Centrafrique : Sous la pression de Wagner, Jules Njawé accuse Paris de « guerre médiatique » pour sauver l’axe Moscou-Bangui
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
C’est une scène qui en dit long sur les coulisses du pouvoir centrafricain. Ce vendredi 20 mars 2026, à l’hôtel Ledger de Bangui, le Camerounais Jules Njawé, ministre conseiller chargé des relations publiques de Faustin Archange Touadera, a brisé un silence assourdissant qui règne sur le Palais de la Renaissance. Officiellement il s’agissait de dénoncer, selon la présidence de la République, des « campagnes informationnelles » visant la République centrafricaine. Mais officieusement, tout le monde sait : les mercenaires du groupe Wagner, inquiets de voir leur influence s’effriter, ont forcé la main du pouvoir.
Le réchauffement diplomatique est palpable. D’un côté, Paris tend la main à Bangui. De l’autre, Faustin-Archange Touadéra multiplie les voyages à Moscou et prépare l’arrivée officielle d’Africa Corps pour remplacer Wagner sur le terrain. Ce double jeu ne passe pas inaperçu chez ces mercenaires russes de Wagner. Pour preuve, leurs pressions sur le chef de l’État s’intensifient, Wagner exigeant même une “dette de protection” faramineuse de 900 milliards de FCFA. Et pour calmer la bête, Touadéra a envoyé son fidèle conseiller convoquer la presse.
Dans ses points de presse, Jules Njawé rejette avec virulence toute accusation contre le groupe Wagner : « faux, non étayés et construits pour susciter artificiellement la méfiance ». Il dénonce un « narratif cohérent » destiné à « altérer la perception de ce partenariat » et à « semer le doute au sein de l’opinion publique ». Mais le plus explosif reste à venir.
Jules Njawé le ministre bagarreur évoque ouvertement une possible implication de l’ambassade de France dans ces campagnes de discrédit. Un nom circule : David Denis, présenté comme acteur dans la communication et les relations publiques. Sans preuve, Njawé insiste sur la « gravité » des faits et exige une clarification officielle. Il pose même un ultimatum à l’ambassade de France à Bangui : si ces accusations sont infondées, elles doivent être « formellement démenties ». Sinon, elles relèvent ni plus ni moins d’une « ingérence » dans l’espace informationnel centrafricain, a-t-il martelé.
Et il conclut par cette phrase qui sonne comme un message direct aux Wagner :
« L’attaque ne concerne pas uniquement la Russie, elle concerne aussi notre droit souverain à choisir nos partenaires. »
Dans la foulée, il appelle la ministre des Affaires étrangères à se saisir du dossier pour défendre ce qu’il nomme à sa manière et ce, pour séduire l’entourage présidentiel, la « souveraineté informationnelle », il explique son terme, la capacité d’un État à protéger son espace médiatique contre les influences extérieures.
Derrière les grands mots, le calcul est limpide comme l’eau potable des Libanais à Bangui. Wagner, sentant le vent tourner avec l’arrivée annoncée d’Africa Corps, a besoin d’être rassuré. Accuser la France de tous les maux permet à Touadéra de montrer qu’il reste fidèle au « partenaire stratégique » russe, tout en rappelant subtilement que la RCA reste libre de ses choix. Un double langage savamment organisé pour gagner du temps, selon un diplomate en poste à Bangui contacté par la Rédaction de CNC.
Mais cette manœuvre, selon notre diplomate, risque de coûter cher sur le plan politique et diplomatique à Touadera. En instrumentalisant la désinformation comme levier géopolitique, son pouvoir ne fait que confirmer ce que beaucoup soupçonnent : entre Paris et Moscou, Bangui danse sur un fil. Et les mercenaires russes, habitués à dicter leur loi, n’ont pas l’intention de céder leur place sans combattre, même si le combat doit se jouer désormais officiellement dans les médias.
Pour un homme politique à Bangui, la Centrafrique est-elle vraiment souveraine, ou simplement prise en otage entre deux puissances et un groupe des mercenaires qui se disputent son sol ?
Tant que Wagner, ce groupe des mercenaires, tire et tirera les ficelles en coulisses, la réponse à cette interrogation est dans l’attitude de cet otage camerounais Jules Njawé.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
