Cri du cœur du coordonnateur des réfugiés centrafricains au Congo-Brazzaville
“Quand la souffrance éclate, la voix des sans voix doit résonner”, a lancé Honoré Kobo Sénat, coordonnateur des réfugiés centrafricains au Congo Brazzaville, durant une allocution destinée à la communauté internationale et aux autorités congolaises. Il expose un tableau sombre de la situation des réfugiés dans la région, abandonnés par ceux censés les protéger….
Un Abandon Douloureux….
Depuis deux ans, les réfugiés centrafricains au Congo vivent un abandon flagrant par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
“Nous, réfugiés centrafricains, avons été laissés pour compte, oubliés aux marges de la société et dénués de toute aide substantielle”. déclare Kobo Sénat avec gravité.
Des Appels Ignorés….
À travers plusieurs assemblées générales et conférences de presse, les réfugiés au Congo Brazzaville ont essayé de faire entendre leur détresse. Le 4 mai 2023, une dernière assemblée a été tenue, sans la présence du HCR. Kobo Sénat souligne la frustration croissante face à l’inaction:
“Nos appels répétés et nos recommandations ont été ignorés, nos droits bafoués”.
La Loi, un Bouclier Fragile….
Le coordinateur met en avant la loi 41-20-21 du 29 septembre 2021, qui garantit les mêmes droits aux réfugiés qu’aux nationaux, mais qui est systématiquement violée.
“Nous avons observé des violations flagrantes de cette loi par des autorités qui devraient pourtant la faire respecter. Nos compatriotes sont chassés des ports et des lieux de travail, simplement parce qu’ils sont étrangers”.
Mort et Détresse….
Le manque d’assistance médicale a conduit à la mort tragique de cinq réfugiés en trois semaines. Kobo Sénat accuse:
“Ces morts auraient pu être évitées. Ils sont le résultat direct de la non-assistance à personne en danger, une violation de la Déclaration universelle des droits de l’homme”….
Un Ultimatum…
Face à cette situation insoutenable, Kobo Sénat prépare des actions pacifiques. “Si nos dernières négociations échouent, nous organiserons une grève de faim et nous serons prêts à mourir pour que notre voix soit entendue. Nous n’avons plus rien à perdre.”
Dans un appel largement partagé sur les réseaux sociaux, Kobo Sénat implore ses compatriotes et la communauté internationale de soutenir leur cause: “Nous devons agir maintenant pour protéger nos droits et notre dignité. Nous sommes des êtres humains, méritant respect et protection, pas seulement des chiffres dans les rapports des ONG”.
Dans cette quête désespérée pour la reconnaissance et la justice, les réfugiés centrafricains au Congo cherchent non seulement une survie, mais une existence dignifiée.
Par Éric Azoumi
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
