers son armée et pour mettre fin à l’impunité qui règne au sein de ses rangs. La République centrafricaine mérite mieux que des individus comme le colonel Ouaoudobo qui la trahissent pour leur propre gain personnel.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Faustin Archange Touadéra et la Centrafrique : Une Douloureuse Réalité de la vie

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Faustin Archange Touadéra et la Centrafrique : Une Douloureuse Réalité de la vie

 

Séance de prière des membres du gouvernement avec le premier ministre Félix Moloua
Séance de prière des membres du gouvernement avec le premier ministre Félix Moloua

 

 

 

Bangui, 26 octobre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, une nation autrefois prometteuse, aujourd’hui plongée dans un océan de misère et d’injustice. Le cri de détresse d’un citoyen centrafricain, partagé sur la messagerie WhatsApp, est le reflet poignant des souffrances endurées par le peuple face à un régime qui semble avoir abandonné ses citoyens. Les mots de cet homme expriment l’impuissance et le désespoir qui prévalent dans un pays gouverné par Faustin Archange Touadéra depuis près de 8 ans.

 

Le message de ce compatriote centrafricain est une accusation cinglante contre un régime qui a échoué à tenir ses promesses de progrès et d’amélioration de la vie de ses citoyens. Il implore Dieu, car il est convaincu que personne d’autre ne l’entendra ni ne le comprendra. Il dénonce le manque de visibilité médiatique dont souffre sa voix, contrastant fortement avec le pouvoir en place qui, selon lui, possède les algorithmes de Facebook et le contrôle des médias nationaux à travers le groupe Wagner. Cela soulève des questions légitimes sur la liberté d’expression et l’accès équitable aux médias dans le pays.

 

Il évoque la lutte pour sa survie dans un pays où le salaire minimum (SMIC) est une insulte à la dignité humaine. À 25 000 francs CFA, le SMIC est totalement insuffisant pour couvrir ne serait-ce que le coût de la location d’un logement, sans parler des factures d’eau et d’électricité. Les citoyens se retrouvent coincés dans un cercle vicieux de pauvreté, et leurs impôts sont utilisés pour les maintenir dans cet état précaire.

 

Ce citoyen met également en lumière l’augmentation constante du coût de la vie, des denrées de base aux services essentiels, tandis que les salaires stagnent. Il souligne le manque de perspectives pour l’avenir des jeunes et la nécessité pour beaucoup de s’endetter pour recevoir une éducation de qualité ou des soins médicaux pour leurs  enfants. Pendant ce temps, les élites politiques profitent de privilèges scandaleux et s’enrichissent aux dépens du peuple.

 

Le cri de douleur de cet homme ne s’arrête pas là. Il dénonce la corruption généralisée parmi les dirigeants, y compris ceux censés protéger les citoyens et garantir la justice. Les détournements de fonds destinés à l’armement et l’injustice flagrante sapent la confiance du peuple dans les institutions du pays. Il souligne à juste titre que les mêmes personnes qui devraient combattre la corruption sont elles-mêmes corrompues, créant ainsi un climat d’impunité.

 

Ce citoyen conclut en implorant Dieu de venir en aide à son peuple, de libérer la République centrafricaine de ces dirigeants qui ne semblent pas représenter les intérêts de la population. Il demande un changement, un changement qui tarde à venir malgré les nombreuses années de demandes.

 

En réalité, ce cri de désespoir reflète la dure réalité d’un peuple qui endure des souffrances inimaginables sous un régime qui semble indifférent à son sort. Les Centrafricains méritent un avenir meilleur, une gouvernance honnête et la possibilité de prospérer dans leur propre pays. Il est grand temps que le régime de Bangui, dirigé par le putschiste Faustin Archange Touadera , écoute les appels de son peuple et agisse pour mettre fin à cette spirale de misère et d’injustice.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Étienne Malekoudou du MLPC-CO : une déclaration qui frise la dérision et le désespoir

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Étienne Malekoudou du MLPC-CO : une déclaration qui frise la dérision et le désespoir

 

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Étienne Malekoudou

 

Bangui, 26 octobre 2023 (CNC) –  Étienne Malekoudou, membre fondateur du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain Courant Originel (MLPC-CO), qui s’est emprunté une trajectoire politique obscure en s’associant à des manœuvres sournoises visant à déstabiliser la démocratie et l’Etat de droit en République Centrafricaine, se fait à nouveau parler de lui. Sa récente cinquième déclaration, truffée des fautes d’orthographe et d’accusations gratuites et de contrevérités, semble plus être le résultat d’une crise personnelle que d’une réflexion politique sérieuse.

 

L’homme se présente comme un défenseur de la démocratie, mais ses actions et ses déclarations indiquent tout le contraire. Étienne Malekoudou s’est exprimé il y’a deux jours au nom du MLPC-CO, un mouvement dissident du parti MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain) auquel il appartenait autrefois. Sa déclaration est truffée d’accusations infondées et d’insinuations malveillantes contre son ancien camarade Martin Ziguelé, le Président de son ancien parti. Cette déclaration n’est autre qu’une tentative désespérée pour détourner l’attention des vrais problèmes qui sévissent en Centrafrique.

 

Contacté par la Rédaction, un conseiller politique de ce parti se dit très étonné et surtout très choqué de voir Étienne Malekoudou, ancien Secrétaire général de son parti pourtant, ignorer par méchante l’existence du Règlement intérieur qu’il avait contribué contribuer lui-aussi à son élaboration et validé ensuite par le dernier Congrès de mars 2020 en avançant que :

“C’est de l’idiotie à grande échelle pour Étienne Malekoudou de dire et d’écrire que les mandats des organes dirigeants du actuels, en l’occurrence celui de Martin Ziguélé, ont pris fin en mars 2023 et qu’Il n’y a aucune disposition transitoire adoptée pour prolonger ces mandats en raison du non-amendement et de l’absence d’adoption d’un règlement intérieur prévu à l’ordre du jour du dernier congrès.

Il est donc absurde et complètement regrettable de la part de ce Malekoudou et son camp de prétendre qu’ils agissent au nom du MLPC en se basant sur des articles imaginaires d’une disposition transitoire aussi Imaginaire et de dire que le Règlement intérieur du parti est inexistant.

Alors ils ont la chance actuelle que toutes leurs conneries sont protégées et sont d’ailleurs les œuvres du régime en place. Mais la justice est déjà saisie et elle se pencher sur leur cas un jour. “ Affirme ce conseiller avant de lui rappeler que le Règlement intérieur existe bel et bien et c’est le TITRE III DES ATTRIBUTIONS ET DU FONCTIONNEMENT en son chapitre 8 qui parle ” Du Congrès” et de la fin des mandats des dirigeants de ce parti élu en mars 2020 par le dernier Congrès.

Du Congrès Article 24 : Le congrès est l’organe suprême du Parti. Ses assises ne sont valables que s’il réunit les 2/3 des délégués à voix délibératives. Les différentes fonctions assumées au sein du Conseil Politique National, du Bureau Politique et de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage prennent immédiatement fin après la cérémonie d’ouverture de chaque Congrès Ordinaire”. 

 

Malekoudou Étienne tente de se poser en défenseur de la démocratie en condamnant les actions démocratique de Martin Ziguelé aux côtés de ses paires démocrates centrafricains, mais ses propres actions semblent être motivées par des intérêts personnels et une manipulation politique. En associant son nom à des actes de déstabilisation de la République Centrafricaine, Malekoudou Étienne se range du côté du pouvoir en place, dirigé par Faustin Archange Touadera qui a promulgué une nouvelle constitution controversée pour permettre un troisième mandat présidentiel.

 

Au lieu de servir les intérêts du peuple centrafricain, Malekoudou Étienne semble prêt à récolter des miettes du pouvoir en place en cherchant à écarter Chantal Jean-Edouard Koyambonou, Jackson Mazette, Samuel Stanislas Zoumbeti et Abel Ténguéré afin d’avoir à lui seul, l’aide de Touadera aux fins d’organiser un simulacre de Congrès avec les militants du parti au pouvoir.

 

La déclaration de Malekoudou ne fait que discréditer le pouvoir de Bangui. Ses accusations non fondées et son soutien aux manigances du pouvoir en place ne font que semer la confusion et la désinformation parmi le public centrafricain.

 

Il est clair que Malekoudou Étienne a choisi de trahir ses anciens camarades du MLPC et surtout ceux avec qui il forme le MLPC-CO afin de devenir une marionnette des forces au pouvoir. Sa tentative de déstabilisation et de désinformation ne sert que ses propres intérêts et sa soif de pouvoir. Au lieu de contribuer à la stabilité et à la démocratie en Centrafrique, cet avocat stagiaire Malekoudou Étienne se range du côté de la manipulation politique et de la désinformation. Les citoyens centrafricains méritent mieux que cela, et Malekoudou devrait rendre des comptes pour ses actions destructrices.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Des Élèves Retenus en Otage à Zémio par des hommes armés

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Des Élèves Retenus en Otage par des hommes armés

 

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le député de Zémio, l’honorable Éric Kpiodigui

 

 

 

Bangui, 26 octobre 2023 (CNC) – La localité de Zemio, située dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine, fait actuellement face à une situation alarmante. Au moins huit élèves ont été retenus en otage par un groupe d’hommes armés qui sont soupçonnés d’être affiliés à l’UPC (Union pour la Paix en Centrafrique) mardi dernier. Cette situation a provoqué une grande inquiétude parmi les parents des enfants retenus, ainsi que parmi les députés locaux qui demandent une intervention immédiate du gouvernement pour résoudre cette crise.

 

Selon le député local, Éric Kpiodigui, les ravisseurs ont exigé une rançon de 100 000 francs CFA (environ 183 dollars) pour chaque enfant comme condition pour leur libération individuelle. Cette demande de rançon a ajouté un fardeau financier considérable sur les familles déjà éprouvées par une situation sécuritaire précaire qui sévit depuis sept ans.

 

La tragédie a commencé lorsque des membres présumés de l’UPC, en provenance de Mboki, selon le député Éric Kpiodigui, ont trouvé refuge à Zemio. Ils ont érigé des barrières illégales le long des villages, exerçant une pression insupportable sur la population locale. Les ravisseurs ont ensuite poussé leur audace jusqu’au PK 18 sur l’axe Djemah, où ils ont kidnappé huit élèves, dont quatre garçons et quatre filles.

 

La situation dans cette région du Haut-Mbomou est préoccupante, avec une absence totale de sécurité. Il n’y a pas de présence permanente des FACA, de la gendarmerie ou de la police pour protéger la population. Les députés de Zemio, ainsi que les parents des élèves pris en otage, lancent un appel désespéré au gouvernement central pour qu’il déploie des forces de sécurité dans la région et rétablisse l’ordre.

 

La déclaration du député Kpiodigui met également en lumière le contexte complexe de la Situation en République centrafricaine, où différentes factions armées opèrent dans des régions reculées, souvent pour des motifs politiques et économiques.

Rappelons que des éléments de la coalition Siriri, anciens combattants de l’UPC qui ont refusé de se désarmer et ont rejoint ce mouvement en raison de la défection de leur chef en faveur du camp au pouvoir, sont aussi à Mboki, et peuvent aussi compliquer la situation.

 

La sécurité et la stabilité sont essentielles pour le bien-être des citoyens et le développement d’un pays. La situation à Zemio est une illustration frappante des défis auxquels la République centrafricaine est confrontée. Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour assurer la libération des élèves retenus en otage et pour rétablir la sécurité dans la région. La protection des citoyens, en particulier des plus vulnérables, doit être une priorité absolue pour tout gouvernement.

 

Par Anselme Mbata

 

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La République centrafricaine : Une Chute Lente et Douloureuse

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La République centrafricaine : Une Chute Lente et Douloureuse

 

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Bangui, 25 octobre 2023 (CNC) – Une diplomate africaine, dont les propos ont fuité sur la messagerie sociale WhatsApp,  a récemment fait part de sa profonde inquiétude quant à la situation désastreuse dans laquelle se trouve la République centrafricaine. Ses propos sont accablants, et avec une justification sans équivoque. Le pays, malheureusement, se traîne au rythme d’une tortue blessée, incapable de se relever malgré de nombreux efforts et les souffrances endurées par son peuple.

 

L’une des questions majeures qui frappe en premier lieu est celle de la corruption endémique qui règne en maître en République centrafricaine. Les tentacules de la corruption s’étendent à tous les niveaux, sapant la confiance des citoyens et étrangle l’espoir de voir un avenir meilleur. C’est un fléau qui gangrène l’économie et la société, laissant les Centrafricains pris au piège de la pauvreté et de l’instabilité.

 

Une autre réalité frappante est la saleté qui règne dans la capitale, Bangui. La diplomate rapporte avoir été choquée par l’état déplorable de la ville. Des rues délabrées, des déchets jonchant les trottoirs, un manque d’infrastructures de base – tous ces éléments illustrent l’incapacité des autorités à gérer efficacement les affaires du pays. C’est un triste reflet de la mauvaise gouvernance qui sévit.

 

Pire encore, l’aéroport de Bangui, qui devrait être une vitrine accueillante pour les visiteurs, est devenu un symbole de dysfonctionnement. La diplomate raconte des expériences éprouvantes à son arrivée et à son départ. Des tentatives de racket, un manque d’efficacité et de professionnalisme parmi les autorités de l’aéroport, tout cela souligne une administration incompétente et corrompue.

 

Il est temps pour le monde de reconnaître que les Centrafricains ont raison de dénoncer la mauvaise gestion du régime de Faustin Archange Touadéra. Les promesses de progrès et de prospérité ne sont que des mirages dans ce désert de désespoir. Le peuple centrafricain mérite mieux que cela.

 

La diplomate a souligné qu’elle avait placé beaucoup d’espoir dans le pays lors de sa première visite à Bangui, mais son expérience a été décevante et révélatrice. Le peuple centrafricain est prêt à faire preuve de résilience pour avancer, mais il est grand temps que les dirigeants du pays agissent de manière éthique et responsable pour le bien de tous.

 

L’état actuel de la République centrafricaine est un cri de désespoir qui ne peut être ignoré.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Mazette, l’Ingrat qui sème la discorde au sein de son parti le MLPC

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Mazette, l’ingrat qui sème la Ddscorde au sein de son parti le MLPC

 

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Monsieur Jackson Mazette

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) –  Le parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) présidé par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé a récemment fait face à une situation alarmante provoquée par un individu qui semblait pourtant avoir été un de ses membres éminents, le sieur Jackson Mazette, ancien 2ème Vice-Président du Bureau politique, a suscité une réaction indignée au sein du MLPC avec ses déclarations publiques inacceptables, obligeant l’organe d’arbitrage du parti à lui rappeler à l’ordre et le bureau politique à l’exclure du parti.

 

Une attaque scandaleuse

 

Dans un communiqué de presse émis par la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA) du MLPC, elle met en évidence la déviance manifeste de Mazette. Le 11 octobre 2023, Mazette a choqué le parti et le public en général en s’attaquant au Président de son parti, monsieur  Martin Ziguelé et à d’autres dirigeants de l’opposition démocratique qui s’étaient réunis à Paris pour discuter de la sauvegarde de la démocratie en République Centrafricaine. Ces attaques, clairement motivées par la haine et la malveillance, visent à semer la discorde au sein du parti.

 

L’égoïsme de Mazette

 

Jackson Mazette, en se présentant comme un membre fondateur du MLPC, a tenté de se hisser au-dessus des textes statutaires et du règlement intérieur du parti. Or, les statuts du MLPC, ni son Règlement intérieur ne confèrent ni pouvoir, ni droit exorbitant à un membre fondateur et donc à lui Jackson Mazette qui réclame la fondation du MLPC.

M. Jackson Mazette était élu 2ème vice-président au Bureau politique à l’issu du 4ème Congrès ordinaire de mars 2023. En conséquence, si le mandat du Président ZIGUELE et celui des autres membres du Bureau politique étaient expirés, lui-même MAZETTE se trouverait alors dans la même situation que n’importe quel membre élu par ce congrès…” Peut-on le lire dans le communiqué de presse de la CCA et de poursuivre : ” M. Jackson Mazette ne saurait ignorer l’article 24 du Règlement Intérieur du MLPC qui dispose que les mandats des élus finissent à la mise en œuvre du bureau de prochain congrès”.

Il est impératif de souligner que le titre de membre fondateur n’implique en aucune façon un droit de veto ni une légitimité permettant à un individu de s’opposer aux décisions du parti.

 

Une dissidence sournoise

 

C’est désormais clair que Mazette a été à l’origine de la dissidence au sein du parti, bien qu’auparavant, plusieurs observateurs de la scène politique centrafricaine aient cru que d’autres membres en étaient responsables. Son rôle en coulisses, en tant que manipulateur et fauteur de trouble, est enfin révélé au grand jour.

 

Le diviseur en chef

 

Mazette est connu pour être le plus grand diviseur au sein du MLPC, ce qui a entraîné le retrait ou la démission de nombreux cadres du parti. Ses manœuvres sournoises visant à extorquer des fonds au régime ne font que démontrer sa cupidité et son absence totale de loyauté envers le parti et ses idéaux.

 

Des accusations gratuites

 

Pour avoir enfin une cote auprès du putschiste Touadera, Jackson Mazette a porté des accusations graves et non fondées à l’encontre du Président élu de son parti Martin Ziguélé, affirmant qu’il aurait signé un accord avec des groupes armés. Pourquoi Mazette attend-il si longtemps pour soulever de telles accusations, sans apporter aucune preuve solide ? Lui rappelle à juste titre, le président de la Commission du Contrôle et d’Arbitrage. Ces allégations apparaissent non seulement infondées, mais également malveillantes.

 

Un homme sans principes

 

La démarche de Jackson Mazette, qui semble friser la mendicité auprès du régime, laisse entrevoir une image d’un homme dépourvu de conscience, mesquin, et machiavélique. Ses actions ne visent qu’à semer la discorde et à nuire à l’intégrité du MLPC.

 

Appel à la sérénité

 

La Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA) appelle les membres, militantes et militants du MLPC à rester sereins et confiants envers leurs dirigeants élus lors du 4e Congrès. La meilleure façon de lutter pour la libération du peuple centrafricain est de s’unir et de faire preuve de solidarité en ces temps difficiles.

 

En fin de compte, Jackson Mazette se révèle être un traître et un trouble-fête, prêt à sacrifier les intérêts du MLPC pour ses propres objectifs mesquins. Il est temps de révéler sa véritable nature et de le condamner pour sa conduite nuisible au sein du parti. Le MLPC doit avancer dans l’unité et la cohésion, en laissant derrière lui les individus malintentionnés comme Jackson Mazette.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Inauguration du Centre d’éducation en russe à l’université de Bangui

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Inauguration du Centre d’éducation en russe à l’université de Bangui

 

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Bangui, 25 octobre 2023 (CNC) – Les habitants de la République centrafricaine ont désormais l’opportunité d’explorer une nouvelle dimension de l’apprentissage grâce à l’inauguration récente du Centre d’éducation ouverte en russe et d’enseignement du russe à l’Université de Bangui. Ce projet, mené en collaboration entre l’Université russe de l’amitié des peuples Patrice Lumumba, l’Université pédagogique d’État de Lipetsk Piotr Semionov-Tian-Chanski, et avec le soutien du Ministère russe de l’Éducation, ouvre de perspectives pour tous les amoureux de la langue russe.

 

Le 19 octobre 2023 marquera à jamais un moment charnière pour l’éducation en République centrafricaine. Anastasia, conservatrice des projets de développement éducatif de la langue russe, a partagé cette nouvelle enthousiasmante avec le monde, annonçant l’ouverture du Centre d’éducation en russe à l’Université de Bangui. L’événement symbolise une passerelle culturelle et éducative entre la République centrafricaine et la Russie.

 

Ce centre est le fruit d’une collaboration internationale solide entre des institutions d’enseignement renommées. L’Université russe de l’amitié des peuples Patrice Lumumba, qui a une longue tradition d’échanges éducatifs et culturels, ainsi que l’Université pédagogique d’État de Lipetsk Piotr Semionov-Tian-Chanski, ont uni leurs forces pour rendre ce projet possible. Le soutien du Ministère russe de l’Éducation démontre l’engagement continu de la Russie envers le renforcement des relations internationales par le biais de l’éducation.

 

Ce centre d’éducation en russe propose des cours adaptés à différents niveaux de compétence. Que vous soyez débutant ou que vous souhaitiez perfectionner vos compétences existantes, le Centre a quelque chose à vous offrir. Il incarne l’ouverture d’une porte vers la richesse culturelle, linguistique et littéraire de la Russie, ouvrant la voie à une compréhension plus profonde de cette grande nation.

 

Le programme d’activités du Centre d’éducation en russe ne se limite pas à des cours formels. Il inclut également des ciné-clubs, des ethno-quêtes, des ateliers créatifs et des conférences ouvertes. Ces activités offrent aux apprenants l’occasion de s’immerger davantage dans la culture russe, d’explorer sa riche histoire et de dialoguer avec d’autres passionnés de la langue russe. De plus, ces événements sont ouverts non seulement aux étudiants souhaitant étudier la langue russe, mais aussi aux enseignants de russe comme langue étrangère, créant ainsi une communauté dynamique d’éducateurs et d’apprenants.

 

L’ouverture du Centre d’éducation en russe à l’Université de Bangui est une étape significative dans le renforcement des liens culturels et éducatifs entre la République centrafricaine et la Russie. Elle offre aux résidents locaux une opportunité d’explorer une langue et une culture fascinantes. Il s’agit également d’une démonstration du pouvoir de l’éducation pour rapprocher les peuples et favoriser une compréhension mutuelle plus profonde. Le Centre d’éducation en russe à Bangui est bien plus qu’une institution éducative, c’est un pont entre deux mondes, une passerelle vers la connaissance et la diversité culturelle.

 

Par Alain Nxzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Birao au cœur de l’incertitude des groupes armés

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Birao au cœur de l’incertitude des groupes armés

 

Centrafrique.org/Centrafrique-naissance-dun-nouveau-groupe-politico-militaire-le-mdrpc-du-general-arda-hakouma/general-arda-hakouma/” rel=”attachment wp-att-62821″ data-wpel-link=”internal”>Le général ARDA HAKOUMA, chef militaire du MDRPC
Le général ARDA HAKOUMA, chef militaire du MDRPC

 

 

 

 

Bangui, 25 octobre 2023 (CNC) – La ville de Birao, située à l’extrême nord-est de la République centrafricaine (RCA), est actuellement le théâtre d’une inquiétante montée en puissance de groupes armés. Alors que les autorités locales avaient initialement minimisé les rumeurs sur la présence de combattants aux abords de la ville, de nouvelles informations confirment que la menace est bien réelle. La situation est d’autant plus préoccupante qu’un tout nouveau groupe armé, composé de locaux, semble prendre de l’ampleur, avec des répercussions potentielles sur la stabilité de la région.

 

Depuis la semaine dernière, les habitants de Birao ont vécu dans la peur en raison de rumeurs sur la présence de groupes armés aux environs de leur ville. Face à cette anxiété grandissante, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) et le Préfet de la Vakaga avaient initialement tenté de rassurer la population en démentant ces allégations. Cependant, il s’avère que ces inquiétudes sont fondées.

 

Outre les combattants des coalitions rebelles “Patriotes pour le Changement” (CPC) et “Mouvement pour l’émergence de Centrafrique  ” (Meca), un tout nouveau groupe armé émerge à Birao. Ce groupe est constitué de locaux, notamment le général ARDA HAKOUMA et ses complices, qui continuent de recruter des combattants dans les zones frontalières du Soudan et d’Amdafock. Les informations disponibles laissent entendre que ce groupe pourrait être financé depuis Bangui, la capitale centrafricaine, bien que l’identité du financier reste inconnue.

 

La question qui se pose est de savoir si ce nouveau groupe est lié au “Mouvement Démocratique pour le Rassemblement du Peuple Centrafricain” (MDRPC), créé en début d’année par le général ARDA HAKOUMA. Bien que des éléments suggèrent une possible connexion, la situation est complexe, et il est difficile de discerner clairement les différentes factions armées actives dans la préfecture de la Vakaga.

 

Pendant que la situation à Birao s’aggrave, le gouvernement de Faustin Archange Touadera , basé à Bangui, semble être plus préoccupé par la préservation de son pouvoir que par la sécurité et le bien-être de la population centrafricaine. Cette situation met en lumière les défis auxquels est confrontée la RCA, où de multiples groupes armés opèrent en marge de l’autorité de l’État, mettant en péril la stabilité et la paix dans le pays.

 

Par Moïse Banafio

 

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Les promesses vides du ministre de l’Énergie Bertrand Arthur Piri

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Les promesses vides du ministre de l’Énergie Bertrand Arthur Piri

 

Centrafrique.org/augmentation-du-cout-de-lessence-un-prix-a-la-pompe-qui-fait-mal-a-la-poche-des-centrafricains-mais-soulage-le-president-touadera/le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-arthur-bertrand-piri-ngaba/” rel=”attachment wp-att-61983″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-Arthur-Bertrand-Piri-ngaba-450×300.jpg” alt=”Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri ngaba” width=”450″ height=”300″ />
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR

 

 

Bangui, 25 octobre 2023 (CNC) – Le gouvernement centrafricain, sous la direction du ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri, a récemment annoncé son engagement à promouvoir les énergies renouvelables et à former de jeunes cadres pour développer le secteur de l’énergie propre. Cette annonce a été faite lors de la célébration en différé de la Journée Mondiale de l’Énergie le 22 octobre. Cependant, il est impératif de critiquer ce discours, car il est entaché de promesses vides et de lacunes évidentes.

 

L’une des premières revendications du ministre Piri est que le gouvernement centrafricain s’engage à former davantage de jeunes en matière d’énergies renouvelables. Cela semble être une initiative louable, mais les détails laissent beaucoup à désirer. Le ministre parle de l’importance de former des jeunes cadres maîtrisant la nouvelle technologie, mais il ne fournit aucune information concrète sur la manière dont cela sera réalisé. Les élèves du lycée technique de Bangui sont ciblés pour cette formation, mais les responsables de l’établissement signalent des lacunes majeures en termes de ressources et de matériels nécessaires à cette formation.

 

En effet, le chef des travaux du lycée technique mentionne le manque de matériels essentiels, tels que des panneaux solaires, des kits d’énergie solaire, des contrôleurs, des convertisseurs, des câbles, et bien d’autres. Il est inquiétant de constater que le gouvernement promet de former des jeunes cadres, mais néglige de leur fournir les outils nécessaires pour acquérir des compétences pratiques. Cette lacune dans l’infrastructure éducative doit être abordée avant de faire des promesses en l’air.

 

Le ministre Piri parle également de l’extension de l’électricité en milieu rural, notamment en installant des énergies solaires et des petites centrales hydroélectriques dans plusieurs régions du pays. C’est une ambition louable, mais il est important de rappeler que les promesses sans ressources adéquates ne se matérialisent pas. Sans un engagement concret envers la mise en œuvre de ces projets, ces annonces ne sont que des mots creux destinés à apaiser la population.

 

Un autre point de préoccupation est la dépendance aux spécialistes étrangers dans le secteur de l’énergie. Les responsables du lycée technique regrettent que 80% du personnel des centrales solaires de Danzi et de Sakai soient des étrangers, en raison du manque de compétences locales. Cela souligne la nécessité d’investir davantage dans le capital humain local pour garantir la durabilité de ces projets d’énergie propre.

 

Les promesses faites par le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, sont en grande partie vides de sens en l’absence de mesures concrètes pour les soutenir. La formation des jeunes en énergies renouvelables est cruciale, mais sans les ressources nécessaires, elle demeure un rêve lointain. De plus, l’extension de l’électricité en milieu rural exige un engagement financier sérieux. Les Centrafricains méritent des actions concrètes, pas seulement des paroles en l’air.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Victoire partielle pour les victimes de Koundili et Lemouna : la Cour pénale spéciale rend une décision historique

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Victoire partielle pour les victimes de Koundili et Lemouna : la Cour pénale spéciale rend une décision historique

 

Centrafrique.org/la-chambre-dappel-de-la-cour-penale-speciale-cps-sest-reunie-pour-laffaire-des-attaques-de-koundili-et-lemouna/juges-chambre-dappel-cps/” rel=”attachment wp-att-65598″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/juges-chambre-dappel-CPS-450×253.jpg” alt=”Les juges de la COUR PÉNALE SPÉCIALE de la La Chambre d’appel de la CPS 🇨🇫 composée du juge Barthélémy YAMBA (au centre)🇨🇫, Président et ses co- juges Olivier Beauvallet 🇫🇷 et Volker Nerlich 🇩🇪 , tient son audience publique dans l’affaire des attaques de Koundili et Lemouna du 30.05 au 1.06.2023″ width=”450″ height=”253″ />
Les juges de la COUR PÉNALE SPÉCIALE de la La Chambre d’appel de la CPS 🇨🇫 composée du juge Barthélémy YAMBA (au centre)🇨🇫, Président et ses co- juges Olivier Beauvallet 🇫🇷 et Volker Nerlich 🇩🇪 , tient son audience publique dans l’affaire des attaques de Koundili et Lemouna du 30.05 au 1.06.2023

 

 

 

Bangui, 25 octobre 2023 (CNC) – La Cour pénale spéciale a récemment pris une décision cruciale en faveur des victimes de Koundili et Lemouna, marquant un tournant significatif dans la quête de justice pour les personnes affectées par ces tragiques événements. La Chambre d’appel de la Cour pénale spéciale a accepté partiellement la demande des parties civiles, apportant des lueurs d’espoir aux victimes longtemps négligées.

 

L’une des avancées les plus notables de cette décision est l’annulation de certaines décisions rendues précédemment par la Chambre d’assises en défaveur des victimes. Cela signifie que certaines victimes qui n’avaient pas été prises en compte dans le premier jugement sont désormais réhabilitées et peuvent avoir accès à des réparations.

 

  1. André Olivier Manguereka, l’un des avocats représentant les victimes, a exprimé sa satisfaction envers cette décision, même si elle n’a pas totalement répondu à leurs attentes. Il a déclaré : “L’arrêt de la Chambre d’appel qui nous est favorable partiellement, ce qui m’a satisfait, c’est que la Chambre d’appel a déclaré recevoir la position des parties civiles qui peut se faire à tout stade de la procédure devant la Cour pénale spéciale.”

 

Ce point est crucial, car il crée une jurisprudence importante. Désormais, devant la Cour pénale spéciale, les victimes et les parties civiles peuvent déposer des plaintes à n’importe quelle étape de la procédure. Cette décision renforce les droits des victimes et leur accorde une plus grande participation dans le processus judiciaire.

 

La Chambre d’appel a également demandé aux parties civiles de clarifier leurs demandes, reconnaissant qu’il y avait des imprécisions dans celles-ci. Cela marque un pas en avant vers une justice plus équitable, car des demandes claires favorisent une réparation adéquate pour les victimes. M. Manguereka a souligné que lui et son équipe travailleront en étroite collaboration avec le service des victimes et la défense pour présenter des demandes précises, afin de garantir que les victimes obtiennent la réparation qu’elles méritent.

 

Une autre avancée significative réside dans le nombre accru de victimes prises en compte dans cette décision de la Chambre d’appel par rapport à la décision précédente de la Chambre d’assises. Alors que certaines victimes avaient droit à une réparation financière de 400 000 à 1 million de francs CFA dans la première décision, cette nouvelle décision inclut un plus grand nombre de victimes, offrant ainsi une réparation potentielle à un groupe plus vaste de personnes touchées.

 

En marge de cette décision, la Chambre d’appel a rejeté l’appel de la défense de Azor Kalité sur les exceptions qu’elle avait soulevées. Cette décision clarifie davantage le chemin vers un procès, apportant une lueur d’espoir pour une conclusion équitable de cette affaire.

 

Dans l’ensemble, cette décision de la Cour pénale spéciale représente un pas important vers la justice pour les victimes de Koundili et Lemouna. Elle établit des précédents juridiques importants en matière de droits des victimes et de leur participation dans le processus judiciaire. Alors que la quête de justice continue, cette décision marque un progrès significatif dans la reconnaissance et la réparation des souffrances endurées par les victimes de ces événements tragiques.

 

Par Anselme Mbata

 

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Hygiène en Prison : La MINUSCA Apporte des Solutions à la Maison Centrale de Ngaragba

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Hygiène en Prison : La Minusca Apporte des Solutions à la Maison Centrale de Ngaragba

 

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Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Le 13 octobre 2023, l’Unité des affaires pénitentiaires de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a mené une initiative importante visant à sensibiliser les détenus de la Maison Centrale de Ngaragba, située dans le septième arrondissement de Bangui, sur l’importance de l’hygiène des mains et des toilettes. Cette action a été entreprise en l’honneur de la Journée mondiale de l’hygiène des mains, célébrée le 5 mai de chaque année. Plus de 50 détenus ont participé à cette séance de sensibilisation.

 

L’objectif de cette activité était de conscientiser les détenus sur les conséquences néfastes d’une mauvaise hygiène dans un environnement carcéral, en particulier dans une prison telle que la Maison Centrale de Ngaragba, qui est notoirement surpeuplée. La surpopulation carcérale peut rendre la vie des détenus encore plus difficile en favorisant la propagation de maladies. Les conditions sanitaires insuffisantes dans les prisons sont un problème grave, et c’est pourquoi cette initiative a revêtu une importance cruciale.

 

Lors de la séance de sensibilisation, il a été souligné que l’hygiène des mains est l’une des méthodes les plus efficaces pour prévenir et réduire la propagation des bactéries et des virus. Les détenus ont été informés sur les bonnes pratiques d’hygiène des mains, telles que le lavage régulier des mains avec du savon, l’utilisation de désinfectants pour les mains, et l’entretien des ongles. De plus, l’hygiène des toilettes a également été abordée, car elle est essentielle pour maintenir un environnement propre et sain.

 

Un lot de matériel de nettoyage et d’équipements de protection et d’hygiène, comprenant des gants, des pelles et une brouette, a été gracieusement fourni par l’Unité des affaires pénitentiaires de la MINUSCA. Cette contribution a été vivement saluée par l’administration pénitentiaire de Ngaragba, qui a souligné son importance pour le bien-être des détenus et la prévention des maladies. Cette aide permettra aux détenus d’entretenir leurs cellules et de contribuer à la réduction de la propagation des infections au sein de l’établissement pénitentiaire, ce qui, à terme, pourrait également réduire le nombre de décès liés à des problèmes de santé.

 

Les déclarations recueillies lors de la séance montrent que cette initiative est très bien accueillie par les détenus. L’un d’entre eux a déclaré : « Cette activité est la bienvenue, elle permettra donc de sauver une situation qui est déjà difficile en raison de la surpopulation carcérale. Les détenus vont ainsi pouvoir nettoyer leurs cellules, ce qui contribuera à réduire les maladies au sein de ces établissements pénitentiaires et à prévenir des décès ».

 

Il est essentiel de reconnaître le rôle important que jouent les prisons dans la société, et garantir des conditions de vie dignes aux détenus est un devoir. Les actions de sensibilisation et les initiatives visant à améliorer l’hygiène dans les prisons contribuent à la protection de la santé des détenus, à la réduction des risques d’épidémies, et à l’amélioration globale des conditions de vie dans ces établissements.

 

La MINUSCA, dans le cadre de son appui au système pénitentiaire en République centrafricaine, a également organisé d’autres activités de sensibilisation à la maison d’arrêt pour femmes de Bimbo et à la maison d’arrêt du Camp de Roux, montrant ainsi son engagement envers l’amélioration des conditions de détention et la promotion de l’hygiène dans le système carcéral du pays.

 

En résumé, l’initiative de sensibilisation menée par l’Unité des affaires pénitentiaires de la MINUSCA à la Maison Centrale de Ngaragba souligne l’importance de l’hygiène dans les prisons, en particulier dans des contextes de surpopulation carcérale. En contribuant à l’amélioration de l’hygiène des mains et des toilettes, cette action vise à améliorer la santé des détenus et à réduire la propagation des maladies, renforçant ainsi le respect des droits fondamentaux de tous les individus, même en détention.

 

Par Anselme Mbata

 

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Journée Mondiale de Lutte contre la Poliomyélite : Un Vaccin, un Avenir Plus Sain pour les Enfants

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Journée Mondiale de Lutte contre la Poliomyélite : Un Vaccin, un Avenir Plus Sain pour les Enfants

 

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Bangui, 25 octobre 2023 (CNC) – Ce mardi 24 octobre, le monde célèbre la Journée Mondiale de Lutte contre la Poliomyélite, sous le thème “Un avenir plus sain pour les mères et les enfants”. Cette journée met en lumière une maladie dévastatrice qui touche principalement les enfants de moins de 5 ans et dont les conséquences peuvent être tragiques.

 

La poliomyélite, également connue sous le nom de polio, est une maladie virale qui, bien que non curable, est entièrement prévenue grâce à la vaccination. Elle se caractérise par des symptômes allant de la fièvre et des douleurs musculaires à la paralysie irréversible, principalement des membres inférieurs. Pourtant, malgré l’existence d’un vaccin efficace depuis les années 60, il est regrettable que des cas de poliomyélite continuent d’être enregistrés, affectant la vie d’innombrables enfants.

 

Deux témoignages poignants, ceux d’Ulrich et Djibril, illustrent le drame vécu par de nombreuses familles :

 

Ulrich, victime de la poliomyélite depuis l’âge de 6 ans, raconte son histoire : “Je ne suis pas né avec ce handicap, mais je suis resté paralysé depuis l’âge de 6 ans parce qu’on ne m’a même pas vacciné contre la poliomyélite. Après, ma famille m’a emmené chez un guérisseur traditionnel, mais ses efforts sont restés vains, et je suis resté paralysé.”

 

Djibril partage un récit similaire : “Lorsque j’étais encore un enfant, mes parents n’ont pas pu m’amener dans certains centres hospitaliers pour que je puisse prendre les médicaments liés à la poliomyélite. C’est pourquoi je suis aujourd’hui comme vous me voyez.”

 

Le Dr. Valentin Nibanga, chef de service de promotion de la santé au ministère de la santé de la population, apporte des éclaircissements sur la nature de la maladie : “La poliomyélite est une maladie due à un virus très dangereux. Lorsqu’il infecte quelqu’un, en particulier les enfants, il peut entraîner la paralysie des membres. Les conséquences sont irréversibles, ce qui signifie que lorsqu’elles surviennent, il n’y a aucun moyen de les arrêter. L’enfant devient rapidement paralysé.”

 

La vaccination est le moyen le plus efficace de prévenir la poliomyélite. Cependant, la réticence de certains parents à faire vacciner leurs enfants continue d’être un obstacle majeur dans la lutte contre cette maladie dévastatrice. Il est essentiel que les communautés du monde entier comprennent les avantages de la vaccination et les risques associés à l’absence de protection contre la polio.

 

Cette journée revêt également une signification particulière, car elle coïncide avec la Journée internationale des Nations unies. Cette célébration offre l’occasion de rappeler les idéaux énoncés dans la Charte des Nations Unies, proclamée en 1947 par l’Assemblée générale des Nations Unies. L’objectif est de sensibiliser le monde entier aux missions et aux réalisations de l’ONU, et de rappeler l’importance de la solidarité internationale pour atteindre un avenir plus sain, plus équitable et plus prospère pour tous.

 

En réalité, la Journée Mondiale de Lutte contre la Poliomyélite est une opportunité de sensibiliser le public à la nécessité de la vaccination pour éradiquer cette maladie dévastatrice. Le témoignage d’Ulrich et Djibril rappelle l’importance vitale de la vaccination dans la protection des enfants contre la polio. Ensemble, en continuant de promouvoir la vaccination et en soutenant les efforts de l’ONU, nous pouvons œuvrer pour un avenir plus sain pour les générations futures.

 

Par Anselme Mbata

 

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L’augmentation du prix du carburant à Ndélé : Un fardeau pour les habitants de Bamingui-Bangoran

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L’augmentation du prix du carburant à Ndélé : Un fardeau pour les habitants de Bamingui-Bangoran

 

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Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.

 

 

 

Bangui, 25 octobre 2023 (CNC) – À Ndélé, dans la région de Bamingui-Bangoran, en République centrafricaine, une récente augmentation du prix du carburant a eu un impact significatif sur le transport en commun. Cette situation a suscité de vives préoccupations parmi les revendeurs, les conducteurs de moto-taxi, et les usagers de la ville. Actuellement, le coût d’un litre d’essence s’élève à 2000 francs CFA, une hausse qui pèse lourdement sur les habitants de cette région.

 

Plusieurs acteurs de la chaîne d’approvisionnement en carburant, y compris les importateurs, ont fait part de leurs difficultés. L’insécurité régnant au Soudan, voisin de la République centrafricaine , complique l’approvisionnement en carburant. Désormais, les importateurs sont contraints de se tourner vers le Tchad pour s’approvisionner en essence. Cependant, ils font face à de multiples tracasseries aux barrières situées sur la route entre la localité de Miamani, à 120 kilomètres de Ndélé, et le Tchad. L’un des importateurs, souhaitant préserver son anonymat, explique : « À cause de la crise sécuritaire au Soudan, c’est seulement aux Tchad qu’on achète de l’essence. Avant, le fût coûtait 180 000 francs, mais à présent, c’est à 330 000 francs. En plus, il y a huit barrières sur l’axe que nous empruntons. En allant au Tchad, on paye 2000 francs pour chaque barrière et au retour, on paye 5000 francs pour chaque barrière. C’est ça qui explique l’augmentation du prix de l’essence sur le marché. »

 

Cette situation affecte directement les conducteurs de moto-taxi de Ndélé, qui ont été contraints de doubler leurs tarifs de transport. Mahamat Salé, un conducteur de moto-taxi, explique : « À l’époque, lorsqu’on achetait un litre d’essence à 1500, on pouvait transporter un client à 250 pour le trajet entre le marché central et le quartier Haoussa. Actuellement, pour la même distance, le client paye 500 francs. Et s’il veut se rendre à l’aérodrome, il paye 1000 francs. Il y a toujours des mésententes entre nous et nos clients par rapport à ce tarif que nous fixons. »

 

Les habitants de Ndélé ressentent également les effets de cette hausse des tarifs de transport. Esther Mavongo, une résidente de la ville, témoigne : « Auparavant le prix du transport pour un taxi-moto c’était 250 francs, mais maintenant c’est 500 francs. Par exemple, si tu as 2000 francs pour la ration alimentaire et que tu dépenses déjà 1000 francs pour le transport aller-retour, qu’est-ce que tu peux faire avec les 1000 francs qui restent ? Les 1000 francs, c’est pas ça. »

 

Les conséquences de cette augmentation du prix du carburant ne se limitent pas à Ndélé. De nombreux transporteurs effectuant la navette entre Ndélé et d’autres localités voisines ont également été touchés. La population de la région appelle à la fin des hostilités au Soudan, qui est un lieu d’approvisionnement en carburant essentiel pour de nombreux commerçants de la région.

 

Ceci dit, l’augmentation du prix du carburant à Ndélé a des répercussions significatives sur la vie quotidienne des habitants de la région, en particulier sur les coûts de transport. Cette situation souligne l’importance de la stabilité dans les pays voisins pour assurer un approvisionnement en carburant abordable et prévenir les hausses de prix qui pèsent sur les ménages et les petites entreprises. Les habitants de Ndélé espèrent que la situation s’améliorera à l’avenir pour soulager cette pression financière qui pèse sur eux.

 

Par Moïse Banafio

 

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Records du monde des footballeurs espagnols

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Bangui, République centrafricaine – Les footballeurs espagnols ont connu de nombreuses réussites en club et en équipe nationale, mais il y a également eu des records individuels remarquables. Les utilisateurs peuvent placer un pari sportif RDC sur 1xBet sur n’importe quelle rencontre à laquelle les clubs où ces Espagnols ont joué participent.

 

Parmi les records des footballeurs espagnols sont :

  • le plus grand nombre de sélections internationales : Iker Casillas, l’ancien gardien de but de l’équipe nationale d’Espagne, a représenté son pays à plus de 160 reprises ;
  • le plus grand nombre de titres de la Ligue des champions remportés : Francisco “Paco” Gento est détenteur de ce record avec 6 titres remportés avec le Real Madrid dans les années 1950 et 1960 ;
  • le meilleur buteur de la Coupe du Monde de la FIFA : David Villa est détenteur de ce titre de l’histoire de l’équipe nationale espagnole en Coupe du Monde avec 9 buts marqués en 2010.

 

En RDC sur 1xBet on peut placer un pari sportif sur les événements de foot auxquels les clubs où ces footballeurs ont joué participent.

 

 

Que faut-il savoir à propos du parcours de Francisco Gento ?

La carrière de Francisco Gento a été marquée par son succès avec le Real Madrid et sa contribution à la gloire du club de football. Les utilisateurs peuvent jouer au casino ligne sur 1xbet.cd/fr/casino et parier simultanément sur les rencontres de foot auxquelles le club en question prend part.

 

Gento a rejoint le Real Madrid en 1953 en provenance de la Real Sociedad. Il est rapidement devenu l’un des joueurs clés de l’équipe. Au Real Madrid, il a remporté un nombre impressionnant de titres, dont 12 titres de champion d’Espagne et 6 Coupes d’Europe consécutives de 1956 à 1960 et en 1966. Actuellement, sur 1xBet on peut jouer aux jeux de casino ligne et parier simultanément sur les matchs auxquels l’équipe indiquée participe. Cette période a été surnommée la “Cinquième Grande du Real Madrid” en raison de ces succès européens.

Iker Casillas et David Villa : où ont-ils joué ?

L’Espagnol Iker Casillas a commencé à jouer pour le Real Madrid en 1999. Sur 1xbet.cd/fr/line/football – un pari football peut être placé sans problème sur toute rencontre à laquelle ce club participe. Il a passé ici seize ans en y occupant le poste de gardien de but jusqu’en 2015.

 

Quant à David Villa, il faut noter qu’il a joué pour de nombreux clubs, comme le Sporting Dijon (de 2001 à 2003), Valencia (de 2005 à 2010) et Barcelone (de 2010 a 2013). Les utilisateurs ont la possibilité d’effectuer un pari sur les matchs de football auxquels ces clubs participent en utilisant 1xBet en ligne.

 

Mboki : une ville au bord de la famine

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Mboki : une ville au bord de la famine

 

 

 

Le marché central de M'Boki à midi. CopyrightCNC
Le marché central de M’Boki à midi. CopyrightCNC

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Dans la petite ville de Mboki, située dans la sous-préfecture du Haut-Mbomou en République centrafricaine, une crise humanitaire imminente se profile à l’horizon. Cette localité autrefois paisible est aujourd’hui en proie à une série de problèmes dévastateurs qui menacent la survie de ses habitants.

 

La principale cause de cette tragédie qui se prépare est l’absence quasi totale de récoltes cette année. Les groupes armés qui sévissent dans la région ont semé le chaos, rendant la culture impossible pour de nombreuses familles. Cette situation est aggravée par une inflation galopante sur l’unique marché local. Les prix des denrées alimentaires de base ont atteint des niveaux astronomiques, rendant l’accès à une alimentation adéquate un véritable défi pour la population locale.

 

A cela s’ajoutent les états des routes menant à la ville qui sont également dans un état de délabrement très très avancé, ce qui entrave la livraison de l’aide humanitaire et l’approvisionnement en denrées essentielles.

 

Deux clientes dans le marché central de M'Boki. CopyrightaCNC
Deux clientes dans le marché central de M’Boki. CopyrightaCNC. CopyrightCNC

 

À quelques 60 kilomètres à l’ouest de Mboki se trouve une ville, Obo. Elle aussi touchée par la crise pour ne pas dire, la mère génitrice de cette crise. Les étals du marché de Mboki sont désespérément vides, avec une pénurie alarmante de produits de base, y compris des fruits et des légumes. L’insécurité persistante dans la région complique davantage les approvisionnements et entraîne des vols et des pillages. Les prix des produits disponibles ont grimpé en flèche, reléguant l’accès à ces articles de première nécessité aux plus fortunés.

 

Selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM), 60 % de la population centrafricaine souffre de la faim. Ce chiffre est d’autant plus alarmant dans la préfecture de Haut-Mbomou, dont Obo est le chef-lieu, où il atteint 80 %. Cela signifie que près de deux personnes sur trois sont en situation de famine complète. La crise alimentaire s’aggrave à mesure que les denrées deviennent rares et hors de prix.

 

Un commerçant boutiquier du marché central de M'Boki où l'on voit les boîtes de sardines et des sacs du sel. CopyrightCNC
Un commerçant boutiquier du marché central de M’Boki où l’on voit les boîtes de sardines et des sacs du sel. CopyrightCNC

 

Sur le marché central de Mboki, les prix sont prohibitifs. Un sac de farine se vend à 95 100 mille francs CFA, un sac de sucre à 87 500 à 90 000 francs CFA, et un sac de riz de 50 kilos à 55 000 francs CFA. Les produits de base, tels que la sardine en conserve et le savon, sont également devenus inabordables pour de nombreuses familles.

 

Le manioc, aliment de base en République centrafricaine, connaît une flambée des prix encore plus alarmante. Un sceau de 10 litres se vend actuellement entre 2 500 et 3 000 francs CFA, rendant son accès difficile pour de nombreuses familles. Les oignons sont vendus à 6 000 francs CFA le kilo, tandis que l’ail atteint 8 000 francs CFA. Malheureusement, ces produits sont souvent importés du Soudan, mais les frontières étant fermées en raison de la guerre civile dans ce pays, les approvisionnements sont rares.

 

L'unique forage de la ville de M'Boki
L’unique forage de la ville de MBoki. CopyrightCNC

 

La situation est encore compliquée par le manque cruel d’eau potable à Mboki. Les 12 forages de la ville sont en panne, laissant une seule source pour subvenir aux besoins de toute la population. Pendant la saison des pluies, les habitants s’approvisionnent en utilisant l’eau de pluie, mais que se passera-t-il pendant la saison sèche qui approche rapidement, lorsque les réserves forestières seront épuisées ?

 

Face à ces défis monumentaux, la population de Mboki est désespérée, et la ville est au bord de la catastrophe naturelle. Si des mesures immédiates ne sont pas prises par les ONG humanitaires et le gouvernement du putschiste Touadera, la ville de Mboki plongera bientôt dans une crise humanitaire majeure. Les habitants sont confrontés à des difficultés insurmontables, et leur survie dépend largement de l’aide extérieure. Il est temps d’agir pour prévenir une tragédie humanitaire à Mboki et apporter un soulagement bien nécessaire à cette communauté vulnérable.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Centrafrique : Abakar Sabome, l’inattendu allié de Baba Laddé

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Abakar Sabome, l’inattendu allié de Baba Laddé : Les intrigues politiques en Afrique centrale

 

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Le chef rebelle Abakar Sabome

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Abakar Sabome, ancien chef rebelle centrafricain, réfugié au Tchad, est devenu le nouvel allié du chef rebelle tchadien Baba Laddé. Cette alliance improbable soulève des questions sur les implications de ce rapprochement sur la stabilité de la région. Sabome, malgré son passé controversé, semble être recruté par le pouvoir de Bangui pour jouer un rôle trouble dans les affaires de la République centrafricaine, mais il pourrait rapidement irriter les autorités tchadiennes s’il persiste sur cette voie dangereuse.

 

Il y a quelques semaines, Abakar Sabome a organisé une réunion à Ndjamena avec des leaders musulmans des groupes armés centrafricains de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Parmi les participants figuraient des figures notables telles que Mahamat Alkathim, chef du MPC, et Bobo, chef du mouvement 3R. L’objectif de cette réunion était d’exposer le prétendu double jeu de l’ancien Président François Bozizé, qui coordonne la CPC.

 

Selon Sabome, Bozizé négocierait avec le président putschiste Faustin Archange Touadera pour que ses partisans, notamment les miliciens Anti-Balaka, déposent les armes et retournent à Bangui. Cette situation a incité Sabome à appeler les leaders musulmans de la CPC à quitter la coalition et à former leur propre groupe dirigé par un musulman non nommé, actuellement résident au Qatar, selon Abakar Sabome.

 

Cependant, cette proposition a été accueillie avec scepticisme, et Bobo du groupe 3R, s’est rapidement désengagé. La réunion s’est terminée sans réels résultats. Pourtant, deux semaines plus tard, Abakar Sabome a diffusé une publication audio sur WhatsApp, affirmant que les leaders de la CPC avaient reçu chacun 500 millions de francs CFA, à l’exception de François Bozizé, qui aurait obtenu 800 millions de francs CFA, décaissée par la CEEAC. Il a également révélé que les rebelles du 3R exploitaient une mine d’or dans la région de Nana-Mambéré, avec 200 millions de francs CFA envoyés régulièrement par mois à Bobo, le chef de 3R.

 

Les raisons derrière ces prétendue révélations restent obscures. Selon des sources proches du régime de Bangui jointes discrètement au téléphone par la Rédaction du CNC, Abakar Sabome aurait été contacté par le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, dans le but de diviser la CPC et d’affaiblir la coalition des groupes armés. Cette manœuvre viserait à décourager les combattants rebelles afin qu’ils rejoignent la rébellion de Baba Laddé, le chef rebelle tchadien.

Rappelons que le 3R est actuellement le groupe armé le plus farouchement opposé aux mercenaires du groupe Wagner en République centrafricaine. Son affaiblissement pourrait potentiellement ouvrir la voie à l’infiltration de Baba Laddé au Tchad et fragiliser le régime tchadien.

 

En fin de compte, les actions d’Abakar Sabome pourraient avoir des conséquences graves, non seulement pour le Tchad, mais aussi pour son propre pays, la République centrafricaine. Son jeu politique complexe alimente les tensions dans une région déjà instable, laissant planer des incertitudes quant à l’avenir de la stabilité politique en Afrique centrale.

 

Par Gisèle Moloma

 

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Centrafrique : Le mouvement rebelle MECA se réorganise

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Le mouvement rebelle MECA se réorganise

 

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Nouradine Ramat ACHGAR, le chef du mouvement MECA

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – Le mouvement pour l’émergence de la Centrafrique (MECA) est de retour sous les feux de l’actualité, avec une récente assemblée générale qui a vu l’adoption de plusieurs textes organiques et la mise en place d’un nouvel État-major. Dirigé par Nouradine Ramat ACHGAR, ce groupe rebelle se prépare activement pour atteindre son objectif ultime : prendre la capitale, Bangui, au moment opportun.

 

Alors que le président putschiste Faustin Archange Touadera s’était engagé en 2021 à éradiquer les groupes armés en moins de trois mois, grâce à l’appui du groupe paramilitaire russe Wagner, la situation sur le terrain semble indiquer le contraire. Depuis l’arrivée de Wagner en République centrafricaine, le nombre de groupes armés a continué à augmenter, passant de 14 à 19. L’un des groupes les plus récents à faire son apparition est le MECA, dirigé par le chef rebelle Nouradine Ramat ACHGAR.

 

Selon des informations recueillies, ce groupe multiplie ses contacts, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, dans le but de renforcer sa position. Entre-temps, ses membres, principalement basés dans les régions de la Vakaga et du Bamingui-Bangoran, poursuivent leurs actions sur le terrain.

 

Le MECA, tout en affirmant sa détermination à avancer vers le Haut-Mbomou pour y instaurer l’ordre, s’efforce de solidifier son mouvement. Monsieur Nouradine Ramat ACHGAR, chef du MECA, a déclaré lors d’une entrevue téléphonique que de nouvelles équipes seraient déployées dans le Haut-Mbomou. Cependant, cette région n’est pas la seule à être le théâtre d’activités rebelles. Le mouvement Siriri, composé d’anciens combattants de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), a également une présence sur le terrain.

 

La Situation en République centrafricaine demeure complexe et instable, malgré les efforts déployés par le gouvernement pour contenir la prolifération des groupes armés. L’arrivée de Wagner, censée apporter une solution rapide à la crise sécuritaire, semble plutôt avoir exacerbé le problème. Les conséquences de cette situation se font ressentir à travers tout le pays, affectant la sécurité des citoyens ordinaires et entravant le processus de paix.

 

La récente réorganisation du MECA démontre que ce groupe rebelle est loin d’être inactif, et il constitue un exemple de la complexité de la situation sur le terrain en République centrafricaine. Il est impératif que des efforts concertés soient déployés pour trouver des solutions durables à cette crise, qui a déjà fait trop de victimes et continue de menacer la stabilité de la région. Les conséquences de l’instabilité en République centrafricaine se font ressentir au-delà de ses frontières, et une résolution pacifique est dans l’intérêt de tous les acteurs impliqués.

 

Par Moïse Banafio

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L’échec des FACA à Yaloké : la Montée inquiétante des braquages

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L’échec des FACA à Yaloké : la Montée inquiétante des braquages

 

 

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les gendarmes en poste de contrôle de Yaloké en train de partager de l’argent verser par les transporteurs. Photo CNC

 

 

Bangui, 23 octobre 2023 (CNC) – À Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko, une atmosphère d’insécurité s’installe de plus en plus, laissant la population locale dans la peur et l’incertitude. La principale source d’inquiétude réside dans la montée des braquages à bras armés dans la ville, et tous les doigts accusateurs se pointent vers les forces armées centrafricaines (FACA), lesquelles sont suspectées d’être à l’origine de ces actes criminels de plus en plus fréquents.

 

Le vol à main armée devient une réalité terrifiante à Yaloké, située à 225 kilomètres de Bangui sur la route de Bossembélé. Selon les témoignages des résidents, les braqueurs, la plupart du temps, s’habillent en treillis militaires et masquent leur visage pour mener leurs attaques. Déjà, quatre opérateurs économiques ont été victimes de ces malfrats en l’espace de trois mois seulement. Le dernier cas en date s’est produit dans la nuit du mardi au mercredi précédent, au quartier Bossangoa 2, où un autre opérateur a été la cible de deux individus vêtus de treillis militaires. Face à sa résistance, les braqueurs ont ouvert le feu sur lui, le blessant grièvement à l’abdomen.

 

Le chef de quartier de Bossangoa 2 exprime sa perplexité face à la situation : « Dans ma localité, ça s’est produit deux fois. La force est présente, mais pourquoi de tels événements se multiplient-ils ? Je demande au gouvernement de remplacer les militaires actuels pour que la paix puisse être rétablie. »

 

La montée des braquages dans la ville a suscité l’indignation parmi la jeunesse locale. Le premier vice-Président de la jeunesse appelle à plus de responsabilité pour assurer une sécurité digne de confiance : « La jeunesse est vraiment mécontente de ce qui se passe ici à Yaloké. Il y a deux bataillons, la police et la gendarmerie, et pourtant, les questions restent sans réponse. Nous voulons que la ville soit sécurisée. »

 

Le sous-préfet de Yaloké, Bruno Bangolo, dénonce également cette pratique criminelle qui perturbe la quiétude de ses concitoyens. Il souligne : « Il y a la police et la gendarmerie. Il y a deux bataillons des FACA basés ici à Yaloké, BIT 6 et BIT 9. Face à la recrudescence de ces braquages dans la sous-préfecture de Yaloké, je souhaite que les responsables de ces entités assument leurs responsabilités pour protéger la population contre ces actes barbares. »

 

Il est important de noter que, en plus des braquages en plein centre de la ville, ces hommes armés s’attaquent parfois à des civils aux alentours de Yaloké, semant la terreur dans la région.

 

Dans ce contexte, il est incontestable que les FACA, dont la présence est censée garantir la sécurité des citoyens, ont échoué dans leur mission à Yaloké. La montée des braquages met en lumière l’inefficacité des forces armées centrafricaines et génère une crise de confiance au sein de la population locale, qui se sent abandonnée face à la montée de la violence.

 

Pour la société civile locale, il est impératif que des mesures soient prises de toute urgence pour restaurer la sécurité et la confiance à Yaloké. Selon ces organisations, les FACA doivent être réévaluées et réformées pour remplir leur mission première, qui est de protéger les citoyens et de maintenir la paix. En l’absence de changements significatifs, la ville de Yaloké risque de sombrer encore plus profondément dans l’insécurité, laissant ses habitants vivre dans la peur constante.

 

Par Anselme Zato

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Kaga-Bandoro, les bouchers en grève : Une crise aux conséquences surprenantes

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Kaga-Bandoro, les bouchers en grève : Une crise aux conséquences surprenantes

 

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Croisement à l’entrée de Kaga-Bandoro. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) – La ville de Kaga-Bandoro, nichée au cœur de la préfecture de Nana-Gribizi en République centrafricaine, est actuellement le théâtre d’une grève des bouchers qui a laissé ses habitants sans viande de bœuf depuis cinq jours. Cette situation a suscité de nombreuses interrogations parmi les résidents, d’autant plus que la raison de cette grève demeurait mystérieuse jusqu’à récemment.

 

Lundi, les autorités locales ont organisé une réunion avec les grévistes pour tenter de résoudre la crise qui avait ébranlé la disponibilité de la viande de bœuf pour la population locale. Cependant, il est devenu rapidement évident que même les responsables locaux ignoraient pourquoi les bouchers avaient choisi de faire grève.

 

Interrogé par la rédaction du Corbeaunews-Centrafrique  (CNC),  l’un des grévistes a dévoilé que la grève avait été déclenchée en réaction à l’arrestation et à la détention d’un de leurs collègues par la police.

Mais pourquoi cette arrestation en premier lieu ?

 

Des sources diverses ont permis de découvrir que le boucher en question avait été arrêté en raison d’une plainte déposée par un éleveur local. Ce dernier affirmait que le boucher lui devait de l’argent, résultant d’une transaction concernant la vente de bœufs. La situation se complique lorsque l’on apprend que le boucher avait initialement obtenu les bœufs en crédit et avait ensuite catégoriquement refusé de régler sa dette, forçant ainsi l’éleveur à recourir à la police de Kaga-Bandoro pour faire valoir ses droits.

 

La police avait convoqué le boucher au commissariat et l’avait exhorté à régler sa dette envers l’éleveur. Cependant, les agents de police avaient relâché le boucher, en lui demandant de réunir l’argent nécessaire pour résoudre ce différend. À la sortie du commissariat, le boucher avait partagé cette expérience avec ses collègues du marché, qui l’avaient alors encouragé à ne pas payer la dette sous prétexte que l’éleveur était un étranger.

 

Leur raisonnement était clair : pourquoi devraient-ils s’acquitter de leurs dettes envers un éleveur étranger qui avait déposé une plainte contre l’un d’entre eux ? Selon eux, l’éleveur n’ayant pas la nationalité centrafricaine, il ne méritait pas que ses créanciers respectent leurs engagements financiers envers lui. Le boucher, influencé par cette perspective, avait refusé de payer sa dette pendant plusieurs semaines.

 

L’éleveur, de son côté, avait informé la police de la non-réception des paiements, conduisant ainsi à la convocation du boucher. Cependant, les collègues de ce dernier, qui lui avaient donné le mauvais conseil de ne pas payer la dette, ont réagi en se mettant en grève pour protester contre l’arrestation de leur confrère.

 

La situation soulève des questions sur le respect des accords financiers et sur le sens des responsabilités de certains acteurs économiques. La population locale se demande légitimement pourquoi le boucher a choisi de ne pas honorer sa dette, même s’il s’agit d’un éleveur étranger. Par ailleurs, il est intéressant de noter que la plupart des bouchers sur le marché de Kaga-Bandoro sont fortement endettés, avec certaines dettes atteignant des montants considérables allant de 2 à 5 millions de francs CFA.

 

Leur stratégie, semble-t-il, est de faire grève chaque fois qu’un de leurs collègues est arrêté. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la stabilité économique et au respect des engagements financiers au sein de la communauté des bouchers de Kaga-Bandoro.

 

Il est indéniable que cette crise met en évidence des problèmes plus profonds qui nécessitent une réflexion sérieuse et une intervention des autorités locales pour garantir le respect des contrats et encourager la responsabilité financière dans cette communauté. En fin de compte, cette affaire de grève de bouchers à Kaga-Bandoro soulève des questions sur l’état actuel du pays et la nécessité d’une réforme plus large pour garantir une économie locale plus stable et éthique.

 

Par Félix Zingo

 

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Tragédie à Ouadda-Maïkaga : Un chef de village et son fils abattus par des hommes armés

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Tragédie à Ouadda-Maïkaga : Un chef de village et son fils abattus par des hommes armés

 

Centrafrique.org/centrafrique-attaque-de-la-ville-damdafock-par-les-rebelles-de-la-cpc-la-brigade-de-la-gendarmerie-saccagee/deux-rebelles-de-la-cpc/” rel=”attachment wp-att-60959″ data-wpel-link=”internal”>Deux rebelles de la CPC
Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)

 

 

Bangui, 24 octobre 2023 (CNC) –  À Ouadda-Maïkaga, un petit village situé dans la préfecture de la Haute-Kotto, en République centrafricaine, l’horreur a frappé la semaine dernière lorsque des hommes armés non identifiés ont abattu froidement le chef du village et son fils. Cette tragédie a laissé la population locale sous le choc et a suscité des inquiétudes quant à la sécurité dans la région. Les raisons de cet assassinat demeurent obscures, mais la famille des victimes réclame justice.

 

Le corps du chef du village et son fils abattus à 12 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur la route de Bria
Le corps du chef du village et son fils abattus à 12 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur la route de Bria

L’incident tragique s’est déroulé à environ 12 kilomètres de Ouadda-Maïkaga, précisement au village Chagbo, sur la route menant à Bria, la capitale de la Haute-Kotto. Le chef du village du nom de Jeudi et son fils Enock ont été tués à bout portant, comme des proies traquées par des hommes armés dont l’identité reste inconnue. La brutalité de l’attaque a choqué la communauté locale et suscité l’indignation.

 

Selon de nombreux habitants de Ouadda-Maïkaga, cette double tragédie est attribuée aux éléments rebelles du mouvement PRNC (PARTI POUR LE RASSEMBLEMENT CENTRAFRICAIN) dirigé localement par le sulfureux Mohamed Ali, alias B13, dont la base est située dans la région. Les habitants, témoins de la présence persistante de ces groupes armés, ont décrit comment les routes menant à Ouadda-Maïkaga et Bria étaient infestées de rebelles. La situation sécuritaire semble être de plus en plus préoccupante dans cette région.

 

Il est important de noter que l’ancien ambassadeur russe en République centrafricaine avait déclaré en 2021, dans les médias, que l’arrivée massive du groupe paramilitaire Wagner apporterait la paix à travers tout le territoire en seulement trois mois. Cependant, trois ans plus tard, la réalité est bien différente. La violence persiste, et des tragédies comme celle de Ouadda-Maïkaga témoignent des défis auxquels la République centrafricaine est confrontée en matière de sécurité.

 

Face à cette situation tragique, la population locale et la famille des victimes demandent que justice soit rendue. L’identité des auteurs de cette attaque doit être révélée, et ceux qui sont responsables de ce crime horrible doivent être traduits en justice. La quête de la vérité et de la justice est cruciale pour apaiser la douleur de la communauté et pour restaurer un sentiment de sécurité dans la région.

 

Par Moïse Banafio

 

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