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Le musicien centrafricain Papa Bhy-Gao ciblé par des insultes grossières d’un ministre centrafricain.

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Le musicien centrafricain Papa Bhy-Gao ciblé par des insultes grossières d’un ministre centrafricain.

 

Centrafrique.org/revelations-explosives-sur-les-agissements-de-fidele-ngouandjika-un-leader-corrompu-et-predateur/fidele-gouandjika-haut-cadre-de-knk-reconverti-en-mcu-apres-la-chute-de-bozize/” rel=”attachment wp-att-63928″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize-450×296.jpg” alt=”Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé” width=”450″ height=”296″ />
Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé

 

Les femmes, source de la vie et piliers de la société centrafricaine, se retrouvent au cœur d’une polémique indigne. Des proches du pouvoir en place n’hésitent pas à les prendre pour cible de leurs attaques verbales les plus viles. Cette situation alarmante aborde des questions sur le respect des valeurs morales au sein de l’entourage présidentiel.

 

 

Bangui, 13  septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Au centre de cette controverse, on trouve M. Fidel Gouandjika, ministre conseiller du président Faustin-Archange Touadera depuis près de 9 ans. Cet ancien porte-parole du gouvernement sous le régime de François Bozizé s’est illustré récemment par des propos choquants envers l’artiste Papa Bhy-Gao, alias Baba Gao.

 

Le chanteur centrafricain, connu pour ses textes engagés dénonçant régulièrement la mauvaise gouvernance et l’état catastrophique du pays, s’est attiré les foudres du ministre conseiller. Lors d’un direct sur Facebook, M. Gouandjika a proféré une insulte en sango visant la mère de l’artiste : “dondo mama ti mo”, ce qui se traduit par “le sexe de ta maman”.

 

Cette sortie a provoqué un tollé au sein de la population centrafricaine. De nombreux internautes partagent l’extrait vidéo sur les réseaux sociaux, notamment WhatsApp, pour dénoncer le comportement du ministre. Beaucoup s’interrogent : comment un conseiller présidentiel peut-il s’abaisser à de telles vulgarités ?

 

Ce n’est pas la première fois que M. Gouandjika fait parler de lui pour ses déclarations intempestives. Il est connu pour divulguer régulièrement des informations sensibles sur les réseaux sociaux, ce qui pousse les centrafricains à s’interroger sur sa capacité à occuper un poste aussi important au sein de l’appareil d’État.

 

Le cas Gouandjika n’est malheureusement pas isolé. D’autres personnalités proches du pouvoir se sont également fait remarquer par leurs propos déplacés envers les femmes, à l’exemple du griot Euloge Doctrouvé Koé, surnommé « insulteur public » par les internautes. Ces dérapages répétés provoque l’indignation de nombreux Centrafricains, qui y voient un manque de respect certain envers les mères, sœurs et filles du pays.

 

La situation est d’autant plus inquiétante que ces attaques verbales interviennent dans un contexte déjà tendu pour la Centrafrique. Le pays fait face à de nombreux défis, notamment en matière de sécurité et de développement économique. Les citoyens attendent de leurs dirigeants qu’ils se concentrent sur la résolution de ces problèmes plutôt que de s’adonner à des querelles stériles et insultantes.

 

Le cas de Papa Bhy-Gao soulève également la question de la liberté d’expression artistique en Centrafrique. Le musicien, apprécié pour ses textes engagés, se retrouve ainsi la cible d’attaques personnelles de la part d’un haut responsable de l’État. Cette situation pourrait avoir un effet dissuasif sur d’autres artistes souhaitant s’exprimer sur la situation du pays.

 

De nombreux observateurs s’interrogent sur les conséquences de tels comportements sur l’image de la Centrafrique à l’international. Comment le pays peut-il espérer attirer des investisseurs et des partenaires si ses représentants se livrent à de tels débordements verbaux ?

 

Pour beaucoup, il est temps que le président Kongoboro intervienne personnellement pour mettre un terme à ces dérives. Le chef de l’État doit rappeler à l’ordre son entourage et réaffirmer les valeurs de respect et de dignité qui doivent guider l’action des responsables politiques.

 

L’affaire Papa Bhy-Gao révèle ainsi les tensions qui traversent la société centrafricaine. Entre une jeunesse qui aspire au changement et s’exprime à travers l’art, et un pouvoir qui semble parfois perdre ses repères, le dialogue apparaît plus que jamais nécessaire.

 

Il est plus qu’important que la Centrafrique retrouve un climat d’apaisement et de respect mutuel. Les défis auxquels le pays fait face sont trop importants pour être occultés par des querelles stériles et des insultes gratuites. L’avenir du pays dépend de la capacité de ses dirigeants à se hisser à la hauteur de leurs responsabilités et à œuvrer pour le bien commun, dans le respect de tous les citoyens, hommes et femmes confondus.

 

En attendant, Papa Bhy-Gao continue de chanter, portant la voix de ceux qui aspirent à un avenir meilleur pour la Centrafrique. Son courage face aux attaques dont il fait l’objet en fait un symbole pour de nombreux jeunes Centrafricains qui refusent de se résigner face aux difficultés de leur pays.

 

Corbeau News Centrafrique

Émotion, colère et tirs intenses à Bokaranga après la mort de 4 FACA à Ngoutéré

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Émotion, colère et tirs intenses à Bokaranga après la mort de 4 FACA à Ngoutéré

 

Centrafrique.org/rca-un-soldat-faca-tue-lun-de-ses-compagnons-darmes-a-amdafock/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35492″ data-wpel-link=”internal”>Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Une patrouille des soldats FACA. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Tirs nocturnes à Bocaranga et colère des soldats

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 13 septembre 2024 (CNC).

Des coups de feu ont retenti dans la nuit de mercredi à Bokaranga, ville située à 445 km de Bangui. Selon les informations recueillies, les tirs proviendraient de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) en colère après la mort de quatre de leurs camarades tués à Ngoutéré.

 

Plus tôt dans la journée, les corps de quatre militaires tués lors d’affrontements avec des rebelles à Ngoutéré, à 45 km de Bokaranga, avaient été ramenés à Bocaranga. Parmi eux, deux soldats musulmans ont été inhumés à Bocaranga vers 18h.

 

“L’émotion était palpable dans toute la ville. Chrétiens et musulmans étaient unis dans la douleur“, témoigne un habitant. La colère des FACA a éclaté en fin de soirée, se traduisant par des tirs en l’air à Bocaranga.

 

“Les soldats ont tiré pour exprimer leur rage. La population a tenté de les calmer, en vain”, rapporte une source locale. Beaucoup d’habitants se sont barricadés chez eux par crainte des balles perdues.

 

Une population partagée entre compassion et inquiétude après des tirs à Bocaranga.

 

Cette démonstration de force inquiète une partie de la population. “En tirant ainsi, ils épuisent leurs munitions. Comment se défendront-ils si les rebelles attaquent  ici à Bocaranga ?”, s’interroge un commerçant.

 

D’autres dénoncent “une exaction de plus” contre les civils. “On compatit à leur douleur mais ce n’est pas une raison pour terroriser la population avec des tirs à Bocaranga”, fustige un jeune.

 

Pourtant, la compassion domine chez beaucoup des habitants de Bocaranga. “Ces soldats ont perdu leurs frères d’armes. Leur réaction est compréhensible”, nuance un enseignant.

 

Une attaque meurtrière à l’aube.

 

L’attaque meurtrière de Ngoutéré a eu lieu mercredi vers 4h du matin. Des rebelles du mouvement 3R, membres de la coalition des patriote pour le changement (CPC) , ont pris d’assault les positions des FACA.

 

“Ils sont arrivés en nombre et lourdement armés. Nos soldats ont été surpris”, explique une source sécuritaire. Le bilan est lourd : 4 FACA tués, dont 2 musulmans, et plusieurs blessés.

 

Les corps ont été ramenés à Bokaranga. “Voir les dépouilles de nos défenseurs transportées sur des motos a été un choc”, confie un témoin.

 

Des funérailles révélatrices du dénuement des FACA.

 

Le rapatriement des corps et l’organisation des funérailles ont prouve une fois de plus le manque criant de moyens des FACA. “Il n’y avait même pas de véhicule pour transporter les corps au cimetière”, s’indigne un habitant.

 

C’est finalement un commerçant local qui a prêté son pick-up pour les obsèques des deux soldats musulmans. “Malgré les rackets qu’ils subissent, les commerçants restent solidaires des FACA”, note un observateur.

 

Cette situation contraste avec les moyens des Mercenaires russes présents à Bocaranga. “Ils ont des gros véhicules mais n’ont pas bougé pour aider“, déplore un jeune.

 

Pour beaucoup, cet épisode révèle le manque d’équipements et de soutien logistique dont souffrent les FACA sur le terrain, malgré les discours officiels sur leur “montée en puissance”.

 

Des tirs à Bokaranga suite à une tragédie humaine.

 

Au-delà des considérations matérielles, c’est le drame humain qui marque les esprits. L’un des soldats tués avait fait venir sa famille à Bokaranga. “Sa femme et ses enfants sont désormais seuls. C’est une tragédie”, confie un voisin ému. “Je comprends la colère des soldats FACA avec des tirs à Bokaranga“, ajoute-t-il.

 

La communauté musulmane, dont étaient issus deux des victimes, est particulièrement affectée. “Ces jeunes sont morts pour défendre tous les Centrafricains, quelle que soit leur religion. Leur sacrifice ne doit pas être oublié”, insiste l’imam de la mosquée centrale.

 

Des tensions amplifiée par la précarité.

 

Cette flambée de violence s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes. “Les FACA sont frustrés. Leurs primes ne sont pas payées, ils manquent de tout”, explique un analyste centrafricain .

 

La population, elle-même en proie à de grandes difficultés économiques, peine à supporter les rackets dont elle est victime. “On comprend leur situation mais on n’en peut plus des taxations arbitraires”, témoigne un moto-taxi.

 

Pour autant, la solidarité reste de mise. “Ce sont nos enfants qui meurent. On doit les soutenir malgré tout”, affirme une commerçante du marché central de Bocaranga à la rédaction du CNC.

 

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Tentative avortée sur la capitale : Les coulisses d’un échec stratégique de la CPC en 2021

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Tentative avortée sur la capitale : Les coulisses d’un échec stratégique de la CPC en 2021

 

Centrafrique.org/un-convoi-des-soldats-faca-tombe-dans-une-embuscade-des-rebelles-plusieurs-victimes-signalees/les-elements-rebelles-de-la-cpc-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-66637″ data-wpel-link=”internal”>Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 13 septembre 2024 (CNC).

Deux ans après l’assaut manqué sur Bangui par la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le paysage des groupes armés en République centrafricaine demeure une mosaïque complexe. Dans un entretien exclusif avec Corbeau News, Sylvain Micaël Zoango, expert centrafricain en sécurité, décortique les forces en présence et les alliances mouvantes qui façonnent la réalité sécuritaire du pays.

 

“Le 15 janvier 2021, six groupes armés formant la CPC avaient échafaudé un plan d’attaque sur la capitale”, rappelle M. Zoango. Le stratégie prévoyait un verrouillage du nord par le FPRC du chef rebelle Nourredine Adam, une progression de l’UPC de Darassa Ali vers Damara, une avancée du MPC de Mahamat Al-Khatim depuis Batangafo et Kaga-Bandoro puis Sibut, pendant que les Anti-Balaka et les 3R devaient surgir par l’ouest, vers Bossembélé, Boali et Mbaïki . “Le but était de prendre Bangui en tenaille”, précise l’expert.

 

Cette offensive a cependant mis au jour les failles béantes de la coalition de ces groupes armés. “Seuls les 3R et une partie des anti-balaka se sont réellement battus jusqu’aux abords de la capitale”, souligne M. Zoango. “L’UPC et le MPC sont restés figés sur leurs positions, sans bouger d’un pouce.” Cette inertie a offert au gouvernement l’opportunité de consolider ses défenses, notamment grâce à l’afflux de renforts russes et rwandais.

 

Pour l’expert, cet épisode a démasqué les véritables intentions de certains groupes : “Le comportement de l’UPC et du MPC laisse à penser qu’ils n’avaient jamais eu la réelle volonté de renverser le régime. Leur demande actuelle de pourparlers avec le gouvernement s’inscrit dans cette logique de double jeu”.

 

La CPC, déjà chancelante, s’est depuis morcelée davantage. “L’UPC a claqué la porte de la coalition pour créer sa propre entité, tout en gardant une oreille attentive aux négociations avec le gouvernement “, note M. Zoango.

 

Malgré ces divisions, la menace des groupes armés plane toujours. Si l’UPC semble s’essouffler, d’autres mouvements maintiennent leur emprise. “Le gouvernement mise sur l’accord de paix pour saper l’influence des groupes armés, mais le pari est loin d’être gagné”, analyse l’expert.

 

La tactique de Bangui pose des interrogations. Le pouvoir louvoie entre dialogue et fermeté, cherchant à diviser pour mieux asseoir son autorité. “Certains groupes comme l’UPC et le MPC semblent danser au rythme du régime depuis le début”, estime M. Zoango. “D’autres, à l’instar des 3R, conservent une réelle capacité de déstabilisation”.

 

L’expert pointe du doigt le rôle ambigu de certains acteurs extérieurs. “L’arrivée en masse des Wagner a bouleversé l’équation militaire”, observe-t-il. Mais leur présence soulève des questions sur l’autonomie du pays et les visées réelles de Moscou dans la région. “Les Wagner ne sont pas là par philanthropie”, glisse M. Zoango.

 

La population centrafricaine demeure la principale victime de ce bourbier sécuritaire. Les civils endurent exactions et déplacements forcés, tandis que l’économie peine à décoller. “Sans sécurité, pas de développement possible”, martèle M. Zoango.

 

Quelle issue pour cette crise qui s’enlise ? L’expert plaide pour une approche holistique : “Il faut s’attaquer aux racines du mal : la pauvreté endémique, les inégalités criantes, la gouvernance défaillante. Sans cela, le cycle infernal de la violence risque de se perpétuer ad infinitum”.

 

Alors que la Centrafrique s’apprête à souffler ses 63 bougies d’indépendance, le chemin vers une paix durable ressemble à un parcours du combattant. L’avenir du pays se jouera dans les prochains mois, entre tractations en coulisses, pressions internationales et aspirations d’une population assoiffée de tranquillité.

 

L’expert n’exclut pas de nouveaux soubresauts : “Les groupes armés restent imprévisibles. Une nouvelle offensive n’est pas à écarter, surtout si certains se sentent menacés par les avancées du gouvernement.” Il appelle à la vigilance et à un renforcement des capacités des forces de défense nationales.

 

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Le MPCR réaffirme son appartenance à la CPC et rejette les rumeurs de défection.

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Le MPCR réaffirme son appartenance à la CPC et rejette les rumeurs de défection.

 

Centrafrique.org/bombardement-aerien-de-wagner-sur-les-sites-miniers-de-koki-un-general-du-mpc-tue/le-general-autoproclame-du-mpc-monsieur-adjaj/” rel=”attachment wp-att-69941″ data-wpel-link=”internal”>Le général autoproclamé du MPC, Monsieur Adjaj, ici, avec ses collègues rebelles
Le général autoproclamé du MPC, Monsieur Adjaj, ici, avec ses collègues rebelles

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Cette déclaration intervient dans un contexte de recomposition des alliances au sein des groupes armés centrafricains. Alors que l’ancien chef du MPC, Mahamat Al-Khatim, avait entamé des discussions avec le gouvernement avant son arrestation au Tchad, la majorité de ses troupes ont fait sécession pour créer le MPCR.

 

Récemment, deux groupes – le FPRC et l’UPC – ont quitté la CPC pour former la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPCF). Cette nouvelle alliance avait annoncé compter le MPCR parmi ses membres, ce que dément fermement le général Hammat.

 

“Le MPCR reste et demeure un membre fidèle de la Coalition des Patriotes Pour le Changement (CPC)”, insiste le communiqué. Le mouvement réaffirme son “engagement continu à respecter la feuille de route” de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs pour la paix en Centrafrique.

 

Cette prise de position du MPCR montre les divisions persistantes au sein des groupes armés centrafricains, malgré les efforts de médiation régionaux et internationaux. La situation sécuritaire dans le pays reste préoccupante, plus de deux ans après la signature de l’accord de Khartoum censé ramener la stabilité.

 

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Centrafrique : un violeur sème la terreur à Bouar

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Centrafrique : un violeur sème la terreur à Bouar

 

Centrafrique.org/enquete-exclusive-larrestation-la-torture-et-la-souffrance-du-commandant-de-brigade-de-bouar-ainsi-que-le-calvaire-de-ses-enfants/brigade-de-la-gendarmerie-territoriale-de-bouar/” rel=”attachment wp-att-72854″ data-wpel-link=”internal”>Brigade de la gendarmerie territoriale de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Brigade de la gendarmerie territoriale de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 13  septembre 2024 (CNC).

Une vague d’agressions sexuelles nocturnes secoue Bouar, notamment dans les 5ème et 6ème arrondissements. Un individu non identifié s’introduit en catimini dans les habitations pour abuser de jeunes filles et femmes sans défense pendant leur sommeil.

 

Ce prédateur laisse derrière lui de nombreuses victimes traumatisées. Mais ses méfaits ne se limitent pas aux viols. Le malfrat se livre également à des actes de braquage lors de ses intrusions nocturnes.

 

Marie, 28 ans, raconte son calvaire :

“Il est entré vers 2h du matin. J’étais seule avec mes enfants. Il m’a menacée avec un couteau et m’a violée. Après, il a fouillé la maison et a pris tout l’argent. Je suis terrorisée, je n’arrive plus à dormir la nuit”.

 

Le chef de quartier du 6ème arrondissement témoigne :

“C’est une situation alarmante. Nous avons recensé 3 cas en deux semaines. Les familles sont désemparées. Nous organisons des patrouilles de nuit avec des jeunes du quartier, mais ce n’est pas suffisant”.

 

La population est sous le choc et vit dans la peur. Les forces de l’ordre ont été saisies et une traque nocturne est en cours pour tenter d’appréhender ce dangereux criminel qui terrorise les quartiers.

 

Les autorités appellent les habitants à la plus grande vigilance et à signaler tout comportement suspect.

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) remanie son état-major

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La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) remanie son état-major

 

Centrafrique.org/hammadou-rawandou-nouvel-atout-strategique-pour-la-cpc-en-tant-que-nouveau-porte-parole-militaire/hammadou-rawandou-porte-parole-militaire-de-la-cpc/” rel=”attachment wp-att-66418″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Hammadou-Rawandou-porte-parole-militaire-de-la-CPC-450×403.jpg” alt=”Hammadou Rawandou , porte-parole militaire de la CPC” width=”450″ height=”403″ />
Hammadou Rawandou , porte-parole militaire de la CPC

 

Bangui, 13 septembre 2024 (CNC).

 Le coordinateur de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), François Bozizé, vient de procéder à un remaniement au sein de l’état-major de ce mouvement rebelle. Plusieurs nominations ont été effectuées à des postes clés.

 

Parmi les changements notables, on note la promotion du général Doborodje Goska au poste de chef d’état-major général. Il était auparavant chef d’état-major adjoint de la CPC et chef d’état-major du mouvement 3R.

 

Autre nomination remarquée, celle de Papy Bozizé, fils de l’ancien président François Bozizé. Il devient chargé de mission auprès du chef d’état-major général.

 

Le colonel Hamadou Rawandou est quant à lui nommé porte-parole militaire de la CPC. Il occupait précédemment les fonctions de coordonnateur politique du mouvement 3R.

 

Ces nominations interviennent quelques semaines après des dissensions au sein de la coalition rebelle. Elles visent vraisemblablement à renforcer la cohésion et l’unité du mouvement.

 

Dans sa décision, François Bozizé a appelé les nouveaux promus à “servir les objectifs et les intérêts de la coalition et à promouvoir l’unité et la cohésion des membres”.

 

Ce remaniement semble traduire la volonté de la CPC de se restructurer et de consolider son organisation militaire, dans un contexte toujours tendu avec le pouvoir central à Bangui.

 

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Panique à Mbartoua, les habitants en fuite en cascade

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Panique à Mbartoua, les habitants en fuite en cascade

 

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Les éleveurs Mbororos. Image de l’association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 13  septembre 2024 (CNC).

 Le village de Mbartoua, situé à 45 km de la frontière camerounaise, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, a été le scène d’un exode massif dans la nuit du 8 au 10 septembre. Les habitants ont fui leurs maisons pour se réfugier en brousse, craignant une attaque d’hommes armés non identifiés.

 

Selon les villageois, cette panique serait liée à un conflit entre éleveurs peuls et agriculteurs locaux. Un cultivateur aurait vu son champ dévasté par un troupeau de bœufs appartenant à un éleveur. Furieux, il aurait chassé et blessé certains animaux. En représailles, les éleveurs auraient menacé d’attaquer le village.

 

Les agriculteurs dénoncent l’inaction des autorités locales. “Nous avons déposé plusieurs plaintes auprès des chefs de village depuis des mois, mais elles sont restées lettre morte”, affirme un habitant. Les chefs semblent impuissants à régler ces différends récurrents avec les éleveurs transhumants venus du Cameroun ou du Niger.

 

Pendant ce temps à Bangui, le gouvernement et la Minusca multiplient les grandes déclarations sur la cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs. Des plans ambitieux sont annoncés en grande pompe dans les palais de la capitale. Mais sur le terrain, la situation reste inchangée.

 

Ce fossé entre les discours et la réalité alimente les tensions. Les conflits entre éleveurs et agriculteurs dégénèrent parfois en violences meurtrières. Malgré les financements obtenus auprès des bailleurs, aucune solution concrète n’a encore été apportée à ce problème chronique qui mine la stabilité du pays.

 

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Baboua : Adamou Aristide , Un chauffeur très violent sème la terreur à l’hôpital

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Baboua : Adamou Aristide , Un chauffeur très violent sème la terreur à l’hôpital

 

Centrafrique.org/mission-de-claude-rameau-biro-pour-la-remise-officielle-du-stock-de-medicaments-de-gratuite-ciblee-au-district-sanitaire-de-baboua-abba-le-25-juin-dernier/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/Mission-de-Claude-rameau-biro-pour-la-remise-officielle-du-stock-de-medicaments-de-gratuite-ciblee-au-district-sanitaire-de-Baboua-abba-le-25-juin-dernier-450×253.jpg” alt=”Mission de Claude rami biro pour la remise officielle du stock de médicaments de gratuité ciblée au district sanitaire de Baboua-abba le 25 juin dernier.” width=”450″ height=”253″ />
Mission de Claude rami biro pour la remise officielle du stock de médicaments de gratuité ciblée au district sanitaire de Baboua-abba le 25 juin dernier.

 

Bangui, 12 septembre 2024 (CNC).

Le 6 septembre dernier, un incident violent a éclaté à Baboua, chef-lieu de la sous-préfecture de la Nana-Mambéré, perturbant la cérémonie suivant la passation de service des médecins chefs de l’hôpital local. Le major de l’établissement, Dimanche Martial, a été brutalement agressé par Adamou Aristide, chauffeur du district sanitaire. Cette attaque s’est déroulée à la cave du député de Baboua, transformant un événement professionnel en scène de violence.

 

Adamou Aristide , un agresseur récidiviste.

 

Adamou Aristide n’en est pas à son coup d’essai. En 2019, il avait déjà commis un acte similaire sur un consultant de l’OMS affecté dans ce district. Plus récemment, le 25 juin, lors d’une cérémonie officielle de remise de médicaments à l’hôpital de Baboua, ce même chauffeur a frappé un hygiéniste. Cet incident s’est produit en présence de nombreux témoins, y compris les médecins et le ministre de la Défense, également ministre résident de la Nana Mambéré.

 

Impunité et protection hiérarchique.

 

Malgré ces actes répétés de violence, Adamou Aristide continue d’exercer ses fonctions sans être inquiété. Cette situation s’explique par le soutien dont il bénéficie auprès de ses supérieurs hiérarchiques. Ces derniers semblent craindre les appuis dont disposerait le chauffeur au ministère de la Santé, lui assurant ainsi une forme d’immunité.

 

Adamou Aristide , un profil atypique et problématique.

 

Le parcours d’Adamou Aristide pose question. Chauffeur sans diplôme, il n’a qu’un niveau scolaire de CE2. Malgré ce bagage limité, il exerce une influence considérable dans son environnement de travail. Son comportement se caractérise par un manque total de considération pour ses collègues, à l’exception des médecins qu’il semble respecter.

 

Urgence d’une réaction des autorités.

 

Cette série d’agressions prouve une fois de plus de graves dysfonctionnements au sein du district sanitaire de Baboua-Abba. La sécurité du personnel médical et paramédical est compromise, tout comme la qualité des soins prodigués aux patients. Les autorités compétentes doivent prendre des mesures immédiates pour mettre fin à cette situation alarmante et rétablir un climat de travail serein, essentiel au bon fonctionnement d’un établissement de santé.

 

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Le directeur général de l’ANAC poussé vers la sortie

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Le directeur général de l’ANAC poussé vers la sortie

 

Centrafrique.org/le-colonel-francois-edly-follot-directeur-general-de-lanac-Centrafrique-critique-pour-son-incompetence/le-siege-de-lanac-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-64891″ data-wpel-link=”internal”>Le siège de l'ANAC Centrafrique
Le siège de l’ANAC Centrafrique

 

Le pouvoir de Bangui poursuit sa politique d’éviction des cadres jugés peu dociles. Après la Cour constitutionnelle en 2022, c’est au tour de l’ANAC (Autorité nationale de l’aviation civile) d’être secouée.

 

Une mise à la retraite qui pose question à l’ANAC.

 

Le directeur général de l’ANAC vient de recevoir une notification de cessation de fonction. Le document, signé par le sulfureux mafieux Roméo Gribingui, ministre conseiller à la Primature chargé des sociétés parapubliques, invoque son admission à la retraite par décret présidentiel du 15 mars 2024.

 

Cette décision pose d’énormes questions . Le DG de l’ANAC, un colonel de l’armée nationale, avait été nommé à ce poste par décret présidentiel. Sa mise à la retraite militaire ne devrait pas automatiquement entraîner son départ de l’ANAC, structure civile.

 

Des précédents qui interpellent, au-delà de l’ANAC.

 

Cette manœuvre rappelle le limogeage en 2022 de la Professeure Danielle Darlan, alors présidente de la Cour constitutionnelle. Cette dernière s’était opposée à la révision de la Constitution voulue par le président Baba Kongoboro pour briguer un troisième mandat. Le pouvoir l’avait alors brutalement écartée, provoquant un tollé.

 

Un deux poids, deux mesures flagrant, l’ANAC en ligne de mire.

 

L’affaire de l’ANAC prouve une fois de plus les incohérences du pouvoir. De nombreux hauts responsables retraités occupent encore des postes clés :

 

– Le maire de Bangui et plusieurs d’autres sont des retraités

– Plusieurs sous-préfets sont d’anciens fonctionnaires à la retraite

– L’ancien préfet de Bambari, monsieur Bissekoin, ancien chef du quartier de Touadera,  pourtant retraité du ministère de l’Agriculture, a même été promu gouverneur récemment

– Plusieurs inspecteurs d’État sont des retraités, et bien d’autres retraités qui continuent d’occuper des postes de responsabilité…

 

Mais pourquoi viser spécifiquement le patron de l’ANAC, alors que tant d’autres retraités restent en poste ?

 

Une stratégie d’épuration politique, l’ANAC comme exemple ?

 

Pour de nombreux observateurs, cette affaire s’inscrit dans une volonté plus large d’écarter les cadres jugés peu favorables au régime. “C’est une stratégie pour épingler tous ceux qui ne sont pas dans la ligne du pouvoir, l’ANAC n’est qu’un exemple”, estime un analyste politique sous couvert d’anonymat.

 

Cette politique toucherait aussi d’autres secteurs :

 

– A l’Inspection d’État, plusieurs inspecteurs retraités sont toujours en poste

– Dans l’administration, de nombreux fonctionnaires continuent de travailler au-delà de l’âge légal de la retraite

 

Le pouvoir semble ainsi pratiquer un “deux poids, deux mesures” en fonction des affinités politiques des intéressés.

 

L’ombre de Wagner plane sur l’affaire de l’ANAC.

 

Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte de mainmise croissante du groupe Wagner sur les rouages de l’État centrafricain. Certains y voient la volonté des mercenaires russes de placer leurs pions à des postes stratégiques.

 

L’ANAC, qui gère notamment les aéroports du pays, représente un enjeu majeur pour Wagner. Le groupe paramilitaire utilise en effet massivement le transport aérien pour ses activités en Centrafrique.

 

Un malaise grandissant dans la haute fonction publique, l’ANAC en symbole.

 

Cette affaire de l’ANAC risque d’accentuer encore le malaise au sein de la haute fonction publique centrafricaine. Beaucoup de cadres se sentent menacés et craignent d’être les prochains sur la liste.

 

“On ne sait plus à quelle sauce on va être mangé”, confie un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. “Même ceux qui ont servi loyalement le pays pendant des décennies ne sont plus à l’abri”.

 

Ce climat délétère pourrait pousser de nombreux cadres compétents à quitter l’administration, au détriment du bon fonctionnement de l’État.

 

Vers une paralysie de l’administration?

 

Si cette politique d’épuration se poursuit, c’est tout l’appareil d’État qui risque d’en pâtir. De nombreux postes clés pourraient se retrouver vacants ou occupés par des personnes moins qualifiées mais plus dociles politiquement.

 

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Ngoutéré, le bilan de l’attaque de 3R s’élève à 4 FACA tués

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Ngoutéré, le bilan de l’attaque de 3R s’élève à 4 FACA tués

 

Centrafrique.org/un-convoi-des-soldats-faca-tombe-dans-une-embuscade-des-rebelles-plusieurs-victimes-signalees/les-elements-rebelles-de-la-cpc-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-66637″ data-wpel-link=”internal”>Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 12 septembre 2024 (CNC).

 Une position de l’armée nationale centrafricaine a été attaquée mercredi matin dans le village de Ngoutéré, à 45 km de Bocaranga sur la route de Bozoum. Selon nos informations, l’assaut lancé vers 4-5h du matin a fait 4 morts dans les rangs des FACA.

 

Quelques heures après l’attaque, des Mercenaires russes du groupe Wagner sont arrivés de Bocaranga sur les lieux, mais les assaillants s’étaient déjà repliés. Les Russes ont ramené les corps des victimes à Bocaranga. Parmi les soldats tués, deux étaient de confession musulmane et ont été inhumés sur place après le passage de leurs dépouilles à la mosquée locale. Les corps des deux autres victimes doivent être transférés à Bangui.

 

La Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a revendiqué cette opération dans un communiqué signé de son porte-parole militaire, le colonel Hamadou Rawandou. Le texte affirme que les “combattants de la liberté” ont infligé des “pertes humaines et matérielles importantes” aux FACA et leurs alliés, récupérant “d’importantes quantités d’armes et de munitions”. La CPC justifie son action en déclarant être “obligée de défendre notre peuple” face au “gouvernement de Touadéra et ses alliés russes de Wagner” qui “imposent la guerre au peuple centrafricain”.

 

Cette attaque intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’ouest du pays, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales restent fréquents malgré l’accord de paix de 2019. Elle démontre la capacité de nuisance intacte de la rébellion, capable de mener des raids meurtriers jusque dans des zones théoriquement sous contrôle des autorités.

 

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Nouvelles frappes meurtrières de Wagner à la frontière tchado-centrafricaine

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Nouvelles frappes meurtrières de Wagner à la frontière tchado-centrafricaine

 

Centrafrique.org/rca-la-ville-de-banga-dans-la-mambere-kadei-a-ete-reprise-par-le-3r-apres-des-heures-daffrontement/un-helicoptere-de-la-societe-wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-gamboula/” rel=”attachment wp-att-50290″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula-450×242.png” alt=”Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula” width=”450″ height=”242″ />
Un hélicoptère de la société Wagner qui survole la sous-préfecture de Gamboula. Photo CNC

 

Le village de Herbo, dans la commune de Yémé, préfecture de Lim-Pendé, a été la cible d’une attaque aérienne menée par les Mercenaires russes du groupe Wagner. Cette offensive a semé la panique parmi la population locale et fait plusieurs victimes, dont un pasteur.

 

Selon nos sources, un pasteur de l’église évangélique des Frères du village voisin de Zana a perdu la vie dans ce raid. Trois autres civils ont été blessés lors des bombardements.

 

Les hommes de Wagner, obsédés par la menace d’une invasion rebelle soutenue par les pays voisins, multiplient les opérations dans la région. La semaine dernière, soupçonnant la présence d’éléments tchadiens infiltrés parmi les rebelles du 3R au nord-ouest du pays, ils ont lancé une attaque aérienne contre ce qu’ils pensaient être des positions ennemies.

 

“Ils ont bombardé par hélicoptère car plusieurs tentatives terrestres contre les positions du 3R sur le site minier de Roquette ont échoué”, explique un habitant de Paoua joint au téléphone. “Ils ont cru que les rebelles, appuyés par des Tchadiens, s’étaient positionnés près de la frontière. Mais ce sont des civils qu’ils ont attaqués, pour rien”.

 

Cette frappe s’inscrit dans une série d’actions controversées menées par Wagner dans la région. Il y a trois semaines, les mercenaires russes auraient demandé au gouvernement de leur fournir 35 motos pour mener des opérations terrestres contre les rebelles de 3R, jugeant les frappes aériennes inefficaces contre leur position.

 

Ces événements engendre de nouvelles inquiétudes quant aux méthodes employées par Wagner et leurs conséquences sur les populations civiles. Le bilan humain et matériel de cette dernière attaque reste à établir avec précision.

 

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Les FACA transforment le corridor Bang-Mann en zone de racket organisé

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Les FACA transforment le corridor Bang-Mann en zone de racket organisé

 

Un soldat FACA de forces armées centrafricaines.
Un Soldat FACA de forces armées centrafricaines. Visite camp Kassai, Bangui le 24 janvier 2010.

 

Bangui, 02 septembre 2024 (CNC).

 La ville de Bang, située à 560 km de Bangui, à la frontière avec le Cameroun et le Tchad, est un point de passage incontournable pour de nombreux commerçants centrafricains. Chaque semaine, des marchands venus des préfectures de l’Ouham, de l’Ombella-Mpoko, de l’Ouham-Pendé ou encore de Lim-Pendé convergent vers le marché frontalier de Mbaïmboum au Cameroun.

 

“Nous venons ici pour nous approvisionner en marchandises diverses”, explique Cyrille, commerçant originaire de Bossangoa. “Ces produits alimentent ensuite les étals des villes comme Bouca, Bossangoa, Nana-Bakassa, Paoua, Bozoum ou Bocaranga, voir même la ville de Dékoua”.

 

corridor Bang-Mann: Un parcours semé d’embûches.

 

Après avoir traversé la frontière et faire les courses sur le marché de Mbaïmboum au Cameroun, le retour en terre centrafricaine s’apparente à un véritable parcours du combattant. “Les routes sont dans un état lamentable, c’est déjà une épreuve en soi”, poursuit Mathieu. Cette situation complique considérablement le transport des marchandises et augmente les coûts pour les commerçants.

Un gendarme centrafricain prospectant des bagages à un barrage routier, en novembre 2017. , VOA, Freeman Sipila  
Un gendarme centrafricain prospectant des bagages à un barrage routier.CopyrightVOA

 

Un système de racket bien rodé sur le corridor Bang-Mann.

 

Le calvaire des commerçants commence dès la frontière, où ils s’acquittent des droits de douane légaux. Mais ce n’est que le début de leurs dépenses.

 

À Bang, les commerçants font face à un premier barrage tenu par les soldats FACA. “Ici, on nous réclame des ‘frais de formalités’ et des ‘frais de désarmement’”, raconte Basile, un autre commerçant. “Pour une moto, ça peut aller de 15 000 à 20 000 FCFA. Pour un camion, ça monte jusqu’à 80 000 FCFA”.

Un homme se tient sur une route en terre dégradée entre Mann et Bang, utilisée quotidiennement par les commerçants malgré son état alarmant.
L’état déplorable de la route entre Mann et Bang met en danger les activités commerciales quotidiennes des habitants. CopyrightCNC

 

Mann : le coup de grâce.

 

Après une dizaine de kilomètres après la ville de Bang, les commerçants arrivent à Mann, où les attend une nouvelle épreuve. “Il y a un bureau de douane ici, on ne sait même pas pourquoi”, s’indigne Cyrille. “On nous fait payer à nouveau des taxes douanières, alors qu’on l’a déjà fait à la frontière”.

 

Mais le pire est à venir. “Les soldats FACA nous demandent exactement le même montant que ce qu’on vient de payer à la douane”, révèle Junior . “Si vous payez 10 000 FCFA à la douane de Mann, vous devez donner 10 000 FCFA aux soldats. C’est un doublement pur et simple de la taxe, pour ne pas dire du vol, ou du braquage des soldats FACA”.

 

Et ce n’est pas fini. “On doit encore payer des ‘frais de désarmement’ ici aussi”, ajoute Mathieu. “C’est un véritable racket organisé”.

Barrière de souffrance sur l’axe Ndim, à 5 km de Bocaranga, où les forces de l'ordre rackettent massivement la population. CopyrightCNC
La barrière de souffrance située à 5 km de Bocaranga, sur l’axe Ndim, où la population est régulièrement rackettée par les forces de l’ordre . CopyrightCNC

 

Une facture exorbitante.

 

Au total, certains commerçants affirment devoir débourser jusqu’à 200 000 FCFA de taxes informelles rien que sur le corridor Bang-Mann , alors qu’au poste-frontière de Béloko, les droits officiels ne dépassent pas 60 000 FCFA pour une marchandise d’une valeur d’un million de francs CFA.

 

Souffrance sur le corridor Bang-Mann : des répercussions dramatiques sur l’économie.

 

Cette situation a des conséquences désastreuses sur l’économie locale. Pour compenser ces frais exorbitants, les commerçants n’ont d’autre choix que d’augmenter leurs prix de vente. Résultat : une flambée généralisée des tarifs sur les marchés, au grand dam des consommateurs déjà durement éprouvés par la crise économique.

 

“Tout augmente, la vie devient impossible“, se lamente Marie, une mère de famille rencontrée au marché de Bocaranga. “On nous dit que c’est à cause des routes, mais en réalité c’est surtout à cause de ce racket organisé par les forces de l’ordre entre Bang et Mann”.

 

Une complicité des autorités.

 

Le plus révoltant dans cette affaire, c’est la complicité des autorités. “Le gouvernement est parfaitement au courant de ce qui se passe sur cet axe”, affirme un fonctionnaire qui souhaite garder l’anonymat. “Mais ils ferment les yeux car cela permet aux FACA de se ‘débrouiller’ pour avoir un revenu supplémentaire. C’est une façon de s’assurer de leur fidélité”.

 

L’urgence d’une reprise en main.

 

L’urgence est donc à une reprise en main de la situation sur cet axe commercial vital. Il en va non seulement de la santé économique du pays, mais aussi de la confiance des citoyens envers leurs institutions. Le gouvernement saura-t-il entendre cet appel avant qu’il ne soit trop tard ?

 

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Le PRAPAM, un projet ambitieux pour le développement rural en Centrafrique

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Le PRAPAM, un projet ambitieux pour le développement rural en Centrafrique

 

Monsieur Yvon Francis BOUBA DALAMBAYE, coordonnateur du PRAPAM, en costume gris dans son bureau à Bangui
Monsieur Yvon Francis BOUBA DALAMBAYE, coordonnateur du PRAPAM

 

 

Bangui, 12 septembre 2024 (CNC).

 Le Projet d’Amélioration de la Productivité et de l’Accès aux Marchés des Produits Agropastoraux dans les Savanes (PRAPAM) vise à réduire la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire des populations rurales en République centrafricaine. Couvrant les régions 1, 2 et 3 du pays, soit 4 préfectures et 11 sous-préfectures, ce projet ambitieux entend développer la résilience climatique et l’accès aux marchés des petits producteurs.

 

Une attention particulière est portée à l’insertion économique des femmes et des jeunes, deux groupes souvent marginalisés dans les zones rurales. En renforçant leurs capacités et en leur offrant de nouvelles opportunités, le PRAPAM espère avoir un impact durable sur le développement des campagnes centrafricaines.

 

Le PRAPAM, , la valorisation des produits locaux au cœur de la stratégie.

 

Pour atteindre ses objectifs, le PRAPAM mise sur la valorisation des produits agricoles locaux. Plusieurs initiatives ont été lancées dans ce sens, avec un focus sur l’autonomisation des femmes. Un partenariat fructueux a notamment été noué avec la Fédération des Femmes Entrepreneurs de Centrafrique (FAFECA).

 

Un atelier de réflexion a permis de définir des pistes d’action concrètes pour dynamiser l’entrepreneuriat féminin dans le secteur agroalimentaire. Le PRAPAM a ensuite apporté son soutien à la campagne “Consommons Local” menée par la FAFECA dans plus de 20 villes du pays. Cette opération de grande envergure visait à promouvoir les produits centrafricains et à sensibiliser les consommateurs. Son succès témoigne de l’intérêt croissant pour les productions locales.

 

Un suivi rigoureux du PRAPAM  assuré par le FIDA.

 

Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), bailleur du projet, veille de près à sa bonne mise en œuvre. Fin 2023, une mission de supervision dirigée par Noël Bataka, Directeur-Pays du FIDA, s’est rendue sur le terrain. Les conclusions de cette visite se sont avérées très positives, avec des avancées notables constatées sur plusieurs volets du PRAPAM.

 

Ce suivi régulier permet d’ajuster si besoin la stratégie et de s’assurer que le projet répond bien aux besoins des populations ciblées. Il témoigne aussi de l’importance accordée par le FIDA au développement rural en Centrafrique.

 

Un coordinateur sur tous les fronts.

 

À la tête du PRAPAM, on trouve Yvon Francis Bouba Dalambaye. Malgré des polémiques liées à ses activités religieuses, ce dernier ne ménage pas ses efforts pour faire avancer le projet. En seulement 8 mois, il s’est rendu dans plus de 12 villes du pays pour des missions de suivi, d’évaluation et de lancement officiel des activités.

 

Cette présence sur le terrain lui permet de constater les réalités locales et d’adapter au mieux les interventions du PRAPAM. Yvon Francis Bouba Dalambaye veille aussi à maintenir un dialogue constant avec les autorités. Il informe régulièrement le ministre de l’Agriculture et celui de l’Élevage des avancées du projet, assurant ainsi une bonne coordination avec les politiques nationales du gouvernement.

 

Des défis à relever.

 

Si les premiers résultats sont encourageants, le PRAPAM doit encore surmonter plusieurs obstacles. L’insécurité qui persiste dans certaines zones rurales complique parfois la mise en œuvre des activités. Les infrastructures défaillantes, notamment routières, freinent aussi l’accès aux marchés pour de nombreux producteurs.

 

Le projet devra également veiller à la pérennité de ses actions une fois les financements épuisés. Cela passe par un renforcement des capacités locales et la mise en place de mécanismes durables. Le défi est de taille mais crucial pour un véritable développement à long terme des campagnes centrafricaines.

 

Une campagne de dénigrement à contrer.

 

Le PRAPAM et son coordinateur font malheureusement l’objet d’attaques sur les réseaux sociaux. Des comptes avatars utilisent l’image d’Yvon Francis Bouba Dalambaye pour dénigrer les autorités du pays. Or, dans la plupart des cas, celui-ci ne se trouve même pas à Bangui au moment des faits.

 

Cette campagne de désinformation nuit à l’image du projet et pourrait à terme compromettre certaines de ses activités. Il apparaît donc urgent de mettre en place une stratégie de communication plus offensive pour contrer ces attaques infondées et rétablir la vérité sur les actions menées par le PRAPAM.

 

Un bilan globalement positif.

 

Malgré ces quelques ombres au tableau, le bilan du PRAPAM apparaît pour l’heure largement positif. Le projet répond à des besoins criants dans les zones rurales centrafricaines et commence à porter ses fruits sur le terrain. La valorisation des produits locaux et l’autonomisation des femmes sont des axes particulièrement prometteurs.

 

Le soutien renouvelé du FIDA et l’implication sans faille du coordinateur sont aussi des gages de réussite pour l’avenir. Si le PRAPAM parvient à surmonter les défis qui se présentent, il pourrait bien devenir un modèle de développement rural pour toute la sous-région. L’enjeu est de taille pour un pays où l’agriculture reste le principal moteur économique.

 

La suite dans le prochain numéro.

 

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Dans la septième République de Touadera, la MINUSCA remplace la SODECA : Radiographie d’un échec national

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Dans la septième République de Touadera, la Minusca remplace la SODECA : Radiographie d’un échec national

 

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La distribution d’eau potable par la Minusca à la population du septième arrondissement de Bangui, la honte pour le pays

 

 

Bangui, 02 septembre 2024 (CNC).

Depuis 7 ans, la RCA a soif. De Bangui à Bambari, des Kagas au Haut-Mbomou, le peuple centrafricain cherche de l’eau comme dans un désert. Et pendant ce temps, le gouvernement regarde ailleurs.

 

Au début de la septième république de Touadera en 2022, le ministre conseiller du Président Kongoboro, chargé des grands travaux, avait sorti son plus beau stylo pour promettre 5000 forages dans le pays. Aujourd’hui, en 2024, les Centrafricains attendent toujours la première goutte.

 

La MINUSCA, censée assurer la paix, se retrouve à jouer les plombiers dans le 7e arrondissement de Bangui. Une honte nationale, diffusée sur Twitter par la mission onusienne elle-même.

 

Christian Aimé Ndota, journaliste centrafricain, ne mâche pas ses mots : “RCA pays souverain sans eau potable????????????. Ces images de distribution d’eau potable dans le 7e arrondissement et dans la 7e république de Touadera montrent que le gouvernement a échoué”.

La capture d'écran du tweet de la Minusca concernant la distributio d'eau potable par les casques bleus dans le septième arrondissement de Bangui

 

Mais où va l’argent du pays ? Les chiffres de la Banque Mondiale et de l’UNESCO font peur. Pendant que les écoles tombent en ruine et que les hôpitaux fonctionnent à la bougie, on dit que les caisses de l’État servent à payer le groupe Wagner.

 

Le peuple, lui, trinque. Pas d’eau, pas d’électricité, pas d’école. La 7e République de Baba Kongoboro ressemble plus à un cauchemar qu’à un rêve.

 

Dans les villages, les mamans marchent des kilomètres pour trouver de l’eau sale. À Bangui, capitale soit-disant moderne, les robinets crachent du vent.

 

Les 5000 forages promis ? Évaporés comme par magie. L’argent pour les construire ? Parti en fumée, ou plutôt en uniformes et en armes pour Wagner.

 

Pendant ce temps, le gouvernement parle de développement. Mais comment développer un pays où les enfants ne vont pas à l’école faute d’eau pour se laver ?

 

La RCA, pays riche en ressources, se retrouve à mendier de l’eau auprès des Casques bleus. C’est ça, la souveraineté tant vantée par nos dirigeants ?

 

Il est temps que le gouvernement arrête de vendre du rêve et commence à donner de l’eau. Sinon, la colère du peuple risque bientôt de déborder, comme un barrage trop plein après des années de négligence.

 

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La traque des petits entrepreneurs bat son plein à Bangui

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La traque des petits entrepreneurs bat son plein à Bangui

 

Centrafrique.org/le-pouvoir-des-marches-comment-les-femmes-de-bangui-soutiennent-leconomie-familiale/activite-commerciale-devant-le-magasin-point-2-au-marche-gobongo/” rel=”attachment wp-att-76757″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Activite-commerciale-devant-le-magasin-Point-2-au-marche-Gobongo-450×338.jpg” alt=”Des motos et des vendeurs ambulants devant le magasin Point 2 au marché Gobongo, à la sortie nord de Bangui.” width=”450″ height=”338″ />
Des motos et des vendeurs ambulants devant le magasin Point 2 au marché Gobongo, à la sortie nord de Bangui. CopyrightCNC

 

Une vague de contrôles fiscaux s’abat sur les petits entrepreneurs à Bangui, la capitale centrafricaine. Depuis quelques jours, les agents du ministère des Finances et de la Direction générale des impôts mènent une opération d’envergure visant les boutiques et bars-restaurants.

 

Bangui, 12 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’histoire d’un jeune entrepreneur de Bangui, au quartier PK11 est emblématique. Ce Centrafricain avait ouvert une modeste cave à bières pour se lancer dans une activité lucrative. Mais son rêve a viré au cauchemar :

“Les agents des impôts sont venus bloquer et verrouiller mon local. Ils réclament 500 000 francs CFA d’impôts alors que mes recettes ne sont que 5000 francs par jour”, se désole-t-il.

 

La panique gagne également les marchés de Gobongo et Miskine. Certains commerçants ferment boutique dès 8h du matin par crainte des contrôles.

“Les montants réclamés sont exorbitants. L’État cherche de l’argent par tous les moyens, peut-être pour payer Wagner”, s’inquiète un vendeur.

 

Cette pression fiscale démesurée étouffe l’initiative privée. Dans un pays où l’entrepreneuriat devrait être encouragé, notamment chez les jeunes sans formation, ces contrôles apparaissent contre-productifs. “Comment le pays va-t-il se développer si on matraque fiscalement ceux qui veulent entreprendre ?”, s’interroge un observateur.

 

L’absence de soutien aux petites entreprises est criante : pas de crédit, pas d’accompagnement. Au contraire, une fiscalité punitive vient décourager les rares initiatives. De quoi s’interroger sur la stratégie économique des autorités centrafricaines.

 

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Le taux de Sida inquiète à Mbaïki, l’ACABEF forme des pairs éducateurs pour y faire face  

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Le taux de Sida inquiète à Mbaïki, l’ACABEF forme des pairs éducateurs pour y faire face  

 

Centrafrique.org/mbaiki-remise-des-fournitures-scolaires/pancarte-indiquant-lentree-et-la-sortie-de-la-ville-de-mbaiki/” rel=”attachment wp-att-53101″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Pancarte-indiquant-lentree-et-la-sortie-de-la-ville-de-Mbaiki-450×338.jpg” alt=”Pancarte indiquant l’entrée et la sortie de la ville de Mbaïki” width=”450″ height=”338″ />
Pancarte indiquant l’entrée et la sortie de la ville de Mbaïki. Photo CNC

 

Bangui, 12 septembre 2024 (CNC).

 Le taux de prévalence du SIDA atteint des niveaux alarmants à Mbaïki : 57% chez les jeunes et 25% chez les adultes. Pour endiguer ce fléau, l’Association Centrafricaine pour le Bien-Être Familial (ACABEF) a lancé lundi dernier une formation de trois jours à l’intention de 30 pairs éducateurs à la maison des jeunes de la ville.

 

L’objectif est clair : outiller ces jeunes sur l’éducation sexuelle afin qu’ils puissent sensibiliser efficacement leurs camarades, notamment par du porte-à-porte. Parfait Guiango, chef de la cellule communication de l’ACABEF, explique l’enjeu de cette initiative :

 

“Cette formation vise à renforcer les capacités des jeunes pairs éducateurs du mouvement d’action des jeunes de Mbaïki. Le but est de les préparer à aller sur le terrain conseiller leurs camarades qui adoptent des comportements sexuels à risque, pour les inciter à plus de responsabilité”.

 

Il poursuit : “Nous observons aujourd’hui beaucoup de dérives chez les jeunes : vagabondage sexuel, croyances erronées, banditisme… Cela entraîne la propagation des IST et du SIDA, ainsi que des grossesses précoces non désirées. C’est pourquoi nous sommes venus à Mbaïki former ces jeunes, pour qu’ils puissent ensuite mener des causeries éducatives et des actions de sensibilisation auprès de leurs pairs”.

 

À l’issue de ces trois jours, les participants seront donc armés pour promouvoir des comportements sexuels responsables au sein de la jeunesse de Mbaïki. Un important enjeu pour enrayer la progression inquiétante du SIDA dans cette région sud-ouest du pays.

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Flash info : nouvelle attaque des 3R à Ngoutéré contre la position des soldats FACA

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Flash info : nouvelle attaque des 3R à Ngoutéré contre la position des soldats FACA

Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
CopyrightCNC

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 11  septembre 2024 (CNC).

 L’affrontement se poursuit à Ngoutéré, à 45 km de Bocaranga sur l’axe Bozoum. Depuis l’aube, les rebelles du groupe 3R et les Forces armées centrafricaines (FACA) s’affrontent violemment dans cette localité de l’Ouham-Pendé.

 

Des avions russes du groupe Wagner ont été aperçus survolant la zone de combat, laissant présager une possible intervention des mercenaires de Wagner. Des renforts composés de paramilitaires russes et de soldats FACA, partis ce matin de Bocaranga, seraient en approche.

 

Selon nos sources, les 3R auraient annoncé leur offensive par courrier, mais les FACA auraient sous-estimé la menace. Cette attaque s’inscrit dans une série d’assauts répétés dans la zone, révélant une stratégie de harcèlement des positions gouvernementales.

 

La multiplication de ces attaques pose des nombreuses questions sur le soutien local aux rebelles. D’après nos informateurs, la population de l’axe Ngoutéré-Bocaranga-Bozoum préfèrerait la présence des 3R à celle des Wagner et des FACA. La raison avancée est troublante : les exactions commises par les Mercenaires russes et certains éléments FACA dépasseraient celles des rebelles, selon des témoignages recueillis.

 

Cette situation prouve une fois de plus la complexité du conflit centrafricain, où la population civile se retrouve prise entre le marteau et l’enclume. L’incapacité des forces gouvernementales à gagner la confiance des habitants fragilise leur position et renforce indirectement les groupes armés.

 

La rédaction continue de suivre l’évolution de la situation et vous tiendra informés des développements à venir.

 

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En moins d’une heure, Touadera fait trembler un investisseur étranger chez lui

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En moins d’une heure, Touadera fait trembler un investisseur étranger chez lui

 

Centrafrique.org/touadera-9/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/touadera-208×450.jpg” alt=”"Photo du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en costume cravate blanc” width=”208″ height=”450″ />
Kota Baba Kongoboro, le putschiste de Bangui

 

Des informations inquiétantes ont été recueillies par la rédaction du CNC concernant le putschiste de Bangui, Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro. Un investisseur étranger, qui a récemment rencontré le chef de l’État à son domicile du quartier Boy-Rabe, a fait des déclarations surprenantes sur le comportement du Président.

 

Bangui, 11 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’homme d’affaires, qui préfère rester anonyme, raconte avoir été invité par le Président Touadéra à son domicile à Bangui. Il dit avoir apporté quatre bouteilles de whisky en cadeau. Ce qui s’est passé ensuite l’a laissé sans voix :

 

“Devant moi, le Président a pris une bouteille et l’a finie en un temps record, sans même la diluer”, rapporte-t-il, visiblement choqué par la scène.

 

Cette histoire fait écho à d’autres observations recueillies par la rédaction du CNC. Lors d’un récent meeting du parti présidentiel à Boy-Rabe, dans le 4ème arrondissement de Bangui, plusieurs personnes présentes ont dit que Kota Baba Kongoboro semblait confus. “Son discours n’avait pas de sens, il avait du mal à parler clairement”, a dit un participant qui ne veut pas être nommé.

 

Des gens qui voient souvent le Président ont aussi remarqué des changements dans son apparence. Ils parlent d’une prise de poids importante et d’un changement dans son visage. Ces observations soulèvent des questions sur sa santé.

 

Et ça se voit partout dans le pays. Un banguissois nous raconte:

 

“Ses joues sont toutes gonflées, son ventre a doublé, et ses fesses sont devenue lourdes. On dirait qu’il ne fait que manger des produits avariés et boire le ngbako toute la journée”.

 

Le pire, c’est que même quand il descend de l’avion à M’Poko, il a l’air d’avoir la tête qui tourne. Les gens se demandent comment il peut diriger le pays de Boganda dans cet état.

 

Il est à noter que la nouvelle forme de Baba Kongoboro est un sujet de discussion parmi les Centrafricains depuis plusieurs années. Cela est même devenu un objet de moquerie dans les quartiers, particulièrement parmi les jeunes. Ce n’est pas un phénomène récent ni caché.

 

Hors mis son meeting à Boy-Rabe, de nombreuses personnes ont constaté que le Président semble être régulièrement en état d’ébriété. Il n’est apparemment pas le seul dans cette situation. Le chef d’État-major, le général d’armée Zéphirin Mamadou  est également connu pour sa consommation excessive d’alcool, un fait largement reconnu dans le pays. Il semblerait que ce problème touche plusieurs hauts responsables du gouvernement.

 

Cette affaire continuera d’être suivie de près. Tout nouveau développement dans cette histoire qui fait beaucoup parler à Bangui sera communiqué.

 

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Touadéra face à sa propre nouvelle Constitution : chronique d’une violation en cascade

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Touadéra face à sa propre nouvelle Constitution : chronique d’une violation en cascade

 

Fascicule Touadera-Ngamana dite Constitution du 30 août 2023 en vente
Fascicule Touadera-Ngamana dite Constitution du 30 août 2023 en vente

 

La République centrafricaine s’est dotée d’une nouvelle loi fondamentale en août 2023. Loin de rassembler la nation, ce texte voulu par le président Kongoboro creuse les divisions. Conditions drastiques d’éligibilité, renforcement de l’exécutif, critères d’origine : les points de crispation sont nombreux. Au point que même le pouvoir peine à respecter cette Constitution taillée sur mesure.

 

Bangui, 11 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La nouvelle Constitution : une adoption contestée.

 

Le référendum constitutionnel du 30 juin 2023 a été marqué par une très faible participation, estimée à moins de 1,5% de la population selon plusieurs observateurs indépendants. Pourtant, les résultats officiels font état d’un taux de participation de 64% et de 95% de votes favorables. Ces chiffres, jugés très fantaisistes par de nombreux analystes, jettent le doute sur la légitimité même du processus.

 

“Ce référendum était une mascarade. La population n’a pas été vraiment consultée”, dénonce Martin Ziguélé, leader de l’opposition. “Touadéra impose sa Constitution comme s’il s’agissait du règlement intérieur de son parti MCU”, ajoute l’opposant.

 

La nouvelle Constitution : des dispositions discriminatoires.

 

Parmi les articles les plus controversés figure l’article 183, qui stipule : “Seuls les Centrafricains d’origine peuvent être candidats aux élections nationales”. Cette disposition exclut de fait une partie importante de la population, notamment les Centrafricains naturalisés et leurs descendants.

 

L’article 67 fixe quant à lui des conditions drastiques pour se présenter à l’élection présidentielle : être “Centrafricain d’origine et n’ayant que la seule nationalité centrafricaine”, “être titulaire au moins d’un diplôme de licence”, avoir “une propriété bâtie sur le territoire national”, etc.

 

Pour les élections législatives, l’article 99 exige notamment d’être “titulaire, au moins, d’un diplôme de Baccalauréat.. Une barrière infranchissable pour de nombreux citoyens dans un pays où le taux d’alphabétisation dépasse à peine 30%.

 

“Ces critères sont clairement discriminatoires”, s’insurge Crépin Mboli-Goumba, président du parti PATRIE. “Ils visent à écarter les opposants et à garder le pouvoir entre les mains d’une élite restreinte”.

 

Le texte réserve également “les hautes fonctions civiles et militaires” aux seuls “Centrafricains d’origine” (article 183). Une disposition qui exclut de nombreux cadres compétents issus de l’immigration ou de parents étrangers.

Faustin Archange Touadera, le Président de fait centrafricain
Faustin Archange Touadera. CopyrightDR

 

Un président en infraction ?

 

Ironie du sort, le président Kongoboro lui-même est aussi inéligible au regard de sa propre Constitution. Son père, d’origine peule nigérienne, lui bloque la possibilité de se présenter à la prochaine présidentielle. Ceci dit, le chef de l’État n’est donc pas strictement “Centrafricain d’origine”, comme l’exige désormais l’article 67.

 

Plus grave encore, Touadéra semble ignorer ces nouvelles règles dans la composition de son gouvernement. Plusieurs ministres actuels ne remplissent visiblement pas les critères fixés par la Constitution, tels que :

 

Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères, possède la double nationalité franco-centrafricaine. L’article 67 exclut pourtant les binationaux des plus hautes fonctions.

 

Thierry Kamach, ministre de l’Environnement, est né d’un père syrien et d’une mère centrafricaine. Il ne répond donc pas à la définition stricte de “Centrafricain d’origine”.

 

Pierre Somsé, ministre de la Santé, a un père congolais et une mère centrafricaine. Là encore, une situation incompatible avec l’article 183.

 

“Le président viole sa propre Constitution à peine promulguée”, s’indigne Anicet-Georges Dologuélé, ancien Premier ministre. “C’est la preuve que ce texte n’a aucune valeur à ses yeux, hormis celle d’un outil politique pour écarter ses rivaux.”

Thierry Kamach

 

Une Constitution sur mesure ?

 

Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle loi fondamentale vise avant tout à permettre à Touadéra de se maintenir au pouvoir. L’article 67 supprime en effet la limite de deux mandats présidentiels, ouvrant la voie à une candidature du chef de l’État en 2025.

 

“C’est un véritable recul démocratique”, déplore Nathalia Dukhan, chercheuse spécialiste de la Centrafrique. “Cette Constitution affaiblit les contre-pouvoirs et concentre l’autorité entre les mains du président”.

 

Le texte renforce effectivement les prérogatives de l’exécutif. L’article 65 confie notamment au chef de l’État la nomination du vice-président et du Premier ministre, sans contrôle parlementaire. L’Assemblée nationale voit par ailleurs ses pouvoirs réduits, notamment en matière budgétaire.

 

Certaines dispositions inquiètent également les défenseurs des droits humains. L’article 5 qualifie de “crime imprescriptible contre le peuple centrafricain” toute tentative de renversement du pouvoir par la force. Une formulation vague qui pourrait être utilisée pour réprimer l’opposition.

 

Un pays plus divisé que jamais.

 

Loin de rassembler les Centrafricains, cette nouvelle Constitution semble au contraire redoubler les tensions. Les critères d’origine et de nationalité risquent de marginaliser davantage certaines communautés, dans un pays déjà meurtri par des années de conflit.

 

“Ce texte divise les Centrafricains en citoyens de première et de seconde zone”, s’alarme Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme. “C’est une bombe à retardement qui menace la cohésion nationale.”

 

Dans ce contexte tendu, l’application effective de la nouvelle Constitution semble compromise. Le président Touadéra paraît lui-même hésiter à respecter à la lettre certaines dispositions, conscient de leur caractère explosif.

 

“Cette Constitution est inapplicable et dangereuse pour la stabilité du pays”, résume un diplomate occidental sous couvert d’anonymat. “Elle risque d’approfondir les fractures plutôt que de les résorber”.

 

Alors que la Centrafrique peine toujours à sortir de la crise, ce nouveau texte fondamental soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Le défi pour le pouvoir sera désormais de rassurer une population inquiète et de convaincre la communauté internationale de sa bonne foi démocratique. Un exercice qui s’annonce périlleux au vu des nombreuses contradictions de cette Constitution sur mesure.

 

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La CPC, divisée,  toujours active et déterminée

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La CPC, divisée,  toujours active et déterminée

 

Centrafrique.org/rassemblement-et-coordination-des-forces-lappel-du-general-francois-bozize-pour-une-lutte-unifiee-en-Centrafrique/lancien-president-centrafricain-francois-bozize/” rel=”attachment wp-att-65792″ data-wpel-link=”internal”>L'ancien Président centrafricain François Bozizé
L’ancien Président centrafricain François Bozizé

 

Bangui, 11 septembre 2024 (CNC).

 La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) reste opérationnelle sur le terrain, en dépit des scissions survenues récemment. Deux groupes importants,  le FPRC et l’UPC d’Ali Darras – ont quitté la coalition pour former leur propre mouvement, la CPCF (Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental).

 

La CPC originelle conserve néanmoins quatre groupes armés, dont le puissant mouvement 3R qui demeure fidèle et poursuit ses opérations contre les mercenaires de Wagner. Les autres factions semblent plus enclines au dialogue, craignant des pertes importantes dans leur rang.

 

Du côté de la CPCF, le FPRC de Noureddine Adam reste déterminé à renverser le président Touadéra. L’UPC apparaît en revanche très affaibli, ayant perdu une grande partie de ses combattants et de son armement.

 

Sur le terrain, le rapport de force penche en faveur du mouvement 3R au sein de la CPC originelle. Les milices Anti-Balaka, bien que divisées, y conservent une présence importante dans la Nana-Mambéré et l’Ouham. Les petits groupes comme le FDPC ou le RPRC restent en retrait.

 

Malgré ces recompositions, les deux branches de la rébellion poursuivent le même objectif de changement de régime. Une nouvelle décision de la coordination générale de la CPC vient d’ailleurs de nommer ou confirmer plusieurs responsables :

 

  1. Vice-Coordonnateur général : Sembé BOBO
  2. Secrétaire général : Bernard BONDA
  3. Coordonnateur militaire : Jean Francis BOZIZÉ
  4. Délégué aux relations extérieures : Léopold BARA
  5. Délégué aux relations avec les organisations humanitaires : Ousmane MOHAMADOU

 

La situation reste donc fluide au sein de la rébellion centrafricaine, entre divisions et volonté de maintenir la pression sur le pouvoir de Bangui.

 

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À Zémio, les miliciens Azandé appliquent leur propre charia

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À Zémio, les miliciens Azandé appliquent leur propre charia

 

Centrafrique.org/attache-et-battu-limam-de-zemio-pris-en-otage-par-les-miliciens-azande/imam_de_la_mosquee_de_zemio/” rel=”attachment wp-att-83006″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/imam_de_la_mosquee_de_zemio-359×450.jpg” alt=”L’imam de la mosquée centrale de Zémio, arrêté par les miliciens Azandé après sa convocation à la gendarmerie de Zémio” width=”359″ height=”450″ />
L’imam Moussa de la mosquée centrale de Zémio, arrêté par les miliciens Azandé

 

Bangui, 11 septembre 2024 (CNC).

 La situation reste tendue à Zémio, dans le sud-est de la Centrafrique. Les miliciens Azandé, censés être intégrés dans l’armée nationale, y imposent leur propre loi au mépris d’un  État de droit digne de ce nom.

 

L’imam de Zémio, monsieur Moussa, et un certain frère musulman, monsieur Ahmad, arrêtés il y a quelques semaines, ont été libérés sous la pression de Bangui. Mais leur liberté n’aura été que de courte durée. Le jour même de leur libération, les miliciens Azandé sont revenus pour les arrêter. Seule l’intervention des Casques bleus de la Minusca a permis de les mettre à l’abri dans leur base.

 

Dans le même temps, l’épouse d’un ex-combattant ayant déposé les armes en 2022 a été arrêtée et incarcérée. Les miliciens l’accusent d’avoir caché l’arme de son mari, sans aucune preuve. Mais quelle loi du pays les autorise à arrêter un individu à la place d’un autre ? C’est quelle loi? La loi des Wagner ?

 

Ces agissements s’apparentent plus aux méthodes de mercenaires qu’à celles d’une armée régulière. Formés par le groupe Wagner, les miliciens Azandé semblent avoir adopté les habitudes de leurs instructeurs russes du groupe Wagner, loin des standards éthiques et du respect des droits humains attendus de soldats d’un pays normal.

 

Par ailleurs, certaines sources indiquent que les miliciens seraient en train de quitter Zémio pour Obo. S’agit-il d’une simple relève ou d’un départ définitif ? Il est trop tôt pour le dire.

 

La situation de l’imam Moussa et de Mahamat, toujours sous la protection de la MINUSCA, reste préoccupante. Quant à l’épouse de l’ex-combattant, elle demeure aux mains des miliciens Azandé.

 

Ces événements montrent que le contrôle du gouvernement sur ces groupes armés censés être intégrés reste très limité. L’État de droit peine à s’imposer dans cette région reculée du pays.

 

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Vol, détournement et licenciement abusif, le centre de santé de Béloko en crise

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Vol, détournement et licenciement abusif, le centre de santé de Béloko en crise

 

Centrafrique.org/a-beloko-la-prophetie-dun-marabout-sement-la-panique-et-vide-les-quartiers/dans-la-ville-frontaliere-de-beloko/” rel=”attachment wp-att-75289″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dans-la-ville-frontaliere-de-Beloko-450×253.jpg” alt=”Dans la ville frontalière de Béloko” width=”450″ height=”253″ />
Dans la ville frontalière de Béloko

 

Le projet Séni, promesse phare du gouvernement centrafricain pour un meilleur accès aux soins, peine à se concrétiser dans certaines formations sanitaires de l’ouest du pays. Le centre de santé de Béloko , la situation est particulièrement alarmante.

 

Bédou Matias, secrétaire du chef de village de Zaoro-Doa, ne mâche pas ses mots :

“La population de Béloko et de Zaoro-doa gronde contre les pratiques des agents de santé communautaire”.

 

Les faits sont accablants. Alors que les enfants de 0 à 5 ans, les femmes enceintes et allaitantes devraient être soignés gratuitement, ils se voient systématiquement présenter une facture à Béloko. Bédou Matias nous montre le carnet de santé d’une femme : plus de 30 000 francs CFA déboursés en trois visites entre juin et août 2024. “C’est inacceptable”, s’insurge-t-il.

 

Plus grave encore, des patients seraient renvoyés faute de moyens. “Un enfant est mort récemment. On l’a amené à l’hôpital, mais on a refusé de le soigner”, rapporte le secrétaire, la voix tremblante.

 

L’affaire prend une nouvelle tournure avec les révélations fracassantes de l’ancien gardien du centre de santé de Béloko, monsieur Philip. Limogé après une dispute, il accuse ouvertement le médecin-chef : “Depuis longtemps, il vole régulièrement des médicaments dans l’entrepôt. Des médicaments fournis par le gouvernement pour le projet Séni”. Des allégations qui, si elles étaient avérées, expliqueraient les pénuries chroniques.

 

La population s’interroge : où passent les médicaments censés être gratuits ? La confiance envers le système de santé s’effrite dangereusement.

 

Pourtant, à quelques kilomètres de là, Baboua fait figure d’exemple. “Ma fille enceinte y a reçu des soins gratuits”, témoigne un habitant soulagé.

 

Ces disparités criantes poussent Bédou Matias à interpeller les autorités : “Nous avons besoin de personnel intègre, réellement dévoué aux enfants et aux femmes enceintes”.

 

L’avenir du projet Séni est en jeu. Pour qu’il perdure, il est urgent de rétablir l’équité dans l’accès aux soins et de restaurer la confiance des populations.

 

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Quand la population est dans la détresse, le gouvernement fait semblant, et voilà les ponts commencent à s’effondrer

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Quand la population est dans la détresse, le gouvernement fait semblant, et voilà les ponts commencent à s’effondrer

 

Centrafrique.org/crime-atroce-a-berberati-une-famille-dechiree-une-communaute-en-deuil/rond-point-de-la-ville-de-berberati-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64855″ data-wpel-link=”internal”>Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC
Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 11 septembre 2024 (CNC).

 Les autorités centrafricaines font la sourde oreille aux cris d’alarme de la population. À chaque fois que les citoyens alertent sur l’état désastreux des infrastructures, c’est le silence total. Le gouvernement semble vivre sur une autre planète, ignorant les appels à l’aide de son peuple.

 

Cette indifférence a des conséquences dramatiques. Les ponts commencent à s’effondrer partout dans le pays. Le dernier exemple en date : Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéï, où un pont important pour la région s’est écroulé samedi dernier, coupant la ville en deux.

 

Cette catastrophe paralyse la circulation des personnes et des marchandises, isolant notamment les véhicules en provenance ou à destination de Kenzo, à la frontière camerounaise. “La route menant à Gamboula est coupée par un énorme trou au niveau du quartier Diffolo, en direction de Yavouy”, explique Jean-Sosthène Dengbé, député de Berberati 1.

 

L’élu lance un appel pressant aux autorités.  ” J’exhorte les plus hautes instances du pays, le Président de la République et le Premier ministre, à envoyer d’urgence une équipe ministérielle à Berberati pour résoudre cette crise”. Il souligne que de nombreux poids lourds sont bloqués en ville, faute d’espace pour les stationner.

 

Pendant ce temps, les fonds publics s’évaporent dans le financement du groupe Wagner et les voyages présidentiels à l’étranger. Des milliards de francs CFA disparaissent au profit d’agents criminels et mafieux, au détriment des besoins essentiels de la population.

 

Le gouvernement, pris au dépourvu, risque de se tourner vers la Minusca pour une solution de fortune. Cette approche ne résoudra pas le problème de fond : l’absence criante d’entretien des infrastructures vitales du pays.

 

Berberati paie aujourd’hui le prix fort de cette gestion calamiteuse des deniers publics. La population, elle, continue de souffrir des conséquences de l’inaction gouvernementale, tandis que les autorités persistent à ignorer leurs responsabilités.

 

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La commune de Mambéré au bord de l’asphyxie économique

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La commune de Mambéré au bord de l’asphyxie économique

 

Boda-le-chaos-regne/village-de-zoundombo-situe-entre-mbaiki-et-boda-dans-la-prefecture-de-la-lobaye/” rel=”attachment wp-att-76930″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Village-de-Zoundombo-situe-entre-Mbaiki-et-Boda-dans-la-prefecture-de-la-Lobaye-450×203.jpg” alt=”Vue du village de Zoundombo, près de Boda, en République centrafricaine, avec une église évangélique et des maisons en arrière-plan.” width=”450″ height=”203″ />
CopyrightCNC

 

La population de la commune de Mambéré , près de Nola dans la Sangha-Mbaéré, vit des moments difficiles. Les prix des produits de première nécessité flambent sur les marchés locaux, plongeant les habitants dans le désarroi.

 

Bangui, 11 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Sur les étals du marché de la commune de Mambéré , le litre d’huile est passé de 1200 à 1500 francs CFA. Le prix d’un simple morceau de savon a bondi de 150 à 250 francs. Une inflation que les agriculteurs, principale activité de la commune , peinent à absorber.

 

Annie Bakalé, cultivatrice dans la commune de Mambéré , ne décolère pas : “Les commerçants ont augmenté tous les prix. Un savon coûte maintenant 250 francs et un litre d’huile 1500 francs. Ils invoquent les tracasseries policières et l’état des routes. La population n’en peut plus”.

 

Paradoxalement, cette hausse survient alors que les récoltes sont abondantes dans la commune de Mambéré . Mais les paysans ne trouvent pas preneurs pour leurs produits.

 

La dégradation des axes routiers est pointée du doigt. Clarisse Numbile, chef du quartier Mambélé 9, témoigne : “Impossible de se rendre à Bangui en urgence. Il faut entre 3 jours et une semaine pour y arriver. Nous demandons au gouvernement de régler ce problème de routes”.

 

Les commerçants expliquent cette inflation par l’explosion des coûts de transport. Michel Nguimandji, leur délégué, détaille : “Nous nous approvisionnons à Puy-Bangui ou Quezo. Avant, le voyage prenait 2 jours. Maintenant c’est plus d’une semaine, d’où l’augmentation de nos prix pour couvrir ces frais”.

 

Située à 315 km de Bangui , Mambélé est un important carrefour commercial pour toute la région. Son asphyxie économique menace l’approvisionnement de plusieurs préfectures alentour. Une situation inquiétante qui appelle des mesures urgentes pour désenclaver cette commune stratégique.

 

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Mambéré-Kadéi : la transhumance, un défi à relever pour la Haute-Batouri

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Mambéré-Kadéi : la transhumance, un défi à relever pour la Haute-Batouri

 

Centrafrique.org/en-Centrafrique-des-eleveurs-pris-en-tenaille-entre-milices-et-militaires-y-compris-les-mercenaires-de-wagner/une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-bossemptele-et-baoro/” rel=”attachment wp-att-53088″ data-wpel-link=”internal”>Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro
Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, la commune de Haute-Batouri tente de gérer au mieux le passage des troupeaux transhumants. René Yele Zaolo, secrétaire général adjoint du comité de suivi de la transhumance, nous éclaire sur les enjeux et les solutions mises en place.

 

Bangui, 11 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

“La transhumance est gérée selon un calendrier précis. Dès le mois d’octobre, les troupeaux empruntent une voie qui traverse notre commune, depuis l’Ombella-M’Poko jusqu’à la zone d’Amada-Gaza”, explique M. Yele Zaolo. Les éleveurs quittent le Tchad, passent par Bossangoa et l’Ombella-M’Poko avant d’entrer dans la Haute-Batouri.

 

Pour éviter les conflits avec les agriculteurs, des précautions sont prises : “Nous invitons les vétérinaires et suivons le passage des troupeaux. Une zone est désignée pour leur installation temporaire”. La commune dispose en effet de bons pâturages, mais n’est pas une zone d’élevage à proprement parler. “C’est une ligne de transhumance avec des portions pour accueillir les passants fatigués”, précise notre interlocuteur.

 

Le comité de suivi joue un rôle clé dans la prévention des conflits. “Notre rôle principal est d’intervenir là où passent les convoyeurs et les bœufs pour qu’il n’y ait pas de dégâts chez les agriculteurs”, souligne M. Yele Zaolo. Une stratégie qui porte ses fruits puisque la commune n’a pas connu de heurts majeurs récemment.

 

La clé : la communication et l’anticipation. “Avant la saison, nous organisons des réunions avec les éleveurs sédentaires. Quand les transhumants arrivent, nous allons à leur rencontre pour fixer les dates de passage”, détaille le responsable. Une zone tampon de 10 km est établie entre les zones agricoles et les couloirs de transhumance.

 

Malgré ces efforts, des défis demeurent. “Certains convoyeurs ne respectent pas les accords conclus, ce qui peut générer des conflits nécessitant parfois l’intervention de la justice”, déplore M. Yele Zaolo. Le manque de moyens du comité complique également sa tâche.

 

Néanmoins, l’esprit de dialogue prévaut. “Nous sommes tous de la même famille, musulmans et chrétiens unis pour le développement de notre pays”, affirme avec conviction le secrétaire général adjoint. Un état d’esprit qui, espérons-le, continuera de favoriser une cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs dans la région.

 

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Fiasco diplomatique : Touadéra transforme une visite d’État en Chine en coûteuses vacances

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Fiasco diplomatique : Touadéra transforme une visite d’État en Chine en coûteuses vacances

 

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Le Président centrafricaine, Faustin Archange Touadera, à gauche, et le Président chinois, Xi Jinping , à droite, au palais du peuple en Chine, le 6 septembre 2024. Copyrightla renaissance.

 

Le 6 septembre 2024, une scène surréaliste s’est déroulée au Grand Palais du Peuple à Pékin. Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, a été reçu par son homologue chinois Xi Jinping dans le cadre du sommet Chine-Afrique. Mais ce qui aurait dû être l’apogée d’une visite diplomatique s’est révélé être l’épilogue d’un voyage touristique de deux semaines aux frais du contribuable centrafricain. Un véritable Fiasco diplomatique.

 

Bangui, 10 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Fiasco diplomatique : Une délégation qui fait grincer des dents.

 

Lors de la réception du Président centrafricain par son homologue chinois le vendredi 6 septembre, dans la salle de réception, aux côtés des deux chefs d’État, on pouvait observer un étrange mélange de personnalités. Le directeur de protocole, monsieur Freddy Mapouka, et son adjoint, monsieur Constant Mokalo, habituellement cantonnés aux coulisses, trônaient sur le même canapé que les rares ministres présents. Plus surprenant encore, le garde du corps personnel du président et même le coursier chargé du nettoyage des costumes de Baba Kongoboro , monsieur André Dingoupou, avaient une place de choix dans cette rencontre supposée sceller l’avenir économique du pays de Barthélémy Boganda, pour ne pas dire ce Fiasco diplomatique.

 

Certes, le ministre de l’Économie et celui des Affaires étrangères étaient présents dans la salle, mais ils semblaient noyés dans cette délégation hétéroclite. L’absence criante d’experts économiques, de chefs d’entreprises centrafricains ou du président du Conseil économique et social n’a pas manqué de soulever des interrogations quant au sérieux de cette visite.

 

Fiasco diplomatique : des discussions capitales menées par des amateurs.

 

Cette composition inadaptée de la délégation centrafricaine a eu des conséquences immédiates sur la qualité des échanges. Comment discuter sérieusement de la construction d’un barrage hydroélectrique dans la Lobaye, du désenclavement ferroviaire de la RCA ou de la réhabilitation des hôpitaux de Bimbo sans la présence des ministres de l’Énergie, des Transports ou de la Santé ? Un véritable Fiasco diplomatique.

 

L’autre sujet brûlant de cette rencontre était la demande d’appui pour la formation et le renforcement des Forces de Défense et de Sécurité centrafricaines. Là encore, l’absence du ministre de la Défense est apparue comme une aberration diplomatique. Les rares ministres présents, bien qu’on imagine  compétents dans leurs domaines respectifs, n’avaient pas l’expertise nécessaire pour aborder tous ces sujets techniques, laissant ainsi une partie des discussions potentiellement survolée.

 

Deux semaines de tourisme en Chine aux frais de l’État et un Fiasco diplomatique monumental.

 

Mais le plus choquant dans cette visite n’est pas tant la composition de la délégation le jour J que ce qui a précédé cette rencontre. En effet, le président Kongoboro est arrivé en Chine dès le 27 août, soit deux semaines avant le sommet Chine-Afrique. Au lieu de préparer intensivement les négociations à venir, le président et sa suite ont entrepris un véritable périple touristique à travers trois provinces chinoises.

 

Pendant que le pays attend désespérément des investissements et que la population de Bangui lutte quotidiennement contre la pauvreté, le président et son entourage ont multiplié les visites de sites touristiques. Des séjours dans des hôtels de luxe, des déplacements coûteux et des dîners fastueux ont ponctué ce voyage, le tout aux frais du contribuable centrafricain. Cette escapade de deux semaines soulève de sérieuses questions sur les priorités de Kota Baba Kongoboro et sur l’utilisation des maigres ressources de la nation. Ceci n’est qu’un Fiasco diplomatique.

 

Un contraste frappant avec les autres délégations africaines.

 

L’amateurisme de la délégation centrafricaine est d’autant plus flagrant lorsqu’on le compare à l’approche d’autres pays africains présents au même sommet. Le Sénégal et le Rwanda, par exemple, ont su tirer profit de leurs relations avec la Chine en obtenant des aides massives et des investissements importants. Ces pays ont envoyé des délégations composées d’experts économiques et de ministres clés, capables de négocier efficacement dès leur arrivée, sans s’offrir de vacances préalables aux frais de l’État.

 

La Centrafrique, elle, repart les mains vides. Un Fiasco diplomatique . Alors que le pays aurait pu bénéficier d’investissements dans des secteurs clés comme l’énergie, les transports ou la santé, il semble que la priorité ait été donnée au tourisme présidentiel plutôt qu’aux intérêts de la nation.

 

Une occasion manquée pour la Centrafrique.

 

Ce sommet aurait pu être l’occasion en or de décrocher des contrats importants et de montrer que la Centrafrique est prête à jouer dans la cour des grands. Mais avec une préparation aussi légère et une équipe aussi peu qualifiée, on se demande si le président Baba Kongoboro est vraiment venu pour négocier ou juste pour la photo.

 

L’image renvoyée par cette délégation est celle d’un pays plus préoccupé par l’apparat que par l’efficacité. Comment justifier que le directeur du protocole et un coursier se retrouvent dans la salle de réception, quand des chefs d’entreprise capables de discuter concrètement des enjeux économiques avec la Chine sont absents ? Le président du Conseil économique et social, qui aurait pu jouer un rôle clé dans ces discussions sur le développement du pays, n’était même pas du voyage.

 

Un gaspillage des ressources nationales.

 

Au-delà de l’occasion manquée sur le plan diplomatique et économique, ce voyage pose de sérieuses questions sur la gestion des fonds publics. Le coût d’un séjour de deux semaines en Chine pour une délégation nombreuse est considérable. Ces dépenses, qui incluent les vols internationaux, l’hébergement dans des hôtels de luxe, les déplacements internes et les repas, représentent une somme importante qui aurait pu être investie directement dans le développement du pays.

 

Dans un pays où une grande partie de la population vit sous le seuil de pauvreté, où les infrastructures de base font cruellement défaut, et où les services publics peinent à fonctionner, un tel gaspillage est moralement indéfendable. Il témoigne d’un mépris avéré pour les besoins urgents du peuple centrafricain.

 

Une réforme urgente de la diplomatie centrafricaine s’impose.

 

Ce fiasco diplomatique dévoile aux yeux du monde la nécessité d’une refonte complète de l’approche diplomatique de la République centrafricaine. Il est impératif que les futures délégations soient composées d’experts qualifiés, capables de négocier efficacement dans l’intérêt du pays. Les visites d’État doivent être minutieusement préparées, avec des objectifs clairs et une stratégie de négociation bien définie.

 

De plus, une plus grande transparence dans l’utilisation des fonds publics pour ces déplacements est indispensable. Le peuple centrafricain a le droit de savoir comment son argent est dépensé et quels sont les résultats concrets de ces investissements diplomatiques.

 

En un mot, cette visite qui aurait dû être une vitrine de la coopération sino-centrafricaine s’est transformée en un symbole d’incompétence et de gaspillage. Alors que d’autres pays africains repartent avec des promesses d’investissements et des accords concrets, la Centrafrique ne ramène que des souvenirs de vacances présidentielles. Il est temps que le président Touadéra et son gouvernement prennent la mesure de leurs responsabilités et agissent enfin dans l’intérêt du peuple centrafricain, plutôt que pour leur confort personnel.

 

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Sylvie Baïpo-Temon au centre d’un réseau de vente de postes consulaires aux hommes d’affaires étrangers

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Sylvie Baïpo-Temon au centre d’un réseau de vente de postes consulaires aux hommes d’affaires étrangers

 

Centrafrique.org/madame-sylvie-mbaipo-temon-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres/” data-wpel-link=”internal”>Madame Sylvie Baïpo-Temon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères
Madame Sylvie Baïpo-Temon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères

 

 

Le gouvernement du Premier Ministre Félix Moloua est de plus en plus critiqué pour son implication dans des scandales de corruption. La Ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, est depuis quelques temps impliquée dans un réseau mafieux qui gangrène les institutions centrafricaines. Après avoir vendu des passeports diplomatiques à prix d’or, elle se lance désormais dans la vente frauduleuse de postes consulaires.

 

Bangui, 10 septembre 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un réseau de corruption bien organisé par la ministre Baïpo-Temon.

 

Depuis plusieurs années, la Ministre Sylvie Baïpo-Temon est au cœur d’une série d’accusations de corruption. Des sources proches du dossier révèlent que Mme Baïpo-Temon aurait vendu des passeports diplomatiques à des étrangers pour des montants exorbitants. Ces passeports, censés être réservés aux représentants officiels de la République centrafricaine, se retrouvent entre les mains de personnes prêtes à payer le prix fort pour obtenir ce précieux document.

 

Mais le scandale ne s’arrête pas là. La Ministre est également accusée de vendre des nominations à des postes consulaires à l’étranger. Selon des témoins, elle aurait proposé à un homme d’affaires israélien, actif dans le commerce des diamants, un poste de consul honoraire des Centrafricains aux États-Unis. En échange, cet investisseur aurait été contraint de verser des sommes d’argent considérables pour accélérer le traitement de son dossier.

Une promesse non tenue du réseau de Baïpo-Temon.

 

Deux ans se sont écoulés depuis cette transaction douteuse, et le décret de nomination n’a toujours pas été signé. Malgré les dépenses exorbitantes de l’homme d’affaires pour satisfaire les caprices de la Ministre – y compris des cadeaux somptueux et des frais divers lors de son séjour à Bangui,  le poste promis reste une chimère.

 

Ce n’est pas la première fois que cet homme d’affaires se fait piéger par le réseau de corruption qui gangrène le gouvernement centrafricain. En 2022, il avait déjà été victime d’une arnaque similaire instrumentée par le conseiller diplomatique du Président Faustin-Archange Touadéra, Ali Gonissa. Celui-ci lui avait extorqué 20 000 euros pour l’obtention d’un passeport diplomatique qui, à ce jour, n’a jamais été délivré.

 

Les autorités centrafricaines, gangrenées par la mafia

Ces affaires montre bien une réalité sombre : les plus hautes sphères du pouvoir en Centrafrique sont infiltrées par un réseau de criminels qui abusent de leur position pour s’enrichir aux dépens de la nation. Les témoignages affluent, prouvant une fois de plus un système où la corruption n’est plus l’exception, mais la règle.

 

Il est troublant de constater comment des figures majeures du gouvernement, censées représenter la République à l’international, se transforment en véritables chefs mafieux. Le peuple centrafricain, déjà éprouvé par des années de conflits, se retrouve une fois de plus trahi par ceux qui devraient défendre ses intérêts. Au lieu de cela, ces responsables étatiques n’hésitent pas à vendre les symboles de la souveraineté nationale au plus offrant, dans un mépris total des lois et des valeurs qu’ils sont censés incarner.

 

Ce climat d’impunité alimente le ressentiment au sein de la population, qui voit ses dirigeants s’enrichir sans vergogne, tandis que le pays plonge dans une pauvreté croissante. La Centrafrique, sous l’emprise de ces réseaux criminels, semble s’éloigner de plus en plus de la voie de la paix et du développement. La question reste posée : combien de temps encore les Centrafricains toléreront-ils ces abus, et quels seront les véritables responsables de la chute inexorable de ce pays riche en ressources mais si mal gouverné ?

 

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Pourquoi le destin du Plan National de Développement  est Identique à Celui du RCPCA ?

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Pourquoi le destin du Plan National de Développement  est Identique à Celui du RCPCA ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-touadera-annonce-des2-sim-pour-les-fonctionnaires-dici-aout-2018/revue-rcpca-banque-mondiale-7-18-bon-pour-la-dimension/” rel=”attachment wp-att-21598″ data-wpel-link=”internal”>

 

Annoncé à grands frais par le ministre de l’économie et du plan Richard Filakota, le Plan national de développement (PND) suit la voie du RCPCA, où des promesses de milliards s’évanouissent, laissant place à des projets mal conçus et une dépendance accrue envers les partenaires internationaux.

 

Bangui, 10  septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le Plan National de Développement (PND) de la République centrafricaine, annoncé comme remplaçant du RCPCA (Récupération et Consolidation de la Paix en Centrafrique), est un programme ambitieux d’environ 7000 milliards de francs CFA, prévu pour s’étendre sur une période de quatre ans. Ce programme a pour objectif de relancer l’économie du pays, de consolider la paix, et de favoriser le développement à long terme. Toutefois, tout comme le RCPCA, ce nouveau plan repose sur un mécanisme complexe de financement, d’exécution et de gestion qui mérite une explication détaillée à nos lecteurs.

 

Structure et Financement du Plan National de Développement.

 

Le financement du PND est censé provenir de plusieurs sources, tout comme c’était le cas pour le RCPCA. Il est prévu que ces 7000 milliards de francs CFA soient constitués de dons, de prêts concessionnels, et de contributions directes de divers partenaires internationaux tels que la Banque mondiale, l’Union européenne, les Nations unies, ainsi que d’autres organisations multilatérales et bilatérales.

 

1. Dons et Prêts:

 

  • Dons : Une partie des fonds proviendra de dons accordés par des partenaires internationaux. Ces dons sont des financements qui n’exigent pas de remboursement et sont souvent alloués à des projets spécifiques dans des secteurs comme l’éducation, la santé, l’infrastructure, ou la gouvernance.
  • Prêts : Une autre partie du financement viendra de prêts concessionnels, qui sont des prêts à des conditions avantageuses (taux d’intérêt bas et longues périodes de remboursement). Ces prêts, généralement accordés par des institutions comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI), devront être remboursés par le gouvernement centrafricain à terme.

 

2. Gestion des Fonds du Plan National de Développement :

 

  • Les fonds alloués dans le cadre du PND ne sont pas entièrement et directement disponibles pour le gouvernement centrafricain. Une grande partie de ces fonds sera gérée par des agences des Nations unies (comme le PNUD, l’UNICEF, le PAM) et d’autres partenaires internationaux qui mettront en œuvre les projets spécifiques sur le terrain. Ces agences auront la responsabilité de superviser l’utilisation des fonds pour garantir qu’ils sont utilisés conformément aux objectifs du programme.

Processus de Mise en Œuvre du Plan National de Développement .

 

  1. Soumission de Projets par le Gouvernement:

 

  • Pour accéder à ces fonds, le gouvernement centrafricain doit présenter des projets bien élaborés qui répondent aux critères établis par le PND. Ces projets doivent être détaillés et justifier l’usage des fonds dans des domaines spécifiques. Une fois soumis, ces projets sont évalués par les agences gestionnaires ou les partenaires internationaux.
  • Validation et Déblocage des Fonds : Si les projets sont validés, les fonds nécessaires sont alors débloqués, mais ils sont souvent gérés par les agences internationales qui veillent à leur bonne utilisation. Le gouvernement centrafricain peut ainsi obtenir des financements pour des projets spécifiques, mais cela reste sous la stricte supervision des partenaires internationaux.

 

  1. Problèmes de Compétences au Sein du Gouvernement:

 

  • Un défi majeur pour le gouvernement centrafricain est le manque de compétences en matière de montage de projets. Comme l’a déclaré le ministre de l’Économie, M. Filakota, ce manque de ressources humaines qualifiées est un obstacle majeur à l’efficacité de ce programme. Dans certains cas, les agences des Nations unies, comme la FAO, le PNUD, ou l’UNICEF, sont obligées d’aider le gouvernement à monter les projets ou même à les rédiger à sa place. Cela montre une dépendance critique vis-à-vis des partenaires internationaux pour l’accès aux financements.

 

  1. Impact Réel et Problèmes de Transparence:

 

  • Bien que le PND soit annoncé comme une opportunité de développement pour le pays, il existe un scepticisme quant à son impact réel sur la population. Le ministre de l’Économie lui-même a admis que le RCPCA, le programme précédent, a été un échec. Les fonds alloués n’ont pas eu d’impact concret visible pour la population, et les centrafricains n’ont pas ressenti les bénéfices escomptés. Il craint que le PND ne suive la même voie.

 

Critique et Réalités.

 

Les critiques envers le PND soulignent que malgré l’ampleur du financement annoncé, une grande partie des fonds risque d’être absorbée par les coûts de fonctionnement des agences internationales. Ces agences sont souvent perçues comme opérant avec des ressources importantes (véhicules, infrastructures, personnel coûteux) qui engloutissent une portion significative du financement. Ainsi, les 7000 milliards de francs CFA annoncés peuvent sembler impressionnants, mais une grande partie pourrait ne jamais atteindre directement les bénéficiaires centrafricains.

 

De plus, le manque de capacité du gouvernement à présenter et à gérer des projets de manière autonome pose un réel problème. Le fait qu’une seule personne, un fonctionnaire du ministère de l’économie, proche de la retraite, soit responsable du montage de la plupart des projets montre l’étendue de la crise de compétence au sein des institutions gouvernementales. Cela soulève des doutes sur la capacité du pays à tirer pleinement profit du PND.

 

En réalité, bien que le Plan National de Développement soit présenté comme une initiative prometteuse pour relancer l’économie centrafricaine, il reste des défis majeurs à surmonter. Le mécanisme de financement, bien que complexe, repose sur la capacité du gouvernement à présenter des projets viables, ce qui est actuellement compromis par un manque de ressources humaines qualifiées. De plus, la gestion des fonds par des agences internationales pose de sérieuses questions sur l’efficacité et la transparence de l’utilisation des ressources. Si ces défis ne sont pas adressés, le PND risque de reproduire les échecs du RCPCA, laissant les centrafricains sans les bénéfices promis par ces financements massifs.

 

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Le député de Ngaoundaye 2, Antoine Koïrokpi, 80 ans,  rejoint la majorité présidentielle

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Le député de Ngaoundaye 2, Antoine Koïrokpi, 80 ans,  rejoint la majorité présidentielle

 

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Antoine Koirokpi, député du MLPC de Ngaoundaye 2

 

Le député Antoine Koïrokpi, élu de Ngaoundaye 2, vient de quitter les rangs de l’opposition pour rejoindre la majorité présidentielle. Ce revirement inattendu d’un vétéran de la politique centrafricaine provoque de vives réactions dans le pays.

 

Bangui, 10 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

À 80 ans, Antoine Koïrokpi semblait incarner la stabilité au sein de l’opposition. Élu sous l’étiquette du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) en 2016, puis réélu en 2020-2021, cet ancien cadre du ministère de l’Agriculture jouissait d’une solide réputation. Son ralliement discret au camp du président Faustin-Archange Touadéra a pris tout le monde de court.

 

“C’est un choc pour nous”, confie un responsable du MLPC sous couvert d’anonymat. “Lors des dernières campagnes électorales, notre président Martin Ziguélé avait lui-même battu le pavé dans chaque village pour le soutenir. Personne ne pouvait imaginer qu’il nous tournerait le dos ainsi”.

 

D’après nos informations, M. Antoine Koïrokpi aurait même joué un rôle actif dans le ralliement d’autres élus de l’opposition, notamment le député de Ngaoundaye 3 issu de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA). Ces transfuges auraient rejoint le Mouvement Touadéra en Marche (MTM), une formation créée par le député Mbaïkoua de Paoua 2 et allié du pouvoir.

 

Ce revirement surprend d’autant plus que la situation matérielle de M. Koïrokpi ne semblait pas précaire. Retraité touchant une pension mensuelle d’environ 50 000 FCFA, il bénéficie désormais d’une confortable indemnité parlementaire de 3 millions FCFA.

 

“Comment peut-il abandonner ses convictions pour quelques avantages matériels ?”, s’interroge un observateur de la vie politique centrafricaine. “C’est d’autant plus choquant qu’il a l’âge d’être un sage, un exemple pour les jeunes générations”.

 

Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une trahison. Elles pointent du doigt le contraste avec l’attitude d’autres figures de l’opposition, à l’image de Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de la Centrafrique (MDREC).

 

“Regardez Bendounga”, souligne un militant de l’opposition. “Il a tout perdu sous Bozizé pour ses idées, même jusqu’en 2020, où il avait été élu député de Bimbo 3. Mais  Aujourd’hui  il n’a cédé aux sirènes du pouvoir, même quand Touadéra l’a approché pour négocier”.

 

Le parcours de Joseph Bendounga est en effet emblématique. Prospère entrepreneur dans les années 90 – 2000,, il a vu ses biens confisqués et a même été victime de violences physiques sous le régime de François Bozizé. Malgré ces épreuves, il reste fidèle à ses convictions.

 

“Bendounga dormait sous des bâches, il n’avait plus de maison“, poursuit notre interlocuteur. “Mais il préfère ça plutôt que de trahir ses idéaux. C’est ça, un vrai homme politique”.

 

Le contraste avec l’attitude de M. Antoine Koïrokpi est saisissant. Beaucoup s’interrogent sur les motivations profondes de ce revirement. Certains évoquent des pressions, d’autres des promesses de postes ou d’avantages.

 

“C’est incompréhensible”, déplore un cadre du MLPC. “Il a un niveau d’études correct, un baccalauréat. Ce n’est pas un illettré qu’on peut facilement manipuler. Alors pourquoi agit-il ainsi ?”

 

Cette défection pose la question plus large de l’éthique en politique. Dans un pays très agité par des décennies d’instabilité, où la confiance des citoyens envers leurs élus est déjà fragile, de tels revirements ne peuvent qu’alimenter le cynisme.

 

“Quel message envoyons-nous à la jeunesse ?”, s’alarme un enseignant de Bangui. “On leur dit que les convictions n’ont pas d’importance, que seul l’argent compte ? C’est dramatique pour l’avenir de notre pays”.

 

Le ralliement de M. Antoine Koïrokpi s’inscrit dans une tendance plus large. Depuis la réélection contestée du président Touadéra en 2020, plusieurs figures de l’opposition ont rejoint le camp présidentiel. Certains y voient une stratégie délibérée du pouvoir pour affaiblir ses adversaires.

 

“C’est du clientélisme pur et simple”, dénonce un analyste politique. “On achète les consciences avec des postes, des avantages. Et pendant ce temps, les vrais problèmes du pays restent sans solution”.

 

La République centrafricaine fait en effet face à d’immenses défis. Malgré la présence de forces de l’ONU et de mercenaires russes, une grande partie du territoire échappe toujours au contrôle de l’État. La pauvreté reste endémique et les tensions intercommunautaires persistent.

 

Dans ce contexte, le jeu des ralliements politiques peut sembler dérisoire. Pourtant, il révèle les failles d’un système où l’intérêt personnel prime trop souvent sur le bien commun.

 

Le cas d’Antoine Koïrokpi est d’autant plus symbolique qu’il concerne un élu âgé, censé incarner la sagesse. Son revirement pose la question de l’exemplarité des responsables politiques, dans un pays où la jeunesse a plus que jamais besoin de repères.

 

Alors que les réactions se multiplient, M. Koïrokpi reste pour l’instant silencieux. Son ancien parti, le MLPC, n’a pas encore réagi officiellement. Mais nul doute que cette défection laissera des traces durables dans le paysage politique centrafricain.

 

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Les dessous troubles du procès Ngaissona à la CPI, éclairage sur les  Témoignages des anciens rebelles centrafricains

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Les dessous troubles du procès Ngaissona à la CPI, éclairage sur les  Témoignages des anciens rebelles centrafricains

 

Centrafrique.org/cpi-affaire-yekatom-et-ngaissona-reprise-du-proces-ce-lundi-28-mars-2022/m-ngaissona-lors-de-sa-premiere-comparution-devant-la-cpi-le-25-janvier-2019/” rel=”attachment wp-att-55010″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/03/M.-Ngaissona-lors-de-sa-premiere-comparution-devant-la-CPI-le-25-janvier-2019-450×326.jpg” alt=”M. Ngaïssona lors de sa première comparution devant la CPI le 25 janvier 2019 ©ICC-CPI” width=”450″ height=”326″ />
M. Ngaïssona lors de sa première comparution devant la CPI le 25 janvier 2019 ©ICC-CPI

 

Les réseaux sociaux centrafricains bouillonnent depuis plus d’une semaine. Deux vidéos d’Édouard Ngaissona, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale (CPI), circulent massivement, particulièrement sur WhatsApp.

 

Dans ces enregistrements, Ngaissona parle de deux figures bien connues en Centrafrique : Joachim Kokaté et Jean-Jacques Démafouth. Ces hommes, qui auraient pu se retrouver sur le banc des accusés, sont aujourd’hui des témoins à la CPI. Ce revirement laisse les Centrafricains perplexes.

 

Joachim Kokaté, ancien capitaine de l’armée nationale, a un passé tumultueux. Il a participé aux mutineries et à la tentative de coup d’État contre le président Ange-Félix Patassé en 2001. Son parcours criminel depuis le quartier Ouango dans le septième arrondissement et Pétévo dans le sixième n’est un secret pour personne en Centrafrique. Après avoir fui au Congo-Brazzaville puis en France via le papier d’un compatriote, il est devenu un membre influent de la milice anti-balaka. Pourtant, au lieu d’être jugé, il témoigne aujourd’hui à la CPI.

 

Jean-Jacques Démafouth, ancien chef rebelle de l’APRD, traîne derrière lui une réputation entachée de nombreux meurtres. Son parcours politique est tout aussi controversé : ministre sous Patassé, il est ensuite devenu chef rebelle dans l’Ouham-Pendé. Pendant la transition de Catherine Samba-Panza, il s’est fait remarquer par ses manœuvres politiques douteuses. Sa moralité est largement remise en question par ses compatriotes.

 

La décision de la CPI d’entendre ces deux hommes comme témoins plutôt que comme accusés fait grincer des dents. De nombreux Centrafricains s’interrogent sur la pertinence d’accorder du crédit à des personnes au passé si trouble. Cette situation ébranle la confiance déjà fragile dans le processus judiciaire international.

 

Dans sa déclaration, Édouard Ngaissona n’y va pas de main morte. Il décrit Kokaté comme un homme qui “vit de rébellion en rébellion” et cherche constamment à tirer un profit personnel des situations. Quant à Démafouth, il le qualifie sans ambages de “monsieur très dangereux, capable de tout pour atteindre ses fins”.

 

Ces révélations ravivent le débat sur la crédibilité des témoins à la CPI et l’efficacité de la justice internationale en Centrafrique. De plus en plus de voix s’élèvent pour exiger plus de transparence et d’équité dans le traitement des crimes commis dans le pays.

 

Le cas de Kokaté est particulièrement emblématique. Ngaissona raconte comment, en 2017, Kokaté est venu le voir dans son bureau à la Fédération Centrafricaine de football. Il lui a avoué avoir accepté de ternir la réputation d’un opposant politique du régime de Touadera, en l’occurrence le président de l’URCA, Anicet Georges Dologuelé. Kokaté aurait même fait écouter à Ngaissona un enregistrement secret de sa conversation avec Dologuélé. Quand Ngaissona lui a demandé ce qu’il espérait gagner, Kokaté aurait répondu qu’il allait remettre l’enregistrement à un certain Sani Alou en échange d’une récompense.

 

Concernant Démafouth, Ngaissona le dépeint comme un homme aux multiples visages. Il le décrit comme un conseiller à la présidence auprès de Djotodia pendant la période Séléka, tout en prétendant travailler pour la paix. Ngaissona l’accuse d’avoir trompé Catherine Samba-Panza, qui ne voulait initialement rien savoir des résistants anti-balaka. Démafouth aurait également torpillé les efforts de paix en manipulant les différentes factions.

 

Ngaissona va plus loin en accusant Démafouth d’avoir utilisé un groupe de rebelles de l’APRD pour détourner l’argent du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) sous la présidence de Bozizé et pendant la transition. Ces éléments, dirigés par un certain LarmaSoum, auraient commis des viols, des crimes et des pillages à Bangui.

 

Ces révélations, non connues par les juges de la CPI, mais bien connues des centrafricains, particulièrement des journalistes,  jettent une lumière crue sur les coulisses du pouvoir en Centrafrique et les jeux d’influence qui s’y déroulent. Elles posent également des questions sur la capacité de la CPI à naviguer dans ces eaux troubles et à rendre une justice équitable.

 

L’affaire ne se limite pas à ces deux hommes. Ngaissona exprime sa stupéfaction face aux accusations portées contre lui, notamment concernant des publications sur Facebook. Il remet en question l’authenticité des preuves présentées, se demandant si les personnes censées être ses “amis” sur le réseau social le sont réellement.

 

Cette affaire complexe met en évidence les défis auxquels fait face la justice internationale dans des contextes de conflit prolongé comme celui de la Centrafrique. Elle souligne la nécessité d’une approche plus nuancée et contextuelle dans l’évaluation des témoignages et des preuves.

 

Pour de nombreux Centrafricains, cette situation renforce le sentiment d’une justice à deux vitesses, où une partie importante des véritables responsables des atrocités échappe aux poursuites tandis que d’autres, la plus petite catégorie,  sont sacrifiés sur l’autel de la politique.

 

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Un cardinal camerounais tape sur la conscience des fonctionnaires centrafricains issus des écoles catholiques

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Un cardinal camerounais tape sur la conscience des fonctionnaires centrafricains issus des écoles catholiques

 

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Abbé – honorable et chef anti-balaka de Carnot Evariste NGAMANA

 

 

Un cardinal camerounais fait sensation sur les réseaux sociaux centrafricains avec une vidéo où il fustige le comportement des fonctionnaires formés dans les établissements catholiques. Ses propos percutants touchent une corde sensible en République centrafricaine, notamment les fonctionnaires centrafricains.

 

Bangui, 10  septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Dans cette vidéo devenue virale, particulièrement sur WhatsApp, l’homme d’Église s’adresse sans détour aux agents de l’État formés dans les écoles confessionnelles. Il raconte avoir interpellé un fonctionnaire camerounais, ancien élève d’une école catholique : “Je ne vois pas la différence entre vous et les autres qui détournent l’argent de l’État. Eux, ils volent, vous volez. Eux, ils détournent, vous détournez”.

 

La réponse du fonctionnaire au cardinal a de quoi surprendre : “Quand nous volons l’argent de l’État, notre conscience nous trouble. À l’école catholique, on nous a appris que voler est un péché”. Une maigre consolation qui n’impressionne guère le cardinal.

 

Ces déclarations résonnent fortement en Centrafrique. Le pays compte de nombreux fonctionnaires centrafricains passés par le séminaire ou les écoles catholiques. Le vice-président de l’Assemblée nationale, Évariste Ngamana, un ancien abbé, se trouve justement au cœur d’un scandale de détournements. “Il n’est même pas gêné. Il se permet d’insulter et de menacer les autres”, s’indigne un observateur centrafricain.

 

Le président Baba Kongoboro lui-même, bien que n’ayant pas suivi une formation catholique, est diacre de l’Église baptiste UFEB de Ngoubagara. Il se dit “fervent chrétien”. Pourtant, son attitude pose de question. “On tue massivement les Centrafricains. Il ferme sa gueule. Il sourit. Il se moque même de ces Centrafricains tués”, dénonce une source proche du pouvoir.

 

Le cardinal camerounais dans cette vidéo insiste sur la nécessité d’éduquer la conscience des dirigeants. “On a l’impression que beaucoup de gens au monde ne dirigent plus avec leur conscience. Et beaucoup sont de notre foi, c’est ça qui est embêtant”, déplore-t-il.

 

Ces propos trouvent un écho particulier en RCA. “Le cas est exactement pareil en République centrafricaine”, affirme un activiste de la société civile. “On a des fonctionnaires, plusieurs gros fonctionnaires au cadre de l’État, qui sont formés par l’Église catholique. Quasiment la majorité sont issus des séminaires catholiques”.

 

Mais le constat est amer : “Ils volent. Ils détournent massivement tout l’État. Ils laissent la jeunesse dans un état grave. Ils ne voient même pas l’avenir de ce pays. Mais quel est le rôle de leur conscience ?”

 

Le message du cardinal semble tomber à point nommé. Il souligne que le simple fait d’être chrétien ne suffit pas. “Il faut l’être quotidiennement”, martèle-t-il. Une exhortation qui résonne comme un défi lancé à la classe politique centrafricaine.

 

Le débat fait rage sur les réseaux sociaux. Beaucoup applaudissent la franchise du prélat. D’autres s’interrogent sur l’efficacité de l’enseignement moral dans les écoles confessionnelles. “Si même ceux formés par l’Église se comportent ainsi, que peut-on attendre des autres ?”, s’inquiète un internaute.

 

Cette controverse survient dans un contexte tendu en RCA. Le pays peine à sortir d’une longue crise politique et sécuritaire. La gestion des ressources publiques reste un sujet sensible. Les accusations de détournements sont fréquentes, alimentant la frustration de la population.

 

L’intervention du cardinal pourrait-elle provoquer une prise de conscience ? Certains l’espèrent. “Il faut que nos dirigeants comprennent que leur comportement a des conséquences. Ils ne peuvent pas se dire chrétiens et agir de manière immorale”, plaide un leader de la société civile.

 

D’autres restent sceptiques. “Les paroles ne suffisent pas. Il faut des actes concrets pour lutter contre la corruption”, argue un opposant politique. Le débat ne fait que commencer.

 

En attendant, la vidéo continue de circuler. Elle alimente les discussions dans les maquis de Bangui et les bureaux de l’administration. Le message du cardinal a au moins le mérite de relancer le débat sur l’éthique dans la gestion des affaires publiques. Reste à savoir si cela se traduira par des changements concrets dans le comportement des élites centrafricaines.

 

 

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Insécurité grandissante à Boda : la terreur s’abat sur la population locale

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Insécurité grandissante à Boda : la terreur s’abat sur la population locale

 

Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Rond point de la ville de Boda copyrights CNC
Rond point de la ville de Boda. copyrights CNC

 

Boda, surnommée autrefois “Boda la belle”, est aujourd’hui plongée dans une spirale de violence qui inquiète ses habitants. Située à environ 190 km à l’ouest de Bangui dans la préfecture de la Lobaye, cette ville et ses environs sont devenue un terrain propice d’actes criminels répétés depuis plusieurs mois, malgré la présence de nombreuses forces de sécurité.

 

Bangui, 10 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’agression d’une jeune fille Peule de 20 ans la semaine dernière a de nouveau mis en lumière cette situation alarmante. Alors qu’elle se rendait à la rivière Louamé avec ses sœurs pour faire la vaisselle, elle a été sauvagement attaquée par un homme armé d’un long couteau. Grièvement blessée de quatre coups de couteau dans le dos, la victime a été hospitalisée.

 

Ce n’est pas un cas isolé. Depuis plus de six mois, la population vit dans la terreur d’un mystérieux criminel qui sévit dans la région. Un jeune garçon de 8 ans avait déjà échappé de peu à une agression similaire.

 

Pourtant, la ville ne manque pas de forces de l’ordre. Des soldats centrafricains, des Mercenaires russes et même des agents de sécurité privés protégeant les sites miniers sont présents en nombre. Malgré cela, l’insécurité persiste et s’aggrave, au grand désarroi des habitants.

 

“On ne sait plus si c’est une personne, un fantôme ou quoi. C’est très difficile de l’identifier ou de l’appréhender”, confie un habitant terrorisé. Les rumeurs vont bon train sur l’identité et les motivations de ce criminel insaisissable.

 

De nombreuses voix s’élèvent pour questionner l’inaction des autorités locales et nationales. Le silence du gouvernement à Bangui ne fait qu’accroître le sentiment d’abandon de la population. Beaucoup s’interrogent sur l’efficacité réelle des forces de sécurité déployées dans la ville.

 

Alors que les médias nationaux se focalisent souvent sur les rebelles de la CPC dans d’autres régions, la situation à Boda démontre que l’insécurité peut avoir des origines multiples et complexes. Les habitants réclament des actions concrètes pour mettre fin à cette terreur qui paralyse leur quotidien depuis trop longtemps.

 

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l’institut universitaire Supgesa  : les étudiants crient au scandale

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l’institut universitaire Supgesa  : les étudiants crient au scandale

Centrafrique.org/institut_universitaire/” data-wpel-link=”internal”>les étudiants et les professeurs faisant une photo de famille à l'institut universitaire Supgesa : les étudiants crient au scandale

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 10  septembre 2024 (CNC).  

 À Bangui, l’institut supérieur de gestion et des sciences appliquées (Supgesa) traverse une crise. Les étudiants dénoncent les agissements du président fondateur, le député Kolou, qu’ils accusent d’abus de pouvoir et de pratiques financières douteuses.

 

Une amende injustifiée.

 

Le député Kolou a récemment exigé le paiement d’une amende de 5000 FCFA à tous les étudiants de première année, les accusant d’avoir cassé une table. Or, selon plusieurs témoignages, cette table s’est simplement dégradée à cause de la pluie qui s’infiltre dans les salles mal entretenues. Malgré les protestations, le président fondateur est resté inflexible.

 

“On n’a rien cassé. Cette table était déjà en mauvais état”, explique un étudiant qui préfère rester anonyme. “Le député Kolou ne veut rien entendre et nous force à payer”.

 

Des frais abusifs qui s’accumulent.

 

Cette amende s’ajoute à d’autres frais contestés par les étudiants, comme 5000 FCFA pour les rattrapages ou 15 000 FCFA pour une prétendue bibliothèque numérique jamais mise à disposition. Au total, chaque étudiant de première année doit débourser 10 000 FCFA supplémentaires pour accéder aux examens.

 

“Le député Kolou profite clairement de sa position pour s’enrichir sur notre dos”, accuse un autre étudiant. “Il invente sans cesse de nouvelles taxes sans aucune justification”.

 

Des méthodes autoritaires dénoncées.

 

Le jour des examens, le président fondateur est allé jusqu’à confisquer les copies des étudiants n’ayant pas payé l’amende, sous les yeux ébahis des surveillants de l’université de Bangui. De nombreux étudiants ont ainsi été empêchés de composer.

 

“C’est un véritable abus de pouvoir”, s’indigne un enseignant. “Le député Kolou gère l’institut comme son fief personnel, sans se soucier des règles élémentaires ni du bien-être des étudiants”.

 

Le pire, c’est que les étudiants n’ont jamais vu le règlement intérieur censé justifier ces punitions.

 

Un établissement au bord de l’implosion.

 

Si la qualité de l’enseignement à Supgesa est reconnue, les méthodes du président fondateur risquent de mettre en péril l’avenir de l’établissement. De plus en plus d’étudiants envisagent de quitter l’institut, découragés par ces pratiques abusives.

 

Les autorités académiques sont appelées à intervenir de toute urgence pour mettre fin à ces dérives et garantir des conditions d’études décentes aux étudiants de Supgesa. Le député Kolou devra répondre de sa gestion contestée devant les instances compétentes.

 

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À Nandobo, le commerce au ralenti : pas d’argent, pas des routes

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À Nandobo, le commerce au ralenti : pas d’argent, pas des routes

 

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CopyrightCNC

 

Dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la République centrafricaine, les commerçants de Nandobo tirent la sonnette d’alarme. L’activité économique tourne au ralenti dans cette localité, frappée de plein fouet par la crise qui secoue le pays.

 

Bangui, 10 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

“L’argent ne circule plus comme avant. Les clients se font rares et nos marchandises restent sur les étals”, déplore un commerçant sous couvert d’anonymat.

 

Selon les témoignages recueillis, deux facteurs principaux expliquent cette situation : la dégradation avancée des routes et la pénurie de liquidités.

 

“Pour s’approvisionner en marchandises, c’est devenu un véritable parcours du combattant à cause de l’état déplorable des routes. Les véhicules peinent à circuler”, explique notre interlocuteur.

 

Il poursuit : “Même quand on arrive à se procurer des produits, les vendre rapidement pose problème. L’argent ne circule pas assez vite dans la localité”.

 

Les commerçants lancent un appel aux autorités pour réhabiliter les axes routiers. “Nous prions le gouvernement de s’occuper des routes dégradées afin que les véhicules puissent circuler correctement et nous apporter des marchandises”, plaide l’un d’eux.

 

Pendant ce temps, le président Baba Kongoboro et sa délégation se trouvent en Chine pour le sommet Afrique-Chine plus d’une semaine plutôt. Leurs publications sur les réseaux sociaux, vantant les merveilles technologiques chinoises comme le métro, contrastent avec les difficultés quotidiennes des Centrafricains.

 

À Nandobo comme ailleurs dans le pays, la population s’efforce de survivre tant bien que mal, espérant des jours meilleurs.

 

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Josiane Bemaka-Soui, ministre des actions humanitaires, s’empare illégalement d’un terrain de l’État à cause de la jalousie contre les prostituées

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Josiane Bemaka-Soui, ministre des actions humanitaires, s’empare illégalement d’un terrain de l’État à cause de la jalousie contre les prostituées

 

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Le terrain de l’État, confisqué par Josiane Bemaka-Soui, à cause de la jalousie

 

 

Une nouvelle affaire de confiscation illégale de bien public à cause de la jalousie maladive secoue Bangui. Sur l’avenue des Martyrs, à 200 mètres de la Primature, un vaste terrain appartenant à l’État fait l’objet d’une occupation illégale par Mme Konan née Josiane Bemaka-Soui, ministre de l’Action humanitaire et maîtresse du putschiste de Bangui, Baba Kongoboro Touadera.

 

Bangui, 09 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Une occupation illégale en plein cœur de Bangui par Josiane Bemaka-Soui.

 

Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, Mme Konan née Josiane Bemaka-Soui a entrepris des travaux sur ce terrain stratégique sans aucune autorisation officielle. Le site en question se trouve en face des tribunes où les officiels assistent chaque année aux défilés du 1er décembre et du 1er mai.

 

Le ministère de l’Urbanisme, interrogeant Mme Bemaka-Soui sur ses autorisations, s’est vu répondre par la négative.

 

Pour justifier cette occupation illégale, la ministre Josiane Bemaka-Soui avance des arguments pour le moins surprenants. “Elle prétexte vouloir nettoyer une zone de débauche, affirmant que des prostituées s’y adonnent à leurs activités la nuit”, rapporte un riverain stupéfait. “Elle veut récupérer ce terrain et y faire ses propres constructions”.

 

Le terrain de l'État, confisqué par Josiane Bemaka-Soui, à cause de la jalousie
Le terrain de l’État, confisqué par Josiane Bemaka-Soui, à cause de la jalousie

 

Josiane Bemaka-Soui , une jalousie maladive qui dépasse les bornes.

 

Cette déclaration fait écho à un précédent incident impliquant la ministre dans son quartier. Mme Bemaka-Soui avait déjà défrayé la chronique en érigeant des barricades devant les maisons de ses voisins et en leur imposant un couvre-feu.

 

Elle a dit que le président passe par là et pourrait être tenté par les filles du voisinage. Elle voulait que tout le monde soit à l’intérieur à partir d’une certaine heure”, témoigne un habitant du quartier. Cette ingérence dans la vie privée avait provoqué un tollé.

 

La nouvelle affaire révèle une jalousie maladive de la part de la ministre. “Elle voit des rivales potentielles partout, même chez les prostituées”, confie une source proche du dossier. “Elle craint que le président, réputé pour son goût des femmes, ne succombe aux charmes d’une prostituée postée la nuit dans le coin”.

 

Un abus de pouvoir qui interroge sur la gouvernance du pays.

 

Cette obsession pousse Mme Josiane Bemaka-Soui à des comportements extrêmes. “Elle s’attaque à tout le monde dans le gouvernement, à cause de sa relation avec le président”, révèle un membre de l’exécutif. “On ne sait plus si c’est de la jalousie ou de la sorcellerie”.

 

L’affaire pousse à s’interroger sur la gouvernance du pays. Comment une ministre peut-elle s’approprier impunément un bien public ? Le silence du putschiste de Bangui face à ces agissements interroge sur sa capacité à diriger et à faire respecter l’État de droit.

 

“Le président est au courant mais ne dit rien. Il semble incapable de la rappeler à l’ordre”, note une source proche du palais présidentiel. Cette inaction alimente les rumeurs sur la nature de la relation entre le chef de l’État et sa ministre.

 

Un système mafieux au sommet de l’État ?

 

“C’est un système mafieux au sommet de l’État”, dénonce la société civile qui réclame l’ouverture d’une enquête. Mais peu y croient, tant la justice semble aux ordres du pouvoir. Cette nouvelle affaire risque d’entacher davantage l’image d’un régime déjà fortement critiqué pour sa mauvaise gouvernance.

 

Le comportement de Mme Josiane Bemaka-Soui révèle un sentiment d’impunité grandissant au sein de l’élite dirigeante. Selon plusieurs sources, elle ne serait que l’une des nombreuses maîtresses du président Touadéra à profiter de sa position.

 

“Toutes les maîtresses commencent à récupérer des terrains bien placés pour y construire des immeubles sans autorisation. Où va-t-on dans ce pays ?”, s’alarme un opposant politique.

 

Les conséquences pour un pays déjà fragilisé.

 

Alors que la population s’enfonce dans la pauvreté, les proches du pouvoir semblent se partager les richesses du pays sans vergogne. Cette affaire s’ajoute à une longue liste de scandales impliquant l’entourage du président Kongoboro Touadera.

 

Elle fragilise des institutions déjà précaires et sape les efforts de reconstruction et de réconciliation nationale. La confiscation de ce terrain alimente la défiance des Centrafricains envers leurs dirigeants, jugés plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par le bien-être de la population.

 

Au moment où le pays peine à se relever des années de conflit, de tels agissements au plus haut niveau de l’État compromettent sérieusement les perspectives de développement et de stabilité.

 

Vers l’impunité ou la justice ?

 

L’avenir dira si cette affaire de confiscation de terrain connaîtra des suites judiciaires ou si, comme tant d’autres scandales, elle sera étouffée par un pouvoir soucieux de préserver ses intérêts.

 

En attendant, elle laisse un goût amer aux Centrafricains, témoins impuissants du pillage de leur pays par ceux-là mêmes qui sont censés le diriger. Cette affaire cristallise toutes les frustrations d’une population qui ne voit guère d’amélioration dans son quotidien, malgré les promesses répétées du pouvoir.

 

Le cas de Mme Bemaka-Soui pose la question de l’État de droit en République centrafricaine. Si même les ministres peuvent s’approprier impunément des biens publics, que reste-t-il des principes de bonne gouvernance tant vantés par le régime ?

 

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Projet Sango Coin en RCA : Le rêve crypto vire au cauchemar.

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Projet Sango Coin en RCA : Le rêve crypto vire au cauchemar.

 

Centrafrique.org/a-moins-dune-semaine-de-son-lancement-le-projet-sangocoin-la-cryptomonnaie-centrafricaine-seffondre/touadera-11/” rel=”attachment wp-att-57904″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Touadera-11-450×253.png” alt=”Touadera” width=”450″ height=”253″ />

 

Le gouvernement centrafricain avait vendu du rêve avec son projet Sango Coin. Aujourd’hui, c’est la cata totale pour les Centrafricains. Le grand pari de faire de la RCA un eldorado crypto s’est transformé en véritable galère.

 

Bangui, 09 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le Bitcoin, adopté comme la deuxième monnaie légale en République centrafricaine, n’a jamais vraiment pris racine. La majorité des Centrafricains, peu familiers avec ce concept, n’ont pas adhéré. Le projet Sango Coin, censé être la crypto-monnaie nationale, a connu le même sort.

 

Les premiers investisseurs de Sango  Coin, déçus, réclament aujourd’hui le remboursement de leurs mises. Malheureusement, l’État centrafricain, en difficulté financière, se trouve dans l’incapacité de les satisfaire. Cette situation ressemble fortement à une arnaque à grande échelle des étrangers.

 

L’histoire ne s’arrête pas là. Une entreprise de crypto-monnaie, récemment ouverte à Bangui par des arnaqueurs nigérians, a profité de l’engouement initial pour disparaître avec des milliards de francs CFA appartenant aux investisseurs centrafricains. Sa fondatrice s’est volatilisée, laissant derrière elle des Centrafricains dupés et désabusés.

 

La loi instaurant la crypto-monnaie comme deuxième devise officielle, avec ses dispositions draconiennes, reste lettre morte. Personne n’en parle plus dans les rues de Bangui. Le sujet est devenu tabou, synonyme d’échec et de désillusion.

 

Pourtant, dans les hautes sphères du pouvoir, certains continuent de s’accrocher à ce rêve crypto. Ils espèrent encore attirer des investisseurs étrangers, peut-être russes, avec ces promesses virtuelles. Mais pour le Centrafricain moyen, la page de la cryptomonnaie est tournée.

 

La crypto-monnaie en Centrafrique est morte dans l’œuf. Le projet, mal conçu et inadapté aux réalités du pays, n’a jamais eu de réelle chance de succès. Aujourd’hui, il ne reste que des rêves brisés et une méfiance accrue envers les innovations financières du régime.

 

L’avenir dira si ce projet ressortira un jour des tiroirs présidentiels. Pour l’heure, la crypto-monnaie en Centrafrique n’est plus qu’un mauvais souvenir, une expérience coûteuse dont le pays aurait pu se passer.

 

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La nouvelle préfète de l’Ouham-Pendé, Geneviève Gbadin,  sème le trouble à Bocaranga

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La nouvelle préfète de l’Ouham-Pendé, Geneviève Gbadin,  sème le trouble à Bocaranga

Centrafrique.org/madame_genevieve_ngbadin_prefet/” data-wpel-link=”internal”>Portrait de Geneviève Chour Ngbadin, préfète de l'Ouham-Pendé, en tenue traditionnelle brune
Mme Geneviève Chour Ngbadin, préfète de l’Ouham-Pendé

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 09 septembre 2024 (CNC).

 À peine arrivée dans la sous-préfecture de Bocaranga le jeudi dernier, Mme Geneviève Chour Gbadin, fraîchement nommée préfète de l’Ouham-Pendé, a décrété un couvre-feu de 48 heures. De 21h à 6h du matin, les habitants sont contraints de rester chez eux.

 

Cette décision provoque l’incompréhension de la population. “Pourquoi un couvre-feu alors qu’il n’y a même pas de rebelles ici à Bocaranga?”, s’interroge un commerçant. “Les FACA, Wagner, gendarmes et policiers sont présents partout. Quel intérêt de nous forcer à rentrer dès 21h et de fermer nos boutiques ?”

 

Plus surprenant encore, la préfète a interdit la vente d’alcool “frelaté” (whisky importé souvent vendu dans des petits sachets) ainsi que les alcools traditionnels national comme le Ngbako. Une décision qui passe mal auprès des habitants: “Sa propre mère a vendu du Ngbako pour lui payer des études. Et maintenant qu’elle est préfète, elle veut désormais interdire les autres de le faire!”

 

Le couvre-feu empêche également les agriculteurs de se rendre tôt dans leurs champs. “Pourquoi interdire aux cultivateurs de partir à 4-5h du matin pour travailler ?”, s’indigne un habitant.

 

Pour beaucoup, ces mesures sont jugées “criminelles” et sans fondement. Certains y voient le comportement typique de ces nouveaux nommés “devenus des lions une fois au pouvoir”. D’autres s’interrogent : “Pourquoi ne pas penser au développement plutôt qu’à faire souffrir la population ?”

 

Une chose est sûre, le début de mandat de la nouvelle préfète ne fait pas l’unanimité à Bocaranga.

 

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Passeports bloqués, prise de fonction gelée : le casse-tête des attachés militaires récemment nommés

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Passeports bloqués, prise de fonction gelée : le casse-tête des Attachés militaires centrafricains  récemment nommés

 

Centrafrique.org/accord-entre-la-turquie-et-la-Centrafrique-luranium-de-bakouma-sera-exploite-par-une-societe-turque/mme-sylvie-baipo-temon-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres/” rel=”attachment wp-att-60043″ data-wpel-link=”internal”>Mme Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères
Madame Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères

 

Une affaire de favoritisme et de blocage administratif agite le ministère des Affaires étrangères centrafricain. La ministre Sylvie Baïpo-Temon est accusée de privilégier sa famille au détriment d’assistants militaires nommés à l’étranger.

 

Bangui, 09 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Des nominations des Attachés militaires centrafricains en suspens.

 

Plusieurs assistants des attachés de défense, nommés par arrêté du ministère de la Défense pour servir dans les ambassades centrafricaines à l’étranger, se retrouvent dans l’impossibilité de rejoindre leurs postes. La raison ? Le refus du ministère des Affaires étrangères de leur délivrer les passeports diplomatiques nécessaires.

 

“Nous sommes bloqués ici à Bangui depuis des semaines”, confie sous couvert d’anonymat un officier concerné. “Nos nominations sont officielles, mais sans passeport diplomatique, nous ne pouvons pas partir. C’est incompréhensible et frustrant”.

 

Cette situation ubuesque paralyse une partie de l’appareil diplomatique militaire centrafricain, alors même que le pays cherche à renforcer sa présence sur la scène internationale.

Accusations de népotisme contre la ministre par certains Attachés militaires centrafricains .

 

Le blocage administratif prend une tournure plus polémique encore lorsqu’on examine le cas d’Anne Dambinza, sœur de la ministre Baïpo-Temon. Cette dernière a récemment obtenu un poste de conseillère économique aux États-Unis, bénéficiant rapidement de tous les documents nécessaires à son départ.

 

“La ministre a fait délivrer des passeports diplomatiques à sa sœur et à toute sa famille pour leur installation aux États-Unis”, affirme une source proche du dossier. “Pendant ce temps, nous, les nouveaux Attachés militaires centrafricains  nommés officiellement, sommes dans l’impasse. C’est un deux poids, deux mesures flagrant”.

 

Ces accusations de favoritisme familial projettent une ombre sur la gestion du ministère et pose énormément des questions sur l’équité dans l’attribution des postes diplomatiques.

 

Une possible vendetta personnelle ?

 

Certaines sources au sein du ministère avancent une explication plus personnelle à ce blocage des Attachés militaires centrafricains. Il serait lié à l’échec d’un frère de la ministre lors d’une formation militaire à l’étranger.

 

“Le frère de Mme Baïpo-Temon, un officier de gendarmerie, a été radié après avoir échoué à un stage militaire dans un pays allié”, explique un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. “Depuis, la ministre semble avoir une dent contre les militaires en général, mais aussi contre le ministre de la défense. Elle se vengerait sur nous à cause de cet incident familial”.

 

Si ces allégations se confirment, elles révèleraient un mélange dangereux entre affaires personnelles et gestion des affaires de l’État.

 

Le silence du ministère alimente la polémique.

 

Face à ces accusations graves, le mutisme du ministère des Affaires étrangères ne fait qu’amplifier la controverse. Malgré nos sollicitations répétées, aucun commentaire officiel n’a été obtenu pour clarifier la situation.

 

Ce silence est interprété par certains comme un aveu tacite. “Si tout était en règle, pourquoi ne pas s’expliquer publiquement sur l’affaire des Attachés militaires centrafricains  ?”, s’interroge un diplomate de carrière. “Ce mutisme ne fait que renforcer les soupçons”.

 

Les Attachés militaires centrafricains  appellent à l’arbitrage présidentiel.

 

Les Attachés militaires centrafricains lésés en appellent désormais à l’intervention du plus haut niveau de l’État. Ils demandent l’arbitrage du ministre de la Défense et du président Baba Kongoboro lui-même.

 

“Le chef de l’État doit intervenir pour débloquer cette situation qui nuit à notre diplomatie”, estime un officier supérieur. “Il en va de la crédibilité de notre politique étrangère et de l’image de la Centrafrique à l’international”.

 

L’affaire prend une dimension politique inquiétante. Certains Attachés militaires centrafricains  accusent la ministre Baïpo-Temon de “saboter la politique diplomatique du président Kongoboro “ en bloquant ces nominations militaires stratégiques.

 

Le colonel Banga Békoi, chargé de mission à la Défense, est également pointé du doigt. Certains l’accusent de “faire le jeu” de la ministre Baïpo-Temon au lieu de défendre les intérêts des personnels militaires auprès du ministère des Affaires étrangères.

 

Alors que la Centrafrique tente de consolider sa place sur l’échiquier diplomatique africain et international, cette crise interne tombe au plus mal. Elle révèle les divisions et les luttes d’influence qui persistent au sein de l’appareil d’État.

 

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Massacre de Notre-Dame de Fatima : Une justice à sens unique ??

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Massacre de Notre-Dame de Fatima : Une justice à sens unique ??

 

Centrafrique.org/azor-kalite-et-ses-compagnons-face-a-la-cps-le-debut-du-proces-prevu-pour-le-5-decembre-prochain/accuse-devant-la-barre-de-la-cps/” rel=”attachment wp-att-70973″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/accuse-devant-la-barre-de-la-CPS-450×337.jpg” alt=”Un accusé devant la barre de la CPS à Bangui. CopyrightCNC” width=”450″ height=”337″ />
Un accusé devant la barre de la CPS à Bangui. CopyrightCNC

 

L’enquête sur l’attaque de la cathédrale Notre-Dame de Fatima en 2014 prend une tournure controversée. La Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui a annoncé le 5 septembre 2024 l’arrestation d’Abakar Zakaria Hamid, alias SG, dans le quartier PK5 de la capitale. Cette nouvelle interpellation ne fait qu’accentuer les questionnements sur l’équité de la justice en Centrafrique.

 

Bangui, 09 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Depuis le début de cette investigation, huit suspects ont été appréhendés. Un point commun les relie : tous semblent appartenir à la communauté musulmane du quartier PK5, soit dans la milice d’autodéfense du même quartier. Cette situation alimente les critiques d’une justice sélective, négligeant la possible implication d’autres acteurs dans ces violences.

 

Gisèle MOLOMA, journaliste centrafricain expérimentée, ne mâche pas ses mots : “Les miliciens Anti-Balaka ont d’abord attaqué une position de la milice d’auto-défense du quartier PK5. Quand ces derniers ont riposté, les anti-Balaka se sont repliés dans l’église catholique”.

La suite des événements prend une tournure tragique. “Les anti-Balaka, voyant arriver les miliciens du PK5, ont sauté par-dessus le mur de l’église pour s’enfuir”, poursuit Moloma. “Les miliciens du PK5, croyant que leurs adversaires étaient toujours à l’intérieur, ont alors ouvert le feu sans discernement sur les fidèles”.

 

Cette fusillade a coûté la vie à plusieurs personnes innocentes, dont l’abbé Paul Emile Nzale. Les fidèles, étrangers à ce conflit, se sont retrouvés pris au piège d’une violence aveugle.

 

“L’enquête doit être menée des deux côtés”, insiste Moloma. “Il faut interroger les miliciens anti-Balaka qui ont provoqué cette crise, mais aussi les membres de l’auto-défense du PK5 qui ont massacré ces fidèles innocents”.

 

“La CPS ne doit pas devenir un instrument politique au service du pouvoir”, met en garde un activiste politique du quartier PK5. “Pour la justice, pour la paix, pour honorer la mémoire des victimes, les deux camps doivent rendre des comptes”. Cette impression d’une justice déséquilibrée menace de saper les efforts de réconciliation nationale.

 

La réputation de la Cour pénale spéciale est en jeu. Établie en 2015 pour enquêter sur les crimes graves commis depuis 2003, elle doit prouver sa capacité à poursuivre tous les responsables, sans distinction d’appartenance politique ou religieuse. Le procureur spécial Toussaint Muntazini a récemment réitéré cet engagement : “Nous continuerons nos efforts pour que justice soit rendue aux victimes, peu importe l’identité des auteurs des crimes”.

 

Le dossier de la cathédrale de Fatima n’est qu’un exemple parmi d’autres en attente de justice. Le massacre d’Alindao en 2018, qui a ôté la vie à des dizaines de personnes dont deux prêtres, nécessite aussi une enquête approfondie. Dans les provinces reculées, y compris dans la capitale, de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité auraient été commis par divers groupes armés.

 

“La CPS doit enquêter sur tous ces cas”, insiste Moloma. “Il y a d’autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité partout dans le pays, y compris à Bangui.” L’action de la Cour sera examinée attentivement pour évaluer sa capacité à combattre l’impunité de manière équitable et exhaustive.

 

Dans ce climat tendu, l’arrestation d’Abakar Zakaria Hamid le 4 septembre marque néanmoins une étape dans l’enquête sur l’attaque de Notre-Dame de Fatima. Selon le communiqué de la CPS, le suspect a été interpellé suite à un mandat d’arrêt émis par les juges d’instruction de la CPS en juillet 2022. Le lendemain, il comparaissait pour son premier interrogatoire.

 

Les accusations portées contre lui sont graves. Abakar Zakaria Hamid est inculpé de crimes contre l’humanité, notamment pour meurtre, extermination, persécution et disparition forcée. Il est aussi accusé de crimes de guerre, incluant des attaques contre la population civile et contre des lieux de culte.

 

Ces charges rappellent la brutalité des événements du 28 mai 2014. Ce jour-là, des hommes armés avaient pris d’assaut l’église Notre-Dame de Fatima, tuant plusieurs personnes dont l’abbé Paul Emile Nzale. Un acte qui avait ravivé les tensions intercommunautaires dans un pays déjà fragilisé par les violences.

 

Sept autres personnes avaient déjà été inculpées dans cette affaire, rappelle la CPS. Parmi elles, on trouve Adamou Yalo (alias Adamou Jesus), Hadiatou Gary, Abdel Kader Ali (alias Americain) et Youssouf Amat Youssouf. Tous bénéficient pour l’instant de la présomption d’innocence, l’instruction se poursuivant à charge et à décharge.

 

La CPS, juridiction mixte intégrée au système judiciaire centrafricain, joue un rôle déterminant dans la lutte contre l’impunité. Son mandat, couvrant les crimes graves commis depuis 2003, lui confère une responsabilité importante dans le processus de justice transitionnelle.

 

Malgré les critiques, chaque arrestation représente un pas potentiel vers la justice pour les victimes et leurs familles. À condition que le processus judiciaire reste équitable, transparent et inclusif, la CPS peut contribuer à la réconciliation nationale.

 

Le chemin vers la paix en République centrafricaine reste long et parsemé d’obstacles. L’action de la CPS, si elle parvient à dissiper les doutes sur son impartialité, pourrait jouer un rôle clé dans la guérison des blessures du passé. Mais pour cela, elle devra démontrer sa volonté d’enquêter sur tous les crimes, sans distinction des auteurs présumés.

 

L’avenir dira si la CPS saura relever ce défi crucial pour la stabilité et la réconciliation en Centrafrique. En attendant, les yeux restent rivés sur l’évolution de l’enquête sur l’attaque de Notre-Dame de Fatima, symbole des défis judiciaires auxquels le pays doit faire face.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Le gouvernement centrafricain se mobilise pour lever l’embargo sur les diamants

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Le gouvernement centrafricain se mobilise pour lever l’embargo sur les diamants

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-explications-du-ministre-des-mines-sur-la-tokenisation-un-discours-deconnecte-de-la-realite/monsieur-rufin-benam-beltoungou-ministre-des-mines/” rel=”attachment wp-att-65151″ data-wpel-link=”internal”>monsieur Ruffin Benam Beltoungou, ministre des Mines
monsieur Ruffin Benam Beltoungou, ministre des Mines

 

 

Le ministère des Mines et de la Géologie multiplie les rencontres pour préparer la visite des experts du processus de Kimberley. L’objectif : obtenir la levée de l’embargo sur les diamants qui frappe la Centrafrique depuis 11 ans.

 

Bangui, 09 septembre 2024.

 Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

À Bangui, le ministère des mines multiplie des réunions avec les partenaires et autres organisations nationales, y compris les diplomates. Mercredi dernier, il a organisé  un atelier d’information avec les leaders communautaires et les autorités administratives. Ces séances visent à expliquer les enjeux de la mission d’évaluation prévue du 9 au 15 septembre.

 

“Nous devons tenir un même langage”, déclare le ministre Rufin Bénam-Beltoungou. “L’impact négatif de cet embargo sur les diamants sur notre économie se fait sentir depuis trop longtemps”.

 

José-Stéphane Poukessarandi, coordinateur de la société civile du secteur minier, souligne l’importance de ces préparatifs : “Ces rencontres permettent d’expliquer les efforts du gouvernement face aux exigences du processus de Kimberley”.

 

Une délégation de 25 experts internationaux examinera la situation sur le terrain. Leur rapport, attendu en novembre lors d’une réunion à Dubaï, sera déterminant pour l’avenir de l’embargo sur les diamants en Centrafrique.

 

Mais cette mobilisation soulève aussi des questions. Les richesses minières profitent-elles réellement aux Centrafricains ? L’exploitation de l’or par des groupes étrangers comme le groupe russe Wagner se fait sans contrepartie visible pour la population. Les petits artisans, eux, sont pénalisés par le nouveau code minier.

 

Certains observateurs dénoncent une “politique de tromperie à grande échelle du gouvernement “. Les bénéfices de l’exploitation minière restent invisibles pour la majorité des citoyens. Le gouvernement peine à justifier en quoi la levée de l’embargo sur les diamants améliorerait concrètement la situation économique du pays.

 

Alors que les autorités s’activent pour convaincre les experts internationaux, le doute persiste sur la capacité du pouvoir à gérer ces ressources dans l’intérêt national. L’enjeu dépasse la simple question de l’embargo : c’est tout le modèle de gouvernance des richesses naturelles qui est remis en cause.

 

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