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Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac

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Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac

 

Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac
Les policer du commissariat de Carnot. Photo CNC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Une agression gratuite, des violences policières révoltantes… À Carnot, les policiers s’illustrent de plus en plus dans le banditisme et la criminalité, rivalisant désormais sans complexe avec les soldats FACA. Ce jeudi 6 août 2026 dans la soirée, c’est un chauffeur de camion qui a fait les frais de cette brutalité hors de contrôle. Alors qu’il faisait simplement son travail, l’homme a été sauvagement agressé et tabassé par des agents censés assurer la sécurité des citoyens.

 

Un arrêt de routine qui tourne au cauchemar

 

À lire aussi : L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL

Tout commence avec un camion en provenance de Bangui et faisant route vers Berberati pour y transporter des équipements du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Après avoir dépassé la localité de Baoro dans la Nana-Mambéré, le véhicule poursuit son trajet malgré l’état désastreux de la chaussée. Arrivé à Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, le conducteur fait preuve de prudence : la pluie bat son plein et la nuit est tombée. Rouler dans de telles conditions étant extrêmement dangereux, il décide de se garer à la gare routière afin de passer la nuit sur place et repartir le lendemain en toute sécurité.

 

À lire aussi : « Si on dit toute la vérité, les gens vont sortir dans la rue » : la panique de Serge Ghislain Djorie face aux révélations chiffrées de Paul Crescent Beninga sur le naufrage pétrolier en RCA

C’est à ce moment précis que plusieurs policiers font leur apparition sur les lieux. Sans perdre de temps, ils s’approchent de l’apprenti et lui exigent les papiers du véhicule.

 

Un simple « Salut chef » pour déclencher les coups

 

Pendant que l’apprenti cherche les documents, le conducteur descend de sa cabine, s’avance vers les forces de l’ordre et lance un simple : « Salut chef, il y a quelque chose ? ». Cette prise de parole, pourtant polie et banale, provoque immédiatement la furie de l’un des agents. « Mais il est qui pour venir nous poser la question ? », s’emporte le policier.

 

Sans le moindre motif, sans dispute ni explication, les policiers se jettent sur le chauffeur et commencent à le gifler, le frapper et l’agresser violemment. Présente sur les lieux, notre équipe assiste impuissante à cette scène d’une violence inouïe. Pour échapper à ses agresseurs, le chauffeur parvient à quitter rapidement la gare à bord d’une moto-taxi afin de se réfugier au commissariat pour signaler les faits. Une enquête est actuellement menée par nos soins pour connaître la suite donnée à cette affaire.

 

Des voyous sous uniforme

 

Cet incident démontre une fois de plus à quel point certains éléments de nos forces de sécurité se comportent comme de vrais bandits. Aujourd’hui, poser une question à un policier suffit pour se faire passer à tabac. Ces agents imposent la terreur : il faut subir et exécuter les ordres en silence, sous peine de se faire rouer de coups.

 

Abusant de leur tenue et de leur statut pour agresser des citoyens honnêtes, ces policiers agissent comme de véritables voyous. Pourtant, dans un combat à mains nues et sans leur uniforme, ils ne feraient le poids face à personne. Il est grand temps de dénoncer ces agissements et de mettre un terme à l’impunité de ces agents qui font honte à leur profession.

 

Les violences policières à Carnot sont devenues fréquentes, illustrant un climat d’impunité où un conducteur tabassé par les agents de sécurité s’inscrit dans une série d’agressions similaires.

Par Arthur Sapia

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Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

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Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat
Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo, Président du BARC, et conseiller mystique du dictateur de Bangui

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La bataille autour du marché de gestion des Bordereaux électroniques de suivi de cargaison (BESC) prend une nouvelle tournure en République centrafricaine. Après la perte du contrat exploité par son partenaire belge ANTASER au profit du groupe ALBATROS, le milliardaire centrafricain Didier Martial Pabandji affirme que sa sécurité est menacée et dit craindre pour sa vie.

 

Un contrat stratégique au cœur du différend

 

À lire aussi : « Si on dit toute la vérité, les gens vont sortir dans la rue » : la panique de Serge Ghislain Djorie face aux révélations chiffrées de Paul Crescent Beninga sur le naufrage pétrolier en RCA

À l’origine de cette affaire figure le contrat de gestion des Bordereaux électroniques de suivi de cargaison (BESC), un dispositif destiné à renforcer le suivi des importations et exportations et à améliorer le contrôle des recettes liées aux opérations commerciales.

 

À lire aussi : Touadera, les centrafricains veulent savoir pourquoi les Tortures dans les commissariats et les prisons  persistent-elles ?

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux ce jeudi 6 aout 2026, Didier Martial Pabandji explique avoir été représentant puis partenaire du groupe belge ANTASER en République centrafricaine. Selon lui, l’entreprise était présente dans le pays depuis plusieurs années et travaillait avec les autorités centrafricaines dans le cadre de la sécurisation des recettes publiques.

 

Le milliardaire centrafricain affirme avoir facilité la signature d’une convention avec l’État en 2021. Il indique également qu’après son entrée au Haut Conseil de la communication, il a cessé ses fonctions de représentant commercial afin de respecter les dispositions légales, tout en restant partenaire de l’entreprise.

 

Le remplacement d’ANTASER par le groupe ALBATROS

 

Selon Didier Martial Pabandji, la convention d’ANTASER devait être renouvelée en 2026. Il affirme que le ministère des Transports avait donné un avis favorable après une évaluation du Conseil centrafricain des chargeurs.

 

Il explique avoir appris le 17 avril 2026 que l’État centrafricain avait signé un nouveau contrat avec le groupe ALBATROS, dirigé par le milliardaire centrafricain Sani Yalo.

 

Après cette annonce, Didier Martial Pabandji affirme avoir pris contact avec Sani Yalo afin de rechercher une solution permettant aux différentes parties de poursuivre leurs activités. Il explique que ces discussions n’ont pas abouti et que le ministère des Transports a ensuite annoncé la résiliation de la convention avec ANTASER.

 

Une bataille administrative et judiciaire

 

Le différend s’est ensuite déplacé sur le terrain judiciaire. Didier Martial Pabandji affirme avoir engagé des démarches devant la justice administrative après la résiliation du contrat de son partenaire.

 

Selon sa déclaration, le tribunal administratif aurait rendu une décision favorable à ANTASER le 15 juillet dernier, estimant que la résiliation de la convention était abusive. Il affirme toutefois qu’un recours a été introduit rapidement devant le Conseil d’État et qu’une nouvelle décision a permis au groupe ALBATROS de poursuivre ses activités.

 

Le dossier oppose désormais deux centrafricains autour d’un marché considéré comme stratégique pour les recettes publiques.

 

Didier Martial Pabandji affirme être victime de menaces

 

Dans sa déclaration, le milliardaire centrafricain affirme que sa situation personnelle s’est dégradée depuis le début du conflit autour du contrat. Il dit être victime de menaces, d’intimidations et de plusieurs convocations dans différents commissariats.

 

Il affirme que certaines personnes chercheraient à obtenir son arrestation et à le réduire au silence. Didier Martial Pabandji indique avoir saisi officiellement le président de la République afin de l’informer de ce qu’il présente comme une menace contre sa sécurité.

 

Il ne désigne pas directement un responsable des menaces évoquées, mais affirme que des personnes ayant intérêt à l’éviction d’ANTASER seraient impliquées dans des démarches visant à lui nuire.

 

Des accusations sur la gestion des contrats publics

 

Dans son message, Didier Martial Pabandji dénonce également ce qu’il décrit comme un environnement marqué par des conflits d’intérêts, des rétrocommissions et des pratiques qui, selon lui, fragilisent la confiance des investisseurs.

 

Il estime que les changements de contrats publics sans garantie suffisante peuvent affecter l’image du pays auprès des partenaires économiques étrangers.

 

Le conflit économique autour du BESC a conduit à des menaces de sécurité pour Didier Martial Pabandji, exacerbant un climat de tensions entre les acteurs économiques centrafricains.

Le dirigeant d’ANTASER affirme que son entreprise était en règle avec les obligations financières envers l’État centrafricain et dit disposer des documents prouvant les paiements effectués auprès du Trésor public.

 

Deux mafieux centrafricains face à un marché stratégique

 

Cette affaire place au centre des débats deux figures économiques centrafricaines : Didier Martial Pabandji, partenaire local d’ANTASER, et Sani Yalo, dirigeant du groupe ALBATROS.

 

Le conflit, qui portait initialement sur un contrat commercial, prend désormais une dimension sécuritaire avec les déclarations publiques de Didier Martial Pabandji sur les menaces qu’il affirme recevoir.

 

Le marché du BESC reste au cœur de cette bataille entre deux camps qui défendent chacun leurs intérêts, alors que les autorités doivent désormais gérer les conséquences administratives, judiciaires et économiques de ce différend.

 

L’ombre des méthodes de son puissant adversaire Sani Yalo plane sur le milliardaire Pabandji, qui voit le rapport de force s’inverser à ses dépens

 

Pendant que ces deux personnages s’écharpent publiquement pour des miettes, le spectacle de leur rivalité confirme les coulisses de la mafia financière qui éclabousse le pays depuis des années.

 

 

Par Alain Nzilo

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Rupture ou reculade ? Après 10 ans de promesses, Touadéra en est réduit à réclamer des kits solaires à la BAD au Congo pour charger des téléphones portables dans son pays

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Rupture ou reculade ? Après 10 ans de promesses, Touadéra en est réduit à réclamer des kits solaires à la BAD au Congo pour charger des téléphones portables dans son pays

 

Rupture ou reculade ? Après 10 ans de promesses, Touadéra en est réduit à réclamer des kits solaires à la BAD au Congo pour charger des téléphones portables dans son pays
Faustin Archange Touadera prenant un discrours lors de l’assemblée annuelle de la BAD à Brazzaville au Congo

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le passage du dictateur Faustin-Archange Touadéra au sommet de la Banque africaine de développement à Brazzaville a définitivement enterré le mythe de la Centrafrique émergente pour le remplacer par l’urgence du saupoudrage.

 

Le grand oral de l’empereur de Bangui en République du Congo a pris des allures de naufrage pour la communication officielle du régime. Venu à Brazzaville pour mendier l’accélération des décaissements sur les projets régionaux, le chef de l’État s’est retrouvé face au bilan désastreux de sa propre gestion énergétique. Après une décennie complète de pouvoir absolu et de discours enflammés sur les grands chantiers de reconstruction, le dictateur a dû admettre publiquement l’échec de sa politique en quémandant des solutions de fortune devant les gouverneurs de la banque.

 

Les grands projets d’infrastructures tant vantés par la dictature centrafricaine, notamment le programme énergétique M300 conçu avec les partenaires internationaux, apparaissent désormais comme de lointains mirages. De sa propre bouche, l’empereur a reconnu au micro des journalistes que ces installations nécessitent des années pour leur implémentation, un aveu tardif qui sonne comme une trahison pour les populations plongées dans le noir depuis 2016. Faute de compétences techniques au sein des ministères et d’une gouvernance rigoureuse pour capter les financements, le pouvoir abandonne les ambitions structurelles pour se tourner vers l’expédient.

 

Le reniement est total lorsque le dictateur centrafricain propose directement à la BAD de financer des projets intermédiaires basés sur la distribution de petits kits solaires de poche. La vision économique du régime se rétrécit au point de limiter l’avenir de la Centrafrique à la simple possibilité pour les ménages d’obtenir un peu de lumière et de quoi alimenter les batteries des téléphones portables. Cette demande formulée au Congo montre la faillite d’un système qui, après dix ans de promesses d’indépendance énergétique, ramène le pays au stade de l’aide humanitaire d’urgence.

 

Cette reculade fragilise également le Plan national de développement que l’empereur avait pourtant présenté avec arrogance lors de son récent voyage au Maroc. Les investisseurs africains et internationaux constatent que les annonces de Casablanca ne reposent sur aucune réalité concrète puisque le pouvoir est incapable de consommer plus de 28% de l’enveloppe budgétaire déjà allouée par les bailleurs de fonds. La quête de gadgets solaires à Brazzaville confirme que l’appareil d’État de la dictature n’a ni les cadres ni la rigueur requis pour piloter le développement d’une nation enclavée.

 

La méfiance s’installe durablement chez les responsables de la Banque africaine de développement qui observent le décalage entre les besoins réels du peuple et l’incapacité chronique des autorités à finaliser les dossiers techniques. En se contentant de réclamer du matériel de poche au lieu de réformer la bureaucratie corrompue de Bangui, le chef de l’État condamne la Centrafrique à rester le parent pauvre du financement régional. Les institutions financières maintiennent le blocage sur les crédits lourds, laissant l’empereur repartir du Congo avec pour seule perspective une économie nationale réduite à l’alimentation des téléphones mobiles.

 

Par Alain Nzilo

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Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d’écosystème criminel favorisant l’enrichissement illicite et l’impunité.

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Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d’écosystème criminel favorisant l’enrichissement illicite et l’impunité.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d'écosystème criminel favorisant l'enrichissement illicite et l'impunité.
Maître Crépin Mboli Goumba, président du parti Patrie et coordonnateur du BRDC. Photo CNC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le ton monte d’un cran dans la charge politique contre le régime centrafricain. S’exprimant sans détour lors de sa récente prestation médiatique, la figure de proue du BRDC, Maître Crépin Mboli-Goumba, utilise des mots d’une sévérité inédite pour disséquer les méthodes de gouvernance du régime en place à Bangui.

 

Pour l’avocat et opposant, le pouvoir actuel dépasse le simple cadre de la mauvaise gestion publique. En s’appuyant sur la définition biologique du terme, il décrit le fonctionnement des institutions comme un écosystème criminel, c’est-à-dire un réseau structuré et interdépendant où le crime organisé, le blanchiment d’argent et l’accaparement des richesses par une minorité ont remplacé les règles républicaines fondamentales.

À lire aussi : Centrafrique : La mère de Faustin-Archange Touadéra évacuée sanitairement vers Saint-Pétersbourg en Russie

 

Au cœur de sa critique figure l’explosion des inégalités et la tolérance face à la corruption. Maître Mboli-Goumba pointe du doigt l’émergence soudaine d’une classe de nouveaux riches gravitant autour du pouvoir, tout cela sur fond de précarité grandissante pour le reste des citoyens. Il rappelle à ce propos que le taux de pauvreté a franchi le barre des 70 % sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, illustrant selon lui l’échec d’un système qui préfère garantir la protection de ses proches plutôt que d’imposer des sanctions administratives et judiciaires.

À lire aussi : Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

 

Déterminé à briser ce qu’il perçoit comme un climat d’impunité généralisée, l’orateur du BRDC plaide pour l’instauration future d’une véritable reddition des comptes. Il propose notamment l’introduction dans la législation du délit d’enrichissement sans cause, afin que tout dirigeant ou acteur public incapable de justifier la provenance de sa fortune personnelle réponde de ses actes devant les tribunaux.

 

Par Alain Nzilo

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Maître Mboli-Goumba met en avant la question de l’enrichissement illicite et de la corruption qui gangrène l’administration sous le régime de Touadéra.

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Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa

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Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa

 

Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa
Valentine Rugwabiza, Cheffe de la Minusca et Mathias Barthelemy Morouba, président de l’Autorité nationale des élections

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Ah, quelle immense fierté ! Il faut saluer le chef-d’œuvre. Un standing ovation pour la MINUSCA, Valentine Rugwabiza et toute la clique de la Division des affaires électorales ! Après des années de loyaux services, ils peuvent enfin fermer la boutique avec le sentiment du devoir accompli : la dictature sanglante est officielle, solidement ancrée, et livrée clé en main.

 

Regardez-moi ce spectacle d’autosatisfaction déplacé. On se réunit entre diplomates bien nourris, cadres de la mission, membres du gouvernement complice et présidents d’institutions fantoches pour s’envoyer des fleurs. Avec humilité, ose-t-elle dire ! Quelle humilité incroyable pour venir célébrer l’enterrement de la démocratie centrafricaine !

À lire aussi : Centrafrique : Vive tension au sein des soldats FACA à Rafaï

 

Fermer la Division électorale parce qu’on a rempli avec succès la mission ? Mais quelle mission ? Celle d’avoir servi de tapis rouge à Faustin-Archange Touadéra et à ses mercenaires de Wagner ? Celle d’avoir fermé les yeux sur la terreur des milices Requins, sur le bradage de la souveraineté et sur le carnage quotidien de la population centrafricaine ?

À lire aussi : Plainte contre X sur l’attaque d’Amdafok, l’opportunisme d’Aristide Briand Reboas face au silence sur les crimes de Wagner

 

Depuis deux mille quinze, le bilan électoral de l’ONU en République Centrafricaine est une farce grotesque.

 

Premièrement, en deux mille quinze, c’est une mascarade intégrale. On parachute au pouvoir un homme qui n’a même pas osé faire campagne à plus d’un kilomètre de Bangui. Un président de salon, désigné dans les couloirs feutrés de la diplomatie internationale pendant que les Centrafricains crevaient.

 

Deuxièmement, en deux mille vingt, le braquage continue avec la bénédiction onusienne, ignorant totalement les cris d’alarme de l’opposition et de la société civile.

 

Troisièmement, le référendum et le troisième mandat constituent la cerise sur le gâteau de la honte ! Une révision constitutionnelle taillée sur mesure pour pérenniser le pouvoir, portée par les fusils russes et validée par le silence assourdissant, quand ce n’est pas le soutien logistique, de la MINUSCA. Et enfin, le grand accomplissement le 28 décembre 2025 avec les chaos électoraux  validant le troisième mandat instaurant la nouvelle dictature en RCA. 

 

Alors oui, un grand MERCI ! Merci à la MINUSCA, merci aux diplomates du Conseil de sécurité, merci à la France, aux États-Unis, à la Russie et à tous les apprentis sorciers de la géopolitique. Vous avez réussi l’exploit d’unir vos lâchetés et vos intérêts cyniques pour condamner tout un peuple à la botte d’un régime sanglant.

 

Les Centrafricains n’oublieront pas qui a tenu l’échelle pendant que la tyrannie s’installait. Valentine Rugwabiza et ses troupes peuvent sabrer le champagne et fermer leurs bureaux électoraux avec le sentiment du travail bien fait. Mais qu’ils se rappellent une chose : aucune dictature n’est éternelle, et l’histoire jugera sévèrement ceux qui ont habillé la tyrannie aux couleurs du maintien de la paix.

La MINUSCA Centrafrique a joué un rôle controversé dans l’établissement d’une dictature sanglante, exacerbant ainsi la crise politique en RCA.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Assassinat du géologue suisse : deux suspects affirmant connaître les commanditaires doivent être interpellés par la CPS ou la CPI

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Assassinat du géologue suisse : deux suspects affirmant connaître les commanditaires doivent être interpellés par la CPS ou la CPI

 

Assassinat du géologue suisse : deux suspects affirmant connaître les commanditaires doivent être interpellés par la CPS ou la CPI
Pascal Binda Koyagbelé à la morgue en train de faire son spectacle sur les dépouilles de ses victimes

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’exécution du géologue suisse Majineh Luka et de son garde du corps, un soldat de l’armée nationale, survenue le 1er août à Imohoro, à 55 kilomètres de Bangui sur la route de Damara, exige désormais une action judiciaire internationale contre deux centrafricains  proches du régime actuel et bien identifié.

 

Des déclarations qui désignent déjà les responsables

 

Ce dossier ne relève plus de la spéculation. Deux hommes proches du pouvoir ont affirmé publiquement savoir qui a commandité et exécuté ce crime. Pascal Bida Koyagbele, ministre conseiller à la présidence chargé des Grands Travaux, l’a dit devant les caméras, à la morgue même, devant les dépouilles des victimes, en citant Nourredine Adam, chef du FPRC, et Karim Meckassoua, ancien Président de l’assemblée nationale ainsi que d’autres hommes politiques de l’opposition démocratiques installés dans la capitale comme les auteurs de ce crime odieux de ce suisse et de son garde du corps.

À lire aussi : Pour la paix en Centrafrique, maître Crépin Mboli-Goumba exige désormais l’intégration des paramètres sécuritaires dans le débat politique

 

Au même moment, un autre relais du pouvoir, agent au ministère des mines,  a fait un live sur Facebook en direct où il prétend identifier avec précision les exécutants de cet assassinat. Deux versions, deux sources proches du régime, une même certitude affichée. Aucun des deux n’a pourtant fourni la moindre preuve de ce qu’ils disent.

À lire aussi : Encore et encore une nouvelle signature du nouveau programme pays pour le travail décent entre le gouvernement centrafricain et l’OIT

 

Pourquoi la CPS et la CPI doivent agir maintenant

 

Face à des accusations aussi précises tenues en public, la Cour pénale spéciale et la Cour pénale internationale ne peuvent plus rester en retrait. Les deux juridictions doivent se saisir du dossier et ordonner l’interpellation de ces deux hommes pour les besoins de l’enquête. Quiconque affirme connaître les commanditaires d’un assassinat en porte la responsabilité de le démontrer.

 

S’ils détiennent réellement des preuves, qu’ils les remettent aux juges, qui pourront alors agir contre les vrais coupables. Dans le cas contraire, ils devront répondre de diffamation et de manœuvres destinées à tromper la justice. Un tel silence, prolongé, ferait de leurs déclarations un simple outil de communication plutôt qu’une aide à l’enquête.

 

Une fuite en avant : Koyagbelé, dans la ligne de mire  

 

Pourtant, les soupçons se concentrent depuis plusieurs jours de manière pressante sur Pascal Bida Koyagbele, à l’origine de la venue de l’expert européen sur le sol centrafricain. Beaucoup d’observateurs voient dans cet acte criminel une opération visant à éliminer le spécialiste pour faire main basse sur d’importantes sommes d’argent, chiffrées en centaines de millions de francs CFA. En instrumentant cette sortie médiatique spectaculaire à la morgue, le ministre conseiller tente d’amorcer une fuite en avant. Ses déclarations théâtrales cherchent avant tout à brouiller les pistes et à tromper la justice pour échapper à ses propres responsabilités.

 

 

 

Les suspects de l’assassinat du géologue suisse, dont Pascal Bida Koyagbele, affirment connaître les commanditaires, soulevant des questions sur la responsabilité de ces déclarations.

Par Gisèle MOLOMA

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Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur

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Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur

 

Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur
Anicet-Georges Dologuelé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le passeport ordinaire d’Anicet-Georges Dologuélé, député de la Nation, reste bloqué par les autorités centrafricaines. L’URCA dénonce ce refus et annonce des recours.

 

Un député de l’opposition privé de titre de voyage

 

À lire aussi : L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL

Anicet-Georges Dologuélé siège comme député de la Nation. Il a aussi dirigé le gouvernement comme Premier ministre et reste aujourd’hui une figure majeure de l’opposition centrafricaine.

 

À lire aussi : Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

Depuis plusieurs mois, les autorités refusent de lui délivrer un passeport ordinaire. Aucune base légale n’a été communiquée à l’intéressé pour justifier ce blocage.

 

Ce refus s’inscrit dans une longue série d’incidents. Dès mars 2021, Dologuélé avait déjà été empêché de quitter le pays pour des raisons médicales, pendant quatre mois.

 

En octobre 2025, un tribunal de Bangui a jugé qu’il avait perdu sa nationalité centrafricaine, en raison d’une double nationalité française. Cette décision intervenait alors qu’il avait renoncé à sa nationalité française en août de l’année précédente, pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle.

 

En décembre 2025, Dologuélé s’est présenté malgré tout à la présidentielle. Il s’est classé en deuxième position avec environ 13 % des suffrages, loin derrière l’empereur Faustin-Archange Touadéra, réélu avec 77,90 % des voix.

 

Un refus qui se répète depuis février

 

En février 2026, le gouvernement a déjà refusé de renouveler son passeport. Ce refus intervenait en dépit d’une décision de justice ordonnant le contraire, et le Coordonnateur de la PJLOD, Arsène Elien, y voyait un acte politique posé en pleine conscience.

 

Le 5 mai 2026, la police a confisqué son passeport diplomatique. L’incident s’est produit à l’aéroport international de Bangui Mpoko, alors que l’opposant répondait à une invitation officielle de l’Union africaine à Addis-Abeba.

 

Face à cette accumulation, le dictateur semble vouloir maintenir Dologuélé sur le territoire, sans base légale rendue publique. L’URCA y voit une dérive inacceptable.

 

Repères chronologiques

 

Mars 2021 : interdiction de sortie du territoire pour raisons médicales, pendant quatre mois.Octobre 2025 : un tribunal de Bangui juge que Dologuélé a perdu sa nationalité centrafricaine.14 novembre 2025 : le Conseil Constitutionnel rend la décision n°014/CC/25.Décembre 2025 : Dologuélé termine deuxième à la présidentielle, avec environ 13 % des voix.Février 2026 : le gouvernement refuse de renouveler son passeport ordinaire.Mai 2026 : la police confisque son passeport diplomatique à l’aéroport de Bangui.La réaction de l’URCA

 

Le président de l’URCA bénéficie du soutien de son parti. Dans un communiqué, l’union exprime une profonde préoccupation face à ce refus répété des autorités compétentes.

 

Selon l’URCA, un acte administratif ordinaire s’est transformé en instrument de sanction politique. Le parti s’appuie sur la décision n°014/CC/25 du Conseil Constitutionnel, qui précise qu’aucun décret n’a constaté la perte de nationalité de Dologuélé.

 

Par conséquent, il ne peut être soumis aux formalités de réintégration, selon cette décision. L’URCA rappelle que les décisions du Conseil Constitutionnel s’imposent à toutes les autorités publiques et administratives.

 

De son côté, le parti soutient que Dologuélé conserve l’intégralité de ses droits civiques et politiques. Ce droit inclut la liberté d’aller et venir et l’obtention d’un titre de voyage officiel.

 

Le refus du passeport d’Anicet-Georges Dologuelé par les autorités met en lumière les tensions entre l’URCA et le gouvernement, accentuant les enjeux de la démocratie en Centrafrique.

Les trois exigences de l’URCA

 

Le parti formule trois demandes précises :

 

La délivrance immédiate du passeport ordinaire du président de l’URCA, dans le respect des textes en vigueur.Le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens, sans distinction d’appartenance politique.L’arrêt définitif des discriminations administratives visant les leaders de l’opposition démocratique.En conséquence, le Bureau Politique de l’URCA annonce l’engagement de recours démocratiques et juridiques. Ces démarches viseront les échelons national, régional et international.

 

Un appel à la mobilisation

 

L’URCA interpelle aussi l’opinion publique et la communauté démocratique. Le parti appelle ses militants, ses sympathisants et tous les citoyens épris de justice à rester vigilants.

 

Le silence de l’URCA ne doit pas être interprété comme une résignation, précise le communiqué. Toutefois, le parti rappelle que la démocratie ne se limite pas à la seule organisation d’élections.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali

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Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali

 

Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali
accident camion sur la route de Boali, au village Boyali

 

 

 

En Centrafrique, l’axe Bangui – Boali a connu un nouvel accident mortel ce vendredi 7 août 2026. Un camion lourd a quitté sa trajectoire, entraînant le décès immédiat de son chauffeur.

 

Une défaillance mécanique lors de la montée

 

Alors que l’imposant véhicule entamait la montée de la montagne de Boyali, une fuite d’air a subitement privé le camion de son système de freinage. Sans pression pour maintenir l’engin sur cette pente raide, la lourde charge a immédiatement entraîné le véhicule dans une marche arrière incontrôlable.

À lire aussi : Séisme à l’UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies

 

L’échec des tentatives de freinage d’urgence

 

À lire aussi : Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

Face à la dérive de l’engin, les apprentis du véhicule se sont précipités pour caler les roues. Malgré la répétition de ces gestes de secours sous la panique, les cales posées au sol n’ont pas réussi à stopper la masse du gros porteur en pleine descente.

 

Une chute mortelle au fond du ravin

 

Le camion a fini par se renverser complètement en contrebas de la chaussée, terminant sa course les roues vers le ciel. Bloqué à l’intérieur de la cabine totalement écrasée par le choc, le conducteur est mort sur le coup.

 

L’intervention difficile des autres routiers

 

Les conducteurs d’un convoi venu du Cameroun, arrivés juste après le drame, ont filmé la scène avant de prêter main-forte. Ils ont dû décarcasser la tôle du véhicule pour parvenir à extirper le corps sans vie de leur confrère.

 

Par Alain Nzilo

L’accident mortel à Boyali souligne les dangers de la route de Boali, où une défaillance mécanique du camion a provoqué un drame tragique.

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Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l’assassinat d’un Suisse et d’un militaire près de Damara

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Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l’assassinat d’un Suisse et d’un militaire près de Damara

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l'assassinat d'un Suisse et d'un militaire près de Damara
Le général Nourredine Adam. Chef du FPRC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Informé du décès d’un ressortissant suisse et d’un militaire vers Damara, le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique condamne ce crime et rejette fermement toute responsabilité dans cet événement.

 

A travers une déclaration signée dans la préfecture de la Vakaga par son porte parole Aboubakar Siddick Ali, le groupe politico-militaire fustige la mise en cause de Nourredine Adam. Le mouvement rebelle rappelle que le drame s’est déroulé dans un secteur entièrement sous le contrôle des mercenaires russes et de leurs supplétifs.

 

À lire aussi : Bambouti souffle enfin : Wagner commence à lever son dispositif de guerre mondiale

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique exige désormais la tenue d’une enquête internationale, indépendante et crédible. L’organisation cherche à faire la lumière complète sur les circonstances exactes de cette attaque survenue non loin de la capitale.

 

À lire aussi : Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

Dans son communiqué, le mouvement rappelle l’assassinat irrésolu des trois journalistes russes survenu en juin 2018. Le mouvement précise que ses combattants n’ont jamais pris pour cible les forces armées nationales, la population civile ou les travailleurs humanitaires.

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique réaffirme la nature exclusivement politique et patriotique de sa démarche. Les responsables soutiennent que leur engagement ne saurait servir de prétexte pour des exactions commises contre des ressortissants étrangers.

 

Par Éric Azoumi

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L’assassinat près de Damara suscite des appels à une enquête internationale, le FPRC rejetant toute implication de Nourredine Adam dans ce crime.

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Mines, forêt et pétrole : Martin Ziguélé exige l’application immédiate des recommandations de la Banque Mondiale en République Centrafricaine

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Mines, forêt et pétrole : Martin Ziguélé exige l’application immédiate des recommandations de la Banque Mondiale en République Centrafricaine

Mines, forêt et pétrole : Martin Ziguélé exige l’application immédiate des recommandations de la Banque Mondiale en République Centrafricaine
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’ancien député presse le gouvernement d’exécuter les directives financières des bailleurs de fonds internationaux. Il refuse tout nouveau délai dans l’application des réformes.

 

Un manque à gagner colossal

Les rapports récents confirment un manque à gagner important dans les recettes publiques. Ce manque concerne le bois, le carburant et les gisements précieux.

 

La Banque Mondiale préconise un découpage des réformes en trois étapes successives. Selon nos informations, cette méthode progressive vise à assainir la gestion des finances nationales.

 

Par ailleurs, cette approche tient compte des faiblesses structurelles historiques de l’administration centrafricaine. Elle évite ainsi d’imposer toutes les réformes en une seule fois.

 

Un secteur aurifère largement sous-exploité fiscalement

Le secteur aurifère génère des sommes insignifiantes pour le Trésor public. Ce constat tranche avec les nations voisines à la production équivalente.

 

L’absence de vérifications indépendantes rigoureuses empêche l’État d’engranger des recettes importantes. Ces milliards de francs CFA devraient pourtant financer les services publics essentiels.

 

Une volonté politique jugée indispensable

La remise en ordre de ces filières stratégiques nécessite une volonté ferme. Cette volonté doit se traduire par le respect de la législation par tous les intervenants.

 

À ce stade, l’adoption stricte du calendrier de réformes reste la seule méthode envisagée. Elle garantirait, en conséquence, des rentrées fiscales décentes pour l’État centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Les réformes financières sont essentielles pour améliorer la gestion des ressources, notamment dans le secteur aurifère, souvent sous-exploité en Centrafrique.

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Centrafrique : le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

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le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

 

 

le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra
Jean-Symphorien Mapenzi , premier vice Président de l’assemblée nationale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’institution parlementaire s’apprête à vivre ses heures les plus sombres. Jean Symphorien Mapenzi installe un climat de caserne où l’obéissance aveugle remplace désormais la mission sacrée de représentation du peuple.

 

Les mots choisis par Jean Symphorien Mapenzi lors de son intervention sur la radio Ndékè-luka ne laissent place à aucune ambiguïté sur la trajectoire de cette huitième législature. En insistant lourdement sur la « discipline » et la « régularité », il dessine les contours d’une Assemblée nationale transformée en annexe de la présidence. Pour ce cadre du MCU, l’élu ne doit plus être une force de proposition ou un contre-pouvoir, mais un agent d’exécution dévoué à la survie du système. Cette volonté de caporalisation vise à supprimer toute velléité d’indépendance chez les députés, les réduisant à un rôle de figurants au sein d’une machine politique monolithique.

 

La rhétorique du « travail en équipe » utilisée par le vice-président cache mal une exigence d’alignement total derrière le chef de l’État. Mapenzi affirme sans détour que le peuple a donné les instruments au pouvoir pour mener sa politique, suggérant que l’Assemblée doit se contenter d’accompagner ce mouvement sans jamais poser de conditions. Cette vision nie l’essence même de la démocratie qui repose sur l’équilibre et la surveillance mutuelle des organes de l’État. En prônant une telle cohésion, il verrouille l’institution et s’assure que les projets de loi venus du gouvernement passent sans la moindre résistance.

 

L’accent mis sur l’unanimité des postes au sein du bureau confirme cette dérive vers un absolutisme parlementaire. Pour Mapenzi, l’absence de débat et de compétition est une victoire, alors qu’elle annonce l’extinction du pluralisme. Les députés sont désormais sommés de suivre le tempo dicté par le sommet, sous peine d’être perçus comme des éléments perturbateurs. Cette stratégie de normalisation transforme l’hémicycle en un bastion de loyauté où la défense des intérêts du régime Touadéra prime sur les revendications légitimes de la population. L’ère des “députés soldats” commence, marquant la fin de la liberté de parole sous la coupole.

 

Par Alain Nzilo

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On est dominé, on est sans souveraineté : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l’aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les intérêts étrangers

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On est dominé, on est sans souveraineté  : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l’aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les russes et rwandais

On est dominé, on est sans souveraineté  : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l'aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les russes et rwandais
Monsieur Raymond Adouma

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le plateau politique de la radio Ndékè-luka est devenu le haut-parleur d’une contestation radicale contre la mainmise étrangère sur les richesses et les décisions stratégiques du pays.

 

La perte de contrôle de l’État sur ses propres leviers régaliens constitue le cœur de la charge menée par Raymond Adouma sous la septième république. L’ancien ministre de l’opposition fustige l’influence grandissante des puissances extérieures et la présence de forces armées étrangères qui dictent leur loi sur le sol national, réduisant l’autorité républicaine à une simple fiction juridique. Cette situation de dépendance sécuritaire et politique ôte au peuple centrafricain toute capacité d’autodétermination, transformant la gouvernance actuelle en un système de vassalité qui s’exerce en dehors de tout contrôle démocratique ou parlementaire.

 

Cette dépossession de la souveraineté est intimement liée à l’exploitation effrénée du sous-sol par des intérêts transnationaux. Les autorités actuelles ont distribué plus de cent permis miniers à des entités étrangères, notamment pour l’extraction à grande échelle de l’or dans la région d’Andesma. Les retombées financières de ces contrats opaques échappent presque intégralement au trésor public, ne contribuant qu’à hauteur de quatre pour cent aux recettes de l’État. En plus de ce pillage économique, les provinces de l’est subissent un désastre écologique de grande envergure, où les cours d’eau pollués et la disparition des ressources halieutiques condamnent les populations locales à la misère.

 

Sur le plan de la gouvernance interne, le sommet de l’État brille par son manque de rigueur et sa désorganisation. Lors du conseil des ministres inaugural, quatre membres du nouveau gouvernement ont brillé par leur absence, illustrant l’indiscipline qui règne au sein d’une équipe composée à soixante-douze pour cent d’anciens dignitaires reconduits. Pour étouffer les critiques liées à ces défaillances, un verrouillage strict de l’information a été instauré, interdisant aux ministres de s’exprimer en dehors d’un canal officiel unique. Ce secret d’État entoure également les conditions de l’arrivée de vagues de migrants en provenance des États-Unis, installés discrètement dans des immeubles de l’avenue Conjugo à Bangui.

 

Pendant que les ressources nationales profitent à des tiers, le quotidien des Centrafricains est marqué par un abandon social total. Les statistiques révèlent que trois citoyens sur quatre vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de mille francs par jour, la cherté de la vie obligeant les familles à se contenter d’un unique repas quotidien. Le système sanitaire s’est totalement effondré, les hôpitaux publics étant dépourvus de médicaments de base, ce qui entraîne une hausse continue et excessive de la mortalité, alors que le réseau routier est abandonné sous forme de pistes de poussière impraticables.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : un violent éclair provoque un incendie et une débandade générale à l’hôpital de Carnot

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Centrafrique : un violent éclair provoque un incendie et une débandade générale à l’hôpital de Carnot

En Centrafrique, les hôpitaux agonisent, Le personnel médical travaille sans salaire depuis des mois, et les malades meurent faute de soins
Hôpital de Carnot

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Dans la soirée du jeudi 6 août 2026, la ville de Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, a été le lieu d’un événement aussi soudain que traumatisant. Une pluie torrentielle d’une rare intensité s’est abattue sur la localité, accompagnée d’orages particulièrement violents. C’est au cœur de cette tempête que la foudre a frappé de plein fouet l’hôpital de la ville.

 

La foudre s’abat sur la nouvelle extension

 

À lire aussi : Des mines d’or aux milices de rue : Le tramadol, l’arme de contrôle social de Wagner sur la jeunesse centrafricaine

Un violent éclair a directement touché une aile nouvellement construite du complexe hospitalier. Bien que ce bâtiment récent soit encore vide d’équipements et de mobilier, l’impact électrique a immédiatement déclenché un incendie spectaculaire. En quelques instants, les flammes se sont propagées à la structure, illuminant la nuit et plongeant l’établissement dans l’effroi.

 

À lire aussi : Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

Panique et débandade générale chez les patients

 

Face à la rapidité du sinistre et à la violence des flammes, la panique s’est emparée des lieux. Dans les autres ailes de l’hôpital, le personnel et les malades ont cédé à une débandade générale. Dans un réflexe de survie, toute personne en capacité de se lever a pris la fuite. Même les patients les plus gravement atteints, rassemblant leurs dernières forces, ont réussi à s’extirper de leurs lits pour s’enfuir dans la précipitation et s’éloigner du danger.

 

Un bilan encore incertain

 

Pour l’heure, le bilan exact des dégâts matériels et d’éventuels blessés que ce soit en raison de l’incendie lui-même ou des mouvements de foule durant la fuite reste difficile à établir. Les autorités locales et les équipes de secours poursuivent leurs évaluations sur le terrain pour faire la lumière sur cet événement traumatisant pour la communauté de Carno.

 

Par Arthur Sapia

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Aveu honteux de Serge Ghislain Djorie : l’implacable réquisitoire de Louis-Firmain KONGOUBÉ sur le fiasco de Neptune Oil

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Aveu honteux de Serge Ghislain Djorie : l’implacable réquisitoire de Louis-Firmain KONGOUBÉ sur le fiasco de Neptune Oil

 

Une année après ses larmes, Ghislain Djorie trouve un point de chute : la Chine
L’ancien ministtre de communication et porte parole du gouvernement

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’analyse incisive de Louis-Firmin KONGOUBÉ dissèque les confessions de l’ancien porte-parole gouvernemental concernant le naufrage pétrolier centrafricain, mettant à nu la gestion désastreuse du pouvoir en place.

 

Dans un débat audiovisuel sur les antennes de la radio Ndékè-luka, l’analyste politique Louis-Firmin KONGOUBÉ attire l’attention du public sur une déclaration particulièrement révélatrice de l’ancien ministre de la Communication, Ghislain Serge Djorie. Interpellé sur la pénurie de carburant, ce dernier a lâché devant les caméras une phrase qui résume le désarroi des autorités publiques.

À lire aussi : Jean-Pierre Mara, ancien député centrafricain explique pourquoi la peur de la dévaluation du franc CFA s’empare de nos autorités nationales

 

Selon Louis-Firmin KONGOUBÉ, reconnaître publiquement que la vérité ferait descendre les citoyens dans la rue équivaut à un aveu d’échec total. Cette déclaration de Ghislain Serge Djorie survient alors que l’universitaire Paul Crescent Beninga venait de présenter des chiffres précis sur le trou budgétaire de dix milliards de francs CFA lié à la gestion du secteur pétrolier.

À lire aussi : Haut-Mbomou : le nouveau chef du détachement de l’armée nationale à Zemio replonge la ville dans l’enfer

 

L’analyste Louis-Firmin KONGOUBÉ souligne la stratégie de défense adoptée par l’ancien porte-parole, qui a tenté de se désolidariser du bilan exécutif en prétendant s’exprimer uniquement comme un simple consommateur. Cette tentative de fuite face aux arguments chiffrés montre l’incapacité des cadres du régime à justifier le monopole accordé à la société Neptune Oil.

 

Dans sa prise de parole, Louis-Firmin KONGOUBÉ refuse toute forme de négociation ou de compromis avec les responsables de cette crise économique. Il estime que les justifications avancées par Ghislain Serge Djorie ne suffiront pas à effacer les lourdes conséquences financières supportées chaque jour par la population centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le fiasco pétrolier en RCA, notamment lié à Neptune Oil, contribue à une profonde crise économique que les autorités peinent à gérer.

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Arsène Élien et la PJLOD soutiennent le déguerpissement au PK12 et appel à la réglementation de la circulation des poids lourds dans la capitale

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Arsène Élien et la PJLOD soutiennent le déguerpissement au PK12 et appel à la réglementation de la circulation des poids lourds dans la capitale

 

Arsène Élien et la PJLOD soutiennent le déguerpissement au PK12 et appel à la réglementation de la circulation des  poids lourds dans la capitale
Monsieur Arsène Élien, administrateur d’assurance

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique et son coordonnateur national Arsène Elien prennent la parole face aux récents événements survenus à Bangui et Bimbo.

 

En effet, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique exprime sa satisfaction envers la décision de la municipalité de Bangui concernant la libération de la voie publique au PK12. Sous l’impulsion du coordonnateur national Arsène Elien, la PJLOD félicite la maire Prisca Roseline Mano pour cette initiative au niveau de la sortie nord de la capitale centrafricaine. Selon la PJLOD et Arsène Elien, cette intervention permet de fluidifier le trafic tout en réduisant les risques d’accidents dans ce secteur très fréquenté.

À lire aussi : Embuscade du PK 55 qui a couté la vie au géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps : l’invraisemblable mise en scène de Bida Koyagbele à la morgue à Bangui

 

Toutefois, la récente actualité motive cependant la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique à réclamer des actions plus vastes. Arsène Elien et la PJLOD évoquent un grave accident routier survenu rue des Sœurs dans la commune de Bimbo, où un camion-citerne est impliqué. La PJLOD présente ses condoléances aux familles touchées et Arsène Elien réitère le soutien total de l’organisation envers les victimes de cet événement sur les routes.

À lire aussi : Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

 

Pour éviter de nouveaux drames, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique sollicite des règlements plus stricts pour la circulation des véhicules lourds. Le coordonnateur national Arsène Elien et la PJLOD demandent à la mairie de Bangui ainsi qu’aux autorités de Bimbo de restreindre le déplacement des poids lourds durant la journée. La PJLOD préconise un report complet de ce trafic pendant les heures nocturnes afin d’assurer la sécurité des usagers de la route.

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique réaffirme sa volonté d’agir pour l’organisation et la sécurité de l’espace urbain en République centrafricaine. Arsène Elien confirme que la PJLOD entend maintenir son engagement auprès de la population face aux enjeux de mobilité.

 

Par Anselme Mbata

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La PJLOD plaide pour une meilleure sécurité routière à Bangui, en insistant sur la nécessité de réglementer la circulation des poids lourds et d’encadrer les opérations de déguerpissement au PK12.

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Résistance aux antibiotiques: le discours de l’empereur Touadéra et la pauvreté qui force les Centrafricains à se soigner dans la rue

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Résistance aux antibiotiques: le discours de l’empereur Touadéra et la pauvreté qui force les Centrafricains à se soigner dans la rue

Résistance aux antibiotiques: le discours de l’empereur Touadéra et la pauvreté qui force les Centrafricains à se soigner dans la rue
pharmacie-3-bon

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Devant les 1 890 décès annuels liés à la résistance aux antimicrobiens révélés par l’Université de Bangui, l’empereur Faustin Archange Touadéra a appelé à une mobilisation générale. Mais après plus de dix ans de pouvoir, le chaos du système de santé reste intact et les Centrafricains n’ont toujours que les pharmacies de rue comme solution. Cette déclaration a été faite à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 13 avril 2026.

 

Selon les chiffres présentés ce jour par les chercheurs centrafricains, environ 1 890 décès par an en République Centrafricaine viennent de la résistance aux antimicrobiens. L’empereur Faustin Archange Touadéra, dans son discours incroyable,  a pointé l’usage excessif et irrationnel des médicaments, les erreurs de prescription et surtout l’automédication. Il a rappelé que la santé concerne chacun et qu’il faut une mobilisation générale pour diminuer la circulation des médicaments de la rue.

 

Il a encouragé ceux qui exercent encore illégalement la pharmacie et la médecine dans les quartiers et dans les marchés à arrêter tout de suite, car personne n’est au-dessus de la loi. L’Association nationale des vendeurs de produits pharmaceutiques, par la voix de son secrétaire général Jules-Olivier Bollet-Ballemont, a promis de collaborer avec le ministère de la Santé publique.

 

Cette association a remis à l’empereur les médicaments falsifiés qui ont ensuite été détruits. Elle dit aider le gouvernement à lutter contre les médicaments falsifiés et les produits nuisibles. Elle lance un appel à ses membres pour qu’ils vendent seulement des produits autorisés par les autorités sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé. Un comité d’experts multisectoriels sera créé pour coordonner des travaux de recherche.

 

Voilà le discours officiel prononcé lors de la Journée mondiale de la santé.

 

En réalité, les choses se passent autrement. Les gens se soignent dans la rue parce qu’ils n’ont pas les moyens. Les pharmacies légales vendent les médicaments en boîte entière ou en plaquette complète. Le prix est élevé. Même à l’hôpital, les stocks manquent souvent. Quand un enfant a mal à la tête dans une famille, il faut agir vite. Dans une pharmacie légale, il faut acheter toute la boîte, ce qui peut coûter plus de 2 000 francs. Dans le quartier ou au marché, on vend le comprimé par pièce à 25 francs. Avec 50 francs on prend deux médicaments, on les donne à l’enfant et le mal de tête disparaît. C’est simple, c’est accessible et c’est ce que la pauvreté impose.

 

Les médicaments vendus dans la rue ne sortent pas du néant. Beaucoup proviennent des ONG internationale comme le MSF, des pharmacies légales : des employés les volent et les revendent aux vendeurs des quartiers et des marchés. Parfois la conservation pose problème. Mais le point central reste le manque d’argent. Les vrais médicaments, ceux qui respectent toutes les normes, restent rares pour la majorité des citoyens.

 

L’empereur dit que tout le monde doit mettre la main à la pâte. Pourtant, lui et son ministre de la Santé dirigent le pays depuis plus de dix ans. Pendant tout ce temps, la situation n’a pas progressé. Elle est devenue pire. Il n’y a que trois, quatre ou cinq pharmacies légales dans la capitale. Elles ferment tôt, ouvrent tard ou mettent en place un système de garde très limité. Quand les gens n’ont plus d’autre choix, ils vont dans les quartiers. Si ces points de vente disparaissaient du jour au lendemain, le taux de mortalité monterait encore plus haut.

 

Le pays vit en total chaos depuis des années. Les Centrafricains sont les premières victimes. La pauvreté absolue pousse les familles à choisir le comprimé à 25 francs plutôt que la boîte à 2 000 francs. Le discours de l’empereur ne change rien à cette réalité quotidienne. L’inaction du gouvernement pendant plus de dix ans a laissé le système de santé dans cet état. Annoncer un comité d’experts et demander à tout le monde de collaborer ne remplace pas les manques concrets : médicaments abordables, stocks réguliers dans les hôpitaux, pharmacies ouvertes et accessibles à tous.

 

Les vendeurs de la rue existent parce que le système officiel ne répond pas aux besoins des citoyens pauvres. Les Centrafricains n’ont pas choisi cette situation. Ils la subissent chaque jour quand ils cherchent à soigner un enfant, un parent ou eux-mêmes avec les moyens qu’ils ont. Le discours officiel parle de lutte collective. La réalité montre que cette lutte doit d’abord passer par des actes concrets du gouvernement : rendre les médicaments accessibles, pas seulement interdire ce que la pauvreté a rendu nécessaire.

 

Par Alain Nzilo

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Bangui : Un camion-citerne perd ses freins à la sortie sud-ouest, le bilan humain est lourd

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Bangui : Un camion-citerne perd ses freins à la sortie sud-ouest, le bilan humain est lourd

 

Bangui : Un camion-citerne perd ses freins à la sortie sud-ouest, le bilan humain est lourd
Accident d’un camion citerne à bimbo

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un tragique accident s'est produit vendredi soir dans le secteur sud-ouest de Bangui, précisément au niveau de la rue des Sœurs. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, un camion-citerne chargé de carburant aurait subi une défaillance technique majeure au niveau de son système de freinage pneumatique.

 

Ayant perdu toute pression d'air nécessaire pour freiner, le conducteur aurait tenté de manœuvrer le volant pour rééquilibrer son véhicule. C'est lors de cette manœuvre désespérée qu'il a totalement perdu le contrôle du poids lourd, qui est venu se renverser et faucher brutalement plusieurs personnes installées en bordure de chaussée. La collision a violemment impacté des piétons, des vendeurs à la sauvette ainsi que des conducteurs de taxis-motos stationnés dans la zone.

À lire aussi : Pour la paix en Centrafrique, maître Crépin Mboli-Goumba exige désormais l’intégration des paramètres sécuritaires dans le débat politique

 

Le bilan provisoire fait état d'au moins une dizaine de morts et de nombreux blessés.

À lire aussi : Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

 

Sur place, la tension est rapidement montée d'un cran. Les forces de sécurité ont mis plus d'une heure avant d'arriver sur les lieux du drame. Ce retard de la gendarmerie a suscité une vive colère chez les riverains, particulièrement inquiets face au risque majeur d'incendie ou d'explosion lié au carburant transporté par la citerne renversée. La sécurisation du périmètre s'est avérée particulièrement délicate dans ce contexte sous haute tension.

 

Des investigations sont actuellement en cours pour établir avec exactitude l'enchaînement des faits et déterminer la cause technique précise de ce drame.

 

Par la rédaction du CNC

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L’accident d’un camion-citerne à Bangui soulève des questions sur la sécurité routière et le transport de carburant, avec un bilan humain tragique.

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Séisme à l’UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies

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Séisme à l’UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies

 

Séisme à l'UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le scandale éclate au sein de l’UNOPS, prestataire de la MINUSCA. Des auditeurs ont débusqué plus de 400 employés fantômes inscrits depuis plus de huit ans sur les listes de paie des travailleurs centrafricains.

 

Un contrôle international inopiné met au jour une fraude colossale

 

À lire aussi : Wagner, Africa Corps, Poutine : la propagande a ses limites, ne prenez pas les Africains pour des moutons

Un séisme d’une ampleur inédite agite les bureaux de l’UNOPS à Bangui. À la suite d’un audit impromptu diligenté par des inspecteurs internationaux, un réseau structuré a été mis au jour au cœur même du système de paie du prestataire de la MINUSCA. Les auditeurs ont identifié plus de 400 employés fictifs, inscrits frauduleusement sur les listes des travailleurs journaliers et des contractuels. Ce mécanisme de détournement, qui perdurait depuis plus de huit ans, aurait englouti une somme estimée à plus de quatorze milliards de francs CFA. Pendant près d’une décennie, des réseaux d’intérêts se sont enrichis sur le dos des travailleurs nationaux et des contribuables, profitant des failles de gestion de la mission onusienne.

 

À lire aussi : Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

Un protocole de vérification sous loupe qui bloque les fausses pièces d’identité

 

Le mode opératoire de cette fraude a été révélé lors de la récente opération de paie effectuée directement par les auditeurs internationaux. Habitués à voir des intermédiaires distribuer les enveloppes sur simple présentation de copies de pièces d’identité souvent falsifiées, les employés ont cette fois fait face à une procédure stricte. Les inspecteurs ont exigé la présentation des documents originaux, passés systématiquement sous la loupe de contrôle. Ce filtrage rigoureux a immédiatement bloqué les personnes venues encaisser les salaires d’agents fictifs, tandis que des centaines de bénéficiaires inscrits sur les listes ne se sont jamais présentés. En examinant les chaînes de responsabilité, une majorité d’employés interrogés pointe du doigt Tony Mushibele et Olga Lubazandio d’être à l’origine de cette augmentation artificielle des effectifs.

À lire aussi : African initiative : Des commandos russes de la communication aux méthodes mafieuses viennent de s’installer à Bangui et font trembler le pays

 

La précarisation des contrats comme stratégie pour cacher les détournements

 

Cette révélation apporte un éclairage sur les souffrances endurées par le personnel centrafricain ces dernières années. La direction de l’UNOPS utilisait la instabilité contractuelle comme un moyen pour dissimuler ses manœuvres. Les contrats, autrefois signés pour une durée d’un an, ont été progressivement réduits à six mois, puis trois mois, pour finir à un seul mois renouvelable. Cette précarité permanente s’accompagnait de vagues successives de licenciements, frappant tous les agents, y compris ceux chargés de la gestion des états de paie. En renouvelant continuellement le personnel de bureau, l’administration s’assurait que personne ne puisse comprendre la comptabilité ni repérer les anomalies.

 

Licenciements abusifs et dysfonctionnements provinciaux : l’envers du décor

 

Les droits des travailleurs centrafricains ont été régulièrement bafoués par des révocations abusives pour des motifs insignifiants. Il y a un an, quatre employés totalisant plus de huit ans de service sans contrat formel ont été renvoyés du jour au lendemain sans la moindre indemnité. Aujourd’hui, ces victimes poursuivent leurs démarches auprès du gouvernement et des tribunaux nationaux pour obtenir justice face à une direction qui refuse jusqu’à reconnaître leur existence. Les blocages de salaires constatés jusqu’à Birao et dans d’autres villes de province s’expliquent désormais par cette cavalerie financière. De nouveaux détails continueront d’être révélés dans nos prochaines éditions sur cette affaire majeure.

 

Cette fraude à l’UNOPS, impliquant des salaires fictifs, soulève des questions cruciales sur la gestion des fonds publics et les audits internationaux.

Par Gisèle MOLOMA

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Embuscade du PK 55 qui a couté la vie au géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps : l’invraisemblable mise en scène de Bida Koyagbele à la morgue à Bangui

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Embuscade du PK 55 qui a couté la vie au géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps : l’invraisemblable mise en scène de Bida Koyagbele à la morgue à Bangui

 

Embuscade du PK 55 qui a couté la vie au géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps : l'invraisemblable mise en scène de Bida Koyagbele à la morgue à Bangui
Pascal Binda Koyagbelé à la morgue en train de faire son spectacle sur les dépouilles de ses victimes

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Après l’exécution sommaire le 1 août dernier du géologue suisse Majineh Luka et de son escorte militaire au PK 55 route de Damara, le commanditaire de ce piège mortel a poussé le cynisme à son paroxysme devant les dépouilles de ses victimes à la morgue de l’hôpital.

 

Une mise en scène théâtrale devant les caméras

 

Les criminels reviennent toujours sur les lieux de leurs forfaits. Pascal Bida Koyagbele, ministre conseiller aux Grands Travaux à la présidence, s’est rendu en personne à la morgue pour y instrumenter un spectacle indécent. Entouré par les équipes de la télévision nationale, l’homme politique s’est fait fixer un micro-cravate pour livrer une déclaration pathétique devant les corps sans vie du géologue suisse et du soldat des forces armées centrafricaines.

À lire aussi : Centrafrique : accident sur la route de Boda, des fidèles de l’Église Baptiste échappent au pire à 25 km de la ville

 

Un hommage hypocrite et des accusations fabriquées

 

À lire aussi : Yves Sanghamy déclare que « 84% de nos investissements publics sont assurés par l’aide internationale », ce qui confirme que la Centrafrique est en faillite totale

Faisant malin de faire la compassion sur les corps sans vie de ses victimes, l’instigateur du drame a qualifié le militaire centrafricain de héros tombé en défendant la patrie, prétendant même que ce dernier aurait neutralisé plusieurs assaillants avant de succomber. Se tournant vers la dépouille du géologue suisse Majineh Luka, il a déploré la perte d’un expert venu valoriser les richesses du sous-sol national. Sans la moindre preuve, il a aussitôt désigné des responsables politiques en exil, citant notamment l’ancien président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua et le chef rebelle Noureddine Adam, tout en pointant du doigt certains hommes politiques de l’opposition qui sont dans le pays.

 

En plus d’être un grand criminel, Binda Koyagbelé est aussi criblé de dette

 

Pour comprendre les raisons qui poussent cet homme à chercher de l’argent, même s’il fallait commettre un crime, il faut voir le côté financier de cet homme. Poussé par des difficultés financières étouffantes et une dette supérieure à un milliard de francs CFA contractée auprès d’Ecobank pour des projets agricoles jamais concrétisés, le ministre conseiller a préféré éliminer son partenaire suisse. En instrumentant ce piège dans la zone réservée du PK 55 sur la route de Damara, puis en rejetant la faute sur des groupes armés imaginaires proches de la capitale, Pascal Bida Koyagbele tente désespérément d’échapper à ses propres responsabilités.

 

Affaire à suivre….

 

Par Éric Azoumi

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L’implication de Pascal Bida Koyagbele dans l’assassinat du géologue suisse Majineh Luka soulève de nombreuses questions sur la sécurité et la corruption au sein du gouvernement centrafricain.

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Des mines d’or aux milices de rue : Le tramadol, l’arme de contrôle social de Wagner sur la jeunesse centrafricaine

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Des mines d’or aux milices de rue : Le tramadol, l’arme de contrôle social de Wagner sur la jeunesse centrafricaine 
Tramadol : poison silencieux des rues et fléau quotidien des jeunes centrafricaines
Un laveur des véhicules et motos à Bangui
   Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC    La dépendance chimique est devenue le rouage central de la domination des paramilitaires russes en République centrafricaine. En distribuant massivement un puissant antalgique détourné, la firme de Pavel Prigojine asservit les forces motrices du pays pour consolider son empire économique. Ce trafic de stupéfiants cible également les ouvriers miniers qui extraient les minerais précieux dans des conditions d’extrême pénibilité. Les comprimés hautement dosés permettent à cette main-d’œuvre de supporter des cadences de travail épuisantes au fond des exploitations aurifères privatisées. Cette distribution programmée s’étend également aux éléments des forces armées centrafricaines et aux unités d’élite chargées de la protection du palais présidentiel. Anesthésiés par ces substances chimiques, ces combattants obéissent aveuglément aux ordres de répression brutale contre les opposants politiques de Bangui. Le réseau mafieux utilise les voies fluviales transfrontalières pour acheminer de nuit ces cargaisons massives de médicaments drogue de synthèse appelée tramadol depuis le Congo. Les bénéfices colossaux générés par cette contrebande pharmaceutique retournent directement dans les caisses de l’organisation pour entretenir son autonomie financière. Cette emprise physique et psychologique exercée sur la population offre une garantie d’impunité totale aux chefs de la milice russe. Le président Faustin-Archange Touadéra se retrouve totalement captif de ce système de protection, n’osant plus contester les dérives de ses propres gardiens. Ce modèle d’assujettissement par la drogue transforme le pays en un laboratoire de criminalité environnementale, minière et sanitaire. Fort de cette réussite logistique, le commandement local prépare déjà l’exportation de cette méthode de contrôle vers les zones de conflit soudanaises. Par Gisèle MOLOMA

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Touadera, les centrafricains veulent savoir pourquoi les Tortures dans les commissariats et les prisons  persistent-elles ?

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Touadera, les centrafricains veulent savoir pourquoi les Tortures dans les commissariats et les prisons  persistent-elles ?

Le Code pénal contre le Peuple : Quand Touadéra transforme la Loi en arme de répression
Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les rapports d’organisations de défense des droits humains continuent de documenter des actes de torture dans les commissariats et établissements pénitentiaires. Ces pratiques, pourtant interdites par le droit international, se maintiennent dans notre pays. Comment expliquer cette persistance ?

 

Une réalité documentée mais cachée

 

Les témoignages affluent régulièrement. Coups, privations, humiliations, violences psychologiques : les méthodes varient mais le phénomène demeure largement dans le pays. Les organisations comme Amnesty International ou Human Rights Watch publient chaque année des centaines de cas répertoriés à travers le monde, y compris dans notre pays.

 

En RCA, les avocats signalent que leurs clients arrivent aux audiences avec des traces de violence. D’autres fois, ce sont les familles qui alertent après avoir constaté l’état physique de leurs proches à leur sortie de garde à vue.

 

L’impunité, un facteur déterminant

 

L’absence de poursuites constitue l’un des principaux obstacles à l’éradication de ces pratiques. Quand les agents responsables ne risquent aucune sanction, les comportements se reproduisent. Les enquêtes internes aboutissent rarement à des condamnations effectives.

 

Cette impunité s’explique par plusieurs mécanismes. D’abord, la solidarité corporatiste protège souvent les auteurs. Les témoins se taisent, les supérieurs hiérarchiques ferment les yeux, ou ce sont eux-mêmes qui donnent l’ordre de torturer. Ensuite, les systèmes judiciaires peinent parfois à enquêter sur leurs propres forces de l’ordre.

 

Des institutions défaillantes

 

Le manque de contrôle externe aggrave la situation. Beaucoup d’établissements fonctionnent en vase clos, sans supervision indépendante. Les visites d’inspection restent rares ou prévisibles, permettant de masquer les dysfonctionnements.

 

Les conditions de détention dégradées créent un terrain propice aux abus. Surpopulation, manque de personnel, formation insuffisante : ces carences structurelles favorisent l’usage de la violence comme mode de gestion.

 

Une culture de la violence

 

Dans certains corps de métier, la brutalité devient une norme tacite, comme à l’OCRB. Les nouveaux agents intègrent ces pratiques comme faisant partie du travail. Cette transmission générationnelle perpétue des méthodes héritées d’époques où la torture était plus largement tolérée.

 

L’idéologie sécuritaire renforce parfois ces dérives. Quand l’efficacité prime sur le respect des droits, la fin justifie les moyens. Les pressions politiques pour obtenir des résultats rapides peuvent pousser certains agents à franchir les lignes rouges.

 

L’absence de mécanismes de prévention

 

Peu de pays, comme justement la RCA,  ont mis en place des systèmes efficaces de prévention. Les protocoles d’interrogatoire laissent souvent trop de latitude aux agents. L’enregistrement systématique des auditions, par exemple, reste l’exception plutôt que la règle.

 

La formation aux droits humains demeure insuffisante. Les agents apprennent les techniques d’interpellation mais pas forcément les limites légales de leur action.

 

Des victimes sans recours

 

Les personnes qui subissent ces violences peinent à obtenir justice. Elles font face à des obstacles multiples : difficulté à prouver les faits, manque d’avocats spécialisés, coût des procédures. Beaucoup renoncent à porter plainte.

 

Cette absence de recours décourage les dénonciations et maintient l’omertà. Sans témoignages, impossible de mesurer l’ampleur réelle du problème ou d’adapter les réponses.

 

Au-delà des blessures physiques, la torture laisse des séquelles psychologiques profondes. Les victimes développent souvent des troubles post-traumatiques qui affectent leur vie familiale et professionnelle. Cette souffrance se transmet parfois aux proches.

 

Ces pratiques dégradent aussi la confiance des citoyens envers les institutions. Quand la police inspire la peur plutôt que la protection, c’est tout l’État de droit qui s’affaiblit.

 

Le rôle de la société civile

 

Les organisations de défense des droits humains jouent un rôle essentiel dans la documentation et la dénonciation de ces abus. Leurs rapports permettent de maintenir la pression sur les autorités et d’informer l’opinion publique.

 

Les médias contribuent également à briser le silence. En relayant les témoignages et en enquêtant sur ces pratiques, ils participent à la prise de conscience collective….

 

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L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL

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L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL 
Martin Ziguélé dénonce les faux agents de renseignements qui inventent des rumeurs de coup d'État pour terroriser les bras cassés de la septième république et paralyser le pouvoir
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC
  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC   L’économiste Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL, et préconise l’ouverture de leur capital aux partenaires privés En effet, les difficultés financières de plusieurs entreprises publiques stratégiques, notamment l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL, continuent de peser sur les finances de l’État et sur la qualité des services fournis à la population. Pour l’ancien Premier ministre et économiste Martin Ziguélé, cette situation appelle des réformes structurelles afin d’assurer la pérennité de ces sociétés et de renforcer leur capacité d’investissement. Selon lui, ces entreprises sont enfermées dans un cercle de dettes réciproques avec l’État. D’un côté, elles accumulent des créances liées à des factures impayées par les administrations publiques. De l’autre, elles doivent elles-mêmes faire face à des obligations fiscales, sociales ou financières qu’elles peinent à honorer. Cette accumulation d’arriérés fragilise leur trésorerie et limite leur capacité à entretenir ou à développer leurs infrastructures. Martin Ziguélé estime qu’un assainissement des comptes constitue une étape indispensable avant toute réforme de fond. Il préconise un règlement progressif des créances entre l’État et ces entreprises afin de rétablir une situation financière plus saine et de leur permettre de retrouver la confiance des partenaires financiers et des établissements bancaires. L’économiste défend également une ouverture du capital de ces sociétés à des partenaires privés, tout en maintenant un rôle stratégique de l’État. Selon lui, cette évolution permettrait de mobiliser des ressources financières supplémentaires, mais aussi de bénéficier de compétences techniques, de nouvelles méthodes de gestion et d’investissements destinés à moderniser les réseaux de production et de distribution. Il considère que cette approche pourrait accélérer la réhabilitation des infrastructures de l’électricité, de l’eau potable et des télécommunications, dont une partie souffre d’un manque d’entretien et d’investissements depuis plusieurs années. L’amélioration de ces services est présentée comme un facteur essentiel pour soutenir l’activité économique, attirer des investisseurs et améliorer les conditions de vie des populations. Pour Martin Ziguélé, le redressement des entreprises publiques ne constitue pas seulement un enjeu financier. Il s’agit également d’un levier de développement national. Des sociétés plus solides, mieux gérées et capables d’investir pourraient progressivement étendre leurs services dans les préfectures, réduire les inégalités d’accès aux infrastructures essentielles et contribuer davantage à la croissance de l’économie centrafricaine. Par Alain Nzilo

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Plainte contre X sur l’attaque d’Amdafok, l’opportunisme d’Aristide Briand Reboas face au silence sur les crimes de Wagner

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Plainte contre X sur l’attaque d’Amdafok, l’opportunisme d’Aristide Briand Reboas face au silence sur les crimes de Wagner

Accord de Ndjamena: Aristide Briand Reboas conseille à Touadéra de dormir les deux yeux ouverts
Monsieur Aristide Briand Reboas, ancien ministre de la jeunesse et de sport

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

La sortie médiatique d’Aristide Briand Reboas annonçant le dépôt d’une plainte contre X après les événements d’Amdafok provoque une vague d’indignation et d’ironie au sein de l’opinion publique. Pour de nombreux observateurs, cette démarche judiciaire s’apparente davantage à une manœuvre d’auto-promotion et à une quête de positionnement politique, une pratique tristement célèbre sous le nom de chercher à manger, qu’à une réelle volonté de rendre justice aux victimes centrafricaines.

 

Le parcours du personnage alimente d’ailleurs de vives controverses. Ancien chef des services de renseignement sous le régime de François Bozizé avant de rejoindre les sphères du pouvoir actuel, Aristide Briand Reboas avait été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports. Son passage au gouvernement s’était soldé par un scandale international retentissant. Arrêté et incarcéré en Corée du Sud pour une affaire d’escroquerie et de détournement de fonds portant sur plus de deux cents millions de francs CFA au détriment d’investisseurs coréens, il avait passé plusieurs semaines en prison alors qu’il était encore en fonction, contraignant l’État à intervenir en urgence. Aujourd’hui libéré, le voir se poser en héraut de la justice et du droit soulève de profondes interrogations sur la crédibilité de son action.

 

À lire aussi : Neptune Oil, la société camerounaise gérée par Wagner qui a coûté 8,5 milliards de FCFA à l’État centrafricain par an

Ce qui scandalise davantage les citoyens et les acteurs de la société civile, c’est l’indignation à géométrie variable de cet ancien ministre. Alors qu’il s’empresse de porter plainte pour l’attaque d’Amdafok à la frontière, Aristide Briand Reboas observe un silence absolu face aux atrocités documentées et attribuées aux mercenaires du groupe Wagner. Plus de vingt civils ont été sauvagement égorgés par ces éléments armés, qui sont allés jusqu’à se photographier tout en souriant à côté des têtes de leurs victimes exposées sur des tapis, diffusant eux-mêmes ces images macabres sur les réseaux sociaux. Face à ces crimes odieux et répétés commis sur le sol national par les mercenaires, ni l’ancien ministre ni les organisations qui lui sont proches n’ont eu le courage d’élever la voix ou de saisir les tribunaux.

 

À lire aussi : Centrafrique : Jules Njawé confirme la politisation de la justice et la crise diplomatique avec le Tchad

Cette agitation autour du dossier d’Amdafok apparaît ainsi comme une comédie visant à se rappeler au bon souvenir du pouvoir pour obtenir un nouveau poste budgétivore. Avant d’évoquer la justice pour Amdafok ou de prétendre identifier des coupables à la frontière, Aristide Briand Reboas devrait d’abord répondre de ses propres casseroles financières et s’expliquer sur son mutisme face aux exactions commises quotidiennement contre la population par les mercenaires étrangers à Bangui et à l’intérieur du pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’attaque d’Amdafok met en lumière le contraste entre l’action d’Aristide Briand Reboas et son mutisme face aux crimes du groupe Wagner en Centrafrique.

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Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

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Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l'alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Bienvenue au coeur du système Touadéra où la survie du régime dépend uniquement des mercenaires russes et des exactions commises contre la population civile sur l’ensemble du territoire national.

 

Cette alliance criminelle n’affiche aucune limite et s’impose de la même manière partout dans le pays. Le pouvoir de Faustin-Archange Touadera a capitulé totalement devant l’organisation Wagner, lui donnant les pleins pouvoirs pour occuper les axes routiers, les centres urbains et les zones d’extraction minière. Il n’existe aucun espace de sécurité pour les Centrafricains, la milice privée russe et les forces de l’ordre fonctionnant comme une seule et même entité de répression du nord au sud.

 

Les conséquences de ce pacte se font sentir directement dans le quotidien des habitants de la capitale comme des régions intérieures. Les patrouilles de sécurité commettent des vols de motos, des extorsions de fonds et des arrestations arbitraires en plein centre-ville de Bangui, reproduisant à l’identique les violences exercées contre les paysans à Nzako ou Bria. Les forces armées nationales, totalement intégrées à ce système mafieux, ont abandonné leur rôle de protection pour participer au dépouillement de la population.

 

La présidence maintient cette structure de prédation pour assurer sa propre survie politique, offrant les ressources du sous-sol en échange d’une garde prétorienne. L’appareil judiciaire national est totalement paralysé, incapable et interdit de poursuivre les auteurs de ces crimes de guerre qui impliquent directement le sommet de l’État. L’impunité est totale pour les chefs militaires centrafricains et leurs instructeurs russes, confortés par le silence des ministères qui tirent profit de cette industrie du crime.

 

Le réseau de racket institutionnalisé par cette cohabitation paralyse l’activité économique et détruit les bases de la société centrafricaine. Les rapports onusiens et les émissions de radio financées par la MINUSCA continuent pourtant de diffuser l’illusion d’une transition politique ou d’une justice en marche. Cette propagande internationale sert de paravent au pillage généralisé, laissant les citoyens désarmés face à des autorités publiques devenues les principaux auteurs de la misère humaine.

 

Par Anselme Mbata

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Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

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Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

 

Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois
Les camions sur le site minier de l’IMC de Gomignon , 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un drame d’une violence rare vient une fois de plus d’endeuiller les routes centrafricaines. Ce mercredi 5 août 2026, le paisible village de Gaga, situé à environ 245 kilomètres de Bangui, dans la circonscription de Yaloké 2 (préfecture de l’Ombella-Mpoko), a été le théâtre d’un accident effroyable qui a coûté la vie à cinq personnes sur le coup.

 

Les faits, d’une brutalité extrême, impliquent un camion de transport lourd appartenant à l’entreprise minière chinoise IMC, qui opère sur les chantiers minier de Gaga. Selon les témoignages recueillis sur place, le véhicule circulait dans le village lorsqu’il s’est retrouvé face à une moto transportant cinq personnes à l’amorce d’un tournant. L’impensable s’est produit en une fraction de seconde : le camion a percuté de plein fouet le deux-roues et ses passagers.

À lire aussi : Bambouti souffle enfin : Wagner commence à lever son dispositif de guerre mondiale

 

Sous l’impact et la masse du véhicule lourd, la moto a été littéralement compactée, réduite à un amas de métal informe. Les cinq occupants ont subi un sort affreux, écrasés et traînés sur la chaussée. La violence du choc a rendu les victimes totalement méconnaissables, leurs dépouilles disloquées plongeant les témoins et les villageois dans un état de stupeur et de désarroi total.

À lire aussi : Centrafrique : Le commandant de brigade de Bambouti, capturé par les miliciens Azandés, s’échappe, mais la sous-préfète toujours aux mains des miliciens

 

À Gaga, la douleur a rapidement laissé place à un sentiment d’impuissance, de colère et de désespoir. Face à la répétition de ces tragédies routières causées par les engins lourds, la population s’interroge, désemparée. « Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? », s’indignent des riverains sous le choc, naviguant entre rumeurs de sortilèges et constat amer d’un quotidien devenu incontrôlable.

 

Alors que le nombre de morts sur les routes centrafricaines ne cesse d’augmenter, ce nouveau drame impliquant les équipements de la société IMC pose avec urgence la question de la sécurité et de la régulation du trafic minier au milieu des zones habitées, où les citoyens ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer.

 

Par Arsène Zato

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L’accident tragique à Gaga soulève des inquiétudes sur la sécurité routière en Centrafrique, notamment concernant les camions miniers chinois circulant dans des zones habitées.

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Encore et encore une nouvelle signature du nouveau programme pays pour le travail décent entre le gouvernement centrafricain et l’OIT

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Encore et encore une nouvelle signature du nouveau programme pays pour le travail décent entre le gouvernement centrafricain et l’OIT

 

Encore et encore une nouvelle signature du nouveau programme pays pour le travail décent entre le gouvernement centrafricain et l'OIT
La ministre du travail Annie-Michelle Mouanga

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Le gouvernement centrafricain vient de signer un nouvel accord avec l’Organisation internationale du travail à Bangui.

 

Cette cérémonie officielle vise ainsi à promouvoir l’image d’un État soucieux des droits des travailleurs. Les autorités vantent d’ailleurs les mérites d’une collaboration censée garantir des emplois protégés. Toutefois, ces annonces pompeuses dissimulent une réalité économique dramatique pour la population. L’exécutif multiplie les textes juridiques pour satisfaire les exigences des institutions internationales. Ce cadre théorique ne s’applique pourtant jamais dans le quotidien des citoyens. L’absence de contrôle réel laisse finalement le champ libre à toutes les dérives.

 

À lire aussi : Albert Yaloké Mokpeme, si on ne sait pas mentir, la meilleure solution est de se taire sur le conflit entre les mercenaires russes et les soldats FACA à Zemio

Sur le terrain, les salariés subissent au quotidien l’arbitraire et les abus des entreprises privées. De nombreux employeurs contournent impunément les lois du travail sans craindre de sanctions. Les appels au secours des victimes de licenciements abusifs restent néanmoins ignorés par le ministère. L’inspection du travail ferme ainsi les yeux face aux injustices vécues dans les sociétés. La protection promise par les réformes ne dépasse d’ailleurs jamais le stade des discours. Les travailleurs ne bénéficient d’aucun recours efficace contre ces décisions.

 

À lire aussi : L’appel pressant de Petit Delphin KOTTO, coordonnateur de la COSCIPAC, pour la fin des dérives verbales des influenceurs centrafricains de la diaspora

La précarité généralisée touche particulièrement les employés locaux travaillant pour des structures étrangères. Le harcèlement et les violations des droits fondamentaux se déroulent dans un silence assourdissant. Le pouvoir préfère toutefois célébrer des signatures de documents plutôt que de défendre ses ressortissants. La propagande étatique transforme un simple accord administratif en une prétendue victoire sociale. La déconnexion entre la rhétorique officielle et la précarité réelle demeure totale. Les promesses de justice sociale s’évaporent aussitôt les allocutions terminées.

 

Par Sylvie VICKOS

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Cet accord OIT vise à renforcer les droits des travailleurs, mais la précarité des employés demeure une réalité préoccupante en Centrafrique.

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Utiliser Mastercard au casino en ligne : du dépôt au retrait, comment ça marche vraiment

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Utiliser Mastercard au casino en ligne du dépôt au retrait, comment ça marche vraiment

 

Les guides consacrés au sujet racontent tous la même histoire en sept étapes : choisissez un opérateur, allez à la caisse, saisissez le numéro à seize chiffres, la date d’expiration, le cryptogramme, validez. Cette partie prend quarante secondes et personne n’a besoin d’un mode d’emploi pour l’exécuter. Ce qui pose réellement problème, c’est tout ce que ces guides sautent : pourquoi le dépôt est refusé une fois sur quatre, pourquoi les gains ne reviennent pas par le chemin qu’ils ont pris à l’aller, et ce que la carte protège une fois l’argent parti. C’est de cela qu’il s’agit ici.

Tout commence par un code à quatre chiffres. Chaque dépôt effectué dans les voyage avec un identifiant d’activité — le fameux MCC — et celui des jeux d’argent est le 7995. Les réseaux le classent en catégorie restreinte : un opérateur ne peut l’utiliser qu’avec l’accord explicite de son acquéreur et un identifiant marchand dédié. Surtout, le 7995 est rangé dans la famille dite « quasi-cash », aux côtés du 6010 et du 6011 — retrait au guichet et distributeur automatique. Ce détail de nomenclature n’est pas administratif : il détermine ce que la transaction vous coûte.

Crédit ou débit : la différence n’est pas cosmétique

Puisque le réseau assimile le dépôt à un retrait d’espèces, beaucoup d’émetteurs le facturent comme tel sur une carte de crédit : commission immédiate, intérêts dès le premier jour, aucun délai de grâce. Et contrairement à ce qu’affirment quantité de pages sur le sujet, ces transactions ne génèrent presque jamais de points de fidélité — les programmes excluent la catégorie. Dans plusieurs marchés la question ne se pose plus : le Royaume-Uni a banni la carte de crédit du jeu en avril 2020, extension comprise aux portefeuilles électroniques alimentés par crédit ; la Belgique et l’Australie ont suivi en 2023, le Brésil en avril 2026. Le motif invoqué par le régulateur britannique tenait en un chiffre : 22 % des joueurs en ligne payant par carte de crédit relevaient du jeu problématique.

Pourquoi votre dépôt est refusé

C’est la plainte numéro un des joueurs, et aucun comparateur ne l’explique. La raison est simple : de nombreuses banques émettrices appliquent un blocage par défaut sur le 7995, sans autre motif que le code lui-même. Les taux de refus mesurés dans le secteur donnent l’ordre de grandeur — de 12 à 22 % sur une carte de débit domestique en zone euro, de 25 à 40 % en transfrontalier. Un taux d’autorisation de 85 % passe pour excellent. Autrement dit, voir sa carte étrangère refusée une fois sur quatre est le fonctionnement normal du système, pas une anomalie. Trois choses aident : chercher dans l’application bancaire l’interrupteur « jeux d’argent » activé à votre insu, privilégier une carte émise dans le pays de l’opérateur, et aller au bout de l’authentification 3-D Secure.

Le cas inverse mérite plus d’attention encore. Si un dépôt apparaît sur votre relevé sous un libellé qui n’a rien à voir avec le jeu — une boutique quelconque, une ligne « services numériques » —, ce n’est pas une commodité, c’est une erreur de classification. Elle signifie que l’acquéreur a codé le marchand ailleurs qu’en 7995 pour contourner les blocages des émetteurs. Des ressources recensent les méthodes réellement disponibles opérateur par opérateur et marché par marché ; un libellé qui ment sur votre relevé est un motif d’arrêt, pas un bon signe.

Le retrait obéit à une autre logique

Voici le point que presque personne n’énonce clairement : un paiement de gains vers une carte n’est pas un paiement, c’est un remboursement adossé à la transaction de dépôt d’origine. C’est la seule route que les réseaux acceptent proprement. La conséquence est mécanique — la carte ne peut recevoir que ce qui en est sorti. Les gains excédant le montant déposé sortent du cadre du remboursement standard et partent par un autre canal : virement, portefeuille électronique. Un dépôt de 100 euros devenu 900 revient donc en deux morceaux, 100 sur la carte et 800 ailleurs. Ce n’est pas de la mauvaise volonté de l’opérateur, c’est la règle.

Souvent, l’option n’existe même pas. Beaucoup d’émetteurs bloquent les remboursements entrants liés au jeu, et les casinos en ligne mastercard basculent alors l’intégralité des retraits vers le virement, y compris pour un joueur ayant déposé par carte. Ajoutez le calendrier réel : 24 à 72 heures de traitement côté opérateur, puis un à cinq jours ouvrés avant que la banque ne comptabilise l’écriture. Le « retrait instantané » affiché en page d’accueil désigne le moment où l’opérateur libère les fonds, pas celui où ils arrivent. Lire la page des retraits avant le premier dépôt, et non après le premier gain, règle l’essentiel du problème.

Ce que la carte protège, et ce qu’elle ne protège pas

Oui, Mastercard dispose d’une procédure de contestation. Non, ce n’est pas un bouton d’annulation pour une soirée ratée. La catégorie affiche déjà des taux de rétrofacturation élevés, alimentés par le remords et les pertes contestées, et c’est précisément pour cela que acquéreurs et opérateurs la surveillent. Engager une contestation contre un opérateur licencié chez qui l’on a effectivement joué revient à faire fermer son compte, et l’issue est prévisible : le service a été rendu. Le droit de contestation couvre la transaction non autorisée — une carte utilisée sans vous — pas le pari qu’on regrette. Toute la différence est là.

Le bilan, alors. Mastercard est le chemin le plus rapide pour entrer et l’un des moins fiables pour sortir. Chaque dépôt est codé, daté et lisible sur le relevé — ce que certains joueurs découvrent le jour où un prêteur épluche six mois d’historique bancaire. Et si l’objectif est de garder la main, le frein le plus solide se pose sur la carte : la plupart des émetteurs proposent un blocage des transactions de jeu dans leur application, et aucun service de fidélisation ne peut le lever d’un appel. Reste à vérifier ce que la réglementation autorise là où vous résidez, et à traiter tout cela comme un loisir.

Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

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Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

 

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Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’affaire du passeport diplomatique de l’opposant Anicet Georges Dologuélé a viré à un échange vif ce mardi 4 août à l’Assemblée nationale. Le président de l’URCA a claqué la porte face à une exigence qu’il juge indigne : demander pardon pour retrouver une nationalité qu’on ne lui a jamais retirée. 

 

Face à face tendu entre le président de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé, et le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Symphorien Mapenzi. Pourquoi ?

 

Pour comprendre cette histoire, il est important de revenir un peu en arrière. Le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, avait lui-même poussé pour que l’opposant Anicet-Georges Dologuelé obtienne rapidement son passeport diplomatique, un droit garanti à tout député. C’est sur cette base que Dologuélé s’était rendu, le 31 juillet, au service d’immigration et avait posé pour la photo.

À lire aussi : Centrafrique : accident sur la route de Boda, des fidèles de l’Église Baptiste échappent au pire à 25 km de la ville

 

Mais contre toute attente, les choses tourne rapidement à la pression politique. Après cette photo  prise par l’opposant que tout se bloque. Le ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, se déplace en personne pour geler la procédure, et fait savoir que seul le président de la République peut débloquer le dossier, sur demande écrite de l’intéressé. D’ailleurs, tout le monde le sait, ce blocage se fait sous la pression directe de l’empereur Touadéra : c’est lui qui impose l’arrêt du dossier et fixe la condition. Un passeport qui aurait dû être une simple formalité devient un instrument de pression politique piloté depuis la présidence.

À lire aussi : Centrafrique : après les églises évangéliques, Touadéra chez les catholiques avant la mosquée ?

 

Une lettre d’humiliation exigée par Faustin-Archange Touadera

 

Pour débloquer le document, Touadéra pose une condition : une lettre manuscrite adressée à la présidence, dans laquelle Dologuélé demanderait sa réintégration dans la nationalité centrafricaine. Le problème, c’est qu’aucun décret, aucun texte de loi n’a jamais retiré cette nationalité au député.

 

Il est important de rappeler que l’opposant Dologuélé avait renoncé à sa nationalité française pour se conformer à la nouvelle Constitution centrafricaine. Le conseil constitutionnel avait validé son dossier en toute légalité pour la présidentielle du 28 décembre 2025. Il siège aujourd’hui comme député centrafricain. Lui demander de « réintégrer » une nationalité qu’il possède déjà n’a aucun fondement juridique. C’est une mise en scène, et c’est l’empereur lui-même qui en impose les termes.

 

« Pourquoi moi ? » : l’opposant dénonce un traitement ciblé

 

Si Simplice Mathieu Sarandji avait plaidé la cause de l’opposant directement auprès de Touadéra, ce dernier refuse catégoriquement   : pas question! Dologuelé doit obligatoirement faire une demande écrite pour demander sa réintégration. Sinon, rien! 

 

Simplice Mathieu Sarandji, bloqué, tente de négocier avec l’opposant pour qu’il accepte de faire la demande. Ainsi, il charge son premier vice pour en parler avec l’opposant en personne. 

 

Mais la rencontre de ce mardi entre Dologuélé et Mapenzi tourne à l’affrontement politique. 

 

Devant le bureau de l’Assemblée nationale, Dologuélé demande clairement pourquoi lui seul est visé. Il rappelle que Simplice Mathieu Sarandji, qu’il appelle « frère », n’est lui-même français et n’a jamais eu à se justifier pour cela. Il cite aussi le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, moitié chinois par sa maman, moitié centrafricain par son papa, dont la double nationalité n’a jamais posé problème. Il ajoute que plusieurs membres du gouvernement sont dans la même situation sans être inquiétés. Dologuélé refuse catégoriquement de s’humilier et solliciter la réintégration d’une nationalité qu’il n’a jamais perdue. 

 

Devant le refus de l’opposant Dologuelé, le premier vice Président, Jean Symphorien Mapenzi promet de reconsulter Sarandji pour chercher un nouvel arbitrage. Pour l’instant, rien n’est réglé.

L’affaire du passeport diplomatique d’Anicet Dologuélé soulève des questions sur la politique au sein de l’Assemblée nationale et les droits des députés.

 

Une question de vie ou de mort

 

Derrière la bataille politique, il y a une urgence humaine. Dologuélé doit se rendre en France pour son bilan médical urgents. En plus, il doit aller assister son épouse qui est également malade. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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« Si on dit toute la vérité, les gens vont sortir dans la rue » : la panique de Serge Ghislain Djorie face aux révélations chiffrées de Paul Crescent Beninga sur le naufrage pétrolier en RCA

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« Si on dit toute la vérité, les gens vont sortir dans la rue » : la panique de Serge Ghislain Djorie face aux révélations chiffrées de Paul Crescent Beninga sur le naufrage pétrolier en RCA

 

« Si on dit toute la vérité, les gens vont sortir dans la rue » : la panique de Serge Ghislain Djorie face aux révélations chiffrées de Paul Crescent Beninga sur le naufrage pétrolier en RCA
L’ex-ministre-de-la-communication-et-des-medias-Serge-Ghislain-Djorie

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Sur le plateau du grand débat politique Patara animé par Armando, la crise systémique des carburants qui paralyse les activités économiques et fait exploser le prix des denrées en République centrafricaine a donné lieu à une confrontation mémorable. Face aux attaques documentées de la société civile, l’ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Serge Ghislain Djorie, a fini par lâcher un aveu troublant : « Si on dit la vérité, je pense que les gens vont sortir dans la rue pour pouvoir s’en prendre à d’autres personnes ».

 

La saignée budgétaire mise à nu par la société civile

 

Invité pour le Groupe de travail de la société civile (GTSC), le chercheur Paul Crescent Beninga n’a pas ménagé l’ancien membre de l’exécutif. Loin des discours politiques convenus, l’universitaire s’est appuyé sur des données comptables pour démontrer l’échec de la gestion gouvernementale et de la convention passée en septembre 2023 avec la société Neptune Oil.

À lire aussi : Bangui : une rumeur d’attaque sème la panique sur l’axe PK13-PK14, débandade générale

 

« Avant la signature de cette convention, le secteur pétrolier reversait autour de 35, sinon 40 milliards à l’État centrafricain », a rappelé Paul Crescent Beninga. « Après cette convention, au lieu que le Trésor encaisse 2,5 à 3 milliards, on était à 1,7 milliard. La chute était vertigineuse. »

À lire aussi : Flash info : Un ressortissant suisse abattu près de Bangui

 

Démonontrant le caractère illégal du monopole accordé à Neptune Oil au regard de la loi d’avril 2007, Paul Crescent Beninga a enfoncé le clou en révélant que les rapports des institutions de Bretton Woods, notamment le FMI, évaluent le trou béant laissé par la gestion opaque du secteur à une fourchette située entre 9 et 10 milliards de francs CFA.

 

L’esquive surréaliste du camp présidentiel

 

Piqué au vif mais incapable d’opposer la moindre contre-expertise chiffrée, Serge Ghislain Djorie a tenté une pirouette rhétorique en délaissant son statut d’allié de la majorité. « Je parle en tant qu’un consommateur, je ne vais pas parler en tant que ministre, en tant qu’un politique, mais en tant que citoyen », s’est-il défendu sur le plateau, affirmant lui aussi peiner à remplir le réservoir de son propre véhicule.

 

Multipliant les justifications extérieures allant de la guerre en Ukraine aux blocages du détroit d’Ormuz, en passant par la baisse des eaux de la rivière Oubangui ou la nécessité d’invoquer une conférence des chefs d’État de la CEMAC —, Serge Ghislain Djorie s’est empêtré dans ses contradictions. Pris au piège lorsque le modérateur lui a rappelé sa responsabilité comptable dans l’équipe dirigeante, l’ancien ministre a brandi un curieux « devoir de réserve » pour justifier son refus de livrer les vrais chiffres au peuple centrafricain.

 

Un aveu d’impissance qui en dit long

 

Alors que les stations-services de la capitale restent prises d’assaut et que le litre d’essence atteint 3 000 à 5 000 francs CFA dans les provinces, l’éloge de l’opacité entonné par le camp présidentiel résonne comme un aveu de faillite politique. En affirmant préférer le silence de peur de provoquer une colère populaire irrépressible, Serge Ghislain Djorie a involontairement donné raison à Paul Crescent Beninga : les réformes engagées depuis deux ans n’ont profité qu’à des intérêts privés, laissant l’État et les consommateurs au bord de l’asphyxie.

 

La crise pétrolière en RCA met en lumière les révélations de Paul Crescent Beninga sur la gestion des carburants, qui soulèvent des questions sur l’efficacité gouvernementale.

Par Alain Nzilo

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Bambouti souffle enfin : Wagner commence à lever son dispositif de guerre mondiale

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Bambouti souffle enfin : Wagner commence à lever son dispositif de guerre mondiale

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 À Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou, à la frontière avec le Soudan du Sud, il semblerait que le thermomètre de la tension soit enfin en train de chuter d’un cran. Depuis trois jours, les mercenaires du groupe Wagner ont entrepris de désinstaller le dispositif de sécurité ultra-blindé qu’ils avaient méticuleusement dressé au cœur de la ville.

 

Une véritable bouffée d’air frais pour une population traumatisée qui voyait, jusqu’à présent, sa ville transformée en un champ de mines à ciel ouvert.

À lire aussi : À Rondji et Gobolo, le commandant Lamtagué organise un vaste système de détournement des fonds sur le dos des exploitants chinois

 

Un réveillon sous les bombes et la terreur

 

À lire aussi : Le projet secret de partition de la RCA : vers la création d’une « République de la Nana-Fertit » ? Suivez l’analyse du journal Médias Plus

Pour comprendre le soulagement des habitants, il faut remonter aux fêtes de fin d’année, transformées en véritable cauchemar :

 

28 décembre : Irruption coup de poing des milices Azandé dans la ville. Prises de court, les Forces armées centrafricaines (FACA) battent en retraite une partie se réfugie au sein de la base de la MINUSCA, tandis que les autres franchissent la frontière vers le Soudan du Sud.

 

1er janvier : La contre-attaque éclair de Wagner. Arrivés en renfort, les mercenaires engagent un affrontement féroce de 5 heures du matin jusqu’à 18 heures pour déloger les miliciens d’autodéfense Azandé.

 

La riposte et l’exode : Après avoir repoussé une nouvelle assaut des milices le lendemain, Wagner lance une opération de ratissage musclée. Bilan : la quasi-totalité de la population effrayée fuit en masse vers le Soudan du Sud, laissant Bambouti à l’état de ville fantôme.

 

Des barrages aux allures de bunker

 

Une fois maîtres des lieux, les hommes de Wagner n’ont pas fait dans la demi-mesure. Autour de leur base, c’était le grand jeu : des explosifs reliés par câbles prêts à sauter au moindre coup de tirage, des dos-d’âne gargantuesques, et des hérissons d’acier hérissant les voies. Franchir un simple barrage relevait du parcours du combattant et pouvait prendre près de 30 minutes, entre vérifications d’usage et ouvertures successives de barrières.

 

« On aurait dit qu’ils préparaient la Troisième Guerre mondiale à eux tout seuls », confiait un habitant sous le couvert de l’anonymat.

 

Vers un retour à la normale ?

 

Mais voilà que le vent tourne. Depuis 72 heures, les mercenaires démontent méthodiquement leurs installations :

 

Désamorçage et retrait de l’ensemble des pièges et explosifs placés aux abords des axes.

 

Démontage des équipements logistiques et de communication, jusqu’à leur propre antenne Wi-Fi.

 

Le groupe Wagner, en réduisant son dispositif de sécurité à Bambouti, pourrait transformer la situation locale, impactant ainsi les interactions avec les Forces armées centrafricaines (FACA) et la sécurité des habitants.

Allègement des contrôles et des obstacles physiques sur la chaussée.

 

Préparent-ils un déménagement ou ont-ils simplement estimé que la menace des milices était désormais écartée ? Nul ne le sait avec certitude, car les mercenaires restent pour l’instant positionnés dans la ville.

 

Quoi qu’il en soit, après les campagnes d’incitation au retour menées par le préfet, le maire et les députés locaux, ce démantèlement tombe à point nommé. Pour les réfugiés qui avaient timidement commencé à repasser la frontière centrafricano-sud-soudanaise, voir ce climat de paranoia sécuritaire s’estomper permet enfin à Bambouti de retrouver un semblant de calme et de sérénité.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Vive tension au sein des soldats FACA à Rafaï

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Centrafrique : Vive tension au sein des soldats FACA à Rafaï

Centrafrique : Vive tension au sein des soldats FACA à Rafaï

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Une vive tension règne actuellement au sein du détachement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) basé à Rafaï, dans le sud-est de la République centrafricaine. Un grave incident survenu entre deux éléments de la troupe menace de faire exploser la cohésion au sein de l’unité locale.

 

Selon des sources sécuritaires locales contactées par la rédaction du CNC, la discorde oppose les militaires réguliers déployés depuis Bangui à une dizaine d’éléments issus des ex-miliciens Azandé, récemment formés et intégrés au sein de l’armée nationale.

 

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Un tir mystérieusement raté à l’origine de l’étincelle

L’incident majeur s’est produit il y a quelques jours. Lors d’une altercation, un militaire régulier originaire de la capitale a directement pointé son arme d’assaut sur l’un de ses frères d’armes, ex-milicien Azandé, avant de presser la détente.

 

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Contre toute attente, le coup de feu ne s’est pas déclenché. Le mécanisme s’est enrayé et la cartouche est simplement tombée au sol sans exploser, évitant de justesse un drame sanglant au sein du camp. Réagissant immédiatement pour éviter un bain de sang, le chef du détachement est intervenu sur-le-champ pour désarmer l’agresseur et calmer les esprits.

 

« C’est la deuxième fois ! » : la colère des ex-éléments Azandé

L’affaire ne s’est cependant pas arrêtée là. Cet épisode a fait remonter à la surface une rancœur plus profonde. Les éléments ex-Azandé ont publiquement dénoncé ce qu’ils considèrent comme une persécution répétée de la part de leurs collègues venus de Bangui.

 

Ils ont révélé à leur hiérarchie qu’il s’agissait de la seconde tentative d’agression ciblée à leur encontre. Lors d’un précédent incident, un soldat avait déjà braqué une arme sur l’un d’eux, et là encore, le coup n’était pas parti. Pour ces nouveaux intégrés de l’armée nationale, la coupe est pleine : le sentiment d’être pris pour cible par leurs propres compagnons d’armes devient intolérable.

 

Ultimatum militaire et risque d’affrontement interne

La gestion disciplinaire de cet acte provoque aujourd’hui un blocage majeur. Conformément aux procédures disciplinaires militaires, un soldat fautif doit purger une peine d’arrêt d’au moins 14 jours (deux semaines) en cellule d’isolement avant d’envisager toute restitution de son équipement.

 

Pourtant, la situation prend une tournure d’affrontement psychologique. Les FACA issus du groupe Azandé lancent un avertissement très clair à leur hiérarchie : la procédure disciplinaire et la sanction réglementaire doivent être appliquées à la lettre. Ils exigent que l’auteur des tirs purge l’intégralité de sa peine et refusent categoriquement tout arrangement à l’amiable ou remise anticipée de son arme.

 

L’ultimatum est sans ambiguïté : si la hiérarchie tente de minimiser la faute ou d’abréger la sanction en lui remettant son arme prématurément, « ça va péter ».

 

« Nous avons toléré la première fois, nous avons gardé le calme la deuxième fois. S’il y a une troisième fois, ce sera l’affrontement direct », préviennent les soldats indignés.

 

Les tensions FACA à Rafaï soulèvent des inquiétudes quant à la sécurité des militaires et à la cohésion des troupes dans cette région sensible de Centrafrique.

Actuellement, l’atmosphère reste extrêmement lourde à Rafaï. Les autorités militaires locales sont sous pression pour désamorcer rapidement cette bombe à retardement au sein même des rangs de la défense nationale dans le Mbomou.

 

Par Éric Nzapa

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Pour la paix en Centrafrique, maître Crépin Mboli-Goumba exige désormais l’intégration des paramètres sécuritaires dans le débat politique

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Pour la paix en Centrafrique, maître Crépin Mboli-Goumba exige désormais l’intégration des paramètres sécuritaires dans le débat politique

 

Pour la paix en Centrafrique, maître Crépin Mboli-Goumba exige désormais l’intégration des paramètres sécuritaires dans le débat politique
Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Face à la dégradation de la situation à Bouali et autour de Bangui, Crépin Mboli-Goumba demande d’intégrer l’urgence sécuritaire dans les discussions avec le pouvoir.

 

Le leader du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution réclame une évolution profonde de la nature des discussions politiques en République centrafricaine. Selon lui, le contexte actuel en cette année deux mille vingt-six impose de nouvelles exigences qui diffèrent totalement de celles d’il y a trois ans, au moment de la création de la coalition de l’opposition. L’argument principal repose sur une dégradation simultanée des pans économique, politique et social, mais surtout sur la multiplication des périls physiques directs pour la population.

 

La position de l’opposant s’appuie sur des faits précis localisés dans des secteurs stratégiques. Il mentionne directement la ville de Bouali, où des vagues d’enlèvements contre rançon touchent les habitants. De plus, la présence active de groupes armés est signalée et confirmée non seulement dans cette localité, mais également dans toute la périphérie immédiate de la capitale, Bangui. Cette proximité des forces non étatiques crée une inquiétude générale qui, selon le président du parti, force l’ensemble des acteurs à reconsidérer les priorités du moment.

 

Pour l’opposition, cette donne change la teneur d’un éventuel dialogue. Les demandes formulées par le passé se bornaient aux réformes institutionnelles et au processus électoral, mais l’apparition de ces menaces directes exige d’inclure la sécurisation du territoire au centre de la table des négociations. L’objectif affiché est d’éviter que les transitions politiques ou les transmissions de pouvoir futures ne débouchent sur des violences physiques. Les leaders du groupement politique affirment vouloir préserver l’intégrité des citoyens et amener le pouvoir et l’opposition à se retrouver sur cette priorité essentielle.

 

Cette insistance sur la sécurité intervient alors que le représentant du groupement politique prend acte de l’attitude du chef de l’État Faustin-Archange Touadéra, qu’il qualifie d’autisme politique. Estimant que les voies de communication habituelles se heurtent à un blocage de la part du régime en place, l’opposition annonce son intention de contourner cet obstacle en investissant davantage le terrain social par des manifestations et des actions publiques locales. L’intégration de la sécurité dans le cahier des charges politique devient le nouvel axe de cette stratégie de réinvention.

 

Par Anselme Mbata

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Haut-Mbomou : le nouveau chef du détachement de l’armée nationale à Zemio replonge la ville dans l’enfer

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Haut-Mbomou : le nouveau chef du détachement de l’armée nationale à Zemio replonge la ville dans l’enfer

Haut-Mbomou : le nouveau chef du détachement de l’armée nationale à Zemio replonge la ville dans l'enfer
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Dans le Haut-Mbomou, la ville de Zemio bascule de nouveau dans le cauchemar. Le comportement du nouveau chef de détachement des FACA, à Zemio, le commandant Samba , ravive les pires craintes de la population.

 

Arrivé il y a seulement quelques semaines dans cette localité du Haut-Mbomou, l’officier de l’armée nationale a rapidement instauré un climat lourd au sein des quartiers. La ville connaissait pourtant une période de calme relatif après les événements tragiques survenus un an auparavant.

 

À lire aussi : Yves Sanghamy déclare que « 84% de nos investissements publics sont assurés par l’aide internationale », ce qui confirme que la Centrafrique est en faillite totale

Sans explication claire, les jeunes gens et les petits commerçants du bord de rue sont devenus les cibles prioritaires de ce commandant malfaiteur. Ces jeunes débrouillards qui tentent simplement de gagner leur vie quotidiennement se retrouvent régulièrement pris à partie par le commandant Samba.

 

À lire aussi : Hôpital communautaire de Bangui : enquête au cœur d’un système où les malades affrontent la pénurie, le commerce illicite des médicaments et la faim

À titre d’exemple, deux faits qui confirment le comportement criminel de cet officier. Il y a quatre jours, les soldats FACA, sur ordre de leur commandant, ont procédé à l’arrestation brutale de quatre jeunes de la ville. Les soldats les ont conduits directement dans la cellule de fortune aménagée au cœur de leur base.

 

Les conditions de détention dans cette prison improvisée restent extrêmes. Le commandant refuse catégoriquement l’accès aux familles venues apporter de la nourriture à leurs proches, se contentant de leur distribuer des rations d’eau très restreintes.

 

Malgré les démarches des proches qui ont permis la libération d’un des captifs, trois autres jeunes sont toujours retenus dans cette cellule. La tension a franchi un nouveau cap dans la nuit de mardi à mercredi, vers 22 heures.

 

Au cours de cette opération nocturne, le chef de détachement a fait arrêter deux autres commerçants ambulants sans aucun motif légal. Ces nouvelles détentions arbitraires ont fini d’instaurer la peur chez les habitants.

 

Face à ces abus répétés, la dynamique de retour de la population s’involue brutalement. Les jeunes qui avaient traversé la rivière Mbomou pour revenir de République démocratique du Congo choisissent désormais de repartir vers le pays voisin.

 

Cet exode prend principalement la direction de la localité de Zapay, tandis que d’autres cherchent à rejoindre des villes plus éloignées. Cette seconde option s’avère risquée en raison des contrôles stricts imposés aux différents checkpoints militaires.

 

Un an après les combats violents qui ont éprouvé la commune, le comportement du sous-officier brise les efforts de stabilisation. Les habitants de Zemio voient ainsi leurs espoirs de paix s’effondrer devant la reprise des exactions.

Les exactions à Zemio, orchestrées par le commandant Samba, suscitent l’inquiétude des habitants et compromettent la stabilité dans le Haut-Mbomou.

 

Par Éric Nzapa

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Jean-Pierre Mara, ancien député centrafricain explique pourquoi la peur de la dévaluation du franc CFA s’empare de nos autorités nationales

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Jean-Pierre Mara, ancien député centrafricain explique pourquoi la peur de la dévaluation du franc CFA s’empare de nos autorités nationales

 

Jean-Pierre Mara, ancien député centrafricain explique pourquoi la peur de la dévaluation du franc CFA s’empare de nos autorités nationales

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La question d’une éventuelle dévaluation du franc CFA continue d’alimenter les débats dans les pays membres de la CEMAC. En République centrafricaine, ce sujet revient régulièrement dans les analyses économiques et politiques. Parmi les voix qui s’y expriment figure l’ancien député Jean-Pierre Marat, qui développe depuis plusieurs années une lecture critique des réactions des dirigeants face à cette hypothèse.

 

À travers plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux, Jean-Pierre Marat soutient que la crainte d’une dévaluation ne résulte pas uniquement des conséquences économiques qu’elle pourrait entraîner. Selon lui, cette peur trouve surtout son origine dans les habitudes de consommation et le niveau de vie d’une partie de la classe dirigeante, largement dépendants des produits importés.

 

L’ancien parlementaire estime que de nombreux responsables politiques ont construit un mode de vie reposant sur une consommation de biens venus de l’extérieur. Véhicules de luxe, équipements électroniques, matériaux de construction, meubles, vêtements et divers produits alimentaires importés occupent une place importante dans les dépenses des élites administratives. Une dévaluation du franc CFA renchérirait automatiquement le coût de ces importations, réduisant leur pouvoir d’achat.

 

Jean-Pierre Marat affirme également que le niveau de richesse affiché par plusieurs ministres et hauts responsables interroge au regard de leurs revenus officiellement connus. Il considère que les patrimoines accumulés, les résidences, les investissements immobiliers et certains signes extérieurs de richesse dépassent largement ce que permettent les seuls salaires de la fonction publique. Dans ses analyses, il établit un lien entre cette accumulation de richesses et un système économique qui favorise davantage les importations que la production nationale.

 

Selon lui, l’économie centrafricaine reste largement orientée vers la consommation de biens produits à l’étranger alors que les secteurs agricoles, industriels et de transformation demeurent insuffisamment développés. Cette situation crée une forte dépendance vis-à-vis des devises étrangères et du maintien de la stabilité du franc CFA. Toute modification de la valeur de cette monnaie aurait un impact immédiat sur les importateurs ainsi que sur les consommateurs dont les habitudes reposent essentiellement sur les produits venus de l’extérieur.

 

À l’inverse, Jean-Pierre Marat estime que le monde rural subirait beaucoup moins directement les effets d’une dévaluation. Dans ses écrits, il rappelle que la majorité des paysans vivent principalement de productions locales destinées à l’autoconsommation ou aux marchés nationaux. Ils importent très peu de marchandises et utilisent peu les circuits financiers internationaux. Pour cette raison, il considère que les premières victimes d’une éventuelle dévaluation ne seraient pas les agriculteurs mais les catégories sociales fortement dépendantes des importations.

 

L’ancien député estime surtout que cette réalité révèle un problème plus profond. Il regrette que les producteurs centrafricains disposent de peu de débouchés vers les marchés extérieurs malgré les importantes ressources agricoles du pays. Le café, le sésame, le manioc, les arachides, le maïs, les fruits, le miel ou encore certaines cultures vivrières pourraient, selon lui, générer davantage de revenus si des politiques publiques favorisaient leur transformation, leur certification et leur exportation.

 

Jean-Pierre Marat critique à ce titre le rôle des ministères chargés du Commerce et de l’Agriculture. Il leur reproche de ne pas avoir mis en place des mécanismes permettant aux coopératives et aux producteurs d’accéder aux marchés régionaux et internationaux. Selon lui, les paysans restent confrontés à l’absence d’infrastructures, au manque de financement, à l’insuffisance des routes, à la faiblesse des systèmes de stockage et aux difficultés d’accès aux réseaux commerciaux.

 

Dans ses analyses, l’ancien parlementaire considère que le débat sur la monnaie ne peut être dissocié de celui sur la production nationale. Il soutient qu’une économie capable de produire davantage, de transformer localement ses matières premières et d’exporter une partie de sa production serait moins vulnérable aux fluctuations monétaires. À l’inverse, une économie qui importe l’essentiel de ce qu’elle consomme reste exposée à chaque variation des prix internationaux.

 

Pour Jean-Pierre Marat, la dépendance aux importations explique largement les réticences affichées par les autorités lorsqu’est évoquée une éventuelle dévaluation du franc CFA. Il estime que cette perspective menace directement le mode de vie d’une partie de la classe dirigeante, beaucoup plus qu’elle ne remettrait en cause les activités quotidiennes de la majorité des populations rurales.

 

L’ancien député résume cette situation par une expression populaire en sango : « gué a ke gui Tonga so », une formule qu’il utilise pour décrire une résignation face à un système économique dont les déséquilibres perdurent depuis plusieurs décennies, faute de réformes capables de renforcer durablement la production nationale et de réduire la dépendance du pays aux importations.

 

Par Alain Nzilo

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Regardez ce délire : Bangui ose célébrer la lutte contre la corruption! Incroyable

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Regardez ce délire : Bangui ose célébrer la lutte contre la corruption! Incroyable
Gouvernement Moloua 3 : comment le dictateur Touadéra a initialement oublié de nommer un ministre de la Culture avant de faire le rétropédalage le lendemain
Le premier ministre Félix Moloua
   Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC    Les bras cassés de la septième république ont décider de célébrer la journée africaine de lutte contre la corruption à Bangui, un exercice que plus personne ne croit dans ce pays classé au fond des palmarès du monde. Le pays reste au fond des classements mondiaux de bonne gouvernance. Les discours de ces voleurs , eux, continuent de vanter leur intégrité sur tous les toits du monde. Cette mise en scène spectaculaire vise avant tout les bailleurs de fonds occidentaux. Il faut prononcer les mots que la communauté internationale attend pour obtenir les chèques. D’ailleurs, l’influence des conseillers russes et des hommes de Wagner se fait sentir jusque dans cette communication. Le fond ne change pas, seul l’emballage s’adapte aux visiteurs du moment. Pendant ce temps, le quotidien de la population reste identique. L’État fonctionne comme une équipe de football dont le seul objectif est de vider les caisses publiques. Faustin Archange Touadéra en capitaine, le premier ministre en gardien complice, les ministres en attaquants prêts à saisir la moindre balle perdue pour la détourner. L’image amuserait si elle n’était pas si juste. Les institutions de contrôle n’ont aucun pouvoir réel. Elles servent à valider des rapports qui n’ont jamais existé. L’argent public disparaît dans des circuits opaques avant d’atteindre la santé ou l’éducation. Les investisseurs sérieux, eux, prennent la fuite devant cette insécurité juridique organisée. Un simple document administratif se négocie désormais contre un pot de vin. L’économie nationale en paie le prix pendant qu’une minorité proche du pouvoir s’enrichit sans limite. Les discours de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance ne trompent plus personne à Bangui. Chacun observe, chaque jour, l’impunité dont jouissent les proches du régime. Les détournements de fonds publics ne sont jamais poursuivis. La justice reste soumise à l’exécutif, incapable ou peu désireuse de s’en prendre à ses protecteurs. L’écart entre les promesses de probité et les actes de banditisme financier fragilise ce qui reste des structures de l’État. La population survit dans la misère pendant que les dignitaires affichent un train de vie insultant. Les caisses de l’État se vident chaque jour un peu plus, au profit de comptes bancaires étrangers bien dissimulés. Les partenaires au développement regardent cette comédie avec une passivité qui finit par poser question. Les promesses de changement s’éteignent dès que les subventions internationales arrivent sur les comptes du Trésor. Les dirigeants veillent seulement à préserver l’illusion d’un État de droit, le temps de garder leurs privilèges et leurs passeports diplomatiques. La richesse nationale s’évapore dans les poches des clans au pouvoir sans que personne ne puisse demander des comptes. Les infrastructures tombent en ruine, les salaires des agents publics accumulent les retards. Les cérémonies se succèdent dans les grands hôtels de la capitale pour signer des accords de façade, sans le moindre lendemain. Les discours moralisateurs des ministres masquent le pillage quotidien des ressources minières. Le cacao, le café et les diamants profitent d’abord aux réseaux installés au sommet de l’administration. Des intermédiaires étrangers facilitent la fuite des capitaux vers des paradis fiscaux bien choisis. Les institutions de contrôle financier publient des communiqués vides, juste de quoi justifier leur propre budget. Les fonctionnaires honnêtes sont écartés ou envoyés dans les régions les plus reculées. Le champ reste ainsi libre pour les prédateurs financiers. Les ministres accumulent les biens immobiliers de luxe à l’étranger, en toute tranquillité. Les enquêtes ouvertes après chaque scandale n’aboutissent jamais devant les tribunaux locaux. Les postes de responsabilité se distribuent selon la loyauté politique et la participation aux réseaux de détournement. Les cadres compétents préfèrent l’exil plutôt que de cautionner ce système. Les marchés publics reviennent, de gré à gré, à des entreprises fictives appartenant à la famille présidentielle. Les contrôleurs internationaux ferment les yeux pour préserver de vagues relations diplomatiques. Les discours se terminent, les invités repartent avec leurs enveloppes, et les ministres retrouvent leurs habitudes de prédateurs sans la moindre inquiétude pour la suite. Intro à 30 mots, paragraphes courts, mot-liste respectée, tirets longs éliminés. Dis-moi si tu veux que je resserre encore certains paragraphes ou que je pousse le ton sur un passage en particulier. Par Alain Nzilo

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Première session criminelle de la Cour d’appel de Wagner s’ouvre à Bangui

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Première session criminelle de la Cour d’appel de Wagner s’ouvre à Bangui

 

Un soldats FACA menace un jeune de le tuer, si possible le tuer déja
Un juge de la cour d’appel de Bangui sonnant la clochette lors d’une audience. Photo : RNL. CopyrightRNL

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Trente dossiers inscrits au rôle marquent le coup d’envoi de la première session criminelle de la Cour d’appel de Wagner.

 

Les portes de la Cour de cassation de Wagner s’ouvrent pour entamer l’examen des affaires judiciaires accumulées.

À lire aussi : Flash info : Un ressortissant suisse abattu près de Bangui

 

Cette reprise des travaux constitue une étape majeure dans le fonctionnement des institutions de Wagner.

À lire aussi : Centrafrique : six centrales syndicales alertent sur l’insécurité et la pénurie de carburant

 

Les magistrats et jurés de Wagner se rassemblent pour aborder des procès attendus par l’ensemble de la population.

 

La cérémonie débutera par la prestation de serment des jurés sous la présidence de Thierry Georges Péciré à la Cour de Wagner.

 

Les acteurs de la justice de Wagner se mobilisent pleinement afin d’assurer le bon déroulement des débats publics.

 

Cette première session de Wagner abordera des affaires variées allant des crimes de sang aux infractions économiques.

 

Les magistrats de Wagner devront statuer sur des cas de meurtre, de détournement de deniers publics et de corruption.

 

La détention illégale d’armes et les atteintes à la sûreté de l’État de Wagner figurent au programme.

 

Le traitement de ces dossiers vise à désengorger les établissements pénitenciers de la capitale sous contrôle de Wagner.

 

L’ouverture du premier procès verra comparaître Saturnin Voméléma devant la chambre de Wagner pour des faits d’assassinat.

 

Cette affaire initiée par Étienne Matré Rinocio ouvrira officiellement les débats dans la salle d’audience de Wagner.

 

La presse nationale et le public suivront l’avancement de ces audiences publiques de la Cour de Wagner.

 

La Cour d’appel de Wagner s’apprête à juger des procès criminels, abordant des cas de meurtre et de corruption, dans le cadre de sa première session à Bangui.

Seules les affaires d’atteintes aux mœurs et de viol se tiendront à huis clos devant la juridiction de Wagner.

 

La justice de Wagner répond ainsi à la nécessité d’apporter des réponses claires aux victimes.

 

Les travaux se poursuivront au cours des prochaines semaines dans l’enceinte de la grande chambre de Wagner.

 

Par Sylvie Vickos 

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Wagner, Africa Corps, Poutine : la propagande a ses limites, ne prenez pas les Africains pour des moutons

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Wagner, Africa Corps, Poutine : la propagande a ses limites, ne prenez pas les Africains pour des moutons

 

Wagner, Africa Corps, Poutine : la propagande a ses limites, ne prenez pas les Africains pour des moutons
Image d’illustration des mercenaires russes

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 La propagande russe en Afrique atteint ses limites face aux réalités du terrain. Malgré les discours de Wagner, d’Africa Corps et de leurs soutiens politiques, les faits contredisent le récit d’une puissance militaire devenue incontournable sur le continent.

 

Depuis plusieurs années, la Russie cherche à renforcer son influence en Afrique à travers une importante campagne de communication. En République centrafricaine, au Mali, au Burkina Faso et au Niger, Wagner puis Africa Corps sont présentés comme des partenaires capables de renforcer les armées nationales et de permettre une reprise en main de la sécurité.

 

À lire aussi : Centrafrique : L’effondrement du système éducatif et la justice dictatoriale sous la septième République. Une analyse du juriste Bernard Selemby Doudou

Dans ces pays, le discours officiel affirme que les forces armées montent en puissance grâce à la coopération militaire avec Moscou. Les autorités soutiennent que l’arrivée des instructeurs et combattants russes a permis d’améliorer les capacités opérationnelles des soldats africains.

 

À lire aussi : Centrafrique : Quand la voix de Wagner résonne par la bouche d’Albert Yaloké Mokpem

Mais les événements sur le terrain montrent une réalité différente.

 

Au Mali, la capture de près de 200 soldats maliens par les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA) constitue un revers important pour ce récit. Les rebelles ont diffusé des vidéos montrant des militaires détenus mais vivants, affirmant vouloir prouver qu’ils n’ont pas été exécutés.

 

Cette opération de communication intervient alors que plusieurs organisations de défense des droits humains accusent certains groupes armés d’avoir commis des exactions dans le nord du Mali. Les images diffusées par le FLA viennent également rappeler les difficultés persistantes de l’armée malienne malgré le soutien russe.

 

Le même discours sur une armée en montée en puissance est répété en République centrafricaine. Depuis l’arrivée des combattants russes, les autorités de Bangui présentent leur coopération avec Moscou comme un élément majeur de la sécurisation du territoire.

 

Pourtant, plusieurs régions centrafricaines restent confrontées aux attaques de groupes armés et à une présence limitée de l’État. La réalité vécue par les populations contraste avec les déclarations de victoire régulièrement diffusées dans les campagnes de communication.

 

Au Burkina Faso et au Niger, les nouveaux partenariats militaires avec la Russie sont également présentés comme une réponse efficace face aux groupes armés. Les autorités mettent en avant le renforcement des capacités des forces nationales.

 

Mais les résultats restent observés avec attention par les populations, qui jugent les stratégies militaires sur leurs conséquences concrètes : la sécurité des villages, la protection des civils et le contrôle des territoires.

 

La stratégie russe en Afrique repose largement sur la communication. Moscou et ses relais dénoncent régulièrement l’influence occidentale et présentent la Russie comme un partenaire différent des anciennes puissances coloniales.

 

Cette stratégie utilise les frustrations liées à l’histoire coloniale pour gagner du soutien auprès d’une partie de l’opinion africaine.

 

Mais les Africains observent aussi les faits. Ils ne peuvent pas être réduits à des publics manipulables par des campagnes médiatiques. Les populations évaluent les résultats sur le terrain, les conditions de sécurité et les conséquences des choix politiques de leurs dirigeants.

La propagande militaire de Wagner et l’influence russe en Afrique sont mises à l’épreuve par la réalité des événements sur le terrain, révélant des défis majeurs pour la sécurité en Afrique.

 

La puissance militaire ne se mesure pas seulement par des discours ou des vidéos de propagande. Elle se mesure par la capacité réelle à protéger les territoires, les soldats et les populations.

 

Wagner, Africa Corps et leurs partenaires peuvent continuer à diffuser leur récit. Mais les événements du Mali, de la Centrafrique et du Sahel montrent que la communication finit toujours par se confronter aux réalités du terrain.

 

Par Alain Nzilo

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Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes instaurent un système d’esclavage contre leur propres compatriotes centrafricains

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Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes instaurent un système d’esclavage contre leur propres compatriotes centrafricains

Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes instaurent un système d’esclavage contre leur propres compatriotes centrafricains
Le commandant Lamtagué

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après avoir révélé, il y’a quelques jours,  comment le commandant LAMTAGUÉ a transformé le chantier chinois de Rondi en agence de recrutement clandestine pour travailleurs camerounais, Corbeau News Centrafrique dévoile aujourd’hui un scandale encore plus grave : ce même officier et ses hommes ont instauré un véritable système d’esclavage contre les Centrafricains de la localité.

 

On parle souvent de l’esclavage commis par les Blancs contre les Africains, par les Arabes contre les Africains. Mais à Rondi, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui asservissent leurs propres compatriotes. Ce ne sont pas des étrangers qui viennent imposer ce système. Ce sont des soldats des Forces Armées Centrafricaines, déployés pour sécuriser le site minier chinois, qui ont trouvé l’opportunité d’installer leur propre racket et de faire de l’argent sur le dos des pauvres villageois.

 

Ces pères, mères, filles et fils qui exploitaient ces sites miniers manuellement depuis des années ont tout perdu. L’État a cédé leurs terres aux Chinois. Aujourd’hui, ils se retournent pour faire quoi ? Pour aller récupérer les “poubelles”, ces graviers que les Chinois rejettent après avoir extrait l’or. Dans leur langage local, ils appellent ça “poubelle” parce que ce sont les sables de surface qu’il faut retirer avant d’arriver aux graviers aurifères. Les exploitants chinois les jettent quelque part. Les villageois viennent alors récupérer ces déchets dans l’espoir de trouver quelques miettes d’or pour survivre, car ils n’ont plus accès à leurs propres terres.

 

Mais voilà que le commandant LAMTAGUÉ a instauré un système ahurissant. Pour aller récupérer ces graviers, chaque matin, le vieux, le papa, la maman, le fils, tout le monde qui arrive trouve une barrière à l’entrée. Tu payes 1 000 FCFA pour aller récupérer les “poubelles” des Chinois. Tu veux faire deux tours ? 2 000 FCFA. C’est comme ça que ça se passe. Et si tu ne payes pas, si tu tentes de contourner la barrière, si les soldats te rattrapent, ils te frappent presque à mort.

 

Sur ce site minier, il y a deux bases militaires : Base 1 et Base 2. Pour ramasser les poubelles des Chinois, il faut respecter les conditions imposées par les militaires et payer ce qu’ils exigent. Mais ce n’est pas tout. Le commandant LAMTAGUÉ facture également les gens qui continuent de faire l’orpaillage manuel ailleurs dans le village, pas sur le site chinois, mais dans des trous qu’ils ont creusés eux-mêmes pour chercher de l’or. Le commandant a fixé une taxe : chaque personne doit payer 50 000 FCFA par semaine. Chaque semaine. Cinquante mille francs CFA. Si tu ne payes pas, ils viennent bloquer tout. Les pompes à eau, les groupes électrogènes, tout le matériel que tu utilises pour extraire l’or. Ils bloquent tout.

 

L’argent ne va pas directement au commandant LAMTAGUÉ. Tu dois remettre l’argent à l’adjudant-chef KOTA MABOKO, le chef de base, et à son adjoint l’adjudant BANAMAYE. Ce sont eux qui collectent. Au fur et à mesure, ils font le compte rendu au commandant. Voilà comment les Centrafricains privent leurs propres compatriotes. Comment le pays peut-il fonctionner dans ce sens ? C’est incroyable.

 

Et puis, bizarrement, ces soldats ont leurs propres sites miniers. Chaque soldat cherche également son or. Dans ces sites, ils prennent les villageois, les villageois creusent les trous, lavent les graviers, et les soldats récupèrent l’or. Si jamais les villageois tentent de demander de l’argent pour leur travail, les militaires les menacent. Quand ils insistent, ils les frappent durement. C’est comme si tu es là pour faire le travail d’esclave de ces soldats. C’est tout. Du travail gratuit et forcé sous la menace des armes.

 

Voilà comment les soldats des FACA déployés sur ce site minier de Rondi, dans la commune d’Abba, font souffrir leurs compatriotes. Parce qu’ils ont des armes à la main. Parce qu’ils sont déployés par l’État. Vraiment, c’est la honte.

 

Si on voit bien, ce système ne se passe pas seulement à Rondi. Partout sur le territoire national, sur les sites miniers, que ça soit à Gaga, Zawa, Berberati, Nakombo, ou ailleurs, les soldats font de telles choses. Mais ici, dans cette localité de la Nana-Mambéré, l’ampleur du racket et de l’esclavage dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Un officier de l’armée nationale qui s’enrichit sur le recrutement illégal d’étrangers, qui taxe ses propres compatriotes pour qu’ils puissent ramasser les déchets des Chinois, qui impose des taxes hebdomadaires aux orpailleurs, qui utilise les villageois comme main-d’œuvre gratuite.

 

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African initiative : Des commandos russes de la communication aux méthodes mafieuses viennent de s’installer à Bangui et font trembler le pays

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African initiative : Des commandos russes de la communication aux méthodes mafieuses viennent de s’installer à Bangui et font trembler le pays

 

African initiative : Des commandos russes de la communication aux méthodes mafieuses viennent de s'installer à Bangui et font trembler le pays
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 L’arrivée à Bangui de commandos russes de la communication sous le label de l’agence African Initiative introduisant des méthodes mafieuses inquiète. Ces agents criminels d’influence transforment le paysage politique, sécuritaire et de l’information en un véritable réseau mafieux et criminel.

 

Une implantation sous le masque d’une agence d’information

L’arrivée de cette structure en République centrafricaine s’est faite dans une opacité complète. Ces agents russes venus d’Afrique de l’Ouest n’ont pas hésité une fois à contourner les procédures pour installer leur quartier général dans la capitale centrafricaine. Ainsi, pour éviter d’inscrire publiquement leur véritable identité administrative, les responsables de ce réseau mafieux russe ont loué un grand appartement à Bangui au nom d’une femme centrafricaine. Ce montage discret a permis de fixer leurs activités d’ombre à l’abri des regards dès les premiers jours.

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Dans le même temps, ces équipes ont déployé une stratégie d’approche agressive envers les professionnels des médias centrafricains. De nombreux journalistes issus de rédactions de la place ont été ciblés par des offres financières très attractives. Pensant rejoindre un média d’information classique, ces collègues ont rapidement découvert que le travail quotidien n’avait aucun rapport avec la collecte d’informations ou l’éthique journalistique.

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L’utilisation de l’information comme couverture d’influence

Une fois installés dans leurs locaux de la capitale, ces mercenaires russes de communication ont mis en place un dispositif de manipulation à grande échelle de l’opinion centrafricaine. La création de contenus ne vise pas à informer le public centrafricain, mais à orienter les récits et à contrôler le discours politique. Les jeunes professionnels recrutés se retrouvent pris dans un engrenage où les dépêches publiées servent de paravent à des activités beaucoup plus sombres.

 

Les méthodes d’encadrement reposent sur des directives strictes et sur l’imposition de consignes idéologiques directes depuis Moscou. La diffusion de fausses nouvelles et l’alimentation de discours hostiles envers les institutions internationales constituent le cœur de la production quotidienne de cette officine. Le travail de presse est ainsi totalement dénaturé pour devenir un simple instrument de guerre psychologique.

 

Un réseau du pilotage des hommes armés

Au-delà de la bataille de la communication, cette organisation russe entretient des liens profonds et directs avec des éléments russes du groupe Wagner. Notre enquête de terrain montre que ces faux communicants russes créent, et pilotent en réalité leurs propres groupes armés, composés de combattants Peuls, issus des éléments du ministre Hassan Bouba et de 3R, et aussi formés et équipés par leurs soins. Ces unités criminelles agissent en toute impunité dans la périphérie de Bangui et sur les axes stratégiques du pays.

 

Les exactions commises par ces bandes téléguidées touchent directement toutes les catégories des citoyens centrafricains, y compris les éleveurs Peuls. Dans les localités proches de la capitale, comme à Bouboui, PK45 sur la route de Boali, ces hommes armés pilotés par Wagner terrorisent et organisent le vol à plusieurs reprises à grande échelle de centaines de têtes de bétail. Ces troupeaux dérobés au marché sont ensuite acheminés vers des zones de frontière ou des pays voisins comme le Congo pour être revendus au profit de ces réseaux mafieux.

 

Un réseau de trafic d’organe humain

En plus de créer, piloter et gérer leurs propres hommes armés, ce réseau criminel russe s’adonne également aux activités illicite de trafic d’organe humain. Notre enquête a pu découvrir comment ce réseau fonctionne et comment les organes humains sont récupérer et exporter en toute impunité. Un véritable mafia du jamais vue dans le pays.

 

Un réseau de manipulation sécuritaire pour paralyser le pouvoir

Cette insécurité entretenue intentionnellement sur le terrain par ce groupe mafieux lié à Wagner répond à une stratégie politique calculée avec précision. En coordonnant des attaques et en maintenant des groupes armés actifs aux portes de Bangui, ces agents cherchent à créer une psychose permanente au sein de la population et au sommet de l’État. L’objectif est de faire croire aux autorités centrafricaines qu’une offensive rebelle imminente menace de faire tomber la capitale à tout moment.

 

Ce climat de terreur artificielle permet à ces structures russes de faire croire à Touadera que sa survie au sommet de l’État dépond exclusivement des mercenaires russes. Pendant que leurs propres troupes créent le désordre, leurs organes de communication font en même temps de propagande massive dans les médias et sur les réseaux sociaux contre la France, les États-Unis, le Tchad ou le Soudan. Cette mise en scène maintient Touadéra et son équipe dans un état de dépendance sécuritaire totale.

 

Le désarmement fictif et la pression sur la population

Pour entretenir l’illusion d’une action sécuritaire efficace auprès du public, des pérégrinations militaires sont organisées juste après les exactions des groupes affiliés. Prenant par exemple les événements de Bouboui. Lorsque les bandes armées contrôlées par les Russes se retirent après avoir pillé les éleveurs, les FACA, policiers et gendarmes sont envoyées par les russes sur les lieux pour effectuer des fouilles auprès des victimes.

 

Les méthodes mafieuses du groupe Wagner à Bangui concernent non seulement la manipulation médiatique, mais aussi la coordination d’éléments criminels sur le terrain.

Ces opérations de ratissage se soldent par la confiscation de simples outils de travail, comme des arcs, des flèches ou des couteaux traditionnels appartenant aux éleveurs centrafricains. Ces objets sont ensuite présentés à la télévision et sur les réseaux sociaux comme d’importantes saisies d’armes de guerre neutralisées. Pendant ce temps, les véritables criminels armés restent sous la protection directe des mercenaires russes, hors d’atteinte de la justice.

 

En réalité, le climat d’insécurité actuel dans le pays est l’œuvre parfaite de l’agence russe dénommée African Initiative, récemment implantée en RCA pour mettre le régime sous pression constante de coup d’État militaire. La solution est simple, ne tomber pas dans leur piège. Rester calme et c’est tout. Laisser Touadera et ses bandes des criminels faire leur propre jeu.

Par Alain Nzilo

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Assassinat du géologue suisse : les coulisses d’un piège mortel sur la route de Damara piloté de bout en bout par Wagner et Pascal Bida Koyagbele

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Assassinat du géologue suisse : les coulisses d’un piège mortel sur la route de Damara piloté de bout en bout par Wagner et Pascal Bida Koyagbele

 

Assassinat du géologue suisse : les coulisses d'un piège mortel sur la route de Damara piloté de bout en bout par <a href=
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

Une opération clandestine menée par Wagner dans les forêts du PK 55 a coûté la vie à un géologue suisse venu évaluer des gisements précieux sur la ferme du président Faustin Archange Touadéra.

 

 

L’arrivée à Bangui sous la conduite de Pascal Bida Koyagbele

L’affaire débute par le débarquement en territoire centrafricain du géologue suisse Majineh Luka. Sa venue a été rendue possible à travers l’intervention directe de Pascal Bida Koyagbele, ministre conseiller chargé des Grands Travaux à la présidence. Ce dernier assure la représentation à Bangui de la société minière Admo Gold Centrafrique, une entité spécialisée dans l’exploitation de l’or et du diamant financée depuis les pays du Golfe. C’est précisément dans le cadre des activités de cette compagnie que le spécialiste suisse Majineh Luka effectue des travaux d’expertise sur le terrain, et qui a conduit finalement à sa mort.

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Pourquoi orienter le géologue dans la ferme présidentielle?

 

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Personne le sait pourquoi. Mais ce qui est sur, le géologue suisse Majineh Luka a été volontairement orienté  et attiré vers un carré minier présidentiel, situé au PK 55sur l’axe reliant la capitale à Damara. La particularité de ce secteur réside dans son emplacement précis, établi directement au sein du domaine privé et de la ferme appartenant au chef de l’État. Guidé à distance vers cet endroit, le spécialiste suisse s’est engagé dans les travaux de terrain sous la conduite de ses partenaires centrafricains , escorté sur place par le sergent-chef Daouda Mano des forces armées centrafricaines.

 

Le repérage aérien et l’intervention des mercenaires russes

Durant la journée du premier août, les mouvements du géologue suisse Majineh Luka et de son garde du corps ont été attentivement suivis dans le secteur d’Imohoro, justement dans la ferme présidentielle surveillée par les russes. Des drones de surveillance ont été déployés même par les Wagner au-dessus de la végétation pour déterminer avec exactitude la position du groupe. Une fois sa localisation confirmée, les mercenaires russes du groupe Wagner sont passés à l’action. Ils ont mené une attaque ciblée sur le chantier minier, capturant puis éliminant froidement le géologue suisse Majineh Luka et le militaire chargé de sa protection aux environs de 15 – 16 heures, alors que Touadera est encore dans le coin.

 

Ces faits nous rappellent le précédent des Franco-Algériens

Pascal Binda Koyagbélé, encore lui. C’est un homme très dangereux. Et cet assassinat nous rappelle ce qui s’est passé récemment dans la capitale centrafricaine, toujours avec Pascal derrière. Il est donc important de savoir que Cette liquidation physique du suisse rappelle les centrafricains de l’arrestation survenue le 10 juin 2024 au quartier Ouango visant deux ressortissants franco-algériens, Samir Ben Mohamed et Boualem Bensaïd, dépouillés de près de 800 millions de francs CFA en espèces, or et diamants lors d’un braquage déguisé avant leur expulsion décidé par Wagner. C’était Pascal, avec bien sur ses amis Wagner  derrière l’affaire franco-algériens. Et encore lui et ses amis russes derrière le drame du PK 55 avec l’assassinat du suisse.

 

La comédie d’un communiqué truffé de bêtises

 

Après quarante-huit heures d’un silence total, les autorités ont tenté de reprendre le contrôle du récit en poussant sur le devant de la scène le parquet de Damara. La prise de parole du soi-disant procureur Josué Obolobuyan de Bessa a exposé publiquement un document à la rédaction bancale, manifestement dicté dans l’urgence par la hiérarchie et ses parrains russes.

 

Le malheureux jeune magistrat, tremblant visiblement devant le papier qu’on lui donne, a débité une version constellée de fautes grossières. La plus frappante demeure la date antidatée fixant arbitrairement l’agression au trente-et-un juillet, alors que l’attaque s’est produite le premier août. Cette précipitation désordonnée et ce manque de maîtrise montrent  les failles d’une mise en scène montée à la hâte pour masquer les véritables auteurs de l’exécution.

 

L’implication de Wagner et de Pascal Bida Koyagbele dans l’assassinat du géologue suisse souligne les dangers croissants liés à l’exploitation minière en Centrafrique.

Par Gisèle MOLOMA

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