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Le Discours du MCU : Une Célébration de la Déconnexion de la Réalité

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Le Discours du MCU : Une Célébration de la Déconnexion de la Réalité

 

 

 

Centrafrique.org/rca-faustin-archange-touadera-investi-candidat-du-mcu-a-la-presidentielle-du-27-decembre-2020/arrivee-de-touadera-au-congres-du-parti-mcu-le-24-septembre-2020-par-la-diaspora/” rel=”attachment wp-att-40901″ data-wpel-link=”internal”>arrivée de touadera au congrès du parti MCU le 24 septembre 2020 par la diaspora
Arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera au premier jour du congrès de son parti, le MCU le 24 septembre 2020.

 

Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Le discours du secrétaire exécutif du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), Pr. Simplice Mathieu Sarandji, à l’occasion du 5ème anniversaire du parti, est un exemple typique de la rhétorique politique vide et déconnectée de la réalité qui caractérise souvent les discours des partis au pouvoir en Afrique. Tout au long de son discours, Sarandji tente de glorifier le MCU et son leader, le Président putschiste Faustin Archange Touadera , tout en ignorant les réalités complexes et les problèmes profonds qui touchent la République centrafricaine.

 

Tout d’abord, Sarandji se vante de la longue histoire du MCU, prétendant que le parti existe depuis plus de cinq ans, oubliant de mentionner que le parti est essentiellement une émanation de la présidence de Touadéra et qu’il est largement perçu comme un instrument du pouvoir en place pour maintenir son contrôle sur le pays. L’histoire politique du MCU est en grande partie celle de la consolidation du pouvoir de Touadéra, au détriment de la démocratie et des droits de l’homme.

 

De plus, Sarandji évoque la disparition de certains membres du parti, tentant de susciter de l’émotion pour détourner l’attention des problèmes réels auxquels la République centrafricaine est confrontée. Il ne fait aucune mention des graves problèmes de sécurité, des violations des droits de l’homme et des conflits qui déchirent le pays depuis des années. Il ignore également les critiques concernant les Élections référendaires chaotiques et les allégations de fraude.

 

Sarandji continue en louant la vision de Faustin Archange Touadera,et en prétendant que le MCU et ses alliés sont les champions de la démocratie. Cependant, il omet de mentionner que la situation politique en République centrafricaine est loin d’être démocratique, avec des fraude électorale massives et de répression politique, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par son régime et son allié du groupe Wagner sur la population.

 

Enfin, Sarandji exprime son espoir que le MCU puisse continuer à perpétuer son discours. Cependant, il ne reconnaît pas que le discours actuel du MCU est synonyme de division et de méfiance, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le MCU doit faire face à de sérieux défis pour rétablir la confiance de la population et de la communauté internationale.

 

En réalité, le discours de Pr. Simplice Mathieu Sarandji est un exemple typique de la rhétorique politique vide et déconnectée de la réalité souvent utilisée par les partis au pouvoir. Il passe sous silence les problèmes réels auxquels la République centrafricaine est confrontée et tente de glorifier le parti au pouvoir sans reconnaître les critiques légitimes et les préoccupations de la population.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : quand les FACA, les anciens rebelles et les civils unis face à la menace rebelle à Sam-Ouandja

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quand les FACA, les anciens rebelles et les civils unis face à la menace rebelle à Sam-Ouandja

 

Centrafrique.org/rca-assassinat-de-monsieur-sanze-valentin-alias-abega-par-les-presumes-soldats-faca/des-soldats-faca-en-patrouille-a-pieds-au-quartier-derriere-laeroport-de-Bangui/” rel=”attachment wp-att-43773″ data-wpel-link=”internal”>des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier derrière l'aéroport de Bangui
Des soldats FACA

 

 

Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Une opération conjointe héroïque menée par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), appuyée par d’anciens rebelles démobilisés et des civils, a récemment abouti à un succès retentissant à Sam-Ouandja. Cette initiative audacieuse a permis de contrer une attaque menée par des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient érigé une barricade sur la route de Sam-Ouandja.

 

Les événements ont débuté lorsque des hommes armés, identifiés comme membres de la CPC, ont érigé une barricade à environ 12 kilomètres de la ville de Ouanda-Djallé, sur la route de Sam-Ouandja, précisément au village de Délé. Au cours de cette opération, les assaillants ont réussi à saisir la moto du maire de Ouanda-Djallé, créant ainsi un climat d’insécurité croissante dans la région.

 

Centrafrique.org/?attachment_id=70790″ rel=”attachment wp-att-70790″ data-wpel-link=”internal”>La montagne de Ouanda-Djallé
La montagne de Ouanda-Djallé

 

La nouvelle de cette attaque rapide s’est rapidement propagée dans la ville, suscitant une réaction immédiate des soldats FACA et d’autres civils, parmi lesquels figuraient d’anciens combattants rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) qui avaient été démobilisés. Tous ces individus, armés et déterminés à défendre leur communauté, ont décidé de poursuivre les assaillants dans le but de récupérer la moto du maire.

 

Le lendemain de l’attaque, les FACA et leurs alliés ont lancé une opération conjointe contre les assaillants. Grâce à leur coordination et à leur détermination, ils ont réussi à reprendre possession de la moto qui avait été saisie par les rebelles. Cependant, cette victoire n’a pas été sans coût, car l’un des anciens combattants démobilisés a été grièvement blessé à la jambe au cours de l’affrontement et a dû être immédiatement admis à l’hôpital de Ouanda-Djallé pour recevoir des soins médicaux.

 

Cette opération conjointe, qui a réuni les forces de sécurité officielles, les anciens rebelles démobilisés et les civils, est un exemple frappant de l’importance de l’unité et de la coopération dans la lutte contre les groupes armés et les menaces à la sécurité que le gouvernement de Bangui ne peut les maitriser. Elle démontre également l’engagement des Centrafricains à protéger leurs communautés et à maintenir la stabilité dans leur pays face à l’incompétence désormais notoire des autorités de Bangui.

 

L’incident à Sam-Ouandja rappelle que, malgré les défis persistants en matière de sécurité en République centrafricaine, il existe une volonté forte et résolue de lutter contre l’instabilité et de restaurer la paix.

 

Par Moïse Banafio

 

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La milice AZANDE ANI KPI GBE nie tout accord de paix avec l’UPC : Réponse aux allégations de la MINUSCA

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La milice AZANDE ANI KPI GBE nie tout accord de paix avec l’UPC : Réponse aux allégations de la Minusca et de Radio Ndékèluka

 

Centrafrique.org/chaos-a-zemio-lequipe-dune-ong-internationale-victime-dun-braquage-spectaculaire/upc-rebelles/” rel=”attachment wp-att-68394″ data-wpel-link=”internal”>Trois combattants rebelle de l'UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – La Coordination du Groupe d’Autodéfense AZANDE ANI KPI GBE a émis deux droits de réponse, l’un adressé au porte-parole de la MINUSCA en RCA et l’autre à la Rédaction de la Radio Ndeke Luka, en réponse à des allégations faites au sujet d’un accord de paix supposé signé entre l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) et le groupe AZANDE ANI KPI GBE. Les deux droits de réponse réfutent catégoriquement l’existence de cet accord et accusent la MINUSCA et la Radio Ndeke Luka de propager de fausses informations.

 

Le premier droit de réponse, adressé à la MINUSCA, conteste vivement les propos du porte-parole de cette organisation, qui aurait affirmé que les deux groupes rivaux, l’UPC et AZANDE ANI KPI GBE, auraient signé un accord de paix et de libre circulation dans la région du Haut Mbomou à la suite d’une réunion tenue à Obo le 15 novembre 2023. Le Groupe AZANDE ANI KPI GBE dément formellement cette information, soulignant qu’il n’a signé aucun accord avec l’UPC et qu’il refuse tout dialogue tant que la libre circulation sur les axes Obo – Zemio n’est pas assurée et tant que l’UPC ne quitte pas leur préfecture. Le groupe rappelle que lors de la réunion du 15 Novembre, leur représentant a exprimé clairement cette position.

 

Le groupe accuse également la MINUSCA d’avoir exclu le correspondant de la Radio Ndeke Luka à Obo de la réunion et d’avoir interdit sa présence lors de plusieurs rencontres ultérieures, remettant en question la crédibilité de l’information diffusée par la station radio. Il affirme que la MINUSCA devrait se préoccuper davantage de sa mission au Haut Mbomou plutôt que de propager des mensonges par le biais des médias.

 

Le deuxième droit de réponse, adressé à Rédaction de la Radio Ndeke Luka, reprend essentiellement les mêmes arguments et reproches formulés à la MINUSCA. Il insiste sur le fait que ni la Radio Ndeke Luka ni la MINUSCA n’ont pu fournir de preuves tangibles de l’existence d’un accord de paix entre l’UPC et AZANDE ANI KPI GBE.

 

Le groupe AZANDE ANI KPI GBE conclut en réaffirmant son engagement à poursuivre son combat jusqu’à la libération totale de son territoire des mains de l’UPC et à l’installation de l’autorité de l’État dans toutes les villes du Haut Mbomou.

 

Ces droits de réponse reflètent la tension persistante et la méfiance entre les différents groupes armés en République centrafricaine, ainsi que la difficulté de parvenir à un véritable accord de paix dans la préfecture du Haut Mbomou. Ils soulignent également l’importance de la vérification rigoureuse des informations avant leur diffusion, en particulier dans un contexte où les rumeurs et les fausses nouvelles peuvent avoir des conséquences graves.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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En Centrafrique, La MINUSCA poursuit le déminage

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En Centrafrique, La Minusca poursuit le déminage

 

 

porte-parole militaire de la Minusca lors d'un point de presse à Bangui, le 14 avril 2023
CopyrightMinusca

 

 

Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, plus connue sous l’acronyme MINUSCA, continue de mener des opérations de déminage dans certaines villes de province afin de garantir la libre circulation des biens et des personnes. Cette mission onusienne en RCA reste déterminée à assurer la sécurité et la stabilité dans le pays en éliminant les engins explosifs qui menacent la vie des civils.

 

Selon les informations rendues publiques lors de sa conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA maintient une présence active sur le terrain, en suivant rigoureusement le protocole de déminage. Les équipes en place travaillent sans relâche pour identifier et neutraliser les engins explosifs disséminés dans les zones à risque.

 

Le lieutenant-colonel Bertrand Dakissaga, porte-parole de la force de la MINUSCA, a rapporté les récents succès de l’opération de déminage à Bambari. L’équipe de lutte contre les engins explosifs du contingent marocain, en collaboration avec l’équipe UNMAS, a réussi à détruire des engins explosifs dans le village de Kombélette le 15 novembre dernier. Cette opération délicate permet de rendre ces zones plus sûres pour les habitants.

 

En outre, des patrouilles conjointes sont menées par la MINUSCA en coordination avec les Forces armées centrafricaines (FACA) dans diverses localités, notamment le village de Boyau et la zone du marché. Ces patrouilles visent à maintenir la sécurité et à rassurer les populations locales. La situation au centre du pays est décrite comme relativement calme, grâce à la posture robuste des unités de la MINUSCA, qui dissuadent toute menace contre les civils.

 

À l’ouest, suite à une attaque survenue le 15 novembre dernier, la force de la MINUSCA a déployé une unité du contingent bangladais dans la zone. Cette unité a rapidement mis en place des patrouilles pour sécuriser la localité et ses environs, en coordination avec les FACA. Ces efforts ont contribué à rétablir progressivement le calme dans la région.

 

La MINUSCA continue donc son engagement en République centrafricaine en menant des opérations de déminage, en patrouillant aux côtés des FACA, et en maintenant une posture dissuasive pour protéger les populations civiles et promouvoir la stabilité dans le pays. Ces efforts sont essentiels pour garantir la libre circulation des biens et des personnes, ainsi que pour créer un environnement propice au développement et à la reconstruction de la nation centrafricaine.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra est de retour

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l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra est de retour

 

 

Centrafrique.org/quand-la-voie-ardue-des-reformes-du-ministre-dondra-occasionne-des/henri-marie-dondra/” rel=”attachment wp-att-31185″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/08/Henri-marie-Dondra-450×375.jpg” alt=”Henri-Marie Dondra” width=”450″ height=”375″ />
Henri-Marie Dondra

 

 

Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – L’ancien premier ministre centrafricain, Henri-Marie Dondra, a fait un retour fracassant sur la scène politique du pays en lançant officiellement son propre parti politique, baptisé « UNIR » (Unité Républicaine).

 

La nouvelle formation politique a annoncé la finalisation de ses statuts et règlements intérieurs lors d’une réunion qui s’est tenue vendredi dernier. Cette étape importante a été suivie par un message d’unité adressé à tous les sympathisants du parti, marquant ainsi le début de leur engagement politique.

 

Gildas de Careme Benam, secrétaire général et porte-parole du Parti Unir, a expliqué l’objectif de cette initiative : « C’est d’abord un message de rassemblement et d’unité. C’est dans cet esprit que le président fondateur a relancé ses activités politiques, parce que le Parti Unir existait déjà sous une autre appellation, appelée Mouvement “les refondateurs”. Aujourd’hui, il est question de donner un nouvel élan, d’imprimer une nouvelle marque à ce combat politique qu’il entend mener pour contribuer à l’animation de la vie politique en République Centrafricaine. Nous appelons nos militantes et militants, les sympathisantes et les sympathisants, à demeurer mobilisés pour agrémenter la journée de ce dimanche 26 novembre 2023 qui s’avère à tous égards historique pour le président fondateur, qui va véritablement naître à la vie politique. C’est d’abord le lancement officiel parce que nous avons parlé vers le Haut Conseil Politique, et donc, et demain, ça va être la sortie officielle. C’est l’unité politique qui tiendra l’œuvre de sortie officielle aux partis unités républicaines. C’est l’unité, le rassemblement, la cohésion, la réconciliation nationale. Nous avons parlé du rassemblement national, de l’unité nationale, et donc, tous les partis politiques sont conviés. »

 

Au terme de ce congrès dimanche, Henri-Mari Dondra a été officiellement installé comme le Président exécutif du parti, marquant ainsi son retour sur la scène politique nationale. Le président fondateur du Parti Unir a partagé sa vision pour l’avenir de la République Centrafricaine : « Le parti UNIR, par son idéologie sans positionnement, ses principes et ses valeurs, se révèle le cadre adéquat pour rassembler davantage et contribuer à la construction de notre pays. Le parti UNIR puise son inspiration dans la social-démocratie, combinant des éléments du socialisme et du libéralisme. Il ne s’oppose à aucun groupe politique, mais soutiendra toute initiative visant la paix et la cohésion sociale. Le parti UNIR adopte une position centriste et évite de s’engager dans des querelles politiciennes stériles. Il accueillera favorablement toutes les initiatives positives du gouvernement et collaborera avec d’autres formations politiques intéressées par les questions de solidarité et de développement socio-économique. La crise économique et sociale que traverse la République Centrafricaine a des répercussions négatives sur les ménages, qui souffrent d’une baisse du pouvoir d’achat. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre un nouveau départ pour contribuer à la construction de notre nation. »

 

Le lancement officiel du Parti Unir sous la direction d’Henri-Mari Dondra marque une étape importante dans le paysage politique de la République Centrafricaine, suscitant l’attention et l’espoir de nombreux citoyens qui aspirent à un avenir meilleur pour leur nation. Reste à voir comment cette nouvelle formation politique évoluera et quel impact elle aura sur la scène politique du pays dans les années à venir.

 

Par Azoumi

 

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Thierry Simplice Bongolo : Nouveau Leader du PNCN après la Disparition de Cyriaque Gonda

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Thierry Simplice Bongolo : Nouveau Leader du PNCN après la Disparition de Cyriaque Gonda

 

Centrafrique.org/cyriaque-gonda-president-du-pncn-affirme-centrafrique-ivre-et-chancelante/cyriaque-gonda-president-du-pncn/” rel=”attachment wp-att-60158″ data-wpel-link=”internal”>Cyriaque Gonda, Président du PNCN
Cyriaque Gonda, ancien Président du PNCN décédé. CopyrightDR

 

 

 

Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Le Parti National pour le Renouveau en Centrafrique (PNCN) a récemment traversé une période de transition suite au décès de son président fondateur, Cyriaque Gonda, en mars 2023. Cette situation a conduit à un changement de leadership au sein du parti, avec la désignation de Thierry Simplice Bongolo comme nouveau leader, à l’issue du 6e congrès du parti qui s’est tenu les 24 et 25 novembre derniers.

 

Le nouveau bureau politique du PNCN a clairement défini son orientation en mettant l’accent sur l’autonomisation des jeunes et des femmes par le biais de l’entrepreneuriat, dans le but de lutter contre la pauvreté qui sévit dans le pays. Thierry Simplice Bongolo, en tant que nouveau président du parti, a exprimé sa détermination à faire de cette priorité son principal objectif. Il a également partagé ses idées avec Faustin Archange Touadera  sur la nécessité de créer des opportunités d’emploi pour la jeunesse en favorisant le développement de l’entrepreneuriat.

 

Thierry Simplice Bongolo a souligné son engagement envers un projet ambitieux pour le pays, et en tant que président du PNCN, il compte le mettre en œuvre d’ici l’année 2024. Il a clairement déclaré que sa priorité sera de travailler en faveur de la jeunesse et des femmes. Il espère que sa contribution pourra apporter des changements significatifs dans le pays et peut-être inspirer d’autres acteurs politiques à prendre des mesures similaires au sein de leurs propres partis.

 

La nomination de Thierry Simplice Bongolo à la tête du PNCN semble marquer un tournant dans la direction du parti, avec un fort accent mis sur l’autonomisation économique des jeunes et des femmes comme moyen de lutter contre la pauvreté en Centrafrique. Il reste à voir comment ces ambitions se traduiront dans les actions concrètes du parti et quelle sera la réponse de la population centrafricaine à cette nouvelle direction politique.

 

Par Anselme Mbata

 

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La crise des déplacés de Gbakassa : la vie précaire à Bimon

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La crise des déplacés de Gbakassa : la vie précaire à Bimon

 

 

Centrafrique.org/les-deplaces-du-village-gbakassa-a-bimon-sur-la-route-de-mbaiki/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Les-deplaces-du-village-Gbakassa-a-Bimon-sur-la-route-de-Mbaiki-450×253.jpg” alt=”Les déplacés du village Gbakassa actuellement à Bimon sur la route de Mbaïki” width=”450″ height=”253″ />
Les déplacés du village Gbakassa actuellement à Bimon sur la route de Mbaïki

 

Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Le village de Bimon, depuis le début du mois de novembre 2023, est le foyer de près de 500 déplacés venus de Gbakassa. Ces hommes, femmes et enfants ont été contraints de quitter leur localité à la suite d’une opération militaire menée par les Forces Armées Centrafricaines contre des groupes armés qui sévissaient dans leur localité d’origine. Les conséquences de cette opération ont été dévastatrices, poussant ces déplacés à fuir pour sauver leur vie.

 

Actuellement, ces déplacés trouvent refuge dans les salles de classe de l’école de Bimon, à une dizaine de kilomètres plus loin, où ils vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Le désespoir et la souffrance sont palpables, et les cris et pleurs des enfants résonnent dans ces salles de classe transformées en abris de fortune.

 

À l’intérieur de ces bâtiments scolaires, les déplacés ont organisé leur espace comme ils le pouvaient, en se répartissant par ménage pour occuper les lieux. Le sol est recouvert de nattes, de draps, de sacs d’habits, et quelques ustensiles de cuisine rudimentaires sont éparpillés çà et là. Certaines personnes n’ont rien apporté lors de leur fuite et sont contraintes de s’asseoir ou de dormir directement sur le sol dur et froid.

 

Les témoignages des déplacés sont poignants. Evelyn et Nadia, deux femmes parmi tant d’autres, déplorent le changement brutal et inattendu de leur vie. Elles partagent leur quotidien précaire et les défis qu’elles doivent surmonter pour survivre. Evelyn raconte comment les habitants du village de Bimon leur ont offert un peu de réconfort en leur fournissant de la nourriture et des moyens de cuisiner, malgré leurs propres ressources limitées. Nadia souligne la difficulté de vivre dans des conditions insalubres, avec des enfants régulièrement malades et des conditions de sommeil précaires.

 

Parmi les déplacés, Octavie est sur le point d’accoucher, ce qui ajoute un niveau de préoccupation supplémentaire à sa situation déjà difficile. Elle explique comment les hommes armés ont détruit leurs maisons et comment elle a dû fuir sans rien emporter, à l’exception de la robe qu’elle porte.

 

Un peu plus loin, Arlette, chez le chef de groupe, partage son propre calvaire. Les enfants, affamés, aspirent à griller du maïs, mais il leur manque le feu et les ressources nécessaires pour démarrer une activité commerciale qui pourrait améliorer leur situation. Arlette exprime son découragement et sa réticence à retourner dans son village d’origine, étant donné les défis auxquels elle est confrontée ici.

 

Malgré ces conditions difficiles, plus de 150 élèves parmi les déplacés se sont inscrits cette année à l’école du village de Bimon. Dieudonné Toyoro, le directeur de l’école Mix de Gbakassa, appelle le gouvernement à prendre des mesures pour assurer la sécurité dans la localité. Il espère que les forces de l’ordre pourront être déployées pour protéger la population et permettre la reprise des activités pédagogiques. Si cela n’est pas possible, il demande également à l’UNICEF d’intervenir pour garantir que les enfants déplacés puissent continuer leur éducation malgré les perturbations qu’ils ont subies.

 

Face à cette situation alarmante, le chef du village de Gbakassa lance un appel urgent au gouvernement, aux ONG et à toutes les personnes de bonne volonté pour venir en aide à ces déplacés qui vivent dans des conditions extrêmement précaires. La solidarité et l’aide humanitaire sont plus que jamais nécessaires pour soulager la souffrance de ces personnes qui ont tout perdu et qui cherchent désespérément un endroit sûr où reconstruire leur vie.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’archevêque de Bangui Cardinal Dieudonné Nzapalainga a-t-il rejeté la paternité de l’un de ses derniers enfants ?

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L’archevêque de Bangui Cardinal Dieudonné Nzapalainga a-t-il rejeté la paternité de l’un de ses derniers enfants ?

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-vers-un-bras-de-fer-entre-le-gouvernement-et-leglise-catholique-a-propos-de-la-fete-de-lindependance/cardinal-dieudonne-nzapalainga-de-la-conference-episcopale-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-24712″ data-wpel-link=”internal”>Cardinal Dieudonné Nzapalainga
Cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – Les histoires de grossesses indésirées voire indésirables ou des papas irresponsables qui fuient à la découverte d’une grossesse dont ils sont l’auteur, ne concernent pas que les fidèles. Les hommes de Dieu, pasteurs comme prêtres y sont de plus en plus concernés. Certains ont même l’audace de se disputer parfois la paternité d’un enfant en public. Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a, quant à lui, choisi d’entretenir le flou sur l’une de ses dernières progénitures.

 

C’est une information exclusive de CNC. Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga est empêtré dans un scandale grandeur nature, surtout qu’il s’est déroulé à la Cathédrale Notre de l’Immaculée Conception de Bangui, impliquant plusieurs de ses collaborateurs. Selon des sources religieuses et familiales crédibles, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga s’est amouraché d’une jeune fille, enfant d’un haut cadre des Nations Unies mais cette dernière vivait déjà avec un garçon dont le papa est un ancien Vice-Président du Conseil de la Cathédrale et la maman quant à elle, est dans le conseil de Dieudonné Nzapalainga.

C’est comme l’histoire de la Vierge Marie prédestinée à Joseph mais qui est tombée enceinte sous la motion de Saint Esprit. Comme Dieu le Père, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a donc trouvé mieux d’enceinter la femme du fils de ses collaborateurs. Et l’affaire a donc fait grand bruit au point que la belle famille du Cardinal n’a pas trouvé mieux que de donner son nom propre à l’enfant pour cacher l’opprobre.

Le comble, c’est que l’enfant a été baptisé en mars dernier à la Cathédrale de Bangui par le curé parent du Cardinal, en l’occurrence le père Patrick Mbéya, qui vit aussi maritalement depuis plusieurs années.

Décidemment, les chrétiens catholiques ne devraient pas faire ce qu’enseigne le Cardinal Dieudonné Nzapalainga qui passe pour un « homme de paix » à l’échelle internationale mais qui est capable de briser un couple de jeunes ou bien de jeter son dévolu sur les femmes des enfants de ses conseillers. Rien de ce qui est caché dans le noir, ne saurait le rester éternellement. Si le Cardinal Dieudonné Nzapalainga sans scrupule, peut cocufier ses propres fidèles, qu’en sera-t-il de ses prêtres sur qui, il ne semble avoir aucun contrôle ? Le célibat consacré ou la chasteté sont de vains mots qui cachent ces crimes sexuels commis par des hommes en soutane. Si l’on fouille bien, on découvrira de nombreux cas d’abus sexuels ou de pédophilie dans l’Eglise Catholique de Centrafrique. Qui viendra rendre justice à ses victimes dont on ne fait même pas cas ?

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le Défi de l’Électricité en Centrafrique : Pourquoi Sakaï et Danzy ne Sont Pas la Solution

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Le Défi de l’Électricité en Centrafrique : Pourquoi Sakaï et Danzy ne Sont Pas la Solution

 

 

Centrafrique.org/18874-2/enerca-branchement-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18875″ data-wpel-link=”internal”>ENERCA

 

 

Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Alors que la République centrafricaine cherche désespérément à résoudre ses problèmes d’approvisionnement en électricité, l’ancien député Jean-Pierre Mara prend la parole pour analyser la situation. Il met en lumière les lacunes dans la formation d’ingénieurs, la maintenance des infrastructures et la compréhension des nouvelles technologies énergétiques, tout en remettant en question les réponses actuelles apportées par Sakaï et Danzy.”

 

 

Tribune du député Jean-Pierre Mara : « PARLONS UN PEU DE L’ÉLECTRICITÉ « . Expliquons un peu que Sakaï et DANZY ne sont pas la solution.

 

Commençons par aborder d’abord la question de l’énergie en général.

 

Dans une société immature dirigée par des imminents professeurs, je m’attendais à ce que l’ENERCA soit un laboratoire des études sur la production de l’énergie

en zone tropicale à grande pluviométrie.

 

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Dans une société immature dirigée par des imminents professeurs, je m’attendais à ce que SOCATEL devienne un laboratoire de l’exploitation des nouvelles

technologies de l’information et de la communication dont la mise en oeuvre aurait entrainé et boosté la construction de routes et tacitement la pose de

la fibre optique pour l’interconnexion de tous les hôpitaux et établissements d’enseignement.

La SODECA n’aurait pas été en reste.

 

La vieille technologie de production et de distribution de l’électricité reste compliqué alors que des universitaires, des Docteurs et des Professeurs

dirigent tous les départements.

Quoi de plus normal que dans sa vie, le citoyen s’attende à ce que les panneaux solaires de Sakaî et de Danzy soient des réponses, première dans l’histoire

centrafricaine.

Mais patati et patata qu’elles n’apporteront rien comme solutions aux problèmes actuels de fourniture d’électricité.

Je m’explique : depuis 1960 nous avons été incapables de former des Ingénieurs et des gestions de la solution hydroélectrique, solution simple à maintenir.

Notre incapacité à concevoir un vrai programme d’entretien , de maintenance et surtout de gestion nous a amené là où nous sommes en matière d’alimentation

en énergie électrique.

La production de l’énergie est verte simple mais le stockage de l’énergie est un problème sans solution aujourd’hui. On ne peut pas conserver l’électricité

produite.

Or nous n’avons pas développer des compétences pour la fabrication des pièces de rechanges, soudure des pales d’alternateurs par exemple..nous n’avons

pas développer les connaissances sur la maintenance des outils de production et de transport..Nous n’avons pas su structurer la distribution pour autant…

Et là nous nous lançons dans le photovoltaïque, technologie sensible, sans la comprendre, sans maîtriser ses contraintes.

Or le photovoltaïque a trois contraintes:

1/ entretien des panneaux solaires très fragiles. Il faut nettoyer régulièrement les panneaux solaires, capacité d’entretien que nous n’avons jamais développé.

Laver des surfaces de panneaux n’est pas chose aisée

2/ L’électricité produite par panneaux solaires n’est pas adéquate pour une production industrielle à haute tension.

3/ La transformation et le transport restent des questions non résolues.

A tout cela s’ajoute la question du stockage pour une utilisation en absence d’ensoleillement.

 

SAKAÏ et DANZY ne feront pas long feu, alors continuons de réfléchir.

 

Jean Pierre MARA,

Ancien député de Mala

Personnalité politique.

 

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Lutter contre la discrimination envers les femmes et les jeunes filles handicapées : un appel à l’action pour les #16JoursDActivisme

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Lutter contre la discrimination envers les femmes et les jeunes filles handicapées : un appel à l’action pour les #16JoursDActivisme

 

Centrafrique.org/image-produit-par-cnc-copyrightcnc/” data-wpel-link=”internal”>Images des femmes et enfants handicapés produit par CNC
Images des femmes et enfants handicapés produit par CNC

 

 

 

Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – Les femmes et les jeunes filles handicapées sont souvent les plus vulnérables face à la discrimination, à la violence et aux abus. L’UNICEF République centrafricaine lance un appel pressant à la protection de ces filles et femmes qui vivent avec un handicap, à l’occasion des 16 Jours D’Activisme.

 

La discrimination envers les personnes handicapées est un problème persistant dans de nombreuses sociétés à travers le monde. Les femmes et les jeunes filles handicapées sont doublement exposées à ces injustices en raison de leur genre et de leur condition physique. Elles sont souvent exclues de la société, privées de leurs droits fondamentaux et victimes de stigmatisation.

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La discrimination à laquelle sont confrontées ces femmes et jeunes filles se manifeste de différentes manières. Elles sont souvent exclues de l’éducation, de l’emploi et de la vie sociale. Les infrastructures publiques et les transports ne sont pas toujours accessibles, ce qui limite leur mobilité et leur participation à la vie quotidienne. De plus, elles sont plus susceptibles d’être victimes de violence et d’abus, en grande partie en raison de leur vulnérabilité accrue.

 

Les 16 Jours D’Activisme sont une période de mobilisation mondiale visant à sensibiliser à la violence à l’égard des femmes et des filles. Cette campagne annuelle, qui se déroule du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, au 10 décembre, Journée des droits de l’homme, met en lumière les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles dans le monde entier et appelle à l’action pour mettre fin à la violence de genre.

 

Cette année, l’UNICEF République centrafricaine a choisi de mettre en avant la situation des femmes et des jeunes filles handicapées dans le cadre des #16JoursDActivisme. L’organisation appelle à la protection de ces femmes et à la garantie de leurs droits fondamentaux, notamment le droit à l’éducation, à la santé, à la participation à la vie sociale et à la protection contre la violence et les abus.

 

Il est essentiel que la société reconnaisse la dignité et la valeur de chaque individu, quel que soit son handicap. Les femmes et les jeunes filles handicapées doivent avoir les mêmes opportunités et les mêmes droits que les autres. Cela nécessite des efforts concertés de la part des gouvernements, des organisations de la société civile, des institutions internationales et de la communauté dans son ensemble.

 

L’UNICEF République centrafricaine travaille activement pour faire progresser les droits des femmes et des jeunes filles handicapées dans le pays. Cette campagne est un appel à l’action pour que tous se mobilisent en faveur de l’égalité des genres et de la protection de celles qui sont les plus vulnérables.

 

Il y’a lieu de noter que les #16JoursDActivisme sont l’occasion de rappeler que la discrimination envers les femmes et les jeunes filles handicapées est inacceptable. Tous les individus, quel que soit leur handicap, méritent d’être traités avec respect et dignité. Il est temps d’agir pour mettre fin à cette discrimination et assurer un avenir plus inclusif pour toutes et tous. Rejoignez l’appel de l’UNICEF République centrafricaine à la protection des filles et femmes vivant avec un handicap, et contribuons ensemble à un monde plus équitable et plus juste.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Conflit persistant à Sido : La CPC maintient le contrôle de la ville, les FACA en attente de renforts

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Conflit persistant à Sido : La CPC maintient le contrôle de la ville, les FACA en attente de renforts

 

 

Centrafrique.org/la-position-des-faca-dans-leur-base-a-sido-abandonnee-et-occupee-par-les-rebelles-de-la-cpc/” data-wpel-link=”internal”>La position des FACA dans leur base à Sido abandonnée et occupée par les rebelles de la CPC
La position des FACA dans leur base à Sido abandonnée et occupée par les rebelles de la CPC

 

 

Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – La ville de Sido, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, à proximité de la frontière tchadienne, reste le théâtre d’une situation sécuritaire alarmante. Les forces de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), notamment les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), maintiennent toujours leur emprise sur la ville, tandis que les soldats de l’armée nationale centrafricaine (FACA) ont dû se retirer en attendant des renforts des mercenaires du groupe Wagner en provenance de Kaga-Bandoro.

 

Vendredi matin, la tension est montée d’un cran lorsque les rebelles de l’UPC ont lancé une attaque coordonnée contre les positions des FACA à Moyenne Sido et au village Mboh. L’affrontement qui s’en est suivi a laissé la population locale dans l’incertitude, car aucun bilan officiel de ces affrontements n’est encore disponible.

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La situation à Moyenne Sido et au village Mboh reste particulièrement confuse. Les habitants sont plongés dans un état d’insécurité constant, contraints de se réfugier dans la brousse pour échapper aux hostilités. Pendant ce temps, les soldats des FACA ont été contraints de se retirer de ces zones, laissant les rebelles de la CPC avec un contrôle de facto.

 

L’UPC est l’une des factions les plus puissantes de la CPC, une coalition d’éléments armés cherchant à renverser le gouvernement en place en République centrafricaine. Les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles ont été récurrents dans différentes parties du pays depuis plusieurs années, exacerbant les souffrances de la population civile et perturbant gravement la stabilité du pays.

 

La situation actuelle à Sido met en lumière la nécessité d’une intervention internationale pour rétablir la paix et la sécurité dans la région. Les habitants de Moyenne Sido et du village Mboh vivent dans la peur constante des violences et de l’incertitude quant à leur avenir. Les FACA attendent désormais des renforts des mercenaires du groupe Wagner pour tenter de reprendre le contrôle de ces zones.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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Charlatanisme, sorcellerie et autres affaires : Les enjeux de la prochaine session criminelle en décembre

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Charlatanisme, sorcellerie et autres affaires : Les enjeux de la prochaine session criminelle en décembre

 

 

Centrafrique.org/le-magistrat-jacques-wakara/” data-wpel-link=”internal”>Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour
Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – La Cour d’appel de Bangui a récemment annoncé la tenue d’une session extraordinaire de la Cour criminelle, qui se déroulera du 4 au 29 décembre prochain. Cette annonce a été faite lors d’une communication officielle vendredi dernier à Bangui par Jacques Wakara, procureur général près la Cour d’appel de Bangui.

 

L’une des particularités de cette session extraordinaire est qu’il s’agit de la troisième session de l’année. La Cour criminelle se réunit généralement pour examiner des affaires de grande importance, et cette session ne fait pas exception. Au total, 50 dossiers ont été inscrits au rôle pour cette période, ce qui indique la charge de travail significative à laquelle la Cour devra faire face.

 

Parmi les affaires inscrites au rôle, on compte trois dossiers relatifs à la pratique de charlatanisme et de sorcellerie. Cela ajoute une dimension unique à cette session criminelle, car ces types d’affaires ne sont pas courants dans les tribunaux. Les autres dossiers incluent des affaires de viols et d’attentat à la sécurité de l’État, ce qui reflète la diversité des affaires que la Cour devra traiter.

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Selon le procureur général, l’objectif principal de cette session extraordinaire est de chercher à désengorger la population carcérale. Le fait que les dossiers de viols soient parmi les plus récurrents indique la gravité de ce problème dans le pays. La tenue de cette session criminelle est donc un effort pour traiter ces affaires de manière efficace et équitable, tout en cherchant à résoudre les problèmes de surpopulation carcérale.

 

La Cour d’appel de Bangui prépare activement sa session extraordinaire de la Cour criminelle, qui débutera le 4 décembre. Avec 50 dossiers au rôle, dont trois concernant la pratique de charlatanisme et de sorcellerie, cette session promet d’être chargée et variée. Elle vise à aborder des questions importantes, notamment les affaires de viols, tout en contribuant à réduire la surpopulation carcérale dans le pays.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Le Ministère de l’Énergie Rappelle l’Importance de la Réglementation de l’Eau en RCA

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Le Ministère de l’Énergie Rappelle l’Importance de la Réglementation de l’Eau en RCA

 

 

Centrafrique.org/augmentation-du-cout-de-lessence-un-prix-a-la-pompe-qui-fait-mal-a-la-poche-des-centrafricains-mais-soulage-le-president-touadera/le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-arthur-bertrand-piri-ngaba/” rel=”attachment wp-att-61983″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri ngaba
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR

 

Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – Le ministère centrafricain de l’Énergie et de l’Hydroliques a récemment émis un appel pressant aux producteurs d’eau pour qu’ils se conforment aux lois et réglementations qui gouvernent le commerce de l’eau dans le pays.

 

Selon les constatations du ministère, un nombre considérable d’entreprises impliquées dans la vente d’eau ne sont pas en possession des autorisations et agréments nécessaires pour exercer cette activité. Le ministre de l’Énergie et de l’Hydroliques, Arthur Bertrand-Piri, a souligné l’importance cruciale de cette réglementation en rappelant que le secteur de l’eau est soumis à une loi datant de 2006.

 

Le ministre a expliqué que pour devenir promoteur de l’eau de surface ou de l’eau souterraine, il est impératif de disposer d’un agrément délivré par le ministère de l’Hydroliques, et ce, en respectant toutes les conditions requises. Cependant, il a signalé que le constat actuel révèle qu’il existe plus d’une dizaine de promoteurs ou de sociétés qui embouteillent de l’eau sans les autorisations nécessaires. De plus, il y a plus d’une vingtaine d’entreprises ou de promoteurs qui collectent de l’eau, la mettent dans des sachets et la vendent sans respecter les règles en vigueur.

 

Le ministre a souligné que l’eau est essentielle à la vie et que cette situation non réglementée pourrait potentiellement devenir un problème de santé publique. Par conséquent, il a exhorté les fabricants et les vendeurs d’eau à obtenir les autorisations requises et à respecter scrupuleusement les textes en vigueur. L’objectif est d’assurer que la vente d’eau à la population ne pose pas de risques pour la santé publique.

 

Cette déclaration du ministère de l’Énergie et de l’Hydroliques met en lumière l’importance de la réglementation dans le secteur de l’eau en République centrafricaine. Elle souligne également la nécessité pour les entreprises de se conformer aux lois en place afin de garantir la qualité et la sécurité de l’approvisionnement en eau pour la population. La coopération des acteurs du secteur est essentielle pour prévenir les risques potentiels pour la santé publique liés à la consommation d’eau non réglementée.

 

Par Azoumi

 

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Opération audacieuse de la CPC  à Sido: Un revers pour le régime de Touadera dans le nord

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Opération audacieuse de la CPC  à Sido: Un revers pour le régime de Touadera dans le nord

 

Centrafrique.org/rca-retour-des-mercenaires-de-wagner-a-destination-de-yalinga-dans-la-haute-kotto/les-combattants-rebelles-de-lupc-dans-la-foret-du-mbomou-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-45929″ data-wpel-link=”internal”>les combattants rebelles de l'UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.
les combattants rebelles de l’UPC . Photo CNC

 

 

 

Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a annoncé dans un communiqué une opération audacieuse menée par les éléments du mouvement UPC dans la ville de Sido, en République centrafricaine. Cette opération, qui a eu lieu le 24 novembre 2023 à l’aube, visait à lutter contre le régime en place dirigé par le président putschiste Faustin Archange Touadera  et son allié Wagner.

 

Selon le Communiqué de la CPC, l’attaque a eu un impact significatif, avec plusieurs blessés du côté des forces ennemies, ainsi qu’une importante quantité de matériel de guerre récupéré. La CPC considère cette opération comme une étape cruciale dans leur lutte pour libérer le peuple centrafricain des griffes d’un régime qu’ils qualifient de répressif et de destructeur pour la démocratie et les droits de l’homme.

 

La CPC exprime également sa préoccupation face à la détérioration constante de la démocratie, à la violation des droits de l’homme et à l’affaiblissement de l’État de droit en République centrafricaine. Ils citent notamment la division de la société centrafricaine à Paoua et les déclarations du ministre conseiller Fidèle Gouandjika jugées irresponsables qui appellent au génocide.

 

Le communiqué de presse évoque la nécessité pour toutes les forces vives de la nation de se rallier à la CPC pour lutter contre ce qu’ils qualifient de “projet mortifère” du régime de Touadera. Ils appellent le peuple centrafricain à soutenir inconditionnellement leur cause, considérant la CPC comme la seule structure politico-militaire capable de changer la donne en République centrafricaine et de redonner espoir à la nation.

 

Dans ce contexte, la CPC appelle à l’unité et à la solidarité nationale pour mettre fin à ce qu’ils décrivent comme une impasse dans laquelle le pays est plongé. Le communiqué se termine par une déclaration du porte-parole militaire, le Colonel Hamadou Rawandou, datée du 25 novembre 2023, à Markounda.

 

Par Anselme Mbata

 

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Urgent : Nouvelle attaque rebelle secoue la ville frontalière de Sido

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Urgent : Nouvelle attaque rebelle secoue la ville frontalière de Sido

 

Centrafrique.org/rca-un-homme-sauvagement-assassine-a-sido-par-les-mercenaires-russes/pancarte-de-la-ville-de-moyenne-sido/” rel=”attachment wp-att-46650″ data-wpel-link=”internal”>pancarte de la ville de Moyenne Sido

 

 

Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – La ville de Sido, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine, a été une nouvelle fois le théâtre de fortes détonations d’armes lourdes et légères, plongeant la population dans la terreur. Les habitants de la ville sont en proie à la panique, avec une partie importante d’entre eux cherchant refuge ailleurs, tandis que d’autres se terrant chez eux, impuissants face aux tirs d’armes qui se poursuivent.

 

Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC (Corbeaunews-Centrafrique), les éléments rebelles seraient responsables de cette nouvelle vague de violence qui s’est abattue sur Sido. Aux alentours de 4 heures ce matin, une position de l’armée nationale aurait été attaquée par un groupe d’hommes lourdement armés, identifiés comme des membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), un groupe rebelle actif dans la région.

 

Pour l’heure, les raisons de cette attaque demeurent obscures, laissant la population locale et les autorités dans l’incertitude. Cependant, l’affrontement entre les forces gouvernementales et les rebelles est en cours, créant une atmosphère de tension et d’instabilité dans la ville.

 

La ville de Sido, en raison de sa proximité avec la frontière, est souvent le théâtre de conflits armés et de tensions. Les habitants de la ville vivent dans la crainte constante de nouvelles attaques et des conséquences dévastatrices qu’elles peuvent entraîner pour leur vie quotidienne.

 

Le CNC continuera de suivre de près l’évolution de la situation et fournira des informations actualisées dans ses prochains articles. En attendant, les habitants de Sido et de ses environs restent dans l’attente d’une résolution pacifique à ce dernier épisode de violence qui a secoué leur ville.

 

La République centrafricaine continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, avec des groupes armés opérant dans différentes régions du pays, menaçant la stabilité et la sécurité de la population.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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Wagner et Faustin-Archange Touadéra : une alliance mortelle en Centrafrique

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Wagner et Faustin-Archange Touadéra : une alliance mortelle en Centrafrique

 

Des mercenaires masqués du groupe Wagner, ainsi que des agents de sécurité de la garde présidentielle, prennent la garde lors d'un événement alors que le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera
Des mercenaires masqués du groupe Wagner, ainsi que des agents de sécurité de la garde présidentielle, prennent la garde lors d’un événement alors que le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine (RCA) a été le théâtre de l’horreur, avec des campagnes de meurtres, de tortures et de viols perpétrées en grande partie par le groupe paramilitaire russe Wagner, en étroite collaboration avec le président de la RCA, Faustin-Archange Touadéra. Cette alliance perverse a laissé une marque indélébile de souffrance et d’injustice dans ce pays déjà tourmenté par des années de conflit.

 

Wagner, un groupe paramilitaire notoirement lié au Kremlin, a été recruté par Touadéra en 2018 pour l’aider à repousser les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette décision a déclenché une série de tragédies inimaginables. Selon l’organisation américaine à but non lucratif The Sentry, Wagner a participé activement à des opérations de meurtres, de tortures et de viols systématiques en RCA. Les rapports suggèrent que Wagner a accepté de fournir ses services en échange de ressources minières, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la motivation derrière leur présence en Afrique.

 

Le Trésor public américain a qualifié les activités de Wagner en Afrique d’ “interaction entre les opérations paramilitaires de la Russie, le soutien aux régimes autoritaires et l’exploitation des ressources naturelles”. Cette association dangereuse a été sous les feux des projecteurs depuis l’invasion russe en Ukraine, avec les États-Unis accusant Wagner d’exacerber l’instabilité dans certains pays africains et de les utiliser comme des champs de bataille pour leurs guerres.

 

Les témoignages accablants recueillis par The Sentry indiquent que Wagner, Touadéra et son cercle rapproché ont planifié et exécuté des campagnes de violence à grande échelle. Des entrevues avec plus de 45 personnes, y compris des membres des forces armées centrafricaines et des miliciens, ainsi que des documents et des images satellites, ont confirmé ces atrocités. Wagner aurait élaboré un plan visant à s’emparer de l’État, à sécuriser l’accès aux ressources naturelles et à piller les précieux minéraux de la RCA.

 

Les preuves les plus choquantes proviennent de massacres tels que celui commis dans le village de Boyo en décembre 2021, où des membres du groupe ethnique Peuls ont été sauvagement assassinés. Les attaques étaient censées punir les musulmans locaux présumés soutenir les rebelles. Les participants à ces atrocités ont affirmé que Wagner avait orchestré les massacres, ordonnant la mise à mort de tous les hommes. Ces attaques étaient également liées à des sites d’extraction de diamants et d’or exploités par des sociétés affiliées à Wagner.

 

De plus, Wagner a été accusé d’avoir formé l’armée centrafricaine et les milices locales à des méthodes brutales, telles que l’étranglement, la mutilation et même la combustion de personnes vivantes. Ces pratiques barbares sont inacceptables et témoignent de la nature cruelle de leur implication en RCA.

 

Les dénégations de Touadéra et de ses alliés, ainsi que de Wagner, ne sauraient effacer les preuves accablantes et les souffrances infligées au peuple centrafricain. Les victimes méritent justice, et il est impératif que la communauté internationale intensifie ses efforts pour traduire les auteurs de ces atrocités en justice.

 

Ceci dit, l’alliance entre Wagner et Faustin-Archange Touadéra en République centrafricaine a eu des conséquences dévastatrices pour le peuple centrafricain. Les preuves accablantes de meurtres, de tortures et de viols commis par ce groupe paramilitaire russe exigent une réponse immédiate de la communauté internationale pour garantir que les coupables soient tenus responsables de leurs actes odieux et que justice soit rendue aux victimes de cette tragédie.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La CPI renforce sa coopération en République centrafricaine : Deux accords majeurs signés

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La CPI renforce sa coopération en République centrafricaine : Deux accords majeurs signés

 

Centrafrique.org/monsieur-mandiaye-niang-procureur-adjoint-de-la-cpi/” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Mandiaye Niang, procureur adjoint de la cpi
Monsieur Mandiaye Niang, procureur adjoint de la cpi. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Le 22 novembre 2023, Monsieur Mame Mandiaye Niang, Procureur Adjoint de la Cour Pénale Internationale (CPI), en visite de travail en Centrafrique, a tenu un point de presse à Bangui pour partager les développements de sa visite officielle de deux jours en République centrafricaine. Cette visite avait pour objectif de renforcer la coopération entre la CPI et les autorités centrafricaines pour lutter contre l’impunité dans le pays.

 

Dans sa déclaration, Monsieur Mame Mandiaye Niang a exprimé sa gratitude envers les journalistes pour leur patience et a souligné l’importance du rôle de la presse et de la société civile dans la sensibilisation du public aux crimes graves. Il a expliqué que la CPI cherche toujours à rencontrer les médias lors de ses visites dans les pays, afin de discuter des développements et des accords en cours.

 

Le Vice-Procureur a annoncé la signature de deux accords, communément appelés Mémorandums d’entente, lors de sa visite. Le premier a été signé avec le ministre d’État chargé de la Justice, représentant le gouvernement centrafricain, tandis que le second a été signé avec la Cour pénale spéciale, représentée par son président. Ces accords visent à renforcer la coopération entre la CPI et les autorités nationales dans la poursuite des crimes internationaux en République centrafricaine.

 

Monsieur Niang a souligné que la République centrafricaine avait adhéré au traité de Rome, établissant la CPI, ce qui l’obligeait à coopérer avec la Cour. Cependant, il a noté que malgré cette adhésion, il était nécessaire d’opérationnaliser cette coopération et de définir des domaines spécifiques où la collaboration pouvait être renforcée.

 

La clôture des enquêtes en Centrafrique, annoncée par le Procureur Karim Khan l’année précédente, ne signifiait pas un désengagement de la CPI dans le pays. Au lieu de cela, la Cour concentrera ses efforts sur la gestion des affaires existantes tout en ouvrant de nouveaux dossiers au besoin. La CPI a accumulé un certain nombre de cas emblématiques liés aux groupes belligérants, notamment les Antibalaka et les Seleka, et elle continuera à enquêter sur ces affaires, y compris celles impliquant des personnes non encore arrêtées.

 

Le Vice-Procureur a également évoqué la distinction entre les mandats d’arrêt publics et secrets, expliquant que certains mandats d’arrêt ne sont pas rendus publics pour des raisons d’efficacité. La CPI a atteint un certain niveau d’universalité avec 123 États membres, ce qui signifie qu’elle peut être sollicitée pour des affaires dans de nombreux pays. Par conséquent, la Cour doit cibler les cas les plus emblématiques et les plus représentatifs de la criminalité internationale.

 

Dans cette optique, Monsieur Niang a expliqué la nouvelle vision de la complémentarité de la CPI, qui va au-delà de la simple poursuite des accusés. La Cour est prête à examiner les difficultés rencontrées par les autorités nationales dans le traitement de certaines affaires et à offrir une assistance technique pour renforcer les capacités des juridictions nationales. Cette coopération vise à garantir que l’impunité en matière de crimes de droit international ne soit pas une option.

 

Le Vice-Procureur a également évoqué le retrait de l’accusation contre Jeffrey Maxime Mokome, soulignant les exigences strictes en matière de preuve devant un tribunal international. Il a expliqué que la preuve devant la CPI doit être au-delà de tout doute raisonnable et que les témoins jouent un rôle crucial dans la présentation de cette preuve. Cependant, certains témoins peuvent devenir indisponibles, changer leur version ou ne plus coopérer, ce qui peut affaiblir la preuve. Dans de tels cas, la CPI doit prendre des décisions difficiles pour garantir un procès équitable.

 

En résumé, la visite du Vice-Procureur de la CPI en République centrafricaine a renforcé la coopération entre la Cour et les autorités nationales pour lutter contre l’impunité. Les Mémorandums d’entente signés visent à renforcer la capacité des autorités nationales à poursuivre les crimes internationaux tout en assurant le respect des normes de preuve strictes de la CPI. La Cour reste engagée à travailler en partenariat avec les autorités nationales pour promouvoir la justice et la responsabilité en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Profanation du cimetière des musulmans à  Bangui : la communauté musulmane en colère

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Profanation du cimetière des musulmans à  Bangui : la communauté musulmane en colère

 

Bangui/” data-wpel-link=”internal”>Dans le cimetière musulman de Bangui avec les dégâts causés par la société de transport de sable
Dans le cimetière musulman de Bangui avec les dégâts causés par cette société …

 

Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – L’irréparable profanation du cimetière musulman de la capitale Bangui, situé dans le quartier Boeing à Bimbo 3, a récemment ébranlé la communauté musulmane et a suscité une vive indignation. Cet acte odieux, attribué à une entreprise de droit centrafricain des Libanais du nom de “SAGI”, société africaine du génie industriel, spécialisée dans le racolage des routes goudronnées et trouées à Bangui, mérite une condamnation unanime et une action immédiate de la part des autorités locales.

 

L’affaire a été rendue publique grâce à une vidéo virale diffusée sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo, en langue nationale sango, Monsieur Ibrahim, chef du quartier Gbayadombia, dans le troisième arrondissement de Bangui, dénonce l’étendue des dégâts causés par cette entreprise sans scrupules. Selon ses déclarations, “SAGI”, spécialisée dans l’extraction et le transport de sable dans la région de Bimbo 3, a entrepris des travaux sur le cimetière sans aucun respect pour ce terrain privé, qui est la propriété de la communauté musulmane depuis plus de 40 ans. Depuis plus de trois décennies, les musulmans de Bangui ont inhumé leurs proches dans ce lieu de repos éternel, mais l’arrivée de “SAGI” a apporté son lot de destructions.

 

La communauté musulmane a toutes les raisons d’être en colère et de demander des comptes au gouvernement. Il est incompréhensible que cette entreprise ait pu opérer en toute impunité, malgré l’illégalité manifeste de ses actions. Les tombes ont été profanées, les familles sont dans l’incertitude la plus totale quant à la localisation des sépultures de leurs êtres chers, et le respect dû aux défunts a été bafoué.

 

Il est crucial de souligner que ce n’est pas la première fois que cette société africaine du génie industriel, “SAGI” se livre à de telles exactions. Les antécédents de l’entreprise sont alarmants, et il est grand temps que des mesures sévères soient prises pour mettre un terme à ses activités destructrices. La profanation d’un lieu de repos sacré est une offense grave, non seulement envers la communauté musulmane, mais envers l’ensemble de la société centrafricaine qui prône la coexistence pacifique entre différentes confessions religieuses.

 

Le chef du quartier Gbayadombia appelle avec justesse la mairie de Boeing à assumer ses responsabilités et à empêcher “SAGI” de poursuivre ses travaux sur ce site sacré. D’après lui, il est impératif que les autorités locales prennent des mesures immédiates pour faire cesser cette profanation et pour que justice soit rendue aux victimes. La tolérance envers de tels actes ne peut être acceptée, car elle sape les fondements mêmes de notre société.

 

La communauté musulmane de Bangui, dans sa quête de justice et de respect pour ses défunts, mérite le soutien de l’ensemble de la population centrafricaine, quelles que soient ses croyances religieuses. La profanation d’un cimetière est une offense à notre humanité commune, et nous devons tous nous élever contre de tels actes inacceptables. Les autorités doivent agir rapidement pour restaurer l’intégrité du cimetière musulman de Bangui et garantir que de tels actes ignobles ne se reproduisent jamais.

 

Par Prisca VICKOS

 

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La radio communautaire Zerda, “la voix de la paix”, de retour après cinq mois d’attente

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La radio communautaire Zerda, “la voix de la paix”, de retour après cinq mois d’attente

 

Centrafrique.org/antenne-de-la-radio-zereda/” data-wpel-link=”internal”>Antenne de la radio zereda à Obo
Antenne de la radio communautaire zereda à Obo

 

 

 

Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Depuis cinq mois, la radio communautaire Zerda, également connue sous le nom de “la voix de la paix”, avait disparu des ondes en raison d’une panne technique. Cependant, grâce au soutien logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), des autorités locales et du technicien PONFIL Mbombo, cette voix essentielle de la communauté est de retour. La réparation de la radio Zerda est une nouvelle réjouissante pour la population locale qui avait été privée de son principal moyen de communication depuis juin 2023.

 

Le technicien PONFIL Mbombo, qui est le Technicien de RMSS, a joué un rôle crucial dans le rétablissement de la radio Zerda. Son expertise technique a permis de résoudre les problèmes techniques qui avaient empêché la diffusion de la station pendant plusieurs mois. Sa détermination à restaurer la radio a été saluée par la communauté locale qui reconnaît l’importance de la radio Zerda dans leur vie quotidienne.

 

La Minusca a également apporté un soutien logistique essentiel pour remettre la radio Zerda en service. Le chef local du bureau de la Minusca, monsieur POLLOCK, a été particulièrement actif dans la coordination de ces efforts. La Minusca continue de jouer un rôle clé dans la promotion de la paix et de la stabilité en République centrafricaine, et la réparation de la radio Zerda s’inscrit dans cette mission en favorisant la communication au sein de la communauté locale.

 

Les autorités locales ont également contribué de manière significative à la réparation de la radio Zerda. Le préfet du Haut-Mbomou, le commandant JUDE NGAGNOKO, a apporté son soutien et sa collaboration pour s’assurer que la radio soit à nouveau opérationnelle. La coopération entre les autorités locales et les organisations internationales démontre l’importance de la radio Zerda en tant que lien vital entre la population locale et les institutions gouvernementales.

Centrafrique.org/la-detresse-des-soldats-faca-a-obo-un-cri-de-desespoir/a-cote-du-batiment-de-la-radio-zereda/” rel=”attachment wp-att-70631″ data-wpel-link=”internal”>Derrière le bâtiment de la radio zEREDA à Obo
Enseigne murale de la radio Zereda à Obo

 

La population, qui avait été privée de son principal moyen de communication locale pendant cinq longs mois, est en joie suite au retour de la radio Zerda. Cette station joue un rôle essentiel dans la diffusion d’informations locales, la promotion de la culture locale et la sensibilisation à des questions importantes telles que la paix et la stabilité. Son absence avait été fortement ressentie par la communauté, mais maintenant, la voix de la paix retentit à nouveau dans la région.

 

Il y’a lieu de noter que la réparation de la radio Zerda est une étape cruciale pour la communauté locale en République centrafricaine. Elle a été rendue possible grâce à la collaboration entre le technicien PONFIL Mbombo, la Minusca, les autorités locales et d’autres acteurs impliqués. La radio Zerda est bien plus qu’un simple moyen de communication, elle est le lien qui unit la population locale et contribue à la promotion de la paix et de la stabilité dans la région. Son retour est donc une excellente nouvelle pour tous ceux qui en dépendent.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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L’épisode catastrophique des inondations dans le Sud-Est de la RCA : besoins humanitaires et reconstruction

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L’épisode catastrophique des inondations dans le Sud-Est de la RCA : besoins humanitaires et reconstruction

 

Centrafrique.org/inondation-a-bema-dans-la-prefecture-du-mbomou-au-sud-est-de-la-rca/” data-wpel-link=”internal”>Inondation à Bema, dans la préfecture du Mbomou, au sud-est de la RCA
Inondation à Bema, dans la préfecture du Mbomou, au sud-est de la RCA

 

 

Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Dès le début du mois de novembre 2023, une série d’inondations dévastatrices s’est abattue sur plusieurs préfectures du sud de la République centrafricaine (RCA). Les pluies diluviennes combinées au débordement du fleuve Oubangui ont engendré une situation critique dans la région, touchant de nombreuses communautés vulnérables. Parmi les zones les plus gravement touchées, on compte les sous-préfectures de Gambo et Ouango, situées dans le Mbomou.

 

La localité de Bema, relevant de la sous-préfecture de Ouango et de la commune de Ngbandinga, ainsi que les villages environnants, ont subi de plein fouet les conséquences de ces inondations. Des milliers de bâtiments administratifs et de résidences privées ont été submergés, forçant les familles sinistrées à chercher refuge auprès de leurs proches dans les villages avoisinants, ou encore à se réfugier dans des édifices publics et communautaires tels que les écoles et les églises.

 

Centrafrique.org/capture-decran-de-la-video-de-linondation-a-bema/” data-wpel-link=”internal”>Capture d'écran de la vidéo de l'inondation à Bema
Capture d’écran de la vidéo de l’inondation à Bema

 

Outre les habitations, des infrastructures essentielles ont également été affectées. Les latrines, les points d’eau, et même les cimetières ont été submergés, créant ainsi des risques sanitaires majeurs pour la population. Martine, une résidente de Bema, exprime ses inquiétudes quant à la recrudescence attendue des cas de diarrhée suite à la consommation d’eau contaminée. De plus, de nombreux champs ont été inondés, ce qui menace sérieusement la sécurité alimentaire des habitants locaux.

 

La catastrophe a également eu un impact significatif sur l’infrastructure de transport de la région. Plusieurs ponts ont été endommagés, et de nombreuses routes ont été inondées, rendant tout déplacement en véhicule ou en moto pratiquement impossible dans la région. En conséquence, les écoles ont dû être fermées, et l’accès aux hôpitaux est devenu particulièrement difficile pour les femmes enceintes et les personnes âgées.

 

Une vidéo partagée sur les réseaux sociaux offre un aperçu de l’ampleur des dégâts à Bema. On y voit le bâtiment de la douane totalement submergé, obligeant les douaniers à se déplacer en pirogue. Le marché local est également sous les eaux, et le commentateur de la vidéo affirme qu’il n’y a plus de frontière discernable entre la République démocratique du Congo (RDC) et la RCA, car l’eau a envahi toute la surface terrestre. Le bureau de commerce import-export a lui aussi été englouti par les eaux.

 

Face à cette catastrophe humanitaire en cours, des efforts d’urgence sont nécessaires pour venir en aide aux communautés touchées. Les besoins en abris, en eau potable, en nourriture, ainsi qu’en services de santé sont immenses. Les autorités locales, les organisations humanitaires, et la communauté internationale doivent travailler de concert pour apporter une assistance rapide et efficace aux sinistrés et pour contribuer à la reconstruction de la localité.

 

Ces inondations rappellent cruellement la vulnérabilité de nombreuses régions de la République centrafricaine face aux catastrophes naturelles, et elles soulignent l’urgence d’adopter des mesures préventives et d’atténuation pour faire face à ces événements de plus en plus fréquents et destructeurs.

 

Par Félix Ndoumba

 

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La Montée du Niveau de l’Oubangui Provoque un Drame Humanitaire au sud de Bangui et Bimbo

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La Montée du Niveau de l’Oubangui Provoque un Drame Humanitaire au sud de Bangui et Bimbo

 

 

Bangui-lhistoire-se-repete/inondation-a-Bangui-le-huit-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49783″ data-wpel-link=”internal”>Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui, le 8 août 2021.
Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui, le 8 août 2021.

 

 

Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Les inondations qui frappent les quartiers du sud de Bangui et de Bimbo en République Centrafricaine ont laissé une traînée de destruction et de désolation dans leur sillage. Ces inondations, causées par la montée du niveau de l’Oubangui et des pluies diluviennes, ont entraîné des écroulements de maisons et des déplacements massifs de populations, mettant en péril la vie quotidienne de milliers de personnes.

 

Face à cette catastrophe naturelle, les riverains qui vivent déjà dans une précarité extrême lancent un appel urgent au gouvernement et aux organisations humanitaires pour obtenir de l’aide.

 

Aux abords du terrain Maya-Maya, dans le sixième arrondissement de Bangui, la situation est désastreuse. De nombreuses maisons sont devenues inhabitables en raison des inondations, forçant de nombreux ménages à quitter précipitamment leur domicile. Henriette, une résidente désemparée, explique sa situation difficile : “Notre première maison s’est effondrée. C’est pourquoi nous avons trouvé refuge ici, mais cette maison est maintenant inondée. Nous ne pouvons aller nulle part. Nous nous déplaçons en utilisant une pirogue mise à notre disposition. Nous demandons aux autorités de nous soutenir car nous avons des enfants qui vont à l’école et d’autres qui tombent malades.”

 

La scène se répète à quelques mètres de là, où les élèves comme Laurentia doivent se rendre à l’école en pirogue, payant 25 francs CFA à chaque trajet. Les pirogues, souvent petites et vulnérables, exposent les passagers à l’eau et à l’humidité, rendant le voyage scolaire incertain et inconfortable.

 

Le quartier Gbanikola 2, toujours dans le 6ème arrondissement de Bangui, est également touché par les inondations. Jerry, un résident, a été contraint de se lancer dans la pêche pour subvenir aux besoins de sa famille en raison de l’inondation de ses activités habituelles. “Puisque l’eau nous a envahis et que nos activités sont bloquées, on fait la pêche. Avec cet épervier, j’attrape des poissons et fais vivre ma famille,” explique-t-il.

 

La situation ne s’améliore pas à Bimbo, où le marché Mpoko-Bac est également touché par les inondations. Les commerçants, à la recherche de terrains secs pour exposer leurs produits, sont contraints de les étaler sur la voie publique dans des conditions chaotiques. Synthia, une vendeuse, exprime sa détresse : “On est envahis par l’eau et nous vendons en désordre. Ce qui fait que nos clients ne savent pas où nous retrouver. Nos produits ne marchent pas.”

 

La montée du niveau de l’Oubangui a provoqué des dégâts considérables dans plusieurs quartiers du sud de Bangui. À l’heure actuelle, de nombreuses familles sont sans abri et ont un besoin urgent de secours. Le gouvernement de la République Centrafricaine et les organisations humanitaires doivent mobiliser rapidement des ressources pour fournir une assistance vitale à ces communautés vulnérables, afin de les aider à faire face à cette catastrophe naturelle dévastatrice. Les actions rapides et coordonnées sont essentielles pour éviter une aggravation de la situation et pour aider les personnes touchées à reconstruire leur vie dans ces moments difficiles.

 

Par Anselme Mbata

 

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Inondations dévastatrices à Mobaye : L’appel à l’aide des sinistrés de Mafounga

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Inondations dévastatrices à Mobaye : L’appel à l’aide des sinistrés de Mafounga

 

Centrafrique.org/inondation-a-mobaye-par-rjdh/” data-wpel-link=”internal”>Inondation à Mobaye par RJDH
CopyrightDR

 

 

Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Les habitants de Mobaye, situés dans la basse Kotto, sont actuellement aux prises avec une catastrophe naturelle dévastatrice qui a bouleversé leur vie quotidienne. Les eaux tumultueuses de la rivière Oubangui ont débordé de leurs rives, causant d’importants ravages dans la région et laissant des centaines de familles sans abri dans le village de Mafounga.

 

La montée du niveau de l’Oubangui n’a laissé personne indemne dans cette région côtière, où des centaines de maisons se sont soit effondrées sous la pression des eaux, soit ont été complètement inondées. Des centaines de ménages se retrouvent désormais sans toit, vivant dans des conditions déplorables et exposés aux éléments.

 

La situation est particulièrement préoccupante pour les familles qui, en plus de perdre leur abri, ont vu leurs moyens de subsistance s’évaporer. Les pêcheurs locaux, par exemple, ne peuvent plus pratiquer leur métier en raison de la montée des eaux. Elie, un père de famille, témoigne de sa lutte pour assurer la sécurité de sa famille : « Avec ces pailles, je vais construire une paillote pour nous protéger contre la pluie. Nous avons trouvé un espace sur la colline où nous placions nos nattes pour dormir. Depuis que l’eau a débordé, nous ne pouvons pas pêcher. »

 

La situation des femmes est tout aussi précaire. Certaines profitent des inondations pour faire leur lessive, mais elles sont exposées aux intempéries et aux piqûres de moustiques. Olivia Yapièrre, l’une de ces mères courageuses, lance un appel poignant aux autorités : « On ne peut pas aller au champ. Nous avons perdu beaucoup de choses. Nous passons la nuit à la belle étoile et des moustiques nous piquent. On s’expose aux intempéries. Nous demandons à l’État de nous donner des bâches, des ustensiles de cuisine et surtout, ce qui est urgent, c’est une assistance médicale. Nos enfants souffrent de paludisme, nous aussi. »

 

Les conséquences des inondations ne se limitent pas seulement à la perte de biens matériels, mais elles touchent également l’éducation des enfants. De nombreuses familles se sont retrouvées sans abri, et les élèves ne peuvent pas fréquenter l’école en raison des conditions difficiles. Bruno Abangoka, un parent inquiet, lance un appel à l’aide : « Les inondations ont commencé le 25 octobre 2023. Les enfants ne peuvent pas fréquenter l’école. Je lance un vibrant appel au gouvernement pour qu’il vienne rapidement en aide aux populations de Mafounga, ainsi qu’aux organisations non gouvernementales. »

 

Selon les autorités locales, plus de 300 maisons se sont déjà effondrées à Mafounga, affectant plus de 1700 personnes. Bien que l’on ne déplore aucun décès jusqu’à présent, les dégâts matériels sont considérables. La situation demeure critique, et une réponse rapide est nécessaire pour aider les sinistrés à surmonter cette crise. Les appels à l’aide se multiplient, et il est essentiel que le gouvernement et les organisations humanitaires se mobilisent pour apporter une assistance immédiate aux habitants de Mobaye qui luttent pour leur survie dans des conditions extrêmement difficiles.

 

Par Félicien Gossy

 

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Centrafrique : une centaine des Jeunes du pouvoir Recrutés en Cachette pour des Formations des officiers en Russie

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une centaine des Jeunes Recrutés en Cachette pour des Formations des officiers en Russie

 

Centrafrique.org/Centrafrique-500-nouvelles-recrues-de-larmee-nationale-entrees-en-formation-au-camp-kassai/les-nouveaux-recrus-du-dimanche-28-novembre-2021-dans-le-corps-des-forces-armees-centrafricaines-faca/” rel=”attachment wp-att-52154″ data-wpel-link=”internal”>Les nouveaux recrus du dimanche 28 novembre 2021 dans le corps des forces armées centrafricaines FACA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale . Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

 

 

Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – Depuis son arrivée au pouvoir en République centrafricaine en 2016, Faustin Archange Touadera avait promis de mettre fin aux pratiques de népotisme et de préférence ethnique au sein de l’administration publique du pays. Cependant, au fil des années, ces promesses semblent s’être dissipées, et de plus en plus de preuves émergent révélant une réalité bien différente. Depuis quelques jours, une série de recrutements clandestins de jeunes de l’ethnie Ngbakamandja pour des formations d’officiers en Russie a mis en lumière les pratiques controversées du gouvernement.

 

Au début de son mandat, Faustin Archange Touadera avait tenté de masquer son népotisme en veillant à ce que les recrutements dans l’armée et l’administration soient effectués de manière transparente et équitable, couvrant l’ensemble du territoire national. Cependant, à partir de 2019, il est devenu de plus en plus évident que le président se tournait de plus en plus vers sa propre famille et son ethnie pour les postes clés.

 

La récente révélation concernant le recrutement clandestin d’une centaine de jeunes Ngbakamandja pour des formations d’officiers en Russie a choqué de nombreux observateurs et citoyens. Parmi ces jeunes se trouvent des membres de la famille du président, tels que ses cousins, petits cousins, frères, et demi-frères, ainsi que des proches du chef d’État-major et du chef des opérations militaires de l’armée nationale.

 

Actuellement, ces jeunes sont en formation initiale au camp Kassaï militaire à Bangui, en attendant leur départ pour la Russie dans les semaines à venir. Selon leurs témoignages recueillis discrètement, le nombre de recrues pourrait atteindre jusqu’à 200 personnes, avec la possibilité d’autres recrutements similaires en cours pour des formations en Tunisie, au Maroc, en République démocratique du Congo et ailleurs.

 

Le recrutement clandestin de ces jeunes se déroule à Damara et au quartier Boy-Rabe à Bangui, échappant ainsi aux regards critiques de l’opinion publique. Cette révélation choquante remet en question les engagements du président Faustin Archange Touadera en matière de transparence et d’égalité des chances au sein de l’administration centrafricaine.

 

Les Centrafricains commencent à remettre en question la véritable nature de leur président. Alors qu’il avait promis lors de la promulgation de sa nouvelle constitution fin août 2023 de mettre fin au népotisme et à la préférence ethnique, les récentes révélations suggèrent qu’il favorise au contraire son propre clan. Cette situation risque d’aggraver les tensions ethniques et de miner la confiance de la population envers le gouvernement.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La déplorable saga du procureur Benoît Narcisse Foukpio : quand la vérité est sacrifiée pour préserver les apparences

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La déplorable saga du procureur Benoît Narcisse Foukpio : quand la vérité est sacrifiée pour préserver les apparences

 

Bangui/” rel=”attachment wp-att-70682″ data-wpel-link=”internal”>Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui
Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui

 

Bangui, le 23 novembre 2023 (CNC) – Dans une affaire judiciaire aussi troublante que scandaleuse, le Procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Benoît Narcisse Foukpio, a convoqué le Directeur de publication du journal ” Média Plus ” le mardi 21 novembre 2023, hier, pour se justifier au sujet d’un article publié par Corbeau News Centrafrique le 14 novembre et repris par son journal le 20 novembre, relatif à ses actions dans l’affaire de libération injuste et controversée de Jean-Marie Nguengoua, un riche homme d’affaires centrafricain incriminé dans un meurtre. Mais les raisons invoquées par lui ne sont rien de moins que des mensonges éhontés, compromettant ainsi l’intégrité de la justice en République centrafricaine.

 

Tout d’abord, examinons de prêt les faits réels de l’affaire selon les conclusions partielles de la Rédaction de CNC. L’article en question, intitulé “Scandale judiciaire : le riche Jean-Marie Nguengoua, accusé de meurtre, libéré sans procès”, a été publié par le site d’information Corbeaunews Centrafrique (CNC) le mardi 14 novembre dernier, sous la signature de notre journaliste Anselme Mbata. Ce même article a été repris par le journal “Médias Plus” dans son édition numéro 3107 du lundi 20 novembre 2023.

 

Le procureur Benoît Narcisse Foukpio prétend que les faits ont été déformés dans l’article de CNC et sans avoir à ce jour de son droit de réponse, il est essentiel de démystifier ses déclarations trompeuses.

 

Selon Benoît Narcisse Foukpio, il n’y a pas eu de séquestration du désormais ancien gardien de Jean-Marie Nguengoua, ni de son passage à tabac ayant entraîné sa mort. Au lieu de cela, il prétend que l’ancien gardien s’était estimé victime d’un licenciement abusif et avait saisi le Tribunal du travail pour obtenir justice. Le tribunal a décidé d’assigner Jean-Marie Nguengoua, et c’est l’ancien gardien lui-même qui s’est rendu au bureau de Nguengoua pour lui remettre l’assignation, au lieu de passer par un huissier de justice. Selon Nguengoua, la simple présence de son ancien employé l’a irrité (pourquoi ?), le poussant à le frapper.

 

Cependant, cette version des faits semble être une tentative désespérée grave de minimiser la gravité de l’incident. Les preuves, les témoignages recueillis et les faits montrent bel et bien que l’ancien gardien a été bel et bien victime de violences de la part de Jean-Marie Nguengoua dans sa concession située proche de la place « Cinquantenaire » au centre-ville de Bangui. Ce qui a d’ailleurs entraîné sa mort. Les parents de la victime ont déposé plainte, tenant Nguengoua pour responsable du décès de leur proche puisqu’il a été retrouvé mort dans sa concession. Le procureur a donc ordonné l’arrestation de Nguengoua, et c’est bien fait selon la procédure pénale qui l’exige dans le seul but de lui protéger contre lynchage, afin d’enquêter sur le lien entre les coups infligés et la mort de la victime.

 

Le procureur Benoît Narcisse Foukpio prétend également que la mise en liberté provisoire de Nguengoua n’est pas une libération définitive, mais plutôt une mesure légale prévue par le code de procédure pénale en raison de son état de santé sans pour autant remettre à Emmanuel Sandy, directeur de publication de MEDIA PLUS, une copie d’ordonnance de mise en liberté de Nguengoua pour publication avec son droit de réponse.  Or, un détenu des Mercenaires russes de Wagner, tabassé copieusement et laissé pour mort cliniquement depuis deux jours, lui avait été présenté et il lui avait inculpé sans son âme qui était reparti entre temps chez son créateur .

 

En réalité, la libération de ce riche homme d’affaires a été réalisée de manière douteuse, sans la transparence et la légalité nécessaires. Le fait que Monsieur Nguengoua ait été libéré un samedi, un jour non ouvrable, pendant que le régisseur, informé de cette libération, était dans sa ferme.

 

Et encore plus spectaculaire, c’est le directeur de l’hôtel Oubangui qui était venu avec sa voiture devant la prison, après la sortie de l’homme d’affaire de sa cellule, pour le récupérer, sans être présent au tribunal, alors que si cela aurait dû être la procédure normale, c’est au tribunal qu’il aurait dû rentrer chez lui et non depuis sa prison un week-end en plus. Cela soulève donc autant des questions sur l’intégrité et sur la légalité du processus.

 

En outre, le procureur Benoît Narcisse Foukpio nie catégoriquement les allégations de pots-de-vin de 18 millions de FCFA versés à des personnalités judiciaires et politiques en échange de la libération de Nguengoua. Cependant, il convient de rappeler que la corruption et l’influence politique sont des problèmes courants en République centrafricaine, et les citoyens ont le droit de s’interroger sur la transparence de cette affaire.

 

Les déclarations du procureur Benoît Narcisse Foukpio dans sa réponse à la Rédaction de Corbeau News Centrafrique via MEDIAS PLUS, sont non seulement trompeuses, mais elles sapent également la confiance du public dans le système judiciaire centrafricain. Au lieu de protéger l’intégrité de la justice, Benoît Narcisse Foukpio semble être plus préoccupé par la préservation des apparences et des privilèges. Il est essentiel que la République centrafricaine recherche la vérité et la justice dans cette affaire, plutôt que de tolérer des mensonges éhontés et des comportements douteux de la part de ses magistrats.

 

Par Anselme Mbata

 

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Dictature et exploitation : La triste réalité de la RCA sous l’égide de la Russie

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Dictature et exploitation : La triste réalité de la RCA sous l’égide de la Russie

 

Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'une audience à Moscou
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, un pays déjà éprouvé par des années de conflit et d’instabilité, continue de souffrir sous l’occupation brutale des forces du groupe Wagner, une entreprise militaire privée soutenue par la Russie. Cette présence russe dans le pays d’Afrique centrale n’a rien apporté de positif au développement de la RCA, au contraire, elle exploite impitoyablement ses précieuses ressources naturelles, économiques et forestières. Pendant ce temps, les pays occidentaux et le système des Nations Unies, malgré les attaques répétées du régime en place, restent les principaux donateurs financiers et matériels de la RCA. C’est une preuve indéniable de l’indifférence flagrante du gouvernement russe envers le bien-être du peuple centrafricain.

 

La présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est un témoignage de l’engagement de la communauté internationale envers la RCA. La MINUSCA a récemment fait un don d’équipements et de véhicules aux Forces armées centrafricaines (FACA), montrant ainsi son soutien continu au pays. Cependant, il est important de noter que cette assistance vitale provient principalement des pays occidentaux et des Nations Unies, alors que la Russie continue de piller les ressources de la RCA.

 

La MINUSCA a non seulement fourni des équipements militaires, mais elle a également contribué à la construction d’infrastructures essentielles, y compris des hangars, des magasins, des logements et des centres de formation pour les FACA. Cette aide devrait être saluée, car elle renforce la capacité des forces centrafricaines à maintenir la sécurité et à protéger la population civile. Pourtant, elle ne compense en aucun cas le préjudice infligé à la RCA par l’exploitation de ses richesses par la Russie.

 

Le président putschiste Faustin Archange Touadera  a exprimé sa gratitude envers la MINUSCA pour ces contributions importantes. Il a souligné l’importance de la communication des FACA avec la population et la communauté internationale, mais il est crucial de se demander pourquoi la Russie n’apporte pas une contribution similaire pour le bien-être de la RCA. Au lieu de cela, la Russie profite de la situation, ne montrant aucun intérêt pour le développement durable du pays.

 

La question fondamentale demeure : pourquoi la Russie, qui prétend être un acteur international respecté, continue-t-elle à exploiter la RCA sans aucun souci pour son avenir? Le gouvernement russe doit rendre des comptes pour ses actions en RCA et mettre fin à son soutien aux forces du groupe Wagner qui exploitent le pays au lieu de le soutenir. La RCA mérite un avenir meilleur, et il est temps que la Russie et son gouvernement complice mettent fin à cette exploitation impitoyable.

 

Par Alain Nzilo

 

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L’incursion de la guerre au Soudan voisin va-t-elle enflammer-t-elle la Centrafrique ?

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L’incursion de la guerre au Soudan voisin va-t-elle enflammer-t-elle la Centrafrique ?

 

 

Centrafrique.org/dernieres-minutes-les-mercenaires-russes-sont-sur-le-point-de-quitter-la-republique-centrafricaine/mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-56655″ data-wpel-link=”internal”>Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye arrêtés au Soudan
Plus d’une centaine des éléments de forces de réaction rapide du Soudan

 

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – Depuis quelques jours, une inquiétante série d’informations circule sur les réseaux sociaux, faisant état d’un affrontement sur le territoire centrafricain entre les éléments paramilitaires des RSF (Forces de soutien rapide) dirigées par le vice-Président soudanais Hemeti et les forces régulières soudanaises. Cette situation suscite des inquiétudes quant à une possible extension du conflit qui sévit au Soudan voisin vers la République centrafricaine.

 

Les rapports indiquent que l’affrontement a eu lieu à environ 10 kilomètres de Birao, principalement au village de Dahal, situé sur l’axe d’Amdafock en direction de la frontière soudanaise, dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Cependant, la population locale demeure dans le flou quant à la séquence des événements, ne sachant pas quelle faction soudanaise a lancé l’attaque en premier lieu. Sur les médias sociaux, de nombreux internautes avancent l’hypothèse que ce sont les forces paramilitaires lourdement armées des RSF qui ont pris l’initiative d’attaquer les forces gouvernementales soudanaises repliées sur le territoire centrafricain.

 

À ce stade, aucune information officielle n’a été confirmée, et aucun bilan des événements n’est disponible. Cependant, l’escalade de la violence dans cette région frontalière est source de préoccupations croissantes, tant pour la sécurité des populations locales que pour la stabilité régionale.

 

L’implication des RSF, dirigées par Hemeti, dans cet incident soulève des questions sur les motivations de leur présence en Centrafrique. Les RSF sont principalement connues pour leur rôle dans le conflit au Darfour et leur implication dans des violations des droits de l’homme, ce qui suscite des craintes quant à leur impact sur la situation déjà précaire en République centrafricaine. La présence de ces forces paramilitaires dans la région pourrait entraîner une escalade du conflit local et compromettre davantage la sécurité des civils.

 

Les autorités centrafricaines et soudanaises sont pressées de clarifier la situation et de fournir des informations officielles sur l’incident. Il est impératif de mener une enquête approfondie pour déterminer les circonstances exactes de l’affrontement et les responsabilités de chaque partie. Dans un contexte de tensions croissantes, la diplomatie et le dialogue entre les parties prenantes sont essentiels pour éviter une détérioration de la situation.

 

Cette incursion de la guerre au Soudan voisin en République centrafricaine est un rappel poignant des défis complexes auxquels la région est confrontée en matière de sécurité et de stabilité. Il est de la plus haute importance que la communauté internationale suive de près cette situation et offre son soutien pour prévenir toute escalade du conflit et promouvoir la paix dans la région. La protection des populations civiles doit être une priorité absolue, et des mesures immédiates doivent être prises pour prévenir de nouvelles violences et garantir la sécurité des personnes vulnérables prises au milieu de cette crise.

 

Par Moïse Banafio

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Renforcement de la coopération judiciaire entre la CPI et la CPS : un pas crucial dans la lutte contre l’impunité

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Renforcement de la coopération judiciaire entre la CPI et la CPS : un pas crucial dans la lutte contre l’impunité

 

Centrafrique.org/ceremonie-signature-memorundum-entre-la-cpi-et-la-cps/” data-wpel-link=”internal”>Cérémonie de signature d'un Mémorandum d'accord entre le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale et la @cour pénale CPS , à Bangui, le 21 novembre 2023.
Cérémonie de signature d’un Mémorandum d’accord entre le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale et la @cour pénale CPS , à Bangui, le 21 novembre 2023.

 

Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – Le 21 novembre 2023, à Bangui en République centrafricaine, un événement judiciaire historique s’est produit. Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour pénale spéciale (CPS) ont signé un Mémorandum d’accord qui marque une étape cruciale dans la lutte contre l’impunité. Cette cérémonie de signature témoigne de la volonté des deux institutions de renforcer leur coopération judiciaire pour garantir que les responsables de crimes internationaux rendent des comptes devant la justice.

 

La Cour pénale internationale, basée à La Haye, est chargée de poursuivre et de juger les individus responsables des crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale. La CPS, quant à elle, a été créée et installée en République centrafricaine pour enquêter et poursuivre les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide commis sur son territoire. La signature de ce Mémorandum d’accord entre ces deux institutions est un développement majeur dans la lutte contre l’impunité en République centrafricaine et au-delà.

 

Ce nouvel accord vise à renforcer la coopération entre la CPI et la CPS de plusieurs manières. Tout d’abord, il permettra un partage plus efficace d’informations et de preuves entre les deux institutions, ce qui est essentiel pour la réussite des enquêtes et des poursuites judiciaires. Ensuite, il facilitera la coordination des activités et des ressources pour garantir une approche plus cohérente dans la poursuite des responsables de crimes internationaux. Enfin, il favorisera la formation et le renforcement des capacités du personnel de la CPS, afin de garantir des enquêtes et des procédures judiciaires de haute qualité.

 

Cette coopération renforcée revêt une importance capitale pour la République centrafricaine, qui a été le théâtre de conflits et de violences depuis de nombreuses années. La CPS joue un rôle essentiel dans la lutte contre l’impunité en enquêtant sur les crimes commis sur son territoire, tandis que la CPI intervient au niveau international pour poursuivre les auteurs de crimes graves qui échappent à la justice nationale. En travaillant main dans la main, ces deux institutions peuvent garantir que les responsables de ces crimes ne restent pas impunis.

 

L’accord signé le 21 novembre 2023 est le fruit d’efforts concertés et de la volonté politique des deux parties de faire avancer la justice internationale. Il envoie un message fort aux auteurs de crimes internationaux : ils seront traduits en justice, où qu’ils se trouvent, et quelle que soit la gravité de leurs actes.

 

En réalité, la signature du Mémorandum d’accord entre le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine est un événement historique qui renforce la coopération judiciaire dans la lutte contre l’impunité. Cet accord permettra de poursuivre les responsables de crimes internationaux et de faire en sorte que justice soit rendue aux victimes. C’est un pas crucial vers un monde où les crimes les plus graves ne restent pas impunis, et où la justice prévaut.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Centrafrique : la Nouvelle Orientation Politique du FDPC  et des Radiations Inattendues

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Centrafrique : la Nouvelle Orientation Politique du FDPC  et des Radiations Inattendues

 

 

Centrafrique.org/abdoulaye-miskine-devant-la-justice-tchadienne-la-Centrafrique-veut-sa-tete/abdoulaye-miskine-du-fdpc-4/” rel=”attachment wp-att-38556″ data-wpel-link=”internal”>Le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du mouvement FDPC.
Le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du mouvement FDPC.

 

 

Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – Le Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC), présidé par le Général de Division Martin KOUNTAMADJI, a tenu une réunion à Baboua le 13 Novembre 2023, au cours de laquelle des décisions importantes ont été prises. Parmi celles-ci, des radiations de membres et une réaffirmation de l’engagement envers les Accords de Khartoum.

 

Le Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC) a publié un communiqué de presse, le N°003/22/FDPC, faisant état des résultats de sa réunion du 13 Novembre 2023. Cette réunion, tenue sur instruction du Général de Division Martin KOUNTAMADJI, également connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine, Président Fondateur du FDPC, avait pour objectif d’examiner plusieurs points inscrits à l’ordre du jour.

 

La première résolution importante adoptée lors de cette réunion concerne la radiation de certains cadres et militants du FDPC. Selon le communiqué, ces radiations sont intervenues après des échanges et des analyses conformément aux idéaux, aux Statuts et Règlements du Mouvement. Les membres radiés du FDPC incluent des personnalités telles que M. Le Gaillard RINGUI, Mme. Clarisse SAYO, M. Marcel BAGAZA, M. Jean Rock SOBI, et M. Séraphin KLAMADJE. En conséquence, ils ne peuvent plus représenter le FDPC auprès des instances gouvernementales et organismes quelconques et perdent leur statut de membre du mouvement FDPC.

 

La deuxième résolution souligne l’attachement continu du FDPC aux Accords et à la Feuille de Route de Khartoum, qui ont été signés le 06 Février 2019 en faveur du retour à la paix en République Centrafricaine. Cette réaffirmation de l’engagement envers ces accords importants indique la volonté du FDPC de contribuer à la stabilité et à la paix dans le pays.

 

Enfin, le communiqué annonce que le FDPC se réserve le droit de rendre public dans un communiqué ultérieur la liste des nouveaux cadres du parti investis de la mission de représentation, tout en respectant les Statuts et Règlements Intérieurs du mouvement.

 

La réunion du Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC) a été l’occasion de prendre des décisions importantes, notamment les radiations de certains membres et la réaffirmation de l’engagement envers les Accords de Khartoum. Ces décisions reflètent la détermination du FDPC à jouer un rôle constructif dans la recherche de la paix et de la stabilité en République Centrafricaine. Les prochaines annonces du FDPC concernant les nouveaux cadres du parti seront attendues avec intérêt, car elles pourraient avoir un impact sur la scène politique du pays.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Inquiétude croissante à Bangui : la montée des braquages et du banditisme préoccupe les habitants du cinquième arrondissement

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Inquiétude croissante à Bangui : la montée des braquages et du banditisme préoccupe les habitants du cinquième arrondissement

 

 

Bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>La lettre police sur leur pick-up
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – La ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, est confrontée à une préoccupation croissante : la montée des braquages et du banditisme dans une partie du cinquième arrondissement. Ces actes criminels ont récemment atteint un niveau alarmant, suscitant l’inquiétude des habitants du secteur.

 

Dans la nuit de lundi à mardi, la communauté locale a été secouée par un incident choquant lorsque des individus armés ont braqué deux motos, causant des blessures à une personne innocente. Les quartiers de Yangato, Walingba, Vara, Kolongo et Kaya ont été particulièrement touchés par ces actes de criminalité.

 

La population locale, de plus en plus préoccupée par la sécurité de son quartier, a exprimé son besoin urgent de voir renforcer la présence des patrouilles militaires dans le secteur. Cette demande est compréhensible compte tenu de l’escalade des incidents criminels qui ont un impact direct sur la vie quotidienne des résidents.

 

La situation à Bangui, en général, et dans le cinquième arrondissement, en particulier, est complexe. La ville a été le théâtre de troubles politiques et de conflits armés, ce qui a eu des répercussions sur la sécurité de ses habitants. Malgré les efforts déployés pour restaurer la stabilité dans le pays, les défis persistants en matière de sécurité demeurent une source de préoccupation majeure.

 

La montée des braquages et du banditisme dans le cinquième arrondissement est un symptôme de ces problèmes plus larges. Les criminels exploitent souvent les vulnérabilités créées par l’instabilité politique et économique pour perpétrer leurs actes répréhensibles. Les braquages de motos et les agressions nocturnes sont devenus monnaie courante, laissant les habitants dans un état constant d’anxiété.

 

Face à cette situation alarmante, la population locale appelle à une action immédiate. Ils estiment que l’augmentation des patrouilles militaires et des forces de sécurité dans le secteur est essentielle pour dissuader les criminels et rétablir un sentiment de sécurité parmi les résidents. La présence visible des forces de l’ordre est souvent un moyen efficace de prévenir la criminalité et de rassurer la population.

 

Cependant, la réponse à cette menace ne devrait pas se limiter à une augmentation des patrouilles. Il est tout aussi important de s’attaquer aux causes sous-jacentes de la criminalité, telles que le chômage des jeunes, la pauvreté et le manque d’opportunités économiques. En investissant dans des programmes visant à améliorer les perspectives d’emploi des jeunes et à renforcer les systèmes de soutien social, le gouvernement peut contribuer à réduire le recrutement de jeunes dans la criminalité.

 

En un mot, la montée des braquages et du banditisme dans une partie du cinquième arrondissement de Bangui est une source croissante de préoccupation pour les habitants du secteur. Le besoin de mesures immédiates pour renforcer la sécurité, telles que l’augmentation des patrouilles militaires, est évident. Cependant, il est également impératif de s’attaquer aux causes sous-jacentes de la criminalité pour garantir une sécurité à long terme dans cette région de la capitale centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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L’écho d’un dialogue politique en Centrafrique : Perspectives et controverses

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L’écho d’un dialogue politique en Centrafrique : Perspectives et controverses

 

 

Centrafrique.org/rca-conspiration-et-complot-politique-une-discrete-reunion-au-sommet-de-letat-vise-a-bannir-trois-hommes-politiques-de-lopposition-a-sieger-a-lassemblee-nation/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua/” rel=”attachment wp-att-45725″ data-wpel-link=”internal”>L'opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l'Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

 

Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, un pays au cœur de l’Afrique, est aujourd’hui à la croisée des chemins entre crise politique, insécurité grandissante et défis socio-économiques. L’émission Patara de Radio Ndékèluka a récemment ouvert un débat crucial sur la proposition de dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition démocratique, initiée par la Minusca. Cette discussion, animée par Armando Yanguendji, a vu la participation de figures clés telles que Natacha Constance Gounebana, présidente de la plateforme des femmes de l’opposition démocratique, Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du Président Centrafricain, et Paul Crescent Béninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile.

 

Le débat s’est ouvert sur une note de tension, révélant la profondeur de la crise politique. L’opposition, représentée par Gounebana, a exprimé son mécontentement face à la nouvelle constitution et a réaffirmé sa demande de dialogue basé sur l’ancienne constitution. Elle a également souligné les difficultés économiques et la crise sécuritaire croissante, exacerbant le besoin de discussions constructives.

 

D’un autre côté, Gouandjika, représentant le gouvernement, a insisté sur la continuité du dialogue au sein des institutions existantes, rejetant l’idée d’une crise politique. Il a mis en évidence les efforts déployés dans le cadre du DDR et les initiatives de paix déjà en place, tout en critiquant l’opposition pour sa réticence à s’engager dans le processus.

 

Béninga, de la société civile, a apporté un équilibre en soulignant la nécessité d’un dialogue inclusif. Il a critiqué l’approche actuelle du gouvernement et de l’opposition, soulignant que le dialogue n’est pas seulement une question de débat institutionnel, mais nécessite une ouverture d’esprit et une volonté de faire des concessions pour résoudre les crises multiples que traverse le pays.

 

Le point culminant du débat a été la question de la responsabilité et de l’engagement envers la proposition de dialogue de la MINUSCA. Alors que Gounebana a souligné la nécessité de conditions préalables au dialogue, notamment une décrispation du climat politique par le gouvernement, Gouandjika a maintenu sa position sur la légitimité de l’actuelle constitution et la poursuite du processus démocratique.

 

Le débat sur Radio Ndékèluka a mis en lumière les défis complexes et les divergences profondes entre les acteurs politiques centrafricains. Alors que la proposition de dialogue de la MINUSCA offre une lueur d’espoir pour la paix, et éventuellement le retour à la constitution de 2016, , elle soulève également des questions sur la faisabilité et l’efficacité d’un tel processus dans le contexte actuel. Ce qui est clair, c’est que la République Centrafricaine se trouve à un moment critique de son histoire, et la voie vers la paix et la stabilité nécessitera compromis, compréhension mutuelle et, surtout, une volonté ferme de tous les acteurs de placer l’intérêt national au-dessus des agendas personnels et politiques.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : quand Faustin Archange Touadera promet une vie difficile à ses opposants politiques

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Quand Faustin Archange Touadera promet une vie difficile à ses opposants politiques

 

Centrafrique.org/centrafrique-creation-du-comite-charge-de-rediger-le-projet-de-la-constitution-le-brdc-contre-attaque-et-saisit-la-cour-constitutionnelle/les-4-leaders-des-partis-politiques-dopposition-a-savoir-maitre-nicolas-tiangaye-crepin-mboli-goumba-martin-ziguele-et-mahamat-kamoun/” rel=”attachment wp-att-58966″ data-wpel-link=”internal”>Les 4 leaders des partis politiques d'opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC

 

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) –  La République centrafricaine, déjà en proie à de nombreuses tensions politiques et sécuritaire, semble sombrer davantage dans l’autoritarisme sous la présidence de Faustin Archange Touadera. Le président putschiste Touadera s’est lancé dans une politique d’instauration du parti unique, visant à éliminer tous ses opposants politiques, en particulier ceux qui refusent de reconnaître sa nouvelle constitution, controversée et illégale. Cette montée en puissance du régime de Touadera rappelle les méthodes employées par le Président russe Vladimir Poutine, où la dissidence est réprimée avec une poigne de fer.

 

La nouvelle constitution, élaborée en secret par le président Touadera et ses alliés du groupe Wagner, a été qualifiée d’illégale et anticonstitutionnelle par les forces vives de la nation. Elle a ensuite été soumise à un référendum entaché de conditions douteuses. Cela a suscité la colère de l’opposition politique, notamment des figures éminentes telles que Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Crépin Mboli-Goumba, Nicolas Tiangaye, Abdoul Karim Meckassoua, qui ont signé un communiqué lors de la Réunion des forces vives de l’opposition à Paris en septembre dernier. Ils estiment que le président Touadera a effectué un coup d’État constitutionnel et appellent à l’unité pour restaurer la démocratie et l’État de droit en Centrafrique.

 

Par cette déclaration commune de Paris, les autorités centrafricaines et leurs alliés russes ont accusé ces leaders de l’opposition de vouloir déstabiliser le régime. Certains ministres conseillers du président ont clairement exprimé leur volonté de lever les immunités parlementaires de ces opposants, qui sont également des députés à l’assemblée nationale, afin de les traduire en justice pour des accusations de déstabilisation.

 

Cependant, il est important de noter que pour lever l’immunité parlementaire d’un député, il faut une action concrète en justice. Jusqu’à présent, aucune procédure judiciaire n’a été engagée légalement contre ces leaders de l’opposition. Mais d’après nos informations proches du Parquet général de Bangui, des actions sont en cours afin de saisir le président de l’Assemblée nationale. Au lieu de suivre la voie légale, le régime de Touadera semble opter pour des méthodes sournoises visant à affaiblir ses opposants économiquement.

 

Au cours des deux dernières semaines, le régime a intensifié sa campagne de harcèlement contre les leaders de l’opposition démocratique. Ils ont commencé à fouiller minutieusement leurs dossiers financiers, cherchant des factures impayées pour les surfacturer et couper l’électricité et l’eau dans leurs résidences. Ceux qui possèdent des entreprises ou des commerces tels que Martin Ziguelé et Crépin Mboli-Goumba vont subir également des pressions fiscales pour les pousser à la faillite ou fermer leurs sociétés, mettant ainsi en péril les emplois de nombreux citoyens centrafricains. L’objectif du régime, selon nos informations, semble être de rendre la vie des opposants démocratiques insupportable, les salir davantage en les forçant ainsi à capituler.

 

La situation en République centrafricaine sous la présidence de Faustin Archange Touadera est de plus en plus inquiétante. Les méthodes employées par le régime pour réprimer l’opposition politique rappellent les pires heures des régimes autoritaires du passé. Il est impératif que la communauté internationale suive de près l’évolution de la situation en Centrafrique et exige le respect des droits démocratiques et de l’État de droit. L’avenir politique du pays dépendra de la capacité à mettre fin à cette dérive autoritaire et à restaurer les principes fondamentaux de la démocratie et des droits de l’homme.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La dérive tragique de Bangui : Quand les mercenaires du groupe Wagner chassent les malades et récupèrent des chambres dans des Hôpitaux

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La dérive tragique de Bangui : Quand les mercenaires du groupe Wagner chassent les malades et récupèrent des chambres dans des Hôpitaux

 

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Les immeubles du Centre Hospitalier Universitaire – CHU- de Bangui dit l’hôpital général. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Depuis quelques jours, Bangui, la capitale de la République centrafricaine, est le théâtre d’une situation surréaliste et alarmante. Les mercenaires du groupe Wagner, évincés de leurs hébergements hôteliers pour défaut de paiement et trop de saleté, se sont approprié les chambres des hôpitaux de la ville, transformant les établissements de soins en quartiers de fortune. Ce phénomène, digne d’un cauchemar, est le résultat d’une série de décisions controversées de Touadera et de son gouvernement centrafricain, mettant en péril la santé publique et la sécurité de ses citoyens.

 

La crise actuelle trouve son origine dans la réduction des aides financières internationales, laissant l’État centrafricain sans les moyens nécessaires pour subvenir aux besoins de ses alliés du groupe Wagner. Ces mercenaires, engagés pour protéger le régime, se retrouvent désormais sans logement décent, les poussant à occuper de force les chambres d’hôpital, au détriment des malades qui y étaient traités.

 

La semaine dernière, un déménagement forcé a eu lieu à l’hôpital général de Bangui, où les patients ont été contraints de quitter les chambres des deuxième et troisième étages pour céder la place à ces mercenaires. Cette situation révèle non seulement un manque criant de respect pour la dignité humaine mais soulève également des inquiétudes quant à la direction de la septième République que prend désormais le pays.

 

En plus des problèmes quotidiens tels que l’insécurité, la malnutrition et la cherté de la vie, les Centrafricains doivent maintenant faire face à l’expulsion des malades des hôpitaux, un sanctuaire censé offrir soins et réconfort. Ce phénomène, unique au monde, fait suite à un autre événement troublant survenu l’année dernière, lorsque des mercenaires du groupe Wagner ont tenté de violer des sages-femmes dans la maternité du dispensaire du camp Henri Izamo de la gendarmerie , heureusement sans succès. Leur présence au sein de l’hôpital universitaire central soulève des craintes légitimes quant à la sécurité et au bien-être des patients et du personnel.

 

La situation actuelle à Bangui est le résultat direct d’une série de choix politiques et économiques malavisés. En privilégiant les intérêts du groupe Wagner au détriment de ceux de ses citoyens, le gouvernement centrafricain met en péril les principes fondamentaux de dignité et de sécurité humaines. Il est impératif que la communauté internationale prenne conscience de cette crise et intervienne pour rétablir l’ordre et garantir la protection des droits fondamentaux des Centrafricains. La présence et les agissements des mercenaires du groupe Wagner à Bangui ne sont pas seulement une menace pour la stabilité du pays, mais ils constituent également une violation flagrante des droits de l’homme qui doit être adressée avec la plus grande urgence.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : La COSCIPAC Sonne l’Alarme sur la Situation Sécuritaire dans le pays

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Centrafrique : La COSCIPAC Sonne l’Alarme sur la Situation Sécuritaire dans le pays

 

 

Centrafrique.org/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

 

Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine (RCA) est plongée dans une crise politique et sécuritaire profonde depuis plusieurs années. Les citoyens de ce pays d’Afrique centrale ont subi d’innombrables souffrances, et l’avenir de la nation est de plus en plus incertain. Dans cette lettre ouverte adressée à Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies et à l’Assemblée Générale des Nations-Unies, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) exprime sa préoccupation face à la situation actuelle et appelle à une action internationale pour mettre fin à la crise. Cette lettre révèle les défis auxquels la RCA est confrontée et appelle à un dialogue inclusif pour trouver une solution durable.

 

Le Cri de Détresse de la COSCIPAC

 

La COSCIPAC, également connue sous le nom de la “Voix des Sans Voix”, est une organisation de la société civile dévouée à la promotion de la paix, de la démocratie et de la gouvernance publique en RCA. Elle souligne que la situation sécuritaire en RCA est complexe et que la mauvaise gestion des affaires publiques et l’absence d’une véritable politique sociale et diplomatique appropriée sont à la base de la crise actuelle.

 

L’appel à un Dialogue Inclusif

 

La COSCIPAC appelle à un dialogue sincère, honnête et véritablement inclusif, supervisé par un médiateur neutre, qui permettrait à toutes les voix divergentes de s’exprimer et de trouver des solutions pour le bien-être de tous les citoyens centrafricains. Elle estime que le dialogue doit inclure ceux qui ont pris les armes, car comprendre leurs motivations est essentiel pour trouver une solution durable à la crise.

 

Les Actes Atroces des Mercenaires russes

 

La COSCIPAC expose les actes graves et inacceptables commis par les mercenaires russes qui opèrent aux côtés du gouvernement centrafricain. Elle souligne des cas de violences, de viols, de pillages, de vols et d’exécutions sommaires perpétrés par ces mercenaires contre la population civile. La lettre présente des exemples spécifiques de telles atrocités dans différentes régions de la RCA.

 

Appels à l’Action Internationale

 

La COSCIPAC appelle instamment à plusieurs mesures :

 

  1. La tenue urgente et sans condition d’un dialogue inclusif avec toutes les forces vives de la nation, y compris la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).

 

  1. Le départ immédiat et inconditionnel des mercenaires russes du territoire centrafricain.

 

  1. L’augmentation et le maintien des forces des Nations-Unies en RCA pour restaurer la paix et la stabilité.

 

La Responsabilité du Gouvernement

 

La COSCIPAC tient le gouvernement centrafricain pour responsable des crimes commis par les mercenaires russes, les qualifiant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Elle réclame justice pour les victimes et leurs familles.

 

Il y’a lieu de noter que la lettre ouverte de la COSCIPAC est un appel désespéré à l’action internationale pour mettre fin à la crise en RCA. La situation humanitaire est alarmante, et il est impératif que la communauté internationale agisse rapidement pour prévenir davantage de souffrances et de pertes de vies. La RCA a besoin de paix, de stabilité et de démocratie pour se reconstruire, et la COSCIPAC espère que cette lettre ouvrira les yeux du monde sur la tragédie qui se déroule dans ce pays africain.

 

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), dans sa lettre ouverte, se dit  déterminée à défendre les droits du peuple centrafricain et à travailler en faveur de la paix et de la justice dans le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Quand le foot devient une farce : La dérision règne lors du match RCA-MALI

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Quand le foot devient une farce : La dérision règne lors du match RCA-MALI

 

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Équipe de football de la République centrafricaine. Wikipédia.

 

 

Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – Le monde du football nous réserve parfois des surprises inattendues, et le récent match de qualification pour la Coupe du Monde 2026 entre la Centrafrique (RCA) et le Mali en est la preuve vivante. Sur le terrain malien, ces deux équipes africaines se sont livrées à une bataille acharnée qui s’est soldée par un match nul 1-1. Mais ce qui a vraiment fait le buzz, c’est la manière dont les réseaux sociaux ont transformé ce match en une véritable comédie.

 

Dès le coup de sifflet final, les internautes ont déferlé sur Twitter, Facebook, WhatsApp  et Instagram pour partager des commentaires hilarants sur ce duel entre la RCA et le Mali. Un utilisateur centrafricain, Morel Donossio, a particulièrement retenu notre attention avec son humour décapant. Il a déclaré : “Présentement, 2 villages de la Russie jouent pour la qualification au mondial 2026. Bizarre, non ? Mais ce qui me préoccupe pour le moment, c’est la fin de la rencontre. Sûrement le perdant de la rencontre, le Centrafrique ou le Mali, va dire que c’est grâce à l’appui de l’occident, notamment de la France, que l’autre a battu l’autre. Même il serait prêt à sortir des preuves à l’appui.”

 

L’image de ces deux pays africains se comparant à des “villages de la Russie” a fait le tour des réseaux sociaux et a déclenché des éclats de rire du monde entier. Certains ont même commencé à se demander si ces villages russes étaient désormais prêts à participer à la prochaine Coupe du Monde en tant qu’invités surprise.

 

Mais la meilleure partie de cette histoire est la prévision de Morel Donossio sur les excuses qui viendraient après la défaite. Selon lui, l’équipe perdante serait prête à blâmer l’Occident, en particulier la France, pour sa défaite. Et pour étayer leurs allégations, ils seraient prêts à sortir des preuves à l’appui. On peut imaginer des photos de croissants français dans le vestiaire adverse, des copies du dictionnaire français-anglais sur le banc de touche, ou même des témoignages d’arbitres prétendument francophones.

 

Bien sûr, tout cela n’est que de la pure fiction humoristique, mais il est indéniable que le match entre la RCA et le Mali a suscité des réactions hilarantes sur les réseaux sociaux. Il est rafraîchissant de voir comment le football peut apporter un peu de légèreté et d’humour dans nos vies, même lors de compétitions aussi importantes que les qualifications pour la Coupe du Monde.

 

En fin de compte, peu importe qui a gagné ou perdu ce match, car nous avons tous gagné un bon fou rire grâce à l’esprit taquin des internautes. Espérons que cette bonne humeur perdure tout au long de la Coupe du Monde 2026, car après tout, c’est le but ultime du football : rassembler les gens et leur faire oublier leurs soucis, ne serait-ce que pour quelques instants.

 

Par Alain Nzilo

 

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Démocratie Centrafricaine : Un Miroir des Complexités Politiques et Sociales

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Démocratie Centrafricaine : Un Miroir des Complexités Politiques et Sociales

 

Centrafrique.org/rca-colere-et-stupefaction-au-sein-de-larmee-nationale-plusieurs-officiers-interpelles-par-les-mercenaires-russes/arrivage-a-laeroport-de-Bangui-mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-syriens/” rel=”attachment wp-att-51033″ data-wpel-link=”internal”>Arrivage à l'aéroport de Bangui M'poko du prisonnier spécial, un haut gradé de l'armée nationale habillé en bleu arrêté par les <a href=Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner” width=”450″ height=”334″ />
Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens
de la société Wagner

 

 

 

Bangui, 20 novembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, un pays en quête d’une démocratie stable et inclusive, se trouve à la croisée des chemins. Un débat récent sur la radio Ndékèluka, mettant en vedette M. Serge Gbayombo, porte-parole de l’opposant Anicet Georges Dologuelé, et M. Hippolyte Ngaté  Robard, Directeur de ressources humaines au ministère des Finances, a mis en lumière les tensions et les espoirs entourant la démocratie dans le pays. Ce débat a soulevé des questions cruciales sur la liberté d’expression, l’éducation, et la justice, révélant les défis auxquels la nation doit faire face pour consolider sa démocratie.

 

 Vision Contrastée de la Démocratie

 

Serge Gbayombo  a dépeint un tableau sombre de la situation actuelle, évoquant des expériences de répression et d’intimidation. Il a souligné que la démocratie ne se limite pas aux Élections mais inclut aussi la liberté d’expression et le respect des droits humains, qui, selon lui, font défaut en République Centrafricaine. En revanche, Gattiroubar a présenté une perspective plus optimiste, affirmant que la démocratie fonctionne efficacement dans le pays, comme en témoigne la liberté d’expression et l’absence de prisonniers politiques.

 

Liberté d’Expression et Éducation

 

La liberté d’expression a été un point de divergence crucial. Serge Gbayombo a fait part de ses préoccupations concernant les restrictions et les pressions exercées sur les voix dissidentes, tandis que Hippolyte Ngaté  Robard  a insisté sur une liberté d’expression bien établie. Le débat a également abordé l’éducation, soulignant son rôle essentiel dans la consolidation de la démocratie. Les discussions ont révélé des divergences sur l’accessibilité et la qualité de l’éducation, considérées comme des mesures de la santé démocratique du pays.

 

Questions de Justice

 

La justice équitable a été un autre point de discorde, avec des accusations de “deux poids, deux mesures” dans le système judiciaire. Cette problématique a soulevé des questions fondamentales sur l’égalité devant la loi et la transparence du système judiciaire.

 

Le débat sur la radio Ndékèluka a révélé une République Centrafricaine en pleine réflexion sur sa démocratie. Les visions contrastées de Serge Gbayombo  et Hippolyte Ngaté  Robard  illustrent les défis et les espoirs d’un pays en quête d’un avenir démocratique plus stable et inclusif. La route vers une démocratie pleinement fonctionnelle est semée d’embûches, mais les discussions comme celles-ci sont cruciales pour ouvrir la voie à des réformes nécessaires et à un dialogue constructif. La République Centrafricaine continue de lutter pour une démocratie qui respecte pleinement les droits de tous ses citoyens.

 

Par Prisca VICKOS

 

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La Préfecture de Lim-Pende annonce le licenciement de plusieurs auxiliaires pour comportement inapproprié

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La Préfecture de Lim-Pende annonce le licenciement de plusieurs auxiliaires pour comportement inapproprié

 

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-linitiative-de-la-Minusca-redonne-de-lespoir-aux-veuves-de-paoua/rondpoint-paoua/” rel=”attachment wp-att-66109″ data-wpel-link=”internal”>Rond point de Paoua rebaptisé Place de l'unité et de la cohésion sociale
Rond point de Paoua rebaptisé Place de l’unité et de la cohésion sociale

 

Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La Préfecture de Lim-Pende, relevant de la République Centrafricaine, a émis une note de service sévère, datée du 20 novembre 2023, annonçant le licenciement immédiat de plusieurs auxiliaires de la Direction des Eaux et Forêts de Paoua. Cette mesure drastique fait suite à des comportements jugés inappropriés, notamment des contrôles illégaux sur les marchandises et des comportements problématiques sur les barrières.

 

Les individus concernés par cette décision sont au nombre de six , dont les noms ont été clairement énumérés dans la note. Parmi eux, on trouve KANGMI Didier, MOYA BIANI Lézar, GUENGAÏNA Bruno, KOMBO Bernard, BEGOTO Lédoux et DIMANCHE Eboué.

 

Le préfet par intérim de Lim-Pendé, monsieur Martin Kossi, dans sa décision, a clairement indiqué que cette note de service est irrévocable. Il a également exigé des autorités administratives et militaires une application stricte et inconditionnelle de cette directive.

 

Cette mesure reflète l’engagement de la Préfecture de Lim-Pende à maintenir une conduite exemplaire et éthique parmi ses employés, surtout dans des secteurs aussi cruciaux que la gestion des ressources naturelles et le contrôle des marchandises. La décision est perçue comme un pas important dans la lutte contre la corruption et l’abus de pouvoir au sein des institutions gouvernementales.

 

La note se conclut par des signatures et des mentions de diffusion à diverses autorités, dont la gendarmerie, la police et la mairie, soulignant la portée étendue et l’importance de cette décision.

 

Cette action de la Préfecture de Lim-Pende est un exemple frappant de la volonté de transparence et de responsabilité dans la gestion publique, un principe de plus en plus valorisé dans les administrations publiques à travers le monde.

 

Par Gaël Boberang

 

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Le basketball centrafricain à la croisée des chemins : entre héritage glorieux et défis contemporains

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Le basketball centrafricain à la croisée des chemins : entre héritage glorieux et défis contemporains

 

Centrafrique.org/les-fauves-se-preparent-pour-lafro-basket/un-fauve-du-basketball-en-entraienement-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-49357″ data-wpel-link=”internal”>Un fauve du basketball en entraienement à Bangui
Un fauve du basketball en entraienement à Bangui. Copyrightfédération de basketball centrafricain

 

 

Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – L’histoire du basketball centrafricain est marquée par des hauts et des bas, avec des sommets atteints dans les années 70 et 80, suivis d’une période de déclin. Aujourd’hui, ce sport, autrefois source de fierté nationale, fait face à d’importants défis. Cet article, inspiré par les débats de l’émission Patara de Radio Ndèkè Luka, examine les multiples facettes de cette crise et explore les voies possibles pour un renouveau.

 

Un héritage en péril:

 

La RCA, qui a brillé sur la scène africaine avec deux titres de champion en Coupe d’Afrique des Nations de Basketball, se retrouve aujourd’hui dans une situation précaire. Cette régression est d’autant plus douloureuse qu’elle contraste avec un passé glorieux, où le pays était un modèle pour le basketball africain.

 

Les raisons d’un déclin:

 

Plusieurs facteurs contribuent à ce déclin. La gestion et l’organisation du sport au niveau national sont critiquées pour leur inefficacité. Les infrastructures, telles que le palais des sports, sont en état de délabrement et souvent détournées de leur fonction première. Ce contexte est exacerbé par un manque criant de soutien financier et politique.

 

Financement et soutien institutionnel:

 

Le financement est un problème récurrent. Les clubs et les équipes nationales luttent pour survivre dans un environnement où le soutien gouvernemental est insuffisant et incohérent. Les investissements dans le sport sont rares et les initiatives privées peinent à émerger.

 

Infrastructures sportives:

Les infrastructures sportives, essentielles à la formation et à la compétition, sont dans un état lamentable. Le palais des sports, autrefois un symbole de fierté, est aujourd’hui un vestige de meilleurs jours, souvent utilisé pour des activités non sportives. Cette situation est un frein majeur au développement de talents et à la tenue d’événements sportifs d’envergure.

 

La formation des jeunes talents:

 

La formation des jeunes joueurs est négligée et ça n’existe même pas, ce qui compromet l’avenir du basketball centrafricain. Les programmes de développement des jeunes, essentiels pour assurer la relève, sont insuffisants et manquent de structure.

 

La nécessité d’une vision à long terme:

 

Pour sortir de cette impasse, une vision à long terme est indispensable. Cela implique un engagement fort de la part des autorités, un investissement conséquent dans les infrastructures, et une gestion plus professionnelle des structures sportives.

 

Exemples et modèles à suivre :

 

D’autres pays africains, comme le Sénégal ou l’Angola, ont réussi à développer leur basketball grâce à des politiques sportives cohérentes et un soutien constant. Ces modèles pourraient inspirer la RCA dans la construction de son propre chemin vers le succès.

 

En un mot, le basketball centrafricain, jadis un joyau du sport africain, se trouve à un moment critique. Pour retrouver sa splendeur passée, il est essentiel de repenser son modèle de gestion, d’investir dans les jeunes talents et de moderniser ses infrastructures. Cela nécessite une collaboration étroite entre le gouvernement, les acteurs privés et la communauté du basketball. Avec une stratégie claire et des actions concrètes, la RCA peut espérer renouer avec ses jours de gloire et inspirer une nouvelle génération d’athlètes.

 

Par Alain Nzilo

 

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L’Enlèvement de Quatre Chinois : La PJLOD Appelle à la Sécurisation du Territoire

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L’Enlèvement de Quatre Chinois : La PJLOD Appelle à la Sécurisation du Territoire

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-plateforme-des-jeunes-leaders-de-lopposition-prevoit-dorganiser-une-marche-de-verite-le-29-mai-prochain-a-Bangui/saint-cyr-tanza-bon/” rel=”attachment wp-att-56428″ data-wpel-link=”internal”>Saint Cyr TANZA
Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme

 

 

 

Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La Plateforme des Jeunes de l’Opposition Démocratique (PJLOD) a récemment pris position concernant l’enlèvement de quatre ressortissants chinois sur notre territoire. Cette déclaration met en lumière la gravité de la situation sécuritaire dans notre pays, ainsi que les préoccupations grandissantes quant à la présence de groupes criminels agissant de manière impunie.

 

La PJLOD exprime son profond regret quant à la manière criminelle dont certains individus opèrent, rappelant que cela ressemble à une menace terroriste imminente. Les actes d’enlèvement et les demandes de rançon se multiplient, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité de nos concitoyens et des étrangers présents sur notre sol.

 

La déclaration de la Plateforme met également en avant les déclarations du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, affirmant que 90% de notre territoire est sécurisé. La PJLOD remet en question cette affirmation, soulignant que la réalité est tout autre. Il semble que les groupes djihadistes, tels qu’Al-Qaïda, opèrent déjà sur notre territoire, défiant ainsi les déclarations officielles.

 

La PJLOD lance un appel pressant aux autorités nationales pour qu’elles redoublent d’efforts en matière de sécurité sur l’ensemble du territoire. La sécurisation du pays est une priorité absolue pour garantir la sécurité des citoyens et des étrangers résidant ici. De plus, la PJLOD encourage vivement la population centrafricaine à faire preuve de vigilance en signalant toute personne suspecte aux autorités compétentes. La paix est un bien précieux et inestimable, et il est de la responsabilité de tous de contribuer à sa préservation.

 

En fin de compte, la PJLOD appelle à l’unité nationale et à la solidarité pour lutter contre ces groupes criminels qui menacent la sécurité et la stabilité de notre pays. Il est temps pour chaque citoyen de se lever en tant que patriote et de contribuer à la lutte contre les bandits qui sévissent sur notre territoire. Nous aspirons à vivre dans un pays où la paix et la sécurité sont garanties, tout comme ailleurs dans le monde.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : Les conséquences dévastatrices du débordement de l’Oubangui sur la pêche à Bangui

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Les conséquences dévastatrices du débordement de l’Oubangui sur la pêche à Bangui

 

Centrafrique.org/rca-le-maire-de-mobaye-rassure-la-population-locale-apres-lincident-survenu-samedi-dernier-entre-les-pecheurs-du-village-boronga-et-ceux-de-la-rdc/des-civils-traversent-le-fleuve-de-banguassou-vers-la-rdc-dans-une-pirogue-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-45795″ data-wpel-link=”internal”>Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC
Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – Le débordement de l’Oubangui continue de causer des ravages dans certains quartiers de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Plusieurs maisons du sud de la ville sont inondées, laissant de nombreuses personnes sans abri. Cependant, une autre conséquence moins évidente se profile : la pêche sur la rivière Oubangui est grandement perturbée par la montée des eaux, affectant la vie quotidienne des pêcheurs locaux et la disponibilité du poisson sur le marché.

 

Au port de Mpoko Back, plusieurs pirogues continuent d’appeler des clients comme d’habitude, mais l’atmosphère est différente en cette période de montée des eaux. Pour en savoir plus sur cette situation, nous avons décidé d’embarquer dans l’une des pirogues pour traverser de l’autre côté de la rive et rencontrer des pêcheurs locaux.

 

C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de Patrick, un pêcheur chevronné qui a passé 20 ans dans cette activité. Cependant, la montée de la rivière Oubangui perturbe considérablement son quotidien. Patrick explique : « Souvent, au mois de novembre, la pêche nous rapporte beaucoup d’argent. Mais en ce moment, nous éprouvons beaucoup de difficultés à cause de la montée des eaux. La pêche n’est pas rentable pendant la montée de la rivière Oubangui ».

 

Robert, un autre pêcheur, se voit contraint de devenir piroguier de circonstance en raison de la méfiance des clients à traverser la rivière dans ces conditions. Il témoigne : « À cause de la montée du niveau de la rivière Ubangi, les clients ont peur de traverser de l’autre côté de la rive, surtout ceux qui n’ont jamais monté dans une pirogue. Avant, je pouvais encaisser 10 000 francs de recettes par jour. Mais en ce moment, je gagne seulement 4 000 francs parce que les clients jugent que la traversée est risquée en cette période ».

 

Les conséquences de cette situation se font également ressentir du côté des consommateurs. Yvonne, une cliente venue acheter du poisson frais à Mpoko-Back, exprime sa déception : « La montée de l’Oubangui n’a pas permis à ses fournisseurs de bien pratiquer leurs activités. Les pêcheurs nous disent qu’ils ne peuvent pas bien pratiquer leurs activités à cause de la montée des eaux. C’est depuis 6 heures que je suis là, mais je n’arrive pas à trouver du poisson auprès des pêcheurs. Avant, ils nous vendaient du poisson normalement, mais maintenant, ils s’en plaignent ».

 

Ce problème ne fait que mettre en lumière la vulnérabilité des pêcheurs locaux et la nécessité d’une gestion plus efficace des ressources aquatiques. Il est essentiel que des mesures soient prises pour aider les pêcheurs à faire face aux défis posés par les variations saisonnières du niveau de la rivière Oubangui, notamment en fournissant un soutien financier ou en développant des stratégies de pêche plus adaptées à ces conditions.

 

En outre, la Journée Mondiale des Pêcheurs et des Travailleurs de la Mer, décrétée le 21 novembre 1997 à New Delhi par le Forum Mondial des Pêcheurs, est l’occasion de rappeler l’importance de la pêche pour de nombreuses communautés à travers le monde. En République centrafricaine, où la pêche demeure largement traditionnelle et échappe encore au contrôle des autorités, il est crucial de sensibiliser à ces problèmes et de chercher des solutions durables pour préserver cette ressource vitale pour les habitants de Bangui et au-delà.

 

Par Anselme Mbata

 

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Drame à l’OCRB : un détenu victime des tortures des mercenaires russes décède en plein tribunal

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Drame à l’OCRB : un détenu victime des tortures des Mercenaires russes décède en plein tribunal

 

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Le magistrat Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui

 

 

Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Le décès tragique d’un jeune détenu au tribunal de grande instance à Bangui, après avoir été soumis à des tortures inhumaines à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), est un sombre reflet de la détérioration des droits de l’homme en République centrafricaine. Cette affaire dévoile une réalité terrifiante : la communauté internationale semble avoir abandonné le peuple centrafricain, pris en otage par le régime de Faustin Archange Touadera et ses alliés les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Le calvaire des détenus

 

Le 2 novembre dernier, une opération brutale d’une sauvagerie sans pareille a été menée par les mercenaires du groupe Wagner, avec le soutien des soldats de l’armée nationale, contre des orpailleurs dans la préfecture de l’Ouham, à Benzambé. Plusieurs artisans et vendeurs ont été appréhendés lors de cette opération, mais le pire était à venir pour certains d’entre eux. Malgré des blessures par balles infligées à certains, les détenus ont été ramenés à la base des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Benzambé, où un officier leur avait exigé le versement de 50 000 francs CFA pour leur libération. La plupart ont cédé à cette demande, à l’exception de quatre détenus qui n’avaient pas l’argent requis. Ces quatre individus ont alors été transférés à la gendarmerie de Bossangoa, puis à Bangui, où ils ont été incarcérés à l’OCRB.

 

Le cauchemar à l’OCRB

 

Au sein de l’OCRB, les jeunes détenus ont été confrontés à des tortures inimaginables, alternant entre les sévices des mercenaires russes du groupe Wagner et ceux des policiers centrafricains. Parmi ces quatre jeunes, l’un d’eux a été gravement torturé et s’est retrouvé dans un état de mort clinique sans qu’ils le sachent. Malgré cette mort clique du détenu, les autorités ont décidé de les transférer à la prison militaire du camp de Roux, sans leur fournir les soins médicaux nécessaires. Cette négligence médicale a eu des conséquences dévastatrices pour l’un des détenus.

 

Le tribunal de l’absurde

 

Le jeudi 16 novembre, le détenu dans son état de mort clique a été laissé à l’entrée du camp de Roux, tandis que les trois autres ont été placés à l’intérieur de la prison. Le lendemain, vendredi matin, les quatre détenus ont été présentés devant le procureur de la République, malgré l’état de mort cérébrale de l’un d’entre eux.

Cependant, au sein de l’OCRB, les policiers avaient déjà étiqueté ces jeunes hommes comme des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), les accusant de rébellion. Cette accusation était totalement infondée, et cela a été tragiquement confirmé par le procureur de la République le magistrat Benoît Narcisse Foulpio qui travaille pour le compte des mercenaires russes de Wagner. Quelques minutes plus tard, le détenu gravement malade a rendu l’âme au tribunal.

 

Une négligence impardonnable

 

Il est incompréhensible qu’une personne dans un état de mort cérébrale ait été amenée au tribunal au lieu d’être admise dans un établissement hospitalier. Cette négligence flagrante témoigne de la cruauté du régime de Bangui envers ses propres citoyens et de l’impunité qui règne dans le pays.

 

La communauté internationale doit agir

 

Face à cette tragédie, il est impératif que la communauté internationale agisse. Les violations des droits de l’homme en République centrafricaine sont devenues monnaie courante, et il est grand temps que les auteurs de ces crimes soient tenus pour responsables devant la cour pénale internationale (CPI). Les Nations Unies et les organisations humanitaires doivent intensifier leurs efforts pour mettre fin à l’impunité et protéger les droits fondamentaux de la population centrafricaine.

 

En fin de compte, l’histoire du jeune détenu décédé au tribunal est un sombre rappel des horreurs que subissent de nombreux citoyens centrafricains au quotidien. Il est essentiel que le monde ne détourne pas les yeux de cette tragédie et qu’il s’engage à mettre fin à l’impunité et à restaurer la dignité humaine dans ce pays en détresse.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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