Démocratie sacrifiée : Quand l’Occident s’incline devant Touadera et Wagner
Centrafrique.org/cooperation-bilaterale-en-action-la-france-accredite-son-ambassadeur-en-rca-m-bruno-foucher/bruno-foucher-avec-le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera/” rel=”attachment wp-att-67814″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Bruno-Foucher-avec-le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-450×300.jpg” alt=”Monsieur Bruno Foucher, ambassadeur de la France en RCA avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”300″ />Monsieur Bruno Foucher, ambassadeur de la France en RCA avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Crépin Mboli-Goumba, leader du BRDC, a dénoncé l’efficacité de l’activisme russe en Centrafrique. Selon lui, l’Occident, confronté au chantage des dictateurs, sacrifie ses principes démocratiques, se pliant ainsi devant le président Touadera et la milice Wagner, renforçant ainsi leur emprise sur le pays.
Maître Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE et coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a récemment exprimé son point de vue sur l’influence croissante de la Russie en Centrafrique. Il a souligné que l’activisme efficace de la Russie pousse les pays occidentaux à sacrifier leurs valeurs démocratiques face au chantage des dictateurs. Dans un tweet publié le 4 juin 2024, il a dénoncé cette situation, déclarant que l’Occident capitule devant Touadera et Wagner.
Le président Faustin-Archange Touadéra, sous l’influence de la Russie et du groupe Wagner, a modifié la constitution l’année dernière pour briguer un troisième mandat et éventuellement rester au pouvoir à vie. Cette manœuvre, orchestrée par Poutine à travers Wagner, renforce l’emprise de Moscou sur la Centrafrique. En conséquence, les puissances occidentales, pourtant gardiennes des valeurs démocratiques, se trouvent contraintes de retourner leur veste et soutenir cette nouvelle constitution illégale et les élections truquées qui en découlent.
Maître Crépin Mboli-Goumba critique vivement cette situation, soulignant que l’Occident, au lieu de défendre fermement la démocratie, choisit de se plier aux exigences de la Russie. Les pays occidentaux, en acceptant cette révision constitutionnelle, fournissent à Touadera les ressources nécessaires pour payer Wagner et financer indirectement la guerre en Ukraine, consolidant ainsi son régime autoritaire. Cette soumission à la volonté de Moscou compromet gravement les principes démocratiques que l’Occident prétend défendre.
L’analyse de Maître Crépin Mboli-Goumba montre la complexité des relations internationales actuelles, où les grandes puissances cherchent à étendre leur influence au détriment des valeurs démocratiques. Il estime que la réponse à cette situation ne réside pas seulement dans la confrontation directe avec ces puissances, mais également dans le renforcement de l’autonomie et de la résilience des nations affectées. Pour lui, il est urgent de renforcer les capacités internes des pays pour faire face aux pressions externes et préserver leur intégrité politique.
Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, cette période exige une prise de conscience collective et une réaffirmation des valeurs démocratiques. Il appelle les Centrafricains à ne plus compter sur l’intervention extérieure pour leur libération. “Nous ne pouvons désormais compter que sur nous-mêmes”, affirme-t-il, exhortant ainsi le peuple centrafricain à prendre en main son destin et à lutter pour la démocratie et la liberté face à la domination étrangère et la dictature interne.
Arthur Piri : Le Ministre Mafieux qui Sabote l’Économie centrafricaine
Le ministre Arthur Piri
Arthur Piri, Ministre du Développement de l’Énergie, utilise son poste et son lien familial avec Touadera pour orchestrer une gestion mafieuse qui plonge la République centrafricaine dans une crise économique sans précédent. Piri, en connivence avec certains de ses collègues ministres, manipule le marché du carburant pour favoriser ses propres intérêts. Cette situation crée une instabilité économique et décourage les investisseurs étrangers, exacerbant ainsi les problèmes socio-économiques du pays.
Depuis plusieurs semaines, le Ministère du Développement de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques a adressé plusieurs lettres sévères aux sociétés pétrolières TAM-OIL et SARP OIL. Dans ces documents, signés par Arthur Piri, il leur reproche de ne pas approvisionner correctement le marché en produits pétroliers, causant ainsi une grave pénurie.
Dans une première lettre datée du 3 juin 2024, le ministre a notifié TAM-OIL de leur responsabilité dans cette pénurie, les menaçant d’une amende de 200 000 000 FCFA et de la réquisition de leurs stations-services si la situation n’était pas rectifiée sous 48 heures. Puis, le 5 juin 2024, une nouvelle lettre ordonnait la réquisition des stations de SARP OIL à Miskine et Bimbo, ainsi que celles de Tamoil, sous prétexte de leur incapacité à fournir du carburant, violant l’article 25 de la loi n°07.005 du 24 avril 2007.
En effet, Monsieur Arthur Piri a délibérément créé cette crise pour favoriser ses propres intérêts et booster son réseau mafieux dans le pays. Avec des dépôts de carburant clandestins disséminés à travers le pays, y compris dans chaque arrondissement de la capitale et les villes de province, Piri manipule le marché pour écouler ses propres produits. En signant un contrat clandestin avec Neptune Oil, un négociant camerounais, il s’assure le monopole de la distribution de carburant, excluant toute concurrence et plongeant le pays dans une crise perpétuelle.
Les répercussions de cette gestion mafieuse sont désastreuses pour l’économie centrafricaine. Les investisseurs étrangers, qui font face à une insécurité judiciaire et à des conditions de marché inacceptables, sont réticents à investir. Les sanctions et la brutalité à leur égard découragent toute tentative de développement économique, laissant le pays à la merci de cette gouvernance corrompue. Comment des investisseurs peuvent-ils venir investir dans un environnement aussi instable, sans aucune sécurité judiciaire et où chaque personne peut agir à sa guise?
Arthur Piri et son réseau mafieux, profitant de cette situation chaotique, continuent de s’enrichir aux dépens de la population. La distribution de carburant est contrôlée par des proches du pouvoir, comme Patricia Mamadou, l’épouse du chef d’état-major, illustrant la profondeur de cette mafia gouvernementale. La République centrafricaine, jadis prometteuse, est aujourd’hui paralysée par la corruption et l’incompétence de ses dirigeants, mettant en péril son avenir économique et social.
Pendant ce temps, le président Faustin-Archange Touadéra continue de solliciter des investisseurs étrangers, comme récemment au sommet Corée-Afrique, où il a appelé les Coréens à investir massivement en République centrafricaine. Mais comment attirer des investisseurs dans un pays où la sécurité même du pays n’est pas assurée, où la sécurité des investisseurs n’est pas stable? On cherche à attirer des investisseurs tout en bloquant leurs biens. Quel investisseur pourrait venir dans le pays dans de telles conditions?
L’incompétence et la corruption de Piri et ses alliés condamnent la République centrafricaine à une stagnation économique, éloignant toute possibilité de développement et d’amélioration des conditions de vie de sa population.
Élie Ouéifio, ancien ministre, décrit l’évolution de l’armée centrafricaine, autrefois un symbole de fierté nationale, aujourd’hui en proie à la politisation et à la déstabilisation. Son analyse offre un regard approfondi sur les défis rencontrés et les perspectives pour une armée républicaine et forte, détachée des influences politiques néfastes.
L’armée centrafricaine, fondée en 1961 sous la direction du capitaine Jean Bedel Bokassa, a connu des heures de gloire entre les années 1961 et 1972. Bokassa, ancien officier de l’armée française, a rapidement structuré cette institution selon des principes militaires stricts et une éthique rigoureuse, conférant à l’armée centrafricaine une réputation de discipline et d’efficacité. Cette période a vu la création de structures de formation et l’émergence de soldats respectés et compétents, solidifiant la confiance du peuple centrafricain envers son armée.
Mais avec le temps, l’armée centrafricaine est devenue progressivement otage des jeux politiques. La politisation de cette institution a débuté sous Bokassa, mais s’est intensifiée sous les régimes successifs. Les chefs d’État comme David Dacko, André Kolingba, Ange Félix Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et Faustin Archange Touadéra ont tous, à divers degrés, contribué à l’utilisation de l’armée à des fins politiques.
Sous le régime de Bokassa, l’armée bénéficiait encore d’une certaine autonomie, malgré les premières incursions politiques. David Dacko, lors de son second mandat, a commencé à utiliser l’armée pour consolider son pouvoir, mais c’est surtout sous Kolingba que l’armée a vu son rôle transformé en outil politique, avec des nominations et promotions influencées par des considérations tribales et politiques.
Le régime de Patassé a marqué un tournant décisif dans la politisation de l’armée. Utilisant les forces armées pour réprimer l’opposition et protéger son pouvoir, Patassé a encouragé un climat de méfiance et de division au sein de l’institution militaire. Les effets de cette politisation se sont aggravés sous Bozizé, où l’armée a été utilisée pour combattre les rébellions internes, souvent avec des interventions directes du pouvoir exécutif dans les affaires militaires.
Avec l’arrivée de Michel Djotodia, la situation a empiré. La dissolution de l’armée nationale et son remplacement par des milices rebelles a non seulement affaibli l’institution mais a aussi plongé le pays dans une crise sécuritaire sans précédent. Catherine Samba-Panza, qui lui a succédé, a tenté de réformer l’armée, mais ses efforts ont été entravés par des tensions politiques internes et des ressources limitées.
Faustin Archange Touadéra a hérité d’une armée fragmentée et profondément politisée. Sous son régime, l’armée centrafricaine a continué de subir l’influence de factions politiques et de groupes armés, notamment avec l’implication des mercenaires étrangers, rendant difficile toute tentative de réforme structurelle et de professionnalisation de l’armée.
Élie Ouéifio, dans son analyse, souligne la nécessité urgente de dépolitiser l’armée centrafricaine. Il appelle à une réforme profonde visant à restaurer la discipline, l’éthique et la neutralité de cette institution. Pour Ouéifio, la survie et la stabilité de la Centrafrique passent par une armée républicaine, dédiée exclusivement à la protection du peuple et à la défense du territoire national.
Il propose plusieurs pistes de réformes, inspirées par des modèles d’armées étrangères qui ont réussi à maintenir leur intégrité face aux défis politiques. Il cite l’exemple de l’armée de la République démocratique du Congo sous Mobutu, qui a su rétablir la discipline et la confiance malgré des débuts tumultueux. Ouéifio note que Mobutu a évité la politisation en insistant sur la formation des cadres et en maintenant l’armée en dehors des luttes politiques internes.
Un autre modèle inspirant est l’armée angolaise, qui a réussi à reformer ses forces armées en instaurant des lois strictes sur l’âge d’enrôlement, la durée du service militaire et la formation continue des soldats. Cette approche a permis de créer une armée disciplinée et patriote, capable de défendre la nation contre les menaces internes et externes.
Ouéifio souligne également l’importance d’un leadership fort et visionnaire pour mener ces réformes. Il appelle les dirigeants centrafricains à s’inspirer des principes de gouvernance établis par Dieu, en mettant en avant la justice, l’intégrité et le service au peuple comme fondements de la gestion militaire.
Il insiste sur la nécessité de créer un cadre légal et institutionnel qui protège l’armée de l’ingérence politique. Cela inclut la mise en place d’un système de promotion basé sur le mérite et non sur l’affiliation politique, la formation continue des soldats et des officiers pour renforcer leurs compétences professionnelles et éthiques, et l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires pour prévenir la corruption et la démotivation.
Enfin, Ouéifio conclut en affirmant que la restauration de l’armée centrafricaine en tant qu’institution républicaine est essentielle pour la paix, la sécurité et le développement de la Centrafrique. Il appelle à une mobilisation collective, tant au niveau national qu’international, pour soutenir ces réformes et assurer un avenir stable et prospère pour le peuple centrafricain.
Kembé et Satéma : Des hôpitaux en perdition et des routes en ruine
Centrafrique.org/attente-des-patients-au-centre-de-sante-de-satema/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Attente-des-Patients-au-Centre-de-Sante-de-Satema-450×338.jpg” alt=”Personnes attendant à l’extérieur du Centre de Santé de Satéma en République centrafricaine.” width=”450″ height=”338″ />Des patients attendent à l’extérieur du Centre de Santé de Satéma, République centrafricaine. Copyrightmsf
Kembé et Satéma, dans la Basse-Kotto, voient leurs hôpitaux sombrer dans le chaos. Les routes en ruine et l’absence de médicaments aggravent une situation déjà précaire. L’ambulance vétuste et les bâtiments en décrépitude témoignent de l’abandon des autorités, laissant les patients sans espoir de soins adéquats.
Les responsables de l’hôpital du district de Kembé – Satéma soulignent les nombreux défis auxquels ils sont confrontés. Docteur Symphorien Greg Bia, médecin du district, explique :
« L’hôpital du district de Kembé – Satéma, de par sa position géographique, se trouve être limité. Déjà dans la question d’approvisionnement aux médicaments essentiels, quand on prend les médicaments à Bangui pour amener à Kembé et Satéma, ce n’est pas vraiment une mince affaire avec l’état des routes et tout. »
Il ajoute que le manque de moyens de transport adéquats complique encore davantage la situation :
« L’ambulance que nous avons est maintenant dans un état vétuste. Nous avons porté cette question au niveau du département». En plus de ces problèmes logistiques, l’hôpital souffre de l’insuffisance et de la vétusté de ses infrastructures.
« La taille des infrastructures ne suffit pas, et l’état des bâtiments est préoccupant. Nous avons essayé de réhabiliter partiellement les installations grâce aux fonds du projet Séni, mais c’est un travail lourd », précise le Dr Bia.
Malgré ces obstacles, les responsables de l’hôpital continuent de travailler avec le département pour améliorer les conditions. Ils espèrent que, si les problèmes d’approvisionnement et d’infrastructures sont résolus, l’hôpital de Kembé et Satéma pourra devenir un centre de référence dans la région.
Bangassou : La conjonctivite transforme la ville en Festival de larmes
Centrafrique.org/la-resurrection-des-routes-de-bangassou-projet-londo-plus-redonne-espoir-et-emploi/ville-de-bangassou/” rel=”attachment wp-att-71771″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/ville-de-bangassou-450×214.jpg” alt=”ville de bangassou” width=”450″ height=”214″ />CopyrightDR
Depuis trois semaines, la conjonctivite transforme Bangassou en un véritable festival de larmes. Les habitants, enfants et adultes, se promènent les yeux rouges et les paupières gonflées, ajoutant une touche involontaire de drame à leur quotidien.
Les yeux rouges, les paupières gonflées, et les écoulements de larmes sont les symptômes courants observés ce dernier temps chez de nombreux habitants de Bangassou. Eric, touché par la conjonctivite depuis quatre jours, témoigne :
« La conjonctivite sévit à Bangassou et moi aussi, j’en souffre depuis quatre jours. Dans ma famille, une vingtaine de personnes sont également touchées par cette maladie».
Certains malades, comme Adolphe, se voient contraints de porter des casquettes et des lunettes pour protéger leurs yeux.
« J’ai mal aux yeux et je constate un écoulement oculaire. Ma femme, nos deux enfants et moi souffrons de conjonctivite. J’ai pris des médicaments au centre de santé du Malikou et j’ai lavé les yeux avec du savon. Il n’y a aucun changement, donc je suis obligé de porter des lunettes et une casquette », explique-t-il.
Les causes de la conjonctivite sont multiples, comme l’explique le Dr Ludovic Gounouman, médecin-chef de l’hôpital universitaire de Bangassou :
« Cette maladie de l’œil est due à une inflammation de la conjonctive, souvent provoquée par des allergènes présents dans la poussière. Il y a aussi des causes infectieuses comme les virus et les bactéries».
Face à cette épidémie, les autorités sanitaires locales recommandent de respecter les mesures d’hygiène de base, notamment se laver régulièrement les mains et les yeux avec de l’eau savonneuse. Elles conseillent également aux patients de consulter les hôpitaux ou centres de santé pour une prise en charge adéquate.
Transports Exceptionnels : Quand le Danger Rôde sur Nos Routes
Centrafrique.org/arrivee-massive-a-bangui-des-equipements-lourds-dexploitation-miniere-du-groupe-wagner/un-camion-militaire-transportant-un-equipement-dexploitation-miniere-traverse-la-ville-de-bangui-ici-a-gobongo-sur-lavenue-du-15-mars-a-bangui-bordee-de-commerces-et-de-taxis/” rel=”attachment wp-att-75008″ data-wpel-link=”internal”>Arrivée à Bangui des équipements lourds de Wagner pour l’exploitation minière. CopyrightCNC
Les transports exceptionnels représentent un défi majeur pour la sécurité routière en Centrafrique. Chargés de marchandises volumineuses ou des équipements spéciaux , ces convois exposent les usagers à des risques accrus d’accidents et de dommages matériels.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 07 juin 2024.
Par la Rédaction du CNC.
La radio Guira FM a récemment consacré son émission hebdomadaire « Circulation routière » aux transports exceptionnels, dévoilant les nombreux défis et dangers liés à ce type de convoi en Centrafrique. L’émission a accueilli Justin Yalingou, spécialiste en circulation routière et cadre au ministère des Transports, pour discuter des réglementations spécifiques et des conditions nécessaires pour effectuer ces transports en toute sécurité.
Selon Justin Yalingou, le transport exceptionnel concerne le déplacement de marchandises ou de matériels sur de longues distances via des moyens spécifiques, souvent pour des raisons commerciales, économiques ou des travaux. Ce transport, qui sort de l’ordinaire par sa valeur ou ses dimensions, nécessite une autorisation spéciale de la part des autorités compétentes. Il s’agit souvent de marchandises volumineuses ou lourdes qui ne peuvent être transportées par des véhicules standards en raison de leur poids ou de leur taille.
Cependant, le transport exceptionnel est strictement encadré par des lois en Centrafrique, notamment le Code routier centrafricain et le Code communautaire CEMAC pour l’Afrique centrale. L’autorisation de transport exceptionnel est délivrée conformément à l’arrêté R-123 du décret du 25 avril 1948, qui réglemente l’usage de la voie routière ouverte à la circulation publique. Cette autorisation précise le délai de validité, l’itinéraire à suivre et les mesures de sécurité à prendre pour éviter les dommages aux infrastructures routières, telles que les ponts et les chaussées.
L’Autorisation de transport exceptionnel est valide pour un seul voyage et ne peut excéder trois mois. Les conditions de transport et de circulation sont déterminées par l’autorité compétente, incluant des aspects comme le poids, les dimensions des véhicules et les mesures de sécurité nécessaires. Par exemple, le poids total autorisé en charge (PTAC) et les gabarits des véhicules sont des critères essentiels qui doivent être respectés pour assurer la sécurité sur les routes.
Pour obtenir cette autorisation, le demandeur doit soumettre une demande au ministère des Transports, comprenant divers documents tels que la copie de la carte grise du véhicule, une assurance en cours de validité, le permis de conduire, et le bordereau des marchandises transportées. Ces éléments garantissent que le transport respecte toutes les normes de sécurité et de réglementation.
Exemples Pratiques.
Pour illustrer, Justin Yalingou mentionne le transport de turbines commandées par l’Énergie centrafricaine, appelée ÉNERCA, nécessitant une autorisation spéciale pour traverser plusieurs villes avec un convoi exceptionnel. De même, le transport d’engins de travaux publics sur des porte-chars demande des permissions spécifiques pour assurer la sécurité sur la route. Ces convois doivent souvent circuler pendant les heures tardives pour minimiser les perturbations ou accident.
Justin Yalingou conseille aux transporteurs de toujours vérifier si leurs marchandises nécessitent une autorisation exceptionnelle avant de procéder au transport. En cas de non-conformité, ils doivent obtenir l’autorisation nécessaire pour éviter des sanctions et garantir la sécurité publique. Il est nécessaire que les transporteurs se conforment aux réglementations pour assurer la sécurité de tous les usagers de la route.
Les Défis des Transports Exceptionnels en Centrafrique!
Le respect des réglementations de transport exceptionnel est un enjeu majeur en Centrafrique, non seulement pour les entreprises locales mais aussi pour les acteurs internationaux. Toutefois, la présence des mercenaires du groupe Wagner a intensifié les problèmes de non-respect des réglementations. Ces mercenaires, venus de Russie, ont importé plusieurs engins lourds d’exploitation minière et les font circuler dans la capitale et dans les villes de provinces sans respecter les loi fixant les heures de passage des transports exceptionnels, et sans même obtenir les autorisations nécessaires. Ils circulent librement avec ces équipements, imposant leur volonté par la force.
Les témoignages de nombreux usagers de la route révèlent que les mercenaires de Wagner n’hésitent pas à recourir à la violence pour se frayer un chemin. Lorsqu’ils rencontrent des véhicules sur leur route, ils menacent et frappent les conducteurs pour les forcer à dégager le passage. Cette attitude crée une atmosphère de terreur et de chaos sur les routes centrafricaines, provoquant de danger pour la vie des citoyens et perturbant gravement la circulation.
La question se pose alors : pourquoi ces mercenaires échappent-ils aux réglementations strictes imposées aux autres transporteurs ? La réponse réside dans l’immunité de facto dont bénéficient ces groupes armés russes. Alors que les transporteurs centrafricains doivent se conformer à des règles rigoureuses pour obtenir des autorisations de transport exceptionnel, les Russes de Wagner semblent au-dessus des lois, même du pays, , créant une situation de deux poids deux mesures.
Notons que le transport exceptionnel, bien que crucial pour le développement économique et logistique du pays, pose de nombreux défis de sécurité et de réglementation. Les autorités doivent renforcer les contrôles et s’assurer que toutes les parties, y compris les acteurs internationaux comme les mercenaires de Wagner, respectent les lois en vigueur. La sécurité sur les routes centrafricaines en dépend, tout comme la protection des citoyens face à des comportements brutaux et illégaux.
Guira FM, à travers son émission « Circulation routière », continue de sensibiliser les usagers aux enjeux des transports exceptionnels, tout en appelant à une stricte application des réglementations pour garantir une circulation sécurisée et équitable pour tous.
Dégradation Routière : Un Cauchemar pour Mbaïki et Boda
Centrafrique.org/degradation-alarmante-de-la-route-mbaiki-boda-en-saison-des-pluies/” data-wpel-link=”internal”>La Dégradation Alarmante de la Route Mbaïki-Boda en Saison des Pluies
Entre Mbaïki et Boda, la route est devenue un véritable cauchemar pour les usagers. Très Capitale pour les activités locales et nationales, cette voie est laissée à l’abandon, sans entretien ni réhabilitation depuis des années. Les transporteurs peinent à circuler, affectant la vie économique et quotidienne des habitants.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 7 juin 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
La route entre Mbaïki et Boda, très importante pour les activités économiques dans la région sud-ouest du pays, est dans un état de dégradation avancée. Mbaïki et Boda, respectivement chef-lieu de la préfecture de la Lobaye et chef-lieu de la sous-préfecture de ladite préfecture, sont toutes deux considérées comme le poumon économique de la République centrafricaine. Les opérateurs économiques, les humanitaires, et les autres usagers circulent fréquemment sur cette voie vitale.
Les véhicules lourds, nécessaires pour le transport des marchandises et des équipements des chantiers, subissent fréquemment des pannes et des retards en raison des mauvaises conditions de la route. Les ornières profondes et les sections boueuses rendent le trajet périlleux, augmentant les coûts de transport et retardant les livraisons. Les transporteurs se plaignent de cette situation, expliquant que leurs véhicules sont souvent endommagés, entraînant des réparations coûteuses et des pertes financières importantes.
Depuis près de neuf ans, sous le régime de Faustin Archange Touadera, il n’y a eu aucun investissement significatif dans les infrastructures routières. Cela a conduit à une détérioration continue des routes, affectant non seulement l’axe Mbaïki-Boda mais aussi d’autres régions du pays, comme Bambari, Bria, et Bangassou. Partout en République centrafricaine, les routes sont en mauvais état, compliquant la vie des habitants et ralentissant le développement économique.
Les conséquences pour les populations locales sont lourdes. Les habitants de Mbaïki et Boda doivent faire face à des retards importants dans le transport des produits, affectant non seulement les revenus des agriculteurs et des mineurs, mais aussi l’approvisionnement en produits essentiels. De plus, les coûts élevés de transport se répercutent sur les prix des marchandises, rendant la vie quotidienne encore plus difficile pour les citoyens.
Pendant ce temps, le gouvernement de Touadera continue de consacrer une part importante du budget national au financement des mercenaires du groupe Wagner, négligeant les besoins essentiels des infrastructures du pays. Les routes, les écoles, et les systèmes d’eau potable sont laissés à l’abandon, créant un environnement de plus en plus difficile pour les centrafricains.
La dégradation des routes en République centrafricaine, exemplifiée par l’état catastrophique de l’axe Mbaïki-Boda, reflète l’absence d’investissements du gouvernement. Les habitants, les transporteurs et les acteurs économiques locaux espèrent des actions concrètes pour améliorer leurs conditions de vie et soutenir le développement du pays.
Le Pouvoir des Marchés : Comment les Femmes de Bangui Soutiennent l’Économie Familiale
Centrafrique.org/scene-de-rue-animee-a-lentree-du-marche-gobongo-bangui/” data-wpel-link=”internal”>L’avenue du 15 mars avec des véhicules, des piétons et des vendeurs ambulants à l’entrée du marché de Gobongo, à la sortie nord de Bangui. CopyrightCNC
À Bangui, les marchés jouent un rôle crucial dans l’économie locale. Les femmes, véritables piliers de ces lieux, vendent des produits vivriers comme le gnetoum, le manioc, le sel et l’huile de palme. Face à la crise économique, elles montrent une résilience remarquable, utilisant des systèmes de tontine pour soutenir leurs familles et maintenir leurs commerces à flot.
Marlyse, vendeuse de gnetum, communément appelé coco au marché de Gobongo, dans le huitième arrondissement, pratique cette activité depuis trois ans : “La vente de ces produits m’a vraiment aidée à payer les frais de scolarité de mes deux garçons après la disparition de leur papa. Chaque jour, Dieu me fait grâce d’avoir au moins 4000 ou 5000 FCFA de bénéfices”.
Bénicia, une autre vendeuse de Gnetum, témoigne des défis récents : “Le gnetum qu’on achetait en grande quantité à 3500 FCFA est maintenant à 5000 FCFA. Quand on revient ici pour vendre, les clients trouvent que c’est insuffisant, ce qui ne favorise pas notre activité”.
Des motos et des vendeurs ambulants devant le magasin Point 2 au marché Gobongo, à la sortie nord de Bangui. CopyrightCNC
Les sacs de manioc, très prisés par la population, connaissent également une hausse de prix. Mireille, une vendeuse au marché PK-12, explique : “Avant, un sac étoile de manioc coûtait 9 000 francs CFA, puis il augmente à 10 000 jusqu’à plus de 18 000 francs CFA, maintenant il est à 20 000 francs CFA. Les clients se plaignent, mais nous n’avons pas le choix. Nous devons nous adapter aux prix du marché”.
Les vendeuses ont mis en place un système de tontine, où chacune cotise entre 500 à 1000 FCFA chaque jour pour donner à tour de rôle à l’une d’entre elles. Ce mécanisme leur permet de soutenir et de développer leur commerce. Jeanne, vendeuse au marché combattants, dans le huitième arrondissement, raconte : “La tontine m’a permis d’acheter plus de marchandises. Chaque semaine, une femme reçoit l’argent collecté, ce qui nous aide beaucoup”.
Avec la crise économique, les femmes de Bangui redoublent d’efforts pour joindre les deux bouts. Rachel, acheteuse régulière, partage son point de vue : “Je viens ici tous les jours pour acheter les produits de base. Les prix augmentent, mais on n’a pas le choix. On doit manger et nourrir nos familles”.
Les femmes des marchés de Bangui montrent une résilience exemplaire. En diversifiant leurs ventes et en s’entraidant à travers les tontines, elles parviennent à surmonter les difficultés économiques. Leurs témoignages démontrent la force et la détermination des entrepreneuses de la ville.
Quand le directeur général de la Garde Présidentielle participe à un braquage spectaculaire au PK5
Centrafrique.org/Centrafrique-quand-une-operation-des-forces-de-lordre-tourne-au-fiasco-au-marche-du-pk5/les-soldats-faca-les-gendarmes-et-les-policiers-appuyes-par-les-mercenaires-de-wagner-dans-le-marche-du-pk5-mamadou-mbaiki-ce-jeudi-22-septembre-2022/” rel=”attachment wp-att-59716″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022
À Bangui, la Garde présidentielle s’est transformée en gang de braqueurs. Le 1er juin, ils ont volé un coffre-fort avec 35 millions de FCFA dans le quartier PK5. Cette opération, menée par le directeur général de la Garde présidentielle lui-même, pousse les centrafricains à s’interroger sur le niveau alarmant de la corruption et de la criminalité au sein des forces de sécurité.
En effet, le samedi 1er juin 2024, dans le quartier PK5 de Bangui, le directeur général de la Garde présidentielle et ses éléments ont commis un acte criminel d’une audace sans précédent. Arrivés à bord de plusieurs véhicules, ils ont braqué le magasin de Mahamat Kali, un commerçant musulman bien connu au PK5. Son fils, qui était seul présent lors de l’incident, a assisté impuissant à cette scène choquante.
Les éléments de la Garde présidentielle, dirigés par leur directeur général, ont saisi un coffre-fort contenant 35 millions de FCFA, sans offrir la moindre explication. En plein jour, devant une foule de témoins, ils ont emporté le coffre-fort, démontrant une impunité et une audace stupéfiantes.
Les habitants du PK5, outrés par cet acte, ont rapidement commencé à dénoncé certains complices qu’ils ont bien identifiés dans ce quartier depuis longtemps. Hafis Ousmane, Bachir Pelin (ancien marchand d’armes et chef de bande du quartier Étoile), et Sani Aoudou, sont accusés d’avoir fourni des informations cruciales permettant ce braquage. Ces individus, qualifiés par les habitants du PK5 comme des traîtres, collaborent également avec les mercenaires du groupe Wagner.
Ces criminels, qui agissent en toute impunité avec les éléments de la garde présidentielle, de l’OCRB et de Wagner, imposent des pratiques mafieuses aux commerçants du PK5. Ces forces nuisibles, une fois qu’un commerçant arrêté, utilisent leur position pour extorquer de l’argent à ces pauvres, en les détenant à l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB). Les victimes sont alors contraintes de payer des rançons pour leur libération.
Le braquage de Mahamat Kali et la saisie de son coffre-fort contenant 35 millions de FCFA dévoilent le niveau de la criminalité institutionnelle et la dérive criminelle de certains membres des forces de sécurité.
Le crime de PK5 n’est pas un simple fait divers, mais un symptôme alarmant de la déliquescence de l’État de droit à Bangui. La population, témoin de ces actes criminels, exige des réponses et des actions concrètes pour éradiquer la corruption et restaurer la confiance en leurs institutions.
Touadera : Un Président Qui Mendie à Chaque Sommet international
Centrafrique.org/Centrafrique-comment-touadera-veut-renflouer-ses-caisses-avec-des-bitcoins-de-dubai/seance-photo-du-president-touadera-en-coree-du-sud/” rel=”attachment wp-att-56406″ data-wpel-link=”internal”>Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022
Faustin Archange Touadera, lors du sommet à Séoul, a réitéré ses appels à l’aide financière, attirant des critiques sur son incapacité à gouverner sans dépendre des ressources extérieures. Les accusations de néocolonialisme semblent devenir son dernier recours.
Lors du premier sommet Corée-Afrique, le président centrafricain Faustin Archange Touadera a de nouveau sollicité l’aide financière de la République de Corée. Dans son discours du mardi, il a appelé à un soutien pour des projets de développement en République centrafricaine, ainsi qu’à des actions contre les conséquences des changements climatiques.
Touadera a mis en avant les ressources naturelles de son pays, notamment les vastes forêts du bassin du Congo. Il a exprimé le souhait de voir la Corée du Sud investir dans le développement de ces ressources, en demandant un financement politique par le biais de la Banque d’Import-Export coréenne.
Cependant, les critiques envers Touadera se multiplient dans le pays. De nombreux Centrafricains estiment que leur président ne fait que mendier de l’argent à chaque sommet international, sans se concentrer sur une gouvernance efficace. Cette stratégie de dépendance financière constante devient de plus en plus insupportable pour la population centrafricaine.
En évoquant les effets du changement climatique, Touadera a négligé de mentionner l’impact destructeur du groupe Wagner sur les forêts de la Lobaye, dans le sud-ouest de la Centrafrique. Wagner a coupé des arbres et exporté le bois, causant une déforestation massive. Grâce à la pression médiatique, ces exploitations ont cessé, mais Wagner continue d’exploiter les mines, détruisant collines et forêts avec de machines lourdes. Le gouvernement reste silencieux face à ces destructions environnementales, évitant de confronter Wagner.
Au lieu de prendre des mesures concrètes contre Wagner, le principal destructeur de l’environnement en Centrafrique, le gouvernement préfère dénoncer les effets climatiques sans agir. Cette inaction face aux crimes écologiques de Wagner est un signe flagrant de la complicité entre le gouvernement et les Mercenaires russes.
Touadera a également dénoncé le néocolonialisme, une accusation souvent utilisée lorsque ses appels à l’aide financière ne sont pas satisfaits.En réalité, la véritable néocolonisation vient de la Russie, avec le groupe Wagner qui contrôle de nombreuses activités en Centrafrique.Les Russes dictent leurs conditions, et Touadera semble être manipulé pour servir leurs intérêts, tout en critiquant hypocritement les anciennes puissances coloniales.
Le sommet Corée-Afrique n’est que le dernier exemple de cette politique de mendicité internationale. Malgré les promesses et les discours, Touadera n’a pas su mettre en place des politiques internes efficaces pour gérer les défis du pays. Son recours constant aux accusations de néocolonialisme masque mal son incapacité à gouverner sans dépendre des aides étrangères.
Rappelons qu’en République centrafricaine, la dégradation de l’environnement se poursuit avec la complicité tacite du gouvernement. Des mesures ont été annoncées pour lutter contre la déforestation, comme l’interdiction de l’exportation de charbon de bois et de bois de chauffe, mais elles restent insuffisantes face aux destructions provoquées par Wagner.
Les Centrafricains attendent des actions concrètes et une gouvernance responsable. Le président Touadera, quant à lui, continue de se reposer sur les aides internationales, tout en accusant les autres de néocolonialisme, sans voir que la véritable menace pour la souveraineté du pays vient de ses alliés russes et de leur mainmise sur le pouvoir.
Ahmat Idriss Rator, à la tête du Comité Islamique Centrafricain depuis quelques années après le décès de Kobine, est accusé de dissimuler ses activités criminelles sous couvert de religion. Des preuves de sa collaboration avec le groupe Wagner révèlent un dangereux réseau mafieux opérant à Bangui, utilisant les institutions religieuses à des fins personnelles.
Ahmat Idriss Rator, qui s’est autoproclamé Président du Comité Islamique Centrafricain, est au cœur d’une polémique. Des témoignages et des enquêtes menées par le service d’investigation du CNC révèlent qu’il utilise sa position pour couvrir des activités criminelles. À Bangui, de nombreux habitants affirment que Rattor travaille étroitement avec le groupe Wagner, connu pour ses exactions et son influence grandissante dans le pays.
Lors d’une simulacre d’interview accordée à une station radio Web créé par le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, M. Ahmat Idriss Rator a violemment attaqué le journal Corbeau News Centrafrique et la diaspora centrafricaine. Il a accusé le journal de publier des mensonges orchestrés pour le discréditer, qualifiant les journalistes de manipulateurs. M. Ahmat Idriss Rator a également qualifié la diaspora de “buveurs de sang”, les accusant de s’opposer au régime en place à Bangui et de critiquer sa criminalité.
Les accusations contre M. Ahmat Idriss Rator ne sont pas nouvelles. Des rumeurs circulent depuis longtemps sur ses liens avec des groupes criminels et ses manœuvres pour consolider son pouvoir. Cependant, les récentes révélations ont renforcé les soupçons, montrant une coordination entre Rator et les mercenaires de Wagner pour contrôler certaines zones de la capitale , notamment le PK5 et éliminer leurs opposants.
Dans le quartier PK5, réputé pour être un foyer de tensions, M. Ahmat Idriss Rator est perçu par beaucoup comme un chef de bande plutôt que comme un leader religieux. Il est accusé de dénoncer des habitants aux mercenaires de Wagner, facilitant ainsi leur arrestation ou leur exécution. Cette collaboration a semé la terreur parmi la population du PK5, qui voit en lui un acteur majeur de l’insécurité croissante.
Après les déclarations de M. Ahmat Idriss Rator, affirmant que le Comité Islamique soutient le régime, de nombreux musulmans du PK5 s’interrogent sur l’orientation du comité. Ils se demandent si le Comité Islamique est créé pour être aligné à chaque fois du côté du régime en place? Pour justifier sa position, M. Ahmat Idriss Rator a comparé son silence sur les abus du régime à celui de l’Église catholique. Il a cité l’exemple du cardinal Dieudonné Nzapalainga, affirmant que ce dernier ne s’est pas prononcé contre les arrestations de chrétiens.
Cependant, M. Ahmat Idriss Rator a omis de mentionner que le cardinal Nzapalainga a récemment déclaré que l’Église catholique se tient aux côtés du peuple et non du régime. Et Nzapalainga n’a cessé de sillonner le pays, dénonçant la mauvaise gestion du pays, contrairement à M. Ahmat Idriss Rator. Cette déclaration a accentué la différence entre la position de l’Église catholique et celle du Comité Islamique sous la direction de Rator, suscitant davantage de méfiance et de questionnements parmi les fidèles musulmans.
Malgré ces accusations, M. Ahmat Idriss Rator continue de nier toute implication dans des activités illégales. Lors de ses multiples apparitions publiques, il se présente comme un défenseur des droits des musulmans en Centrafrique, critiquant vivement ceux qui osent le contester, y compris la diaspora centrafricaine à l’étranger.
Les témoignages et accusations contre Rator et sa complicité avec le groupe Wagner montrent un sombre tableau de manipulation et de pouvoir à Bangui. Les habitants du quartier PK5, qui vivent quotidiennement sous cette menace, exposent la véritable nature des actions de Rattor et les dangers qu’il représente pour la stabilité de la région.
En utilisant le Comité Islamique comme couverture, M. Rattor a réussi à bâtir un réseau criminel puissant, opérant sous le masque de la religion. Sa collaboration avec Wagner et ses attaques contre la diaspora et les médias exposent les véritables motivations et actions de Rattor, laissant les citoyens dans l’incertitude et la peur.
Proposition de Zingas : Elie Ouéifio Critique l’Obligation de la Tenue Scolaire Uniforme en Centrafrique
Élie Ouéifio, un homme d’État en réflexion
Dans la chaleur étouffante de Bambari, les jeunes élèves attendent avec espoir et résignation le ministre de l’Éducation Aurélien Simplice Zingas, illustrant la vulnérabilité des innocents face à la désorganisation administrative.. CopyrightCNCAurélien Simplice Zingas Kongbélé, Ministre d’État à l’Éducation Nationale, a proposé de rendre obligatoire la tenue scolaire uniforme pour tous les élèves centrafricains. Elie Ouéifio, ancien ministre et coordonnateur du Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), critique vivement cette mesure, la qualifiant de malvenue et inappropriée en pleine période de crise économique et sociale.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 06 juin 2024.
Par la rédaction du CNC.
La Priorité de la Tenue Scolaire : Une Décision Contestée!
Le choix d’introduire une tenue scolaire uniforme pour tous les élèves, tant dans les établissements publics que privés, pousse les centrafricains vraiment à s’interroger sur les priorités actuelles du système éducatif centrafricain. En effet, le secteur éducatif est confronté à de nombreux défis, dont la baisse du niveau scolaire, le manque de matériel didactique, l’absence de tables-bancs, et un déficit chronique d’enseignants.En outre, la démotivation des enseignants et les taux élevés d’enfants non scolarisés, souvent contraints de travailler dans les mines d’or et de diamant, accentuent les difficultés.
“Il apparaît surprenant que la tenue scolaire uniforme devienne une priorité éducative,” observe Elie Oueifio. “Le port de tenue n’a pas produit les meilleurs cadres de ce pays, mais des enseignants compétents mis dans les conditions appropriées l’ont fait”.
Les Conséquences Financières pour les Familles!
Une autre préoccupation majeure concerne le financement de ces tenues. Si l’État devait subventionner les uniformes, cela soulagerait les parents, surtout ceux qui n’ont pas les moyens d’envoyer tous leurs enfants à l’école. Cependant, si le coût des tenues devait être supporté par les familles, cela poserait de sérieux problèmes financiers.
“Dans l’état actuel des choses, les parents veillent à ce que chaque enfant conserve sa tenue sur deux ou trois années scolaires,” explique Elie Oueifio. “Les crises récurrentes empêchent même les parents de s’acheter un pantalon pour le père et un pagne pour la mère au cours de deux années, sinon plus”.
Soupçons de Corruption et Intérêts Cachés!
L’empressement avec lequel cette décision a été prise a également soulevé des soupçons quant à l’existence de marchés cachés derrière cette initiative. L’histoire récente de la Centrafrique est signée par des marchés publics profitant à des tiers au détriment du Trésor Public. La Manufacture Militaire Centrafricaine (MAMICA), par exemple, a été utilisée pour des marchés d’équipements des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui ont enrichi des individus au détriment de l’État.
“Il est inquiétant de penser que cette décision puisse masquer des intérêts financiers cachés,” avertit Elie Oueifio. “Nous devons rester vigilants face à de telles manœuvres”.
Une Répétition de l’Histoire ?
La décision de porter une tenue scolaire uniforme rappelle une mesure similaire prise en 1978 – 1979 sous le régime de Jean Bedel BOKASSA, qui a conduit à des révoltes et à la chute de l’empire. Le contexte économique et social de l’époque, marqué par une crise financière et des pénuries, est similaire à la situation actuelle.
“Les mêmes causes placées dans les mêmes conditions produisent les mêmes effets,” souligne Elie Oueifio. “Aujourd’hui, les centrafricains manquent de tout et une nouvelle version de tenue scolaire pourrait avoir des effets similaires”.
Propositions de Priorités Alternatives!
Le rapport du CEJACC suggère que le gouvernement devrait se concentrer sur des priorités plus urgentes et bénéfiques pour le pays. Par exemple, la décision courageuse du ministre des Eaux et Forêts, Gervais MBATA, concernant la protection de l’écosystème, et l’action du ministre des Finances, Hervé NDOBA, contre les contrats non exécutés, sont citées comme des exemples de décisions positives et nécessaires.
“Ces actes auraient dû être soutenus et appliqués plus tôt,” estime Elie Oueifio. “Ils montrent la voie à suivre pour d’autres membres du gouvernement”.
Un Changement Nécessaire!
La conclusion du rapport appelle les centrafricains à une introspection sur les décisions gouvernementales et leur impact sur la société. Il insiste sur la nécessité de confier le ministère de l’éducation à une personne intègre et compétente, capable de guider le pays vers un avenir meilleur.
“Les problèmes, les difficultés et les crises étant avant tout centrafricains, ils nécessitent des solutions centrafricaines,” déclare Elie Oueifio. “Nous devons prendre conscience de notre rôle et de nos responsabilités pour éviter de nouvelles crises et instaurer une paix durable”.
Injustice et Soumission : Comment le Gouvernement Centrafricain Sert les Intérêts de Wagner
Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou-450×207.jpg” alt=”Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.” width=”450″ height=”207″ />Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou.. CopyrightGuira Fm
L’arrestation d’un humanitaire belge à Zémio révèle la soumission du gouvernement centrafricain aux Mercenaires russes de Wagner. Accusé à tort d’atteinte à la sûreté de l’État, cet homme est victime de mensonges orchestrés par le régime de Touadéra.
Le 25 mai dernier, à Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, des mercenaires russes du groupe Wagner ont arrêté un humanitaire belge d’origine portugaise. Ce dernier, connu sous les noms de Martin Joseph Figueira, possédait deux passeports, comme il est courant pour les personnes ayant une double nationalité. Pourtant, le gouvernement centrafricain, sous la direction du président Touadéra, a exploité cette situation pour lancer une campagne de désinformation.
Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a rapidement accusé l’humanitaire de liens avec des groupes armés, une allégation infondée et mensongère. Ces accusations servent surtout à détourner l’attention de la population des véritables enjeux et à démontrer une prétendue vigilance sécuritaire, tout en se pliant aux exigences de Wagner.
La justice centrafricaine, largement influencée par les mercenaires russes, a ouvert une enquête farfelue contre cet innocent, en dépit des preuves évidentes de son travail humanitaire. Cette manipulation grossière vise à renforcer la mainmise de Wagner sur le pays, en sacrifiant la vérité et l’intégrité.
Les déclarations de Balalou sont non seulement trompeuses mais aussi dangereuses, car elles exposent la fragilité de la souveraineté nationale face aux pressions russe et des criminels transfrontaliers. Le cas de cet humanitaire belge est un triste exemple de la façon dont le gouvernement centrafricain, au lieu de protéger ses citoyens et ses alliés, préfère se soumettre aux volontés d’une milice criminelle étrangère.
La population centrafricaine mérite de connaître la vérité. Les mensonges orchestrés par le gouvernement ne font que souligner l’ampleur de la corruption et de la dépendance vis-à-vis des mercenaires russes. Cette affaire révèle une soumission honteuse et une trahison des valeurs de justice et de transparence que le régime de Touadéra prétend défendre.
Pour des nombreux centrafricains, il est plus qu’urgent que les voix de la raison et de l’intégrité se lèvent pour dénoncer ces pratiques. L’innocence de l’humanitaire belge doit être reconnue, et les responsables de cette manipulation doivent rendre des comptes. La souveraineté et la justice en République centrafricaine ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel des intérêts russes.
Rivières Polluées et Collines Détruites : La Véritable Tragédie Écologique de Wagner en Centrafrique
Arrivée du convoi de 10 camions transportant des équipements d’exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de Bambari. CopyrightCNC
Les actions destructrices du groupe Wagner ravagent l’environnement centrafricain. Collines démolies et rivières polluées témoignent de l’inaction du gouvernement, qui préfère accuser les exploitants chinois tout en fermant les yeux sur les exactions des mercenaires russes, aussi responsables de cette tragédie écologique.
En Centrafrique, le groupe Wagner poursuit ses activités destructrices, ravageant l’environnement sous le regard complice du gouvernement. Les collines sont démolies, les forêts rasées et les rivières polluées par les opérations minières de Wagner, qui utilise des engins lourds pour extraire les ressources naturelles.
Malgré les preuves accablantes de ces destructions, le gouvernement centrafricain reste silencieux, évitant toute confrontation avec les mercenaires russes. Les agents du ministère des Mines sont interdits d’accès aux sites miniers contrôlés par Wagner, empêchant toute surveillance ou régulation des activités extractives.
Ruffin Benam-Beltoungou, le ministre des Mines et de la Géologie, a tenté de rassurer en affirmant que toutes les sociétés minières doivent obtenir un certificat de conformité environnementale. Toutefois, il a également admis que la vérification des faits de pollution relève d’une procédure complexe nécessitant des preuves scientifiques. Cette déclaration semble être un écran de fumée pour détourner l’attention de l’inaction face aux destructions causées par Wagner.
L’hypocrisie du gouvernement est flagrante lorsqu’il simule des menaces contre les exploitants chinois tout en fermant les yeux sur les crimes écologiques de Wagner. Ce double discours révèle une complicité inavouée, où les intérêts politiques et économiques priment sur la protection de l’environnement.
Les médias internationaux ont souvent dénoncé les actions de Wagner, révélant comment ces mercenaires détruisent les forêts de la Lobaye pour exporter du bois. Grâce à la pression médiatique, certaines exploitations ont cessé, mais l’extraction minière se poursuit, défigurant le paysage et polluant les rivières de manière alarmante.
Le gouvernement, au lieu de prendre des mesures concrètes pour protéger l’environnement, se contente de discours sur les effets du changement climatique. Cette inaction face aux destructions causées par Wagner démontre une indifférence coupable, laissant les populations centrafricaines subir les conséquences écologiques désastreuses.
Les accusations de néocolonialisme brandies par Touadera à chaque refus d’aide financière de la part des pays occidentaux ne font que masquer la véritable néocolonisation opérée par la Russie. En réalité, Wagner et ses activités extractives dictent leur loi en Centrafrique, avec la bénédiction tacite du gouvernement.
Les Centrafricains attendent des actions concrètes pour protéger leur environnement. Le silence du gouvernement face aux crimes écologiques de Wagner ne fait qu’aggraver la situation, laissant les mercenaires russes exploiter sans vergogne les ressources du pays. La véritable tragédie écologique en Centrafrique réside dans cette complicité silencieuse, qui sacrifie l’avenir environnemental du pays sur l’autel des intérêts étrangers.
Les routes dans la préfecture de la Haute-Kotto sont dans un état de dégradation avancée, compliquant la circulation et exposant les habitants à l’insécurité. Le manque de réhabilitation et l’absence de ponts créent de graves difficultés, que le gouvernement semble ignorer complètement.
Dans la Haute-Kotto, la dégradation avancée des routes rend la circulation extrêmement difficile, aggravant la situation des habitants qui doivent naviguer entre les trous, les flaques d’eau et les zones sablonneuses. La route nationale numéro 5, reliant Bria à Ouandja, est particulièrement affectée, avec des véhicules souvent bloqués dans la boue.
Les témoignages des usagers, comme Abdoulaye, un mécanicien chauffeur, illustrent bien les difficultés rencontrées. Son véhicule est tombé en panne à cause des conditions routières désastreuses, nécessitant des réparations compliquées en pleine route. La situation est telle que parcourir quelques kilomètres peut prendre plusieurs heures, voire des jours, en raison des nombreux obstacles naturels.
L’absence de ponts et la présence d’arbustes rétrécissant les passages accentuent encore les problèmes.Ismaël Ahmad, un autre usager, raconte comment il a dû dégager des branches pour permettre à son camion de passer. Pour parcourir les 180 kilomètres entre Birao et Ouanda-Djallé, il a fallu cinq jours, un trajet qui devrait normalement être beaucoup plus rapide.
En plus des difficultés de circulation, l’insécurité est une menace constante. Les routes sont fréquemment barrées par des bandits, rendant les trajets encore plus dangereux. Le maire de Ouanda-Djallé, Shete Ali, confirme que les axes sont souvent sous la menace des bandits armés, malgré les patrouilles régulières des forces de sécurité.
Les habitants de Haute-Kotto se sentent abandonnés par le gouvernement, qui n’a entrepris aucune réhabilitation des routes depuis des décennies. Cette négligence infrastructurelle entrave non seulement les échanges commerciaux entre la République centrafricaine et le Soudan, mais aussi la mobilité et la sécurité des populations locales.
La situation est particulièrement critique pour les agriculteurs et commerçants, dont les moyens de subsistance dépendent de la capacité à transporter leurs produits. Les routes en ruine et l’insécurité créent des conditions de vie de plus en plus précaires, irritant la pauvreté et le désespoir dans la région.
Crise du Manioc à Nola : Les Habitants Pataugent dans la Misère
Centrafrique.org/la-penurie-de-pieces-de-monnaie-a-nola-les-commercants-se-tournent-vers-les-eglises/rondpoint-de-la-ville-de-nola-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-64858″ data-wpel-link=”internal”>Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine
La ville de Nola est confrontée à une pénurie de manioc qui fait monter les prix en flèche. Les habitants peinent à se nourrir correctement, tandis que le gouvernement reste silencieux. Cette crise alimentaire dévoile les défis auxquels sont confrontées les populations locales.
À Nola, la pénurie de Gozo, aliment de base de la population, a plongé les habitants dans une situation de détresse. Le prix de la demi-cuvette de Gozo est passé de 1500 à 2500 francs CFA, aggravant les difficultés pour de nombreuses familles déjà vulnérables. Cette hausse des prix est due à la dégradation des routes et à une abondance de pluie, compliquant l’accès aux zones de production.
Les revendeuses de manioc, comme Laetitia Ngandele, expliquent qu’elles peinent à se procurer cette denrée essentielle pour les marchés de Nola.
“Le prix de la demi-cuvette de manioc a augmenté de 1500 à 2500 francs CFA. Les cultivatrices ne vont plus aux champs à cause de la rareté de pluie, ce qui aggrave la situation”. témoigne-t-elle. Les agriculteurs se concentrent sur d’autres cultures, comme les arachides et le maïs, délaissant la production de manioc en cette saison.
En outre, la crise des déplacés internes ajoute une pression supplémentaire sur les ressources locales. Célestin Bikwaki, un habitant de Nola, n’arrive plus à nourrir sa famille avec cette inflation.
“Les prix ont tellement augmenté que nous ne savons plus comment faire pour nourrir nos enfants”, déplore-t-il.
Devant une telle situation, les autorités locales semblent impuissantes. Geneviève Chourbadin, sous-préfet de Nola, reconnaît l’ampleur du problème :
“Nous ne sommes pas venus pour acheter du manioc à 2500 francs CFA. La population ne peut pas se permettre de telles dépenses”. Elle appelle à des solutions adaptées pour éviter une crise alimentaire majeure.
Le gouvernement, cependant, reste silencieux face à cette pénurie. Aucune mesure concrète n’a été prise pour améliorer les conditions de production ou faciliter l’accès aux zones agricoles. Cette inaction est perçue comme une indifférence totale aux besoins de la population, laissant les habitants de Nola lutter seuls contre cette crise.
Les cultivateurs proposent des solutions alternatives, comme l’adaptation à d’autres cultures pour diversifier les sources de nourriture. Cependant, sans un soutien et des infrastructures adéquates, ces efforts risquent de rester insuffisants. Les habitants de Nola continuent de patauger dans la misère, pris au piège d’une crise alimentaire que le gouvernement semble ignorer.
En conclusion, la crise du manioc à Nola met en lumière les graves lacunes du gouvernement en matière de gestion des ressources et de soutien aux populations locales. Les habitants, laissés à eux-mêmes, doivent trouver des solutions dans un contexte de dégradation des infrastructures et d’inaction gouvernementale.
Scandale de Détournement de Kits Humanitaires à Ouanda-Djallé
Centrafrique.org/kits-humanitaires-detournes-a-ouanda-djalle/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Kits-humanitaires-detournes-a-Ouanda-Djalle-450×197.jpg” alt=”Des seaux et des ustensiles de cuisine destinés à la distribution humanitaire à Ouanda-Djallé.” width=”450″ height=”197″ />Des kits humanitaires, comprenant des seaux et des ustensiles de cuisine, détournés et retrouvés sur le marché de Ouanda-Djallé. CopyrightCNC
À Ouanda-Djallé, des membres de l’ONG AURD ont été accusés de voler des biens humanitaires destinés à la population pour les revendre. Les habitants, découvrant ces kits sur le marché, ont alerté les autorités locales. Les preuves sont actuellement chez le maire pour enquête.
L’ONG AURD, chargée de distribuer des kits humanitaires à Ouanda-Djallé, est au centre d’un scandale spectaculaire depuis trois jours. Alors que la distribution avait débuté, plusieurs membres du personnel sont revenus discrètement vers minuit à l’entrepôt pour voler une grande partie des équipements pour les vendre à des commerçants, dont Haroun Markané, un commerçant local. Ces actes ont été découverts par les habitants eux-mêmes, qui ont récupéré les preuves et les ont déposées chez le maire.
Cependant, certains produits ont été emportés dans les quartiers à bord de pousse-pousses, rendant leur récupération difficile.
Le responsable de la distribution, après avoir réalisé la gravité de la situation, a pris la fuite. Les autorités locales, avec l’aide des habitants, l’ont recherché en vain. Cet acte criminel a provoqué une grande indignation au sein de la population locale, qui se sent trahie par ceux censés les aider.
Les habitants ont exigé des mesures strictes contre les coupables et la restitution des biens volés. Ils remettent en question la gestion et la surveillance des distributions humanitaires, demandant une plus grande transparence et des contrôles rigoureux pour éviter de tels détournements à l’avenir.
PJLOD : Convocation à une Assemblée Générale Extraordinaire
Centrafrique.org/Centrafrique-la-plateforme-des-jeunes-leaders-de-lopposition-prevoit-dorganiser-une-marche-de-verite-le-29-mai-prochain-a-Bangui/saint-cyr-tanza-bon/” rel=”attachment wp-att-56428″ data-wpel-link=”internal”>Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme
La PJLOD (Plate-forme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique) convoque ses membres à une assemblée générale extraordinaire ce samedi, 8 juin 2024.
La Plate-forme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD), dirigée par Tanza Saint Cyr, a publié un communiqué appelant tous ses membres à participer à une assemblée générale extraordinaire le samedi 8 juin 2024. Cette rencontre, prévue à partir de 10h, se déroulera au “Motel Ndelé pas loin”, situé à PK 11, en périphérie nord de Bangui. Tanza Saint Cyr insiste sur l’importance de cet événement pour la redynamisation du bureau national et la planification des actions républicaines à venir.
Selon le communiqué signé par Tanza Saint Cyr, cette assemblée générale extraordinaire vise principalement à discuter de la redynamisation du bureau national de la PJLOD. L’ordre du jour comprendra également la programmation des actions républicaines futures. La coordination nationale, dirigée par Tanza Saint Cyr, souligne la nécessité de la présence de tous les membres, en particulier les points focaux des régions, préfectures et sous-préfectures, qui bénéficieront du remboursement de leurs frais de transport.
Tanza Saint Cyr, à travers ce communiqué, appelle chaque membre de la PJLOD à répondre présent à cette assemblée générale extraordinaire. La présence de chacun est cruciale pour le renforcement du mouvement et la planification des futures actions républicaines. Toute personne ayant reçu ce communiqué est priée de transmettre l’information aux intéressés pour garantir une participation maximale.
Conférence internationale du travail à Genève, le fiasco de la délégation centrafricaine à cause de la mafia du ministre
Centrafrique.org/gestion-catastrophique-la-ministre-du-travail-mouanga-giselle-un-boulet-pour-lacfpe/michelle-mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle/” rel=”attachment wp-att-69113″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Michelle-Mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle-450×300.jpg” alt=”Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle” width=”450″ height=”300″ />Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle
Malgré la réception en février dernier de l’invitation à la conférence de l’OIT à Genève, la ministre du travail, madame Michelle Ouanga a saboté la préparation de la délégation centrafricaine, préférant nommer des proches incompétents et sans expérience technique à la dernière minute, ce qui a conduit au refus des visas à l’ambassade de France à Bangui.
La participation de la délégation centrafricaine à la conférence internationale du travail à Genève, du 3 au 14 juin 2024 en Suisse, a été compromise en raison des pratiques douteuses de la ministre du Travail, Michelle Ouanga.
En effet, chaque année, cette conférence réunit une délégation tripartite comprenant le ministère du Travail, le patronat et les syndicats. Mais cette année, la ministre a pris des décisions spectaculaires qui ont entraîné le rejet des visas pour toute la délégation, à l’exception d’elle-même qui dispose d’un passeport français.
Bien que l’invitation pour participer à la conférence de l’OIT à Genève ait été reçue dès février, Madame Ouanga n’a pas organisé la traditionnelle réunion tripartite pour choisir les membres de la délégation et définir les thématiques à débattre. Au lieu de cela, elle a attendu le dernier moment pour désigner des personnes de son entourage, souvent non qualifiées pour cette mission. Parmi les sélectionnés, on trouve notamment la fille de sa copine travaillant chez Orange Télécom Centrafrique, recrutée il y’a un an au ministère du Travail et revenant d’un congé de maternité. Cette personne, sans poste défini au sein du ministère, a été préférée à des directeurs et chefs de service expérimentés qui ont de compétences techniques pour de telle mission.
En outre, en plus de la fille de sa copine, la ministre Michelle a désigné sa propre secrétaire particulière pour faire partie de la délégation, un choix qui a suscité de vives critiques au sein du ministère. En plus de cela, la désignation du représentant syndical a également été entachée de favoritisme. Traditionnellement, les syndicats se concertent pour désigner leur représentant. Toutefois, Madame Ouanga a choisi de son propre gré monsieur Ramadan Noël, de l’USTC, un syndicat lui étant favorable, sans validation par ses pairs. Rappelons que Ramadan Noël a notamment vu sa fille nommée il y’a quelques mois directrice des ressources humaines par Michelle Mouanga au ministère, renforçant les accusations de copinage.
Toutefois, au moment de déposer les demandes de visa, l’ambassade de France a refusé les visas à toute la délégation à l’exception de la ministre, qui dispose de la nationalité française. Or, Michelle Ouanga, pour de raison de frais de mission, a précipitamment quitté Bangui quelques jours plutôt pour Genève grâce à son passeport français, abandonnant la délégation derrière elle.
Ce manque de préparation et ces choix arbitraires ont non seulement privé la Centrafrique de sa représentation à une conférence importante mais ont également révélé les pratiques douteuses au sein du ministère centrafricain du Travail. Les conséquences de cette exclusion se feront ressentir longtemps, tant sur le plan diplomatique que sur celui de la crédibilité des institutions centrafricaines.
Ndachima : les Wagner organisent des séances de sodomisation à grande échelle
Centrafrique.org/decoration-des-mercenaires-de-wagner-quand-touadera-et-bissekoin-honorent-les-criminels/le-prefet-de-la-ouaka-monsieur-victore-bissekoin-decore-les-mercenaires-de-wagner-a-ndachima/” rel=”attachment wp-att-67074″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-Prefet-de-la-Ouaka-monsieur-Victore-Bissekoin-decore-les-mercenaires-de-Wagner-a-Ndachima-450×324.jpg” alt=”Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima” width=”450″ height=”324″ />Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima
Ndachima, une localité située à environ soixante kilomètres de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, est devenue un lieu où se déroule à mainte reprise des activités troublantes orchestrées par les mercenaires du groupe Wagner.
Ces derniers, connus par les centrafricains pour leur criminalité de grande envergure, ont installé, depuis plusieurs années, à Ndachima, leur seconde principale base militaires consacrée à la surveillance de leurs sites miniers locaux. Cependant, en dehors de leur principale activités sécuritaire, ces mercenaires russes s’adonnent à d’autres activités criminelle, celle de la sodomisation des jeunes garçons.
D’après des informations recueillies par notre correspondant à Bambari qui s’est rendu à plusieurs reprises dans ce village minières de la Ouaka, où les mercenaires russes invitent régulièrement des jeunes garçons des villages environnants, y compris ceux en provenance de Bambari, où ils les accueillent avec des repas et des activités attractives. Mais derrière cette façade se cachent des actions plus sombres. Après ces festivités à la Vodka, des comportements étranges surviennent à l’intérieur de la base des mercenaires. Selon des témoignages locaux, les Wagner passent à la sodomisation en Yobo de ces pauvres jeunes garçons. Entre 4 à 5 hommes sur un seul garçon. Et cela s’est répété à plusieurs reprises. Comme si ces jeunes garçons ont consenti et acceptent leur sodomisation par ces Wagner à cause de la nourriture et de petites sommes d’argent qu’on leur donne.
La nouvelle de cette activité sexuelle de ces jeunes garçons a énormément choqué la population de Ndachima, plus particulièrement les artisans miniers et les conducteurs des véhicules des mercenaires russes. Ceci dépasse l’entendement. Les mercenaires du groupe Wagner, habitués à ce type d’activité, même sur nos soldats, n’ont guère rencontré de résistance farouche à Bangui comme en provinces. Leur arrogance atteint un point où ils déclarent qu’en Centrafrique, il n’y a pas des hommes.
L’impunité dont ils jouissent de la part de nos soi-disant autorités, aggravée par la facilité déconcertante qu’ils sodomisent nos soldats et certains jeunes garçons, arrêtent et emprisonnent certains commandants de brigades et des maires, tuent les civils, et agressent sexuellement nos mamans ainsi que nos sœurs est manifeste.
Rappelez-vous, même dans des lieux publics, comme la boîte de nuit 16ème dans le cinquième arrondissement à Bangui, ils sèment la terreur. Les tirs de pistolet en l’air ont fait fuir les clients, marquant leur domination par la peur.
Toutefois, la passivité des autorités et de la population face à ces actes criminels encourage les mercenaires à poursuivre leurs méfaits. Ndachima est aujourd’hui un symbole de la violence et de l’impunité qui règnent, un rappel douloureux des défis sécuritaires auxquels la Centrafrique est confrontée.
Enlèvement de Hissène Damboucha par des Mercenaires russes : Le FPRC Lance un Ultimatum
Centrafrique.org/un-conseiller-special-du-groupe-arme-fprc-enseigne-a-luniversite-de-bangui/le-general-nourredine-adam-13/” rel=”attachment wp-att-32381″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/Le-Général-Nourredine-ADAM–450×348.jpg” alt=”Le général du FPRC Noureddine Adam” width=”450″ height=”348″ />Le général du FPRC Noureddine Adam
Le lundi 3 juin, Hissène Damboucha, ancien général du FPRC, a été enlevé par des mercenaires russes au tribunal de grande instance de Bangui. En réaction, le FPRC a menacé le gouvernement de représailles si la vie de leur membre est mise en danger.
Ce lundi 03 juin dans la matinée, en pleine séance au tribunal de grande instance de Bangui, Hissène Damboucha, ancien général du FPRC, a été enlevé par des mercenaires russes du groupe Wagner. Cette capture, survenue en présence de son avocat et de nombreux témoins, a déclenché une réaction immédiate et virulente de la part du FPRC.
En effet, depuis plusieurs semaines, les mercenaires russes avaient tenté à trois reprises de récupérer Damboucha de la prison du camp de Roux, sans succès. Leur dernière manœuvre, réalisée avec la complicité de la justice centrafricaine, s’est avérée fructueuse. Damboucha, après son enlèvement par les mercenaires russes, a été placé en détention à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), mais il a été très vite extrait de sa cellule à l’OCRB vers minuit par les mercenaires russes pour être emmené vers une destination inconnue.
Face à cet acte qu’il juge inacceptable, le FPRC a lancé un avertissement clair et sans équivoque : si la vie de Hissène Damboucha venait à être mise en péril, des représailles s’abattront sur les fonctionnaires de l’État, qu’ils soient civils ou militaires, à Bangui comme dans toutes les villes du pays.
Cette prise de position du FPRC souligne la gravité de l’incident et l’escalade des tensions entre le FPRC et les autorités en place. Ce groupe armé a dénoncé cette opération comme une atteinte flagrante à son intégrité et une provocation délibérée. Le gouvernement centrafricain est désormais sous pression du FPRC pour garantir la sécurité et la libération immédiate de Damboucha afin d’éviter une crise de plus grande envergure.
Un drone mystérieux frappe la base des Wagner à Ndélé : plusieurs blessés signalés
Centrafrique.org/Centrafrique-bangui-se-prepare-a-une-guerre/un-mig21-russe-survole-boali/” rel=”attachment wp-att-58720″ data-wpel-link=”internal”>Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes et des forces rwandaises et loyalistes survole la région de Boali, près de Bangui, en Centrafrique, le 10 janvier 2021 / AFP/
Dans la nuit de dimanche à lundi 3 juin 2024, un drone mystérieux a attaqué la base Wagner à Ndélé, chef-lieu de Bamingui-Bangoran, causant plusieurs blessés. Cet incident, le quatrième du genre contre cette base, s’est produit entre 1 heure et 2 heures du matin.
Dans la nuit du dimanche à lundi 3 juin 2024, entre 1 heure et 2 heures du matin, la base des Mercenaires russes du groupe Wagner à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, a été la cible d’un engin explosif largué par un drone invisible. Comme cela s’est produit pour la quatrième fois, un drone dont on ignore l’origine est venu s’écraser sur la base des mercenaires russes à Ndélé, faisant plusieurs blessés. Cependant, selon certaines sources, il y aurait des morts, tandis que d’autres rapportent uniquement des blessés.
Ce n’est pas la première fois que les bases des mercenaires russes du groupe Wagner sont attaquées dans le pays. Il y a quelques mois, à Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana- Gribizi, la base des mercenaires russes a été attaquée par un drone, causant la mort d’au moins six mercenaires et blessant plusieurs autres. De plus, les bases de Wagner à Boda, Berberati, et Carno, Berberati, etc. ont également été touchées par des attaques similaires.
Il y a près de deux ans, à Bossangoa, dans l’Ouham, les Wagner avaient annoncé que leurs bases et celles des soldats FAKA avaient été la cible d’un avion furtif venu de l’extérieur. L’origine de cet avion reste inconnue, mais plusieurs bases de Wagner, y compris à Bozoum, dans L’Ouham-Pendé, ont également été ciblées.
Face à ces attaques répétées, le groupe Wagner a exercé une pression sur le gouvernement. Le ministre de la Défense a signé un arrêté interdisant le vol et le survol du territoire national par tout drone sans l’autorisation du groupe Wagner. Cette interdiction a pénalisé de nombreux citoyens, notamment les jeunes cinéastes qui souhaitaient filmer leurs productions par drone et dont le matériel a été confisqué par la gendarmerie.
De même, la Banque mondiale et le ministère de l’Urbanisme ont vu leur drone et leurs équipements saisis par la garde présidentielle alors qu’ils filmaient des zones inondables près de l’aéroport pour un projet de drainage. Le directeur général adjoint de la garde présidentielle a justifié cette saisie par l’interdiction de survol de drones.
Pendant ce temps, les mercenaires russes du groupe Wagner continuent de subir des attaques de drones dont l’origine reste inconnue. Malgré l’interdiction de survol des drones, ces engins continuent de frapper les bases de Wagner dans tout le pays, poussant les mercenaires russes à creuser des tranchées dans leur base pour se cacher des attaques nocturnes chaque nuit.
Les habitants de Paoua sont alarmés par des pratiques suspectes dans la délivrance des cartes nationales d’identité, attribuées à des décisions du Président du tribunal .
Les habitants de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim Pendé, au nord-ouest de la RCA, font face depuis quelques temps à un problème sérieux avec la confection des cartes nationales d’identité. Selon eux, le président du tribunal favoriserait les sujets peuls en leur délivrant des documents officiels contre des sommes d’argent importantes.
Ces documents, tels que des vrais faux jugements supplétifs d’acte de naissance et des certificats de nationalité, permettent à ces individus, dont l’origine est souvent inconnue, de déposer leurs demandes de cartes nationales d’identité sans difficulté. Pendant ce temps, les habitants de Paoua eux-mêmes doivent débourser des sommes conséquentes pour obtenir les mêmes documents.
Un habitant de Paoua, interrogé, affirme qu’il doit d’abord payer 2000 francs CFA pour la photo, puis 3000 francs CFA pour autres frais, et enfin 6000 francs CFA pour le droit à la carte d’identité, soit un total de 11 000 à 12 000 francs CFA. En revanche, les sujets peuls doivent dépenser bien plus, parfois jusqu’à 100 000 francs CFA, ce qui inclut le coût des faux jugements et certificats de nationalité.
Une fois la demande de carte nationale d’identité déposée, elle est envoyée à Bangui, où la carte est confectionnée avant d’être renvoyée à Paoua pour distribution aux intéressés. Cette pratique provoque de vives réactions parmi les habitants, qui dénoncent une injustice flagrante.
La rédaction du CNC a tenté de joindre le président du tribunal pour recueillir son témoignage, mais sans succès. En attendant, le processus de demande de carte nationale d’identité se poursuit à Paoua, laissant les habitants de la localité dans un sentiment de frustration et de colère face à une situation perçue comme inéquitable.
Les mercenaires de Wagner et leurs tirs nocturnes : une routine de terreur à Zémio
Centrafrique.org/zemio-sous-tension-tabassage-sauvage-des-miliciens-azande-par-les-mercenaires-wagner/les-mercenaires-de-wagner-et-leurs-allies-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76545″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner et leurs alliés azandés posent ensemble à Zemmio, après avoir pris le contrôle de la ville.
À Zémio, les mercenaires de Wagner sèment la terreur chaque nuit avec des tirs de sommation. Les habitants, plongés dans l’obscurité, doivent supporter ces éclats de munitions rouges illuminant le ciel et perturbant gravement leur quotidien.
Depuis leur arrivée à Zémio il y a plus d’une semaine, les Mercenaires russes du groupe Wagner ont instauré une habitude nocturne terrifiante à Zémio. Chaque soir, dès 19h, ils déclenchent des tirs de sommation, appuyés par les miliciens Azandé qui les accompagnent. Les habitants, plongés dans l’obscurité en raison de l’absence d’électricité, sont réveillés par des éclats de munitions rouges illuminant le ciel, créant un climat de terreur.
Ces tirs de sommation, qui durent souvent jusqu’à 22h, perturbent gravement la tranquillité des habitants. Les balles traçant des lueurs rouges dans le ciel noir instaurent une peur constante, malgré l’accoutumance progressive de la population. Les miliciens Azandé ,en tirant également, amplifient cette menace nocturne, rendant la nuit des habitants encore plus difficile.
La présence des mercenaires de Wagner et de leurs alliés miliciens Azandé entraîne une perpétuelle inquiétude palpable à Zémio. Les habitants sont contraints de vivre sous cette menace continue, avec des tirs résonnant chaque nuit. Cette situation aggrave leur quotidien, les laissant dans un état de stress et d’insécurité permanent.
Les nuits de Zémio sont désormais marquées par ces tirs incessants, transformant le ciel en un spectacle inquiétant de balles rouges. La population, bien que s’habituant peu à peu à ce sinistre rituel, reste en proie à une peur omniprésente, amplifiée par la présence constante de ces mercenaires et miliciens.
Le village de Béboura, à 40 kilomètres de Boguila sur l’axe menant à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, a été frappé par une violence brutale le vendredi dernier. Une dizaine d’hommes lourdement armés et non identifiés a abattu un habitant de trente ans, semant la panique parmi les habitants qui ont fui dans la brousse.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 5 juin 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Attaque armée à Béboura!
Le vendredi 31 mai, une dizaine d’hommes armés est apparue dans le village de Béboura. Leur arrivée a provoqué une panique générale, poussant les habitants à se réfugier dans la brousse. Les assaillants ont croisé un homme d’une trentaine d’années qu’ils ont abattu sans hésitation.
Occupation du village!
Après l’assassinat, les hommes armés ont occupé le village pendant plus de 24 heures. Durant cette période, les habitants ont dû rester cachés, craignant pour leur vie. Ce n’est que le lendemain soir que les assaillants ont quitté Béboura, laissant derrière eux le corps sans vie de leur victime.
Retour des habitants!
Le dimanche, certains habitants ont commencé à revenir prudemment dans le village. Ils ont découvert le corps de l’homme abattu et ont procédé à son enterrement. Pour la population locale, cette attaque reste incompréhensible et injustifiée. Les habitants de Béboura sont profondément choqués par cette violence gratuite et redoutent de nouvelles attaques.
Nzako : La CPC Confirme une Attaque Meurtrière sur les Forces Centrafricaines et Wagner
Centrafrique.org/Centrafrique-un-renfort-des-mercenaires-russes-est-en-route-pour-nzako-les-rebelles-quittent-la-ville/les-combattants-rebelles-de-la-coalition-des-patriotes-pour-le-changement-a-nzako-le-21-mai-2022/” rel=”attachment wp-att-56727″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a confirmé une attaque meurtrière sur les forces des FACA et les mercenaires de Wagner à Nzako. Cette offensive a entraîné de nombreuses victimes et des pertes matérielles significatives, selon un communiqué de presse du service de communication de l’État-major de la CPC.
Le 1er juin 2024, les bases des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et de leurs alliés Mercenaires russes du groupe Wagner ont été ciblées par une attaque foudroyante de la CPC à Nzako, dans la préfecture du Mbomou, selon la CPC. Les affrontements ont causé des pertes humaines importantes du côté des FACA et de Wagner. Plusieurs soldats ont été tués ou blessés, et des équipements militaires ont été capturés par les forces de la CPC, confirme ce communiqué de presse.
Selon la CPC, les dégâts matériels sont considérables, avec de nombreux équipements récupérés aux mains des ennemis. La CPC affirme avoir infligé de lourdes pertes aux forces gouvernementales et à leurs alliés russes.
Le Coordinateur militaire de la CPC, le Chef d’État-major Général, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, a exhorté la population civile à rester calme et à poursuivre leurs activités quotidiennes en toute sérénité.
Les Opportunités de l’Entrepreneuriat Digital et féminin en Centrafrique
Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
L’entrepreneuriat digital féminin ouvre de nouvelles perspectives en Centrafrique. Avec un simple smartphone et une connexion internet, les femmes peuvent créer des entreprises prospères, surmontant les barrières traditionnelles et accédant à un marché global.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 04 juin 2024.
Par la Rédaction.
En Centrafrique, l’entrepreneuriat en ligne gagne en popularité, particulièrement chez les femmes. Ce phénomène est porté par la simplicité des outils numériques et les possibilités offertes par internet. De nombreuses femmes, autrefois limitées par des contraintes économiques et géographiques, découvrent une nouvelle indépendance financière en lançant leurs propres entreprises en ligne.
L’un des principaux avantages de l’entrepreneuriat digital est la réduction des coûts initiaux. Contrairement aux entreprises traditionnelles, il n’est pas nécessaire de louer un espace physique ou de dépenser des sommes importantes en aménagement. Un ordinateur ou un smartphone, couplé à une connexion internet stable, suffit pour démarrer. Cette accessibilité permet à un plus grand nombre de personnes de se lancer dans l’entrepreneuriat.
La flexibilité est un autre atout majeur. Les femmes peuvent gérer leur entreprise depuis leur domicile, ce qui est particulièrement avantageux pour celles ayant des responsabilités familiales. Les horaires flexibles permettent de concilier vie professionnelle et vie privée, favorisant ainsi une meilleure qualité de vie.
Cependant, l’entrepreneuriat numérique présente aussi des défis. La concurrence est rude, car internet permet à quiconque de vendre des produits ou des services à une audience mondiale. Pour se démarquer, il est capital de développer une stratégie de marketing efficace et de proposer des produits uniques ou des services de qualité.
La fiabilité de la connexion internet est également un problème. Dans certaines régions de Centrafrique, l’accès à une connexion stable et rapide reste un défi. Le gouvernement et les opérateurs de télécommunications sont appelés à améliorer les infrastructures pour soutenir cette croissance.
En dépit de ces obstacles, les exemples de succès ne manquent pas. Laure Reyo, connue sous le nom de Souka Mara, a réussi à transformer sa carrière artistique en une entreprise en ligne prospère. En se formant aux outils numériques et en exploitant les réseaux sociaux, elle a su créer une boutique en ligne florissante.
Pour accompagner ces initiatives, il est primordial de renforcer la sensibilisation et la formation. Les femmes doivent être informées des opportunités offertes par l’entrepreneuriat digital et être encouragées à suivre des formations, qu’elles soient gratuites ou payantes. Clovis Fogha Moffo, formateur en entrepreneuriat numérique, insiste sur l’importance de l’éducation continue pour réussir dans ce domaine.
L’émission “Femme de Be Afrika” sur la radio Guira FM, où Laure Reyo et Clovis Fogha Moffo ont partagé leurs expériences, joue un rôle crucial dans la promotion de l’entrepreneuriat digital en Centrafrique. Grâce à ces discussions, de plus en plus de femmes prennent conscience des opportunités offertes par le numérique et s’engagent sur la voie de l’entrepreneuriat, contribuant ainsi au développement économique du pays. Le soutien du gouvernement, des organisations locales et la mise en place d’une bonne infrastructure internet seront déterminants pour le succès de cette transformation.
Catastrophe à Paoua : Destruction Massive Après des Pluies Torrentielles, le Bilan S’alourdit
Centrafrique.org/boali-catastrophe-naturelle-quatorze-maisons-detruites/sinistres-de-boali-reparant-les-degats-apres-la-pluie/” rel=”attachment wp-att-76376″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Sinistres-de-Boali-Reparant-les-Degats-Apres-la-Pluie-450×338.png” alt=”Deux hommes réparent une maison endommagée par les intempéries à Boali.” width=”450″ height=”338″ />Des
Mercredi dernier, des pluies torrentielles ont frappé Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, causant une destruction massive. Le bilan initial de 280 maisons détruites a rapidement grimpé à plus de 500, laissant des centaines de familles sans abri et sans assistance.
Les habitants de plusieurs localités de Paoua se retrouvent démunis après la pluie dévastatrice de mercredi dernier. Le bilan initial indiquait environ 280 maisons écroulées, mais ce chiffre a rapidement grimpé pour dépasser les 500 maisons. Les villages les plus touchés sont Benna 1, Bédaya, Bingorbo 1, Bétimbouïda 3 et Pougole, où des bâtiments importants, comme une école et un lieu de culte, ont également subi des dégâts.
Chrislain Yandjigué, chargé de catastrophe naturelle de la Croix-Rouge de Paoua, lance un appel à l’aide.
“Les victimes n’ont pas encore reçu de l’aide. Elles continuent de se plaindre ici à la Croix-Rouge et nous sommes en train de voir ce qu’on peut faire pour ces personnes en détresse. C’est pourquoi nous demandons aux personnes de bonne foi de voler à leur secours”.
Malgré l’urgence de la situation, les sinistrés n’ont toujours pas reçu de soutien, et une dizaine de personnes blessées attendent également une assistance médicale. Les responsables de la Croix-Rouge continuent d’enregistrer les maisons écroulées pour dresser un bilan exact des dégâts. La communauté attend avec impatience une réponse des autorités et des organisations humanitaires pour surmonter cette épreuve.
Justice complice: Damboucha enlevé dans le bureau du procureur par Wagner au tribunal de grande instance
Centrafrique.org/rca-esther-ndomende-17-ans-va-t-elle-etre-mariee-de-force-au-general-rebelle-damboucha/le-general-du-fprc-issen-damboucha/” rel=”attachment wp-att-41780″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/le-general-du-fprc-issen-damboucha-450×434.jpg” alt=”Le général du FPRC Hissen Damboucha à Bria” width=”450″ height=”434″ />Le général du FPRC Hissen Damboucha à Bria
Lundi 3 juin 2024, Mr Hissène Damboucha a été enlevé au tribunal de grande instance de Bangui par des mercenaires russes. Armés et cagoulés, ils ont pénétré le bureau du procureur et ont emporté Mr Damboucha devant une foule de témoins impuissants, en présence de son avocat, des forces de sécurité intérieure, du procureur lui-même et des juges.
En effet, les mercenaires russes du groupe Wagner, après plusieurs tentatives et une nouvelle stratégie, ont finalement enlevé Mr Hissène Damboucha au tribunal de grande instance de Bangui, démontrant ainsi leur influence inquiétante sur le système judiciaire centrafricain. Cet enlèvement est le résultat de plusieurs tentatives précédentes pour s’emparer de Mr Hissène Damboucha.
Le 20 mai 2024, quatre mercenaires russes armés et cagoulés ont tenté une première fois de prendre Mr Hissène Damboucha à la prison de Camp De Roux, arrivant à bord d’un véhicule aux vitres teintées. Sans document officiel, ils ont exigé sa remise, mais les casques bleus de la Minusca ont fermement refusé, requérant une autorisation formelle du tribunal.
Le même jour, les mercenaires russes se sont rendus au tribunal de grande instance et ont obtenu un faux document signé par le procureur adjoint, le magistrat Kofio. Ce document stipulait que Mr Hissène Damboucha devait être transféré à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). De retour à la prison avec ce document, les mercenaires ont une fois de plus été confrontés à un refus des casques bleus, qui ont insisté sur la nécessité d’une escorte officielle et de suivre les procédures judiciaires appropriées.
Ne se décourageant pas, le 21 mai, les mercenaires ont orchestré une troisième tentative. Cette fois, ils ont fait appel aux policiers de l’OCRB pour faire pression sur les gardiens de la prison. Les policiers ont présenté le même faux document et exigé la remise de Mr Damboucha. La vigilance des gardiens, combinée à la solidarité des autres détenus qui ont protesté, a permis de déjouer cette nouvelle tentative.
Une semaine plus tard, les mercenaires ont formé une nouvelle stratégie avec le procureur, utilisant à nouveau un faux document pour faire sortir Mr Damboucha sous prétexte d’une commission dérogatoire. Les forces de sécurité intérieure et les casques bleus ont accompagné Mr Hissène Damboucha au tribunal, où il a été conduit dans le bureau du procureur.
C’est là que les mercenaires de Wagner, armés et cagoulés, sont entrés en action. Sous les yeux de son avocat, des forces de sécurité, du procureur et des juges, ils ont enlevé Mr Damboucha et l’ont emmené vers une destination inconnue. Selon les premières informations, il serait maintenant détenu dans les geôles de l’OCRB, un lieu connu pour être sous le contrôle des mercenaires russes. Les inquiétudes sur son sort sont grandes, craignant qu’il soit torturé ou exécuté.
Cet incident souligne la dangereuse influence de Wagner sur les institutions centrafricaines, mettant en jour une justice incapable de résister aux pressions et manipulations de ce groupe armé.
Multiplication des Accords Militaires de Touadera : Une Stratégie maladive du régime ?
Centrafrique.org/zambie-Centrafrique/” data-wpel-link=”internal”>Le Général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major centrafricain, et le Lieutenant-Général Dennis Sitali Alibuzwi, chef d’état-major de l’armée zambienne, accompagnés d’un officier de la Minusca.
À partir de 2016, l’année à laquelle il a accédé au pouvoir, , Faustin-Archange Touadera a signé de nombreux accords de défense avec divers pays de ce monde. Cette politique vise principalement à renforcer son pouvoir face aux menaces des groupes armés. Dernièrement, un accord avec le Kenya, suivi d’un nouveau projet d’accord militaire avec Zambie vient d’être ajouté à cette longue liste, engendrant de doute sur les véritables intentions de Faustin Archange Touadera.
Le Président Touadera a multiplié les accords de défense avec divers pays africains tels que le Rwanda, le Gabon, le Burundi, l’Ouganda, le Kenya etc. et plus récemment, avec le projet d’accord militaire avec la Zambie. Ces accords, selon de nombreux observateurs nationaux, visent à renforcer la coopération militaire et à consolider son régime face aux menaces des groupes armés.
En effet, le 29 mai 2024, le Président Touadera a rencontré le Chef d’État-Major de l’Armée zambienne, le Lieutenant-Général Dennis Sitali Alibuzwi. Cette rencontre avait pour but de préparer un protocole d’accord militaire entre les deux pays et d’inspecter le contingent zambien opérant sous l’égide de la Minusca en Centrafrique. Le Général Alibuzwi, accompagné du Général centrafricain Zéphirin Mamadou, a souligné l’importance de ces accords pour la coopération bilatérale.
Les accords de défense, bien que présentés comme une stratégie pour renforcer la sécurité nationale, sont perçus par certains observateurs comme une tentative désespérée de sécuriser le pouvoir de Touadera. Les mercenaires russes de Wagner, présents en Centrafrique depuis 2018, et les forces rwandaises déployées également dans le pays, illustrent cette dépendance accrue du régime à l’égard du soutien militaire étranger.
Les experts nationaux et internationaux s’interrogent sur les motivations profondes de Touadera. Pour beaucoup, sa principale préoccupation semble être de se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Les récents propos du ministre conseiller Fidèle Gouandjika , évoquant un potentiel génocide en cas de tentative de coup d’État, renforcent cette perception. Les Centrafricains vivent sous la menace constante de violences, tandis que les alliances militaires se multiplient sans apporter de solutions durables à la crise sécuritaire.
La Centrafrique, sous l’influence de multiples forces étrangères, risque de voir sa souveraineté compromise. La présence de mercenaires et de troupes étrangères pousse de nombreux centrafricains à s’interroger sur l’indépendance de leur pays et la protection des droits de ses citoyens. La multiplication des accords de défense par le Président Touadera s’inscrit dans une stratégie de consolidation de pouvoir, mais laisse planer de nombreuses incertitudes sur l’avenir de la nation et la stabilité régionale.
Dimanche 2 juin dans la soirée, un mercenaire russe en état d’ivresse a attaqué un Centrafricain à l’hôtel Oubangui, brisant des bouteilles et menaçant les clients avec une arme avant d’être neutralisé.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 4 juin 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
En effet, ce dimanche 2 juin vers 18h30, un mercenaire russe en état d’ivresse avancée a molesté un Centrafricain à l’hôtel Oubangui. Selon les témoins, l’agresseur, visiblement en colère, a cassé des bouteilles et menacé les personnes présentes avec son arme de service. Heureusement, les autres mercenaires présents ont réussi à neutraliser leur camarade et sortir avec lui. La Force de la Minusca a également été mobilisée pour extraire du personnel de l’hôtel, assurant le retour au calme.
Cet incident impliquant les mercenaires russes du groupe Wagner n’est pas isolé dans la capitale. Rappelez-vous, il y a deux semaines, deux mercenaires russes avaient enlevé une jeune fille dans une boîte de nuit appelée « Seizième» , située dans le quartier Benz Vi du cinquième arrondissement de Bangui. Ils avaient tiré en l’air pour disperser la foule, créant une panique générale avant de capturer et s’évader avec la victime.
Et ce n’est pas tout! Il y a un an, deux mercenaires du groupe Wagner, munis de leur pistolet et torse nue, avaient tenté de violer des femmes à l’infirmerie de la gendarmerie de Bangui. Grâce à la vigilance de ces pauvres sages femmes, elles ont pu s’échapper. Une semaine plus tard, une tentative similaire a eu lieu à la maternité de l’infirmerie de camp Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui, mais les sages femmes sur places ont également pu éviter les agresseurs.
Ces événements révèlent l’impunité dont bénéficient les mercenaires russes en République centrafricaine. Ils sont soutenus par le président Faustin-Archange Touadéra, ce qui dissuade les autorités et les organisations de défense des droits de l’homme d’intervenir. La population vit dans la peur, et les exactions se multiplient sans que des mesures concrètes soient prises pour y mettre fin.
Le gouvernement centrafricain a organisé la semaine dernière un « séminaire international » pour discuter de la réhabilitation des routes à Bangui et dans les provinces. Officiellement, l’objectif est de trouver des solutions durables pour améliorer les infrastructures routières. Toutefois, derrière cette façade, se cache une réalité bien plus sombre de détournement de fonds et de corruption.
Les financements débloqués par la Banque mondiale à hauteur de plus de 300 millions de dollars américains, censés améliorer les routes et autres infrastructures, sont régulièrement détournés pour des besoins personnels. Ces fonds servent à financer la construction de luxueuses villas pavillonnaires pour le président Faustin Archange Touadera, les membres de son gouvernement et les directeurs d’institutions. De plus, une grande partie de cet argent est détournée pour financer les activités du groupe Wagner, une organisation paramilitaire russe qui profite largement de cette situation.
Des passants et des motocyclistes circulent sur la route entre Combattant et Marabéna à Bangui en fin d’après-midi. CopyrightCNC
Lors du séminaire, des représentants de la Banque mondiale ont exprimé leur déception face aux résultats mitigés des projets financés. Malgré les investissements considérables, les infrastructures routières restent dans un état déplorable. Par exemple, la route quittant l’aéroport de Bangui jusqu’à l’avenue des martyrs est loin d’être aux standards annoncés. Le bitumage promis n’est en réalité qu’un simple goudronnage superficiel, insuffisant pour assurer une durabilité à long terme.
Le véritable objectif de ce séminaire semble être de donner l’illusion d’une gouvernance responsable et de détourner l’attention de la communauté internationale des pratiques corruptives en cours. En fait, le groupe Wagner reçoit des milliards chaque année pour maintenir le régime en place. Les fonds destinés à la réhabilitation des infrastructures sont ainsi accaparés par Wagner et les élites centrafricaines, laissant les infrastructures dans une situation alarmante.
La situation actuelle des routes à Bangui démontre un exemple frappant de cette mauvaise gestion. La route de l’avenue du 15 mars ainsi que celle de l’avenue de l’indépendance allant du croisement quatrième jusqu’au PK10 en passant par Gobongo sont des preuves visibles de l’échec des projets de réhabilitation. Le bitumage annoncé se limite à une couche de goudron appliquée de manière superficielle avec de l’épaisseur d’une lame de rasoir , sans véritable fondation solide.
Il est aussi clair que tant que le groupe Wagner restera actif en Centrafrique, une grande partie des financements destinés aux infrastructures continuera d’être détournée. Les efforts de la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux sont constamment sabotés par ces pratiques corruptives. La communauté internationale doit prendre des mesures plus strictes pour s’assurer que les fonds alloués aux infrastructures routières soient effectivement utilisés à bon escient et ne finissent pas dans les poches des élites corrompues et des groupes paramilitaires.
Boguila : Arrivée Spectaculaire de Mercenaires russes et de Miliciens Azandé
Centrafrique.org/le-prefet-de-louham-decrete-un-couvre-feu-face-aux-rumeurs-dinfiltration-des-rebelles/wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-76405″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/wagner-ti-azande-450×256.jpg” alt=”Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue” width=”450″ height=”256″ />Des miliciens de la milice Azandé, accompagnés d’un instructeur du groupe Wagner en opération dans l’Ouham
Le lundi 3 juin 2024, des mercenaires russes lourdement armés, accompagnés de miliciens Azandé , ont envahi la ville de Boguila, provoquant d’abord l’inquiétude puis la curiosité des habitants, qui se sont massés pour observer ces arrivants inattendus.
En provenance de la ville de Paoua, située dans la province de Lim-Pendé, à soixante-dix-sept kilomètres de Boguila, ces mercenaires sont arrivés vers dix heures du matin. Une colonne composée de deux véhicules et cinq motos transportait une quinzaine de mercenaires russes équipés d’armes de précision et de lunettes de vision nocturne. Parmi eux, trois miliciens de la milice azandé, communément appelée Wagner-Ti-Azandé, étaient présents.
À leur arrivée, la population de Boguila a rapidement été submergée par une vague d’inquiétude, avant que la curiosité ne prenne le dessus. Les habitants se sont rassemblés pour observer les mercenaires qui, après avoir stationné leurs véhicules au centre-ville, ont commencé à marcher à pied dans les rues. Les soldats, scrutant la population avec attention, ont attiré tous les regards.
Cette présence inhabituelle a provoqué de nombreuses questions parmi les habitants, se demandant si ces mercenaires étaient là pour une opération spécifique ou simplement de passage. Les véhicules et les hommes lourdement armés, déambulant à travers la ville, ont maintenu les habitants dans l’expectative toute la matinée.
Finalement, vers treize heures, les mercenaires ont quitté Boguila, prenant la direction de Bossangoa. Leur destination finale reste incertaine, laissant la population perplexe quant à leurs intentions. On ignore s’ils s’arrêteront en route à Nana-Bakassa ou s’ils poursuivront leur chemin vers une autre destination.
Le Trône de Bokassa de Nouveau sur le Marché : Silence des Ministères Centrafricains de la Culture
Centrafrique.org/le-trone-de-bokassa-entre-histoire-art-et-encheres/trone-bokassa-a-2/” rel=”attachment wp-att-75442″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Trone-Bokassa-a-2-300×450.jpg” alt=”Trône-Bokassa-a (2) aux enchères” width=”300″ height=”450″ />Trône-Bokassa-a (2) aux enchères
L’annulation de l’enchère sur la réplique du trône de Bokassa, pièce historique emblématique, a relancé les discussions. À nouveau en vente, ce trône n’a pourtant reçu aucune réponse des ministères centrafricains de la Culture. La Maison Rouillac à Vendôme, chargée de cette vente, attend des offres par mail ou téléphone, mais le silence officiel interroge sur l’intérêt pour ce patrimoine.
L’enchère sur la réplique du trône de Bokassa, qui avait soulevé de nombreuses attentes, a finalement été annulée. Le trône est de nouveau en vente, offrant une seconde chance aux intéressés de faire une offre auprès de la Maison Rouillac à Vendôme. Malgré l’intérêt initial du ministère de la Culture et des Arts pour exposer cette pièce au Musée Boganda, aucune action concrète n’a été prise.
La Maison Rouillac, responsable de la vente, accepte les offres par mail ou téléphone. Toutefois, le manque de réponse du ministère de la Culture est notable. Initialement intéressé, le ministère n’a ni envoyé d’émissaire ni communiqué de décision officielle concernant l’acquisition du trône. Ce silence est d’autant plus surprenant que cette vente a été largement médiatisée, attirant l’attention tant en France qu’en Afrique.
Le trône a récemment été au centre d’une émission télévisée, “A vous de convaincre”, avec la participation de l’historien Bissengué et du collectionneur Pierre-Jean Chalençon. Cette médiatisation a suscité l’intérêt d’une discothèque souhaitant acquérir le trône. Une situation qui dérange Remi Le Forestier, le porteur de cette vente, pour qui cette fin ne correspond pas à la valeur historique qu’il attribue au trône.
La réplique, réalisée en 2022, a été validée par la famille Bokassa pour sa fidélité à l’original, bien que celle-ci soit en bois massif doré à la feuille, contrairement à l’original en bronze. Cette distinction est cruciale pour comprendre la valeur historique et économique du trône. En 1977, le trône original avait été vendu pour 2,5 millions de dollars. La réplique, elle, est proposée à seulement 10 000 €, un prix reflétant son statut de copie.
Il est important de souligner que l’original n’existe plus dans sa forme complète. Seule une carcasse métallique subsiste, abandonnée dans la cour du ministère de la Culture à Bangui. Les plumes en bronze du trône original ont été fondues par des fabricants de marmites centrafricains, laissant derrière un simple squelette métallique.
L’inaction du ministère centrafricain de la Culture soulève des questions sur la volonté du régime actuel de préserver ou même de reconnaître l’héritage de Bokassa. À trois ans du cinquantenaire du sacre de Bokassa, cette absence de réponse peut être perçue comme un désir d’effacer son nom de l’histoire officielle.
Le musée Boganda, qui possède plusieurs meubles ayant appartenu à l’empereur, ne les expose pas. Parmi ces objets, on trouve un lit et deux fauteuils du couronnement, mais ils restent dans l’ombre, non présentés au public.
La situation actuelle autour de la vente du trône de Bokassa dévoile les tensions et les paradoxes entourant la gestion du patrimoine historique en République centrafricaine. Alors que certains souhaitent préserver ce qui reste du trône original, d’autres, par leur silence ou leur inaction, semblent vouloir tourner la page sur cette période de l’histoire.
La réplique du trône reste disponible pour toute institution ou collectionneur prêt à en faire l’acquisition. Les futurs acheteurs devront toutefois se préparer à des débats passionnés sur la place de Bokassa dans l’histoire et la mémoire collective de la Centrafrique.
Budget 2024 en Péril : Les Répercussions de la Mafia du Carburant du ministre Arthur Piri
Centrafrique.org/augmentation-du-cout-de-lessence-un-prix-a-la-pompe-qui-fait-mal-a-la-poche-des-centrafricains-mais-soulage-le-president-touadera/le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-arthur-bertrand-piri-ngaba/” rel=”attachment wp-att-61983″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-Arthur-Bertrand-Piri-ngaba-450×300.jpg” alt=”Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri ngaba” width=”450″ height=”300″ />Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR
La gestion controversée du carburant par le ministre Bertrand Arthur Piri crée de graves répercussions économiques. La crise artificielle des produits pétroliers qu’il a orchestrée menace l’équilibre budgétaire de 2024, provoquant de tension au sein du gouvernement.
Depuis près de deux ans, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bertrand Arthur Piri, est accusé de manipuler le marché des carburants en République centrafricaine. Cet état alarmant de la situation, alimentée par une mafia bien pensée et exécutée, a des répercussions importantes sur l’économie nationale et l’exécution du budget 2024.
Une crise fabriquée!
La crise des carburants en République centrafricaine a débuté en avril 2022. Depuis, elle a entraîné un effondrement de l’activité économique, une détérioration des finances de l’État et une forte poussée inflationniste dans le pays. En réponse, le gouvernement, avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI), a tenté de stabiliser la situation. Toutefois, la croissance économique prévue pour 2024 reste faible, à 1,5%, comparée aux 2,9% projetés pour la zone CEMAC.
Une exclusivité controversée!
En décembre dernier, Bertrand Arthur Piri a signé une convention accordant à Neptune Oil, un négociant camerounais, l’exclusivité de l’importation des produits pétroliers pour dix ans. Cette décision a provoqué une vive opposition, notamment de la part des députés et du FMI. Ces derniers estiment que cette exclusivité est incompatible avec la loi de 2007 qui régit le secteur pétrolier en Centrafrique.
Pressions et tensions!
Le FMI a recommandé une analyse de conformité de la convention avec Neptune Oil et a souligné l’importance de transparence dans la tarification des produits pétroliers. Selon le magazine Africa Intelligence, le FMI a également demandé au président Touadéra de négocier avec les autorités camerounaises pour réduire les frais de transit du carburant, soumis à une double facturation.
Cette situation crée une inflation des coûts d’importation, compliquant l’approvisionnement en carburant en République centrafricaine. Les consommateurs, qui font face désormais à de longues files d’attente dans les rares stations-service ouvertes, subissent directement les effets de cette crise.
Impact sur les recettes fiscales!
L’accord avec Neptune Oil a entraîné une baisse significative des recettes fiscales de l’État. En temps normal, le secteur des hydrocarbures représente un tiers des recettes de la Centrafrique. Toutefois, Neptune Oil bénéficie d’une exonération de taxes, ce qui réduit les revenus fiscaux. La situation est aggravée par le développement du marché noir orchestré par le réseau du ministre Bertrand Arthur Piri lui-même.
Le budget 2024 en danger!
Les données du ministère des Finances et du Budget montrent que seuls 51 milliards de Fcfa ont été mobilisés sur les 291 milliards prévus pour le premier trimestre 2024. Cette faible mobilisation des ressources budgétaires complique davantage la situation financière de l’État. Le ministère des finances a signalé plusieurs difficultés, dont l’instabilité du réseau informatique et les coupures d’électricité, impactant la gestion budgétaire, or, la réalité est ailleurs.
Solutions proposées!
Pour pallier à ces défis, le gouvernement, dans sa stratégie de tromperie, préconise la formation des acteurs de la chaîne de la dépense publique et l’optimisation du recouvrement des recettes. Ces mesures, selon le gouvernement, visent à améliorer la gestion des ressources et à stabiliser l’économie nationale.
En réalité, la crise du carburant orchestrée par Bertrand Arthur Piri met à nu les faiblesses structurelles de l’économie centrafricaine et menace gravement l’exécution du budget 2024. Les pressions internes et internationales pour une gestion plus transparente et efficace des ressources sont nécessaires pour surmonter cette crise et restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de l’État.
Violences et abus : les pratiques scandaleuses des chefs militaires des FACA
Une tragédie a secoué l’armée centrafricaine : une soldate s’est suicidée après avoir été harcelée par son chef. Sa famille accuse les militaires de l’avoir assassinée. Ils réclament une enquête approfondie, tandis que l’état-major annonce des mesures contre les abus sans agir concrètement.
La semaine dernière, une soldate des forces armées centrafricaines a mis fin à ses jours au Camp Kassaï militaire du 7ème arrondissement de Bangui. Cette tragédie a été déclenchée par des pressions et des harcèlements répétés de son supérieur, qui a tenté d’obtenir des faveurs sexuelles. Refusant ses avances, la soldate a été soumise à des gardes successives, emprisonnée pendant vingt jours, puis convoquée devant le conseil de discipline pour une nouvelle détention. Face à ce harcèlement incessant et incompréhensible, elle a choisi malheureusement de se suicider.
La famille de la soldate rejette la thèse du suicide, affirmant que l’état du corps et l’angle de la blessure par balle suggèrent un assassinat. Ils accusent les forces armées centrafricaines et les chefs militaires d’être responsables de la mort de leur fille. Ils exigent une enquête minutieuse et impartiale ainsi qu’une autopsie pour établir la vérité. Malgré ces demandes, l’état-major et le gouvernement n’ont fait aucune déclaration en réponse à la famille.
Toutefois, le week-end dernier, l’état-major des forces armées centrafricaines a surpris tout le monde en publiant un communiqué bidon et spectaculaire annonçant des mesures contre le harcèlement moral et sexuel au sein de l’armée. Cette annonce a été reçue avec scepticisme par de nombreux observateurs, qui y voient une tentative de détourner l’attention publique. Le communiqué rappelle que la violence morale et le harcèlement sont des fautes sanctionnées par le règlement de discipline générale et que toute victime peut signaler ces actes au Chef d’Etat-Major des Armées pour des sanctions exemplaires. Cependant, ces mesures semblent cosmétiques et ne répondent guère aux attentes de justice des familles des victimes.
Le communiqué de l’état-major apparaît comme une réponse tardive et insuffisante face à des pratiques de harcèlement qui durent depuis des années. Les témoignages de victimes se multiplient, révélant un climat de peur et de coercition au sein de l’armée, où les supérieurs abusent de leur pouvoir pour obtenir des faveurs sexuelles ou exercer des pressions morales. L’absence d’actions concrètes et de sanctions envers les responsables montre l’échec total de l’état-major à remplir sa mission. En l’absence de mesures efficaces et transparentes, le doute et l’indignation persistent parmi la population et les observateurs.
Depuis près de neuf ans, l’administration centrafricaine, dirigé par le président Faustin-Archange Touadéra, ne cesse de faire des promesses sans véritable réalisation. Lors du débat politique Patara sur Radio Ndèkè Luka, les intervenants ont exposé les failles et l’inaction flagrante du gouvernement concernant le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME). Armando Yanguendji a animé ce débat avec la participation de Kessy Ekomo Soignet, Augustin Agou, et Aristide Kpenga, directeur de cabinet au ministère des Petites et Moyennes Entreprises, qui s’est retrouvé au centre des critiques pour son manque de résultats concrets.
Aristide Kpenga a détaillé les soi-disant efforts du gouvernement pour soutenir les PME, notamment la création du ministère de l’entrepreneuriat en 2016 et l’adoption de la loi sur les petites et moyennes entreprises. Pourtant, ces initiatives restent largement insuffisantes et relèvent plus de la propagande que de véritables actions. Kpenga a évoqué le projet d’investissement et de compétitivité des entreprises pour l’emploi (iComplete), financé par la Banque mondiale, mais il n’a pas pu fournir de preuves concrètes de son impact. Huit ans après la prise de pouvoir, les résultats attendus se font toujours attendre, laissant les entrepreneurs centrafricains dans l’incertitude et la frustration.
Dépendance Économique et Investissements Étrangers!
Augustin Agou a rappelé que 90% du commerce en République Centrafricaine est toujours contrôlé par des étrangers, malgré les promesses de favoriser les entrepreneurs locaux. Il a critiqué le manque de soutien aux entrepreneurs centrafricains et l’absence de banques d’investissement capables de financer des projets à long terme. Les banques commerciales en place offrent principalement des crédits à court terme avec des taux d’intérêt élevés, rendant difficile le financement des entreprises locales. Selon Agou, le gouvernement préfère financer des groupes comme Wagner plutôt que d’investir dans l’économie locale, ce qui montre une déconnexion totale des priorités économiques du pays.
Initiatives Gouvernementales Inefficaces!
Kessy Ekomo Soignet a dénoncé l’inefficacité des initiatives gouvernementales. Elle a souligné que, malgré les efforts apparents pour soutenir les jeunes entrepreneurs, le secteur entrepreneurial reste largement sous-développé. Les jeunes, en particulier, ont du mal à accéder aux financements nécessaires pour développer leurs projets. Elle a critiqué le manque de soutien structurel et d’accompagnement, qui empêche les entrepreneurs de transformer leurs idées en entreprises viables. Ekomo Soignet a insisté sur la nécessité de réformes profondes et d’actions concrètes plutôt que de simples annonces de projets et de lois sans suivi.
Problèmes Structurels et Infrastructures Déplorables!
Le débat a mis en lumière les problèmes structurels auxquels sont confrontés les entrepreneurs centrafricains. Les infrastructures, notamment les routes, sont dans un état déplorable, ce qui augmente les coûts de transport et entrave la logistique des entreprises locales. Kessy Ekomo Soignet a souligné que sans une amélioration significative des infrastructures, les efforts pour développer les PME resteront vains. Augustin Agou a ajouté que le manque de moyens de transport fiables empêche les producteurs locaux de commercialiser efficacement leurs produits, exacerbant ainsi la spéculation sur les prix des denrées alimentaires.
Le Rôle Néfaste des Banques et l’Accès au Financement!
Aristide Kpenga a expliqué que le gouvernement travaille à la création de mécanismes financiers pour soutenir les PME. Toutefois, il a reconnu que ce processus est encore en cours et que les résultats concrets tardent à se matérialiser. Kessy Ekomo Soignet a noté que les banques locales ne développent pas suffisamment d’initiatives pour accompagner les entrepreneurs et que beaucoup de projets manquent d’innovation, ce qui limite leur attractivité pour les investisseurs. Les promesses de fonds de garantie et d’investissements restent, pour l’essentiel, sur le papier, sans impact tangible sur le terrain.
Recommandations et Perspectives Ignorées
Le président de la Chambre de commerce, Robert Ngoki, a recommandé que les entrepreneurs centrafricains se regroupent pour mutualiser leurs ressources et accéder plus facilement aux financements. Cependant, ces suggestions restent ignorées par un gouvernement plus préoccupé par la propagande que par la mise en œuvre de solutions pratiques. Ngoki a également souligné l’importance de la sécurité pour encourager les investissements et augmenter la production alimentaire, mais le gouvernement semble incapable de garantir un environnement stable et sécurisé pour les entrepreneurs.
Le débat politique Patara sur Radio Ndèkè Luka a révélé les carences et l’inaction du gouvernement centrafricain en matière de soutien aux petites et moyennes entreprises. Malgré près de neuf ans au pouvoir, les responsables gouvernementaux continuent de faire des promesses sans réaliser de progrès concrets. L’accent mis sur la propagande et le financement de groupes comme Wagner démontre une déconnexion totale avec les besoins réels des entrepreneurs centrafricains, qui restent abandonnés à leur sort dans un environnement économique hostile et non soutenu.
Batangafo : Les Commerçants Pénalisés par les Perturbations du Réseau Orange
Un pylône de réseau téléphonique mobile GSM en Afrique. CopyrightDR
À Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, les commerçants subissent les conséquences des perturbations du réseau Orange depuis plus d’une semaine. Silvain Ndontiga, Jacob Bawili et Marcelin Bebga partagent leurs témoignages sur les difficultés rencontrées et l’impact sur leurs activités commerciales.
“En tant que commerçant à Batangafo, je fais des transactions et des retraits via Orange Money. Depuis une semaine et demie, le réseau est extrêmement perturbé, causant de nombreux soucis dans nos activités. Il est difficile de réaliser des transactions, surtout pour ceux qui utilisent des petits téléphones, car ils n’ont presque pas de réseau”.
“Le réseau Orange est essentiel pour les habitants de Batangafo, notamment pour les transactions financières. Beaucoup de personnes dépendent d’Orange Money pour acheter de la nourriture et d’autres biens essentiels. L’absence de réseau complique énormément notre quotidien”.
“La perturbation du réseau Orange à Batangafo crée des difficultés majeures pour les commerçants. Même avec des téléphones Android, il est difficile de travailler correctement. Nous espérons que l’équipe technique d’Orange interviendra rapidement pour résoudre ce problème”.
Les commerçants de Batangafo appellent à une intervention urgente des équipes techniques d’Orange pour rétablir un service fiable et stable, essentiel à leurs activités quotidiennes et au bien-être de la population locale.
À Sosso-Nakombo, les activités de la société minière chinoise Yuexin Mining Africa ravagent la forêt. Cette exploitation intensive entraîne une déforestation massive, impactant gravement l’écosystème local et la production agricole.
Sur les sites minier de Sosso-Nakombo, la société Yuexin Mining Africa utilise des machines lourdes pour extraire de l’or, causant une déforestation étendue. Les montagnes environnantes sont également affectées par ces activités destructrices. À proximité, un bassin d’eau souillée par le mercure menace davantage l’environnement.
Le maire Albert Nakombo, interrogé sur la gestion des impacts environnementaux dans sa localité, souligne que c’est l’État qui délivre les permis miniers et qui doit assurer la protection de l’environnement. Cependant, la mairie elle-même n’a pas pris de mesures pour remédier aux dégradations causées par les exploitations minières locales et les coopératives chinoises. Par ailleurs, le permis Kamsona, détenu par le maire, viole le code minier en interdisant aux autorités locales de posséder des permis.
Les organisations locales des droits de l’homme, notamment l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme, ont documenté les dégâts écologiques dans un rapport confidentiel. Les changements climatiques résultants perturbent déjà la production agricole. Un cultivateur local de pommes de terre explique que les fluctuations climatiques rendent le calendrier agricole imprévisible, forçant les agriculteurs à adapter constamment leurs pratiques pour éviter des pertes.
La direction régionale des mines, basée à Berberati, reconnaît les difficultés dans la réhabilitation environnementale malgré les sanctions appliquées par le passé aux entreprises fautives. Pendant ce temps, la forêt galerie de Sosso-Nakombo continue de se dégrader. Le chef de service des eaux et forêt appelle à une action concertée des ministères concernés pour protéger l’environnement, un appel qui reste sans réponse.
Cette disposition souligne l’urgence de mesures concrètes pour concilier exploitation minière et protection de l’environnement, afin de préserver les ressources naturelles vitales pour les communautés locales.
Centrafrique.org/deforestation-massive-la-course-folle-vers-la-ruine-ecologique-dans-les-villages-frontaliers-centrafricano-camerounais/un-trafiquant-de-bois/” rel=”attachment wp-att-75670″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Un-trafiquant-de-bois-203×450.jpg” alt=”Cette image montre un homme travaillant dans un environnement extérieur avec de la végétation dense en arrière-plan, probablement une forêt ou un bois. Il utilise une tronçonneuse pour couper une large planche de bois, et l’acte de scier produit un nuage de sciure rougeâtre. La planche de bois se trouve sur un tapis de sciure, indiquant que plusieurs coupes ont déjà été faites. Il y a quelques outils et un sac bleu éparpillés sur le sol. Le temps semble être ensoleillé et clair. L’homme est concentré sur sa tâche et porte des vêtements de travail, un pantalon et un gilet, mais il ne semble pas porter d’équipement de protection comme des lunettes ou un casque, ce qui est préoccupant pour sa sécurité.” width=”203″ height=”450″ />CopyrightCNC
À Liton, dans l’Ombella-Mpoko, la déforestation rapide transforme les collines en zones dévastées. Les habitants dénoncent cette destruction qui menace l’écosystème local et leur sécurité, causant des vents violents et la perte d’animaux sauvages.
Selon les constats faits dans cette localité proche de la capitale Bangui, , les collines situées derrière le village Liton présentent deux paysages différents. Au premier plan, à proximité des habitations, les herbes et plantes offrent une vue de savane. Plus loin, les arbres forment encore un paysage vert, mais les bruits de tronçonneuses au sommet signalent que la coupe des arbres se poursuit.
De nombreux habitants interrogés, comme Léon Sengambi, professeur de français au collège de Liton, expriment leur inquiétude face aux conséquences de la déforestation. Ils ont constaté des vents violents qui ont endommagé les toitures des écoles, des hôpitaux et des maisons, provoquant même des décès. Sengambi souligne également la perte de la faune locale, autrefois riche en sangliers et gorilles, désormais disparus en raison de la destruction de leur habitat.
Les spécialistes environnementaux, tels qu’Igor Gildas Tula-Kugadu, avertissent des dangers potentiels de cette déforestation. La destruction de la forêt sur la colline expose le village à des risques de glissements de terrain lors de fortes pluies, menaçant ainsi la sécurité des habitants. Ils appellent à une prise de conscience collective et à des efforts de reboisement pour stabiliser le sol et prévenir de futures catastrophes.
Malgré les initiatives des autorités centrafricaines pour promouvoir le reboisement lors de la Journée internationale de l’Arbre en avril 2022, la déforestation persiste. Les habitants de Liton continuent de dénoncer les coupes d’arbres et appellent à une action urgente pour protéger leur environnement.