Touadéra et le grand spectacle du Ramadan : Bangui se prépare à une guerre ?
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
En cette période sacrée du Ramadan, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, a une fois de plus offert aux Centrafricains un spectacle inédit, digne des plus grandes mises en scène. Mais derrière les images d’un chef d’État « qui annonce sur tous les toits que la paix est revenu», se dessine un tout autre tableau : celui d’un homme qui semble craindre son propre pays plus que quiconque.
En effet, ce vendredi 20 mars 2026, à l’occasion de la fête de ramadan, le dictateur de Bangui offre à nouveau un spectacle digne d’un pays en guerre. Pour un simple trajet de quatre ou cinq kilomètres vers la mosquée Oumar de Kina , située avenue Koudoukou au PK5 (communément appelé KM5, 3e arrondissement de Bangui), le cortège du dictateur de Bangui s’est transformé en véritable opération militaire. Pick-up Nissan blindé flambant neuf, estimé à plus de 200 millions de FCFA, escorte terrestre composée de véhicules blindés, mercenaires russes omniprésents, et cerise sur le gâteau : des hélicoptères survolant en permanence le convoi, accompagnant le dictateur de Bangui à l’aller comme au retour. Même l’empereur Bokassa, dans ses années les plus fastueuses, n’avait jamais déployé un tel arsenal pour une prière de fête.
Pendant que le dictateur de Bangui multiplie les déclarations triomphales dans les médias, « la paix est revenue, le calme règne », la réalité frappe de plein fouet : pour parcourir une poignée de kilomètres dans sa propre capitale, il lui faut une escorte aérienne et blindée. Pourquoi une telle paranoïa dans un pays où, selon ses propres mots, la sécurité est rétablie ? Le quartier KM5, jadis théâtre de tensions communautaires, reste-t-il une zone de non-droit pour le dictateur de Bangui ? Ou bien est-ce la peur d’un peuple qui, malgré les discours, n’a toujours pas pardonné ?
Mais regardez juste en face, au Tchad voisin : malgré les tensions permanentes, les attaques rebelles et un contexte de guerre larvée depuis des décennies, le président Mahamat Idriss Déby Itno descend souvent à pied, va au contact direct des gens, rencontre la population sans blindage massif, sans hélicoptères qui tournent au-dessus. Il se montre accessible, même dans un pays qui n’est pas en paix totale. Ici, à Bangui, le dictateur de Bangui proclame la paix partout, mais lui-même ne sort jamais sans son armada : véhicule blindé, escorte russe, hélicoptères en l’air. Il ne va jamais au contact des gens, jamais dans un véhicule banalisé pour regarder les Centrafricains dans les yeux, discuter avec eux tranquillement. Du palais à la mosquée, et retour, point barre. Pas de balade, pas de poignée de main libre, rien.
Sur les réseaux sociaux, les voix s’élèvent déjà : « La sécurité est pour lui seul et pour ses proches, pas pour nous tous », lance un internaute. D’autres rappellent que les diasporas centrafricaines hésitent toujours à rentrer, malgré les promesses répétées de stabilité. Si la paix était vraiment revenue, pourquoi le premier des Centrafricains doit-il se déplacer comme un chef en zone de guerre ?
Ce déploiement massif chaque Ramadan en dit long. Le dictateur de Bangui dispose-t-il d’informations que les Centrafricains ignorent ? Ou bien ce show blindé n’est-il qu’une façon de justifier la présence continue des mercenaires russes et l’achat d’équipements hors de prix ?
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
