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Sécurité précaire : Antoine Tombet expose les craintes liées à la sécurité des victimes en exclusivité.

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Sécurité précaire : Antoine Tombet expose les craintes liées à la sécurité des victimes en exclusivité.

 

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Monsieur Antoine Tombet

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Bienvenue dans la deuxième partie de l’interview exclusive avec Antoine Tombet (AT), un survivant des atrocités présumée commises par le tout puissant chef rebelle de la séléka Noureddine Adam en République centrafricaine. Antoine Tombet est également membre actif d’un collectif de victimes qui lutte pour la justice, la réparation et le devoir de mémoire.

Dans cet entretien, nous aborderons les préoccupations spécifiques soulevées par Antoine lors de sa rencontre avec le Procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI), Monsieur Mame Niang.

Nous explorerons également les défis auxquels sont confrontées les victimes en matière d’information, de sensibilisation, de prise en charge médicale et psychologique, ainsi que la sécurité à Bangui.

Enfin, Antoine partagera ses attentes et espoirs concernant la recherche de justice et de réparation pour les victimes de Noureddine Adam grâce à l’intervention de la CPI.

Pour rappel, Noureddine Adam est l’ancien directeur général du Comité extraordinaire de défense des acquis démocratiques en abrégé (CEDAD), un service de renseignements du régime de la séléka aujourd’hui défunt. Le CEDAD servait de police politique personnelle de Noureddine Adam qui s’est livré à de nombreuses arrestations arbitraires, à des actes de torture et à des exécutions sommaires dans ces locaux. Aujourd’hui, il est recherché par la cour pénale internationale, mais il est toujours dans la captivité.

Cette interview offre un aperçu éclairant de la persévérance et de la détermination des victimes à faire entendre leur voix et à prévenir de futurs actes de violence. Nous vous invitons à suivre cet entretien captivant avec Antoine Tombet.

 

CNC :  lors de votre rencontre avec le Procureur adjoint de la CPI, quelles sont les préoccupations spécifiques que vous avez soulevées au nom de votre collectif?

 

Antoine TOMBET (AT): lors de mes échanges avec le Procureur adjoint de la CPI Monsieur Mame Niang, je lui ai expliqué que notre Avocat Maître Isabelle KESSEL nous représente à la CPI dans l’affaire Noureddine Adam et que nous ne voulions pas que l’on nous impose un avocat de l OPCV que nous ne connaissons pas, qui ne parle pas Sango, n’a jamais mis les pieds en République centrafricaine, qui ne maîtrise pas le contexte centrafricain, qui n’a pas vécu la crise avec nous en 2013 sur le territoire centrafricain. Notre Conseil Maître KESSEL s’exprime couramment en Sango et maîtrise parfaitement les tenants et les aboutissants de l’affaire Noureddine Adam. Par ailleurs au titre du respect du principe de procès équitable nous, les victimes, avons le droit de choisir librement notre Avocat au même titre que l’accusé. J’ai donc demandé au Procureur adjoint de la CPI que le droit des victimes à choisir librement leur avocat soit respecté par la CPI.

Ensuite, la question du manque d’informations sur l’affaire Noureddine Adam. Aucune sensibilisation n’est faite par le service des victimes (VPRS) du bureau de la CPI à Bangui. Ils ont pourtant des véhicules robustes pour sillonner le terrain mais ces gens préfèrent rester dans leurs bureaux climatisés, pour y faire quoi au juste ? Je me le demande. Au final, nous ne voyons jamais les personnels du service des victimes de la CPI sur le terrain et nous les victimes sommes maintenus dans le flou artistique.

 

CNC : vous soulignez le fait que le bureau de la CPI à Bangui ne réalise pas de travail de sensibilisation sur le terrain. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cela est important pour les victimes et quelles actions vous aimeriez voir entreprises à cet égard ?

 

AT: le bureau de la CPI doit maintenir un dialogue constant avec les victimes dont la vie a été touchée par les conflits, les atrocités et informer les communautés affectées, les élèves, les femmes, les personnes vulnérables, les familles des victimes.

Les victimes ont le droit de comprendre et de s’approprier le processus judiciaire. Avec le bureau de la CPI de Bangui il n’en est rien, hélas !

Notre collectif aspire à aller directement rencontrer les personnels de la CPI à la Haye aux Pays Bas, rencontrer le service de protection des témoins visiter la CPI et en comprendre les mécanismes. Ces gens de la CPI vivent à 7000 km de Bangui comment peuvent ils comprendre les réalités que nous vivons et les difficultés que nous éprouvons avec nos proches avec une si longue distance.

Je réitère mes propos le bureau de la CPI de Bangui et particulièrement la VPRS, ne fait aucun travail de sensibilisation sur le terrain pour informer les victimes. Résultat il y a beaucoup de désinformation et de mesinformation. Les activités de la VPRS CPI à Bangui sont inexistantes.

Je demande solennellement à la CPI d activement et publiquement contrer la désinformation sur ses activités en République centrafricaine, de déployer des agents compétents et empathiques sur le terrain, qui soient en mesure d’écouter nos peurs, nos revendications et les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Nous avons besoin d’informations fiables et précises de la CPI au fur et à mesure de la procédure. Au fin fond de nos quartiers, certaines victimes n’ont pas le courage d’aller au bureau de la CPI, pire beaucoup ne savent même pas où se situe la CPI.

En définitive, nous les victimes, nous nous sentons abandonnées. Heureusement notre Avocat Maître KESSEL est constamment sur le terrain avec les victimes, sillonne les quatre coins de la République centrafricaine à ses frais pour aller écouter avec moi de nombreuses victimes dans des zones reculées et difficiles d’accès, où la CPI n’a jamais mis les pieds. Les victimes sont en contact permanent avec notre Avocat. Maître KESSEL est une avocate chevronnée et dévouée et qui nous soutient moralement. Au nom des victimes de notre collectif, je tiens à lui rendre hommage. Nous avons pleinement confiance en notre avocat mais aucune confiance dans le bureau de la CPI de Bangui.

Il est fondamental que les victimes soient dûment informées et puissent présenter leurs observations par l’intermédiaire de leur avocat.

Concernant la sensibilisation des victimes et de notre situation judiciaire et humaine, je souhaite en tant que survivant faire des conférences dans le monde entier, dans les écoles, les lycées, les universités et demande officiellement aux Nations unies la construction d’un Mémorial à l’instar du Mémorial de la Shoah. Un mémorial avec les noms de mes codétenus exécutés et détenus à la prison de la Cedad. J’aspire à aller porter mon témoignage à la Tribune des Nations unies en tant qu’activiste pour le devoir de mémoire. En cela la CPI et la Minusca peuvent me soutenir pour aller aux Nations unies à New York et porter haut et fort la parole des victimes. Je le fais pour que tous les noms des victimes soient honorés à jamais.

Je demande à la CPI de reconnaître mon statut d’intermédiaire et l’allocation d’un budget spécifique pour poursuivre ma mission auprès des victimes.

Je demande à la CPI de mettre en place des programmes de sensibilisation variés et un devoir d’explication sans oublier une communication renforcée envers les victimes et les communautés affectées avec de vraies enquêtes sur le terrain et collectes de preuves solides et des témoignages accablants. C’est à ce prix que l’action de la justice pénale internationale  sera légitime et efficace aux yeux des victimes et de la population centrafricaine qui a tant souffert de toutes ces crises à répétition. La CPI est une Cour éloignée des victimes. C’est notre Avocat qui nous explique les démarches et les enjeux de l’affaire Noureddine Adam.

 

CNC : la question de la prise en charge médicale et psychologique des victimes depuis 2013, est une préoccupation majeure. Pourriez vous nous donner plus de détails sur cette situation et sur ce que vous attendez de la CPI à ce sujet?

 

AT: suite à l’affaire Bemba et Mokome, la CPI a été très critiquée à Bangui pire rejetée par les Centrafricains. Je voulais parler du Fonds au profit des victimes. Qui gère ce fonds ? Comment est il financé ? Autant de questions sans réponses. Nous n’avons jamais vu les gens qui travaillent dans ce fonds dans nos quartiers. Quel travail font ces gens dans ce fonds ? Mystère. On aurait aimé en tant que victimes de Noureddine Adam avoir une somme même modique pour démarrer des activités génératrices de revenus en attendant le procès Noureddine Adam. Nous sommes très inquiets.

Par ailleurs, la CPI ne nous a jamais rien proposé en termes de prise en charge médicale et psychologique. Nous demandons à la CPI des mesures pour nous aider, nous les survivants, à reconstruire nos vies, surmonter les traumatismes, retrouver espoir et dignité avec nos familles et les familles endeuillées.

Nous demandons une prise en charge médicale et un accompagnement psychologique individuel et une thérapie de groupe et pour certaines victimes l’accès à l’éducation et obtenir un soutien socio économique en termes d’activités génératrices de revenus.

 

CNC : vous avez également évoqué des inquiétudes concernant la sécurité des victimes à Bangui. Pouvez-vous expliquer en quoi cela est lié à votre travail et quelles mesures vous aimeriez voir prises pour garantir la sécurité des membres de votre collectif ?

 

AT: nous les survivants de la Cedad, nous avons peur au quotidien avec nos familles. Je témoigne à visage découvert pour que les atrocités commises par Noureddine Adam à la Cedad soient connues dans le monde entier et que les victimes de la Cedad ne soient pas oubliées. Il n’en reste pas moins que la famille de Noureddine Adam vit au quartier km5 à Bangui et que nous avons peur des représailles. Que Dieu nous protège avec nos familles.

 

CNC : enfin quelles sont vos attentes et vos espoirs concernant la recherche de justice et de réparation pour les victimes de Noureddine Adam grâce à l’intervention de la CPI même si cela ne peut pas ramener ceux qui sont décédés dans les geôles de la Cedad ?

 

AT : A la Cedad j’ai rencontré la Monstruosité et le Meilleur dans l’homme. En tant que survivant, j’ai promis à mes codétenus dans les geôles de la Cedad que si j’en sortais vivant de ne jamais me taire face à l’injustice et de faire tout mon possible pour que ne se reproduisent plus jamais en République centrafricaine ni partout ailleurs ces crimes contre l’humanité. La Cedad c’était l’enfer sur terre.

J’exhorte la CPI à poursuivre tous les chefs Seleka y compris tous les hommes politiques qui ont participé au gouvernement de Michel Djotodjia. Ils doivent répondre de leurs actes devant le Tribunal de l Histoire à la CPI. C’est fondamental pour que les victimes puissent se reconstruire.

Les victimes attendent de pied ferme le procès de Noureddine Adam à la CPI. Nous demandons réparation.

Je demande solennellement aux Nations unies, au Conseil de sécurité de l’ONU d’honorer les victimes de la Seleka par une Journée internationale dédiée.

La Seleka nous a plongés dans une dimension qui relève de l inracontable. Aujourd’hui j’ai 71 ans quand je ne serai plus là qui pourra témoigner ? Je demande la mise en place d’un programme d’éducation permanent et significatif devant aller au-delà de la commémoration.

Cela pourra servir d’antidote à ceux qui ont des velléités génocidaires en République centrafricaine, le devoir de mémoire est un excellent vaccin pour empêcher  le virus du génocide et du racisme de faire de futures victimes.

J’invite les fonctionnaires des Nations unies et des représentations diplomatiques accréditées à Bangui à venir rencontrer les survivants de la Cedad et leurs enfants, ce qui ajoutera une touche personnelle à leurs engagements publics et leur permettra de faire le point sur la situation dans laquelle vivent les survivants de la Cedad, conditions précaires je dois le dire

Je veux réveiller les consciences dans le monde entier en tant que victime et témoin des atrocités de Noureddine Adam et témoigner sur la capacité de l’être humain à faire le Mal mais aussi sur notre capacité à agir pour réparer le monde.

On doit apprendre à nos enfants à aimer avant que d’autres ne leur apprennent à haïr.

Je vous livre une déclaration du Rabbin Arthur Schneier à la Tribune des Nations unies qui fait écho à ma douloureuse expérience. Il explique ” nous sommes tous dans le même bateau. Alors que nous traversons des eaux tumultueuses en nous guidant avec les avirons de la justice, des droits de l’homme et de la liberté, nous devons nous tirer d’affaire tous ensemble ou bien couler.”

Quand je voyais mes codétenus dans les geôles de la Cedad mourir les uns après les autres, je me demandais à quand mon tour? Aujourd’hui j’espère être centenaire!

Je ne cesserai jamais de transmettre, de témoigner pour que l’horreur d’hier ne se reproduise pas demain.

Chaque naissance de mes petits enfants est une victoire contre ceux de la Seleka qui avaient voulu ma mort, celle de ma famille et celle de mon ethnie gbaya. Tout ce que nous avons vécu ne doit pas mourir dans les oubliettes de l’Histoire. C’est important.

Je suis un Passeur de mémoire.

 

CNC : Monsieur Antoine Tombet, je vous remercie.

 

Antoine Tombet : C’est à moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

 

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Inefficacité et dictature : Touadéra critiqué par le diaspora centrafricain au Congo

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Inefficacité et dictature : Touadéra critiqué par le diaspora centrafricain au Congo

 

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Abebanga Becker

 

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Le diaspora centrafricain au Congo-Brazzaville, mené par Abebanga Becker, président de cette communauté et conseiller du parti KNK Congo, s’est exprimé récemment sur la situation critique qui prévaut en République centrafricaine. Dans un témoignage empreint de désespoir, Abebanga Becker pointe du doigt le président putschiste Touadéra et son régime qu’il qualifie d’inefficaces, mettant en lumière les problèmes de sécurité, d’alimentation et de justice qui affligent le pays. Les détournements de fonds par des acteurs influents semblent, selon Becker, rester impunis, comme si la justice centrafricaine était devenue un terrain de jeu où l’arbitraire règne en maître.

 

Abebanga Becker ne mâche pas ses mots pour dénoncer la situation qui prévaut en République centrafricaine. Il accuse le président putschiste Touadéra de préférer la dictature au dialogue, et de se transformer en criminel en organisant des groupes de tueurs pour persécuter les opposants vivant à l’étranger. Le leader du diaspora centrafricain au Congo-Brazzaville prévient que les autorités congolaises sont informées de cette situation, et que bientôt une lettre sera adressée à l’opinion internationale pour exposer la situation préoccupante qui règne en République centrafricaine.

 

Dans son témoignage, Abebanga Becker exprime la lassitude et la colère de la diaspora centrafricaine qui vit dans l’exil. Ils demandent au président putschiste Touadéra de prendre une décision cruciale pour le bien du pays : soit démissionner, soit mettre fin aux groupes de Mercenaires russes et confier la sécurité du peuple centrafricain à l’armée nationale. Le message est clair : le diaspora centrafricain ne souhaite plus être témoin de la gestion politique calamiteuse, anarchique et dangereuse du président putschiste Touadéra et de son entourage.

 

Le désir du diaspora centrafricain est de rentrer chez eux, de retrouver la paix, la sécurité et la stabilité pour le peuple centrafricain. Ils ne veulent plus être pris en otage par une poignée d’individus poursuivant des intérêts personnels lucratifs au détriment de l’intérêt général.

 

En un mot, Abebanga Becker, en tant que président du diaspora centrafricain au Congo-Brazzaville et conseiller du parti KNK Congo, lance un appel vibrant au président putschiste Touadéra pour qu’il prenne des mesures immédiates afin de mettre fin à la crise qui frappe la République centrafricaine. Le peuple centrafricain et la diaspora espèrent que cet appel ne restera pas lettre morte et que des actions concrètes seront entreprises pour restaurer la paix et la justice dans leur pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La justice intervient : Suspension du congrès du RDC, les membres se donnent des coups de poings

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La justice intervient : Suspension du congrès du RDC, les membres se donnent des coups de poings

 

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Le Président du parti politique RDC Monsieur Kolingba Désiré

 

 

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine est confrontée à une crise politique majeure alors que le parti RDC lutte pour sa survie. Les membres influents du parti se livrent à une lutte sans merci pour le contrôle du RDC, mettant en péril la cohésion politique du pays. La récente suspension du congrès du parti par la justice illustre la gravité de la situation et soulève des questions cruciales sur l’avenir politique de la RCA.

 

La saga tumultueuse du RDC a débuté avec la succession de Désiré Kolingba à la tête du parti après le décès de son fondateur, l’ancien Président André Kolingba. Malheureusement, la mort prématurée de Désiré Kolingba a laissé un vide à la tête du parti et a déclenché une lutte acharnée pour le contrôle du RDC entre différents membres influents. Cette lutte intestinale a semé la confusion parmi les centrafricains et a terni l’image du parti.

 

La situation a pris une tournure dramatique lors d’une réunion la semaine dernière au siège du parti à Bangui, où un violent affrontement a éclaté entre les membres du parti. Ce triste incident a choqué la population centrafricaine et a révélé l’étendue de la discorde au sein du RDC. La justice a rapidement réagi en suspendant et en interdisant la tenue du congrès du parti prévu pour le 5 décembre 2023, invoquant le fait que le jugement de l’affaire était en attente à la cour de cassation.

 

Le message du Procureur de la République, daté du 6 décembre 2023, a confirmé cette décision en vertu de l’ordonnance des référés rendue le 5 décembre 2023. Cette ordonnance a ordonné l’arrêt des travaux du congrès du RDC en attendant la décision de la cour de cassation concernant un recours en rétractation de son arrêt du 23 août 2023. Le message est clair : la justice veut garantir que toutes les procédures légales sont respectées avant que le parti ne puisse aller de l’avant.

 

Cette crise au sein du RDC soulève plusieurs questions et inquiétudes. Tout d’abord, elle montre à quel point les intérêts personnels des membres influents du parti peuvent prendre le pas sur l’intérêt public et la stabilité politique de leur parti. Les luttes pour le pouvoir et le contrôle au sein du parti ne font que diviser davantage la population centrafricaine, qui aspire à une gouvernance stable et efficace.

 

De plus, cette situation met en évidence le besoin urgent d’une réforme politique en RCA pour éviter de futures crises similaires. Il est essentiel que les partis politiques du pays mettent en place des mécanismes de succession clairs et transparents pour éviter le chaos qui a suivi la mort de leurs dirigeants.

 

En fin de compte, la crise au sein du parti RDC en République centrafricaine est un rappel puissant des défis persistants auxquels le pays est confronté sur la voie de la stabilité politique et de la bonne gouvernance. Les citoyens centrafricains méritent un leadership politique responsable et engagé, et il est impératif que les dirigeants politiques du pays travaillent ensemble pour surmonter ces divisions et œuvrer au bien-être de la nation.

 

Par Azoumi

 

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Le projet PARSEBALT de la Banque Africaine de Développement soutient l’élevage et la transformation du manioc en République Centrafricaine

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Le Projet PARSEBALT de la Banque Africaine de Développement soutient l’élevage et la transformation du manioc en République Centrafricaine

 

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Croisement à l’entrée de la ville de Damara à droite axe Sibut et gauche à axe Bogangolo. Photo CNC

 

Bangui, 08 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, grâce à un financement généreux du Fonds Africain de Développement (FAD), est en train de mettre en œuvre le Projet d’Appui à la Réinsertion Socioéconomique des Groupes Vulnérables dans le Bassin du Lac Tchad, projet également connu sous le nom de PARSEBALT. Une partie importante de ce projet concerne la fourniture de kits d’élevage accompagnés de produits vétérinaires et de kits de transformation du manioc dans les centres JPN de Nzila, Mandjo et Gbakomalepka, en République centrafricaine. Ce projet s’articule autour de deux lots distincts : le lot 1 pour les kits d’élevage et le lot 2 pour les kits de transformation du manioc.

 

L’objectif principal de ce projet est d’améliorer les conditions de vie des groupes vulnérables vivant dans le Bassin du Lac Tchad en favorisant leur réinsertion socioéconomique. Les kits d’élevage et de transformation du manioc sont des outils essentiels pour atteindre cet objectif, car ils permettent aux populations locales de développer des activités génératrices de revenus.

 

Le lot 1 du projet concerne la fourniture de kits d’élevage accompagnés de produits vétérinaires. Ces kits sont destinés à soutenir l’élevage de bétail dans les communautés locales. L’élevage est une source de revenus importante pour de nombreuses familles en République centrafricaine, et ces kits fourniront aux agriculteurs les ressources nécessaires pour améliorer la santé et la productivité de leur bétail. Les produits vétérinaires inclus dans les kits garantiront également des conditions de vie meilleures pour les animaux, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la stabilité économique des familles.

 

Le lot 2 du projet se concentre sur la fourniture de kits de transformation du manioc. Le manioc est une culture essentielle dans de nombreuses régions de la République centrafricaine, et sa transformation en produits tels que la farine de manioc, aliment de base des Centrafricains, ou le gari peut être une source de revenus importante. Les kits de transformation du manioc aideront les communautés à valoriser davantage cette ressource locale, en créant des opportunités économiques durables. Cela permettra non seulement d’améliorer les moyens de subsistance des habitants, mais aussi de renforcer la sécurité alimentaire en augmentant la disponibilité de produits alimentaires de base.

 

Pour mettre en œuvre ce projet, l’emprunteur utilisera la méthode de décaissement par Paiement Direct, conformément aux directives de la Banque Africaine de Développement applicables aux décaissements dans le cadre de financements de projets d’investissement. Cette approche garantit une utilisation efficace des fonds et une transparence dans la gestion financière du projet.

 

En un mot, le Projet PARSEBALT de la Banque Africaine de Développement apporte un soutien essentiel aux groupes vulnérables de la République Centrafricaine en fournissant des kits d’élevage et de transformation du manioc. Ces kits contribueront à améliorer les conditions de vie des populations locales en créant des opportunités économiques durables, en renforçant la sécurité alimentaire et en favorisant la réinsertion socioéconomique. Ce projet est un exemple concret de l’impact positif que les investissements dans le développement peuvent avoir sur les communautés les plus défavorisées.

 

Par Prisca VICKOS

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Lutte contre le sida : quand le poème de l’ancien ministre Elie Oueifio fait écho à une bataille universelle

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Lutte contre le sida : Quand le poème de l’ancien ministre Elie Oueifio fait écho à une bataille universelle

 

 

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L’ex-ministre Elie Ouéifio

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Le sida, une épidémie qui a bouleversé le monde depuis les années 1980, continue d’être un défi majeur pour la santé mondiale. Parmi les voix qui se sont élevées pour sensibiliser à cette pandémie et encourager la lutte contre le VIH, le poème de l’ancien ministre centrafricain Elie Oueifio résonne encore aujourd’hui comme un appel à l’action et à la solidarité.

 

Dans son poème intitulé “SIDA”, Elie Oueifio pose des questions brûlantes : “D’où sors-tu, Sida ?” Cette interrogation initiale souligne la mystérieuse apparition du VIH, qui a pris le monde par surprise et a continué à se propager sans entraves. Le Sida est dépeint comme un ennemi implacable, dépourvu de pitié et de nationalité. Il ne fait pas de distinctions entre les riches et les pauvres, les races ou les âges. Hommes, femmes et enfants sont tous vulnérables face à cette maladie.

 

Le poème dépeint également le Sida comme un fléau qui sème la terreur et provoque des souffrances incommensurables. Son virus, invisible à l’œil nu, a fait des ravages dans le monde entier depuis des décennies. Malgré les avancées médicales et scientifiques, le Sida reste encore aujourd’hui une maladie sans remède. Cette caractéristique rend le Sida d’autant plus redoutable et difficile à vaincre.

 

Pourtant, le poème de Elie Oueifio ne se limite pas à décrire le désespoir face au Sida. Il insuffle un message d’espoir et de détermination en déclarant que “le monde entier se dresse contre toi”. Ces mots soulignent l’importance de l’unité mondiale dans la lutte contre le VIH. En effet, la communauté internationale a fait des progrès significatifs dans la compréhension et la gestion du VIH/Sida. Des traitements efficaces ont été développés, et de plus en plus de personnes vivant avec le VIH mènent des vies normales grâce aux antirétroviraux.

 

Le poème de Elie Oueifio rappelle que la bataille contre le Sida est une lutte collective, dans laquelle chaque individu et chaque nation ont un rôle à jouer. La sensibilisation, la prévention et l’accès aux soins restent des éléments essentiels de cette lutte. Il ne s’agit pas seulement de vaincre une maladie, mais aussi de surmonter les stigmates et les discriminations qui l’accompagnent.

 

En fin de compte, le message du poème de Elie Oueifio est clair : le Sida peut être vaincu. Les progrès scientifiques et médicaux sont prometteurs, mais ils doivent être accompagnés d’un engagement continu de la part de la société dans son ensemble. Il est essentiel de se rappeler que derrière les statistiques se trouvent des vies humaines, des histoires et des espoirs. En honorant la mémoire de ceux qui ont été touchés par le Sida et en luttant pour un avenir sans cette maladie, nous pouvons donner vie à la vision de Elie Oueifio et contribuer à mettre fin à cette pandémie une fois pour toutes.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’EUAM-RCA s’engage en faveur de la jeunesse de Bangui

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L’EUAM-RCA s’engage en faveur de la jeunesse de Bangui

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/LEUAM-RCA-sengage-en-faveur-des-enfants-de-la-Fondation-Enfants-de-Grace-450×297.jpg” alt=”L’EUAM-RCA s’engage en faveur des enfants de la Fondation Enfants de Grace” width=”450″ height=”297″ />
CopyrightEUAM-RCA

 

 

Bangui, 08 décembre 2023 (CNC) – Aujourd’hui, l’EUAM-RCA (Mission d’assistance de l’Union européenne en République centrafricaine) a fait un pas significatif en direction de la jeunesse de Bangui en offrant des biens essentiels à la Fondation Enfants de Grace. Ce geste démontre clairement l’engagement de l’organisation en faveur du développement durable de la République centrafricaine (RCA).

 

Dans un tweet publié le 7 décembre 2023, l’EUAM-RCA a partagé une image captivante montrant des membres de leur équipe remettant des fournitures essentielles à la Fondation Enfants de Grace. Le tweet était accompagné du message suivant : “???????? L’EUAM-RCA s’unit pour la jeunesse de Bangui, offrant des biens essentiels à la Fondation Enfants de Grace. Un geste qui renforce notre engagement envers le développement durable de la RCA. #Solidarité #EUAMRCA ????????????.”

 

Ce geste de solidarité envers la jeunesse de Bangui est d’une importance capitale pour plusieurs raisons.

 

Tout d’abord, il met en évidence l’engagement de l’EUAM-RCA envers le développement durable de la RCA. En offrant des biens essentiels à la Fondation Enfants de Grace, l’organisation montre son désir de contribuer activement à l’amélioration des conditions de vie des jeunes de Bangui. Le développement durable ne se limite pas seulement à des initiatives environnementales, mais englobe également l’amélioration du bien-être des populations locales, en particulier de la jeunesse.

 

En outre, ce geste démontre la solidarité de l’Union européenne envers les habitants de la RCA, en particulier en ces temps difficiles. La RCA a traversé des périodes tumultueuses et a connu des défis importants, notamment sur le plan de la sécurité et de la stabilité. L’EUAM-RCA envoie un message clair selon lequel l’Union européenne est aux côtés du peuple centrafricain pour soutenir sa croissance et son développement.

 

La Fondation Enfants de Grace, qui a reçu cette aide précieuse, œuvre pour l’amélioration de la vie des jeunes enfants centrafricains en RCA. Cette organisation mérite des éloges pour son travail inlassable en faveur de la jeunesse défavorisée. L’EUAM-RCA reconnaît et soutient ces efforts en fournissant des biens essentiels qui auront un impact direct sur la vie des jeunes bénéficiaires.

 

En fin de compte, l’initiative de l’EUAM-RCA en faveur de la jeunesse de Bangui est un exemple inspirant de solidarité internationale et de soutien au développement durable. Elle rappelle également l’importance cruciale de travailler ensemble pour résoudre les problèmes mondiaux et améliorer la vie des personnes dans le besoin. Espérons que d’autres organisations et gouvernements suivront cet exemple et continueront à investir dans un avenir meilleur pour la RCA et sa jeunesse prometteuse.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Les témoins de la défense de la CPI torturés par les Wagner à Bangui : Entretien exclusif avec maître Philippe Larochelle

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Les témoins de la défense de la CPI torturés par les Wagner à Bangui : Entretien exclusif avec maître Philippe Larochelle

 

Maître Larochelle Philippe, avocat à la cour pénale internationale
Maître Larochelle Philippe, avocat de monsieur Maxime Mokome devant la cour pénale internationale (CPI). Photo courtoisie.

 

 

Bangui, 07  décembre 2023 (CNC) – L’affaire Maxime Mokome continue de soulever des questions géopolitiques et des enjeux internationaux. Dans cet entretien exclusif avec Philippe Larochelle, nous plongeons dans les motivations des autorités de Bangui et du Procureur de la CPI. Maître Larochelle pointe du doigt la complicité présumée de la CPI avec le régime de la RCA et évoque les conséquences potentielles pour la justice internationale si les témoins de la défense continuent d’être persécutés de cette manière.

 

Corbeaunews-Centrafrique  (CNC) : Monsieur Larochelle, merci de revenir pour cette deuxième interview. Pour nos auditeurs qui pourraient ne pas être familiers avec l’affaire Maxime Mokome, pourriez-vous brièvement rappeler le contexte et les événements clés de cette affaire ?

 

Philippe Larochelle : Mokom a été détenu pendant 19 mois par la CPI sur la base d’un dossier fabriqué de toute pièce par des témoins opportunistes.  Le procureur a abandonné les charges, mais il n’ose pas révéler que le dossier a été monté de toute pièce et il préfère plutôt signer des accords de coopération avec les autorités de la RCA. On est en droit de penser que ces accords de coopération ne visent rien d’autre qu’à faciliter et légitimer l’extradition de Mokom qui est demandée par les autorités de la RCA, en tentant de donner un peu de lustre à ces autorités, dont la corruption est avérée. Au final, le Procureur et la CPI sont complices des autorités de la RCA afin de faciliter les efforts de ces dernières pour éliminer toute forme d’opposition politique.

 

CNC : Lors de notre précédente interview, nous avons abordé les charges abandonnées contre Maxime Mokom par le Procureur de la CPI. Pourriez-vous nous donner une mise à jour sur ce qui s’est passé depuis lors en ce qui concerne la situation de Mokom ?

 

Philippe Larochelle : La Chambre de première instance a ordonné la libération de M. Mokom. La mise en oeuvre de cette ordonnance entraîne évidemment des défis.  De nombreux acteurs sont impliqués, dont l’État-hôte, les Pays-Bas. Il est évident que cette situation n’est que temporaire, et M. Mokom, avec l’assistance de la Cour, explore les options relatives à son transfert.  La RCA quant à elle, à l’aide d’un jugement clandestin truqué, tente d’obtenir l’extradition de Mokom vers la RCA.  Il semble bien que le Procureur de la CPI ne voit aucun problème à agir en complément des juridictions notoirement corrompues de la  RCA, et même à la limite, du groupe Wagner. Les indices confirmant que Mokom est en fait une cible des autorités de la RCA et de ses acolytes ne cessent de s’accumuler.

Compte tenu de tout ce que sait la Cour, ordonner son extradition en RCA serait criminel. Il ne serait pas extradé mais kidnappé, avec l’aide active de la CPI.

 

CNC : Comment décririez-vous la situation actuelle à Bangui en ce qui concerne les témoins de la défense de Maxime Mokome ? Quels sont les développements les plus récents que vous pouvez partager avec nous ?

 

Philippe Larochelle : Olivier Féissona, qui a récemment été arrêté et torturé pour inventer de la preuve contre Mokom, EST un témoin de la défense de Mokom.  Nous faisons l’impossible pour tenter d’en savoir plus.  Le traitement réservé à Féissona permet très facilement d’imaginer quel genre de procès se tient à Bangui. Des procès clandestins et truqués contre des opposants politiques à l’aide de preuves émanant de témoins torturés ou corrompus. Donc évidemment que c’est très dangereux d’être témoin de la défense et de dévoiler cela, d’autant plus que certains indices laissent croire que ce sont des miliciens du groupe Wagner qui ont torturé Féissona, en lien avec Mokom.

 

CNC : Quelles sont les préoccupations majeures concernant la sécurité des témoins de la défense à Bangui, en particulier à la lumière des récents incidents d’arrestations et de tortures ? Avant de plonger plus en profondeur dans cette situation préoccupante, pourriez-vous nous expliquer pourquoi il est crucial de protéger les témoins de la défense dans le cadre de procès internationaux comme celui de la CPI ?

 

Philippe Larochelle : Il est crucial de protéger tous les témoins.  Les témoins, en théorie, n’appartiennent à personne. Le but ultime doit être la découverte de la vérité judiciaire, peu importe d’où viennent les témoins, et comment ils sont protégés.  Imaginez l’effet dévastateur d’un incident de torture sur un témoin de la défense à l’égard d’autres, potentiels témoins de la défense. La prohibition de la torture est une norme absolue en droit international. Que la pratique de la torture soit aussi répandue  sur le territoire de la RCA, et surtout SUSCITE AUSSI PEU DE RÉACTION DE LA PART DE LA COUR est particulièrement inquiétant.

 

 CNC : En tant qu’avocat de la défense, comment réagissez-vous à ces actes de torture envers les témoins de votre client ? Quelles mesures avez-vous prises pour aider ces témoins et garantir leur sécurité ?

 

Philippe Larochelle : Je suis révolté de ce qui arrive à Féissona, et je ne suis pas moins révolté parce qu’il est le seul parmi nos quelques témoins, à avoir été torturé. Nous avons saisi à plusieurs reprises le Procureur, le Greffier et la Chambre, et nous faisons nous-même des efforts pour assurer sa sécurité.  Nous avons personnellement écrit à la rapporteuse spéciale contre la torture pour lui dénoncer ce cas. Nous ne ménageons aucun effort pour tenter d’assurer la sécurité de Féissona.

 

CNC : Pourquoi pensez-vous que le régime de Bangui cherche à arrêter et à torturer les témoins de la défense de Maxime Mokome, même après que ce dernier ait été condamné à Bangui ? 

 

Philippe Larochelle : Les informations que nous avons reçues sont effectivement à l’effet que Féissona a été torturé et que des questions lui ont été posées sur Mokom.  Comme Féissona est toujours détenu, nous attendons simplement de le rencontrer dans un endroit sécuritaire pour obtenir sa version des faits alors qu’il est en toute sécurité, lui et sa famille.  Il est évident que les autorités de la RCA veulent lancer un message violent très fort à tous ceux qui oseraient prendre la défense de M. Mokom. Le fait qu’il semble que M. Féissona ait été torturé également par des membres de la milice Wagner suscite également de nombreux questionnements non seulement sur le rôle précis de Wagner mais aussi sur son intérêt à cibler des témoins de la défense de Mokom.  Donc pour lancer un message fort d’abord.  Ensuite pour tenter de créer de la fausse preuve pour faire condamner Mokom de n’importe quel crime, par Féissona ou d’autres témoins. Ces épisodes de torture visent peut-être aussi à obtenir de la fausse preuve pour supporter les jugements rendus en l’absence de Bozize, Mokom.

 

 CNC : Existe-t-il des facteurs géopolitiques ou des enjeux internationaux qui pourraient expliquer le comportement du régime de Bangui envers les témoins de la défense ?

 

Philippe Larochelle : Ce qui m’intéresse ce ne sont pas tant les motivations des autorités de Bangui, qui sont très claires, mais plutôt celles du Procureur de la CPI, qui le sont beaucoup moins.  Le délai entre la fin de l’audition de confirmation des charges et le moment où il a abandonné les charges contre Mokom laisse planer un doute sur le rôle précis joué par le Procureur de la CPI concernant le jugement clandestin truqué obtenu par les autorités de la RCA.  Le dossier dormait depuis des lustres, et soudainement, au mois de septembre 2023, quelques jours après l’audition de confirmation des charges, et avant que le Procureur abandonne ces charges cette procédure a été ressuscitée par Bangui, dans la plus grande clandestinité.  Il est significatif que les autorités de la RCA refusent jusqu’à aujourd’hui de communiquer la moindre information à la CPI relativement à ce jugement, ce qui en confirme le caractère politique, improvisé, clandestin et fabriqué. Une autre indication claire que ce jugement est fabriqué est que l’un des condamnés, Mahamat Al-Khatim, négocie présentement directement une amnistie avec les autorités centrafricaines.  Le jugement est donc un levier purement politique utilisé entre autres pour négocier avec les membres de groupes rebelles.

 

CNC : Comment ces actions du régime de Bangui pourraient-elles affecter la crédibilité de la CPI et sa capacité à garantir un procès équitable pour les accusés et à protéger les témoins ?

 

Philippe Larochelle : Le fait que le Procureur de la CPI signe des accords de coopération avec la clique au pouvoir à Bangui est révélateur de sa faillite morale.  Par exemple, le Procureur a demandé secrètement que Mokom soit témoin dans le dossier de Yekatom et Ngaïssone, sans même lui en parler au préalable pour lui demander s’il avait besoin de mesures de protection. Aujourd’hui, ce même Procureur ne tente même pas de s’opposer à la demande de son extradition par Bangui, alors qu’il sait très bien qu’il risque d’être torturé là-bas. Le Procureur est donc en définitive dans le même lit que le groupe Wagner en RCA, ce qui est de très mauvais augure pour les victimes de ce groupe criminel.

 

CNC : Quelles sont les implications pour la justice internationale si les témoins de la défense continuent d’être persécutés de cette manière à Bangui ?

 

Philippe Larochelle : Si elle continue de se montrer aussi peu crédible, et si elle est incapable d’assurer la protection des témoins, elle ne pourra faire autrement que de cesser d’opérer, tout simplement.

 

CNC : Merci Monsieur Philippe Larochelle .

 

Philippe Larochelle : C’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo,

Directeur de publications

 

 

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Le scandale Piri : l’Empire de la corruption qui étouffe la nation centrafricaine

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Le scandale Piri : l’Empire de la corruption qui étouffe la nation centrafricaine

 

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Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR

 

 

Bangui, 07  novembre 2023 (CNC) – Au cœur de notre gouvernement, un sombre personnage émerge de l’ombre. Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie, est le chef mafieux centrafricain qui s’est infiltré dans les rouages de notre République, déployant sa toile de corruption et d’influence à tous les niveaux du pouvoir.

 

Bertrand Arthur Piri, en tant que ministre du développement énergétique, est en conflit d’intérêts permanent avec son propre ministère et avec les structures placées sous sa tutelle. Il occupe non seulement un poste ministériel mais il est également le prestataire de services attitré et chef des entreprises fictives à Bangui. Cette situation crée un terreau fertile pour la corruption et le détournement des deniers publics.

 

Aimard Guinon, ancien défenseur et communicateur du régime licencié de son poste de chargé de mission à l’Assemblée nationale, révèle que tout marché au ministère de l’Énergie ou au sein du parti au pouvoir, le MCU, est automatiquement attribué à l’entreprise de Piri. Cette mainmise sur les contrats gouvernementaux soulève de graves préoccupations quant à l’équité et la transparence dans les marchés publics.

 

Pire encore, Bertrand Arthur Piri a étendu son emprise sur l’appareil d’État en créant sa propre société de gardiennage. Cette société a été imposée à de nombreuses sociétés para-publiques qu’il était leur contrôleur jusqu’à son départ pour le gouvernement, y compris au sein du parti MCU. Cette monopolisation des services de gardiennage et d’autres ressources par une entreprise privée contrôlée par le ministre Piri est un exemple flagrant d’abus de pouvoir.

 

Ce qui est encore plus alarmant, c’est que le parti au pouvoir, le MCU, sous la direction de Simplice Mathieu Sarandji, semble être complètement soumis à la volonté de Piri. Si le parti souhaite organiser un séminaire, il doit utiliser la salle de conférence de l’hôtel de Piri au PK22. Si le MCU souhaite acheter un équipement, quelle que soit sa nature, le marché est systématiquement attribué à l’entreprise de Piri. De plus, même au ministère de l’Énergie, les opérations telles que l’importation de produits pétroliers passent invariablement par la société de monsieur Piri.

 

Il est clair que Bertrand Arthur Piri a utilisé sa proximité ethnique avec le président putschiste Faustin Archange Touadera pour asseoir son emprise sur le pays et favoriser ses intérêts personnels en partage avec ce dernier. Cette utilisation de son statut pour s’enrichir aux dépens du bien-être du peuple est non seulement inacceptable mais représente également un grave danger pour la stabilité et la prospérité de notre nation.

 

En réalité, Bertrand Arthur Piri s’est révélé être un véritable cancer qui ronge notre nation et notre économie. Son comportement corrompu et son abus de pouvoir sont incompatibles avec les principes de démocratie et d’intégrité que notre nation devrait chérir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Faustin Archange Touadera : la dérive autoritaire d’un régime en “chute libre”

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Faustin Archange Touadera : la dérive autoritaire d’un régime en “chute libre”

 

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Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

Bangui, 07  décembre 2023 (CNC) – Les élections présidentielle et législatives de 2025 approchent à grands pas en République centrafricaine, il reste deux ans, mais malheureusement, tout indique que le régime de Faustin Archange Touadera se prépare activement à perpétrer une farce politique d’une ampleur jamais vue dans l’histoire du pays.

 

Faustin Archange Touadera, qui a été élu dans des conditions troubles en 2016 et cataclysme en 2020, se dirige impitoyablement vers la fin de son second mandat en mars 2026. Cependant, au lieu de respecter les principes démocratiques et la volonté du peuple centrafricain, il a choisi de s’accrocher au pouvoir de manière illégale en manipulant le système constitutionnel du pays.

 

L’influence malfaisante des autorités russes et du groupe paramilitaire Wagner est évidente dans cette manœuvre. Faustin Archange Touadera a illégalement fait adopter une nouvelle constitution et l’a promulguée à la hâte pour s’ouvrir la voie vers un troisième mandat présidentiel en 2026. Cette action est une insulte à la démocratie et un déni flagrant des principes fondamentaux de la République centrafricaine.

 

La nouvelle Constitution n’est qu’un prétexte pour permettre au Mouvement des cœurs unis (MCU), le parti au pouvoir, de consolider son emprise sur le pays. Les prochaines élections présidentielle et législatives en 2025-2026 ne seront rien de plus qu’une mascarade, une série des nominations. Le président lui-même, ainsi que les députés, seront nommés, et non élus par le peuple. Cette manipulation flagrante du processus électoral exclut toute possibilité d’une véritable opposition démocratique.

 

Pire encore, le MCU a déjà établi une liste provisoire des députés qui gouverneront chaque circonscription, mettant ainsi en lumière le caractère purement autocratique de leur projet. À Paoua, par exemple, la famille Mbaïkoua prendra les rênes du pouvoir local. Il est évident que cette liste a été établie en toute opacité, sans la participation ni le consentement du peuple centrafricain. Cette pratique rappelle les méthodes des régimes autoritaires et des dynasties politiques, où le pouvoir est transmis de génération en génération, au mépris de la volonté populaire.

 

La situation est d’autant plus préoccupante que même à l’époque du dictateur Bokassa, les Centrafricains n’avaient jamais été témoins d’une telle perversion de la démocratie. La République centrafricaine se précipite ainsi vers une sombre réalité, celle d’une dictature inédite, où les droits et les libertés du peuple sont piétinés au nom de l’ambition personnelle de Faustin Archange Touadera.

 

Pour des nombreux centrafricains, il est plus que temps que la communauté internationale se lève contre cette dérive autoritaire et exige le respect des principes démocratiques en République centrafricaine. Les Centrafricains méritent un avenir meilleur, basé sur la justice, la transparence et la véritable démocratie, et non sur les manigances d’un régime autocratique assoiffé de pouvoir. Faustin Archange Touadera et son régime doivent être condamnés sans équivoque pour leurs atteintes à la démocratie et à la volonté du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Scandale du détournement de fonds à la mairie de Bangui : Fidèle Gouandjika menace, Nakombo se défend avec larme aux yeux

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Scandale du détournement de fonds à la mairie de Bangui : Fidèle Gouandjika menace, Nakombo se défend avec larme aux yeux

 

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Le maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

 

Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) – Le 1er décembre dernier, la République centrafricaine a célébré la proclamation de sa fête nationale, un moment de joie et de festivités pour le pays. Cependant, cet événement a été entaché par des allégations de détournement de fonds qui ont secoué le gouvernement et la mairie de Bangui.

 

Le ministre Maxime Balalou, chargé de l’organisation de cette célébration, s’est retrouvé au cœur de la controverse en étant accusé par certaines personnalités gouvernementales d’avoir détourné une somme considérable de 400 millions de francs CFA destinée à cette fête nationale. Cette première révélation a créé une onde de choc dans le pays, suscitant la colère et l’indignation de nombreux citoyens.

 

Cependant, le scandale ne s’est pas arrêté là. Un autre cas de détournement a surgi comme un volcan, cette fois impliquant la mairie de Bangui et les organisateurs de la course aux pirogues sur la rivière Oubangui. Cette course est un événement majeur dans le pays, mais faute de moyens gouvernementaux pour soutenir les piroguiers participants, des demandes de financement ont été adressées à diverses entreprises présentes en Centrafrique, dont la société de téléphonie mobile Orange. Cette dernière a généreusement contribué en offrant des prix aux participants.

 

Cependant, ce qui a suivi a été choquant. À la fin de la compétition, les piroguiers ont découvert que les montants qui leur étaient attribués étaient insignifiants par rapport à ce qui était promis. Cette affaire a rapidement fait la une des médias, révélant qu’une partie de leur argent aurait été détournée par les organisateurs de la mairie de Bangui.

 

Face à ce scandale, le ministre conseiller du président putschiste Faustin Archange Touadera  , Fidèle Gouandjika, a exprimé sa consternation sur les réseaux sociaux. Il a appelé à l’arrestation des personnes impliquées de haut en bas et a exigé que le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, qui fait office de maire, Emile Raymond Gros Nakombo, soit révoqué de ses fonctions s’il refuse de démissionner. Ces déclarations ont suscité l’inquiétude du maire de Bangui, qui a contacté Fidèle Gouandjika avec des larmes dans les yeux tous rouges pour expliquer la situation.

 

Dans ses explications, Emile Raymond Gros Nakombo a déclaré qu’il n’était pas présent à Bangui en ce moment-là et a tenté de justifier le détournement présumé. Il a expliqué que une partie de l’argent destiné aux piroguiers avait été utilisé pour le nettoyage rapide de la ville de Bangui en préparation de la fête du 1er décembre. Cependant, selon lui, les organisateurs n’ont pas communiqué clairement cette décision aux piroguiers, ce qui a causé leur colère et les allégations de détournement.

 

Emile Raymond Gros Nakombo a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un détournement ou d’un vol, mais d’un malentendu regrettable. Il a promis que l’argent des piroguiers serait remis dès que possible, minimisant ainsi l’ampleur du problème. Emile Raymond Gros Nakombo a également souligné qu’il était en voyage à l’étranger au moment des événements et qu’il n’était pas impliqué dans la gestion de cette  compétition.

 

Ce scandale du détournement de fonds à la mairie de Bangui met en lumière la nécessité d’une transparence accrue dans la gestion des ressources publiques et des événements nationaux. Les Centrafricains attendent des actions fermes de la part du gouvernement pour rétablir la confiance du public et veiller à ce que de tels incidents ne se reproduisent plus à l’avenir.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le Groupe Wagner frappe à nouveau à Bria : 4 Commerçants arrêtés et torturés, une rançon demandée à leur famille

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Le Groupe Wagner frappe à nouveau à Bria : 4 Commerçants arrêtés et torturés, une rançon demandée à leur famille

 

 

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Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

 

Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) – La situation en République Centrafricaine ne cesse de se détériorer, et une récente série d’événements à Bria révèle à quel point les mercenaires russes du groupe Wagner exercent une influence destructrice sur le pays. L’arrestation de quatre commerçants, leur extorsion financière et leur transfert vers Bambari sont des exemples choquants de la brutalité de ce groupe paramilitaire et de l’impunité qui semble l’entourer.

 

Décidément, les mercenaires russes du groupe Wagner semblent déterminés à appauvrir davantage le pays en République Centrafricaine. Leur récente série d’arrestations et d’extorsions à Bria ne fait que renforcer cette sinistre réputation. En arrêtant et en tuant des commerçants, des exploitants d’or et de diamants, les mercenaires russes envoient un message clair : la République Centrafricaine leur appartient désormais.

 

Lundi dernier, le 4 décembre, quatre commerçants ont été arrêtés à Bria par les mercenaires du groupe Wagner, avec la complicité présumée du commandant de compagnie de la gendarmerie, le lieutenant YAMANDÉ. Ces hommes ont ensuite été transférés à Bambari à bord de camions russes, tandis que chaque commerçant se voyait sommé de verser une somme exorbitante de 10 millions de francs CFA.

 

Les noms de ces quatre commerçants, Oumar Mahamat Taha, Oumar Mahamat Nour, MAHAMAT ZEN, et HAMIDÉ, sont maintenant associés à cette sombre affaire. Selon des informations recueillies, un individu nommé Abdalla Senoussi, un ex-rebelle de la Seleka,  est accusé de trahison dans cette histoire, ce qui a conduit à l’arrestation des commerçants.

 

Ce qui est le plus troublant dans cette affaire, c’est la complicité du commandant de compagnie de la gendarmerie de Bria. Il aurait exigé initialement 500 000 francs CFA de chaque commerçant, somme rapidement versée par les familles. Cependant, le commandant a ensuite réclamé un million supplémentaire à chaque détenu, obligeant les familles à verser un total de 4 millions de francs CFA.

 

Mais ce qui est encore plus alarmant, c’est que les mercenaires russes du groupe Wagner sont revenus à la charge en exigeant 10 millions de francs CFA de chaque commerçant. Face à cette somme astronomique, les commerçants ont déclaré ne pas avoir les moyens de payer. En réponse, les mercenaires russes les ont immédiatement embarqués dans leurs camions et les ont transférés à Bambari, dans la Ouaka.

 

La question qui se pose est la suivante : quelle est l’accusation contre ces commerçants innocents ? Ils sont des opérateurs économiques purs, n’ayant jamais pris les armes ni soutenu aucun groupe armé. Cependant, les agissements des mercenaires du groupe Wagner envers la population civile et les opérateurs économiques locaux depuis 2021 sont alarmants.

 

Il est à craindre que, suite au transfèrement de ces opérateurs économiques à Bangui, ils soient injustement étiquetés comme des rebelles ou des financiers de rebelles, et qu’ils soient emprisonnés sans raison valable, voire torturés gravement. Cela soulève de sérieuses questions sur l’État de droit en République Centrafricaine et sur la complicité des autorités locales.

 

La République Centrafricaine mérite mieux que cela. Les mercenaires russes du groupe Wagner doivent être tenus pour responsables de leurs actes, et la justice doit prévaloir pour que le pays puisse enfin retrouver la paix et la stabilité. En 2023, le pays de Faustin Archange Touadera est confronté à une véritable criminalité transfrontalière, et il est temps que des mesures sérieuses soient prises pour y mettre fin.

 

Par Moïse Banafio

 

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Cantonnier, entre fêtes et déchets : l’éternel conflit

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Cantonnier, entre fêtes et déchets : l’éternel conflit

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Dans-une-partie-du-marche-de-Cantonnier-450×203.jpg” alt=”Dans le marché de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun” width=”528″ height=”238″ />
Dans le marché de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

 

 Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) – À Cantonnier, une ville centrafricaine située à la frontière du Cameroun, la situation du marché central et de la gestion des ordures suscite des préoccupations croissantes parmi la population locale. Les rues sont jonchées de détritus, et la saleté se répand même au cœur de la ville, provoquant des inquiétudes légitimes quant à la santé publique et à l’environnement.

 

La question qui se pose naturellement est : pourquoi y a-t-il autant de déchets non collectés dans le marché central ? Ces détritus peuvent entraîner et ont déjà entrainé des problèmes de santé pour la population locale, notamment la propagation de maladies et la prolifération des moustiques. Cette situation compromet la sécurité sanitaire des habitants qui fréquentent le marché pour acheter des produits alimentaires et autres biens de consommation.

 

Selon des informations recueillies auprès de la mairie de Koundé, dont Cantonnier fait partie, une partie de la responsabilité de la gestion des ordures repose sur des employés, dont de nombreux anciens travaillent depuis des années pour récolter les taxes et impôts municipaux sur le marché central de Cantonnier. Cependant, malgré leur longue expérience et les sommes des taxes récoltées, ces employés ne versent qu’une modeste somme quotidienne à la mairie, souvent comprise entre 500 et 1000 francs CFA.

 

La principale question qui se pose est : pourquoi cette désorganisation persiste-t-elle ? La réponse réside dans le fait que ces employés, considérés comme des vétérans de la ville, menacent de réagir si l’on envisage de les licencier. Cette menace paralyse le maire de la ville, en fonction depuis seulement trois ans, qui craint les répercussions mystiques d’un licenciement.

 

Le résultat de cette situation est évident : l’absence de recettes suffisantes pour financer l’enlèvement des ordures et le nettoyage du marché de Cantonnier. La population locale est donc laissée à supporter les conséquences d’une gestion inefficace des déchets, avec des rues sales et des marchés envahis par les ordures.

 

Face à cette situation, de nombreuses personnes se demandent pourquoi les anciens employés, qui ont travaillé pendant plus de 40 ou 50 ans, ne laissent pas la place aux jeunes générations ? Cette question soulève des interrogations légitimes sur la nécessité d’un renouvellement du personnel et d’une modernisation des méthodes de gestion municipale.

 

Malheureusement, malgré la récente fête du 1er décembre dédiée à la proclamation de la République depuis 1960 et l’approche des festivités de fin d’année, la ville de Cantonnier est confrontée à une inondation de déchets qui seront aussi à l’honneur les jours de ces festivités plutôt qu’à une célébration enjouée seule des habitants. Un désordre parfait règne à Cantonnier, déchets et humains vont cohabiter et fêter ensemble les fêtes de Noel et de nouvel an, pendant ce temps la gestion des ordures reste un défi persistant pour cette communauté pour l’année prochaine.

 

Pour la population locale, il est temps que les autorités locales et les anciens employés trouvent un compromis qui permette de garantir une gestion efficace des ordures tout en offrant des opportunités aux jeunes générations. Cantonnier mérite de célébrer ses festivités dans un environnement propre et sain, et il appartient à la communauté de travailler ensemble pour réaliser cet objectif.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Le Ministre Djorie Sabote la Fête Nationale  à Obo : Incompétence à Son Apogée

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Le Ministre Djorie Sabote la Fête Nationale  à Obo : Incompétence à Son Apogée

 

 

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Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement. Photo Djoni Sango

 

 

Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) – Le ministre Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement et ministre résident du Haut-Mbomou, a récemment fait preuve d’une incompétence choquante et d’un mépris total envers la population en reportant brusquement la fête nationale du 1er décembre à Obo. Cette décision absurde a causé un grand préjudice aux habitants de la préfecture et dévoilé une image inquiétante de l’administration gouvernementale.

 

L’organisation de la fête nationale, qui avait été prévue en différé à Obo le mercredi 6 décembre, était attendue depuis longtemps par la population locale, qui s’était préparée avec enthousiasme pour célébrer cet événement. Les habitants avaient consacré du temps et des ressources à la préparation de cette fête, incluant la coiffure, les tenues et les festivités, en anticipant avec impatience le 6 décembre.

Préparatif du défilé du premier décembre 2023 à Obo
Préparatif du défilé du premier décembre 2023 à Obo. CopyrightCNC

 

Cependant, la raison derrière le report de la fête est d’autant plus absurde qu’elle est exaspérante. Le ministre Djorie, apparemment contrarié par le fait que son épouse n’ait pas pu l’accompagner sur le vol vers Obo, a choisi d’annuler sa participation à l’événement. Cette décision impulsive a jeté la ville d’Obo dans le chaos, provoquant la colère et la frustration parmi les habitants qui avaient tout préparé avec soin.

 

Il est incroyable de penser qu’un ministre, chargé de fonctions gouvernementales cruciales, pourrait mettre en péril une fête nationale en raison d’une querelle personnelle. La responsabilité d’un ministre dépasse de loin ses intérêts personnels, et il est choquant de voir à quel point le ministre Djorie semble ignorer cette réalité.

 

De plus, la manière dont le ministre a finalement changé d’avis en annonçant son arrivée pour le 6 décembre et le défilé pour le 7 décembre souligne l’absence totale de planification et de coordination dans son ministère. Cela soulève des questions sur la compétence de ce gouvernement et sur la capacité de ses membres à prendre des décisions éclairées et à respecter leurs engagements envers la population.

 

La population d’Obo a le droit d’être en colère et frustrée face à cette situation inacceptable. Les habitants méritaient une fête nationale bien organisée et mémorable, et ils ont été trompés par l’irresponsabilité du ministre Djorie.

 

Il est grand temps que le gouvernement examine sérieusement la conduite de ses membres et veille à ce que de telles erreurs ne se reproduisent pas à l’avenir. Les citoyens méritent des dirigeants compétents et responsables, pas des individus qui mettent en danger les célébrations nationales pour des raisons personnelles futiles.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Des Conducteurs de Camions de Wagner Torturés à Ndachima, le préfet confirme, Bindoumi hausse le ton  

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Des Conducteurs de Camions de Wagner Torturés à Ndachima, le préfet confirme, Bindoumi hausse le ton  

 

 

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Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima

 

 

Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine est une nation qui a longtemps souffert des conflits internes, de l’instabilité politique et de la violation flagrante des droits de l’homme. Malheureusement, un récent incident à Bambari, au cœur du pays, met en lumière une fois de plus les abus commis par les mercenaires russes du groupe Wagner et soulève des questions inquiétantes sur le rôle des autorités centrafricaines dans cette affaire.

 

L’affaire en question concerne les conducteurs de camions citernes travaillant pour le groupe Wagner, une organisation de mercenaires russes, basés à Ndachima, la plus grande ville minière de la RCA dans la préfecture de la Waka. Les conducteurs, transportant du carburant depuis Bangui jusqu’à Ndachima,  ont été accusés par ces mercenaires criminels russes de vol et de vente de carburant, mais au lieu de faire appel à la justice, les mercenaires russes ont décidé de prendre la loi entre leurs mains.

 

Les proches des victimes ont fait part de leur préoccupation après que les conducteurs aient été arrêtés par les mercenaires du groupe Wagner. Ce qui est encore plus troublant, c’est le traitement inhumain que ces conducteurs ont subi une fois en détention dans un conteneur à Ndachima. Ils ont été torturés et enfermés, laissant leurs proches dans l’angoisse et la confusion.

Arrivée du convoi de 10 camions transportant des équipements d'exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de Bambari. CopyrightCNC
Arrivée du convoi de 10 camions transportant des équipements d’exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de Bambari. CopyrightCNC

 

Tatiana, une proche des victimes, a exprimé sa détresse en demandant la vérité sur le sort de ses enfants. Elle a expliqué que ces conducteurs avaient transporté du carburant pour le compte des mercenaires russes, mais qu’ils ont été arrêtés à leur retour à Bambari sur ordre de ces derniers. Les mercenaires ont ensuite ramené les conducteurs à Ndachima, où ils ont été soumis à des sévices corporels inacceptables.

 

Le fait que leurs vêtements aient été remis à leurs parents sans plus d’explication est particulièrement troublant. Les familles sont en droit de demander justice et de connaître le sort de leurs proches. La situation actuelle laisse place à de nombreuses interrogations sur le respect des droits de l’homme en République centrafricaine.

 

Le préfet de la Waka, contacté à ce sujet, a confirmé les faits, mais il a affirmé que la vie des conducteurs n’était pas en danger et que la situation était gérée depuis Bangui. Cependant, cela ne suffit pas à apaiser les inquiétudes légitimes des familles des victimes. Les autorités judiciaires de Bambari n’ont pas encore réagi, laissant planer un doute sur leur volonté de poursuivre les responsables de ces abus.

 

Heureusement, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme a réagi de manière proactive à cette situation alarmante. Son président, Joseph Bindoumi, a exprimé sa préoccupation et a appelé les plus hautes autorités, notamment les ministres de la Défense et de l’Intérieur, à agir pour la libération des victimes. Il a souligné que depuis le 2 décembre 2023, date de leur arrestation, aucune autorité judiciaire n’a été saisie pour enquêter sur cette affaire de vol de carburant présumé.

 

Cette affaire met en lumière les graves problèmes de droits de l’homme en République centrafricaine. Les mercenaires russes du groupe Wagner semblent agir en toute impunité, tandis que les autorités centrafricaines semblent être en retrait, voire complices de ces abus. Il est grand temps que la justice soit rendue et que les responsables de ces violations des droits de l’homme soient traduits en justice. La population centrafricaine mérite la vérité et la justice, et les autorités doivent prendre leurs responsabilités pour garantir que de tels actes ne se reproduisent plus jamais dans ce pays.

 

Par Anselme Mbata

 

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L’ONASPORT : architecte de la déchéance des sports en Centrafrique

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L’ONASPORT : architecte de la déchéance des sports en Centrafrique

 

directeur général de l'ONASPORT , Lidamon
directeur général de l’ONASPORT , Lidamon. Photo CNC

 

Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) –Alors que la République centrafricaine célèbre sa 65e anniversaire de la proclamation de son indépendance en une fête quasi-nationale, un esprit de patriotisme et de fierté nationale emplit l’air. Dans ce contexte de célébration, le sport, et en particulier le basketball, tient une place prépondérante dans le cœur des Centrafricains. Historiquement, le basketball a fait de la République centrafricaine deux fois championne d’Afrique, l’avait qualifié pour la première et dernière fois aux Jeux Olympiques et à la Coupe du monde FIBA. 

Au-delà de ces deux titres de champion d’Afrique, d’une participation à la Coupe du monde FIBA et d’une présence honorable aux Jeux Olympiques, le basketball centrafricain est totalement et complètement sombré dans une désorganisation avancée et dans une médiocrité anonyme. En cause, le bricolage qui remplace l’excellence au sein de la Fédération centrafricaine de basketball (FCBB), le manque chronique du professionnalisme, du manque exacerbé de la volonté politique des dirigeants du pays complètement déconnectés des réalités du sport du haut niveau et surtout enfin des problèmes persistants et non résolus liés à la gestion et à l’entretien des infrastructures sportives. Une responsabilité qui incombe à l’Office National de Gestion des Infrastructures Sportives (ONASPORT).

 

Les joueurs de l'équipe centrafricaine championne d'Afrique de basketball en 1987
Les anciens glorieux joueurs de l’équipe centrafricaine championne d’Afrique de basketball en 1987

 

L’émission radiophonique Patara de Ndékèluka a récemment mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les acteurs du sport centrafricain, en particulier en ce qui concerne la dégradation et la mauvaise gestion des installations sportives. Ce débat a révélé des problématiques profondes et systémiques au sein de l’ONASPORT, suscitant des interrogations sur son efficacité et son intégrité. Des voix se sont élevées, allant de hauts responsables à des acteurs locaux du sport, tous exprimant une frustration croissante face à une situation qui semble entraver le développement sportif du pays.

 

Dans cet article, nous plongeons au cœur de ces problématiques, en examinant de près les témoignages et les critiques formulées lors de ce débat. Notre objectif à la Rédaction est de dresser un tableau fidèle de la situation actuelle de l’ONASPORT, d’évaluer son impact sur le sport centrafricain, et en particulier sur le basketball, et de réfléchir à des pistes de solutions pour redresser la barre et redonner au sport centrafricain le prestige qu’il mérite.

 

Historique et importance du basketball en République centrafricaine

 

Le basketball en République centrafricaine n’est pas seulement un sport ; c’est une composante essentielle de l’identité nationale et un symbole de fierté. Depuis des décennies, ce sport a tissé sa toile dans le tissu social du pays, enracinant une passion qui dépasse les frontières du terrain. Les années glorieuses, notamment celles des triomphes en Afro-basket dans les années 1970 et 1980, restent gravées dans la mémoire collective comme des moments d’unité nationale et de célébration.

 

Ces victoires ne furent pas de simples exploits sportifs ; elles ont projeté la RCA sur la scène internationale, affirmant sa présence dans le monde du basketball africain et mondial. Elles ont inspiré des générations de jeunes à embrasser ce sport, à rêver grand et à voir dans le basketball un vecteur de réussite personnelle et collective. Les joueurs de cette époque dorée, Fred Goporo, Jean-Pierre Kotta Gomez, Oumarou Sanda, Bruno Kongawoin, Anicet Lavodrama, François Naoueyama, Eugène Pehoua-Pelema, Richard Bella et Guy Mbongo et j’en passe, sont devenus des légendes, des modèles pour les jeunes aspirants basketteurs, symbolisant le potentiel et les aspirations d’une nation entière.

 

Au-delà de ces succès, le basketball a joué un rôle crucial dans le développement des jeunes, dans l’éducation et dans la promotion de valeurs telles que le travail d’équipe, la discipline et l’excellence. Les terrains de basketball sont devenus des lieux de rencontre, des espaces où les jeunes peuvent canaliser leur énergie, développer leurs talents et forger un esprit de camaraderie et de solidarité.

 

Cependant, ce riche héritage est menacé par les défis actuels auxquels le basketball centrafricain est confronté. Les infrastructures défaillantes, le manque de soutien institutionnel et les difficultés de gestion menacent de saper les fondements même de ce sport dans le pays. Pour comprendre l’ampleur de ces enjeux, il est essentiel de se rappeler l’importance historique et culturelle du basketball en RCA, et de reconnaître que sa préservation est indissociable de l’épanouissement de la nation.

 

Bingui Gilbert, , ancien PCA de l'ONASPORT
Bingui Gilbert, , ancien PCA de l’ONASPORT

 

Problèmes soulevés lors du débat Patara de la radio Ndékèluka

 

Le débat sur la radio Ndékèluka a mis en exergue une série de problèmes cruciaux affectant le basketball centrafricain, mettant particulièrement l’accent sur la gestion et l’entretien des infrastructures sportives par l’ONASPORT. Plusieurs intervenants, issus de différents horizons du monde sportif, ont partagé leurs perspectives, révélant un tableau préoccupant.

 

Mauvaise gestion des infrastructures : Un point majeur soulevé concerne la gestion inefficace des infrastructures sportives. Des témoignages ont mis en lumière un manque flagrant d’entretien et de modernisation des installations, ce qui handicape non seulement le déroulement des compétitions mais aussi l’entraînement des athlètes. Cette situation a un impact direct sur la performance des sportifs et décourage la participation au basketball à tous les niveaux.

 

Conflits d’intérêts et manque de transparence : Les participants au débat ont aussi abordé des problèmes de conflits d’intérêts et de manque de transparence dans la gestion des fonds et des ressources par l’ONASPORT. Il a été suggéré que les décisions prises ne favorisent pas toujours l’intérêt du sport, mais plutôt des intérêts personnels ou politiques, entraînant une allocation inefficace des ressources.

 

Accès limité aux installations : Un autre enjeu critique mentionné est le manque d’accès aux installations sportives pour les équipes et les joueurs. Des exemples de programmations incohérentes et d’occupations non sportives des salles de basketball ont été cités, limitant considérablement les opportunités pour les joueurs de s’entraîner et de compétitionner dans des conditions adéquates.

 

Conséquences sur le développement du basketball : Les intervenants ont souligné que ces problèmes ont des répercussions profondes sur le développement du basketball en RCA. Le manque d’infrastructures appropriées et la gestion déficiente entravent l’émergence de talents et la progression des athlètes, mettant en péril l’avenir du basketball centrafricain.

 

Ces témoignages révèlent un besoin urgent de réforme et de redressement dans la gestion des infrastructures sportives. Il est clair que pour redonner au basketball centrafricain son éclat d’antan, des mesures doivent être prises pour résoudre ces problèmes structurels et administratifs.

 

Monsieur Bertrand KOTOKPO, directeur administratif et financier à l'ONASPORT
Monsieur Bertrand KOTOKPO, directeur administratif et financier à l’ONASPORT

 

Le cas particulier de l’ONASPORT

 

L’Office National de Gestion des Infrastructures Sportives (ONASPORT) en République centrafricaine, au cœur des discussions du débat Patara, présente un cas complexe et problématique. Les critiques adressées à cette institution mettent en lumière des dysfonctionnements qui affectent profondément le secteur sportif du pays, en particulier le basketball.

 

Manque d’efficiences et de MAINTENANCE des infrastructures : L’une des principales préoccupations soulevées est le manque criant d’efficacité dans la gestion et la maintenance des infrastructures sportives. Des témoins ont rapporté des installations en délabrement, souffrant d’un manque d’investissement et d’attention, ce qui limite sévèrement leur utilité pour les sportifs et les événements sportifs.

 

Gestion financière et allocation des ressources : Un autre aspect critique est la gestion financière et l’allocation des ressources par l’ONASPORT. Des allégations de mauvaise gestion financière, de détournement de fonds et de favoritisme dans l’attribution des installations sportives ont été formulées. Ces pratiques non seulement sapent l’efficacité de l’organisation mais jettent également une ombre sur son intégrité.

 

Impact sur les acteurs du basketball : Les conséquences de ces problèmes de gestion se répercutent directement sur les acteurs du basketball. Les entraîneurs, les joueurs et les organisateurs de tournois expriment leur frustration face à des obstacles qui semblent insurmontables, allant de l’accès limité aux équipements à la difficulté de planifier et de mener des compétitions dans des conditions adéquates.

 

Appels à la réforme : Face à ces défis, des voix s’élèvent pour réclamer une réforme urgente de l’ONASPORT. Il est demandé une refonte de la structure de gestion, une plus grande transparence dans les opérations financières et une meilleure prise en compte des besoins des sportifs et des fédérations sportives. Il est impératif que l’ONASPORT adopte une approche plus responsable et orientée vers le développement du sport, pour redonner au basketball centrafricain la place qu’il mérite.

 

La situation de l’ONASPORT soulève donc des questions fondamentales sur la gouvernance sportive en RCA et sur la manière dont les décisions affectent directement le potentiel et l’avenir du sport dans le pays. Il est clair que sans changements significatifs et concrets dans la gestion de l’ONASPORT, le renouveau du basketball centrafricain restera un objectif lointain.

 

Monsieur BALIKADA Justin, controleur financier à l'onasport
Monsieur BALIKADA Justin, contrôleur financier à l’ONASPORT

 

Analyse et Critique

 

L’analyse du débat Patara de la radio Ndékèluka, centré sur les problématiques de l’ONASPORT, révèle des dysfonctionnements systémiques qui entravent le développement du basketball en République centrafricaine. Cette section vise à évaluer les enjeux soulevés et à envisager des pistes de réflexion pour des solutions potentielles.

Évaluation de la gestion de l’ONASPORT : La gestion de l’ONASPORT, telle qu’elle transparaît à travers les divers témoignages, semble marquée par une inefficacité et un manque de transparence. Les problèmes de maintenance des infrastructures sportives et de gestion financière soulignent un besoin urgent de réforme interne. La situation actuelle de l’ONASPORT, marquée par des accusations de négligence et de mauvaise gestion, appelle à une réévaluation de ses méthodes et de ses objectifs.

Conséquences pour le Basketball Centrafricain : L’état actuel des infrastructures sportives et la gestion de l’ONASPORT ont un impact direct et négatif sur le basketball en RCA. Non seulement cela entrave la performance des athlètes, mais cela limite également les opportunités pour les jeunes talents de s’épanouir. Le manque d’investissement dans l’entretien et la modernisation des équipements sportifs contribue à la stagnation du basketball, un sport jadis florissant en RCA.

Réflexion sur les Solutions : Pour redresser la situation, une refonte complète des stratégies de gestion de l’ONASPORT semble indispensable. Cela implique une plus grande transparence dans les décisions financières, une meilleure allocation des ressources, et une attention particulière à la maintenance des infrastructures. En outre, une collaboration plus étroite avec les fédérations sportives, les athlètes, et les parties prenantes pourrait contribuer à une meilleure compréhension des besoins réels du domaine sportif en RCA.

Appel à l’Action : Face à ces défis, un appel à l’action s’impose. Il est primordial que les autorités compétentes prennent des mesures concrètes pour réformer l’ONASPORT. Cela inclut la mise en place de mécanismes de contrôle plus stricts, l’instauration d’une culture de responsabilité, et la recherche de solutions innovantes pour financer et soutenir le développement sportif.

 

L’analyse de la situation actuelle de l’ONASPORT et son impact sur le basketball en RCA révèle un tableau préoccupant mais pas sans espoir. Avec les bonnes réformes et une gestion efficace, il est possible de redonner au basketball centrafricain son dynamisme et sa gloire passée.

 

Conclusions et Recommandations

 

Au terme de notre examen approfondi des problèmes relatifs à l’ONASPORT et leurs répercussions sur le basketball en République Centra-Africaine, il est clair que des changements significatifs sont nécessaires pour revitaliser ce sport vital dans le pays.

La gestion actuelle de l’ONASPORT est loin de répondre aux besoins des sportifs et des fédérations sportives, en particulier dans le domaine du basketball.

– Les problèmes de maintenance des infrastructures, de gestion financière opaque et d’allocation inefficace des ressources ont gravement entravé le développement du basketball en RCA.

– Ces défis ne sont pas insurmontables, mais nécessitent une action déterminée et cohérente de la part des autorités et des parties prenantes.

 

Recommandations :

 

Réforme de l’ONASPORT : Une refonte complète de l’organisation est nécessaire, avec un accent sur la transparence, l’efficacité et la responsabilité. L’introduction de mécanismes de contrôle et d’évaluation réguliers peut garantir une meilleure gestion.

Investissement dans les Infrastructures :

Prioriser la rénovation et l’entretien des installations sportives existantes. Cela implique non seulement des fonds adéquats, mais aussi une planification et une exécution efficaces des travaux de maintenance et de modernisation.

Engagement avec les communautés sportives :

Établir un dialogue constant entre l’ONASPORT, les fédérations sportives, les athlètes, et les entraîneurs pour mieux comprendre et répondre à leurs besoins spécifiques.

Développement des programmes de formation :

Encourager et soutenir les programmes de formation pour les jeunes athlètes, y compris des initiatives visant à détecter et à cultiver les talents dès le plus jeune âge.

Promotion du basketball à l’échelle nationale :

Mettre en place des campagnes de promotion du basketball pour renforcer son attractivité et son accessibilité, notamment auprès des jeunes.

 

En définitif, bien que les défis soient importants, ils ne sont pas insurmontables. Avec un engagement ferme envers la réforme et le développement, l’ONASPORT peut jouer un rôle crucial dans la renaissance du basketball en République centrafricaine. Il est essentiel que tous les acteurs impliqués s’unissent pour redonner à ce sport la place centrale qu’il mérite dans la culture et la société centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Controverse diplomatique : la RCA et la proposition de nomination de Marie-Madeleine N’KOUET au Congo-Brazzaville

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Controverse diplomatique : la RCA et la proposition de nomination de Marie-Madeleine N’KOUET au Congo-Brazzaville

 

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Madame Marie-Madeleine KOUET, ancienne Présidente de l’autorité nationale des élections (ANE)

 

 

Bangui, 07 décembre 2023 (CNC) – Depuis le décès de madame Charlotte Fayanga en février 2021, la République centrafricaine (RCA) est sans ambassadeur ou ambassadrice au Congo-Brazzaville. Le régime de Bangui, par le biais de la ministre des affaires étrangères, a récemment fait une demande pour nommer madame Marie-Madeleine N’KOUET née HOONAERT en tant qu’Ambassadrice Extraordinaire et Plénipotentiaire de la RCA auprès de la République du Congo, avec résidence à Brazzaville. Cependant, cette nomination suscite une vive controverse, principalement en raison du passé politique de Marie-Madeleine N’KOUET et de ses actions passées en tant que présidente de l’Autorité nationale des élections en RCA.

 

Marie-Madeleine N’KOUET née HOONAERT est l’une des personnalités politiques centrafricaines qui ont participé à la manipulation et à la validation frauduleuse de l’élection de Faustin Archange Touadera en tant que président de la RCA en 2016. Cette élection a été ternie par des fraudes électorales, et sa nomination comme ambassadrice est perçue par de nombreux observateurs comme une manière pour Touadera, de récompenser une personne associée à des pratiques électorales frauduleuses pour sa victoire.

 

Il est également important de noter que la nomination de Marie-Madeleine N’KOUET a échoué dans d’autres pays, dont la France et la Côte d’Ivoire, qui ont refusé de l’accepter comme ambassadrice. Cela soulève des questions sur la légitimité de sa nomination et la crédibilité du régime de Bangui dans ses relations diplomatiques avec d’autres nations.

 

En outre, Madame Marie-Madeleine N’KOUET née HOONAERT est largement critiquée en Centrafrique pour son rôle dans la situation actuelle du pays. Aux côtés de Catherine Samba-Panza et de Jean-Jacques Demafouth, elle aurait contribué à remettre frauduleusement le pouvoir à Faustin Archange Touadera, ce qui aurait conduit à la désorganisation et à la destruction du pays par des groupes des mercenaires tels que le Wagner. De plus, des modifications de la constitution initiées par Touadera ont été apportées pour lui permettre de se maintenir au pouvoir indéfiniment, au détriment de l’alternance démocratique.

 

La lettre diplomatique du ministère des affaires étrangères de la RCA, adressée au ministère des Affaires Etrangères de la République du Congo, soulève des questions quant à la motivation réelle derrière la nomination de Marie-Madeleine N’KOUET. Elle évoque le renforcement des relations entre les deux pays, mais les allégations de fraude électorale et de mauvaise gouvernance associées à N’KOUET soulèvent des doutes quant à la sincérité de cette intention.

 

En réalité, la nomination de Marie-Madeleine N’KOUET née HOONAERT en tant qu’Ambassadrice de la RCA au Congo-Brazzaville suscite une controverse légitime. Ses antécédents politiques et les allégations de fraude électorale qui pèsent sur elle soulèvent des préoccupations quant à sa crédibilité en tant que représentante diplomatique de la RCA.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : création d’un nouveau groupe ultra-violent de soutien à Touadera

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Centrafrique : création d’un nouveau groupe ultra-violent de soutien à Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali-450×300.jpg” alt=”Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali.” width=”450″ height=”300″ />

 

 

Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – La Situation en République centrafricaine s’assombrit de jour en jour. En cause, l’émergence d’un nouveau groupe ultra-violent des miliciens qui menace la stabilité et la tranquillité de la nation centrafricaine. Sous le nom de “Touadera Encore”, cette organisation criminelle de naissance comme les requins de terre ferme de Héritier Doneing et la galaxie nationale de Blaise Didatien Kossimatchi, soutient le président putschiste Faustin Archange Touadera de manière extrémiste et effrayante, mettant en danger la vie de ceux qui osent exprimer des opinions contraires.

 

La déclaration choquante et génocidaire du psychopathe ministre conseiller à la présidence, monsieur Fidèle Gouandjika sur les ondes et sur les réseaux sociaux a servi de catalyseur à la formation de ce groupe radical. Au lieu de condamner de telles déclarations, “Touadera Encore” a choisi d’embrasser le discours de haine et la violence. Cette organisation s’est propagée rapidement en créant une plateforme sur la messagerie sociale WhatsApp, où elle diffuse des messages terrifiants et sanguinaires, voire génocidaires.

 

À la tête de ce groupe des miliciens ultra-violent se trouve un individu nommé Bienvenu Koda, dont la réputation sulfureuse est préoccupante. Avec des coordonnateurs répartis dans tous les arrondissements de Bangui, Bimbo, Bégoua et des provinces, la plateforme “Touadera Encore” s’est donnée pour mission principale de traquer et de localiser les opposants au régime, non seulement en République centrafricaine mais également dans d’autres pays d’Afrique centrale et en Europe. Leur intention est claire : éliminer physiquement ces opposants une fois qu’ils auront été localisés. Cette menace pour la vie des citoyens centrafricains est choquante et inacceptable.

 

De plus, les membres de “Touadera Encore” qui sont aussi les membres de la milice les “Requin” sur terre, disent fermement s’opposer à tout dialogue avec l’opposition démocratique, y compris les groupes armés. Leur approche belliqueuse et extrémiste ne fait que contribuer à l’instabilité et à la division croissantes au sein de la nation centrafricaine.

 

Il est alarmant de constater que certains membres de ce groupe ont franchi les frontières de la République centrafricaine pour promouvoir leur agenda violent. Les propos du coordonnateur de la plateforme “Touadera Encore” de Kaga-Bandoro, monsieur Clément VOTRIN, lors de son séjour au Cameroun, sont inquiétants. Il a exprimé la nécessité de soutenir coûte que coûte le président putschiste Touadera, même au détriment de la paix et de la stabilité dans le pays.

 

Le coordonnateur du neuvième arrondissement de Bangui, actuellement en séjour à Kinshasa en République démocratique du Congo, partage cette vision dangereuse en appelant à l’éradication rapide des opposants déjà localisés. Ces actes sont une menace grave pour la vie de nombreux individus innocents.

 

Il est impératif que la communauté internationale, les organisations régionales et les autorités des pays voisins de la République centrafricaine prennent des mesures immédiates pour contrer l’activité des membres de  “Touadera Encore” et mettre fin à leurs activités criminelles par leurs arrestations. La stabilité et la sécurité de la République centrafricaine sont en jeu, et il est temps de faire front commun contre cette menace pour le bien-être du peuple centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Serge Ghislain Djorie : un ministre de la Communication qui défie la gravité de des orthographes

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Serge Ghislain Djorie : un ministre de la Communication qui défie la gravité de des orthographes

 

 

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Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC

 

Bangui, 06 novembre 2023 (CNC) – Le ministre de la Communication et des Médias, de surcroit, porte-parole du gouvernement Moloua, Serge Ghislain Djorie, est décidément un homme de talent qui ne porte pas talent. Ou devrais-je dire, un homme de “talent” parce que, franchement, tout le monde se demande comment quelqu’un peut accumuler autant de médiocrité dans une seule personne.

 

Tout le monde se demande d’abord quel lien il a avec Touadera ou alors comment il a été déniché. Serge Ghislain Djorie est apparemment l’homme qui porte la parole du gouvernement de la République, mais quelle République, demandez-vous ? Eh bien, c’est bien évidemment la 7e République de Boyrabie, un endroit mystérieux qui existe seulement dans l’univers parallèle de ceux qui dirigent le pays. Quelle catastrophe, en effet!

 

La première chose qui saute aux yeux Prisca, est le communiqué qu’il a publié hier. C’est malheureusement une honte nationale, une honte républicaine. D’abord, au commencement et à la fin au niveau des dates, il y a cette confusion. Le communiqué est censé être daté du 4 décembre, un lundi, mais en bas, il l’a signé en date du 3 décembre 2023. On se demande laquelle des deux dates est la bonne. Peut-être que le ministre est tellement confus qu’il ne sait même pas quelle date il est.

 

Mais ce n’est pas tout, loin de là. Le communiqué lui-même est truffé de fautes d’orthographe et de grammaire. Tous les internautes sont devenus systématiquement des instituteurs des écoles primaires grâce à ses communiqués. On se croirait en train de corriger la copie d’un élève de primaire or en réalité, c’est celle d’un docteur. On peut s’attendre à ce genre d’erreurs de la part d’un enfant qui apprend à écrire, mais d’un ministre de la communication ? C’est un peu embarrassant, pour être honnête.

 

On se demande comment le ministre peut-il signer un tel document avec des fautes aussi grossières qu’il n’arrive pas à voir ?. Peut-être qu’il a une équipe de correcteurs qui sont en grève depuis des mois, ou peut-être qu’il est tout simplement trop occupé à jouer à la roulette grammaticale pour s’en soucier. Dans tous les cas, c’est une véritable énigme.

 

En fin de compte, le pays s’enfonce de jour en jour, et notre cher ministre de la communication Serge Ghislain Djorie ne fait rien pour arranger les choses. Peut-être que c’est sa manière de nous distraire de la réalité sombre qui nous entoure. Ou peut-être qu’il est tout simplement incapable de faire son travail correctement.

 

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre d’après nos sources bien renseignées, le docteur Serge Ghislain Djorie est le ministre désigné par les Mercenaires russes de la société Wagner, comme il est le porte-parole du gouvernement, afin de débuter le travail de la déconstruction syntaxique, lexicale, grammaticale, ponctuationnelle et même stylistique et rhétorique de la langue de Macron dans le pays. Et ce n’est pas un spectacle que nous sommes impatients de revoir.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Main tendue ou Opportunisme politique ? L’opposition critique l’appel de Touadera

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Main tendue ou Opportunisme politique ? L’opposition critique l’appel de Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

 

Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – Le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera, a récemment fait une annonce surprenante lors de son discours à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre 2023. Il a lancé un appel aux membres de l’opposition en exil, les encourageant à revenir en Centrafrique pour participer à la reconstruction nationale. Une initiative qui, à première vue, semble louable, mais qui suscite des doutes justifiés, notamment après l’interview de Martin Ziguelé sur BBC Afrique ce mardi 5 décembre 2023.

 

Martin Ziguelé, l’un des leaders de l’opposition en Centrafrique, n’a pas caché ses réserves quant à la sincérité des intentions de Faustin Archange Touadera. Il a qualifié le discours présidentiel de “discours opportuniste” et a rappelé que c’est l’opposition qui avait proposé un dialogue politique dès 2021 pour réconcilier toutes les parties prenantes, indépendamment de leurs divergences. Ziguelé souligne que le président Touadera semble agir par opportunisme, en essayant de rallier des opposants au moment où de nombreux Centrafricains sont de plus en plus lassés de la politique du régime actuel.

 

Ziguelé met également en lumière une divergence fondamentale entre l’approche de l’opposition et celle du président Touadera en ce qui concerne la réconciliation nationale. Alors que le président semble envisager la réconciliation comme un processus entre un “vainqueur” et des “vaincus,” l’opposition voit plutôt la réconciliation comme une rencontre entre des citoyens engagés à discuter des problèmes du pays. Cette distinction souligne les profondes fissures dans la compréhension même de ce que signifie la réconciliation pour les différentes parties.

 

Il est difficile de ne pas considérer cette main tendue présidentielle comme une stratégie politique plutôt que comme une réelle volonté de promouvoir l’unité nationale. Martin Ziguelé souligne à juste titre que la réconciliation nécessite des actions concrètes, pas seulement des vœux pieux. Les actes du gouvernement et la situation constitutionnelle actuelle, marquée par des tensions et des conflits, mettent en doute la capacité du président à mener à bien une véritable réconciliation.

 

En fin de compte, l’appel du président Touadera aux opposants en exil peut sembler généreux en apparence, mais les réserves exprimées par Martin Ziguelé et l’opposition révèlent un scepticisme justifié quant à la sincérité des intentions du chef de l’État. La réconciliation nationale ne peut pas être réalisée par des discours opportunistes, mais elle nécessite un véritable engagement envers l’unité et la démocratie, accompagné d’actions tangibles pour surmonter les divisions qui persistent en Centrafrique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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L’initiative inspirante : les personnes handicapées transforment leurs vies grâce au commerce transfrontalier

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L’initiative inspirante : les personnes handicapées transforment leurs vies grâce au commerce transfrontalier

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Les-handicapes-a-la-frontiere-du-Cameroun-RCA-450×203.jpg” alt=”Les handicapés à la frontière du Cameroun – RCA” width=”550″ height=”248″ />
Les handicapés à Cantonnier, une ville frontalière du Cameroun. CopyrightCNC

 

Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – Dans un geste d’inclusion et de solidarité, les autorités centrafricaines et camerounaises ont collaboré pour créer une mesure permettant aux personnes handicapées physiques d’exercer une activité commerciale transfrontalière qui a profondément changé leur vie. Cette initiative exemplaire se déroule au niveau de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine, précisément à Cantonnier-Béloko.

 

La clé de cette opportunité réside dans un moyen de transport essentiel : le tricycle. Pour les personnes handicapées physiques ayant accès à un tricycle ou à un moyen de déplacement similaire, il devient possible de franchir la frontière entre les deux pays en toute simplicité et en toute tranquillité, sur leurs tricycles, accompagnés ou non par leurs assistants. Les avantages de cette mesure sont multiples et ont un impact significatif sur la vie de ces individus.

 

Le processus est relativement simple. Les personnes handicapées physiques se rendent au Cameroun, plus précisément à Garouaboulaye, où ils peuvent acheter des produits et articles de tout genre à des prix plus avantageux. Ils peuvent ensuite revenir en République centrafricaine sans rencontrer de difficultés sans rencontrer de difficultés ou se soumettre à des formalités douanières à faire comme les autres commerçants lors de leur passage de la frontière. Il est important de noter que ni les autorités camerounaises ni les autorités centrafricaines à la frontière ne demandent de taxes ou de formalités à ces commerçants handicapés. Cette mesure facilite non seulement leur existence mais contribue également à l’amélioration de leur qualité de vie ainsi qu’à celle de leur famille.

 

Un autre élément clé non négligeable de cette mesure de cette mesure est la possibilité pour les personnes handicapées de recruter jusqu’à deux assistants pour les aider dans leurs activités commerciales. Ces assistants sont d’une grande aide pour le chargement et le déchargement des marchandises transportées dans le tricycle. Cette disposition permet aux personnes handicapées d’être plus autonomes et d’optimiser leurs opérations commerciales.

 

L’histoire inspirante d’Eva, l’un des bénéficiaires de cette mesure, est particulièrement édifiante. Grâce à cette opportunité, il a pu, non seulement, construire deux maisons, mais aussi épouser deux femmes et élever plusieurs enfants. Son succès personnel est un exemple vivant de la transformation positive qu’une telle initiative peut apporter à la vie des personnes handicapées.

 

En tout, 42 personnes handicapées à Cantonnier et Beloko sont impliquées dans cette activité commerciale transfrontalière. Leur satisfaction est manifeste, et ils expriment leur profonde gratitude envers les autorités centrafricaines et camerounaises pour cette opportunité qui a considérablement amélioré leur existence.

 

L’impact de cette mesure va au-delà des personnes handicapées elles-mêmes. Elle contribue également à la création d’emplois pour les jeunes de la région. Chaque personne handicapée a le droit d’embaucher deux assistants, ce qui stimule l’emploi local et renforce la cohésion sociale.

 

De plus, cette initiative bénéficie également aux commerçants des régions voisines, tels que ceux de Bangui, de Paoua, de Bozoum et de Bambari, qui versent parfois de l’argent aux personnes handicapées de ces deux localités pour les aider à acheter des produits. Ce geste symbolique renforce la solidarité entre les communautés des handicapés et favorise le commerce transfrontalier.

 

Cette mesure d’inclusion en Afrique centrale est un exemple remarquable de collaboration entre les autorités pour améliorer la vie des personnes handicapées. Elle montre que lorsque les gouvernements s’engagent en faveur de l’inclusion, cela profite non seulement aux individus concernés mais également à l’ensemble de la société. Les histoires de réussite comme celle d’Eva témoignent de l’impact positif de cette initiative sur la vie des personnes handicapées et leur capacité à contribuer activement à la société.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Les Forces de Défense FACA : Gardiens de la Sécurité ou Extorqueurs Incontrôlables ?

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Les Forces de Défense FACA : Gardiens de la Sécurité ou Extorqueurs Incontrôlables ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa-450×346.jpg” alt=”Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa” width=”450″ height=”346″ />
Les soldats FACA

 

Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – Les forces de défense et de sécurité, censées protéger et servir la population, sont devenues une source de frustration et de colère pour les usagers de l’axe Landjia-Mboko dans le 9e arrondissement. Les barrières illégales érigées par ces forces de l’ordre (FACA) ne servent plus à garantir la sécurité, mais plutôt à extorquer de l’argent quotidiennement aux citoyens innocents.

 

Les récits des habitants du secteur sont accablants. Les militaires au poste de police de Landjia-Mboko ont été pris en flagrant délit de racket et d’abus de pouvoir. Armés de longs bâtons en bambou, ils ont érigé des barrières pour entraver la libre circulation des motos et pousse-pousses transportant des biens, obligeant chaque conducteur à s’acquitter de frais imposés illégalement par ces soldats FACA . Il est choquant de constater que les citoyens doivent payer ces soi-disant “formalités” pour simplement traverser leur propre ville.

 

Le témoignage d’un conducteur de moto-taxi est particulièrement poignant. Il raconte comment dès 8 heures du matin, les militaires lui ont demandé de payer des frais de 250 francs. En cas de plainte, ces agents de l’ordre n’hésitent pas à confisquer les moyens de subsistance des citoyens, comme les motos. Cette situation est d’autant plus insupportable que Mboko fait maintenant partie du 9e arrondissement de Bangui, capitale de la République centrafricaine -, et les habitants ne devraient pas être soumis à de telles extorsions des FACA.

 

Les femmes qui se battent pour subvenir aux besoins de leur famille ne sont pas épargnées non plus. Éveline, mère de quatre enfants, vend des poissons et du poulet frit pour survivre. Elle se plaint de devoir payer des frais sur chaque achat qu’elle fait pour son commerce. Même un petit carton entraîne des frais de 500 francs, faute de quoi elle risque de tout perdre. Cette situation met en lumière l’absurdité de la situation, où des citoyens honnêtes sont pris en otage par les forces censées les protéger.

 

Pour les habitants de Landjia-Mboko, les autorités centrafricaines doivent prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ces pratiques abusives des soldats FACA. Les citoyens, déjà confrontés à de nombreuses difficultés, ne devraient pas être en proie à la cupidité de quelques individus. Les autorités gouvernementales ont promis de démanteler ces barrières illégales, mais jusqu’à présent, cette promesse est restée lettre morte. Deux postes de contrôle non autorisés opèrent toujours à Landjia-Mboko, malgré le nouveau découpage administratif qui les classe dans le 9e arrondissement de Bangui.

 

Il est grand temps que les autorités agissent pour mettre un terme à ces pratiques illégales et oppressives. Les forces de défense et de sécurité sont censées protéger et servir la population, non les exploiter. Les citoyens méritent une vie libre de toute extorsion et doivent pouvoir circuler dans leur propre ville sans être harcelés. Il est temps que justice soit faite et que les responsables de ces actes répréhensibles soient traduits en justice. La population a besoin de véritables gardiens de la paix, pas d’oppresseurs déguisés en protecteurs.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Accord controversé entre le gouvernement centrafricain et le MPC : la COSCIPAC exprime son indignation

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Accord controversé entre le gouvernement centrafricain et le MPC : la COSCIPAC exprime son indignation

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Delphin-Kotto-de-la-COSCIPAC-450×402.jpg” alt=”Monsieur Delphin Kotto de la COSCIPAC” width=”450″ height=”402″ />
Monsieur Delphin Kotto, coordinateur de la COSCIPAC

 

 

Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) a récemment publié une déclaration en réaction à l’accord conclu entre le gouvernement centrafricain et le leader du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC), l’autoproclamé  général Al Khatim. Cette déclaration fait part des préoccupations de la COSCIPAC et exprime son désaccord concernant cette initiative qui suscite des controverses à travers le pays.

 

La surprise générale

 

Le communiqué conjoint entre le gouvernement centrafricain et le général Al Khatim, leader du MPC, a pris tout le monde de court. Une délégation gouvernementale a récemment séjourné à Ndjamena, du 28 novembre au 2 décembre 2023, pour discuter et négocier les termes de cet accord inattendu.

 

Un accord controversé

 

La COSCIPAC souligne son désaccord avec cet accord qui prévoit le retour de l’autoproclamé général Al Khatim à Bangui, en échange de 100 millions de francs CFA déboursés par le président putschiste Faustin Archange Touadera  . Selon la COSCIPAC, cet accord favoriserait un “mercenaire criminel” au détriment des victimes de violences en République Centrafricaine.

 

Une population désespérée

 

La situation en République Centrafricaine est actuellement précaire, avec un manque flagrant d’infrastructures de base, d’écoles, et d’hôpitaux. De nombreux agents de l’État ont accumulé des mois de retard de salaire, aggravant la crise économique et sociale. La COSCIPAC déplore que le gouvernement semble privilégier cet accord avec le MPC au lieu de répondre aux besoins urgents de la population.

 

Oubli des crimes passés

 

La COSCIPAC critique également le gouvernement pour avoir tourné le dos aux victimes de multiples crimes et violations des droits de l’homme, attribués à des membres du gouvernement actuel, notamment Hassan Bouba, Djono Ahaba, et Arnaud Djoubaye Abazène. Elle rappelle des événements tragiques tels que l’incendie du site des déplacés de Kaga-Bandoro en 2016 et le meurtre d’un chef de village et de son fils à Sido en 2021, dont les auteurs n’ont pas été traduits en justice.

 

Complicité présumée

 

La COSCIPAC interroge également la complicité supposée des partenaires techniques et financiers du gouvernement de Touadera. Elle se demande pourquoi ces partenaires continuent de soutenir un gouvernement accusé de crimes tout en prétendant exercer le mandat de la Cour pénale spéciale, qui n’a pas encore réussi à poursuivre les véritables criminels de la République Centrafricaine.

 

Le scepticisme envers l’impunité zéro

 

La COSCIPAC remet en question la politique d’impunité zéro proclamée par le président Touadera, affirmant qu’elle n’est qu’une façade pour tromper ceux qui y croient. Elle estime que le gouvernement de la République Centrafricaine favorise davantage les criminels au col blanc plutôt que les citoyens dignes de relever les défis du développement du pays.

 

Les enjeux régionaux

 

Enfin, la COSCIPAC appelle les autorités de transition au Tchad à rester vigilantes face à ce geste d’ouverture entre le gouvernement centrafricain et le MPC. Elle affirme que la stabilité de la sous-région est menacée tant que les mercenaires du groupe Wagner continuent de régner depuis la RCA, avec pour mission de déstabiliser les pays voisins.

 

Appel à la mobilisation

 

La COSCIPAC appelle les associations des victimes et les organisations des droits de l’homme à se mobiliser pour exprimer leur colère et leur ras-le-bol lorsque le général Al Khatim reviendra en République Centrafricaine. Elle encourage également la population à rester unie et à lutter pour sauver leur pays face à ces défis complexes et aux enjeux politiques actuels.

 

En définitif, la déclaration de la COSCIPAC met en lumière les préoccupations et l’indignation de la société civile centrafricaine face à l’accord controversé entre le gouvernement et le MPC. Elle appelle à la vigilance de la communauté internationale et exhorte les autorités à répondre aux besoins urgents de la population pour éviter une détérioration de la situation dans le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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L’association d’action solidaire et Madame Nadine Kossi œuvrent pour transformer l’école des aveugles et des sourds muets de Benz-vi

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L’association d’action solidaire et Madame Nadine Kossi œuvrent pour transformer l’école des aveugles et des sourds muets de Benz-vi

 

 

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Les enfants de l’école des sourds et aveugles de Benz-vi à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – Dans un geste remarquable d’action solidaire, Madame Nadine Kossi, Présidente de l’association d’action solidaire, accompagnée de son équipe dévouée, a récemment entrepris une mission humanitaire exceptionnelle dans l’école des aveugles et des sourds muets de Benz-vi, située dans le cinquième arrondissement de Bangui. Cette initiative courageuse visait à remédier à une situation critique qui affectait profondément la vie des élèves de cette école.

 

Un lieu en détresse dans une zone marécageuse :

 

L’école des aveugles et des sourds muets de Benz-vi était confrontée à de sérieux problèmes qui menaçaient la qualité de l’éducation et le bien-être des élèves. L’établissement se trouvait dans une zone marécageuse, ce qui entrainait d’énormes difficultés. Le plus grand défi auquel ils étaient confrontés était l’absence de système d’évacuation des eaux usées. En conséquence, l’eau stagnait dans la cour de l’école, créant un environnement malsain et peu propice à l’apprentissage.

 

L’herbe envahissante et l’absence d’espaces de jeu :

 

L’eau stagnante n’était pas le seul problème. L’herbe avait envahi la cour, limitant l’espace disponible pour que les enfants puissent jouer en toute sécurité. Ces conditions précaires affectaient non seulement la santé et le confort des élèves, mais elles compromettaient également leur épanouissement social et émotionnel en les privant d’un lieu où ils pouvaient se divertir et interagir.

La Présidente de l'association Action solidaire et le directeur de l'école des aveugles de Benz-vi à Bangui
CopyrightCNC

 

L’association d’action solidaire intervient pour le bien de la communauté :

 

Face à cette situation critique, Madame Nadine Kossi et son équipe n’ont pas hésité à apporter leur aide précieuse. Ils ont décidé d’agir et de transformer cette école abandonnée à elle-même. Leur première étape a été de nettoyer la cour de l’école, en éliminant l’herbe envahissante et en créant un espace de jeu adéquat pour les enfants.

 

Mais l’action de l’association d’action solidaire ne s’est pas arrêtée là. Ils ont également lancé des initiatives visant à résoudre les problèmes d’assainissement en explorant des solutions pour évacuer les eaux usées de manière appropriée. Leur engagement envers l’éducation et le bien-être des enfants sourds et aveugles de Benz-vi est exemplaire, démontrant leur détermination à faire une différence dans la vie de cette communauté.

 

Un appel à l’unité et à la solidarité :

 

L’histoire de Madame Nadine Kossi et de l’association d’action solidaire est un rappel puissant de l’impact positif que des individus et des groupes peuvent avoir sur la vie des communautés en difficulté. Cette initiative met en lumière la nécessité pour la société d’agir ensemble pour résoudre les problèmes qui affectent les plus vulnérables.

 

Selon Gildas, un membre de la société civile centrafricaine, nous devons nous inspirer de cet exemple et encourager davantage d’actions solidaires. D’après lui, il est de notre devoir collectif de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des moins favorisés et de travailler ensemble pour un avenir meilleur.

 

En fin de compte, Madame Nadine Kossi et son équipe nous rappellent que, lorsque nous nous unissons dans un esprit de solidarité, nous pouvons accomplir des merveilles et apporter un changement positif dans le monde qui nous entoure.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Centrafrique : Le KNK dénonce une tentative de manipulation politique lors du défilé du 1er décembre

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Centrafrique : Le KNK dénonce une tentative de manipulation politique lors du défilé du 1er décembre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Christian-Touaboy-nouveau-secretaire-general-du-KNK-450×448.jpg” alt=”Christian Touaboy, nouveau secrétaire général du KNK” width=”450″ height=”448″ />
Christian Touaboy, nouveau secrétaire général du KNK

 

 

Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine a célébré le 65e anniversaire de la proclamation de la République le 1er décembre, date historique marquée par le Président Fondateur Barthélémy BOGANDA. Cependant, cette commémoration a été entachée par une tentative de manipulation politique orchestrée par un groupe de militants du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir. Le Bureau Politique du Kwa Na Kwa (KNK), un parti politique de l’opposition, a réagi à cette situation dans un communiqué de presse.

 

Selon le communiqué Nº 012 KNK/BP/SG.23 émis par le Secrétariat Général du KNK, il a été observé que lors du défilé du 1er décembre, un petit nombre de militants du MCU se sont déguisés en ouvriers du Kwa Na Kwa et ont tenté de faire croire à l’opinion publique que le KNK avait participé à cette manifestation. Cette manœuvre a été qualifiée de “facétie” et a été attribuée à des individus qualifiés de “sombres et véreux” qui maîtrisent l’art de la fourberie.

 

Le communiqué du KNK souligne que cette tentative de manipulation n’a pas perturbé la quiétude des ouvrières et ouvriers présents lors du défilé. Cependant, il pose des questions importantes quant à la confiance que le Président putschiste Touadéra accorde à ces individus et à la direction du MCU. Le KNK se demande si le Président Touadéra n’a pas déjà constaté l’échec de cette tentative de déstabilisation de leur parti.

 

Le KNK, fidèle à sa ligne politique, condamne fermement ces agissements, les qualifiant de dignes d’une “république bananière”. Le parti souligne que de telles manœuvres ne renforcent pas la confiance dans le discours du Président putschiste Touadéra envers les leaders politiques, notamment lors de son discours commémoratif du 65e anniversaire de la proclamation de la République.

 

Le Bureau Politique du Kwa Na Kwa appelle les ouvrières et ouvriers à maintenir leur calme et à se concentrer sur les chantiers importants visant à redynamiser le parti. Dans un contexte politique tendu, il est essentiel pour tous les acteurs de faire preuve de responsabilité et de se concentrer sur les défis qui attendent la République Centrafricaine.

 

En un mot, la tentative de manipulation politique lors du défilé du 1er décembre en République Centrafricaine a suscité une réaction ferme de la part du Kwa Na Kwa. Le KNK dénonce ces agissements et appelle à la prudence et à la concentration sur les véritables enjeux politiques du pays, au-delà des manœuvres de déstabilisation.

 

Par la rédaction

 

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Session criminelle extraordinaire 2023 à Bangui : Les verdicts du jour

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Session criminelle extraordinaire 2023 à Bangui : Les verdicts du jour

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Cinq-presumes-accuses-devant-la-barre-450×337.jpg” alt=”Cinq présumés accusés devant la barre. CopyrightCNC” width=”450″ height=”337″ />
Cinq présumés accusés devant la barre. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 06 décembre 2023 (CNC) – Le deuxième jour de la session criminelle extraordinaire de la Cour d’appel de Bangui pour l’année 2023 a été marqué par des développements significatifs. La journée a été consacrée à l’examen des affaires de Joseph Ngaissio et Mammali Lizouko, accusés de plusieurs délits graves, notamment l’association de malfaiteurs, les atteintes à la sûreté intérieure de l’État, la détention illégale d’armes et de munitions de guerre, la rébellion et le vol à main armée.

 

Hier, lors de l’ouverture de cette session criminelle extraordinaire, six individus étaient déjà jugés pour des infractions similaires. Parmi eux, Falconé Pazouamako, Elvis Ngaibona et Mexon Chris Danagoro ont été acquittés au bénéfice du doute, tandis que Ngakobo Antonio, Amadou Hamad Arafat et Ngalani Romuald ont été condamnés chacun à 10 ans de travaux forcés. Ces condamnations font suite à leur reconnaissance de culpabilité pour les charges d’association de malfaiteurs, d’atteintes à la sûreté intérieure de l’État et de détention illégale d’armes et de munitions de guerre.

 

Au total, cette session criminelle extraordinaire de la Cour d’appel de Bangui a inscrit pas moins de 50 dossiers au rôle, ce qui démontre l’ampleur de la tâche à accomplir. Les audiences se poursuivront jusqu’au 29 décembre prochain, laissant présager que d’autres verdicts importants seront rendus.

 

À la clôture de la deuxième journée de cette session criminelle extraordinaire, la Cour d’appel de Bangui a pris des décisions importantes  pour la suite du procès.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Aimard Guinon : l’homme qui dévoile les secrets de la brigade des avatars de Touadera

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Aimard Guinon : l’homme qui dévoile les secrets de la brigade des avatars de Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Monsieur-Marwan-Guinon.jpg” alt=”Monsieur Marwan Guinon” width=”400″ height=”298″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Monsieur-Marwan-Guinon.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Monsieur-Marwan-Guinon-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Monsieur-Marwan-Guinon-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
Monsieur Marwan Guinon sur le plateau de la chaine Africa télévision

 

 

Bangui, 05 décembre 2023 (CNC) – Le monde de la politique en Centrafrique est désormais témoin d’un phénomène inédit : Aimard Guinon, un homme autrefois proche du pouvoir, dévoile les coulisses des opérations secrètes orchestrées par le régime de Touadera. Mais ce qui rend cette histoire encore plus surprenante, c’est la révélation choquante que Guinon fait au sujet des “avatars” qui inondent les réseaux sociaux pour manipuler l’opinion publique et créer l’illusion d’un soutien massif au président.

 

Aimard Guinon, c’est son nom. Evincé de ses fonctions à l’Assemblée nationale après un live controversé sur Facebook, a trouvé sa nouvelle vocation en tant que communicateur du régime de Bangui. Mais ce qui a fait déborder le vase, selon ses dires, c’est le non-paiement de ses factures de prestation par le parti au pouvoir, le MCU.

 

Et qui est le coupable désigné ? Arthur Piri, bien sûr. Aimard Guinon l’accuse d’avoir bloqué le paiement de ses factures, ce qui a provoqué un échange houleux entre les deux hommes sur les réseaux sociaux. Mais là où cela devient vraiment intéressant, c’est lorsque Aimard Guinon accuse Arthur Piri d’avoir recruté des jeunes “délinquants” du régime pour s’attaquer à lui. Selon ses dires, c’est un secret de polichinelle.

 

Ce qui est encore plus troublant dans cette affaire, c’est la révélation que ces jeunes délinquants disposent chacun de 50 comptes avatars sur Facebook pour diffuser leur propagande. Et d’après nos enquêtes, plusieurs groupes WhatsApp ont été également créés afin de partager les publications Facebook de ces avatars. Apparemment, ils ont pris exemple sur le “roi des avatars,” Wagner, pour mener leur campagne de désinformation. Avec ces bataillons d’armée d’avatars, ils présentent Touadera comme un président aimé par son peuple, un président qui fait des réalisation, alors qu’en réalité, moins d’1% des Centrafricains le soutiennent. C’est presque hilarant de voir comment une poignée de comptes Facebook peut prétendre représenter la majorité silencieuse.

 

Il est fascinant de constater comment le pouvoir politique en République centrafricaine peut se transformer en un jeu de clowns sur les réseaux sociaux. Les politiciens, autrefois maîtres de la communication, se sont retrouvés à se battre avec des avatars sur Facebook pour gagner le cœur de la nation. Qui aurait cru que la politique en Centrafrique se résumerait à un concours de “likes” et de partages ?

 

Pendant ce temps, les vrais problèmes du pays restent sont cachés par ces avatars et sont restés sans solution. La Centrafrique continue de faire face à des défis économiques et sociaux majeurs, pendant que ses dirigeants se livrent à des batailles virtuelles pour gagner des followers. Peut-être est-il temps que le pays se réveille de ce cauchemar numérique et se concentre sur de véritables solutions pour le bien de tous les Centrafricains. Mais, à en juger par l’obsession du régime pour les avatars sur les réseaux sociaux, il semble que le peuple devra encore patienter pour voir un réel changement.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La ministre de la culture, Saraiva Yanzere Jennifer, révèle son vrai visage : tyrannie et intimidation

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La ministre de la culture, Saraiva Yanzere Jennifer, révèle son vrai visage : tyrannie et intimidation

 

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Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva Yanzere

 

 

Bangui, 05 décembre 2023 (CNC) – La ministre centrafricaine de la culture, Madame Saraiva Yanzere Jennifer, est aujourd’hui sous les feux des projecteurs pour toutes les mauvaises raisons. Une récente affaire de détournement massif des indemnités destinées aux artistes centrafricains a mis en lumière des pratiques honteuses au sein de son ministère, illustrant un mépris flagrant envers la culture et la créativité du pays. Plus préoccupant encore, la ministre a réagi de manière totalement inacceptable, recourant à des menaces et à l’intimidation pour étouffer la vérité.

 

L’histoire commence il y a un an, lorsque le gouvernement a introduit un mécanisme de subvention mensuelle visant à soutenir les artistes centrafricains. Cette initiative était censée garantir un revenu régulier aux acteurs culturels du pays, mais au lieu de cela, elle a été détournée à des fins personnelles par la ministre et son directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia.

 

Plutôt que d’accorder ces subventions aux artistes méritants, la ministre et son directeur de cabinet ont préféré inscrire les noms de leurs proches sur la liste des bénéficiaires. Cette partialité flagrante a créé une distorsion évidente et a privé de nombreux artistes talentueux d’un soutien essentiel.

 

Le point culminant de cette fraude odieuse réside dans la réduction délibérée des montants alloués aux artistes et aux encadreurs. Au lieu des 80 000 francs CFA mensuels prévus pour chaque artiste, le ministère a versé seulement 60 000 francs CFA, tandis que les encadreurs ont été privés de 40 000 francs CFA sur les 120 000 prévus. Cette manipulation a perduré pendant douze mois, au cours desquels la ministre et son directeur de cabinet ont détourné des sommes considérables.

 

Face à cette injustice, les artistes ont finalement décidé de se mobiliser à travers une grève pour réclamer leurs droits légitimes. Lorsque les agents du trésor public ont commencé à verser directement les subventions aux artistes, contournant ainsi le ministère de la culture, la vérité a éclaté au grand jour. Les artistes ont réalisé qu’ils avaient été victimes d’une escroquerie pendant une année entière.

 

Malheureusement, au lieu de reconnaître ses fautes et de présenter des excuses, la ministre Jennifer a choisi de réagir par la tyrannie et l’intimidation. Elle a refusé de préparer les documents financiers nécessaires pour que le trésor public puisse verser les allocations aux artistes et aux encadreurs, les maintenant ainsi dans une situation précaire.

 

Pire encore, lors d’une réunion ce lundi 4 décembre 2023 avec les encadreurs, la ministre a osé demander des excuses publiques de leur part, les accusant à tort d’être à l’origine de ses problèmes. Les encadreurs, contraints par la situation, ont humiliamment obtempéré, s’agenouillant devant la ministre pour lui demander pardon.

 

Mais ce n’était pas suffisant pour la ministre Saraiva Yanzere Jennifer. Elle a exigé que les encadreurs organisent une conférence de presse publique pour dénoncer publiquement les informations compromettantes à son encontre et à l’encontre de son directeur de cabinet par intérim. Cette demande insensée met en évidence l’abus de pouvoir de la ministre et son désir de maintenir son image à tout prix.

 

Pire encore, la ministre a menacé physiquement et mystiquement une encadreuse nommée Nina Darlan, l’accusant d’être à l’origine de cette affaire. Cette menace est inacceptable et témoigne d’un mépris total pour la liberté d’expression et la sécurité des individus.

 

Enfin, la ministre se vante de son impunité, affirmant que même le président putschiste Faustin Archange Touadera ne peut rien lui faire et qu’elle pourrait vivre pendant 60 ans sans travailler grâce à son argent. Cette arrogance est choquante et révèle un mépris complet envers la responsabilité et l’intégrité au service public.

 

En réalité, la ministre de la culture, Saraiva Yanzere Jennifer, a trahi la confiance du peuple centrafricain en détournant des fonds publics et en réagissant par la tyrannie et l’intimidation. Il est temps que le gouvernement prenne des mesures pour enquêter sur ces allégations de détournement et garantir que la culture centrafricaine soit soutenue de manière équitable et transparente. La ministre doit répondre de ses actes et être tenue responsable de ses actions inexcusables.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Bêtise républicaine : le ministère de la Communication sacré champion de Centrafrique  

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Bêtise républicaine : le ministère de la Communication sacré champion de Centrafrique    

 

Ministère de la communication et des médias : Pancarte du défilé du premier décembre 2023
Ministère de la communication et des médias : Pancarte du défilé du premier décembre 2023

 

 

Bangui, 05  décembre 2023 (CNC) – Le 1er décembre, cette journée si spéciale où la République centrafricaine célèbre fièrement avec toute sa population, l’anniversaire de la proclamation de indépendance. Les drapeaux flottent de partout, les tambours résonnent, et les banguissois se pressent sur l’avenue des Martyrs, qui, paraît-il, est l’équivalent centrafricain des Champs-Élysées à Parsi. Mais cette année, le défilé du 1er décembre 2023 a réservé une surprise à nulle autre pareille, une véritable pépite de bêtise républicaine qui a fait trembler les réseaux sociaux et la communauté intellectuelle de toute la planète terre.

 

Chaque ministère, chaque organisation nationale et internationale, chaque établissement scolaire participe à ce défilé annuel. Une occasion de montrer sa fierté, son savoir-faire, et sa maîtrise de l’art de la pancarte. Mais seulement voilà, le ministère de la Communication s’est distingué d’une manière bien particulière cette année, et pas vraiment pour le meilleur.

 

Imaginez-vous, parmi la foule de fierté défilante, une employée du ministère de la Communication, en veste bleue foncée, tenant une pancarte au-dessus de sa tête avec les mots “MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIA” écrits à la main sur des feuilles de frappes A4 collées sur un morceau de contreplaqué. Oui, vous avez bien lu, écrit à la main sur des feuilles de frappes A4 collées sur un morceau de contreplaqué ! On se croirait presque revenu à l’époque des tablettes d’argile. Une preuve éclatante que le ministère de la Communication est à la pointe de la technologie du 19e siècle !

 

Mais le meilleur, ou plutôt le pire, reste à venir. Non contente d’être manuscrite, la pancarte est truffée de fautes d’orthographe, comme si le ministère de la Communication avait organisé un concours de qui fait la plus grosse faute et n’est dirigé par un soi-disant docteur. Est-ce ainsi que l’on compte communiquer efficacement avec le peuple ? Apparemment, oui, selon le ministre de la Communication, le bien nommé docteur Serge Ghislain Djorie, qui a manifestement choisi de faire de la République centrafricaine le royaume des illettrés.

 

Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement, a ainsi offert au monde entier une démonstration éclatante de l’incompétence qui règne au sommet de l’État. On peut désormais affirmer sans risque de se tromper que ce régime est dirigé par des bras cassés, des irresponsables, et des amateurs de la grammaire approximative.

 

Sur les réseaux sociaux, l’affaire a fait grand bruit, suscitant des débats passionnés au sein de la population. Certains ont même osé défendre cette bêtise abyssale en avançant l’hypothèse que le ministre Djorie cherchait à envouter les Centrafricains avec sa pratique satanique de fin d’année. Vraiment, on ne sait plus si l’on doit rire ou pleurer devant une telle débâcle.

 

En fin de compte, ce régime de soi-disant professeurs et des docteurs nous fatigue avec leur bêtise. On se demande bien comment ils en sont arrivés là. Peut-être que le ministre de la communication devrait envisager de prendre des cours de communication ou de grammaire. En tout cas, une chose est sûre, il mérite amplement le titre de “champion de la bêtise républicaine”.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Nouvelle affaire de détournement de fonds à la Mairie de Bangui : appel au limogeage du Maire Emile Gros Nakombo

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Nouvelle affaire de détournement de fonds à la Mairie de Bangui : appel au limogeage du Maire Emile Gros Nakombo

 

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Bangui, 05 novembre 2023 (CNC) – Un nouveau scandale de détournement de fonds secoue la mairie de Bangui, mettant en péril la carrière politique du président de la délégation de la ville de Bangui, le sieur Emile Gros Nakombo. Fidèle Gouandjika, une figure politique controversée et influente au sein du pouvoir, a publiquement ordonné à Emile Gros Nakombo de démissionner et à son beau-fils Touadera de le destituer s’il ne veut pas démissionner dans une déclaration qui intensifie la crise politique au sein de la municipalité

 

L’affaire a éclaté suite à un reportage de la radio locale Ndékèluka, révélant le mécontentement des piroguiers ayant participé à une course organisée pour les festivités du 1er décembre 2023. Les prix, consistant en des millions de francs CFA, auraient été partiellement détournés par des agents municipaux. Cette nouvelle a provoqué une onde de choc dans tout le pays.

 

Fidèle Gouandjika, connu pour ses prises de positions tranchées et son influence dans les sphères du pouvoir, n’a pas tardé à réagir. Il a immédiatement exhorté le Procureur de la République et le ministre de la Justice à enquêter sur cette affaire. De plus, il a demandé à son beau-fils, le président putschiste Faustin Archange Touadera, de limoger le maire Nakombo, l’accusant de complaisance et d’inaction face à ces détournements qui perdureraient depuis longtemps à la mairie.

 

Cette situation n’est pas sans rappeler les accusations précédentes à l’encontre du président de la délégation spéciale de la ville de Bangui Emile Gros Nakombo, qui a déjà été soupçonné de détournement massif de fonds publics alloués à la marie de Bangui. Des rumeurs récentes sur les réseaux sociaux avaient même évoqué sa possible démission.

 

L’appel de Fidèle Gouandjika à la destitution du président de la délégation spéciale de la ville de Bangui Emile Gros Nakombo souligne les défis persistants de la lutte contre la corruption en République Centrafricaine, un pays qui a connu des périodes d’instabilité politique et sociale. Cette affaire pourrait avoir des implications importantes sur la gouvernance locale et la politique nationale, dans un contexte où la confiance du public envers les institutions est déjà fortement ébranlée.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le Gouvernement de Faustin Archange Touadéra : incompétence et indifférence face aux catastrophes

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Le Gouvernement de Faustin Archange Touadéra : incompétence et indifférence face aux catastrophes

 

Centrafrique.org/inondation-dans-la-localite-de-mobaye/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Inondation-dans-la-localite-de-Mobaye-450×338.jpg” alt=”Inondation dans le VILLAGE DE MAFOUNGA, DANS LA LOCALITÉ DE MOBAYEdans la localité de Mobaye” width=”450″ height=”338″ />
Inondation dans le VILLAGE DE MAFOUNGA, DANS LA LOCALITÉ DE MOBAYEdans la localité de Mobaye

 

 

Bangui, 05 novembre 2023 (CNC) – Une nouvelle tragédie humanitaire frappe la République centrafricaine, et cette fois-ci, c’est le village de Mafounga, dans la localité de Mobaye, qui se retrouve submergé sous les eaux après des pluies diluviennes dévastatrices. Le désarroi de la population est palpable, et elle crie à l’aide. Cependant, ce drame ne fait que mettre en lumière l’incompétence et l’indifférence flagrante du gouvernement de Faustin Archange Touadéra face à ces catastrophes récurrentes.

 

Année après année, les inondations ravagent la République centrafricaine, laissant derrière elles un sillage de destruction et de désolation. Chaque saison des pluies, les Centrafricains sont condamnés à vivre dans la crainte constante de ces inondations dévastatrices. Mais ce qui est véritablement choquant, c’est l’attitude du gouvernement qui, malgré sa connaissance préalable de cette tragédie annuelle, n’a pas réussi à mettre en place des mesures efficaces pour y remédier.

 

Les habitants de Mafounga, tout comme tant d’autres communautés à travers le pays, sont laissés à leur propre sort par un gouvernement qui semble indifférent à leur souffrance. L’absence de réaction adéquate de la part des autorités est inexcusable. Les citoyens devraient pouvoir compter sur leur gouvernement pour les protéger et les soutenir en période de crise, mais malheureusement, ce n’est pas le cas en République centrafricaine.

 

Au fil des années, le nombre de catastrophes s’est accumulé, laissant le pays tout entier aux prises avec ce problème d’inondations catastrophiques. La situation est si désespérée que certains sinistrés sont contraints de dormir dans des pirogues. Imaginez la détresse de ces familles, obligées de passer leurs nuits dans des embarcations précaires, exposées aux moustiques et au paludisme. Il est tout simplement inacceptable que des citoyens vivent dans de telles conditions de misère, sans que le gouvernement ne fasse rien pour les secourir.

 

Il est temps que le gouvernement de Faustin Archange Touadéra prenne ses responsabilités au sérieux. Les inondations ne sont pas un phénomène naturel inévitable, mais plutôt le résultat d’une planification inadéquate et d’une négligence persistante. Les ressources existent pour mettre en place des systèmes de prévention des inondations, des mesures d’urgence et des programmes de réhabilitation, mais elles sont manifestement gaspillées ou détournées.

 

Il est temps de demander des comptes à ce gouvernement pour son incapacité à protéger son propre peuple. Les vies humaines sont en jeu, et il est impératif que des mesures immédiates soient prises pour résoudre ce problème persistant. Les Centrafricains méritent mieux que l’indifférence et l’inaction du gouvernement. Il est temps pour le président putschiste Touadéra et son administration de se mettre au travail pour protéger les vies et les biens de la population centrafricaine. L’heure de la responsabilité et de la reddition de comptes est venue, et le peuple ne restera pas silencieux face à cette tragédie continue.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Attaques injustifiées contre la ministre Nicole Koué : les bébés mafieux du régime à l’œuvre

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Attaques injustifiées contre la ministre Nicole Koué : les bébés mafieux du régime à l’œuvre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/FB_IMG_1701707562957-438×450.jpg” alt=”Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat” width=”438″ height=”450″ />
Madame Nicole Koué, ministre de Logement et de l’Habitat

 

 

Bangui, 05 décembre 2023 (CNC) – Depuis près de 10 ans, le régime en place à Bangui en République centrafricaine a été marqué par une série de dysfonctionnements, de scandales et de controverses. Malheureusement, ces problèmes sont exacerbés par un groupe de personnes mal intentionnées qui se font passer pour des défenseurs du pouvoir, mais qui, en réalité, sont des bébés mafieux. En tête, Fidèle Gouandjika, ministre conseiller à la présidence. Récemment, l’une des personnalités visées par cette campagne de diffamation sans fondement est la ministre de l’Urbanisme, Madame Nicole Koué.

 

Il est important de noter que la vie politique est un terrain où les passions sont souvent exacerbées surtout à l’annonce d’un remaniement gouvernemental, mais cela ne justifie en aucun cas les accusations sans preuve ni fondement. Les détracteurs de Madame Nicole Koué semblent être animés par une volonté de nuire à sa réputation sans aucune base solide. Madame Nicole Koué est une femme de conviction et de compétence qui a dévoué sa vie à la politique et au service public. Malheureusement, ces faits sont délibérément ignorés par les détracteurs et les chercher à manger qui ont une seule idée en tête, ternir sa réputation afin d’obtenir son départ de la tête de ce ministère. Cette campagne de diffamation injuste est menée par des individus sans scrupules qui se cachent derrière l’anonymat des réseaux sociaux pour propager des mensonges et des calomnies.

 

Si la ministre Nicole Koué a été membre du parti politique de feu le président André Kolingba, c’est sa décision personnelle qui témoigne de son engagement envers la politique de son pays. Cependant, il est important de rappeler que la politique est un domaine où les alliances et les loyautés peuvent évoluer au fil du temps. Accuser quelqu’un de “détournement de fonds” sans preuve tangible est une grave diffamation, mais également une preuve psychopathique des auteurs.

 

Les allégations selon lesquelles Madame Nicole Koué serait impliquée dans des affaires louches avec des criminels sont tout simplement infondées et maladives. Ce genre d’accusations non étayées vise à nuire non seulement à la réputation de la ministre, mais aussi à la stabilité politique du pays.

 

La question du lotissement des terrains est un sujet sérieux qui ne date pas d’hier et qui doit être traité avec transparence et équité. Accuser la ministre de favoritisme sans preuve est injuste. Il est essentiel de rappeler que les décisions prises dans le cadre de son ministère, selon des informations recueillies,  sont conformes à la directive du gouvernement et du Putschiste Faustin Archange Touadera.

 

Enfin, la suggestion selon laquelle Madame Nicole Koué aurait limogé des partisans du président putschiste Faustin Archange Touadéra pour placer ses proches est infondée. Les décisions prises au sein du gouvernement doivent être basées sur la compétence et l’efficacité, et non sur des considérations partisanes. Accuser la ministre de trahison envers le président est une accusation non fondée.

 

Par Prisca Vickos

 

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Lutte contre les Inondations en Centrafrique : Touadera entre Promesse vide et l’inaction

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Lutte contre les Inondations en Centrafrique : Touadera entre Promesse vide et l’inaction

 

Inondation à Mobaye par RJDH
CopyrightDR

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 05 décembre 2023 (CNC) – Dans un contexte de défis climatiques croissants, la République centrafricaine fait face à une controverse majeure sur la gestion des crises par son gouvernement. L’approche de Faustin Archange Touadera est examinée, révélant un fossé entre compassion verbale et initiatives pratiques concrètes pour les victimes des inondations.

 

Dans ce contexte, les assurances données par le Président Touadera, bien que marquées par une compassion évidente, semblent insuffisantes au regard de l’ampleur de la catastrophe. La promesse d’un soutien gouvernemental et d’une solidarité nationale, malgré son importance symbolique, manque de substance concrète en termes de mesures d’urgence et de stratégies à long terme pour prévenir de telles catastrophes.

 

De plus, la déclaration de Touadera sur l’instruction donnée au gouvernement pour trouver des solutions durables face aux inondations et aux effets du changement climatique soulève des questions sur l’efficacité et la rapidité de l’action gouvernementale. Alors que les inondations sont un fléau récurrent, la réaction semble tardive et l’absence de plans d’action concrets jusqu’à présent est préoccupante.

 

Il est crucial de noter que les organisations humanitaires n’ont pas encore fourni de bilan complet des récentes inondations, ce qui souligne un manque de coordination et de communication efficace entre le gouvernement, les organismes d’aide et les communautés affectées. Cette lacune dans la collecte et le partage d’informations est un obstacle majeur à une réponse adéquate et rapide.

 

En somme, bien que les intentions du gouvernement et du Président putschiste Touadera soient claires, leur capacité à traduire ces intentions en actions concrètes et efficaces reste à démontrer. La République centrafricaine, confrontée à des défis environnementaux croissants, nécessite une approche proactive et coordonnée pour sauvegarder ses citoyens et assurer un avenir plus stable et résilient.

 

Par Azoumi

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Centrafrique : ouverture d’une session criminelle extraordinaire à Bangui

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Centrafrique : ouverture d’une session criminelle extraordinaire à Bangui

 

Centrafrique.org/dossier-special-comment-eradiquer-la-corruption-au-milieu-judiciaire-en-centrafrique/le-president-de-la-cour-delibere-le-verdict-dun-proces/” rel=”attachment wp-att-70845″ data-wpel-link=”internal”>Le président de la cour délibère le verdict d'un procès
Le président de la cour délibère le verdict d’un procès à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 05 novembre 2023 (CNC) – La Cour d’appel de Bangui accueille, depuis hier, une session criminelle extraordinaire pour l’année 2023. Un total de 50 dossiers judiciaires seront examinés jusqu’au 29 décembre 2023, témoignant de l’ampleur et de l’urgence de cette session.

 

Parmi ces dossiers, une attention particulière est portée sur deux procès simultanés, impliquant six accusés dans des affaires distinctes, tenus dans deux salles différentes. Quatre des accusés sont jugés pour des infractions graves telles que l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, l’association de malfaiteurs, la détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi que le vol à main armée. Ces individus, selon leur accusation,  seraient des membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), impliqués dans une tentative de renversement du gouvernement à Bangui le 13 janvier 2021.

 

En parallèle, trois dossiers portant sur des pratiques de charlatanisme et de sorcellerie sont également à l’ordre du jour. Cependant, c’est l’affaire de l’ancien Président de l’assemblée nationale, Abdoul Karim Meckassoua, qui retient particulièrement l’attention. Accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, Abdoul Karim Meckassoua, sera jugé par contumace, ajoutant un niveau de complexité à cette session déjà chargée.

 

Cette session criminelle extraordinaire, selon le procureur général près de la cour d’appel de Bangui, répond à deux impératifs majeurs. D’une part, elle vise à traiter les dossiers reportés de la dernière session criminelle clôturée en septembre. D’autre part, comme l’a souligné le Procureur général près la cour d’appel de Bangui, cette session est cruciale pour réduire la surpopulation carcérale alarmante. En effet, le nombre d’accusés en attente de jugement dépasse actuellement celui des détenus déjà jugés, une situation inquiétante qui nécessite une action judiciaire rapide et efficace.

 

Cette session extraordinaire s’annonce donc comme un moment clé pour la justice à Bangui, abordant des dossiers sensibles et complexes, avec un impact significatif sur la société et le système judiciaire du pays.

 

Par Anselme Mbata

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Du coup d’État de la Séléka en 2013 à son voyage cauchemardesque à la prison de la CEDAD : le témoignage exclusif d’Antoine TOMBET

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Du coup d’État de la Séléka en 2013  à son voyage cauchemardesque à la prison de la CEDAD: le témoignage exclusif d’Antoine TOMBET

 

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Monsieur Antoine Tombet

 

 

Bangui, 04 novembre 2023 (CNC) – Dans cette interview émouvante, Monsieur Antoine TOMBET, ancien gendarme centrafricain, nous plonge dans son passé et son vécu avant les événements de 2013 en République centrafricaine, ainsi que dans les terribles conditions de sa détention à la prison de la CEDAD. Il partage les actes de torture qu’il a subis et l’impact sur sa santé physique et mentale, tout en révélant comment il a trouvé la force de survivre et d’espérer malgré l’adversité.

 

Corbeaunews-Centrafrique : Monsieur Antoine Tombet, Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre vie avant les événements de 2013 en République centrafricaine ?

 

Antoine TOMBET : Je suis Monsieur Antoine TOMBET âgé de 71 ans. Je suis entré dans la gendarmerie le 2 août 1976 au grade de deuxième classe et parti à la retraite en 2005 au grade d Adjudant Chef. Je suis père de 24 enfants.

 

CNC : Pourriez-vous nous expliquer le contexte entourant le coup d’État de la Séléka en 2013 et comment cela a affecté votre vie à l’époque ?

 

Antoine TOMBET : Le 24 mars 2013, je me trouvais chez ma cadette au quartier boy rabe à Bangui lors de l’entrée de la Seleka et le renversement du Président Bozizé. On s’est caché dans la maison de ma cadette et on écoutait les Seleka qui criaient “fouillez toutes les maisons y compris les toilettes”. Nous étions terrorisés car nous étions d’ethnie gbaya..

 

CNC : Comment avez-vous été impliqué ou affecté par ces événements ?

 

Antoine TOMBET : Nous étions d’ethnie gbaya et nous étions ciblés par les Seleka car c’est l’ethnie du Président Bozizé.

 

CNC : Pouvez-vous nous décrire votre arrestation et comment vous avez abouti à la prison de la CEDAD ?

 

Antoine TOMBET : Le 12 octobre 2013, j’étais à une place mortuaire le matin quand je rentre à mon domicile de boy rabe vers 14 heures mes enfants me disent Tonton Jacob Mokpem-Bionli te cherche au téléphone et te demande de le retrouver à son domicile immédiatement. Je me rends chez Monsieur Jacob Mokpem-Bionli et là j’y retrouve mon cousin le Pasteur. Jacob Mokpem-Bionli me demande alors si je peux l’emmener à l’église Saint Michel derrière le commissariat du 5eme arrondissement le lendemain. Ce que j’accepte.

Dix minutes plus tard, nous sommes encerclés par plusieurs Seleka armés en tenue militaire arrivés à bord de 2 pickup avec à leur tête le commissaire Victoire Nabeza. Nabeza demande alors qui est le propriétaire de la maison. Jacob Mokpem-Bionli explique que c’est sa fille et se lève pour aller l’appeler derrière la maison. Il a fui pour tout bon nous laissant seuls mon cousin et moi face aux Selekas. Je me lève et les Selekas braquent leurs armes sur moi. Je comprends que c’est un coup préparé. Je dis aux Selekas que je dois aller aux toilettes. Et là ils me disent ” ne bougez pas sinon on vous fait sauter la cervelle !” Là je dis à mon cousin nous n’avons pas le choix on doit les suivre.

Les gens du quartier boy rabe commencent à venir observer et demander ce qui se passe. Victoire Nabeza leur explique qu’il veut faire des vérifications nous concernant et qu’il va nous ramener. Il y a un pick-up de l’OCRB et un pick-up de Seleka armés ne parlant que l’arabe. Arrivés à l’OCRB, Nabeza commence l’interrogatoire et note tout sur une feuille de frappe. Il reçoit un appel et répond “oui mon Général, oui Excellence” puis raccroche. C’est à Noureddine Adam qu’il parle au téléphone. Cinq minutes plus tard un monsieur débarque, il est habillé d’un chadda de couleur verte et s’exclame ” à vos rangs fixes ! Où sont les gars?”. Un Seleka lui répond ” les voici!” Le monsieur en chadda vert s’étonne ” on parle de 3 personnes et je n’en vois que 2″. Le Seleka en tenue militaire lui répond ” le troisième a fui”.

Puis Noureddine Adam arrive et remet une énorme liasse d’argent à Victoire Nabeza. Noureddine Adam déclare ensuite “ces 2 là vont payer pour le 3eme” en parlant de nous. Puis Noureddine Adam a demandé à ce que mon cousin et moi soyons cagoulés. Mais il n’y avait pas de cagoule disponible. On nous a alors enlevé nos chemises et on nous a bandé les yeux avec. Nous sommes montés dans un pick-up puis arrivés devant un portail le pick-up a klaxonne et on a entendu le portail de la Cedad s’ouvrir. Noureddine Adam qui était seul au volant a crié ” descendez!” Puis Noureddine Adam s’est exclamé “voici les gens de Bozizé, ces 2 là vont payer à la place de Bozizé et des gens de boy rabe !”

Puis Noureddine Adam a demandé à mon cousin ” toi là, tu veux mourir ou tu veux vivre”. C’est alors que mon cousin lui rétorque ” le Seigneur m’a créé pour vivre!”. Mon cousin portait une chemise pagne rouge à l’effigie de Bozizé. Noureddine Adam a déchiré la chemise de mon cousin avec ses mains et lui a enfoncé dans la bouche puis a appuyé avec force avec la crosse de sa kalachnikov pour faire entrer la chemise pagne dans la gorge de mon cousin. Puis alors que j’observais la scène, un Seleka me frappe sur la nuque avec sa kalachnikov. Je m’effondre et tombe par terre. De là 7 Selekas me tabassent avec des planches de bois 4×8. Je perds connaissance. La nuit je me réveille dans une geôle on m’a enlevé mes chaussures il ne me reste que le pantalon. Le lendemain Noureddine Adam me change de cellule, prétextant que comme je suis gendarme je vais influencer mes codétenus.

 

CNC : Quelles étaient les conditions de vie dans la prison de la CEDAD ? Pouvez-vous décrire l’environnement physique et les traitements que vous avez subis ?

 

Antoine TOMBET : Les éléments de Noureddine Adam m’ont d’abord pris au tonneau. Deux Selekas me prennent les mains et deux autres Selekas me tiennent les jambes et deux autres Selekas encore me tabassent toutes les deux heures avec des planches de bois de 4×8 et ce tous les jours de ma détention qui s’est terminée le 3 décembre 2013 date de ma libération dans le bureau du Procureur de la République de l’époque Gresenguet.

Quand les Selekas me tabassaient tous les jours à la prison de la Cedad ils me demandaient ” donne-nous la position de Bozizé !” Je leur expliquais que je ne connaissais pas personnellement Bozizé mais rien n’y faisait. Puis ils ont commencé à me torturer avec la technique de l arbatacha mains attachées derrière et pieds attachés toujours pour me demander la position de Bozizé.

Pour les plus résistants, les Selekas les plongeaient dans une baignoire et les plonger dedans pour les noyer. D’autres étaient jetés dans des containers dans la concession de la Cedad et laissés morts de faim sous un soleil de plomb.

Chaque vendredi deux prisonniers étaient exécutés. Le vendredi soir on commençait à prier et les personnes qui étaient désignées pour être exécutées, étaient alors cagoulees et nous disaient ” que Dieu soit avec vous”. Puis on ne les revoyait plus. On avait remarqué des tas de pantalons et de chaussures entassées,dans un coin de la Cedad. Nous étions forcés de faire nos besoins à même le sol. Nous étions détenus dans des conditions inhumaines.

Les Selekas nous avaient interdit de prier Jésus Christ alors que mon pasteur dans une cellule chantait des cantiques et avait caché un nouveau testament dans une de ses poches.

Les Selekas nous avaient exigé de prier leur prophète Mahomet et que Jésus Christ n’existait pas. Et que si nous continuions à prier le Christ nous recevrions une balle dans la tête. Nous devions pour les Selekas nous convertir à l’islam.

 

CNC : Comment avez-vous réussi à survivre dans de telles conditions difficiles ?

 

Antoine TOMBET : La première semaine de ma détention j’ai senti que je n’avais plus personne dans ma vie. J’ai appris à ma libération que mes enfants m’avaient cherché dans tous les hôpitaux et les commissariats de Bangui en vain.

La deuxième semaine de ma détention j’ai rêvé de mes enfants une nuit et je me suis ressaisi, je me suis raccroché à la vie et j’ai prié mon Sauveur et Seigneur Jésus Christ. C’est ce qui m’a aidé à tenir le coup à la Cedad.

 

CNC : Si vous êtes à l’aise d’en parler, pourriez-vous partager des détails sur les actes de torture que vous avez subis ou que vous avez témoignés en prison ?

 

Antoine TOMBET : j’étais régulièrement tabassé avec des planches de bois 4×8, sans parler des privations d’eau et de nourriture.

 

CNC : Comment ces expériences ont-elles affecté votre santé physique et mentale à l’époque ?

 

Antoine TOMBET : Je suis sorti de cette détention exténué, très amaigri, car on avait un gobelet d’eau chaque quinze jours à la Cedad et du riz bouillant versé à même la paume de nos mains. J’ai eu les 2 côtés cassées poitrine côté gauche et côté droit. J’ai eu un deboitement de la clavicule gauche et à la cheville gauche. Aujourd’hui je boîte du côté gauche et éprouve de grandes difficultés pour marcher. J’ai des troubles visuels du fait des tortures et des coups reçus sur la tête et sur le visage.

 

CNC : Avez-vous eu des interactions avec d’autres détenus qui ont également été victimes de torture ? Si oui, pouvez- vous partager leurs histoires ?

 

Antoine TOMBET : Dans ma cellule qui était plongée dans l’obscurité permanente et totale, il y avait un commandant Seleka du nom de Mohammoud. Ils l’ont torturé et exécuté devant moi puis ont jeté son cadavre dans

notre cellule. Les éléments de Noureddine Adam tuaient vraiment n’importe qui. Nous étions moins que des cabris pour eux. J’ai passé une nuit entière à dormir à côté du cadavre de Mohammoud. Puis un jour, Noureddine Adam est venu chercher deux de mes codétenus à savoir l’imam de pk12 et l’imam de Damara, expliquant que Djotodjia voulait les voir. Je ne les ai plus revus jusqu’à ce jour et j’ai fait des recherches pour retrouver leur trace mais en vain. Je crains le pire pour eux. A chaque fois que mes codétenus et moi échangions sur les motifs de notre enlèvement, c’étaient toujours les mêmes réponses soit on voulait organiser un coup d’État pour renverser Djotodjia ( ce dont j’étais accusé avec mon cousin), soit c’était car le prisonnier était d’ethnie gbaya ou qu’il était militaire ou parent du Président Bozizé. Il y avait 35 personnes dans ma cellule, une semaine après mon enlèvement nous n’étions plus que 12 dans la geôle. Je ne sais pas où ils ont emmené mes autres codétenus car je ne les ai jamais revus.

 

CNC : Y avait-il des moments ou des facteurs qui ont contribué à maintenir votre espoir pendant votre détention ?

 

Antoine TOMBET : Mes enfants et l’amour de mon Seigneur Jésus Christ qui me faisaient garder espoir.

 

CNC : Comment avez-vous réussi à garder votre force mentale et à vous relever de cette expérience traumatisante ?

 

Antoine TOMBET : Toujours grâce à mon Seigneur et Sauveur Jésus Christ et l’amour de mes enfants et petits enfants.

 

CNC : Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez finalement été libéré de la prison de la CEDAD et ce que cela a signifié pour vous ?

 

Antoine TOMBET : C’est le 3 décembre 2013, que je fus emmené dans le bureau du procureur de la République Gresenguet avec mon cousin et qu’on nous a libérés. J’ai revu mes enfants c’était une délivrance, un miracle de mon Dieu cette libération. J’ai régulièrement pensé que j’allais mourir à chaque instant à la Cedad.

 

CNC : Comment votre vie a-t-elle changé depuis votre libération, en particulier sur le plan émotionnel et psychologique ?

 

Antoine TOMBET : Je souffre d’insomnie, de terreurs nocturnes, je revois les scènes de torture et mes codétenus enlevés par Noureddine Adam et que je n’ ai plus jamais revus.Parfois je me sens bien et je revois ces scènes et la tristesse me prend. Je suis très renfermé depuis cette terrible expérience. Je fais souvent des cauchemars et je souffre au niveau de la cage thoracique, je ne vois pas bien et je boîte de la jambe gauche.

 

CNC : Avez-vous reçu un soutien ou une aide pour surmonter les traumatismes que vous avez vécus ?

 

Antoine TOMBET : je n’ai reçu aucune aide que ce soit prise en charge médicale et psychologique alors que les enquêteurs de la CPI venus nous auditionner en 2014 nous l’avaient promis mais rien n’est venu de ce côté là. Il n’y a que notre Avocat Maître Isabelle KESSEL qui représente notre collectif à la CPI,. qui nous écoute et nous soutient moralement dans ce combat judiciaire de longue haleine. Je suis le Président fondateur du collectif des victimes de Noureddine Adam. Il y a un mandat d’arrêt qui a été lancé contre Noureddine Adam par la CPI le 28 juillet 2022. Nous suivons avec attention la procédure.

 

CNC : En partageant votre histoire, quel message ou quelle sensibilisation souhaitez-vous transmettre aux autres sur les conséquences des conflits et de la torture ?

 

Antoine TOMBET : Je saisis l’opportunité de cette interview pour demander à la CPI dans l’intérêt des membres de notre collectif, de nous envoyer une prise en charge médicale et psychologique et de nous octroyer une somme même modique pour démarrer des activités génératrices de revenus en attendant le procès de Noureddine Adam qui n’est toujours pas arrêté alors que cela fait déjà dix longues années que les faits se sont produits. Nous n’avons rien oublié nous sommes des survivants et nous allons témoigner pour ceux de nos codétenus qui sont morts dans les geôles, les containers et autres salles de tortures de la Cedad.

Le Président Touadera a déclaré lors de la dernière journée internationale des victimes chaque 11 mai qu’il fallait dédommager les victimes et rompre avec l’impunité. Je souscris pleinement à ce postulat au nom de notre collectif.

 

CNC : Comment pouvons-nous, en tant que société, aider les survivants de traumatismes similaires à se rétablir et à trouver la justice ?

 

Antoine TOMBET : Comme je vous l’ai expliqué depuis 2014 et les enquêteurs de la CPI qui étaient venus à Bangui nous auditionner nous n’avons rien reçu comme aide d’aucune sorte de la CPI. Pire le bureau de la CPI de Bangui ne fait aucune sensibilisation sur le terrain. Je collecte les dossiers des victimes à mes frais en tant que Président de notre collectif. C’est inadmissible. Le bureau de la CPI a pourtant des véhicules robustes et des moyens conséquents mais on ne les sent pas sur le terrain. Ce qui est préoccupant.

 

CNC : Y a-t-il quelque chose d’autre que vous aimeriez ajouter ou partager à propos de votre expérience ou de votre parcours depuis votre libération ?

 

Antoine TOMBET : Au nom des membres de notre collectif, je puis vous affirmer que nous espérons beaucoup de la CPI pour obtenir justice et réparation dans l’affaire Noureddine Adam même si un procès ne nous ramènera pas nos amis codétenus mais nous défendrons leur mémoire jusqu’au bout car pour nous, survivants, c’est le combat de notre vie et la CPI doit être à la hauteur des attentes des victimes qui ont tant souffert, en tant que Tribunal de l Histoire.

 

CNC : Monsieur Antoine TOMBET, nous vous remercions.

 

Antoine TOMBET : c’est à moi de vous remercier monsieur le journaliste.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : un élément de la gendarmerie pris en flagrant délit de vol à Cantonnier  

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Centrafrique : un élément de la gendarmerie pris en flagrant délit de vol à Cantonnier  

 

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Au centre-ville de Cantonnier, une localité centrafricaine à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 04 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, pays d’Afrique centrale autrefois riche en ressources naturelles, est aujourd’hui gangrenée par la corruption et le vol à tous les niveaux de sa société. Le récent scandale impliquant un gendarme de première classe au prénom de Tanguy, pris en flagrant délit de vol, en est un exemple frappant. Cet incident, survenu à Cantonnier, une ville à la frontière du Cameroun, souligne l’étendue de la corruption, de vol et de l’impunité qui sévissent dans le pays.

 

Le vol, désormais monnaie courante en République centrafricaine, s’est infiltré dans toutes les sphères de la société, de l’administration publique au gouvernement en passant par la présidence de la République. Les citoyens ordinaires en sont les principales victimes, tandis que les autorités censées protéger les biens et les droits des citoyens sont les principaux coupables.

 

Le gendarme Tanguy a été pris la main dans le sac alors qu’il volait des marchandises appartenant à des commerçants locaux. Ce vol flagrant a eu lieu alors qu’il était en service à la brigade de la gendarmerie de Cantonnier. Il a fait appel à un taxi-moto pour transporter discrètement et frauduleusement trois bidons de 25 litres d’huile des commerçants de Cantonnier chez lui. La scène se déroulait devant l’agence de la compagnie de bus “Avenir”, où les colis des passagers étaient généralement déchargés pour être récupérés par leurs propriétaires. Cependant, le gendarme Tanguy a choisi de s’emparer frauduleusement de certains de ces colis cette nuit-là.

 

Ce qui est encore plus troublant, c’est que des témoins ont assisté à cet acte de vol, mais par crainte des représailles et de l’impunité qui règnent dans le pays, personne n’a osé intervenir. Le simple fait que Tanguy soit un membre des forces de l’ordre semblait suffire à le protéger de toute poursuite.

 

Heureusement, la direction générale de la gendarmerie à Bangui a été informée de cet incident et a pris des mesures pour réagir. Le gendarme Tanguy a été relevé de ses fonctions à Cantonnier et ramené à Bangui pour enquête. Cela peut être considéré comme une lueur d’espoir dans un pays où la corruption et l’impunité sont endémiques.

 

Cependant, cet incident souligne également les problèmes plus profonds qui affligent la République centrafricaine. La corruption est un problème systémique qui nécessite des réformes structurelles majeures et une volonté politique pour être combattue efficacement. Le président putschiste Faustin Archange Touadera  doit prendre des mesures concrètes pour lutter contre la corruption et restaurer la confiance des citoyens envers les institutions de l’État.

 

En réalité, l’affaire du gendarme Tanguy n’est que la pointe de l’iceberg de la corruption et du vol en République centrafricaine. Il est impératif que des mesures drastiques soient prises pour éradiquer ce fléau qui entrave le développement du pays et compromet la vie quotidienne de ses citoyens. La République centrafricaine mérite un avenir meilleur, où la justice et la transparence prévalent, et où les citoyens peuvent vivre sans craindre d’être victimes de vols et d’injustice.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Le chef rebelle Mahamat Al Khatim, le nouveau chouchou de Touadera

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Le chef rebelle Mahamat Al Khatim, le nouveau chouchou de Touadera

 

 

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Le chef rebelle Mahamat Alkatim et ses collaborateurs.

 

 

Bangui, 04 décembre 2023 (CNC) – Dans le tumulte politique en République centrafricaine, où la réalité se mêle constamment à la fiction et où la vérité semble être une denrée rare, une scène surréaliste a récemment éclaté, mettant en scène le chef rebelle tchado-centrafricain Mahamat Al Khatim et Faustin Archange Touadera, le dirigeant controversé de la nation centrafricaine. Cette intrigue politique complexe ne cesse de surprendre, dévoilant les coulisses du pouvoir et les jeux dangereux qui s’y déroulent.

 

Tout a commencé avec les déclarations du ministre délégué et porte-parole de la présidence, monsieur Albert Yaloké Mokpeme, sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). Au début du mois de novembre dernier, Mahamat Al Khatim, membre de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), avait annoncé son retrait de cette coalition et son retour dans l’accord de paix de Khartoum, signé en 2019. Cette décision, selon des nombreux observateurs, est un ralliement au régime de Bangui via Baba Laddé, marquant ainsi son retour dans le camp du pouvoir.

 

Cependant, les espoirs d’Al Khatim ont été rapidement balayés par les déclarations du sieur Albert Yaloké Mokpeme, qui a affirmé que même si le chef de guerre revenait dans le cadre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR RCA), il serait toujours inquiété car la justice centrafricaine suivrait son cours. Il était bien connu que Mahamat Al Khatim, tout comme d’autres leaders de la CPC, avait été condamné à la réclusion à perpétuité par la justice centrafricaine.

 

Cependant, l’incroyable s’est produit la semaine dernière : Faustin Archange Touadera a dépêché en toute discrétion une délégation ministérielle auprès du Président tchadien. La mission de cette délégation ? Discuter des modalités du retour à Bangui du général de corps d’armée Mahamat Al Khatim, le chef rebelle tchado-centrafricain. Cela peut sembler insensé, mais c’est une réalité palpable.

 

Le général de corps d’armée Mahamat Al Khatim, en tant que l’un des leaders de la CPC, détient autant des informations précieuses pour le régime de Bangui, lui permettant de mieux comprendre les dessous de cette coalition des groupes armés centrafricains et leur stratégie. Après plusieurs semaines de discussions entre le gouvernement centrafricain et Mahamat Al Khatim, ce dernier a expliqué qu’il ne pouvait pas quitter le Tchad sans l’accord des autorités tchadiennes. Faustin Archange Touadera a pris cela comme un défi à relever.

 

Cette situation met en lumière le jeu politique complexe et ambigu de Faustin Archange Touadera. D’un côté, il condamne les chefs rebelles comme Mahamat Al Khatim à la réclusion à perpétuité, invoquant la justice. De l’autre, il cherche à les ramener à Bangui en utilisant diverses stratégies diplomatiques pour tirer profit de sa connaissance des affaires de la CPC.

 

Cette manœuvre politique soulève des questions sur les véritables motivations de Faustin Archange Touadera. Est-il prêt à tout pour maintenir son emprise sur le pouvoir, y compris collaborer avec d’anciens ennemis ? Ou s’agit-il simplement d’une tentative désespérée de maintenir la stabilité dans une nation en proie à la violence et à l’instabilité depuis des années ?

 

Quoi qu’il en soit, une chose est claire : la politique en République centrafricaine est un jeu dangereux, où les alliances sont fugaces, les ennemis d’hier peuvent devenir les alliés d’aujourd’hui, et où la vérité reste souvent insaisissable. Faustin Archange Touadera continue de jongler avec ces éléments, établissant ainsi sa réputation en tant que maître du double jeu dans la politique centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : panique à la direction générale de la douane, plusieurs missions suspendues

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Panique à la direction générale de la douane, plusieurs missions suspendues

 

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Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC

 

 

Bangui, 04 décembre 2023 (CNC) – Alors que la mission de contrôle annuelle “Harmattan” a été suspendue pour l’année 2023 par le ministre des Finances, la direction générale de la douane semble avoir contourné cette décision pour préserver ses propres intérêts financiers. La réaction précipitée de la douane après la grève de Berberati révèle un climat d’incertitude et d’opacité qui inquiète les opérateurs économiques centrafricains, prêts à défendre leurs droits face à cette injustice manifeste.

 

La principale revendication des opérateurs économiques de Berberati était la dénonciation de taxes exorbitantes imposées par les agents des douanes. Cette situation a abouti à une paralysie totale des activités commerciales de la ville, avec des marchés déserts et des routes vides pendant 48 heures. Cependant, après deux jours de grève, un compromis a été trouvé, permettant la reprise des activités commerciales. Le chef du service des douanes de Berberati a justifié ces contrôles fiscaux en expliquant les pressions exercées par le gouvernement en fin d’année sur les institutions chargées de la collecte des recettes de l’État.

 

Or, la mission de contrôle annuelle, connue sous le nom de “Harmattan”, a été suspendue sur tout le territoire national par le ministre des Finances, Hervé Ndoba, pour l’année 2023. Pourtant, à la direction générale de la douane, cette mission est considérée chaque année comme leur propre vache à lait. Ainsi, les autorités douanières, dirigées par le directeur général des douanes, ont contourné cette décision du ministre Hervé Ndoba en autorisant plusieurs missions similaires dans différentes villes du pays, y compris à Béloko et à Moungoumba. Cela soulève des questions sur l’intégrité et la légitimité de ces actions, qui semblent être motivées par des intérêts financiers personnels au détriment de l’économie nationale.

 

La réaction rapide de la direction générale de la douane après la grève des opérateurs économiques de Berberati est révélatrice de leur panique face à l’échec de leur stratégie. Pour éviter des mouvements de protestation similaires dans d’autres villes, la direction générale a annulé en catastrophe les missions de la douane appelées “Hibou” qui devaient être déployées dans d’autres parties du pays. Cette grève à Berberati a été un point de rupture qui a mis en lumière les manœuvres douteuses de la direction générale, qui semble tenter d’arnaquer les opérateurs économiques centrafricains année après année.

 

Heureusement, les opérateurs économiques sont vigilants et prêts à défendre leurs droits face à cette injustice flagrante. La direction générale de la douane doit être tenue responsable de ses actions et doit opérer de manière transparente et équitable pour le bien de l’économie centrafricaine. Les pratiques douteuses et les manigances en coulisse doivent cesser, et il est temps que la direction générale de la douane s’engage véritablement à servir l’intérêt public plutôt que de privilégier ses propres intérêts financiers.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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MOCAF, leader du secteur industriel en Centrafrique, 70 ans déjà !

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MOCAF, leader du secteur industriel en Centrafrique, 70 ans déjà !

 

MOCAF fête ses 70 ans en Centrafrique
MOCAF fête ses 70 ans en Centrafrique

 

Bangui, 04 décembre 2023 (CNC) – Au service de la population depuis 1953, la marque Mocaf est indiscutablement la bière nationale. En lien aux festivités marquant ses 70 ans d’existence, Mocaf compte conserver sa place de leader dans le secteur.

 

La longévité de la MOCAF est unique. C’est pour cette raison qu’elle est réellement ancrée dans le cœur des centrafricains. Produit créé avant l’indépendance du pays, il s’est imposé au fil du temps comme la bière nationale, une boisson au goût unique.

 

En 2023, Mocaf, qui a traversé des générations, fête ses 70 ans. Et la brasserie compte placer cet évènement mémorable sous le signe de la fidélité et de l’expérience. À cet effet, plusieurs activités sont organisées à Bangui et dans certaines villes du pays afin de partager ces moments uniques. À titre d’exemple, le 1er Décembre dernier, MOCAF a sponsorisé la coupe Touadera, qui a rassemblé plus de 20.000 personnes dans le plus grand stade de Bangui. Parallèlement, des caravanes sont organisées dans toute la ville où les consommateurs sont invités à déguster gratuitement les produits MOCAF, ou encore à participer à des jeux concours à l’issue desquels les gagnants sont récompensés.

 

Dans sa nouvelle stratégie marketing, la brasserie MOCAF compte sur le retour de la paix et de la sécurité afin de rendre disponible ses produits sur l’ensemble du territoire national. Pour cela, la direction de l’entreprise a procédé dernièrement au renforcement des capacités techniques de l’usine, ce qui garantit à la fois la qualité et la disponibilité des produits.

 

“Cette bière a toujours fait partie de notre quotidien, de notre culture et de nos moments de réjouissance” nous a témoigné un détaillant des produits Mocaf, installé à la sortie Sud de la ville de Bangui.

 

“Mocaf ce n’est pas uniquement la production de la bière, c’est aussi et surtout l’accompagnement socioéconomique des centrafricains. Cette société citoyenne ne rechigne jamais chaque fois que nous lui demandons de soutenir nos actions en faveur de la population” témoigne un cadre de la Mairie de Bangui. Petit coin de voile : la Mocaf dotera, dans les prochains jours, la Mairie, de moyens roulants afin d’assurer la propreté de la ville”. Pour Landry Diambra, Directeur commercial de la brasserie “cela n’est pas une exclusivité ! Mocaf assure toujours sa responsabilité sociale en tant qu’entreprise. L’appui à la Mairie est dans la droite ligne des activités que nous réalisons chaque année, depuis 70 ans”.

 

Les festivités relatives aux 70 ans de la brasserie Mocaf dureront deux mois durant. Un grand rassemblement est donc prévu à la fin afin de marquer ces moments uniques.

 

Par Anselme Mbata

 

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Bruno Grela Poko se porte candidat à la présidence du RDC : une lueur d’espoir ou une ombre controversée ?

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Bruno Grela Poko se porte candidat à la présidence du RDC : une lueur d’espoir ou une ombre controversée ?

 

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Le siège du parti RDC à Bangui. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 04 décembre 2023 (CNC) – Le parti politique, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) se prépare à son congrès électif qui promet d’être un moment crucial pour son avenir. Avec un seul candidat en lice actuel pour briguer le poste de président, Bruno Grela Poko, ancien directeur général de la SOCATEL et de la société Azur, les enjeux sont élevés.

 

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi dernier à Bangui, Bruno Grela Poko a exposé ses motivations pour postuler à la présidence du parti RDC. Il a mis en avant son engagement politique de longue date, remontant à 1990, affirmant qu’il possède une légitimité historique pour diriger le parti. Il a également souligné l’importance de la renaissance du parti et a exprimé son engagement à temps plein pour cette mission. Il a promis de parcourir le pays pour rencontrer les membres du parti, ainsi que la diaspora, afin de partager sa vision et de travailler avec des cadres dévoués pour sauver le RDC.

 

Cependant, la candidature de Bruno Grela Poko n’est pas sans controverses. Il laisse derrière lui un parcours chaotique de mauvaise gestion administrative à la SOCATEL et à la société de téléphonie mobile Azur Centrafrique, deux entreprises qui ont connu des difficultés financières majeures pendant sa gestion, laissant de nombreux employés au chômage après la faillite d’Azur. Son nom est associé à ces échecs, suscitant des inquiétudes quant à sa capacité à diriger efficacement le parti.

 

Le président intérimaire du RDC a annoncé que le congrès du parti débutera le mardi 5 décembre prochain. Cependant, la question qui se pose est de savoir si Bruno Grela Poko est le leader dont le RDC en a besoin pour faire face à ses défis actuels. Sa candidature soulève des questions légitimes sur son passé professionnel et sa capacité à prendre en charge la destinée du parti.

 

Le RDC est à un carrefour crucial de son histoire, et les membres du parti devront peser les avantages et les inconvénients de chaque candidat. L’élection du prochain président déterminera le cap que prendra le parti dans les années à venir, et il est essentiel que les délégués au congrès prennent une décision éclairée.

 

Quoi qu’il en soit, le Rassemblement démocratique centrafricain est confronté à des défis sérieux et complexes. Que ce soit avec Bruno Grela Poko ou un autre candidat, la priorité doit être de travailler ensemble pour un avenir meilleur, en surmontant les divisions internes et en trouvant des solutions aux problèmes qui minent le parti. La sauvegarde du RDC devrait rester au cœur des préoccupations de tous les membres engagés dans ce congrès électif.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Meeting de vérité:  La PJLOD prête à dénoncer les mensonges du régime de Bangui

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Meeting de vérité:  La PJLOD prête à dénoncer les mensonges du régime de Bangui

 

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Les jeunes leaders de la PJLOD

 

 

Bangui, 04 décembre 2023 (CNC) – La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique centrafricaine (PJLOD) a récemment annoncé la tenue d’un grand meeting de vérité à Bangui. Cette initiative vise à dénoncer les mensonges politiques perpétrés par le régime actuel, qui sévit depuis plusieurs années et a un impact dévastateur sur la nation. La PJLOD est convaincue qu’il est temps de révéler la vérité au peuple centrafricain, qui est devenu la première victime de la désinformation et du matraquage médiatique orchestrés par le gouvernement en place.

 

Le meeting de la PJLOD, qui se déroulera sur le Terrain de football de Begoua, est prévu pour le 20 décembre prochain, de 15 heures à 17 heures. Il rassemblera des leaders de partis politiques de l’opposition, membres du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), ainsi que des représentants de la société civile et tous les citoyens centrafricains désireux de prendre part à cette démarche cruciale pour la démocratie du pays.

 

Monsieur Tanza Saint-Cyr, le coordonnateur de la PJLOD, a exprimé sa profonde préoccupation quant à la situation actuelle de la République centrafricaine, déclarant que “le pays va de mal en pire”. Il estime qu’il est impératif de briser le silence et de mettre en lumière la réalité politique, économique et sociale du pays. Pour ce faire, la PJLOD a choisi de réunir des acteurs de la société centrafricaine qui partagent le désir de restaurer la vérité et la transparence au cœur de la gouvernance nationale.

 

La tenue de ce meeting de vérité s’inscrit dans une démarche démocratique visant à sensibiliser le peuple centrafricain sur les problèmes auxquels il est confronté et à créer un espace d’échange où les citoyens pourront exprimer leurs préoccupations. Les organisateurs encouragent activement la participation de tous les secteurs de la société pour construire un avenir plus transparent, équitable et prospère pour la République centrafricaine.

 

La PJLOD considère que la vérité est le premier pas vers le changement et l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Elle appelle donc tous les Centrafricains à se joindre à cet événement historique et à faire entendre leur voix pour construire un avenir meilleur pour leur pays.

 

Rappelons que le meeting de vérité annoncé par la PJLOD promet d’être un moment décisif dans l’histoire politique de la République centrafricaine. En réunissant des leaders de l’opposition, des représentants de la société civile et des citoyens engagés, il offre une opportunité unique de briser le cycle des mensonges politiques et de mettre en lumière les véritables défis et opportunités qui attendent la nation. La vérité est le premier pas vers le changement, et la PJLOD est déterminée à faire entendre cette vérité pour le bien du peuple centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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