Un chauffeur de Baboua attaqué par un serpent cobra en pleine nuit
Centrafrique.org/serpent-cobra/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/serpent-cobra-433×450.jpg” alt=”Serpent cobra sur un sol en terre battue après avoir mordu un jeune homme à Baboua” width=”433″ height=”450″ />Le serpent cobra qui a mordu un jeune chauffeur à Baboua alors qu’il dormait chez lui
Un jeune homme, habitant de la sous-préfecture de Baboua, dans la Nana-Mambéré, a été mordu par un serpent alors qu’il dormait chez lui avec sa famille. Cet événement a causé une grande frayeur dans la communauté.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 23 h, un dramatique incident s’est produit à Baboua. Un jeune chauffeur, qui reposait paisiblement dans son lit conjugal aux côtés de sa femme et de sa fillette, a été violemment attaqué par un serpent cobra. Le serpent, d’une longueur impressionnante et d’une teinte grisâtre, s’était infiltré dans la maison et a mordu le jeune homme sans prévenir.
Les morsures de cobra sont extrêmement dangereuses et peuvent entraîner une paralysie rapide et potentiellement mortelle. Le jeune chauffeur, bien que choqué et souffrant intensément, a eu la chance d’être situé à proximité de l’hôpital dans sa ville. Sa famille a réagi avec rapidité et sang-froid, le transportant d’urgence aux services médicaux où il a reçu les soins nécessaires pour contrer les effets du venin.
Cet incident souligne l’importance de la vigilance dans les zones où les serpents venimeux sont présents. Les médecins conseillent de vérifier soigneusement les alentours de la maison avant de se coucher et de sécuriser toutes les ouvertures pour éviter que des serpents ne pénètrent à l’intérieur. En outre, connaître les gestes de premiers secours en cas de morsure et disposer d’un accès rapide à des soins médicaux peuvent sauver des vies, ajoutent le corps médical.
La communauté de Baboua, bien que profondément secouée par cet événement, se réjouit de l’issue favorable grâce à la réactivité et à la proximité des infrastructures médicales. Cet incident interpelle chacun l’importance de prendre des mesures de sécurité renforcées face aux dangers que représentent les serpents venimeux dans la localité.
Jean-Pierre Mara fustige la collaboration aveugle du gouvernement avec la Chine et la Russie
Centrafrique.org/touadera-8/” data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec une délégation chinoise au palais de la renaissance.
Jean-Pierre Mara, ancien député de Mala, critique sévèrement la politique étrangère du gouvernement. Dans un post sur Facebook, il dénonce la dépendance excessive de la RCA à l’égard de la Chine et de la Russie, affirmant que cette collaboration aveugle entrave le développement des compétences nationales et humilie le pays.
Dans un post partagé sur la plateforme de réseau social Facebook vendredi dernier, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, a vivement critiqué la récente rencontre du Président de la République avec une délégation chinoise au palais de la Renaissance. Pour lui, cette rencontre est une honte nationale, un affront pour tous les Centrafricains. Il s’interroge sur la dépendance excessive de la RCA à l’égard de l’aide étrangère et l’absence de valorisation des compétences locales.
Jean-Pierre Mara s’indigne….
“En regardant les images publiées sur la page Facebook ‘la Renaissance’, je me suis posé une question à savoir jusqu’à quel niveau la RCA a besoin des Chinois pour débattre sur la problématique de la voirie dans Bangui. Jusqu’où allons-nous descendre pour se rendre compte de notre enfantillage?”
Selon Jean-Pierre Mara, cette situation illustre une abdication totale de la souveraineté nationale. Il se demande si la RCA a besoin de façon constante et éternelle d’interventions étrangères pour résoudre ses problèmes internes.
Une critique acerbe des décisions gouvernementales….
Jean-Pierre Mara critique sévèrement la gestion des marchés par les administrateurs centrafricains qui, selon lui, traitent la RCA comme une chasse gardée pour les intérêts chinois et russes, sous le regard bienveillant de l’Union Européenne et de la communauté internationale.
“La Chine et la Russie peuvent-elles faire mieux que ce dont la France a été incapable dans le passé? Jusqu’où iront nos administrateurs de marchés qui traitent notre pays comme des marchés pour la Chine et la Russie, et dans cela aidés par l’Union Européenne ou la communauté dite internationale?”
L’inefficacité de l’aide étrangère….
Jean-Pierre Mara insiste sur le fait que l’aide étrangère n’a jamais permis à l’Afrique de se développer durablement. Les jeunes Chinois présents au palais de la Renaissance, qu’il décrit comme “pas plus de 30 ans”, sont venus pour décrocher des marchés que les Centrafricains pourraient réaliser eux-mêmes si on leur en donnait les moyens.
“Le mythe de se faire aider n’a pas porté ses fruits en Afrique depuis belle lurette. S’il suffisait de se faire aider pour s’en sortir, l’Afrique ne serait pas ce qu’elle est, c’est-à-dire incapable de se construire.”
Une remise en question de l’éducation en RCA….
Enfin, Jean-Pierre Mara questionne le sens même de l’éducation en RCA face à cette situation. Il considère que les Centrafricains formés en génie civil ou en urbanisme devraient être capables de gérer les projets locaux sans l’intervention des étrangers.
“Ces images au palais de la Renaissance, siège de la Présidence, montrant les gens qui échangent sur le problème de la voirie dans Bangui, entourés d’une meute de spécialistes chinois ne peuvent que choquer. Mais bon, après tout, qui suis-je pour juger de ce dont les Centrafricains qui ont appris le génie civil ou l’urbanisme sont incapables? À quoi sert alors l’école en Afrique ou en RCA?”
Jean-Pierre Mara conclut son post en appelant à une prise de conscience collective et à une réévaluation des priorités nationales, afin de redonner aux Centrafricains le contrôle de leur propre développement.
Ouanda-Djallé : un violent braquage fait un mort et un blessé
Centrafrique.org/Centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
Depuis quelques mois, l’axe reliant Ouanda-Djallé à Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, est devenu extrêmement dangereux pour les voyageurs. Cette route, essentielle pour le ravitaillement de ces localités, est devenu régulièrement une scène d’attaques par des coupeurs de route, des hommes armés qui commettent leurs méfaits sans craindre de représailles.
Dans la nuit de samedi à dimanche 19 mai, à 23 kilomètres de Ouandja, un groupe de cinq bandits, identifiés comme des malfaiteurs soudanais, a intercepté un véhicule de transport en route pour Ouanda-Djallé. Après avoir dépouillé les passagers de leurs biens, les assaillants ont commencé à violenter l’équipage du véhicule. Sur place, ils ont tué l’apprenti Latapki, résident de Ouanda-Djallé, et blessé une autre personne, transportée d’urgence à l’hôpital de Birao.
Les jeunes de Ouanda-Djallé, en apprenant la nouvelle, se sont rapidement organisés pour appuyer les soldats de l’armée nationale dans la poursuite des assaillants. Leur objectif est de capturer ces criminels et de les traduire en justice.
Rappelons que depuis plusieurs mois, les coupeurs de route sévissent sur cet axe vital pour la région. Les habitants vivent dans une peur constante et doivent faire face à une insécurité grandissante. Ces attaques perturbent non seulement la vie quotidienne mais aussi l’économie locale, qui dépend fortement des échanges et des approvisionnements.
Les autorités locales appellent à un renforcement des mesures de sécurité et à une présence accrue des forces de l’ordre pour protéger les populations et rétablir la sécurité sur cette voie de ravitaillement essentielle. La collaboration entre les jeunes de Ouanda-Djallé et les soldats de l’armée nationale est un premier pas dans la lutte contre ces bandits, mais il est clair que des actions plus décisives sont nécessaires pour mettre fin à cette menace.
Mutation Politique et Gravissime Socialement en Centrafrique, avec les conséquences politiquement préoccupantes.
Centrafrique.org/lacademie-militaire-esfoa-une-fierte-nationale-centrafricaine-creee-par-jean-bedel-bokassa-felix-yepassis-zembrou/jean-bedel-bokassa-se-sacre-empereur-de-lempire-centrafricain-plus-de-3500-invites-provenant-dune-quarantaine-de-pays-sont-presents-mais-aucun-chef/” rel=”attachment wp-att-53067″ data-wpel-link=”internal”>Jean-Bédel Bokassa se sacre empereur de l’Empire centrafricain. Plus de 3500 invités, provenant d’une quarantaine de pays, sont présents, mais aucun chef d’État ne se déplace pour l’occasion. Le coût de la cérémonie est évalué à 20 millions de dollars.
Rappel bref : L’histoire Politique de la République Centrafricaine est faite de continuités rompues par des événements majeurs : la révolution dans l’armée, appeler le coup d’État de Saint-Sylvestre de JeanBedel BOKASSA. Le coup d’État de la Saint-Sylvestre est un coup d’État organisé par l’officier supérieur de l’époque, Monsieur Jean-Bedel BOKASSA, chef de file de l’armée de la République Centrafricaine (RCA), et ses officiers, notamment le feu Monsieur Alexandre BANZA, contre le Gouvernement du Président David DACKO le 31 décembre 1965, jusqu’alors le complotiste d’un dirigeant Français avec ces homologues Africains de l’époque, Monsieur Valerie Giscard d’Estaing et Monsieur David DACKO …L’Empereur Jean-Bedel BOKASSA, vient alors d’être renversé par une…Intervention Militaire Française sur ordre du Président Valerie Giscard d’Estaing (Opération Barracuda et Opération Caban). Réinstallation au pouvoir pour une deuxième fois le Président David DACKO
Un autre…Pseudo Coup d’État du Général André KOLINGBA ! À la chute de celui-ci en 1979, le Président David DACKO, installé par La France, nomme le Général André KOLINGBA … chef d’étatmajor des armées. Ce dernier a son tour…Démet le Président David DACKO de ses fonctions le 1er septembre 1981 et suspend la Constitution. Ce putsch a parfois été présenté, notamment dans la presse occidentale, comme un « Pseudo Coup d’État », le Général André KOLINGBA régnait à son tour sur la tête du Pays à côté de lui, un Français chef de sécurité présidentiel le Colonel Jean-Claude MANTION dans le cadre de la coopération entre la France et la République Centrafricaine, ce Colonel membre de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) de la France. C’est notamment grâce à lui qu’est déjouée la tentative d’un putsch menée en 1982 par Monsieur Ange-Félix PATASSE.
Vue les circonstances ! Le 21 novembre 1986, un référendum permet tout à la fois l’adoption d’une nouvelle Constitution et la désignation du Général André KOLINGBA comme…Président à vie ! Au passage en 1987, celui-ci fonde le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)… Parti unique.
Tous ces remous et combat politique unanime et pression politique des opposants…En 1991, à la suite d’une série de grèves et de manifestations et sous la pression du président français de l’époque le Président Français… Monsieur François MITTERRAND, lors de la Conférence de la Baule, il amorce le processus de révision de la constitution en Faveur du Multipartisme… !
Enfin le Multipartisme et processus…, perspective de l’organisation des Élections démocratique et avec en vue d’un ancrage de la Démocratie ! En 1993 Monsieur Ange-Félix PATASSE est élu Président de la République Centrafricaine. Début d’une Présidence, du Président Ange-Félix PATASSE plus ou moins…calamiteux, Le premier mandat qui se suivra par la suite des mutineries puis…La tentative de… Coup d’État de 2001 en Centrafrique est une tentative de Coup d’État menée par des commandos des forces armées centrafricaines dans la nuit du 27 au 28 mai 2001 ayant pour but de renverser le Président Ange-Félix PATASSE. Les perturbations des dirigeants et la République aux abois et les tensions, les accusations tout-azimut pour finalement … Le Gouvernement Centrafricain d’Ange-Félix PATASSE, Président depuis 1993, est renversé en son absence par l’ancien Chef des Armées Monsieur François BOZIZE
Nb) A chacun son tour chez le coiffeur l’histoire des régimes en République Centrafrique !
Renversement du Président François BOZIZE en République Centrafricaine…Peu après la signature d’un accord de paix avec le Gouvernement, le 11 janvier 2013, l’opposition des factions armées non conventionnelles baptisé Séléka repend les armes et s’empare de plusieurs villes importantes de la République Centrafricaine. Son pouvoir fragilisé, le Président François BOZIZE quitte le pays le 24 mars précipitamment. Son successeur sera Monsieur Michel DJOTODIA, une figure de proue de l’opposition factions armées non conventionnelles baptisé Séléka, suit a des multitudes exactions causées par ces rebelles et milices non maitrisées, Monsieur Michel DJOTODIA laissant le pouvoir quelques mois plus tard pour une courte transition in-extrémiste remplacé par Monsieur Alexandre-Ferdinand N’GUENDET, Puis Madame Catherine Samba-Panza, dans une Nième transition dite consensuelle et un travail abattu de consultation Républicain en vue d’une remise à l’ordre constitutionnel, par la Transition de Madame Catherine SAMBA-PANZA …afin de prévenir l’avenir.
Ps) Pour une République Centrafricaine à la remise de l’ordre Constitutionnel espéré de tous, (ttes) des Centrafricains(es), ce qui suivent… Les Élections groupées de 2016…Monsieur Faustin ArchangeTOUADERAa été élu Président de la République Centrafricaine, espoir d’une rupture tant entendue de tout ce qu’on sait, le contraire des régimes issus de coup d’Etat, et des Transitions.
Nb) Oh ! Centrafrique …Pays de tous les Paradoxes…Aucune Leçon Tirée de tous ces ActeursPolitiques, les Dirigeants pour l’heure aujourd’hui !
Qu’est-ce qui a vraiment échoué…en République Centrafricain ?
Le Pays du père fondateur Monsieur Barthélémy BOGANDA, vis-à-vis de la Politique que les peuples Centrafricains continu de subir !
Ruptures Sociales implicitement orchestré par le régime de Bangui, Crises politiques aiguës. Mais les données sociales sur lesquelles se construisent les interactions politiques sont erronés vraiment, absence des socles relationnels, et sociales qui fondent la Nation et la vie politique, les populations subissent des évolutions constantes négativement et finissent par engendrer des manière continuelles les négations sociales, pour ne pas dire une révolution quand les citoyens auront marres, et qui causeront les déroutes de la Nation, et par ailleurs auront des effets incommensurables vis-à-vis de la souveraineté et en compromettant l’avenir de la République Centrafricaine qui déjà hypothéqué. Dont les conséquences seront tragiques vue la somme. Nb) Ne pas le dire… c’est être complice.
Les constatations pour lesquelles l’histoire politique en République Centrafricaine ne trouve pas sens le plus noble malgré tout, et tous ces aspects tumultueux. Elles connaissent des mutations négatives et sensibles et nombreux des éléments antagonistes qui en constituaient le socle s’émoussent, provoquant l’affaiblissement – à côté de causes politiques afférentes aux luttes pour le pouvoir – des protagonistes importants des scènes politiques que sont les politiques. Les césures de l’histoire politique sont aussi le produit de ces courants de fonds, qui se refondent et ne peuvent pas s’expliquer uniquement par quelques ébranlements dans les calomnies, les diffamations, les éliminations physiques de tous ceux qui auront une opinion contraire.
Toutes ces transformations ultimes et négatives dans la société Centrafricaine, à la lumière de la situation passée et en regard de la problématique dégagée dans la première partie, deux dimensions principales seront privilégiées : les changements liés au développement des systèmes politique dans toute ces splendeurs, éducatifs de toute une génération future et ceux découlant de l’accélération de la re-civilité éducative du peuple Centrafricain…Des cultures d’Excellences à Rétablir qui sont aujourd’hui et quasiment disparaitre.
Nb) L’Emergence Exponentielle de la Médiocrité…Accrue comme Culture Politique et de la Gouvernance. Aussi par ailleurs, pouvoirs autoritaires, égale une société bloquée et dû au trafique des influences négatives
La République Centrafricaine connaisse de profondes transformations des systèmes politiques respectifs des institutions pas dans le bon sens à mon avis. La preuve en est cette remarque à la déstabilisation de la République Centrafricaine dans les différentes institutions, en paralysant pour ce qu’elles sont, que pour ce qu’elles ont été et ce qu’elles seront », traduisant le fait qu’une période de transition régressive est en cours malgré une nouvelle constitution voté plus récemment. La nouvelle constitution du pouvoir et de nouvelles exigences d’emprise sur la société se font jour. La politique en République Centrafricaine n’est plus seulement l’apanage des hommes politiques, avec son monologue, son monopole sur les fonctions représentatives et son contrôle sur la terre Centrafricaine. D’autres acteurs tentent d’affaiblir les lieux de pouvoir traditionnels et de nouvelles formules politiques émergent, incarnant ces inflexions : l’alliance entre certaines tendances des factions armées, des mercenaires de tout genre, des milices, des Liveurs patentés ou Influenceurs, toutes ces…Ramifications disqualifient les enjeux nobles de la mission de la politique auxquelles… ! On doit prêter attention sérieusement…c’est un appel sincère aux hommes politiques Centrafricains, quel que soit leur bord ou parti politique.
Tous ces groupes (Factions armées, Mercenaires, Milices et Associations tendancieuses, Liveurs patentés ou Influenceurs) ont une volonté d’imposer un contrôle strict sur la Politique Centrafricaine par les uns et les autres via les réseaux sociaux a pour des conséquences hors contrôle. D’où l’expression tous les chats sont gris la nuit (des manipulations de tout bord).
Le rapport entre ces tendances en gestation et certain des hommes politiques qui encourage ces genres des pratiques pose un problème essentiel du principe primaire d’un homme Politique…les (REI) ➔ de la Responsabilité, d’Ethique, d’Intégrité.
Nb) Il faut bien savoir, la mise en évidence négativement d’un pouvoir n’est jamais aussi forte que lorsqu’il gouverne une masse désarmée sous un corps intermédiaires. Toutes ces désordres de tout ce que j’écoute sur les réseaux sociaux, dans les cacophonies urbaines des Liveurs représentent ces corps intermédiaires au sens de la déliquescence de l’Etat, et la force de domination d’un pouvoir atteint son zénith quand il parvient à orienter et domestiquer à son profit les principales interactions sociales.
Fonctionnement, perpétuation et perspectives
Si les ambitions de transformation ou de modernisation de la société Centrafricaine affichée dans la rhétorique de la modification de la constitution officielle se sont affadies ou sonnent creux, l’omniprésence de l’État/Régime, comme allié des groupe-armées, mercenaires, milices a profondément renouvelé les rapports de force entre ces groupes et les politiques. La politique actuelle en République Centrafricaine s’enracine dans les mutations sociales les plus négatives que la République n’a jamais connue, dont le Pays et le pouvoir ne bénéficierait à jamais en espérant consolider sa politique. Par ailleurs la nouvelle constitution induise par la suite en vue de Transformation Politique, Economique et Sociale par l’intermédiaire de leur contrôle exclusif de l’appareil d’État et du développement de ses potentialités transformatrices. L’effet rémanent de ces stratégies d’ancrage se fait sentir jusqu’à nos jours non concluants, l’effet inverse qui devrait permettre la perpétuation du régime considéré à leur arrivée à l’objectif comme plutôt incertains. Les conséquences de la crise sociale se fonds sentir …En bon entendeur salut !
Session criminelle de Bouar : condamnation pour viol sur mineurs
Centrafrique.org/audience-de-tirage-au-sort-des-jures-de-la-3e-session-criminelle-pour-2023-a-la-cour-dappel-de-Bangui-photo-Minusca/” data-wpel-link=”internal”>Audience de tirage au sort des jurés de la 3e session criminelle pour 2023, à la Cour d’appel de Bangui. Photo Minusca
Le samedi 18 mai, s’est tenu à la cour d’appel de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, un procès dans le cadre de la session criminelle de l’année. Présidée par Salomon Apano, cette session a vu plus de trois accusés comparaître pour des infractions graves, notamment des viols sur des mineures de moins de 18 ans, parmi lesquelles une fille de 12 ans et une autre de 6 ans. Le verdict, rendu par le président du tribunal avec le soutien des membres du jury, a abouti à des condamnations sévères.
Dans l’affaire opposant le ministère public et Tangasso Priscilla à Sigo Charli, représenté par Maître Suembo, la Cour a jugé Sigo Charli coupable de viol sur une mineure de six ans. En application de l’article 87 du Code pénal, Sigo Charli a été condamné à 20 ans de travaux forcés. Sur les intérêts civils, l’Abea a été reconnue partie civile et Sigo Charli a été condamné à verser une somme symbolique, les intérêts civils de Tangasso Priscilla étant réservés. La Cour a informé l’accusé qu’il dispose d’un délai de trois jours pour se pourvoir en cassation. Cette condamnation sévère reflète la détermination de la justice à punir les auteurs de tels crimes.
Dans une autre affaire, le ministère public et Ngonzo Jean, contre Kassa Serge, représentés par Maître Palité-ndoui, la Cour a déclaré Kassa Serge coupable de viol avec circonstances atténuantes. En répression, il a été condamné à 5 ans de prison ferme, conformément aux articles du Code pénal. L’Abea a été reconnue partie civile et Kassa Serge a été condamné à verser un franc symbolique, avec les intérêts civils de Jean Ducaille réservés. Cassacelle dispose également de trois jours pour se pourvoir en cassation. La lourdeur de cette peine montre la gravité des actes commis et la volonté des autorités judiciaires de protéger les enfants contre de telles atrocités.
Ces sessions criminelles illustrent la sévérité de la justice face aux crimes sexuels, notamment ceux impliquant des mineurs. Sous la présidence de Salomon Apano, les audiences ont permis de rendre justice aux victimes et de condamner fermement les coupables. Les condamnations de Sigo Chardi et Cassacelle à de longues peines de prison envoient un message clair sur l’importance de protéger les mineurs et de punir les actes de violence sexuelle.
La détermination de la Cour d’appel de Bouar à traiter ces affaires avec rigueur montre un engagement fort envers les victimes et leurs familles. La condamnation de Sigo Charli à 20 ans de travaux forcés et celle de Kassa Serge à 5 ans de prison ferme témoignent de l’application stricte des lois en matière de protection des mineurs. Les peines sévères prononcées lors de cette session visent également à dissuader d’autres potentiels agresseurs et à instaurer un climat de sécurité pour les enfants de la région.
En tenant ces procès de manière publique et contradictoire, la Cour a assuré une transparence dans le processus judiciaire, renforçant ainsi la confiance du public dans le système de justice. La reconnaissance des intérêts civils des parties impliquées, bien que symbolique, souligne également la dimension réparatrice de ces jugements, offrant aux victimes une forme de reconnaissance de leur souffrance et de leurs droits.
Les sessions criminelles de Bouar, sous la présidence de Salomon Apano, marquent un pas important dans la lutte contre l’impunité pour les auteurs de violences sexuelles. Elles assurent une certaine justice pour les victimes et leurs familles, tout en envoyant un signal fort aux auteurs potentiels de tels crimes. La justice, en agissant avec fermeté, montre son engagement à protéger les plus vulnérables et à maintenir l’ordre et la loi.
L’Église évangélique luthérienne offre un nouveau souffle aux sinistrés de Baboua
Centrafrique.org/distribution-de-materiaux-de-construction-par-leglise-evangelique-lutherienne-a-baboua/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Distribution-de-materiaux-de-construction-par-lEglise-evangelique-lutherienne-a-Baboua-450×203.jpg” alt=”Personnes recevant des tôles pour la reconstruction de leurs maisons à Baboua, offertes par l’Église évangélique luthérienne en République centrafricaine.” width=”450″ height=”203″ />Des habitants de Baboua récupèrent des tôles fournies par l’Église évangélique luthérienne pour réparer leurs maisons endommagées par les intempéries.
Le vendredi17 mai dernier, , à Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les sinistrés des récentes intempéries ont poussé un soupir de soulagement. Grâce à un projet de l’Église évangélique luthérienne en République centrafricaine, financé par le partenaire américain Mission Afrika, des ménages touchés par les pluies torrentielles et les vents violents, y compris les personnes déplacées de Croisement Koundé, ont reçu des matériaux pour reconstruire leurs maisons détruites.
Les habitants de Baboua, encore sous le choc des catastrophes naturelles qui ont frappé la région les mois derniers, ont vu leurs maisons emportées par des vents puissants et des pluies torrentielles. La situation était particulièrement désespérée pour ceux qui avaient perdu leur toit et se retrouvaient sans abri. Face à cette crise, l’Église évangélique luthérienne, avec le soutien de Mission Afrika, a rapidement mis en place un projet pour venir en aide aux sinistrés.
Les dons reçus comprenaient principalement des tôles pour la réparation des toitures. Ces matériaux sont essentiels pour les familles qui doivent reconstruire leurs maisons et retrouver un semblant de normalité. La distribution de ces tôles a redonné espoir à de nombreux habitants, qui peuvent désormais envisager de reconstruire leurs maisons détruites.
Julien, l’un des bénéficiaires de cette aide a partagé son expérience. Il a expliqué comment les vents violents du mois dernier avaient emporté sa toiture, laissant sa maison de trois chambres exposée aux éléments.
«Je suis très fier de ce que j’ai reçu de l’Église évangélique luthérienne», a-t-il déclaré. «Aujourd’hui, grâce à cette aide, nous avons des tôles pour reconstruire. Je suis vraiment reconnaissant».
Pour cet homme, la réception des tôles marque le début d’un nouveau chapitre. Il a affirmé qu’il allait commencer les réparations immédiatement, déterminé à reconstruire sa maison dès que possible. Son témoignage démontre la résilience et la détermination des habitants de Baboua face à l’adversité.
L’appel à l’aide ne s’arrête pas là. Le bénéficiaire a également lancé un vibrant appel aux autres ONG humanitaires en Centrafrique, les exhortant à suivre l’exemple de l’Église évangélique luthérienne et à venir en aide à ceux qui en ont besoin. «Je lance un vibrant appel aux ONG pour qu’elles viennent à notre secours», a-t-il insisté, soulignant l’importance de la solidarité et de l’assistance continue pour surmonter les conséquences de ces catastrophes naturelles.
Jeanne, une autre victime de la tornade, une femme veuve avec de nombreux enfants, a également témoigné de la destruction causée par les intempéries. Elle a raconté comment la tornade avait complètement détruit leurs trois maisons, les laissant sans abri et sans ressources. Grâce au soutien de l’Église et de son partenaire, elle a pu recevoir une aide précieuse pour commencer à reconstruire sa vie.
«Je remercie Dieu pour cette aide», a-t-elle déclaré. «Vu l’ampleur de la charge actuelle, je lance un appel aux autres organisations humanitaires pour qu’elles viennent à notre secours. La vie est difficile».
Ces témoignages enrichissent la dure réalité des sinistrés de Baboua, mais aussi l’espoir et la solidarité qui émergent grâce à des initiatives humanitaires comme celle de l’Église évangélique luthérienne. Les dons de tôles et autres matériaux de construction offrent une chance de reconstruction et de renaissance pour ces familles dévastées par les intempéries.
L’action de l’Église évangélique luthérienne et de Mission Afrika à Baboua est un exemple dont les efforts conjoints peuvent apporter une aide tangible et immédiate à ceux qui en ont le plus besoin.
À Bangui, un échange important a eu lieu vendredi dernier entre des leaders religieux et les responsables du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS). Cette rencontre visait à aborder la problématique de l’abandon des traitements antirétroviraux par certaines personnes vivant avec le VIH/Sida, influencées par certains leaders religieux.
Lors des échanges de vendredi dernier, les leaders religieux et les responsables du CNLS ont discuté des conséquences graves de l’abandon des traitements antirétroviraux. Le CNLS a exprimé son inquiétude concernant les conseils souvent donnés par certains leaders religieux, qui découragent leurs adeptes de poursuivre ces traitements vitaux.
Cette influence négative a un impact considérable sur la lutte contre le VIH/Sida dans le pays. En effet, le manque de suivi des traitements antirétroviraux compromet les efforts de prévention et de contrôle de l’infection, augmentant ainsi le risque de propagation du virus et les complications de santé chez les personnes affectées.
Prière de soutien en mémoire des victimes du naufrage de la rivière Mpoko
Centrafrique.org/des-balainiere-stationnees-sur-la-riviere-oubangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/des-balainiere-stationnees-sur-la-riviere-Oubangui-450×253.jpg” alt=”Baleinières stationnées sur la rivière Oubangui avec des gens et des sacs de marchandises.” width=”450″ height=”253″ />Des baleinières chargées de marchandises et de passagers à quai sur les rives de la rivière Oubangui.
Samedi dernier, une prière en mémoire des victimes du naufrage d’une baleinière sur la rivière Mpoko, survenu le 19 avril dernier, a été organisée à Bangui. Cet événement, soutenu par la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique et le gouvernement, a rassemblé de nombreuses personnes en présence du président putschiste Faustin-Archange Touadéra.
La cérémonie de prière et de dons, qui s’est déroulée dans le stade Omnisport sur l’avenue des Martyrs, a vu la participation des centaines de familles et proches des victimes du naufrage. L’abbé Cédric Congobasinga, représentant le cardinal Dieudonné Nzapalainga, a souligné l’importance de cette rencontre pour apporter réconfort et apaisement aux familles endeuillées.
Des témoignages émouvants de survivants, de familles de victimes, et de membres de l’association des conducteurs de taxi-moto qui ont aidé lors du sauvetage, ont été partagés. En plus de ces témoignages, des enveloppes ont été remises par des membres du gouvernement pour soutenir les familles des victimes.
For Africa et AECAS : Partenariat pour une Agriculture Plus Forte à Sibut
Centrafrique.org/crise-a-ndim-conflits-routiers-et-violences-agricoles-menacent-une-communaute/deux-femmes-de-ndim/” rel=”attachment wp-att-75482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Deux-femmes-de-Ndim-450×300.jpg” alt=”Deux femmes de Ndim en train de faire la recolte dans leur champ” width=”450″ height=”300″ />Deux femmes de Ndim en train de faire la recolte dans leur champ
À Sibut, dans la préfecture de Kémo, l’ONG For Africa a officiellement remis six paires de bœufs au groupement AECAS pour soutenir et améliorer les pratiques agricoles locales. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’organisation pour renforcer la sécurité alimentaire dans cette région centre du pays. Félix Yangana, directeur des programmes pour Fort Africa, et le président du groupement AECAS ont exprimé leur satisfaction et partagé leurs perspectives sur cette collaboration prometteuse.
L’ONG For Africa, connue pour ses multiples interventions humanitaires à travers le continent africain, a récemment marqué un point important à Sibut en Centrafrique. En effet, l’organisation a fait don de six paires de bœufs au groupement AECAS, une association locale dédiée à l’exploitation de la culture attelée. Cette initiative vise à renforcer les capacités agricoles des agriculteurs locaux et à soutenir la sécurité alimentaire dans cette région.
Félix Yangana, directeur des programmes pour For Africa en Centrafrique, a expliqué les motivations de cette action :
« For Africa est une organisation née en Afrique et qui travaille pour l’Afrique. Initialement, nous avons ciblé les enfants en situation difficile dans le domaine de la nutrition, avant d’élargir nos activités à l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire et le renforcement des capacités des organisations locales. Aujourd’hui, nous opérons dans plusieurs pays africains, dont la Centrafrique, l’Angola, le Rwanda, l’Éthiopie, le Soudan du Sud, l’Afrique du Sud, et la Namibie».
Le groupement AECAS, qui regroupe environ 125 groupements d’exploitants, a bénéficié de cette donation précieuse. Le président du groupement AECAS a exprimé sa gratitude et expliqué l’impact de cette aide :
« Cette donation est une réponse essentielle à nos besoins. Elle nous permet d’améliorer nos techniques agricoles grâce à la traction animale, ce qui devrait augmenter notre production. Le soutien de For Africa, incluant un vétérinaire qualifié, renforce notre capacité à cultiver et à entretenir nos bêtes.
For Africa ne s’est pas limité à la simple fourniture de bœufs. L’organisation a également doté le groupement de tous les équipements nécessaires pour la mise en œuvre de cette activité. Félix Yangana a précisé :
« Nous leur avons fourni cinq paires de bœufs pour la traction animale ainsi que les équipements nécessaires pour cette activité. En plus, nous avons recruté un vétérinaire pour traiter les animaux et nous prévoyons de développer nos actions à Sibut et éventuellement dans d’autres préfectures comme Dekoa et Kaga Bandoro».
En outre, l’organisation a mis en place des initiatives pour le traitement des champs afin d’assurer une meilleure production agricole. Cette approche intégrée vise à améliorer durablement les conditions de vie des agriculteurs locaux en augmentant leur production et en renforçant leur résilience face aux défis climatiques et économiques.
Le président du groupement AECAS a partagé ses attentes pour l’avenir :
« Nous espérons que cette collaboration se poursuivra et s’étendra. Le soutien de For Africa est vital pour notre développement agricole et notre autonomie. Nous sommes optimistes quant aux perspectives futures et à l’amélioration de notre production et de notre résilience».
Fort de cette première initiative réussie, For Africa envisage déjà d’élargir son champ d’action. Félix Yangana a confié :
« Nous sommes au début de notre initiative et visons à étendre notre soutien. Actuellement, nous consolidons notre présence à Sibut, mais envisageons d’élargir nos actions à Dekoa et Kaga Bandoro, et éventuellement dans d’autres préfectures du pays».
Cette démarche s’inscrit dans un engagement à long terme de For Africa pour soutenir les communautés locales en Afrique à travers des actions concrètes et adaptées aux besoins spécifiques des populations. Le directeur des programmes a conclu en réaffirmant la mission de l’organisation :
« For Africa est une structure mise en place pour appuyer les enfants en situation difficile, mais aussi pour renforcer les capacités des organisations locales afin de leur permettre de devenir autonomes et résilientes».
En soutenant le groupement AECAS à Sibut, For Africa démontre une fois de plus son engagement en faveur du développement durable et de la sécurité alimentaire en Afrique, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
Sensibilisation à Cantonnier : Lutte contre les Abus Sexuels par les Personnels des Nations Unies
Centrafrique.org/reunion-de-sensibilisation-a-cantonnier-sur-les-abus-sexuels-par-les-personnels-des-nations-unies/” data-wpel-link=”internal”>Les leaders communautaires et chefs de quartier participent à une séance de sensibilisation à Cantonnier sur les abus sexuels par les personnels des Nations Unies.. CopyrightCNC
À Cantonnier, ce mercredi 15 mai 2024, cinquante leaders communautaires et chefs de quartier se sont réunis pour lancer une campagne de sensibilisation sur les abus sexuels commis par les personnels des Nations Unies en République centrafricaine. Cet événement, tenu dans la salle de conférence Santa Maria, a visé à informer et protéger les jeunes filles vulnérables.
L’équipe de Déontologie et de Discipline de la Minusca, basée à Bélocot, a pris l’initiative d’organiser cette campagne pour sensibiliser la population aux dangers et aux conséquences de l’exploitation et des abus sexuels. Kevin Romaric Madenga, représentant de l’équipe à Bélocot, a souligné l’importance de cette sensibilisation pour prévenir ces pratiques préjudiciables.
Il a expliqué que l’objectif principal de cette campagne était d’informer la population, en particulier les filles mères et les mineures, sur les dangers et les conséquences des abus sexuels. Selon lui, il était crucial que les femmes et les enfants soient bien sensibilisés afin de ne pas tomber dans le piège des personnels de la Minusca qui pourraient les exploiter.
Prince Juvenal Guiney, directeur d’une école privée à Cantonnier et participant à la campagne, a exprimé sa gratitude pour cette initiative. Il a souligné l’importance d’informer les jeunes filles et les femmes pour éviter qu’elles ne soient victimes d’abus sexuels. Il a également rappelé que les victimes potentielles doivent être vigilantes et ne pas se laisser duper par des promesses fallacieuses en échange de relations sexuelles.
Kevin Romaric Madenga a insisté sur le fait que les personnels des Nations Unies qui commettent des abus sexuels profitent souvent de la vulnérabilité des filles mères et des mineures. Il a exhorté la population à signaler tout comportement suspect afin d’assurer une intervention rapide et appropriée. Il a également souligné l’importance de l’éducation et de la sensibilisation pour prévenir ces abus et protéger les victimes potentielles.
La campagne de sensibilisation s’est clôturée samedi 18 mai 2024, dans l’espace du lycée catholique. Elle a permis de renforcer la vigilance et la prévention contre les abus sexuels, assurant ainsi une meilleure protection des filles mères et des mineures en République centrafricaine.
Kevin Romaric Madenga a conclu en rappelant que cette initiative est essentielle pour créer une prise de conscience et inciter la population à agir contre les abus sexuels. Il a également encouragé les leaders communautaires et les chefs de quartier à continuer à sensibiliser leurs communautés et à soutenir les victimes potentielles.
Les participants ont exprimé leur satisfaction et leur engagement à poursuivre cette sensibilisation pour protéger les plus vulnérables de leur communauté. Cette campagne a renforcé la vigilance et la prévention contre les abus sexuels, assurant ainsi une meilleure protection des filles mères et des mineures en République centrafricaine.
La gouvernance hasardeuse et scabreuse du président de la république a fini par mécontenter au delà des frontières territoriales de la République centrafricaine.
C’est ainsi qu’au nom des intérêts supérieurs de la nation, la diaspora centrafricaine à travers le monde se mobilise pour le traduire devant les instances judiciaires internationales pour trahison et crimes contre l’humanité.
De prime abord, il apparaît important de souligner que la comparution devant les tribunaux internationaux d’un président de la république encore en fonction paraît théoriquement possible mais utopique dans la pratique car la procédure est longue, complexe, délicate et dépend de la conjonction ou de la juxtaposition de plusieurs paramètres juridiques, politiques voire diplomatiques.
Le premier obstacle réside dans le corpus de la convention de Vienne du 08 mars 1961 sur les relations diplomatiques.
En effet l’immunité diplomatique reconnue par le droit international protège les présidents de la république encore en fonction de toutes arrestations ni de poursuites judiciaires à l’étranger au risque de créer des conflits diplomatiques assortis de conséquences incommensurables.
Cependant, les tribunaux internationaux à l’instar de la Cour Pénale Internationale (CPI) peuvent délivrer des mandats d’arrêt internationaux à l’endroit du président de la république même étant encore en fonction.
Le cas de l’ancien président soudanais Omar El Bechir en est une patente illustration car il était poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité commis au Darfour mais ce dernier a beaucoup voyagé sans être inquiété en narguant la justice internationale.
Par expérience, l’exécution des mandats d’arrêt internationaux contre un président de la république encore en fonction est inédit et dépend de multiples facteurs complexes et ambigus qui nuisent à son efficacité.
D’abord certains États brandissent leur souveraineté en refusant une quelconque injonction ni de la communauté internationale encore moins de la justice internationale.
Ensuite, le paramètre important est celui de savoir si les États sont signataires du statut de Rome qui a institué la Cour Pénale Internationale.
Enfin dans certaines circonstances, des raisons géopolitiques et géostratégiques peuvent primer sur le droit international obligeant les pays à refuser de coopérer et d’exécuter le mandat d’arrêt international.
La jurisprudence sud-africaine est palpable dans ce dernier cas où le président Zouma avait refusé d’arrêter le président soudanais Omar El Bechir sur son territoire.
En effet en juin 2015, pendant que le président soudanais Omar El Bechir se trouvait en Afrique du Sud pour participer au sommet de l’Union Africaine (UA), la haute cour de Pretoria avait cloué son avion au sol en attendant de statuer sur la requête d’une Organisation Non Gouvernementale (ONG), les autorités politiques l’ont rapatrié d’urgence d’une base militaire à l’abri des regards.
Dans le cas d’espèce, c’est à dire d’une procédure en France et au regard du principe de la compétence universelle, les tribunaux français peuvent se déclarer compétents pour statuer des cas de crime contre l’humanité commis en dehors du territoire français mais pour éviter des répercussions diplomatiques, la France va traîner, tergiverser, tourner en rond pour protéger ses intérêts et/ou investissements dans le pays en question.
Agacé par l’hypocrisie de la problématique, le citoyen lambda s’interroge :
Peut-on véritablement arrêter un président de la république encore en fonction pour crime contre l’humanité ?
Quelles sont les chances d’aboutissement d’une telle procédure ?
La non coopération des États tels que l’Afrique du Sud remet-elle en cause le statut de Rome ?
Si le président de la république est protégé par l’immunité diplomatique, qu’en est-il de ses collaborateurs ou sbires ?
Cette procédure influence t-il l’économie ou le développement du pays ?
Les deux dernières questions retiennent particulièrement notre attention.
Comparativement au statut du président de la république, ses collaborateurs ou sbires n’ont pas d’immunités et en conséquence deviennent une proie facile à arrêter, à saisir les biens voire le gel de leurs avoirs.
S’agissant des conséquences de la procédure sur le développement socio-économique du pays…c’est sur ce domaine que la plainte déposée contre le président de la république encore en fonction devant les tribunaux internationaux retrouve sa quintessence.
En effet, le pays sera isolé diplomatiquement, des interdictions de voyages pour certaines personnalités, des sanctions économiques, la réduction de l’aide budgétaire ou emprunt des embargos sur des importations ou exportations commerciales, la dissuasion des investisseurs étrangers, la perturbation des marchés financiers…
Bref, tout cela contribue à la baisse des activités et rendements des entreprises locales et étrangères donnant la possibilité à l’éventuelle délocalisation des entreprises qui est synonyme de la perte massive d’emploi.
Pour finir et en guise de conclusion, nous pouvons affirmer sous réserve de se tromper que poursuivre judiciairement un président de la république encore en fonction devant les tribunaux français afin d’obtenir son arrestation, les chances d’aboutir sont quasiment nulles.
Par contre devant la Cour Pénale Internationale, elle a une maigre chance d’aboutir mais dans les deux cas, cette poursuite judiciaire vaut la peine car elle paralyse l’économie et le bon fonctionnement du pays poussant la population voire l’armée à détester le président.
Par contre, s’il n’est plus au pouvoir pour des raisons quelconques, je vous laisse la latitude d’apprécier la suite…
Au delà de tout, n’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne fait pas aux autres ce qu’on aimerait pas qu’on nous le fasse, on ne récolte au passage que ce qu’on a semé et qu’au final les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne.
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
La Rentrée Politique Critiquée de la Plateforme Béoko à Bangui
Centrafrique.org/beoko-un-nouveau-depart-pour-soutenir-le-parti-au-pouvoir-mcu-et-le-putschiste-de-bangui-faustin-archange-touadera/timoleon-mbaikoua-et-les-autres-leaders-des-partis-politiques-de-la-plateforme-be-oko-au-siege-du-parti-au-pouvoir-le-mcu-dans-le-5eme-arrondissement-de/” rel=”attachment wp-att-68834″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Timoleon-Mbaikoua-et-les-autres-leaders-des-partis-politiques-de-la-plateforme-Be-Oko-au-siege-du-parti-au-pouvoir-le-MCU-dans-le-5eme-arrondissement-de-450×303.jpg” alt=”Timoléon Mbaïkoua et les autres leaders des partis politiques de la plateforme Bé-Oko au siège du parti au pouvoir le MCU dans le 5ème arrondissement de” width=”450″ height=”303″ />Timoléon Mbaïkoua et les autres leaders des partis politiques de la plateforme Bé-Oko au siège du parti au pouvoir le MCU dans le 5ème arrondissement de
La plateforme Béoko, regroupant des micro-partis politiques soutenant le président Faustin-Archange Touadéra, a relancé ses activités à Bangui, suscitant des critiques sur leur manque de visibilité et leur opportunisme.
Vendredi dernier, la plateforme Béoko a fait sa rentrée politique à Bangui, enregistrant de nouveaux adhérents. Cette coalition, composée de micro-partis sans visibilité, soutient les actions du président Faustin-Archange Touadéra. Toutefois, leur engagement est perçu par beaucoup comme purement opportuniste, visant à obtenir des avantages matériels pour leurs membres.
Timoléon Mbaïkoua , président de la plateforme Béoko, a insisté sur la nécessité de réconciliation interne avant de se lancer dans la campagne électorale.
“Il s’agit d’abord de se réconcilier. Vous savez, juste avant qu’on mette en place le nouveau bureau, il y avait quelques soucis internes. Donc on ne peut pas avancer si on est dans la division”, a-t-il déclaré. Toutefois, cette déclaration masque une réalité plus sombre : Béoko et ses partis affiliés sont souvent accusés de se rassembler uniquement pour obtenir des fonds et des ressources afin de nourrir leurs familles.
Les prochaines élections municipales, fortement contestées et boycottées par l’opposition, offrent une opportunité en or pour ces micro-partis. En l’absence d’une véritable opposition, ils espèrent gagner des sièges et ainsi accéder à des ressources financières.
“Ensemble avec tous les partis politiques signataires des accords avec le MCU, nous allons organiser nos déplacements en province et à l’intérieur de la capitale”, a ajouté Timoléon Mbaïkoua , révélant l’ampleur de leur plan de mobilisation.
Timoléon Mbaïkoua , souvent décrit comme un “chercheur à manger ”, est à la tête d’un micro-parti dont l’objectif principal semble être la survie économique de son seul membre, le Président dudit micro parti, plutôt que l’avancement d’une véritable cause politique.
“Nous sommes des hommes politiques, nous sommes des partis politiques. On fonctionne par objectif. Et nous, nous sommes là pour soutenir les actions du chef de l’État”, a-t-il affirmé, illustrant ainsi l’absence de vision politique claire et indépendante au sein de Béoko.
En outre, cinq autres partis politiques, dont le FODEM, envisagent de rejoindre Béoko pour profiter des mêmes opportunités. Une cérémonie de signature est prévue prochainement au siège du MCU, confirmant la nature clientéliste de ces alliances.
La relance de la plateforme Béoko révèle les dynamiques opportunistes qui caractérisent une grande partie de la scène politique centrafricaine. En se regroupant sous l’égide du président Touadéra, ces micro-partis espèrent tirer parti des élections pour obtenir des bénéfices personnels, au détriment d’un véritable débat démocratique et d’une participation citoyenne authentique.
Inauguration d’un Nouveau Commissariat de Police à Béloko
Centrafrique.org/inauguration-police/” data-wpel-link=”internal”>Des policiers en uniforme lors de l’inauguration du commissariat spécial de Beloko, financé par les États-unis. CopyrightCNC
Le gouvernement centrafricain a inauguré un nouveau commissariat de police à Belocco, financé par les États-Unis pour renforcer le contrôle aux frontières et améliorer la sécurité locale.
Vendredi, le gouvernement centrafricain a inauguré un nouveau commissariat de police à Béloko, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Ce projet, d’un montant de 50 millions de francs CFA, a été financé par les États-Unis pour renforcer le contrôle de l’exportation à la frontière et améliorer la sécurité locale.
L’ambassadrice des États-Unis, accompagnée de responsables centrafricains, coupe le ruban lors de l’inauguration du commissariat spécial de Beloko.. CopyrightCNC.
Le nouveau bâtiment, long de 25 mètres et large de 9 mètres, est composé de sept bureaux équipés du système d’information et d’analyse des données migratoires Midas. Lors de la cérémonie officielle, Éric Ocoursi, représentant du Premier ministre, a souligné l’importance de cette réalisation pour le traitement des flux migratoires. “C’est une avancée importante en matière de traitement des flux migratoires où les outils mis en œuvre sont modernes, notamment le logiciel Midas”, a-t-il déclaré.
Les États-Unis, bailleurs du projet, ont réitéré leur engagement en faveur de la paix et de la sécurité en Centrafrique. Patricia Mahoney, ambassadrice des États-Unis, a déclaré : “La remise de ce bâtiment et de ce système de contrôle d’immigration est un symbole fort de notre engagement en tant que partenaire de la République Centrafricaine”.
Ce nouveau commissariat vise à répondre aux préoccupations sécuritaires des habitants de Béloko, souvent victimes des attaques de groupes armés. La population locale a exprimé sa satisfaction face à cette initiative, espérant une amélioration significative de la sécurité.
Désiré Gaudi, commissaire de police, a promis de faire bon usage de ces nouvelles installations. “Ce nouvel outil nous permettra de détecter très facilement les faux documents de voyage, les passeports et laisser-passer falsifiés, ainsi que les individus recherchés dans d’autres États”, a-t-il affirmé.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a mis en œuvre ce projet, soulignant son rôle crucial dans la sécurisation des frontières. Après l’aéroport international de Bangui Mpoko, c’est Béloko qui bénéficie de la deuxième phase du programme Midas.
L’inauguration de ce commissariat représente une étape importante dans la lutte contre l’insécurité en Centrafrique. Grâce à des outils modernes et à une coopération internationale, les autorités espèrent renforcer le contrôle aux frontières et garantir la sécurité des citoyens.
Accord de Financement entre la Centrafrique et l’Union Européenne
Le premier ministre centrafricain, Félix Moloua et le chef de délégation de l’Union européenne, Douglas Darius Carpenter, le 10 mai 2023 dans la salle de conférence de l’hôtel Ledger à Bangui
Le gouvernement centrafricain et l’Union européenne ont conclu un accord de financement de 34 millions d’euros, soit plus de 22 milliards de francs CFA, visant à soutenir la santé, l’autonomisation des femmes et la gestion durable des forêts.
Jeudi dernier, le gouvernement centrafricain et l’Union européenne ont signé un accord de financement de 34 millions d’euros, soit plus de 22 milliards de francs CFA. Ce financement est destiné à trois projets majeurs : le développement humain, la protection de la biodiversité et l’autonomisation des femmes. Ces projets visent à améliorer la santé, promouvoir le genre et gérer durablement les forêts.
Un montant de 10 millions d’euros sera spécifiquement alloué à la santé. L’objectif est de renforcer le système de santé centrafricain en offrant des soins gratuits ciblés et en mettant en œuvre un plan directeur pharmaceutique. Ce soutien inclut une aide directe au complexe pédiatrique de Bangui pour répondre aux besoins les plus urgents d’ici à 2025.
En outre, 14 millions d’euros seront investis sur quatre ans dans la promotion du genre et l’autonomisation des femmes vulnérables, telles que les déplacées, les retournées, les réfugiées et les survivantes de la traite. Ce projet vise à renforcer leur accès aux activités économiques, offrant ainsi des opportunités de développement personnel et de soutien communautaire.
Enfin, 10 millions d’euros seront consacrés à la protection de l’environnement, notamment à l’exploitation durable des forêts pour limiter l’impact environnemental sur une période de cinq ans. Ce volet du projet est essentiel pour préserver la biodiversité et promouvoir des pratiques forestières durables.
Lors de la cérémonie de signature, Douglas Carpenter, chef de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique, a souligné l’importance de la mise en œuvre de ces projets.
“Après la signature vient la phase la plus importante, celle de la mise en œuvre, qui demande une attention particulière du gouvernement pour approfondir la redevabilité”, a-t-il déclaré.
Cet accord marque un pas significatif vers le développement durable en Centrafrique. La collaboration entre le gouvernement centrafricain et l’Union européenne démontre un engagement mutuel à améliorer les conditions de vie des populations et à protéger l’environnement. La réussite de ces projets dépendra de la capacité des autorités à mettre en œuvre efficacement les initiatives prévues et à garantir la transparence dans l’utilisation des fonds alloués.
Formation des Sage-Femmes à Bangui pour la Prise en Charge de l’Hémorragie Postpartum
Minusca/” rel=”attachment wp-att-75943″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Hopital-de-lAmitie-de-Bangui-par-la-Minusca-450×203.jpg” alt=”Le batiment de l’hôpital de l"Amitié de Bangui” width=”450″ height=”203″ />Le batiment de l’hôpital de l”Amitié de Bangui. CopyrightMinusca
Hôpital pédiatrique de Bangui. Credit photo : Anselme Mbata/CNC.
La formation de deux semaines sur la prise en charge de l’hémorragie postpartum à Bangui s’est achevée hier, offrant de nouvelles compétences aux sage-femmes pour améliorer les soins maternels.
Vendredi dernier, s’est achevée à Bangui une formation de deux semaines destinée aux sage-femmes sur la prise en charge de l’hémorragie postpartum, une complication fréquente et dangereuse après l’accouchement. Cette initiative a permis aux professionnels de santé d’acquérir des compétences essentielles pour améliorer les soins maternels en Centrafrique.
Marguerite Bagazza, sage-femme au district sanitaire de Kaga-Bandoro, a témoigné des défis rencontrés dans sa région.
“À Kaga-Bandoro, il y avait des décès maternels liés à l’hémorragie postpartum. Ces femmes n’ont pas pu être sauvées à temps. Une femme qui donne la vie ne peut pas mourir ainsi”, a-t-elle déclaré.
Le Dr Gilles David-Cossa, gynécologue obstétricien à la maternité Henri Isam, a expliqué l’importance du tamponnement intra-utérin, une technique obstétricale utilisée pour stopper les hémorragies sévères.
“Le tamponnement intra-utérin consiste à utiliser des tampons noués ensemble pour les insérer dans l’utérus et arrêter l’hémorragie”, a-t-il expliqué.
Suzanne Giffara, sage-femme à la maternité de Bégoua, a souligné les défis techniques auxquels elles sont confrontées.
“Nous n’avons pas les moyens nécessaires. En cas d’hémorragie, nous devons souvent transférer les patientes à l’hôpital communautaire car notre plateau technique est insuffisant”, a-t-elle déploré.
À la fin de la formation, Mathieu Macosso, expert en gynécologie obstétrique, a recommandé de répéter régulièrement ces sessions de formation.
.Ce que nous avons appris, il faut le répéter. Si on ne le répète pas, ça affaiblit complètement le groupe qui a appris. En une fois, on ne peut pas faire. Je vous donne un exemple en France. Mon service fait jusqu’à quatre fois par an pour renouveler, pour rafraîchir ses connaissances..
L’hémorragie postpartum constitue une urgence et il est important d’agir dans les 30 minutes qui suivent.
Nouvelles exactions des Wagner à Birao : la population, terrorisée, est en débandade
Centrafrique.org/controverse-autour-de-lassassinat-du-maire-de-la-commune-de-pombolo-au-sud-est-de-la-Centrafrique/deux-mercenaires-russes-de-wagner-occupant-letat-major-des-rebelles-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-47892″ data-wpel-link=”internal”>Opération des Mercenaires russes du groupe Wagner. CopyrightCNC
Depuis mercredi dernier, la préfecture de la Vakaga, plus particulièrement à Birao, dans le nord-est de la République centrafricaine, une scène hautement criminelle se déroule en dehors des radars des médias. Ces crimes de masse ont plongé les habitants de ces localités dans un état de terreur et de désespoir, révélant la cruauté de ces assaillants sans pitié.
Des informations recueillies par la rédaction du CNC sur le terrain font état d’actions brutales menées par ces mercenaires russes du groupe Wagner, qui ont pris pour cible les habitants des villages sur la route d’Amdafock en allant vers le Soudan. Le premier village pris pour cible est le village Roukoutou, situé à 15 kilomètres de Birao. Dès leur arrivée, ils se sont rendus chez le chef du village, le prendre en otage. Avec sa médaille du chef de quartier visible sur sa veste, les Wagner l’ont plaqué au sol avant de le tabassé correctement. Ils ont ensuite semé la terreur en enlevant des civils, en saccageant des propriétés et en semant la destruction sur leur passage. De là, les Wagner ont ensuite progressé au deuxième village, connu au nom de Matala, ils ont pris le chef de ce village, le tabassé correctement. La population, voyant la cruauté de ces russes, ont du fuir pour rentrer dans la brousse.
Les témoignages des survivants sont accablants. Des hommes, des femmes et des enfants ont été soumis à des violences inouïes, battus, humiliés et parfois tués sans merci. La population locale, déjà traumatisée par les précédentes incursions des mercenaires du groupe Wagner à Terfel, dans cette même localité, est désormais plongée dans un cauchemar sans fin.
Pendant ce temps, un jeune sur une moto, en roulant vers Birao, a été abattu par ces mercenaires. Il est mort sur place. Quelques minutes plus tard, ils ont capturé trois personnes, attachés, plaquées au sol. Ils demandent à la famille de ces trois personnes de payer la somme de 1 million de francs CFA par personne avant leur libération.
Cette violence des russes semble être inépuisable. Malgré les appels à l’aide et au gouvernement pour intervenir en leur faveur, la terreur persiste à Birao. Les habitants, livrés à eux-mêmes, tentent désespérément de fuir les violences en se réfugiant dans la brousse ou en se rendant à Birao centre, laissant derrière eux des villages désertés et des vies brisées.
La demande de rançon pour la libération des otages témoigne de l’absurdité et de la cruauté de ces attaques. Les familles des victimes, déjà démunies, sont contraintes de payer des sommes exorbitantes pour récupérer leurs proches, plongeant davantage de personnes dans la misère et le désespoir.
Bangui, 17 mai 2024 (CNC) –Grâce à des opérations de trafic bien orchestrées, Sani Yalo a accumulé une richesse considérable. Plongez dans les coulisses de cette ascension fulgurante, où crime et corruption se mêlent pour créer une fortune impressionnante, révélant les dessous du parcours de Sani Yalo.
Les Manœuvres de Sani Yalo : Une Histoire de Détournements et de Trafic…
Sani Yalo, personnage influent et redouté dans le cercle du pouvoir de Bangui, a longtemps utilisé des moyens illicites pour bâtir sa fortune. À travers ses activités de trafic et ses manœuvres occultes, il a su infiltrer des institutions clés et manipuler les systèmes à son avantage. Ce récit dévoile les stratagèmes et les réseaux qu’il a exploités pour transformer l’argent du crime en une richesse personnelle.
L’Ascension de Sani Yalo : Influence et Corruption…
Sani Yalo, conseiller occulte du président Faustin-Archange Touadéra, a su tirer parti de ses positions de pouvoir pour étendre son influence. Officiellement, il est président du conseil d’administration du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC), mais officieusement, il agit en coulisses, jouant un rôle central dans les affaires de l’État. À travers ses fonctions, il s’est impliqué dans diverses activités criminelles, allant jusqu’à braquer des opérateurs économiques, des marchés comme celui de Bimbo, et même des ambassades comme celle de la Libye.
La Manipulation de la CBCA…
L’histoire commence avec l’installation de Sani Yalo dans les cercles bancaires. En utilisant ses connexions politiques, il a réussi à influencer la nomination d’Hervé à la tête de la Banque Commerciale CBCA, une banque camerounaise où l’État centrafricain est actionnaire minoritaire. En plaçant également son homme de main, Mahamat Gouni, à un poste clé, Sani Yalo a pu orchestrer des détournements de fonds massifs. C’est exactement ce qu’il tentait de faire pour la nomination du gouverneur de la BEAC l’année dernière.
Les Comptes Équateur Développement et Vertical : Des Réceptacles pour l’Argent Sale…
Pour dissimuler ses activités illicites, Sani Yalo a ouvert des comptes sous les noms d’Équateur Développement et Vertical. Ces comptes servaient à blanchir l’argent du trafic, en utilisant des prêts frauduleux garantis par des documents falsifiés. L’argent ainsi obtenu était transféré vers ces comptes, vidant les coffres de la CBCA et accumulant des dettes colossales. En peu de temps, plus de 7 milliards de francs CFA ont été détournés.
L’Impunité et la Corruption…
Malgré les preuves accablantes, Sani Yalo a longtemps bénéficié d’une impunité totale. Les soi-disant autorités, endormies par ses manœuvres occultes, fermaient les yeux sur ses exactions. Cette situation a compromis gravement l’avenir économique du pays, où l’intérêt personnel de quelques-uns prime souvent sur le bien commun. Sani Yalo, en utilisant sa position de conseiller spirituel du président, a pu agir sans entraves, renforçant son empire financier illégal.
La Transformation de la CBCA en BGFIBank…
Face à l’ampleur du scandale, la CBCA a été restructurée et est devenue BGFIBank, une institution gabonaise. Cette transformation marque un effort pour se distancer des pratiques corrompues de l’époque de Sani Yalo. La nouvelle direction de la BGFI Bank a pris des mesures pour garantir la transparence et l’intégrité des opérations bancaires, fermant les comptes suspects et renforçant les audits internes.
Un Nouveau Départ pour le Secteur Bancaire Centrafricain…
La transformation de la CBCA en BGFI Bank représente un nouveau départ pour le secteur bancaire en Centrafrique. En s’attaquant aux pratiques corrompues et en mettant l’accent sur la transparence, BGFI Bank cherche à reconstruire la confiance du public et à relancer l’économie nationale. Les défis restent nombreux, mais les premiers pas sont encourageants.
La Chute de Sani Yalo : Des Dettes à Payer…
Aujourd’hui, officiellement, Sani Yalo n’a plus d’influence sur BGFI Bank. La nouvelle institution lui demande de rembourser les dettes accumulées pendant ses années de détournement. Ce rappel constant de ses responsabilités marque une tentative de justice et de redressement pour une banque autrefois au bord de la ruine. La fin de l’impunité pour Sani Yalo symbolise une victoire pour la transparence et la justice en République centrafricaine.
Polémique en Centrafrique : Le Coût du Pèlerinage à la Mecque Explose
Centrafrique.org/touadera-souvenez-vous-encore-de-votre-promesse-dans-la-mosquee-centrale-de-Bangui-en-2016/touadera-a-la-mosquee-ali-babolo-km5/” rel=”attachment wp-att-60717″ data-wpel-link=”internal”>Touadera à la mosquée Ali Babolo KM5 en 2016
Bangui, 17 mai 2024 (CNC) –Le coût du pèlerinage à la Mecque a connu une hausse spectaculaire cette année en Centrafrique, atteignant 3,545 millions de FCFA. Cette augmentation de près de 700 000 FCFA provoque une vive polémique, notamment sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale Bangui, où les Centrafricains dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une arnaque. Beaucoup accusent certains membres du gouvernement de profiter des pratiques religieuses pour s’enrichir.
Un arrêté controversé….
L’arrêté n° DO 3_ MATDDL/DIRCAB/CMAT.24, signé le 13 mai 2024 par le Ministre Bruno Yapendé, officialise ce nouveau tarif. Cette décision est perçue comme une ingérence injustifiée du gouvernement dans une affaire privée et religieuse. Le tarif fixé pour le pèlerinage à la Mecque en 2024 est de 3,545 millions de FCFA, une somme considérable pour la plupart des Centrafricains.
Comparaisons avec d’autres pays….
Les citoyens ne manquent pas de faire des comparaisons avec les coûts pratiqués dans d’autres pays africains. Au Cameroun, par exemple, l’État subventionne le pèlerinage, ce qui permet de réduire considérablement les frais pour les fidèles. Au Sénégal, le coût est d’environ 2 millions de FCFA, incluant des services haut de gamme comme des séjours dans des hôtels VIP et des guides expérimentés, malgré une distance beaucoup plus grande jusqu’à la Mecque. En comparaison, la Centrafrique, pourtant plus proche géographiquement, impose un tarif nettement plus élevé.
Réactions sur les réseaux sociaux….
Depuis l’annonce de cet arrêté, les réseaux sociaux centrafricains sont en effervescence. Les internautes expriment leur colère et leur incompréhension. Beaucoup accusent la “mafia de Sani Yalo ” de profiter de la situation pour s’enrichir aux dépens des fidèles musulmans. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative du gouvernement de tirer profit des pratiques religieuses, exaspérant la méfiance déjà présente envers les soi-disant autorités centrafricaines.
Un contexte socio-économique difficile….
Rappelons que cette augmentation intervient dans un contexte socio-économique déjà difficile pour la majorité des Centrafricains. Le coût de la vie ne cesse d’augmenter, avec des prix des denrées alimentaires et des matériaux de construction en forte hausse. La décision de fixer un tarif aussi élevé pour le pèlerinage risque de redoubler encore davantage les tensions sociales et de creuser les inégalités.
La polémique autour de l’augmentation des tarifs pour le pèlerinage à la Mecque en 2024 démontre les défis économiques et sociaux actuels en Centrafrique. La décision du gouvernement de fixer un tarif aussi élevé soulève des questions sur les priorités et les politiques mises en place pour soutenir les citoyens dans leurs pratiques religieuses. Les réactions virulentes sur les réseaux sociaux témoignent d’un mécontentement croissant et d’une défiance envers les autorités.
En République Centrafricaine, la cohabitation sur les routes entre véhicules et piétons pose un défi constant. Cette semaine, l’émission de Guira FM a mis en lumière l’importance cruciale de comprendre la traversée des piétons et le temps de réaction des conducteurs pour prévenir les accidents et garantir la sécurité de tous.
Le Temps de Réaction Expliqué…
La sécurité routière commence par comprendre le temps de réaction. Justin Yalingou, spécialiste en circulation routière, clarifie ce concept en décrivant les étapes depuis la perception d’un stimulus jusqu’à la réponse physique. Il précise que le temps moyen pour réagir est d’une seconde, un intervalle durant lequel le véhicule continue de se déplacer à sa vitesse initiale.
Calcul de la Distance de Freinage…
Le spécialiste explique également comment calculer la distance parcourue par un véhicule en une seconde, ce qui est crucial pour déterminer la distance de freinage adéquate. Par exemple, à 50 km/h, la distance parcourue est de 15 mètres. Ces informations sont vitales pour les conducteurs afin de maintenir une distance de sécurité suffisante entre les véhicules et éviter les collisions.
Défis des Passages Piétons…
Traversée des Piétons et Sécurité
La traversée sécurisée des piétons est un autre point critique abordé. Yalingou insiste sur l’utilisation des passages piétons et sur l’importance pour les conducteurs de réduire leur vitesse et d’être vigilants aux abords de ces zones. Il explique que les piétons doivent toujours traverser calmement et ne jamais courir, sauf en cas de danger imminent.
Malheureusement, dans le trafic actuel de la RCA, les passages piétons sont presque inexistants. L’état et la configuration des routes ne permettent pas le marquage efficace de ces passages, forçant ainsi les piétons à traverser à leur gré et souvent précipitamment. Cette situation crée un danger constant, car les véhicules circulent également à grande vitesse, augmentant le risque de collisions mortelles.
Conseils Pratiques pour les Conducteurs…
Le spécialiste partage aussi des conseils pratiques pour les conducteurs : éviter les distractions, ne pas fumer ni utiliser de téléphone en conduisant, et toujours respecter les règles de circulation. Ce sont des mesures simples mais fondamentales pour réduire significativement les risques d’accidents.
Situation Actuelle et Appel à la Prudence…
Il est important de noter que malgré les discussions informatives telles que celles de l’émission Guira FM, les mesures concrètes pour améliorer la sécurité routière restent limitées. Le spécialiste appelle à une prise de conscience collective pour une route plus sûre, précisant que la prudence est la responsabilité de tous les usagers de la route.
Cette émission de Guira FM interpelle à l’importance de la compréhension et de l’application des principes de sécurité routière. En prenant en compte ces conseils et informations, chaque conducteur et piéton peut contribuer à rendre les routes de la RCA plus sûres pour tous.
La Désillusion sous le Mandat de Touadera , selon Abakar Issa Zarma
Centrafrique.org/troisieme-mandat-reelle-inquietude-parmi-les-conseillers-du-chef-de-letat/touadera-prete-serment-joli/” rel=”attachment wp-att-59173″ data-wpel-link=”internal”>Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui. Copyright
La Centrafrique, autrefois promesse de paix sous le mandat de Touadera en 2016, est aujourd’hui en proie à une insécurité grandissante. Le président putschiste, loin de tenir ses engagements, a plongé le pays dans une terreur quotidienne, exacerbée par les mercenaires du groupe Wagner. Abakar Issa Zarma, un citoyen centrafricain, dénonce cette situation alarmante, entre enlèvements, tueries et angoisse générale.
Ci-dessous, l’extrait de sa déclaration :
C’est avec beaucoup de désolation et de tristesse que nous savons tous ce qui se passe en Centrafrique nôtre cher et beau pays.
Au début de son mandat en 2016, le président Touadera a promis au peuple centrafricain la sécurité, la cohésion sociale le vivre ensemble, la liberté d’expression et la libre circulation des biens et des personnes. Dommage que ces promesses aucune n’est respectée par le président Touadera. Surtout avec l’arrivé de ses mercenaires criminels russes du groupe Wagner, nôtre Centrafrique est retombée dans l’insécurité absolument totale.
Le peuple centrafricain souffre et il est pris en otage par le président Touadera et ses mercenaires avec des enlèvements, des tueries et terreurs. Pour l’instant le peuple centrafricain y compris les étrangers vivant en Centrafrique vivent dans des inquiétudes, les traumatismes, les peurs et les angoisses. Depuis le début de ce mois de mai les enlèvements et tueries sont multipliés dans la ville de Bangui la capitale et dans les villes de provinces, le paisible peuple centrafricain est terrorisé constamment par Touadera et ses mercenaires. Le peuple centrafricain en général et les étrangers vivant en Centrafrique tous veulent la paix et le vivre ensemble. Le président Touadera a changé la constitution centrafricaine juste pour instaurer la dictature et mépriser le peuple centrafricain. Nous dénonçons cette injustice contre le peuple centrafricain. Nous sommes pour la paix, le vivre ensemble et la cohésion sociale durable en Centrafrique. Abakar Issa Zarma
Cri du cœur du coordonnateur des réfugiés centrafricains au Congo-Brazzaville
Centrafrique.org/rapatriement-des-refugies-colere-des-habitants-de-baoro-contre-le-gouvernement/refugies-refugies-mougoumba-arrivee-img_1avr2018152403-2/” rel=”attachment wp-att-34779″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/réfugiés-refugies-mougoumba-arrivée-IMG_1avr2018152403-450×270.jpg” alt=”retour des réfugiés centrafricains du congo brazzaville à Moungoumba en centrafrique le 1 avril 2019 par CNC” width=”450″ height=”270″ />Image d’illustration des réfugiés centrafricains du Congo Brazzaville à Moungoumba en avril 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
“Quand la souffrance éclate, la voix des sans voix doit résonner”, a lancé Honoré Kobo Sénat, coordonnateur des réfugiés centrafricains au Congo Brazzaville, durant une allocution destinée à la communauté internationale et aux autorités congolaises. Il expose un tableau sombre de la situation des réfugiés dans la région, abandonnés par ceux censés les protéger….
Un Abandon Douloureux….
Depuis deux ans, les réfugiés centrafricains au Congo vivent un abandon flagrant par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
“Nous, réfugiés centrafricains, avons été laissés pour compte, oubliés aux marges de la société et dénués de toute aide substantielle”. déclare Kobo Sénat avec gravité.
Des Appels Ignorés….
À travers plusieurs assemblées générales et conférences de presse, les réfugiés au Congo Brazzaville ont essayé de faire entendre leur détresse. Le 4 mai 2023, une dernière assemblée a été tenue, sans la présence du HCR. Kobo Sénat souligne la frustration croissante face à l’inaction:
“Nos appels répétés et nos recommandations ont été ignorés, nos droits bafoués”.
La Loi, un Bouclier Fragile….
Le coordinateur met en avant la loi 41-20-21 du 29 septembre 2021, qui garantit les mêmes droits aux réfugiés qu’aux nationaux, mais qui est systématiquement violée.
“Nous avons observé des violations flagrantes de cette loi par des autorités qui devraient pourtant la faire respecter. Nos compatriotes sont chassés des ports et des lieux de travail, simplement parce qu’ils sont étrangers”.
Mort et Détresse….
Le manque d’assistance médicale a conduit à la mort tragique de cinq réfugiés en trois semaines. Kobo Sénat accuse:
“Ces morts auraient pu être évitées. Ils sont le résultat direct de la non-assistance à personne en danger, une violation de la Déclaration universelle des droits de l’homme”….
Un Ultimatum…
Face à cette situation insoutenable, Kobo Sénat prépare des actions pacifiques. “Si nos dernières négociations échouent, nous organiserons une grève de faim et nous serons prêts à mourir pour que notre voix soit entendue. Nous n’avons plus rien à perdre.”
Dans un appel largement partagé sur les réseaux sociaux, Kobo Sénat implore ses compatriotes et la communauté internationale de soutenir leur cause: “Nous devons agir maintenant pour protéger nos droits et notre dignité. Nous sommes des êtres humains, méritant respect et protection, pas seulement des chiffres dans les rapports des ONG”.
Dans cette quête désespérée pour la reconnaissance et la justice, les réfugiés centrafricains au Congo cherchent non seulement une survie, mais une existence dignifiée.
Arrestation d’un Voleur de Moto Devant le building à Bangui
Centrafrique.org/rca-vol-spectaculaire-dun-vehicule-a-bangui-la-police-et-la-gendarmerie-sactivent-pour-retrouver-le-suspect/building-administratif-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-38758″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/building-administratif-de-bangui-450×337.jpg” alt=”Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Mercredi dernier, un présumé voleur de moto notoire a enfin été appréhendé devant le bâtiment administratif de Bangui communément appelé Building. Ce criminel, connu pour ses vols répétés, a longtemps échappé à la justice. Son arrestation met fin à des mois d’inquiétude parmi les propriétaires de motos de la capitale.
Un Voleur Bien Connu….
Depuis plusieurs mois, les habitants de Bangui et de ses environs étaient en alerte face aux nombreux vols de motos commis devant les différents bâtiments administratifs. Le voleur, dont l’identité n’a pas encore été révélée, opérait avec une grande habileté, profitant de l’affluence et du manque de surveillance pour commettre ses méfaits. Les rumeurs de ses activités avaient semé la peur et la méfiance parmi les citoyens.
L’Arrestation….
L’arrestation du voleur s’est déroulée mercredi dernier dans la matinée, à la grande surprise des témoins présents sur place. La police, alertée par des plaintes répétées, avait renforcé discrètement la surveillance dans cette zone stratégique de la ville. Grâce à la vigilance des forces de l’ordre, le voleur a été pris en flagrant délit, alors qu’il tentait de voler une moto stationnée devant le building.
Les fonctionnaires de différents ministères logés au sein du building ont salué cette arrestation, renforçant l’importance de la collaboration entre la population et la police. Les témoins ont également exprimé leur soulagement et leur gratitude envers les forces de l’ordre pour leur réactivité et leur efficacité.
Réactions des Citoyens….
Les réactions des citoyens ne se sont pas fait attendre. Nombreux sont ceux qui ont exprimé leur satisfaction sur les réseaux sociaux. “Enfin, justice est faite. Nous pouvons maintenant stationner nos motos en toute tranquillité”, a déclaré un commerçant du quartier.
Ce sentiment de soulagement était partagé par beaucoup, qui voyaient en cette arrestation un signe que la sécurité pouvait être rétablie dans certaines zones à risque de Bangui. Les habitants espèrent que cette capture dissuadera d’autres malfaiteurs de commettre des délits similaires à l’avenir.
Une Justice Rétablie….
La célèbre maxime “99 jours pour le voleur, 1 jour pour le propriétaire” prend tout son sens avec cette arrestation. Le voleur, qui pensait échapper indéfiniment à la justice, a finalement été rattrapé par ses actes. Les autorités ont annoncé qu’il ferait face à des charges lourdes et encourt une peine sévère.
Cette arrestation est un rappel important que la justice finit toujours par triompher, et que les efforts combinés des citoyens et des forces de l’ordre peuvent mener à des résultats significatifs. Les habitants de Bangui peuvent désormais espérer une réduction des vols et un retour à la tranquillité dans leur quotidien.
Loi anti-corruption en RCA : Une avancée sur le papier, mais quel impact réel pour les citoyens ?
Centrafrique.org/detournement-de-fonds-publics-par-m-ernest-mada-le-journaliste-fiacre-salabe-persiste-malgre-les-menaces/ernest-mada-de-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-64672″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Ernest Mada, grand détourneur de fonds des partenaires pour l’éducation en RCA, nommé ministre chargé du secrétariat du gouvernement.
Alors que la République centrafricaine s’est dotée l’année dernière d’une nouvelle législation visant à lutter contre la corruption, les critiques pointent du doigt le manque de mesures concrètes et l’application stricte de cette loi pour contrer ce fléau qui gangrène la société. Les promesses politiques peinent à convaincre une population centrafricaine de plus en plus sceptique face à une lutte anticorruption qui semble souvent rester lettre morte.
Les membres de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance se sont réunis à Boali, 95 kilomètres de Bangui pour discuter de la mise en œuvre de la loi sur la prévention et la répression de la corruption en République Centrafricaine (RCA). Cette loi, votée en 2023, devrait normalement marquer un tournant dans la lutte contre la corruption dans le pays. Lors de cette réunion à Boali, un projet de décret d’application a été rédigé afin de concrétiser les dispositions de cette loi et de renforcer les mécanismes de lutte contre ce fléau.
Guy Eugène Démba, président de la haute autorité chargée de la bonne gouvernance, a souligné l’importance cruciale de cette législation. Il a mis en avant les insuffisances des dispositifs précédents, tels que le code pénal et le code de procédure pénale, qui n’étaient pas adaptés pour poursuivre efficacement les auteurs de crimes de corruption et d’infractions assimilées.
Démba a également mis en lumière l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre la corruption, notamment en matière d’entraide judiciaire et d’extradition. Il a insisté sur la nécessité d’accompagner cette loi d’un décret d’application solide, avec le soutien des partenaires nationaux et internationaux.
Cependant, malgré l’adoption de cette nouvelle loi, les citoyens restent sceptiques quant à son efficacité réelle. Ils soulignent que l’application stricte de la loi est essentielle pour lutter contre les gros voleurs, y compris ceux au plus haut niveau de l’État comme Faustin Archange Touadera lui-même. La vigilance et la transparence dans l’application de la loi seront cruciales pour assurer son succès et restaurer la confiance du public dans les institutions gouvernementales.
Le problème d’électricité à l’hôpital de Paoua en République Centrafricaine a entraîné une série de décès évitables de toute sorte, laissant la population accablée par la négligence du gouvernement. Alors que les patients luttaient pour leur vie dans l’obscurité, les autorités ont fait preuve d’une indifférence choquante, laissant des familles en deuil et des questions sans réponse.
Le personnel soignant de l’hôpital de Paoua a exprimé sa détresse face à la pénurie d’électricité persistante qui a conduit à des décès tragiques. Des nourrissons ont perdu la vie sous oxygène en raison des coupures de courant, laissant la population locale en deuil et indignée face à l’inaction du gouvernement du premier ministre Félix Moloua.
Des témoignages recueillis auprès des sources hospitalières ont affirmé que les patients et le personnel médical ont dû se débrouiller dans l’obscurité, utilisant des lampes torches pour effectuer des procédures médicales vitales. Cette situation désespérée alerte sur la responsabilité du gouvernement dans la fourniture de services de santé adéquats à ses citoyens.
Alors que les autorités hospitalières locales ont lancé des appels à l’aide pour résoudre la crise énergétique à Paoua, peu de progrès tangibles ont été réalisés pour remédier à la situation. La population exige des mesures immédiates pour garantir un approvisionnement en électricité stable à l’hôpital, afin d’éviter de nouvelles tragédies évitables.
Urgence sanitaire à Bouar : La rougeole fait des ravages parmi les enfants
Centrafrique.org/la-crise-de-lhopital-de-bouar-entre-reformes-necessaires-et-mecontentement-populaire/hopital-district-de-la-nana-mambere-a-bouar-copyrightdr/” rel=”attachment wp-att-71752″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Hopital-district-de-la-Nana-Mambere-a-Bouar.-CopyrightDR-450×253.jpg” alt=”Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR” width=”450″ height=”253″ />Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR
Une crise sanitaire sans précédent secoue la préfecture de la Nana-Mambéré, notamment à Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine, où une épidémie de rougeole a fait des ravages parmi les enfants. Les autorités sanitaires sont en alerte maximale, tentant de contenir la propagation de la maladie tout en mobilisant des ressources pour traiter les patients et vacciner les populations à risque.
Les autorités sanitaires de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré en RCA, ont déclaré une épidémie de rougeole, mettant en danger la santé de la population, en particulier celle des enfants. Au moins 15 cas ont été enregistrés dans le village de Zincanta, situé à 17 km de Bouar, ce qui suscite une grande inquiétude parmi les habitants.
Dr Placid Walwal, médecin chef du district sanitaire de Bouar-Baoro, a confirmé la présence de cette épidémie et a souligné l’urgence d’une réponse efficace pour contenir sa propagation. Les autorités locales sont mobilisées pour mener des enquêtes de couverture vaccinale et vacciner les populations à risque dans les zones touchées.
Les familles des malades sont alarmées par la situation et appellent à l’aide des ONG et des autorités sanitaires pour venir en aide à leurs proches. La rougeole étant une maladie hautement contagieuse et potentiellement mortelle, il est déterminant de prendre des mesures immédiates pour protéger la population et endiguer la propagation de l’épidémie.
Lycée de Obo : Suspension des Épreuves Sportives du Brevet
Centrafrique.org/lycee-dobo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Lycee-dObo-450×253.png” alt=”Lycée d’Obo” width=”450″ height=”253″ />Lycée d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-Est de la RCA. Photo CNC
Depuis plus de trois ans, les élèves du lycée d’Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, sont privés d’épreuves sportives pour le brevet du collège (BC) en raison de l’absence de professeur d’éducation physique et sportive (EPS). Cette situation persistante affecte gravement leur évaluation globale et souligne un manque certain de ressources humaines dans l’établissement.
Manque de Professeurs Titulaires….
Le lycée de Hobo n’a pas de professeur titulaire d’éducation physique depuis trois ans, empêchant les élèves de passer les épreuves sportives du brevet du collège. Prézossien Konza, proviseur du lycée moderne d’Obo, explique :
« Nous n’avons pas de professeur d’Éducation Physique et Sportive, rendant impossible la tenue des épreuves sportives». Cette situation persiste malgré les efforts de l’inspecteur d’académie pour combler ce vide.
La suspension des épreuves sportives pour le brevet de collège pénalise les élèves depuis plus de trois ans. Sans professeur d’éducation physique, ils ne peuvent pas valider cette partie de leur examen, ce qui compromet sérieusement leur évaluation globale.
Manque de Soutien et d’Encadrement….
Outre l’absence de professeur d’éducation physique, le lycée souffre d’un manque de professeurs titulaires dans d’autres matières. Deux senseurs ont été affectés cette année grâce à l’inspecteur d’académie, mais cela reste insuffisant. Les parents d’élèves cotisent pour soutenir quelques professeurs volontaires, un effort louable mais qui ne peut combler toutes les lacunes.
Konza appelle les autorités à Bangui, en particulier le ministère de l’Éducation nationale, à agir. Il insiste sur la nécessité d’une répartition équitable des professeurs à travers les inspections académiques :
« Il faudrait que le gouvernement et notre ministère tutel veillent à ce que la répartition des professeurs soit équitable et que chaque inspection académique ait à sa disposition les éléments nécessaires pour distribuer dans les établissements».
La situation au lycée de Obo, comme dans de nombreux autres établissements en RCA, réclame une action rapide et efficace des autorités compétentes pour garantir une éducation complète et équitable pour tous les élèves.
Exécutions Brutales d’une dizaine des jeunes par les Wagner à Moyenne Sido: Un Massacre Inhumain
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Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
La petite ville de Moyenne Sido, située au nord de la République Centrafricaine, à la frontière avec le Tchad, est devenu un endroit où une tragédie indescriptible s’est déroulée il y’a quatre jours. Des jeunes accusés de braquages ont été soumis à des tortures inimaginables par les mercenaires de Wagner avant d’être exécutés de manière atroce.
Dans le petit matin du dimanche 5 mai 2024, une dizaine de jeunes de la ville de Moyenne Sido, dans la préfecture de l’Ouham -Fafa, ont été accusés de braquages et de vols armés. Ces jeunes ont été arrêtés par les mercenaires du groupe Wagner, puis torturés et exécutés. Selon des témoignages locaux, lors de leur arrestation, deux d’entre eux ont été abattus immédiatement. Leurs corps ont été laissés à l’abandon, exposés aux charognards pendant des heures.
Les jeunes survivants ont été emmenés à la base des mercenaires Wagner à Moyenne Sido, où ils ont subi de longues tortures. Sous la contrainte de torture, ils ont avoué que le commandant de la brigade de gendarmerie et le maire de la ville leur avaient fourni des armes et incité à commettre les braquages. En conséquence, les mercenaires de Wagner ont arrêté ces officiels et les ont transférés à Kaga-Bandoro.
Pendant ce temps, les jeunes captifs encore vivants ont subi des traitements inhumains avant d’être exécutés à leur tour. Leurs corps portaient les stigmates des tortures : traces de câbles, mutilations sévères de la partie génitale (Testicules et pénis), têtes enveloppées dans des sacs plastiques remplis de piment pour les étouffer. Leurs corps ont été récupérés par leurs familles et les images et vidéo de leurs cadavres ont été partagées sur les réseaux sociaux, provoquant une immense émotion et indignation.
La population locale s’interroge sur la justice et la vérité dans cette affaire. Les jeunes accusés, ayant révélé sous la torture les noms des autorités impliquées, ne pourront jamais témoigner devant un tribunal. Leur mort laisse planer un doute sur la véracité des accusations contre le commandant de brigade et le maire de Moyenne Sido.
Les habitants de Sido appellent à une intervention de la Cour pénale internationale pour enquêter sur des nombreux crimes de guerre et crime contre l’humanité commis par les mercenaires du groupe Wagner en République Centrafricaine. La violence de ces exécutions dépasse l’entendement et soulève la nécessité d’une justice véritable pour les victimes et leurs familles.
Quand la douleur et la peur se rencontrent au sein des murs d’un hôpital, c’est souvent le signe d’un système de santé en crise. À l’hôpital régional de Bambari, les récits de souffrances et d’accusations de sorcellerie posent de sérieuses questions sur la qualité des soins et le comportement du personnel soignant.
Manque de personnel qualifié :
L’hôpital souffre d’un cruel manque de personnel soignant qualifié. La plupart des infirmiers sont en réalité des aides-soignants, peu formés pour gérer des cas médicaux complexes. Clarisse, une patiente de cet hôpital, témoigne :
“Je suis venue à l’hôpital de Bambari pour un problème urgent. L’aide-soignant qui m’a reçue semblait complètement dépassé, incapable de fournir des réponses claires à mes questions sur le traitement. C’était vraiment effrayant de se sentir si vulnérable dans un lieu où l’on est censé trouver secours et réconfort. Le manque de formation du personnel est alarmant et met en danger tous les patients qui franchissent ces portes.”
Accueil des patients :
À l’hôpital régional de Bambari, les patients sont souvent accueillis avec des propos choquants ou insultants, nécessitant une patience extrême pour éviter des conflits exacerbés par le stress et la douleur. Jean, dont la mère était traitée à l’hôpital, affirme :
“Lorsque ma mère a voulu poser une question et demander de l’aide à un agent, car elle souffrait beaucoup, un membre du personnel l’a brutalement grondée avec des mots durs et déplacés. Je ne peux pas comprendre comment une telle indifférence et un tel manque de compassion peuvent exister dans un hôpital. C’est révoltant et cela montre un manque profond de respect pour les personnes âgées et vulnérables qui ont le plus besoin de soutien.”
Problèmes lors des accouchements :
Au sein de cet établissement hospitalier, une sage-femme de l’hôpital est au cœur des controverses, la population locale la soupçonnant de pratiques de sorcellerie car les bébés qu’elle aide à mettre au monde ne survivent pas.Amélie, une jeune mère victime témoigne :
“En 2023, à l’hôpital de Bambari, mon accouchement a été traumatisant. Juste après la naissance, mon bébé, qui semblait en bonne santé, est soudainement décédé. C’était le troisième cas similaire en quelques jours avec la même sage-femme. Nous commençons à nous demander si ce n’est pas juste de la malchance mais quelque chose de bien plus grave. Les autorités hospitalières doivent enquêter pour éviter que d’autres familles ne souffrent de cette tragédie.”
Accès limité aux soins médicaux :
À l’hôpital régional de Bambari, ce qui est plus étonnant et révoltant, les médecins, ils sont au nombre de 3, ne sont disponibles que chaque après-midi, forçant les patients à payer et attendre, parfois au péril de leur vie. Ce système contribue à des retards de traitement critiques et à des issues parfois fatales. Paul, père de deux enfants, était victime de ce système à l’hôpital régional de Bambari, il témoigne :
“Mon expérience à l’hôpital de Bambari a été un cauchemar. Mon fils avait une forte fièvre et nous avons été forcés d’attendre toute la matinée car il n’y avait aucun médecin disponible avant l’après-midi. Même après avoir payé les 2 000 francs CFA exigés, l’attente a été interminable, et tout cela dans un état d’anxiété et de peur pour la santé de mon enfant.”
L’hôpital de Bambari est un miroir reflétant les lacunes d’un système de santé qui nécessite une attention urgente. Les autorités sanitaires doivent intervenir pour garantir des soins dignes de ce nom à la population de Ouaka, où la vie ne doit pas être laissée au hasard des compétences insuffisantes ou des superstitions destructrices.
Les promesses de l’Église orthodoxe russe à Cantonnier : espoir ou stratégie politique ?
Centrafrique.org/dispute-frontaliere-entre-le-cameroun-et-la-Centrafrique-wagner-menace-dintervenir-militairement/cantonnier-ville-centrafricaine-frontalier-avec-garoua-boulai-cote-camerounais/” rel=”attachment wp-att-57967″ data-wpel-link=”internal”>Cantonnier, ville centrafricaine, frontalier avec Garoua-boulaï côté camerounais. CopyrightCNC
“Promettre monts et merveilles, c’est facile, mais tenir ces promesses est une autre histoire”. À Cantonnier, à la frontière du Cameroun avec la RCA, l’annonce par l’Église orthodoxe russe de la construction d’un centre de santé, d’une école et d’une église provoque un mélange d’espoir et de scepticisme. Les habitants de Cantonnier se demandent si ces promesses servent vraiment le bien-être communautaire ou si elles cachent des motivations politiques.
L’Église orthodoxe russe a annoncé la semaine dernière à Cantonnier son projet ambitieux, promettant la construction des infrastructures qui pourraient sensiblement améliorer la qualité de vie de la population locale. Marc Sergi, le représentant de l’église orthodoxe russe en République Centrafricaine, affirme que l’objectif est d’apporter un soutien concret à la communauté de Cantonnier. Toutefois, l’histoire nous enseigne à accueillir de telles annonces avec prudence, surtout lorsque des promesses précédentes dans la capitale Bangui n’ont pas été concrétisées.
Ces projets de ce genre sont souvent vus comme des efforts politiques pour étendre l’influence russe dans le pays, déguisés en actes de philanthropie. Les habitants de Cantonnier, tout en espérant que les projets se réalisent, restent vigilants. Ils attendent de voir si les actions suivront les paroles, car c’est la réalité des résultats qui validera ou non la sincérité de l’Église orthodoxe russe en Centrafrique.
Dans ce contexte, les promesses de l’Église orthodoxe doivent être suivis avec vigilance. Elles ont le potentiel de transformer la vie des habitants de Cantonnier mais posent également des questions sur les véritables motivations derrière ces gestes apparents de générosité. La population locale attend donc de voir des preuves tangibles de ces engagements, espérant que les nouvelles infrastructures ne seront pas juste des promesses en l’air mais des réalisations qui reflètent un véritable engagement envers leur bien-être.
À Bangui, l’axe Pétévo-Bimbo est le symbole d’un réseau de transport en déclin. Cette route, essentielle pour de nombreux habitants du sud-ouest de la capitale Bangui, se trouve dans un état de dégradation avancé, causant des interruptions majeures dans la mobilité quotidienne de la population. Les conséquences se ressentent tant sur le plan économique que social, affectant profondément la vie des habitants.
Les réalités quotidiennes sur l’axe Pétévo -Bimbo…
L’axe reliant Pétévo à Bimbo, crucial pour de nombreux Banguissois, est aujourd’hui presque abandonné par les transports en commun. FélicienZounga – Timo, fonctionnaire au ministère de la culture et résident de Bimbo, témoigne de cette situation difficile :
“Autrefois desservie régulièrement par des taxis et des bus, notre route ne voit plus que quelques rares minibus et des taxis-motos, notre dernier recours pour rentrer du travail”.
Bangui-450×301.jpg” alt=”taxis de Bangui” width=”450″ height=”301″ />Taxis en circulation à Bangui. CopyrightDR
La route, allant de la tête du stationnement de Bimbo PK9 à la rue des Sœurs, présente un spectacle similaire tous les jours. Élèves, fonctionnaires et commerçants se disputent les quelques places disponibles, une lutte quotidienne embellissant clairement la crise.
Les impacts de l’état de la route….
Benoit Doungous, chauffeur sur l’axe centre-ville Bimbo, explique que la dégradation avancée de la route dissuade les propriétaires de véhicules de continuer à opérer sur cet itinéraire. “Les conditions sont tellement précaires que certains propriétaires choisissent de retirer leurs véhicules de cette ligne, et d’autres hésitent même à investir dans des véhicules de transport en commun pour notre route.”
Conséquences économiques….
Patrice Mbinga, commerçant au centre-ville, dénonce l’impact direct de cette situation sur le commerce local. La pénurie de moyens de transport fiables réduit considérablement le nombre de clients, mettant en danger la subsistance quotidienne de nombreuses familles. “Ma journée, je la remets entre les mains de Dieu”, confie-t-il, illustrant l’incertitude qui pèse sur ses épaules.
Face à ces défis, il est crucial d’adresser rapidement les problèmes de l’axe Petevo-Bimbo pour améliorer la situation des transports et, par extension, la vie économique et quotidienne des habitants de cette partie de la ville.
Neuf ans après, la quête de justice et de réparation des victimes en République Centrafricaine
Centrafrique.org/rca-monsieur-didier-wangay-ex-maire-par-interim-de-bambari-a-ete-execute-avec-sa-famille-par-les-miliciens-anti-balaka-faction-touadera/lancienne-presidente-de-transition-madame-catherine-samba-panza-lors-de-la-campagne-de-paix-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-52528″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/Lancienne-Presidente-de-transition-Madame-Catherine-Samba-Panza-lors-de-la-campagne-de-paix-a-Bangui-321×450.jpg” alt=”L’ancienne Présidente de transition Madame Catherine Samba-Panza lors de la campagne de paix à Bangui” width=”321″ height=”450″ />L’ancienne Présidente de transition Madame Catherine Samba-Panza lors de la campagne de paix à Bangui
La République Centrafricaine a célébré, le 11 mai 2024, la neuvième édition de la Journée nationale des victimes. Instaurée pendant la transition de 2015, cette journée vise à rendre hommage aux victimes des diverses crises militaro-politiques qui ont secoué le pays. Toutefois, malgré les intentions affichées, le chemin vers la réparation et la justice reste semé d’embûches. Le débat politique animé par la radio Ndékèluka sur le sujet a mis en lumière les nombreux défis encore à surmonter.
Le contexte historique de la Journée nationale des victimes…
La Journée nationale des victimes a été instituée le 11 mai 2015, lors du Forum de Bangui, une initiative de la transition dirigée par Catherine Samba-Panza. Cette journée vise à reconnaître les souffrances des victimes des conflits armés et à promouvoir la justice, la réparation et la réconciliation nationale. Neuf ans plus tard, la célébration de cette journée est marquée par des interrogations sur l’efficacité des mécanismes mis en place pour répondre aux besoins des victimes.
Les retards dans le processus de réparation…
Malgré les efforts pour instituer la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJR), les retards dans le processus de réparation sont flagrants. Hervé Sévérin Lidamon, coordonnateur national des organisations des victimes, en même temps créateur des victimes, a exprimé la frustration des victimes face à la lenteur de la CVJR. Cette commission, créée pour proposer des pistes de réparation, a vu ses travaux entravés par des problèmes internes et la dissolution de son bureau par un décret présidentiel, renforçant le manque de volonté politique apparente.
L’importance de la justice pour les victimes…
Pour les victimes, la justice est perçue comme un élément essentiel de leur réparation. Antoine Montaigne, ancienne ministre de la communication, a rappelé que la CVJR doit avant tout établir la vérité et la justice avant de proposer des mécanismes de réparation. Sans justice, il est difficile pour les victimes de tourner la page et de contribuer à la réconciliation nationale. Cependant, les lenteurs judiciaires et les interférences politiques compliquent la tâche.
Les obstacles à la gouvernance et à la paix durable…
La mauvaise gouvernance est souvent citée comme l’une des causes profondes des conflits en République Centrafricaine. Elysée Nguimalet, coordonnateur de l’observatoire pour la gouvernance en Centrafrique, a insisté sur la nécessité de réformer les institutions pour éviter de nouvelles crises. La corruption, la mauvaise gestion des ressources et l’absence de réformes structurelles empêchent la stabilisation du pays et la mise en œuvre effective des recommandations du Forum de Bangui.
Propositions pour un fonds d’indemnisation des victimes…
Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des droits de l’homme, a proposé la création d’un fonds d’indemnisation des victimes. Ce fonds serait alimenté par des taxes sur certains produits de consommation courante, permettant ainsi de récolter des fonds substantiels pour assister les victimes. Cette initiative pourrait offrir une solution pragmatique et immédiate aux besoins des victimes en attendant la mise en place de mécanismes plus structurés.
L’urgence d’une politique publique de solidarité…
Pour répondre aux besoins urgents des victimes, une politique publique de solidarité est indispensable. Mme Montaigne a appelé à la mise en place de services publics dédiés dans chaque préfecture, afin que les victimes puissent être prises en charge localement. Cette approche décentralisée permettrait de mieux répondre aux besoins spécifiques des victimes et de faciliter leur accès aux services essentiels.
Le rôle des partenaires internationaux…
Les partenaires internationaux jouent un rôle crucial dans le soutien aux victimes et la stabilisation de la République Centrafricaine. Plusieurs organisations, dont l’ONU et l’Union Européenne, ont contribué au financement et à l’accompagnement technique de la CVJR. Toutefois, ces efforts doivent être coordonnés avec une volonté politique claire de la part du gouvernement centrafricain pour être véritablement efficaces.
Vers un mémorial pour les victimes…
Un mémorial dédié aux victimes des conflits en République Centrafricaine est une autre proposition discutée lors du débat. Ce mémorial servirait à préserver la mémoire des événements tragiques et à éduquer les générations futures sur les conséquences des conflits. Un tel projet nécessite une collaboration entre historiens, anthropologues et autres experts pour garantir une représentation fidèle et respectueuse des faits.
Le défi de la réconciliation nationale…
La réconciliation nationale ne peut être atteinte sans une reconnaissance officielle des souffrances des victimes et des mesures concrètes pour leur réparation. Les discussions lors du débat ont montré que la paix durable en République Centrafricaine dépend largement de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les recommandations du Forum de Bangui et à engager des réformes profondes. La participation active des victimes dans ce processus est cruciale pour assurer la légitimité et l’efficacité des mesures prises.
Les attentes des victimes…
Les attentes des victimes sont multiples et complexes. Elles demandent non seulement des réparations financières, mais aussi la reconnaissance de leur statut de victime et la justice pour les crimes commis. Le manque de progrès dans ces domaines alimente la frustration et le sentiment d’abandon. Une approche holistique, incluant la justice, la réparation et la réconciliation, est nécessaire pour répondre à ces attentes de manière adéquate.
Le rôle des médias et de la société civile…
Les médias et la société civile jouent un rôle important dans la sensibilisation et le plaidoyer pour les droits des victimes. Radio Ndeke Luka, par exemple, en organisant des débats comme Patara, contribue à maintenir le sujet des victimes au centre des discussions nationales. La société civile, quant à elle, continue de pousser pour des réformes et de surveiller la mise en œuvre des politiques de réparation.
Le chemin à parcourir…
La route vers la justice et la réparation pour les victimes en République Centrafricaine est encore longue et semée d’embûches. Les discussions lors de la neuvième édition de la Journée nationale des victimes montrent que, malgré les avancées, beaucoup reste à faire. La volonté politique, le soutien international et la mobilisation de la société civile sont essentiels pour avancer dans cette direction.
Perspectives d’avenir…
Les perspectives d’avenir pour les victimes en République Centrafricaine dépendent de plusieurs facteurs. Une meilleure coordination entre les différents acteurs, une réforme des institutions et une volonté politique forte sont nécessaires pour assurer la réparation des victimes. L’implication des victimes dans le processus de prise de décision est également cruciale pour garantir que leurs besoins et leurs droits soient respectés.
Enjeux de la consolidation de la paix
La consolidation de la paix en République Centrafricaine passe par une reconnaissance des erreurs du passé et des mesures concrètes pour les réparer. Le rôle de la CVJR, bien qu’important, doit être soutenu par des initiatives plus larges visant à renforcer la cohésion sociale et à prévenir de nouveaux conflits. La mise en place de mécanismes de justice transitionnelle et de réparation est un pas important vers une paix durable.
Depuis février 2023, la Délégation du personnel de l’ONG International Medical Corps (IMC) à Bangui dénonce des pratiques discriminatoires dans le recrutement et la gestion du personnel. Les Centrafricains, relégués à des postes subalternes, se voient licenciés, tandis que les expatriés conservent leurs postes privilégiés. Cette situation crée un climat de frustration croissante parmi les employés locaux.
En effet, le 28 février 2023, la Délégation du personnel de l’ONG International Medical Corps (IMC) à Bangui a alerté les autorités sur le recrutement irrégulier des expatriés, en contradiction avec l’Arrêté n°029/MREPSFP/DIRCAB/DGTEPS.19 du 12 septembre 2019. Cet arrêté, visant à réguler le recrutement des travailleurs expatriés, met en avant la promotion du personnel national. Cependant, IMC semble privilégier les expatriés, majoritairement originaires de la République Démocratique du Congo, occupant des postes de responsabilité depuis plus d’une décennie, reléguant ainsi les Centrafricains à des rôles subalternes.
Les tensions se sont intensifiées le 1er avril 2024, lorsque IMC a annoncé à son personnel que ses projets étaient en situation de surdépense, justifiant ainsi la réduction drastique des activités. Cette décision est paradoxale puisque l’organisation a récemment reçu des financements conséquents de l’USAID et d’autres bailleurs, couvrant ses activités jusqu’au 31 juillet 2024.
Le 1er mai 2024, une nouvelle vague de mécontentement a émergé. IMC a élaboré une liste de licenciements pour motif économique, excluant les expatriés et visant uniquement les employés centrafricains. Ces derniers, percevant des salaires modestes comparés aux rémunérations élevées des expatriés, se voient pénalisés alors que les expatriés continuent de bénéficier des avantages les plus significatifs du budget des projets.
Selon la délégation du personnel, cette situation constitue une violation flagrante de l’article 143 de la loi N°09.004 portant Code du Travail de la République Centrafricaine. Selon cet article, tout employeur planifiant des licenciements économiques doit consulter les représentants du personnel, les membres du comité d’entreprise et les délégués syndicaux en présence de l’Inspecteur du Travail et des Lois sociales. L’objectif est d’explorer toutes les alternatives possibles comme le travail par roulement, le temps partiel, le chômage technique, ou l’ajustement des primes et indemnités.
À en croire les propos des délégués du personnel, la réduction budgétaire invoquée par IMC ne concerne en réalité que le projet BHA. Paradoxalement, l’organisation a obtenu d’autres financements pour de nouveaux sites à Paoua, Kaga-Bandoro, et Ndélé, actuellement en développement. Cette situation suggère que le licenciement des employés centrafricains pourrait être évité en optant pour des mesures temporaires comme le chômage technique, tel que stipulé à l’article 136 du Code du Travail.
La Délégation du personnel dénonce donc cette discrimination flagrante dans la réorganisation envisagée, où seuls les Centrafricains sont affectés, et demande l’intervention de l’Inspection du Travail pour réévaluer ces licenciements économiques, qui devraient également inclure les expatriés.
Ces événements montrent les défis profonds auxquels sont confrontés les travailleurs centrafricains au sein des organisations internationales opérant dans le pays. Le favoritisme envers les expatriés non seulement viole les réglementations locales mais crée aussi un climat de frustration et de ressentiment parmi le personnel national, qui se sent injustement marginalisé.
Pour des nombreux travailleurs de l’IMC, l’arbitrage de l’Inspection du Travail est crucial pour garantir que les procédures de licenciement soient équitables et conformes aux lois nationales, tout en assurant que les intérêts des employés centrafricains soient protégés. Il est essentiel de trouver un équilibre entre les nécessités économiques de l’ONG et les droits des travailleurs locaux.
En un mot, la situation actuelle chez International Medical est un exemple concrèt des défis auxquels sont confrontés les employés centrafricains dans leur lutte pour l’équité et la justice au sein des ONG internationales. Les autorités doivent intervenir pour corriger ces injustices et veiller à ce que les réglementations locales soient respectées, garantissant ainsi une répartition plus équitable des opportunités et des ressources.
Chaos des Réseaux Téléphoniques à Bangui : Les Habitants Exaspérés
Centrafrique.org/covid-19-inquietude-du-personnel-de-telecel-apres-la-contamination-de-2-agents/siege-social-telecel-Centrafrique-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38529″ data-wpel-link=”internal”>siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Depuis trois jours, les réseaux téléphoniques de Bangui, capitale centrafricaine, connaissent de graves perturbations. Les habitants, exaspérés par l’absence de connexion stable, peinent à passer des appels ou à se connecter à Internet. Télécel, Orange et Moov sont incapables de fournir un service adéquat, plongeant la population dans une frustration grandissante.
Les plaintes affluent de toutes parts. La Télécel Centrafrique est pratiquement hors service, tandis qu’Orange Centrafrique fait face aux mêmes défis. La situation avec Moov Centrafrique est légèrement meilleure, bien que le réseau reste lent et souvent saturé, surtout avec l’afflux de nouveaux clients cherchant des alternatives aux autres opérateurs en panne.
Manque de Communication et Théories des Usagers…
Face à ce chaos, les habitants se posent de nombreuses questions. Ils s’interrogent sur les causes de cette panne et déplorent l’absence totale de communication de la part des opérateurs et du gouvernement. Certains pensent que les opérateurs sont en train de se connecter au réseau fibre optique, ce qui pourrait expliquer les désagréments. D’autres réfutent cette idée, estimant que cela ne justifie pas une telle perturbation.
L’absence d’information officielle alimente les spéculations. Les utilisateurs mécontents estiment que les opérateurs auraient dû informer leurs clients des travaux éventuels ou des problèmes techniques rencontrés. Cette absence de transparence crée un climat de frustration et de suspicion parmi la population.
Conséquences et Attentes…
Cette situation engendre des répercussions importantes. Les activités quotidiennes, les affaires et même les communications personnelles sont lourdement affectées. Les utilisateurs espèrent une résolution rapide du problème et, surtout, une meilleure communication des autorités et des opérateurs sur l’état des réseaux et les mesures prises pour rétablir le service.
Nnianti: Épicentre du Trafic d’Organes Humains dans la Sangha Mbaéré
Centrafrique.org/trafic-dorganes-humains-a-bangassou-un-suspect-arrete-avec-deux-tetes-dhommes/trafic-dorgane-humain/” rel=”attachment wp-att-69494″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/trafic-dorgane-humain-337×450.jpg” alt=”Le suspect interpellé pour le trafic d’organe humain à Bangassou” width=”337″ height=”450″ />Le suspect interpellé pour le trafic d’organe humain à Bangassou
Le village de Nnianti, à la frontière camerounaise, est devenu le centre névralgique du trafic d’organes humains dans la Sangha Mbaéré. Cette montée de la criminalité menace la sécurité des localités de Bilolo et Salo. Les habitants, confrontés à cette réalité effrayante, réclament des mesures de sécurité renforcées pour protéger leur quotidien.
Le calme de Nnianti est brisé par des pratiques macabres qui gagnent du terrain. Pristhi Metiba, une habitante de la localité, partage une histoire tragique.
“Mon frère Eli était parti à la chasse. Il est tombé malade et est décédé par la suite. Nous l’avons enterré et organisé les funérailles. Plus tard, on nous a informés que son cadavre avait été déterré. Je suis allé voir de mes propres yeux. Il ne restait que son squelette, son rein avait disparu. Je remets cette situation entre les mains de Dieu, car je sais qu’ils ont déjà vendu ses organes”.
Les trafiquants, opérant entre le Cameroun, la République du Congo et la République centrafricaine, déterrent des cadavres pour en prélever les organes. Cette pratique est une violation flagrante des droits humains. Léon Pembele, président de la jeunesse de Bilolo, demande justice pour mettre fin à cette pratique inhumaine.
“Des étrangers voisins s’infiltrent dans la région de la Sangha Mbaéré, privant de sang les enfants, les femmes et les hommes. Nous, les jeunes, vivons dans la psychose. Le trafic d’organes humains est courant ici, car nous manquons d’agents de défense et de sécurité. Nous demandons un renfort sécuritaire pour pouvoir vaquer librement à nos activités”.
La situation à Salo est également critique. Alain Alundou, premier conseiller de la mairie, souligne que cette pratique ternit l’image de la localité. Selon lui, les notables locaux n’ont pas les moyens nécessaires pour lutter contre ce phénomène.
“Deux fois, des jeunes ont apporté des organes saisis à la brigade de gendarmerie. Les forces de sécurité ont également arrêté des trafiquants. Mais malheureusement, ils sont souvent relâchés et les organes saisis disparaissent. Nous nous interrogeons sur la nature de cette affaire”.
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nola a promis une lutte sans merci contre cette pratique. Il affirme que des poursuites judiciaires seront lancées contre les auteurs et complices du trafic d’organes humains. Cependant, en attendant des actions concrètes, la population continue de souffrir de cette situation alarmante. Le renforcement du dispositif sécuritaire dans la Sangha Mbaéré est devenu une nécessité urgente pour assurer la protection des habitants et rétablir un climat de sécurité dans la région.
Première Audience Publique de la Session Criminelle de Bouar : Un Verdict Lourde de Conséquences…
Centrafrique.org/Centrafrique-le-tirage-au-sort-des-jures-annonce-louverture-imminente-de-la-session-criminelle-de-bouar/les-magistrats-de-bouar-dans-la-salle-daudience/” rel=”attachment wp-att-75700″ data-wpel-link=”internal”>Les juges dans la salle d’audience du tribunal de grande instance de Bouar.
La première audience publique de la session criminelle de Bouar , dans la Nana-Mambéré, s’est tenue mardi dernier en présence de toutes les parties impliquées. Trois affaires de vol à main armée et d’association de malfaiteurs ont été jugées. Au terme du procès, deux accusés ont été condamnés à perpétuité et deux autres à des peines de travaux forcés.
Un Verdict Attendu…
Après un débat contradictoire entre la partie civile, la défense et l’accusation, la Cour a rendu son verdict. Wilfrid Barbe Ngayinabar et Landry Yaliki ont été déclarés coupables d’assassinat, de vol à main armée et d’association de malfaiteurs. Ils ont été condamnés à la prison à perpétuité.
Frédéric Mbonga et Aruna Mamadou ont écopé de dix ans de travaux forcés pour leurs implications dans les mêmes crimes.
Déclarations du Président de la Cour…
Salomon Apano, président de la Cour, a prononcé le verdict après délibération, conformément à la loi avec le concours des jurés.
“La Cour, après en avoir délibéré conformément à la loi avec le concours des jurés, stature publiquement et contradictoirement à l’égard des parties en matière criminelle et en dernier ressort et à la majorité des voix, suit la culpabilité, déclare Mamadou Aruna coupable d’association de malfaiteurs, lui fait application des articles 411 et 412 alinéa 1 du Code Pénal. Le condamne à 10 ans de travaux forcés, mais les dépens à sa charge”.
Il a également déclaré, “stature publiquement et contradictoirement à l’égard de Ndik Kake, bienvenue Yaliki Landry et Barbe Ngahinadjo Dene Wilfrid, par défaut à l’égard des Auro Arsen avec le concours des jurés et à l’unanimité des voix, suit la culpabilité, déclare Yaliki Landry et Barbe Ngahinadjo Dene coupable d’assassinat, de vol à main armée et d’association de malfaiteurs, lui fait application des articles 51, 53, 177, 411 et 412 alinéa 1 du Code Pénal. Le condamne aux travaux forcés à perpétuité, chacun”.
Opposition de la Défense…
Maître Germain Rimbeti, avocat de la défense, s’est opposé au verdict de la Cour et a promis de faire appel. “La décision rendue, vraiment, nous avons été surpris. Les éléments constitutifs de l’infraction n’étaient pas vraiment réunis. On a été surpris par cette décision, où ça a été rendu à la majorité des jurés. Nous, on n’a rien compris. Mais de toute façon, nous allons, en tout cas, nous pourvoir en cassation”.
Cette session criminelle se poursuivra jusqu’en juin prochain, avec un total de 27 dossiers inscrits au rôle. Les accusés proviennent de diverses localités telles que Berberati, Carnot, Baoro, Bozoum, Paoua et Bouar.
Échange Virulent entre Fidèle Gouandjika et Médard Polisse-bébé sur l’Arrestation de Dominique Yandocka
Centrafrique.org/revelations-explosives-sur-les-agissements-de-fidele-ngouandjika-un-leader-corrompu-et-predateur/fidele-gouandjika-haut-cadre-de-knk-reconverti-en-mcu-apres-la-chute-de-bozize/” rel=”attachment wp-att-63928″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé
L’arrestation du député de l’opposition Dominique Yandocka, député de la première circonscription du quatrième arrondissement de Bangui, et Secrétaire Exécutif du parti ITA, a déclenché une vive discussion sur la plateforme de réseaux sociaux Facebook entre Fidèle Gouandjika, ministre conseiller et parent du président Faustin Archange Touadera, et Médard Polisse-bébé, un homme politique indépendant vivant en France.
Le député Dominique Yandocka a été arrêté le 15 décembre 2023 à son domicile du quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui , vers quatre heures du matin, par des commandos cagoulés des forces spéciales du régime. Actuellement, il est emprisonné, malade et soigné à l’infirmerie de l’hôpital de la prison du camp de Roux, à Bangui.
Fidèle Gouandjika a déclaré que Yandocka serait déjà libéré si Raoul Follot, un autre député, n’avait pas confirmé une préparation de putsch contre le président Faustin Archange Touadera. Selon lui, Follot a affirmé que Yandocka avait rencontré des militaires chez lui pour discuter d’un coup d’État. Cette confirmation aurait été déterminante pour l’arrestation de Yandocka.
Monsieur Médard POLISSE-BEBE
Dans une publication sur Facebook, Fidèle Gouandjika a averti : “Tournez sept fois votre langue dans votre bouche avant de parler. Gardez vos secrets dans votre ventre. Ne faites confiance en personne”.
En réponse, Médard Polisse-bébé a accusé Fidèle Gouandjika de manipuler l’opinion publique avec des élucubrations indignes de son rang. Il a soutenu que les déclarations de Follot ne suffisent pas pour accuser Yandocka sans une enquête judiciaire rigoureuse. Polisse-bébé a dénoncé la justice arbitraire et la détention basée sur des allégations sans preuves concrètes. Il a mis en doute l’intégrité du système judiciaire sous la présidence de Faustin Archange Touadera, qualifiant la situation de dérive autoritaire.
Fidèle Gouandjika a maintenu que la confirmation de Follot était postérieure à l’arrestation de Yandocka mais prouvait que ce dernier avait bien reçu des militaires pour discuter d’un putsch. Il a insisté sur la responsabilité de Follot dans la privation de liberté de Yandocka.
Polisse-bébé a rétorqué en insistant sur l’absence de preuves tangibles et a accusé Fidèle Gouandjika de chercher à se défausser sur Follot pour une arrestation arbitraire. Il a critiqué la lenteur de la justice à fournir des preuves et a dénoncé ce qu’il perçoit comme une dérive dictatoriale.
Cette discussion renvoie les tensions politiques profondes et les accusations mutuelles de trahison et de manipulation, illustrant le climat politique tendu en République Centrafricaine.
L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique sonne l’alarme avec une pétition qui remet en cause la gestion actuelle du gouvernement. Ce document, véritable cri du peuple, demande la révocation de lois jugées oppressives et l’instauration de réformes pour garantir la démocratie et la justice en RCA.
Défense et Justice : Des Soubassements de Souveraineté Fragilisés…
La pétition dénonce une souveraineté nationale compromise, marquée par une défense principalement assurée par des forces étrangères et des lacunes dans la justice nationale. Cette situation, selon l’OGDC, va à l’encontre des principes fondamentaux énoncés dans les constitutions de 2016 et 2023, illustrant un affaiblissement alarmant de l’indépendance nationale.
Non-respect de l’État de Droit…
Les signataires de la pétition rapportent des violations répétées des lois et des décisions judiciaires. Des exemples précis, comme la non-conformité aux tarifs légaux pour les documents d’identité et les ajustements non autorisés des prix du carburant, soulignent une tendance gouvernementale à outrepasser les législations adoptées.
Insatisfactions Sociales Croissantes…
La liste des griefs inclut également l’incapacité du gouvernement à fournir des services sociaux de base, tels que l’accès à l’eau, l’électricité, et la sécurité. Cette négligence aggrave la détresse quotidienne des citoyens, avec une insalubrité en hausse et une inflation incontrôlée aggravant la situation.
Demande de Changements Législatifs et Constitutionnels…
Face à ces défis, l’OGDC demande l’annulation de plusieurs lois et codes récents, y compris la constitution de 2023 et le code électoral de 2024, jugés non démocratiques ou impraticables. Ces documents, selon la pétition, nuisent à l’unité et à la stabilité du pays.
En réponse à ces cris du cœur, l’Assemblée nationale est appelée à prendre des mesures décisives pour rétablir la confiance et le bien-être social, à travers des réformes qui garantiront la justice et l’équité pour tous les Centrafricains.
Abandon et négligence : L’épreuve des écoliers de Yalinga
Centrafrique.org/salle-de-classe-ecole-yalinga/” data-wpel-link=”internal”>À l’intérieur de l’école de Yalinga, les salles de classe montrent les défis de l’éducation dans des conditions précaires.. CopyrightCNC
Dans la sous-préfecture de Yalinga, les élèves affrontent une réalité éducative désolante. Sans enseignants qualifiés ni mobilier scolaire adéquat, ils incarnent la négligence d’un système et l’oubli de leurs aînés.
À Yalinga, l’école fonctionne seulement de nom. Les élèves s’assoient sur des briques disposées hâtivement, supportant des planches qui servent de tables. Cette incertitude paraît bien plus qu’une simple gêne; elle illustre une lutte quotidienne pour l’éducation dans un environnement qui s’effondre littéralement sous eux à chaque mouvement.
Les maîtres parents tentent de pallier le manque patent de professionnels, mais leurs efforts sont loin de suffire. La qualité de l’enseignement souffre, abandonnant les élèves sans les compétences essentielles pour progresser.
Centrafrique.org/ecole-a-yalinga-vue-exterieur/” data-wpel-link=”internal”>L’école de Yalinga se présente avec un vaste espace ouvert, reflétant le cadre rural de la Haute-Kotto.. CopyrightCNC
Témoignage de Alain, un élève de 14 ans :
“Chaque jour, c’est reconstruire notre salle de classe. Les briques tombent, les planches glissent. Nous voulons apprendre, mais comment se concentrer dans ces conditions ?”
Le gouvernement semble avoir tourné le dos à Yalinga, abandonnant l’école et ses élèves à un sort peu enviable. Malgré la présence de ressortissants de Yalinga dans les hautes sphères du pouvoir, peu a été fait pour améliorer les conditions des jeunes enfants de Yalinga. Leur silence et leur inaction parlent plus fort que les promesses non tenues. Yalinga reste donc un exemple poignant de l’échec de notre système éducatif à protéger et à investir dans l’avenir de tous les enfants du pays. L’école, cœur de notre avenir, bat faiblement ici, oubliée par ceux qui pourraient l’aider.
Le contrôle des médias en Centrafrique par Wagner sous prétexte de combattre l’influence occidentale cache une entreprise plus inquiétante : la manipulation de l’information au service d’intérêts obscurs, loin de la protection de la souveraineté nationale.
Le théâtre d’une fausse souveraineté….
La récente lettre ouverte adressée au président putschiste Faustin-Archange Touadera, prétendument écrite par des défenseurs de la presse libre, s’avère être une manœuvre sinistre de Wagner pour renforcer son emprise sur les médias centrafricains. Cette lettre, qui s’enveloppe dans le discours de la protection contre les influences étrangères, reflète plutôt les tactiques de désinformation habituellement employées par cette entité russe. En réalité, Wagner ne cherche pas à protéger mais à contrôler, manipulant les narratifs pour servir ses propres intérêts sous couvert de défense de la souveraineté.
Le double jeu de la désinformation….
Alors que Wagner accuse les puissances occidentales de financer des médias centrafricains pour diffuser de fausses nouvelles, elle-même orchestre une campagne de désinformation visant à discréditer tout ce qui peut contrecarrer ses plans. En projetant ses propres tactiques sur les autres, Wagner crée un ennemi imaginaire pour détourner l’attention des véritables problèmes internes.
Les faux défenseurs de la presse…
Les signataires de la lettre, prétendus militants de la société civile, sont en fait des avatars créés par Wagner pour légitimer ses actions. Ces noms, bien que fictifs, sont présentés comme influents, une stratégie visant à donner de la crédibilité à des revendications qui, autrement, seraient perçues comme des intrusions évidentes dans la politique média du pays.
Vers une véritable indépendance médiatique….
La demande de protection contre l’influence étrangère devrait être un appel à l’autonomie réelle des médias et non à leur asservissement sous une nouvelle forme de contrôle. La vraie souveraineté des médias centrafricains nécessitera de briser les chaînes de Wagner, en favorisant un environnement où la presse peut véritablement exercer son rôle de chien de garde de la démocratie.
Il convient de noter que cette manipulation par Wagner, masquée sous des appels à la protection, illustre la nécessité impérative pour la Centrafrique de reconsidérer qui est véritablement bénéfique à son autonomie et à son développement. La liberté des médias ne doit pas être un faux-semblant pour une domination camouflée.
l’AES et le prix d’une l’illusion en poupée russe !
Centrafrique.org/le-machiavelisme-malsain-de-poutine-manipulations-russes-dans-le-drame-migratoire-africaine/le-president-russe-vladimir-poutine-et-la-delegation-du-mozambique-et-son-president-filipe-nyusi-lors-du-sommet-russie-afrique-a-saint-petersbourg/” rel=”attachment wp-att-67871″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Le-president-russe-Vladimir-Poutine-et-la-delegation-du-Mozambique-et-son-president-Filipe-Nyusi-lors-du-sommet-Russie-Afrique-a-Saint-Petersbourg-450×285.jpg” alt=”Le président russe, Vladimir Poutine, et la délégation du Mozambique et son président, Filipe Nyusi, lors du sommet Russie-Afrique, à Saint-Pétersbourg” width=”450″ height=”285″ />Le président russe, Vladimir Poutine, et la délégation du Mozambique et son président, Filipe Nyusi, lors du sommet Russie-Afrique, à Saint-Pétersbourg
En Afrique de l’Ouest, l’instabilité économique, sécuritaire et politique a favorisé l’avènement de l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’arrivée des Mercenaires russes.
En dépit de la création de l’AES en septembre 2023, l’insécurité et les violences au sein du Mali, du Niger et du Burkina Faso ne cessent de croître. L’augmentation du nombre d’attaques terroristes dans la région démontre le défi sécuritaire auquel les pays membres font face. La solution russe est celle envisagée par les autorités militaires de ces pays. L’insertion progressive de l’influence russe sur la zone sahélienne s’élargit. La succession de coups d’État en Afrique est suivie de l’arrivée, quasiment systématique, des mercenaires russes.
D’une illusion à l’autre
Bien implantés en Afrique de l’Ouest depuis 2015, les réseaux du groupe Wagner, désormais baptisé Africa corps, ont tour à tour séduit le Mali, le Burkina Faso et le Niger. En conséquence, l’image des armées nationales est ternie par les innombrables accusations d’exactions visant les mercenaires : vols, viols, pillages des ressources… les voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer les agissements de ces nouveaux partenaires.
Aussi, selon le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, 40 % des campagnes de désinformations sur le continent sont à l’initiative de la Russie. Associées au partenariat avec l’AES, les actions pour soutenir les peuples d’Afrique remettent en doute la sincérité du Kremlin. En dépit des promesses russes non tenues visant à investir dans le pétrole, le gaz et à augmenter les échanges commerciaux, l’exportation vers l’Afrique en céréales, armes et énergie nucléaire représente sept fois plus que le commerce à destination de la Russie. Ce déséquilibre rapporte peu d’argent aux Africains et va entraîner des demandes de prêts constants, endettant le pays. De surcroît, 30 % des approvisionnements en céréales des pays africains sont russes, créant une dépendance non-négligeable.
Alors que l’objectif de l’AES est d’obtenir une indépendance économique et sécuritaire, l’arrivée des Russes s’avère souvent contraire aux aspirations des peuples sahéliens. De l’ingérence dans les élections en passant par le déploiement de groupe paramilitaires, les contrats d’échange d’armes contre des ressources déclenchent une obédience à la Russie.
Aujourd’hui, la souveraineté tant réclamée par les autorités de l’AES est mise à rude épreuve : quel va être le prix à payer ? Qui va réellement en tirer profit ? L’avenir saura nous le dire.