Nous ne sommes pas des Centrafricains ? » : le cri du cœur du sultan-maire par intérim face aux soldats FACA accusés de tuer impunément à Ouanda-Djallé
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ouanda-Djallé porte encore le deuil du 27 février 2026. Ce jour-là, une simple querelle pour une bouteille d’eau au marché a basculé dans l’horreur : des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont tiré sur des civils, tuant trois personnes – dont deux élèves – et en blessant une dizaine d’autres. Le lendemain, la ville s’est éteinte : pas un commerce ouvert, pas un enfant dans les rues, un silence qui hurle la colère et la peur.
C’est dans cette atmosphère lourde que le sultan-maire, figure respectée et porte-voix de la communauté, a fixé le ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau droit dans les yeux lors de la réunion publique organisée par la délégation gouvernementale. Sa voix, tremblante mais ferme, a traversé l’assemblée :
« Nous ne sommes pas des Centrafricains ? Dites-le nous franchement si c’est ça. Parce que ça nous fait très mal ici. »
Il a déroulé un réquisitoire sans filtre contre l’abandon de sa ville et les dérives des militaires envoyés pour la « protéger » :
– Une localité coupée du reste du pays : « On n’entend rien ici. Pas de communication, pas de décret qui arrive, rien. À Bria, à 300 km, ils sont informés tous les jours. Nous, on est dans un trou, sous l’eau. »
– Des uniformes devenus menace : « Les militaires que vous nous envoyez, on pensait que c’étaient nos frères. Mais ils sont devenus des lions sur nous. Ils entrent dans les écoles, derrière les élèves. C’est là que les enfants sont morts. »
– Des abus quotidiens accumulés : saisie de téléphones (il a nommé un soldat, Yamale, qui refuse de rendre le portable de son propre enfant malgré des réunions au sous-préfet), taxes imposées aux paysans qui vont aux champs, tirs d’intimidation, occupation des locaux de la coopérative OFCA en plein centre-ville au lieu de la base excentrée.
– Une école fermée depuis le drame : « Depuis le 27, les élèves ne vont plus. Comment ils vont vivre ? »
Le sultan-maire a conclu par une interpellation directe au ministre : « Vous êtes là maintenant. Dites-nous comment on va vivre. Ramenez au moins le téléphone de mon enfant. Ouadadjali vote toujours pour le président Touadéra, mais quel cadeau on reçoit en retour ? Rien. Zéro. »
Le sous-préfet, présent à ses côtés, a confirmé la gravité : la fusillade est survenue après une marche pacifique vers la base FACA, malgré les tentatives de la MINUSCA pour calmer les esprits. Il a rappelé que ces tensions ne datent pas d’hier : violations répétées, intimidation, absence totale de forces de l’ordre civile.
Le ministre Bireau, visiblement ému, a répondu en promettant des mesures fortes : enquête dirigée par le général Isamo (inspecteur des armées, présent sur place), sanctions disciplinaires immédiates, poursuites judiciaires contre les auteurs, et remplacement complet des unités FACA stationnées à Ouanda-Djallé. « Un militaire ne peut pas tirer sur sa population. C’est grave. Nous allons relever tout le monde ici. »
Bruno Yapandé a ajouté la touche présidentielle : « Le chef de l’État m’a dit de vous dire qu’il pense à vous, ses yeux sont rivés sur Ouanda-Djallé. »
Mais les mots, même solennels, ne suffisent pas. La population écoute, note, attend. Elle veut voir les camions emporter les unités accusées, les gendarmes arriver, l’école rouvrir sans peur, et surtout que les trois vies perdues ne restent pas impunies. À Ouanda-Djallé, le cri du sultan-maire résonne encore : « Nous ne sommes pas des Centrafricains ? »
Par Serge Binguimalé
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
