Marche du BRDC : Victoire populaire ou échec cuisant ? Les deux camps s’affrontent

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La marche du BRDC (Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution ) , qui s’est déroulée vendredi 4 avril 2025 à Bangui, continue de déchaîner les passions. Lors de l’émission Patara diffusée sur la Radio Ndékè Luka, le ministre Bruno Yapandé a croisé le fer avec Raymond Adouma, l’un des leaders de l’opposition, dans un échange qui a mis en lumière un gouffre entre les versions officielles et la réalité palpable. Si l’opposition crie victoire, le ministre, lui, s’enlise dans un déni qui frôle l’indécence.
Pour Raymond Adouma, cette marche est une “grande victoire du peuple centrafricain”, un soulèvement spontané d’une jeunesse à bout face à un régime qui l’asphyxie. “90 % des marcheurs étaient des jeunes”, a-t-il déclaré, insistant sur l’authenticité d’un mouvement né sans bus affrétés ni argent distribué – juste la colère brute d’un peuple abandonné, dont l’espérance de vie aurait chuté de 60 à moins de 53 ans depuis 2016. Les réseaux sociaux en témoignent : des vidéos et photos montrent une foule impressionnante, avec des estimations allant de 3 000 à 20 000 participants selon les sources. Malgré les intimidations, les menaces et les accusations de sorcellerie proférées par le pouvoir, les Centrafricains ont marché, et en nombre.
Face à cela, Bruno Yapandé a choisi la fuite en avant. Depuis son bureau au building administratif, selon son propre terme, le ministre a eu le culot de réduire cette mobilisation à “moins de 300 personnes”, un chiffre si aberrant qu’il en devient une gifle pour quiconque a vu les images. “Un échec cuisant”, a-t-il osé, invitant la radio à vérifier ses dires. Mais qui peut gober un tel mensonge ? Les témoignages affluent, les réseaux sociaux débordent de preuves, et même les animateurs de Patara ont semblé mettre en doute cette fable en évoquant l’ampleur évidente de la marche. Minimiser un tel événement, c’est singer les pires dictateurs – ceux qui, comme en Corée du Nord, tordent la réalité pour masquer leur faiblesse.
La honte semble être le moteur de Yapandé. Aveuglé par le confort de son poste, gavé par un système qu’il défend bec et ongles, il incarne ces “gouvernants aveugles” qui refusent de voir ce que tout Bangui a constaté vendredi. “Quand tu manges, tu défends ce que tu manges”, ricane-t-on dans les rues. Mais au fond, lui et ses collègues savent. Ils savent que cette marche, sans logistique ni pots-de-vin, a mobilisé des milliers de personnes malgré les obstacles – intimidations, allusions à des attaques, marabouts invoqués pour effrayer. Ils savent que ces foules sont un message qu’ils ne peuvent étouffer, même en jouant les bravaches sur les ondes.
Adouma, lui, voit grand : “Ce n’est qu’un avant-goût”, a-t-il averti, promettant d’étendre le mouvement en province. Pendant ce temps, Yapandé s’accroche à ses illusions, vantant un régime qui aurait tout reconstruit – routes, hôpitaux, emplois – face à une opposition qu’il qualifie de “démagogique”. Mais ses paroles s’effritent face aux vidéos virales, face à une radio qui, en posant la question, a reconnu la force de cette mobilisation du 4 avril.
Cette marche, triomphe éclatant pour les uns, fiasco pour les autres, expose une vérité implacable : le pouvoir peut bien empiler les mensonges, il ne peut effacer ce que les Centrafricains ont vécu ce vendredi. Dans leurs conciliabules, Yapandé et ses pairs savent que ce grondement populaire est un avertissement. Reste à voir s’ils persisteront dans leur cécité ou s’ils finiront par affronter la réalité….
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC


![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)

