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La mainmise russe s’étend au parti présidentiel centrafricain, le MCU

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La mainmise russe s’étend au parti présidentiel centrafricain, le MCU

 

Centrafrique.org/mcu-et-la-russie/” data-wpel-link=”internal”>La mainmise russe s'étend au parti présidentiel centrafricain, le MCU

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti du président Faustin Archange Touadera, a signé le 20 janvier 2024 à Bangui un accord de coopération avec le parti Russie Unie de Vladimir Poutine. La cérémonie s’est déroulée par vidéoconférence sous la supervision de Dimitri Sytyi, représentant du groupe Wagner en Centrafrique.

 

L’accord a été paraphé par le secrétaire exécutif du MCU, Simplice Mathieu Sarandji, et A.A. Klimov, membre du Bureau du Conseil suprême de Russie Unie, en présence de l’ambassadeur russe A.M. Bikantov. Le centre culturel Russian House a assuré le support technique de l’événement.

 

Cette signature intervient quelques jours après le voyage de Baba Kongoboro à Moscou. Elle renforce l’influence russe qui s’étend désormais à tous les secteurs stratégiques : armée, police, gendarmerie, douanes, ressources minières et exploitation forestière. Les hommes de Wagner contrôlent même les visites à la résidence présidentielle et valident les déclarations du porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, qui est lui-même présent à la signature de l’accord de colonisation.

 

“C’est un accord qui traduit la volonté des deux partis de renforcer leur dialogue et leur coopération socio-économique”, indique un communiqué officiel du MCU. Un langage diplomatique qui masque une réalité plus profonde : l’emprise russe touche maintenant l’éducation, avec une présence accrue dans les universités et les lycées via le Russian House.

 

Cette nouvelle étape dans le rapprochement russo-centrafricain inquiète les observateurs. “La Russie ne compte rien laisser aux Centrafricains. Ils contrôlent tout, de la présidence jusqu’aux structures de base, en passant par le commerce, l’agriculture et l’élevage”, déplore un haut cadre de l’administration qui requiert l’anonymat.

 

Le président Touadera alias Baba Kongoboro avait déjà confié en 2018 la sécurité du pays au groupe Wagner, dont les effectifs sont estimés à 2000 hommes. Leur influence s’est renforcée avec l’adoption d’une nouvelle Constitution permettant au président de se maintenir au pouvoir indéfiniment. Les récents accords signés à Moscou élargissent encore leur mainmise, notamment sur l’exploitation des ressources du sous-sol centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Benoît Narcisse Foukpio :  le Procureur qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine

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Benoît Narcisse Foukpio :  le Procureur qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine

 

Benoît Narcisse Foukpio : le Procureur qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine
Benoît Narcisse Foukpio : le Procureur de la République près tribunal de grande instance de Bangui qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des dossiers monnayés à coups de millions, des citoyens terrorisés dans les bureaux du tribunal, une justice transformée en commerce personnel. À Bangui, Benoît Narcisse Foukpio, à la fois Procureur de la République et Commissaire du gouvernement, a installé un véritable système mafieux au cœur même du Tribunal de Grande Instance. Notre enquête d’une semaine au tribunal de grande instance de Bangui dévoile l’ampleur de ce désastre judiciaire.

 

Ceci n’est pas une blague, encore moins une comédie à l’ivoirienne. En réalité, la justice centrafricaine traverse depuis près d’une décennie une crise sans précédent de son histoire. Au Tribunal de Grande Instance de Bangui, un homme concentre tous les pouvoirs et transforme l’institution judiciaire en une entreprise personnelle d’extorsion. Benoît Narcisse Foukpio cumule étonnement les fonctions de Procureur de la République et de Commissaire du gouvernement, une situation qui défie toute logique institutionnelle et bafoue les principes fondamentaux de la justice.

 

La Mainmise Totale de Benoît Narcisse Foukpio   sur l’Institution judiciaire de Bangui

 

En effet, la justice centrafricaine est en plein chaos. Il y’a des choses qui se passe sous silence au tribunal de grande instance de Bangui. D’ailleurs, Une situation qui dépasse l’entendement de tous les centrafricains. Le procureur de la République, Benoît Narcisse Foukpio, qui cumule d’ailleurs à lui seul deux fonctions majeures : en plus du Procureur de la République, il occupe aussi celui du Commissaire du gouvernement. Cette concentration de pouvoir, déjà problématique en soi, cache une réalité bien plus sombre. Pourtant, le poste de Commissaire du gouvernement, normalement attribué à un magistrat militaire pour sa connaissance des forces armées, se retrouve entre les mains d’un civil qui en a fait son fonds de commerce personnel.

Benoît Narcisse Foukpio :  le Procureur qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine
Le-magistra Benoit-Narcisse Foukpio

Un Système d’Extorsion Adapté mis en place par Benoît Narcisse Foukpio 

 

Dans l’enceinte du tribunal de grande instance de  Bangui, tout se monnaie d’ailleurs. Les dossiers s’empilent sur le bureau du procureur Benoît Narcisse Foukpio, mais leur traitement dépend uniquement du montant que les justiciables sont prêts à lui verser. Une enquête approfondie menée par la rédaction du CNC au sein du tribunal de grande instance de Bangui révèle un système d’extorsion bien adapté : des citoyens sont arrêtés arbitrairement, menacés de lourdes peines, puis contraints de payer des sommes exorbitantes pour retrouver leur liberté. Les montants exigés atteignent couramment les 10  ou 50 millions de francs CFA.

 

Un règne de terreur du procureur Benoît Narcisse Foukpio 

 

Le comportement du procureur Benoît Narcisse Foukpio dans l’exercice de ses fonctions est indigne de sa charge. Les témoignages affluent sur ses excès de langage et ses humiliations publiques. Les justiciables qui se présentent à son bureau subissent un déluge d’insultes et d’intimidations. Une femme venue s’expliquer sur une affaire qui la concerne s’est vue non seulement abreuvée d’injures grossières visant son intimité, mais aussi sommée de verser 6 millions de francs CFA pour que l’affaire soit éteinte définitivement.

 

Le Mépris de la Hiérarchie

 

L’arrogance du Procureur Benoît Narcisse Foukpio ne connaît pas de limites. Même les instructions du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, sont traitées avec dédain s’il ne voit aucun intérêt. “Qu’est-ce qu’on a à foutre avec le ministre ?”, lance-t-il ouvertement dès qu’un dossier ne présente pas d’intérêt financier pour lui. Cette attitude témoigne d’un sentiment d’impunité totale.

 

L’Affaire des Faux Billets : Un Cas d’École

 

L’affaire des faux billets qui a défrayé la chronique l’année dernière illustre parfaitement les méthodes du procureur Benoît Narcisse Foukpio. Souvenez-vous, une patrouille de la police avait arrêté trois trafiquants à la station d’essence de Relais SICA  avec 45 millions en fausse monnaie dans leur voiture. Des billets authentifiés comme faux par la BEAC elle-même. Mais le procureur  Benoît Narcisse Foukpio, de son côté,  tente de récupérer ces faux billets de banque. Mais l’enquêteur, qui connait parfaitement la mafia du procureur Benoît Narcisse Foukpio, était parti remettre à la banque centrale ces fausses monnaies. Mais le procureur exige de voir personnellement les billets, une manœuvre transparente pour faire disparaître les preuves. Cette affaire n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de sa volonté de protéger les criminels contre rémunération.

 

Un système gigantesque de la mafia

 

Le pouvoir de Benoît Narcisse Foukpio s’étend bien au-delà de son bureau. Il manipule le président du tribunal, défie ouvertement l’autorité du ministre de la Justice, et a tissé un réseau de complices à tous les niveaux de l’institution.

 

Une justice à l’agonie

 

Les conséquences de ce système sont désastreuses. Des milliers de citoyens ont perdu toute confiance en la justice. Les vrais criminels achètent leur liberté pendant que des innocents croupissent en prison. Le poste de Commissaire du gouvernement, normalement réservé à un magistrat militaire pour sa connaissance des forces armées, est détourné de sa fonction première. Cette perversion systématique de l’institution judiciaire crée un climat de peur et d’impunité généralisée.

 

L’héritage du chaos

 

Plusieurs milliers  de personnes sont déjà victimes de ce système d’extorsion mis en place par le Procureur. Les sommes détournées se chiffrent en centaines de millions de francs CFA. Mais au-delà de l’aspect financier, c’est la crédibilité même de l’institution judiciaire qui est en jeu. Comment parler d’État de droit quand la justice elle-même est devenue un instrument de prédation ?

 

La situation au Tribunal de Grande Instance de Bangui n’est pas qu’un simple scandale judiciaire. C’est le symptôme d’une gangrène qui menace les fondements mêmes de l’État centrafricain. Tant que des hommes comme Benoît Narcisse Foukpio pourront transformer les tribunaux en entreprises criminelles personnelles, l’idée même de justice restera une illusion pour les citoyens centrafricains.

 

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Quand le ministre Aurélien Simplice Zingas  menace les chefs d’établissement  scolaire

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Quand le ministre Aurélien Simplice Zingas  menace les chefs d’établissement  scolaire

 

Centrafrique.org/faux-le-depute-aurelien-simplice-zingas-nest-pas-en-fuite/aurelien-nzingas-stop-atene/” rel=”attachment wp-att-46041″ data-wpel-link=”internal”>Quand le ministre Aurélien Simplice Zingas menace les chefs d'établissement scolaire
Aurélien Simplice Zingas, l’actuel ministre d’État à l’éducation

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas, sort de ses prérogatives pour menacer ouvertement les chefs d’établissement. Lors d’une interview accordée à la radio nationale samedi 4 janvier, l’ancien opposant devenu ministre brandit des sanctions contre ceux qui ne participeraient pas aux opérations “Kwa ti kodro “.

 

Le chantage d’un transfuge politique, Aurélien Simplice Zingas  

 

“Chaque samedi maintenant, nous allons vérifier. Un chef d’établissement qui refuse cet exercice aura à s’expliquer devant moi”, a déclaré le ministre Aurélien Simplice Zingas, ancien opposant maintenant soumis au pouvoir. Ces propos à la radio nationale montrent comment le système éducatif centrafricain bascule dans l’autoritarisme.

 

Le nettoyage des rues à la place de l’éducation

 

Au lieu de régler les vrais problèmes – classes bondées, pas de matériel pédagogique, pas des table-bancs, pas d’enseignants… , le ministre Aurélien Simplice Zingas  veut que les directeurs d’écoles et les proviseurs des lycées nettoient les rues. “Notre métier c’est d’enseigner aux enfants, pas de balayer”, explique un proviseur du lycée à Bangui qui ne souhaite pas donner son nom par peur des sanctions.

 

Les missions détournées par le ministre Aurélien Simplice Zingas

 

L’opération “Kwa ti kodro” appartient aux services municipaux. En forçant les établissements scolaires à y participer, le ministre change la mission de l’école. “L’école ne doit pas servir la politique“, déclare un syndicaliste des enseignants contacté par la rédaction du CNC.

 

La servilité politique

 

Pourquoi ce changement total d’un ancien opposant ? D’après plusieurs sources, Aurélien Simplice Zingas veut prouver à Baba Kongoboro qu’il mérite son poste de ministre. “Il efface son passé d’opposant en devenant un serviteur zélé”, note un ancien collègue du ministre à Mobaye.

 

L’école égarée

 

Cette attitude s’ajoute aux problèmes de l’école. Le ministre, sans aucune expérience en éducation, utilise son poste pour des buts politiques et non éducatifs.

 

Les chefs d’établissement, qui manquent déjà de tout, doivent maintenant subir des menaces s’ils ne participent pas au nettoyage. Cette situation absurde montre les priorités du ministre.

 

Les enseignants sous pression du ministre Aurélien Simplice Zingas

 

“Nous travaillons sans moyens, et on nous force à nettoyer les rues”, raconte un directeur d’école primaire. Les syndicats d’enseignants refusent d’obéir à ces ordres qui n’ont aucune base légale.

 

Douze mois sans résultats

 

Depuis qu’il dirige le ministère, aucune amélioration n’est visible dans les écoles. Sa seule action : forcer les directeurs à devenir balayeurs sous peine de punition. L’école centrafricaine continue de s’enfoncer.

 

La communauté éducative espère toujours un vrai projet pour l’école. En attendant, le ministre multiplie les déclarations autoritaires, plus intéressé par sa carrière politique que par l’éducation des enfants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra ou la grande trahison : du serment constitutionnel au parjure national

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Touadéra ou la grande trahison : du serment constitutionnel au parjure national

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Touadera-prete-serment-joli-450×354.jpg” alt=”Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui, illustrant l’article sur Touadéra ou la grande trahison : du serment constitutionnel au parjure national” width=”450″ height=”354″ />
Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 En ce sombre chapitre de notre histoire, la République centrafricaine assiste, impuissante, à l’enterrement de ses idéaux démocratiques. Le 30 août 2023 restera gravé comme le jour où les promesses solennelles se sont transformées en parjure national, où la parole donnée s’est dissoute dans les eaux troubles du pouvoir absolu.

 

Des promesses en fumée de Touadera

 

Qui ne se souvient pas de ce jour où, la main sur la Constitution de 2016, Faustin-Archange Touadéra jurait par deux fois devant Dieu et la nation de respecter la loi fondamentale ? “Je ne modifierai pas la Constitution”, martelait-il alors avec conviction devant la présidente de la Cour constitutionnelle, Danielle Darlan. Ces mêmes assurances, il les répétait inlassablement dans les médias internationaux, se posant en défenseur d’une démocratie qu’il s’apprêtait à trahir.

 

Le masque est tombé

 

La réalité d’aujourd’hui est aux antipodes de ces engagements. La modification constitutionnelle, imposée dans la précipitation et la confusion par Touadera, révèle le véritable visage d’un pouvoir qui n’hésite plus à piétiner ses propres serments. Les arguments avancés pour justifier ce revirement sonnent creux face à l’évidence d’une manipulation instrumentée de longue date.

 

Dans l’ombre des mercenaires du groupe Wagner

 

Cette dérive autoritaire du régime de Touadera porte la signature du groupe Wagner, devenu l’éminence grise du régime. Ces mercenaires, dont l’influence ne cesse de croître, ont tissé leur toile autour d’un président qui leur doit désormais tout. Leur présence, officiellement destinée à sécuriser le pays, masque mal des intérêts économiques voraces qui nécessitent la perpétuation d’un pouvoir docile et criminel.

 

Touadera : Un président sous influence

 

La fragilité politique du président Touadéra, son manque d’assurance face aux pressions, ont fait de lui le candidat idéal pour cette entreprise de démolition démocratique. Ses conseillers, à la tête Fidèle Gouandjika, plutôt que de le guider vers la sagesse politique, l’ont encouragé dans cette fuite en avant constitutionnelle. La peur des poursuites judiciaires post-mandat devant la cour pénale internationale, savamment entretenue par ses proches bien sur, a achevé de le convaincre.

 

La démocratie en berne

 

Les conséquences de ce coup de force sont déjà palpables. Les institutions, vidées de leur substance, ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. La séparation des pouvoirs, pilier de toute démocratie, s’efface devant la concentration de l’autorité entre les mains d’un seul homme. Les voix dissidentes se taisent, les contre-pouvoirs s’étiolent.

 

Un avenir assombri

 

L’horizon s’obscurcit pour notre nation. L’économie chancelle sous le poids de la mafia et la mauvaise gouvernance instaurée par la poupée russe Faustin Archange Touadera, la population s’enfonce dans la précarité, tandis que les libertés fondamentales reculent jour après jour. Le spectre de l’isolement diplomatique plane sur un pays déjà fragilisé par des décennies de crises.

 

La modification constitutionnelle du 30 août 2023 marque plus qu’un simple changement de texte – elle symbolise la rupture d’un contrat moral entre un président et son peuple. Cette trahison des promesses faites à la nation laissera une trace indélébile dans notre conscience collective. L’histoire retiendra comment, en quelques mois, les espoirs d’une démocratie naissante se sont évanouis dans les méandres du pouvoir personnel.

 

Aujourd’hui, alors que le pays s’enfonce dans l’autoritarisme, les paroles du président Touadéra sur le respect de la Constitution résonnent comme une cruelle ironie. Le prince s’est fait tyran, l’homme de Dieu s’est fait parjure, et la République centrafricaine contemple, impuissante, le naufrage de ses idéaux démocratiques.

 

Un éditorial de Dr. Alain Nzilo

 

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Martin Ziguélé : ‘On ne va pas à la guerre en annonçant où on va mettre ses canons’

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Martin Ziguélé : ‘On ne va pas à la guerre en annonçant où on va mettre ses canons’

 

Centrafrique.org/discours-de-martin-ziguele-president-de-la-commission-economie-finances-et-plan-a-lassemblee-nationale-en-cloture-du-debat-en-pleiniere-sur-le-vote-de-la-loi-de-finances-2019/discours-martin-ziguele-depute-assemblee-nationale-centrafricaine-bangui-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-24665″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/discours-martin-ziguele-depute-assemblee-nationale-centrafricaine-bangui-corbeaunews-300×200.jpg” alt=”Martin Ziguélé : ‘On ne va pas à la guerre en annonçant où on va mettre ses canons'” width=”300″ height=”200″ />
Martin Ziguelé dans l’hémicycle de l’assemblée nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le président du MLPC, Martin Ziguélé,  refuse de dévoiler prématurément le format du dialogue politique souhaité par l’opposition. Cette position, Martin Ziguélé l’a exprimée par cette métaphore militaire lors d’une conférence de presse à Bangui au début du mois.

 

“On va pas à la guerre en disant que je veux mettre des canons anti-aériens sur la colline là. Comme ça, je vais tirer d’abord des obus de 120 mm puis si tu reviens comme ça, je tire des obus”, a déclaré l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, rejetant les demandes de précisions sur les modalités du dialogue.

 

Pour le BRDC (coalition de l’opposition), une seule question compte : “Est-ce que le président Faustin Archange Touadéra est prêt à engager le dialogue politique avec le BRDC ? Si la réponse est oui, on va se rencontrer. Et puis on dira voilà ce dont on veut parler”, a précisé Martin Ziguélé.

 

L’opposition propose une approche pragmatique. “Il dira voilà ce que moi aussi je veux qu’on dise. Et comme je suis président de la République, je ne peux pas être tout le temps présent. Monsieur X qui est là, il va parler. Voilà ce que moi je veux, voilà ce que vous voulez. On met ça ensemble, on fait l’agenda, on discute du format”, a détaillé le leader de l’opposition.

 

Le BRDC refuse de tomber dans un piège tactique : “Ce n’est pas à nous BRDC de dire avant, ‘bon, on veut que ça soit comme ça’. Les gens vont dire qu’ils vont laisser la substance du problème pour se focaliser sur le squelette. On ne veut pas entrer dans ce jeu-là”, a expliqué Martin Ziguélé.

 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé  a rappelé la légitimité du BRDC dans cette demande de dialogue. “Dans le BRDC, il y a cinq anciens premiers ministres, trois anciens présidents de l’Assemblée nationale, un ancien ministre d’État et un ancien ministre”, a-t-il énuméré.

 

Martin Ziguélé a aussi évoqué les obstacles actuels : “Le président Touadéra dit, à qui veut l’entendre, que nous du BRDC, nous ne le reconnaissons pas comme président de la République. Comment on peut demander à dialoguer avec lui ? Deuxièmement, il dit que c’est nous qui l’insultons, nous manipulons les journaux pour l’insulter”.

 

“Il personnalise les problèmes”, constate l’opposant. “Mais nous, on ne personnalise pas les problèmes. On parle des problèmes du pays. Des dispositions qui ne permettent pas à la démocratie de fonctionner et c’est de son devoir, comme président de la République, d’accepter cela”, a conclu le président du MLPC.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les élections de 2025 en Centrafrique seront pires que celles de 2020″, selon la société civile

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Les Élections de 2025 en Centrafrique seront pires que celles de 2020″, selon la société civile

 

Les élections de 2025 en Centrafrique seront pires que celles de 2020", selon la société civile
Karl Blagué de G-16

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sur les ondes de la radio Ndéké-Luka ce dimanche 12 janvier 2025, les leaders politiques et de la société civile centrafricaine ont levé le voile sur les préparatifs troubles des prochaines Élections de 2025.

 

“Au niveau de l’autorité nationale des Élections, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour aller vers des Élections transparentes et crédibles”, alerte Karl Blagué du G16.

 

Anicet Georges Dologuélé, l’un des leaders de l’opposition démocratique centrafricaine, met en garde : “Cette fois-ci, ils ont tout verrouillé d’avance. Avec la nouvelle constitution, ils peuvent faire ce qu’ils veulent“.

 

Les préparatifs de ces Élections de 2025  font naitre déjà des questions. “Les listes électorales, le fichier électoral, tout est manipulé dans l’ombre”, dénonce Dieudonné Ngoumbango, avant d’ajouter : “En 2020, au moins il y avait encore des garde-fous“.

 

“Des associations lancent déjà des pétitions pour une nouvelle candidature du président pour les élections de 2025. C’est une machine bien huilée qui se met en place”, révèle Karl Blagué.

 

Face à ces accusations, le porte-parole de la présidence Albert Yaloké reste évasif : “On demande aux centrafricains d’aller s’inscrire sur les listes électorales en respectant les conditions fixées par la Constitution de 2023“.

 

” Les élections de 2025  seront pires que celles de 2020″, s’indigne Renée Pascale Gohé-Midé. “À l’époque, il y avait encore un semblant de dialogue. Aujourd’hui, ils ne prennent même plus la peine de faire semblant“.

 

Ces révélations interviennent alors que l’opposition réclame un dialogue politique avant les élections de 2025  que le pouvoir refuse systématiquement, à moins d’un an d’un scrutin qui s’annonce déjà controversé.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Ndim : Un FACA tue un civil peul pour avoir traversé la route

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Ndim : Un FACA tue un civil peul pour avoir traversé la route

 

Centrafrique.org/les-soldats-faca-bases-a-paoua-18-mois-sans-pga/un_soldat_faca_a_paoua/” rel=”attachment wp-att-82957″ data-wpel-link=”internal”>Ndim : Un FACA tue un civil peul pour avoir traversé la route
Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un acte d’une violence gratuite et inexplicable a coûté la vie à un civil peul mercredi 16 janvier près de Ndim, à 592 kilomètres de Bangui. Un militaire des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a abattu de sang-froid un homme qui traversait simplement la route à l’entrée du village Hang Zoung, à 5 kilomètres de Ndim.

 

Les faits se sont déroulés vers 17 heures sur l’axe Bocaranga-Ndim. Le militaire, qui rentrait du marché hebdomadaire de Ndim vers son poste de Létélé, a intercepté un civil peul qui s’apprêtait à traverser la route. Sans raison apparente, il a exigé que l’homme s’arrête. Face au refus de ce dernier de se soumettre à cet ordre arbitraire, le militaire n’a pas hésité à faire usage de son arme, tuant l’homme sur le coup.

 

“Depuis quand traverser une route est-il devenu un crime passible de mort ?”, s’interroge un habitant de Hang Zoung. “Les Peuls sont-ils condamnés à vivre dans la peur permanente, même pour des gestes aussi anodins que traverser un axe routier ?”

 

Cette exécution sommaire s’inscrit dans un contexte de stigmatisation croissante de la communauté peule. “On nous présente systématiquement comme des rebelles ou des complices”, dénonce un leader communautaire. “Cette mentalité autorise tous les abus contre nous, jusqu’au meurtre“.

 

L’impunité qui entoure généralement ce type d’exactions ne fait qu’encourager leur répétition. “Le plus révoltant“, poursuit notre source, “c’est que ces crimes sont souvent considérés comme normaux par les autorités. On tue un Peul, on l’enterre, et la vie continue comme si rien ne s’était passé“.

 

Cette nouvelle victime de l’arbitraire sécuritaire pose la question du respect des droits fondamentaux en Centrafrique. Dans un pays où traverser une route peut devenir motif d’exécution pour certaines communautés, c’est l’État de droit lui-même qui se trouve menacé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La dictature déguisée : en Centrafrique, la démocratie assassinée en silence par Wagner

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La dictature déguisée : en Centrafrique, la démocratie assassinée en silence par Wagner

 

La dictature déguisée : en Centrafrique, la démocratie assassinée en silence par Wagner
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La façade du régime Touadéra s’effondre chaque jour. Son discours du 28 décembre à l’Assemblée nationale, censé vanter les progrès démocratiques, masque une réalité sombre et spectaculaire. Dans les coulisses, ce sont ses conseillers russes du groupe Wagner qui dictent en réalité leurs volontés, contrôlant les rouages du pays : sécurité, défense, finances, mines, et même les décisions personnelles du chef de l’État.

 

Les institutions vidées de leur essence

 

Comme tout le monde le sait déjà, en Centrafrique, surtout À l’Assemblée nationale, le processus démocratique n’est plus qu’une mise en scène. Les votes secrets ont disparu depuis longtemps, remplacés par des approbations “par acclamation”, sans débat ni consultation réelle. Les députés ne lisent même plus les textes soumis au vote, réduisant le rôle du Parlement à une simple chambre d’enregistrement.

 

La justice, de son côté, a perdu toute indépendance. Les juges, soumis à des pressions constantes, se tournent vers la présidence avant de rendre leurs verdicts. Les affaires sensibles disparaissent mystérieusement des tribunaux, tandis que les procès contre les voix critiques avancent à grande vitesse. Les avocats, face à des “conseils amicaux”, se taisent ou fuient.

 

Une mainmise étouffante des russes sur le pays

 

Les Wagner imposent leur autorité dans tous les aspects de la vie en Centrafrique. À Bangui, leurs hommes surveillent discrètement mais activement. Dans les provinces, les violences continuent, laissant la population dans la peur permanente. Pendant ce temps, les richesses du pays, notamment l’or et diamants, sont systématiquement exportées vers Moscou pour doper la guerre de la Russie en Ukraine et barrer les coups des sanctions.

 

Leurs véhicules circulent librement, souvent sans plaques d’immatriculation, et leur présence dans les ministères est devenue une normalité. Ces pratiques démontrent  leur contrôle total, rendant le gouvernement centrafricain comme un jouet à manipuler à volonté.

 

Liberté d’expression et opposition muselées en Centrafrique

 

Le paysage médiatique en Centrafrique s’effondre sous la pression. Les sites d’information indépendants sont fréquemment bloqués, sans explication officielle. Les journalistes, conscients des risques, se censurent pour éviter les représailles. Les rares médias encore actifs ne survivent qu’en relayant la propagande officielle, abandonnant toute forme de critique.

 

En Centrafrique, La société civile paie le prix du courage. Le récent rapport sur les malversations au ministère de l’énergie en témoigne. La réaction ? Une tempête de menaces. Les auteurs se cachent aujourd’hui, vivants mais silencieux. Le message est clair : regarder, noter, mais se taire.

 

Quant à l’opposition en Centrafrique, elle n’est plus qu’un vestige sur le papier. Toute tentative de rassemblement ou de dialogue est systématiquement empêchée. Les figures visibles sont contrôlées ou remplacées par des représentants plus favorables au régime, tandis que les véritables opposants sont intimidés ou contraints à l’exil.

 

Un pays sous tutelle

 

En Centrafrique, les Russes ne se contentent pas de contrôler la sécurité et les institutions. Leur emprise s’étend à l’économie : les taxes, le commerce, et même les entreprises nationales sont sous leur supervision. Leurs conseillers décident entre les partenaires, qui peut faire des affaires, qui doit fermer. L’économie du pays coule dans leurs poches pendant que le peuple s’appauvrit chaque jour.

 

La RCA s’enfonce dans le noir. Ce n’est plus un pays sous influence – c’est un pays sous tutelle. Depuis la présidence jusqu’au dernier barrage routier, les Russes tirent toutes les ficelles. La démocratie n’est plus qu’un souvenir, remplacée par la loi du plus fort.

 

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Centrafrique : les Accidents de la route , les forces de l’ordre complices du chaos

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les Accidents de la route , les forces de l’ordre complices du chaos

 

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Une voiture est entrée en collusion avec deux taxis-motos à l’entrée du quartier PK10, à la sortie nord de Bangui, en direction du quartier PK12

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les scènes sont quotidiennes aux checkpoints de Bangui. Une moto surchargée de marchandises s’arrête, le conducteur glisse quelques pièces au gendarme, et poursuit sa route en dépit des infractions. “Les forces de l’ordre regardent passer ces motos transportant des familles entières, se contentant de prélever 200 ou 500 francs avant de les laisser continuer”, dénonce le professeur Bertrand Tekpa, chef du service de traumatologie à l’hôpital communautaire.

 

La complicité des forces de l’ordre  au quotidien

 

Aux postes de contrôle, le rituel est bien rodé. Les gendarmes et policiers ferment les yeux sur toutes les infractions : absence de casque, surcharge, mineurs au volant, conduite dangereuse. “Comment un agent de forces de l’ordre  qui voit une femme en danger, perchée sur des sacs de manioc, peut se contenter de prendre son bakchich et la laisser passer ? C’est totalement irresponsable“, s’indigne le professeur Tekpa.

 

Cette corruption organisé transforme les points de contrôle en simples points de collecte d’argent des forces de l’ordre. “Essayez de vous positionner au PK-9, à la sortie nord ou sud de Bangui. Vous verrez des motos traverser plusieurs checkpoints, surchargées comme des 4×4, sans qu’aucun agent de forces de l’ordre  n’intervienne”, observe un responsable médical.

Centrafrique : les Accidents de la route , les forces de l'ordre complices du chaos
Accident de circulation impliquant 3 motos à Bangui. CopyrightCNC

 

Un système organisé par les forces de l’ordre

 

Le gouverneur de Bangui, Éric Sorongo-Pezoumandji, dénonce ouvertement cette complicité : “Lorsque vous arrêtez ces motos en infraction, les hommes en tenue menacent leurs propres collègues. Il y a un désordre dans la circulation routière qui a pour conséquence des situations graves“.

 

Les rares agents qui tentent de faire respecter la loi se heurtent à des pressions de leur hiérarchie. “Quand un policier veut verbaliser une moto appartenant à un officier supérieur, il risque des représailles”, confie une source au sein des forces de l’ordre.

 

Un business lucratif

 

Les checkpoints sont devenus de véritables mines d’or pour les forces de l’ordre. Chaque jour, des milliers de motos paient leur “droit de passage”, générant des sommes considérables qui échappent à tout contrôle. “C’est un système bien huilé où chacun a sa part”, explique un observateur du secteur des transports.

 

Cette corruption généralisée sape toute tentative de régulation. “Comment voulez-vous faire respecter le code de la route quand ceux qui devraient l’appliquer sont les premiers à en tirer profit ?”, s’interroge Karl Blagué, coordinateur des organisations de la société civile.

 

Le prix du laisser-faire

 

Les conséquences de cette complicité sont dramatiques. À l’hôpital communautaire, le service de traumatologie reçoit chaque jour des victimes d’accidents qui auraient pu être évités. “Quand une moto surchargée se renverse, c’est toute une famille qui se retrouve à l’hôpital”, souligne le professeur Tekpa.

 

Les forces de l’ordre laissent circuler des conducteurs manifestement inaptes. “Vous voyez des jeunes de 15 ans au volant, parfois sous l’emprise de drogues, traverser les checkpoints sans problème. Personne ne leur dit que leur âge ne les autorise pas à conduire”, déplore un médecin.

 

Une hiérarchie sourde

 

Le gouverneur de Bangui appelle les plus hautes autorités à prendre leurs responsabilités : “Il faut que les hauts responsables du pays, le président, les ministres, le chef d’État-major, les directeurs généraux de la police, prennent position face à ces hommes qui menacent leurs propres subordonnés”.

 

Mais pour l’instant, rien ne change. Les checkpoints des forces de l’ordre  continuent de fonctionner comme des péages informels, les accidents se multiplient, et les forces de l’ordre poursuivent leur business mortel au vu et au su de tous.

 

“Il y a un laisser-aller au niveau des pouvoirs publics, notamment au niveau du ministère de la sécurité et de la compagnie de circulation routière”, dénonce Karl Blaguet. Chaque jour qui passe voit son lot d’accidents, de violations du code de la route, sans qu’aucune autorité n’intervienne réellement.

 

Le coût humain de cette complicité continue de s’alourdir. Les morgues se remplissent, les services d’urgence sont débordés, pendant que les forces de l’ordre comptent leurs recettes aux checkpoints, complices silencieux d’une hécatombe qui ne dit pas son nom.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Béloko, la police saisit l’alcool frelaté venu du Cameroun pendant que Wagner inonde le marché centrafricain

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À Béloko, la police saisit l’alcool frelaté venu du Cameroun pendant que Wagner inonde le marché centrafricain

 

À Béloko, la police saisit l'alcool frelaté venu du Cameroun pendant que Wagner inonde le marché centrafricain
Police à Béloko

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La police de Béloko, située à 560 km de Bangui, a procédé ce jeudi 16 janvier 2025 à la saisie et l’incinération d’importantes quantités d’alcool frelaté et de cannabis. Le commissaire spécial Désiré GONDI précise que 416 cartons de boissons alcoolisées illégales et une cinquantaine de kilogrammes de cannabis ont été interceptés à bord de deux véhicules de transport.

 

“Ces produits représentent une valeur marchande d’environ 12 millions de francs CFA. Les cartons sont achetés à 13 500 francs pièce et revendus entre 18 000 et 22 000 francs à Bangui”, détaille le commissaire GONDI.

 

L’incinération s’est déroulée en présence des autorités administratives locales et des représentants de la Minusca. La police annonce des mesures de répression renforcées. “Désormais, tout véhicule transportant ces produits illicites sera verbalisé. Les contrevenants devront payer une amende équivalente au double de la valeur marchande de la marchandise saisie”, précise le commissaire.

 

Il s’agit de la quatrième opération de ce type menée par la police de Béloko. Les saisies interviennent après les arrêtés du ministère de la Santé interdisant la commercialisation d’alcool frelaté sur le territoire national.

À Béloko, la police saisit l'alcool frelaté venu du Cameroun pendant que Wagner inonde le marché centrafricain
les cartons d’alcool frelaté saisis par le service de police de Béloko, à la frontière de la RCA avec le Cameroun

 

Le commissaire souligne que la lutte contre ce trafic se poursuivra : “Nous continuerons nos opérations pour décourager ceux qui pensent être plus malins que les forces de l’ordre.”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Les réseaux parallèles de Wagner

 

Pendant que la police intensifie ses opérations contre l’alcool frelaté aux frontières, le groupe Wagner a établi sa propre industrie de production d’alcool dans le pays. Une importante unité de production a été installée au PK26  sur la route de Boali, à 26 kilomètres de Bangui. Cette usine alimente un vaste réseau de distribution couvrant la capitale et les provinces.

 

“La production est visible et massive. Des camions quittent quotidiennement l’usine du PK12 pour approvisionner les points de vente dans toute la ville”, témoigne un habitant du quartier qui souhaite rester anonyme pour des raisons de sécurité.

 

Les mercenaires russes ont également établi des dépôts de stockage et de distribution dans plusieurs villes, y compris à Béloko où les forces de l’ordre viennent de procéder aux saisies. “Les produits Wagner sont vendus ouvertement, au même prix que les alcools frelatés que nous saisissons”, confie une source au sein des services de douane.

 

Risques sanitaires majeurs

 

Des analyses effectuées sur ces alcools produits par Wagner révèlent des mélanges dangereux. “Il s’agit principalement de vodka de mauvaise qualité, coupée avec de l’eau non traitée et d’autres substances”, explique un ancien travailleur de Wagner. “Nous recevons régulièrement des cas d’intoxication grave liés à la consommation de ces produits“, explique un agent de santé de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Le contrôle du marché

 

Cette situation montre l’emprise croissante du groupe Wagner sur l’économie centrafricaine. Les saisies aux frontières, bien que légitimes dans leur principe, semblent également servir à éliminer la concurrence d’autres réseaux de distribution d’alcool.

 

“Wagner cherche à établir un monopole sur le marché de l’alcool en République centrafricaine”, analyse un expert en économie politique basé à Bangui. “Les autorités n’ont ni les moyens ni la volonté politique d’intervenir sur leurs activités“.

 

Le silence des autorités

 

Interrogé sur la présence de ces réseaux parallèles, un officier de police de Béloko reste évasif : “Notre mission est d’appliquer les arrêtés ministériels interdisant le commerce d’alcool frelaté. Nous agissons dans le cadre de nos compétences“.

 

Du côté du ministère de la Santé, aucune réponse n’a été apportée concernant les activités de production d’alcool du groupe Wagner, malgré les risques sanitaires avérés. Cette situation souligne le paradoxe d’une lutte contre l’alcool frelaté qui semble épargner certains acteurs.

 

Impact économique et social

 

Les commerçants centrafricains dénoncent une concurrence déloyale. “Nous sommes pris entre les saisies des forces de l’ordre d’un côté et la domination de Wagner sur le marché de l’autre”, déplore un vendeur du marché Combattant  de Bangui.

 

L’implantation de cette industrie parallèle a des répercussions importantes sur l’économie centrafricaine. Les petits commerces traditionnels peinent à survivre face à ce réseau structuré qui bénéficie d’une apparente immunité.

 

Perspectives

 

Alors que les autorités maintiennent leur politique de répression aux frontières, l’expansion des activités de Wagner dans le secteur de l’alcool frelaté ne semble pas près de s’arrêter. Cette situation pose des questions sur la souveraineté de l’État et sa capacité à réguler le commerce sur son territoire.

 

La présence de ces réseaux parallèles compromet également l’efficacité des mesures de santé publique. Les risques sanitaires liés à la consommation d’alcool frelaté restent majeurs, tandis que les structures de production continuent de se développer en toute impunité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La flambée des prix du manioc inquiète à Bozoum

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La flambée des prix du manioc inquiète à Bozoum

 

Centrafrique.org/a-bozoum-la-psychose-du-vol-de-sexe-sempare-de-la-ville/le_principal__centre_commercial_de_bozoum/” rel=”attachment wp-att-83542″ data-wpel-link=”internal”>La flambée des prix du manioc inquiète à Bozoum
Le centre commercial de Bozoum

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le prix du manioc atteint des sommets sur le marché central de Bozoum, à 385 km de Bangui, causant l’inquiétude des habitants. Cette hausse s’explique par des pluies excessives ayant provoqué le pourrissement des tubercules et le tarissement précoce des rivières.

 

“Avant, nous pouvions acheter une cuvette de manioc à un prix abordable. Maintenant, c’est devenu très cher pour nous les consommateurs”, témoigne Elda Ngoubendji, une cliente rencontrée au marché.

 

Une commerçante, préférant garder l’anonymat, pointe du doigt deux causes majeures : “La dégradation des routes empêche les villages environnants d’approvisionner régulièrement le marché de Bozoum avec le manioc et d’autres produits agricoles. De plus, l’insécurité dans la région dissuade les agriculteurs de se rendre dans leurs champs”.

 

Dimanche Charles, cultivateur, confirme ces difficultés : “Nous ne pouvons plus cultiver sereinement en brousse sans protection. Cette situation impacte directement notre production“.

 

Bozoum, autrefois surnommée “la laborieuse” pour son dynamisme agricole, voit sa réputation menacée. Les habitants appellent le gouvernement à agir pour sécuriser les zones agricoles et réhabiliter les routes, conditions essentielles pour faire baisser les prix des produits comme le manioc.

 

Dans les années 2000 – 2001, malgré l’insécurité, les associations et groupements agricoles avaient réussi à maintenir des prix abordables de tous les produits, y compris le manioc. Aujourd’hui, la combinaison de l’insécurité persistante et de la dégradation des infrastructures routières compromet l’approvisionnement de la ville en produits de première nécessité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI PRIS AU PIÈGE PAR SA PROPRE CONSTITUTION.

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI PRIS AU PIÈGE PAR SA PROPRE CONSTITUTION.

Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou-450×410.jpg” alt=”CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI PRIS AU PIÈGE PAR SA PROPRE CONSTITUTION.” width=”450″ height=”410″ />
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En dépit de la solennité du serment prêté par deux (2) fois, le pouvoir de Bangui, brusquement réveillé de son sommeil comateux a promulgué une nouvelle constitution qui consacre l’avènement de la septième République.

 

Cette nouvelle loi fondamentale taillée sur mesures et trés contestée par les forces vives de la nation tant par la forme que le fond a généré beaucoup de tensions politiques et sociales car tous les verrous traditionnels qui garantissent l’équilibre et l’alternance démocratique ont sauté.
En effet, dans le seul but d’éliminer de potentiels adversaires et de s’éterniser au pouvoir, la nouvelle constitution consacre l’exclusivité de la nationalité centrafricaine (c’est-à-dire que les  binationaux sont exclus d’office de la  compétition présidentielle) et le nombre de mandat est indéfini avec une durée de sept (7) ans au lieu de cinq (5).
Cette arnaque constitutionnelle a mecontenté les principaux acteurs de l’arène politique qui ont résolument refusé de reconnaître la légitimité de la nouvelle constitution et par voie de conséquence des institutions de la République qui en dérivent.
Des organisations spontanées de résistance se sont mobilisées…
le pouvoir de Bangui gonflé d’orgueil et l’opposition démocratique se regardent en chien de faïence.
S’inscrivant dans la logique des élections groupées qui se profilent à l’horizon, l’opposition démocratique réclame un dialogue politique direct avec le pouvoir de Bangui pour aplanir les divergences et/ou arrondir les angles.
Pour ce faire, l’opposition démocratique exige entre autres la restauration de la constitution du 30 mars 2016, la réforme de la Cour constitutionnelle et celle de l’organe chargé de gestion des opérations électorales.
Dans son élan égoïste de confiscation du pouvoir, le pouvoir de Bangui se trouve confronter à un cruel dilemme, un choix cornélien qui engage l’avenir de la nation : celui de persévérer dans son projet mortifere de confiscation de pouvoirs par tous les moyens et celui de faire le dos rond à l’opposition démocratique…pour trouver une issue de sortie consensuelle et apaisée.
Le pouvoir de Bangui se trouve ainsi pris au piège par sa propre constitution.
Au regard de son premier constat depuis neuf (9) ans de règne qui s’apparente à un aveu de faiblesse où le président de la République a fustigé le comportement et le mode de gouvernance du gouvernement, le citoyen lambda s’interroge :
– Peut-on faire de compromis sur une loi fondamentale déjà promulguée ?
– Peut-on remettre en chantier la constitution qui consacre la septième République dans le but de retirer les articles qui fâchent ?
– La restauration de la constitution du 30 mars 2016 ne remet-elle pas en cause l’autorité du pouvoir de Bangui ?
– Entre l’orgueil de protéger son autorité et le compromis vecteur de stabilité, le pouvoir de Bangui sera t-il capable de discerner l’essentiel de l’accessoire ?
– Pour apprécier l’opportunité d’un dialogue politique avec ses concitoyens, le président de la République est-il subordonné à un voyage-eclair en Russie pour recueillir des conduites à tenir ?
– Ne disposant pas de fonds propres pour l’organisation des élections groupées, les institutions financières internationales et la communauté internationale seront-elles prêtes à contribuer en l’absence d’un dialogue politique inclusif avec l’opposition démocratique ?
En tout état de cause et en l’absence de déni, nous avons conscience qu’en l’état actuel des choses, les élections groupées de fin d’année ne respecteront pas les délais prescrits par la loi…seul un dialogue politique serait l’ultime recours pour définir les conditions d’une alternative apaisée.
Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

Limassa le 18 janvier 2025

Bernard  SELEMBY DOUDOU
Juriste, Environnementaliste
Administrateur des élections.

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D’après Victor Bissekoin, gouverneur de Haut-Oubangui, les Wagner ti Azandé continuent de semer la terreur dans le Haut-Mbomou

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D’après Victor Bissekoin, gouverneur de Haut-Oubangui, les Wagner ti Azandé continuent de semer la terreur dans le Haut-Mbomou

 

Centrafrique.org/nouvel_ecusson_wagner_ti_azande-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/nouvel_ecusson_wagner_ti_azande-1-384×450.jpg” alt=”D’après Victor Bissekoin, gouverneur de Haut-Oubangui, les Wagner ti Azandé continuent de semer la terreur dans le Haut-Mbomou” width=”384″ height=”450″ />
nouvel ecusson Wagner ti Azande produit par les Mercenaires russes

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la RCA, un drame silencieux se joue sur la population. En effet, ces jeunes Zandé, formés par les mercenaires russes du groupe  Wagner en mars 2024, et présentés par le gouvernement centrafricain comme des nouvelles recrues de l’armée nationale, terrorisent leurs propres concitoyens. Le gouverneur de Haut-Oubangui, Victor Bissekoin lève le voile sur cette situation explosive que certains cherchent à cacher au public centrafricain.

 

“Dans le Haut-Mbomou, dont le chef-lieu est Obo, la situation sécuritaire est grave”, alerte le gouverneur Victor Bissekoin. “Les jeunes Zandé recrutés et formées agissent sans contrôle. Ils inquiètent la population au lieu de la protéger“, ajoute Victor Bissekoin.

 

Ces “Wagner ti Azandé”, comme on les appelle localement, ont été formés par les mercenaires russes du groupe Wagner puis intégrés, selon le gouvernement, dans l’armée nationale sous la pression russe. Mais derrière cette prétendue intégration se cache une réalité bien plus sombre : ces éléments restent des supplétifs de Wagner et ciblent particulièrement la communauté musulmane dans leurs exactions.

 

“Ils sont censés être des fils du pays avec la mission de protéger la population”, souligne le gouverneur Victor Bissekoin, “mais leur comportement n’a rien à voir avec celui d’une armée nationale“, affirme-t-il.

 

Pendant que certains médias centrafricains et quelques députés locaux, qui avaient fait la promotion de ces miliciens Azandé comme des sauveurs du Haut-Mbomou, restent étrangement silencieux désormais face à leurs exactions  sur la population civile. Dans les villes de Zemio, Bambouti,  Mboki  et Rafaï, la terreur s’est installée, particulièrement au sein de la communauté musulmane, cible privilégiée de ces éléments Azandé que les centrafricains croyaient déjà intégrés dans l’armée nationale.

 

Cette situation dévoile l’échec d’une politique sécuritaire hasardeuse de Wagner. Alors que le gouvernement continue d’affirmer que ces éléments sont des militaires réguliers, leurs actions sur le terrain racontent une toute autre histoire : celle d’une milice incontrôlée qui sème la division et la violence.

 

Les habitants du Haut-Mbomou, particulièrement la communauté musulmane, se retrouvent ainsi pris entre le marteau et l’enclume, victimes de ceux que la propagande officielle présente comme leurs protecteurs. Pendant ce temps, ceux qui vantaient les mérites de ce recrutement massif gardent un silence assourdissant face aux exactions commises.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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‘Ce n’est pas Ziguelé qui s’est levé seul pour soutenir Touadéra en 2016’ :  Les révélations sur le soutien du MLPC

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‘Ce n’est pas Ziguelé qui s’est levé seul pour soutenir Touadéra en 2016’ :  Les révélations sur le soutien du MLPC

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Si tu es tradipraticien et que tu connais beaucoup de remèdes, ne soigne pas ton voisin impuissant : le proverbe politique de Martin Ziguelé aux centrafricains” width=”450″ height=”264″ />
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine

 

 L’ancien premier ministre Martin Ziguélé a dévoilé les coulisses du soutien apporté par le MLPC à Faustin Archange Touadéra lors de l’élection présidentielle de 2016. Ces précisions sont venues en réponse aux tensions actuelles entre le parti d’opposition et le président centrafricain.

 

“C’est une décision du bureau politique du MLPC”, a affirmé l’ancien Premier ministre lors d’une conférence de presse à Bangui. “Sur 25 membres présents, il y avait 24 qui ont voté. Moi, je ne vote pas dans ce type de situation. Sur les 24, un seul a demandé qu’on soutienne Anicet-Georges DOLOGUELÉ . Les 23 autres ont dit ‘on soutient Touadéra’”, a-t-il détaillé.

 

Le président du MLPC a rappelé son engagement personnel dans cette campagne : “Je suis parti dans le Nord, aux frais du Parti, aux frais exclusifs du Parti MLPC, et j’ai fait la campagne pour Touadéra“.

 

La rupture avec le MLPC est venue après l’élection. “J’étais à l’extérieur du pays quand le camarade Chantal Jean-Édouard Koyambonou m’a appelé pour me dire ‘j’ai reçu une invitation, le président veut créer un parti’”, a expliqué Martin Ziguélé. Le MLPC a tenté de maintenir le dialogue : “Le bureau politique du MLPC m’a dit d’écrire à Touadéra pour voir comment on peut travailler. Il n’a jamais répondu. On a écrit une deuxième lettre, même une troisième lettre“.

 

Une ultime tentative a été faite : “La quatrième fois, je suis allé avec des membres du bureau politique du MLPC . On lui a reposé la question. Il a dit ‘non, non, c’est parce qu’il y avait les histoires de l’accord de Khartoum. C’est pour ça qu’on n’a pas eu le temps, mais avant une semaine, on va vous appeler’“.

 

Aujourd’hui, Martin Ziguélé analyse cette période avec recul : “On l’a accompagné. Il est devenu président. Peut-être qu’il pense qu’il n’a plus besoin de nous. Donc nous, on va continuer notre travail de parti politique“.

 

Cette situation a des conséquences directes sur l’actualité politique. “Chaque fois qu’on voit l’image de Ziguélé quelque part, porte-parole du BRDC, ou bien rencontrer qui, ou quoi, ça provoque immédiatement une réaction du pouvoir pour qu’on puisse fragiliser le MLPC”, a observé l’ancien Premier ministre.

 

Martin Ziguélé conclut néanmoins sur une note d’apaisement : “Le président Touadéra, c’est un compatriote, il est président de la République, je n’ai pas de problème personnel avec lui. Il faut qu’il laisse le MLPC fonctionner comme tout autre parti politique. Il a son propre parti de MCU, qu’il s’occupe de son parti“.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La mafia camerounaise prend les rênes de la précampagne de Touadéra

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La mafia camerounaise prend les rênes de la précampagne de Touadéra

 

Centrafrique.org/jules-njawe-du-braqueur-parisien-au-conseiller-presidentiel-lincroyable-escroquerie-aux-uniformes-de-la-garde-presidentielle/screenshot-4/” rel=”attachment wp-att-85681″ data-wpel-link=”internal”>La mafia camerounaise prend les rênes de la précampagne de Touadéra
Le camerounais Jules Njawé, conseiller du Président centrafricain Faustin Archange Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un conseiller camerounais de Touadéra, Jules “KG Bro” Njawe, dirige désormais le mouvement de soutien au président centrafricain. Un choix qui indigne la population de Bangui.

 

Les papiers officiels dudit mouvement datés du 16 janvier 2025 ne laissent aucun doute. Le Mouvement Soutenons Faustin Archange Touadéra (MS-FAT) passe sous la coupe d’un homme de l’ombre camerounais, déjà bien installé au palais présidentiel.

 

“C’est un véritable caïd qui tire maintenant les ficelles”, chuchote un ancien dignitaire du régime. “La mafia camerounaise prend le contrôle total de notre politique”.

 

Le programme du MS-FAT parle de lui-même : une marche depuis Marabena et la place de l’ONU, puis un “concert de paix” à la gloire du président. La machine est bien huilée, avec quatre commissions aux ordres : Accueil et protocole, Arts et culture, Logistique et sécurité, Mobilisation et communication.

 

“Ce n’est plus un mouvement politique, c’est un cartel, une mafia “, lâche un professeur d’histoire à l’université de Bangui. “KG Bro et sa bande préparent le terrain pour garder leur homme au pouvoir”.

 

Cette prise de contrôle par la mafia camerounaise suit l’adoption de la nouvelle Constitution en août 2023, un texte qui ouvre la voie à la présidence à vie pour Touadéra.

 

“Les vrais patrons ne sont même plus centrafricains”, murmure un diplomate ouest-africain. “La bande à Njawe fait la loi dans le pays“.

 

Dans les quartiers de Bangui, la tension monte. “Ils nous volent même notre politique maintenant”, peste un étudiant. “Ces mafieux camerounais nous prennent tout.”

 

Pendant que la colère gronde, “KG Bro” et son équipe préparent leur show : une marche et un concert pour vendre l’image d’un Touadéra populaire. La mafia camerounaise joue sa partition, les Centrafricains regardent leur pays leur échapper.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Millions évaporés, population aux abois : l’opaque gestion des taxes forestières dans la Mambéré-Kadéi

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Millions évaporés, population aux abois : l’opaque gestion des taxes forestières dans la Mambéré-Kadéi

 

Centrafrique.org/centrafrique-le-camp-kassai-militaire-transforme-en-lieu-de-depot-de-bois-illegalement-exploites-par-wagner/un-des-camions-de-mercenaires-de-wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-kassai-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-64894″ data-wpel-link=”internal”>Millions évaporés, population aux abois : l'opaque gestion des taxes forestières dans la Mambéré-Kadéi
Un-des-camions-de-mercenaires-de-Wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-Kassai-a-Bangui – Centrafrique : Le camp Kassaï militaire, transformé en lieu de dépôt de bois illégalement exploités par Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 La Mambéré-Kadéi produit chaque mois des millions de francs CFA de taxes forestières. Les sociétés d’exploitation du bois versent leurs redevances, mais l’argent ne revient pas dans la préfecture.

 

À Berberati, pas un seul projet de développement n’a vu le jour depuis trois ans. Le lycée manque de tables-bancs alors que les grumes sortent par centaines des forêts voisines, et les taxes forestières perçues par le gouvernement. L’hôpital fonctionne sans médicaments pendant que les camions chargés de bois précieux défilent.

 

Les communes productrices de bois ne touchent plus directement leurs quotes-parts de taxes forestières. Tout transite désormais par Bangui au nom de “l’unicité des caisses”. Les maires n’ont même plus accès aux chiffres exacts des taxes forestières  générées par leurs forêts.

 

La société Timberland exploite plus de 5000 hectares autour de Berberati. Ses installations modernes contrastent avec l’état délabré des infrastructures publiques. Les scieries tournent à plein régime mais refusent de vendre leur bois aux populations locales.

 

Dans les villages, les zones d’exploitation s’étendent. Les habitants voient leur environnement transformé sans compensation. Les promesses de développement local restent lettres mortes tandis que les grumiers chargés partent vers le port de Douala.

 

Les registres des taxes forestières restent inaccessibles. Les montants exacts prélevés comme les sommes réellement reversées demeurent un mystère. Pendant ce temps, la Mambéré-Kadéi s’enfonce dans la pauvreté malgré ses richesses naturelles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Un hippopotame sème la terreur dans le village de Mbere

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Un hippopotame sème la terreur dans le village de Mbere

 

Centrafrique.org/a-bohong-entre-bouar-et-bocaranga-le-cb-de-la-gendarmerie-en-colere-menace-et-envoie-un-message-a-touadera/pont-de-mbere-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/” rel=”attachment wp-att-86196″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Un hippopotame sème la terreur dans le village de Mbere

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un hippopotame mâle âgé terrorise depuis plusieurs semaines les habitants du village de Mbere, situé entre Bocaranga et Ngaoundaye, dans le nord-ouest de la Centrafrique. Les villageois vivent dans l’angoisse permanente face aux agissements de ce mammifère devenu extrêmement agressif.

 

Cet hippopotame, blessé au dos après un combat avec un autre mâle, multiplie les comportements inhabituels et dangereux. “Il ne se contente plus de rester dans la rivière. Il s’aventure jusque dans le village”, témoigne un habitant de Mberé. Un enfant a failli perdre la vie lors d’une récente incursion du pachyderme dans la localité.

 

Plus inquiétant encore, cet hippopotame s’attaque systématiquement aux jeunes de son espèce. “Il a déjà tué plusieurs petits hippopotames”, rapporte un pêcheur du village. “Les anciens disent que c’est anormal. Même les animaux ne détruisent pas leur propre descendance“.

 

Selon les observations des villageois, ce comportement destructeur pourrait être lié à son grand âge. “Il sait qu’il va bientôt mourir et semble vouloir emporter avec lui toute sa lignée”, explique un sage du village. Une théorie qui traduit l’incompréhension face à cette situation sans précédent.

 

Les services des Eaux et Forêts, alertés par la population, tentent d’intervenir. “Nous avons mobilisé une équipe spécialisée pour neutraliser l’animal, mais il est devenu très difficile à localiser”, indique un agent. “Il nous faut agir avec prudence car un hippopotame blessé et agressif représente un danger mortel“.

 

En attendant une solution, les habitants de Mbere limitent leurs déplacements près de la rivière et redoublent de vigilance. Les parents gardent leurs enfants à l’écart des points d’eau, tandis que les pêcheurs évitent certaines zones traditionnellement fréquentées.

 

Cette situation exceptionnelle dévoile la complexité des rapports entre les communautés rurales centrafricaines et la faune sauvage. Les services compétents poursuivent leurs efforts pour résoudre cette crise, conscients de l’urgence d’agir avant qu’un drame ne se produise.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CENTRAFRIQUE : 2025…L’ANNÉE ÉLECTORALE POTENTIELLEMENT CRISOGENE

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2025…L’ANNÉE ÉLECTORALE POTENTIELLEMENT CRISOGENE

 

CENTRAFRIQUE : 2025...L'ANNÉE ÉLECTORALE POTENTIELLEMENT CRISOGENE

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

À l’instar des autres États du continent africain tels que la Côte d’ivoire, le Cameroun, le Togo, le Burundi,  la Tanzanie, les Comores, le Malawi, l’Égypte et les Seychelles, l’année 2025 sera pour la Centrafrique celle de la foire électorale.

 

En effet, il s’agit des présidentielles, législatives, sénatoriales et municipales pour les uns mais pour la Centrafrique, ce seront des Élections groupées c’est-à-dire les présidentielles, législatives et peut être pour la première fois de l’histoire les municipales.
Les enjeux politiques de cette festivité électorale de 2025 sont énormes et s’inscrivent dans un climat politique tendu, hystérique où les ondes électrostatiques se pavanent et même se bousculent dans une stratosphère brouillardeuse.
Les intentions affichées et mal négociées du pouvoir de Bangui de confisquer le trône se multiplient à travers le balisage de terrain qui se traduit dans les faits et gestes introduisant ainsi négativement son mandat dans l’histoire en gouvernant le pays avec égoïsme.
Trahis par les agitations des innombrables associations de soutien, les affres liés à un troisième mandat vecteur d’instabilité politique sont perceptibles.
Il s’agit entre autres de la modification sur mesures de la constitution, de la désignation opaque et illégale des membres du conseil constitutionnel sensé garantir la démocratie, de la réforme unilatérale de l’organe chargé de la gestion des opérations électorales (ANE), ainsi que de la réforme sans concertation consensuelle de la loi électorale.
Fort de ce qui précède, on assiste par voie de conséquence à l’affaiblissement des leviers institutionnels, à la perversion du droit ainsi que des institutions.
À titre de rappel, il apparaît important de souligner que l’opposition démocratique acteur principal de l’équilibre démocratique refuse systématiquement de reconnaître la nouvelle constitution et proclame son attachement à la constitution du 30 mars 2016 jugée en connexion aux aspirations du peuple puisque derivée du forum de Bangui en 2015.
Elle déclare en conséquence  participer à aucune compétition électorale si la constitution du 30 mars 2016 n’est pas restaurée…condition sine qua non et non négociable.
Face à ce qui s’apparente à un dilemme avec des intentions extrêmement opposées, le citoyen lambda s’interroge :
– Au regard des tensions entre le pouvoir et l’opposition démocratique, la réconciliation nationale est-elle encore possible ?
– Les Élections groupées du mois de décembre 2025 auront-elles lieu dans le délai prescrit par la loi ?
– Un glissement du calendrier électoral est-il prévisible ?
– A défaut, une transition politique consensuelle est-elle prévisible ?
– Un dialogue politique inclusif et constructif tant réclamé par l’opposition démocratique est-il encore possible ?
En tout état de cause et en dépit des opérations de charme à l’allure de la precampagne à un troisième mandat ( libération de prisonniers, electrification par voie solaire, saupoudrage de goudron ou enrobage d’une dizaine de kilomètres de route, récupération politique de la qualification de notre équipe nationale de football, discours et creux sur l’état de la nation pour draguer les parlementaires), notre nation a encore la chance de sauver ce qui peut l’être.
En conséquence de ce qui précède et pour créer un climat favorable à une élection apaisée, transparente, et acceptée par tous, nous exportons
le pouvoir de Bangui de renoncer au projet mortifere de troisième mandat, de se choisir un dauphin dès maintenant avant qu’il ne soit trop tard et d’ouvrir un dialogue politique franc et inclusif avec l’opposition démocratique.
Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

Bernard  SELEMBY DOUDOU
Juriste, Environnementaliste
Administrateur des Élections.

 

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Drame à Gamboula : un jeune taxi-moto perd la vie dans un accident de la circulation

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Drame à Gamboula : un jeune taxi-moto perd la vie dans un accident de la circulation

 

Centrafrique.org/mysterieuse-epidemie-de-gratte-gratte-a-gamboula-suite-a-une-invasion-de-papillons/mairie-de-gamboula-avec-presence-de-lonu/” rel=”attachment wp-att-76008″ data-wpel-link=”internal”>Drame à Gamboula : un jeune taxi-moto perd la vie dans un accident de la circulation
Vue de l’Hôtel de Ville de Gamboula avec un soldat de l’ONU en avant-plan et des véhicules et des motos stationnés à l’extérieur. CopyrightfCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un accident mortel s’est produit mardi dernier à un kilomètre de l’entrée de Gamboula, sous-préfecture située à 685 kilomètres de Bangui. Bab, un conducteur de taxi-moto âgé de 31 ans, a perdu la vie après une collision avec un autre motocycliste.

 

Les circonstances du drame ont été détaillées par Jean-Yves Dari, président du syndicat des taxis-motos de Gamboula : “Il voulait doubler l’adversaire qui était devant. C’est par rapport à ça que le porte-bagage a coincé l’autre. Et puis il est tombé, subitement l’enfant est décédé“. L’accident s’est produit alors que la victime revenait de Nassolé après avoir déposé ses clients.

 

Bab exerçait le métier de taxi-moto depuis 2018. “L’enfant est entré dans le syndicat depuis 2018. Il a fait six ans de travail. Il n’a pas de problème avec nous. Et puis, même avec ses clients, c’était l’enfant qui était bien avec nous”, témoigne Jean-Yves Dari, qui connaissait également le père de la victime.

 

Cette disparition soudaine laisse une famille dans le désarroi. Le jeune homme était père de deux enfants, une fille et un garçon. “Je pense que l’enfant, là, il a une femme avec deux enfants”, précise le président du syndicat.

 

Suite à ce drame, les chauffeurs de taxi-motos de Gamboula ont suspendu leurs activités pour participer aux funérailles de leur collègue. “On a vu ces jours, il n’y a pas de travail, les gens se sont mobilisés pour aller aux funérailles”, indique Jean-Yves Dari.

 

Cette tragédie pousse à s’interroger sur la sécurité routière dans la sous-préfecture. Le président du syndicat appelle ses collègues à plus de vigilance : “Les enfants doivent rouler doucement, et puis on en manque. On en manque l’un de ses frères. Ça ne fait pas bien. Prochainement, ils ne doivent pas rouler comme ça”. Et d’ajouter : “Dès que l’adversaire est devant, essayez de rouler doucement, même si c’est 1000 km, 5000 km, tu vas toujours arriver”.

 

“La route ne tue pas, mais c’est l’occasion”, rappelle Jean-Yves Dari, soulignant ainsi l’importance de la prudence et du respect des règles de circulation pour éviter d’autres drames similaires sur les routes de Gamboula.

 

Cet accident mortel rappelle les dangers des excès de vitesse et l’importance du respect du code de la route, même dans les zones reculées du pays. Les autorités locales et le syndicat des taxis-motos continuent de sensibiliser les conducteurs aux risques routiers pour prévenir de nouvelles tragédies.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : la danse des sorciers du régime commence pour le troisième mandat à Mbaïki, un citoyen centrafricain interpelle Touadera  

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Centrafrique : la danse des sorciers du régime commence pour le troisième mandat à Mbaïki, un citoyen centrafricain interpelle Touadera

 

Centrafrique.org/manifestation-a-m-baiki-pour-demander-un-troisieme-mandat-pour-touadera-le-16-janvier-2025/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la danse des sorciers du régime commence pour le troisième mandat à Mbaïki, un citoyen centrafricain interpelle Touadera
manifestation du jeudi 16 janvier à Mbaïki pour demander un troisième mandat pour Baba Kongoboro

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, l’argent public finance désormais des manifestations de rue pour réclamer le troisième mandat  de Baba Kongoboro. Un triste spectacle s’est déroulé dans la Lobaye, plus précisement à Mbaïki, où des centaines de personnes ont été rassemblées contre quelques billets de banque.

 

Les images parlent d’elles-mêmes : sur une route de terre battue à Mbaïki, dans la Lobaye, une foule tient des banderoles réclamant une nouvelle candidature pour Baba Kongoboro pour un troisième mandat. Chaque manifestant a reçu 500 à 1000 francs CFA pour participer. Cette pratique, déjà vue dans la Vakaga, plus précisement à Ouandja, s’étend comme une traînée de poudre. Les autorités locales – préfets, gouverneurs, députés – organisent ces rassemblements qui n’ont rien de spontané, mais vise seulement à installer un troisième mandat dans le pays.

 

L’argent dépensé dans ces mises en scène aurait pu servir à construire des écoles, des dispensaires, à former des jeunes. Au lieu de cela, le pouvoir préfère entretenir la pauvreté pour mieux contrôler la population. La Constitution a été modifiée sans transparence, pendant que les ressources du pays continuent d’être exploitées par des intérêts étrangers, notamment les russes et rwandais.

 

Cette manipulation de la misère est une insulte à la dignité du peuple centrafricain. Elle révèle un système politique qui préfère acheter des soutiens plutôt que de développer le pays.

 

Voici une Lettre d’un citoyen au Président Touadera, lui tirant son oreille sur le troisième mandat

 

Monsieur le Président,

 

Les images de manifestations payées qui nous parviennent de la Lobaye et de la Vakaga sont indignes d’une démocratie. Comment pouvez-vous cautionner l’utilisation de l’argent public pour organiser des soutiens artificiels, pendant que nos enfants manquent d’écoles et nos malades de soins ?

 

La Constitution que vous avez modifiée ne peut justifier cette dérive. Le peuple centrafricain mérite mieux que ces mises en scène qui l’humilient. Nous vous demandons de mettre fin à ces pratiques et d’utiliser les ressources du pays pour son développement réel.

 

Notre nation a besoin d’un véritable projet d’avenir, pas de manifestations achetées.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Gerard Bingui

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Centrafrique : le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, destitue illégalement le député Dominique Yandocka

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le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, destitue illégalement le député Dominique Yandocka

 

Centrafrique.org/Centrafrique-arrestation-musclee-dun-depute-par-des-methode-tsarienne-en-violation-des-procedures-parlementaires/dominique-yandocka-pour-doudou/” rel=”attachment wp-att-71497″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le président de l'Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, destitue illégalement le député Dominique Yandocka
Le député Éphrem Dominique Yandocka

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine, Simplice Mathieu Sarandji alias SMS, a pris l’initiative contestée d’empêcher le député Dominique Éphrem Yandocka de siéger au Parlement, malgré l’absence d’une décision judiciaire définitive.

 

Cette décision unilatérale intervient après la condamnation en première instance du député Dominique Éphrem Yandocka  à un an de prison ferme pour “délit de complot” le 26 décembre 2024. Libéré après avoir purgé 12 mois et 11 jours en détention, M. Dominique Éphrem Yandocka s’est pourvu en cassation, rendant la décision non définitive.

 

Le 28 décembre 2024, le député Dominique Éphrem Yandocka  a sollicité une autorisation de sortie du territoire pour raisons médicales. Le président de l’Assemblée nationale a refusé de délivrer ce document, arguant que M. Yandocka “ne doit plus siéger au parlement” et doit désormais “voyager en tant que simple citoyen”.

 

Cette position contrevient à l’article 105 de la Constitution de Baba Kongoboro du 30 août 2023 qui stipule qu’un député ne peut être radié qu’après une “condamnation pénale définitive”. Le recours en cassation étant pendant, la condamnation n’est pas définitive.

 

Le parti Initiative pour une Transformation par l’Action (ITA) a saisi le Tribunal administratif en référé le 9 janvier 2025. Malgré la notification adressée à l’Assemblée nationale le 13 janvier exigeant une réponse sous 72 heures, aucune suite n’a été donnée.

 

“Cette décision s’inscrit dans un acharnement politique contre notre leader”, dénonce l’ITA dans un communiqué, rappelant l’arrestation “arbitraire” de M. Dominique Éphrem Yandocka le 15 décembre 2023 “au mépris de son immunité parlementaire”.

 

L’affaire ranime le débat sur l’indépendance de la justice et le respect de la séparation des pouvoirs en République centrafricaine. Elle intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition.

 

Le député Dominique Éphrem Yandocka  reste pour l’heure privé de ses droits parlementaires et dans l’impossibilité de se faire soigner à l’étranger, malgré l’urgence de sa situation médicale selon ses proches.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Martin Ziguélé : ‘Le développement ne se décrète pas, ça se voit dans le portefeuille des Centrafricains’

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Martin Ziguélé : ‘Le développement ne se décrète pas, ça se voit dans le portefeuille des Centrafricains’

 

Centrafrique.org/baba-kongoboro-oublie-le-sport-et-les-medias-deux-heures-de-discours-deux-grands-absents/baba-kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours/” rel=”attachment wp-att-86472″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours-450×300.jpg” alt=”Martin Ziguélé” width=”450″ height=”300″ />
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le leader de l’opposition centrafricaine a livré une analyse critique de la situation économique du pays lors d’une conférence de presse à Bangui. Martin Ziguélé a contesté les chiffres présentés dans le récent discours sur l’état de la nation du président Faustin Archange Touadéra.

 

“Le développement, ça ne se décrète pas, ça se voit. C’est des chiffres”, a déclaré l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, avant d’ajouter : “Lorsque vous sortez le matin et que le salaire que vous avez comme journaliste permet de prendre un petit déjeuner copieux, de manger à midi et le soir, et que vous pouvez payer la scolarité de vos enfants, quand ils tombent malades, vous pouvez payer. Vous savez dans votre plat, dans votre poche, dans votre portefeuille que l’économie avance“.

 

Les données économiques actuelles ne plaident pas en faveur d’une amélioration, selon le président du MLPC Martin Ziguélé. “La croissance en 2024 est de 1,4%, l’inflation est de 4%. En réalité, avec ces chiffres, la croissance est de moins 2,7%. Cela signifie que les Centrafricains se sont tous appauvris de 2% en 2024”, a-t-il calculé.

 

Pour 2025, les perspectives n’apparaissent pas plus encourageantes aux yeux de l’opposition. “Ils prévoient une croissance de 2,7%. Mais la croissance doit venir d’où ? La croissance vient de la consommation et de la production. Si vous n’avez pas d’argent pour consommer, vous n’allez pas acheter. Et celui qui vend ne va pas importer ou produire“, a expliqué Martin Ziguélé.

 

Le budget d’investissement national pose également question. “Le budget d’investissement sur fonds nationaux, c’est 18 milliards 600 millions. Et les investissements réels, c’est 6 milliards. Le budget d’État centrafricain sert uniquement au fonctionnement de l’État et à payer les dettes”, a précisé l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé.

 

La question des prix du carburant préoccupe particulièrement l’opposition. “La Banque mondiale veut faire un audit pour connaître le prix réel d’achat du carburant à l’extérieur et comprendre d’où viennent les marges”, a indiqué Martin Ziguélé, ajoutant : “Les Centrafricains ne peuvent pas payer le carburant au double du prix des pays voisins. Il n’y a aucune croissance économique possible dans ces conditions“.

 

Le plan national de développement annoncé par le gouvernement, avec 7000 milliards d’investissements prévus, ne convainc pas davantage l’opposition. “Pour que les bailleurs de fonds financent des projets, il faut être en accord avec le FMI. Il faut avoir un programme qui certifie que vous gérez bien votre argent. Au moment où je parle, la troisième revue n’est pas encore conclue”, a conclu Martin Ziguélé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue

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Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue

 

Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue
Le pauvre enfant qui dort devant tradex au croisement Marabéna de Bangui. Photo Christian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 “Il dort là, au croisement Marabéna, devant la station Tradex, comme un chien errant.” C’est par ces mots qu’un passant décrit la scène, la gorge nouée. Le soleil de midi frappe déjà fort, mais l’enfant ne bouge pas. Son corps épuisé repose sur le sol poussiéreux, un vieux téléphone posé près de lui comme seul compagnon. Dans les rues de Bangui, cette image n’étonne plus personne. Elle raconte pourtant l’histoire d’un pays qui abandonne ses enfants. Vraiment, la capitale Bangui à genoux.

 

La ville de Bangui s’est habituée à ces petits corps allongés sur ses trottoirs. Ces enfants qui marchent la nuit, comme des fantômes, et s’écroulent de fatigue le jour venu, là où leurs pas les portent. Ici, devant le grand carrefour Oumar Bongo, les voitures les frôlent, indifférentes. La misère est devenue le nouveau normal dans cette capitale Bangui à genoux.

Minusca-au-pk17-rouge-de-boali/” rel=”attachment wp-att-62814″ data-wpel-link=”internal”>Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue
Les Banguissois qui se cherchent pour survivre sur la dechetterie de la-MINUSC au PK26 de Bangui

 

Sur les décharges de la Minusca au PK 26, d’autres enfants fouillent les poubelles. Leurs petites mains disputent aux chiens errants les restes des repas jetés par les Casques bleus. Un verre PIKA 26 devient un trésor, un emballage vide une potentielle source de nourriture. Bangui glisse doucement vers ces images qu’on croyait réservées à l’Éthiopie des années de famine ou à la Russie post-soviétique des années 90 où les enfants ramassent des déchets sur les poubelles pour manger.

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La misère n’est plus un mot assez fort. Elle dévore le pays comme un cancer, transforme les enfants en adultes trop tôt, fait des rues de la capitale Bangui à genoux  un cimetière à ciel ouvert pour les rêves brisés. Dans les quartiers, les familles ne mangent plus qu’une fois par jour, quand elles mangent. Les écoles se vident pendant que les rues se remplissent d’enfants cherchant désespérément de quoi survivre.

Bangui à genoux : la tragédie silencieuse des enfants de la rue
Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8

 

Où sont passés les 2000 milliards promis par les partenaires en 2016 pour le développement ? Pendant que les élites paradent dans leurs 4×4 climatisés, que les “premières dames” organisent des galas dans des hôtels de luxe, les enfants de Bangui meurent à petit feu sur l’asphalte. Cette image d’un enfant endormi sur le trottoir est l’accusation la plus cinglante contre un système qui a failli à sa jeunesse.

 

Le contraste déchire le cœur. D’un côté, les discours officiels sur le “développement”, les promesses d’un avenir meilleur. De l’autre, ces corps d’enfants allongés dans la poussière, ces regards vides qui ne demandent même plus d’aide. Comment parler de progrès quand la nouvelle génération dort dans les caniveaux  de la capitale Bangui à genoux ?

 

Cette photo n’est pas qu’une image. C’est le miroir d’un pays malade, d’un État qui ne protège plus ses enfants, d’une société qui s’est habituée à l’inacceptable. Chaque enfant endormi sur un trottoir est une accusation vivante contre ceux qui ont volé l’avenir du pays.

 

La grande misère a désormais un visage  en Centrafrique : celui de cet enfant sur le trottoir au croisement Marabéna, de ces mains qui fouillent les ordures au Pk26, de ces yeux qui ne brillent plus. La Centrafrique ne court pas vers l’abîme – elle y vit déjà, et ses enfants en sont les premières victimes.

 

Cette image devrait empêcher de dormir ceux qui prétendent diriger ce pays du Président Barthelemy Boganda. Elle devrait provoquer un sursaut, une révolte. Mais dans les quartiers chics de Bangui, qui entend encore les pleurs silencieux de ces enfants perdus ? La vraie tragédie n’est pas seulement la misère, c’est qu’elle ne choque même plus chez Touadera.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À la radiotélévision centrafricaine : le chaos s’installe sous l’ère Maxime Balalou

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À la radiotélévision centrafricaine : le chaos s’installe sous l’ère Maxime Balalou

 

Centrafrique.org/en-france-un-jeune-pretend-etre-le-fils-du-porte-parole-du-gouvernement-centrafricain-maxime-balalou-tente-dintimider-les-policiers-francais/le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-75988″ data-wpel-link=”internal”>À la radiotélévision centrafricaine : le chaos s'installe sous l'ère Maxime Balalou
Le ministre et porte parole du gouvernement Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Les médias publics centrafricains traversent une période noire. Dans les couloirs de la radio comme de la télévision nationale, les querelles quotidiennes ont remplacé le travail journalistique. Les présentateurs improvisés bafouillent pendant les journaux, les textes mal rédigés s’enchaînent, tandis que des directeurs sans qualification, nommés par Maxime Balalou,  tentent tant bien que mal de gérer des services dont ils ignorent le fonctionnement.

 

Le ministre de la Communication, Maxime Balalou, a transformé la radiotélévision nationale en un plateau de l’absurde par une série de nominations ahurissantes. À la télévision centrafricaine, le nouveau directeur général, monsieur Bienvenu Bissayo, un homme sans expérience, tente de bricoler les choses dans une confusion totale. Prince Koyagbelé, un amateur de cinéma sans formation journalistique, se retrouve Directeur de l’information. Cet homme tente de bricoler dans un chaos général. Cependant, à la radio Centrafrique, une nouvelle chef de service de la rédaction, sans qualification journalistique, ramassée dans le quartier, peine à assumer ses responsabilités, et ce, avec la complicité du ministre Maxime Balalou.

 

Les conséquences sont désastreuses sur les antennes. À la radio nationale, le journal de vendredi dernier a particulièrement marqué les esprits : la voix juvénile de la nouvelle chef de rédaction, ses hésitations et son français approximatif ont transformé le bulletin d’information en un exercice pénible pour les auditeurs. “On dirait une collégienne qui lit un texte pour la première fois dans la classe devant ses collègues”, commente un auditeur régulier.

 

La situation n’est pas aussi meilleure à la télévision. Les présentateurs enchaînent les erreurs, butent sur les mots, peinent à donner du sens aux textes qu’ils lisent. “Les journaux télévisés sont devenus une épreuve pour les téléspectateurs”, témoigne un ancien de la maison. “Les textes sont mal rédigés, truffés de fautes, et personne, y compris le ministre Maxime Balalou,   ne semble s’en soucier“.

 

Dans les locaux des deux médias, l’atmosphère est devenue irrespirable. Les professionnels expérimentés ne cachent plus leur mépris pour ces nominations politiques organisée par le ministre Maxime Balalou, qui ont placé des novices à des postes clés. “Comment travailler sérieusement quand votre supérieur ne connaît même pas les bases du métier ?”, s’interroge un journaliste radio. Les disputes éclatent régulièrement, transformant la radiotélévision nationale en une arène où les confrontations personnelles éclipsent la mission d’information.

 

Face à cette situation, le ministre Maxime Balalou multiplie les réunions de crise. Mais ses interventions ne font qu’ajouter à la confusion. “On ne peut pas décréter le respect“, note un cadre de la télévision. “Quand les responsables n’ont ni les compétences ni la dignité nécessaires pour leur poste, aucune réunion ne pourra y remédier“.

 

La comparaison avec la gestion précédente est particulièrement accablante pour l’actuel ministre Maxime Balalou. Bien que son prédécesseur Ghislain Djorie ait fait l’objet de nombreuses critiques, la situation actuelle avec Balalou atteint des sommets dans le dysfonctionnement total. Les observateurs du paysage médiatique centrafricain s’accordent : jamais la télévision nationale n’avait connu une telle désorganisation.

 

L’ironie de la situation n’échappe à personne : Maxime Balalou, lors de sa récente conférence de presse hebdomadaire, dénonçait l’usurpation du titre de journaliste par certaines personnes à Bangui, nomme aujourd’hui contre toute attente des personnes sans qualification aux postes les plus sensibles de l’audiovisuel public. Cette incohérence témoigne d’une absence totale de sa vision pour le service public.

 

Les conséquences de cette situation dépassent largement le cadre de la télévision centrafricaine et de la radio Centrafrique. La télévision nationale, censée être un pilier de l’information publique, ne remplit plus son rôle. Les Centrafricains se détournent progressivement de leur média public, préférant d’autres sources d’information, et ce, à cause du ministre Maxime Balalou.

 

La crise actuelle pose une question: comment la télévision centrafricaine et la radio Centrafrique pourront-elles retrouver leur crédibilité ? La réponse passe nécessairement par un retour aux fondamentaux : des nominations basées sur les compétences, une formation continue du personnel, et une vision claire pour l’avenir du service public audiovisuel.

 

En attendant un sursaut salvateur, les Centrafricains voient leurs médias publics s’enfoncer dans une spirale de médiocrité. Une situation d’autant plus alarmante que le pays a plus que jamais besoin d’une information professionnelle et fiable, tant à la radio qu’à la télévision.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En 2025, L’inflation continue de dévorer le pouvoir d’achat des Centrafricains

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En 2025, L’inflation continue de dévorer le pouvoir d’achat des Centrafricains

 

Centrafrique.org/rca-incendie-au-marche-central-de-bangui-une-dizaine-des-boutiques-ont-ete-ravagees-les-pertes-sont-enormes/marche-central-de-bangui-corbeaunews-micka-1/” rel=”attachment wp-att-33823″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/marché-central-de-bangui-corbeaunews-micka-1-450×337.jpg” alt=”En 2025, L’inflation continue de dévorer le pouvoir d’achat des Centrafricains” width=”450″ height=”337″ />
Marché central de Bangui, capitale de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le rapport de la Commission Économie et Finances de l’Assemblée nationale dévoile une réalité économique inquiétante derrière les chiffres officiels. Si le gouvernement annonce fièrement une croissance de 2,9% pour 2025, le tableau économique réel apparaît nettement plus sombre pour les citoyens. Une analyse approfondie des données par le directeur de publication du CNC, monsieur Alain Nzilo, montre que l’inflation persistante ronge les revenus et fragilise le tissu économique national.

 

En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, la croissance affichée de 1,4% cache un recul réel de 2,7% une fois prise en compte l’inflation de 4,1%. Cette tendance négative continuera en 2025, où malgré l’objectif de croissance de 2,9%, l’économie restera en territoire négatif à -0,5% en termes réels, l’inflation demeurant élevée à 3,4%.

 

Le secteur primaire, pilier traditionnel de l’économie centrafricaine, peine à jouer son rôle de moteur. Sa croissance passerait modestement de 1,7% en 2024 à 2,3% en 2025, une progression timide fortement conditionnée par une hypothétique “stabilité sécuritaire sur toute l’étendue du territoire national”, comme le note prudemment le ministre des Finances.

 

Le secteur secondaire affiche des performances encore plus modestes, avec une croissance qui progresserait de 1% à 1,5% entre 2024 et 2025. Cette légère amélioration reposerait principalement sur les travaux de construction et la réhabilitation des infrastructures routières, des projets largement dépendants des financements extérieurs.

 

Dans ce contexte difficile, les ménages subissent de plein fouet la hausse des prix. Le panier de la ménagère se réduit, tandis que les services essentiels deviennent de plus en plus coûteux. Les petits commerçants et les agriculteurs voient leurs marges fondre sous l’effet combiné de l’inflation et de la faible croissance.

 

Les efforts du gouvernement pour stimuler l’activité économique se heurtent à des obstacles structurels persistants. La levée de l’embargo sur certains secteurs comme l’exploitation forestière laisse espérer une croissance de 7,2% en 2025 contre 6,5% en 2024 dans les activités extractives, mais ces projections restent tributaires d’une amélioration significative du climat des affaires.

 

Le contraste entre les chiffres officiels et la réalité économique vécue par les Centrafricains n’a jamais été aussi marqué. Si les autorités maintiennent un discours optimiste sur la croissance, la persistance d’une inflation élevée continue d’éroder le pouvoir d’achat et les perspectives de développement économique. L’année 2025 s’annonce comme une période d’ajustement difficile pour une population déjà éprouvée par les difficultés économiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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2025 en RCA : Le Conseiller-Prophète Jules Njawé Agite le Spectre du Chaos Électoral

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2025 en RCA : Le Conseiller-Prophète Jules Njawé Agite le Spectre du Chaos Électoral

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Le camerounais Jules Njawé, conseiller du Président centrafricain Faustin Archange Touadera

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 À huit mois des élections présidentielles, le camerounais Jules Njawé sort sa boule de cristal. Le “conseiller” du président Kongoboro , dans une prestation en ligne ahurissante, dépeint un scénario apocalyptique pour 2025 en RCA. Entre prédictions funestes et menaces à peine voilées, son discours révèle surtout l’inquiétude de ses commanditaires.

 

“Quatre candidats ont déjà le droit d’être candidats”, proclame-t-il, s’arrogeant le rôle d’arbitre électoral auto-proclamé. Un casting sur mesure où il distribue les bons et mauvais points, qualifiant au passage Martin Ziguélé de “parrain des rébellions” et Karim Meckassoua de “déchu de ses droits civiques”. Une bien étrange conception de la démocratie à la poutine.

 

Le summum de l’absurde est atteint quand Jules Njawé  aborde la question du troisième mandat. Dans une pirouette digne des plus grands contorsionnistes politiques, Jules Njawé balaie la question d’un revers de main : “Le débat sur la candidature du président Touadéra n’a pas lieu d’être“. Une façon subtile d’annoncer que les dés sont déjà jetés.

 

Ses attaques contre l’opposition frisent parfois le comique involontaire. D’un côté, il les accuse d’incompétence totale, de l’autre, il les dépeint comme des stratèges machiavéliques capables de mobiliser des armées étrangères. Un grand écart logique qui trahit la panique de son camp.

 

La partie la plus inquiétante de son intervention concerne les “préparatifs” en cours. À l’entendre, des complots se trament aux frontières, des drones ukrainiens menacent, des espions soudanais rôdent… Un scénario catastrophe taillé sur mesure pour justifier d’éventuelles mesures drastiques avant les élections.

 

Wagner n’est jamais loin dans ce tableau électoral. Sans jamais les nommer directement, Jules Njawé justifie leur présence comme une protection divine contre ces menaces imaginaires. Une propagande grossière qui prépare le terrain pour 2025.

 

Le plus navrant reste sa vision du “panafricanisme”. Ce noble idéal se retrouve réduit à un simple outil de manipulation électorale. Les vrais enjeux – développement, éducation, santé – disparaissent sous un déluge de théories complotistes pathétique.

 

Face à ce cirque pré-électoral, les Centrafricains, eux, attendent toujours un véritable débat sur leur avenir. Pendant que Jules Njawé joue les Cassandre de pacotille, les questions importantes sur la gouvernance, la transparence électorale et le développement du pays restent sans réponse.

 

La RCA mérite mieux que ces prophéties de malheur débitées par un conseiller aux ordres. Les élections de 2025 devraient être l’occasion d’un véritable dialogue national, pas d’un concours de manipulation où les apprentis sorciers tentent de conjurer leurs propres peurs.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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LA VAKAGA :  ENTRE PROPAGANDE ET MISÈRE, LE PARADOXE D’UN APPEL AU TROISIÈME MANDAT DE TOUADERA

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LA VAKAGA :  ENTRE PROPAGANDE ET MISÈRE, LE PARADOXE D’UN APPEL AU TROISIÈME MANDAT DE TOUADERA

 

 

Centrafrique.org/manifestation-a-ouandja-soutien-affiche-a-la-candidature-de-faustin-archange-touadera/” data-wpel-link=”internal”>LA VAKAGA :  ENTRE PROPAGANDE ET MISÈRE, LE PARADOXE D'UN APPEL AU TROISIÈME MANDAT DE TOUADERA
Manifestation à Ouandja , Soutien affiché à la candidature de Faustin Archange Touadéra.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La sous-préfecture de Ouandja, située à plus de 1000 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Vakaga, région de Fertit, vient d’enregistrer un acte politique inattendu. Un mémorandum daté du 13 janvier 2025, signé par “la population de Ouandja”, demande officiellement la candidature du président Faustin Archange Touadera aux Élections présidentielles de décembre 2025.

 

Appel au troisième mandat de Touadera qui pose question dans la VAKAGA

 

Le document, rédigé sur papier à en-tête officiel de la sous-préfecture de Ouandja, expose deux revendications principales : le développement de l’agriculture mécanisée et la distribution de semences améliorées pour combattre l’insécurité alimentaire. Il se termine par un slogan sans équivoque : “Oui à la candidature du Professeur Faustin Archanges Touadera, Non aux BRDC ennemis de la paix.”

 

Pourtant, ce mémorandum de Ouandja s’inscrit dans un contexte particulier d’abandon administratif et social. La région, située dans la zone des trois frontières entre la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan, souffre d’un isolement chronique. Les routes sont inexistantes ou impraticables pendant la saison des pluies qui dure plusieurs mois, transformant ces localités en véritables îlots coupés du reste du pays.

 

Et ce n’est pas tout! L’absence d’infrastructures hydrauliques oblige la population à s’approvisionner dans les marigots, partageant les points d’eau avec le bétail et les animaux sauvages. Cette situation provoque régulièrement des maladies hydriques, particulièrement chez les enfants. Les structures de santé sont quasi inexistantes, le centre de santé le plus proche se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres.

Centrafrique.org/mouvement-coeurs-unis-mobilisation-des-jeunes-en-fa/” data-wpel-link=”internal”>LA VAKAGA :  ENTRE PROPAGANDE ET MISÈRE, LE PARADOXE D'UN APPEL AU TROISIÈME MANDAT DE TOUADERA
Mouvement Cœurs Unis , Mobilisation des jeunes en fa

 

Et la sécurité  dans la VAKAGA   dans toute cette histoire?

 

C’est la bonne question. En effet, le désarmement récent de la population par les éléments de l’armée nationale et les mercenaires russes du groupe Wagner a créé un dangereux vide sécuritaire. Auparavant, les habitants disposaient d’armes artisanales ou de récupération pour se défendre contre les incursions des bandits venus du Soudan voisin. Désormais désarmés, ils se retrouvent sans défense face aux braquages et aux exactions.

Un jeune de Boromata décrit la situation :  “les soldats FACA et les Wagner nous ont désarmés, prétendant nous protéger. Mais une fois que le désarmement est terminé, ils sont partis et nous laisser sans défense contre les bandits soudanais qui traversent la frontière comme ils veulent”.

Un jeune homme victime d’un braquage dans la ville de Boromatha, dans la Vakaga, photographié le 13 janvier 2025 avec des blessures visibles à l’épaule droite.”
Un jeune homme victime d’un braquage dans la ville de Boromatha, dans la Vakaga, photographié le 13 janvier 2025 avec des blessures visibles à l’épaule droite.”

 

Et le social dans la VAKAGA  ?

 

Sans passer par quatre chemins, on peut dire aujourd’hui que la préfecture de la Vakaga, que ça soit à Boromata, Gordile, ou encore à Ouandja,  connaît une situation alimentaire alarmante. Les marchés sont mal approvisionnés, les prix des denrées de première nécessité atteignent des sommets. L’agriculture locale, principalement vivrière, peine à nourrir la population. Les promesses de mécanisation agricole mentionnées dans le mémorandum sonnent creux face à l’absence totale d’équipements et d’accompagnement technique.

 

Le document officiel évoque la distribution de semences améliorées pour lutter contre l’insécurité alimentaire. Pourtant, les paysans de la Vakaga n’ont jamais reçu le moindre soutien agricole. Les techniques culturales restent rudimentaires, limitées à une agriculture de subsistance qui ne permet pas de dégager des surplus commercialisables.

 

La situation sécuritaire s’aggrave de jour en jour.

 

Les bandits soudanais, profitant de l’absence totale de forces de l’ordre, multiplient les incursions. Les braquages sont devenus une réalité quotidienne. La population, privée de moyens de défense, vit dans la peur permanente. Ni police, ni gendarmerie, ni armée ne sont présentes pour assurer la sécurité des habitants.

 

Le phénomène d’infiltration démographique inquiète les populations de la Vakaga. Des groupes armés venus du Soudan s’installent progressivement dans les villages, profitant du vide sécuritaire. Cette occupation rampante menace l’équilibre démographique et social de la région. Les autorités locales, démunies, assistent impuissantes à cette transformation.

 

Les conditions de vie des femmes et des enfants sont particulièrement inquiétantes.

 

La malnutrition touche une grande partie de la population. L’accès à l’éducation reste un luxe, les écoles manquent d’enseignants et de matériel pédagogique. Les jeunes filles, confrontées à l’absence de perspectives, quittent souvent la région ou se marient très jeunes.

 

Dans ce contexte de dénuement extrême, l’organisation d’une manifestation de soutien politique pose question. Des témoignages concordants recueillis par la rédaction du CNC indiquent que cette manifestation de soutien à la nouvelle candidature de Baba Kongoboro pour un troisième mandat a  été organisée moyennant de maigres compensations financières. “On distribue 500 ou 1000 francs CFA par personne pour qu’elles marchent avec des banderoles imprimées à Bangui“, affirme un agent de la mairie de Ouandja  sous couvert d’anonymat.

 

Le mémorandum lui-même présente des incohérences.

 

Rédigé dans un style administratif soigné, il contraste avec le niveau d’alphabétisation de la région. Les revendications concernant l’agriculture mécanisée semblent déconnectées des besoins immédiats de la population : accès à l’eau potable, sécurité, désenclavement.

 

La liste des destinataires du document révèle sa dimension politique : Présidence, Gouvernement, ANE, préfecture, Minusca. Cette diffusion large vise manifestement à donner l’image d’un soutien populaire au président Baba Kongoboro dans une région pourtant largement délaissée par l’État centrafricain  depuis des années.

 

L’instrumentalisation politique de la misère n’est pas nouvelle en Centrafrique.

 

Les régions les plus pauvres, où la population lutte quotidiennement pour sa survie, deviennent des terrains propices aux manipulations électorales. La précarité économique rend les habitants vulnérables aux pressions et aux incitations financières, même modestes.

 

Le cas de Ouandja, Boromata, Gordile  illustre les limites du développement en Centrafrique. Malgré les discours officiels sur la décentralisation et le développement local, les régions périphériques restent abandonnées. Les services publics sont inexistants, l’État n’assure plus ses fonctions régaliennes de base.

 

Le BRDC, ennemi pointé du doigt par les manipulateurs

 

La mention des “BRDC ennemis de la paix” dans le mémorandum rappelle les tensions politiques qui traversent le pays depuis plusieurs années. Cette référence aux opposants politiques réunis au sein du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) dans un document censé émaner de la population locale trahit son origine partisane.

 

L’avenir de la Vakaga pousse les citoyens centrafricains à s’interroger. Sans réponse rapide aux problèmes sécuritaires, le risque d’une déstabilisation complète est réel. L’absence de perspectives économiques pousse les jeunes à l’exode. Le tissu social traditionnel se délite progressivement.

 

Ce mémorandum de Ouandja restera comme un exemple de l’écart croissant entre la propagande politique et les réalités du terrain. Pendant que les documents officiels parlent de développement et de soutien populaire, la population de la Vakaga continue de survivre dans des conditions d’une précarité extrême.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Diamants, or et taxes minières : La grande mascarade des chiffres diffusés par Touadera face à la misère du peuple

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Diamants, or et taxes minières : La grande mascarade des chiffres diffusés par Touadera face à la misère du peuple

 

Centrafrique.org/centrafrique-les-explications-du-ministre-des-mines-sur-la-tokenisation-un-discours-deconnecte-de-la-realite/monsieur-rufin-benam-beltoungou-ministre-des-mines/” rel=”attachment wp-att-65151″ data-wpel-link=”internal”>Diamants, or et taxes minières : La grande mascarade des chiffres diffusés par Touadera face à la misère du peuple
monsieur-Rufin-Benam-Beltoungou-ministre-des-Mines – Centrafrique : Les explications du ministre des Mines sur la tokenisation, un discours déconnecté de la réalité

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des millions qui s’évaporent, des statistiques mirobolantes et une réalité qui saigne. Le discours présidentiel sur l’état de la nation 2024 vient encore une fois bercer les Centrafricains avec des chiffres vertigineux : 117.857,2 carats de diamants en 2023, 1.743.945,17 carats d’or, des taxes minières  perçues qui auraient explosé de 89 millions à 355 millions. Pourtant, dans les zones minières, la population s’enfonce chaque jour davantage dans la précarité.

 

Le contraste est saisissant entre ces annonces triomphalistes et l’état réel du secteur minier en Centrafrique. Comment expliquer que la production déclarée de diamants ait prétendument décuplé alors que les artisans miniers peinent toujours à nourrir leurs familles ? Comment justifier ces taxes minières  “record” quand les routes menant aux zones d’extraction restent impraticables ?

 

Plus troublant encore, le discours présidentiel évoque fièrement “519 indices miniers” contre 470 auparavant. Une augmentation de 49 sites qui, étrangement, ne se traduit par aucune amélioration visible des conditions de vie dans les régions concernées. Les écoles restent totalement délabrées et sans enseignants, les centres de santé manquent de tout, pendant que ces richesses s’évaporent mystérieusement dans les poches de Wagner, chinois et rwandais.

 

La levée de l’embargo sur le diamant, présentée comme une panacée, n’a visiblement profité qu’à une poignée d’initiés. Les circuits parallèles prospèrent, la contrebande s’intensifie, malgré la création annoncée de “9 unités opérationnelles supplémentaires”. Des unités dont l’efficacité reste à prouver, tandis que les populations locales continuent de creuser la terre pour quelques francs.

 

Cette manipulation des chiffres ne peut plus masquer l’échec patent de la politique minière de Baba Kongoboro. Derrière les statistiques flatteuses se cache une réalité brutale : celle d’un pays qui voit ses richesses naturelles pillées sans que le peuple n’en tire le moindre bénéfice des taxes minières. La “force-taxe nationale” tant vantée semble plus préoccupée par la collecte des taxes minières  que par la protection des intérêts des miniers artisanaux.

 

L’heure n’est plus aux annonces grandiloquentes mais à une refonte complète du système de gouvernance minière. Les Centrafricains méritent mieux que des chiffres fantaisistes qui insultent leur intelligence et leur misère quotidienne.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Centrafrique peut-elle encore se relever ? Les dernières chances d’un pays au bord du gouffre

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La Centrafrique peut-elle encore se relever ? Les dernières chances d’un pays au bord du gouffre….

 

La Centrafrique peut-elle encore se relever ? Les dernières chances d'un pays au bord du gouffre….
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 “Devons-nous continuer à chercher l’argent ailleurs pour développer notre pays la Centrafrique ?” Cette question capitale posée par le Président Touadéra en mars 2023, reprise et analysée par Élie Oueifio dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), résume le paradoxe économique centrafricain.

 

Un potentiel inexploité de La Centrafrique

 

Le pays dispose d’immenses terres agricoles fertiles qui demeurent inexploitées à ce jour. Les ressources minières abondent dans le sous-sol centrafricain. Sa position géographique offre un avantage stratégique considérable pour le commerce régional. Une main-d’œuvre importante reste disponible et prête à contribuer au développement du pays.

 

Un économiste cité par Oueifio livre une analyse sans concession : “Nous avons tout pour réussir, sauf la volonté de nous prendre en charge. Nous préférons la mendicité internationale à l’effort national”.

 

L’héritage perdu d’une économie performante de La Centrafrique

 

Le modèle des années 1960-1974

L’économie centrafricaine brillait par son dynamisme durant cette période. Le pays possédait des industries nationales prospères qui produisaient pour le marché local et l’exportation. L’agriculture générait des excédents significatifs. La balance commerciale affichait un solde positif et la monnaie maintenait sa stabilité sur les marchés internationaux.

 

Oueifio rappelle avec nostalgie : “En 1970, la Centrafrique exportait du textile vers l’Europe. Nos usines tournaient à plein régime. Nos produits agricoles nourrissaient la sous-région. Nous étions un pays qui se construisait”.

 

L’effondrement économique de La Centrafrique

 

Le démantèlement industriel

La désindustrialisation s’est opérée de manière programmée avec la fermeture successive des usines nationales qui constituaient le tissu industriel du pays. Les projets industriels prometteurs ont été abandonnés les uns après les autres. Les productions ont été délocalisées vers d’autres pays, entraînant une perte irrémédiable des savoir-faire industriels développés pendant des années.

 

La dépendance croissante de La Centrafrique

Le pays s’est enfermé dans un cercle vicieux caractérisé par des importations massives pour satisfaire les besoins essentiels. L’aide internationale est devenue systématique et indispensable à la survie économique. L’endettement n’a cessé de croître, réduisant progressivement l’autonomie décisionnelle du pays en matière de politique économique.

 

Les obstacles au redressement

 

Les blocages structurels

L’infrastructure routière du pays se trouve dans un état de délabrement avancé, entravant la circulation des biens et des personnes. L’approvisionnement en énergie reste rare et son coût élevé freine le développement industriel. Le système bancaire montre des défaillances majeures qui limitent l’accès au crédit. La formation professionnelle ne répond pas aux besoins réels du marché du travail, créant un décalage entre les compétences disponibles et les besoins des entreprises.

 

Les résistances au changement

Les obstacles humains constituent un frein majeur au développement. Une mentalité d’assistanat s’est profondément ancrée dans la société. La corruption endémique gangrène l’administration et le secteur privé. L’absence de vision entrepreneuriale limite les initiatives privées. La peur du risque paralyse les investissements et l’innovation.

 

Les secteurs prioritaires de reconstruction de La Centrafrique

 

L’agriculture : Base du renouveau

Le pays possède un potentiel agricole considérable avec des terres fertiles immédiatement disponibles pour la culture. Les conditions climatiques se révèlent particulièrement favorables à une agriculture diversifiée. Une main-d’œuvre abondante pourrait être mobilisée pour les travaux agricoles. Les marchés régionaux et internationaux restent accessibles pour les produits cfns.

 

L’industrie à reconstruire

Le développement industriel doit se concentrer sur la transformation des produits locaux pour créer de la valeur ajoutée. Les industries légères adaptées aux besoins locaux méritent une attention particulière. L’artisanat traditionnel nécessite une modernisation pour répondre aux standards actuels. L’adoption de technologies appropriées permettrait d’optimiser la production.

 

Les réformes nécessaires

 

Cadre institutionnel

La simplification administrative devient indispensable pour faciliter la création et le développement des entreprises. La protection des investissements doit être garantie par un cadre juridique solide. Une fiscalité incitative encouragerait l’entrepreneuriat local et les investissements étrangers. La lutte contre la corruption nécessite des mesures concrètes et efficaces.

 

Infrastructure économique

Le réseau routier requiert une réhabilitation urgente pour désenclaver les régions productives. La production d’énergie doit être augmentée et fiabilisée. Les télécommunications nécessitent une modernisation pour faciliter les échanges. La création de zones industrielles adaptées stimulerait l’implantation d’entreprises.

 

La mobilisation des ressources

 

Ressources internes

L’épargne nationale constitue un potentiel largement sous-exploité qui pourrait financer le développement. La diaspora centrafricaine représente une source importante de financement et d’expertise à mobiliser. Les ressources naturelles du pays doivent être exploitées de manière rationnelle au profit du développement national. Un système de taxation efficace permettrait d’augmenter les recettes de l’État.

 

Partenariats stratégiques

La coopération sud-sud offre des opportunités de collaboration avec des pays aux défis similaires. Les investisseurs responsables doivent être attirés par un cadre attractif et sécurisé. Les transferts de technologie nécessitent des accords de coopération ciblés. Les formations qualifiantes peuvent être développées en partenariat avec des institutions étrangères reconnues.

 

Le rôle de l’État

Régulation efficace

Un cadre légal stable doit être mis en place pour sécuriser les activités économiques. Le contrôle effectif des activités économiques nécessite des institutions fortes et compétentes. La protection des acteurs économiques doit être garantie par l’État. L’arbitrage équitable des différends commerciaux requiert une justice indépendante et efficace.

 

Impulsion stratégique

Une planification cohérente du développement national devient indispensable. Les investissements structurants doivent cibler les secteurs prioritaires. La formation professionnelle nécessite une adaptation aux besoins du marché. Le soutien aux initiatives privées doit se traduire par des mesures concrètes.

 

La dimension sociale de La Centrafrique

 

Protection des populations

Des filets sociaux ciblés doivent protéger les plus vulnérables pendant la transition économique. La formation continue permet l’adaptation des compétences aux besoins du marché. Le microcrédit doit devenir accessible aux petits entrepreneurs. Le soutien aux coopératives renforce la résilience économique des communautés.

 

Développement inclusif

L’économie sociale offre des opportunités de développement communautaire. L’entrepreneuriat local nécessite un accompagnement adapté. Les projets communautaires constituent des leviers de développement territorial. La participation citoyenne garantit l’appropriation des initiatives de développement.

 

Les conditions du succès

 

Engagement national

Une volonté politique forte doit porter la vision du développement national. La mobilisation populaire autour des objectifs de développement s’avère cruciale. Une vision partagée du développement permet de fédérer les énergies. L’effort collectif constitue la clé de la réussite.

 

Comme le conclut Oueifio dans son analyse : “La RCA n’est pas condamnée à la pauvreté. Notre pays peut se relever, mais cela demande un changement radical dans notre façon de penser et d’agir. L’aide étrangère ne nous sauvera pas. Seul notre travail peut nous sortir de l’ornière.”

 

Par Alain Nzilo

 

Corbeau News Centrafrique

 

 

Par Alain Nzilo

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Le nouveau collège de Cantonnier démarre dans la difficulté

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Le nouveau collège de Cantonnier démarre dans la difficulté

 

Centrafrique.org/un-nouveau-college-public-ouvre-ses-portes-a-cantonnier-beloko/college-de-cantonnier/” rel=”attachment wp-att-84489″ data-wpel-link=”internal”>Le nouveau collège de Cantonnier démarre dans la difficulté
La façade rénovée du Collège d’Enseignement Général de Cantonnier symbolise l’espoir d’un meilleur avenir éducatif dans cette ville frontalière

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À peine ouvert en 2024, le nouveau Collège de Cantonnier fait déjà face à des défis majeurs, notamment le manque d’infrastructures. L’établissement d’Enseignement Général (CEG)  partage actuellement trois salles de classe avec l’école Mixte Fondamentale 1 de Cantonnier.

 

“Ces difficultés renforcent notre détermination à améliorer la qualité de l’enseignement“, affirme Rodrigue Pako Panandé, directeur du collège de Cantonnier. “Nous transformons ces obstacles en opportunités pour consolider le niveau d’études de nos élèves“.

 

Malgré l’absence de bâtiments dédiés au collège de Cantonnier, la direction maintient son engagement à assurer la continuité de l’enseignement. Le partage des locaux avec l’école primaire impose une organisation rigoureuse des emplois du temps.

 

Cette situation précaire du collège de Cantonnier  souligne le besoin urgent d’infrastructures scolaires dans cette ville frontalière avec le Cameroun, où la demande éducative ne cesse d’augmenter avec l’arrivée de populations déplacées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Fièvre de la vallée du Rift : cinq cas confirmés à Ngaoundaye

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Fièvre de la vallée du Rift : cinq cas confirmés à Ngaoundaye

 

Centrafrique.org/un-singe-atteint-de-la-fievre-de-la-vallee-du-rift/” data-wpel-link=”internal”>Fièvre de la vallée du Rift
un singe probablement atteint de la Fièvre de la vallée du Rift

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une épidémie de fièvre de la vallée du Rift a été détectée à Ngaoundaye, à 487 km au nord-ouest de Bangui. Le ministre de la Santé et de la Population, Dr Pierre Somsé, a confirmé cinq cas, dont un décès, entre le 23 décembre 2024 et le 8 janvier 2025.

 

Le premier cas de la fièvre de la vallée du Rift  a été identifié chez un agent de sécurité de 23 ans résidant dans le quartier Pana. Les analyses effectuées à l’Institut Pasteur de Bangui ont confirmé la présence du virus de la fièvre de la vallée du Rift. Un homme de 70 ans, diagnostiqué le 2 janvier 2025, est décédé le lendemain des suites de la maladie.

 

“Les symptômes incluent de la fièvre, des maux de tête, une fatigue intense et des saignements aux yeux, au nez et aux gencives”, précise le ministère de la Santé. Les autorités sanitaires recommandent d’éviter tout contact avec les animaux malades, de se laver régulièrement les mains et de dormir sous des moustiquaires imprégnées.

 

Cette maladie de la fièvre de la vallée du Rift, qui touche principalement le bétail avant de se transmettre à l’homme, n’en est pas à sa première apparition en République centrafricaine. Des cas avaient déjà été signalés à Boali en 2019, puis à Chimbolo (Bambari) et à Safa (M’baïki) en 2022.

 

Le ministère appelle les éleveurs à la vigilance, particulièrement en cas d’avortements ou de décès dans leurs troupeaux. Un dispositif de surveillance a été mis en place dans la préfecture de Lim-Pendé pour contenir l’épidémie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Évincé sans préavis, l’ancien entraineur des fauves Raoul Savoy se moque désormais de la fédération centrafricaine avec la nomination de Rigobert Song par le gouvernement

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Évincé sans préavis, l’ancien entraineur des fauves Raoul Savoy se moque désormais de la fédération centrafricaine avec la nomination de Rigobert Song par le gouvernement

 

Centrafrique.org/la-Centrafrique-risque-une-suspension-de-la-fifa-le-football-national-au-bord-du-chaos-apres-lingerence-ministerielle/touadera-et-song/” rel=”attachment wp-att-86888″ data-wpel-link=”internal”>Évincé sans préavis, l’ancien entraineur des fauves Raoul Savoy se moque désormais de la fédération centrafricaine avec la nomination de Rigobert Song par le gouvernement
Le Président Touadera au milieu, et à gauche, le nouveau entreneur Rigobert Song, et à droit le ministre centrafricain des sports

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La nomination surprise de Rigobert Song comme sélectionneur des Fauves de Bas-Oubangui révèle les tensions entre la Fédération centrafricaine de football (FCF) et le ministère des Sports. Dans un entretien accordé le 15 janvier à Radio Mars au Maroc, l’ancien sélectionneur Raoul Savoy dévoile les coulisses de son départ.

 

“Je l’ai appris par les réseaux sociaux. Et la fédération centrafricaine a appris par les réseaux sociaux la nomination de Rigobert Song. C’est un petit peu l’arroseur arrosé”, déclare Raoul Savoy, qui n’a reçu “ni coup de fil, ni message” pour l’informer de son limogeage.

 

L’ancien technicien suisse évoque deux périodes distinctes dans ses relations avec le gouvernement. “Avec le Ministre Aristide Briand Reboas, on avait énormément de discussions. Quelqu’un de très agréable, très facile d’accès et qui avait une vraie relation avec nous”, se souvient-il. La situation s’est dégradée avec l’arrivée de Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wazoumon : “Ce nouveau ministre arrive et ne connaissait rien au foot ni au sport en général. Avec lui, ça toujours été assez compliqué et même assez distant.”

 

Malgré un contrat tripartite impliquant “la fédération, le gouvernement et moi-même”, Raoul Savoy travaillait principalement avec la FCF : “J’étais énormément en collaboration avec le Président de la fédération. On avait une très bonne relation. On faisait le travail qu’on doit faire entre Président et sélectionneur“.

 

Cette déclaration intervient alors que la nomination unilatérale de Rigobert Song par le ministère des Sports provoque une crise institutionnelle majeure. La FCF, qui avait précédemment confié l’intérim à un staff technique centrafricain dirigé par Eloge Enza Yamissi, dénonce une violation de son autonomie.

 

La situation pourrait avoir des conséquences graves pour le football centrafricain. La FIFA, gardienne intransigeante de l’autonomie des fédérations nationales, n’hésite pas à suspendre les pays où elle constate une ingérence gouvernementale, comme récemment au Kenya et au Zimbabwe.

 

Cette crise intervient dans un contexte délicat, alors que la Centrafrique s’est qualifiée historiquement pour le CHAN 2025. Une suspension éventuelle de la FIFA compromettrait gravement cette participation et l’avenir du football national.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Dr Alain Nzilo

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‘Comment augmenter les prix quand les recettes baissent?’  Les interrogations du député  Martin Ziguélé sur la gestion des fonds publics

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‘Comment augmenter les prix quand les recettes baissent?’  Les interrogations du député  Martin Ziguélé sur la gestion des fonds publics

 

Centrafrique.org/discours-de-martin-ziguele-president-de-la-commission-economie-finances-et-plan-a-lassemblee-nationale-en-cloture-du-debat-en-pleiniere-sur-le-vote-de-la-loi-de-finances-2019/discours-martin-ziguele-depute-assemblee-nationale-centrafricaine-bangui-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-24689″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/discours-martin-ziguele-depute-assemblee-nationale-centrafricaine-bangui-corbeaunews-1-300×200.jpg” alt=”‘Comment augmenter les prix quand les recettes baissent?’ Les interrogations du député Martin Ziguélé sur la gestion des fonds publics” width=”300″ height=”200″ />
Martin Ziguelé lors de son intervention à l’assemblée nationale centrafricaine

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 L’opposition centrafricaine s’interroge sur la gestion des finances publiques. Le député  Martin Ziguélé a posé cette question lors d’une conférence de presse à Bangui, en analysant les paradoxes de la gestion financière actuelle du pays.

 

“Comment peut-on augmenter les prix et voir les recettes tirées de la fiscalité pétrolière baisser ? Est-ce qu’on a vraiment besoin d’être économiste pour constater que l’argent, s’il n’est pas là, c’est qu’il est quelque part ?”, a déclaré le député  Martin Ziguélé , président du MLPC.

 

Le dossier du carburant cristallise les préoccupations. “J’apprends qu’il y aura un audit de la Banque mondiale. Ils veulent connaître le prix réel d’achat du carburant à l’extérieur et comprendre les marges ajoutées”, a expliqué le député  Martin Ziguélé. Cette analyse arrive à un moment important : le FMI a posé des conditions précises au gouvernement centrafricain. “Vous diminuez le prix du carburant, vous libéralisez l’importation, et vous faites augmenter les recettes, la part reversée à l’État. Sinon, j’arrête le programme”, a rapporté le député  Martin Ziguélé.

 

La situation budgétaire inquiète également l’opposition. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) attend toujours un financement. “Il manque un milliard quatre cents millions pour boucler l’opération de révision des listes électorales. C’est la part de l’État qui n’a pas été versée”, a précisé le leader de l’opposition, le député  Martin Ziguélé.

 

Le budget d’investissement 2024 présente des écarts significatifs. “Sur les 18 milliards 600 millions prévus pour l’investissement sur fonds nationaux, seuls 6 milliards représentent des investissements réels”, a détaillé le député  Martin Ziguélé. Cette situation l’amène à conclure : “Le budget d’État centrafricain sert uniquement au fonctionnement de l’État et au paiement des dettes“.

 

Le plan national de développement annoncé par le gouvernement provoque aussi des questions. “Ils parlent de 7000  milliards d’investissements. Mais pour que les bailleurs de fonds financent des projets, il faut un accord avec le FMI”, a souligné l’ancien Premier ministre.

 

La troisième revue du FMI reste en suspens. “Le FMI attend des actions concrètes sur la libéralisation du secteur pétrolier et l’augmentation des recettes de l’État. Cette décision est bloquée au niveau de l’exécutif dans notre pays”, a affirmé le député  Martin Ziguélé.

 

Pour l’opposition, ces questions financières dépassent le simple cadre économique. “Sans ressources propres, sans transparence dans la gestion, le développement devient impossible”, a conclu le président du MLPC, appelant à une réforme profonde de la gestion des finances publiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra en plein délire :  les photos parlent,  Wagner est bien là en Centrafrique et il forme nos militaires

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Touadéra en plein délire :  les photos parlent,  Wagner est bien là en Centrafrique et il forme nos militaires

 

Touadéra en plein délire : les photos parlent, Wagner est bien là en Centrafrique et il forme nos militaires
Sortie des soldats FACA formés par les Wagner à Berongo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Touadéra en plein délire  . En tout cas, c’est incroyable! L’histoire ressemble à celle d’un enfant pris la main dans la marmite et qui continue pourtant de nier l’évidence. Depuis 2018, le groupe Wagner forme les soldats centrafricains au vu et au su de tous. Et pourtant, le président Kongoboro persiste dans un déni qui frise désormais le ridicule.

 

Ce 28 décembre, nouvelle preuve éclatante : 473 soi-disant cadets des Forces Armées Centrafricaines ont reçu leurs diplômes à la base militaire de Bérengo. Leurs formateurs ? Des militaires russes dont l’appartenance au groupe Wagner n’est plus un secret pour personne, sauf apparemment pour les autorités centrafricaines.

Touadéra en plein délire : les photos parlent, Wagner est bien là en Centrafrique et il forme nos militaires
Capture d’écran du compte de Wagner sur Twitter qui annonce cet événement à Berengo. Pourtant, Baba Kongoboro continue de nier la présence de Wagner en Centrafrique

 

L’histoire aurait de quoi faire sourire si elle n’était pas si grave. Imaginez : le président Touadéra en plein délire   jure sur la tombe de ses ancêtres qu’il n’y a pas de Wagner en Centrafrique. Son ministre conseiller Fidèle Ngouandjika fait de même… tout en portant un t-shirt estampillé Wagner ! On se croirait dans une comédie à l’ivoirienne, si les enjeux n’étaient pas si sérieux pour l’avenir du pays.

 

Depuis 2022, quand l’Union européenne a cessé ses programmes de formation militaire à l’armée nationale, c’est Wagner qui a pris totalement le relais. Tout le monde le sait, les photos circulent, les preuves s’accumulent. Les réseaux sociaux de la présidence sont même gérés depuis la Russie. Et pourtant, le pouvoir continue sa valse des mensonges, comme un spectacle de marionnettes dont les ficelles mènent tout droit à Moscou.

 

Cette cérémonie de remise des diplômes à Bérengo n’est que le dernier acte d’une pièce qui dure depuis cinq ans. Une pièce où les autorités centrafricaines semblent avoir perdu tout contact avec la réalité, préférant s’enfermer dans un monde parallèle où Wagner n’existe pas.

 

Les conséquences sont là : une armée nationale formée par des mercenaires, une souveraineté qui s’effrite, et des dirigeants qui persistent dans leurs mensonges avec l’obstination d’enfants pris en faute. À force de vivre dans le déni, nos autorités en ont oublié cette vérité simple : mentir à tout le monde, c’est d’abord se mentir à soi-même. Et voilà, Touadéra en plein délire .

 

Et pendant ce temps-là, Wagner continue tranquillement son travail, formant promotion après promotion, sous les yeux d’un pouvoir qui refuse de voir ce que tout le pays observe depuis des années. Une situation qui serait presque comique, si elle ne traduisait pas une réalité bien plus sombre pour l’avenir de la République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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En Centrafrique, l’opposition rejette toute prolongation du mandat de Touadéra au-delà de 2025

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En Centrafrique, l’opposition rejette toute prolongation du mandat de Touadéra au-delà de 2025

 

En Centrafrique, l'opposition rejette toute prolongation du mandat de Touadéra au-delà de 2025
Les 4 leaders de l’opposition centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) affiche sa fermeté sur la question de la fin du mandat présidentiel. “Le mandat de Faustin Archange Touadéra s’achève le 31 décembre 2025, il ne fera pas un jour de plus”, a déclaré maître Nicolas Tiangaye lors d’une conférence de presse à Bangui le 7 janvier.

 

Cette prise de position intervient après des rumeurs persistantes sur une possible prolongation du mandat présidentiel de Touadéra , alimentées par une rencontre le week-end dernier à Mangio, village natal du président Touadéra. Le coordonnateur du BRDC, maître Crépin Mboli-Goumba, a rappelé que “la Constitution du 30 mars 2016, sous laquelle le président Touadéra  a été élu, fixe clairement la durée et la fin de son mandat”.

 

Les leaders de l’opposition s’appuient notamment sur une récente décision du Conseil constitutionnel concernant les députés. “La Cour a statué que les députés élus sous la Constitution de 2016 terminent leur mandat selon les dispositions de cette même Constitution. Cette logique s’applique également au président”, analyse Martin Ziguélé, président du MLPC.

 

“Aucun président n’a réussi à obtenir un troisième mandat dans ce pays”, souligne l’ancien Premier ministre Enock Lakoué. Il rappelle les tentatives infructueuses des anciens présidents, de David Dacko à François Bozizé.

 

Le BRDC prévient qu’il utilisera “tous les moyens légaux” pour s’opposer à toute tentative de prolongation. “2025 est une année charnière pour notre démocratie”, insiste Mboli-Goumba, qui note les “vents contraires” auxquels fait face le pouvoir, citant notamment le gel de la troisième tranche des financements du FMI.

 

Pour l’opposition, la question de la fin du mandat présidentiel de Touadéra  est indissociable de celle des conditions d’organisation des prochaines Élections. “Nous n’accepterons pas des Élections avec les institutions actuelles, notamment l’Autorité Nationale des Élections et la Cour constitutionnelle”, prévient Tiangaye.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La grande purge se prépare : Touadéra dresse sa liste noire ministérielle

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La grande purge se prépare : Touadéra dresse sa liste noire ministérielle

 

Centrafrique.org/la-vision-de-sankara-eduquer-pour-convaincre-non-pour-soumettre/faustin-archange-touadera-5/” rel=”attachment wp-att-75899″ data-wpel-link=”internal”>La grande purge se prépare : Touadéra dresse sa liste noire ministérielle
Le Président Baba Kongoboro dit Faustin Archange Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au fil d’un discours assassin devant son gouvernement à la présidence de la République, le président centrafricain Baba Kongoboro a méthodiquement catalogué les “fautes” de ses ministres. Absences, voyages, fuites médiatiques… Tout est consigné, répertorié, documenté dans une liste noire. Notre enquête révèle comment cette mise en scène prépare un remaniement aussi vaste qu’impitoyable.

 

Le grand décompte présidentiel

 

“Certains membres du gouvernement boycottent le conseil“, “d’autres prolongent leurs séjours à l’étranger”, “quelques-uns préfèrent les réseaux sociaux au travail”. Méticuleux, le président égrène ses griefs. Un réquisitoire qui ressemble à un plan de bataille pour le prochain remaniement gouvernemental, dont les ministres concernés sont répertoriés dans une liste noire.

 

Un système de liste noire  mis en place

 

Le discours révèle l’existence d’un véritable système d’espionnage et de liste noire  des ministres. Leurs absences sont comptabilisées, leurs déplacements tracés, leurs communications surveillées. “J’ai constaté”, “il m’a été donné d’observer“, répète Touadéra, dévoilant un appareil de contrôle tentaculaire.

 

Les têtes qui vont tomber

 

Les signaux sont clairs. Le président ordonne au Premier ministre de “réactualiser les lettres de mission”. Une formule administrative qui masque mal la préparation d’une purge. L’injonction de “faire preuve d’une réelle capacité à se remettre en cause” sonne comme un ultimatum à peine voilé aux ministres concernés dans cette liste noire.

 

La chasse aux “traîtres”

 

La paranoïa du régime éclate au grand jour. Touadéra dénonce les fuites d’informations, les “documents d’État” qui circulent sur les réseaux sociaux. Une obsession du secret qui prépare le terrain pour des règlements de compte politiques.

 

Le timing électoral

 

Cette mise en scène intervient à point nommé. À l’approche des Élections locales et présidentielle, le président veut reprendre la main. Les ministres sont prévenus : toute velléité d’indépendance sera sanctionnée. Une manière de verrouiller l’appareil d’État avant les échéances électorales.

 

En un mot, le message présidentiel est limpide : un grand coup de balai se prépare au sein du gouvernement. Touadéra a dressé sa liste, identifié ses cibles. Ne reste plus qu’à attendre le moment propice pour déclencher la purge. Les semaines à venir s’annoncent sanglantes dans les allées du pouvoir centrafricain.

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L’éducation en miettes : Le grand mensonge de Touadera sur les centres de formation

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L’éducation en miettes : Le grand mensonge de Touadera sur les centres de formation

 

Centrafrique.org/crise-educative-a-bangui-les-eleves-du-lycee-de-fatima-face-a-des-conditions-desastreuses/img-20231027-wa0019/” rel=”attachment wp-att-69999″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231027-WA0019-450×221.jpg” alt=”L’éducation en miettes : Le grand mensonge de Touadera sur les centres de formation” width=”450″ height=”221″ />
Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Le grand mensonge de Touadera  du 28 décembre à l’assemblée nationale sur l’éducation résonne comme une sinistre farce dans les salles de classe vides du pays. Douze centres de formation professionnelle sortis du néant, une multiplication miraculeuse des circonscriptions scolaires de 21 à 52, des secteurs scolaires passant comme par magie de 104 à 272. Des chiffres qui donnent le vertige pendant que les élèves s’entassent à même le sol pour étudier.

 

Le TFIA de Bangui, présenté dans le grand mensonge de Baba Kongoboro comme le fleuron de cette révolution éducative, démontre parfaitement cette mascarade pathétique. Des ateliers sans équipements, des formations sans formateurs, des diplômes sans débouchés. Les onze autres centres censés mailler le territoire – de Bambari à Berbérati, de Bouar à Bangassou – restent des coquilles vides où même l’électricité fait défaut pour les formations en électricité.

 

La réalité dans les provinces est encore plus accablante. Ces établissements fantômes promettent des formations en “électricité, maçonnerie, mécanique automobile, menuiserie, soudure et couture”. Mais où sont les machines ? Où sont les outils ? Où sont les matériaux ? Les jeunes désœuvrés attendent toujours ces formations miracles censées les arracher au chômage.

 

Les enseignants, quand ils sont présents, quittent très vite en raison de leur condition professionnelle. Beaucoup ont déserté les salles de classe, laissant des milliers d’élèves livrés à eux-mêmes. Le passage de 1.732 à 2.200 établissements vanté dans le grand mensonge de Touadera  masque mal une vérité criante : la plupart de ces “nouvelles écoles” sont des hangars de fortune fabriqués par les parents d’élèves eux-même, ou consstruits par des ONG internationales, en plus  sans mobilier ni matériel pédagogique.

 

Cette inflation statistique ne trompe personne sur le terrain. Les parents d’élèves continuent de se saigner pour payer des enseignants communément appelés « maîttres parents, ou enseignants parents  , pendant que leurs enfants étudient dans des conditions indignes. Le système éducatif centrafricain reste en ruine, malgré les chiffres mirobolants brandis à la tribune de l’Assemblée nationale par Baba Kongoboro .​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadéra et la dérive autoritaire : Comment la Centrafrique est devenue l’appartement témoin de la Russie en Afrique

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Touadéra et la dérive autoritaire : Comment la Centrafrique est devenue l’appartement témoin de la Russie en Afrique

the president Faustin Archange Touadera in a suit and tie with a group of people in front of him Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie <a href=Centrafrique : Wagner, Bancroft et les jeux troubles de Touadera révélées par Martin Ziguelé” width=”450″ height=”300″ />
Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie

 

 

Bangui, CNC. La République centrafricaine s’est métamorphosée en un véritable laboratoire de l’influence russe en Afrique, offrant le spectacle affligeant d’un État qui, sous couvert de souveraineté nationale, a bradé son indépendance au profit d’intérêts étrangers. Cette transformation dramatique, instrumentée de bout en bbout par le régime Touadéra, fait de la RCA la vitrine d’un nouveau modèle d’autoritarisme où mercenaires et prédation économique se conjuguent avec une répression politique implacable.

 

L’histoire de cette mise sous tutelle commence par une manipulation habile du besoin légitime de sécurité. Profitant du retrait de l’opération Sangaris et de l’inefficacité ressentie de la Minusca, le pouvoir de Touadéra s’est jeté dans les bras de Moscou. Un voyage à Sotchi, initialement destiné à négocier une simple livraison d’armes, s’est transformé en pacte faustien, ouvrant la voie à une mainmise totale sur l’appareil d’État.

 

La présence russe s’est rapidement révélée tentaculaire. Des “formateurs militaires” aux mercenaires de Wagner, des “conseillers” présidentiels aux exploitants miniers, c’est tout un système d’emprise qui s’est mis en place. Le premier cercle présidentiel est désormais sous contrôle russe, au point que même les audiences avec Faustin Archange Touadera sont filtrées par les hommes de Wagner.

 

L’économie n’échappe pas à cette mainmise. Les concessions minières sont systématiquement attribuées par Touadera à des intérêts russes, tandis que le contrôle des douanes par Wagner asphyxie le commerce traditionnel. Cette prédation économique s’accompagne d’une brutalisation croissante de la société, particulièrement dans les zones minières où les mercenaires imposent leur loi par la terreur.

 

Plus insidieuse encore est l’importation des méthodes de répression russes avec l’histoire des agents  étranger. Les opposants au régime de Touadera sont systématiquement discrédités, harcelés, voire éliminés physiquement. La désinformation est érigée en système, avec la création d’une constellation de mouvements “citoyens” pro-russes qui terrorisent les voix dissidentes. La “Plateforme de la galaxie nationale centrafricaine”, ,  et le mouvement requin,  en est l’exemple le plus frappant, orchestrant campagnes de haine et menaces physiques contre les opposants politiques.

 

La souveraineté nationale, brandie comme un étendard par le régime de Touadera, n’est plus qu’une façade. Les décisions stratégiques sont prises à Moscou ou par les représentants de Wagner à Bangui, transformant les institutions nationales en simples chambres d’enregistrement. Même la justice est mise au pas, comme l’illustre l’épisode grotesque de la libération du ministre d’origine tchadienne  Hassan Bouba par des mercenaires russes alors qu’il était sous le coup d’une inculpation pour crimes de guerre.

 

L’influence russe a également perverti le débat public. Un discours ultra-nationaliste et anti-occidental sert désormais de paravent à une dépendance totale envers Moscou. Les médias sont muselés, les réseaux sociaux inondés de propagande, tandis que les intellectuels critiques sont réduits au silence ou contraints à l’exil.

 

La communauté internationale observe, impuissante, cette transformation d’un État souverain en protectorat russe. L’aide massive déversée dans le pays ne fait que maintenir artificiellement un système dont les bénéfices sont captés par une oligarchie locale et ses patrons russes.

 

Plus grave encore, la RCA de Touadera est devenue un modèle que la Russie cherche à exporter dans d’autres pays africains. La recette est simple : exploiter les frustrations légitimes envers l’Occident, proposer une protection militaire sans conditions politiques apparentes, puis prendre progressivement le contrôle des leviers économiques et sécuritaires de l’État.

 

Cette tragédie centrafricaine dessine les contours d’un nouveau colonialisme, plus cynique encore que l’ancien. Un système où la souveraineté nationale devient le paravent d’une mise sous tutelle totale, où la violence mercenaire remplace le droit international, et où la prédation économique s’habille des oripeaux du patriotisme.

 

La RCA de Touadera n’est plus seulement un État failli, elle est devenue le prototype d’une nouvelle forme de domination étrangère, où la rhétorique de l’indépendance masque une réalité plus brutale encore que celle de l’époque coloniale. Un modèle que Moscou entend bien reproduire ailleurs en Afrique, faisant de Bangui le laboratoire sinistre d’une nouvelle forme d’impérialisme.

 

Par Alain Nzilo

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L’UFDO n’est pas une opposition mais des aventuriers achetés par le système”, selon Karl Blagué

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L’UFDO n’est pas une opposition mais des aventuriers achetés par le système”, selon Karl Blagué

 

Centrafrique.org/la-nomination-de-mohamadou-bello-saidou-comme-porte-parole-de-la-cpc-ravive-le-debat-sur-la-situation-securitaire-en-rca/le-transfuge-Politique-aurelien-simplice-zingas/” rel=”attachment wp-att-64212″ data-wpel-link=”internal”>L'UFDO n'est pas une opposition mais des aventuriers achetés par le système", selon Karl Blagué
Le transfuge Politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La question du statut de l’opposition centrafricaine a dominé le débat Patara ce samedi 11 janvier sur la radio Ndéké-Luka. Le coordinateur national du G16, Karl Blagué, n’y est pas allé de main morte dans sa caractérisation de l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO).

 

“L’UFDO n’est pas un parti, n’est pas un mouvement de l’opposition. Ce sont des aventuriers qui ont été achetés, corrompus par le système, afin de briser l’élan de certains partis politiques, notamment regroupés au sein du BRDC”, a martelé Karl Blagué.

 

Face à ces accusations, le représentant de l’UFDO, Eddy Symphorien Kparekouti, a tenté de justifier la position de son parti : “Nous, on a tiré des leçons de tout ce qui s’est passé dans ce pays. On ne veut pas faire l’opposition radicale, on veut faire l’opposition constructive“.

 

La personnalité politique indépendante Dieudonné Ngoumbango a enfoncé le clou : “Au jour d’aujourd’hui ce que fait l’UFDO ne correspond pas du tout à ce que devait être déjà même un parti politique”.

 

Renée Pascale Gohé-Midé, autre intervenante du débat, a souligné le manque de constance de cette formation politique : “L’opposition fait peur ailleurs. Mais ici, chez nous, l’opposition ne fait pas peur parce qu’ils sont maniables, sincèrement“.

 

Karl Blagué a particulièrement pointé le silence de l’UFDO face aux exactions : “Devant les massacres perpétrés par les criminels Wagner, les viols et autres, nous n’avons jamais lu un communiqué de l’UFDO. Mais c’est quand il faut partager des postes, ils se précipitent”.

 

Cette position est contestée par Eddy Symphorien Kparekouti qui défend le bilan de son parti : “Depuis qu’ils sont arrivés dans un an, ils ont conçu deux écoles à Marcounda-Chemin. Pourquoi les autres régimes là, ils ne l’ont pas construit ?”

 

Le débat a mis en lumière la profonde division au sein du paysage politique centrafricain, alors que le pays se prépare pour les Élections groupées de décembre 2025. Une situation que le maître Nicolas Tiangaye du BRDC avait anticipée en rappelant que “l’opposition politique ne se résume pas au BRDC”.

 

Ces échanges interviennent dans un contexte où le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) multiplie les demandes de dialogue avec le président Touadéra, sans succès jusqu’à présent selon les leaders de l’opposition.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Corbeau News Centrafrique

 

Berberati s’effondre : les routes deviennent très dangereuses

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Berberati s’effondre : les routes deviennent très dangereuses

 

Centrafrique.org/des-vols-danimaux-domestiques-en-hausse-a-berberati-a-lapproche-des-fetes-des-fins-dannee/le-pk0-de-la-ville-de-berberati-et-son-monument-de-lindependance/” rel=”attachment wp-att-85847″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Le-Pk0-de-la-ville-de-Berberati-et-son-Monument-de-lindependance-450×209.jpg” alt=”Berberati s’effondre : les routes deviennent très dangereuses” width=”450″ height=”209″ />

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 Des trous de plusieurs mètres de profondeur traversent maintenant les rues principales de Berberati. Dans le quartier Longoté, trois maisons se sont déjà effondrées la semaine dernière. Les habitants fuient leurs domiciles avant qu’ils ne s’écroulent.

 

À l’école Barthelemy Boganda de Berberati, les élèves doivent faire des détours de plusieurs centaines des mètres pour atteindre leurs salles de classe. Le taxi-moto, seul moyen de transport encore possible à Berberati, coûte désormais une fortune pour un trajet de quelques minutes.

 

À l’hôpital préfectoral de Berberati, les soignants notent une hausse des accidents : “Nous recevons chaque semaine des blessés graves, tombés dans ces trous en circulant la nuit“, témoigne un infirmier joint par la rédaction du CNC.

 

Les pluies continuent de creuser les routes à Berberati. Au quartier Sosso-Nakombo, la route principale est coupée en deux par une crevasse de 8 mètres de large. Les camions grumiers passent pourtant toujours, élargissant jour après jour ces brèches.

 

Le service des travaux publics ne dispose d’aucun engin. Son chef de service occupe un bureau vide, sans même une moto pour ses déplacements. Les taxes payées par les sociétés forestières et minières sont versées directement à Bangui.

 

Dans le quartier commercial de Berberati, les commerçants voient leurs clients diminuer. “Personne ne peut plus traverser pour venir acheter“, explique Madeleine, vendeuse au marché central. Les prix des produits augmentent à cause des difficultés de transport.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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