L’ONU dénonce l’arrestation du Député Dominique Yandocka à Bangui
Centrafrique.org/une-paix-durable-en-republique-centrafricaine-necessite-lengagement-de-toutes-les-parties-en-faveur-delections-libres-selon-un-expert-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies/monsieur-yao-agbetse-expert-de-lonu-sur-le-droit-de-lhomme-en-rca/” rel=”attachment wp-att-40262″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/Monsieur-Yao-Agbetse-expert-de-lONU-sur-le-droit-de-lhomme-en-RCA-450×269.jpg” alt=”M. Yao Agbetse (Togo) est un avocat des droits de l’homme, chercheur et enseignant qui a” width=”450″ height=”269″ />M. Yao Agbetse (Togo), expert de droit l’homme de l’ONU sur la RCA.
Yao Agbetse, expert indépendant de l’ONU, a vivement critiqué l’arrestation du député de la première circonscription du 4e arrondissement de Bangui, Dominique Yandocka, la qualifiant d’illégale. Lors d’un point de presse tenu jeudi dernier à Bangui, à la fin de sa mission, Agbetse a appelé à la libération immédiate de Yandocka et a plaidé pour un climat politique apaisé.
Le député Dominique Éphrem Yandocka a été arrêté le 15 décembre 2023 et est maintenu en détention depuis cette date. Agbetse a souligné que, en tant qu’élu de la nation, Yandocka est protégé par l’immunité parlementaire, conformément à l’article 105 de la Constitution du 30 août 2023. Ainsi, toute arrestation ou détention nécessite une autorisation de l’Assemblée nationale, sauf en cas de flagrant délit avéré.
Agbetse a exprimé des inquiétudes concernant l’état de santé détérioré de Yandocka depuis son incarcération et a insisté sur le non-respect des procédures légales lors de son arrestation. Il a exhorté les autorités étatiques à libérer Yandocka et à adopter des mesures politiques conciliantes pour apaiser les tensions politiques.
En outre, Agbetse a critiqué les condamnations infligées à certains leaders de l’opposition, telles que des peines d’inéligibilité ou des interdictions de vote, soulignant qu’elles ne contribuent pas à détendre le climat politique.
Il a appelé les autorités à œuvrer en faveur d’un renouveau politique, conformément aux engagements du chef de l’État envers l’opposition, afin de restaurer l’espoir dans le processus politique.
Cette situation met en lumière les défis persistants auxquels est confrontée la République centrafricaine en matière de respect des droits et des procédures légales, ainsi que la nécessité d’un dialogue inclusif et d’une gouvernance démocratique pour garantir la stabilité et le développement du pays.
La semaine dernière, dans une intervention sur la radio locale Mbili, le Sous-préfet Esaïe Gbanet a annoncé aux opinions publiques les véritables motifs du déguerpissement des déplacés internes de Pk3. Contrairement aux assertions sécuritaires avancées, la principale motivation qui entoure cette histoire est la vente lucrative du site aux plus offrants. Cette révélation jette une lumière crue sur les dessous opaques de la gestion foncière à Bocaranga.
Au cœur de la controverse autour du déguerpissement des Déplacés Internes à Pk3 de Bocaranga, réside une réalité à la fois sombre et complexe, éclairée par les témoignages poignants des résidents de Bocaranga. Les subites révélations du Sous-préfet Esaïe Gbanet sur la radio locale Mbili ont ravivé les craintes et les frustrations de ceux qui se trouvent au cœur de cette crise foncière.
Pancarte indiquant le site des personnes déplacées internes au pk3 de Bocaranga. Copyright
Contrairement aux assertions sécuritaires inventées et avancées, la principale motivation semble être la vente lucrative du site aux plus offrants. À proximité immédiate du site en question, la Mairie de Bocaranga a déjà cédé plus de 10 hectares aux prêtres de l’Église catholique pour ériger des centres sociaux. De plus, un projet d’école primaire financé par le PNUD est en cours, ainsi que la construction d’un dispensaire privé est en projet. Cette transformation imminente du paysage urbain soulève des interrogations quant à ses implications sociales et économiques.
Selon les déplacés, contactés, le motif officiel de sécurité dissimule une vraie plus sombre vérité: celle de vendre le site aux plus offrants. La politique du Sous-Préfet Esaïe Gbanet, libérer le site le plus rapidement que possible de tous ses occupants de fortune avant que les réfugiés qui commencent à retourner ne viennent pas se joindre à eux pour éternité.
Les paroles du Sous-préfet résonnent avec amertume parmi ceux qui ont déjà souffert des tumultes de la guerre et des déplacements forcés. Témoignant de leurs expériences, ils dépeignent un tableau de vulnérabilité et d’incertitude, où la stabilité reste insaisissable.
Les abris des déplacés internes de Bocaranga. CopyrightCNC
“ Nous avons fui la violence et l’instabilité, seulement pour être confrontés à une nouvelle forme d’incertitude ici ”, nous a confié Aïcha, une mère de trois enfants. Et d’ajouter : “ Nos titres fonciers, nos seuls remparts contre le dénuement, sont menacés par des intérêts politiques et économiques qui nous dépassent.”
Les récits poignants des déplacés mettent en lumière les enjeux profonds qui sous-tendent ce déguerpissement. Pour eux, l’acquisition de terres à Bocaranga était synonyme de stabilité et de sécurité pour leurs familles. Maintenant, ces fondements même sont ébranlés par des manœuvres mafieuses et des intérêts financiers du sous-Préfet et du maire de Bocaranga , les laissant dans un état de précarité croissante.
Dans cette atmosphère chargée d’incertitude, les appels à la transparence et à la justice résonnent avec une urgence accrue. Les déplacés de Bocaranga appellent à une enquête indépendante sur les circonstances entourant le déguerpissement, exigeant que leur voix soit entendue et leurs droits protégés.
Alors que la ville de Bocaranga se prépare à une transformation rapide, les témoignages des déplacés soulignent l’importance cruciale de considérer les répercussions humaines de chaque décision politique et économique. Dans un pays marqué par l’instabilité et la division, la quête de justice et de dignité reste un défi constant pour ceux qui ont déjà perdu trop de temps et de terres dans les tourments de la guerre.
La situation à Pk3 illustre ainsi les défis complexes auxquels sont confrontées les communautés déplacées en République centrafricaine, mettant en lumière la nécessité d’une gouvernance inclusive et responsable pour assurer un avenir durable et pacifique pour tous.
Le Commerce Lucratif des Cache-nés : Une Solution Contre la Poussière à Bangui
Bangui-lunique-capitale-au-monde-qui-ne-dispose-plus-des-route-bitumees/troncon-gobongo-pk11-rebaptise-avenue-des-poussieres-principales/” rel=”attachment wp-att-69979″ data-wpel-link=”internal”>Tronçon Gobongo-Pk11 rebaptisé avenue des poussières principales
La saison sèche à Bangui voit émerger un commerce lucratif de cache-nés, offrant une protection contre la poussière et générant des revenus pour les jeunes désœuvrés.
La saison sèche en République centrafricaine apporte avec elle un fléau particulièrement problématique à Bangui : la poussière. Dans un pays où les infrastructures routières bitumées sont rares, la poussière devient un ennemi quotidien pour les habitants, surtout pour ceux qui travaillent en extérieur. Toutefois, une tendance émerge parmi la jeunesse banguissoise pour remédier à ce problème : la vente de cache-nés, une solution simple mais efficace.
À Bangui, la poussière est omniprésente, enveloppant la ville d’un voile grisâtre pendant la saison sèche. Pour beaucoup, elle représente bien plus qu’une simple nuisance. Elle est à l’origine de diverses affections respiratoires et peut aggraver des conditions médicales préexistantes. Dans ce contexte, les jeunes banguissois ont trouvé une opportunité lucrative en proposant des cache-nés à la population.
Vêtus de tee-shirts noirs, jeans bleus et bonnets assortis, ces jeunes entrepreneurs sillonnent les rues de Bangui, offrant des solutions à ceux qui cherchent à se protéger de la poussière. Gaïtan Aristide, l’un d’entre eux, témoigne de la demande croissante pour ces articles de protection. “Il y a trop de poussière ici à Bimbo”, déclare-t-il, soulignant ainsi la nécessité de telles mesures préventives.
Le commerce des cache-nés est devenu une source de revenus non négligeable pour de nombreux jeunes à Bangui. Vendus à 50 francs pièce, ces accessoires offrent un bénéfice significatif, avec une marge pouvant atteindre jusqu’à 1500 francs par boîte. Boanerges Dodoma, élève en classe de troisième, partage son expérience : “À la fin de la journée, je peux faire un bénéfice de 6 voire 7000 francs.” Pour lui et d’autres jeunes, ces gains représentent bien plus qu’une simple opportunité financière ; ils offrent également la possibilité de contribuer au bien-être familial, comme en témoigne son geste envers sa grand-mère.
Autrefois utilisé principalement comme mesure de protection contre le Covid-19, le cache-né s’est adapté à une nouvelle menace : la poussière. En cette période critique, où la santé publique est mise à l’épreuve par divers facteurs, ces jeunes commerçants ont su s’adapter à la demande du marché, transformant un accessoire de protection en une source de revenus viable.
À Bangui, le commerce florissant des cache-nés témoigne de la résilience et de la créativité des jeunes face aux défis environnementaux et économiques.
Depuis près de trois mois, les habitants de Birao, située dans la préfecture de la Vakaga, sont confrontés à une perturbation majeure du réseau de téléphonie mobile Télécel Centrafrique. Cette anomalie significative a sérieusement affecté la vie quotidienne des abonnés, les privant de communications essentielles avec leurs proches et entravant les activités économiques locales.
Dès décembre 2023, les premiers signes de dysfonctionnement ont été observés sur le réseau de Télécel Centrafrique. Abdallah Kamkoussa, résident de la région, déplore l’incapacité à contacter ses proches dans d’autres localités, notamment à Boromata, Sikikede, Gordile, Ndiffa, Tiringoulou et Ouanda-Djallé. Malgré l’installation d’antennes de télécommunication dans ces zones, la population demeure isolée, confrontée à une interruption prolongée des services.
Le superviseur local, quant à lui, incrimine une panne technique touchant l’ensemble des sept antennes de Télécel Centrafrique dans la préfecture de la Vakaga. Il souligne spécifiquement une défaillance du réseau VSAT, nécessitant un remplacement immédiat pour rétablir les services. Les efforts de réparation sont en cours, avec l’engagement des responsables de Télécel dans l’acheminement d’équipements de remplacement par le biais des vols de Yunas.
Cette situation critique affecte non seulement les communications personnelles mais également les transactions financières. Les commerçants, tels que Junior Dehoko Ibrahim, se plaignent de l’impact négatif sur les activités commerciales, notamment l’utilisation restreinte de Télécel Money, entravant les échanges économiques essentiels.
Les appels à l’intervention urgente des responsables de Télécel Centrafrique se multiplient. Jésus Jonas Zocayando, directeur du Centre Pédagogique Régional de la Vakaga, exprime la frustration de nombreux utilisateurs, soulignant les difficultés rencontrées dans l’envoi de documents cruciaux par le biais de plateformes telles que WhatsApp. Il en appelle à une réaction rapide de la part de Télécel pour restaurer les services téléphoniques essentiels à la communauté.
Bien que le réseau de téléphonie mobile Orange demeure opérationnel à Birao, de nombreux utilisateurs se plaignent de la qualité médiocre de la connexion Internet, soulignant l’urgence de résoudre la situation pour rétablir des services fiables et efficaces.
En définitif, la perturbation prolongée du réseau Télécel Centrafrique à Birao met en évidence l’importance cruciale des services de télécommunication dans les régions éloignées de la République centrafricaine. Les autorités compétentes sont pressées d’agir rapidement pour résoudre cette crise et restaurer la connectivité vitale pour la population locale.
Scandale de Corruption au Ministère de la Justice : Le Ministre Arnaud Djoubaye Abazène Accusé d’avoir Fait Disparaître des Camions de Faux Médicaments
Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, est au cœur d’un scandale choquant, accusé d’avoir orchestré la disparition mystérieuse de deux camions remplis de faux médicaments saisis par la douane.
La saisie de deux camions contenant des faux médicaments au port sec de PK26 aurait dû marquer une victoire contre le commerce illicite de médicaments en République centrafricaine. Toutefois, une série de révélations choquantes a ébranlé la crédibilité du ministère de la Justice.
Selon des sources dignes de foi interrogées par la rédaction du CNC, le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, aurait utilisé son influence et une alliance douteuse avec sa belle-sœur Portia pour faire disparaître les camions saisis. Ce complot aurait eu lieu malgré l’avis contraire des ministres des finances et de la santé, Hervé Ndouba et son collègue Pierre Somsé.
Les ministres Ndouba et son collègue de la santé ont insisté pour que la cargaison de faux médicaments soit détruite, soulignant l’importance de lutter contre le commerce de médicaments contrefaits, potentiellement dangereux pour la santé publique. Cependant, le ministre Abazène a préféré l’ombre, profitant de la situation pour son propre bénéfice financier.
L’argent aurait changé de mains, facilitant la disparition des camions vers la ville de Birao, au nord-est de la République centrafricaine. Cette révélation a suscité l’étonnement et l’indignation parmi ses collègues ministres, mettant en lumière les failles éthiques au sein du gouvernement du premier ministre Félix Moloua.
Le scandale met en exergue la nécessité d’une enquête approfondie pour établir la vérité derrière cette affaire. Les citoyens méritent des réponses transparentes et des actions fermes contre toute personne impliquée dans ce détournement scandaleux de la justice.
Certains membres de la société civile, interrogés, ont réagi avec indignation, appelant à la démission immédiate du ministre Abazène et à des sanctions sévères. Certains ont exprimé leur crainte que de tels actes sapent la confiance du public dans les institutions gouvernementales et alimentent le scepticisme quant à la capacité du gouvernement à lutter contre la corruption.
La disparition des camions de faux médicaments souligne également l’urgence de renforcer les mesures de sécurité et de surveillance aux frontières pour empêcher le trafic de produits médicaux illicites. Cela met en lumière la nécessité de repenser les politiques et les pratiques en matière de commerce de médicaments pour protéger la santé publique.
Le scandale autour du ministre Abazène expose un réseau de corruption qui menace la confiance du public et nécessite une action immédiate et intransigeante.
À Birao, une tragédie d’une nature sinistre a secoué la quiétude de la ville. Un homme âgé de 75 ans a été cruellement assassiné, plongeant la communauté dans l’effroi et l’incompréhension. L’implication d’une suspecte, apparemment liée au crime, jette une lumière troublante sur les sombres circonstances entourant cet acte odieux.
Dans la soirée du jeudi dernier, les rues de Birao ont été le théâtre d’une scène digne des plus sombres récits policiers à Saint-Denis, une banlieue de Paris. Une dame, de prime à bord, apparemment inoffensive en apparence, a été appréhendée alors qu’elle tentait de déplacer le corps inerte d’un homme dépassant la soixantaine d’années. Les gendarmes, alertées par les voisins, ont rapidement agi pour mettre un terme à cette macabre mise en scène.
L’interrogatoire de la suspecte a révélé des détails choquants sur le crime. Elle a avoué sa complicité dans le meurtre de l’homme, identifié comme étant un client âgé de 75 ans. En collaboration avec un complice nommé Dramane, ils auraient orchestré le meurtre pour des motifs liés à l’argent. Le vieil homme, venu acheter de l’alcool chez la suspecte, aurait été victime de leur plan machiavélique.
Les premiers éléments de l’enquête révèlent que la suspecte, fille du chef de quartier Terfel, aurait attiré sa victime dans un piège fatal. Profitant d’une transaction apparemment banale, elle aurait repéré une somme d’argent dans la poche du vieil homme, déclenchant ainsi le déroulement tragique des événements. Le crime, survenu vers 11 heures du matin au quartier Combattant, a plongé la communauté de Birao dans l’effroi et la consternation.
Rappelons que le meurtre brutal de cet homme âgé soulève des questions troublantes sur la sécurité et la vigilance au sein de notre communauté. Alors que la suspecte est désormais entre les mains de la justice, Birao se retrouve confrontée à la réalité d’une violence insensée, alimentée par des motivations aussi sordides que l’appât du gain. Dans l’attente des développements de cette affaire, une atmosphère de tristesse et d’indignation plane sur la ville, rappelant à tous la fragilité de la vie humaine et la nécessité d’une vigilance constante contre le mal qui rôde parmi nous.
Massacre de Mboki : La population locale accuse le préfet et la Minusca d’être les complices.
Centrafrique.org/chaos-a-zemio-lequipe-dune-ong-internationale-victime-dun-braquage-spectaculaire/upc-rebelles/” rel=”attachment wp-att-68394″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles-450×349.jpg” alt=”Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”349″ />Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Dans les semblants calmes en profondeur du Haut-Mbomou, la tranquillité fragile d’une de ses ville, Mboki, a été brisée par une violence inouïe, laissant une communauté sous le choc et en deuil. Le 11 février dernier, l’espoir et la confiance semblaient renaître lorsque le préfet du Haut-Mbomou, accompagné des représentants de la milice AZANDE ANI KPI GBE et d’une délégation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), ont promis une ère de sécurité et de liberté à la population locale.
Mais à peine une semaine plus tard, l’horreur a frappé de plein fouet la ville. Une attaque brutale, menée par la milice AZANDE ANI KPI GBE, a ensanglanté les rues de Mboki, laissant derrière elle un paysage de terreur et de désolation. Les promesses de sécurité se sont très vite évaporées dans l’air, tandis que la population, prise au piège de la violence, cherche désespérément des réponses à cette tragédie insensée.
Le préfet du Haut-Mbomou, accompagné des représentants de la milice AZANDE ANI KPI GBE et d’une délégation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), s’est rendu à Mboki le 11 février dernier, porteur d’un message de sécurité et de liberté. Ils ont affirmé que les routes étaient sûres, que la paix régnait désormais dans la région, et que chaque individu pouvait circuler en toute quiétude.
Pas plus qu’une semaine plus tard, le voile de la tragédie s’est abattu sur la ville. Un véhicule, chargé d’espoir et de voyageurs innocents, avait quitté la ville de Mboki dans l’innocence, ignorant le piège qui se refermera sur eux pour aller à Zémio. Cependant, deux jours plutôt, une première attaque, à seulement 10 kilomètres de la ville, laisse deux âmes blessées, témoins impuissants de la cruauté qui les entoure.
Puis, le lundi d’après, à 25 kilomètres de Mboki, le cauchemar atteint son paroxysme. Quatre vies humaines sont cruellement arrachées dans une séquence macabre de braquage et d’assaut. Le véhicule, symbole de liberté et de mouvement, devient le théâtre d’une tragédie inimaginable, où l’innocence est déchirée par la violence aveugle des assaillants. Dans cette attaque brutale, perpétrée par la milice AZANDE ANI KPI GBE, a coûté la vie à plusieurs innocents et a semé la terreur parmi les habitants. Malgré les assurances données, la violence a persisté, déchirant le tissu social déjà fragile de la communauté.
L’horreur de cette journée restera gravée dans les mémoires. Des citoyens, dont un vieillard de 85 ans, des nourrissons âgés de 8 mois et 2 ans, ainsi qu’une femme d’une quarantaine d’années, ont été atrocement massacrés par des miliciens impitoyables. Leurs actes d’une barbarie sans nom ont plongé la région dans l’effroi et le deuil.
Dans les moments qui suivent, la terreur règne en maître, tandis que les citoyens, pris au piège de l’horreur, tentent désespérément de survivre à l’indicible. Chaque détail de l’attaque est un rappel brutal de la fragilité de la vie et de la cruauté de ceux qui choisissent la voie de la violence.
Ainsi, dans cette descente aux enfers, Mboki devient le symbole d’une communauté brisée par la brutalité et la haine. Les récits de ces événements déchirants révèlent la véritable nature du conflit qui ravage la région, et soulignent l’urgence d’une action concertée pour mettre fin à la violence et restaurer la paix dans le Haut-Mbomou.
Plus déconcertant encore est le silence assourdissant qui entoure cette tragédie. Tandis que la population de Mboki cherche des réponses et réclame justice, les autorités optent pour oubli. Le rôle ambigu joué par le représentant de l’État et de la Minusca soulève des questions troublantes sur leur responsabilité et leur engagement envers la protection des civils.
En cette période sombre, où l’humanité est mise à l’épreuve, il est impératif que la lumière de la vérité soit faite. Les victimes méritent justice, leur mémoire ne doit pas être reléguée à l’oubli et leurs familles, réparations. La République centrafricaine, marquée par les cicatrices de la violence, doit se dresser contre l’impunité et œuvrer sans relâche pour la paix et la réconciliation.
Le massacre de Mboki imprime une tache sombre sur la conscience collective, un rappel poignant de la fragilité de la vie et de l’urgence d’agir pour prévenir de telles tragédies à l’avenir. L’histoire de Mboki ne doit pas être oubliée. Ses victimes méritent justice, et leur mémoire doit être honorée par un engagement inébranlable envers la paix et la dignité humaine.
Incursion à Ndjoukou : Les véhicules de la Mission Catholique et de l’ONG pris pour cible par les mercenaires de Wagner
Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique
La tranquillité de la ville de Ndjoukou, une sous-préfecture paisible de la Kemo en République centrafricaine, a été brutalement perturbée par une série d’événements troublants. Les habitants de cette communauté ont été témoins d’une intrusion choquante perpétrée par les mercenaires du groupe Wagner. Ciblant les véhicules précieux de la mission catholique locale et de l’ONG WSS, ces mercenaires ont semé la peur et l’incertitude parmi la population déjà éprouvée par les conflits.
Les habitants de Ndjoukou sont sous le choc par suite de l’invasion orchestrée par les mercenaires du groupe Wagner, qui ont pris pour cible le Presbytère local, les véhicules de la mission catholique et de l’ONG WHH. Dans les rues de cette sous-préfecture de la Kémo, l’indignation est palpable et les prières dominent. Les habitants, choqués, exhortent Dieu à la vengeance et à la rétribution promises dans la Bible. Les témoignages recueillis dans la ville reflètent un profond sentiment d’abandon et de désespoir.
“ Nous nous sentons abandonnés par les autorités, et même par la Minusca censée nous protéger ”, déclare Thomas, un habitant, les yeux empreints de tristesse et de colère. Et de conclure, il ajoute : “ Ces actes criminels des hommes de Wagner remettent en question notre foi en un avenir pacifique pour notre pays. Comment pouvons-nous reconstruire lorsque des forces étrangères menacent notre sécurité et notre stabilité ? ”
D’autres habitants expriment leur frustration quant à l’apparente impuissance des autorités nationales face à l’incursion de ces mercenaires qui pillent, volent tout, voir même à piller Dieu. “ Nous avons peur de sortir de chez nous. Nous avons peur pour nos familles, pour nos enfants face à ces hommes blancs qui ne respectent personnes rien, même les lieux Saints ”, confie une mère de famille, les mains tremblantes et de conclure : “ Si même la mission catholique n’est pas épargnée, où allons-nous trouver refuge ?”
Certains vont jusqu’à remettre en question l’engagement de la MINUSCA et de la communauté internationale envers la République centrafricaine leur pays unique en partage. “ Nous nous demandons si la MINUSCA et la belle-sœur de Touadera, Madame Rugwabiza sont réellement déterminées à nous aider ?”, s’interroge un chef de quartier, qui ajoute : “C’est comme si notre pays était condamné à disparaître de la carte du monde, sous les yeux indifférents de ceux qui sont censés nous protéger.”
Dans ce climat d’incertitude et de peur, un détail croustillant émerge après incursion : des bruits courent dans tous les sens ici à Ndjoukou comme quoi, certains de ces mercenaires de Wagner ont été aperçus en train de se livrer à des scènes des fêtes, chants et danses avec des bières, dans les rues de la ville, se comportant être sur un terrain conquis après une âpres bataille. Cette apparente arrogance renforce le sentiment d’impunité qui entoure les actions de ces forces étrangères, alimentant davantage le ressentiment et la méfiance au sein de la population locale.
Face à cette situation alarmante, il devient impératif pour les autorités nationales et la MINUSCA surtout, de prendre des mesures décisives pour rétablir la sécurité et restaurer la confiance des habitants de Ndjoukou. L’avenir de la RCA dépend de la capacité de ses dirigeants et de la communauté internationale à faire face à cette menace imminente, et à garantir la sécurité et la dignité de tous ses citoyens.
Jacques Ouakara, Procureur Général: Un Avatar du Pouvoir Exécutif
Centrafrique.org/justice-manipulee-democrates-persecutes-Centrafrique-en-crise-selon-le-brdc/deux-leaders-du-bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-brdc-me-nicolas-tiangaye-et-crepin-mboli-goumba-lors-dun-point-presse-ce-29-decembre/” rel=”attachment wp-att-71830″ data-wpel-link=”internal”>Deux leaders du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Me Nicolas Tiangaye et Crépin Mboli-Goumba, lors d’un point presse ce 29 décembre 2023. CopyrightCNC
Au cœur d’une controverse juridique qui ébranle les fondements même de la justice en République Centrafricaine, le Procureur Général près de la cour d’appel de Bangui émerge tel un pion manipulé par les fils invisibles du pouvoir exécutif. Les récents événements ont mis en lumière les sinuosités d’un système judiciaire en proie à la corruption et à l’influence politique, mettant en danger les libertés fondamentales et l’équité tant clamées.
La diatribe entre maître Crépin Mboli-Goumba et le Parquet général révèle les tentacules du pouvoir s’étendant jusqu’aux hautes sphères de la justice. Alors que le courageux avocat pointe du doigt les dérives judiciaires et les manœuvres orchestrées depuis les couloirs du gouvernement, le Procureur Général répond par des menaces voilées, cherchant à museler toute voix dissidente.
Dans un élan d’autoritarisme déconcertant, le Procureur Général, tel un marionnettiste, brandit l’épée de la sanction disciplinaire et de poursuite judiciaire, tentant d’intimider ceux qui osent défier le statu quo. Ses déclarations ne font que révéler la triste réalité d’une justice sous tutelle, où la vérité est étouffée au nom d’intérêts obscurs et de manigances politiques.
Les actes répréhensibles du Parquet général sapent les fondements même de l’État de droit, jetant l’opprobre sur une institution censée incarner la neutralité et l’impartialité. En menaçant les défenseurs des libertés individuelles et en étouffant la voix de la dissidence, le Procureur Général trahit la confiance du peuple et s’érige en fossoyeur de la démocratie.
Pendant ce temps, la société civile observe avec appréhension la dégradation de la justice, jadis garante des droits et des libertés des citoyens. Les avocats, tels que maître Crépin Mboli-Goumba, Nicolas Tiangaye, se dressent comme des remparts contre l’oppression et la tyrannie, bravant les menaces et les représailles pour défendre les valeurs fondamentales de la démocratie.
Face à cette dérive autoritaire, il est impératif que la communauté internationale reste vigilante et condamne fermement les atteintes à l’État de droit en République Centrafricaine. L’heure est venue de faire front contre les abus de pouvoir et de réaffirmer l’indépendance et l’intégrité de la justice, pilier essentiel de toute société démocratique.
En fin de compte, le Procureur Général, en se transformant en instrument du pouvoir exécutif, trahit sa mission première de garant de la justice. Sa complicité avec les cercles du pouvoir menace la stabilité et la légitimité des institutions démocratiques, plongeant le pays dans les méandres de l’arbitraire et de l’injustice. Il est grand temps de mettre un terme à cette dérive et de restaurer la primauté du droit pour le bien de tous les citoyens centrafricains.
Centrafrique : Réflexions sur la nomination du nouveau Gouverneur de la BEAC
Centrafrique.org/Centrafrique-les-centrafricains-sinsurgent-contre-la-nomination-contestee-de-sana-bangui-a-la-beac/yvon-sana-bangui/” rel=”attachment wp-att-73381″ data-wpel-link=”internal”>Yvon Sana Bangui, le nouveau gouverneur de la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) proposé par Bangui, et largement contesté par les intellectuels centrafricains.
Dans un pays marqué par une triste réalité politique, la récente nomination du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) par le président Touadera soulève des questions cruciales. Comme le souligne Abakar Zarma dans son article intitulé : “Centrafrique, quelle triste réalité où on fait la politique discriminatoire”, il met en lumière les pratiques de discrimination, de népotisme, de clanisme et de régionalisme qui semblent caractériser les décisions politiques de notre nation.
Abakar Zarma dénonce vigoureusement le manque de transparence et d’équité dans le processus de cette nomination. Il souligne que “Normalement dans le bon sens c’était Monsieur Ali Chaïbou qui a mérité cette nomination vue qu’il a toutes les compétences nécessaires avec pleines des expériences.” Il met en évidence le parcours exemplaire du sieur Ali Chaïbou, soulignant ses compétences et son dévouement envers la patrie.
La nomination de Monsieur Yvon Sana Bangui à la tête de la BEAC, selon Abakar Zarma, est le reflet d’un système injuste et corrompu. Il déclare : “Sans aucun commentaire Monsieur Ali Chaïbou est un bon gestionnaire et un bon compatriote qui sert sa patrie avec abnégation.” Ces mots soulignent l’injustice flagrante qui prive des citoyens compétents de leurs droits légitimes au profit d’intérêts personnels et politiques.
La décision du sieur Touadera, selon Abakar Zarma, renforce les inégalités et la corruption qui gangrènent notre société. “L’injustice, la discrimination, le régionalisme, le népotisme et autres qui font gangrenés nôtre Centrafrique,” déplore-t-il. Il met en garde contre les conséquences de telles pratiques sur la stabilité et le développement de notre nation.
En un mot, la nomination du nouveau gouverneur de la BEAC soulève des préoccupations légitimes quant à la justice et à l’équité dans notre pays. Comme le souligne Abakar Zarma, “ N’y a pas le mérites et il n’y a pas la place qu’il faut à la place qu’il faut, c’est la corruption aussi qui fait sa place en Centrafrique.” Il est impératif que les responsables politiques agissent avec responsabilité et intérêt pour le bien commun, au lieu de favoriser des intérêts partisans et personnels.
La récente réunion entre la direction régionale des impôts et les opérateurs économiques à Bangassou a mis en lumière les pressions croissantes exercées sur ces derniers en vue de la rentrée fiscale 2024. Les déclarations du directeur régional des impôts, Honoré Langa, ont suscité des inquiétudes quant à l’approche draconienne adoptée par les autorités fiscales.
Les propos tenus par le directeur régional des impôts révèlent une Politique fiscale oppressante qui menace la stabilité économique des opérateurs à Bangassou. L’annonce de saisies et même d’arrestations en cas de non-paiement des impôts révèle un recours excessif à la coercition.
Selon Gilbert Ngana, économiste centrafricain, la pression fiscale excessive peut étouffer la croissance économique et décourager l’investissement. Les seuils de chiffre d’affaires évoqués semblent arbitraires et dépourvus de considération pour les réalités économiques locales.
D’après lui, la responsabilité de contribuer au développement de l’État ne devrait pas reposer exclusivement sur les épaules des opérateurs économiques. Les autorités doivent également explorer des stratégies de mobilisation des ressources qui favorisent la croissance et l’investissement, plutôt que de recourir à des mesures punitives, ajoute-t-il, tout en concluant qu’il est impératif que les autorités fiscales adoptent une approche plus équilibrée et collaborative dans leur relation avec les contribuables. Plutôt que de menacer et d’intimider, elles devraient chercher à éduquer et à sensibiliser sur l’importance de la contribution fiscale et les bénéfices d’une économie prospère pour tous.
En un mot, l’harcèlement fiscal tel qu’évoqué lors de la réunion à Bangassou est une menace pour la viabilité économique des opérateurs locaux. Il est impératif que les autorités reconsidèrent leur approche et adoptent des mesures plus justes et équilibrées qui favorisent la croissance économique et le développement durable. L’avenir économique de la région dépend de la mise en place de politiques fiscales qui encouragent l’investissement et l’innovation, plutôt que de les entraver par des pratiques coercitives.
Un père, confronté à la naissance prématurée de triplés à Bangui, se trouve dans une situation difficile sans emploi. La santé des enfants dépend maintenant de la générosité des âmes bienveillantes.
La nuit du samedi à l’hôpital de Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, a apporté à ce père une surprise inattendue : l’arrivée de triplés prématurés, deux garçons et une fille. Cette joyeuse nouvelle s’est toutefois transformée en un défi insurmontable, car les enfants ont été transférés au complexe pédiatrique de Bangui, nécessitant des soins coûteux.
L’homme, déjà dans une situation précaire sans emploi, se trouve confronté à l’impossibilité de subvenir aux besoins de ses enfants prématurés. Il partage son chagrin en disant : “Je me suis préparé pour un seul enfant, mais Dieu a fait le contraire, et je ne peux pas refuser cette responsabilité.” C’est un appel poignant à la solidarité, une quête d’aide pour assurer la santé et le bien-être de ses petits.
La réalité des triplés prématurés nécessitant des soins spécialisés souligne les défis auxquels sont confrontés de nombreux parents en République centrafricaine, où l’accès aux services de santé est parfois limité. Dans ce contexte, la contribution de la communauté devient cruciale pour préserver la vie de ces nouveaux-nés fragiles.
C’est dans cet esprit que le père a lancé un appel à la générosité des âmes bienveillantes de Bangui et au-delà. La solidarité peut prendre différentes formes, que ce soit par des dons monétaires, des fournitures médicales ou des conseils de professionnels de la santé. Chaque geste compte pour alléger le fardeau de ce père déterminé à offrir une vie saine à ses triplés.
Les résidents de Ngola 2, Bimbo 4, luttent contre les inondations avec une initiative locale, nettoyant le canal de Ngola pour contrer les dégâts récurrents depuis 2013.
Le quartier Ngola 2 à Bimbo 4 fait face à des défis constants liés aux inondations. Malgré les sacrifices des habitants, le gouvernement semble négliger ce secteur, concentrant ses efforts uniquement sur les secteurs proches des grandes routes. La situation a conduit les résidents, principalement des victimes répétées d’inondations, à prendre des mesures par eux-mêmes.
Une équipe d’une dizaine d’hommes et femmes, dirigée par Prince Bangui, a entrepris le nettoyage du canal de Ngola. Ce canal, obstrué depuis un certain temps, a été identifié comme la cause principale des inondations dans ce quartier. Les travaux, réalisés depuis 2013, visent à assurer un écoulement adéquat des eaux pour éviter les inondations à l’approche de la saison des pluies.
Prince Bangui explique que le gouvernement ne prend en compte que les secteurs proches des grandes routes, négligeant les besoins des habitants de Ngola 2. Les maisons, résultat de sérieux sacrifices, sont constamment détruites par des canaux d’évacuation défectueux. Le canal en question, long d’environ 3 km, est en cours de nettoyage par l’initiative locale, bien que les moyens disponibles soient jugés insuffisants.
Les conséquences des travaux du canal sont également ressenties sur l’axe Alima au PK 10, où l’eau canalisée vient se jeter sur le cours d’eau Ngola – abattoir où elle fait des dégâts. Les habitants font face à des inondations récurrentes, nuisant à leurs maisons et engendrant des problèmes tels que l’intrusion de serpents et de rats.
Astrid Guizagade, ayant perdu sa maison à plusieurs reprises, témoigne des défis rencontrés par les habitants du quartier. Elle souligne l’importance d’une intervention gouvernementale urgente pour urbaniser la localité et résoudre les problèmes d’inondation persistants. Les résidents demandent au ministre de l’urbanisation de venir à leur aide, soulignant la nécessité de prendre des mesures pour protéger leurs maisons et améliorer la qualité de vie dans le quartier Ngola.
Les habitants de Ngola 2, confrontés à des inondations persistantes, lancent un appel urgent au gouvernement pour une intervention immédiate et une urbanisation de la localité.
Calvaire d’eau à Bangui : Le Retour du Phénomène des Bidons Jaunes
Centrafrique.org/le-manque-deau-potable-est-bien-plus-meurtrier-que-la-violence-dans-les-pays-ravages-par-la-guerre-selon-lunicef/probleme-deau-a-bangui-et-les-gens-se-rassemble-autour-de-robinet/” rel=”attachment wp-att-46450″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/probleme-deau-a-Bangui-et-les-gens-se-rassemble-autour-de-robinet-450×253.png” alt=”problème d’eau à Bangui et les gens se rassemble autour de robinet” width=”450″ height=”253″ />Les gen se rassemblent autour d’une fontaine d’eau dans la capitale Bangui. Photo CNC
La capitale centrafricaine, Bangui, se retrouve une fois de plus plongée dans le calvaire de la quête quotidienne d’eau, symbolisée par le retour des fameux bidons jaunes arborés par les habitants.
Dans les rues de Bangui, une scène familière se dessine : des files interminables de résidents arpentant les fontaines de la SODECA, attendant patiemment que l’eau vienne remplir leurs récipients jaunes. Cette réalité, devenue presque banale, s’aggrave avec le temps, comme le témoigne Sylvie, une habitante désemparée : “L’eau, c’est comme de l’électricité. On peut attendre 2 à 3 jours parfois sans eau potable. Et ce n’est que le début. Le mois prochain, la situation va s’empirer.”
Ce fléau de la pénurie d’eau ne se confine pas à un seul quartier ; il touche l’ensemble des arrondissements de la ville. Dans le septième arrondissement, la situation atteint des proportions alarmantes, comme le rapporte Alban : “Actuellement, dans les puits, on y trouve de temps en temps de l’eau. Mais avec la dernière pluie qui s’est abattue sur la capitale, les puits d’eau commencent à manquer d’eau. Du côté de la SODECA, l’eau ne vient pas non plus. Il faut attendre 2 ou 3 heures du matin que les robinets s’ouvrent. Et c’est pénible.”
Malgré cette crise de distribution d’eau qui sévit dans le pays, le ministère de l’énergie et du développement hydraulique n’a pas accédé favorablement à un projet de la Banque mondiale visant à allouer un milliard de francs CFA pour l’amélioration du système de distribution d’eau dans le pays. Cette décision a suscité la colère du Premier ministre Félix Moloua, qui a exigé des explications de la part de son ministre de l’énergie, Arthur Piri.
Cette situation désastreuse met en lumière l’urgence d’actions concrètes pour résoudre la crise de l’eau à Bangui et dans l’ensemble du pays. Les bidons jaunes, symboles de cette lutte quotidienne pour l’accès à l’eau potable, ne devraient pas être le lot quotidien des habitants de la capitale centrafricaine.
La capitale centrafricaine, Bangui, est confrontée à un fléau insidieux qui empoisonne la vie quotidienne de ses habitants : la poussière. Au cœur de cette métropole animée, les rues autrefois vivantes sont maintenant englouties par des tourbillons de particules fines, une réalité que Thomas, Éric et Frédéric connaissent trop bien.
Thomas, résident au quartier Cité Jean 23 de Bangui, déplore avec amertume : “Chaque pas que je fais dans les rues de notre ville soulève un nuage de poussière, une poussière qui semble s’incruster dans nos poumons, nos maisons, et nos vies.” Son constat est partagé par Éric, un habitant du quartier Garba, dans le cinquième arrondissement de Bangui, qui souligne l’impact néfaste sur la santé publique : “Les maladies respiratoires se multiplient, les enfants et les personnes âgées sont les plus vulnérables. Cette poussière est devenue un poison invisible qui menace notre bien-être.”
Pour Frédéric, un commerçant dans le quartier animé de Ramandji, dans le troisième arrondissement de Bangui, exprime son exaspération : “Nos marchandises sont constamment recouvertes d’une fine couche de poussière, ce qui décourage les clients et affecte nos moyens de subsistance.” La situation s’aggrave avec les précipitations récentes, qui n’ont fait que raviver le problème, transformant les rues en un terrain boueux et glissant, exacerbant les risques pour la santé et la sécurité des citoyens.
La poussière de Bangui n’est pas seulement un problème esthétique ; c’est un enjeu de santé publique et de qualité de vie. Les autorités locales semblent impuissantes face à cette menace croissante, et les habitants réclament des mesures concrètes pour atténuer ce fléau.
En somme, la poussière qui étouffe les rues de Bangui est bien plus qu’une nuisance passagère ; c’est un défi urgent qui exige une action immédiate. Thomas, Éric et Frédéric, comme tant d’autres citoyens, aspirent à un environnement urbain plus sain et sécurisé. Il est temps pour les autorités de répondre à ces préoccupations légitimes et de travailler à préserver la santé et le bien-être de la population banguissoise. La poussière ne doit pas être la sentence quotidienne des habitants de Bangui, mais plutôt un appel à l’action pour un changement durable.
Cette semaine, 117 réfugiés centrafricains sont retournés à Bocaranga, motivés par le regain de paix. Cependant, les défis humanitaires persistent, appelant à une intervention immédiate.
Le retour volontaire de 117 réfugiés centrafricains à Bocaranga cette semaine témoigne de l’espoir suscité par la situation sécuritaire en amélioration. Après plus de dix ans d’absence, ces anciens réfugiés, membres de 79 ménages, ont été accueillis au quartier Bolélé par les autorités locales.
Cependant, leur réintégration est loin d’être facile. Roger Ndunga Kumba, l’un des retournés, lance un appel désespéré à l’aide. À 67 ans, avec neuf enfants et sa femme à charge, il exprime le besoin urgent de soutien. “Nous n’avons ni nourriture ni abri”, déclare-t-il. Les conditions précaires dans lesquelles ces familles se trouvent nécessitent une réponse rapide des autorités et des organisations non gouvernementales.
L’ONG locale Zo Kwé Zo enregistre déjà 409 ménages de personnes retournées, mais les mesures d’accompagnement font défaut. Hasta Fakitom, adjointe à la mère, souligne les difficultés, notamment pour les enfants et les femmes enceintes qui dorment à même le sol sous les manguiers. Elle appelle à l’aide des ONG pour fournir des abris, de la nourriture, et souligne le besoin urgent d’intervenir, surtout à l’approche de la saison des pluies.
Pendant ce temps, la situation humanitaire à Bocaranga demeure préoccupante. Environ 2 000 déplacés internes vivent dans des conditions difficiles sur les sites des PK3. Leur réintégration nécessite une intervention d’urgence, mais jusqu’à présent, aucune réponse de Bangui n’a été formulée.
La ville de Bocaranga est à un tournant crucial. Le retour des réfugiés est un signe positif, mais les défis humanitaires doivent être traités de manière proactive. Les ONG, l’État et la communauté internationale sont interpellés pour apporter un soutien immédiat et durable à ces personnes vulnérables.
Le retour des réfugiés à Bocaranga offre l’espoir, mais la situation humanitaire urgente nécessite une action immédiate de la part des autorités et des ONG.
Centrafrique.org/pub-pub/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/pub-pub.png” alt=”Premier Bet Zone Cameroun 2024″ width=”505″ height=”302″ />
Trouver une plate-forme qui offre non seulement un large éventail d’activités de jeu, mais qui donne également la priorité à l’expérience utilisateur peut être aussi rare qu’un coup de chance dans le monde occupé des paris et des jeux en ligne. Premier Bet Zone Cameroun s’impose comme une lumière pour les personnes à la recherche d’une solution de jeu en ligne complète et immersive dans l’immense océan d’options. Premier Bet Zone Cameroun révolutionne le concept de restauration destinée aux joueurs sophistiqués et modernes en s’appuyant sur les principes d’honnêteté, de créativité et d’inclusivité.
Sans son histoire fondamentale, aucune entreprise n’est complète, et Premier Bet Zone Cameroun a une histoire qui vaut la peine d’être racontée. Comme de nombreux pionniers, Premier Bet Zone Cameroun a été fondée dans le but de fournir aux joueurs une plate-forme offrant bien plus qu’un simple endroit pour jouer ; il s’agissait plutôt de construire une communauté où l’éducation, la compétitivité et le plaisir se réunissaient. Premier Bet Zone Cameroun a été fondée par un groupe de développeurs enthousiastes et de passionnés de jeux vidéo en hommage à leur amour du jeu et à leur dévouement au fair-play.
Premier Bet Zone Fonctionnalités et services.
Premier Bet Zone.cm Cameroun propose une large gamme de jeux comprenant des sports virtuels, des sports électroniques, un casino en direct, des paris sportifs et bien plus encore. Cependant, l’approche centrée sur l’utilisateur qui a abouti à des fonctionnalités de pointe destinées à améliorer chaque aspect de l’expérience de jeu est ce qui rend vraiment la plateforme unique.
Technologie moderne.
Un support technique solide pour les transactions sécurisées, les mises à jour en temps réel et un jeu fluide sont la base de Premier Bet Zone Cameroun.
Interface utilisateur avec intuition.
Une conception conviviale facilite la navigation dans la vaste collection de jeux et de fonctionnalités, garantissant que les joueurs débutants et expérimentés ne se perdront jamais dans le mélange.
Premier Bet Zone Cameroun Inscription.
Premier Bet Zone Cameroun est l’un des principaux fournisseurs d’une vaste gamme d’alternatives de paris et de jeux dans l’environnement florissant des jeux en ligne. Créer un compte sur Premier Bet Zone Cameroun peut sembler une entreprise difficile pour les nouveaux utilisateurs qui souhaitent s’essayer au monde passionnant des paris en ligne. Mais si vous suivez notre didacticiel complet, vous acquerrez rapidement les compétences nécessaires pour gérer votre compte, terminer le processus d’inscription et profiter de l’expérience exaltante que Premier Bet Zone Cameroun a à offrir.
Créer un compte : un processus simple.
Créer un compte est la première étape pour utiliser Premier Bet Zone com les offres d’au maximum. Pour rendre la procédure transparente et conviviale, voici un guide étape par étape :
Ouvrez le site Web : Accédez au Premier Bet Zone Yaoundé officielle Cameroun site Web en premier. Votre point de départ pour le processus d’inscription est la page d’accueil.
Sélectionnez « S’inscrire » : recherchez le bouton bien visible « S’inscrire » ou « S’inscrire ». Cela vous fera découvrir le domaine animé de la plateforme.
Mettez vos informations personnelles : Il est maintenant temps de compléter vos données personnelles. Préparez-vous et fournissez des informations importantes, notamment votre nom complet, votre date de naissance et votre adresse résidentielle, au Cameroun. Ces informations seront ensuite vérifiées lors de l’émission du Zone Premier Bet vérifier ticket.
Établissez vos informations de connexion : votre première étape vers une expérience sécurisée consiste à créer un mot de passe fort. Pour renforcer votre compte, créez un mot de passe composé d’un mélange de lettres, de chiffres et de symboles.
Acceptez les conditions générales : Après avoir lu les conditions de service, indiquez votre accord. Cette action complète votre engagement envers Premier Bet Zone Cameroun.
Dans le monde trépidant des paris sportifs en ligne, les joueurs avertis recherchent des sites offrant une expérience supérieure en plus d’un large éventail d’alternatives. Premier Bet Zone Cameroun s’est rapidement imposé comme un centre polyvalent qui suscite l’enthousiasme sportif dans des contextes variés. Explorons ce qui fait de Premier Bet Zone Cameroun en ligne l’option préférée des amateurs de sport et pourquoi il est devenu une force imparable dans l’industrie des paris sportifs.
Un vaste univers sportif à portée de main.
Premier Bet Zone Douala donne accès à un large éventail de sports qui satisfont toutes les envies imaginables. Il y en a pour tous les goûts, depuis les arènes captivantes d’arts martiaux mixtes et de football international jusqu’aux terrains de basket exaltants. Vous ne vous sentez pas trop mainstream ces jours-ci ? Chaque aspect de l’athlétisme est couvert par la plateforme, donc aucun fan n’est déçu.
Comprendre la palette de jeu.
La variété n’est pas seulement la saveur de la vie, mais aussi le secret de la diversité stratégique dans le monde des paris sportifs. La gamme de possibilités de paris offertes par Premier Bet Zone Cameroun est comme une peinture complexe, où chaque trait présente une sage chance de gagner de l’argent.
Non seulement les cotes sur Premier Bet Zone sont Cameroun compétitif, mais ils représentent également un algorithme bien choisi qui capture l’esprit du jeu. En tant que créateur de paris, la plateforme doit trouver un équilibre délicat entre enseignement et attrait afin de traduire la passion en précision. Clients de Premier Bet Zone Cameroun peuvent faire des paris éclairés en utilisant les ressources dont ils disposent, transformant ainsi les paris d’une activité aléatoire en un effort délibéré.
L’ambiance du jeu en temps réel.
Même pour les passionnés de sport, regarder un match peut procurer le même plaisir que d’y jouer. En permettant aux utilisateurs de placer des paris pendant que l’événement se déroule, les paris en direct sur Premier Bet Zone Cameroun reproduisent cette atmosphère palpitante. Cette dynamique constitue un champ de bataille stratégique pour les individus qui réussissent bien dans des circonstances en évolution rapide, ainsi qu’un pas audacieux vers l’accessibilité.
La fonction de paris en direct d’est plus qu’un simple module complémentaire ; avec une plateforme simple et des cotes en temps réel, c’est une expérience où anticiper les événements futurs et prendre des décisions rapides rapporte largement. La fonctionnalité devient Première Bet Zone live en un Colisée numérique contemporain en fournissant un moyen de s’engager dans un engagement plein d’action.
Zone de pari Jeux de casino.
Les alternatives sont infinies lorsqu’il s’agit de profiter du plaisir de jouer à des jeux vidéo en ligne. Avec une vaste sélection de jeux pour tous les goûts, Premier Bet Zone online est un emplacement central pour ceux qui aiment jouer au casino. Il y en a pour tous les goûts sur Premier Bet Zone Cameroun, que vous soyez un passionné de croupiers en direct, un requin du poker ou un passionné de machines à sous. Explorons l’abondance d’options de jeu qui s’offrent à vous.
Jeux de machines à sous : déchiffrer le code.
Les machines à sous d’un casino en constituent le cœur. Ils sont simples à jouer et offrent un mélange passionnant de graphismes, d’animations et la possibilité de remporter le gros lot en un seul tour. Vous pouvez choisir parmi une variété de jeux de machines à sous sur Premier Bet Zone liste de jeux de casino, chacun avec un thème et un ensemble de fonctionnalités distincts.
Mega Moolah : faites un voyage dans la savane sauvage avec la machine à sous à jackpot progressif la plus connue au monde. Mega Moolah est un jeu avec un thème animalier fantaisiste et une grande roue de jackpot qui a transformé plusieurs joueurs en millionnaires.
Gonzo’s Mission : Ce jeu NetEnt populaire présente une structure de rouleaux unique « Avalanche », dans laquelle les symboles gagnants disparaissent et sont remplacés par de nouveaux. Des paiements massifs pourraient être possibles, car un multiplicateur augmente à chaque victoire successive.
Book of Dead : Aventurez-vous dans les profondeurs de l’Égypte ancienne avec l’intrépide explorateur Rich Wilde. Les joueurs doivent s’attendre à des gains plus petits, mais à une volatilité plus élevée. Les tours gratuits sont déclenchés par l’atterrissage de trois symboles Book of Dead ou plus, et un symbole scatter en expansion est sélectionné au hasard.
Jeux de table : une combinaison d’adresse et de stratégie.
Vous trouverez votre vocation dans la section jeux de table si vous aimez que votre jeu soit un peu plus cérébral. On ne s’ennuie jamais avec une variété de nouveaux rebondissements et adaptations sur des sélections classiques comme la roulette et le blackjack.
Profitez de jouer à la roulette européenne, qui comporte un seul zéro et les chiffres de 1 à 36. Les joueurs experts l’adorent, car elle a un avantage de maison plus petit.
Blackjack : Une variété de versions, telles que Atlantic City Blackjack et Vegas Strip Blackjack, améliorent l’expérience 21. Même les débutants peuvent acquérir rapidement les bases et commencer à utiliser une stratégie pour déjouer le croupier.
Le baccara est un jeu de cartes sophistiqué et passionnant qui peut être joué de deux manières : traditionnellement, il peut être joué lentement ou rapidement avec le Speed Baccarat.
Premier Bet Zone Cameroun app.
La simplicité d’utilisation des apps mobiles pour placer des paris est adoptée par un nombre croissant d’amateurs de paris sportifs. Un monde d’opportunités s’est ouvert aux parieurs avec l’émergence des services de paris en ligne et de Premier Bet Zone. Cameroun se présente comme un choix privilégié pour ceux qui espèrent transformer leurs soupçons en profits.
Pourquoi utiliser Premier Bet Zone Cameroun app mobile ?
Un monde d’options de paris sportifs est accessible via le Premier Bet Zone mobile. Les joueurs peuvent naviguer sans effort sur les différents marchés de paris sur l’app grâce à son interface utilisateur conviviale. Il garantit que les joueurs peuvent ressentir l’excitation de parier sans tracas, où qu’ils se trouvent, en offrant une expérience de jeu fluide.
Processus de pari simplifié.
L’époque où l’on utilisait un ordinateur pour placer des paris est révolue depuis longtemps. Vous pouvez avoir une plateforme de paris complète dans la paume de votre main avec Premier Bet Zone Cameroun app mobile. L’app répond rapidement et efficacement à toutes vos demandes de paris, des paris d’avant-match aux paris en direct. Télécharger Premier Bet Zone Cameroun et commencez à jouer dès aujourd’hui !
Mises à jour et notifications en temps réel.
Avec des alertes et des mises à jour en temps réel, gardez une longueur d’avance sur la concurrence. L’app vous aide à prendre des décisions judicieuses lors de vos déplacements en vous fournissant des cotes, des données de match et des résultats à jour. Vous ne manquerez jamais une opportunité de pari qui correspond à vos intérêts grâce aux alertes personnalisées.
Éléments notables pour améliorer votre bookmaker.
L’app dispose d’une tonne de fonctionnalités conçues pour améliorer vos habitudes de paris. Examinons certaines des fonctionnalités uniques qui font de Premier Bet Zone Cameroun l’app mobile se démarque plus en détail.
Guerre de proxy au Soudan : l’intervention des Forces Spéciales Ukrainiennes, une préoccupation majeure pour le régime de Touadera.
Centrafrique.org/dernieres-minutes-les-mercenaires-russes-sont-sur-le-point-de-quitter-la-republique-centrafricaine/mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-56655″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-450×281.jpg” alt=”Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye arrêtés au Soudan” width=”495″ height=”309″ />Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye en escale au Soudan. CopyrightDR
La présence croissante des forces spéciales ukrainiennes au Soudan, dans le cadre de leur engagement contre les Russes et leurs mercenaires de Wagner, soulève des préoccupations croissantes pour la stabilité régionale. Alors que les tensions s’intensifient, notamment en Centrafrique, l’implication des forces spéciales ukrainiennes pourrait avoir des répercussions dévastatrices majeures sur le régime de Faustin-Archange Touadéra.
Dans cette situation complexe au Soudan, la présence des commandos des Forces Spéciales ukrainiennes pour contrer et anéantir les mercenaires de Wagner pose des défis significatifs pour la stabilité régionale. Dans un interrogatoire en bonne et due forme réalisé par ces commandos ukreniens à un prisonnier mercenaire de Wagner capturé vivant par les forces spéciales ukrainiennes au Soudan, et diffusées par nos confrères de la chaîne de télévision française LCI, ce captif déclare qu’ils sont une centaine, au total, basés en République centrafrique et transférés sur les fronts au Soudan aux côtés de leurs frères d’armes du groupe PMC Wagner qui combattent dans les rangs desForces de Soutien Rapides du général Mohamed HamdanDogoloaliasHemetien vue de renverser le régime de transition dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhanque Touadera tente désespérément à entrer en contact avec lui.
La déclaration de captif de guerre russe indique clairement les mercenaires de Wagner ont été déployés au Soudan depuis la République centrafricaine pour venir soutenir lesForces de Soutien Rapides du général Hemetiqui reprend peu à peu le terrain grâce à leurs appuis. Cette implication directe soulève des inquiétudes quant à l’instabilité des pays qui soutiennent l’un ou l’autre camps dans cette guerre et surtout le régime de Touadera qui constitue la case de passage de ces mercenaires de Wagner arrêtés et qui joue aussi au feu face aux mercenaires de Wagner qui sont derrière sa tête partout là où il va.
Mercenaires russes en Russie. CopyrightDR” width=”450″ height=”300″ />Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR
Les forces spéciales ukrainiennes ont clairement déclaré leur intention de combattre Wagner sur tout le territoire africain, mettant ainsi en lumière la possibilité d’une intervention militaire en République centrafricaine, en raison de sa proximité géographique avec le Soudan.
La République centrafricaine, étant principalement défendue et soutenues par les forces de Wagner, est particulièrement vulnérable à une telle menace. Les annonces des forces spéciales ukrainiennes renforcent les craintes quant à l’extension des conflits et des opérations militaires dans la région.
Face à cette menace imminente, Faustin-Archange Touadéra a entrepris des initiatives diplomatiques visant à s’approcher du président de transition soudanais. Cette démarche, bien que risquée et complexe, témoigne de la volonté du régime centrafricain de rechercher des solutions pacifiques pour prévenir une escalade des tensions régionales. Cependant, sa diplomatie à double jeu peut être fatal pour lui et s’avére être un défi difficile à surmonter, alors que les enjeux de sécurité continuent de s’intensifier dans la région.
Il est crucial de reconnaître que la stratégie de Touadéra est motivée par des intérêts personnels et politiques, et non par des considérations humanitaires ou de sécurité régionale. Son engagement envers le dialogue avec le Soudan reflète ses préoccupations quant à la survie de son régime plutôt que son engagement envers la paix et la stabilité dans la région. Pour preuve, il demande que le régime soudanais lui livre son principal ennemi juré, Noureddine Adam, aujourd’hui en cavale. C’est dans cette optique que ses actions doivent être interprétées, avec une clarté et une fermeté qui reflètent la réalité de la situation politique en République centrafricaine.
Rappelons que dans ce contexte de tensions croissantes au Soudan, l’intervention des forces spéciales ukrainiennes représente un défi majeur pour la stabilité régionale. Les enjeux sécuritaires en Afrique centrale, notamment en Centrafrique, sont exacerbés par cette escalade de conflit. La diplomatie régionale doit jouer un rôle crucial dans la résolution pacifique de ces tensions, tout en reconnaissant les risques potentiels pour la sécurité des populations et des régimes en place. Face à cette menace imminente, la vigilance et la coopération internationale sont essentielles pour prévenir une détérioration de la situation et promouvoir la paix et la stabilité dans la région.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Screenshot_20240214_215955-450×277.jpg” alt=” Fidèle Gouandjika devenu journaliste animateur devant le micro de sa radio milles collines installée dans son immeuble à Boye-Rabe. ” width=”512″ height=”315″ />Fidèle Gouandjika devenu journaliste animateur de sa radio milles collines installée dans son immeuble à Boye-Rabe.
Dans un climat politique et social déjà tendu, la République centrafricaine se prépare en coulisse à une autre crise sociale qui ne dit pas son nom encore au moment où nous mettons en ligne cet article. Cette crise qui guette la Centrafrique serait une crise à la propriété foncière liée à ethnicité. Au cœur de cette controverse se trouve la décision de certains membres du gouvernement et de la présidence de la République prise sur la vente de parcelles de PK-18 à PK26, route de Boali, alimentant ainsi les soupçons quant à une possible partialité ethnique.
Depuis quelques années, le gouvernement, par le biais du ministère de l’Urbanisme, a loti des parcelles de terrain tout au long de la route de Boali, de PK-18 à PK 40 et au-delà, dans le but de les revendre à la population et à toute personne intéressée. Ces parcelles ont été rapidement acquises par des Centrafricains de toutes origines, y compris ceux de la diaspora.
Cependant, après l’achat de ces parcelles, quelques mois plus tard, vers la fin des années 2023 et le début de l’année 2024, des informations crédibles, de bouche à oreille arrivent aux acheteurs, suscitant leurs préoccupations croissantes. Il est rapporté que le chef de l’Etat et le gouvernement envisagent de récupérer certaines parcelles pour les redonner exclusivement aux Centrafricains de l’ethnie Ngbaka Mandja, l’ethnie de la mère du président putschiste Touadera.
Faustin Archange Touadera et Fidèle Gouandjika lors d’une fête au village en 2011.
Selon cette information diffusée par une source sûre, les autorités centrafricaines ont malheureusement constaté que la quasi-totalité des acheteurs de ces terrains sont des gens du Nord du pays, alimentant les craintes d’une répartition inéquitable des terres, estime certains de ces membres du gouvernement et de la présidence. Les Centrafricains qui ont déjà investi dans ces parcelles expriment leur inquiétude quant à la possibilité de voir leurs acquisitions remises en question, ce qui soulève des questions sur la stabilité et la transparence du processus de vente des terrains.
Fidèle Gouandjika et Faustin Archange Touadera lors d’une marche en 2023
La question qui se pose est maintenant de savoir qui a empêché les parents de Touadera, les Ngbaka Mandja, d’acquérir ces parcelles au moment où elles sont mises en vente ? Et pourquoi tenir des tels propos ? Alors que les Ngbaka Mandja, eux, sont aussi nombreux sur la route de Damara, et ils se regroupent en fonction de leur convenance.
Néanmoins, le constat que les Centrafricains ont fait est que Touadera, depuis quelques années, ne fait que favoriser les Centrafricains de l’ethnie de sa mère, Ngbaka Mandja, à divers niveaux de l’appareil gouvernemental et de l’armée, allant jusqu’à créer un escadron officiel de cette ethnie, le BIR. Ça va être maintenant le tour des terrains qui vont être réservés et concédés aux Ngbaka Mandja dans certains quartiers de la capitale.
Cette concentration de pouvoir excessif et de ressources au sein de cette ethnie Ngbaka Mandja soulève des questions sur les véritables intentions de Touadera. Sa décision de retirer certaines parcelles de terrain et de les réserver uniquement aux Ngbaka Mandja soulève des préoccupations quant à l’équité et à l’inclusion dans le pays. Ainsi, les Centrafricains se demandent quelles sont les véritables motivations derrière ces actions et ce que cela signifie pour l’avenir de la nation.
De plus, l’annonce de son neveu, ministre conseiller et lui-aussi un Ngbaka Mandja, Fidèle Gouandjika, appelant au génocide en cas de coup d’État contre le régime, suscite des interrogations supplémentaires sur les intentions du gouvernement et de la présidence. Ces commentaires soulèvent la possibilité que Touadera prépare effectivement un génocide, conformément à l’annonce de son cousin Fidèle Gouandjikaqui affirme ouvertement qu’il est déjà empoisonné par sa mère depuis son fœtus qui mangeait beaucoup un organe des poulets, pourtant non-toxiques, les anus, mais pousse les gens à ne pas garder des secrets.
Rappelons que la République centrafricaine se trouve à un moment critique de son histoire, où les décisions politiques et économiques ont un impact profond sur la cohésion sociale et la confiance des citoyens envers leur gouvernement. La suspension de la vente et la menace de retrait de certaines parcelles vendues au PK-18 a mis en lumière les tensions ethniques organisée par les autorités centrafricaines.
La vérité sur la dérive de la justice en République Centrafricaine, révélée.
Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-bon-bon-450×409.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 23 février 2024 (CNC).
Dans un pays où la justice devrait être le pilier de l’équité, en Centrafrique, les révélations faites récemment par maître Crépin Mboli-Goumba sur le fonctionnement de sa justice, mettent en lumière une institution intellectuellement en faillite des cadres dignes de ce noms. La balance qui symbolise une décision d’une justice rendue avec équité, équilibre et tout autant mesurée, visiblement, l’un de ces deux plateaux est occupé par les juges eux-mêmes et l’autre est mis aux enchères aux parties en conflit et qui doivent être occupé par le meilleur à ces enchères. Lors d’une conférence de presse de Maître Crépin Mboli-Goumba à Bangui, celui-ci a dénoncé une réalité cachée troublante, pointant du doigt la dégradation du système judiciaire de Centrafrique.
Dans un pays où la justice devrait être garante de l’ordre et du respect des droits, les révélations faites par l’avocat Maître Crépin Mboli-Goumba lors de sa conférence de presse à Bangui le mercredi dernier, révèlent une déchéance alarmante pour ne pas dire une déchirure des cerveaux dans ce pays. Selon maître Crépin Mboli-Goumba, “depuis 2016, un nombre croissant de marginaux se sont soudainement hissés au sommet du pouvoir, défiant les codes de décence et de respect qui ont longtemps prévalu dans notre société.” Ces individus, poursuit-il, loin de servir l’intérêt public, se sont transformés en prédateurs, dévorant les fondements même de notre démocratie.
L’une des manifestations les plus criantes de cette déliquescence est l’affaire de la succession Kolingba, un dossier marqué par la spoliation des biens et la manipulation de la justice. Selon Mboli-Goumba, “un compatriote de triste renommée a organisé des ‘live’ pour parler du dossier de la succession Kolingba, accusant ouvertement des personnalités respectées.” Ces accusations, teintées de malhonnêteté, d’idioties écrasantes et de partialité, ont jeté le discrédit sur notre système judiciaire, révélant une fois de plus son impuissance face aux intérêts politiques et économiques de certains fils mafieux du pays en quête de richesse.
Pourtant, l’injustice ne s’arrête pas là. Des cas de corruption flagrante émergent comme des champignons, mettant en lumière la collusion accidentelle entre certains magistrats et des figures politiques influentes. D’après les propos tenus de maître Crépin Mboli-Goumba : “des magistrats ont été récompensés financièrement pour rendre des jugements favorables à des intérêts particuliers, au détriment de la vérité et de la justice.” Cette trahison de leur devoir déshonore la profession et sape la confiance du public dans l’intégrité de notre système judiciaire.
L’affaire de la Succession Kolingba révèle également les manœuvres sournoises visant à contourner la loi et à manipuler les procédures judiciaires. Selon les déclarations, “des avocats ont usé de subterfuges pour obtenir la réouverture du dossier, défiant les principes élémentaires du droit et de l’équité.” Cette instrumentalisation de la justice, orchestrée par des individus assoiffés de pouvoir et d’argent, pervertit les valeurs fondamentales de notre société et érode les fondements de l’État de droit.
Pour un avocat stagiaire : “Sur quelle base juridique, textes des loi ou jurisprudence par exemple, que les magistrats peuvent-il arriver à réouvrir à la demande de l’héritier d’un propriétaire décédé, le dossier d’une vente réalisée par son propriétaire de son vivant il y’a de cela plus de 30 ans ? Et que, en outre, il y’a déjà une décision de justice ayant acquise l’autorité de la chose jugée confiant son héritage il y’a aussi de cela plus de 30 ans ? ”, s’interroge pour comprendre cet avocat stagiaire centrafricain qui a eu à échanger avec notre journaliste de la Rédaction sous les manguiers de la Cour d’appel à Bangui.
En réalité, c’est l’impunité, l’absence de rigueur qui règne en maître dans le système judiciaire centrafricain qui alimente un tel climat de terreur et de méfiance. D’après les témoignages, “des individus, encouragés par l’impunité, menacent ouvertement la vie de citoyens ordinaires, terrorisant la population et sapant l’autorité de l’État.” Cette impunité, nourrie par la complicité et l’indifférence des autorités hiérarchiques, renforce le règne de la loi appliquée dans les jungles, le “ le plus fort commande” et compromet gravement la sécurité et le bien-être de la population.
En fin de compte, l’état déplorable de la justice en République centrafricaine est un affront aux valeurs centrafricaines laissées par le président fondateur Barthelemy Boganda et à la démocratie voulue et instaurée par le feu Kolingba que ses richesses aujourd’hui font l’objet d’intérêts de certains juges. Loin d’assurer l’égalité devant la loi, notre système judiciaire est gangrené par la corruption, l’injustice et l’impunité. Il est temps d’agir, de réclamer des réformes radicales et de restaurer la confiance du peuple dans notre système judiciaire. L’avenir de notre nation dépend de notre capacité à défendre les principes de justice, d’équité et de respect des droits fondamentaux pour tous les citoyens.
La République centrafricaine sous l’ombre menaçante du Groupe Wagner : Témoignages de terreur.
Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP ” width=”450″ height=”300″ />Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
La République Centrafricaine se lutte contre une crise sécuritaire et politique exacerbée par les activités des mercenaires du groupe Wagner appelés au secours par le président putschiste Faustin Archange Touadera. Les témoignages poignants des habitants dépeignent une réalité marquée par la terreur et l’incertitude.
Dans les rues de Bangui, la capitale de la République centrafricaine tous comme les rues des arrière-pays, la présence oppressante ou même juste le passage des mercenaires du groupe Wagner pèse lourdement sur la population. Fatoumata, une mère de famille vivant au quartier Km5, dans le troisième arrondissement de Bangui, partage ses craintes et son désespoir : “ Chaque jour, nous vivons dans la crainte des enlèvements. Nous ne savons plus à qui faire confiance. Et c’est grâce aux prières que Dieu ne nous a pas oublié.” Ses mots reflètent l’angoisse palpable qui règne dans les quartiers les plus vulnérables du Km5.
Sylvestre, un jeune étudiant, raconte avec émotion son vécu en ces termes : “ Nous sommes devenus des cibles faciles pour les mercenaires de ce groupe Wagner que Touadera les a ramenés dans le pays. Ils nous enlèvent, nous brutalisent, et certains ne reviennent jamais. J’espère que ceux du groupe Bancroft qui vont arriver ne seront pas comme ceux actuels de Wagner ”. Les rues autrefois animées sont désormais hantées par la peur, les rumeurs de disparitions et d’abus circulant comme les bruits du moteur d’un avion qui survole une partie de Bangui, toutes les nuits à 00h 00.
La menace des mercenaires du groupe Wagner va au-delà des frontières des zones urbaines. Dans les villages reculés de la Nana-Mambéré, des communautés entières vivent dans la terreur constante, tout comme leurs animaux domestiques : “ Nous ne pouvons plus faire nos activités minières en paix. Même nos poulets et nos cabris à la maison aussi ont peur de circuler librement comme en avant”, confie Amadou, un artisan minier de la sous-préfecture de Abba qui ajoute, pour conclure : “ Les patrouilles de Wagner nous obligent à abandonner nos sites miniers, notre seul moyen de subsistance”.
Le chaos engendré par le groupe Wagner à travers ses mercenaires afin de bien piller le pays et installer Touadera à vie comme président, a des répercussions dévastatrices sur la vie quotidienne des Centrafricains. Les efforts pour reconstruire une nation complétement fragilisée par des décennies de conflits sont constamment contrecarrés par cette présence menaçante.
Face à la menace du groupe Wagner, la République Centrafricaine appelle à une action internationale urgente pour restaurer la paix.
Depuis son indépendance, la République Centrafricaine est le seul pays d’Afrique à connaitre autant des bouleversements politiques, sociaux et sécuritaires. En cause, plusieurs facteurs dont le tribalisme, le népotisme, le clanisme, tous, chapeautés par l’incompétence et la mal gouvernance. L’armée nationale est devenue pour ses dirigeants, un outil pour des pratiques claniques à répétition et qui font grogner les morales des troupes. L’évolution de son armée nationale, censée être le garant de la sécurité et de l’intégrité territoriale, reflète ces tumultes. Ces dernières années, une tendance préoccupante s’est manifestée : l’armée nationale semble suivre les traces laissées par le régime de la coalition rebelle Séléka, devenant ainsi sa propre version officielle sous le régime de Touadera.
La Séléka, une coalition rebelle à majorité musulmane, a brièvement pris le pouvoir en 2013 et 2014, avant de céder le pouvoir à une transition politique civile. Sa composition, principalement issue du nord-est de la République Centrafricaine, était marquée par une dominance de grades de généraux obtenus dans la brousse et une hiérarchie laxiste. Et depuis lors, les empreintes et les salives de la Seleka sont restées dans cette armée nationale. L’on assiste miraculeusement à la montée en une vitesse de fusée, en grade de certains soldats au détriment des autres et à la nomination de membres basées sur des affiliations politiques et familiales, déformant ainsi la hiérarchie et la discipline de cette armée nationale dite FACA, la transformant au passage en une version officielle de la Séléka.
Dans cet éditorial, nous examinerons de près cette transformation troublante de l’armée nationale centrafricaine. Nous explorerons les pratiques de nomination et de promotion qui ont conduit à cette dérive, les conséquences sur la cohésion et l’efficacité opérationnelle de l’armée, ainsi que les implications pour la sécurité et la stabilité de la République Centrafricaine.
La montée en grade accélérée au sein de l’armée Nationale.
Depuis plus de 40 ans, l’armée nationale centrafricaine (FACA) vivait avec des nominations en grade farfelues, bien que sporadiques, respectant néanmoins les règles établies de cette armée nationale. Mais depuis 2014 avec la prise de pouvoir par les rebelles de la Séléka et surtout et plus grave encore, depuis 2016, avec l’accession au pouvoir de Faustin Archange Touadera, cette pratique a pris une ampleur alarmante, et automatisée dans l’attribution des grades. Cette situation a engendré une course effrénée vers les promotions, où chaque individu aspire à monter en grade en une vitesse vertigineuse.
L’augmentation exponentielle des promotions a conduit à une dégradation de la qualité des officiers au sein de cette armée. Les critères traditionnels de mérite et de compétence sont souvent relégués au troisième, dernier plan, au profit de considérations familiales au premier, ethniques ou relationnelles au deuxième plan. Ainsi, la montée en grade ne dépend plus de la capacité à diriger ou de l’expérience sur le terrain, mais plutôt des affiliations personnelles.
Cette situation a eu un impact significatif sur la composition de l’armée centrafricaine. Les grades de général et de colonel sont sur le marché comme à l’époque de la Séléka et sont devenus monnaie courante, tandis que les autres rangs sont devenus rares. Le cas Zéphirin Mamadou lui-même est illustrant. En 5 années, il passe de commandant au général de corps d’armée, 4 étoiles, sans aucune formation de recyclage. La dépréciation des grades a sapé les morales des éléments engagés sur les terrains, la cohésion et l’efficacité opérationnelle de l’armée, conduisant à une situation précaire où la compétence est souvent sacrifiée au profit de la loyauté personnelle.
La montée en grade accélérée soulève également des préoccupations quant à la capacité des officiers promus à assumer leurs responsabilités. De nombreux officiers sont propulsés à des postes de haute responsabilité sans avoir acquis l’expérience nécessaire pour les remplir efficacement. Cette situation fragilise la structure de commandement et compromet la capacité opérationnelle de l’armée à répondre aux défis sécuritaires du pays. A cela s’ajoute la politique de diviser pour régner.
Un officier retenu à la fête et habillé en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Il est avec sa femme.
La division au sein de l’armée nationale.
La montée en grade effrénée au sein de l’armée nationale en République centrafricaine a exacerbé les divisions au sein de l’institution militaire. La quête désespérée des membres de l’armée pour obtenir des promotions a engendré la formation de factions rivales, alimentant ainsi un climat de rivalité et de méfiance au sein des rangs militaires.
Au modèle de la guerre froide, trois principaux camps se sont établis au sein de cette armée et se distinguent : le clan du chef d’état-major des armées, le général Zéphirin Mamadou, le clan du président putschiste Faustin-Archange Touadéra, et le camp des neutres, ceux qui ne savent pas comment faire pour obtenir un galon. Chaque camp s’engage dans une lutte acharnée pour obtenir des promotions et consolider son pouvoir au sein de l’institution militaire.
Dans le camp du chef d’état-major des armées, les promotions sont souvent attribuées de manière arbitraire, favorisant les membres de sa famille, ses enfants, ses neveux, ses cousins, et les habitants de son village. Des individus jeunes et inexpérimentés se voient conférer des grades élevés, contournant ainsi les critères traditionnels de mérite et d’expérience.
De même, le président putschiste Faustin-Archange Touadéra, dans son camp,n’est pas en reste dans la course aux promotions. Les membres de sa famille, ses neveux, ses cousins, ainsi que les habitants du village de sa mère, Damara, bénéficient eux-aussi de promotions plus rapides que le vent au sein de l’armée. La compétence et l’expérience sont souvent reléguées au second plan, au profit des liens familiaux et des affiliations politiques.
En revanche, le camp des neutres est relégué au troisième plan, souffrant d’un manque d’opportunités de promotion et de reconnaissance au sein de l’armée. Les membres de ce camp respectent, dans une longue attente disciplinaire, les délais établis par l’armée pour les promotions, tandis que dans les factions Mamadou et Touadéra, y’a pas délai.
Les pratiques de nomination et de promotion au sein de l’armée nationale ont engendré une cacophonie et un désordre généralisés. Les critères de mérite et d’expérience sont relégués au second plan, tandis que les affiliations politiques et familiales prévalent. Cette situation compromet gravement l’intégrité et l’efficacité opérationnelle de l’armée, sapant ainsi sa capacité à assurer la sécurité et la stabilité du pays. Cette pratique ne fait qu’affaiblir cette armée qui ne peut plus assurer la sécurité sans les appuis de l’extérieur.
Outre les pratiques nominatives et promotionnelles dans cette armée, viennent de s’ajouter, les têtes des officiers qui doivent diner avec le président putschiste chaque année. Cette pratique oblige la hiérarchie militaire à choisir que les mêmes officiers, généraux ou supérieurs, à prendre part à des fêtes que Touadera et ses femmes veulent organiser. Afin d’éviter l’entrée des récalcitrants et de celle par complaisance, leur effectif est arrêté en avance, une soixantaine, pas plus,d’après nos sources et est identifié à travers les tenues spéciales qu’ils porteront le jour J. Cette pratique répétée cette année a exaspéré les grognes au sein de l’armée depuis novembre 2023.
Des couples des officiers retenus à la fête et habillés eux-aussi en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Ils sont avec leurs femmes.
L’affaiblissement de l’armée nationale : Conséquences de la course aux grades.
Les pratiques de nomination et de promotion au sein de l’armée nationale en République centrafricaine depuis 2016 ont conduit à un affaiblissement, pour ne pas dire, effondrement significatif de l’institution militaire, compromettant ainsi sa capacité à assurer la sécurité et la stabilité du pays. L’accent mis sur les affiliations familiales et politiques au détriment du mérite et de l’expérience a engendré des conséquences dévastatrices des hommes sur le terrain.
De nombreux officiers promus rapidement manquent cruellement de l’expérience et des compétences nécessaires pour diriger efficacement leurs troupes sur le terrain. Des unités entières sont commandées par des individus inexpérimentés envoyés à la va-vite dans des écoles et qui rentrent sans qualification et sans expérience au finish, tandis que des officiers plus qualifiés sont affaiblis, négligés et contrôlés sous prétexte qu’ils peuvent faire un coup d’état. Cette situation crée un déséquilibre dans la hiérarchie de commandement et compromet la capacité opérationnelle de l’armée à répondre aux défis sécuritaires.
Les défaites répétées de l’armée nationale sur le terrain témoignent de l’incapacité des officiers promus rapidement à assumer leurs responsabilités de manière efficace. Les conséquences désastreuses directes de telles pratiques se voient désormais institutionaliser par la création de la Brigade d’Intervention Rapide (BIR), dirigée par un capitaine sans expérience significative sur le terrain, mais favorisé en raison de ses liens familiaux avec le président et qui ne sait et ne doit faire que son sale boulot dans la capitale Bangui.
Ce capitaine, parti en France en 2022 pour une formation de recyclage des officiers, revient à Bangui et est gradé capitaine en 2024 malgré son échec à la formation. “Un truc de fou”.
Son adjoint, un lieutenant, lui aussi, vient de sortir de formation des officiers, sans passer à la case de l’application. Il est nommé déjà chef adjoint de la BIR. Quelle catastrophe ? Mais comme c’est une Unité de sale boulot ? Les officiers supérieurs formés et compétents sont laissés, pour ne pas que leurs oreilles sifflent, auriculairement loin de cette BIR et que seuls les membres de la famille présidentielle sont autorisés à faire leur entrée, compromettant ainsi la capacité opérationnelle de l’armée à remplir ses missions essentielles.
En conséquence, l’armée nationale est confrontée à une crise de légitimité et d’efficacité, laissant de plus en plus de responsabilités aux forces étrangères telles que les Wagner, les Rwandais, pour assurer la sécurité du pays et bientôt, Bancroft. Cette situation fragilise davantage la stabilité de la République centrafricaine, mettant en péril la sécurité de ses citoyens et le fonctionnement des institutions démocratiques.
En somme, l’évolution de l’armée nationale centrafricaine reflète les défis persistants de la nation, nécessitant une réflexion profonde sur son avenir et sa stabilité.
République centrafricaine : Wagner bloque le déploiement de Bancroft
Centrafrique.org/centrafrique-une-quinzaine-des-conseillers-militaires-americains-seraient-arrives-a-bangui/image-illustration-conseillers-americains-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-63053″ data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration des conseillers américains en RCA
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 23 février 2024 (CNC).
Le déploiement de Bancroft Global Development en République centrafricaine se heurte à un seul obstacle majeur : l’opposition catégorique du groupe Wagner, entraînant ainsi des tensions diplomatiques entre la Centrafrique et l’Occident et surtout des tensions sécuritaires sur le terrain par des recrudescences des violences commises par les mercenaires de Wagner afin de remettre les pendules de pressions sur Touadera à l’heure.
À Bangui, Bancroft Global Development n’est plus la bienvenue aux yeux des mercenaires de Wagner et leurs soutiens politiques et leurs partisans dans les rues de Bangui. Bancroft Global Development fait désormais face à des difficultés croissantes dans son processus d’établissement. Selon le journal Afrique Intelligence, le 2 janvier dernier, l’un de ses représentants à Bangui a été arrêté et interrogé à la base militaire du camp de Roux par des forces paramilitaires russes du groupe Wagner, en collaboration avec une unité de police sous son contrôle, l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB).
Le personnel de Bancroft, comprenant un ancien de la Légion étrangère française d’origine russe, a été appréhendé à l’hôtel Quatre Saisons aux côtés de Prince Borel YaoungaYiko, ministre-conseiller du président putschiste Faustin-Archange Touadéra. Cette double arrestation intervient malgré les efforts de rapprochement entre Bancroft et le gouvernement centrafricain, orchestrés par Yaounga Yiko lui-même, également responsable du Centre analytique des ressources administratives et militaires (Caram).
Le déploiement effectif des instructeurs de Bancroft, prévu après la signature d’un accord-cadre en septembre, n’a pas encore débuté. Seuls quelques représentants sont présents à Bangui, dans l’attente de directives claires sur leurs missions. Les pressions de Wagner, soutenues par des éléments du service des renseignements russes, ont entravé les efforts de Bancroft, créant un climat d’incertitude et de méfiance.
Les tentatives d’intimidation de la part de Wagner et du SVR russe ont été exacerbées par la révélation de l’accord entre Bancroft et le gouvernement centrafricain. Cette situation a conduit à une escalade des tensions, avec des implications diplomatiques et sécuritaires majeures. Les relations entre la Russie et les États-Unis, ainsi que la stabilité régionale, sont menacées par ce bras de fer à Bangui.
La confrontation entre Wagner et Bancroft souligne les enjeux géopolitiques et sécuritaires complexes qui se jouent en République centrafricaine.
Affaire à suivre.
Source : Article d’Afrique Intelligence du 09/02/2024
le village Badinga, à Mala, ravagé par un incendie
Centrafrique.org/incendie-au-village-badinga-a-mala-en-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Incendie-au-Village-Badinga-a-Mala-en-Republique-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Incendie au Village Badinga, à Mala, en République centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />Incendie au Village Badinga, à Mala, en République centrafricaine
Le village de Badinga, situé dans la circonscription de Mala en République centrafricaine, a été récemment frappé par un désastre sans précédent. Un incendie d’origine encore inconnue a englouti toutes les habitations et les greniers, laissant la population dans le désarroi le plus total.
L’incendie, dont la cause demeure mystérieuse, a dévasté le village de Badinga, plongeant ses habitants dans une situation de détresse indescriptible. Toutes les maisons ont été réduites en cendres, et les provisions stockées dans les greniers ont été anéanties. Les familles se retrouvent sans abri, sans nourriture et sans ressources.
Au milieu des décombres fumants, Thomas, un habitant de longue date de Badinga, exprime sa désolation : “Tout ce que nous avions a été englouti par les flammes. Nos maisons, nos récoltes, nos souvenirs… Nous sommes complètement démunis. Nous avons besoin d’aide, de solidarité, pour nous relever de ce cauchemar.”
Cependant, Éric, un père de famille éploré, témoigne également de l’ampleur du désastre : “Mes enfants ont tout perdu. Leur innocence a été brûlée avec nos maisons. Nous ne savons pas par où commencer, comment reconstruire nos vies. S’il vous plaît, aidez-nous, nous sommes à genoux.”
Pour Frédéric, un artisan du village, décrit avec amertume l’impact dévastateur de l’incendie : “Le feu a tout ravagé sur son passage. Nos outils de travail, nos moyens de subsistance, tout a disparu en un instant. Nous avons besoin d’une main tendue, d’un espoir pour nous accrocher dans cette nuit sombre.”
Face à ces témoignages poignants, l’appel à l’aide pour les sinistrés de Mala résonne avec une urgence capitale. La solidarité et la générosité de chacun sont plus que jamais nécessaires pour redonner espoir à cette communauté meurtrie. La paroisse de Mala, en coordination avec le Diocèse de Bandoro, se tient prête à recevoir et à distribuer les secours pour répondre aux besoins immédiats des sinistrés.
Dans cette épreuve sans précédent, chaque geste de compassion, chaque don de soutien compte pour apaiser les souffrances et aider les habitants de Badinga à se reconstruire. Ensemble, unis dans la solidarité, nous pouvons transformer la tragédie en espoir, les cendres en renaissance.
Votre aide, quelle qu’elle soit, fera une différence significative dans la vie des sinistrés de Mala. Merci pour votre générosité et votre compassion envers nos frères et sœurs dans le besoin.
Pour toute aide ou information, veuillez contacter Jean-Pierre Mara, Ancien Député, au numéro suivant : +33 6 59 64 93 57 (Tel/WhatsApp).
Votre générosité fera toute la différence dans la vie des sinistrés de Mala. Merci pour votre soutien inestimable.
La multiplication des accords militaires en Afrique Centrale, dont les retombées échappent aux citoyens de ces pays, suscite des inquiétudes croissantes. Focus sur la stratégie de Touadéra et les récentes révélations de l’Assemblée africaine.
La République centrafricaine, sous le régime de Touadéra, a multiplié les accords de défense et de partenariat avec divers pays d’Afrique, le Rwanda, le Burundi, la RD Congo, le Gabon, ainsi que la Guinée Équatoriale, et même la Russie. Malgré cette profusion d’accords, les retombées concrètes pour les citoyens demeurent insaisissables.
La récente révélation sur un potentiel accord militaire avec Ouganda souligne l’ampleur des partenariats de défense conclus par le régime de Touadéra. Cependant, les interrogations sur la nature et les bénéfices de ces accords persistent. Les centrafricains, malgré les formations des soldats FACA dispensées à l’étranger, ne voient pas les retombées positives sur le terrain depuis plus de huit ans.
L’accord actuel avec l’armée ougandaise pour la formation des forces armées centrafricaines (FAKA) illustre cette opacité. Les déclarations du chef d’état-major ougandais, Fred Swinam Sikoro, soulèvent des préoccupations quant à l’indépendance opérationnelle des FAKA et à la souveraineté nationale.
La multiplication des accords militaires sans transparence alimente le mécontentement au sein de la population centrafricaine déjà confrontée à des défis socio-économiques majeurs. Les citoyens réclament des réponses quant à l’utilisation des ressources nationales et aux bénéfices concrets de ces partenariats pour le pays.
La stratégie de Touadéra et de son régime demeure floue. Malgré les multiples accords signés, les retombées restent nébuleuses, laissant place à des spéculations quant aux véritables motivations du gouvernement. L’absence de reddition de comptes et de transparence renforce les doutes quant à la sincérité des engagements pris.
Face à l’opacité persistante des accords militaires, la République centrafricaine doit engager un dialogue transparent avec sa population.
La ville de Bossembélé a été violemment frappée par la première pluie diluvienne de cette saison, laissant derrière elle un bilan sinistre de destructions très considérables à l’instar du passage d’un volcan. 112 foyers sans abri dans une ville qui ne compte pas assez des foyers.
Mardi dernier, la tranquillité de Bossembélé a été brisée par une pluie diluvienne accompagnée des vents violents, estimés à l’œil nu ici par un professeur de physique chimie, à environ 850 Km/h, laissant dans son sillage une scène de dévastation. Les quartiers Banda, Beucoin et Gbabou ont été particulièrement touchés, avec des murs effondrés, des toitures emportées, et des clôtures renversées.
Les conséquences humaines de cette catastrophe sont douloureusement évidentes. Anand Faradanga, l’une des victimes, raconte comment le vent a arraché le toit de sa maison, laissant ses biens trempés et sa famille sans abri. Actuellement logés chez des voisins, ils font face à une réalité difficile.
Les statistiques alarmantes montrent que 16 ménages ont été durement touchés, et une fille de 14 ans, élève au lycée, a été blessée. Mais sa vie n’a pas été touché par ces dégâts. Au total, 112 personnes qui disent avoir constituées déjà un foyer, se retrouvent sans abri. Elles sont tontes sous la pleine lune du moment et cherchent refuge auprès de proches. Le président de la Croix-Rouge sous-préfectorale de Bossembélé, Réis honoré Ndogite, témoigne aussi l’ampleur des dégâts.
Face à l’impuissance, la sous-préfète Jumokolombo Kamakanda lance un appel urgent à une assistance humanitaire de la part des humanitaires. Les familles, surtout les enfants, sont particulièrement touchées, et elles sollicitent également le soutien des ressortissants de Bossembélé à Bangui. Elles appellent également le gouvernement et les ONG locales à intervenir et à prêter main forte à ces victimes sans abri et sans abri de fortune.
Rappelons que Bossembélé fait face à une crise sans précédent, les habitants ont besoin d’une assistance rapide et efficace pour reconstruire leurs vies.
À Sibut, la concrétisation du projet SENIPLUS ouvre de nouvelles perspectives pour les soins de santé, avec une maternité et un bloc opératoire dernier cri.
Sibut, situé à 186 kilomètres de Bangui, dans la préfecture du Kémo, est sur le point de bénéficier d’une avancée significative dans le secteur de la santé. Le projet SENIPLUS a récemment achevé la construction d’une maternité et d’un bloc opératoire, dont les clés ont été officiellement remises au ministère de la Santé lors d’une cérémonie émouvante.
Les travaux de construction ont été réalisés avec une qualité exceptionnelle, et les équipements de dernière génération installés témoignent de l’engagement envers des soins de santé de qualité.Jean-Baptiste Madondji, Directeur régional de la pharmacie et de l’organisation des soins au ministère de la Santé, a exprimé sa satisfaction lors de la visite des nouvelles installations. Il a souligné que même les hôpitaux de référence de Bangui ne disposent pas d’équipements aussi avancés, saluant ainsi le soutien crucial de la Banque Mondiale.
La remise officielle à la communauté est imminente, marquant le début d’une nouvelle ère pour la population locale en matière de soins de santé. L’ouverture prochaine de ces installations représente un pas de géant vers l’amélioration des services médicaux disponibles dans la région. Les bénéficiaires auront accès à des équipements de pointe, notamment des dispositifs analytiques de troisième génération.
Jean-Baptiste Madondji a souligné l’importance de cette initiative dans le contexte sanitaire actuel. Il a souligné que la réhabilitation et l’équipement progressifs des hôpitaux régionaux et des hôpitaux des districts sont essentiels pour garantir l’accès à des soins de qualité. La disponibilité de médicaments adaptés à la réalité sociale renforce également l’impact positif de ces projets sur la population.
Le Directeur régional a évoqué les futurs plans de réhabilitation et d’équipement d’autres hôpitaux du district grâce à l’appui continu de la Banque Mondiale. Cette perspective encourageante témoigne de l’engagement à long terme envers l’amélioration du système de santé dans la région et augure bien pour l’avenir des soins médicaux en République centrafricaine.
En fin de compte, Sibut célèbre une avancée majeure grâce au projet SENIPLUS, promettant des soins de santé de qualité, un modèle pour d’autres régions à suivre.
Horreur à Mboki : Des tensions explosent, 4 morts, la peur paralyse Zemio
Centrafrique.org/chaos-a-zemio-lequipe-dune-ong-internationale-victime-dun-braquage-spectaculaire/upc-rebelles/” rel=”attachment wp-att-68394″ data-wpel-link=”internal”>Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Lundi dernier, dans une attaque brutale à 25 kilomètres de Mboki, des individus armés lourdement armés et non identifiés ont semé la terreur en enlevant deux personnes et tuant 4 autres. L’onde de choc s’est propagée jusqu’à Zemio, paralysant ainsi la ville et plongeant ses habitants dans la peur.
Les rues de Zemio sont désertes, les boutiques fermées, les activités commerciales à l’arrêt brutal. La nouvelle de l’attaque a frappé la ville de plein fouet, laissant ses habitants sous le choc et dans l’incertitude grandissante. Les témoignages recueillis dépeignent un tableau de terreur et de désolation. Des voix tremblantes racontent des scènes d’horreur, des familles dévastées par la perte soudaine de leurs proches. La communauté est en deuil, mais aussi en colère face à l’insécurité croissante qui règne dans la région.
En effet, le lundi 19 février, peu après midi, un véhicule de transport publique, quittant la ville de Mboki pour Zemio a été violemment attaqué à 25 kilomètres de Mboki, à proximité de la rivière Kierre. Dans cette attaque brutale, quatre personnes ont perdu la vie sur place, tandis que deux autres ont été pris en otage. De nombreux autres passagers ont été blessés et ont dû être transportés à l’hôpital de Zemio pour recevoir des soins médicaux. L’impact de cette attaque a plongé toute la préfecture dans un profond sentiment de peur et d’inquiétude, soulignant l’urgence d’une action pour assurer la sécurité des habitants de la région.
Les habitants de Zémio, femmes et hommes, s’inquiètent et s’expriment :
Pour madame Awa, résidente de Zemio : “ La situation devient de plus en plus difficile ici dans le Haut-Mbomou. Nous ne pouvons plus sortir librement de Zémio, de peur d’être pris pour cible. Les rues sont vides, les commerces fermés. Nous vivons dans la peur constante.”
Pour monsieur Ibrahim, habitant de Mboki : “ La violence qui sévit dans notre région nous prive de notre liberté de mouvement et de notre tranquillité d’esprit. Chaque jour, nous redoutons de devenir les prochaines victimes de ces attaques brutales et sanglantes.”
Fatou, une jeune mère de famille à Zemio : “ Mes enfants ne peuvent plus aller même à l’école, et je crains pour leur sécurité chaque fois qu’ils mettent un pied dehors même ici en plein Zémio. Nous sommes pris au piège dans notre propre ville, sans espoir de voir la situation s’améliorer.”
Jean, commerçant à Mboki : “ La vie quotidienne devient de plus en plus difficile pour nous tous. Les affaires sont au point mort, et nous ne pouvons pas compter sur les autorités pour assurer notre sécurité. Nous avons besoin d’aide, et nous avons besoin qu’elle arrive rapidement.”
Dans cette atmosphère de peur et d’incertitude, les habitants de Zemio, de Mboki et d’autres localités du Haut-Mbomou demandent des mesures urgentes pour mettre fin à la violence qui menace leur vie quotidienne. La paix et la sécurité sont essentielles pour permettre à ces communautés de se reconstruire et de vivre en paix.
Alors que les habitants de Zemio tentent de reprendre leur souffle après le choc de cette attaque, l’avenir reste incertain. Les autorités doivent agir rapidement pour protéger les populations vulnérables et mettre un terme à la spirale de violence qui menace de déchirer davantage la région. La paix et la sécurité sont plus que jamais nécessaires pour permettre aux communautés de se reconstruire et de vivre en harmonie.
Grands scandales des détournements, de la corruption et de la mafia à la Minusca : Fonds détournés et création des ONG fictives.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708470568996-450×317.jpg” alt=”Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca devant un pipitre pour son discours” width=”493″ height=”347″ />Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca.
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), est secouée par un scandale mafieux de la corruption visant à détourner les fonds des projets à impact rapide (QIPs) de l’ONU géré par cette mission. Des employés internationaux de la MINUSCA créent leurs propres ONG fictives pour octroyer des contrats à leurs propres comptes par personne interposée, compromettant ainsi la confiance du public.
Les révélations récentes mettent en lumière un réseau complexe d’une mafia et de la corruption au sein de la MINUSCA, où des employés exploitent leur position pour créer leurs propres entreprises et ONG fictives et attribuer frauduleusement des contrats. Dès qu’ils reçoivent le premier versement initial, à hauteur le plus souvent de 80 % du montant total du contrat, ces ONG disparaissent dans la nature, laissant derrière elles, employés et des impayés. Ce phénomène, principalement orchestré par des employés Rwandais et congolais, soulève des questions sur la complicité de Madame la Représentante de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, dans cette affaire.
Selon des nombreux témoignages recueillis par la Rédaction du CNC, ce système permet à ces individus mafieux de détourner des fonds des projets à impact rapide (QIPs) etdestinés à des activités essentielles visant à maintenir la confiance entre la MINUSCA et la population centrafricaine.
Honneurs militaires des troupes de la Minusca à Mme Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca
Le chef de cette mafia est un Congolais de la RDC, Monsieur KEKE KAPIASILA Blanchard, le chef de management projet de laMission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) à Bangui. C’est à travers ses multiples ONG et les ONG des parents à la Représentante Valentine Rugwabiza, expatriées en Centrafrique pour besoin de la cause, entre autres, COPADEM (RDC), CASIDEV (Burundi), MEDECIN NAF (RDC), SAD AFRICA (RDC), COHEB (RDC, Cameroun), sans oublier les contingents rwandais de la Minusca, qui obtiennent à tour de bras des contrats que l’affaire se passe. En 2023, plus de 18 contrats pour ses propres ONG fictives, dont celui de la réhabilitation de la Direction Générale de la Gendarmerie.
D’après nos expertises auprès de certains ingénieurs, les travaux réalisés sous ces contrats sont de qualité médiocre, poussant même à l’arrestation de son ingénieur. De plus, certains entrepreneurs, principalement Rwandais et Congolais, bénéficient de contrats surestimés, facilitant ainsi leur implantation en RCA.
Malgré les appels à la transparence, les audits réalisés n’ont pas abouti à des résultats significatifs, laissant le système de la corruption et de la mafia intact. Les fonds destinés aux actions civilo-militaires, essentielles pour maintenir la confiance entre la MINUSCA et la population, sont détournés, privant ainsi la population de services vitaux.
Une action immédiate est nécessaire pour éradiquer la corruption et restaurer la confiance envers la MINUSCA.
Cette situation met en évidence l’urgence de réformes profondes au sein de la MINUSCA pour restaurer la confiance du public et garantir que les fonds alloués soient utilisés de manière transparente et efficace pour le bien-être de la population centrafricaine.
Douala : Le cauchemar des réfugiés pris au piège de la mafia et de l’indifférence
Centrafrique.org/ils-ont-arrose-mon-frere-de-tirs-des-milliers-de-centrafricains-affluent-au-cameroun-pour-fuir-les-violences/des-refugies-de-la-republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-garoua-boulai/” rel=”attachment wp-att-43621″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Des-refugies-de-la-Republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-Garoua-Boulai-450×253.jpg” alt=”Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA” width=”500″ height=”281″ />Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR
Bangui, 22 février 2024 (CNC) – La ville de Douala, capitale économique du Cameroun, est devenue un véritable lieu d’enfer des réfugiés de toutes nationalités confondues qui se retrouvent dans plusieurs pièges tendus par un système abrité par des corrompus et des défaillants, où la mafia dicte les règles de survie.
Les réfugiés à Douala, qu’ils soient centrafricains, tchadiens ou d’autres nationalités, sont confrontés à des conditions de vie inhumaines. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), censé être un refuge pour les plus vulnérables qui ont fui leurs pays pour sauver leur vie, est devenu un instrument de manipulation entre les mains de la mafia locale. Les réfugiés sont pris au piège, incapables de sortir de Douala en raison de la bureaucratisation excessive et de la corruption qui règnent dans l’attribution des documents de voyage.
La situation est désespérée. Les réfugiés n’ont pas été pris en charge sanitairement. Même cas pour l’éducation ou à un logement même dérisoire. Même l’obtention d’un simple passeport biométrique est un parcours de combattant, avec des délais de traitement absurdes qui s’étendent parfois sur des années, 10 ans au minimum, selon un réfugié qui arrive à partir après avoir joué au jeu de leur mafia financière. Leur liberté de mouvement est restreinte par des exigences kafkaïennes de « acquis de droit », les maintenant prisonniers dans une ville où l’espoir semble s’évaporer chaque jour davantage.
Pour les refugiés installés à Douala au Cameroun, il est impératif que des mesures urgentes soient prises pour mettre fin à cette tragédie humaine.
Atrocités dans le Haut Mbomou : La CPC dénonce le silence international
Centrafrique.org/tentatives-de-destabilisation-du-tchad-lupc-met-en-garde-touadera-et-sa-suite/le-chef-rebelle-ali-darassa-et-ses-hommes-dans-la-localite-du-mbomou/” rel=”attachment wp-att-68447″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Le-chef-rebelle-Ali-Darassa-et-ses-hommes-dans-la-localite-du-Mbomou-450×406.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité du Mbomou” width=”450″ height=”406″ />Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité du Mbomou
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a récemment publié un communiqué de presse condamnant les actes de violence atroces perpétrés dans la région du Haut Mbomou, en République Centrafricaine. Ces événements tragiques, survenus du 18 au 20 février 2024, ont provoqué une onde de choc au sein de la population civile, soulevant des questions sur la sécurité et la protection des droits fondamentaux dans la région.
La CPC, par le biais de son chef d’État-major, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, a exprimé sa vive préoccupation concernant les attaques brutales menées par la milice AAK Zandé. Dans le communiqué parvevu à la Rédaction, la CPC dénonce le mutisme tant de l’opinion nationale qu’internationale face à ces atrocités. Selon le communiqué, “des éléments de la milice AAK Zandé ont attaqués des peulhs sur l’axe Mboki- Obo faisant plusieurs victimes au sein de la population civile musulmane.”
Les détails macabres des événements sont évoqués dans le communiqué, soulignant que “des sujets musulmans [ont été] arrachés des véhicules de transport pour les abattre froidement.” De plus, des femmes et des enfants ont été enlevés, laissant leurs familles dans l’angoisse. La CPC considère ces actes comme “un manquement grave de la part du gouvernement” et le tient pour “responsable directe” de cette tragédie.
La situation des éleveurs peulhs, déjà vulnérables, est également mentionnée, avec des rapports faisant état de leur enlèvement par les forces de sécurité intérieure. Ces actes ne font qu’aggraver une crise humanitaire déjà préoccupante dans le pays.
Pour conclure, la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) appelle à une action immédiate de la part des autorités nationales et internationales pour mettre fin à ces atrocités et garantir la sécurité des civils innocents dans le Haut-Mbomou. Le silence ne peut être toléré face à de telles violations des droits humains. La CPC reste déterminée à poursuivre ses efforts pour faire entendre la voix des victimes et obtenir justice pour les crimes commis dans la région.
Racket et intimidation : 3 clans mafieux installent un climat de terreur au Km5
Centrafrique.org/Centrafrique-grave-incendie-dune-boutique-au-marche-pk5/marche-du-pk5-sur-avenue-koudoukou-devant-abc-direction-rondpoint-bon-le-15-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-49584″ data-wpel-link=”internal”>Dans le marché du PK5 niveau ABC. Photo Bobérang / CNC
Au Km5, des mafias locales en conflit menacent la stabilité, exploitant le nom du parti MCU pour leurs intérêts personnels et criminels.
Dans le quartier populaire de Km5 à Bangui, la montée en puissance de la mafia centrafricaine au sein du parti MCU local suscite des préoccupations croissantes. Trois factions mafieuses ont émergé, chacune contrôlant une partie du territoire au sein du marché Km5.
Les membres de ces gangs ont tous adhérés au parti au pouvoir le MCU et œuvrent au nom de ce parti dans chaque portion du territoire de vaste Km5. D’après nos enquêtes, les abords de l’avenue menant au marché Kokoro dans les deux sens, l’avenue la plus fréquentée et donc la plus populaire, chaque boutique qui y est installée, ou qui va être installée, son propriétaire doit acquitter une somme de 500 000 francs CFA.
“ C’est une décision du secrétariat exécutif du parti. 30 mars, la date de notre anniversaire s’approche ”, disent ces propriétaires terriens, les membres de cette mafia aux commerçants. Ils exploitent au passage le nom du parti MCU à des fins criminelles. D’après ces propriétaires terriens de cette communauté mafieuse, la première condition pour avoir de place sur leur territoire est la possession d’une carte d’adhésion du parti MCU.
Ibrahim Ould Al Hissen Algoni, député de la 2ème circonscription du 3ème arrondissement de Bangui. Le choix de Jean-Pierre Waboué pour remplacer Meckassoua
Aux abords de cette rue menant à Kokoro, l’effectif des boutiques avec ce montant donne la migraine aux comptables et révèle l’ampleur de cette exploitation mafieuse. La famille Algoni, le père Hussein Algoni, deuxième adjoint au maire du troisième arrondissement de Bangui et son fils, Alhissen Algoni, député de la première circonscription du troisième arrondissement, tous les deux, chefs du premier groupe mafieux du Km5, détiennent 10 boutiques qu’ils contrôlent.
Le deuxième clan, le clan Mahamat Salé Ganama et Youssef Djibrine, en possède également 10 sous leur contrôle journalier, tandis que le troisième clan, composé d’Adam Adef, un agent de renseignement de Mercenaires russes et de Touadera et de Maloud, un chargé de mission à l’Assemblée nationale, contrôlent 16 boutiques.
Chaque commerçant est contraint de verser une somme considérable à chaque mafia, sous peine de représailles. Et ceci ne concerne uniquement la rue qui mène au marché Kokoro. Mais qu’en-est-il pour les autres places ?
La situation est aussi exacerbée par les tensions entre les groupes rivaux, alimentant le risque imminant des affrontements violents dans les quartiers.Face à ces rivalités criminelles au sein du Km5, la République centrafricaine se prépare à une autre crise à l’issue incertaine.
Dans un monde marqué par la division, la haine et la violence, le poème “ Unir – Diviser ” de l’ancien ministre centrafricain Elie OUEIFIO résonne comme un appel poignant à la paix universelle.
Dans un monde marqué par les conflits, les haines et les divisions, le recueil “ Enfin Libres ! Un cri d’espoir et d’espérance pour un monde nouveau ” de l’ancien ministre Élie Ouéfio résonne comme un appel poignant à la réconciliation et à l’unité pour tous les peuples du monde. L’auteur, Élie Ouéfio, à travers ses écrits, nous invite à méditer sur les paroles de Sainte-Beuve : “ Il faut se donner le jour où l’on est belle afin d’être encore aimée le jour où on ne l’est pas.”
Dans ce plaidoyer pour la paix, M. Élie Ouéfio nous rappelle avec éloquence l’urgence de dépasser nos différences et de travailler ensemble pour un avenir meilleur. Il souligne avec justesse que “ l’Eternel Dieu le créateur du monde… a déjà eu compassion de ce bas peuple longtemps écrasé et meurtri ” et qu’il est temps de tourner la page des souffrances passées.
En effet, à travers les mots de l’auteur, nous percevons un appel vibrant à l’action collective, à la construction d’un monde où règnent la justice et la solidarité. Il est temps, comme le souligne M. Élie Ouéfio, de “regarder le lendemain, de le bâtir en vue de laisser un avenir enjoué à nos progénitures.”
Ainsi, face aux défis qui nous confrontent, il est impératif de prendre conscience de notre responsabilité commune et de suivre l’appel de l’auteur à œuvrer pour la paix et la prospérité. Comme le rappelle M. Élie Ouéfio, “tous ensemble, nous devons travailler à son avènement”, en mettant de côté nos différences pour nous concentrer sur ce qui nous unit : notre humanité partagée.
Dans un monde tourmenté par les conflits et les injustices, le poème “ Unir – Diviser ” de Élie Ouéfio résonne comme un appel vibrant à la paix et à la réconciliation. Inspiré par les enseignements spirituels et les valeurs universelles, l’auteur exhorte les dirigeants et les peuples du monde entier à œuvrer ensemble pour un avenir de justice et d’harmonie. En cette nouvelle année, que ce message résonne comme un écho de l’espoir, nous rappelant notre responsabilité commune dans la construction d’un monde meilleur pour tous.
L’inquiétante tendance apocalyptique de la démographie centrafricaine
Centrafrique.org/medard-polisse-bebe-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Medard-POLISSE-BEBE-338×450.jpg” alt=”Médard POLISSE-BEBE, portant un chapeau noir avec un costume gris, cravate à l’intérieur, en train de regarder tout droit dans un temps sérieux.” width=”338″ height=”450″ />Monsieur Médard POLISSE-BEBE
Depuis ces dernières années, une réalité tend à se banaliser en République centrafricaine, alors qu’elle touche dangereusement à l’avenir du pays. Il s’agit de l’augmentation exponentielle du taux de mortalité dans les catégories d’âges les plus valides (jeunes et adultes).
En effet, en dehors des périodes où notre pays traversait une crise militaro-politique aiguë, occasionnant des massacres et exactions à grande échelle, c’est la première fois que le territoire centrafricain enregistre un taux aussi élevé de mortalité en temps de paix. Jamais en Centrafrique, il n’y a eu autant de morts en dehors de la guerre et/ou de conflits armés. Toutes les semaines ou presque, chaque famille centrafricaine est touchée par un ou plusieurs cas de décès et cela de façon récurrente. Il suffit de sillonner les quartiers et différentes contrées de la capitale, ainsi que ceux des provinces pour s’en rendre compte. Dernièrement, un compatriote de la diaspora, de passage à Bangui, a dénombré plus d’une centaine de défilés funéraires en l’espace de trois heures vers le cimetière de Nzila.
À son grand étonnement, les habitants du secteur ont fait savoir que « c’est comme ça tous les jours de la semaine ici, sauf le dimanche ». Dans plusieurs familles aujourd’hui, l’on ne compte plus les cas de décès des personnes qui sont allées à l’hôpital pour des maladies banales, mais qui ont laissé la vie. Alors, imaginez une telle hécatombe régulière à l’échelle de l’ensemble du territoire… D’ailleurs, la multiplication des annonces macabres ou nouvelles nécrologiques sur les réseaux sociaux, dans les médias de la place et autres canaux informels de communication témoignage de la réalité terrifiante de ce phénomène.
Alors pourquoi les autorités centrafricaines, notamment la Présidence de la République, l’Assemblée nationale, la Primature, les ministères de la santé et celui des affaires sociales, ne se prononcent-ils pas sur le sujet ? Quelles sont les statistiques réelles du taux de mortalité de ces huit (8) dernières années en République centrafricaine ? Quelles mesures ont-elles été prises pour lutter efficacement contre cette augmentation exponentielle du taux de mortalité ?
Au-delà de la douleur et du désespoir des familles fortement éprouvées, c’est l’inquiétude liée à une telle situation extrêmement grave (au regard de l’avenir du pays) qui devient préoccupante. Surtout lorsqu’on sait que les autorités centrafricaines actuelles ne font presque rien pour endiguer cette situation afin de contenir l’hégémonie, à défaut de l’arrêter.
Une chose est sûre : les structures sanitaires sont devenues rudimentaires par manque d’investissement, transformant ainsi les hôpitaux, de manière épouvantable, en mouroirs. Autrement dit, l’hôpital qui aurait pu être un lieu de lutte pour la vie, devient paradoxalement un lieu de lutte pour la mort, surtout à grande échelle. Et ça, ce n’est pas acceptable !
Cela dit, alors que toutes les nations (développées ou qui ambitionnent de l’être) se battent à coup de grands frais et d’investissements colossaux pour leur « réarmement démographique » (terme employé par le Président Emmanuel Macron dans son adresse à la nation du nouvel an), à travers des politiques incitatives de natalité et de lutte contre la mortalité, la République centrafricaine continue de perdre, à l’inverse, de façon vertigineuse, ses bras, ses compétences, ses ouvriers, ses cadres, ses enfants, bref ses filles et ses fils, par manque de politiques stratégiques dans ce sens.
La démographie centrafricaine, qui aurait dû être un levier de croissance et de développement à l’instar de la plupart des pays africains, européens, asiatiques (pour ne citer que ceux-là), est ainsi amputée des ressources humaines indispensables pour son présent et son avenir. Tout cela n’est pas sans conséquences, non seulement pour le développement économique et social du pays, mais surtout pour les familles désormais en proie au désespoir, au désœuvrement, à la délinquance juvénile, bref à la déchéance sociale.
Par ailleurs, en dehors du taux excessif de mortalité, il est à craindre désormais la montée inquiétante de ceux de nos concitoyens qu’on pourrait appeler désespérément des « morts ambulants ». Car, à force d’absorber quotidiennement les quantités débordantes de poussières dans les rues de Bangui et de certaines provinces, beaucoup de gens ont mis involontairement et inconsciemment en péril leurs poumons, par conséquent leur santé et leur vie. Eu égard à la dégradation du système sanitaire (pour ne pas dire son état déliquescent), plusieurs de ces victimes sont condamnées d’office à la mort lente et systématique. Il en est de même de nos compatriotes victimes de dérives graves et d’exactions de toutes sortes de par les Mercenaires russes du groupe Wagner qui volent, violent, tuent dans l’impunité la plus totale.
Rien qu’à voir les choses sous cet angle, il semble absolument scandaleux de « laisser mourir » autant de personnes innocentes ou d’envisager l’éventualité d’autant de pertes en vies humaines dans un avenir proche, au mépris total du principe de « non-assistance à personne en danger ». D’où la question de savoir si les autorités centrafricaines actuelles (à commencer par le Président TOUADERA lui-même) seraient-elles réellement conscientes du désastre actuel et de celui qui se profile ?
Sans épiloguer sur les grandes théories démographiques et ses implications, la force politique, économique, sociale et culturelle d’un pays se détermine par sa densité démographique. Les grandes nations et autres grands pays émergents sur les différents continents en sont une parfaite illustration.
Si les autorités centrafricaines voulaient maintenir le Centrafrique dans « l’éternel » sous-développement, elles ne s’y prendraient pas autrement, en laissant la population être décimée progressivement. Et ça, ce n’est pas acceptable non plus !
Par conséquent, afin d’éviter au pays ce sort apocalyptique, il est temps de se mobiliser fortement pour arrêter cette hémorragie avant qu’il ne soit trop tard. Car, pour conjurer ce mauvais sort, les larmes, les jérémiades, les indignations et simples condamnations de principe ne suffisent plus. Il faut des actions fortes, résolues et massives visant à mettre les autorités actuelles, au premier rang desquelles le Président Faustin Archange TOUADERA, devant leur responsabilité, dans l’espoir d’éviter la déchéance assurée de la République centrafricaine.
La rivière Mambéré, à Nola, devient un havre d’activités vitales pendant la saison sèche. Les habitants trouvent en elle un refuge contre la pénurie d’eau, nourrissant ainsi la vie locale.
Sous les rayons brûlants du soleil, la rivière Mambéré à Nola se transforme en un lieu animé où hommes, femmes et enfants se rassemblent pour diverses raisons. En cette période de décru, l’eau devient une ressource précieuse, incitant les habitants à exploiter la rivière non seulement pour s’abreuver mais aussi pour des activités lucratives.
Elodie Nangia, 16 ans, partage son expérience en lavant le linge au bord de la rivière pour sa famille, soulignant la rareté croissante de l’eau potable dans la ville. Les jeunes se réunissent pour profiter du moment, échappant à la réalité de la pénurie d’eau.
La rivière Mambéré offre également une opportunité aux conducteurs de moto qui utilisent ses eaux pour laver leurs engins. Cyril Samba, un conducteur de moto, exprime sa satisfaction face à cette ressource abondante et non payante, soulignant l’importance de la rivière dans un contexte où l’eau se fait rare dans les quartiers.
Les activités économiques fleurissent le long des rives, avec des commerçants comme Leticia Maliyombo qui ont établi des mini-restaurants proposant une variété de plats. Les affaires prospèrent, offrant des revenus substantiels à ceux qui tirent parti de cette oasis pendant la saison sèche.
Anne-Marie Dessalibans, une habitante de Nola, explique comment la rivière devient une solution pragmatique pour les besoins ménagers tels que le bain, la lessive et la vaisselle. Avec le manque d’eau dans les quartiers et les ressources financières limitées, la rivière Mambéré devient un pilier essentiel de la vie quotidienne.
Cette pratique n’est pas limitée à la rivière Mambéré ; les rivières Sangha et Kadéi sont également le théâtre d’une intensification similaire des activités humaines. Les autorités locales soulignent toutefois les risques de noyade, en particulier pour les mineurs, appelant à la prudence.
La rivière Mambéré émerge comme un protagoniste vital à Nola, offrant vie, distractions et opportunités économiques dans une période marquée par la rareté de l’eau.
La semaine dernière, à Mobaye, dans la Basse-Kotto, la MINUSCA a orchestré une table ronde visant à évaluer la restauration de l’autorité de l’État entreprise depuis près de sept ans dans la région de la Basse-Kotto. Cette évaluation cible spécifiquement la présence des fonctionnaires et agents de l’État dans certaines sous-préfectures, à la suite de conflits armés. Bien que les autorités locales aient noté des améliorations significatives, notamment à Mobaye, des défis subsistent, tels que l’absence des forces de défense et de sécurité à Zangba et à Satéma, ainsi que celle de certains fonctionnaires dans ces localités.
Cyrille Koumoubaïa Libangue, sous-préfet de Mobaye, souligne la situation particulière à Zangba et à Satéma, où deux de ses collègues ont pris leur retraite. Le préfet assure désormais l’intérim à Zangba, tandis que le sous-préfet de Mobaye assure également l’intérim à Satéma. Cependant, ces localités demeurent sans présence des Forces de Sécurité Intérieure (FSI), créant ainsi un vide sécuritaire préoccupant.
Malgré les multiples communications du préfet de la Basse-Kotto à l’attention des fonctionnaires et agents de l’État affectés à Mobaye, Satéma et Zangba, certains tardent toujours à rejoindre leur poste. Un exemple frappant est celui de l’équipe douanière, affectée mais se fait retenir d’elle-même sans raison à Bangui. Cette inertie compromet le bon fonctionnement des services publics locaux, obligeant l’armée à travailler à leur place comme douanier. En outre, le manque d’infrastructures et de fournitures de bureau constitue un défi majeur, nécessitant un soutien accru de la MINUSCA et de ses partenaires.
Pour la population de la Basse-Kotto, il est impératif que les autorités centrafricaines et les organismes internationaux unissent leurs efforts pour résoudre ces problèmes persistants. La restauration complète de l’autorité de l’État dans la Basse-Kotto est essentielle pour assurer la stabilité, la sécurité et le bien-être des populations locales. Les fonctionnaires récalcitrants doivent répondre à l’appel du devoir et regagner leur poste pour participer à la reconstruction de la région.
En définitif, la restauration de l’autorité de l’État en Basse-Kotto est un processus simple pourtant mais complexe dans la pratique et nécessite une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes. Seul un engagement collectif permettra de surmonter les obstacles actuels et d’instaurer un climat de confiance et de prospérité pour l’ensemble de la région.
La Journée internationale de la Langue Maternelle, célébrée le 21 février de chaque, souligne l’importance des langues maternelles. En République centrafricaine, le sango, menacé, suscite des préoccupations croissantes.
La Journée internationale de la Langue Maternelle, proclamée par l’UNESCO en 1999, vise à préserver et promouvoir les langues maternelles dans le monde. En République centrafricaine (RCA), le Sango, l’une des langues maternelles, est confronté à des défis inquiétants.
Malgré son statut officiel dans toutes les Constitution de ce pays depuis son indépendance et son importance en tant que symbole d’unité nationale puisque tout le monde en parle et l’écoute sur toute l’étendue du territoire, le Sango est relégué au second plan lors des cérémonies officielles. Les dirigeants privilégient de plus en plus le français, suscitant des interrogations parmi les Centrafricains. Pourquoi le Sango, langue officielle, est-il éclipsé au profit du français, une langue étrangère, dans les discours officiels ? S’interrogent plusieurs Centrafricains.
Cette tendance soulève des inquiétudes quant à la préservation de la culture centrafricaine. Certains estiment que l’usage prédominant du français est une violation de la Constitution. Gervais Lakosso, artiste et promoteur culturel, soutient que les discours officiels devraient être initialement en sango, soulignant l’importance de préserver les racines culturelles.
Les conséquences de cette négligence linguistique pourraient être profondes. Le Dr Clément Béty, linguiste et chef du département de langue vivante à l’université de Bangui, met en garde contre la perte des racines et des valeurs culturelles. La langue, véhicule de la culture et de la connaissance ancestrale, risque de s’estomper, laissant place à une aliénation culturelle.
Malgré cela, les autorités nationales n’ont pas expliqué les raisons de leur préférence pour le français lors des discours officiels. La RCA, avec le sango comme seule langue nationale, possède une richesse linguistique peu valorisée, car le sango n’est pas enseigné dans les écoles et reste absent des textes officiels.
En fin de compte, la négligence du sango met en péril la richesse culturelle de la RCA. Il est impératif que les autorités réaffirment l’importance de cette langue nationale.
Le récent classement de The Economist Intelligence Unit n’a pas seulement jeté la lumière sur les lauréats de la démocratie, mais a aussi exposé les sombres profondeurs où se trouve la République Centrafricaine. Classée au bas de l’échelle, cette nation d’Afrique centrale encerclée est désormais affublée du titre peu enviable du pays le moins démocratique du monde, une étiquette qui ne peut être ignorée ni minimisée.
Les critères rigoureux appliqués par The Economist Intelligence Unit ont révélé un pays en proie à une haute crise démocratique profonde. Avec un score dérisoire de 1,18 sur 10, la République Centrafricaine se retrouve dans un isolement politique qui illustre l’ampleur de ses défis. Parmi les facteurs clés, le processus électoral et le pluralisme, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, la culture politique et les libertés civiles, la Centrafrique est enlisée dans une haute marée de dysfonctionnements institutionnels.
Les conséquences de cette désignation sont dévastatrices. Non seulement, elle met en lumière les échecs persistants du gouvernement à garantir les droits fondamentaux de ses citoyens, mais elle souligne également l’urgence d’une intervention internationale concertée pour éviter une détérioration encore plus grave de la situation.
Pendant que les démocraties florissantes comme celles de la Norvège et de la Nouvelle-Zélande brillent au sommet de l’échelle, la République Centrafricaine se noie dans les eaux troubles de l’autoritarisme et de l’oppression. Le contraste est saisissant, et il ne peut être ignoré par la communauté internationale qui se doit de répondre à l’appel de détresse des citoyens centrafricains.
Dans un continent où les aspirations démocratiques sont à la fois louées et contestées, le cas de la République Centrafricaine sert d’avertissement urgent. L’Afrique ne peut se permettre d’ignorer les signaux d’alarme qui clignotent dans les profondeurs de Bangui. Les récentes tendances à la baisse dans le classement de la démocratie mondiale sont autant de rappels cinglants de l’importance de la vigilance démocratique.
En réalité, le statut de la République Centrafricaine comme le pays le moins démocratique du monde est un réquisitoire sévère contre les déficits démocratiques persistants qui minent sa société. C’est un appel à l’action pour ceux qui croient en la primauté des droits de l’homme et de la gouvernance juste. La route vers la démocratie est longue et sinueuse, mais la République Centrafricaine doit choisir cette voie avec détermination et courage, guidée par la conviction que chaque citoyen mérite une voix et un choix dans le destin de leur nation.
Patricia Mamadou : De l’employée modèle à la baronne de la mafia au ministère de l’Intérieur.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240218-WA0086.jpg” alt=”Patricia Mamadou, épouse du general Zéphirin Mamadaou habillée en robe bleue marrine” width=”387″ height=”407″ />Patricia Mamadou, épouse du general Zéphirin Mamadaou
Patricia Mamadou, autrefois une simple fonctionnaire de l’État, s’est élevée des rangs modestes de l’Administration pour devenir une figure aussi puissante que redouté en Centrafrique, incarnant la quintessence de la corruption, de la mafia et du pouvoir occulte qui gangrènent toutes les Administrations de la République centrafricaine.
Son ascension, marquée par une série d’alliances obscures et de manœuvres politiques audacieuses, révèle l’emprise croissante de sa mafia sur les institutions clés du pays, notamment au sein de l’armée, de la police et de la gendarmerie.
En tant que directrice du budget à la gendarmerie, Patricia Mamadou a été au cœur des décisions financières qui ont façonné, au côté de son mari Zéphirin, l’appareil sécuritaire de la nation pendant des années. Sa nomination ultérieure en tant que directrice administrative et financière au ministère de la Sécurité Publique a marqué une transition vers un nouveau domaine d’influence, où les enjeux étaient encore plus élevés et les opportunités de gain encore plus vastes et importantes.
Sa position de trésorière au sein du MCU, le parti au pouvoir, lui confère en plus une immunité tant judiciaire que diplomatique quasi absolue. Cette connexion politique la place au-dessus des lois et des règlements, lui permettant d’opérer en toute impunité, hyperprotégée par ses alliances politiques et ses relations privilégiées avec les plus hautes sphères du pouvoir, y compris le président putschiste Faustin Touadera lui-même.
Si son accession a atteint son apogée aujourd’hui, faut-il le rappeler, qu’elle a été l’aboutissement d’un fruit minutieusement préparé et mis en œuvre depuis 2015. Patricia Mamadou a joué un rôle crucial dans l’ascension de Touadera au pouvoir, lui apportant un soutien financier inestimable lors des élections de 2016. En retour, elle exerce aujourd’hui un contrôle indéniable sur le président putschiste, qui lui doit une dette politique et personnelle qu’il ne peut, en principe, facilement ignorer du jour au lendemain.
La nomination de son mari, Zéphirin Mamadou, au poste de chef d’État-major des armées, illustre l’étendue de son emprise sur les rouages du pouvoir. Cette décision stratégique consolide davantage son influence, plaçant un allié fidèle à la tête de l’appareil militaire et renforçant ainsi sa position au sommet de la hiérarchie politique et sécuritaire.
Patricia Mamadou, actuellement directrice des affaires financières au ministère de la Sécurité publique, a su étendre son influence au-delà des simples frontières de son poste, en se positionnant comme l’une des principales fournisseuses de l’État en matière d’habillement et d’équipements militaires. Les fonds alloués pour l’habillement des policiers, s’élevant à 400 millions dans le budget de l’État 2024, sont désormais entre ses mains, lui permettant de contrôler non seulement les vêtements de la police, mais aussi de l’armée nationale, y compris de la gendarmerie.
Mais ce n’est pas tout. Patricia Mamadou a su influencer et mettre en place une caisse noire, alimentée par les 92 millions de francs CFA issus du budget de la Direction Générale des Opérations qui est un organe de coordination des patrouilles de la police et de la gendarmerie. Cette somme qui représente une manne noire du ministère de la Sécurité publique est gérée directement par madame Patricia Mamadou et sa clique, représente une source de pouvoir et de richesse considérable, lui permettant de consolider son emprise sur les forces de l’ordre et de maintenir son influence sur les rouages de l’État.
Son ascension financière ne se limite pas à la fourniture d’habillements militaires et aux alimentations des forces de sécurité et de défense. Patricia Mamadou a également investi dans l’immobilier. Elle achète des immeubles au centre-ville, les détruit et reconstruit des nouveaux immeubles prestigieux dans la capitale, signes extérieurs de sa puissance croissante et de sa richesse accumulée grâce à ses activités illicites.
Le champ visuel de Patricia Mamadou porte plus loin en dehors de son ministère qui ne paie pas bien à ses yeux. Patricia Mamadou envisage désormais de se lancer dans l’arène politique, aspirant à devenir la prochaine députée du premier arrondissement de Bangui. Cette nouvelle dimension de son parcours illustre l’étendue de ses ambitions et son désir de consolider son pouvoir à travers toutes les sphères de la société centrafricaine.
Dans un pays rongé par la corruption et l’impunité, Patricia Mamadou incarne les défis auxquels est confrontée la République centrafricaine dans sa quête de stabilité et de démocratie. Son ascension fulgurante, de l’obscurité de l’administration à la lumière éblouissante de la mafia politique, souligne les failles béantes du système et la nécessité urgente de réformes profondes pour restaurer l’intégrité et la confiance dans les institutions de l’État.
Patricia Mamadou, de l’employée modèle à la baronne de la mafia au ministère de l’Intérieur, implanterait sa mafia sous une immunité parlementaire à l’Assemblée nationale en 2025.
Dans la sous-préfecture reculée de Mboki, au sud-est de la République centrafricaine, les soldats de l’armée nationale font face à des conditions de vie déplorables. Victimes de l’insécurité grandissante, de l’isolement et du manque de soutien financier, ces soldats luttent pour survivre au quotidien.
Dans la sous-préfecture isolée de Mboki, en République centrafricaine, les soldats FACA endurent des conditions de vie extrêmement difficiles. Depuis leur retour en 2023, après avoir quitté la ville en 2017, ils se trouvent confrontés à une série de défis insurmontables. Les routes dégradées et les affrontements réguliers entre milice AZANDE ANI KPI GBE et rebelles de l’UPC rendent l’accès à Mboki périlleux pour les civils. De plus, l’absence de services bancaires et de connexion Internet signifie que les soldats n’ont pas reçu ni leurs soldes, encore moins leurs primes globales d’alimentation depuis près de six mois. Ils dépendent entièrement du bien vouloir de la MINUSCA et de la générosité des casques bleus marocains et pakistanais pourleur subsistance quotidienne. Parfois, pour avoir de quoi à manger convenablement à leur goût, ils sont contraints de vendre dans les quartiers les ratios alimentaires remis par les casques bleus marocains et pakistanais pour pouvoir acheter de la viande ou du poisson.
Une situation est encore plus alarmante se dévoile lorsque l’on examine de plus près la vie quotidienne de ces soldats FACA à Mboki redevenus des sentinelles employées par la MINUSCA ou leurs prisonniers. Pour sortir de leur base, ils doivent impérativement demander et obtenir l’autorisation des casques bleus marocains ou pakistanais. Ces derniers les escortent armés jusqu’aux dents, parfois même avec des véhicules blindés, pour qu’ils puissent effectuer leurs courses à l’extérieur avant de rentrer.
Cette pratique soulève des questions troublantes sur le rôle des soldats FACA et l’intérêt de leur présence dans la ville de Mboki.
Il est difficile de comprendre pourquoi ces soldats de l’armée nationale doivent avoir une escorte militaire pour vaquer à leurs besoins les plus élémentaires. Cette dépendance envers la MINUSCA remet en question l’autonomie et la légitimité des FACA dans la ville.
Il y’a lieu de rappeler que la situation des soldats FACA à Mboki est alarmante et nécessite une action urgente de la part de l’État-major de forces armées centrafricaines. Il est impératif de reconnaître et de soutenir ces soldats qui risquent leur vie dans des conditions extrêmement difficiles. Sans assistance immédiate, leur présence dans la ville pourrait devenir insignifiante, laissant place à une détérioration encore plus profonde de la sécurité et du bien-être des habitants de Mboki.