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Centrafrique : Balades au Palais, larmes dans les rues

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Centrafrique : Balades au Palais, larmes dans les rues

 

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Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui

 

 

Par Alain Nzilo

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) –  Dans la ville où l’eau monte, où les cris résonnent, les sinistrés de Bangui, oubliés, abandonnés, cherchent en vain l’écho d’une aide lointaine, tandis que le palais danse, dans une joie obscène.

 

Faustin Archange Touadera, roi de la fête éternelle, dans les salons dorés, la musique appelle. Les rires des élites, dans les airs volent haut, ignorant les pleurs, les appels des hameaux.

 

“Regardez le président, comment il danse bien !”, s’exclament les courtisans, verres à la main. Mais dehors, les enfants, les bras tendus vers le ciel, cherchent l’humanité, sous un soleil cruel.

 

Les sites des déplacés surpeuplés, les vies en suspens, des destins déracinés, des rêves en décadence. Mais au palais de la Renaissance, on chante, on boit, sur le rythme des muses, loin de la désolation et de l’effroi.

 

“Plus vite, la musique!”, crie le chef en liesse, pendant que dans les rues, s’étend la détresse.“une autre danse, un autre rire!”, proclame l’autorité, tandis que la ville pleure, sa réalité oubliée.

 

Capture d'écran de la vidéo de l'inondation à Bema
Capture d’écran de la vidéo de l’inondation à Bema

 

Où est la conscience, dans ce contraste amer? Le pouvoir se berce-t-il dans un sommeil amer? Les larmes du peuple sont-elles invisibles à ce point, que la fête continue, sans fin, sans témoin?

 

Oh Faustin Archange Touadera, entends-tu la rumeur? Ce n’est pas de la joie, mais un chant de douleur. Levez les yeux, vous qui dansez, vous qui buvez, car la danse de la souffrance, elle, ne s’arrêtera jamais.

 

 

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Un appel à la réflexion et à la réconciliation : le poème de l’ancien ministre Élie Ouéifio

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Un appel à la réflexion et à la réconciliation : le poème de l’ancien ministre Élie Ouéifio

 

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L’ex-ministre Elie Ouéifio

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) –Dans un monde marqué par la violence, les guerres, et les conflits, les paroles d’Élie Ouéifio, écrivain poète et ancien ministre, résonnent comme un appel à la réconciliation et à la réflexion. Son poème, dédié aux peuples et aux dirigeants du monde en cette année 2024, aborde des questions fondamentales sur la nature humaine, les conséquences de nos actions, et la quête de la paix mondiale. Dans cet article, nous explorerons les thèmes et les messages profonds de ce poème et leur pertinence dans le contexte politique, social, et humanitaire actuel.

 

Un monde en proie à la violence

 

Élie Ouéifio commence son poème en rappelant la réalité d’un monde où des milliers de personnes sont tuées et massacrées chaque jour. Il insiste sur le fait que de nombreuses victimes sont des femmes, des enfants, et des personnes âgées, des êtres innocents pris dans le tourbillon de la violence. Cette dure réalité met en lumière les conséquences tragiques des conflits armés, des divisions ethniques, et des rivalités politiques.

 

Unir et diviser : les deux forces de l’Humanité

 

Le poème d’Ouéifio met en avant les verbes “unir” et “diviser” comme des forces motrices de l’histoire humaine. Il souligne notre capacité à nous unir pour des causes communes, mais aussi notre propension à nous diviser, souvent au détriment de la paix et de la stabilité. Cette dichotomie nous invite à réfléchir sur nos choix individuels et collectifs, sur notre capacité à forger des liens ou à ériger des barrières.

 

Les leçons des enseignements religieux

 

L’auteur évoque les enseignements de figures religieuses telles que Jésus-Christ, Mohamed, et Bah’u’llah, qui ont appelé à la paix, à l’unité, à la vérité, et à l’amour. Ces prophètes ont exhorté l’humanité à un profond changement de comportement, à des regrets sincères pour nos actions néfastes, et à la recherche d’une vie prospère basée sur des valeurs universelles. Le poème rappelle que ces enseignements sont toujours pertinents aujourd’hui.

 

La quête de la repentance collective

 

Élie Ouéifio conclut son poème en lançant un appel à la repentance collective. Il propose une décennie politique axée sur la purification des cœurs, sur l’élimination des aspects néfastes de la société, et sur la recherche de la paix. Cette démarche exige une remise en question profonde de nos attitudes, de nos habitudes, et de nos options politiques.

 

Le poème de l’ancien ministre Élie Ouéifio nous interpelle sur la condition humaine, sur nos responsabilités envers notre monde, et sur la nécessité d’agir pour un avenir meilleur. Ses mots sont un rappel puissant que la réconciliation, la réflexion, et la quête de la paix doivent être au cœur de nos actions politiques et sociales. En cette année 2024, l’appel d’Ouéifio résonne comme une invitation à nous unir pour surmonter les divisions, à nous repentir collectivement de nos erreurs, et à œuvrer ensemble pour un monde plus juste et plus pacifique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Quand une violente altercation verbale entre les Chinois  et les agents de l’ONM bloque les travaux de route entre Gobongo-PK10

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Quand une violente altercation verbale entre les Chinois  et les agents de l’ONM bloque les travaux de route entre Gobongo-PK10

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Troncon-Gobongo-Pk11-rebaptise-avenue-des-poussieres-principales-450×384.jpg” alt=”Tronçon Gobongo-Pk11 rebaptisé avenue des poussières principales” width=”450″ height=”384″ />
Tronçon Gobongo-Pk11 rebaptisé avenue des poussières principales

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – Dans les rues poussiéreuses de la République centrafricaine, une scène inhabituelle a interrompu la routine déjà difficile des travaux de la route reliant Gobongo et le pont PK10. Le 27 décembre 2023, un incident a éclaté, révélant des tensions latentes entre les travailleurs chinois et les agents de l’Office National des Matériels (ONM), conduisant à une suspension temporaire mais significative des travaux. Cette altercation verbale, bien qu’apparemment banale, soulève des questions cruciales sur la gestion des projets d’infrastructure, la diplomatie du travail et l’impact environnemental dans le pays.

 

L’incident : Un symptôme de problèmes plus profonds

 

L’altercation, qui a commencé par un échange cordial avant de s’intensifier, a mis en lumière la frustration accumulée des travailleurs. La cause immédiate de leur colère reste enveloppée de mystère, mais leur réaction soudaine – le retrait des équipements et la cessation des travaux – indique un malaise profond. Cette situation est symptomatique de tensions plus larges, souvent observées dans des projets d’infrastructure impliquant des intérêts internationaux et locaux.

 

Des poussières de désaccord : impact environnemental et sanitaire

 

Le chantier, déjà critiqué pour sa lenteur, aggrave les souffrances de la population locale. La poussière soulevée par les travaux non seulement entrave la progression du projet mais nuit également à la santé publique. Ce problème soulève une question urgente : les bénéfices à long terme de ces infrastructures peuvent-ils justifier les dommages immédiats infligés à l’environnement et à la santé des communautés locales ?

 

La diplomatie du travail en question

 

L’implication de travailleurs chinois dans ce projet reflète une tendance croissante de la présence chinoise dans les infrastructures africaines. Cependant, cet incident souligne les défis culturels et communicationnels qui surgissent souvent dans de telles collaborations. Il est impératif de se demander : Comment ces défis affectent-ils la qualité et l’efficacité des projets ? Y a-t-il un besoin urgent de renforcer les ponts culturels et la compréhension mutuelle pour garantir le succès de tels projets ?

 

Vers un avenir incertain

 

La suspension des travaux soulève des inquiétudes immédiates parmi les habitants locaux. La question brûlante demeure : “À quand la fin des travaux de la route Gobongo-PK10 ?” Cette interrogation dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure pour toucher à des thèmes plus larges : la gestion efficace des ressources, la collaboration internationale, et le respect des droits et du bien-être des communautés locales.

 

Cet incident est un microcosme des défis auxquels sont confrontés la République centrafricaine. Il met en lumière la nécessité d’une gestion de projet plus sensible, qui prend en compte non seulement les objectifs économiques mais aussi les impacts sociaux et environnementaux. À mesure que la RCA continue d’attirer l’attention internationale pour ses opportunités d’infrastructure, des leçons doivent être tirées de telles expériences pour assurer que le développement ne se fasse pas au détriment des populations locales.

 

Dans ce contexte, une réflexion approfondie s’impose : Comment la Centrafrique peut -elle équilibrer les besoins de développement avec les impératifs de respect de l’environnement et des communautés locales ?

 

Par Éric Azoumi

 

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Entre Déclin et Désespoir : La Lutte pour la Survie à Baïdou

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Entre Déclin et Désespoir : La Lutte pour la Survie à Baïdou

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria-450×225.jpg” alt=”Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria” width=”450″ height=”225″ />
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria

 

 

 

Bangui, 29  décembre 2023 (CNC) – La Haute-Kotto, l’une des vingt préfectures de la RCA, vit des heures sombres. Cette localité, autrefois prospère grâce à l’exploitation minière artisanale, fait aujourd’hui face à une exode massive de sa population. Ce déplacement forcé, résultant d’une combinaison de facteurs tels que l’insécurité, la dégradation des infrastructures, et la présence de groupes armés, met en lumière les défis auxquels la République centrafricaine doit faire face.

 

Le Terrain Miné de Haute-Kotto

 

Baïdou, une commune de la Haute-Kotto, symbolise la crise humanitaire et sécuritaire qui sévit dans ladite préfecture  . Yaya Idriss Doungouss, maire de la commune secondaire de Baïdou, dépeint un tableau sombre : une population réduite de 17 000 à 11 000 habitants, une insécurité omniprésente, et un manque flagrant d’infrastructures essentielles comme l’eau potable et les routes praticables.

 

L’Effondrement des Services de Base

 

L’abandon par les ONG internationales, telles que l’IMC, a laissé un vide considérable. Des projets inachevés, comme le centre de santé de Baïdou, exacerbent la vulnérabilité de la population. Les écoles, rares et mal équipées, ne peuvent répondre aux besoins éducatifs des enfants. Le maire fait état d’écoles détruites et d’un manque criant de matériel scolaire.

 

La Menace des Mercenaires de Wagner

 

Au-delà des problèmes locaux, la situation à Baïdou est symptomatique de problématiques plus larges. Les mercenaires du groupe Wagner, présents dans la Haute-Kotto, font des exactions graves sur la population civile, interdisent les jeunes artisans miniers de travailler sur les chantiers d’or et de diamant. Cette situation force ces derniers ainsi que les commerçants et les jeunes, à fuir, notamment à Bria, une autre localité touchée par ces dynamiques.

 

La crise en Haute-Kotto est un cas d’étude révélateur des multiples facettes des conflits en République centrafricaine. Elle interpelle sur l’importance d’une approche holistique pour résoudre ces crises, incluant la sécurité, le développement socio-économique, et la gouvernance. La question demeure : comment la communauté internationale et les autorités locales peuvent-elles conjuguer leurs efforts pour assurer un retour durable à la paix et à la stabilité dans ces régions ? En explorant ces problématiques, on peut envisager de nouvelles stratégies pour un avenir plus prometteur pour la Haute-Kotto et, par extension, pour la République centrafricaine.

 

Par Moïse Banafio

 

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Centrafrique : Le Coton en Crise, un Symptôme d’une Gestion en Déroute”

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Le Coton en Crise, un Symptôme d’une Gestion en Déroute”

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/un-village-a-12-kilometres-de-Bossangoa-par-cyrille-yapende-450×338.png” alt=”un village à 12 kilomètres de Bossangoa par cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />
Photo CNC

 

 

Bangui, 29 décembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, un pays aux potentialités agricoles immenses, se trouve aujourd’hui à un carrefour critique. Récemment, le gouvernement a décaissé plus de 4 millions de francs CFA pour apurer une partie des arriérés dus aux cotonculteurs de Markounda et Nana-Bakassa. Cette initiative, bien que salutaire, révèle des fissures profondes dans la gestion de l’or blanc centrafricain et soulève des questions sur la viabilité à long terme de cette filière cruciale.

 

Une Solution Insuffisante

 

La cérémonie de paiement, célébrée à l’Office national du coton à Bossangoa, ne masque pas l’ampleur des défis. Jean-René Blagué, délégué technique du groupement d’intérêts ruraux de Koukubouara, souligne que ces paiements ne couvrent qu’une année d’arriérés, alors que les dettes s’accumulent depuis 2020. Cet argent, bien que bienvenu pour des besoins immédiats comme l’éducation des enfants ou l’achat de matériel agricole, ne suffit pas à résoudre les problèmes structurels auxquels sont confrontés les cotonculteurs.

 

Des Coûts de Production Supérieurs aux Revenus

 

Léonard Doumana, directeur général de l’Office national du coton, admet les difficultés financières. La vente du coton sur le marché mondial à un prix inférieur au coût de production crée un déficit que même les crédits bancaires peinent à combler. La différence de 400 francs par kilo entre le coût de production et le prix de vente amplifie le problème des arriérés, creusant un fossé financier que le gouvernement et l’Office peinent à franchir.

 

La Sécurité et la Qualité, Des Enjeux Majeurs

 

Christophe Nodjougam, planteur à Tokabi, illustre une autre dimension critique : la sécurité et la qualité de vie. L’entassement du coton, faute de ramassage immédiat, non seulement détériore les habitations mais présente également un danger pour les enfants, exposés à des risques d’accidents. Ce témoignage met en lumière l’importance d’une chaîne de production efficace et sécuritaire, éléments jusqu’ici négligés.

 

Vers une Transition des Cultivateurs vers les Mines?

 

Le désenchantement des producteurs de coton pourrait avoir des répercussions alarmantes. Le manque d’incitations financières et de mesures de soutien efficaces pousse de plus en plus de cultivateurs vers des activités minières. Cette transition risque de priver la République Centrafricaine de l’une de ses principales ressources agricoles, menaçant la sécurité alimentaire et économique de la région.

 

Le paiement des arriérés par le gouvernement, bien qu’une étape nécessaire, ressemble plus à un pansement sur une plaie béante. Il est impératif que l’État centrafricain adopte une approche plus holistique et durable, en tenant compte des coûts de production, de la sécurité des producteurs et de la gestion efficace de la chaîne de production. Le gouvernement doit-il redéfinir ses priorités et investir davantage dans l’agriculture, notamment dans le secteur cotonnier, pour éviter une crise alimentaire et économique imminente? La réponse à cette question déterminera l’avenir non seulement de l’industrie du coton, mais aussi de l’économie centrafricaine dans son ensemble.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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La farce de Poutine et Touadera : du blé pour atténuer une crise qu’ils ont contribué à créer

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La farce de Poutine et Touadera : du blé pour atténuer une crise qu’ils ont contribué à créer

 

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Touadera et Poutine

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – Les Centrafricains sont en droit de se demander si Vladimir Poutine et son administration se moquent du peuple centrafricain en offrant du blé gratuit pour soi-disant atténuer la crise alimentaire dans leur pays. Une question légitime se pose : de quel blé parlent-ils, et pensent-ils sincèrement que cette maigre tentative d’aide palliera les souffrances endurées par la population centrafricaine ? Il est difficile de ne pas voir dans cette manœuvre une tentative cynique de Poutine de gagner les faveurs de sa poupée Faustin Archange Touadera et de son clan au détriment du véritable secours à la population.

 

Pendant que la Russie s’ingère dans les affaires centrafricaines par le biais du groupe Wagner, des tonnes de lingots d’or et des kilos de diamants sont pillés impunément. Les richesses naturelles de la République centrafricaine sont systématiquement exploitées pour le bénéfice de l’oligarchie russe, tandis que la population continue de vivre dans la misère. Alors que des milliards de dollars sont générés grâce aux mines d’or et de diamants, la récompense pour le peuple centrafricain ne se traduit que par quelques sacs de blé. Il est difficile de ne pas voir cette initiative comme une insulte à l’intelligence des Centrafricains, qui sont témoins du pillage brutal de leurs ressources par le groupe Wagner et de la complicité du régime de Touadera.

 

La question fondamentale qui se pose est de savoir si ce geste de moquerie de la part de Poutine et de son administration va réellement atténuer la crise alimentaire en République centrafricaine. Est-ce là la meilleure solution que la Russie puisse offrir aux Centrafricains qui souffrent des conséquences de son intervention ? La réalité est que la Russie a contribué à piller, tuer et appauvrir le peuple centrafricain en soutenant le régime de Touadera et en permettant aux mercenaires du groupe Wagner d’opérer en toute impunité. Plutôt que de se moquer des Centrafricains avec des sacs de blé, il serait plus honorable pour la Russie de mettre fin à son exploitation éhontée des ressources du pays et de cesser de soutenir un régime corrompu.

 

L’arrivée d’un navire transportant du blé russe gratuit au port de Douala pour la Centrafrique peut sembler être une initiative louable à première vue. Cependant, il est essentiel de comprendre que cette action s’inscrit dans un contexte beaucoup plus vaste de manipulation politique et économique de la part de la Russie. La Russie a annoncé son intention de fournir gratuitement des céréales à plusieurs pays africains, dont la Centrafrique, en juillet 2023, lors du deuxième sommet Russie-Afrique qui s’est tenu à Saint-Pétersbourg. Cette décision apparaît comme une réponse hypocrite à la crise alimentaire mondiale, exacerbée en partie par la guerre en Ukraine, tout en ignorant le rôle prépondérant de la Russie dans ce conflit.

 

En fin de compte, l’offre de blé gratuit par la Russie à la Centrafrique ne devrait pas dissimuler le fait que la Russie continue de soutenir un régime corrompu et de piller les ressources de ce pays d’une manière qui aggrave la misère de sa population. Les Centrafricains méritent mieux que des miettes de la part de Poutine et de Touadera. Ils méritent la justice, la transparence et la possibilité de profiter des richesses de leur propre nation sans l’interférence de puissances étrangères avides.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Touadera, le tyran qui fait regretter Bozizé aux Centrafricains

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Centrafrique : Touadera, le tyran qui fait regretter Bozizé aux Centrafricains

 

Centrafrique.org/communique-du-parti-knk-suite-a-laudience-accordee-par-le-president-touadera-a-son-leader-francois-bozize/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinees-par-cnc-le-21-janvier-2020/” rel=”attachment wp-att-35838″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-à-gauche-et-touadera-à-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinées-par-CNC-le-21-janvier-2020-450×314.jpg” alt=”bozizé à gauche et touadera à droite photos du 21 janvier au palais combinées par CNC le 21 janvier 2020″ width=”450″ height=”314″ />
L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – L’histoire politique de la République centrafricaine est marquée par une série de régimes controversés et instables, mais le règne actuel de Faustin Archange Touadera semble atteindre de nouveaux sommets en matière de répression et d’injustice. Les Centrafricains ont été témoins ces 20 dernières années de deux régimes, celui de François Bozizé et celui de Touadera, et il est choquant de constater à quel point le dernier est préjudiciable pour le pays.

 

Le régime de François Bozizé, malgré ses imperfections, était perçu comme relativement doux par de nombreux Centrafricains en comparaison avec le régime actuel de Touadera. Bozizé a pris le pouvoir en 2003 et a été renversé en 2013 par la coalition rebelle de la Seleka. Son règne n’était pas exempt de violations des droits de l’homme, mais il était considéré comme plus tolérant que celui de Touadera actuel.

 

Le cœur du problème réside dans l’absence d’indépendance de la justice en République centrafricaine sous le règne de Touadera. Les Centrafricains ont vu avec consternation l’influence grandissante de la Russie, notamment de son groupe paramilitaire Wagner, sur les affaires intérieures et étrangères du pays. Touadera est entouré des Russes, ce qui a transformé son gouvernement en une dictature sans sentiment. Les Russes dirigent, donnent des ordres et exercent un contrôle total sur le pays, tandis que le gouvernement central est devenu une simple marionnette. La situation a atteint un point tel que même un magistrat courageux a osé déclarer que “le régime de Bozizé valait dix fois mieux que celui de Touadera”.

 

La domination russe n’est pas le seul problème qui afflige la Centrafrique sous le régime de Touadera. Le pays est devenu un repaire de criminels transfrontaliers qui occupent des postes clés au sein du gouvernement pour certains et pour d’autres, pour venir piller et voler les Centrafricains. Son régime englobe tous les rebelles notoirement connus, tels que Hassan Bouba, Djono Ahaba, Gilbert Toumou Déa, Arnaud Djoubaye Abazène et d’autres, qui ont été nommés ministres ou ministres conseillers à la présidence de la République et à la primature. En d’autres termes, selon ce magistrat, que ce sont des criminels ayant commis des actes répréhensibles qui sont désormais responsables de la direction du pays. La population centrafricaine, déjà meurtrie par des années de conflit, doit maintenant endurer la présence de ces criminels au sein même du gouvernement.

 

Il est évident que le régime de Touadera ne représente pas les intérêts du peuple centrafricain. Au lieu de cela, il favorise les intérêts de puissances étrangères et permet à des criminels de gouverner en toute impunité. La population centrafricaine mérite mieux que cela. Il est temps que la communauté internationale s’engage fermement pour mettre fin à cette dictature sans pitié et soutenir les aspirations du peuple centrafricain à une gouvernance juste et démocratique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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 La débâcle diplomatique de la RCA sous Touadera : Une crise de gouvernance et d’identité

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 La débâcle diplomatique de la RCA sous Touadera : Une crise de gouvernance et d’identité

 

 

Centrafrique.org/sylvie-baipo-temon-menace-si-touadera-samuse-a-mecarter-je-serais-son-cauchemar/le-president-faustin-archange-touadera-a-gauche-sa-ministre-sylvie-baipo-temon-a-droite/” rel=”attachment wp-att-55624″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Le-President-Faustin-Archange-Touadera-a-gauche-sa-ministre-Sylvie-Baipo-Temon-a-droite-450×254.jpg” alt=”Le Président Faustin Archange Touadera à gauche, sa ministre Sylvie Baïpo-Témon à droite” width=”450″ height=”254″ />
Le Président Faustin Archange Touadera à gauche, sa ministre Sylvie Baïpo-Témon à droite. Photo montage CNC

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –La situation déplorable de l’ambassade de la République Centrafricaine (RCA) en Côte d’Ivoire, contrainte de déménager en raison de loyers impayés, n’est pas un incident isolé. C’est le reflet d’une crise systémique qui ronge le régime de Faustin Archange Touadera. Cette affaire, qui fait écho à un incident similaire en Afrique du Sud l’année dernière, soulève des questions alarmantes sur la gouvernance et l’image internationale de la RCA.

 

Un État à la dérive

 

Le transfert forcé des services de l’ambassade centrafricaine en Côte d’Ivoire révèle un État en déliquescence, incapable de maintenir même ses engagements les plus élémentaires. Cette incapacité à gérer les affaires diplomatiques est symptomatique d’une gouvernance déficiente. Sous Touadera, la RCA semble avoir perdu la capacité de fonctionner comme un acteur souverain et responsable sur la scène internationale.

 

Une humiliation diplomatique répétée

 

La récurrence de telles situations, comme en témoigne l’expulsion de l’ambassade de la RCA en Afrique du Sud, indique une négligence persistante et une indifférence choquante de la part du gouvernement central. Ces incidents portent atteinte à la dignité et au prestige de la RCA, érodant davantage la confiance des partenaires internationaux et des citoyens centrafricains.

 

Les diplomates centrafricains : victimes d’une mauvaise gestion

 

Les conditions précaires dans lesquelles vivent les diplomates centrafricains à l’étranger sont une honte nationale. Ce sont des professionnels dédiés qui se retrouvent dans une misère indescriptible, abandonnés par leur propre gouvernement. Cette situation met en lumière l’indifférence flagrante de Touadera envers ceux qui représentent la RCA au-delà de ses frontières.

 

La question de la légitimité

 

Ces événements soulèvent une question fondamentale : la RCA, sous la gouvernance de Touadera, peut-elle encore être considérée comme un pays fonctionnel? L’incapacité à honorer des engagements financiers de base et à prendre soin de ses représentants diplomatiques jette un doute sérieux sur la légitimité et la compétence du régime actuel.

 

L’ironie de la promesse de Touadera

 

Lorsque Touadera est monté au pouvoir, il promettait un renouveau pour la RCA. Aujourd’hui, ces promesses semblent n’être que des mots vides face à la réalité d’une administration qui échoue même dans ses fonctions les plus basiques. L’ironie de cette situation est amère et soulève des questions sur la sincérité et la capacité du régime à diriger.

 

La situation de l’ambassade de la RCA en Côte d’Ivoire, ainsi que les incidents similaires dans d’autres pays, sont un appel à la réflexion. Ces événements démontrent la nécessité urgente d’une réforme politique et administrative en RCA. La communauté internationale doit également reconsidérer son approche envers un régime qui semble incapable de maintenir les standards élémentaires d’une gouvernance responsable. Pour les Centrafricains, c’est un moment critique pour réclamer la responsabilité et l’intégrité de leur gouvernement. La question demeure : Faustin Archange Touadera peut-il redresser le cap, ou est-il un obstacle à l’avenir de la RCA ?

 

Par Alain Nzilo

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Sylvie Baïpo-Temon : Marionnette ou Diplomate ? Les Enjeux de la Politique Étrangère Centrafricaine

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Sylvie Baïpo-Temon : Marionnette ou Diplomate ? Les Enjeux de la Politique Étrangère Centrafricaine

 

 

Centrafrique.org/accord-entre-la-turquie-et-la-Centrafrique-luranium-de-bakouma-sera-exploite-par-une-societe-turque/mme-sylvie-baipo-temon-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres/” rel=”attachment wp-att-60043″ data-wpel-link=”internal”>Mme Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères
Madame Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –Dans les coulisses de la diplomatie internationale, la République centrafricaine se trouve actuellement au cœur d’une controverse majeure. Les déclarations de Sylvie Baïpo-Temon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères, ont jeté un éclairage intrigant sur les relations de son pays avec les États-Unis et la Russie. Dans cet éditorial, nous allons examiner de près ces développements récents et mettre en lumière les diverses perspectives et controverses qui les entourent.

 

Une Diplomatie Sous Pression

 

La ministre Baïpo-Temon est au centre d’un jeu diplomatique complexe qui oppose les intérêts américains et russes en République centrafricaine. Après des mois de négociations avec l’administration américaine, un accord a été conclu pour le déploiement du groupe paramilitaire américain Bancroft à Bangui, dans le but de former les soldats de l’armée centrafricaine. Cependant, les déclarations récentes de la ministre ont semé le doute quant à la nature de cet accord.

 

La Déclaration Énigmatique

 

La ministre Baïpo-Temon a déclaré à un média russe que Bangui n’avait pas été informée de l’intention des États-Unis de déployer des armes et des radiocommunications sur son territoire. Elle a souligné que cela constituait un exemple de “deux poids deux mesures” au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon elle, c’est à l’État souverain de décider de ce qu’il accepte sur son territoire.

 

Questionnements et Controverses

 

Ces déclarations soulèvent des questions fondamentales. D’une part, pourquoi la République centrafricaine a-t-elle accepté le déploiement de forces américaines sans être informée de tous les détails ? Est-ce une concession face à la pression de la diplomatie américaine ? D’autre part, la ministre semble-t-elle vouloir s’attirer les faveurs de la Russie en critiquant ouvertement l’action américaine ? Ou bien s’agit-il d’une stratégie subtile pour tromper Vladimir Poutine ?

 

Analyse Critique

 

La situation actuelle révèle un certain nombre de préoccupations. Tout d’abord, la diplomatie de la République centrafricaine semble vaciller sous la pression des puissances étrangères. Si un État souverain doit avoir le dernier mot sur ce qui se passe sur son territoire, pourquoi Bangui semble-t-elle manquer d’autonomie dans cette affaire ?

 

De plus, la République centrafricaine semble jouer un jeu dangereux en essayant de ménager à la fois les États-Unis et la Russie. Cette stratégie pourrait avoir des conséquences imprévisibles pour le pays et sa stabilité politique.

 

Dans cette affaire complexe, la position de la ministre Baïpo-Temon suscite des interrogations profondes. La diplomatie centrafricaine semble naviguer dans des eaux troubles, jonglant entre les intérêts américains et russes. Les enjeux de politique étrangère sont majeurs, et les décisions prises auront des répercussions à long terme.

 

En fin de compte, il est essentiel de continuer à surveiller de près cette situation en constante évolution et d’analyser les implications futures pour la République centrafricaine et ses relations internationales. Les questions demeurent : Sylvie Baïpo-Temon est-elle une marionnette ou une diplomate habile ? Et quel avenir attend la République centrafricaine sur l’échiquier international ?

 

Par Alain Nzilo

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Cantonnier : Quand les Frontières Tarifent la Vie Quotidienne

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Cantonnier : Quand les Frontières Tarifent la Vie Quotidienne

 

Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-Cameroun-450×203.jpg” alt=”Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC” width=”450″ height=”203″ />
Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – Cantonnier, une ville centrafricaine nichée à la frontière avec le Cameroun, est confrontée à une inflation galopante qui étrangle l’économie locale et pèse lourdement sur la vie de ses habitants. Cette situation est exacerbée par des formalités frontalières onéreuses, transformant chaque passage en un fardeau financier pour les commerçants. Dans un contexte où le gouvernement semble observer sans agir, cet article explore les dynamiques de cette inflation et les répercussions sur les citoyens.

 

Le Coût des Frontières:

 

À Cantonnier, le commerce est vital. Les commerçants locaux se rendent régulièrement à Gara Boulaï, côté Cameroun, pour s’approvisionner en biens variés. Cependant, le retour n’est pas sans frais. À chaque traversée, ils sont soumis à des “formalités”, une euphémisme pour désigner les paiements non officiels imposés par les autorités frontalières. Ces coûts supplémentaires, bien que routiniers, ne sont pas anodins : ils se répercutent directement sur les prix des produits vendus à Cantonnier, des vêtements aux biens de première nécessité.

 

LImpact sur le Marché Local:

 

La conséquence directe de ces formalités est une inflation palpable sur le marché de Cantonnier. Les commerçants, n’ayant d’autre choix que de répercuter ces coûts, augmentent les prix, affectant ainsi toute la chaîne de consommation. Les habitants, déjà confrontés à des défis économiques, se retrouvent à devoir dépenser davantage pour moins. Les récits de frustration et de désarroi se multiplient, témoignant de l’impact profond de cette situation sur la vie quotidienne.

 

LInaction Gouvernementale :

 

Face à cette crise, l’absence de réponse ou d’intervention du gouvernement centrafricain est frappante. Cette passivité est perçue non seulement comme un manque de soutien mais aussi comme une forme de complicité tacite avec les pratiques corrompues à la frontière. Les citoyens et les commerçants se sentent abandonnés, laissant la ville dans une spirale inflationniste apparemment sans fin.

 

L’inflation à Cantonnier n’est pas simplement un phénomène économique; c’est le symptôme d’un problème plus profond de gouvernance et de politique frontalière. Alors que les commerçants et les résidents subissent les conséquences, l’appel à une action gouvernementale devient de plus en plus pressant. Sans intervention, Cantonnier reste à la merci d’une inflation qui ne fait que creuser le fossé entre les coûts et les moyens de subsistance. La question reste ouverte : jusqu’à quand les habitants de Cantonnier devront-ils payer le prix de l’inaction ?

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Au-delà des Mots : La Vérité Sacrifiée sur l’Autel de la Manipulation

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Au-delà des Mots : La Vérité Sacrifiée sur l’Autel de la Manipulation

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-euloge-doctrouve-koi-insulteur-public-interpelle-par-la-police-de-locrb/dans-larticle-insulteur-public-dans-le-bureau-de-locrb/” rel=”attachment wp-att-59311″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Eulogue Doctrouvé alias insulteur public dans la brigade de l'OCRB
Monsieur Eulogue Doctrouvé alias insulteur public dans la brigade de l’OCRB

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –Le 24 décembre dernier, dans une publication partagée sur la messagerie sociale WhatsApp, le psychopathe Euloge Doctrouvé Koï a déversé un flot d’accusations et d’insultes à l’encontre des hommes politiques et des leaders de l’opposition, prétendant dénoncer des actes de déstabilisation et de trahison. Cependant, une analyse minutieuse révèle une réalité troublante : chaque mot, chaque accusation, n’est rien de plus qu’un tissu de mensonges, un édifice de désinformation visant à manipuler et à diviser.

 

Il est de notre devoir, en tant que citoyens et en tant que membres de la presse, de démanteler ces affirmations fallacieuses et de rétablir la vérité. Ce n’est pas seulement une question d’exactitude factuelle, mais une question de responsabilité civique. Les mensonges propagés dans ce discours ne sont pas anodins; ils sont un poison versé dans le puits de notre discours public, visant à éroder la confiance et à semer la discorde.

 

Premièrement, considérons les accusations portées contre les figures de l’opposition, qualifiées de “vermines” et d’enfoirés”. Non seulement ces termes sont profondément irrespectueux et inacceptables dans un débat démocratique, mais ils sont aussi basés sur de fausses prémices. Il n’y a aucune preuve crédible pour étayer ces allégations, rendant ces insultes non seulement diffamatoires mais dangereusement trompeuses.

 

De plus, l’appel à la clôture des comptes bancaires et à des actions judiciaires implacables s’appuie sur une vision déformée de la justice, une vision où la culpabilité est présumée et où la punition est distribuée sans égard pour la loi ou l’équité. Cela ne peut être toléré. Nous devons nous élever contre de telles tactiques d’intimidation qui cherchent à réprimer la dissidence et à museler la liberté d’expression.

 

Cet éditorial n’est pas seulement un appel à la vérité, mais un cri pour la justice et la décence. Nous devons nous rappeler les valeurs sur lesquelles notre société est construite  par le père fondateur Barthelemy Boganda : le respect de la loi, le respect des droits individuels, et surtout, le respect de la vérité. Lorsque ces piliers sont ébranlés par des mensonges délibérés et de la manipulation, c’est notre démocratie, soi-disant,  elle-même qui est en péril.

 

Alors que nous nous préparons à célébrer les fêtes de fin d’année, rappelons-nous que la vérité est le plus précieux des cadeaux. Nous devons la protéger, la chérir, et la défendre contre ceux qui chercheraient à la déformer pour leurs propres fins. Nous méritons une conversation nationale ancrée dans la réalité, l’intégrité et le respect mutuel. Ne laissons pas les mensonges non contestés devenir les fondations sur lesquelles notre avenir est construit.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les bœufs de Touadera sèment-ils la discorde dans les champs de Boali ? Une crise communautaire en gestation

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Les bœufs de Touadera sèment-ils la discorde dans les champs de Boali ? Une crise communautaire en gestation

 

Centrafrique.org/Centrafrique-vaste-incendie-criminel-au-village-bouboui-la-population-en-debandade/dans-le-village-bouboui-au-pk-45-de-bangui-sur-la-route-de-boali/” rel=”attachment wp-att-60577″ data-wpel-link=”internal”>Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali
Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – Une tension croissante dans la région de Boali menace de dégénérer en une crise communautaire majeure, alors que les bœufs appartenant au président Faustin-Archange Touadera ravagent les champs des agriculteurs locaux. Cette situation, qui oppose éleveurs et cultivateurs, soulève des questions cruciales sur la coexistence pacifique et la sécurité dans cette région déjà troublée par des conflits passés.

 

La Destructrice Incursion des Bœufs

 

Dans les villages de Boutili, Gila et Pont-Est, les agriculteurs et les éleveurs peuls se trouvent actuellement dans une impasse préoccupante. Les éleveurs ont choisi de faire paître leurs bœufs dans les champs des agriculteurs, provoquant ainsi la destruction des cultures et une montée des tensions au sein de la communauté.

 

Hermine, résidant à Boutili, exprime sa frustration : “Tel qu’ici, il n’y a pas de pâturage. Les autorités ont spécifiquement désigné une zone pour l’élevage à PK45, mais elles ont négligé cet espace au profit de nos champs. Ils détruisent nos récoltes. Sans agriculture, comment la population peut-elle survivre ?”

 

Barrière Linguistique et Violence

 

Le problème est exacerbé par une barrière linguistique, car de nombreux éleveurs ne parlent ni français ni sango, les langues locales. Certains d’entre eux sont originaires du Soudan et du Tchad. Les confrontations entre les agriculteurs et les éleveurs sont parfois marquées par des actes de violence verbale et, dans certains cas, des armes sont impliquées.

 

Eric, un habitant du village Gila, explique la difficulté de communiquer : “Il y a une barrière linguistique entre nous et ces éleveurs. Ils prétendent ne pas comprendre le sango. Beaucoup d’entre eux sont soudanais et tchadiens. Lorsque vous vous plaignez, ils vous menacent. Hier, vers 16 heures, douze autres éleveurs sont arrivés avec huit bœufs. Lorsque vous appelez les militaires, ils ne répondent pas, préférant extorquer de l’argent à la population.”

 

Le Pont S : Point de Conflit

 

Le pont S, près de Bougoula, est un point de passage critique pour ces éleveurs, et c’est là que les conflits sont les plus fréquents. Les éleveurs deviennent agressifs lorsque leurs bœufs envahissent les champs des agriculteurs et que ces derniers réagissent. Les éleveurs prétendent que ces animaux appartiennent au Président Faustin Archange Touadera, suscitant des questions sur la véracité de leurs affirmations.

 

Goliath, résidant à Pont S, appelle à un renforcement du dispositif de sécurité autour du pont pour protéger la population locale. Il affirme : “Nous demandons la sécurisation de ce pont.”

 

Inquiétudes des Autorités Locales

 

Même les autorités locales expriment leurs préoccupations. Antoine Kossinam, chef du village Gila, déclare que la stratégie de sécurité actuelle ne répond pas efficacement à cette situation problématique. Les militaires sont basés à Bougoula, laissant ainsi la population à son triste sort. Cette situation a également été marquée par trois assassinats de chefs de village depuis le début de l’année à Bouali.

 

Répercussions Économiques et Sociales

 

Le conflit entre éleveurs et agriculteurs a des répercussions économiques et sociales considérables. Tandis que les éleveurs profitent du manioc, les agriculteurs comptent sur la viande de bœuf pour leur subsistance. Cependant, lorsque les bœufs dévastent les champs, les agriculteurs hésitent à se plaindre par peur de représailles.

 

Vers une Solution Apaisée ?

 

Le ministre de l’Élevage a rencontré les acteurs du secteur et les services de défense et de sécurité pour tenter de résoudre cette situation tendue autour du marché à bétail, situé à 45 kilomètres de Bangui, sur la route de Bouali. Cependant, il reste à voir si cette rencontre débouchera sur des mesures concrètes pour apaiser les tensions.

 

La situation à Boali, où les soi-disant bœufs de Touadera provoquent des conflits entre éleveurs et agriculteurs, est préoccupante et nécessite une intervention urgente pour éviter une escalade en crise communautaire. La barrière linguistique, les problèmes de sécurité et les répercussions économiques ajoutent une complexité significative à ce conflit. Les autorités locales et le gouvernement central doivent collaborer de manière efficace pour trouver des solutions équilibrées qui permettent la coexistence pacifique de ces communautés et préservent les moyens de subsistance des agriculteurs. La sécurité et le bien-être de la population de Boali en dépendent.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Le récent Jugement de la cour d’appel de Bangui : Quatre accusés condamnés pour diverses infractions

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Le récent Jugement de la cour d’appel de Bangui : Quatre accusés condamnés pour diverses infractions

 

 

Centrafrique.org/dossier-special-comment-eradiquer-la-corruption-au-milieu-judiciaire-en-Centrafrique/le-president-de-la-cour-delibere-le-verdict-dun-proces/” rel=”attachment wp-att-70845″ data-wpel-link=”internal”>Le président de la cour délibère le verdict d'un procès
Le président de la cour délibère le verdict d’un procès à Bangui. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – La session criminelle extraordinaire de la cour d’appel de Bangui a récemment rendu son verdict concernant quatre accusés, Ali Adam, Adel Karim Ali, Golden Wosona, et Erkan Jokuna. Les accusés ont été jugés pour une série de délits allant de l’association de malfaiteurs aux tentatives de meurtre. Cette décision fait suite à une série de procès à Bangui, visant à rendre justice dans un contexte complexe.

 

Ali Adam et Abdel Karim Ali étaient accusés d’association de malfaiteurs, de rébellion, de détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Golden Wosona et Erkan Jokuna, quant à eux, étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, vols aggravés, tentatives de meurtre et coups et blessures volontaires.

 

Mardi, deux autres accusés, Yaouba Hamadou et Hassan Abakar, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs et condamnés à 10 ans de travaux forcés. Ce verdict a été rendu au nom du peuple centrafricain, après une délibération conformément à la loi, avec la participation des jurés, et dans le respect des droits de la défense et de la partie civile.

 

La cour a jugé nécessaire de déclarer les accusés Ali Adam, Adel Karim Ali, Golden Wosona et Erkan Jokuna coupables des infractions d’association de malfaiteurs, en vertu des articles 411 et 412 du code pénal. Cependant, la cour a également décidé d’acquitter les accusés des accusations de meurtre, bénéficiant du doute dans ces cas particuliers.

 

En ce qui concerne la répression, les accusés Yaouba Hamadou et Hassan Abakar ont été condamnés à 10 ans de travaux forcés, une décision qui souligne la gravité des infractions commises. Par ailleurs, il a été noté qu’il n’y avait pas d’acte de désistement de la partie civile Umaru Hamadou, ce qui peut avoir des implications sur les intérêts civils dans cette affaire.

 

Dans un autre cas jugé lors de la même session, prince Bertrand Yangina a été reconnu coupable de meurtre et condamné à 10 ans de travaux forcés. Cette décision met en lumière la volonté de la cour de traiter avec fermeté les affaires de violence et de criminalité dans le pays.

 

Il est important de noter que ces verdicts sont le résultat d’un processus judiciaire complexe, dans lequel les accusés ont eu la possibilité de se défendre et où la cour a pris en compte les preuves présentées. Ils soulignent également l’importance de l’application de la loi et de la justice en République centrafricaine, tout en reconnaissant la nécessité de garantir un traitement équitable pour tous les citoyens, conformément aux principes juridiques fondamentaux.

 

Ces décisions judiciaires ne manqueront pas de susciter des débats et des réflexions au sein de la société centrafricaine, mettant en évidence les enjeux complexes auxquels le système judiciaire est confronté dans un contexte marqué par la sécurité et la stabilité. Les implications futures de ces verdicts restent à observer, notamment en ce qui concerne la lutte contre la criminalité et la réhabilitation des accusés.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Nzakoundou : Évolution de la Situation Sécuritaire Après le Massacre de 22 Civils

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Nzakoundou : Évolution de la Situation Sécuritaire Après le Massacre de 22 Civils

 

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Entrée des soldats FACA

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –La République centrafricaine, en proie à une instabilité chronique, a récemment été le théâtre d’un événement tragique à Nzakoundou. Le massacre de 22 civils a secoué la communauté nationale et a mis en lumière une fois de plus les défis persistants en matière de sécurité dans la région. Dans cet article, nous allons examiner en détail cette situation, en mettant en évidence les différentes perspectives et controverses qui l’entourent.

 

L’Attaque et ses Auteurs Présumés :

 

Selon des sources locales, l’attaque meurtrière à Nzakoundou aurait été perpétrée par des éléments du groupe armé 3R. Cette organisation, connue pour son implication dans des actes de violence et de déstabilisation, a été au centre de nombreuses préoccupations en République centrafricaine. Les autorités centrafricaines, confrontées à cette menace persistante, ont réagi en déployant des éléments des forces armées centrafricaines, épaulées par des Mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Une Amélioration de la Situation Sécuritaire ?

 

La présence des soldats FACA et des mercenaires russes dans la localité a été saluée par certains comme un signe positif d’amélioration de la situation sécuritaire. Cependant, des préoccupations persistent quant aux conditions de vie des habitants de Nzakoundou.

 

Les Conditions de Vie des Habitants :

 

Malgré l’arrivée des forces de sécurité, les autorités locales déplorent les mauvaises conditions de vie des habitants de Nzakoundou. Cette situation soulève des questions cruciales sur la capacité du gouvernement à fournir des services de base et à garantir la sécurité de ses citoyens, en particulier dans les zones touchées par les conflits armés.

 

Perspectives et Controverses :

 

La situation à Nzakoundou met en évidence les dilemmes complexes auxquels sont confrontés les acteurs nationaux et internationaux en République centrafricaine. D’une part, il y a la nécessité de lutter contre les groupes armés et de restaurer la stabilité dans la région. D’autre part, il est impératif de prendre en compte les besoins et les droits des populations locales, souvent prises au piège de la violence.

 

Questions en Suspens :

 

– Comment les autorités centrafricaines prévoient-elles d’améliorer les conditions de vie à Nzakoundou et dans d’autres régions touchées par le conflit ?

– Dans quelle mesure les forces étrangères, notamment les mercenaires russes du groupe Wagner, influencent-elles la dynamique sécuritaire en République centrafricaine ?

– Quelles sont les perspectives de résolution à long terme de la crise dans le pays, et quel rôle les acteurs internationaux doivent-ils jouer dans ce processus ?

 

Implications Futures :

 

L’incident à Nzakoundou rappelle la nécessité de trouver un équilibre délicat entre la sécurité et le bien-être des populations locales. Pour résoudre les conflits en République centrafricaine, il est crucial de mettre en place des mesures qui garantissent la sécurité des civils tout en travaillant à des solutions politiques durables. Il est également essentiel que la communauté internationale continue de soutenir les efforts visant à stabiliser la région.

 

La République centrafricaine demeure un foyer de défis complexes en matière de sécurité. L’incident à Nzakoundou souligne l’importance de traiter ces questions avec nuance, en tenant compte des diverses perspectives et controverses qui les entourent. Les autorités centrafricaines, en collaboration avec la communauté internationale, doivent poursuivre leurs efforts pour trouver des solutions à long terme qui garantissent la paix, la stabilité et le bien-être des citoyens de la République centrafricaine.

 

Par Éric Azoumi

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L’Épidémie de Paludisme à Obo, Symptôme d’un Problème Plus Vaste : Pénurie de Moustiquaires et Instabilité

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L’Épidémie de Paludisme à Obo, Symptôme d’un Problème Plus Vaste : Pénurie de Moustiquaires et Instabilité

 

Centrafrique.org/violence-et-agression-a-obo-un-soldat-faca-torture-une-femme-la-gendarmerie-saisit-de-laffaire/quartier-quartier-yagba-a-obo-au-sud-est-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-68615″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Quartier-quartier-YAGBA-a-Obo-au-sud-est-de-la-Republique-centrafricaine-450×405.jpg” alt=”Quartier YAGBA à Obo, au sud – est de la République centrafricaine” width=”450″ height=”405″ />
Quartier YAGBA à Obo, au sud – est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) – La ville d’Obo, située dans le Haut-Mbomou, en République centrafricaine, fait face à une montée inquiétante des cas de paludisme au cours des derniers mois. Cette épidémie de paludisme préoccupante, qui a touché plusieurs centaines de personnes en seulement trois mois, soulève de nombreuses questions sur la situation sanitaire et sociale dans cette région. Au-delà du paludisme en lui-même, cette crise met en lumière un problème sous-jacent : la pénurie de moustiquaires et l’instabilité qui entrave les efforts de prévention et de contrôle de la maladie.

 

La Prolifération des Moustiques : Une Cause Majeure du Paludisme

 

La principale cause de cette épidémie de paludisme à Obo est la prolifération des moustiques. Selon les témoignages recueillis, de nombreux habitants ne dorment pas sous des moustiquaires imprégnées depuis plusieurs mois, les exposant ainsi aux piqûres de moustiques tout au long de la nuit. Cette négligence en matière de prévention contribue directement à la propagation de la maladie.

 

Elie Boutoukama, un habitant d’Obo, témoigne : “Si vous allez vérifier les chambres de chaque ménage, il faut identifier qu’il y a le sang qui est présent sur les draps, c’est comme si on arrose le sang sur les draps alors que dans le cadre de la protection, on dit qu’il faut que tout le monde ait servi le moustiquaire même que dans la ville d’Obo, on ne dort pas bien pendant la nuit parce que le moustiquaire, on  n’en a pas.”

 

La Quête de Moustiquaires et l’Appel au Gouvernement

 

La situation est d’autant plus préoccupante que de nombreux habitants ne parviennent pas à se procurer des moustiquaires pour protéger leurs familles. Hélène Mbambalé, une mère de cinq enfants à Obo, témoigne de sa frustration : “À cause des moustiques, nous ne pouvons pas bien dormir la nuit. Pour notre protection, j’ai demandé des moustiquaires au niveau de l’hôpital, mais il n’y en a pas. Même dans les boutiques, je n’en trouve pas. Nous demandons au gouvernement de nous doter de moustiquaires.”

 

Cet appel désespéré à l’égard du gouvernement met en évidence l’urgence de la situation. Les citoyens comptent sur les autorités pour fournir des moustiquaires, un outil essentiel dans la prévention du paludisme.

 

Le Rôle du Dr. Armand Guizda

 

Le Dr. Armand Guizda, médecin-chef de l’hôpital d’Obo, confirme la gravité de la situation, avec un taux élevé de cas de paludisme enregistrés au cours des derniers mois. Il explique également pourquoi une campagne de distribution de moustiquaires prévue en avril dernier n’a pas pu être menée à bien dans la ville. La situation sécuritaire instable dans certaines sous-préfectures, notamment Obo et Bambouti, a entravé la distribution des moustiquaires. De plus, certaines moustiquaires destinées à Obo ont été pillées au niveau de Mboki.

 

Le Dr. Guizda déplore également le vol de quelques moustiquaires installées sur les lits de l’hôpital par certains proches des malades. Il espère que la sécurité sera rétablie pour permettre la relance de la campagne de distribution de moustiquaires, avec le soutien du ministère de la Santé et de ses partenaires.

 

L’épidémie de paludisme à Obo met en lumière un problème complexe qui va au-delà de la simple augmentation des cas de maladie. La pénurie de moustiquaires et l’instabilité sécuritaire entravent les efforts de prévention et de contrôle du paludisme, mettant en danger la vie de nombreuses personnes, en particulier les enfants et les femmes enceintes. Le gouvernement et ses partenaires doivent agir rapidement pour fournir des moustiquaires à la population d’Obo et pour restaurer la sécurité, garantissant ainsi la santé et le bien-être de la communauté. Cette situation nous rappelle que la lutte contre le paludisme nécessite une approche globale, prenant en compte à la fois les aspects sanitaires et sécuritaires pour parvenir à un résultat efficace et durable.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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La débâcle de Faustin Archange Touadéra : un pouvoir corrompu et autodestructeur

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La débâcle de Faustin Archange Touadéra : un pouvoir corrompu et autodestructeur

 

 

Centrafrique.org/de-lindependance-a-lillusion-la-deception-du-discours-de-faustin-archange-touadera/touadera-aout/” rel=”attachment wp-att-67889″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/touadera-aout-450×300.jpg” alt=”Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera lors de son allocution à la nation à l’occasion du soixante troisième anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine le 12 août 2023″ width=”450″ height=”300″ />
Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – Le pouvoir de Faustin Archange Touadéra en Centrafrique semble être en train de s’effriter sous le poids de ses propres méfaits. Ce régime, caractérisé par la corruption, la criminalité, le népotisme et le clanisme, a montré à maintes reprises son indifférence flagrante envers la vie et le bien-être de la population centrafricaine. Pire encore, Touadéra semble avoir scellé une alliance pernicieuse et criminelle avec les mercenaires du groupe Wagner, des acteurs qui opèrent en toute impunité, semant la terreur et le chaos dans le pays.

 

L’opinion publique est unanime : le pouvoir en place est en train de se déstabiliser de lui-même, et il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre pourquoi. Lorsqu’un gouvernement échoue à fournir des résultats tangibles et bénéfiques pour la population, il se perd invariablement dans une quête frénétique de boucs émissaires, cherchant à détourner l’attention de ses propres échecs flagrants. Les paroles de RcaAxiome (@Centrafrique AXIOME) sont on ne peut plus pertinentes : “Ce pouvoir se déstabilise lui-même, il n’a pas besoin d’opposition pour le faire. Lorsqu’on n’a pas de résultats concrets au profit de la population à cause d’une gouvernance unanimement décriée, évidemment on passe le plus clair de son temps à chercher des boucs émissaires”.

 

La situation en Centrafrique est alarmante. La corruption s’étend comme une gangrène, sapant la confiance du peuple envers ses dirigeants. Les actes criminels, les violations des droits de l’homme et l’impunité généralisée sont devenus monnaie courante. Le clanisme et le népotisme ont créé un cercle vicieux de favoritisme et de discrimination, laissant la majorité de la population dans la pauvreté et l’oubli.

 

Pire encore, le pouvoir de Touadéra semble avoir trouvé un allié encombrant et criminel en la personne des mercenaires du groupe Wagner. Ces forces étrangères agissent en toute impunité, perpétrant des actes brutaux contre la population sans être inquiétées. Leur présence, tolérée et favorisée par le gouvernement, ne fait que renforcer le sentiment de terreur qui règne dans le pays.

 

Il est temps que la communauté internationale prenne conscience de la catastrophe en cours en Centrafrique. Le pouvoir de Touadéra ne peut plus continuer à détruire le pays impunément. Des mesures concrètes doivent être prises pour mettre fin à la corruption, à la violence et à l’impunité. Les Centrafricains méritent un leadership qui se soucie réellement de leur bien-être et de leur avenir, et non pas un régime autodestructeur qui préfère blâmer les autres plutôt que de faire face à ses propres responsabilités.

 

En réalité, le pouvoir de Faustin Archange Touadéra en Centrafrique est en train de s’effondrer, non pas en raison de l’opposition, mais en raison de ses propres actions néfastes. Il est grand temps que des mesures soient prises pour restaurer la stabilité, la justice et la prospérité en Centrafrique, et mettre fin à cette spirale d’autodestruction.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Intimidation et autoritarisme : Djorie, un ministre hors de contrôle

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Intimidation et autoritarisme : Djorie, un ministre hors de contrôle

 

Centrafrique.org/perspective-dune-crise-financiere-le-porte-parole-du-gouvernement-ghislain-serge-djorie-declare-sur-rfi-que-la-situation-ninquiete-personne-cest-un-chemin-vers-lindependance-la-rca/le-ministre-de-la-communication-et-des-medias-serge-ghislain-djorie/” rel=”attachment wp-att-53114″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Le-ministre-de-la-communication-et-des-medias-Serge-Ghislain-Djorie-450×338.jpg” alt=”Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie” width=”450″ height=”338″ />
Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC

 

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – Le récent événement tragique à Nzakoundou a une fois de plus mis en lumière le comportement autoritaire et inexcusable du ministre de la Communication, Serge Ghislain Djorie. Dans un pays où la liberté de la presse est déjà fragile, Djorie représente une menace de plus en plus préoccupante pour les journalistes qui osent poser des questions difficiles au gouvernement.

 

L’attaque mortelle de la ville de Nzakoundou, qui a coûté la vie à plus d’une vingtaine de civils, a naturellement suscité l’inquiétude de la nation centrafricaine. Les citoyens ont cherché des réponses et des informations sur la position du gouvernement concernant cette tragédie. Cependant, au lieu de fournir des éclaircissements, le ministre Djorie a choisi de réagir de manière agressive et autoritaire.

 

Le ministre de la Communication est pourtant supposé être le porte-parole du gouvernement, chargé de faciliter la communication entre les autorités et le public. Cependant, il semble que Serge Ghislain Djorie ait complètement oublié cette responsabilité fondamentale. Lors d’un point de presse de la présidence de la République, les journalistes ont posé des questions légitimes au porte-parole de la présidence de la République, mais ont été renvoyés au gouvernement. Là où ils espéraient obtenir des réponses, ils ont plutôt été confrontés à des menaces et à de l’intimidation de la part du ministre Serge Ghislain Djorie.

 

Ce n’est malheureusement pas la première fois que Djorie se comporte de cette manière. En mars dernier, après le massacre de neuf travailleurs chinois sur le site minier de Chimbolo, les journalistes ont encore une fois tenté de s’approcher du ministre pour obtenir des informations. Au lieu de répondre de manière adéquate, Djorie les a menacés gravement, créant un climat de peur parmi les journalistes qui cherchaient à faire leur travail.

 

Le ministre Djorie semble se prendre pour un demi-dieu, agissant comme s’il était au-dessus de toute critique et doute. Il préfère se cacher derrière des menaces et de l’intimidation plutôt que de répondre aux questions légitimes des médias et de la population. Cette attitude est non seulement préjudiciable à la liberté de la presse en Centrafrique, mais elle montre également un mépris flagrant pour le droit du public à être informé de manière transparente et honnête.

 

On ne peut s’empêcher de se demander pourquoi le ministre Djorie semble si désireux d’éviter que l’on parle de l’échec du régime à protéger les citoyens centrafricains. Est-ce par crainte que la vérité ne soit révélée au sujet de ses mensonges antérieurs ? Djorie avait déclaré sur les ondes de la radio Ndékèluka que le gouvernement centrafricain contrôlait désormais 100 % du territoire national, ce qui s’est révélé être un mensonge flagrant, compte tenu des événements récents.

 

Il est impératif que le gouvernement centrafricain prenne des mesures pour rétablir la confiance du public en garantissant la transparence et en respectant la liberté de la presse. Le ministre Djorie doit être tenu responsable de ses actions et de son comportement inacceptable envers les journalistes. La Centrafrique mérite un gouvernement qui ne craint pas la vérité et qui est prêt à répondre aux préoccupations légitimes de ses citoyens.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le combat pour la justice : Entretien exclusif avec Aubin KOTTO-KPENZE, Président de l’association  des victimes centrafricaines de la LRA

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Le combat pour la justice : Entretien exclusif avec Aubin KOTTO-KPENZE, Président de l’association  des victimes centrafricaines de la LRA

 

Centrafrique.org/aubin-aubin/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Aubin-Aubin-258×450.jpg” alt=”Aubin KOTTO-KPENZE, Président d’AVLRAC” width=”258″ height=”450″ />
Aubin KOTTO-KPENZE, Président d’AVLRAC

 

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) –Dans cette interview exclusive, nous avons eu l’opportunité de parler avec Aubin KOTTO-KPENZE, le Président national de l’association centrafricaine AVLRAC (Association des Victimes de la LRA en Centrafrique). Il partage avec nous les derniers développements de l’affaire Joseph KONY à la Cour pénale internationale (CPI) et explique la demande du Procureur de la CPI de tenir le procès de KONY par contumace. De plus, il souligne les défis auxquels sont confrontées les victimes centrafricaines de la LRA, les efforts pour leur faire entendre leur voix et les besoins pressants de cette communauté en détresse. Cette interview offre un aperçu crucial de l’affaire KONY et de la situation des victimes centrafricaines, tout en appelant à l’action et au soutien de la communauté internationale pour la justice et la réparation.

 

Corbeaunews-Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur KOTTO-KPENZE, merci d’avoir accepté cette interview. Pouvez-vous commencer par nous donner un aperçu des dernières évolutions de l’affaire KONY à la CPI et expliquer la demande du procureur de la CPI Karim KHAN de tenir le procès par contumace ?

 

AKK : Bonjour je suis Monsieur Aubin KOTTO-KPENZE, Président national de l’association centrafricaine AVLRAC, association des victimes de la LRA en Centrafrique. Notre association a été créée en 2010 et a pour objectif la défense des intérêts des victimes centrafricaines de la LRA et de Joseph KONY au niveau de la justice internationale. Je suis moi-même victime de Joseph KONY et de la LRA. En effet, je fus enlevé le 6 mars 2008 à Obo par la LRA et j’ai été utilisé comme médecin personnel de Joseph KONY. Concernant les derniers développements de l’affaire KONY, je peux vous déclarer que le Procureur de la CPI a adressé une requête à la Chambre préliminaire de la CPI en novembre 2022 pour demander à ce que le procès de Joseph KONY se tienne par contumace donc en son absence. Nous attendons la décision de la Chambre préliminaire à l’heure actuelle. L’avocat de notre association AVLRAC, Maître Isabelle KESSEL a également saisi d’une plainte, le Bureau du Procureur de la CPI pour que les victimes centrafricaines puissent être incluses dans le procès KONY aux côtés des victimes ougandaises.

En effet, l’enquête relative à la situation en Ouganda s’est ouverte en 2004. En juillet 2005, est délivré un mandat d’arrêt contre Joseph Kony, fondateur et chef de l’Armée de résistance du Seigneur, suspecté de 33 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, parmi lesquels le meurtre, les traitements cruels, la réduction en esclavage, le viol et les attaques dirigées contre une population civile.

Le Président de l'association des victimes centrafricaines de la LRA de Joseph Kony
Le Président de l’association des victimes centrafricaines de la LRA de Joseph Kony

 

CNC Pourquoi le procès de Joseph KONY est-il prévu de se tenir par contumace ? Quelles sont les implications de cette décision pour les victimes ?

 

AKK : Le Procureur de la CPI, Monsieur Karim KHAN a, dans un communiqué daté du 24 novembre 2022, déclaré « J’estime qu’il est à présent opportun et nécessaire de faire avancer la procédure intentée à son encontre (KONY) dans la mesure où le permettent les dispositions du Statut de Rome. Ainsi, après avoir minutieusement examiné les circonstances de l’espèce, j’ai demandé à la Chambre préliminaire de tenir une audience de confirmation des charges contre M. Kony en l’absence de celui-ci, ainsi qu’il est prévu à l’article 61-2-b du Statut de Rome et aux règles 123 et 125 du Règlement de procédure et de preuve. En parallèle, mon Bureau intensifiera ses efforts pour obtenir l’arrestation de M. Kony, qui demeure par ailleurs le suspect en fuite le plus longuement recherché par la CPI. »

Cela fait donc déjà 18 ans que le mandat d’arrêt a été délivré par la CPI contre Joseph KONY. Si la Chambre préliminaire fait droit à la demande du Procureur de la CPI, nous avons bon espoir que la décision rendue marquera un grand tournant pour les victimes centrafricaines des crimes de M. Kony, lesquelles attendent patiemment depuis plus de vingt ans que justice leur soit rendue.

 

CNC : Vous avez souhaité que les victimes centrafricaines participent à ce procès, même si l’État centrafricain n’a pas saisi la CPI. Pourriez-vous nous expliquer comment cela pourrait être possible ?

 

AKK : En effet, notre avocat Maître KESSEL a d’ores et déjà saisi le Procureur de la CPI au nom des victimes centrafricaines de la LRA. Il y a trois moyens pour qu’une affaire soit évoquée devant la CPI. Tout d’abord, l’État sur le territoire duquel ont été commis les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité, a le droit de saisir la CPI d’une affaire. En deuxième lieu, le Conseil de sécurité des Nations unies, sous chapitre 7 de la Charte des Nations unies, a le droit de saisir la CPI pour des crimes graves et de masse commis sur un territoire. Et enfin le Procureur de la CPI peut s’autosaisir d’une situation. En effet, l’article 15 du Statut de Rome stipule que « Le Procureur peut ouvrir une enquête de sa propre initiative au vu de renseignements concernant des crimes relevant de la compétence de la Cour ».

 

CNC : Pouvez-vous nous parler de la visite du procureur adjoint de la CPI, Monsieur Mame NIANG à Bangui fin novembre 2023, et de la discussion que vous avez eue avec lui concernant cette affaire ?

 

AKK : Depuis l’affaire KONY et l’affaire ONGWEN, il n’y a jamais eu de volonté de la part de l’État centrafricain de saisir la CPI au nom des victimes centrafricaines de la LRA. Aujourd’hui, le procureur adjoint de la CPI nous a fait l’honneur de venir rencontrer les victimes en République centrafricaine. Ce déplacement est à saluer et à encourager pour l’avenir afin que le bureau du Procureur de la CPI vienne toucher du doigt les réalités des victimes centrafricaines. L’Association AVLRAC demande solennellement au Procureur de la CPI de se saisir des crimes commis par Joseph KONY en République centrafricaine et de joindre le dossier à la situation de l’Ouganda pour que les victimes centrafricaines de Joseph KONY puissent participer au procès KONY aux côtés des victimes ougandaises. Ce qu’elles n’ont pas pu faire lors du procès ONGWEN, hélas !

Comme je vous l’ai dit notre avocat a déjà envoyé une plainte documentée au Bureau du Procureur de la CPI. Nous suivons avec attention cette procédure et nous sommes déterminés à réclamer justice.

 

CNC : vous avez souligné dans une interview accordée à un média local que les victimes centrafricaines de la LRA, sont actuellement oubliées par le gouvernement centrafricain et qu’elles vivent dans des conditions très difficiles. Pourriez-vous nous donner un aperçu de la situation actuelle de ces victimes dans les régions telles que Obo, Bangassou, Zemio, Rafai et Mboki ?

 

AKK : Oui, je vous confirme que les victimes centrafricaines de la LRA sont abandonnées à leur triste sort. Nous avons beaucoup de filles mères parmi nos membres qui sont sorties des rangs de la LRA. Beaucoup d’entre elles ont été violées par les éléments de la LRA, ont eu des grossesses forcées et des enfants sont issus de ces grossesses. Nous avons même les enfants de KONY qui sont membres de notre association, issus de grossesses forcées. Il n’y a aucune prise en charge médicale, psychologique de ces filles-mères et de ces enfants issus de viols. Ces enfants souffrent d’insécurité alimentaire, malnutrition et ne vont pas à l’école. Nous sommes très préoccupés.

Il y a ensuite le cas des enfants soldats qui ont réussi à fuir les camps de la LRA et que notre association prend en charge à la sortie de captivité. Certains enfants soldats deviennent des enfants de la rue, tombent parfois dans la délinquance, ils ne vont plus à l’école. Il n’y a pas d’activités économiques qui puissent donner du travail à toutes ces victimes. Ce désœuvrement est une plaie sociale car cela freine leur réinsertion socio-économique. Et notre organisation manque cruellement de moyens pour assumer ces missions essentielles auprès des victimes.

 

CNC : quels sont les besoins les plus pressants des victimes centrafricaines de la LRA et quelles mesures pouvez-vous proposer pour améliorer leur situation ?

 

AKK : Nous avons besoin d’aides alimentaires d’urgence, de vivres, de couvertures, de kits d’urgence, d’assistance médicale et psychologique car les traumatismes sont toujours présents et lourds. Je lance un appel aux ONG internationales pour qu’elles puissent descendre avec mon équipe à Obo, Zémio, Mboki, Rafai, Bangassou et constater les besoins immenses de ces groupes de victimes en détresse et nous prêter main forte.

 

CNC : Y a -t-il des efforts en cours pour sensibiliser davantage à la situation de ces victimes, que ce soit au niveau national ou international ?

 

AKK : Je remercie les médias car c’est grâce à eux que l’association AVLRAC peut faire des interviews et lancer des appels à l’aide et donner un peu d’espoir aux victimes centrafricaines de la LRA. Jusqu’à présent c’est Dieu qui nous a protégés dans la brousse lors de notre captivité. Aujourd’hui,  grâce aux médias nous faisons de la sensibilisation et nous informons l’opinion tant nationale qu’internationale. Vous me permettez de porter haut et fort la voix des victimes.

Par ailleurs, l’association AVLRAC cherche toujours des partenaires techniques et financiers pour faire de la sensibilisation auprès des victimes de KONY et initier des activités de formation et des activités génératrices de revenus (AGR). J’encourage les médias internationaux à entrer en contact avec notre association afin de relater au monde entier les atrocités commises par Joseph KONY et les éléments de la LRA sur les victimes centrafricaines.

 

CNC : Vous avez mentionné que le procureur de la CPI peut s’autosaisir en faveur des victimes centrafricaines. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste et quelles étapes doivent être franchies pour que cela se produise ?

 

AKK : comme je vous l’ai expliqué le Procureur de la CPI peut s’autosaisir dans une situation concernant un pays où auraient été commis des crimes de masse en vertu de l’article 15 du Statut de Rome.

L’article 15 alinéa 2 de ce Statut , stipule ensuite que « Le Procureur vérifie le sérieux des renseignements reçus. À cette fin, il peut rechercher des renseignements supplémentaires auprès d’États, d’organes de l’Organisation des Nations Unies, d’organisations intergouvernementales et non gouvernementales, ou d’autres sources dignes de foi qu’il juge appropriées, et recueillir des dépositions écrites ou orales au siège de la Cour. » Nous invoquons ces dispositions pour que la CPI se saisisse du cas des victimes de Joseph KONY en République centrafricaine.

 

CNC : Comment les membres de votre association, AVLRAC, travaillent-ils pour promouvoir cette autosaisine en faveur des victimes centrafricaines ?

 

AKK : C’est notre Conseil Maître Isabelle KESSEL qui s’occupe du volet judiciaire au niveau de la Cour pénale internationale et qui œuvre pour que nous obtenions justice et réparation.

 

CNC : Quelles sont vos attentes et vos espoirs pour l’avenir de cette affaire KONY et pour le soutien aux victimes centrafricaines de la LRA ?

 

AKK :  Nos membres ont été victimes de viols, assassinats, grossesses forcées, esclavage sexuel, enrôlement forcé d’enfants, travail forcé, incendies, pillages, déportation. Il y a des survivants. Je suis un survivant. Témoigner est pour moi un devoir une nécessité. L’écrivain italien Primo Levi avait ainsi déclaré «  Si nous nous taisons, qui parlera ? ». Alors moi je parle et continuerai de parler pour que ne soient pas oubliées les victimes centrafricaines de Joseph KONY et de la LRA. C’est un besoin impérieux pour moi de raconter l’indicible que nous avons vécu dans les camps de la LRA. Il n’est pas permis d’oublier. Il n’est pas permis de se taire. J’insiste !

Le Procureur de la CPI doit s’autosaisir de notre situation pour montrer à l’opinion nationale et internationale que KONY a commis des crimes atroces en République centrafricaine. Les survivants sont encore là et nous n’avons rien oublié. Des vies ont été fauchées, brisées. Nous nourrissons l’espoir que la justice internationale fasse son travail et que les victimes centrafricaines de KONY soient indemnisées pour pouvoir reconstruire leurs vies et aller de l’avant. Il est important que nous reprenions une vie sociale normale même si nous n’oublierons pas ce qui s’est passé dans les camps de la LRA. Les souvenirs sont toujours bien présents.

 

CNC : Comment les lecteurs et la communauté internationale peuvent-ils contribuer à soutenir votre cause et à sensibiliser davantage à cette question ?

 

AKK : Notre organisation AVLRAC lance un appel à la Minusca, au PNUD, aux partenaires techniques et financiers, les ONG internationales, les représentations diplomatiques accréditées en République centrafricaine pour qu’ils puissent nous assister et nous soutenir financièrement via des projets de formation et activités génératrices de revenus (AGR) afin de nous permettre de mener des activités résilientes en attendant que la justice passe avec le procès KONY, qui est toujours recherché.

 

CNC : Merci beaucoup, Monsieur Kotto-Kpenze, pour avoir partagé ces informations importantes avec nous. Nous espérons que votre plaidoyer en faveur des victimes centrafricaines de la LRA portera ses fruits. Nous restons attentifs à l’évolution de cette affaire et à votre travail.

 

Centrafrique : le commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar, arrêté par les mercenaires russes

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Centrafrique : le commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar, arrêté par les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/rca-colere-et-stupefaction-au-sein-de-larmee-nationale-plusieurs-officiers-interpelles-par-les-mercenaires-russes/arrivage-a-laeroport-de-bangui-mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-syriens/” rel=”attachment wp-att-51033″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Arrivage-a-laeroport-de-Bangui-Mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-Syriens-450×334.jpg” alt=”Arrivage à l’aéroport de Bangui M’poko du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens de la société Wagner” width=”450″ height=”334″ />
Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens
de la société Wagner

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà frappée par l’instabilité et les conflits internes, s’enfonce encore plus profondément dans l’abîme de la tyrannie avec l’expansion alarmante du pouvoir des mercenaires russes de la société Wagner dans le pays. Cette présence oppressante, dénuée de toute légitimité, a non seulement pris le contrôle de la sécurité, de la défense, de l’économie et du commerce, mais elle s’est également immiscée dans le système judiciaire du pays, lançant ainsi un défi direct à l’État de droit et aux droits de l’homme.

 

Le dernier acte de cette mainmise sans scrupules sur le pouvoir a été la détention du commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar, une arrestation orchestrée par les mercenaires russes de Wagner. Leur accusation ? Une conspiration présumée avec des criminels pour l’assassinat du commandant de compagnie de la gendarmerie de Berberati, un acte abominable qui a endeuillé le mois précédent.

 

Il semble que les mercenaires russes de Wagner tentent de démontrer au Président Faustin Archange Touadera leur prétendue efficacité dans la résolution d’enquêtes complexes. Cependant, il est difficile de ne pas voir à travers cette façade et de comprendre que leur objectif réel est de renforcer leur emprise sur le pays et d’affirmer leur pouvoir absolu, même au détriment de la justice et de la dignité humaine.

 

Le mois dernier, un tragique incident a secoué la République centrafricaine lorsque le commandant de compagnie de Berberati, en route vers Bangui pour sa nouvelle affectation, a été pris en embuscade par des assaillants armés à proximité de la ville de Baoro. Le capitaine, son garde du corps et son épouse ont perdu la vie dans cette attaque brutale, laissant derrière eux une immense douleur et un sentiment d’insécurité. Les responsables de cette attaque sont restés dans l’ombre, échappant à toute forme de justice.

 

Cependant, un mois plus tard, les mercenaires russes de Wagner ont appréhendé un jeune homme, un ancien rebelle démobilisé en attente d’intégration dans les forces armées centrafricaines, à Bouar. Ce jeune homme, ignorant les raisons de son arrestation, a été soumis à des sévices inhumains, frôlant la mort. Les membres de Wagner lui ont extorqué une confession, le forçant à avouer sa participation présumée à l’attaque contre le capitaine de la gendarmerie Oubangué, commandant de compagnie de Berberati, sur ordre du commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar.

 

Les méthodes employées par les mercenaires russes de Wagner pour obtenir cette confession sont d’une brutalité inouïe et révoltante, témoignant de leur mépris total pour les droits de l’homme et la dignité humaine. Ce jeune homme, désormais détenu dans un état de santé critique à la prison de camp de Roux, est la preuve vivante des abus perpétrés par ces mercenaires sans foi ni loi.

 

Pire encore, l’arrestation du commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar et son transfert à Bangui sous l’égide de Wagner ont jeté une ombre inquiétante sur l’indépendance du système judiciaire centrafricain. La République centrafricaine est en train de glisser inexorablement vers une dictature aux méthodes russes, où l’arbitraire et la répression sont devenus la norme.

 

Il est impératif que la communauté internationale condamne fermement ces actions des mercenaires russes de la société Wagner en République centrafricaine. Il est temps de faire pression pour mettre fin à cette présence illégitime qui met en péril la stabilité et les droits fondamentaux du peuple centrafricain. La justice et la dignité humaine doivent prévaloir sur l’impunité et la terreur.

 

Par Alain Nzilo

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Les Mercenaires Russes du Groupe Wagner : Agents du Chaos en Centrafrique, terrorisent la population de villages Mboula et Yoro

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Les Mercenaires russes du Groupe Wagner : Agents du Chaos en Centrafrique, terrorisent la population de villages Mboula et Yoro

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – En cette période de Noël, où la plupart des enfants à travers le monde célèbrent avec joie et insouciance, les jeunes habitants des villages Mboula et Yoro, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, ont été privés de cette innocence. Le 25 décembre dernier, au lieu de recevoir des cadeaux et de partager des moments de bonheur en famille, ces enfants ont été confrontés à la terreur causée par les mercenaires russes du groupe Wagner. Ce groupe paramilitaire, agissant avec une impunité choquante, a semé la peur et la désolation dans ces régions déjà vulnérables.

 

Le Noël Cauchemardesque des Enfants de Mboula et Yoro

 

Le 25 décembre, 14 motos rugissantes ont déferlé sur les villages Mboula et Yoro, portant avec elles une horde de mercenaires russes du groupe Wagner. Ces hommes lourdement armés, agissant en toute impunité, sont venus terroriser ces populations déjà éprouvées. Non seulement ces enfants n’ont pas pu avoir des jouets en raison de l’hyper-inflation des prix, mais leurs parents ont également fui dans la brousse pour échapper aux exactions brutales de ces mercenaires sans foi ni loi.

 

Le 25 décembre dernier, 14 mercenaires russes du groupe Wagner, quittant la ville de Bouar, se sont dirigés vers la commune de Zotoua-Bangarem en direction de Baoro jusqu’aux villages  Mboula et Yoro. Leur passage a laissé derrière eux un sillage de destruction et de terreur.

 

Pillages et Enlèvements

 

Dans les villages de Mboula et Yoro, situés à environ 88 kilomètres de Bouar, ces mercenaires n’ont pas hésité à piller les maisons des habitants, emportant des motos et des objets de luxe. Mais leur cruauté ne s’est pas arrêtée là. Deux jeunes femmes et un jeune homme ont été arrêtés et ligotés par ces mercenaires sans pitié. Leur sort demeure inconnu à ce jour, et l’angoisse plane sur leurs proches. Sont-ils encore en vie ? Sont-ils devenus des esclaves sexuelles des mercenaires russes ? Les questions restent sans réponse.

 

Impunité et Complicité

 

Il est important de souligner que ces exactions ne seraient pas possibles sans la complicité tacite du président putschiste centrafricain, Faustin Archange Touadéra. Les mercenaires du groupe Wagner semblent jouir d’une totale impunité pour commettre leurs crimes en toute impunité, tandis que le silence prévaut. Cette situation ne fait que renforcer l’image d’un État défaillant et incapable de protéger ses citoyens.

 

Les récentes exactions perpétrées par les mercenaires russes du groupe Wagner en Centrafrique sont un rappel brutal des conséquences dévastatrices de l’inaction internationale face à cette menace. Les populations locales continuent de vivre dans la peur, tandis que les coupables échappent à toute forme de justice.

 

Il est impératif que la communauté internationale prenne des mesures concrètes pour mettre fin à cette impunité et protéger les civils centrafricains. Les mercenaires russes du groupe Wagner doivent être tenus responsables de leurs actes, et les autorités centrafricaines doivent être encouragées à mettre fin à leur complicité. L’avenir de la République centrafricaine et de sa population dépendent de la manière dont cette crise est gérée.

 

Par Gervais Lenga

 

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La Crise Énergétique à Bangui: Entre Promesses Gouvernementales et Réalités Amères

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La Crise Énergétique à Bangui: Entre Promesses Gouvernementales et Réalités Amères

 

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Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 28 décembre 2023 (CNC) –Les coupures intempestives d’électricité à Bangui et ses environs sont devenues un calvaire quotidien pour les habitants. Les multiples promesses du gouvernement de fournir une alimentation électrique stable se sont avérées vaines, laissant la population dans un état de frustration croissante. L’émission Patara de la radio Ndékèluka a offert une plateforme pour discuter de ce problème épineux, mettant en lumière les diverses perspectives des acteurs clés impliqués dans le secteur énergétique de la République Centrafricaine.

 

La récente édition de l’émission Patara a mis en avant le mécontentement des habitants de Bangui face aux coupures récurrentes d’électricité. Le directeur général de l’INERCA, Thierry Patient Bédima, et plusieurs figures politiques, dont des députés et des observateurs, ont été invités à discuter des défis et des solutions potentielles.

 

La Réalité du Terrain:

 

Les commerces et les ménages subissent les conséquences directes des délestages intempestifs. La conservation des aliments, les activités commerciales et la vie quotidienne sont sévèrement perturbées. Le ministre du Développement de l’Énergie a promis une alimentation électrique ininterrompue, mais la réalité sur le terrain est loin de cette affirmation.

 

Des Infrastructures Défaillantes:

 

Le débat a révélé que les infrastructures énergétiques actuelles sont obsolètes et insuffisantes. Malgré l’ajout de nouvelles unités, le déséquilibre entre l’offre et la demande persiste. Les experts ont souligné le besoin urgent de moderniser les anciennes unités et de développer de nouvelles capacités pour répondre aux besoins croissants.

 

Un Manque de Vision et de Gouvernance:

 

Les participants ont critiqué la gestion et l’anticipation du gouvernement face à cette crise. Ils ont souligné un manque de planification stratégique et un échec à intégrer des solutions durables et adaptées aux réalités climatiques et technologiques du pays.

 

Des Solutions Proposées:

 

Parmi les solutions évoquées, l’investissement dans les centrales hydroélectriques et solaires a été privilégié. Cependant, les débats ont révélé que la mise en œuvre de ces projets est entravée par des problèmes logistiques, financiers et de gouvernance. La nécessité d’une meilleure gestion des ressources humaines et d’une anticipation technique a été également soulignée.

 

En un mot, la crise énergétique à Bangui est un miroir des problèmes plus larges auxquels fait face la République Centrafricaine: un manque de planification adéquate, une gouvernance défaillante, et une incapacité à mettre en œuvre des solutions durables. Alors que les citoyens continuent de souffrir des conséquences directes de cette crise, il devient impératif pour le gouvernement de prendre des mesures concrètes et d’engager des réformes significatives dans le secteur énergétique. Seule une approche holistique et bien coordonnée, impliquant tous les acteurs concernés, pourra mener à une résolution durable de cette crise énergétique et contribuer au développement et à la stabilité de la nation. Les débats tels que celui présenté par Patara sont cruciaux pour sensibiliser et pousser vers le changement nécessaire. La question demeure: le gouvernement prendra-t-il les mesures nécessaires pour transformer les promesses en actions concrètes?

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Les Réponses évasives du Maire de Bangui, Émile Gros Nakombo, face aux Accusations de Détournement Massif des Deniers Publics

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Les Réponses évasives du Maire de Bangui, Émile Gros Nakombo, face aux Accusations de Détournement Massif des Deniers Publics

 

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Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – Dans sa récente interview accordée à la Radio Ndékè – Luka, le maire de Bangui, Émile Gros Nakombo, a été confronté à des questions brûlantes concernant sa gestion de la ville de Bangui. Cette interview a mis en lumière les controverses entourant sa gestion, notamment les allégations de détournement massif des deniers publics, la perception de mafia à la mairie, l’escroquerie des citoyens étrangers, et la suggestion que son maintien à la tête de la mairie de Bangui est lié à son lien mafieux avec Faustin Archange Touadera, président de la République centrafricaine.

 

Pourtant, les réponses de Nakombo ont laissé beaucoup à désirer. Interrogé sur l’état d’esprit en tant que maire d’une ville critiquée par ses administrés, Nakombo a donné une réponse évasive, évoquant les responsabilités générales d’un maire sans aborder spécifiquement les problèmes de Bangui.

 

Lorsqu’on lui a demandé de reconnaître les problèmes dans la ville, Nakombo a répondu de manière fataliste, en affirmant que “quand il y a des hommes, il y a des problèmes.” Cette réponse manque de redevabilité et de volonté de résoudre les problèmes concrets auxquels les citoyens de Bangui sont confrontés.

 

Une partie de l’interview a porté sur la gestion des ordures à Bangui, un problème majeur qui affecte la qualité de vie des habitants. Nakombo a tenté de se dédouaner en comparant sa gestion à celle de son prédécesseur, Ngombé-Ketté, tout en évitant de prendre la responsabilité des problèmes actuels. Cette stratégie de passer le blâme est un exemple de l’approche évasive de Nakombo.

 

Une question importante soulevée au cours de l’interview était celle du népotisme et de la gestion opaque de la mairie. Nakombo a répondu en niant catégoriquement ces allégations, mais son discours manquait de détails et d’explications convaincantes. Les manifestations de certains de ses collaborateurs contre sa gestion ont été minimisées, avec Nakombo affirmant qu’elles étaient principalement dues à des retards de salaire, tout en ignorant les slogans hostiles à sa personne.

 

En fin de compte, cette interview avec le maire de Bangui a laissé de nombreuses questions sans réponse et a soulevé des doutes quant à sa transparence et à sa capacité à gérer efficacement la ville. Les réponses évasives de Nakombo et son incapacité à aborder de front les problèmes concrets auxquels les citoyens de Bangui sont confrontés soulèvent des préoccupations quant à sa gestion du pouvoir et à sa responsabilité envers les administrés.

 

En un mot, la ville de Bangui mérite un leadership plus transparent et responsable pour résoudre ses problèmes structurels et conjoncturels. Les citoyens ont le droit de demander des comptes à leurs élus, et il est essentiel que les responsables publics répondent de manière claire et précise aux préoccupations de la population. La question demeure : Émile Gros Nakombo est-il vraiment à la hauteur de cette tâche cruciale pour le bien-être de la ville de Bangui et de ses habitants ?

 

Par Anselme Mbata

 

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La résurrection des routes de Bangassou : Projet Londo Plus redonne espoir et emploi”

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La résurrection des routes de Bangassou : Projet Londo Plus redonne espoir et emploi”

 

 

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CopyrightDR

 

Bangui, 27 décembre 2023 (CNC) – Dans la préfecture du Mbomou, à Bangassou, une lueur d’espoir brille sur les routes autrefois délabrées. Les travaux d’aménagement des routes ont repris grâce au projet Londo Plus, une initiative du gouvernement centrafricain financée par la Banque Mondiale. Alors que la pandémie de Covid-19 avait suspendu ces travaux en 2021, la mobilisation des habitants de Bangassou pour rénover leur ville montre que la résilience peut triompher des obstacles.

 

Une main-d’œuvre locale déterminée

 

Les travaux menés par le projet Londo Plus à Bangassou sont un exemple de détermination et d’efforts collectifs. 375 hommes et femmes, vêtus de gilets jaunes, forment 15 équipes dédiées à réparer les artères de la ville. Armés de pelles, pioches et brouettes, ils comblent les trous sur les routes en utilisant de la latérite. Eric Yebanga, chef d’équipe numéro 6, supervise les travaux sur la route reliant la gare routière à la cathédrale. Les tâches sont diverses, du brousselage au comblement des fossés, et chaque jour, ils s’efforcent de parcourir 25 mètres de route, avec un objectif ambitieux de couvrir un kilomètre en 40 jours.

 

Une opportunité pour les habitants de Bangassou

 

Pour les bénéficiaires de ce projet, comme Marlène, c’est plus qu’un simple emploi. C’est une opportunité de contribuer à l’amélioration de leur ville tout en gagnant un revenu nécessaire. Marlène exprime sa fierté d’être impliquée dans le projet Londo Plus, et elle partage ses plans pour l’argent qu’elle gagnera. Une partie servira à payer la scolarité de ses enfants, un investissement essentiel dans l’avenir. L’autre partie sera consacrée au développement de l’élevage, montrant ainsi comment ce projet peut avoir un impact positif sur le bien-être économique des familles locales.

 

Des progrès visibles

 

Après seulement quelques semaines de travail, les habitants commencent à remarquer une nette amélioration de certaines voies. Noël Woumbalé, un résident, témoigne de la transformation. Autrefois difficile à parcourir même en moto, les routes rénovées commencent à offrir un accès plus fluide. Cependant, il souligne également les défis persistants, notamment la nécessité d’évacuer l’eau des routes et de solidifier certaines voies avec des graviers. Cette observation met en lumière l’importance de la gestion continue des infrastructures pour assurer leur durabilité.

 

Le rôle du projet Londo Plus

 

Initié par le gouvernement centrafricain et soutenu par la Banque Mondiale, le projet Londo Plus vise à revitaliser les infrastructures routières de Bangassou. Bien que la pandémie de Covid-19 ait temporairement interrompu les travaux en 2021, le projet est maintenant de retour, offrant une lueur d’espoir pour la connectivité de la ville et le bien-être économique de ses habitants. Cependant, des défis subsistent, notamment la nécessité de garantir un entretien adéquat des routes rénovées.

 

Le projet Londo Plus à Bangassou incarne la résilience et la détermination d’une communauté qui travaille ensemble pour améliorer son environnement. Alors que les travaux avancent, les habitants constatent des progrès tangibles, même s’ils restent conscients des défis à relever. Cette initiative gouvernementale offre non seulement des emplois aux habitants, mais elle leur donne également l’occasion de contribuer à la transformation de leur ville. Les infrastructures routières de Bangassou se redressent lentement, un signe d’espoir pour l’avenir de cette communauté dynamique. Reste à espérer que le projet Lundoo Plus continue d’inspirer d’autres initiatives similaires dans tout le pays, stimulant ainsi le développement durable et la prospérité économique en République centrafricaine.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Héritier Doneng : Un chef milicien au service d’un régime criminel et despotique

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Héritier Doneng : Un chef milicien au service d’un régime criminel et despotique

 

 

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REQUIN Rodolphe Héritier Doneng, chef milicien REQUINS

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – Héritier Doneng, un nom qui résonne comme une sinistre mélodie dans les oreilles de tous ceux qui connaissent l’histoire tumultueuse de la République Centrafricaine. Chef milicien du régime en place, ce criminel notoire se métamorphose désormais en un dirigeant d’une association proche du pouvoir dénommé Front Républicain. Son dernier acte de soutien, des plus condamnables, est sa réaction à l’arrestation du député Dominique Yandocka par les mercenaires russes du groupe Wagner. Alors que le reste du monde dénonce cette arrestation arbitraire, Héritier Doneng se contente d’apprécier la situation et affiche un sourire malsain.

 

Il est indéniable que le régime auquel Doneng est affilié est tout sauf un modèle de démocratie et de justice. Il est caractérisé par son despotisme, son népotisme, sa corruption et son autoritarisme. Les agissements de Doneng ne font que renforcer cette image sombre du régime. Plutôt que de condamner l’arrestation brutale d’un membre de l’opposition, il préfère la saluer et la justifier en utilisant un discours fallacieux d’atteinte à la sécurité de l’État.

 

La déclaration aberrante du chef milicien est un exemple frappant de sa complicité avec un régime qui ne recule devant rien pour maintenir son emprise sur le pouvoir. Dans cette déclaration, il accuse des personnalités respectées, telles que Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Karim Meckassoua, Crépin Mboli-Goumba, et Nicolas Tiangaye, de conspirer pour déstabiliser la République Centrafricaine. Cette accusation sans fondement vise à justifier l’arrestation de Dominique Yandocka et à discréditer l’opposition.

 

De plus, Doneng s’en prend à la France, affirmant que le président Emmanuel Macron a demandé le départ des paramilitaires russes, les accusant de mettre fin à une situation chaotique. Cette affirmation est à la fois mensongère et absurde, car la présence des paramilitaires russes n’a fait qu’aggraver la Situation en République centrafricaine.

 

L’absurdité de Doneng se termine par des accusations farfelues selon lesquelles les services secrets britanniques M16 recrutent des élites de l’armée ukrainienne pour planifier l’assassinat de chefs d’État africains soutenus par la Russie en comançant par Touadera, la tête de pont. Ces allégations non étayées ne sont que des tentatives désespérées pour semer la confusion et détourner l’attention des véritables problèmes auxquels fait face la République Centrafricaine.

 

En résumé, Héritier Doneng est un chef milicien qui agit de manière criminelle pour soutenir un régime corrompu et autoritaire. Sa réaction à l’arrestation de Dominique Yandocka démontre clairement son mépris pour la démocratie et les droits de l’homme. Il est temps que la communauté internationale prenne des mesures pour mettre fin à l’impunité de Doneng et de ceux qui partagent sa vision destructrice pour la République Centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Escalade de la violence en Centrafrique : L’ombre sinistre des soldats FACA

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Escalade de la violence en Centrafrique : L’ombre sinistre des soldats FACA

 

Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham - Fafa
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – Dans un pays marqué par des tumultes incessants, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) se dressent tel un double-edged sword, oscillant entre les rôles de protecteurs de la nation et oppresseurs de son peuple.

 

Des incidents récurrents et alarmants

 

Le 23 décembre 2023, à Kabo, se déroule un scénario aussi tragique que révélateur. Des soldats FACA, censés incarner la loi et l’ordre, s’abandonnent à une violence inqualifiable contre l’équipage d’un véhicule de transport public. Cet acte n’est pas isolé ; il s’inscrit dans une série de violences répétées à travers le pays, illustrant une tendance alarmante au sein de l’armée nationale.

 

Les récits de conducteurs tabassés, de jeunes tirés à bout portant, et d’innocents brutalisés peignent une image sombre de ces protecteurs devenus prédateurs. L’ironie est amère lorsque ces protecteurs sont formés par des mercenaires du groupe Wagner, connus pour leur approche impitoyable et sans concessions. Cette ironie se transforme en tragédie lorsqu’elle se manifeste dans le sang des citoyens centrafricains.

 

Une analyse des racines du problème

 

Comment une institution, conçue pour sauvegarder la paix et la sécurité, en vient-elle à semer la terreur parmi ceux qu’elle est censée protéger? La réponse est complexe et multifacette. Elle plonge ses racines dans un manque de formation adéquate, une supervision défaillante, et une culture de l’impunité qui semble ronger les fondements mêmes de l’armée.

 

Les soldats formés par des entités comme Wagner sont souvent préparés pour la guerre, pas pour la paix, ni pour l’interaction civile nuancée. Cette formation orientée vers l’agressivité, combinée à un manque de contrôle et de responsabilité, crée un cocktail détonant de violence injustifiée.

 

Conséquences et implications

 

Les actions des FACA ne se limitent pas à des incidents isolés ; elles tissent la trame d’une crise plus vaste qui touche l’âme de la République centrafricaine. Chaque coup porté à un citoyen résonne comme un coup porté à la confiance envers les institutions, à la cohésion sociale et à l’avenir même du pays.

 

La perte de confiance dans les forces armées alimente un cycle vicieux d’insécurité et de méfiance, pouvant potentiellement ouvrir la porte à plus de chaos et à une instabilité accrue. L’impact de ces violences dépasse donc le cadre individuel pour toucher la société dans son ensemble.

 

Face à cette spirale de violence, une question demeure : comment la République centrafricaine peut-elle réconcilier l’existence de ses forces armées avec la protection et le respect de ses citoyens? La réponse réside peut-être dans une réforme profonde, une surveillance accrue et une volonté ferme d’éradiquer l’impunité.

 

La situation appelle à une réflexion critique non seulement sur les actions des FACA mais aussi sur le système qui permet, voire encourage, de telles atrocités. C’est en posant des questions difficiles, en exigeant des comptes, et en cherchant des solutions holistiques que la République centrafricaine pourra aspirer à un avenir où la sécurité n’est pas synonyme d’oppression. Les yeux du monde sont tournés vers elle, attendant de voir si elle choisira la voie de la réforme ou celle de la répression continue. La route vers la paix et la justice est semée d’embûches, mais c’est une route qui mérite d’être empruntée pour le bien de tous les Centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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La Crise de l’Hôpital de Bouar : Entre Réformes Nécessaires et Mécontentement Populaire

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La Crise de l’Hôpital de Bouar : Entre Réformes Nécessaires et Mécontentement Populaire

 

Centrafrique.org/hopital-district-de-la-nana-mambere-a-bouar-copyrightdr/” data-wpel-link=”internal”>Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR
Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – À Bouar , une petite ville caractérisée par ses vents violents de Maïgaro et sa communauté soudée, l’hôpital universitaire se trouve au cœur d’une controverse qui divise non seulement le personnel de l’établissement mais touche également la vie quotidienne des habitants. Les réformes entreprises par le nouveau médecin-chef, Dr. David Stev Zoulouto, ont déclenché une série de mécontentements, accusant une gestion opaque et des changements abrupts. Cette analyse vise à démêler les fils de cette crise, en soulignant les diverses perspectives et en cherchant des pistes de solutions pour l’avenir de l’hôpital et le bien-être de la communauté de Bouar .

 

 Le Vent de Changement et ses Controverses

 

Dr. Zoulouto a été accueilli à l’hôpital de Bouar dans un contexte difficile, marqué par une crise de gestion et de confiance. Ses réformes, bien que visant à restaurer l’efficacité et l’éthique, ont été perçues comme des bouleversements radicaux par une partie du personnel et de la population. La réorganisation du travail, la lutte contre le racket , et l’assainissement du fichier du personnel sont parmi les mesures qui ont suscité des réactions variées. Si certains voient dans ces actions une nécessité pour améliorer les services, d’autres les considèrent comme des mesures punitives déstabilisant le fragile équilibre de l’hôpital.

 

La Voix de la Population et la Politique

 

La population de Bouar , déjà éprouvée par les conditions climatiques difficiles, trouve dans l’hôpital un pilier de sa survie et de son bien-être. Les témoignages recueillis reflètent une division d’opinions. Alors que certains patients reconnaissent une amélioration dans la rigueur et le sérieux des services, d’autres expriment leurs craintes que les réformes ne correspondent pas à la réalité sociale et économique de Bouar , aggravant ainsi leur accès aux soins. De plus, les politiques locales, représentées ici par le député Fleury Junior Pabandji, jouent un rôle crucial dans la médiation des conflits et la recherche de solutions.

 

Défis Techniques et Humains

 

L’un des défis majeurs de l’hôpital de Bouar réside dans son plateau technique et la qualification de son personnel. Les réformes ont révélé des recrutements antérieurs jugés anarchiques, soulevant des questions sur la compétence et la légalité de certains employés. Cependant, cette approche a également conduit à des licenciements controversés, alimentant le mécontentement et la rumeur parmi la population. Il est essentiel de reconnaître la valeur du personnel expérimenté, même sans formation formelle, qui a contribué pendant des années au bien-être des patients.

 

La Quête d’un Équilibre

 

La situation à l’hôpital de Bouar reflète la quête complexe d’un équilibre entre le besoin de réformes pour une gestion transparente et efficace et le respect des réalités humaines et culturelles de la communauté. Il est impératif que les changements soient accompagnés de dialogues continus entre toutes les parties prenantes, y compris le personnel, la direction, le comité de gestion, les politiques, et surtout, la population. L’objectif est de parvenir à une amélioration des services sans sacrifier le tissu social et la confiance, essentiels dans le domaine de la santé.

 

Notons que l’hôpital de Bouar se trouve à un carrefour critique où chaque décision et action résonne avec la vie de milliers de personnes. Les réformes, malgré leur intention initiale de rectification et d’amélioration, doivent être mises en œuvre avec prudence et humanité. Il est crucial de mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation constant, impliquant toutes les parties prenantes dans une démarche constructive. La santé est un droit fondamental, et sa gestion doit être effectuée avec la plus grande responsabilité, transparence, et compassion. L’avenir de l’hôpital de Boire dépendra de la capacité collective à tirer des leçons de cette crise, à rétablir la confiance, et à avancer vers un avenir où chaque citoyen a accès à des soins de qualité dans un environnement respectueux et bienveillant.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les mensonges de Mokpeme : La présence américaine en RCA, une réalité contestée par Bendounga

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Les mensonges de Mokpeme : La présence américaine en RCA, une réalité contestée par Bendounga

 

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Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba

 

 

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – Les récents propos d’Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence de la République centrafricaine, au sujet de la présence de la société de sécurité privée américaine Bancroft Global Security sur le sol centrafricain, ont suscité une vague de critiques et de controverses. Le député Joseph Bendounga, président du parti MDRC, n’a pas mâché ses mots en qualifiant ces déclarations de mensonges flagrants.

 

Des allégations contestées

 

Le porte-parole de la présidence a affirmé que la présence des paramilitaires américains était destinée à soutenir les forces armées centrafricaines, en particulier leur formation. Cependant, Joseph Bendounga réfute catégoriquement cette affirmation et la qualifie de mensonge. Selon lui, il n’y a aucune reconstruction de l’armée nationale, car l’effectif des soldats déployés sur le terrain est presque inexistant. Cette déclaration soulève des questions légitimes quant à l’efficacité réelle de l’opération de reconstruction de l’armée.

 

Une armée d’occupation ?

 

Le député Bendounga pousse plus loin en suggérant que l’armée nationale devient une “armée d’occupation” qui tue sa propre population. Il cite des incidents récents à Nana-Mambéré, Abba, Nzakoundou et Kabo pour étayer ses allégations. Ces événements tragiques soulèvent des inquiétudes majeures quant à la capacité de l’armée centrafricaine à protéger la population civile et à lutter contre les groupes rebelles.

 

La question de la présence américaine

 

Joseph Bendounga évoque également la présence continue des Américains en RCA, arguant qu’ils étaient déjà présents avant. Selon lui, leur retour s’explique par une tentative de faire face à la montée en puissance des Russes, notamment le groupe Wagner. Cette assertion soulève des interrogations quant aux intérêts géopolitiques en jeu dans le pays.

 

Des implications majeures

 

Les propos du député Bendounga ne sont pas à prendre à la légère. Ils mettent en lumière des questions cruciales concernant la présence américaine en RCA, la reconstruction de l’armée nationale et la sécurité de la population civile. Les citoyens centrafricains méritent des réponses claires et transparentes de la part de leurs dirigeants.

 

La controverse entourant les déclarations d’Albert Yaloké Mokpeme et les réponses critiques du député Joseph Bendounga soulignent la nécessité d’une enquête approfondie sur la Situation en République centrafricaine. La reconstruction de l’armée nationale et la présence des Américains ne sont que deux aspects d’une situation complexe qui nécessite une analyse minutieuse et une action concertée. Le peuple centrafricain mérite une véritable transparence et des réponses concernant ces questions cruciales pour leur avenir. Les implications futures de ces développements restent incertaines, mais il est impératif que la vérité soit établie pour permettre une discussion constructive et un débat éclairé.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La Magie de Noël : Un Message Spécial de Corbeaunews-Centrafrique (CNC)

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La Magie de Noël : Un Message Spécial de Corbeaunews-Centrafrique (CNC)

 

 

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Chères lectrices, chers lecteurs,

 

En cette période magique de l’année, toute l’équipe de rédaction du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique (CNC) tient à vous adresser ses plus chaleureux vœux de joyeuse fête de Noël.

 

Noël est une occasion spéciale où la paix, l’amour et la convivialité rayonnent. C’est le moment idéal pour se rassembler en famille et entre amis, pour partager des moments de joie et de partage. C’est aussi le moment de réfléchir aux valeurs qui nous unissent en tant que communauté, et de nourrir notre esprit de solidarité envers ceux qui en ont le plus besoin.

 

Au cours de cette année, notre équipe s’est engagée à vous fournir des informations précises et pertinentes sur la République centrafricaine, ainsi que sur les pays d’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est. Nous avons abordé des sujets complexes et variés, de l’analyse politique à l’économie, de la sécurité aux enjeux sociaux et environnementaux. Votre confiance et votre soutien ont été notre plus grande motivation.

 

Nous tenons à vous remercier pour votre fidélité et votre engagement envers notre journal en ligne. C’est grâce à vous que nous continuons à grandir et à évoluer.

 

En cette saison festive, que la paix et la joie de Noël inondent vos foyers. Puissiez-vous partager des moments mémorables avec vos proches et trouver inspiration et réconfort dans les valeurs de Noël.

 

Nous attendons avec impatience de poursuivre cette aventure journalistique avec vous en 2024, en vous apportant encore plus d’informations pertinentes, d’analyses approfondies et de perspectives diverses.

 

Joyeuse fête de Noël à vous et à vos proches ! Que cette nouvelle année soit synonyme de réussite, de prospérité et de paix pour tous.

 

Avec nos meilleurs vœux,

 

L’équipe de rédaction du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique (CNC)

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publication

 

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Centrafrique : Les prix des jouets en hausse , Un fardeau pour les familles

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Les prix des jouets en hausse , Un fardeau pour les familles

 

 

Centrafrique.org/marche-des-jouets-bangui-ndjoni-sango/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/marche-des-jouets-bangui-ndjoni-sango-450×225.jpg” alt=”Les marchés de Bangui inondés par des jouets par Ndjoni Sango” width=”450″ height=”225″ />
CopyrightDR

 

 

Bangui, 25 décembre 2023 (CNC) – Noël, la période de l’année où les enfants attendent avec impatience leurs cadeaux, est censée être une fête joyeuse. Cependant, en République centrafricaine, la montée en flèche des prix des jouets suscite des préoccupations parmi les acheteurs et les vendeurs sur les marchés de tout le pays. Cette hausse des prix a des répercussions sur les familles et les vendeurs, et elle est attribuée à plusieurs facteurs.

 

Une flambée des prix inquiétante

 

Alors que les marchés de Bangui et d’autres régions de la République centrafricaine se préparent pour la saison des fêtes, de nombreux parents constatent avec stupéfaction que les prix des jouets ont considérablement augmenté par rapport à l’année précédente. Alida, une mère de famille, témoigne de cette inflation des prix en achetant un vélo pour son fils. L’année dernière, le même vélo était vendu à 25 000 francs, mais aujourd’hui, il faut débourser entre 35 000 et 40 000 francs pour le même article.

 

Les vendeurs sur les marchés de Bangui, comme Albon, un vendeur de Ghirlandes, se plaignent également de la hausse des prix. Les petits jouets Guirlandes qui se vendaient à 300 francs par pièce sont maintenant proposés à 1000 francs. Les marges de profit se sont réduites, car les clients hésitent à acheter à des prix jugés excessifs.

 

Les causes de cette hausse

 

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse des prix des jouets en République centrafricaine. L’un des principaux éléments est l’augmentation des coûts d’importation depuis Douala, où de nombreux jouets sont importés. Les grossistes ont vu leurs coûts augmenter, et cette hausse est répercutée sur les prix de vente au détail.

 

En outre, la situation sécuritaire précaire dans certaines régions du pays, notamment à Birao dans la Vakaga, est un autre facteur contribuant à cette inflation des prix. Les vendeurs évoquent l’insécurité comme principale cause de cette situation, car elle entrave la circulation des marchandises et augmente les coûts de transport.

 

Des conséquences pour les familles

 

Cette hausse des prix des jouets a des conséquences directes sur les familles en République centrafricaine. Certains parents se trouvent dans l’incapacité d’acheter des cadeaux pour leurs enfants en raison des prix prohibitifs. Aicha Sabour, par exemple, explique qu’elle n’a pas pu acheter de poupées pour sa fille, car les prix varient entre 5 000 et 6 000 francs, ce qui dépasse son budget.

 

Perspectives futures

 

À l’approche de la fête de Noël, de nombreux parents se demandent si le centrafricain Lambda pourra vraiment offrir des jouets à leurs enfants. La situation reste préoccupante, car les facteurs qui ont contribué à la hausse des prix ne montrent pas de signes d’amélioration à court terme.

 

En fin de compte, cette augmentation des prix des jouets soulève des questions essentielles sur la disponibilité et l’accessibilité des produits de base pour les familles en République centrafricaine. Alors que les enfants attendent avec impatience Noël, de nombreux parents se retrouvent face à un dilemme financier qui pourrait compromettre la joie de la saison des fêtes.

 

La hausse des prix des jouets à l’approche de Noël en République centrafricaine représente un fardeau pour de nombreuses familles. Les coûts d’importation en hausse, l’insécurité dans certaines régions et d’autres facteurs contribuent à cette inflation des prix. Les conséquences se font ressentir chez les parents qui peinent à offrir des cadeaux à leurs enfants. Alors que la fête de Noël approche, il est nécessaire de réfléchir aux implications futures de cette situation sur l’accès aux produits de base pour les familles centrafricaines. La saison des fêtes, censée être joyeuse, est assombrie par ces préoccupations économiques croissantes.

 

Par Prisca VICKOS

 

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CENTRAFRIQUE : LE DÉNI DE JUSTICE DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE FORCÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI POUR TRAVESTIR LE DROIT

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LE DÉNI DE JUSTICE DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE FORCÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI POUR TRAVESTIR LE DROIT

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-pouvoir-judiciaire-perd-sa-boussole-a-la-frontiere-du-droit-de-greve-et-de-la-liberte-de-manifester/doudou/” rel=”attachment wp-att-63368″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) –La septième république du pouvoir de Bangui s’est encore négativement illustrée dans la rocambolesque arrestation d’un élu de la nation digne de la traque d’un narco trafiquant de la pointure de Pablo Escobar le chef du cartel Medellin de la Colombie.

 

Faisant l’économie des éléments de fonds du dossier d’accusation, domaine réservé du juge instructeur, la forme de l’arrestation encadrée par le code de procédure pénale viole de façon ostentatoire les droits fondamentaux définis par la constitution au regard du statut juridique de l’accusé.

 

En effet, l’accusé qui fait l’objet de notre analyse est un élu de la nation protégé via l’onction du législateur d’une immunité parlementaire et par voie de conséquence son arrestation et sa traduction devant les juridictions pénales doivent obéir à des règles spécifiques définies par les textes en vigueur.

 

Contrairement à tout citoyen qui commet des infractions de droit commun, l’immunité parlementaire confère au député le bénéfice de l’irresponsabilité et de l’inviolabilité.

 

Dans le premier cas, l’élu de la nation n’est pas responsable des actes répréhensibles commis pendant son mandat.

 

Dans le second cas, il ne peut être arrêté, et traduit devant les tribunaux que si l’assemblée nationale ne l’autorise expressément après un conclave.

 

Cependant l’article 105 alinéa 4 de la constitution du 30 août 2023 offre une seule et unique possibilité qui constitue l’exception où l’immunité parlementaire tombe…c’est la flagrance.

 

Pour paraphraser le code pénal centrafricain, la flagrance est une courte et rapide enquête de police judiciaire, menée sous le contrôle du procureur dès lors qu’une infraction vient d’être commise ou est entrain de se commettre.

 

La lecture linéaire de cette définition génère deux hypothèses d’enquête de flagrance.

 

D’abord une enquête de flagrance classique, normale où l’auteur de l’infraction est pris la main dans le sac.

 

Ensuite l’enquête réputée flagrante où dans un temps très voisin de l’infraction, la personne poursuivie par la clameur publique ou alors elle est trouvée en possession d’objets ou présente des traces laissant penser qu’elle a participé à un crime ou un délit.

 

L’opinion publique conviendra avec notre démarche que le cas de l’espèce ne répond à aucune des deux enquêtes de flagrance susvisées.

 

Le seul fait que l’arrestation du député protégé par l’immunité parlementaire soit préméditée c’est à dire planifiée par des unités de force de l’ordre spécialement composées pour exécuter un plan d’opération préétabli, la notion de flagrance tombe et ne peut lui être opposable à moins qu’on prouve que le député potentiel putschiste était en pleine conspiration dans son sommeil puisqu’il a été arrêté à quatre (4) heures du matin.

 

Embrouillé par les propos liminaires du procureur de la république chargé de garantir le respect des droits fondamentaux des centrafricains, le citoyen lambda s’interroge :

 

Le procureur de la république est-il vraiment formé à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) au point de jeter l’opprobre sur la réputation de cette prestigieuse institution républicaine qui fournit des magistrats à des juridictions pénales internationales ?

 

Ce procureur avait-il vraiment prêté serment pour défendre loyalement les prescriptions légales ?

 

Pourquoi travestir le droit pour satisfaire des intérêts politiques ?

 

Qu’est-ce que ce procureur pense de la notion de l’indépendance du pouvoir judiciaire ?

 

Comment peut-on expliquer le mutisme inquiétant de l’assemblée nationale et de la ligue centrafricaine des droits de l’homme ?

 

En tout état de cause, la politisation de la justice solidifie le contrat de méfiance et éloigne progressivement le citoyen du palais de justice…seul rempart des faibles.

 

N’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on n’aimerais pas qu’on nous le fasse, on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

 

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste Administrateur des élections.

 

Tel : 0666830062.

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Acte de Défiance : les généraux du MPC choisissent de rester dans la CPC

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Acte de Défiance : les généraux du MPC choisissent de rester dans la CPC

Centrafrique.org/rca-violente-attaque-des-groupes-armes-au-village-grevai-au-moins-10-morts-et-plusieurs-blesses/les-combattans-rebelles-du-mpc-de-mahamat-alkhatim/” rel=”attachment wp-att-45941″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim” width=”450″ height=”425″ />
Les combattans rebelles du MPC de Mahamat Alkhatim. Photo CNC

 

 

 

Bangui, 24  décembre 2023 (CNC) –Le récent développement au sein du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) démontre la complexité et la précarité du paysage politique et sécuritaire en République centrafricaine. Un communiqué diffusé par des officiers du MPC marque un tournant décisif : le refus d’un accord signé par leur leader, le général Mahamat Al-Khatim, avec le gouvernement, visant à réintégrer le MPC dans l’Accord de Paix de Khartoum de 2019.

 

Dans un acte de dissidence remarquable, les généraux du MPC ont déclaré que l’accord signé sans leur consentement n’est plus valable. Cette déclaration survient dans un contexte d’escalade de violence, notamment l’assassinat de certains de leurs officiers par les Mercenaires russes du groupe Wagner, peu après la conclusion de l’accord. Les officiers du MPC interprètent ces actes comme une preuve irréfutable de la mauvaise foi du gouvernement centrafricain dans l’application de l’accord, ce qui, selon eux, s’inscrit dans une suite de manquements aux engagements pris antérieurement.

 

Cet accord signé entre Al-Khatim et le gouvernement centrafricain acte définitivement le retrait du MPC de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) et son retour dans l’APPR-RCA. Mais la décision des officiers généraux du MPC de ne pas reconnaitre cet accord et leur volonté de rester dans la CPC soulève des questions cruciales sur la stabilité des alliances politico-militaires en République centrafricaine et met en lumière les défis inhérents à l’application des accords de paix dans des environnements volatiles.

 

L’impasse soulignée par les généraux du MPC met en évidence les obstacles systémiques au processus de paix. L’accord de Khartoum, bien qu’historique, a été critiqué pour son manque de mécanismes de suivi efficaces et pour ne pas avoir abordé les causes profondes du conflit. Les récents événements suggèrent que sans une volonté politique réelle et un engagement communautaire, les accords de paix peuvent être réduits à de simples accords sur papier, incapables de résister aux dynamiques complexes du pouvoir et de la guerre.

 

La situation actuelle interpelle non seulement le gouvernement de la République centrafricaine mais aussi les acteurs internationaux qui ont facilité et soutenu l’accord de Khartoum. Les implications sont claires : sans une approche inclusive qui va au-delà des signatures et des cérémonies officielles, la paix durable reste hors de portée.

 

Les actions du MPC et la réaction violente des mercenaires russes posent des questions importantes : Comment garantir la sécurité des signataires des accords de paix ? Quelle est la légitimité des accords conclus sans un consensus interne complet ? Et surtout, comment les communautés centrafricaines, épuisées par des années de conflit, peuvent-elles naviguer dans un paysage politique où les accords sont aussi fragiles que les cessez-le-feu qu’ils sont censés garantir ?

 

Alors que la République centrafricaine continue de lutter pour la paix, les événements récents offrent une occasion d’examiner de plus près les fondements sur lesquels la réconciliation et le progrès doivent être construits. Il est impératif que toutes les parties prenantes – gouvernement, groupes armés, communautés locales et partenaires internationaux – revisitent la table des négociations avec une ouverture à un dialogue approfondi et une volonté de reconnaître et de rectifier les erreurs du passé. Seule une telle introspection peut mener à une paix authentique et à la réconciliation nationale.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Wagner à l’Assaut de la Résidence de Mboli Goumba : Un Coup de Poker Risqué

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Wagner à l’Assaut de la Résidence de Mboli Goumba : Un Coup de Poker Risqué

 

 

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C’est ce véhicule sans plaque minéralogique qu’on voit ici à l’aéroport accueillir des éléments de Wagner qui surveille et
intimident les opposants à Bangui, dont maître Crépin Mboli-Goumba

 

Bangui, 26 décembre 2023 (CNC) – Le récent incident où les mercenaires du groupe Wagner ont tenté d’infiltrer la résidence de l’opposant Crépin Mboli-Goumba est un exemple frappant de l’impunité croissante de ces milices privées et de leur mépris flagrant pour la souveraineté nationale. Alors que le monde entier observe avec inquiétude les actions de ce groupe paramilitaire russe dans différentes régions du globe, il est temps de prendre des mesures plus sévères pour les arrêter.

 

Jeudi dernier, ces éléments de Wagner ont osé pénétrer dans la grande concession qui abrite les villas de l’ancienne cité de l’OCAM, appelée les “17 villas”, où réside l’opposant politique Crépin Mboli-Goumba, Coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC). Ce choix stratégique de résidence avait été fait par l’opposant pour des raisons évidentes de sécurité, avec un commissariat et des contingents de forces de sécurité à proximité. Cependant, les mercenaires de Wagner n’ont pas hésité à demander à contourner les mesures de sécurité, arguant que leur drone de surveillance s’était écrasé près de la villa. Face au refus des éléments de sécurité privée, ils ont commencé à proférer des menaces. Heureusement, les agents de sécurité ont eu la présence d’esprit de faire appel à la direction de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), qui est intervenue rapidement sur les lieux pour mettre fin à cette tentative d’infiltration.

 

La CNSS a catégoriquement refusé de céder aux pressions de ces mercenaires, protégeant ainsi non seulement la résidence de Crépin Mboli-Goumba, mais aussi l’intégrité de la concession qui est mise en location par cette institution nationale. C’est grâce à leur courage et à leur détermination que cette tentative d’intimidation des mercenaires de Wagner a été un échec cuisant.

 

Cet incident révèle clairement l’arrogance et l’impudence de ces mercenaires russes, qui semblent penser qu’ils peuvent agir en toute impunité où qu’ils aillent. Leur mépris total pour les lois nationales et internationales ainsi que pour la souveraineté des pays dans lesquels ils opèrent est alarmant. Le groupe Wagner est impliqué dans de nombreuses activités illégales, allant de la lutte contre les rebelles à la protection de dirigeants autocratiques, en passant par le pillage des ressources naturelles des pays hôtes.

 

Il est grand temps que la communauté internationale prenne des mesures strictes pour mettre fin aux actions de ces mercenaires. Les Nations Unies et d’autres organisations internationales doivent enquêter sur les activités de Wagner et les sanctions doivent être imposées à ceux qui les soutiennent financièrement ou politiquement. Les gouvernements des pays hôtes doivent également prendre des mesures pour protéger leur souveraineté et la sécurité de leurs citoyens en mettant un terme aux activités de ce groupe dangereux sur leur territoire.

 

En un mot, l’incident récent où les mercenaires du groupe Wagner ont tenté d’infiltrer la résidence de Crépin Mboli-Goumba est un rappel alarmant de la menace que représente ce groupe pour la paix et la sécurité dans le monde. Il est impératif que des actions immédiates et sévères soient prises pour les arrêter et pour mettre fin à leur impunité. La sécurité et la souveraineté des nations ne doivent pas être sacrifiées au profit de ces mercenaires sans foi ni loi.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Bancroft en Centrafrique : Stratégie ou Provocation ? Les Dessous d’une Affaire Diplomatique

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Bancroft en Centrafrique : Stratégie ou Provocation ? Les Dessous d’une Affaire Diplomatique

 

Image d'illustration des conseillers américains en RCA
Image d’illustration des conseillers américains en RCA

 

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – Dans les coulisses de la politique internationale, un scénario intrigant se dévoile : la République centrafricaine et Bancroft Global Security, une société paramilitaire américaine. Ce qui a commencé comme un secret bien gardé a finalement éclaté au grand jour, suscitant des questions sur la diplomatie de Bangui et son équilibre entre les Russes et les Américains.

 

Les négociations secrètes révélées:

 

Pendant de long mois, la présidence centrafricaine a nié toute implication avec la société paramilitaire américaine Bancroft. Cependant, il est devenu impossible de cacher la vérité lorsque des employés de Bancroft Global Security ont été repérés sur le sol centrafricain. La question qui se pose est : pourquoi Bangui a-t-elle tenté de nier ces négociations initiales ?

 

Une stratégie pour éviter de mécontenter les Russes ?:

 

Une hypothèse intrigante est que la présidence centrafricaine cherchait à éviter de mécontenter les Russes du groupe Wagner, qui sont déjà présents en République centrafricaine. Les Russes ont joué un rôle essentiel dans le maintien du pouvoir de Faustin Archange Touadera, et les relations avec eux sont cruciales pour Bangui. Le choix de collaborer avec une société de sécurité américaine pourrait avoir été perçu comme une provocation, d’où la tentative initiale de dissimulation.

 

Les déclarations de la présidence:

 

Lors d’un point de presse à Bangui le vendredi dernier, le porte-parole de la présidence, monsieur Albert Yaloké Mokpeme, a tenté de justifier la présence de Bancroft Global Security en République centrafricaine. Selon lui, cette société américaine était présente pour former les soldats centrafricains dans le cadre de la reconstruction de l’armée nationale.

 

Diversification des relations:

 

Monsieur Mokpeme a également évoqué la diversification des relations de la République centrafricaine avec différents partenaires internationaux, citant la Fédération de Russie, l’Angola, le Maroc et la Guinée. Selon lui, tous ces pays aident à former les soldats centrafricains. Cette déclaration semble refléter soi-disant une politique de diversification des partenariats pour renforcer la position internationale de la République centrafricaine, mais comporte un risque grave.

 

Les États-Unis proposent leur aide:

 

Pour Albert Yaloké Mokpeme, ce sont les États-Unis qui ont proposé d’offrir leur aide à la République centrafricaine pour former ses soldats, tant sur le sol centrafricain que sur le sol américain. Dans un contexte où de nombreux pays sont prêts à soutenir la reconstruction de l’armée centrafricaine, Bangui semble adopter une approche pragmatique en travaillant avec divers partenaires, affirme Albert Yaloké Mokpeme.

 

Une diplomatie équilibrée ou une jonglerie délicate ?:

 

La question qui se pose maintenant est de savoir si la diplomatie de la République centrafricaine est réellement équilibrée ou si elle jongle habilement avec différentes puissances pour maximiser ses avantages. Les relations internationales sont souvent imprévisibles, et chaque décision a des répercussions potentielles. La question cruciale est de savoir si la République centrafricaine saura gérer ces relations complexes et éviter les conflits d’intérêts.

 

L’affaire des négociations avec Bancroft Global Security révèle les défis auxquels est confrontée la République centrafricaine dans le jeu complexe des relations internationales. La diversification des partenariats semble être une stratégie clé, mais elle comporte également des risques. Alors que Bangui cherche à assoir et verrouiller son pouvoir tyrannique, il est essentiel de surveiller de près ces développements diplomatiques pour comprendre leurs implications futures. Le rôle des Russes et des Américains dans cette équation complexe est un élément à prendre en compte, et la République centrafricaine doit naviguer avec prudence pour maintenir un équilibre délicat. En fin de compte, les enjeux sont élevés, et seuls le temps et les actions futures de Bangui permettront de juger de la réussite de sa diplomatie.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : Un an après le meurtre choquant au quartier Yassimandji : Où en est la justice ?

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Un an après le meurtre choquant au quartier Yassimandji : Où en est la justice ?

 

Centrafrique.org/dernieres-heures-une-operation-de-police-tourne-au-meurtre-au-quartier-yassimandji/une-operation-de-police-tourne-au-meurtre-au-quartier-yassimandji/” rel=”attachment wp-att-61786″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/une-operation-de-police-tourne-au-meurtre-au-quartier-Yassimandji-450×448.jpg” alt=”une opération de police tourne au meurtre au quartier Yassimandji” width=”450″ height=”448″ />
une opération de police tourne au meurtre au quartier Yassimandji

 

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – Il y a un an, un événement tragique secouait le quartier Yassimandji de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Le meurtre d’un jeune homme par un policier de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) avait déclenché une vague de colère parmi la population. Un an plus tard, alors que la famille de la victime continue de pleurer sa perte, de nombreuses questions restent sans réponse quant à l’avancement de la procédure judiciaire et à la responsabilité des acteurs impliqués.

 

Le meurtre au quartier Yassimandji : Une nuit de douleur

 

Le 22 décembre 2022, une scène tragique s’est déroulée à Yassimandji, où un jeune homme a été abattu par des policiers de la CNS. Selon les témoins oculaires, la victime était impliquée dans une partie de jeu d’argent lorsque les forces de l’ordre ont fait irruption. Au moment de son arrestation, le jeune homme aurait résisté, ce qui aurait conduit l’un des policiers à ouvrir le feu, le blessant grièvement. Malgré une évacuation d’urgence à l’hôpital communautaire, il a succombé à ses blessures peu de temps après.

 

L’événement a rapidement provoqué l’indignation, en particulier parmi les conducteurs de taxi-moto. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues, portant le corps de la victime jusqu’en face de la compagnie nationale de sécurité (CNS), et exigeant justice. La situation a dégénéré, entraînant une répression violente de la part des forces de l’ordre. Cette répression a également fait des victimes parmi les manifestants, l’un d’entre eux perdant tragiquement la vie à l’hôpital.

 

La lenteur de la justice : Une source de frustration

 

Alors que les enquêtes étaient en cours, le policier présumé coupable a été arrêté et placé en détention provisoire à la maison centrale de Ngaragba. Ses deux collègues impliqués dans l’incident ont également été détenus. Cependant, la famille endeuillée a été surprise lorsque le chef de patrouille et le policier indicateur ont été libérés provisoirement de prison, tandis que le policier suspect est toujours incarcéré dans des conditions de santé préoccupantes.

 

Cette lenteur de la justice et les libérations provisoires ont suscité de vives inquiétudes parmi la population. Pourquoi cette affaire, qui semblait si claire, prend-elle autant de temps à être résolue ? Pourquoi les responsabilités ne sont-elles pas établies de manière transparente ? Ces questions continuent de hanter la famille de la victime et l’ensemble de la société centrafricaine.

 

L’impunité persistante : Un problème structurel ?

 

Pendant ce temps, le commandant de police responsable de la répression brutale des manifestants devant la CNS est toujours en liberté, échappant apparemment à toute forme de poursuites judiciaires. Cette situation soulève des préoccupations quant à l’impunité persistante au sein des forces de l’ordre et à la nécessité d’une réforme en profondeur du système judiciaire pour garantir que les abus de pouvoir ne restent pas impunis.

 

Il y’a lieu de rappeler qu’un an après le meurtre tragique au quartier Yassimandji, la quête de justice demeure une préoccupation majeure pour les Centrafricains. La lenteur de la procédure et les libérations provisoires suscitent des interrogations sur l’intégrité du système judiciaire. L’impunité qui persiste parmi certains membres des forces de l’ordre soulève également des inquiétudes quant à la nécessité de réformes profondes pour garantir que les abus de pouvoir ne restent pas impunis.

 

Ce triste événement met en lumière les défis auxquels la République centrafricaine est confrontée en matière de justice et de maintien de l’ordre. Alors que la famille de la victime continue de chercher des réponses, il appartient à la société centrafricaine et à ses dirigeants de travailler ensemble pour garantir que la justice soit rendue et que de tels actes de violence ne se reproduisent pas à l’avenir. En fin de compte, la question demeure : quand la justice sera-t-elle enfin rendue pour les victimes de cette tragédie ?

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Nzakoundou en Centrafrique : Une Crise Humanitaire Dévastatrice Témoigne de la Fragilité de la Sécurité

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Nzakoundou en Centrafrique : Une Crise Humanitaire Dévastatrice Témoigne de la Fragilité de la Sécurité

 

 

une personne devant son habitation incendiée par les rebelles de 3R à Mann
une personne devant son habitation incendiée par les rebelles de 3R

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine a été le théâtre de nombreuses crises humanitaires au fil des ans, mais la situation actuelle à Nzakoundou est une preuve inquiétante de la fragilité de la sécurité dans le pays. Alors que le village se remet d’une récente attaque par les éléments rebelles de 3R, plus de 3000 habitants se retrouvent dans une situation désespérée, dépourvus de nourriture, de vêtements et de ressources essentielles. Cette situation tragique souligne la nécessité d’une analyse approfondie des défis politiques, économiques, sécuritaires, sociaux et environnementaux auxquels fait face la République centrafricaine et les pays de l’Afrique centrale.

 

Analyse Politique

 

La situation à Nzakoundou est le reflet d’une instabilité politique persistante en République centrafricaine. L’attaque récente par les rebelles de 3R souligne les défis auxquels le gouvernement doit faire face pour maintenir la paix et la sécurité dans le pays. Les questions de gouvernance, de justice et de réconciliation demeurent au cœur des enjeux politiques de la nation.

 

La crise humanitaire à Nzakoundou pose également des questions sur l’efficacité des efforts internationaux pour stabiliser le pays. Malgré la présence de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), de telles tragédies continuent de se produire.

 

Analyse Économique

 

Sur le plan économique, l’attaque à Nzakoundou a des conséquences dévastatrices. Les centaines de maisons incendiées représentent non seulement des pertes humaines, mais aussi une destruction économique majeure pour la communauté. Les habitants se retrouvent non seulement sans abri, mais aussi sans moyens de subsistance.

 

La République centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres du monde, et cette crise ne fait qu’aggraver sa situation économique précaire. L’accès limité aux ressources de base, y compris la nourriture et les médicaments, met en évidence la nécessité d’une aide économique internationale accrue pour aider le pays à se relever de cette crise.

 

Analyse de la Sécurité

 

La situation sécuritaire à Nzakoundou est alarmante, avec plus de 23 morts, dont un militaire, des femmes et des personnes âgées. L’attaque par les éléments rebelles de 3R rappelle les défis en matière de sécurité auxquels sont confrontées de nombreuses régions de la République centrafricaine.

 

La question de la sécurité est complexe, avec des groupes armés opérant dans diverses parties du pays. Les efforts visant à désarmer et à réintégrer ces groupes dans la société demeurent un défi majeur, et les attaques comme celle de Nzakoundou illustrent les conséquences tragiques de cette instabilité.

 

Analyse Sociale et Environnementale

 

Sur le plan social, la population de Nzakoundou, estimée à plus de 3500 habitants, se retrouve sans abri, sans nourriture et sans médicaments. Cette crise a un impact dévastateur sur la vie quotidienne de ces personnes, en particulier les plus vulnérables, comme les personnes âgées et les enfants.

 

En ce qui concerne l’environnement, les incendies qui ont détruit plusieurs centaines de maisons ont également des répercussions sur les ressources naturelles de la région. La dégradation de l’environnement aggrave les difficultés auxquelles la communauté doit faire face pour sa survie.

 

La crise humanitaire à Nzakoundou est un rappel tragique des défis auxquels la République centrafricaine est confrontée sur le plan politique, économique, sécuritaire, social et environnemental. Les conséquences de cette attaque sont dévastatrices, mettant en évidence la nécessité d’une action nationale et internationale urgente pour aider la communauté à se rétablir.

 

Il est essentiel de poursuivre les efforts visant à résoudre les problèmes politiques, à renforcer la sécurité et à fournir une aide économique et humanitaire aux habitants de Nzakoundou et à l’ensemble de la République centrafricaine. Cette situation appelle à la réflexion sur les implications futures de la crise et à un engagement renouvelé en faveur de la paix, de la stabilité et du bien-être de la population centrafricaine.

 

Par Fortuné Boberang

 

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La magie de Noël prend vie au Centre de Landja avec le CREA

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La magie de Noël prend vie au Centre de Landja avec le CREA

 

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Monsieur Gervais Lakosso

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – La période des fêtes s’annonce éblouissante cette année au Centre de Landja grâce à l’initiative du Cercle de Recherche et d’Éducation par les Arts. Cet événement, intitulé “Noël 2023”, promet d’enchanter petits et grands le temps d’une journée mémorable.

 

Le CREA, connu pour son engagement dans l’éveil culturel et artistique, organise une célébration de Noël qui se tiendra le 24 décembre 2023, à partir de 15h. Au programme, une série d’activités festives conçues pour stimuler la créativité et partager la joie de la saison.

 

Les festivités débuteront par des stations artistiques où les enfants pourront exprimer leur créativité à travers diverses formes d’art. Des ateliers seront mis en place pour les initier à l’art tout en s’amusant, dans une ambiance de partage et de convivialité.

 

Un moment spécial sera consacré à un conte narré par Gervais Lakosso, dont la réputation n’est plus à faire. Sa capacité à captiver l’audience transportera les enfants dans un monde de fantaisie et d’aventures, au cœur des traditions et légendes de Noël.

 

La générosité de la saison sera également au rendez-vous avec la distribution de jouets. Chaque enfant repartira avec un présent, symbole de la chaleur et de la générosité de l’esprit de Noël.

 

Pour couronner le tout, une projection de film de Noël est prévue pour plonger chacun dans l’esprit des fêtes. Ce film, sélectionné pour son message positif et ses valeurs universelles, promet d’être un moment de partage familial inoubliable.

 

Le CREA invite donc toute la communauté à se rassembler au Centre de Landja pour vivre un après-midi magique. Cet événement est non seulement une célébration de la joie et du partage, mais aussi une manière de mettre en lumière l’importance de l’art dans le développement des jeunes esprits.

 

Le Noël du CREA est plus qu’un simple événement ; c’est une expérience qui vise à laisser une empreinte durable dans le cœur des enfants et à semer les graines de l’amour pour les arts. Alors que cette fin d’année approche, le CREA est fier de contribuer à l’épanouissement culturel de la jeunesse et à la création de souvenirs qui dureront toute une vie.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Éducation pour la Paix : L’Initiative de l’ONG AHD à Baoro

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Éducation pour la Paix : L’Initiative de l’ONG AHD à Baoro

 

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lycée de Baoro, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 24 décembre 2023 (CNC) – La ville de Baoro, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, en République centrafricaine, est le théâtre d’une initiative humanitaire cruciale visant à rétablir l’éducation dans une région affectée par des années de conflit armé. L’Association des humanitaires pour le développement (AHD) a récemment lancé un projet ambitieux visant à offrir une éducation de qualité à environ 1800 enfants associés aux groupes armés locaux. Cette initiative est saluée comme une lueur d’espoir pour une jeunesse longtemps privée de ses droits fondamentaux.

 

Le programme, d’une valeur de 50 millions de francs CFA, vise à briser le cycle de la violence en favorisant l’accès à l’éducation pour les enfants en situation difficile, âgés de 3 à 17 ans. Il est essentiel de noter que l’éducation est un moyen puissant de prévenir le recrutement de jeunes dans des groupes armés et de rétablir la stabilité dans la région.

 

L’une des premières étapes de ce projet est la sensibilisation des parents à l’importance de l’éducation pour leurs enfants. La formation de 23 enseignants qualifiés est également prévue, garantissant ainsi que les enfants reçoivent un enseignement de qualité. De plus, le projet comprend la réhabilitation des salles de classe et des séances de discussion en groupe avec les communautés locales pour discuter de la manière de prendre en charge les enfants.

 

Le directeur de l’ONG AHD, Richard Malenzapa, explique : “Nous allons lancer la campagne de sensibilisation sur l’importance de la scolarisation de tous les enfants et aussi l’engagement communautaire. Il y aura aussi les réhabilitations des salles de classe, des séances, des discussions en groupe avec les communautés sur comment prendre les enfants en charge. Nous allons distribuer 1800 kits scolaires aux enfants vulnérables qui seront identifiés.”

 

Les autorités locales, y compris le maire de Baoro, soutiennent pleinement ce projet et voient en lui une opportunité de redynamiser un système éducatif fragilisé par la crise qui a touché la localité. Irene Gono, une résidente locale, souligne l’importance de l’éducation et appelle les parents à être les garants de l’éducation de leurs enfants : “Cette initiative est vraiment une bonne initiative et je pense que l’éducation est très importante dans un milieu donné et c’est grâce à l’éducation que nous aussi nous sommes là aujourd’hui. Les parents doivent être le garant de l’éducation de leurs enfants et j’exhorte tous les parents d’envoyer leurs enfants à l’école.”

 

Cependant, malgré cette initiative louable, l’inspection académique de la Nana Mambéré, la préfecture où se trouve Baoro, est confrontée à d’énormes difficultés pour répondre aux préoccupations en matière d’éducation. Faustin Basadi, responsable de l’éducation, appelle à une collaboration entre les différentes parties prenantes pour garantir le succès du projet : “Ce que j’ai comme conseil à donner au directeur de ce projet, c’est que je lui demanderai de collaborer n’est-ce pas avec tous ceux qui sont responsables pédagogiques dans la zone, afin que n’est-ce pas ce projet puisse se dérouler dans de bonnes conditions.”

 

Il est indéniable que le conflit armé a contribué de manière significative à la déscolarisation des enfants à Baoro, et la réinsertion des enfants associés aux groupes armés est un défi complexe qui ne peut être résolu du jour au lendemain. Cependant, des initiatives comme celle de l’ONG AHD sont essentielles pour offrir un avenir meilleur aux jeunes de la région et contribuer à la paix et à la stabilité à long terme.

 

En un mot, l’initiative de l’ONG AHD à Baoro est un exemple inspirant de la manière dont l’éducation peut être un catalyseur de la paix et du développement dans des régions touchées par le conflit. Toutefois, il reste encore beaucoup de travail à faire pour surmonter les défis persistants en matière d’éducation dans la région et garantir un avenir meilleur pour les enfants de Baoro.

 

Par Anselme Mbata

 

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Au moins 16 morts dans un affrontement entre des hommes armés et des soldats FACA dans le nord-ouest

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Au moins 16 morts dans un affrontement entre des hommes armés et les soldats FACA dans le nord-ouest

 

 

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Les soldats FACA

 

 

Bangui, 22 décembre 2023 (CNC) – Le jeudi 21 décembre 2023 restera à jamais gravé dans la mémoire des habitants de la localité de Nzakoundou, située dans l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. En cette matinée tragique, un violent affrontement a éclaté entre des hommes lourdement armés et les soldats de l’armée nationale, les FACA. Les conséquences de cette confrontation sanglante ont été lourdes, avec au moins 16 morts et de nombreux blessés.

 

À l’heure actuelle, il est difficile de déterminer avec précision l’origine et les raisons de ce combat meurtrier. Cependant, les populations locales affirment que cette attaque aurait été perpétrée par les éléments rebelles du groupe 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigée contre les positions de l’armée nationale. La genèse de cette tragédie remonterait à un vol de bétail, une activité malheureusement courante dans cette région.

 

Selon des sources locales, le vol de bœufs appartenant à des éleveurs aurait été à l’origine de cette attaque sanglante. Les soldats FACA sont accusés d’avoir dérobé le bétail d’un éleveur Peul pour les revendre à Paoua, le chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé. L’éleveur en question, se sentant lésé et en colère, aurait cherché à se venger en informant les rebelles du 3R de la transaction suspecte. Les rebelles, furieux de cette trahison, ont alors pris les armes et attaqué les soldats FACA, entraînant ainsi une violence inouïe.

 

Les conséquences de cet affrontement sont tragiques, avec un bilan de 16 morts, dont un Soldat FACA et 15 civils. Parmi les victimes civiles figure une mère portant un bébé d’un an, tandis que le nourrisson a été gravement blessé. Cette confrontation a également causé d’énormes dégâts matériels et a semé la terreur parmi la population locale.

 

La situation demeure tendue dans la région, et les habitants vivent dans la peur constante de nouvelles violences.

 

Nous continuerons de suivre cette histoire de près et fournirons des détails plus précis dans nos prochains articles sur Corbeaunews-Centrafrique (CNC). La paix et la réconciliation demeurent essentielles pour mettre un terme à cette spirale de violence qui frappe la République centrafricaine.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Hassane Bouba : entre défense et menace, la capitale centrafricaine encerclée par ses milliers des rebelles

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Hassane Bouba : entre défense et menace, la capitale centrafricaine encerclée par ses milliers des rebelles

 

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Les combattants peuls

 

Bangui, 22  décembre 2023 (CNC) – Alors que les rebelles du ministre Chef Rebelle, le Tchadien Hassane Bouba, resserrent leur étau autour de la capitale centrafricaine Bangui, la population est plongée dans l’incertitude, tandis que le Président putschiste Faustin Archange Touadera  semble étrangement insensible aux menaces qui pèsent sur la ville.”

 

Les rebelles de Hassane Bouba sont clairement visibles aux alentours de Bangui, notamment aux sorties ouest, sud-est et nord de la capitale, créant un climat d’incertitude quant à leurs véritables intentions. Les autorités semblent être dans le flou concernant ces intentions, ce qui ne fait qu’accroître le sentiment d’insécurité parmi la population.

 

La semaine dernière, à seulement 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, des habitants ont été témoins du déplacement de plusieurs hommes armés, identifiés comme des Peuls armés, se dirigeant vers la capitale. Il y a un mois, une situation similaire s’est produite près de Bimon, sur la route de Mbaïki, mais cette fois-ci, les rebelles ont attaqué violemment les populations locales, obligeant l’armée nationale à intervenir de manière sporadique. De même, à 17 kilomètres de la route de Damara,  il y’a quelques semaines, la population a été prise de panique en raison de la présence d’hommes armés, entraînant une débandade générale dans la capitale. Il est choquant de constater que malgré ces événements troublants, les autorités centrafricaines ne semblent pas prendre la situation au sérieux, voire tentent de dissuader quiconque ose en parler. Cette attitude est déconcertante et ne contribue pas à apaiser les craintes de la population.

 

Hassane Bouba, le chef rebelle tchadien, devenu Ministre de l'Elevage et de la Santé Animale en Centrafrique
Hassane Bouba, le chef rebelle tchadien, devenu Ministre de l’Elevage et de la Santé Animale en Centrafrique

 

Plus troublant encore, les arguments avancés par Hassane Bouba pour expliquer cette présence massive de rebelles autour de Bangui sont loin d’être convaincants. Selon lui, ces rebelles Peuls, originaires du Niger, par ailleurs proches parents de Faustin Archange Touadera, sont venus, à la demande de leur frère Touadera, stationner aux abords de la capitale pour contrer une éventuelle infiltration des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Cette explication paraît plus comme une tentative désespérée de justifier l’injustifiable.

 

La question qui se pose est la suivante : à quel jeu jouent Touadera et son Ministre Chef Rebelle Hassan Bouba ? Cette situation met en évidence une sérieuse incohérence dans la gestion de la sécurité nationale et soulève des questions quant à la loyauté et à la compétence de ceux qui sont censés protéger la population centrafricaine.

 

Il est impératif que les autorités centrafricaines changent cette mauvaise stratégie et  prennent des mesures urgentes pour rétablir la stabilité dans le pays et rassurer la population. La sécurité de Bangui et de ses habitants doit être une priorité absolue, et il est temps que les responsables politiques rendent des comptes pour leur gestion désastreuse de la situation actuelle. La population centrafricaine mérite une meilleure protection et une gouvernance plus transparente que celle que nous observons actuellement.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Droits de l’Homme : en RCA, un mal nommé « Wagner »

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Droits de l’Homme : en RCA, un mal nommé « Wagner »

 

Centrafrique.org/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos/” data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos sur la route de Bouar
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

 

Bangui, 22  décembre 2023 (CNC) – En République centrafricaine (RCA), les droits de l’homme sont constamment bafoués par les exactions des Mercenaires russes qui transforment le pays en succursale Wagner.

 

Le 10 décembre commémore l’anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Adoptée en 1948, la DUDH est une feuille de route en matière de liberté et d’égalité. Depuis la présence de la milice russe Wagner en RCA, les valeurs garanties par cette déclaration sont répétitivement violées.

 

En s’affichant comme des alliés, Wagner, arrivée en RCA il y a cinq ans, a fait miroiter l’illusion d’une ambition de retour à la souveraineté du pays. Sous l’impulsion russe, l’alliance entre le groupe paramilitaire et la RCA a été officieusement scellée en 2019 par les accords de Khartoum. Sous couvert de traité de paix, ils actent en vérité la collaboration entre des groupes armés, Wagner et les autorités. Ce partenariat comporte des mentions de « partage  des ressources », dont la milice russe remporte 30 %. Depuis la signature, le groupe de mercenaires a installé la terreur en RCA et a fait du pays son « laboratoire ». Selon Nathalia Dukhan, enquêtrice et responsable du programme Wagner pour l’organisme The Sentry, la RCA est en proie à un « colonialisme ultraviolent ».

 

Wagner, mode d’emploi : « nettoyage » et « ratissage »

En octobre 2021, un rapport de l’ONU mentionne « des civils, des membres du personnel de maintien de la paix, des journalistes, des travailleurs humanitaires (…) violemment harcelés et intimidés par Wagner ». Ce compte-rendu évoque pour la première fois des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international commises par le groupe paramilitaire. Depuis, les experts de l’ONU ne cessent de souligner des transgressions systématiques à la DUDH. Selon plusieurs sources militaires interrogées par The Sentry, Wagner procéderait au « nettoyage » et au « ratissage » des villages et sites miniers. D’ex-miliciens raconteraient avoir pris part à des tueries de masse, exterminant des communautés entières, sans distinction de genre ou d’âge.

 

Dans le pays, les mercenaires jouissent d’une impunité totale. Grâce à la protection diplomatique accordée par les autorités, Wagner pille, séquestre, torture, viole et tue sans contrainte. The Sentry qualifie ces exactions de « campagnes de terreur psychologique » visant à asservir le peuple centrafricain.

 

L’ONU sonne l’alerte

Face à de telles atteintes aux droits de l’homme, l’ONU exhorte le gouvernement de se défaire de la milice russe : « Nous appelons le gouvernement centrafricain à mettre fin à toutes relations avec (…) le groupe Wagner. Nous exhortons les autorités (…) à demander des comptes à tous les auteurs de graves violations et abus des droits de l’homme (…) et de garantir un accès sans entrave à la justice et aux réparations à toutes les victimes de violations, y compris celles commises par le personnel militaire et de sécurité privé russe .

 

Profondément enfoncée dans les rouages de la machine Wagner, la RCA doit se libérer de l’oppresseur avant qu’il ne procède à l’annihilation de son peuple.

 

Par Adama Bria

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