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Gamboula accueille la 55e Conférence régionale des Églises évangéliques baptistes

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Gamboula accueille la 55e Conférence régionale des Églises évangéliques baptistes

 

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Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La 55e Conférence régionale des Églises évangéliques baptistes s’est tenue à l’Église évangélique baptiste de Gamboula 2, dans la Mambéré-Kadéï,  en région de l’Équateur, à l’ouest de la République centrafricaine. L’événement a rassemblé 473 participants venus des différentes églises.

 

Sous la houlette du pasteur René Zarde, ancien directeur de l’école de théologie de Gamboula, les participants ont médité sur le thème de la jalousie, développé à partir du livre de l’Exode, chapitre 4 verset 2. Cette thématique, ancrée dans les réalités quotidiennes des fidèles, a provoqué de nombreux échanges et réflexions sur les comportements humains et leurs conséquences sur la vie spirituelle et communautaire.

 

Le Dr Isac Elford, médecin suédois présent à la conférence, n’a pas caché sa satisfaction quant à l’organisation de l’événement. “La qualité des enseignements et l’engagement des participants témoignent de la vitalité des églises baptistes dans cette région”, a-t-il déclaré. Son appréciation rejoint celle du pasteur Pascal Samba, responsable de l’église hôte de Gamboula 2, qui s’est félicité de la forte mobilisation des fidèles.

 

Le succès de la conférence s’est également traduit sur le plan financier, avec une collecte totale dépassant les 4 millions de francs CFA (exactement 4 000 774 500 francs CFA). Le concours d’offrandes, moment fort de la rencontre, a révélé la générosité des communautés participantes. L’église de Gamboula 2 s’est particulièrement distinguée en arrivant en tête avec une contribution de 1 137 000 francs CFA, suivie par celle de Gamboula 1 qui a versé 732 300 francs CFA.

 

Cette mobilisation financière exceptionnelle permettra de soutenir les différents projets et actions menés par les églises évangéliques baptistes dans le pays, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’évangélisation.

 

La conférence a également été l’occasion de renforcer les liens entre les différentes communautés et de coordonner leurs actions futures. Les participants ont pu échanger sur leurs expériences respectives et partager leurs bonnes pratiques en matière d’organisation et d’animation de la vie ecclésiale.

 

À l’issue de la rencontre, il a été annoncé que la prochaine conférence régionale se tiendra à Dongo, marquant ainsi la volonté de faire circuler cet événement majeur dans les différentes localités de la région pour renforcer le dynamisme du réseau des églises évangéliques baptistes.

 

Cette 55e édition confirme la capacité des églises évangéliques baptistes de la Mambéré-Kadéï à mobiliser leurs fidèles autour de la parole biblique et à maintenir une dynamique spirituelle forte, malgré les défis auxquels la région peut être confrontée. Elle témoigne également de la vitalité du christianisme évangélique dans cette partie de la République centrafricaine, où les églises jouent un rôle important dans la vie sociale et spirituelle des communautés.

 

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Le grand banditisme en uniforme : quand des policiers de Bocaranga menottent des motos pour racketter leurs propriétaires

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Le grand banditisme en uniforme : quand des policiers de Bocaranga menottent des motos pour racketter leurs propriétaires

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Moto-immobilisee-a-Bocaranga-par-les-forces-de-police-450×338.jpg” alt=”Moto vue de dessus, immobilisée par la police à Bocaranga avec un guidon usé et un porte-bagages., illustrant l’article sur Le grand banditisme en uniforme : quand Des policiers de Bocaranga menottent des motos pour racketter leurs propriétaires” width=”450″ height=”338″ />
Moto saisie illégalement par la police de Bocaranga – copy@Cnc

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

À Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, les forces de l’ordre s’adonnent désormais à des pratiques qui défient l’entendement. Le vendredi 8 novembre dernier, des policiers ont posé un acte inédit dans l’histoire du monde: menotter des motos en stationnement sur un parking privé pour extorquer de l’argent aux propriétaires.

 

Des méthodes des policiers de Bocaranga  dignes du grand banditisme.

 

La scène se déroule sous un hangar construit par l’ONG IRC, initialement destiné aux activités commerciales mais actuellement inutilisé. Deux commerçants y garent leurs motos, un geste banal qui va se transformer en cauchemar. Vers 10 heures, des agents de police débarquent et, dans un acte surréaliste et digne des grands bandits du monde, menottent deux motos stationnées sur un parking privé. Leur exigence : 5 000 francs par moto pour leur “libération”, soit un total de 10 000 francs.

 

“Les propriétaires doivent négocier avec la police pour récupérer leurs propres biens. C’est du racket organisé en plein jour”, dénonce un témoin des faits qui préfère garder l’anonymat. « Je n’avais jamais vu ça de ma vie. Des menottes sur des motos ! C’est du jamais vu », ajoute-t-il.

Les policiers, auteurs de ce geste criminel, interrogés par la rédaction du CNC, justifient cette action par une prétendue infraction au code de stationnement. Pourtant, aucun texte légal n’autorise une telle pratique.

 

Vue rapprochée d’une moto menottée par les policiers à Bocaranga. On observe le guidon et le porte-bagages de la moto., illustrant l'article sur Le grand banditisme en uniforme : quand Des policiers de Bocaranga menottent des motos pour racketter leurs propriétaires
Moto menottée par les policiers de Bocaranga – copy@Cnc

 

Une extorsion digne de la mafia colombienne à Bocaranga.

 

Cette histoire rocambolesque des motos menottées n’est que la partie émergée d’un système bien rodé d’extorsion. Chaque vendredi, jour de marché, les policiers se déploient stratégiquement dans la ville pour collecter leur “dîme” auprès des commerçants. Une source locale rapporte : “Ils sont postés partout – dans les marchés, aux entrées de la ville, le long des routes. Personne n’échappe à leur filet.”

 

Les commerçants de Bocaranga, principales victimes.

 

Si tous les habitants de Bocaranga subissent ces pratiques, les commerçants constituent les cibles privilégiées. Les vendeurs ambulants, les boutiquiers et particulièrement les marchands du secteur informel paient un lourd tribut. Les commerçants musulmans, notamment les éleveurs Peuls, semblent particulièrement visés en raison de leur dynamisme commercial.

 

« Nous payons plusieurs fois par jour de l’argent aux policiers. Et je me demande si les gendarmes qui sont là leur travail est quoi? Ils ne nous dérangent même pas. À chaque point de passages, les policiers de Bocaranga trouvent une nouvelle raison de nous exiger de l’argent », témoigne Ibrahim, un commerçant ambulant. Les éleveurs transhumants subissent également une pression constante lors de leurs déplacements.

Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos Bocaranga : la chasse aux musulmans par une police hors de contrôle prend de l’ampleur
deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos – Bocaranga : la chasse aux musulmans par une police hors de contrôle prend de l’ampleur

 

Un semblant de légalité.

 

La mairie tente de justifier ces agissements en invoquant une politique de gestion du stationnement. Elle a mis en place un parking officiel où les usagers doivent s’acquitter de 100 francs par véhicule. Mais plutôt que d’orienter simplement les contrevenants vers ce parking municipal, les policiers préfèrent transformer l’infraction présumée en opportunité d’enrichissement personnel.

 

Un État défaillant.

 

Cette situation révèle l’ampleur de la déliquescence de l’État centrafricain. Comment des agents censés protéger la population peuvent-ils se transformer en rançonneurs ? Des grands mafieux ? Qui supervise ces policiers ? Leurs supérieurs à Bangui sont-ils informés de ces dérives ? Ces questions restent sans réponse.

 

“On se demande si ces policiers ont reçu une formation ou s’ils ont été ramassés dans la rue quelque part “, s’indigne un chef de quartier de Bocaranga. Cette remarque pose la question du recrutement et de la formation des forces de l’ordre au pays de Boganda.

 

Des conséquences économiques désastreuses.

 

Ces pratiques affectent gravement l’économie locale. De nombreux commerçants réduisent leurs activités ou quittent la ville, créant une pénurie artificielle et une augmentation des prix de certains produits.

 

«  Avec une telle pratique des policiers, les prix augmentent car les commerçants répercutent ces taxes illégales sur leurs marchandises. C’est le consommateur final qui paie », explique Marie Boui, une mère de famille à Bocaranga.

 

L’urgence d’une réforme.

 

Face à cette situation, une réforme profonde du commissariat de Bocaranga devient urgente. Les citoyens réclament :

– La mise en place d’un système de contrôle strict des pratiques policières

– Des sanctions exemplaires contre les agents impliqués dans ces extorsions

– Une formation continue des forces de l’ordre sur l’éthique et la déontologie

 

Sans une intervention rapide des autorités centrales, Bocaranga risque de voir son tissu économique et social gravement affecté par ces pratiques prédatrices qui minent la confiance entre la population et ses forces de l’ordre.

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Centrafrique : Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts 

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Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province-450×395.jpg” alt=”Centrafrique : Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts” width=”450″ height=”395″ />
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Des affrontements particulièrement violents ont éclaté le 14 novembre dans les environs de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, entre les mercenaires russes du groupe Wagner accompagnés des “Russes noirs” d’une part, et des éléments de l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) membres de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) d’autre part. Le bilan est lourd : un mercenaire russe tué et trois autres grièvement blessés dans les rangs de Wagner, ainsi qu’un “Russe noir” mort et un autre blessé.

 

Les “Russes noirs”, appellation donnée aux ex-rebelles centrafricains ayant déposé les armes puis formés par les mercenaires russes pour les épauler dans leurs opérations, constituent désormais une force supplétive importante aux côtés du groupe Wagner. Cette collaboration reste néanmoins marquée par de lourdes pertes, comme en témoigne ce nouvel incident.

 

Cette opération de ratissage d’envergure avait été déclenchée suite à une série d’attaques attribuées aux rebelles de la CPC-F sur l’axe Bambari. Le 12 novembre, un camion avait été incendié à quelques kilomètres de la ville. Deux jours plus tôt, un policier avait été tué et un autre porté disparu sur le même axe routier, démontrant la dégradation continue de la situation sécuritaire dans cette zone stratégique.

Centrafrique : Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts
ecusson Wagner ti azandé

 

Les mercenaires russes et les “Russes noirs” ont engagé une progression dans la brousse près du village de Gbenga, situé à 35 kilomètres de Bambari sur l’axe menant à Ippy. Mais les rebelles de l’UPC, manifestement bien renseignés sur les mouvements de leurs adversaires, avaient préparé une embuscade en se positionnant en nombre. L’affrontement qui s’en est suivi a tourné à l’avantage des assaillants.

 

Le traitement réservé aux victimes démontre les pratiques différenciées entre Wagner et leurs auxiliaires centrafricains. Le corps du “Russe noir” tué au combat a été ramené à Bambari où il a été inhumé près du marché à bétail, tandis que son camarade blessé a été admis à l’hôpital de la ville. En revanche, les mercenaires russes blessés et tué ont été immédiatement évacués par hélicoptère vers Bangui, le groupe Wagner cherchant systématiquement à dissimuler ses pertes aux yeux de la population.

 

Cette politique du secret s’étend jusqu’au traitement des dépouilles. Les mercenaires russes tués en RCA ne sont plus rapatriés vers leur pays d’origine mais enterrés discrètement à Bangui, dans des cimetières dont l’emplacement reste confidentiel. Une pratique qui tranche avec la transparence exigée des forces régulières et qui alimente les interrogations sur le nombre réel de victimes dans les rangs de Wagner.

 

Centrafrique : Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts
le général Kiri de l’UPC , devenu un russe noir de Bambari

 

Ces nouveaux affrontements meurtriers démontrent la persistance des défis sécuritaires dans la préfecture de la Ouaka, malgré la présence massive des forces russes. Ils mettent également en lumière la résilience des groupes rebelles de la CPC, capables de mener des opérations coordonnées et efficaces contre des adversaires techniquement supérieurs.

 

La mort d’un mercenaire Wagner et les blessures infligées à trois autres constituent un revers significatif pour le groupe paramilitaire russe, déjà éprouvé par de précédentes pertes face aux rebelles de la CPC sur les montagnes de Ngaoukala, dans la préfecture de Lim-Pendé. Quant aux “Russes noirs”, la mort de l’un des leurs rappelle les risques inhérents à leur engagement aux côtés du groupe Wagner.

 

Cette situation volatile risque de compliquer davantage les efforts de stabilisation dans une région déjà marquée par des années de conflit. Elle pose également la question de l’efficacité de la stratégie militaire actuelle, largement dépendante des mercenaires russes et de leurs auxiliaires centrafricains, dans un contexte où les groupes rebelles démontrent leur capacité à s’adapter et à résister.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Doungous Assane Algor Boris, un Daniel Nzéwé en miniature, a été pris en flagrant délit par les forces de l’ordre  

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Doungous Assane Algor Boris, un Daniel Nzéwé en miniature, a été pris en flagrant délit par les forces de l’ordre  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Celui-qui-a-imite-la-signature-du-PM-Felix-Moloua-253×450.jpg” alt=”Doungous Assane Algor Boris, un Daniel Nzéwé en miniature, a été pris en flagrant délit par les forces de l’ordre” width=”253″ height=”450″ />
Monsieur Doungous Assane Algor Boris, le présumé faussaire pris en flagrant délit

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle affaire de falsification de documents officiels vient d’être découverte à Bangui, dévoilant l’ampleur si préoccupante du phénomène des faux en écriture publique en République centrafricaine. Cette fois-ci, c’est une tentative d’escroquerie visant l’ONG World Vision qui a été déjouée par les Forces de l’ordre, et l’auteur, Doungous Assane Algor Boris, a été interpellé.

 

Un réseau structuré de faussaires

 

Au cœur de cette criminalité organisée se trouve Daniel Nzéwé, un grand mafieux et “grand faussaire de Bangui”. Membre du parti présidentiel MCU, il est à l’origine de falsification et imitation des signatures de plusieurs hauts responsables, notamment celle du directeur du cabinet de la présidence, permettant ainsi d’escroquer plus de 3 milliards de francs CFA à des investisseurs étrangers. Bien qu’arrêté récemment par la section de recherche et d’investigation de la Gendarmerie, il a été libéré sur décision présidentielle, illustrant selon certains observateurs une “consécration de l’impunité”.

 

L’arrestation de Doungous Assane Algor Boris

 

Dans le sillage de la libération très contestée de Daniel Nzéwé de la SRI, une nouvelle affaire vient d’éclater impliquant la falsification d’un document attribué au Premier ministre.

En effet, vendredi matin, les forces de l’ordre ont appréhendé Doungous Assane Algor Boris, père de quatre enfants, au terme d’une opération minutieusement préparée

. Depuis plusieurs semaines, le suspect adressait des correspondances à diverses organisations internationales, notamment World Vision et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en imitant la signature et le cachet du Premier ministre pour solliciter son recrutement comme comptable.

 

Le stratagème de Doungous Assane Algor Boris  a été découvert lorsque World Vision a contacté le cabinet du Premier ministre pour vérification. La réponse de l’ONG, datée du 11 novembre 2024, rappelle que leurs processus de recrutement suivent des procédures transparentes et équitables, excluant toute intervention extérieure. Grace à la correspondance de l’ONG au cabinet du premier ministre Félix Moloua, le Colonel Ministre conseiller Défense et Sécurité à la Primature s’est personnellement déplacer sur le lieu et charger de l’affaire. Une stratégie a été mise en place : le suspect Doungous Assane Algor Boris  a été contacté par téléphone sous prétexte que son dossier avait été retenu et qu’il devait se présenter pour un entretien. C’est lors de cette prétendue convocation qu’il a été interpellé.

 

La multiplication des usurpations d’identité

 

L’affaire Doungous Assane Algor Boris  n’est pas l’unique cas de la fausseté dans le pays. Un récent incident a particulièrement marqué les esprits : l’arrestation d’un faux douanier au marché Gobongo qui, revêtu d’un uniforme complet avec képi et galons, sillonnait les marchés de Bangui pour extorquer de l’argent aux commerçants et boutiquiers. Cette usurpation d’identité témoigne de l’audace croissante des escrocs et de la fragilisation de l’autorité de l’État.

 

Dans un autre cas troublant, un individu s’est emparé de l’uniforme de police de son oncle pour commettre des cambriolages. Son arrestation a eu lieu dans des circonstances rocambolesques : surpris par des enfants alors qu’il fouillait une chambre, il a été appréhendé grâce à l’intervention des voisins alertés par les cris. Lors de son interrogatoire, il a avoué avoir utilisé l’uniforme pour faciliter ses activités criminelles, comptant sur l’autorité que confère la tenue policière pour éviter les soupçons.

 

Ces incidents révèlent une tendance inquiétante à l’usurpation des symboles de l’autorité publique, fragilisant la confiance des citoyens envers les forces de l’ordre et compliquant le travail des véritables agents de l’État. Ils soulignent également la nécessité d’un contrôle plus strict des uniformes et insignes officiels.

 

Une infiltration des institutions

 

Plus inquiétant encore, le phénomène semble avoir infiltré les plus hautes sphères de l’État. Selon diverses sources, plusieurs hauts responsables seraient impliqués dans ces pratiques frauduleuses, notamment :

– Le chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, Daniel Nzéwé

– Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, en plus d’être un chef milicien armé, il a également fait le faux diplôme

– Le conseiller diplomatique à la présidence

– La ministre des Affaires étrangères

 

Impact sur la gouvernance et la sécurité

 

Cette prolifération de faux documents et d’usurpations d’identité pose de sérieux problèmes :

– Perte de confiance dans les institutions

– Risques pour la sécurité nationale

– Atteinte à la crédibilité internationale du pays

– Entrave au développement économique

– Déstabilisation des relations avec les partenaires internationaux

 

Des questions sur l’enquête en cours

 

L’arrestation de Doungous Assane Algor Boris pose plusieurs questions. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer s’il a agi seul ou s’il fait partie du réseau de Daniel Nzéwé. La possibilité que son nom ait été utilisé à son insu par d’autres faussaires est également étudiée.

 

Nécessité d’une réponse institutionnelle

 

Face à l’ampleur du phénomène, une réponse institutionnelle forte semble nécessaire. Cela pourrait inclure :

– Le renforcement des systèmes de vérification des documents

– La mise en place de sanctions plus sévères

– L’amélioration de la collaboration entre services de sécurité

– La création d’une unité spécialisée dans la lutte contre les faux documents

 

La recrudescence des cas de faux en écriture publique en République centrafricaine révèle une crise profonde de l’autorité de l’État. L’impunité dont semblent bénéficier certains faussaires, notamment lorsqu’ils sont liés au pouvoir, complique la lutte contre ce fléau. Une action déterminée et coordonnée apparaît aujourd’hui indispensable pour préserver l’intégrité des institutions et la confiance des partenaires internationaux.

 

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La milice de Touadéra, à sa tête Jackson Mazette,  frappe encore : un ancien député agressé en plein Bangui

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La milice de Touadéra, à sa tête Jackson Mazette,  frappe encore : un ancien député agressé en plein Bangui

 

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Monsieur Jackson Mazette

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La République centrafricaine bascule un peu plus dans l’autoritarisme. Après avoir verrouillé le cadre constitutionnel pour se maintenir au pouvoir, le président Touadéra déploie désormais ses milices dans les rues de Bangui. Au cœur de leur stratégie : le démantèlement méthodique du MLPC, dernier parti d’opposition structuré du pays. Une descente particulièrement violente de la milice de Touadéra  vient d’en donner une nouvelle démonstration.

 

À la tête de cette milice de Touadéra  improvisée, Jackson Mazette, un ancien instituteur dont la santé mentale pose des interrogations après un récent internement psychiatrique. Accompagné de ses acolytes Deganendji et Gonedere, il a semé la terreur à la place Marabena vers 13 heures.

 

Une descente instrumentée de la milice de Touadéra

 

“Vous n’avez plus à payer vos loyers au MLPC jusqu’à nouvel ordre”, ont-ils intimé aux kiosquiers sur la place Marabena sous la menace “de tout brûler”. Un ultimatum qui traduit une volonté manifeste de saborder les finances du principal parti d’opposition. Plus révoltant encore, ces hommes de main ont brutalement agressé l’honorable Clément Nobona, ancien député du MLPC de Kabo, lui arrachant son téléphone et le blessant à la main, tout en scandant des slogans anti-Ziguelé.

 

“Ce qui se passe aujourd’hui n’est que la partie visible d’un plan machiavélique visant à démanteler toute opposition structurée avant 2025”, analyse un observateur politique sous couvert d’anonymat. “La nouvelle Constitution donne déjà les pleins pouvoirs à Touadéra. Maintenant, il s’agit d’éliminer les derniers obstacles à son projet monarchique”.

 

Une justice aux ordres

 

La passivité des forces de l’ordre face à ces exactions de la milice de Touadéra  est symptomatique. Malgré la gravité des faits – agression d’un ancien parlementaire, menaces de destruction de biens – la police s’est contentée d’une intervention de façade, demandant poliment aux assaillants de quitter les lieux “en attendant une décision de justice“.

 

“Cette référence à une prétendue procédure judiciaire est une mascarade“, dénonce un avocat centrafricain proche de l’opposition. “Les dissidents prétendent avoir destitué Martin Ziguelé depuis deux ans, puis annoncent sa suspension. C’est juridiquement absurde, mais la justice, sous contrôle du pouvoir, laisse faire“.

 

Un pouvoir en roue libre avec la milice de Touadéra

 

La crise au sein du MLPC revêt une dimension particulièrement inquiétante dans le contexte politique actuel. Depuis la promulgation de la nouvelle Constitution le 30 août 2023, qui supprime la limitation des mandats présidentiels, le régime Touadéra affiche ouvertement ses ambitions autocratiques.

 

Baba Kongoboro a méthodiquement détruit tous les contre-pouvoirs”, explique un ancien ministre. “Il a d’abord neutralisé l’Assemblée nationale, puis mis la justice au pas. Aujourd’hui, il s’attaque aux partis politiques en utilisant des individus psychologiquement fragiles comme Mazette.”

 

Un État mafieux aux ordre de la milice de Touadéra

 

La stratégie employée rappelle les méthodes des États mafieux : infiltration des organisations, création de divisions internes, instrumentalisation de personnes vulnérables, usage de la violence. Le MCU, parti présidentiel, fournirait même des militants pour grossir les rangs des prétendus dissidents du MLPC.

 

Cette dérive autoritaire inquiète plus d’un dans le pays. “La RCA s’enfonce directement dans une dictature sanglant “, alerte un leader de société civile centrafricaine. “Le président Touadéra utilise maintenant des méthodes dignes des pires régimes pour faire taire toute voix dissidente”.

 

Martin Ziguelé , cible principale de ces manœuvres, paie son passage dans l’opposition après avoir été un allié de Touadéra entre 2015 – 2020. Le MLPC, plus grand parti du pays avec une implantation nationale solide, représente le dernier rempart face aux velléités monarchiques du président.

 

Dans ce contexte explosif, l’agression de l’honorable Nobona pourrait marquer un dangereux précédent. Si la violence politique devient la norme, c’est tout l’édifice démocratique centrafricain, déjà fragilisé, qui risque de s’effondrer. La communauté internationale saura-t-elle réagir avant qu’il ne soit trop tard ?

 

Par Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

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Stade 20.000 places : quand Touadera passe à la diplomatie mafieuse avec la CAF

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Stade 20.000 places : quand Touadera passe à la diplomatie mafieuse avec la CAF

 

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Touadera dans le stade 20.000 places à Bangui le 12 novembre 2024

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le président Touadera alias Baba Kongoboro vient d’adresser une invitation au président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Dr. Patrice Motsepe, dans une tentative désespérée de faire lever la suspension du stade 20.000 places de Bangui à traverse une diplomatie mafieuse. Cette démarche diplomatique cache un scandale financier et une gestion calamiteuse qui ont transformé l’unique stade international du pays en une infrastructure délabrée et risqué.

 

Une réhabilitation fantôme aux allures de farce

 

Le décaissement de 400 millions de francs CFA pour la réhabilitation du stade 20.000 places par le Président Kongoboro s’apparente à une opération opaque aux multiples zones d’ombre. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, plutôt que de procéder à un appel d’offres transparent, a opté pour une méthode déconcertante : la création d’entreprises fictives, court-circuitant ainsi toute possibilité d’une rénovation professionnelle. Les trois entreprises légitimes initialement engagées, malgré leur affiliation au parti au pouvoir, ont dû abandonner les travaux, privées des financements promis.

 

Héritier Doneng, un ministre-entrepreneur aux méthodes douteuses

 

Le spectacle devient surréaliste lorsque le ministre Héritier Doneng lui-même endosse le rôle d’entrepreneur. Vêtu d’un jogging sale, il supervise personnellement dès 6 heures du matin des travaux approximatifs, récupérant des matériaux auprès des commerçants libanais au nom du Président Kongoboro . Cette métamorphose d’un chef de milice en maître d’œuvre improvisé démontre le degré d’amateurisme atteint dans la gestion des affaires publiques.

 

Des standards techniques bafoués : Touadera tente de cautionner ses bêtises

 

La CAF, gardienne des normes internationales du sport, ne pouvait que rejeter cette mascarade. Le gazon instable, les pistes d’athlétisme dépouillées de leur revêtement spécial au profit d’une simple couche de peinture sur béton, la transformation des installations sanitaires en bureaux : autant d’exemples d’une rénovation bâclée mettant en péril la sécurité même des sportifs.

 

La diplomatie de la mafia

 

L’invitation du président de la CAF Patrice Motsepe  dévoile une stratégie peu subtile : tenter d’obtenir par la diplomatie mafieuse ce que la compétence technique n’a pu réaliser. Cette approche, caractéristique d’une gouvernance privilégiant les arrangements au détriment de l’excellence, pose question sur la capacité du régime à gérer le patrimoine national.

 

La déchéance du stade 20.000 places reflète une réalité plus large : celle d’un État où l’improvisation et les pratiques douteuses remplacent la gestion rigoureuse des infrastructures publiques. L’avenir du sport centrafricain mérite mieux que ces manœuvres qui discréditent le pays sur la scène internationale. La réhabilitation véritable de cette infrastructure essentielle nécessite une approche professionnelle, transparente et respectueuse des standards internationaux. L’heure n’est plus aux artifices diplomatiques mais à une prise de conscience urgente de la gravité de la situation.

 

Dr. Alain Nzilo

Directeur de Publications

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HUMILIATION NATIONALE : Les mercenaires russes broient le moral des FACA

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HUMILIATION NATIONALE : Les Mercenaires russes broient le moral des FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Wagner-depart-premier-450×427.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, illustrant l’article sur le moral des FACA” width=”450″ height=”427″ />
Les mercenaires russes du groupe Wagner ici au camp de Roux à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

“Ils nous traitent comme des chiens. Devant nos hommes, ils nous giflent, nous forcent à faire des pompes dans la boue. Nous sommes des officiers centrafricains, pas leurs esclaves.” Le capitaine Sylvère, la voix tremblante de colère, témoigne de son calvaire quotidien sous le joug des mercenaires russes de Wagner.

 

Une enquête exclusive de la rédaction du journal Corbeaunews-Centrafrique, menée pendant trois mois auprès des Forces Armées Centrafricaines (FACA), révèle l’ampleur des humiliations infligées à l’armée nationale par les “forces bilatérales russes”. Des témoignages accablants et des documents confidentiels dessinent le portrait d’une armée brisée par ses supposés alliés. Le moral des FACA est au plus bas.

 

À Bouar, un lieutenant-colonel récemment rapatrié à Bangui raconte : “J’ai vu un mercenaire russe uriner sur les bottes d’un de mes officiers qui avait osé contester un ordre. Personne n’a bronché. Que pouvions-nous faire ? Ils ont le soutien total du pouvoir qui ne cesse de briser le moral des FACA “.

 

Les femmes soldats sont particulièrement visées. En décembre 2023, l’état-major a discrètement ordonné le retour à Bangui de toutes les femmes FACA déployées en province. “C’était devenu intenable”, confie une lieutenante. “Les agressions sexuelles se multipliaient. Les Wagner considèrent les femmes militaires comme leur propriété“. Ce qui joue grave sur le moral des FACA féminin.

 

Un rapport interne, obtenu par notre rédaction, détaille les incidents survenus en 2023 : 77 cas d’agressions physiques contre des officiers FACA, 53 cas d’humiliation publique, 68 cas de détention arbitraire. “Et ce ne sont que les cas officiellement rapportés”, précise notre source à l’état-major. “La plupart des victimes préfèrent se taire, confirmant la baisse du moral des FACA  “.

 

Dans les zones d’opération, les Wagner ont totalement usurpé le commandement. “Ils donnent des ordres directement à nos soldats, sans passer par la chaîne hiérarchique”, dénonce un colonel. “Quand nous protestons, ils menacent de nous dénoncer comme des traîtres à Bangui“.

 

Plus inquiétant encore, les mercenaires russes ont mis en place un système d’informateurs au sein des FACA. “Ils recrutent des soldats pour espionner leurs propres officiers”, révèle un commandant de zone. “La délation est récompensée par des primes. La confiance est totalement brisée dans nos rangs. Ce qui joue sur le moral des FACA  “.

 

L’état-major reste étrangement silencieux face à ces abus. “Ils ont peur”, explique un général récemment mis à la retraite. “Le pouvoir a donné carte blanche aux Wagner. Protester, c’est risquer d’être accusé de trahison“.

 

Cette politique d’humiliation systématique produit déjà ses effets dévastateurs. Les désertions se multiplient, notamment parmi les officiers expérimentés. “Personne ne veut commander dans ces conditions. Les officiers préfèrent partir comme attaché de défense dans des ambassades que de rester dans ce pays perdu  aux mains de Moscou”, confie un capitaine. “Nous perdons nos meilleurs éléments dans cette campagne de la destruction du moral des FACA “.

 

À Bangui, les familles des militaires sont révoltées. “Mon mari était un officier respecté”, témoigne l’épouse d’un commandant. “Aujourd’hui, il rentre à la maison brisé psychologiquement. Les Wagner ont détruit sa dignité“.

 

Le Dr. Paul Saramalé, psychiatre spécialisé dans les traumatismes militaires, alerte : “Nous créons les conditions d’une explosion. Une armée humiliée finit toujours par se révolter. C’est une question de temps“.

 

Pendant ce temps, le pouvoir continue de présenter la coopération avec les mercenaires russes comme un succès. Une success story qui se construit sur l’humiliation quotidienne de l’armée nationale centrafricaine.

 

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La mafia du gaz en Centrafrique : TRADEX dénonce un système d’exclusion calculé

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La mafia du gaz en Centrafrique : TRADEX dénonce un système d’exclusion calculé

 

Le station service du Tradex, illustrant l'article sur La mafia du gaz en Centrafrique : TRADEX dénonce un système d'exclusion calculé
Le station service du Tradex à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La gestion opaque du secteur gazier en République centrafricaine vient d’être brutalement exposée au grand jour. Une correspondance de TRADEX RCA, datée du 30 octobre 2024, révèle les graves dysfonctionnements qui paralysent le secteur de la distribution du gaz domestique dans le pays.

 

Une exclusivité qui asphyxie le marché du gaz en Centrafrique

 

TRADEX RCA, une entreprise majeure du secteur du gaz en Centrafrique, a dû suspendre ses activités de distribution de gaz domestique depuis près d’un an. Cette interruption découle directement de la décision gouvernementale d’accorder l’exclusivité des importations à NEPTUNE Oil SA au dernier semestre 2023.

 

Dans sa lettre datée du 30 octobre 2024, le directeur général de TRADEX RCA, Florian MBANGUE, expose une situation paradoxale. Malgré la disponibilité du gaz dans les stocks de la SOCASP et l’existence d’une structure de prix établie par le ministère, toutes les tentatives d’approvisionnement auprès de NEPTUNE Oil SA restent vaines.

 

Un deux poids, deux mesures

 

Le cas du marché de gaz en Centrafrique  devient plus complexe avec l’entrée en scène de SOLARIS ENERGY. Cette société procède librement à des importations de gaz domestique, commercialisant des bouteilles de 12,5 kg sur le marché du gaz en Centrafrique  . Cette situation crée une distorsion évidente dans le secteur, laissant TRADEX RCA dans une position délicate.

 

Un impact économique considérable

 

Cette situation a des répercussions importantes :

– Les investissements réalisés par TRADEX RCA sont menacés

– Les emplois du secteur sont en danger

– Les recettes fiscales de l’État diminuent

– L’approvisionnement en gaz domestique devient incertain

 

« Cette organisation du marché du gaz en Centrafrique  pénalise non seulement les entreprises mais aussi les consommateurs » . déclare un observateur du secteur énergétique centrafricain.

 

Une demande légitime

 

Pour préserver ses activités, TRADEX RCA sollicite une autorisation exceptionnelle d’importation du gaz domestique. Cette requête vise à maintenir les emplois dans le secteur et à garantir les recettes fiscales de l’État.

 

La réponse du ministre de l’Énergie à cette demande pourrait déterminer l’avenir du marché du gaz en Centrafrique. Les pratiques actuelles de gestion du secteur énergétique méritent une attention particulière, d’autant plus que le FMI a récemment pointé du doigt certaines insuffisances dans ce domaine.

 

Cette situation pose la question fondamentale de l’équité dans le traitement des acteurs économiques et de la transparence dans la gestion des ressources énergétiques en République centrafricaine.

 

La population centrafricaine, première concernée par cette situation, attend des réponses claires sur l’organisation du marché du gaz domestique. L’enjeu est crucial : garantir un approvisionnement stable et équitable en gaz domestique tout en préservant les intérêts économiques nationaux.

 

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Sikikede : Un Cri pour la Justice et l’Égalité dans la Préfecture de la Vakaga

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Sikikede : Un Cri pour la Justice et l’Égalité dans la Préfecture de la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lecture-du-memorandum-des-habitants-de-Sikikede-reclamant-leur-autonomie-administrative-450×237.jpg” alt=”Sikikede : Un Cri pour la Justice et l’Égalité dans la Préfecture de la Vakaga” width=”450″ height=”237″ />
Un leader communautaire présente les revendications de la population de Sikikédé (Ndah) pour la création d’une nouvelle sous-préfecture autonome de Sikikédé, dans la Vakaga.

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Sikikede, communément appelé Ndah, une localité d’environ 52 000 habitants située dans la préfecture de la Vakaga, une mobilisation historique a eu lieu le 9 novembre dernier. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour exprimer leur mécontentement face à une longue série d’injustices et d’abandons subis par la population. Cet événement symbolise une prise de position forte des habitants, réclamant leur reconnaissance administrative en tant que sous-préfecture pour accéder enfin à des services de base et à une sécurité longtemps ignorée.

 

Lors de la conférence de presse tenue à Bangui le 14 novembre 2024, cinq jours après la marche pacifique, les porte-paroles de Sikikede ont souligné l’importance de cette mobilisation. Ils ont rappelé que les habitants demandent la reconnaissance de leur localité comme sous-préfecture, ce qui, selon eux, permettrait de rétablir une connexion essentielle avec l’État pour le développement et la sécurité de la localité.

 

Les résidents de Sikikede, majoritairement issus des ethnies Rounga, Sara et Goula, dénoncent un retard de développement alarmant dans leur zone , conséquence de décennies de marginalisation. Sans infrastructures de santé, d’éducation et d’accès à l’eau potable, la localité souffre d’un manque criant de services sociaux de base, pourtant essentiels pour toute communauté. Selon eux, jusqu’en 2023, les forces de sécurité étaient absentes, laissant le terrain aux bandes armées et à l’insécurité constante.

 

Au cours de cette conférence de presse, les intervenants ont également dénoncé l’exclusion politique ressentie lors des élections de 2015 et 2020, où les habitants se sont sentis écartés du processus démocratique. Ils accusent des élites, originaires de la région mais résidant à Bangui, de propager des informations fausses et de bloquer les initiatives nationales pour maintenir Sikikede dans la pauvreté et l’isolement.

 

Aujourd’hui, les habitants de Sikikede réclament la fin de cette injustice. Leur demande principale : élever leur localité au statut de sous-préfecture. Pour eux, cette reconnaissance administrative serait un premier pas pour établir une véritable connexion avec l’État, qui permettrait d’enclencher des projets de développement et d’apporter les ressources nécessaires pour améliorer leurs conditions de vie. Ils aspirent à vivre dans la paix, la sécurité et la dignité, sans la tutelle d’une commune éloignée.

 

La mobilisation du 9 novembre à Sikikede, suivie de cette conférence de presse à Bangui, n’est pas simplement une revendication administrative ; c’est un appel profond pour la justice et l’équité. La population, résiliente malgré les difficultés, montre sa détermination à faire entendre sa voix pour obtenir des droits fondamentaux.

 

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Problème de tables-bancs, manque d’enseignants qualifiés, documents pédagogiques obsolètes : l’école mixte de Nandobo fait face à de nombreux défis

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Problème de tables-bancs, manque d’enseignants qualifiés, documents pédagogiques obsolètes : l’école mixte de Nandobo fait face à de nombreux défis

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua-450×276.jpg” alt=”Problème de tables-bancs, manque d’enseignants qualifiés, documents pédagogiques obsolètes : l’école mixte de Nandobo fait face à de nombreux défis, illustrant eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua L’École Primaire de Baboua Débordée par le Manque d’Enseignants” width=”450″ height=”276″ />
Les élèves dans la cour de l’école de Baboua, au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le directeur de l’école mixte de Nandobo, M. Magloire Bezi Mabessimo, révèle les difficultés auxquelles fait face son établissement dans la commune de Haute-Batouri, Mambéré-Kadéi.

 

Avec 1039 élèves inscrits cette année scolaire 2024 – 2025, l’école connaît une hausse des effectifs, notamment grâce à une meilleure sensibilisation des parents à l’importance de la scolarisation. Cependant, plusieurs problèmes persistent.

 

L’établissement manque cruellement d’équipements, notamment de tables-bancs : “Les enfants se reçoivent souvent par terre”, déplore le directeur. Le manque d’enseignants qualifiés est également criant, l’école devant recourir à six maîtres-parents pour assurer les cours.

 

Le paiement des frais de scolarité reste problématique pour de nombreux parents qui peinent à régler les frais MASCA et MPI (rémunération des maîtres-parents). L’établissement reçoit néanmoins quelques soutiens, notamment de l’NRC et de l’UNICEF qui fournissent des kits scolaires.

 

Point positif : la scolarisation des filles progresse et l’école obtient de bons résultats aux examens avec 76,5% de réussite au concours d’entrée en 6ème l’an dernier. Les documents pédagogiques obsolètes constituent cependant un frein supplémentaire aux apprentissages.

 

Malgré ces obstacles, M. Bezi Mabessimo salue la bonne collaboration avec les parents d’élèves et le bureau de l’APE pour faire fonctionner au mieux l’établissement.

 

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Crime odieux à Bria : un gardien égorgé, la boutique totalement pillée

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Crime odieux à Bria : un gardien égorgé, la boutique totalement pillée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Des-boutiques-au-niveau-de-marche-central-de-Bria.-Route-principale-de-la-ville-450×338.jpg” alt=”Crime odieux à Bria : un gardien égorgé, la boutique totalement pillée” width=”450″ height=”338″ />
Bria, une ville noyée dans la boue : Les commerçants sur la rue principale résistent malgré les conditions précaires. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le cauchemar sécuritaire qui gangrène la Haute-Kotto a franchi un nouveau cap dans l’horreur. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un gardien de boutique du nom de Ramane a été sauvagement égorgé à Bria par des bandits armés qui ont ensuite pillé l’établissement qu’il protégeait.

 

Bria : des méthodes de plus en plus barbares

 

L’exécution délibérée de Ramane, simple gardien qui assurait la sécurité d’une boutique de commerçant Moktar dans le centre de Bria, marque une escalade inquiétante dans les modes opératoires des criminels.

« Même s’ils voulaient voler, ils auraient pu simplement le maîtriser et le relâcher ensuite. Pourquoi cette barbarie gratuite ? », s’interroge un habitant sous couvert d’anonymat. Ce meurtre ritualisé porte la signature d’individus déterminés à ne laisser aucun témoin derrière eux.

 

Une planification minutieuse qui interroge beaucoup à Bria

 

Selon plusieurs sources locales, cette attaque présente tous les signes d’une opération soigneusement préparée. « Les assaillants connaissaient probablement leur victime et ne voulaient pas risquer d’être dénoncés par la suite », analyse un responsable sécuritaire qui requiert l’anonymat. Cette proximité entre criminels et victimes démontre la déliquescence du tissu social à Bria , une ville où la violence est devenue endémique.

 

L’échec patent des autorités

 

Ce énième crime odieux à Bria  dévoile une fois de plus l’incapacité des autorités à sécuriser la ville de Bria et sa région. Malgré les promesses répétées de restaurer l’ordre, les habitants restent livrés à eux-mêmes face à des bandes criminelles qui opèrent en toute impunité. L’absence de poursuites judiciaires et d’enquêtes sérieuses ne fait qu’encourager ce cycle infernal de violences.

 

La population de Bria, sous le choc de cet assassinat brutal, attend des actes concrets plutôt que des condamnations de pure forme. Sans une réponse ferme de l’État et un véritable plan de sécurisation, la ville risque de sombrer encore davantage dans la spirale de la violence. Le martyre de Ramane ne doit pas rester impuni.

 

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Le procès de Ndélé 1 à la CPS : entre contestations et plaidoiries pour l’acquittement

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Le procès de Ndélé 1 à la CPS : entre contestations et plaidoiries pour l’acquittement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-Ndele-1-devant-la-cour-penale-speciale-450×299.jpg” alt=”Un avocat devant la cour lors du procès de Ndélé 1 à la CPS : entre contestations et plaidoiries pour l’acquittement” width=”450″ height=”299″ />
L’avocat de la défense lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la cour pénale spéciale.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui a consacré quatre jours d’audience, du 11 au 14 novembre 2024, à l’examen des plaidoiries de la défense et aux répliques dans l’affaire opposant le Procureur spécial à Azor Kalite et trois co-accusés. Ces derniers sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, présumément commis lors de l’attaque du marché de Ndélé en avril 2020.

 

Des charges contestées par la défense devant la CPS

 

Le premier jour d’audience a été marqué par la plaidoirie de Me Blaise Fleury Hotto, avocat de Charfadine Moussa. S’appuyant sur l’article 153 du Code pénal centrafricain, il a vigoureusement contesté la qualification des faits en crimes contre l’humanité. L’avocat a notamment souligné l’absence de preuves matérielles et de témoignages directs impliquant son client. Il a particulièrement insisté sur les conditions d’obtention de certaines preuves, évoquant des procès-verbaux établis sans interprète ni avocat.

 

Le lendemain, Me Guy Antoine Dangavo, représentant Azor Kalite, pour lequel le Parquet a requis 30 ans de réclusion criminelle, a développé une stratégie de défense axée sur trois points principaux. Il a d’abord mis en avant la cohérence des déclarations de son client, qui a toujours nié sa présence à Ndélé lors des faits. L’avocat a également dressé un portrait favorable de l’accusé, ancien membre des services de sécurité présidentielle au casier judiciaire vierge, et contesté la fiabilité des preuves présentées par l’accusation.

Lors du procès dans l'affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO, illustrant l'article sur Le procès de Ndélé 1 à la CPS : entre contestations et plaidoiries pour l'acquittement
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Un débat sur la compétence de la CPS

 

Une question juridique majeure a émergé des débats : celle de la compétence même de la Cour pénale spéciale. Les avocats de la défense ont argumenté que les affrontements relevaient davantage de conflits ethniques entre factions Goulas et Roungas que de crimes internationaux. Cette remise en cause de la compétence de la CPS a suscité une vive réaction du Parquet spécial, notamment par la voix du Substitut Alexandre Tindano, qui a fermement défendu la légitimité de la juridiction.

 

Une suspension inattendue

 

L’audience du 13 novembre a connu un rebondissement avec une demande de suspension émanant du Barreau centrafricain. Cette requête, présentée par le Bâtonnier Me Jean-Louis Opalagna, visait à permettre aux avocats de participer à une assemblée générale. Si le Parquet a qualifié cette demande tardive “d’inélégante”, le Président Aimé Pascal Delimo a néanmoins accordé ce report.

 

Des répliques animées

 

La dernière journée d’audience a été particulièrement intense, avec les répliques successives de toutes les parties. Me Albert Panda, avocat de la partie civile, a vigoureusement défendu la compétence de la CPS et la qualification des faits en crimes contre l’humanité, soulignant que les attaques visaient des zones non militarisées. Le Parquet spécial, par la voix du Substitut Alain Tolmo, a réaffirmé la solidité des preuves établissant la présence des accusés à Ndélé.

 

Dernières paroles des accusés

 

Conformément à l’article 125 du Règlement de Procédure et de Preuve, les accusés ont eu la parole en dernier. Leurs déclarations ont été marquées par des appels à la clémence et des affirmations d’innocence. Oscar Wodjonodrogba a notamment déclaré être venu à Ndélé “pour récupérer [ses] enfants” et non “pour faire la guerre”, tandis qu’Azor Kalite a évoqué la souffrance de sa famille.

 

La Cour pénale spéciale, juridiction hybride créée en 2015 par la loi organique n°15.003, rendra son verdict le 13 décembre 2024. Cette affaire représente un test crucial pour cette institution judiciaire novatrice, chargée de poursuivre les crimes de droit international commis en République Centrafricaine depuis 2003. Elle illustre également les défis auxquels fait face la justice pénale internationale en Afrique centrale, entre nécessité de juger les crimes graves et respect des droits de la défense.

 

Le verdict attendu dans cette affaire pourrait faire jurisprudence pour d’autres procès à venir devant la CPS, notamment concernant la qualification des violences ethniques en crimes contre l’humanité. Il devra également répondre aux questions soulevées par la défense sur la recevabilité des preuves et la compétence de la Cour, dans un contexte où la justice transitionnelle joue un rôle crucial pour la reconstruction du pays.

 

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Bozoum : Les parents d’élèves de Pont Ouham s’organisent pour soutenir leur école

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Bozoum : Les parents d’élèves de Pont Ouham s’organisent pour soutenir leur école

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum, illustrant l’article sur Bozoum : Les parents d’élèves de Pont Ouham s’organisent pour soutenir leur école” width=”450″ height=”298″ />
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

                Les parents d’élèves de l’établissement Pont Ouham, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé,  se sont réunis ce matin avec les représentants des ONG COOPI et APAD pour mettre en place leur association et discuter des besoins urgents de l’école.

 

Cette rencontre visait à responsabiliser les parents dans la gestion et le bon fonctionnement du nouveau bâtiment scolaire. “Nous voulons que l’école fonctionne de manière pérenne selon les directives gouvernementales”, explique John Mapele, animateur des ONG COOPI et APAD.

 

Sur place, la situation demeure précaire malgré la construction récente de trois salles de classe par l’ONG COOPI. “Nous n’avons que 15 tables-bancs. Les élèves sont contraints de s’asseoir par terre ou d’emprunter le mobilier de l’église des frères “, déplore Noudjoutar Firmin Blaise, directeur de l’établissement. L’école ne compte qu’un seul enseignant en plus du directeur.

À Pont de l'Ouham, dans la localité de Bozoum, L'Ouham-Pendé, illustrant l'article de Bozoum : Les parents d'élèves de Pont Ouham s'organisent pour soutenir leur école
À Pont de l’Ouham, dans la localité de Bozoum, L’Ouham-Pendé

 

Les parents présents ont profité de cette réunion pour constituer leur bureau. “Nous avons désormais une école pour nos enfants. Notre priorité est de les encourager à suivre leur scolarité plutôt que de travailler dans les mines”, souligne Goum Simplice, parent d’élève.

 

Ce nouveau bâtiment, financé par l’ONG COOPI, représente un espoir pour cette communauté. Mais l’absence de l’État et le manque d’équipements essentiels questionnent la capacité de l’établissement à assurer sa mission éducative dans de bonnes conditions.

 

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Bayanga : Non, les élèves ne sont pas privés d’eau potable selon l’ANEA

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Bayanga : Non, les élèves ne sont pas privés d’eau potable selon l’ANEA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Eleves-en-Classe-a-lEcole-Primaire-de-Bessan-450×203.jpg” alt=”Des élèves assis dans une salle de classe à l’école primaire de Besson, en République Centrafricaine, écoutant attentivement leur enseignant. ” width=”450″ height=”203″ />
Des élèves assis dans une salle de classe à l’école primaire en République Centrafricaine, écoutant attentivement leur enseignant. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les récentes accusations concernant la privation d’eau des élèves dans les établissements scolaires de Bayanga ont poussé Théophile Koyaka, chef d’antenne préfectoral de l’ANEA, à clarifier la situation. Contrairement aux allégations des enseignants, le problème ne serait pas lié à un refus d’accès à l’eau, mais plutôt à une mauvaise organisation de sa distribution.

 

“Les forages installés par l’UNICEF dans les écoles appartiennent aux élèves. Le véritable problème vient des comités de gestion qui ne respectent pas les directives d’utilisation”, précise M. Koyaka. “Ces comités doivent acheter des bidons et les placer devant chaque salle de classe pour que les élèves aient un accès direct à l’eau, sans avoir à se rassembler autour des pompes“.

 

Cette mise au point intervient alors que plusieurs voix s’étaient élevées pour dénoncer des restrictions d’accès aux points d’eau. “Il n’a jamais été question d’interdire l’eau aux élèves”, insiste le responsable de l’ANEA. “Au contraire, nous voulons une distribution organisée et sécurisée, particulièrement en cette période de pandémie où les regroupements peuvent favoriser la contamination“.

 

Le chef d’antenne annonce des mesures concrètes : “Les comités de gestion devront rapidement mettre en place un système de distribution avec des bidons par classe et des bassins pour le lavage des mains. L’ANEA veillera à l’application stricte de ces dispositions“.

 

Cette clarification met fin à la polémique mais souligne la nécessité d’une meilleure communication entre les différents acteurs du secteur éducatif à Bayanga.

 

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Centrafrique: Défis et opportunités sur la décision du Processus de Kimberley

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Centrafrique: Défis et opportunités sur la décision du Processus de Kimberley

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines-450×298.jpg” alt=”Centrafrique: Défis et opportunités sur la décision du Processus de Kimberley” width=”450″ height=”298″ />
monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Ce 15 novembre, à Dubaï, se tient un comité concernant la possible levée des restrictions au sujet des diamants centrafricains. Cette décision s’inscrit dans le cadre du Processus de Kimberley qui réglemente l’exportation des diamants bruts dans le monde.

 

Rappel historique : les chiffres à l’appui sur l’exploitation des diamants

La Centrafrique est un producteur de diamants et ses gisements sont connus depuis plus d’un siècle. Il existe deux zones principales d’extraction du minerais, l’une située dans la région frontalière avec le Cameroun  (berberati et carnot) et l’autre région de production se trouve à l’est du pays, dans la province de Bria.
Les chiffres officiels n’ont jamais reflété la réalité de la production. Toutefois certains rapports avancent des chiffres crédibles générant un revenu pouvant s’élever à 324,3 millions de FCFA.
Cette activité du précieux minerais centrafricain est appréciée des connaisseurs par sa qualité de joaillerie reconnue mondialement. Le diamant centrafricain est un trésor minéral qui est aussi convoité par une multitude de profiteurs qui souvent cèdent aux charmes slaves.

Au milieu du guet des gisements de diamants alluvionnaires

L’impact des sanctions a été sévère en 2011 et 2017. Malgré cela, Bangui espère beaucoup dans la levée des restrictions. Les défis sont nombreux et les opportunités aussi !Il faut tourner la page et se tourner vers l’avenir. Bangui met en avant les progrès réalisés dans le domaine de la sécurité ainsi que le respect des critères du Processus de Kimberley.
Faisant écho à une récente visite éclaire du FMI (Fond Monétaire International) en septembre de cette année, l’optimisme peut être au rendez vous car le compte rendu de cette délégation souligne certains progrès dans le maintien de la paix et de la stabilité.
Mais, il ne faut pas minimiser les diamants conflictuels ou diamants du sang. La contrebande profite surtout aux mercenaires de Wagner. Les paramilitaires voient en ces diamants une opportunité unique de s’enrichir, quitte à faire des victimes innocentes. Pour ce faire, Wagner a su créer des entreprises locales pour servir de façade en vue de voler et d’exporter les ressources naturelles.

 

Un espoir permis ?

L’espoir pour la Centrafrique est de retrouver ses droits d’exportation de diamants dont elle a été privée suite aux crises politico-militaires de 2013 et l’arrivée de Wagner dans le pays. La décision du Processus de Kimberley quant à la levée des restrictions peut se résumer ainsi avec ce proverbe qui reflète bien l’état d’esprit du pays : « Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ! »

 

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Corbeau News, le dernier cauchemar des Wagner en Centrafrique

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Corbeau News, le dernier cauchemar des Wagner en Centrafrique

 

Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-450×210.jpg” alt=”Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner, illustrant l’article sur Corbeau News, le dernier cauchemar des Wagner en Centrafrique” width=”450″ height=”210″ />
Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Au pays du Président Barthelemy Boganda, pays de Zo kwé Zo, , le groupe Wagner, poussé dans ses derniers retranchements par les révélations quotidiennes de Corbeau News Centrafrique (CNC), multiplie des manœuvres désespérées de désinformation sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux.

 

Une stratégie de désinformation contre Corbeau News  qui tombe à plat

 

Les attaques instrumentées par le groupe Wagner contre Corbeau News  révèlent l’étendue de leur désarroi.

« Nos enquêtes dérangent car elles lèvent le voile sur les exactions et le pillage des ressources naturelles », déclare un journaliste du CNC. Les tentatives de Wagner de discréditer le journal en invoquant la localisation de son Directeur de publications se heurtent à l’adhésion massive des Centrafricains.

 

Une bataille perdue d’avance pour les mercenaires russes

 

Leur dernier argument, particulièrement absurde, remet en cause la capacité de Corbeau News  à couvrir l’actualité centrafricaine sous prétexte que le Directeur de publication responsables vivrait à l’étranger.

 

Cette accusation démontre une méconnaissance totale du fonctionnement des médias. Radio France Internationale (RFI), la BBC ou CNN couvrent quotidiennement l’actualité mondiale grâce à leurs réseaux de correspondants, sans nécessairement disposer de bureaux permanents dans chaque pays. Ces médias relatent les événements en Ukraine, à Gaza ou ailleurs à travers leurs journalistes sur place.

 

La force de Corbeau News Centrafrique réside précisément dans son vaste réseau de correspondants déployés dans la capitale Bangui et les principales villes de province. Ces journalistes centrafricains, profondément ancrés dans leur territoire, garantissent une couverture précise et détaillée de l’actualité nationale. Leurs informations, systématiquement vérifiées et recoupées, servent régulièrement de référence aux rapports des organisations internationales.

 

L’acharnement de Wagner contre Corbeau News  traduit leur panique grandissante. Leurs tentatives de manipulation médiatique, aussi coûteuses soient-elles, ne parviennent pas à masquer la réalité : les mercenaires russes perdent progressivement leur emprise sur l’information en Centrafrique. La crédibilité des révélations de CNC sur leurs exactions et le pillage des ressources naturelles reste inébranlable.

 

À l’ère numérique, la vérité finit toujours par éclater. Les Centrafricains ne s’y trompent pas : ils plébiscitent massivement Corbeau News Centrafrique comme leur source d’information fiable et indépendante. Les attaques pathétiques de Wagner ressemblent aux derniers soubresauts d’une organisation aux abois, étouffée par la puissance médiatique de CNC.

 

La crédibilité de Corbeau News  plébiscitée par la population

 

« Corbeau News est notre seule source d’information fiable et indépendante. Leurs révélations sont toujours vérifiées et recoupées », affirme Pierre, activiste de la société civile centrafricaine. Cette confiance de la population s’explique par le professionnalisme du journal, dont les enquêtes sont régulièrement citées par les organismes internationaux.

 

L’agonie médiatique des mercenaires russes

 

Les attaques désespérées de Wagner contre Corbeau News  marquent leur incapacité à contrôler l’information. Malgré leurs moyens considérables et leurs relais dans certains médias africains, ils ne parviennent pas à endiguer les révélations du CNC sur leurs activités. La bataille de l’information en République centrafricaine pourrait bien marquer un tournant dans l’influence russe dans le pays.

 

La guerre de l’information en République centrafricaine marque un tournant décisif. Les mercenaires russes découvrent à leurs dépens qu’aucune force mercenaire, aussi puissante soit-elle, ne peut indéfiniment museler un journalisme professionnel et indépendant, déterminé à servir la vérité.

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Au Tchad, les tentatives d’influence russe se poursuivent à grande échelle

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Au Tchad, les tentatives d’influence russe se poursuivent à grande échelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Mahamat-Idriss-Deby-President-de-transition-au-Tchad-450×416.jpg” alt=”Mahamat Idriss Deby, Président de Tchad, illustrant l’article sur Au Tchad, les tentatives d’influence russe se poursuivent à grande échelle” width=”450″ height=”416″ />
Mahamat Idriss Deby, Président du Tchad

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les multiples apparitions de Maksim Shugaley (influenceur russe, proche de Wagner et de Prigojine), laissent peu de doutes sur une énième démarche du Kremlin pour étendre sa présence sur le territoire tchadien.

 

En mai 2024, lors des élections présidentielles au Tchad , le sociologue Maksim Shugaley vient encourager Mahamat Idriss Déby, le président candidat, exhibant une casquette à son effigie. Il déclare sa victoire avant même les résultats. Or, depuis quelques années, le directeur de la Fondation pour la protection des valeurs nationales (une organisation liée à Wagner), est sous le coup de sanctions internationales administrées par les États-Unis (qu’il accuse de chercher à déstabiliser les élections au Tchad) et l’Union européenne. Cela ne l’empêche pas de poursuivre son travail de propagande à travers l’Afrique, commencé plusieurs années auparavant.

 

Récemment, les 6 et 12 juin célèbrent respectivement la journée internationale de la langue russe et la journée de la Russie. Deux évènements mis à l’honneur à l’occasion de la réouverture de la Russkyi Dom, une Maison russe de la culture au Tchad. Un moment auquel Maksim Shugaley ne manque pas d’assister.

 

Période électorale, affiliation à Wagner, beaucoup d’éléments permettent d’établir que le travail de sociologie de Maksim Shugaley révèle une politique d’influence russe à peine dissimulée. Il ne se prive pas de louer la milice russe, d’afficher publiquement son soutien à feu Prigojine et de citer la Russie en exemple. Ses nombreuses campagnes de financement douteux, orchestrées par Wagner durant les élections malgaches en 2018, et de propagande en 2021 en République Centrafricaine, témoignent de l’ancienneté de ses actions. Ses accusations sans fondement contre l’Occident et la méfiance de plusieurs nations africaines à son égard prouvent que les visites de l’influenceur au Tchad ont un but bien précis. Son étude sur « l’opinion publique tchadienne » tend à orienter cette dernière dans la direction de Moscou.

 

Un partenariat marqué par quelques dissidences au Tchad

 

Le Tchad se situe à la frontière de 4 pays (Libye, Soudan, Niger et République Centrafricaine (RCA)) où la présence et l’influence russes sont conséquentes.
À la différence de ses voisins, et malgré le renforcement des liens avec la Russie, le Tchad est l’un des rares pays du Sahel à ne pas avoir coupé tous les ponts avec l’Occident. La Russie est l’un des premiers pays à féliciter le président pour son élection. Lors de sa visite à Moscou en janvier, le président Mahamat Déby baptise même la Russie de « Pays frère ». La venue en juin de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de la Russie, marque la volonté du Kremlin de consolider cette alliance avec le gouvernement tchadien.

 

Pourtant, les relations entre la Russie et le Tchad n’ont pas toujours été soudées. En 2021, les autorités tchadiennes soupçonnent Wagner de tentatives pour semer le trouble près des frontières. Sans oublier que les rebelles du Front pour l’alternance et la concordance au Tchad (FACT), qui ont assassiné Idriss Déby Itno, père de l’actuel président, ont collaboré avec les soldats dirigés par le maréchal lybien Khalifa Haftar, lui-même allié de Moscou et de Wagner.
Le groupe paramilitaire russe est par la suite accusé par les services de renseignement américains d’avoir réalisé un complot en vue d’assassiner Mahamat Déby fils. Accusation que le groupe paramilitaire réfute.

 

L’état-major tchadien déjoue régulièrement des tentatives de désinformations impliquant la Russie et le Tchad. La visite du sociologue russe Shugaley fait l’objet d’incertitudes. Il affirme avoir rencontré plusieurs membres du gouvernement, mais le Premier ministre Succès Masra dit ne jamais l’avoir vu, et les autorités tchadiennes ne donnent aucune suite à ces propos. Les liens entre Moscou et le Tchad se renforcent, mais le pays semble garder certaines distances face aux tentatives d’influence russes.

 

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Ndachima : une zone interdite à l’armée centrafricaine, révèle Dérant Lakoué

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Ndachima : une zone interdite à l’armée centrafricaine, révèle Dérant Lakoué

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Arrivee-du-convoi-450×402.jpg” alt=”Arrivée du convoi de 10 camions transportant des équipements d’exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de Bambari, illustrant l’article sur Ndachima : une zone interdite à l’armée centrafricaine, révèle Dérant Lakoué” width=”450″ height=”402″ />
Arrivee du convoi du groupe Wagner pour l’exploitation minière à Ndachima CopyrightCNC

 

 

Bangui, CNC. “Une portion de notre territoire est devenue un État dans l’État”, a révélé mardi dernier l’ancien Premier ministre Énoch Dérant Lakoué, lors d’une conférence de presse du BRDC à Bangui. Le site aurifère de Ndachima, situé à 505 kilomètres de la capitale près de Bambari dans la Ouaka, échappe totalement au contrôle des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

Une souveraineté confisquée à Ndachima

 

“Les FACA n’ont pas le droit de circuler dans tout notre pays, notamment à Ndachima. Même s’ils veulent seulement passer, entrer dans la zone et sortir de la zone, c’est interdit”, a expliqué l’octogénaire, visiblement ému. “Pas par le gouvernement de notre pays, mais par ceux qui exploitent”, précise-t-il, faisant allusion aux forces russes du groupe Wagner qui contrôlent la zone.

 

Une exploitation opaque à Ndachima

 

“Ça leur permettra de piller nos ressources naturelles, particulièrement l’or de Ndachima, des centaines de milliards de francs CFA”, dénonce Nicolas Tiangaye, président du CRPS. “Ils ne versent rien au trésor public. C’est votre argent, c’est notre argent. C’est tout cela qui est détourné”, ajoute-t-il.

 

Un précédent dangereux

 

“Une portion du territoire, moins d’une sous-préfecture, mais nos forces armées ne peuvent pas entrer là-dedans”, s’insurge Dérant Lakoué. “C’est comme si vous aviez une maison et qu’on vous interdisait d’entrer dans une des chambres. Vous êtes le chef de famille. Est-ce tolérable ? Et jusqu’à quand ça va continuer ?”

 

Le silence complice des autorités sur Ndachima

 

Martin Ziguelé, président du MLPC, établit un lien direct entre cette situation et la récente Constitution : “Cette constitution n’est pas l’expression de la volonté du peuple centrafricain, mais l’émanation d’un diktat de la Russie pour avoir la mainmise sur les ressources naturelles de la République Centrafricaine”.

 

Ndachima,  une zone stratégique

 

Située dans la préfecture de la Ouaka, Ndachima représente l’un des plus importants gisements aurifères du pays. Cette zone, autrefois contrôlée par les groupes rebelles, est passée sous le contrôle des forces russes qui en assurent désormais l’exploitation exclusive, au détriment de l’État centrafricain.

 

Un enjeu de souveraineté nationale

 

“Vous tous, vous avez des maisons, vous dormez quelque part. Il y a un endroit où vous vivez ça avec la famille, vous mangez, il y a un endroit où vous allez dormir. On vous dit, vous n’avez pas le droit d’entrer. Je soumets ça à votre réflexion”, interpelle Dérant Lakoué.

 

La mise en garde de l’opposition

 

Pour le BRDC, la situation de Ndachima illustre parfaitement la perte progressive de la souveraineté nationale. “C’est une portion de notre territoire national qui échappe totalement au contrôle de l’État”, résume Nicolas Tiangaye, rappelant que cette situation est “sans précédent dans l’histoire du pays.”

 

Un appel à la réaction

 

Face à cette situation, l’opposition appelle à une prise de conscience collective. “La question n’est pas de savoir si nous sommes avec l’Est ou avec l’Ouest. La question est de savoir si nous sommes encore maîtres chez nous”, conclut Dérant Lakoué, appelant le gouvernement à “reprendre le contrôle de l’ensemble du territoire national”.

 

Pour l’heure, le gouvernement centrafricain n’a pas réagi à ces graves accusations. Le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, n’a pas répondu à nos sollicitations concernant les conditions d’exploitation de la mine de Ndachima.

 

Corbeaunews Centrafrique

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L’Affaire de la résidence de Marie-Solange Pagonendji : La partie visible d’un iceberg de prédation immobilière en RCA

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L’Affaire Marie-Solange Pagonendji : La partie visible d’un iceberg de prédation immobilière en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC La célébration de la journée internationale des droits de l’Homme en RCA.” width=”450″ height=”338″ />
Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC – La célébration de la journée internationale des droits de l’Homme en RCA.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un nouveau scandale immobilier secoue Bangui avec l’expulsion violente de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji-Ndakala de sa résidence située dans l’ancienne cité ASECNA. Mais cette affaire, aussi choquante soit-elle, ne serait que la partie émergée d’un système bien plus vaste de prédation des biens publics en République centrafricaine.

 

Comme le souligne l’ancien député Jean-Pierre Mara dans une analyse exhaustive :

 

“A y voir de près, la plupart de ces terrains ou bâtiments n’ont jamais fait officiellement l’objet de vente ou enchère publiques. Chaque pouvoir et chaque Demi-Dieu use de ses prérogatives ‘d’abus de pouvoir’ pour construire des Vrais-Faux titres fonciers avec la complicité du responsable des domaines de l’État“.

 

L’affaire qui oppose aujourd’hui l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji au gouvernement actuel s’inscrit dans cette logique. Marie-Solange Pagonendji-Ndakala affirme avoir acquis légalement sa propriété lors d’une vente organisée par l’État en 2011, avec un titre foncier en bonne et due forme. Pourtant, elle a été expulsée brutalement de sa maison, instrumentée selon plusieurs sources vérifiées par le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène via l’ASECNA.

 

Un schéma qui se répète comme le rappelle Jean-Pierre Mara, en évoquant des cas similaires :

 

“L’affaire des biens supposés de l’ASECNA cacherait-elle les affaires des biens de la SOCADA à Lakouanga, du Jardin public, de la cité Véret à SICA1 anciennement Saïdou, des ventes des Maisons coloniales dans le Centre Ville, de la vente de Camps OBROU/IZAMO face BARC anciennement ONAF, le terrain de l’actuel Primaire, Immeuble N’KOUE propriété jadis privé, des ventes des bâtiments de l’État à Bangui et dans les grandes villes du pays?”

 

Les tentatives de contrôle parlementaire systématiquement avortées révèlent l’ampleur du problème. L’ancien député rappelle qu’une initiative de la commission parlementaire avait été lancée sous la 6ème législature :

 

“Sous la sixième Législature, la commission 7 (Équipements et Communication) avait lancé l’idée d’une Commission parlementaire visant à faire le recensement des biens meubles et immeubles de l’État à Bangui et dans toutes les préfectures. La démarche était déclenchée suite à l’audition des Ministres de l’Urbanisme et des PTT chargé des NTIC en rapport avec le différent opposant la Mairie à Raayan sur l’affaire de la Cité Véret, propriété de la Poste Centrafricaine.”

 

Mais cette tentative de transparence a été tuée dans l’œuf, comme le précise Jean-Pierre Mara : “La volonté de la commission avait été combattue et étouffée par certains Députés et Ministres eux-mêmes impliqués dans ces types d’acquisitions malhonnêtes et mafieuses.”

 

La violence de l’expulsion contre Mme Pagonendji-Ndakala, personne handicapée, démontre les méthodes employées pour s’approprier ces biens, d’après elle. L’utilisation de gendarmes cagoulés, l’absence de mandat judiciaire régulier, l’enlèvement de son fils malade démontrent une dérive inquiétante dans l’usage de la force publique à des fins privées, le tout sous-couvert de l’ASECNA qui n’a même pas un titre foncier légal.

 

Cette instrumentalisation des institutions pose la question de l’État de droit en RCA. Comme le souligne un avocat centrafricain contacté par notre rédaction : “Le ministre de la Justice est le véritable instigateur de cette agression. Il tentait déjà de s’approprier cette maison sous la présidence Djotodia, alors qu’il était ministre des transports “.

 

L’application sélective des procédures d’expulsion, qui ne concernent que certaines propriétés et pas d’autres sur le même site, renforce les soupçons d’une manœuvre personnelle. Cette situation s’inscrit dans ce que Jean-Pierre Mara qualifie de système où “Les Vice-Roi ou Demi Dieu ” utilisent leurs positions pour s’approprier les biens de l’État.

 

L’ancien député conclut par un avertissement : “Tous ceux qui ont profité du pouvoir pour confisquer les biens de l’État à des prix dérisoires rendront compte un jour au peuple Centrafricain.”

 

En attendant, Marie-Solange Pagonendji-Ndakala résiste devant la justice, refusant de céder face à ce qu’elle considère comme une injustice manifeste.

 

Cette affaire dévoile les dysfonctionnements profonds de l’État centrafricain dans la gestion de son patrimoine immobilier. Elle soulève des questions cruciales sur l’indépendance de la justice, le respect des droits de propriété et l’utilisation des forces de l’ordre à des fins privées.

 

Au-delà du cas particulier de l’ancienne ministre, c’est tout un système de prédation qui est révélé, où les biens publics sont systématiquement détournés au profit d’intérêts privés, avec la complicité active des plus hautes instances de l’État. Une situation qui appelle à une réforme profonde de la gouvernance et de la gestion du patrimoine public en République centrafricaine.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Crise du carburant en RCA : les contre-vérités du ministre Arthur Piri sur Africa Business

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Crise du carburant en RCA : les contre-vérités du ministre Arthur Piri

 

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Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La dernière sortie médiatique du ministre de l’Énergie Bertrand Arthur Piri sur la crise du carburant en République centrafricaine révèle des incohérences majeures et des tentatives de détourner l’attention des vraies causes de la flambée des prix.

 

Une privatisation comme bouc émissaire du ministre Arthur Piri

 

Dans son entretien avec Africa Business+, le ministre Arthur Piri pointe du doigt le FMI comme responsable de la crise actuelle, l’accusant d’avoir exigé la privatisation de la PETROCA dans les années 90. Un argument qui peine à convaincre puisque de nombreux pays africains ont privatisé leur secteur pétrolier sans connaître une crise aussi aiguë et prolongée qu’en RCA.

 

Le monopole attribué par le ministre Arthur Piri  au cœur du problème

 

La véritable source des difficultés actuelles réside dans l’octroi d’un monopole d’importation par le ministre Arthur Piri  à Neptune Oil. Cette décision ministérielle a entraîné une flambée sans précédent des prix à la pompe, qui ont doublé : l’essence est passée de 600 à 1200 FCFA et le gasoil de 800 à 1600 FCFA. Contrairement aux affirmations du ministre sur un meilleur contrôle des prix, cette situation monopolistique a aggravé la crise.

 

Des recettes fiscales en chute libre

 

Les récentes études du FMI révèlent une baisse significative des taxes sur les produits pétroliers, passant de 20% à seulement 9%. Cette diminution contredit directement le discours officiel sur les bénéfices de la hausse des prix pour l’État. Les Centrafricains paient leur carburant plus cher alors que les recettes fiscales s’amenuisent.

 

Impact économique alarmant

 

Les conséquences de cette gestion contestée du ministre Arthur Piri  sont désastreuses pour l’économie nationale. Les prix du transport ont explosé, entraînant une hausse généralisée du coût de la vie.

“Les centrafricains sont les premiers touchés dans cette crise”, témoigne Marie-Claire Zomba, activistes  de la société civile centrafricaine. “Nos marges sont réduites à néant par l’augmentation des coûts de transport..

Une gestion opaque

 

Les solutions proposées par le ministre Arthur Piri , notamment la modernisation de la SOCAPS, apparaissent inadaptées face à l’urgence de la situation. Pour bon nombre des centrafricains, c’est encore une autre mafia que le ministre veut accorder à Neptune-Oil. La réouverture annoncée des stations-service en province et l’amélioration des capacités de stockage ne répondent pas au problème fondamental de la fixation arbitraire des prix.

 

Cette gestion controversée du secteur pétrolier continue d’impacter lourdement l’économie nationale, provoquant une hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité et paralysant les activités économiques, particulièrement dans les provinces.

 

Selon plusieurs observateurs, cette gestion opaque du secteur pétrolier sert d’autres intérêts que ceux du peuple centrafricain. En attendant, la population continue de subir les conséquences de cette flambée des prix qui affecte tous les secteurs de l’économie nationale.

 

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Les FACA en colère : La grogne des militaires embrase Ouadda Maïkaga

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Les FACA en colère : La grogne des militaires embrase Ouadda Maïkaga

 

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Un Soldat FACA à Paoua

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les FACA en colère  depuis mercredi. En effet, une nouvelle crise secoue les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Mercredi matin, les éléments du détachement militaire de Ouadda Maïkaga, ville située à 204 kilomètres de Bria dans la préfecture de la Haute-Kotto, manifestent violemment leur colère. Des tirs de sommation ont retenti durant toute la journée jusqu’à 20 heures, plongeant la population locale dans l’angoisse.

 

Un climat explosif

 

À l’origine de cette mutinerie : le non-paiement depuis 8 mois de la Prime Globale d’Alimentation (PGA), une indemnité vitale pour les militaires en détachement. Cette situation intenable révèle la profonde fracture entre la base et le haut commandement militaire à Bangui.

 

Les FACA en colère , une armée au bord de l’implosion

 

“L’état-major nous ment effrontément. À Bangui, ils racontent n’importe quoi alors que sur le terrain, c’est la catastrophe”, dénonce un soldat sous couvert d’anonymat. Cette révolte des troupes démontre la déliquescence d’une institution censée garantir la sécurité nationale.

 

Une gestion calamiteuse

 

Pendant que les FACA en colère  risquent leur vie pour sécuriser le territoire, l’état-major semble se complaire dans une gestion opaque et chaotique. Comment justifier qu’une armée régulière ne puisse assurer la subsistance de ses hommes pendant plusieurs mois ? Cette situation ubuesque témoigne d’un grave dysfonctionnement.

 

Les FACA en colère , la population prise en otage

 

Quand les FACA en colère , les premiers à souffrir de cette crise sont les habitants de Ouadda Maïkaga, pris en otage entre une armée en colère et un État défaillant. Les tirs de sommation qui ont retenti toute la journée traduisent un profond malaise qui pourrait dégénérer si des solutions ne sont pas rapidement trouvées.

 

Cette nouvelle crise qui frappe les FACA montre une fois de plus l’urgence d’une refonte profonde de la gouvernance militaire. Sans une véritable prise en compte des besoins élémentaires des soldats, c’est toute l’architecture sécuritaire centrafricaine qui risque de s’effondrer. Mais en attendant, les FACA en colère.

 

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La chute vertigineuse des indicateurs éducatifs en Centrafrique : une génération complète sacrifiée

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La chute vertigineuse des indicateurs éducatifs en Centrafrique : une génération complète sacrifiée

 

Élèves de Kaga Bandoro assis sur des tables-bancs récemment fournies par l’ONG Jeunesse en Mission dans une salle de classe en mauvais état, illustrant l'article sur La chute vertigineuse des indicateurs éducatifs en Centrafrique
Élèves de Kaga Bandoro assis sur des tables-bancs récemment fournies par l’ONG Jeunesse en Mission dans une salle de classe en mauvais état. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La chute vertigineuse des indicateurs éducatifs en Centrafrique révèle une catastrophe nationale que le gouvernement tente maladroitement de masquer derrière des discours triomphalistes. Le taux d’achèvement du primaire, qui s’est effondré de 50% en 2018 à un catastrophique 26,80% en 2021, avant de plonger à environ 15% en 2023, montre l’ampleur du désastre.

 

Une déliquescence systémique

 

Le système éducatif centrafricain se décompose sous nos yeux, victime d’un abandon organisé.

“Dans mon école, nous n’avons même pas de tableaux fonctionnels. Les élèves s’assoient à même le sol et partagent les quelques manuels disponibles”, témoigne Martin, enseignant à l’école primaire de Galabadja , dans le huitième arrondissement de Bangui. Une situation qui se dégrade davantage en province, où certains établissements fonctionnent sous des arbres.

 

Le paradoxe des discours officiels en Centrafrique

 

Pendant que le gouvernement, particulièrement le ministre non diplômé Aurélien Simplice Zingas,  vante une prétendue “renaissance éducative”, la réalité sur le terrain est accablante en Centrafrique  :

– Aucune nouvelle école construite depuis près de 10 ans

– Zero investissement dans les manuels scolaires

– Des salles de classe surpeuplées atteignant parfois 300 élèves

– Des enseignants non formés, comme les maîtres-parents, et non payés pendant des mois

 

“Le gouvernement nous parle de succès alors que nous vivons un effondrement total du système éducatif en Centrafrique “, dénonce Jean-Marc, président d’une association de parents d’élèves. “Nos enfants sortent du primaire, parfois même du collège  sans savoir ni lire ni écrire correctement”.

 

Une génération sacrifiée en Centrafrique

 

Les conséquences de cette débâcle éducative sont dévastatrices. Avec un taux d’achèvement du primaire en chute libre, c’est toute une génération qui se trouve condamnée à l’illettrisme.

“Comment peut-on prétendre développer un pays en sacrifiant ainsi l’éducation de sa jeunesse ?”, s’interroge le Professeur Paul, expert centrafricain en sciences de l’éducation.

 

Les chiffres sont implacables en Centrafrique  :

– 85% des élèves n’achèvent pas le cycle primaire

– Moins de  1% des écoles disposent de bibliothèques

– 80% des enseignants n’ont reçu aucune formation pédagogique

– Le budget de l’éducation représente à peine 8% du budget national

 

L’urgence d’un sursaut national

 

Face à ce naufrage programmé, l’heure n’est plus aux discours complaisants mais à l’action immédiate. Le pays doit investir massivement dans son système éducatif sous peine de condamner définitivement son avenir. Sans une refonte totale de sa politique éducative, la RCA court droit vers une catastrophe sociale dont elle mettra des décennies à se relever.

 

Cette faillite de l’éducation constitue non seulement une honte nationale mais aussi un crime contre l’avenir du pays. Il est temps que le gouvernement cesse ses exercices de communication et affronte enfin la réalité catastrophique d’un système éducatif en ruine.

 

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LA PNEUMONIE, UN ENJEU MAJEUR DE SANTÉ PUBLIQUE EN CENTRAFRIQUE

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LA PNEUMONIE, UN ENJEU MAJEUR DE SANTÉ PUBLIQUE EN Centrafrique

 

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Deux membres du personnel médical soignant des patients à l’Hôpital de Boda

 

Un entretien avec le Dr Napoléon Nomlo, chef de service des urgences à l’hôpital de l’Amitié Sino-centrafricaine sur la RNL

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

À l’occasion de la Journée mondiale de la pneumonie ce 12 novembre, le Dr Napoléon Nomlo lance un appel à la vigilance devant cette infection respiratoire qui demeure l’une des premières causes de mortalité infantile dans le monde.

 

“La pneumonie représente une agression contre le poumon, distincte de la tuberculose pulmonaire”, explique le Dr Nomlo. Cette pathologie se caractérise par une atteinte du parenchyme pulmonaire, provoquant des difficultés respiratoires potentiellement graves.

 

LA PNEUMONIE : les signes d’alerte à ne pas négliger

 

Le spécialiste énumère les principaux symptômes : “La maladie débute généralement par une fatigue généralisée, accompagnée de courbatures. S’ensuivent toux, fièvre et douleurs thoraciques”. Dans les cas sévères, une détresse respiratoire peut survenir, particulièrement chez les enfants, avec battements des ailes du nez et tirage intercostal.

 

Les populations vulnérables en première ligne de la PNEUMONIE

 

Le médecin pointe du doigt plusieurs facteurs de risque majeurs : “Le déficit immunitaire, qu’il soit dû à la malnutrition, au VIH ou à la tuberculose, prédispose à la pneumonie”. Les consommations chroniques d’alcool et de tabac augmentent également la vulnérabilité.

 

Une prévention calquée sur les gestes barrières

 

“Les mesures préventives contre la pneumonie s’apparentent aux gestes barrières mis en place durant la pandémie de Covid-19”, indique le Dr Nomlo. L’hygiène des mains, la distanciation et l’utilisation de mouchoirs à usage unique constituent des réflexes essentiels.

 

L’automédication à proscrire absolument

 

Le praticien met en garde contre les dangers de l’automédication : “Dès les premiers symptômes, une consultation médicale s’impose pour établir un diagnostic précis et instaurer un traitement adapté”.

 

Des vaccins existent pour certaines formes de la maladie, notamment contre le pneumocoque. Le BCG protège quant à lui contre la tuberculose.

 

La pneumonie en chiffres

 

Cette infection respiratoire occupe le premier rang des causes de mortalité d’origine infectieuse dans les pays développés. Plus alarmant encore, elle est responsable de 15% des décès d’enfants de moins de 5 ans à l’échelle mondiale.

 

Des dysfonctionnements inquiétants dans les structures de santé

 

En parallèle, la situation sanitaire en Centrafrique demeure inquiétante. À Bozoum, dans l’Ouham-Pendé, un conflit interne paralyse depuis cinq mois l’hôpital du district. À Kaga-Bandoro, des habitants dénoncent la vente de médicaments normalement destinés à la gratuité des soins.

 

Ces dysfonctionnements compromettent l’accès aux soins des plus vulnérables. Une femme enceinte témoigne : “On nous demande de payer les médicaments alors que nous devrions en bénéficier gratuitement. Sans moyens, nous sommes contraints de rentrer chez nous sans traitement”.

 

Le Dr Nomlo conclut sur un message d’espoir : “En respectant les mesures de prévention et en consultant rapidement en cas de symptômes, nous pouvons réduire significativement l’impact de cette maladie”. Un appel à la responsabilité qui résonne particulièrement dans un pays où l’accès aux soins reste un défi quotidien.

 

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La Centrafrique au bord de l’asphyxie financière, le FMI menace de bloquer tout

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La Centrafrique au bord de l’asphyxie financière, le FMI menace de bloquer tout

 

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Hervé Ndoba Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Alors que les Centrafricains ploient sous le poids d’un carburant dont le prix a doublé, près d’un milliard de francs CFA de recettes pétrolières s’évaporent chaque mois dans la nature. Un mémo confidentiel du Président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, que notre rédaction a pu consulter, révèle l’ampleur du désastre financier qui menace le pays.”

 

Une augmentation inexpliquée des prix du carburant

 

Le gouvernement a récemment imposé un doublement des prix du carburant, une décision aux conséquences dramatiques pour la Centrafrique. “Cette hausse brutale a provoqué une flambée généralisée des prix, touchant particulièrement les denrées de première nécessité et les transports”, témoigne Martin, membre de l’association des consommateurs. Les ménages, déjà fragilisés par l’inflation galopante, sont aujourd’hui au bord de l’asphyxie économique.

 

Des recettes qui s’évaporent mystérieusement

 

Le plus scandaleux dans cette affaire est que l’augmentation des prix ne se traduit pas par une hausse proportionnelle des recettes de l’État. Le mémo officiel du Président de la commission finances de l’assemblée nationale révèle que les recettes mensuelles de la  Centrafrique  atteignent péniblement 1,1 milliard de francs CFA en moyenne entre janvier et août 2024, alors qu’elles devraient s’élever à environ 2 milliards. Une différence de près d’un milliard qui pose de graves questions sur la destination réelle de ces fonds.

 

“Cette situation est d’autant plus préoccupante que le Décret n°24.157 du 17 juin 2024, fixant la méthodologie de détermination des prix des produits pétroliers, n’est manifestement pas respecté“, souligne un expert financier sous couvert d’anonymat. “Il y a visiblement un système de captation des revenus qui échappe totalement au contrôle de l’État”, probablement destiné au groupe Wagner.

 

Le FMI menace la Centrafrique

 

Devant cette gestion calamiteuse, le Fonds Monétaire International a durci le ton. Lors des récentes Assemblées Annuelles à Washington, l’institution a clairement posé ses conditions pour la poursuite de son programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) à la Centrafrique. Au cœur des exigences : une réforme urgente et transparente du secteur des hydrocarbures.

 

La réponse de la présidence de la République a été aussi surprenante qu’inquiétante. Non content d’ignorer ces avertissements, le porte-parole improvisé du Président Baba Kongoboro, un ressortissant camerounais de surcroit un ancien membre de la milice blouse noire de Paris, s’est permis d’insulter publiquement le FMI et la Banque mondiale. Un comportement diplomatiquement suicidaire qui révèle le mépris total des autorités pour les institutions financières internationales.

 

Des conséquences catastrophiques pour la Centrafrique  en vue

 

Si le gouvernement persiste dans son refus des réformes, les conséquences seront dramatiques pour la Centrafrique. Le mémo du Président de la commission des finances à l’assemblée nationale liste une série de sanctions qui menacent le pays :

– Suspension immédiate du programme FEC et gel des décaissements prévus (15,7 milliards de francs CFA)

– Arrêt de tous les appuis budgétaires des autres bailleurs, notamment l’aide française de 10 millions d’euros

– Obligation pour l’État de trouver en urgence 10 milliards de francs CFA pour honorer sa dette FMI entre décembre 2024 et mars 2025

 

Le groupe Wagner privilégié au détriment du peuple

 

Pendant que les caisses de l’État se vident, le gouvernement continue pourtant de payer rubis sur l’ongle le groupe Wagner et ses affiliés. Une situation qui interroge sur les véritables priorités des autorités.

“Comment expliquer que la Centrafrique  trouve de l’argent pour payer des mercenaires du groupe Wagner mais qu’on ne peut pas financer les services essentiels pour la population ?”, s’indigne un député de l’opposition.

 

Un appel à une réponse urgent

 

Devant cette situation inquiétante , le Président de la Commission Économie, Finances et Plan, Guy Samuel Nganatoua, appelle le Président de l’Assemblée nationale à intervenir d’urgence auprès du gouvernement. “Les enjeux ont des répercussions sociales incalculables”, avertit-il dans son mémo.

 

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement. Mais pendant qu’il joue avec le feu des sanctions internationales, c’est la population centrafricaine qui continue de souffrir. L’augmentation incontrôlée des prix, la raréfaction des services publics et la perspective d’une cessation de paiement de l’État dessinent un avenir plus que sombre pour le pays.

 

Sans un changement radical de gouvernance et une réforme en profondeur du secteur pétrolier, la Centrafrique pourrait bien connaître l’une des pires crises économiques de son histoire. Le temps presse, mais la volonté politique semble toujours manquer à l’appel.

 

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LES DESSOUS DE LA STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique

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LES DESSOUS DE LA STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique

 

Centrafrique.org/visite-du-president-rwandais-a-Bangui-ou-sont-partis-les-mercenaires-russes/touadera-serre-la-main-de-kagame-2/” rel=”attachment wp-att-33295″ data-wpel-link=”internal”>touadera-serre-la-main-de-kagame-1 Visite du président rwandais à Bangui, où sont partis les mercenaires russes ?
Touadera serre la main de Kagame

 

Bangui, CNC. Une enquête exclusive dévoile l’ampleur de l’emprise rwandaise sur la République centrafricaine, à travers un système sophistiqué mêlant contrôle économique, militaire et influence personnelle. Des révélations troublantes émergent sur les méthodes utilisées par Kigali pour asseoir sa domination.

 

STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique : de LA PROTECTION À LA DOMINATION

 

La crise sécuritaire en République centrafricaine a créé une opportunité pour le Rwanda. Le président Touadéra, préoccupé par les menaces de coups d’État qui secoue son régime, s’est tourné vers Paul Kagame, réputé pour son expertise en matière de protection présidentielle.

 

« Le président Touadéra cherchait un allié fiable pour assurer sa sécurité. Le Rwanda s’est présenté comme le protecteur idéal, reproduisant une stratégie déjà utilisée en RDC sous Kabila » , explique un analyste politique congolais. Ainsi, la STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique se renforce.

 

STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique :   une INFILTRATION ÉCONOMIQUE MÉTHODIQUE

 

Une fois la confiance établie, le Rwanda a déployé sa deuxième phase d’influence. « Des hommes d’affaires rwandais ont massivement investi dans le commerce local et le secteur minier. En échange de la protection, la RCA a dû ouvrir ses portes aux entreprises rwandaises », développant ainsi la STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique.

 

Les ressources minières centrafricaines se retrouvent désormais exploitées au profit de Kigali. Un haut fonctionnaire centrafricain confie : « Les bénéfices de nos richesses naturelles sont systématiquement dirigés vers des comptes bancaires rwandais » .

 

L’ARME SECRÈTE : LES “HIRONDELLES”, la STRATÉGIE D’INFLUENCE redoutable RWANDAISE en Centrafrique

 

La stratégie la plus redoutable de Kagame repose sur une unité spéciale nommée les “Hirondelles”. « Ces femmes rwandaises, soigneusement sélectionnées pour leur beauté, sont envoyées pour séduire les dirigeants ciblés » , détaille l’analyste congolais.

 

Le président Touadéra lui-même n’a pas échappé à cette tactique. « Il a succombé aux charmes d’une Rwandaise, pourtant garde du corps de sa première épouse, avec qui il a eu un garçon. Cette relation personnelle renforce considérablement l’influence de Kigali sur les décisions présidentielles » .

 

DES MILITAIRES DEVENUS MAÎTRES DU TERRAIN

 

Les soldats rwandais, initialement déployés comme casques bleus, ont progressivement étendu leur pouvoir. « Ils se comportent en propriétaires du territoire centrafricain, organisant leurs propres groupes armés et participant à des pillages » , dénonce le politologue congolais sur les réseaux sociaux.

 

D’après lui, des rapports accablants sur ces exactions des militaires rwandais ont été transmis à la Minusca, mais « ces documents sont systématiquement bloqués par la mission des nations-unies, empêchant toute action corrective » .

 

VERS UNE PERTE DE SOUVERAINETÉ face à la STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique?

 

Le récent accord militaire entre la RCA et la RDC est perçu par des nombreux observateurs africains comme une diversion totale du régime de Bangui pour tenter de camoufler sa soumission au régime rwandais, malgré que certains pensent que  ceci serait une tentative pour Touadera d’échapper à l’emprise rwandaise. Cependant, l’enracinement profond des intérêts de Kigali complique toute modification d’alliance.

 

Un diplomate africain conclut : « Le Rwanda a répliqué en Centrafrique le modèle qui a si bien fonctionné en RDC : protection en échange du contrôle des ressources. La RCA risque de perdre progressivement sa souveraineté, prisonnière d’un système dont elle ne peut plus s’extraire » .

 

Cette mainmise rwandaise sur la RCA représente un exemple parfait de néocolonialisme régional, où la protection sécuritaire sert de prétexte à une domination économique et politique totale.

 

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Les mercenaires de Wagner sombrent dans le ridicule : des voleurs de sexe made in France ?

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Les mercenaires de Wagner sombrent dans le ridicule : des voleurs de sexe made in France ?

 

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Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La machine de propagande de Wagner en République centrafricaine vient d’atteindre des sommets d’absurdité qui feraient sourire si la situation n’était pas aussi grave. Dans une tentative désespérée de détourner l’attention de leurs propres exactions, les mercenaires russes se sont improvisés “détectives de l’occulte”, accusant un conseiller de l’ambassade de France d’être à l’origine d’une vague de “vols de sexe” qui secoue le pays.

 

Voleurs de sexe : une rumeur qui fait boule de neige

 

Ce qui a commencé comme une rumeur locale à Cantonnier, à la frontière camerounaise, s’est répandue comme une traînée de poudre jusqu’à Bangui, semant la panique dans plusieurs villes du pays. De Bambari à Kouango, en passant par Paoua, cette psychose collective des voleurs de sexe a paralysé plusieurs localités de la République centrafricaine.

 

“C’est un diplomate français qui vole les sexes par magie !” clament les relais de Wagner sur les réseaux sociaux, dans une accusation aussi grotesque que dangereuse. Un narratif qui démontre parfaitement  une fois de plus la nouvelle stratégie du groupe : quand la réalité devient trop embarrassante, inventons des histoires de sorcellerie imaginaire pour tromper l’opinion.

 

La propagande de Wagner tourne au grotesque

 

“Nous assistons à une véritable faillite intellectuelle de la propagande Wagner”, analyse Mathieu Kouma, un spécialiste centrafricain en désinformation numérique. “Quand vos mercenaires en sont réduits à accuser des diplomates de voler des organes génitaux par magie, c’est que vous avez touché le fond du baril de la crédibilité”.

 

Cette désinformation grossière des voleurs de sexe made in France  intervient alors que Wagner fait face à des critiques croissantes concernant ses activités en Centrafrique. “Plutôt que de répondre aux accusations d’exactions et de pillage des ressources, ils préfèrent détourner l’attention avec des histoires dignes des pires ragots de marché”, souligne Jeanne Mbério, analyste politique.

 

Un danger réel derrière le ridicule

 

Si ces accusations farfelues prêtent à sourire, elles masquent une réalité plus sombre : la volonté délibérée d’attiser les tensions entre la population centrafricaine et la présence française. “C’est une tactique dangereuse qui peut avoir des conséquences dramatiques“, met en garde le Professeur Théophile Mada de l’Université de Bangui.

 

Pendant que Wagner tente de faire croire à des histoires de sorcellerie diplomatique, les véritables problèmes – insécurité, pillage des ressources, violations des droits humains – restent sans réponse. Une chose est sûre : quand vos mercenaires en sont réduits à inventer des contes de fées macabres, c’est que votre crédibilité a définitivement quitté le navire.

 

Corbeaunews-Centrafrique

 

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La mafia des uniformes scolaires” : Les troublantes manœuvres du ministre Zingas

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La mafia des uniformes scolaires” : Les troublantes manœuvres du ministre Zingas

 

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Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, vient de déclencher une tempête en République centrafricaine. Sa décision d’instaurer les uniformes obligatoires dans les établissements scolaires du pays cache des réalités troublantes qui remontent à plus de quinze ans. Une enquête minutieuse de notre rédaction dévoile un système de détournement de fonds particulièrement sophistiqué, mis en place durant son premier passage au ministère de l’éducation dans le gouvernement Doté 1.

 

Le précédent de 2005 : Un système mafieux du ministre Zingas  bien huilé

 

En juin 2005, nommé ministre délégué à l’Éducation sous la présidence de François Bozizé, dans le premier gouvernement du premier ministre Doté, le ministre Zingas avait déjà instrumenté une opération similaire. Nos investigations révèlent un mécanisme complexe de détournement de fonds publics articulé autour des uniformes scolaires.

 

“Le ministre Zingas  avait commencé par placer stratégiquement ses proches aux postes d’intendants dans les principaux établissements de Bangui et de province”, dévoile un ancien cadre du ministère qui a requis l’anonymat. “Des enseignants du primaire, sans expérience en gestion, se sont retrouvés du jour au lendemain propulsés intendants dans des lycées prestigieux comme le lycée des Martyrs en 2005 – 2006 “.

 

Le mécanisme mis en place par le ministre Zingas  était imparable : les intendants, tous liés au ministre Zingas , centralisaient les commandes d’uniformes. Les parents étaient contraints d’acheter ces tenues à des prix exorbitants, sans possibilité de se tourner vers d’autres fournisseurs “. Les bénéfices étaient astronomiques”, témoigne un ancien responsable administratif du lycée des Martyrs. “Pour chaque uniforme vendu, plus de 60% du prix revenait directement dans les poches du réseau”.

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les-ecoliers-de-Bambari – Attente Sous le Soleil : L’Insensible Accueil Ministériel de Aurélien Simplice-Zingas à Bambari

 

Des chiffres vertigineux aux mains du ministre Zingas

 

Les montants détournés donnent le vertige. Selon nos sources au sein du ministère de l’éducation à l’époque, rien que pour l’année scolaire 2005-2006, le système aurait généré plus de 700 millions de francs CFA de profits illicites. “Avec environ 100 000 élèves par exemple, et une marge minimum de 15 000 FCFA par uniforme, faites le calcul“, nous glisse un ancien fonctionnaire du ministère de l’éducation.

 

Ce que veut le ministre Zinga, c’est le retour d’un système lucratif

 

Aujourd’hui, la nouvelle tentative du ministre Zingas intervient dans un contexte encore plus dramatique. Les familles centrafricaines, déjà exsangues, peinent à assurer un repas quotidien à leurs enfants. “C’est une provocation”, dénonce un leader d’une association des parents d’élèves de Bangui. “Comment peut-on imposer l’achat d’uniformes à des parents qui ne peuvent même pas nourrir convenablement leurs enfants?”

 

Les besoins urgents ignorés

 

Dans les établissements scolaires centrafricains, la situation est catastrophique. “Nos élèves s’assoient par terre, nous n’avons pas de tables-bancs, pas de manuels scolaires, pas de matériel pédagogique“, déplore Pierre Mbari, directeur d’une école de la capitale Bangui. “Et on nous parle d’uniformes!”

 

Le spectre des événements de 1979

 

Cette initiative ravive également le souvenir tragique des événements de janvier 1979. L’obligation du port de l’uniforme imposée par le régime de Bokassa avait conduit à une révolte des élèves, brutalement réprimée dans le sang. “C’est comme si l’histoire se répétait”, s’inquiète Mathieu Sérégaza.

 

Un système bien rodé qui se réactive

 

Nos sources au sein du ministère confirment que le ministre tente actuellement de replacer ses pions. “Plusieurs nominations d’intendants sont en cours de préparation“, révèle un fonctionnaire proche du dossier. “Le schéma de 2005 est en train de se reconstituer sous nos yeux“.

 

Les réactions commencent à monter. Les centrafricains sur les réseaux sociaux dénoncent une “arnaque organisée” et menacent de boycotter cette mesure. Les syndicats d’enseignants, quant à eux, restent encore silencieux.

 

“Le président doit comprendre que derrière cette initiative apparemment anodine se cache une véritable entreprise criminelle”, alerte un enseignant de l’école Notre Dame de Bangui. “Les sommes en jeu sont colossales, surtout dans un pays où le système éducatif est à reconstruire entièrement“.

 

Face à la colère des centrafricains sur les réseaux sociaux, y compris la dénonciation de l’ancien ministre Elie Ouéifio sur cette affaire, le ministre Zingas reste étrangement silencieux et s’active toujours autour de son projet contesté de tenues scolaire. Nos multiples demandes d’interview sont restées sans réponse. Une attitude qui ne fait que renforcer les soupçons sur les véritables motivations de cette réforme controversée.

 

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Paoua : Les gradés de la gendarmerie transforment les barrières en points de racket des usagers

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Paoua : Les gradés de la gendarmerie transforment les barrières en points de racket des usagers

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Enseigne de la brigade territoriale de Paoua, dans la préfecture dde Lim-Pendé.

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, une situation révoltante perdure depuis plusieurs mois. Des adjudants et adjudants-chefs de la gendarmerie nationale, délaissant leurs fonctions administratives, monopolisent les barrières routières pour extorquer de l’argent aux usagers. Une enquête approfondie de notre rédaction dévoile ce système de racket instrumenté par la hiérarchie militaire.

 

Un système de rotation profitable aux gradés de la gendarmerie de Paoua

 

Contrairement aux pratiques standard où les gradés supervisent les opérations depuis leurs bureaux, le commandant de compagnie de Paoua a instauré un système de rotation exclusif entre les gradés , c’est-à-dire les sous-officiers  sur les trois principales sorties de la ville de Paoua. Les gendarmes de rang – première et deuxième classe – se retrouvent cantonnés aux tâches administratives à la brigade, ce qui est contraire à la pratique.

 

« Les adjudants se relaient quotidiennement aux barrières. Si aujourd’hui c’est l’un, demain c’est l’autre. Les subalternes, eux, restent coincés à la brigade pour la paperasse », rapporte un habitant de Paoua  qui requiert l’anonymat.

 

La sortie Paoua  – Bétoko, mine d’or des racketteurs

 

Parmi les trois axes routiers – Bozoum, Bossangoa et Bétoko – ce dernier constitue le point de racket le plus lucratif. Notre équipe, après un mois d’observation, confirme que seuls les gradés y sont positionnés, levant la barrière aux usagers, faire les taches des soldats, exigeant systématiquement des “formalités” aux automobilistes et motocyclistes.

 

Une hiérarchie complice

 

Le commandant de compagnie, un capitaine responsable de toute la zone de Lim-Pendé, apparaît comme l’architecte de ce système de racket à Paoua. Il organise la rotation des adjudants aux barrières, s’assurant une part des sommes extorquées aux usagers. Nos multiples tentatives d’obtenir des explications auprès de la brigade se sont heurtées à un mur de silence.

 

Des pratiques qui défient la hiérarchie militaire

 

Cette situation inverse totalement la chaîne de commandement traditionnelle. Dans l’armée, la gendarmerie ou la police, les gradés supervisent normalement les opérations depuis leurs bureaux. À Paoua, ils s’approprient les missions de terrain dans un but purement lucratif.

 

Une enquête menée discrètement sur dix passages différents confirme la systématisation de ces pratiques. Les gendarmes interrogés, craignant des représailles, refusent de témoigner ouvertement sur ce système qui gangrène l’institution.

 

Ce détournement des fonctions militaires au profit d’un système de racket organisé pose question sur l’intégrité de la chaîne de commandement dans la région. Malgré nos multiples sollicitations, ni le commandement de la gendarmerie nationale, ni le ministère de la Défense n’ont souhaité réagir.

 

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Liliane GAMANZA, la terrible chargée du service social du HCR de Bangui frappe à nouveau : affaire des pagnes du 8 mars fait couler beaucoup d’encre

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Liliane GAMANZA, la terrible chargée du service social du HCR de Bangui frappe à nouveau : affaire des pagnes du 8 mars fait couler beaucoup d’encre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Liliane-GAMANZA-Chargee-de-service-communautaire-HCR-450×395.jpg” alt=”Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR, illustrant l’article sur Liliane GAMANZA, la terrible chargée du service social du HCR de Bangui frappe à nouveau” width=”450″ height=”395″ />
Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La gestion chaotique des services communautaires du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) de Bangui provoque la colère des réfugiés. Au cœur de ce scandale, Liliane GAMANZA, chargée des services communautaires, accumule les accusations de mauvaise gestion et de détournement des ressources destinées aux réfugiés.

 

Le 8 mars, un système de distribution des pagnes par Liliane GAMANZA  sème la discorde

 

Le processus de distribution des pagnes pour la Journée internationale des droits des femmes a pris une tournure particulièrement dramatique cette année. Contrairement aux années précédentes, où la majorité des femmes réfugiées recevaient leur dû, Mme Liliane GAMANZA a instauré un système de distribution personnalisé qui exclut les délégués communautaires traditionnels.

 

Liliane GAMANZA  avait formellement interdit  à toutes les déléguées de différentes communautés des refugiés à Bangui de convoquer les femmes comme d’habitude pour venir récupérer les pagnes elles-mêmes “, témoigne à CNC une refugiée congolaise. “Elle l’a dit : ‘N’appelle personne, c’est moi qui déciderai qui viendra chercher son pagne.’ Cette procédure inhabituelle instaurée par Liliane GAMANZA  a semé le chaos dans notre communauté”.

Fafa Olivier Attidzah, Représentant du HCR en République Centrafricaine. CopyrightDR Fafa-Olivier-Attidzah-Representant-du-HCR-en-Republique-Centrafricaine.-CopyrightDR Réfugiés tchadiens en RCA : Entre espoir de reconstruction et appel à l'autonomie agricole
Fafa Olivier Attidzah, Répresentant-du HCR en Republique Centrafricaine

 

Des chiffres qui interpellent

 

Les statistiques sont accablantes. Pour une communauté congolaise de 800 familles, seuls huit pagnes ont été distribués. D’autres communautés n’ont reçu que trois pagnes chacune. Cette distribution dérisoire contraste fortement avec les années précédentes où la distribution était plus équitable.

 

“Comment peut-on justifier huit pagnes pour 800 familles ? C’est une insulte à notre dignité”, s’indigne une réfugiée soudanaise qui préfère garder l’anonymat par peur de représailles. “Les années précédentes, la majorité des femmes recevaient un pagne. Cette année, c’est comme si on nous humiliait délibérément“.

 

Une gestion de Liliane GAMANZA  qui divise les communautés

 

Cette gestion controversée instaurée par Liliane GAMANZA  a eu des répercussions désastreuses sur la cohésion sociale au sein des communautés de réfugiés. Les délégués, traditionnellement respectés, sont devenus la cible d’accusations de détournement de la part de leurs communautés.

 

“On nous accuse d’avoir détourné les pagnes”, explique un délégué communautaire. “Mais comment pourrions-nous détourner quelque chose dont nous n’avons même pas été informés ? Tout a été géré directement par Madame Liliane GAMANZA , sans aucune transparence“.

 

Des formations douteuses pour les jeunes filles

 

Au-delà du scandale des pagnes, d’autres activités gérées par Mme Liliane GAMANZA pose des questions. Un programme de formation destiné aux jeunes filles réfugiées entre 18 et 20 ans s’est révélé particulièrement problématique.

 

“Les filles ont été retenues pendant deux jours, de 8h à 12h, sans aucune provision pour le repas“, raconte une mère dont la fille a participé à la formation. “À la fin, elles n’ont reçu qu’un seau, quelques produits d’hygiène et un pagne. Où est passé le budget prévu pour cette formation ?”

 

Des menaces contre ceux qui osent parler

 

Devant ces irrégularités, la déléguée congolaise avait eu le courage de rédiger un rapport détaillant ces dysfonctionnements. La réaction de Mme Liliane GAMANZA ne s’est pas fait attendre. “Elle est entrée dans une colère noire et a proféré des menaces à peine voilées contre elle “, confie un témoin de la scène.

 

Un enrichissement personnel de Liliane GAMANZA ?

 

Des sources proches du dossier évoquent un possible enrichissement personnel de la gestionnaire. “Les fonds destinés aux réfugiés semblent prendre des chemins détournés“.

 

Les réfugiés demandent des comptes

 

Face à cette situation, les communautés de réfugiés exigent :

– Un audit indépendant de la gestion des services communautaires du HCR

– Une enquête approfondie sur la distribution des pagnes du 8 mars

– La mise en place d’un système de distribution transparent

– Le remplacement de l’actuelle responsable des services communautaires

 

En réaction à notre première publication sur la mafia de cette dame, Mme GAMANZA a retiré sa photo de profil WhatsApp, suggérant qu’elle a pris connaissance des accusations portées contre elle. Le HCR, garant de la protection des réfugiés, doit maintenant prendre ses responsabilités face à cette situation qui mine sa crédibilité et aggrave la vulnérabilité des populations dont il a la charge.

 

La rédaction continuera d’enquêter sur cette affaire qui dévoile les défaillances dans la gestion de l’aide humanitaire en République centrafricaine.

 

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La soviétisation de la Centrafrique : le projet de loi sur les agents étrangers inquiète l’opposition

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La soviétisation de la Centrafrique : le projet de loi sur les agents étrangers inquiète l’opposition

 

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Maître Nicolas Tiangaye

 

Bangui, CNC. Le spectre d’une “ soviétisation de la Centrafrique  se précise avec le controversé projet de loi sur les agents étrangers. Réunis mardi dernier au siège du parti PATRIE à Bangui, les leaders de l’opposition dénoncent une nouvelle étape dans la transformation du pays en “satellite” de la Russie.

 

La soviétisation de la Centrafrique : un texte venu de nulle part

 

“Même au Mali, au Burkina ou au Niger, les Russes n’ont pas proposé ça. Même chez eux, ils n’ont pas une loi comme ça“, s’indigne Énoch Dérant Lakoué, ancien Premier ministre. Le texte est apparu mystérieusement sur la plateforme des députés, sans que personne n’en revendique la paternité. “Je pensais que c’était une blague”, confie Martin Ziguelé, président du MLPC.

 

Le mystère des ministres fantômes

 

Fait troublant : aucun des quatre ministres censés porter ce projet n’a osé l’assumer publiquement.

“Le ministre de la Sécurité publique n’a même pas répondu à l’invitation de l’Assemblée. Le ministre de l’administration du territoire dit qu’il est allé inaugurer je ne sais quoi à Bossangoa. Le ministre du Plan est dans le mystère du seigneur, il s’est caché sous la table”, ironise Martin Ziguelé.

 

Un contrôle total à la soviétique

 

“Quand vous arrivez dans un pays et que vous dites aux citoyens de réfléchir d’une manière donnée qui correspond à votre façon de voir le monde, et qu’en dehors de ce schéma vous n’avez plus voix à rien, nous sommes en train de devenir une république soviétique comme les satellites de l’Union Soviétique avant“, analyse Martin Ziguelé.

 

La soviétisation de la Centrafrique : stratégie de l’isolement

 

“Il y a un rapprochement entre notre pays et la France. Et dans la tête des Wagner, ils ne veulent pas décrocher de ce pays“, explique Martin Ziguelé. “Les ONG internationales pensent que c’est d’elles qu’il s’agit. Les organes de presse sont financés par leurs adversaires. Donc, pour que l’arbre sèche, il faut couper l’air”.

 

La soviétisation de la Centrafrique : l’exemple de Ndassima,  un territoire confisqué

 

L’ancien Premier ministre Dérant Lakoué démontre cette perte de souveraineté par un exemple frappant : “Les FACA n’ont pas le droit de circuler dans tout notre pays, notamment à Ndassima. Même s’ils veulent seulement passer, entrer dans la zone et sortir de la zone, c’est interdit. Pas par le gouvernement de notre pays, mais par ceux qui exploitent

 

Une résistance malgré les risques

 

“On nous dit que nous sommes fous. Vous ne voyez pas la violence de ces gens ?”, rapporte Martin Ziguelé. “On dit oui, oui, on voit ça. C’est pour ça qu’il faut qu’on se batte“. Face aux menaces, l’opposition maintient sa position : “C’est notre pays et nous avons beaucoup reçu de ce pays-là. Si on nous tue, ce sera pour la bonne cause”. Ainsi va la soviétisation de la Centrafrique.

 

Le silence du pouvoir

 

Pendant ce temps, la demande de dialogue politique avec le président Faustin Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro, reste lettre morte depuis quatre mois. “La vraie question est la suivante : pourquoi le président Touadéra ne veut pas d’un dialogue politique avec nous ?”, s’interroge Énoch Dérant Lakoué.

 

La soviétisation de la Centrafrique : l’alerte est lancée

 

“Il faut que vous soyez conscients du danger de la soviétisation de la Centrafrique  “, prévient Martin Ziguelé, citant Albert Camus : “La bêtise insiste toujours“. Pour l’opposition, ce projet de loi marque une étape décisive dans la transformation de la RCA en État satellite, rappelant les heures sombres du bloc soviétique. Une évolution qui, selon le BRDC, menace non seulement les libertés individuelles mais aussi la souveraineté même du pays.

 

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Camion incendié, policier tué, les violences s’approchent dangereusement de Bambari

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Camion incendié, policier tué, les violences s’approchent dangereusement de Bambari

 

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Image d’illustration de l’article. Ceci c’est un véhicule des faca incendiés par les rebelles de l’UPC à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les violences se multiplient dans la préfecture de la Ouaka, où un camion a été incendié mardi 12 novembre par des hommes armés non identifiés à hauteur du village Gbenga, au PK35 sur l’axe Bambari-Ippy. Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’actes de violence qui secouent cette préfecture depuis plusieurs jours.

 

Ce nouvel incident survient dans un contexte déjà marqué par une attaque meurtrière contre les forces de l’ordre. En effet, il y a quatre jours, des hommes armés ont pris pour cible deux policiers qui effectuaient une patrouille pédestre près de Bambari, dans le village de Maloum, sur la route d’Ippy. Le bilan de cette attaque fait état d’un policier tué et d’un autre porté disparu.

 

L’arrivée de la saison sèche, traditionnellement propice aux mouvements des groupes armés, semble marquer une recrudescence des violences dans cette préfecture située à 385 kilomètres au nord-est de Bangui. Les civils, pris entre deux feux, paient un lourd tribut à cette insécurité grandissante.

 

“La situation sécuritaire se dégrade considérablement dans notre région“, confie un commerçant de Bambari sous couvert d’anonymat. “Les populations vivent dans la peur permanente des attaques, et les déplacements sur les axes routiers deviennent de plus en plus risqués“.

 

Les autorités locales et les forces de sécurité peinent à contenir ces violences qui touchent particulièrement l’axe stratégique Bambari-Ippy. Cette route, essentielle pour le commerce et l’approvisionnement des ville  de la Haute-Kotto et une partie de la Ouaka, , est régulièrement le lieu d’embuscades et d’attaques ciblées.

 

Pour rappel, Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, a connu ces dernières années plusieurs cycles de violence impliquant différents groupes armés. La ville, considérée comme un carrefour commercial important du centre du pays, cristallise les tensions entre les groupes armés, les mercenaires russes et les soldats FACA pour le contrôle du territoire et des ressources.

 

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Centrafrique : Le prix du manioc s’envole à Nola

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Centrafrique : Le prix du manioc s’envole à Nola

 

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chargement d’un camion avec des sacs de maniocs. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Nola, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, le prix du manioc connaît une hausse vertigineuse. La demi-cuvette est passée de 2 500 à 3 000 francs CFA, pénalisant lourdement les ménages modestes.

 

“Nous avons de nombreux enfants à nourrir et nous sommes dépassés par la situation du prix du manioc  “, déplore Rolandakutu, chef de famille. “Une portion de manioc qui coûtait 250 francs atteint maintenant 350 francs”.

 

Plusieurs facteurs expliquent cette flambée des prix du manioc , selon la population locale. Les fortes pluies perturbent les récoltes tandis que de nombreux producteurs délaissent leurs champs pour la cueillette du gopo, une plante locale. La dégradation des routes complique également l’acheminement des marchandises.

 

“Les agriculteurs sont partis en brousse pour la récolte du gopo. Cette absence, combinée aux intempéries, nous oblige à augmenter nos prix pour maintenir une petite marge”, explique Nathalie, revendeuse au marché central de Nola.

 

Les dépôts de manioc du centre-ville peinent à se réapprovisionner. Pour Tatiana Bedunga, mère de cinq enfants, la situation devient intenable : “Avec 200 francs de farine, impossible de nourrir toute la famille. Les jours de pluie, les prix grimpent encore davantage”.

 

La production agricole décline dans la Sangha-Mbaéré. Le développement d’une culture extensive du manioc pourrait apporter une solution durable, mais ce projet reste pour l’instant lettre morte. Les habitants appellent les autorités de Bangui à relancer l’agriculture dans la région pour enrayer cette crise alimentaire qui frappe les plus vulnérables.

 

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Les Provinces centrafricaines : Dans l’enfer d’un État fantôme où règnent milices et mercenaires

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Les Provinces centrafricaines : Dans l’enfer d’un État fantôme où règnent milices et mercenaires

 

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Des mercenaires russes à Bria. CopyrightaCNC

 

Bangui, CNC. Au cœur de la région d’Afrique centrale, une tragédie silencieuse se joue loin des regards. Les Provinces centrafricaines, abandonnées par un régime Touadéra obsédé par sa survie politique, s’enfoncent dans un chaos meurtrier alimenté par des mercenaires russes et leurs supplétifs russes noirs. Cette désertion programmée de l’État transforme des régions entières en zones de non-droit, où la violence est devenue le seul mode de gouvernance.

 

Les Provinces centrafricaines , un vide étatique mortifère

 

“Plus rien ne fonctionne ici. Même signaler un crime est devenu impossible“, confie un jeune père de famille de Nzacko, illustrant l’effondrement total des services publics. Dans un territoire aussi vaste que la France et la Belgique réunies, seuls trois tribunaux d’instance tentent encore de maintenir un semblant de justice. Les fonctionnaires, quand ils daignent quitter Bangui, se transforment souvent en prédateurs d’une population déjà exsangue.

 

Le règne de la terreur organisée dans les Provinces centrafricaines

 

La stratégie du pouvoir révèle un cynisme glaçant : les Provinces centrafricaines  sont livrées à des milices “supplétives”, surnommées “Russes noirs” par la population terrorisée. Ces groupes, constitués d’anciens Anti-Balaka recyclés et armés par Wagner, imposent un régime de terreur systématique.

“Ils arrivent dans les villages, confisquent les téléphones pour effacer toute trace de leurs exactions, puis font régner leur loi”, témoigne un humanitaire sous couvert d’anonymat. Ces criminels copient leurs maîtres du groupe Wagner.

 

Une catastrophe humanitaire sans précédent dans les Provinces centrafricaines

 

Les chiffres sont accablants : des centaines de milliers de déplacés s’entassent dans des camps de fortune dans les Provinces centrafricaines, fuyant les exactions. Les organisations humanitaires internationales, qui font face à des menaces croissantes, se retirent progressivement, laissant les Provinces centrafricaines à des ONG locales plus vulnérables aux pressions. Dans certaines régions, le taux de malnutrition atteint des niveaux catastrophiques.

 

La militarisation absurde du territoire

 

Le régime poursuit une politique de militarisation aussi coûteuse qu’inefficace. De jeunes recrues des FACA, à peine formées trois semaines, sont envoyées tenir des positions dans des villages “reconquis”. Sans solde régulière ni logistique, ces soldats improvisés deviennent rapidement de nouveaux prédateurs pour les populations locales.

 

Une économie étranglée

 

Les Provinces centrafricaines  étouffent sous le poids des rackets institutionnalisés. Les barrages routiers se multiplient, transformant chaque déplacement en parcours du combattant.

“Pour transporter nos marchandises sur 100 kilomètres, nous devons payer à cinq ou six barrages différents”, explique un commerçant de Bocaranga. Le commerce local s’effondre pendant que les ressources minières sont méthodiquement pillées par Wagner et ses alliés locaux.

 

La désintégration du tissu social

 

Plus inquiétant encore, le tissu social traditionnel se délite. Les conflits intercommunautaires, attisés par le pouvoir, transforment des communautés jadis paisibles en ennemis mortels, exactement comme à Zémio, Rafaï ou Bambouti. Les chefs traditionnels sont soit cooptés par le régime, soit éliminés, détruisant des siècles de régulation sociale traditionnelle.

 

Un black-out informationnel total

 

Le contrôle de l’information devient absolu. Les journalistes sont interdits d’accès dans de nombreuses zones. Les rares témoignages qui filtrent décrivent des scènes dignes des heures les plus sombres du continent : villages rasés, populations déplacées de force, exploitation minière sauvage sous la surveillance de mercenaires du groupe Wagner comme à Ndachima.

 

L’éducation et la santé sacrifiées

 

Le système éducatif et sanitaire, déjà exsangue, s’effondre totalement.

“Nos enfants grandissent sans avoir jamais vu une salle de classe”, témoigne une mère de Bria. Les centres de santé, quand ils existent encore, fonctionnent sans médicaments ni personnel qualifié. Des maladies qu’on croyait éradiquées réapparaissent.

 

Un modèle de prédation moderne

 

Cette tragédie provinciale révèle un nouveau modèle de gouvernance par l’abandon, où l’État se désengage totalement tout en maintenant une fiction de souveraineté à Bangui. Les provinces centrafricaines sont devenues le laboratoire d’une forme moderne de prédation territoriale où la violence remplace l’administration.

 

Les conséquences à long terme

 

Cette politique d’abandon organisé aura des répercussions dramatiques pour des générations. Au-delà du drame humanitaire immédiat, c’est toute la cohésion nationale qui est menacée. La RCA risque de devenir le prototype d’un nouvel “État fantôme”, où le pouvoir central abandonne sciemment son territoire aux prédateurs, créant des zones grises propices à toutes les traffics.

 

Les provinces centrafricaines ne sont plus seulement les victimes d’une guerre civile, elles sont devenues le théâtre d’une expérimentation politique mortifère : celle d’un État qui organise sa propre disparition au profit de mercenaires et de milices, transformant des millions de citoyens en population sacrifiée.

 

Par Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : LES DÉLIRES INQUIÉTANTS DU MINISTRE BIDA KOYAGBELÉ EN RUSSIE

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CENTRAFRIQUE : LES DÉLIRES INQUIÉTANTS DU MINISTRE BIDA KOYAGBELÉ EN RUSSIE

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Monsieur Pascal Bida Koyagbélé en mission en Russie

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La scène se déroule dans une salle de conférence en Russie. Le ministre délégué chargé des grands travaux à la présidence de la République centrafricaine, Bida Koyagbelé, prend la parole. Ce qui suit restera dans les annales de la diplomatie centrafricaine comme l’un des moments les plus gênants de son histoire récente.

 

ANATOMIE D’UN DISCOURS DÉLIRANT DU MINISTRE BIDA KOYAGBBELÉ

 

Devant un parterre d’officiels russes à Moscou, le ministre BIDA KOYAGBELÉ  déroule un récit fantasque qui défie l’entendement. Première affirmation stupéfiante : la République centrafricaine serait « le lieu où Dieu avait déposé son trésor », selon ce qu’il présente comme une légende de l’Égypte antique. Une allégation qui fait sourire les historiens et égyptologues.

 

Mais ce n’était que le début. Dans un crescendo de déclarations aberrantes, le ministre BIDA KOYAGBELÉ  affirme que la société Rossiologia aurait « découvert » les richesses minières du pays. Une révélation qui aurait pu surprendre… si ces gisements n’étaient pas déjà cartographiés et exploités depuis des décennies.

 

« Nous avons découvert avec Rossiologia que ce pays était le pays le plus riche en termes de concentration de ressources d’Afrique », proclame-t-il, ignorant délibérément l’histoire minière du pays et les nombreuses études géologiques menées bien avant l’arrivée des Russes.

 

LA FRANCE, BOUC ÉMISSAIRE DE SERVICE

 

Dans la suite de son intervention, le ministre BIDA KOYAGBELÉ  se lance dans une charge virulente contre la France, l’accusant d’avoir « instrumenté l’insécurité » en Centrafrique et dans tout le Sahel. Une assertion qui fait fi de la complexité des réalités géopolitiques régionales et des multiples facteurs d’instabilité.

 

« Nous avons été envahis par la France pendant plusieurs dizaines d’années et à travers son système colonial fondé sur le vol, la prédation et la barbarie», déclare-t-il, utilisant un néologisme incompréhensible (« abrédation ») qui traduit sa confusion mentale.

 

UN PROFIL PSYCHOLOGIQUE inquiétant du ministre BIDA KOYAGBELÉ

 

Les témoignages affluent concernant l’état mental du ministre BIDA KOYAGBELÉ. Des sources proches, s’exprimant sous couvert d’anonymat, dressent le portrait d’un homme aux prises avec des troubles psychologiques sévères.

 

« Depuis l’université, il a toujours eu cette propension au mensonge pathologique », confie un ancien camarade de promotion. « Ce n’était pas des petits arrangements avec la vérité, mais des inventions complètes, des histoires abracadabrantes qu’il défendait avec une conviction déconcertante ».

 

Un membre de sa famille ajoute : « Nous sommes profondément inquiets. Son comportement s’est aggravé avec les années. Il vit dans une réalité parallèle qu’il a construite de toutes pièces ».

 

LES CONSÉQUENCES DIPLOMATIQUES

 

Cette prestation désastreuse du ministre Koyagbelé n’est pas sans conséquences pour la Centrafrique. À l’heure où le pays tente de diversifier ses partenariats internationaux, de telles déclarations sapent sa crédibilité sur la scène mondiale.

 

Le contraste est saisissant avec d’autres nations africaines anciennement administrées par la France. Pendant que le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun développent des relations diplomatiques équilibrées et matures, la Centrafrique se retrouve prisonnière d’un discours victimaire et déconnecté des réalités.

 

UN SYSTÈME QUI POSE QUESTION

 

L’incident expose des questions plus larges sur le fonctionnement des institutions centrafricaines. Comment un individu manifestement inapte peut-il occuper un poste ministériel aussi important ? Pourquoi les autorités maintiennent-elles en fonction un ministre dont les troubles du comportement sont de notoriété publique ?

 

Le silence assourdissant du gouvernement devant ces dérapages répétés interroge. Cette absence de réaction traduit-elle une approbation tacite ou une paralysie institutionnelle ?

 

VERS UNE CRISE DE CRÉDIBILITÉ

 

La prestation du ministre en Russie représente plus qu’un simple incident diplomatique. Elle révèle une crise profonde au sein de l’appareil d’État centrafricain. Le maintien en fonction d’un ministre visiblement déconnecté de la réalité compromet la capacité du pays à être pris au sérieux par ses partenaires internationaux.

 

L’urgence d’une intervention au plus haut niveau de l’État se fait sentir. La Centrafrique ne peut se permettre de voir son image internationale continuellement ternie par les élucubrations d’un ministre qui confond tribune diplomatique et thérapie de groupe.

 

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En Centrafrique, le mythe de l’homme providentiel perdure : analyse de la nouvelle Constitution de 2023

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En Centrafrique, le mythe de l’homme providentiel perdure : analyse de la nouvelle Constitution de 2023

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite, illustrant l'article sur Constitution de 2023 en Centrafrique : Touadera réinvente la présidence à vie
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le mythe de l’homme providentiel a encore frappé en République centrafricaine. En se dotant d’une nouvelle Constitution de 2023 qui lui ouvre la voie d’une présidence à vie, Faustin Archange Touadera perpétue une tradition bien ancrée dans ce pays d’Afrique centrale : celle du dirigeant irremplaçable. Une analyse que partage Danièle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, limogée en 2022 pour avoir tenté de s’opposer à cette dérive personnaliste.

 

“Depuis l’indépendance, chaque président s’est considéré comme l’homme de la situation, le seul capable de sauver le pays”, explique cette éminente juriste dans son ouvrage de référence sur l’histoire constitutionnelle centrafricaine. De David Dacko à Touadera, en passant par Bokassa, tous ont modifié la Constitution pour renforcer leur pouvoir personnel.

 

Promulguée le 30 août 2023, la nouvelle Constitution de 2023 est un cas d’école de cette personnalisation du pouvoir. Non content de supprimer la limitation des mandats présidentiels, le texte accorde à Touadera, alias Baba Kongoboro, des prérogatives dignes d’un monarque :

nomination d’un vice-président, contrôle du Conseil constitutionnel, suppression de la surveillance parlementaire sur les contrats miniers.

 

“C’est le syndrome Bokassa qui continue”, analyse un leader de la société civile centrafricaine. “Chaque président finit par se croire indispensable, au point de modifier la Constitution pour rester au pouvoir”. Une comparaison que le pouvoir rejette, tout en reproduisant les mêmes schémas.

 

Plus inquiétant encore, la nouvelle Constitution de 2023 de Touadera introduit une disposition sans précédent : seuls les Centrafricains “d’origine” peuvent désormais accéder aux plus hautes fonctions. “Une discrimination constitutionnalisée qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire”, confie sous couvert d’anonymat un ancien membre du Conseil constitutionnel.

 

À 76 kilomètres de Bangui, le palais de Bérengo, ancienne résidence impériale de Bokassa, témoigne encore de cette propension des dirigeants centrafricains à se croire investis d’une mission divine. “La seule différence aujourd’hui”, note un observateur politique, “c’est qu’on utilise les apparences de la démocratie pour légitimer le pouvoir personnel”.

 

Le référendum constitutionnel, avec son score soviétique de 95% de “oui”, illustre parfaitement cette dérive. Dans un pays où une partie du territoire échappe encore au contrôle de l’État, un tel résultat interroge. “C’est exactement comme sous l’empire, quand les votes étaient unanimes”, rappelle un ancien magistrat.

 

“Le plus grave”, souligne Danièle Darlan, “n’est pas tant l’instabilité politique que l’impact sur les mentalités”. En personnalisant à l’extrême le pouvoir, la nouvelle Constitution renforce l’idée qu’un homme seul peut incarner le salut de la nation. Une conception qui a déjà conduit le pays à de multiples catastrophes.

 

Dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde malgré ses richesses naturelles, la personnalisation du pouvoir a toujours rimé avec prédation des ressources. La suppression du contrôle parlementaire sur les contrats miniers dans la nouvelle Constitution de 2023 en est l’illustration parfaite.

 

Soixante-trois ans après son indépendance, la République centrafricaine semble incapable de s’extraire du mythe de l’homme providentiel. De Dacko qui instaura le parti unique, à Bokassa qui se fit empereur, jusqu’à Touadera qui s’octroie une présidence illimitée, l’histoire se répète inlassablement.

 

La nouvelle Constitution de 2023 ne fait que confirmer cette tendance lourde de la politique centrafricaine : la personnalisation extrême du pouvoir au détriment des institutions. Un choix d’autant plus inquiétant que le pays, encore marqué par la crise de 2013-2016, aurait besoin plus que jamais d’institutions fortes plutôt que d’un homme providentiel.

 

“L’histoire nous a pourtant appris que le mythe de l’homme providentiel conduit toujours aux mêmes catastrophes”, conclut Danièle Darlan. Un avertissement qui risque de rester lettre morte dans un pays où la Constitution semble condamnée à être l’instrument des ambitions personnelles plutôt que le garant des libertés collectives.

 

Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

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Nouvelle attaque meurtrière contre un poste des FACA à la frontière tchado-centrafricaine

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Nouvelle attaque meurtrière contre un poste des FACA à la frontière tchado-centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa-450×346.jpg” alt=”Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa, illustrant l’article sur Nouvelle attaque meurtrière contre un poste des FACA à la frontière tchado-centrafricaine” width=”450″ height=”346″ />
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamentale (CPC-F) ont mené une attaque à l’aube ce mardi contre un poste avancé des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au village de Petit-Bouar, près de la frontière tchado-centrafricaine. Cette offensive survient dans un contexte de tensions croissantes dans la région.

 

Selon nos informations, l’assaut a débuté vers 5 heures du matin. Les hommes armés, sous le commandement du général rebelle Mahamat Garga, ont pris pour cible la position militaire située à proximité du village Ndembo, à 70 kilomètres de Markounda. Le bilan provisoire s’établit à au moins deux soldats FACA tués. L’attaque a également entraîné la perte de matériels militaires et provoqué la dispersion des soldats survivants dans la brousse environnante.

 

Cette nouvelle offensive démontre la capacité persistante des groupes rebelles à déstabiliser les zones frontalières stratégiques. “Les assaillants semblaient bien informés des positions et des mouvements de nos troupes”, indique une source militaire sous couvert d’anonymat.

 

La situation sécuritaire dans la région se dégrade depuis plusieurs semaines. La semaine dernière, les mêmes éléments de la CPC-F avaient déjà détruit un poste avancé des soldats FACA à Farazala, dans l’Ouham-Fafa, témoignant d’une stratégie coordonnée visant à affaiblir la présence des forces gouvernementales dans le secteur.

 

Dans un mouvement qui paraît synchronisé, un autre groupe de la CPC-F avait frappé le 6 novembre un avant-poste des FACA à 12 kilomètres de Nzako, dans la préfecture du Mbomou. Cette attaque avait coûté la vie à un adjudant-chef, qui occupait le poste d’adjoint au commandement du détachement local.

 

Cette succession d’assauts rebelles pose des questions sur la capacité des FACA à sécuriser efficacement les zones qu’ils occupent, malgré l’appui des partenaires internationaux. Les populations locales, prises entre les affrontements, expriment leur inquiétude croissante. “Nous vivons dans la peur permanente”, témoigne un habitant de Petit-Bouar, qui préfère garder l’anonymat. “Les attaques se multiplient et nous ne nous sentons plus en sécurité”.

 

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CENTRAFRIQUE : UN SYSTÈME DE TRAÇABILITÉ DES DIAMANTS MINÉ PAR SES CONTRADICTIONS

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CENTRAFRIQUE : UN SYSTÈME DE TRAÇABILITÉ DES DIAMANTS MINÉ PAR SES CONTRADICTIONS

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines-450×298.jpg” alt=”monsieur Ruffin Benam Beltoungou, ministre des Mines et de la géologie, illustrant l’article sur CENTRAFRIQUE : UN SYSTÈME DE TRAÇABILITÉ DES DIAMANTS MINÉ PAR SES CONTRADICTIONS” width=”450″ height=”298″ />
monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La République centrafricaine présente un dispositif complexe de contrôle de ses diamants, mais l’analyse du rapport 2022 du Processus de Kimberley révèle un système aux failles béantes, particulièrement exploitées par le groupe Wagner.

 

Une bureaucratie inefficace face au groupe Wagner

 

Le système de traçabilité centrafricain repose sur une cascade de documents : registres de production pour les artisans, bordereaux d’achat pour les collecteurs, fiches de transfert pour les déplacements de colis. “Un système qui produit plus de paperasse que de contrôle effectif”, commente un observateur centrafricain du secteur minier.

 

Selon le rapport officiel, chaque transfert de diamants doit se faire dans des sachets inviolables accompagnés d’une fiche détaillée. Le Bureau d’Évaluation et de Contrôle du Diamant et de l’Or (BECDOR) expertise ensuite les lots avant leur exportation. Sur le papier, la traçabilité semble parfaite.

 

Des zones des diamants conformes très limitées

 

Le rapport indique que seules huit zones sont déclarées “conformes” au Processus de Kimberley en 2022. Une limitation géographique qui laisse de vastes territoires hors contrôle, notamment dans l’est, l’ouest et centre  du pays où, selon le document lui-même, “toute la production quitte le pays par la fraude et la contrebande”.

 

Les chiffres officiels sont révélateurs : seulement 252 collecteurs agréés et 930 artisans miniers enregistrés dans les zones conformes. Des nombres dérisoires au regard de l’activité minière réelle du pays, particulièrement depuis l’implantation du groupe Wagner qui contrôle de nombreux sites d’extraction.

 

Un contrôle à géométrie variable des diamants centrafricains

 

La délivrance des certificats du Processus de Kimberley illustre ces contradictions. Si le rapport détaille une procédure rigoureuse nécessitant trois signatures (BECDOR, Douanes et Secrétariat Permanent), il reste silencieux sur les moyens de contrôle effectifs sur le terrain.

 

L’ombre de Wagner

 

Si le rapport officiel reste discret sur la question, l’influence croissante du groupe Wagner dans le secteur minier compromet l’efficacité du système de traçabilité. De nombreux sites miniers sont devenus inaccessibles aux services de contrôle de l’État, même avec le ministre lui même.

 

Le rapport reconnaît d’ailleurs que “la situation de la fraude et de la contrebande reste un défi pour les zones de productions”. Une litote qui masque mal l’ampleur du problème, particulièrement dans les zones sous influence russe.

 

Des réformes en trompe-l’œil

 

La création en avril 2022 d’un Groupe de Travail Sectoriel contre la fraude n’a produit aucun résultat tangible. Les ateliers de consultation organisés dans les régions minières semblent avoir eu peu d’impact sur le terrain.

 

Les chiffres officiels 2022 :

  • 115.522,38 carats exportés légalement
  • 31 certificats Kimberley délivrés
  • 8 zones conformes seulement
  • 252 collecteurs agréés
  • 930 artisans miniers enregistrés

 

La République centrafricaine se trouve ainsi dans une situation paradoxale : un système de traçabilité théoriquement rigoureux mais pratiquement inefficace, particulièrement face aux acteurs qui opèrent hors du cadre légal, comme le groupe Wagner et les rwandais. Sans une refonte profonde du dispositif et un réel contrôle sur l’ensemble du territoire, la traçabilité des diamants centrafricains restera largement fictive.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Quand la RCA faisait rêver l’Afrique : Histoire d’une grandeur perdue

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Quand la RCA faisait rêver l’Afrique : Histoire d’une grandeur perdue

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-blanc-sur-une-moto-au-ccentre-ville-de-Bangui-450×332.jpg” alt=”un blanc sur une moto au ccentre ville de Bangui un-blanc-sur-une-moto-au-ccentre-ville-de-Bangui Index de la prospérité globale 2021 : La République centrafricaine classée avant dernier pays au monde” width=”450″ height=”332″ />
Circulation dans la ville de Bangui

 

1958-1974 : Ces années où la “Suisse d’Afrique” dominait l’Afrique centrale

 

Bangui, CNC. Dans son analyse “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO nous replonge dans une époque qui semble aujourd’hui relever du mythe. Entre 1958 et 1974, la République Centrafricaine était surnommée la “Suisse d’Afrique”, une référence qui, au regard de la situation actuelle, souligne l’ampleur du déclin qu’a connu le pays.

 

Une économie dynamique et diversifiée

 

Un secteur industriel florissant

 

– Plus de 10 grandes industries nationales

– Production textile de renommée internationale

– Industries manufacturières performantes

– Création massive d’emplois qualifiés

 

Une agriculture prospère

 

– Autosuffisance alimentaire

– Exportation des surplus agricoles

– Mécanisation avancée

– Recherche agronomique de pointe

 

Une infrastructure moderne

 

Un réseau de transport intégré

 

– Routes nationales bien entretenues

– Flotte aérienne nationale avec Mystère 20

– Navigation fluviale active

– Connexions régionales efficaces

 

Des équipements de pointe

 

– Télécommunications dans toutes les préfectures

– Réseau électrique fiable

– Infrastructures urbaines modernes

– Services publics performants

 

Une administration modèle

 

Une gouvernance efficace

 

– Services publics efficients

– Fonctionnaires bien formés

– Gestion rigoureuse des ressources

– Lutte efficace contre la corruption

 

Une décentralisation réussie

 

– Administrations locales fonctionnelles

– Services de proximité

– Développement équilibré des régions

– Participation citoyenne active

 

Un rayonnement international

 

Une diplomatie respectée

 

– Relations internationales équilibrées

– Partenariats stratégiques diversifiés

– Influence régionale significative

– Indépendance diplomatique

 

Une attractivité économique

 

– Investissements étrangers

– Tourisme en développement

– Échanges commerciaux dynamiques

– Hub régional

 

Les fondements de la réussite

 

Une vision claire

 

– Planification stratégique

– Objectifs de développement définis

– Politiques cohérentes

– Suivi rigoureux des projets

 

Des valeurs fortes

 

– Culture du travail

– Intégrité administrative

– Fierté nationale

– Sens du service public

 

Le “modèle centrafricain” de l’époque

 

Une stabilité enviable

 

– Paix sociale

– Cohésion nationale

– Dialogue social

– Prospérité partagée

 

Des innovations sociales

 

– Système éducatif performant

– Couverture sanitaire étendue

– Protection sociale progressive

– Mobilité sociale réelle

 

Les clés du succès

 

Un leadership visionnaire

 

– Dirigeants formés

– Cadres compétents

– Administration professionnelle

– Gestion rigoureuse

 

Une population mobilisée

 

– Participation au développement

– Fierté nationale

– Conscience citoyenne

– Engagement collectif

 

Les leçons pour aujourd’hui

 

Les fondamentaux à restaurer

 

– Valorisation du travail

– Rigueur administrative

– Intégrité publique

– Vision nationale

 

Les priorités à réaffirmer

 

– Industrialisation

– Autosuffisance alimentaire

– Infrastructure moderne

– Formation des cadres

 

Un héritage à reconquérir

 

La période où la RCA était la “Suisse d’Afrique” n’était pas un accident de l’histoire mais le résultat d’une vision claire et d’une gestion rigoureuse. Comme le souligne Élie OUEIFIO, cette époque prouve que le pays dispose de tous les atouts pour redevenir une nation prospère et respectée.

 

Les enseignements de cette période glorieuse sont essentiels pour la reconstruction actuelle :

– L’importance d’une vision nationale claire

– La nécessité d’une gestion rigoureuse

– Le rôle crucial de l’industrialisation

– La valeur de l’autonomie nationale

 

La “Suisse d’Afrique” n’est pas qu’un souvenir nostalgique mais un objectif réalisable, à condition de retrouver l’esprit et les méthodes qui ont fait le succès de cette époque dorée.

 

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Centrafrique: Jackson Mazette, du Vice-Président déchu au fauteur de trouble du MLPC.

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Jackson Mazette, du Vice-Président déchu au fauteur de trouble du MLPC.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Monsieur-Jackson-Mazette-450×338.jpg” alt=”Centrafrique: Jackson Mazette, du Vice-Président déchu au fauteur de trouble du MLPC” width=”450″ height=”338″ />
Monsieur Jackson Mazette

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Jackson Mazette, ancien deuxième vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), dirigé par l’ex-Premier ministre Martin Ziguélé, défraie à nouveau la chronique politique de Bangui. Cet ex-leader, exclu pour trahison devenu un fauteur de trouble, refuse de quitter la scène et se proclame fondateur du parti. Allant encore plus loin, il a constitué un « bureau politique provisoire » et entend s’emparer de l’unique patrimoine du parti, son terrain.

 

Jackson Mazette, ce fauteur de trouble jugé pourtant politiquement “mort” par ses anciens alliés et adversaires en raison de ses séjours à la psychiatrie à Bangui, la création de son bureau politique provisoire, un acte jugé authentique d’une rébellion, a été perçu par lui comme une première victoire personnelle sur Martin Ziguelé. Aujourd’hui, Jackson Mazette ouvre un deuxième front, le terrain du siège du MLPC, un espace stratégique surnommé « Place Marabéna ». Le parti avait conclu un arrangement pour que ce terrain soit loué à un militant en vue de le transformer temporairement en espace de fête pour les festivités de fin d’année, une source de revenus pour soutenir les activités du MLPC.

Mais Mazette, par l’intermédiaire de Gérard DEGUANEDJI, le président de son fameux bureau politique provisoire, a récemment tenté de reprendre ce contrôle. Il a diffusé un tract pour communiquer aux contribuables occupant la place, leur ordonnant de cesser tout paiement de loyer à la direction en place. Ces commerçants contribuables, loin d’obéir, ont ignoré la directive et jugé cet ordre comme un “cheveu dans la soupe”, sans fondement ni légitimité.

Pour la cellule de Communication du MLPC, : « Mazette cherche à s’enrichir au dos du MLPC. Son unique objectif est de liquider notre parti et de s’approprier son patrimoine. C’est un traitre, un vendu qui n’a jamais eu à cœur l’intérêt du MLPC ».

Cette nouvelle attaque de Jackson Mazette contre le patrimoine du MLPC fait figure de provocation. Elle a frôlé un affrontement aux conséquences désastreuses entre les jeunes du parti et l’équipe de Mazette et soulève des interrogations sur les limites des ambitions personnelles de Mazette et sur les conséquences d’un comportement désespéré de celui qui se réclame fondateur de ce parti le MLPC.

 

Corbeaunews Centrafrique

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La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie  

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La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Hopital-de-Nanga-Boguila-450×338.jpg” alt=”Hôpital de Nanga Boguila, illustrant l’article sur La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie” width=”450″ height=”338″ />
Hôpital de Nanga-Boguila . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La psychose du vol mystique des organes génitaux masculins prend une nouvelle ampleur en République centrafricaine. Après avoir secoué plusieurs villes du pays ces derniers mois, le phénomène atteint désormais Nanga-Boguila, dans la préfecture de l’Ouham, à plus de 400 kilomètres au nord de Bangui, où deux cas ont été signalés ce lundi 11 novembre 2024.

 

Des arrestations et violences dans les localités de Nanga-Boguila 

 

Le premier incident s’est produit dans un village situé à 25 kilomètres de Nanga-Boguila sur l’axe Bossangoa. Selon des témoins, un homme qui passait devant le domicile du chef du village l’a salué avant de poursuivre son chemin. Quelques instants après, le chef a alerté la population, affirmant que son sexe s’était “rétracté jusqu’à ne mesurer qu’un centimètre”.

 

“Les jeunes du village se sont immédiatement rassemblés et ont poursuivi le passant. Ils l’ont violemment battu avant de le conduire à l’hôpital de Nanga-Boguila puis à la gendarmerie”, rapporte Mathias Koyamba, un habitant du village présent lors des faits.

 

Le même jour, un deuxième cas a été signalé dans un autre village situé à 12 kilomètres de Nanga-Boguila sur l’axe Paoua. Un homme a été accusé d’avoir “volé le sexe” d’un villageois dans des circonstances similaires. Il a également été remis à la gendamerie de Nanga-Boguila.

Pancarte de l'hôpital de Nanga Boguila, illustrant l'article sur  La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie
Pancarte de l’hôpital de Nanga Boguila. CopyrightCNC

 

Une vague de panique qui s’étend à Nanga-Boguila 

 

Cette psychose n’est pas un phénomène isolé. Depuis plusieurs mois, des cas similaires ont été rapportés dans plusieurs villes du pays : Cantonnier (à la frontière camerounaise), Bambari (préfecture de la Ouaka), Kouango, Paoua, et même dans certains quartiers de la capitale Bangui.

 

“Ces accusations se propagent comme une traînée de poudre”, note le Dr Jean-Claude Mbali, sociologue à l’Université de Bangui. “Elles révèlent les profondes croyances mystiques qui persistent dans notre société, particulièrement en zone rurale, et la fragilité du tissu social dans un pays encore marqué par les conflits”.

 

Autorités vs croyances populaires

 

Le gouvernement centrafricain, par la voix de son ministre de la Communication et porte-parole Maxime Balalou, avait fermement réagi il y a deux mois en menaçant de poursuites judiciaires les propagateurs de ces rumeurs. Les autorités ont également souligné l’absence de preuves médicales de ces supposés “vols”.

 

Mais pour de nombreux Centrafricains, ces phénomènes relèvent du domaine mystique et ne peuvent donc être traités par la médecine moderne.

“Les cas de sorcellerie ne peuvent être soignés à l’hôpital. C’est bien connu ici que dès qu’une personne victime de sorcellerie est amenée à l’hôpital, elle meurt. C’est pourquoi les gens préfèrent consulter les guérisseurs traditionnels ou les religieux”, explique Basile Banga, notable à Nanga-Boguila.

à l'intérieur d'une chambre de l'hôpital de Nanga Boguila, illustrant l'article sur  La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie
à l’intérieur d’une chambre de l’hôpital de Nanga Boguila. CopyrightCNC

 

Risques et conséquences

 

Ces accusations de “vol mystique de sexe” engendrent régulièrement des violences collectives pouvant aller jusqu’au lynchage des suspects comme à Nanga-Boguila . Plusieurs organisations de défense des droits humains ont tiré la sonnette d’alarme sur ces pratiques de justice populaire.

 

“Ces violences basées sur des accusations sans fondement sont inacceptables“, déclare Me Jean-Pierre Ndemanga, avocat et défenseur des droits humains. “Des innocents sont régulièrement victimes de passages à tabac, voire pire, sur la base de simples rumeurs. Les autorités doivent agir plus fermement pour protéger les citoyens“.

 

Un phénomène régional

 

Le phénomène n’est pas unique à la Centrafrique. Des cas similaires ont été rapportés dans plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest ces dernières années, notamment au Cameroun, au Nigeria et au Sénégal.

 

“Ces rumeurs apparaissent souvent dans des contextes de tensions sociales et économiques”, analyse le Pr Goddot. “Elles peuvent être vues comme une expression métaphorique d’un sentiment d’impuissance face aux difficultés quotidiennes“.

 

Pour l’heure, les deux suspects arrêtés à Nanga-Boguila demeurent en garde à vue à la gendarmerie. Les autorités locales tentent de calmer les esprits, mais la tension reste palpable dans la région.

 

La persistance de ces croyances, malgré la véracité des faits selon les victimes,  et les violences qu’elles engendrent posent un défi majeur aux autorités centrafricaines, déjà aux prises avec de nombreux autres défis sécuritaires et socio-économiques dans un pays en reconstruction après plusieurs années de conflit.

 

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