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À Bocaranga, le régime veut éteindre les lampadaires de Dologuelé

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À Bocaranga, le régime veut éteindre les lampadaires de Dologuelé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos-450×218.jpg” alt=”Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons, illustrant l’article sur À Bokaranga, le régime veut éteindre les lampadaires de Dologuelé” width=”450″ height=”218″ />
Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Bocaranga, une ville située à 532 km de Bangui dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, un projet d’éclairage public fonctionnel du député Anicet Georges Dologuelé, provoque paradoxalement des tensions politiques qui démontre la dérive inquiétante de la gouvernance en République centrafricaine.

 

Une réalisation exemplaire du député Anicet Georges Dologuelé menacée à Bocaranga

 

Les lampadaires solaires installés par l’économiste centrafricain Anicet Georges Dologuelé, président du parti URCA,  député de Bocaranga 1 , font l’objet d’une campagne hostile de la part des partisans du pouvoir en place. Pourtant, ce projet d’éclairage public démontre une efficacité remarquable : “Les lampes s’allument parfaitement et aucune n’a été endommagée ou n’est tombée en panne depuis leur installation il y’a plus de deux ans”, témoigne un habitant qui souhaite garder l’anonymat.

 

La logique destructrice du sectarisme politique

 

Les militants du MCU (Mouvement Cœurs Unis) à Bocaranga exigent le démantèlement de ces installations fonctionnelles pour les remplacer par “leurs” lampadaires. “Il faut remplacer ces lampes par celles du MCU car les gens pensent trop à Anicet Georges Dologuelé quand ils les voient”, affirme un jeune partisan du pouvoir, démontrant une conception clientéliste mortifère de l’action publique.

 

L’impact sur la population

 

Cette infrastructure a pourtant transformé la vie nocturne à Bocaranga. “La ville de Bocaranga est mieux éclairée que Bangui”, confirme un observateur centrafricain . Les habitants peuvent désormais vaquer à leurs occupations tard dans la soirée, comme lors de la diffusion d’un match de football opposant l’équipe de Barcelone à celle de Madrid qui a vu la population célébrer spontanément dans les rues illuminées jusqu’à 24 heures.

 

Une menace pour le développement

 

Cette volonté de destruction d’équipements publics fonctionnels pour des motifs purement politiciens explique l’une des causes profondes du sous-développement chronique de la République centrafricaine. “Le pays se construit sur la base de la succession. Si un régime arrange quelque chose et qu’un autre arrive au pouvoir, il doit continuer dans la même direction. Mais détruire ce que l’autre a fait pour reconstruire à nouveau, c’est vraiment critique”, déplore un notable de la ville de Bocaranga.

 

Cette situation à Bocaranga démontre comment le sectarisme politique mine les efforts de développement et pénalise directement les populations, traduisant une conception prédatrice du pouvoir où l’intérêt partisan prime sur le bien commun.

 

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4 soldats FACA braqueurs, pris en flagrant délit de braquage à Gnogbih, ont pris la fuite

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Bouar: 4 soldats FACA braqueurs, pris en flagrant délit de braquage à Gnogbih, ont pris la fuite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-RCA-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA, illustrant l’article sur la ville de Bouar, 4 soldats FACA braqueurs, pris en flagrant délit de braquage à Gnogbih, ont pris la fuite” width=”450″ height=”414″ />
Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Quatre soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont commis un braquage dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 novembre 2024 à Gnogbih, à 12 kilomètres de Bouar sur l’axe Yongoro.

 

La victime, Baba Jérôme Zenne, superviseur des éleveurs, regagnait son domicile quand il est tombé dans une embuscade tendue par ces militaires en poste à Bouar. Les assaillants, tous des militaires braqueurs,  lui ont tiré dans les jambes avant de s’emparer de sa moto et d’une importante somme d’argent sur lui.

 

Alertés par les coups de feu, les villageois sont intervenus rapidement et ont pu identifier les assaillants comme étant des éléments FACA détachés à Bouar. La victime a été transportée à l’hôpital de la ville où elle reçoit actuellement des soins.

 

L’enquête menée par la rédaction du CNC suggère une trahison dans l’entourage de la victime.

“M. Zenne gérait les finances de nombreux éleveurs. Seules quelques personnes connaissaient ses déplacements et le montant qu’il transportait“, explique une source proche de la victime.

 

Les “FACA braqueurs”, comme les surnomment désormais les centrafricains, multiplient les braquages dans tout le pays. Ce phénomène inquiétant révèle les failles dans le recrutement militaire depuis 2019, période marquée par l’arrivée des instructeurs Wagner.

 

“On devient soldat moyennant de l’argent ou des relations, sans vérification d’antécédents judiciaires”, déplore un officier sous couvert d’anonymat. Cette pratique a ouvert les portes de l’armée à des individus aux intentions douteuses.

 

Les quatre militaires braqueurs impliqués dans l’agression de Baba Jérôme Zenne restent en fuite. Le mutisme des autorités militaires renforce le sentiment d’impunité qui règne dans les rangs de l’armée.

 

La victime, actuellement hospitalisée à Bouar, devra subir plusieurs interventions chirurgicales. Cette attaque dévoile une fois de plus l’existence probable d’un réseau criminel impliquant militaires et civils dans la Nana-Mambéré.

 

Il y’a lieu de rappeler que dans la région de Bouar, ce n’est pas la première fois que des militaires sont impliqués dans des actes de banditisme. Les populations locales dénoncent régulièrement des exactions commises par ceux qui sont censés assurer leur protection.

 

“Ces hommes en uniforme profitent de leur statut pour terroriser les civils. Personne n’ose les dénoncer par peur des représailles”, témoigne un notable de Gnogbih.

 

Cette situation pose la question de la professionnalisation de l’armée centrafricaine et de sa capacité à garantir la sécurité des populations, dans un contexte où le pays peine à retrouver sa stabilité.

 

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Flambée spectaculaire des prix des bières à Baboua

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Flambée spectaculaire des prix des bières à Baboua

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Les-bieres-importees-Beaufort-et-Mutzig-dont-les-prix-flambent-a-Baboua-338×450.jpg” alt=”Bouteilles de bières Beaufort et Mutzig importées du Cameroun sur une nappe traditionnelle colorée dans un bar de Baboua” width=”338″ height=”450″ />
Les marques de bières camerounaises Beaufort et Mutzig, dont les prix ont augmenté de plus de 20% à Baboua © CNC 2024

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La ville frontalière de Baboua, située à 560 km à l’ouest de Bangui, connaît depuis une semaine une hausse brutale des prix des bières importées. Une bouteille qui coûtait 1000 francs CFA est désormais vendue entre 1200 et 1250 francs CFA.

 

Les habitants de Baboua, ville située à 560 km à l’ouest de Bangui, font face depuis une semaine à une augmentation significative des prix des bières importées. Une bouteille de bière étrangère qui se vendait habituellement à 1000 francs CFA coûte désormais entre 1200 et 1250 francs CFA, soit une hausse de plus de 20%.

 

“Cette augmentation soudaine des prix nous pénalise fortement. Avec nos maigres revenus, il devient difficile de se permettre une bière”, déplore Félix Babat, délégué des taximen-motos de Baboua. “Nous ne comprenons pas les raisons de cette hausse, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année“.

 

Un sentiment d’incompréhension partagé par les commerçants. “Nous sommes aussi surpris que les consommateurs par cette hausse inexpliquée des tarifs”, affirme Frédéric Maman-Guestave, président sous-préfectoral du Conseil consultatif de la jeunesse et vendeur de boissons. “Cette situation impacte négativement nos ventes“.

 

Une problématique transfrontalière à Baboua

 

Cette flambée des prix touche particulièrement les localités frontalières comme Baboua, Béloko et Cantonnier, principales portes d’entrée des produits importés du Cameroun. L’augmentation atteint 30 à 40% en l’espace d’une semaine dans ces zones stratégiques pour le commerce.

 

La situation est d’autant plus inquiétante que ces villes constituent des points névralgiques pour l’approvisionnement du pays. Baboua, située à 104 km de Bouar et 53 km de Béloko, joue un rôle déterminant dans les échanges commerciaux avec le Cameroun.

 

Concurrence déloyale et risques sanitaires

 

En parallèle de cette hausse des prix, la prolifération d’alcools frelatés distribués par le groupe Wagner provoque de vives inquiétudes. Leur vodka-bierre  “Afrika Tee Lore”, vendue en bidons plastiques à des prix dérisoires (1000 à 1500 francs CFA le litre), représente un danger majeur pour la santé publique.

 

“Ces alcools frelatés de Wagner sont très dangereux. Des jeunes désœuvrés achètent ces sachets à 50 ou 100 francs sans se soucier des risques”, s’alarme un responsable sanitaire de Baboua qui préfère garder l’anonymat. “Nous constatons une recrudescence des accidents et problèmes de santé liés à la consommation de ces produits“.

 

Malgré ces alertes, les autorités semblent impuissantes face aux activités du groupe Wagner. “Le gouvernement, sous influence russe, ferme les yeux sur ces pratiques dangereuses”, déplore une source proche du dossier.

 

Impact sur les fêtes de fin d’année

 

À l’approche des festivités de fin d’année 2024, cette situation préoccupe autant les commerçants que les consommateurs. “Si les prix restent aussi élevés, beaucoup de familles ne pourront pas célébrer dignement les fêtes”, craint Félix Babat.

 

Les acteurs économiques de Baboua espèrent un retour rapide à la normale des prix. “Nous comptons sur une baisse des tarifs avant décembre pour permettre à la population de profiter des fêtes”, indique Frédéric Maman-Guestave.

 

Cette crise des prix intervient dans un contexte économique déjà tendu pour la population centrafricaine. Elle dévoile la vulnérabilité des zones frontalières aux fluctuations des marchés régionaux et l’urgence d’un meilleur contrôle des produits importés, notamment les alcools frelatés qui menacent la santé publique.

 

Les autorités locales et nationales sont appelées à réagir rapidement pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et garantir leur sécurité sanitaire. En attendant, les habitants de Baboua et sa région regardent avec inquiétude l’approche des fêtes de fin d’année.

 

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Paoua : La crise des tables-bancs au lycée moderne inquiète les autorités académiques

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Paoua : La crise des tables-bancs au lycée moderne inquiète les autorités académiques

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lycee-moderne-de-Paoua-dans-la-Lim-Pene-a-louest-nord-de-la-RCA-450×197.jpg” alt=”Lycée moderne de Paoua, dans la Lim-Pené, à l’ouest-nord de la RCA, illustrant l’article sur Paoua : La crise des tables-bancs au lycée moderne inquiète les autorités académiques” width=”450″ height=”197″ />
Lycée moderne de Paoua, dans la Lim-Pené, à l’ouest-nord de la RCA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Le lycée moderne de Paoua, principale institution d’enseignement secondaire de la préfecture de Lim-Pendé, fait face à une crise majeure d’équipements scolaires. Pour l’année scolaire 2024-2025, l’établissement qui accueille plus de 3000 élèves répartis dans 21 salles de classe souffre d’un manque criant de tables-bancs, contraignant de nombreux élèves à suivre les cours assis à même le sol.

 

Lors d’une récente visite d’inspection, Emmanuel Feïdangamon, inspecteur d’académie de la Lim-Pendé, s’est dit particulièrement ému de constater cette situation préoccupante, qui affecte notamment les plus jeunes élèves de sixième.

“Nous sommes profondément émus de voir des élèves, particulièrement ceux de sixième, assis par terre pendant les cours”, déplore Emmanuel Feïdangamon, inspecteur d’académie de la Lim-Pendé, lors de sa récente visite d’inspection. Une déclaration qui souligne l’ampleur du désastre mais ne propose aucune solution immédiate.

 

L’Association des Parents d’Élèves (APE) tente tant bien que mal de pallier ces carences en fournissant quelques tables-bancs et en réparant le mobilier endommagé. Des efforts louables mais largement insuffisants au regard des besoins criants de l’établissement.

 

Cette situation désastreuse dévoile une fois de plus l’abandon total des établissements scolaires de province par le ministère de l’Éducation nationale. Alors que le gouvernement ne cesse de vanter les progrès du système éducatif, la réalité sur le terrain démontre une toute autre histoire.

 

Le drame qui se joue au lycée moderne de Paoua n’est que la partie visible d’un iceberg bien plus vaste. Comment parler de qualité de l’enseignement quand les conditions les plus élémentaires d’apprentissage ne sont pas réunies ? Comment justifier qu’en 2024, des milliers d’élèves soient contraints de s’asseoir par terre pour étudier ?

 

L’ironie de la situation atteint son paroxysme quand on sait que la République centrafricaine regorge de ressources forestières, actuellement exploitées de manière intensive par des sociétés étrangères, y compris le groupe Wagner. Pendant que le bois centrafricain s’exporte massivement, les élèves manquent de simples tables-bancs dans les salles de classe.

 

Les députés de la circonscription de Paoua, pourtant prompts à faire des promesses en période électorale, brillent par leur silence assourdissant. Aucune initiative parlementaire n’a été entreprise pour débloquer des fonds d’urgence permettant d’équiper décemment cet établissement.

 

Cette situation catastrophique au lycée moderne de Paoua révèle l’urgence d’une refonte complète de la politique éducative en République centrafricaine. Il est grand temps que les autorités prennent leurs responsabilités et allouent les moyens nécessaires pour garantir des conditions d’études dignes à tous les élèves, où qu’ils se trouvent sur le territoire national.

 

En attendant une hypothétique réaction des pouvoirs publics, ce sont des milliers d’élèves qui continuent de payer le prix fort de cette négligence institutionnalisée. L’avenir de toute une génération se trouve ainsi hypothéqué par l’incurie des autorités et leur incapacité à assurer le minimum vital dans les établissements scolaires.

 

Corbeaunews Centrafrique

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La dangereuse duplicité de Touadéra dans la crise soudanaise

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La dangereuse duplicité de Touadéra dans la crise soudanaise

 

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L’ex-chef d’État soudanais Omar El-Bechir et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera lors de paraphe de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Khartoum, au Soudan

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra déploie une nouvelle fois sa stratégie bien connue de duplicité diplomatique, cette fois-ci en direction du Soudan. Son rapprochement apparent avec le général Burhan cache une manœuvre purement opportuniste qui pourrait s’avérer désastreuse pour la RCA.

 

Un double jeu périlleux de duplicité de Touadéra

 

La promesse faite par Touadera à Burhan de réduire l’influence d’Hemeti en territoire centrafricain apparaît comme un leurre grossier. Les discussions de New York entre les deux hommes révèlent la véritable intention de Touadéra : obtenir uniquement l’arrestation d’Ali Darass et Noureddine Adam, deux chefs rebelles qui menacent son pouvoir, sans réelle volonté de tenir ses engagements diplomatiques. Cette manipulation transparente ignore une réalité géopolitique cruciale : les principaux soutiens militaires de Bangui – Wagner et le Rwanda – maintiennent des liens étroits avec les RSF d’Hemeti.

 

“C’est une stratégie suicidaire qui menace directement la stabilité du pays”, analyse un diplomate africain sous couvert d’anonymat. “Le président joue avec le feu en pensant pouvoir manipuler aussi grossièrement ses alliés et ses adversaires”.

 

Des contradictions qui interpellent

 

Les incohérences de cette politique éclatent au grand jour. Alors que Touadéra promet à Burhan de démanteler les réseaux économiques et d’armement d’Hemeti, il continue de s’appuyer militairement sur Wagner et le Rwanda qui soutiennent activement ces mêmes réseaux. Cette contradiction majeure n’a pas échappé aux services de renseignement soudanais.

 

Plus inquiétant encore, cette manœuvre diplomatique hasardeuse menace l’alliance vitale avec Kigali. Les autorités rwandaises ont clairement exprimé leur désapprobation face à ce revirement d’alliance, plaçant Touadéra dans une position délicate vis-à-vis de son principal soutien régional.

 

Un jeu dangereux de la duplicité de Touadéra

 

Cette tentative de manipulation grossière des acteurs soudanais risque de se retourner contre son initiateur. En pensant pouvoir jouer sur tous les tableaux, Touadéra pourrait perdre sur tous les fronts : la confiance de Burhan une fois sa duplicité révélée, et le soutien d’Hemeti quand celui-ci prendra conscience de cette trahison.

 

Dans un contexte où les FACA peinent déjà à sécuriser le territoire national, cette stratégie du double jeu pourrait avoir des conséquences dramatiques. La présence de groupes armés aux frontières et la faiblesse structurelle de l’armée centrafricaine rendent le pays particulièrement vulnérable à toute forme de représailles.

 

“Si Hemeti décide de riposter, les FACA ne feront pas le poids face aux RSF, mieux équipées et aguerries au combat”, prévient un expert militaire centrafricain. “Touadéra semble oublier que son maintien au pouvoir dépend largement de ses soutiens extérieurs“.

 

Cette nouvelle manifestation de la politique du “diviser pour mieux régner” chère au président centrafricain pourrait cette fois-ci se retourner contre son initiateur. En tentant de manipuler simultanément tous les acteurs régionaux, Touadéra risque de perdre sur tous les tableaux : la confiance de Burhan une fois sa duplicité révélée, le soutien d’Hemeti quand celui-ci prendra conscience de cette trahison, et la précieuse alliance avec le Rwanda déjà fragilisée par ces manœuvres.

 

Le dernier pari risqué du président centrafricain pourrait bien marquer le début d’une nouvelle période d’instabilité pour un pays qui peine encore à se relever de ses crises successives.

 

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Détention arbitraire, torture, meurtre, les mercenaires russes transforment l’aéroport international de Bangui Mpoko a une machinerie de l’horreur ….  

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Détention arbitraire, torture, meurtre, les Mercenaires russes transforment l’aéroport international de Bangui Mpoko a une machinerie de l’horreur ….  

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aéroport international de Bangui Mpoko

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une vague de crimes et d’exactions d’une brutalité sans précédent déferle sur la République centrafricaine depuis l’implantation du groupe paramilitaire russe Wagner. Sous couvert de maintien de l’ordre et de soutien au gouvernement, cette organisation criminelle russe opère en toute impunité, instrumentalisant l’appareil judiciaire pour commettre des violations massives des droits humains.

 

UNE MACHINERIE DE L’HORREUR DES MERCENAIRES RUSSES  

 

Les mercenaires russes du groupe  Wagner ont mis en place une véritable industrie de la terreur en Centrafrique, avec la complicité de certains responsables centrafricains.

“Le Procureur de la République collabore étroitement avec Wagner pour instrumenter des détentions arbitraires“, témoigne un officier de police judiciaire centrafricain sous couvert d’anonymat. “Des centaines de personnes sont détenues hors de tout cadre légal, privées de procès équitable et soumises à des interrogatoires coercitifs où les droits de la défense sont systématiquement bafoués“.

 

LIEUX DE DÉTENTION ILLÉGAUX ET TORTURES SYSTÉMATIQUES PAR LES MERCENAIRES RUSSES

 

Les locaux de l’OCRB et ceux de l’aéroport de Bangui sont devenus des centres de détention illégaux des mercenaires russes où les victimes subissent des sévices d’une inqualifiable cruauté.

“Ils nous ont versé de l’eau bouillante sur le corps avant de nous injecter de force du tramadol pour nous rendre dociles”, rapporte un ancien détenu qui porte encore les stigmates de sa détention. “Plusieurs de mes codétenus sont morts sous la torture“.

 

CRIMES SEXUELS ET IMPUNITÉ TOTALE

 

Les témoignages recueillis dénoncent également des violences sexuelles systématiques, notamment sur des mineurs lors d’événements présentés comme des “manifestations culturelles russes “. Le chef des mercenaires russes du groupe Wagner, le commandant Dimitri Sitiy est nommément accusé d’actes de pédophilie d’une extrême gravité : “Il choisissait ses victimes parmi les plus vulnérables, sachant qu’elles ne pourraient pas porter plainte“, indique une source au sein du système judiciaire.

 

NOYAUTAGE DES INSTITUTIONS PAR LES MERCENAIRES RUSSES

 

En infiltrant les structures juridiques et sécuritaires, les mercenaires russes du groupe Wagner se sont arrogés une autorité de fait qui dépasse largement leur mandat officiel.

“Nous n’avons plus aucun contrôle sur ce qui se passe dans certaines zones”, admet un haut fonctionnaire. “Wagner agit comme un État dans l’État, imposant sa loi par la terreur“.

 

PASSIVITÉ INTERNATIONALE INACCEPTABLE  

 

Face à ces crimes caractérisés des mercenaires russes, la passivité de la communauté internationale est insoutenable. Les agissements de Wagner violent frontalement les conventions internationales sur les droits humains. Le Comité contre la torture de l’ONU et les instances de défense des droits de l’homme doivent exiger des enquêtes indépendantes immédiates.

 

La Situation en République centrafricaine ne peut plus être reléguée au silence. Il est urgent de mettre fin à cette emprise criminelle qui affaiblit les institutions et bafoue la dignité des citoyens. L’avenir même de l’État de droit centrafricain est en jeu.

 

Corbeaunews Centrafrique

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L’Assemblée nationale ouvre une enquête sur le scandale du stade 20.000 places de Bangui

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L’Assemblée nationale ouvre une enquête sur le scandale du stade 20.000 places de Bangui

 

L'Assemblée nationale ouvre une enquête sur le scandale du stade 20.000 places de <a href=Bangui” width=”450″ height=”302″ />
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’affaire de la réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui prend une nouvelle tournure. L’Assemblée nationale vient d’ouvrir une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur la gestion controversée des 400 millions de francs CFA alloués à ce projet. Cette décision intervient après l’audition tumultueuse du ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, dont les explications n’ont pas convaincu les députés.

 

Une visite présidentielle éclair au stade 20.000 places de Bangui   qui interroge

 

Le 12 novembre, Baba Kongoboro, accompagné de son Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement, s’est rendu sur le site  du stade 20.000 places de Bangui   pour une inspection des travaux. Cette visite éclair de cinq minutes, sans déclaration officielle, n’a fait que renforcer les interrogations sur ce chantier controversé du stade 20 000 places. Le lendemain, le ministre Doneng était convoqué devant l’Assemblée nationale pour s’expliquer sur cette affaire.

 

Une audition parlementaire qui tourne au fiasco

 

Le 13 novembre, convoqué à l’assemblée nationale, le ministre Doneng faisait de déclaration très controversée, poussant le Président de l’assemblée nationale à a s’interroger.

“Le ministre s’est comporté comme un élève qui n’ayant pas appris sa leçon, cherche à rejeter la faute de ses échecs aux examens sur ses enseignants”, a déclaré sans ambages le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji. Les parlementaires ont été particulièrement consternés par le niveau de français approximatif du ministre et ses explications décousues, plus dignes selon eux d’une conversation de quartier que d’une audition parlementaire.

 

Des déclarations qui provoque la suspicion

 

Lors de son audition, le ministre Doneng a stupéfié l’assemblée en déclarant avoir réhabilité, en plus d’éjecter ses propres moyens dans la réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui   ,  trois stades sur ses fonds personnels : le stade municipal, le stade Toungoufara et le stade omnisport. Une affirmation qui a provoqué l’indignation des parlementaires, rappelant qu’à sa nomination il y a 11 mois, ce même ministre déclarait même ne pas posséder un simple véhicule personnel.

 

“Comment un ministre qui se disait sans moyens à sa prise de fonction peut-il subitement financer la rénovation de trois stades ? Où a-t-il trouvé tout cet argent en si peu de temps ?”, s’est interrogé un député, sous-entendant un probable détournement massif de fonds publics. Pour les parlementaires ,   le ministre Doneng n’est pas l’État. Il ne doit pas utiliser son argent personnel pour des infrastructures publiques, ont-ils souligné, suspectant une tentative de dissimulation de détournement de fonds.

 

Ces déclarations maladroites du ministre n’ont fait que renforcer les soupçons sur sa gestion des 400 millions alloués au projet de la réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui  .

 

Le mystère de la fermeture du complexe sportif Barthélemy Boganda

 

La commission s’intéressera également à la fermeture inexpliquée du complexe sportif Barthélemy Boganda. Cette décision, officiellement justifiée par une inspection prévue de la CAF entre le 29 octobre et le 3 novembre, pénalise de nombreux professionnels : avocats, comptables, architectes, restaurateurs et commerçants locataires des lieux. Seuls quelques privilégiés, dont l’épouse du directeur général de l’ONASPORT qui y fabrique des glaces, ont été autorisés à poursuivre leurs activités.

 

Création et gestion opaque du parking qui interroge

 

Après la fermeture du complexe sportif Barthélemy Boganda par le ministre Doneng, celui-ci a créé un nouveau parking pour le public et les clients du complexe, dont il récolte les frais. Mais là encore, la gestion dudit parking pose aussi des questions. Les usagers sont contraints de payer des tickets de stationnement sans qu’aucun service de gardiennage ne soit assuré. Les recettes disparaissent dans des circuits opaques, alimentant les suspicions de détournement.

 

Réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui : un projet mal engagé dès le départ

 

L’affaire avait pourtant bien mal commencé. Les constructeurs chinois, qui avaient initialement bâti le stade 20.000 places de Bangui   , proposaient une rénovation complète pour un milliard de francs CFA. Le gouvernement a préféré opter pour une solution locale à 400 millions, confiant le chantier au ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette décision s’est révélée désastreuse : les travaux, réalisés par des entreprises aux contours flous, n’ont donné aucun résultat tangible.

 

Les enjeux sportifs en arrière-plan

 

Cette réhabilitation du stade 20.000 places de Bangui   était pourtant nécessaires. La CAF avait suspendu les matchs internationaux dans ce stade en raison de sa non-conformité aux normes. La Centrafrique se trouve donc privée d’enceinte homologuée pour ses rencontres internationales, une situation qui pénalise le développement du football national.

 

L’heure des comptes

 

Les députés semblent déterminés à faire toute la lumière sur ce scandale de détournement de fonds publics. Cette affaire pourrait marquer un tournant dans l’exercice du contrôle parlementaire en République centrafricaine. Elle intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’exécutif et le législatif sur la gestion des deniers publics.

 

Les prochaines étapes

 

La commission d’enquête devra notamment établir :

– Le détail précis de l’utilisation des 400 millions de francs CFA

– L’identité et les liens des entreprises attributaires des marchés

– Les raisons de l’échec des travaux de réhabilitation

– Les responsabilités dans la fermeture du complexe sportif

– La destination réelle des recettes du parking

 

Une affaire à suivre qui pourrait révéler d’autres surprises et entraîner des bouleversements majeurs au sein du gouvernement centrafricain.

 

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L’INDIFFÉRENCE HONTEUSE DE L’ÉTAT CENTRAFRICAIN FACE À SES NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS EN MÉDECINE

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L’INDIFFÉRENCE HONTEUSE DE L’ÉTAT CENTRAFRICAIN FACE À SES NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS EN MÉDECINE

 

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professeur Alain FARRA, agregé en médecine

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une semaine après l’historique réussite de trois Centrafricains au prestigieux concours d’agrégation du CAMES, dont les premières femmes professeures agrégées de l’histoire du pays, le silence assourdissant des autorités expose une nouvelle fois le mépris de l’État pour ses élites.

 

UN SUCCÈS HISTORIQUE IGNORÉ PAR L’ÉTAT CENTRAFRICAIN

 

Les Docteurs Alain Farra, Peggy Maria Guerendo et Barbara Esther Ouansaba ont brillamment réussi leurs épreuves lors du 22ème concours d’agrégation à Conakry. Le Dr. Farra s’est même classé premier de sa spécialité en Bactériologie-Virologie devant un candidat malien. Une performance exceptionnelle qui aurait dû déclencher une vague de fierté nationale.

L'INDIFFÉRENCE HONTEUSE DE L'ÉTAT CENTRAFRICAIN FACE À SES NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS EN MÉDECINE
Professeure Peggy Maria GUERENDO,, Mme Mboligoumba, agrégée en médecine

 

“Depuis l’annonce des résultats, nous n’avons reçu aucune marque de reconnaissance officielle de l’État centrafricain. Ce silence est profondément décourageant pour la nouvelle génération”, déplore un enseignant de la faculté de médecine sous couvert d’anonymat.

 

LA CULTURE DU DÉNI DE L’EXCELLENCE

 

Cette indifférence de l’État centrafricain expose un mal profond : le refus systématique de valoriser l’excellence académique. Ni le Président de la République, ni le Premier Ministre, ni le ministre de la santé, ni même le Recteur de l’Université de Bangui n’ont daigné adresser un message de félicitations aux lauréats.

L'INDIFFÉRENCE HONTEUSE DE L'ÉTAT CENTRAFRICAIN FACE À SES NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS EN MÉDECINE
Professeure Barbara Esther OUANSABA, agrégée en médecine

 

Plus inquiétant, les nombreuses associations féminines, d’ordinaire si promptes à revendiquer, restent étrangement muettes face à cette première historique de deux femmes professeures agrégées, 64 ans après l’indépendance de l’État centrafricain.

 

UNE URGENCE NATIONALE IGNORÉE PAR L’ÉTAT CENTRAFRICAIN

 

Le développement de la République centrafricaine passe nécessairement par la formation d’une élite intellectuelle de haut niveau. Avec seulement trois professeurs agrégés en médecine pour tout le pays, la situation est alarmante. Le mépris affiché par les autorités risque de décourager les vocations, alors que le pays manque cruellement de spécialistes.

 

L’absence de reconnaissance officielle de ces succès académiques témoigne d’une vision politique à court terme, incapable de comprendre que la construction d’une nation passe d’abord par la valorisation de ses forces vives intellectuelles.

 

À moins d’un sursaut rapide des autorités, cette indifférence coupable restera comme une tache dans l’histoire de la République centrafricaine, pays où l’excellence semble être devenue un crime de lèse-majesté.

 

Merci au journaliste Christian Aimé Ndotah pour avoir divulgué cette information.

 

Par Alain Nzilo

 

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Magistrature centrafricaine : La nuit des longs couteaux où sept magistrats décapitée Par Touadera

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Magistrature centrafricaine : La nuit des longs couteaux où sept magistrats décapitée Par Touadera

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

La République centrafricaine vit des heures sombres. Par une série de décrets datés du 15 novembre 2024, le pouvoir exécutif vient de porter un coup fatal à l’indépendance de la Magistrature centrafricaine, révoquant brutalement quatre magistrats et sanctionnant trois autres pour de prétendus “manquements aux devoirs de leur état”. Cette purge judiciaire, d’une violence inédite, marque un tournant dans l’histoire de notre pays.

 

Une épuration judiciaire minutieusement instrumentée

 

Les décrets présidentiels n°24.279, 24.280, 24.281 et 24.282 ont frappé comme un couperet dans le monde de la Magistrature centrafricaine. Quatre magistrats chevronnés ,  Fédanga Mokoué Jean-Paul, Badonga Léonel Jospin, Touré Fleury Modeste et Angalaka Zapato Thierry Blaise ,  ont été purement et simplement révoqués de la magistrature. Trois autres magistrats ont subi des sanctions disciplinaires particulièrement sévères : Sire Wanambom a été rétrogradé de deux échelons, passant du 6e au 4e échelon du 2e grade, tandis que Kuzu Claude Gérard-Pacifique et Gonidane Maturin ont été abaissés d’un échelon chacun.

 

Les motifs invoqués, formulés de manière quasi identique dans tous les décrets, relèvent d’une troublante généralité : “Manquement grave aux devoirs de leur état, à l’honneur, à la délicatesse, à la dignité ou à l’obligation de réserve”. Aucun fait précis n’est mentionné, aucune procédure contradictoire n’est évoquée, laissant planer le doute sur la réalité des griefs reprochés à ces magistrats.

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Les magistrats de la Cour d’appel de Bambari en tenue d’audience, marquant la reprise des activités judiciaires après une décennie d’interruption

 

Une offensive préméditée contre l’indépendance judiciaire

 

Cette purge intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. La révision constitutionnelle du 30 août 2023, imposée dans une illégalité absolue et sans véritable débat démocratique, avait déjà considérablement renforcé les pouvoirs présidentiels, notamment sur l’appareil judiciaire. Le pouvoir exécutif, désormais libéré des contre-pouvoirs traditionnels, s’arroge le droit de remodeler la Magistrature centrafricaine  à sa convenance.

 

La chronologie des événements est révélatrice : les sanctions prennent effet rétroactivement au 4 septembre 2024, soit deux mois avant la signature des décrets présidentiels. Cette concordance temporelle trahit une stratégie mûrement réfléchie visant à mettre au pas la Magistrature centrafricaine.

 

Un message d’intimidation à l’ensemble de la Magistrature centrafricaine

 

Ces sanctions d’une sévérité exceptionnelle constituent un avertissement sans équivoque à l’ensemble du corps judiciaire centrafricain. La brutalité de la méthode et l’absence de justification détaillée des sanctions témoignent d’une volonté manifeste d’installer un climat de peur au sein de la Magistrature centrafricaine.

 

Les conséquences sont prévisibles : quel magistrat osera désormais rendre une décision qui pourrait déplaire au pouvoir ? Comment garantir une justice équitable quand les juges doivent travailler sous la menace permanente de sanctions arbitraires ? L’indépendance de la justice, pilier fondamental de l’État de droit, se trouve ainsi réduite à néant.

 

Des conséquences dévastatrices pour l’avenir du pays

 

Cette mainmise sur la Magistrature centrafricaine  fait planer une menace existentielle sur la démocratie centrafricaine. Un pays où les juges ne peuvent plus exercer leur mission en toute indépendance est condamné à sombrer dans l’arbitraire et le chaos institutionnel.

 

Les répercussions dépasseront largement le cadre judiciaire. Sur le plan économique, cette instabilité institutionnelle dissuadera les investisseurs potentiels, déjà échaudés par les crises successives qu’a connues le pays. Les partenaires internationaux, garants de l’aide au développement, ne manqueront pas de s’inquiéter de ce recul démocratique majeur.

 

Plus grave encore, cette dérive autoritaire risque d’ébranler durablement la confiance des citoyens dans leurs institutions. Comment croire encore en la justice quand celle-ci devient un instrument au service du pouvoir exécutif ? Comment maintenir la paix sociale quand les arbitrages judiciaires sont suspectés de partialité ?

 

Un tournant historique aux conséquences imprévisibles

 

L’histoire de la République centrafricaine est jalonnée de crises politiques et institutionnelles. Mais la destruction méthodique de l’indépendance de la justice marque un tournant particulièrement sombre. En s’attaquant ainsi aux fondements mêmes de l’État de droit, le régime ouvre la voie à toutes les dérives.

 

L’heure est plus que grave pour notre République. Cette purge judiciaire n’est pas qu’une simple mesure administrative : elle constitue une attaque frontale contre les principes démocratiques les plus élémentaires. Le silence complice de certaines chancelleries occidentales et l’absence de réaction forte de la communauté internationale ne font qu’encourager ces dérives autoritaires.

 

Seule une prise de conscience collective et une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation pourront encore sauver ce qui reste de notre État de droit. L’Histoire jugera sévèrement ceux qui, aujourd’hui, par leurs actes ou leur silence, participent au démantèlement des fondements de notre République. Le combat pour l’indépendance de la justice et le respect des institutions démocratiques ne fait que commencer.

 

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Le Sultan-Maire de Ndélé : Un Dirigeant ou Un Dictateur ?

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Le Sultan-Maire de Ndélé : Un Dirigeant ou Un Dictateur ?

 

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Monsieur Laurent Ragba Fautour, juriste, photo d’archives

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle forme d’autoritarisme s’est installée à Ndélé, ville stratégique du nord-est centrafricain, où le sultan-maire reproduit des pratiques dignes des heures les plus sombres du pays. Confiscation arbitraire de biens, menaces contre les citoyens, mépris total de la justice : le tableau est accablant pour celui qui cumule à la fois l’héritage traditionnel et le mandat républicain.

 

Un Comportement Tyrannique

 

Le Sultan-Maire de Ndélé : Un Régnant Autoproclamé Au-Dessus des Lois

 

Dans les quartiers de Ndélé, une ville située au nord-est de la République centrafricaine, une ombre de dictature s’étend sous le couvert de l’autorité municipale. Le sultan-maire, un homme qui a succédé à son père en 2015, se présente non seulement comme le chef administratif de la localité, mais aussi comme un autocrate moderne, un tyran qui semble se croire au-dessus des lois qu’il est censé faire respecter.

 

Le comportement du sultan-maire de Ndélé n’est pas sans rappeler les pires heures de l’absolutisme. À peine âgé de quelques années de mandat, il a pris une tournure qui contraste vivement avec la ligne qu’ont suivie d’autres figures autoritaires du passé centrafricain, comme l’empereur Bokassa.

 

Jean-Bedel Bokassa, pourtant bâtisseur de son pays, malgré ses torts, a respecté l’institution judiciaire en se soumettant à son jugement après son exil. Le sultan-maire, quant à lui, agit comme si la loi était une option, non une obligation. Il manipule le terrain politique et social de Ndélé avec une arrogance manifeste, dépréciant non seulement les droits individuels mais aussi l’intégrité des institutions républicaines.

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Image du terrain de monsieur Laurent Ragba Fautour, occupé illégalement par la mairie de Ndélé

 

Son comportement a été particulièrement flagrant lorsqu’il a décidé de s’approprier un terrain appartenant à , un homme dévoué au développement local. Foutour, qui possède une autorisation datée de 1995 pour ce terrain situé sur l’avenue des martyrs à Ndélé, a vu ses droits bafoués sans que la justice soit appelée à intervenir de manière significative.

 

Les Faits : Une Confiscation Abusive

 

La situation commence en 2016 quand Foutour, par altruisme, propose d’utiliser son terrain de l’avenue des martyrs pour héberger un marché temporaire pour les commerçants soudanais en manque d’espace. Ce geste de solidarité est retourné contre lui lorsque le sultan-maire, profitant de l’instabilité régionale, décide d’y établir un marché permanent sans l’accord du propriétaire.

 

Foutour, juriste de formation, a tenté de faire valoir ses droits par des voies légales. Il a soumis plusieurs demandes de compensation pour l’utilisation forcée de sa propriété, réclamant un total de 30 millions de francs CFA pour six mois d’occupation. Les réponses sont restées vaines, et la menace contre sa personne et ses biens n’a fait que s’intensifier.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/une-note-de-monsieur-Laurent-Ragba-Fautour-320×450.jpg” alt=”Une note de monsieur Laurent Ragba Fautour” width=”320″ height=”450″ />
Une note de monsieur Laurent Ragba FautourScreenshot

 

Une Justice Bafouée

 

La justice centrafricaine, censée être l’arbitre impartial dans de tels conflits, est mise à l’épreuve par l’attitude du sultan-maire. Foutour a tenté de faire appel à la Cour de Justice de la CEMAC, mais les actions sur le terrain continuent de se faire en dépit des procédures légales en cours.

 

Laurent Ragba Foutour, désormais réfugié au Tchad, vit sous la menace constante d’assauts contre son intégrité physique et morale, menaces qu’il attribue directement aux décisions unilatérales du sultan-maire. Il décrit un climat de peur instauré par ce dernier, où même les figures locales de l’administration, comme le préfet et le sous-préfet, semblent impuissants ou réticents à intervenir.

 

Appel à la Communauté Internationale

 

Face à cette impasse, Foutour a sollicité l’aide de la Minusca, espérant que l’intervention internationale pourrait non seulement lui rendre justice mais aussi rappeler à l’ordre un sultan-maire qui semble avoir oublié les principes démocratiques et le respect des droits fondamentaux.

 

Vers Une Gouvernance Respectueuse des Lois

 

Le cas de Ndélé est un microcosme des défis de gouvernance que la Centrafrique doit surmonter. La lutte de Laurent Ragba Foutour n’est pas seulement pour la récupération de son terrain, mais pour la réaffirmation du droit, de la justice et de la démocratie. Il s’agit de rappeler à tous, y compris aux autorités, que le pouvoir doit être exercé au service du peuple, dans le cadre de la loi, et non au-delà.

 

En définitif, les citoyens centrafricains doivent rester alertes, car la tyrannie, même à petite échelle, représente une menace contre la paix et le développement d’une nation.

 

Rappelons que la République centrafricaine, qui tente de se reconstruire après des années de conflit, ne peut se permettre de laisser prospérer en son sein des poches d’autoritarisme qui sapent les fondements mêmes de l’État de droit. L’urgence est désormais d’agir pour rétablir la primauté du droit à Ndélé, avant que ce modèle de gouvernance autoritaire ne fasse école ailleurs dans le pays.

 

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MLPC : Les manœuvres du pouvoir pour démanteler l’opposition se heurtent à une résistance farouche des militants

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MLPC : Les manœuvres du pouvoir pour démanteler l’opposition se heurtent à une résistance farouche des militants

 

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“Les cadres du MLPC réaffirment leur unité face aux tentatives de déstabilisation lors de l’assemblée générale du 16 novembre 2024 à BanguiScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le pouvoir de Bangui vient d’essuyer un cuisant échec dans sa tentative de déstabilisation du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Réunis en assemblée générale extraordinaire ce samedi 16 novembre 2024 à Bangui, les cadres et militants de cette formation historique de l’opposition ont déjoué une manœuvre qui visait ni plus ni moins qu’à liquider leur parti.

 

Une instrumentation grossière démasquée

 

“C’est une manipulation grossière qui ne trompe personne”, dénonce un membre du Bureau politique du MLPC. “Le pouvoir instrumentalise un groupuscule de dissidents pour tenter de créer la confusion et affaiblir notre parti”. La stratégie est désormais visible : utiliser des éléments infiltrés pour provoquer des divisions internes et paralyser cette force d’opposition majeure.

 

Le plus révélateur est l’accès privilégié accordé aux dissidents aux médias d’État, particulièrement Radio Centrafrique, normalement verrouillés par le parti au pouvoir. “Comment expliquer qu’un groupe sans légitimité bénéficie soudainement d’une telle exposition médiatique, si ce n’est avec la bénédiction des autorités ?”, s’interroge un cadre historique du MLPC.

La milice de Touadéra, à sa tête Jackson Mazette, frappe encore : un ancien député agressé en plein Bangui
Monsieur Jackson Mazette

 

L’argument fallacieux de la fin de mandat de la direction actuelle du MLPC

 

Pour justifier leur action, les détracteurs du président Martin Ziguélé agitent la question de la fin de son mandat. “C’est un prétexte ridicule qui masque mal leurs véritables intentions”, fustige un président de fédération. “Ces pseudo-intellectuels sont rongés par le tribalisme et la haine. Ils se font les instruments conscients ou inconscients d’une stratégie visant à démanteler notre parti”.

 

Une mobilisation massive qui fait échec aux manœuvres

 

Devant cette offensive, la riposte du MLPC a été massive et sans équivoque. L’assemblée générale a réuni un impressionnant panel de responsables : conseillers politiques nationaux, membres du bureau politique, présidents des unions fédérales, des fédérations et sous-fédérations de Bangui et Bimbo. Tous ont unanimement condamné cette “agitation grotesque et illégale”.

 

“Notre unité est notre force. Le MLPC reste debout et plus déterminé que jamais à poursuivre son combat pour la République, la démocratie et l’État de droit”, proclame un militant de longue date du MLPC. Les participants ont réaffirmé leur confiance totale aux organes issus du 4e congrès de mars 2020 et particulièrement à leur président Martin Ziguélé.

Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3, illustrant l'article sur le   MLPC : Les manœuvres du pouvoir pour démanteler l'opposition se heurtent à une résistance farouche des militants
Le président du MLPC Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3

 

Une détermination intacte

 

Pour couper court à toute tentative de déstabilisation, le bureau politique a reçu mandat d’organiser rapidement un nouveau congrès. Une démonstration de force qui souligne la vitalité du MLPC, 21 ans après avoir quitté le pouvoir. “Notre parti continue sa lutte multiforme aux côtés du peuple centrafricain martyr et des forces de l’opposition”, affirme un cadre.

 

Les observateurs notent que cette nouvelle tentative de déstabilisation intervient alors que le MLPC intensifie ses efforts pour dynamiser ses structures sur l’ensemble du territoire. “Le pouvoir craint visiblement notre capacité de mobilisation en vue des prochaines échéances électorales”, analyse un responsable. “Cette manœuvre désespérée ne fait que renforcer notre détermination”.

 

L’échec de cette opération de déstabilisation démontre que le MLPC, loin d’être affaibli par deux décennies d’opposition, reste une force politique majeure capable de résister aux tentatives de division. Une leçon que le pouvoir devra méditer alors que le parti se prépare activement à jouer un rôle majeur dans les futures échéances électorales, si toutes les conditions de l’opposition sont respectées.

 

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Des hommes armés sèment à nouveau la terreur sur l’axe Bozoum-Paoua

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Des hommes armés sèment à nouveau la terreur sur l’axe Bozoum-Paoua

 

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Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 De nouveaux actes de braquage ont été commis ce samedi 16 novembre 2024 sur l’axe Bozoum-Paoua, à seulement 13 kilomètres de Bozoum, démontrant une fois de plus la détérioration continue de la sécurité dans cette partie du pays. Des hommes armés ont pris pour cible des commerçants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Taley, une sous-préfecture de Lim-Pendé située à une soixantaine de kilomètres de Bozoum.

 

“Ils nous ont arrêtés vers 4h30 du matin. Ils avaient renversé une moto sur la route pour nous forcer à nous arrêter. J’ai d’abord cru à un accident en voyant les phares et les torches. Mais rapidement, nous nous sommes retrouvés encerclés par des hommes armés qui nous ont forcés à nous coucher par terre”, témoigne à la rédaction du CNC un rescapé sous couvert d’anonymat. Les assaillants ont systématiquement fouillé leurs victimes, s’emparant de leur argent et de leurs effets personnels.

 

Une insécurité généralisée autour de Bozoum

 

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’actes criminels similaires qui touchent l’ensemble des axes routiers autour de Bozoum. La route menant à Bocaranga (80 km) est particulièrement dangereuse, avec des embuscades régulières visant aussi bien les véhicules de transport que les motos. L’axe Bozoum-Bossembélé n’est pas épargné, les voyageurs devant faire face à des hommes armés qui surgissent des broussailles pour les dévaliser.

 

“Chaque semaine apporte son lot d’attaques et de braquages. Nous ne pouvons plus circuler librement, même pour nos activités commerciales “, déplore un commerçant de Bozoum qui fait régulièrement la navette entre les différents marchés de la région.

 

La situation est particulièrement critique sur l’axe Bozoum-Paoua où les incidents se multiplient. Les malfaiteurs, opérant en petits groupes de trois à quatre hommes, utilisent des tactiques bien rodées : positionnement stratégique près des ponts, simulation d’accidents ou de pannes pour piéger les voyageurs, usage d’armes artisanales mais néanmoins létales.

 

Des forces de sécurité démunies

 

Devant cette situation inquiétante , les Forces Armées Centrafricaines (FACA) peinent à assurer la sécurité des populations, principalement en raison d’un manque criant de moyens logistiques.

“Nos militaires sont prêts à intervenir, mais comment peuvent-ils le faire efficacement sans véhicules ni motos ? Quand nous les alertons d’une attaque, il leur est impossible d’arriver à temps sur les lieux”, explique un chef de village de la région.

 

Les populations de Bozoum et environnant, excédées par cette situation, lancent un appel pressant au gouvernement. “Nous demandons des patrouilles régulières sur tous les axes, mais pour cela, il faut doter nos FACA de moyens de transport et de communication adéquats”, insiste un notable de Bozoum.

 

Impact sur la vie économique

 

Cette insécurité chronique a des répercussions néfastes sur l’activité économique de toute la région. Les marchés hebdomadaires, indispensables pour l’économie locale, voient leur fréquentation chuter. De nombreux commerçants renoncent à se déplacer, craignant pour leur sécurité et leurs biens.

 

“Comment pouvons-nous développer nos activités dans ces conditions ? Même quand nous prenons le risque de voyager, nous devons limiter nos liquidités, ce qui réduit considérablement nos capacités d’achat et de vente”, explique une commerçante.

 

Pour rappel, Bozoum, située à 384 kilomètres de Bangui, est un important carrefour commercial pour la région. La ville est reliée à plusieurs centres urbains majeurs comme Paoua, Bocaranga et Bossembélé, des axes aujourd’hui paralysés par l’insécurité.

 

Urgence d’une réponse gouvernementale

 

Face à cette situation critique, les populations attendent des mesures concrètes de la part des autorités. Les demandes sont claires : renforcement des effectifs militaires dans la région, dotation en moyens logistiques pour permettre des interventions rapides, mise en place de postes de contrôle fixes sur les axes les plus sensibles.

 

“Le gouvernement doit prendre la mesure de l’urgence. Chaque jour qui passe sans action concrète met en danger la vie des citoyens et fragilise davantage l’économie locale”, souligne un leader communautaire.

 

En attendant une réponse des autorités, les populations s’organisent comme elles peuvent, évitant les déplacements non essentiels et voyageant en groupe quand c’est possible. Mais cette situation ne peut perdurer sans risquer d’isoler complètement certaines localités et d’aggraver la précarité économique de toute une région.

 

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Gamboula accueille la 55e Conférence régionale des Églises évangéliques baptistes

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Gamboula accueille la 55e Conférence régionale des Églises évangéliques baptistes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/11-Cloture-des-festivites-du-Centenaire-des-eglises-EEB-ex-EBO-ce-dimanche-05-Nov-23-a-leglise-de-la-Vallee-de-Bouar-450×338.jpg” alt=”Clôture des festivités du Centenaire des églises EEB ex EBO ce dimanche 05 Nov 23 à l’église de la Vallée de Bouar, illustrant l’article sur Gamboula accueille la 55e Conférence régionale des Églises évangéliques baptistes” width=”450″ height=”338″ />
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Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La 55e Conférence régionale des Églises évangéliques baptistes s’est tenue à l’Église évangélique baptiste de Gamboula 2, dans la Mambéré-Kadéï,  en région de l’Équateur, à l’ouest de la République centrafricaine. L’événement a rassemblé 473 participants venus des différentes églises.

 

Sous la houlette du pasteur René Zarde, ancien directeur de l’école de théologie de Gamboula, les participants ont médité sur le thème de la jalousie, développé à partir du livre de l’Exode, chapitre 4 verset 2. Cette thématique, ancrée dans les réalités quotidiennes des fidèles, a provoqué de nombreux échanges et réflexions sur les comportements humains et leurs conséquences sur la vie spirituelle et communautaire.

 

Le Dr Isac Elford, médecin suédois présent à la conférence, n’a pas caché sa satisfaction quant à l’organisation de l’événement. “La qualité des enseignements et l’engagement des participants témoignent de la vitalité des églises baptistes dans cette région”, a-t-il déclaré. Son appréciation rejoint celle du pasteur Pascal Samba, responsable de l’église hôte de Gamboula 2, qui s’est félicité de la forte mobilisation des fidèles.

 

Le succès de la conférence s’est également traduit sur le plan financier, avec une collecte totale dépassant les 4 millions de francs CFA (exactement 4 000 774 500 francs CFA). Le concours d’offrandes, moment fort de la rencontre, a révélé la générosité des communautés participantes. L’église de Gamboula 2 s’est particulièrement distinguée en arrivant en tête avec une contribution de 1 137 000 francs CFA, suivie par celle de Gamboula 1 qui a versé 732 300 francs CFA.

 

Cette mobilisation financière exceptionnelle permettra de soutenir les différents projets et actions menés par les églises évangéliques baptistes dans le pays, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’évangélisation.

 

La conférence a également été l’occasion de renforcer les liens entre les différentes communautés et de coordonner leurs actions futures. Les participants ont pu échanger sur leurs expériences respectives et partager leurs bonnes pratiques en matière d’organisation et d’animation de la vie ecclésiale.

 

À l’issue de la rencontre, il a été annoncé que la prochaine conférence régionale se tiendra à Dongo, marquant ainsi la volonté de faire circuler cet événement majeur dans les différentes localités de la région pour renforcer le dynamisme du réseau des églises évangéliques baptistes.

 

Cette 55e édition confirme la capacité des églises évangéliques baptistes de la Mambéré-Kadéï à mobiliser leurs fidèles autour de la parole biblique et à maintenir une dynamique spirituelle forte, malgré les défis auxquels la région peut être confrontée. Elle témoigne également de la vitalité du christianisme évangélique dans cette partie de la République centrafricaine, où les églises jouent un rôle important dans la vie sociale et spirituelle des communautés.

 

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Le grand banditisme en uniforme : quand des policiers de Bocaranga menottent des motos pour racketter leurs propriétaires

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Le grand banditisme en uniforme : quand des policiers de Bocaranga menottent des motos pour racketter leurs propriétaires

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Moto-immobilisee-a-Bocaranga-par-les-forces-de-police-450×338.jpg” alt=”Moto vue de dessus, immobilisée par la police à Bocaranga avec un guidon usé et un porte-bagages., illustrant l’article sur Le grand banditisme en uniforme : quand Des policiers de Bocaranga menottent des motos pour racketter leurs propriétaires” width=”450″ height=”338″ />
Moto saisie illégalement par la police de Bocaranga – copy@Cnc

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

À Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, les forces de l’ordre s’adonnent désormais à des pratiques qui défient l’entendement. Le vendredi 8 novembre dernier, des policiers ont posé un acte inédit dans l’histoire du monde: menotter des motos en stationnement sur un parking privé pour extorquer de l’argent aux propriétaires.

 

Des méthodes des policiers de Bocaranga  dignes du grand banditisme.

 

La scène se déroule sous un hangar construit par l’ONG IRC, initialement destiné aux activités commerciales mais actuellement inutilisé. Deux commerçants y garent leurs motos, un geste banal qui va se transformer en cauchemar. Vers 10 heures, des agents de police débarquent et, dans un acte surréaliste et digne des grands bandits du monde, menottent deux motos stationnées sur un parking privé. Leur exigence : 5 000 francs par moto pour leur “libération”, soit un total de 10 000 francs.

 

“Les propriétaires doivent négocier avec la police pour récupérer leurs propres biens. C’est du racket organisé en plein jour”, dénonce un témoin des faits qui préfère garder l’anonymat. « Je n’avais jamais vu ça de ma vie. Des menottes sur des motos ! C’est du jamais vu », ajoute-t-il.

Les policiers, auteurs de ce geste criminel, interrogés par la rédaction du CNC, justifient cette action par une prétendue infraction au code de stationnement. Pourtant, aucun texte légal n’autorise une telle pratique.

 

Vue rapprochée d’une moto menottée par les policiers à Bocaranga. On observe le guidon et le porte-bagages de la moto., illustrant l'article sur Le grand banditisme en uniforme : quand Des policiers de Bocaranga menottent des motos pour racketter leurs propriétaires
Moto menottée par les policiers de Bocaranga – copy@Cnc

 

Une extorsion digne de la mafia colombienne à Bocaranga.

 

Cette histoire rocambolesque des motos menottées n’est que la partie émergée d’un système bien rodé d’extorsion. Chaque vendredi, jour de marché, les policiers se déploient stratégiquement dans la ville pour collecter leur “dîme” auprès des commerçants. Une source locale rapporte : “Ils sont postés partout – dans les marchés, aux entrées de la ville, le long des routes. Personne n’échappe à leur filet.”

 

Les commerçants de Bocaranga, principales victimes.

 

Si tous les habitants de Bocaranga subissent ces pratiques, les commerçants constituent les cibles privilégiées. Les vendeurs ambulants, les boutiquiers et particulièrement les marchands du secteur informel paient un lourd tribut. Les commerçants musulmans, notamment les éleveurs Peuls, semblent particulièrement visés en raison de leur dynamisme commercial.

 

« Nous payons plusieurs fois par jour de l’argent aux policiers. Et je me demande si les gendarmes qui sont là leur travail est quoi? Ils ne nous dérangent même pas. À chaque point de passages, les policiers de Bocaranga trouvent une nouvelle raison de nous exiger de l’argent », témoigne Ibrahim, un commerçant ambulant. Les éleveurs transhumants subissent également une pression constante lors de leurs déplacements.

Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos Bocaranga : la chasse aux musulmans par une police hors de contrôle prend de l’ampleur
deux_policiers_de_bocaranga_sur_deux_motos – Bocaranga : la chasse aux musulmans par une police hors de contrôle prend de l’ampleur

 

Un semblant de légalité.

 

La mairie tente de justifier ces agissements en invoquant une politique de gestion du stationnement. Elle a mis en place un parking officiel où les usagers doivent s’acquitter de 100 francs par véhicule. Mais plutôt que d’orienter simplement les contrevenants vers ce parking municipal, les policiers préfèrent transformer l’infraction présumée en opportunité d’enrichissement personnel.

 

Un État défaillant.

 

Cette situation révèle l’ampleur de la déliquescence de l’État centrafricain. Comment des agents censés protéger la population peuvent-ils se transformer en rançonneurs ? Des grands mafieux ? Qui supervise ces policiers ? Leurs supérieurs à Bangui sont-ils informés de ces dérives ? Ces questions restent sans réponse.

 

“On se demande si ces policiers ont reçu une formation ou s’ils ont été ramassés dans la rue quelque part “, s’indigne un chef de quartier de Bocaranga. Cette remarque pose la question du recrutement et de la formation des forces de l’ordre au pays de Boganda.

 

Des conséquences économiques désastreuses.

 

Ces pratiques affectent gravement l’économie locale. De nombreux commerçants réduisent leurs activités ou quittent la ville, créant une pénurie artificielle et une augmentation des prix de certains produits.

 

«  Avec une telle pratique des policiers, les prix augmentent car les commerçants répercutent ces taxes illégales sur leurs marchandises. C’est le consommateur final qui paie », explique Marie Boui, une mère de famille à Bocaranga.

 

L’urgence d’une réforme.

 

Face à cette situation, une réforme profonde du commissariat de Bocaranga devient urgente. Les citoyens réclament :

– La mise en place d’un système de contrôle strict des pratiques policières

– Des sanctions exemplaires contre les agents impliqués dans ces extorsions

– Une formation continue des forces de l’ordre sur l’éthique et la déontologie

 

Sans une intervention rapide des autorités centrales, Bocaranga risque de voir son tissu économique et social gravement affecté par ces pratiques prédatrices qui minent la confiance entre la population et ses forces de l’ordre.

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Centrafrique : Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts 

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Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts.

 

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Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Des affrontements particulièrement violents ont éclaté le 14 novembre dans les environs de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, entre les mercenaires russes du groupe Wagner accompagnés des “Russes noirs” d’une part, et des éléments de l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) membres de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) d’autre part. Le bilan est lourd : un mercenaire russe tué et trois autres grièvement blessés dans les rangs de Wagner, ainsi qu’un “Russe noir” mort et un autre blessé.

 

Les “Russes noirs”, appellation donnée aux ex-rebelles centrafricains ayant déposé les armes puis formés par les mercenaires russes pour les épauler dans leurs opérations, constituent désormais une force supplétive importante aux côtés du groupe Wagner. Cette collaboration reste néanmoins marquée par de lourdes pertes, comme en témoigne ce nouvel incident.

 

Cette opération de ratissage d’envergure avait été déclenchée suite à une série d’attaques attribuées aux rebelles de la CPC-F sur l’axe Bambari. Le 12 novembre, un camion avait été incendié à quelques kilomètres de la ville. Deux jours plus tôt, un policier avait été tué et un autre porté disparu sur le même axe routier, démontrant la dégradation continue de la situation sécuritaire dans cette zone stratégique.

Centrafrique : Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts
ecusson Wagner ti azandé

 

Les mercenaires russes et les “Russes noirs” ont engagé une progression dans la brousse près du village de Gbenga, situé à 35 kilomètres de Bambari sur l’axe menant à Ippy. Mais les rebelles de l’UPC, manifestement bien renseignés sur les mouvements de leurs adversaires, avaient préparé une embuscade en se positionnant en nombre. L’affrontement qui s’en est suivi a tourné à l’avantage des assaillants.

 

Le traitement réservé aux victimes démontre les pratiques différenciées entre Wagner et leurs auxiliaires centrafricains. Le corps du “Russe noir” tué au combat a été ramené à Bambari où il a été inhumé près du marché à bétail, tandis que son camarade blessé a été admis à l’hôpital de la ville. En revanche, les mercenaires russes blessés et tué ont été immédiatement évacués par hélicoptère vers Bangui, le groupe Wagner cherchant systématiquement à dissimuler ses pertes aux yeux de la population.

 

Cette politique du secret s’étend jusqu’au traitement des dépouilles. Les mercenaires russes tués en RCA ne sont plus rapatriés vers leur pays d’origine mais enterrés discrètement à Bangui, dans des cimetières dont l’emplacement reste confidentiel. Une pratique qui tranche avec la transparence exigée des forces régulières et qui alimente les interrogations sur le nombre réel de victimes dans les rangs de Wagner.

 

Centrafrique : Violents affrontements meurtriers près de Bambari entre mercenaires Wagner et rebelles de la CPC-F, plusieurs morts
le général Kiri de l’UPC , devenu un russe noir de Bambari

 

Ces nouveaux affrontements meurtriers démontrent la persistance des défis sécuritaires dans la préfecture de la Ouaka, malgré la présence massive des forces russes. Ils mettent également en lumière la résilience des groupes rebelles de la CPC, capables de mener des opérations coordonnées et efficaces contre des adversaires techniquement supérieurs.

 

La mort d’un mercenaire Wagner et les blessures infligées à trois autres constituent un revers significatif pour le groupe paramilitaire russe, déjà éprouvé par de précédentes pertes face aux rebelles de la CPC sur les montagnes de Ngaoukala, dans la préfecture de Lim-Pendé. Quant aux “Russes noirs”, la mort de l’un des leurs rappelle les risques inhérents à leur engagement aux côtés du groupe Wagner.

 

Cette situation volatile risque de compliquer davantage les efforts de stabilisation dans une région déjà marquée par des années de conflit. Elle pose également la question de l’efficacité de la stratégie militaire actuelle, largement dépendante des mercenaires russes et de leurs auxiliaires centrafricains, dans un contexte où les groupes rebelles démontrent leur capacité à s’adapter et à résister.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Doungous Assane Algor Boris, un Daniel Nzéwé en miniature, a été pris en flagrant délit par les forces de l’ordre  

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Doungous Assane Algor Boris, un Daniel Nzéwé en miniature, a été pris en flagrant délit par les forces de l’ordre  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Celui-qui-a-imite-la-signature-du-PM-Felix-Moloua-253×450.jpg” alt=”Doungous Assane Algor Boris, un Daniel Nzéwé en miniature, a été pris en flagrant délit par les forces de l’ordre” width=”253″ height=”450″ />
Monsieur Doungous Assane Algor Boris, le présumé faussaire pris en flagrant délit

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une nouvelle affaire de falsification de documents officiels vient d’être découverte à Bangui, dévoilant l’ampleur si préoccupante du phénomène des faux en écriture publique en République centrafricaine. Cette fois-ci, c’est une tentative d’escroquerie visant l’ONG World Vision qui a été déjouée par les Forces de l’ordre, et l’auteur, Doungous Assane Algor Boris, a été interpellé.

 

Un réseau structuré de faussaires

 

Au cœur de cette criminalité organisée se trouve Daniel Nzéwé, un grand mafieux et “grand faussaire de Bangui”. Membre du parti présidentiel MCU, il est à l’origine de falsification et imitation des signatures de plusieurs hauts responsables, notamment celle du directeur du cabinet de la présidence, permettant ainsi d’escroquer plus de 3 milliards de francs CFA à des investisseurs étrangers. Bien qu’arrêté récemment par la section de recherche et d’investigation de la Gendarmerie, il a été libéré sur décision présidentielle, illustrant selon certains observateurs une “consécration de l’impunité”.

 

L’arrestation de Doungous Assane Algor Boris

 

Dans le sillage de la libération très contestée de Daniel Nzéwé de la SRI, une nouvelle affaire vient d’éclater impliquant la falsification d’un document attribué au Premier ministre.

En effet, vendredi matin, les forces de l’ordre ont appréhendé Doungous Assane Algor Boris, père de quatre enfants, au terme d’une opération minutieusement préparée

. Depuis plusieurs semaines, le suspect adressait des correspondances à diverses organisations internationales, notamment World Vision et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en imitant la signature et le cachet du Premier ministre pour solliciter son recrutement comme comptable.

 

Le stratagème de Doungous Assane Algor Boris  a été découvert lorsque World Vision a contacté le cabinet du Premier ministre pour vérification. La réponse de l’ONG, datée du 11 novembre 2024, rappelle que leurs processus de recrutement suivent des procédures transparentes et équitables, excluant toute intervention extérieure. Grace à la correspondance de l’ONG au cabinet du premier ministre Félix Moloua, le Colonel Ministre conseiller Défense et Sécurité à la Primature s’est personnellement déplacer sur le lieu et charger de l’affaire. Une stratégie a été mise en place : le suspect Doungous Assane Algor Boris  a été contacté par téléphone sous prétexte que son dossier avait été retenu et qu’il devait se présenter pour un entretien. C’est lors de cette prétendue convocation qu’il a été interpellé.

 

La multiplication des usurpations d’identité

 

L’affaire Doungous Assane Algor Boris  n’est pas l’unique cas de la fausseté dans le pays. Un récent incident a particulièrement marqué les esprits : l’arrestation d’un faux douanier au marché Gobongo qui, revêtu d’un uniforme complet avec képi et galons, sillonnait les marchés de Bangui pour extorquer de l’argent aux commerçants et boutiquiers. Cette usurpation d’identité témoigne de l’audace croissante des escrocs et de la fragilisation de l’autorité de l’État.

 

Dans un autre cas troublant, un individu s’est emparé de l’uniforme de police de son oncle pour commettre des cambriolages. Son arrestation a eu lieu dans des circonstances rocambolesques : surpris par des enfants alors qu’il fouillait une chambre, il a été appréhendé grâce à l’intervention des voisins alertés par les cris. Lors de son interrogatoire, il a avoué avoir utilisé l’uniforme pour faciliter ses activités criminelles, comptant sur l’autorité que confère la tenue policière pour éviter les soupçons.

 

Ces incidents révèlent une tendance inquiétante à l’usurpation des symboles de l’autorité publique, fragilisant la confiance des citoyens envers les forces de l’ordre et compliquant le travail des véritables agents de l’État. Ils soulignent également la nécessité d’un contrôle plus strict des uniformes et insignes officiels.

 

Une infiltration des institutions

 

Plus inquiétant encore, le phénomène semble avoir infiltré les plus hautes sphères de l’État. Selon diverses sources, plusieurs hauts responsables seraient impliqués dans ces pratiques frauduleuses, notamment :

– Le chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, Daniel Nzéwé

– Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, en plus d’être un chef milicien armé, il a également fait le faux diplôme

– Le conseiller diplomatique à la présidence

– La ministre des Affaires étrangères

 

Impact sur la gouvernance et la sécurité

 

Cette prolifération de faux documents et d’usurpations d’identité pose de sérieux problèmes :

– Perte de confiance dans les institutions

– Risques pour la sécurité nationale

– Atteinte à la crédibilité internationale du pays

– Entrave au développement économique

– Déstabilisation des relations avec les partenaires internationaux

 

Des questions sur l’enquête en cours

 

L’arrestation de Doungous Assane Algor Boris pose plusieurs questions. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer s’il a agi seul ou s’il fait partie du réseau de Daniel Nzéwé. La possibilité que son nom ait été utilisé à son insu par d’autres faussaires est également étudiée.

 

Nécessité d’une réponse institutionnelle

 

Face à l’ampleur du phénomène, une réponse institutionnelle forte semble nécessaire. Cela pourrait inclure :

– Le renforcement des systèmes de vérification des documents

– La mise en place de sanctions plus sévères

– L’amélioration de la collaboration entre services de sécurité

– La création d’une unité spécialisée dans la lutte contre les faux documents

 

La recrudescence des cas de faux en écriture publique en République centrafricaine révèle une crise profonde de l’autorité de l’État. L’impunité dont semblent bénéficier certains faussaires, notamment lorsqu’ils sont liés au pouvoir, complique la lutte contre ce fléau. Une action déterminée et coordonnée apparaît aujourd’hui indispensable pour préserver l’intégrité des institutions et la confiance des partenaires internationaux.

 

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La milice de Touadéra, à sa tête Jackson Mazette,  frappe encore : un ancien député agressé en plein Bangui

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La milice de Touadéra, à sa tête Jackson Mazette,  frappe encore : un ancien député agressé en plein Bangui

 

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Monsieur Jackson Mazette

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La République centrafricaine bascule un peu plus dans l’autoritarisme. Après avoir verrouillé le cadre constitutionnel pour se maintenir au pouvoir, le président Touadéra déploie désormais ses milices dans les rues de Bangui. Au cœur de leur stratégie : le démantèlement méthodique du MLPC, dernier parti d’opposition structuré du pays. Une descente particulièrement violente de la milice de Touadéra  vient d’en donner une nouvelle démonstration.

 

À la tête de cette milice de Touadéra  improvisée, Jackson Mazette, un ancien instituteur dont la santé mentale pose des interrogations après un récent internement psychiatrique. Accompagné de ses acolytes Deganendji et Gonedere, il a semé la terreur à la place Marabena vers 13 heures.

 

Une descente instrumentée de la milice de Touadéra

 

“Vous n’avez plus à payer vos loyers au MLPC jusqu’à nouvel ordre”, ont-ils intimé aux kiosquiers sur la place Marabena sous la menace “de tout brûler”. Un ultimatum qui traduit une volonté manifeste de saborder les finances du principal parti d’opposition. Plus révoltant encore, ces hommes de main ont brutalement agressé l’honorable Clément Nobona, ancien député du MLPC de Kabo, lui arrachant son téléphone et le blessant à la main, tout en scandant des slogans anti-Ziguelé.

 

“Ce qui se passe aujourd’hui n’est que la partie visible d’un plan machiavélique visant à démanteler toute opposition structurée avant 2025”, analyse un observateur politique sous couvert d’anonymat. “La nouvelle Constitution donne déjà les pleins pouvoirs à Touadéra. Maintenant, il s’agit d’éliminer les derniers obstacles à son projet monarchique”.

 

Une justice aux ordres

 

La passivité des forces de l’ordre face à ces exactions de la milice de Touadéra  est symptomatique. Malgré la gravité des faits – agression d’un ancien parlementaire, menaces de destruction de biens – la police s’est contentée d’une intervention de façade, demandant poliment aux assaillants de quitter les lieux “en attendant une décision de justice“.

 

“Cette référence à une prétendue procédure judiciaire est une mascarade“, dénonce un avocat centrafricain proche de l’opposition. “Les dissidents prétendent avoir destitué Martin Ziguelé depuis deux ans, puis annoncent sa suspension. C’est juridiquement absurde, mais la justice, sous contrôle du pouvoir, laisse faire“.

 

Un pouvoir en roue libre avec la milice de Touadéra

 

La crise au sein du MLPC revêt une dimension particulièrement inquiétante dans le contexte politique actuel. Depuis la promulgation de la nouvelle Constitution le 30 août 2023, qui supprime la limitation des mandats présidentiels, le régime Touadéra affiche ouvertement ses ambitions autocratiques.

 

Baba Kongoboro a méthodiquement détruit tous les contre-pouvoirs”, explique un ancien ministre. “Il a d’abord neutralisé l’Assemblée nationale, puis mis la justice au pas. Aujourd’hui, il s’attaque aux partis politiques en utilisant des individus psychologiquement fragiles comme Mazette.”

 

Un État mafieux aux ordre de la milice de Touadéra

 

La stratégie employée rappelle les méthodes des États mafieux : infiltration des organisations, création de divisions internes, instrumentalisation de personnes vulnérables, usage de la violence. Le MCU, parti présidentiel, fournirait même des militants pour grossir les rangs des prétendus dissidents du MLPC.

 

Cette dérive autoritaire inquiète plus d’un dans le pays. “La RCA s’enfonce directement dans une dictature sanglant “, alerte un leader de société civile centrafricaine. “Le président Touadéra utilise maintenant des méthodes dignes des pires régimes pour faire taire toute voix dissidente”.

 

Martin Ziguelé , cible principale de ces manœuvres, paie son passage dans l’opposition après avoir été un allié de Touadéra entre 2015 – 2020. Le MLPC, plus grand parti du pays avec une implantation nationale solide, représente le dernier rempart face aux velléités monarchiques du président.

 

Dans ce contexte explosif, l’agression de l’honorable Nobona pourrait marquer un dangereux précédent. Si la violence politique devient la norme, c’est tout l’édifice démocratique centrafricain, déjà fragilisé, qui risque de s’effondrer. La communauté internationale saura-t-elle réagir avant qu’il ne soit trop tard ?

 

Par Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

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Stade 20.000 places : quand Touadera passe à la diplomatie mafieuse avec la CAF

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Stade 20.000 places : quand Touadera passe à la diplomatie mafieuse avec la CAF

 

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Touadera dans le stade 20.000 places à Bangui le 12 novembre 2024

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le président Touadera alias Baba Kongoboro vient d’adresser une invitation au président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Dr. Patrice Motsepe, dans une tentative désespérée de faire lever la suspension du stade 20.000 places de Bangui à traverse une diplomatie mafieuse. Cette démarche diplomatique cache un scandale financier et une gestion calamiteuse qui ont transformé l’unique stade international du pays en une infrastructure délabrée et risqué.

 

Une réhabilitation fantôme aux allures de farce

 

Le décaissement de 400 millions de francs CFA pour la réhabilitation du stade 20.000 places par le Président Kongoboro s’apparente à une opération opaque aux multiples zones d’ombre. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, plutôt que de procéder à un appel d’offres transparent, a opté pour une méthode déconcertante : la création d’entreprises fictives, court-circuitant ainsi toute possibilité d’une rénovation professionnelle. Les trois entreprises légitimes initialement engagées, malgré leur affiliation au parti au pouvoir, ont dû abandonner les travaux, privées des financements promis.

 

Héritier Doneng, un ministre-entrepreneur aux méthodes douteuses

 

Le spectacle devient surréaliste lorsque le ministre Héritier Doneng lui-même endosse le rôle d’entrepreneur. Vêtu d’un jogging sale, il supervise personnellement dès 6 heures du matin des travaux approximatifs, récupérant des matériaux auprès des commerçants libanais au nom du Président Kongoboro . Cette métamorphose d’un chef de milice en maître d’œuvre improvisé démontre le degré d’amateurisme atteint dans la gestion des affaires publiques.

 

Des standards techniques bafoués : Touadera tente de cautionner ses bêtises

 

La CAF, gardienne des normes internationales du sport, ne pouvait que rejeter cette mascarade. Le gazon instable, les pistes d’athlétisme dépouillées de leur revêtement spécial au profit d’une simple couche de peinture sur béton, la transformation des installations sanitaires en bureaux : autant d’exemples d’une rénovation bâclée mettant en péril la sécurité même des sportifs.

 

La diplomatie de la mafia

 

L’invitation du président de la CAF Patrice Motsepe  dévoile une stratégie peu subtile : tenter d’obtenir par la diplomatie mafieuse ce que la compétence technique n’a pu réaliser. Cette approche, caractéristique d’une gouvernance privilégiant les arrangements au détriment de l’excellence, pose question sur la capacité du régime à gérer le patrimoine national.

 

La déchéance du stade 20.000 places reflète une réalité plus large : celle d’un État où l’improvisation et les pratiques douteuses remplacent la gestion rigoureuse des infrastructures publiques. L’avenir du sport centrafricain mérite mieux que ces manœuvres qui discréditent le pays sur la scène internationale. La réhabilitation véritable de cette infrastructure essentielle nécessite une approche professionnelle, transparente et respectueuse des standards internationaux. L’heure n’est plus aux artifices diplomatiques mais à une prise de conscience urgente de la gravité de la situation.

 

Dr. Alain Nzilo

Directeur de Publications

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HUMILIATION NATIONALE : Les mercenaires russes broient le moral des FACA

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HUMILIATION NATIONALE : Les Mercenaires russes broient le moral des FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Wagner-depart-premier-450×427.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, illustrant l’article sur le moral des FACA” width=”450″ height=”427″ />
Les mercenaires russes du groupe Wagner ici au camp de Roux à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

“Ils nous traitent comme des chiens. Devant nos hommes, ils nous giflent, nous forcent à faire des pompes dans la boue. Nous sommes des officiers centrafricains, pas leurs esclaves.” Le capitaine Sylvère, la voix tremblante de colère, témoigne de son calvaire quotidien sous le joug des mercenaires russes de Wagner.

 

Une enquête exclusive de la rédaction du journal Corbeaunews-Centrafrique, menée pendant trois mois auprès des Forces Armées Centrafricaines (FACA), révèle l’ampleur des humiliations infligées à l’armée nationale par les “forces bilatérales russes”. Des témoignages accablants et des documents confidentiels dessinent le portrait d’une armée brisée par ses supposés alliés. Le moral des FACA est au plus bas.

 

À Bouar, un lieutenant-colonel récemment rapatrié à Bangui raconte : “J’ai vu un mercenaire russe uriner sur les bottes d’un de mes officiers qui avait osé contester un ordre. Personne n’a bronché. Que pouvions-nous faire ? Ils ont le soutien total du pouvoir qui ne cesse de briser le moral des FACA “.

 

Les femmes soldats sont particulièrement visées. En décembre 2023, l’état-major a discrètement ordonné le retour à Bangui de toutes les femmes FACA déployées en province. “C’était devenu intenable”, confie une lieutenante. “Les agressions sexuelles se multipliaient. Les Wagner considèrent les femmes militaires comme leur propriété“. Ce qui joue grave sur le moral des FACA féminin.

 

Un rapport interne, obtenu par notre rédaction, détaille les incidents survenus en 2023 : 77 cas d’agressions physiques contre des officiers FACA, 53 cas d’humiliation publique, 68 cas de détention arbitraire. “Et ce ne sont que les cas officiellement rapportés”, précise notre source à l’état-major. “La plupart des victimes préfèrent se taire, confirmant la baisse du moral des FACA  “.

 

Dans les zones d’opération, les Wagner ont totalement usurpé le commandement. “Ils donnent des ordres directement à nos soldats, sans passer par la chaîne hiérarchique”, dénonce un colonel. “Quand nous protestons, ils menacent de nous dénoncer comme des traîtres à Bangui“.

 

Plus inquiétant encore, les mercenaires russes ont mis en place un système d’informateurs au sein des FACA. “Ils recrutent des soldats pour espionner leurs propres officiers”, révèle un commandant de zone. “La délation est récompensée par des primes. La confiance est totalement brisée dans nos rangs. Ce qui joue sur le moral des FACA  “.

 

L’état-major reste étrangement silencieux face à ces abus. “Ils ont peur”, explique un général récemment mis à la retraite. “Le pouvoir a donné carte blanche aux Wagner. Protester, c’est risquer d’être accusé de trahison“.

 

Cette politique d’humiliation systématique produit déjà ses effets dévastateurs. Les désertions se multiplient, notamment parmi les officiers expérimentés. “Personne ne veut commander dans ces conditions. Les officiers préfèrent partir comme attaché de défense dans des ambassades que de rester dans ce pays perdu  aux mains de Moscou”, confie un capitaine. “Nous perdons nos meilleurs éléments dans cette campagne de la destruction du moral des FACA “.

 

À Bangui, les familles des militaires sont révoltées. “Mon mari était un officier respecté”, témoigne l’épouse d’un commandant. “Aujourd’hui, il rentre à la maison brisé psychologiquement. Les Wagner ont détruit sa dignité“.

 

Le Dr. Paul Saramalé, psychiatre spécialisé dans les traumatismes militaires, alerte : “Nous créons les conditions d’une explosion. Une armée humiliée finit toujours par se révolter. C’est une question de temps“.

 

Pendant ce temps, le pouvoir continue de présenter la coopération avec les mercenaires russes comme un succès. Une success story qui se construit sur l’humiliation quotidienne de l’armée nationale centrafricaine.

 

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La mafia du gaz en Centrafrique : TRADEX dénonce un système d’exclusion calculé

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La mafia du gaz en Centrafrique : TRADEX dénonce un système d’exclusion calculé

 

Le station service du Tradex, illustrant l'article sur La mafia du gaz en Centrafrique : TRADEX dénonce un système d'exclusion calculé
Le station service du Tradex à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La gestion opaque du secteur gazier en République centrafricaine vient d’être brutalement exposée au grand jour. Une correspondance de TRADEX RCA, datée du 30 octobre 2024, révèle les graves dysfonctionnements qui paralysent le secteur de la distribution du gaz domestique dans le pays.

 

Une exclusivité qui asphyxie le marché du gaz en Centrafrique

 

TRADEX RCA, une entreprise majeure du secteur du gaz en Centrafrique, a dû suspendre ses activités de distribution de gaz domestique depuis près d’un an. Cette interruption découle directement de la décision gouvernementale d’accorder l’exclusivité des importations à NEPTUNE Oil SA au dernier semestre 2023.

 

Dans sa lettre datée du 30 octobre 2024, le directeur général de TRADEX RCA, Florian MBANGUE, expose une situation paradoxale. Malgré la disponibilité du gaz dans les stocks de la SOCASP et l’existence d’une structure de prix établie par le ministère, toutes les tentatives d’approvisionnement auprès de NEPTUNE Oil SA restent vaines.

 

Un deux poids, deux mesures

 

Le cas du marché de gaz en Centrafrique  devient plus complexe avec l’entrée en scène de SOLARIS ENERGY. Cette société procède librement à des importations de gaz domestique, commercialisant des bouteilles de 12,5 kg sur le marché du gaz en Centrafrique  . Cette situation crée une distorsion évidente dans le secteur, laissant TRADEX RCA dans une position délicate.

 

Un impact économique considérable

 

Cette situation a des répercussions importantes :

– Les investissements réalisés par TRADEX RCA sont menacés

– Les emplois du secteur sont en danger

– Les recettes fiscales de l’État diminuent

– L’approvisionnement en gaz domestique devient incertain

 

« Cette organisation du marché du gaz en Centrafrique  pénalise non seulement les entreprises mais aussi les consommateurs » . déclare un observateur du secteur énergétique centrafricain.

 

Une demande légitime

 

Pour préserver ses activités, TRADEX RCA sollicite une autorisation exceptionnelle d’importation du gaz domestique. Cette requête vise à maintenir les emplois dans le secteur et à garantir les recettes fiscales de l’État.

 

La réponse du ministre de l’Énergie à cette demande pourrait déterminer l’avenir du marché du gaz en Centrafrique. Les pratiques actuelles de gestion du secteur énergétique méritent une attention particulière, d’autant plus que le FMI a récemment pointé du doigt certaines insuffisances dans ce domaine.

 

Cette situation pose la question fondamentale de l’équité dans le traitement des acteurs économiques et de la transparence dans la gestion des ressources énergétiques en République centrafricaine.

 

La population centrafricaine, première concernée par cette situation, attend des réponses claires sur l’organisation du marché du gaz domestique. L’enjeu est crucial : garantir un approvisionnement stable et équitable en gaz domestique tout en préservant les intérêts économiques nationaux.

 

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Sikikede : Un Cri pour la Justice et l’Égalité dans la Préfecture de la Vakaga

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Sikikede : Un Cri pour la Justice et l’Égalité dans la Préfecture de la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lecture-du-memorandum-des-habitants-de-Sikikede-reclamant-leur-autonomie-administrative-450×237.jpg” alt=”Sikikede : Un Cri pour la Justice et l’Égalité dans la Préfecture de la Vakaga” width=”450″ height=”237″ />
Un leader communautaire présente les revendications de la population de Sikikédé (Ndah) pour la création d’une nouvelle sous-préfecture autonome de Sikikédé, dans la Vakaga.

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Sikikede, communément appelé Ndah, une localité d’environ 52 000 habitants située dans la préfecture de la Vakaga, une mobilisation historique a eu lieu le 9 novembre dernier. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour exprimer leur mécontentement face à une longue série d’injustices et d’abandons subis par la population. Cet événement symbolise une prise de position forte des habitants, réclamant leur reconnaissance administrative en tant que sous-préfecture pour accéder enfin à des services de base et à une sécurité longtemps ignorée.

 

Lors de la conférence de presse tenue à Bangui le 14 novembre 2024, cinq jours après la marche pacifique, les porte-paroles de Sikikede ont souligné l’importance de cette mobilisation. Ils ont rappelé que les habitants demandent la reconnaissance de leur localité comme sous-préfecture, ce qui, selon eux, permettrait de rétablir une connexion essentielle avec l’État pour le développement et la sécurité de la localité.

 

Les résidents de Sikikede, majoritairement issus des ethnies Rounga, Sara et Goula, dénoncent un retard de développement alarmant dans leur zone , conséquence de décennies de marginalisation. Sans infrastructures de santé, d’éducation et d’accès à l’eau potable, la localité souffre d’un manque criant de services sociaux de base, pourtant essentiels pour toute communauté. Selon eux, jusqu’en 2023, les forces de sécurité étaient absentes, laissant le terrain aux bandes armées et à l’insécurité constante.

 

Au cours de cette conférence de presse, les intervenants ont également dénoncé l’exclusion politique ressentie lors des élections de 2015 et 2020, où les habitants se sont sentis écartés du processus démocratique. Ils accusent des élites, originaires de la région mais résidant à Bangui, de propager des informations fausses et de bloquer les initiatives nationales pour maintenir Sikikede dans la pauvreté et l’isolement.

 

Aujourd’hui, les habitants de Sikikede réclament la fin de cette injustice. Leur demande principale : élever leur localité au statut de sous-préfecture. Pour eux, cette reconnaissance administrative serait un premier pas pour établir une véritable connexion avec l’État, qui permettrait d’enclencher des projets de développement et d’apporter les ressources nécessaires pour améliorer leurs conditions de vie. Ils aspirent à vivre dans la paix, la sécurité et la dignité, sans la tutelle d’une commune éloignée.

 

La mobilisation du 9 novembre à Sikikede, suivie de cette conférence de presse à Bangui, n’est pas simplement une revendication administrative ; c’est un appel profond pour la justice et l’équité. La population, résiliente malgré les difficultés, montre sa détermination à faire entendre sa voix pour obtenir des droits fondamentaux.

 

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Problème de tables-bancs, manque d’enseignants qualifiés, documents pédagogiques obsolètes : l’école mixte de Nandobo fait face à de nombreux défis

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Problème de tables-bancs, manque d’enseignants qualifiés, documents pédagogiques obsolètes : l’école mixte de Nandobo fait face à de nombreux défis

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua-450×276.jpg” alt=”Problème de tables-bancs, manque d’enseignants qualifiés, documents pédagogiques obsolètes : l’école mixte de Nandobo fait face à de nombreux défis, illustrant eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua L’École Primaire de Baboua Débordée par le Manque d’Enseignants” width=”450″ height=”276″ />
Les élèves dans la cour de l’école de Baboua, au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le directeur de l’école mixte de Nandobo, M. Magloire Bezi Mabessimo, révèle les difficultés auxquelles fait face son établissement dans la commune de Haute-Batouri, Mambéré-Kadéi.

 

Avec 1039 élèves inscrits cette année scolaire 2024 – 2025, l’école connaît une hausse des effectifs, notamment grâce à une meilleure sensibilisation des parents à l’importance de la scolarisation. Cependant, plusieurs problèmes persistent.

 

L’établissement manque cruellement d’équipements, notamment de tables-bancs : “Les enfants se reçoivent souvent par terre”, déplore le directeur. Le manque d’enseignants qualifiés est également criant, l’école devant recourir à six maîtres-parents pour assurer les cours.

 

Le paiement des frais de scolarité reste problématique pour de nombreux parents qui peinent à régler les frais MASCA et MPI (rémunération des maîtres-parents). L’établissement reçoit néanmoins quelques soutiens, notamment de l’NRC et de l’UNICEF qui fournissent des kits scolaires.

 

Point positif : la scolarisation des filles progresse et l’école obtient de bons résultats aux examens avec 76,5% de réussite au concours d’entrée en 6ème l’an dernier. Les documents pédagogiques obsolètes constituent cependant un frein supplémentaire aux apprentissages.

 

Malgré ces obstacles, M. Bezi Mabessimo salue la bonne collaboration avec les parents d’élèves et le bureau de l’APE pour faire fonctionner au mieux l’établissement.

 

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Crime odieux à Bria : un gardien égorgé, la boutique totalement pillée

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Crime odieux à Bria : un gardien égorgé, la boutique totalement pillée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Des-boutiques-au-niveau-de-marche-central-de-Bria.-Route-principale-de-la-ville-450×338.jpg” alt=”Crime odieux à Bria : un gardien égorgé, la boutique totalement pillée” width=”450″ height=”338″ />
Bria, une ville noyée dans la boue : Les commerçants sur la rue principale résistent malgré les conditions précaires. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le cauchemar sécuritaire qui gangrène la Haute-Kotto a franchi un nouveau cap dans l’horreur. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un gardien de boutique du nom de Ramane a été sauvagement égorgé à Bria par des bandits armés qui ont ensuite pillé l’établissement qu’il protégeait.

 

Bria : des méthodes de plus en plus barbares

 

L’exécution délibérée de Ramane, simple gardien qui assurait la sécurité d’une boutique de commerçant Moktar dans le centre de Bria, marque une escalade inquiétante dans les modes opératoires des criminels.

« Même s’ils voulaient voler, ils auraient pu simplement le maîtriser et le relâcher ensuite. Pourquoi cette barbarie gratuite ? », s’interroge un habitant sous couvert d’anonymat. Ce meurtre ritualisé porte la signature d’individus déterminés à ne laisser aucun témoin derrière eux.

 

Une planification minutieuse qui interroge beaucoup à Bria

 

Selon plusieurs sources locales, cette attaque présente tous les signes d’une opération soigneusement préparée. « Les assaillants connaissaient probablement leur victime et ne voulaient pas risquer d’être dénoncés par la suite », analyse un responsable sécuritaire qui requiert l’anonymat. Cette proximité entre criminels et victimes démontre la déliquescence du tissu social à Bria , une ville où la violence est devenue endémique.

 

L’échec patent des autorités

 

Ce énième crime odieux à Bria  dévoile une fois de plus l’incapacité des autorités à sécuriser la ville de Bria et sa région. Malgré les promesses répétées de restaurer l’ordre, les habitants restent livrés à eux-mêmes face à des bandes criminelles qui opèrent en toute impunité. L’absence de poursuites judiciaires et d’enquêtes sérieuses ne fait qu’encourager ce cycle infernal de violences.

 

La population de Bria, sous le choc de cet assassinat brutal, attend des actes concrets plutôt que des condamnations de pure forme. Sans une réponse ferme de l’État et un véritable plan de sécurisation, la ville risque de sombrer encore davantage dans la spirale de la violence. Le martyre de Ramane ne doit pas rester impuni.

 

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Le procès de Ndélé 1 à la CPS : entre contestations et plaidoiries pour l’acquittement

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Le procès de Ndélé 1 à la CPS : entre contestations et plaidoiries pour l’acquittement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-Ndele-1-devant-la-cour-penale-speciale-450×299.jpg” alt=”Un avocat devant la cour lors du procès de Ndélé 1 à la CPS : entre contestations et plaidoiries pour l’acquittement” width=”450″ height=”299″ />
L’avocat de la défense lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la cour pénale spéciale.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui a consacré quatre jours d’audience, du 11 au 14 novembre 2024, à l’examen des plaidoiries de la défense et aux répliques dans l’affaire opposant le Procureur spécial à Azor Kalite et trois co-accusés. Ces derniers sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, présumément commis lors de l’attaque du marché de Ndélé en avril 2020.

 

Des charges contestées par la défense devant la CPS

 

Le premier jour d’audience a été marqué par la plaidoirie de Me Blaise Fleury Hotto, avocat de Charfadine Moussa. S’appuyant sur l’article 153 du Code pénal centrafricain, il a vigoureusement contesté la qualification des faits en crimes contre l’humanité. L’avocat a notamment souligné l’absence de preuves matérielles et de témoignages directs impliquant son client. Il a particulièrement insisté sur les conditions d’obtention de certaines preuves, évoquant des procès-verbaux établis sans interprète ni avocat.

 

Le lendemain, Me Guy Antoine Dangavo, représentant Azor Kalite, pour lequel le Parquet a requis 30 ans de réclusion criminelle, a développé une stratégie de défense axée sur trois points principaux. Il a d’abord mis en avant la cohérence des déclarations de son client, qui a toujours nié sa présence à Ndélé lors des faits. L’avocat a également dressé un portrait favorable de l’accusé, ancien membre des services de sécurité présidentielle au casier judiciaire vierge, et contesté la fiabilité des preuves présentées par l’accusation.

Lors du procès dans l'affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO, illustrant l'article sur Le procès de Ndélé 1 à la CPS : entre contestations et plaidoiries pour l'acquittement
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Un débat sur la compétence de la CPS

 

Une question juridique majeure a émergé des débats : celle de la compétence même de la Cour pénale spéciale. Les avocats de la défense ont argumenté que les affrontements relevaient davantage de conflits ethniques entre factions Goulas et Roungas que de crimes internationaux. Cette remise en cause de la compétence de la CPS a suscité une vive réaction du Parquet spécial, notamment par la voix du Substitut Alexandre Tindano, qui a fermement défendu la légitimité de la juridiction.

 

Une suspension inattendue

 

L’audience du 13 novembre a connu un rebondissement avec une demande de suspension émanant du Barreau centrafricain. Cette requête, présentée par le Bâtonnier Me Jean-Louis Opalagna, visait à permettre aux avocats de participer à une assemblée générale. Si le Parquet a qualifié cette demande tardive “d’inélégante”, le Président Aimé Pascal Delimo a néanmoins accordé ce report.

 

Des répliques animées

 

La dernière journée d’audience a été particulièrement intense, avec les répliques successives de toutes les parties. Me Albert Panda, avocat de la partie civile, a vigoureusement défendu la compétence de la CPS et la qualification des faits en crimes contre l’humanité, soulignant que les attaques visaient des zones non militarisées. Le Parquet spécial, par la voix du Substitut Alain Tolmo, a réaffirmé la solidité des preuves établissant la présence des accusés à Ndélé.

 

Dernières paroles des accusés

 

Conformément à l’article 125 du Règlement de Procédure et de Preuve, les accusés ont eu la parole en dernier. Leurs déclarations ont été marquées par des appels à la clémence et des affirmations d’innocence. Oscar Wodjonodrogba a notamment déclaré être venu à Ndélé “pour récupérer [ses] enfants” et non “pour faire la guerre”, tandis qu’Azor Kalite a évoqué la souffrance de sa famille.

 

La Cour pénale spéciale, juridiction hybride créée en 2015 par la loi organique n°15.003, rendra son verdict le 13 décembre 2024. Cette affaire représente un test crucial pour cette institution judiciaire novatrice, chargée de poursuivre les crimes de droit international commis en République Centrafricaine depuis 2003. Elle illustre également les défis auxquels fait face la justice pénale internationale en Afrique centrale, entre nécessité de juger les crimes graves et respect des droits de la défense.

 

Le verdict attendu dans cette affaire pourrait faire jurisprudence pour d’autres procès à venir devant la CPS, notamment concernant la qualification des violences ethniques en crimes contre l’humanité. Il devra également répondre aux questions soulevées par la défense sur la recevabilité des preuves et la compétence de la Cour, dans un contexte où la justice transitionnelle joue un rôle crucial pour la reconstruction du pays.

 

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Bozoum : Les parents d’élèves de Pont Ouham s’organisent pour soutenir leur école

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Bozoum : Les parents d’élèves de Pont Ouham s’organisent pour soutenir leur école

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum, illustrant l’article sur Bozoum : Les parents d’élèves de Pont Ouham s’organisent pour soutenir leur école” width=”450″ height=”298″ />
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

                Les parents d’élèves de l’établissement Pont Ouham, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé,  se sont réunis ce matin avec les représentants des ONG COOPI et APAD pour mettre en place leur association et discuter des besoins urgents de l’école.

 

Cette rencontre visait à responsabiliser les parents dans la gestion et le bon fonctionnement du nouveau bâtiment scolaire. “Nous voulons que l’école fonctionne de manière pérenne selon les directives gouvernementales”, explique John Mapele, animateur des ONG COOPI et APAD.

 

Sur place, la situation demeure précaire malgré la construction récente de trois salles de classe par l’ONG COOPI. “Nous n’avons que 15 tables-bancs. Les élèves sont contraints de s’asseoir par terre ou d’emprunter le mobilier de l’église des frères “, déplore Noudjoutar Firmin Blaise, directeur de l’établissement. L’école ne compte qu’un seul enseignant en plus du directeur.

À Pont de l'Ouham, dans la localité de Bozoum, L'Ouham-Pendé, illustrant l'article de Bozoum : Les parents d'élèves de Pont Ouham s'organisent pour soutenir leur école
À Pont de l’Ouham, dans la localité de Bozoum, L’Ouham-Pendé

 

Les parents présents ont profité de cette réunion pour constituer leur bureau. “Nous avons désormais une école pour nos enfants. Notre priorité est de les encourager à suivre leur scolarité plutôt que de travailler dans les mines”, souligne Goum Simplice, parent d’élève.

 

Ce nouveau bâtiment, financé par l’ONG COOPI, représente un espoir pour cette communauté. Mais l’absence de l’État et le manque d’équipements essentiels questionnent la capacité de l’établissement à assurer sa mission éducative dans de bonnes conditions.

 

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Bayanga : Non, les élèves ne sont pas privés d’eau potable selon l’ANEA

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Bayanga : Non, les élèves ne sont pas privés d’eau potable selon l’ANEA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Eleves-en-Classe-a-lEcole-Primaire-de-Bessan-450×203.jpg” alt=”Des élèves assis dans une salle de classe à l’école primaire de Besson, en République Centrafricaine, écoutant attentivement leur enseignant. ” width=”450″ height=”203″ />
Des élèves assis dans une salle de classe à l’école primaire en République Centrafricaine, écoutant attentivement leur enseignant. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les récentes accusations concernant la privation d’eau des élèves dans les établissements scolaires de Bayanga ont poussé Théophile Koyaka, chef d’antenne préfectoral de l’ANEA, à clarifier la situation. Contrairement aux allégations des enseignants, le problème ne serait pas lié à un refus d’accès à l’eau, mais plutôt à une mauvaise organisation de sa distribution.

 

“Les forages installés par l’UNICEF dans les écoles appartiennent aux élèves. Le véritable problème vient des comités de gestion qui ne respectent pas les directives d’utilisation”, précise M. Koyaka. “Ces comités doivent acheter des bidons et les placer devant chaque salle de classe pour que les élèves aient un accès direct à l’eau, sans avoir à se rassembler autour des pompes“.

 

Cette mise au point intervient alors que plusieurs voix s’étaient élevées pour dénoncer des restrictions d’accès aux points d’eau. “Il n’a jamais été question d’interdire l’eau aux élèves”, insiste le responsable de l’ANEA. “Au contraire, nous voulons une distribution organisée et sécurisée, particulièrement en cette période de pandémie où les regroupements peuvent favoriser la contamination“.

 

Le chef d’antenne annonce des mesures concrètes : “Les comités de gestion devront rapidement mettre en place un système de distribution avec des bidons par classe et des bassins pour le lavage des mains. L’ANEA veillera à l’application stricte de ces dispositions“.

 

Cette clarification met fin à la polémique mais souligne la nécessité d’une meilleure communication entre les différents acteurs du secteur éducatif à Bayanga.

 

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Centrafrique: Défis et opportunités sur la décision du Processus de Kimberley

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Centrafrique: Défis et opportunités sur la décision du Processus de Kimberley

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines-450×298.jpg” alt=”Centrafrique: Défis et opportunités sur la décision du Processus de Kimberley” width=”450″ height=”298″ />
monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Ce 15 novembre, à Dubaï, se tient un comité concernant la possible levée des restrictions au sujet des diamants centrafricains. Cette décision s’inscrit dans le cadre du Processus de Kimberley qui réglemente l’exportation des diamants bruts dans le monde.

 

Rappel historique : les chiffres à l’appui sur l’exploitation des diamants

La Centrafrique est un producteur de diamants et ses gisements sont connus depuis plus d’un siècle. Il existe deux zones principales d’extraction du minerais, l’une située dans la région frontalière avec le Cameroun  (berberati et carnot) et l’autre région de production se trouve à l’est du pays, dans la province de Bria.
Les chiffres officiels n’ont jamais reflété la réalité de la production. Toutefois certains rapports avancent des chiffres crédibles générant un revenu pouvant s’élever à 324,3 millions de FCFA.
Cette activité du précieux minerais centrafricain est appréciée des connaisseurs par sa qualité de joaillerie reconnue mondialement. Le diamant centrafricain est un trésor minéral qui est aussi convoité par une multitude de profiteurs qui souvent cèdent aux charmes slaves.

Au milieu du guet des gisements de diamants alluvionnaires

L’impact des sanctions a été sévère en 2011 et 2017. Malgré cela, Bangui espère beaucoup dans la levée des restrictions. Les défis sont nombreux et les opportunités aussi !Il faut tourner la page et se tourner vers l’avenir. Bangui met en avant les progrès réalisés dans le domaine de la sécurité ainsi que le respect des critères du Processus de Kimberley.
Faisant écho à une récente visite éclaire du FMI (Fond Monétaire International) en septembre de cette année, l’optimisme peut être au rendez vous car le compte rendu de cette délégation souligne certains progrès dans le maintien de la paix et de la stabilité.
Mais, il ne faut pas minimiser les diamants conflictuels ou diamants du sang. La contrebande profite surtout aux mercenaires de Wagner. Les paramilitaires voient en ces diamants une opportunité unique de s’enrichir, quitte à faire des victimes innocentes. Pour ce faire, Wagner a su créer des entreprises locales pour servir de façade en vue de voler et d’exporter les ressources naturelles.

 

Un espoir permis ?

L’espoir pour la Centrafrique est de retrouver ses droits d’exportation de diamants dont elle a été privée suite aux crises politico-militaires de 2013 et l’arrivée de Wagner dans le pays. La décision du Processus de Kimberley quant à la levée des restrictions peut se résumer ainsi avec ce proverbe qui reflète bien l’état d’esprit du pays : « Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ! »

 

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Corbeau News, le dernier cauchemar des Wagner en Centrafrique

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Corbeau News, le dernier cauchemar des Wagner en Centrafrique

 

Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-450×210.jpg” alt=”Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner, illustrant l’article sur Corbeau News, le dernier cauchemar des Wagner en Centrafrique” width=”450″ height=”210″ />
Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Au pays du Président Barthelemy Boganda, pays de Zo kwé Zo, , le groupe Wagner, poussé dans ses derniers retranchements par les révélations quotidiennes de Corbeau News Centrafrique (CNC), multiplie des manœuvres désespérées de désinformation sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux.

 

Une stratégie de désinformation contre Corbeau News  qui tombe à plat

 

Les attaques instrumentées par le groupe Wagner contre Corbeau News  révèlent l’étendue de leur désarroi.

« Nos enquêtes dérangent car elles lèvent le voile sur les exactions et le pillage des ressources naturelles », déclare un journaliste du CNC. Les tentatives de Wagner de discréditer le journal en invoquant la localisation de son Directeur de publications se heurtent à l’adhésion massive des Centrafricains.

 

Une bataille perdue d’avance pour les mercenaires russes

 

Leur dernier argument, particulièrement absurde, remet en cause la capacité de Corbeau News  à couvrir l’actualité centrafricaine sous prétexte que le Directeur de publication responsables vivrait à l’étranger.

 

Cette accusation démontre une méconnaissance totale du fonctionnement des médias. Radio France Internationale (RFI), la BBC ou CNN couvrent quotidiennement l’actualité mondiale grâce à leurs réseaux de correspondants, sans nécessairement disposer de bureaux permanents dans chaque pays. Ces médias relatent les événements en Ukraine, à Gaza ou ailleurs à travers leurs journalistes sur place.

 

La force de Corbeau News Centrafrique réside précisément dans son vaste réseau de correspondants déployés dans la capitale Bangui et les principales villes de province. Ces journalistes centrafricains, profondément ancrés dans leur territoire, garantissent une couverture précise et détaillée de l’actualité nationale. Leurs informations, systématiquement vérifiées et recoupées, servent régulièrement de référence aux rapports des organisations internationales.

 

L’acharnement de Wagner contre Corbeau News  traduit leur panique grandissante. Leurs tentatives de manipulation médiatique, aussi coûteuses soient-elles, ne parviennent pas à masquer la réalité : les mercenaires russes perdent progressivement leur emprise sur l’information en Centrafrique. La crédibilité des révélations de CNC sur leurs exactions et le pillage des ressources naturelles reste inébranlable.

 

À l’ère numérique, la vérité finit toujours par éclater. Les Centrafricains ne s’y trompent pas : ils plébiscitent massivement Corbeau News Centrafrique comme leur source d’information fiable et indépendante. Les attaques pathétiques de Wagner ressemblent aux derniers soubresauts d’une organisation aux abois, étouffée par la puissance médiatique de CNC.

 

La crédibilité de Corbeau News  plébiscitée par la population

 

« Corbeau News est notre seule source d’information fiable et indépendante. Leurs révélations sont toujours vérifiées et recoupées », affirme Pierre, activiste de la société civile centrafricaine. Cette confiance de la population s’explique par le professionnalisme du journal, dont les enquêtes sont régulièrement citées par les organismes internationaux.

 

L’agonie médiatique des mercenaires russes

 

Les attaques désespérées de Wagner contre Corbeau News  marquent leur incapacité à contrôler l’information. Malgré leurs moyens considérables et leurs relais dans certains médias africains, ils ne parviennent pas à endiguer les révélations du CNC sur leurs activités. La bataille de l’information en République centrafricaine pourrait bien marquer un tournant dans l’influence russe dans le pays.

 

La guerre de l’information en République centrafricaine marque un tournant décisif. Les mercenaires russes découvrent à leurs dépens qu’aucune force mercenaire, aussi puissante soit-elle, ne peut indéfiniment museler un journalisme professionnel et indépendant, déterminé à servir la vérité.

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Au Tchad, les tentatives d’influence russe se poursuivent à grande échelle

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Au Tchad, les tentatives d’influence russe se poursuivent à grande échelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Mahamat-Idriss-Deby-President-de-transition-au-Tchad-450×416.jpg” alt=”Mahamat Idriss Deby, Président de Tchad, illustrant l’article sur Au Tchad, les tentatives d’influence russe se poursuivent à grande échelle” width=”450″ height=”416″ />
Mahamat Idriss Deby, Président du Tchad

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les multiples apparitions de Maksim Shugaley (influenceur russe, proche de Wagner et de Prigojine), laissent peu de doutes sur une énième démarche du Kremlin pour étendre sa présence sur le territoire tchadien.

 

En mai 2024, lors des élections présidentielles au Tchad , le sociologue Maksim Shugaley vient encourager Mahamat Idriss Déby, le président candidat, exhibant une casquette à son effigie. Il déclare sa victoire avant même les résultats. Or, depuis quelques années, le directeur de la Fondation pour la protection des valeurs nationales (une organisation liée à Wagner), est sous le coup de sanctions internationales administrées par les États-Unis (qu’il accuse de chercher à déstabiliser les élections au Tchad) et l’Union européenne. Cela ne l’empêche pas de poursuivre son travail de propagande à travers l’Afrique, commencé plusieurs années auparavant.

 

Récemment, les 6 et 12 juin célèbrent respectivement la journée internationale de la langue russe et la journée de la Russie. Deux évènements mis à l’honneur à l’occasion de la réouverture de la Russkyi Dom, une Maison russe de la culture au Tchad. Un moment auquel Maksim Shugaley ne manque pas d’assister.

 

Période électorale, affiliation à Wagner, beaucoup d’éléments permettent d’établir que le travail de sociologie de Maksim Shugaley révèle une politique d’influence russe à peine dissimulée. Il ne se prive pas de louer la milice russe, d’afficher publiquement son soutien à feu Prigojine et de citer la Russie en exemple. Ses nombreuses campagnes de financement douteux, orchestrées par Wagner durant les élections malgaches en 2018, et de propagande en 2021 en République Centrafricaine, témoignent de l’ancienneté de ses actions. Ses accusations sans fondement contre l’Occident et la méfiance de plusieurs nations africaines à son égard prouvent que les visites de l’influenceur au Tchad ont un but bien précis. Son étude sur « l’opinion publique tchadienne » tend à orienter cette dernière dans la direction de Moscou.

 

Un partenariat marqué par quelques dissidences au Tchad

 

Le Tchad se situe à la frontière de 4 pays (Libye, Soudan, Niger et République Centrafricaine (RCA)) où la présence et l’influence russes sont conséquentes.
À la différence de ses voisins, et malgré le renforcement des liens avec la Russie, le Tchad est l’un des rares pays du Sahel à ne pas avoir coupé tous les ponts avec l’Occident. La Russie est l’un des premiers pays à féliciter le président pour son élection. Lors de sa visite à Moscou en janvier, le président Mahamat Déby baptise même la Russie de « Pays frère ». La venue en juin de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de la Russie, marque la volonté du Kremlin de consolider cette alliance avec le gouvernement tchadien.

 

Pourtant, les relations entre la Russie et le Tchad n’ont pas toujours été soudées. En 2021, les autorités tchadiennes soupçonnent Wagner de tentatives pour semer le trouble près des frontières. Sans oublier que les rebelles du Front pour l’alternance et la concordance au Tchad (FACT), qui ont assassiné Idriss Déby Itno, père de l’actuel président, ont collaboré avec les soldats dirigés par le maréchal lybien Khalifa Haftar, lui-même allié de Moscou et de Wagner.
Le groupe paramilitaire russe est par la suite accusé par les services de renseignement américains d’avoir réalisé un complot en vue d’assassiner Mahamat Déby fils. Accusation que le groupe paramilitaire réfute.

 

L’état-major tchadien déjoue régulièrement des tentatives de désinformations impliquant la Russie et le Tchad. La visite du sociologue russe Shugaley fait l’objet d’incertitudes. Il affirme avoir rencontré plusieurs membres du gouvernement, mais le Premier ministre Succès Masra dit ne jamais l’avoir vu, et les autorités tchadiennes ne donnent aucune suite à ces propos. Les liens entre Moscou et le Tchad se renforcent, mais le pays semble garder certaines distances face aux tentatives d’influence russes.

 

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Ndachima : une zone interdite à l’armée centrafricaine, révèle Dérant Lakoué

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Ndachima : une zone interdite à l’armée centrafricaine, révèle Dérant Lakoué

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Arrivee-du-convoi-450×402.jpg” alt=”Arrivée du convoi de 10 camions transportant des équipements d’exploitation minière de Wagner à quelques kilomètres de Ndachima, non loin de Bambari, illustrant l’article sur Ndachima : une zone interdite à l’armée centrafricaine, révèle Dérant Lakoué” width=”450″ height=”402″ />
Arrivee du convoi du groupe Wagner pour l’exploitation minière à Ndachima CopyrightCNC

 

 

Bangui, CNC. “Une portion de notre territoire est devenue un État dans l’État”, a révélé mardi dernier l’ancien Premier ministre Énoch Dérant Lakoué, lors d’une conférence de presse du BRDC à Bangui. Le site aurifère de Ndachima, situé à 505 kilomètres de la capitale près de Bambari dans la Ouaka, échappe totalement au contrôle des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

Une souveraineté confisquée à Ndachima

 

“Les FACA n’ont pas le droit de circuler dans tout notre pays, notamment à Ndachima. Même s’ils veulent seulement passer, entrer dans la zone et sortir de la zone, c’est interdit”, a expliqué l’octogénaire, visiblement ému. “Pas par le gouvernement de notre pays, mais par ceux qui exploitent”, précise-t-il, faisant allusion aux forces russes du groupe Wagner qui contrôlent la zone.

 

Une exploitation opaque à Ndachima

 

“Ça leur permettra de piller nos ressources naturelles, particulièrement l’or de Ndachima, des centaines de milliards de francs CFA”, dénonce Nicolas Tiangaye, président du CRPS. “Ils ne versent rien au trésor public. C’est votre argent, c’est notre argent. C’est tout cela qui est détourné”, ajoute-t-il.

 

Un précédent dangereux

 

“Une portion du territoire, moins d’une sous-préfecture, mais nos forces armées ne peuvent pas entrer là-dedans”, s’insurge Dérant Lakoué. “C’est comme si vous aviez une maison et qu’on vous interdisait d’entrer dans une des chambres. Vous êtes le chef de famille. Est-ce tolérable ? Et jusqu’à quand ça va continuer ?”

 

Le silence complice des autorités sur Ndachima

 

Martin Ziguelé, président du MLPC, établit un lien direct entre cette situation et la récente Constitution : “Cette constitution n’est pas l’expression de la volonté du peuple centrafricain, mais l’émanation d’un diktat de la Russie pour avoir la mainmise sur les ressources naturelles de la République Centrafricaine”.

 

Ndachima,  une zone stratégique

 

Située dans la préfecture de la Ouaka, Ndachima représente l’un des plus importants gisements aurifères du pays. Cette zone, autrefois contrôlée par les groupes rebelles, est passée sous le contrôle des forces russes qui en assurent désormais l’exploitation exclusive, au détriment de l’État centrafricain.

 

Un enjeu de souveraineté nationale

 

“Vous tous, vous avez des maisons, vous dormez quelque part. Il y a un endroit où vous vivez ça avec la famille, vous mangez, il y a un endroit où vous allez dormir. On vous dit, vous n’avez pas le droit d’entrer. Je soumets ça à votre réflexion”, interpelle Dérant Lakoué.

 

La mise en garde de l’opposition

 

Pour le BRDC, la situation de Ndachima illustre parfaitement la perte progressive de la souveraineté nationale. “C’est une portion de notre territoire national qui échappe totalement au contrôle de l’État”, résume Nicolas Tiangaye, rappelant que cette situation est “sans précédent dans l’histoire du pays.”

 

Un appel à la réaction

 

Face à cette situation, l’opposition appelle à une prise de conscience collective. “La question n’est pas de savoir si nous sommes avec l’Est ou avec l’Ouest. La question est de savoir si nous sommes encore maîtres chez nous”, conclut Dérant Lakoué, appelant le gouvernement à “reprendre le contrôle de l’ensemble du territoire national”.

 

Pour l’heure, le gouvernement centrafricain n’a pas réagi à ces graves accusations. Le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, n’a pas répondu à nos sollicitations concernant les conditions d’exploitation de la mine de Ndachima.

 

Corbeaunews Centrafrique

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L’Affaire de la résidence de Marie-Solange Pagonendji : La partie visible d’un iceberg de prédation immobilière en RCA

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L’Affaire Marie-Solange Pagonendji : La partie visible d’un iceberg de prédation immobilière en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC La célébration de la journée internationale des droits de l’Homme en RCA.” width=”450″ height=”338″ />
Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC – La célébration de la journée internationale des droits de l’Homme en RCA.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un nouveau scandale immobilier secoue Bangui avec l’expulsion violente de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji-Ndakala de sa résidence située dans l’ancienne cité ASECNA. Mais cette affaire, aussi choquante soit-elle, ne serait que la partie émergée d’un système bien plus vaste de prédation des biens publics en République centrafricaine.

 

Comme le souligne l’ancien député Jean-Pierre Mara dans une analyse exhaustive :

 

“A y voir de près, la plupart de ces terrains ou bâtiments n’ont jamais fait officiellement l’objet de vente ou enchère publiques. Chaque pouvoir et chaque Demi-Dieu use de ses prérogatives ‘d’abus de pouvoir’ pour construire des Vrais-Faux titres fonciers avec la complicité du responsable des domaines de l’État“.

 

L’affaire qui oppose aujourd’hui l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji au gouvernement actuel s’inscrit dans cette logique. Marie-Solange Pagonendji-Ndakala affirme avoir acquis légalement sa propriété lors d’une vente organisée par l’État en 2011, avec un titre foncier en bonne et due forme. Pourtant, elle a été expulsée brutalement de sa maison, instrumentée selon plusieurs sources vérifiées par le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène via l’ASECNA.

 

Un schéma qui se répète comme le rappelle Jean-Pierre Mara, en évoquant des cas similaires :

 

“L’affaire des biens supposés de l’ASECNA cacherait-elle les affaires des biens de la SOCADA à Lakouanga, du Jardin public, de la cité Véret à SICA1 anciennement Saïdou, des ventes des Maisons coloniales dans le Centre Ville, de la vente de Camps OBROU/IZAMO face BARC anciennement ONAF, le terrain de l’actuel Primaire, Immeuble N’KOUE propriété jadis privé, des ventes des bâtiments de l’État à Bangui et dans les grandes villes du pays?”

 

Les tentatives de contrôle parlementaire systématiquement avortées révèlent l’ampleur du problème. L’ancien député rappelle qu’une initiative de la commission parlementaire avait été lancée sous la 6ème législature :

 

“Sous la sixième Législature, la commission 7 (Équipements et Communication) avait lancé l’idée d’une Commission parlementaire visant à faire le recensement des biens meubles et immeubles de l’État à Bangui et dans toutes les préfectures. La démarche était déclenchée suite à l’audition des Ministres de l’Urbanisme et des PTT chargé des NTIC en rapport avec le différent opposant la Mairie à Raayan sur l’affaire de la Cité Véret, propriété de la Poste Centrafricaine.”

 

Mais cette tentative de transparence a été tuée dans l’œuf, comme le précise Jean-Pierre Mara : “La volonté de la commission avait été combattue et étouffée par certains Députés et Ministres eux-mêmes impliqués dans ces types d’acquisitions malhonnêtes et mafieuses.”

 

La violence de l’expulsion contre Mme Pagonendji-Ndakala, personne handicapée, démontre les méthodes employées pour s’approprier ces biens, d’après elle. L’utilisation de gendarmes cagoulés, l’absence de mandat judiciaire régulier, l’enlèvement de son fils malade démontrent une dérive inquiétante dans l’usage de la force publique à des fins privées, le tout sous-couvert de l’ASECNA qui n’a même pas un titre foncier légal.

 

Cette instrumentalisation des institutions pose la question de l’État de droit en RCA. Comme le souligne un avocat centrafricain contacté par notre rédaction : “Le ministre de la Justice est le véritable instigateur de cette agression. Il tentait déjà de s’approprier cette maison sous la présidence Djotodia, alors qu’il était ministre des transports “.

 

L’application sélective des procédures d’expulsion, qui ne concernent que certaines propriétés et pas d’autres sur le même site, renforce les soupçons d’une manœuvre personnelle. Cette situation s’inscrit dans ce que Jean-Pierre Mara qualifie de système où “Les Vice-Roi ou Demi Dieu ” utilisent leurs positions pour s’approprier les biens de l’État.

 

L’ancien député conclut par un avertissement : “Tous ceux qui ont profité du pouvoir pour confisquer les biens de l’État à des prix dérisoires rendront compte un jour au peuple Centrafricain.”

 

En attendant, Marie-Solange Pagonendji-Ndakala résiste devant la justice, refusant de céder face à ce qu’elle considère comme une injustice manifeste.

 

Cette affaire dévoile les dysfonctionnements profonds de l’État centrafricain dans la gestion de son patrimoine immobilier. Elle soulève des questions cruciales sur l’indépendance de la justice, le respect des droits de propriété et l’utilisation des forces de l’ordre à des fins privées.

 

Au-delà du cas particulier de l’ancienne ministre, c’est tout un système de prédation qui est révélé, où les biens publics sont systématiquement détournés au profit d’intérêts privés, avec la complicité active des plus hautes instances de l’État. Une situation qui appelle à une réforme profonde de la gouvernance et de la gestion du patrimoine public en République centrafricaine.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Crise du carburant en RCA : les contre-vérités du ministre Arthur Piri sur Africa Business

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Crise du carburant en RCA : les contre-vérités du ministre Arthur Piri

 

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Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La dernière sortie médiatique du ministre de l’Énergie Bertrand Arthur Piri sur la crise du carburant en République centrafricaine révèle des incohérences majeures et des tentatives de détourner l’attention des vraies causes de la flambée des prix.

 

Une privatisation comme bouc émissaire du ministre Arthur Piri

 

Dans son entretien avec Africa Business+, le ministre Arthur Piri pointe du doigt le FMI comme responsable de la crise actuelle, l’accusant d’avoir exigé la privatisation de la PETROCA dans les années 90. Un argument qui peine à convaincre puisque de nombreux pays africains ont privatisé leur secteur pétrolier sans connaître une crise aussi aiguë et prolongée qu’en RCA.

 

Le monopole attribué par le ministre Arthur Piri  au cœur du problème

 

La véritable source des difficultés actuelles réside dans l’octroi d’un monopole d’importation par le ministre Arthur Piri  à Neptune Oil. Cette décision ministérielle a entraîné une flambée sans précédent des prix à la pompe, qui ont doublé : l’essence est passée de 600 à 1200 FCFA et le gasoil de 800 à 1600 FCFA. Contrairement aux affirmations du ministre sur un meilleur contrôle des prix, cette situation monopolistique a aggravé la crise.

 

Des recettes fiscales en chute libre

 

Les récentes études du FMI révèlent une baisse significative des taxes sur les produits pétroliers, passant de 20% à seulement 9%. Cette diminution contredit directement le discours officiel sur les bénéfices de la hausse des prix pour l’État. Les Centrafricains paient leur carburant plus cher alors que les recettes fiscales s’amenuisent.

 

Impact économique alarmant

 

Les conséquences de cette gestion contestée du ministre Arthur Piri  sont désastreuses pour l’économie nationale. Les prix du transport ont explosé, entraînant une hausse généralisée du coût de la vie.

“Les centrafricains sont les premiers touchés dans cette crise”, témoigne Marie-Claire Zomba, activistes  de la société civile centrafricaine. “Nos marges sont réduites à néant par l’augmentation des coûts de transport..

Une gestion opaque

 

Les solutions proposées par le ministre Arthur Piri , notamment la modernisation de la SOCAPS, apparaissent inadaptées face à l’urgence de la situation. Pour bon nombre des centrafricains, c’est encore une autre mafia que le ministre veut accorder à Neptune-Oil. La réouverture annoncée des stations-service en province et l’amélioration des capacités de stockage ne répondent pas au problème fondamental de la fixation arbitraire des prix.

 

Cette gestion controversée du secteur pétrolier continue d’impacter lourdement l’économie nationale, provoquant une hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité et paralysant les activités économiques, particulièrement dans les provinces.

 

Selon plusieurs observateurs, cette gestion opaque du secteur pétrolier sert d’autres intérêts que ceux du peuple centrafricain. En attendant, la population continue de subir les conséquences de cette flambée des prix qui affecte tous les secteurs de l’économie nationale.

 

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Les FACA en colère : La grogne des militaires embrase Ouadda Maïkaga

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Les FACA en colère : La grogne des militaires embrase Ouadda Maïkaga

 

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Un Soldat FACA à Paoua

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les FACA en colère  depuis mercredi. En effet, une nouvelle crise secoue les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Mercredi matin, les éléments du détachement militaire de Ouadda Maïkaga, ville située à 204 kilomètres de Bria dans la préfecture de la Haute-Kotto, manifestent violemment leur colère. Des tirs de sommation ont retenti durant toute la journée jusqu’à 20 heures, plongeant la population locale dans l’angoisse.

 

Un climat explosif

 

À l’origine de cette mutinerie : le non-paiement depuis 8 mois de la Prime Globale d’Alimentation (PGA), une indemnité vitale pour les militaires en détachement. Cette situation intenable révèle la profonde fracture entre la base et le haut commandement militaire à Bangui.

 

Les FACA en colère , une armée au bord de l’implosion

 

“L’état-major nous ment effrontément. À Bangui, ils racontent n’importe quoi alors que sur le terrain, c’est la catastrophe”, dénonce un soldat sous couvert d’anonymat. Cette révolte des troupes démontre la déliquescence d’une institution censée garantir la sécurité nationale.

 

Une gestion calamiteuse

 

Pendant que les FACA en colère  risquent leur vie pour sécuriser le territoire, l’état-major semble se complaire dans une gestion opaque et chaotique. Comment justifier qu’une armée régulière ne puisse assurer la subsistance de ses hommes pendant plusieurs mois ? Cette situation ubuesque témoigne d’un grave dysfonctionnement.

 

Les FACA en colère , la population prise en otage

 

Quand les FACA en colère , les premiers à souffrir de cette crise sont les habitants de Ouadda Maïkaga, pris en otage entre une armée en colère et un État défaillant. Les tirs de sommation qui ont retenti toute la journée traduisent un profond malaise qui pourrait dégénérer si des solutions ne sont pas rapidement trouvées.

 

Cette nouvelle crise qui frappe les FACA montre une fois de plus l’urgence d’une refonte profonde de la gouvernance militaire. Sans une véritable prise en compte des besoins élémentaires des soldats, c’est toute l’architecture sécuritaire centrafricaine qui risque de s’effondrer. Mais en attendant, les FACA en colère.

 

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La chute vertigineuse des indicateurs éducatifs en Centrafrique : une génération complète sacrifiée

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La chute vertigineuse des indicateurs éducatifs en Centrafrique : une génération complète sacrifiée

 

Élèves de Kaga Bandoro assis sur des tables-bancs récemment fournies par l’ONG Jeunesse en Mission dans une salle de classe en mauvais état, illustrant l'article sur La chute vertigineuse des indicateurs éducatifs en Centrafrique
Élèves de Kaga Bandoro assis sur des tables-bancs récemment fournies par l’ONG Jeunesse en Mission dans une salle de classe en mauvais état. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La chute vertigineuse des indicateurs éducatifs en Centrafrique révèle une catastrophe nationale que le gouvernement tente maladroitement de masquer derrière des discours triomphalistes. Le taux d’achèvement du primaire, qui s’est effondré de 50% en 2018 à un catastrophique 26,80% en 2021, avant de plonger à environ 15% en 2023, montre l’ampleur du désastre.

 

Une déliquescence systémique

 

Le système éducatif centrafricain se décompose sous nos yeux, victime d’un abandon organisé.

“Dans mon école, nous n’avons même pas de tableaux fonctionnels. Les élèves s’assoient à même le sol et partagent les quelques manuels disponibles”, témoigne Martin, enseignant à l’école primaire de Galabadja , dans le huitième arrondissement de Bangui. Une situation qui se dégrade davantage en province, où certains établissements fonctionnent sous des arbres.

 

Le paradoxe des discours officiels en Centrafrique

 

Pendant que le gouvernement, particulièrement le ministre non diplômé Aurélien Simplice Zingas,  vante une prétendue “renaissance éducative”, la réalité sur le terrain est accablante en Centrafrique  :

– Aucune nouvelle école construite depuis près de 10 ans

– Zero investissement dans les manuels scolaires

– Des salles de classe surpeuplées atteignant parfois 300 élèves

– Des enseignants non formés, comme les maîtres-parents, et non payés pendant des mois

 

“Le gouvernement nous parle de succès alors que nous vivons un effondrement total du système éducatif en Centrafrique “, dénonce Jean-Marc, président d’une association de parents d’élèves. “Nos enfants sortent du primaire, parfois même du collège  sans savoir ni lire ni écrire correctement”.

 

Une génération sacrifiée en Centrafrique

 

Les conséquences de cette débâcle éducative sont dévastatrices. Avec un taux d’achèvement du primaire en chute libre, c’est toute une génération qui se trouve condamnée à l’illettrisme.

“Comment peut-on prétendre développer un pays en sacrifiant ainsi l’éducation de sa jeunesse ?”, s’interroge le Professeur Paul, expert centrafricain en sciences de l’éducation.

 

Les chiffres sont implacables en Centrafrique  :

– 85% des élèves n’achèvent pas le cycle primaire

– Moins de  1% des écoles disposent de bibliothèques

– 80% des enseignants n’ont reçu aucune formation pédagogique

– Le budget de l’éducation représente à peine 8% du budget national

 

L’urgence d’un sursaut national

 

Face à ce naufrage programmé, l’heure n’est plus aux discours complaisants mais à l’action immédiate. Le pays doit investir massivement dans son système éducatif sous peine de condamner définitivement son avenir. Sans une refonte totale de sa politique éducative, la RCA court droit vers une catastrophe sociale dont elle mettra des décennies à se relever.

 

Cette faillite de l’éducation constitue non seulement une honte nationale mais aussi un crime contre l’avenir du pays. Il est temps que le gouvernement cesse ses exercices de communication et affronte enfin la réalité catastrophique d’un système éducatif en ruine.

 

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LA PNEUMONIE, UN ENJEU MAJEUR DE SANTÉ PUBLIQUE EN CENTRAFRIQUE

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LA PNEUMONIE, UN ENJEU MAJEUR DE SANTÉ PUBLIQUE EN Centrafrique

 

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Deux membres du personnel médical soignant des patients à l’Hôpital de Boda

 

Un entretien avec le Dr Napoléon Nomlo, chef de service des urgences à l’hôpital de l’Amitié Sino-centrafricaine sur la RNL

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

À l’occasion de la Journée mondiale de la pneumonie ce 12 novembre, le Dr Napoléon Nomlo lance un appel à la vigilance devant cette infection respiratoire qui demeure l’une des premières causes de mortalité infantile dans le monde.

 

“La pneumonie représente une agression contre le poumon, distincte de la tuberculose pulmonaire”, explique le Dr Nomlo. Cette pathologie se caractérise par une atteinte du parenchyme pulmonaire, provoquant des difficultés respiratoires potentiellement graves.

 

LA PNEUMONIE : les signes d’alerte à ne pas négliger

 

Le spécialiste énumère les principaux symptômes : “La maladie débute généralement par une fatigue généralisée, accompagnée de courbatures. S’ensuivent toux, fièvre et douleurs thoraciques”. Dans les cas sévères, une détresse respiratoire peut survenir, particulièrement chez les enfants, avec battements des ailes du nez et tirage intercostal.

 

Les populations vulnérables en première ligne de la PNEUMONIE

 

Le médecin pointe du doigt plusieurs facteurs de risque majeurs : “Le déficit immunitaire, qu’il soit dû à la malnutrition, au VIH ou à la tuberculose, prédispose à la pneumonie”. Les consommations chroniques d’alcool et de tabac augmentent également la vulnérabilité.

 

Une prévention calquée sur les gestes barrières

 

“Les mesures préventives contre la pneumonie s’apparentent aux gestes barrières mis en place durant la pandémie de Covid-19”, indique le Dr Nomlo. L’hygiène des mains, la distanciation et l’utilisation de mouchoirs à usage unique constituent des réflexes essentiels.

 

L’automédication à proscrire absolument

 

Le praticien met en garde contre les dangers de l’automédication : “Dès les premiers symptômes, une consultation médicale s’impose pour établir un diagnostic précis et instaurer un traitement adapté”.

 

Des vaccins existent pour certaines formes de la maladie, notamment contre le pneumocoque. Le BCG protège quant à lui contre la tuberculose.

 

La pneumonie en chiffres

 

Cette infection respiratoire occupe le premier rang des causes de mortalité d’origine infectieuse dans les pays développés. Plus alarmant encore, elle est responsable de 15% des décès d’enfants de moins de 5 ans à l’échelle mondiale.

 

Des dysfonctionnements inquiétants dans les structures de santé

 

En parallèle, la situation sanitaire en Centrafrique demeure inquiétante. À Bozoum, dans l’Ouham-Pendé, un conflit interne paralyse depuis cinq mois l’hôpital du district. À Kaga-Bandoro, des habitants dénoncent la vente de médicaments normalement destinés à la gratuité des soins.

 

Ces dysfonctionnements compromettent l’accès aux soins des plus vulnérables. Une femme enceinte témoigne : “On nous demande de payer les médicaments alors que nous devrions en bénéficier gratuitement. Sans moyens, nous sommes contraints de rentrer chez nous sans traitement”.

 

Le Dr Nomlo conclut sur un message d’espoir : “En respectant les mesures de prévention et en consultant rapidement en cas de symptômes, nous pouvons réduire significativement l’impact de cette maladie”. Un appel à la responsabilité qui résonne particulièrement dans un pays où l’accès aux soins reste un défi quotidien.

 

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La Centrafrique au bord de l’asphyxie financière, le FMI menace de bloquer tout

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La Centrafrique au bord de l’asphyxie financière, le FMI menace de bloquer tout

 

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Hervé Ndoba Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Alors que les Centrafricains ploient sous le poids d’un carburant dont le prix a doublé, près d’un milliard de francs CFA de recettes pétrolières s’évaporent chaque mois dans la nature. Un mémo confidentiel du Président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, que notre rédaction a pu consulter, révèle l’ampleur du désastre financier qui menace le pays.”

 

Une augmentation inexpliquée des prix du carburant

 

Le gouvernement a récemment imposé un doublement des prix du carburant, une décision aux conséquences dramatiques pour la Centrafrique. “Cette hausse brutale a provoqué une flambée généralisée des prix, touchant particulièrement les denrées de première nécessité et les transports”, témoigne Martin, membre de l’association des consommateurs. Les ménages, déjà fragilisés par l’inflation galopante, sont aujourd’hui au bord de l’asphyxie économique.

 

Des recettes qui s’évaporent mystérieusement

 

Le plus scandaleux dans cette affaire est que l’augmentation des prix ne se traduit pas par une hausse proportionnelle des recettes de l’État. Le mémo officiel du Président de la commission finances de l’assemblée nationale révèle que les recettes mensuelles de la  Centrafrique  atteignent péniblement 1,1 milliard de francs CFA en moyenne entre janvier et août 2024, alors qu’elles devraient s’élever à environ 2 milliards. Une différence de près d’un milliard qui pose de graves questions sur la destination réelle de ces fonds.

 

“Cette situation est d’autant plus préoccupante que le Décret n°24.157 du 17 juin 2024, fixant la méthodologie de détermination des prix des produits pétroliers, n’est manifestement pas respecté“, souligne un expert financier sous couvert d’anonymat. “Il y a visiblement un système de captation des revenus qui échappe totalement au contrôle de l’État”, probablement destiné au groupe Wagner.

 

Le FMI menace la Centrafrique

 

Devant cette gestion calamiteuse, le Fonds Monétaire International a durci le ton. Lors des récentes Assemblées Annuelles à Washington, l’institution a clairement posé ses conditions pour la poursuite de son programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) à la Centrafrique. Au cœur des exigences : une réforme urgente et transparente du secteur des hydrocarbures.

 

La réponse de la présidence de la République a été aussi surprenante qu’inquiétante. Non content d’ignorer ces avertissements, le porte-parole improvisé du Président Baba Kongoboro, un ressortissant camerounais de surcroit un ancien membre de la milice blouse noire de Paris, s’est permis d’insulter publiquement le FMI et la Banque mondiale. Un comportement diplomatiquement suicidaire qui révèle le mépris total des autorités pour les institutions financières internationales.

 

Des conséquences catastrophiques pour la Centrafrique  en vue

 

Si le gouvernement persiste dans son refus des réformes, les conséquences seront dramatiques pour la Centrafrique. Le mémo du Président de la commission des finances à l’assemblée nationale liste une série de sanctions qui menacent le pays :

– Suspension immédiate du programme FEC et gel des décaissements prévus (15,7 milliards de francs CFA)

– Arrêt de tous les appuis budgétaires des autres bailleurs, notamment l’aide française de 10 millions d’euros

– Obligation pour l’État de trouver en urgence 10 milliards de francs CFA pour honorer sa dette FMI entre décembre 2024 et mars 2025

 

Le groupe Wagner privilégié au détriment du peuple

 

Pendant que les caisses de l’État se vident, le gouvernement continue pourtant de payer rubis sur l’ongle le groupe Wagner et ses affiliés. Une situation qui interroge sur les véritables priorités des autorités.

“Comment expliquer que la Centrafrique  trouve de l’argent pour payer des mercenaires du groupe Wagner mais qu’on ne peut pas financer les services essentiels pour la population ?”, s’indigne un député de l’opposition.

 

Un appel à une réponse urgent

 

Devant cette situation inquiétante , le Président de la Commission Économie, Finances et Plan, Guy Samuel Nganatoua, appelle le Président de l’Assemblée nationale à intervenir d’urgence auprès du gouvernement. “Les enjeux ont des répercussions sociales incalculables”, avertit-il dans son mémo.

 

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement. Mais pendant qu’il joue avec le feu des sanctions internationales, c’est la population centrafricaine qui continue de souffrir. L’augmentation incontrôlée des prix, la raréfaction des services publics et la perspective d’une cessation de paiement de l’État dessinent un avenir plus que sombre pour le pays.

 

Sans un changement radical de gouvernance et une réforme en profondeur du secteur pétrolier, la Centrafrique pourrait bien connaître l’une des pires crises économiques de son histoire. Le temps presse, mais la volonté politique semble toujours manquer à l’appel.

 

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LES DESSOUS DE LA STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique

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LES DESSOUS DE LA STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique

 

Centrafrique.org/visite-du-president-rwandais-a-Bangui-ou-sont-partis-les-mercenaires-russes/touadera-serre-la-main-de-kagame-2/” rel=”attachment wp-att-33295″ data-wpel-link=”internal”>touadera-serre-la-main-de-kagame-1 Visite du président rwandais à Bangui, où sont partis les mercenaires russes ?
Touadera serre la main de Kagame

 

Bangui, CNC. Une enquête exclusive dévoile l’ampleur de l’emprise rwandaise sur la République centrafricaine, à travers un système sophistiqué mêlant contrôle économique, militaire et influence personnelle. Des révélations troublantes émergent sur les méthodes utilisées par Kigali pour asseoir sa domination.

 

STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique : de LA PROTECTION À LA DOMINATION

 

La crise sécuritaire en République centrafricaine a créé une opportunité pour le Rwanda. Le président Touadéra, préoccupé par les menaces de coups d’État qui secoue son régime, s’est tourné vers Paul Kagame, réputé pour son expertise en matière de protection présidentielle.

 

« Le président Touadéra cherchait un allié fiable pour assurer sa sécurité. Le Rwanda s’est présenté comme le protecteur idéal, reproduisant une stratégie déjà utilisée en RDC sous Kabila » , explique un analyste politique congolais. Ainsi, la STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique se renforce.

 

STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique :   une INFILTRATION ÉCONOMIQUE MÉTHODIQUE

 

Une fois la confiance établie, le Rwanda a déployé sa deuxième phase d’influence. « Des hommes d’affaires rwandais ont massivement investi dans le commerce local et le secteur minier. En échange de la protection, la RCA a dû ouvrir ses portes aux entreprises rwandaises », développant ainsi la STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique.

 

Les ressources minières centrafricaines se retrouvent désormais exploitées au profit de Kigali. Un haut fonctionnaire centrafricain confie : « Les bénéfices de nos richesses naturelles sont systématiquement dirigés vers des comptes bancaires rwandais » .

 

L’ARME SECRÈTE : LES “HIRONDELLES”, la STRATÉGIE D’INFLUENCE redoutable RWANDAISE en Centrafrique

 

La stratégie la plus redoutable de Kagame repose sur une unité spéciale nommée les “Hirondelles”. « Ces femmes rwandaises, soigneusement sélectionnées pour leur beauté, sont envoyées pour séduire les dirigeants ciblés » , détaille l’analyste congolais.

 

Le président Touadéra lui-même n’a pas échappé à cette tactique. « Il a succombé aux charmes d’une Rwandaise, pourtant garde du corps de sa première épouse, avec qui il a eu un garçon. Cette relation personnelle renforce considérablement l’influence de Kigali sur les décisions présidentielles » .

 

DES MILITAIRES DEVENUS MAÎTRES DU TERRAIN

 

Les soldats rwandais, initialement déployés comme casques bleus, ont progressivement étendu leur pouvoir. « Ils se comportent en propriétaires du territoire centrafricain, organisant leurs propres groupes armés et participant à des pillages » , dénonce le politologue congolais sur les réseaux sociaux.

 

D’après lui, des rapports accablants sur ces exactions des militaires rwandais ont été transmis à la Minusca, mais « ces documents sont systématiquement bloqués par la mission des nations-unies, empêchant toute action corrective » .

 

VERS UNE PERTE DE SOUVERAINETÉ face à la STRATÉGIE D’INFLUENCE RWANDAISE en Centrafrique?

 

Le récent accord militaire entre la RCA et la RDC est perçu par des nombreux observateurs africains comme une diversion totale du régime de Bangui pour tenter de camoufler sa soumission au régime rwandais, malgré que certains pensent que  ceci serait une tentative pour Touadera d’échapper à l’emprise rwandaise. Cependant, l’enracinement profond des intérêts de Kigali complique toute modification d’alliance.

 

Un diplomate africain conclut : « Le Rwanda a répliqué en Centrafrique le modèle qui a si bien fonctionné en RDC : protection en échange du contrôle des ressources. La RCA risque de perdre progressivement sa souveraineté, prisonnière d’un système dont elle ne peut plus s’extraire » .

 

Cette mainmise rwandaise sur la RCA représente un exemple parfait de néocolonialisme régional, où la protection sécuritaire sert de prétexte à une domination économique et politique totale.

 

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Les mercenaires de Wagner sombrent dans le ridicule : des voleurs de sexe made in France ?

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Les mercenaires de Wagner sombrent dans le ridicule : des voleurs de sexe made in France ?

 

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Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La machine de propagande de Wagner en République centrafricaine vient d’atteindre des sommets d’absurdité qui feraient sourire si la situation n’était pas aussi grave. Dans une tentative désespérée de détourner l’attention de leurs propres exactions, les mercenaires russes se sont improvisés “détectives de l’occulte”, accusant un conseiller de l’ambassade de France d’être à l’origine d’une vague de “vols de sexe” qui secoue le pays.

 

Voleurs de sexe : une rumeur qui fait boule de neige

 

Ce qui a commencé comme une rumeur locale à Cantonnier, à la frontière camerounaise, s’est répandue comme une traînée de poudre jusqu’à Bangui, semant la panique dans plusieurs villes du pays. De Bambari à Kouango, en passant par Paoua, cette psychose collective des voleurs de sexe a paralysé plusieurs localités de la République centrafricaine.

 

“C’est un diplomate français qui vole les sexes par magie !” clament les relais de Wagner sur les réseaux sociaux, dans une accusation aussi grotesque que dangereuse. Un narratif qui démontre parfaitement  une fois de plus la nouvelle stratégie du groupe : quand la réalité devient trop embarrassante, inventons des histoires de sorcellerie imaginaire pour tromper l’opinion.

 

La propagande de Wagner tourne au grotesque

 

“Nous assistons à une véritable faillite intellectuelle de la propagande Wagner”, analyse Mathieu Kouma, un spécialiste centrafricain en désinformation numérique. “Quand vos mercenaires en sont réduits à accuser des diplomates de voler des organes génitaux par magie, c’est que vous avez touché le fond du baril de la crédibilité”.

 

Cette désinformation grossière des voleurs de sexe made in France  intervient alors que Wagner fait face à des critiques croissantes concernant ses activités en Centrafrique. “Plutôt que de répondre aux accusations d’exactions et de pillage des ressources, ils préfèrent détourner l’attention avec des histoires dignes des pires ragots de marché”, souligne Jeanne Mbério, analyste politique.

 

Un danger réel derrière le ridicule

 

Si ces accusations farfelues prêtent à sourire, elles masquent une réalité plus sombre : la volonté délibérée d’attiser les tensions entre la population centrafricaine et la présence française. “C’est une tactique dangereuse qui peut avoir des conséquences dramatiques“, met en garde le Professeur Théophile Mada de l’Université de Bangui.

 

Pendant que Wagner tente de faire croire à des histoires de sorcellerie diplomatique, les véritables problèmes – insécurité, pillage des ressources, violations des droits humains – restent sans réponse. Une chose est sûre : quand vos mercenaires en sont réduits à inventer des contes de fées macabres, c’est que votre crédibilité a définitivement quitté le navire.

 

Corbeaunews-Centrafrique

 

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La mafia des uniformes scolaires” : Les troublantes manœuvres du ministre Zingas

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La mafia des uniformes scolaires” : Les troublantes manœuvres du ministre Zingas

 

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Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, vient de déclencher une tempête en République centrafricaine. Sa décision d’instaurer les uniformes obligatoires dans les établissements scolaires du pays cache des réalités troublantes qui remontent à plus de quinze ans. Une enquête minutieuse de notre rédaction dévoile un système de détournement de fonds particulièrement sophistiqué, mis en place durant son premier passage au ministère de l’éducation dans le gouvernement Doté 1.

 

Le précédent de 2005 : Un système mafieux du ministre Zingas  bien huilé

 

En juin 2005, nommé ministre délégué à l’Éducation sous la présidence de François Bozizé, dans le premier gouvernement du premier ministre Doté, le ministre Zingas avait déjà instrumenté une opération similaire. Nos investigations révèlent un mécanisme complexe de détournement de fonds publics articulé autour des uniformes scolaires.

 

“Le ministre Zingas  avait commencé par placer stratégiquement ses proches aux postes d’intendants dans les principaux établissements de Bangui et de province”, dévoile un ancien cadre du ministère qui a requis l’anonymat. “Des enseignants du primaire, sans expérience en gestion, se sont retrouvés du jour au lendemain propulsés intendants dans des lycées prestigieux comme le lycée des Martyrs en 2005 – 2006 “.

 

Le mécanisme mis en place par le ministre Zingas  était imparable : les intendants, tous liés au ministre Zingas , centralisaient les commandes d’uniformes. Les parents étaient contraints d’acheter ces tenues à des prix exorbitants, sans possibilité de se tourner vers d’autres fournisseurs “. Les bénéfices étaient astronomiques”, témoigne un ancien responsable administratif du lycée des Martyrs. “Pour chaque uniforme vendu, plus de 60% du prix revenait directement dans les poches du réseau”.

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les-ecoliers-de-Bambari – Attente Sous le Soleil : L’Insensible Accueil Ministériel de Aurélien Simplice-Zingas à Bambari

 

Des chiffres vertigineux aux mains du ministre Zingas

 

Les montants détournés donnent le vertige. Selon nos sources au sein du ministère de l’éducation à l’époque, rien que pour l’année scolaire 2005-2006, le système aurait généré plus de 700 millions de francs CFA de profits illicites. “Avec environ 100 000 élèves par exemple, et une marge minimum de 15 000 FCFA par uniforme, faites le calcul“, nous glisse un ancien fonctionnaire du ministère de l’éducation.

 

Ce que veut le ministre Zinga, c’est le retour d’un système lucratif

 

Aujourd’hui, la nouvelle tentative du ministre Zingas intervient dans un contexte encore plus dramatique. Les familles centrafricaines, déjà exsangues, peinent à assurer un repas quotidien à leurs enfants. “C’est une provocation”, dénonce un leader d’une association des parents d’élèves de Bangui. “Comment peut-on imposer l’achat d’uniformes à des parents qui ne peuvent même pas nourrir convenablement leurs enfants?”

 

Les besoins urgents ignorés

 

Dans les établissements scolaires centrafricains, la situation est catastrophique. “Nos élèves s’assoient par terre, nous n’avons pas de tables-bancs, pas de manuels scolaires, pas de matériel pédagogique“, déplore Pierre Mbari, directeur d’une école de la capitale Bangui. “Et on nous parle d’uniformes!”

 

Le spectre des événements de 1979

 

Cette initiative ravive également le souvenir tragique des événements de janvier 1979. L’obligation du port de l’uniforme imposée par le régime de Bokassa avait conduit à une révolte des élèves, brutalement réprimée dans le sang. “C’est comme si l’histoire se répétait”, s’inquiète Mathieu Sérégaza.

 

Un système bien rodé qui se réactive

 

Nos sources au sein du ministère confirment que le ministre tente actuellement de replacer ses pions. “Plusieurs nominations d’intendants sont en cours de préparation“, révèle un fonctionnaire proche du dossier. “Le schéma de 2005 est en train de se reconstituer sous nos yeux“.

 

Les réactions commencent à monter. Les centrafricains sur les réseaux sociaux dénoncent une “arnaque organisée” et menacent de boycotter cette mesure. Les syndicats d’enseignants, quant à eux, restent encore silencieux.

 

“Le président doit comprendre que derrière cette initiative apparemment anodine se cache une véritable entreprise criminelle”, alerte un enseignant de l’école Notre Dame de Bangui. “Les sommes en jeu sont colossales, surtout dans un pays où le système éducatif est à reconstruire entièrement“.

 

Face à la colère des centrafricains sur les réseaux sociaux, y compris la dénonciation de l’ancien ministre Elie Ouéifio sur cette affaire, le ministre Zingas reste étrangement silencieux et s’active toujours autour de son projet contesté de tenues scolaire. Nos multiples demandes d’interview sont restées sans réponse. Une attitude qui ne fait que renforcer les soupçons sur les véritables motivations de cette réforme controversée.

 

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Paoua : Les gradés de la gendarmerie transforment les barrières en points de racket des usagers

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Paoua : Les gradés de la gendarmerie transforment les barrières en points de racket des usagers

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Enseigne de la brigade territoriale de Paoua, dans la préfecture dde Lim-Pendé.

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, une situation révoltante perdure depuis plusieurs mois. Des adjudants et adjudants-chefs de la gendarmerie nationale, délaissant leurs fonctions administratives, monopolisent les barrières routières pour extorquer de l’argent aux usagers. Une enquête approfondie de notre rédaction dévoile ce système de racket instrumenté par la hiérarchie militaire.

 

Un système de rotation profitable aux gradés de la gendarmerie de Paoua

 

Contrairement aux pratiques standard où les gradés supervisent les opérations depuis leurs bureaux, le commandant de compagnie de Paoua a instauré un système de rotation exclusif entre les gradés , c’est-à-dire les sous-officiers  sur les trois principales sorties de la ville de Paoua. Les gendarmes de rang – première et deuxième classe – se retrouvent cantonnés aux tâches administratives à la brigade, ce qui est contraire à la pratique.

 

« Les adjudants se relaient quotidiennement aux barrières. Si aujourd’hui c’est l’un, demain c’est l’autre. Les subalternes, eux, restent coincés à la brigade pour la paperasse », rapporte un habitant de Paoua  qui requiert l’anonymat.

 

La sortie Paoua  – Bétoko, mine d’or des racketteurs

 

Parmi les trois axes routiers – Bozoum, Bossangoa et Bétoko – ce dernier constitue le point de racket le plus lucratif. Notre équipe, après un mois d’observation, confirme que seuls les gradés y sont positionnés, levant la barrière aux usagers, faire les taches des soldats, exigeant systématiquement des “formalités” aux automobilistes et motocyclistes.

 

Une hiérarchie complice

 

Le commandant de compagnie, un capitaine responsable de toute la zone de Lim-Pendé, apparaît comme l’architecte de ce système de racket à Paoua. Il organise la rotation des adjudants aux barrières, s’assurant une part des sommes extorquées aux usagers. Nos multiples tentatives d’obtenir des explications auprès de la brigade se sont heurtées à un mur de silence.

 

Des pratiques qui défient la hiérarchie militaire

 

Cette situation inverse totalement la chaîne de commandement traditionnelle. Dans l’armée, la gendarmerie ou la police, les gradés supervisent normalement les opérations depuis leurs bureaux. À Paoua, ils s’approprient les missions de terrain dans un but purement lucratif.

 

Une enquête menée discrètement sur dix passages différents confirme la systématisation de ces pratiques. Les gendarmes interrogés, craignant des représailles, refusent de témoigner ouvertement sur ce système qui gangrène l’institution.

 

Ce détournement des fonctions militaires au profit d’un système de racket organisé pose question sur l’intégrité de la chaîne de commandement dans la région. Malgré nos multiples sollicitations, ni le commandement de la gendarmerie nationale, ni le ministère de la Défense n’ont souhaité réagir.

 

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