Paoua : La crise des tables-bancs au lycée moderne inquiète les autorités académiques
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Le lycée moderne de Paoua, principale institution d’enseignement secondaire de la préfecture de Lim-Pendé, fait face à une crise majeure d’équipements scolaires. Pour l’année scolaire 2024-2025, l’établissement qui accueille plus de 3000 élèves répartis dans 21 salles de classe souffre d’un manque criant de tables-bancs, contraignant de nombreux élèves à suivre les cours assis à même le sol.
Lors d’une récente visite d’inspection, Emmanuel Feïdangamon, inspecteur d’académie de la Lim-Pendé, s’est dit particulièrement ému de constater cette situation préoccupante, qui affecte notamment les plus jeunes élèves de sixième.
“Nous sommes profondément émus de voir des élèves, particulièrement ceux de sixième, assis par terre pendant les cours”, déplore Emmanuel Feïdangamon, inspecteur d’académie de la Lim-Pendé, lors de sa récente visite d’inspection. Une déclaration qui souligne l’ampleur du désastre mais ne propose aucune solution immédiate.
L’Association des Parents d’Élèves (APE) tente tant bien que mal de pallier ces carences en fournissant quelques tables-bancs et en réparant le mobilier endommagé. Des efforts louables mais largement insuffisants au regard des besoins criants de l’établissement.
Cette situation désastreuse dévoile une fois de plus l’abandon total des établissements scolaires de province par le ministère de l’Éducation nationale. Alors que le gouvernement ne cesse de vanter les progrès du système éducatif, la réalité sur le terrain démontre une toute autre histoire.
Le drame qui se joue au lycée moderne de Paoua n’est que la partie visible d’un iceberg bien plus vaste. Comment parler de qualité de l’enseignement quand les conditions les plus élémentaires d’apprentissage ne sont pas réunies ? Comment justifier qu’en 2024, des milliers d’élèves soient contraints de s’asseoir par terre pour étudier ?
L’ironie de la situation atteint son paroxysme quand on sait que la République centrafricaine regorge de ressources forestières, actuellement exploitées de manière intensive par des sociétés étrangères, y compris le groupe Wagner. Pendant que le bois centrafricain s’exporte massivement, les élèves manquent de simples tables-bancs dans les salles de classe.
Les députés de la circonscription de Paoua, pourtant prompts à faire des promesses en période électorale, brillent par leur silence assourdissant. Aucune initiative parlementaire n’a été entreprise pour débloquer des fonds d’urgence permettant d’équiper décemment cet établissement.
Cette situation catastrophique au lycée moderne de Paoua révèle l’urgence d’une refonte complète de la politique éducative en République centrafricaine. Il est grand temps que les autorités prennent leurs responsabilités et allouent les moyens nécessaires pour garantir des conditions d’études dignes à tous les élèves, où qu’ils se trouvent sur le territoire national.
En attendant une hypothétique réaction des pouvoirs publics, ce sont des milliers d’élèves qui continuent de payer le prix fort de cette négligence institutionnalisée. L’avenir de toute une génération se trouve ainsi hypothéqué par l’incurie des autorités et leur incapacité à assurer le minimum vital dans les établissements scolaires.
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique
Invitation à suivre la chaine du CNC
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.




![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)