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Assassinat du chauffeur camerounais par les Wagner, le syndicat des transporteurs menace, le gouvernement centrafricain présente ses condoléances au Cameroun

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Assassinat du chauffeur camerounais par les Wagner, le syndicat des transporteurs menace, le gouvernement centrafricain présente ses condoléances au Cameroun

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Voici le chauffeur camerounais tué par les mercenaires russes du groupe Wagner à Boali pour un simple retard

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des chauffeurs routiers camerounais lancent un cri d’alarme après l’assassinat de leur collègue Mohamadou Awalou par les mercenaires du groupe Wagner à Boali, à 95 kilomètres de la capitale centrafricaine. La réaction hypocrite du gouvernement centrafricain et l’accumulation de meurtres de chauffeur camerounais  non élucidés poussent les transporteurs vers une grève qui pourrait paralyser le pays.

 

Meurtre d’un chauffeur camerounais : un assassinat de trop

 

Le meurtre d’un chauffeur camerounais , monsieur Mohamadou Awalou par les mercenaires russes à Boali n’est pas un cas isolé. Selon le communiqué des organisations syndicales camerounaises daté du 22 novembre, au moins deux autres chauffeurs ont été enterrés à Bangui en juin 2024, dont l’un criblé de balles à la poitrine. Le corps d’Awalou reste séquestré par ses bourreaux, ultime affront à sa dignité et à sa famille.

 

Le théâtre macabre des autorités centrafricaines

 

La lettre de condoléances du Ministre centrafricain de la Défense, manifestement dictée par les Russes, tente de noyer ce crime du chauffeur camerounais  dans une prétendue attaque rebelle. Cette version mensongère ne trompe personne. Elle témoigne de l’emprise totale des mercenaires Wagner sur un gouvernement réduit au rôle de scribe de ses propres bourreaux.

 

Un corridor vital transformé en piège mortel de chauffeur camerounais

 

Les chauffeurs camerounais, qui assurent le ravitaillement vital de la Centrafrique enclavée, subissent un véritable calvaire : assassinats impunis, rackets systématiques, contrôles harassants. Le corridor Douala-Bangui est devenu une zone de non-droit où les mercenaires russes règnent par la terreur, avec la complicité passive des autorités centrafricaines.

 

La révolte gronde chez les transporteurs camerounais

 

Devant cette situation intenable, quatre organisations syndicales des chauffeurs routiers camerounais exigent :

– Une enquête internationale sur les meurtres de leurs collègues

– L’indemnisation des familles des victimes

– La sécurisation effective des convois

– La fin des rackets institutionnalisés

– Le rapatriement immédiat du corps d’Awalou, chauffeur camerounais tué par les russes du groupe Wagner.

 

Sans réponse satisfaisante, ils menacent d’une grève illimitée à la frontière Cameroun-RCA, paralysant ainsi le principal axe d’approvisionnement du pays.

 

Un pays au bord du chaos

 

Le gouvernement centrafricain joue avec le feu. En couvrant les crimes des mercenaires Wagner contre les transporteurs camerounais, il risque l’asphyxie économique de son pays. La menace de grève des chauffeurs n’est pas une simple manœuvre syndicale – c’est un ultimatum qui pourrait précipiter l’effondrement d’un État déjà exsangue.

 

Les chauffeurs camerounais, las des “promesses jamais tenues”, exigent des actes concrets. Leur détermination face à la barbarie des mercenaires et à la lâcheté des autorités centrafricaines force l’admiration. Elle rappelle aussi l’urgence d’une intervention internationale pour mettre fin à cette dérive sanglante qui menace la stabilité de toute l’Afrique centrale.

 

L’heure n’est plus aux condoléances hypocrites ni aux fausses promesses. La survie même de la République centrafricaine dépend de sa capacité à protéger ceux qui la nourrissent. Entre les assassins de Wagner et les chauffeurs qui risquent leur vie pour ravitailler le pays, Bangui doit choisir. Son avenir en dépend.

 

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Un soldat FACA criminel a de nouveau frapper à Kouango

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Un Soldat FACA criminel a de nouveau frapper à Kouango

 

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Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans la soirée du 21 novembre 2024 vers 19h30, un soldat FACA (des Forces Armées Centrafricaines ) a lancé une grenade fumigène et tiré plusieurs coups de feu dans la mosquée centrale de Kouango, située à 419 km de Bangui, pendant la prière du soir.

 

“Nous étions en pleine prière quand soudain une forte odeur de gaz nous a fait tousser. Puis des coups de feu ont retenti à plusieurs reprises. L’agresseur a tiré six fois avant de quitter les lieux”, témoigne un fidèle présent dans la mosquée lors de l’attaque qui a requis l’anonymat.

 

L’imam visé par les tirs n’a pas été atteint. Le lendemain, les fidèles ont remis trois douilles retrouvées sur place au commandant de la brigade de gendarmerie. Le sous-préfet et le maire de Kouango se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts.

 

D’après plusieurs témoins et voisins de la mosquée, l’assaillant, formellement identifié comme un soldat FACA par la population locale, aurait déclaré avant de partir que “la guerre avec les musulmans n’est pas terminée”.

 

Cette attaque intervient dans un contexte de tensions, où  les soldats FACA commettent des exactions incroyables sur la population civile. Même à Paoua, dans Lim-Pendé, où des incidents impliquant des soldats FACA avaient été signalés au début de cette année.

 

Contactées par notre rédaction, les autorités militaires n’ont pas encore réagi à ces accusations qui pose sérieusement des questions sur le processus de recrutement au sein de l’armée nationale.

 

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La Croix-Rouge au secours des sinistrés de Bozoum, deux mois après les inondations

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La Croix-Rouge au secours des sinistrés de Bozoum, deux mois après les inondations

 

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Les inondations dans la ville de Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Plus de 300 victimes des inondations de septembre à Bozoum, située à 385 kilomètres de Bangui, ont enfin reçu une première assistance financière hier matin. Cette aide d’urgence provient de la Croix-Rouge néerlandaise, en partenariat avec la Croix-Rouge centrafricaine, pour un montant total de 15,15 millions de FCFA.

 

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Bozoum dans la nuit du 27 au 28 septembre ont causé des dégâts considérables, laissant de nombreuses familles sans abri. “Notre territoire a subi sa part des effets du changement climatique qui touche le monde entier. L’inondation a détruit plusieurs maisons, forçant les habitants à abandonner leurs domiciles”, témoigne Jean-Marie Laoko, représentant du sous-préfet de Bozoum.

 

Une assistance minutieusement organisée pour les sinistrés de Bozoum

 

“Nous avons mis en place un processus rigoureux de sélection des sinistrés de Bozoum  qui sont des bénéficiaires de cette aide “, explique Bienvenue Ndoumta, chargé de communication de la Croix-Rouge centrafricaine. “Notre comité local, en collaboration avec une équipe venue de Bangui, a procédé à un recensement détaillé dans les quartiers touchés. Nous avons d’abord identifié plus de 300 personnes, puis effectué une seconde vérification des sinistrés de Bozoum  pour nous assurer de ne cibler que les véritables victimes“.

 

Les critères de sélection ont principalement porté sur deux catégories : les familles dont les maisons ont été totalement détruites et celles dont les habitations ont subi des dommages partiels. Au final, 303 bénéficiaires ont été retenus, recevant chacun une somme de 50 000 FCFA.

 

Une réponse humanitaire tardive aux sinistrés de Bozoum

 

Cosangue Bienter Ernest, représentant du ministre de l’Action Humanitaire venu spécialement de Bangui, a contextualisé cette intervention  pour les sinistrés de Bozoum : “Le changement climatique a impacté les États africains en général et la Centrafrique en particulier. Ce phénomène a provoqué des inondations tant à Bangui qu’en province. Une mission conjointe a été organisée pour porter assistance aux victimes de ces inondations à Bozoum“.

 

La cérémonie de remise des fonds aux sinistrés de Bozoum  s’est déroulée à la mairie de Bozoum, en présence des autorités administratives et locales. Cependant, plusieurs bénéficiaires ont souligné que cette aide, bien que bienvenue, arrive tardivement et reste insuffisante face à l’ampleur des dégâts.

 

Des besoins persistants pour les sinistrés de Bozoum

 

“Le peu qu’on leur a donné, notamment aux sinistrés de Bozoum,  ne pourra pas couvrir tout ce qu’ils ont subi pendant cette inondation”, reconnaît Jean-Marie Laoko, qui lance un appel aux autres partenaires humanitaires pour qu’ils viennent également en aide aux sinistrés.

 

En effet, deux mois après la catastrophe, de nombreuses familles vivent toujours dans des conditions précaires. La somme de 50 000 FCFA, si elle permet de répondre à quelques besoins urgents, reste insuffisante pour reconstruire les maisons détruites ou réparer les dégâts importants causés par les inondations.

 

Cette intervention de la Croix-Rouge néerlandaise et centrafricaine auprès des sinistrés de Bozoum  est un début encourageant d’une première assistance significative reçue par les sinistrés depuis les inondations. Elle souligne non seulement la vulnérabilité croissante des populations centrafricaines face aux aléas climatiques, mais aussi les défis logistiques et organisationnels pour apporter une aide rapide aux populations sinistrées.

 

Perspectives et défis

 

Pour Bienvenue Ndoumta de la Croix-Rouge centrafricaine, ce programme d’assistance nécessite un suivi rigoureux : “Notre travail ne s’arrête pas à la distribution. Nous devons nous assurer que cette aide permet effectivement aux bénéficiaires d’améliorer leurs conditions de vie“.

 

Les victimes des inondations de Bozoum restent dans l’attente d’une assistance plus substantielle pour la reconstruction de leurs habitations et la restauration de leurs moyens de subsistance. La saison des pluies ayant pris fin, l’urgence est maintenant à la reconstruction et à la mise en place de mesures préventives pour faire face aux futurs aléas climatiques.

 

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Don de fauteuils roulants à Gamboula : un geste humanitaire des Casques bleus tanzaniens

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Don de fauteuils roulants à Gamboula : un geste humanitaire des Casques bleus tanzaniens

 

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Vue de l’Hôtel de Ville de Gamboula avec un soldat de l’ONU en avant-plan et des véhicules et des motos stationnés à l’extérieur. CopyrightfCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Deux personnes en situation de handicap de Gamboula, située à 685 km de Bangui, ont reçu jeudi 21 novembre des fauteuils roulants offerts par le contingent tanzanien de la Minusca. La cérémonie de remise s’est déroulée devant l’hôtel de ville de cette commune de la Mambéré-Kadéï.

 

Ces équipements proviennent du 7e bataillon tanzanien basé à Dilapoko, un village situé à 30 kilomètres au nord de Gamboula.

“C’est un geste qui témoigne de l’excellente collaboration entre la population et les Casques bleus”, a déclaré Sylvain Boubou, président de la délégation spéciale de la commune de Basse-Mboumbé, aux côtés de Zéphyrin Goyos, sous-préfet par intérim.

 

Josué Sambo, opérateur économique local qui a coordonné la commande des fauteuils, s’est engagé à former les familles des bénéficiaires à l’entretien de ces équipements :

“Je vais prendre le temps d’expliquer aux parents comment bien entretenir ces engins pour garantir leur durabilité au service de nos frères handicapés“.

 

Calvin Nguinding, président de la jeunesse locale, a également salué cette initiative qui renforce les liens entre la MINUSCA et la population de Gamboula. Cette action s’inscrit dans le cadre des activités civilo-militaires menées par les Casques bleus tanzaniens dans cette région de la République centrafricaine.

 

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Manchester City vs Tottenham et la Serie A bouillonnante : choisissez vos favoris pour les grands matches de la semaine !

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Manchester-450×270.jpg” alt=”Manchester City vs Tottenham et la Serie A bouillonnante : choisissez vos favoris pour les grands matches de la semaine !” width=”450″ height=”270″ />

 

Les meilleurs championnats européens sont de retour après la trêve internationale et continueront à ravir les passionnés de ballon rond avec des confrontations palpitantes. De nombreux désireux d’ajouter de l’émotion à leur visionnage des matches de football se demandent : comment puis-je faire des bénéfices en pariant ? C’est simple : pariez avec les cotes les plus élevées sur la plateforme 1xBet. N’oubliez pas les règles du jeu responsable et laissez vos pronostics via le lien !

 

AC Milan vs Juventus, 23 novembre

 

L’AC Milan est toujours à la recherche de son jeu sous la direction de Paulo Fonseca et veut raccrocher le wagon de tête. La Juventus se positionne à la 6ᵉ place et se trouve à 2 longueurs du Napoli, qui occupe le fauteuil de leader. Les victoires des Rossoneri sur l’Inter et le Real Madrid ont démontré la vaillance de l’équipe dans des matches d’importance. Toujours invaincue en Serie A depuis le mois de mars, la Juventus proposera à Milan la meilleure défense de la saison en cours.

 

L’AC Milan et la Juventus n’ont scoré que deux fois lors de leurs trois dernières rencontres officielles. Les deux équipes offriront-elles un Festival de buts inattendu ou le sort du match se jouera-t-il sur une frappe précise ?

 

Cotes : V1 – 2.34, X – 3.435, V2 – 3.365

 

Manchester City vs Tottenham, 23 novembre

 

Manchester City traverse la plus grande crise de ces dernières années. L’équipe de Josep Guardiola a connu un échec en quatre matches d’affilée et souhaite vivement remonter la pente. Tottenham possède la meilleure attaque de l’EPL, mais alterne les succès éclatants contre Man Utd, Aston Villa et West Ham avec des raclées contre des outsiders. Beaucoup ont attribué les échecs des Citizens à l’absence de Rodri, mais John Stones, Rúben Dias, Jack Grealish et Jérémy Doku n’ont pas non plus joué en raison de blessures. Tous devraient être de retour pour le match contre les Spurs, tandis qu’Ange Postecoglou ne pourra pas compter sur Van de Ven, blessé, et Rodrigo Bentancur, suspendu.

 

Cotes : V1 – 1.559, X – 4.94, V2 – 5.5

 

SSC Naples – AS Rome, 24 novembre

 

Lors des deux dernières journées, Naples s’est incliné face à l’Atalanta et a partagé les points avec l’Inter, ce qui a permis à 4 équipes de se retrouver à un point l’une de l’autre. La Roma a changé deux entraîneurs en début de saison et est à la 12ᵉ place. Le légendaire Claudio Ranieri, qui a repris sa carrière d’entraîneur, tentera de relancer la machine des Romains. Pour l’instant, les deux équipes ont des missions complètement différentes, mais dans un face-à-face, la motivation sera à son comble pour chacun d’entre eux.

 

Pour Antonio Conte, Claudio Ranieri est l’un des rivaux les plus commodes : 8 victoires en 10 matches. Le technicien expérimenté parviendra-t-il à surprendre son adversaire honni cette fois-ci ?

 

Cotes : V1 – 1.865, X – 3.81, V2 – 4.61

 

Nous espérons que notre analyse vous a aidé à analyser les chances de victoire des équipes et que vous savez maintenant comment faire des bénéfices en pariant ! Pariez avec un profit maximum chez 1xBet, n’oubliez pas les principes du jeu responsable et gagnez avec vos équipes préférées !

 

L’université de Miskine vient d’ouvrir son département de médecine express

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L’université de Miskine vient d’ouvrir son département de médecine express

 

Bangui-450×338.jpg” alt=”Faculté de sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui, illustrant l’article sur Bangui : L’université de Miskine vient d’ouvrir son département de médecine express…. ” width=”450″ height=”338″ />
Faculté de sciences juridiques et politique de l’Université de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Quelle fierté pour la République centrafricaine ! Après l’illustre Université de Bangui, voici que l’Université de Miskine innove en matière d’enseignement supérieur avec son tout nouveau département de médecine express. Une véritable révolution pédagogique qui permet d’obtenir un diplôme en seulement 48 heures, sans avoir à s’embarrasser de longues années d’études fastidieuses !

 

L’établissement, situé stratégiquement en face du marché de Miskine, dans le 5ème arrondissement de Bangui, se targue d’une approche “holistique” de l’enseignement. Pourquoi perdre 8 ans à étudier la médecine quand on peut devenir spécialiste en ophtalmologie ou en pneumologie en moins de temps qu’il n’en faut pour préparer un gâteau ?

 

Les méthodes pédagogiques sont, paraît-il, révolutionnaires : plus besoin de cours magistraux, de stages pratiques ou d’examens. La formation se fait “sur le tas”, avec une garantie de réussite à 100%. Un exploit qui ferait pâlir d’envie les plus grandes facultés de médecine du monde !

 

Cerise sur le gâteau : l’université de Miskine propose aussi des formations express en droit, sciences physiques, langues étrangères…  comme le français, anglais, russe et chinois. Un véritable supermarché du savoir où l’on peut faire son shopping de diplômes à la carte comme explique le recteur de cette université, monsieur Daniel Nzéwé. Qui dit mieux ?

 

L’établissement aurait même détrôné le célèbre quartier Mamadou Mbaïki dit PK5 en matière “d’innovation administrative”. Une belle revanche pour Miskine qui s’impose désormais comme la Silicon Valley centrafricaine de la documentation créative.

 

Alors, à quand un Prix Nobel pour cette institution visionnaire qui révolutionne l’enseignement supérieur ? En attendant, les futurs “médecins” formés en 48h peuvent déjà préparer leur plaque professionnelle. Après tout, Rome ne s’est pas faite en un jour, mais un diplôme de Miskine, si !

Mais l’innovation ne s’arrête pas là ! Sources bien informées proche du recteur Daniel Nzéwé affirment que l’université s’apprête à lancer un ambitieux programme de doctorats honorifiques. Bientôt, les plus grandes personnalités mondiales pourront arborer fièrement un titre de “Docteur Honoris Causa de l’Université de Miskine, au lieu de voyager en Côte d’Ivoire pour cette distinction comme le ministre Maxime Balalou”. Des pourparlers seraient même en cours avec le comité Nobel dirigé par Aurélien Zingas pour créer une nouvelle catégorie : le “Prix Nobel Express”, décerné en 24h top chrono !

 

Le département des relations internationales de l’université dirigé par Héritier Doneng travaille d’arrache-pied pour établir des partenariats avec les plus prestigieuses institutions mondiales. Des accords d’échange seraient même envisagés avec la Sorbonne et le MIT. “Nos étudiants pourront ainsi partager leur expertise en matière d’apprentissage accéléré”, nous confie-t-on dans les couloirs.

 

L’université prévoit également de lancer sa propre académie des sciences et des lettres, qui décernera des prix d’excellence dans toutes les disciplines imaginables. Les lauréats seront choisis selon des critères ultramodernes, privilégiant la rapidité d’acquisition des connaissances plutôt que l’archaïque notion d’années d’études.

 

Le catalogue des formations s’enrichit chaque jour : médecine nucléaire express, génie génétique instantané, astrophysique accélérée… Tout est possible à Miskine ! L’établissement propose même des formations en “innovation administrative créative”, une discipline en plein essor qui attire des étudiants du monde entier.

 

Pour couronner le tout, l’université vient d’inaugurer son centre de recherche en “vélocité académique”, un think-tank révolutionnaire qui étudie comment réduire encore davantage le temps nécessaire à l’obtention des diplômes. L’objectif ? Passer de 48h à 12h, voire même à 6h pour les plus motivés, selon Monsieur Binda Koyagbelé!

 

Cette success story made in Bangui ne cesse d’impressionner les observateurs internationaux. Qui aurait cru qu’une modeste institution du 5ème arrondissement deviendrait le phare mondial de l’innovation pédagogique ? Les mauvaises langues diront peut-être que tout cela est trop beau pour être vrai, mais n’est-ce pas le propre des visionnaires que d’être incompris de leurs contemporains ?

 

En attendant, pendant que les universités traditionnelles s’accrochent à leurs vieilles méthodes, l’Université de Miskine continue sa marche triomphale vers le futur de l’éducation. Alors, à quand un Prix Nobel pour cette institution révolutionnaire ? Patience, ce n’est qu’une question d’heures !

 

Par Dr. Alain Nzilo

 

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La propagande de Wagner contre Orange Centrafrique , la jalousie dans toute sa splendeur

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La propagande de Wagner contre Orange Centrafrique , la jalousie dans toute sa splendeur

 

propagande de Wagner contre Orange Centrafrique , la jalousie dans toute sa splendeur
Centre-ville de Bangui avec l’agence de la société Orange-Centrafrique en face. CopyrightaCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les accusations mensongères ne constituent pas une politique de développement”. Ces mots de Jean-Marc, analyste politique centrafricain, résonnent particulièrement alors que le groupe Wagner instrumentalise une vaste campagne de dénigrement contre Orange Centrafrique. À travers un média malien acquis à sa cause, Wagner tente de discréditer l’opérateur téléphonique qui vient pourtant d’obtenir sa licence 4G, prélude à une modernisation attendue des télécommunications dans le pays.

 

Une manipulation grossière contre Orange Centrafrique  qui démontre l’agenda caché de Wagner

 

La démarche est d’une indécence révoltante.  Les accusations formulées par Wagner contre Orange Centrafrique  sont d’une absurdité flagrante. L’article diffusé par ce média malien établit des liens imaginaires entre Orange Centrafrique et le ministère français de la Défense. Une manœuvre qui démontre la volonté désespérée de Wagner de maintenir son emprise sur le pays en s’attaquant aux acteurs économiques contribuant au développement.

 

Le bilan désastreux de Wagner en Centrafrique

 

En 7 ans de présence en RCA, le groupe Wagner n’a rien apporté de concret au pays. Le cas des groupes électrogènes fantômes de l’ENERCA en 2020 est emblématique : l’ambassadeur russe en Centrafrique avait annoncé en grande pompe la livraison de sept unités de 500 KVA. Une déclaration rapidement démentie par l’ENERCA elle-même, révélant au grand jour la propension de Wagner à créer des mirages.

 

L’histoire pathétique de la SOCATEL

 

L’acharnement contre Orange Centrafrique  masque mal l’incompétence totale de russe dans le secteur des télécommunications. En 2020, les russes s’étaient vantés de vouloir reprendre la SOCATEL, entreprise nationale croulant sous 90 mois d’arriérés de salaires. Quatre années se sont écoulées, et rien n’a été fait. La SOCATEL attend toujours ce prétendu sauveur qui s’est évaporé après une simple visite des locaux en 2020.

 

La peur du développement économique

 

Cette campagne de dénigrement contre Orange Centrafrique  dévoile la véritable stratégie de Wagner : maintenir la RCA dans un état de sous-développement pour mieux la contrôler. Leur jalousie manifeste envers Orange Centrafrique, qui investit réellement dans le pays, démontre leur absence totale de vision constructive pour la nation.

 

Un avenir compromis par des manœuvres destructrices

 

Les conséquences de cette stratégie sont dévastatrices pour l’avenir du pays. En cherchant à discréditer les investisseurs sérieux, Wagner compromet le développement des infrastructures dont la RCA a désespérément besoin. Cette attitude fait planer le spectre d’un isolement prolongé de la nation.

 

Le vrai visage de Wagner

 

En 7 ans, quel est le bilan concret de Wagner ? Pas une école construite, pas une route réhabilitée, pas un projet d’envergure réalisé. Leur seule “réussite” consiste à répandre des mensonges et à attaquer ceux qui osent investir dans le pays. Cette jalousie maladive envers Orange Centrafrique traduit leur frustration de voir d’autres réussir là où ils ont échoué.

 

Un pays otage de manipulations

 

La RCA mérite mieux que ces manœuvres mesquines. Alors qu’Orange Centrafrique déploie la 4G pour moderniser les télécommunications, Wagner ne propose que des histoires à dormir debout et des accusations sans fondement. Cette situation défie l’entendement et révèle leur véritable nature : celle d’acteurs cherchant à maintenir le pays dans un état de dépendance.

 

Cette nouvelle campagne de dénigrement menée par Wagner démontre leur désarroi face à l’arrivée d’acteurs économiques sérieux en RCA. Leur stratégie consistant à maintenir le pays dans un état de sous-développement chronique apparaît désormais au grand jour. Il est temps que les Centrafricains prennent conscience que leur avenir ne peut se construire sur des mensonges et des manipulations.

 

Le développement de la RCA ne viendra pas de ceux qui passent leur temps à dénigrer les autres, mais de ceux qui investissent concrètement dans le pays. L’heure est venue de regarder les faits en face : d’un côté, des investissements réels dans les infrastructures de télécommunication, de l’autre, une décennie de promesses non tenues et de manipulations stériles.

 

La dérive atteint des proportions alarmantes quand un groupe comme Wagner, incapable de concrétiser le moindre projet de développement, tente de saboter les initiatives qui pourraient sortir le pays de son isolement. L’avenir de la RCA ne peut se construire sur des mensonges, mais sur des réalisations concrètes au service de la population.

Par Dr. Alain Nzilo

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La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère

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La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère

 

Bangui-256×450.jpg” alt=”Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui, illustrant l’article sur La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère” width=”256″ height=”450″ />
Firmin Ngrebada devant sa résidence à la citée de belle vue dans le septième arrondissement de Bangui

 

 

Éditorial de Dr. Alain Nzilo.

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le contraste est saisissant dans les rues de Bangui. D’un côté, une population qui s’enfonce chaque jour davantage dans la précarité. De l’autre, une classe dirigeante qui affiche sans vergogne les signes extérieurs d’une richesse soudaine acquise depuis 2016.

 

L’histoire de la RCA semble désormais se diviser en deux périodes distinctes : avant et après 2016. Non pas que la pauvreté soit nouvelle dans ce pays meurtri par des décennies de conflits. Mais jamais le contraste n’a été aussi saisissant entre l’opulence ostentatoire des uns et le dénuement croissant des autres. En quelques années seulement, le paysage urbain de Bangui s’est transformé de façon stupéfiante. Les villas luxueuses poussent comme des champignons dans certains quartiers privilégiés comme le quartier présidentiel de Boy-Rabe et de Bellevue, tandis que la majorité de la population peine à se nourrir une fois par jour.

Chambre luxueuse de Marcel Djimasse avec lit sculpté, tableau de singe et salon adjacen, illustrant l'article sur La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère
Le ministre Marcel Djimasse affiche son train de vie fastueux sur Facebook, provoquant des réactions mitigées des centrafricains

 

Cette métamorphose fulgurante de la fortune des gouvernants défie toute logique économique. Comment expliquer que des fonctionnaires et des élus, y compris les membres du gouvernement et ceux de la présidence de la République, aux salaires pourtant bien connus, puissent soudainement acquérir un train de vie digne des émirs du Golfe ? Les 4×4 rutilants qui sillonnent les rues défoncées de la capitale racontent, à leur manière, l’histoire d’un enrichissement aussi spectaculaire que suspect.

 

Le plus révoltant dans ce tableau déjà sombre est sans doute l’impudeur avec laquelle s’affiche cette richesse mal acquise. Alors que 71% des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvreté, que l’accès aux soins et à l’éducation reste un luxe pour la majorité, certains membres de la classe dirigeante semblent prendre un malin plaisir à exhiber leur prospérité soudaine. Les fêtes somptueuses, les voyages ostentatoires et les dépenses somptuaires sont devenus le quotidien d’une caste qui semble avoir perdu tout sens de la décence.

 

Cette dérive éthique de la classe politique n’est pas seulement moralement condamnable. Elle constitue une menace réelle pour la stabilité d’un pays qui peine encore à panser les plaies de la guerre civile. Comment maintenir la cohésion sociale quand une poignée de privilégiés s’accapare les richesses nationales avec une telle impunité ? Comment prêcher la réconciliation quand l’injustice sociale atteint de tels sommets ?

Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8, illustrant l'article sur  La dérive éthique de la classe dirigeante centrafricaine : le faste au milieu de la misère
Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8

 

Le plus inquiétant est peut-être la paralysie des institutions censées lutter contre ces dérives. La Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, pourtant inscrite dans la Constitution de 2016, semble frappée de cécité sélective face à ces signes extérieurs de richesse inexpliqués. Les mécanismes de contrôle, théoriquement mis en place pour prévenir l’enrichissement illicite, ressemblent de plus en plus à une façade destinée à rassurer les bailleurs de fonds internationaux.

 

Cette faillite éthique au sommet de l’État n’est pas sans conséquence sur le tissu social centrafricain. La rupture du contrat moral entre gouvernants et gouvernés alimente un dangereux cocktail de frustrations et de ressentiments. Dans un pays où les tensions communautaires restent vives, l’émergence d’une classe de nouveaux riches issus du pouvoir fait planer le spectre d’une nouvelle explosion sociale.

 

Le plus dramatique est peut-être l’impact de cette situation sur la jeunesse centrafricaine. Quel message envoyons-nous aux nouvelles générations quand la réussite sociale semble indissociable de la corruption et du népotisme ? Comment construire un État de droit quand ceux-là mêmes qui sont censés incarner la loi s’en affranchissent avec une telle désinvolture ?

 

L’interpellation de Maître Mboli-Goumba pose finalement une question existentielle pour l’avenir de la République centrafricaine. Au-delà du bonheur individuel, c’est la possibilité même d’un destin commun qui est en jeu. Comment bâtir une nation quand une minorité privilégiée semble vivre dans un monde parallèle, déconnecté des souffrances quotidiennes de la majorité ?

 

La réponse à cette question ne peut être que politique. Il est urgent de restaurer les mécanismes de contrôle et de reddition des comptes. L’enrichissement illicite des élites politiques n’est pas une fatalité, mais le symptôme d’une gouvernance défaillante qu’il est encore temps de corriger. À condition toutefois que la société centrafricaine dans son ensemble se mobilise pour exiger le retour à une éthique de la chose publique. Le bonheur des Centrafricains en dépend.

 

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La tyrannie fiscale s’abat sur les commerçants de Bangui

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La tyrannie fiscale s’abat sur les commerçants de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/rondpoint-du-PK5-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC, illustrant l’article sur L’Harcèlement Fiscal : Une Menace Pour les Opérateurs Économiques de Bangassou” width=”450″ height=”337″ />
Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle forme d’oppression économique est en train de frapper le marché Mamadou Mbaïki du PK5 de Bangui. Des agents du fisc, investis d’une autorité démesurée, terrorisent les commerçants de Bangui en exigeant le paiement anticipé des impôts pour 2025, alors même que les taxes de 2024 sont déjà acquittées.

 

Un racket institutionnalisé des commerçants de Bangui  qui étouffe l’économie

 

Depuis une semaine, les scènes de pression fiscale se multiplient dans les allées du plus grand marché de Bangui. Des agents du ministère des Finances, investis d’une autorité contestable, passent de boutique en boutique pour exiger des sommes astronomiques aux commerçants de Bangui. Les montants réclamés atteignent parfois 500 000, voire un million de francs CFA, alors même que les commerçants de Bangui ont déjà honoré leurs obligations fiscales pour l’année 2024.

 

“Payez ou nous fermerons votre boutique”, tel est l’ultimatum lancé aux commerçants de Bangui . Face à ces menaces, beaucoup se voient contraints de céder, mettant en péril l’équilibre précaire de leur activité. Cette pratique aberrante expose la dérive d’une administration qui bafoue les principes élémentaires du droit fiscal.

 

Les dessous d’une politique prédatrice

 

Cette pression fiscale démesurée sur les commerçants de Bangui  trouve son origine dans les engagements financiers colossaux de l’État centrafricain. Le gouvernement, aux prises avec des dépenses exorbitantes, notamment pour l’entretien des forces étrangères présentes sur le territoire (Wagner et rwandais) , cherche désespérément à renflouer ses caisses.

 

Les chiffres donnent le vertige : 400 millions de francs CFA par semaine, plus de deux milliards par mois sont engloutis dans ces dépenses, sans compter l’exploitation systématique des ressources minières et forestières du pays par les russes et les rwandais. Pendant ce temps, l’État continue de tendre la main aux bailleurs internationaux, comme en témoigne le récent versement de 10 millions d’euros par la France au Trésor public.

 

Un double jeu cynique avec les bailleurs occidentaux

 

Pendant que le gouvernement mendie des fonds auprès des institutions financières internationales – la France venant d’octroyer 10 millions d’euros – les Mercenaires russes pillent méthodiquement les ressources nationales à travers leur mainmise sur les mines, les forêts et les douanes. Un système pervers où l’aide occidentale finit indirectement dans les poches de Wagner, contournant ainsi les sanctions internationales contre la Russie.

 

Un système qui asphyxie l’économie réelle

 

Les répercussions de cette politique fiscale agressive sur les commerçants de Bangui  sont désastreuses pour l’ensemble de la société centrafricaine. Les commerçants, déjà soumis à une cascade de taxes lors de l’importation de leurs marchandises, se trouvent contraints de répercuter ces charges supplémentaires sur leurs prix de vente.

 

Cette inflation artificielle frappe une population déjà éprouvée par la hausse des carburants, les taxes sur les transactions financières et l’augmentation des tarifs des communications mobiles. Le pouvoir d’achat des Centrafricains, déjà fragile, s’érode inexorablement.

 

Un contraste saisissant avec le train de vie de l’État

 

L’argument du gouvernement impécunieux ne résiste pas à l’analyse des dépenses gouvernementales. Les voyages présidentiels engloutissent des sommes faramineuses – jusqu’à un milliard de francs CFA pour un seul déplacement – pendant que la population s’enfonce dans la précarité.

 

Cette gestion dispendieuse des deniers publics contraste douloureusement avec l’acharnement fiscal dont sont victimes les acteurs économiques nationaux. les commerçants de Bangui, qui font vivre des milliers de familles à travers leurs activités, se retrouvent pris en étau entre des charges insupportables et la nécessité de maintenir leur commerce.

 

Un avenir économique compromis

 

L’expert Laurent Marshall avait prévenu : “Quand les Centrafricains prendront conscience de l’ampleur du pillage de leur pays, il sera trop tard”. Cette prophétie semble aujourd’hui se réaliser sous nos yeux. Le tissu économique national, malmené par une fiscalité prédatrice, montre des signes inquiétants d’essoufflement.

 

La multiplication des taxes et leur recouvrement anticipé créent un climat délétère qui décourage l’initiative privée et menace la survie même du commerce national. Cette spirale négative risque d’entraîner la faillite de nombreuses entreprises et d’aggraver le chômage dans un pays déjà durement éprouvé.

 

L’heure n’est plus aux constats mais à l’action. La survie économique de Bangui dépend de la capacité des autorités à mettre fin à ces pratiques fiscales abusives et à restaurer un climat de confiance propice aux affaires. Sans un changement radical de politique, c’est l’avenir même du pays qui se trouve hypothéqué.

 

Dr. Alain Nzilo

Directeur de Publications

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Cité ASECNA : comment Marie-Solange Ndakala ciblée directement par Abazène”

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Cité ASECNA : comment Marie-Solange Ndakala ciblée directement par Abazène”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Lancienne-ministre-Marie-Solange-Pagonendji-Ndakala-356×450.jpg” alt=”Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala chez lui à son domicile de Bangui” width=”356″ height=”450″ />
Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La récente expulsion de Mme Marie-Solange Ndakala de sa propriété légalement acquise dans la cité ASECNA dévoile une justice instrumentalisée au service des puissants. Cette intervention brutale de la gendarmerie, organisée à distance par le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, et exécutée par le directeur général de la gendarmerie, avec la corruption du directeur de l’ASECNA, défie l’État de droit.

 

Une Propriété Légalement Acquise dans la Cité ASECNA, Illégalement Confisquée

 

Les faits sont limpides : l’État centrafricain, propriétaire originel des terrains ASECNA, les a légalement cédés à des particuliers en 2011 suite au refus de l’agence de financer leur réhabilitation pour un montant d’un milliard de francs CFA. Mme Ndakala, comme d’autres acquéreurs, à l’exemple de monsieur Kamach, détient un titre foncier en bonne et due forme.

 

Le Double Jeu du ministre Abazène

 

L’acharnement sélectif contre Mme Ndakala contraste scandaleusement avec la tolérance accordée aux autres propriétaires du même site de Cité ASECNA. Certains y ont même construit des immeubles, notamment un hôtel actuellement occupé par des Mercenaires russes. Cette justice à deux vitesses révèle une instrumentalisation du pouvoir judiciaire à des fins personnelles.

 

Abazène, Un Ministre au Cœur des Troubles Fonciers

 

Depuis sa nomination au ministère de la justice, le ministre, Arnaud Djoubaye Abazène, est devenu le catalyseur des conflits fonciers dans tout le pays, plus grave dans la capitale. Son intervention dans l’affaire de la Cité ASECNA, en incitant le directeur général de la gendarmerie à mobiliser ses hommes contre une seule propriétaire, démontre une dérive autoritaire inquiétante.

 

Les Enjeux pour l’État de Droit

 

Cette situation pose la question du respect des droits de propriété et de l’égalité devant la loi. L’utilisation de la force publique pour des intérêts particuliers menace les fondements mêmes de notre justice.

 

La République centrafricaine ne peut se permettre de laisser prospérer un système judiciaire à géométrie variable, où la loi s’applique selon le rang ou les connexions politiques. L’urgence est de restaurer l’impartialité de la justice et le respect des droits légitimement acquis. Mais l’ASECNA est-elle réellement propriétaire de ce terrain  dits Cité ASECNA ?

 

La Vérité sur la Propriété de la Cité ASECNA en Centrafrique

 

Une enquête approfondie de Corbeau News-Centrafrique révèle les faits sur le statut réel de la cité ASECNA. Contrairement aux affirmations propagée partout sur les réseaux sociaux et dans la presse, l’État centrafricain détient la propriété originelle de ces terrains, comme en attestent les documents de la direction de la conservation foncière au Ministère des Finances et du Budget.

 

La Convention du 25 octobre 1974 définit clairement le statut de l’ASECNA. Dans son article 2 alinéa 2, elle stipule que « les États signataires s’engagent à mettre à la disposition de l’agence les installations et moyens nécessaires à son bon fonctionnement ». Le Cahier des Charges précise que les biens et installations sont « affectés » à l’ASECNA, établissant son rôle d’affectataire et non de propriétaire.

 

En 2011, ces propriétés nécessitaient une réhabilitation majeure estimée à un milliard de francs CFA. L’ASECNA, incapable de financer ces travaux, a décliné la demande du gouvernement centrafricain. En réponse, l’État a procédé à la désaffectation puis au morcellement des terrains, les vendant à des particuliers.

 

Mme Marie-Solange Ndakala fait partie des acquéreurs légitimes détenant un titre foncier en bonne et due forme. D’autres personnalités ont également acheté des parcelles dans cette zone. Certains y ont construit des immeubles, notamment un hôtel. Tous ces propriétaires possèdent des titres fonciers délivrés par l’État.

 

Un point important mérite d’être souligné : l’ASECNA ne possède aucun titre foncier sur ces terrains. Son statut d’affectataire, accordé par l’État centrafricain, ne lui confère pas de droits de propriété. Cette distinction juridique fondamentale détermine la légitimité des ventes effectuées par l’État.

 

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Après quatre mois de calvaire judiciaire :  Les deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem,  quittent la RCA pour Dubaï

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Après quatre mois de calvaire judiciaire :  Les deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem,  quittent la RCA pour Dubaï

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/les-deux-franco-algeriens-illegalement-arretes-par-les-forces-braqueures-de-la-gardes-presidentielle-sur-linfluence-du-groupe-Wagner-450×423.jpg” alt=”les deux franco-algériens illégalement arrêtés par les forces braqueures de la gardes présidentielle sur l’influence du groupe Wagner, illustrant l’article sur Après quatre mois de calvaire judiciaire : Les deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem, quittent la RCA pour Dubaï….” width=”450″ height=”423″ />

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

La libération et le départ précipité pour Dubaï des deux hommes d’affaires franco-algériens, Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem, viennent d’écrire l’épilogue d’une saga judiciaire qui démontre la déliquescence totale de l’État centrafricain. Cette affaire restera gravée comme l’une des manifestations les plus chaotiques de l’effondrement des institutions de notre pays.

 

Un braquage d’État à peine déguisé au domicile d’Osmani et Bensalem

 

Le 10 juin 2024 restera une date sombre dans l’histoire de la RCA. Ce jour-là, sur décision des Wagner,  des éléments de la garde présidentielle, conduits par le capitaine Yarkokpa, un ancien milicien anti-balaka, ont organisé ce qui s’apparente à un véritable braquage d’État. Sous le prétexte fallacieux d’une perquisition, ils ont fait main basse sur près de 800 millions de francs CFA en diamants, espèces et objets de valeur au domicile des deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem. La mise en scène était grotesque : les seules armes “découvertes” sur place étaient celles des militaires du 6e bataillon, officiellement mandatés pour assurer leur protection.

 

La main invisible de Wagner derrière cette histoire grotesque

L'ex-chef milicien des anti-balaka Gervais Simplice Yarkokpa, actuellement détaché à la garde présidentielle, auteur de plusieurs cas de braquage et de kidnapping à Bangui sur ordre des Wagner illustrant l'article sur Après quatre mois de calvaire judiciaire : Les deux Franco-Algériens, Osmani et Bensalem, quittent la RCA pour Dubaï….
L’ex-chef milicien des anti-balaka Gervais Simplice Yarkokpa, actuellement détaché à la garde présidentielle, auteur de plusieurs cas de braquage et de kidnapping à Bangui sur ordre des Wagner

 

L’accusation de “tentative de coup d’État” qui a suivi relevait de la pure fantaisie. Comment croire qu’avec quelques armes de service, légalement détenues par leurs gardes officiels, ces deux hommes d’affaires, Osmani et Bensalem,  auraient pu menacer les institutions ? La réalité est ailleurs : cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large du groupe Wagner, qui consiste à éliminer systématiquement tout acteur économique indépendant dans le secteur minier centrafricain.

 

Une justice aux ordres

 

La procédure judiciaire qui a suivi l’arrestation des deux franco-algériens, Osmani et Bensalem , a démontré, s’il en était encore besoin, l’asservissement total de notre système judiciaire. Même l’intervention du ministre de la Justice, promettant leur libération sur instruction présidentielle, n’a pas suffi à masquer la réalité d’une justice transformée en instrument de persécution. Les deux hommes ont dû endurer des mois de détention avant d’être finalement relâchés, victimes d’un système où la présomption d’innocence n’existe plus.

 

L’ombre des mercenaires

 

Cette affaire s’inscrit dans une série d’opérations similaires. Le massacre de neuf ressortissants chinois à Chimbolo, près de Bambari, , l’expulsion d’autres opérateurs miniers chinois de la Basse-Kotto : le mode opératoire est toujours le même. Des accusations fabriquées, des preuves montées de toutes pièces, une justice aux ordres, le tout orchestré par les mercenaires russes qui contrôlent de facto le secteur minier centrafricain.

 

Affaire Osmani et Bensalem : un avertissement à la communauté internationale

 

Aujourd’hui réfugiés à Dubaï, Osmani et Bensalem font face à une nouvelle menace : les autorités émiraties tentent de croire réellement à leur culpabilité, or c’est une fausse histoire montée de toutes pièces. Aussi, Cette manipulation de l’information par le groupe Wagner ne doit pas prospérer. La communauté internationale doit comprendre que la RCA est devenue le théâtre d’une vaste entreprise de désinformation, où le mensonge et la violence sont devenus les instruments privilégiés du pouvoir.

 

L’heure est grave. Cette affaire dépasse largement le cas de deux investisseurs malchanceux. Elle révèle l’ampleur de la dérive d’un État où les institutions sont devenues les instruments dociles de forces occultes. La Centrafrique, jadis terre d’espoir et de progrès, s’enfonce chaque jour davantage dans l’arbitraire et le chaos.

 

La communauté internationale ne peut plus fermer les yeux sur cette situation. L’enjeu n’est plus seulement la crédibilité de notre système judiciaire, mais la survie même de l’État de droit en République centrafricaine. Le temps presse : chaque jour qui passe voit s’éroder un peu plus les fondements de notre République, pendant que les ressources du pays sont méthodiquement pillées sous couvert de montages judiciaires grotesques.

 

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Sangha-Mbaéré : Les jeunes de Koundapaye restaurent leur route

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Sangha-Mbaéré : Les jeunes de Koundapaye restaurent leur route

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/colmatage-des-trous-par-les-villageois-sur-laxe-Bria-Bambari-450×350.jpg” alt=”colmatage de route par les populations villageoise, illustrant l’article sur Sangha-Mbaéré : Les jeunes de Koundapaye restaurent leur route” width=”450″ height=”350″ />
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les jeunes du village de Koundapaye, situé à 30 kilomètres de Bayanga, se mobilisent pour restaurer un tronçon routier dégradé sur un lieu surnommé “Moi la vérité”, sur l’axe reliant Bayanga au village de Nguengueli. Cette initiative citoyenne s’inscrit dans un mouvement plus large de mobilisation communautaire observé à travers toute la République centrafricaine.

 

Plus de vingt jeunes participent aux travaux manuels qui devraient s’étendre sur un mois environ. Cette initiative est soutenue financièrement par Roger Yinifolo, un natif de la région. Auparavant, ce type d’activité bénéficiait du soutien des Aires Protégées de Dzanga-Sangha (APDS).

 

“Nous effectuons des travaux de dégagement jusqu’au pont Yobel et épandons de la latérite”, explique Edmond Kporon, l’un des jeunes mobilisés. L’équipe crée également des canaux de drainage et dégage la végétation pour faciliter le séchage de la chaussée après les pluies.

 

Des initiatives similaires se multiplient à travers le pays, notamment sur l’axe Bambari-Bria, voir Bambari-Alindao, aussi Bossembélé – Bossangoa,  où les communautés locales s’organisent pour maintenir praticables les routes vitales pour le désenclavement des zones rurales. Actuellement, c’est à Berpa Yanga que ce type de mobilisation communautaire est le plus actif.

 

Cette prise en charge citoyenne de l’entretien routier témoigne à la fois des difficultés de l’État à maintenir les infrastructures routières et de la résilience des populations face aux défis du quotidien. Les jeunes ont installé une barrière pendant les travaux, mais le passage reste libre. Les contributions des usagers se font uniquement sur une base volontaire.

 

Ces actions communautaires pallient temporairement l’absence d’entretien routier régulier et permettent de maintenir un minimum de connectivité entre les villages. Cependant, elles soulignent aussi l’urgence d’une politique nationale de MAINTENANCE des infrastructures routières, indispensables au développement économique et social des régions.

 

L’initiative des jeunes de Koundapaye illustre un phénomène qui se généralise dans les zones rurales centrafricaines : l’auto-organisation des communautés pour préserver leurs infrastructures vitales. Ces mouvements spontanés, bien qu’encourageants en termes de dynamique sociale, ne peuvent toutefois se substituer durablement à une politique publique structurée d’entretien du réseau routier national.

 

En attendant une prise en charge plus systématique par les autorités compétentes, ces initiatives locales démontrent la capacité des communautés à se mobiliser pour préserver leurs liens vitaux avec le reste du pays. Elles témoignent aussi de l’émergence d’une conscience citoyenne active, particulièrement chez les jeunes, qui refusent la fatalité de l’enclavement et de la dégradation des infrastructures.

 

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La prise en charge améliorée des bébés prématurés grâce à MSF Centrafrique

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La  prise en charge améliorée des bébés prématurés grâce à MSF Centrafrique

 

Deux jeunes femmes avec leurs bébés par MSF Centrafrique , illustrant l'article sur En Centrafrique, une prise en charge améliorée des bébés prématurés grâce à MSF Centrafrique
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La mortalité néonatale demeure un défi majeur en République centrafricaine, où les complications liées aux naissances prématurées constituent la première cause de décès chez les nouveau-nés. Pour répondre à cette urgence sanitaire, le MSF Centrafrique a mis en place une unité spécialisée au Centre Hospitalier Universitaire Communautaire de Bangui.

 

Une unité spécialisée unique du MSF Centrafrique installée à Bangui

 

“Les complications liées à la prématurité sont la première cause de mortalité chez les nouveau-nés dans le monde“, souligne le Dr Bintou Deme, référente médicale de MSF Centrafrique à Bangui. “La mortalité est particulièrement élevée en République centrafricaine. Les consultations durant la grossesse sont encore trop rares alors qu’elles permettraient de détecter une partie des risques. Et les soins pour les prématurés restent largement insuffisants”.

 

Face à ce constat, MSF Centrafrique a construit et équipé en 2022 une unité de prise en charge des grossesses à risque au CHUC, communément appelé “Hôpital Communautaire”. L’unité de néonatologie compte 43 lits dédiés aux nouveau-nés présentant des complications. De janvier à mi-novembre 2024, plus de 3 100 bébés prématurés y ont reçu des soins gratuits, faisant de cette structure la seule à Bangui à proposer des soins aussi avancés sans frais pour les patients.

 

La méthode Kangourou : une approche efficace et peu coûteuse

 

Au cœur du dispositif de soins du MSF Centrafrique, la “méthode Kangourou” révolutionne la prise en charge des prématurés. Le Dr Josiane Damangoa, pédiatre du ministère de la santé au CHUC, en explique les bénéfices : “La méthode Kangourou permet de réguler la respiration, le battement de cœur et la température de l´enfant. Elle améliore la circulation de l’oxygène, aide à calmer le bébé, favorise le développement du cerveau et renforce son système immunitaire“.

 

Cette approche, qui consiste à porter les nouveau-nés prématurés sur la poitrine nue des mamans jour et nuit, combinée à l’allaitement maternel exclusif, a démontré son efficacité. Jeanisse Ngaïdama, 23 ans, mère de jumeaux prématurés nés le 11 octobre, témoigne : “Mettre au monde des enfants prématurés est stressant. J’avais très peur. Je pensais déjà aux dépenses qui m’attendaient. Mais ici, je n’ai pas dû payer. Le personnel vient régulièrement voir mes bébés et tous les soins sont gratuits. Grâce aux soins, ils ont atteint un poids normal“.

 

Des obstacles persistants

 

Malgré ces avancées, les défis restent nombreux en RCA. “L’Organisation Mondiale de la Santé estime qu’une femme devrait bénéficier d’au moins 8 consultations prénatales au cours de la grossesse”, rappelle le Dr Bintou Deme du MSF. “Malheureusement, nous en sommes encore loin en RCA. Le manque de structures de soins disponibles et fonctionnelles, les coûts liés aux transports et aux soins sont autant d’obstacles à surmonter – encore plus en dehors de Bangui“.

 

La prévention joue également un rôle important. “Plusieurs causes de prématurité sont détectables lors de ces consultations : maladies chroniques, infections, grossesses précoces ou rapprochées, les travaux durs aux champs, le manque de repos“, poursuit le Dr Deme.

 

Vers les Objectifs de Développement Durable

 

La réduction des décès évitables des nouveau-nés et des enfants de moins de 5 ans figure parmi les Objectifs de Développement Durable (ODD) que tous les pays se sont engagés à atteindre d’ici 2030. En RCA, où les taux de mortalité maternelle et infantile demeurent parmi les plus élevés au monde, l’atteinte de cet objectif nécessite des efforts soutenus.

 

La collaboration entre MSF Centrafrique et le ministère de la Santé et de la Population marque une étape importante dans cette direction. L’accent est mis sur l’amélioration des conditions de prise en charge des femmes pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum, ainsi que sur les soins aux nouveau-nés, particulièrement les prématurés et les malades.

 

Par ailleurs, la Journée Internationale de la Prématurité, célébrée le 17 novembre, sensibilise à cette problématique de santé publique majeure. Elle vise à mobiliser les énergies pour améliorer la prévention et la prise en charge, tout en encourageant les femmes à suivre les consultations prénatales recommandées. Cette journée met également à l’honneur les bébés nés prématurément et leurs familles.

 

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Abus sexuels et fraudes financières : World Vision , une ONG chrétienne dite américaine transforme l’aide humanitaire en cauchemar en Centrafrique

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Abus sexuels et fraudes financières : une ONG chrétienne dite américaine transforme l’aide humanitaire en cauchemar en Centrafrique….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Patrick-Lilombo-actuellement-manager-du-projet-dassistance-alimentaire-439×450.jpg” alt=”Patrick Lilombo, actuel manager du projet d’assistance alimentaire de Word Vision, illustrant l’article sur Abus sexuels et fraudes financières : une ONG chrétienne américaine transforme l’aide humanitaire en cauchemar en Centrafrique….” width=”439″ height=”450″ />
Patrick Lilombo, actuel manager du projet d’assistance alimentaire de Word Vision

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Sous le couvert d’une mission humanitaire et des valeurs chrétiennes, une organisation non gouvernementale dite américaine déploie depuis 2014 un système organisé de prédation en République centrafricaine. Les investigations menées par Corbeau News Centrafrique dévoilent un réseau complexe d’exploitation sexuelle et de détournements de fonds qui ébranle la confiance des populations centrafricaines.

 

Un réseau d’exploitation sexuelle à Bambari

 

Patrick, manager du projet Food Assistance, transforme depuis 2017 la base de Bambari en son fief personnel.

« Les employées féminines subissent un chantage permanent : accepter ses avances ou perdre leur emploi », révèle une employée interrogée par la rédaction du CNC. De nombreux témoignages attestent de licenciements abusifs visant le personnel réfractaire à ses méthodes de gestion.

 

En violation de l’arrêté ministériel limitant les affectations des expatriés à deux ans, Patrick maintient son emprise sur Bambari depuis 2017. Plus grave encore, il a organisé la nomination de sa compagne au poste stratégique de cheffe de base, un rôle normalement destiné aux cadres centrafricains.

Le congolais Jean (John) de Dieu Tanamongo, un manager de word vision à Paoua, illustrant l'article sur Abus sexuels et fraudes financières : une ONG chrétienne américaine transforme l'aide humanitaire en cauchemar en Centrafrique….
Le congolais Jean (John) de Dieu Tanamongo, un manager de word vision à Paoua

 

Népotisme institutionnalisé à Paoua…

 

Dans la ville de Paoua, John Tanamongo, d’origine congolaise, reproduit le même schéma d’abus de pouvoir. Une enquête interne, actuellement en cours, examine les conditions douteuses du recrutement de sa compagne comme facilitatrice protection, avant sa promotion express comme coordinatrice terrain du projet PAM.

 

« La relation entre John Tanamongo et sa subordonnée est de notoriété publique à Paoua. Ils partagent ouvertement la maison d’hôtes de World Vision, bafouant toute éthique professionnelle », témoigne un employé local de l’organisation interrogé par les journalistes du CNC.

 

Un système financier opaque de Word Vision en RCA…

 

Les malversations financières atteignent une ampleur considérable au sein de l’organisation. Les enquêtes révèlent un mécanisme sophistiqué de détournements via un réseau de fausses factures et de surfacturations systématiques. Le préjudice financier pourrait atteindre plusieurs millions de dollars. Ces pratiques, contraires aux valeurs chrétiennes affichées par World Vision, menacent la pérennité de ses  programmes humanitaires en Centrafrique.

 

« Ces agissements rappellent dangereusement le scandale qui a forcé l’ONG Save the Children à quitter le pays », analyse un expert du secteur humanitaire. « Si World Vision ne prend pas des mesures drastiques, l’organisation risque le même sort ».

 

Recrutements frauduleux et népotisme…

 

Les processus de recrutement n’échappent pas à la corruption dans cette ONG. L’organisation pratique un népotisme institutionnalisé, attribuant les postes selon des critères opaques et des relations personnelles plutôt que sur les compétences.

 

Un employé de l’organisation à Bangui, contacté par CNC,  explique : « Les recrutements au sein de cette ONG suivent un schéma clientéliste bien établi. Les postes sont attribués selon un système d’allégeance personnelle, créant une structure pyramidale qui protège les auteurs des malversations. Cette pratique compromet gravement l’efficacité des programmes d’aide ».

 

La direction de Word Vision reste muette…

 

Contactée à plusieurs reprises par notre rédaction, la direction de World Vision n’a pas souhaité répondre à nos questions sur ces graves accusations. L’enquête interne en cours à Paoua semble insuffisante face à l’ampleur des dysfonctionnements révélés.

 

Un ancien cadre centrafricain de l’organisation alerte : « Les SEA (Sexual Exploitation & Abuses) ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. Le système entier est gangrené par des pratiques contraires aux six valeurs fondamentales de World Vision ».

 

Un appel à une réponse rapide…

 

Ces révélations inquiétantes exigent une réponse ferme des autorités centrafricaines et des bailleurs de fonds internationaux. La crédibilité de l’aide humanitaire en République centrafricaine est en jeu, alors que le pays continue de faire face à de nombreux défis.

 

L’avenir de World Vision en RCA dépendra de sa capacité à assainir ses pratiques et à restaurer la confiance des populations bénéficiaires. En attendant, l’organisation doit répondre de ses actes devant la justice et les instances de contrôle internationales.

Les autres détails plus scandaleux viendront dans nos prochains articles sur CNC

 

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Centrafrique : l’Assassinat brutal d’un Chauffeur Camerounais par les russes du groupe Wagner à Boali

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l’Assassinat brutal d’un Chauffeur Camerounais par les russes du groupe Wagner à Boali

 

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Voici le chauffeur camerounais tué par les mercenaires russes du groupe Wagner à Boali pour un simple retard

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’assassinat d’un chauffeur camerounais par des mercenaires russes du groupe Wagner à Boali marque un nouveau palier dans la dérive sécuritaire qui gangrène la République centrafricaine. Cette exaction, dénoncée par l’ensemble de la communauté des transporteurs centrafricains et camerounais, révèle l’impunité totale dont jouissent ces forces criminelle russes sur notre sol. Cette exécution sommaire, survenue le mardi 19 novembre 2024 à 12 heures, illustre de manière sanglante l’impunité totale dont jouissent ces forces de Wagner sur notre territoire.

 

L’Exécution du Chauffeur Camerounais  Qui Défie l’Entendement

 

Les faits, dans leur brutalité, glacent le sang. Pour un simple retard dans le transport de marchandises vers le secteur de Bossembele, un chauffeur camerounais a été sauvagement brutalisé puis abattu par balle dans la localité de Boali, située à 95 kilomètres de Bangui, la capitale. La barbarie ne s’est pas arrêtée là : plutôt que de lui porter secours ou de le conduire dans un établissement médical, les mercenaires ont choisi de l’incarcérer dans leurs geôles à Bangui, le condamnant ainsi à une mort certaine. Le décès du Chauffeur Camerounais  a été confirmé le mercredi 20 novembre 2024, laissant une famille dans le deuil et toute une communauté de transporteurs dans la stupeur.

À boali, le lieu de l'assassinat du chauffeur camerounais par les russes du groupe Wagner
À boali, le lieu de l’assassinat du chauffeur camerounais par les russes du groupe Wagner

 

La Terreur Comme Méthode de Management

 

Cette tragédie du Chauffeur Camerounais  s’inscrit dans un système de terreur méthodique. Les apprentis du chauffeur assassiné n’ont pas été épargnés : torturés, ils ont été enfermés dans des camions frigorifiques avant d’être transférés à la gendarmerie de Boali. Cette pratique de la torture collective vise manifestement à instiller la peur chez tous les transporteurs. Les témoignages affluent sur les réseaux sociaux, notamment dans les groupes WhatsApp des chauffeurs camerounais, révélant un pattern de violence systématique : coups et blessures pour des retards, torture pour des accidents de la route, exécutions sommaires pour des soupçons de vol de carburant. La liste des exactions des russes de Wagner est longue.

 

Une Justice Centrafricaine étonnamment aux Abonnés Absents

 

L’effondrement de notre système judiciaire face à ces exactions est particulièrement alarmant. Les magistrats, les procureurs et même les ministres, paralysés par la peur, se murent dans un silence complice. Cette démission collective des institutions judiciaires centrafricaines face aux crimes des mercenaires russes signe l’abdication totale de notre souveraineté nationale. Plus grave encore, les représentants de la justice qui osent élever la voix s’exposent eux-mêmes à des représailles violentes, créant un cercle vicieux d’impunité.

 

Les Conséquences Économiques Désastreuses pour la RCA

 

La réaction des transporteurs suite à l’assassinat du Chauffeur Camerounais  ne s’est pas fait attendre : ils menacent de fermer toutes les frontières avec la RCA jusqu’à ce que justice soit rendue. Pour notre pays enclavé, dépendant du transport routier de nos voisins pour son approvisionnement, cette menace pourrait avoir des conséquences catastrophiques. La RCA, traditionnellement terre de transit et d’échanges avec ses voisins, risque de se transformer en prison à ciel ouvert.

 

Une Exploitation Prédatrice des Ressources

 

L’assassinat du chauffeur camerounais dévoile également les pratiques douteuses des mercenaires russes dans l’exploitation des ressources de notre pays. Leurs activités dans le secteur minier s’accompagnent d’une violence systématique envers les transporteurs locaux et étrangers. Cette exploitation prédatrice, couplée à la terreur, rappelle les heures les plus sombres du colonialisme des année 700 à 1200 après Jésus-Christ.

Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui, illustrant l'article sur Centrafrique : l'Assassinat brutal d'un Chauffeur Camerounais par les russes du groupe Wagner à Boali
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Cette fois, l’Urgence d’une Réaction Internationale se fait sentir

 

La situation atteint un point de non-retour avec l’assassinat du Chauffeur Camerounais . La communauté internationale ne peut plus détourner le regard face à ces exactions qui menacent non seulement la stabilité de la RCA mais celle de toute la sous-région. Les transporteurs camerounais, piliers essentiels de notre économie, sont désormais directement ciblés par une violence institutionnalisée.

 

La colère gronde, et comme le rappellent de nombreux observateurs, les armes des mercenaires pourraient s’avérer impuissantes face à la révolte populaire à venir. La Centrafrique, jadis pays d’accueil et de transit, ne peut continuer à être le théâtre d’exactions qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire.

 

L’heure est venue pour la communauté internationale de prendre ses responsabilités. Combien de morts faudra-t-il encore pour que cesse cette terreur institutionnalisée ? Le sang du chauffeur camerounais crie justice, et son assassinat pourrait bien être l’étincelle qui embrase la poudrière centrafricaine.

 

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ENERCA : 41 millions pour une communication douteuse sur fond de la mafia

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ENERCA : 41 millions pour une communication douteuse sur fond de la mafia

 

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ÉNERCA de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le service commercial de l’ENERCA vient de débloquer curieusement 41 millions de francs CFA pour une simple campagne d’information par communiqué ou par SMS sur le changement des compteurs prépayés. Cette dépense dévoile la gestion approximative d’une entreprise qui peine à fournir l’électricité aux Centrafricains.

 

Comment l’ENERCA jette des millions de CFA par la fenêtre

 

La direction commerciale de l’ENERCA a choisi de faire appel à un cabinet de communication, hébergé dans une simple maison d’habitation dans un petit coin du quartier Lakouanga, pour informer ses clients du passage du logiciel SUPRIMA 4 à SUPRIMA 6. Le plus étonnant dans cette affaire : ce cabinet avait initialement réclamé 61 millions de francs CFA, comme si l’ENERCA fabrique des faux billets dans ses locaux. Il a fallu l’intervention du Directeur général pour ramener la facture à 41 millions. Mais là encore, c’est trop.

 

Cette dépense paraît d’autant plus absurde qu’elle concerne uniquement les détenteurs de compteurs prépayés, des clients dont l’ENERCA possède déjà toutes les coordonnées. Un simple SMS de l’ENERCA aurait permis d’informer ces 16 000 abonnés, dont 10 000 ont déjà effectué la mise à jour de leur compteur.

Le bureau et le groupe électrogène de l'ENERCA de Cantonnier, illustrant l'article sur  ENERCA : 41 millions pour une communication douteuse sur fond de la mafia
Le bureau et le groupe électrogène de l’ENERCA de Cantonnier. CopyrightCNC

 

Des ressources gaspillées, des provinces abandonnées

 

Pendant que des millions partent dans la fausse communication, des groupes thermiques dorment dans la concession de l’ENERCA à Bangui comme des enfants orphelins. Pendant ce temps, dans les villes de provinces, la situation est catastrophique. Béloko, qui générait les meilleures recettes, est paralysée depuis mars 2024. À Bambari, comme dans d’autres villes, les populations n’ont plus accès à l’électricité depuis des mois. Le motif reste toujours le même : manque de carburant. Les clients de ces villes, malgré leurs crédits conséquents dans les compteurs, se retrouvent sans courant. L’ENERCA prévoit maintenant de relancer ces centres, mais après avoir laissé les frais fixes consumer les crédits des clients pendant leur inactivité forcée.

Un agent de l'ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail, illustrant l'article sur  ENERCA : 41 millions pour une communication douteuse sur fond de la mafia
Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail. CopyrightCNC

 

Un service public totalement  dégradé

 

La distribution du courant suit désormais un calendrier chaotique. Les plages horaires promises ne sont plus respectées :

– De 15h ou 16h à 19h, au lieu de 13h à 21h

– De 22h à minuit ou de 4h à 6h, au lieu de 21h à 5h

 

À Bangui comme en province, certains quartiers ne reçoivent que 1à 2 heures d’électricité par jour, quand d’autres restent complètement dans le noir pendant des journées entières, alors que le quartier présidentiel, comme Boy-Rabe dans le quatrième arrondissement de Bangui, reçoit de l’électricité en permanence. Cette situation crée un système à deux vitesses qui fragilise encore plus le tissu social dans le pays.

 

L’avenir sombre de l’ENERCA

 

Ces 41 millions partis en fumée pour une simple communication démasquent le vrai visage de l’ENERCA. Alors que les centres de province manquent de carburant, que les groupes thermiques restent à l’arrêt, la direction préfère financer une campagne éclair de 23 jours. L’argent jeté dans cette opération aurait pu rallumer les lumières à Béloko et Bambari.

 

Le temps des demi-mesures est révolu. L’ENERCA doit revenir à l’essentiel : éclairer les Centrafricains, mais tous les Centrafricains. Les responsables de tutelle, comme le ministre mafieux Arthur Piri,  ne peuvent plus fermer les yeux sur cette dérive. Si rien ne change, la société nationale va continuer d’enfoncer le pays dans le noir, bridant tout espoir de développement.

 

L’heure n’est plus aux belles paroles ni aux campagnes de communication coûteuses. Les Centrafricains attendent des actes concrets : du courant dans leurs maisons, leurs entreprises, leurs hôpitaux. Ils méritent une ENERCA qui investit dans le service, pas dans le paraître. L’obscurité a assez duré.

 

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Centrafrique : le  FMI dément les propos du gouvernement sur la hausse des prix du carburant

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le  FMI dément les propos du gouvernement sur la hausse des prix du carburant

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/felix-moloua-450×268.jpg” alt=”Le premier ministre Félix Moloua, illustrant l’article sur le FMI dément les propos du gouvernement sur la hausse des prix du carburant” width=”450″ height=”268″ />
Le premier ministre Félix MOLOUA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’heure est grave pour la crédibilité gouvernementale. Alors que le ministre de l’Énergie, Arthur Piri, n’a cessé d’imputer au Fonds Monétaire International la responsabilité de l’augmentation vertigineuse des prix du carburant en Centrafrique, le FMI vient d’opposer un démenti formel. Cette contradiction dévoile une désinformation de l’opinion publique qui exige des explications.

 

Une réalité qui contredit les déclarations officielles

 

Le document officiel du FMI, publié le 8 novembre 2024, expose une position sans équivoque : « Non, nous ne préconisons pas une augmentation des prix à la pompe » . Plus édifiant encore, l’institution précise : « les prix à la pompe en RCA sont déjà plus élevés que dans tous ces pays et figurent parmi les plus élevés au monde » . Ces déclarations anéantissent l’argumentation du ministre qui attribuait cette politique tarifaire aux exigences du FMI.

 

Un contexte radicalement différent

 

Dans sa réponse, le FMI établit une distinction importante : les pays voisins qui ont dû réduire leurs subventions et augmenter leurs prix à la pompe sont des exportateurs de pétrole, contrairement à la RCA. L’argument du ministre s’avère donc inexact et inapproprié pour le contexte centrafricain.

 

Une position claire du FMI

 

Le FMI adopte même une position diamétralement opposée aux propos du ministre : « Non, nous ne préconisons pas une augmentation des prix à la pompe » . Plus révélateur encore, l’institution indique qu’elle « recommandera probablement pour la RCA de baisser les prix à la pompe dès que la situation le permettra » .

 

Des conditions précises pour une baisse

 

Cette baisse des prix envisagée par le FMI serait possible sous deux conditions : la réduction des marges sur les importations à des niveaux raisonnables et une augmentation sensible des recettes budgétaires. L’institution rappelle d’ailleurs que ce ne serait pas la première fois qu’elle encourage le gouvernement à diminuer les prix à la pompe.

 

La nécessité d’un débat public transparent

 

Ces révélations exigent des explications de la part du ministre de l’Énergie. Comment justifier l’utilisation du FMI comme argument pour défendre une politique tarifaire que l’institution elle-même désapprouve ? Les Centrafricains, qui subissent déjà « l’un des prix les plus élevés au monde » selon le FMI, méritent la vérité sur les véritables raisons de ces augmentations.

 

L’heure n’est plus aux déclarations approximatives mais à une discussion franche sur les véritables enjeux du secteur des carburants en RCA. Le pays a besoin d’une politique énergétique basée sur des faits, non sur des interprétations erronées des recommandations internationales.

 

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Centrafrique : vive tension entre l’opposition et le pouvoir

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Centrafrique : vive tension entre l’opposition et le pouvoir

 

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Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle crise politique secoue la Centrafrique. Dans un communiqué brûlant publié mardi 19 novembre 2024, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) dénonce ce qu’il qualifie de “manœuvres commanditées” par le président Faustin Archange Touadera contre le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), l’une des principales formations de l’opposition.

 

Au cœur de ces tensions politiques en Centrafrique, la contestation du leadership du MLPC. Une branche dissidente baptisée “MLPC Courant Originel”, composée de cadres suspendus par les instances du parti pour “manquements graves et actes de sédition manifeste”, affiche ouvertement son soutien au pouvoir en place. Pour le BRDC, ces dissidents ne seraient que “des marionnettes au service du Président Touadera”.

 

Cette stratégie s’inscrirait dans une volonté plus large de “liquider l’opposition démocratique centrafricaine”. Le BRDC cite plusieurs figures politiques contraintes à l’exil sous le régime actuel : l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua, Dominique Désiré Erenon, Alexandre Ferdinand Nguendet et Gaston Mandata Nguerekata.

 

Le communiqué évoque également “l’arrestation illégale” du coordonnateur du BRDC, maître Crépin Mboli-Goumba,  au Port Amont, suivie de sa “séquestration sans plainte” avec son épouse et d’une “condamnation inique”. Martin Ziguélé, président historique du MLPC, serait particulièrement visé par ces manœuvres. Le BRDC tient d’ailleurs le président Touadera et les dissidents du MLPC pour “seuls responsables de l’intégrité physique” du leader de l’opposition.

 

Un contexte politique tendu en Centrafrique  

 

Cette crise politique en Centrafrique intervient dans un contexte déjà fragilisé. Huit ans après l’élection de Faustin Archange Touadera en 2016, le BRDC dénonce un “rétrécissement accéléré de l’espace civique et politique” en République centrafricaine. Le bloc réaffirme son “attachement indéfectible au pluralisme politique, curseur universel de la démocratie”.

 

Ces tensions ravivent les inquiétudes sur l’état de la démocratie dans ce pays enclavé d’Afrique centrale, fondé par le Président Barthelemy Boganda, qui peine à se relever des séquelles de la crise de 2013 plusieurs années après l’arrivée de Touadera au pouvoir. La Constitution du 30 mars 2016, fruit d’une transition douloureuse, avait pourtant donné au peuple centrafricain l’espoir d’une stabilisation politique durable.

 

Le spectre de la dérive autoritaire

 

Le BRDC appelle désormais “tous les défenseurs des droits civils et politiques en Centrafrique “ à placer la RCA “au cœur de leurs préoccupations”. Un appel qui résonne alors que le pays, malgré les efforts de réconciliation nationale, peine toujours à retrouver une stabilité politique pérenne.

 

Cette nouvelle crise dévoile une fois de plus les défis persistants de la démocratie centrafricaine : fragilité des institutions, tensions entre pouvoir et opposition, et risque permanent de déstabilisation politique. Elle pose également des questions sur la capacité du pays à maintenir un véritable pluralisme politique, pourtant garanti par la Constitution de 2016.

 

Pour de nombreux observateurs, l’espoir du régime pour la dissolution progressive du MLPC, formation historique de l’opposition créée au lendemain de la chute de l’empereur Bokassa, marquerait un tournant inquiétant. “C’est un baromètre de la santé démocratique du pays”, confie sous couvert d’anonymat un diplomate en poste à Bangui.

 

Impact sur la réconciliation nationale

 

Ces tensions interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu depuis l’adoption controversée de la nouvelle Constitution en août 2023. Ce texte, imposé par le président Touadera malgré les protestations de l’opposition et de la société civile, a marqué une rupture avec les promesses démocratiques de la Constitution de 2016. La suppression de certaines institutions garantes de la bonne gouvernance et la concentration accrue des pouvoirs entre les mains de l’exécutif ont considérablement affaibli les mécanismes de contrôle démocratique.

 

L’acharnement contre le MLPC et son président Martin Ziguélé s’inscrit dans le prolongement de ce recul démocratique. Cette situation compromet davantage les efforts de dialogue inclusif et de réconciliation nationale, pourtant essentiels dans un pays toujours fragilisé par la présence de groupes armés dans plusieurs régions.

 

La communauté internationale, qui a investi d’importantes ressources dans la stabilisation du pays depuis 2013, observe avec une inquiétude croissante cette détérioration du climat politique. Ce virage autoritaire, matérialisé par la Constitution de 2023 et la répression de l’opposition, fait craindre un retour aux crises institutionnelles qui ont régulièrement secoué le pays. Une perspective d’autant plus préoccupante que le pouvoir semble déterminé à poursuivre ce que ses opposants qualifient de “dérive dictatoriale”.

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La désagrégation de la société centrafricaine : Chronique d’un effondrement évitable

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La désagrégation de la société centrafricaine : Chronique d’un effondrement évitable

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Des-personnes-agees-au-domicile-du-President-Touadera-450×300.jpg” alt=”La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président Des-personnes-agees-au-domicile-du-President-Touadera Centrafrique : quand un post de la présidence publié sur Facebook suscite la polémique” width=”450″ height=”300″ />
Des personnes agees au domicile du Président Touadera

 

Quand les liens sociaux se brisent, une nation se meurt

 

Bangui, CNC. Il fut un temps où les mariages interethniques en République Centrafricaine étaient célébrés comme des symboles d’unité nationale. Aujourd’hui, ces mêmes unions mixtes sont parfois source de suspicion, voire de rejet. Ce bouleversement profond des valeurs traditionnelles centrafricaines est l’un des symptômes les plus alarmants de la crise sociale que traverse le pays. Élie OUEIFIO, dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), dissèque les mécanismes qui ont conduit à cette rupture du tissu social, autrefois si solidaire.

 

L’effondrement des valeurs traditionnelles de la société centrafricaine

 

Un héritage culturel menacé

– Disparition des rituels de cohésion sociale

– Affaiblissement des mécanismes de résolution des conflits

– Perte des repères moraux

– Délitement des solidarités traditionnelles

 

La rupture intergénérationnelle de la société centrafricaine

– Transmission culturelle interrompue

– Conflit de valeurs

– Perte des savoirs ancestraux

– Déracinement culturel

 

La famille en crise dans la société centrafricaine

 

Déstructuration des cellules familiales

– Parents dépassés par les événements

– Enfants livrés à eux-mêmes

– Autorité parentale affaiblie

– Violence domestique croissante

 

Paupérisation des foyers

– Difficultés économiques

– Stratégies de survie

– Déscolarisation

– Travail des enfants

 

Le rôle bouleversé des institutions religieuses dans la société centrafricaine

 

L’Église face à ses responsabilités dans la société centrafricaine

– Perte d’influence morale

– Politisation du religieux

– Division des communautés

– Crises de leadership

 

Les tensions interreligieuses

– Instrumentalisation des différences

– Radicalisation des discours

– Méfiance intercommunautaire

– Conflits confessionnels

 

La désagrégation du lien social dans la société centrafricaine

 

Au niveau communautaire

– Méfiance entre voisins

– Repli identitaire

– Violences intercommunautaires

– Destruction des mécanismes de solidarité

 

Dans l’espace public

– Incivilités croissantes

– Non-respect des biens communs

– Violence urbaine

– Délitement du vivre-ensemble

 

L’impact sur la jeunesse

 

Une génération sacrifiée

– Absence de perspectives

– Déscolarisation massive

– Chômage endémique

– Délinquance juvénile

 

Les dérives sociales

– Consommation de drogues

– Prostitution

– Banditisme

– Enrôlement dans les groupes armés

 

La destruction des mécanismes de régulation sociale dans la société centrafricaine

 

Les structures traditionnelles

– Affaiblissement des chefferies

– Perte d’autorité des anciens

– Disparition des rituels sociaux

– Rupture des alliances traditionnelles

 

Les institutions modernes

– Justice inefficace

– Services sociaux défaillants

– Éducation en crise

– Santé inaccessible

 

Les conséquences sur l’unité nationale

 

La fragmentation sociale

– Repli communautaire

– Tensions ethniques

– Divisions religieuses

– Conflits générationnels

 

L’affaiblissement du sentiment national

– Perte du sens civique

– Désintérêt pour le bien public

– Individualisme exacerbé

– Absence de projet commun

 

Les pistes de reconstruction sociale

 

Le rôle des leaders communautaires

– Restauration du dialogue

– Médiation des conflits

– Reconstruction des liens

– Transmission des valeurs

 

L’engagement de la société civile

– Initiatives citoyennes

– Mouvements associatifs

– Actions de solidarité

– Projets communs

 

Les solutions proposées par Élie OUEIFIO

 

Pour la reconstruction du lien social

– Restauration des valeurs traditionnelles

– Renforcement du dialogue intercommunautaire

– Valorisation de la culture nationale

– Promotion de la cohésion sociale

 

Pour l’avenir des nouvelles générations

– Éducation aux valeurs

– Formation professionnelle

– Opportunités économiques

– Participation citoyenne

 

Reconstruire le vivre-ensemble

 

La reconstruction du tissu social centrafricain est une condition sine qua non de la renaissance nationale. Elle nécessite :

– Un retour aux valeurs fondamentales

– Une restauration des mécanismes de solidarité

– Un engagement collectif

– Une vision partagée de l’avenir

 

Comme le souligne Élie OUEIFIO, c’est par la reconstruction patiente des liens sociaux que la RCA pourra retrouver son unité et sa force d’antan.

 

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 « L’ANE joue à la roulette russe avec les élections », Martin Ziguélé dénonce un système électoral au bord du chaos

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 « L’ANE joue à la roulette russe avec les élections », Martin Ziguélé dénonce un système électoral au bord du chaos

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/martin-ziguele-tres-bien-450×399.jpg” alt=”Martin Ziguelé, Président du parti MLPC , illustrant l’article sur « L’ANE joue à la roulette russe avec les élections », Martin Ziguélé dénonce un système électoral au bord du chaos” width=”450″ height=”399″ />
Martin Ziguelé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique

 

Bangui, CNC. Dans une interview explosive accordée à la radio Ndékè Luka mercredi dernier, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé a dévoilé les graves dysfonctionnements qui minent l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Ses révélations mettent en lumière un système électoral gangrené par les divisions internes, la mauvaise gestion et les malversations financières.

 

L’ANE, une institution minée par les divisions, selon Martin Ziguélé

 

« L’ANE est en fait divisée en des clans et ces clans-là sont divisés sur les questions d’intérêt matériel et pécunier » , déclare M. Ziguélé. Cette situation compromet gravement l’intégrité du processus électoral centrafricain.

 

Des opérations électorales vouées à l’échec

 

L’ancien chef du gouvernement Martin Ziguélé  révèle un fait accablant : « Lorsqu’on a annoncé le début de la révision des listes électorales le 16 septembre, une semaine avant, la direction de l’ANE savait très bien que l’opération ne pouvait pas démarrer » .

 

Les raisons de cette impossibilité technique :

– Des tablettes incomplètes pour le recensement

– L’absence de logiciels appropriés

– Des kits électoraux manquants à Bangui

– Une situation encore plus critique dans les provinces

 

Des pratiques financières douteuses

 

Les accusations de M. Ziguélé pointent plusieurs irrégularités :

– Des commandes effectuées sans respect des procédures

– Une gestion opaque des ressources

– Des dépenses injustifiées

– Un contrôle financier défaillant

 

Un personnel électoral instrumentalisé

 

« La gestion du personnel électoral dédié aux élections, ce sont les écuries d’OGS » , dénonce l’ancien Premier ministre. Cette situation met en évidence :

– Un recrutement partial

– Une politisation des agents

– Un manque d’indépendance

– Des compétences techniques négligées

 

Des démembrements compromis

 

La situation dans les provinces aggrave les inquiétudes :

– Des structures locales sous influence préfectorale

– Un personnel nommé selon des critères politiques

– Une absence d’autonomie décisionnelle

– Des moyens logistiques insuffisants

 

Les conséquences sur le processus électoral

 

Cette situation désastreuse entraîne :

– Des retards répétés dans le calendrier électoral

– Une crédibilité compromise des futures élections

– Une perte de confiance des acteurs politiques

– Un risque de contestation des résultats

 

L’urgence d’une réforme profonde

 

Le BRDC, par la voix de M. Ziguélé, exige :

– Une réforme préalable de l’ANE

– Un audit indépendant de sa gestion

– Une restructuration de son fonctionnement

– Des garanties d’indépendance effective

 

Un dialogue politique nécessaire

 

L’opposition demande :

– Une discussion directe avec le président Touadéra

– Un examen approfondi des dysfonctionnements

– Des mesures concrètes de redressement

– Des garanties pour des élections transparentes

 

Notre analyse

 

Les révélations de Martin Ziguélé sur le fonctionnement de l’ANE dévoilent une institution incapable d’assurer sa mission constitutionnelle. La comparaison avec une « roulette russe » traduit le caractère hasardeux et dangereux de la situation actuelle.

 

Le risque majeur demeure l’organisation d’élections dont les résultats :

– Ne refléteront pas la volonté populaire

– Manqueront de crédibilité internationale

– Aggraveront les tensions politiques

– Compromettront la stabilité du pays

 

Solutions proposées

 

Des mesures urgentes :

– Un audit international de l’ANE

– Une refonte de son cadre légal

– Un renouvellement de ses instances

– Une dépolitisation de son personnel

 

 

Les accusations portées par Martin Ziguélé contre l’ANE dépassent le cadre d’une simple critique institutionnelle. Elles révèlent un système électoral au bord de l’effondrement, menaçant le processus démocratique centrafricain dans son ensemble.

 

L’urgence d’une réforme profonde de l’ANE n’est plus à démontrer. Sans changements radicaux, les prochaines échéances électorales risquent de plonger le pays dans une nouvelle crise politique majeure.

 

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Le cri d’alarme d’un citoyen centrafricain, Abakar Issa Zarma,  sur les détentions arbitraires en Centrafrique

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Le cri d’alarme d’un citoyen centrafricain, Abakar Issa Zarma,  sur les détentions arbitraires en Centrafrique

 

Le cri d'alarme d'un citoyen centrafricain, Abakar Issa Zarma, sur les détentions arbitraires en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un citoyen centrafricain, Abakar Issa Zarma, dénonce les conditions de détention dans les prisons de Bangui à travers notre rédaction. Son témoignage expose une situation inquiétante pour les droits humains en République centrafricaine.

 

D’après sa déclaration: “Plusieurs Centrafricains sont détenus dans les centres de détention de Bangui depuis longtemps sans être comparés devant la justice. Certains sont détenus sans raison ni preuve mais ils sont toujours en détention“.

 

La communauté musulmane apparaît particulièrement touchée. “Beaucoup de Centrafricains de confession musulmane sont en prison depuis le début du premier mandat de Touadera jusqu’à maintenant. Ils ne sont pas libérés ni jugés, leur droit est bafoué sans défense“, affirme-t-il.

 

Les chiffres avancés par M. Zarma sont alarmants : “Il y a plus de 785 à 800 musulmans centrafricains détenus. Certains sont malades et des cas de décès ont été enregistrés parmi ces détenus musulmans“.

 

La surpopulation carcérale aggrave cette situation déjà critique. “Leurs nombres dépassent même les locaux de détenus”, précise notre source. Les conditions sanitaires se détériorent, exposant les prisonniers à des risques accrus pour leur santé.

 

Plus dangereux encore, selon le témoignage recueilli, “des cas de maladies graves ne sont pas libérés pour des raisons de soins médicaux“. Cette privation de soins constitue une violation supplémentaire des droits fondamentaux des détenus.

 

Le manque d’accès à la justice représente un problème majeur. Les personnes incarcérées restent en détention provisoire durant des périodes excessivement longues, sans perspective de procès. Cette pratique contrevient aux principes élémentaires du droit.

 

La Maison d’arrêt de Ngaragba et le Camp de Roux, principaux centres de détention de Bangui, concentrent la majorité des cas signalés. Les autorités pénitentiaires peinent à garantir des conditions de détention conformes aux standards internationaux.

 

Devant cette situation, Abakar Issa Zarma appelle les autorités judiciaires à agir : “Pour la raison de droit de l’homme, nous demandons à la justice de traduire ceux qui ont commis des erreurs à la justice et de libérer ceux qui sont détenus sans raison ni preuve“.

 

Cette interpellation intervient alors que la République centrafricaine tente de restaurer son système judiciaire, avec l’appui de partenaires internationaux. Le respect des droits des détenus constitue un indicateur de ces efforts de réforme.

 

Les nations-unies et les organisations de défense des droits humains documentent régulièrement ces abus. Leurs rapports soulignent la nécessité d’une réforme en profondeur du système pénitentiaire centrafricain.

 

La situation exige une réponse urgente des autorités. L’examen systématique des dossiers des détenus, l’accélération des procédures judiciaires et l’amélioration des conditions de détention apparaissent comme des priorités immédiates.

 

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Boali : 2 millions FCFA de tontine partagés par 35 femmes de Boali-chutes

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Boali : 2 millions FCFA de tontine partagés par 35 femmes de Boali-chutes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria, illustrant l’article sur la ville de Boali Boali : 2 millions FCFA de tontine partagés par 35 femmes de Boali-chutes” width=”450″ height=”225″ />
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le projet d’épargne communautaire porte ses fruits à Boali-chutes. Trente-cinq femmes membres de l’association E Le Songo située à 5 km de Boali centre, se sont partagées dimanche dernier une cagnotte de 2 043 500 FCFA. Cette somme représente une année de cotisations régulières dans le cadre du programme AVEC (Association Villageoise d’Épargne et de Crédit) piloté par l’ONG internationale IRC.

 

“Notre groupe a réussi à épargner plus de 2 millions FCFA depuis le lancement du projet le 6 novembre 2023. Un résultat qui dépasse nos attentes”, se réjouit Rosine Maguy Nomlo, présidente de l’association.

 

Cette réussite démontre la capacité des femmes de Boali-chutes à se mobiliser pour améliorer leurs conditions de vie. Le programme AVEC permet en effet aux participantes de développer des activités génératrices de revenus grâce à l’épargne collective.

 

“Cette somme va permettre à chaque membre d’investir dans son commerce ou de lancer une nouvelle activité économique”, précise Rosine Maguy Nomlo. La présidente invite d’ailleurs les autres femmes de la localité à rejoindre l’association : “Plus nous serons nombreuses, plus nous pourrons contribuer au développement de notre zone”.

 

Fortes de ce premier succès, les femmes de E Le Songo ne comptent pas s’arrêter là. Elles sollicitent désormais l’appui d’IRC et d’autres organisations pour la construction d’une maison des femmes à Boali-chutes. Ce local permettrait de disposer d’un espace adapté pour les réunions et activités de l’association.

 

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du tissu économique local. Elle démontre que l’épargne collective, même modeste, peut générer des résultats significatifs lorsqu’elle est bien organisée et suivie dans la durée.

 

À Boali-chutes, le projet AVEC a ainsi permis aux femmes de l’association E Le Songo de franchir une première étape importante vers l’autonomie financière et le développement d’activités durables au service de leur communauté.

 

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Centrafrique : la bataille interethnique entre Goula et Rounga se déplace sur le terrain administratif dans le Nord-Est

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Centrafrique : la bataille interethnique entre Goula et Rounga se déplace sur le terrain administratif dans le Nord-Est

 

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Un leader communautaire présente les revendications de la population de Sikikédé (Ndah) pour la création d’une nouvelle sous-préfecture autonome de Sikikédé, dans la Vakaga.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle forme de conflit ethnique entre Goula et Rounga  vient d’éclater dans le nord-est de la République centrafricaine. Après les affrontements armés meurtriers de 2020, c’est désormais sur le terrain administratif que s’affrontent les communautés Goula, Rounga, Kara et Sara dans la préfecture de la Vakaga.

 

Goula et Rounga : une histoire marquée par le sang

 

Le Nord-Est centrafricain porte encore les stigmates des affrontements meurtriers de 2020 entre les Goula et Rounga. Cette année-là, les groupes armés issus de la communauté Goula,  le FPRC, le RPRC et le PRNC,  soutenus par les Kara du MLCJ, s’étaient violemment opposés aux membres de l’ethnie Rounga du FPRC, appuyés par les Sara du FDPC. Les villes de Birao, Ndélé et Bria ont été la scène macabre de combats qui ont causé des centaines de morts et poussé des dizaines de milliers de personnes à l’exode. Cette période sombre a conduit plusieurs leaders devant la Cour pénale spéciale, où ils répondent actuellement de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité devant la CPS.

 

Le nouveau champ de bataille entre Goula et Rounga : le combat administratif

 

En 2023 – 2024, le conflit  entre Goula et Rounga  a muté, délaissant les armes pour les bureaux ministériels. Des responsables Goula occupant des postes clés au sein du gouvernement sont pointés du doigt pour leur gestion partiale du territoire. Le cas le plus frappant concerne Sikikédé, également connue sous le nom de Ndah, une localité de 52 000 habitants majoritairement Rounga et Sara, maintenue dans un statut administratif précaire. Pendant ce temps, des localités moins peuplées comme Ouandja, Gordil et Tiringoulou, qui ne dépassent guerre les 20 000 habitants, ont été promues au rang de communes et sous-préfectures de la Vakaga.

 

L’étincelle qui ravive les tensions intercommunautaires entre Goula et Rounga

 

Le projet de découpage administratif porté par le ministre d’État chargé de la Justice, Arnaud Djoubaye-Abazène, d’origine Goula, a cristallisé les tensions entre Goula et Rounga. Ce projet, qui prévoit l’érection de plusieurs villages en communes administratives tout en ignorant Sikikédé, a provoqué la colère de la communauté Rounga. Le 9 novembre, les jeunes de cette communauté sont descendus dans la rue pour exiger que leur localité obtienne enfin le statut de sous-préfecture.

 

Une fracture culturelle et sociale profonde

 

L’isolement de Sikikédé dépasse la simple question administrative. Cette localité frontalière avec le Tchad et le Soudan vit une situation paradoxale. En saison des pluies, elle devient pratiquement inaccessible sauf par voie aérienne. En saison sèche, il faut plusieurs semaines  voir des mois pour l’atteindre depuis Bangui, la capitale. Cette situation pousse naturellement ses habitants vers les pays voisins pour l’accès aux soins et à l’éducation.

 

Cette réalité géographique a des conséquences culturelles majeures. De nombreux jeunes de Sikikédé suivent leur scolarité dans les écoles coraniques tchadiennes ou soudanaises. Ils y acquièrent la maîtrise de l’arabe et des langues locales, mais perdent progressivement leur connexion avec la culture centrafricaine, ne parlant même plus le sango, la langue nationale. Les mariages transfrontaliers renforcent ce phénomène d’acculturation.

 

Un déséquilibre historique aux racines profondes

 

Cette situation révèle un clivage éducatif et social ancien. La communauté Goula, historiquement plus tournée vers l’éducation formelle, a constitué une élite intellectuelle qui domine aujourd’hui l’administration. Les Rounga, moins scolarisés dans le système éducatif classique, se retrouvent marginalisés dans les processus de décision qui affectent leur territoire.

 

Des conséquences sur le développement local

 

L’absence de statut administratif de Sikikédé a des répercussions concrètes sur la vie quotidienne. La localité ne dispose ni d’hôpital ni d’école, forçant sa population à chercher ces services essentiels dans les pays voisins. Cette situation alimente un cercle vicieux : l’absence d’infrastructures pousse les habitants vers l’étranger, ce qui sert ensuite d’argument pour justifier le maintien du statu quo administratif.

 

Des enjeux qui dépassent le cadre local

 

Cette situation pose des questions capitales sur l’intégrité territoriale et la cohésion nationale. L’État centrafricain se trouve face à un défi majeur : comment maintenir le lien avec une population qui, par la force des choses, se tourne vers les pays voisins ? La création d’une nouvelle entité administrative pourrait être un premier pas vers la réintégration de ces populations dans le giron national.

 

Perspectives et défis

 

La résolution de ce conflit entre Goula et Rounga  nécessite une approche globale qui dépasse les simples considérations administratives. Elle implique de repenser l’aménagement du territoire, le développement des infrastructures et l’accès aux services de base. Plus fondamentalement, elle exige de surmonter les divisions ethniques entre Goula et Rounga  qui continuent de structurer la société centrafricaine.

 

Le cas de Sikikédé expose ainsi les défis complexes auxquels fait face la République centrafricaine dans sa quête d’unité nationale et de développement équitable. Il montre comment les héritages historiques, les réalités géographiques et les dynamiques sociales s’entremêlent pour créer des situations qui nécessitent bien plus qu’une simple réforme administrative pour être résolues.

 

Par Alain Nzilo

 

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Centrafrique : création d’une nouvelle coalition des groupes armés… la CMSPR

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Centrafrique : création d’une nouvelle coalition des groupes armés… la CMSPR

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/armel-sayo-corbeaunews–300×207.jpg” alt=”Armel Sayo, ancien ministre, patron de la nouvelle coalition des groupes armés en centrafrique, la CMSPR” width=”300″ height=”207″ />
Colonel Armel Sayo, ancien ministre, patron de la nouvelle coalition des groupes armés en Centrafrique, la CMSPR

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle force politico-militaire vient de faire son apparition sur l’échiquier centrafricain. La Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR) a été créée le 25 mai 2024 à l’issue d’une assemblée constitutive réunissant plusieurs organisations armées.

 

Cette nouvelle plateforme est dirigée par le colonel Armel Mingatoloum Sayo, qui en est le fondateur et président. La CMSPR regroupe notamment la Coalition des Mouvements Non Signataires des accords de Paix (CMNSP) dirigée par le général de brigade Gali Tago, ainsi que le Fonds de Défense et des Libertés Publiques (FDLP) sous le commandement du général de division Florent Kema.

 

Selon les documents fondateurs, la CMSPR s’est fixé comme objectifs principaux “de restaurer la paix, la sécurité et l’ordre en Centrafrique” ainsi que “de mettre en place une politique nationale inclusive de sauvetage pour le redressement institutionnel, la réconciliation nationale, la cohésion nationale et la refondation globale de la République Centrafricaine”.

 

Organisation structurée…

 

La coalition s’appuie sur quatre organes principaux : une Haute Direction Politique et Militaire (HDPM) présidée par le colonel Sayo, un Comité de Coordination Général chargé des liaisons et de la logistique, une Assemblée des Fondateurs qui réunit les chefs des différentes organisations membres, et un État-Major Militaire Général.

 

Le 25 novembre 2024, le général de division Florent Kema a été nommé Chef d’État-Major de la CMSPR par décision du président Sayo, “pour des tâches précises et une durée définie en harmonie avec les leaders fondateurs” selon les termes du document de nomination.

 

La nouvelle coalition entend “doter le pays de toutes les conditions constitutionnelles et institutionnelles pour garantir l’avènement d’un état de droit, démocratique avec un processus d’alternances inclusives, paisibles, justes et transparentes”.

 

Des objectifs sensibles de la CMSPR gardés secrets

 

Si la CMSPR affiche publiquement des objectifs de restauration de la paix et de l’ordre, les documents constitutifs précisent que “les autres décisions sensibles d’ordre stratégiques, politiques et militaires sont gardées au secret pour garantir le succès de la lutte de Salut Public et de Redressement National”.

 

La coalition prévoit également d’étendre son action au-delà du strict cadre militaire, puisque “pour tout sujet pouvant aussi concerner de manière significative les populations, la HDPM pourra consulter pour avis ou pour recueil d’informations, des organisations civiles en lien avec le sujet à traiter”.

 

Cette nouvelle coalition intervient dans un contexte toujours tendu en République centrafricaine, où plusieurs groupes armés continuent d’opérer malgré les accords de paix signés ces dernières années. Son émergence pose des questions sur l’évolution de la situation sécuritaire et politique dans le pays.

 

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Assassinat de Moktar, gardien de boutique à Bria, les habitants ont vu clairement les Wagner en train de le tuer  

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Assassinat de Moktar, gardien de boutique à Bria, les habitants ont vu clairement les Wagner en train de le tuer  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Des-boutiques-au-niveau-de-marche-central-de-Bria.-Route-principale-de-la-ville-450×338.jpg” alt=”Crime odieux à Bria : un gardien égorgé, la boutique totalement pillée” width=”450″ height=”338″ />
Bria, une ville noyée dans la boue : Les commerçants sur la rue principale résistent malgré les conditions précaires. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des gardiens sauvagement égorgés, des boutiques systématiquement pillées. Une vague de braquages d’une violence inouïe frappe plusieurs villes centrafricaines depuis trois mois. Notre enquête exclusive révèle l’impensable : les mercenaires russes du groupe Wagner, censés protéger les civils, sont les principaux suspects de ces crimes qui défient l’entendement.

 

Une signature macabre qui ne trompe pas à Bria

 

Les mercenaires Wagner ajoutent un nouveau crime à leur liste macabre. À Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, l’assassinat du gardien Ramane la semaine dernière marque un nouveau palier dans l’horreur. Égorgé sauvagement vers 23 heures alors qu’il protégeait la boutique du commerçant Mokhtar, sa mort s’inscrit dans une série d’exécutions similaires qui terrorisent la population. Les témoignages recueillis auprès des riverains pointent tous dans la même direction : la présence d’un véhicule militaire des forces Wagner.

 

“Nous avons entendu des voix parlant russe. Le gardien suppliait en français, mais ils ne comprenaient pas ou ne voulaient pas comprendre”, raconte les voisins directs  de la boutique, sous couvert d’anonymat. “Après avoir étouffé ses cris, puis l’égorgé, ils ont vidé méthodiquement tout le commerce”.

Bambari-par-cnc-450×347.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine les-mercenaires-de-wagner-a-bambari-par-cnc Wagner : des mercenaires russes impitoyables” width=”450″ height=”347″ />
Les mercenaires russes du groupe Wagner à Bambari par Corbeaunews

 

Un schéma qui se répète

 

Cette méthode criminelle de Bria fait écho aux événements survenus à Bambari le mois dernier, où deux frères gardiens ont connu le même sort tragique au marché de Bambari. Notre investigation démontre une constante effroyable : l’élimination systématique des témoins. Les malfaiteurs ne se contentent pas de voler, ils suppriment méthodiquement toute personne pouvant les identifier.

Des mercenaires russes du groupe Wagner à Bria
Des mercenaires russes du groupe Wagner à Bria. CopyrightCNC

 

La terreur comme stratégie

 

La multiplication de ces attaques crée un climat de peur paralysant dans les villes touchées. Les gens ne veulent plus être embauchés comme gardiens des magasins, tandis que la population, terrorisée, n’ose plus intervenir lors de ces exactions.

“Quand on reconnaît les voix des Wagner, personne ne sort. On sait qu’on risque notre vie”, confie un habitant de Bria sous couvert d’anonymat. Cette peur paralysante permet aux criminels d’agir en toute impunité. Les forces de sécurité centrafricaines, intimidées, brillent par leur absence lors des attaques.

 

Les preuves s’accumulent

 

Les éléments probants s’amoncellent. À chaque incident :

– Présence de véhicules du groupe Wagner

– Communication en langue russe confirmée par plusieurs témoins

– Exécution selon un protocole identique

– Timing des opérations correspondant aux horaires de patrouille des mercenaires

– Synchronisation des attaques avec les horaires de patrouille des mercenaires

 

L’État face à ses responsabilités

 

Cette situation pose la question de la présence des mercenaires russes sur le territoire centrafricain. Comment justifier le maintien d’une force censée protéger la population quand celle-ci se révèle être l’auteur d’exactions contre les civils ? L’État centrafricain doit prendre la mesure de cette dérive mortifère.

 

La révélation de ces agissements criminels à Bria comme Bambari exige une réaction immédiate des soi-disant autorités. La sécurité des Centrafricains ne peut être abandonnée aux mains de mercenaires qui, sous couvert de protection, terrorisent la population. Le temps de l’action est venu.

 

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Wagner en Centrafrique : De ‘formateurs’ à maîtres absolus du pays

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Wagner en Centrafrique : De ‘formateurs’ à maîtres absolus du pays

 

M. Alexander Bikantov, le nouvel Ambassadeur russe devant le monument des mercenaires russes de la société Wagner M.-Alexander-Bikantov-le-nouvel-Ambassadeur-russe-devant-le-monument-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner RCA : arrivée d’un nouvel ambassadeur de Russie, mais pour quoi faire ?
M. Alexander Bikantov,
le nouvel Ambassadeur russe devant le monument des mercenaires russes de la societé Wagner à Bangui

 

Bangui, CNC. Dans une descente aux enfers qui semble irréversible, la République centrafricaine est devenue l’otage consentant des mercenaires de Wagner, transformant ce qui devait être une simple mission de formation militaire russe  en une mainmise totale sur l’appareil d’État. Cette évolution dramatique illustre la faillite complète de la promesse de souveraineté nationale brandie par le régime de Baba Kongoboro.

 

Arrivés initialement fin 2017 sous le couvert de “formateurs”, les mercenaires russes ont méthodiquement étendu leur emprise, profitant cyniquement des faiblesses d’un État déliquescent et de l’incapacité des partenaires traditionnels à répondre aux besoins sécuritaires du pays. Plus qu’une simple présence militaire, c’est désormais une véritable mise sous tutelle que subit la RCA.

 

L’évolution de cette mainmise est édifiante. De la formation des FACA, les hommes de Wagner sont passés au contrôle des douanes, à la sécurité présidentielle, puis à l’exploitation minière et forestière, devenant les véritables maîtres du pays. Plus inquiétant, ils dirigent désormais une galaxie de milices baptisées “Russes noirs”, reproduisant les pires pratiques des groupes armés qu’ils étaient censés combattre.

 

Le coût humain de cette présence est catastrophique. Les exactions contre les civils se multiplient, particulièrement dans les zones minières où Wagner impose sa loi par la terreur. Le comportement de ces mercenaires, dont certains ont des antécédents criminels avérés, échappe à tout contrôle. Les incidents se multiplient même dans la capitale, entre harcèlement des jeunes filles et confrontations alcoolisées dans les bars.

 

L’impact économique n’est pas moins désastreux. La mainmise sur les douanes, les finances tout court  et les ressources minières enrichit Wagner tandis que la population s’enfonce dans la misère. Les pénuries se multiplient, les prix flambent, pendant que les mercenaires pillent méthodiquement les richesses du pays.

 

Le cercle présidentiel est lui-même devenu otage de cette présence toxique. Wagner contrôle désormais l’accès au président Touadéra, filtrant ses visiteurs et orientant ses décisions. Cette mise sous tutelle rappelle les heures les plus sombres de la période coloniale, avec une différence majeure : elle résulte cette fois d’un choix délibéré du pouvoir criminel de Touadera.

 

La communauté internationale assiste, impuissante, à cette prise de contrôle. La Minusca est réduite à un rôle de spectateur, tandis que les partenaires traditionnels du pays se retirent face à cette situation intenable. Wagner a transformé la RCA en vitrine de son modèle d’exploitation néo-colonial, conjuguant prédation économique et répression politique.

 

Cette descente aux enfers semble n’avoir pas de fin. L’amenuisement de l’encadrement russe au profit de recrues de plus en plus douteuses, détournées d’Ukraine, laisse présager une aggravation de la situation. La RCA est devenue le laboratoire d’une nouvelle forme de colonisation, où des mercenaires sans foi ni loi dictent leur loi à un État qui a choisi de leur abandonner sa souveraineté.

 

Devant ce désastre, l’avenir du pays s’assombrit. La montée des tensions sociales, l’appauvrissement de la population et la brutalisation croissante de la société forgent un cocktail explosif. La RCA offre désormais le spectacle tragique d’un État qui, sous couvert de défendre sa souveraineté, l’a bradée à des mercenaires devenus ses maîtres absolus.

 

Par Alain Nzilo

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Évasion d’un suspect d’assassinat à la brigade de recherches de Bouar

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Évasion d’un suspect d’assassinat à la brigade de recherches de Bouar

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Brigade-de-la-gendarmerie-territoriale-de-Bouar-450×324.jpg” alt=”Brigade de la gendarmerie territoriale de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine, illustrant l’article sur Évasion d’un suspect d’assassinat à la brigade de recherches de Bouar” width=”450″ height=”324″ />
Brigade de la gendarmerie territoriale de Bouar

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le sergent-chef Max Mayindanda, principal suspect dans l’assassinat de deux conducteurs de taxi-moto, s’est évadé dimanche 17 novembre de la brigade de recherches et d’investigation de Bouar. Le militaire avait été arrêté mercredi dernier à l’issue d’une enquête sur le double meurtre commis le 7 novembre au village Coursus, situé à 40 kilomètres de Bouar.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, l’évasion a eu lieu vers 6 heures du matin lors d’une permission de sortie pour se soulager. Les gendarmes de garde, actuellement en détention pour les besoins de l’enquête, devront s’expliquer sur les circonstances de cette fuite.

 

Cette évasion provoque la colère des familles des victimes, notamment au quartier Gombo où résidaient les deux conducteurs assassinés. “Si nous avions fait justice nous-mêmes, la loi nous aurait condamnés. Mais ce sont eux qui libèrent les malfrats pour qu’ils continuent de tuer”, déplore un proche des victimes.

 

Les autorités militaires, selon leur déclaration,  ont lancé des recherches pour retrouver le fugitif, identifié comme un sergent-chef du BIT1 de Bouar résidant au quartier Quatin à Bangui.

 

La brigade de recherches indique qu’une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de cette évasion et retrouver le suspect.

 

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“Les Requins de Centrafrique ” : La milice de la terreur qui dévore les libertés en Centrafrique

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“Les Requins de Centrafrique ” : La milice de la terreur qui dévore les libertés en Centrafrique

 

Monsieur Héritier Doningue, coordonnateur de la milice requin de Centrafrique, illustrant l'article sur "Les Requins de Centrafrique " : La milice de la terreur qui dévore les libertés en Centrafrique
Heritier Doningue, coordonnateur des requins de Centrafrique.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Dans les eaux troubles de l’Oubangui à la rivière Mpoko, une nouvelle espèce de prédateurs a fait son apparition. Les “Requins de la Centrafrique”, milice créée au printemps 2019, sont devenus les exécuteurs des basses œuvres d’un régime qui ne tolère plus aucune dissidence. Opérant en meute et frappant dans l’ombre, ces jeunes fanatisés du parti présidentiel se sont transformés en une véritable force de terreur, symbole d’une dérive autoritaire qui ne dit plus son nom.

 

Les dents de la répression : “Les Requins” de la Centrafrique

 

Officiellement “dissous” depuis 2020mais plus actifs que jamais, les Requins incarnent la face la plus sinistre du régime Touadéra. Cette milice, constituée principalement des membres du parti présidentiel, opère en parfaite coordination avec la garde présidentielle et les mercenaires de Wagner, formant un triangle mortel pour toute voix dissidente.

 

Les Requins  de Centrafrique : une machine à terroriser bien huilée

 

Leur mode opératoire est d’une efficacité glaçante. Les enlèvements nocturnes sont leur spécialité, ciblant particulièrement les militaires d’origine gbaya, ou encore les Goula, voir Peul ainsi que d’autres militaires   soupçonnés de sympathie avec l’opposition démocratique ou armée. Les victimes, quand elles réapparaissent, portent les marques de tortures sophistiquées, témoignant d’une formation “professionnelle” en matière de sévices.

 

L’impunité totale des Requins  de Centrafrique

 

Les Requins  de Centrafrique  jouissent d’une impunité absolue. Ils circulent librement même pendant le couvre-feu, leurs véhicules sans plaques d’immatriculation narguant les forces de l’ordre régulières. Les autorités judiciaires, terrorisées et même parfois complices, détournent systématiquement le regard de leurs exactions.

 

Les Requins  de Centrafrique : une structure opaque mais efficace

 

Derrière leur apparente spontanéité se cache une organisation minutieuse. Les liens avec le sommet de l’État sont évidents, plusieurs conseillers présidentiels étant régulièrement cités comme leurs véritables commanditaires. Le financement et l’équipement de ce groupe témoignent d’un soutien institutionnel massif.

 

La terreur comme stratégie politique

 

Les Requins  de Centrafrique  excellent dans l’intimidation politique. Leurs cibles privilégiées sont les activistes de la société civile, les journalistes indépendants et les opposants politiques. La simple menace de leur intervention suffit souvent à faire taire les voix critiques.

 

Une fusion mortelle avec Wagner

 

La collaboration entre les Requins  de Centrafrique  et les mercenaires de Wagner a créé une synergie mortelle. Les premiers fournissent le renseignement local, les seconds apportent expertise militaire et technologies de surveillance. Cette alliance transforme chaque opération en une traque implacable.

 

La militarisation de la jeunesse

 

Plus inquiétant encore est le recrutement constant de nouveaux membres, principalement parmi les jeunes désœuvrés. Le groupe leur offre pouvoir, impunité et avantages matériels, créant une nouvelle génération formatée à la violence politique.

 

Les Requins  de Centrafrique : une menace pour la démocratie

 

L’existence même des Requins  de Centrafrique  signe l’échec de l’État de droit en RCA. Cette milice institutionnalise la violence politique, transformant des citoyens en bourreaux de leurs compatriotes sous couvert de “patriotisme”.

 

La terreur au quotidien

 

“Ils peuvent frapper n’importe où, n’importe quand”, confie un activiste sous couvert d’anonymat. Les Requins  de Centrafrique  ont créé une atmosphère de peur permanente à Bangui, où même les conversations privées sont désormais surveillées.

 

Les Requins  de Centrafrique : un modèle qui fait école

 

Plus grave encore, le “modèle Requins” inspire d’autres régimes de la région. Cette privatisation de la répression politique, combinant milices locales et mercenaires étrangers, pourrait préfigurer une nouvelle forme d’autoritarisme en Afrique centrale.

 

Une menace pour l’avenir

 

Les Requins  de Centrafrique  ne sont pas qu’une milice de plus dans le paysage centrafricain. Ils représentent une mutation inquiétante où la violence politique s’institutionnalise sous couvert de défense du régime. Leur existence même menace les fondements de la démocratie en RCA.

 

Les Requins  de Centrafrique incarnent la dérive d’un régime qui a choisi la terreur comme mode de gouvernance. Leur impunité totale, leur brutalité croissante et leurs liens étroits avec le pouvoir en font les symboles d’une nouvelle forme d’autoritarisme où la violence milicienne remplace l’État de droit. La RCA risque de payer pendant des générations le prix de cette militarisation de sa jeunesse au service de la répression politique.

 

Par Alain Nzilo

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À Bocaranga, le régime veut éteindre les lampadaires de Dologuelé

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À Bocaranga, le régime veut éteindre les lampadaires de Dologuelé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos-450×218.jpg” alt=”Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons, illustrant l’article sur À Bokaranga, le régime veut éteindre les lampadaires de Dologuelé” width=”450″ height=”218″ />
Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Bocaranga, une ville située à 532 km de Bangui dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, un projet d’éclairage public fonctionnel du député Anicet Georges Dologuelé, provoque paradoxalement des tensions politiques qui démontre la dérive inquiétante de la gouvernance en République centrafricaine.

 

Une réalisation exemplaire du député Anicet Georges Dologuelé menacée à Bocaranga

 

Les lampadaires solaires installés par l’économiste centrafricain Anicet Georges Dologuelé, président du parti URCA,  député de Bocaranga 1 , font l’objet d’une campagne hostile de la part des partisans du pouvoir en place. Pourtant, ce projet d’éclairage public démontre une efficacité remarquable : “Les lampes s’allument parfaitement et aucune n’a été endommagée ou n’est tombée en panne depuis leur installation il y’a plus de deux ans”, témoigne un habitant qui souhaite garder l’anonymat.

 

La logique destructrice du sectarisme politique

 

Les militants du MCU (Mouvement Cœurs Unis) à Bocaranga exigent le démantèlement de ces installations fonctionnelles pour les remplacer par “leurs” lampadaires. “Il faut remplacer ces lampes par celles du MCU car les gens pensent trop à Anicet Georges Dologuelé quand ils les voient”, affirme un jeune partisan du pouvoir, démontrant une conception clientéliste mortifère de l’action publique.

 

L’impact sur la population

 

Cette infrastructure a pourtant transformé la vie nocturne à Bocaranga. “La ville de Bocaranga est mieux éclairée que Bangui”, confirme un observateur centrafricain . Les habitants peuvent désormais vaquer à leurs occupations tard dans la soirée, comme lors de la diffusion d’un match de football opposant l’équipe de Barcelone à celle de Madrid qui a vu la population célébrer spontanément dans les rues illuminées jusqu’à 24 heures.

 

Une menace pour le développement

 

Cette volonté de destruction d’équipements publics fonctionnels pour des motifs purement politiciens explique l’une des causes profondes du sous-développement chronique de la République centrafricaine. “Le pays se construit sur la base de la succession. Si un régime arrange quelque chose et qu’un autre arrive au pouvoir, il doit continuer dans la même direction. Mais détruire ce que l’autre a fait pour reconstruire à nouveau, c’est vraiment critique”, déplore un notable de la ville de Bocaranga.

 

Cette situation à Bocaranga démontre comment le sectarisme politique mine les efforts de développement et pénalise directement les populations, traduisant une conception prédatrice du pouvoir où l’intérêt partisan prime sur le bien commun.

 

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4 soldats FACA braqueurs, pris en flagrant délit de braquage à Gnogbih, ont pris la fuite

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Bouar: 4 soldats FACA braqueurs, pris en flagrant délit de braquage à Gnogbih, ont pris la fuite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-RCA-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA, illustrant l’article sur la ville de Bouar, 4 soldats FACA braqueurs, pris en flagrant délit de braquage à Gnogbih, ont pris la fuite” width=”450″ height=”414″ />
Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Quatre soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont commis un braquage dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 novembre 2024 à Gnogbih, à 12 kilomètres de Bouar sur l’axe Yongoro.

 

La victime, Baba Jérôme Zenne, superviseur des éleveurs, regagnait son domicile quand il est tombé dans une embuscade tendue par ces militaires en poste à Bouar. Les assaillants, tous des militaires braqueurs,  lui ont tiré dans les jambes avant de s’emparer de sa moto et d’une importante somme d’argent sur lui.

 

Alertés par les coups de feu, les villageois sont intervenus rapidement et ont pu identifier les assaillants comme étant des éléments FACA détachés à Bouar. La victime a été transportée à l’hôpital de la ville où elle reçoit actuellement des soins.

 

L’enquête menée par la rédaction du CNC suggère une trahison dans l’entourage de la victime.

“M. Zenne gérait les finances de nombreux éleveurs. Seules quelques personnes connaissaient ses déplacements et le montant qu’il transportait“, explique une source proche de la victime.

 

Les “FACA braqueurs”, comme les surnomment désormais les centrafricains, multiplient les braquages dans tout le pays. Ce phénomène inquiétant révèle les failles dans le recrutement militaire depuis 2019, période marquée par l’arrivée des instructeurs Wagner.

 

“On devient soldat moyennant de l’argent ou des relations, sans vérification d’antécédents judiciaires”, déplore un officier sous couvert d’anonymat. Cette pratique a ouvert les portes de l’armée à des individus aux intentions douteuses.

 

Les quatre militaires braqueurs impliqués dans l’agression de Baba Jérôme Zenne restent en fuite. Le mutisme des autorités militaires renforce le sentiment d’impunité qui règne dans les rangs de l’armée.

 

La victime, actuellement hospitalisée à Bouar, devra subir plusieurs interventions chirurgicales. Cette attaque dévoile une fois de plus l’existence probable d’un réseau criminel impliquant militaires et civils dans la Nana-Mambéré.

 

Il y’a lieu de rappeler que dans la région de Bouar, ce n’est pas la première fois que des militaires sont impliqués dans des actes de banditisme. Les populations locales dénoncent régulièrement des exactions commises par ceux qui sont censés assurer leur protection.

 

“Ces hommes en uniforme profitent de leur statut pour terroriser les civils. Personne n’ose les dénoncer par peur des représailles”, témoigne un notable de Gnogbih.

 

Cette situation pose la question de la professionnalisation de l’armée centrafricaine et de sa capacité à garantir la sécurité des populations, dans un contexte où le pays peine à retrouver sa stabilité.

 

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Flambée spectaculaire des prix des bières à Baboua

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Flambée spectaculaire des prix des bières à Baboua

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Les-bieres-importees-Beaufort-et-Mutzig-dont-les-prix-flambent-a-Baboua-338×450.jpg” alt=”Bouteilles de bières Beaufort et Mutzig importées du Cameroun sur une nappe traditionnelle colorée dans un bar de Baboua” width=”338″ height=”450″ />
Les marques de bières camerounaises Beaufort et Mutzig, dont les prix ont augmenté de plus de 20% à Baboua © CNC 2024

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La ville frontalière de Baboua, située à 560 km à l’ouest de Bangui, connaît depuis une semaine une hausse brutale des prix des bières importées. Une bouteille qui coûtait 1000 francs CFA est désormais vendue entre 1200 et 1250 francs CFA.

 

Les habitants de Baboua, ville située à 560 km à l’ouest de Bangui, font face depuis une semaine à une augmentation significative des prix des bières importées. Une bouteille de bière étrangère qui se vendait habituellement à 1000 francs CFA coûte désormais entre 1200 et 1250 francs CFA, soit une hausse de plus de 20%.

 

“Cette augmentation soudaine des prix nous pénalise fortement. Avec nos maigres revenus, il devient difficile de se permettre une bière”, déplore Félix Babat, délégué des taximen-motos de Baboua. “Nous ne comprenons pas les raisons de cette hausse, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année“.

 

Un sentiment d’incompréhension partagé par les commerçants. “Nous sommes aussi surpris que les consommateurs par cette hausse inexpliquée des tarifs”, affirme Frédéric Maman-Guestave, président sous-préfectoral du Conseil consultatif de la jeunesse et vendeur de boissons. “Cette situation impacte négativement nos ventes“.

 

Une problématique transfrontalière à Baboua

 

Cette flambée des prix touche particulièrement les localités frontalières comme Baboua, Béloko et Cantonnier, principales portes d’entrée des produits importés du Cameroun. L’augmentation atteint 30 à 40% en l’espace d’une semaine dans ces zones stratégiques pour le commerce.

 

La situation est d’autant plus inquiétante que ces villes constituent des points névralgiques pour l’approvisionnement du pays. Baboua, située à 104 km de Bouar et 53 km de Béloko, joue un rôle déterminant dans les échanges commerciaux avec le Cameroun.

 

Concurrence déloyale et risques sanitaires

 

En parallèle de cette hausse des prix, la prolifération d’alcools frelatés distribués par le groupe Wagner provoque de vives inquiétudes. Leur vodka-bierre  “Afrika Tee Lore”, vendue en bidons plastiques à des prix dérisoires (1000 à 1500 francs CFA le litre), représente un danger majeur pour la santé publique.

 

“Ces alcools frelatés de Wagner sont très dangereux. Des jeunes désœuvrés achètent ces sachets à 50 ou 100 francs sans se soucier des risques”, s’alarme un responsable sanitaire de Baboua qui préfère garder l’anonymat. “Nous constatons une recrudescence des accidents et problèmes de santé liés à la consommation de ces produits“.

 

Malgré ces alertes, les autorités semblent impuissantes face aux activités du groupe Wagner. “Le gouvernement, sous influence russe, ferme les yeux sur ces pratiques dangereuses”, déplore une source proche du dossier.

 

Impact sur les fêtes de fin d’année

 

À l’approche des festivités de fin d’année 2024, cette situation préoccupe autant les commerçants que les consommateurs. “Si les prix restent aussi élevés, beaucoup de familles ne pourront pas célébrer dignement les fêtes”, craint Félix Babat.

 

Les acteurs économiques de Baboua espèrent un retour rapide à la normale des prix. “Nous comptons sur une baisse des tarifs avant décembre pour permettre à la population de profiter des fêtes”, indique Frédéric Maman-Guestave.

 

Cette crise des prix intervient dans un contexte économique déjà tendu pour la population centrafricaine. Elle dévoile la vulnérabilité des zones frontalières aux fluctuations des marchés régionaux et l’urgence d’un meilleur contrôle des produits importés, notamment les alcools frelatés qui menacent la santé publique.

 

Les autorités locales et nationales sont appelées à réagir rapidement pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et garantir leur sécurité sanitaire. En attendant, les habitants de Baboua et sa région regardent avec inquiétude l’approche des fêtes de fin d’année.

 

Centrafrique.org/centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Paoua : La crise des tables-bancs au lycée moderne inquiète les autorités académiques

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Paoua : La crise des tables-bancs au lycée moderne inquiète les autorités académiques

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lycee-moderne-de-Paoua-dans-la-Lim-Pene-a-louest-nord-de-la-RCA-450×197.jpg” alt=”Lycée moderne de Paoua, dans la Lim-Pené, à l’ouest-nord de la RCA, illustrant l’article sur Paoua : La crise des tables-bancs au lycée moderne inquiète les autorités académiques” width=”450″ height=”197″ />
Lycée moderne de Paoua, dans la Lim-Pené, à l’ouest-nord de la RCA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Le lycée moderne de Paoua, principale institution d’enseignement secondaire de la préfecture de Lim-Pendé, fait face à une crise majeure d’équipements scolaires. Pour l’année scolaire 2024-2025, l’établissement qui accueille plus de 3000 élèves répartis dans 21 salles de classe souffre d’un manque criant de tables-bancs, contraignant de nombreux élèves à suivre les cours assis à même le sol.

 

Lors d’une récente visite d’inspection, Emmanuel Feïdangamon, inspecteur d’académie de la Lim-Pendé, s’est dit particulièrement ému de constater cette situation préoccupante, qui affecte notamment les plus jeunes élèves de sixième.

“Nous sommes profondément émus de voir des élèves, particulièrement ceux de sixième, assis par terre pendant les cours”, déplore Emmanuel Feïdangamon, inspecteur d’académie de la Lim-Pendé, lors de sa récente visite d’inspection. Une déclaration qui souligne l’ampleur du désastre mais ne propose aucune solution immédiate.

 

L’Association des Parents d’Élèves (APE) tente tant bien que mal de pallier ces carences en fournissant quelques tables-bancs et en réparant le mobilier endommagé. Des efforts louables mais largement insuffisants au regard des besoins criants de l’établissement.

 

Cette situation désastreuse dévoile une fois de plus l’abandon total des établissements scolaires de province par le ministère de l’Éducation nationale. Alors que le gouvernement ne cesse de vanter les progrès du système éducatif, la réalité sur le terrain démontre une toute autre histoire.

 

Le drame qui se joue au lycée moderne de Paoua n’est que la partie visible d’un iceberg bien plus vaste. Comment parler de qualité de l’enseignement quand les conditions les plus élémentaires d’apprentissage ne sont pas réunies ? Comment justifier qu’en 2024, des milliers d’élèves soient contraints de s’asseoir par terre pour étudier ?

 

L’ironie de la situation atteint son paroxysme quand on sait que la République centrafricaine regorge de ressources forestières, actuellement exploitées de manière intensive par des sociétés étrangères, y compris le groupe Wagner. Pendant que le bois centrafricain s’exporte massivement, les élèves manquent de simples tables-bancs dans les salles de classe.

 

Les députés de la circonscription de Paoua, pourtant prompts à faire des promesses en période électorale, brillent par leur silence assourdissant. Aucune initiative parlementaire n’a été entreprise pour débloquer des fonds d’urgence permettant d’équiper décemment cet établissement.

 

Cette situation catastrophique au lycée moderne de Paoua révèle l’urgence d’une refonte complète de la politique éducative en République centrafricaine. Il est grand temps que les autorités prennent leurs responsabilités et allouent les moyens nécessaires pour garantir des conditions d’études dignes à tous les élèves, où qu’ils se trouvent sur le territoire national.

 

En attendant une hypothétique réaction des pouvoirs publics, ce sont des milliers d’élèves qui continuent de payer le prix fort de cette négligence institutionnalisée. L’avenir de toute une génération se trouve ainsi hypothéqué par l’incurie des autorités et leur incapacité à assurer le minimum vital dans les établissements scolaires.

 

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La dangereuse duplicité de Touadéra dans la crise soudanaise

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La dangereuse duplicité de Touadéra dans la crise soudanaise

 

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L’ex-chef d’État soudanais Omar El-Bechir et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Khartoum, au Soudan

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra déploie une nouvelle fois sa stratégie bien connue de duplicité diplomatique, cette fois-ci en direction du Soudan. Son rapprochement apparent avec le général Burhan cache une manœuvre purement opportuniste qui pourrait s’avérer désastreuse pour la RCA.

 

Un double jeu périlleux de duplicité de Touadéra

 

La promesse faite par Touadera à Burhan de réduire l’influence d’Hemeti en territoire centrafricain apparaît comme un leurre grossier. Les discussions de New York entre les deux hommes révèlent la véritable intention de Touadéra : obtenir uniquement l’arrestation d’Ali Darass et Noureddine Adam, deux chefs rebelles qui menacent son pouvoir, sans réelle volonté de tenir ses engagements diplomatiques. Cette manipulation transparente ignore une réalité géopolitique cruciale : les principaux soutiens militaires de Bangui – Wagner et le Rwanda – maintiennent des liens étroits avec les RSF d’Hemeti.

 

“C’est une stratégie suicidaire qui menace directement la stabilité du pays”, analyse un diplomate africain sous couvert d’anonymat. “Le président joue avec le feu en pensant pouvoir manipuler aussi grossièrement ses alliés et ses adversaires”.

 

Des contradictions qui interpellent

 

Les incohérences de cette politique éclatent au grand jour. Alors que Touadéra promet à Burhan de démanteler les réseaux économiques et d’armement d’Hemeti, il continue de s’appuyer militairement sur Wagner et le Rwanda qui soutiennent activement ces mêmes réseaux. Cette contradiction majeure n’a pas échappé aux services de renseignement soudanais.

 

Plus inquiétant encore, cette manœuvre diplomatique hasardeuse menace l’alliance vitale avec Kigali. Les autorités rwandaises ont clairement exprimé leur désapprobation face à ce revirement d’alliance, plaçant Touadéra dans une position délicate vis-à-vis de son principal soutien régional.

 

Un jeu dangereux de la duplicité de Touadéra

 

Cette tentative de manipulation grossière des acteurs soudanais risque de se retourner contre son initiateur. En pensant pouvoir jouer sur tous les tableaux, Touadéra pourrait perdre sur tous les fronts : la confiance de Burhan une fois sa duplicité révélée, et le soutien d’Hemeti quand celui-ci prendra conscience de cette trahison.

 

Dans un contexte où les FACA peinent déjà à sécuriser le territoire national, cette stratégie du double jeu pourrait avoir des conséquences dramatiques. La présence de groupes armés aux frontières et la faiblesse structurelle de l’armée centrafricaine rendent le pays particulièrement vulnérable à toute forme de représailles.

 

“Si Hemeti décide de riposter, les FACA ne feront pas le poids face aux RSF, mieux équipées et aguerries au combat”, prévient un expert militaire centrafricain. “Touadéra semble oublier que son maintien au pouvoir dépend largement de ses soutiens extérieurs“.

 

Cette nouvelle manifestation de la politique du “diviser pour mieux régner” chère au président centrafricain pourrait cette fois-ci se retourner contre son initiateur. En tentant de manipuler simultanément tous les acteurs régionaux, Touadéra risque de perdre sur tous les tableaux : la confiance de Burhan une fois sa duplicité révélée, le soutien d’Hemeti quand celui-ci prendra conscience de cette trahison, et la précieuse alliance avec le Rwanda déjà fragilisée par ces manœuvres.

 

Le dernier pari risqué du président centrafricain pourrait bien marquer le début d’une nouvelle période d’instabilité pour un pays qui peine encore à se relever de ses crises successives.

 

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Détention arbitraire, torture, meurtre, les mercenaires russes transforment l’aéroport international de Bangui Mpoko a une machinerie de l’horreur ….  

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Détention arbitraire, torture, meurtre, les Mercenaires russes transforment l’aéroport international de Bangui Mpoko a une machinerie de l’horreur ….  

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aéroport international de Bangui Mpoko

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une vague de crimes et d’exactions d’une brutalité sans précédent déferle sur la République centrafricaine depuis l’implantation du groupe paramilitaire russe Wagner. Sous couvert de maintien de l’ordre et de soutien au gouvernement, cette organisation criminelle russe opère en toute impunité, instrumentalisant l’appareil judiciaire pour commettre des violations massives des droits humains.

 

UNE MACHINERIE DE L’HORREUR DES MERCENAIRES RUSSES  

 

Les mercenaires russes du groupe  Wagner ont mis en place une véritable industrie de la terreur en Centrafrique, avec la complicité de certains responsables centrafricains.

“Le Procureur de la République collabore étroitement avec Wagner pour instrumenter des détentions arbitraires“, témoigne un officier de police judiciaire centrafricain sous couvert d’anonymat. “Des centaines de personnes sont détenues hors de tout cadre légal, privées de procès équitable et soumises à des interrogatoires coercitifs où les droits de la défense sont systématiquement bafoués“.

 

LIEUX DE DÉTENTION ILLÉGAUX ET TORTURES SYSTÉMATIQUES PAR LES MERCENAIRES RUSSES

 

Les locaux de l’OCRB et ceux de l’aéroport de Bangui sont devenus des centres de détention illégaux des mercenaires russes où les victimes subissent des sévices d’une inqualifiable cruauté.

“Ils nous ont versé de l’eau bouillante sur le corps avant de nous injecter de force du tramadol pour nous rendre dociles”, rapporte un ancien détenu qui porte encore les stigmates de sa détention. “Plusieurs de mes codétenus sont morts sous la torture“.

 

CRIMES SEXUELS ET IMPUNITÉ TOTALE

 

Les témoignages recueillis dénoncent également des violences sexuelles systématiques, notamment sur des mineurs lors d’événements présentés comme des “manifestations culturelles russes “. Le chef des mercenaires russes du groupe Wagner, le commandant Dimitri Sitiy est nommément accusé d’actes de pédophilie d’une extrême gravité : “Il choisissait ses victimes parmi les plus vulnérables, sachant qu’elles ne pourraient pas porter plainte“, indique une source au sein du système judiciaire.

 

NOYAUTAGE DES INSTITUTIONS PAR LES MERCENAIRES RUSSES

 

En infiltrant les structures juridiques et sécuritaires, les mercenaires russes du groupe Wagner se sont arrogés une autorité de fait qui dépasse largement leur mandat officiel.

“Nous n’avons plus aucun contrôle sur ce qui se passe dans certaines zones”, admet un haut fonctionnaire. “Wagner agit comme un État dans l’État, imposant sa loi par la terreur“.

 

PASSIVITÉ INTERNATIONALE INACCEPTABLE  

 

Face à ces crimes caractérisés des mercenaires russes, la passivité de la communauté internationale est insoutenable. Les agissements de Wagner violent frontalement les conventions internationales sur les droits humains. Le Comité contre la torture de l’ONU et les instances de défense des droits de l’homme doivent exiger des enquêtes indépendantes immédiates.

 

La Situation en République centrafricaine ne peut plus être reléguée au silence. Il est urgent de mettre fin à cette emprise criminelle qui affaiblit les institutions et bafoue la dignité des citoyens. L’avenir même de l’État de droit centrafricain est en jeu.

 

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L’Assemblée nationale ouvre une enquête sur le scandale du stade 20.000 places de Bangui

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L’Assemblée nationale ouvre une enquête sur le scandale du stade 20.000 places de Bangui

 

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Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’affaire de la réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui prend une nouvelle tournure. L’Assemblée nationale vient d’ouvrir une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur la gestion controversée des 400 millions de francs CFA alloués à ce projet. Cette décision intervient après l’audition tumultueuse du ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, dont les explications n’ont pas convaincu les députés.

 

Une visite présidentielle éclair au stade 20.000 places de Bangui   qui interroge

 

Le 12 novembre, Baba Kongoboro, accompagné de son Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement, s’est rendu sur le site  du stade 20.000 places de Bangui   pour une inspection des travaux. Cette visite éclair de cinq minutes, sans déclaration officielle, n’a fait que renforcer les interrogations sur ce chantier controversé du stade 20 000 places. Le lendemain, le ministre Doneng était convoqué devant l’Assemblée nationale pour s’expliquer sur cette affaire.

 

Une audition parlementaire qui tourne au fiasco

 

Le 13 novembre, convoqué à l’assemblée nationale, le ministre Doneng faisait de déclaration très controversée, poussant le Président de l’assemblée nationale à a s’interroger.

“Le ministre s’est comporté comme un élève qui n’ayant pas appris sa leçon, cherche à rejeter la faute de ses échecs aux examens sur ses enseignants”, a déclaré sans ambages le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji. Les parlementaires ont été particulièrement consternés par le niveau de français approximatif du ministre et ses explications décousues, plus dignes selon eux d’une conversation de quartier que d’une audition parlementaire.

 

Des déclarations qui provoque la suspicion

 

Lors de son audition, le ministre Doneng a stupéfié l’assemblée en déclarant avoir réhabilité, en plus d’éjecter ses propres moyens dans la réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui   ,  trois stades sur ses fonds personnels : le stade municipal, le stade Toungoufara et le stade omnisport. Une affirmation qui a provoqué l’indignation des parlementaires, rappelant qu’à sa nomination il y a 11 mois, ce même ministre déclarait même ne pas posséder un simple véhicule personnel.

 

“Comment un ministre qui se disait sans moyens à sa prise de fonction peut-il subitement financer la rénovation de trois stades ? Où a-t-il trouvé tout cet argent en si peu de temps ?”, s’est interrogé un député, sous-entendant un probable détournement massif de fonds publics. Pour les parlementaires ,   le ministre Doneng n’est pas l’État. Il ne doit pas utiliser son argent personnel pour des infrastructures publiques, ont-ils souligné, suspectant une tentative de dissimulation de détournement de fonds.

 

Ces déclarations maladroites du ministre n’ont fait que renforcer les soupçons sur sa gestion des 400 millions alloués au projet de la réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui  .

 

Le mystère de la fermeture du complexe sportif Barthélemy Boganda

 

La commission s’intéressera également à la fermeture inexpliquée du complexe sportif Barthélemy Boganda. Cette décision, officiellement justifiée par une inspection prévue de la CAF entre le 29 octobre et le 3 novembre, pénalise de nombreux professionnels : avocats, comptables, architectes, restaurateurs et commerçants locataires des lieux. Seuls quelques privilégiés, dont l’épouse du directeur général de l’ONASPORT qui y fabrique des glaces, ont été autorisés à poursuivre leurs activités.

 

Création et gestion opaque du parking qui interroge

 

Après la fermeture du complexe sportif Barthélemy Boganda par le ministre Doneng, celui-ci a créé un nouveau parking pour le public et les clients du complexe, dont il récolte les frais. Mais là encore, la gestion dudit parking pose aussi des questions. Les usagers sont contraints de payer des tickets de stationnement sans qu’aucun service de gardiennage ne soit assuré. Les recettes disparaissent dans des circuits opaques, alimentant les suspicions de détournement.

 

Réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui : un projet mal engagé dès le départ

 

L’affaire avait pourtant bien mal commencé. Les constructeurs chinois, qui avaient initialement bâti le stade 20.000 places de Bangui   , proposaient une rénovation complète pour un milliard de francs CFA. Le gouvernement a préféré opter pour une solution locale à 400 millions, confiant le chantier au ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette décision s’est révélée désastreuse : les travaux, réalisés par des entreprises aux contours flous, n’ont donné aucun résultat tangible.

 

Les enjeux sportifs en arrière-plan

 

Cette réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui   était pourtant nécessaires. La CAF avait suspendu les matchs internationaux dans ce stade en raison de sa non-conformité aux normes. La Centrafrique se trouve donc privée d’enceinte homologuée pour ses rencontres internationales, une situation qui pénalise le développement du football national.

 

L’heure des comptes

 

Les députés semblent déterminés à faire toute la lumière sur ce scandale de détournement de fonds publics. Cette affaire pourrait marquer un tournant dans l’exercice du contrôle parlementaire en République centrafricaine. Elle intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’exécutif et le législatif sur la gestion des deniers publics.

 

Les prochaines étapes

 

La commission d’enquête devra notamment établir :

– Le détail précis de l’utilisation des 400 millions de francs CFA

– L’identité et les liens des entreprises attributaires des marchés

– Les raisons de l’échec des travaux de réhabilitation

– Les responsabilités dans la fermeture du complexe sportif

– La destination réelle des recettes du parking

 

Une affaire à suivre qui pourrait révéler d’autres surprises et entraîner des bouleversements majeurs au sein du gouvernement centrafricain.

 

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L’INDIFFÉRENCE HONTEUSE DE L’ÉTAT CENTRAFRICAIN FACE À SES NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS EN MÉDECINE

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L’INDIFFÉRENCE HONTEUSE DE L’ÉTAT CENTRAFRICAIN FACE À SES NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS EN MÉDECINE

 

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professeur Alain FARRA, agregé en médecine

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une semaine après l’historique réussite de trois Centrafricains au prestigieux concours d’agrégation du CAMES, dont les premières femmes professeures agrégées de l’histoire du pays, le silence assourdissant des autorités expose une nouvelle fois le mépris de l’État pour ses élites.

 

UN SUCCÈS HISTORIQUE IGNORÉ PAR L’ÉTAT CENTRAFRICAIN

 

Les Docteurs Alain Farra, Peggy Maria Guerendo et Barbara Esther Ouansaba ont brillamment réussi leurs épreuves lors du 22ème concours d’agrégation à Conakry. Le Dr. Farra s’est même classé premier de sa spécialité en Bactériologie-Virologie devant un candidat malien. Une performance exceptionnelle qui aurait dû déclencher une vague de fierté nationale.

L'INDIFFÉRENCE HONTEUSE DE L'ÉTAT CENTRAFRICAIN FACE À SES NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS EN MÉDECINE
Professeure Peggy Maria GUERENDO,, Mme Mboligoumba, agrégée en médecine

 

“Depuis l’annonce des résultats, nous n’avons reçu aucune marque de reconnaissance officielle de l’État centrafricain. Ce silence est profondément décourageant pour la nouvelle génération”, déplore un enseignant de la faculté de médecine sous couvert d’anonymat.

 

LA CULTURE DU DÉNI DE L’EXCELLENCE

 

Cette indifférence de l’État centrafricain expose un mal profond : le refus systématique de valoriser l’excellence académique. Ni le Président de la République, ni le Premier Ministre, ni le ministre de la santé, ni même le Recteur de l’Université de Bangui n’ont daigné adresser un message de félicitations aux lauréats.

L'INDIFFÉRENCE HONTEUSE DE L'ÉTAT CENTRAFRICAIN FACE À SES NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS EN MÉDECINE
Professeure Barbara Esther OUANSABA, agrégée en médecine

 

Plus inquiétant, les nombreuses associations féminines, d’ordinaire si promptes à revendiquer, restent étrangement muettes face à cette première historique de deux femmes professeures agrégées, 64 ans après l’indépendance de l’État centrafricain.

 

UNE URGENCE NATIONALE IGNORÉE PAR L’ÉTAT CENTRAFRICAIN

 

Le développement de la République centrafricaine passe nécessairement par la formation d’une élite intellectuelle de haut niveau. Avec seulement trois professeurs agrégés en médecine pour tout le pays, la situation est alarmante. Le mépris affiché par les autorités risque de décourager les vocations, alors que le pays manque cruellement de spécialistes.

 

L’absence de reconnaissance officielle de ces succès académiques témoigne d’une vision politique à court terme, incapable de comprendre que la construction d’une nation passe d’abord par la valorisation de ses forces vives intellectuelles.

 

À moins d’un sursaut rapide des autorités, cette indifférence coupable restera comme une tache dans l’histoire de la République centrafricaine, pays où l’excellence semble être devenue un crime de lèse-majesté.

 

Merci au journaliste Christian Aimé Ndotah pour avoir divulgué cette information.

 

Par Alain Nzilo

 

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Magistrature centrafricaine : La nuit des longs couteaux où sept magistrats décapitée Par Touadera

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Magistrature centrafricaine : La nuit des longs couteaux où sept magistrats décapitée Par Touadera

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

La République centrafricaine vit des heures sombres. Par une série de décrets datés du 15 novembre 2024, le pouvoir exécutif vient de porter un coup fatal à l’indépendance de la Magistrature centrafricaine, révoquant brutalement quatre magistrats et sanctionnant trois autres pour de prétendus “manquements aux devoirs de leur état”. Cette purge judiciaire, d’une violence inédite, marque un tournant dans l’histoire de notre pays.

 

Une épuration judiciaire minutieusement instrumentée

 

Les décrets présidentiels n°24.279, 24.280, 24.281 et 24.282 ont frappé comme un couperet dans le monde de la Magistrature centrafricaine. Quatre magistrats chevronnés ,  Fédanga Mokoué Jean-Paul, Badonga Léonel Jospin, Touré Fleury Modeste et Angalaka Zapato Thierry Blaise ,  ont été purement et simplement révoqués de la magistrature. Trois autres magistrats ont subi des sanctions disciplinaires particulièrement sévères : Sire Wanambom a été rétrogradé de deux échelons, passant du 6e au 4e échelon du 2e grade, tandis que Kuzu Claude Gérard-Pacifique et Gonidane Maturin ont été abaissés d’un échelon chacun.

 

Les motifs invoqués, formulés de manière quasi identique dans tous les décrets, relèvent d’une troublante généralité : “Manquement grave aux devoirs de leur état, à l’honneur, à la délicatesse, à la dignité ou à l’obligation de réserve”. Aucun fait précis n’est mentionné, aucune procédure contradictoire n’est évoquée, laissant planer le doute sur la réalité des griefs reprochés à ces magistrats.

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Les magistrats de la Cour d’appel de Bambari en tenue d’audience, marquant la reprise des activités judiciaires après une décennie d’interruption

 

Une offensive préméditée contre l’indépendance judiciaire

 

Cette purge intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. La révision constitutionnelle du 30 août 2023, imposée dans une illégalité absolue et sans véritable débat démocratique, avait déjà considérablement renforcé les pouvoirs présidentiels, notamment sur l’appareil judiciaire. Le pouvoir exécutif, désormais libéré des contre-pouvoirs traditionnels, s’arroge le droit de remodeler la Magistrature centrafricaine  à sa convenance.

 

La chronologie des événements est révélatrice : les sanctions prennent effet rétroactivement au 4 septembre 2024, soit deux mois avant la signature des décrets présidentiels. Cette concordance temporelle trahit une stratégie mûrement réfléchie visant à mettre au pas la Magistrature centrafricaine.

 

Un message d’intimidation à l’ensemble de la Magistrature centrafricaine

 

Ces sanctions d’une sévérité exceptionnelle constituent un avertissement sans équivoque à l’ensemble du corps judiciaire centrafricain. La brutalité de la méthode et l’absence de justification détaillée des sanctions témoignent d’une volonté manifeste d’installer un climat de peur au sein de la Magistrature centrafricaine.

 

Les conséquences sont prévisibles : quel magistrat osera désormais rendre une décision qui pourrait déplaire au pouvoir ? Comment garantir une justice équitable quand les juges doivent travailler sous la menace permanente de sanctions arbitraires ? L’indépendance de la justice, pilier fondamental de l’État de droit, se trouve ainsi réduite à néant.

 

Des conséquences dévastatrices pour l’avenir du pays

 

Cette mainmise sur la Magistrature centrafricaine  fait planer une menace existentielle sur la démocratie centrafricaine. Un pays où les juges ne peuvent plus exercer leur mission en toute indépendance est condamné à sombrer dans l’arbitraire et le chaos institutionnel.

 

Les répercussions dépasseront largement le cadre judiciaire. Sur le plan économique, cette instabilité institutionnelle dissuadera les investisseurs potentiels, déjà échaudés par les crises successives qu’a connues le pays. Les partenaires internationaux, garants de l’aide au développement, ne manqueront pas de s’inquiéter de ce recul démocratique majeur.

 

Plus grave encore, cette dérive autoritaire risque d’ébranler durablement la confiance des citoyens dans leurs institutions. Comment croire encore en la justice quand celle-ci devient un instrument au service du pouvoir exécutif ? Comment maintenir la paix sociale quand les arbitrages judiciaires sont suspectés de partialité ?

 

Un tournant historique aux conséquences imprévisibles

 

L’histoire de la République centrafricaine est jalonnée de crises politiques et institutionnelles. Mais la destruction méthodique de l’indépendance de la justice marque un tournant particulièrement sombre. En s’attaquant ainsi aux fondements mêmes de l’État de droit, le régime ouvre la voie à toutes les dérives.

 

L’heure est plus que grave pour notre République. Cette purge judiciaire n’est pas qu’une simple mesure administrative : elle constitue une attaque frontale contre les principes démocratiques les plus élémentaires. Le silence complice de certaines chancelleries occidentales et l’absence de réaction forte de la communauté internationale ne font qu’encourager ces dérives autoritaires.

 

Seule une prise de conscience collective et une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation pourront encore sauver ce qui reste de notre État de droit. L’Histoire jugera sévèrement ceux qui, aujourd’hui, par leurs actes ou leur silence, participent au démantèlement des fondements de notre République. Le combat pour l’indépendance de la justice et le respect des institutions démocratiques ne fait que commencer.

 

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Le Sultan-Maire de Ndélé : Un Dirigeant ou Un Dictateur ?

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Le Sultan-Maire de Ndélé : Un Dirigeant ou Un Dictateur ?

 

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Monsieur Laurent Ragba Fautour, juriste, photo d’archives

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle forme d’autoritarisme s’est installée à Ndélé, ville stratégique du nord-est centrafricain, où le sultan-maire reproduit des pratiques dignes des heures les plus sombres du pays. Confiscation arbitraire de biens, menaces contre les citoyens, mépris total de la justice : le tableau est accablant pour celui qui cumule à la fois l’héritage traditionnel et le mandat républicain.

 

Un Comportement Tyrannique

 

Le Sultan-Maire de Ndélé : Un Régnant Autoproclamé Au-Dessus des Lois

 

Dans les quartiers de Ndélé, une ville située au nord-est de la République centrafricaine, une ombre de dictature s’étend sous le couvert de l’autorité municipale. Le sultan-maire, un homme qui a succédé à son père en 2015, se présente non seulement comme le chef administratif de la localité, mais aussi comme un autocrate moderne, un tyran qui semble se croire au-dessus des lois qu’il est censé faire respecter.

 

Le comportement du sultan-maire de Ndélé n’est pas sans rappeler les pires heures de l’absolutisme. À peine âgé de quelques années de mandat, il a pris une tournure qui contraste vivement avec la ligne qu’ont suivie d’autres figures autoritaires du passé centrafricain, comme l’empereur Bokassa.

 

Jean-Bedel Bokassa, pourtant bâtisseur de son pays, malgré ses torts, a respecté l’institution judiciaire en se soumettant à son jugement après son exil. Le sultan-maire, quant à lui, agit comme si la loi était une option, non une obligation. Il manipule le terrain politique et social de Ndélé avec une arrogance manifeste, dépréciant non seulement les droits individuels mais aussi l’intégrité des institutions républicaines.

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Image du terrain de monsieur Laurent Ragba Fautour, occupé illégalement par la mairie de Ndélé

 

Son comportement a été particulièrement flagrant lorsqu’il a décidé de s’approprier un terrain appartenant à , un homme dévoué au développement local. Foutour, qui possède une autorisation datée de 1995 pour ce terrain situé sur l’avenue des martyrs à Ndélé, a vu ses droits bafoués sans que la justice soit appelée à intervenir de manière significative.

 

Les Faits : Une Confiscation Abusive

 

La situation commence en 2016 quand Foutour, par altruisme, propose d’utiliser son terrain de l’avenue des martyrs pour héberger un marché temporaire pour les commerçants soudanais en manque d’espace. Ce geste de solidarité est retourné contre lui lorsque le sultan-maire, profitant de l’instabilité régionale, décide d’y établir un marché permanent sans l’accord du propriétaire.

 

Foutour, juriste de formation, a tenté de faire valoir ses droits par des voies légales. Il a soumis plusieurs demandes de compensation pour l’utilisation forcée de sa propriété, réclamant un total de 30 millions de francs CFA pour six mois d’occupation. Les réponses sont restées vaines, et la menace contre sa personne et ses biens n’a fait que s’intensifier.

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Une note de monsieur Laurent Ragba FautourScreenshot

 

Une Justice Bafouée

 

La justice centrafricaine, censée être l’arbitre impartial dans de tels conflits, est mise à l’épreuve par l’attitude du sultan-maire. Foutour a tenté de faire appel à la Cour de Justice de la CEMAC, mais les actions sur le terrain continuent de se faire en dépit des procédures légales en cours.

 

Laurent Ragba Foutour, désormais réfugié au Tchad, vit sous la menace constante d’assauts contre son intégrité physique et morale, menaces qu’il attribue directement aux décisions unilatérales du sultan-maire. Il décrit un climat de peur instauré par ce dernier, où même les figures locales de l’administration, comme le préfet et le sous-préfet, semblent impuissants ou réticents à intervenir.

 

Appel à la Communauté Internationale

 

Face à cette impasse, Foutour a sollicité l’aide de la Minusca, espérant que l’intervention internationale pourrait non seulement lui rendre justice mais aussi rappeler à l’ordre un sultan-maire qui semble avoir oublié les principes démocratiques et le respect des droits fondamentaux.

 

Vers Une Gouvernance Respectueuse des Lois

 

Le cas de Ndélé est un microcosme des défis de gouvernance que la Centrafrique doit surmonter. La lutte de Laurent Ragba Foutour n’est pas seulement pour la récupération de son terrain, mais pour la réaffirmation du droit, de la justice et de la démocratie. Il s’agit de rappeler à tous, y compris aux autorités, que le pouvoir doit être exercé au service du peuple, dans le cadre de la loi, et non au-delà.

 

En définitif, les citoyens centrafricains doivent rester alertes, car la tyrannie, même à petite échelle, représente une menace contre la paix et le développement d’une nation.

 

Rappelons que la République centrafricaine, qui tente de se reconstruire après des années de conflit, ne peut se permettre de laisser prospérer en son sein des poches d’autoritarisme qui sapent les fondements mêmes de l’État de droit. L’urgence est désormais d’agir pour rétablir la primauté du droit à Ndélé, avant que ce modèle de gouvernance autoritaire ne fasse école ailleurs dans le pays.

 

Corbeaunews Centrafrique

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MLPC : Les manœuvres du pouvoir pour démanteler l’opposition se heurtent à une résistance farouche des militants

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MLPC : Les manœuvres du pouvoir pour démanteler l’opposition se heurtent à une résistance farouche des militants

 

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“Les cadres du MLPC réaffirment leur unité face aux tentatives de déstabilisation lors de l’assemblée générale du 16 novembre 2024 à BanguiScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le pouvoir de Bangui vient d’essuyer un cuisant échec dans sa tentative de déstabilisation du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Réunis en assemblée générale extraordinaire ce samedi 16 novembre 2024 à Bangui, les cadres et militants de cette formation historique de l’opposition ont déjoué une manœuvre qui visait ni plus ni moins qu’à liquider leur parti.

 

Une instrumentation grossière démasquée

 

“C’est une manipulation grossière qui ne trompe personne”, dénonce un membre du Bureau politique du MLPC. “Le pouvoir instrumentalise un groupuscule de dissidents pour tenter de créer la confusion et affaiblir notre parti”. La stratégie est désormais visible : utiliser des éléments infiltrés pour provoquer des divisions internes et paralyser cette force d’opposition majeure.

 

Le plus révélateur est l’accès privilégié accordé aux dissidents aux médias d’État, particulièrement Radio Centrafrique, normalement verrouillés par le parti au pouvoir. “Comment expliquer qu’un groupe sans légitimité bénéficie soudainement d’une telle exposition médiatique, si ce n’est avec la bénédiction des autorités ?”, s’interroge un cadre historique du MLPC.

La milice de Touadéra, à sa tête Jackson Mazette, frappe encore : un ancien député agressé en plein Bangui
Monsieur Jackson Mazette

 

L’argument fallacieux de la fin de mandat de la direction actuelle du MLPC

 

Pour justifier leur action, les détracteurs du président Martin Ziguélé agitent la question de la fin de son mandat. “C’est un prétexte ridicule qui masque mal leurs véritables intentions”, fustige un président de fédération. “Ces pseudo-intellectuels sont rongés par le tribalisme et la haine. Ils se font les instruments conscients ou inconscients d’une stratégie visant à démanteler notre parti”.

 

Une mobilisation massive qui fait échec aux manœuvres

 

Devant cette offensive, la riposte du MLPC a été massive et sans équivoque. L’assemblée générale a réuni un impressionnant panel de responsables : conseillers politiques nationaux, membres du bureau politique, présidents des unions fédérales, des fédérations et sous-fédérations de Bangui et Bimbo. Tous ont unanimement condamné cette “agitation grotesque et illégale”.

 

“Notre unité est notre force. Le MLPC reste debout et plus déterminé que jamais à poursuivre son combat pour la République, la démocratie et l’État de droit”, proclame un militant de longue date du MLPC. Les participants ont réaffirmé leur confiance totale aux organes issus du 4e congrès de mars 2020 et particulièrement à leur président Martin Ziguélé.

Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3, illustrant l'article sur le   MLPC : Les manœuvres du pouvoir pour démanteler l'opposition se heurtent à une résistance farouche des militants
Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3

 

Une détermination intacte

 

Pour couper court à toute tentative de déstabilisation, le bureau politique a reçu mandat d’organiser rapidement un nouveau congrès. Une démonstration de force qui souligne la vitalité du MLPC, 21 ans après avoir quitté le pouvoir. “Notre parti continue sa lutte multiforme aux côtés du peuple centrafricain martyr et des forces de l’opposition”, affirme un cadre.

 

Les observateurs notent que cette nouvelle tentative de déstabilisation intervient alors que le MLPC intensifie ses efforts pour dynamiser ses structures sur l’ensemble du territoire. “Le pouvoir craint visiblement notre capacité de mobilisation en vue des prochaines échéances électorales”, analyse un responsable. “Cette manœuvre désespérée ne fait que renforcer notre détermination”.

 

L’échec de cette opération de déstabilisation démontre que le MLPC, loin d’être affaibli par deux décennies d’opposition, reste une force politique majeure capable de résister aux tentatives de division. Une leçon que le pouvoir devra méditer alors que le parti se prépare activement à jouer un rôle majeur dans les futures échéances électorales, si toutes les conditions de l’opposition sont respectées.

 

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Des hommes armés sèment à nouveau la terreur sur l’axe Bozoum-Paoua

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Des hommes armés sèment à nouveau la terreur sur l’axe Bozoum-Paoua

 

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Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 De nouveaux actes de braquage ont été commis ce samedi 16 novembre 2024 sur l’axe Bozoum-Paoua, à seulement 13 kilomètres de Bozoum, démontrant une fois de plus la détérioration continue de la sécurité dans cette partie du pays. Des hommes armés ont pris pour cible des commerçants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Taley, une sous-préfecture de Lim-Pendé située à une soixantaine de kilomètres de Bozoum.

 

“Ils nous ont arrêtés vers 4h30 du matin. Ils avaient renversé une moto sur la route pour nous forcer à nous arrêter. J’ai d’abord cru à un accident en voyant les phares et les torches. Mais rapidement, nous nous sommes retrouvés encerclés par des hommes armés qui nous ont forcés à nous coucher par terre”, témoigne à la rédaction du CNC un rescapé sous couvert d’anonymat. Les assaillants ont systématiquement fouillé leurs victimes, s’emparant de leur argent et de leurs effets personnels.

 

Une insécurité généralisée autour de Bozoum

 

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’actes criminels similaires qui touchent l’ensemble des axes routiers autour de Bozoum. La route menant à Bocaranga (80 km) est particulièrement dangereuse, avec des embuscades régulières visant aussi bien les véhicules de transport que les motos. L’axe Bozoum-Bossembélé n’est pas épargné, les voyageurs devant faire face à des hommes armés qui surgissent des broussailles pour les dévaliser.

 

“Chaque semaine apporte son lot d’attaques et de braquages. Nous ne pouvons plus circuler librement, même pour nos activités commerciales “, déplore un commerçant de Bozoum qui fait régulièrement la navette entre les différents marchés de la région.

 

La situation est particulièrement critique sur l’axe Bozoum-Paoua où les incidents se multiplient. Les malfaiteurs, opérant en petits groupes de trois à quatre hommes, utilisent des tactiques bien rodées : positionnement stratégique près des ponts, simulation d’accidents ou de pannes pour piéger les voyageurs, usage d’armes artisanales mais néanmoins létales.

 

Des forces de sécurité démunies

 

Devant cette situation inquiétante , les Forces Armées Centrafricaines (FACA) peinent à assurer la sécurité des populations, principalement en raison d’un manque criant de moyens logistiques.

“Nos militaires sont prêts à intervenir, mais comment peuvent-ils le faire efficacement sans véhicules ni motos ? Quand nous les alertons d’une attaque, il leur est impossible d’arriver à temps sur les lieux”, explique un chef de village de la région.

 

Les populations de Bozoum et environnant, excédées par cette situation, lancent un appel pressant au gouvernement. “Nous demandons des patrouilles régulières sur tous les axes, mais pour cela, il faut doter nos FACA de moyens de transport et de communication adéquats”, insiste un notable de Bozoum.

 

Impact sur la vie économique

 

Cette insécurité chronique a des répercussions néfastes sur l’activité économique de toute la région. Les marchés hebdomadaires, indispensables pour l’économie locale, voient leur fréquentation chuter. De nombreux commerçants renoncent à se déplacer, craignant pour leur sécurité et leurs biens.

 

“Comment pouvons-nous développer nos activités dans ces conditions ? Même quand nous prenons le risque de voyager, nous devons limiter nos liquidités, ce qui réduit considérablement nos capacités d’achat et de vente”, explique une commerçante.

 

Pour rappel, Bozoum, située à 384 kilomètres de Bangui, est un important carrefour commercial pour la région. La ville est reliée à plusieurs centres urbains majeurs comme Paoua, Bocaranga et Bossembélé, des axes aujourd’hui paralysés par l’insécurité.

 

Urgence d’une réponse gouvernementale

 

Face à cette situation critique, les populations attendent des mesures concrètes de la part des autorités. Les demandes sont claires : renforcement des effectifs militaires dans la région, dotation en moyens logistiques pour permettre des interventions rapides, mise en place de postes de contrôle fixes sur les axes les plus sensibles.

 

“Le gouvernement doit prendre la mesure de l’urgence. Chaque jour qui passe sans action concrète met en danger la vie des citoyens et fragilise davantage l’économie locale”, souligne un leader communautaire.

 

En attendant une réponse des autorités, les populations s’organisent comme elles peuvent, évitant les déplacements non essentiels et voyageant en groupe quand c’est possible. Mais cette situation ne peut perdurer sans risquer d’isoler complètement certaines localités et d’aggraver la précarité économique de toute une région.

 

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