lundi, avril 20, 2026
Accueil Blog Page 170

Le nouveau gouvernement de Félix Moloua 2 : incompétence, la criminalité  et copinage en première ligne

0

Le nouveau gouvernement de Félix Moloua 2 : incompétence, la criminalité  et copinage en première ligne

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/felix-moloua-450×268.jpg” alt=”Monsieur Félix Moloua” width=”450″ height=”268″ />
Monsieur Félix Moloua. Copyrightprimature centrafrique

 

 

Bangui, 05  janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, pays enclavé d’Afrique centrale, vient de faire face à un bouleversement politique majeur avec la formation du gouvernement de Félix Moloua deuxième version. Alors que l’espoir de stabilité et de progrès s’élevait au lendemain des élections de 2016 , le tableau qui se dessine jusqu’à ce jour est loin d’être encourageant. Les nominations récentes du nouveau gouvernement 2 du Premier ministre Félix Moloua ont suscité un tollé parmi les observateurs avertis, tant en raison de l’inexpérience manifeste de certains ministres que du copinage évident qui semble primer dans la sélection.

 

Voici la liste des membres du nouveau gouvernement :

 

 

Article 1″: Sont nommées ou confirmées Ministres, Membres du Gouvernement, les personnalités dont les noms suivent :

 

1- Ministre d’Etat chargé de la Justice, de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance, Garde des Sceaux: Monsieur Arnaud DJOUBAYE-ABAZENE

2- Ministre d’Etat chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement et du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation: Monsieur Jean WILLYBIRO-SAKO

3- Ministre d’Etat chargé de l’Education Nationale; Monsieur Aurelien-Simplice KONGBELET-ZINGAS

4- Ministre des transports et de l’aviation civile : Monsieur Gautron Djono Ahaba

5- Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée: Monsieur Claude Rameau BIREAU

6- Ministre des Affaires Étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’Étranger : Madame Sylvie BAIPO-TEMON

7- Ministre chargé des Finances et du Budget : Monsieur Hervé NDOBA

8- Ministre chargé de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale: Monsieur Richard FILAKOTA

9- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique : Contrôleur Général de Police Michel Nicaise NASSIN

10-Ministre chargé de l’Economie Numérique, des Postes et Télécommunications:  Monsieur Justin GOURNA-ZACKO

11- Ministre chargé de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale : Madame Josiane Lina BEMAKA-SOUÏ

12- Ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierry KAMACH

13-Ministre chargé de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre SOMSE

14-Ministre chargé de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement : Monsieur Maxime BALALOU

15-Ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sport et de l’Education Civique : Monsieur Rodolphe Héritier Bonheur DONENGWANZOUMON

16-Ministre chargé de la Fonction Publique et de la Réforme administrative: Monsieur Marcel DJIMASSE

17- Ministre chargé de l’Equipement et des Travaux Publics Monsieur Erie REKOSSE-KAMOT

18-Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions de la République: Monsieur Ernest MADA

19-Ministre chargé du Commerce et de l’Industrie: Monsieur Thierry Patrick AKOLOZA

20-Ministre chargé du Développement de l’Energie et des ressources Hydrauliques: Monsieur Arthur Bertrand PIRI

21-Ministre chargé des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche: Monsieur Gervais MBATA

22-Ministre chargé de l’Elevage et de la Santé Animale : Monsieur HASSAN BOUBA

23- Ministre chargé de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local : Monsieur Brune YAPANDE

24-Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique : Monsieur Jean Laurent SYSSA-MAGALE

25-Ministre chargé de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant : Madame Marthe KIRIMAT

26-Ministre chargé des Mines et de la Géologie : Monsieur Ruffin BENAM-BELTOUNGOU

27-Ministre chargé de l’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur GUISMALA-AMZA

28-Ministre chargé des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé: Monsieur Hyppolite NGATE

29- Ministre chargé des Arts, de la Culture et du Tourisme : Madame Ngola Frangeise RAMADAN MAHATA

30-Ministre chargé de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de la Ville et de l’Habitat : Madame Nicole NKOUE

31-Ministre chargé du Travail, de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle : Madame Michelle MOUANGA

 

MINISTRE DÉLÉGUÉ

 

32- Ministre Délégué auprès du Ministre d’Etat du Désarmement, de la Démobilisation, de lat Réintégration, du Rapatriement, Chargé du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation :  Monsieur Gibert TOUMOU DEYA.

 

La Rédaction.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Centrafrique : le miel attire les abeilles, une kermesse mais pour quel avenir ?

0

Centrafrique : le miel attire les abeilles, une kermesse mais pour quel avenir ? 

 

Monsieur Lésias - Carrière LAGBO
Monsieur Lésias – Carrière LAGBO

 

 

Bangui, 05 janvier 2024 (CNC) – Pendant des décennies de conflits armés, des révolutions prétendues et des manifestations dites sursauts patriotiques, organisées sans aucune intention constructive mais présentées comme une volonté populaire par une classe dirigeante à la solde des puissances étrangères, créent et laissent souvent des victimes innocentes.

 

Un désordre bien introduit au sein de notre nation mais aussi déviant comme culture politique et sociale qui mettent en exergue une volonté de soumettre un peuple et son avenir sous la coupe du mal de ses bourreaux nationaux et internationaux.

 

C’est évident qu’on s’assied pour se dire des vérités et tirer une fois pour toutes les leçons de nos pratiques et expériences malsaines qui ont conduites notre nation dans l’abîme jusque-là.

 

Il convient de dresser un certain nombre d’éléments endogènes ou exogènes qui ont favorisé ce désordre traduit par un néocolonialisme [Russe] inaperçu pour certains. Il faut reconnaître que le peuple centrafricain, à travers ses régimes politiques, a toujours prêté main forte dans la destruction de son pays depuis l’époque de BOGANDA jusqu’à nos jours, époque TOUADERA, par ses choix politiques et stratégiques hasardeux.

 

L’ironie est qu’en dépit de toutes déclarations et discours virulents pour dénoncer le système occidental par nos Dirigeants, le peuple centrafricain reste responsable des conséquences néfastes de ses choix des partenaires militaires et économiques. Même si notre pays est parfois victime de la convoitise des autres Etats du monde. Des choix souvent faits par manque de concentration nationale et lucidité, qui pourraient être le facteur d’un éventuel conflit ou guerre dans ce pays reconnu pour ses propres turpitudes.

 

L’Ivoirienneté, la xénophobie sud-africaine, la situation au Nord Kivu en RDC devaient être des indicateurs farres de la nouvelle Constitution centrafricaine de 30 Août 2023 afin que nous prenions des précautions pour nous mettre résolument aux consolidations de l’unité nationale, de la démocratie, de l’état de droits et de la paix dans notre pays pour sauver les moindres qui restent de notre République et d’éviter dans un futur proche une “perte des valeurs centrafricaines” et une “crise humanitaire désastreuse”.

 

Ne dit-on pas que: “Gouverner, c’est prévoir ?” Malheureusement, chez nous, prévoir se résume par la confiscation systématique des Pouvoirs Publics entre les mains d’un seul Prince.

 

marche des partisans de Touadera ce samedi 22 octobre 2022
marche des partisans de Touadera ce samedi 22 octobre 2022

 

Pendant que nous continuons à nous entretuer, à être divisés sur des questions qui devaient nous unir, nous facilitons consciemment une guerre de positionnements radicaux et de business mafieux interminables qui détruisent nos économies, nos couches sociales, les bonnes mœurs, poussent notre peuple à un exil forcé et favorisent une grande et fluide porte d’entrée aux étrangers mêmes les plus indécis qui trouvent une opportunité de se faire du bonheur afin d’assurer ici ou ailleurs leur avenir radieux ou encore pour pérenniser leurs entreprises malfaisantes grâce à nos ressources naturelles et à la flexibilité de notre appareil étatique.

 

Les fruits pourris des Banyanmoulengue, des Libérateurs tchadiens, de l’affaire BABA LADE et de la Seleka sont encore présents chez nous !!!

 

Triste est de constater que le Centrafricain lambda désespéré des assurances de son avenir, sa démocratie et sa sécurité désormais hypothéquées par le système fasciste se réclamant “Maître” du moment, opte pour une caution ou démission de responsabilités collectives face à cette situation alarmante et inhumaine confirmée par la gestion clanique du Pouvoir [ Oligarchie] et le muselement des Libertés individuelles et collectives notamment la traque systématique des Opposants politiques et Leaders d’opinion en vue d’instaurer ou d’institutionnaliser une pensée ou parti unique.

 

Une démarche affreuse qui malheureusement se fait sous les yeux des Défenseurs des Droits humains. Même si cela présente un danger réel pour l’avenir, la stabilité des Centrafricains, la démocratie, la paix mondiale et une atteinte flagrante à la dignité centrafricaine qui est l’une des références universelles auxquelles notre pays s’est prescrit.

 

Pour un pays en crise aiguë, une nation meurtrie et divisée qui malgré des appuis permanents de la Communauté Internationale demeure au bord de gouffre, devait retenir une attention particulière de la part de ses donnateurs nationaux et internationaux par rapport à l’Organisation des Pouvoirs publics et de gestions de la Chose Publique.              L’Administration centrafricaine est regorgée des criminels économiques et du sang qui jouissent de la corruption tolérée, de la protection garantie et des avantages de l’Etat biaisant l’éthique et la morale.

 

L’une des raisons pour lesquelles nous assistons aujourd’hui à un bradage de nos ressources naturelles par des opportunistes, une défaillance notoire des systèmes structurels publics et une dépravation des mœurs au sein de notre société. L’Etat Centrafricain légalement constitué n’existe pas !!!

 

Touadera lors du lancement de l'année scolaire 2023 2024 à Bossembélé
Faustin Archange Touadera

 

Pourtant, nous devons préparer notre jeunesse à être à la hauteur des défis de demain afin de reprendre notre pays et les reins de notre économie aux mains des Opportunistes du pouvoir, des étrangers et des mercenaires qui étaient arrivés au pouvoir par la force des choses ou chez nous en armes soit avec des yaourts, des pagnes en tête et qui sont aujourd’hui des hommes d’affaires, des Ministres, des concessionnaires de l’Etat, des multi-millionnaires voire milliardaires.

 

Répartis dans des zones stratégiques et économiques riches en terres, diamants, or, faunes et flores, avec leurs familles biologiques ou politiques, leurs amis ou alliés [Russes, Rwandais, Libanais et Camerounais], ces derniers nous divisent [centrafricanité], massacrent, pillent et tiennent le poumon de notre économie et nous imposent désormais leurs règles [Constitution…] à cause de notre inattention, inaction, manque de dialogue, mauvaise politique économique et sécuritaire et manque de maitrise de nos potentiels naturels.

 

Ils jouissent d’une liberté totale aux détriment des autres Centrafricains dans la gestion rigoureuse et équitable de nos ressources naturelles.

 

Avec leurs complices, ils disposent, des expertises de hauts niveaux, des sociétés écrans et des réseaux bien structurés pour faire entrer soit exporter leurs biens [ marchandises] ou passer leur argent à l’étranger, ils exécutent de grands investissements à l’étranger afin de prosperer durablement leurs affaires et entretiennent des guerres ou coups d’Etat à travers le monde. Tandis qu’ils ne construisent ni bâtiment chez nous et préfèrent louer pour investir une portion de leurs actifs et achètent nos terres pour nous les revendre cher plus tard.

 

Ils sont là avec leurs complices pour nous diviser, nous envahir, nous dépouiller de notre économie, nos cultures, nos ressources humaines et naturelles !!!

 

Malgré ce désordre, nous sommes restés un peuple humaniste qui adhère à un monde d’échanges et de libertés. Mais cela doit se faire dans le respect des lois de la République. Et s’il faudrait, en priorisant et protégeant les intérêts nationaux qui sont une composante des Droits et valeurs naturels reconnus à chaque Centrafricain. Car nous n’avons qu’un seul pays et une seule nation !!!

 

Ainsi, pour sortir de cette ceinture d’ordures, nous devons nous abstenir de l’emploi de la force pour favoriser et promouvoir un “dialogue social” et “permanent” entre les filles et fils de Centrafrique afin de stabiliser nos institutions et de donner de doses à notre jeune démocratie si fragile. L’absence de dialogue surtout inclusif a toujours été la cause principale des chutes de plusieurs régimes politiques dans ce pays et constitue alors un danger pour la paix et la sécurité des Centrafricains.

 

Un dialogue nécessite impérativement la [ Tolérance] c’est à dire une disponibilité d’écoute et de l’acceptation de l’autre.

 

Ainsi, le Pouvoir en place, l’Opposition Démocratique, la Société Civile et la Plateforme Religieuse sont comme quatre (4) files d’une même corde qui tient la République.       Chaque file doit jouer librement son rôle dans une même direction que l’autre c’est à dire dialoguer, protéger, défendre et promouvoir l’intérêt général au delà de toutes différences personnelles et étrangères. Cela implique aussi le respect systématique des Libertés Publics.

 

Nous devons aussi promouvoir un État de Droits puis faire asseoir une Justice transitionnelle. Laisser la Justice faire pleinement son travail sans aucune interférence politique est une garantie non seulement pour la séparation des Pouvoirs mais aussi pour les autres Institutions de la République dans l’exécution de leurs tâches.

 

Nous devons par ailleurs trancher définitivement les questions des “Étrangers” notamment pour ceux qui sont en situation irrégulière sur notre sol et de l’utilisation des forces étrangères irrégulières (mercenaires) dans nos affaires intérieures et celle de leur rapatriement tout en repensant notre politique migratoire et économique par l’identification systématique de certaines sociétés et ONG soit par des mesures de contrôles strictes des systèmes bancaires, des prix et de nos frontières afin de stopper l’afflux migratoire et de limiter l’envoi de l’argent à l’extérieur.

 

Avec les appuis de nos différents partenaires légaux, nous devons faciliter le retour rapide des Déplacées et Réfugiées, traîter les problèmes fonciers et créer des écoles spécialisées pour la formation de notre jeunesse sur l’Éducation civique et l’étude de nos ressources naturelles. L’accès à l’emploi des jeunes doit être une priorité pour le gouvernement et les autres Organisations œuvrant en R.C.A.

 

Des communications claires et rassurantes doivent être initiées par nos Autorités compétentes sur les modalités qui encadrent chaque Coopération militaires et économiques avec les autres Etats du monde.

 

Pour l’heure, avec l’entrée en jeu du groupe américain (Brancrof), rangeons nos bancs, croisons nos bras tout en mordrant nos ongles pour observer s’il ferait jour [Paix] ou nuit [Guerre]. En attendant, c’est la poussière dans toutes nos villes, pas d’eaux potables, pas d’électricité et c’est la marmites de la ménagère Centrafricaine qui souffre déjà.

 

Ce qui est certain, de la juxtaposition des Offres Américaine et Russe, de la position de l’armée française à Gorée-Tchad située au Nord de notre pays, de la percée américaine à l’Est au Soudan du Nord avec la présence des rebelles du Général Soudanais HEMETI à Birao, du renforcement de nos frontières à l’Ouest avec le Cameroun par l’armée camerounaise, du scepticisme de la RDC au Sud sur la présence des éléments de M23 au sein des contingents Rwandais, de la Communication controversée de notre Gouvernement sur la présence américaine, des positions radicales du Pouvoir en place, de l’Opposition Démocratique, de la Société civile et de la Plateforme Religieuse,  nous sommes à deux (2) pas d’une nouvelle guerre occasionnée par nos Autorités au prix du sang des Centrafricain !!!

 

Puisse Dieu nous épargne.

Une pensée spéciale pour les habitants de village NZAKOUNDOU (Ngaoundaye 3).

Une pensée spéciale pour l’Honnorable Dominique YANDOKA, prisonnier de Mr Faustin Archange TOUADERA.

 

Bonne année 2024 à toutes et à tous. Je l’assume.

 

Par Lésias  Carrière LAGBO

Conseiller juridique de la

Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

 

Dossier spécial : souffrance et torture, le chauffeur des Wagner pris au piège, pieds tirés et cri sans écho

0

Dossier spécial : souffrance et torture, le chauffeur des Wagner pris au piège, pieds tirés et cri sans écho

 

L'un des chauffeurs des camions transportant des équipements d'exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de <a href=Bambari. CopyrightCNC” width=”400″ height=”472″ />
L’un des chauffeurs des camions transportant des équipements d’exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de Bambari. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 04 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, malgré sa richesse en ressources naturelles, reste en proie à des conflits persistants, exacerbés par la présence de groupes paramilitaires tels que le groupe Wagner. Ces mercenaires russes, agissant sous couvert de sécurité privée, ont été impliqués dans diverses affaires controversées, notamment l’exploitation et la maltraitance des travailleurs centrafricains. Parmi ces travailleurs, les chauffeurs de camions de Wagner ont été particulièrement touchés, confrontés non seulement à des conditions de travail précaires mais aussi à des actes de violence arbitraires. Ce dossier spécial se penche sur le récit poignant d’un chauffeur qui, bien qu’il n’ait pas été personnellement arrêté pour vol, a été témoin de l’arrestation traumatisante de ses collègues à Grimari et qui, par peur, a décidé d’abandonner son travail.

 

Le récit douloureux dun chauffeur

 

Notre chauffeur, stationné à Ndachima pour son travail habituel de transport de carburant, n’était pas présent lors de l’arrestation dramatique de ses collègues à Grimari. Cependant, l’écho de cet événement a résonné jusqu’à lui, introduisant un sentiment d’angoisse et de peur. Son récit débute avec le moment où il a appris, à travers les récits des autres, le sort effroyable réservé à ses collègues, capturés et accusés faussement de vol de carburant sans preuve.

 

Alors qu’il s’apprêtait à quitter Ndachima, le chauffeur a eu un échange déchirant avec l’un de ses 6 collègues arrêtés depuis Grimari, et qui ont été ramenés à Ndachima pour être incarcéré dans un conteneur sur le site. Ce collègue, dans un moment de désespoir, a partagé son expérience traumatisante et a exprimé sa crainte mortelle. Il a imploré le chauffeur de prévenir sa famille à Bangui de la situation et de les avertir qu’en  l’absence de nouvelles, il pourrait être mort. Cette rencontre a été un tournant pour le chauffeur, le confrontant directement aux horreurs que Wagner était capable d’infliger.

 

À l'entrée de la ville de Grimari
À l’entrée de la ville de Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. Photo CNC

 

La spirale de la peur et la décision :

 

Secoué par cette conversation et réalisant l’ampleur du danger qui pesait non seulement sur ses collègues mais aussi sur lui-même, le chauffeur a été submergé par la peur. La brutalité et l’inhumanité dont Wagner était capable ne faisaient plus aucun doute. Face à cette révélation effrayante, il a commencé à envisager sérieusement de quitter son emploi, craignant pour sa propre vie et ne voulant pas devenir une autre victime silencieuse de cette tragédie.

 

La lourde décision de partir :

 

De retour à Bangui, le chauffeur a été Confronté à un choix déchirant entre la sécurité et la subsistance, il a dû peser ses options dans un contexte de peur omniprésente. Sa décision de partir n’était pas sans risques, car quitter Wagner pouvait en soi être dangereux. Cependant, l’urgence de se soustraire à la portée de leur cruauté a finalement pesé plus lourd dans la balance. Ce choix difficile marque le début de son voyage vers une sécurité incertaine mais nécessaire.

 

Le chauffeur prisonier - malade des mercenaires russes sous surveillance du policier de l'OCRB à l'hôpital
Le chauffeur prisonier – malade des mercenaires russes sous surveillance du policier de l’OCRB à l’hôpital

 

L’ambition de fuir et l’embûche traumatique

 

Confronté à la brutalité et à l’incertitude constante, notre chauffeur avait pris une décision difficile mais nécessaire pour sa sécurité et son bien-être : il devait quitter son emploi chez Wagner. Cette ambition était née d’une peur profonde et légitime, renforcée par les récits horrifiants de ses collègues et l’atmosphère oppressante de son environnement de travail.

 

La fuite déjouée et l’enfer de la torture

 

Après avoir exprimé son désir de quitter son travail au chef de Wagner à Bangui, un piège sournois a été ourdi contre lui. Sous prétexte de paiement de salaire, tous les chauffeurs, y compris lui, ont été convoqués. C’était une ruse ; le véritable objectif était de cibler et capturer notre chauffeur qui souhaitait démissionner.

 

Lembuscade et la tentative de fuite :

 

Lorsque les chauffeurs sont arrivés, notre chauffeur a rapidement senti que quelque chose n’allait pas. Dès qu’il a réalisé qu’il était ciblé, il a tenté de fuir, mais c’était trop tard. Les Wagner ont ouvert le feu, le blessant gravement aux jambes pour l’empêcher de s’échapper. Dans un état de choc et de douleur, il a été forcé dans un véhicule aux vitres fumées et emmené loin des regards.

 

La détention et la torture au camp de Roux :

 

Arrivé à la prison militaire du camp de Roux, le chauffeur a été soumis à une torture inhumaine pendant plusieurs jours. Chaque moment était un supplice, chaque cri un écho de son désespoir. La solitude de sa cellule n’a été rompue que par l’arrivée des six collègues, précédemment arrêtés à Grimari et qui avaient eux aussi subi des tortures à Ndachima.

 

La solidarité dans la souffrance :

 

Dans cette sombre cellule des Wagner au camp de Roux, les sept chauffeurs se sont retrouvés, partageant non seulement leur espace mais aussi leur douleur et leurs histoires. Ensemble, ils ont enduré des jours de tortures incessantes, une épreuve qui a renforcé leur résolution de témoigner contre les horreurs qu’ils avaient vécues. Malgré leur souffrance, une lueur de solidarité et de force collective a émergé, forgeant un lien indélébile entre eux.

 

Un véhicule de patrouille de l'OCRB devant l'école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Un véhicule de patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

De lOCRB à la prison de Ngaragba : un parcours judiciaire troublant

 

Après avoir enduré des jours de torture au camp de Roux, les sept chauffeurs ont été relâchés, mais leur calvaire était loin d’être terminé. Ils ont été transportés à l’Office central de répression du banditisme (OCRB), où ils ont été de nouveau placés en détention. Dans ces locaux, ils ont attendu, incertains de leur sort, portant encore les cicatrices physiques et psychologiques de leur récente torture.

 

Un passage au tribunal sans justice :

 

Après plusieurs jours à l’OCRB, les chauffeurs ont été conduits au tribunal. Cependant, dans ce lieu où ils espéraient trouver justice et écoute, ils ont été confrontés à un nouveau type d’indifférence. Le procureur et les juges ne les ont pas entendus, ignorant leurs récits et leurs souffrances. Menottés et traités comme des criminels sans droit à la parole, ils ont été rapidement écartés et informés qu’ils seraient placés en détention provisoire.

 

Le transfert à la prison de Ngaragba :

 

À la fin de cette journée éprouvante, on leur a annoncé qu’ils seraient envoyés à la prison centrale de Ngaragba, un endroit tristement célèbre pour ses conditions difficiles. À leur arrivée, le chauffeur blessé à la jambe a attiré l’attention du chef de la prison. Reconnaissant qu’un hôpital, et non une cellule, était le lieu approprié pour un homme dans un tel état, il a insisté pour que le chauffeur soit envoyé pour recevoir des soins médicaux.

 

Le traitement à lhôpital et le destin des six autres :

 

Le chauffeur a été transporté à l’hôpital où il a passé cinq jours en traitement, une période pendant laquelle il a commencé à se remettre de ses blessures, mais pas de ses traumatismes. Pendant ce temps, les six autres chauffeurs, toujours accusés de vol de carburant, ont été placés à la maison d’arrêt de Ngaragba, où ils sont restés emprisonnés, victimes d’une justice qui semblait sourde à leurs appels et indifférente à leur sort.

 

La liberté à un prix : corruption et conséquences

 

Bangui/” rel=”attachment wp-att-70682″ data-wpel-link=”internal”>Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui
Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui

 

Le paiement pour la liberté :

 

Après une semaine passée à l’hôpital à se remettre de ses blessures et de ses tortures, le chauffeur se retrouvait face à un nouveau défi : obtenir sa liberté. Conscient de la corruption qui imprégnait le système, il a pris la décision douloureuse de payer le procureur. Cet acte désespéré n’était pas un choix mais une nécessité pour échapper à la persécution continue et aux menaces qui pesaient sur lui.

 

La corruption au sein de lOCRB :

 

Sa lutte pour la liberté ne s’est pas arrêtée là. Même après avoir quitté l’hôpital, le chauffeur a dû naviguer dans un réseau de corruption, payant les policiers de l’OCRB pour assurer sa sécurité et sa liberté. C’était un prix élevé à payer, mais dans un système où la justice semblait lointaine et inaccessible, c’était la seule option qu’il croyait avoir.

 

Dehors mais pas libre :

 

Une fois dehors, le chauffeur a ressenti un mélange de soulagement et de frustration. Il était libre de la détention et de l’hôpital, mais la corruption et la peur continuaient de le hanter. Sa liberté était fragile, obtenue à un coût financier et moral élevé.

 

Le témoignage et sa résonance :

 

Déterminé à faire connaître son histoire et celles de ses collègues, le chauffeur a partagé son témoignage, qui a été rapidement diffusé sur les réseaux sociaux. Son récit a touché de nombreuses personnes, suscitant indignation et compassion. Ce partage n’était pas seulement une catharsis pour lui mais aussi un appel à l’action, un espoir que la lumière jetée sur ces abus pourrait conduire à un changement et à une justice pour tous ceux qui ont souffert en silence.

 

Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui
Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui

 

Des conditions de travail Inhumaines et une politique de responsabilisation extrême

 

Ce récit du chauffeur victime ne fait que commencer à dévoiler la réalité quotidienne des chauffeurs travaillant pour Wagner. Ils opèrent dans un environnement où le danger est omniprésent, non seulement à cause des conditions de route difficiles et des risques liés au transport de matériaux potentiellement dangereux, mais aussi en raison de la menace constante de violence de la part de leurs employeurs. Les conducteurs sont pris dans un étau, entre les exigences physiques de leur travail et la pression psychologique exercée par Wagner.

 

Selon les témoignages de nombreux chauffeurs, Wagner refuse d’accepter la notion d’accident. Pour eux, chaque incident est imputable au conducteur, indépendamment des circonstances. Cette politique de responsabilisation extrême met les chauffeurs dans une position vulnérable où la moindre erreur, souvent hors de leur contrôle, peut entraîner des conséquences fatales. Le récit du chauffeur souligne cette réalité impitoyable, où chaque journée de travail pourrait être la dernière.

 

Les chauffeurs parlent de violences physiques régulières, une réalité choquante mais quotidienne pour ceux qui travaillent sous Wagner. Les retards, les accidents, ou même simplement la fatigue peuvent devenir des motifs de punitions brutales. Le chauffeur, à travers son témoignage et celui de ses collègues, peint un tableau de terreur et de désespoir. Ces récits ne sont pas seulement des histoires individuelles de souffrance mais reflètent une culture de brutalité systémique.

 

Silence et complicité : la réaction officielle

 

Face aux récits troublants des chauffeurs torturés, une attente lourde plane sur les réactions du gouvernement et des autorités. Pourtant, ce qui résonne le plus fort, c’est leur silence. Au lieu de paroles de soutien ou de promesses d’action, il y a un vide assourdissant. Les autorités semblent fermer les yeux, se murer dans un silence total face à la souffrance de ces hommes.

 

Les chauffeurs, accusés et emprisonnés, sont traités comme des criminels, non pas comme des victimes d’un système brutal. Le gouvernement, dont le régime est protégé par Wagner, semble être paralysé ou indifférent. Cette absence de prise de parole, cette absence de prise en charge, trahit une complicité tacite. Wagner, partenaire direct du gouvernement, continue ses opérations, protégé par un manteau de silence officiel.

 

Cette situation soulève des questions profondes sur la justice et la responsabilité. Comment un gouvernement peut-il rester silencieux alors que son peuple souffre ? Comment peut-il traiter ceux qui crient à l’aide comme des criminels ? Ce silence n’est pas seulement une absence de mots; c’est un acte qui parle plus fort que des paroles. C’est une indication d’un régime qui choisit de “fermer sa gueule”, laissant ses citoyens endurer des injustices sans fin.

 

C’est dans ce contexte que les organisations des droits de l’homme et les citoyens concernés élèvent leur voix. Ils refusent d’accepter ce silence comme la norme. Ils appellent à une action, à une responsabilité, et à un changement. Car dans un silence assourdissant, même un murmure de vérité peut devenir un cri de révolution.

 

Vers un avenir de justice et de dignité

 

Ce dossier spécial de Corbeaunews-Centrafrique a mis en lumière plus que des récits de souffrance; il a révélé une fracture profonde dans notre système de valeurs et de justice. Les histoires de ces chauffeurs ne sont pas des incidents isolés mais des symptômes d’un malaise plus vaste. Elles nous interrogent sur le type de société que nous souhaitons être.

 

La prise de conscience est la première étape, mais elle ne peut être la dernière. Chacun de nous est appelé à s’engager, à questionner, à agir. Que ce soit en soutenant les organisations de défense des droits, en exigeant des comptes à nos représentants ou simplement en partageant ces récits, nous pouvons tous contribuer à un avenir meilleur.

 

L’espoir réside dans notre capacité collective à transformer l’indignation en action. Comme les chauffeurs qui ont partagé leurs histoires malgré la peur et la douleur, nous devons trouver le courage de parler et d’agir. Ensemble, nous pouvons bâtir un monde où la justice n’est pas un idéal lointain mais une réalité tangible, où la dignité de chaque être humain est respectée et protégée.

 

Ce dossier spécial de Corbeaunews-Centrafrique se termine ici, mais l’histoire continue. Que ces mots soient un début, pas une fin, et que l’engagement qu’ils appellent résonne bien au-delà de ces pages.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

 

Centrafrique : Arrestations musclées du colonel Modoua et du maire de Baboua par les mercenaires de Wagner

0

Centrafrique : Arrestations musclées du colonel Modoua et du maire de Baboua par les mercenaires de Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/installation-du-lieutenant-colonel-Roger-Godongayecomme-nouveau-commandant-militaire-de-la-zone-de-défense-nord-ouest-le-29-novembre-2019-450×337.jpg” alt=”Installation du lieutenant-colonel Roger Godongaye le 29 novembre 2019 à Bouar en présence de l’Inspecteur des armées. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.” width=”450″ height=”337″ />
Installation du colonel Modoua à Bouar en présence de l’Inspecteur des armées. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

 

Bangui, 04 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, déjà secouée par de nombreuses crises de violation des droits de l’Homme, fait de nouveau les gros titres en ce début d’année 2024. La préfecture de la Nana-Mambéré, à elle seule, a été le théâtre d’une série d’arrestations choquantes impliquant des figures locales de premier plan, notamment le commandant de la région militaire nord-ouest et le maire de la ville de Baboua. Les responsables de ces arrestations musclées ? Les Mercenaires russes du groupe Wagner, dont l’influence et les actions suscitent de nombreuses réactions dans le pays.

 

Le maire de la commune de Baboua, monsieur Caprang Jeanine Ephraim
Le maire de la commune de Baboua, monsieur Caprang Jeanine Ephraim

 

Une arrestation surprenante

 

Le mercredi 3 janvier 2023 restera gravé avec une scene d’arrestation incomprise dans la mémoire des habitants de la commune de Baboua, située dans la Nana-Mambéré, en République centrafricaine. En plein jour, Caprang Jeanine Ephraim, maire de cette commune, a été brutalement arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner, accompagnés des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Cette arrestation a pris de court la population locale, qui a assisté à un spectacle troublant : le maire menotté, traité comme un criminel, embarqué en direction de la ville de Bouar.

 

Le colonel Modoua, une cible inattendue

 

Peu de temps après cette première arrestation, une autre figure de la région a été arrêtée de manière tout aussi musclée. Le colonel Modoua, commandant de la région militaire nord-ouest, a été appréhendé de manière mani-militari par les éléments du groupe Wagner également. Sa chambre a été fouillée, et des biens importants ont été emportés certains témoins. Les raisons précises de ces deux arrestations demeurent obscures, mais les spéculations vont bon train.

 

Des motifs flous, des théories perspicaces

 

Les motifs de ces arrestations restent un mystère pour le grand public, mais les explications personnelles et les théories circulent abondamment. Pour les proches du maire Caprang Jeanine Ephraim, il s’agit d’une arrestation arbitraire et en violation de la loi. En revanche, du côté du colonel Modoua, les habitants de Bouar soupçonnent une stratégie des mercenaires russes pour se venger de l’arrestation de neuf soldats des FACA impliqués dans des actes de braquages en collaboration avec les membres de leur société Wagner.

 

L’écho d’une revanche

 

Selon cette version des faits, les soldats des FACA impliqués dans des crimes avec les Russes de Wagner avaient été arrêtés la semaine dernière sur l’ordre du colonel Modoua lui-même. Les mercenaires russes auraient ainsi profité de l’occasion pour mettre la main sur le colonel, qui s’efforçait de rétablir l’ordre parmi ses troupes à Bouar. Cette situation soulève des questions sur les véritables intentions des mercenaires russes en République centrafricaine et suscite des doutes quant à leur désir de voir l’ordre et la stabilité régner dans le pays.

 

Des questions sans réponses

 

Les arrestations musclées du maire de Baboua et du colonel Modoua par les mercenaires russes du groupe Wagner laissent planer de nombreuses interrogations. Les raisons exactes de ces actions demeurent floues, mais les conséquences pourraient être graves. L’incident met en lumière les défis auxquels est confrontée la République centrafricaine, ainsi que les tensions persistantes entre les acteurs nationaux et les forces étrangères présentes dans le pays.

 

L’avenir de la Nana-Mambéré et de la République centrafricaine dans son ensemble reste incertain. La République centrafricaine continue de faire face à des enjeux complexes, et il est essentiel d’analyser les événements récents pour comprendre les implications futures de ces arrestations musclées et de l’influence croissante des mercenaires russes dans le pays.

 

Gervais Lenga

Correspondant du CNC à Bouar

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Tensions et rumeurs : la crise salariale et les assauts politiques en République Centrafricaine

0

Tensions et rumeurs : la crise salariale et les assauts politiques en République Centrafricaine

 

Centrafrique.org/missions-detudes-diagnostic-du-fmi-en-rca-les-experts-decouvrent-des-faits-inattendus/herve-ndoba-modifie/” rel=”attachment wp-att-60982″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Herve-Ndoba-modifie-450×416.jpg” alt=”Hervé Ndoba” width=”450″ height=”416″ />
Hervé Ndoba

 

 

Bangui, 04 janvier 2024 (CNC) –La République Centrafricaine se trouve en proie à une crise salariale et économique profonde, révélant des tensions et des dysfonctionnements au sein de son gouvernement. Le ministre des Finances, Monsieur Hervé Ndoba, est au centre d’une controverse alimentée par des attaques et des rumeurs, illustrant les luttes de pouvoir et les défis auxquels le pays est confronté.

 

Le mois de décembre dernier a été un mois particulièrement difficile pour les fonctionnaires centrafricains. Le gouvernement, aux prises avec une économie fragile et des réserves financières insuffisantes, a été incapable de verser les salaires à temps. Cette situation a non seulement plongé de nombreuses familles dans la détresse mais a également soulevé des questions sur la viabilité économique du pays. Les banques, déjà sous pression, ont été sollicitées pour pallier le déficit, mais elles aussi peinent à répondre à cette demande imprévue.

 

Assauts et rumeurs :

 

Les proches du président putschiste Faustin Archange Touadera, en particulier ses neveux, comme monsieur Omer Alban DOLE DOBIA, ont réagi à cette crise en lançant une série d’accusations contre le ministre des Finances. Ces attaques, souvent diffusées sur les réseaux sociaux, ont porté sur diverses allégations, allant de l’incompétence à la trahison. En nommant des opposants présumés dans son ministère et surtout en les accusant à tort de divulguer des informations sensibles au journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique, un mensonge, le ministre Hervé Ndoba est devenu la cible de rumeurs qui ont rapidement gagné du terrain sur les réseaux sociaux, exacerbant les tensions politiques et semant la discorde au sein de la population.

 

Le Voyage controversé :

 

Au cœur de la tourmente, le ministre des Finances Hervé Ndoba aurait quitté le pays à la veille de Noël pour rejoindre sa famille au Canada. Cette information, bien que non vérifiée, a été habilement utilisée par ses détracteurs pour peindre un tableau d’un homme fuyant ses responsabilités en temps de crise. Ces rumeurs ont non seulement porté atteinte à la réputation du ministre, mais ont également servi à détourner l’attention des problèmes structurels plus larges du pays.

 

Les Répercussions politiques et sociales :

 

L’impact de ces tensions et rumeurs va bien au-delà des individus impliqués. Elles révèlent une crise de leadership et une absence de stratégie cohérente pour résoudre les problèmes économiques. La confiance du public dans le gouvernement s’érode à mesure que les citoyens se sentent de plus en plus délaissés et mal représentés. La cohésion sociale est mise à rude épreuve, avec des divisions qui s’approfondissent entre les partisans du gouvernement et le reste de la population.

 

Il y’a lieu de noter que la crise salariale et les tensions politiques en République Centrafricaine ne sont pas seulement des symptômes d’une économie en difficulté, mais aussi des indicateurs d’une gouvernance faible et népotique. Pour naviguer hors de cette tempête, le pays a besoin d’un leadership fort, transparent et responsable. La restauration de la confiance publique exigera une communication honnête, une stratégie économique viable et une volonté de traiter les causes profondes des divisions politiques. Cet article du CNC appelle à une réflexion sur la manière dont les crises sont gérées et sur la nécessité de travailler ensemble pour un avenir plus stable et uni.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Le labyrinthe centrafricain : Touadera, Wagner et l’échiquier géopolitique

0

Le labyrinthe centrafricain : Touadera, Wagner et l’échiquier géopolitique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Des-mercenaires-masques-du-groupe-Wagner-ainsi-que-des-agents-de-securite-de-la-garde-presidentielle-prennent-la-garde-lors-dun-evenement-alors-que-le-president-de-la-Republique-centrafricaine-Faustin-Archange-Touadera-1-450×321.jpg” alt=”Des mercenaires masqués du groupe Wagner, ainsi que des agents de sécurité de la garde présidentielle, prennent la garde lors d’un événement alors que le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”321″ />
Des mercenaires masqués du groupe Wagner, ainsi que des agents de sécurité de la garde présidentielle, prennent la garde lors d’un événement alors que le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 04 décembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, un lieu de théâtre où se jouent des drames de pouvoir et d’influence, est actuellement sous les projecteurs internationaux. Au cœur de cette tourmente se trouve le président putschiste Faustin Archange Touadera, dont les alliances avec le groupe Wagner et les paramilitaires américains révèlent un jeu complexe de sa survie politique et de souveraineté ébranlée.

 

Touadera et son double jeu :

 

Président Touadera, confronté à une instabilité persistante, a opté pour une stratégie risquée en s’alignant avec Wagner en 2017, un groupe de mercenariat russe connu pour ses tactiques impitoyables et son ombre allongée dans les conflits mondiaux. Cette décision, bien que renforçant son régime, a ouvert la porte à des critiques et des tensions internationales.

 

L’ombre de Wagner en République Centrafricaine :

 

Wagner a tissé une toile d’influence, s’impliquant dans des secteurs allant de la défense, la sécurité à l’économie et le commerce . Leurs méthodes, souvent brutales, ont suscité une inquiétude internationale, notamment en ce qui concerne les crimes sur les civils, les investisseurs étrangers et la manipulation de la jeunesse centrafricaine, transformée en pions sur un échiquier politique.

 

L’irruption des paramilitaires américains :

 

En réponse à l’ascendance de Wagner en Centrafrique, les États-Unis ont proposé leur aide sous forme de formation militaire, cherchant à équilibrer l’influence russe. Cependant, cette démarche est loin d’être altruiste; elle représente une nouvelle couche dans la lutte géopolitique pour l’influence en République Centrafricaine.

 

Répercussions et dilemmes :

 

L’intrusion de ces puissances étrangères a des conséquences profondes. La souveraineté nationale est mise à mal, et le peuple centrafricain reste pris entre les feux croisés de narratifs contradictoires. La jeunesse, en particulier, est vulnérable à la manipulation et à la désinformation, avec des répercussions qui pourraient perdurer des générations.

 

Critique et voie à suivre :

 

La stratégie de Touadera , bien qu’axée sur la survie de son régime, soulève des questions éthiques et stratégiques. Les alliances volatiles avec des acteurs extérieurs, en l’occurrence, à tous les paramilitaires au monde, risquent de compromettre l’avenir de la nation. Pour une véritable souveraineté et une stabilité durable, la République Centrafricaine doit rechercher des solutions internes et une coopération internationale plus équilibrée. 

Précisons que la République Centrafricaine se trouve à un carrefour critique. Les choix de Touadera, bien qu’intentionnés pour renforcer son régime, pourraient mener le pays vers une voie incertaine. L’avenir de la nation dépendra de sa capacité à naviguer entre ces influences étrangères tout en construisant une base solide pour la paix et la prospérité. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Cantonnier : Un carrefour de dangers Invisibles

0

Cantonnier : Un carrefour de dangers Invisibles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Camion-abandonne-causant-plusieurs-accidents-428×450.jpg” alt=”Camion abandonné causant plusieurs accidents à Cantonnier, une ville frontalière centrafricaine. CopyrightCNC” width=”428″ height=”450″ />
Camion abandonné causant plusieurs accidents à Cantonnier, une ville frontalière centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) –  Nichée à la lisière de la République centrafricaine et du Cameroun, Cantonnier est une ville où la vie oscille au rythme des véhicules qui traversent sa route principale. Cet article met en lumière une série d’accidents tragiques qui ont secoué la communauté locale, soulignant les enjeux de sécurité routière négligés et les cris d’une population en quête de réponses et de justice.

 

La route : une vie en bordure de précipice :

 

Cantonnier  s’étend le long d’une route qui sert de lien vital avec la capitale, Bangui, mais aussi de lieu de danger constant. Les habitations et services essentiels se serrent contre cette voie rapide, où les accidents ont récemment marqué les esprits et brisé des vies.

 

Chronique d’une tragédie annoncée :

 

En 2023, la ville a été ébranlée par au moins 18 accidents, dont plusieurs mortels. Le point central de cette série noire est un hicule abandonné, devenu un piège mortel pour les usagers de la route. Déplacé de 200 mètres dans un geste symbolique, il continue néanmoins de représenter une menace latente.

 

À qui la faute ? :

 

Alors que les victimes et leurs familles sont confrontées à la douleur et à l’incertitude, la question de la responsabilité reste en suspens. L’absence d’un propriétaire identifiable du véhicule abandonné et le manque d’action du maire soulèvent des questions profondes sur la gouvernance et la sécurité publique dans la ville.

 

Le cri du cœur de Cantonnier :

 

Les habitants de Cantonnier , pris entre la peur et la frustration, s’élèvent pour demander des comptes. Cet article donne la parole à ceux dont la vie a été touchée par la tragédie, offrant un aperçu poignant de leur lutte quotidienne et de leur appel à un changement significatif.

 

Cantonnier est plus qu’une simple escale sur une route ; c’est une communauté en quête de sécurité et de dignité. Face à l’indifférence et à la négligence, les résidents cherchent à forger un avenir où la sécurité routière n’est plus un luxe mais une garantie. La route vers ce futur est jonchée d’obstacles, mais la détermination de Cantonnier pourrait bien être le phare qui guide le chemin.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Le fardeau insoutenable des éleveurs centrafricains : obligation de nourrir les mercenaires russes à Kaga-Bandoro

0

Le fardeau insoutenable des éleveurs centrafricains : obligation de nourrir les Mercenaires russes à Kaga-Bandoro

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208.jpg” alt=”Image d’illustration des mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre-sud de la Centrafrique. Crédit photo : Alain Nzilo.” width=”450″ height=”208″ />

 

 

 

Bangui, 04 décembre 2023 (CNC) – La situation des éleveurs à Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, en République centrafricaine, suscite de vives controverses. Sous la direction du ministre et chef rebelle tchadien, Hassane Bouba, les éleveurs locaux se trouvent désormais contraints de subvenir aux besoins alimentaires des mercenaires russes. Cette décision, résultant de la crise économique qui sévit dans le pays depuis la suspension de l’aide financière internationale, soulève des questions fondamentales sur la responsabilité du gouvernement et les conséquences pour le peuple centrafricain.

 

Un fardeau imposé aux citoyens :

 

La crise économique qui frappe la République centrafricaine, exacerbée par le retrait de l’aide financière internationale, a poussé le gouvernement à chercher des moyens de financer ses opérations de sécurité auprès des mercenaires de Wagner. Malheureusement, la solution trouvée est de transférer cette charge financière sur les épaules des citoyens les plus vulnérables, en l’occurrence les éleveurs locaux.

Sous l’ordre de Hassane Bouba, un mercenaire tchadien en charge du ministère de l’Elevage, les éleveurs de Kaga-Bandoro sont sommés de fournir chaque semaine un bœuf aux mercenaires russes. Cette mesure draconienne soulève des questions morales et éthiques profondes. Les citoyens centrafricains, déjà confrontés à des défis économiques considérables, sont maintenant contraints de subvenir aux besoins alimentaires de leurs supposés “protecteurs” russes, alors que ces derniers ont été recrutés pour garantir la sécurité du régime.

 

Le rôle contesté de Wagner :

 

La présence des mercenaires russes de la société Wagner en République centrafricaine est elle-même sujette à controverse. Le gouvernement centrafricain, dirigé par Faustin Archange Touadera, a conclu un accord de protection avec Wagner pour sécuriser son régime. Cependant, cette décision a été vivement critiquée par de nombreux citoyens qui se demandent pourquoi ils devraient supporter financièrement et alimentairement une force étrangère dont le rôle demeure flou.

 

Des questions sans réponse :

 

La décision de faire porter aux éleveurs centrafricains la responsabilité de nourrir les mercenaires russes soulève plusieurs questions clés. D’abord, quel est l’effort de guerre que le gouvernement attend des citoyens ? Pourquoi le gouvernement a-t-il signé un accord avec Wagner, transférant ainsi le fardeau de leur entretien aux citoyens centrafricains ? Ces interrogations mettent en évidence la nécessité d’une transparence accrue de la part du gouvernement concernant ses accords avec Wagner et les implications financières pour les citoyens.

 

Les conséquences pour les éleveurs :

 

La mesure imposée par Hassan Bouba, sous la menace de sévères sanctions pour les éleveurs non conformes, aggrave la situation déjà précaire de ces citoyens. La remise hebdomadaire d’un gros bovin est un fardeau financier considérable pour de nombreuses familles qui luttent déjà pour joindre les deux bouts. Cette mesure a des répercussions directes sur leur capacité à subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leurs familles.

 

La décision de faire supporter aux éleveurs centrafricains la charge financière et alimentaire des mercenaires russes à Kaga-Bandoro soulève des questions profondes sur la responsabilité du gouvernement et la justification de l’accord avec Wagner. Cette mesure draconienne impose un fardeau insoutenable aux citoyens déjà vulnérables. Les autorités centrafricaines doivent répondre à ces préoccupations légitimes et fournir des explications claires sur leurs actions. Il est essentiel de garantir que les intérêts du peuple centrafricain soient placés au premier plan et que la transparence soit de mise dans toutes les décisions gouvernementales, en particulier celles qui affectent la vie quotidienne des citoyens.

 

Alfred Bazoui

Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

 

Fermeture définitive du collège catholique Saint-Jean-Paul II à Obo : entre espoir, désarroi et quête de vérité

0

Fermeture définitive du collège catholique Saint-Jean-Paul II à Obo : entre espoir, désarroi et quête de vérité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/College-denseignement-general-Saint-Jean-Paul-dObo.-CopyrightCNC-450×185.jpg” alt=”Collège d’enseignement général Saint Jean-Paul d’Obo. CopyrightCNC” width=”450″ height=”185″ />
Collège d’enseignement général Saint Jean-Paul d’Obo. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 04 janvier 2024 (CNC) – Dans la petite ville d’Obo, au sud-Est de la République centrafricaine, la fermeture définitive du Collège Catholique Saint-Jean-Paul II a laissé la communauté dans un état de choc et de confusion. Ce bastion de l’éducation, autrefois plein de vie, est maintenant silencieux, laissant derrière lui un sillage de questions et un avenir incertain pour ses élèves.

 

Contexte historique :

 

Le Collège Catholique Saint-Jean-Paul II a été un symbole d’espoir et d’éducation pour la ville d’Obo depuis sa fondation. À travers les années, il a formé des générations d’élèves, leur offrant non seulement une éducation mais aussi un refuge dans les moments difficiles. Cet établissement n’était pas seulement un lieu d’apprentissage ; il était le cœur de la communauté, un lieu où les jeunes pouvaient rêver d’un avenir meilleur. Sa fermeture soudaine a non seulement éteint ces rêves mais a également soulevé des inquiétudes sur les véritables raisons derrière cette décision radicale.

 

L'abbé Christian au milieu de ÉLÈVE
L’abbé Christian au milieu de ÉLÈVE

 

La fermeture et ses répercussions :

 

La nouvelle de la fermeture du collège début décembre 2023 a été un coup dur pour les familles d’Obo. Les parents, déjà engagés dans l’éducation de leurs enfants, ont été confrontés à une réalité brutale : trouver une alternative éducative dans une région où les options sont limitées. Les élèves, quant à eux, ont vu leurs routines et leur sécurité ébranlées, leurs amitiés et leurs réseaux de soutien dissous du jour au lendemain. Les enseignants, qui avaient dédié leur vie à éduquer et à inspirer, se sont retrouvés sans emploi, questionnant leur avenir professionnel. La fermeture n’a pas seulement été un événement logistique ; elle a été un choc émotionnel et social, laissant un vide qui sera difficile à combler.

 

Toiture enlevée, Collège catholique Jean-Paul 2 à Obo
Toiture endommagée du Collège catholique Jean-Paul 2 à Obo

 

Les accusations et les controverses :

La fermeture du Collège Saint-Jean-Paul II a déclenché une tempête de récriminations et d’accusations entre les parents, l’abbé Christian MWANABOLANGA, et l’église. Les parents d’élèves, déjà sollicités pour contribuer à l’entretien de l’école, ont été confrontés à des salles en délabrement et à des promesses non tenues. Ils accusent l’administration de l’école de détournement de fonds et de négligence. L’incident le plus marquant est celui de la toiture endommagée par la pluie et des matériaux de réparation fournis par la Minusca et disparus, selon les parents d’élève, suite à un jeu trouble de l’abbé Christian MWANABOLANGA. Une affaire qui a ébranlé la confiance de la communauté. L’abbé Christian MWANABOLANGA et ses défenseurs, cependant, insistent sur les défis insurmontables auxquels l’école était confrontée, notamment le manque de fonds suffisants et les coûts imprévus de MAINTENANCE. Ils affirment que malgré leurs efforts, la fermeture était inévitable. Les tensions entre les deux parties ont créé un climat de méfiance et d’incertitude, exacerbant la douleur de la fermeture.

 

La fermeture définitive du Collège Catholique Saint-Jean-Paul II est un symbole des difficultés auxquelles sont confrontées les institutions éducatives dans des contextes précaires. Ce n’est pas seulement la fin d’un établissement, mais aussi le récit d’une communauté déchirée entre la colère, le désarroi, et la quête de vérité. La leçon la plus poignante de cette histoire est peut-être l’importance cruciale de la transparence, de la responsabilité, et du dialogue entre les établissements éducatifs et les familles qu’ils servent. Tandis que les portes du Collège Saint-Jean-Paul II se ferment, les questions qu’il laisse derrière lui demeurent ouvertes, invitant à une réflexion sur la façon dont nous valorisons et protégeons les lieux d’apprentissage et de croissance dans nos communautés. La fermeture de ce collège n’est pas juste une perte pour Obo ; c’est un appel à regarder de plus près et à renforcer les fondations de notre système éducatif.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Centrafrique : La tragédie continue, Le fils du comptable de Zémio meurt après des tortures infligées par des bandits

0

La tragédie continue, Le fils du comptable de Zémio meurt après des tortures infligées par des bandits

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/mairie-de-Zemio-par-cnc-450×338.jpg” alt=”Mairie de Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />
Mairie de Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 04 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, marquée par une histoire tumultueuse de conflits et de troubles, est actuellement en proie à une nouvelle vague de violence dans la préfecture du Haut-Mbomou, en particulier à Zémio. Le dernier épisode de cette tragédie concerne le fils du comptable de Zémio, qui a été capturé, torturé et finalement décédé des suites de ses blessures. Ce drame s’inscrit dans une série de meurtres attribués aux éléments rebelles de l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) qui continuent de semer la terreur dans la région.

 

La série de meurtres attribués à l’UPC

 

La préfecture du Haut-Mbomou, située au sud-est de la République centrafricaine, a été le théâtre de violences récurrentes perpétrées par l’UPC, un groupe rebelle actif dans la région. Ces violences ont pris pour cible des individus innocents, sans distinction d’origine ou de statut social. Parmi les victimes récentes figurent un citoyen sud-soudanais, un ressortissant congolais de la RDC, et même un jeune enfant originaire de la localité.

 

Le meurtre de Gabriel Mborikinahon

 

Le drame le plus récent s’est déroulé dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, lorsque Gabriel Mborikinahon, un commerçant originaire de la République démocratique du Congo, s’est apprêté pour revenir en RDC après s’être approvisionné en produits agricoles en RCA. Tristement, il est tombé ce jour vers 17 heures entre les mains impitoyables des membres de l’UPC, qui l’ont exécuté de manière brutale et confisqué ses marchandises. Ce meurtre brutal a eu lieu à Zémio, plus précisément dans le quartier Kondo, vers 17 heures.

 

La traque du fils du comptable de la mairie de Zémio

 

Suite à la diffusion rapide de cette horrible scène dans la ville, les éléments de l’UPC ont cherché à découvrir qui les avait trahis. Leurs soupçons se sont rapidement portés sur le fils du comptable de la mairie de Zémio. Ils ont procédé à son arrestation et l’ont emmené dans leur base. Là, il a subi des heures de torture insoutenable, sous les yeux impuissants de la population locale.

 

L’intervention des casques bleus marocains

 

Face à la montée de la tension et au risque de révolte populaire, les casques bleus marocains sont intervenus pour obtenir la libération du jeune homme. Malheureusement, même après sa libération, il n’a pas survécu à ses blessures et est décédé 24 heures plus tard, faute de soins médicaux appropriés.

 

Une série de violence inacceptable

 

Ce tragique incident rejoint une liste déjà longue d’actes de violence perpétrés par l’UPC dans la région. En particulier, le tabassage violent dans la nuit du dimanche 31 décembre 2023 au lundi 1er janvier 2024 d’un jeune enfant au quartier arabe qui a également succombé à ses blessures, a marqué une nouvelle et sombre étape dans cette série de violences insensées.

 

Perspectives et controverses

 

La Situation en République centrafricaine est complexe et volatile, avec de nombreuses factions armées en activité. Les actes de violence attribués à l’UPC soulèvent de nombreuses questions et controverses. Certains estiment que ces actions visent à maintenir le climat de terreur dans la région, tandis que d’autres évoquent des rivalités entre les groupes armés  sous-jacentes.

 

La République centrafricaine continue de faire face à des défis majeurs en matière de sécurité, avec des groupes rebelles actifs dans plusieurs régions. La mort tragique du fils du comptable de la mairie de Zémio, conséquence des actes cruels des groupes violents, est un rappel poignant de la nécessité d’une action immédiate pour la paix.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Affaire de l’arrestation du commandant de brigade de Bouar par les Wagner : Une trame montée de toutes pièces par des criminels sans scrupules”

0

Affaire de l’arrestation du commandant de brigade de Bouar par les Wagner : Une trame montée de toutes pièces par des criminels sans scrupules”

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Arrivage-a-laeroport-de-Bangui-Mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-Syriens-450×334.jpg” alt=”Arrivage à l’aéroport de Bangui M’poko du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner” width=”450″ height=”334″ />
Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens
de la société Wagner

 

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) –L’arrestation brutale du commandant de la brigade de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bouar le 14 décembre dernier par les mercenaires du groupe Wagner a secoué non seulement la ville de Bouar, mais également toute la République centrafricaine. Les Wagner, opérant pour le compte du gouvernement centrafricain, l’ont accusé d’être l’auteur présumé de l’assassinat du commandant de compagnie de la gendarmerie de Berberati en novembre dernier. Cependant, des informations obtenues révèlent que cette accusation n’est rien de plus qu’une trame montée de toutes pièces par des individus sans scrupules.

 

Le rôle trouble des principaux manipulateurs

 

Au cœur de cette affaire se trouvent deux individus : l’interprète camerounais des mercenaires russes et un ex-rebelle de 3R, connu sous le nom de Bala. Ces deux acteurs, résidant à Bouar, sont les principaux manipulateurs de l’arrestation du commandant de brigade. Ils ont tissé une toile de mensonges et de tromperies pour servir leurs propres intérêts au détriment de la justice et de l’éthique.

 

Braquages et pillages sous l’ombre des Wagner

 

Il est important de noter que l’interprète camerounais et Bala sont des profiteurs notoires des pillages perpétrés par les Wagner. Alors que les Russes volent deux motos, ces individus en volent trois ou quatre. Leurs activités ont contribué à la multiplication des cas de braquages et de pillages dans les villages environnants de Bouar. Lorsque les propriétaires des motos volées suivent les traces de ces assaillants jusqu’à Bouar et portent plainte, le commandant de brigade de la gendarmerie intervient en autorisant la saisie de ces motos, en particulier celles récupérées par l’interprète camerounais et Bala, pour les restituer à leurs propriétaires légitimes. Cette approche de rétablir la justice a fait du commandant de brigade une cible privilégiée pour ces criminels.

 

L’accusation absurde

 

Pour atteindre leur objectif de discréditer le commandant de brigade, ces criminels ont manigancé une accusation absurde. Ils ont fait croire aux Wagner, dont la compréhension de la langue locale est limitée, que le commandant était l’instigateur de l’attentat meurtrier qui a coûté la vie au commandant de compagnie de la gendarmerie de Berberati, ainsi qu’à sa femme et à son garde du corps. Les Wagner, réputés pour leur brutalité, ont alors agi sans discernement, arrêtant le commandant et le jetant en prison sans aucune preuve tangible.

 

Le pouvoir incontrôlé des Wagner

 

Cette affaire met en lumière la puissance incontrôlée des Wagner en République centrafricaine. Ces mercenaires russes opèrent comme des demi-dieux, échappant à toute forme de responsabilité ou de contrôle. Il suffit de les manipuler habilement pour qu’ils agissent conformément aux intérêts de ceux qui les dirigent. Le manque de compréhension de la langue locale et de sens critique des Wagner les rend vulnérables à de telles manipulations.

 

La nécessité d’une communication multilingue

 

En réalité, il est évident que cette affaire est le résultat d’une trame élaborée par des individus sans moralité pour servir leurs intérêts personnels. Il est impératif que les autorités compétentes enquêtent de manière approfondie pour démêler cette toile de mensonges et rétablir la justice.

 

Cette affaire nous rappelle que la République centrafricaine est le théâtre de jeux de pouvoir complexes, où la vérité est souvent tordue pour servir des intérêts particuliers. Elle soulève des questions cruciales sur la responsabilité des acteurs russes du groupe Wagner et la nécessité de mettre fin à leur impunité. Le chemin vers la justice et la stabilité en République centrafricaine est semé d’obstacles, mais il est essentiel de les surmonter pour le bien du peuple centrafricain.

 

Par Gervais Lenga

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

L’Empire secret du général Sakama :  les coulisses de la mafia des barrières Illégales

0

L’Empire secret du général Sakama :  les coulisses de la mafia des barrières Illégales

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/PK12-barrière-1-1-450×253.jpg” alt=”La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”253″ />
La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) – L’armée nationale centrafricaine est censée être le bouclier protecteur du pays, garantissant la sécurité de ses citoyens et le respect de la loi. Cependant, une enquête de huit mois menée par une équipe d’investigation du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique (CNC) révèle une face sombre et troublante de l’armée, une mafia qui rapporte des millions de francs CFA chaque mois à son chef des opérations, le général Sakama.

 

Le triste constat est que l’opération de démantèlement des barrières illégales instaurées par les forces de défense et de sécurité intérieure par le gouvernement centrafricain est un échec total, et la raison principale derrière cet échec est la présence d’une mafia bien enracinée au sein de l’armée nationale, avec le général Sakama en tant que maître d’orchestre de cette entreprise criminelle.

 

La première étape de cette mafia débute avec la nomination des chefs des bataillons militaires. Cependant, plutôt que de se baser sur la compétence et le mérite, ces nominations sont influencées par des liens familiaux. En effet, en tant que membre d’un cercle familial à la tête de l’État-major de l’armée, le général Sakama favorise ses proches en les plaçant à la tête de la majorité des bataillons d’infanterie territoriale (BIT).

 

Une fois ces proches militaires en poste, ils exploitent leur position pour placer d’autres proches sur les points de contrôle les plus lucratifs. Ainsi, les barrières routières des bataillons couvrant les préfectures de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéi deviennent des sources de revenus importantes. Pour seulement deux de ces bataillons, le général Sakama perçoit mensuellement une somme de 3 millions de francs CFA. On peut aisément imaginer les sommes générées par l’ensemble des bataillons impliqués dans cette mafia.

 

La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Mais ce n’est pas tout. Les soldats FACA déployés pour sécuriser les sites miniers chinois dans le pays sont également une source de revenus pour le général Sakama. Chaque mois, les Chinois doivent verser de l’argent au chef mafieux, compromettant ainsi l’intégrité de l’armée nationale.

 

Pendant ce temps, les soldats FACA sur le terrain, qui ne reçoivent pas leur prime globale d’alimentation (PGA), sont laissés pour compte et sont contraints de participer à ce réseau mafieux pour survivre. Le démantèlement de ces barrières illégales pourrait bien déclencher leur révolte.

 

Il est clair que cette mafia est profondément enracinée dans le pays et qu’elle représente un défi de taille pour le gouvernement. Même s’il y a de la volonté pour y mettre fin, les ramifications de cette organisation criminelle rendent la tâche difficile. Il est crucial que des mesures drastiques soient prises pour éradiquer cette mafia et restaurer l’intégrité de l’armée nationale centrafricaine, pour le bien du pays et de ses citoyens. Le général Sakama doit être tenu responsable de ses actes, et une enquête approfondie doit être menée pour traduire en justice tous les membres de cette mafia militaire.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Nuits troublées à Bangui : l’impuissance de l’État-major face aux tirs des FACA et des mercenaires de Wagner

0

Nuits troublées à Bangui : l’impuissance de l’État-major face aux tirs des FACA et des mercenaires de Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/des-faca-a-Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds” width=”450″ height=”445″ />
Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC

 

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) – À Bangui, la nuit de la Saint-Sylvestre est loin d’être silencieuse comme l’exige l’État-major des armées. Derrière les festivités, un grondement sinistre résonne : les tirs en l’air des Forces armées centrafricaines (FACA) et des mercenaires de Wagner. Malgré les directives répétées du général Zéphirin Mamadou, l’État-major était impuissant face à cette cacophonie de désobéissance.

 

Depuis des années, la même scène se joue : à l’approche du nouvel an, l’État-major publie des interdictions strictes contre les tirs festifs. Pourtant, les soldats FACA, supposés être les gardiens de l’ordre, et les mercenaires de Wagner, opérant selon leur propre agenda, continuent de perturber la quiétude nocturne. Cette dualité crée une symphonie de chaos, reflétant une profonde fracture dans la structure de commandement et l’autorité de l’État.

 

Chaque nuit du réveillon, les bruits des tirs se mêlent aux plaintes des citoyens effrayés. Les soldats FACA, malgré les ordres clairs de leur hiérarchie, se perdent dans un élan de défi ou d’indiscipline. Parallèlement, les mercenaires russes de Wagner, indifférents aux directives nationales, se sont ajoutés à l’anarchie. Ces actions conjointes non seulement perturbent la vie quotidienne mais menacent également la sécurité et la souveraineté de la République Centrafricaine.

 

L’impact va au-delà des nuisances sonores. Chaque détonation nocturne est un coup porté à la confiance du public envers ses protecteurs et fait des victimes. Plusieurs cas des blessures par balle ont été admis dans des centres de santé. La répétition de ces incidents soulève des questions alarmantes sur la discipline au sein des FACA et sur l’influence incontrôlée des mercenaires de Wagner. En conséquence, la crédibilité de l’État-major est remise à rude épreuve, érodant l’autorité et la gouvernance en place.

 

Des résidents de Bangui, épuisés et inquiets, expriment leur désarroi et leur sentiment d’abandon. Les experts militaires et politiques analysent cette situation comme un symptôme d’un problème plus profond : une crise de leadership et de contrôle. Ils soulignent la nécessité urgente de réaffirmer l’autorité et d’imposer la discipline, tout en repensant la coopération avec des acteurs étrangers comme Wagner.

 

Les tirs dans la nuit du réveillon ne sont pas seulement une violation des ordres ; ils sont un signal d’alarme pour la République Centrafricaine. Restaurer l’ordre et la confiance nécessitera plus que des directives ; cela exigera une réforme en profondeur du système de commandement, une discipline renforcée et une approche révisée des relations avec les forces étrangères. Tant que ces mesures ne seront pas prises, les nuits à Bangui resteront perturbées chaque année, et l’autorité de l’État, un écho lointain dans le vacarme de la désobéissance.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Tragédie à Cantonnier : La Funeste Fin d’Appauline Komessé Révèle des Problèmes Sociaux Profonds

0

Tragédie à Cantonnier : La Funeste Fin d’Appauline Komessé Révèle des Problèmes Sociaux Profonds

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Cantonnier-village-frontalier-avec-Garoua-boulai-450×245.jpg” alt=”Cantonnier, village frontalier avec la ville camerounaise Garoua-boulaï. CopyrightCNC” width=”450″ height=”245″ />
Cantonnier, village frontalier avec la ville camerounaise Garoua-boulaï. CopyrightCNC

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) – La soirée du 1er janvier 2024 restera à jamais gravée dans la mémoire de la petite ville de Cantonnier en République centrafricaine. Une tragédie déchirante a frappé la communauté lorsqu’une adolescente de 16 ans, Appauline Komessé, élève en classe de sixième au collège Bon Samaritain, a mis fin à sa vie.

 

La soirée fatidique a débuté lorsque la jeune Appauline a exprimé son désir de sortir pour célébrer le Nouvel An avec ses amis dans un bar. Cependant, sa demande a été contrariée par sa mère, qui a insisté sur le fait qu’elle était déjà fiancée à un homme qui l’avait dotée. Selon les normes traditionnelles, elle devait passer cette soirée avec son fiancé et non pas avec ses amis. Ce désaccord a conduit à une altercation verbale entre mère et fille, au cours de laquelle la mère a ignoré les menaces de suicide d’Appauline.

 

La tragédie s’est rapidement déroulée lorsque la jeune fille, visiblement désespérée, a acheté des médicaments dans l’espoir de mettre fin à ses souffrances. Elle est rentrée à la maison et a consommé les médicaments sous le regard impuissant de sa mère. Appauline Komessé a succombé à l’intoxication médicamenteuse vers 18 heures ce jour-là, plongeant sa famille et la communauté dans une douleur insupportable.

 

Cette terrible perte a laissé une famille en deuil, un père, monsieur Mathias, qui exprime ses profonds regrets et son désir que d’autres enfants écoutent leurs parents. Il souligne également un problème plus large en avertissant les parents contre le mariage forcé de leurs filles, car cela peut entraîner des drames. Les informations recueillies suggèrent qu’Appauline avait été mariée de force à un homme qu’elle n’avait pas choisi, soulevant ainsi des questions sur les pressions sociales et familiales auxquelles les jeunes filles sont confrontées dans de nombreuses communautés en République centrafricaine.

 

La tragédie d’Appauline Komessé met en lumière plusieurs problèmes graves au sein de la société centrafricaine. Tout d’abord, la question du mariage forcé est préoccupante. De nombreuses jeunes filles se voient imposer des mariages non désirés, les privant ainsi de leur droit de choisir leur partenaire de vie. Les conséquences de telles unions peuvent être dévastatrices, comme en témoigne cette triste histoire.

 

De plus, l’incapacité de la mère d’Appauline à reconnaître la gravité de la situation et à agir en conséquence soulève des questions sur la communication et la compréhension entre les générations. Il est essentiel que les parents et les enfants puissent dialoguer ouvertement sur leurs désirs et leurs préoccupations, afin d’éviter de telles tragédies.

 

Enfin, cette histoire met en évidence la nécessité d’une prise de conscience plus large des problèmes de santé mentale au sein de la société. Le fait qu’une adolescente ait été capable d’acheter des médicaments mortels si facilement soulève des inquiétudes quant à l’accès aux soins de santé mentale et à la prévention du suicide.

 

La tragédie d’Appauline Komessé est une histoire déchirante qui révèle des problèmes sociaux profonds au sein de la société centrafricaine. Le mariage forcé, la communication familiale lacunaire et les questions de santé mentale doivent être abordés de manière critique et résolue. Il est de la responsabilité de la société de veiller à ce que de telles tragédies ne se reproduisent pas, en garantissant le respect des droits des individus, en favorisant le dialogue intergénérationnel et en améliorant les services de santé mentale. Cette histoire doit servir de rappel de la nécessité de créer un environnement où les jeunes peuvent s’épanouir et s’exprimer librement, sans craindre de tels drames.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Le calvaire des commerçants du marché Mpoko Bac: Entre inondations et précarité

0

Le calvaire des commerçants du marché Mpoko Bac: Entre inondations et précarité

 

Centrafrique.org/le-marche-mpoko-bac-dans-la-localite-de-bimbo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-marche-Mpoko-Bac-dans-la-localite-de-Bimbo-450×338.jpg” alt=”Le marché Mpoko-Bac dans la localité de Bimbo. CopyrightMinusca” width=”450″ height=”338″ />
Le marché Mpoko-Bac dans la localité de Bimbo. CopyrightMinusca

 

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) – Dans les tréfonds de la République centrafricaine, le marché Mpoko Bac offre un visage désolé, symbole d’une lutte quotidienne contre les éléments et l’abandon. Sous le poids des eaux, une partie significative de ce marché reste immergée, laissant les commerçants s’accrocher à la terre ferme restante, une zone encore humide et non désinfectée, menaçant leur santé et leur subsistance.

 

Le désarroi s’empare de ces marchands alors que le bac, leur ligne de vie pour l’approvisionnement en marchandises, demeure inopérant. Les pirogues, bien que disponibles, doublent la mise financière, exacerbant la précarité déjà cuisante. Le calvaire des commerçants du marché Mpoko Bac: Entre inondations et précarité

 

Le regard de Jean-Pierre Dambakizi, président de l’association des commerçants, perdu dans le cours du fleuve, traduit une inquiétude profonde. La perspective de ne pouvoir gâter ses enfants à Noël à cause de l’inactivité forcée du marché est un crève-cœur. Ce n’est pas seulement le commerce qui est en jeu, mais également la joie et l’espoir d’une communauté.

 

Cette situation est alarmante, surtout en considérant l’absence de mesures sanitaires adéquates. La désinfection des lieux, vitale pour prévenir des maladies post-inondation, n’a pas été effectuée, mettant en péril la santé des commerçants et des clients. C’est un appel désespéré à l’aide que lancent les habitants et commerçants du marché Mpoko Bac, un appel à la solidarité nationale et à l’intervention urgente du gouvernement.

 

Au-delà de la crise immédiate, cet état de fait soulève des questions plus larges sur la gestion des catastrophes naturelles et la résilience des infrastructures marchandes en République centrafricaine. Comment le pays peut-il mieux préparer et soutenir ses citoyens face à de telles adversités? Quelles sont les mesures à long terme qui pourraient atténuer les impacts de telles crises?

 

L’avenir du marché Mpoko Bac et de ses commerçants reste incertain. Toutefois, une chose est claire : l’indifférence n’est plus une option. Il est impératif d’agir, pour la dignité, la santé et le bien-être de ces hommes et femmes qui ne demandent qu’à vivre décemment de leur travail. Le gouvernement, la communauté internationale, et chaque individu conscient de cette détresse doivent prendre part à la solution. C’est dans la solidarité et l’action collective que réside l’espoir de jours meilleurs pour le marché Mpoko Bac et ses vaillants commerçants.

vendeuse de manioc, partage ce sentiment de désolation, évoquant un marché vidé de son âme, où les clients se font rares et où la survie économique tient à un fil.

 

Par Éric Azoumi

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

 

Centrafrique : Les Défis de l’Avenir et la Voie vers le Changement, selon le Président Wafio

0

Les Défis de l’Avenir et la Voie vers le Changement, selon le Président Wafio

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/monsieur-jean-serge-wafio-450×442.jpg” alt=”Jean-Serge Wafio, Président du PDCA” width=”450″ height=”442″ />
Jean-Serge Wafio, Président du PDCA

 

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) – En ce premier mardi de l’année 2024, le Président Jean-Serge Wafio adresse un message de vœux au peuple centrafricain, appelant à l’audace et à la résistance face aux défis qui se dressent devant la nation. Dans un contexte marqué par une série de crises et de controverses politiques, il exhorte la population à repenser l’avenir de la Centrafrique et à agir collectivement pour un changement positif.

Ci-dessous, son message de vœux :

logo officiel du parti PDCA
Logo officiel du parti PDCA

 

Peuple Centrafricain,

En ce premier mardi, 2ème jour du nouvel an, je te présente tous mes veux de l’année 2024, et surtout nous demander collectivement, d’avoir enfin l’audace et pouvoir oser cette année, parce que le déclaré élu Président de 2015-2016 et l’usurpateur de tes pouvoirs en 2021, le Sieur TOUADERA, qui a faussement juré devant toi et devant le Bon DIEU, a porté et répandu la malédiction et la poisse sur tout le pays, selon la 6ème vision de ZACHARIE 5, 1-4, dans le livre qui vole, ORACLE DE YAHVE, dit, je cite, « Ceci est la malédiction qui se répand sur la face de tout le pays. Car d’après elle, tout voleur sera chassé d’ici, et d’après elle, tout homme qui jure faussement par mon nom sera chassé d’ici », fin de citation.

Non seulement, l’illégitime et l’illégal Président TOUADERA a porté et répandu la malédiction et la poisse sur tout le pays, mais encore, il a recouru, durant les 93 mois de son règne aux ignobles et horribles  exactions, notamment, les tueries-calcinations de masse, les assassinats ciblés,  les menaces et toutes autres indignités, les mensonges pour asseoir  son pouvoir personnel, alors que tuer et assassiner sont contraires aux principes déclarés par les chasseurs Mandingue du Mali en 1222, lesquels principes ont sacralisé la vie humaine en ces termes : « La vie est une vie », « une vie n’est pas plus ancienne, ni plus respectable qu’une autre vie, de même qu’une autre vie n’est pas supérieure à une autre vie ». Cette sacralité ainsi consacrée, l’a été conformément au 5ème Commandement de DIEU qui interdit de tuer, ainsi transcrit dans le Coran, je lis : « Celui qui a tué un homme qui n’a pas commis aucune violence sur terre, ni tué, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Celui qui sauve un seul innocent, c’est comme s’il avait sauvé l’humanité toute entière » – Coran V, 32.

« Ne tuez pas la personne humaine, car ALLAH l’a déclarée sacrée » – Coran VI, 151 ».

 

De même, mentir, a été la 8ème interdiction du Bon DIEU et le déclaré élu Président TOUADERA a abusivement recouru aux mensonges, durant les 93 mois de son pouvoir personnel pour abrutir davantage le Peuple Centrafricain, analphabète à 85%.

 

Peuple Centrafricain,

 

Durant les 93 mois de règne d’un pouvoir maudit et poisseux, nous n’avons pas eu l’audace d’oser résister à l’oppression, avec comme cerise sur le gâteau des horreurs, l’abrogation de ta constitution du 30 mars 2016, par la promulgation de la constitution TOUADERA, écrite par ses maîtres, les Mercenaires russes, et gauchement transcrite par les mafieux camerounais de la mafia touaderade. Nous n’avons pas eu le courage de nos grandes figures de l’Oubangui Chari que furent KREBEDJE, NDJOUBISSI, NGREMALE, YALOKE, ZANGOA, KARINOU qui n’avaient pas hésité à lever leurs arcs et lances contre les fusils des colons prédateurs qui les avaient soumis à des déshumanisations et bestialisassions, en déclenchant les deux guerres coloniales de 1909-1911 et de 1928-1931, lesquelles guerres coloniales demeurent encore ignorées des Centrafricains d’aujourd’hui qui se soumettent facilement par peur. Même s’il faudrait obéir au Chef, l’obéissance ne signifie pas soumission, parce que le Chef est investi par le Bon DIEU pour veiller sur le Peuple comme un bon père de famille et satisfaire ses besoins fondamentaux et non le martyriser, comme TOUIADERA l’a fait depuis 93 mois, avec la complicité des mercenaires importés pour s’accrocher au pouvoir. Le pouvoir n’a de sens que s’il est exercé selon les principes suivants,  prônés par HOCINE AÏT AHMED :

  • « on ne négocie pas avec son peuple »
  • « on satisfait ses revendications légitimes »
  • « on ne fait pas du chantage à son peuple, on lui doit respect »
  • « on ne ment pas à son peuple, on lui doit vérité et transparence »
  • « On ne méprise pas son peuple, on l’écoute »
  • « le peuple est la seule source du pouvoir »

 

Peuple Centrafricain,

 

En ce début de cette année 2024, nous sommes, à la fois, face à nous-mêmes et à la croisée des chemins, mais aussi bien embarqués pour une durable vassalisation de Centrafrique à la Fédération de la Russie qui a un très grand besoin de matières premières pour soutenir sa guerre déclenchée contre la République de l’Ukraine, voilà 23 mois bientôt, par pure folie de restaurer la grandeur perdue de la Russie dans l’espace géographique de l’ex URSS, disloquée voilà 35 ans. Qu’est ce que toi, Peuple Centrafricain, auras à gagner avec une telle vassalisation, qui n’est autre chose que quitter la gueule du loup blanc pour celle de l’ours de l’Oural, avec déjà comme première conséquence, le manque à gagner pour le Trésor Centrafricain de 2,5 milliards de dollars US, soit 1250 milliards de fcfa dans l’illégale exportation uniquement de l’or de 2018 à 2021. Cette perte pourrait dépasser les 5000 milliards fcfa (5000 000 000 000), s’il faudrait considérer les autres exportations illégales, tels les diamants, le coltan, le bois, le café et l’uranium. Voudrais-tu que la Fédération de la Russie retrouve sa grandeur d’antan en te pillant?

Non seulement le déclaré élu Président TOUADERA a répandu la malédiction et la poisse sur tout le pays, mais encore il expose Centrafrique aux éventuels effets pervers de son alignement politique et diplomatique derrière le Président POUTINE qui, en difficultés de gagner sa guerre en Ukraine, brandit la menace nucléaire.

 

Nous ne le souhaitons pas, mais, au cas où la guerre actuelle en Ukraine s’embrase et bascule en une déflagration planétaire et entre dans la phase des bombardements nucléaires croisés des grandes puissance en confrontation par l’Ukraine interposée, Russie et Etats-Unis, l’illégitime et l’illégal Président TOUADERA pourra-t-il  constituer suffisamment des réserves, notamment alimentaires et de médicaments concernant les retombées des vents chargés des effets radioactifs qui pourraient souffler jusqu’en Centrafrique ? Peuple Centrafricain, as-tu pensé ou connais-tu toutes les conséquences de la menace nucléaire brandie par le Président POUTINE qui est en réelles difficultés de gagner sa guerre déclarée en Ukraine ?

Quelles mesures ou quelles alternatives ce déclaré élu Président a-t-il envisagé pour toi, pour pallier à toutes les inconséquences des deux guerres actuelles qui se déroulent en Ukraine et dans la bande de Gaza, à court, moyen et long terme, alors que tu manques de tous les produits de première nécessité en ce moment ? Pourquoi cette recherche effrénée de l’impossible ? S’agit-il d’une obsession du pouvoir à la POUTINE, c’est-à-dire, le pouvoir pour le pouvoir ou s’agit-il d’une méchanceté humaine ?

 

Décidément, l’histoire se répète négativement et se joue très mal sur le bord nord de l’Oubangui, fleuve aux eaux troubles, boueuses et nauséabondes, car le maudit et poisseux déclaré élu Président nous convint par ces inconséquences politiciennes qu’il n’a pas la stature d’un Chef d’Etat qui doit veiller sur la patrie, parce qu’il est un « idiot » et un « membre de la tribu », selon les grecs antiques, et il s’est totalement mis hors la loi politiquement, mais, aussi socialement, pour avoir ordonné, fait exécuter d’abominables, d’horribles et d’ignobles exactions, forfaitures et mépris, dont les plus caractéristiques sont ci-après rappelés :

  • Avoir provoqué la faillite de la République par ses gâchis politiques sur fond d’exclusions pour ambitions personnelles démesurées,
  • Avoir organisé l’éclatement du Peuple Centrafricain en mosaïques communautaristes par faits de mensonges d’Etat, de terrorisme d’Etat, de mercenariat d’Etat, d’ethnocides des Banda et des Gbaya de Bossangoa, du génocide des compatriotes de confession musulmane, de déplacements forcés des populations rurales des terres de leurs ancêtres, pour des prédations des richesses minières par les mercenaires russes,
  • Avoir organisé et entretenu politiquement une atonie économique par pure méchanceté humaine,
  • Avoir fait de Centrafrique un Etat paria et isolé diplomatiquement à cause de la mafia touadera,
  • Avoir bradé la nationalité centrafricaine à des mafieux de tous bords,
  • N’avoir pas fait la fierté du Peuple Centrafricain au regard des sept (7) premiers paragraphes du préambule de la Constitution du 30 mars 2016,
  • N’avoir pas assumé les obligations régaliennes contenues dans les articles 1, 2, 5, 8, 9 11 et 15 de la Constitution du 30 mars 2016,
  • Avoir commis les forfaitures ci-après : parjures, violations répétées et non applications de nombreuses dispositions constitutionnelles, notamment, celles des articles 23 et 27 de la Constitution du 30 mars 2016,
  • Avoir usurpé la souveraineté nationale par moyen de coup d’Etat constitutionnel béni à la fois par l’Autorité Nationale des Elections-ANE et la Cour Constitutionnelle, le 18 janvier 2021, au mépris des articles 26 et 28 de la Constitution du 30 mars 2016,
  • Avoir violé les dispositions de l’article 60 alinéa 2 de la Constitution du 30 mars 2016,
  • Avoir dilatoirement accordé une amnistie aux groupes armés, pour une alliance contre nature par moyen d’un dialogue à Khartoum (Soudan), piloté de bout en bout par les mercenaires russes, sur fond de distribution des billets de fcfa,
  • Avoir déconstruit et déstructuré les Forces Armées CentrAfricaines-FACA et avoir inféodé le pouvoir judiciaire, faits proscrits par l’article 33 de la Constitution du 30 mars 2016,
  • Avoir enfreint l’article 34 alinéa 1 de la Constitution du 30 mars 2016, en pratiquant de manière illicite et frauduleuse la commercialisation de l’or et de diamants,
  • Avoir violé les articles 151, 152 et 153 de la Constitution du 30 mars 2016,
  • N’avoir pas mis en place le Sénat dans le délai constitutionnel prescrit par l’article 155 de la Constitution du 30 mars 2016,
  • Avoir corrompu financièrement les Députés de la majorité parlementaire des 6ème et 7ème Législatures qui ont cautionné ses forfaitures, les membres de l’Autorité Nationale des Election-ANE et ceux de la Cour Constitutionnelle, acte de haute trahison politique selon l’article 28 L du Protocole portant amendement au Protocole portant Statut de la Cour Africaine de Justice et des Droits de l’Homme,
  • Avoir créé quatre (4) milices criminelles, ‘’les requins’’, ‘’les russes noirs’’, les ‘’anti balaka faction touadera’’ et ‘’Touadera Encore’’, en violation de l’article 28 G du Protocole portant amendement au Protocole portant Statut de la Cour Africaine de Justice et des Droits de l’Homme,
  • Avoir recouru aux mercenaires de la société Wagner et aux mercenaires rwandais pour sécuriser son fauteuil présidentiel, en violation de l’article 28 H du Protocole portant amendement au Protocole portant Statut de la Cour Africaine de Justice et des Droits de l’Homme, qui interdit tout recours au mercenariat,
  • Avoir autorisé les exploitations illégales des ressources naturelles de Centrafrique, fait proscrit par l’article 28 I du Protocole portant amendement au Protocole portant Statut de la Cour Africaine de Justice et des Droits de l’Homme,
  • Avoir fait agresser et avoir tenté de déstabiliser le Tchad par moyen des mercenaires de la société Wagner et les opposants au régime du Président DEBY ITNO MAHAMAT,
  • Avoir commandité de nombreux assassinats, notamment ceux de WANGAY, DAMANE ZAKARIA et ISSA MANOU,
  • N’avoir pas apporté des aides humanitaires publiques, à plus de 5000 compatriotes sinistrés des inondations survenues, de septembre à décembre 2023, dans plusieurs localités de la République, les abandonnant ainsi dans la détresse,
  • Avoir fait annoncer par son Ministre Conseiller Personnel à la Présidence de la République un génocide prémédité et avoir tenté de l’organiser à Paoua en créant faussement un conflit opposant les chrétiens et les musulmans, par les militants de la Sous-Fédération du Mouvement des Cœurs Unis-MCU de cette localité,
  • Avoir fait des insultes, des diffamations, des dénigrements, des agressivités, des menaces de mort et autres indignités, les forces de frappes politiques du MCU,
  • Avoir importé de faux billets de fcfa du Cameroun, pour faire face à certaines dépenses régaliennes, à la veille du 65ème anniversaire de la proclamation de la République, du 1er décembre,
  • Avoir fait arrêter, au mépris de l’immunité parlementaire, le Député YANDOKA et avoir tenté de faire arrêter le Député MOLOMADON par les éléments de sa garde prétorienne,
  • Avoir fait arrêter innocemment l’imam MOUDA ABDOUL

 

Ces quelques douloureux rappels, nous mettent devant notre propre conscience individuelle et collective à l’orée de cette nouvelle année 2024 et nous obligent à  répondre à cette question interpellative. Devons-nous continuer, en cette année 2024, à nous laisser massacrés ou devons-nous enfin lever la tête regarder frontalement et dire enfin, ‘’ça suffit’’, en nous inspirant de nos grandes figures du passé, qui malgré les rapports de force qui leur étaient défavorables, se sont levées pour dire NON et combattre l’occupant, même si après elles sont tombées avec leurs arcs et lances à la main. Elles ont eu l’audace et elles ont osé. Même si elles n’avaient pas gagné, au moins elles nous ont offert une leçon de courage, parce qu’elles voulaient gagner la libération de l’Oubangui Chari, aujourd’hui Centrafrique, en combattant plus forts qu’elles. C’est pour dire, si nous ne combattons pas, si nous ne luttons pas, nous n’aurons rien, comme l’avait si bien dit à son époque LUMUMBA Patrice Emery : « … sans la lutte vous n’obtiendrez rien, ni aujourd’hui, ni jamais. »

Et CASTRO Fidèle de nous enseigner : « Dans ton pays, si tu n’as pas droit à la santé, l’éducation, la justice et la culture, tu as le droit de te rebeller ».

 

Et toi, Peuple Centrafricain, qui n’a droit à rien, même pas le droit de vivre sur la terre de tes ancêtres, à quoi peux-tu prétendre ? C’est pourquoi je t’interpelle individuellement et je nous interpelle collectivement, en nous demandant.  Qu’est-ce qu’il faut faire maintenant et désormais pour sauver la République ?

 

Une seule réponse s’impose : Booter TOUADERA du fauteuil présidentiel, nous-mêmes, parce que ce déclaré élu Président est en train de nous soumettre à une troisième vassalisation, celle des para-militaires des Etats-Unis, après celles de la Fédération de la Russie et de Rwanda. Nous n’avons pas d’autre alternative que de dégager nous-mêmes, TOUADERA du fauteuil présidentiel, si non, les mercenaires russes le feront pour leurs propres intérêts, ou les para-militaires des Etats-Unis le feront pour les leurs, ou encore, les mercenaires russes et les para militaires des Etats-Unis vont se livrer une lutte féroce pour contrôler nos richesses naturelles, à nos détriments.

 

De ces trois (3) chemins devant lesquels nous nous retrouvons en ce début de l’année 2024, le plausible chemin, que nous devons emprunter, est celui de booter nous-mêmes du fauteuil présidentiel, l’usurpateur et le roublard de Bangui pour recouvrer notre dignité, notre honneur, asseoir notre souveraineté et sauver la République.

 

Pour terminer, je veux, en toute sincérité, demander pardon aux compatriotes que j’ai offensés par mes actes et propos ou que je n’avais pas compris durant l’année 2023 qui vient de s’écouler, et pardonner tous les compatriotes qui m’ont offensé ou qui ne m’ont pas compris durant cette même année 2023 écoulée. Et nous devons tous nous pardonner les uns et les autres, parce que nous devons faire entente cordiale, nous lever comme un seul homme et dégager TOUADERA du fauteuil présidentiel qu’il n’a pas mérité.

 

Je vous remercie.

 

 

WAFIO Jean Serge

                                                                                                                        Président Fondateur du PDCA

 

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Visite sous tension : La MINUSCA et l’État-major des FACA à Nzakoundou, entre espoirs de paix et interrogations

0

Visite sous tension : La Minusca et l’État-major des FACA à Nzakoundou, entre espoirs de paix et interrogations

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Visite-conjointe-Minusca-Etat-major-des-FACA-a-Nzakoundou-450×219.jpg” alt=”Visite conjointe Minusca -État-major des FACA à Nzakoundou” width=”450″ height=”219″ />
Visite conjointe Minusca -État-major des FACA à Nzakoundou. CopyrightMinusca

 

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) –Au cœur de la République centrafricaine, le village de Nzakoundou se trouve à l’intersection de multiples forces et enjeux. Une récente visite de la MINUSCA et de l’État-major des FACA le 29 décembre dernier souligne l’urgence de la situation sécuritaire exacerbée par des attaques attribuées aux groupes armés 3R. Cet article explore les complexités, les défis et les perspectives d’avenir pour cette localité assiégée.

 

Le contexte de Nzakoundou :

 

Nzakoundou, une localité située à 54 km au nord-ouest de Paoua, dans la préfecture de Lim-Péndé, est devenue le symbole des tensions qui agitent la région du Nord-Ouest. Les affrontements entre les forces gouvernementales, les mercenaires russes, et les groupes rebelles ont plongé la population dans une précarité constante. Les récents événements, notamment l’attaque meurtrière attribuée aux 3R, en représailles à un vol des bétails par les éléments de forces armées centrafricains, FACA et ayant occasionné la mort de 23 personnes, mettent en évidence la fragilité de la paix et la complexité du conflit.

 

La visite officielle : Un symbole de solidarité ou une action tardive ?

 

La visite conjointe de la MINUSCA et de l’État-major des FACA à Nzakoundou a été présentée comme une démarche pour évaluer la situation sécuritaire et remonter le moral des troupes. Cependant, la communication en anglais du commandant de la MINUSCA et la présence de multiples forces soulèvent des questions sur la clarté de l’intervention et sa réception par la population locale.

 

La complexité sur le terrain :

 

La coexistence de différentes forces – mercenaires de Wagner, soldats FACA, et Casques bleus de la MINUSCA – crée une dynamique complexe. Chaque groupe avec ses propres mandats et méthodes, la coordination et la transparence deviennent cruciales pour éviter les confusions et renforcer l’efficacité de l’intervention.

 

Les voix des habitants :

 

Au-delà des discours officiels, les voix des habitants de Nzakoundou et des autorités locales comme Luc Soromitia et Marie-Paul Wadale révèlent les attentes et les inquiétudes de ceux directement affectés. Ils aspirent à une sécurité durable et à une implication plus significative dans le processus de paix.

 

Nzakoundou se trouve à un carrefour critique, entre les espoirs de stabilité et les ombres du conflit continu. La situation appelle à une approche plus holistique, sensible aux réalités locales et axée sur la collaboration et la communication efficaces. L’avenir de Nzakoundou, et par extension de la République centrafricaine, dépendra de la capacité des acteurs nationaux et internationaux à travailler ensemble pour une paix durable et inclusive.

 

Par Fortuné Boberang

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Nouvel An en Centrafrique : Entre Célébration et Tirs d’Armes

0

Nouvel An en Centrafrique  : Entre Célébration et Tirs d’Armes

 

Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui
Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui. Photo CNC

 

 

Bangui, 03 janvier 2024 (CNC) – La République Centrafricaine a célébré le Nouvel An 2024 dans un mélange d’allégresse et de préoccupations. Comme de nombreuses villes centrafricaines, la capitale Bangui a été le théâtre de festivités animées, mais les célébrations ont également été entachées par des tirs d’armes qui ont rappelé les défis persistants en matière de sécurité. Dans cet article, nous examinerons les diverses perspectives et controverses entourant cette célébration du Nouvel An en République Centrafricaine, en mettant en lumière les défis économiques, les répercussions sociales et les questions de sécurité qui ont marqué cet événement.

 

Les Célébrations du Nouvel An à Bangui :

 

Comme chaque année, de nombreux Centrafricains ont célébré le Nouvel An avec enthousiasme. Certains ont choisi de le faire en famille, tandis que d’autres ont opté pour des soirées entre amis dans des bars, des dancing et des buvettes. Les rues de Bangui étaient remplies de gens, et l’ambiance festive était palpable à certains endroits. Cependant, il est important de noter que l’ambiance a été ternie pour certains en raison du manque d’argent. Cette disparité dans les célébrations témoigne des disparités économiques qui persistent en République Centrafricaine.

 

Les Défis Économiques :

 

Larry Mikael Sendé, un habitant de Orkide, a souligné les difficultés économiques auxquelles de nombreux Centrafricains sont confrontés. Selon lui, les problèmes d’argent ont limité la capacité de la population à célébrer le Nouvel An de manière appropriée. La situation économique précaire a été exacerbée par les retards de paiement des fonctionnaires par les banques, ce qui a eu un impact direct sur la capacité des gens à dépenser pendant les festivités. Cette réalité économique complexe soulève des questions sur la stabilité financière du pays et sur la manière dont elle affecte la vie quotidienne de ses citoyens.

 

Les Enjeux de Sécurité :

 

Le passage au Nouvel An a été marqué par des tirs d’armes, malgré leur interdiction. Les tirs ont eu lieu dans presque tous les dix arrondissements de Bangui, mettant en danger la vie de nombreux habitants. Plusieurs personnes ont été touchées par des balles perdues, dont des adolescents et même des enfants. Ces incidents ont suscité des préoccupations quant à la sécurité publique et ont rappelé les défis persistants auxquels le pays est confronté en matière de sécurité.

 

Appels à la Retenue et à la Conscience :

 

Malgré les festivités, des voix se sont élevées pour condamner les tirs d’armes, soulignant les risques pour la santé et la sécurité des citoyens. Pourtant, Le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, avait appelé à la retenue et avait même  exhorté les forces de l’ordre à veiller à ce que de tels incidents ne se reproduisent pas. Il a également souligné les conséquences potentiellement graves de ces tirs sur la santé des habitants, notamment ceux qui sont vulnérables. Mais dans la soirée, c’est le contraire.

 

La célébration du Nouvel An en République Centrafricaine en 2024 a été à la fois joyeuse et marquée par des défis. Les disparités économiques ont influencé la manière dont les gens ont pu célébrer, tandis que les tirs d’armes ont soulevé des inquiétudes quant à la sécurité publique. Il est essentiel que le gouvernement continue de travailler à résoudre ces problèmes afin de garantir une meilleure qualité de vie pour tous les Centrafricains. En cette nouvelle année, la République Centrafricaine est confrontée à des défis complexes, mais elle continue d’espérer un avenir meilleur.

 

Par Anselme Mbata

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Affaire des 4 enfants tués : Le colonel Omokozoyen et l’échec de la Justice

0

Affaire des 4 enfants tués : Le colonel Omokozoyen et l’échec de la Justice

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-journaliste-auconfort-shadrack-morouba-accuse-a-tort-par-le-chef-detat-major-detre-un-correspondant-du-cnc-a-ete-arrete-et-gravement-torture-puis-incarcere-a/le-general-zephirin-mamadou-remerciant-le-president-touadera-apres-le-port-de-ses-deux-etoiles/” rel=”attachment wp-att-63125″ data-wpel-link=”internal”>Le général <a href=Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles” width=”450″ height=”360″ />
Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles

 

 

Bangui, 01 février 2024 (CNC) – Dans les méandres de l’administration militaire en République centrafricaine, une ombre plane comme un sombre rappel de l’injustice et de la trahison qui règnent parfois au sein des plus hautes sphères du pouvoir. C’est celle du Colonel Omokozoyen. Avant l’accident tragique qui a coûté la vie à quatre enfants innocents, le Colonel Omokozoyen occupait le poste de chef du bureau du renseignement militaire à l’État-major. Mais derrière cette façade de responsabilité institutionnelle se cachait une série d’actes de crime, de trahison et de manipulation, qui ont laissé des cicatrices indélébiles dans le tissu social du pays. 

  

Le Colonel Omokozoyen, dans son rôle de chef du bureau du renseignement militaire à l’État-major, a abusé de son autorité pour incarcérer plusieurs officiers et hommes du rang sur la base de fiches mensongères, semant ainsi le chaos et la méfiance au sein de l’armée. Mais son méfait le plus grave reste sans aucun doute l’accident survenu un soir sombre d’octobre 2020. 

  

Aux alentours de 23 heures, dans un état avancé d’ébriété, le Colonel Omokozoyen a perdu le contrôle de son véhicule et a violemment percuté quatre jeunes enfants qui circulaient sur des motos. Au lieu de s’arrêter pour porter secours aux victimes, il a choisi la fuite, rentrant chez lui sans même se soucier de ses enfants. Cette conduite irresponsable et lâche révèle un mépris choquant pour la vie humaine et la dignité. 

  

Pourtant, la tragédie ne s’arrête pas là. En tentant de couvrir ses propres erreurs, le Colonel Omokozoyen a menti au président de la République, prétendant que le chef d’État-major préparait un coup d’État. Cette manipulation politique a conduit à son limogeage de son poste, mais il a trouvé refuge en tant que chargé de mission au ministère de l’Agriculture, un affront à la justice et à la décence. 

  

Malgré les preuves accablantes de son comportement répréhensible, l’impunité du Colonel Omokozoyen persiste jusqu’à ce jour, nourrissant un climat de peur et d’injustice au sein de la population centrafricaine. Des événements récents, tels que l’accident impliquant des militaires du 6e bataillon d’infanterie territoriale sur l’avenue de l’indépendance, où quatre autres personnes ont été tués, témoignent de la répétition de ces tragédies, où la vie humaine est sacrifiée sur l’autel de l’impunité. 

  

Le geste symbolique du chef d’état-major, Zéphirin Mamadou, offrant un million de francs CFA pour chaque enfant tué aux familles des victimes, ne peut masquer l’injustice persistante qui règne dans ce pays. Le Colonel Omokozoyen, par son comportement immoral et ses actes de trahison, doit être tenu responsable devant la loi, pour que justice soit rendue aux victimes et que la confiance du public soit restaurée dans les institutions de la République centrafricaine. 

  

En plus, dans une démonstration frappante de la justice à deux vitesses qui prévaut en République centrafricaine, le Colonel Omokozoyen continue de bénéficier de privilèges et de soutien de la part de l’État-major et du président de la République, malgré ses actions répréhensibles. Après avoir été nommé chef adjoint de région militaires, le Colonel Omokozoyen a catégoriquement refusé d’assumer ses nouvelles fonctions, préférant rester à Bangui et bénéficie seulement des salaires. Malgré ce refus flagrant de coopérer, aucune sanction n’a été imposée à son encontre, et il a continué à recevoir des ressources financières et un soutien institutionnel. 

  

Cette situation contraste fortement avec celle d’un autre colonel, comme monsieur Djimadoum, nommé chef de bataillon d’honneur, qui a également refusé d’assumer ses nouvelles responsabilités en raison de son grade et de sa spécialisation militaire. Dans ce cas, des sanctions sévères ont été infligées par le chef de l’État-major et le président de la République, illustrant clairement une disparité dans le traitement des officiers militaires. 

  

Le Colonel Omokozoyen, malgré sa responsabilité dans la mort de sept enfants et son refus de coopérer avec les autorités militaires, a été épargné de toute forme de conséquence, symbolisant l’injustice flagrante qui persiste dans le système judiciaire et institutionnel de la République centrafricaine. 

  

Cette réalité d’une justice à deux vitesses est non seulement inacceptable, mais elle sape également la confiance du public dans les institutions gouvernementales et alimente le sentiment d’impuissance face à l’impunité généralisée. Il est impératif que des mesures soient prises pour garantir l’égalité devant la loi et pour que ceux qui violent les principes fondamentaux de la justice soient tenus pour responsables de leurs actions, quelle que soit leur position ou leur influence politique. 

  

Il y’a lieu de rappeler que l’affaire du Colonel Omokozoyen et les événements tragiques qui l’ont entourée soulèvent des questions profondes sur la nature de la justice et de la responsabilité en République centrafricaine. Le récit de trahison, d’injustice et d’impunité qui émerge de cette affaire est révélateur des défis persistants auxquels est confrontée la nation centrafricaine dans sa quête d’une gouvernance juste et équitable. 

  

Le Colonel Omokozoyen incarne le sombre côté de la corruption et de la manipulation qui gangrènent parfois les hautes sphères du pouvoir. Son comportement immoral, combiné à l’inefficacité du système judiciaire à le tenir responsable de ses actes, alimente un climat de méfiance et de désillusion parmi la population. 

  

La quête de justice pour les victimes du Colonel Omokozoyen et de tous ceux qui ont été touchés par l’injustice institutionnalisée en République centrafricaine doit être une priorité absolue. C’est seulement en reconnaissant les erreurs du passé et en s’engageant fermement à construire un avenir fondé sur les principes de l’égalité, de la transparence et de la responsabilité que la nation pourra avancer vers un avenir meilleur et plus juste pour tous ses citoyens. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Samba-Panza et Touadera : Regards Croisés sur la Nouvelle Constitution du 30 août

0

Samba-Panza et Touadera : Regards Croisés sur la Nouvelle Constitution du 30 août

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/lex-chef-dEtat-de-transition-catherine-samba-panza-et-le-chef-de-lEtat-faustin-archange-touadera-au-palais-de-la-renaissance-le-17-janvier-2020-450×300.jpg” alt=”l’ex-chef d’État de transition Catherine Samba-Panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020″ width=”450″ height=”300″ />
L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

 

Bangui, 02 janvier 2024 (CNC) – Dans le paysage politique souvent instable de la République Centrafricaine, la voix d’une femme résonne avec une autorité particulière. Catherine Samba-Panza, ex-présidente de la Transition, s’est récemment exprimée sur l’évolution politique du pays, en particulier sur la nouvelle constitution promulguée par le président putschiste Faustin-Archange Touadéra. Son silence, rompu par une interview poignante avec la Voix d’Amérique, offre un regard critique et réfléchi sur la trajectoire de son pays.

 

L’interview de Samba-Panza a brisé le silence autour de sa position sur les développements politiques récents de son pays. Après une période de retrait, ses mots ont révélé une profonde inquiétude quant à la direction prise par la République Centrafricaine. La nouvelle constitution, qu’elle regrette amèrement, semble être un symptôme d’une maladie plus profonde : un éloignement des idéaux démocratiques et de la volonté du peuple.

 

Son mandat de transition a été marqué par d’innombrables défis : sécuritaires, humanitaires, et économiques. Diriger un pays au bord de l’effondrement n’était pas une mince affaire, et pourtant, Samba-Panza a navigué dans ces eaux troubles avec détermination. Elle parle de son mandat avec une nuance importante, reconnaissant ses imperfections tout en valorisant les progrès accomplis. Sous sa direction, des élections ont été organisées, des institutions rétablies, et un semblant d’ordre constitutionnel réinstauré.

 

Cependant, la récente interview met en lumière une rupture entre les aspirations du peuple et les actions du gouvernement actuel de Faustin Archange Touadera. Les préoccupations de Samba-Panza reflètent celles de nombreux Centrafricains : la violence verbale en politique, le baillonnement des médias, et les reculs démocratiques. Le Forum de Bangui, un moment de consensus national, semble être un souvenir lointain, ses principes et objectifs éclipsés par des ambitions politiques qui ne reflètent pas la volonté collective.

 

Parallèlement à ses réflexions et critiques sur l’évolution politique de la République Centrafricaine, il est important de considérer le contexte personnel et les rumeurs entourant Catherine Samba-Panza durant son silence. Des spéculations ont circulé concernant une possible subvention gouvernementale et la nomination de sa fille en tant qu’ambassadrice en Guinée équatoriale. Ces éléments peuvent être perçus comme influençant sa position ou son silence sur des questions cruciales. Cependant, avec sa récente prise de parole, Samba-Panza a défié ces spéculations, se positionnant clairement sur les enjeux actuels de la constitution et la direction du pays. Il reste crucial de séparer les faits des rumeurs tout en reconnaissant que les dynamiques personnelles peuvent parfois interférer dans les affaires politiques.

 

L’intervention de Catherine Samba-Panza est un rappel puissant de l’importance de la gouvernance éthique et représentative. En ces temps de changements constitutionnels et de tensions politiques, sa voix apporte un éclairage nécessaire sur les défis et les espoirs de la République Centrafricaine. Son message soulève des questions essentielles sur l’intégrité des dirigeants et le respect des aspirations du peuple. Alors que la République Centrafricaine continue de tracer son chemin, les réflexions de Samba-Panza serviront de guide pour ceux qui cherchent à comprendre et à influencer l’avenir du pays. Son appel à une réflexion critique et à une action éclairée est un appel à tous les Centrafricains à s’engager pour un avenir meilleur, un avenir qui reflète véritablement leurs rêves et leurs désirs.

 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Arrêté par les Wagner, Abdoul, un ex-rebelle de l’UPC, est ramené à l’OCRB après 2 mois de torture

0

Arrêté par les Wagner, Abdoul, un ex-rebelle de l’UPC, est ramené à l’OCRB après 2 mois de torture

 

 

Centrafrique.org/tension-entre-bangui-et-ndjamena-la-premiere-victime-du-chef-rebelle-baba-ladde-aux-mains-des-wagner/monsieur-abdoul-arrete-par-les-russes-de-wagner-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-70042″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Monsieur-Abdoul-arrete-par-les-russes-de-Wagner-a-Bangui-450×309.jpg” alt=”Monsieur Abdoul, arrêté par les russes de Wagner à Bangui” width=”450″ height=”309″ />
Monsieur Abdoul, arrêté par les russes de Wagner à Bangui

 

 

Bangui, 02 janvier 2024 (CNC) –Abdoul, un citoyen centrafricain qui cherchait simplement à mener une vie paisible après son implication passée dans un groupe rebelle, s’est retrouvé pris au piège d’une série d’événements tragiques. Son arrestation, sa détention et les tortures brutales qu’il a subies aux mains des Mercenaires russes de Wagner jettent une lumière crue sur les abus de pouvoir et l’injustice en République centrafricaine, tout en soulevant des questions urgentes sur la justice et la protection des droits de l’homme dans le pays.

 

Le Parcours d’Abdoul

 

Abdoul, autrefois membre de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, avait choisi de quitter le groupe armé pour retourner à une vie civile à Bangui et se consacrer à ses activités commerciales au quartier KM5. Cependant, sa vie a pris un tournant dramatique lorsqu’il est devenu la cible des intrigues du chef rebelle tchadien Hassan Bouba, qui occupait un poste ministériel en Centrafrique. Bouba cherchait à recruter Abdoul pour sa milice, connue sous le nom de “russe noir”, mais ce dernier a refusé catégoriquement.

 

Un Piège Mortel

 

Malheureusement, Abdoul a été piégé lorsque le chef rebelle tchadien Baba Laddé l’a contacté et l’a invité à le rejoindre à Ndjamena. Abdoul, dans un moment de méprise ou d’ignorance, a accepté l’invitation. À son arrivée à Ndjamena, il a rapidement compris que les intentions de Baba Laddé étaient bien différentes de ce qu’il avait imaginé. Le chef rebelle tchadien cherchait à créer une nouvelle rébellion contre le gouvernement tchadien, ce qui a entraîné une rupture entre les deux hommes.

 

Arrestation et Torture

 

Pire encore, lorsque le chef rebelle tchadien Baba Laddé s’est enfui de Ndjamena vers Bangui, il a continué à communiquer avec Abdoul. Profitant de la complicité de Hassan Bouba et des mercenaires russes de Wagner, Baba Laddé a manifestement joué un double jeu dans le retour de monsieur Abdoul à Bangui. Cependant, à peine revenu, il a été arrêté à son domicile par les éléments de la garde présidentielle, quelques heures après avoir rencontré Baba Laddé chez lui, derrière le palais de la Renaissance à Bangui.

 

Abdoul a ensuite été détenu à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie, puis transféré dans une cellule spéciale au camp de Roux, gérée par des mercenaires russes de Wagner. Selon des informations spéciales du CNC, Abdoul a été soumis à des tortures brutales depuis son incarcération. La seule personne à lui rendre visite est le chef rebelle ministre Hassan Bouba, qui a confirmé aux parents d’Abdoul que ce dernier était en vie.

 

Accusations Infondées

 

Les mercenaires russes et le président putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera accusent Abdoul d’être un agent double au service du Tchad. Baba Laddé l’a accusé de l’espionner et de signaler ses activités aux autorités tchadiennes. Ces accusations infondées ont motivé son arrestation. Abdoul est ainsi devenu la première victime manifeste de la tension grandissante entre le Tchad et la Centrafrique.

 

Tortures Inhumaines

 

Pendant ses 60 jours de détention à la prison de Wagner au camp de Roux, Abdoul a été soumis à des tortures inhumaines, allant de la simulation de noyade à celle de l’enterrement vivant. Les mercenaires russes ont même tenté de l’enterrer vivant derrière l’aéroport international de Bangui Mpoko. C’est sur cette dernière tentative qu’ils ont réalisé qu’Abdoul n’était pas l’espion qu’ils croyaient. Ils l’ont finalement renvoyé dans la cellule de l’OCRB au centre-ville.

 

Implications Futures

 

Maintenant que cette arrestation et cette détention arbitraire ont été révélées, la question cruciale est de savoir comment la justice centrafricaine traitera le cas d’Abdoul. Seront-ils tentés de lui coller une accusation fallacieuse de coup d’État ou de rébellion ? Cette affaire met en évidence la nécessité d’une enquête approfondie et transparente pour traduire en justice les responsables des abus et de la torture dont Abdoul a été victime.

 

L’histoire d’Abdoul est un rappel brutal des défis auxquels sont confrontés les citoyens ordinaires en République centrafricaine, confrontés à la violence des mercenaires du groupe Wagner et à l’injustice de certaines autorités. Il est impératif que la communauté internationale suive de près cette affaire et exige que justice soit rendue pour Abdoul et d’autres victimes de violations des droits de l’homme en Centrafrique. La République centrafricaine a besoin de réformes profondes pour garantir la protection de ses citoyens contre de tels abus, qu’ils soient perpétrés par des groupes armés ou par des mercenaires étrangers tels que Wagner.

 

Par Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Violence Incessante dans le Haut-Mbomou : Deux personnes Victimes de Meurtres Horribles

0

Violence Incessante dans le Haut-Mbomou : Deux personnes Victimes de Meurtres Horribles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles-450×349.jpg” alt=”Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”349″ />
Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 02 janvier 2024 (CNC) – La préfecture du Haut-Mbomou, déjà déchirée par des années de conflits et d’instabilité, est le théâtre de nouveaux événements tragiques. Deux meurtres brutaux ont secoué la préfecture, mettant en lumière la violence persistante qui sévit dans certaines régions du pays. Ces actes odieux ont coûté la vie à un congolais et un Sud-Soudanais, rappelant que la paix et la sécurité demeurent des défis majeurs pour la République centrafricaine.

 

Le drame à Kpabou

 

Le premier cas de meurtre s’est déroulé dans le village de Kpabou, situé à 15 kilomètres de Mboki, sur la route de Zémio. La victime, Kenzo, était un réfugié Sud-Soudanais qui avait fui la guerre dans son pays pour trouver refuge en Centrafrique, plus précisément dans la sous-préfecture de Mboki. Malgré le calme retrouvé dans son pays d’origine, Kenzo avait décidé de rester en Centrafrique pour y exercer ses activités commerciales.

 

Le 29 décembre, Kenzo s’est rendu dans son champ pour ses activités habituelles. Malheureusement, en chemin, il a croisé le chemin de criminels impitoyables qui n’ont pas hésité à lui ôter la vie d’une balle en plein front. Cette tragédie soulève de nombreuses questions, notamment sur la sécurité des réfugiés qui ont cherché refuge en Centrafrique et sur la persistance de la violence dans certaines régions du pays.

 

Le cauchemar de Gabriel Mborikinahon

 

Trois jours plus tard, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, un autre drame a frappé la région. Gabriel Mborikinahon, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), tentait de retourner chez lui en RDC par voie fluviale. Malheureusement, il a été confronté à des criminels sans pitié qui l’ont exécuté de sang-froid. Cette deuxième tragédie souligne la vulnérabilité des populations qui tentent de traverser les zones frontalières instables de la République centrafricaine.

 

La suspicion envers l’UPC

 

Dans les deux cas, la population locale suspecte fortement les éléments rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’être les auteurs de ces meurtres atroces. L’UPC, groupe rebelle actif dans la région, a été impliqué dans de nombreuses violences et représailles, ce qui alimente les soupçons de la population. Cette situation soulève des interrogations quant à la capacité des autorités centrafricaines à garantir la sécurité des citoyens et à faire face à la menace des groupes armés.

 

Perspectives et controverses

 

Ces meurtres tragiques dans le Haut-Mbomou mettent en évidence la fragilité de la situation sécuritaire en République centrafricaine, en particulier dans les régions reculées et instables. Les questions se multiplient : Comment assurer la protection des réfugiés et des populations vulnérables ? Jusqu’à quand la menace des groupes armés persistera-t-elle ? Que fait le gouvernement pour mettre fin à cette violence inacceptable ?

 

La suspicion envers l’UPC suscite également des controverses. Si le groupe est effectivement impliqué dans ces meurtres, cela souligne la nécessité d’une action internationale plus ferme pour mettre fin aux activités de ces groupes armés et restaurer la paix dans la région.

 

La République centrafricaine est confrontée à des défis complexes en matière de sécurité, et les récents meurtres dans le Haut-Mbomou en sont un triste rappel. Il est essentiel que les autorités centrafricaines intensifient leurs efforts pour garantir la sécurité des citoyens et des réfugiés, tout en travaillant en étroite collaboration avec la communauté internationale pour mettre fin à l’impunité des groupes armés. La quête de la paix et de la stabilité en République centrafricaine demeure un défi de taille, mais il est impératif de persévérer dans cet objectif pour le bien-être des populations locales et des réfugiés qui cherchent refuge dans ce pays meurtri par la violence.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Tragédie à Cantonnier : Quand la quête de travail se termine en désastre

0

Tragédie à Cantonnier : Quand la quête de travail se termine en désastre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-Cameroun-450×203.jpg” alt=”Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC” width=”450″ height=”203″ />
Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 02 décembre 2023 (CNC) – Le vendredi 29 décembre 2023, à 6 heures du matin, une quête de travail et de vie meilleure a pris une tournure tragique dans la ville frontalière de Cantonnier. Un jeune homme originaire de Bouar, une ville située à plus de 450 km au nord-ouest de Bangui, est décédé des suites de complications liées à l’utilisation de médicaments traditionnels. Ce drame soulève des questions critiques sur la sécurité des soins de santé traditionnels et les défis rencontrés par les travailleurs itinérants dans les régions frontalières.

 

Cantonnier: un carrefour d’opportunités et de risques :

 

Cantonnier, une ville frontalière animée située à seulement une centaine de kilomètres de Bouar, est connue pour ses opportunités de maçonnerie et de transport. Attirant des personnes de tout le pays en quête de travail, la ville représente un espoir pour beaucoup, mais aussi un potentiel de risque considérable. La victime, nommée Emmanuel, un jeune homme plein d’espoir, s’était rendue à Cantonnier pour trouver un emploi mais s’est retrouvé face à un destin tragique.

 

Chronologie de la tragédie :

 

L’histoire du jeune Emmanuel commence avec son arrivée à Cantonier il y’a quelques mois, rempli d’espoir mais rapidement confronté à la dure réalité de ne pas trouver de travail. Face à un malaise soudain et sans accès à des soins médicaux conventionnels à cause de manque de moyen financier, il s’est tourné vers ce qu’il croyait être une solution : des remèdes traditionnels. Malheureusement, après avoir consommé un mélange de racines et d’herbes, son état de santé s’est rapidement détérioré, le conduisant au centre de santé le bon samaritain de Cantonnier où il a finalement succombé.

 

Réaction médicale et mise en garde :

 

La mort du jeune homme a provoqué une onde de choc à travers la communauté de Cantonnier et au-delà. Le chef de centre de santé le bon samaritain de Cantonnier  a émis un avertissement sévère contre l’automédication, en particulier avec des médicaments traditionnels dont les dosages et les effets sont souvent inconnus. Il a souligné que trop souvent, les gens viennent à l’hôpital dans un état critique après avoir utilisé de tels remèdes, rendant le traitement beaucoup plus difficile et parfois trop tardif.

 

Économie et santé à la frontière :

 

Cet incident tragique met en lumière les risques liés à la recherche de travail dans des villes frontalières comme Cantonnier. Les défis économiques, combinés à un accès limité aux soins de santé réglementés, créent un environnement où les décisions désespérées peuvent avoir des conséquences fatales. Les autorités et les communautés sont appelées à réfléchir à des mesures pour assurer la sécurité et le bien-être des travailleurs itinérants.

 

Conclusion : un réveil douloureux :

 

La mort de ce jeune homme à Cantonnier est un rappel douloureux des dangers de l’automédication, surtout lorsqu’elle est pratiquée sans supervision médicale adéquate. Elle souligne également la nécessité d’un dialogue entre la médecine traditionnelle et moderne pour garantir que les remèdes culturels puissent être utilisés de manière sûre et efficace. Alors que Cantonnier et d’autres villes frontalières continuent d’attirer des travailleurs en quête d’opportunités, il est impératif de mettre en place des infrastructures de soins de santé et d’éducation pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Touadéra : gardien ou geôlier de la Centrafrique ?

0

Touadéra : gardien ou geôlier de la Centrafrique ?

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera

 

 

Par Alain Nzilo

 

Dans la terre rouge, sous un ciel si lourd, marchait un homme, portant des rêves de jour. Touadéra, le nom résonnait, espoir de 2016, un futur promis, une trajectoire à dessiner.

Un peuple fatigué, des yeux vers l’horizon, cherchant dans son élu, la fin des frissons. L’espoir d’une ère, de paix et de lumière, dans les cœurs meurtris, une fragile prière.

Mais le temps file, et les saisons tournent, et l’homme de paix, en gardien, séjourne. 2020, l’année, un tournant inattendu, le président, désormais, un chemin retenu.

Soudain, l’écho d’une constitution qui plie, un troisième mandat, l’air d’une mélodie. Le pouvoir séduit, et l’homme s’attarde, dans le palais, les ombres se hasardent.

Ô Touadéra, es-tu le gardien ou le geôlier ? Les rêves d’hier, sont-ils à enterrer ? Le peuple murmure, entre espoir et crainte, la liberté, une flamme, parfois éteinte.

Le pouvoir, un poison, une étreinte sans fin, qui transforme les hommes, altère leur destin. Un indicateur, disent-ils, un régime à perpétuer, la Centrafrique, son avenir, à réinventer.

Critique n’est pas haine, mais appel à l’éveil, un président pour le peuple, non pour son sommeil. Que la RCA se souvienne, et jamais n’oublie, que son destin lui appartient, chaque jour, chaque nuit.

 

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

L’Ambassade centrafricaine au Congo : un enjeu d’incompétence gouvernementale

0

L’Ambassade centrafricaine au Congo : un enjeu d’incompétence gouvernementale

 

 

Centrafrique.org/accord-entre-la-turquie-et-la-centrafrique-luranium-de-bakouma-sera-exploite-par-une-societe-turque/mme-sylvie-baipo-temon-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres/” rel=”attachment wp-att-60043″ data-wpel-link=”internal”>Mme Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères
Madame Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 02 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, un pays au cœur de l’Afrique, se trouve confrontée à un problème de taille dans son domaine diplomatique. Alors que de nombreux pays africains ont investi dans leur présence diplomatique à l’étranger, la République centrafricaine reste toujours à la traîne, compromettant ainsi sa visibilité sur la scène internationale. Cette situation a récemment été mise en évidence par la détresse de l’ambassade centrafricaine en République du Congo, qui fonctionne depuis trois ans sans véhicule ni avec aucun moyen de transport de base.

 

Une diplomatie en dysfonctionnement

 

Le témoignage d’un manque criant de moyens à l’ambassade centrafricaine en République du Congo est à la fois ridicule et déplorable, comme l’exprime clairement l’auteur du message posté sur les réseaux sociaux. Cela soulève des questions fondamentales sur la façon dont les gouvernemenst de Faustin Archange Touadera gèrent les Affaires diplomatiques du pays. Une diplomatie mal financée, mal équipée et dirigée par un non diplomate  ne peut pas remplir efficacement sa mission de représenter les intérêts de la République centrafricaine à l’étranger.

 

Le contexte africain

 

Dans un contexte africain où de nombreux pays investissent massivement dans leur diplomatie pour renforcer leur présence et leur influence sur la scène mondiale, la République centrafricaine se trouve en position de désavantage. Des pays comme l’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et l’Afrique du Sud ont renforcé leurs capacités diplomatiques et économiques pour jouer un rôle de premier plan dans les affaires africaines et internationales. En revanche, la République centrafricaine semble être à la traîne, ce qui soulève des inquiétudes quant à son impact sur les négociations politiques, les partenariats économiques et les questions de sécurité.

 

L’impact sur la scène internationale

 

L’image de la République centrafricaine sur la scène internationale est également en jeu en raison de cette lacune diplomatique. Les pays qui investissent dans leur diplomatie sont en mesure de défendre leurs intérêts de manière plus efficace, de mobiliser un soutien international et d’influencer les décisions prises dans les instances internationales. Sans une présence diplomatique solide et des moyens adéquats, la République centrafricaine risque de voir ses préoccupations négligées et ses intérêts mal représentés.

 

Un régime sous le feu des critiques

 

L’incapacité du régime de Faustin Archange Touadera à fournir des moyens de base à ses ambassades en Afrique du sud, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, en Égypte et ailleurs soulève des questions sur la gestion des ressources du pays. Alors que les ressources financières peuvent être limitées, il est essentiel que le gouvernement priorise les domaines tels que la diplomatie, qui ont un impact direct sur la réputation et l’influence du pays. Cette situation alimente les critiques selon lesquelles le régime est composé d’incompétents et de bras cassés, ce qui nuit à la crédibilité du gouvernement et à la confiance du peuple.

 

La situation de l’ambassade centrafricaine en République du Congo est un exemple frappant des défis auxquels la République centrafricaine est confrontée en matière de diplomatie et de représentation internationale. Alors que d’autres pays africains renforcent leurs capacités diplomatiques, la République centrafricaine semble rester à la traîne, compromettant ainsi sa voix sur la scène mondiale. Il est temps que le gouvernement de Faustin Archange Touadera réfléchisse sérieusement à la manière dont il gère les affaires diplomatiques du pays et à l’allocation des ressources pour garantir que la République centrafricaine puisse jouer un rôle significatif dans les affaires mondiales. Cette situation met en lumière les enjeux critiques de la diplomatie et de la représentation internationale pour un pays en développement comme la République centrafricaine, tout en posant des questions importantes sur la direction future du pays dans ces domaines.

 

Par Gisèle MOLOMA

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Le mystère de la rivière Mbokou : tragédie et folklore à Obo

0

Le mystère de la rivière Mbokou : tragédie et folklore à Obo

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Riviere-Mbokou-a-Obo-450×419.jpg” alt=”Rivière Mbokou à Obo. CopyrightCNC” width=”450″ height=”419″ />
Rivière Mbokou à Obo. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 02 décembre 2023 (CNC) – Dans la petite ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la RCA, un événement tragique a secoué la communauté locale le matin après Noël. Un piroguier respecté, connu de tous, a été emporté par les eaux mystérieuses de la rivière Mbokou. Cette histoire n’est pas seulement celle d’un homme, mais aussi celle d’une culture profondément enracinée dans le folklore et les croyances.

 

La vie du piroguier :

 

Chaque jour, l’homme en question prenait place dans sa pirogue, prêt à transporter les habitants d’un bord à l’autre de la Mbokou. Reconnu pour sa fiabilité et son expérience, il était plus qu’un simple piroguier ; il était un pilier de la communauté, un lien entre les rives, et une figure familière dans la vie quotidienne à Obo.

 

Le matin du drame :

 

Ce matin-là, comme tant d’autres, il se préparait pour une journée de labeur. Cependant, l’appel qu’il reçut ne venait pas de clients ordinaires, mais d’une force inconnue et mystérieuse. Guidé par la voix, il s’est aventuré sur l’eau, mais jamais il n’est revenu. Son absence a rapidement été remarquée, et une recherche frénétique a commencé. Ce n’est que le lendemain que son corps a été retrouvé, flottant paisiblement sur la rivière.

 

Les talimbi :

 

Sorciers de l’Eau : Les Talimbi, redoutés et respectés, sont des figures emblématiques du folklore local. On dit qu’ils possèdent le pouvoir d’attirer les imprudents vers les eaux, où ils rencontrent leur destin. La disparition du piroguier a été immédiatement liée à ces esprits de l’eau, renforçant la peur et le respect des forces invisibles qui, selon la croyance, habitent la rivière Mbokou.

 

La nouvelle de sa mort a plongé Obo dans un deuil profond. Des rituels ont été organisés pour apaiser les esprits et honorer sa mémoire. La communauté s’est unie dans le chagrin, partageant des histoires, des larmes, et un respect renouvelé pour les eaux qui leur donnent vie mais peuvent aussi reprendre.

 

La disparition du piroguier n’est pas seulement une perte pour sa famille et ses amis, mais un rappel poignant de l’interaction entre l’homme, la nature, et le mystère. Elle souligne l’importance des traditions et croyances qui façonnent notre compréhension du monde. En fin de compte, cette histoire nous rappelle que, dans chaque coin de notre monde, il existe des récits qui défient notre perception, nous invitant à regarder au-delà de ce que nous voyons et à reconnaître la profondeur de ce qui nous entoure.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Crise à la Mairie de Bossangoa : Gestion chaotique, salaires impayés et grève imminente

0

Crise à la Mairie de Bossangoa : Gestion chaotique, salaires impayés et grève imminente

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Mairie-de-Bossangoa.-CopyrightDR-450×215.jpg” alt=”Mairie de Bossangoa. CopyrightDR” width=”450″ height=”215″ />
CopyrightDR

 

 

 

Bangui, 02 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, pays situé en Afrique centrale, est confrontée à de nombreux défis, tant sur le plan politique, économique, que social. Ces défis se manifestent également au niveau local, notamment à la Mairie de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham. La gestion chaotique des ressources, le manque de personnel, et l’accumulation des arriérés de salaires ont plongé cette institution municipale dans une crise profonde. Dans cet article, nous examinerons de près les problèmes auxquels fait face la Mairie de Bossangoa, en mettant en lumière les perspectives et les controverses entourant cette situation.

 

La gestion chaotique des recettes municipales

 

Un des problèmes majeurs qui gangrène la Mairie de Bossangoa est la gestion chaotique des recettes municipales. Les employés de cette institution dénoncent ouvertement cette situation lors d’une réunion avec le préfet de L’Ouham. Les dysfonctionnements des services municipaux et l’absence de transparence dans la gestion des fonds ont conduit à des conséquences désastreuses. Les employés pointent du doigt le président de la délégation, accusé de prendre des décisions unilatérales sans consulter le conseil municipal.

 

Rodrigue Nansiney-Tuaga, premier vice-président de la Mairie, critique le président en ces termes : “Le président, qui est l’ordinateur, devait prendre des décisions, mais vraiment, il n’associe personne pour la plus grande décision, ce qui a fait qu’il n’y a plus d’entour entre lui et le conseil.” Cette absence de collaboration au sein de l’institution nuit grandement à son efficacité et à sa capacité à répondre aux besoins de la population.

 

Le manque de personnel et les arriérés de salaires

 

Outre les problèmes de gestion, la Mairie de Bossangoa est également confrontée au manque de personnel qualifié. Avec seulement huit conseillers municipaux, un service de police municipale et deux agents de recouvrement, les ressources humaines sont insuffisantes pour faire face aux besoins croissants de la municipalité. Cette situation a des conséquences directes sur la prestation des services municipaux, tels que la collecte des déchets et la MAINTENANCE des infrastructures.

 

La crise atteint son paroxysme avec les employés municipaux qui n’ont pas été payés depuis plus de deux ans. Cette accumulation d’arriérés de salaires a poussé les travailleurs à déposer un préavis de grève pour exiger le paiement d’au moins trois mois de salaires impayés. Une demande jugée légitime par le préfet de L’Ouham, qui a promis une solution immédiate.

 

Le défi de la transparence et de la révision de l’effectif

 

Pour sortir de cette crise, des mesures immédiates doivent être prises. Le préfet de L’Ouham a suggéré au maire de différer l’achat de véhicule de trois roues pour la collecte des déchets au profit du paiement des salaires en souffrance. Cette décision montre la nécessité de réorienter les priorités municipales vers les besoins immédiats de la population.

 

De plus, il est impératif que la Mairie de Bossangoa fasse preuve de transparence dans la gestion des recettes municipales. Une révision de l’effectif du personnel est également nécessaire pour garantir un fonctionnement efficace des services municipaux.

 

La Mairie de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, en République centrafricaine, est confrontée à une crise complexe résultant de la mauvaise gestion des ressources, du manque de personnel et de l’accumulation des arriérés de salaires. Cette situation souligne les défis auxquels sont confrontées de nombreuses institutions municipales en Afrique centrale. Il est impératif que des mesures correctives soient prises pour rétablir la stabilité et assurer la prestation efficace des services municipaux. La transparence, la collaboration et la révision des priorités sont des étapes cruciales pour résoudre cette crise et améliorer la qualité de vie des citoyens de Bossangoa.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE PARI RISQUÉ DU POUVOIR DE BANGUI D’ENRÔLER SIMULTANÉMENT DES FORCES ÉTRANGÈRES RÉGULIÈRES ET NON CONVENTIONNELLES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

0

CENTRAFRIQUE : LE PARI RISQUÉ DU POUVOIR DE BANGUI D’ENRÔLER SIMULTANÉMENT DES FORCES ÉTRANGÈRES RÉGULIÈRES ET NON CONVENTIONNELLES SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/doudou-450×419.png” alt=”Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.” width=”450″ height=”419″ />
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) – Au lendemain de l’expiration de l’ultimatum d’une année des autorités américaines proposant la formation des forces armées en contrepartie du départ des forces paramilitaires russes de Wagner, le pouvoir de Bangui par la voix du porte-parole de la présidence de la république annonce la souscription d’un accord militaire de long terme avec une société américaine de sécurité privée dénommée Bancroft Global Développement.

 

Il faut rappeler que Bancroft ne relève pas de l’armée régulière américaine mais d’une entreprise privée de sécurité de même nature que Wagner qui est présente en Somalie, au Kenya et aussi en Libye.

 

Le pouvoir de Bangui qui ne jurait exclusivement qu’au nom de la Russie et des paramilitaires de Wagner COMME LE MESSIE justifie cette diversification de partenariat par le même motif que celui du débarquement des Wagner…la reconstruction et formation des forces de défense et de sécurité.

 

Il apparaît important de souligner que même si le pouvoir de Bangui est ouvert à tout partenariat, la sécurité est un domaine de souveraineté qui ne peut être sous-traité surtout aux forces militaires étrangères dont la dernière cohabitation remonte à la guerre froide.

 

Sans le vouloir, la Centrafrique est devenue contre son gré un laboratoire d’expérimentation de trafics d’influence, de conflits d’intérêt et de compétence de grandes puissances militaires occidentales.

 

Sans microscope, le constat est alarmant et inquiétant…le pouvoir de Bangui se retrouve avec une demi douzaine de forces militaires étrangères opérationnelles sur le territoire national sans compter les contingents de la mission onusienne.

 

Habité par la psychose d’un lendemain incertain, le citoyen lambda s’interroge :

 

Qu’est-ce qui justifie ce virage à 90 degré alors que le pouvoir de Bangui avait hermétiquement fermé la porte à tous les pays à l’exception de la Russie ?

 

La mort tragique et brutale du patron des Wagner est-elle un tournant dans ce revirement ?

 

S’agit-il d’une manière polie de désavouer les Wagner qui sont rejetés par la population au regard de leurs déboires ?

 

Les mercenaires américains vont-ils remplacer les Wagner dans la mission sécuritaire ?

 

Faisant abstraction des enjeux et des éventuelles menaces, quels sont les apports de toutes ces forces coalisées sur le plan sécuritaire, économique et social ?

 

Par ailleurs, pourquoi le pouvoir de Bangui ne traite qu’avec des groupes de mercenaires en lieu et place des forces armées régulières ?

 

Pour finir, cet énième accord militaire était-il avalisé par le parlement conformément aux prescriptions constitutionnelles ?

 

En tout état de cause, l’amateurisme du pouvoir de Bangui corollaire d’une diplomatie hésitante et caractérisée par la méthode de tâtonnement risque de fragiliser notre jeune démocratie voire de faire le lit d’un embrasement sans précédent entre les forces coalisées.

 

N’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on n’aimerais pas qu’on nous le fasse, on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

 

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste Administrateur des élections.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Lucien Dambalé Bibomtoyé : La voix d’une génération s’éteint à Bangui

0

Lucien Dambalé Bibomtoyé : La voix d’une génération s’éteint à Bangui

 

Centrafrique.org/lucien-dambale-le-conte-centrafricain-au-Festival-international-des-contes-et-de-loralite-en-2023-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Lucien-Dambale-le-conte-centrafricain-au-Festival-international-des-contes-et-de-loralite-en-2023-a-Bangui-450×356.jpg” alt=”Lucien Dambalé, le conteur centrafricain au Festival international des contes et de l’oralité en 2023 à Bangui” width=”450″ height=”356″ />
Lucien Dambalé, le conteur centrafricain au Festival international des contes et de l’oralité en 2023 à Bangui

 

 

Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) –La République centrafricaine pleure aujourd’hui la perte de l’un de ses plus grands trésors culturels, Lucien Dambalé Bibomtoyé , un conteur dont les récits ont bercé l’imaginaire de nombreuses générations. Décédé à Bangui, sa ville natale, Lucien Dambalé Bibomtoyé  laisse derrière lui un héritage inestimable et un vide que personne ne pourra aisément combler.

 

Un Pilier de la Culture Centrafricaine

 

Né au cœur de la République centrafricaine, Lucien Dambalé Bibomtoyé  s’est rapidement distingué comme un maître de la parole, un conteur dont la voix résonnait bien au-delà des frontières de son village. Ses histoires, imprégnées de la sagesse des ancêtres et de la richesse de la terre centrafricaine, ont captivé non seulement les enfants mais aussi les adultes, préservant et célébrant l’héritage culturel d’une nation.

 

Un Talent qui Transcende les Générations

 

Lucien Dambalé Bibomtoyé  n’était pas seulement un conteur ; il était un éducateur, un historien, et un symbole vivant de la tradition orale centrafricaine. Ses récits, souvent empreints de leçons morales et d’histoires du passé, ont servi à transmettre les coutumes et les valeurs de la société centrafricaine aux jeunes générations. Son décès marque non seulement la perte d’une grande voix mais aussi d’un lien vital avec le passé.

 

Réactions et Hommages

 

Depuis l’annonce de son décès, un flot continu de condoléances et d’hommages a afflué de toutes parts. Familles, amis, et admirateurs évoquent avec émotion la profondeur de son art et l’impact qu’il a eu sur leurs vies. Des veillées et des événements commémoratifs sont prévus pour célébrer sa vie et son œuvre, témoignant de l’empreinte indélébile qu’il a laissée dans le cœur des gens.

 

L’Héritage de Lucien Dambalé Bibomtoyé : Une Inspiration pour lAvenir

 

Bien que Lucien Dambalé Bibomtoyé  ne soit plus parmi nous, son héritage perdurera à travers ses récits et les nombreuses vies qu’il a touchées. Sa disparition soulève des questions cruciales sur l’avenir de la tradition orale en République centrafricaine et sur la manière dont les nouvelles générations peuvent préserver cet héritage culturel vital. Inspirés par son exemple, de jeunes conteurs pourraient bien se lever pour prendre la relève et continuer à raconter l’histoire de leur peuple.

 

Lucien Dambalé Bibomtoyé était plus qu’un conteur ; il était une voix de sagesse, un pont entre le passé et le présent, et un gardien de la culture centrafricaine. En cette période de deuil, nous nous souvenons de lui non seulement pour ses histoires mais aussi pour son rôle essentiel dans la préservation de l’identité culturelle de la République centrafricaine. Alors que la voix de Lucien Damalé s’est éteinte, son esprit et son héritage continueront de vivre dans les cœurs et les esprits de ceux qui l’ont aimé et écouté.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Centrafrique : La Crise qui Étouffe la Fête du Nouvel An

0

Centrafrique : La Crise qui Étouffe la Fête du Nouvel An

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/rondpoint-du-PK5-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC” width=”450″ height=”337″ />
Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) –  Alors que le monde se prépare à célébrer la transition vers une nouvelle année, la République centrafricaine se trouve plongée dans une crise profonde, laissant peu de place à la joie et à la festivité. Dans cet article, nous allons explorer la situation actuelle en Centrafrique, où les citoyens font face à des difficultés économiques et sociales croissantes, tout en soulignant les perspectives et les controverses entourant la gestion du régime de Bangui.

 

Une Fête en Péril

 

À quelques heures de la fête du Nouvel An, l’ambiance en Centrafrique est loin d’être à la fête. Les rues qui étaient autrefois remplies de l’excitation des festivités sont aujourd’hui marquées par la morosité et la préoccupation. Les marchés et les quartiers, autrefois animés par la préparation de la célébration de fin d’année, sont désormais plongés dans une atmosphère de résignation.

 

Nicole, une commerçante de Bangui, incarne le sentiment généralisé de désespoir économique. Elle explique que les gens ne viennent plus acheter ses marchandises, la laissant sans moyens pour célébrer le Nouvel An. La crise économique qui sévit en Centrafrique a frappé durement la population, rendant la simple tâche de subsister un défi quotidien.

 

Divergence de Destinées

 

Pourtant, même dans cette atmosphère de désespoir, il existe des contrastes marquants. Florence et sa famille se préparent activement pour la fête, avec des projets de coiffure pour le 1er janvier et des prévisions pour un repas festif. Cela souligne le clivage économique qui règne en Centrafrique, où certaines familles parviennent à maintenir une certaine normalité tandis que d’autres luttent pour joindre les deux bouts.

 

Les commerçants du centre-ville de Bangui, quant à eux, se plaignent de ne pas pouvoir écouler leurs marchandises comme par le passé. La crise économique a fait chuter la demande des consommateurs, laissant les marchandises invendues sur les étagères. Cette situation contraste fortement avec les années précédentes, où les affaires étaient florissantes pendant la période des fêtes.

 

La Gestion du Régime de Bangui en Question

 

La crise économique qui étrangle la République centrafricaine soulève des questions sur la gestion du régime de Bangui. Le gouvernement est-il en train de prendre des mesures adéquates pour atténuer les souffrances de la population ? Les ressources du pays sont-elles gérées de manière transparente et efficace ?

 

Brigitte, une résidente du quartier Boy-Rabe à Bangui, témoigne de ses préoccupations et de ses efforts pour préparer la fête malgré les difficultés. Sa détermination contraste avec les problèmes financiers qui touchent de nombreux Centrafricains. Les citoyens se demandent si leur gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour remédier à la situation.

 

La Profité et l’Attention du Trésorerie

 

La Centrafrique est confrontée à des défis financiers complexes, notamment en raison des tensions politiques et de la sécurité qui ont prévalu dans le pays. Les fonds qui pourraient être investis dans le développement et l’amélioration des conditions de vie des citoyens sont parfois détournés vers des priorités moins transparentes telle que le financement des mercenaires du groupe Wagner.

 

Les salons de coiffure ne sont pas saturés à l’approche du Nouvel An, car de nombreuses personnes estiment que l’argent devrait être investi de manière plus judicieuse. Cette attitude témoigne de l’insatisfaction générale quant à la gestion des finances publiques et à la manière dont les ressources sont utilisées.

 

La République centrafricaine se prépare à entrer dans une nouvelle année, mais la crise économique et sociale qui sévit dans le pays jette une ombre sur les festivités. Les contrastes entre ceux qui se préparent pour la fête et ceux qui luttent pour subvenir à leurs besoins sont frappants. Cette situation met en lumière les questions cruciales sur la gestion du régime de Bangui et l’utilisation des ressources du pays.

 

Alors que les Centrafricains cherchent des réponses à leurs préoccupations, une chose est certaine : la crise qui règne en République centrafricaine ne peut plus être ignorée. Il est temps de prendre des mesures décisives pour résoudre les problèmes économiques et sociaux qui étouffent la population, afin que les futurs Nouvels An puissent être accueillis avec espoir et optimisme plutôt qu’avec résignation et inquiétude.

 

Par Prisca VICKOS

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Centrafrique : Nouvel An sous Haute Surveillance Militaire – Mesure ou Mascarade ?

0

Nouvel An sous Haute Surveillance Militaire – Mesure ou Mascarade ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/le-general-Zephirin-Mama-450×300.jpg” alt=”le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine” width=”450″ height=”300″ />
le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine

 

 

 

Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine se prépare à accueillir la nouvelle année sans la traditionnelle salve de canon. Si l’État-Major des Forces Armées avance des arguments de sécurité publique, cette décision est loin de faire l’unanimité, posant ainsi des questions cruciales sur la confiance envers les autorités militaires et sur la manière dont elles gèrent les festivités du réveillon.

 

Le Discours de l’État-Major : Restriction pour la Sécurité Publique

 

Selon le communiqué, la décision de ne pas tirer la salve de 21 coups de canon vise à éviter l’usage anarchique des armes de guerre pendant la période du réveillon, préoccupant ainsi la sécurité des personnes vulnérables, notamment les malades hospitalisés ou en convalescence. L’État-major prévoit également des sanctions sévères pour ceux qui enfreindraient cette mesure, qu’il s’agisse de détenteurs illégaux d’armes de guerre ou de personnes utilisant des pétards et autres explosifs.

 

Des Questions Émergent

 

L’annonce de l’État-major soulève des questions légitimes quant à l’efficacité de ces mesures. Tout d’abord, la population se demande si cette décision s’applique également aux Mercenaires russes du groupe Wagner, dont le comportement lors des réveillons précédents a été source de préoccupations. L’État-major a-t-il communiqué de manière similaire avec ces mercenaires pour garantir leur conformité ? Le manque de transparence sur cette question ne fait qu’ajouter au scepticisme généralisé.

 

De plus, les précédentes restrictions imposées par l’État-major au cours de réveillons précédents n’ont pas toujours été respectées par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) elles-mêmes. Il est donc légitime de se demander si l’État-major a la capacité réelle d’appliquer ces mesures au sein de ses propres troupes. Le communiqué n’offre pas de garanties tangibles à cet égard.

 

La Crise de Confiance

 

Ce communiqué intervient dans un contexte de méfiance croissante envers les institutions militaires en République Centrafricaine. Les rapports de violations des droits de l’homme, y compris par des membres des FACA, sont devenus monnaie courante. Les Centrafricains ont du mal à croire que l’État-major sera capable de faire respecter ces nouvelles mesures de manière équitable et efficace.

 

Le communiqué de l’État-major des Forces Armées Centrafricaines visant à annuler la salve de 21 coups de canon lors du réveillon du Nouvel An suscite des questions légitimes et soulève des préoccupations quant à sa mise en œuvre et à la crédibilité de l’État-major. Dans un climat de méfiance envers les autorités militaires, il est impératif que des mesures soient prises pour rétablir la confiance de la population envers les forces de sécurité nationales. Cette situation souligne l’importance d’une transparence accrue et de l’obligation de rendre compte des actions de l’État-major pour assurer une sécurité publique efficace et équitable en République Centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

La Réalité Déconcertante des Routes de Bangui : Un Aveu Surprenant du Président de l’Assemblée Nationale

0

La Réalité Déconcertante des Routes de Bangui : Un Aveu Surprenant du Président de l’Assemblée Nationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Troncon-Gobongo-Pk11-rebaptise-avenue-des-poussieres-principales-450×384.jpg” alt=”Tronçon Gobongo-Pk11 rebaptisé avenue des poussières principales” width=”450″ height=”384″ />
Tronçon Gobongo-Pk11 rebaptisé avenue des poussières principales

 

 

 

Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, située au cœur de l’Afrique, est souvent le centre d’attention en raison de ses enjeux politiques, économiques et sociaux complexes. Récemment, une déclaration du Président de l’Assemblée nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, a suscité une grande controverse. Lors de la clôture de la deuxième session ordinaire de 2023 à l’Assemblée nationale, Sarandji a reconnu publiquement que les routes de la capitale, Bangui, étaient dans un état de dégradation avancée. Cette admission a jeté une lumière crue sur la réalité des infrastructures en République centrafricaine et a remis en question les affirmations précédentes du régime.

 

Routes délabrées : Une Révélation Choquante

 

Le moment choisi par le Président de l’Assemblée nationale pour reconnaître la dégradation avancée des routes à Bangui est significatif. Cette déclaration intervient après des années de dénégations de la part du gouvernement, qui accusait les critiques sur les réseaux sociaux de manquer de bonne volonté. La question qui se pose désormais est de savoir pourquoi cette admission a été faite à ce moment précis.

 

Les routes sont un élément vital de l’infrastructure d’un pays, affectant directement la qualité de vie de ses citoyens et l’économie nationale. La République centrafricaine, en reconnaissant enfin l’état déplorable de ses routes, doit faire face à des questions cruciales. Pourquoi les réparations n’ont-elles pas été entreprises plus tôt ? Quelles sont les raisons de cette dégradation ? Qui en est responsable ? Ces questions nécessitent des réponses claires et transparentes de la part du gouvernement.

 

La Loi des Finances 2024 : Un Retard Inquiétant

 

En plus de l’admission sur l’état des routes, la session de l’Assemblée nationale a été consacrée à l’examen et à l’adoption de la loi des finances pour 2024. Cependant, les élus de la nation ont déploré le fait que cette loi n’ait pas été présentée dans les délais constitutionnels. Elle a été soumise avec un retard de deux mois, ce qui constitue une violation des textes et des lois en vigueur.

 

Le respect des délais constitutionnels est essentiel pour assurer la stabilité financière et budgétaire du pays. Les retards dans l’adoption du budget peuvent entraîner des conséquences graves, telles que des perturbations dans les services publics et des incertitudes économiques.

 

Investissements dans l’Éducation, la Santé et les Infrastructures

 

Le Président Sarandji a également appelé le gouvernement à intensifier les efforts de renforcement des capacités dans les domaines de l’éducation et de la santé, avec le soutien des partenaires techniques et financiers. Ces domaines sont cruciaux pour le développement durable de la République centrafricaine, mais ils ont été confrontés à des défis majeurs au fil des ans.

 

En outre, l’état de dégradation du réseau routier dans la capitale et dans les provinces constitue un obstacle majeur à la circulation des personnes et des biens. Le gouvernement doit mobiliser davantage de ressources financières pour investir dans les infrastructures et améliorer la connectivité du pays. Cela pourrait stimuler le commerce, renforcer l’économie nationale et améliorer la qualité de vie de la population.

 

La déclaration du Président de l’Assemblée nationale sur la dégradation des routes de Bangui est un aveu surprenant qui a mis en lumière une réalité troublante en République centrafricaine. Cependant, cela ne suffit pas. Le gouvernement doit maintenant prendre des mesures concrètes pour réparer ces routes et respecter les délais constitutionnels en matière budgétaire.

 

L’investissement dans l’éducation, la santé et les infrastructures demeure essentiel pour l’avenir du pays. Les partenaires techniques et financiers doivent jouer un rôle clé dans cet effort. La République centrafricaine est confrontée à des défis complexes, mais elle a aussi un potentiel énorme. Il est temps que le pays fasse face à ces défis avec détermination et transparence, pour le bien de ses citoyens et de son avenir économique.

 

Par Anselme Mbata

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Les Vœux en Creux du Ministre de l’Agriculture : Quand l’Hypocrisie Se Cache derrière les Mots

0

Les Vœux en Creux du Ministre de l’Agriculture : Quand l’Hypocrisie Se Cache derrière les Mots

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria” width=”450″ height=”225″ />
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC

 

 

 

La République Centrafricaine a besoin de solutions réelles, pas de discours creux.

 

Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) – La fin de l’année 2023 a été marquée par une série de vœux émis par les ministres du gouvernement de Félix Moloua, semblant soudainement prendre conscience des défis réels auxquels sont confrontés les Centrafricains vivant dans les zones rurales et en arrière-pays. Alors que la souffrance de ce peuple a longtemps été ignorée, cette récente prise de conscience aurait pu être un tournant positif. Cependant, les mots du ministre de l’Agriculture, Mathieu Éric Rookosse Kamot, révèlent davantage l’hypocrisie gouvernementale que de véritables intentions de résoudre les problèmes.

 

Dans son discours du Nouvel An, le ministre de l’Agriculture a exprimé son souhait que les actions menées avec l’aide des Alliés et de la Minusca puissent ramener la paix dans le pays, en particulier dans les régions rurales. Il a évoqué la nécessité pour les populations déplacées de retrouver la quiétude afin de se consacrer à l’agriculture et contribuer à la croissance économique du pays. Il a également mentionné l’importance de faciliter l’accès au marché pour les produits agricoles, tout en soulignant le lien entre la qualité des aliments et la santé.

 

Ces paroles, en apparence louables, cachent cependant des réalités bien différentes. Tout d’abord, il est difficile de prendre au sérieux ces vœux émis par un gouvernement qui a fait preuve d’inaction chronique face à la crise humanitaire et aux conflits internes qui déchirent la République Centrafricaine depuis des années. Les Centrafricains ont entendu des promesses similaires à maintes reprises, mais les conditions sur le terrain n’ont guère changé.

 

En outre, le ministre Mathieu Éric omet de mentionner le rôle ambigu du gouvernement dans la situation actuelle. Les acteurs ruraux ont été victimes de violences et de déplacements en grande partie en raison de l’instabilité politique et des conflits qui persistent. Les autorités centrafricaines ont la responsabilité première de protéger leurs citoyens, mais elles ont souvent été accusées de ne pas agir avec la fermeté nécessaire.

 

Quant à l’accès au marché, les obstacles sont nombreux, notamment les infrastructures délabrées, les conflits armés qui entravent la circulation des biens, et la corruption qui gangrène les systèmes économiques et commerciaux. Les mots du ministre semblent déconnectés de ces réalités.

 

Enfin, la référence à la sécurité alimentaire mérite également d’être analysée. Si la qualité des aliments est effectivement cruciale pour la santé de la population, le gouvernement ne peut se dédouaner de sa responsabilité envers les Centrafricains en évoquant simplement ce problème. La sécurité alimentaire ne peut être atteinte sans un engagement réel en faveur de l’agriculture, de l’éducation et de la lutte contre la corruption.

 

En réalité, les vœux du ministre de l’Agriculture, Mathieu Éric Rookosse Kamot  , ressemblent davantage à des paroles en l’air qu’à un véritable engagement envers les Centrafricains qui souffrent. Les mots peuvent être puissants, mais ils ne sont que le premier pas vers l’action. Le gouvernement doit passer des promesses creuses à des mesures concrètes pour résoudre les problèmes qui touchent la République Centrafricaine. Les Centrafricains méritent mieux que des discours vides de sens.

 

Par Éric Azoumi

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Centrafrique : Projet Zanga Sanga,  Sensibilisation des Forces de l’Ordre pour Contrer le Braconnage

0

Projet Zanga Sanga,  Sensibilisation des Forces de l’Ordre pour Contrer le Braconnage

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Dans-le-parc-de-Chinko-dans-le-Mbomou-450×253.jpg” alt=”Chinko à Bangassou” width=”450″ height=”253″ />
CopyrightDR

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 31 décembre 2023 (CNC) –  L’Afrique Centrale, connue pour sa biodiversité exceptionnelle, fait face à des défis cruciaux en matière de conservation de la faune et de la flore. Le projet Zanga Sanga s’est imposé comme un acteur clé dans cette lutte pour préserver les aires protégées de la région, en particulier en République centrafricaine. Ce projet mobilise les forces de l’ordre autour du Code de protection des aires protégées et de l’accord tripartite entre le Cameroun, le Congo et la République centrafricaine.

 

La Sensibilisation des Forces de l’Ordre

 

Le cœur du projet Zanga Sanga réside dans sa campagne de sensibilisation auprès des militaires, policiers, gendarmes et douaniers de Bayanga, une ville stratégique pour la préservation de la faune et de la flore. L’objectif est clair : protéger les espèces en danger et lutter contre le braconnage qui sévit dans la région. Cependant, le projet va plus loin en reconnaissant un fait troublant : la complicité potentielle de certains agents de forces de défense et de sécurité ainsi que des autorités locales dans des actes de braconnage au sein de leurs zones de conservation.

 

Gervais Pamungi, directeur adjoint des aires protégées de Zanga Sanga, souligne l’urgence de cette sensibilisation. Il s’agit non seulement de présenter les accords et les responsabilités des différents acteurs, y compris les forces de défense et de sécurité, mais aussi de mettre en lumière les nouvelles dispositions du nouveau Code de Gestion de la Faune et des Aires Protégées. La région fait face à des défis complexes en matière de conservation, et ces nouvelles dispositions visent à renforcer les mesures de protection.

 

Les Enjeux de la Conservation

 

La conservation de la faune et de la flore en Afrique Centrale est une entreprise difficile. La région est le foyer de nombreuses espèces menacées, notamment les éléphants de forêt, les gorilles et les pangolins. Cependant, le braconnage est un fléau qui met en péril ces trésors de biodiversité. Les braconniers ciblent ces espèces pour le commerce illégal de l’ivoire, des peaux et d’autres produits, alimentant ainsi un marché noir international lucratif.

 

Le projet Zanga Sanga intervient à un moment critique. La sensibilisation des forces de l’ordre est essentielle pour lutter contre le braconnage. Les militaires, policiers, douaniers, gendarmes et autorités locales ont un rôle crucial à jouer en tant que gardiens de la sécurité publique et protecteurs des aires protégées. Ils doivent être bien informés des accords en vigueur, des lois de protection de la faune et des nouvelles dispositions législatives pour mener à bien leur mission.

 

L’Implication du Projet Zanga Sanga

 

Le projet Zanga Sanga, financé par le WWF et d’autres partenaires, joue un rôle central dans la mise en œuvre du projet de conservation de la faune et de la flore dans la sous-préfecture de Bayanga. Il s’agit d’une initiative gouvernementale qui rassemble des ressources internationales pour lutter contre le braconnage et préserver les espèces menacées.

 

Le projet ne se limite pas à la sensibilisation des forces de l’ordre. Il implique également les militaires, policiers, douaniers, gendarmes nouvellement affectés et les autorités locales dans la lutte contre le braconnage. Les nouvelles dispositions du Code de Gestion de la Faune et des Aires Protégées sont présentées de manière à ce que tous les collaborateurs comprennent les responsabilités et les outils à leur disposition pour mettre fin au braconnage.

 

Le projet Zanga Sanga incarne l’engagement envers la préservation de la biodiversité en Afrique Centrale. La sensibilisation des forces de l’ordre est une étape cruciale dans la lutte contre le braconnage, mais elle ne s’arrête pas là. Les enjeux de la conservation de la faune et de la flore dans la région sont complexes, et le projet Zanga Sanga montre comment une initiative gouvernementale soutenue par des partenaires internationaux peut faire une différence significative.

 

Il reste cependant des défis à relever, notamment la nécessité de dissiper toute velléité de complicité au braconnage. La région doit également faire face à des pressions économiques et environnementales croissantes. En fin de compte, la protection de la biodiversité en Afrique Centrale repose sur une collaboration étroite entre les gouvernements, les forces de l’ordre, les organisations internationales et les communautés locales. Le projet Zanga Sanga est un exemple prometteur de cette collaboration, mais il reste du travail à faire pour garantir un avenir durable pour la faune et la flore de la région.

 

Par Bertrand Siri

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Béloko, un horrible assassinat d’un jeune tchadien par les soldats FACA traumatise la population locale

0

Béloko, un horrible assassinat d’un jeune tchadien par les soldats FACA traumatise la population locale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/UN-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux-450×414.jpg” alt=”Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.” width=”450″ height=”414″ />
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – Le matin du jeudi 28 décembre 2023 restera gravé dans les mémoires de Béloko, une ville frontalière de la République centrafricaine (RCA) avec le Cameroun, pour les pires raisons possibles. Abakar Youssouf Hassan, un jeune Tchadien en quête d’une vie meilleure, a été froidement assassiné par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et les Mercenaires russes du groupe Wagner. Ce meurtre brutal met en lumière la barbarie au sein de l’armée centrafricaine et soulève des questions troublantes quant à la politique frontalière de la RCA.

 

Une mort injustifiée

 

Abakar Youssouf Hassan avait entrepris un voyage apparemment innocent depuis son pays natal, le Tchad, en passant par le Cameroun pour se rendre en RCA. Sa destination était Bangui, mais avant d’y arriver, il faut qu’il fasse des formalités administratives à la frontière. Cependant, cette journée anodine s’est transformée en un cauchemar inimaginable. Lorsqu’il a atteint le commissariat frontalier de Béloko, situé à seulement 2 kilomètres de la frontière, il était loin de se douter de la tragédie qui l’attendait.

 

Au commissariat, Abakar Youssouf Hassan a été soumis à un interrogatoire musclé par les policiers locaux. Ce qui aurait dû être une simple procédure de vérification des papiers a rapidement dégénéré en un drame sanglant. Les policiers ont appelé en renfort les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner pour intensifier l’interrogatoire. Le jeune homme a été arrêté et attaché violemment avec des cordes jusqu’au cou. Les soldats lui ont demandé s’il était un rebelle, mais Abakar Youssouf Hassan a affirmé qu’il ne l’était pas. Malheureusement, au fur et à mesure de l’interrogatoire, les soldats FACA et les mercenaires russes ont serré les cordes de manière impitoyable. Le jeune homme, privé d’air, a suffoqué et est décédé sous leurs yeux.

 

Un acte barbare et impitoyable

 

Le meurtre d’Abakar Youssouf Hassan est une illustration choquante de la brutalité qui règne au sein de l’armée centrafricaine, renforcée par la présence des mercenaires russes du groupe Wagner. Le jeune homme n’était qu’un individu en quête d’une vie meilleure, un réfugié en devenir, et sa vie a été brisée de manière inhumaine.

 

L’attitude des autorités centrafricaines suscite des interrogations profondes. Si la RCA souhaite restreindre l’entrée des ressortissants tchadiens sur son territoire, ne serait-il pas plus judicieux de l’annoncer publiquement plutôt que de recourir au meurtre silencieux de chaque Tchadien qui ose franchir la frontière centrafricaine . Cette tragédie met en évidence le manque de considération pour la vie humaine et la nécessité d’une réforme urgente au sein de l’armée centrafricaine.

 

Des questions troublantes

 

Au-delà de cette tragédie individuelle, cette affaire soulève des questions troublantes. La RCA a-t-elle vraiment conscience des centaines de milliers de ses compatriotes qui résident au Tchad ? Les autorités centrafricaines ont-elles réellement réfléchi aux conséquences de leurs actions ? Les relations entre les deux pays voisins ne sont-elles pas mises en péril par de tels actes de violence ?

 

Le meurtre brutal d’Abakar Youssouf Hassan à Béloko met en lumière la sombre réalité de la barbarie au sein de l’armée centrafricaine et l’impunité qui entoure de tels actes. La RCA doit prendre des mesures immédiates pour enquêter sur cet incident, traduire les coupables en justice et réformer en profondeur son armée pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. De plus, il est temps que la RCA examine sérieusement sa politique frontalière et son attitude envers les ressortissants étrangers. Le monde observe avec inquiétude, et la réputation de la RCA en dépend. Le moment est venu pour le pays de choisir entre la barbarie et la justice, entre l’obscurité et la rédemption.

 

Par Gervais Lenga

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Justice Manipulée, Démocrates Persécutés : Centrafrique en Crise, selon le BRDC

0

Justice Manipulée, Démocrates Persécutés : Centrafrique en Crise, selon le BRDC

 

Deux leaders du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Me Nicolas Tiangaye et Crépin Mboli-Goumba, lors d'un point presse ce 29 décembre 2023. CopyrightCNC
Deux leaders du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Me Nicolas Tiangaye et Crépin Mboli-Goumba, lors d’un point presse ce 29 décembre 2023. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – L’année 2023 a marqué un tournant sombre pour la République centrafricaine. Le pays, déjà troublé par des années de conflits et d’instabilité, a connu une détérioration dramatique de sa situation politique, économique et sociale sous le régime du Président Faustin-Archange Touadera. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a tenu, ce vendredi 29 décembre 2023 à Bangui, une conférence de presse pour faire le bilan de cette année tumultueuse.

 

La Démocratie en Péril**

 

L’année 2023 a été qualifiée d’« annus horribilis » pour les démocrates et la démocratie en Centrafrique. Le BRDC accuse le Président TOUADERA d’avoir pris des mesures décomplexées pour consolider son pouvoir, au détriment des institutions démocratiques. L’une des actions les plus controversées a été la révocation de membres intègres de la Cour Constitutionnelle, ce qui a ouvert la voie à un referendum constitutionnel déclaré illégal par cette même cour. Le silence de la communauté internationale face à ces violations de la Constitution a suscité de vives critiques dans le pays.

 

La Justice Instrumentalisée

 

Le système judiciaire centrafricain est également au centre des préoccupations du BRDC. Les démocrates et les opposants politiques ont été confrontés à des procès controversés, évoquant les purges de l’époque stalinienne. Des individus tels que les Professeurs Gaston MANDATA NGUEREKATA et Jean-François AKANDJI-KOMBE ont été condamnés, suscitant des inquiétudes quant au respect des droits de la défense. L’arrestation du député Dominique YANDOCKA a également soulevé des questions sur le respect de l’immunité parlementaire.

 

Menaces et Intimidations

 

Le climat politique en Centrafrique est marqué par des menaces constantes contre les démocrates. Des appels au meurtre ont été lancés par des ministres contre les leaders de l’opposition, et même un appel au génocide avait été fait par un ministre conseiller du Président. Certains leaders de l’opposition, tels qu’Alexandre Ferdinand NGUENDET, Martin ZIGUELE et Anicet Georges DOLOGUELE, ont été contraints de prendre le chemin de l’exil pour échapper à la persécution.

 

Incohérences Diplomatiques

 

Sur le plan diplomatique, la Centrafrique semble osciller entre des alliances contradictoires. Le Président TOUADERA a été vu solliciter le soutien du monde occidental après avoir montré des signes de rapprochement avec la Russie et Wagner. Les récentes controverses entourant l’arrivée d’un groupe de sécurité privée américain soulignent la confusion qui règne dans la politique étrangère centrafricaine.

 

Fragilité Militaire et Situation Financière Précaire

 

En matière militaire, la Centrafrique n’a pas réussi à mettre en place une armée capable de défendre son intégrité territoriale, dépendant plutôt de groupes étrangers tels que Wagner, l’armée rwandaise et la MINUSCA. Cette dépendance a entraîné des pertes importantes en termes de ressources naturelles et de vies humaines.

 

La situation financière est tout aussi alarmante, avec des entreprises qui ferment leurs portes en raison du manque de sécurité juridique et judiciaire nécessaire aux investissements. Les caisses de l’État sont vides, laissant les citoyens dans une situation de pauvreté croissante.

 

Pour le BRDC, l’année 2023 a été une année de bouleversements majeurs pour la République centrafricaine. La démocratie semble en péril, avec des institutions affaiblies, une justice contestée et des menaces constantes contre les démocrates. La diplomatie centrafricaine est marquée par des incohérences, tandis que la situation militaire et financière du pays suscite des préoccupations.

 

Face à cette situation sombre, l’opposition démocratique rejette la nouvelle Constitution et refuse de participer aux élections locales prévues en 2024. La communauté internationale est interpellée pour mettre fin à la crise en Centrafrique. L’avenir de ce pays déchiré par la violence reste incertain, mais l’espoir de restaurer la démocratie demeure, porté par ceux qui luttent pour un changement positif.

 

Par la rédaction du CNC

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Le Blé Russe en RCA : Une Aide Humanitaire Qui Tourne à la Mafia au Cameroun

0

Le Blé Russe en RCA : Une Aide Humanitaire Qui Tourne à la Mafia au Cameroun

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-4.jpg” alt=”Touadera et Poutine” width=”400″ height=”267″ />
Touadera et Poutine

 

L’arrivée d’une cargaison de blé russe destinée à la République Centrafricaine (RCA) au port de Douala suscite actuellement une controverse majeure. Ce geste soi-disant humanitaire du Kremlin, prévu pour aider le peuple centrafricain en partageant gracieusement 200 000 tonnes de blé, est devenu le centre d’une affaire qui soulève des questions éthiques, diplomatiques et économiques. Cette affaire, révélée par le journal camerounais Éco Matin, met en lumière des pratiques douteuses impliquant le pouvoir de Bangui et des industriels camerounais.

 

La Demande Troublante

 

La situation a pris une tournure controversée lorsque le Directeur Général des Douanes de la RCA a sollicité l’autorisation de vendre cette cargaison de blé aux entreprises camerounaises spécialisées dans la transformation du blé. Cette demande a été adressée à son homologue camerounais, Fongod Edwin Nuvaga, qui a donné son accord sous certaines conditions. Cependant, ces conditions soulèvent de sérieuses préoccupations.

 

Conditions Inquiétantes

 

Fongod Edwin Nuvaga a établi des conditions, dont la production d’une caution diplomatique de l’Ambassade de la RCA au Cameroun, la vente locale du blé aux entreprises camerounaises en exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), et l’expédition de la farine en République Centrafricaine sans acquittement de la TVA. Ces conditions visent à bénéficier des exonérations douanières prévues par l’Ordonnance du président de la République du 07 mars 2008, suspendant le paiement des droits et taxes de douane à l’importation de certains produits de première nécessité, dont le blé.

 

L’Opposition des Meuniers Camerounais

 

Cette affaire a suscité l’opposition des meuniers camerounais regroupés au sein du Groupement des industries meunières du Cameroun (Gimc). Ils considèrent que vendre ce blé gracieusement offert par la Russie aux industriels camerounais avec les mêmes conditions que le blé destiné au marché camerounais équivaudrait à de la fraude fiscale. Ils soulignent que le Cameroun financerait ainsi gratuitement l’économie centrafricaine, sans aucun remboursement.

 

Une Alternative Proposée

 

Le Gimc propose une alternative plus éthique. Au lieu d’acheter le blé pour ensuite le revendre, les meuniers camerounais souhaitent jouer le rôle de transformateur du blé russe pour le profit de la RCA. Ils sont prêts à accompagner la RCA dans le processus de transformation de cette denrée, plutôt que de la traiter comme un simple client. Cela éviterait au Cameroun de subir des moins-values fiscales en laissant passer une marchandise qui n’est pas destinée à la consommation locale.

 

Implications Économiques

 

La capacité totale d’écrasement de blé par les minoteries camerounaises est estimée à 4600 tonnes par jour, ce qui signifie que les 50 000 tonnes de blé destinées à la RCA représentent seulement 11 jours de production de farine pour le marché local. Comparativement au volume d’importations, les meuniers camerounais ont importé 890 000 tonnes en 2022, ce qui rend cette affaire encore plus problématique sur le plan économique.

 

Cette affaire du blé russe en RCA révèle les pratiques douteuses du pouvoir de Bangui et des industriels camerounais. Elle pose des questions éthiques et économiques importantes, et met en lumière les enjeux liés à l’aide humanitaire et à la transparence dans les relations économiques entre pays africains. Il reste à voir comment cette situation évoluera et si une solution plus équitable sera trouvée pour le bénéfice du pouvoir de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Télévision centrafricaine : Quand un poisson d’avril des années 90 devient une réalité en 2023

0

Télévision centrafricaine : Quand un poisson d’avril des années 90 devient une réalité en 2023

 

Centrafrique.org/un-film-porno-diffuse-par-erreur-a-la-television-centrafricaine/image-tvca/” rel=”attachment wp-att-61959″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/image-tvca-450×450.jpg” alt=”Logo de la télévision centrafricaine sur Facebook” width=”450″ height=”450″ />

 

 

Bangui, 29  décembre 2023 (CNC) – Il est dit que la réalité dépasse parfois la fiction, et en République centrafricaine, une anecdote vieille de plus de 40 ans en est la preuve flagrante. À une époque où le monde était bien différent, où l’information ne se diffusait pas à la vitesse de la lumière grâce à internet, un journaliste avait joué un tour bien particulier à son public, faisant preuve d’un sens de l’humour avant-gardiste. Lequel ?

 

Un poisson d’avril qui a prédit le futur

 

Nous sommes en 1990-1991, à l’aube des années 90, une époque où la République centrafricaine était bien éloignée de l’ère numérique dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Un matin du 1er avril, un journaliste, avant de présenter le journal à la télévision centrafricaine, fit un geste aussi anodin qu’intriguant : il essuya son costume comme si des gouttes d’eau tombaient du plafond. Il marqua une pause, regarda vers le haut, puis annonça que la toiture du bâtiment de la télé laissait filtrer la pluie. Un moment de perplexité et d’incompréhension s’installa, jusqu’à ce qu’il révèle le véritable objectif de cette mise en scène : un simple poisson d’avril.

 

La toiture qui fuit en 2022

 

La plaisanterie qui fit sourire les Centrafricains en 1990-1991 prit une dimension tragique en 2022-2023. La toiture du bâtiment de la télévision centrafricaine, un batiment en étage, autrefois une farce, devient désormais une réalité. Les gouttes d’eau tombaient non seulement sur les appareils, mais également sur les journalistes, trempant tout ce qui se trouvait à l’intérieur du bâtiment. Pourtant, dans cette situation, les priorités des autorités semblaient bien décalées.

 

L’inquiétante beauté extérieure

 

Comment expliquer que face à une toiture qui fuit, l’attention se porte sur l’aspect extérieur du bâtiment ? Au lieu de résoudre le problème structurel, le ministre Serge Ghislain Djorie et le gouvernement ont préféré ajouter des vitres pour embellir l’édifice à coût des millions de franc CFA. Une belle façade cachant une réalité bien moins attrayante à l’intérieur. Cette stratégie rappelle les tactiques de dissimulation utilisées par certains pays, dont la Russie, connue pour son penchant pour l’illusion.

 

La Russie et ses leçons de maquillage

 

La Russie est réputée pour sa capacité à embellir la réalité, à tromper les gens par des apparences flatteuses. Pourtant, les conséquences de cette approche sont palpables : malgré ses 7000 ans d’existence, la Russie demeure un pays confronté à des problèmes économiques persistants. Mentir et masquer les problèmes n’ont fait que maintenir le pays dans une situation précaire.

 

Un avenir incertain à la télévision centrafricaine

 

À l’heure actuelle, la situation à la télévision centrafricaine est alarmante. Non seulement la toiture fuit, mais il y a également une pénurie de journalistes professionnels. Le ministre Djorie, depuis sa prise de fonction à la tête du ministère de la communication, a renvoyé les pigistes expérimentés ainsi que les stagiaires pour les remplacer par de jeunes recrues sans formation, incapables de rédiger correctement un article. Le résultat est une pléthore de personnel à la télévision sans tâche précise.

 

Il y’a lieu de noter que la situation à la télévision centrafricaine est préoccupante à bien des égards. Au-delà de la toiture qui fuit et de l’apparence extérieure trompeuse, il est nécessaire de se poser des questions essentielles. Comment un poisson d’avril des années 80 peut-il devenir une réalité si amère en 2023 ? Quelles sont les véritables priorités des autorités ? La quête de l’apparence extérieure l’emportera-t-elle toujours sur la résolution des problèmes structurels ? Et quelle leçon peut-on tirer de la Russie en matière de tromperie et de masquage de la réalité ? Une chose est certaine : la télévision centrafricaine a besoin d’une réflexion approfondie et de mesures urgentes pour retrouver sa crédibilité et sa fonction d’informer le public de manière professionnelle.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Confusion des lois, désordre juridique : la Centrafrique plonge dans le chaos sous le régime de Faustin Archange Touadera

0

Confusion des lois, désordre juridique : la Centrafrique plonge dans le chaos sous le régime de Faustin Archange Touadera

 

Le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera
Le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) –Depuis l’adoption précipitée de la nouvelle constitution orchestrée par Faustin Archange Touadera dans le but de s’accrocher au pouvoir et d’envisager un troisième mandat présidentiel, la Centrafrique est plongée dans un véritable chaos juridique. Cette manœuvre politique, teintée d’ambitions personnelles, a conduit le pays à un niveau de désordre sans précédent sur le plan légal, mettant en péril la stabilité de toute la nation.

 

La première aberration qui saute aux yeux est l’incroyable confusion qui règne entre les différentes lois en vigueur dans le pays. La nouvelle constitution de Faustin Archange Touadera, loin de clarifier la situation, a plutôt semé la discorde en s’élevant au statut de code de procédure pénale, une première mondiale. Pendant ce temps, le véritable code pénal, qui devrait régir les questions juridiques cruciales, est resté en vigueur. Résultat : la Centrafrique est désormais confrontée à deux ensembles de lois parfaitement contradictoires.

 

Un exemple concret pour illustrer cette cacophonie légale, selon la nouvelle constitution de Faustin Archange Touadera, le délai de garde à vue est fixé à 24 heures non renouvelables, une disposition jamais vue ailleurs dans le monde. En revanche, le code de procédure pénale actuel stipule que le délai de garde à vue peut être prolongé ou abrégé en fonction de la gravité de l’infraction. Cette incohérence flagrante crée un chaos juridique et rend impossible la gestion efficace de la justice dans le pays.

 

De plus, la nouvelle constitution de Faustin Archange Touadera n’est pas en phase avec le code de nationalité centrafricaine actuel. Cette situation suscite des interrogations légitimes parmi les citoyens qui se demandent quelle loi prévaut réellement. Devant la justice, c’est la constitution qui prime, mais cette constitution souffre d’un sérieux problème de légitimité.

 

Faustin Archange Touadera, le président de la République lui-même n’a pas encore prêté serment sur cette nouvelle constitution, tandis qu’elle est déjà promulguée, entrée en en vigueur et commence à être appliquée. La question fondamentale se pose donc : laquelle des deux constitutions, celle de 2016 ou celle de 2023, est en vigueur pour Faustin Archange Touadera ? Le flou persiste, alimentant ainsi l’incertitude juridique dans le pays.

 

De surcroît, les institutions établies par la constitution de 2016 continuent de fonctionner, alors que la nouvelle constitution de 2023 est censée être mise en œuvre. Tout comme les décrets nommant le Premier ministre et les ministres membre du gouvernement demeurent assujettis à de la constitution de 2026, le gouvernement reste inchangé, de même que l’Assemblée nationale. Cette situation souligne l’absurdité de la situation actuelle, où deux systèmes légaux coexistent sans clarté ni cohérence. Faustin Archange Touadera semble naviguer dans ces eaux troubles sans se soucier du désordre juridique qui règne dans son propre pays.

 

En réalité, la Centrafrique est plongée dans une crise juridique sans précédent sous le régime de Faustin Archange Touadera. Cette tentative de manipulation des lois à des fins politiques personnelles a engendré une confusion totale qui mine la confiance de la population dans le système judiciaire et met en péril la stabilité du pays. Il est impératif que des mesures soient prises pour rétablir l’ordre juridique et mettre fin à cette cacophonie légale qui prévaut actuellement en Centrafrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Les Ombres de Wagner en Centrafrique : Entre Néocolonisation et Silence International

0

Les Ombres de Wagner en Centrafrique : Entre Néocolonisation et Silence International

 

Centrafrique.org/les-mercenaires-de-wagner-a-Bambari-2/” data-wpel-link=”internal”>les-mercenaires-de-wagner-a- bambari
les-mercenaires-de-wagner-a- bambari

 

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – a République centrafricaine, un pays marqué par des années de conflits et d’instabilité, se trouve aujourd’hui au cœur d’une nouvelle tourmente. Le groupe Wagner, une force mercenaire russe, est devenu un acteur influent dans les affaires internes du pays, éclipsant même l’autorité du gouvernement et des institutions nationales. Cet article explore l’impact et les implications de leur présence à travers des incidents révélateurs et la réaction des acteurs nationaux et internationaux.

 

La rencontre décisive avec Mme Darlan:

 

En 2022, une rencontre entre le chef de Wagner et Mme Danielle Darlan, présidente de la Cour constitutionnelle, a révélé l’ampleur de l’influence du groupe. Suite à son refus de modifier la constitution pour prolonger le mandat présidentiel, Mme Darlan a été limogée par le président Touadéra, un acte perçu comme une capitulation face à la pression de Wagner. Cette intervention dans les affaires constitutionnelles du pays marque une étape alarmante vers une souveraineté compromise.

 

L’interdiction des drones et ses conséquences :

 

Dans un autre développement troublant, le groupe Wagner a imposé une interdiction sur le survol des drones, entravant ainsi un projet vital de la Banque mondiale destiné à aider les zones inondées. Cette décision a non seulement paralysé l’aide essentielle mais a également suscité des accusations scandaleuses contre des acteurs internationaux et nationaux. L’interdiction révèle l’étendue du contrôle de Wagner sur le territoire et sa capacité à influencer ou à bloquer des initiatives internationales.

 

La réaction de la communauté internationale:

 

Face à ces événements, la réaction de la communauté internationale a été diversement interprétée. Des déclarations comme celles du président Macron suggèrent une prise de conscience, mais peu d’actions concrètes ont suivi. Cette apparente inaction ou incapacité à répondre de manière efficace laisse le pays dans une situation de vulnérabilité accrue, où les actions de Wagner continuent sans contrepartie significative.

 

L’écho national : La voix de Martin Ziguelé :

 

Au niveau national, des voix s’élèvent pour dénoncer l’influence de Wagner. Martin Ziguelé, président du parti MLPC, a exprimé une critique cinglante, qualifiant la situation de “nouvelle colonisation” par la Russie. Cette perspective reflète une préoccupation croissante parmi les Centrafricains, qui voient leur pays glisser vers une souveraineté réduite sous le poids de l’influence étrangère.

 

La République centrafricaine se trouve à un carrefour critique, confrontée à l’influence dominante du groupe Wagner et à l’incertitude quant à sa capacité à maintenir son indépendance et sa stabilité. Tandis que la communauté internationale observe et réagit avec prudence, les citoyens centrafricains et leurs leaders doivent naviguer dans cette réalité complexe, cherchant des moyens de préserver leur souveraineté et de forger un avenir qui reflète les aspirations et la volonté du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 1

CNC groupe 2

Groupe Infos

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.