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Héritier Doneng, Ministre et Milicien : Un Duel de Paroles Explosif

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Héritier Doneng, Ministre et Milicien : Un Duel de Paroles Explosif

 

Centrafrique.org/la-nouvelle-constitution-en-lambeaux-touadera-et-ses-ministres-refusent-de-respecter/heritier-doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports/” rel=”attachment wp-att-72303″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-450×300.jpg” alt=”Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports” width=”450″ height=”300″ />
Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports

 

 

Bangui, 15  avril 2024 (CNC)

“Entre le Ministre et le Milicien : ‘Les paroles ont le pouvoir de détruire ou de soigner”,  dixit Bouddha. En effet, dans l’arène politique centrafricaine, le discours incendiaire d’héritier Doneng qui prétendait défier la société civile, révélant son passé obscur et hautement criminel.

 

Du Passé Obscur à la Lumière de la Politique

 

Nommé ministre de la Jeunesse et des Sports malgré son passé en tant que chef milicien REQUINS, Héritier Doneng incarne le paradoxe de la gouvernance en République centrafricaine. Ses paroles, bien qu’émanant désormais d’une tribune officielle, portent toujours le poids de son passé criminel, jetant une ombre inquiétante sur les débats politiques du pays. Alors que la société civile gronde contre l’injustice et l’oppression, Doneng choisit de répliquer avec des mots imprégnés de son expérience criminelle du passé.

 

La Voix de la Rue contre la Voix du Pouvoir

 

En effet, la société civile centrafricaine, représentée notamment par le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), avait appelé à une manifestation le vendredi 12 avril, dénonçant la misère persistante dans le pays. Les revendications portaient sur les problèmes criants tels que le manque d’électricité, d’eau potable et les lourdes taxes imposées sur les services essentiels. Malgré la détermination des citoyens centrafricains ayant appelé à cette manifestation citoyenne, les forces de l’ordre ont empêché le déroulement de la marche en bloquant les déplacements des manifestants. Alors que les rues résonnent des cris de ceux qui réclament la dignité et la justice, Héritier Doneng se lève pour défendre la légitimité de l’autorité, mais ses paroles ne font que raviver les souvenirs de son passé obscur.

 

Un Défi à la Mémoire Collective

 

Lorsque Héritier Doneng a fait sa déclaration, il pensait défier non seulement la société civile, mais aussi la mémoire collective du peuple centrafricain. Ses paroles résonnent comme un défi à la vérité historique, un rappel brutal des cicatrices encore ouvertes de la nation. Alors que la société lutte pour un avenir meilleur, la voix discordante de Doneng nous rappelle que le chemin vers la rédemption est semé d’obstacles.

 

Entre l’Ombre du Passé et la Lumière de l’Avenir

 

Dans le combat pour la justice et la liberté en République centrafricaine, les paroles d’Héritier Doneng représentent un défi à la fois pour la population centrafricaine qui souffre en ce moment, et pour la mémoire collective du pays. Alors que la nation cherche à guérir les blessures du passé et à construire un avenir meilleur, le chemin vers la réconciliation sera pavé de défis et de sacrifices. Seul le temps dira si la voix de la rue prévaudra sur celle du pouvoir, ou si les ombres du passé continueront à hanter l’avenir de la nation.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui, Deux jeunes garçons pris en flagrant délit de vol de câble électrique

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Bangui, Deux jeunes garçons pris en flagrant délit de vol de câble électrique

 

Centrafrique.org/deux-jeunes-garcons-presumes-voleurs-pris-en-flagrant-delit-de-vol-de-cables-electrique-au-quartier-benz-vi-a-bangui-le-dimanche-14-avril-2024/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Deux-jeunes-garcons-presumes-voleurs-pris-en-flagrant-delit-de-vol-de-cables-electrique-au-quartier-Benz-vi-a-Bangui-le-dimanche-14-avril-2024-304×450.jpg” alt=”Deux jeunes garçons présumés voleurs pris en flagrant délit de vol de câbles électrique au quartier Benz-vi à Bangui, le dimanche 14 avril 2024″ width=”304″ height=”450″ />
Deux jeunes garçons présumés voleurs pris en flagrant délit de vol de câbles électrique au quartier Benz-vi à Bangui, le dimanche 14 avril 2024

 

 

Bangui, 15 avril 2024 (CNC)  

 Dans les rues poussiéreuses de Bangui, la trame de la vie quotidienne est tissée d’histoires tragiques et de destins déchirés. La ville, autrefois vibrant centre culturel, est aujourd’hui le théâtre d’une lutte quotidienne contre la pauvreté rampante et l’absence d’opportunités. C’est dans ce contexte de désespoir et de dénuement que se déroule le dernier acte d’une pièce sombre : deux jeunes garçons, figés dans l’objectif des réseaux sociaux, pris en flagrant délit de vol de câbles électriques.

 

Le quartier Benz-vi, un dédale de ruelles étroites où la misère se cache derrière chaque façade délabrée, a été le décor de cet incident. Dimanche dernier, alors que le soleil timidement éclairait les rues encore endormies, ces jeunes, privés d’éducation et d’opportunités, ont choisi le chemin de la délinquance.

 

Les images de leur arrestation ont rapidement fait le tour de la toile, suscitant une vague de réactions émotionnelles. Parmi celles-ci, les mots poignants de monsieur NGUEMA NGOKPELE LANDRY, partageant son indignation sur les réseaux sociaux, ont résonné comme un cri de désespoir dans l’océan numérique :

 

“Voilà de jeunes qui auraient pu être scolarisés, surpris ce matin 14 avril 2024 à Benz-vi en train de voler des câbles et fils électriques. Pour ceux qui les reconnaîtrons, je les ai fait mettre à l’Office Centrale pour la Répression du Banditisme (OCRB) du centre ville à Bangui. Prière d’en faire part à leurs amis et parents. Une plainte sera déposée. Merci.”

 

Ces mots, chargés de frustration et de désillusion, soulèvent une question brûlante : que reste-t-il à ces jeunes, si ce n’est l’ombre des opportunités perdues et la tentation de la délinquance ? Hier, ils auraient pu être les visages joyeux d’une éducation prometteuse, mais aujourd’hui, ils errent dans l’obscurité de la marginalisation, leurs actes les condamnant à une justice implacable.

 

Il est poignant de noter que ces mêmes jeunes étaient hier, non pas dans les salles de classe, mais dans les rues, assistant à l’ “Enercaphilie du Klan Touadéra” dans le tintamarre bruyant de Boyrabique. Cette ironie amère souligne l’urgence d’une intervention sociale et éducative, car tant que la pauvreté continuera de ronger les fondations de la société, la délinquance juvénile restera un spectre menaçant, prêt à hanter les rues de Bangui.

 

Ainsi, alors que les images de ces jeunes voleurs inondent nos écrans, il est impératif de ne pas les voir simplement comme des criminels, mais comme les produits d’un système défaillant, assoiffé de justice et d’égalité des chances. Leur histoire, bien qu’obscurcie par l’ombre du crime, est aussi le reflet de notre échec collectif à protéger et à nourrir la jeunesse de notre nation.

 

Alors que les autorités prennent des mesures pour punir ces actes, il est crucial de se demander : quelle est notre responsabilité envers ces jeunes ? Sommes-nous prêts à tendre la main plutôt que de brandir le bâton de la justice ? Car dans les rues de Bangui, l’avenir de toute une génération est en jeu, et il est temps que nous nous levions pour lutter contre les racines profondes de la misère et de la désespérance.

 

Par Alain Nzilo

 

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Sécurité Menacée et Isolement Numérique : la commune de Lambi en Quête de Solutions

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Sécurité Menacée et Isolement Numérique : Lambi en Quête de Solutions

 

Centrafrique.org/rca-vive-tension-a-bria-et-a-ndele-les-hommes-de-wagner-se-renforcent-dans-la-ville/les-mercenaires-de-la-societe-wagner-au-bord-de-la-route-entre-bossembele-et-boali/” rel=”attachment wp-att-47963″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali-450×266.jpg” alt=”Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali” width=”450″ height=”266″ />
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

 

 

Bangui, 15 avril 2024 (CNC)  

 La commune de Lambi est aujourd’hui secouée par les soubresauts de l’insécurité et de l’isolement numérique. Quelles réponses peuvent être apportées à cette situation préoccupante ?

 

Depuis des années, la commune de Lambi, située dans la sous-préfecture de Bossembélé, fait face à une montée inquiétante de l’insécurité. Les habitants vivent dans la crainte des incursions régulières des présumés éléments des 3R, membres à la CPC, semant la terreur sur leur passage. Les rues autrefois animées sont désormais le théâtre de violences et de pillages, mettant en péril la vie quotidienne des résidents, en particulier des artisans miniers qui sont souvent les cibles privilégiées de ces assaillants.

 

Face à cette situation critique, les autorités locales tirent la sonnette d’alarme, plaidant pour une intervention urgente du gouvernement et des sociétés de téléphonie mobile. Le premier adjoint au maire, Avelin Tuagounou, exprime avec véhémence la nécessité d’un renforcement des forces de sécurité dans la région, soulignant le manque criant d’effectifs pour assurer la protection des citoyens. Les couloirs de transhumance servent de voies d’accès aux malfrats, accentuant le sentiment d’insécurité qui règne dans la commune de Lambi.

Mais la lutte contre l’insécurité ne se limite pas aux forces de l’ordre. L’isolement numérique aggrave encore la situation. Privés de réseau téléphonique, les habitants se retrouvent dans l’incapacité d’alerter en cas d’urgence, laissant ainsi les assaillants agir en toute impunité. Malgré les promesses des autorités gouvernementales et des opérateurs téléphoniques, l’installation d’un réseau stable se fait attendre, plongeant la population dans un isolement numérique préjudiciable à sa sécurité et à son bien-être.

 

La dégradation avancée de la route reliant Lambi aux zones environnantes ajoute une dimension supplémentaire à ce tableau déjà sombre. Les habitants, pris au piège de l’insécurité et de l’isolement, se voient également entravés dans leurs déplacements quotidiens, limitant ainsi leurs possibilités d’accès aux services essentiels.

 

Il convient de rappeler que la commune de Lambi se retrouve à la croisée des défis sécuritaires et numériques. Face à cette situation alarmante, une action concertée et immédiate s’impose. Il est temps que les autorités nationales et les opérateurs téléphoniques répondent à l’appel de détresse de cette communauté en détresse, en lui offrant les moyens nécessaires pour assurer sa sécurité et son développement. Car tant que Lambi restera plongée dans l’obscurité de l’insécurité et de l’isolement, son potentiel et celui de ses habitants resteront étouffés dans l’ombre de l’incertitude.

 

Par Anselme Zato

 

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Centrafrique : Un nouveau cas d’assassinat de trois civils enregistré à Zémio

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Un nouveau cas d’assassinat de trois civils enregistré à Zémio

 

Centrafrique.org/chaos-a-Zemio-lequipe-dune-ong-internationale-victime-dun-braquage-spectaculaire/upc-rebelles/” rel=”attachment wp-att-68394″ data-wpel-link=”internal”>Trois combattants rebelle de l'UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 15 avril 2024 (CNC)  

 La quiétude a de nouveau été troublée dans la paisible localité de Tabane, située au PK 18 de la ville de Zémio, Axe Rafaï, alors que trois civils innocents ont été victimes d’un acte abominable ce samedi. L’ombre de l’insécurité plane une fois de plus sur cette région du Haut-Mbomou, laissant la population dans un état de désarroi croissant.

 

Selon les autorités locales, cette tragédie est attribuée aux éléments de l’UPC, une nouvelle qui glace le sang des habitants déjà éprouvés par une série des crimes similaires. L’insécurité, devenue monnaie courante dans ces contrées reculées, semble défier toute tentative de résolution durable.

 

Face à cette montée en puissance de la violence, le député de Zémio, Eric Kpiodigui, a lancé un appel vibrant au gouvernement pour le déploiement urgent des forces armées centrafricaines.

“Je suis vraiment dépassé par cette situation”, a-t-il déclaré lors d’une intervention médiatique, soulignant l’urgence d’une réponse gouvernementale efficace pour assurer la sécurité des civils.

 

C’est une situation alarmante qui pousse les habitants à se demander à quel saint se vouer. Les patrouilles de la Minusca, bien que présentes, semblent insuffisantes pour contrer les malfaiteurs qui opèrent avec une agilité déconcertante dans les vastes étendues de la brousse.

 

Le député Kpiodigui a également appelé la population de Zémiot à revenir au bon sens, soulignant les conséquences dévastatrices des actes de violence sur la communauté. “Le fait de commettre des assassinats ne fait que semer le chaos et l’instabilité”, a-t-il martelé, appelant à un retour aux valeurs de compassion et de solidarité.

 

Dans cette lutte pour restaurer la paix et la sécurité, la coopération entre le gouvernement, les forces armées et la MINUSCA est cruciale. Il est impératif d’adopter des stratégies efficaces pour contrer les menaces qui pèsent sur la population civile, afin de mettre un terme à cette spirale de violence qui assombrit l’avenir de la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

Quand la nature se déchaîne : le calvaire des habitants de Foro sous l’emprise du vent et de la pluie

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Quand la nature se déchaîne : le calvaire des habitants de Foro sous l’emprise du vent et de la pluie

 

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Catastrophes naturelles au village fôrô, à 20 kilomètres de Cantonnier, dans la préfecture de la Nana-Mambéré

 

Bangui, 15  avril 2024 (CNC)

 Comment une communauté peut-elle surmonter les épreuves naturelles qui la frappent sans relâche ? C’est ce que vivent actuellement les résidents de Foro, un village paisible situé à 20 km de Cantonnier, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, une zone frontalière partagée entre la République Centrafricaine et le Cameroun.

 

Le récent déchaînement de la nature a vu des vents violents accompagnés de pluies torrentielles s’abattre sur cette localité, laissant derrière eux un tableau de désolation immense. Les habitations vulnérables n’ont pas résisté à la furie des éléments, forçant de nombreux villageois à chercher refuge loin de ce qu’ils appelaient chez eux.

 

Un appel à l’aide resté sans réponse À ce jour, malgré l’urgence de la situation, l’assistance gouvernementale ou humanitaire n’a pas encore atteint Foro.

Les sinistrés, démunis et désespérés, ont dû faire appel à la solidarité communautaire pour survivre. Des familles d’accueil, qu’il s’agisse de proches, d’amis ou même de structures communales comme des écoles, ont ouvert leurs portes pour accueillir ceux qui ont tout perdu. La solidarité, un baume au cœur des épreuves Ce témoignage de Jonas, un résident de Foro, résume bien la situation :

“Nous nous sentons oubliés, mais la générosité de nos voisins nous donne de l’espoir. Ce n’est pas facile, mais nous savons que nous ne sommes pas seuls.” Ces paroles mettent en lumière non seulement la gravité de la situation, mais aussi l’incroyable résilience des habitants.

 

 

Un appel à l’action

 

La tragédie de Foro est un rappel cruel que la nature, dans sa splendeur, peut aussi se montrer impitoyable. Il est impératif que l’assistance promise

par les autorités compétentes arrive rapidement. En attendant, la solidarité locale continue de tisser un filet de sécurité vital pour ceux touchés par

cette catastrophe. Le courage et l’entraide de la communauté de Foro servent d’exemple poignant à suivre en ces temps troublés.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Panne des réseaux à Bozoum : enfin le retour à la normale

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Panne des réseaux à Bozoum : enfin le retour à la normale

 

 

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Un pylône de réseau téléphonique mobile GSM en Afrique. CopyrightDR

 

Bangui, 15  avril 2024 (CNC)

 Quel est le poids du silence dans une ville qui palpite au rythme des connexions et des communications? À Bozoum, chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, ce poids a été palpable pendant six interminables jours. Lundi dernier, à la tombée de la nuit, les rues de Bozoum se sont retrouvées plongées dans un silence technologique. Le réseau Telecel, artère vitale pour les appels, les transferts d’argent et les connexions internet, s’est soudainement effacé, victime d’une panne technique.

 

La mobilisation n’a pas tardé. Des techniciens ont rapidement été dépêchés depuis Bangui, la capitale, naviguant contre montre pour résoudre ce problème qui paralysait la vie quotidienne. Leur réussite, ce samedi, a été accueillie avec un ouf de soulagement par les habitants. Ceux-ci, habitués à la facilité et à l’immédiateté que permet le réseau Telecel, se sont soudain rendu compte de leur dépendance à cette technologie souvent tenue pour acquise.

 

Parmi les échos de joie qui ont suivi le rétablissement du service, un appel particulier s’est fait entendre: celui de la nécessité d’une présence permanente de Telecel à Bozoum.

“Nous avons besoin d’une agence ici,” clame Mathieu, un commerçant au marché de Bozoum, ajoutant qu’“À chaque incident, nous nous sentons coupés du monde, et l’attente d’une solution de Bangui nous laisse impuissants”.

 

Bien que la localité bénéficie également du réseau Orange, les habitants soulignent un manque de concurrence réelle entre les deux fournisseurs, ce qui, souvent, se traduit par des services moins incitatifs et plus coûteux. La présence d’une agence Telecel serait non seulement un gage de sécurité en cas de nouvelle panne mais également un pas vers une meilleure compétitivité du marché, essentielle pour garantir la qualité et l’accessibilité des services.

 

Les six jours de panne à Bozoum nous rappellent combien notre quotidien est lié à ces technologies invisibles mais omniprésentes. La réparation a remis les choses en place, et la vie a repris son cours, rappelant la résilience et l’adaptabilité de ses habitants.

 

Par Fortuné Boberang

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Tragédie à Batangafo : Une Famille Perd Tout Dans Un Incendie

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Tragédie à Batangafo : Une Famille Perd Tout Dans Un Incendie

 

 

Centrafrique.org/construction-en-terre-crue-en-milieu-rural-avec-des-adultes-et-un-enfant-a-proximite/” data-wpel-link=”internal”>Construction en terre crue à Batangafo avec des adultes et un enfant à proximité
À Batangafo, après l’incendie d’habitation de monsieur Emmanuel Bosso

 

Bangui, 14  avril 2024 (CNC)

 Dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, le drame a frappé tôt le matin du treize avril deux mille vingt-quatre. Une maison à Batangafo s’est embrasée, laissant derrière elle des cendres et une famille dévastée.

 

Emmanuel Bosso, habitant de longue date de Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Fafa,  et père de quatorze enfants, vivait dans cette maison avec ses deux épouses. La famille avait aménagé une chambre spécialement pour le stockage des produits vivriers, tels que huit sacs de manioc, des sacs d’arachides et autres produits. Malheureusement, ce sont ces provisions, ainsi que d’autres biens essentiels comme les ustensiles de cuisine, les meubles,, les matelas et les documents personnels, y compris des diplômes, qui ont été consumés par les flammes.

À Batangafo, Gros plan sur un feu de construction avec fumée, briques en terre, et récipient métallique
CopyrightCNC

 

L’origine de l’incendie est attribuée à une cuisson mal surveillée par un proche d’Emmanuel, qui, aidée par un vent fort, a rapidement enveloppé toute la maison. La famille a miraculeusement échappé à l’incendie sans blessure physique, mais se retrouve sans abri et sans possessions.

 

Face à cette épreuve, Emmanuel Bosso a exprimé le désarroi de sa famille et sollicite une aide auprès du gouvernement et des organisations non gouvernementales. La situation de la famille Bosso souligne leur besoin urgent de support pour reconstruire leur existence.

 

Dans la communauté de Batangafo, cet incident rappelle les défis auxquels les résidents peuvent être confrontés et met en lumière la résilience des familles affectées par de telles tragédies. Pour Emmanuel Bosso et sa famille, l’avenir est incertain, mais la solidarité et l’entraide pourraient jouer un rôle crucial dans leur reconstruction.

 

Par Ferdinand Balissongo

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Première Salve : Les Magistrats Répliquent à la Proposition de Loi de Boukanga

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Première Salve : Les Magistrats Répliquent à la Proposition de Loi de Boukanga

 

Centrafrique.org/nepotisme-en-haute-cour-lascension-de-nimery-ben-colbert-neveu-de-abazene-dans-la-magistrature-centrafricaine/photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service/” rel=”attachment wp-att-72018″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service-450×300.jpg” alt=”Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de service. CopyrightDiaspora” width=”450″ height=”300″ />
Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

 

Bangui, 14 avril 2024 (CNC)  

 La proposition de loi visant à réviser le statut particulier des magistrats, déposée par le député Auguste Boukanga, a suscité une vive réaction au seinde la communauté judiciaire. L’assemblée générale des magistrats, réunie vendredi à Bangui, a été le théâtre de débats passionnés autour de cette initiative législative.

 

La présidente du syndicat de la magistrature, Mauricette Monte-Pismis, a exprimé sa surprise face à cette proposition. Selon elle, le député Auguste Boukanga aurait une lecture erronée du statut des magistrats, en particulier de l’article 14 qui est au cœur de cette controverse.

L’article en question accorderait, selon le député, une sorte de supra-humilité aux magistrats, une assertion que le syndicat conteste vigoureusement. Mauricette Monte-Pismis souligne que le statut de la magistrature ne confère pas d’immunité aux magistrats, contrairement aux députés. Ces derniers bénéficient en effet d’une immunité parlementaire, tandis que les magistrats bénéficient d’un privilège de juridiction.

 

“Je voudrais d’abord dire que c’est un terme erroné. La loi portant statut de la magistrature n’accorde pas aux magistrats d’immunité, contrairement aux députés. Ce sont les députés qui ont une immunité. Mais nous, les magistrats, nous bénéficions d’un privilège de juridiction. Donc c’est assez incompréhensif et je pense que l’honorable Boukanga fait une confusion au niveau du sens et des principes du droit », a déclaré Mauricette Monte-Pismis.

 

La proposition de modification de l’article 14 vise à rendre les magistrats passibles de poursuites pour les crimes et délits qu’ils commettent, que ce soit dans ou hors de l’exercice de leurs fonctions. Cependant, Mauricette Monte-Pismis conteste cette interprétation, expliquant le processus judiciaire qui s’applique aux magistrats en cas de poursuites pénales.

 

Elle explique que si un magistrat est poursuivi pour un crime ou un délit, la composition de la cour de jugement doit garantir son impartialité. Ainsi,

le président de la Cour de cassation devra constituer une cour composée de magistrats qui n’ont pas de liens étroits avec l’accusé, afin d’assurer un procès

équitable.

 

« Si un magistrat est poursuivi pour un crime ou un délit qu’il a commis, s’il travaille par exemple à la Cour d’appel, comme moi je suis paupère générale près de la Cour d’appel de Bangui, ce ne seront pas mes pères magistrats de la Cour d’appel qui pourront me juger. Donc c’est comme ça que l’article 14 dit que le président de la Cour de cassation devra composer une cour avec des collègues qui auront moins d’appendance avec moi pour pouvoir me juger”, ajoute-t-elle.

 

La proposition de loi déposée par le député Auguste Boukanga en mars dernier n’a pas encore été examinée par le Parlement, et le syndicat des magistrats n’a pas encore officiellement réagi. Cependant, le débat sur la réforme du statut des magistrats promet d’être animé et controversé dans les prochains jours.

 

Par Anselme Mbata

 

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Retour Béni : Les Pluies Ravivent l’Espoir des Agriculteurs de Nola

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Retour Béni : Les Pluies Ravivent l’Espoir des Agriculteurs de Nola

 

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Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine

 

Bangui, 14 avril 2024 (CNC)  

 Les premières gouttes de pluie résonnent comme une symphonie bienvenue pour les agriculteurs de Nola, qui ont enduré une saison sèche pénible, mettant à rude épreuve leurs activités champêtres. Après des mois d’attente, la terre assoiffée de la Sanga-Mbaéré retrouve enfin la fraîcheur des précipitations, redonnant espoir et élan aux habitants de la région.

 

Antoinette, une habitante de Nola, exprime sa joie face à ce changement de saison.

« Je suis ravie de ce retour de la saison de pluie », s’exclame-t-elle avec enthousiasme.

Déjà engagée dans les travaux agricoles, elle a semé du maïs, du manioc et de l’arraché, et constate avec satisfaction la croissance vigoureuse de ses cultures. Elle encourage vivement ses concitoyens à suivre son exemple, soulignant l’importance cruciale de l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire et le bien-être de la population.

 

Malgré les défis posés par le changement climatique, Jules Binga, président du groupement agro-pastoral Zonéme, reste optimiste quant à l’avenir de l’agriculture dans la région.

« Les pluies arrivent au bon moment pour nos cultures », affirme-t-il, soulignant l’espoir que ces précipitations apportent pour une saison de récolte fructueuse.

Cependant, certains agriculteurs restent prudents, craignant les caprices météorologiques. Benjamin et Léo expriment leurs réserves quant à la fiabilité des premières pluies, rappelant les précédentes sécheresses survenues après la fête de Pâques.

 

Nola regorge de ressources naturelles propices à l’agriculture, avec son sol fertile et son abondance de précipitations. Cependant, des défis persistent, notamment la culture traditionnelle qui entrave le plein potentiel agricole de la région. Malgré ces obstacles, l’optimisme persiste parmi les agriculteurs, qui voient dans le retour des pluies une opportunité de revitaliser leurs terres et de prospérer dans leurs activités.

 

Le retour bienvenu de la saison des pluies à Nola suscite un regain d’espoir et de détermination parmi les agriculteurs de la région. Alors que les premières gouttes nourrissent la terre et les esprits, la communauté agricole se prépare à relever les défis à venir avec résilience et optimisme, guidée par la conviction que la terre généreuse de Nola continuera à les soutenir dans leur quête d’abondance et de prospérité.

 

Freddy Mbinga

 

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À Bozoum, une initiative pour combattre le divorce précoce chez les jeunes

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À Bozoum, une initiative pour combattre le divorce précoce chez les jeunes

 

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Ville de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé

 

 

Bangui, 14 avril 2024 2024 (CNC) –

 “Comment pouvons-nous briser le cycle du divorce dans notre jeunesse ?” C’est par cette interrogation que la causerie éducative s’est ouverte vendredi dernier à la maison des jeunes de Bozoum, un rendez-vous crucial pour plus de quarante jeunes, élèves et conducteurs de taxi moto. Un engagement pour l’éducation et la sensibilisation

 

Le directeur de la maison des jeunes, Dorkem Victorien, a pris l’initiative de cette rencontre. Son objectif ? Sensibiliser la jeunesse aux causes et conséquences du divorce, un sujet sensible qui touche de plus en plus les jeunes couples dans la localité. “Il est impératif de comprendre les raisons qui poussent nos jeunes à se séparer si tôt et d’analyser les impacts dévastateurs de ces ruptures, non seulement sur les individus mais aussi sur la structure sociale de notre ville,” explique Dorkem.

 

Des interventions enrichissantes

 

Oscar Wilde Baidodje, facilitateur de la causerie, a abordé les dynamiques complexes du divorce, incluant les pressions sociales et économiques qui influencent les jeunes couples. “Chaque cas de divorce est unique, mais les motifs souvent cités incluent le manque de préparation, les attentes irréalistes et la pression extérieure,” a-t-il partagé lors de l’événement.

 

Les témoignages, un pilier de la réflexion

 

Élodie Doufou, une des participantes, souligne l’importance de telles initiatives. “Cela nous ouvre les yeux sur des réalités souvent tues. Comprendre ce qui se passe réellement dans les foyers nous aide à anticiper et à éviter des erreurs dans nos futures relations,” confie-t-elle, visiblement touchée par les discussions.

 

Un impact visible

 

La répartition des participants, avec une minorité de filles, soulève une autre question pertinente : comment engager davantage les jeunes femmes dans ces discussions cruciales ? “Nous travaillons à équilibrer cette participation dans nos futures sessions,” promet Dorkem Victorien, conscient de l’importance de l’inclusion de tous les jeunes dans ce dialogue.

 

Cette causerie n’est que le début d’une série d’efforts prévus pour éduquer et équiper les jeunes de Bozoum face aux défis conjugaux. La

résilience et la compréhension mutuelle sont prônées comme clés pour forger des relations durables et significatives au sein de cette communauté.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Parier avec les baobabs : L’essor de 1Win au Sénégal

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1Win est une référence pour les parieurs sénégalais, offrant une myriade d’options de paris qui répondent à un large éventail de goûts et de préférences. Cette plateforme s’est imposée non seulement en offrant un large éventail de possibilités de paris sportifs, mais aussi en adaptant ses services aux besoins culturels et régionaux spécifiques de son public sénégalais.

Comprendre la dynamique des paris sur 1Win est essentiel pour les locaux désireux de participer à ce passe-temps mondial, car il tire parti à la fois des marchés internationaux et des favoris locaux. En naviguant à travers les complexités de 1Win, les parieurs sénégalais peuvent améliorer leurs stratégies de paris, en prenant des décisions éclairées qui s’alignent sur leurs affinités personnelles et culturelles.

Pourquoi 1Win est populaire parmi les parieurs Sénégalais ?

1Win s’est taillé une place de choix sur le marché sénégalais des paris pour plusieurs raisons convaincantes, la principale étant son interface conviviale, sa grande variété d’options de paris et ses cotes compétitives. L’interface de la plateforme est conçue pour l’utilisateur, avec un système de navigation simple qui permet aux parieurs novices et expérimentés de s’y retrouver facilement.

Cette facilité d’utilisation est cruciale sur un marché avec lequel l’accès à la technologie varie, car elle permet à tous les utilisateurs, quel que soit leur niveau de connaissances technologiques, de participer.

Un autre facteur important contribuant à la popularité de 1Win est la diversité des options de paris qu’il propose. Du football, qui a un public passionné au Sénégal, aux sports moins populaires, 1Win s’assure de répondre aux préférences d’un large public. Cette inclusivité s’étend à la fourniture d’opportunités de paris à la fois sur les compétitions internationales et sur les matchs locaux, permettant aux utilisateurs de soutenir leurs équipes locales préférées.

Enfin, la compétitivité des cotes proposées par bookmaker 1Win lui permet de se démarquer sur le marché sénégalais. Les parieurs sont toujours à la recherche du meilleur rapport qualité/prix, et 1Win répond à cette attente en proposant des cotes souvent supérieures à celles disponibles sur d’autres plateformes. Cet avantage n’augmente pas seulement le potentiel de gains, mais démontre également l’engagement de 1Win à fournir de la valeur à sa base d’utilisateurs.

Ces caractéristiques, finement ajustées pour répondre aux exigences et aux goûts du marché sénégalais, renforcent la confiance des parieurs sénégalais, consolidant la position en tant que plateforme de paris 1Win en ligne préférée au Sénégal.

Comment s’inscrire et vérifier son compte sur 1Win

L’enregistrement et la vérification de votre compte sur 1Win est un processus simple, conçu pour faciliter la tâche des utilisateurs sénégalais qui peuvent ainsi rejoindre la communauté de parieurs de 1Win sans problème. Voici un guide étape par étape pour vous aider à démarrer :

  1. Visitez le site ou 1Win app : Ouvrez votre navigateur web ou lancez l’application 1Win et rendez-vous sur la plateforme officielle de 1Win. Recherchez le bouton “S’inscrire” ou “S’enregistrer”, généralement situé dans le coin supérieur droit de la page d’accueil.
  2. Remplissez le formulaire d’inscription : En cliquant sur le bouton “S’inscrire”, vous ferez apparaître un formulaire d’inscription. Vous devrez y fournir quelques informations de base telles que votre nom, votre adresse électronique et un mot de passe. Choisissez une devise (assurez-vous qu’elle vous convient en tant qu’utilisateur sénégalais).
  3. Acceptez les conditions générales : Lisez attentivement les conditions générales. Si vous êtes d’accord, cochez la case pour les accepter. Cette étape est cruciale pour comprendre les règles de la plateforme et vos droits en tant qu’utilisateur.
  4. Vérifiez votre compte : Après avoir envoyé le formulaire d’inscription, vous recevrez habituellement un e-mail ou un SMS de 1Win contenant un lien ou un code de vérification. Cliquez sur le lien ou entrez le code sur le 1Win site officiel web pour vérifier votre compte. Cette étape est cruciale pour des raisons de sécurité et pour garantir l’exactitude des informations fournies.
  5. Effectuez votre premier dépôt : Une fois votre compte vérifié, vous pouvez vous connecter et effectuer votre premier dépôt. 1Win propose plusieurs méthodes de paiement adaptées aux utilisateurs sénégalais, ce qui vous permet de trouver une option pratique.
  6. Commencez à parier : Une fois votre compte configuré et approvisionné, vous êtes maintenant prêt à explorer la grande variété d’options de paris disponibles sur 1Win, que ce soit via le site web ou l’application, et à placer vos paris.

Options de paris disponibles sur 1Win

1Win connexion propose un large éventail d’options de paris pour répondre aux diverses préférences des parieurs sénégalais. Comprendre chaque catégorie aidera les utilisateurs à tirer le meilleur parti de leur expérience de pari sur la plateforme.

Chacune de ces catégories de paris est conçue pour répondre aux diverses préférences et intérêts des parieurs sénégalais, offrant des opportunités de paris sportifs classiques, de paris en temps réel, de jeux de type casino et de paris sportifs virtuels. Cette diversité améliore non seulement l’expérience de l’utilisateur sur 1Win, mais positionne également la plateforme comme une option complète pour les paris en ligne au Sénégal.

Paris sportifs

Le cœur de l’offre se réside dans sa section de 1Win paris sportifs, qui couvre un large éventail de sports allant du football, du basket-ball et du tennis à des sports moins courants comme le handball et le tennis de table. Le football, qui est le sport le plus populaire au Sénégal, occupe une place prépondérante avec une couverture étendue des championnats internationaux tels que la Premier League anglaise, la Liga et la Ligue des champions de l’UEFA, ainsi que des compétitions locales.

Les parieurs peuvent miser sur différents résultats, notamment les vainqueurs des matchs, le nombre total de buts, le premier buteur, et bien plus encore, offrant ainsi une expérience de pari complète.

Pari en direct

1Win fait monter l’excitation d’un cran en offrant une expérience de pari en direct de pointe, plongeant les utilisateurs dans un monde de pari 1Win interactif. Cette fonctionnalité innovante permet aux utilisateurs de participer activement aux matchs en direct en plaçant des paris, les cotes s’ajustant en temps réel en fonction de l’évolution du match.

Couvrant un large éventail de sports, cette plateforme dynamique permet aux utilisateurs de tirer parti de leurs connaissances en direct et de réaliser des gains potentiellement plus élevés. Plongez dans le monde captivant des paris en direct sur 1Win dès aujourd’hui et vivez le frisson des paris sportifs en temps réel !

Jeux de casino

Pour ceux qui souhaitent vivre une expérience de pari différente, la section casino de 1Win propose une vaste sélection de jeux. Des jeux de table classiques comme le blackjack et la roulette à une grande variété de machines à sous et d’options de croupiers en direct, il y en a pour tous les goûts.

Les jeux de casino sur 1Win attirent les utilisateurs à la recherche de sessions de paris rapides et divertissantes avec la possibilité de gains instantanés.

Sports virtuels

Pour les personnes à la recherche d’une expérience de jeu unique et passionnante, la section casino de 1Win se distingue par son large éventail de jeux. Plongez dans un monde de divertissement avec des jeux de table classiques tels que le blackjack et la roulette, ainsi qu’une sélection variée de machines à sous et d’offres de croupiers en direct.

Que vous soyez un fan des jeux traditionnels ou que vous souhaitiez explorer de nouvelles options de jeu, le casino de 1Win répond à un large éventail de préférences. L’attrait des jeux de casino sur 1Win réside dans leur capacité à fournir aux utilisateurs des sessions de 1Win pari gratuit rapides et engageantes, tout en offrant la perspective excitante de gains immédiats. Préparez-vous à vous immerger dans un monde d’excitation et de possibilités au casino de 1Win !

Comprendre les cotes et paiements

Lorsque vous pariez sur la plateforme 1Win Sénégal, il est essentiel de comprendre le fonctionnement des cotes, tant pour les nouveaux parieurs que pour les parieurs chevronnés. Les cotes représentent essentiellement la probabilité qu’un résultat particulier se produise et détermine le montant des gains que vous pouvez espérer si votre pari est réussi.

Les cotes peuvent être affichées sous différents formats, mais 1Win simplifie les choses pour ses utilisateurs sénégalais en leur offrant une compréhension intuitive des gains potentiels.

Pour les parieurs sénégalais, la commodité des transactions est un facteur important. 1Win propose une gamme de méthodes de paiement adaptées aux besoins et aux préférences des utilisateurs sénégalais. Des méthodes bancaires traditionnelles aux options de paiement numérique et mobile plus récentes, la garantie de transactions sécurisées, efficaces et rapides est une priorité.

Les options les plus populaires sont les cartes de crédit et de débit, les portefeuilles électroniques et les services d’argent mobile, qui sont largement utilisés au Sénégal pour leur fiabilité et leur facilité d’utilisation.

La navigation des paiements sur 1Win est conçue pour être facile, permettant aux parieurs de se concentrer sur les stratégies plutôt que sur les détails du paiement. La plateforme donne la priorité à la sécurité, en utilisant une technologie de cryptage de pointe pour protéger les données des utilisateurs.

Conseils pour des paris responsables

Les paris peuvent être une activité agréable lorsqu’ils sont pratiqués de manière responsable. Il est essentiel d’aborder les paris avec une stratégie qui donne la priorité à l’équilibre financier et à la santé mentale. Voici quelques conseils essentiels qui vous permettront d’entretenir une relation saine avec les paris :

  1. Fixer des limites budgétaires : Commencez toujours par établir un budget précis. Déterminez la somme d’argent que vous êtes prêt à perdre et veillez à ce qu’elle n’affecte pas vos besoins essentiels ou vos responsabilités financières. Respectez scrupuleusement ce budget afin d’éviter les pièges de la chasse aux pertes.
  2. Comprenez les risques : Les paris comportent un niveau élevé de risque et d’incertitude. Reconnaissez qu’il ne s’agit pas d’un moyen garantit de gagner de l’argent. Les gains ne sont jamais assurés et les pertes font partie du processus. Cette compréhension est essentielle pour maintenir une approche équilibrée des paris.
  3. Les paris ne doivent pas constituer une source de revenus principale : Considérez les paris comme une forme de divertissement plutôt que comme un moyen principal de gagner de l’argent. Compter sur les paris pour gagner de l’argent n’est pas viable et peut conduire à une détresse financière et émotionnelle importante.
  4. Sachez quand faire une pause : Il est important d’être attentif à son état mental et émotionnel. Si vous constatez que les paris sont une source de stress ou qu’ils ont une incidence négative sur votre vie quotidienne, il est temps de prendre du recul. Des pauses régulières peuvent contribuer à prévenir le développement d’habitudes de jeu problématiques.
  5. Demandez de l’aide si nécessaire : Si vous ou l’un de vos proches est aux prises avec des problèmes de paris, n’hésitez pas à demander de l’aide. De nombreux organismes et groupes de soutien sont disponibles pour aider les individus à garder le contrôle de leurs habitudes de jeu.

En suivant ces lignes directrices, les parieurs peuvent profiter de l’excitation et du divertissement que procurent les paris, sans compromettre leur stabilité financière ou leur santé mentale.

 

Comment devenir croupier au casino ?/                                                                                         

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Dans un casino terrestre ou casino live, les croupiers sont responsables de l’organisation aux tables de jeu. Ils dirigent le jeu et sont responsables de la distribution, de l’empilement et du mélange des cartes et des jetons. Tous les jeux de table du casino sont dirigés par eux. Ils sont célèbres pour leur apparence élégante et soignée à la table de jeu, mais aussi pour leur parfaite maîtrise du jeu. Voici ce qu’il faut connaître pour devenir un croupier.

Devenir croupier au casino : quel est le niveau d’études requis ?

 

 

Pour suivre une formation de croupier ou de croupière, vous n’avez pas besoin d’un diplôme spécifique. Cependant, il y a tout de même quelques conditions que vous devez remplir si vous voulez travailler dans un casino. Vous devez avoir au moins 18 ans, voire 21 ans pour certaines écoles de casino. Comme vous avez à faire à de grosses sommes d’argent en tant que croupier, un certificat de bonne conduite ainsi que l’absence de dettes sont indispensables pour exercer ce métier. Vous devez également avoir les aptitudes suivantes :

  • Capacité à faire des calculs mentaux.
  • Une attirance pour les jeux comme le poker pour ne pas s’ennuyer.
  • Capacité à travailler la nuit.
  • Aisance à manipuler de grosses sommes d’argent.

Enfin, la connaissance de langues étrangères comme l’anglais sont également des atouts majeurs.

Que fait un croupier dans un casino ?

Cela fait d’ailleurs longtemps que les casinos n’emploient plus uniquement des hommes aux tables de jeu, car il existe désormais aussi des croupières. Pour les amateurs de machines à sous Aristocrat, jouez gratuite sur Fr-SlotsUp. En tant que croupier ou croupière, vous n’êtes bien sûr pas seulement responsable de la roulette, mais aussi du poker, du baccara ou du black jack, par exemple.

Avant les parties, vous veillez à ce que les jetons de jeu soient bien rangés pour les clients et que les cartes soient bien mélangées. Pendant le jeu, vous êtes en quelque sorte l’arbitre, c’est-à-dire que vous donnez des instructions, vous veillez à ce que les règles soient respectées et vous calculez le montant des gains à la fin.

 

Au casino, le croupier est également synonyme de professionnalisme, d’élégance et de chic. Une apparence soignée est donc indispensable pour ce métier. Le croupier est à tout moment en contact avec les visiteurs du casino, de sorte que son activité peut être comparée à celle d’un employé de service et qu’il doit être à l’aise avec les clients.

Par ailleurs, s’il faut connaître sur le bout des doigts les règles des différents jeux de casino, il faut aussi connaître les règles de politesse. Plus les clients sont heureux, plus l’expérience de jeu est agréable et plus les pourboires, qui représentent une part importante du salaire d’un croupier, sont élevés.

Outre la gestion du jeu, le croupier est donc également là pour divertir les clients et créer une atmosphère de jeu agréable. Ce poste implique un haut degré de multitasking. En effet, tout en gardant un œil sur chaque aspect du jeu à tout moment, il doit calculer les chiffres et discuter avec les clients. Certains jeux, en particulier le poker, peuvent durer des heures. Il faut donc rester concentré à tout moment pour ne pas faire d’erreur.

Quelle formation pour devenir croupier ?

 

 

 

En France, il n’existe pas de formation reconnue par l’État pour le métier de croupier de casino. En revanche, les futurs croupiers suivent des cours qui peuvent durer de quelques semaines à 24 mois – à temps partiel. Vous pouvez jouer avec des croupiers dans les casino en ligne Cameroun que vous trouverez sur cette URL. Les formations continues sont proposées dans des écoles de casino spéciales, un salaire n’est généralement pas versé, car on ne travaille pas encore dans un casino pendant la formation.

La formation se compose de parties pratiques et théoriques. En théorie, on enseigne entre autres les règles des différents jeux dans les moindres détails. La pratique permet d’entraîner la dextérité et d’apprendre à manipuler correctement les jetons et les cartes.

Le travail d’un croupier est plus exigeant que beaucoup ne le pensent. Calcul rapide, multitâche et dextérité sont à l’ordre du jour, tout comme la politesse. Si vous remplissez les conditions de base nécessaires, vous pouvez vous attendre à un travail passionnant dans le glamour des casinos après avoir suivi la formation de l’école des casinos.

 

Que gagnent réellement les croupiers ?

Les casinos ont leur propre système de tarification pour les croupiers. Leurs salaires sont générés par le casino. Il s’agit de pourboires versés par les visiteurs des casinos, généralement de leur plein gré lorsqu’ils gagnent.

Les pourboires étant variables d’un mois à l’autre, la maison de jeu verse au croupier un petit salaire de base et une part des bénéfices qui dépend de ces pourboires. Chaque croupier peut influencer positivement cette dernière en se montrant aimable. Le salaire de base varie d’un casino à l’autre et dépend également de la position du croupier. Les revenus ne sont pas aussi élevés que l’on pourrait le supposer au vu de l’environnement.

Les salaires de départ devraient se situer entre environ 1 450 et 1 600 euros, les croupiers expérimentés atteignent 3 000 euros par mois, mais uniquement les bons mois. Il s’agit d’un salaire brut, sur lequel il faut prélever les impôts et la TVA.

Rémunération médiane des croupiers

 

Diversité et richesse ethnique en République centrafricaine : une ode du Dr Maurice Saragba

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Diversité et richesse ethnique en RCA  : une ode du Dr Maurice Saragba

 

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Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 14 avril 2024 (CNC)

 Une plongée dans l’œuvre posthume du Dr Maurice Saragba, historien centrafricain de renom,  dévoile la richesse ethnique de la République centrafricaine.

 

L’œuvre du regretté historien Maurice Saragba continue de briller comme un phare de connaissances sur les différentes ethnies de la République centrafricaine. Saragba, dont l’héritage perdure après sa disparition, a laissé derrière lui un document captivant qui explore la diversité culturelle et comportementale des différentes communautés centrafricaines. En se concentrant sur les traits distinctifs de groupes tels que les Kaba, Talé, Gbaya, Mandja, Karé, Pana, Yakoma, Ngbakamandja,  Ali, Souma, Ndiri,  Banda et bien d’autres, il a brossé un tableau vivant de la société centrafricaine, célébrant sa complexité et sa cohésion.

 

Les profils ethniques : l’essence de la cohésion sociale

 

Les  Kaba : Le regretté Dr Saragba a souligné les  Ka’ba pour leur respect, leur diligence et l’intelligence qui caractérisent les hommes et les femmes de cette ethnie. La beauté célèbre de leurs femmes ajoute à l’estime dans laquelle elles sont tenues.

 

Les Thali : Comme les Kaba, les Thali sont réputés pour leur intelligence et leur capacité à favoriser un esprit de coopération et de communauté. Ces qualités les rendent inestimables pour le tissu social et culturel de la nation.

 

Les Yakoma : Saragba admirait particulièrement les Yakoma pour leur approche axée sur la communauté, soulignant leur capacité à travailler ensemble pour le bien commun. Cette solidarité est fondamentale pour la survie et la prospérité de leur culture.

 

Les Banda : La générosité et l’hospitalité des Banda ont été largement documentées par Saragba, reflétant la chaleur et l’ouverture qui caractérisent l’accueil centrafricain.

 

Les Sango : Connu pour leur maîtrise de la pêche, les Sango entretiennent une relation particulière avec les rivières et les lacs de leur région. Cette compétence ne se limite pas                  seulement à l’acte de pêcher mais s’étend à une connaissance approfondie de l’écosystème aquatique, permettant une gestion durable des ressources. Les Sango sont également des conteurs hors pair, avec une tradition orale riche qui passe les légendes et les leçons de vie de génération en génération.

 

Les Gbaya: En effet, les Gbaya possèdent une forte tradition guerrière, qui reflète leur esprit indépendant et leur résilience. Cette caractéristique guerrière est cependant équilibrée par un profond respect pour la terre et les traditions ancestrales, ce qui les rend non seulement d’habiles combattants mais aussi des protecteurs de leur environnement et de leur patrimoine culturel.

 

Les Gbaka: Les Gbaka sont cruciaux pour co  dddmprendre la mosaïque culturelle de la République centrafricaine. Agriculteurs et chasseurs, leur connaissance du terrain et de la faune est sans égal. Ils ont un profond respect pour la nature, qui se manifeste dans leurs pratiques agricoles et leurs rituels. Ils développent aussi rapidement des connaissances et sont souvent intelligents.

 

Témoignages et perspectives :

 

Un aîné de la communauté Kaba déclare : « La sagesse du Dr Saragba continue d’éclairer notre chemin, même après son départ. Il a vu la valeur en chacun de nous ». Ces mots rendent hommage à l’impact durable de Saragba sur sa communauté d’études.

 

Un éducateur Thali note : « Grâce à Saragba, nous comprenons mieux la richesse de notre diversité. Il a célébré notre intelligence et notre beauté, des qualités qui nous unissent tous ».

 

Considérations finales :

 

L’œuvre de Saragba est une ode éternelle à la diversité centrafricaine.

 

La contribution du Dr Maurice Saragba, bien qu’il nous ait quittés, reste un témoignage puissant de la beauté et de la complexité de la République centrafricaine. En explorant la profondeur de ses diverses ethnies, Saragba a non seulement préservé son histoire et ses traditions, mais a également jeté les bases d’une compréhension et d’une appréciation plus profondes de la diversité en tant que source d’unité et de force. Son héritage continue d’inspirer et de guider les générations actuelles et futures vers un avenir plus inclusif et harmonieux.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les traîtres de la République sont désormais récompensés par Touadera

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Les traîtres de la République sont désormais récompensés par Touadera

 

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Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle de la République centrafricaine

 

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 Dans une tournure moins surprenante des événements, le pays de Barthelemy Boganda, dit   la République centrafricaine, récompense ceux qui ont ébranlé ses fondements démocratiques ces derniers mois.

 

Le récent décret présidentiel, estampillés de la signature du président putschiste Faustin-Archange Touadéra alias FATOU, témoignent d’un recul inquiétant des valeurs démocratiques. Aux termes de ces documents, M. Jean-Pierre Ouaboué et Mme Sylvie Nassem sont nommés respectivement président et vice-présidente du Conseil constitutionnel. Ces nominations soulèvent des questions, car ces individus, loin d’être des défenseurs de la démocratie, sont des architectes d’une trahison orchestrée.

 

La conspiration révélée

 

Déjà en 2022, un scandale couvait, avec M. Ouaboué, alors vice-président de la Cour constitutionnelle, jouant un rôle obscur.

Des rencontres secrètes de Madame Darlan, alors Président de la cour constitutionnelle, avec des mercenaires du groupe Wagner, connus pour leur implication dans divers conflits, révèlent des tentatives de manipulation de la constitution pour perpétuer le règne de Touadéra. Cette rencontre, suivie discrètement par Waboué, placé par Touadera pour manager madame Darlan.

 

La lutte pour l’intégrité constitutionnelle

 

Malgré l’opposition éthique de Mme Danielle Darlan, alors présidente de la Cour, qui a refusé de céder aux pressions et a maintenu l’illégalité du comité chargé de rédiger une nouvelle constitution, les machinations se sont poursuivies en coulisses. Les actions de Mme Darlan, défendant avec véhémence la constitution et refusant de se plier aux mercenaires, n’ont fait que retarder l’inévitable.

 

Trahison et récompense

 

Lorsque Touadéra a appris la décision de la Cour, il a rapidement réagi en destituant Mme Darlan. M. Ouaboué, l’informateur clandestin et traître désormais avéré, a été installé comme président par intérim. La récompense ne s’est pas fait attendre : après avoir soutenu le projet de nouvelle constitution de Touadéra, un référendum rapide et douteux l’a fait adopter.

 

La naissance d’une septième République

 

Juillet 2023 marque le début d’une septième république, la Cour constitutionnelle devenant le Conseil constitutionnel. Avec onze membres au lieu de neuf, et la confirmation des traîtres à des postes élevés, une élection bâclée cimente le sort de la démocratie centrafricaine. Le décret présidentiel confirme la relève de la garde, illustrant ainsi une récompense pour ceux qui ont tourné le dos à leur nation.

 

La République centrafricaine se trouve à la croisée des chemins. La démocratie, autrefois pilier de la nation, semble ensevelie sous les caprices d’une gouvernance qui veut à tout prix rester au pouvoir. Les agissements de M. Ouaboué et de Mme Nassem, loin d’être patriotiques, illustrent un opportunisme politique qui défie toute éthique.

 

Ces événements soulèvent de profondes questions sur l’avenir de la République centrafricaine et de ceux qui tiennent les rênes du pouvoir. Quel avenir pour la démocratie dans un pays où les traîtres sont non seulement pardonnés mais aussi récompensés ?

 

En récompensant la trahison, la République centrafricaine crée un dangereux précédent, jetant une ombre sur l’intégrité de ses institutions et la confiance de ses citoyens dans le processus démocratique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Les défis de l’armée centrafricaine : incompétence, désorganisation et menace pour la nation

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Les défis de l’armée centrafricaine : incompétence, désorganisation et menace pour la nation

 

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La mission de formation de l’Union Européenne en République Centrafricaine ou l’European Union Training Mission (EUTM-RCA) a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans. Le 30 juillet dernier, le conseil européen a renouvelé le mandat de l’EUTM-RCA jusqu’au 19 septembre 2020. La mission est engagée dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 Une armée mal organisée, dirigée par des officiers incompétents, constitue non seulement une menace pour la sécurité nationale, mais aussi pour la stabilité du régime. L’attribution chaotique des grades en est un exemple flagrant. En effet, la promotion rapide des généraux ne garantit pas nécessairement le professionnalisme ou la compétence requis pour une gestion efficace de l’armée, selon un officier des FACA.

 

L’importance du professionnalisme militaire

 

Selon un expert militaire centrafricain, le président Poutine, pour consolider son pouvoir autoritaire, s’est entouré de militaires bien entraînés et compétents. Le professionnalisme s’étend au-delà des grades ornés sur les épaules ; Il englobe la capacité d’élaborer des stratégies pour l’avenir du pays et de discuter efficacement avec ses homologues étrangers. Malheureusement, la promotion indiscriminée des généraux en RCA soulève des questions sur la qualité du commandement militaire et la capacité de l’armée à remplir ses missions, notamment la mise en place d’une armée de garnison efficace.

 

« Une armée mal organisée, commandée par des dirigeants incompétents, représente un danger non seulement pour le pays, mais aussi pour le président lui-même », explique un expert centrafricain en sécurité nationale.

 

Le témoignage d’un ancien officier supérieur de l’armée centrafricaine souligne également ce point :

« L’octroi désordonné des grades montre que les politiciens ne saisissent pas l’ampleur de l’acte. Prenons l’exemple du Congo Brazzaville, combien de généraux ont-ils ? Compte tenu de l’histoire de la RCA, c’est l’épée de Damoclès que le président a suspendue au-dessus de sa tête ».

 

Un politologue centrafricain souligne l’importance du professionnalisme militaire :

« Poutine, pour assurer sa dictature, s’est entouré d’individus bien formés et compétents. Le professionnalisme n’est pas seulement une question de grades sur les épaules. Qu’est-ce que ces généraux facilement promus vont inventer pour l’avenir du pays ? Et quelles discussions auront-ils avec leurs collègues d’autres pays ?

 

Défis opérationnels et structurels

 

L’armée centrafricaine est confrontée à des défis opérationnels et structurels majeurs. La mise en place d’une armée de garnison, promise depuis des années, ne s’est pas encore matérialisée non pas en raison d’un manque de ressources, mais plutôt en raison de l’incompétence généralisée au sein de l’appareil militaire. Dans certaines zones de défense, comme le nord-ouest, le manque d’équipements adéquats, mis en évidence par le fait qu’ils ne disposent que de quatre véhicules, compromet sérieusement la capacité opérationnelle des troupes à remplir leur mission.

 

Un ancien commandant de la Minusca souligne les conséquences opérationnelles de cette désorganisation :

« Une zone de défense avec seulement 4 véhicules, comment peuvent-ils opérer dans leur juridiction ? »

 

Violation des règlements militaires et manque d’exercices de cohésion

 

Le non-respect des règlements militaires qui définissent les conditions d’avancement est un problème majeur.

« On ne joue pas avec l’avenir d’un pays », dit un ancien officier supérieur.

« Ensuite, le chef d’état-major, le général des armées Zéphirin Mamadou deviendra maréchal ? Au moins, le maréchal Débit, du Tchad, est mort sur le champ de bataille ».

 

Par ailleurs, l’absence d’exercices de cohésion des troupes avant tout déploiement, pratique courante dans les missions de maintien de la paix de l’ONU, témoigne d’un manque crucial de préparation et de coordination au sein de l’armée centrafricaine. Cet écart compromet non seulement l’efficacité opérationnelle, mais aussi la sécurité des populations locales.

 

« En principe, pour une armée en construction, le chef d’état-major et le chef des opérations militaires devraient organiser des exercices de cohésion des troupes avant tout déploiement. Cela se fait aussi dans les missions de l’ONU », commente un expert centrafricain des opérations militaires.

 

Perspectives d’amélioration

 

Pour relever ces défis, il est impératif que le chef d’état-major et les chefs des opérations militaires organisent des exercices de cohésion des troupes et établissent une structure de commandement claire et efficace. L’harmonisation des différents niveaux de commandement, du général au soldat, est essentielle pour assurer une coordination optimale sur le terrain et protéger les populations civiles.

 

La République centrafricaine doit prendre des mesures urgentes pour remédier à l’incompétence et à la désorganisation au sein de son armée afin de préserver la sécurité nationale et la stabilité du pays.

 

Par Alain Nzilo

 

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Litige Frontalier  Cameroun-Centrafrique : La Quête de l’Intégrité Territoriale de la RCA.

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Litige Frontalier  Cameroun-Centrafrique : La Quête de l’Intégrité Territoriale de la RCA.

 

Le drapeau du Cameroun implanté sur la zone tampon de la RCA au côté du poste de commissariat de Cantonnier
Le drapeau du Cameroun implanté sur la zone tampon de la RCA au côté du poste de commissariat de Cantonnier

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)

“Les frontières, des lignes sur une carte ou des émotions ancrées dans les âmes? Le territoire, bien plus qu’une étendue géographique, est l’essence même de l’identité et de la souveraineté d’une nation. C’est dans cette optique que le ministère de l’administration du territoire centrafricain a pris des mesures décisives concernant l’occupation contestée d’une portion de son territoire par le Cameroun, précisément à Cantonnier.

 

Une mission de la Commission nationale chargée de la gestion des frontières a été dépêchée sur place pour évaluer la situation et œuvrer à une résolution

appropriée de ce litige. Cette initiative survient suite à des plaintes émanant des citoyens centrafricains de cette localité, exprimant leur préoccupation

quant à la préservation de l’intégrité territoriale de leur pays.

 

La mission, composée de membres du ministère de l’administration du territoire, s’est engagée dans des échanges constructifs avec les autorités camerounaises

pour mieux comprendre les enjeux et les réalités sur le terrain.

 

Rémi Zungalani, secrétaire général de la Commission nationale chargée de la gestion des frontières, déclare  : “Nous sommes partis là-bas, on a échangé

avec eux. Nous avons vu là où se commence la frontière, la limite du territoire camerounais. Nous avons vu également où se trouve le territoire centrafricain

et nous allons tirer vraiment les conclusions”.

 

Grâce à l’expertise d’un géomaticien, des données précises ont été recueillies, permettant d’établir avec clarté les limites territoriales entre les deux

nations.

 

L’espoir renaît au sein de la population locale qui voit en cette mission une lueur d’espoir pour la libération de la partie occupée de son territoire.

Les habitants expriment leur confiance envers le gouvernement pour trouver une solution définitive à cette affaire, afin de préserver l’intégrité et la

souveraineté nationales.

 

Samuel Zapayeke, habitant de Cantonnier: “Je demande au gouvernement de résoudre ce problème pour que nous recouvrons notre intégrité territoriale. Que

le gouvernement trouve une solution définitive à cette affaire”.

 

Les autorités locales, qui n’ont jamais cessé leur lutte pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale, accueillent cette initiative avec optimisme. Elles

voient en cette démarche une reconnaissance de leurs efforts et un pas concret vers la résolution du litige frontalier.

 

Gimba Ringo Bardé, maire de la commune de Koundé : “On croit qu’on est rassuré et je sais qu’il y aura une solution. Donc, cette doute que la population

y vive serait effacée un jou..” C’est une mission qui est venue juste pour toucher au bout du doigt la réalité échangée avec cette population. Si cette

partie est occupée réellement, je crois que ça serait la même chose avec la consul de Badassi entre le Nigeria et le Cameroun.”

 

Pourtant, les résolutions antérieures de la Commission des frontières entre la RCA et le Cameroun n’ont pas encore porté leurs fruits, laissant perdurer

une situation d’occupation territoriale préjudiciable. Cette occupation a non seulement des répercussions sur le plan politique, mais elle affecte également

les liens communautaires entre les deux nations.

 

À mesure que les discussions se poursuivent et que les efforts se multiplient pour trouver une solution, il est impératif que la souveraineté territoriale

de la RCA soit préservée et que la paix et la stabilité dans la région soient maintenues.

 

En fin de compte, ce litige frontalier met en lumière l’importance vitale de la délimitation précise des frontières et de la résolution pacifique des conflits

territoriaux pour garantir un avenir stable et prospère pour toutes les nations concernées.

 

Dans cette quête de résolution, chaque pas vers la compréhension mutuelle et le dialogue constructif est un pas vers un avenir où les frontières ne séparent

pas, mais unissent les peuples dans le respect mutuel et la coopération.

 

Emmanuel  Gassawi

 

Correspondant du CNC à Béloko

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Corruption aux ponts bascules de Béloko et de Bouar ,  Les Transporteurs sur le Corridor Douala-Bangui Dénoncent les Pratiques Abusives

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Corruption aux ponts bascules de Béloko et de Bouar ,  Les Transporteurs sur le Corridor Douala-Bangui Dénoncent les Pratiques Abusives

 

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Pont Bascule Baboua délocalisé à Beloko. CopyrightCNC

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 Les transporteurs opérant sur le corridor Douala-Bangui expriment leur mécontentement face aux agissements des agents centrafricains de poste de pont bascule de Béloko et de Bouar, points de passage important pour tous les transporteurs navigant entre le Cameroun et la République centrafricaine. Ils dénoncent ouvertement la corruption qui sévit à ces postes de contrôle, perturbant ainsi les flux commerciaux entre ces deux pays voisins.

 

En effet, le problème majeur qui affecte actuellement les importateurs et les transporteurs sur le corridor Douala-Bangui se concentre spécifiquement aux postes de pesage de Béloko et de Bouar, situés sur le territoire centrafricain. Ces derniers sont confrontés à des frais supplémentaires injustifiés et à des pratiques de blocage abusives.

 

En effet, les camions chargés en direction de Bangui sont contraints depuis longtemps à verser une somme forfaitaire de 20 000 francs CFA à chaque point de pesage, soit à Béloko soit à Bouar. Cependant, une nouvelle tendance a émergé récemment, où les camions sont immobilisés et retenus pendant plusieurs jours aux postes de pesage de Béloko et de Bouar. Dès leur arrivée, les agents déclarent un poids imaginaire de 70 tonnes pour la cargaison, et parlent d’un excédant de 19 à 20 tonnes, imposant de facto des frais supplémentaires aux transporteurs.

 

Il est important de souligner qu’en matière de législation du transport maritime international, le poids maximal autorisé pour un conteneur de 20 pieds est généralement de 30 tonnes.  Un transporteur, interrogé par la rédaction du CNC, déclare :

« Nos conteneurs de 20 pieds respectent cette norme avec un poids maximal de 20 tonnes. Malgré cela, les camions transportant 28 tonnes sont déclarés comme chargés à 70 tonnes à Béloko et Bouar, entraînant ainsi le paiement systématique et illégal de montants forfaitaires de 100 000 francs CFA en raison d’un excédent imaginaire de 20 tonnes ».

 

De plus, une autre pratique abusive a été signalée par les transporteurs, où un camion s’est vu infliger une amende de 100 000 francs pour prétendument avoir endommagé le pont au poste de pesage de Bouar. Cette amende injustifiée s’est ajoutée aux frais déjà exorbitants dus à l’excédent de poids déclaré.

 

Il est important de souligner que ces pratiques nuisent gravement à l’activité économique du pays.

« Nous sommes convaincus que les autorités centrafricaines ne sont pas informées de ces agissements, qui entravent le développement économique du pays », ajoute-t-il. D’après lui, Traditionnellement, les autorités centrafricaines ont toujours soutenu les entrepreneurs, reconnaissant leur rôle crucial dans la croissance économique du pays.

 

Toutefois, ces transporteurs interrogés par la rédaction du CNC reconnaissent l’importance des postes de pesage dans l’entretien des routes et la construction de nouvelles infrastructures routières. Cependant, ils condamnent fermement les pratiques abusives des agents de ces postes de pesage et espérons qu’ils rectifieront rapidement le tir pour permettre une reprise normale des activités commerciales sur ce corridor Douala – Bangui.

 

Il convient de rappeler que les pratiques de corruption aux postes de pesage de Béloko et de Bouar constituent un obstacle majeur au développement économique du corridor Douala-Bangui. Il est impératif que des mesures soient prises pour éliminer ces pratiques néfastes et restaurer un environnement commercial sain et équitable pour tous les acteurs impliqués.

 

Par Gervais Lenga

Correspondant du CNC dans la Nana-Mambéré

 

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Scandale des Transactions Financières Électroniques : La Vérité derrière la Taxe de 1%

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Scandale des Transactions Financières Électroniques : La Vérité derrière la Taxe de 1%

 

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Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 Dans le monde numérique en constante évolution, les transactions financières électroniques sont devenues monnaie courante. Pourtant, derrière la façade des bénéfices apparents, un sombre nuage de controverses se profile. Au cœur de cette tempête se trouve le ministre de la télécommunication, Justin Gourna Zako , dont les récentes actions ont déclenché une vive polémique au sein de la population centrafricaine.

 

La maxime de Benjamin Franklin résonne avec force dans le tumulte des affaires publiques en République centrafricaine : “Rien n’est certain, sauf la mort et les impôts”. En effet, l’annonce du prélèvement d’une taxe de 1% sur les transactions financières électroniques, présentée comme une mesure visant à renforcer le système de santé du pays, a suscité des interrogations quant à la véritable destination de ces fonds. Malgré les assurances du ministre, la population demeure sceptique, et à juste titre. En effet, l’opacité entourant l’utilisation réelle de ces fonds ouvre la voie à toutes sortes d’abus et de détournements.

 

Pire encore, face à l’indignation croissante de la population, le ministre Gourna Zako tente de rejeter la responsabilité de cette surtaxe sur les opérateurs de téléphonie mobile, créant ainsi un bouc émissaire pour dissimuler les véritables intentions du gouvernement. Mais cette manœuvre de diversion ne trompe personne. Les Centrafricains ont clairement compris qu’il s’agit là d’un jeu de dupes orchestré par les plus hautes instances du pouvoir.

 

L’intervention du ministère de l’économie numérique mettant en garde la société de téléphonie mobile Orange Centrafrique  sur sa méthode de prélèvement de cette taxe a mis en lumière les pratiques douteuses qui entourent cette affaire. En effet, la semaine dernière, le prélèvement effectué par Orange Money a déclenché une vague de frustration parmi les abonnés, qui dénoncent à juste titre une surfacturation injustifiée.

 

Or, le ministre, dans son interview, accuse Orange Centrafrique de n’avoir pas soumis son offre tarifaire à l’autorité de régulation de communication électronique et de la poste (RCEP) avant sa mise sur le marché, comme cela est pourtant requis par la loi, confirme le ministre Justin Gourna.

 

 

Le scandale des transactions financières électroniques en Centrafrique révèle l’importance cruciale de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des ressources publiques. Il est temps que le gouvernement rende des comptes et mette fin à ces pratiques douteuses qui sapent la confiance des citoyens et compromettent l’intégrité du système financier du pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Pénurie d’eau à Berberati : La Soif d’une Population en Attente de Solutions

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Pénurie d’eau à Berberati : La Soif d’une Population en Attente de Solutions

 

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Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 L’eau, source de vie, se transforme en denrée rare à Berberati, situé dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi. Dans cette localité, autrefois baignée par l’abondance des eaux, l’accès à l’eau potable est devenu un défi quotidien pour ses habitants. Les rues de Berberati résonnent désormais des plaintes des citoyens confrontés à cette crise.

 

Selon les témoignages poignants recueillis auprès des résidents, l’accès limité à l’énergie constitue le principal obstacle à l’approvisionnement en eau potable. La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (Sodeca) pointe du doigt ce problème structurel, soulignant ainsi les défis majeurs rencontrés dans la fourniture d’eau potable à la population.

 

Cette crise affecte toutes les strates de la société. Les femmes au foyer, chargées de ravitailler les ménages en eau, se retrouvent dans une course contre la montre pour s’approvisionner en liquide précieux.

 

Octavie Yandjungue, une habitante de Berberati :

 

“Parfois l’eau vient, mais parfois l’eau ne vient pas. Ça fait qu’il y a le problème de l’eau dans notre quartier beaucoup”.

 

Les anciens, comme Robert Nganga, autrefois enseignant, témoignent de l’ampleur du problème, décrivant des robinets asséchés et des files interminables aux rares points d’eau disponibles.

 

Robert Nganga :

 

“Les deux robinets que j’ai, je n’en ai même pas, même pas une goutte. Ensuite, vous voyez comment ces files indiennes qui se font au niveau de ces pompes et sources. Vraiment c’est pénible.”

 

Les conséquences de cette pénurie ne se limitent pas à l’inconfort. Des rapports médicaux soulignent une prévalence alarmante de maladies liées à la consommation d’eau non potable. Dans une région où l’eau devrait être synonyme de vie, elle devient, ironiquement, une menace pour la santé publique.

 

Pourtant, malgré les efforts déployés par certains secteurs pour pallier cette crise, les solutions restent insuffisantes. Les initiatives visant à creuser des puits pour soulager la souffrance des habitants ne parviennent pas à résoudre le problème de manière durable.

 

Alfred Beya Monza, agent commercial de la Sodeca, expose les défis opérationnels auxquels est confrontée l’entreprise. Le vieillissement des infrastructures et l’augmentation rapide de la population exacerbent la situation, rendant la tâche encore plus ardue.

 

Alfred Beya Monza :

 

“Le château de la Sodeca, qui a été fabriqué il y a de cela depuis 10 ans, c’est pour desservir la ville, donnant un nombre de 10 personnes. Aujourd’hui, nous sommes au nombre de 50 personnes dans la ville. Ce qui fait que le nombre de la population s’accroît. Il faut qu’on répartit en trois secteurs, un, deux, trois. Ce qui fait que quand on desservit le secteur 1, le secteur 2 et 3, non pas d’eau, les gens se plaignent. Et le lendemain, on va privé le secteur 1. Le secteur 2 va desservir aussi de l’eau. Ce qui fait que la population aille ces difficultés. Et aussi, ça nous remonte ici. On a l’information, mais nous sommes en train de se battre pour voir dans quelles conditions nous pouvons également augmenter la production pour que toute la population puisse avoir de l’eau”.

 

Dans cette atmosphère de désespoir, la population de Berberati se tourne vers les autorités locales, implorant un changement. Le maire est appelé à agir, à recueillir les plaintes et à œuvrer pour une solution durable à cette crise qui prive la population de son droit fondamental à l’eau potable.

 

Dans l’attente de mesures concrètes, la population de Berberati reste suspendue à l’espoir, espérant que les voix de ceux qui souffrent ne restent pas inaudibles aux oreilles de ceux qui détiennent le pouvoir de changer les choses. La soif de solutions se fait de plus en plus pressante dans cette région où l’eau, bien loin d’être abondante, est devenue une ressource précieuse, convoitée par tous.

 

Par Bertrand Siri

 

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Crise Sanitaire à Bangui : Quand l’Eau et l’Électricité Dictent le Sort des Hôpitaux “

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Crise Sanitaire à Bangui : Quand l’Eau et l’Électricité Dictent le Sort des Hôpitaux “

 

Centrafrique.org/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population-450×300.jpg” alt=”Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population lors de son point de presse à Bangui le 7 avril 2024 à Bangui.” width=”450″ height=”300″ />
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 Peut-on imaginer un hôpital sans eau ni électricité? Cette question, à première vue rhétorique, trouve une réponse alarmante dans les hôpitaux Domitien, à Bimbo,  et Amitié, dans le quatrième arrondissement de Bangui,  plongés dans l’obscurité et le désarroi par un manque critique de ces ressources essentielles.

 

Le ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé, confronté à une situation qui met en péril la santé et la sécurité des patients, a pris la décision, le 9 avril dernier,  de suspendre les services de chirurgie et de maternité.

Cette mesure drastique, annoncée le 9 avril, a été le point culminant d’une série de discussions avec les dirigeants des établissements de santé, soulignant l’urgence d’une crise qui dépasse les murs des hôpitaux pour toucher toute la population banguissoise. Le Dr Pierre Somsé, exprimant un profond ras-le-bol, a mis en lumière les conditions intenables dans lesquelles opèrent les professionnels de santé, parfois contraints d’utiliser des lampes torches pour mener à bien leurs interventions, une pratique non seulement dangereuse mais inadmissible dans un cadre hospitalier.

Face à un problème devenu structurel, la décision de fermer temporairement certains services n’est pas une fin en soi, mais plutôt un cri d’alarme vers une action gouvernementale plus robuste et mieux coordonnée.

Le transfert des services affectés vers le Centre Hospitalier et Universitaire de Bangui (CHUB) représente un pansement sur une plaie béante, soulignant la nécessité d’une solution durable qui garantisse l’accès à des soins de qualité pour tous.

Cette situation alarmante à Bangui révèle un dilemme plus profond, touchant à l’essence même du droit à la santé. La fermeture des services dans les hôpitaux Domitien et Amitié est un symptôme d’une maladie profonde, nécessitant non seulement des mesures immédiates pour rétablir l’accès à l’eau et à l’électricité mais aussi une réflexion globale sur la résilience des infrastructures de santé face aux crises.

 

En outre, dans son intervention, le ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé, a également abordé un sujet préoccupant : la pratique déplorable de racket des patients par certains agents de soins au sein des hôpitaux Amitié et Domitien. Cette situation inacceptable, selon le ministre, mine la confiance dans le système de santé et sape la dignité des patients en quête de soins.

Face à cette dérive, Dr Pierre Somsé a fermement annoncé que des mesures strictes seraient prises. Des sanctions sévères sont prévues pour les agents impliqués dans ces actes répréhensibles, soulignant l’engagement du ministère à restaurer l’intégrité et l’éthique au sein des établissements de santé. Cette initiative vise à garantir que les hôpitaux restent des lieux de soin et de soutien, exempts de toute exploitation.

 

La crise sanitaire à Bangui, marquée par la suspension des services hospitaliers, appelle à une mobilisation collective, depuis les décideurs politiques jusqu’aux citoyens, pour reconstruire un système de santé qui ne laisse personne derrière. La route est longue, mais l’engagement envers la santé et le bien-être de la population doit rester inébranlable.

 

Par Éric Azoumi

 

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La Fin de Ramadan Show Kessé à Berberati: Une Soirée de Cohésion par la Musique

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La Fin de Ramadan Show Kessé à Berberati: Une Soirée de Cohésion par la Musique

 

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Bangui, 12 avril 2024 (CNC)

“La musique peut-elle rapprocher les cœurs et les cultures » ? Dans une localité aussi vivante et diverse que Berberati, le Fin de Ramadan Show Kessé s’est imposé comme un phénomène culturel unique, réunissant des artistes chrétiens et musulmans dans une célébration de la fin du mois sacré du Ramadan.

 

Organisé au bar-dancing Théo Vanité, cet événement a transcendé les simples frontières de la musique pour devenir un véritable symbole de cohésion sociale.

Au cœur de l’événement, Des témoignages vibrants, tel que celui de monsieur  Bégonia Seigneur, une figure emblématique de la soirée. Il  partage ses impressions:

“C’était bien plus qu’un concert, c’était un message d’unité et de paix

que nous avons partagé. La musique a ce pouvoir unique de toucher les âmes et de les unir, et nous avons ressenti cette magie ce soir.”

 

La prestation de Charabiya, avec son énergie contagieuse, a été un moment fort de la soirée, captivant le public par sa passion et son talent.

“C’est dans

ces moments que vous réalisez la véritable puissance de l’art. Il ne connaît aucune limite, aucun préjugé,” explique Charabiya.

 

Des pas de danse sous le signe de la fraternité

 

Le concours de danse, mené par les danseuses de Bégonia à l’égard de Seigneur, a mis en scène une compétition amicale qui a enflammé la salle. Ces performances,

au-delà de l’excellence artistique, ont servi de pont entre différentes communautés, illustrant la beauté de la diversité.

La présentation des artistes musulmans a également marqué un moment significatif, soulignant l’esprit inclusif de l’événement.

“Voir des artistes de différentes

confessions partager la même scène est un puissant rappel que l’art et la musique sont des langages universels,” commente un participant.

La Fin de Ramadan Show Kessé à Berberati ne s’est pas seulement distingué par ses performances exceptionnelles; il a brillé comme un exemple lumineux de

ce que les communautés peuvent accomplir ensemble à travers l’art et la musique. “Merci, Barka da Sala”, le cri de cœur de la foule en fin de soirée, résonne

comme un hommage à cette initiative remarquable, promesse d’une tradition qui, espérons-le, continuera d’enrichir le tissu social de Berberati.

 

Par Bertrand Siri

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De l’aide à l’adversité : Le Virage Brutal de Touadéra contre Ziguélé à travers Mazette

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De l’aide à l’adversité : Le Virage Brutal de Touadéra contre Ziguélé à travers Mazette

 

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De gauche à droite, Koyambonou,Meckassoua,Touadera,Ziguélé, madame Ziguélé et Jackson Mazette lors de la cérémonie funéraire du regretté Luc Guela au siège du parti MLPC le 16 octobre 2018. Credit photo : CNC.

 

Bangui, 10  avril 2024 (CNC)

 Selon les paroles immortelles de Niccolò Machiavel, « Un prince sage doit trouver des moyens par lesquels ses citoyens ont toujours besoin de l’État et de lui-même ». Cette pensée trouve une pertinence frappante dans la crise politique actuelle qui secoue la République centrafricaine, révélant un réseau complexe de manipulations et de tromperies orchestré par le président putschiste Faustin Archange Touadéra.

 

La division calculée du MEPC

 

Dans le théâtre politique de la République centrafricaine, le président putschiste Faustin-Archange Touadéra joue le rôle d’un marionnettiste, tirant les ficelles pour diviser le parti MEPC, autrefois uni. Selon des sources recoupées au sein dudit parti, cette tactique n’est pas accidentelle mais une stratégie délibérée visant à affaiblir l’opposition.

« Le véritable art de la guerre est de soumettre l’ennemi sans combattre », fait écho à l’adage de Sun Tzu, reflétant la stratégie de Touadera pour isoler et démanteler ses rivaux politiques.

 

Jacquesson Mazette : un pion dans le grand jeu

 

Jacquesson Mazette, l’ancien vice-président du MEPC, se retrouve au cœur de cette tourmente, marqué comme un dissident manipulé à des fins de division.

« Nous ne découvrons les étoiles que dans l’obscurité », disait Victor Hugo, illustrant la solitude de Mazette dans sa lutte, armé seulement de ses mots contre l’unité de son ancien parti, le MLPC.

 

L’ombre des réseaux sociaux

 

Le président Touadéra a personnellement repartagé à plusieurs reprises la déclaration diffamatoire de Mazette à plusieurs reprises dans divers groupes WhatsApp, y compris le groupe WhatsApp du « Front républicain », et dans son propre groupe WhatsApp, ainsi que sur d’autres plateformes comme Facebook. Cette action démontre clairement son implication directe dans la tentative de discréditer Martin Ziguélé et de semer la division.

« Le mensonge et la tromperie sont les armes de ceux qui ont perdu la vérité et l’intégrité », observe George Orwell, saisissant l’essence de cette campagne de désinformation.

 

Le cri de l’opposition

 

Face à ces manœuvres, les jeunes de l’opposition expriment une colère grandissante, voyant à travers le voile de la manipulation.

« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois que l’on tombe », confie Nelson Mandela, inspirant un mouvement de résistance civique contre les jeux de pouvoir destructeurs.

 

Trajectoires croisées : Faustin Archange Touadéra et Martin Ziguelé, Pourquoi une telle bataille ?

 

Martin Ziguélé, figure centrale de l’ascension politique de Touadéra, symbolise aujourd’hui une relation brisée par la machination et l’ingratitude. En 2016, lors de sa candidature à la présidentielle, Touadéra était un outsider politique. C’est Ziguélé qui, par son soutien indéfectible, l’a propulsé sous les feux de la rampe, lui offrant une visibilité et des ressources cruciales. Il l’accueille, finance ses campagnes, partage sa table, témoigne d’une profonde amitié politique et personnelle.

 

« Le serpent qui ne peut pas jeter sa peau doit mourir. Ainsi que les esprits qui sont empêchés de changer d’opinion ; ils cessent d’être des esprits », écrivait Friedrich Nietzsche. Cette citation rend compte de l’évolution de Touadéra, du bénéficiaire de la générosité de Ziguelé à l’architecte de sa propre trahison. La décision de Ziguélé de se présenter aux élections de 2020 a déclenché la fureur de Touadéra, révélant une disposition à punir la dissidence et l’ambition indépendante.

 

Le revirement de Touadera contre François Bozizé, son ancien mentor, préfigurait ce schéma de trahison.

« Ceux qui oublient la bonté sont guéris de la gratitude », notait Cicéron, soulignant une tendance historique au renoncement chez les puissants. L’histoire de Touadera avec Bozizé et maintenant avec Ziguélé révèle un modèle de comportement où la loyauté est éphémère et l’ambition, impitoyable.

 

Comme Shakespeare l’a mis en scène, « le monde entier est une scène, et tous les hommes et toutes les femmes ne sont que des acteurs. » La scène politique centrafricaine n’échappe pas à cette règle, où les stratégies de manipulation de Touadéra témoignent d’une ardente soif de pouvoir, au mépris de la démocratie et de la cohésion nationale. Reste à savoir si les citoyens, en reconnaissant ces tactiques, choisiront de rester spectateurs ou de prendre leur destin en main pour réécrire le scénario.

 

Par Alain Nzilo

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Le Règne des Tumultes: Les Tourments de la Jeunesse Centrafricaine

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Le Règne des Tumultes: Les Tourments de la Jeunesse Centrafricaine

 

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Conférence de presse de monsieur Carl Mickael Kikobet, Président déchu du CNJ dans la maison des jeunes de Malimaka à Bangui

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 La roue tourne, telle est la maxime qui semble gouverner l’univers impitoyable de la politique, où chaque action trouve inéluctablement son écho.” C’est au sein de cette réalité que se déroule le drame de la jeunesse centrafricaine, une saga marquée par les ambitions, les trahisons, et une quête inlassable de justice.

 

Un Château de Cartes Prêt à S’effondrer

 

Il était une fois, au cœur de la République Centrafricaine, un président de la jeunesse, s’appelant  Carl Mickael Kikobet, qui, jadis, avait orchestré la destitution de Mme Pamela Audrey Derome, de la tête du CNJ. Sous les projecteurs et les acclamations, peu pouvaient prévoir que son propre trône serait ébranlé, suivant les caprices dun scénario qu’il avait lui-même contribué à écrire. Le nouveau ministre de la jeunesse, Héritier Doneng, chef milice des « requins » dans les eaux troubles de la politique, vient de le destituer, répétant ainsi le cycle de rétribution qui semble régir la danse du pouvoir.

 

Témoignages et Réactions : La Valse des Opinions

 

“Le ministre de la jeunesse ? Un grand criminel, chef de la milice REQUINS, instrumentalisé pour le nommer à la tête de la CNJ, puis le renverser,” déclare Sonia, membre du conseil national de la jeunesse (CNJ). Ces mots, lourds de conséquences, révèlent les dessous d’une lutte sans merci pour le contrôle de l’avenir de la jeunesse centrafricaine.

 

Parallèlement, une conférence de presse a été organisée dans la maison des jeunes de Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui par Carl Mickael Kikobet, soulevant un voile sur le mécontentement et les aspirations d’un leader déchu, mais pas défait.

“Nous, jeunes, sommes sur nos pieds, et n’accepterons pas d’être foulés par les caprices des puissants,” affirme Carl Kikobet, le Président du CNJ déchu, un brin de défi dans la voix. Cet appel à la mobilisation résonne comme un cri de guerre, un refus de se soumettre au désordre ambiant.

 

La Justice en Question

 

Au cœur de ce tumulte se trouve une bataille pour l’intégrité de la justice. L’ex-président de la jeunesse centrafricaine, Carl Kikobet,  se drape dans une vertu contestée, arguant que même le Président de la République se plie aux décisions de justice, une affirmation qui, dans le contexte actuel, semble empreinte d’une ironie amère.

“Le respect de la justice est la pierre angulaire de la démocratie,” insiste-t-il, espérant rallier les jeunes et les moins jeunes à sa cause.

 

Vers un Nouvel Horizon ?

 

Dans cette épopée où les héros et les antagonistes semblent interchangeables, une question demeure : quelle est la voie à suivre pour la jeunesse centrafricaine ? Entre aspirations démocratiques et réalités politiques brutales, le chemin est semé d’embûches. Mais une chose est claire : la lutte pour le respect, la justice et l’autonomie continue, portée par les voix de ceux qui refusent d’être réduits au silence.

 

L’histoire de la jeunesse centrafricaine, telle qu’elle se déroule aujourd’hui, est une leçon poignante sur la nature cyclique du pouvoir, la valeur de la justice et l’importance de la résilience. Dans ce récit de détermination et de défiance, chaque acteur joue sa partition, dans l’espoir qu’à la fin, la musique du changement l’emportera sur les dissonances du passé.

 

Par Alain Nzilo

 

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La dette colossale de la RCA s’enflamme : quel avenir pour le pays  ?

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La dette colossale de la RCA s’enflamme : quel avenir pour le pays  ?

 

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Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 La dette est le pire de tous les maux. Elle compromet la liberté”. -dixit Sénèque. En République centrafricaine, cette maxime n’a jamais semblé aussi pertinente. À l’heure où le pays se débat avec une dette vertigineuse de près de 900 milliards de francs CFA en 2023, s’alarme-t-on vraiment de ses répercussions sur la liberté et la souveraineté de la nation?

 

La dette centrafricaine, qui a connu une hausse alarmante de plus de 100 milliards par rapport à l’année 2022, expose une vérité inconfortable.

“Endetter un pays pour payer des salaires est une aberration économique,” témoigne une source au sein du ministère de l’Économie, mettant en lumière une gestion des finances publiques qui frise l’absurde. La dépendance aux aides internationales et la répartition des richesses nationales sous surveillance du groupe Wagner et des Rwandais posent la question de l’autonomie économique du pays.

 

Dans cette spirale d’endettement, la Banque mondiale, le FMI, et la Banque africaine de développement tiennent les rênes, soutenant péniblement le pays par des injections financières régulières. Cependant, c’est le groupe paramilitaire Wagner qui capte l’attention, symbolisant à la fois le protecteur et le profiteur, se rémunérant à travers l’exploitation des ressources centrafricaines et le versement brut de somme d’argent.

 

“Sans nos ressources, sans notre dette, il n’y a pas de Wagner. Mais sans Wagner, peut-on encore parler de ce régime de Touadera ?”, interroge Jacques Broto, un citoyen centrafricain, résumant la dualité d’un régime soutenu par des forces extérieures tout en étant aliéné par elles.

 

Dette Croissante, Aucun Progrès: Le Paradoxe du Développement en RCA

 

 

“La liberté ne peut être préservée sans une vigilance générale.” Cette citation de Jefferson résonne particulièrement en République centrafricaine, où la dette nationale grimpe à des sommets inquiétants.

Face à l’augmentation vertigineuse de cette dette, une question persistante hante l’esprit des citoyens : où va réellement cet argent ? Alors que la dette nationale s’envole année après année, atteignant près de 900 milliards de francs CFA en 2023, les signes tangibles de progrès restent désespérément absents. Aucune nouvelle route n’est construite, aucun hôpital n’émerge, et les services de base comme l’accès à l’eau potable et à l’électricité s’amenuisent plutôt qu’ils ne s’améliorent.

 

Cette situation paradoxale soulève des inquiétudes légitimes quant à la gestion des fonds empruntés.

“Nous voyons la dette s’accumuler, mais nos yeux cherchent en vain les bénéfices,” confie Mariette, une résidente de la capitale Bangui. Tandis que les engagements financiers du pays envers ses créanciers, y compris les salaires des fonctionnaires, semblent être la priorité, l’investissement dans le développement durable est relégué au second plan.

 

Le rôle du groupe Wagner dans cette équation financière complexe est également scruté avec suspicion. Malgré l’exploitation des ressources naturelles centrafricaines par Wagner, les retombées économiques pour la population restent floues.

“C’est comme si l’avenir de nos enfants était hypothéqué au profit d’intérêts étrangers,” exprime un enseignant préoccupé par la dette nationale.

 

Il convient de rappeler que le fardeau de la dette en République centrafricaine est plus qu’un chiffre; c’est un miroir reflétant les choix et les contraintes qui façonnent l’avenir du pays. Entre la nécessité de stabilité et le désir d’indépendance, la RCA doit naviguer avec prudence pour retrouver son chemin vers la liberté et la prospérité.

 

Par Alain Nzilo

 

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La révolte de l’eau,  de la lumière et de la misère :   Bangui dit assez

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La révolte de l’eau,  de la lumière et de la misère ,  Bangui dit assez

 

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Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 Dans les rues de Bangui, la capitale centrafricaine, un vent de contestation se lève. La société civile, jusqu’alors murée dans un silence observateur et incompréhensible, se prépare à faire entendre sa voix contre les maux qui rongent le quotidien des citoyens. Cet élan de protestation trouve son apogée dans l’organisation d’une marche prévue le vendredi 12 avril 2024 devant le siège de l’INERCA, l’énergie centrafricaine, pour dénoncer les désagréments majeurs affectant la population.

 

Une Mobilisation Populaire Contre la Précarité

 

La marche du 12 avril, bien plus qu’un simple rassemblement, symbolise la cristallisation des frustrations accumulées par les habitants de Bangui face aux coupures intempestives d’électricité, aux problèmes récurrents de distribution d’eau, à l’introduction d’une nouvelle taxe sur les transactions financières et électroniques, et à l’augmentation du prix du carburant. Cette manifestation, orchestrée par le groupe de travail de l’Association civile GTSC, marque une rupture avec la passivité habituelle en réaction aux décisions gouvernementales jugées impopulaires.

 

Les soutiens à cette initiative ne cessent de croître, tant sur les réseaux sociaux que dans les conversations de rue. Des figures politiques telles que Anicet Georges Dologuelé, Polisse Bébé Médard, ou encore Sylvaine BOGOTÉ, malgré la distance géographique pour ce dernier, ont publiquement exprimé leur appui à la cause, encourageant la population à se mobiliser massivement.

 

Les Voix de la Contestation

 

  • Biro Simplice, un Citoyen Engagé: “Nous en avons assez de souffrir en silence. Il est temps de montrer au gouvernement que nos voix comptent, que notre bien-être doit être prioritaire.”
  • Anicet Georges Dologuelé, Opposant Politique: “Cette marche est un signal fort envoyé aux dirigeants centrafricains. La population réclame des changements immédiats et tangibles.”
  • Polisse Bébé Médard, Homme Politique: “Même depuis Bogotá, mon cœur est avec les manifestants. Cette lutte est légitime et nécessaire pour l’avenir de notre pays.”

 

Vers un Nouveau Chapitre pour la République Centrafricaine?

 

La détermination des Centrafricains à se faire entendre annonce peut-être le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire socio-politique du pays. En se levant contre l’injustice et la précarité, la société civile envoie un message clair à ses dirigeants : le statu quo n’est plus acceptable. La marche du 12 avril pourrait bien être la première étape d’une série d’actions visant à améliorer significativement la qualité de vie en République Centrafricaine.

 

 

Face à une mobilisation qui prend de l’ampleur, le gouvernement centrafricain se trouve à la croisée des chemins. Répondra-t-il aux aspirations de sa population ou continuera-t-il sur la voie de la résistance ? Seul l’avenir nous dira si la marche du 12 avril 2024 aura été le déclencheur d’un véritable changement en République Centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Silence et indignation : analyse des différentes réactions aux massacres de Kouki et de Bohong

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Silence et indignation : analyse des différentes réactions aux massacres de Kouki et de Bohong

 

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Le campement en plein air des vendeurs et artisans minier du site de Kouki ravagé par les mercenaires russes du groupe Wagner après le massacre d’une cinquantaine des personnes

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC) –

 La République centrafricaine est depuis plusieurs années le théâtre d’une violence indéfendable, illustre de manière frappante le principe du « deux poids, deux mesures ». Le cas palpable est celles de Kouki dans l’Ouham, perpétré par les mercenaires du groupe Wagner, et celles de Bohong, dans l’Ouham-Pendé, perpétré, selon les autorités locales, par les éléments rebelles de 3R.

 

La République centrafricaine (RCA) est depuis longtemps un foyer de tensions et de violence. Parmi les nombreux épisodes tragiques qui jalonnent son histoire récente, deux massacres, survenus dans des circonstances différentes mais avec une proximité géographique et temporelle, offrent une illustration frappante des disparités dans les réactions qu’ils ont provoquées, tant au niveau national qu’international.

 

Massacre de Kouki, 50 morts, silence générale, la peur de Wagner

 

Dans la ville de Kouki, dans la préfecture de l’Ouham, un massacre perpétré par des mercenaires russes du groupe Wagner sur deux sites miniers a fait plus de cinquante morts, dont des femmes et leurs enfants. Malgré l’horreur et les preuves photographiques, un voile de silence semble avoir été jeté sur cet événement.

« Personne n’en parle, tout le monde a peur de Wagner », confie un témoin sous couvert d’anonymat, soulignant l’influence et la terreur qu’impose le groupe paramilitaire russe, étouffant toute tentative de condamnation ou même de débat public. Même la Minusca, étant au courant, préfère ne dit un mot sur ce massacre.

 

Massacre de Bohong: 17 morts, et d’énorme bruit

 

A l’inverse, le massacre de Bohong, attribué aux rebelles de 3R dans  l’Ouham-Pendé, avec un bilan de dix-sept victimes, a provoqué une onde de choc bien au-delà des limites de la ville. Cette tragédie a été largement relayée par les médias, suscitant de vives condamnations de la part du gouvernement et de la communauté internationale par la voix de la Minusca.

« On parle beaucoup, c’est le gouvernement qui parle », note un autre témoin, illustrant la différence de traitement médiatique et politique entre les deux tragédies.

 

Pris entre deux feux : la RCA et ses citoyens

 

Ces deux massacres, bien que fondamentalement condamnables et reflétant la violence qui déchire le tissu social et humain de la République centrafricaine, ont été perçus et traités de manière radicalement différente. D’un côté, le silence et la peur dictés par la présence menaçante de Wagner ; de l’autre, une mobilisation vocale contre les exactions des groupes rebelles. Cette dichotomie soulève de profondes questions sur l’équité de la justice et de la couverture médiatique dans le pays.

 

Les témoignages de la population locale mettent en évidence cette disparité. Un habitant de Kouki se lamente :

« Le groupe Wagner met la pression, instille la peur chez tout le monde, et tout le monde se tait. » En revanche, l’indignation suscitée par les actions des rebelles des 3R témoigne d’une volonté de condamner, mais aussi de comprendre et de prévenir ces actes de violence.

 

Tiraillée entre deux drames, la République centrafricaine révèle les failles d’un système où la justice et l’attention médiatique ne sont pas réparties de manière égale.

 

NDLR : Cet article vise à mettre en lumière ces inégalités, en espérant qu’une prise de conscience collective puisse conduire à une justice plus juste pour tous les Centrafricains, quels que soient les auteurs de ces actes barbares. Les massacres de Kouki et de Bohong, bien que différents par leur nature et leur réception, soulignent l’urgence de lutter contre l’impunité sous toutes ses formes, afin que l’écho d’une condamnation unanime et retentissante de toutes les formes de violence puisse enfin se faire entendre.

 

Par Alain Nzilo

 

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Au Cœur de la Précarité : Cabo et le Détournement de l’Aide humanitaire

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Au Cœur de la Précarité : Cabo et le Détournement de l’Aide humanitaire

 

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Une femme portant un seau sur la tête après l’avoir rempli à un point d’eau du site B pour les personnes déplacées de la ville de Kabo. © Igor Barbero/MSF

 

Bangui, 09  avril 2024 (CNC)

 La sous-préfecture de Cabo, dans l’Ouham-Fafa,  vit depuis quelques temps une crise silencieuse mais profonde, marquée par le détournement systématique de l’aide humanitaire destinée à la population.

 

Si à Bangui, la capitale, tous les regards sont tournés vers d’autres activités, à Kabo, l’ombre d’une grave injustice plane sur cette sous-préfecture, une localité oubliée dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, où la faim et la précarité frappent durement ses habitants. Mais ce qui aggrave leur désespoir, c’est la corruption enracinée dans la gestion de l’aide humanitaire.

« Au moment où nous parlons, l’aide destinée à soulager nos souffrances est détournée par ceux en position de pouvoir », partage Mathieu, un habitant de longue date de Kabo, la voix tremblante d’indignation.

 

En effet, la semaine dernière, un événement a particulièrement choqué la communauté  de Kabo : un envoi des kits alimentaires et d’autres objets du Programme Alimentaire Mondial, censé apporter un soutien vital, a été détourné.

« Ces kits, notre espoir, ont été subtilisés sous nos yeux », révèle une source proche du dossier, préférant rester anonyme face aux risques de représailles.

 

Dans un autre témoignage, une membre de l’organisation des femmes de Kabo confie à CNC, « Nous savions que l’aide du PAM était en route pour venir. Pourtant, deux semaines plus tard, nos paniers sont restées désespérément vides, nos enfants continuent de pleurer de misère. Comment est-ce possible? » Ces mots, lourds de tristesse, illustrent la trahison ressentie par les victimes de cette situation.

 

L’enquête sur ces détournements met en lumière un système de complicité incluant des figures d’autorité locales, telles que le sous-préfet, le maire  et le chef du détachement militaire. Un ancien employé municipal dénonce :

« Ce n’est pas un secret. Les détournements sont une pratique courante ici. Les conséquences? Une population affamée abandonnée à son sort. »

 

Cabo, piégée dans un cycle de privation et de corruption, appelle à une intervention urgente pour rétablir la justice et l’espoir.

 

NDLR : Cet article dévoile une réalité sombre à Cabo, où le détournement de l’aide humanitaire crée un abîme entre les besoins des habitants et les actions des responsables locaux. En éparpillant les témoignages à travers le texte, on souligne l’ampleur et la diversité des voix affectées par cette crise. L’appel à une prise de conscience et à des mesures correctives est urgent pour mettre fin à cette spirale de corruption et redonner espoir à la population de Cabo.

 

 

 

 

 

Explosion à l’Usine Palme d’Or : Au-delà des Blessures Physiques, la Lutte pour la Justice et la Dignité

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Explosion à l’Usine Palme d’Or : Au-delà des Blessures Physiques, la Lutte pour la Justice et la Dignité

 

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Les photos collées de l’explosion à l’usine de Tessé, survenue le mercredi 20 mars 2024. Photo circulant sur Facebook

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 “Dans un instant, la routine laborieuse s’est transformée en un cauchemar brûlant, laissant des cicatrices qui transcendent la peau et pénètrent l’âme”. Le 20 mars dernier, l’usine de production d’huile de palme,  Palme d’Or, située dans la paisible commune de La Lessé , a été secouée par une explosion dévastatrice. Une chaudière, victime d’un contrôle de température défaillant, a éclaté, semant la mort et la destruction sur son passage. Quatre vies ont été perdues, et treize autres âmes ont été gravement blessées, leurs corps marqués par les flammes de l’accident.

 

Depuis lors, l’ombre de la tragédie plane sur ces travailleurs et leurs familles, tandis qu’ils luttent pour se remettre des blessures physiques et émotionnelles infligées par cette journée fatidique. Certains des blessés, encore allongés sur leurs lits d’hôpital, déplorent les conditions de leur prise en charge, remettant en question l’engagement de la société Palme d’Or envers leur bien-être. Les sommes allouées pour les rations alimentaires sont jugées insignifiantes, ne parvenant pas à subvenir aux besoins les plus élémentaires de ceux qui souffrent. Le spectre de l’avenir plane également sombre, avec des interrogations sur le soutien financier et moral qui leur sera accordé une fois qu’ils quitteront l’hôpital.

 

Marguerite, une accompagnatrice dévouée, exprime avec émotion le besoin pressant d’aide et de soutien, appelant les autorités à intervenir et la justice à faire son devoir. Les mots poignants de Marguerite résonnent comme un cri de désespoir, révélant les fissures béantes dans le filet de sécurité sociale et juridique censé protéger les travailleurs en cas de catastrophe.

 

En réponse aux accusations, les représentants de Palme d’Or défendent leurs actions, soulignant les efforts financiers déjà déployés pour assurer la prise en charge médicale des victimes et les frais funéraires des défunts. Moussa Gambo Idris, directeur financier de l’entreprise, affirme avec fermeté leur engagement continu envers le bien-être des employés, depuis les premiers instants de l’accident jusqu’à leur rétablissement et réintégration dans leurs fonctions.

 

Pourtant, au-delà des déclarations officielles et des chiffres budgétaires, cette tragédie met en lumière des questions cruciales sur la sécurité au travail et la responsabilité des employeurs envers leurs travailleurs. La nécessité d’une réforme des systèmes de sécurité et de protection sociale devient pressante, afin d’éviter que de telles catastrophes ne se reproduisent à l’avenir, et que ceux qui en souffrent reçoivent le soutien et la justice qu’ils méritent.

 

L’explosion à l’usine Palme d’Or est bien plus qu’un incident isolé ; c’est un appel à l’action, un rappel urgent de la nécessité de placer la sécurité et le bien-être des travailleurs au cœur de nos préoccupations. Tant que ces voix resteront non entendues, tant que ces souffrances resteront sans réparation, nous serons tous complices d’une injustice insoutenable.

 

Par Anselme Mbata

 

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La Détresse de Kella-Goffi : Un Village Cherche des Solutions à l’Invasion de Cultures par les bovins

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La Détresse du village  Kella-Goffi : Un Village Cherche des Solutions à l’Invasion de Cultures par les bovins

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Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bangui, 11  avril 2024 (CNC)

 À Kella-Goffi, un village situé à 7 kilomètres de Bouar dans la commune rurale d’Hermann Brousse, les habitants sont confrontés à un conflit lié à l’entrée régulière du bétail des éleveurs peulhs dans les champs cultivés par les villageois. Cette situation tendue ravive les tensions entre les communautés agricoles et pastorales de la localité.

 

Les villageois se plaignent de voir leurs récoltes détruites par les troupeaux, mettant en danger leur sécurité alimentaire. Un agriculteur du village Kella-Goffi  exprime sa détresse en expliquant que leurs champs, fruit de leur dur labeur, sont essentiels à leur survie.

 

De leur côté, les éleveurs peulhs revendiquent un droit traditionnel sur ces pâturages, arguant d’un soutien gouvernemental. Cette confrontation n’est pas unique à Kella-Goffi et révèle un problème plus large de gestion des terres et des ressources naturelles, irritant les difficultés de cohabitation entre modes de vie différents.

 

Les conséquences de ce conflit sont graves, notamment sur la sécurité alimentaire des habitants et les tensions entre les communautés. Il est plus que nécessaire d’intervenir rapidement pour favoriser un dialogue constructif entre les parties et trouver des solutions durables.

 

La situation à Kella-Goffi met en lumière les défis liés à la gestion des terres en République centrafricaine. Pour prévenir de futurs conflits, une approche

concertée impliquant tous les acteurs est essentielle pour assurer une coexistence harmonieuse respectant les droits et traditions de chacun, tout en préservant

les ressources vitales pour tous. Bouar Vianney Radjabo de la radio Sewa souligne l’urgence de trouver des solutions durables pour ramener la paix et la

prospérité à Kella-Goffi et aux localités similaires.

Par Gervais Lenga

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Crise politique en Centrafrique : Le spectre d’un troisième mandat présidentiel et la colère populaire

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Crise politique en Centrafrique : Le spectre d’un troisième mandat présidentiel et la colère populaire

 

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Bangui, 10  avril 2024 (CNC)  

 Face à la perspective d’un troisième mandat du président Faustin Archange Touadera en 2025, la République centrafricaine gronde d’indignation.

 

Dans un climat politique déjà tendu, la République centrafricaine (RCA) se trouve à un tournant critique. L’annonce de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat suscite une vague de mécontentement au sein de la population. Cet article explore les racines de cette colère, les implications pour la RCA, et les perspectives d’avenir à travers les propos de témoins et d’analystes.

 

La situation socio-économique sous le régime Touadera:

 

Depuis l’arrivée au pouvoir de Touadéra en 2016, les promesses de développement et de prospérité se sont largement évanouies, laissant place à une réalité plus sombre. Selon des rapports de la Banque mondiale et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la RCA occupe désormais des positions alarmantes dans les classements mondiaux de pauvreté et de développement humain. Avec environ 2% de la population ayant accès à l’électricité et 97% privée d’eau potable, les failles de l’administration actuelle sont indéniables.

 

Investissements controversés et détournement de priorités:

 

Plutôt que de s’attaquer aux problématiques essentielles telles que laccès à l’eau potable et l’électricité, le gouvernement semble privilégier des dépenses discutables. Les fonds alloués au groupe Wagner pour la protection du régime, ainsi que les investissements dans la construction des immeubles privés de luxes des dignitaires du régime alors que la population souffre, soulignent un détournement de priorités critiqué par de nombreux Centrafricains.

 

La voix du peuple et l’appel à un changement de leadership:

 

L’opposition au projet de troisième mandat de Touadéra s’exprime à travers divers canaux, des réseaux sociaux aux rues de Bangui. La majorité de la population exprime une claire réticence à prolonger le règne de l’actuel président. Dans ce contexte, les propos de M. Police Bébé Médard, reflètent l’opinion publique. Il suggère que Touadéra devrait suivre l’exemple du président sénégalais Macky Sall en ne

 

  1. Police Bébé Médard: « La seule chose honorable qui reste au Président Touadéra, au regard de son bilan catastrophique, c’est de suivre l’exemple de son homologue Macky Sall. Vivement qu’il s’en aille au terme de ses piteux mandats ! ».

 

Témoignages de la population : entre désespoir et appel au changement

 

  1. Jean-Paul Nguiza, enseignant au fondamental 2 à Bangui, partage son désespoir :

« La vie sous Touadéra est devenue insupportable. Nous vivons dans l’obscurité, sans accès à l’eau potable. Notre avenir semble compromis ». Ces propos traduisent un sentiment général de désillusion à l’égard du régime actuel.

 

Madame Solange Mandaba, commerçante au marché de Boy-Rabe, ajoute :

« Nous n’avons vu aucun progrès, seulement des promesses creuses depuis 8 longues années. Il est temps d’avoir un nouveau leadership qui se soucie vraiment des gens ».

 

Analyse politique : la quête d’une alternative

 

L’opposition politique et les analystes soulignent la nécessité d’une alternative crédible à Touadéra. La question centrale reste de savoir si l’opposition peut s’unir autour d’une figure capable de proposer un projet de société convaincant et inclusif, capable de relever les grands défis de la RCA.

 

Défis sécuritaires et économiques : une RCA à la croisée des chemins

 

Riche en ressources mais en proie à des conflits et à une instabilité chronique, la RCA est confrontée à un double défi : sécuriser son territoire et relancer son économie. La présence de groupes armés et d’interventions étrangères, comme celle du groupe Wagner, complique le paysage sécuritaire et politique.

 

Vers un avenir incertain : le rôle de la communauté internationale

 

La communauté internationale, tout en critiquant certaines décisions du régime Touadéra, doit jouer un rôle plus actif en soutenant un processus démocratique transparent et en encourageant le développement économique. Les partenaires internationaux de la RCA sont appelés à réévaluer leur stratégie d’engagement pour promouvoir une paix durable et un développement inclusif.

 

Alors que la RCA se prépare à un tournant potentiellement historique, l’appel au changement démocratique résonne plus fort que jamais.

 

Par Alain Nzilo

 

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L’immunité des magistrats au cœur du duel : projet Boukanga et réponse du syndicat des magistrats

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L’immunité des magistrats au cœur du duel : projet Boukanga et réponse du syndicat des magistrats

 

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Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique ». Cette réflexion de Blaise Pascal trouve un écho particulier en République centrafricaine, où le débat sur l’immunité des magistrats centrafricains ébranle les fondements mêmes de l’institution judiciaire dans le pays. A l’heure où le pays navigue dans les eaux tumultueuses de la réforme législative, le Syndicat national de la magistrature centrafricaine (SYNAMAC) s’apprête à répondre au projet de loi proposé par le député Auguste Boukanga. Ce projet, qui vise à réviser l’article 14 de la loi de 1996 sur le statut des magistrats, s’est retrouvé au centre d’un duel symbolique entre la sauvegarde de l’indépendance de la justice et la lutte contre la corruption.

 

Le 12 avril 2024, la salle d’audience de la Cour de cassation deviendra l’arène où ce débat prendra forme lors d’une Assemblée générale extraordinaire convoquée par le syndicats des magistrats (SYNAMAC).

« Cette réforme nous concerne tous », confie Pierro, un magistrat centrafricain au TGI de Bangui.

« Cela remet en question l’équilibre entre notre protection et notre devoir de transparence et de justice ».

 

L’enjeu est de taille : l’immunité judiciaire, conçue comme un rempart contre les pressions extérieures, est aujourd’hui perçue par certains comme une porte ouverte à l’impunité.

« Nous voulons des juges honnêtes, pas des intouchables », affirme Firmin Ngala, un activiste centrafricain de la société civile, capturant le sentiment d’une partie de la population.

 

Cependant, les magistrats mettent en garde contre une réforme précipitée qui, en affaiblissant leur immunité, pourrait les exposer à des influences et des pressions qui pourraient compromettre leur indépendance.

« Modifier l’immunité, oui, mais sans ouvrir la porte à des pressions qui pourraient influencer nos décisions », explique Magloire Passi, un autre magistrat à Bangui, illustrant l’équilibre délicat sur lequel repose l’équilibre judiciaire.

 

La proposition de Boukanga, probablement poussée par le régime,  ne laisse personne indifférent. Elle oblige toutes les parties prenantes à prendre position sur des questions fondamentales : comment assurer une justice équitable tout en luttant efficacement contre la corruption ? Comment garantir l’indépendance des magistrats tout en répondant aux appels à plus de responsabilité et de transparence ?

 

L’Assemblée générale du SYNAMAC promet d’être un moment décisif, un forum où les voix des magistrats pourront s’élever pour défendre leur vision de la justice, mais aussi où les préoccupations de la société civile pourront être entendues. La décision qui en découlera définira non seulement l’avenir de l’immunité judiciaire en République centrafricaine mais aussi la confiance que le peuple centrafricain accorde à son système judiciaire.

 

Dans cette quête d’équilibre entre la force et la justice, le chemin est encore long. Mais une chose est sûre : le débat autour de l’immunité des magistrats, catalysé par le projet de loi d’Auguste Boukanga, marque un tournant potentiel dans la manière dont la justice est perçue et pratiquée en République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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“Sortons les centrafricains de la misère avant de parler de l’émergence”, déclare  Anicet Georges Dologuelé

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“Sortons les centrafricains de la misère avant de parler de l’émergence”, déclare  Anicet Georges Dologuelé

 

Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-lopposition-conteste-la-victoire-du-president-touadera/anicet-georges-dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-43375″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende-450×338.jpg” alt=”Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé” width=”450″ height=”338″ />
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 “Sortons les Centrafricains de la pauvreté avant de parler d’émergence », déclare Anicet Georges Dologuelé, Président de l’URCA.  D’après lui, Les huit années de mandat du président Touadera ont été catastrophiques.

 

La République centrafricaine continue de traverser une période difficile de son histoire, marquée par des défis politiques, économiques et sécuritaires. Anicet Georges Dologuelé, leader de l’Union centrafricaine pour le renouveau (URCA), a récemment fait part de son inquiétude sur les antennes de la Radio Ndékè-Luka quant à la situation actuelle du pays.

 

Dologuelé a exprimé son indignation face au récent massacre de Bohong, où 17 personnes ont été brutalement tuées par des hommes armés présumés de 3R. Il insiste sur la nécessité d’un dialogue entre les communautés pour éviter de telles tragédies récurrentes. Il déclare :

« Je suis à la fois attristé et profondément peiné… tous ces gens, ligotés et froidement exécutés ».

 

L’insécurité persistante en République centrafricaine est une préoccupation majeure. Dologuelé reproche au gouvernement son manque de prévention et son intervention tardive après les massacres. Il appelle à une résolution durable des conflits entre les communautés et les éleveurs, soulignant l’inefficacité des actions actuelles.

 

Sur le plan économique, Dologuelé critique les politiques fiscales du gouvernement, notamment l’augmentation des taxes sur les transferts d’argent et les plaintes des utilisateurs. Il dénonce l’impact négatif de telles mesures sur une population déjà plongée dans l’extrême pauvreté.

« Accabler la population d’impôts n’est pas une bonne chose », affirme-t-il.

 

La crise énergétique est également une préoccupation majeure. Dologuelé critique les efforts inefficaces du gouvernement pour résoudre les problèmes persistants d’ENERCA, malgré l’inauguration récente de champs solaires. Il souligne les conséquences désastreuses des pénuries d’électricité sur la santé et l’économie du pays.

 

En réponse aux affirmations du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) sur les progrès vers l’émergence, Dologuelé insiste sur la priorité de sortir les Centrafricains de la pauvreté avant de parler de développement.

« L’espoir des Centrafricains est d’échapper à l’extrême pauvreté », déclare-t-il. Il appelle à une approche plus réaliste axée sur les besoins immédiats de la population.

 

Anicet Georges Dologuelé soulève des questions cruciales sur la Situation en République centrafricaine, appelant à des actions concrètes pour répondre aux besoins urgents de la population.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Bangui se prépare à une Bataille Contre les Hausses de Prix et les Surtaxes

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Bangui se prépare à une Bataille Contre les Hausses de Prix et les Surtaxes

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-les-anciens-de-la-police-nationale-projettent-de-bloquer-lacces-a-la-primature/les-manifestants-face-a-la-police-a-bbangui/” rel=”attachment wp-att-25222″ data-wpel-link=”internal”>Image d'illustration de la grève contre la passivité de la Minusca à Bangui en 2016.
Image d’illustration de la grève contre la passivité de la Minusca à Bangui en 2016.

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Selon Nelson Mandela , “La protestation est un droit fondamental lorsque l’injustice devient la norme”. Justement, la société civile centrafricaine se mobilise une fois de plus pour exprimer son mécontentement face à la gestion de l’électricité et la hausse des taxes gouvernementales.

 

Depuis plusieurs années, les habitants de Bangui et de ses environs subissent régulièrement des coupures d’électricité et une répartition inégale de l’énergie. Face à cette situation impactant leur quotidien et l’économie du pays, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) appelle à une manifestation ce vendredi.

 

Selon Paul Beninga, porte-parole de la GTSC, cette mobilisation ne concerne pas seulement l’électricité mais vise également à dénoncer la flambée des prix et les hausses de taxes du gouvernement.

 

Les Centrafricains se sentent de plus en plus opprimés par ces mesures qui affectent leur pouvoir d’achat et leur qualité de vie. Paul Beninga souligne :

« Nous avons vu le prix des hydrocarbures à la pompe augmenter de plus de 50 %. Nous sommes restés silencieux. Aujourd’hui, vous allez au marché, le prix de la nourriture a considérablement augmenté. Nous sommes restés silencieux. Ils ont encore augmenté les taxes».

 

La colère monte également en raison du manque de transparence des autorités.

« Ce qui nous choque, c’est le comportement insolent des dirigeants qui refusent de communiquer », dit Monsieur Paul Beninga.

 

En effet, les témoignages des habitants de Bangui illustrent l’impact concret de ces enjeux sur leur vie quotidienne. Jeanne, une mère de famille, se plaint des coupures d’électricité constantes :

« C’est très difficile de vivre dans ces conditions. Mes enfants ne peuvent pas étudier le soir et je perds souvent de la nourriture dans mon réfrigérateur à cause des coupures. Même la vente de l’eau glacée ne fonctionne plus. Nous sommes à sec ».

 

Cette manifestation, prévue le 12 avril, vise à refléter la frustration généralisée de la population centrafricaine. Les organisateurs s’attendent à une mobilisation massive pour faire entendre leurs revendications.

« Nous appelons tous les citoyens conscients de l’urgence de la situation à nous rejoindre », déclare Paul Beninga.

 

Outre les problèmes d’électricité, la question du coût élevé de la vie est au premier plan des préoccupations des manifestants. La hausse des prix des biens de première nécessité pèse lourdement sur les ménages les plus vulnérables.

« Ces augmentations successives nous mettent à genoux. Nous ne pouvons plus subvenir aux besoins de notre famille », se lamente Fatou, vendeuse sur le marché KM5.

 

Quant à la cascade de taxes imposées par le gouvernement, elle ne fait qu’exacerber la situation.

« Les employés paient déjà des impôts sur leur salaire, mais à chaque transaction, nous sommes à nouveau imposés. C’est injuste et insupportable », s’insurge Marius, enseignant.

 

La frustration croissante de la population est également alimentée par le manque de transparence des autorités. Les promesses de réhabilitation des infrastructures électriques restent souvent lettre morte et les citoyens se sentent abandonnés par leurs dirigeants.

« Nous avons accepté des coupures d’électricité temporaires, mais elles se poursuivent sans explication. C’est un mépris total pour les gens », dénonce Sylvie, commerçante.

 

Face à ce mécontentement généralisé, la manifestation de vendredi s’annonce comme un moment crucial pour le pays. Les organisateurs espèrent que leur mobilisation sera entendue et que des mesures concrètes seront prises pour améliorer la situation.

« Nous sommes déterminés à poursuivre le combat jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites », conclut Paul Beninga .

 

Par Anselme Mbata

 

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Le démantèlement de la barrière de Wantiguira: une nouvelle aube pour la ville de Bouar».

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Le démantèlement de la barrière de Wantiguira: une nouvelle aube pour la ville de Bouar».

 

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Wantiguira, entrée de la ville de Bouar, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Un habitant de Boire, sourire aux lèvres, partage sa joie quelques minutes après le démantèlement de cette barrière illégale à Wantiguira : « Enfin, le chemin de la liberté est ouvert. Cette barrière n’était rien d’autre qu’un obstacle à notre vie quotidienne.

 

Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, à plus de 450 kilomètres de Bangui, la capitale centrafricaine, un événement important s’est déroulé lundi à 8 kilomètres à l’entrée de la ville de Bouar, capitale provinciale de ladite préfecture. La barrière de Wantiguira, synonyme de violence et d’oppression pour les riverains et des usagers de ces voies, a été officiellement démantelée. Cette décision, fortement soutenue par le gouvernement centrafricain, a été accueillie avec un immense soulagement et une immense joie par la population locale.

 

La barrière en question était devenue un symbole d’abus de pouvoir, où douaniers, policiers, soldats FACA et gendarmes imposaient des taxes exorbitantes sur les biens des citoyens voyageant entre Boire et d’autres localités telles que    Baoro, Bozoum ou encore Bangui  ou au sens inverse.

Ces prélèvements illégaux, sanctionnés ni plus ni moins que par une décision  des plus hautes autorités centrafricaines, pesaient lourdement sur les épaules de la population, érodant jour après jour leur confiance envers les forces de l’ordre. La décision de démonter cette barrière de Wantiguira n’a pas été prise à la légère. Elle résulte d’un acte officiel signé par le premier ministre, classant l’existence même de cette barrière comme illégale.

L’opération de démontage a été exécutée par une brigade spécialement chargée de cette mission, marquant la fin d’une ère de racket organisé sous le couvert de contrôles routiers.  Les réactions à cette nouvelle ne se sont pas fait attendre. La joie exprimée par les habitants de Bouar était palpable, une joie qui reflète le soulagement d’un fardeau enfin levé

« Cette barrière nous volait notre liberté et notre argent. Aujourd’hui, nous pouvons enfin respirer », déclare Ousman, un transporteur sur l’axe Bouar-Bozoum, soulignant le poids économique et psychologique que représentait la barrière de Wantiguira.

 

Cependant, cette action n’a pas été sans conséquences. Le délégué des transporteurs locaux, accusé par les forces de l’ordre d’avoir “trahi” leur cause en informant Bangui de leurs agissements, se trouve désormais sous la menace directe de ces mêmes forces. Cette tension souligne l’ampleur des enjeux et des intérêts en jeu autour de cette barrière.

Du côté des forces de l’ordre, les sentiments sont mitigés. Si certains reconnaissent la nécessité de cette mesure pour rétablir la justice, d’autres expriment leur frustration :

« C’était un moyen de maintenir l’ordre, mais nous comprenons la décision », confie un policier sous couvert d’anonymat.

 

L’impact de cette action va bien au-delà du simple démantèlement d’une structure physique. Il symbolise la lutte contre la corruption et les abus de pouvoir, rétablissant un lien de confiance entre les citoyens et le gouvernement.

« Nous attendions ce moment depuis longtemps. C‘est une victoire pour nous tous », témoigne Bienvenu Zanda, évoquant la fin d’une ère de prélèvements forcés.

 

Rappelons que le démantèlement de la barrière de Wantiguira n’est pas seulement la suppression d’un obstacle physique, c’est le début d’une nouvelle ère pour la ville de Boire et ses habitants. Cette action illustre l’engagement du gouvernement centrafricain envers ses citoyens, promettant un avenir où règnent la justice et la liberté.

 

Par Gervais Lenga

 

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L’Or Jaune de la Santé Publique: La Crise des Faux Médicaments en République centrafricaine

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L’Or Jaune de la Santé Publique: La Crise des Faux Médicaments en Centrafrique

Mensonges et géopolitique : Le ministère de la Santé de la RCA dans la tourmente
Mensonges et géopolitique : Le ministère de la Santé de la RCA dans la tourmente

 

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Dans une révélation troublante, le ministre centrafricain de la Santé Pierre Sancé évoque une crise de santé publique majeure due à de faux médicaments, surnommés « or jaune », dans une déclaration diffusée sur la radio Guira FM de la Minusca le 7 avril 2024. Cette crise représente un défi de taille pour le système de santé du pays.

 

La racine du problème

 

Les années 90 et 2000 ont été une époque où l’accès aux médicaments essentiels à un coût abordable était la norme. Cependant, les crises politico-sécuritaires ont dévasté ces systèmes, entraînant les établissements de santé dans une pénurie de bons médicaments.

 

  • L’impact des crises sur la santé :

 

« Et suite aux premières crises politico-sécuritaires, tous ces systèmes ont été vandalisés, détruits, ce qui fait que nos structures de santé sont privées de médicaments depuis plusieurs années », selon le ministre Somsé

  • L’essor des médicaments de rue :

 

« Cette situation s’est aggravée avec la porosité des frontières et l’absence de contrôle adéquat, facilitant ainsi la propagation de faux médicaments, ajoute le ministre.

 

Lutter contre l’or jaune

 

Le ministre Sancé propose une solution axée sur la disponibilité de médicaments de qualité, une stratégie reconnaissant la complexité et l’ampleur transnationale du problème.

 

  • Stratégie de résolution :

 

« Mais les éliminer, ce n‘est pas par la répression, car ce phénomène dépasse les limites de notre pays. La question des médicaments de rue entre dans la catégorie des médicaments de qualité inférieure, ce qui est un véritable fléau aujourd’hui », déplore Somsé.

 

Perspectives et défis

 

Cette situation complexe exige une analyse approfondie, non seulement des mécanismes de distribution des médicaments, mais aussi de l’ensemble des politiques de santé publique.

 

  • Vers un avenir meilleur :

 

La mise à disposition de médicaments de qualité est présentée comme le fondement de la solution à cette crise. Cela nécessite un engagement soutenu en faveur de l’amélioration du système de santé.

 

La prise de position du ministre Pierre Sancé souligne l’urgence de s’attaquer à la crise des faux médicaments. Sa déclaration encourage la réflexion sur la nécessité d’une politique de santé plus forte et mieux outillée pour faire face aux défis actuels et futurs.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’exploitation artisanale du bois menace-t-elle l’équilibre écologique près de Bangui ?

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L’exploitation artisanale du bois menace-t-elle l’équilibre écologique près de Bangui ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-camp-kassai-militaire-transforme-en-lieu-de-depot-de-bois-illegalement-exploites-par-wagner/un-des-camions-de-mercenaires-de-wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-kassai-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-64894″ data-wpel-link=”internal”>Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui
Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 « Nous sommes une association organisée, dotée d’autorisations depuis plusieurs années», affirme Gildas Mbokani. Mais quel est l’impact réel de leurs activités près de Bangui ?

 

Contexte délicat

 

L’accusation portée contre l’association « Amis Bois » de coupe illégale d’arbres interpelle. Gildas Mbokani défend vigoureusement son association :

« Nous avons des documents, depuis plusieurs décennies, de l’époque de l’ancien président de la République, François Bozizé. Nous n’agissons pas illégalement », insiste-t-il, citant une histoire d’autorisations enracinée dans le temps.

 

La délivrance des permis

 

Le ministère des Eaux et Forêts a suspendu les permis artisanaux, une décision qui, selon Mbokani, ne concerne pas tous les artisans.

« Il y a encore des artisans autorisés à travailler. Il ne s’agit pas d’une suspension définitive », souligne-t-il. Cette nuance suggère une complexité dans la gestion des permis et des autorisations.

 

Légitimité et droits d’exploitation

 

Face aux critiques, Mbokani rappelle l’existence du Code forestier.

« Ce code nous autorise à exploiter et à vendre du bois. Nous avons choisi ce domaine par vocation, pas par hasard », déclare-t-il. Sa réponse met en lumière la conviction et l’engagement des membres d’Amis Bois envers leur profession.

 

Témoignages et perspectives

 

– Répondre aux accusations de Centrabois:

Mbokani réfute l’influence de l’entreprise sur les politiques gouvernementales.

« Ce n’est pas au directeur général de Centrabois de prendre des décisions importantes au nom du gouvernement », affirme-t-il, pointant du doigt les tentatives des grandes entreprises de monopoliser le secteur.

 

– Impact environnemental et socio-économique :

L’argument de Mbokani sur l’impact environnemental mérite qu’on s’y attarde.

« Nous n’avons pas les moyens de causer de tels dégâts à la forêt. Nos méthodes sont réglementées, pas industrielles », affirme-t-il, opposant l’approche artisanale à des méthodes industrielles plus destructrices.

 

Vers l’équilibre ?

 

Approches et dialogues

 

L’association est en négociation avec le ministère, cherchant à clarifier sa position et ses droits.

« Des démarches administratives sont en cours. Nous avons rencontré le nouveau ministre et nous espérons une issue favorable », a déclaré Mbokani, soulignant une volonté de dialogue et de régularisation.

 

Les débats autour de l’exploitation du bois près de Bangui soulèvent une question fondamentale sur l’équilibre entre développement économique et préservation de l’environnement. La défense passionnée de Mbokani révèle un secteur en quête de reconnaissance et de régulation, naviguant entre tradition et modernité.

 

Pierre Azoumi

 

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L’association Action Solidaire à nouveau au Chevet des Enfants Atteints de Drépanocytose à Bangui

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L’association Action Solidaire à nouveau au Chevet des Enfants Atteints de Drépanocytose à Bangui

 

Centrafrique.org/la-remise-de-lenveloppe-a-la-directrice-du-centre-par-la-tresoriere-de-lassociation-action-solidaire/” data-wpel-link=”internal”>La remise de l'enveloppe au Dr NGUILELO, Directrice du centre, par la trésorière de l'association Action solidaire, madame KOYATRO
La remise de l’enveloppe au Dr NGUILELO, Directrice du centre, par la trésorière de l’association Action solidaire, madame KOYATRO

 

 

Bangui, 10 janvier 2024 (CNC) –

 Le bonheur ne réside pas dans la possession, mais dans le don”. Inspirés par cette maxime, les membres d’Action Solidaire ont prouvé une fois de plus leur engagement inébranlable envers les enfants de Bangui souffrant de drépanocytose. C’est une journée marquée par la générosité et l’espoir, où des sourires ont été offerts en guise de remède.

 

Au cœur de la capitale centrafricaine, Bangui, le centre de recherche et de traitement de la drépanocytose reçoit l’appui renouvelé d’Action Solidaire, un partenariat solide bâti sur l’altruisme.

« Cette association est un pilier pour nous. Elle apporte bien plus que des aides financières ; elle offre de l’espoir », confie à CNC Dr. Telma Lorna Ngidelo, la directrice.

Lors de la cérémonie de remise de Don par l'association action solidaire aux enfants Atteints de Drépanocytose
Lors de la cérémonie de remise de Don par l’association action solidaire aux enfants Atteints de Drépanocytose

 

L’association ne se limite pas à l’aspect médical. Elle crée également des moments de partage lors de fêtes et soutient les initiatives éducatives, soulignant l’importance de la communauté dans le combat contre la maladie.

 

Cette année, une contribution de 450 000 francs va permettre de couvrir les frais médicaux de 3 jours de 30 enfants. Bernadette Koyatro, trésorière, éclaire leur démarche :

« C’est notre mission d’apporter un peu de lumière dans leurs vies, par des gestes concrets ».

 

Action Solidaire ne s’arrête pas là ; elle envisage l’avenir avec des projets d’éducation et de sensibilisation, prouvant que leur engagement va au-delà du soutien financier.

 

Forger un Avenir Meilleur Ensemble

 

Le partenariat entre Action Solidaire et le centre de drépanocytose de Bangui est un témoignage vibrant de ce que la solidarité et le dévouement peuvent accomplir. Chaque geste de l’association, chaque sourire d’un enfant est une étincelle d’espoir, illuminant le chemin vers un avenir où la maladie ne définit plus les limites de leur potentiel. Dans cet esprit de générosité, chaque action d’Action Solidaire est un pas de plus vers un monde plus bienveillant.

 

Par Fortuné B Boberang

 

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Le linguistique faut pas  du Panneau de campagne  de William Ndjapou

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Le linguistique faut pas  du Panneau de campagne  de William Ndjapou

 

Bambari/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Panneau-dau-revoir-a-Bambari-450×329.jpg” alt=”Don de panneau d’au revoir de William Ndjapou à la ville de Bambari” width=”450″ height=”329″ />
Don de William Ndjapou à la ville de Bambari

 

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 À Bambari, la campagne préélectorale de William Ndjapou achoppe sur un détail linguistique qui fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale Bangui.

 

L’intention de William Ndjapou de briguer le siège législatif de la première circonscription de Bambari  a été annoncée au sens littéral par un panneau routier. Loin d’être un simple panneau directionnel, il est devenu un vecteur de controverse linguistique et politique. L’erreur sur le panneau, bien qu’apparemment mineure, s’est transformée en un symbole des déficiences perçues de l’élite politique locale.

 

« Ce n‘est pas seulement une faute d’orthographe, c‘est un manque de prudence », se plaint avec véhémence Gildas, un enseignant au lycée de Bambari, dont les mots s’étendent au-delà de la ville de Bambari et faisant écho au mécontentement généralisé du public local.

 

L’erreur a suscité une agitation particulière parmi les habitants de la préfecture de la Ouaka, qui voient à William Ndjapou non seulement un candidat potentiel mais aussi un reflet de leurs dirigeants.

« Comment peut-on aspirer à être député si l’on ne maîtrise pas la langue de l’Assemblée ? », s’interroge Marina, une commerçante au marché de Bambari, dont le témoignage dépasse le périmètre de la Ouaka, traduisant tout de même une profonde et contemplative déception.

 

Les réseaux sociaux sont devenus un champ de bataille où chaque erreur est une munition pour l’opposition. Des voix anonymes se font l’écho d’une frustration générale :

« On nous parle de diplômes, de doctorats, mais les preuves sont sur les panneaux d’affichage, et elles ne sont pas convaincantes. »

 

La critique transcende la simple moquerie pour remettre en question les fondements mêmes de la légitimité politique.

« On attend d’un leader qu’il inspire confiance. Comment cela peut-il être réalisé alors que même les messages les plus élémentaires sont erronés ? », s’interroge Jaunasse, un militant du parti MLPC de Bambari, dont la contribution ne se limite pas à la critique mais appelle à l’introspection collective.

 

Il  convient de rappeler que le débat soulevé par la pancarte de William Diapo dépasse l’anecdotique pour devenir le reflet des attentes d’un peuple vis-à-vis de ses représentants.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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La crise de l’électricité à Bangui : entre colère populaire et mobilisation citoyenne

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La crise de l’électricité à Bangui : entre colère populaire et mobilisation citoyenne

 

Centrafrique.org/enerca-se-prepare-a-briller-perturbations-ephemeres-pour-un-avenir-lumineux/2-un-agent-de-lenerca-travaillant-sur-un-pylone-electrique-sans-casque-sans-veritable-outil-de-travail/” rel=”attachment wp-att-66804″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/2-Un-agent-de-lENERCA-travaillant-sur-un-pylone-electrique-sans-casque-sans-veritable-outil-de-travail-450×446.jpg” alt=”Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail” width=”450″ height=”446″ />
Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Bangui connaît des jours sombres, littéralement, avec des coupures d’électricité prolongées qui déclenchent une vague d’indignation.

 

Le problème de l’énergie à Bangui : un cauchemar pour les habitants

 

Depuis plusieurs jours, la capitale centrafricaine est plongée dans une crise énergétique inquiétante. Les coupures de courant de plusieurs jours sont devenues fréquentes, plongeant une grande partie de Bangui dans l’obscurité. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais sa récurrence soulève de sérieuses questions sur la capacité de la Société centrafricaine de l’énergie (ENERCA) à fournir un service stable et fiable.

« Que M. Bendima ne se mêle pas de nous », s’exclame Pierre, un habitant du PK12, exprimant un sentiment largement partagé par les consommateurs.

 

Un impact économique et social dévastateur

 

Le manque d’électricité touche tous les domaines d’activité. Des entreprises aux services de santé, en passant par l’administration publique, tous souffrent de cette situation.

« Derrière ces pannes de courant imprévisibles, il y a une perte économique importante », souligne un citoyen. La vie quotidienne des habitants est perturbée, mettant en péril non seulement l’économie locale mais aussi les conditions de vie de base.

 

Distribution sélective de l’électricité ?

 

Les témoignages font état d’une répartition inégale de l’électricité, privilégiant des zones comme le quartier présidentiel et des secteurs où les commerçants ont pu « contribuer » à assurer leur approvisionnement en électricité. Cette situation crée un fossé entre les différentes couches de la société, exacerbant les tensions et le mécontentement général.

 

Mobilisation de la société civile

 

Face à cette crise, le Groupe de travail de la société civile (GSTC) se mobilise et menace d’organiser une marche le 12 avril pour exiger une amélioration de la situation.

« Sans un mouvement de masse, les droits des consommateurs ne seront jamais respectés », a déclaré le Dr Beninga, soutenant l’appel à l’action. Cette démarche met en évidence la  volonté des citoyens de ne pas rester passifs face à ce qu’ils considèrent comme une violation de leurs droits fondamentaux.

 

Une question de droits de l’homme

«

L’accès à l’électricité doit faire partie des droits de l’homme », affirme Ngassan, un journaliste, activiste de la société civile, soulignant la dimension humaine de cette crise. Sans électricité, les fondamentaux de la société sont compromis : la santé, l’éducation, l’économie, et même la culture et le sport sont touchés.

 

À Bangui, l’électricité n’est pas seulement une marchandise, c’est un droit essentiel à la vie moderne.

 

NDLR : Cet article intègre la colère et les attentes des citoyen·ne·s face à cette crise énergétique persistante, tout en soulignant l’urgence de la mobilisation collective pour assurer l’accès à l’électricité pour tous. La situation à Bangui nous rappelle que derrière chaque coupure d’électricité, il y a des vies bouleversées, des entreprises en danger et un avenir incertain.

 

Par Anselme Mbata

 

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Constat s  Sur la Porosité Politique Centrafricaine

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Constats  Sur la Porosité Politique Centrafricaine

 

Centrafrique.org/touadera-endormi-un-president-au-pays-des-reves-diplomatiques/img-20240220-wa0065/” rel=”attachment wp-att-74093″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065-450×283.jpg” alt=”Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complement lors d’une conférence internationale” width=”450″ height=”283″ />
Le président Faustin Archange Touadera endormi complètement debout au milieu des deux femmes diplomates lors d’une conférence internationale

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)

 La déroute politique en Centrafrique ne nous apprend rien ! Après l’avènement de la fameuse nouvelle constitution, elle s’érige en confirmation bien attendus, celle de la crise de la démocratie, de la gouvernance pour l’heure en Centrafrique, est la plus belle illustration de l’embastillement de l’opinion de l’Opposition dans une certaine mesure, qui n’ose plus avoir un avis contraire au régime… bien que, en ayant un esprit critique constructif. Nb) Le régime veut s’épuiser au pouvoir malgré tout, mais ne parvenant pas à retrouver un second souffle.

 

Afin de Produire un nouveau modèle de Gouvernance, soit moderniser leurs réponses face aux multitudes crises que ce régime lui-même a institué, orienter par des politiques des répressions et des décisions hasardeuses, égoïstement pensées par des artisans politiques affamés, malgré tout dans cet air de la mondialisation galopante et à une société en mutation, c’est tout le défi que doivent relever les Centrafricains(es), parmi les Pays de la sous-région, et notamment sur le continent. Le paradoxe, c’est que jamais la crise politique actuelle en République Centrafricaine n’a autant validé les principes des irrégularités dans l’application de la constitution au niveau des institutions de l’Etat, d’intervention de l’État dans un optique d’une Gouvernance plus apaisée et juste pour un Pays déjà bien abîmer, qui se retrouve à la merci des Factions Armées Non Conventionnelles et des Mercenaires de tout bord.

Nb) Le régime ne parvient pas, par aggravation de plus d’avoir une vision plus pragmatique pour Gouverner, mais plutôt à s’intéresser à sa seule survie désespérément.

L’absence d’une politique réelle de la bonne Gouvernance encrée vers une politique de promotion et des amortisseurs sociaux que ce régime prétends défendent de manière ostentatoire, en outre, a acquis un brevet de l’incompétence notoire.

Ps) Seul au Royaume des Aveugles, les Borgnes sont Rois.

Constat amer, en effet… La part de rêve des plupart des Centrafricains(es), de la Jeunesse et d’imagination de vivre en Paix, vaquer paisiblement à leur occupation sans avoir peur au ventre. Malheureusement ces rêves sont restés au Vestiaire des Palais des Orties.

Ce manque de vision politique a gommé, le pragmatisme politique et l’idéologie de la bonne Gouvernance.

Pire…, diront certains… les dignitaires de ce régime se sont convertis à la pensée unique et dominante de l’exercice du pouvoir triomphant du fait des présences des Mercenaires de tout bord en Centrafrique qui massacre les bonnes marches de nos institutions !  Ils se seraient « auto-covécues qu’ils détiennent la raison, même Acculés sans dignités », oubliant leurs racines, leurs valeurs et, par là même, ceux qu’ils devaient défendre les Centrafricains(es).

Difficile pour les Centrafricains(es) de s’y reconnaître dans cette politique hasardeuse. Résultat, cette Politique qu’en prête le régime aujourd’hui en République Centrafricaine est complètement à la ramasse, plus personne ne nous considère, respecte au niveau international et plus grave sur le contient. De quoi donner aussi du grain à moudre à cœur joie chez les soi-disant des Liveurs Patentés qui excellent dans les Injures, Calomnies et des Mensonges de toutes sortes et qui défie en prônant des propagandes sur propagandes en diffamant ou des discours de manipulations, diffusions de la haine et au passage de se venter des mérites imaginaires sans expériences apparentes ou en éventant des qualifications, des profils, de surcroit de toute alliance avec les groupes Armées fussent-ils recyclés, de part et d’autre … Le pouvoir et ces Opposants Liveurs patentés, pour dire chacun à sa crèmerie et sa sauce… Sans penser à la souffrance déjà en durée par le peuple Centrafricain.

Plus encore la rhétorique les uns et les autres qu’ils utilisent pour faire face à la crise, Vampirisent les enjeux de la Politique réellement, et d’une vraie Opposition politique par des contre-projet, en fait la démonstration de l’Irresponsabilité et d’une Inconscience Chronique des Centrafricains(es), désorientent l’électorat future et la bonne marche de la Politique dans notre Pays que je ne cesse d’observer.

Là ! Je fais appel aux hommes Politiques Centrafricains(es) de faire très attention de l’utilisation de ces Liveurs Patentés dépourvus d’un langage Politique soutenu, de tout étique idéologique, déontologie…et communicationnel pour ne pas dire Vulgarités… !, Constat de voire l’Absence de l’éducation politique, de délimitation claire entre deux domaines (Calomnies, Mensonges, Manipulations, Injure et de faire de la Politique basée sur des projets, stratégies de la Gouvernance), deux milieux, diamétralement opposer et complétement d’antithèse du point de vue institutionnel, etc., pouvant donner lieu à un jeu d’influences, d’un effet Boomerang et Réciproquement, voire à une connivence répréhensible pour le future Politique en Centrafricain.

Nb) Que l’État d’une frontière Politique soit mal protégée de Droit, que l’on peut traverser illégalement en divers points de passage en Centrafrique, preuve qu’on se retrouve avec des bras-cassés dans le Gouvernement de tout genre, des Analphabètes, qui ne s’auront instruire un dossier, élaborer un projet et de la conduire… !

Important : Les leçons Politiques et des différents avènements d’hier (Libérateurs, Séléka, Antibalaka…et maintenant…CPC) ! Que nous ne n’avons jamais tirées les leçons, nous accumulons des erreurs en erreurs et au passage ces, des innocents Centrafricains(es) qui souffres.

Nb) L’exigence de la Neutralité est de mise sur le plan Politique.

Il faut bien …Apprendre des autres…voire les récents changements Politiques et des luttes exemplaires de nos frères Sénégalais d’Opposition et la Neutralité du Pouvoir et de régime de Mr. Le Président Macky-Sall qui est sorti malgré tout par la Grande porte Bravo ! Apaiser, installer la Paix dans la continuité dans son Pays.

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

Fait à Lyon le 05 -04-2024

Diaspora, Mr. Aubin-Roger KOMOTO

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