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Révolte à Alindao : Les jeunes dénoncent le recrutement des ONG à Bangui

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Révolte à Alindao : Les jeunes dénoncent le recrutement des ONG à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0066-450×323.jpg” alt=”Siège local de l’ONG The MENTOR Initiative Alindao dans une zone de poussière” width=”522″ height=”375″ />
Siège local de l’ONG The MENTOR Initiative Alindao

 

 

Alindao, 21 février 2024 (CNC).  

Dans la petite ville d’Alindao, située dans la Basse-Kotto, au centre de la République centrafricaine, est au centre d’un mécontentement palpable qui s’empare la jeunesse locale à l’égard des pratiques de recrutement des organisations non-gouvernementales (ONG), en particulier de l’ONG “Mentor Initiative”. Les jeunes, animés par un sentiment d’injustice et de déception, expriment ouvertement leur désapprobation face à un système qui semble les exclure au profit de candidats de Bangui, la capitale. 

  

Les jeunes d’Alindao expriment leur frustration à l’égard du système de recrutement des ONG internationales, qui favorise les candidats de Bangui qui se déplacent spécialement pour des postes locaux au détriment des jeunes et nés et grandis localement. Malgré les difficultés pour réunir les documents nécessaires, les jeunes postulent avec détermination, mais se retrouvent ignorés au profit de recrutements externes. De fois, les appels à candidature ne sont même pas affichés dans la ville, mais des nouvelles figurent se débarquer dans la ville en provenance de Bangui pour travailler comme gardiens. 

 

Alain Bingui, un jeune résident d’Alindao, partage son expérience avec amertume. “ Nous avons des difficultés ici à Alindao à imprimer des documents. Pour le faire, une copie coûte 500 francs CFA. Et pour postuler un poste, je dois photocopier une dizaine des documents. Avec des maigres sous en notre possession, je fais tout pour réunir ces documents et déposer ma candidature. Mais à la fin, aucune mesure d’encouragement, ne fût-ce que par la présélection de la part de ces ONG qui préfèrent aller recruter à Bangui. C’est malheureux.” 

  

Étienne Zougba, un autre jeune résident d’Alindao, partage des sentiments similaires de sa frustration. “Nous aussi nous avons fait nos études à Bangui avant de rentrer dans notre localité à Alindao pour le développement de notre région. Mais s’il y a la possibilité de procéder au recrutement des jeunes locaux, ça va nous aider nous aussi. Mais à Alindao, c’est tout le contraire. Tous les employés sont recrutés qu’à Bangui et non à Alindao, même pour les postaux locaux. Je soutiens l’initiative de la grève annoncée par le collectif des jeunes d’Alindao.” 

  

Ces témoignages poignants reflètent la réalité vécue par de nombreux jeunes à Alindao. Face à des obstacles financiers et logistiques, ils luttent pour postuler à des opportunités d’emploi locales, seulement pour être confrontés à une indifférence déconcertante de la part des ONG opérant dans leur propre communauté. 

  

La situation soulève des questions cruciales sur l’équité, l’inclusion et la responsabilité sociale des ONG. Les jeunes d’Alindao réclament avec légitimité une révision urgente des politiques de recrutement, mettant en avant la valeur des talents locaux et la nécessité de renforcer le tissu social et économique de leur communauté. 

  

Il est impératif que les ONG reconnaissent l’importance de soutenir et d’investir dans la jeunesse locale, non seulement pour promouvoir le développement durable, mais aussi pour favoriser un sentiment de fierté et d’appartenance au sein de la communauté. 

  

En fin de compte, le soulèvement imminent des jeunes d’Alindao contre les pratiques de recrutement discriminatoires des ONG reflète un désir profond de justice et d’égalité des chances. Leur détermination à faire entendre leur voix témoigne d’un engagement inébranlable envers un avenir plus équitable et inclusif pour leur ville et leur pays. 

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Quartier Km5 à Bangui : les habitants en proie au chaos perpétuel

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Quartier Km5 à Bangui : les habitants en proie au chaos perpétuel.

 

Centrafrique.org/les-faca-triomphent-dans-une-nuit-de-combats-acharnes-au-km5/les-presumes-braqueurs-interpelles-par-les-forces-de-lordre-au-quartier-km5/” rel=”attachment wp-att-66518″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-presumes-braqueurs-interpelles-par-les-forces-de-lordre-au-quartier-KM5-450×337.png” alt=”Les présumés braqueurs interpellés par les forces de l’ordre au quartier KM5″ width=”450″ height=”337″ />
Les présumés braqueurs interpellés par les forces de l’ordre au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC).

Dans les rues étroites et animées du quartier Km5 de Bangui, une atmosphère de chaos, d’incertitude et peur règne en maître. Depuis des années, cette communauté commerciale dynamique est confrontée à des défis sans fin, oscillant entre la peur et le désespoir. De jour comme de nuit, les habitants de ce quartier du poumon économique du pays, le Km5, sont plongés dans un tourbillon des ténèbres qui vient avec les violences et l’instabilité, où la simple perspective de sortir de chez soi est empreinte d’appréhension. Dans ce contexte sombre, la vie quotidienne est marquée par les confrontations brutales et sporadiques entre les forces de l’ordre, les anciens miliciens locaux et les criminels impitoyables comme ceux du groupe Wagner. Dans cet article, nous plongeons au cœur du quartier Km5 de Bangui pour explorer les réalités troublantes de ceux qui vivent sous l’emprise du chaos perpétuel. 

  

Dans les rues sinueuses du vaste quartier Km5, la dualité de la violence imprègne la vie quotidienne des habitants, les plongeant dans un cycle incessant de peur et d’incertitude au milieu de la jungle. De jour, les anciens miliciens auto-défense reprennent les exercices de leur influence des années 2014 à 2017, semant la terreur et l’instabilité. Leurs actions, motivées par une quête de pouvoir et de contrôle, plongent la communauté du Km5 dans un état de chaos permanent. 

  

Pour de nombreux résidents, la simple perspective de sortir de chez eux est empreinte d’appréhension. Les rues autrefois animées sont désormais le théâtre de confrontations violentes, où les anciens miliciens auto-défense imposent leur loi avec brutalité. Les commerçants du marché ferment souvent précipitamment leurs commerces, craignant les représailles pour avoir refusé de se plier à leurs exigences arbitraires. Les enfants, autrefois insouciants, apprennent trop tôt les dures réalités de la vie dans un quartier en proie à la violence. 

  

Pendant ce temps, à la tombée de la nuit, une autre force sombre émerge des ténèbres. Les forces de l’ordre, censées protéger les citoyens, se transforment en agents de terreur, collaborant avec les mercenaires de Wagner pour maintenir un contrôle brutal sur le quartier. Les rues se vident alors que la population se barricade chez elle, espérant échapper aux griffes de ceux qui devraient les protéger. 

  

Les témoignages des habitants du Km5 sont un cri de désespoir dans l’obscurité. Marie-Claire Nzapa, une mère de famille, habitant le quartier Sénégalais, décrit les nuits sans sommeil, hantée par le bruit des affrontements et la peur pour la sécurité de ses enfants. “Chaque nuit, je me recroqueville dans la peur, ne sachant pas si mes enfants et moi serons les prochaines victimes des violences qui règnent dans notre quartier”, confie-t-elle avec anxiété. 

  

Les récits de Ibrahim Mahamat, commerçant de longue date aux abords de la rue Idriss Déby, témoignent de la menace constante des braqueurs qui opèrent impunément sous le couvert de l’obscurité. “Chaque soir, en fermant mon magasin, je prie Allah le Dieu Tout Puissant pour me protéger à rentrer chez moi sain et sauf et pour protéger mon commerce après moi ”, avoue-t-il, la voix empreinte de crainte et de résignation. 

  

Pendant ce temps, la voix tremblante de Ousman Sallé résonne avec un écho de désespoir. “Les anciens miliciens d’auto-défense qui prétendaient protéger notre quartier, mais en réalité, ils sont devenus les premiers criminels de ce quartier en extorquant de l’argent et en commettant des actes de violence”, déclare-t-il, les mots chargés de tristesse et d’impuissance. 

  

Ahamat, un résident de longue date de la rue ABC au plein Km5, exprime sa frustration face à l’échec des autorités à protéger les citoyens contre la menace croissante des forces de l’ordre corrompues. “La présence des forces de l’ordre la nuit est censée nous rassurer, mais au lieu de cela, elle amplifie notre anxiété”, déplore-t-elle, les mots empreints de colère et de désillusion. 

  

Dans un quartier où la violence est devenue la norme, où le jour et la nuit se confondent dans un cycle incessant de peur et d’incertitude, les habitants du Km5 luttent pour survivre dans un monde où la violence règne en maître. Les rues qui étaient autrefois le cœur vibrant de la communauté sont désormais le théâtre d’une lutte quotidienne pour la survie. Et pourtant, malgré les défis insurmontables et les obstacles en constante évolution, l’espoir demeure, fragile mais tenace, dans le cœur des habitants du quartier Km5. 

 

Par Anselme Mbata

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La MINUSCA rénove l’école Galabadja pour améliorer les conditions d’étude

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La Minusca rénove l’école Galabadja pour améliorer les conditions d’étude

 

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Les élèves dans une salle de classe renovée par la Minusca à l’école Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui.

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC)  

Dans une initiative louable visant à renforcer le système éducatif de Bangui, les élèves de l’école Galabadja ont récemment bénéficié d’une transformation significative. Grâce à l’intervention du Contingent cambodgien de la MINUSCA, trois salles de classe et une bibliothèque ont été rénovées pour un montant dépassant les 6 millions de francs CFA. Ces rénovations s’inscrivent dans le cadre des Projets à Impact Rapide, démontrant l’engagement continu envers l’éducation et l’amélioration des conditions d’étude des jeunes centrafricains.

 

Cette action réaffirme l’importance accordée à l’éducation dans le pays, offrant aux élèves un environnement propice à l’apprentissage. Les salles de classe rénovées et la nouvelle bibliothèque représentent des espaces d’apprentissage modernes et inspirants, où les élèves pourront s’épanouir intellectuellement et développer leur potentiel.

 

La contribution du Contingent cambodgien de la MINUSCA est un exemple édifiant de coopération internationale en faveur du progrès éducatif en République centrafricaine. Ces efforts ne se limitent pas à la rénovation matérielle, mais incarnent également un message de solidarité et d’espoir pour l’avenir de la jeunesse centrafricaine.

 

Rappelons que  ces rénovations témoignent de l’engagement collectif envers l’éducation et illustrent la capacité de la communauté internationale à soutenir le développement durable en République centrafricaine. Elles représentent un pas significatif vers la création d’un environnement éducatif favorable, où chaque enfant a la possibilité de réaliser ses aspirations et de contribuer à l’avenir de son pays.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Justice et santé : Les enjeux de la médecine légale en RCA

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Justice et santé : Les enjeux de la médecine légale en RCA.

 

Centrafrique.org/dernieres-heures-un-premier-cas-de-coronavirus-declare-en-republique-centrafricaine/hopital-communautaire-bangui-Centrafrique-corbeaunews-uscul/” rel=”attachment wp-att-36731″ data-wpel-link=”internal”>Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC).  

Le gouvernement centrafricain, en partenariat avec des acteurs clés, cherche à revitaliser la médecine légale pour résoudre les défis persistants liés à l’évaluation des lésions et aux enquêtes sur les décès. 

  

La médecine légale en République centrafricaine est au cœur d’une initiative visant à améliorer ses structures et à renforcer ses capacités. Plus de cinquante acteurs et spécialistes, représentant les départements de la santé, de la justice, de la sécurité, et des organisations humanitaires, se sont réunis lundi dernier à Bangui pour discuter des actions nécessaires. 

  

Dr Patrick Lessenne, directeur exécutif du centre d’étude juridique africaine basé à Genève, souligne l’importance de cette rencontre. Il vise à sensibiliser les acteurs centrafricains sur la prise en charge des victimes de violations des droits de l’homme et des violences. L’objectif est de créer un centre de médecine de violence et à long terme, un institut de médecine légale. Ces structures pourraient prendre en charge les victimes, procéder aux autopsies, et fournir les expertises nécessaires à la justice et à la santé. 

  

Le professeur Bertrand Tepa, responsable de la traumatologie et médecin légiste, met en lumière les défis auxquels la médecine légale est confrontée en République centrafricaine. L’établissement précis de la cause des décès pose le problème, surtout en cas d’empoisonnement. Le manque de toxicologues et de laboratoires spécialisés entrave la capacité des médecins légistes à fournir des réponses satisfaisantes aux autorités judiciaires. Depuis 2012, le service de médecine légale opère avec des moyens limités, entravant son efficacité. 

  

Cette situation souligne l’urgence de renforcer les ressources de la médecine légale en Centrafrique. La mise en place d’un centre de médecine de violence et d’un institut de médecine légale permettrait de combler ces lacunes. Les experts présents à la réunion s’accordent sur la nécessité de mobiliser des ressources financières et logistiques pour équiper le service en moyens adéquats. Cela inclut le recrutement de toxicologues et la création de laboratoires spécialisés pour accélérer les expertises, surtout en cas de morts suspectes. 

  

Il y’a lieu de rappeler que le renforcement de la médecine légale en République centrafricaine est essentiel pour garantir une justice efficace et protéger la santé publique. 

 

Par Prisca VICKOS

 

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Les étudiants de l’Université de Bangui face à l’étau des frais universitaires en hausse

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Les étudiants de l’Université de Bangui face à l’étau des frais universitaires en hausse

 

Centrafrique.org/Centrafrique-12-mois-darriere-des-bourses-les-etudiants-victimes-dune-dictature-naissante/faculte-de-sciences-juridiques-et-politique-de-luniversite-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-63895″ data-wpel-link=”internal”>Faculté de sciences juridiques et politique de l'Université de Bangui
La Faculté de sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui

 

 

Bangui, 21 février 2024 (CNC).  

Les étudiants de l’Université de Bangui expriment leur inquiétude croissante face à l’augmentation des frais de scolarité, soulevant des préoccupations quant à la gestion de ces fonds. 

  

La polémique autour des frais de scolarité élevés à l’Université de Bangui prend de l’ampleur, avec des étudiants dénonçant la multiplication et l’augmentation de ces coûts. Les anciens tarifs sont réévalués à la hausse, plongeant les étudiants dans une situation financière précaire. 

  

Certains départements, comme celui des Sciences de l’information et de la communication, sont particulièrement touchés. Les frais de laboratoire, qui étaient de 15 000 francs il y a quelques années, ont été progressivement augmentés pour atteindre 50000 francs, en plus des 7 500 francs d’inscription. Cette augmentation soudaine et importante crée des difficultés financières pour de nombreux étudiants. 

  

Des témoignages poignants émergent, décrivant des étudiants contraints de reprendre des cours en raison du non-paiement dans les délais. Certains abandonnent même l’école par manque de moyens, exacerbant les défis auxquels sont confrontés les jeunes chercheurs de savoir. 

  

L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique intervient, mettant en lumière la diversité des frais exigés à l’université. Élysée Nguimalé, coordinateur du GDC, souligne que seuls les frais payés à la banque peuvent être vérifiés comme rentrant dans les caisses de l’État. Il pointe du doigt l’opacité entourant les autres frais prélevés à l’université, suscitant des interrogations sur la destination de ces fonds. 

  

La situation pousse les étudiants à remettre en question la pertinence de ces frais et à exiger une transparence accrue. Le débat persiste sur le campus, alimenté par des préoccupations quant à l’accès équitable à l’éducation supérieure. 

  

Les frais de scolarité à l’Université de Bangui génèrent des inquiétudes croissantes, mettant en lumière la nécessité d’une réforme transparente pour garantir l’égalité d’accès à l’éducation. 

 

Par Éric Azoumi

 

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Réconciliation dans le Mbomou : La MINUSCA intervient avec des semences et des médicaments pour apaiser les tensions entre cultivateurs et éleveurs

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Réconciliation dans le Mbomou : La Minusca intervient avec des semences et des médicaments pour apaiser les tensions entre cultivateurs et éleveurs.

 

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Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 

 

Bangassou, 20 février 2024 (CNC).  

Dans le Mbomou, la MINUSCA tente de résoudre les conflits entre cultivateurs et éleveurs à Yongosaba en distribuant des semences et des médicaments, favorisant ainsi la paix et la coopération portées-disparues dans la région depuis une dizaine d’années. 

  

Au cœur du Mbomou, le village de Yongosaba, situé à environ 25 kilomètres de Bangassou, connaissait des tensions persistantes entre les cultivateurs et les éleveurs. Les différends, initiés l’année précédente, étaient liés à la dévastation des champs par les troupeaux et la mort du bétail, provoquée soit par des maladies soit par des actes hostiles de certains paysans en représailles. 

  

La semaine dernière, la MINUSCA a joué un rôle crucial dans la résolution de ces conflits en distribuant des semences aux cultivateurs et des médicaments vétérinaires aux éleveurs. La coordinatrice des affaires civiles de la MINUSCA à Bangassou, Hélène Tonga, a souligné l’importance de cette initiative pour restaurer la paix entre les deux communautés. 

  

Les semences distribuées comprennent du maïs, du riz et des courges, offrant ainsi aux agriculteurs une base solide pour la prochaine campagne agricole du mois d’avril-mai. Eugenie, une cultivatrice bénéficiaire, exprime sa gratitude envers la MINUSCA et appelle la population à la réconciliation, laissant derrière les conflits passés. 

  

La distribution de médicaments vétérinaires, notamment de l’oxy-tétracycline et des seringues, a été bien accueillie par les éleveurs. Amadou Sadio, l’un des bénéficiaires, se montre ravi de cette première distribution, soulignant l’impact positif sur la coexistence pacifique. 

  

La directrice régionale numéro 6 du développement rural, Ange Pommatou, propose une solution durable pour prévenir de futurs conflits. Il encourage les agriculteurs à délimiter leurs parcelles et suggère aux éleveurs de rester dans leurs zones respectives pour favoriser une cohabitation harmonieuse. Les deux parties expriment également le désir de délimiter des couloirs de transhumance dans leur localité. 

  

Cette action de la MINUSCA a ainsi joué un rôle significatif dans la résolution des tensions, favorisant la paix et la collaboration entre cultivateurs et éleveurs à Yongosaba. 

  

La distribution de semences et de médicaments par la MINUSCA à Yongosaba montre des signes prometteurs pour la paix durable entre cultivateurs et éleveurs. 

 

Par Félix Ndoumba

 

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Touadera veut-il avoir un nouveau cadavre dans son placard ? Le député Dominique Yandocka serait-il le prochain ?

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Touadera veut-il avoir un nouveau cadavre dans son placard ? Le député Dominique Yandocka serait-il le prochain ?

 

Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-architecte-dune-campagne-de-repression-impitoyable/yandocka/” rel=”attachment wp-att-71482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/yandocka-450×297.png” alt=”Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA” width=”450″ height=”297″ />
Le député Dominique Yandocka, Président du parti ITA

 

 

Bangui, 20 février 2024 (CNC).

Les préoccupations croissantes entourant le sort du député Dominique Yandocka, dont l’état de santé se dégrade de jour en jour, rapidement la prison militaire de Camp de Roux tenue par les mercenaires de Wagner mettent en lumière les craintes d’une répression politique croissante en République centrafricaine. 

 

Le 15 décembre 2023 vers 4 heures du matin, le député Dominique Éphrem Yandocka a été kidnappé chez lui par des éléments armés non identifiés et déposé à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie (SRI). Quelques heures plus tard, il a appris qu’il a été accusé d’une tentative de coup d’État. Selon le magistrat Benoît Narcisse Foukpio, le procureur de la République près TGI de Bangui désigné pour traiter son cas, Dominique Éphrem Yandocka a été pris en flagrant délit de crime, les mains dans le sac. Par la suite, il a été placé en détention, sous mandat de dépôt à la prison militaire du Camp de Roux.  

  

Malgré les accusations de flagrance d’élit, il est resté en mandat de dépôt à la prison militaire du Camp de Roux depuis près de deux mois. Depuis lors, Dominique Éphrem Yandocka commence à développer des problèmes de santé et hospitalisé plusieurs fois au dispensaire militaire pour recevoir des soins. 

 

Son état, nécessitant des soins intensifs, il a été transféré à l’hôpital à l’extérieur de la prison pour recevoir des soins médicaux appropriés. Mais le séjour hospitalier du député Dominique Éphrem  Yandocka à l’extérieur n’était que de courte durée. Sur instruction du ministre de la Justice, il a été ramené d’urgence dans sa cellule en prison par la police. 

  

Depuis son retour à la prison, son état de santé demeure préoccupant, et les visites extérieures lui ont été interdites. Cette série d’événements soulève des questions sur le respect des droits de l’homme et la justice dans le pays. 

  

Le cas du député Dominique Éphrem Yandocka est souvent comparé à celui de l’opposant russe Alexeï Navalny qui vient de rendre son âme en prison. Les parallèles avec Vladimir Poutine, connu pour ses méthodes répressives et son historique controversé en matière de droits de l’homme, suscitent des préoccupations quant à la direction que prend le régime de Touadera. 

  

La question demeure : Touadéra veut-il imiter son parrain Vladimir Poutine en accumulant des cadavres dans son placard, avec Yandocka sur sa liste ? Cette interrogation souligne les défis persistants en matière de démocratie et de droits de l’homme en République centrafricaine, nécessitant une attention urgente de la part de la communauté internationale. 

  

Il y’a lieu de rappeler que la situation politique actuelle en République centrafricaine exige une attention urgente et une action concertée pour prévenir toute violation supplémentaire des droits de l’homme. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Défense de la Constitution : Les Paroles Fortes de Crépin Mboli-Goumba du BRDC

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Défense de la Constitution : Les Paroles Fortes de Crépin Mboli-Goumba du BRDC

 

Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-bon-bon-450×409.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

Bangui, 20 février 2024 (CNC)

 Dans leffervescence politique de la République centrafricaine, les paroles de maître Crépin Mboli-Goumba résonnent comme un appel à laction et à la vigilance démocratique. En tant que Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et Président du PATRIE, Mboli-Goumba incarne la lutte pour préserver les fondements de la démocratie et de l’État de droit dans son pays. Ses discours sont empreints de fermeté et dune détermination inébranlable à défendre les principes constitutionnels contre toute forme de menace ou datteinte. À travers ses paroles fortes et engagées, Crépin Mboli-Goumba  lance un appel à la conscience collective, invitant chaque citoyen centrafricain à se tenir aux côtés de la Constitution de 2016 et à résister aux forces qui cherchent à la déstabiliser. Dans cette analyse, nous plongeons dans le discours et les convictions de Crépin Mboli-Goumba , explorant son plaidoyer pour une Centrafrique où la primauté du droit et les libertés fondamentales demeurent intacts.

 

Dans un discours empreint de détermination, Maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et Président du PATRIE, souligne l’urgence d’une action concertée pour restaurer la démocratie en République centrafricaine.

Nous avons pris des initiatives sur le plan judiciaire et organisé des manifestations. Le BRDC est déterminé à faire tout ce qui est légalement possible pour restaurer la démocratie”, déclare-t-il avec fermeté.

 

L’économie fragile du pays est au cœur des préoccupations. Les derniers salaires nont pas été entièrement payés, encore une fois”, déplore Mboli-Goumba. La chute vertigineuse des revenus diamantifères, passant de 30 milliards à seulement 300 millions de francs CFA, est un symptôme alarmant dune gestion économique défaillante. “Il est évident que ce diamant suit un circuit qui n’est pas bénéfique à l’État. Certains profitent du pouvoir, à Dubaï et ailleurs”, souligne-t-il, mettant en lumière les maux qui affligent l’économie centrafricaine.

 

Pourtant, malgré les défis, l’espoir persiste. Mboli-Goumba  insiste sur l’importance de catalyser l’espérance du peuple centrafricain pour un avenir meilleur. Notre rôle est de catalyser cette espérance pour rendre au centrafricain leur pays qui ne leur appartient plus”, affirme-t-il avec conviction.

 

L’appel à l’excellence et à l’ambition résonne également dans ses paroles. Je souhaite que les centrafricains puissent exceller dans tous les domaines de la société et quon ne se contente pas de peu. Lambition est nécessaire”, souligne-t-il, mettant en avant la nécessité d’une élite intransigeante et visionnaire.

 

La solidarité entre les centrafricains et leurs leaders politiques est cruciale dans ce combat pour la démocratie. Mboli-Goumba exhorte à la création d’une osmose avec le peuple pour contrer les forces adverses. Il faut plus de solidarité entre les centrafricains, entre les leaders centrafricains, pour être plus forts que les armes. Leau est plus forte que le fer”, déclare-t-il, illustrant la puissance de lunité face à loppression.

 

En un mot, l’appel de Crépin Mboli-Goumba résonne comme une invitation à l’action et à l’espoir. Les causes justes finissent toujours par triompher. Cest cet espoir-là que je voudrais partager avec mes compatriotes aujourdhui”, déclare-t-il, laissant entrevoir une lueur d’espoir dans les défis actuels de la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Défis logistiques et corruption : Le triste état de l’armée centrafricaine 64 ans après.

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Défis logistiques et corruption : Le triste état de l’armée centrafricaine 64 ans après.

 

Centrafrique.org/rca-violent-affrontement-entre-les-rebelles-et-larmee-nationale-a-la-frontiere-avec-le-cameroun-plusieurs-faca-captures-dautres-en-fuite/un-soldats-faca-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-sakai-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-46776″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-soldats-FACA-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-Sakai.-Photo-CNC-450×300.jpg” alt=”un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC” width=”450″ height=”300″ />
Un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC

 

 

Bangui, 20 février 2024 (CNC).

Dans les coulisses de la décadence imminente de l’armée nationale centrafricaine, des réalités sombres qui se sont cachées pour l’occasionner, commencent à s’émerger au grand jour. Au commencement, l’incompétence, le népotisme, le tribalisme, la haine, la traitrise, viennent de s’ajouter les défis logistiques et la corruption qui gangrènent cette institution militaire créée par le feu l’Empereur Jean-Bedel Bokassa en 1960 et qui a eu à former des hauts cadres militaires de toute l’Afrique dont certains avaient pris les règnes de leurs pays.  

 

L’armée nationale, FACA, tourne et se tourmente. Au cœur de cette tourmente, les voix des soldats, des logisticiens, des hauts gradés et des citoyens se lèvent, leurs langues se délient pour dire à haute et intelligible voie des maux qui entravent l’efficacité opérationnelle et minent la crédibilité de notre armée nationale à prendre en compte.

  

Pierre Songa, un soldat intrépide, incarne la dévotion et le patriotisme de ceux qui servent sous l’uniforme. Avec détermination, il exprime : “ Nous sommes prêts à remplir nos missions régaliennes, mais nos efforts sont constamment entravés par le manque d’équipements et de ressources essentielles. La sécurité de notre belle nation, la République centrafricaine, est compromise par ces lacunes logistiques qui mettent nos vies en danger sur le terrain.” 

  

Sarah Marie, une ardente défenseuse de l’efficacité logistique, déplore l’état désastreux des approvisionnements et des équipements : “ La situation logistique est critique. Les véhicules de transport sont souvent défaillants, les stocks de nourriture et de matériel médical sont inexistants, compromettant ainsi la capacité de nos soldats FACA à mener des opérations efficaces.” 

  

Les témoignages poignants de Jean, un haut gradé de l’armée confronté à la réalité de la corruption, soulèvent des questions cruciales : “ Nous sommes confrontés au sein de forces armées centrafricaines (FACA) à un grave problème de détournement d’équipements. Les ressources précieuses fournies par nos partenaires internationaux comme les États-Unis, la Minusca, l’Europe, ou encore la Chine, disparaissent inexplicablement, sapant la crédibilité et l’efficacité de notre institution militaire.” 

  

Fatima, citoyenne engagée, exprime avec émotion les attentes du peuple centrafricain : “Il est temps que nos dirigeants prennent leurs responsabilités. L’armée, censée garantir notre sécurité, est affaiblie par la corruption et le manque de leadership. Nos soldats méritent mieux, et notre nation aussi.” 

 

C’est dans ce leadership que se cachent les soldats qui ont suivi aucune formation et qui sont nommés, promus, sur des critères de race et d’ethnie, effritant ainsi l’ensemble du commandement de cette armée désormais sous contrôles des mercenaires.  

 

Ces voix, témoins de la réalité complexe de l’armée centrafricaine, révèlent un tableau troublant de dysfonctionnements et de défis persistants. Au-delà des récits individuels, c’est une institution tout entière qui lutte pour maintenir sa crédibilité et son efficacité dans un contexte marqué par l’instabilité et l’insécurité. 

  

Pour notre armée nationale, la voie vers la rédemption passe par une refonte logistique et structurelle profonde. Il est impératif d’investir dans des ressources adéquates, en luttant d’abord contre la corruption, le tribalisme et de promouvoir un leadership éclairé et responsable. Seule une armée forte et intègre pourra assurer la sécurité et la stabilité de notre nation, et répondre aux attentes légitimes de notre peuple. 

  

En somme, ces témoignages poignants révèlent l’urgence d’agir pour restaurer l’intégrité et l’efficacité d’une armée intelligente, disciplinée, afin qu’elle puisse remplir pleinement son rôle de défense et de protection de notre nation. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le Sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanet, sème la panique au marché central de la ville

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Le Sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanet, sème la panique au marché central de la ville.

 

Centrafrique.org/bocaranga-ebranlee-aime-cesaire-kodomo-le-maire-et-le-sous-prefet-esaie-gbanet-les-architectes-dun-regime-mafieux/fb_img_1705677333364/” rel=”attachment wp-att-72570″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/FB_IMG_1705677333364-450×421.jpg” alt=”Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga habillé en chemise pagne aux couleurs de son ancien part le KNK du general Bozizé.” width=”450″ height=”421″ />
Esaïe Gbanet l’un des sous-préfets des sous-prefets de Bocaranga

 

 

Bocaranga, 20 février 2024 (CNC).

La semaine dernière, la tranquillité du marché central de Bocaranga, dans l’Ouham-Pendé a été brutalement interrompue par une action provoquée par le sous-préfet, Esaïe Gbanet. Ses multiples tentatives de convoquer les commerçants pour une réunion d’urgence entrainant un refus massif de plusieurs de ses administrés commençants, l’ont irrité dans les fesses comme les irritations du début de la peste, provoquant une réaction inattendue de sa part et qui a plongé le marché dans la confusion et d’énormes incertitudes sur ses caractères. Les menaces d’une attaque des pillages des mercenaires sur le marché, proférées par le sous-préfet lors de sa réunion, ont semé la panique parmi les commerçants et les clients, illustrant les tensions croissantes entre les autorités locales et la communauté commerciale de la ville. 

  

Peu-après l’arrivée des Mercenaires russes du groupe Wagner à Bocaranga, le sous-préfet, monsieur Esaïe Gbanet, a convoqué les commerçants du marché central de la ville à une réunion d’urgence à la sous-préfecture. Malgré l’urgence perçue par le sous-préfet, les commerçants, habitués à ce genre de convocations, ont choisi de ne pas y assister. Attendant pendant plusieurs heures sans voir venir un commerçant à sa réunion d’urgence, le sous-préfet Esaïe Gbanet se voyait obliger de se rendre directement et personnellement sur le marché pour les rencontrer en chair et en os et tenir sa réunion séance tenante. 

  

Lors de sa rencontre avec les commerçants sur le marché, Esaïe Gbanet, le sous-préfet des sous-préfets au monde, a proféré des menaces inquiétantes aux commerçants réticents. Il leur a clairement indiqué que si désormais, ils refusent de participer à une réunion qu’il convoque, il va envoyer les mercenaires de Wagner qui sont à nouveau à Bocaranga pour venir se rationner eux-mêmes dans leurs boutiques en les pillant.

 

Ce langage a été interprété par plusieurs fonctionnaires comme étant une réunion d’appel aux cotisations aux commerçants et que le tour des fonctionnaires affectés dans la ville va venir. “la réunion était pour demander aux commerçants de cotiser au paiement des mercenaires de Wagner ? ” S’est interrogé un enseignant de passage devant moi le jour de cette grande Assemblée caporale, une nouvelle formule des réunions avec les indigènes locaux baptisée, “Marché à palabre”. 

 

Cette déclaration a immédiatement été interprétée comme une tentative d’intimidation par certains commerçants, qui ont aussitôt réagi en fermant précipitamment leurs boutiques et en quittant le marché, laissant le sous-préfet seul monologuer avec les arbres et stands. Les fermetures de certaines boutiques ont créé une scène de panique qui s’en est suivie et ont semé l’inquiétude parmi les autres commerçants et clients du marché, reflétant les tensions croissantes entre les autorités locales et la communauté commerciale à Bocaranga. 

  

Rappelons que l’incident qui s’est produit au marché central de Bocaranga souligne les défis persistants auxquels sont confrontées les relations entre les autorités locales qui se prennent comme un demi-dieu sur terre face aux pauvres commerçants. 

  

Par Fortuné Boberang 

 

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Fléau de la criminalité : Damala et Ngongonon sous l’emprise de l’insécurité

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Fléau de la criminalité : Damala et Ngongonon sous l’emprise de l’insécurité.

 

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Antenne OCRB de Damala, derrière quartier Combattant, dans le 8e arrondissement. CopyrightDR

 

 

Bangui, 20 février 2024 (CNC).  

Deux quartiers de la ville de Bangui, le quartier de Damala et le quartier Ngongonon, dans le huitième arrondissement de Bangui, sont en proie à une montée alarmante de la criminalité. Des cas de braquages, des vols, et des agressions armées sont de retour et sont devenus monnaie courante. 

  

Dans une atmosphère où la peur règne en maître, les habitants de Damala et Ngongonon expriment leur profonde inquiétude. “C’est devenu impossible de sortir après la tombée de la nuit sans craindre pour sa vie”, confie Pauline, résidente depuis plus de dix ans à Damala. “ Les agresseurs opèrent en toute impunité, sans craindre les conséquences ”, ajoute-t-elle. 

  

D’autres habitants partagent des récits poignants de vols à main armée et d’agressions violentes, souvent commises sous le couvert de l’obscurité. “ Nous sommes prisonniers sans regisseurs dans nos propres quartiers ”, déclare David, père de famille à Ngongonon. “ Nos enfants ne peuvent plus sortir hors de la maison à partir de 17 heures 30 sans risquer d’être pris pour cible vers 18 heures.” 

  

Face à cette escalade de la criminalité organisée, les résidents appellent à une action urgente des autorités. “ Nous avons besoin d’une présence policière renforcée dans nos quartiers au moins ”, déclare Marie, commerçante à Damala. “ Il est temps que nos voix soient entendues et que des mesures concrètes soient prises pour assurer notre sécurité. La 7ème République ne veut pas dire insécurité et braquage ” 

  

Dans un geste de solidarité et d’engagement envers leur communauté, certains habitants se portent volontaires pour assumer des responsabilités de leadership de sécurité locale. “ Nous devons agir ensemble pour protéger nos familles et nos voisins ”, déclare Jean, un résident engagé de Ngongonon. “ Je suis prêt à prendre la tête d’une initiative communautaire visant à renforcer la sécurité de notre quartier.” 

  

Ensemble, les habitants de Damala et Ngongonon réclament des mesures immédiates de la part de leurs autorités afin de mettre fin à cette spirale d’insécurité. Dans le cas contraire, ils envisagent de mettre en place des groupes d’autodéfenses. 

Affaire à suivre. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Sur la route de la mort : Témoignages de l’insécurité entre Bambari et Alindao

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Sur la route de la mort : Témoignages de l’insécurité entre Bambari et Alindao

 

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Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.

 

 

Bambarai, 20 février 2024 (CNC).  

Le trajet entre Bambari et Alindao en République centrafricaine est bien plus qu’une simple liaison routière. C’est une traversée périlleuse, une danse avec la mort, où chaque kilomètre est marqué par l’ombre menaçante des bandits criminels.

 

En effet, sur la route entre Bambari et Alindao, la terreur est palpable. Chaque kilomètre est une lutte sans fin pour la survivre,” confie Samatouraï Thomas, un voyageur dépouillé dans un acte criminel orchestré par des coupeurs de route la semaine dernière. Des prêtres catholiques, pourtant dévoués à leur mission, ne sont plus épargnés. “Nous vivons dans la peur constante quand nous sommes en déplacement pour Bangui, et que nous empruntons l’axe de Bambari,” témoigne l’un d’eux.

 

Les humanitaires, pourtant habitués aux zones dangereuses, sont également pris pour cible. “La situation est devenue hors de contrôle depuis le début de la saison sèche,” déclare un travailleur humanitaire dépouillé par des criminels la semaine dernière entre Bambari-Alindao.

 

La voie, pourtant vitale pour de nombreuses localités, est devenue un cauchemar pour tous les usagers. “Nous ne sommes plus en sécurité même dans notre mission,” déplore un conducteur d’ambulance à Alindao, exposant la vulnérabilité des civils.

 

Les récentes attaques produites à quelques kilomètres à l’entrée d’Alindao ont semé la panique parmi les voyageurs qui ont quitté Bambari pour Bangassou. “Nous sommes livrés à nous-mêmes. Sans défense ni rien, ” témoigne Igor Séréngué, un passager dépouillé, exprimant le désarroi face à l’absence de sécurité.

 

Malgré les appels à l’aide, les forces de sécurité restent inefficaces. “Nous sommes abandonnés à notre triste sort à chaque fois que nous empruntons cette route de l’enfer,” déclare un autre passager dépouillé. Les pillages récents mettent en lumière l’urgence d’une action sécuritaire. “Nous avons besoin de protection,” clame un habitant d’Alindao, exprimant le désir d’une vie sans peur.

 

En somme, la route entre Bambari et Alindao est devenue un enfer pour les voyageurs. “Nous ne sommes plus en sécurité nulle part,” déclare un agent humanitaire centrafricain, résumant l’angoisse omniprésente. La situation sécuritaire demeure critique. “Nous avons besoin d’aide,” clame un habitant d’Alindao, exprimant le désir d’un avenir sans peur.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Guide normatif des emplois : Une réforme radicale pour les fonctionnaires en RCA

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Guide normatif des emplois : Une réforme radicale pour les fonctionnaires en RCA.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708372228235-450×351.jpg” alt=”Monsieur Marcel Djimassé, ministre de la Fonction publique de Centrafrique habillé en costume devant son téléphone portable. Il porte ses verres progressives” width=”450″ height=”351″ />
Monsieur Marcel Djimassé, ministre de la Fonction publique de Centrafrique

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 20 février 2024 (CNC). 

En République centrafricaine, une réforme audacieuse du ministère de la fonction publique redéfinit la rémunération des fonctionnaires, plaçant l’accent sur les postes plutôt que sur les diplômes. Cette mesure, présentée le 16 février par le ministre de la Fonction publique, monsieur Marcel Djimassé, vise à résoudre les défis actuels de déconnexion et d’iniquité. 

  

Le nouveau Guide normatif des emplois en RCA, en cours d’élaboration selon le ministre, marque un tournant significatif dans la gestion des ressources humaines de l’État. Selon le ministre de la Fonction publique, Marcel Djimassé, l’actuel système présente d’énormes lacunes majeures, notamment la non-maîtrise des effectifs, la déconnexion entre la rémunération et l’emploi, et l’absence de redevabilité. 

  

L’innovation clé de cette réforme réside dans le passage d’une fonction publique de carrière à une fonction publique d’emploi, selon son initiateur. En d’autres termes, la rémunération sera désormais déterminée par les postes occupés, rompant ainsi avec le système basé sur les diplômes et les indices. Marcel Djimassé explique que la qualification individuelle ne sera plus le seul critère, mettant en lumière une déconnexion totale entre la rémunération et le travail. 

  

La présentation du nouveau guide aux représentants des centrales syndicales souligne la volonté du gouvernement de consulter les travailleurs sur cette transition majeure, selon le ministre Djimassé. Les leaders syndicaux, conscients des défis actuels, ont exprimé leur demande d’une implication totale dans toutes les étapes de l’élaboration du guide. Le ministre de la Fonction publique assure que cette collaboration sera active pour garantir une mise en œuvre opérationnelle d’ici mi-2024. 

  

Cette réforme vise à résoudre plusieurs problèmes persistants. Tout d’abord, elle remédie à la non-maîtrise des effectifs en établissant un lien direct entre la rémunération et les postes, permettant un contrôle plus précis des coûts salariaux. De plus, la déconnexion entre la qualification individuelle et la rémunération sera éliminée, assurant une équité accrue au sein de la fonction publique. 

  

Marcel Djimassé souligne également l’importance d’une réelle redevabilité dans le nouveau guide. Les travailleurs seront désormais évalués et rémunérés en fonction de leur contribution effective, mettant fin à la pratique de baser la rémunération sur des critères statiques tels que l’ancienneté ou le niveau d’éducation. 

  

Malgré l’enthousiasme suscité par cette réforme, des préoccupations subsistent. Les représentants syndicaux insistent sur la nécessité d’une implication continue pour s’assurer que les intérêts des travailleurs sont pleinement pris en compte. Ils appellent à une transparence totale dans le processus d’élaboration du guide et à une collaboration étroite pour surmonter les éventuels obstacles. 

  

La réforme ambitieuse de la rémunération en RCA promet une fonction publique plus équitable et efficiente, avec une mise en œuvre prévue d’ici mi-2024.  

 

Mais pour un cadre de la société civile : ” C’est de la cacophonie juridique qui se poursuit et ce n’est pas ce que recherche réellement le gouvernement, car jusqu’à ce jour, les rémunérations des fonctionnaires sont basées sur des postes et non sur les diplômes qui sont, eux, fourrés dans les différentes hiérarchies, A, B, C et j’en passe”. Et d’ajouter pour conclure :

 

“ Et même pour les postes, ils sont tous définis et hiérarchisés dans les organigrammes de chaque ministère. Reste alors la question de redevabilité qui trouve son origine dans les gonflements des nombres des postes, dans les manques des termes de référence pour chaque poste créé. Qu’il remette ses pieds sur terre ”. 

 

 Affaire à suivre.

 

Par Prisca Vickos.

 

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Crise économique à Ouadda : Les habitants, face à une hausse exponentielle des prix, lancent des appels urgents au gouvernement.

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Crise économique à Ouadda : Les habitants, face à une hausse exponentielle des prix, lancent des appels urgents au gouvernement.

 

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Deux femmes qui reviennent du champs . Photo CNC

 

 

Bria, 20 février 2024 (CNC).  

 

La ville de Ouadda, dans la Haute-Kotto, endure une crise économique depuis plus d’un an pour ne pas dire depuis toujours, avec une augmentation alarmante des prix des produits de première nécessité, mettant à mal commerçants et consommateurs. 

  

La situation à Ouadda est devenue critique, avec une hausse continue des prix des marchandises sur les marchés, dans les boutiques, affectant ainsi la vie quotidienne des habitants. Les produits essentiels, tels que le sucre, le savon, l’huile végétale, la farine de blé, ainsi que des articles manufacturés comme les pagnes, les chaussures et les habits, ont subi des augmentations alarmantes. C’est vers le gouvernent de Bangui que ces habitants frappés par cette crise se tournent pour l’appeler à l’aide en attendant de se retourner vers Dieu dans les jours à venir. 

  

Abdel Nourd Hussein, délégué des commerçants du marché de Ouadda, témoigne des difficultés croissantes. Les prix du sucre ont doublé, passant de 1000 à 2000 francs CFA le kilo. De même, le savon et l’huile sont devenus inabordables pour de nombreux habitants, créant une pression économique insoutenable. 

  

La conseillère à la mairie, Germaine Lesendji, souligne un autre facteur contribuant à la crise : l’insécurité sur les axes routiers. Les opérateurs économiques hésitent à approvisionner la ville en raison de la fermeture des frontières du Soudan et des attaques d’hommes armés sur les mototaxis qui assurent le ravitaillement. Elle implore le gouvernement d’intervenir pour garantir la sécurité des transporteurs et faciliter la libre circulation des véhicules. 

  

La population, affectée par ces circonstances difficiles, prie Dieu pour une cessation des hostilités au Soudan, principal fournisseur de la région. La dégradation de la situation économique est directement liée aux problèmes sécuritaires, et les habitants espèrent que des mesures seront prises pour rétablir la stabilité et assurer un approvisionnement régulier. 

  

Rappelons que la ville de Ouadda fait face à une crise économique dévastatrice, marquée par une augmentation vertigineuse des prix. L’appel urgent au gouvernement pour assurer la sécurité et faciliter la circulation n’est pas à ignorer par ce dernier, désormais, dépassé par les problèmes du pays. 

 

Par Moïse Banafio

 

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Faustin Archange Touadera : Guide de l’armée ou architecte de sa division ? Colères dans la base.

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Faustin Archange Touadera : Guide de l’armée ou architecte de sa division ? Colères dans la base.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240216-WA0059-450×269.jpg” alt=”Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou habillé en tenue confectionnée pour la fête, cravatte papillon, chemise blanche devant une assiette, couvert et un verre d’eau servi sur la table, sa femme à sa gauche. Et au milieu est à sa droite le ministre de la Défense Biro.” width=”509″ height=”304″ />
Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou habillé en tenue confectionnée pour la fête et au milieu est à sa droite le ministre de la Défense Biro.

 

Bangui, 19 février 2024 (CNC) – Divisions croissantes, injustices poignantes et flagrantes et frustrations émergentes : l’armée nationale centrafricaine se trouve confrontée à une crise interne d’une ampleur sans précédent. Au cœur de cette tourmente se trouvent les récentes festivités présidentielles, qui ont révélé au grand jour les profondes disparités et les tensions latentes au sein de l’institution militaire nationale. Alors que certains officiers étaient conviés à célébrer dans les salons dorés de la présidence de la République avec leurs femmes, d’autres soldats, déployés sur le terrain, font face à des conditions de vie précaires et à un manque cruel de ressources dans leurs missions.  

Dans cet article, nous plongerons au cœur de cette crise qui se plane, examinant les détails souvent omis et les réalités souvent cachées derrière les façades festives. De la fête à la frustration, explorez avec nous les nuances et les enjeux de l’armée nationale centrafricaine, alors qu’elle navigue entre l’unité tant recherchée et les divisions internes qui menacent de la déchirer. 

  

Il y a quelques jours, à Bangui, le chef d’état-major de l’armée centrafricaine le général de corps d’armée Zéphirin Mamadou avait organisé une festivité à l’honneur du président putschiste Faustin Archange Touadera et de son épouse pour la fin d’année 2023 et la nouvelle, 2024. Dans cette cérémonie, une catégorie de 70 officiers de l’armée nationale a été choisie sur des critères flous. Ils ont organisé la festivité avec le président putschiste, ils ont dansé, ils ont mangé, ils ont bu, en un mot, ils ont vraiment fait la fête devant un menu à la pelle et des bouteilles à flots. 

 

Ce n’est pas la première fois non plus qu’une telle festivité bizarre est organisée avec Faustin Archange Touadera. L’année dernière, une cérémonie similaire avait été tenue, mais elle était réservée exclusivement aux généraux des forces armées centrafricaines. Les généraux, les présidents et leurs épouses étaient les seuls conviés à cette fête exclusive.  

 

Des couples des officiers retenus à la fête et habillés eux-aussi en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Ils sont avec leurs femmes.
Des couples des officiers retenus à la fête et habillés eux-aussi en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Ils sont avec leurs femmes.

 

En cette année 2024, la fin de celle de 2023, décision a été prise pour élargir le cercle en incluant certains officiers. Ces officiers rajoutés ont été choisis selon des critères flous et inconnus, et une cérémonie spéciale et grandiose a été organisée. C’est de là où est née la grogne. Toutefois, en préparation de l’événement, des uniformes bleus marines ont été achetés à l’étranger et un couturier-styliste spécial est venu de l’hexagone pour confectionner ces uniformes, financés en partie par le président putschiste lui-même. Des uniformes qui redonnent à la fête l’aspect d’une campagne d’évangélisation de la chorale de l’église baptiste de Ngoubagara et qui occasionnent :

  

Colère et mécontentement au sein de l’armée nationale. 

  

Certains officiers, sous-officiers et hommes du rang de l’armée nationale qui n’ont pas été invités à cette fête, se demandent à juste titre que si l’armée nationale est devenue une armée de factions ou une armée ethnique. Les critères de sélection de ces 70 officiers demeurent obscurs, laissant planer le doute sur l’équité et l’impartialité de l’institution militaire. Chaque année, ce sont ces mêmes officiers, les mêmes sous-officiers qui bénéficient des privilèges, des promotions en grade, et des opportunités de formation à l’étranger, alors que d’autres sont laissés pour compte en les envoyant sur le terrain. 

 

Le mécontentement s’amplifie au sein de l’armée nationale, où certains remettent en question la pertinence de confectionner des uniformes exclusifs pour une élite restreinte. Pendant que la fête battait son plein à Bangui, les soldats sur le terrain faisaient face à des conditions de vie difficiles qui les obligent à se suicider. Ils manquaient de nourriture et se retrouvaient souvent à dépendre de la générosité de la population locale pour se sustenter, ce qui témoigne de l’ampleur de leurs privations. 

 

Un officier retenu à la fête et habillé en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Il est avec sa femme habillée en robe festive de couleur rose, montre en or massif, collier africain autour de son cou.
Un officier retenu à la fête et habillé en tenue confectionnée et dédiée à cet effet. Il est avec sa femme.

 

Cette situation soulève autant des questions sur l’équité et l’intégrité de l’institution militaire, et alimente les craintes selon lesquelles l’armée pourrait être devenue le domaine exclusif d’une élite restreinte. Les officiers expriment leur préoccupation quant à la nature même de leur armée, se demandant si elle représente véritablement l’ensemble de la nation ou si elle est devenue le jouet d’intérêts particuliers. Plusieurs officiers affirment que Touadera, en se retournant vers les mercenaires étrangers, accentue ouvertement sa négligence envers l’armée de Bokassa. 

 

Une autre source de frustration est la présence du Directeur général de la police, Bienvenu Zokoué parmi les officiers invités. Cette inclusion soulève des questions sur les frontières entre les forces de sécurité et la légitimité des structures militaires. Les soldats questionnent légitimement pourquoi un officier de la police, un civil habillé en général, est considéré comme un membre à part entière de l’armée nationale, remettant en cause l’intégrité et l’identité de leur institution ? 

  

Face à ces divisions grandissantes, l’armée centrafricaine doit réaffirmer son unité et son engagement envers tous ses membres pour assurer la stabilité nationale. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Afrique centrale : quand la BEAC s’échappe de justesse à son infiltration par une grosse mafia centrafricaine

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Afrique centrale : quand la BEAC s’échappe de justesse à son infiltration par une grosse mafia centrafricaine

 

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Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 20 février 2024 (CNC) – Dans les coulisses politiques tumultueuses de la République centrafricaine, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) est devenue le théâtre d’une lutte intense pour son pouvoir, sa mafia et son influence. La récente désignation et la nomination du gouverneur de la BEAC, Monsieur Yvon Sana Bangui, a révélé les tensions profondes inter-centrafricaines et les enjeux criants qui entourent cette institution régionale clé depuis Bangui. Alors que les aspirations politiques se heurtent aux intérêts criminels, la question de la légitimité et de la stabilité de la BEAC est devenue une préoccupation majeure pour les Centrafricains et pour la région dans son ensemble. 

  

La bataille pour la succession au Gouvernorat de la BEAC. 

  

Après le mandat du Tchadien Toli, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) se préparait logiquement à accueillir un gouverneur centrafricain, étant une institution régionale pour les six pays de la région d’Afrique centrale : le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Congo, le Tchad et la Centrafrique. Au sein du parti au pouvoir à Bangui, le MCU, une lutte acharnée sans merci s’était engagée en coulisses pour la nomination du prochain gouverneur. Chaque membre influent du parti au pouvoir cherchait à présenter son candidat au président putschiste. Cette bataille n’a pas échappé aussi au redoutable parrain mafieux Sani Yalo, qui a avancé son propre candidat dans le but inavoué d’étendre son influence sur la Banque Centrale. Finalement, le putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera a décidé de choisir seulement un seul candidat, son parent, son protégé, Yvon Sana Bangui, comme unique candidat sans concurrence au poste de gouverneur. Une décision qui a été validée récemment par la conférence des chefs d’État de la CEMAC. Mais ce choix a fait crever les nerfs du tout puissant conseiller occulte de Touadera. 

  

La nomination de Sana et la colère du parrain Sani Yalo.  

  

Après la nomination d’Yvon Sana Bangui, le sieur Sani Yalo s’est retrouvé avec des nerfs dehors. Il est devenu furieux comme un lion. Son candidat que la Rédaction taise le nom, n’ayant pas été choisi par Touadera, sa colère s’est retournée et concentrée sur Yvon Sana Bangui, plutôt que sur son ami Faustin Archange Touadera, qui avait fait le choix. Organisant ses acolytes criminels en coulisses, Sani Yalo lance une campagne d’attaques virulentes contre Yvon Sana Bangui, le diffamant et le calomniant à tous les niveaux. Malgré le choix de Faustin Archange Touadera, Sani Yalo refuse d’accepter la décision et attaque avec fureur. Cette réaction met en lumière sa volonté d’étendre son emprise sur l’institution bancaire régionale, même au prix de la stabilité et de la légitimité. C’est ainsi que la BEAC a échappé de justesse aux tentacules de la mafia centrafricaine au plus haut niveau. 

  

Les objectifs de Sani Yalo à la BEAC. 

  

La question qui préoccupe tout le monde est de savoir ce que Sani Yalo cherche réellement à la Banque des États de l’Afrique Centrale. Pourquoi cherche-t-il à installer sa mafia au sein de cette institution régionale ?  

 

Les Centrafricains se demandent pourquoi Sani Yalo insiste pour placer ses hommes partout, que ce soit dans les institutions régionales ou nationales. Il exerce déjà une influence généralisée dans le pays, y compris sur le système judiciaire, la présidence, les transports, les finances, et bien d’autres domaines. Maintenant, il cherche à étendre son emprise jusqu’à la Banque centrale de l’Afrique centrale.  

 

Mais quelle est sa motivation ? Peut-être est-ce pour des raisons financières ou il se prépare pour les prochains coups.  

 

Déjà en Centrafrique, il a influencé une banque locale en y soutirant illégalement plus de 10 milliards de francs CFA. Peut-être cherche-t-il à orienter sa mafia vers des activités plus lucratives au sein de la Banque centrale. C’est une question qui reste sans réponse. Néanmoins, l’essentiel est que la Banque centrale a réussi à échapper à l’emprise de la mafia de Sani Yalo. 

  

La nomination du gouverneur de la BEAC a mis en lumière les tensions et les enjeux profonds qui caractérisent la politique en République centrafricaine. Alors que les forces politiques et criminelles se disputent le contrôle de cette institution clé, la stabilité économique et politique de la région est mise à l’épreuve. Malgré les manœuvres de la mafia et les pressions politiques, la nomination de Monsieur Yvon Sana Bangui témoigne de la résilience des institutions face aux tentatives d’infiltration et de manipulation. Cependant, les défis persistent et exigent une vigilance continue pour préserver l’intégrité et l’indépendance de la BEAC. Le candidat du sulfureux Sani Yalo a raté le poste de gouverneur, mais celui du Directeur national ne va pas l’échapper, martèle Sani Yalo.  

 

Dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance sont essentielles, il est impératif de rester attentif aux risques et aux menaces qui pèsent sur les institutions financières et politiques de la région. Seule une action collective et déterminée peut garantir un avenir plus stable et prospère pour la République centrafricaine et ses citoyens. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications.

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Bocaranga secouée : Les mercenaires de Wagner déclenchent les horreurs

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Bocaranga secouée : Les mercenaires de Wagner déclenchent les horreurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708251477827-450×328.jpg” alt=”Les mercenaires du groupe Wagner déployés en province, dans leur véhicul Land cruser 4×4, avec des armes lourdes RPG 44 ” width=”493″ height=”359″ />
Les mercenaires du groupe Wagner déployés en province

 

 

Bocaranga, 19 février 2024 (CNC) – L’ombre sinistre des mercenaires de Wagner s’est abattue sur la paisible ville de Bocaranga, dans la préfecture de L’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, déclenchant une vague de terreur et de désolation. Leur arrivée il y’a quelques jours a marqué le début d’une période sombre pour une communauté déjà éprouvée par les conflits et les difficultés économiques. L’histoire poignante d’une jeune fille, dont l’identité reste anonyme pour des raisons de sécurité, incarne le drame vécu par de nombreux habitants de Bocaranga. Victime des exactions sexuelles des mercenaires de Wagner, elle représente un symbole poignant de la cruauté humaine et de l’injustice qui règne dans les rues de cette ville autrefois paisible. 

  

Les mercenaires de Wagner, une force obscure au service d’intérêts inavoués du régime de Bangui, ont jeté leur ombre sinistre sur la paisible sous-préfecture de Bocaranga. 

  

À peine arrivés, ces hommes sans grades et sans scrupules ont semé la terreur parmi une population déjà vulnérable. Leur présence a inauguré une période sombre et tumultueuse dans l’histoire de la ville. 

  

L’histoire poignante d’une jeune que la Rédaction garde son identité pour des raisons de sécurité de famille, montre que ces criminels de Wagner n’ont pas de pitié pour les êtres humains. 

 

Le mardi dernier, un mercenaire de Wagner, voyant passer une jeune belle fille dans la rue, s’est approché d’elle pour la draguer. Séduite par l’apparente gentillesse de ce mercenaire de Wagner et surtout de sa couleur, elle a accepté innocemment, sans débat au fond en raison de la barrière linguistique, toutes les propositions de ce criminel sans pitié. Ainsi, le mercenaire lui a fixé un rendez-vous dans un modeste motel local. 

  

Ce qui aurait pu être un moment d’innocence et de romance entre eux deux, s’est rapidement transformé en un cauchemar sans fin cette nuit pour la jeune fille. 

  

Alors qu’elle s’imaginait partager un moment privilégié avec son prétendu soupirant, la jeune fille a été confrontée à l’horreur indicible de la perversion humaine. 

  

Le premier mercenaire de Wagner, l’attaquant de pointe en premier, après avoir couché avec la jeune fille, juste un coup d’après les minutes passées dans la chambre, a quitté la chambre silencieusement sur les pentes de ses pieds, laissant la jeune fille, toute épuisée et désemparée se reposer. Ce n’était que le début d’une descente aux enfers dont elle ne se remettrait jamais complètement. 

  

À son retour en version remplacement, la jeune fille a été confrontée à une succession de visages inconnus et impitoyables, chacun représentant un nouveau tourment, une nouvelle agression contre son intégrité, son intimité et son humanité. 

  

AU total, dix mercenaires de Wagner, sans cœur ni conscience, ont usé et abusé successivement d’elle comme d’une vulgaire marchandise. Leur insatiable appétit sexuel du mois a laissé la jeune fille brisée, meurtrie et marquée à jamais. 

  

Les blessures infligées à son corps par ces dix mercenaires de Wagner ne sont que le reflet extérieur de la douleur indicible qui consomme son âme. Transportée à l’hôpital dans un état de choc et de détresse, elle a reçu des soins médicaux d’urgence, mais aucun traitement ne peut guérir les blessures invisibles de l’esprit. 

  

Après avoir quitté l’hôpital, elle s’est retrouvée à la croisée des chemins, déchirée entre la peur et le désespoir. Ainsi, elle s’est portée disparue depuis ces jours, laissant derrière elle une famille angoissée et impuissante. Certains ont expliqué à la famille qu’elle a quitté définitivement Bocaranga, tandis que les autres affirment qu’elle est partie se réfugier à l’abri des hontes dans la forêt. 

  

Le destin de la jeune fille, comme celui de tant d’autres à Bocaranga, reste incertain, perdu dans les méandres de la violence tant sexuelle que physique et de l’indifférence. 

  

Son histoire, bien que tragique, est un appel vibrant à la conscience collective, un rappel poignant de la nécessité d’agir contre l’impunité des criminels et la complicité du silence. 

  

En racontant son histoire, nous donnons une voix à celles et à ceux qui ont été réduits au silence, une lueur d’espoir dans l’obscurité oppressante de l’injustice. 

  

Cet article est dédié à toutes les victimes de l’oppression et de la violence, dans l’espoir qu’un jour, la lumière de la justice brillera à nouveau sur Bocaranga et sur tous les endroits où règne l’ombre de la terreur. 

 

Par Fortuné Boberang

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À la prison du camp de Roux, 6 casques bleus sénégalais de la Minusca impliqués dans des actes de violence grave sur un jeune détenu de 20 ans

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À la prison du camp de Roux, 6 casques bleus sénégalais de la Minusca impliqués dans des actes de violence grave sur un jeune détenu de 20 ans

 

Centrafrique.org/des-casques-bleus-de-la-minusca/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/des-casques-bleus-de-la-Minusca-450×450.jpg” alt=”des casques bleus de la Minusca du contingent sénégalais en patrouille dans la ville.” width=”450″ height=”450″ />
des casques bleus de la Minusca

 

 

Bangui, 19 février 2024 (CNC) – La prison militaire du camp de Roux aux mains des mercenaires russes de Wagner à Bangui est au cœur dun scandale de violence qui a éclaté ce mercredi 14 février 2024. Des membres du contingent sénégalais de la MINUSCA sont accusés davoir perpétré des actes de brutalité choquants, soulevant ainsi de graves préoccupations quant au respect des droits humains et à la sécurité des détenus.

 

Ce mercredi 14 février, Amat Alhabib, un jeune détenu de 20 ans, a été violemment agressé par six membres du contingent sénégalais de la MINUSCA à la prison du camp de Roux. Les casques bleus sénégalais l’ont tabassé avant de le placer en isolement à la redoutable Porte Rouge de la prison. Après cet épisode, Alhabib a commencé à ressentir de graves maux de tête.

 

Les autorités pénitentiaires ont ensuite décidé de le sortir de l’isolement pour le présenter devant le coordinateur de la MINUSCA afin de signer un document avant de lui administrer des soins. Cette démarche suscite des interrogations sur le protocole de prise en charge des détenus malades et sur la nécessité de faire signer un document préalable aux soins médicaux.

 

Ces incidents soulèvent également des préoccupations quant au comportement des casques bleus de la MINUSCA à l’égard des détenus de la prison de Roux. Il est crucial d’examiner en profondeur ces actes de violence et de garantir la protection des droits fondamentaux des détenus, tout en assurant que de telles situations ne se reproduisent plus jamais à l’avenir, plus jamais.

 

Il faut rappeler que la violence perpétrée à la prison du camp de Roux met en lumière des défaillances graves dans la supervision et la responsabilité des forces de maintien de la paix dans ce pays désormais aux mains des mercenaires russes de la société Wagner. La complicité de leur cheffe, Valentine Rugwabiza, avec le pouvoir en place et surtout, avec les mercenaires de Wagner, ne doit pas leur servir de couverture pour dormir en se couvrant totalement les yeux avec afin de ne pas voir les atrocités commises dans le pays et surtout, leur donner une carte blanche de commettre, eux-mêmes, des atrocités. 

 

Il est impératif que des mesures immédiates et transparentes soient prises pour enquêter sur ces actes, traduire les responsables en justice et garantir la protection des droits fondamentaux des détenus. La MINUSCA doit réaffirmer son engagement envers les principes des droits de l’homme et prendre des mesures concrètes pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

 

Par Anselme Mbata

 

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Pression politique sur les ONG à Bocaranga : Quand l’aide humanitaire devient un pion politique

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Pression politique sur les ONG à Bocaranga : Quand l’aide humanitaire devient un pion politique

 

Centrafrique.org/bocaranga-ebranlee-aime-cesaire-kodomo-le-maire-et-le-sous-prefet-esaie-gbanet-les-architectes-dun-regime-mafieux/fb_img_1705677371028/” rel=”attachment wp-att-72572″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/FB_IMG_1705677371028-450×355.jpg” alt=”Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga dans son champ” width=”450″ height=”355″ />
Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga dans son champ

 

 

Bocaranga, 19 février 2024 (CNC) – La pression croissante du sous-préfet de Bocaranga, Esaïe Gbanet, sur les ONG internationales exerçant dans sa zone de juridiction témoigne d’une ingérence politique préoccupante dans les opérations humanitaires en Centrafrique. 

  

Lors de la réunion convoquée par le sous-préfet de Bocaranga, l’homme des réunions Esaïe Gbanet, la semaine dernière, les ONG internationales ont été confrontées à une pression politique inédite et venant de lui-même selon un des participants. Cette réunion, prétendument pour discuter des affaires locales, s’est avérée être une tentative flagrante du sous-préfet de manipuler le processus de recrutements locaux des ONG et pour favoriser ses proches parents. Selon ce participant contacté par la Rédaction, Esaïe Gbanet, le sous-préfet, assisté de son président de délégation, son maire, Aimé Césaire Kodomon, a nommément cité des noms des personnes, comme Carrière Lagbo, qu’il ne veut plus les voir travailler dans les ONG localement à Bocaranga.  

  

À Bocaranga comme ailleurs, les ONG internationales sont souvent guidées par leur propre protocole établi depuis longtemps par leurs sièges, dictant leurs pratiques de recrutement conformes aux exigences des bailleurs au monde. Cependant, le sous-préfet exerce une influence démesurée pour que ses proches parents, amis et connaissances adhérents à son nouveau parti le MCU, soient priorisés dans les processus de recrutement. De plus, il cherche activement à évincer les individus qu’il considère comme hostiles à ses activités et ceux des autres partis politiques. 

  

Parmi les exemples les plus marquants exposés lors de la réunion, c’est celui du sieur Carrière Lagbo, diplômé en droit international option droit humanitaire et considéré comme son ennemi juré. Carrière Lagbo, un intellectuel aux compétences polyvalentes, avec un bagage rempli de connaissance humanitaire, est devenu la cible des manœuvres politiques du sous-préfet et du maire qui ne cessent de l’accuser ouvertement. Ils font pression sur les ONG pour qu’elles cessent de collaborer avec Lagbo, mettant ainsi en danger son emploi et sapant l’indépendance des organisations humanitaires. 

  

Il est crucial de souligner que cette situation n’est pas isolée. Le sous-préfet et le maire de Bocaranga ont instauré un climat de favoritisme et d’ingérence politique dans le recrutement des ONG. Ils poussent activement ces organisations à privilégier les membres de leur famille, au détriment de la compétence et de l’équité. 

  

Cette pratique compromet la crédibilité et l’efficacité des opérations humanitaires dans la région. En sacrifiant les principes de compétence et d’objectivité sur l’autel du favoritisme politique, les autorités locales mettent en péril la qualité de l’aide humanitaire à Bocaranga. 

 

Pour Célestin Bingui, membre de la société civile locale, il est impératif que ces abus de pouvoir soient dénoncés et que des mesures soient prises pour restaurer l’intégrité et l’indépendance des ONG dans leur mission essentielle d’apporter une aide humanitaire impartiale et efficace. 

  

Rappelons que l’ingérence politique dans le recrutement des ONG compromet l’objectivité et l’efficacité de l’aide humanitaire à Bocaranga. 

 

Par Fortuné Boberang

 

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Centrafrique :  les derniers jours d’un journalisme libre ?

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Centrafrique :  les derniers jours d’un journalisme libre ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708248238800.jpg” alt=”Le journaliste YALIKE NGONZO Ephrem Fidèle, habillé en chemise de couleur rouge, casque aux oreiles dans le studio de la radio Ndèkèluka” width=”478″ height=”393″ />
Le journaliste Ephrem Fidèle YALIKE NGONZO dans le studio de la radioj Ndèkèluka

 

Bangui, 19 février 2024 (CNC) – Avec l’arrivée des Russes en RCA, le métier de journalisme s’est considérablement détérioré dans le pays. Entre désinformation et arrestations arbitraires, point sur la situation des journalistes dans le pays.

 

Le 6 février dernier, le journaliste est interpellé à l’aéroport international de Bangui-M’Poko juste avant son embarquement. Si sa femme et son enfant ont pu prendre l’avion, le pensionnaire de la radio Ndékéluka s’est vu éconduit.

 

Son arrestation ne doit rien au hasard. Le journaliste Fidèle Ephrem NGONZO YALIKE est en lien depuis plus d’un an avec Forbidden Stories, un réseau international de journalistes continuant et publiant le travail de journalistes menacés, emprisonnés, ou assassinés. Il collaborait avec cette plateforme, notamment, dans le cadre d’un reportage sur Wagner.

 

Pourtant, les relations entre le groupe de mercenaires et le « journaliste » de la presse écrite centrafricaine avaient bien commencé avec son quotidien le Patriote Déchainé. Pendant de longues années, Fidèle Ephrem NGONZO YALIKE a participé activement à la stratégie de communication offensive des Russes en travaillant avec Dimitri Sitiy, un des responsables de Wagner.

 

Rattrapé par sa passion pour le journalisme et ses valeurs, son choix de dénoncer les actions du groupe russe lui vaut cette arrestation. Il ambitionnait de divulguer toutes les preuves pour informer de la désinformation orchestrée par la Russie en RCA. Cette énième forfaiture interroge sur l’avenir de ce noble métier dans le pays.

 

La RCA occupe la 98e place du dernier classement de Reporters sans frontières. : « Dans un pays qui peine à sortir de la guerre civile, journalistes et médias continuent à être pris en étau entre les groupes armés et les autorités, dont le rapprochement avec le pouvoir russe s’est accompagné d’une propagation importante de la désinformation », note RSF. La présence russe est, de ce fait, intimement liée à la régression de la liberté de la presse dans le pays.

 

Le sursaut d’un journalisme libre et éthique est nécessaire pour espérer redonner à ce métier la noblesse qu’il mérite.

 

Par Adama Bria

 

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Victoire du lycée Saint-Charles de Bangui dans la deuxième édition du concours de plaidoirie CEJA

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Victoire du lycée Saint-Charles de Bangui dans la deuxième édition du concours de plaidoirie CEJA

 

Centrafrique.org/lassociation-action-solidaire-organise-un-seminaire-atelier-sur-legalite-et-le-droit-a-la-sante-sexuelle/les-jeunes-filles-des-differents-lycees-de-la-capitale-participants-au-seminaire/” rel=”attachment wp-att-61682″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/Les-jeunes-filles-des-differents-lycees-de-la-capitale-participants-au-seminaire-450×410.jpg” alt=”Les jeunes filles des différents lycées de la capitale, participants au séminaire” width=”450″ height=”410″ />
Les jeunes filles des différents lycées de la capitale. CopyrightCNC

 

Bangui, 19 février 2024 (CNC)  – Le lycée catholique Saint-Charles de Bangui triomphe lors du concours de plaidoirie CEJA, battant le lycée de Miskine. Une victoire cruciale soulignant l’engagement des élèves en faveur de l’éducation.

 

La deuxième édition du concours de plaidoirie organisé par le centre d’étude juridique africaine CEJA  a atteint son apogée avec la victoire du lycée Saint-Charles de Bangui. La compétition a opposé deux établissements, Saint-Charles et Miskine, dans des débats ardents où les élèves du premier ont assumé le rôle des avocats de l’État, tandis que ceux du second ont défendu les intérêts d’associations d’élèves poursuivant l’État pour non-respect du droit à l’éducation.

 

Les échanges houleux ont atteint leur point culminant avec la victoire du lycée Saint-Charles. Diaco Pogo, une élève de Saint-Charles, a partagé ses pensées en encourageant ceux qui n’ont pas réussi, soulignant que l’échec est une opportunité de perfectionnement. Le lycée de Miskine, classé deuxième pour la deuxième fois consécutive, reste déterminé, avec Prínciana Mbobona exprimant sa fierté et ses aspirations à devenir avocate.

 

La récompense exceptionnelle de cette année, dévoilée par Patrick Lessaine, président du Centre d’études juridiques africaines, comprend des ordinateurs et des tablettes, favorisant l’éducation. De plus, un prix complémentaire sous forme d’un contrat de travail est offert, ouvrant des opportunités aux lauréats dans leur établissement.

 

La victoire du lycée Saint-Charles souligne l’importance de promouvoir le débat juridique chez les élèves, ouvrant des portes vers des carrières prometteuses.

 

Par Éric Azoumi

 

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Centrafrique : formation en diplôme d’état-major, un jalon pour la gendarmerie nationale

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Formation en diplôme d’état-major, un jalon pour la gendarmerie nationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708249852978-450×280.jpg” alt=”Le général Landry Ulrich Dépot, Directeur général de la gendarmerie habillé en tenue bleue de la gendarmerie en revue des hommes d’honneur ” width=”498″ height=”310″ />
Le général Landry Ulrich Dépot, Directeur général de la gendarmerie nationale centrafricaine

 

Bangui, 19 février 2024 (CNC) – La Gendarmerie nationale centrafricaine marque une étape cruciale avec la remise des parchemins à 21 officiers, formés pendant sept mois sur la gestion de l’administration.

 

La première promotion, baptisée “Faustin Archange Touadera,” a suivi une formation approfondie comprenant la connaissance générale de la gendarmerie, les techniques de commandement, et la gestion administrative. Le Chef d’escadron Julien Ngoniféi, major de la promotion, exprime sa gratitude envers les encadreurs et souligne l’engagement à travailler dans le bureau d’État-major et l’administration, promettant une réponse efficace aux directives.

 

Le directeur général de la gendarmerie, le général Landry Ulrich DEPOT, souligne l’importance de cette promotion dans la perspective de la création de quatre légions territoriales et de quatre légions mobiles par le président de la République. Cette expansion vise à renforcer la présence de la gendarmerie sur l’ensemble du territoire national. Il insiste sur la nécessité de préparer des cadres capables de servir efficacement ces nouveaux postes.

 

Les gendarmes de la première promotion à la formation diplômante en état-major, baptisée Faustin Archange Touadera. Tous habillés en tenue de la gendarmerie avec les gangs blancs en main
Les gendarmes de la première promotion à la formation diplômante en état-major, baptisée Faustin Archange Touadera.

 

La formation en diplôme d’état-major, axée sur les réalités centrafricaines, a marqué un tournant, soutenue par l’ambassade de France. Cette collaboration a permis, pour la première fois, à un nombre significatif d’apprenants centrafricains de suivre cette formation sur place, éliminant la nécessité de voyager à l’étranger. La diversité des enseignements a couvert des domaines cruciaux, préparant les officiers à des responsabilités élargies.

 

La conclusion de cette formation d’état-major représente un progrès significatif pour la Gendarmerie Nationale, renforçant sa capacité à répondre aux défis actuels et futurs.

 

Par Prisca VICKOS

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Bozoum : Un dialogue crucial pour l’inclusion des personnes handicapées

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Bozoum : Un dialogue crucial pour l’inclusion des personnes handicapées

 

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Les handicapés à Cantonnier, une ville frontalière du Cameroun. CopyrightCNC

 

 

Bozoum, 19 février 2024 (CNC).  

À Bozoum, une réunion de trois jours entre le gouvernement centrafricain, l’ONG internationale Handicap International et plus de 60 membres de l’Association des personnes handicapées s’est tenue. Cette réunion vise à améliorer les conditions de vie des personnes vivantes avec des handicapes. 

  

La ville de Bozoum, située dans l’Ouham-Pendé, est le théâtre d’une collaboration entre le gouvernement centrafricain et l’ONG Handicap International pour améliorer les conditions de vie des personnes handicapées. Plus de 60 membres de cette association ont partagé leurs difficultés lors de cette rencontre cruciale. 

  

Les participants, comprenant des acteurs de l’éducation et des humanitaires, ont discuté des barrières empêchant les personnes handicapées de participer pleinement à la société. Dieudonné Agou, vice-président de l’association, souligne les défis auxquels sont confrontées les personnes handicapées, tant au niveau des droits que de l’accès à l’éducation. Les enfants handicapés font face à des obstacles majeurs pour recevoir une éducation de qualité. 

  

Ernest Yorolo, président local des personnes handicapées, s’engage à sensibiliser l’opinion sur les conséquences de la discrimination envers cette communauté. Malgré les défis, il affirme que les personnes handicapées ont un rôle essentiel dans le développement du pays que certains ignorent sans réflexion. La mission actuelle vise à éduquer sur les droits et les devoirs, appelant le gouvernement à intervenir. 

  

Le constat à Bozoum révèle que l’accès à l’éducation demeure difficile pour les personnes handicapées. L’inspection académique, représentée par Élie Célestin Fiongaï, inspectrice d’académie de l’Ouham-Pendé, promet de contribuer à inverser cette tendance. L’ONG Handicap international collabore avec le ministère pour former les cadres de l’éducation, en mettant l’accent sur l’inclusivité, assurant un accès équitable à l’éducation pour tous les enfants handicapés ou non. 

  

Les couches sociales vulnérables de Bozoum plaident pour une implication accrue d’autres acteurs dans le processus de développement local. La nécessité d’une approche holistique pour surmonter les obstacles sociaux et éducatifs auxquels sont confrontées les personnes handicapées est soulignée. 

  

Rappelons que Bozoum aspire à un avenir inclusif où la discrimination envers les personnes handicapées est combattue, ouvrant la voie à un développement local équitable. 

 

Par Fortuné Boberang

 

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CENTRAFRIQUE : LA COMPILATION DES ACCORDS DE DÉFENSE PAR LE POUVOIR DE BANGUI ET LA LIQUIDATION DE LA DÉMOCRATIE

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CENTRAFRIQUE : LA COMPILATION DES ACCORDS DE DÉFENSE PAR LE POUVOIR DE BANGUI ET LA LIQUIDATION DE LA DÉMOCRATIE

 

Centrafrique.org/visite-du-president-rwandais-a-bangui-ou-sont-partis-les-mercenaires-russes/touadera-serre-la-main-de-kagame-2/” rel=”attachment wp-att-33295″ data-wpel-link=”internal”>
Touadera et son homologue Kagamé.

 

 

Bangui, 18 février 2024 (CNC)  

 A l’entame de la première mandature, l’assistance militaire française a suspendu sa coopération alors que les groupes armés non conventionnels étaient en pleine ascension. Apeuré par l’hégémonie galopante des rebelles, le pouvoir de Bangui s’est précipitamment lancé dans une vaste croisade de chasse aux accords de défense.

 

Par définition, un accord de défense est une coopération militaire entre un ou plusieurs États visant à s’entraider dans les domaines de sécurité, de formation, d’assistance technique, de partage de renseignements, de la logistique etc…

Il apparaît important de souligner que les accords de défense sont autorisés par les textes en vigueur mais ces derniers sont assortis de certains conditions.

En effet, l’alinéa 2 de l’article 91 de la constitution du 30 mars 2016 dispose que : « la ratification ou la dénonciation des accords internationaux ne peut intervenir qu’après autorisation du parlement notamment en ce qui concerne les traités de paix, les traités de défense… ».

Ainsi, face à l’effectivité du désengagement militaire de la France en 2018 et animé par le souci de diversifier les partenariats, le pouvoir de Bangui a scellé chronologiquement des accords de défense avec les Mercenaires russes de Wagner en 2018, ensuite le Rwanda en 2021 alors que ce dernier disposait déjà d’un fort contingent au sein de la force onusienne stationnée dans la capitale centrafricaine. Vinrent ensuite le tour du Gabon en 2023, des mercenaires américains de Bancroft en 2023 et enfin des Ougandais en 2024.

Au dernier constat, le pouvoir de Bangui qui a modifié illégalement la loi fondamentale dans l’optique de confisquer le pouvoir en s’offrant la possibilité d’un troisième mandat se retrouve avec un nombre pléthorique de forces étrangères armées jusqu’aux dents sur le territoire national.

Au regard des inquiétudes lisibles sur le front de chaque centrafricain qui ne cesse de subir la terreur  multiforme de ses différentes forces militaires, le citoyen lambda s’interroge :

Quel est le projet de compiler plusieurs forces militaires étrangères sur le territoire national ?

Quels sont les contenus de ces différents accords de défense ?

L’assemblée nationale a t-elle donné son autorisation pour la ratification de ces différents accords de défense ?

N’existe t-il pas de risques d’enchevêtrement ou de chevauchement des intérêts politiques, économiques et géostratégiques de ses forces militaires et paramilitaires sur le développement du pays ?

Ces différents accords de défense présentés comme des atouts pour la stabilité politique du pouvoir de Bangui ne peuvent-ils pas s’ériger en piège infernal contre leurs promoteurs ?

En tout état de cause, la stratégie de confiscation de pouvoir qui institutionnalise la culture de la terreur et la rupture de la tradition démocratique peine à convaincre les observateurs nationaux et internationaux et ouvre royalement la voie à une crise politique sans précédent.

Pour finir, n’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on aimerait pas qu’on nous le fasse, on ne récolte au passage que ce qu’on a semé et qu’au final les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

Par Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste,

Administrateur des élections.

 

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Malnutrition Aiguë en Centrafrique : L’Écart entre les Faits et les Statistiques

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Malnutrition Aiguë en Centrafrique : L’Écart entre les Faits et les Statistiques

 

Parfait Dosséli, is a nurse supervisor at Bossangoa’s hospital and he is working in the nutrition department. Every day, he provides treatment to malnourished children. He is pictured here giving intravenous treatment to a child suffering from a form of malnutrition called marasmus.CopyrightMSF.

 

 

Bangui, 18 février 2024 (CNC)  

La présentation des résultats sur la malnutrition aiguë en Centrafrique suscite des doutes quant à la manipulation des chiffres. Une soi-disant avancée soulève des questions cruciales.

 

La réduction de la malnutrition aiguë en Centrafrique, présentée comme une avancée significative, nécessite un examen minutieux. Le Dr Belou Siolombari, chef de service de nutrition au ministère de la Santé, souligne le processus lent sur 29 mois. Cependant, la prudence est de mise face à cette déclaration triomphante.

 

L’étude vise à simplifier le traitement de la malnutrition aiguë, avec une réduction des médicaments et des critères d’admission. Bien que le Dr Siolombari parle d’un “très grand pas”, il est crucial de se demander si cette simplification ne compromet pas la qualité des soins. Les implications à long terme sur la santé des enfants méritent une réflexion approfondie.

 

Le discours sur la réduction du taux de malnutrition aiguë de 6-7% à 5% est présenté comme une réussite. Cependant, les chiffres nécessitent une analyse approfondie. Est-ce une véritable amélioration ou une manipulation statistique pour masquer des lacunes potentielles dans le traitement des cas sévères?

 

La référence à l’OMS et son objectif d’atteindre un taux inférieur à 5% soulève des questions sur la crédibilité des données présentées. La pression pour se conformer aux normes internationales peut parfois conduire à des pratiques douteuses. La population mérite une transparence totale sur la méthodologie utilisée et les décisions prises.

 

Le pays est appelé à se réunir pour discuter des mesures à prendre, mais quelles garanties avons-nous que les résultats de l’étude seront appliqués de manière éthique? Les intérêts politiques ou financiers pourraient-ils influencer les décisions au détriment de la santé des enfants?

 

En un mot, la réduction de la malnutrition aiguë doit être applaudie, mais la transparence et la rigueur scientifique sont cruciales pour garantir des soins de qualité.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Forum de Consolidation de la Paix à Kaga-Bandoro : Vers des Stratégies Innovantes pour Préserver la Sérénité

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Forum de Consolidation de la Paix à Kaga-Bandoro : Vers des Stratégies Innovantes pour Préserver la Sérénité

 

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La ville de Kaga Bandoro engagée sur la voie de la paix et du vivre ensemble

 

 

Bangui, 18 février 2024 (CNC)  

 La Clôture du forum à Kaga-Bandoro jeudi dernier a marqué un engagement fort en faveur de la paix, réunissant divers acteurs pour proposer des stratégies novatrices.

 

Jeudi dernier, la ville de Kaga-Bandoro a été le théâtre de la clôture d’un forum crucial, organisé par la plateforme des organisations de la société civile de la Nana-Gribizi. L’objectif principal de cet événement était de formuler des stratégies visant à maintenir la paix dans une région secouée par des années de conflits armés.

 

Pendant deux jours, les participants, représentant divers secteurs de la société, ont pris part à des discussions constructives. La plateforme de la société civile, composée de leaders religieux, de jeunes, de représentants de comités locaux de paix et de réconciliation, ainsi que de responsables d’organisations féminines, a joué un rôle central dans la coordination de cet événement. Des fonctionnaires, des conducteurs de moto-taxi, des chefs de quartier, des commerçants et des personnes vivant avec un handicap ont également contribué à la diversité des perspectives.

 

Olga Locady Simandelé, présidente de la plateforme, a souligné l’importance de l’unité face aux menaces persistantes. Elle a souligné les attaques de groupes armés dans les préfectures voisines et a appelé toutes les couches de la société à s’engager pour la paix, mettant particulièrement l’accent sur la jeunesse, souvent vulnérable aux influences conflictuelles.

 

“Dans les préfectures voisines, des groupes armés attaquent, et c’est pourquoi nous avons appelé toutes les couches et tous les jeunes. Les jeunes sont souvent les premiers à prendre les armes. Nous disons plus jamais ça, nous voulons la paix dans notre préfecture”, a déclaré Mme Simandelé.

 

Les participants ont émis des recommandations cruciales pour renforcer la paix dans la région. Désiré Fulbert Hondo, rapporteur général du Présidium, a souligné la nécessité pour le gouvernement d’accélérer le processus de cartographie des couloirs de transhumance. Il a également appelé à une intensification des efforts de sensibilisation dans les zones concernées, ainsi qu’à la promotion d’un dialogue communautaire entre agriculteurs et éleveurs. Une demande de renforcement des capacités des acteurs de la justice, tant formels qu’informels, a également été soulignée.

 

Selon Awat Mahamat, sous-préfet de Kaga-Bandoro, un suivi rigoureux des recommandations émanant du forum est prévu. “Le CMO, qui est le comité de mise en œuvre préfectoral, présidé par le préfet, va pouvoir suivre les recommandations. Nous pouvons aussi, toutefois, convoquer une réunion afin de réviser ces recommandations pour que ces recommandations soient réalisées”, a-t-il déclaré.

 

Le forum de Kaga-Bandoro a jeté les bases d’une action concertée pour la paix, avec des recommandations concrètes pour un avenir plus serein.

 

Par Alfred Bazoui

Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi

 

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Vers une Transhumance Pacifique : Initiatives locales à Beya Nana

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Vers une Transhumance Pacifique : Initiatives locales à Beya Nana

 

Centrafrique.org/en-centrafrique-des-eleveurs-pris-en-tenaille-entre-milices-et-militaires-y-compris-les-mercenaires-de-wagner/une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-bossemptele-et-baoro/” rel=”attachment wp-att-53088″ data-wpel-link=”internal”>Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro
Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 18 février 2024 (CNC)  

Les autorités locales de Beya Nana, près de Bouar, dans la Nana-Mambéré, ont récemment orchestré une rencontre entre agriculteurs et éleveurs. Une démarche proactive pour favoriser la coexistence pacifique pendant la transhumance.

 

La commune de Beya Nana, située à proximité de Bouar, se prépare activement pour la prochaine saison de transhumance. Lundi dernier, elle a été le théâtre d’une réunion stratégique réunissant les principaux acteurs du monde rural, à savoir les agriculteurs et les éleveurs.

 

L’objectif principal de cette rencontre était de trouver des solutions pour assurer une transhumance sans heurts dans la région. Les autorités locales ont mis en avant l’importance de la collaboration entre ces deux groupes pour garantir la paix et le vivre-ensemble pendant cette période cruciale.

 

Les agriculteurs ont exprimé leurs préoccupations quant aux dégâts potentiels causés par le bétail lors de la transhumance. Ils ont souligné la nécessité de mettre en place des mesures préventives pour protéger les récoltes et préserver les moyens de subsistance locaux.

 

De leur côté, les éleveurs ont partagé les défis auxquels ils sont confrontés en termes de recherche de pâturages adéquats tout en évitant les zones agricoles. La question de la cohabitation pacifique entre les deux activités économiques était au cœur des débats.

 

L’initiative des autorités locales a mis en lumière l’importance de sensibiliser tous les acteurs du développement rural à la nécessité d’une transhumance apaisée. Des discussions ont eu lieu sur la mise en place de comités de médiation locaux, composés de représentants des deux parties, pour résoudre rapidement les conflits potentiels.

 

L’aspect environnemental a également été abordé, avec des suggestions pour promouvoir des pratiques agricoles durables et la gestion responsable des pâturages. Cette approche intégrée vise à trouver un équilibre entre les besoins agricoles et ceux de l’élevage, tout en préservant l’environnement.

 

Il est essentiel de souligner l’importance de cette initiative locale dans le contexte plus large de la République centrafricaine. La coopération entre agriculteurs et éleveurs ne se limite pas seulement à Beya Nana, mais elle peut servir d’exemple pour d’autres régions confrontées à des défis similaires.

 

En réalité, l’engagement des autorités locales à Beya Nana en faveur d’une transhumance pacifique est un pas significatif vers un développement rural harmonieux.

 

Par Gervais Lenga

 

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Urgence quartier Sara à Bangui :  10 Éleveurs Peul Enlevés par les Éléments FACA de BIT7

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Urgence quartier Sara à Bangui :  10 Éleveurs Peul Enlevés par les Éléments FACA de BIT7

 

Centrafrique.org/Centrafrique-derniere-minute-deux-vehicules-militaires-tchadiens-desarmes-a-la-frontiere-par-des-faca/patrouille_soldats_faca_sibut_centrafrique_corbeaunews-3/” rel=”attachment wp-att-25608″ data-wpel-link=”internal”>Image d'illustration d'une patrouille des soldats FACA à Sibut. CopyrightCNC.
Image d’illustration d’une patrouille des soldats FACA . CopyrightCNC.

 

 

Bangui, 16 février 2024 (CNC) –

 Dans une nuit dangoisse à Bangui, le quartier Sarah a été le théâtre dune opération brutale menée par les éléments du septième bataillon d’infanterie territoriale (BIT-7). Dans un acte choquant, 10 éleveurs Peul ont été enlevés, plongeant les habitants dudit quartier dans la peur et lincertitude.

 

Dans la nuit du jeudi au vendredi 16 février 2024, aux environs de 23 heures, jusqu’à minuit, une scène tumultueuse s’est déroulée au quartier Sarah à Bangui. Les éléments du 7e bataillon d’infanterie territoriale ont fait une entrée fracassante à bord de leurs véhicules blindés, perturbant la quiétude du quartier. La population, curieuse, est sortie de chez elle pour observer la situation.

 

Au cours de cette intervention musclée, les soldats FACA ont appréhendé dix éleveurs Peul. Ces hommes étaient des vendeurs de bétail, venus pour commercialiser leurs bovins sur le marché à bétail, également connu sous le nom de marché Bouboui, situé à 45 kilomètres de Bangui, sur la route de Boali. Après leurs activités commerciales, ils avaient l’habitude de passer la nuit chez leurs proches au quartier Sara.

 

Les soldats FACA ont arrêté ces éleveurs et les ont emmenés vers une destination inconnue, laissant les voisins perplexes et inquiets. Sur place, des murmures se sont élevés, alimentant les soupçons selon lesquels les soldats avaient orchestré un prétexte pour braquer les éleveurs. La raison en serait leur connaissance de la vente de bétail par ces derniers, suscitant l’intérêt des soldats pour l’argent potentiellement en leur possession.

 

Cette situation soulève des questions quant à la légalité des actions des forces de sécurité et à la protection des droits des éleveurs Peul à Bangui. Les habitants du quartier expriment leur mécontentement face à cette apparente pratique généralisée de braquage, où même les forces de l’ordre sont impliquées, en plus des mercenaires de Wagner et des policiers de l’OCRB.

 

Cette série d’incidents met en lumière une réalité alarmante où le braquage semble être devenu monnaie courante, avec des acteurs variés mais préoccupants. Dans ce contexte, la confiance dans les forces de sécurité est remise en question, et une action urgente est nécessaire pour restaurer la sécurité et la confiance au sein de la population.

 

Par Alain Nzilo

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Les pratiques énigmatiques de Touadéra : L’étrange “changement de mentalité” à travers les yeux du politologue Fari Taheruka Shabazz

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Les pratiques énigmatiques de Touadéra : L’étrange “changement de mentalité” à travers les yeux du politologue Fari Taheruka Shabazz

 

Centrafrique.org/les-barrieres-illegales-un-fardeau-ecrasant-pour-les-populations-du-nord-ouest/img-20240129-wa0059-1/” rel=”attachment wp-att-72931″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/IMG-20240129-WA0059-1-450×229.jpg” alt=”Le président des pauvres pour la pauvreté Faustin Archange Touadera habillé en polo rouge, pentalon noir en casquette bleu, debout devant un millier des femmes assises à même à terre affichant des signes de sollicitations en aide à lui” width=”485″ height=”247″ />
Le président des pauvres pour la pauvreté Faustin Archange Touadera en visite chez ses pauvres à Bangui

 

 

Bangui, 15 février 2024 (CNC) – Le 7 février 2024, suite à l’annulation de son déplacement à Washington par les USA, le président putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera a plongé dans une étrange cérémonie, baptisée sobrement “changement de mentalité”. Cette analyse explore les liens entre cette opération mystérieuse et la secte sud-coréenne International Youth Fellowship (IYF), révélant des ramifications inquiétantes.

 

Le 7 février 2024, à Bangui, les événements prennent une tournure énigmatique alors que le président putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera, contraint par l’annulation de son déplacement à Washington par les USA, se plonge dans une cérémonie étrange qu’il nomme sobrement “changement de mentalité”. Cette décision suscite des interrogations quant à ses motivations réelles, et l’analyste politique Fari Taheruka Shabazz décrypte ces séquences, dévoilant des nuances de magie noire à travers le voile de la politique.

 

L’analyse poussée de Fari Taheruka Shabazz révèle un acteur clé dans ce mystère : l’International Youth Fellowship (IYF), une secte déguisée en organisation non gouvernementale (ONG). Cette entité sud-coréenne, prétendument affiliée aux baptistes, opère dans l’ombre en menant une mission d’envoûtement au sein des hautes sphères administratives centrafricaines. Le “changement de mentalité” semble être plus qu’une simple expression politique, éveillant des inquiétudes quant à l’influence occulte de l’IYF dans le pays.

 

Le fondateur de l’IYF, le Révérend Ock Soo Park, émerge comme une figure centrale dans cette toile mystérieuse. Malgré l’affiliation auto-proclamée aux chrétiens baptistes de Corée du Sud, plusieurs entités ecclésiastiques coréennes rejettent l’IYF en tant que secte. Fari Taheruka Shabazz souligne cette dichotomie, suggérant que derrière le masque chrétien se cache un agenda occulte visant à manipuler les Africains à travers des pratiques mystiques.

 

L’analyse de Fari Taheruka Shabazz  s’approfondit en examinant l’infiltration réussie de lIYF en Ouganda, où la Première Dame a facilité un envoutement préoccupant des jeunes. Shabazz alerte sur les conséquences de cette manipulation, soulignant l’accaparement de terres et de ressources naturelles par cette secte dissimulée. Les ramifications de cette influence occulte s’étendent au-delà des rituels mystérieux, atteignant des aspects concrets de la vie quotidienne et des ressources nationales.

 

Avec les actions criminelles de Faustin Archange Touadera, c’est maintenant aux Centrafricains d’être exposés aux manœuvres de l’IYF. Shabazz interroge la conscience des hauts fonctionnaires, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, se demandant s’ils sont conscients du caractère sectaire de l’IYF et de son objectif d’envoûtement. Cette mise en garde souligne l’importance de la vigilance face à des manipulations occultes qui pourraient compromettre la souveraineté nationale et les intérêts des citoyens.

 

En réalité, l’analyse perspicace de Fari Taheruka Shabazz met en lumière les connexions déconcertantes entre la politique de Faustin Archange Touadera et les pratiques occultes de l’IYF. La question demeure : les hauts fonctionnaires centrafricains sont-ils conscients du jeu occulte auquel ils participent, ou sont-ils les pions involontaires d’une manipulation déguisée en “changement de mentalité”? Cette réflexion appelle à une vigilance accrue et à une compréhension approfondie des forces qui façonnent la politique nationale.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique :  l’OCRB désormais sous le contrôle total de Wagner

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l’OCRB désormais sous le contrôle total de Wagner

 

 

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Un véhicule de patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, 16 février 2024 (CNC) – Dans l’ombre grandissante de Wagner, l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), autrefois pilier de la police centrafricaine en matière du banditisme comme son nom l’indique, est devenu les bras armés de la police politique du pouvoir et désormais confié au commandement et contrôle total des mercenaires du groupe Wagner. Ce passage a jeté un voile inquiétant sur la vie quotidienne des citoyens, instaurant une atmosphère de peur généralisée. Plongeons dans les rouages de ce changement abrupt et examinons les implications qui en découlent. 

  

Au cœur de cette prise de contrôle opérée par le groupe Wagner sur l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), chaque facette de l’unité est désormais étroitement orchestrée par les membres de Wagner. Les patrouilles, les arrestations, les interrogatoires, les tortures, et même les actes d’assassinat au sein de l’OCRB sont dictés et soumis à leur autorité absolue. Son directeur, le commissaire divisionnaire de la police Armel BARABA, est devenu un instrument de service de ces mercenaires. Ce n’est plus seulement la corruption et la violence endémiques qui régnaient précédemment au sein de l’OCRB, mais une escalade exponentielle de ces abus. Les mercenaires du groupe Wagner imposent leur loi en dépouillant la population, exigeant des sommes d’argent, kidnappant des citoyens pour les contraindre à verser des rançons. 

  

Avant même cette mainmise de Wagner, l’OCRB du commissaire divisionnaire de la police Armel BARABA comme outil de service, était déjà plongé dans un abîme de corruption aggravée et de violences inouïes, mais avec le groupe Wagner aux commandes, ces actes sont amplifiés de manière déconcertante. Cette unité d’élite de la police nationale, qui autrefois représentait la tête de la police centrafricaine, devient une marionnette entre les mains de forces étrangères, des mercenaires au service d’un régime. Les actions de l’OCRB, de l’interpellation à la mise en justice, sont désormais dictées par le groupe Wagner. Ces mercenaires de Wagner imposent les infractions commises à prendre en compte, façonnent les accusations et influencent les verdicts en dictant les peines à prononcer aux juges, sapant ainsi la véritable indépendance judiciaire dans le pays. 

  

Cette mainmise totale sur l’OCRB signifie que la justice, en tant qu’institution, est assujettie aux intérêts de la Russie. La population centrafricaine, en conséquence, endure les conséquences dévastatrices de cette influence néfaste de la Russie. Avec l’OCRB, en tant que tête de la police, sous le contrôle absolu du groupe Wagner, le pays est plongé dans un chaos incontrôlé. Les fondements mêmes de la nation sont ébranlés, laissant le pays dans un état de désarroi total, et le futur semble incertain, voire sombre. 

  

Rappelons qu’avec l’OCRB du commissaire divisionnaire de la police Armel BARABA est désormais sous le contrôle absolu du groupe Wagner, la population centrafricaine vit dans l’ombre de l’incertitude. La peur généralisée a éclipsé les discussions publiques, laissant les citoyens contraints au silence. Les implications à long terme de cette mainmise étrangère sur la sécurité nationale soulèvent des questions cruciales sur la souveraineté et le destin du peuple centrafricain. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Affaire Missy Momo : quand la ministre de l’Urbanisme devient la cible du Directeur Général de l’ONASPORT

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Affaire Missy Momo : quand la ministre de l’Urbanisme devient la cible du Directeur Général de l’ONASPORT.

 

Au centre culturel Missi Momo

 

 

Bangui, 16 février 2024 (CNC) – Dans l’affaire conflictuelle aux multiples facettes du centre culturel Missy Momo, est né un autre conflit aux facettes aussi multiples qui s’émerge. Il met en lumière les tensions entre la préservation culturelle et les intérêts personnels en République centrafricaine. Au cœur de cette affaire qui laisse apparaitre, intérêts général et intérêt personnel, se trouve la ministre de l’Urbanisme, Madame Nicole Koué, devenue la cible principale de l’indéboulonnable Directeur Général de l’ONASPORT, le sieur Hervé Severin Lidamon. Les enjeux dépassent largement les simples allégations de rénovation des stades, révélant des motivations complexes et des manœuvres purement personnelles. Retour sur les dessous de cette affaire dite, “affaire du Centre Culturel Missy Momo”, de sa création à la vraie vérité qui se cache derrière cette affaire. 

  

La création du Centre Culturel Missi Momo. 

  

Le Centre Culturel Missy Momo avait initialement été installé devant le lycée Barthélemy-Boganda à Bangui, sur l’avenue de l’Indépendance. Cependant, une nuit tragique, le Centre Culturel fut la cible d’une destruction massive. Des individus vinrent, saccagèrent, et pillèrent les installations du Centre Culturel Missy Momo à leurs guises. 

  

Suite à cet événement dévastateur, le promoteur du centre culturel prit l’initiative d’adresser une correspondance au ministre de la Jeunesse et des Sports. En réponse, le ministre lui trouva un espace dans les environs du stade, un local en piteux état, qu’il parvint à transformer pour y installer le Centre Culturel Missy Momo. 

  

Cependant, avec le changement de ministre de la Jeunesse et des Sports, et la nomination du nouveau Directeur Général de l’ONASPORT, une nouvelle directive fut émise. Le DG de l’ONASPORT, l’indéboulonnable Hervé Severin Lidamon a décidé unilatéralement de résilier le contrat du Centre Culturel Missy Momo pour cette portion de terre, exigeant ainsi le départ sans condition du Centre Missy Momo de la zone, obligeant son initiateur à recourir à la hiérarchie républicaine. 

  

Intervention du président Touadera et traitement au niveau ministériel. 

  

Face à la décision unilatérale du tout puissant, l’indéboulonnable Directeur Général de l’ONASPORT de résilier le contrat du Centre Culturel Missy Momo, le promoteur de cette institution culturelle prit des mesures pour défendre ses droits. Il adressa une lettre au président de la République, avant son putsch, Monsieur Faustin Archange Touadera, exposant la situation et sollicitant son intervention. Le Président Touadera, prenant cette affaire au sérieux, transmit la lettre à son directeur de cabinet avec une notation explicite. 

  

La lettre fut alors acheminée au ministère de l’Urbanisme pour traitement. Sous l’impulsion présidentielle, le ministère de l’Urbanisme entama des démarches pour régler ce différend. Le promoteur du Centre Culturel Missy Momo fut contacté afin de signer un accord officiel pour l’attribution de la portion de territoire en question. 

  

Cependant, le ministère de l’Urbanisme émit des exigences spécifiques avant de concéder ce territoire. Des conditions strictes furent posées, notamment la garantie d’un accès gratuit pour les musiciens et d’autres engagements envers la communauté. En échange du respect de ces conditions, le ministère l’Urbanisme apposa sa signature sur le contrat avec le Centre Culturel Missy Momo, officialisant ainsi leur accord. A ce niveau, le contrat liant le Centre Culturel Missi Momo à l’ONASPORT, résilié unilatéralement par son DG, est mort et enterré. 

  

Cette démarche administrative permet tout simplement de clarifier, en droit simple, la situation et de garantir la légitimité du Centre Culturel Missy Momo dans son emplacement actuel. 

 

directeur général de l'ONASPORT , Lidamon
directeur général de l’ONASPORT , Lidamon. Photo CNC

 

Confrontation judiciaire et tentatives de destruction. 

  

Malgré les décisions favorables de la justice en faveur du Centre Culturel Missy Momo, le Directeur Général de l’ONASPORT persiste dans ses efforts pour détruire le centre. À trois reprises, le Directeur Général a porté l’affaire devant la justice, mais chaque fois, ses demandes ont été rejetées, la justice accordant systématiquement raison au Centre Culturel Missy Momo. 

  

Face à ces revers judiciaires, l’indéboulonnable Directeur Général de l’ONASPORT s’enfiche et exprime ouvertement son intention de détruire le Centre Culturel Missy Momo par des moyens coercitifs. Des tracteurs furent envoyés pour procéder à la destruction, mais grâce à la mobilisation des jeunes centrafricains, cette tentative fut contrée avec succès. 

  

Malgré cet échec initial, l’indéboulonnable Directeur Général de l’ONASPORT n’abandonne pas sa volonté de détruire le Centre Culturel Missy Momo. 

 

des militaires devant le centre culturel Missy Momo
des militaires devant le centre culturel Missy Momo

 

Nouvelle stratégie et rhétorique du Directeur Général de l’ONASPORT.  

  

Face à une série d’échecs et de stratégies infructueuses, l’indéboulonnable Directeur Général de l’ONASPORT a adopté une nouvelle approche pour tenter de justifier ses actions et rallier l’opinion publique à sa cause. Il met désormais en avant le prétexte fallacieux de la rénovation du stade Barthélémy Boganda, qu’il prétend être bloquée en raison de la présence du Centre Culturel Missy Momo dans le secteur. 

  

Cette nouvelle stratégie vise à détourner l’attention du public en mettant en avant la rénovation des stades comme justification de ses actions contre le Centre Culturel Missy Momo et par extension, contre la loi et contre la justice. Pourtant à proximité de ce même stade, se trouve le terrain d’entraînement du club sportif Tempête Mocaf, qui a été récupéré et transformé en un centre culturel à but lucratif par Monsieur Alfred Poloko, un cadre du MCU, président du Conseil Économique et Social et membre de la loge de cryptomonnaie comme lui Hervé Severin Lidamon. 

  

Malgré la présence d’autres structures et bâtiments dans le secteur, tels que des immeubles construits par des Libanais, des ateliers de menuiserie des Camerounais et des restaurants, des buvettes, le Directeur de l’ONASPORT Hervé Severin Lidamon ne cible que le Centre Culturel Missy Momo, situé plus loin dans le centre. Cette focalisation sélective remet en question les véritables motivations nichées derrière la tête du sieur Hervé Severin Lidamon, Directeur de l’ONASPORT et soulève des doutes sur la crédibilité de sa nouvelle stratégie. 

  

Pressions et manipulations sur la ministre de l’Urbanisme. 

  

Malgré sa nouvelle stratégie axée sur la rénovation du stade Barthélemy-Boganda, Hervé Severin Lidamon , Directeur Général de l’ONASPORT intensifie également la pression sur la ministre de l’Urbanisme. Sur les réseaux sociaux, une campagne de diffamation est mise en œuvre et orchestrée par avatars, insinuant que la ministre entretient des liens avec un opposant centrafricain et divulgue des informations confidentielles du Conseil des ministres à l’opposition. Ces attaques infondées visent tout simplement à fragiliser la position de la ministre en la poussant à la démission et à influencer l’opinion publique en sa défaveur. 

  

Malgré ces attaques, la ministre maintient son calme et demeure ferme dans sa position comme une poule couveuse. Il est important de souligner que la décision concernant l’attribution de l’espace à Missy Momo ne relève pas de la seule autorité de la ministre, mais aussi celle du président de la République et validé par plusieurs décisions du tribunal.  

 

Le contrat signé entre le ministère de l’Urbanisme et Missy Momo est de ce fait, hors compétence du ministère de la Jeunesse et des Sports et de plus simpliste encore pour ainsi dire vrai, dépasse la tête d’un DG comme Hervé Severin Lidamon. Ce contrat est du ressort désormais de la compétence de la justice centrafricaine en cas de litige ou de résiliation qui déterminera les responsabilités et les compensations éventuelles en cas de rupture de contrat. En réalité, y’a une vérité habillée en boubou noir qui se cache derrière. 

 

Armand Touaboy, promoteur culturel, chef d'entreprise
Armand Touaboy, promoteur culturel, chef d’entreprise

 

La vérité derrière le conflit avec Missy Momo. 

  

La véritable motivation du sieur Hervé Severin Lidamon, Directeur Général de l’ONASPORT dans le conflit avec Missy Momo, une personne publique, reste un mystère. Au-delà des prétendues préoccupations concernant la rénovation du stade, la vraie raison ne se situe pas entre ces deux personnes publique, ONASPORT et MISSY MOMO, qui œuvrent pour des intérêts publics, mais plutôt entre deux personnes physiques, Hervé Severin Lidamon et Armand Touaboy. Il semble que cette affaire soit motivée par des intérêts personnels muets comme des carpes. 

  

Il est impératif que Hervé Severin Lidamon, le Directeur Général clarifie ses véritables motivations au lieu de manipuler l’opinion publique avec des allégations infondées. La résolution de ce conflit nécessite une transparence totale et une volonté de coopération pour parvenir à un accord équitable et durable. 

 

Par Alain Nzilo

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Face aux crimes de Wagner, les Centrafricains doivent s’armer du courage.

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Face aux crimes de Wagner, les Centrafricains doivent s’armer du courage.

 

 

Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires russes de Wagner occupant l'État major des rebelles en Centrafrique
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique

 

Bangui, 16 février 2024 (CNC) – Dans les rues poussiéreuses, le ciel nuageux où des plaines à l’infinie se lisent sur des visages des humains en République centrafricaine résonne une épopée méconnue, une saga de courage et de détermination face à la menace implacable du groupe Wagner. Et face à cette menace implacable et des crimes de Wagner, les Centrafricains doivent s’armer du courage en attendant le jour de Dieu. Cette histoire, écrite dans les pas de citoyens intrépides, souligne la résilience d’une nation confrontée à l’ombre sinistre de Wagner et de ses complices. Plongeons dans cette épopée du courage, où les Centrafricains tracent un récit de bravoure dans la lutte contre l’injustice. 

  

Dans les rues poussiéreuses de la République centrafricaine, le ciel aussi change de couleur et un défi colossal émerge, s’inscrivant dans la menace implacable des mercenaires du groupe Wagner. Face à ce tourbillon de terreur, les fils et filles de la nation centrafricaine doivent puiser dans le réservoir infini de courage et d’esquive pour contrer les manœuvres criminelles, souvent orchestrées en complicité tacite avec le président putschiste Faustin Archange Touadera qui se bat pour transformer le pays en une monarchie. 

  

La bravoure centrafricaine doit se manifester dans la résolution collective de confronter l’ombre inquiétante des mercenaires de Wagner. Les actes impitoyables de ce groupe criminel exigent une réponse audacieuse, ancrée dans la détermination inébranlable de la population à préserver son intégrité et sa dignité humaine. C’est dans cette quête de courage et d’action que les Centrafricains trouveront la force de défier les crimes perpétrés par le groupe Wagner, un défi sans frontière, DSF, qui va transcender les limites de la peur. 

  

La lutte contre Wagner ne se résume pas uniquement à repousser par les armes les forces malveillantes qui assaillent la nation. C’est aussi un combat pour la vérité par la vérité, la justice par la justice, et la sauvegarde des valeurs fondamentales par une résistance pacifique et collective qui définiront l’identité centrafricaine à l’instar de la “guerre du Kongo-wara. Les citoyens doivent s’armer non seulement de courage physique, mais aussi de la force morale nécessaire pour résister à l’injustice et à la tyrannie qui se cachent derrière le masque de Wagner. 

  

Les crimes perpétrés en complicité avec le président putschiste Faustin Archange Touadera ajoutent une dimension particulière à ce défi insurmontable. La résistance contre Wagner devient ainsi une quête pour la restauration de la démocratie et de l’équité. Les Centrafricains se trouvent face à un choix crucial : rester sous le joug de la peur instillée par Wagner et ses alliés ou s’élever avec bravoure pour réclamer la liberté et la dignité. 

  

Dans cette lutte, la nécessité d’une unité inébranlable prend tout son sens. Les différentes communautés, malgré leurs différences, doivent se rassembler dans un élan de solidarité. C’est en forgeant des alliances, en dépassant les clivages, que la nation centrafricaine pourra véritablement faire front contre la menace de Wagner. 

  

Il est plus qu’important que le centrafricain, dans toutes ses strates, se dote de ressources psychologiques et émotionnelles pour affronter ce défi colossal. L’éducation à la bravoure, la diffusion de récits inspirants de résistance, et la promotion des valeurs fondamentales de justice deviennent des outils essentiels dans cette lutte acharnée. 

  

Notons que la quête de courage pour affronter le groupe Wagner et les complicités présidentielles devient un appel à l’âme profonde de la République centrafricaine. Dans cette résistance, les Centrafricains forgent leur destin, non seulement en repoussant l’ombre de Wagner, mais en inscrivant un récit de bravoure qui résonnera à travers les générations à venir. La lutte continue, car dans chaque acte de courage, la nation centrafricaine se rapproche un peu plus de la lumière qui dissipera les ténèbres de l’oppression. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Incendie dévastateur au quartier Castors à Bangui : une famille échappe de justesse à la catastrophe

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Incendie dévastateur au quartier Castors à Bangui : une famille échappe de justesse à la catastrophe

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240215-WA0069-450×300.jpg” alt=”Deux adolescents curieux de même âge, un en chemise jaune et l’autre, dernier lui en chemise bleue tenant un ballon de foot à la main, entrain de marcher sur les gravats de la maison incendiée au quartiers Castors à Bangui ” width=”450″ height=”300″ />
Ce qui reste de la maison incendiée au quartier Castors dans le 3eme arrondissement de Bangui.

 

Bangui, 16 février 2024 (CNC) – Une tragédie a frappé le quartier Castor à Bangui. Une maison familiale a pris feu avec un incendie destructeur qui sort par derrière, plongeant les voisins de cette habitation dans une angoisse généralisée durant plusieurs heures, et les occupants dans le désespoir à la fin de l’incendie. 

  

Dans la nuit du mercredi au jeudi 15 février 2024, un incendie dévastateur a éclaté au quartier Castors à Bangui, réduisant en cendres une maison familiale. Les sinistrés, locataires de la maison, ont été les témoins impuissants de la destruction totale de leur foyer. Malgré les appels au service de secours, comme d’habitude, aucune assistance des pompiers n’a été obtenue, laissant les voisins comme seuls secours pour évacuer les membres de la famille. 

  

Les voisins, qui ont agi rapidement, ont sauvé la vie des occupants, mais la maison a été réduite à néant. Même les murs de la maison ont aussi cédé à la pression du feu. Parmi les sinistrés, il y avait une forte suspicion quant à l’origine criminelle de l’incendie. Des témoins auriculaires ont rapporté avoir entendu une moto passer à grande vitesse juste avant le déclenchement des flammes. Par déduction, ils pensent que le criminel aurait pu lancer un dispositif incendiaire sur la maison avant de s’enfuir en moto à vive allure. 

  

Cependant, aucune preuve concrète n’a été trouvée pour étayer cette théorie, et il reviendra aux autorités chargées de l’enquête de déterminer, si elles le peuvent, mais c’est très rare, les causes exactes de cet incendie tragique. En attendant, la famille sinistrée doit faire face à un déséquilibre de son foyer et à la reconstruction de sa vie dans des circonstances extrêmement difficiles. 

 

Deux adolescents curieux sur le site de la maison incendiée au quartier Castors à Bangui. Le plus grand en chemise bleu et le plus petit en chemise multicolore, collant à l’arbre en train d’observer les dégâts.
Deux adolescents curieux en observation sur le site de la maison incendiée au quartier Castors à Bangui.

 

Malgré la perte matérielle immense, la solidarité des voisins a offert un rayon d’espoir à une famille confrontée à l’adversité. L’incendie au quartier Castor rappelle la fragilité de la vie et la force de la communauté dans les moments les plus sombres. 

 

Par Éric Azoumi

 

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Centrafrique : A Berongo, les détonations d’armes des Wagner causent des ravages et des traumatismes

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Centrafrique : A Berongo, les détonations d’armes des Wagner causent des ravages et des traumatismes

 

Centrafrique.org/rca-grave-accident-de-circulation-impliquant-un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-pissa-trois-morts-et-cinq-blesses/barriere-de-la-gendarmerie-de-pissa/” rel=”attachment wp-att-48031″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Barriere-de-la-gendarmerie-de-Pissa-450×257.jpg” alt=”Barrière de la gendarmerie de Pissa” width=”450″ height=”257″ />
La barrière de la gendarmerie de Pissa, au croisement Moungoumba et Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA. Photo CNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 16 février 2024 (CNC) – Les villages avoisinants de Bérengo, dans la Lobaye, notamment Bongombé 1 et 2, crient au secours face aux conséquences dévastatrices des détonations d’armes des Mercenaires russes de Wagner tirées depuis leur camp militaire implanté dans le palais impérial de Bokassa à Bérengo, son village natal, des détonations qui engendrent des crises traumatiques aux habitants et des fissures des nombreuses maisons. 

  

Les habitants des villages environnants de Bérengo, tels que Bongombé 1 et Bongombé 2, vivent dans l’angoisse quotidienne similaire aux angoisses au temps d’une guerre mondiale. A l’origine, les détonations d’armes lourdes provenant du camp militaire russe de Bérengo. Les conséquences de ces explosions répétées sont dévastatrices, causant des crises parmi la population et fissurant de nombreuses maisons. 

  

William et ses amis, témoins directs de la situation, partagent leurs inquiétudes sur les répercussions de ces détonations. Selon eux, une vingtaine de maisons ont déjà été fissurées, attribuant ces dommages aux détonations d’armes lourdes à proximité du camp militaire. Les hélicoptères de Wagner, passant régulièrement à basse altitude, contribuent également aux traumatismes et aux fissures observées. 

  

Les militaires effectuant leurs essais à seulement 100 mètres du camp, les conséquences s’étendent au-delà des dégâts matériels. Celestine Kalanzoukouma souligne que ces détonations provoquent parfois des crises cardiaques, créant un climat de traumatisme généralisé parmi les habitants. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables, subissant des crises fréquentes en raison de cette situation stressante. 

  

Les détonations d’armes ne se limitent pas aux dommages physiques et émotionnels, mais affectent également le quotidien des élèves du lycée de Berengo. Florida, une élève, témoigne des difficultés d’apprentissage causées par ces bruits assourdissants. Les tirs récurrents perturbent les cours, entraînant des crises parmi les élèves et des difficultés de concentration. 

  

Vincent de Paul Siro, professeur au lycée de Bérengo, exprime son inquiétude quant à l’impact sur les élèves. Les formations militaires en cours perturbent gravement le déroulement des cours, mettant même la vie de certains élèves en danger. Des évanouissements fréquents nécessitent parfois des mesures de réanimation, soulignant l’urgence d’une résolution à ce problème. 

  

Morin Vongabu, chef du village Bongombé 1 à Bérengo, souligne la nécessité de déplacer les champs de tir loin des zones habitées. Outre les dégâts matériels, il exprime sa préoccupation pour la sécurité de ses administrés et demande que les essais d’armes soient effectués à une distance sûre. 

  

En un mot, la détresse des habitants de Bérengo s’aggrave à mesure que les détonations d’armes russes de Wagner persistent, créant une crise humanitaire urgente nécessitant une action immédiate. Dans le cas contraire, deux générations entières des enfants seront sourdes et peureuses à vie. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Bangui, inauguration d’un bloc opératoire dédié aux chirurgies de la fente labio-palatine

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Bangui, inauguration d’un bloc opératoire dédié aux chirurgies de la fente labio-palatine

 

Centrafrique.org/rca-message-du-pape-francois-en-soutien-a-lhopital-pediatrique-de-bangui/pediatrie-bangui-corbeaunews-Centrafrique-20fevrier2019/” rel=”attachment wp-att-26754″ data-wpel-link=”internal”>
Hôpital pédiatrique de Bangui. Credit photo : Anselme Mbata/CNC.

 

 

Bangui, 16 février 2024 (CNC) – Le complexe pédiatrique de Bangui a récemment accueilli une avancée majeure dans le domaine de la santé pédiatrique. Mercredi dernier, un bloc opératoire flambant neuf a été inauguré, marquant une étape cruciale pour la prise en charge des enfants souffrant de fente labio-palatine, communément appelée bec de lièvre. Rénové par l’ONG Smyth Tren, ce bâtiment réhabilité vise à faciliter les chirurgies gratuites pour les jeunes patients. 

  

Le bloc opératoire rénové, anciennement le bloc A, désormais conforme aux normes internationales, équipé de technologies de pointe. Chaque équipement est présenté avec une attention particulière à la taille des instruments, crucial pour les interventions sur les enfants. Un matériel spécifique, chauffant, est mis en avant en raison de sa nécessité lors des interventions sur les jeunes patients. 

  

Dans la salle d’attente, Vitalia remet son bébé de six mois, né avec une fente labio-palatine, au médecin. Elle exprime son espoir de voir son enfant retrouver un aspect physique normal. D’autres mères partagent son enthousiasme, influencées par les informations entendues à la radio. Le professeur Jean-Christophe Gaudy, directeur du complexe, se montre satisfait de la réalisation, soulignant que l’équipement répond aux exigences spécifiques des interventions délicates sur la fente labiopalatine. 

  

Le directeur explique que le niveau du bloc précédent n’était pas adapté à ces interventions sensibles. Le nouvel équipement sera également utilisé pour d’autres types d’interventions, renforçant ainsi la capacité du complexe pédiatrique à traiter diverses affections. De plus, un véhicule est mis à disposition pour faciliter le déplacement des médecins ou le transport des enfants nécessitant des soins. 

  

La fente labio-palatine, une malformation congénitale, affecte l’alimentation et le développement de la parole des enfants. L’ONG Smyth Tren, impliquée dans ce projet, vise à assurer une prise en charge complète et de qualité pour les enfants atteints de cette malformation. 

  

Rappelons que l’inauguration du bloc opératoire offre une lueur d’espoir aux familles, témoignant de l’engagement envers la santé pédiatrique à Bangui. 

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : inauguration d’un nouveau marché à Matika

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Inauguration d’un nouveau marché à Matika

 

Centrafrique.org/mboki-une-ville-au-bord-de-la-famine/le-marche-central-de-mboki-a-midi/” rel=”attachment wp-att-69764″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Le-marche-central-de-MBoki-a-midi-450×325.jpg” alt=”Le marché central de M’Boki à midi. CopyrightCNC” width=”450″ height=”325″ />
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 16 février 2024 (CNC) –  Les habitants de Matika, dans la commune rurale de Ngougbia, célèbrent l’ouverture d’un nouveau marché, comblant ainsi un besoin crucial pour la population locale.

 

Samedi dernier, l’ONG WHH a inauguré un marché tant attendu à Matika, répondant à une demande essentielle des 7 150 habitants de cette localité située à 20 km de Bambari. La construction du marché a été initiée pour résoudre le problème persistant du manque d’un lieu approprié pour vendre et acheter des produits alimentaires et de premières nécessités.

 

La nouvelle infrastructure a suscité la satisfaction parmi les habitants, mettant en lumière le soulagement ressenti par la population face à la proximité d’un lieu de vente. Martine, une résidente, exprime sa joie d’avoir désormais un endroit dédié à l’installation de ses marchandises. Audrey partage l’espoir que ce marché facilitera l’écoulement des produits champêtres, contribuant ainsi à la satisfaction des besoins financiers.

 

Chantale et Éric soulignent l’importance de cet espace qui permettra aux habitants de vendre localement, incitant même ceux de Bambari à venir y faire leurs achats. Le maire de la commune, Alexandre Sokodé, met en avant le rôle essentiel du marché pour les villages environnants, favorisant l’échange de produits et contribuant au développement de la région.

 

Le responsable du projet à l’ONG WHH, Fredy Miller-Bananzala, explique que la construction du marché de 150 places à Matika répond à la nécessité d’écouler les produits agricoles produits en abondance dans la région. Il souligne les difficultés rencontrées par les habitants qui parcouraient des kilomètres pour vendre leurs produits à Bombarie, et comment cette nouvelle infrastructure facilitera grandement cette tâche.

 

L’inauguration du marché à Matika représente une avancée significative pour le développement local, offrant commodité et opportunités économiques aux habitants et villages avoisinants.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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La BIR, un copier-coller de bataillon EBA sous Kolingba : 40 ans après, une nouvelle Brigade ethnique en Centrafrique voit le jour.

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La BIR, un copier-coller de bataillon EBA sous Kolingba : 40 ans après, une nouvelle Brigade ethnique en Centrafrique voit le jour. 

 

 

Le lancement, 7 février 2023, de la nouvelle brigade de Touadera dénommée Brigade d'Intervention Rapide (BIR) à Bangui par Touadera
Le lancement, 7 février 2023, de la nouvelle brigade de Touadera dénommée Brigade d’Intervention Rapide (BIR) à Bangui par Touadera

 

Bangui, 15 février 2024 (CNC) – Dans une étrange répétition de l’histoire fou, les Centrafricains assistent, avec effarement, à la création d’une Brigade d’Intervention Rapide (BIR), exclusivement composée de membres de l’ethnie Gbakamandja, initiée par le président putschiste Faustin-Archange Touadéra. Une brigade copiée et collée à l’image de l’Escadron Blindé Autonome (EBA) créé il y a 40 ans par le président André Kolingba, critiqué à l’époque pour sa composition ethnique dominante de Yakoma, etnhie de Kolingba et dissous en 1994 dès l’accession au pouvoir du feu Ange Félix Patassé. 

  

Au cœur de cette controverse, la nouvelle Brigade d’Intervention Rapide (BIR) cristallise les préoccupations des Centrafricains, suscitant des parallèles inquiétants avec le passé et soulevant des questions cruciales sur l’avenir de la stabilité nationale. 

  

La création de la BIR par Faustin Archange Touadera, exclusivement composée en majorité des membres de l’ethnie de sa mère, Gbakamandja et de l’ethnie de son père, le peul, résonne curieusement avec l’histoire récente de l’Escadron Blindé Autonome (EBA) formé il y a quatre décennies par le feu président André Kolingba, principalement constitué d’individus de l’ethnie Yakoma. 

  

Les critiques qui avaient alors émaillé la création de l’EBA, accusé de favoritisme ethnique, semblent réapparaître avec la BIR de Touadera. Pour de nombreux Centrafricains, cette unité est perçue comme une extension de la garde présidentielle, une force supplémentaire consolidant la domination d’une ethnie spécifique. 

  

Les préoccupations s’accentuent lorsque l’on considère que la BIR est largement concentrée dans la capitale Bangui avec une apparente préférence pour les missions de sécurité présidentielle plutôt que de répondre aux défis plus urgents dans les provinces. Les appels des citoyens se multiplient pour que cette unité ethnique se déploie efficacement dans tout le pays, particulièrement dans les zones rurales où les groupes armés continuent de menacer la stabilité et qu’elle soit ouverte à toutes les ethnies dans le pays. 

  

Une critique majeure concerne la formation exclusive des éléments de la BIR à l’étranger, souvent perçue comme un investissement inapproprié dans des compétences est largement remises en cause et fortement favorisée pour cette unité ethnique. Les Centrafricains expriment un besoin pressant de voir cette unité dirigée vers les zones de conflit, pour répondre directement aux défis sécuritaires du pays. 

  

Les doutes quant à la véritable mission de la BIR alimentent également les discussions. Est-ce une force destinée à assurer la sécurité du président ? ou une unité prête à affronter les troubles qui sévissent au-delà des frontières de la capitale ? 

  

Dans ce contexte, les attentes du peuple centrafricain sont claires : une unité militaire efficace, capable de faire face aux menaces réelles dans tout le pays, plutôt qu’une force perçue comme le prolongement d’une garde présidentielle ethniquement orientée. 

  

Le défi pour le président putschiste Touadéra réside dans la gestion de cette nouvelle unité militaire, en garantissant que la BIR, loin d’être une force exclusivement centrée sur l’ethnie Gbakamandja, devienne un véritable rempart contre les instabilités intérieures. La transparence sur les missions futures de la BIR, son déploiement équitable sur le territoire national, et une réelle adaptation aux besoins de sécurité du pays sont autant de critères qui définiront son rôle dans l’édification d’une nation centrafricaine unifiée et stable et non dirigée contre les opposants politiques. 

  

Ainsi, alors que le pays aspire à une armée nationale multi-ethnique et professionnelle, le retour à des unités basées sur l’ethnie soulève des doutes quant à la vision politique actuelle. La Centrafrique se trouve à un carrefour où des décisions cruciales devront être prises pour garantir une stabilité durable, loin des ombres du passé. 

 

 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Déclaration de guerre : Les rebelles répondent au général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des FACA

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Déclaration de guerre : Les rebelles répondent au général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des FACA

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-journaliste-auconfort-shadrack-morouba-accuse-a-tort-par-le-chef-detat-major-detre-un-correspondant-du-cnc-a-ete-arrete-et-gravement-torture-puis-incarcere-a/le-general-zephirin-mamadou-remerciant-le-president-touadera-apres-le-port-de-ses-deux-etoiles/” rel=”attachment wp-att-63125″ data-wpel-link=”internal”>Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles
Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles

 

 

Bangui, 15 février 2024 (CNC) – Dans un retournement dramatique de la situation, les groupes armés ont répondu avec une hostilité palpable à l’appel au désarmement émis par le chef d’état-major de l’armée nationale, le général Zéphirin Mamadou. Cette riposte marque un changement significatif dans la dynamique du conflit, plongeant le pays dans une incertitude croissante et faisant craindre des jours encore plus sombres. Explorez avec nous les détails de cette réponse explosive, dévoilant des tensions à leur paroxysme et des implications cruciales pour la stabilité du pays. 

  

Au cœur de cette escalade brutale, l’ultimatum au désarmement lancé par le chef d’état-major et la réponse des groupes armés. Ces derniers ont répondu de manière véhémente à l’ultimatum et à l’appel au désarmement émis par le chef d’état-major de forces armées centrafricaines (FACA), le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, un des protégés des Mercenaires russes de la société Wagner dans le pays. Cette réponse marque un tournant majeur dans le conflit, révélant des implications profondes pour la sécurité nationale face au refus de Touadera d’ouvrir un dialogue avec eux. 

  

L’importance est de rappeler qu’il y a exactement un an depuis l’incident où les rebelles avaient capturé 21 soldats FACA dans la Vakaga, notamment dans la localité de Gordile. À cette époque, les négociations du CICR avaient abouti à la libération de ces soldats après quelques semaines de détention. Durant cette période, les rebelles avaient montré une certaine retenue envers leurs captifs, assurant leur bien-être en veillant à ce qu’ils soient nourris et traités humainement. 

  

Cependant, avec la récente déclaration de guerre du chef d’état-major de l’armée nationale, le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, une sinistre évolution se profile. Ce dernier avait exigé des chefs rebelles qu’ils déposent leurs armes et reviennent sur le droit chemin, les menaçant de conséquences sévères en cas de refus, à l’exemple de ce qui est arrivé au chef d’État-major du Parti pour le Rassemblement Centrafricain, le général rebelle Mohamed Ali alias B-13, l’abatage. Aussitôt, la réponse des groupes armés à cette demande est claire : une déclaration de guerre sans précédent puisque le général rebelle Mohamed Ali alias B-13 est mort dans un affrontement. 

  

Les rebelles ont explicitement annoncé en outre, la fin de la prise d’otages. “ Désormais, tout soldat FACA capturé, même s’il se rend pacifiquement, risque une exécution immédiate, a définitivement confirmé le général rebelle Issa, un chef militaire du FPRC”, joint au téléphone par la Rédaction du CNC. Cette brutale modification de tactique expose tous les soldats de l’armée nationale à un danger de mort imminent, impliquant l’intention des rebelles d’instaurer un climat de terreur partout dans le pays. 

  

La déclaration des groupes armés indique clairement que leur principal objectif devient désormais l’élimination des soldats FACA. La prise d’otages, telle qu’elle a été pratiquée lors de l’attaque de l’année dernière à Ndiffa, ne sera plus tolérée et applicable à eux. Les soldats qui se rendent en signe de reddition seront confrontés à une issue fatale. Cette décision radicale souligne la volonté des rebelles de recourir à des tactiques plus violentes, plus que les tactiques des mercenaires et donc, sans merci. 

  

La situation est exacerbée par le fait que cette réponse survient exactement un an après la libération des 21 soldats Faca. Cela explique que les groupes armés ont peut-être perçu cette précédente libération comme une faiblesse à ne peut plus appliquer et surtout exploiter dans l’autre sens. La déclaration actuelle indique clairement une volonté accrue d’employer des tactiques plus agressives. 

  

D’après Félix Saïdou, il est plus qu’urgent que les autorités nationales et les organismes internationaux réagissent rapidement pour atténuer cette escalade de violence. Les conséquences de cette déclaration pourraient déstabiliser davantage la région et causer des pertes humaines inutiles, affirme-t-il. 

  

En définitif, la réponse des groupes armés à la déclaration de guerre du chef d’état-major de l’armée nationale, le général Zéphirin Mamadou, marque un changement significatif dans la dynamique du conflit. Le général Zéphirin Mamadou lui-même ne se rend jamais sur le terrain pour remonter les morales de ses hommes mais reste dans son bureau climatisé sur les collines de Gbazabangui pour lancer des ultimatums qu’il ne peut assumer les conséquences. Les détails de cette déclaration laissent entrevoir des jours sombres à venir, nécessitant une action immédiate pour prévenir une catastrophe humanitaire. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Touadera et Wagner, une alliance obscure derrière les crimes contre l’humanité en Centrafrique

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Touadera et Wagner, une alliance obscure derrière les crimes contre l’humanité en Centrafrique.

 

Faustin Archange Touadera, dans la salle du groupe Wagner en Russie, et sous la protection des mercenaires russes en Russie. CopyrightDR
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR

 

 

Bangui, 15 février 2024 (CNC) – Au cœur de la République centrafricaine, une toile obscure de plusieurs crimes relevant de la compétence de la CPI, se dessine depuis 2018. Elle mêle les actes odieux des mercenaires de Wagner aux méandres d’une complicité présidentielle troublante. Dans ce récit complexe intitulé “Wagner et Touadera : le sombre Pacte qui permet les atrocités,” la vérité commence à émerger de ces ombres. Les crimes impitoyables de Wagner, désormais éclairés par la protection de Faustin Archange Touadera, révèlent une réalité où la politique et la violence s’entrelacent de manière inquiétante. Plongeons dans les dédales de cette tragédie, où la clarté tarde à percer, mais où l’obscurité de cette alliance soulève des interrogations cruciales sur le destin de la nation centrafricaine.   

  

La confirmation tardive par les autorités centrafricaines de la présence de Wagner en République centrafricaine par peur d’endosser toutes les responsabilités, a engendré des implications profondes, mettant en lumière la complexité du paysage politique et militaire. Alors que le président putschiste Faustin Archange Touadéra avait antérieurement nié catégoriquement sur RFI, France 24 et Jeune Afrique toute association contractuelle avec la société Wagner, l’évolution récente dépeint une réalité qui échappe à la simple dichotomie de libérateurs ou envahisseurs. 

  

Quelque mois plus tard de la confirmation de ce groupe sur le territoire centrafricain, à défaut d’apercevoir une fumée blanche, commençait à apparaitre un éclairage sombre et cru sur la relation entre la République centrafricaine et les mercenaires russes de ce groupe Wagner, illustrant ainsi une dynamique complexe d’alliances et de contrôle. Le passage prématuré et définitif d’Evgueni Prigojine fondateur du groupe Wagner au-delà des frontières entre Dieu et les Hommes, a accentué cette complexité, avec Wagner revenant sous l’égide directe de l’armée fédéral russe. Ce changement soulève des interrogations sur la souveraineté nationale centrafricaine et sur la façon dont le gouvernement gère cette nouvelle réalité. 

  

Le projet de la création d’une base permanente de Wagner en Centrafrique qui s’occupera de toutes les Régions d’Afrique centrale et de l’Ouest, impulsée par le gouvernement, a consolidé leur emprise sur divers secteurs du pays. Cette expansion englobe non seulement les opérations militaires, mais s’étend également aux institutions clés, créant un paysage où les mercenaires russes influencent directement les décisions politiques et économiques. 

  

Les conséquences de cette mainmise se font sentir de manière disproportionnée sur la population centrafricaine. Les petits et grands commerçants musulmans, les officiers de l’armée nationale, et les hommes politiques sont devenus les cibles privilégiées de ces mercenaires Wagner. Les implications pour la stabilité socio-économique du pays sont alarmantes, créant une atmosphère de peur généralisée et sapant la confiance dans les institutions. 

  

Parallèlement, l’influence néfaste de Wagner se répercute au sein des forces armées centrafricaines, de la gendarmerie, de la police nationale, exacerbant les divisions et compromettant l’intégrité des institutions du pays. Les soldats, les gendarmes, les policiers centrafricains, imprégnés du comportement brutal des mercenaires russes lors de leurs différentes formations, perdent progressivement leur autonomie d’action, transformant toutes les institutions militaires et sécuritaires du pays en une force supplétive aux ordres de forces étrangères de Wagner. 

 

Dans ce contexte, la variabilité des événements prend une importance cruciale. Les fluctuations constantes dans les stratégies de Wagner et les réponses du gouvernement créent un environnement instable, où la population est laissée dans l’incertitude quant à l’avenir du pays. Les répercussions sur la vie quotidienne, notamment pour les habitants des provinces vulnérables, sont palpables avec le vide des villages à l’approche des mercenaires russes. 

  

Pourtant, malgré cette complexité, les crimes attribués à Wagner continuent de proliférer. L’absence d’une réponse internationale robuste soulève des questions sur la capacité des organes tels que l’ONU et les ONG à influencer le cours des événements. La communauté internationale semble impuissante face à cette réalité, laissant les Centrafricains livrés à eux-mêmes pour affronter les ravages quotidiens causés par Wagner. 

  

En un mot, en 2024, la République centrafricaine se retrouve à la croisée des chemins, confrontée à la complexité de la présence de Wagner. Entre la reconnaissance tardive, les implications géopolitiques et les conséquences désastreuses sur la population, la question de savoir si Wagner agit en tant que libérateurs ou envahisseurs demeure complexe. La situation exige une analyse approfondie et une action internationale coordonnée pour restaurer la stabilité et l’honneur perdus de la nation centrafricaine. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Kimberley Verrouillé : Les diamants centrafricains face à l’échec des négociations russes

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Kimberley Verrouillé : Les diamants centrafricains face à l’échec des négociations russes.

 

Centrafrique.org/quand-un-arrete-du-ministre-des-mines-et-de-la-geologie-tourne-a-la-derision-dans-la-vakaga/les-artisans-sur-un-chantier-de-diamant-a-carnot-a-louest-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-56653″ data-wpel-link=”internal”>Les artisans miniers sur un chantier de diamant à Carnot, à l'ouest de la République centrafricaine
Les artisans miniers sur un chantier de diamant à Carnot, à l’ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 15 février 2024 (CNC) – Malgré les déclarations du vice-ministre russe de l’Économie, Alexeï Moïsseïev, promettant la levée imminente des sanctions sur les diamants centrafricains, la réalité sur le terrain contraste avec ces cris de joie. Le Processus de Kimberley, visant à empêcher la vente de “diamants de sang”, maintient ses sanctions sur les ressources minières centrafricaines. Cette analyse explore l’impasse persistante, révélant les complexités de la situation et les conséquences sur le commerce des diamants en République centrafricaine (RCA). 

  

En effet, il y’a 5 ans, dans une déclaration à Ria Novosti, agence de presse sous le contrôle du ministère de la presse et de l’information russe depuis 1991, le vice-ministre russe de l’Économie, Alexeï Moïsseïev, avait promis en 2019 de renouer ciel et terre afin de lever les sanctions sur les diamants et l’or centrafricains. Malgré ces annonces, cinq ans plus tard, la levée des sanctions reste un mirage, laissant les autorités de la République centrafricaine (RCA) dans une situation de confusion totale, d’indignation et de frustration. 

  

Les déclarations initiales : 

  

Les engagements de Alexeï Moïsseïev, vice-ministre russe de l’Économie, avaient suscité un espoir d’une normalisation du commerce des diamants et de l’or centrafricains. Ses déclarations avaient créé une attente quant à la levée des sanctions, ouvrant la voie à un avenir économique plus stable pour la RCA. Mais la réalité depuis ce temps, c’est le maintien et non la levée. Une levée, si elle est obtenue, permettra à ces mercenaires de Wagner et oligarques russes de vendre, eux-aussi, des diamants et or de sang qu’ils ont eux-mêmes obtenus grâce aux crimes que leurs éléments ont commis sur les artisans et autres personnes exerçant dans le domaine.  

  

L’exploitation en cours : 

  

La réalité sur le terrain contraste avec les promesses fallacieuses d’une diplomatie archaïque. La société Wagner, associée aux intérêts russes, continue d’exploiter massivement l’or dans des régions clés telles que Ndachima, Boda, Koui, dans la zone rouge et Carnot, Berberati, zone verte et d’autres régions du nord et nord-est. Cette exploitation persistante soulève des questions sur la véritable intention de lever les sanctions et sur qui bénéficie réellement de ces activités minières. 

  

La géopolitique en action : 

  

Les relations entre la Russie et la RCA prennent une tournure géopolitique complexe. Les déclarations du président putschiste Faustin-Archange Touadéra, accusant les Occidentaux de bloquer son pays à commercialiser ses ressources minières, s’inscrivent dans une stratégie où les intérêts russes poussent, sans raison, les autorités centrafricaines à s’opposer à l’Occident. Cette dynamique géopolitique crée des tensions supplémentaires entre les pays occidentaux et la RCA. 

  

La confusion en RCA : 

  

Les Centrafricains se retrouvent dans une confusion persistante. Les promesses non tenues et l’absence de levée des sanctions alimentent la frustration et l’incompréhension au sein de la population. Les attaques du président putschiste Touadéra contre l’Occident ajoutent à cette confusion, créant un climat d’incertitude quant à la direction que prendra la gestion des ressources minières du pays. 

  

Les conséquences sur la population locale : 

  

L’impact de cette situation sur la vie quotidienne des Centrafricains est tangible. Les promesses non concrétisées et les jeux géopolitiques exacerbent les défis socio-économiques déjà présents dans le pays. Les ressources minières, au lieu de contribuer au développement, semblent être au cœur d’une bataille de pouvoir. Et en catimini, ces ressources sont exploitées et vendues en dehors des cadres légaux par les mercenaires du groupe Wagner et les sociétaires affilés à ce groupe. 

  

Appel à la transparence et à l’action internationale : 

  

Face à cette complexité, il devient impératif d’exiger une transparence totale sur les activités minières en RCA. Les Centrafricains méritent de connaître la vérité derrière les promesses non tenues et les jeux de pouvoir en cours. Une action internationale concertée pourrait être nécessaire pour résoudre cette situation délicate et permettre à la RCA de bénéficier pleinement de ses ressources naturelles. 

  

Alors que la RCA reste plongée dans l’incertitude, cet examen détaillé du fossé entre les déclarations initiales, l’exploitation réelle et les implications géopolitiques souligne la nécessité d’une réponse rapide et transparente. La population centrafricaine, confrontée à des défis multiples, mérite une gestion responsable de ses ressources minières pour assurer un avenir plus stable et prospère. 

 

Par Gisèle MOLOMA

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