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Liliane GAMANZA, la terrible chargée du service social du HCR de Bangui frappe à nouveau : affaire des pagnes du 8 mars fait couler beaucoup d’encre

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Liliane GAMANZA, la terrible chargée du service social du HCR de Bangui frappe à nouveau : affaire des pagnes du 8 mars fait couler beaucoup d’encre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Liliane-GAMANZA-Chargee-de-service-communautaire-HCR-450×395.jpg” alt=”Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR, illustrant l’article sur Liliane GAMANZA, la terrible chargée du service social du HCR de Bangui frappe à nouveau” width=”450″ height=”395″ />
Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La gestion chaotique des services communautaires du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) de Bangui provoque la colère des réfugiés. Au cœur de ce scandale, Liliane GAMANZA, chargée des services communautaires, accumule les accusations de mauvaise gestion et de détournement des ressources destinées aux réfugiés.

 

Le 8 mars, un système de distribution des pagnes par Liliane GAMANZA  sème la discorde

 

Le processus de distribution des pagnes pour la Journée internationale des droits des femmes a pris une tournure particulièrement dramatique cette année. Contrairement aux années précédentes, où la majorité des femmes réfugiées recevaient leur dû, Mme Liliane GAMANZA a instauré un système de distribution personnalisé qui exclut les délégués communautaires traditionnels.

 

Liliane GAMANZA  avait formellement interdit  à toutes les déléguées de différentes communautés des refugiés à Bangui de convoquer les femmes comme d’habitude pour venir récupérer les pagnes elles-mêmes “, témoigne à CNC une refugiée congolaise. “Elle l’a dit : ‘N’appelle personne, c’est moi qui déciderai qui viendra chercher son pagne.’ Cette procédure inhabituelle instaurée par Liliane GAMANZA  a semé le chaos dans notre communauté”.

Fafa Olivier Attidzah, Représentant du HCR en République Centrafricaine. CopyrightDR Fafa-Olivier-Attidzah-Representant-du-HCR-en-Republique-Centrafricaine.-CopyrightDR Réfugiés tchadiens en RCA : Entre espoir de reconstruction et appel à l'autonomie agricole
Fafa Olivier Attidzah, Répresentant-du HCR en Republique Centrafricaine

 

Des chiffres qui interpellent

 

Les statistiques sont accablantes. Pour une communauté congolaise de 800 familles, seuls huit pagnes ont été distribués. D’autres communautés n’ont reçu que trois pagnes chacune. Cette distribution dérisoire contraste fortement avec les années précédentes où la distribution était plus équitable.

 

“Comment peut-on justifier huit pagnes pour 800 familles ? C’est une insulte à notre dignité”, s’indigne une réfugiée soudanaise qui préfère garder l’anonymat par peur de représailles. “Les années précédentes, la majorité des femmes recevaient un pagne. Cette année, c’est comme si on nous humiliait délibérément“.

 

Une gestion de Liliane GAMANZA  qui divise les communautés

 

Cette gestion controversée instaurée par Liliane GAMANZA  a eu des répercussions désastreuses sur la cohésion sociale au sein des communautés de réfugiés. Les délégués, traditionnellement respectés, sont devenus la cible d’accusations de détournement de la part de leurs communautés.

 

“On nous accuse d’avoir détourné les pagnes”, explique un délégué communautaire. “Mais comment pourrions-nous détourner quelque chose dont nous n’avons même pas été informés ? Tout a été géré directement par Madame Liliane GAMANZA , sans aucune transparence“.

 

Des formations douteuses pour les jeunes filles

 

Au-delà du scandale des pagnes, d’autres activités gérées par Mme Liliane GAMANZA pose des questions. Un programme de formation destiné aux jeunes filles réfugiées entre 18 et 20 ans s’est révélé particulièrement problématique.

 

“Les filles ont été retenues pendant deux jours, de 8h à 12h, sans aucune provision pour le repas“, raconte une mère dont la fille a participé à la formation. “À la fin, elles n’ont reçu qu’un seau, quelques produits d’hygiène et un pagne. Où est passé le budget prévu pour cette formation ?”

 

Des menaces contre ceux qui osent parler

 

Devant ces irrégularités, la déléguée congolaise avait eu le courage de rédiger un rapport détaillant ces dysfonctionnements. La réaction de Mme Liliane GAMANZA ne s’est pas fait attendre. “Elle est entrée dans une colère noire et a proféré des menaces à peine voilées contre elle “, confie un témoin de la scène.

 

Un enrichissement personnel de Liliane GAMANZA ?

 

Des sources proches du dossier évoquent un possible enrichissement personnel de la gestionnaire. “Les fonds destinés aux réfugiés semblent prendre des chemins détournés“.

 

Les réfugiés demandent des comptes

 

Face à cette situation, les communautés de réfugiés exigent :

– Un audit indépendant de la gestion des services communautaires du HCR

– Une enquête approfondie sur la distribution des pagnes du 8 mars

– La mise en place d’un système de distribution transparent

– Le remplacement de l’actuelle responsable des services communautaires

 

En réaction à notre première publication sur la mafia de cette dame, Mme GAMANZA a retiré sa photo de profil WhatsApp, suggérant qu’elle a pris connaissance des accusations portées contre elle. Le HCR, garant de la protection des réfugiés, doit maintenant prendre ses responsabilités face à cette situation qui mine sa crédibilité et aggrave la vulnérabilité des populations dont il a la charge.

 

La rédaction continuera d’enquêter sur cette affaire qui dévoile les défaillances dans la gestion de l’aide humanitaire en République centrafricaine.

 

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La soviétisation de la Centrafrique : le projet de loi sur les agents étrangers inquiète l’opposition

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La soviétisation de la Centrafrique : le projet de loi sur les agents étrangers inquiète l’opposition

 

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Maître Nicolas Tiangaye

 

Bangui, CNC. Le spectre d’une “ soviétisation de la Centrafrique  se précise avec le controversé projet de loi sur les agents étrangers. Réunis mardi dernier au siège du parti PATRIE à Bangui, les leaders de l’opposition dénoncent une nouvelle étape dans la transformation du pays en “satellite” de la Russie.

 

La soviétisation de la Centrafrique : un texte venu de nulle part

 

“Même au Mali, au Burkina ou au Niger, les Russes n’ont pas proposé ça. Même chez eux, ils n’ont pas une loi comme ça“, s’indigne Énoch Dérant Lakoué, ancien Premier ministre. Le texte est apparu mystérieusement sur la plateforme des députés, sans que personne n’en revendique la paternité. “Je pensais que c’était une blague”, confie Martin Ziguelé, président du MLPC.

 

Le mystère des ministres fantômes

 

Fait troublant : aucun des quatre ministres censés porter ce projet n’a osé l’assumer publiquement.

“Le ministre de la Sécurité publique n’a même pas répondu à l’invitation de l’Assemblée. Le ministre de l’administration du territoire dit qu’il est allé inaugurer je ne sais quoi à Bossangoa. Le ministre du Plan est dans le mystère du seigneur, il s’est caché sous la table”, ironise Martin Ziguelé.

 

Un contrôle total à la soviétique

 

“Quand vous arrivez dans un pays et que vous dites aux citoyens de réfléchir d’une manière donnée qui correspond à votre façon de voir le monde, et qu’en dehors de ce schéma vous n’avez plus voix à rien, nous sommes en train de devenir une république soviétique comme les satellites de l’Union Soviétique avant“, analyse Martin Ziguelé.

 

La soviétisation de la Centrafrique : stratégie de l’isolement

 

“Il y a un rapprochement entre notre pays et la France. Et dans la tête des Wagner, ils ne veulent pas décrocher de ce pays“, explique Martin Ziguelé. “Les ONG internationales pensent que c’est d’elles qu’il s’agit. Les organes de presse sont financés par leurs adversaires. Donc, pour que l’arbre sèche, il faut couper l’air”.

 

La soviétisation de la Centrafrique : l’exemple de Ndassima,  un territoire confisqué

 

L’ancien Premier ministre Dérant Lakoué démontre cette perte de souveraineté par un exemple frappant : “Les FACA n’ont pas le droit de circuler dans tout notre pays, notamment à Ndassima. Même s’ils veulent seulement passer, entrer dans la zone et sortir de la zone, c’est interdit. Pas par le gouvernement de notre pays, mais par ceux qui exploitent

 

Une résistance malgré les risques

 

“On nous dit que nous sommes fous. Vous ne voyez pas la violence de ces gens ?”, rapporte Martin Ziguelé. “On dit oui, oui, on voit ça. C’est pour ça qu’il faut qu’on se batte“. Face aux menaces, l’opposition maintient sa position : “C’est notre pays et nous avons beaucoup reçu de ce pays-là. Si on nous tue, ce sera pour la bonne cause”. Ainsi va la soviétisation de la Centrafrique.

 

Le silence du pouvoir

 

Pendant ce temps, la demande de dialogue politique avec le président Faustin Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro, reste lettre morte depuis quatre mois. “La vraie question est la suivante : pourquoi le président Touadéra ne veut pas d’un dialogue politique avec nous ?”, s’interroge Énoch Dérant Lakoué.

 

La soviétisation de la Centrafrique : l’alerte est lancée

 

“Il faut que vous soyez conscients du danger de la soviétisation de la Centrafrique  “, prévient Martin Ziguelé, citant Albert Camus : “La bêtise insiste toujours“. Pour l’opposition, ce projet de loi marque une étape décisive dans la transformation de la RCA en État satellite, rappelant les heures sombres du bloc soviétique. Une évolution qui, selon le BRDC, menace non seulement les libertés individuelles mais aussi la souveraineté même du pays.

 

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Camion incendié, policier tué, les violences s’approchent dangereusement de Bambari

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Camion incendié, policier tué, les violences s’approchent dangereusement de Bambari

 

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Image d’illustration de l’article. Ceci c’est un véhicule des faca incendiés par les rebelles de l’UPC à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les violences se multiplient dans la préfecture de la Ouaka, où un camion a été incendié mardi 12 novembre par des hommes armés non identifiés à hauteur du village Gbenga, au PK35 sur l’axe Bambari-Ippy. Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’actes de violence qui secouent cette préfecture depuis plusieurs jours.

 

Ce nouvel incident survient dans un contexte déjà marqué par une attaque meurtrière contre les forces de l’ordre. En effet, il y a quatre jours, des hommes armés ont pris pour cible deux policiers qui effectuaient une patrouille pédestre près de Bambari, dans le village de Maloum, sur la route d’Ippy. Le bilan de cette attaque fait état d’un policier tué et d’un autre porté disparu.

 

L’arrivée de la saison sèche, traditionnellement propice aux mouvements des groupes armés, semble marquer une recrudescence des violences dans cette préfecture située à 385 kilomètres au nord-est de Bangui. Les civils, pris entre deux feux, paient un lourd tribut à cette insécurité grandissante.

 

“La situation sécuritaire se dégrade considérablement dans notre région“, confie un commerçant de Bambari sous couvert d’anonymat. “Les populations vivent dans la peur permanente des attaques, et les déplacements sur les axes routiers deviennent de plus en plus risqués“.

 

Les autorités locales et les forces de sécurité peinent à contenir ces violences qui touchent particulièrement l’axe stratégique Bambari-Ippy. Cette route, essentielle pour le commerce et l’approvisionnement des ville  de la Haute-Kotto et une partie de la Ouaka, , est régulièrement le lieu d’embuscades et d’attaques ciblées.

 

Pour rappel, Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, a connu ces dernières années plusieurs cycles de violence impliquant différents groupes armés. La ville, considérée comme un carrefour commercial important du centre du pays, cristallise les tensions entre les groupes armés, les mercenaires russes et les soldats FACA pour le contrôle du territoire et des ressources.

 

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Centrafrique : Le prix du manioc s’envole à Nola

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Centrafrique : Le prix du manioc s’envole à Nola

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/06/chargement-dun-camion-avec-des-sacs-de-maniocs-à-Ippy-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Moïse-Banafio-CNC-450×445.jpg” alt=”Chargement des sacs de manioc , illustrant l’article sur Centrafrique : Le prix du manioc s’envole à Nola” width=”450″ height=”445″ />
chargement d’un camion avec des sacs de maniocs. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Nola, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, le prix du manioc connaît une hausse vertigineuse. La demi-cuvette est passée de 2 500 à 3 000 francs CFA, pénalisant lourdement les ménages modestes.

 

“Nous avons de nombreux enfants à nourrir et nous sommes dépassés par la situation du prix du manioc  “, déplore Rolandakutu, chef de famille. “Une portion de manioc qui coûtait 250 francs atteint maintenant 350 francs”.

 

Plusieurs facteurs expliquent cette flambée des prix du manioc , selon la population locale. Les fortes pluies perturbent les récoltes tandis que de nombreux producteurs délaissent leurs champs pour la cueillette du gopo, une plante locale. La dégradation des routes complique également l’acheminement des marchandises.

 

“Les agriculteurs sont partis en brousse pour la récolte du gopo. Cette absence, combinée aux intempéries, nous oblige à augmenter nos prix pour maintenir une petite marge”, explique Nathalie, revendeuse au marché central de Nola.

 

Les dépôts de manioc du centre-ville peinent à se réapprovisionner. Pour Tatiana Bedunga, mère de cinq enfants, la situation devient intenable : “Avec 200 francs de farine, impossible de nourrir toute la famille. Les jours de pluie, les prix grimpent encore davantage”.

 

La production agricole décline dans la Sangha-Mbaéré. Le développement d’une culture extensive du manioc pourrait apporter une solution durable, mais ce projet reste pour l’instant lettre morte. Les habitants appellent les autorités de Bangui à relancer l’agriculture dans la région pour enrayer cette crise alimentaire qui frappe les plus vulnérables.

 

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Les Provinces centrafricaines : Dans l’enfer d’un État fantôme où règnent milices et mercenaires

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Les Provinces centrafricaines : Dans l’enfer d’un État fantôme où règnent milices et mercenaires

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/des-mercenaires-russes-en-postes-a-bria-par-banaf-450×383.jpg” alt=”des mercenaires russes en postes à , illustrant l’article sur les Les Provinces centrafricaines : Dans l’enfer d’un État fantôme où règnent milices et mercenaires” width=”450″ height=”383″ />
Des mercenaires russes à Bria. CopyrightaCNC

 

Bangui, CNC. Au cœur de la région d’Afrique centrale, une tragédie silencieuse se joue loin des regards. Les Provinces centrafricaines, abandonnées par un régime Touadéra obsédé par sa survie politique, s’enfoncent dans un chaos meurtrier alimenté par des mercenaires russes et leurs supplétifs russes noirs. Cette désertion programmée de l’État transforme des régions entières en zones de non-droit, où la violence est devenue le seul mode de gouvernance.

 

Les Provinces centrafricaines , un vide étatique mortifère

 

“Plus rien ne fonctionne ici. Même signaler un crime est devenu impossible“, confie un jeune père de famille de Nzacko, illustrant l’effondrement total des services publics. Dans un territoire aussi vaste que la France et la Belgique réunies, seuls trois tribunaux d’instance tentent encore de maintenir un semblant de justice. Les fonctionnaires, quand ils daignent quitter Bangui, se transforment souvent en prédateurs d’une population déjà exsangue.

 

Le règne de la terreur organisée dans les Provinces centrafricaines

 

La stratégie du pouvoir révèle un cynisme glaçant : les Provinces centrafricaines  sont livrées à des milices “supplétives”, surnommées “Russes noirs” par la population terrorisée. Ces groupes, constitués d’anciens Anti-Balaka recyclés et armés par Wagner, imposent un régime de terreur systématique.

“Ils arrivent dans les villages, confisquent les téléphones pour effacer toute trace de leurs exactions, puis font régner leur loi”, témoigne un humanitaire sous couvert d’anonymat. Ces criminels copient leurs maîtres du groupe Wagner.

 

Une catastrophe humanitaire sans précédent dans les Provinces centrafricaines

 

Les chiffres sont accablants : des centaines de milliers de déplacés s’entassent dans des camps de fortune dans les Provinces centrafricaines, fuyant les exactions. Les organisations humanitaires internationales, qui font face à des menaces croissantes, se retirent progressivement, laissant les Provinces centrafricaines à des ONG locales plus vulnérables aux pressions. Dans certaines régions, le taux de malnutrition atteint des niveaux catastrophiques.

 

La militarisation absurde du territoire

 

Le régime poursuit une politique de militarisation aussi coûteuse qu’inefficace. De jeunes recrues des FACA, à peine formées trois semaines, sont envoyées tenir des positions dans des villages “reconquis”. Sans solde régulière ni logistique, ces soldats improvisés deviennent rapidement de nouveaux prédateurs pour les populations locales.

 

Une économie étranglée

 

Les Provinces centrafricaines  étouffent sous le poids des rackets institutionnalisés. Les barrages routiers se multiplient, transformant chaque déplacement en parcours du combattant.

“Pour transporter nos marchandises sur 100 kilomètres, nous devons payer à cinq ou six barrages différents”, explique un commerçant de Bocaranga. Le commerce local s’effondre pendant que les ressources minières sont méthodiquement pillées par Wagner et ses alliés locaux.

 

La désintégration du tissu social

 

Plus inquiétant encore, le tissu social traditionnel se délite. Les conflits intercommunautaires, attisés par le pouvoir, transforment des communautés jadis paisibles en ennemis mortels, exactement comme à Zémio, Rafaï ou Bambouti. Les chefs traditionnels sont soit cooptés par le régime, soit éliminés, détruisant des siècles de régulation sociale traditionnelle.

 

Un black-out informationnel total

 

Le contrôle de l’information devient absolu. Les journalistes sont interdits d’accès dans de nombreuses zones. Les rares témoignages qui filtrent décrivent des scènes dignes des heures les plus sombres du continent : villages rasés, populations déplacées de force, exploitation minière sauvage sous la surveillance de mercenaires du groupe Wagner comme à Ndachima.

 

L’éducation et la santé sacrifiées

 

Le système éducatif et sanitaire, déjà exsangue, s’effondre totalement.

“Nos enfants grandissent sans avoir jamais vu une salle de classe”, témoigne une mère de Bria. Les centres de santé, quand ils existent encore, fonctionnent sans médicaments ni personnel qualifié. Des maladies qu’on croyait éradiquées réapparaissent.

 

Un modèle de prédation moderne

 

Cette tragédie provinciale révèle un nouveau modèle de gouvernance par l’abandon, où l’État se désengage totalement tout en maintenant une fiction de souveraineté à Bangui. Les provinces centrafricaines sont devenues le laboratoire d’une forme moderne de prédation territoriale où la violence remplace l’administration.

 

Les conséquences à long terme

 

Cette politique d’abandon organisé aura des répercussions dramatiques pour des générations. Au-delà du drame humanitaire immédiat, c’est toute la cohésion nationale qui est menacée. La RCA risque de devenir le prototype d’un nouvel “État fantôme”, où le pouvoir central abandonne sciemment son territoire aux prédateurs, créant des zones grises propices à toutes les traffics.

 

Les provinces centrafricaines ne sont plus seulement les victimes d’une guerre civile, elles sont devenues le théâtre d’une expérimentation politique mortifère : celle d’un État qui organise sa propre disparition au profit de mercenaires et de milices, transformant des millions de citoyens en population sacrifiée.

 

Par Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : LES DÉLIRES INQUIÉTANTS DU MINISTRE BIDA KOYAGBELÉ EN RUSSIE

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CENTRAFRIQUE : LES DÉLIRES INQUIÉTANTS DU MINISTRE BIDA KOYAGBELÉ EN RUSSIE

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Monsieur-Pascal-Bida-Koyagbele-en-mission-en-Russie-450×413.jpg” alt=”Monsieur Pascal Bida Koyagbélé en mission en Russie ” width=”450″ height=”413″ />
Monsieur Pascal Bida Koyagbélé en mission en Russie

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La scène se déroule dans une salle de conférence en Russie. Le ministre délégué chargé des grands travaux à la présidence de la République centrafricaine, Bida Koyagbelé, prend la parole. Ce qui suit restera dans les annales de la diplomatie centrafricaine comme l’un des moments les plus gênants de son histoire récente.

 

ANATOMIE D’UN DISCOURS DÉLIRANT DU MINISTRE BIDA KOYAGBBELÉ

 

Devant un parterre d’officiels russes à Moscou, le ministre BIDA KOYAGBELÉ  déroule un récit fantasque qui défie l’entendement. Première affirmation stupéfiante : la République centrafricaine serait « le lieu où Dieu avait déposé son trésor », selon ce qu’il présente comme une légende de l’Égypte antique. Une allégation qui fait sourire les historiens et égyptologues.

 

Mais ce n’était que le début. Dans un crescendo de déclarations aberrantes, le ministre BIDA KOYAGBELÉ  affirme que la société Rossiologia aurait « découvert » les richesses minières du pays. Une révélation qui aurait pu surprendre… si ces gisements n’étaient pas déjà cartographiés et exploités depuis des décennies.

 

« Nous avons découvert avec Rossiologia que ce pays était le pays le plus riche en termes de concentration de ressources d’Afrique », proclame-t-il, ignorant délibérément l’histoire minière du pays et les nombreuses études géologiques menées bien avant l’arrivée des Russes.

 

LA FRANCE, BOUC ÉMISSAIRE DE SERVICE

 

Dans la suite de son intervention, le ministre BIDA KOYAGBELÉ  se lance dans une charge virulente contre la France, l’accusant d’avoir « instrumenté l’insécurité » en Centrafrique et dans tout le Sahel. Une assertion qui fait fi de la complexité des réalités géopolitiques régionales et des multiples facteurs d’instabilité.

 

« Nous avons été envahis par la France pendant plusieurs dizaines d’années et à travers son système colonial fondé sur le vol, la prédation et la barbarie», déclare-t-il, utilisant un néologisme incompréhensible (« abrédation ») qui traduit sa confusion mentale.

 

UN PROFIL PSYCHOLOGIQUE inquiétant du ministre BIDA KOYAGBELÉ

 

Les témoignages affluent concernant l’état mental du ministre BIDA KOYAGBELÉ. Des sources proches, s’exprimant sous couvert d’anonymat, dressent le portrait d’un homme aux prises avec des troubles psychologiques sévères.

 

« Depuis l’université, il a toujours eu cette propension au mensonge pathologique », confie un ancien camarade de promotion. « Ce n’était pas des petits arrangements avec la vérité, mais des inventions complètes, des histoires abracadabrantes qu’il défendait avec une conviction déconcertante ».

 

Un membre de sa famille ajoute : « Nous sommes profondément inquiets. Son comportement s’est aggravé avec les années. Il vit dans une réalité parallèle qu’il a construite de toutes pièces ».

 

LES CONSÉQUENCES DIPLOMATIQUES

 

Cette prestation désastreuse du ministre Koyagbelé n’est pas sans conséquences pour la Centrafrique. À l’heure où le pays tente de diversifier ses partenariats internationaux, de telles déclarations sapent sa crédibilité sur la scène mondiale.

 

Le contraste est saisissant avec d’autres nations africaines anciennement administrées par la France. Pendant que le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun développent des relations diplomatiques équilibrées et matures, la Centrafrique se retrouve prisonnière d’un discours victimaire et déconnecté des réalités.

 

UN SYSTÈME QUI POSE QUESTION

 

L’incident expose des questions plus larges sur le fonctionnement des institutions centrafricaines. Comment un individu manifestement inapte peut-il occuper un poste ministériel aussi important ? Pourquoi les autorités maintiennent-elles en fonction un ministre dont les troubles du comportement sont de notoriété publique ?

 

Le silence assourdissant du gouvernement devant ces dérapages répétés interroge. Cette absence de réaction traduit-elle une approbation tacite ou une paralysie institutionnelle ?

 

VERS UNE CRISE DE CRÉDIBILITÉ

 

La prestation du ministre en Russie représente plus qu’un simple incident diplomatique. Elle révèle une crise profonde au sein de l’appareil d’État centrafricain. Le maintien en fonction d’un ministre visiblement déconnecté de la réalité compromet la capacité du pays à être pris au sérieux par ses partenaires internationaux.

 

L’urgence d’une intervention au plus haut niveau de l’État se fait sentir. La Centrafrique ne peut se permettre de voir son image internationale continuellement ternie par les élucubrations d’un ministre qui confond tribune diplomatique et thérapie de groupe.

 

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En Centrafrique, le mythe de l’homme providentiel perdure : analyse de la nouvelle Constitution de 2023

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En Centrafrique, le mythe de l’homme providentiel perdure : analyse de la nouvelle Constitution de 2023

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite, illustrant l'article sur Constitution de 2023 en Centrafrique : Touadera réinvente la présidence à vie
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le mythe de l’homme providentiel a encore frappé en République centrafricaine. En se dotant d’une nouvelle Constitution de 2023 qui lui ouvre la voie d’une présidence à vie, Faustin Archange Touadera perpétue une tradition bien ancrée dans ce pays d’Afrique centrale : celle du dirigeant irremplaçable. Une analyse que partage Danièle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, limogée en 2022 pour avoir tenté de s’opposer à cette dérive personnaliste.

 

“Depuis l’indépendance, chaque président s’est considéré comme l’homme de la situation, le seul capable de sauver le pays”, explique cette éminente juriste dans son ouvrage de référence sur l’histoire constitutionnelle centrafricaine. De David Dacko à Touadera, en passant par Bokassa, tous ont modifié la Constitution pour renforcer leur pouvoir personnel.

 

Promulguée le 30 août 2023, la nouvelle Constitution de 2023 est un cas d’école de cette personnalisation du pouvoir. Non content de supprimer la limitation des mandats présidentiels, le texte accorde à Touadera, alias Baba Kongoboro, des prérogatives dignes d’un monarque :

nomination d’un vice-président, contrôle du Conseil constitutionnel, suppression de la surveillance parlementaire sur les contrats miniers.

 

“C’est le syndrome Bokassa qui continue”, analyse un leader de la société civile centrafricaine. “Chaque président finit par se croire indispensable, au point de modifier la Constitution pour rester au pouvoir”. Une comparaison que le pouvoir rejette, tout en reproduisant les mêmes schémas.

 

Plus inquiétant encore, la nouvelle Constitution de 2023 de Touadera introduit une disposition sans précédent : seuls les Centrafricains “d’origine” peuvent désormais accéder aux plus hautes fonctions. “Une discrimination constitutionnalisée qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire”, confie sous couvert d’anonymat un ancien membre du Conseil constitutionnel.

 

À 76 kilomètres de Bangui, le palais de Bérengo, ancienne résidence impériale de Bokassa, témoigne encore de cette propension des dirigeants centrafricains à se croire investis d’une mission divine. “La seule différence aujourd’hui”, note un observateur politique, “c’est qu’on utilise les apparences de la démocratie pour légitimer le pouvoir personnel”.

 

Le référendum constitutionnel, avec son score soviétique de 95% de “oui”, illustre parfaitement cette dérive. Dans un pays où une partie du territoire échappe encore au contrôle de l’État, un tel résultat interroge. “C’est exactement comme sous l’empire, quand les votes étaient unanimes”, rappelle un ancien magistrat.

 

“Le plus grave”, souligne Danièle Darlan, “n’est pas tant l’instabilité politique que l’impact sur les mentalités”. En personnalisant à l’extrême le pouvoir, la nouvelle Constitution renforce l’idée qu’un homme seul peut incarner le salut de la nation. Une conception qui a déjà conduit le pays à de multiples catastrophes.

 

Dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde malgré ses richesses naturelles, la personnalisation du pouvoir a toujours rimé avec prédation des ressources. La suppression du contrôle parlementaire sur les contrats miniers dans la nouvelle Constitution de 2023 en est l’illustration parfaite.

 

Soixante-trois ans après son indépendance, la République centrafricaine semble incapable de s’extraire du mythe de l’homme providentiel. De Dacko qui instaura le parti unique, à Bokassa qui se fit empereur, jusqu’à Touadera qui s’octroie une présidence illimitée, l’histoire se répète inlassablement.

 

La nouvelle Constitution de 2023 ne fait que confirmer cette tendance lourde de la politique centrafricaine : la personnalisation extrême du pouvoir au détriment des institutions. Un choix d’autant plus inquiétant que le pays, encore marqué par la crise de 2013-2016, aurait besoin plus que jamais d’institutions fortes plutôt que d’un homme providentiel.

 

“L’histoire nous a pourtant appris que le mythe de l’homme providentiel conduit toujours aux mêmes catastrophes”, conclut Danièle Darlan. Un avertissement qui risque de rester lettre morte dans un pays où la Constitution semble condamnée à être l’instrument des ambitions personnelles plutôt que le garant des libertés collectives.

 

Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

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Nouvelle attaque meurtrière contre un poste des FACA à la frontière tchado-centrafricaine

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Nouvelle attaque meurtrière contre un poste des FACA à la frontière tchado-centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa-450×346.jpg” alt=”Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa, illustrant l’article sur Nouvelle attaque meurtrière contre un poste des FACA à la frontière tchado-centrafricaine” width=”450″ height=”346″ />
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamentale (CPC-F) ont mené une attaque à l’aube ce mardi contre un poste avancé des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au village de Petit-Bouar, près de la frontière tchado-centrafricaine. Cette offensive survient dans un contexte de tensions croissantes dans la région.

 

Selon nos informations, l’assaut a débuté vers 5 heures du matin. Les hommes armés, sous le commandement du général rebelle Mahamat Garga, ont pris pour cible la position militaire située à proximité du village Ndembo, à 70 kilomètres de Markounda. Le bilan provisoire s’établit à au moins deux soldats FACA tués. L’attaque a également entraîné la perte de matériels militaires et provoqué la dispersion des soldats survivants dans la brousse environnante.

 

Cette nouvelle offensive démontre la capacité persistante des groupes rebelles à déstabiliser les zones frontalières stratégiques. “Les assaillants semblaient bien informés des positions et des mouvements de nos troupes”, indique une source militaire sous couvert d’anonymat.

 

La situation sécuritaire dans la région se dégrade depuis plusieurs semaines. La semaine dernière, les mêmes éléments de la CPC-F avaient déjà détruit un poste avancé des soldats FACA à Farazala, dans l’Ouham-Fafa, témoignant d’une stratégie coordonnée visant à affaiblir la présence des forces gouvernementales dans le secteur.

 

Dans un mouvement qui paraît synchronisé, un autre groupe de la CPC-F avait frappé le 6 novembre un avant-poste des FACA à 12 kilomètres de Nzako, dans la préfecture du Mbomou. Cette attaque avait coûté la vie à un adjudant-chef, qui occupait le poste d’adjoint au commandement du détachement local.

 

Cette succession d’assauts rebelles pose des questions sur la capacité des FACA à sécuriser efficacement les zones qu’ils occupent, malgré l’appui des partenaires internationaux. Les populations locales, prises entre les affrontements, expriment leur inquiétude croissante. “Nous vivons dans la peur permanente”, témoigne un habitant de Petit-Bouar, qui préfère garder l’anonymat. “Les attaques se multiplient et nous ne nous sentons plus en sécurité”.

 

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CENTRAFRIQUE : UN SYSTÈME DE TRAÇABILITÉ DES DIAMANTS MINÉ PAR SES CONTRADICTIONS

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CENTRAFRIQUE : UN SYSTÈME DE TRAÇABILITÉ DES DIAMANTS MINÉ PAR SES CONTRADICTIONS

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines-450×298.jpg” alt=”monsieur Ruffin Benam Beltoungou, ministre des Mines et de la géologie, illustrant l’article sur CENTRAFRIQUE : UN SYSTÈME DE TRAÇABILITÉ DES DIAMANTS MINÉ PAR SES CONTRADICTIONS” width=”450″ height=”298″ />
monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La République centrafricaine présente un dispositif complexe de contrôle de ses diamants, mais l’analyse du rapport 2022 du Processus de Kimberley révèle un système aux failles béantes, particulièrement exploitées par le groupe Wagner.

 

Une bureaucratie inefficace face au groupe Wagner

 

Le système de traçabilité centrafricain repose sur une cascade de documents : registres de production pour les artisans, bordereaux d’achat pour les collecteurs, fiches de transfert pour les déplacements de colis. “Un système qui produit plus de paperasse que de contrôle effectif”, commente un observateur centrafricain du secteur minier.

 

Selon le rapport officiel, chaque transfert de diamants doit se faire dans des sachets inviolables accompagnés d’une fiche détaillée. Le Bureau d’Évaluation et de Contrôle du Diamant et de l’Or (BECDOR) expertise ensuite les lots avant leur exportation. Sur le papier, la traçabilité semble parfaite.

 

Des zones des diamants conformes très limitées

 

Le rapport indique que seules huit zones sont déclarées “conformes” au Processus de Kimberley en 2022. Une limitation géographique qui laisse de vastes territoires hors contrôle, notamment dans l’est, l’ouest et centre  du pays où, selon le document lui-même, “toute la production quitte le pays par la fraude et la contrebande”.

 

Les chiffres officiels sont révélateurs : seulement 252 collecteurs agréés et 930 artisans miniers enregistrés dans les zones conformes. Des nombres dérisoires au regard de l’activité minière réelle du pays, particulièrement depuis l’implantation du groupe Wagner qui contrôle de nombreux sites d’extraction.

 

Un contrôle à géométrie variable des diamants centrafricains

 

La délivrance des certificats du Processus de Kimberley illustre ces contradictions. Si le rapport détaille une procédure rigoureuse nécessitant trois signatures (BECDOR, Douanes et Secrétariat Permanent), il reste silencieux sur les moyens de contrôle effectifs sur le terrain.

 

L’ombre de Wagner

 

Si le rapport officiel reste discret sur la question, l’influence croissante du groupe Wagner dans le secteur minier compromet l’efficacité du système de traçabilité. De nombreux sites miniers sont devenus inaccessibles aux services de contrôle de l’État, même avec le ministre lui même.

 

Le rapport reconnaît d’ailleurs que “la situation de la fraude et de la contrebande reste un défi pour les zones de productions”. Une litote qui masque mal l’ampleur du problème, particulièrement dans les zones sous influence russe.

 

Des réformes en trompe-l’œil

 

La création en avril 2022 d’un Groupe de Travail Sectoriel contre la fraude n’a produit aucun résultat tangible. Les ateliers de consultation organisés dans les régions minières semblent avoir eu peu d’impact sur le terrain.

 

Les chiffres officiels 2022 :

  • 115.522,38 carats exportés légalement
  • 31 certificats Kimberley délivrés
  • 8 zones conformes seulement
  • 252 collecteurs agréés
  • 930 artisans miniers enregistrés

 

La République centrafricaine se trouve ainsi dans une situation paradoxale : un système de traçabilité théoriquement rigoureux mais pratiquement inefficace, particulièrement face aux acteurs qui opèrent hors du cadre légal, comme le groupe Wagner et les rwandais. Sans une refonte profonde du dispositif et un réel contrôle sur l’ensemble du territoire, la traçabilité des diamants centrafricains restera largement fictive.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Quand la RCA faisait rêver l’Afrique : Histoire d’une grandeur perdue

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Quand la RCA faisait rêver l’Afrique : Histoire d’une grandeur perdue

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/un-blanc-sur-une-moto-au-ccentre-ville-de-Bangui-450×332.jpg” alt=”un blanc sur une moto au ccentre ville de Bangui un-blanc-sur-une-moto-au-ccentre-ville-de-Bangui Index de la prospérité globale 2021 : La République centrafricaine classée avant dernier pays au monde” width=”450″ height=”332″ />
Circulation dans la ville de Bangui

 

1958-1974 : Ces années où la “Suisse d’Afrique” dominait l’Afrique centrale

 

Bangui, CNC. Dans son analyse “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO nous replonge dans une époque qui semble aujourd’hui relever du mythe. Entre 1958 et 1974, la République Centrafricaine était surnommée la “Suisse d’Afrique”, une référence qui, au regard de la situation actuelle, souligne l’ampleur du déclin qu’a connu le pays.

 

Une économie dynamique et diversifiée

 

Un secteur industriel florissant

 

– Plus de 10 grandes industries nationales

– Production textile de renommée internationale

– Industries manufacturières performantes

– Création massive d’emplois qualifiés

 

Une agriculture prospère

 

– Autosuffisance alimentaire

– Exportation des surplus agricoles

– Mécanisation avancée

– Recherche agronomique de pointe

 

Une infrastructure moderne

 

Un réseau de transport intégré

 

– Routes nationales bien entretenues

– Flotte aérienne nationale avec Mystère 20

– Navigation fluviale active

– Connexions régionales efficaces

 

Des équipements de pointe

 

– Télécommunications dans toutes les préfectures

– Réseau électrique fiable

– Infrastructures urbaines modernes

– Services publics performants

 

Une administration modèle

 

Une gouvernance efficace

 

– Services publics efficients

– Fonctionnaires bien formés

– Gestion rigoureuse des ressources

– Lutte efficace contre la corruption

 

Une décentralisation réussie

 

– Administrations locales fonctionnelles

– Services de proximité

– Développement équilibré des régions

– Participation citoyenne active

 

Un rayonnement international

 

Une diplomatie respectée

 

– Relations internationales équilibrées

– Partenariats stratégiques diversifiés

– Influence régionale significative

– Indépendance diplomatique

 

Une attractivité économique

 

– Investissements étrangers

– Tourisme en développement

– Échanges commerciaux dynamiques

– Hub régional

 

Les fondements de la réussite

 

Une vision claire

 

– Planification stratégique

– Objectifs de développement définis

– Politiques cohérentes

– Suivi rigoureux des projets

 

Des valeurs fortes

 

– Culture du travail

– Intégrité administrative

– Fierté nationale

– Sens du service public

 

Le “modèle centrafricain” de l’époque

 

Une stabilité enviable

 

– Paix sociale

– Cohésion nationale

– Dialogue social

– Prospérité partagée

 

Des innovations sociales

 

– Système éducatif performant

– Couverture sanitaire étendue

– Protection sociale progressive

– Mobilité sociale réelle

 

Les clés du succès

 

Un leadership visionnaire

 

– Dirigeants formés

– Cadres compétents

– Administration professionnelle

– Gestion rigoureuse

 

Une population mobilisée

 

– Participation au développement

– Fierté nationale

– Conscience citoyenne

– Engagement collectif

 

Les leçons pour aujourd’hui

 

Les fondamentaux à restaurer

 

– Valorisation du travail

– Rigueur administrative

– Intégrité publique

– Vision nationale

 

Les priorités à réaffirmer

 

– Industrialisation

– Autosuffisance alimentaire

– Infrastructure moderne

– Formation des cadres

 

Un héritage à reconquérir

 

La période où la RCA était la “Suisse d’Afrique” n’était pas un accident de l’histoire mais le résultat d’une vision claire et d’une gestion rigoureuse. Comme le souligne Élie OUEIFIO, cette époque prouve que le pays dispose de tous les atouts pour redevenir une nation prospère et respectée.

 

Les enseignements de cette période glorieuse sont essentiels pour la reconstruction actuelle :

– L’importance d’une vision nationale claire

– La nécessité d’une gestion rigoureuse

– Le rôle crucial de l’industrialisation

– La valeur de l’autonomie nationale

 

La “Suisse d’Afrique” n’est pas qu’un souvenir nostalgique mais un objectif réalisable, à condition de retrouver l’esprit et les méthodes qui ont fait le succès de cette époque dorée.

 

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Centrafrique: Jackson Mazette, du Vice-Président déchu au fauteur de trouble du MLPC.

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Jackson Mazette, du Vice-Président déchu au fauteur de trouble du MLPC.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Monsieur-Jackson-Mazette-450×338.jpg” alt=”Centrafrique: Jackson Mazette, du Vice-Président déchu au fauteur de trouble du MLPC” width=”450″ height=”338″ />
Monsieur Jackson Mazette

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Jackson Mazette, ancien deuxième vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), dirigé par l’ex-Premier ministre Martin Ziguélé, défraie à nouveau la chronique politique de Bangui. Cet ex-leader, exclu pour trahison devenu un fauteur de trouble, refuse de quitter la scène et se proclame fondateur du parti. Allant encore plus loin, il a constitué un « bureau politique provisoire » et entend s’emparer de l’unique patrimoine du parti, son terrain.

 

Jackson Mazette, ce fauteur de trouble jugé pourtant politiquement “mort” par ses anciens alliés et adversaires en raison de ses séjours à la psychiatrie à Bangui, la création de son bureau politique provisoire, un acte jugé authentique d’une rébellion, a été perçu par lui comme une première victoire personnelle sur Martin Ziguelé. Aujourd’hui, Jackson Mazette ouvre un deuxième front, le terrain du siège du MLPC, un espace stratégique surnommé « Place Marabéna ». Le parti avait conclu un arrangement pour que ce terrain soit loué à un militant en vue de le transformer temporairement en espace de fête pour les festivités de fin d’année, une source de revenus pour soutenir les activités du MLPC.

Mais Mazette, par l’intermédiaire de Gérard DEGUANEDJI, le président de son fameux bureau politique provisoire, a récemment tenté de reprendre ce contrôle. Il a diffusé un tract pour communiquer aux contribuables occupant la place, leur ordonnant de cesser tout paiement de loyer à la direction en place. Ces commerçants contribuables, loin d’obéir, ont ignoré la directive et jugé cet ordre comme un “cheveu dans la soupe”, sans fondement ni légitimité.

Pour la cellule de Communication du MLPC, : « Mazette cherche à s’enrichir au dos du MLPC. Son unique objectif est de liquider notre parti et de s’approprier son patrimoine. C’est un traitre, un vendu qui n’a jamais eu à cœur l’intérêt du MLPC ».

Cette nouvelle attaque de Jackson Mazette contre le patrimoine du MLPC fait figure de provocation. Elle a frôlé un affrontement aux conséquences désastreuses entre les jeunes du parti et l’équipe de Mazette et soulève des interrogations sur les limites des ambitions personnelles de Mazette et sur les conséquences d’un comportement désespéré de celui qui se réclame fondateur de ce parti le MLPC.

 

Corbeaunews Centrafrique

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La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie  

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La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Hopital-de-Nanga-Boguila-450×338.jpg” alt=”Hôpital de Nanga Boguila, illustrant l’article sur La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie” width=”450″ height=”338″ />
Hôpital de Nanga-Boguila . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La psychose du vol mystique des organes génitaux masculins prend une nouvelle ampleur en République centrafricaine. Après avoir secoué plusieurs villes du pays ces derniers mois, le phénomène atteint désormais Nanga-Boguila, dans la préfecture de l’Ouham, à plus de 400 kilomètres au nord de Bangui, où deux cas ont été signalés ce lundi 11 novembre 2024.

 

Des arrestations et violences dans les localités de Nanga-Boguila 

 

Le premier incident s’est produit dans un village situé à 25 kilomètres de Nanga-Boguila sur l’axe Bossangoa. Selon des témoins, un homme qui passait devant le domicile du chef du village l’a salué avant de poursuivre son chemin. Quelques instants après, le chef a alerté la population, affirmant que son sexe s’était “rétracté jusqu’à ne mesurer qu’un centimètre”.

 

“Les jeunes du village se sont immédiatement rassemblés et ont poursuivi le passant. Ils l’ont violemment battu avant de le conduire à l’hôpital de Nanga-Boguila puis à la gendarmerie”, rapporte Mathias Koyamba, un habitant du village présent lors des faits.

 

Le même jour, un deuxième cas a été signalé dans un autre village situé à 12 kilomètres de Nanga-Boguila sur l’axe Paoua. Un homme a été accusé d’avoir “volé le sexe” d’un villageois dans des circonstances similaires. Il a également été remis à la gendamerie de Nanga-Boguila.

Pancarte de l'hôpital de Nanga Boguila, illustrant l'article sur  La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie
Pancarte de l’hôpital de Nanga Boguila. CopyrightCNC

 

Une vague de panique qui s’étend à Nanga-Boguila 

 

Cette psychose n’est pas un phénomène isolé. Depuis plusieurs mois, des cas similaires ont été rapportés dans plusieurs villes du pays : Cantonnier (à la frontière camerounaise), Bambari (préfecture de la Ouaka), Kouango, Paoua, et même dans certains quartiers de la capitale Bangui.

 

“Ces accusations se propagent comme une traînée de poudre”, note le Dr Jean-Claude Mbali, sociologue à l’Université de Bangui. “Elles révèlent les profondes croyances mystiques qui persistent dans notre société, particulièrement en zone rurale, et la fragilité du tissu social dans un pays encore marqué par les conflits”.

 

Autorités vs croyances populaires

 

Le gouvernement centrafricain, par la voix de son ministre de la Communication et porte-parole Maxime Balalou, avait fermement réagi il y a deux mois en menaçant de poursuites judiciaires les propagateurs de ces rumeurs. Les autorités ont également souligné l’absence de preuves médicales de ces supposés “vols”.

 

Mais pour de nombreux Centrafricains, ces phénomènes relèvent du domaine mystique et ne peuvent donc être traités par la médecine moderne.

“Les cas de sorcellerie ne peuvent être soignés à l’hôpital. C’est bien connu ici que dès qu’une personne victime de sorcellerie est amenée à l’hôpital, elle meurt. C’est pourquoi les gens préfèrent consulter les guérisseurs traditionnels ou les religieux”, explique Basile Banga, notable à Nanga-Boguila.

à l'intérieur d'une chambre de l'hôpital de Nanga Boguila, illustrant l'article sur  La psychose du vol mystique de sexe embrase la ville de Nanga-Boguila : 2 hommes sauvagement agressés et arrêtés par la gendarmerie
à l’intérieur d’une chambre de l’hôpital de Nanga Boguila. CopyrightCNC

 

Risques et conséquences

 

Ces accusations de “vol mystique de sexe” engendrent régulièrement des violences collectives pouvant aller jusqu’au lynchage des suspects comme à Nanga-Boguila . Plusieurs organisations de défense des droits humains ont tiré la sonnette d’alarme sur ces pratiques de justice populaire.

 

“Ces violences basées sur des accusations sans fondement sont inacceptables“, déclare Me Jean-Pierre Ndemanga, avocat et défenseur des droits humains. “Des innocents sont régulièrement victimes de passages à tabac, voire pire, sur la base de simples rumeurs. Les autorités doivent agir plus fermement pour protéger les citoyens“.

 

Un phénomène régional

 

Le phénomène n’est pas unique à la Centrafrique. Des cas similaires ont été rapportés dans plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest ces dernières années, notamment au Cameroun, au Nigeria et au Sénégal.

 

“Ces rumeurs apparaissent souvent dans des contextes de tensions sociales et économiques”, analyse le Pr Goddot. “Elles peuvent être vues comme une expression métaphorique d’un sentiment d’impuissance face aux difficultés quotidiennes“.

 

Pour l’heure, les deux suspects arrêtés à Nanga-Boguila demeurent en garde à vue à la gendarmerie. Les autorités locales tentent de calmer les esprits, mais la tension reste palpable dans la région.

 

La persistance de ces croyances, malgré la véracité des faits selon les victimes,  et les violences qu’elles engendrent posent un défi majeur aux autorités centrafricaines, déjà aux prises avec de nombreux autres défis sécuritaires et socio-économiques dans un pays en reconstruction après plusieurs années de conflit.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Boali : la police intensifie la lutte contre l’insécurité grandissante

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Boali : la police intensifie la lutte contre l’insécurité grandissante

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/commissariat-de-police-de-Boali-450×253.jpg” alt=”Balise Alt : "Commissariat de sécurité publique de Boali avec un véhicule de police pickup et des motos garés devant un bâtiment blanc aux accents bleus. CopyrightCNC” width=”450″ height=”253″ />
commissariat de police de Boali, dans l’Ombella-Mpoko, situé à 95 kilomètres de Bangui, la capitale. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Dans la ville de Boali, située à 95 kilomètres au nord-ouest de Bangui sur la route nationale 1, l’insécurité devient une préoccupation majeure pour les habitants et les autorités. Le colonel Rufin Wilibiro, commissaire de police de la ville, révèle une augmentation inquiétante des cas de vols nocturnes et annonce un renforcement significatif du dispositif sécuritaire.

 

Une criminalité en hausse à Boali

 

“Ces derniers temps, nous observons une montée en puissance des cas de vols qui s’opèrent la nuit dans la ville de Boali. Nous avons mis toutes les dispositions en place pour pouvoir combattre ce fléau et ramener la paix et la quiétude au sein de la population”, explique le colonel Wilibiro lors d’un entretien exclusif.

 

Cette recrudescence de la criminalité intervient dans un contexte particulièrement sensible, à l’approche des fêtes de fin d’année, période traditionnellement marquée par une augmentation des actes de délinquance. Pour répondre à cette situation, le commissariat de Boali vient de recevoir un nouveau véhicule de la Direction générale de la police, renforçant ainsi ses capacités d’intervention.

 

“Cette dotation augmente nos capacités opérationnelles. Désormais, avec ce moyen roulant, nous serons vite déployés sur le terrain au cas où il y a un événement qui se produit”, précise le commissaire, qui attend l’arrivée prochaine d’un chauffeur dédié pour optimiser l’utilisation du véhicule.

 

Dispositif sécuritaire renforcé à Boali

 

Le commissariat de Boali a déployé un poste avancé mixte dans la ville, regroupant policiers et gendarmes. Cette initiative vise à assurer une présence dissuasive permanente et à réguler la circulation, notamment sur les principaux axes de la ville.

“La présence des forces de l’ordre peut déjà dissuader les malfrats dans leurs actions subversives”, souligne le colonel Wilibiro.

 

Les nuisances urbaines à Boali dans le collimateur

 

Au-delà de la lutte contre les vols, les forces de sécurité intérieure s’attaquent également aux troubles à l’ordre public, particulièrement les nuisances sonores causées par les taxis-motos à Boali.

“Nos enfants, les taxis-moto, éclatent leur échappement et ça cause du tort à travers le bruit dans la ville”, déplore le commissaire.

 

Pour résoudre ce problème, la police privilégie une approche concertée.

“Nous allons d’abord procéder par la sensibilisation. Je vais rencontrer le délégué des taxis-motos pour échanger avec lui afin qu’à son niveau, il puisse nous aider à travers les conseils qu’il pourra donner à ses collègues”, détaille le colonel Wilibiro.

 

Rumeurs et psychose collective

 

La ville de Boali est également secouée par des rumeurs persistantes de “disparitions de sexe”, un phénomène qui génère une psychose au sein de la population. Le commissaire appelle à la raison et souligne l’absence de preuves médicales :

“Ce sont des cas qui ne sont pas vérifiés. En principe, si de tels cas arrivent, ils demandent une expertise, c’est-à-dire l’analyse d’un médecin pour confirmer si effectivement ces faits sont avérés”.

 

“Malheureusement, pour ces cas, nous n’avons pas eu la réaction du corps médical. Le plus souvent, quand les faits se produisent, les victimes préfèrent se faire porter chez un homme de Dieu qui leur prie, et puis après, le problème se résout”, observe le commissaire.

 

Préparatifs de la fête nationale

 

En vue des célébrations du 1er décembre, date de la proclamation de la République centrafricaine, un dispositif spécial sera mis en place pour sécuriser les répétitions du défilé à Boali.

“Sur le plan sécuritaire, nos dispositifs sont prêts. Nous sommes là, et la gendarmerie est là. Nous allons nous mobiliser pour encadrer effectivement le défilé et les entraînements“, assure le colonel Wilibiro.

 

Appel à la collaboration citoyenne

 

Le commissaire insiste sur l’importance d’une collaboration étroite entre les forces de l’ordre et la population.

“Ce que nous demandons, c’est la collaboration de toutes les couches de la société. La paix n’a pas de prix, et si à chaque instant on entend parler des cas de vols, ça ne donne pas une bonne impression pour la ville de Boali“.

 

Cette stratégie globale de sécurisation s’inscrit dans le cadre plus large de la politique de sécurité intérieure du gouvernement centrafricain, visant à garantir la protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. À Boali, ville stratégique abritant le plus grand barrage hydroélectrique du pays, le maintien de l’ordre public revêt une importance particulière pour les autorités.

 

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Borussia Dortmund’s Radical Change: From Champions League Finalists to Tactical Revolution

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The upcoming Champions League match between Real Madrid and Borussia Dortmund represents more than just a rematch of last season’s final. Under new manager Nuri Şahin, Dortmund has undergone a dramatic transformation that has changed the team’s entire playing philosophy. Let’s look into the reasons for success together with experts from the https://theatacompass.org/ website.

A New Identity Under Şahin

The contrast between Edin Terzić’s Dortmund and Şahin’s version couldn’t be more striking. While Terzić’s team thrived on counter-attacks and quick transitions, similar to how Anthony Martial built his career on explosive pace and counter-attacking prowess, Şahin has implemented a possession-based system that emphasizes control and initiative.

This transformation has led to some spectacular matches, though not always in Dortmund’s favor. The team’s results have become wildly unpredictable: a 4-2 victory against Heidenheim followed by a 5-1 defeat to Stuttgart, another 4-2 win against Bochum before losing 2-1 to Union Berlin.

 

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The Missing Pieces from the Final

 

The rematch lacks some key figures from last season’s final. Nacho, Real Madrid’s homegrown captain, has departed for Saudi Arabia, while Marco Reus, Dortmund’s eternal servant, also bid farewell. The absence of these club legends has changed the dynamic of this fixture.

Meanwhile, Real Madrid faces its own transitions. Similar to how Bayer Leverkusen under Xabi Alonso has evolved into a formidable force, Carlo Ancelotti is working to integrate new stars like Kylian Mbappé into his system. The Italian manager’s approach with Mbappé has been clear: “I want him to score goals, not focus on pressing.”

 

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The Challenge Ahead

Şahin’s Dortmund represents a fascinating tactical experiment. His commitment to attacking football has made every match an entertaining spectacle, though often at the cost of defensive stability. The manager himself acknowledged these issues after the Stuttgart defeat, stating that his team lacked “basic things” and that such performances were unacceptable for Borussia Dortmund.

This Champions League clash will be a severe test of Şahin’s philosophy. Real Madrid, with their experience and quality, are perfectly positioned to exploit any defensive vulnerabilities. Yet, Dortmund’s new attacking approach could also create problems for the Spanish giants.

The match also presents an opportunity for Andriy Lunin, who will replace the injured Thibaut Courtois. The Ukrainian goalkeeper still carries the disappointment of missing last season’s final despite his excellent performances in the lead-up to that match.

This contest will likely showcase goals, as Dortmund’s new style tends to create open, attacking games. While this approach has produced entertaining football, it may prove risky against a Real Madrid team known for punishing opponents’ mistakes.

The transformation of Borussia Dortmund under Şahin represents a bold experiment in modern football. Whether it succeeds or fails, it demonstrates the courage to implement significant change, even at the risk of short-term instability. Against Real Madrid, we’ll see if this tactical revolution can hold up against one of Europe’s elite teams.

To complete the article on Borussia Dortmund’s bold tactical approach under the leadership of Shaheen, we can add the perspective of sports culture and its growing fusion with entertainment and betting. So, amidst similar transformations in soccer, where teams are increasingly adopting risky styles of play, more and more sports fans are getting involved in online betting, finding additional enjoyment in Sporting events, as explained on Eye On Annapolis. This combination not only expands sports engagement, but also adds additional layers to the spectacle of matches, where high attacking play can mean increased opportunities for betting and predicting outcomes, increasing viewer engagement and their emotional connection to the game

 

GAMBOULA : Le receveur des douanes transforme  le service en milice familiale

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GAMBOULA : Le receveur des douanes transforme  le service en milice familiale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Hamidou-Amine-ex-cpc-devenu-douanier-436×450.jpg” alt=”Hamidou Amine, vêtu en tenue de la douane centrafricaine, avec béret violet se tenant debout au bord de la rivière Ngamana, séparant le Cameroun avec la RCA, avec des pirogues en arrière-plan. Cet auxiliaire, recruté par le receveur des Douanes de Gamboula. CopyrightCNC” width=”436″ height=”450″ />
Hamidou Amine, vêtu en tenue de la douane centrafricaine, avec béret violet se tenant debout au bord de la rivière Ngamana, séparant le Cameroun avec la RCA, avec des pirogues en arrière-plan. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Une enquête minutieuse menée durant trois semaines par notre équipe d’investigation à Gamboula dévoile un réseau parallèle alarmant au sein du service des douanes. Le receveur, natif de cette ville frontalière, a mis en place un véritable système clanique en recrutant illégalement huit auxiliaires, dont des ex-rebelles au passé criminel avéré.

 

La prise de contrôle d’un service stratégique par le receveur des douanes

 

Le receveur des douanes, né et ayant grandi à Gamboula, a profité de son affectation dans sa ville natale pour établir son autorité personnelle, en contradiction directe avec les lois de la République. En violation d’un arrêté interministériel interdisant formellement l’emploi d’auxiliaires dans les services publics, il a procédé au recrutement de huit personnes, principalement issues de son cercle familial.

 

Un ancien cadre de la douane explique : « L’interdiction des auxiliaires avait été décidée après de multiples exactions. Elle concerne tous les services : eaux et forêts, forces armées, police, gendarmerie et douanes. Gamboula est aujourd’hui le seul poste à défier ouvertement cette règle » .

 

Des recrutements inquiétants par le receveur des douanes

 

Parmi ces recrues controversées, deux profils particulièrement dangereux émergent. Hamidou dit Amine, ancien combattant de la CPC et proche parent du receveur, occupe une position privilégiée dans ce système. Notre enquête révèle qu’il a un accès total au domicile du receveur, utilise son véhicule personnel et participe même aux réunions de service.

 

Plus préoccupant encore, Abdoulaye Dongo, dit Ndjoungba, ancien membre des Anti-Balaka ayant purgé une peine de trois ans à la prison de Bertoua au Cameroun pour des actes criminels, officie désormais comme auxiliaire en uniforme officiel de la douane.

 

Un officier de police judiciaire confie : « Ces recrutements représentent une menace sérieuse. Ces individus connaissent parfaitement les réseaux criminels locaux et maintiennent leurs anciens contacts » .

 

Détournement d’équipements et arsenal personnel

 

Le receveur a détourné les uniformes officiels destinés aux agents de la douane pour le défilés, envoyés par la direction générale, pour équiper ses auxiliaires illégaux. Plus grave encore, il a constitué un arsenal de guerre personnel impressionnant à son domicile.

 

Un éléments de forces armées centrafricaines, interrogé par la rédaction du CNC, témoigne : « Le receveur stocke chez lui des armes et des munitions en quantité. C’est Hamidou,cet ex-rebelles, devenu auxiliaire,  qui a accès à cet arsenal, profitant de ses allées et venues dans la maison » .

 

Cette proximité a conduit à un incident majeur : profitant de son accès privilégié, Hamidou a dérobé neuf chargeurs pleins et une arme de service que le receveur lui a donné . Une source sécuritaire explique :

« Ce qui est sur, cette arme, remis par le receveur à Hamidou  dans le cadre de son nouveau service d’auxiliaire,  et que ce dernier l’a fait disparaitre, va certainement utiliser dans des mauvais coups. Peut être cette arme, avec les chargeurs dérobés par Hamidou, ont été transmis probablement à des groupes criminels. Hamidou perçoit certainement une commission sur chaque braquage réalisé avec cette arme » .

 

Violence et impunité systématique

 

Les incidents violents se multiplient. Un auxiliaire ex-rebelle est récemment entré en conflit physique avec un douanier professionnel. La réaction du receveur a démontré son parti pris : l’agent régulier a été suspendu deux mois tandis que l’auxiliaire poursuit ses activités normalement.

 

Plus alarmant, Abdoulaye Dongo a ouvert récemment le feu avec une arme artisanale sur des forces de l’ordre camerounaises, créant un incident grave rapidement étouffé par le receveur. « Cette affaire aurait dû entraîner son arrestation immédiate, mais le receveur a tout fait pour la dissimuler » , révèle une source diplomatique.

 

Un système de taxation parallèle instauré par le receveur des douanes

 

Les auxiliaires ont instauré leur propre système de prélèvements illégaux. Un commerçant local dénonce : « Ils exigent des paiements supplémentaires sans reçu. Refuser expose à des représailles. Même les douaniers officiels n’osent plus intervenir » .

 

La situation est particulièrement critique avec Hamidou dit Amine. Il dispose d’une liberté totale d’action, participant aux opérations officielles tout en maintenant ses activités criminelles. « Il agit comme un véritable agent de douane le jour, et utilise ces informations pour organiser des trafics la nuit » , révèle un agent sous couvert d’anonymat.

 

Une délégation de Bangui bernée par le receveur

 

Une délégation de la direction générale des douanes, en visite de routine à Gamboula dans le cadre des rotations périodiques, a été victime d’une véritable manipulation. Le receveur, pour dissimuler son réseau d’auxiliaires illégaux, a instrumenté une mise en scène minutieuse.

 

« Le receveur a convoqué tous ses auxiliaires la veille. Il leur a ordonné de rester chez eux jusqu’au départ de la délégation » , confie un gendarme de Gamboula. Cette directive prouve que le receveur est parfaitement conscient de l’illégalité de ses pratiques.

 

Dès le départ de la délégation pour Bangui, les auxiliaires ont repris leur service comme si de rien n’était. Un policier de Gamboula témoigne : « C’était comme un jeu de cache-cache. Le lendemain du départ des inspecteurs, tous les auxiliaires étaient de retour à leur poste, encore plus arrogants qu’avant » .

 

Cette capacité à dissimuler son système parallèle aux autorités de tutelle démontre l’ampleur de l’emprise du receveur sur le service des douanes de Gamboula.

 

 

Menace pour la sécurité nationale

 

Cette situation unique à Gamboula inquiète les observateurs. Un ancien responsable centrafricain de la sécurité frontalière avertit : « Avoir d’anciens rebelles qui contrôlent une frontière nationale ouvre la porte à tous les trafics. Les conséquences pour la sécurité nationale sont potentiellement désastreuses » .

 

Contactée à plusieurs reprises, le service des douanes de Gamboula  reste muette face à ces révélations. Cette absence de réaction interroge sur la capacité de l’État à maintenir son autorité dans les zones frontalières.

 

Notre enquête révèle également que d’autres postes de douane observent avec attention cette situation, certains receveurs envisageant d’adopter des pratiques similaires. Sans intervention rapide des autorités, le risque de voir ce modèle se propager est réel.

 

Notre rédaction continuera d’enquêter sur ce dossier. De nouvelles révélations sur l’étendue des activités illégales à Gamboula seront publiées dans nos prochaines éditions.

 

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Jean-Bedel Bokassa : Le bâtisseur qui a fait de la RCA une puissance industrielle

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Jean-Bedel Bokassa : Le bâtisseur controversé qui a fait de la RCA une puissance industrielle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Jean-Bedel-Bokassa-se-sacre-empereur-de-lEmpire-centrafricain.-Plus-de-3500-invites-provenant-dune-quarantaine-de-pays-sont-presents-mais-aucun-chef-450×358.jpg” alt=”Jean-Bédel Bokassa se sacre empereur de l’Empire centrafricain. Plus de 3500 invités, provenant d’une quarantaine de pays, sont présents, mais aucun chef d’État ne se déplace pour l’occasion. Le coût de la cérémonie est évalué à 20 millions de dollars. Jean-Bedel-Bokassa-se-sacre-empereur-de-lEmpire-centrafricain.-Plus-de-3500-invites-provenant-dune-quarantaine-de-pays-sont-presents-mais-aucun-chef L’Académie militaire ESFOA : une fierté nationale centrafricaine créée par Jean-Bedel Bokassa ( Felix Yepassis-Zembrou).” width=”450″ height=”358″ />
Jean Bedel Bokassa

 

1966-1974 : La décennie dorée qui défie les préjugés sur l’Afrique

 

Bangui, CNC. Dans son ouvrage révélateur “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO propose une analyse inédite de la période la plus dynamique de l’histoire centrafricaine. À l’heure où les usines sont en ruines et où le pays peine à entretenir ses routes, le contraste avec l’ère Jean-Bedel Bokassa, marquée par une industrialisation massive et un développement spectaculaire, est saisissant.

 

Jean-Bedel Bokassa : un officier devenu bâtisseur d’empire économique

 

De l’armée au pouvoir

 

– Formation militaire française

– Sens aigu de l’organisation

– Vision stratégique du développement

– Courage et détermination légendaires

 

Une vision économique ambitieuse de Jean-Bedel Bokassa

 

– Industrialisation massive

– Diversification économique

– Autosuffisance alimentaire

– Valorisation des ressources nationales

 

La révolution industrielle centrafricaine sous Jean-Bedel Bokassa

 

Un tissu industriel diversifié

 

– ICAT (Industrie Centrafricaine de Textile) à Boali

– UCATEX (Usine Centrafricaine de Textile) à Bangui

– SOCACIG (Société Centrafricaine de Cigarette)

– MANUCACIG (Manufacture Centrafricaine de Cigare)

– HUSACA (Usine de Savonnerie Centrafricaine)

– CIOT (Compagnie Industrielle Oubangui Tchad)

– Compagnie Industrielle Centrafricaine-Israël

– BATA

– Bangui Cycle

 

Des emplois et des compétences

 

– Formation professionnelle massive

– Création d’emplois industriels

– Développement des compétences techniques

– Émergence d’une classe ouvrière

 

Une révolution agricole : l’Opération Jean-Bedel Bokassa

 

Modernisation de l’agriculture

 

– Création d’instituts de recherche (ISDR, BDPA, ICRA)

– Introduction de nouvelles techniques

– Mécanisation de l’agriculture

– Soutien aux agriculteurs

 

L’autosuffisance alimentaire

 

– Production nationale suffisante

– Exportation des surplus

– Sécurité alimentaire assurée

– Développement rural intégré

 

Des infrastructures modernes avec Jean-Bedel Bokassa

 

Un réseau routier performant

 

– Construction de routes nationales

– Entretien régulier

– Équipement des préfectures

– Désenclavement des régions

 

Transport et communication

 

– Flotte aérienne nationale avec Mystère 20

– Navigation fluviale Bangui-Brazzaville

– Réseau téléphonique national

– Radio et télévision nationales

 

Sous Jean-Bedel Bokassa , une administration rigoureuse

 

Lutte contre la corruption

 

– Sanctions exemplaires

– Contrôle strict des deniers publics

– Promotion du mérite

– Culture de l’intégrité

 

Discipline et ordre

 

– Respect des horaires

– Culte du travail bien fait

– Sanctions des négligences

– Valorisation de l’effort

 

L’éducation et la culture

 

Formation des élites

 

– Développement universitaire

– Bourses d’études

– Formation technique

– Promotion de l’excellence

 

Promotion culturelle

 

– Valorisation des arts

– Soutien aux artistes

– Rayonnement international

– Fierté nationale

 

Les causes du déclin

 

Pressions externes

 

– Hostilité des anciennes puissances coloniales

– Manipulations géopolitiques

– Jalousies régionales

– Sabotages économiques

 

Dérives internes

 

– Projet impérial coûteux

– Personnalisation du pouvoir

– Isolement progressif

– Perte de contact avec la réalité

 

L’héritage complexe

 

Des réalisations durables

 

– Infrastructure industrielle

– Réseau routier

– Institutions de formation

– Compétences techniques

 

Des leçons pour l’avenir

 

– Importance de l’industrialisation

– Nécessité de l’autosuffisance

– Valeur de la rigueur

– Danger du culte de la personnalité

 

Au-delà du mythe

 

L’ère Bokassa, comme l’analyse Élie OUEIFIO, représente une période paradoxale où la RCA a connu ses plus grandes réalisations économiques tout en préparant sa chute. Les succès industriels et agricoles de cette époque démontrent le potentiel de développement du pays lorsqu’il est géré avec vision et détermination.

 

Les leçons de cette période restent cruciales pour la RCA d’aujourd’hui :

– La possibilité d’un développement industriel

– L’importance de l’autosuffisance alimentaire

– La nécessité d’une gestion rigoureuse

– Les dangers de la personnalisation du pouvoir

 

L’exemple de Bokassa montre qu’une vision claire du développement, soutenue par une volonté politique forte, peut transformer rapidement un pays. Un enseignement précieux pour la reconstruction de la RCA contemporaine.

 

En Centrafrique, l’opposition dénonce un système électoral pourri jusqu’à la moelle

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En Centrafrique, l’opposition dénonce un système électoral pourri jusqu’à la moelle

 

Dr Barthelemy Mathias Morouba, président de l’Autorité nationale des élections , illustrant l'article sur : En Centrafrique, l'opposition dénonce un système électoral pourri jusqu'à la moelle
Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des élections …

 

Bangui, CNC. Des tablettes électorales qui dorment à l’aéroport de M’Poko, des surfacturations de centaines de millions, une gestion opaque des fonds : le réquisitoire du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) contre l’Autorité Nationale des Élections (ANE) est implacable. Réunis ce mardi 5 novembre au siège du parti PATRIE à Bangui, les leaders de l’opposition ont dévoilé ce qu’ils qualifient de “système organisé de détournement des fonds électoraux” en Centrafrique.

 

Les chiffres qui accusent

 

“Nous donnons des chiffres précis, des faits vérifiables”, martèle Nicolas Tiangaye, président du CRPS. “Voilà tel élément qui coûte tel montant, voici la surfacturation. Ce sont des centaines de millions de francs CFA qui disparaissent. C’est l’argent du contribuable centrafricain qui part dans les poches de certains individus qui rentrent dans les institutions non pas pour l’intérêt de notre peuple, mais pour s’enrichir“.

 

En Centrafrique , un système électoral verrouillé

 

“Lorsque l’arbitre dort chez l’équipe adverse, comment voulez-vous gagner le match ?”, ironise Martin Ziguelé. “C’est un système où l’ANE penche toujours du même côté, comme la tour de Pise. Un arbitre qui n’est même pas transparent dans la gestion de ses propres affaires, comment peut-il garantir la transparence des résultats électoraux ?”

 

L’argent des bailleurs en question en Centrafrique

 

“Notre budget national ici en Centrafrique  ne dépasse pas 160 milliards de francs CFA”, rappelle Nicolas Tiangaye. “Nous dépendons des bailleurs pour organiser nos élections. Ces partenaires doivent savoir que leur argent, l’argent de leurs contribuables, est détourné par l’ANE. Vont-ils continuer à financer ce système sans exiger des clarifications ?”

 

Des preuves tangibles

 

“Les tablettes sont là, stockées à l’aéroport de M’Poko”, insiste Martin Ziguelé. “Nous indiquons le lieu précis. Que le gouvernement vienne démentir. Que l’ANE explique pourquoi ce matériel électoral dort dans un entrepôt alors qu’il a été payé avec l’argent public“.

 

En Centrafrique , la justice aux abonnés absents

 

“Nous citons des faits précis, graves et concordants“, souligne Nicolas Tiangaye. “Où est la justice de notre pays ? Quand des centaines de millions de francs CFA disparaissent, ne mérite-t-elle pas d’ouvrir une enquête ? De vérifier les procédures de marché ? D’auditer les comptes ?”

 

Le précédent de 2011 ici en Centrafrique

 

“Nous avons déjà vécu ce scénario en 2011 ici en Centrafrique  “, rappelle Nicolas Tiangaye. “Quand nous avons constaté que les résultats ne reflétaient pas la volonté populaire, nous avons retiré nos candidats. La communauté internationale elle-même a reconnu que ces élections étaient sujettes à caution“.

 

Une réforme, pas des têtes

 

“Qu’on ne se méprenne pas”, précise Martin Ziguelé. “Nous ne réclamons pas le départ du président de l’ANE. Ce n’est pas une question de personnes. C’est toute la structure qui doit être réformée pour garantir une véritable représentation des forces politiques et une gouvernance électorale transparente“.

 

L’opposition en gardienne de la légalité

 

“C’est un comble”, s’indigne Martin Ziguelé. “Dans ce pays, c’est l’opposition qui doit rappeler les principes de bonne gouvernance. C’est nous qui devons exiger la transparence, le respect des procédures, la protection des deniers publics. Pendant que ceux qui sont censés garantir ces principes organisent leur violation systématique”.

 

Le risque d’une crise majeure

 

“Si l’opposition démocratique ne participe pas aux élections, la légitimité même des institutions sera en question”, avertit Nicolas Tiangaye. “L’histoire nous a appris qu’un pouvoir issu d’élections truquées ne peut pas tenir. La crise est inévitable“.

 

Devant ces accusations précises, documentées et chiffrées, l’ANE reste muette. Les partenaires internationaux, qui financent largement le processus électoral centrafricain, sont désormais interpellés. L’opposition attend des réponses concrètes, pas des promesses creuses. En jeu : la crédibilité même du processus démocratique en République centrafricaine.

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Massacre à Akroussoulback : Un ex-anti-balaka devenu FACA tue 2 enfants à la grenade

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Massacre à Akroussoulback : Un ex-Anti-Balaka devenu FACA tue deux enfants à la grenade

 

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L’une des blessés d’l’une des blessées de massaccre d’Akroussoulback

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une barbarie sans nom vient d’endeuiller Akroussoulback  . Le bilan macabre de l’attaque commise par un soldat des FACA dans la nuit du 9 au 10 novembre ne cesse de s’alourdir, atteignant désormais deux morts. Plus révoltant encore : toutes les victimes sont des enfants de moins de 17 ans.

 

Kada, un criminel en uniforme

 

L’auteur de ce Massacre à Akroussoulback  a été formellement identifié. Il s’agit du soldat Kada alias marabout, un ancien milicien anti-balaka résidant au quartier Galabadja 3 du 8e arrondissement de Bangui. Son intégration dans l’armée nationale démontre l’absurdité d’une politique de recrutement qui transforme des criminels en “protecteurs” de la population.

La deuxième photo des blessés d'Akroussoulback, illustrant l'article qui s'intitule : Massacre à Akroussoulback : Un ex-anti-balaka devenu FACA tue 6 enfants à la grenade
blessés au ventre dans l’attaque d’Akroussoulback

 

Massacre à Akroussoulback : des enfants sacrifiés sur l’autel de l’incompétence

 

“Ma fille n’avait que 12 ans. Elle dansait avec ses amis comme le veut notre tradition. Elle est morte sur le coup lors de ce massacre à Akroussoulback  “, sanglote une mère endeuillée. Cette soirée culturelle, pratique ancestrale répandue dans tout le pays pendant la levée de la lune, surtout en saison sèche, communément appelé dans le pays : Ti-gbagba, s’est transformée en bain de sang par la folie meurtrière d’un homme qui n’aurait jamais dû porter l’uniforme.

L'un des blessés du massacre à Akrousoulback, dans Bamingui-Bangoran, illustrant l'article sur le Massacre à Akroussoulback : Un ex-anti-balaka devenu FACA tue 6 enfants à la grenade
La photo de l’une des blessés du massacre d’Akroussoulback,

 

La complicité du silence

 

L’état-major des FACA et la hiérarchie militaire, dont l’adjudant-chef responsable du détachement, se murent dans un silence complice. Aucune arrestation, aucune enquête, aucune explication. Cette inaction criminelle protège un meurtrier d’enfants et bafoue la mémoire des victimes.

 

Massacre à Akroussoulback : l’accès aux soins entravé

 

Le bilan, initialement d’un mort et 25 blessés, a doublé  en quelques heures. Les familles, désespérées, peinent à atteindre les centres de santé avec leurs blessés. Cette tragédie expose l’incapacité totale de l’État à protéger et secourir sa population, particulièrement les plus vulnérables.

 

Des mercenaires aux assassins

 

Le recrutement massif d’ex-combattants dans l’armée nationale, couplé à une formation bâclée par les mercenaires russes de Wagner, produit ses fruits empoisonnés. Des hommes habitués aux exactions conservent leurs réflexes meurtriers, désormais sous l’uniforme national.

 

Cette tuerie d’enfants innocents à Akroussoulback n’est pas un simple fait divers. Elle révèle la décomposition avancée d’une armée nationale infiltrée par des criminels et protégée par une hiérarchie complice. Le sang de ces deux enfants, sacrifiés sur l’autel de l’incompétence et de l’impunité, exige justice. Le silence assourdissant des autorités ne fait que confirmer leur responsabilité dans cette dérive meurtrière.

 

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Violents affrontements près de Bouar : les FACA abandonnent armes et équipements

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Violents affrontements près de Bouar : les FACA abandonnent armes et équipements

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere-450×327.jpg” alt=”Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré, illustrant l’article sur la Violents affrontements près de Bouar : les FACA abandonnent armes et équipements” width=”450″ height=”327″ />
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des combats ont éclaté ce dimanche dans le village d’Abba-Bogani, à une dizaine de kilomètres de Bouar, entre les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des combattants Anti-Balaka appartenant à la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).

 

L’événement a débuté par la reddition de deux membres anti-Balaka auprès des forces russes de Wagner à Bouar, dans la Nana-Mambéré. Les mercenaires Wagner, plutôt que d’assurer leur simple désarmement, les contraignent immédiatement à révéler l’emplacement de leur ancienne base. Ainsi, une colonne motorisée est rapidement constituée, composée des mercenaires russes, de soldats FACA et des deux ex-rebelles, tous à moto.

 

“Les mercenaires ont organisé cette opération sans préparation adéquate ni reconnaissance préalable du terrain”, indique une source militaire sous couvert d’anonymat. Cependant, les anti-Balaka de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), prévenus par leurs informateurs, prennent position pour une embuscade. Heureusement, le convoi, empruntant un itinéraire inattendu, parvient néanmoins jusqu’à la base rebelle qu’il détruit entièrement.

 

C’est sur le chemin du retour que la situation prend un tournant révélateur. Les mercenaires Wagner et les FACA découvrent un bœuf au bord de la route qu’ils abattent avec leurs armes de guerre. Au lieu de sécuriser la zone dans un secteur manifestement hostile, les Russes et les soldats FACA ont décidé de retourner à leur base à Bouar, laissant le bœuf au sol. Mais une fois à Bouar, les russes ont ordonné aux soldats FACA de retourner seuls avec des sacs pour dépecer l’animal.

 

“Les Wagner savaient que les rebelles rôdaient dans le secteur”, poursuit notre source. “Ils ont pourtant envoyé les FACA et des jeunes conducteurs de taxi-motos, réquisitionnés pour l’occasion, accomplir une tâche qui les rendait particulièrement vulnérables”.

 

Une vingtaine de militaires centrafricains et leurs accompagnateurs civils, tous des conducteurs des taxis-motos,  retournent ainsi sur les lieux, sans protection des mercenaires russes. C’est pendant le dépeçage du bœuf que les anti-Balaka, qui attendaient embusqués depuis leur échec initial, lancent leur attaque.

 

La panique s’empare alors du groupe. Les soldats FACA et les conducteurs de taxi-motos abandonnent leurs motos et leurs armes, fuyant à travers la brousse pour regagner Bouar à pied. Les rebelles s’emparent de plusieurs armes laissées sur place et incendient une dizaine de motos militaires.

 

“Cette débâcle résulte directement des méthodes des Wagner”, analyse un officier FACA. “Ils utilisent d’abord les ex-rebelles pour leurs objectifs, puis exposent délibérément nos soldats au danger, le tout pour un simple butin”.

 

Le bilan officiel fait état d’un militaire blessé, actuellement soigné à l’hôpital de Bouar. Les pertes matérielles sont conséquentes : plusieurs motos détruites et des armes tombées aux mains des rebelles. Les autorités militaires de Bouar, sollicitées par notre rédaction, maintiennent un silence révélateur sur cet événement embarrassant.

 

Cet incident dévoile les dysfonctionnements de la coopération entre les mercenaires Wagner et les FACA. Il pose également des questions sur la chaîne de commandement et la protection des forces centrafricaines, régulièrement exposées aux dangers pendant que leurs “alliés” russes privilégient leur sécurité personnelle.

 

La présence des mercenaires Wagner en République centrafricaine continue ainsi de provoquer des interrogations, tant sur leurs méthodes que sur leur réelle contribution à la stabilisation du pays.

 

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Le ministère de la Communication persiste dans l’acharnement contre Christian Ndotah

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Le ministère de la Communication persiste dans l’acharnement contre Christian Ndotah

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Christian-Aime-Ndota-ancien-directeur-general-de-la-radio-Centrafrique-300×450.jpg” alt=”Portrait de Christian Aimer Dotah, ancien directeur de la Radio Centrafrique, illustrant l’article sur Le ministère de la Communication persiste dans l’acharnement contre Christian Ndotah” width=”300″ height=”450″ />
Christian Aimer Dotah, ancien directeur de la Radio Centrafrique.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Christian Ndotah devra comparaître mercredi 13 novembre 2024 devant le Conseil de discipline du ministère de la Fonction publique. Une nouvelle étape dans l’acharnement que subit ce cadre du ministère de la Communication.

 

Un déni de droit persistant

 

L’administration refuse de signer son certificat de reprise de service depuis fin septembre, malgré la fin officielle de sa suspension. Une manœuvre qui le prive de son salaire d’octobre 2024, s’ajoutant aux trois mois déjà perdus pendant sa mise à l’écart.

 

Ni le ministre Maxime Balalou, ni le directeur des ressources Sebiro Tapounidji n’ont daigné signer le document administratif obligatoire permettant sa reprise effective. Une situation qui démontre le non-respect des procédures les plus élémentaires au sein du ministère.

 

 « L’attitude du directeur des ressources et celui du ministre de la communication envers ma personne n’est pas dictée par des questions administratives encore moins professionnelles. Il faut chercher leur motivation ailleurs » , déclare Christian Ndotah.

 

Rappelons que dès le 17 juillet 2024, le fonctionnaire avait introduit un recours en annulation auprès du Conseil Supérieur de la Fonction Publique, réaffirmant n’avoir commis aucune faute professionnelle ou administrative justifiant sa suspension. Une démarche restée lettre morte pendant près de quatre mois.

 

Face à ces abus répétés, Christian Ndotah prévoit de porter l’affaire devant le Tribunal administratif. Un contentieux qui pourrait coûter cher aux finances publiques, l’État devant assumer les indemnités pour préjudice causé par ses agents.

 

Le Conseil de discipline du 13 novembre apparaît comme une nouvelle étape dans cette saga administrative qui révèle les dysfonctionnements au sein du ministère de la Communication. Une administration où les décisions semblent plus guidées par des considérations personnelles que par le respect du droit et l’intérêt du service public.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Jules Ndjawé, un criminel camerounais,  crée son club de football à Bangui : indignation sur les réseaux sociaux

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Jules Ndjawé, un criminel camerounais,  crée son club de football à Bangui : indignation sur les réseaux sociaux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/CARAT-Football-club-de-Berberati-450×338.jpg” alt=”CARAT Football club de Berberati en pause, illustrant l’article sur Jules Ndjawé, un criminel camerounais, crée son club de football à Bangui : indignation sur les réseaux sociaux. photo après le match du dimanche 10 mars 2024 à Berberati, dans la Mambéré-Kadéi. ” width=”450″ height=”338″ />
Pour illustration. CopyrightCNC

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. La création d’un club de football portant le nom du camerounais Jules Ndjawé, conseiller à la présidence centrafricaine, déclenche une vague de protestations sur les réseaux sociaux. Cette initiative du controversé conseiller camerounais démontre ses ambitions dans le football centrafricain.

 

Un passé sulfureux de Jules Ndjawé  qui resurgit

 

Avant d’intégrer la présidence centrafricaine, Jules Ndjawé traînait une réputation sulfureuse à Paris, associé aux “blouses noires”, ces bandes spécialisées dans les braquages. Son arrivée dans l’entourage du président Faustin Archange Touadera a déjà provoqué de nombreuses interrogations.

 

Une violence caractérisée de Jules Ndjawé

 

Le 30 juillet 2023, lors du référendum constitutionnel au lycée Barthélémy Boganda, Jules Ndjawé s’est battu avec Wilfried Sébiro, alors ministre conseiller en communication à la présidence.

« Un acte d’une violence inouïe devant le chef de l’État » , rapporte un témoin de la scène. Résultat : Sébiro muté, tandis que Jules Ndjawé conserve son poste.

 

Les réseaux sociaux s’enflamment

 

Sur Facebook, Elysée Nguemalé exprime l’indignation générale : « Un club sportif est une personne morale de droit privé. Il est inconcevable qu’il porte le nom d’un individu, particulièrement celui d’un incivique notoire » .

 

Des propos de Jules Ndjawé  qui choquent

 

Lors d’une interview sur la radio Ndékè Luka, Jules Ndjawé a tenu des propos polémiques  sur la pauvreté des centrafricains, sur le FMI et sur le rapport de la société civile. Son interview a poussé bon nombre des centrafricains à réagir sur les réseaux sociaux :  « Les étrangers nous traitent d’ignorants dans notre pays. Cette situation découle directement de la gouvernance actuelle du président Touadera » .

 

Une stratégie sportive critiquée

 

Cette création de club cache mal les ambitions de Jules Ndjawé pour la présidence de la Fédération Centrafricaine de Football.

« Cette manœuvre représente une première étape vers la conquête des instances dirigeantes du football national » , analyse un dirigeant sportif sous couvert d’anonymat.

 

Un précédent dangereux

 

« En tant qu’expert du football africain, je peux affirmer que cette situation est unique. Les rares clubs portant des noms d’individus honorent généralement des personnalités historiques ou des bienfaiteurs du sport. La création du club Jules Ndjawé rompt avec cette tradition et risque d’ouvrir la voie à d’autres personnalités controversées,  affirme un expert centrafricain en la matière.

 

Sur Twitter, un internaute résume le sentiment général : « Notre football ne doit pas devenir le terrain de jeu d’individus aux antécédents douteux » .

 

La Fédération Centrafricaine de Football, pourtant garante de l’éthique sportive, maintient un silence préoccupant. Son inaction pourrait encourager d’autres initiatives similaires, au détriment de l’intégrité du football centrafricain.

 

Un appel au boycott circule déjà sur les réseaux sociaux : « Aucun club respectable ne devrait accepter de jouer contre une équipe portant le nom d’un homme connu pour sa violence et son mépris des institutions » .

 

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Boda : L’inaction des forces de sécurité encourage la prolifération des braquages et enlèvements….

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Boda : L’inaction des forces de sécurité encourage la prolifération des braquages et enlèvements….

 

centrafrique.org/?p=12201″ target=”_blank” rel=”noopener” /=”” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rond-point-de-la-ville-de-Boda-copyrights-CNC-450×338.jpg” alt=”Rond point de la ville de Boda, illustrant l’article sur la ville de Boda : L’inaction des forces de sécurité encourage la prolifération des braquages et enlèvements…. copyrights CNC” width=”450″ height=”338″ />
Rond point de la ville de Boda. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La sous-préfecture de Boda, pourtant dotée d’un important dispositif sécuritaire, enregistre une recrudescence alarmante d’actes criminels. Des hommes armés non identifiés multiplient les attaques ciblées contre les opérateurs économiques, sans que les forces de l’ordre ne parviennent à y mettre un terme.

 

Une criminalité grandissante à Boda malgré la présence militaire…

 

Le dernier incident remonte au samedi 9 novembre, quand quatre individus armés de kalachnikovs ont attaqué et dépouillé un commerçant local, Monsieur Samedi, surnommé NDANG. Les assaillants l’ont enlevé dans son champ situé à 7 kilomètres de Boda, lui dérobant 600 000 FCFA et plusieurs grammes d’or. Bien que la victime ait réussi à s’échapper, les malfaiteurs ont incendié son domicile en représailles.

 

Des attaques répétées qui paralysent l’économie de Boda…

 

« Les opérateurs économiques vivent dans la peur permanente. Nous ne pouvons plus exercer nos activités sereinement. À tout moment, nous risquons d’être enlevés ou braqués. Cette situation devient insoutenable », déclare un commerçant local sous couvert d’anonymat.

 

Il y a deux mois, un autre incident grave avait endeuillé la localité: Monsieur Aristide, un artisan minier du village BOLAYE 2, s’est fait dérober des diamants d’une valeur de 36 millions de FCFA. Un préjudice considérable qui reflète l’ampleur du phénomène.

 

Des forces de sécurité aux abonnés absents…

 

L’incompréhension grandit au sein de la population face à l’inefficacité des forces de sécurité présentes. La ville compte pourtant des soldats FACA, des gendarmes, des policiers et des éléments russes. Une réunion sécuritaire organisée à la mairie entre les Mercenaires russes, la population et les autorités locales n’a produit aucun résultat tangible.

 

« Les forces de sécurité nous demandent de les alerter en cas d’hommes armés, mais quand nous les appelons, personne ne vient. Cette situation nous pousse à nous interroger sur leur réelle volonté d’assurer notre protection », témoigne un chef de quartier qui préfère garder l’anonymat.

 

Plus préoccupant encore, certains habitants accusent des éléments des FACA d’être impliqués dans ces exactions. Ces allégations, si elles étaient avérées, révéleraient une grave dérive au sein des forces de défense nationales.

 

La population, excédée, réclame une fois de plus des renforts gouvernementaux pour rétablir l’ordre. En attendant une réaction des autorités, Boda continue de s’enfoncer dans une spirale de violence qui menace son développement économique et la sécurité de ses habitants.

 

Corbeaunews-Centrafrique

Dossier spécial :  Dans les sillages d’une escroquerie du jamais vu en RCA.  Comment le ministre Héritier Doneng a pu transformer 400 millions en fumée au stade 20.000 places

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Dossier spécial :  Dans les sillages d’une escroquerie du jamais vu en RCA.  Comment le ministre Héritier Doneng a pu transformer 400 millions en fumée au stade 20.000 places

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-450×300.jpg” alt=”Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports, illustrant l’article sur Comment le ministre Héritier Doneng a pu transformer 400 millions en fumée au stade 20.000 places” width=”450″ height=”300″ />
Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, le requin, nommé ministre de la jeunesse et des sports.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique

6 heures du matin au stade 20.000 places de Bangui. Un homme en jogging, couvert de poussière, dirige des ouvriers. Difficile d’imaginer qu’il s’agit d’Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports en exercice. Cette scène surréaliste n’est que la partie visible d’un vaste système de détournement de 400 millions de francs CFA, impliquant fausses entreprises et marchés truqués. Notre enquête exclusive dévoile les coulisses d’un scandale d’État qui prive la Centrafrique de son unique stade international.

 

Comment tout a commencé : la genèse d’une vaste escroquerie de la RCA par Héritier Doneng

 

En décembre 2023, la Confédération Africaine de Football (CAF) sanctionne le stade 20.000 places de Bangui pour non-conformité aux normes internationales. Cette décision contraint l’équipe nationale à délocaliser ses matchs au Cameroun. Devant cette situation, une entreprise chinoise propose une solution de rénovation complète pour un milliard de francs CFA. Mais le gouvernement opte pour une réhabilitation locale, débloquant 400 millions de francs CFA.

 

Un système mafieux bien huilé

 

Notre enquête révèle que le ministre Héritier Doneng a mis en place un véritable réseau criminel impliquant plusieurs hauts responsables. Un cadre du ministère des Sports témoigne : “Dès le départ, le plan était d’écarter les entreprises légitimes pour récupérer la totalité du marché. Sur les dix entreprises sélectionnées, sept étaient des sociétés fictives créées par le ministre Héritier Doneng  et ses complices”.

 

Les trois entreprises légitimes initialement retenues étaient :

– Entreprise Nombala (peinture), gérée par des jumeaux apolitiques

– Entreprise Élégance de Thierry Wambenti, surnommé “le sultan de Dékoua”, Président du MCU région centre-ouest

– Une troisième entreprise spécialisée dans les travaux d’aménagement

 

Le stratagème du ministre-entrepreneur  Héritier Doneng : un spectacle indigne de la fonction ministérielle

 

Le ministre Héritier Doneng a transformé sa fonction en une véritable entreprise personnelle, créant un précédent scandaleux dans l’histoire politique centrafricaine. Notre enquête révèle comment un membre du gouvernement est devenu entrepreneur sur son propre chantier, en violation de la loi sur les marchés publics.

 

“Le ministre Héritier Doneng  se fait passer pour un entrepreneur du bâtiment. Il arrive au stade à 6 heures du matin, vêtu d’un jogging sale et usé. Son véhicule de service, un pick-up GM flambant neuf il y a quelques mois, est maintenant méconnaissable à force de transporter ciment, peinture et autres matériaux de construction”, témoigne un agent de sécurité qui souhaite garder l’anonymat par peur de représailles.

 

Un chauffeur du ministère, également sous couvert d’anonymat, décrit des scènes ahurissantes : “Le ministre Héritier Doneng  garde toujours un costume propre et repassé dans sa voiture. Dès qu’il apprend qu’une délégation ou un rendez-vous important l’attend au ministère, il se change rapidement sur le parking du stade. Une fois la réunion terminée, il remet son jogging et retourne superviser les travaux. C’est du jamais vu pour un ministre de la République“.

 

Les employés du stade racontent comment le ministre Héritier Doneng  s’est improvisé chef de chantier : “Il donne des ordres aux ouvriers comme s’il était un entrepreneur professionnel. Il négocie personnellement l’achat des matériaux, souvent en usant de menaces voilées envers les fournisseurs qui oseraient réclamer un paiement“.

 

Un responsable administratif du ministère confirme l’ampleur du détournement : “Après avoir évincé les entreprises légitimes, le ministre a récupéré leurs contrats via ses sociétés écrans. Il s’est octroyé le rôle d’entrepreneur principal, validant lui-même les factures qu’il avait établies. C’est un conflit d’intérêts manifeste“.

 

“Son véhicule de fonction, initialement destiné aux déplacements officiels, sert désormais de camion de chantier“, note un mécanicien du ministère. “La suspension est complètement déformée à cause des charges excessives. Les sièges sont tachés de peinture et de ciment. C’est un bien public utilisé comme outil personnel de travail“.

 

Le plus révoltant dans ce stratagème est l’utilisation de la fonction ministérielle pour obtenir gratuitement des matériaux. “Il se présente chez les fournisseurs en jouant sur deux tableaux”, explique un commerçant libanais. “Tantôt ministre exigeant une contribution patriotique au nom du chef de l’État, tantôt simple entrepreneur négociant des prix au rabais. C’est une forme sophistiquée d’extorsion“.

 

Cette double casquette ministre-entrepreneur lui permet également d’échapper aux contrôles. Un inspecteur des finances confie : “Comment voulez-vous contrôler efficacement un chantier où le donneur d’ordre est aussi l’exécutant ? Il signe les bons de commande le matin et supervise leur exécution l’après-midi. C’est un système verrouillé“.

 

Des travaux dangereux et bâclés

 

L’inspection des travaux révèle des manquements graves à la sécurité. Un expert en infrastructures sportives alerte : “La piste d’athlétisme est devenue un piège mortel. L’ancien revêtement amortisseur a été remplacé par du béton simplement peint en orange. Une chute sur cette surface peut être fatale“.

 

Le rapport technique liste les principales défaillances :

– Installation de lampadaires domestiques en lieu et place d’éclairage sportif professionnel

– Conversion des toilettes publiques en bureaux mis en location

– Pelouse impraticable transformée en bourbier

– Gradins non sécurisés

– Installations électriques non conformes aux normes internationales

 

La tentative de dissimulation par le ministre Héritier Doneng

 

Face au refus de la CAF de lever la sanction, le ministre Héritier Doneng  tente une manipulation grossière. Un informaticien recruté pour l’opération révèle : “On m’a demandé de retoucher les photos du stade avec Photoshop pour masquer les défauts de peinture. Les peintures sont un peu bizarres.  C’était une tentative désespérée de tromper les inspecteurs de la CAF“.

 

Le contrôle financier du ministère des finances sonne l’alarme

 

Le contrôle financier du ministère des finances est formelle : seuls 25% des travaux prévus ont été réalisés, malgré le décaissement total des 400 millions. Un contrôleur financier confie : “Les documents fournis par le ministre sont remplis d’irrégularités. Nous avons même découvert des factures pour des matériaux jamais livrés au stade“.

 

Un réseau de complicités au plus haut niveau

 

L’enquête identifie les principaux acteurs du système :

– Le ministre Héritier Doneng, architecte du détournement

– Séverin Lidamon, directeur général de l’ONASPORT, gérant plusieurs sociétés écrans

– Roméo Gribingui, ministre des entreprises parapubliques, impliqué via des entreprises fictives

– Des responsables du contrôle financier, silencieux malgré les irrégularités flagrantes

 

Les conséquences désastreuses

 

Cette affaire a des répercussions multiples :

– Financières : 400 millions de francs CFA détournés

– Sportives : impossibilité pour la Centrafrique de jouer à domicile

– Sécuritaires : installations dangereuses pour les athlètes et le public

– Diplomatiques : crédibilité du pays entachée auprès des instances sportives internationales

 

La jeunesse sacrifiée

 

Un entraîneur de football national s’indigne : “Nos jeunes talents sont privés d’une infrastructure essentielle pour leur développement. Pendant ce temps, le ministre Héritier Doneng  s’enrichit sur leur dos. C’est un crime contre la jeunesse centrafricaine.”

 

La réaction de la CAF

 

Contactée par notre rédaction, la CAF maintient sa position : “Les images et vidéos reçues montrent clairement que le stade reste dangereux et inadapté aux compétitions internationales. La sécurité des joueurs et du public n’est pas négociable“.

 

Le ministère des Finances doit faire toute la lumière sur le scandale du stade

 

Le rapport accablant du contrôle financier sur les travaux du stade 20.000 places ne peut rester sans suite. Le ministère des Finances doit immédiatement convoquer les dix entreprises prétendument impliquées dans ce chantier et les menacer de remboursement. Face à cette pression, les trois véritables entreprises initialement engagées n’auront d’autre choix que de révéler comment elles ont été écartées au profit de sociétés fictives créées par le ministre Doneng et ses complices.

 

En exigeant de chaque entreprise ses références techniques, ses réalisations antérieures et son expérience dans le domaine des infrastructures sportives, le ministère des Finances pourra facilement démasquer l’imposture. Car comment des sociétés sans aucun passé dans le BTP ont-elles pu soudainement obtenir un marché public de 400 millions de francs CFA ? Une seule convocation sous la menace d’un remboursement suffira à faire éclater la vérité sur cette escroquerie d’État.

 

En réalité, cette affaire révèle l’ampleur de la corruption qui gangrène certaines institutions centrafricaines. Elle appelle une réaction forte des autorités judiciaires pour que les responsables répondent de leurs actes devant la justice.

 

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La libération de Daniel Nzéwé : Un régime qui protège ses faussaires….

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La libération de Daniel Nzéwé : Un régime qui protège ses faussaires….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Nzewe-Daniel-charge-de-mission-au-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-interpelle-par-la-gendarmerie-dans-une-affaire-de-scroquerie-450×356.jpg” alt=”Nzéwé Daniel, chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, interpellé par la gendarmerie dans une affaire de l’imitation de signature du directeur de cabinet de la présidence dans une escroquerie des investisseurs étrangers” width=”450″ height=”356″ />
Nzéwé Daniel, chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Le grand faussaire Daniel Nzéwé, responsable de détournements dépassant les trois milliards de francs CFA, vient d’être libéré sur ordre direct du président Faustin-Archange Touadéra. Cette décision stupéfiante intervient quelques semaines après son incarcération à la Section de recherche et d’investigation (SRI) pour des faits d’une exceptionnelle gravité.

 

La libération de Daniel Nzéwé : une criminalité systémique

 

L’affaire Nzéwé révèle l’ampleur de la décomposition morale au sommet de l’État centrafricain. Ce criminel notoire, qui officiait comme chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports sous son nom d’emprunt de Daniel Nzéwé,  son patronyme de naissance étant Daniel Kolikanga,  avait tissé un réseau d’influence tentaculaire au cœur du pouvoir. Sa libération démontre que la République centrafricaine est désormais dirigée par un système mafieux où l’impunité des escrocs est érigée en principe de gouvernement.

 

Les escroqueries de Nzéwé de son vrai nom Kolikanga, atteignent des sommets vertigineux : production industrielle de faux documents officiels, usurpation de signatures présidentielles, détournements massifs de fonds publics, arnaque d’investisseurs étrangers. Le préjudice total dépasse les trois milliards de francs CFA, sans compter les dégâts en termes d’image pour le pays.

 

La libération de Daniel Nzéwé : Un système de protection au plus haut niveau

 

La chute puis la libération express de Nzéwé dévoilent l’ampleur des protections dont il bénéficie. Au premier rang de ses soutiens figurent Donatien Maleyombo, chef de cabinet à la présidence, Bienvenu Touadéra, présenté comme le frère du président, et Émeri Denam, chargé de mission présidentielle. Ces personnalités ont activé leurs réseaux pour obtenir sa libération, piétinant ainsi l’autorité de la justice.

 

Plus inquiétant encore, cette libération s’inscrit dans une logique systémique du régime de Baba Kongoboro qui s’entoure délibérément de criminels notoires. Les exemples sont légion :

Emile Parfait Simb, architecte de la loi sur les cryptomonnaies, recherché au Cameroun et par plusieurs juridictions internationales pour escroquerie, bénéficie pourtant d’un passeport diplomatique centrafricain. Héritier Rodolphe Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports,  chef de la milice des Requins, auteur de plusieurs assassinats, dont  l’assassinat de l’ancienne Présidente  des femmes juristes et de ses trois enfants carbonisés dans leur domicile, occupe tranquillement son poste ministériel. Ernest Mada, ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement, responsable du détournement de 80 millions de francs destinés à l’éducation lors de son passage comme directeur de cabinet au ministère de l’Éducation, poursuit sa carrière sans être inquiété.  Et plus grave monsieur Jules Ndjawé, le camerounais, un grand braqueur de Paris, occupe actuellement le poste du ministre conseiller à la présidence, malgré sa bagarre avec son collègue lors du référendum au lycée Boganda de Bangui en présence de Touadera lui même.  Ces nominations ne sont pas des cas isolés mais reflètent une politique délibérée du président Touadéra de s’entourer d’individus aux parcours criminels avérés.

 

Une criminalité d’État institutionnalisée

 

La libération de Nzéwé s’inscrit dans une politique plus large de protection des criminels. Le régime Touadéra a systématiquement accordé des postes officiels et des passeports diplomatiques à des escrocs notoires, des chefs de milice et des individus poursuivis par la justice internationale. Cette stratégie délibérée vise à créer un système où la criminalité devient un mode normal de gouvernance en Centrafrique.

 

L’affaire Nzéwé révèle également les connexions troubles du régime avec des réseaux criminels internationaux. Le cas de Emile Parfait Simb, ce Camerounais recherché par plusieurs juridictions pour des escroqueries massives mais promu architecte de la politique centrafricaine en matière de cryptomonnaies, est emblématique de cette dérive. De même, la nomination comme ministre conseiller de la présidence d’un ancien braqueur camerounais démontre le mépris total des institutions.

 

Un État gangréné

 

La mise en liberté de Nzéwé porte un coup fatal à la crédibilité déjà chancelante de l’État centrafricain. Elle confirme que sous le régime Touadéra, la criminalité en col blanc bénéficie d’une totale impunité dès lors qu’elle sert les intérêts du pouvoir. Cette situation désastreuse hypothèque gravement l’avenir du pays.

 

L’ampleur des dégâts dépasse largement le cadre financier. C’est toute l’architecture institutionnelle qui s’effondre quand un faussaire multirécidiviste peut ainsi narguer la justice grâce à ses protections politiques. La République centrafricaine s’installe définitivement sur un système où la criminalité organisée est érigée à l’exercice du pouvoir.

 

La libération de Nzéwé marque un nouveau palier dans la décomposition de l’État. Elle démontre que le régime Touadéra a définitivement rompu avec les principes élémentaires de l’État de droit pour installer un système fondé sur la corruption et l’impunité. Cette dérive mafieuse compromet durablement les perspectives de développement du pays et mine la confiance des partenaires internationaux.

 

Face à ce naufrage moral, il devient urgent que les forces vives de la nation se mobilisent pour exiger le retour à une gouvernance respectueuse des lois. Sans un sursaut éthique majeur, la Centrafrique risque de s’enfoncer définitivement dans un système où la criminalité devient la norme et l’impunité la règle.

 

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Laguerre, un conseiller municipal brutalement arrêté à Zontoua Banguerem par les mercenaires russes du groupe Wagner

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Laguerre, un conseiller municipal brutalement arrêté à Zontoua Banguerem par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Scene-de-Vie-dans-le-Village-de-Bangarrem-dans-la-prefecture-de-la-Nana-Mambere-443×450.jpg” alt=”Maison en ciment avec véranda dans le village Zontoua Banguerem , avec des personnes assises à l’ombre … CopyrightCNC” width=”443″ height=”450″ />
Maison en ciment avec véranda dans le village Zontoua Banguerem
, avec des personnes assises à l’ombre … CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Dans la nuit du jeudi à vendredi 8 novembre 2024, les mercenaires russes du groupe Wagner ont démontré une fois de plus leur mépris total pour les institutions centrafricaines. M. Laguerre, conseiller municipal de Zontoua Banguerem, a été kidnappé, encagoulé et menotté comme un vulgaire criminel, avant d’être jeté dans les geôles de la base Wagner à Bouar.

 

Une descente aux allures de raid punitif à Zontoua Banguerem

 

Les faits sont d’une brutalité stupéfiante à Zontoua Banguerem. À bord de véhicules lourdement armés, les mercenaires ont fait irruption dans le village Zontoua Banguerem, tirant aveuglément et provoquant la panique parmi les habitants.

“La population a été contrainte de fuir dans la brousse en pleine nuit, comme du gibier traqué”, témoigne un habitant qui préfère garder l’anonymat par peur de représailles.

 

Une arrestation à Zontoua Banguerem  basée sur des accusations fallacieuses

 

L’arrestation s’est déroulée selon les méthodes barbares devenues la signature du groupe Wagner. Les mercenaires ont encagoulé le conseiller municipal, lui ont passé les menottes et l’ont emmené de force vers leur base à Bouar. Le prétexte avancé pour cette arrestation illégale est une accusation totalement infondée de non-dénonciation de présence rebelle – des allégations que les habitants qualifient de “pathétiques” et “malades”, tant elles sont éloignées de la réalité du terrain.

 

Une justice parallèle inacceptable

 

Les conditions de détention de M. Laguerre, conseiller de Zontoua Banguerem,  sont alarmantes. Enfermé dans un conteneur transformé en cellule de fortune, il subit des traitements dégradants qui violent toutes les conventions internationales. Cette situation illustre l’existence d’un système judiciaire parallèle mis en place par Wagner, en totale violation de la souveraineté de notre beau pays du Président fondateur Barthelemy Boganda.

 

L’impuissance des poupées russes

 

Le plus inquiétant dans cette affaire reste le silence assourdissant des autorités nationales face à ces exactions. Aucune réaction officielle n’a été enregistrée suite à l’arrestation arbitraire d’un représentant nommé de l’État. Cette passivité pose question sur la réelle capacité du gouvernement à protéger ses propres institutions face aux agissements des mercenaires russes.

 

Les habitants de Zontoua Banguerem vivent désormais dans la peur, craignant d’autres actions punitives des Wagner. Un notable du village confie : “Nous ne savons plus vers qui nous tourner. Si même nos conseillers municipaux peuvent être enlevés sur la base d’accusations mensongères, qui peut encore nous protéger ?”

 

Cette nouvelle démonstration de force des mercenaires Wagner soulève une question cruciale : jusqu’où ira l’érosion de l’autorité de l’État centrafricain face à ces forces étrangères qui agissent en toute impunité sur son territoire ?

 

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TORTURE EN PRISON : UN DÉTENU DE LA CPS SAUVAGEMENT AGRESSÉ AU CAMP DE ROUX

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TORTURE EN PRISON : UN DÉTENU DE LA CPS SAUVAGEMENT AGRESSÉ AU CAMP DE ROUX

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/des_detenus_devant_session_criminelle_juillet_2024_tribunal_grande_instance_de_bangui-450×248.jpg” alt=”Prisonniers en tenue orange assis dans une salle d’audience lors de la première session criminelle ajournée à cause de fuites d’eau dues à la pluie, illustrant l’article sur la violence des détenus à la prison du camp de Roux ” width=”450″ height=”248″ />
Prisonniers en tenue orange assis dans une salle d’audience lors de la première session criminelle ajournée à cause de fuites d’eau dues à la pluie

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La brutalité des gardiens de prison atteint un nouveau sommet au Camp de Roux. Ce samedi 9 novembre 2024, le détenu Oumar Serge, alias Chifa Chila, sous la garde de la Cour Pénale Spéciale (CPS), a subi des actes de torture. Le Sergent-chef Nambama Patrick, surnommé “Burundais” et chef de sécurité FACA, a violemment agressé le prisonnier, lui causant une grave blessure à l’oreille droite.

 

Des violations persistantes contre les détenus de la CPS dans l’impunité

 

Cette agression s’inscrit dans une longue série d’exactions commises contre les détenus de la CPS incarcérés dans la prison du Camp de Roux. Des cas alarmants se multiplient : un prisonnier devenu aveugle suite à des mauvais traitements, des décès suspects à l’hôpital de l’Amitié après transfert depuis la prison. Un ancien détenu témoigne sous couvert d’anonymat : “Les gardiens se comportent comme des tortionnaires. Ils frappent à leur guise, sans aucun contrôle ni supervision. La violence est devenue leur mode de gestion quotidien des prisonniers”.

 

L’inaction des autorités en question

 

L’administration pénitentiaire reste muette face à ces dérives répétées, malgré les alertes du Secrétaire général des Nations Unies sur les conditions de détention déplorables en République centrafricaine. Le Ministère de la Justice, pourtant autorité de tutelle, n’a pris aucune mesure concrète pour mettre fin à ces pratiques barbares, notamment contre les DÉTENU DE LA CPS du camp de Roux.

 

Un système carcéral défaillant

 

Le cas de Oumar Serge dévoile les graves dysfonctionnements du système pénitentiaire centrafricain. “Les gardiens agissent en toute impunité, persuadés que personne ne les inquiétera jamais”, analyse Maître Martial, avocat. “Cette culture de la violence s’est institutionnalisée dans nos prisons, au mépris des conventions internationales ratifiées par notre pays”.

 

Des conditions inhumaines persistantes dans les prisons centrafricaines

 

Au-delà des violences physiques, les conditions de détention demeurent catastrophiques : surpopulation extrême, absence de soins médicaux, malnutrition chronique. “Nous avons documenté des cas de prisonniers dormant à même le sol  pendant plusieurs jours”, rapporte un observateur de la société civile centrafricaine.

 

Pendant ce temps, les autorités continuent d’ignorer les appels à la réforme du système carcéral. Le gouvernement n’a toujours pas donné suite aux recommandations du dernier rapport des Nations Unies sur l’état des prisons centrafricaines.

 

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  Le gouvernement doit avoir pitié des Centrafricains qui ne mangent même pas une fois par jour », déclare Martin Ziguélé

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  Le gouvernement doit avoir pitié des Centrafricains qui ne mangent même pas une fois par jour », déclare Martin Ziguélé

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Martin Ziguelé , illustrant l’article sur Le gouvernement doit avoir pitié des Centrafricains qui ne mangent même pas une fois par jour », déclare Martin Ziguélé” width=”450″ height=”264″ />
Martin Ziguelé

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

Bangui, CNC. Dans une interview accordée à la radio Ndékè Luka mercredi dernier, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé dresse un tableau alarmant de la situation sociale en République centrafricaine. Son message pointe la responsabilité directe du gouvernement Touadéra dans la détérioration des conditions de vie des citoyens centrafricains.

 

« Je ne sais pas si ce gouvernement sait que la majorité des Centrafricains n’arrive même pas à avoir un seul repas par jour » , a déclaré M. Martin Ziguélé, soulignant une réalité dévastatrice qui touche des millions de nos compatriotes.

 

Une gestion catastrophique du secteur pétrolier, selon Martin Ziguélé

 

L’ancien chef du gouvernement Martin Ziguélé  s’interroge sur les anomalies dans la gestion des hydrocarbures : « Dans quel pays au monde on double le prix des hydrocarbures et en même temps les recettes pour l’État diminuent » ? Cette question met en évidence les incohérences dans la gestion des ressources nationales.

 

« L’argent est allé quelque part entre les mains de ces entreprises qui ne sont même pas agréées en Centrafrique » , précise-t-il, dénonçant un système opaque où des sociétés non autorisées profitent des ressources du pays.

 

Le FMI sanctionne la mauvaise gouvernance

 

Le récent refus du FMI d’accorder la facilité élargie de crédit au gouvernement centrafricain confirme les inquiétudes exprimées par l’opposition. Cette décision internationale valide les critiques sur le manque de transparence dans la gestion des deniers publics.

 

Des communicants zélés au service du pouvoir

 

  1. Martin Ziguélé dénonce également l’attitude des communicants du pouvoir : « J’ai entendu des communicants intervenir au nom de la présidence pour reprocher aux Centrafricains de se plaindre de la mauvaise gestion du secteur pétrolier de leur propre pays » . Une démarche qui démontre le mépris des autorités envers les préoccupations légitimes des citoyens.

 

Un peuple aux abois

 

La situation décrite par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé  dévoile une réalité dramatique :

– Des millions de Centrafricains privés de repas quotidien

– Une hausse inexpliquée des prix des carburants

– Des recettes publiques en baisse malgré l’augmentation des taxes

– Une gestion obscure des ressources nationales

 

Des réformes urgentes attendues

 

Le FMI exige des réformes structurelles pour débloquer son aide. « Le plus tôt qu’ils exécuteront les recommandations du FMI, ce sera le mieux » , estime M. Ziguélé, rappelant que le gouvernement n’a pas d’autre choix que de se plier aux exigences de transparence.

 

Notre analyse

 

Les déclarations de Martin Ziguélé exposent l’ampleur de la crise humanitaire qui frappe notre pays. L’incapacité du gouvernement Touadéra à assurer ne serait-ce qu’un repas quotidien à ses citoyens constitue un échec retentissant de sa politique sociale et économique.

 

La situation exige des mesures immédiates :

– Un audit complet du secteur pétrolier

– Une révision de la politique des prix des carburants

– Un programme d’urgence alimentaire

– Une transparence totale dans la gestion des ressources publiques

 

L’appel à la pitié lancé par M. Ziguélé traduit le désarroi d’une nation où la faim est devenue la norme. Cette situation inacceptable engage la responsabilité directe des autorités actuelles.

 

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Affaire Marie-Solange Pagonendji : voici le nouvel l’ultimatum cynique du ministre Arnaud Djoubaye Abazène  

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Affaire Marie-Solange Pagonendji : voici le nouvel l’ultimatum cynique du ministre Arnaud Djoubaye Abazène  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Lancienne-ministre-Marie-Solange-Pagonendji-Ndakala-356×450.jpg” alt=”Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala chez lui à son domicile de Bangui” width=”356″ height=”450″ />
Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

Les hommes en tenue ont de nouveau investi le domicile de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji ce samedi 9 novembre 2024, marquant une nouvelle escalade dans l’acharnement instrumenté par le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène. Cette troisième descente en moins de deux semaines confirme la détermination du garde des Sceaux à s’approprier illégalement cette propriété du premier arrondissement de Bangui.

 

Un ultimatum à madame Marie-Solange Pagonendji  aux allures de menace…

 

En l’absence de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji  chez elle ce samedi 9 novembre 2024, les gendarmes, arrivés chez elles lourdement armés,  ont transmis un message lourd de sens aux ouvriers présents :

“Dites à madame la ministre qu’elle est une grande dame respectée, nous ne voulons pas la brutaliser. Mais elle doit déménager de ce bâtiment en urgence, sinon nous passerons à la force”. Une formulation qui masque mal la menace d’une nouvelle intervention violente.

chez l'ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji, agressée par les gendarmes chez elle le mardi 29 octobre 2024

 

Abazène, un ministre prédateur immobilier

 

“Depuis son arrivée à la chancellerie, Abazène a déjà accaparé plus d’une centaine de propriétés qu’il revend dans l’illégalité totale”, révèle une source au sein du ministère de la Justice. Cette affaire de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji  s’inscrit dans un système bien rodé de prédation foncière. Un mode opératoire déjà tenté sous la présidence Djotodia, quand Abazène occupait le poste de directeur de cabinet de ce putschiste.

 

Une violence institutionnelle croissante

 

Rappelons que le 29 octobre dernier, des gendarmes avaient brutalisé l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji, pourtant doublement handicapée, avant d’enlever son fils malade.

“Ils m’ont jetée au sol et traînée par terre malgré mes prothèses”, témoignait alors la victime. L’ultimatum d’aujourd’hui laisse présager de nouvelles violences, en dépit d’un titre foncier parfaitement légal.

 

Un traitement discriminatoire grave contre l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji

 

L’acharnement contre Mme Marie-Solange Pagonendji contraste avec le traitement réservé aux autres propriétaires de la concession.

“L’hôtel 4 saisons, situé sur le même terrain, n’est jamais inquiété”, souligne Maître Hugues Sorolo. Une différence de traitement qui renforce les soupçons d’une manœuvre personnelle du ministre.

 

Des procédures entachées d’irrégularités

 

Le jugement du 25 octobre 2024, brandi pour justifier l’expulsion, accumule les vices de forme.

“C’est un document falsifié, totalement illégal”, dénonce Mme Pagonendji. Son conseil prépare actuellement un recours pointant de nombreuses irrégularités, notamment l’intervention d’un faux huissier lors des précédentes descentes. Le procès devrait se tenir la semaine dernière, mais suite au décès d’un avocat de la cour, le procès a pu être reporté à une date ultérieure.

 

La rédaction du CNC reste mobilisée sur cette affaire qui révèle l’instrumentalisation des forces de l’ordre à des fins personnelle . Nous maintenons une vigilance particulière sur l’état de santé de madame Pagonendji. Cette utilisation de la violence d’État contre une citoyenne légalement propriétaire pose de graves questions sur le respect de l’État de droit en République centrafricaine.

 

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Nzako : Mutinerie des FACA après une embuscade meurtrière des rebelles de la CPC-F, le commandant en fuite

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Nzako : Mutinerie des FACA après une embuscade meurtrière des rebelles de la CPC-F, le commandant en fuite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/rebelles-upc-mboki-450×294.jpg” alt=”Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, illustrant l’article sur Nzako : Mutinerie des FACA après une embuscade meurtrière des rebelles de la CPC-F, le commandant en fuite” width=”450″ height=”294″ />
Rebelles UPC à Mboki. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Une tentative d’assassinat contre leur commandant par les éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA) de Nzako révèle la profonde crise de commandement qui secoue l’armée nationale. Cette mutinerie survient après l’embuscade mortelle tendue par la CPC-F le 6 novembre dernier, qui a coûté la vie à un adjudant-chef.

 

Une mission de routine vire au désastre à 12 km de Nzako

 

La mission a mal tourné dès son départ. Le commandant, persuadé à tort que l’intervention récente des mercenaires Wagner avait sécurisé la zone, a conduit lui-même une patrouille vers un site minier à 12 kilomètres de Nzako. Après 48 heures sur place, la vigilance s’est relâchée. C’est à ce moment précis que les rebelles de la CPC-F ont lancé leur attaque. Face aux premiers tirs ennemis, le commandant et plusieurs soldats ont immédiatement pris la fuite, abandonnant l’adjudant-chef qui, resté seul face aux assaillants, a été tué dans l’affrontement.

 

Des soldats en colère contre leur hiérarchie

 

Les militaires qui sont restés dans leur base de Nzako, informé de l’assassinat de leur adjudant-chef,  commencent à accuser leur commandant d’avoir délibérément exposé leurs camarades au danger.

“Les soldats sont convaincus que leur chef les a sciemment envoyés dans un piège, en ordonnant une patrouille alors qu’il connaissait les risques dans la zone”, témoigne une source locale sous couvert d’anonymat.

 

Une mutinerie violente

 

La situation a dégénéré quand les militaires, furieux de la mort de leur camarade, ont ouvert le feu dans la ville pendant plusieurs heures.

“Les tirs étaient si intenses que la population a fui en brousse, croyant à une nouvelle attaque rebelle”, rapporte un habitant de Nzako.

 

Fuite du commandant

 

Face à la rage de ses hommes, le commandant de la base s’est enfui pour échapper à leur vengeance. Depuis le 9 novembre, il reste introuvable, laissant ses troupes sans commandement effectif. Cette désertion souligne la rupture totale de confiance entre la troupe et sa hiérarchie.

 

Un commandement en pleine déroute

 

Cette mutinerie intervient dans un contexte sécuritaire déjà critique, marqué par les attaques répétées de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPC-F). L’incapacité du commandement à protéger ses hommes et la fuite de leur chef témoignent d’une crise profonde au sein des FACA dans la région. Cette situation laisse présager une détérioration encore plus grave de la sécurité dans la zone déjà fortement menacée par les groupes rebelles.

 

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Pas d’élections sans réformes : l’opposition pose ses conditions à Touadéra

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Pas d’élections sans réformes : l’opposition pose ses conditions à Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Les-leaders-du-BRDC-en-conference-de-presse-samedi-11-octobre-2024-a-Bangui-450×207.jpg” alt=”Conférence de presse des leaders de l’opposition centrafricaine BRDC à Bangui, illustrant l’article sur Pas d’élections sans réformes : l’opposition pose ses conditions à Touadéra” width=”450″ height=”207″ />
De gauche à droite : les principaux dirigeants du BRDC, dont Martin Ziguélé, Maître Nicolas Tiangaye, Maitre Crépin Mboli-Goumba et Mahamat Kamoun, lors de leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Bangui, CNC. L’opposition centrafricaine durcit le ton. Réunis ce mercredi au siège du parti PATRIE à Bangui, les leaders du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) ont détaillé leurs exigences pour participer aux prochaines élections, rejetant catégoriquement toute participation à ce qu’ils qualifient de “mascarade électorale”.

 

Pas d’élections sans réformes : le refus de la compromission 

 

“La question est simple : il faut faire un choix entre la compromission et le patriotisme”, lance Nicolas Tiangaye. “La compromission, c’est de savoir que quelqu’un qui est là a déjà acheté l’arbitre. Si nous allons quand même aux élections, c’est une trahison vis-à-vis de notre peuple”, assure l’ancien premier ministre Nicolas Tiangaye, disant que « pas d’élections sans réformes ».

 

Cinq conditions non négociables

 

Martin Ziguelé, président du MLPC et porte-parole du BRDC réaffirme que pas d’élections sans réformes . Il  énumère les conditions : “Nous n’irons aux élections que si cinq conditions sont remplies. Premièrement, la question de la Constitution qui est illégale. Ce n’est pas nous qui l’avons dit, c’est la Cour constitutionnelle. Deuxièmement, la réforme de l’ANE. Troisièmement, la question du Conseil constitutionnel. Quatrièmement, la question de l’espace civique et politique. Cinquièmement, la question du débauchage”.

 

L’arbitre en question

 

“L’arbitre dort chez eux le matin pour aller jouer”, dénonce Ziguelé, utilisant une métaphore footballistique. “Là, il nous penche d’un côté, comme la tour de Pise, toujours d’un côté et vous voulez qu’on aille au casse-pipe ? Sachant que l’arbitre, déjà même dans la gestion de ses propres affaires, n’est pas transparent, est-ce que c’est dans la gestion des résultats électoraux qu’il sera transparent ?”, confirme Martin Ziguelé que pas d’élections sans réformes.

 

Le précédent de 2011

 

Nicolas Tiangaye rappelle les leçons du passé : “Nous avons été aux élections en 2011. Lorsque les résultats n’étaient pas conformes à la volonté populaire, l’opposition démocratique a pris ses responsabilités. Au deuxième tour, nous avons retiré nos candidats. La communauté internationale a reconnu que ces élections étaient sujettes à caution“.

 

Pas d’élections sans réformes : le dialogue comme préalable

 

“Nous avons demandé un dialogue politique avec le président Touadéra depuis quatre mois”, révèle Ziguelé. “Le dossier est entre ses mains. Nous attendons sa réponse pour discuter. Nous ne sommes pas des voleurs, nous ne sommes pas des violeurs, nous ne sommes pas des braqueurs, nous ne sommes pas des bandits“.

 

Les leçons du Sénégal

 

“Regardez les dernières élections présidentielles au Sénégal”, compare Ziguelé. “La Cour suprême a libéré un opposant mais lui a interdit de participer aux élections. Il a respecté la décision. Son collègue a fait campagne depuis sa prison et est devenu président. Personne n’a mis en cause le travail de l’autorité en charge des élections“.

 

Une question de légitimité

 

“L’opposition démocratique représente une fraction importante de la population”, rappelle Tiangaye. “Si elle ne participe pas aux élections, la question de la légitimité des gouvernants se posera. Et à moyen terme, une crise postélectorale peut naître“. Ceci dit : pas d’élections sans réformes nécéssaire.

 

L’appel à la communauté internationale

 

Le BRDC met également en garde les partenaires internationaux. “Le budget de la RCA ne dépasse pas 160 milliards en termes de ressources internes“, souligne Tiangaye. “La RCA est dans l’incapacité d’organiser seule des élections. Elle doit recourir au financement des bailleurs. Les partenaires extérieurs savent que cette démonstration les concerne“.

 

La balle dans le camp de Touadéra

 

“Pourquoi le président Touadéra ne veut pas d’un dialogue politique avec nous ?”, s’interroge Dérant Lakoué. “Pour moi, c’est un petit frère. Il exerce une fonction, qui est la fonction suprême, et cette fonction lui fait obligation de demander conseils. Non pas toujours à ceux qui disent ‘oui tu as raison’, mais aussi à ceux qui lui disent ‘tu as tort’“.

 

En l’absence de réponse du pouvoir à leur demande de dialogue, les leaders du BRDC préviennent : ils ne cautionneront pas des élections dont les résultats seraient joués d’avance. Donc c’est clair : pas d’élections sans réformes . La balle est désormais dans le camp du président Touadéra.

 

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Les habitants de Sikikédé dénoncent leur isolement et exigent une autonomie administrative

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Les habitants de Sikikédé dénoncent leur isolement et exigent une autonomie administrative

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lecture-du-memorandum-des-habitants-de-Sikikede-reclamant-leur-autonomie-administrative-450×237.jpg” alt=”Un représentant local lit un mémorandum à travers un mégaphone devant une foule rassemblée à Sikikédé, entouré de trois autres personnes en tenue civile, illustrant l’article sur Les habitants de Sikikédé dénoncent leur isolement et exigent une autonomie administrative” width=”450″ height=”237″ />
Un leader communautaire présente les revendications de la population de Sikikédé (Ndah) pour la création d’une nouvelle sous-préfecture autonome de Sikikédé, dans la Vakaga.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La population de Sikikédé, localité située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, a publié samedi 9 novembre 2024 un mémorandum réclamant son autonomie administrative et dénonçant son isolement. Cette commune, également appelée Ndah, demande la création d’une nouvelle commune distincte de la commune de Ouandja.

 

“Non aux sous-tutelles de la communes de Ouandja, nous voulons une commune de Ndah totalement autonome”, indique le document signé par les représentants locaux. Les habitants réclament également “le déploiement en effectifs suffisants des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour assurer la sécurité des biens et des personnes exposés à l’insécurité grandissante depuis des années“.

 

Le mémorandum expose dix revendications principales, dont la création d’une préfecture de Sikikédé, le déploiement de services sociaux de base (enseignants, médecins) et l’inclusion de la ville dans la prochaine cartographie électorale. Les signataires dénoncent une “pauvreté chronique imposée aux populations depuis des années”.

 

Paradoxalement, alors que les habitants critiquent leur situation précaire, ils affirment soutenir “la vision et la politique du Président Touadéra”. La localité est pourtant le village d’origine de plusieurs membres du gouvernement actuel, dont Arnaud Djoubaye -Abazène, ministre d’État chargé de la Justice, et Gontran Ndjono-Ahaba, ministre des Transports.

 

Cette prise de position intervient dans un contexte où le président Faustin Archange Touadéra a fait adopter une nouvelle constitution en août 2023, renforçant  sa main mise sur le pouvoir, et faire un nouveau découpage administratif, créant sept régions administratives. La Vakaga fait désormais partie de la région Fertit, dont le chef-lieu est Birao.

 

Les habitants de Sikikédé attendent désormais “des actions concrètes pour déclencher le développement de cette localité”, selon les termes du mémorandum.

 

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Procès de l’attaque de Ndélé : Les audiences de la CPS révèlent l’ampleur des crimes commis….

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Procès de l’attaque de Ndélé : Les audiences de la CPS révèlent l’ampleur des crimes commis….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dit-Ndele-1-450×300.jpg” alt=”Un juge spécial en robe rouge et toque rouge lit un document officiel au micro de la Cour pénale spéciale de Bangui, lors du procès dans l’attaque de Ndélé” width=”450″ height=”300″ />
Le juge de la Section d’assises de la Cour pénale spéciale lors d’une audience dans le procès Ndélé I. CopyrightCPS

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La Cour pénale spéciale (CPS) poursuit ses audiences dans l’affaire dite “Ndélé I”, où quatre accusés répondent de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis le 29 avril 2020 au marché de Ndélé, à 654 kilomètres au nord-est de Bangui. Le procès révèle les tensions ethniques qui ont ensanglanté cette localité.

 

L’audience du 4 novembre : La partie civile expose le contexte des événements de l’attaque de Ndélé…

 

Le lundi 4 novembre 2024, la Cour pénale spéciale (CPS) a repris ses audiences dans l’affaire opposant le Procureur spécial à Azor Kalite et ses co-accusés. Me Jean-Louis Sylvestre Wango-Gbolo, avocat de la partie civile, a présenté le contexte historique des événements survenus dans le Nord-Est de la République centrafricaine, particulièrement les dissensions entre les communautés Goula et Rounga au sein du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC).

 

Me Albert Panda, également avocat des victimes, a rapporté les résultats d’une mission de dix jours à Ndélé. “Plus de 600 personnes souhaitent se constituer partie civile, ce qui démontre l’impact considérable de ce conflit sur la population”, a-t-il déclaré. L’avocat a souligné que l’attaque du marché résultait d’une riposte Goula, planifiée après l’assassinat du Général Issa Issaka. Les assaillants, identifiables par leurs foulards jaunes, ont été appréhendés avec un important arsenal militaire.

 

L’audience du 5 novembre : Le décès d’un avocat suspend le réquisitoire

 

La séance du 5 novembre devait être consacrée au réquisitoire du Parquet spécial. Le Procureur spécial adjoint Alain Ouaby-Bekai a commencé par rappeler l’intervention éclairante du Professeur Bernard Simiti sur le contexte socioculturel dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Cependant, l’annonce du décès de Me Germain Goito, avocat au barreau centrafricain, a interrompu l’audience, conformément aux usages du barreau.

 

L’audience du 6 novembre : Un réquisitoire détaillé du Parquet spécial

 

Le Parquet spécial a déployé une argumentation méthodique par la voix de trois substituts. Le Substitut international Bassein Chawky a défini juridiquement les crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le Substitut Romaric Kpangba s’est concentré sur les preuves matérielles, notamment l’arsenal de guerre saisi. Il a insisté sur le caractère civil de la cible et l’absence d’armement des victimes.

 

Le Substitut Alain Tolmo a détaillé la responsabilité individuelle des accusés. Le Parquet a requis 30 ans d’emprisonnement contre Azor Kalite et 20 ans contre Charfadine Moussa, Antar Hamat et Wodjonodrogba Oscar Oumar.

 

L’audience du 7 novembre : La défense conteste les preuves

 

Me Marius Bangati, avocat de Oumar Oscar Wodjonodrogba, a ouvert les plaidoiries de la défense. Après avoir présenté ses condoléances aux victimes, il a contesté la validité des procès-verbaux et critiqué la requalification verbale des charges par le Parquet. L’avocat a souligné qu’aucun témoin n’avait formellement identifié son client sur les lieux du crime.

 

L’audience du 8 novembre : La défense évoque l’aide aux victimes

 

Me Claudine Bagaza, défendant Antar Hamat, a replacé les événements dans le contexte sociopolitique marqué par la prolifération des groupes armés. Elle a présenté son client comme un artisan minier sans formation militaire, soulignant que neuf témoignages attestaient de son aide aux personnes en difficulté pendant les événements.

 

La partialité du Procureur Alain Tolmo  mise en cause par la communauté Goula

 

Des sources proches des accusés, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de notre rédaction, dénoncent ce qu’elles qualifient de “conflit d’intérêts” concernant le Substitut du Procureur Alain Tolmo. Ces allégations s’inscrivent dans le contexte des anciennes rivalités entre communautés dans la région de Ndélé.

 

“Le Substitut Tolmo, d’origine Sara Kaba, ne peut être impartial dans ce dossier. Sa communauté s’était alliée aux Rounga lors des affrontements contre les Goula”, affirme un proche des accusés qui requiert l’anonymat pour des raisons de sécurité. D’autres sources évoquent des liens présumés entre le magistrat et Abdoulaye Meskine, un chef rebelle Sara Kaba actuellement détenu au Tchad.

 

Des propos menaçants auraient même été tenus à l’encontre de l’accusé Azor Kalite, selon ces mêmes sources. Toutefois, ces allégations n’ont pu être vérifiées de manière indépendante par notre rédaction.

 

Contacté par Corbeau News, le bureau du Procureur spécial n’a pas souhaité commenter ces accusations, rappelant simplement que “la justice suit son cours dans le strict respect des procédures”.

 

Ces tensions soulignent la complexité du processus judiciaire dans un pays où les appartenances ethniques continuent de peser sur les relations sociales. La Cour pénale spéciale, dont le mandat est précisément de dépasser ces clivages pour établir une justice équitable, se trouve ainsi aux prises avec ces défis.

Un procès historique

 

Cette affaire constitue un test majeur pour la CPS, juridiction hybride créée en 2015 pour juger les crimes internationaux commis en RCA depuis 2003. Le procès se déroule dans un contexte où Ndélé, située à 654 kilomètres au nord-est de Bangui, tente de panser ses plaies après des années de violences intercommunautaires. Le verdict attendu pourrait marquer un tournant dans le processus de justice transitionnelle centrafricain.

 

Les audiences révèlent la complexité des dynamiques locales qui ont conduit à ces violences, entre rivalités ethniques et luttes de pouvoir au sein des groupes armés. Au-delà des responsabilités individuelles des accusés, ce procès met en lumière les défis de la reconstruction du tissu social dans une région profondément meurtrie par les conflits.

 

Par Alain Nzilo

 

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FLASH INFO :  EMBUSCADE FATALE CONTRE DES POLICIERS À MALOUM

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EMBUSCADE FATALE CONTRE DES POLICIERS À MALOUM

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_Bambari_corbeaunews-450×229.jpg” alt=”Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari, illustrant l’article sur FLASH INFO : EMBUSCADE FATALE CONTRE DES POLICIERS À MALOUM” width=”450″ height=”229″ />

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Deux policiers du poste avancé mixte de Maloum, à 55 km sur l’axe Bambari-Bria, ont été pris pour cible ce dimanche 10 novembre 2024 lors d’une patrouille pédestre. Des hommes armés non identifiés ont tendu une embuscade aux deux agents.

 

Le bilan est particulièrement lourd : un policier a été tué sur le coup, son corps gisant toujours sur les lieux de l’attaque. Son collègue est porté disparu, sans qu’on puisse déterminer à cette heure s’il a été enlevé par les assaillants ou s’il a réussi à s’échapper dans la brousse environnante.

 

Le poste avancé, qui abrite habituellement un détachement mixte composé de gendarmes, policiers et FACA (Forces Armées Centrafricaines), n’a pas pu intervenir immédiatement après l’attaque en raison de leur nombre. Un agent présent sur place, sous couvert d’anonymat, explique : “Nos deux éléments étaient partis en reconnaissance à pied. Nous avons entendu des coups de feu vers 10h. La riposte immédiate était impossible car nous ignorions le nombre exact d’assaillants et leur positionnement précis”.

 

Cette attaque souligne la vulnérabilité des forces de sécurité dans cette zone sensible de la préfecture de la Ouaka, où les groupes armés maintiennent une présence active malgré les prétendus efforts de sécurisation. La route Bambari-Bria, axe stratégique de centaines de km, reste l’une des plus dangereuses du pays.

 

Un habitant du village voisin témoigne : “Les rebelles profitent de la végétation dense pour se cacher. Ils connaissent parfaitement le terrain et peuvent disparaître en quelques minutes dans la brousse. Nous vivons dans la peur permanente ici, malgré la présence des forces de l’ordre  “.

 

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Michel Nicaise Nassin, a été informé de la situation. Une source proche du ministère indique qu’une opération de ratissage devrait être lancée dès que les renforts arriveront sur zone pour retrouver le policier disparu et sécuriser le secteur.

 

Cette attaque intervient dans un contexte de recrudescence des violences dans tout le pays, malgré la présence des forces régulières et les efforts de désarmement de la Minusca.

 

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Flash info : à Akroussoulback,  un soldat FACA lance une grenade sur des civils en fête, faisant des morts et des blessés

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à Akroussoulback,  un soldat FACA lance une grenade sur des civils en fête, faisant des morts et des blessés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/a-Akroussoulback-dans-la-Bamingui-Bangoran-450×248.jpg” alt=”À Akroussoulback, dans la Bamingui-Bangoran, au nord-est de la RCA, illustrant l’article sur à Akroussoulback, un soldat FACA lance une grenade sur des civils en fête, faisant des morts et des blessés” width=”450″ height=”248″ />
Dans le village à Akroussoulback, un soldat FACA lance une grenade sur des civils en fête, faisant des morts et des blessés, au nord-est de la RCA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 novembre 2024, un acte de barbarie inqualifiable a été perpétré par un soldat des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Akroussoulback, localité située à une centaine de kilomètres de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Le militaire a délibérément lancé une grenade dans une foule de villageois célébrant une danse traditionnelle, faisant un mort et une vingtaine de blessés.

 

Akroussoulback , l’horreur au cœur de la nuit

 

Vers une heure du matin, alors que la population locale participait paisiblement à une célébration culturelle, un militaire FACA a brutalement interrompu les festivités en lançant une grenade dans la foule.

“Nous étions tous réunis pour notre danse traditionnelle, femmes, enfants, hommes, quand le soldat a surgi de nulle part et a lancé quelque chose au milieu des danseurs. Puis ce fut l’explosion et les cris”, témoigne un habitant encore sous le choc.

 

Tentative de dissimulation et fuite désespérée

 

Dans les heures qui ont suivi l’attaque, les militaires ont bouclé Akroussoulback, transformant le village en prison à ciel ouvert. “Ils nous ont interdit de sortir. Ils voulaient étouffer leur crime”, raconte un villageois rescapé. Face à l’urgence de soigner les blessés, plusieurs familles ont dû s’aventurer dans la forêt, contournant les positions militaires au péril de leur vie pour atteindre Ndélé.

“Nous avons marché pendant des heures dans la brousse avec nos blessés. Quelle armée traite ainsi sa propre population ?”, s’indigne un père de famille ayant participé à cette évacuation périlleuse.

Cette séquestration des villageois confirme la dérive d’une armée qui, au lieu de protéger les civils, les prend en otage pour masquer ses exactions. C’est un nouveau palier franchi dans l’inhumanité qui caractérise certains éléments des FACA.

 

Une armée hors de contrôle

 

Cet acte de violence gratuite à Akroussoulback  dévoile les graves dysfonctionnements au sein des FACA. L’intégration précipitée d’éléments douteux – anciens rebelles, personnes psychologiquement instables, criminels – combinée à une formation bâclée par des Mercenaires russes du groupe Wagner, crée une force armée potentiellement dangereuse pour les civils.

 

“La formation militaire actuelle ne met pas l’accent sur l’éthique et le respect des populations. Les soldats sont envoyés sur le terrain sans avoir intégré les valeurs fondamentales d’une armée républicaine”, analyse un ancien instructeur militaire sous couvert d’anonymat.

 

Tensions ethniques ravivées

 

L’attaque à Akroussoulback, village natal de l’ancien chef rebelle Abdoulaye Hissène Ramadan actuellement détenu à Bangui, expose des inquiétudes sur un possible ciblage de la communauté Rounga.

“Après la persécution des Goula , nous craignons que notre communauté Rounga ne devienne la nouvelle cible d’une épuration ethnique minutieusement préparé “, confie un notable local.

 

Au-delà de l’enquête que cet acte criminel exige, c’est tout le processus de recrutement et de formation des FACA qui doit être revu. L’armée centrafricaine ne peut continuer à constituer une menace pour les populations qu’elle a pour mission de protéger. Le silence des autorités militaires face à cet incident ne fait qu’accentuer les inquiétudes sur la dérive d’une institution censée être au service de la nation.

 

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Montagne de NGAOUKALA : LA “REVANCHE” DES WAGNER VIRE AU FIASCO SANGLANT une fois de plus

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Montagnes de NGAOUKALA : LA “REVANCHE” DES WAGNER VIRE AU FIASCO SANGLANT une fois de plus

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-soldats-FACA-a-Ngakobo-dans-le-centre-de-la-RCA.-450×203.jpg” alt=”Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA, illustrant l’article sur l’attaque des Wagner sur la Montagne de NGAOUKALA ” width=”450″ height=”203″ />
Les-soldats-FACA-a-Ngakobo-dans-le-centre-de-la-RCA. – RCA : au moins 13 morts et une dizaine des blessés dans un affrontement entre les soldats FACA et les rebelles de 3R dans le Nord-ouest

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

L’échec s’accumule pour les Mercenaires russes dans les montagnes de Ngaoukala. Leur dernière offensive, censée effacer l’humiliation de leur récente déroute, a tourné au drame ce vendredi avec la mort du caporal-chef Makada des FACA et six mercenaires Wagner blessés. Une opération militaire qui expose, une fois encore, les limites de leur stratégie dans cette zone montagneuse à 20 kilomètres de Mann.

 

Une fuite précipitée mais “organisée”

 

Les mercenaires du groupe Wagner, habitués à abandonner leur matériel lors de leurs déroutes précédentes, ont cette fois-ci réussi l’exploit minimal de conserver leurs équipements dans leur fuite.

“Félicitations aux Wagner qui ont enfin appris à tenir fermement leurs équipements en détalant”, ironise un officier FACA sous couvert d’anonymat. Un “progrès” qui fait suite aux critiques virulentes après leur précédente débâcle où drones et munitions avaient été abandonnés aux rebelles.

 

Un lourd tribut humain

 

Le prix de cette “avancée tactique” reste néanmoins élevé. Le caporal-chef Makada des FACA a perdu la vie dans cette opération mal préparée. Six mercenaires Wagner ont été blessés, démontrant une fois de plus leur incapacité à maîtriser le terrain montagneux de Ngaoukala.

“Les mercenaires russes persistent à lancer des assauts sans comprendre la topographie locale”, analyse un expert militaire centrafricain.

 

La montagne de Ngaoukala reste imprenable

 

Pour la troisième fois en moins d’un mois, les positions des 3R dans les montagnes de Ngaoukala demeurent inexpugnables malgré les moyens considérables déployés par les Wagner. L’échec répété de ces offensives coûteuses soulève des questions sur la pertinence stratégique et financière de ces opérations.

 

Une facture qui s’alourdit

 

Chaque nouvelle offensive infructueuse des Wagner engloutit des sommes colossales du Trésor public centrafricain. Entre le déploiement aérien, les munitions et le coût humain, ces échecs répétés à Ngaoukala représentent un gouffre financier pour l’État, sans aucun résultat tangible à présenter.

 

Les montagnes de Ngaoukala continuent ainsi de narguer les mercenaires russes, transformant chaque tentative d’assaut en une humiliation supplémentaire pour ces forces qui facturent chèrement leur inefficacité à l’État centrafricain.

 

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Bangui, un berger tué par son collègue au marché à bétail de Bouboui

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Un berger tué par son collègue au marché à bétail de Bouboui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui-450×307.jpg” alt=”Le pâturage des bœufs au village Bouboui situé à 45 km de Bangui , illustrant l’article sur Un berger tué par son collègue au marché à bétail de Bouboui” width=”450″ height=”307″ />
Le paturage des boeufs au village Bouboui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Un homicide a eu lieu mercredi dernier au marché à bétail de Bouboui, situé à 45 kilomètres de Bangui sur l’axe routier menant à Boali. Un berger tchadien a poignardé mortellement son compatriote après une dispute concernant la répartition du travail et de la rémunération.

 

Les faits se sont déroulés vers midi au marché “Djabarouna”, surnom donné par les éleveurs à ce lieu d’échanges commerciaux. D’après un responsable local qui a préféré garder l’anonymat, la victime appartenait à un groupe de trois bergers originaires du Tchad.

 

“Ils étaient trois bergers venus du Tchad. Une discussion a éclaté entre eux car ils accusaient l’un des leurs de ne pas vouloir travailler et estimaient donc qu’il ne devait pas être payé”, explique le chef de village sous couvert d’anonymat.

 

Le drame s’est produit après la prière, lorsque l’un des bergers a sorti un couteau pour poignarder son collègue, causant sa mort immédiate.

 

Les autorités préfectorales de l’Ombella M’Poko, dont dépend administrativement la localité de Bouboui, n’ont pas encore communiqué sur cette affaire ni sur d’éventuelles arrestations.

Rappelons que ce marché à bétail, situé dans la commune de Boali, enregistre régulièrement des actes de violence et des crimes qui demeurent souvent impunis. Malgré sa proximité avec Bangui, à seulement 45 kilomètres de la capitale, les forces de sécurité n’y effectuent que de rares patrouilles. Les victimes et leurs familles peinent à obtenir justice, les auteurs de crimes bénéficiant d’une forme d’impunité.

“Les crimes se multiplient dans notre localité sans que les autorités ne réagissent. Les criminels opèrent en toute liberté et la justice reste sourde à nos appels”, déplore un commerçant du marché qui a requis l’anonymat par crainte de représailles.

 

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La descente aux enfers du réseau routier centrafricain se poursuit  : l’axe Baoro-Berberati au bord de la rupture

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La descente aux enfers du réseau routier centrafricain se poursuit  : l’axe Baoro-Berberati au bord de la rupture

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La route entre Berberati et Cqarnot. CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

L’axe routier Baoro-Berberati, artère vitale de l’économie de l’ouest centrafricain, se dégrade de manière alarmante. À Nandobo, entre Carnot et Berberati, des ravins menacent de sectionner complètement la route, mettant en péril la survie économique de toute une région.

 

Une infrastructure au bord du chaos

 

À Nandobo, la situation prend des proportions catastrophiques. Des ravins profonds grignotent inexorablement la chaussée, créant un risque imminent de rupture totale de cet axe stratégique.

« Nous sommes totalement dépassés par l’ampleur des dégâts. Les moyens de la commune ne permettent même pas d’engager les réparations les plus urgentes », déplore Zouté Marius, Secrétaire Général de la Mairie de Nandobo.

 

Des conséquences socio-économiques désastreuses

 

Les répercussions de cette dégradation affectent déjà durement les populations locales. Eugénie BOBO Yazengue, commerçante, décrit une situation alarmante :

« Si la route cède, nous serons complètement isolés. Les camions ne pourront plus ravitailler nos marchés. Les prix des denrées de première nécessité vont exploser, aggravant la misère de nos populations ».

 

L’inaction des autorités en question

 

Malgré l’urgence manifeste, les autorités tardent à réagir. Arsène Gondavo, chef du service préfectoral de l’équipement et des travaux publics, évoque une vague promesse de collaboration avec la société Timberland, sans calendrier précis ni budget défini. Cette réponse dérisoire face à l’ampleur du désastre traduit l’incapacité des pouvoirs publics à maintenir les infrastructures essentielles du pays.

 

Un abandon programmé

 

L’état catastrophique de l’axe Baoro-Berberati symbolise l’abandon des réseaux routiers centrafricains par les autorités. Les populations, prises en otage par cette situation, attendent désespérément une intervention qui tarde à venir. Sans une mobilisation urgente de moyens conséquents, c’est tout l’ouest centrafricain qui risque de plonger dans un isolement aux conséquences sociales et économiques dramatiques.

 

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En RCA, un projet de loi russe liberticide menace les ONG

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En RCA, un projet de loi russe liberticide menace les ONG

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie-450×300.jpg” alt=”the president Faustin Archange Touadera in a suit and tie with a group of people in front of him Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie Centrafrique : Wagner, Bancroft et les jeux troubles de Touadera révélées par Martin Ziguelé” width=”450″ height=”300″ />
Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Le 25 octobre, lors de la Commission des lois de l’Assemblée nationale centrafricaine, les députés renvoient au gouvernement le projet de loi sur le « statut juridique des agents étrangers » afin d’obtenir des explications. Cette loi d’origine russe met en péril l’existence des ONG.

 

44 organismes associatifs ont signé et déposé à l’Assemblée nationale une pétition demandant le retrait du texte de loi sur le statut « agent étranger ».  Ce terme désigne légalement « toute personne physique ou morale recevant de l’aide à l’étranger », qu’il s’agisse d’une aide financière ou un apport en équipements. Les personnes visées sont enregistrées sur une liste publique et doivent restituer assidûment des comptes-rendus sur leurs activités et leurs budgets sous peine de lourdes sanctions pénales. Mais surtout, elles font l’objet d’une surveillance très étroite et de plusieurs interdictions. En d’autres termes, ce sont les libertés des personnes et des associations visées par le statut d’agent étranger qui se retrouvent fortement menacées. Les acteurs concernés sont les médias indépendants, les opposants, les Organisations non gouvernementales (ONG). Toute voix discordante au régime en place. Il s’agit ni plus ni moins d’un contrôle total, sous couvert de « lutte contre l’ingérence étrangère ».

 

Cette loi, dont la proposition a créé cette année beaucoup de controverses en Géorgie et au Kirghizistan par son aspect liberticide, a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme ce 22 octobre. Elle est jugée « arbitraire » et « crée un climat de méfiance ». Lors de la Commission de l’Assemblée nationale en RCA, selon une députée, le « membre du gouvernement porteur de ce projet de loi » n’est jamais venu, laissant de nombreuses questions sans réponse. Les explications fournies par le gouvernement à Bangui indiquent une volonté de « s’inspirer de certains pays développés ». Nul besoin de traduction pour comprendre qu’il s’agit de la Russie, le pays où la loi sur le statut d’agent étranger a été créé en 2012.

Et d’après le porte-parole du Groupe de travail de la société civile, le projet n’est pas de l’initiative du gouvernement centrafricain.

 

L’évidente influence de Wagner en RCA

 

Le porte-parole du Groupe de travail de la société civile soupçonne une décision initiée par les acteurs russes présents sur le territoire centrafricain. Autrement dit, les hommes de Wagner (ou Africa Corps). En Russie, le sentiment de se sentir « comme un espion, un ennemi de la nation » règne parmi les acteurs visée par ce statut. Plusieurs ONG, telles que Mémorial en Russie, ont été dissoutes suite aux condamnations. En RCA, c’est la démocratie qui est menacée. Le texte de loi russe n’est pas adapté au gouvernement centrafricain. Les secteurs de l’humanitaire sont concernés par cette loi, et les répercussions sur la population sont dangereuses. L’accès aux aides risque d’être restreint.

 

En juillet, un rappel à l’ordre avait été lancé aux ONG par les ministres centrafricains de l’Économie et de la Justice pour la remise de leurs rapports d’activités. Cette injonction survient peu après l’arrestation de Joseph Figueira, chercheur belgo-portugais d’une ONG américaine (FHI 360). Arrêté par Wagner, il est emprisonné en RCA depuis le 26 mai. Le corps des magistrats centrafricain l’accuse d’espionnage, d’« atteinte à la sûreté de l’État », et de « mise en place d’une « branche internationale terroriste » ». Des messages entre lui et Wagner auraient fuité, mais ils ont été rédigés sous la menace d’une arme. Il risque la prison à vie. La manipulation du groupe paramilitaire russe n’est plus à prouver.

Wagner a une certaine expérience dans la tentative de décrédibilisation des ONG. Le 23 octobre, des rumeurs circulent à propos de la Minusca selon lesquelles, leur nouveau mandat de l’ONU leur permet de « tirer sur Wagner ». Ce qui après vérifications s’est révélé complètement faux. D’une part, il n’y a pas de nouveau mandat avant le 15 novembre. D’autre part, ils n’ont pas le droit de tirer sur Wagner, ils sont là pour la protection des civils.

 

Après les nombreuses campagnes de désinformation lancées par Wagner, qui s’ajoutent aux révélations de graves abus commis par plusieurs Casques bleus, la mise en place du projet de loi sur le statut d’agent étranger signerait la condamnation de l’existence même des ONG, dont celles associées à l’ONU. Wagner n’a aucune limite quand il s’agit d’étendre l’influence, le contrôle et le pouvoir russes sur tous les domaines, y compris législatif. Sans oublier les révélations de la BBC Russian,  indiquant que la personne qui assure la supervision de Wagner en RCA n’est autre que le fils de Prigozhin, feu leader et fondateur du groupe paramilitaire russe.

 

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Bayanga : des éléphants détruisent des étangs piscicoles

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Bayanga : des éléphants détruisent des étangs piscicoles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Panneau-de-bienvenue-a-Bayanga-450×250.jpg” alt=”Panneau de bienvenue à l’entrée de Bayanga, sur une route de terre bordée de verdure. ” width=”450″ height=”250″ />
Panneau de bienvenue à l’entrée de Bayanga, sur une route de terre bordée de verdure.

 

Bangui, CNC. Dix éléphants ont ravagé dix étangs piscicoles au quartier Bongo ville 2 de Bayanga, située à 720 km de Bangui, laissant les pisciculteurs dans le désarroi. Le service des Eaux et Forêts propose son expertise pour éviter de futurs incidents.

 

Tiburce Golo Gonda, chef du cantonnement forestier de Bayanga, recommande aux victimes de solliciter l’accompagnement technique de son service.

“Il est important que ces pisciculteurs viennent vers nous pour obtenir les bonnes pratiques qui leur permettront d’éviter ces genres de dégâts”, déclare-t-il, interrogé par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 

Le responsable souligne l’existence d’un cadre réglementaire pour l’aquaculture dans les aires protégées :

“Le code de pêche et de l’aquaculture prévoit des conditions spécifiques pour l’implantation d’un site piscicole. Sans la maîtrise de ces aspects techniques, nous risquons de voir ces incidents se répéter”.

 

Cette destruction intervient dans une zone où cohabitent activités humaines et faune sauvage. Les pisciculteurs appellent les autorités et les partenaires à les soutenir pour la reconstruction de leurs installations.

 

Tiburce Golo Gonda précise intervenir uniquement au nom du ministère des Eaux et Forêts, distinct des Aires Protégées de Dzanga-Sangha (APDS) qui gèrent la réserve naturelle de la région.

 

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DERNIÈRE MINUTE : Violents affrontements à Ngaoukala, les mercenaires Wagner tentent une revanche après leur défaite

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Violents affrontements à Ngaoukala, les mercenaires Wagner tentent une revanche après leur défaite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Les-combattants-des-3R-sur-leurs-motos-avec-des-armes-450×337.jpg” alt=”Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes, illustrant l’article sur affrontements à Ngaoukala” width=”450″ height=”337″ />
Les combattants des 3R sur leurs motos avec des armes

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Les Mercenaires russes du groupe Wagner, soutenus par plusieurs centaines des éléments de Forces armées centrafricaines (FACA), ont lancé une offensive à Ngaoukala, à 20 kilomètres de la ville de Man dans la préfecture de Lim-Pendé. Cette attaque intervient deux semaines après leur défaite humiliante dans cette même zone.

 

Affrontements à Ngaoukala , de combats d’une rare intensité 

 

Des échanges de tirs nourris résonnent actuellement dans les montagnes de Ngaoukala, où les forces rebelles de 3R, membre de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), opposent une forte résistance aux assaillants. Les tentatives des mercenaires Wagner d’atteindre les positions rebelles en hauteur se sont soldées par des nouveaux échecs, les contraignant à battre en retraite, ,ettant fin à ce violent affrontements à Ngaoukala.

 

« Les détonations d’armes de cet affrontements à Ngaoukala  créent une véritable psychose dans la ville de Man et les villages environnants. Sans la présence rassurante des FACA autour de la montagne, la population aurait déjà fui massivement », témoigne un habitant de Man sous couvert d’anonymat.

Les rebelles de 3R, drone en main, après les combats avec les mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.
Les rebelles de 3R, drone récupéré en main, après les combats avec les mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.

 

Une revanche après une défaite cuisante

 

Cet affrontements à Ngaoukala  semble motivée par la volonté de Wagner d’effacer l’humiliation de leur dernière défaite. Lors de leur fuite précipitée il y a deux semaines, les mercenaires avaient abandonné un important arsenal militaire, notamment des drones et des munitions de fabrication chinoise.

 

« Dans leur fuite désordonnée, les Wagner ont dû abandonner leurs équipements lourds, notamment les drones, pour pouvoir s’échapper plus rapidement. Leur peur était tellement visible qu’ils ont préféré sauver leur vie plutôt que leur matériel », raconte une source militaire locale présente lors de cet affrontements à Ngaoukala.

 

Un déploiement aérien massif

 

Les forces aériennes sont massivement mobilisées dans cet affrontements à Ngaoukala, avec deux hélicoptères survolant continuellement la zone des combats. Cette démonstration de force témoigne de la détermination des mercenaires Wagner à reprendre le contrôle de ce territoire stratégique.

 

Les affrontements se poursuivent alors que la population civile retient son souffle, craignant une nouvelle escalade de violence dans la région.

 

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