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Condamné à perpétuité par l’empereur-dictateur Faustin-Archange Touadera, Karim Meckassoua frappe fort

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Condamné à perpétuité par l’empereur-dictateur Faustin-Archange Touadera, Karim Meckassoua frappe fort

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Depuis son exil en France, l’ancien président de l’Assemblée nationale centrafricaine, arbitrairement destitué et privé de son mandat de député, brise le silence après le verdict inique rendu à Bangui.

 

Face à une sentence de prison à perpétuité prononcée pour une prétendue « atteinte à la sûreté de l’État », la figure majeure de l’opposition refuse de se taire face à ce qu’il qualifie de simulacre absolu.Touadera Touadera Une sentence dictée par le Palais et non par le droit

 

Le verdict est tombé comme un couperet prévisible

Mais pour le leader politique en exil, ce jugement n’a de juridique que le nom. Interrogé sur cette condamnation à la prison à vie, Karim Meckassoua oppose un mépris cinglant à l’appareil judiciaire de Bangui :

 

« En principe, je n’avais pas à commenter une décision de justice, s’il y avait de justice. Ce qui s’est passé le 17 janvier dernier est une parodie de justice. »Touadera

 

Pour l’ancien patron du perchoir, les magistrats n’ont fait qu’entériner une sentence rédigée d’avance sous les dorures du pouvoir exécutif. Loin d’être un acte indépendant, cette condamnation s’inscrit en réalité comme Touadera « une décision politique, un règlement de compte politique du Président Touadera contre un centrafricain qui ne partage pas ses vues politiques. Voilà ce qui s’est passé. »Touadera En refusant d’accorder au chef de l’État son costume républicain pour dénoncer les dérives d’un véritable empereur-dictateur, Meckassoua met à nu un système qui n’agit plus pour le droit, mais pour la survie d’un clan.

 

Des juges aux ordres du patron de Bangui

La mécanique de cette parodie de justice s’est déployée au mépris des règles de procédure les plus élémentaires. Les avocats de la défense avaient pourtant multiplié les recours légaux pour stopper cette machination de l’empereur-dictateur. Deux pourvois en cassation avaient été formellement déposés par le bâtonnier : le premier contre l’ordonnance du juge d’instruction, et le second contre une ordonnance datée du 2 janvier. Légalement, ces actions de procédure auraient dû suspendre immédiatement la tenue de l’audience pénale du 17 janvier.

 

Mais à Bangui, la loi s’efface devant l’autocratie. Karim Meckassoua fustige la capitulation du tribunal :

 

« Le juge obéissant aux ordres a obtempéré, pas à la justice, mais aux ordres de ses patrons du pouvoir en place. »

 

Cette violation délibérée des textes démontre le degré d’inféodation totale d’une justice monopolisée. Ce ne sont plus les textes de la République qui dictent le calendrier et le fond des verdicts, mais les injonctions directes de Faustin Touadera , décidé à éliminer juridiquement toute alternative politique.

 

L’exil comme rempart et la résistance comme devoir

Obligé de quitter le territoire national en août 2021 suite à sa destitution brutale, Karim Meckassoua justifie implicitement son choix de ne pas s’être livré à ce tribunal d’inquisiteurs. Rester à Bangui face à un pouvoir qui instrumentalise la Cour constitutionnelle, emprisonne arbitrairement les parlementaires à l’instar du député Dominique Yandokar, ou menace directement les figures d’opposition comme Ziguélé et Dologuélé, aurait équivalu à accepter le martyr sans pouvoir faire entendre la vérité du peuple.

 

Depuis Paris, le refus de la résignation s’organise

Autour du communiqué historique du 25 septembre 2023, d’anciens Premiers ministres, des universitaires et des forces vives de la société civile refusent catégoriquement de reconnaître la légitimité des institutions actuelles et le viol constitutionnel du 23 août 2023. Face à une gouvernance assise exclusivement sur la force, la corruption de la jeunesse et le déploiement des mercenaires russes de Wagner, la condamnation à perpétuité de Karim Meckassoua apparaît non pas comme une fin, mais comme le point de départ d’une lutte pacifique déterminée .

 

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Régis Sikangba appelle au sursaut d’un peuple contre le hold-up de son destin

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Régis Sikangba appelle au sursaut d’un peuple contre le hold-up de son destin

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’activiste centrafricain Régis Sikangba brise le silence, affirmant qu’une transition inclusive immédiate constitue l’unique voie pour arracher la population à la misère et refonder l’État centrafricain.

 

La réalité socio-économique de la République centrafricaine impose aujourd’hui une prise de conscience collective, un constat que Régis Sikangba place au centre de sa démarche. La population subit une pauvreté extrême qui ne peut plus être acceptée. Le seuil de tolérance collective est dépassé. Les appels au rassemblement lancés par Régis Sikangba se multiplient pour exiger un changement radical de gouvernance, fondé sur la responsabilité individuelle et collective. La refondation de la patrie demande l’implication directe de chaque citoyen, de chaque citoyenne, sans distinction.

 

Le projet citoyen de Régis Sikangba repose sur la mise en place d’une transition politique inclusive, effective et immédiate. Ce processus a pour but de protéger la République et de rebâtir ses fondations. Les intérêts de la nation doivent primer sur les ambitions individuelles. Selon Régis Sikangba, aucune personne, aucun clan, aucune structure privée ne possède une légitimité supérieure à la volonté souveraine de la population. L’objectif partagé demeure la justice, la paix durable et le développement économique réel, loin des divisions intestines. Le patriotisme et le respect des textes constitutionnels guident cette démarche.

 

Pour traduire cette volonté en actes, Régis Sikangba diffuse un mot d’ordre clair en faveur d’une mobilisation générale et directe. L’occupation des axes routiers, des rues et des grandes avenues devient le moyen d’expression choisi. Le plan décrit par Régis Sikangba prévoit le siège pacifique mais déterminé de toutes les institutions décisionnelles et administratives du pays. Les manifestants visent directement le Palais de la Renaissance, la Primature, ainsi que l’Assemblée Nationale. Les autres symboles du pouvoir central et local sont également concernés, notamment le Haut Conseil de la Communication, les structures municipales, les commissariats de police et les préfectures.

 

Cette action de grande envergure cherche à paralyser les structures qui maintiennent le statu quo. La souveraineté appartient de fait à la collectivité nationale, une certitude absolue pour Régis Sikangba, et non à une minorité de profito-situationnistes guidés par l’égoïsme. La population cherche à reprendre le contrôle total de son devenir politique. L’effondrement du système actuel est perçu comme la condition nécessaire à l’émergence d’une nouvelle espérance nationale. Les citoyens se dirigent en masse vers les centres du pouvoir, déterminés à imposer une rupture nette, les forces de l’ordre se positionnent, la foule avance vers les grilles du palais, les regards se croisent, les premiers slogans retentissent sous les fenêtres closes des bureaux officiels

 

Par Anselme Mbata

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Lancement du désarmement des rebelles du MPC de Didot Ali à Kouki : les combattants abandonnés dans un flou total par Wagner

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Lancement du désarmement des rebelles du MPC de Didot Ali à Kouki : les combattants abandonnés dans un flou total par Wagner

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le processus de désarmement des éléments de la faction dissidente du MPC a débuté ce dimanche 21 juin 2026 à Kouki. Orchestrée directement par les forces russes et les agents de Bangui, cette opération se déroule dans l’incertitude la plus complète pour les anciens rebelles.

 

De retour de leur convocation à Bangui auprès du chef des mercenaires russes Dimitri Syty, le seigneur de guerre Didot Ali et ses lieutenants ont immédiatement mis à exécution les directives de la milice Wagner. Les opérations de démobilisation ont ainsi démarré à Kouki, localité située à 60 kilomètres de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham. Pour centraliser le regroupement des troupes, les responsables de l’opération ont réquisitionné l’enceinte de l’école primaire de Kouki, transformée pour l’occasion en centre de désarmement temporaire.

 

La procédure logistique mise en place par les agents venus de Bangui est relativement sommaire. Chaque combattant du MPC se présente individuellement avec sa pièce d’armement. Les agents techniques récupèrent le numéro de série du fusil, enregistrent l’identité de l’élément, le prennent en photo et lui délivrent un document officiel attestant de sa démobilisation définitive avant de passer à l’individu suivant.

 

Dimanche, au premier jour de cette opération, seuls huit hommes ont accepté de se prêter au jeu avant que le dispositif ne grippe.

 

En fin d’après-midi, aux environs de 17 heures, un vif malentendu a provoqué l’arrêt brutal des opérations. Au moment du passage du huitième combattant, plusieurs éléments du MPC ont commencé à s’interroger à haute voix sur leur avenir immédiat et leurs conditions de prise en charge financière et sociale. Les rebelles ont directement interpellé les agents du désarmement de Bangui en leur demandant des garanties sur leur survie : sans armes et sans ressources, comment allaient-ils se nourrir et subvenir aux besoins de leurs proches ?

 

La réponse des officiels de Bangui a été glaciale. Ces derniers ont rétorqué que la gestion sociale et l’accompagnement des démobilisés ne relevaient absolument pas de leurs compétences, leur unique mission consistant à collecter les armes sur le terrain. Les agents ont renvoyé les plaignants vers les chefs militaires avec qui les accords initiaux avaient été conclus. Face à cette fin de non-recevoir et devant l’impossibilité de dialoguer avec les paramilitaires russes en raison de la barrière de la langue, les combattants ont suspendu le mouvement pour la nuit.

 

Le désarmement a finalement repris ce lundi matin, toujours dans l’enceinte de l’école primaire de Kouki. Interpellés sur la question de la prise en charge, les mercenaires russes se sont montrés tout aussi intransigeants, déclarant sèchement qu’il fallait d’abord rendre les armes et que la suite se déciderait plus tard. Aucun engagement concret n’a été fourni aux troupes.

 

Cette situation installe les hommes de Didot Ali dans un年后 flou total. À l’heure actuelle, personne ne sait si ces éléments seront intégrés au sein de l’armée nationale, s’ils seront abandonnés à la vie civile sans aucune aide, ou si Wagner compte récupérer la totalité des armes pour transformer ces recrues en une simple force supplétive locale. Cette opacité rappelle le sort réservé précédemment aux éléments des 3R et de l’UPC, dont certains ont rejoint les rangs réguliers tandis que d’autres sont restés sous la coupe directe des instructeurs russes. Une seule certitude demeure : en écartant délibérément les casques bleus de la MINUSCA de ce processus, le commandement russe s’assure un contrôle exclusif sur le devenir de ces hommes et de leur arsenal.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Birao : deuil après l’embuscade mortelle de bandits soudanais près d’Amdafock

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Birao : deuil après l’embuscade mortelle de bandits soudanais près d’Amdafock

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

L’embuscade tendue dimanche par des criminels venus du Soudan a coûté la vie à un commerçant et un membre de l’autodéfense sur l’axe reliant Amdafock à Birao.

 

Les habitants de la Vakaga traversent une nouvelle période de deuil suite aux événements survenus le dimanche 21 juin 2026. L’attaque s’est produite en milieu de journée, à une distance de dix kilomètres de la localité d’Amdafock, un secteur situé à proximité immédiate de la frontière soudanaise.

 

Un groupe de commerçants locaux, accompagnés par des membres du groupe d’autodéfense de la communauté Kara basés à Birao, venaient de quitter Amdafock. Pendant leur déplacement sur la piste menant à Birao, ces usagers de la route ont été surpris par des hors-la-loi venus du territoire soudanais, dont l’identité exacte reste indéterminée. Ces agresseurs avaient pris position pour surprendre le convoi.

 

Des tirs nourris ont immédiatement éclaté lorsque les brigands ont ouvert le feu sur les voyageurs. Les membres de l’autodéfense ont riposté pour tenter de repousser l’assaut et protéger les civils. Au cours de cet échange de tirs, un commerçant centrafricain a été mortellement atteint par les projectiles. Un élément de l’autodéfense a également reçu de graves blessures par balle.

 

Après le départ des assaillants, les survivants ont organisé l’évacuation d’urgence du blessé vers les services de santé de Birao. Malgré l’intervention du personnel médical de l’hôpital local, l’homme est décédé des suites de ses blessures quelques heures après son arrivée, portant le bilan définitif de cette agression à deux morts.

 

Cette nouvelle perte humaine suscite une vive émotion parmi les familles de la région nord-est de la République centrafricaine. La libre circulation des biens et des personnes entre Amdafock et Birao subit directement les conséquences de l’action de ces bandes armées étrangères, qui maintiennent une insécurité constante le long de cette zone frontalière. Les comités de vigilance locaux s’efforcent désormais de renforcer la surveillance des axes routiers pour éviter de nouvelles tragédies.

 

Par Ibrahim Moussa

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Colère noire à Birao devant le commissariat de police après le meurtre d’une femme par son ex-époux

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Colère noire à Birao devant le commissariat de police après le meurtre d’une femme par son ex-époux

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

La ville de Birao s’est réveillée dans la stupeur ce lundi suite au meurtre d’une femme, poignardée à mort à son domicile par son ancien conjoint.

 

Les habitants du chef-lieu de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, font l’expérience d’une vive agitation depuis quelques heures. Les faits se sont déroulés au cours de la nuit du dimanche 21 au lundi 22 juin 2026 au quartier Ngueredomo où réside la victime.

 

Le suspect, selon des informations recoupées par la rédaction du CNC, s’est introduit clandestinement au domicile de son ex-épouse, dont il était séparé depuis environ trois ans. Cette rupture ancienne avait été décidée en raison de troubles psychiatriques graves et de problèmes mentaux avérés chez le suspect. Cette nuit là, le criminel , Armé d’un long couteau à dents de scie qu’il avait dissimulé, l’individu a attendu patiemment dans l’obscurité, à l’insu de la maîtresse des lieux.

 

Au moment où la dame s’apprêtait à regagner son lit pour s’endormir, l’agresseur a surgi de sa cachette. Il a immédiatement porté plusieurs coups de couteau à la victime. Atteinte en plein corps, la femme a succombé à ses graves blessures sur le coup, sans que les voisins ne puissent intervenir à temps pour la secourir.

 

Alertées par le voisinage, les forces de l’ordre se sont rapidement déportées sur les lieux du crime. Les policiers ont réussi à appréhender le présumé assassin avant qu’il ne prenne la fuite. L’homme a été conduit immédiatement dans les locaux du commissariat de police de Birao où il est actuellement placé en garde à vue pour les nécessités de l’enquête.

 

La nouvelle de ce crime de sang s’est propagée comme une traînée de poudre dans toute la ville dès le lever du jour, provoquant une immense colère parmi la population locale. Des grappes de citoyens furieux se sont rapidement constituées pour converger vers le poste de police. Une foule nombreuse et déterminée s’est rassemblée devant le bâtiment de la police, exigeant que le prisonnier leur soit livré afin d’appliquer la loi du talion et de l’exécuter en public.

 

Face à cette tentative d’intrusion et à la pression grandissante des manifestants qui menaçaient de déborder le périmètre de sécurité, les policiers de faction ont dû réagir promptement. Pour contenir le mouvement de foule et protéger l’intégrité physique du détenu, les forces de l’ordre ont fait usage de leurs armes de service, effectuant de nombreux tirs de sommation en l’air afin de disperser les protestataires.

 

Par Ibrahim Moussa

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Sécurité routière : face à l’hécatombe des accidents dans la capitale, l’impératif d’une couverture d’assurance intégrale, selon Arsène Élien

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Sécurité routière : face à l’hécatombe des accidents dans la capitale, l’impératif d’une couverture d’assurance intégrale

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

La situation est d’une gravité extrême dans les rues de la capitale. Chaque jour, les accidents de la route impliquant des motos-taxis et des gros véhicules transforment le quotidien des citoyens en un véritable drame national. Face à la multiplication de ces tragédies évitables qui saturent les morgues, la nécessité d’assurer chaque usager et chaque véhicule à tous les niveaux est devenue une urgence absolue.

 

Pour analyser les causes de cette crise et identifier les leviers de régulation, les observations d’Arsène Élien, administrateur d’assurance, contacté par la rédaction du CNC, mettent en lumière les failles du secteur des transports urbains en RCA.

 

Une capitale endeuillée par l’incivilité routière

Le constat est grave: l’essor des taxis-motos, souvent surnommés « pilules », s’est accompagné d’une recrudescence critique des accidents mortels. L’ignorance délibérée du code de la route, l’excès de vitesse et le mépris des règles élémentaires de sécurité par de nombreux conducteurs de gros véhicules et de deux-roues mettent quotidiennement des vies en péril.

 

Au-delà du comportement routier, le cœur du problème réside dans le défaut d’assurance de ces transporteurs. Circuler sans protection financière laisse les victimes et leurs familles totalement démunies face aux frais médicaux ou aux conséquences d’un drame. Selon les éléments recueillis auprès d’Arsène Élien, administrateur d’assurance, contacté par CNC, l’intégration d’une culture de l’assurance obligatoire à tous les niveaux de la société est le seul moyen de protéger la population.

 

Le constat d’un professionnel : « Cette situation est intolérable »

Face à la gravité des faits et à la nécessité d’une prise de conscience collective, Arsène Élien, contacté par CNC, livre un témoignage précis et sans concession sur ce fléau qui frappe la capitale. Voici une partie de son analyse :

 

« Il est devenu dramatique de constater que les accidents impliquant des motos et des gros véhicules se multiplient dans notre cher pays. Chaque jour, les morgues débordent, non seulement à cause des maladies, mais surtout à cause de ces tragédies évitables. […] Je dénonce avec fermeté le comportement dangereux de ces conducteurs qui, par négligence ou par avidité, mettent en péril la vie de leurs passagers et des autres usagers de la route. […] De nombreux taxis-motos ne disposent d’aucune assurance transport valide, laissant les victimes sans aucune protection financière en cas d’accident. Cette situation est intolérable. » — **Arsène ELIEN**, Administrateur adjoint, spécialiste en Micro Finance et Assurance.

 

Assurer à tous les niveaux : l’unique rempart contre le chaos

Face à cette situation critique, la réponse doit être institutionnelle et citoyenne. L’assurance Responsabilité Civile (RC) ne doit plus être perçue comme une simple formalité administrative, mais comme un rempart de sécurité publique. Un transport non assuré constitue un danger permanent pour la collectivité.

 

Comme le souligne Arsène Élien, la résolution de cette crise passe par un renforcement strict des contrôles routiers par les autorités compétentes et par une rigueur accrue dans la vérification des documents d’assurance. La sécurité de la capitale dépend désormais de l’application stricte de la loi et d’une couverture assurantielle effective à tous les niveaux.

 

Par Brahim Sallé

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Scandale électoral à Bimbo 1 : le Conseil constitutionnel de Jean-Pierre Waboué invente une candidate fictive pour invalider la candidature de Landry Thierry Mokongouma et favorise son beau-frère

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Scandale électoral à Bimbo 1 : le Conseil constitutionnel de Jean-Pierre Waboué invente une candidate fictive pour invalider la candidature de Landry Thierry Mokongouma et favorise son beau-frère

Rédigé le 23 juillet 2026

Par : la rédaction de CNC

La RCA, pays de Boganda, pays de Zo-koé-zo, vient de franchir un nouveau cap dans l’arbitraire institutionnel et le tripatouillage électoral.

Sous le régime de la 7e République, mené par ce que beaucoup qualifient désormais d’ « empereur», Faustin-Archange Touadéra, les institutions censées garantir la démocratie se sont transformées en comptoirs de népotisme et de favoritisme familial.

Dernier acte en date : l’annulation de la victoire écrasante de Landry Thierry Mokongouma dans la circonscription de Bimbo 1 au profit de Boris Aymeric Boyfini Touaderet, proche parent du régime.

Au sein de l’Autorité nationale des élections (ANE) et du Conseil constitutionnel, l’ambiance n’est plus à la transparence des urnes, mais aux arrangements de coulisses, aux influences familiales et aux calculs politiques.

Chaque dignitaire s’efforce de placer les siens ou de faire prévaloir ses intérêts au détriment de la volonté populaire.

Ce week-end, c’est le président du Conseil constitutionnel lui-même, Jean-Pierre Waboué, qui s’est illustré par une décision aussi spectaculaire qu’incompréhensible pour de nombreux Centrafricains.

Pour comprendre l’ampleur de cette controverse, il convient d’examiner le raisonnement retenu par la plus haute juridiction électorale du pays.

Un subterfuge juridique grotesque et surréaliste Pour disqualifier purement et simplement le candidat élu par le peuple de Bimbo 1, le haut magistrat a eu recours à un argument juridique d’une rare singularité.

Dans la décision officielle lue par la Cour, le Conseil constitutionnel justifie l’invalidation de Landry Thierry Mokongouma par de prétendus « propos dégradants et sexistes » proférés durant la campagne électorale à l’encontre de « son adversaire féminine ».

Or, l’examen des listes officielles et des résultats révèle une réalité difficilement contestable : l’adversaire direct en question n’est autre que Boris Aymeric Boyfini Touaderet, candidat du parti présidentiel MCU.

Rappel des suffrages exprimés à Bimbo 1 (scrutin législatif) 

– MOKONGOUMA Landry Thierry (Parti : MOUMI) : 5 668 voix (66,82 %) — Élu par le peuple (invalidé par la Cour); 

– BOYFINI TOUADERET Boris Aymeric (Parti : MCU) : 2 814 voix (33,18 %) — Battu dans les urnes (déclaré bénéficiaire de la décision de la Cour).

Le tripatouillage qui permet de déclarer Boris Aymeric Boyfini Touaderet vainqueur de ce second tour, en dépit de sa performance médiocre dans les urnes, découle en réalité d’un arrangement de famille bien précis. Ce candidat du parti présidentiel n’est autre que le beau-frère du président du Conseil constitutionnel, Jean-Pierre Waboué. C’est uniquement pour cette raison que le grand juge de la cour a choisi de valider ce siège de député de façon totalement illégale, faisant passer les intérêts de son clan avant le choix des électeurs.

Pour comprendre les origines de cette alliance, il faut remonter à la récente trajectoire personnelle de Jean-Pierre Waboué au sein de l’Université de Bangui.

À l’époque du président Ange-Félix Patassé, Jean-Pierre Waboué finance entièrement les études d’une jeune étudiante en droit. Il soutient son parcours jusqu’à l’obtention de sa licence, puis utilise ses relations pour lui obtenir une intégration dans la police nationale avant de l’envoyer au Cameroun pour sa formation de commissaire.

Toutefois, à son retour à Bangui, la jeune fille abandonne Jean-Pierre Waboué et commence à sortir avec l’inspecteur général d’État de l’époque, monsieur Jean-Édouard Koyambonou.

C’est suite à cette rupture que Jean-Pierre Waboué se tourne vers une jeune étudiante du département de sciences économiques, mademoiselle Boyfini, avec qui il se met en couple. Cette relation dure maintenant depuis des années et se poursuit activement jusqu’à ce jour.

Le candidat Boris Aymeric Boyfini Touaderet est le frère de cette jeune femme. C’est précisément ce lien qui a poussé le président du Conseil constitutionnel à fabriquer un prétexte juridique pour offrir un siège parlementaire à son beau-frère.

À partir de ce constat, une question s’impose avec force : comment le Conseil constitutionnel a-t-il pu transformer un candidat masculin du MCU en femme afin de justifier une invalidation pour sexisme ?

Ce grossier mensonge d’État cache à peine le véritable objectif de cette manœuvre : liquider politiquement le candidat du parti MOUMI, présidé par Thierry Kamach.

Autrefois allié du pouvoir, ce dernier est aujourd’hui tombé en disgrâce auprès de Faustin-Archange Touadéra.

La vengeance politique s’est ainsi mêlée aux intérêts familiaux du président du Conseil constitutionnel, Jean-Pierre Waboué, déterminé à offrir sur un plateau d’argent un siège de député à son beau-frère, Boris Aymeric Boyfini Touaderet, alias « Bobo ».

Une telle décision ne pouvait rester sans réaction dans une circonscription où les électeurs ont largement exprimé leur choix dans les urnes.

Colère noire et barricades à Bimbo

Cette victoire obtenue par le biais d’une pirouette juridique a immédiatement mis le feu aux poudres.

Refusant de voir leur vote confisqué par une oligarchie jugée insatiable, les habitants de Bimbo 1 sont descendus massivement dans les rues dès l’annonce des résultats.

Des manifestations spontanées ont éclatet, paralysant plusieurs axes de circulation et dénonçant une justice constitutionnelle perçue comme soumise aux intérêts d’un clan.

« Nos voix ne se négocient pas dans les salons de Bangui », scandait la foule en colère.

Au-delà du seul cas de Bimbo 1, cette affaire soulève une interrogation plus large sur l’état des institutions et sur la crédibilité du processus démocratique en République centrafricaine.

Pour de nombreux observateurs, ce nouvel épisode illustre la dérive des institutions sous la 7e République, où la légitimité populaire s’efface progressivement devant les liens de sang, les intérêts partisans et les logiques de népotisme.

Une évolution qui alimente davantage la méfiance des citoyens envers des institutions pourtant chargées de garantir l’expression souveraine du peuple.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pourquoi la table ronde de Casablanca sur le PND est-elle un échec malgré la propagande du gouvernement qui parle de 5000 milliards de francs CFA de promesse ?

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Pourquoi la table ronde de Casablanca sur le PND est-elle un échec malgré la propagande du gouvernement qui parle de 5000 milliards de francs CFA de promesse ?

Rédigé le 23 juillet 2026.

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À son retour de Casablanca en septembre 2025, le gouvernement centrafricain a multiplié les déclarations triomphalistes autour du Plan national de développement (PND) 2024-2028. Les autorités ont annoncé avoir obtenu près de 5 000 milliards de francs CFA de promesses de financement lors de la table ronde organisée au Maroc. Le chiffre a été présenté comme un succès historique et comme une preuve de la confiance des partenaires internationaux envers la politique conduite par le pouvoir de Bangui.

En effet, l’ampleur de cette annonce mérite d’être rappelée. Les 5 000 milliards de francs CFA évoqués par le gouvernement représentaient plusieurs fois les montants mobilisés lors de la conférence de Bruxelles consacrée au RCPCA en 2016.

À l’époque, la mobilisation des partenaires avait déjà été présentée comme un événement majeur pour la reconstruction du pays. Casablanca devait donc marquer une étape encore plus importante. Pourtant, derrière les chiffres spectaculaires brondis  par les bras cassés de Bangui, une autre réalité apparaît.

Plusieurs mois après la table ronde, le débat ne porte plus sur les montants annoncés mais sur la qualité du travail qui a servi de base à cette mobilisation et sur les résultats réellement observables.

Le premier problème concerne le contenu même du PND et des études qui l’accompagnent. Parmi les documents de référence figure notamment une étude prospective intitulée « RCA 2050 : Environnement et changement climatique ». À la lecture de ce document, il apparaît essentiellement construit autour d’états des lieux, de diagnostics, de projections, de tendances et d’analyses générales. Les difficultés de la forêt, de l’agriculture, de l’élevage, des ressources minières, de l’énergie ou encore du climat y sont longuement décrites.

Or, Le pays de Boganda, le pays de Zo-Koué-Zo, la République centrafricaine n’a jamais manqué de diagnostics. Depuis plusieurs décennies, les gouvernements successifs, les institutions internationales, les agences des Nations unies et les organisations non gouvernementales produisent des études détaillées sur les difficultés du pays. Les problèmes sont connus. Les obstacles au développement sont identifiés. Les secteurs prioritaires sont répertoriés.

La véritable question est ailleurs : quelles solutions nouvelles ont été proposées ? Quels projets structurants ont été élaborés ? Quels mécanismes de financement innovants ont été présentés ? Quels programmes précis ont été conçus pour transformer durablement l’économie nationale ?

À ces questions, les réponses apparaissent beaucoup plus limitées que l’abondance des diagnostics. Le document consacre des centaines de pages aux constats mais beaucoup moins aux mécanismes concrets de mise en œuvre. Une telle approche peut produire un rapport purement académique. Elle ne garantit pas nécessairement la construction d’un programme de développement capable d’attirer durablement les investisseurs et les bailleurs.

Un autre élément alimente les interrogations. La structure ayant participé à l’élaboration de certaines études préparatoires ne disposait pas, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, du profil habituellement associé aux grands bureaux spécialisés dans la prospective économique, la planification nationale ou l’ingénierie de projets de développement.

Cette situation a renforcé les doutes de certains observateurs centrafricains sur la solidité de l’ensemble du processus. Dans le même temps, le gouvernement a privilégié une communication centrée sur les montants annoncés. Les discours officiels ont insisté sur les milliards promis, les protocoles signés et le succès diplomatique de la rencontre de Casablanca. Les autorités ont présenté l’événement comme une victoire politique majeure.

Cette stratégie de communication se heurte aujourd’hui à une difficulté simple : les chiffres, à eux seuls, ne transforment pas un pays. Les annonces ne remplacent pas les réalisations. Les promesses ne remplacent pas les projets exécutés. Les conférences internationales ne remplacent pas les résultats visibles sur le terrain.

La question n’est pas de savoir si les 5 000 milliards de francs CFA devaient être décaissés immédiatement. Personne ne l’a jamais prétendu. Les mécanismes de financement internationaux reposent sur des procédures, des validations techniques et des projets précis. Les décaissements interviennent progressivement selon l’avancement des programmes retenus. La véritable question est donc différente.

Un an après les annonces, quels sont les projets majeurs directement issus de Casablanca ? Quels investissements structurants ont effectivement démarré ? Quels secteurs ont bénéficié d’une transformation significative liée à cette mobilisation exceptionnelle annoncée par les autorités ?

L’absence de réponses claires à ces interrogations explique pourquoi une partie croissante de l’opinion considère aujourd’hui la table ronde de Casablanca comme un rendez-vous largement dominé par la propagande politique.

Plus les mois passent, plus l’écart entre les annonces spectaculaires et les réalisations concrètes devient un sujet de débat.

Le départ du ministre de l’Économie lors du remaniement gouvernemental intervenu en mai 2026 a encore renforcé ces interrogations. Même si aucune explication officielle n’établit un lien direct entre ce changement et le PND, cet événement intervient dans un contexte où les résultats promis tardent à convaincre.

Au final, le principal héritage de Casablanca n’est peut-être pas le montant des engagements annoncés. C’est la question de la crédibilité. Car lorsqu’un gouvernement promet une mobilisation financière sans précédent, plusieurs fois supérieure aux précédentes conférences de bailleurs, il crée des attentes à la hauteur de ses annonces. Et lorsque les résultats visibles ne suivent pas le rythme de la communication officielle, les chiffres qui devaient impressionner finissent par alimenter le doute.

Par Alain Nzilo

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Débat Patara : Entre décrets médiocres, oublis de ministères et institutions soumises, la Centrafrique s’enfonce sous le règne absolu de l’empereur dictateur Touadéra

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Débat Patara : Entre décrets médiocres, oublis de ministères et institutions soumises, la Centrafrique s’enfonce sous le règne absolu de l’empereur Touadéra

Rédigé le 23 juillet 2026.

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La mise en place du gouvernement de Félix Moloua a servi de révélateur à l’effondrement structurel de l’État centrafricain lors de la dernière diffusion de l’émission débat Patara sur Radio Ndeke Luka.

Le plateau de la radio Ndékè-luka s’est transformé en un tribunal politique lors de l’analyse collective de la formation du cabinet de Félix Moloua. Les différents intervenants de l’émission débat Patara ont dressé un bilan sans concession de la méthode de gouvernance en vigueur au sommet de l’État.

Au-delà des choix d’hommes, c’est l’amateurisme formel de la cour impériale qui a cristallisé les critiques les plus vives. La publication des décrets officiels, entachée d’erreurs grossières de saisie et de l’omission pure et simple d’un portefeuille ministériel entier, a été présentée par les observateurs comme le reflet d’une gestion chaotique. Pour les critiques du régime, ces défaillances administratives prouvent que les textes fondamentaux de la nation sont rédigés dans la précipitation la plus totale, sous le contrôle exclusif d’un pouvoir déconnecté des exigences de rigueur de la fonction publique.

Le réquisitoire s’est rapidement étendu à l’ensemble des pouvoirs constitutionnels, décrits par les invités comme totalement inféodés aux volontés du palais. L’Assemblée nationale et l’appareil judiciaire ont été ciblés pour leur alignement systématique derrière les directives du dictateur Faustin-Archange Touadéra. Les analystes ont affirmé que les députés de la législature actuelle avaient renoncé à leur rôle historique de contrôle de l’exécutif pour se transformer en de simples sujets dociles de la couronne.

De son côté, le Conseil constitutionnel a subi une charge tout aussi lourde, accusé de tordre le droit écrit et de se déjuger régulièrement afin de légitimer la confiscation du pouvoir et la séquestration administrative des opposants au régime, scellant la mort de l’indépendance de la justice.

Face à ces accusations de dérive autocratique, la défense de la cour impériale, menée par le conseiller juridique William Diapo, s’est retranchée derrière une lecture purement technique des textes. Le représentant du pouvoir a invoqué l’article 65 de la Constitution pour justifier l’exercice du plein droit discrétionnaire de l’exécutif, affirmant que l’empereur demeurait le seul maître du tempo politique et du choix de ses collaborateurs. Cette justification du fait du prince a redoublé la colère des représentants de la société civile, qui ont rappelé la trahison des engagements pris envers la parité et envers la jeunesse centrafricaine, totalement exclue de ce simulacre de renouvellement au profit d’un cercle d’influences hermétique et corporatiste.

Le débat Patara a mis en évidence le lien direct entre cette paralysie institutionnelle et la dégradation quotidienne des conditions de vie de la population lambda. Les participants ont rappelé la ruine des axes routiers dans les provinces, l’insécurité persistante et l’impact de la corruption générale qui prive les services sociaux des budgets nécessaires à leur fonctionnement. La tentative des partisans du régime de recentrer l’échange sur les compétences techniques de quelques nouveaux ministres a échoué face à la virulence des opposants, qui considèrent que dix ans de règne absolu suffisent pour condamner un système basé sur le pillage des ressources de l’État.

La confrontation verbale s’est envenimée dans les dernières minutes de l’émission, les deux camps s’opposant sur la moralité même de l’équipe dirigeante, obligeant l’animateur à couper le micro des invités de manière impromptue pour rendre l’antenne sans qu’aucune conclusion n’ait pu être dégagée.

Par Éric Azoumi

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Mairie de Bangui : Les révélations de l’activiste Luca-Luca sur les raisons de l’échec de Portia Abazène et la victoire de Prisca Roselyne Manou

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Mairie de Bangui : Les révélations de l’activiste Luca-Luca sur les raisons de l’échec  de Portia Abazène et la victoire de Prisca Roselyne Manou

Rédigé le 23 juillet 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans son live sur la plateforme de réseau social Facebook, l’activiste Luca Luca donne son analyse personnelle sur la mairie de Bangui. Elle explique selon elle pourquoi Portia Abazène a échoué face à Prisca Roselyne Manou.

Les erreurs de comportement et la surcommunication de Portia Abazène

Dans son analyse en direct sur Facebook, l’activiste Luca Luca explique en détail pourquoi Portia Abazène a échoué dans sa tentative de devenir mairesse de la ville de Bangui, laissant la place à Prisca Roselyne Manou suite au vote des conseillers. Portia Abazène possède une forte influence sur les réseaux sociaux, mais son envie d’en faire trop a fini par se retourner contre elle. En tant que douanière, elle utilise l’argent de la douane, le titre de son mari et la position de sa belle-famille pour engraisser tout le monde, payant des gens afin de soigner sa popularité et parler d’elle en bien. Cependant, cette stratégie de communication excessive et son comportement personnel ont fini par braquer de nombreuses personnes et attirer beaucoup d’ennemis dans tous les milieux.

L’impopularité du nom Abazène et le danger pour la municipalité

Un autre point capital de l’analyse de Luca Luca concerne le nom de famille de la candidate. En portant le nom de son mari, Portia Abazène traîne un très lourd handicap. Quasiment tous les Centrafricains rejettent et détestent les Abazène. Le ministre d’État actuel est perçu par l’opinion publique comme un mafieux dont le comportement est décrié par tout le monde.

En coulisse, selon Luca Luca, le nom Abazène est strictement synonyme de coup d’État et de l’époque de la Séléka. Travailler avec une Abazène à la mairie de Bangui, une institution qui brasse énormément d’argent, représentait un danger public. L’analyse montre que le dictateur ou l’empereur Touadéra sait parfaitement que Abazène égale Séléka, et que donner les clés financières de la capitale à ce clan était un risque de voir ces fonds servir à préparer de futures déstabilisations.

L’affrontement judiciaire avec le premier cercle de l’empereur Touadéra

L’erreur politique la plus lourde commise par Portia Abazène découle de son implication dans l’affaire du fils de Fidèle Gouandjika.

Rappelons-le, il y a peu de temps, le fils de Fidèle Gouandjika a publié des insultes graves contre les femmes centrafricaines sur les réseaux sociaux. Portia Abazène faisait partie des femmes qui ont mené la contestation contre lui et a déposé une plainte officielle devant la justice. Selon l’analyse de Luca Luca, la candidate a oublié les liens familiaux stricts qui unissent ce clan à la famille présidentielle.

Pour rappel, Fidèle Gouandjika est le ministre conseiller très proche de Baba Kongoboro, et sa famille fait partie des parents de la mère de Touadéra, dont les attaches paternelles restent totalement inconnues des Centrafricains. Le pouvoir n’a pas toléré cette action judiciaire contre un membre de son cercle protégé.

Cet incident a poussé Simplice Mathieu Sarandji, le secrétaire exécutif du parti, sur décision de Touadéra,  à écarter définitivement Portia Abazène pour imposer le choix exclusif de Prisca Roselyne Manou.

La dérive contestataire et l’alliance avec la milice des Requins

Au lieu d’accepter la décision des instances de son parti et de faire preuve de discipline, Portia Abazène a choisi la voie de la confrontation publique. Elle s’est alliée de façon ouverte avec les Requins pour organiser des mouvements de protestation dans la rue et contester le choix officiel du MCU. Cette alliance avec un groupe violent a définitivement ruiné sa crédibilité et a validé toutes les craintes concernant son comportement instable.

À suivre dans nos prochains articles d’autres détails révélées par l’activiste Luka-Luka

 

Par Éric Azoumi

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Affaire KOUMBA NDIAYE, sous-préfète de Bambouti capturée : Louis-Marie KOGRENGBO appelle la République à sauver l’une de ses filles

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Affaire KOUMBA NDIAYE, sous-préfète de Bambouti capturée : Louis-Marie KOGRENGBO appelle la République à sauver l’une de ses filles

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La captivité prolongée de KOUMBA NDIAYE, sous-préfète de Bambouti, interpelle la conscience nationale et exige, comme le réclame Louis-Marie KOGRENGBO, une mobilisation générale des forces vives pour sa libération immédiate.

 

Même dans les périodes les plus sombres de l’histoire de l’humanité, même au cœur des guerres les plus violentes, les traditions, le droit humanitaire et la conscience des hommes ont toujours reconnu la nécessité de protéger les femmes, les enfants et les personnes sans défense. L’auteur Louis-Marie KOGRENGBO rappelle avec force cette vérité fondamentale : quelle que soit la nature d’un conflit, quelles que soient les revendications ou les divergences, la dignité de la femme mérite respect et protection.

 

Aujourd’hui, la captivité prolongée de Madame KOUMBA Ndiaye, sous-préfète de Bambouti, interpelle directement la conscience nationale selon ce défenseur des droits humains. Le texte de Louis-Marie KOGRENGBO insiste sur le fait que son seul tort est d’avoir accepté de servir la République dans une localité reculée, difficile d’accès et exposée à de nombreux dangers. Là où beaucoup auraient renoncé, l’auteur souligne qu’elle a choisi le devoir, le sacrifice et le service de l’État.

 

Quel crime a-t-elle commis, s’interroge Louis-Marie KOGRENGBO, quel péché a-t-elle commis pour être privée de sa liberté pendant plusieurs mois ? Pour cet acteur de la vie sociale, son engagement au service de la Nation ne devrait lui valoir ni l’abandon, ni l’oubli, encore moins la captivité.

 

Au-delà de sa personne, Louis-Marie KOGRENGBO affirme que c’est toute la fonction publique centrafricaine qui est concernée. L’auteur écrit que c’est la représentation de l’autorité de l’État qui est atteinte, et que le courage de tous les fonctionnaires qui acceptent de servir dans les zones difficiles est mis à l’épreuve.

 

Toutes les forces vives de la Nation doivent s’identifier à cette femme, plaide Louis-Marie KOGRENGBO dans sa tribune. Chaque mère doit voir en elle sa fille, chaque fonctionnaire doit voir en elle sa collègue, chaque citoyen doit voir en elle une sœur centrafricaine. L’auteur demande à chaque responsable public de voir en elle l’incarnation du service de l’État au prix du sacrifice personnel.

 

Son histoire ne doit pas devenir une simple statistique ni une actualité passagère, martèle Louis-Marie KOGRENGBO, elle doit devenir une cause nationale. Son nom doit résonner partout comme un appel à la solidarité, à l’unité et à l’action.

 

Dans cette situation, Louis-Marie KOGRENGBO estime que le silence devient une souffrance supplémentaire. Selon l’auteur, l’indifférence devient une injustice et l’oubli devient une faute collective.

 

Il est donc impératif, selon la position de Louis-Marie KOGRENGBO, que le Gouvernement, les organisations syndicales, la société civile, les confessions religieuses, les organisations de défense des droits humains ainsi que les partenaires de la République se mobilisent davantage afin d’obtenir la libération rapide, sécurisée et sans condition de Madame KOUMBA Ndiaye et de tous les agents de l’État retenus en captivité.

 

Lorsqu’une femme qui sert la République souffre, c’est toute la République qui souffre, écrit l’auteur. Lorsqu’une servante de l’État est privée de liberté, Louis-Marie KOGRENGBO appelle la conscience nationale à se lever.

 

Le texte de Louis-Marie KOGRENGBO se résume en trois mots d’ordre : Liberté pour KOUMBA Ndiaye, Respect pour les serviteurs de l’État, Solidarité pour la République.

 

Les semaines passent, les négociations s’éternisent dans l’ombre des couloirs officiels et la sous-préfète attend toujours dans la brousse.

 

Par Brahim Sallé

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Sorcier de Carnot, Evariste Ngamana, as-tu vu ce communiqué du ministère de l’élevage pour les chargeurs d’un ex-séléka ? La voix du gouvernement est-elle morte sous le troisième mandat de Touadéra ?

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Sorcier de Carnot, Evariste Ngamana, as-tu vu ce communiqué du ministère de l’élevage pour les chargeurs d’un ex-séléka ? La voix du gouvernement est-elle morte sous le troisième mandat de Touadéra ?

Rédigé le 23 juillet 2026.

Par : la rédaction de CNC

Un communiqué du Ministère de l’Élevage pour retrouver les chargeurs d’un ex-Seleka . Voilà où en est la République Centrafricaine sous Touadéra

Le grand sorcier de Carnot, Evariste Ngamana, pourtant unique porte-parole du gouvernement des bras cassés de la septième république, assiste à la publication d’un communiqué du Ministère de l’Élevage et de la Santé Animale pour le vol d’une sacoche d’un ex-général de la Séléka.

Un communiqué circule depuis le 19 juin 2026 sur les réseaux sociaux. Il porte l’en-tête de la République Centrafricaine, le numéro d’enregistrement 25 au service communication, la signature et le cachet d’une certaine Asta Inoussa, chargée de communication audit ministère. Le texte informe les habitants de Bangui qu’un individu nommé Abdel Karim Moussa a été victime d’un vol dans le quartier Benz-vi. Selon ce bidon communiqué, des inconnus ont fracturé la portière de son véhicule pour emporter une mallette noire avec des chargeurs, une batterie externe, un ordinateur et des chéquiers.

Ouf! Un ministère de la République pour retrouver des chargeurs de téléphone?

Ce n’est pas une erreur. C’est le système Touadera qui fonctionne de la sorte. Sur le papier, on nous dit que le Ministère de l’Élevage et de la Santé Animale a pour vocation de gérer le cheptel national, la politique pastorale, les épizooties. Pourtant, cette nuit-là à Benz-vi, ce ministère s’est converti en bureau des objets trouvés pour cet autoproclamé général de division, que tout le monde le connait parfaitement en tant que caporal des FACA avant l’arrivée de la Séléka en 2013.

Le mytho-dictateur Touadéra et son premier ministre Baba Kongobourou, Félix Moloua observent, impassibles. Aucun rappel à l’ordre, aucun étonnement affiché. Dans les ministères comme au sommet, la règle est simple : quand un chef militaire venu de la rébellion frappe à la porte, on rédige le communiqué qu’il demande, on appose le cachet de la République, et on diffuse.

La chargée de communication Asta Inoussa n’a même pas pris le temps de relire le nom du plaignant. Abdel Karim en ouverture, Abdel Kader en conclusion. Deux orthographes différentes dans le même communiqué. Ce détail dit tout de l’ambiance dans laquelle ces papiers se fabriquent : vite, sous pression, pour satisfaire quelqu’un qui n’attend pas.

Les officiers formés dans les grandes écoles militaires, ceux qui ont passé des années à gravir les échelons selon les règles, regardent cette scène. Ils voient un ancien caporal rédiger ses exigences sur du papier à en-tête ministériel. Ils voient l’État centrafricain transformé en office de réclamations pour anciens rebelles reconvertis. Et ils se taisent, parce que dans la République du mytho-dictateur, la parole appartient à ceux qui ont porté les armes contre elle.

Par Anselme Mbata

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Le syndrome de la modification de la constitution en Afrique : Quand Félix Tshisekedi enfile le costume de dictateur

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Le syndrome de la modification de la constitution en Afrique : Quand Félix Tshisekedi enfile le costume de dictateur

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de ,  

On pensait que l’Afrique centrale est immunisée contre la naïveté, mais le spectacle qui se joue à Kinshasa force à un terrible constat : le vernis démocratique des leaders africains finit toujours par craquer sous le poids de l’ivresse du pouvoir. Le dernier en date à succomber à cette pathologie politique n’est autre que Félix Tshisekedi. Celui que l’on croyait être le digne héritier d’une lutte démocratique historique, un homme de dialogue, est en train de se transformer, sous nos yeux, en un lion féroce, prêt à dévorer les acquis constitutionnels de son pays. Son objectif ? Modifier la loi fondamentale à tout prix pour s’offrir un troisième mandat.

 

L’ombre de Bangui plane sur Kinshasa

Ce glissement autoritaire n’est pas sans rappeler la tragique dérive du voisin centrafricain. En République centrafricaine (RCA), Faustin-Archange Touadéra a déjà tracé cette voie sinistre. Pour conserver son fauteuil, le pouvoir de Bangui a choisi la manière forte : un bras de fer permanent, une répression systématique des lignes d’opposition et une alliance ultra-sécuritaire avec des mercenaires étrangers qui font régner la peur. Tout le monde tremble en RCA, et c’est précisément ce modèle de la terreur et du passage en force que Kinshasa semble vouloir copier.

 

Pourtant, la RDC n’est pas la RCA. Jouer avec le feu constitutionnel dans un géant d’Afrique centrale déjà profondément meurtri relève de la folie pure, si ce n’est d’une maladie politique incurable.

 

À l’est, les rebelles grondent ; à Kinshasa, le pouvoir s’obstine

Le timing de cette ambition personnelle est d’un cynisme absolu. Alors que l’intégrité territoriale de la RDC est menacée de toutes parts, que les rebelles du M23 et d’autres groupes armés ne sont qu’à quelques encablures des centres stratégiques, la priorité du régime de Kinshasa n’est pas la défense de la patrie, mais le tripatouillage des textes. En cherchant ainsi à s’éterniser au pouvoir, Félix Tshisekedi complique une situation sécuritaire déjà explosive. Comme le dit la sagesse populaire : à force de chercher le chaos, il va finir par le trouver.

 

Ceux qui poussent à cette révision constitutionnelle semblent oublier que l’entêtement face à un peuple asphyxié mène aux pires drames. À force de verrouiller les voies démocratiques, on pousse les pays vers des lendemains incertains où seules les armes finissent par parler pour faire partir les hommes.

 

Le cri d’alarme de la CENCO : « Le pays va mal, mettons-nous debout »

Face à cette dérive, l’Église catholique congolaise a décidé de briser le silence de la plus ferme des manières. Lors d’une table ronde historique ce 20 juin 2026 à Kinshasa, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a opposé un non catégorique, sans aucune ambiguïté ni demi-mesure, au projet du pouvoir.

 

« Nous ne voyons ni la nécessité ni l’urgence ni l’opportunité d’un changement de la Constitution », a martelé Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO.

 

Les évêques ne mâchent pas leurs mots et mettent le régime devant ses responsabilités historiques. Un passage en force comporte des risques existentiels majeurs pour la nation, à commencer par le spectre de la balkanisation du pays. Dans un climat où les rivalités politiques sont constamment instrumentalisées sur des bases ethniques et tribales, forcer un troisième mandat équivaut à appuyer sur le détonateur d’une nouvelle guerre civile.

 

L’Église dénonce également l’instauration d’un « climat de terreur » savamment entretenu par la majorité au pouvoir pour faire taire les voix discordantes, y compris au sein de ses propres rangs. Face à cette dérive, le message des prélats au peuple congolais résonne comme un puissant appel à la résistance légitime : « Le pays va mal, mettons-nous debout. Il est impérieux de prendre notre destin en main, sinon notre avenir sera hypothéqué pour longtemps. » Un serment trahi La Constitution congolaise prévoit déjà les mécanismes de sa propre modification, mais elle comporte des lignes rouges, des articles verrouillés touchant notamment au nombre et à la durée des mandats présidentiels, précisément pour éviter le retour des dictatures du passé. En tentant de sauter ces verrous, Félix Tshisekedi trahit le serment solennel qu’il a prêté devant Dieu et devant le peuple de respecter et de défendre la loi fondamentale.

 

L’histoire africaine regorge de dirigeants qui se croyaient indispensables et qui ont fini par plonger leur peuple dans le gouffre par simple hubris. Si le président congolais refuse d’entendre la voix de la raison, celle des évêques et celle de son peuple, il apprendra à ses dépens que la patience des nations a des limites. À vouloir s’agripper au trône par tous les moyens, on finit souvent par en être chassé par l’histoire.

 

Par Alain Nzilo

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L’opposant, leader du BRDC Raymond Adouma accuse frontalement Touadéra de coup d’État constitutionnel

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L’opposant, leader du BRDC Raymond Adouma   accuse frontalement Touadéra de coup d’État constitutionnel

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans le débat diffusé la semaine passée sur les ondes de la radio Ndékè-luka, l’ancien ministre Raymond Adouma   n’a pas mâché ses mots. Face au ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Héritier Doneng, il a lancé une charge directe contre le président Faustin-Archange Touadéra et l’entrée officielle dans la septième République.

 

« Le président a violé la Constitution sur laquelle il a prêté serment deux fois », a déclaré Raymond Hadouman. Selon lui, Touadéra avait juré de ne jamais modifier ni la durée ni le nombre de mandats. « Il l’a fait de manière très violente parce que sans base juridique », a-t-il ajouté.

 

Adouma   a rappelé que le chef de l’État a destitué le président de la Cour constitutionnelle avant d’instaurer une nouvelle Constitution qu’il décrit comme une simple feuille de route « qui ne tient pas debout » et « qui n’arrive même pas déjà à appliquer ». Pour l’opposant, membre du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), ces actes constituent un coup d’État constitutionnel pur et simple.

 

Le débat, organisé après la prestation de serment du 30 mars 2026 au complexe sportif Barthélémy-Bouganda, a rapidement tourné autour de la légitimité du nouveau mandat de sept ans. Adouma   a insisté : l’opposition avait demandé un dialogue pour apaiser le climat politique et organiser des élections sereines. « Nous avons appelé au dialogue afin de trouver des solutions politiques aux problèmes qui se posent à notre pays », a-t-il expliqué. Mais selon lui, le président, « sachant qu’il était vomi par 90 % de la population centrafricaine », n’a voulu accéder à aucune de ces demandes.

 

L’ancien ministre a aussi critiqué la gestion de la sécurité et de l’armée. Il a pointé du doigt l’existence de milices privées, dont les « requins » dont le ministre Doneng serait, selon lui, le créateur. « On ne fait pas de la réconciliation avec une milice privée », a-t-il lancé, estimant que le pouvoir ne peut pas construire une république avec des groupes qui ne répondent pas aux textes officiels.

 

Sur le plan économique et social, Adouma   a dressé un tableau sombre : l’espérance de vie serait passée de 60 à 53 ans, les Centrafricains mangeraient souvent une seule fois par jour avec des produits de qualité médiocre, et la production agricole aurait chuté. Il a également dénoncé le fait que les villes restent isolées faute de routes et que la population ne peut pas circuler librement dans l’arrière-pays malgré les déclarations officielles sur la pacification.

 

Le ministre Doneng a défendu le bilan du président en évoquant l’unité nationale retrouvée, la dignité du peuple grâce à une armée républicaine et l’entrée dans une ère de renaissance basée sur le travail. Il a qualifié le BRDC de « bloc des rebelles pour la destruction du Centrafrique » et a insisté sur le fait que le peuple a choisi cette nouvelle Constitution par référendum.

 

Adouma   a rejeté ces arguments, estimant que l’appel à l’unité du président n’est qu’une nouvelle tentative de tromperie. Il a rappelé que l’opposition avait boycotté les élections groupées du 28 décembre dernier et qu’elle ne participerait pas à ce qu’il considère comme une comédie.

 

Le débat s’est terminé dans une atmosphère tendue, avec des échanges vifs entre les deux invités. Pour Raymond Hadouman, la septième République ne marque pas un nouveau départ mais l’ouverture vers une gouvernance sans limite claire de temps, loin des principes démocratiques que l’opposition dit avoir défendus pendant des années.

 

Ce débat reflète les profondes divisions qui persistent en Centrafrique malgré l’investiture solennelle du 30 mars. L’opposition continue de contester la légitimité du processus constitutionnel et électoral, tandis que le camp présidentiel appelle à tourner la page et à se concentrer sur le développement.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : la COSCIPAC dresse un bilan chaotique de dix ans de gestion Touadéra

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la COSCIPAC dresse un bilan chaotique de dix ans de gestion Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Un document de la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique pointe, chiffres et secteurs à l’appui, les dérives qui auraient gangréné l’appareil d’État depuis 2016.

 

Daté du 27 avril 2026 et signé par Petit Delphin Kotto, coordonnateur national de la COSCIPAC, le texte s’ouvre sur un constat que son auteur qualifie de tendance structurelle : l’opacité dans la gestion des ressources publiques, la faiblesse des mécanismes de contrôle et une impunité perçue comme érigée en système. Kotto cible nommément l’influence du Mouvement Cœurs Unis dans ce qu’il décrit comme un écosystème propice à la dilution des responsabilités.

 

Le document articule son analyse autour de sept volets. Sur le plan financier, la COSCIPAC pointe des détournements présumés dans des projets financés par des partenaires internationaux, rendus possibles, selon Kotto, par des circuits parallèles de gestion que l’État n’aurait ni la volonté ni les outils de démanteler. La corruption administrative vient ensuite, décrite comme banalisée, des recrutements jusqu’à l’accès aux droits sociaux, au point que le citoyen aurait durablement rompu avec la confiance envers les institutions.

 

L’opacité constitue le troisième grief. Kotto relève l’absence de publication régulière des rapports de contrôle et la difficulté d’accès à l’information publique, deux lacunes qui, selon lui, laissent le champ libre aux allégations sans que des mécanismes indépendants ne puissent les infirmer ou les confirmer. Le quatrième volet concerne la politisation des offices parapublics, dont la direction serait confiée sur des bases partisanes plutôt que techniques, transformant ces structures en instruments de consolidation du pouvoir.

 

Sur l’impunité, le coordonnateur national de la COSCIPAC pointe la faiblesse de l’indépendance judiciaire, les pressions politiques et l’absence de protection des lanceurs d’alerte comme autant de facteurs qui perpétuent les abus dénoncés. Les deux derniers volets portent sur les effets économiques et sociaux : perte de revenus pour l’État, recul des capacités d’investissement, dépendance accrue aux bailleurs extérieurs, et dégradation des services de base qui alimente, avertit Kotto, un risque d’instabilité durable.

 

Dans sa conclusion, Petit Delphin Kotto appelle à une refondation de la gouvernance fondée sur la transparence, l’indépendance des institutions de contrôle et la dépolitisation de l’administration, et engage le peuple centrafricain à une prise de responsabilité collective pour instaurer une transition politique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Voyager en Afrique depuis la France : Ce qu’il Faut Savoir Avant de Partir

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Voyager en Afrique depuis la France Ce qu'il Faut Savoir Avant de Partir

L’Afrique subsaharienne et l’Afrique centrale restent des destinations mal connues des voyageurs français, malgré des liens historiques, culturels et familiaux forts. Pour les membres de la diaspora centrafricaine et africaine en France, les retours au pays représentent chaque année des voyages importants. Pour les Français curieux de découvrir le continent autrement que par les circuits touristiques classiques, l’Afrique centrale offre des expériences sans équivalent. Voici les points essentiels à préparer avant le départ.

Documents et Visa

La République Centrafricaine exige un visa pour les ressortissants français. Le visa se demande auprès de l’ambassade de Centrafrique à Paris, avec un délai de traitement variable selon la période. Le passeport doit avoir une validité d’au moins six mois au-delà de la date de retour.

Pour d’autres destinations d’Afrique centrale et de l’Ouest comme le Cameroun, le Congo, le Gabon ou le Sénégal, les exigences varient : certains pays accordent le visa à l’arrivée, d’autres exigent une demande préalable. Vérifier les conditions d’entrée spécifiques de chaque destination via le site France Diplomatie avant de réserver est indispensable.

Santé : Préparer son Voyage Médicalement

Le voyage en Afrique centrale nécessite une préparation sanitaire sérieuse. La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour entrer dans plusieurs pays d’Afrique centrale et subsaharienne, et le carnet de vaccination international peut être demandé à l’arrivée. La prophylaxie antipaludéenne est fortement recommandée pour la quasi-totalité des destinations d’Afrique centrale.

Un rendez-vous dans un centre de vaccination internationale au moins quatre à six semaines avant le départ est la règle à respecter. Les délais peuvent être plus longs en période de forte demande.

Connectivité Mobile : Rester Joignable sans Surprise

L’Afrique est hors zone UE, ce qui signifie que le roaming gratuit dont bénéficient les Français en Europe ne s’applique pas. Les opérateurs français facturent entre 5 et 15 euros par jour de données mobiles dans la plupart des pays africains. Sur un séjour de deux semaines, la facture supplémentaire peut dépasser les 150 euros.

Pour les membres de la diaspora qui reviennent au pays et pour les voyageurs français qui souhaitent rester connectés sans mauvaise surprise, la solution la plus pratique est d’activer une eSIM avant le départ. Voyager avec l’eSIM de Holafly permet d’accéder à un forfait data illimité dans plus de 200 destinations, activable par QR code depuis son smartphone avant d’embarquer, sans remplacer la carte SIM française. Le numéro français reste actif pour les appels et les SMS en parallèle.

Assurance Voyage

Une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire est indispensable pour tout voyage en Afrique centrale. Les infrastructures hospitalières varient considérablement selon les pays et les régions, et une évacuation médicale sans couverture peut représenter des coûts considérables.

 

Affaire de coup d’État : pourquoi le régime dictatorial de Faustin-Archange Touadéra prépare déjà sa fuite vers Zongo

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Affaire de tentative de coup d’État : pourquoi le régime dictatorial de Faustin-Archange Touadéra prépare déjà sa fuite vers Zongo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien président André Kolingba a raison : terrifiés par le bruit de leurs pets, ces dictateurs amateurs vont s’enfuir. Devant les rumeurs, Touadéra et sa bande de bras cassés préparent déjà leur traversée de la rivière Oubangui pour se réfugier à Zongo.

 

Touadera, toi et ton équipe des bras cassés doivent comprendre une chose : laisser les centrafricains tranquille. D’ailleurs, il faut comprendre que pour gérer une dictature et s’imposer en véritable autocrate, il faut avoir les reins solides, du coffre et le poids d’un vrai chef. Quand on n’a pas cette carrure mais qu’on veut absolument jouer les tyrans, la réalité finit toujours par vous rattraper.

 

C’est exactement ce que soulignait l’ancien président André Kolingba en évoquant à l’époque le comportement d’Ange-Félix Patassé. Kolingba expliquait avec mépris que Patassé et son équipe sont tellement habitués à vivre dans la crainte qu’ils finissent par partir en débandade au moindre bruit, paniqués par le souffle de leurs propres pets (Sonsson)  qu’ils confondent avec une attaque ennemie. Aujourd’hui, Faustin-Archange Touadéra se retrouve piégé dans ce même costume des dictateurs trop grand pour lui.

 

Faustin-Archange Touadera a cru s’assurer un règne de vingt ou trente ans en s’entourant des mercenaires russes. Ils pensaient être totalement à l’abri, mais la vérité est qu’ils ont peur de tout. Dès qu’il y a un petit bruit des herbres sur les réseaux sociaux, c’est la panique générale. C’est comme si des herbes poussaient et faisaient du bruit à cause du vent, et que le président se mettait à crier au complot.

 

 Quand on veut installer une dictature à l’époque des réseaux sociaux, il faut avoir le cœur bien accroché. Si on n’a pas ce courage, la seule solution est d’adopter la méthode forte de la Chine ou de la Russie.

 

La méthode chinoise consiste à tout verrouiller. La Chine est une dictature, mais ses dirigeants savent comment s’y prendre. Ils ferment tout parce qu’ils sont un milliard d’habitants. Ils peuvent fabriquer leurs propres produits, créer leur propre marché et consommer entre eux. La Chine est un monde fermé à part, qui refuse que l’extérieur entre chez lui. C’est pour cela qu’elle crée ses propres réseaux sociaux et interdit les chaînes étrangères. Le régime de Bangui aimerait faire la même chose : fermer totalement le pays pour que personne ne parle. Mais pour copier la Chine ou la Russie, il faut en avoir les moyens. Quand on veut imposer la dictature sans cette force, et qu’on poursuit tout le monde en justice, on se condamne à fuir un jour ou l’autre.

 

Cette panique se voit directement dans les dernières déclarations du pouvoir. Le parquet a affirmé que des éléments subversifs se préparaient sur les réseaux sociaux et se trouvaient dans le quartier Boy-Rabe. C’est le comble du ridicule, car le quartier Boy-Rabe est le quartier présidentiel où réside Touadéra lui-même. Le président a peur chez lui, et sur les réseaux sociaux, les internautes s’en amusent déjà. Sur WhatsApp, tout le monde se moque de Touadéra. Les gens plaisantent sur ces supposés complots, et le pouvoir se ridiculise tout simplement parce qu’il ne supporte pas la critique.

 

Les contradictions du régime éclatent à travers deux communiqués publiés le même jour. Le premier parle d’un camion appartenant au ministre de la Justice, dans lequel on aurait trouvé des armes. Le premier substitut spécialisé du procureur, Guy Félix Yaguemé, a tout de suite lancé des poursuites judiciaires contre l’internaute qui a partagé cette nouvelle sur internet. Mais pour la deuxième affaire, celle de la tentative de coup d’État, le comportement de la justice est totalement suspect.

 

Dans son texte officiel du 17 juin 2026, le procureur cite plusieurs opposants à l’étranger : Karim Mekassoua, Alexandre Ferdinand Nguendet, Abakar Sabone, Danzoumi Yalo, Nour Grégaza et Arda. Il les accuse de tenir des réunions avec la complicité de l’ancienne Préfète de l’Ombella-Mpoko Denise Madjina Dicko, qui vit en France à Orléans et qui distribuerait de l’argent pour déstabiliser les institutions.

 

Le problème, c’est que cette fille, Binoumi, a publié cette fausse information en France avant même la sortie du procureur. Le pouvoir de Bangui a tout simplement récupéré le texte de la fille sur internet, sans rien modifier, avec les mêmes noms pour en faire son communiqué officiel. Pourtant, le procureur menace d’arrêter le citoyen qui a parlé de l’histoire du camion, mais ne lance aucun mandat d’arrêt contre cette fille. C’est la preuve évidente que c’est le pouvoir lui-même qui lui a donné ce texte à lire pour fabriquer un faux complot. Tout cela est farfelu et montre que Touadéra n’a pas le poids pour être un vrai dictateur. Au rythme où vont les choses, cette équipe de bras cassés ne va pas tenir longtemps et ils finiront par traverser l’Oubangui à pied pour se cacher à Zongo, en République démocratique du Congo.

 

Par Alain Nzilo

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Voici le délire du mytho dictateur Faustin-Archange Touadéra : « La septième république ne peut pas et ne sera pas une continuité des anciennes pratiques »

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Voici le délire du mytho dictateur Faustin-Archange Touadéra : « La septième république ne peut pas et ne sera pas une continuité des anciennes pratiques »

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En célébrant sa nouvelle Constitution au palais de justice, le dictateur centrafricain pousse le cynisme à son paroxysme. Ses propos transforment l’institution judiciaire en outil de propagande politique.

 

L’affirmation solennelle du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro devant le corps judiciaire ce vendredi 19 juin 2026 constitue le sommet d’une entreprise de mystification politique qui vise à s’affranchir de tout bilan. En décrétant de manière unilatérale que son nouveau cadre institutionnel rompt définitivement avec le passé, le mytho dictateur tente d’effacer d’un trait de plume dix années de gouvernance personnelle caractérisées par l’effondrement des structures démocratiques. Ce passe-passe sémantique cherche à imposer l’illusion d’un départ à zéro, alors même que les visages, les méthodes et les réseaux de captation des richesses nationales demeurent strictement identiques au sein du palais de Bangui. Le pouvoir utilise la formule du renouveau comme un bouclier pour interdire toute critique de sa gestion antérieure.

 

La proclamation de cette prétendue rupture sert avant tout à légitimer l’arbitraire sous le couvert d’une refondation républicaine. Dans un système où l’indépendance des magistrats se trouve quotidiennement piétinée, promettre la fin des anciennes pratiques relève de la pure rhétorique de combat. Le mytho dictateur feint d’ignorer que la méfiance des citoyens envers l’appareil judiciaire provient précisément des passe-droits accordés à son propre clan et de l’utilisation des tribunaux comme armes de répression contre la dissidence politique. Annoncer une ère de vertu tout en maintenant un contrôle absolu sur les nominations des juges confirme la volonté de bâtir une justice à deux vitesses, totalement inféodée aux objectifs de conservation du pouvoir.

 

Cette posture de refondateur national permet également au régime de préparer l’opinion à des vagues d’épuration ciblées sous prétexte de modernisation. En qualifiant l’ordre ancien de défaillant, le pouvoir s’octroie le droit de réviser les textes organiques et de modifier la composition des cours selon ses critères d’allégeance. La menace s’adresse directement aux serviteurs de l’État qui manifestent des velléités de respect des procédures légales traditionnelles. Le palais présidentiel entend façonner une magistrature d’exécution, prompte à valider les décrets d’exception et les réformes économiques destinées à intégrer des intérêts privés et étrangers dans la gestion des affaires publiques, achevant ainsi de transformer la Constitution en un simple règlement intérieur révisable au gré des intérêts du moment.

 

La rhétorique de la nouveauté cache mal l’angoisse d’un régime qui se sait contesté et qui éprouve le besoin permanent de réaffirmer sa légitimité factice. Le mythe d’une septième république vertueuse s’effondre face à la réalité d’un quotidien marqué par l’impunité des chefs de milices intégrés aux structures sécuritaires et par la multiplication des scandales financiers au sommet de l’État. En exigeant des juges une sévérité exemplaire, le chef de l’État tente de se défausser de sa propre responsabilité dans la déliquescence des institutions sur le dos des acteurs judiciaires, sommés de devenir les boucs émissaires d’une crise systémique dont le sommet de l’exécutif reste le principal artisan.

 

L’insistance mise sur la formation d’une nouvelle génération de magistrats prétendument incorruptibles dévoile un projet d’endoctrinement institutionnel à long terme. Le pouvoir cherche à rompre les chaînes de transmission du droit pour s’assurer que les futurs magistrats n’aient d’autre référence que les dogmes de cette dictature impériale. Les avertissements violents contre les anciens magistrats, accusés de pervertir la jeunesse, traduisent la panique du clan présidentiel face à toute forme d’expérience ou de sagesse juridique capable de s’opposer au mépris des lois constitutionnelles. Le temple de la justice se transforme ainsi en laboratoire d’une soumission intergénérationnelle obligatoire où le serment de fidélité à la patrie est confondu avec l’obéissance aveugle aux oukases du palais, tandis que les accords de partenariat avec des régimes autoritaires viennent parfaire ce dispositif de verrouillage global de la société centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

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Le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana se ridiculise sur la radio Ndékè Luka : il veut couler l’opposition mais se retrouve la tête sous l’eau et les fesses en l’air

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Le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana se ridiculise sur la radio Ndékè Luka : il veut couler l’opposition mais se retrouve la tête sous l’eau et les fesses en l’air

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’exercice de dénigrement tenté par le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a tourné au fiasco public, le laissant totalement démuni face aux arguments solides de ses contradicteurs politiques.

 

Le studio de la radio Ndékè Luka est devenu le lieu d’un naufrage mémorable pour le tout nouveau porte-parole du gouvernement. Pensant pouvoir utiliser son temps d’antenne pour balayer d’un revers de main le bloc républicain et les forces d’opposition, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a lourdement chuté. Au lieu de faire la démonstration de la force d’un ministre sûr de ses dossiers, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a étalé une condescendance qui ne cache que très mal un manque cruel de hauteur politique et de compétences techniques. Sur le site de la CNC, n’importe quel citoyen peut mesurer le fossé entre la propagande officielle et la déliquescence de la gouvernance locale, mais le ministre a préféré s’enfoncer dans un déni total.

 

Interrogé sur la volonté de dialogue exprimée par les leaders de l’opposition pour décrisper la crise globale du pays, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a choisi l’attaque ad hominem et le mépris des procédures démocratiques. Pour lui, les tensions n’existent que dans la bouche des journalistes et des opposants. Il a qualifié les demandes pressantes de table ronde de simples manœuvres de diversion visant à reporter les scrutins électoraux. En adoptant cette posture rigide, le ministre tente de faire croire que l’opposition est une entité négligeable et sans proposition. Malheureusement pour lui, cette tentative de noyade politique s’est retournée contre son auteur, ses approximations verbales révélant qu’il ne maîtrise aucun des cahiers de doléances déposés lors des précédentes consultations.

 

La maladresse du « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a atteint son paroxysme lorsqu’il a tenté de justifier le refus du président de la République de recevoir directement les représentants de l’opposition. Le ministre a renvoyé ces derniers vers le Premier ministre Félix Moloua ou vers des canaux subalternes, affirmant que la légitimité du pouvoir interdisait de bousculer l’agenda du chef de l’État. En voulant ainsi rabaisser ses contradicteurs, le porte-parole s’est emmêlé les pinceaux dans sa propre argumentation. Il a rappelé avec insistance que le gouvernement avait déjà reçu l’opposition avant les élections, oubliant que cette rencontre n’avait accouché d’aucune solution concrète, ce qui légitime précisément la demande d’un arbitrage au plus haut niveau.

 

Le piège s’est définitivement refermé sur le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana lorsque le journaliste de la radio Ndékè Luka a mis sur la table les données économiques alarmantes fournies par l’opposition concernant la faillite des finances de l’État. Incapable de répliquer avec des arguments budgétaires solides ou des contre-propositions crédibles, le ministre a sombré dans l’arrogance pure. Il a qualifié les analyses de ses adversaires de points de vue étriqués, avant de s’embourber dans une explication vaseuse rejetant la faute sur la conjoncture internationale, la guerre en Ukraine et l’effondrement des marchés mondiaux.

 

C’est en voulant porter l’estocade finale à l’opposition sur cette question cruciale de la cure d’austérité budgétaire que le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a fini la tête sous l’eau et les fesses en l’air. À court d’arguments rationnels, totalement dépassé par la technicité du sujet, le porte-parole a fui le débat politique pour se réfugier derrière une conclusion d’ordre théologique, affirmant que Dieu est dedans et que les séminaires gouvernementaux suffiront à créer de la richesse. En opposant le mysticisme et la foi religieuse aux critiques comptables d’une opposition qu’il jurait de faire disparaître, le ministre a signé son propre arrêt de mort médiatique, laissant le public de la radio Ndékè Luka face au spectacle d’un gouvernement sans boussole économique, réduit à prier pour éviter la banqueroute générale, une conclusion mystique qui confirme l’amateurisme général de cette équipe

 

Par Gisèle MOLOMA

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Grand colloque national à Bangui : Vraie réflexion intellectuelle ou simple kermesse pour les chercheurs à manger ?

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 Grand colloque national à Bangui : Vraie réflexion intellectuelle ou simple kermesse pour les  chercheurs à manger  ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Un énième « grand colloque national » a ouvert ses portes dans la capitale centrafricaine, avec pour ambition affichée d’identifier les maux qui freinent le développement du pays et d’y proposer des solutions. Sur le papier, l’initiative se veut noble et se pare du vernis de la « réflexion intellectuelle ». Dans la réalité, face au naufrage continu de la République Centrafricaine depuis 10 ans, on est en droit de se poser une question simple et cruelle : s’agit-il vraiment d’un sursaut patriotique, ou d’un simple rassemblement de « chercheurs à manger » venus valider la dictature en place ?

 

 L’illusion d’une « gouvernance démocratique » sous un régime autoritaire

Les organisateurs ont l’audace d’inscrire la « gouvernance démocratique » au menu de leurs sous-thématiques.

 

Comment peut-on sérieusement disserter sur la démocratie dans des salles quand, à l’extérieur, le régime dictatorial a enterré l’état de droit ?

 

Faustin-Archange Touadéra s’est mué en véritable empereur en forçant un troisième mandat. La peur est devenue l’outil principal de gouvernance, imposée par les mercenaires russes de Wagner et de l’Africa Corps de Vladimir Poutine. Les participants à ce colloque le savent très bien : la démocratie centrafricaine est sous assistance respiratoire, étouffée par un pouvoir qui ne tolère aucune contradiction.

 

Parler de démocratie aujourd’hui, c’est au mieux de l’aveuglement, au pire de la complicité.

 

 Des tiroirs déjà pleins de solutions pour un pouvoir qui navigue à vue

On nous vend ce colloque comme une réflexion intellectuelle pour trouver des remèdes. C’est une insulte à l’intelligence des Centrafricains.

Des documents intellectuels, des audits, des rapports d’experts, le pays en regorge.

Les maux qui minent la société sont connus de tous depuis des décennies.

Les solutions ont déjà été proposées à maintes reprises, notamment par l’opposition, depuis 2016.

 

Le problème de la RCA n’est pas un manque de diagnostics ou d’idées. Le véritable problème, c’est l’absence totale de volonté politique pour les appliquer. Depuis son arrivée au pouvoir, le régime Touadéra navigue à vue. C’est même devenu son domaine de compétence principal. À quoi bon formuler de nouvelles recommandations si le destinataire n’a ni l’intention, ni la capacité de les mettre en œuvre ?

 

 Hôpitaux, infrastructures et détournements : le prix de la pagaille

Les thématiques du colloque abordent l’accès aux soins et l’économie. Mais le délabrement de nos hôpitaux n’est pas un mystère qu’il faudrait élucider, ni de la sorcellerie ! Si les infrastructures sanitaires sont en ruine, c’est parce que l’argent public est siphonné.

 

Le pays est pris en otage par un système où règnent le vol, le détournement et la pagaille généralisée. Chacun se sert, chacun fait ce qu’il veut, au détriment du peuple. Le contraste des dépenses publiques est d’ailleurs glaçant :

 Mercenaires russes : des centaines de milliards par an.

Africa Corps de Poutine : des milliards de francs CFA déboursés chaque année.

Les routes ? Rien.

L’école ? Rien.

L’électricité ? Rien.

L’eau potable ? Rien.

Bilan des courses : Tout est rien.

 

Un théâtre pour justifier l’injustifiable

Même le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera a récemment avoué dans une déclaration que « la situation est très difficile ». S’il admet lui-même son impuissance après des années de pouvoir absolu, quelles solutions magiques ce colloque espère-t-il lui apporter ?

 

En réalité, ce colloque n’est pas là pour sauver la République Centrafricaine. Il est là pour distribuer des perdiems, offrir une tribune à ceux qui cherchent à se positionner pour s’enrichir, et donner une fausse légitimité intellectuelle à un régime qui a échoué. Tant que les pilleurs ne seront pas chassés et que les milliards du pays serviront à payer des mercenaires plutôt qu’à construire des écoles, toutes ces réflexions ne resteront que des mots creux prononcés par des ventres affamés.

 

Par Alain Nzilo

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De retour à Markounda après leur transfert à Bangui, Didot Ali, ancien chef d’État-major du MPC et son adjoint le Libanais doivent mobiliser d’urgence une centaine de combattants pour le compte de la milice russe Wagner

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De retour à Markounda après leur transfert à Bangui, Didot Ali, ancien chef d’État-major du MPC et son adjoint le Libanais doivent mobiliser d’urgence une centaine de combattants pour le compte de la milice russe Wagner

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de ,  

Le mystère entourant le transfert soudain de Didot Ali et de son adjoint Al-Hafiz Ali, alias Libanais, vers Bossangoa le mercredi 17 juin 2026 est désormais levé. Notre rédaction a obtenu des informations précises sur ce déplacement forcé. Après leur interpellation par un détachement de six paramilitaires armés, les deux responsables de la faction dissidente du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique ont été immédiatement embarqués à bord d’un véhicule militaire pour être conduits à Bangui.

 

Dans la capitale centrafricaine, les deux chefs rebelles ont été conduits auprès du chef suprême des mercenaires russes dans le pays, Dimitri Syty. Lors de cette entrevue, le patron de la milice étrangère a dicté ses nouvelles exigences de manière directive, exigeant que Didot Ali et son équipe lui fournissent un contingent minimal de 100 hommes. Ces recrues, présentées sous le prétexte officiel d’un prétendu désarmement, recevront une formation militaire spécifique pour intégrer directement la structure d’Africa Corps, l’émanation de Wagner. L’objectif final est de transformer ces combattants locaux en parfaits supplétifs officiels, communément appelés les Russes noirs.

 

Rentrés à Bossangoa puis revenus à leur base de Markounda le vendredi suivant, Didot Ali et Al-Hafiz Ali tentent désormais d’exécuter cet ordre pour sauver leur propre position. Cependant, la concrétisation de cette demande se horte à une réalité de terrain particulièrement complexe : la faction de Didot Ali ne dispose absolument pas des effectifs exigés par Bangui.

 

Pour mémoire, le groupe armé ne comptait qu’une vingtaine d’éléments positionnés sur le chantier minier de Fiesse pour un prétendu processus de désarmement. C’est cette même équipe qui avait refusé de rendre les armes lors de la récente intervention des casques bleus de la MINUSCA. À l’époque, Didot Ali avait affirmé n’avoir de comptes à rendre qu’au gouvernement centrafricain, un argument de façade pour cacher sa soumission totale aux volontés des mercenaires russes.

 

Cette complicité se retourne aujourd’hui contre le seigneur de guerre. Dès l’annonce de l’obligation d’intégrer les rangs de Wagner en tant que subalternes des forces russes, un mouvement de panique et de rejet a secoué les troupes à Fiesse. Plus de la moitié de la vingtaine de combattants disponibles ont choisi de démissionner immédiatement. Refusant catégoriquement de devenir des instruments au service de la milice étrangère, ces éléments ont préféré s’éparpiller dans la nature et traverser la frontière pour retourner définitivement au Tchad.

 

Didot Ali et son adjoint Al-Hafiz Ali, alias Libanais, se retrouvent aujourd’hui à la tête d’un groupe résiduel d’à peine dix hommes, alors que Dimitri Syty exige la livraison de cent recrues. Pour cacher cette fuite massive et tenter de remplir leur quota, les deux dirigeants dissidents multiplient actuellement les ruses et les campagnes de désinformation auprès des jeunes de la région, espérant tromper les populations locales pour les enrôler de force dans cette aventure militaire au service exclusif des intérêts de Wagner.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Centrafrique : violent accident survenu sur l’avenue des Martyrs à Bangui, 2 jeunes filles mortes

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Centrafrique : violent accident survenu sur l’avenue des Martyrs à Bangui, 2 jeunes filles mortes

 

 

Centrafrique : violent accident survenu sur l'avenue des Martyrs à Bangui, 2 jeunes filles mortes
Un moto taximan à Bangui devant un véhicule de la gendarmerie et prêt à dépasser un policier au contrôle

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Un terrible accident de la route a coûté la vie à deux jeunes filles ce dimanche 21 juin dans les après-midi à Bangui. Ce drame relance le débat sur l’insécurité routière dans la capitale centrafricaine.

 

Le drame s’est produit ce dimanche 21 juin 2026, aux alentours de 15h30. Les faits se sont déroulés sur l’avenue des Martyrs, une artère majeure et extrêmement fréquentée de la capitale, précisément au niveau du lycée de Mesquine. Selon les premières informations recueillies sur place, un véhicule circulant à vive allure a violemment percuté ces deux jeunes filles banguissoises.

 

Les victimes sont deux enfants, deux fillettes âgées respectivement de 11 ans et 9 ans. L’impact a été d’une violence extrême, laissant les deux jeunes victimes dans un état particulièrement critique. Sur les lieux de la tragédie, la foule s’est rapidement amassée. De très nombreux témoins oculaires ont affirmé avec insistance que les deux enfants ont perdu la vie sur le coup. Pour l’heure, bien que la rumeur publique et les constatations des riverains soient catégoriques, les autorités médicales ou policières n’ont pas encore formellement délivré de confirmation officielle concernant le décès des deux fillettes.

 

Cet événement met en évidence la situation globale de la circulation à Bangui. La capitale centrafricaine se caractérise par un désordre généralisé sur ses axes routiers. Elle figure parmi les villes mondiales où le déplacement automobile se fait de la manière la plus chaotique. Sur ces voies de communication, le concept même de priorité pour les personnes à pied est inexistant. Les automobilistes n’observent aucune règle de priorité, chacun conduisant selon son propre bon vouloir, sans la moindre considération pour les usagers les plus vulnérables.

 

Cette absence de réglementation et de civisme devient particulièrement problématique dans les zones à forte concentration humaine. Dans ces espaces très animés où la densité de population exige une prudence accrue, les conducteurs ne ralentissent pas et n’accordent aucun passage aux piétons. La rue est ainsi devenue un espace de chaos permanent où la vie des citoyens est quotidiennement en péril.

 

La perte de ces deux jeunes vies intervient dans un contexte déjà lourd. Il y a à peine quelques jours, un autre accident grave s’est produit dans la localité de Bimbo, entraînant là aussi la mort d’une personne. Cette succession de tragédies routières montre que circuler dans la capitale s’apparente désormais à un véritable danger de mort quotidien, les routes s’apparentant à un tombeau ouvert pour les habitants.

 

La population, massée autour du lieu de l’accident près du lycée de Mesquine, exprime une colère immense face à ce chaos routier qui continue de faire des victimes innocentes en plein après-midi. Les corps des deux fillettes gisaient au sol avant l’arrivée des secours, entourés par une foule de badauds et de proches en larmes, impuissants devant les conséquences directes de cette conduite irresponsable qui prive deux familles de leurs enfants.

 

Par Anselme Mbata

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Colère à Batangafo après le décès suspect d’un centrafricain aux mains de la police

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Colère à Batangafo après le décès suspect d’un centrafricain aux mains de la police

 

 

À Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Batangafo, le décès d’un détenu a déclenché la révolte des habitants, excédés par ce comportement autoritaire des forces de sécurité qui bafouent l’existence humaine la plus élémentaire.

 

Le drame s’est produit dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Un homme dont la justice n’avait même pas déterminé les torts a rendu son dernier soupir à l’hôpital, juste après son maintien en cellule par la police de Batangafo. Les motifs de son arrestation demeurent totalement obscurs, mais le résultat est là, définitif et révoltant. Cet événement met en évidence un fonctionnement dictatorial où les agents de l’État disposent du droit de vie et de mort sur la population, agissant en dehors de tout cadre légal et avec un détachement total vis-à-vis des droits humains fondamentaux. La vie humaine ne possède visiblement aucune valeur aux yeux de ces autorités qui s’efforcent d’imposer un désordre permanent sous couvert de loi.

 

Sur place, la réaction de la population ne s’est pas fait attendre après le décès de la victime. Les proches et les citoyens indignés ont transporté le corps sans vie pour le déposer directement sous le drapeau, juste devant les locaux de la police. Cet acte fort visait à mettre les fonctionnaires directement sous le poids de leurs responsabilités. Pour toute réponse, les forces de sécurité ont choisi d’employer la méthode forte en faisant usage de leurs armes à feu. Les policiers ont multiplié les tirs de sommation pour repousser la foule et disperser la manifestation de colère des habitants venus réclamer la justice et la vérité.

 

Cette gestion par la poudre et la violence démontre la dérive d’une institution qui préfère réprimer plutôt que d’expliquer la perte d’une vie humaine dans ses locaux. Les détonations ont retenti dans tout le secteur pour imposer le silence aux manifestants. L’autorité locale a préféré la force au dialogue, confirmant la nature de ce régime de terreur.

 

La population est restée un long moment massée à distance des bâtiments, tandis que les douilles jonchaient le sol.

 

Par Cypriyen Samba

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Cent mille francs pour une évacuation : l’hôpital de Tiringoulou est-il devenu une clinique privée ?

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Cent mille francs pour une évacuation : l’hôpital de Tiringoulou est-il devenu une clinique privée ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les témoignages se multiplient contre le médecin chef de Tiringoulou. Entre détournements de fonds et matériel médical privatisé, la population locale s’interroge sur les pratiques du docteur.

 

La sous-préfecture de Ouandjia abrite un établissement sanitaire dont le fonctionnement quotidien provoque désormais de lourdes interrogations parmi les résidents.

 

L’hôpital secondaire de Tiringoulou, structure censée apporter des soins de base à une population qui souffre, se retrouve au centre des discussions intenses dans la ville. En effet, depuis plus d’un an, les conversations des habitants ne tournent plus autour de la qualité des soins, mais plutôt autour de la rupture de confiance complète entre les usagers et la direction de l’établissement. Les informations recueillies auprès des habitants dépeignent une situation où l’accès à la santé semble s’être transformé en un parcours purement financier.

 

Au cœur de cette crise se trouve le médecin chef, Jean Eude Mokpeme, arrivé en poste il y a un peu plus de douze mois. Les résidents de la localité décrivent de manière concordante l’instauration d’une gestion unilatérale et commerciale. Le premier point de discorde concerne la gestion des produits pharmaceutiques.

Dans la cour de l’hôpital secondaire deux Tiringoulou
Dans la cour de l’hôpital secondaire deux Tiringoulou

 

D’après eux, l’UNICEF fournit régulièrement des stocks de médicaments destinés à être distribués gratuitement aux populations cibles, notamment les plus vulnérables. En parallèle, un système de recouvrement des coûts est en place pour assurer l’autonomie de la pharmacie de l’hôpital. Selon les habitants interrogés par la rédaction du CNC, le médecin chef a choisi d’ignorer ces règles en s’appropriant ces deux stocks de médicaments pour les revendre directement à son propre profit. Les bénéfices de ces ventes illicites serviraient, d’après les témoignages, à financer sa consommation personnelle d’alcool ainsi que d’autres dépenses privées.

 

Pour mener à bien ces opérations sans interférence, le médecin chef a neutralisé les structures de contrôle interne. Le Comité de Gestion, appelé COGES, est un organe communautaire obligatoire conçu pour surveiller la distribution des stocks et la transparence financière de la pharmacie. Le docteur Mokpeme refuse catégoriquement de reconnaître ce bureau et exclut toute forme de collaboration avec ses membres. Ce blocage institutionnel a eu des répercussions directes sur les ressources humaines de l’hôpital. Constatant l’absence de transparence et le refus du médecin chef de verser les indemnités et les primes dues aux infirmiers secouristes, l’ensemble du personnel soignant qualifié a pris la décision de quitter le site. Ces agents de santé se sont repliés dans les quartiers environnants, laissant les bâtiments de l’hôpital totalement vides de personnel soignant compétent.

 

L’absence du personnel coïncide également avec des absences répétées du médecin chef lui-même. Les habitants de la sous-préfecture ont constaté que des voyages mensuels sont organisés par le docteur, soit en direction de la capitale Bangui, soit vers Birao. Les résidents lient directement la fréquence de ces déplacements à l’état des finances de l’établissement, affirmant que le médecin quitte sa fonction dès qu’il constate une disponibilité d’argent liquide dans la caisse de l’hôpital.

 

Le traitement réservé au matériel roulant aggrave la situation d’urgence dans laquelle se trouvent les malades. L’ambulance de l’hôpital secondaire de Tiringoulou, un outil logistique indispensable pour évacuer les cas critiques vers le district sanitaire de référence, a été détournée de sa fonction publique. Le médecin chef utilise ce véhicule pour ses déplacements personnels et ses va-et-vient quotidiens. Plus grave encore, lorsqu’une famille demande l’évacuation urgente d’un malade dont le pronostic vital peut être engagé, le docteur exige le versement préalable d’une somme forfaitaire de cent mille francs CFA. Sans le paiement de cette somme, le véhicule reste immobile, bloquant le transfert des patients.

 

Sur le plan strictement médical et chirurgical, le bilan suscite l’incompréhension générale. Bien que l’établissement dispose d’un bloc, aucune intervention chirurgicale n’a été pratiquée par ce médecin depuis son installation il y a près de deux ans. Les accusations d’incompétence technique formulées par les usagers se doublent d’un refus de coopérer avec les infirmiers locaux qui possèdent pourtant une longue expérience du terrain. En l’espace de moins de deux ans, les trous financiers dans la caisse des médicaments se sont accumulés de façon précise, les résidents pointant trois détournements distincts portant sur des montants successifs de neuf cent mille francs, trois cent mille francs et quatre cent cinquante mille francs CFA.

 

Nous avons tenté d’appeler le docteur en personne pour obtenir sa version des faits, mais apparemment son réseau téléphonique ne passe pas. La population locale accuse massivement ce responsable, et la confusion demeure totale sur la réalité interne de ce centre de soins. Nous allons réitérer nos appels dans les prochains jours afin de recueillir d’autres témoignages et de faire toute la lumière sur cette affaire

 

Par Ibrahim Moussa

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Les Tongo-Tongo se rapprochent de la frontière centrafricaine, et la panique s’empare du village Ligwa 25 km d’Obo

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Les Tongo-Tongo se rapprochent de la frontière centrafricaine, et la panique s’empare du village Ligwa 25 km d’Obo

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

La panique s’installe à Ligwa, à vingt-cinq kilomètres d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. Les habitants redoutent l’arrivée nocturne des hommes de Joseph Kony, repérés tout près de la zone.

 

Le village de Ligwa, situé en direction de Bambouti, vit désormais dans une angoisse profonde. Comme vous le savez, la ville d’Obo constitue un carrefour stratégique unique, positionné à une trentaine de kilomètres de la République Démocratique du Congo et à une centaine de kilomètres du Soudan du Sud. Cette position géographique expose directement la population locale aux incursions des groupes armés qui circulent clandestinement dans la région triangulaire formée par ces trois frontières.

 

La panique actuelle découle d’événements sanglants survenus la semaine dernière de l’autre côté de la frontière, en République Démocratique du Congo. Les combattants de la LRA ont fait irruption dans deux villages congolais, Banda et Sokodé. Au cours de cet assaut, les rebelles de la RLA ont capturé huit personnes, des hommes et des femmes, ont tué un habitant et ont blessé un autre. Les miliciens d’autodéfense congolais de ces deux villages ont immédiatement pris en chasse les assaillants. Un affrontement s’en est suivi, coûtant la vie à un membre du groupe d’autodéfense congolais.

 

Après ces combats, les rebelles de la LRA de Joseph Kony ont pris la fuite et se dirigent maintenant vers la République Centrafricaine, ciblant précisément la zone de Ligwa.

 

Toutefois, la semaine dernière, plus précisement le Vendredi dernier, un chasseur Sud-Soudanais a formellement localisé ces criminels rebelles de la LRA à proximité du point de jonction des frontières. Les observations indiquent que les assaillants cheminent vers le Haut-Mbomou, probablement pour déboucher entre Obo et Bambuti.

 

La population locale connaît parfaitement le mode opératoire de ces combattants, qu’elle surnomme Tongo-Tongo en raison de leurs attaques menées généralement vers quatre heures du matin. Les habitants savent que le but premier de ces incursions nocturnes est l’enlèvement de civils. Les personnes capturées sont utilisées comme de simples outils de transport pour acheminer le matériel, les munitions et la nourriture des insurgés à travers la brousse. Soumis à des souffrances physiques extrêmes, certains captifs finissent par être intégrés de force dans les rangs de la rébellion. À Ligwa, l’attente de l’assaut imminent paralyse l’activité économique et agricole, les paysans craignant de se rendre dans leurs champs alors que les assaillants se rapprochent chaque heure un peu plus des habitations.

 

Par Éric Nzapa

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Fête de la musique 2026 : le rap à l’honneur en Centrafrique

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Fête de la musique 2026 : le rap à l’honneur en Centrafrique

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

L’Union de la musique centrafricaine lance pour cette fête de la musique 2026 un concours de rap ce 21 juin afin de redonner ses lettres de noblesse éducatives à un genre musical en perte de repères.

 

Dans le cadre des célébrations de la Fête de la musique, les projecteurs se tournent aujourd’hui dimanche 21 juin 2026 vers la scène hip-hop nationale. Cette initiative, portée par les responsables de l’Union de la musique des 100 Afrique, vise à redynamiser un secteur en pleine mutation au moment même où les épreuves et les sélections se déroulent à travers la ville.

 

Interrogé sur le sens profond de cette démarche, le président de l’organisation, monsieur Armand Touaboy, a tenu à clarifier la position et la vision de son bureau, en livrant une déclaration claire sur l’état actuel de ce genre musical :

 

« Alors je vous appelle aujourd’hui par rapport au fait de la musique qui va avoir lieu le 21 juin. Et cette année, l’Union de musique de son trafic avec tout le membre du bureau, on a décidé d’honorer le rappeur. Donc on a mis un concours de rap, le premier gagnant va avoir comme cadeau moto, et le deuxième, il y a le troisième, il y a le quatrième, il y a le cinquième, qui aura des lots de cadeaux donnés par nos partenaires orange et d’autres partenaires. Pour cette année, on a mi cette option dessus parce qu’on avait constaté que le jour d’aujourd’hui, rap n’est plus comme avant. C’est des jeunes qui font qu’insulter, clasher, mais pas de la bonne musique. Il n’y a pas d’éducation dedans. Donc on voulait faire ça pour les pousser, maintenant de revenir comme avant. Dans notre jeunesse, on avait dansé ça, mais ce n’est plus comme avant. »

 

Sur le terrain, l’effervescence est palpable et la compétition est en cours en ce moment même. Les premières sélections ont débuté ce matin dès 10 heures sur deux sites distincts, à savoir le terrain de l’école de Bimbo et l’espace situé à proximité de la gendarmerie de Landia. Les candidats s’affrontent musicalement pour décrocher leur ticket pour l’étape suivante, sous le regard attentif des jurés et des mélomanes venus en nombre.

 

La suite des événements promet de rassembler une foule immense dans le centre-ville. La grande finale est programmée pour se tenir au PK0 à partir de 15 heures, où les meilleurs talents issus des présélections du matin donneront le meilleur d’eux-mêmes pour tenter de décrocher la moto promise au vainqueur ainsi que les différents lots offerts par les partenaires.

 

Cette manifestation, menée en partenariat avec les autorités ministérielles de l’Agriculture, s’inscrit dans un agenda plus large. Le gouvernement a en effet exprimé le souhait de rassembler la grande famille artistique, en incluant notamment les membres de la FECAM. Selon les directives officielles, les festivités étatiques se feront de manière différée, l’Union ouvrant la marche avant les grands rassemblements collectifs prévus par les institutions.

 

Par Brahim Sallé

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Flash info : les mercenaires russes viennent de semer le chaos à Tabane, près de Zemio

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les mercenaires russes viennent de semer le chaos à Tabane, près de Zemio

 

Flash info : les mercenaires russes viennent de semer le chaos à Tabane, près de Zemio

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 21 juin 2026, au lendemain d’une réunion de sensibilisation menée par le comité de paix de Zemio, les mercenaires russes, en colère, sont venus ce dimanche 21 juin pour agresser violemment les habitants du village de Tabane et arrêter deux habitants sans même fournir une raison de leur kidnapping.

 

En effet, la localité de Tabane, située à 20 kilomètres de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, a vécu une matinée de terreur absolue ce dimanche 21 juin 2026. La veille, le samedi 20 juin, le comité de paix local de Zemio avait entrepris une tournée de sensibilisation dans les différents villages de l’axe menant vers Rafaï.

 

Lors de cette réunion publique avec la population, les membres du comité avaient exhorté la population civile à ne plus fuir dans la brousse quand ils voient les russes arrivent.

 

Les émissaires de la paix avaient prodigué des conseils d’apaisement, tentant de rassurer les habitants en leur affirmant que ces forces ne venaient pas pour les tuer ni pour les agresser, afin de briser l’habitude bien ancrée des villageois de vider les lieux par peur d’être tués ou jetés en prison sans raison avant d’être transférés pour un jugement à Bangui, une réalité qui consacre la vassalisation du pouvoir et de la justice.

 

Ayant écouté ces consignes d’apaisement, les habitants de Tabane sont restés dans leur village. Justement, ce dimanche matin, l’arrivée surprise d’un véhicule blindé transportant les mercenaires russes a pris la population de Tabane de court.

 

Constatant que la population n’avait pas fui, les mercenaires ont rassemblé les habitants qui pensaient de bonne foi assister à une suite des échanges de la veille. C’est à ce moment que la fureur des mercenaires russes a éclaté. Extrêmement en colère, ils se sont saisis de tiges de pilons en bois, l’outil traditionnel utilisé pour écraser les aliments dans les mortiers, pour infliger un châtiment corporel généralisé.

 

Les mercenaires ont tabassé les villageois un par un, leur reprochant directement d’avoir accepté la tenue de la réunion avec le comité de paix de Zemio et d’avoir participé à ces discussions de dialogue.

 

Parmi les nombreuses personnes frappées à coups de pilon, six personnes se trouvent actuellement dans un état de santé critique et gravement blessés.

 

Mais avant de quitter les lieux pour retourner à Zemio, les mercenaires ont jeté six flacons de sérum aux habitants, leur ordonnant de les injecter directement aux victimes qui gisent dans un état critique.

 

Cet acte provoque une immense incompréhension et une profonde colère au sein du village : les habitants dénoncent une tentative d’homicide déguisée, soulignant que ces mercenaires ignorent tout des antécédents médicaux des blessés, notamment l’existence possible de diabète qui rendrait l’injection de sérum glucosé mortelle.

 

Et plus grave, ils en profitent d’embarquer deux personnes également pour ramener à Zemio pour les emprisonner. Alors, tout le monde se pose de question pourquoi ce deux personnes ? Ce sont des gens qui n’ont rien fait, et qui ne sont même pas dans le comité de paix ou de la rebellion. Quel motif ils vont mettre sur ces pauvres personnes pour les incarcérer pour rien ?

 

Cette expédition punitive applique sur le terrain confirme exactement les récentes déclarations de Dimitri Sytyi sur la radio de propagande, où le chef de file du groupe russe a ouvertement proclamé qu’il n’y avait plus aucun dialogue possible et qu’aucune discussion ne devait avoir lieu dans le Haut-Mbomou.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : La psychose de la menace présumée ou réelle de coup d’État présage t-elle de l’amorce du processus de fin de règne ?

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Centrafrique : La psychose de la menace présumée ou réelle de coup d’État présage t-elle de l’amorce du processus de fin de règne ?

 

"Nous sommes gouvernés par une secte fermée" : Steve Bendon-Denny met à nu la démagogie totale du dictateur Touadéra face à la jeunesse
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique,  

Depuis son accession à l’indépendance dans les années 60, la République centrafricaine connaît les périodes les plus troubles et sombres de son histoire politique.

 

En effet, la septième République qui en réalité est un troisième mandat illégal controversé imposé aux forceps, est entrée dans une zone de haute turbulence caractérisée par la menace supposée ou réelle de coup d’État où l’on a peur de tout au point d’accuser son propre ombre ou silhouette.

 

C’est ainsi qu’un climat assourdissant de suspicion tous azimuts s’installe avec des conséquences néfastes telles les arrestations et perquisitions arbitraires ou illégales au mépris de la célèbre notion de la présomption d’innocence, la recherche vaine des caches d’armes, des accusations de complot, des dispositifs de surveillance des élites, des restrictions des libertés publiques fondamentales, la consignation excessive des casernes militaires, des excès de dispositions sécuritaires…bref le pays vit dans la hantise de coup d’État et de la chasse aux fantômes.

 

Fort de ce qui précède, le pouvoir de Bangui devenu paranoïaque qui voit les coups d’État partout ne s’occupe beaucoup plus à désamorcer les supposés coups d’État ou complots en préparation que de créer les conditions nécessaires pour répondre aux besoins primaires et vitaux de la population.

 

À ce stade, il apparaît important de souligner que ce climat de suspicion permanente de coup d’État affaiblit drastiquement l’élan démocratique, installe une relation de méfiance envers l’armée nationale, favorise la fuite galopante capitaux et décourage les éventuels investisseurs ainsi que les partenaires au développement.

 

Face à un pouvoir qui n’est pas comptable de ses faits et gestes devant son peuple, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Qu’est-ce qui peut légitimement justifier cette psychose virale de coup d’État qui pollue l’environnement socio-politique ?

2- Les mesures disproportionnées et illégales du pouvoir de Bangui au regard de la psychose de coup d’État se sont-elles révélées efficaces au point de rétablir la situation d’antan ?

3- Dans ce climat de suspicion généralisée, la réception des migrants en provenance des États-Unis ne constitue t-elle pas une menace supplémentaire eu égard à la multiplicité de nationalités ?

4- Dans le contexte de la réception des migrants en provenance des États-Unis, pourquoi une décision de cette envergure qui engage la vie de la nation est prise avec une certaine légèreté sans un débat national ni la consultation des représentants du peuple ?

 

En tout état de cause, ces différentes menaces supposées ou réelles de coup d’État génératrices de tensions électrostatiques qui se baladent librement et allègrement dans la stratosphère finiront par se réaliser pour restaurer la démocratie et l’état de droit au bénéfice du peuple souverain.

 

Par ailleurs, nous avons une pensée républicaine pour la sous préfète en captivité et sacrifiée par le pouvoir de Bangui entre les mains des résistants “Azandés” qui ne réclament que leur portion de droit dans la République.

 

Enfin, il faut souligner que ce qui fabuleux dans le mensonge érigé en mode de gouvernance de la septième République, c’est que le Président de la République et son gouvernement peuvent mentir à tout un peuple sauf à eux-mêmes.

 

Nous vous rappelons qu’on ne gère pas un peuple sans pour autant lui expliquer comment on le gère…alors donnez des explications au peuple sur le contrat signé avec le président américain pour la réception sur le territoire national des migrants expulsés des États-Unis.

 

En attendant que le peuple souverain plongé artificiellement dans un profond sommeil onirique se réveille et de se rendre à l’évidence que la supercherie de changement de constitution qui a embobiné le peuple avec une cargaison de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Lorsqu’un pouvoir fait peur à tout le monde et par la même occasion commence à avoir peur de tout le monde…c’est inévitablement la fin.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 20 Juin 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste

 

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Le pasteur Issan Faki pense sérieusement à quitter la tête de l’église UFEB Bataillon 2 après les troubles survenus le dimanche 12 avril 2026 à Bangui en son absence

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Le pasteur Issan Faki pense sérieusement à quitter la tête de l’église UFEB Bataillon 2 après les troubles survenus le dimanche 12 avril 2026 à Bangui en son absence

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Suite au culte agité du dimanche 12 avril 2026 à Bangui, le pasteur Issan Faki refuse de regagner son poste et étudie sérieusement l’option de devenir uniquement un pasteur missionnaire.

 

Tout a commencé au sein de l’église UFEB Bataillon 2 de Bangui avec la diffusion de deux compositions musicales sorties directement du studio par le pasteur Issan Faki lui-même. Ces morceaux, contenant des paroles très dures et ciblées, visaient explicitement certains membres de la communauté UFEB-Bataillon 2 que le pasteur Faki considérait comme ses détracteurs.

 

Aussitôt sorties, ses propres enfants ont partagé ces chansons dans plusieurs espaces de discussion de l’église, notamment celui de la chorale. Une responsable de la chorale, en conflit ouvert avec le pasteur après avoir été écartée de son rang de diaconesse  proposée sans motif apparent, a vivement contesté cette démarche en affirmant que ce canal n’était pas approprié pour ce type de musique. Le président de la chorale a soutenu cette position, y voyant une provocation directe.

 

La situation a pris une tournure publique le dimanche 12 avril 2026 lors du service en français. Au moment de monter sur scène, les membres de la chorale ont choisi de diffuser la chanson du pasteur Issan Faki dans toute l’enceinte du temple. À la fin de la musique, le président de la chorale a pris la parole au micro pour dénoncer ouvertement la gestion du pasteur depuis son arrivée en 2019, évoquant des malversations, des insultes et des provocations qui décourageaient les fidèles. Il a réclamé publiquement son remplacement immédiat.

 

Face à cette déclaration, l’épouse du pasteur a tenté de réagir, mais le responsable du culte lui a retiré le micro. C’est à ce moment que la fille du pasteur a éclaté de colère, hurlant au milieu de la foule. Des responsables ont dû intervenir pour l’emmener dehors afin de calmer les esprits, alors que l’assemblée était en plein désarroi.

 

Pendant que ces scènes de violence verbale se déroulaient à Bangui, le pasteur Issan Faki se trouvait à Yaoundé, au Cameroun, en compagnie d’un ami pasteur très proche. Il y effectuait des démarches administratives dans le but d’obtenir un visa pour un voyage pastoral prévu en Suisse. C’est dans ce contexte que sa famille et ses proches l’ont joint par téléphone pour lui relater en détail les graves incidents survenus durant le culte du 12 avril.

 

À l’écoute de ces nouvelles, le pasteur Issene Faki a subi un choc psychologique immédiat. Sa tension artérielle est montée d’un coup sous l’effet de la panique et de la fatigue, provoquant un malaise brutal qui l’a plongé dans un état d’inconscience s’apparentant au coma.

 

Son compagnon de voyage a immédiatement réagi en lui prodiguant des conseils, en initiant des prières intenses pour son rétablissement et en le transportant d’urgence dans un hôpital de la capitale camerounaise. Grâce à une prise en charge médicale rapide, le pasteur a pu être soigné et stabilisé. Une fois rétabli et son visa obtenu, il a regagné la capitale centrafricaine.

 

Mais au lieu de se rendre à son église pour affronter la situation et répondre aux attentes des fidèles, l’homme a choisi de s’enfermer dans sa résidence en convalescence, gérant les affaires à distance. Il s’est ensuite envolé pour sa mission en Suisse.

 

Depuis son retour de Suisse il y a deux semaines, le pasteur maintient une totale distance avec son église. Cela fait maintenant près de trois semaines qu’il ne s’est pas présenté aux cultes, continuant de dicter ses instructions depuis sa maison.

 

Cette attitude provoque l’incompréhension des deux camps qui se sont formés, entre les partisans de la chorale et les fidèles restés loyaux au pasteur. L’église, qui a vu ses effectifs chuter de manière importante pour ne compter aujourd’hui que 200 à 300 personnes, attendait des explications. Les dernières informations recueillies indiquent que le pasteur Issan Faki refuse désormais de revivre de tels affrontements et envisage sérieusement de renoncer à sa charge locale pour devenir un pasteur missionnaire itinérant, sans attache fixe, se contentant d’enseigner la Bible de communauté en communauté. Une décision qui implique de abandonner le confort matériel lié à sa fonction actuelle à la tête du Bataillon 2.

 

Par Alain Nzilo

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Martin Ziguélé dénonce une tentative de son assassinat déguisée : le choc d’une pelleteuse lancée sur son convoi au PK11

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Martin Ziguélé dénonce une tentative de son assassinat déguisée : le choc d’une pelleteuse lancée sur son convoi au PK11

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et ancien Premier ministre, a révélé les circonstances d’un incident grave survenu fin février. Selon ses propres mots, un engin de chantier , une pelleteuse,  a foncé délibérément sur le véhicule de son convoi alors qu’il rentrait des obsèques d’un camarade du parti dans le sud du pays.

 

L’ancien chef du gouvernement explique qu’un militaire l’a orienté vers un tronçon de route de l’avenue du 15 mars fraîchement asphalté, ouvert depuis seulement deux ou trois jours. À peine engagé sur cette portion, la pelleteuse a surgi et s’est dirigée droit sur sa voiture. Le chauffeur a réagi en freinant et en se rangeant, ce qui a limité les dégâts : l’engin s’est encastré dans le véhicule sans causer de blessures graves aux occupants.

 

Martin Ziguélé insiste sur le caractère intentionnel de l’acte. « C’était délibéré », affirme-t-il sans hésitation. Un constat de gendarmerie a été établi sur place. Les gendarmes ont demandé la production d’un devis pour permettre à l’entreprise de reprendre son matériel, mais l’opposant a refusé et a fait remorquer le véhicule par ses propres moyens.

 

Il a choisi de ne pas engager de poursuites judiciaires. « Une procédure n’aboutirait jamais », dit-il, en citant l’exemple d’une autre affaire pendante depuis trois ans devant le tribunal de grande instance de Bangui : une plainte du MLPC contre des personnes qui utiliseraient frauduleusement le nom du parti. À ce jour, aucune audience n’a été fixée.

 

L’incident s’inscrit, selon Martin Ziguélé, dans un climat où le droit a cédé la place à la force brute et aux menaces physiques. « Nous devons rester vigilants dans cet écosystème », ajoute-t-il. Il rappelle que le MLPC, fondé en 1979 et acteur clé de la chute du régime Bokassa, a connu l’interdiction entre 1982 et 1992 avant de revenir sur la scène politique et de remporter les élections de 1993. L’opposant historique refuse de céder à la peur : « Nous ne sommes pas effrayés par l’arbitraire, nous nous battrons contre lui. »

 

Cet événement personnel intervient dans un contexte de tensions accrues entre le pouvoir en place et l’opposition démocratique, regroupée au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), dont le MLPC fait partie. Martin Ziguélé et ses camarades ont décidé de ne pas participer aux élections présidentielles et législatives de décembre 2025, qualifiant le scrutin de non conforme aux règles de transparence et d’équité.

 

L’ancien Premier ministre conclut sur la nécessité de demeurer mobilisé pour préserver les libertés et la République. Il remercie la Fondation Jean-Jaurès et son interlocuteur pour avoir maintenu le lien avec le monde extérieur et avec ceux qui défendent la paix et la démocratie.

 

L’incident du convoi reste pour l’instant sans suites judiciaires officielles. Martin Ziguélé appelle à la prudence accrue dans un environnement où les actes de ce type peuvent se multiplier sans sanction.

 

Par Anselme Mbata

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Mairie de Bangui : La débandade des miliciens du MCU après le naufrage de la candidature de Portia Abazen

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Mairie de Bangui : La débandade des miliciens du MCU après le naufrage de la candidature de Portia Abazen

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La fuite commence à Bangui. Les miliciens et les agitateurs quittent un à un le navire du Mouvement Cœurs Unis (MCU) suite à leur échec retentissant pour imposer Portia Abazen à la tête de la municipalité. Face à cette débâcle, les masques tombent et la panique s’installe chez ceux qui croyaient pouvoir dicter leur loi par la manipulation et la rue.

 

La capitulation de Blaise Didacien Kossimatchi

Le premier à acter publiquement sa défaite est Blaise Didacien Kossimatchi. Par une lettre datée du 19 juin 2026, celui qui occupait la fonction de Secrétaire national chargé de la sensibilisation, de la mobilisation et de la stratégie globale a officiellement jeté l’éponge. Kossimatchi annonce sa démission de ses charges au sein du parti, prétextant de soudaines convenances personnelles pour se consacrer à des activités associatives et caritatives.

 

Cette annonce relève d’une hypocrisie totale. Blaise Didacien Kossimatchi figurait en première ligne des conspirateurs qui ont mobilisé et rabattu la foule pour manifester devant la mairie afin de forcer l’élection de la conseillère municipale Portia Abazen. Ce départ précipité n’est rien d’autre que la fuite d’un des cerveaux de cette fronde manquée, tentant de sauver sa peau après avoir mené ses troupes au désastre.

 

L’heure de la radiation pour Portia Abazen et le tricheur Doctrouvé

Après cette désertion, le dossier de Portia Abazen se trouve désormais sur la table des instances disciplinaires du MCU. En s’alliant à des chefs miliciens et en refusant de se plier aux arbitrages de son parti, Portia Abazen s’est rendue coupable d’une insubordination claire. Sa radiation définitive du MCU est aujourd’hui inévitable pour clore cette tentative de rébellion interne menée par pur égocentrisme.

 

Le cas du tricheur Euloge Doctrouvé Koï exige une sévérité tout aussi exemplaire. Cet individu, qui est allé jusqu’à déclarer publiquement sa foi aveugle en Portia Abazen, affirmant croire en elle plus qu’en Jésus-Christ, se retrouve totalement acculé. Non seulement le MCU doit prendre ses responsabilités en prononçant sa radiation immédiate pour son rôle de déstabilisateur, mais le châtiment doit aussi s’étendre au domaine spirituel. Au sein même de sa propre communauté religieuse, Euloge Doctrouvé Koï s’expose à une excommunication sans appel pour ce blasphème odieux.

 

Le grand nettoyage d’un parti de bras cassés

Il ne reste désormais plus que le cas pathétique d’Euloge Doctrouvé Koï au milieu des décombres de ce complot. Si cet agitateur refuse de débarrasser le plancher de lui-même, les structures dirigeantes devront trancher dans le vif. Cet épisode met en lumière la présence de véritables rebelles et de miliciens logés au cœur d’un parti devenu un repaire de bras cassés et de prédateurs opportunistes.

 

L’heure est désormais à la responsabilité collective. Chaque entité, qu’elle soit politique ou religieuse, se doit de nettoyer ses propres rangs pour extirper ces éléments toxiques qui confondent l’action publique avec le gangstérisme de rue et l’imposture morale. Les gesticulations de cette faction de frondeurs se heurtent à la réalité de leur isolement, ouvrant la voie à un règlement de comptes généralisé où chaque comploteur devra payer le prix de sa trahison.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Serge Simon Bozanga enfonce le clou après la démission de Kossimatchi du MCU

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Centrafrique : Serge Simon Bozanga enfonce le clou après la démission de Kossimatchi du MCU

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Suite à la démission de Blaise Didacien Kossimatchi, Serge Simon Bozanga publie un réquisitoire incendiaire sur les réseaux sociaux, annonçant l’effondrement imminent du parti présidentiel.

 

L’activiste politique Serge Simon Bozanga n’a pas tardé à réagir publiquement après le départ de Blaise Didacien Kossimatchi du Mouvement Cœurs Unis. Dans une publication diffusée ce 19 juin 2026, l’auteur dresse un bilan extrêmement sombre de la situation interne de la formation au pouvoir. Pour ouvrir son propos, Serge Simon Bozanga choisit une référence biblique explicite en affirmant qu’une maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Selon ses propres dires, la structure politique présidentielle craque et implose au point que rien ne va plus désormais.

 

L’examen de Serge Simon Bozanga cible directement la gestion des dernières échéances électorales internes, notamment au niveau de la municipalité de la capitale. L’auteur utilise des termes particulièrement rudes pour qualifier le scrutin, écrivant textuellement que les élections ont été magouillées. Dans sa dénonciation, il ajoute que certains partisans candidats ont été favorisés pendant que d’autres ont dû monnayer leur siège ou raser les murs. Cette déclaration dénonce ouvertement les pratiques de favoritisme et les arrangements financiers secrets au sein du mouvement.

 

Au-delà des simples querelles de positionnement pour la mairie, Serge Simon Bozanga évoque une crise institutionnelle généralisée. Dans son texte visible sur l’image.png, il affirme que les accusations de coup d’État fusent de partout au sommet de l’État. L’auteur fait état de développements critiques, mentionnant que des perquisitions sont menées et qu’elles inquiètent les hauts dignitaires du pays. Toujours d’après Serge Simon Bozanga, des arrestations qualifiées par lui d’arbitraires se déploient dans le but de séquestrer des individus désignés comme complices, tandis que d’autres acteurs réussissent à prendre la clé des champs.

 

Le constat partagé dépeint une ambiance de panique parmi les cadres et les militants de la majorité. Serge Simon Bozanga soutient que la déception, la frustration et la grogne montent au sein de l’organisation. L’auteur estime que le parti se trouve actuellement au bord de l’implosion, entraînant un découragement chez les partisans ainsi que dans les structures inféodées au pouvoir. Pour lui, le départ de Blaise Didacien Kossimatchi constitue le point de départ d’une série inévitable, affirmant que les démissions commencent à tomber.

 

La critique de Serge Simon Bozanga s’étend enfin à l’action même de l’exécutif national. Il soutient que le gouvernement est à l’arrêt, asphyxié sur les plans financier et militaire, liant notamment cette situation à la fermeture des bases de la force internationale. Pour finir son pamphlet, l’auteur décrit un climat délétère qui alourdit le ciel centrafricain comme une chape de plomb, affirmant que dans tout ce magma le peuple centrafricain retient son souffle. Les partisans de la municipalité se retrouvent ainsi pris au piège de ces accusations internes qui ébranlent les fondations mêmes de la structure administrative tandis que les réunions secrètes de crise s’enchaînent à huis clos dans les bureaux de l’exécutif communal.

 

Par Alain Nzilo

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TOUADÉRA, SARANDJI, MOLOUA : LES CENTRAFRICAINS VEULENT DES COMPTES

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TOUADÉRA, SARANDJI, MOLOUA : LES CENTRAFRICAINS VEULENT DES COMPTES

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La démission du gouvernement Moloua II a rouvert une question que beaucoup de Centrafricains portent depuis longtemps : où est passé l’argent public de ces dix dernières années, et qui va répondre de sa gestion devant la nation ?

 

La question n’est pas nouvelle. Elle revient à chaque remaniement, à chaque fin de mandat, à chaque discours inaugural d’un nouveau gouvernement. Mais cette fois, la pression monte différemment. Des citoyens, des observateurs, des acteurs de la société civile posent la même exigence avec une clarté inhabituelle : avant de nommer de nouveaux ministres, il faudrait d’abord expliquer ce que les précédents ont réellement accompli.

 

Dix ans. C’est la durée du règne politique de Faustin-Archange Touadéra à la tête de la République centrafricaine, avec des gouvernements conduits notamment par Félix Moloua, et l’influence persistante de Simplice Mathieu Sarandji à la présidence de l’Assemblée nationale. Dix ans pendant lesquels des milliards de francs CFA ont circulé à travers le budget national, les appuis budgétaires des bailleurs internationaux, les projets de reconstruction et les financements des partenaires techniques et financiers.

 

Le résultat visible, lui, reste difficile à défendre.

Dans plusieurs régions du pays, les populations vivent encore sans routes praticables, sans accès régulier aux soins ou à l’éducation, sans perspective d’emploi. Ce n’est pas une situation abstraite. C’est le quotidien de millions de personnes dans un pays théoriquement engagé depuis une décennie dans un processus de reconstruction nationale.

 

Le ministère de l’Éducation nationale fait partie des départements les plus exposés à la critique. Des établissements scolaires restent en ruine ou fonctionnent sous des abris de fortune. Des enfants étudient encore sous les manguiers dans plusieurs localités, alors que des financements importants avaient été annoncés pour la réhabilitation des infrastructures. Le manque d’enseignants qualifiés, les retards de paiement des enseignants contractuels et les difficultés des maîtres-parents n’ont pas disparu. Les discours officiels sur la refondation du système éducatif, eux, ont continué.

 

La santé n’est pas dans un état différent. Des centres de santé manquent de médicaments et de personnel dans plusieurs préfectures. Des malades parcourent encore de longues distances pour atteindre le premier poste de soins fonctionnel. Les hôpitaux manquent d’équipements. Les conditions de travail du personnel médical restent précaires dans beaucoup de zones. Des financements internationaux ont pourtant été mobilisés pour renforcer le système sanitaire.

 

Au ministère du Travail et de l’Emploi, la question du chômage des jeunes reste entière. Chaque année, des diplômés arrivent sur un marché du travail qui ne peut pas les absorber. La précarité sociale gagne du terrain pendant que les discours officiels sur la relance économique continuent de circuler.

 

Le ministère de l’Action humanitaire fait l’objet d’interrogations particulières. Des milliers de Centrafricains vivent encore dans des situations de déplacement et de vulnérabilité extrême. Les autorités avaient multiplié les annonces autour du retour volontaire et sécurisé des réfugiés. Mais sur le terrain, les problèmes d’assistance, de sécurité et d’accès aux services de base persistent. Le site de Zapay, en République démocratique du Congo, concentre plusieurs de ces préoccupations. Des réfugiés centrafricains ayant fui les violences dans le Haut-Mbomou y vivent dans des conditions difficiles, aggravées par le retrait de certains partenaires humanitaires. Des interrogations précises se posent : combien de personnes ont réellement regagné la Centrafrique, quelles ressources ont été mobilisées pour les accompagner, et qui a suivi concrètement leur réinstallation ?

 

Le dossier des garnisons militaires revient régulièrement dans les débats. D’importants moyens financiers avaient été mobilisés pour la construction d’infrastructures militaires dans le cadre de la modernisation des Forces armées centrafricaines. Combien de garnisons ont réellement été construites ? Les marchés ont-ils été attribués dans les règles ? Les infrastructures sont-elles opérationnelles aujourd’hui ? Dans un contexte sécuritaire encore instable, les ressources destinées à la défense nationale méritent un contrôle rigoureux.

 

L’énergie et l’eau potable restent des problèmes quotidiens à Bangui comme en province. Des projets ont été financés avec l’appui de partenaires internationaux. Mais les coupures de courant continuent, et l’accès à l’eau potable reste limité dans beaucoup de quartiers. Les citoyens veulent savoir ce qui a réellement été construit et ce que ces chantiers ont coûté.

 

Le ministère des Travaux publics cumule lui aussi les critiques. Des routes restent dégradées malgré les projets de réhabilitation annoncés. Des chantiers ont été abandonnés. La qualité de certains travaux livrés est régulièrement contestée. Le projet de réhabilitation de l’axe Aéroport-PK0, censé incarner la modernisation des infrastructures de la capitale, concentre plusieurs de ces interrogations : budgets engagés, délais d’exécution, qualité des travaux réalisés.

 

Le stade 20 000 places de Bangui est devenu un cas emblématique. Des ressources importantes y ont été investies pour sa réhabilitation. Le stade n’est toujours pas homologué pour des compétitions internationales officielles. Les équipes nationales centrafricaines continuent de jouer à l’extérieur du pays, avec les coûts que cela représente. Des audits avaient été annoncés. Leurs conclusions n’ont pas été rendues publiques. Les questions restent sans réponse : qui a géré ces fonds, quels travaux ont été effectivement réalisés, et pourquoi les résultats ne sont-ils pas au rendez-vous ?

 

Le secteur minier est un autre dossier qui attend une clarification. La Centrafrique dispose de ressources naturelles importantes. Pourtant, dans plusieurs zones d’exploitation, les populations locales continuent de vivre dans une pauvreté profonde. Des accusations de délivrance irrégulière de permis d’exploitation circulent depuis plusieurs années. Les critères d’attribution, les sociétés bénéficiaires et les retombées effectives pour l’État restent dans l’obscurité pour la grande majorité des citoyens.

 

L’agriculture, présentée à répétition comme un moteur du développement, reste bloquée par le manque de soutien technique, l’insuffisance des infrastructures rurales et les difficultés d’accès aux marchés. Le foncier, lui, est devenu un problème à part entière. Obtenir un titre foncier à Bangui ou en province reste long, coûteux et compliqué. Le prix des parcelles dans la capitale échappe à une grande partie des habitants. Des projets d’extension de Bangui sur environ 50 km² avaient été évoqués pour répondre à la pression démographique. Sur le terrain, la situation reste bloquée.

 

Le RCPCA, présenté lors de la Conférence de Bruxelles comme le programme majeur de reconstruction nationale, suscite lui aussi des demandes d’explication précises. Des financements importants ont été promis et en partie décaissés. Les Centrafricains veulent savoir ce qui a réellement été réalisé, quelles entreprises ont bénéficié des marchés publics, et quel est le niveau d’exécution réel des projets financés dans ce cadre.

 

La transition gouvernementale en cours ne peut pas se résumer à un simple jeu de chaises. Des citoyens, des acteurs politiques et des observateurs posent une exigence précise : aucun ministre ne devrait quitter ses fonctions sans rendre compte publiquement de sa gestion. Cette pratique permettrait d’assurer la continuité de l’État et de préserver une mémoire administrative qui disparaît aujourd’hui avec chaque remaniement.

 

Plusieurs voix réclament l’ouverture d’audits indépendants dans les principaux ministères et sur les grands projets publics : vérification des procédures de passation des marchés, contrôle de l’utilisation des fonds, évaluation des résultats obtenus sur le terrain. L’État centrafricain n’appartient ni à un clan, ni à un réseau politique, ni à un groupe d’intérêts. Les ressources publiques appartiennent au peuple centrafricain.

 

Ce que beaucoup de citoyens demandent aujourd’hui n’est pas exceptionnel dans une démocratie qui fonctionne : que les gouvernants expliquent ce qu’ils ont fait de l’argent public avant de passer la main.

 

Et pendant que cette question reste sans réponse, un nouveau gouvernement se prépare à prendre ses fonctions, avec les mêmes promesses, devant le même peuple.

 

Roméo Silvère Doubalet

Journaliste

La voix des sans voix

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Ça y est ! Le nouveau Premier ministre, Félix Moloua, dans sa première interview, délire complètement

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Ça y est ! Le nouveau Premier ministre, Félix Moloua, dans sa première interview,  dévoile ses deux priorités pour la 7e République : levée de drapeau et travail à l’heure, pathétique

Le premier ministre Félix Moloua
Le premier ministre Félix Moloua

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À la suite de sa nomination comme le nouveau premier ministre de la septième république des bras cassés et des criminels, Félix Moloua publie son plan : chanter l’hymne et arriver à 8h. Est-ce son cerveau ou sa bouche qui parle ? Incroyable!

 

Sitôt désigné, Félix Moloua dévoile en effet ses deux grands chantiers sur les réseaux sociaux : la levée du drapeau et les ministres à l’heure. Regardez ce niveau d’incompétence ! On commence à comprendre la trajectoire de ce pouvoir : à force de s’éterniser aux affaires, ce régime n’a tout simplement plus la moindre idée. C’est le vide total, la panne sèche d’inspiration. Quand on reste sur place trop longtemps sans se renouveler, l’esprit s’engourdit, et on finit par accoucher de mesures dérisoires pour masquer l’absence de vision économique et sociale.

 

Où Monsieur « Fix » Moloua a-t-il bien pu dénicher une idée pareille pour diriger un État ? Est-ce le fruit d’un calcul politique ou simplement des mots jetés en l’air par sa bouche pour meubler l’antenne ? Exiger la présence des ministres à 8h tapantes comme condition suprême de leur maintien démontre une légèreté déroutante. On recrute désormais les dirigeants d’un pays sur leur capacité à faire sonner un réveil-matin, et non sur leurs compétences à redresser la Centrafrique.

 

Pour ce qui est du quotidien de la population, c’est le néant absolu. Sur la détresse des ménages, la cherté de la vie ou le manque d’infrastructures : rien. Le Premier ministre esquive ses responsabilités et demande gentiment aux citoyens de se mettre au travail en lançant un incroyable : « on verra quand les choses vont s’arranger ». C’est l’aveu même d’un capitaine qui n’a plus de boussole et qui navigue à vue.

 

Le second pilier de son grand programme national relève carrément de la punition scolaire. Forcer l’ensemble des fonctionnaires à se rassembler chaque lundi matin autour du mât pour entonner l’hymne national est une formule aberrante. Le chef du gouvernement s’imagine-t-il qu’une chorale obligatoire va miraculeusement remplir les assiettes vides ou stabiliser l’économie du pays ?

 

« À force de durer au pouvoir, l’imagination s’éteint et laisse place à la gestion d’une cour de récréation. »

 

Pour couronner ce spectacle, Monsieur Moloua annonce vouloir mobiliser des ambulances pour traquer la mauvaise manière de servir. On croit rêver. Alors que le système de santé manque de tout, le Premier ministre préfère utiliser les véhicules d’urgence pour faire de la délation administrative et surveiller les retards. Cette gestion infantile et déconnectée prouve que ce gouvernement est à bout de souffle, incapable de proposer la moindre réforme d’envergure pour la 7e République.

 

Par Anselme Mbata

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Pourquoi le Football et le Basketball Comptent au-delà du Terrain en Afrique Centrale

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Pourquoi le Football et le Basketball Comptent au-delà du Terrain en Afrique Centrale

 

Le sport en Afrique centrale n’est jamais simplement du sport. Sur les terrains en béton fissuré de Kinshasa et les pelouses poussiéreuses de Yaoundé, le football et le basketball portent un poids qui dépasse largement le coup de sifflet final. Pour des millions de jeunes à travers la région, ces deux disciplines représentent un accès à l’éducation, à la communauté, et à un avenir qui pourrait autrement sembler hors de portée.

L’Impact Durable du Football sur les Communautés et la Jeunesse

Le football occupe depuis longtemps une place centrale en Afrique centrale : il rassemble les quartiers, crée un langage commun et dépasse largement le simple cadre culturel. De plus en plus, les programmes de base l’associent aussi à l’éducation. À Kinshasa, par exemple, la Ndembo League utilise le sport pour encourager l’inclusion sociale et l’assiduité scolaire chez les enfants de 7 à 13 ans.

Dans une région où de nombreux enfants restent déscolarisés, lier football et incitations éducatives devient une intervention concrète. Les initiatives plus larges, comme TECNO x CAF Future Star of Africa, renforcent aussi le développement des jeunes talents sur le continent. Pour le Cameroun et la RD Congo, le football représente enfin un levier économique important, porté par la visibilité des joueurs professionnels, les investissements locaux et l’attention médiatique autour des grandes compétitions.

Cette même logique d’accès progressif se retrouve aussi dans l’univers du divertissement numérique, où l’entrée doit être simple, encadrée et adaptée aux débutants. Les plateformes comme https://www.slotozilla.com/fr/tours-gratuits offrent aux joueurs une entrée sans risque dans les jeux de casino en ligne. Ceci sert à abaisser la barrière d’entrée pour permettre à chacun de découvrir les meilleurs jeux de casino et de progresser à son propre rythme. De la même manière, les programmes de football bien conçus offrent aux jeunes une entrée accessible dans le sport structuré.

Comprendre la valeur développementale du football sépare l’investissement du spectacle.

Source de l’image : unsplash.com

Pourquoi le Basketball se Développe Rapidement en Afrique Centrale

La croissance du basketball en Afrique centrale s’est considérablement accélérée ces dernières années, en grande partie grâce à la réalité démographique et aux investissements internationaux. La NBA a ouvert la saison 2025-26 avec un record de 135 joueurs internationaux issus de 43 pays, et plus de 55 étaient soit nés en Afrique, soit avaient au moins un parent africain. Ce niveau de représentation change la façon dont les jeunes de Kinshasa ou de Yaoundé perçoivent ce sport.

La Basketball Africa League, désormais à sa cinquième saison, a créé un parcours professionnel qui n’existait pas il y a dix ans. Le programme BAL Elevate connecte directement les prospects de la NBA Academy Africa aux équipes de la BAL, offrant aux joueurs adolescents de pays comme la RD Congo une exposition à des environnements professionnels alors qu’ils sont encore en développement. Yohane Kabongo Tshaba, ailier fort du Congo actuellement inscrit à la NBA Academy Africa, fait partie de la dernière génération de prospects d’Afrique centrale travaillant à travers ce pipeline.

Ulrich Chomche, sélectionné en 57e position lors de la Draft NBA 2024 par les Toronto Raptors, représente ce qui est possible pour les jeunes joueurs camerounais qui accèdent aux bonnes structures de développement. Son parcours, de l’Afrique centrale à travers le système de basketball continental jusqu’à un contrat NBA, en a fait une référence pour les entraîneurs et les parents à travers la région.

Créer des Voies pour les Jeunes Talents

Les académies de basketball font quelque chose que le football a historiquement eu du mal à reproduire : elles combinent le développement athlétique avec l’éducation dans un format résidentiel structuré. La NBA Academy Africa à Saly, au Sénégal, offre aux meilleurs prospects un soutien académique, des programmes de compétences de vie et un développement du leadership aux côtés d’un entraînement quotidien au basketball.

Le camp Basketball Without Borders Africa, tenu au Rwanda en août 2025, a réuni 60 des meilleurs joueurs masculins et féminins de moins de 18 ans de tout le continent, associant le basketball compétitif à des sessions de compétences de vie et à des programmes de responsabilité sociale.

Source de l’image : unplash.com

Comment les Deux Sports Contribuent au Développement Régional

Ensemble, le football et le basketball accomplissent en Afrique centrale quelque chose que les programmes de développement conventionnels peinent souvent à réaliser : ils suscitent un véritable engagement de la part des jeunes.

Les résultats en matière de santé et de bien-être s’améliorent lorsque le sport est accessible et attrayant. Les qualités de leadership se développent dans des environnements d’équipe d’une manière que les seuls cadres scolaires ne peuvent pas reproduire.

Ce qui compte peut-être le plus, c’est que les deux sports produisent des modèles visibles. Quand les joueurs de la RD Congo célèbrent une qualification pour la Coupe du Monde ou qu’un adolescent camerounais signe un contrat NBA, cela transforme ce que les jeunes de la région croient possible pour eux. Ce changement d’aspiration est l’un des résultats de développement les plus puissants que le sport puisse offrir.

 

Fin des parties pour Nakombo à la tête de la mairie de Bangui, élection d’un nouveau maire et création d’une nouvelle rébellion au sein du parti MCU

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Fin des parties pour Nakombo à la tête de la mairie de Bangui, élection d’un nouveau maire et création d’une nouvelle rébellion au sein du parti MCU

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mercredi 17 juin 2026, l’élection de la nouvelle chef de la municipalité a bouleversé l’échiquier politique de Bangui, mettant un terme définitif à une gestion municipale vieille de dix ans.

 

Depuis la nomination d’Émile Gros Nakombo à la direction de la mairie en 2006 par le dictateur et empereur Faustin Archange Touadera, la capitale centrafricaine n’avait pas connu un tel bouleversement. Après une décennie de pouvoir absolu, le maire sortant a vu sa remplaçante élue au cours d’une journée de votes particulièrement agitée. Cette passation de pouvoir s’est transformée en un règlement de comptes public entre deux factions rivales du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis (MCU).

 

La course à la mairie mettait aux prises deux figures féminines majeures du mouvement des cœurs unis (MCU). D’un côté, madame Mano, épouse du directeur général de l’Office national pour le matériel (ONEM). De l’autre, madame Portia Déya Abazene, cadre des douanes et femme du petit frère du ministre de la Justice.

 

Cette dernière, forte de ses appuis familiaux et de son statut professionnel, se pensait intouchable et croyait que tout lui était permis.

 

Sans surprise, trois jours avant le scrutin, monsieur Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif du MCU, a convoqué une réunion d’urgence à L’hôtel Ledger Plazza de Bangui pour fixer la ligne officielle du parti. La consigne de Simplice Mathieu Sarandji était claire : madame Portia Déya Abazene devait obligatoirement retirer sa candidature pour laisser le champ libre à madame Mano, désignée comme l’unique représentante officielle du MCU.

 

Cette injonction a provoqué la fureur de la douanière. Refusant catégoriquement de plier, elle a rappelé les sommes colossales qu’elle prétend avoir investies dans cette campagne. Sa réaction a été radicale. Elle a profité de cette crise pour fonder sa propre faction dissidente, une véritable rébellion politique au sein même du parti MCU.

 

Pour appuyer ses ambitions et imposer sa candidature, madame Portia Déya Abazene a mobilisé la milice requin. Les éléments de la milice requin ont ainsi organisé une marche devant la mairie de Bangui lors du scrutin du 17 juin. Malgré cette démonstration de force pour forcer le destin, le plan a échoué. Lors du dépouillement, madame Mano a écrasé sa rivale. Madame Portia Déya Abazene a subi une défaite cuisante, validant ainsi la stratégie de Simplice Mathieu Sarandji.

 

Devenue chef rebelle au sein du parti, elle a ensuite envisagé avec ses miliciens Requins l’incendie des habitations de Sarandji. En réalité, madame Portia Déya Abazene commet l’erreur de s’amuser avec Sarandji, alors que le dictateur Touadera lui-même respecte les choix de ce dernier et plie devant ses décisions.

 

Ignorant totalement si l’ordre d’éviction provenait directement du dictateur en personne, elle a choisi de faire la tête et de s’entêter. Elle subit désormais de plein fouet les lourdes conséquences de ses propres actes et de ses propos outrepassant les règles du pouvoir en place

 

Par Gisèle MOLOMA

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Gouvernement Moloua 3 : Comment le ministre de la Santé Pierre Somsé utilise le chantage pour tenter de berner Touadéra et rester au gouvernement

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Gouvernement Moloua 3 : Comment le ministre de la Santé Pierre Somsé utilise le chantage pour tenter de berner Touadéra et rester au gouvernement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Élu député de Berberati 1 après avoir évincé le sortant Sosthène Ndèngbè, Pierre Somsé refuse de siéger à l’Assemblée nationale. Il préfère utiliser le chantage pour garder son poste à la tête du département de la santé.

 

La trahison du mandat législatif constitue le point d’orgue de la méthode Somsé. Sitôt le scrutin de Berberati remporté, le nouveau député a choisi de tourner le dos à l’Assemblée nationale. Plutôt que de défendre les intérêts de sa circonscription sur les bancs de l’hémicycle, le ministre a fait le choix de rester au sein du gouvernement Moloua 3. Ce refus de siéger découle de calculs précis liés aux avantages matériels et aux retours financiers que procure la gestion directe du budget de la santé publique, un département propice aux détournements et aux privilèges que le pouvoir législatif ne peut offrir.

 

Pour légitimer ce maintien forcé à la tête du ministère, le Dr Pierre Somsé a déployé une stratégie de persuasion redoutable auprès du président Faustin-Archange Touadéra et de l’ensemble du cabinet ministériel. L’homme fort de la santé publique fonde toute sa défense sur l’existence d’un prétendu grand projet sanitaire national, un dossier mastodonte dont le financement global dépendrait uniquement de sa reconduction. Selon ses déclarations insistantes, répétées à ses collègues et diffusées jusque dans les discussions de quartier, ce programme d’envergure internationale doit attirer des investissements massifs de la part des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé avec une échéance fixée à l’horizon 2027.

 

Le ministre de la Santé utilise ce dossier comme une arme politique exclusive. Il affirme sans sourciller que le retrait de sa personne physique de la gestion du ministère détruirait instantanément la confiance des partenaires extérieurs, bloquant ainsi l’arrivée des capitaux promis. Ce chantage technique et financier repose sur l’idée qu’aucun autre cadre centrafricain ne possède les compétences requises pour piloter ces négociations avec le monde de l’aide internationale. Face à cette pression habilement exercée, le président Touadéra, n’étant pas un spécialiste de ce secteur technique, s’est laissé convaincre par la rhétorique de son ministre, acceptant sa reconduction par peur de voir s’envoler ces financements hypothétiques.

 

Pourtant, la réalité du terrain contredit fermement cette nécessité absolue. Sous la direction prolongée de Pierre Somsé, le système sanitaire centrafricain a connu une dégradation continue, caractérisée par un manque de médicaments de base, des hôpitaux publics en ruine et une gestion administrative opaque. Le ministre utilise ce mirage du grand projet de 2027 pour dissimuler ses échecs répétés et maintenir sa mainmise sur l’un des budgets les plus importants de l’État, tout en bénéficiant de la passivité du pouvoir de Baba Kongoboro.

 

Cette manœuvre politique a causé un préjudice direct à la population de Berberati 1. Lors des élections, Pierre Somsé n’a pas hésité à évincer le député sortant du Mouvement Cœurs Unis, Sosthène Dengbe, au cours de primaires internes très discutées, avant d’obtenir le siège lors des législatives. En choisissant délibérément de délaisser son écharpe de député pour conserver son maroquin ministériel, il prive les électeurs de leur représentant élu, transformant le scrutin législatif en un simple tremplin personnel pour valider son poids politique au sein de la majorité.

 

Ce comportement n’est pas d’ailleurs une exception au sein de l’équipe de Moloua 3. Plusieurs ministres partagent cette même pratique consistant à postuler aux élections législatives pour barrer la route à certains candidats, remporter le siège, puis délaisser l’Assemblée nationale pour retourner s’installer confortablement dans leurs ministères respectifs. Ce système de cumul et de désertion des postes parlementaires paralyse le renouvellement de la classe politique à Bangui, instaurant une culture de la manipulation institutionnelle où le chantage et la conservation des privilèges passent avant le service de la population.

 

Par Alain Nzilo

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Insensibles à la souffrance humaine : Dmitri Sitiy, chef du groupe Wagner en RCA ferme la porte à la libération de la sous-préfète de Bambouti et sacrifie les otages du Haut-Mbomou

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Insensibles à la souffrance humaine : Dmitri Sitiy, chef du groupe Wagner en RCA ferme la porte à la libération de la sous-préfète de Bambouti et sacrifie les otages du Haut-Mbomou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Au micro de la Radio Ndeke Luka, Dmitri Sitiy a dévoilé le visage le plus sombre et le plus inhumain de la présence des mercenaires russes en République centrafricaine : celui d’une insensibilité totale face à la tragédie des otages de Bambouti.

 

Interpellé sur le sort de la sous-préfète de cette localité du Haut-Mbomou, enlevée le 28 décembre dernier par la milice Azandé Ani Kpi Gbé aux côtés du commandant de brigade et de deux agents électoraux, le chef de Wagner à Bangui a opposé un refus glacial et catégorique à toute tentative de médiation. Alors que des discussions permettraient d’obtenir la libération de ces quatre hauts fonctionnaires de l’État, et que l’état de santé de la sous-préfète se dégrade de jour en jour en captivité, les hommes de Vladimir Poutine choisissent délibérément de bloquer l’issue, préférant imposer l’option de la force et de la terreur.

 

Cette posture d’une extrême cruauté s’est exprimée sans aucun filtre à l’antenne. En qualifiant d’emblée les ravisseurs de « terroristes » avec qui « il n’est pas possible » de négocier, Dmitri Sitiy ne fait pas qu’énoncer une doctrine sécuritaire ; il scelle volontairement le destin de compatriotes centrafricains abandonnés à leur sort. Pour ce chef de guerre, la vie d’une représentante de l’État malade et de ses compagnons d’infortune ne pèse rien face à l’agenda militaire du Kremlin.

 

En coupant court aux questions du journaliste par un laconique « C’est tout », Wagner s’arroge le droit de vie ou de mort sur les otages, interdisant de fait aux autorités de Bangui d’amorcer le moindre dialogue pour sauver ces fonctionnaires enlevés dans l’exercice de leurs fonctions.

 

Derrière cette rhétorique anti-terroriste de façade se cache pourtant une hypocrisie absolue : c’est Dmitri Sitiy lui-même qui a personnellement parrainé, autorisé et planifié la formation et le lourd armement de cette même milice Azandé. Les mercenaires de Wagner ont eux-mêmes instruit et équipé ces combattants sur le terrain pour servir leurs propres intérêts stratégiques. Aujourd’hui, par un retournement cynique, ces mêmes forces russes traquent leurs anciens alliés, arrêtent leurs chefs, torturent, kidnappent et exécutent les miliciens qu’ils ont contribué à armer. C’est précisément cette campagne de répression et ces exactions ciblées commises par Wagner qui ont provoqué la colère noire des combattants Azandé, les poussant à des actions désespérées comme le rapt des autorités locales.

 

En qualifiant aujourd’hui de « terroristes » les hommes qu’il a lui-même formés et lourdement armés, Dmitri Sitiy se livre à un aveu involontaire. Si la milice Azandé correspond désormais à sa propre définition d’un groupe terroriste, alors Dmitri Sitiy n’est rien d’autre que le formateur et le géniteur de ce terrorisme local. Cet engrenage infernal, déclenché de toutes pièces par le commandement russe pour diviser et régner sur les provinces, fait de lui le véritable terroriste en chef en République centrafricaine, un manipulateur pyromane qui instrumentalise la violence avant de sacrifier des fonctionnaires centrafricains pour masquer ses propres dérives.

 

En fermant ainsi la porte à la discussion, la nébuleuse criminelle russe démontre qu’elle cherche à tout prix la guerre et l’escalade militaire dans le Haut-Mbomou. Au lieu de privilégier une résolution pacifique qui épargnerait des vies humaines, Dmitri Sitiy exige une reddition inconditionnelle et un désarmement par la contrainte, au mépris des risques immenses que cette stratégie fait courir aux captifs. Cette indifférence révoltante face à la détresse de la sous-préfète et des agents de l’État confirme que pour ces mercenaires étrangers, la population centrafricaine et ses serviteurs ne sont que des variables d’ajustement sacrificielles dans leur entreprise de contrôle territorial et de pacification par le sang.

 

Par Alain Nzilo

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Martin Ziguelé : « Il faut décoloniser la RCA de la double emprise de Touadéra et des mercenaires de Wagner »

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Martin Ziguelé : « Il faut décoloniser la RCA de la double emprise de Touadéra et des mercenaires de Wagner »

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Face à la dérive monarchique du régime de Bangui, l’histoire de la République centrafricaine bégaie de manière dramatique. Cinquante ans après que le peuple centrafricain a combattu et renversé les ambitions impériales de Jean-Bedel Bokassa, Faustin-Archange Touadéra tente aujourd’hui de reconstruire un empire personnel sur les ruines des institutions du pays.

Face à ce péril de salut public, le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, Martin Ziguelé, reprend le flambeau de la résistance de son parti et appelle à une union sacrée des forces vives de la nation.

Mais avant même la question sécuritaire et son appel à l’union sacrée, l’opposant dresse un constat politique particulièrement sévère sur la nature actuelle du pouvoir à Bangui.

 

La dérive impériale : Le retour du « pouvoir personnel »

Pour Martin Ziguelé, le constat politique est sans appel : Faustin-Archange Touadéra a franchi le rubicon de l’illégitimité en devenant le premier chef d’État de l’histoire moderne du pays à modifier la Constitution par la force afin de s’éterniser au pouvoir, violant ainsi le serment qu’il avait prêté solennellement à deux reprises.

Depuis le coup de force électoral de 2020, le régime s’est enfermé dans une logique autocratique, clientéliste et courtisane. L’opposant livre un réquisitoire d’une rare violence contre cette dérive :

« Aujourd’hui, nous faisons face à un pouvoir personnalisé. Le président désigne le bureau de l’Assemblée, il nomme qui il veut, fait ce qu’il veut, quand il veut. Il fait tout pour la préservation de son pouvoir et de son empire sur le pays, mais il ne fait absolument rien pour le bien-être des Centrafricains. »

Mais derrière cette concentration du pouvoir se cache surtout une autre réalité bien plus inquiétante : la sous-traitance progressive de la souveraineté nationale à des mercenaires étrangers.

Une sécurité de façade payée par le pillage d’État

Le régime de Bangui justifie sa dérive autoritaire par une prétendue stabilisation sécuritaire obtenue grâce à ses alliés russes. Une rhétorique officielle que Martin Ziguelé démonte point par point.

Selon lui, si la violence des groupes rebelles a changé de forme, c’est parce que le pays a été livré à une autre forme de criminalité, plus opaque et plus structurée : celle d’une force mercenaire décomplexée qui dicte désormais sa loi à l’appareil militaire et sécuritaire centrafricain.

« L’emprise des Wagner n’est pas voilée, elle est décomplexée (…) sur le pouvoir politique, sur le pouvoir militaire, sur les médias. Leur influence sur les décisions constitutionnelles, politiques, militaires et sécuritaires est manifeste. »

L’opposant rappelle qu’aucune nation souveraine au monde ne peut sous-traiter éternellement sa sécurité à des forces privées étrangères. La protection de la République centrafricaine doit revenir constitutionnellement aux Forces armées centrafricaines (FACA).

D’autant que le prix de ce « pacte de Faust », cet accord où l’on obtient un avantage immédiat au prix d’une perte dramatique plus tard, devient exorbitant : l’omerta imposée sur le pillage à ciel ouvert des richesses nationales par ces mêmes mercenaires, qui se rémunèrent directement sur le dos du peuple centrafricain.

Et sur ce point précis, les déclarations politiques de Martin Ziguelé trouvent désormais un écho documenté dans les enquêtes internationales.

 

Radiographie d’un pillage : Quand les ressources ne servent plus au développement

Les accusations portées par Martin Ziguelé trouvent une résonance particulièrement forte dans le rapport explosif de l’ONG Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), publié le 10 juin 2026 sous le titre « Malicious Markets », dont la rédaction a pu consulter un exemplaire et a établi la radiographie dans plusieurs de ses articles.

Ce document technique décrit la République centrafricaine comme le sanctuaire d’un « écosystème criminel tentaculaire » structuré autour des réseaux liés à Wagner.

Là où l’or, le diamant et le bois devraient financer des routes, des écoles et des hôpitaux, ces ressources sont captées directement à la source par des réseaux parallèles qui échappent totalement à l’État centrafricain.

Les preuves décrites dans le rapport sont accablantes : la militarisation par Wagner du site minier industriel de Ndassima, où l’or est extrait hors de tout contrôle légal avant d’être évacué à bord d’avions cargos militaires russes échappant aux circuits douaniers centrafricains ; le monopole criminel de l’importation du carburant, qui génère pour ces mercenaires plus de 30 millions de dollars de profits illicites chaque année ; ou encore le trafic transnational de bois, de minerais et de Tramadol, surnommé « béret vert ».

Et pendant que les richesses du pays disparaissent dans des circuits opaques, les Centrafricains s’enfoncent davantage dans la pauvreté, voir la misère. Martin Ziguelé rappelle d’ailleurs les chiffres alarmants de la Banque mondiale : en 2016, 52 % de la population vivaient sous le seuil de pauvreté ; dix ans plus tard, ce chiffre atteint désormais 67 %. Pour Martin Ziguelé, le régime actuel est devenu une véritable machine à fabriquer des pauvres.

Face à cette situation, le président du MLPC estime que l’heure n’est plus aux calculs politiciens ni aux divisions internes. Il fait ?

 

L’appel à l’union nationale

Face à l’effondrement des services publics, à l’inflation galopante et à la transformation progressive de la République centrafricaine en hub criminel transnational où cohabitent des réseaux prédateurs russes, rwandais, chinois et émiratis, Martin Ziguelé appelle à une mobilisation générale.

Selon lui, le calendrier politique actuel offre une occasion historique d’ouvrir enfin les yeux sur les véritables enjeux nationaux.

L’opposition, affirme-t-il, ne cherche pas des postes ministériels ni des arrangements de façade ; elle cherche à sauver l’existence même de l’État centrafricain.

Le président du MLPC appelle ainsi les partis politiques, les syndicats, les leaders religieux, la société civile et la jeunesse à construire un front commun afin de stopper la dérive monarchique du régime.

Il résume ce combat historique en des termes particulièrement lourds de sens :

« Nous appelons à une mobilisation de l’opposition, des forces vives de la nation, des syndicats, de la jeunesse pour obtenir ce dialogue politique afin de décoloniser notre pays d’une double emprise : l’emprise du pouvoir personnel de Touadéra, et l’emprise des mercenaires du groupe Wagner. C’est une question de salut public. »

Et pour la rédaction de CNC, l’instauration progressive d’un véritable empire Touadéra ne fait désormais plus aucun doute. Pour preuve, lors du tout premier Conseil des ministres organisé avec son gouvernement reconduit presque intégralement, le chef de l’État a publiquement mis la clé « kara godébé » aux lèvres de chacun de ses ministres. Le message était limpide : désormais, s’ils veulent parler, ils doivent utiliser un seul et unique canal autorisé, à savoir la voix de son beau-fils, le « marabout de Carnot », Evariste Ngamana, devenu le porte-parole officiel du gouvernement.

Le peuple centrafricain avait jadis brisé les chaînes de l’Empire de Bokassa. Il lui appartient aujourd’hui de refuser l’asservissement politique que tente de lui imposer le régime de Faustin-Archange Touadéra.

 

Par Gisèle MOLOMA

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La Centrafrique vers l’asphyxie totale : Le départ de Royal Air Maroc trahit le blocus politique de Bangui

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La Centrafrique vers l’asphyxie totale : Le départ de Royal Air Maroc trahit le blocus politique de Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le retrait de la compagnie Royal Air Maroc accentue l’isolement politique de Bangui et coupe le pays des grandes liaisons continentales, confirmant la fuite généralisée des partenaires internationaux face au durcissement actuel du régime.

 

Voyager ou échanger avec le reste du continent devient un luxe inaccessible pour la population centrafricaine, victime directe de cette désertion généralisée. Les compagnies aériennes quittent la piste les unes après les autres, laissant derrière elles un aéroport fantôme et des infrastructures sous-utilisées. Ce retrait progressif des acteurs du ciel relève bien d’un recul structurel. En perdant ces lignes, le pays perd son indépendance logistique et se retrouve à la merci de circuits de rechange complexes. Le déclin de l’activité aéroportuaire montre l’affaiblissement global de la position centrafricaine dans la région.

 

Derrière les formules polies et le langage stratégique de la diplomatie d’entreprise, la réalité s’impose d’elle-même : le ciel centrafricain se vide complètement. Après le départ de Kenya Airways il y a plus d’un an, puis le retrait d’Air France en janvier dernier, c’est au tour de Royal Air Maroc d’annoncer la suspension temporaire de ses vols vers Bangui. Officiellement, la compagnie marocaine met en avant la hausse du prix du kérosène au Moyen-Orient et un manque de rentabilité de la ligne. Pourtant, la solidité de ce calcul économique officiel ne tient pas debout.

 

Le Maroc s’impose comme l’un des plus fins diplomates du continent africain, toujours soucieux de préserver ses relations stratégiques avec chaque État. Rompre ouvertement les ponts avec la RCA constituerait une erreur politique majeure. C’est pourquoi la direction habille ce départ avec des arguments financiers acceptables. Les vols de cette compagnie vers Bangui effectuent une escale régulière au Cameroun, un axe qui ne désemplit jamais et affiche une rentabilité constante. Une petite heure de vol supplémentaire entre Douala ou Yaoundé et Bangui ne possède pas un poids financier suffisant pour rendre l’ensemble de la liaison impossible à exploiter. Il y a un problème sous-jacent évident que les autorités et les transporteurs refusent de nommer.

 

Ce nouvel abandon enfonce la République Centrafricaine dans une asphyxie générale. Pour les passagers, voyager devient un parcours du combattant financier. L’absence de lignes directes oblige à multiplier les escales et les transits interminables, ce qui fait explose le prix des billets. Les conséquences de cette situation dépassent largement le simple confort des voyageurs. Le vrai danger réside dans l’approvisionnement des produits de première nécessité, en particulier les médicaments vitaux. Ces produits dépendent entièrement du fret aérien direct pour garantir leur efficacité. Si les traitements médicaux subissent désormais des réseaux de transit complexes, longs et incertains, leur conservation et leur arrivée à temps deviennent impossibles. C’est la vie de la population centrafricaine qui se retrouve directement mise en péril.

 

Ce dépouillement progressif de l’aéroport de Bangui coïncide avec l’évolution politique de la RCA. Le pouvoir en place se durcit de jour en jour, focalisé sur le troisième mandat du président Touadéra et son couronnement politique, tout en s’appuyant sur la présence des mercenaires russes. Cette dérive autoritaire fait fuir les partenaires internationaux les uns après les autres. La RCA se retrouve sacrifiée en premier lors des crises mondiales, alors que d’autres capitales régionales maintiennent leurs liaisons. Les citoyens subissent le coût réel de cet isolement forcé dans leur quotidien, pendant que le système de santé se détériore et que les liaisons vitales se ferment les unes après les autres. Le pays s’enfonce dans un blocus invisible qui ne dit pas son nom, et après l’arrêt des moteurs de Royal Air Maroc, le tarmac de Bangui attend la suite dans un silence lourd.

 

Par Alain Nzilo

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