Quand le doigt accusateur du pasteur Faki se retourne contre lui
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le pasteur Issene Faki convoque son complice Allia jean Pierre pour venir accabler ses fidèles de trois péchés capitaux. Mais chaque accusation portée au sein de l’église Bataillon 2 ce dimanche décrit l’accusateur lui-même.
En effet, ce dimanche 15 mars 2026, le pasteur Issene Faki de l’église UFEB Bataillon 2 a invité un prédicateur, pasteur Allia jean Pierre dans son église. Mais au moment de sa prédication, ce dernier a déroulé trois points devant la congrégation : les fidèles de l’église UFEB Bataillon 2 sont des menteurs, des colérique et des voleurs. Trois accusations censées tomber sur les fidèles. Elles sont tombées au contraire sur pasteur Issene Faki lui-même.
Commençons par le mensonge. Faki ment avec une aisance qui force presque l’admiration des grands menteurs du monde. Prenant l’exemple, : un jour, un fidèle apprend que le pasteur a raconté des choses en son nom, à son insu. Il appelle pasteur Issene Faki pour lui dire. Mais Issene Faki nie en bloc. En plus de cela, Faki l’a convoqué en urgence devant le conseil de l’église un samedi matin. Mais lors du conseil, devant bon nombre des cadres de l’église, c’est le spectacle du dernier cri du jamais vu dans le pays. Issene Faki nie encore devant lui , et réclame des preuves. Le fidèle, tranquille, ouvre son ordinateur et fait jouer un audio, dans lequel on entend le pasteur FAKI attaque le monsieur frontalement. Le pasteur Issene Faki, écoute sa propre voix. ,et tombe de nu. C’est la honte générale. Le silence qui suit dit tout. Faki a demandé pardon, pardon, pardon.
Ce n’est pas un écart. C’est un mode de fonctionnement. Faki ment quand ça l’arrange, nie quand on l’accuse, et revient à genoux quand les preuves bouchent toutes les sorties. Pendant ce temps, le pasteur invité a dit que mentir, c’est garder le vieil homme en soi. Difficile de ne pas penser à qui ce portrait colle le mieux.
Deuxième point évoqué par le pasteur invité : la colère. Là encore, le pasteur invité décrit Issene Faki sans le savoir.
Prenant un exemple simple du pasteur Issene Faki, il y a quelques semaines, un diacre, ancien policier, a pris la parole pendant un conseil d’église. Il a dit à Faki, avec égard, qu’un pasteur doit être au-dessus des vieilles querelles et ne pas revenir dessus à chaque réunion. Faki a explosé. Il a attaqué le diacre. La séance a fini en pagaille, chacun rentrant chez soi sans qu’aucune décision ne soit prise. Le lendemain, Faki est allé frapper à la porte du diacre pour demander pardon. Puis il est revenu au conseil suivant faire de même publiquement.
C’est le cycle Faki : l’emportement, le désastre, les excuses. Puis recommencer. Le prédicateur invité a dit que la colère, c’est le signe d’un cœur qui n’a pas encore lâché le vieil homme. Le portrait tient toujours.
Troisième et dernier point évoqué par le pasteur invité: le vol. Le prédicateur avait choisi un exemple modeste — un fidèle qui gonfle le prix d’un sac de ciment de dix mille à douze mille francs et empoche la différence. Deux mille francs. Faki, lui, ne chipote pas sur les détails. Quand le président Touadéra a remis cinq millions de francs à l’église pour financer sa reconstruction, une partie de cette somme a pris un autre chemin. Environ cinq cent mille francs, peut-être un million, selon les estimations qui circulent parmi les membres du conseil.
Faki a d’abord nié avoir touché à quoi que ce soit. Puis, acculé lors d’une réunion du conseil, il a changé de version. Il a commencé à citer des noms : tel diacre, tel autre, même un ancien secrétaire général de l’église, mort depuis. Sa nouvelle défense n’était plus l’innocence, mais le partage. Ce n’est pas lui seul qui aurait pris, d’autres auraient mangé avec lui. En disant cela, il reconnaissait avoir mangé.
Avec l’argent de l’église, Faki a monté une école privée. Il a acheté des fermes. Il paie la scolarité de ses enfants en Tunisie. Le prédicateur invité parlait de deux mille francs sur un sac de ciment. Faki parle de millions, d’immobilier, d’éducation à l’étranger.
Ce dimanche, le pasteur Faki a cru pouvoir se purifier en faisant laver les péchés de ses fidèles par un complice venu de l’extérieur. L’opération a produit l’effet inverse. Chaque mot du sermon a rebondi sur lui.
Par Éric Azoumi
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
