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Bangui sans pompiers : un incendie ravage des commerces en plein cœur de la capitale

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Bangui sans pompiers : un incendie ravage des commerces en plein cœur de la capitale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, la capitale centrafricaine, le feu ne rencontre plus aucune résistance de l’État, laissant les habitants seuls face aux flammes.

 

Ce vendredi 6 mars 2026, un incendie d’une ampleur redoutable a éclaté sur l’avenue des Martyrs, en plein cœur de Bangui, juste en face de l’église apostolique Le Chandelier. Plusieurs boutiques, garages, magasins et débits de boisson ont été engloutis par les flammes en un temps très court. Les dégâts matériels sont considérables et pourraient s’élever à plusieurs centaines de millions de francs CFA, selon les premières estimations des riverains présents sur place.

 

Ce qui rend la situation encore plus accablante, c’est l’absence totale d’intervention des sapeurs-pompiers. Plus d’une heure après le déclenchement du sinistre, aucun véhicule de secours ne s’est pointé sur les lieux. Sollicités par téléphone, les agents ont répondu qu’ils manquaient de carburant, que leurs engins étaient en panne, que les conditions n’étaient pas réunies pour intervenir. Une réponse devenue si habituelle qu’elle ne choque plus personne à Bangui.

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L’incendie géant survenu dans un garage sur l’avenue des Martyrs en face de l’église apostolique chandelier à Bangui

 

Face à l’inertie totale des services publics, c’est la population elle-même qui a tenté d’étouffer l’incendie avec les moyens du bord. Des seaux, des récipients remplis à la hâte, des chaînes humaines improvisées — tout cela pour contenir un brasier que des professionnels auraient pu maîtriser bien plus vite. Seule la Minusca, la mission onusienne déployée dans le pays, dispose encore d’un service de pompiers opérationnel, mais son périmètre d’action ne couvre pas les urgences civiles ordinaires.

 

La scène a été captée par des dizaines de téléphones et les vidéos ont rapidement inondé les réseaux sociaux, provoquant colère et amertume dans les commentaires. Beaucoup de Banguissois ont détourné les paroles de la chanson de la campagne présidentielle du dictateur de Bangui pour exprimer leur désarroi : là où la chanson dit Koua  goué ti lo goué ngoo, que le travail va poursuivre, les habitants disent, eux, qu’on va tous mourir. Une manière sombre et populaire de dire que rien ne change, que personne ne viendra.

 

Un court-circuit survenu dans l’un des garages touchés serait, selon les témoins oculaires, à l’origine du départ de feu. Aucune perte en vie humaine n’a été rapportée pour l’instant, mais la menace demeure réelle tant que les conditions restent identiques. Car à Bangui, après les inondations qui ont transformé les rues en bourbiers et les ordures qui s’accumulent à chaque carrefour, c’est désormais le feu qui s’installe comme un visiteur que personne ne peut chasser.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Félix Moloua salue la « victoire éclatante » du dictateur Touadéra après le coup d’État électoral

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Félix Moloua salue la « victoire éclatante » du dictateur Touadéra après le coup d’État électoral

 

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Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Premier ministre Félix Moloua a choisi la flatterie plutôt que la lucidité lors du conseil des ministres du 23 janvier dernier, louant un scrutin que la quasi-totalité des Centrafricains rejettent comme un hold-up démocratique.

 

Au lendemain de la validation par le Conseil constitutionnel du coup d’État électoral de Faustin Archange Touadéra, Félix Moloua a livré un message de félicitations qui a révolté le pays. Le 23 janvier, devant les ministres réunis lors du premier conseil des ministres après la validation  du coup d’État électoral, le chef du gouvernement a osé parler de « confiance incontestable » en brandissant les chiffres du scrutin : 77,9% de suffrages et 64,42% de participation.

 

Ces statistiques présentées comme preuves de légitimité ne trompent personne dans un pays qui a vécu ce hold-up en direct. Moloua affirme pourtant sans rougir que « la tenue périodique des élections depuis le retour à la légalité constitutionnelle en 2016 témoigne de la dynamique de notre modèle de démocratie et d’une vitalité institutionnelle inédite ».

 

Cette déclaration relève du mensonge d’État assumé. La Centrafrique a d’abord subi un coup d’État constitutionnel lorsque Touadéra a manipulé la loi fondamentale pour s’offrir un troisième mandat. Le scrutin du 28 décembre 2025 n’était que le prolongement logique de cette confiscation du pouvoir.

 

Le Premier ministre pousse le cynisme plus loin en évoquant des « pages nouvelles de la République » qui « pulvérisent des préjugés ». Les seules pages écrites sont celles d’un basculement définitif vers la dictature. Moloua ajoute que ces pages « pulvérisent des préjugés et des perceptions incitées par le pisme d’une époque révolue aux grandes âmes des obédiences politiques et géopolitiques réputées réfractaires aux idéaux de la démocratie ».

 

Derrière ce jargon incompréhensible se cache une tentative pathétique de légitimer l’illégitime. Le chef du gouvernement prétend ensuite que « sous le leadership éclairé du président, notre pays a transcendé des limites jadis supposées immuables pour partager au monde une expérience unique en matière de résilience ».

 

La réalité centrafricaine dément chaque mot de cette assertion. Le pays reste fragmenté, des pans entiers du territoire échappent au contrôle de Bangui qui a vendu cela au groupe Wagner, et la population survit dans des conditions déplorables. L’expérience unique partagée au monde est celle d’un régime qui s’accroche au pouvoir en piétinant toutes les règles démocratiques.

 

Puis arrive le moment le plus choquant du discours quand Moloua qualifie le bilan de Touadéra d’« inattaquable ». Le Premier ministre énumère : « l’autorité de l’État restaurée, l’administration redéployée, deux embargos levés, l’armée et la police remises sur une pente ascendante, les services sociaux et les infrastructures relevés de manière spectaculaire ». Un véritable voyou ce type.

 

Chacune de ces prétendues réussites s’écroule au contact de la réalité. L’autorité étatique reste théorique dans des régions entières où Bangui ne contrôle rien du tout, laissant place au groupe Wagner qui fait sa loi. L’administration redéployée fonctionne au ralenti, paralysée par le népotisme et les pénuries chroniques.

 

Les deux embargos levés n’ont rien changé au quotidien des Centrafricains qui manquent toujours d’eau, d’électricité et de soins de santé. Les infrastructures spectaculaires vantées par le gouvernement demeurent invisibles, si ce n’est que dans son propre rêve.

 

Le chef du gouvernement mentionne également « les salaires payés à terme échus grâce à des réformes financières courageuses ». Cette affirmation fait sourire amèrement les fonctionnaires qui connaissent la réalité quotidienne de leur travail et les montants dérisoires qui les obligent à chercher d’autres sources de revenus pour nourrir leurs familles.

 

Moloua ne s’arrête pas là et affirme que « l’éclatante victoire du président plébiscite la stature d’un grand homme d’État, certifie sa grandeur d’âme, approuve sa vision à long terme ». Grand homme d’État, celui qui manipule la Constitution pour se maintenir indéfiniment au pouvoir ?

 

La grandeur d’âme supposerait peut-être d’accepter l’alternance démocratique plutôt que de faire valider par des juges acquis un scrutin truqué. Le Premier ministre conclut son message en formulant « des vœux de plein succès pour le septennat qui s’annonce en faveur d’une Centrafrique émergente et prospère sous le magistère du président et par la grâce toute suffisante de Dieu ».

 

Invoquer Dieu pour bénir un coup d’État électoral constitue le sommet de l’hypocrisie. La Centrafrique n’avance pas vers l’émergence promise depuis des années mais s’enfonce chaque jour davantage dans l’autoritarisme et le clientélisme d’État.

 

Ce premier conseil des ministres après la validation du hold-up électoral par le Conseil constitutionnel le 19 janvier dernier révèle la vraie nature du régime. Pendant que Moloua et ses ministres se congratulent, les Centrafricains continuent de survivre dans la misère et l’incertitude.

 

Les jeunes dont le Premier ministre vante le « génie créateur » et « la capacité à opérer des ruptures novatrices » ne trouvent pas d’emplois et beaucoup choisissent l’exil. Le discours officiel parle d’« intelligence collective » alors que le régime étouffe toute initiative ne venant pas de lui.

 

Les « trajectoires d’émergence et de progrès durables » promises restent des formules creuses répétées depuis des années sans jamais se concrétiser. Le fossé entre les mots prononcés au sommet et l’expérience vécue par les gens ordinaires n’a jamais été aussi profond et continue de se creuser​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Lomé : Le Réseau des Journalistes du ROGEAP renforce la visibilité de l’énergie hors réseau

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Lomé : Le Réseau des Journalistes du ROGEAP renforce la visibilité de l’énergie hors réseau

 

 

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Le Réseau des Journalistes du ROGEAP renforce la visibilité de l’énergie hors réseau

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Ce jeudi 5 mars 2026, l’hôtel Sarakawa à Lomé au Togo  a vibré au rythme du lancement d’un nouvel atelier régional de sensibilisation et d’information sur le projet ROGEAP (Projet Régional d’Électrification Hors Réseau).

 

Une rencontre stratégique qui voit la participation active des journalistes experts du réseau, notamment Christian NDOTAH et META, actuellement sur le terrain pour porter la voix de l’électrification durable.

 

Une mobilisation de haut niveau pour l’accès à l’énergie

La cérémonie officielle d’ouverture a été marquée par une série d’interventions de premier plan, soulignant l’importance capitale du projet pour la région. Le Coordonnateur du Projet, M. El hadj SYLLA, a ouvert le bal, suivi de M. Credo TETTEH, vice-Président du réseau des journalistes.

 

La présence diplomatique et institutionnelle a également été forte avec les allocutions de Mme l’Ambassadeur Emily Gray DEWEH, Représentante Résidente de la CEDEAO, et de M. TCHAPO A Singo, Directeur Général de l’Énergie, représentant le ministre de tutelle.

 

Un engagement de longue date : Rappel du rapport de mission 2024

Cette participation de Christian NDOTAH n’est pas une première. En tant que membre actif du Réseau des Journalistes du ROGEAP, il avait déjà pris part au 2ème atelier régional tenu du 13 au 14 mars 2024, également à l’Hôtel Sarakawa de Lomé.

 

À l’issue de cette mission de 2024, il avait produit un rapport exhaustif mettant en avant plusieurs points clés :

 

Objectifs de l’époque : L’atelier visait déjà à mettre à jour les connaissances des points focaux sur les activités du projet depuis son démarrage en mars 2022.

 

Actions concrètes : Christian NDOTAH avait assuré une couverture médiatique rigoureuse, incluant la diffusion de reportages sur les ondes de Radio Centrafrique les 14 et 15 mars 2024.

 

Focus PME : Il avait réalisé une interview stratégique avec M. Niyibizi MBANZABIGWI, chef d’équipe du Project Fund Manager (PFM), pour souligner les opportunités de financement pour les PME nationales.

 

Stratégie régionale : Le rapport mentionnait la mise en place d’un plan d’intervention pour accroître la visibilité du ROGEAP dans les 19 États membres, incluant les pays hors CEDEAO comme la RCA, le Tchad, le Cameroun et la Mauritanie.

 

Qu’est-ce que le ROGEAP ?

 

Pour rappel, le ROGEAP est une initiative d’envergure mise en œuvre par la Commission de la CEDEAO et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

 

Objectif : Accroître l’accès aux services d’électricité durable pour les ménages, les entreprises et les infrastructures publiques de santé et d’éducation.

 

Enjeu social : Environ 208 millions d’habitants en Afrique de l’Ouest et au Sahel n’ont pas accès à l’électricité, dont 70% en zone rurale.

 

Financement : Le projet dispose d’une enveloppe de 338,7 millions USD, financée par la Banque mondiale, le Fonds de Technologie Propre (CTF) et la Coopération néerlandaise (DGIS).

 

Grâce à cette continuité entre les actions de 2024 et l’atelier de 2026, les journalistes du réseau s’assurent que les populations et le secteur privé restent au cœur de la transition énergétique régionale.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : la ville de Boda  paralysée par un manque cruel d’eau potable

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Centrafrique : la ville de Boda  paralysée par un manque cruel d’eau potable

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Dans un quartier de la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de Boda, a abordé lors d’une interview accordée à la radio Ndèkè -Luka la grave pénurie d’eau potable qui frappe sa ville et provoque des maladies diarrhéiques. Ses déclarations confirment une situation sanitaire inquiétante sans solution à court terme.

 

Interrogé sur le problème d’accès à l’eau potable, le maire répond : “Vous savez que la population s’accroît de jour en jour. Donc notre nombre continue d’accroître. Nous avons des besoins en eau, donc nous lançons un appel aux ONG qui peuvent nous aider de venir vraiment aider la population de Boda parce qu’il y a tellement de besoins”.

 

Cette réponse commence par constater l’évidence,  la population augmente,  avant de conclure par un appel aux ONG. Entre les deux, aucune mention d’actions concrètes entreprises par la mairie pour résoudre le problème.

 

Le maire explique l’augmentation démographique : “Surtout après ces événements, nous avons reçu la présence de beaucoup de gens qui ont fui les conflits et qui se sont résidés à Boda. Donc notre nombre continue d’accroître”.

 

L’afflux de personnes déplacées fuyant les violences dans d’autres régions a effectivement augmenté la pression sur les ressources hydriques limitées de Boda. Mais cette explication ne change rien au problème : les habitants n’ont pas accès à l’eau potable et tombent malades.

 

Sur les actions menées par la mairie, la réponse est éclairante : “Nous, on continue d’éclairer, on continue de plaider au gouvernement et aux ONG. C’est ce que nous avons à faire”.

 

“Éclairer” la population et “plaider” auprès du gouvernement et des ONG – voilà l’étendue de l’action municipale face à une crise sanitaire qui provoque des maladies diarrhéiques. Aucune mention de forages en cours, de réhabilitation de puits existants, de distribution d’eau en urgence, de kits de purification.

 

Cette impuissance avouée du maire témoigne de la situation réelle des communes centrafricaines : des structures administratives sans moyens, qui se contentent de lancer des appels à l’aide en attendant que quelqu’un vienne résoudre les problèmes.

 

La pénurie d’eau potable à Boda n’est pas une catastrophe naturelle soudaine. C’est le résultat d’années de négligence des infrastructures hydrauliques, d’absence d’investissement dans les forages et les systèmes de distribution, et d’incapacité à maintenir les équipements existants.

 

Les maladies diarrhéiques mentionnées par le maire constituent une conséquence directe de la consommation d’eau non potable. Ces maladies touchent particulièrement les enfants et peuvent être mortelles sans traitement approprié. Dans une ville où l’hôpital manque probablement de médicaments, cette situation sanitaire devient rapidement dramatique.

 

L’augmentation démographique due aux déplacements de populations aggrave un problème préexistant. Boda manquait déjà d’eau potable avant l’arrivée des personnes déplacées. Leur présence a simplement rendu la situation plus visible et plus urgente.

 

Le maire ne mentionne aucune infrastructure hydraulique fonctionnelle à Boda. Cette absence suggère que la ville dépend probablement de puits traditionnels souvent contaminés, de sources naturelles éloignées, ou de rivières dont l’eau nécessite un traitement avant consommation.

 

L’appel répété aux ONG témoigne de la dépendance totale de Boda à l’aide extérieure. La mairie ne peut rien faire seule et attend passivement qu’une organisation humanitaire vienne installer des forages ou des systèmes de purification.

 

Cette passivité des autorités locales face à un problème sanitaire urgent pose des questions. Au-delà des appels lancés, qu’est-ce que la mairie fait concrètement au quotidien ? Existe-t-il un plan d’urgence ? Des distributions d’eau organisées ? Des points de traitement temporaires ?

 

Les réponses du maire suggèrent que non. La commune se contente de constater le problème et de demander de l’aide sans développer de solutions locales même temporaires.

 

Cette situation de Boda se répète dans des dizaines d’autres villes centrafricaines où l’accès à l’eau potable reste un défi majeur. Pendant que le gouvernement annonce des projets de cités futuristes, des populations entières n’ont pas accès à l’eau potable et tombent malades à cause de l’eau contaminée qu’elles sont contraintes de boire.

 

Les maladies diarrhéiques causées par le manque d’eau potable tuent probablement plus de Centrafricains chaque année que tous les conflits armés réunis. Mais cette mortalité silencieuse n’intéresse personne à Bangui où les priorités budgétaires vont ailleurs.

 

Les habitants de Boda continueront donc de boire de l’eau contaminée en attendant qu’une ONG vienne peut-être installer quelques forages. Le maire continuera de “plaider” et d’“éclairer” sans rien faire de concret. Et les maladies diarrhéiques continueront de frapper, particulièrement les plus vulnérables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Qui est Sani Yalo dit “Bélébélé”, et comment son réseau s’est imposé au sommet de l’État centrafricain ? Troisième interview exclusive avec Moussa Gervais

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Qui est Sani Yalo dit “Bélébélé”, et comment son réseau s’est imposé au sommet de l’État ? Troisième interview exclusive avec Moussa Gervais

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Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo

 

Sani Yalo, connu sous le surnom de “Bélébélé”, a grandi dans l’environnement du PK5, derrière le bar ABC, dans une famille liée au commerce et à la mécanique. Son père, Mahamat Yalo, mécanicien et revendeur de pièces détachées, a longtemps travaillé dans ce secteur, tandis que sa mère, Maimouna Sani, est décrite comme une commerçante influente, active autour de l’état-major, et proche de François Bozizé. De l’école primaire de Gbaya Dombia au petit séminaire catholique de Bangassou, puis au lycée des Martyrs à Bangui où il s’arrête en classe de seconde, le parcours de Sani Yalo précède une trajectoire d’affaires et de réseaux qui le ramènera au cœur du pouvoir.

 

Pour la troisième fois, Moussa Gervais revient, en exclusivité, sur les étapes-clés de ce parcours, les alliances, et les affaires qui ont marqué son ascension.

 

À lire l’intégralité de l’interview ci-dessous.

 

CNC (Directeur de publication) : Bonjour Moussa Gervais. Merci d’être avec nous pour cette troisième interview.

 

Moussa Gervais : Bonjour Directeur de publication, bonjour aux lecteurs de CNC.

 

CNC : On repart du début, parce que c’est là que beaucoup de lecteurs veulent comprendre. Sani Yalo, c’est qui, et il vient d’où ?

 

Moussa Gervais : C’est un enfant de Bangui, né le 10 mars 1966. Il grandit dans l’environnement du PK5, derrière le bar ABC, dans un milieu de petits commerces et d’artisans. Son père, Mahamat Yalo, est connu comme mécanicien et revendeur de pièces. Sa mère, Maimouna Sani, est une commerçante, en lien avec l’état-major, et ce lien-là va compter parce qu’il ouvre des portes et crée des proximités.

 

CNC : Sur la famille, les lecteurs entendent beaucoup de choses. Qu’est-ce qui revient le plus dans son entourage ?

 

Moussa Gervais : Ce qui revient, c’est une famille structurée, avec plusieurs branches, et des connexions qui se construisent tôt. On parle d’un père arrivé avant l’indépendance, originaire du Tchad, qui a eu des enfants avec plusieurs femmes. On parle aussi d’une mère qui fréquente des espaces où se croisent militaires, commerçants, responsables. Dans un pays comme le nôtre, ce type d’ancrage familial, c’est déjà un réseau.

 

CNC : Et sur l’école ? Où il a étudié exactement ?

 

Moussa Gervais : Il commence au primaire dans le quartier Gbaya Dombia à Bangui. Ensuite, il passe par le petit séminaire catholique de Bangassou, ce qui surprend beaucoup de monde parce qu’il vient d’une famille musulmane. Puis il revient à Bangui et fréquente le lycée des Martyrs. Il s’arrête en classe de seconde. Et à partir de là, il entre dans la vie active.

 

CNC : Sa vie active commence comment ?

 

Moussa Gervais : Il fait du petit commerce, il devient boutiquier, il fait taxi, il touche aux pièces détachées. C’est aussi là qu’il devient “Bélébélé” dans les quartiers : quelqu’un que les gens voient, qui parle, qui négocie, qui sait se débrouiller et qui se fait connaître par ses affaires.

 

CNC : À quel moment il change de catégorie et approche le pouvoir ?

 

Moussa Gervais : Le basculement se fait avec les alliances. Il se rapproche d’un cercle lié au régime Kolingba, notamment par un mariage : il épouse la petite sœur de Jonathan Koué, neveu du président Kolingba et patron de Petroca. Ça, c’est une porte directe vers une structure stratégique, et surtout vers des relations financières et administratives.

 

CNC : Concrètement, ce mariage lui apporte quoi ?

 

Moussa Gervais : Il lui apporte un poste, une couverture, une légitimité dans certains milieux, et la possibilité d’accéder à des crédits et à des facilités. Dans un pays où l’économie est très relationnelle, ce type d’alliance change une vie. C’est une ascension par la proximité.

 

CNC : Après Kolingba, il y a l’affaire qui revient toujours : Zongo Oil. Pourquoi cette affaire colle à son nom ?

 

Moussa Gervais : Parce que c’est la première grosse affaire où son nom est cité comme acteur central dans un montage. Importations de carburant, société écran, revente avec marge, et surtout l’idée que l’opération ne sert pas seulement à faire de l’argent, mais aussi à nourrir des intérêts politiques. C’est à partir de là qu’il est vu comme un homme capable de financer, de payer, de graisser, et d’échapper aux conséquences pendant longtemps.

 

CNC : On dit aussi que cette affaire l’a opposé à Dologuélé, au point de créer une rancune durable.

 

Moussa Gervais : Oui, parce que lorsque Dologuélé expose publiquement la fraude, cela place Sani Yalo en situation de fuite, de saisies, de procédures. Dans ce genre de trajectoire, quelqu’un qui vous met à nu devient un ennemi durable. Et ensuite, on voit que cette rivalité revient par épisodes, directement ou indirectement.

 

CNC : Il est condamné plus tard, et pourtant il revient. Comment expliquer cette capacité à rebondir ?

 

Moussa Gervais : C’est le cœur du problème centrafricain : le système fonctionne par protection. Une condamnation ne suffit pas à faire tomber quelqu’un si, au même moment, ce quelqu’un est utile à un cercle de pouvoir, ou s’il peut racheter sa tranquillité par ses réseaux et son argent.

 

CNC : Après la chute de Bozizé et l’arrivée de la Séléka, on le voit changer de camp, puis revenir encore. Comment vous lisez cette séquence ?

 

Moussa Gervais : Je la lis comme une stratégie de survie. Beaucoup d’acteurs ont fait ça : s’adapter, se repositionner, profiter du chaos, puis se remettre au centre dès que le nouveau rapport de force se stabilise. Ceux qui n’ont pas ce réflexe disparaissent. Ceux qui l’ont restent.

 

CNC : Ensuite, il y a la présidentielle de 2016, que vous avez déjà évoquée dans nos précédents échanges. Pourquoi vous dites que c’est un tournant décisif ?

 

Moussa Gervais : Parce que là, Sani Yalo passe de l’influence informelle à l’influence institutionnelle. Il devient un intermédiaire, un homme de financement, puis il obtient une position dans un organisme clé du transport routier. Ce n’est pas symbolique : c’est un levier financier et un levier de contrôle.

 

CNC : Le BARC, c’est souvent cité, mais beaucoup ne savent pas ce que ça représente réellement.

 

Moussa Gervais : Le BARC, c’est un point névralgique. Le corridor Douala–Bangui, c’est la survie économique du pays. Celui qui contrôle la régulation, les flux, les autorisations, les circuits, contrôle des fortunes et des dépendances. Et quand vous contrôlez ça, vous contrôlez aussi une partie du silence, parce que beaucoup de gens ont peur de perdre leur activité.

 

CNC : On parle alors d’un réseau. Qui compose ce réseau, de manière générale ?

 

Moussa Gervais : Un réseau, ce n’est pas seulement des amis. C’est une mécanique : famille, proches, partenaires, comptables, relais administratifs, relais sécuritaires. Quand vous placez des gens à Beloko, à Douala, dans les postes qui touchent l’argent et les documents, vous tenez le circuit. Et quand vous tenez le circuit, vous tenez les hommes.

 

CNC : Son nom revient aussi dans des manœuvres politiques, des attaques contre des adversaires du régime.

 

Moussa Gervais : Oui. Parce qu’il n’est pas seulement dans l’économie. Il est dans l’action politique indirecte : financer, organiser, neutraliser. C’est une influence discrète, rarement assumée en public, mais réelle dans les rapports de force.

 

CNC : Dernière question. Si vous deviez dire aux lecteurs ce qu’il faut retenir de son parcours, ce serait quoi ?

 

Moussa Gervais : Qu’il n’est pas un accident. Sani Yalo est un produit du système centrafricain : un système où les alliances priment sur les institutions, où les secteurs stratégiques servent de caisse, et où la proximité avec le sommet protège plus que la loi.

 

CNC : Moussa Gervais, merci pour votre disponibilité.

 

Moussa Gervais : Merci à vous, Directeur de publication.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo, directeur de publications

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Koï, le ‘docteur en insulte’, révèle le vrai visage de Baïpo-Temon : Hémorragie des cerveaux et diplomatie en lambeaux !

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Koï, le ‘docteur en insulte’, révèle le vrai visage de Baïpo-Temon : Hémorragie des cerveaux et diplomatie en lambeaux !

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Euloge Doctrouvé Koï

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Euloge Doctrouvé Koï, alias le « docteur en insulte » du régime, balance tout : hémorragie des cerveaux au ministère des Affaires étrangères et diplomatie en ruines sous Baïpo-Temon. Le griot qui léchait le pouvoir expose le chaos qu’il a aidé à créer !

 

Dans son live Facebook, Euloge Doctrouvé Koï,  ce même « griot insulteur public » qui a passé des années à encenser Faustin Archange Touadéra comme un sauveur divin, à insulter tous les opposants et à se poser en « sanctuaire de sécurité » du régime – lâche une tirade qui sent le désespoir et le retournement de veste. Aujourd’hui, il pointe du doigt le naufrage complet du département des Affaires étrangères sous Sylvie Baïpo-Temon, et les mots qu’il emploie sont sans pitié : « hémorragie des cerveaux », « diplomatie en péril », « institution qui s’effondre », « isolement international ».

 

Le cœur du réquisitoire ? Une fuite massive des compétences. Koï décrit des cadres expérimentés, des diplomates chevronnés qui ont consacré 10, 15 ans ou plus au service de l’État, préférant démissionner en cascade plutôt que de continuer à subir « l’inacceptable ». Pourquoi ? Parce que la ministre a créé un climat toxique où la méritocratie est morte, où l’espoir de carrière a disparu, où il n’y a plus de plan de carrière, plus de perspective. Les fonctionnaires sont « privés d’espoir », répète-t-il. Les élites du ministère partent parce qu’elles ne supportent plus le népotisme, l’arbitraire, les nominations de stagiaires ou de jeunes intégrés depuis quelques mois à des postes stratégiques pendant que les vrais pros sont relégués au placard.

 

Koï va plus loin : cette hémorragie n’est pas un accident, c’est le symptôme d’une « perte de confiance totale envers le sommet de la hiérarchie ». Les agents sont révoltés mais impuissants, humiliés, obligés de financer eux-mêmes le fonctionnement minimal du service (impressions, fournitures). Et quand ils restent, c’est pour assister au démontage méthodique de l’outil diplomatique national par celle qui devrait le protéger.

 

Le clou du spectacle : l’incident avec Air France, provoqué directement par les « sorties scabreuses » et les déclarations maladroites de Baïpo-Temon. Koï le qualifie d’« incident diplomatique majeur », d’« action unilatérale » qui a poussé un partenaire historique à claquer la porte, aggravant l’isolement du pays. Il parle d’« amateurisme » qui a franchi les murs du ministère, de « tensions inutiles » créées par l’humeur de la ministre, de liaisons stratégiques fragilisées. Résultat ? La RCA perd des connexions aériennes vitales, son image internationale se dégrade, et la diplomatie – censée être le « visage de la République », le « rempart de notre souveraineté », le « moteur de notre rayonnement » – est réduite à néant.

 

Ironie suprême : Koï, qui se dit « défenseur des intérêts de la République », qui répète qu’il est le « sanctuaire de sécurité » du régime, qui a passé son temps à lécher les bottes de Touadéra et à insulter quiconque critiquait le pouvoir, est celui qui expose aujourd’hui ce chaos. Il a contribué à créer ce monstre par sa propagande servile, par son silence complice pendant des années, et maintenant il joue les lanceurs d’alerte pour se repositionner ou par pur opportunisme. Il appelle à un audit, à un memorandum des agents, au rétablissement de la légalité… mais oublie de dire que c’est le même système qu’il a glorifié qui a permis à Baïpo-Temon de tout saccager.

 

Baïpo-Temon, de son côté, apparaît comme l’architecte du désastre : une ministre qui note 0,5/20 (selon Koï lui-même), qui crée un « règne de l’arbitraire », qui paralyse l’institution par incompétence et intérêts personnels. La diplomatie centrafricaine est en lambeaux, les cerveaux fuient, les partenaires s’éloignent, et le pays paie le prix de cette gestion catastrophique.

 

Koï le « docteur en insulte » a raison sur un point : c’est un signal d’alarme sans précédent. Mais qu’il assume : en mordant aujourd’hui la main qui l’a nourri, il révèle non seulement le vrai visage de Baïpo-Temon, mais aussi le sien – celui d’un opportuniste qui change de camp quand le vent tourne.

 

Corbeau News le répète : le régime se dévore de l’intérieur. Hémorragie des cerveaux, diplomatie en ruines, isolement croissant. Les Centrafricains méritent mieux que ces clowns qui sabotent leur pays tout en se disputant les miettes du pouvoir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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De la précarité à la reconnaissance  envers Touadera : Le témoignage d’une citoyenne qui enflamme les réseaux sociaux

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De la précarité à la reconnaissance  envers Touadera : Le témoignage d’une citoyenne qui enflamme les réseaux sociaux

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans le climat social actuel du pays, les témoignages de satisfaction de la part de la population civile vers le régime actuel des bras cassés se font rares. Pourtant, une courte séquence vidéo d’une dizaine de secondes, montée discrètement par le parti au pouvoir, le MCU, et relayée massivement sur les plateformes WhatsApp et Facebook, montre une femme exprimant sa gratitude envers le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera pour l’amélioration de ses conditions de vie professionnelles.

 

Sur la vidéo de propagande du MCU, cette citoyenne explique avec émotion qu’après avoir traversé une période de chômage et de souffrance, elle dispose désormais d’un emploi lui permettant de subvenir aux besoins de sa famille. Elle attribue ce changement directement à l’action du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Toutefois, ce qui devait être un message de soutien politique s’est transformé en un véritable phénomène de foire numérique. En cause ? Une maîtrise de la langue de Molière qui semble avoir subi un court-circuit sévère. En déclarant qu’elle gagne désormais « quelques l’argent » pour « garder son foyer », la dame a involontairement ouvert les vannes d’un humour national sans pitié.

 

L’entrée triomphale de « Madame Tanzani »

Il n’en fallait pas plus pour que les internautes centrafricains, toujours prompts à débusquer le ridicule, lui trouvent un nom de scène. Puisque la syntaxe est malmenée avec une telle conviction, la parenté intellectuelle était évidente : elle est désormais surnommée « Tanzanie », l’épouse spirituelle (ou virtuelle) du célèbre Saint-Cyr Tanza, alias j’ai le copie dans ma bureau.

 

Rappelons que Monsieur Tanza, ancien candidat déclaré à la présidentielle de 2025, est déjà entré dans l’histoire pour son célèbre « J’ai le copie sur ma bureau » et sa confusion légendaire entre un conseil « constitutionnel » et « consultatif ». Voir cette dame s’exprimer avec le même mépris pour la grammaire a convaincu le public qu’ils ont sans doute partagé le même banc à l’école… ou qu’ils ont séché les mêmes cours de français au CI.

 

Le « couple » de l’année : Entre 15 millions de caution et « quelques l’argent »

Le contraste est saisissant et prête à rire. D’un côté, nous avons le « mari », Saint-Cyr Tanza, qui vit dans une modeste maison de location mais parvient miraculeusement à sortir 15 millions de FCFA de caution pour sa candidature,  un miracle financier que beaucoup attribuent aux largesses du Palais de la Renaissance. De l’autre, sa « femme » de buzz, qui se réjouit de gagner « quelques l’argent ».

 

Les internautes s’amusent de cette union sacrée de l’incompétence :

Lui, il cherche son « copie » sur sa « bureau ».

Elle, elle cherche ses « quelques l’argent » pour son « foyer ».

 

À eux deux, ils forment l’équipe de choc du régime, capable de traumatiser n’importe quel dictionnaire de la langue française en moins de deux phrases.

 

Le rire comme arme politique

Au-delà de la moquerie facile, ce nouveau buzz souligne une réalité qui agace autant qu’elle amuse : le profil des soutiens que le régime Touadéra met en avant. Entre un candidat à la présidence qui se fait corriger ses lettres de motivation par des écoliers et des témoignages de gratitude truffés de perles linguistiques, l’image de la « rupture » promise en prend un coup.

 

Les Centrafricains, bourrés chaque jour par de propagande pathétique du régime, ont trouvé en « Tanzanie » et son « époux » une soupape de sécurité. Si l’économie ne décolle pas, l’humour, lui, est en pleine croissance. On conseille vivement à ce « couple » de ne pas ouvrir la bureau commun : on risquerait d’y perdre à la fois le copies, l’argent, et le Bescherelle.

Alors, qui bourre qui ?

 

Par Alain Nzilo

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Quand l’orgueil tombe : le pasteur Faki contraint de courber l’échine devant le diacre qu’il avait humilié à l’église baptiste Bataillon 2

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Quand l’orgueil tombe : le pasteur Faki contraint de courber l’échine devant le diacre qu’il avait humilié à l’église baptiste Bataillon 2

 

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Le Pasteur controversé Faki Issene

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’église Baptiste UFEB de Bataillon 2 de Bangui, un homme réputé pour son caractère intraitable vient de vivre ce que beaucoup attendaient en silence depuis longtemps : une reculade publique, lui qui ne recule jamais.

 

Pour rappelle, le samedi 21 février 2025, lors d’un conseil d’église, le pasteur Issène Faki Saïté avait pris à partie un diacre, ancien policier admis à la retraite, l’accusant de sorcellerie et de ténèbres devant toute l’assemblée des responsables. L’accrochage avait duré près d’une heure et demie, sans que personne n’ose intervenir. À la sortie du pasteur, le diacre, seul face au mutisme de ses pairs, avait prononcé une seule phrase avant de partir : je ne remettrais plus les pieds dans cette église.

 

Les jours qui ont suivi ont pris une tournure que peu imaginaient. Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, le diacre insulté par le pasteur Faki aurait rédigé une lettre circonstanciée retraçant son parcours  depuis son arrivée à l’église de Bataillon, ses manœuvres, ses compromissions, ses ambitions cachées. Une copie de cette lettre a été transmise au conseil de l’église. Ce document a produit l’effet d’une déflagration de bombe dans les cercles habituellement discrets de la communauté de l’église baptiste.

 

C’est dans ce contexte que le pasteur Faki, celui-là même que ses proches décrivent comme un homme sans vergogne ni complexe, a fait une démarche que personne ne lui connaissait : il a cherché à demander pardon au diacre qu’il venait d’insulter publiquement.

 

Ainsi, le jeudi 26 février, il s’est rendu au domicile du diacre. Il n’a trouvé que l’épouse de ce dernier, qui lui a expliquer que ce genre de problème, née au sein de l’église, devait se régler dans l’église. Mais le pasteur, qui rentre comme un rat, ne se désarme pas.

 

Le lendemain, vendredi 27 février, il est revenu. Cette fois, le diacre était là à la maison. Le pasteur Faki lui a présenté ses excuses. Mais le diacre, sans refuser le pardon sur le plan personnel, a posé une condition : que le pasteur se présente devant le conseil de l’église, là où tout s’était passé, pour y formuler ses regrets devant les mêmes membres qui avaient assisté à la scène. Le pasteur est reparti sans répondre clairement.

 

Le samedi 28 février, jour prévu pour cette démarche devant le conseil, le pasteur Faki était introuvable. Il avait quitté Bangui pour son champ à PK  55, c’est-à-dire  55 kilomètres de la capitale sur la route de Damara.

 

Pour ceux qui le connaissent, ce repli n’a rien de nouveau : à chaque fois qu’il commet un dégât au sein de son église, il se replie dans sa ferme du PK55 pour des semaines, parfois des mois, laissant les choses se décanter loin de lui.

 

Pour nous, à la rédaction du CNC, nous sommes toujours à la recherche d’une copie de la lettre rédigée par le diacre. Ce document, dont le contenu serait particulièrement accablant pour le pasteur, sera mis à disposition des lecteurs dès qu’il aura été obtenu.

 

Par Alain Nzilo

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Un ex-chef d’état-major de 3R offre un spectacle digne d’un film à l’ivoirienne lors de sa formation à Berongo par les mercenaires russes

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Un ex-chef d’état-major de 3R offre un spectacle digne d’un film à l’ivoirienne lors de sa formation à Berongo par les mercenaires russes

 

 

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Les rebelles de 3R en formation à Berongo. Photo CNC

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Berongo , la formation des ex-combattants rebelles du mouvement 3R présente un cas inoubliable dans l’histoire du pays. L’autoproclamé général Comté, ancien chef d’État-major de 3R, qui portait fièrement le titre de général dans le maquis, peine aujourd’hui à maîtriser les geste simples que ses propres ex-combattants exécutent sans difficulté sous l’encadrement des mercenaires russes.

 

L’accord signé le 19 avril à N’Djamena entre les autorités centrafricaines et deux mouvements armés constitue une étape importante dans le processus de paix. Les ex-rebelles de 3R et de l’UPC ont accepté de déposer les armes en échange d’une incorporation dans les forces régulières. Cette démobilisation, selon les auteurs,  s’inscrit dans une démarche de soi-disant réconciliation nationale portée par le gouvernement depuis plusieurs mois. Le camp Berongo , installé à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, accueille désormais ces anciens combattants pour leur reconversion. Les mercenaires russes du groupe Wagner, que Bangui appelle pudiquement des instructeurs  militaires russes, supervisent cette formation censée transformer des maquisards Peuls en soldats professionnels.

 

Parmi les recrues figure un personnage qui attire l’attention de tous. Cet homme occupait autrefois le poste de chef d’état-major au sein du Mouvement 3R, un groupe armé qui a longtemps perturbé le nord-ouest du pays. Son parcours dans la rébellion lui avait valu le titre de général de corps d’armée, où les grades s’attribuent dans cette rébellion selon la puissance de feu plutôt que la compétence tactique. Au camp Berongo , la réalité rattrape rapidement les prétentions. Les instructeurs découvrent avec stupeur que ce soi-disant stratège militaire ignore les gestes les plus élémentaires du métier des armes.

 

Le garde-à-vous, mouvement basique enseigné dès les premiers jours de toute formation militaire, devient un calvaire pour l’ex-général Comté, l’ancien chef d’État-major de 3R. Ses tentatives répétées tournent au spectacle digne de la comédie à l’ivoirienne. Les formateurs reprennent infatigablement les mêmes consignes : talons joints, pointes légèrement écartées, buste droit, bras le long du corps. Rien n’y fait. L’ex-général Comté multiplie les approximations, oscillant entre rigidité excessive et relâchement inapproprié. Près d’une centaine de démonstrations s’avèrent nécessaires avant qu’il parvienne à reproduire tant bien que mal la posture attendue.

 

Pour le général Comté, le salut militaire constitue une autre épreuve insurmontable. Ce geste codifié, porteur de sens et de tradition dans toutes les armées du monde, échappe totalement à sa compréhension. Ses combattants jadis, aujourd’hui ses camarades de formation, exécutent le mouvement sans difficulté apparente. Eux ont certainement reçu un minimum d’encadrement durant leur passage dans la rébellion ou possèdent simplement une meilleure capacité d’assimilation. Leur ancien supérieur hiérarchique tâtonne, hésitant entre plusieurs variantes approximatives qui déclenchent l’exaspération des formateurs.

 

Pour l’heure, l’armée nationale centrafricaine ne reconnaît évidemment pas ces grades autoproclamés du général. À l’issue de sa formation, cet ex-général -chef d’état-major se verra attribuer le galon de caporal, une chute vertigineuse dans la hiérarchie militaire. Du commandement théorique de centaines d’hommes, il passera à l’exécution d’ordres simples sous l’autorité de sergents et lieutenants.

 

Chaque jour apporte son lot d’apprentissages pour ces hommes qui doivent désormais respecter des horaires fixes, porter l’uniforme réglementaire et obéir à une chaîne de commandement claire. Pour certains, l’adaptation s’opère rapidement. Pour d’autres, comme cet ancien général devenu élève caporal, le chemin promet d’être long et semé d’embûches. Les mercenaires russes continuent de répéter les mêmes gestes, espérant que la répétition finira par porter ses fruits. L’ex-chef d’état-major s’efforce tant bien que mal d’imiter ses camarades, conscient que son nouveau statut dépend de sa capacité à assimiler ces rudiments qu’il n’a jamais jugés utiles durant ses années dans le maquis​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Telecel-Centrafrique en chute libre : après les loyers impayés, l’État réclame ses cotisations

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Telecel-Centrafrique en chute libre : après les loyers impayés, l’État réclame ses cotisations

Telecel-Centrafrique en chute libre : après les loyers impayés, l’État réclame ses cotisations
Le siège social de la société de téléphonie mobile Télécel Centrafrique à Bangui

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La première société de téléphonie mobile de Centrafrique ne paie plus personne. Ni ses propriétaires, ni ses créanciers, ni l’État qui commence à perdre patience.

 

En effet, ce mercredi 4 mars 2026, les agents de l’Agence Centrafricaine de Formation Professionnelle et de l’Emploi, l’ACFPE, ont débarqué dans la matinée au siège de Telecel situé sur l’avenue Barthélémy-Boganda à Bangui. Leur mission était claire : recouvrer des arriérés de cotisations patronales accumulés depuis longtemps, et au besoin, procéder à la saisie de véhicules de la société. Des négociations ont finalement eu lieu avec la direction, et les agents sont repartis les mains vides, mais avec une date butoir en tête.

 

Ce coup de pression de l’ACFPE intervient quelques jours seulement après la fermeture de l’agence Telecel de Berberati, chef-lieu de la Mambéré-Kadéï. Le 28 février 2026, le propriétaire du bâtiment avait tiré le verrou, réclamant 1,5 million de francs CFA de loyers non réglés malgré plusieurs relances depuis décembre dernier.

 

Ces deux affaires, à quelques jours d’intervalle, donnent la mesure de ce que traverse une entreprise qui refusait encore récemment d’admettre l’étendue de ses difficultés. À Bangui comme en province, les obligations financières les plus ordinaires ne sont plus tenues.

 

Telecel a changé plusieurs fois de mains. Après le fondateur centrafricain Pismiss, puis des investisseurs égyptiens, la société est passée entre les mains d’hommes d’affaires français avant d’atterrir aux mains des libanais dont la gestion a mené l’entreprise dans une impasse dont elle n’arrive plus à sortir.

 

Les agents de l’ACFPE ont promis de revenir, et la suite s’inquiète déjà les employés.

 

Par Anselme Mbata

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La COSCIPAC porte les crimes du Haut-Mbomou devant la Cour Pénale Internationale

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La COSCIPAC porte les crimes du Haut-Mbomou devant la Cour Pénale Internationale

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Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Une organisation centrafricaine de la société civile, la COSCIPAC,  a franchi un cap décisif en déposant une requête officielle à La Haye contre des crimes commis dans le Haut-Mbomou.

 

C’est la COSCIPAC, une plateforme regroupant plusieurs organisations de la société civile centrafricaine, qui a pris la décision de saisir le Procureur de la Cour Pénale Internationale. Ce geste, posé le 13 février 2026 depuis Bangui, repose sur l’article 15 du Statut de Rome, un texte qui autorise toute personne ou groupe à soumettre des informations au Procureur sur des crimes relevant de la compétence de la Cour. Cette base juridique est solide, car la République Centrafricaine a adhéré à ce Statut depuis le 3 octobre 2001.

 

C’est précisément cette adhésion qui ouvre la voie à une telle démarche, et la COSCIPAC en a pleinement tiré parti. Le document déposé à La Haye vise directement les plus hautes autorités de l’État centrafricain, à commencer par le Président Faustin Archange Touadéra, désigné comme Chef suprême des armées. Des mercenaires étrangers rattachés au groupe Wagner sont également mis en cause, accusés d’avoir opéré aux côtés des forces gouvernementales et de milices favorables au pouvoir.

 

Ce sont justement ces acteurs réunis qui sont accusés d’avoir mené des opérations d’une violence extrême contre des populations civiles dans une région reculée du pays. Les faits décrits dans la requête concernent principalement les populations zandé de la préfecture du Haut-Mbomou. Selon les témoignages recueillis, ces populations auraient été délibérément prises pour cible en raison de leur vote lors des scrutins présidentiels de 2016, 2020 et 2025, perçu comme une marque d’hostilité envers le pouvoir central.

 

C’est cette dimension politique qui confère à l’affaire un poids particulier aux yeux des auteurs de la saisine. Les crimes invoqués couvrent un éventail très large au regard du droit international. La requête mentionne des meurtres de civils non armés, des déplacements forcés de milliers de personnes, des arrestations arbitraires suivies de disparitions, ainsi que des actes de torture et des violences sexuelles dirigées principalement contre des femmes et des jeunes filles.

 

À ces violences directes s’ajoute une autre forme de destruction, plus lente mais tout aussi mortelle. Des villages entiers auraient été rasés, des récoltes brûlées, du bétail abattu, privant délibérément les habitants de toute possibilité de survie sur leurs terres. Ces actes, selon la requête, ont été utilisés comme un outil de domination collective destiné à briser les structures communautaires zandé.

 

Ce qui distingue cette requête d’un simple témoignage, c’est la rigueur avec laquelle chaque fait allégué est rattaché à un article précis du Statut de Rome. Les auteurs du document ont pris soin de qualifier juridiquement chacun des actes dénoncés, du meurtre à l’extermination, en passant par la persécution pour motifs ethniques et politiques. Cette construction minutieuse témoigne d’une volonté d’entrer pleinement dans le registre du droit pénal international.

 

Fort de ce dossier, la COSCIPAC adresse au Procureur quatre demandes précises. Elle lui demande d’ouvrir un examen préliminaire, d’identifier tous les responsables qu’ils soient nationaux ou étrangers, d’envisager une enquête formelle, et de prendre des mesures concrètes pour protéger les victimes et les témoins. Le sort réservé à cette requête dépend désormais du bureau du Procureur, qui dispose d’un pouvoir discrétionnaire pour décider s’il convient d’aller plus loin dans l’examen des faits.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui, huitième arrondissement, nouvel accident de circulation, nouvelle victime

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Bangui, huitième arrondissement, nouvel accident de circulation, nouvelle victime

 

 

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L’image de l’accident survenu sur l’avenue Mbbaïkou, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo aCNC

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un accident de circulation impliquant une moto à trois roues et un véhicule s’est produit merdcredi dernier sur l’avenue Mbaïkoua, une semaine après celui du Pk12 qui a fait un mort

 

À Bangui, les accidents de circulation s’enchaînent. Après le mort du PK12 la semaine dernière, avenue Mbaïkoua vient d’enregistrer une nouvelle collision entre une moto à trois roues et un camion.

 

Les routes de la capitale centrafricaine ne pardonnent pas. Chaque semaine, un nouveau drame vient rappeler que circuler à Bangui relève parfois du parcours à risque, faute de signalisation suffisante et de contrôle rigoureux.

 

La semaine dernière, c’est au PK12, à la sortie nord de la ville, qu’un conducteur de moto a perdu la vie. Son engin, chargé de planches de bois, avait été heurté par un véhicule venant derrière lui. Le choc avait été si violent que le motocycliste était mort sur place.

 

Une semaine plus tard, un fait presque identique s’est produit sur l’avenue Mbaïkoua, dans le huitième arrondissement, à la hauteur de l’église de l’ancien Président François Bozizé. Un camion de transport a percuté une moto à trois roues qui acheminait également du bois. Sous l’impact, la moto et son chargement se sont renversés sur la chaussée.

Le conducteur de la moto à trois roues a eu plus de chance que son prédécesseur du PK12. Gravement blessé, il a été transporté à l’hôpital. Mais le chauffeur du camion, lui, n’a pas attendu l’arrivée des secours.

Quand les gendarmes ont débarqué sur les lieux pour établir le constat, le véhicule fautif avait déjà disparu. Sans identification possible du camion ni de son conducteur, l’enquête s’annonce difficile. La moto accidentée est restée sur place, seule trace visible du choc.

 

Sur l’avenue Mbaïkoua, comme sur bien d’autres axes de Bangui, aucun panneau de signalisation ne guide les usagers.

 

Par Anselme Mbata

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En moins d’un an, la ville de Zémio est devenue  la ville fantôme du Haut-Mbomou

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En moins d’un an, la ville de Zémio est devenue  la ville fantôme du Haut-Mbomou

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Zémio n’est plus qu’une coquille vide. Les combats qui durent depuis neuf mois ont poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir vers la RDC ou d’autres régions du pays. L’église catholique dénombre 32 000 déplacés dans cette ville autrefois animée du Haut-Mbomou.

 

Cette fuite massive trouve son origine dans les violences qui opposent les miliciens Azandé aux mercenaires de la milice russe Wagner, soutenus par l’armée centrafricaine, les gendarmes, les policiers et la MINUSCA. Les habitants ont pris la décision de partir, parfois en quelques heures seulement.

 

Certains se sont déplacés vers l’intérieur du territoire centrafricain, cherchant refuge dans des zones qu’ils jugent moins dangereuses comme au sein de l’église catholique. D’autres ont préféré franchir la frontière pour rejoindre Zapay, en République démocratique du Congo, où ils espèrent obtenir le statut de réfugiés. Les familles ont abandonné leurs maisons, leurs biens, leurs commerces. Les marchés se sont vidés progressivement. Les boutiques ont fermé leurs portes une à une.

 

Plus de la moitié de la population a disparu des rues de la ville. Cette année, moins de 100 élèves ont franchi les portes des écoles de Zémio. Les salles de classe sont restées vides, les tableaux noirs intacts.

 

Derrière cet exode se cache une réalité qui explique la terreur des habitants. Les mercenaires de la milice russe Wagner et les soldats des forces armées centrafricaines ont instauré une méthode d’identification qui terrorise la population locale.

 

Leur critère d’arrestation repose sur la présence de cicatrices de lames de rasoir sur le corps des jeunes hommes. Pour ces forces, ces marques constituent la preuve irréfutable d’une appartenance aux miliciens Azandé, d’un engagement dans les combats armés. Peu importe que ces scarifications soient portées par la quasi-totalité des Centrafricains depuis leur plus jeune âge, qu’elles fassent partie des pratiques culturelles ancestrales, qu’elles n’aient aucun lien avec une quelconque activité militaire. Un jeune peut se promener sans arme, sans équipement suspect, sans rien qui l’associe de près ou de loin à un groupe armé. Si son corps porte ces traces, il devient automatiquement une cible.

 

Les forces le considèrent comme un combattant et procèdent à son arrestation sur-le-champ. Cette logique d’arrestation a provoqué une vague de déportations des jeunes du Haut-Mbomou vers la capitale. Les personnes appréhendées à Zémio sont envoyées à Bangui, parfois sans procès, sans interrogatoire digne de ce nom.

 

Les forces ne se contentent pas d’arrêter ceux qu’elles croisent dans les rues. Elles se rendent également sur les sites où se regroupent les déplacés, ces espaces censés offrir une protection minimale aux populations vulnérables.

En moins d’un an, la ville de Zémio est devenue la ville fantôme du Haut-Mbomou
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Récemment, dix personnes ont été arrêtées directement sur un camp de déplacés de l’église catholique de Zemio. Parmi elles se trouvait un jeune boucher. Une fois arrivé à Bangui, ce garçon a été tué par des mercenaires russes du groupe Wagner. Son corps a ensuite été déposé à la morgue, sans explication, sans que sa famille soit immédiatement informée. Cette mort s’inscrit dans une série d’exécutions attribuées aux mercenaires Wagner présents dans le pays. Le groupe a tué de nombreuses personnes depuis son arrivée sur le territoire centrafricain.

 

Face à ces violences, aucune instance internationale ne semble en mesure d’agir. La Cour pénale internationale, informée, est sur le dossier, mais la justice est lente dans ses procédures. Cette absence d’investigation laisse le champ libre aux forces présentes à Zémio et dans les environs. Wagner poursuit ses opérations sans contrainte apparente.

 

Touadera continue également ses activités criminelles. Personne n’ose s’interposer ou remettre en question les méthodes employées par ses criminels russes. Le silence des institutions internationales encourage la poursuite des arrestations arbitraires, des déportations, des exécutions sommaires. Les habitants de Zémio le savent. Ils comprennent qu’aucune protection ne leur sera offerte tant que cette situation perdurera. C’est précisément cette absence de recours qui alimente leur décision de partir, de tout abandonner pour sauver leur vie et celle de leurs proches.

 

Parfois, après quelques semaines de calme relatif, certaines familles tentent de rentrer à Zémio. Elles espèrent retrouver leurs maisons, reprendre leurs activités, redonner une normalité à leur existence. Mais ces tentatives de retour se heurtent rapidement à la réalité du terrain. Les forces présentes dans la ville leur rendent la vie impossible dès leur arrivée. Les contrôles se multiplient, les interrogatoires recommencent, la menace d’arrestation plane constamment. Récemment, ces mêmes forces ont pris une décision qui complique encore davantage la situation : elles ont bloqué la frontière avec la RDC.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : À Ndachima, un artisan minier décrit le travail sous la menace permanente autour du site contrôlé par les Russes

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À Ndachima, un artisan minier décrit le travail sous la menace permanente autour du site contrôlé par les Russes

 

 

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Invité minier pour CNC à Ndachima bon. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Ndachima, village minier situé à une soixantaine de kilomètre de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, les jeunes centrafricains continuent de chercher de l’or dans une zone désormais sous contrôle russe, malgré plusieurs morts enregistrées chaque jour. Ibrahim, artisan minier né dans ce village, raconte pourquoi les habitants persistent à exploiter les déchets rejetés par les machines russes, au péril de leur vie.

Suivez ci-dessous son interview intégrale conduite par l’un des journalistes de Corbeau News Centrafrique (CNC).

 

CNC : Bonjour Monsieur Ibrahim. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Ibrahim : Je m’appelle Ibrahim. Je suis artisan minier. Je suis né ici à Ndachima en 1991. Après mes études primaires à Ndachima, je suis allée au lycée de Bambari, j’ai abandonné en classe de seconde et je suis revenu au village.

 

CNC : Quelle est exactement votre activité aujourd’hui ?

Ibrahim : Comme la majorité des jeunes d’ici, je suis sur les chantiers miniers. Nous cherchons de l’or tous les jours.

 

CNC : Ndachima enregistre des morts quotidiennes autour du site minier. Pourquoi rester malgré ce danger constant ?

Ibrahim : Nous sommes nés ici, nous avons grandi ici. Nos grands-parents travaillaient déjà sur ces mines, nos parents aussi. C’est la seule activité possible dans ce village. Mais ce qui se passe aujourd’hui est complètement différent de ce que nous avons connu. Les terres que nos parents exploitaient ont été vendues. Maintenant, ce sont les Russes qui contrôlent tout.

 

CNC : Qu’est-ce qui a précisément changé depuis que les Russes ont pris le contrôle du site ?

Ibrahim : Ils ont tout verrouillé. Nous n’avons plus aucun accès. Lorsqu’ils creusent, ils enlèvent d’abord les couches de terre inutiles avant d’atteindre le gravier qui contient l’or. Ces déchets, ils les rejettent à environ trois kilomètres de leur base. Et nous, c’est sur ces tas rejetés que nous allons récupérer ce qui peut rester.

 

CNC : Combien de grammes pouvez-vous trouver dans une journée de travail ?

Ibrahim : Souvent rien. Tu peux transporter plusieurs sacs, les laver et ne rien obtenir. Mais parfois, tu peux trouver l’équivalent d’une petite tête d’allumette d’or. On vend ça entre 4000 et 5000 francs CFA. C’est ce qui permet de nourrir nos familles.

 

CNC : Pourquoi les Russes vous interdisent-ils de fouiller ces déchets alors qu’ils les ont déjà rejetés ?

Ibrahim : On ne sait pas. Si un Russe te voit, il tire. Directement. Ils tuent sans hésiter. On a connu ici des Français, des Sud-Africains, des Canadiens. Jamais on n’a vu autant de morts. Ici, les décès sont constants. Personne n’en parle, et les autorités ne viennent jamais.

 

CNC : Comment s’organise la surveillance autour du site ?

Ibrahim : À l’entrée, il y a ceux qu’on appelle les “Russes noirs”. Ce sont d’anciens combattants centrafricains formés par les Russes. Ils contrôlent le passage et confisquent parfois les sacs que nous transportons. Ils lavent eux-mêmes les déchets. Plus loin, quand les Wagner arrivent, ils tirent sur les gens ou renversent les camions de déchets sur ceux qui fouillent. Cela peut ensevelir dix ou quinze personnes d’un coup.

 

CNC : La jeunesse dit être la première cible des violences. Comment décrivez-vous ce que vivent aujourd’hui les jeunes dans cette zone ?

Ibrahim : Chaque fois, les jeunes répètent la même chose : les Russes nous tuent. Nous sommes l’avenir de ce pays, mais on nous élimine et personne ne réagit. Les autorités ne disent rien, comme si notre vie n’avait aucune valeur. Le nombre de morts dépasse tout ce que les habitants peuvent imaginer. Ici, la paix commençait à revenir. Des anciens rebelles, des braqueurs, des jeunes sans travail étaient venus pour changer de vie, prendre des outils, chercher de l’argent de façon honnête. Ils avaient laissé la violence derrière eux. Mais quand on tue comme ça, ces jeunes peuvent repartir dans le banditisme. Ceux qui étaient venus pour la paix se demandent pourquoi on les abat alors qu’ils essaient juste de vivre. Personne ne vient à leur secours, et cela détruit toute chance d’avenir.

 

CNC : Avez-vous été témoin d’un incident récemment ?

Ibrahim : Oui. Mardi, j’ai vu un homme se faire tuer. Le lendemain, ils ont encore tiré sur quelqu’un. Parfois, les déchets sont déversés directement sur les gens. C’est quotidien.

 

CNC : La population avait organisé une grève il y a quelques semaines. Y a-t-il eu un changement ?

Ibrahim : Aucun. Les habitants avaient protesté, les gendarmes et les soldats sont venus, mais rien n’a changé. Le danger reste le même.

 

CNC : Les autorités nationales se rendent-elles parfois sur le site ?

Ibrahim : Jamais. Le site est complètement fermé. Les Russes sont les seuls à y entrer.

 

CNC : Certains disent que des jeunes se rendent volontairement au camp russe en échange du riz ou de sardine pour être sodomisés par ses voyous de Wagner. Est-ce vrai ?

Ibrahim : Non. Par contre, il arrive que les Wagner arrêtent des gens, les enferment ou les agressent sexuellement. Mais personne ne s’y rend volontairement.

 

CNC : Merci Monsieur Ibrahim pour votre témoignage et votre disponibilité.

Ibrahim : C’est à moi de vous remercier. Merci CNC.

 

Propos recueillis par notre correspondant à Bambari.

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Quand les cellules deviennent des cimetières : la République Centrafricaine face à ses morts qui parlent dans les placards de Touadéra et de Wagner

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Quand les cellules deviennent des cimetières : la République Centrafricaine face à ses morts qui parlent dans les placards de Touadéra et de Wagner

 

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Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En République Centrafricaine, des gens disparaissent en détention et leurs corps réapparaissent ailleurs. Le débat Patara sur Radio Ndékè Luka a mis des mots crus sur cette réalité.

 

C’est Arletta Mamboui Abiali qui a frappé le plus fort, avec une phrase que personne dans le studio n’a contestée : « Le Centrafrique actuellement est aux abattoirs. » Elle ne parlait pas au sens figuré. Elle décrivait un pays où l’on enlève des gens, où l’on tue, parfois simplement parce qu’une personne aurait dit quelque chose qui dérangeait. Cette jeune militante politique a posé une question que beaucoup évitent : que sont devenus ceux dont on n’a même pas retrouvé le corps ?

 

Cette question n’est pas née dans le vide. Elle est nourrie par un cas précis : celui d’un policier arrêté, présumé innocent, confié à la justice, et retrouvé sans vie après trois semaines de recherches désespérées par sa famille. Steve Bendo-Ndeni, acteur de la société civile, a dit l’essentiel avec une phrase qui glace : désormais, si quelqu’un est arrêté, ses proches feraient mieux d’aller vérifier directement à la morgue. Ce n’est pas une exagération de sa part, c’est une description de ce qui se passe.

 

Ce qui rend la chose encore plus troublante, c’est qu’il ne s’agit pas d’un premier cas. Elysée Nguémalé, coordonnateur de l’Observatoire pour la bonne gouvernance démocratique, a rappelé l’affaire Armel Sayo : disparu de sa cellule, puis réapparu. Deux cas, deux logiques différentes, mais le même trou noir au milieu : la détention devient un endroit d’où l’on peut sortir mort, ou ne jamais vraiment sortir du tout.

 

Ce que les débatteurs ont tous senti, chacun à sa manière, c’est que ces faits ne restent jamais sans lendemain judiciaire visible. Nguémalé l’a dit clairement : il n’y aura probablement pas de déclaration officielle forte, pas de réponse de l’État à la hauteur de ce que la situation réclame. Arletta, elle, a ajouté une autre couche : et si certains ne voulaient justement pas que la vérité sorte ? Et si des complicités internes rendaient la vérité dangereuse à connaître ?

 

La mort de ce policier en détention, dans un pays qui inscrit la dignité humaine et l’unité nationale parmi ses valeurs républicaines, est une contradiction que Nguémalé a nommée sans détour. Ce n’est pas digne, a-t-il dit. Et cette indignité ne touche pas seulement une famille en deuil, elle touche l’image entière du pays. Bendo-Ndeni l’a confirmé : cette situation ternit encore davantage une République déjà fragilisée.

 

Pendant ce temps, les enquêtes annoncées avancent, mais le principal concerné, lui, est déjà mort. Arletta a mis le doigt sur l’absurdité de la chose : comment instruire une enquête sérieuse quand celui au cœur de l’affaire ne peut plus ni témoigner, ni se défendre, ni réclamer justice ? Cette pratique, comme elle l’a dit, semble prendre de l’ampleur, et chaque nouveau cas rend le suivant un peu plus banal, un peu plus accepté dans les esprits.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’église UFEB bataillon  2 est sur le point de s’exploser: Le Pasteur Faki menace, lors d’un conseil d’église,  de balancer tout  ses complices

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L’église UFEB bataillon  2 est sur le point de s’exploser: Le Pasteur Faki menace, lors d’un conseil d’église,  de balancer tout  ses complices

 

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Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’église Baptiste Bataillon 2 de Bangui, le navire prend l’eau, les voiles sont déchirées, et le capitaine commence à mordre. Le samedi 21 février 2025 restera dans les annales non pas pour un miracle de guérison, mais pour un miracle de délation. Acculé par les soupçons de détournement des fonds offerts par le Président Touadéra, le Pasteur Faki Issene a troqué la Bible pour le carnet de comptes des complices.

 

 

Comme le dit l’adage : « Quand le navire coule, les rats se mordent pour savoir qui sautera le premier. » Et à Bataillon 2, les morsures sont profondes et les dents sont acérées.

 

 

Le Pasteur Faki en mode « Kamikaze » : « Si je coule, vous coulez avec moi ! »

L’ambiance était déjà électrique, mais elle a viré à l’orage quand la question des 500 000 FCFA manquants de l’enveloppe présidentielle a refait surface. On se souvient que le Président Touadéra, alias « Baba Kongoboro », avait généreusement offert 5 millions de FCFA au Pasteur pour la reconstruction de l’église UFEB de Bataillon 2. Mais entre les mains de pasteur Faki, l’argent semble avoir subi une cure d’amaigrissement miraculeuse. Une partie a disparu dans la nature.

 

Face aux murmures qui deviennent des clameurs sur CNC, le Pasteur Faki a choisi la tactique de la « terre brûlée  comme des Kamikazes». Devant le conseil de l’église médusé, en plein affrontement avec le diacre ancien Policier, il a lancé une menace qui sonne comme un aveu de culpabilité collective : « Vous dites que c’est moi qui ai volé ? Mais cet argent, je l’ai partagé avec certains diacres également ! ». Dans un élan de courage posthume, le pasteur Faki a cité un diacre de l’église, ancien secrétaire général de l’église, un gendarme aujourd’hui décédé qui se prénomme Paul-Clément. Pratique, non ? Les morts ne contredisent jamais les bergers en difficulté. Mais le pasteur Faki ne s’est pas arrêté là. Il a prévenu que si la pression continuait sur moi, je vais « balancer » la liste de tous les bénéficiaires vivants. C’est le chantage au bénitier : « Je suis peut-être un voleur, mais vous êtes mes complices ! ».

 

Le moment le plus spectaculaire fut l’altercation avec le diacre, ancien policier à la retraite. Ce dernier, habitué aux interrogatoires et aux malfrats, a eu le malheur de conseiller au Pasteur de « prendre de la hauteur » et d’arrêter de se chamailler avec les médias comme CNC.

 

La réponse fut une éruption volcanique. Le Pasteur, oubliant les fruits de l’Esprit (paix, douceur, tempérance), est devenu rouge de colère. Traiter un diacre de « sorcier » et d’« homme de ténèbres » devant tout le conseil ? On se croirait dans une cour de récréation mal fréquentée plutôt que dans une maison de prière.

 

Même le chant de louange entonné par un diacre gendarme pour calmer les esprits a été violemment interrompu. Faki ne voulait pas chanter, il voulait mordre. C’est là que l’adage prend tout son sens : « Celui qui a du sang sur les mains voit des démons partout. » En voyant des traîtres à chaque coin de banc, Faki confirme qu’il ne dirige plus une église, mais une cellule de crise paranoïaque.

 

Pendant que les fidèles s’interrogent sur les 600 millions de FCFA du projet de reconstruction (un devis gonflé au stéroïde pour assurer des rétrocommissions confortables), le Pasteur Faki, lui, voit ses propres chantiers fleurir.

 

Le miracle de Voudambala : Une école privée qui sort de terre.

Le miracle de Damara : Une ferme et du bétail qui se multiplient.

Le miracle de la Tunisie : Un fils envoyé en voyage d’études avec l’espoir d’un futur en France.

 

Les fidèles se demandent légitimement : par quelle opération du Saint-Esprit un pasteur d’une église en crise financière peut-il devenir un magnat de l’immobilier et de l’élevage en si peu de temps ? La réponse semble se trouver dans les 500 000 FCFA évaporés et les marges suspectes sur le ciment et les briques. Comme on dit chez nous : « On ne peut pas porter deux melons dans une seule main », à moins que l’une des mains ne soit celle de sa femme, Sylvie, propulsée gestionnaire de l’ombre.

 

Vous comprenez bien, l’article de CNC avait déjà révélé comment Faki a été imposé par ses parents, Maurice Gazayeke et Ambeka. Aujourd’hui, le système est verrouillé. Le cousin gère la caisse, la femme gère les matériaux, et les informateurs (comme le diacre Sakama, l’anthropologue devenu espion de sacristie) enregistrent les conversations des fidèles.

 

C’est un véritable « système mafieux sous la soutane ». On espionne, on menace, on exclut. Résultat ? L’église s’est vidée. De 1 000 fidèles, il n’en reste qu’une poignée de courageux ou de complices. Les autres ont fui le navire avant que les rats ne commencent à se dévorer entre eux.

 

Mais le diacre policier a fini par claquer la porte, jurant de ne plus remettre les pieds dans cette « arène ». C’est le début de la fin. Quand les hommes d’ordre partent, il ne reste que le chaos.

 

Le Pasteur Faki menace de « balancer » tout le monde ? Grand bien lui fasse ! Le peuple de Dieu attend de voir la liste. Car à force de vouloir faire peur aux autres, il oublie que « la vérité est comme l’huile, elle finit toujours par monter au-dessus de l’eau. » Que Faki continue de chercher Alain Nzilo derrière chaque poteau de l’église, qu’il continue de traiter ses diacres de sorciers, le fait demeure : les comptes de l’église Bataillon 2 ne sont pas écrits dans le Livre de Vie, mais dans un grand livre de cuisine où l’on prépare les détournements.

 

Le navire coule, les rats mordent… et CNC a déjà préparé les gilets de sauvetage pour la vérité. On n’est prêt pasteur Faki, balance nous tout tes complices. Amen!

 

Par Alain Nzilo

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Taley 2, commune de Bimbi : quand le Conseil constitutionnel efface le verdict des urnes, remplace le gagnant par des mafieux

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Taley 2, commune de Bimbi : quand le Conseil constitutionnel efface le verdict des urnes, remplace le gagnant par des mafieux

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la préfecture de Lim-Pendé, la circonscription de Taley 2 vit depuis quelques jours une situation que les habitants refusent d’accepter en silence, et leur colère a déjà parcouru des kilomètres pour se faire entendre.

 

Tout part d’un résultat électoral que la population croyait acquis. Le candidat Charlot était sorti en tête du scrutin législatif, devant tous les autres. Son avance était nette, ses partisans fêtaient déjà. Puis le Conseil constitutionnel a rendu sa décision — et tout a basculé.

 

Le dossier de Charlot  a été invalidé. À sa place, deux candidats mafieux et surtout criminels qui se trouvaient loin derrière lui dans les résultats ont été retenus pour le second tour. Aucune explication solide n’a filtré pour justifier ce renversement aux yeux de la population. Juste une décision, tombée d’en haut, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.

 

La réaction ne s’est pas fait attendre dans la sous-préfecture de Taley. Les habitants de la commune de Bimbi, dans la deuxième circonscription de Taley, ont décidé de ne pas rester assis sur leur mécontentement. Ils ont organisé une marche spontanée jusqu’à Paoua, chef-lieu de la préfecture, pour remettre un mémorandum au préfet et exprimer leur rejet de cette décision.

 

À leur arrivée, c’est le sous-préfet et le commandant de compagnie de la gendarmerie qui les ont accueillis — non pas pour les écouter, mais pour leur signifier que leur marche était illégale. Selon eux, manifester sans autorisation préalable de la préfecture expose les marcheurs à toutes sortes de risques, et les rendrait responsables de tout débordement éventuel.

 

Sauf que cette logique ne tient pas. Une grève d’élèves à Boali, à Sibut, une grève d’enseignants  du supérieur, personne ne dépose de dossier d’autorisation avant de descendre dans la rue quand la colère est là, immédiate, vive. La population de Bimbi n’a pas marché par caprice ou par calcul. Elle a marché parce qu’elle estime qu’on lui a volé son choix, et que ce choix méritait d’être défendu, même sous la menace.

 

Car il faut bien dire ce mot : la menace. Les forces de la milice Wagner, dont la présence pèse sur le pays tout entier, n’ont pas empêché ces hommes et ces femmes de se lever et de marcher. Ils ont bravé la peur, ils ont couvert des kilomètres, et ils ont remis leur mémorandum.

 

Le sous-préfet et le commandant de gendarmerie ont choisi ce moment pour rappeler les règles administratives relatives aux autorisations de manifestation. Pendant ce temps, la question de fond — pourquoi le candidat arrivé en tête a-t-il été écarté — restait entière, sans réponse, suspendue dans l’air comme une dette que personne ne semblait pressé de solder.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Fortuné Bobérang

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Pollution massive et ravages écologiques : l’exploitation aurifère chinoise de l’entreprise IMC dévaste la Nambéré

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Pollution massive et ravages écologiques : l’exploitation aurifère chinoise de l’entreprise IMC dévaste la Nambéré

 

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-chantier-minier-de-rondi-dans-la-nana-mambere-avec-les-chinois-qui-devastent-massivement-la-foret.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-chantier-minier-de-rondi-dans-la-nana-mambere-avec-les-chinois-qui-devastent-massivement-la-foret.jpg” alt=”Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec les chinois qui dévastent massivement la forêt” width=”300″ height=”300″ />
Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec les chinois qui dévastent massivement la forêt

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’extraction intensive d’or menée par la société chinoise IMC s’accompagne d’une destruction écologique inquiétant, combinant empoisonnement des rivières et déboisement massif sur l’ensemble de la préfecture de la Nambéré.

 

La sous-préfecture d’Aba connaît depuis plusieurs années une activité minière croissante portée par l’Industrie Minière de Centrafrique. Cette entreprise chinoise exploite de nombreux gisements aurifères répartis dans plusieurs localités, dont Gobolo, Rondji etc, employant des centaines de travailleurs et équipant ses sites d’installations imposantes. Les camions circulent quotidiennement entre les différentes bases, transportant matériel et production vers les site principaux dans la zone.

 

L’ampleur de cette exploitation nécessite l’utilisation de techniques industrielles sophistiquées pour extraire le précieux métal. Contrairement aux méthodes artisanales traditionnelles, les opérations menées par l’IMC font appel à des procédés chimiques complexes qui permettent d’accroître considérablement les rendements. Ces techniques modernes exigent toutefois l’emploi de substances hautement dangereuses pour parvenir à séparer l’or du minerai brut.

 

Le processus débute par l’arrosage de la terre ou de la roche concassée avec une solution de cyanure, un poison foudroyant capable de dissoudre l’or et de le transformer en liquide. Cette méthode appelée lixiviation représente le standard dans les grandes exploitations minières à travers le monde. Une fois l’or dissous dans cette mixture toxique, les mineurs ajoutent de la poussière de zinc selon le procédé Merrill-Crowe, permettant au métal précieux de redevenir solide et de précipiter au fond des récipients.

 

Parallèlement, certaines opérations de l’IMC font également usage de mercure pour former un amalgame grisâtre avec l’or. Les ouvriers chauffent ensuite cette pâte au chalumeau, provoquant l’évaporation du mercure qui retombe inexorablement dans l’environnement proche. Ces vapeurs toxiques contaminent l’air respiré par les travailleurs avant de se déposer sur les sols et dans les cours d’eau avoisinants.

Sur les sites miniers chinois en Centrafrique : les Centrafricains ont-ils encore le droit de travailler ?
Sur le chantier minier chinois à Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec des machines prêtes à l’emploi

 

C’est précisément l’utilisation combinée de ces produits chimiques qui a provoqué la catastrophe survenue début janvier à Gobolo. Des milliers de poissons ont péri dans la rivière Mambéré suite au déversement massif de ces substances dans les eaux. Les résidus toxiques chargés de métaux lourds et de restes de cyanure se sont écoulés directement depuis les installations minières vers le fleuve qui irrigue toute la région.

 

Cette hécatombe aquatique montre l’ampleur démesurée des opérations menées par IMC sur place. Alors que l’entreprise ne déclare officiellement que 98 grammes d’or extraits chaque jour, les informations crédibles obtenues par la rédaction du CNC indiquent une production réelle atteignant 10 lingots de 10 kilogrammes quotidiennement, rien qu’à Gobolo. Un tel écart entre les chiffres annoncés et la réalité mesurée explique pourquoi les quantités de produits chimiques employés dépassent toute norme raisonnable.

 

La rivière Mambéré constitue pourtant l’artère vitale de nombreuses communautés établies sur ses berges. Des villages entiers dépendent de ce cours d’eau pour leur approvisionnement quotidien en eau potable, la pêche qui nourrit les familles, l’hygiène corporelle et l’ensemble des activités domestiques. Le pont de Mambéré relie Bouar à Béloko en enjambant ce fleuve au niveau de Gallo.

 

Malgré la gravité de l’empoisonnement de la rivière Mambéré par l’entreprise IMC, aucun avertissement n’a été diffusé auprès des populations vivant en aval. Les habitants perpétuent leurs habitudes sans savoir qu’ils manipulent désormais une eau contaminée par des poisons violents. Le mercure présente un danger particulièrement insidieux car il s’accumule dans la chair des poissons rescapés, créant une chaîne de contamination qui remonte jusqu’aux consommateurs humains.

 

Face à cette catastrophe, le chef de groupement de Gobolo a tenté d’interpeller les responsables de l’entreprise. Sa démarche a provoqué une réaction menaçante du commandant Lamtagué qui l’a intimidé violemment, le menaçant même d’un passage à tabac s’il persiste. Terrorisé par ces menaces de l’officier, le chef du groupe a préféré abandonner toute réclamation et regagner son village en silence.

 

L’impunité dont bénéficie l’entreprise lui permet également de bafouer les règles élémentaires de remise en état des sites exploités. Le cahier des charges impose pourtant le comblement de toutes les excavations avant l’abandon d’une zone d’extraction. Cette obligation fondamentale demeure systématiquement ignorée, comme en attestent les cratères béants visibles jusque autour de la base de l’IMC de Gobolo.

 

Ces trous gigantesques parsèment désormais une forêt autrefois luxuriante, transformée en paysage désolé. Les arbres abattus par centaines laissent place à des étendues stériles où la végétation peine à reprendre racine. La terre retournée et lessivée par les pluies charrie vers les rivières des sédiments contaminés qui prolongent la pollution bien au-delà des zones directement exploitées.

 

Cette dévastation rappelle étrangement les événements survenus entre 2018 et 2019 à Bozoum, dans l’Ouham-Pendé. À cette époque, une entreprise chinoise avait commis des dégradations environnementales qui avaient soulevé la colère des populations locales. L’ampleur du scandale avait finalement contraint l’Assemblée nationale à lancer une enquête parlementaire approfondie sur les agissements de la société.

 

Les conclusions de cette investigation avaient révélé des manquements graves et conduit à la fermeture pure et simple de la coopérative chinoise dans cette province. Pendant ce temps, les activités des autres sociétés chinoises continuent la dégradation de l’environnement a repris ailleurs avec une intensité décuplée, comme si les leçons de Bozoum n’avaient jamais existé. Les secteurs de Gomignon à Yaloké, Gobolo, Rondji subissent aujourd’hui des ravages qui éclipsent largement ce qui s’était produit à Bozoum.

 

Les observateurs estiment que les dommages actuels représentent cent fois, peut-être même davantage, l’ampleur des destructions constatées lors du précédent scandale à Bozoum. La contamination atteint des niveaux qui dépassent l’entendement, affectant simultanément les eaux, les sols et l’air que respirent les communautés locales. Le mercure demeurera dans les sédiments pendant des décennies, rendant la terre et les rivières impropres à tout usage pendant des générations.

 

Par Gervais Lenga depuis Bouar

 

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Enlevé, séquestré puis dépouillé de son argent, un jeune cultivateur d’Obo a vécu une nuit de terreur de sa vie aux mains des mercenaires russes et des soldats FACA  

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Enlevé, séquestré puis dépouillé de son argent, un jeune cultivateur d’Obo a vécu une nuit de terreur de sa vie aux mains des mercenaires russes et des soldats FACA  

 

 

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OBO vers le champ

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, a été une nouvelle fois le cadre d’un incident grave impliquant des mercenaires russes du groupe Wagner et des soldats des forces armées.

 

Jinati, fils de Gbawe, était parti aux champs vers la localité de Dindiri avec deux camarades pour cultiver la terre. Munis de leurs coupe-coupes, houes et autres outils, les trois jeunes hommes avaient passé leur journée à travailler leur champ, avant de prendre le chemin du retour en longeant la route.

 

C’est à ce moment-là que les choses ont basculé. En voyant arriver un groupe de soldats FAKAR et de mercenaires russes, les deux compagnons de Jinati ont pris la fuite dans la brousse. Lui, resté seul, n’a pas eu le temps de fuir. Il a été saisi sur place.

 

Arrêté puis interrogé, le jeune a tenté d’expliquer qu’ils revenaient du champ. Malgré ses explications, les russes l’ont déshabillé pour chercher des armes sur lui. Ils n’ont rien finalement eu, seulement une somme d’argent qui s’élève à 30 000 francs CFA. Malgré cela, ils ont confisqué l’argent, puis l’ont ligoté les mains et les pieds avant de le jeter dans leur véhicule. Les soldats FACA et les mercenaires russes l’ont amené dans leur véhicule à une destination inconnue avant de le ramener à Obo que le lendemain, toujours les mains ligotée derrière et les pieds comme on attache du gibier.

 

Mais à leur retour à Obo, ils l’ont déposé directement à la gendarmerie. Après quelques heures, Jinati a été relâché sans charge retenue contre lui.

 

Libéré, il s’est rendu à la base militaire pour réclamer les 30 000 francs CFA qu’il portait dans sa poche au moment de son arrestation. Les soldats FAKAR ont nié avoir pris son argent, puis ont fini par lui remettre seulement 9 000 francs, sans aucune explication sur la différence.

 

Jinati a une femme et des enfants à nourrir. Cet argent, c’était le fruit de son labeur au champ de Dindiri, destiné à couvrir les besoins de sa famille. De retour chez lui, les mains vides ou presque, il n’a pas cherché à provoquer d’incident.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Pour les habitants d’Obo, aller maintenant aux champs est un risque total, du moment où les Wagner ne veulent plus voir les gens aller aux champs. Pour eux, aller aux champs est synonyme d’être en contact avec les miliciens Azandé. En plus, une trace de rasoir au corps est synonyme aussi d’appartenance à la milice Azandé. Si bien que les habitants d’Obo ont de difficulté à nourrir leur famille, pour la plus part des cultivateurs.

 

Par Éric Nzapa

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Kouki : Nugatoulom Arnaud alias Nigas a encore frappé, un homme abattu entre les chantiers de Balaka et de Zaranga

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Kouki : Nugatoulom Arnaud alias Nigas a encore frappé, un homme abattu entre les chantiers de Balaka et de Zaranga

 

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La victime tué dans la localité de Kouki par des bandits armés

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le samedi 28 février 2026, aux environs de 9 heures du matin, un homme a perdu la vie sur la piste reliant le chantier de Balaka au chantier de Zaranga, communément appelé en arabe Hourouf, dans la localité de Nana-Bakassa et Kouki. Un meurtre de plus signé par un groupe armé que la rédaction de CNC connaît bien.

 

L’auteur principal de ce crime abject est Nugatoulom Arnaud, alias Nigas, ancien caporal de l’armée nationale reconverti en hors-la-loi, passé tour à tour par la milice Anti-Balaka, membre de la Coalition des Patriotes pour le Changement, la CPC, avant d’atterrir au mouvement 3R. Sa tête n’est pas nouvelle dans nos pages : c’est lui et ses hommes qui avaient tué une  gendarme le mois dernier sur la route de Bossangoa et Nana Bakassa, un crime sur lequel CNC avait déjà publié un article.

 

Ce groupe prend racine dans plusieurs villages proches les uns des autres, administrativement séparés mais géographiquement imbriqués. Bodili, Bogore et Bodee relèvent de la préfecture de l’Ouham Fafa, tandis que Bowara appartient à la sous-préfecture de Nana Bakassa. Entre ces localités, parfois distantes d’un ou deux kilomètres seulement, Nugatoulom Arnaud et ses complices circulent librement, armés de trois à quatre Kalachnikov et de quelques armes artisanales.

 

Leur force, c’est précisément cette capacité à disparaître dans la vie ordinaire des villages après chaque attaque. Ils posent leurs armes, reprennent leur place parmi les habitants, saluent leurs voisins — et personne, ou presque, ne dit rien. C’est dans cet espace de silence que ce groupe continue de prospérer.

 

Ce samedi-là, la victime circulait sur une route que des dizaines de personnes empruntent chaque semaine pour rejoindre les chantiers ou rentrer chez elles. Elle a été abattue et ses affaires emportées. Les témoins présents dans les environs n’ont pas encore été entendus publiquement par les autorités.

 

Pendant ce temps, Nugatoulom Arnaud alias Nigas est toujours dans la nature, quelque part entre Bodili, Bogore, Bodee et Bowara.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Féimonazoui

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Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

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Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

 

Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique
Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo tire la sonnette d’alarme sur les dysfonctionnements graves qui minent la relation entre banques et clients en RCA.

 

Pourtant, la réalité raconte une tout autre histoire. Dans sa lettre ouverte adressée à l’Association Professionnelle des Banques de République Centrafricaine, Kogrengbo s’appuie sur des expériences vécues par des milliers de citoyens, jour après jour, dans les agences du pays. Son constat reflète les frustrations accumulées depuis que la privatisation promettait modernité et performance.

 

Ce que l’activiste observe d’abord, c’est la froideur de l’accueil réservé aux usagers. Trop d’agents affichent une indifférence qui glace l’atmosphère dès l’entrée dans les locaux. Le sourire, l’écoute attentive et l’orientation claire semblent relever d’un luxe plutôt que d’une norme professionnelle élémentaire que réclame Louis Marie Kogrengbo.

 

Cette distance s’accompagne d’une lenteur qui exaspère les clients au quotidien. Les opérations les plus simples prennent un temps démesuré, sans que personne ne juge utile d’expliquer les raisons du retard. Quand un problème technique survient, le silence devient la seule réponse offerte aux usagers qui attendent, impuissants devant les guichets fermés.

 

L’acteur social déplore que le principe selon lequel chaque client mérite considération se soit évaporé. Beaucoup d’usagers ressentent qu’ils dérangent, qu’ils quémandent une faveur là où ils devraient simplement bénéficier d’un service normal. Cette inversion des rôles blesse profondément ceux qui confient leur argent à ces institutions bancaires centrafricaines.

 

La désorganisation atteint son paroxysme au niveau des caisses, selon Kogrengbo. Dans plusieurs établissements, les pauses ne font l’objet d’aucune coordination entre les agents. Résultat : tous les guichets ferment en même temps, abandonnant une foule de clients médusés dans le hall pendant de longues minutes.

 

Cette situation ne relève pas d’incidents occasionnels mais d’une pratique récurrente que dénonce l’acteur social. Les conséquences de ce dysfonctionnement pèsent lourd sur les usagers centrafricains. Des files d’attente s’étirent pendant des heures, obligeant des professionnels à prendre du retard sur leurs engagements personnels et commerciaux.

 

La tension monte alors dans les agences, les échanges deviennent tendus et l’énergie de chacun s’épuise inutilement. La présence des agents de sécurité privée ajoute encore à la difficulté, selon les observations de Louis Marie Kogrengbo. Certains d’entre eux adoptent des postures autoritaires qui transforment les espaces bancaires en zones de contrôle militaire plutôt qu’en lieux d’accueil.

 

Les clients subissent parfois des humiliations qui blessent leur dignité, alors qu’ils viennent simplement gérer leurs comptes. Cette confusion des rôles dérange profondément l’acteur social qui rappelle une évidence. Les usagers ne franchissent pas les portes d’une banque en intrus mais en partenaires légitimes dont l’argent fait tourner ces institutions.

 

Face à cette accumulation de griefs, Kogrengbo formule des pistes concrètes d’amélioration dans sa lettre. Il préconise d’abord une formation approfondie de tous les employés aux techniques d’accueil et de relation client. Un code de bonne conduite devrait s’afficher dans chaque agence, rappelant à tous les valeurs de courtoisie et de professionnalisme bancaire.

 

La planification des pauses exige une refonte complète, selon l’acteur de la vie sociale. Les établissements doivent garantir qu’au moins un guichet reste ouvert en permanence pendant les heures d’ouverture officielles. Des systèmes modernes de gestion des files permettraient de fluidifier le passage et d’informer les clients sur le temps d’attente réel.

 

L’écoute des réclamations nécessite également des outils adaptés, estime Louis Marie Kogrengbo. Des boîtes à suggestions accessibles et des services dédiés au suivi de la satisfaction permettraient de capter les signaux d’alerte. Chaque commentaire mérite une analyse et une réponse appropriée de la part de l’Association Professionnelle des Banques.

 

Quant aux agents de sécurité, leur mission doit retrouver sa dimension humaine selon l’activiste. Protéger les lieux n’implique aucunement de maltraiter ceux qui les fréquentent pour effectuer leurs opérations. Une redéfinition claire de leur périmètre d’action s’impose pour rétablir un climat serein dans les agences centrafricaines.

 

Le secteur bancaire porte une responsabilité majeure dans le développement du pays, rappelle Kogrengbo. Sans la confiance des citoyens, aucune croissance durable ne peut s’enraciner dans l’économie nationale. Les établissements qui négligent cette dimension scient la branche sur laquelle ils sont assis, prévient l’acteur social.

 

Cette lettre ouverte ne cherche pas à accabler mais à ouvrir un dialogue constructif avec les banques. Les usagers tendent la main aux banquiers pour bâtir ensemble un système qui honore ses promesses initiales de modernisation. La privatisation visait l’excellence, il reste à matérialiser cette ambition dans le quotidien des agences selon Louis Marie Kogrengbo.

 

L’Association Professionnelle des Banques détient les leviers nécessaires pour impulser ce changement attendu. Une réforme de la culture de service bénéficierait à tous : clients satisfaits, employés valorisés, institutions renforcées et économie dynamisée. Les ressources existent dans le secteur bancaire centrafricain, seule la volonté politique manque encore selon l’activiste.

 

Les Centrafricains observent et espèrent une amélioration rapide de la situation, conclut Kogrengbo. Ils ont besoin de banques qui les respectent, qui comprennent leurs besoins et qui répondent avec diligence. Cette exigence ne relève pas du caprice mais du droit le plus élémentaire de tout usager​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Ouanda-Djallé, les habitants demandent urgemment au ministère de la santé de leur envoyer un pèse-bébé dans leur hôpital. Incroyable pour ce régime

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Ouanda-Djallé, les habitants demandent urgemment au ministère de la santé de leur envoyer un pèse-bébé dans leur hôpital. Incroyable pour ce régime

 

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Hôpital secondaire de ouanda djalle voukouma. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Depuis qu’il a pris le pouvoir en 2020, le nouveau dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera n’a cessé de déclarer dans les médias et partout que le pays avance. Mais quand on regarde la réalité sur le terrain, c’est tout le contraire. La santé publique en est l’exemple le plus parlant. Et l’hôpital secondaire de Ouanda-Djallé en est la preuve parfaite de cette décadence.

 

L’équipe de la rédaction du CNC, de passage à Ouanda-Djallé, a visité l’hôpital secondaire de la localité la semaine dernière. Sur place, les problèmes sont nombreux. Mais un seul saute immédiatement aux yeux : le pèse-bébé.

Le pèse-bébé de l'hôpital de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC
Le pèse-bébé de l’hôpital de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

Cet appareil a été offert par l’ONG internationale IMC en 2008 lorsque Faustin-Archange Touadera était encore premier ministre du Président François Bozizé. Depuis cette date, il n’a jamais été remplacé. Il est utilisé chaque jour, sans interruption, depuis maintenant 18 ans.

 

Aujourd’hui, le matériel est dans un état de délabrement total. Il est tombé en panne. Des guêpes ont construit leurs nids autour de la structure de l’appareil. Son usage est devenu difficile et peu hygiénique.

 

Pour obtenir une simple mesure de poids, le personnel soignant doit bricoler l’appareil tant bien que mal. La précision nécessaire au suivi médical des nourrissons n’est plus garantie.

 

La situation est d’autant plus frappante que des enfants pesés sur cette machine en 2008 sont aujourd’hui des adultes. Ces mêmes personnes ont maintenant leurs propres bébés. Et ces nourrissons sont pesés sur le même appareil défectueux que leurs parents avant eux.

 

Deux générations sur une seule machine en ruine. C’est la réalité de Ouanda-Djallé en 2026.

 

Devant cette situation, la population ne se tait plus. Les habitants interpellent directement le ministère de la Santé et celui de la Communication. Leur demande est claire et urgente : envoyer immédiatement un nouveau pèse-bébé.

 

L’hôpital secondaire de Ouanda-Djallé attend. Les bébés de Ouanda-Djallé attendent. Le ministère de la Santé entendra-t-il cet appel ? Affaire à suivre….

 

Par Serge Binguimalé

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URGENCE : Un cadre suisse de MSF-RDC arrêté à Zémio par des mercenaires de la milice russe Wagner

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URGENCE : Un cadre suisse de MSF-RDC arrêté à Zémio par des mercenaires de la milice russe Wagner

 

 

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Les mercenaires russes et les soldats FACA en patrouille à Zemio

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des expatriés humanitaires continuent de tomber dans le collimateur des mercenaires du groupe Wagner déployés à Zémio, dans le Haut-Mbomou, au point que la sous-préfecture est en train de devenir une zone de non-droit pour les acteurs de l’aide internationale. Pourtant, la Minusca continue de produire des faux rapports aux nations-unies, vantant le retour de la paix, comme si la paix est synonyme d’absence des groupes armés.

 

En effet, depuis plusieurs semaines, l’ONG internationale MSF-suisse, dont le siège opérationnel est rattaché à la section suisse de l’organisation à Kinshasa, cherche à prendre en charge les milliers de déplacés centrafricains qui ont quitté le territoire national pour se réfugier dans le village de Nzapay, en République démocratique du Congo, de l’autre côté de la rivière Mbomou. Rejoindre Nzapay depuis Kinshasa ou depuis n’importe quelle grande ville congolaise représente des milliers de kilomètres de route, ce qui rend tout acheminement de matériel depuis le sol congolais extrêmement difficile, voire impraticable.

 

C’est pourquoi MSF-RDC a engagé des négociations avec les autorités centrafricaines pour faire transiter son équipement par Bangui, puis directement par voie terrestre vers Zémio, d’où il suffit de franchir la rivière Mbomou pour atteindre Nzapay. Ce couloir logistique, plus court et plus viable, permettrait à l’organisation d’approvisionner régulièrement le site où les réfugiés centrafricains sont estimés à plusieurs milliers. Dans ce même cadre, MSF-RDC étudie également la possibilité de reprendre une partie de la gestion de l’hôpital de Zémio pour en faire un établissement de référence, capable de recevoir les cas graves évacués depuis Nzapay.

 

C’est dans ce contexte que le cadre suisse de MSF-RDC effectuait deux fois une mission à Zémio. Lors de sa troisième visite dans la même ville, il a été interpellé au sein même de l’hôpital par des éléments du groupe Wagner et conduit de force dans leur base, où il se trouve retenu à l’heure où nous publions ces lignes.

 

Il est à noter que ce n’est pas la première fois que les mercenaires de la milice russe Wagner s’en prennent à un expatrié travaillant dans la région. Le 25 mai 2024, Martin Joseph Figueira, ressortissant belgo-portugais et consultant pour l’ONG américaine FHI 360, avait été arrêté dans les mêmes circonstances à Zémio. Accusé de complot contre l’État, de contacts avec des groupes armés et d’incitation à la haine, il avait été transféré à Bangui avant d’être incarcéré. Dix-huit mois après cette arrestation, il a finalement été condamné à dix ans de prison ferme pour espionnage et atteinte à la sûreté de l’État. Il reste à ce jour derrière les barreaux.

 

Le cadre suisse de MSF-RDC est donc le deuxième expatrié à subir ce type d’arrestation à Zémio en moins de deux ans. Sa situation exige une réaction rapide des autorités centrafricaines compétentes et de la communauté internationale, d’autant que son organisation menait une mission strictement humanitaire au bénéfice de populations déplacées particulièrement

 

Par Éric Nzapa

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Dans les coulisses de la bataille sans merci pour le perchoir de l’Assemblée nationale centrafricaine : Ngamana, Piri, Sarandji et d’autres se battent au conseil constitutionnel

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Dans les coulisses de la bataille sans merci pour le perchoir de l’Assemblée nationale centrafricaine : Ngamana, Piri, Sarandji et d’autres se battent au conseil constitutionnel

 

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De-gauche-a-droite-Simplice-Mathieu-Sarandji-president-de-lAssemblee-nationale-et-Evariste-Ngamana-1er-vice-president-de-lAssemblee-nationale – Touadera, Wagner et ses opposants.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le scrutin groupé du 28 décembre 2025 a à peine refermé ses urnes que la compétition pour diriger l’Assemblée nationale a déjà pris une tournure féroce, avec des manœuvres souterraines qui mettent à nu les rouages d’un pouvoir bâti sur la corruption et la criminalité.

 

Au cœur de cette offensive, un homme, un faussaire bien connu, monsieur Évariste Ngamana, ancien chef milicien, premier vice-président sortant de l’Assemblée nationale et titulaire de faux diplômes, nourrit depuis le début de la septième législature une ambition dévorante : s’emparer du perchoir. Faute d’avoir pu y accéder lors de son premier mandat, il a compensé son échec en achetant les suffrages de ses collègues pour se maintenir cinq années entières à son poste de vice-président, un poste qui, au fond, ne lui suffit pas.

 

Pour préparer sa conquête du fauteuil de président de l’Assemblée, Ngamana a commencé bien avant le jour du vote. Il a fait placer sa maîtresse, directrice des services informatiques, au sein de l’Autorité nationale des élections, transformant ainsi cet organe censé garantir la transparence en un instrument au service de ses propres desseins. Cette dame, dont les commissaires électoraux ont eux-mêmes demandé le limogeage après l’avoir prise en flagrant délit de manipulation des données, a gonflé les scores de candidats acquis à la cause de Ngamana, tandis qu’elle faisait disparaître les voix d’autres.

 

Installée à ce poste stratégique, Huguette Yolande Ndindy a fait ce pour quoi elle avait été placée là. Elle a gonflé les scores de candidats acquis à la cause de Ngamana, tandis qu’elle faisait disparaître les voix d’autres, le tout sans aucun fondement dans les procès-verbaux officiels. Les commissaires électoraux l’ont prise les mains dans le sac, et leur décision a été immédiate : ils ont réclamé à l’unanimité son limogeage sur-le-champ.

 

Le président de l’ANE avait d’abord validé cette révocation avec une célérité remarquable, non sans arrière-pensée. Car lui aussi avait jadis tenté d’approcher madame Ndindy, sans succès. La directrice avait préféré l’alliance avec Ngamana, et cette humiliation personnelle n’avait jamais été digérée. Le scandale électoral lui offrait donc une belle occasion de régler ses comptes. Mais le président Touadéra est intervenu pour bloquer la procédure et maintenir Huguette Yolande Ndindy en poste, sans même réaliser qu’il servait, ce faisant, les calculs personnels de Ngamana.

 

Car Ngamana manipule le chef de l’État avec une habileté redoutable, lui faisant croire qu’il agit dans l’intérêt général, alors qu’il construit patiemment sa propre ascension. Malgré ces montages, le nombre de députés favorables à Ngamana n’a pas atteint le seuil espéré à l’issue des élections. Il a donc fallu aller chercher des voix supplémentaires ailleurs, et le chemin naturel était celui du Conseil constitutionnel. Des appels répétés, insistants, ont alors déferlé sur le président de cette juridiction, le professeur Jean-Pierre Waboué que l’on pressait de valider des candidats rejetés ou d’invalider des candidats légitimes.

 

Malgré ces montages, le nombre de députés favorables à Ngamana n’a pas atteint le seuil espéré à l’issue des élections. Il a donc fallu aller chercher des voix supplémentaires ailleurs, et le chemin naturel était celui du Conseil constitutionnel. Des appels répétés, insistants, ont alors déferlé sur le président de cette juridiction, le professeur Jean-Pierre Waboué, que l’on pressait de valider des candidats rejetés ou d’invalider des candidats légitimes pour modifier la composition de l’Assemblée.

 

Jean-Pierre Waboué a d’abord tenu bon. Il a dit clairement que les manipulations déjà faites étaient suffisantes, qu’il ne pouvait plus aller au-delà. Il a même cessé de décrocher le téléphone lorsque Touadéra et Ngamana l’appelaient, préférant couper les ponts plutôt que de continuer à s’enfoncer. Devant ce blocage, Ngamana et Touadéra ont changé de méthode : plutôt que de convaincre le président du Conseil constitutionnel, ils ont travaillé les juges membres, les menaçant ou les achetant pour constituer une majorité interne qui passe outre la réserve du président.

 

Ce basculement au sein du Conseil constitutionnel a produit ses effets. Des candidats indépendants, certains n’ayant même pas franchi le cap du premier tour, ont été validés. D’autres, légitimement élus, ont été écartés. Le cas de Bouar 1, circonscription où Fleury Pabandji, très hostile à Sarandji,  a été propulsé par ce mécanisme, illustre à lui seul l’ampleur du détournement. La cible prioritaire de Ngamana dans cette opération, ce sont les candidats indépendants qui ont préféré ne pas rejoindre le MCU officiel, des profils qu’il juge plus malléables et moins attachés à Simplice Mathieu Sarandji, le président sortant de l’Assemblée.

 

Car Sarandji est bien l’un de ses adversaires dans cette bataille. Longtemps pressenti pour quitter l’Assemblée afin d’accéder à la vice-présidence de la République, il a finalement opéré un demi-tour et dit vouloir rester au perchoir. Cette volte-face a irrité Ngamana, qui a aussitôt déclaré qu’il allait l’écraser dans les urnes internes. L’autre compétiteur de poids est Bertrand Arthur Piri, ministre actuel de l’énergie et neveu du président, qui lorgne lui aussi le perchoir avec une détermination affichée.

 

À ce jour, Ngamana revendique le soutien de cinquante députés acquis à sa cause, et il espère encore en rallier jusqu’à cent avant le vote décisif, ce qui lui garantirait une victoire nette face aux quarante voix restantes. Mais la politique n’est pas un registre figé : les allégeances achetées hier peuvent se revendre demain, et les députés qu’il croit tenir fermement dans sa poche pourraient bien lui réserver des surprises.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Fari Tahéruka Shabazz  appelle la diaspora centrafricaine : mobilisez-vous  face au nettoyage ethnique en préparation  en cours dans le Haut-Mbomou

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Fari Tahéruka Shabazz  appelle la diaspora centrafricaine : mobilisez-vous  face au nettoyage ethnique en préparation  en cours dans le Haut-Mbomou

 

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Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans sa déclaration du 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz lance un appel urgent à toute la diaspora centrafricaine dispersée à travers le monde pour secourir des milliers de compatriotes abandonnés.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz décrit sur le terrain est d’une gravité que les chiffres seuls ne peuvent pas contenir. Dix mille Centrafricains réfugiés à Bili, dans le Bas-Uélé en RDC, sans rien. D’autres qui fuient dans les forêts du Haut-Mbomou, vers le Soudan du Sud, vers la RDC, poussés dehors par les frappes et les incendies de villages que la Zatistka russe impose méthodiquement. Ces gens ne partent pas par choix — ils partent parce que rester signifie mourir.

 

Fari Tahéruka Shabazz est explicite sur un point que beaucoup préfèrent ne pas entendre : il ne faut pas attendre la MINUSCA, il ne faut pas attendre le CICR. Ces deux structures, dit-il, sont aujourd’hui en faillite financière et ne disposent plus des moyens d’intervenir. Mais au-delà de l’argent, Fari Tahéruka Shabazz va plus loin — il les désigne comme des acteurs qui ont choisi leur camp, celui de Touadéra et donc celui des Wagner. Compter sur eux pour protéger les populations qu’ils ont contribué à abandonner serait une erreur de calcul.

 

C’est pourquoi Fari Tahéruka Shabazz se retourne vers la diaspora, celle d’Europe, d’Asie, d’Amérique, d’Afrique. Il ne demande pas l’impossible. Il demande ce que chacun peut faire depuis son salon, depuis son quartier : chercher des vêtements, rassembler de la nourriture, mutualiser les efforts et organiser des envois concrets via le Soudan du Sud ou la RDC. Pas par les voies officielles saturées, mais par les couloirs humains qui existent encore et qui peuvent atteindre ceux qui sont dans la forêt.

 

Fari Tahéruka Shabazz ajoute une dimension que la seule logique humanitaire ne suffit pas à couvrir. En se mobilisant, la diaspora ne nourrit pas seulement des réfugiés — elle attire des regards. Elle produit du bruit médiatique. Elle empêche que ces visages disparaissent dans le silence que Wagner cherche précisément à installer. Le vide démographique que la Zatistka veut créer dans le Haut-Mbomou a besoin de l’indifférence du monde pour fonctionner. La mobilisation de la diaspora est donc aussi, en elle-même, un acte de résistance.

 

Fari Tahéruka Shabazz rappelle ce que Wagner veut réellement : vider le Haut-Mbomou de ses habitants. Que les Zandé fuient en RDC ou au Soudan, qu’ils se dispersent dans d’autres préfectures, qu’ils meurent — peu importe pour les mercenaires russes. L’essentiel est que la zone soit libre de toute présence humaine autochtone pour que la prédation minière puisse se déployer sans obstacle ni témoin.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz demande à la diaspora n’est pas de prendre les armes. Il lui demande d’être présente, concrètement, matériellement, pour que ceux qui résistent encore dans la forêt ne se retrouvent pas seuls face à une machine de guerre qui a déjà appliqué cette même méthode au Caucase sans que le monde ne bouge vraiment. La question qui reste dans l’air, c’est de savoir combien de temps la diaspora centrafricaine attendra encore avant de​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzzilo

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Université de Bangui : le désordre s’intensifie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines

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Université de Bangui : le désordre s’intensifie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye.jpg” alt=”Portrait de monsieur Jean-Claude Azoumaye , Le doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Bangui.” width=”300″ height=”300″ />
Professeur Jean Claude azoumaye, Doyen de la faculté des letttres et des sciences humaines

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce n’est pas la première fois que la faculté des Lettres et Sciences Humaines est plongée dans le désordre. Depuis plus de 4 ans, c’est le même chaos. Le doyen Jean-Claude Azoumaye récidive à la FLSH de Bangui avec les mêmes pratiques désorganisatrices.

 

En effet, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Bangui regroupe plusieurs départements dont la sociologie, l’anthropologie, la philosophie et bien d’autres. Depuis que le Pr Jean-Claude Azoumaye en tient les rênes, les choses ont pris une tournure que personne n’aurait imaginée. Les étudiants qui arrivent avec des rêves plein la tête repartent souvent les mains vides, sans comprendre ce qui leur est arrivé.

 

Pour comprendre les faits, il faut revenir à la réalité. Prenant l’exemple de cette année académique 2025-2026. Elle a démarré très tard, quelque part entre fin octobre et fin novembre 2025. Mais dès la rentrée universitaire, deux événements majeurs ont lourdement bousculé le calendrier : le Recensement Général de la Population et de l’Habitat, et les élections groupées du 28 décembre 2025.

 

Durant ces événements, certains enseignants, en majorité membres du parti au pouvoir ou de l’opposition,  ont purement et simplement sèché les cours à la faculté pour se consacré dans leurs activités politiques pendant des semaines entières.

 

Du coup, les heures de cours prévues n’ont pas été respectées. Des matières qui nécessitent trente-cinq heures de présence n’ont parfois bénéficié que de quelques séances éparses. Les travaux dirigés et les travaux pratiques, qui sont pourtant le cœur de certaines disciplines, n’ont jamais vu le jour cette année.

 

Pourtant, malgré tout cela, le doyen Jean-Claude Azoumaye, dans un spectacle digne de la comédie ivoirienne,  a annoncé dès janvier 2026 la fin des cours et le début des préparatifs des examens du premier semestre. Incroyable! Cette décision a laissé les étudiants dans un état de stupeur complet. Le doyen Azoumaye veut que On évalue ces pauvres étudiants sur des matières qu’ils n’ont pas eu le loisir d’étudier correctement.

 

Ce qui rend la chose encore plus difficile à digérer, c’est que les résultats des requêtes déposées l’année précédente par des étudiants de cette faculté, par exemple  des départements de sociologie et d’anthropologie, n’ont été rendus publics qu’en janvier 2026.  Dans ce contexte, certains étudiants, à l’issue de ces requêtes, ont été admis en classe supérieure. Imaginez! Seulement en janvier que la faculté rend sa décision sur les requêtes des étudiants. Et dès que la note est tombée, le doyen annonce quelques jours plus tard la fin des cours et le démarrage des examens de session.  Quel bordel ? Pendant combien de temps ces pauvres étudiants vont-ils prendre les cours et préparer les examens ?C’est de la malhonnêteté intellectuelle.

 

Par-dessus tout ça, une pratique souterraine ronge la faculté de l’intérieur. Certains enseignants convoquent discrètement les délégués de classe et leur font signer des cahiers de textes qui attestent des cours qui n’ont jamais eu lieu. C’est une forme de tromperie silencieuse qui brouille toute tentative de vérification honnête.

 

C’est justement pourquoi beaucoup de voix appellent le vice-recteur à descendre sur le terrain, à convoquer lui-même les délégués de classe, à comparer les heures déclarées avec ce que les étudiants ont réellement vécu dans les salles. Une vérification département par département permettrait de voir la réalité telle qu’elle est.

 

Mais les étudiants, eux, gardent la bouche fermée. Parler, c’est prendre le risque de se retrouver avec des notes qui ferment les portes plutôt que de les ouvrir. Des murmures parlent de menaces à peine voilées, de délibérations arrangées pour décourager ceux qui osent élever la voix. La peur s’est installée comme un locataire indésirable dans les couloirs de la faculté.

 

Derrière ce silence forcé se cache une réalité que certains décrivent comme un moyen détourné de vider les amphithéâtres. Réduire le nombre d’étudiants en les conduisant à l’échec, plutôt qu’en les aidant à réussir. Des jeunes qui méritent une chance se retrouvent renvoyés dans leurs quartiers, avec rien dans les mains.

 

Le vice-recteur de l’Université de Bangui ne peut pas continuer à regarder ailleurs. Les faits rapportés par Corbeau News Centrafrique depuis plusieurs années dessinent un tableau que l’administration universitaire connaît, mais sur lequel elle n’a toujours pas posé un acte concret. Pendant ce temps, une nouvelle promotion d’étudiants attend, entre l’espoir et la résignation.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le chef du village de Ligoua traqué par les mercenaires russes après avoir réclamé ses panneaux solaires et des batteries volés

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Le chef du village de Ligoua traqué par les mercenaires russes après avoir réclamé ses panneaux solaires et des batteries volés

 

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Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’extrême sud-est de la République centrafricaine, un chef de village est aujourd’hui en fuite, recherché par des mercenaires russes du groupe Wagner pour avoir simplement osé dénoncer publiquement le pillage de sa communauté par des criminels de Touadéra et de Poutine.

 

Pour comprendre cette histoire, il faut bien situer cette localité martyrs du Haut-Mbomou. En effet, le village de Ligoua se trouve à 25 kilomètres de Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou, sur l’axe menant à Bambouti. En partant de Obo vers Bambouti, on parcourt 125 kilomètres au total : à 25 kilomètres, on arrive à Ligoua, et 100 kilomètres plus loin se trouve Bambouti, elle-même à 5 kilomètres seulement de la frontière avec le Soudan du Sud.

 

Depuis près d’un an, toute cette région du sud-est vit au rythme d’une crise profonde, nourrie par des tensions entre miliciens Azandé, mercenaires russes et soldats FACA. Des prises d’otages, des exactions et des fuites massives de population ont meurtri le quotidien des habitants du Haut-Mbomou, au point que la plateforme religieuse centrafricaine, réunissant catholiques, protestants et musulmans, a décidé de se rendre sur place pour tenter de rétablir un semblant de paix.

 

C’est ainsi que des évêques, pasteurs et imams ont fait le déplacement jusqu’à Obo pour y tenir une réunion avec le préfet, les autorités militaires et les représentants de la MINUSCA. C’est lors de cette rencontre que le chef du village de Ligoua a pris la parole. Il a raconté comment les mercenaires russes et les soldats FACA avaient débarqué dans son village, semant la panique jusqu’à pousser la majeure partie de ses habitants à fuir vers la République démocratique du Congo.

 

À l’issue de cette réunion, la MINUSCA a proposé d’organiser une mission sur le terrain, en passant d’abord par Ligoua avant de rejoindre Bambouti. Le samedi 21 février, la délégation composée de la MINUSCA, du préfet et de membres de la plateforme religieuse est arrivée au village. Les habitants restés sur place ont alors décrit ce qu’ils avaient vécu : les mercenaires russes étaient venus avec les soldats FACA, avaient semé la terreur, et la majorité de la population avait pris la fuite. Ceux qui étaient encore là ont prévenu : si les Wagner revenaient, ils partiraient tous sans exception.

 

Les villageois ont aussi expliqué qu’au moment de leur départ, les mercenaires avaient emporté des panneaux solaires, des torches, des batteries et d’autres équipements fournis par des organisations humanitaires. Le préfet, visiblement pris de court, a dit à la population présente qu’il n’est pas informé de cette affaire de vol. Il s’est tourné alors vers le chef du détachement militaire FACA présent à ses côtés pour lui demander d’expliquer à la population les raisons qui ont poussé les FACA et les russes à emporter ces panneaux solaires. Mais le chef des FACA, de son côté, a prétendu ne rien savoir de cette affaire, une réponse qui a aussitôt irrité le préfet : comment pouvait-il ignorer ce que ses propres hommes, envoyés avec les Russes, avaient fait ? Il lui a été demandé d’aller vérifier et de revenir avec des réponses.

 

La délégation est rentrée à Obo sans suite immédiate. Mais une semaine plus tard, dans la nuit du samedi 28 février 2026, des mercenaires russes accompagnés de soldats FACA se sont présentés au domicile du chef de village, dans le site des déplacés de Ligoua installé non loin de l’église catholique d’Obo. Ils ont frappé, fouillé, interrogé. Le chef n’était pas là.

 

Depuis cette nuit-là, l’homme est introuvable. Ce que le chef du détachement militaire est allé raconter aux mercenaires russes après la réunion reste inconnu, mais le résultat, lui, est clair : un homme qui a parlé devant les autorités pour réclamer la restitution de panneaux solaires et de batteries est aujourd’hui pourchassé dans sa propre ville.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : les ex-rebelles de 3R ont pris d’assaut les sites miniers de Gbabé et Carrefour, dans la circonscription de Yaloké 2

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Centrafrique : les ex-rebelles de 3R ont pris d’assaut les sites miniers de Gbabé et Carrefour, dans la circonscription de Yaloké 2

 

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Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce que beaucoup redoutaient est en train de se produire à Yaloké  2. Les ex-rebelles du 3R ont envahi les sites miniers aurifères de Gbabé et Carrefour, semant l’inquiétude  au sein des ouvriers.

 

En effet, pour comprendre cette histoire, il est important de remonter au début de l’année dernière avec la signature de l’accord de paix et de la cessation d’hostilité entre le gouvernement centrafricain et le mouvement 3R à Ndjamena, au Tchad.

 

Avant cette date, ces ex-rebelles faisaient face régulièrement aux caprices des mercenaires de la milice Wagner qui les pourchassent partout. Pour cette raison, ils étaient plus discrets quand à leurs présence sur des sites miniers.

 

Mais dès que cet accord de paix a été signé le 19 avril 2025, leur comportement a pris une autre tournure. Libérés de cette pression des Wagner, ils ont commencé à circuler plus librement, à parler plus fort, à avancer plus loin. Leur appétit pour le contrôle des zones minières a grandi au fil des semaines, comme une marée qui monte doucement sans que personne ne s’en aperçoive vraiment.

 

Ce regain d’audace les a également poussé à briser leurs anciennes alliances avec d’autres groupes armés. Pour rappel, le mouvement 3R faisait autrefois partie de la CPC, la Coalition des Patriotes pour le Changement, mais depuis leur ralliement au gouvernement, certains de leurs éléments se retournent contre leurs anciens frères de la CPC. Et ce n’est pas seulement contre la CPC qu’ils agissent, les populations civiles en subissent aussi les conséquences.

 

C’est dans ce climat tendu qu’ils ont commencé à déborder de leur zone d’influence. Après avoir d’abord posé la main sur plusieurs chantiers miniers du côté de Bossemptélé pour aller vers Bozoum, ils ont poussé leur avancée jusqu’aux sites miniers situés dans la deuxième circonscription de Yaloké , notamment vers Carrefour et Gbabé.

 

Sur place, leur façon de procéder ne laisse aucun doute sur leurs intentions. Ils se présentent aux chefs de chantier en affirmant qu’ils viennent surveiller, contrôler, sécuriser. Mais derrière ce mot de surveillance, les mineurs ont vite compris ce qui se cache réellement.

 

Car surveiller, dans leur langage, veut dire taxer. Des paiements sont exigés, des sommes imposées aux travailleurs , tout comme aux acheteurs qui n’ont d’autre choix que de se plier ou de partir. Pour des gens qui grattent la terre chaque jour pour nourrir leur famille, cette ponction devient un fardeau de trop.

 

Depuis que les ex-rebelles de 3R ont pris d’assaut ces sites miniers, les femmes, les hommes et même les jeunes qui vivaient de l’orpaillage hésitent à se rendre sur les sites. La peur a remplacé l’envie de travailler, et les chantiers qui bourdonnaient d’activité se vident peu à peu. Personne ne sait encore jusqu’où cette emprise va s’étendre dans les jours qui viennent.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zato

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Ouanda-Djallé : le gouverneur arrive sur place après trois morts et 32 exactions des FACA dénoncées en une semaine

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Ouanda-Djallé : le gouverneur sur place après trois morts et 32 exactions des FACA dénoncées en une semaine

 

 

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La réunion du gouverneur avec la population de Ouanda-Djallé le lundi 2 mars dans la matinée. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Trois morts à Ouanda-Djallé ont conduit le gouverneur de la région du Ferti à se rendre sur place ce lundi 2 mars 2026 pour entendre les habitants.

 

Deux jours après les tirs causés par des soldats de l’armée centrafricaine, le responsable régional est arrivé dans la ville encore marquée par les enterrements. Il a convoqué une rencontre publique afin d’écouter les récits des habitants sur les faits survenus au marché central.

 

Les échanges ont rapidement dépassé la seule journée du 27 février. Plusieurs intervenants ont détaillé une série d’abus qu’ils imputent aux militaires installés dans un locale de l’OFCA en centre-ville, parlant d’un climat devenu irrespirable.

 

Au total, trente-deux exactions auraient été commises en l’espace d’une semaine, selon les témoignages recueillis. Les habitants évoquent des coups, des menaces, des saisies de biens et des paiements imposés aux commerçants comme aux cultivateurs.

Ouanda-Djallé : le gouverneur sur place après trois morts et 32 exactions des FACA dénoncées en une semaine
Réunion de gouverneur de Ferti avec les habitants de Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

D’après eux, les contrôles improvisés sont fréquents. Au champ comme au marché, disent-ils, des soldats exigent de l’argent ou des produits, parfois sous la contrainte. Certains affirment ne plus distinguer les forces régulières de groupes armés actifs en brousse.

 

Cette comparaison revient avec insistance dans les prises de parole. Pour une partie de la population, les militaires se comportent comme des hommes sans commandement visible, agissant à leur guise, sans rendre compte à une hiérarchie identifiable.

 

Les critiques ont aussi visé l’état-major de forces armées à Bangui, accusé de ne pas sévir après les incidents répétés signalés ces derniers mois. Beaucoup estiment que l’absence de mesures fermes encourage la répétition des mêmes pratiques.

 

Le gouverneur a écouté, pris des notes, puis quitté la ville en promettant de transmettre les doléances. Aucune décision n’a été annoncée sur place, et les habitants disent attendre des actes concrets.

 

Depuis cette réunion, les relations restent tendues. Plusieurs commerçants expliquent éviter tout contact avec les soldats, préférant limiter leurs déplacements dans une ville où chacun observe désormais les mouvements de l’autre.

 

Par Moïse Banafio

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Incendies, pillage : les mercenaires russes de la milice Wagner se sont déchaînés sur le quartier AIM à Zemio

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Incendies, pillage : les mercenaires russes de la milice Wagner se sont déchaînés sur le quartier AIM à Zemio

 

 

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Les mercenaires russes et les soldats FACA en patrouille à Zemio

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des habitations réduites en cendres, des portes arrachées, des tôles volées : le quartier AIM de Zemio a subi la furie des mercenaires russes de Wagner le 26 février 2026.

 

Zemio est une sous-préfecture du Haut-Mbomou, implantée au sud-est de la République centrafricaine. C’est dans cette localité que des mercenaires russes de la milice Wagner sont stationnés depuis 2024. Mais le jeudi 26 février 2026, ces hommes ont quitté leur base pour se diriger vers le quartier AIM, un secteur jadis occupé par des missionnaires, aujourd’hui peuplé de familles ordinaires.

 

Arrivés sur place, ils ont commencé par défoncer les portes des maisons une à une, avant de fouiller chaque habitation de fond en comble. Puis les flammes ont suivi. Les maisons ont brûlé les unes après les autres, pendant que les mercenaires chargeaient dans leurs véhicules les tôles arrachées des toitures et les portes brisées, comme si ces débris valaient la peine d’être récupérés.

 

Ce butin emporté sur des ruines encore chaudes laisse la population sans explication plausible. Personne à Zemio ne comprend ce qui pousse ces hommes à un tel acharnement. Voulaient-ils simplement récupérer des matériaux, ou s’agissait-il d’un message envoyé délibérément aux habitants pour les pousser à fuir définitivement ?

 

Il faut dire que beaucoup avaient déjà abandonné leurs maisons bien avant ce jour-là. Épuisées par une insécurité qui s’étire depuis des mois, de nombreuses familles avaient rejoint la localité congolaise de Nzapay, de l’autre côté de la rivière Mbomou. Certains quartiers de Zemio étaient donc quasiment vides quand les mercenaires y ont débarqué.

 

Et ce n’est pas tout! Trois jours après le saccage du quartier AIM, le dimanche 1er mars, une nouvelle opération a été menée dans le village de Bangassou-Zakara. Cette fois, ce sont des enfants et des femmes qui lavaient paisiblement le linge de leurs enfants qui ont été prises pour cibles. Les mercenaires les ont frappées, avant de mettre le feu aux vêtements et aux habitations environnantes.

 

Des enfants ont assisté à la scène, impuissants, pendant que leurs affaires partaient en fumée. Aucune justification n’a été donnée, aucun motif avancé. Les populations de la région se retrouvent ainsi à subir des actes dont elles ne saisissent ni la logique ni la finalité.

 

Ce qui se passe à Zemio et dans ses environs ressemble de plus en plus à une volonté d’écraser des communautés déjà fragilisées par des années de conflit. Frapper des femmes au bord de l’eau, brûler des habits d’enfants, voler des tôles sur des maisons abandonnées : rien de tout cela ne relève d’une opération militaire ordinaire.

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : quand les urnes du 28 décembre racontent une tout autre histoire, et Bossembélé est un parfait exemple de ce chaos électoral

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Centrafrique : quand les urnes du 28 décembre racontent une tout autre histoire, et Bossembélé est un parfait exemple de ce chaos électoral

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Jean-Pierre-Waboue-et-Faustin-Archange-Touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Jean-Pierre-Waboue-et-Faustin-Archange-Touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” alt=”Centrafrique : quand les urnes du 28 décembre racontent une tout autre histoire, et Bossembélé est un parfait exemple de ce chaos électoral” width=”300″ height=”148″ />
le président du Conseil constitutionnel centrafricain, Jean-Pierre Waboué, salue Faustin-Archange Touadéra, au palais de la renaissance, comme un sujet devant son roi. Deux mains tendues, le dos courbé, les yeux baissés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 En Centrafrique, les élections législatives du 28 décembre 2025, d’abord proclamées par l’Autorité nationale des élections, puis confirmées le 27 février par le Conseil constitutionnel, ont produit des résultats que beaucoup refusent d’avaler. Des chiffres officiels qui, dans plusieurs localités, ne collent pas avec ce que les électeurs ont vécu de leurs propres yeux. Mais c’est à Bossembélé que la fracture entre les urnes et la vérité du terrain est la plus visible, la plus difficile à digérer — un endroit où la proclamation finale a provoqué un dégoût total, un rejet viscéral d’une décision tombée comme un couperet.

 

Dans tous les pays du monde qui se réclament de la démocratie, une élection est censée être le moment où la parole du peuple prime sur tout le reste. C’est le principe fondateur, celui qu’on enseigne, celui qu’on affiche. Mais entre ce principe et ce qui s’est réellement déroulé en République centrafricaine lors de ce scrutin, il y a un fossé que les documents officiels ne suffisent pas à combler.

 

Ce fossé prend une dimension particulière quand on regarde de près le rôle joué par la MINUSCA, censée veiller à la régularité du processus.

 

En effet, la cheffe de la Minusca, madame Valentine Rugwabiza, entretient, par l’intermédiaire de son mari, des liens directs et assumés avec le dictateur Faustin-Archange Touadera , des liens que personne ne dissimule, des allées et venues constatées par tous, une proximité qui aurait dû, à elle seule, déclencher des questions sur la neutralité de la Minusca.

 

Or ces questions n’ont jamais vraiment émergé. Et pendant ce temps, les résultats de ce chaos électoral prenaient forme dans un environnement où l’impartialité était déjà mise à mal avant même que les bureaux de vote n’ouvrent leurs portes le 28 décembre dernier.

 

Le résultat de tout cela se lit aujourd’hui dans la composition de la nouvelle Assemblée nationale. La quasi-totalité des sièges est occupée par des membres du MCU ou des indépendants gravitant ouvertement dans l’orbite du parti. Comme si le bleu et le blanc du drapeau du MCU avait été directement apposé sur chaque fauteuil du parlement, sans laisser de place à autre chose.

 

Ce qui est frappant, c’est que même certains candidats du MCU ont été victimes de ce dérèglement. Ce n’est donc pas une simple affaire d’opposition contre pouvoir — c’est une mécanique électorale qui a broié tout le monde sur son passage, y compris ceux qu’elle était censée servir.

 

C’est là que Bossembélé entre dans le récit, comme une preuve concrète de ce qui s’est joué dans l’ombre. Lors des résultats provisoires, le candidat du parti au pouvoir était clairement en tête. Les chiffres étaient là, lisibles, vérifiables. Puis les résultats définitifs sont tombés — et c’est un candidat indépendant qui a été déclaré vainqueur.

 

La nouvelle a mis la ville en mouvement. Des habitants ont commencé à se regrouper, à préparer une marche, à canaliser leur colère en quelque chose de visible. C’est le Commissaire lui-même qui les a stoppés, invoquant l’absence de démarches administratives conformes. La mobilisation a été reportée au lendemain.

 

Ce soir-là, Bossembélé affichait une tranquillité de surface — rues désertes, commerces fermés, habitants enfermés chez eux avec leurs questions sans réponse. Une ville qui retenait son souffle, quelque part entre la résignation et ce qui pourrait venir ensuite.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bambouti : les chefs de quartier et la présidente de l’OFCA, réfugiés au Soudan du Sud, demandent le départ des mercenaires Russes de leur ville

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Bambouti : les chefs de quartier et la présidente de l’OFCA, réfugiés au Soudan du Sud, demandent le départ des mercenaires Russes de leur ville

 

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Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les chefs de groupes et des quartiers de Bambouti, exilés à Source-Youbou, réclament à la MINUSCA le retrait des mercenaires du groupe Wagner et leur remplacement par des forces de police.

 

Les chefs de quartier de Bambouti, représentés par les chefs Boli Ngupena Félix et le chef de quartier Pino, accompagnés de la présidente de l’OFCA et de Florence, catéchiste à l’église locale, ont adressé une lettre au chef de bureau de la MINUSCA à Obo. Leur principale revendication porte sur le départ immédiat des mercenaires russes du groupe Wagner qui occupent leur ville depuis le premier janvier 2026.

 

Ces mercenaires russes ont causé d’importants dégâts et maltraité la population. Ainsi, ces chefs des quartiers demandent que ces forces étrangères quittent définitivement Bambouti et retournent chez elles. Ils souhaitent voir arriver à la place des soldats de forces armées centrafricaines, des gendarmes et des policiers pour assurer la sécurité.

 

Cette demande intervient après une série d’événements qui ont complètement bouleversé la vie des habitants. Le 28 décembre 2025, à quatre heures du matin, des miliciens Azandé ont attaqué la ville. En moins d’une heure, ils ont pris le contrôle de la zone. Deux ou trois soldats des FACA ont réussi à fuir vers la base de la Minusca, tandis que les autres, une dizaine, ont pris la direction du Soudan du sud pour se constituer refugiés.

 

Une semaine plus tard, le 1er janvier 2026, vers cinq heures du matin, des renforts militaires, composés principalement des mercenaires russes du groupe Wagner et de quelques soldats FACA,  sont arrivés depuis Obo, située à une centaine de kilomètres de là. Ces éléments de forces gouvernementales sont venus accompagnés d’avions de guerre qui ont commencé à bombarder la ville. Les tirs et les explosions visaient à déloger les miliciens Azandé qui ont occupé la ville depuis le 28 décembre 2025.

 

Le bruit et la violence des affrontements ont terrorisé les civils. La plupart des habitants ont quitté précipitamment leurs maisons pour échapper aux bombes et aux tirs. Ceux qui sont restés sur place ont été harcelés, arrêtés et tabassés par les militaires. Très vite, tout le monde a compris qu’il fallait partir.

 

Bambouti est une petite sous-préfecture du Haut-Mbomou d’environ 3000 personnes, située à la frontière du Soudan du Sud, à seulement 5 kilomètres de la localité de Kotobi. Sa proximité avec la frontière a facilité l’exode massif des habitants vers le territoire sud-soudanais. Les familles ont marché pendant des heures avant d’atteindre Source-Youbou, un village au Soudan du Sud où elles ont trouvé refuge.

 

Depuis leur arrivée là-bas dans cette ville sud-soudanaise, les réfugiés vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Les enfants ne vont plus à l’école faute d’infrastructures éducatives. Les malades ne trouvent pas de médicaments ni de soins appropriés. La nourriture manque cruellement et toute activité économique a disparu du jour au lendemain.

 

Les personnes âgées passent leurs journées assises sous les manguiers et autres arbres, cherchant un peu d’ombre pour se protéger de la chaleur. Ces vieux papas et mamans qui vivaient paisiblement chez eux se retrouvent désormais dans une précarité totale. Ils dorment à la belle étoile, sans abri décent ni confort minimum.

 

Dans leur lettre adressée à la MINUSCA, les chefs de quartier et les responsables locaux supplient l’organisation des nations-unies d’intervenir pour améliorer leur sort. Ils demandent un soutien humanitaire urgent mais insistent surtout sur leur volonté de voir partir les mercenaires russes qui ont rendu leur vie impossible. Ils invitent également le gouvernement à venir directement auprès d’eux pour écouter leurs doléances et trouver des solutions durables​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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1xBet présélectionnée dans cinq catégories à SiGMA Africa 2026 : stratégie, connaissance du public et confiance au cœur de son activité

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La marque d’envergure mondiale 1xBet maintient sa position parmi les fleurons de l’industrie africaine de l’iGaming. L’entreprise participera à SiGMA Africa 2026, qui se tiendra du 3 au 5 mars à la Grand Arena du GrandWest Casino and Entertainment World, au Cap.

 

L’Afrique est depuis longtemps une région prioritaire pour 1xBet : une réglementation dynamique, des normes de protection des joueurs en constante augmentation, des partenaires locaux professionnels et des solutions innovantes rendent ce marché unique. L’entreprise est reconnue pour son expertise des stratégies de marché et son écosystème de partenaires qui soutient des stratégies de croissance à long terme.

 

1xBet soutient activement le sport sur le continent, en tant que partenaire officiel de la Confédération africaine de football (CAF) et de tous les tournois organisés sous son égide. 1xBet collabore avec les principaux clubs et fédérations sportives d’Afrique, investit dans les tournois amateurs et aide les jeunes talents à atteindre leur plein potentiel. Parmi ses partenaires internationaux figurent le FC Barcelone, le Paris Saint-Germain, la FIBA ​​et d’autres organisations internationales, ce qui renforce la solide réputation de la société.

 

Cinq nominations témoignent de son leadership constant

 

En 2024, 1xBet a été désigné Best Sportsbook Operator in Africa, confirmant ainsi sa position de leader sur le continent.

En 2025, la marque a été nommée Best on Mobile, soulignant ses solutions mobiles innovantes et son approche centrée sur l’utilisateur sur les marchés africains.

En 2026, l’entreprise a été présélectionnée dans cinq catégories des SiGMA Africa Awards :

  • Best on Mobile 2026 (soutenu par ALEA)
  • Best Casino Operator 2026 (soutenu par ALEA)
  • Best Sportsbook Operator 2026 (soutenu par Velitech)
  • Best Marketing Campaign 2026 (Global FIBA Strategic Partnership)
  • Best Affiliate Program 2026 (1xPartners)

 

Chaque nomination témoigne des réalisations concrètes de l’entreprise, de l’innovation et du marketing aux stratégies d’affiliation et à la culture du jeu responsable. Les votes sont ouverts jusqu’au 23 février 2026, pour les délégués et le grand public.

 

1xBalance : jeu responsable et confiance

 

SiGMA Africa 2026 accueillera un panel d’experts en marketing responsable, au cours duquel des leaders du secteur débattront de l’intersection entre les pratiques marketing et la protection des joueurs. Parmi les intervenants, Nnanna Chigozie Ewuzie, responsable de la conformité chez 1xBet Nigeria, partagera son expérience pratique du marché africain. La table ronde abordera tous les aspects, de l’application des restrictions d’âge à la mise en œuvre d’outils de vérification et de contrôle efficaces, démontrant comment un marketing responsable soutient directement le jeu responsable.

 

« Le jeu responsable, c’est bien plus que des règles. C’est une question de confiance, de sensibilisation et de compréhension des joueurs. Nous souhaitons que chacun aborde les paris en toute connaissance de cause, comprenne ses actions et profite d’une expérience de jeu équitable et sécurisée », explique  Nnanna Chigozie Ewuzie, responsable de la conformité chez 1xBet Nigeria.

 

Nnanna Chigozie Ewuzie présentera également des études de cas pratiques sur le travail de la marque avec les jeunes, notamment le soutien aux sports locaux et l’organisation du tournoi de football 1xCup.

L’interaction entre les opérateurs et les régulateurs sera également au cœur des discussions, un facteur essentiel pour l’élaboration de normes sectorielles durables dans toute la région. Les intervenants partageront également les enseignements tirés de l’Indice de protection des joueurs récemment publié par 1xBet, révélant comment la fragmentation des réglementations sur les marchés africains représente à la fois des défis et des opportunités pour le secteur. Cette discussion met en lumière comment une approche réfléchie et centrée sur le joueur permet de créer un écosystème plus sûr et plus fiable, tout en assurant une croissance responsable du marché.

 

Un écosystème qui multiplie les opportunités

 

À SiGMA Africa 2026, le stand nᵒ 706 devient un véritable point d’attraction pour les partenaires, présentant des approches éprouvées et offrant une expérience immersive. Les visiteurs pourront profiter de :

  • Afro-Memo : un jeu de mémoire et d’attention avec des masques africains, jouable en solo ou en équipe.
  • Discussions et témoignages : des études de cas concrets sur le trafic, les modèles d’affiliation et les stratégies de fidélisation des joueurs, offrant aux partenaires l’opportunité d’échanger et de poser leurs questions.
  • Récompenses et ambiance : iPads, AirPods et une atmosphère dynamique pour une découverte mémorable et captivante de la marque.

 

Le stand nᵒ 706 est bien plus qu’un simple lieu de rencontre : c’est un carrefour où stratégie, partenariat et dialogue en direct se croisent, démontrant ce qui fonctionne réellement en Afrique et fournissant aux partenaires des solutions pratiques à appliquer sur leurs propres marchés.

Participer à SiGMA Africa 2026 permet à 1xBet d’échanger des points de vue, d’analyser les tendances du marché et de renforcer sa présence en Afrique.

Les cinq nominations aux prix confirment non seulement la stratégie innovante de l’entreprise, mais aussi la confiance et le respect qu’elle inspire à ses partenaires et à l’ensemble du secteur, faisant de la marque un pilier fiable pour toute société souhaitant se développer dans la région.

Ça y’est! Il est parti à Moscou pour signer l’accord de Poutine pour Afrikacor

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Ça y’est! Il est parti à Moscou pour signer l’accord de Poutine pour Afrikacor

 

 

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Fidele Gouandjika avec deux mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Centrafrique vient de franchir un cap décisif dans sa dépendance militaire envers la Russie, et ce mouvement s’est joué en coulisses depuis des mois.

 

En effet, Faustin Archange Touadéra vient de poser le pied en Russie pour rencontrer Vladimir Poutine. Ce déplacement, annoncé et reporté à plusieurs reprises sous pression de Moscou, avait une seule raison d’être : officialiser l’arrivée d’un nouveau corps de mercenaires russes baptisé Afrikacor. Le magazine Africa Intelligence avait déjà venté l’information bien avant que le voyage ne se concrétise.

 

Ce qu’il faut bien saisir, c’est qu’Afrikacor n’est pas un remplacement de Wagner, mais un ajout. Touadéra a refusé catégoriquement que Wagner quitte le territoire centrafricain. Les deux entités cohabiteront donc, même si elles appartiennent, dans les faits, à la même sphère d’intérêts criminels russes.

 

La différence entre les deux groupes réside dans leur mode de rémunération. Wagner continuera à se payer directement sur le sol, en exploitant les ressources naturelles du pays — mines, bois, brasseries, eau. Afrikacor, lui, rattaché au ministère russe de la Défense, exigera un paiement en argent sonnant et trébuchant : dix milliards par mois, versés en liquide à Poutine.

 

Ce montage financier assure à Moscou un double filet de captation des richesses centrafricaines. D’un côté, une exploitation directe des matières premières. De l’autre, un flux monétaire régulier tiré des caisses de l’État, déjà exsangues dans l’un des pays les plus appauvris du monde, la République centrafricaine.

 

Ce que cet accord entérine, au fond, c’est l’enracinement d’une architecture criminelle à deux têtes sur le territoire centrafricain. Deux groupes armés russes, aux méthodes décriées sur plusieurs continents, qui vont désormais partager le même espace, les mêmes intérêts, et le même silence complice d’un pouvoir qui les accueille à bras ouverts.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Nana-Gribizi, Mbrés : 2 mercenaires russes tués, un autre dans un état grave

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Nana-Gribizi, Mbrés : 2 mercenaires russes tués, un autre dans un état grave

 

 

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Les mercenaires russes et leurs supplétifs en patrouille. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un convoi de mercenaires russes du groupe Wagner a été pris en embuscade samedi 28 février 2026 dans la préfecture de Nana-Gribizi, faisant deux morts et un blessé grave parmi les combattants criminels de Poutine et de Touadera.

 

Tout a commencé lorsqu’un groupe de mercenaires russes quittait Kaga-Bandoro pour rallier la ville de Ndélé à bord de leur véhicule. Après avoir traversé Mbrés, le convoi a repris sa route en direction de Ndélé. C’est peu après la sortie de Mbrés, au niveau d’un croisement, que des hommes armés non identifiés ont jailli du couvert végétal pour fondre sur les véhicules. L’attaque a été d’une violence telle que ces derniers ont été entièrement détruits sur place.

 

Au terme de l’assaut, deux mercenaires russes gisaient sans vie. Un troisième, grièvement atteint, a été immédiatement pris en charge et évacué en urgence vers Kaga-Bandoro, avant d’être acheminé vers la capitale Bangui pour y recevoir des soins. Les assaillants, eux, avaient déjà disparu dans la nature.

 

En réponse, dès les premières heures de la soirée vers 21 heures, deux véhicules de Wagner ont convergé vers le lieu de l’attaque, l’un venant de Kaga-Bandoro, l’autre de Ndélé, tous deux transportant des soldats FACA et des mercenaires russes de la milice Wagner. Les forces déployées ont ratissé la zone et multiplié les patrouilles tout au long de la nuit, sans parvenir à retrouver la moindre trace des hommes ayant mené l’opération.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Justin Nganayousou

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Ça y’est! Sa chute est confirmée. Firmin Ngrebada est jeté définitivement à la poubelle politique par Touadéra

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Ça y’est! Sa chute est confirmée. Firmin Ngrebada est jeté à la poubelle politique par Touadéra

 

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Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien Premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada vient de vivre une chute politique que peu auraient imaginée il y a encore quelques mois.

 

Député du MCU dans la circonscription de Boali, il a perdu son siège lors des élections législatives du décembre  2025. Le 27 février 2026, le Conseil constitutionnel a officiellement entériné sa défaite face à un concurrent positionné par le MCU, le plaçant ainsi hors du jeu parlementaire de manière nette et définitive.

 

Mais ce revers électoral n’est pas tombé du ciel. Dans les cercles du pouvoir à Bangui, on murmure depuis un moment que Ngrebada nourrissait en silence une ambition présidentielle. Des liens réguliers qu’il aurait entretenus avec le ministre de l’Élevage et de la santé animale Hassan Bouba, ainsi que des rapprochements avec les éléments du Groupe Wagner, auraient fini par parvenir aux oreilles des proches de Toadera, qui ont très mal digéré la chose.

 

C’est dans ce contexte lourd que son éviction prend tout son sens. Pour les clans du pouvoir en place, laisser Ngrebada évoluer librement dans le paysage politique centrafricain représentait un danger trop grand. Sa mise à l’écart, loin d’être un simple accident électoral, ressemble davantage à une décision mûrement réfléchie par le clan des Ngbakamandja de Damara au pouvoir depuis 10 ans.

 

Le lendemain de la décision du Conseil constitutionnel, soit le 28 février 2026, Ngrebada a publié une déclaration sur sa page Facebook pour réagir à sa défaite. Il y parle de respect des institutions, de paix, d’unité nationale, et appelle ses partisans au calme. Des mots posés, presque sages, qui tranchent avec la réalité d’un homme que son propre camp vient de sortir de la circulation.

 

Dans ce texte, il écrit notamment vouloir « continuer à servir Boali autrement », une formule qui laisse entendre qu’il n’a pas dit son dernier mot. Il clôture sa publication avec les mots-clics paix, unité nationale, respect des institutions, démocratie, comme pour soigner une image que les événements récents ont sérieusement écornée.

 

Ce que cette déclaration ne dit pas, c’est la nature exacte des tractations qui auraient précipité sa chute. Les noms de Hassan Bouba et du Groupe Wagner planent toujours au-dessus de cette affaire, sans que Ngrebada n’y fasse la moindre allusion dans son texte.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Papy Bozizé à Touadéra : « Toi et tes Wagner, vous partirez tôt ou tard »

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Papy Bozizé à Touadéra : « Toi et tes Wagner, vous partirez tôt ou tard »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere.jpg” alt=”Papy Bozizé à Touadéra : « Toi et tes Wagner, vous partirez tôt ou tard »” width=”300″ height=”218″ />
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le pays de Barthelemy Boganda, pays de zo kwé zo appelé  la République Centrafricaine vit une période de vives tensions politiques et militaires depuis des années, où chaque prise de parole des combattants de la CPC pèse lourd dans la balance.

 

C’est dans ce contexte tendu que l’officier Papy Bozizé, fils de l’ancien Président François Bozizé, membre actif de la Coalition Patriotique pour le Changement, a décidé de sortir de son silence. Sa déclaration fait suite à la diffusion d’un message mensonger sur les réseaux sociaux et groupes WhatsApp, attribué faussement à son nom par un certain Ludovic Yamessé, sous le pseudonyme de Zupana. Ce dernier affirmait que Papy Bozizé aurait abandonné la CPC pour rejoindre le camp du président Touadéra.

 

Face à cette intox qui circulait à grande vitesse, l’officier Papy Bozizé a tenu à remettre les pendules à l’heure devant tous ses frères d’armes. Il a été clair et direct : ni lui ni ses collègues n’ont tourné le dos à la coalition. « Nous sommes toujours sous le commandement de la CPC », a-t-il affirmé avec fermeté, appelant tous les combattants à ne prêter aucune oreille aux affabulations de Ludovic Yambesé.

 

Mais au-delà du démenti, Papy Bozizé en a profité pour rappeler à voix haute l’objectif central qui anime la CPC depuis ses débuts. Pour lui, la mission reste intacte : mettre fin au règne de Faustin-Archange Touadéra et chasser les mercenaires du groupe Wagner du sol centrafricain. Des mots forts, prononcés sans détour, qui montrent que la détermination des rebelles ne s’est pas effritée avec le temps.

 

L’officier a également tenu à souligner la dimension nationale de ce mouvement, qu’il décrit comme un rassemblement de toutes les ethnies de la RCA, uni autour d’une même vision. Il a invité les combattants à serrer les rangs, à préserver leur énergie collective et à avancer main dans la main vers leur but commun. Un appel à la cohésion interne, au moment où certains cherchent visiblement à semer le doute dans les rangs de la CPC.

 

Pour finir, Papy Bozizé a remis son combat entre les mains de Dieu, demandant aux populations restées à l’intérieur du pays de s’armer de prières. Quant à Ludovic Yamessé, il lui a réservé un avertissement sobre mais chargé de sens : « C’est Dieu seul au ciel qui va te juger. » Pendant ce temps, la question de l’avenir de Touadéra et des mercenaires russes continue de hanter les couloirs du pouvoir à Bangui, tandis que la CPC affûte ses armes et garde les yeux rivés sur son objectif.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Par Gisèle MOLOMA

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Mboki : les mercenaires russes de la milice Wagner pillent totalement le centre de santé de Kadjema et emportent les matériels

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Mboki : les mercenaires russes de la milice Wagner pillent totalement le centre de santé de Kadjema et emportent les matériels

 

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Image d’un lit d’hôpital pillé par les mercenaires russes de la milice Wagner. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le mercredi 24 février dernier, les habitants de Kadjema, petit village situé à trente-cinq kilomètres de Mboki, ont vécu une scène qui leur a donné l’impression que le monde marchait à l’envers.

 

En effet, dans le Haut-Mbomou, à l’est de la Centrafrique, les populations rurales vivent depuis des années sous la pression constante de la milice russe Wagner, dont les mercenaires circulent librement sur les axes reliant les grandes villes aux villages les plus reculés.

 

C’est dans ce contexte lourd que les faits du 24 février 2026 ont eu lieu. Aux environs de cinq heures du matin, des mercenaires russes de la milice Wagner ont quitté la ville de Mboki à bord de véhicules blindés, prenant ostensiblement la direction d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. Mais leur véritable destination était ailleurs, et ce que personne ne savait encore allait laisser un village entier sans soins.

 

À trente-cinq kilomètres de Mboki, les véhicules se sont arrêtés à Kadjema. Les hommes se sont dirigés droit vers le centre de santé du village, ce petit dispensaire qui représentait pour toute la population de ce village le seul endroit où se faire soigner. Ce qui a suivi a duré toute la journée, sous les yeux des habitants, impuissants.

 

Les mercenaires ont commencé à charger méthodiquement tout ce qu’ils trouvaient à l’intérieur. Des lits en fer, ceux où les malades étaient couchés. Des chaises en fer, du mobilier solide et robuste que l’on retrouve dans tous les hôpitaux de la région depuis des décennies. Rien n’était trop petit, rien n’était trop lourd pour être épargné.

 

Au fil des heures, les matelas usés, les équipements de soin et les moindres objets utiles ont été hissés sur les véhicules blindés. Les habitants regardaient, sans pouvoir intervenir, leur dispensaire se vider pièce après pièce. Et quand le soleil a commencé à descendre, les mercenaires sont remontés dans leurs blindés et ont repris la route de Mboki, le chargement bien arrimé.

 

Ce butin soulève une question que tout le monde dans le village se pose à voix basse : à quoi ces hommes vont-ils servir des lits de malades et des chaises d’hôpital ? Pour dormir, pour soigner leurs propres blessés, pour installer leurs femmes en couches, personne ne le sait. Ce qui est certain, c’est que derrière eux, ils ont laissé quatre murs vides.

 

Ce matériel n’était pas tombé du ciel. Des organisations humanitaires internationales l’avaient acheminé jusqu’à Kadjema au prix d’efforts considérables, pour que ce village isolé puisse offrir des soins de base à ses habitants. En quelques heures, ce travail de longue haleine a été réduit à néant, et personne dans la communauté internationale ne semble pressé d’en parler.

 

Car c’est là que la situation devient encore plus difficile à comprendre. Ces mêmes organisations savent ce qui se passe. Elles ont les moyens de savoir, les relais sur le terrain, les informateurs dans les villages. Pourtant, aucune voix officielle ne s’élève, aucune déclaration ne vient nommer ce qui s’est passé à Kadjema ce mercredi matin. La peur, ou peut-être le calcul, retient les langues.

 

Et pendant ce temps, à Kadjema, si un enfant tombe malade cette nuit, si une femme entre en travail, si un homme est blessé sur son champ, il n’y a plus rien dans ce dispensaire pour les accueillir​​​​​​​​​​​​​​​​

Touadera et ses alliés russes sont des voyous criminels. Franchement!

 

Par Éric Nzapa

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Violence, incendie des maisons : les mercenaires de la milice russe Wagner sèment le chaos dans le village Bangassou-Nzakara

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Violence, incendie des maisons : les mercenaires de la milice russe Wagner sèment le chaos dans le village Bangassou-Nzakara

 

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Incendie du Mboula, dans la Nana-Mambéré, par les mercenaires russes. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans le Au Haut-Mbomou, sud-Est de la RCA, le village de Bangassou-Nzakara a subi de plein fouet la brutalité des hommes de Wagner. Entre bastonnades sauvage et incendies d’habitation, une communauté entière a été laissée dans le dénuement total.

 

Ce drame d’une autre époque s’est produit le dimanche 1er mars 2026, dans la localité de Bangassou-Nzakara, situé à vingt kilomètres de Zemio sur l’axe menant à Djema. Ce jour-là, les hommes du village étaient tous absents, partis en brousse pour chasser ou s’occuper d’autres travaux loin du village. Il ne restait sur place que des femmes, dont certaines enceintes, et leurs enfants, occupés à laver des habits près de l’eau.

 

C’est dans cette quiétude que les mercenaires de Wagner ont surgi, parcourant les champs et les abords du village pour traquer les habitants. Sans motif, ils ont commencé à frapper femmes et enfants un à un, avec une violence qui n’épargnait personne, ni les plus jeunes, ni les femmes enceintes. Les cris ont résonné dans le village sans que personne ne puisse intervenir.

 

Une fois les corps meurtris laissés au sol, les hommes de Poutine n’en ont pas fini pour autant. Ils ont mis le feu aux habitations du village, réduisant en cendres certaines maisons, les vêtements des enfants et tous les biens que les familles possédaient.

 

Malgré la violence des actes, aucun décès n’a été signalé à l’issue de cette descente meurtrière. Le lendemain, lundi 2 mars, les victimes ont rassemblé leurs forces et parcouru les vingt kilomètres qui les séparaient de Zemio, pour porter leur témoignage devant les autorités locales. C’est là qu’elles ont été reçues par des Casques bleus sénégalais de la MINUSCA, qui ont recueilli leurs déclarations.

 

Pourtant, cette démarche courageuse s’est heurtée à un obstacle de taille. Selon des observateurs centrafricains, la cheffe de la MINUSCA est pro-Wagner, ce qui paralyserait toute remontée fidèle des faits vers le Conseil de sécurité des Nations unies. Les rapports qui sont sommis régulièrement au conseil de sécurité sont souvent des rapports fabriqués, avec des fausses informations pour protéger l’image du dictateur Faustin-Archange Touadera et des mercenaires russes opérant en sol centrafricain.

 

Par Éric Nzapa

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Bangui : un élève sorcier, utilisant une feuille maléfique,  sème le trouble dans une école

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Bangui : un élève sorcier, utilisant une feuille maléfique,  sème le trouble dans une école

 

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Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans l’arrondissement de Belou dans la commune de Mbata. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Bangui, capitale de la Centrafrique, dans le neuvième ᵉ arrondissement, l’école Providence de Gbagouma-Mala a vécu une journée difficile le 27 février 2026, quand des plantes à démangeaisons ont été répandues dans une salle de classe.

 

En effet, tout est parti d’une querelle de table-bancs. Le délégué de la sixième B et ses complices avaient tenté de voler des bancs appartenant aux élèves de la sixième A, mais ils en avaient été empêchés. En guise de représailles, le délégué a minutieusement planifié sa vengeance avant de passer à l’acte.

 

Pour y arriver, il s’est procuré des plantes sauvages connues pour provoquer de vives irritations cutanées, appelée souvent des kotto mo langö, puis les a introduites discrètement dans la salle de la sixième B. Ainsi, six élèves ont eu la peau touchée, et les cours ont dû être interrompus sur le champ.

 

Ce qui a davantage inquiété les parents, c’est qu’une des victimes a perdu connaissance. Le délégué lui-même était absent ce jour-là, comme s’il avait pris soin de ne pas être sur les lieux au moment des faits.

 

Depuis lors, les familles des élèves touchés réclament que les autorités scolaires et administratives viennent constater les dégâts par elles-mêmes. Leur mécontentement monte de jour en jour, et selon des informations qui circulent, ils envisageraient de mener des actions collectives dès le lundi 2 mars 2026.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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