« Je ne voulais pas mourir pour les ambitions d’un fou » : un déserteur russe raconte comment Moscou recrute des mercenaires d’Africa corps en mentant sur l’Afrique

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Georgy Kochkin a signé pour devenir mercenaire d’Africa corps pour servir en Afrique. Il s’est retrouvé en Ukraine. Son témoignage à la Radio Free Europe / Radio Liberty (RFE/RL) éclaire une mécanique de recrutement bâtie sur le mensonge.
En effet, au départ, Georgy Kochkin était endetté et travaillait pour un salaire de misère dans une usine à Moscou lorsqu’il a vu une offre d’emploi en octobre 2025. Le poste, au sein de l’unité paramilitaire “Africa Corps” qui sera déployé en République centrafricaine, promettait un salaire mirobolant (2 millions de roubles, soit environ 25 000 dollars, rien qu’à la signature) pour des fonctions civiles et techniques en Afrique. Aujourd’hui, réfugié à Manille où il a demandé l’asile, il raconte comment il a été trompé par l’État russe.
“Quand j’ai vu l’annonce, j’étais enthousiaste”, explique Kochkin. L’unité cherchait des spécialistes en informatique et en sécurité de l’information d’Africa corps en RCA. Lors de son premier entretien le 11 octobre 2025 à Moscou, l’ambiance était déjà sinistre. Il raconte que le recruteur a annoncé à son supérieur : “Je t’ai apporté de la viande”. Écoutez bien, de la viande. Voilà comment ces russes traitent leurs compatriotes envoyés soi-disant en Afrique. Malgré cela, on lui a assuré qu’il ne serait pas envoyé au combat mais qu’il opérerait des drones ou gèrerait la sécurité informatique en Afrique.
L’identité factice et les sites secrets Pour intégrer l’Africa Corps
Kochkin explique que tout est fait pour maintenir l’opacité. Les recrues sont formées sur des sites secrets où les téléphones sont confisqués. On leur donne parfois de fausses identités ou des documents de couverture pour masquer le fait qu’ils travaillent directement pour le GRU (le renseignement militaire russe).
“Ils nous parlaient de l’Afrique, notamment du Mali, de la RCA, du Niger et autres pays africains. Ils nous donnaient des cours sur les pays africains pour nous mettre en confiance”, dit-il. Mais l’illusion s’est dissipée lorsque les rumeurs ont commencé à circuler : les déploiements en Afrique n’étaient qu’une couverture pour envoyer les recrues vers les “zones de “l’opération spéciale” (l’Ukraine).
La trahison et la fuite
Le tournant survient fin 2025. Alors qu’on lui avait promis un poste civil, Kochkin apprend que son unité est en réalité destinée au front ukrainien en tant que sapeurs (démineurs/génies). “Si on nous disait ‘Afrique’, cela devait être l’Afrique. Quand j’ai compris que c’était l’Ukraine, j’ai décidé de partir.”
Profitant d’une permission ou d’une faille dans la surveillance, il a réussi à quitter la Russie pour rejoindre les Philippines, un pays où il espérait être hors de portée des services de sécurité russes.
Les coulisses de l’unité “post-Wagner”
Selon son témoignage, l’Africa Corps fonctionne comme une extension directe du ministère de la Défense, mais avec les méthodes brutales des mercenaires. Il décrit :
Recrutements forcés : Des spécialistes civils transformés en “chair à canon” dès leur arrivée.
* Tromperie financière : Les primes promises sont parfois ponctionnées par des supérieurs ou conditionnées à des déploiements extrêmement dangereux.
Pressions : Depuis sa fuite, Kochkin reçoit des messages de son commandant adjoint lui demandant de revenir, mêlant promesses de transfert dans une autre unité et menaces voilées.
Rappelons qu’Africa Corps, vitrine militaire du Kremlin sur le continent, est déjà déployé au Mali et au Niger. La République Centrafricaine, où Wagner occupe le terrain depuis plusieurs années, est dans le champ direct de ce basculement. Le passage d’un groupe à l’autre ne se fait pas en douceur : les hommes de Wagner sur place réclament des garanties, et certains refusent d’être absorbés par une structure placée sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense.
Depuis les Philippines où il a trouvé refuge, Kochkin dit qu’il préfère être traité de traître par Moscou plutôt que de finir anonymement dans une guerre qui n’était pas la sienne. Moscou, de son côté, le considère effectivement comme tel — parce qu’il a parlé, et que ce qu’il a dit ne se referme pas facilement.
Pendant ce temps, à Bangui, les mercenaires russes de la milice Wagner encore en poste réclament le versement de 900 milliards de francs CFA avant leur départ de la RCA, ce qui transforme la transition en bras de fer financier dont personne ne voit encore l’issue.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
