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À la place des gendarmes, Wagner impose sa loi dans les rues de Bangui : une dizaine des personnalités arrêtées

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À la place des gendarmes, Wagner impose sa loi dans les rues de Bangui : une dizaine des personnalités arrêtées

 

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Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

 

 

Bangui, 29 mars 2024 (CNC)

 Dans une tournure des événements sans précédent à Bangui, capitale de la République centrafricaine,les Mercenaires russes du groupe Wagner ont pris le r relais des forces de sécurité intérieure  traditionnelle, faisant naitre de vive inquiétude quant à la souveraineté et l’avenir de la sécurité publique dans la capitale centrafricaine.

 

Une matinée insolite

 

Dans la matinée du mercredi 27 mars, vers 5 heures du matin, les habitants de Bangui ont vécu une situation sans précédent. Les mercenaires du groupe Wagner, habituellement stationnés au camp de Roux, ont pris d’assaut l’avenue des Martyrs, une plaque tournante de la capitale centrafricaine. Armés d’une autorité autoproclamée, ils ont commencé à contrôler et à bloquer la circulation, remplaçant ainsi les forces de l’ordre centrafricaines. Tout véhicule jugé non conforme :  absence d’immatriculation, vitres teintées – était arrêté à vue.

 

Témoignages de l’absurde

 

Parmi les voix qui s’élèvent contre cette prise de pouvoir voyou, celle d’Eric Sabet, journaliste centrafricain, résonne fortement. Arrêté alors qu’il avait ses papiers en règle, il a été détenu pendant plus de cinq heures sans explication à la compagnie nationale de sécurité (CNS), où il a découvert qu’il n’était pas le seul à subir un tel traitement arbitraire.

« C’est un travail qui devrait être fait par la police, mais maintenant ce sont les Russes qui le font », témoigne-t-il. La présence parmi les détenus d’officiers militaires de haut rang, de responsables et même du chef de cabinet du Premier ministre, docteur Alexis Ndui Yabela  soulève de sérieuses questions sur l’avenir de la souveraineté et de la sécurité nationales.

 

  • Arrestations arbitraires et lucratives :

 

Les mercenaires n’hésitent pas à réclamer 50 000 francs CFA pour la libération de chaque véhicule ., faisant de la justice un business.

 

« Ce qui est bizarre, chaque mercenaire qui arrête un véhicule, les 50 000 francs payés par le propriétaire lui revient exclusivement », explique un agent de police de la CNS interrogé par CNC.

 

  • Une souveraineté violée :

 

L’implication du groupe Wagner dans les affaires intérieures centrafricaines s’étend désormais au-delà des questions de sécurité, empiétant sur les libertés civiles.

 

Vers quel avenir ?

 

La situation décrite par Eric Sabet et d’autres compatriotes centrafricains n’est pas isolée. Le contrôle de l’avenue des Martyrs par le groupe Wagner est symptomatique d’une emprise croissante sur l’appareil de l’État centrafricain. Cette intrusion soulève des questions fondamentales sur le rôle des mercenaires dans la sécurité nationale et leur influence sur la souveraineté du pays. Les agissements du groupe Wagner, perçus comme une usurpation des fonctions de l’Etat, marquent un tournant inquiétant pour la République centrafricaine.

 

Il convient de rappeler que le réveil de Bangui sonne comme un avertissement pour sa souveraineté.

 

Par Anselme Mbata

Corbeaunews Centrafrique

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Liberté de la Presse en Centrafrique, selon José Richard Pouambi,  Vision ou Illusion?

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Liberté de la Presse en Centrafrique, selon José Richard Pouambi,  Vision ou Illusion?

 

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Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, 01 avril 2024 (CNC)

 Dans un paysage médiatique troublé et complexe en République centrafricaine, José Richard Pouambi, président du Haut Conseil de la Communication (HCC) et membre du MCU, parti au pouvoir, défend une liberté de presse imaginaire et contestée, naviguant entre espoir et scepticisme.

 

Dans une atmosphère où la liberté d’expression est souvent perçue comme un baromètre de la démocratie, la République centrafricaine se trouve à un carrefour critique. M. Josué Richard Pouambi, dans une interview sur les antennes de la radio Ndékèluka, a affirmé l’existence d’une presse libre en Centrafrique, suggérant que l’absence de journalistes emprisonnés pour leur travail en était la preuve indéniable. Cette affirmation, cependant, semble osciller entre la réalité officielle et les témoignages contradictoires du terrain, révélant ainsi la complexité d’une liberté de presse conditionnelle.

 

Selon M. Pouambi, les titres divers et critiques dans les médias centrafricains témoignent de cette liberté. Il insiste sur le fait qu’aucun journaliste n’est détenu pour ses activités journalistiques.

La variété des opinions dans les publications de nos médias prouve notre engagement envers la liberté de presse”, affirme-t-il lors de cette interview.

 

Toutefois, des cas contradictoires émergent. Un exemple frappant est celui de l’arrestation et la détention depuis plus d’un mois dans la célèbre prison russe au camp de Roux dénommée « Guantanamo », du journaliste Fidèle Éphrem Ngonzo Yalike  , illustrant un cas de répression médiatique non reconnu par le président du HCC. De plus, l’interdiction d’accès du journaliste de la radio Ndékè Luka, monsieur Igor Djeskin SENAPAYE au Palais de l’Assemblée Nationale  , dépeint une réalité où les barrières à la liberté d’expression sont bien tangibles. Aussi, il faut se rappeler de L’arrestation du journaliste Auconfort Shadrack Morouba à son domicile à Moungoumba par des militaires, prétextant qu’il aurait filtré des informations secrètes sur le chef d’État-major au journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique. Torturé durant des jours, il a été libéré quelques jours plus tard sans que la justice s’empare de son dossier.

 

Cependant, suite à l’interview du Président du HCC, des témoignages de quelques journalistes sur le terrain contrastent fortement avec ses affirmations publiques.

“On vit dans une constante peur de représailles pour nos paroles,” confie un journaliste sous couvert d’anonymat.

“La pression des mercenaires de Wagner est palpable, avec des cas de torture rapportés pour ceux qui osent parler.”

 

Cette dichotomie entre les déclarations officielles et la réalité vécue par les professionnels des médias en Centrafrique souligne une lutte complexe pour la liberté de presse. La situation est d’autant plus ironique que M. Pouambi, membre adhérent du parti au pouvoir, semble osciller entre la reconnaissance implicite de problèmes et une défense vigoureuse de la liberté de presse.

 

À ces cas s’ajoutent les interdictions de deux médias en ligne centrafricains, Le Corbeaunews-Centrafrique et Tsunami, bloqués depuis trois ans sur décision de Faustin Archange Touadera après la pression du groupe Wagner. Cette censure soulève des questions pressantes sur la véritable portée de la liberté de presse en Centrafrique.

“Pourquoi ces médias sont-ils spécifiquement ciblés ?”, Ce n’est pas à cause de leur indépendance interroge-t-on dans les milieux journalistiques, questionnant la sincérité de la liberté de presse proclamée.

 

Même la radio Ndékèluka peut en témoigner. Cette station évite vigoureusement à publier certaines informations sensibles touchant les groupes Wagner et parfois les soldats FACA par crainte de représailles contre ses correspondants dans les provinces, une auto-censure révélatrice des défis auxquels les médias sont confrontés.

 

Il est impératif de souligner que la liberté de presse ne se mesure pas seulement à l’aune des emprisonnements ou de la diversité des publications, mais aussi à travers le prisme de la sécurité et de la liberté d’expression sans crainte de représailles. La situation en Centrafrique, marquée par des interdictions et des actes d’intimidation à l’encontre des journalistes, met en lumière les défis persistants et les nuances dans la quête d’une presse véritablement libre.

 

Entre déclarations officielles et réalités du terrain, la liberté de presse en Centrafrique reste une question ouverte et nuancée, témoignant d’un combat continu pour la vérité et la transparence.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Tragédie de la Palme d’Or : le GSTC lève la lumière sur les ombres de l’exploitation humaine en RCA

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Tragédie de la Palme d’Or : le GSTC lève la lumière sur les ombres de l’exploitation humaine en RCA

 

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Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

 

Bangui, 29 mars 2024 (CNC)  

 Dans l’ombre d’une catastrophe qui a récemment secoué la République centrafricaine, les projecteurs se tournent désormais vers le drame survenu à l’usine Palme d’Or, située à Lessé, sur la route de Mbaïki. Le porte-parole du Groupe de travail de la société civile centrafricaine (GSTC), Paul Cressant Beninga, dévoile de profondes failles dans le tissu industriel et la gestion du travail temporaire, révélant une crise qui dépasse de loin le cadre de cet incident isolé.

 

Observations sur le terrain

 

La délégation du GSTC, conduite par Beninga, a constaté de graves négligences et contradictions dans les récits d’accidents fournis par la direction de l’usine et les témoignages des employés. Alors que l’entreprise blâme la négligence d’un technicien, les travailleurs, s’exprimant sous couvert d’anonymat, brossent un tableau différent. Ils décrivent une tentative désespérée de ce technicien de corriger une élévation anormale de la température, contredisant ainsi la version officielle de la simple inattention ayant conduit à la catastrophe. Cette divergence met en évidence non seulement la tragédie humaine – avec des morts et des blessés graves – mais aussi la défaillance technique et managériale potentielle au sein de l’usine.

 

Un cri pour la justice et le changement

 

Face à cette tragédie, Beninga et le GSTC se mobilisent pour soutenir les victimes dans leur quête de justice. La situation des travailleurs, souvent temporaires et sous-payés, révèle un côté encore plus sombre de l’exploitation. Sans assurance ni sécurité d’emploi, ces travailleurs vivent dans une précarité exacerbée par des pratiques d’entreprise déplorables. Beninga appelle à une indemnisation adéquate des victimes et à des réformes profondes pour éviter que de telles catastrophes ne se reproduisent.

 

Au-delà de l’incident : un appel à l’action

 

Cette tragédie met en lumière les défis systémiques auxquels sont confrontés les travailleurs dans les industries dominées par des intérêts étrangers, mettant en lumière un manque flagrant de protection et de valorisation des travailleurs locaux. Beninga critique ouvertement l’attitude de l’État et des autorités de régulation, qui semblent fermer les yeux sur les abus persistants dans le secteur privé. L’audit mené il y a cinq ans sur l’usine de la Palme d’Or et ses conclusions ignorées témoignent d’un échec alarmant de la surveillance et de la régulation de l’État.

 

une lueur d’espoir dans la résistance

 

Malgré la gravité de la situation, l’engagement de certaines personnalités  centrafricaines offre une lueur d’espoir. Leur lutte pour la justice et la dignité des travailleurs nous rappelle l’importance de la vigilance civique et de l’activisme dans la construction d’une société plus juste et plus sûre. La tragédie de l’usine Palme d’Or doit servir de catalyseur à des changements significatifs, en veillant à ce que les droits et la sécurité des travailleurs soient au cœur des priorités industrielles et gouvernementales en République centrafricaine.

 

Par Éric Azoumi

 

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L’ENERCA et Orange Money unissent leurs forces pour faciliter le paiement de l’électricité en Centrafrique

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L’ENERCA et Orange Money unissent leurs forces pour faciliter le paiement de l’électricité en Centrafrique

 

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La direction préfectorale de l’ÉNERCA de Bambari. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 29 mars 2024 (CNC)  

 Un nouvel accord de partenariat entre la société de distribution d’électricité en Centrafrique, ÉNERCA, et Orange Money ouvre la voie à un moyen pratique et rapide de recharger les comptes prépayés en électricité. Cette initiative, signée à Bangui, vise à offrir un soulagement aux clients et à garantir un accès continu à l’électricité, notamment pendant les périodes critiques comme le week-end.

 

L’accord récemment conclu entre l’ENERCA et Orange Money représente une avancée significative dans le paysage de la fourniture d’électricité en République Centrafricaine. Désormais, les clients de l’ENERCA peuvent recharger leur compte prépayé en électricité directement depuis leur portefeuille Orange Money, offrant ainsi une solution pratique et accessible à un besoin essentiel de la vie quotidienne.

 

Max Francisco, directeur général d’Orange Centrafrique, souligne l’importance de ce partenariat en termes de commodité et d’accessibilité pour les clients. Grâce à ce nouveau service, les clients peuvent acheter de l’électricité où qu’ils se trouvent, à tout moment, en utilisant simplement leur numéro de compteur et leur portefeuille Orange Money. Cela élimine les tracas liés aux coupures d’électricité dues au manque de crédit, offrant aux clients la tranquillité d’esprit et l’assurance d’un accès continu à l’électricité.

 

En outre, ce partenariat vise à étendre la disponibilité du service de rechargement sur l’ensemble du territoire centrafricain. L’objectif est de garantir que chaque client de l’ENERCA, où qu’il se trouve dans le pays, puisse bénéficier de cette option pratique de rechargement en toute simplicité.

 

Pour assurer un soutien continu aux clients, des services de relation clientèle sont mis en place. Les clients peuvent contacter les plates-formes de l’ENERCA ou composer les numéros fournis par Orange pour obtenir de l’aide en cas de problème de recharge ou de toute autre question concernant le service.

 

En unissant leurs forces, l’ENERCA et Orange Money offrent une solution novatrice pour répondre aux besoins énergétiques des citoyens centrafricains. Ce partenariat témoigne de l’engagement des deux entités à améliorer la qualité de vie des citoyens en facilitant l’accès à un service essentiel tel que l’électricité.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Birao : 500 actes de naissance délivrés aux enfants , une étape importante pour l’accès à l’éducation

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Birao : 500 actes de naissance délivrés aux enfants , une étape importante pour l’accès à l’éducation

 

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Bâtiment de la préfecture de la Vakaga, Birao

 

 

Bangui, 29 mars 2024 (CNC)  

 À Birao, dans la préfecture de la Vakaga, 500 enfants reçoivent enfin leur certificat de naissance, ce qui leur ouvre la voie vers l’éducation.

 

Dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine, une lueur d’espoir brille pour les enfants de la Vakaga, une région où l’absence d’actes de naissance continue d’entraver l’accès à l’éducation pour les enfants. Mais le 25 mars dernier, dans un geste de solidarité et de vision pour l’avenir, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a franchi une étape importante en attribuant 500 jugements supplétifs d’acte de naissance, ouvrant ainsi la voie à la scolarisation de nombreux enfants.

 

Ce projet pilote, né du constat alarmant que la majorité des enfants en âge d’être scolarisés dans la Vakaga n’avaient pas d’acte de naissance, vise à transformer le paysage éducatif et social de la région. La délivrance de ces documents essentiels représente bien plus qu’une formalité administrative ; Il symbolise l’accès à la pleine citoyenneté, le début d’un avenir construit sur les bancs de l’école.

 

Sekou Kamara, Représentant du bureau de la MINUSCA à Birao, souligne l’importance cruciale de l’acte de naissance.

« Tous les droits d’un citoyen découlent de l’acte de naissance », souligne-t-il, énumérant les prérogatives qu’il confère : la nationalité, l’éducation et bien d’autres aspects fondamentaux de la vie sociale. C’est cette réalité qui a guidé le bureau de la Minusca dans le développement de ce projet audacieux.

 

Nafisa Benzo, une mère engagée pour la cause, appelle ses concitoyens à adhérer à cette initiative.

« Mères, venez », implore-t-elle, consciente de l’opportunité que représente le soutien de la MINUSCA pour les générations futures. L’appel à l’action est clair : il est temps de faire en sorte que chaque enfant de la Vakaga puisse s’épanouir dans un cadre éducatif.

 

Yousuf Ramadane, représentant du préfet de la Vakaga, souligne l’importance de la procédure de déclaration.

« Dès la naissance, explique-t-il, les mères doivent s’adresser directement à la MINUSCA. » Il insiste sur l’importance de comprendre les étapes à suivre pour que chaque enfant puisse bénéficier de ce droit fondamental.

 

  • Impact sur l’éducation : Avec ces 500 nouveaux actes de naissance, les portes des écoles s’ouvrent aux enfants. Cette mesure est un catalyseur d’espoir et de changement, permettant aux jeunes de la Vakaga de rêver d’un avenir meilleur.
  • Mobilisation communautaire : L’initiative a également servi de catalyseur à la prise de conscience collective de l’importance de l’enregistrement des naissances, essentiel à l’exercice des droits civiques et à l’accès aux services publics.

 

Il convient de noter que cela constitue un grand pas pour les enfants de Birao, et un espoir renouvelé pour leur éducation.

 

Par Moïse Banafio

 

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Crise scolaire à Bria : 300 élèves abandonnent l’école Hendoulou en raison de difficultés financières

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Crise scolaire à Bria : 300 élèves abandonnent l’école Hendoulou en raison de difficultés financières

 

Centrafrique.org/Centrafrique-tentative-dagression-au-couteau-du-censeur-du-lycee-abdel-kader-djalle-de-bria/ecole-djalle-de-briadeuxieme-batiment-corbeaunews-centrafrique-7mars2019/” rel=”attachment wp-att-27357″ data-wpel-link=”internal”>
Lycée Abdel Kader Djallé de Bria. Credit photo Moïse Banafio/CNC.

 

 

Bangui, 29 mars 2024 (CNC)  

A Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, des centaines d’élèves quittent chaque année l’école Hendoulou.

 

Dans la ville de Bria, située dans la préfecture de la Haute-Kotto en République centrafricaine, un grave problème d’éducation inquiète les autorités éducatives et les habitants. Environ 300 élèves de l’école Hendoulou ont abandonné leurs études cette année, ce qui met en lumière les défis auxquels sont confrontées de nombreuses familles de cette région. Parmi les principales raisons de cette désertion, le manque de moyens financiers des parents, notamment ceux de la communauté peule de retour, est largement cité.

 

Amina Abakar, mère de cinq enfants, témoigne de la situation difficile à laquelle elle est confrontée, incapable de financer l’éducation de ses enfants après la mort de son mari et la perte de son bétail lors de conflits armés.

 

Oumarou Didjo, leader des retournés Peuls de Bria, ajoute que le soutien financier de certaines organisations non gouvernementales (ONG) a été interrompu cette année, ce qui a encore exacerbé les difficultés rencontrées par les familles.

 

Félix Béta, directeur de l’école Hendoulou, souligne l’ampleur de la crise et appelle instamment le gouvernement et les partenaires internationaux à intervenir immédiatement pour sauver l’éducation de centaines d’enfants dans la région.

 

Les témoignages poignants des parents et des responsables locaux soulignent l’urgence d’agir pour prévenir les taux massifs d’abandon scolaire dans cette partie de la République centrafricaine.

 

Par Moïse Banafio

 

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Enquête exclusive :  Au Cœur de la Mafia des Ponts Bascules de Bouar et Béloko

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Enquête exclusive :  Au Cœur de la Mafia des Ponts Bascules de Bouar et Béloko

 

Centrafrique.org/rca-circulations-retablies-sur-laxe-baoro-bouar-apres-des-negociations-avec-le-ministre-de-la-defense/convoi-camions-transports-routiers-douala-bangui-corbeaunews-bon-1-2/” rel=”attachment wp-att-37582″ data-wpel-link=”internal”>convoi Douala-Bangui sur l'axe Bouar-Gallo. Photo CNC
convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC

 

 

Bangui, 28 mars 2024 (CNC)

 L’exploitation des transporteurs sur le corridor Béloko-Bangui par une mafia routière en République centrafricaine dévoile un système corrompu et coûteux pour le peuple centrafricain.

 

Corruption systémique

 

Au cœur de la Centrafrique, un réseau mafieux impose sa loi sur les corridors de transport, notamment à Bouar et Béloko. Les transporteurs, confrontés à des frais exorbitants et à des pratiques douteuses, dénoncent un système où la corruption est institutionnalisée.

 

« A Béloko, au pont-bascule, des agents ont illégalement taxé mon camion 325 000 francs CFA soi-disant à cause du tonnage supplémentaire, mais après négociation, nous avons fini par payer 5 000 francs CFA pour passer », révèle un chauffeur routier interrogé par CNC, illustrant le caractère nébuleux des négociations.

 

L’Épreuve du Poids: L’Inextricable Piège des Ponts Bascules

 

Au cœur de l’enchevêtrement centrafricain, l’administration des ponts-bascules, tant à Bouar qu’à Béloko, semble être devenue le théâtre d’une pratique douteuse, presque ritualisée, où la notion de justice de poids se perd dans les méandres de l’opportunisme. Notre enquête révèle les difficultés des chauffeurs routiers, confrontés à un véritable parcours du combattant.

Ponts bascules de Bouar, dans la Nana-Mambéré, à 455 km. de Bangui
Ponts bascules de Bouar, dans la Nana-Mambéré, à 455 km. de Bangui. CopyrightCNC

 

Imaginez un instant ce scénario incroyable : après avoir payé des frais substantiels à Béloko, les chauffeurs de la société TLT Centrafrique se retrouvent à nouveau piégés à Bouar, soumis au même discours sur le surpoids prétendument excessif de leurs cargaisons. Mais le récit prend une tournure encore plus kafkaïenne lorsque l’administration des ponts-bascules de Bouar affirme que ces mêmes véhicules, conçus pour le transport lourd, ont endommagé l’infrastructure du pont-bascule.

La question se pose alors, à juste titre : ces ponts-bascules sont-ils destinés uniquement aux petits véhicules ? L’absurdité de la situation frise le ridicule : accuser des camions robustes de détruire des ponts censés supporter des charges beaucoup plus lourdes. Cette affirmation, loin de toute logique, soulève de profondes interrogations sur les intentions et les pratiques de cette administration.

 

« C’est incompréhensible. On nous dit que le pont-bascule est défectueux à cause de notre camion. Ils nous imposent de leur payer 100 000 francs CFA pour l’endommagement du pont et 100 000 francs pour l’excedent des poids », s’interroge un chauffeur routier de TLT Centrafrique.

 

Coûts prohibitifs et arbitraires

 

Les transporteurs sont également confrontés à des coûts imprévus et exorbitants, dépassant de loin les normes internationales.

 

« Ils parlent de 13 tonnes de surpoids, ce qui est impossible selon les conventions internationales », explique un autre transporteur de la société TLT Centrafrique, dont le véhicule est bloqué à Bouar depuis mardi par des agents du pont-bascule pour les mêmes raisons. Cette situation met en évidence le décalage entre les pratiques locales et les normes internationales.

 

Liste suspectes :

 

La crédibilité des listes imposées aux chauffeurs est remise en question, souvent sans dates ou avec des informations erronées, exacerbant le sentiment d’injustice.

 

Complicité et silence

 

La complicité du gouvernement et des autorités centrafricaines dans ces pratiques de corruption soulève de profondes questions sur l’intégrité de l’administration.

 

« Le chef du BARC est un mafieux, tout comme le ministre des Transports », affirme un syndicalistes centrafricains, mettant en cause les plus hauts responsables de l’administration des transports en Centrafrique.

 

Il convient de noter que la mafia routière centrafricaine, un fléau qui pèse lourdement sur l’économie et l’éthique des transports.

 

Ce dossier spécial du CNC met en lumière un système de corruption profondément enraciné, où les transporteurs se retrouvent pris au piège entre des frais arbitraires et une administration opaque. L’urgence d’une réforme et d’une transparence totale est plus pressante que jamais pour restaurer la confiance dans les infrastructures de transport en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

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Scandale des impayés à la CEMAC : entre souffrance des familles et indifférence institutionnelle

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Scandale des impayés à la CEMAC : entre souffrance des familles et indifférence institutionnelle

 

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Siège de la CEMAC à Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)

 Un profond scandale ébranle les fondements de la CEMAC, dévoilant des négligences qui affectent des vies depuis des années.

 

L’Ecole interétatique des douanes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), autrefois enracinée à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, et aujourd’hui délocalisée en Guinée équatoriale pour des raisons de sécurité, se retrouve au cœur d’une polémique qui va au-delà de sa relocalisation. Aujourd’hui, elle est accusée de graves défaillances, affectant directement ses employés et leurs familles.

 

Le centre de préoccupation est le non-paiement des cotisations de retraite de ses employés à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), un devoir fondamental envers ses employés, dont certains ont consacré jusqu’à trente ans de service. Les retraités, qui ont consacré leur vie au service de cette institution, se retrouvent sans ressources, témoins d’une promesse non tenue.

 

« Toute ma carrière, pensée pour ma famille, se résume aujourd’hui à une lutte pour la survie, sans aucun soutien », confie un ancien employé ému et désabusé.

 

Au-delà de l’absence de retraite, c’est l’avenir des enfants des employés décédés qui est compromis, laissant les familles dans une détresse totale. Privés de toute allocation, ces enfants incarnent les conséquences les plus sombres de cette négligence institutionnelle.

 

« Depuis le décès de mon père il y a quinze ans, la vie a été un défi constant. Aucune aide, aucune allocation de retraite ne nous est parvenue », raconte la fille d’un employé décédé, avec une pointe de désespoir.

 

L’indifférence de certains dirigeants institutionnels, affichant un train de vie somptueux, contraste avec la précarité des salariés et de leurs proches. Ce contraste souligne une distribution injuste des ressources, où le luxe de quelques-uns se fait aux dépens de la survie du plus grand nombre.

 

Ces pratiques ne sont pas propres à l’Ecole des Douanes Inter-Etats de la CEMAC. D’autres organisations à Bangui et au sein de la communauté font face à des critiques similaires, révélant un problème systémique lié aux droits des travailleurs.

 

La lumière est maintenant faite sur les ombres de la CEMAC, appelant à des changements immédiats pour honorer la dignité et les droits de chaque employé et de sa famille.

 

Par Alain Nzilo

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Quand Touadéra transforme la journée de prière en journée de haine

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Quand Touadéra transforme la journée de prière en journée de haine

 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

 

Bangui, 28 mars 2024 (CNC)

 La journée nationale de prière, envisagée comme un moment d’unité, révèle une facette beaucoup plus sombre sous le prisme de Faustin Archange Touadera.

 

Le discours qui divise

 

Le 23 mars 2024 devait marquer un tournant spirituel pour la République centrafricaine, sous les auspices du président putschiste Faustin-Archange Touadéra. Cependant, son discours, loin d’incarner un appel à la paix, a semé les graines de la discorde. En désignant des boucs émissaires pour les malheurs de la nation, il a plongé la journée dans une atmosphère de règlement de comptes plutôt que de réconciliation.

 

Leadership contesté

 

« Ce n’est pas le discours d’un père de la nation, mais celui d’un dirigeant qui prend ses distances avec sa propre responsabilité », explique Thomas, un juriste centrafricain, soulignant le décalage entre les attentes et la réalité. Les accusations de népotisme et de corruption portées contre le président semblent en contradiction directe avec son appel à la vertu.

 

Les témoignages parlent

 

Marie, enseignante à Bangui, partage sa désillusion : « On s’attendait à des mots qui guérissent, mais on a reçu des mots qui accusent. Où est la place de la foi dans tout cela ? Un sentiment partagé par Ghislain, un commerçant au marché Miskine: « Il parle de démons extérieurs, mais nous voyons les démons de l’injustice et du favoritisme dans notre vie quotidienne. »

 

Accusations externes et ombres internes

 

Touadéra dénonce avec véhémence la méchanceté, la corruption et le népotisme qui, selon lui, gangrènent son pays. Cependant, les Centrafricains soulignent un contraste frappant entre ses paroles et ses actes. « En accusant l’Occident et les forces extérieures de tous les maux, le président occulte une réalité plus complexe et personnelle : celle d’une gouvernance marquée par le népotisme et une certaine forme de despotisme », commente un politologue centrafricain.

 

Éloge du clergé : bénédiction ou ironie ?

 

L’éloge de la journée de prière par le pasteur René Balipou, louant l’initiative présidentielle comme un rare exemple de piété, ajoute une couche d’ironie. Si cette reconnaissance du clergé peut être perçue comme une victoire morale, elle est teintée d’ambiguïté au regard des contradictions du président.

« S’agit-il d’un véritable engagement spirituel ou d’une habile manœuvre politique ? », s’interroge un croyant.

 

Le népotisme de Touadera sous les projecteurs

 

Le penchant du président pour le népotisme n’est un secret pour personne. En favorisant ses proches dans l’administration, le gouvernement et l’armée, il semble mettre en pratique ce qu’il condamne dans son discours. Cette pratique alimente l’impunité et le mécontentement au sein de la population, exacerbant les tensions et la méfiance à l’égard du gouvernement.

 

Touadéra et la haine

 

L’histoire personnelle du président avec son prédécesseur, François Bozizé, symbolise la rupture plutôt que l’unité prônée.

« Comment peut-il parler de pardon alors qu’il entretient lui-même des querelles passées ? », s’interroge Aimé, étudiant en histoire.

 

Au lieu de rassembler les gens, la journée de prière a mis en évidence les fractures de la gouvernance en quête de sens.

 

Cet article cherche à dépeindre la complexité et les contradictions d’un événement qui, au lieu d’unir, a semé le doute et la division. À travers la voix des citoyens et l’analyse de la rhétorique présidentielle, se dessine le portrait d’une journée où la prière a été troublée sous le poids de la haine.

 

Par Alain Nzilo

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Crise en Centrafrique : entre le marteau de Touadéra et l’enclume de Wagner

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Crise en Centrafrique : entre le marteau de Touadéra et l’enclume de Wagner

 

Faustin Archange Touadera, dans la salle du groupe Wagner en Russie, et sous la protection des mercenaires russes en Russie. CopyrightDR
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR

 

 

Bangui, 21  mars 2024 (CNC)  

 Dans une République centrafricaine en ébullition, la contestation du régime de Touadéra atteint son paroxysme, exacerbée par l’influence omniprésente et oppressive du groupe Wagner.

 

La République centrafricaine, un pays d’Afrique centrale, très riche en diversité mais agité par des décennies de conflits, se retrouve une fois de plus au cœur d’une crise politique profonde. La situation actuelle se caractérise par une forte désapprobation du régime de Faustin Archange Touadera, aggravée par la présence et les actions du groupe Wagner, perçu comme une force de répression contre la population.

 

Un régime sous le feu des critiques

 

La figure de Touadera, longtemps centrale dans la politique centrafricaine, est aujourd’hui contestée de toutes parts. Sur les réseaux sociaux, dans les rues de la capitale et en province, il y a un refus catégorique du régime. Des citoyens, sous couvert d’anonymat par crainte de représailles, partagent des témoignages troublants. « Tout ce que nous voulons, c’est vivre en paix et voir notre pays prospérer, mais avec Touadéra et ses alliés, c’est un rêve lointain », confie Jean-Pierre, un habitant du 3e arrondissement de Bangui.

 

La citation de Maître Crépin Mboli-Goumba dans son livre La Nation centrafricaine et les récifs résume bien le sentiment d’une partie de la population :

« Je reste persuadé que lorsque les historiens se pencheront sur l’histoire de notre pays au cours des cinquante dernières années, ils retiendront que Faustin Archange Touadera, plus que tout autre, a été le plus grand destructeur de la moralité publique… »

 

Le rôle controversé du groupe Wagner

 

Le groupe Wagner, une entité militaire privée russe, est au cœur de la controverse en République centrafricaine depuis près de 7 ans. Accusé de soutenir Touadéra par la force, ce groupe est impliqué dans de nombreuses cas de crimes de guerre et crimes contre l’humanité ainsi que des actes de répression.

« La présence de Wagner a changé la donne. Il y en a partout, à Bangui, Paoua, Bria… Nous nous sentons surveillés tout le temps », explique Aisha, une habitante de KM5.

 

Une opposition en action

 

Malgré la peur et l’oppression, des voix de l’opposition s’élèvent de temps en temps pour contester le régime de Bangui, jugé par des nombreux centrafricains comme « criminel ». Des mouvements citoyens, des ONG et des figures de l’opposition cherchent des moyens de résistance pacifique

. « Nous devons rester unis et continuer à revendiquer nos droits, sans recourir à la violence », insiste Thomas, un militant politique du sixième arrondissement.

 

La République centrafricaine se trouve à un carrefour critique de son histoire.

 

Cet article met en lumière la complexité de la situation politique en République centrafricaine, illustrée par la désapprobation, la répression et la résistance populaires. Les événements futurs dépendront de la capacité des Centrafricains à trouver un chemin vers la paix et la réconciliation, malgré les profondes divisions qui marquent actuellement le pays.

 

 

 

Promesse non tenue : le bilan des infrastructures sous Touadera en 8 années

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Promesse non tenue : le bilan des infrastructures sous Touadera en 8 années

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Bangui, 26 mars 2024 (CNC)

 Après 60 ans d’indépendance, la République centrafricaine (RCA), pays de Zo Kwé Zo, malgré ses ressources naturelles et minières immenses, , a du mal à développer ses infrastructures.

 

En huit ans de présidence, le politologue Denis critique vivement le bilan du président putschiste Faustin Archange Touadera, soulignant l’absence remarquable d’initiatives significatives en matière d’infrastructures. Avec ses défis multiformes, la RCA semble immobilisée face à un besoin criant de développement durable et accessible.

 

Promesses et manque d’action

 

Malgré les attentes et les promesses élevées depuis 8 ans, la RCA n’a pas vu la construction de grands complexes , qu’il s’agisse d’universités, d’hôpitaux, d’immeubles ou même des voies rapides, pour ne pas dire autoroutes. Dans sa déclaration, le Politologue Denis soulève une question cruciale sur l’utilisation des fonds alloués au développement, évoquant « des milliards à Bruxelles » sans bénéfices visibles pour le peuple centrafricain ».

 

La réalité de la vie quotidienne

 

La comparaison se fait avec un minimum d’efforts comme « Dò mo yon », l’équivalent local du forage de base, loin des attentes initiales. Cette réalité dresse un tableau sombre de l’accès aux ressources fondamentales telles que l’eau, avec une mention spécifique des difficultés et des coûts liés aux forages au Sahel par rapport à la RCA, qui bénéficie d’un aquifère plus favorable.

 

La voix du peuple

 

Des témoignages confirment cette réalité. « Nous espérions des changements tangibles, mais nous nous retrouvons à puiser de l’eau comme si nous étions encore dans les champs », explique Philip, un habitant de Bangui, particulièrement déçu par l’absence d’améliorations significatives dans l’accès aux services de base.

 

Comparaison et attentes régionales

 

Comparée à d’autres pays du Sahel, où l’accès à l’eau reste un défi mais où des progrès sont réalisés grâce à l’innovation et à l’investissement dans des infrastructures durables, la RCA semble à la traîne. Un expert en développement urbain note : « Avec les ressources disponibles, la RCA pourrait améliorer considérablement la qualité de vie de ses citoyens. Il est impératif d’adopter une approche plus stratégique et inclusive en matière de planification urbaine et de développement des infrastructures.

 

Vers un avenir meilleur ?

 

La critique du Professeur Denis reflète un sentiment généralisé de frustration face au rythme de développement en RCA. Cependant, il ouvre également une réflexion sur les priorités nationales et la nécessité d’une gouvernance plus transparente et responsable. La population centrafricaine mérite une meilleure qualité de vie, soutenue par des infrastructures robustes et accessibles.

 

La RCA est à la croisée des chemins entre les promesses non tenues et l’espoir d’un avenir meilleur.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : incursion des hommes armés à Yombo Bac,  la population en débandade

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incursion des hommes armés à Yombo Bac,  la population en débandade

 

Centrafrique.org/village-a-10-kilometres-de-kaga-bandoro-a-grevai/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/village-a-10-kilometres-de-kaga-bandoro-a-grevai-450×253.jpg” alt=”Un village situé à 10 kilomètres de Kaga-Bandoro sur axe de Ngrévaï” width=”450″ height=”253″ />
CopyrightCNC

 

 

Bangui, 28 mars 2024 (CNC)  

 La tranquillité du village de Yombo Bac, dans la Nana-Gribizi,  a été brusquement brisée lundi par une incursion des hommes armés.

 

Le déroulement de l’incident

 

Le lundi 25 mars, vers 09h00, une scène d’horreur s’est déroulée à Yombo Bac, un paisible village situé à 70 km de la commune de Koukourou. Cinq individus, vêtus d’uniformes militaires et lourdement armés d’AK 47, portant chacun quatre chargeurs, selon les habitants, ont fait irruption dans le village. Leur entrée a été marquée par une trentaine de coups de feu tirés en l’air, semant instantanément la terreur parmi les habitants.

 

Les témoignages recueillis font état d’une panique généralisée.

« Au début, nous pensions qu’il s’agissait d’un exercice militaire, mais la réalité était beaucoup plus sombre », raconte un villageois interrogé par la rédaction du CNC, encore sous le choc. Les assaillants, méthodiques dans leur chaos, ont pillé le village, volant des vivres et des biens de valeur, laissant derrière eux une communauté dévastée.

 

Réaction des forces de sécurité gouvernementales

 

Vers 11h00, une riposte a été organisée. Une mission conjointe, composée des Forces armées centrafricaines (FACA), de la gendarmerie, de la police et soutenue par les Mercenaires russes du groupe Wagner, a été dépêchée sur les lieux. Mais lorsqu’ils sont arrivés, les assaillants avaient déjà disparu, laissant derrière eux un sentiment d’impuissance et de frustration parmi les forces de l’ordre et les villageois.

 

« Nous sommes arrivés le plus rapidement possible, mais les distances et les défis logistiques dans cette région rendent les interventions complexes », explique un soldat FACA.

 

L’impact de cette attaque ne se limite pas aux pertes matérielles. Le tissu social du village a été ébranlé et la peur s’est installée.

« Comment pouvons-nous reprendre une vie normale après cela ? », s’interroge Nina, une autre habitante, exprimant un sentiment largement partagé.

 

Alfred Bazoui

Correspondant du CNC dans la Nana-Gribizi

 

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La justice centrafricaine condamne Maître Crépin Mboli-Goumba

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La justice centrafricaine condamne Maître Crépin Mboli-Goumba

 

Centrafrique.org/soulevement-et-liberation-provisoire-le-proces-tumultueux-de-maitre-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-avec-ses-avocats-peu-apres-sa-liberation-provisoire/” rel=”attachment wp-att-74430″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-avec-ses-avocats-peu-apres-sa-liberation-provisoire-450×372.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC avec ses avocats peu après sa libération provisoire” width=”450″ height=”372″ />
Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC avec ses avocats peu après sa libération provisoire

 

 

Bangui, 28 mars 2024 (CNC)  

 Maître Crépin Mboli-Goumba, avocat et défenseur des droits humains, Président du PARTIE, a été arrêté le 3 mars 2024 à l’aéroport international de Bangui Poko alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Douala, au Cameroun, avec son épouse. L’arrestation a eu lieu dans la zone internationale de l’aéroport, à bord d’un vol de Kenyan Airways. Les autorités l’ont accusé d’outrage à magistrat à l’issue d’une conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé la corruption au sein du système judiciaire centrafricain.

 

Après trois jours de garde à vue à l’office central pour la répression du banditisme (OCRB), Maître Mboli-Goumba a comparu devant le tribunal le 6 mars, où ses avocats ont demandé le report du procès. Le procès a été reporté à deux reprises, d’abord au 13 mars, puis au 20 mars, date à laquelle le procès a finalement eu lieu. Le verdict était prévu pour le 27 mars.

 

Finalement, le 27 mars, le tribunal a rendu son verdict, condamnant Maître Crépin Mboli-Goumba à un an de prison avec sursis et à une amende de 80 millions de francs CFA.

La décision a été immédiatement critiquée par l’accusé, qui l’a décrite comme un « insigne d’honneur » dans sa lutte contre la corruption. Sur Twitter, il a exprimé sa détermination à poursuivre son engagement, se disant inspiré par l’exemple du Sénégal.

 

La décision de la Cour a été vivement critiquée par plusieurs observateurs, qui y voient une atteinte à la liberté d’expression et un acte de répression politique. La réduction significative du montant de l’amende par rapport à la demande initiale du procureur soulève également des questions quant à l’équité du procès.

 

Cette affaire met en lumière les défis actuels auxquels est confronté le système judiciaire centrafricain, notamment en ce qui concerne l’indépendance de la justice et la protection des défenseurs des droits de l’Homme. Il souligne également l’importance cruciale de la liberté d’expression dans une société démocratique et la nécessité de protéger ceux qui la défendent courageusement.

 

La condamnation de Maître Crépin Mboli-Goumba marque un moment charnière dans la lutte pour la justice et la lutte contre la corruption en République centrafricaine. Son courage et sa détermination à poursuivre la lutte malgré les obstacles soulignent l’importance de la résistance civile dans la promotion d’une société plus juste et plus juste.

 

Il convient de rappeler que la condamnation de Maître Crépin Mboli-Goumba soulève des questions sur l’indépendance de la justice en RCA et souligne l’importance de protéger la liberté d’expression dans une société démocratique.

 

Par Anselme Mbata

 

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Bientôt, une Agence Nationale de la Sécurité Routière en Centrafrique, financée par la banque mondiale

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Bientôt, une Agence Nationale de la Sécurité Routière en Centrafrique, financée par la banque mondiale

Les gendarmes de la brigade motorisée sur le lieu de l'accident pour le constat
Les gendarmes de la brigade motorisée sur le lieu de l’accident pour le constat. Photo CNC

 

 

Bangui, 28 mars 2024 (CNC)  

 La République centrafricaine se prépare à la création d’une agence nationale de la sécurité routière, financée par la banque mondiale.

 

Le contexte et l’urgence d’agir

 

Face à un taux alarmant d’accidents de la route, la République centrafricaine annonce la mise en place d’une agence nationale de sécurité routière. Cette initiative, financée par la Banque mondiale à hauteur de 4 milliards de francs CFA, vise à réduire drastiquement les accidents. Le projet, d’une durée de trois mois, impliquera étroitement les services de la police, de la gendarmerie et des ministères de la Santé et des Transports.

 

Des chiffres alarmants :

 

S’appuyant sur un rapport de 2021 de l’hôpital communautaire de Bangui, le ministère des Transports et de l’Aviation civile souligne l’urgence de la situation : plus de 5 000 cas d’accidents de la route ont été enregistrés, entraînant 208 décès. Ces chiffres ont incité le gouvernement à agir rapidement pour endiguer ce carnage routier.

 

Une approche multidimensionnelle :

 

Selon Joachim Biguet, inspecteur central au ministère des Transports, la stratégie adoptée repose sur une approche systémique incluant la sécurité des véhicules, l’aménagement de la chaussée pour faciliter le passage des piétons et l’amélioration de la signalétique. « La route doit être visible ; Il faut qu’il ‘parle’ pour permettre au conducteur de circuler correctement », souligne-t-il, en se concentrant sur la prochaine installation de panneaux de signalisation.

 

Appui de la Banque mondiale :

 

Francis Ovandambele, spécialiste principal des transports et représentant de la Banque mondiale, justifie l’implication de l’institution en pointant du doigt le taux de mortalité sur les routes d’Afrique centrale, nettement supérieur à la moyenne africaine. Avec 29 décès pour 100 000 habitants et un coût social estimé à 130 millions de dollars, soit environ 6 % du PIB, la nécessité d’intervenir dans le domaine de la sécurité routière est plus qu’évidente.

 

Vers une révision des procédures de délivrance du permis de conduire :

 

Outre les mesures préventives, la Banque mondiale recommande une révision des procédures de délivrance du permis de conduire et la mise en place d’une unité spécialisée dans la prise en charge des victimes d’accidents dans les hôpitaux.

 

Analyse du double langage du régime :

 

Dans un contexte géopolitique tendu, où le président Faustin Archange Touadera, influencé par la Russie, critique ouvertement les institutions occidentales comme la Banque mondiale et le FMI, l’annonce de ce financement met en lumière une réalité complexe. Malgré la rhétorique politique, ces institutions continuent de jouer un rôle clé dans le développement du pays, en particulier dans des secteurs vitaux comme la sécurité routière.

Cette contradiction entre les discours politiques et la réalité du financement soulève des questions sur les stratégies de développement et l’influence géopolitique en République centrafricaine, montrant une facette du pays souvent occultée par les controverses politiques.

 

La stratégie du gouvernement : entre paroles et acte :

 

Alors que le gouvernement centrafricain semble osciller entre le soutien aux BRICS et la dépendance vis-à-vis des financements occidentaux, la mise en place de l’agence de sécurité routière financée par la Banque mondiale peut être considérée comme une stratégie pragmatique pour assurer le bien-être de sa population tout en naviguant dans un paysage géopolitique complexe. Cette situation démontre la capacité du gouvernement à donner la priorité aux besoins immédiats de ses citoyens, malgré une rhétorique souvent anti-occidentale.

 

La route à suivre :

 

Ce projet de sécurité routière, au-delà de son objectif premier de sauver des vies, pourrait également servir de modèle pour d’autres initiatives de développement en République centrafricaine. En démontrant l’importance de la coopération internationale, malgré les tensions géopolitiques, il réaffirme le rôle crucial que les institutions financières internationales peuvent jouer dans les efforts de développement, même dans les contextes les plus politiquement chargés.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Ramadan en Centrafrique: entre défi économique et solidarité communautaire

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Ramadan en Centrafrique: entre défi économique et solidarité communautaire

 

marché du PK5 sur avenue koudoukou devant ABC direction rondpoint bon le 15 mai 2020
Dans le marché du PK5 niveau ABC. Photo Bobérang / CNC

 

 

Bangui, 28 mars 2024 (CNC)  

 Le mois sacré du Ramadan, célébré avec ferveur par la communauté musulmane en République centrafricaine, met en lumière les défis économiques auxquels sont confrontés les fidèles, ainsi que leur indéfectible esprit de solidarité.

 

Au cœur de Bangui, au marché de Miskine, dans le cinquième arrondissement, le Ramadan est synonyme de préparations culinaires spéciales, mettant l’accent sur des plats tels que des soupes et des porridges pour accompagner la rupture du jeûne, l’Iftar. Cependant, cette période est également marquée par des hausses de prix pour les produits essentiels comme le sucre et l’huile, tandis que l’offre de légumes peine à répondre à la demande.

 

Un marché à deux visages

 

Les témoignages entre les acheteurs varient. Certains, comme Safia Issen, affirment que les prix sont restés stables, d’ailleurs a même baissés, ce qui rend les produits de base abordables. Au contraire, Soumaïl pointe une hausse significative des coûts, notamment le sac de sucre dont le prix a grimpé à 47500 francs, rendant la période difficile pour beaucoup.

 

Malgré ces défis, la solidarité au sein de la communauté musulmane reste forte. L’imam de la mosquée centrale de Bangui  rappelle l’importance de la prière et de la résilience face à la chaleur intense, symbolisant ainsi une épreuve supplémentaire de foi et de persévérance. La générosité, même si elle se limite au partage de l’eau chaude, est encouragée, ce qui illustre la profondeur de l’engagement envers le partage et l’entraide.

 

Chaleur accablante

 

La chaleur, atteignant parfois 45 degrés, représente un défi physique et spirituel supplémentaire, exacerbant les difficultés du jeûne. Cependant, la pluie opportune, apportant un soulagement bien nécessaire, rappelle aux fidèles la bénédiction et la miséricorde divines.

 

Rappelons que le Ramadan en République centrafricaine est un témoignage vivant de la foi, de la résilience et de la solidarité communautaire face aux défis économiques et climatiques. C’est un moment où la spiritualité s’entremêle à la vie quotidienne, offrant des leçons de générosité et de patience. La communauté musulmane, dans son ensemble, reste unie dans la prière pour la paix et la prospérité du pays, faisant du Ramadan bien plus qu’une simple célébration religieuse, mais un pilier d’espérance et de solidarité humaine.

 

Par Éric Zato

 

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Renforcer les droits de l’homme pour une paix durable à Bangui

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Renforcer les droits de l’homme pour une paix durable à Bangui

 

Minusca-en-mai-2018/” rel=”attachment wp-att-35278″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/deux-jeunes-hommes-baissent-leurs-têtes-pour-éviter-les-tirs-dans-le-quartier-km5-lors-des-affrontements-entre-les-milices-dautodéfense-et-les-forces-de-la-Minusca-en-mai-2018-450×253.png” alt=”Quartier KM5 lors des affrontements des milciens d’autodéfense et les commerçants le 25 décembre 2019. Crédit photo : Anselme Mbat/CNC” width=”450″ height=”253″ />
Quartier KM5 lors des affrontements des milciens d’autodéfense et les commerçants le 25 décembre 2019. Crédit photo : Anselme Mbat/CNC

 

Bangui, 28 mars 2024 (CNC)  

 Dans le cadre d’une initiative louable en République centrafricaine, Bangui s’efforce d’intégrer les droits de l’homme dans les efforts de consolidation de la paix.

 

La lumière au bout du tunnel

 

Le 26 mars, un atelier sur les droits de l’homme a été organisé dans le 3e arrondissement de Bangui, marquant une étape importante vers l’intégration des droits fondamentaux dans les initiatives locales de paix. Cette consultation, soutenue par la Division des droits de l’homme de la MINUSCA, vise à ancrer les principes des droits de l’homme au cœur de la communauté, qui a été trop longtemps éclipsée par l’ombre des conflits.

 

Ombres du passé

 

Les années de violence entre 2013 et 2017 au kilomètre 5 à Bangui ont révélé une triste réalité : les droits humains, bien que proclamés, ont été largement ignorés. La liberté de mouvement, l’accès à l’éducation et à l’alimentation, et même le droit à la vie étaient des concepts lointains, presque fictifs pour les habitants de cette région.

 

Éveil et prise de conscience

 

L’ignorance des droits de l’homme, reconnus comme source de conflits, a motivé le Comité local pour la paix à les placer au premier plan de ses actions. Jean-Pierre Gauthias, président d’une ONG locale, souligne :

« En temps de guerre, il faut aussi se préparer à la paix. Nous avons réalisé l’importance de connaître nos droits et de travailler ensemble pour les défendre ».

 

Poignant Testimonies

 

«          Il y a un temps pour tout : un temps pour se battre et un temps pour vivre en paix », affirme un habitant, illustrant la résilience de la population et son aspiration à la paix.

  • Autre témoignage : « Grâce aux efforts conjoints de la communauté et de partenaires dévoués, nous nous sommes engagés sur la voie de la paix. Ce n’est pas un chemin facile, mais c’est notre seul espoir.

 

Vers un avenir meilleur

 

Malgré les progrès réalisés, les autorités locales mettent en garde contre la persistance du banditisme, une menace voilée pour la paix fragile. Cependant, l’espoir demeure : en plaçant les droits de l’homme au centre des initiatives de paix, Bangui ouvre la voie à un avenir plus sûr et plus harmonieux.

Conclusion : À Bangui, les efforts visant à intégrer les droits de l’homme dans les initiatives locales de paix marquent un tournant prometteur.

 

Cet atelier souligne non seulement l’importance cruciale des droits de l’homme dans la reconstruction d’une société après un conflit, mais aussi le rôle vital que joue la connaissance de ces droits dans la prévention future des conflits. Le chemin vers une paix durable est semé d’embûches, mais un engagement en faveur des droits de l’homme offre une boussole fiable pour naviguer dans cette transition complexe.

 

Par Prisca VICKOS

 

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3 raisons de choisir les paris en ligne

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Les casinos traditionnels sont depuis longtemps la destination privilégiée de ceux qui aiment parier sur leurs sports préférés et éprouvent des sensations fortes dans l’attente des résultats. Quoi qu’il en soit, les derniers développements technologiques ont changé la façon dont les gens s’adonnent à ce hobby. Si les casinos physiques et les bookmakers en ligne offrent tous deux l’excitation des jeux d’argent, la seconde option présente des avantages indéniables. Voici trois raisons convaincantes pour lesquelles les paris en ligne peuvent être le meilleur choix.

Le confort de parier depuis n’importe où

L’un des avantages les plus évidents des paris en ligne est le confort qu’ils offrent. Contrairement aux casinos physiques, qui obligent les joueurs à se rendre dans un lieu spécifique, les plateformes de paris en ligne sont accessibles de n’importe où, à condition que vous disposiez d’une connexion stable à Internet, bien entendu. Que vous soyez chez vous, dans le bus ou même sur la plage, vous pouvez facilement placer des paris à l’aide de votre ordinateur portable, de votre smartphone ou de votre tablette.

Les paris en ligne éliminent les déplacements fastidieux et les tracas liés à la foule et au bruit que l’on trouve généralement dans les casinos. En quelques clics, vous pouvez accéder instantanément à un large éventail d’options de paris, des paris sportifs aux jeux de casino, tout cela dans le confort de votre propre espace. Cette commodité permet aux individus de profiter de leurs activités de jeu préférées sans interrompre leur routine quotidienne ou sacrifier un temps précieux.

En ce qui concerne les horaires de paris, ces plateformes sont généralement disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, de sorte que vous pouvez placer un pari à tout moment. Si vous êtes situé dans un autre pays que le bookmaker, ce n’est plus un problème, car vous n’avez pas à dépendre de leurs fuseaux horaires et de leurs heures d’ouverture.

Plus d’options, plus de liberté

Si les casinos traditionnels peuvent offrir une sélection décente de jeux, ils sont souvent limités par l’espace physique et les contraintes opérationnelles. En revanche, les plateformes de paris en ligne peuvent héberger un vaste catalogue de possibilités de paris, notamment des paris sportifs, des jeux de casino, du poker et bien plus encore.

En outre, les sites de paris en ligne proposent souvent des fonctionnalités innovantes et des paramètres personnalisables qui répondent aux préférences de chacun. Que vous préfériez les paris à faibles enjeux ou les jeux de gros calibre, il existe des options adaptées à tous les budgets et à tous les niveaux de compétence. En outre, de nombreuses plateformes en ligne proposent des bonus, des promotions et des programmes de fidélisation pour encourager les utilisateurs et améliorer l’expérience de jeu dans son ensemble.

Plus de sécurité et de discrétion grâce à l’essor de plateformes comme Betwinner

La confidentialité et la sécurité sont des préoccupations importantes pour de nombreux joueurs, et les paris en ligne excellent à cet égard. Alors que les casinos traditionnels peuvent être surveillés par des caméras et des regards indiscrets, les paris en ligne offrent un niveau d’anonymat et de discrétion inégalé. Les utilisateurs peuvent s’adonner à leurs jeux préférés sans crainte de jugement ou d’intrusion.

Betwinner est un bookmaker en ligne qui utilise une technologie de cryptage de pointe pour protéger les transactions financières et les informations personnelles des utilisateurs. De plus, il vérifie régulièrement l’identité et les documents des utilisateurs afin d’éviter les activités frauduleuses.

Grâce à des options de paiement sécurisées, telles que le cryptage SSL et l’authentification à deux facteurs, Betwinner permet aux utilisateurs de déposer et de retirer des fonds en toute tranquillité. En outre, le fait que l’agence soit titulaire d’une licence garantit qu’elle opère légalement, qu’elle est financièrement stable et qu’elle met en œuvre des campagnes de sensibilisation aux dangers des paris excessifs. Pour encore plus d’accessibilité, essayez Betwinner appli.

En bref

En conclusion, si les paris en ligne et les paris dans les casinos offrent tous deux le frisson du jeu, les paris en ligne présentent plusieurs avantages distincts. D’une commodité et d’une accessibilité inégalées à une grande variété d’options, en passant par une confidentialité et une sécurité accrues, les paris en ligne offrent une expérience de jeu supérieure aux passionnés d’aujourd’hui.

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URGENCE : Tirs intenses à Bakouma, population en état d’alerte

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URGENCE : Tirs intenses à Bakouma, population en état d’alerte

 

Centrafrique.org/rca-violent-combat-dans-la-localite-de-boda-les-rebelles-et-les-populations-en-fuite/les-soldats-faca-plaquage-au-sol-vers-sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021/” rel=”attachment wp-att-43766″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-FACA-plaquage-au-sol-vers-Sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021-450×301.jpg” alt=”fFACA en patrouille derrière l’aéroport de Bangui, en janvier 2021.” width=”450″ height=”301″ />
Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

 

Bangui, 27 mars 2024 (CNC)

 Une tension palpable s’empare de la ville minière de Bakouma à la suite de tirs nocturnes.

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, entre 21 heures et 22 heures, la tranquillité de Bakouma, située à l’est de la République centrafricaine, dans la préfecture de Mbomou, a été brusquement perturbée par des tirs d’armes automatiques. Ces bruits assourdissants, qui semblaient émaner de nulle part, ont plongé la population dans une profonde inquiétude, la forçant à se blottir chez elle, dans l’espoir d’échapper à ce qui semble être un nouveau chapitre de violence.

 

Origine des coups de feu : mystère non résolu

 

L’origine des coups de feu reste actuellement un mystère. Des sources locales font état d’un état de panique parmi les habitants. Contacté par téléphone, un habitant a témoigné : « C’était comme si la terre tremblait sous nos pieds, un bruit assourdissant qui est de mauvais augure. »

 

En effet, Bakouma, connue pour son potentiel minier, accueille actuellement des Casques bleus de l’ONU de la Minusca et des éléments des Forces armées centrafricaines (FAKA), déployés pour maintenir la paix dans une région souvent secouée par des affrontements armés.

 

Les rebelles de la CPC: une menace imminente ?

 

Il est important de rappeler que des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont été signalés non loin de Bakouma quelques jours plus tôt. Cette proximité suggère la possibilité d’une attaque rebelle, bien que cette information n’ait pas été officiellement confirmée. « Nous savons que les menaces sont proches. La présence de rebelles à proximité ne fait qu’accroître notre inquiétude », explique un commerçant de la ville.

 

Il est à noter que Bakouma connaît actuellement une nuit d’alerte et d’incertitude.

 

Par Félix Ndoumba

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Début de l’entraînement de la milice AZANDE ANI KPI GBE par des mercenaires russes

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Début de l’entraînement de la milice AZANDE ANI KPI GBE par des mercenaires russes

 

Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE en joie après leur réunion avec les mercenaires russes le 1er mars 2024 à Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE en joie après leur réunion avec les mercenaires russes le 1er mars 2024.

 

 

Bangui, 27 mars 2024 (CNC)  

 Dans la quête controversée de sécurité, Obo devient l’épicentre de tensions croissantes.

 

Dans le calme apparemment précaire de la préfecture du Haut-Mbomou, un nouvel acteur prend une place prépondérante dans le ballet géopolitique qui se déroule en République centrafricaine. À l’ombre de la paix souhaitée par les populations locales, les autorités centrafricaines semblent naviguer sur une mer agitée par des vents contraires. Leur récente décision d’engager des mercenaires russes pour former les milices AZANDE ANI KPI GBE à Obo suscite des inquiétudes et inquiète profondément une partie de la population du Haut-Mbomou.

 

La spirale de la violence dans le Haut-Mbomou

 

Depuis près de deux ans, la préfecture du Haut-Mbomou est le théâtre de violences incessantes qui marquent profondément le tissu social et économique de la région. Les affrontements sanglants entre les miliciens AZANDE ANI KPI GBE et les rebelles de l’UPC, l’Unité pour la paix en République centrafricaine, ont laissé derrière eux une traînée de destruction et de désolation, faisant de nombreuses victimes tant parmi les combattants que parmi la population civile.

 

 Les efforts infructueux de la Minusca

 

La MINUSCA, la mission de l’ONU chargée de la stabilisation de la République centrafricaine, s’est efforcée de mettre fin à ce cycle de violence par des négociations de paix et des appels au désarmement. Malgré ces efforts, les miliciens d’Azande restent fermement opposés à toute idée de déposer les armes, alimentant un conflit qui semble sans fin. Les civils, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, se retrouvent souvent pris entre deux feux, payant un lourd tribut dans un conflit qui les submerge.

Les AZANDE ANI KPI GBE manifestent leur joie pour leur formation par les mercenaires russes du groupe Wagner.
Les AZANDE ANI KPI GBE manifestent leur joie pour leur formation par les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

LArrivée Stratégique de Wagner à Obo

 

Le 1er mars marque une date charnière dans l’histoire récente de la préfecture du Haut-Mbomou. Un premier groupe de mercenaires russes du groupe Wagner débarque à Obo ce jour-là, signalant une escalade dans un conflit déjà complexe. Leur mission est de rencontrer et de coordonner les opérations avec les miliciens azande, mais l’issue de cette réunion révèle des intentions bien plus sombres.

 

Une Réunion Exclusive et Excluante

 

Organisant une rencontre le 1er mars avec la milice AZANDE ANI KPI GBE, le groupe Wagner prend immédiatement une position provocatrice en chassant de la salle de la réunion des figures clés de l’autorité locale : le préfet du Haut-Mbomou et le commandant du détachement de l’armée nationale à Obo. Les raisons de cette exclusion sont claires et troublantes. Les mercenaires russes accusent ces autorités de ne suivre que les directives de la MINUSCA, l’accusant de favoriser le désordre plutôt que de rechercher la paix.

 

« En ne suivant que les ordres de la Minusca, vous choisissez le chaos au lieu de la souveraineté de votre nation », a déclaré un membre du groupe Wagner lors de la réunion, illustrant la méfiance à l’égard des efforts de paix internationaux.

 

Des promesses lourdes de conséquences

 

Plus inquiétant encore, lors de cette réunion, les mercenaires russes font une promesse aux miliciens de l’AZANDE ANI KPI GBE : les armer et les former à lutter contre les rebelles de l’UPC. Cette décision marque un tournant, non seulement dans la stratégie militaire de la région, mais aussi dans l’équilibre précaire entre les forces en présence.

 

« Nous vous donnerons les moyens de défendre votre terre contre les rebelles », assure un autre mercenaire wagnérien aux miliciens, soulignant un engagement qui pourrait bien changer la donne.

Trois combattants rebelle de l'UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Une dynamique conflictuelle modifiée

 

L’introduction de Wagner dans l’équation modifie profondément la dynamique du conflit dans le Haut-Mbomou. En choisissant de soutenir activement les miliciens azandes, le groupe Wagner ne se contente pas de prendre parti dans le conflit ; Il en redéfinit les termes et les enjeux, ce qui risque d’exacerber la violence dans une région déjà secouée par des années de lutte.

 

Le début formel de l’entraînement militaire à Obo

 

Après une première réunion le 1er mars marquée par des promesses audacieuses et des exclusions notables, le groupe Wagner passe à l’action. Samedi 23 mars dernier, un contingent composé de 18 mercenaires russes, accompagnés de 15 soldats des FACA, marque son arrivée à Obo. L’objectif ? Pour commencer la formation militaire annoncée des miliciens, un projet qui suscite autant d’espoirs de sécurité chez les uns que de craintes d’escalade chez les autres.

 

Un déploiement logistique considérable

 

Arrivées avec un équipement conséquent, les forces Wagner et les soldats des FACA semblent préparer le terrain pour une opération de grande envergure. Le lieu choisi pour cette formation n’est autre que le terrain de football de l’église catholique, situé derrière le collège Saint-Paul 2, un choix symbolique qui ne manque pas de susciter des tensions au sein d’une communauté déjà fragile.

 

« L’église était censée être un lieu de paix, et maintenant elle devient un terrain d’entraînement militaire », commente un habitant du quartier AIM à Obo, soulignant le contraste choquant entre la vocation initiale de l’espace et son utilisation actuelle.

 

Des objectifs militaires ambitieux

 

L’ambition affichée par le groupe Wagner et le gouvernement centrafricain à travers cette formation est claire : fournir aux miliciens d’Azande les compétences et l’armement nécessaires pour lutter efficacement contre les rebelles de l’UPC. Cette décision, bien qu’elle puisse sembler répondre à un besoin de sécurité, soulève de nombreuses questions quant à la pérennité de la paix dans la région.

 

« Nous sommes là pour vous rendre maîtres de votre destin », affirme un formateur wagnérien, promettant une transformation radicale des capacités de combat des miliciens.

 

Vagues successives de formation

 

Wagner et les forces des FACA ont planifié un programme en plusieurs étapes, divisé en vagues successives, chacune destinée à préparer et à armer un groupe différent de miliciens. La promesse d’une formation accélérée sur un mois pour chaque vague reflète l’urgence perçue par Wagner et les autorités centrafricaines face à la menace rebelle de l’UPC. Cette stratégie d’entraînement par vagues suggère une volonté de maximiser rapidement le potentiel militaire des miliciens azandes.

Enjeux sécuritaires et éthiques

 

Cette opération d’envergure soulève des questions éthiques et sécuritaires. L’utilisation d’un lieu de culte et d’éducation comme centre d’entraînement militaire interroge les conséquences à long terme de telles décisions sur la cohésion sociale et le tissu urbain d’Obo. De plus, la stratégie d’intégration de Wagner dans la vie quotidienne des habitants pourrait avoir des répercussions imprévues sur la dynamique du conflit dans la région.

Un milicien AZANDE ANI KPI GBE capturé par les rebelles de l'UPC lors de leur dernier affrontement entre Mboki et Obo

 

L’initiative de formation menée par Wagner à Obo est un moment charnière pour la préfecture du Haut-Mbomou, promettant de modifier considérablement le paysage sécuritaire local. Alors que les vagues d’entraînement se succèdent, l’avenir de la région reste incertain, oscillant entre espoirs de renforcement défensif et craintes d’une escalade de la violence. La communauté d’Obo, témoin et partie prenante de cette transformation, se trouve à un moment charnière, face à un avenir dont les contours restent à dessiner.

 

La divergence des missions : la MINUSCA contre Wagner

 

La présence de la MINUSCA, la mission de paix des Nations unies en République centrafricaine, est particulièrement critique pour les mercenaires du groupe Wagner. Pour eux, l’intervention de la MINUSCA, majoritairement composée et soutenue par les pays occidentaux, est loin d’être bénéfique. Selon eux, loin de contribuer à la paix, la MINUSCA serait un facteur de désordre, une revendication qui s’enracine dans une vision profondément divergente des objectifs de paix dans la région.

 

Le choc des philosophies

 

Cette tension n’est pas seulement idéologique, elle se manifeste aussi sur le terrain. Les mercenaires de Wagner et leurs alliés locaux considèrent la MINUSCA comme un obstacle à leurs opérations, accusant même la mission de paix de promouvoir le chaos. Cette hostilité trouve son origine dans les tentatives de la MINUSCA de négocier le désarmement des groupes armés, efforts qui se sont heurtés à une forte résistance de la part des miliciens d’Azande.

 

Suprématie contestée

 

Dans la ville d’Obo, le groupe Wagner, en étroite collaboration avec les miliciens azandes, cherche à établir un nouvel ordre de force. Les mercenaires russes, tout en travaillant aux côtés des forces des FACA, semblent promouvoir les miliciens comme les nouveaux gardiens de la sécurité. Cette dynamique complique encore la situation, les miliciens azandais gagnant en influence et en pouvoir, souvent aux dépens des forces armées nationales.

 

Le rôle ambigu des FACA

 

Les soldats des FACA, bien que présents et actifs dans la région, se trouvent dans une position délicate. Leur rôle est à la fois complémentaire et en concurrence avec celui des miliciens azande, désormais promus par Wagner comme la principale force de la ville. Cette réorganisation des pouvoirs locaux laisse présager une possible marginalisation des forces régulières au profit d’une milice dont la légitimité et les méthodes sont contestées.

 

Vers quelle paix ?

 

L’évolution de la situation à Obo soulève des questions fondamentales sur l’avenir de la mission de paix en République centrafricaine. Avec le groupe Wagner imposant un nouvel ordre, souvent en contradiction avec les principes et les objectifs de la MINUSCA, le chemin vers la paix semble plus incertain que jamais. La coexistence de ces forces aux philosophies diamétralement opposées laisse présager un avenir complexe et potentiellement conflictuel pour la région.

 

La situation à Obo et dans la préfecture du Haut-Mbomou illustre parfaitement les défis auxquels est confrontée la mission de paix de la MINUSCA face à des acteurs comme le groupe Wagner, qui promeuvent une approche radicalement différente. Dans ce contexte de pouvoir contesté et de missions divergentes, trouver un terrain d’entente pour la paix s’avère être un défi majeur. Les implications de cette confrontation entre la MINUSCA et Wagner pour la population locale sont profondes, soulignant la complexité du rétablissement de la stabilité dans une région où les visions de paix et de sécurité s’affrontent.

 

Naviguer dans l’incertitude

 

Dans l’écheveau complexe de conflits, d’intérêts et de missions qui caractérise la situation actuelle à Obo et dans la préfecture du Haut-Mbomou, la présence concomitante de la MINUSCA et du groupe Wagner soulève des questions fondamentales sur l’avenir de la paix et de la stabilité en République centrafricaine. Alors que la MINUSCA poursuit ses efforts pour une résolution pacifique des conflits, l’arrivée et les actions de Wagner introduisent une nouvelle dynamique potentiellement déstabilisatrice, favorisant les miliciens azandés au détriment de l’ordre établi et des forces nationales.

 

Par Alain Nzilo

 

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Serge Ghislain Djorie : De la biologie au journalisme, une demande de financement de la Minusca en question

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Serge Ghislain Djorie : De la biologie au journalisme, une demande de financement de la Minusca en question

 

Centrafrique.org/serge-ghislain-djorie-tous-les-rebelles-sont-fatigues-de-la-guerre-ils-demandent-au-gouvernement-leur-desarmement/serge-ghislain-djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-61262″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Serge-Ghislain-Djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement-450×300.jpg” alt=”Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement” width=”450″ height=”300″ />
Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement. Photo Djoni Sango

 

 

Bangui, 27 mars 2024 (CNC)  

 Dans un geste audacieux mêlant ambition et controverse, l’ancien ministre de la Communication Serge Ghislain Djorie s’aventure dans le monde de la presse avec la création de son propre média. Cependant, ce saut innovant se heurte à une dure réalité : le manque de moyens financiers nécessaires à son expansion. Djorie, qui a une formation universitaire en biologie plutôt qu’en journalisme, s’est tournée vers diverses organisations internationales, dont la Minusca, pour obtenir un soutien financier.

 

La question de l’alignement politique de Djorie, en particulier ses éloges antérieurs pour le groupe Wagner, soulève des inquiétudes quant à la volonté des Nations Unies de financer un média potentiellement biaisé. Cette inquiétude est renforcée par le manque de formation journalistique formelle de Djorie, ce qui jette le doute sur sa capacité à diriger une entreprise médiatique importante, en particulier en dehors de son expertise initiale en biologie.

 

La situation financière de M. Djorie depuis qu’il a quitté le gouvernement en janvier dernier ajoute une couche de complexité à sa demande de financement. Sa récente rencontre avec Aristide Briand Reboas, son ancien collègue, où ils ont partagé un moment d’émotion face à leurs difficultés actuelles, illustre la précarité de leur situation.

 

L’équation du financement des médias

 

La quête de financement de Djorie suscite un débat plus large sur le soutien financier aux médias en République centrafricaine. Alors que plusieurs médias locaux ont également sollicité le soutien d’organisations, leurs demandes sont restées sans réponse, reflétant une réticence générale à investir dans le paysage médiatique centrafricain, peut-être en raison de problèmes de viabilité ou de neutralité.

 

Réactions de la communauté journalistique

 

Djorie fait face à de nombreuses critiques de la part de ses pairs. « Financer un média sans garantie de neutralité est une entreprise risquée qui pourrait compromettre l’intégrité journalistique », a déclaré Patrick, soulignant l’importance de l’indépendance dans le journalisme. Ce sentiment est partagé par de nombreux journalistes, qui s’inquiètent de la perspective que la Minusca finance un média aligné sur Wagner.

 

L’impératif de la formation journalistique

 

Le manque de formation formelle en journalisme de Djorie est un point de discorde majeur. « On ne devient pas journaliste du jour au lendemain, surtout dans un contexte aussi complexe que la République centrafricaine », souligne un autre journaliste, soulignant la nécessité d’une expertise et d’une éthique professionnelle dans le domaine.

 

Vers une solution viable ?

 

La situation de Djorie soulève des questions sur la viabilité des médias en République centrafricaine, dans un contexte où la formation, l’éthique et le financement sont cruciaux. La communauté internationale, y compris les organisations comme la Minusca, doit évaluer soigneusement les demandes de financement, en tenant compte à la fois de la contribution potentielle au paysage médiatique et des risques de manipulation politique.

 

Le cas de Serge Ghislain Djorie illustre les défis complexes du journalisme en République centrafricaine, où ambition, formation et financement s’entremêlent.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Wagner et les médias : le chaos de l’information en Centrafrique

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Wagner et les médias : le chaos de l’information en Centrafrique

 

Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.
Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 27 mars 2024 (CNC)  

  La manipulation de l’information par le groupe Wagner en Centrafrique, orchestrant une campagne de désinformation à travers certains médias camerounais, semant la confusion et la tension en République centrafricaine, une nation déjà fragilisée par des conflit intercommunautaire.

 

L’élaboration d’une fausse réalité

 

L’affirmation selon laquelle un drone français aurait été abattu près de Moyenne-Sido est un exemple frappant des campagnes de désinformation menées par Wagner. Ce récit, prétendument basé sur l’interception d’un drone Matrice 350 équipé d’un lance-grenades, soulève de profondes questions sur la véracité de l’information et son impact sur les perceptions du public. Plus inquiétant encore, ces allégations sont utilisées pour accuser la France de tenter d’interférer avec la souveraineté de la République centrafricaine, illustrant une manipulation flagrante des faits au service d’intérêts géopolitiques de la Russie.

 

L’instrumentalisation des médias : une stratégie de désinformation

 

En finançant des médias camerounais moins crédibles, le groupe Wagner a transformé certains d’entre eux en outils de propagande. Cette stratégie vise à semer le doute, à diviser les communautés et à affaiblir la cohésion sociale. Exploitant la vulnérabilité économique de ces médias, Wagner a réussi à créer un réseau de « mercenaires de la plume » voués à la diffusion de fausses informations.

 

Contre-attaque : la nécessité d’une réponse éclairée

 

Face à cette vague de désinformation, une réponse ferme et critique est impérative. Il est essentiel d’exposer ces tactiques pour ce qu’elles sont : des tentatives délibérées de manipuler les faits à des fins politiques et stratégiques. La communauté internationale, les organisations de vérification des faits et les citoyens eux-mêmes doivent être équipés des outils nécessaires pour discerner le vrai du faux et défendre la réalité contre les fabrications.

 

Cette campagne de désinformation n’est pas seulement une attaque contre la vérité . Elle menace également la paix et la sécurité régionales en manipulant l’opinion publique et en exacerbant les tensions. Pour y remédier, il est crucial de renforcer l’éducation aux médias, de promouvoir un journalisme indépendant et critique et d’encourager la vigilance collective face aux informations suspectes. Dans cette bataille pour la vérité, la connaissance et la transparence sont nos armes les plus puissantes.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Marie, aveugle et mère de cinq enfants, victime d’agression sexuelle à répétition, appelle à l’aide

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Marie, aveugle et mère de cinq enfants, victime d’agression sexuelle à répétition, appelle à l’aide

 

Centrafrique.org/marie-la-mre-de-5-enfants-aveugle-avec-ses-soeurs/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Marie-la-mre-de-5-enfants-aveugle-avec-ses-soeurs-450×203.jpg” alt=”Une mère de cinq enfants souriante, vêtue d’une blouse à motifs géométriques, est assise à côté de sa sœur qui porte un enfant sur le dos avec un pagne, dans une pièce modeste.”” width=”450″ height=”203″ />
Marie, la mère de 5 enfants, aveugle avec ses soeurs à Cantonnier. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)

 Dans la vie tumultueuse de Cantonnier, située à la frontière avec le Cameroun, se dessine une histoire poignante, celle de Marie, jeune aveugle de 23 ans, orpheline, courageuse mère de cinq enfants nés d’une violence indicible. Son quotidien est une lutte constante, une quête de survie dans l’indifférence la plus totale.

 

Une vie marquée par la souffrance

 

Marie, avec ses enfants, se présente comme une figure de résilience face à des circonstances qui défieraient l’esprit de n’importe qui. Aveugle de naissance, elle est devenue, malgré elle, un symbole de vulnérabilité face à des actes de violence sexuelle répétés. Son histoire est celle d’une lutte solitaire, sans soutien, sans résonance.

« Je  vis du sable que je prends dans la rivière Kadéi. C‘est notre seul moyen de survie », dit-elle d’une voix étouffée, révélant l’étendue de sa solitude.

 

  • Une communauté silencieuse
  • Sonia Kobangé, la sœur de cœur de Marie, révèle une réalité plus sombre : « Pas de voisin, pas de bonne âme. Marie est laissée à elle-même, avec ses 5 enfants qui ne vont pas à l’école. Elle lutte  dans un combat pour chaque instant ».
  • Jean-Serge, un conducteur de taxi-moto, confirme : « Les appels à l’aide de Marie se perdent dans le vide ». À Cantonnier, la solidarité semble être un concept étranger.

 

La rivière Kadéi, source de vie et de désespoir

 

La rivière Kadéi, témoin silencieux de la détresse de Marie, est à la fois sa bouée de sauvetage et un rappel constant de sa précarité. Chaque jour, elle en extrait du sable, vendu pour subvenir aux besoins de base de sa famille. Une activité épuisante, loin de toute dignité, mais nécessaire à sa survie.

 

Un appel au changement

 

L’histoire de Marie est un cri désespéré pour l’humanité, un appel à l’action pour les ONG, les autorités et tous ceux qui sont capables d’offrir un soutien. Elle interpelle notre conscience collective sur la nécessité d’agir, d’aller vers ceux qui sont invisibles aux yeux du monde.

 

Alors que Marie continue de puiser de l’espoir dans la rivière Kadéi pour un avenir meilleur, son histoire nous rappelle les défis auxquels sont confrontées les personnes handicapées et marginalisées dans les sociétés les plus oubliées du monde. Sans aide, sans soutien, Marie et ses enfants restent à la merci d’une vie définie par la survie au jour le jour. C’est une situation qui ne peut et ne doit pas durer.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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L’intervention salvatrice de la Minusca contre l’incendie au marché de Bossangoa

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L’intervention salvatrice de la Minusca contre l’incendie au marché de Bossangoa

Centrafrique.org/les-sapeurs-pompiers-de-la-minusca-en-train-deteindre-les-flammes-de-lincendie-au-marche-de-bossangoa/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-sapeurs-pompiers-de-la-Minusca-en-train-deteindre-les-flammes-de-lincendie-au-marche-de-Bossangoa-450×203.jpg” alt=”L’image montre des secouristes et des agents de sécurité en action, vraisemblablement après un incident. Un pompier avec un équipement de protection dirige un jet d’eau vers le sol, tandis qu’un autre individu en uniforme militaire aide dans les efforts. Des spectateurs regardent depuis l’arrière-plan, près de ce qui semble être un marché ou une zone commerciale. La présence d’une épaisse fumée suggère un incendie récent ou en cours de maîtrise.” width=”450″ height=”203″ />
Intervention des sapeurs pompiers de la Minusca sur le marché de Bossangoa attaqué par un incendie

 

 

 

Bangui, 27 mars 2024 (CNC)

 Un mystérieux incendie ravage le cœur commercial de la ville de Bossangoa, capitale de la préfecture de l’Ouham.

 

Le marché central de Bossangoa, plaque tournante vitale pour les échanges dans l’Ouham, a été le théâtre d’un drame inattendu dans la matinée du 26 mars. Alors que la ville commençait sa journée, un incendie d’origine encore indéterminée s’est déclaré, consumant le principal magasin d’alimentation général dans des flammes voraces.

 

Réponse immédiate

 

L’intervention rapide de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été cruciale. Grâce à leur action rapide, une catastrophe potentiellement beaucoup plus importante a été évitée, empêchant l’incendie de se propager aux structures voisines, qui sont chargées potentiellement de marchandises inflammables.

 

Témoignages sur le terrain

 

Parmi les commerçants et les clients qui ont assisté à la scène, la confusion et la détresse étaient palpables.

« Je venais d’ouvrir mon étal quand j’ai vu de la fumée noire s’élever. Il n’y avait même pas d’électricité, comment cela a-t-il pu arriver ? », s’interroge Georges, qui vend des marchandises non loin de là.

 

Un autre témoin, Amadou, employé dans le magasin voisin, s’étonne : « Tout s’est passé si vite. Nous avons essayé d’aider avec tout ce qui était à portée de main, mais les flammes étaient trop fortes ».

 

Josiane, une voisine du marché, ajoute : « Les hommes de la MINUSCA sont arrivés en héros. Sans eux, c’est tout le marché qui aurait pu disparaître ».

 

À la recherche de réponses

 

Maintenant que l’incendie est maîtrisé, des questions demeurent. Notre équipe sur place recueille les impressions et les théories des témoins, tandis que les autorités commencent leur enquête. La possibilité d’un acte malveillant n’a pas été écartée, mais l’hypothèse d’un accident tragique reste privilégiée par de nombreux riverains.

 

Les commerçants, bien que soulagés de l’issue relativement favorable de l’événement, restent inquiets pour l’avenir.

« Nous avons besoin de plus de sécurité, de mesures préventives… Qui sait ce qui pourrait se passer demain ? », souligne Pierre , dont le magasin a subi des dommages mineurs.

 

Bossangoa panse ses plaies, à la recherche de réponses et de sécurité.

Par Anselme Féimonazoui

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Centrafrique : Détournement et Crise Sanitaire à l’hôpital de Mobaye

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Centrafrique : Détournement et Crise Sanitaire à l’hôpital de Mobaye

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CopyrightCNC

 

 

Bangui, 27 mars 2024 (CNC)  

 La situation à l’hôpital de Mobaye suscite des inquiétudes quant à la gestion des fonds et à l’allocation des ressources médicales.

 

À Mobaye, situé dans la préfecture de Basse-Kotto, l’hôpital de district, censé être un phare de la santé pour la population locale, est confronté à une crise de gestion profonde. Malgré les annonces de financement de la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux, les habitants témoignent de l’absence de progrès tangibles et de l’insuffisance des ressources médicales de base.

 

Norbert Bagouma Zoubao, conseiller municipal de Mobaye, s’inquiète des détournements de fonds présumés et des décès évitables survenus dans l’établissement de santé. Il appelle à une surveillance accrue de la part du gouvernement afin d’assurer une gestion transparente et efficace des ressources allouées à l’hôpital.

 

Selon les témoignages recueillis auprès des habitants, la communauté déplore une série de problèmes persistants à l’hôpital de Mobaye. Norbert Bagouma Zoubao souligne que malgré les assurances de financements extérieurs, les améliorations nécessaires ne se matérialisent pas. Il déclare : « Nous constatons des décès évitables et des détournements de fonds qui compromettent notre capacité à fournir des soins de santé adéquats à la population. »

 

Kaltouma Issen, membre du comité de gestion des plaintes récemment mis sur pied, témoigne également des défis auxquels l’hôpital est confronté. « Le manque de personnel qualifié et de médicaments est alarmant. Notre médecin hygiéniste en chef est souvent absent, ce qui laisse l’hôpital en sous-effectif et mal équipé pour répondre aux besoins médicaux de la communauté ».

 

Le représentant du Projet Seni Plus, Hervé Feyoumona, reconnaît l’importance de s’attaquer rapidement à ces problèmes. « Nous devons agir rapidement pour recueillir les plaintes et les transmettre aux autorités compétentes. La disponibilité des médicaments est cruciale pour garantir des soins de santé efficaces ».

 

Les habitants de Mobaye saluent la mise en place du comité de gestion des plaintes, qui constitue un premier pas positif vers l’amélioration de la situation à l’hôpital. Le correspondant local Ibrahim Bianga affirme que la communauté attend des réponses concrètes et des actions immédiates de la part du gouvernement.

 

La mise en place du comité de gestion des plaintes offre l’espoir de résoudre les problèmes persistants à l’hôpital de Mobaye.

 

Par Félicien Gossy

 

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Manifestation des Grossistes de Boissons contre les Nouvelles Conditions de la Brasserie Mocaf

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Manifestation des Grossistes de Boissons contre les Nouvelles Conditions de la Brasserie Mocaf

 

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L’emblème de la brasserie MOCAF. Photo Éric Ngaba, CopyrightCNC.

 

 

Bangui, 27 mars 2024 (CNC)  

 Une manifestation a éclaté lundi dernier à Bangui parmi les grossistes en boissons en réaction à une décision de la brasserie Mocaf.

 

Des tensions ont éclaté devant la brasserie Mocaf à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, lundi dernier, alors que les grossistes en boissons ont exprimé leur mécontentement face aux nouvelles conditions imposées par la brasserie. La controverse tourne autour de l’obligation pour les grossistes d’avoir des bouteilles de la même couleur que celles qu’ils souhaitent acheter.

 

Les manifestations ont été déclenchées par la frustration des grossistes face à cette nouvelle directive, qui rendrait difficile pour eux de s’approvisionner en boissons. Certains véhicules chargés de caisses vides ont été empêchés de ramasser des boissons en raison de cette condition, suscitant l’indignation des membres de la communauté des grossistes.

 

Dans une déclaration, Léo Anatole de Himilambi, secrétaire général de l’Association nationale des distributeurs de boissons (INDB), a exprimé son opposition à cette mesure. Il a souligné que la brasserie Mocaf bloque désormais l’entrée des bouteilles en provenance du Cameroun, même si ces emballages sont utilisés pour le recyclage. Les manifestants estiment que cette décision nuit à leurs activités commerciales et exigent que la brasserie reconsidère sa position.

 

D’autre part, les représentants de la brasserie Mocaf ont justifié cette mesure en mettant l’accent sur la nécessité de protéger l’identité de leur entreprise. Christian Renardet, directeur général de la brasserie, a expliqué que l’augmentation des importations de bouteilles en provenance du Cameroun menace leur modèle commercial. Il a insisté sur le fait que la brasserie souhaitait récupérer ses propres bouteilles pour maintenir la qualité et l’intégrité de ses produits.

 

Cependant, les manifestants critiquent le manque de dialogue de la part de la direction de la brasserie et appellent à une révision de cette décision. Ils appellent à des discussions ouvertes pour résoudre ce différend et assurer le bon fonctionnement du secteur des boissons en République centrafricaine.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Centrafrique : au cœur des préoccupations éducatives à l’école Kombele de Bambari

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au cœur des préoccupations éducatives à l’école Kombele de Bambari

 

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CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)

 L’école de Kombele, dans la préfecture de la Ouaka, fait face à des obstacles, notamment des grèves répétées des parents-enseignants en raison du non-paiement des frais de scolarité obligatoires par certains parents.

 

Située à 10 km de Bambari sur l’axe Ippy, dans la préfecture de la Ouaka, l’école de Kombele est confrontée à une série de défis, dont le non-paiement des frais de scolarité par certains parents. Ces obstacles compromettent le bon déroulement des activités éducatives et soulèvent des inquiétudes quant à la qualité de l’enseignement.

 

Le directeur de l’école, M. Victor Basselinga, s’inquiète de l’impact de ces problèmes sur le fonctionnement de l’école. Il souligne le manque de motivation des parents-enseignants, ce qui conduit à des grèves et laisse les responsabilités d’enseignement à un nombre insuffisant de personnes. Cette situation précaire compromet les résultats scolaires des élèves et soulève des questions sur la réussite de l’année scolaire.

 

Le sous-préfet de Bambari, M. Saturnin Nicaise Grepande, partage cette inquiétude et exprime son indignation face aux fermetures récurrentes de l’école. Il souligne le rôle crucial de l’éducation dans le développement des enfants et appelle les parents à prendre leurs responsabilités. Il met en garde contre les conséquences juridiques pour les parents négligents, soulignant que chaque enfant a un droit fondamental à l’éducation.

 

À l’approche des examens de fin d’année, ces dysfonctionnements pédagogiques suscitent des inquiétudes quant à l’état de préparation des élèves et mettent en lumière les défis persistants auxquels est confronté le système éducatif de la région.

 

Bertrand Yékoua

Corbeaunews Centrafrique

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Flash News : Incendie dévastateur au marché Sambo, KM5

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Flash News : Incendie dévastateur au marché Sambo, KM5

 

Centrafrique.org/au-marche-km5-dans-le-troisieme-arrondissement-de-bangui-plusieurs-magasins-ravages-par-un-violent-incendie/incendie-qui-ravage-le-marche-km5-de-bangui-le-17-fevrier-2022-vers-20-heures/” rel=”attachment wp-att-54065″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Incendie-qui-ravage-le-marche-KM5-de-Bangui-le-17-fevrier-2022-vers-20-heures-450×433.jpg” alt=”Incendie qui ravage le marché KM5 de Bangui le 17 février 2022 vers 20 heures” width=”450″ height=”433″ />
Incendie

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 Au cœur de la nuit du lundi à mardi, dans le troisième arrondissement, le marché  Sambo, dans le KM5,  a été incendié, plongeant le secteur dans la détresse.

 

Dès les premières heures de ce jour avant l’aube, les flammes voraces ont envahi le marché Sambo, situé dans le troisième arrondissement de Bangui, laissant derrière eux un paysage de désolation. Vers deux heures du matin, le feu s’est déclaré, se propageant rapidement à travers les étals et les magasins, dévorant tout sur son passage. Des témoins oculaires, encore sous le choc, décrivent l’horreur de la scène, où les flammes, comme des monstres, ont englouti leurs biens et leurs espoirs.

 

« J’ai tout perdu dans l’incendie », confie Mohamed, propriétaire d’un magasin, les yeux remplis de désespoir. « Ma marchandise, mes économies, des années de dur labeur, tout a été réduit en cendres en quelques heures. »

 

Malgré les efforts incessants des pompiers, l’incendie a continué de faire rage, mettant en évidence les défis auxquels nos services d’urgence sont confrontés. La densité du marché et son accessibilité limitée ont entravé les opérations de sauvetage, rendant la tâche herculéenne pour les équipes sur le terrain.

« Les flammes étaient trop puissantes, et l’accès difficile a compliqué notre intervention », admet un pompier, épuisé par des heures de lutte contre l’incendie.

 

Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues, bouclant la zone pour empêcher toute propagation de l’incendie et assurer la sécurité des résidents. Bien que nécessaire, cette mesure n’a pas empêché le sentiment d’impuissance qui s’est emparé des commerçants, contraints d’assister, impuissants, à la destruction de leurs moyens de subsistance.

 

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Anselme Mbata

 

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Le Drame de l’épouse du ministre de la santé, Sylvine Somsé,  dévoile Une Lumière Cruelle sur le vaste réseau du Détournement des Équipements Médicaux en Centrafrique

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Le Drame de l’épouse du ministre de la santé, Sylvine Somsé,  dévoile Une Lumière Cruelle sur le vaste réseau du Détournement des Équipements Médicaux en Centrafrique

 

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 La tragique histoire de Mme Somsé, née Yackoisset Sylvine Claire,  a révélé la sombre réalité du détournement systématique d’équipements médicaux en Centrafrique, mettant en péril les soins aux patients.

 

Le destin a frappé de manière inattendue la famille de M. Pierre Somsé, ministre de la Santé de la République centrafricaine, lorsque son épouse, Claire Sylvine Somsé  a été victime d’un accident vasculaire cérébral à Bangui. La précipitation pour la sauver a révélé une réalité choquante qui a secoué le système de santé du pays.

 

Transportée d’urgence à l’hôpital, Mme Claire Somsé s’est retrouvée dans une situation désespérée : le matériel nécessaire à son traitement était soit absent, soit désespérément désuet. Face à cette pénurie, le ministre a exigé des réponses sur le sort des équipements médicaux nouvellement fournis par des partenaires internationaux. Ce fut le début d’une révélation choquante : un silence total de la part des responsables, puis la réalisation rapide que ces équipements vitaux étaient systématiquement détournés.

 

« C’était comme si notre dernier espoir nous avait été arraché. Le nouvel équipement, censé sauver des vies, avait disparu », confie un médecin qui a assisté à la scène.

 

Le ministre Somsé, face à l’absence de soins adéquats dus au manque d’équipement, a pris la douloureuse décision d’évacuer son épouse en Tunisie. Mais le sort s’acharne, et en dépit des efforts, elle décède en cours de route. Son corps est rapatrié à Bangui, plongeant non seulement sa famille mais toute la nation dans le deuil.

 

Ce drame personnel jette une lumière crue sur la corruption qui gangrène le système de santé centrafricain, du ministère jusqu’aux hôpitaux où, à l’arrivée, le matériel disparaît dans le labyrinthe d’un réseau de détournement de fonds bien organisé.

 

La mort de Mme Somsé n’est pas seulement une tragédie personnelle ; C’est le symbole d’un système de santé défaillant, rongé par la corruption.

 

L’histoire tragique de Mme Somsé oblige la société centrafricaine à faire face aux carences de son système de santé. Il s’agit d’un appel à l’action pour toutes les parties prenantes : gouvernement, partenaires internationaux et citoyens, afin de reconstruire un système de santé transparent et efficace qui donne la priorité à la vie humaine avant tout.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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La Supercherie d‘un officier Fantôme  chez le ministre Maxime Balalou : Révélations d’un Faux Recruteur dans les rangs des FACA

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La Supercherie d‘un officier Fantôme  chez le ministre Maxime Balalou : Révélations d’un Faux Recruteur dans les rangs des FACA

 

Centrafrique.org/totte-nzapali-lewis-eman/” data-wpel-link=”internal”>Homme nommé Totte Nzapali Lewis Eman en t-shirt orange.
Monsieur Totte Nzapali Lewis Eman, le faux recruteur des jeunes dans l’armée nationale

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 26 mars 2024 (CNC

Au cœur de Bangui, la capitale centrafricaine, une ombre maléfique rôde, une ombre qui a échangé des promesses d’avenir des jeunes centrafricains dans l’armée nationale contre des billets de banque. Totte Nzapali Lewis Eman est cet homme, un faux recruteur qui a fait vibrer les cordes de l’escroquerie avec adresse et tromperie.

 

La scène commence dans une résidence cossue du deuxième arrondissement de Bangui, celle de Maxime Balalou, ministre de la Communication, où résidait son neveu, Totte Nzapali Lewis Eman. Connus dans leur quartier, ces deux personnages étaient au centre de l’attention pour des raisons différentes. Totte Nzapali Lewis Eman, connu pour ses vols nocturnes qui ont fini par vider ses victimes, et son oncle, pour son statut élevé dans la fonction publique. Mais la réputation de Totte Nzapali Lewis Eman ne se limitait pas aux murs de la maison familiale  ou de son quartier. Elle s’est étendue dans les rues, alimentée par des rumeurs de vol et de fraude. Confronté à des actes inexcusables, son oncle Maxime Balalou l’a chassé de chez lui, espérant peut-être freiner ses tendances néfastes. Cependant, cette expulsion n’était que le début d’un chapitre encore plus sombre.

 

Exclu de la maison de son oncle Maxime Balalou, Totte a trouvé un moyen de maintenir son style de vie décadent. Armé des fausses fiches de recrutement dans l’armée nationale, Totte Nzapali Lewis Eman a mis en place une opération d’escroquerie à grande échelle exploitant les rêves et les aspirations de jeunes désireux de servir leur pays dans l’armée nationale.

« Il a joué son rôle à la perfection, avec des soldats des FACA détachés auprès de son oncle en arrière-plan, ce qui a donné du crédit à ses mensonges », explique Jean-      Michel, un jeune homme trompé par ses promesses.

 

Totte, usant de sa ressemblance exacte avec le colonel Patassé, et s’appuyant sur la complicité des soldats FACA détachés pour la sécurité de son oncle Maxime Balalou, il joue sur ces apparences avec le colonel Patassé pour alimenter la crédulité des jeunes aspirants soldats. Avec le véhicule de son oncle Balalou qu’ils trainent avec, Totte Nzapali Lewis Eman, au volant, transporte ses complices FACA derrière, et part chaque jour à la chasse aux victimes. Dès qu’il repère une cible, il s’arrête, et fait descendre les soldats FACA affronter leur cible, tandis que lui, reste dans le véhicule, descend à moitié la vitre de la voiture, juste assez pour inspirer confiance, et faire croire aux victimes que c’est bien le colonel Patassé, mais pas trop pour éviter tout soupçon.

« Chaque jour, il avait l’air presque royal, saluant de sa voiture teintée avant de disparaître derrière des vitres surélevées », témoigne Marc, l’une des victimes de l’arnaque. « Cette fausse assurance a coûté cher à beaucoup d’entre nous », ajoute-t-il, le regard hanté par la trahison.

 

Cependant, avec les fausses fiches qu’ils ont apportés dans leur voiture, Totte Nzapali Lewis Eman, avec la complicité des soldats détachés auprès de son oncle, ont vendu des rêves pour cent cinquante mille à deux cent mille francs – le prix d’une carrière militaire qui n’existerait jamais.

 

Les histoires abondent, les voix brisées racontent des rêves brisés.

“Il disait que les papiers nous ouvriraient les portes de la caserne militaire ”, confie Nadia, une autre victime, “mais tout ce qu’ils ont ouvert, c’est un abîme de désespoir”.

 

Finalement, lorsque les recrutements officiels ont commencé, des jeunes hommes et des jeunes femmes se sont présentés, fiers et enthousiastes, avec les fiches qu’ils ont acheté à Totte. La supercherie a été révélée ; Ces fiches n’étaient que des imitations. Les arrestations ne se sont pas fait attendre. Les jeunes qui ont acheté les fausses fiches à Totte Nzapali Lewis Eman ont tous été arrêtés et placés en détention. Pendant ce temps, au cours de leur interrogatoire, ils ont tous dénoncé M. Totte Nzapali Lewis Eman comme étant celui qui leur a vendu la fausse fiche. Aussitôt, les enquêteurs ont mené des enquêtes et ont appréhendé Totte Nzapali Lewis Eman.

 

Alors que les jeunes victimes et leurs familles attendaient que justice soit faite, un simple appel de son influent oncle Maxime Balalou a permis à Totte d’être libéré.

 

La fin de cette affaire laisse un goût amer. Les liens de sang ont-ils plus de poids que les liens de justice? Comment un homme, connu de tous pour ses tromperies, peut-il marcher librement, alors que les échos de sa supercherie résonnent encore dans les cœurs et les esprits de ses victimes? Cette histoire n’est pas seulement celle d’un homme, mais celle d’un système où les fils de l’impunité semblent parfois inextricables.

 

« Il marche librement, alors que nos poches sont vides et nos rêves brisés », confie amèrement Aline, qui croyait voir son avenir en uniforme. La communauté se plaint, exigeant l’équité et la restitution.

 

La question qui demeure est la suivante : jusqu’où l’impunité étendra-t-elle son voile avant que la lumière de la justice ne l’effrite enfin ?

 

Par Gisèle MOLOMA

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la mise à la retraite de deux officiers magistrats  : une confusion administrative monumentale

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la mise à la retraite de deux officiers magistrats  : une confusion administrative monumentale

 

Centrafrique.org/charlatanisme-sorcellerie-et-autres-affaires-les-enjeux-de-la-prochaine-session-criminelle-en-decembre/le-magistrat-jacques-wakara/” rel=”attachment wp-att-70822″ data-wpel-link=”internal”>Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour
Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 Le décret présidentiel du 15 mars 2024 mettant à la retraite des officiers de l’armée centrafricaine continue de faire débat.

 

La décision présidentielle du 15 mars 2024, annonçant la mise à la retraite des officiers des Forces armées centrafricaines ayant atteint la limite d’âge de leur grade, continue de susciter du débat. Cependant, ce qui a intensifié les controverses, c’est l’inclusion de deux officiers magistrats dans cette mesure présidentielle. Ces deux professionnels, capitaine Yetinzapa et lieutenant Djialla Yves, après avoir été incorporés dans l’armée nationale, ont suivi une formation à l’école nationale de la magistrature de Bangui, . Suite à leur formation, ils ont exercé dans la magistrature et occupent des postes importants au sein du système judiciaire du pays depuis plusieurs années.

Cependant, à la grande surprise de tout le monde, ils ont été cités dans le décret présidentiel plaçant certains officiers à la retraite.  Par conséquent, leur mise à la retraite de l’armée a soulevé des questions quant à la cohérence et à la légalité de cette décision.

 

Les Centrafricains s’inquiètent de l’existence de deux fonctions publiques distinctes dans le pays. Si les magistrats Yetinzapa et Djialla Yves sont également soumis aux règles de retraite militaire, devraient-ils également être concernés par les mêmes dispositions dans le secteur judiciaire ? Cette interrogation révèle une lacune dans la clarification des statuts professionnels et des réglementations gouvernementales, ce qui laisse place à une confusion administrative généralisée.

 

Par ailleurs, la question des salaires perçus par ces magistrats-officiers suscite également des débats. Si, en tant qu’officiers militaires, ils perçoivent une solde militaire, sont-ils également rémunérés en tant que magistrats ? Cette dualité des revenus, si elle existe, soulève des inquiétudes quant à l’équité et à la transparence du système de rémunération du secteur public. Les citoyens du pays de Boganda exigent des éclaircissements sur cette éventuelle double salaires, espérant une réponse du gouvernement pour dissiper tout soupçon de favoritisme ou de corruption.

 

Les deux magistrats concernés occupent des postes importants dans le système judiciaire. L’un d’eux est le deuxième substitut du commissaire du gouvernement à Bangui, tandis que l’autre travaille au tribunal militaire permanent de Bouar. Leur expérience et leur expertise dans le domaine de la justice laissent planer le doute sur la pertinence de leur retraite anticipée. De nombreux observateurs estiment que la contribution de ces professionnels à l’administration de la justice aurait pu être élargie, ce qui aurait profité à l’ensemble du système judiciaire.

 

Face à ces préoccupations croissantes, les autorités centrafricaines sont invitées à clarifier la légalité et la justification de la mise à la retraite de ces deux magistrats. Des explications transparentes sont nécessaires pour rétablir la confiance du public dans l’intégrité du gouvernement et dans la gestion de la fonction publique. La résolution de cette confusion administrative assurera une transition en douceur vers une administration publique plus claire et plus efficace.

 

Le départ à la retraite de deux magistrats soulève des questions sur la cohérence et la transparence de l’administration publique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Les portes de TELECEL-Centrafrique  fermées à nouveau par la justice.

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Les portes de TELECEL-Centrafrique  fermées à nouveau par la justice

 

siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)

 Dans une nouvelle tournure surprenante ce lundi 25 mars, dans la matinée, les portes de la direction générale de la société de la téléphonie mobile TELECEL Centrafrique ont été à nouveau scellées par une décision judiciaire, suscitant de nombreuses inquiétudes et débats.

 

Dans les rues animées de Bangui, la fermeture inattendue du siège actuel de TELECEL Centrafrique, en raison d’une décision judiciaire, a provoqué une onde de choc dans la capitale Bangui et dans le secteur des télécommunications. Au cœur de cette controverse se trouve un différend financier complexe impliquant l’immeuble même que TELECEL Centrafrique occupe pour sa direction générale, précédemment loué et plus tard accepté d’être acheté.

“Bannière annonçant la fermeture judiciaire d’un immeuble par Maître Jean Paul Togo, affichée sur une façade à fenêtres grillagées.” Description
les portes closes de la Télécel Centrafrique ce lundi 25 mars 2025. CopyrightfCNC

 

Un employé anonyme a partagé leur réaction immédiate, déclarant :

. Ce témoignage souligne la nature abrupte de la fermeture et l’impact direct sur la main-d’œuvre de TELECEL Centrafrique, qui fait maintenant face à l’incertitude quant à son avenir professionnel.

 

La discorde financière provient d’un paiement incomplet pour l’achat de  l’immeuble. « Cela fait un moment que TELESEL n’a pas effectué de paiement pour la somme convenue », a révélé une personne familière avec le dossier. La décision des héritiers de M. Perrière d’intenter une action en justice après une longue inaction de TELECEL Centrafrique a conduit à la mesure dramatique de fermeture du site opérationnel de l’entreprise.

 

Cet épisode soulève des questions cruciales sur la gestion financière et les obligations contractuelles au sein des entreprises en République centrafricaine. Il met en lumière le sort des employés, qui sont souvent les victimes involontaires de tels différends financiers.

 

« La fermeture n’affecte pas seulement le désaccord financier immédiat. Cela a des implications plus larges pour le paysage des télécommunications dans le pays », a noté un analyste économique local, qui a requis l’anonymat. « TELESEL était un acteur important sur le marché. Son absence soudaine pourrait perturber les services, réduire la concurrence et potentiellement avoir un impact sur les prix à la consommation et la qualité des services. Espérant que la fermeture des portes de la Télécel ne va pas durer plus de deux jours ».

 

En revisitant ce récit en mettant l’accent sur l’importance de l’immeuble actuel pour les opérations de TELESEL et l’intervention judiciaire qui en a résulté, cette analyse met en lumière les couches complexes de la mauvaise gestion financière et le besoin crucial de respecter les engagements contractuels. Cette situation nous rappelle brutalement l’importance d’une saine gestion financière et les effets considérables des litiges juridiques sur les employés, les consommateurs et le paysage économique en général.

 

 

Par Fortuné  Boberang

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Après avoir longtemps nié, Josué Richard Pouambi, Président du HCC,  avoue son appartenance au MCU

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Après avoir longtemps nié, Josué Richard Pouambi, Président du HCC,  avoue son appartenance au MCU

 

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Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 L’indépendance des médias dépend de celle de leurs régulateurs. La confession bien que tardive  de Josué  -Richard Pouambi, Président du Haut Conseil de la Communication en République centrafricaine  remet profondément en question ce principe.

 

La neutralité compromise de la HCC depuis des années

 

Josué -Richard Pouambi, à la tête du Haut conseil de la Communication en RCA HCC) depuis 10 ans, s’est longtemps présenté comme un gardien de l’éthique des médias. Pourtant, son appartenance au MCU, parti au pouvoir, révèle une réalité troublante : le HCC ne peut prétendre à une impartialité totale.

 

            Conflit           d’intérêts évident :

 

La confession tardive de Pouambi révèle un conflit d’intérêts flagrant depuis des années. Comment assurer l’objectivité des décisions de la HCC alors que son président fait preuve d’une telle proximité avec le gouvernement ?

 

Un coup porté depuis 10 ans à l’indépendance des médias

 

L’affiliation politique de Pouambi au MCU jette une ombre sur la crédibilité du HCC. Ses actions, même celles visant à lutter contre les contenus haineux, peuvent désormais être considérées comme des tentatives de faire taire les voix critiques à l’égard du gouvernement.

 

            Une    institution sous influence :

 

Cette révélation affaiblit la position de la HCC en tant qu’entité de régulation neutre et ébranle la confiance dans sa capacité à protéger une presse libre et indépendante.

 

Les actions du HCC : entre pédagogie et contrôle

 

Le HCC a en effet pris des mesures contre les discours de haine et a offert des formations aux journalistes. Mais cette façade éducative cache-t-elle depuis des années une volonté d’aligner les médias sur les intérêts du gouvernement ?

 

  • La formation comme outil de conformité ? :

 

L’accent mis par Pouambi sur la formation trahit une tentative possible de façonner le paysage médiatique selon une ligne éditoriale favorable au gouvernement.

 

Une façade de liberté de la presse

 

Malgré les revendications de Pouambi sur la liberté de la presse, l’indépendance et la liberté d’expression en République centrafricaine restent menacées. La proximité de la HCC avec le pouvoir central suscite de vives inquiétudes quant à la véritable ouverture du débat public.

 

            La       liberté de la presse en danger :

 

La critique ouverte du lien entre le président de la HCC et le parti au pouvoir met en évidence la fragilité de la liberté de la presse dans un contexte de contrôle accru de l’État.

 

L’appartenance de Josué -Richard Pouambi au parti au pouvoir remet en cause l’intégrité du HCC et, par extension, l’indépendance des médias centrafricains. Un appel urgent à revoir les pratiques et à redéfinir les normes régissant les institutions de régulation afin de préserver le pilier démocratique de la liberté de la presse.

 

Par Alain Nzilo

 

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Mystère et crime : deux morts suspectes secouent la ville frontalière de Cantonnier

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Mystère et crime : deux morts suspectes secouent la ville frontalière de Cantonnier

 

Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC
Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 Deux morts mystérieuses ont secoué la paisible ville frontalière de Cantonnier, en République centrafricaine. Le 24 mars 2024, la découverte macabre d’un corps sans vie a secoué la population locale, soulevant des questions sur la sécurité dans cette région frontalière.

 

Dimanche 24 mars 2024, vers 14 heures, un corps sans vie a été retrouvé sur un petit chemin piétonnier dans le quartier de Gbasson à Cantonnier, une ville située au nord-est de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun. Le cadavre, identifié comme étant celui d’Emmanuel Ngaka, un agriculteur de 40 ans et père de deux enfants, a été découvert à seulement 65 mètres de la résidence de son frère, Ferdinand Gbékéndé.

 

L’enquête préliminaire suggère qu’un acte criminel pourrait avoir été commis, car un couteau et une torche ont été retrouvés près du corps. La police de Béloko, a immédiatement ouvert une enquête pour découvrir les circonstances exactes de cette mort tragique.

 

 « Emmanuel était un homme paisible, toujours occupé à travailler dans ses champs. Je n’arrive pas à croire qu’il ait été victime d’un crime aussi odieux. », regrette Patricia, un voisin de la victime, avant d’ajouter : « Le quartier de Gbasson est généralement calme. Cette mort inexplicable nous laisse tous perplexes et inquiets pour notre sécurité ».

 

Cantonnier, autrefois une ville paisible, est aujourd’hui en proie à la peur et à l’incertitude. En effet, cette tragédie survient à un moment où la criminalité transfrontalière entre la République centrafricaine et le Cameroun est en hausse.

 

Au cours de la même semaine, un autre incident macabre a choqué la communauté. Le cadavre mutilé d’un homme a été retrouvé derrière un terrain de football local par une jeune fille à la recherche de champignons. Les agresseurs sont allés jusqu’à enlever les organes génitaux de la victime, ajoutant une dimension encore plus sinistre à cet acte odieux.

 

 « La présence de criminels opérant de part et d’autre de la frontière entre la RCA et le Cameroun est devenue un fléau pour notre communauté. Nous exhortons les autorités à renforcer la sécurité dans le secteur», déclare Joseph, qui ajoute : « Nous vivons dans la peur constante. Personne ne sait qui sera la prochaine victime de ces actes barbares. Justice doit être rendue pour que nous retrouvions la paix ».

 

Malgré les efforts déployés par les forces de l’ordre pour endiguer cette vague de violence, les habitants de Cantonnier restent profondément troublés par ces événements tragiques. La nécessité d’une action concertée entre les autorités locales et nationales pour assurer la sécurité des citoyens est devenue plus urgente que jamais.

 

Les récents décès suspects à Cantonnier soulèvent de vives inquiétudes quant à la sécurité dans cette région frontalière. Alors que les enquêtes se poursuivent, la communauté locale appelle à des mesures urgentes pour mettre fin à cette vague de violence et rétablir un sentiment de sécurité. Les autorités sont instamment priées de prendre des mesures décisives pour assurer la protection des citoyens et veiller à ce que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Centrafrique : Spectaculaire accident de camion de la MINUSCA à Obo

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Spectaculaire accident de camion de la Minusca à Obo

 

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Le camion citerne de la Minusca d’Obo accidenté, filmé par un témoin

 

 

Bangui, 26 mars 2024 (CNC)  

 Un accident dramatique impliquant un camion-citerne de la MINUSCA a secoué la ville d’Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou,  dimanche dernier.

 

Dimanche matin, un camion-citerne destiné à fournir de l’eau à la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) s’est dirigé vers une source construite par un missionnaire nommé Dan, à la station AIM, derrière l’aérodrome d’Obo. Cette eau, indispensable à la vie quotidienne de la mission, était régulièrement puisée sans incident.

 

Tout semblait routinier jusqu’à la semaine dernière. Le camion, après avoir chargé de l’eau sans problème le matin, était sur le chemin du retour pour un autre remplissage en fin d’après-midi. Mais alors qu’il remplissait le citerne et s’approchait au retour de la tombe du père Dan, le créateur de la source vitale, le scénario a basculé vers la tragédie.

 

L’accident s’est produit avec une brutalité inattendue. Le conducteur, du nom de Gbaya Michel,  et son assistant, du nom d’Alain alias Alino, coincés dans la cabine, ont vécu des moments de détresse. L’assistant a réussi à s’échapper rapidement, mais le conducteur a été grièvement blessé, immobilisé par le volant.

 

La scène de l’accident a été marquée par l’urgence des efforts pour sauver le conducteur. « L’opération de sauvetage a été intense. Tout le monde essayait de faire de son mieux, mais le conducteur était sérieusement pris au piège », rapporte un témoin sur les lieux interrogé par la rédaction du CNC.

 

Après d’intenses efforts, le conducteur a été libéré et transporté à l’hôpital dans un état critique. L’incertitude planait sur son sort lorsqu’un avion, spécialement en provenance de Bangui, l’a emmené, laissant derrière lui une communauté en état de choc, à la recherche de réponses.

 

L’accident met en lumière les risques quotidiens encourus par les membres des missions humanitaires dans les zones isolées. L’itinéraire habituel du camion-citerne, symbole du lien vital entre la source d’eau et la mission, s’est transformé en tragédie, mettant en lumière la précarité de la vie dans ces régions reculées.

 

Il convient de rappeler que le drame a brusquement interrompu la routine d’Obo, révélant les défis et les dangers de l’approvisionnement en eau dans des conditions précaires.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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La chaleur à Birao pendant le Ramadan : un défi pour les fidèles musulmans locaux

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La chaleur à Birao pendant le Ramadan : un défi pour les fidèles musulmans locaux

 

Centrafrique.org/defaillance-et-desertion-le-tableau-inquietant-de-ladministration-publique-a-birao/batiment-de-la-prefecture-de-la-vakaga-birao/” rel=”attachment wp-att-72721″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Batiment-de-la-prefecture-de-la-Vakaga-Birao-450×306.jpg” alt=”Bâtiment de la préfecture de la Vakaga, Birao” width=”450″ height=”306″ />
Bâtiment de la préfecture de la Vakaga, Birao

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 À Birao, la capitale de la préfecture de la Vakaga, les musulmans endurent une chaleur étouffante pendant le mois sacré du Ramadan.

 

À Birao, une ville située à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, les musulmans sont confrontés à un défi supplémentaire pendant le mois sacré du Ramadan. Alors que le reste du pays bénéficie de températures plus clémentes en raison de pluies intermittentes, Birao reste sous l’emprise d’une vague de chaleur persistante. Les prévisions météorologiques prévoient des températures allant jusqu’à 41 degrés Celsius dans l’après-midi, ce qui rend le jeûne encore plus difficile pour la communauté musulmane locale.

 

Les habitants de Birao, en particulier les musulmans, sont confrontés à des conditions météorologiques extrêmes pendant le Ramadan. Ousman, également connu sous le nom de Gambor, explique comment lui et sa famille font face à cette chaleur étouffante :

« Nous arrosons le sol et ajoutons du sable pour créer une surface humide sous le hangar, ce qui permet de soulager la chaleur étouffante. » Malgré ces efforts, la chaleur incessante pèse lourdement sur la population locale. Certains fidèles musulmans, épuisés par les fortes chaleurs, envisagent même de rompre leur jeûne.

 

Cependant, l’imam Moussa Daoud de la mosquée centrale de Birao rappelle à la communauté les enseignements de l’islam concernant le jeûne pendant le Ramadan.

« Bien que la chaleur soit difficile, un bon musulman doit persévérer dans son jeûne », dit-il. Il souligne l’importance de suivre les directives du Coran, qui encouragent les croyants à jeûner pendant le mois sacré. Moussa Daoud rappelle également aux fidèles musulmans qu’en cas de maladie, ils doivent consulter un imam avant de rompre leur jeûne. Rompre le jeûne sans permission peut avoir de graves conséquences en vertu de la loi islamique, avec une période de jeûne prolongée en guise de pénitence.

 

Cette année, le ramadan en République centrafricaine a commencé le 11 mars et se poursuivra pendant un mois. Pour les musulmans, cela signifie s’abstenir de nourriture et d’eau de l’aube au coucher du soleil, dans des conditions météorologiques déjà difficiles à Birao. Malgré les difficultés, la communauté musulmane locale reste déterminée à respecter les principes de sa foi et à observer le Ramadan avec dévotion.

 

Malgré la chaleur intense, les musulmans de Birao continuent de jeûner avec dévotion et détermination pendant le Ramadan.

 

Dans cette ville du nord-est de la République centrafricaine, la chaleur torride n’ébranle pas la foi des fidèles musulmans. Malgré des conditions météorologiques extrêmes, ils continuent de jeûner avec détermination et persévérance, honorant les enseignements de l’islam.

 

Par Moïse Banafio

 

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Entre explosions à Tessé et attentat en Russie : la condoléances  de Touadera à Poutine  crée polémique

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Entre explosions à Tessé et attentat en Russie : la condoléances  de Touadera à Poutine  crée polémique

 

Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-et-son-homologue-russe-Poutine-lors-dune-audience-a-Moscou-450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)

 Lorsque la solidarité internationale éclipse la détresse nationale, le contraste entre la compassion distante et le silence local devient frappant.

 

Explosion à Tessé, plusieurs morts

 

Mercredi 20 mars 2024, une tragédie a frappé la population de Tessé avec une explosion dévastatrice sur le site de l’usine de Palme d’Or, à 120 kilomètres de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Cet événement a causé la mort de trois personnes et en a blessé une vingtaine d’autres, soulevant une vague de détresse et d’incompréhension parmi les habitants.

 

Attentat en Russie et la lettre de condoléances :

 

Dans un communiqué publié le 23 mars 2024 par la présidence centrafricaine, l’attention des autorités centrafricaines est attirée plutôt sur un autre événement : un attentat terroriste à Moscou qui a fait des dizaines de morts. La lettre adressée au président russe Vladimir Poutine par son homologue centrafricain exprime sa profonde compassion et condamne fermement l’acte terroriste. Cette manifestation de solidarité à l’égard de la Russie contraste fortement avec le silence observé en réponse à la tragédie nationale.

 

Témoignages au cœur du drame :

 

  • « Nous sommes comme des fantômes, invisibles à notre propre gouvernement », se lamente Mathieu, rescapé de l’explosion de Tessé, marqué par la douleur et l’incompréhension.
  • Une infirmière de l’hôpital de Bimbo, où les blessés ont été emmenés, partage son désarroi : « Chaque jour, nous luttons pour sauver des vies avec des ressources limitées. Où est l’aide gouvernementale maintenant ? »
  • « J’ai perdu mon frère dans cette explosion. Pourtant, le monde semble ne se tourner que vers Moscou », s’indigne Fleur, une jeune femme dont le chagrin est rendu plus amer par l’indifférence de ses dirigeants.

 

Le deux poids deux mesures du deuil :

 

L’affection et la solidarité exprimées par le Président centrafricain à l’égard du Président Poutine mettent en évidence une douloureuse politique de deux poids, deux mesures. Alors que les autorités s’empressent de montrer leur soutien à un pays étranger, leurs propres citoyens, victimes de tragédies similaires, se sentent abandonnés et négligés.

 

L’éveil de la voix des citoyens :

 

La réaction des autorités sud-africaines a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui, révélant un profond malaise. « Comment nos propres dirigeants peuvent-ils se détourner alors que nous souffrons ? », demande une voix dans la foule, résumant le sentiment d’abandon ressenti par de nombreux Centrafricains.

 

Dans la tragédie, la véritable mesure de la solidarité ne réside pas seulement dans les gestes internationaux, mais aussi dans la capacité de reconnaître et de répondre à la souffrance à l’intérieur de ses propres frontières.

 

 

Par Alain Nzilo

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Projet de loi du député Auguste Boukanga : vers la fin de l’immunité des magistrats ?

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Projet de loi du député Auguste Boukanga : vers la fin de l’immunité des magistrats ?

 

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Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 Le député Auguste Boukanga propose une loi visant à abolir l’immunité judiciaire, une initiative cruciale pour la justice en République centrafricaine.

 

Auguste Boukanga, avec détermination, déclare  : « À la fin de cet article, les magistrats bénéficient du privilège de la compétence, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas poursuivis, qu’ils sont au-dessus de la loi. » Cette phrase résume l’essence de son combat contre un système judiciaire partial.

 

La racine du problème :

 

Le privilège de  juridiction des magistrats est un terrain fertile pour la corruption.

« Comprenons pourquoi la corruption est la règle dans le processus judiciaire de notre pays », souligne M. Boukanga, soulignant la gravité de la situation. Ce système privilégie les verdicts vendus au plus offrant, éloignant la justice de sa mission première.

 

Une proposition en faveur de l’équité :

La loi actuelle, qui date de 1996, est aujourd’hui sous les feux de la rampe. « Personne n’est au-dessus de la loi », rappelle Boukanga, soulignant l’incohérence de l’immunité totale des magistrats. La comparaison avec les dispositions constitutionnelles relatives à la destitution du Président de la République ou des membres de l’Assemblée nationale renforce son argumentation.

 

Le serment oublié ?

 

Les magistrats jurent d’exercer leurs fonctions avec impartialité. « Je jure et promets d’exercer fidèlement et loyalement mes fonctions », a déclaré Boukanga, rappelant le serment des magistrats. Pourtant, la réalité semble s’écarter de ces idéaux, un fossé que la proposition cherche à combler.

 

Réactions des citoyens :

 

  • Fatou, institutrice : « La justice doit être la même pour tous. Cette loi pourrait restaurer notre confiance dans le système judiciaire ».
  • Florent , étudiant en droit : « Changer la loi sur l’immunité des magistrats est un pas vers une République plus juste. »

 

Un appel à l’action :

 

La note de Boukanga ne se contente pas de critiquer, elle appelle à des actions concrètes. « Il s’agit de la bonne application de la justice dans notre pays », insiste-t-il, soulignant l’urgence de cette réforme pour la démocratie et le développement.

 

Le cas de Crépin Mboli-Goumba:

 

La lutte contre la corruption et l’impunité judiciaire est semée d’embûches. Maître Crépin Mboli-Goumba, qui dénonçait ouvertement la corruption et les réseaux mafieux infiltrant la justice, en est un exemple frappant. Brusquement arrêté, il a été jugé le 20 mars dernier, mettant en évidence la dure réalité pour ceux qui osent défier le statu quo. Cette affaire souligne l’urgence de réformer un système où la dénonciation de la corruption est punie au lieu d’être protégée.

 

La proposition de Boukanga ouvre la voie à une justice véritablement équitable, où personne n’est au-dessus de la loi.

 

La réforme judiciaire proposée par Auguste Boukanga est plus qu’une nécessité législative, c’est un appel à la justice dans un système où même des voix courageuses comme celle de Crépin Mboli-Goumba font face à la répression pour avoir défendu la vérité. Cet appel à l’action est un test crucial pour la République centrafricaine, car il permet de déterminer si le pays peut transcender les pratiques qui nuisent à son développement et à sa démocratie. Le projet de révision de la loi sur l’immunité des magistrats symbolise une marche vers une gouvernance où la justice et l’intégrité l’emportent sur la corruption et l’impunité.

 

Par Alain Nzilo

 

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La Douloureuse Explosion à l’Usine Palme d’Or de Lessé, la société civile promet de réagir

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La Douloureuse Explosion à l’Usine Palme d’Or de Lessé, la société civile promet de réagir

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Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

 

 

Un drame a secoué le village Lessé, dans la préfecture de la Lobaye,  avec l’explosion mortelle à l’usine Palme d’Or, poussant la société civile à promettre une action décisive.

 

Dans le silence des vastes étendues vertes, le village de Lessé, situé à 120 kilomètres de la capitale centrafricaine, Bangui, a été le théâtre d’une tragédie qui a ébranlé ce petit village. Le mercredi 20 mars 2024, une explosion dévastatrice a secoué l’usine de Palme d’Or, faisant trois victimes mortelles et une vingtaine de blessés, désormais sous soins intensifs à Bangui, précisément à l’hôpital de Bimbo. Cet incident tragique, résultant d’une panne de chaudière, a non seulement laissé des familles en deuil mais a également résonné comme un coup de tonnerre au sein de la communauté de Lessé et bien au-delà, jusqu’à Bangui.

 

La Communauté en Émoi

 

La nouvelle de l’explosion s’est répandue comme une onde de choc, suscitant une onde d’émoi et de colère au sein de la population locale.

C’était un jour comme un autre, jusqu’à ce que cette explosion déchire le silence. On ne sattend jamais à ce que la tragédie frappe si près de chez soi,” confie Jacques, un habitant de Lessé, encore sous le choc.

La presse nationale, saisissant l’ampleur du drame, n’a pas tardé à en faire ses gros titres, témoignant de la gravité de l’événement qui a rapidement capté l’attention nationale.

 

La Société Civile en Mouvement

 

Face à cette catastrophe, la société civile a rapidement mobilisé ses forces. Dr Crescent Beninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile (GTSC),  figure emblématique de cette mobilisation, a annoncé samedi dernier avoir visité le site de l’incident. Sa déclaration, publiée sur les réseaux sociaux, promet la publication dun rapport dobservation le mardi 27 mars, lors dune conférence de presse à Bangui.

Les responsabilités doivent être établies et les coupables tenus de répondre de leurs actes,” affirme-t-il, soulignant la nécessité de défendre les intérêts des communautés face à ce qu’il qualifie de dictature du capitalisme sauvage.”

 

La Réponse de Palme dOr

 

La société Palme dOr, jusqu’à présent, n’a pas fait de déclaration officielle concernant l’incident. Cependant, les appels à une réponse claire et à des mesures compensatoires pour les victimes et leurs familles se font de plus en plus pressants. La population attend avec impatience le rapport du Dr Beninga, espérant qu’il jettera la lumière sur les circonstances de l’explosion et contribuera à la mise en place de mécanismes de prévention pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.

 

Un Appel à la Solidarité

 

L’explosion à l’usine Palme d’Or est un douloureux rappel des risques auxquels sont exposés les travailleurs de l’industrie. Alors que la population de Lessé tente de se remettre de ses blessures, cet événement tragique appelle à une réflexion profonde sur la sécurité industrielle et la protection des travailleurs en République Centrafricaine.

 

En un mot, la solidarité et le soutien envers les victimes et leurs familles sont primordiaux en ces moments difficiles. La tragédie de Lécé n’est pas seulement celle d’une communauté, mais celle de toute une nation appelée à se rassembler pour surmonter cette épreuve.

 

 

 

 

 La marche à pieds des anciens à Bangui : un symbole brutal du chaos circulatoire

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La marche à pieds des anciens à Bangui : un symbole brutal du chaos circulatoire

 

Avenue du 15 mars en terre arrosée avec circulation mixte de motos, camions et piétons sous un ciel nuageux.
Avenue du 15 mars en terre arrosée . CopyrightCNC

 

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 mars 2024 (CNC)

 La capitale centrafricaine, Bangui, est confrontée depuis plus de huit ans à une crise de circulation sans précédent.

 

Le choix des aînés de marcher à pieds

 

À première vue, voir des personnes âgées, y compris des anciens ministres, des anciens cadres supérieurs de l’État et des anciens hauts fonctionnaires des Nations Unies, possédant au moins un véhicule personnel, préfèrent marcher  à pieds  ou prendre un autobus pour se déplacer peut suggérer un choix écologique ou sanitaire. Cependant, derrière cette scène se cache une réalité plus sombre. Interrogés, ces dignitaires, âgés de soixante à 70 ans, ont révélé une raison commune de leur préférence pour la marche : la peur des accidents dans un contexte de circulation chaotique.

 

« À notre âge, la sécurité passe avant tout. Conduire à Bangui, c’est risquer des vies, y compris la nôtre », a déclaré l’un des anciens ministres interrogé par la rédaction du CNC.

 

Le chaos circulatoire de Bangui

Bangui souffre d’infrastructures routières défaillantes. L’absence de signalisation, les feux de circulation absents, les trottoirs inexistants et les routes creusées de nids-de-poule font partie du quotidien des Banguians. Les conducteurs, en l’absence de règles claires, adoptent des comportements imprévisibles, augmentant ainsi le risque d’accidents.

 

« Se promener dans les rues est un défi. Chaque sortie est une aventure où tout peut arriver », témoigne Sylvain Bingo, un chauffeur de moto-taxi.

 

La voix des piétons

 

Les piétons, particulièrement vulnérables dans ce chaos, expriment leurs inquiétudes.

« Marcher à Bangui, c’est risquer sa vie à chaque coin de rue », explique un habitantdu PK9 , témoignant de la peur quotidienne des piétons.

 

La nécessité d’une réforme

 

Ce sombre tableau soulève une question urgente : comment Bangui peut-elle sortir de ce chaos circulatoire ? Les témoignages d’anciens fonctionnaires et de citoyens soulignent la nécessité d’une réforme profonde des infrastructures et de la régulation de la circulation.

 

« Si nous voulons protéger nos aînés et nos enfants, il est impératif de repenser notre système de circulation », suggère Josué Singha, un fonctionnaire des Nations Unies à la retraite.

 

La marche des anciens à Bangui est une sonnette d’alarme, un appel urgent à l’action.

 

Cette situation révèle non seulement les enjeux de la circulation à Bangui mais aussi l’esprit de résilience de ses habitants. Les témoignages recueillis, qu’il s’agisse d’anciens dignitaires ou de piétons, brossent un tableau saisissant des défis quotidiens auxquels ils sont confrontés et de leur fort désir de changement. Si cette situation appelle les autorités à agir d’urgence, elle montre aussi la capacité de la communauté à s’adapter et à survivre dans des conditions loin d’être idéales. La marche des aînés n’est pas seulement un choix personnel, c’est un symbole fort de la nécessité de repenser et de réhabiliter l’infrastructure et la réglementation de la circulation de la ville afin d’assurer la sécurité et le bien-être de tous ses résidents.

 

 

Par Anselme Mbata

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Échec de la mise en place de la commission paritaire à l’ONASPORTS : dévoilement d’une profonde crise de gouvernance

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Échec de la mise en place de la commission paritaire à l’ONASPORTS : dévoilement d’une profonde crise de gouvernance

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L’entrée principale du stade 20 000 places bloquée par le personnel de l’ONASPORT en grève

 

 

Bangui, 25 mars 2024 (CNC)  

 La tentative avortée de mettre en place la commission paritaire à l’ONASPORTS met en lumière une profonde crise de gouvernance au sein de cette institution.

 

Au sein de l’Office national de gestion des infrastructures sportives publiques, connu sous son acronyme ONASPORTS, une atmosphère de tension et de controverse règne suite à l’échec de l’organisation de la réunion pour la mise en place de la commission paritaire prévue le 20 mars 2024. Cette situation révèle des lacunes dans la gestion et les relations internes, soulevant des questions cruciales sur la gouvernance au sein de l’établissement.

 

Des lacunes évidentes

 

L’absence du Conseil d’Administration et la non-participation du Ministère de la Jeunesse et des Sports, ministère de tutelle, ont été les principales raisons invoquées pour justifier l’annulation de la mise en place de la commission. Ces éléments essentiels, selon les statuts de l’ONASPORTS, mettent en évidence des dysfonctionnements structurels et un manque de respect des procédures réglementaires.

 

Un directeur général en position délicate

 

Le directeur général de l’ONASPORTS, monsieur Hervé Sévérin Lidamon,  se retrouve au centre de cette crise. Son refus de respecter les directives  de son ministère de tutelle et sa volonté d’organiser à tout pris cette assise sans la présence de son ministère de tutelle et sans la délégation du personnel de l’onasports, a suscité de nombreuses réactions hostiles à son égard. Cet entêtement révèle un isolement croissant vis-à-vis des différentes composantes de l’organisation et remet en question son approche managériale.

 

Demandes du personnel

 

La délégation du personnel a souligné qu’elle ne refuse pas de se rendre à cette commission, mais qu’il est primordial de commencer par restituer les salaires du personnel qui ont été coupés. Ils insistent sur le respect des textes administratifs, notamment l’article 08 du statut de l’ONASPORT et l’article 26 de l’accord d’établissement. De plus, ils soulignent l’importance d’avoir une réunion du conseil d’administration avant de participer à cette commission paritaire.

 

Perspectives et responsabilités

 

L’impasse rencontrée souligne l’urgence de réévaluer les modes de gouvernance au sein de l’ONASPORTS. La nécessité de rétablir le dialogue et d’assurer une gestion respectueuse des règles et des individus est cruciale. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports est l’occasion de réaffirmer son rôle de tutelle et de garant des bonnes pratiques administratives et éthiques.

 

Rappelons que l’échec de la mise en place d’un comité à l’ONASPORTS illustre les défis profonds auxquels l’organisation est confrontée, nécessitant une introspection et des actions décisives pour surmonter la crise de gouvernance actuelle.

 

Cette situation met en évidence l’importance de la transparence, du respect des procédures et du dialogue au sein des institutions, essentiels pour traverser les crises et assurer une gestion saine et productive.

 

Par Alain Nzilo

 

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