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Centrafrique. Sangaris : Le Drian à confesse

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Dans une interview à Jeune Afrique, le ministre de la Défense reconnaît quelques erreurs… pour mieux éluder les questions les plus dérangeantes.

On est loin de l’assurance initiale avec laquelle le chef de l’Etat avait vendu l’opération Sangaris, se faisant fort de ramener la paix, la stabilité et d’organiser les élections en 6 mois. Selon D. Merchet, « les militaires [avaient] convaincu le président de la République que la partie serait facile » (Blog Secret Défense, 24/02) Aujourd’hui, le ministre de la Défense confesse à trois reprises une erreur d’appréciation, pour justifier l’incapacité de Sangaris à empêcher l’épuration ethnique dont la population musulmane a été victime : « on découvre l’ampleur des haines interreligieuses, probablement sous-estimées et qui justifient d’autant plus notre intervention et son urgence ». Mais l’excuse témoigne surtout que les ressorts de la crise restent incompris ou négligés : les crispations identitaires et religieuses ne sont pas la cause, mais le produit des affrontements en Centrafrique. Elles ont été instrumentalisées sous Bozizé, exacerbées par les exactions de la Séléka au pouvoir, et ont connu un coup d’accélérateur à la suite des massacres et des représailles contre les civils qui ont suivi l’offensive des anciens partisans de Bozizé, le 5 décembre. Ces derniers avaient alors tenté, sous le masque des anti-Balakas, de prendre de vitesse la force Sangaris en discussion à l’ONU.

Préméditation

A ce sujet, Merchet rapporte : « la préparation de ce coup de force était parfaitement connue des autorités françaises, qui n’ont pourtant rien fait » (17/03). La question se pose de savoir si les risques de cette attaque ont été sous-estimés ou simplement ignorés. Alors que la priorité des autorités françaises est alors de dégager Djotidia, n’a-t-on pas estimé cyniquement que la pression des anti-Balakas pouvait concourir à cet objectif ? D’autant que les promesses de désarmement « impartial » de toutes les milices ont rapidement fait long feu, le désarmement ne touchant (modérément) que les Sélekas. « Nous avions sous-estimé la capacité de nuisance des anti-balaka  », affirme Le Drian. Depuis, les anti-Balakas se sont engouffrés dans la brèche, tentant de profiter de l’avance de Sangaris et de la Misca [1], voire s’affrontant à leurs soldats, au point d’amener le général Soriano, commandant de la Misca, à les qualifier de « principaux ennemis de la paix » le 10 mars dernier.

Si le ministre ne semble pas avare d’autocritiques, celles-ci ne vont pas jusqu’à reconnaître le rôle déstabilisateur des ingérences étrangères appuyées par la diplomatie française, celle du Tchad en particulier, et même après que Déby ait décidé de faire défection, retirant (officiellement) ses troupes, pour protester contre les accusations du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme contre les soldats tchadiens. Cela n’empêche pas non plus le ministre français de continuer à dicter publiquement aux autorités centrafricaines leur feuille de route : « il faut ouvrir le processus politique. Et ça, c’est la responsabilité de Mme Catherine Samba-Panza. Elle doit faire un geste [envers la Séleka ?], et cela doit se faire en bonne intelligence avec les chefs d’État voisins [Déby ?], qui n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait une partition de la Centrafrique ». Cela dit, bien entendu sans vouloir s’« immiscer dans la politique d’un gouvernement, quel qu’il soit »…..

 

Par survie.org

RCA : le diamant circule malgré l’embargo

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Le Conseil mondial du diamant, CMD, se dit alarmé par le constat que les diamants centrafricains sont toujours exportés, malgré la suspension de ce pays du Processus de Kimberley.

Le CMD rassemble les industries du diamant et de la bijouterie, tandis que le Processus de Kimberley est un mécanisme mis en place pour juguler le trafic des diamants dits du sang.

La République Centrafricaine a été suspendue de Kimberley en mai 2013, en raison de la guerre civile qui déchire le pays.

Le Conseil mondial du diamant rappelle que tant que la suspension n’est pas levée, le commerce de diamants centrafricains est illicite.

Et il met en garde dans un communiqué: les contrevenants seront bannis de toutes les bourses de diamant dans le monde.

Le Conseil invite aussi les membres de l’industrie à dénoncer toute activité suspecte aux autorités en charge du Processus de Kimberley.

Pour Edward Asscher, président du Conseil Mondial, l’affaire est capitale.

Car le commerce illicite de diamants sape non seulement les efforts de la communauté internationale pour restaurer la paix mais il met aussi en danger la réputation du Processus de Kimberley et les efforts pour éradiquer le trafic de diamants de la guerre.

La levée de la suspension de l’embargo, pourtant sollicitée par Bangui, n’est pas pour demain.

Il faut pour cela qu’une mission du Processus de Kimberley se rende en Centrafrique et donne son feu vert, précise Edward Asscher.

Or, en raison de l’insécurité, une telle mission est improbable dans l’avenir proche, dit le communiqué.

La présence de diamants centrafricains dans les zones frontalières au Cameroun avait pourtant été dénoncée au début de l’année par le Processus de Kimberley.

Le ministre des mines de ce pays avait annoncé des mesures de sécurisation des sites de production, en avril.

 

BBC Afrique

CENTRAFRIQUE – « La société civile s’organise mais les autorités n’aident pas toujours », déclare un missionnaire

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Bangui – « La situation demeure encore très fragile », déclare à l’Agence Fides le P. Aurelio Gazzera, missionnaire carme, curé de Bozoum, en République Centrafricaine, dont la crise a été l’un des sujets en discussions au sommet de l’Unité Africaine, qui s’est tenu la semaine dernière à Malabo, en Guinée Equatoriale.
« Par rapport à quelques semaines en arrière, il y a eu quelques timides améliorations, mais l’insécurité de fond perdure dans un pays où, par exemple, pour aller de Bangui à Bozoum, on rencontre au moins neuf barrages dressés par les milices Anti-Balaka, en plus de ceux de l’armée régulière qui, en théorie, est la seule à détenir le pouvoir de contrôle », précise le missionnaire. « Les miliciens aux postes de contrôle rançonnent les pauvres malheureux qui tentent de passer. Cela crée des situations dangereuses car ces jeunes sont souvent sous l’effet de drogues, marijuana ou autre ».Le P. Aurelio, qui vient tout juste de rentrer à Bozoum après s’être rendu en Europe pour témoigner de la situations en Centrafrique , affirme qu’il a trouvé la situation sur son lieu de mission « assez bonne, surtout grâce aux efforts du comité de médiation, formé de représentants de la société civile, qui cherche à résoudre les disputes de manière pacifique ».
« Le problème, c’est que le sous-préfet qui vient de prendre ses fonctions, non seulement ne fait pas son travail, mais fait tout pour bloquer cette dynamique. Au lieu de soutenir les efforts de pacification, il les entrave. Paradoxalement, si les autorités doivent être comme ça, il vaut mieux qu’il n’y en ait pas. Il faut changer la mentalité de ce pays si nous voulons le faire sortir de la crise qui continue à le dévaster », conclut le P. Aurelio.

 

http://www.news.va

RCA : L’intervention de Christophe Gazam Betty au Sénat français pour une sortie de crise

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COLLOQUE CNRJ  ET THINK TANK VIVRE ENSEMBLE AU SENAT LE 25 JUIN 2014
PARTIE 1 Tentative de compréhension des facteurs récents de la violence politique
Les organisations CNRJ et le Vivre Ensemble ont tenu à apporter ce jour un éclairage sur la situation qui prévaut en Centrafrique où si des mesures adaptées et fortes ne venaient pas être au rendez vous de l’histoire, on court le risque de la disparition de ce beau pays en tant que Nation et Etat. Massacres, tueries en tout genre, déplacement et exode en masse des populations, destructions des églises et des mosquées et des édifices publics, pillages systématique deviennent le quotidiens des centrafricaines et ceci se banalise au fur et à mesure que le temps passe. La Centrafrique est dans une situation alarmante.La recherche de la paix permet de faire de ce conflit l’occasion de renforcer la solidarité nationale et à promouvoir le dialogue sociale et la réconciliation nationale
C’est dans cette perspective que la CNRJ et le Vivre Ensemble s’associent pour organiser ce colloque.
Mon intervention se limitera à tenter de partager avec vous certains éléments qui pourraient avoir compté énormément dans l’évolution vers le chaos qui secoue ce pays aujourd’hui.
Rappelons nous de ce que André GIDE disait en conclusion de son voyage en 1927 et 1928 je crois « que ce pays ne fait pas l’attention attendue par son importance stratégique de la part déjà de la France pays colonisateur et de la communauté internationale en ces jours sombres
L’AEF est le nom donné au gouvernement général créé en 1910 regroupant en fédération les quatre territoires français de l’Afrique équatoriale : le Gabon, le Moyen-Congo (aujourd’hui Congo-Brazzaville), l’Oubangui-Chari (aujourd’hui Centrafrique) et le Tchad. Ces pays ont été par ailleurs ” vendus ” pour leur exploitation à de grandes compagnies qui se livrèrent à un véritable pillage des ressources naturelles sur lesquelles elles avaient un monopole. Gide dénonce les exactions de certains de leurs agents. La mission ” civilisatrice ” de la France fut longtemps réduite à l’implantation de postes administratifs, au tracé de quelques routes et à la propagation du christianisme. La colonisation fut vécue comme un véritable traumatisme par les habitants qui, outre le travail forcé et le portage au service des colons, eurent à subir des déplacements de population, la réquisition des hommes pour la construction du chemin de fer Congo-Océan, l’impôt et des enrôlements ” volontaires ” lors des deux guerres mondiales Il décrit avec un luxe de détails le nom des tribus, leurs coutumes vestimentaires ou culturelles (plateaux labiaux), leurs conditions de vie, les noms des plantes, arbres, insectes, animaux qu’il rencontre. Par ailleurs, il évoque minutieusement un certain nombre de situations iniques dues à la colonisation en s’appuyant sur des exemples précis, chiffrés et dont il a pu recueillir un témoignage le plus direct et le plus fiable possible, en particulier pour ce qui concerne la Compagnie Forestière Sangha-Oubangui qui exploite le latex en AEF.
A de nombreuses reprises, il fait référence à d’autres récits de voyages antérieurs au sien ou à des rapports administratifs et semble vouloir vérifier par lui-même tout ce qui a été dit ou écrit sur la région et le retransmettre avec une précision documentaire dans son intégralité. Gide prend très à cœur la mission officielle qui lui a été confiée et les témoignages qu’il recueille, parfois extrêmement cruels et inhumains, ne le laissent pas indifférent. Il nous raconte par exemple l’histoire de dix récolteurs de caoutchouc qui n’avaient pas apportés leur part un mois mais apportèrent une double récolte le mois suivant. Ils furent condamnés à tourner autour de l’usine sous un soleil de plomb en portant des poutres de bois très lourdes. L’un d’eux tomba mort au bout de quelques heures dans  L’indifférence au bout de quelques heures, dans l’indifférence cynique des agents de la Forestière. Les autres continuèrent de tourner toute la journée :
Il  faut lui reconnaitre cependant de montrer pleinement ce qu’était la colonisation française et dans quel état d’esprit elle avait été mise en place et organisée.
Gide fais ainsi allusion à des instituteurs qui ne parlaient pas correctement le français ou à d’autres qui renseignaient aux jeunes africains « Nos ancêtres les Gaulois… ». Les autres blancs présents étaient des employés de compagnies ayant un droit d’exploitation sur toutes leurs ressources naturelles, y compris sur eux-mêmes en tant qu’individus corvéables à merci. Personne n’a jamais songé à l’époque à leur demander leur avis sur la manière dont leur pays était régi et le but d’André Gide, avec les meilleures intentions du monde, n’était pas de remettre en cause le colonialisme lui-même mais simplement d’en supprimer les injustices flagrantes et inhumaines perpétrées vis-à-vis des Noirs.
Ce tableau permet déjà de comprendre la forme d’organisation politique sociale et économique qui va très vite engendrer des inégalités et une mauvaise répartition des richesses nationales par une exploitation sauvage et un travail forcé qui l’accompagnait.
Comment donc on en est arrivé à cette culture de la violence qui n’était pas une activité des populations autochtones et indigènes qui Oubangui vont devenir centrafricains
Nous pensons avec forte conviction aux conflits tchadiens au nord de notre pays
Combien de tchadiens sérieux ne mettaient en garde les centrafricains il ya une vingtaine d’années de ce qu’une contagion de ce fléaux allait atteindre leur pays.
L’arrivée au pouvoir du Général Président DEBY ITNO a fait basculer en territoire centrafricain l’armée de HISSEN HABRE  avec armes et bagages. Ces hommes vont vite se transformer en « coupeurs de route »  Ainsi va naitre le phénomène « Zarguina ».Ni le gouvernement centrafricain de l’époque ni la communauté internationale et encore moins les nouvelles Autorités tchadiennes ne se sont vraiment préoccupés d’y réfléchir et d’y apporter une solution globale et régionale. Les exactions et les rackettes vont s’installer et une nouvelle forme d’activités criminelle va s’amplifier du nord est au nord est du pays
A cela le braconnage à partir du Soudan voisin va s’intensifier. Le gouvernement PATASSE tentera de former des gardes forestiers et des unités de lutte anti braconnage. Cette initiative va bénéficier du soutien de certains partenaires au développement. On se rendra compte que les critères de recrutement vont constituer avec la masse des « Zarguina » le véritable vivier dans lequel toute contestation à caractère politico militaire va puiser ses ressources humaines ayant une expérience dans la manipulation des armes de guerre
La guerre du DARFOUR a eu des répercutions sur la Centrafrique .Beaucoup d’éléments armés ayant opérés au DARFOUR ont trouvé refuge dans le ventre mou de la Centrafrique pays n’ayant aucune politique intelligente de sécurisation de ses frontières
Recruter ne pose plus de problèmes majeurs à qui veut bien trouver des moyens de pressions fortes ou il faut le dire à une personnalité qui Voudrait s’emparer du pouvoir. Une nouvelle conquête du pouvoir s’installe inaugurer par le Général BOZIZE et ses libérateurs et ensuite suivie par la coalition SELEKA. Aussi ,voilà un pays où tous les anciens Présidents ou leurs enfants se mettent à la candidature présidentielle en étant de surcroit chef de partie politique dont souvent la crédibilité ne serait pas au rendez vous….Voilà un pays où la plus part des Généraux sont candidat et Chefs de parties politiques…Et que dire des ministre des mines qui ayant fait fortune grâce aux permis miniers rêvent eux aussi de candidature et de créer leur partie politique….Et on ajoute les autres. Le pays ne peut que respirer le complot et la déstabilisation avec cette innovation toute centrafricaine et insolite en soi
La mauvaise répartition des richesses du pays, et la convoitise que cela suscite
une immigration incontrôlée avec une frontière poreuse sur des milliers de kilomètres
une armée en déliquescence et sous équipée et souvent ridiculisée par Les Présidents  Chef d’Etat
une tribalisation et un clientélisme des plus sordides
la brutalité instituée au sommet de l’Etat comme méthode de travail ou de « dialogue »
le syndrome sécuritaire prenant le pas sur la volonté de développement
la répression et le pillage à grande échelle des régions par une poignée de « prédateurs » organisée autour du facteur familial
L’absence d’une véritable institutionnalisation du dialogue politique et sociale et le mépris affichée avec ostentation par « la famille »
Ces faisceaux ont fini par donné légitimité et à toute forme de lutte armée.
Que ces organisations politico militaires ont manqué d’encadrement politique et de discipline en devenant des entreprises criminels infiltrées par tous les bandits recherchés dans les pays comme le Tchad et dans la région du DARFOUR eh bien on comprend des lors l’échec  par exemple de la SELEKA une organisation que DJOTODIA  voulait transformer en partie politique et réussir la transition
Il a été dépassé lui et ceux qui voulaient la RUPTURE et une nouveau souffle en Centrafrique
Chacun porte une responsabilité collective et aussi personnelle
Qui a fait quoi ?

 

COLLOQUE CNRJ VIVRE ENSEMBLE AU SENAT 25 JUIN 2014
PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE ET DE RELANCE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
LE THINK TANK VIVRE ENSEMBLE
S.E. GAZAM BETTY Christophe
Ancien Ministre d’Etat
Ministre de la communication
De la promotion de la culture civique
Et de la réconciliation Nationale
PARTIE 2   Des pistes de solutions de base incontournables
Le THINK Tank VIVRE ENSEMBLE en CENTRAFRIQUE  s’appuie sur trois piliers, contenus dans Le Pacte Républicain initié avec le concours et l’appui de l’Institution de la San’t EGIDIO de Rome. Ce pacte fait suite à l’appel de Rome signé par un panel représentatif des forces vives de la Nations et des Institutions de la Transition. Le Pacte Républicain a été scrupuleusement été mentionné dans la Résolution 2027 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, comme la voie crédible pour mener une politique cohérente et intelligente de Réconciliation Nationale Nous devons inviter de manière pertinente les nouvelles Autorités de la Transition à s’inspirer de ce Pacte qui est un socle moral et éthique….
1- La consolidation de la paix
2- La réconciliation nationale
3- La reconstruction politique
La crise centrafricaine doit être considérée comme une œuvre de destruction humaine, responsable des morts et des déplacements massifs de populations. Il nous est donc important de définir les perspectives d’avenir et de la reconstruction nationale. Ce colloque fait suite aux actions déjà menées par CNRJ à BANGUI  ces dernières semaines en vue de la promotion de la valeur humaine universelle et bien entendu des valeurs nationales centrafricaine de paix et de dignité
Sur le premier pilier
Il n’y a pas d’autre alternative à la question  de remettre les Forces Armées Centrafricaines dans leur fonction régalienne en leur donnant les moyens de leurs missions et en les réconciliant avec la population et avec un travail essentiel de dépolitisation au niveau des officiers supérieurs surtout
Ce sera sur cette force que la MISCA et SANGARIS doivent s’appuyer pour éradiquer la chienlit qui s’est installée et autour des FACAS intégrer ceux qui non seulement en ont les capacités physiques et intellectuelles et qui sont dans les différents mouvements de rébellion et autres milices
La volonté politique doit être ferme quant à la sécurisation des engagements pris par les uns et les autres pour inspirer confiance à la communauté internationale dans son appui à la Centrafrique Pour cela il faut au gouvernement de la république un cadre juridique précis et implacable réglementant la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme, et la criminalité nouvelle par une nouvelle redéfinition et une nouvelle formule de prévention et surtout de sanctions. Ceci est un impératif catégorique pour que l’Etat agisse en toute légalité et retrouve sa légitimité bafouée depuis de longues années
Le désarmement forcée et sans que cela soit un sujet de marchandage et de querelle de chapelle et de boutique. On n’a jamais connu une forme de désarmement dit « volontaire » et qui aurait fonctionné C’est une faute politique même de l’envisager. Ce désarmement concerne tout le monde et tout l’espace territorial national
Il faudra nécessairement revoir et adapter certains textes de base en ce qui concerne
– l’immigration clandestine et oisive et criminelle
– le code de la nationalité qui doit être quérable pour ceux qui veulent l’obtenir parce qu’ils auraient choisi de vivre en Centrafrique en ayant des obligations de respect pour les valeurs traditionnelles positives nationales et universelles que partage les centrafricains au travers de leur langue nationale ciment de l’unité du pays
La nouvelle Constitution du pays ne saurait s’arrêter à une affaire d’experts en la matière. Elle doit s’assurer du consensus maximum pour assurer une base de fonctionnement des Institutions acceptées et voulu par les Centrafricain d’abord et avant tout
Le second pilier
Il s’agit de réconcilier les centrafricains entre eux d’abord et avant tout et à partir de cette base les réconcilier au travers de ce qu’ils ont de plus cher et qui fondent leur identité nationale avec ceux qui ont choisi de vivre en Centrafrique sur la base de ses lois et règlements
Des principes politiques clairs doivent guider à la mise en place des structure en charge des questions de réconciliation nationale Il faut bien se garder en la matière de faire du « copie collé » Il ya une originalité centrafricaine et une crise spécifique centrafricaine avec ses causes qui sont les siennes
Les raisons de la dislocation de la cohésion sociale actuelle doivent être posées sans crainte et sans ambigüité
Le principe de VERITE doit être le premier des préoccupations. Les fautes commises doivent être identifiées et punies avant le pardon
Le troisième pilier
Il faut à l’élite centrafricaine repenser son rôle par une « Rupture » dans la conception et l’action politique. La reconstruction du pays ne peut se faire qu’à ce prix. Il faut faire appel aux cadres centrafricains pour concevoir un véritable « Plan Marshall »
Les élections crédibles incontestables et incontestées ne peuvent se faire que si le pays est en paix et que si la sécurité d’aller et venir est totale et garantie à tous en terme d’égalité de chance face au scrutin .Pour l’heure c’est de la tartufferie d’annoncer à coup de cor et de tambour des candidatures alors que l’on est même pas en mesure d’installer un Maire un Sous Préfet un Préfet une administration territoriale à 50km de BANGUI
Ceci étant les centrafricains par leur volonté politique de régler leur problème se  retourneront unis vers les partenaires au développement avec sérieux pour prétendre à l’aide internationale
Le gouvernement se doit de faire sans délai
L’inventaire des ministères qui représentent un fort taux du PIB  tel que le ministère des mines des eaux et forets et moderniser le traitement des finances publiques au travers d’une informatisation de tout le système des impôts douanes et trésor public pour une bonne gouvernance
Je vous remercie

RCA-Combats entre armée ougandaise et Séléka, au moins 15 morts

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Des affrontements entre des soldats de l’armée ougandaise présents en Centrafrique et des rebelles de la Séléka ont fait au moins une quinzaine de morts dimanche et lundi, a-t-on appris auprès de sources présentes sur place.

Les forces ougandaises mènent des opérations contre les insurgés ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont fait de la centrafrique l’une de leurs bases arrières.

Dimanche et lundi, elles n’ont pas ouvert le feu sur des hommes de la LRA mais sur la Séléka lors de combats qui se sont déroulés dans l’est du pays, une zone sillonnée par plusieurs mouvements armés.

“Les Ougandais ont tiré par erreur sur nos hommes qu’ils ont pris pour des membres de la LRA”, a déclaré à Reuters Eric Massi, un représentant de la Séléka installé à Bangui.

“Il y a eu 15 morts et trois blessés dans nos rangs. Et il y a eu trois morts et trois blessés de leur côté”, a-t-il ajouté. “Nous tentons de calmer la situation.”

Un prêtre de cette région frontalière avec la République démocratique du Congo, Bienfait Walibanga, a confirmé qu’il y avait eu des affrontements mais a livré une version et un bilan différents.

Selon lui, un soldat ougandais a trouvé la mort dimanche dans une attaque menée par la Séléka et deux membres du groupe rebelle ont été tués lors de tirs de représailles. Les forces ougandaises auraient tué 14 rebelles de la Séléka lundi lors de nouveaux accrochages.

La Séléka, un groupe à majorité musulmane, s’est emparée du pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant de le quitter en janvier dernier sous la pression de la communauté internationale.

Par: Crispin Dembassa-Kette; Simon Carraud pour le service français de zonebourse.com

Centrafrique – Bulletin hebdomadaire des Partenaires humanitaires

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FAITS SAILLANTS
– Situation humanitaire préoccupante marquée par les nou-veaux afflux des personnes déplacées à Bangui, Kaka Ban-doro et à Bambari suite aux attaques armées
– Augmentation des cas de viol dans la Préfecture de Nana Gribizi et des cas d’exposition à la rage canine à Bangui
– Présentation des résultats préliminaires de l’évaluation He-RAMS
– Poursuite de l’assistance sanitaire à la communauté à risque de Boda

Par: reliefweb

Lire le rapport ici: Crise en Centrfrique

L’ex-numéro 2 du GIGN Paul Barril retranché chez lui : son avocate évoque ‘”un enchaînement malheureux”

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Le geste de Paul Barril, l’ex-gendarme du GIGN de 68 ans qui s’est retranché lundi 30 juin matin à son domicile du Cap d’Antibes (Alpes-Maritimes) avant de se rendre sans incident, est dû “à un enchaînement malheureux”, explique son avocate, Me Sophie Jonquet, présente sur place. Dans un premier temps, une source proche de l’enquête a indiqué que l’ex-officier de gendarmerie s’est rendu après négociations avec le groupement d’intervention de la police nationale (GIPN).

“Suite à un ennui de santé, les pompiers ont été appelés. Ils ont constaté la présence d’armes, ce qui a déclenché une espèce de ‘tsunami policier'”, précise Sophie Jonquet. C’est un problème lié à son traitement médicamenteux pour la maladie de Parkinson qui avait déclenché l’appel aux pompiers, selon l’avocate.

“Tout va bien”

“Le GIPN est intervenu et après, ne comprenant pas trop ce qui se passait, les choses ont pris un peu de temps. Les choses se sont terminées naturellement, tout va bien. Paul Barril a été évacué à l’hôpital suite à son ennui de santé”, ajoute-t-elle, soulignant qu’il “n’y a aucun blessé” et que personne n’a été séquestré.

L’ex-gendarme, a été numéro 2 du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, avant de se reconvertir dans la sécurité privée, notamment en Afrique. “Paul Barril est visé à divers titres par deux instructions liées au génocide rwandais”, écrivait Le Monde en mai.

En mars, il avait confié à l’AFP être très malade, atteint de la maladie de Parkinson, et sous traitement médical lourd. “Je ne me laisserai pas mettre sur une chaise roulante, j’arrêterai la machine avant”, avait-il affirmé.

France Tv Info

République centrafricaine : Suivi des évaluations de besoins – Juin 2014

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  1. Introduction

Ce rapport présente les résultats d’un exercice de collecte et d’analyse d’un corpus de rapports d’évaluations des besoins humanitaires, effectuées en République centrafricaine depuis décembre 2013.

Il a pour objectif de renforcer la compréhension qu’ont les acteurs humanitaires de la crise en RCA, au travers des éléments suivants:

  • Une analyse du paysage des évaluations des besoins humanitaires.
  • Une identification des contraintes à ces évaluations.
  • Des pistes de travail permettant de renforcer ces pratiques et de minimiser ces contraintes.

Ce SdE ne couvre pas l’ensemble des informations disponibles et nécessaires à l’analyse de la crise. Il concerne l’évaluation des besoins humanitaires sur une période donnée, du 1er décembre 2013 à fin juin 2014. Il n’est donc pas exhaustif des autres évaluations menées préalablement, ni de la littérature produite sur la RCA et sa crise, comme les rapports thématiques ou d’analyse. Le présent rapport et ses recommandations doit en outre être lu à la lumière de l’annexe 1 «limites méthodologiques».

À lire la suite ici: Suivi des évaluations de besoins – Juin 2014

La plume de Monsieur LEVIS YAKITE sur sa page Facebook

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La plume de Monsieur LEVIS YAKITE sur sa page Facebook

Chers compatriotes,

Voici une nouvelle stupidité de monsieur Gondje rédacteur en chef du fameux journal dénommé “stupidement” “Corbeaunews” puisque tout le monde sait de quoi se nourrit le corbeau, je cite:

“Ce nouveau son de cloche qui plus est, vient de l’ex président déchut François Bozizé, n’apporte manifestement rien de nouveau pour sortir de la crise et ramener la paix et la concorde entre tous les Centrafricains. “Voilà un lunatique qui oublie que y a peu il faisait courir de fausses rumeurs selon lesquelles le Président BOZIZE serait gravement malade osant traiter de ridicule mon démenti ainsi que celui du SG intérimaire du parti KNK;

 

VRAIMENT LE RIDICULE TUE TOUT LE MONDE SAUF MONSIEUR GONDJE.

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                                      Communiqué de Presse               

Vu la lourdeur de cette accusation, je me permets de confirmer publiquement à Monsieur LEVIS YAKITE que Monsieur GONDJE n’est pas le rédacteur en chef du journal Corbeaunews comme toutes personnes inscrites sur les réseaux sociaux, j’ai seulement partagé sur ma page facebook l’information publiée sur le site corbeaunews, faisant l’état de santé de l’Ancien Chef d’Etat François BOZIZE. Compte tenu de cette fausse accusation, portant préjudice à mon l’égard et surtout sur ma personnalité, le seul chemin qui me reste c’est de saisir la Justice en urgence.

Je prends à cet effet, l’Opinion Nationale et Internationale à témoin sur cette fausse accusation venant de la part de Monsieur LEVIS YAKITE.

Monsieur GONDJE certifie sur l’honneur qu’il ne souhaite jamais la mort de son prochain ni le malheur d’autrui fin de citation.

En revanche, toutes conséquences fâcheuses relatives à cette accusation sur ma personne et les membres de ma famille, n’épargneront pas la responsabilité de ce dernier.

Fait à Toulouse, le 01. 07. 2014

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Ampliation :

-Mon Avocat.

FRANÇAFRIQUE: CE QUE L’OUBANGUI CHARRIE

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Dernières nouvelles des aventures françaises au Mali et en Centrafrique. Avec en prime un étrange virement d’Areva-Uramin vers Bangui en 2008…

 Boz bg

Pour accéder aux quart de finale du Mondial brésilien (Coupe du Monde Fifa 2014 au Brésil selon l’appellation officielle), la France va batailler avec le Nigeria, géant d’un continent où elle a tendance, depuis des décennies, à s’embourber.  Sa dernière rencontre officielle face à une équipe africaine s’est soldée par une défaite (2-1) à Bloemfontein, au coeur du pays Boer, ponctuant la déroute de sa campagne sud-africaine en 2010. A peine un an plus tôt, face au Nigeria, les Bleus de Raymond Domenech s’étaient piteusement inclinés dans l’enceinte de Geoffroy-Guichard à Saint Etienne. Pas de quoi pavoiser avant le huitième de finale brésilien, d’autant que l’Afrique ne réussit guère à la France ces derniers temps. Et il ne s’agit plus de football.

Depuis son accession au pouvoir, le président Hollande a endossé avec entrain le casque colonial pour s’en aller guerroyer au Mali, lutter contre le risque jihadiste, et en Centrafrique, afin d’éviter un bain de sang politico-ethnico-confessionnel. Au moment de commenter les résultats de ces expéditions, la plus grande pudeur est de mise…

JEUX DE MAINS, JEUX PAS BIEN MALIENS

Dans les rangs de l’armée, l’opération Serval n’avait d’autre objectif que de «butter le plus de connards possibles». Comprendre les fanatiques qui ont rêvé de recréer un Empire malien régi par la charia. Contrat en partie rempli sur ce point. Néanmoins Bamako a depuis montré son incapacité à se restructurer, le pouvoir central à pacifier les zones aux mains des touaregs et l’armée à bouter les islamistes hors des sables du Sahel. Pour parachever le tableau, le président Malien Ibrahim Boubacar Keïta, élu en juillet 2013 avec le soutien de la France, s’est révélé un ami de 20 ans de l’épouvantail du grand banditisme corse, Michel Tomi. Sous surveillance policière depuis 2012, visé par une information judiciaire en juillet 2013, le Corsafricain biberonné au sein des réseaux Pasqua a été mis en examen, notamment pour corruption d’agent public étranger, début juin. L’homme est soupçonné d’avoir soudoyé IBK afin d’obtenir des contrats pour lui et ses amis… Le dossier, suivi par Manuel Valls alors au ministère de l’Intérieur, a fuité juste avant son départ vers Matignon. Et provoqué un joli ramdam diplomatique entre Paris et Bamako, ainsi que des fritures sur les ligne reliant l’Elysée à Matignon et le Quai d’Orsay. «Pour faire pression sur IBK, le pouvoir fait fuiter une enquête, au risque de la compromettre», fulmine un haut magistrat quand les avocats de Tomi crient à la procédure politique. Une réussite, seulement surpassée par l’épopée centrafricaine.

LES PARRAINS D’AFRIQUE CENTRALE

Depuis l’intervention français en décembre 2013, plus connu sous le nom de Sangaris, deux présidents se sont déjà succédés, entraînant avec eux deux gouvernements qui ont échoué à faire réintégrer l’Union Africaine au pays. Surtout Bangui, malgré ses demandes, est toujours suspendu du processus de Kimberley, créé pour éviter que ne prolifèrent les diamants du sang et qu’ils n’alimentent les conflits dans les zones riches en gemmes. «Les zones diamantifères, au Sud Ouest et au Centre sont aux mains des ex Séléka», résume un ancien de la présidence centrafricaine. Ces milices qui ont renversé le président Bozizé au printemps 2013 et porté à la présidence Michel Djotodia « ont la main sur les filières, les mines et se financent ainsi.» De la définition des diamants du sang.

La manne manque cruellement aux finances centrafricaines, exsangues, qui doivent s’en remettre aux oboles internationales pour payer les 20 000 fonctionnaires. A ce petit jeu, les parrains de la sous-région se relaient pour mettre la main à la poche. Après Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Dos Santos (Angola), c’est Teodorin Obiang (Guinée Equatoriale) qui s’est acquitté d’une obole en tant qu’hôte du sommet de l’Union Africain à Malabo.

La situation place la Centrafrique sous tutelle de ses voisins…et la France en position d’équilibristes. Le Quai d’Orsay comme l’Elysée se voient contraints de prendre la langue diplomatique la plus doucereuse pour recevoir le soutien de dirigeants poursuivis en France dans la procédure des Biens Mal Acquis, et dont l’interprétation des droits de l’homme et de la démocratie est toute personnelle.

Pour ne rien arranger, un Ex continue de roder autour du pays: François Bozizé, putschiste légitimé par les urnes avant d’être débarqué par la rébellion en mars 2013. L’ancien général-président rêve toujours d’un retour à la tête de l’Etat centrafricain. «Il attise les foyers de tensions, fulmine un de ses opposants. Il a financé et manipulé les anti balaka (milice chrétiennes) pour qu’elle chasse les Séléka, mais cela n’a fait qu’aggraver les tensions dans le pays».

Le jackpot Uramin

Malgré les sanctions de l’ONU qui pèsent sur lui, l’homme se balade d’Ouganda en Somalie, réglant ses faux frais avec le trésor de guerre accumulé lors de son passage au pouvoir. Rien de comparable avec les fortunes des familles Obiang, Bongo ou Sassou, mais un pécule conséquent. Et en partie approvisionné par la France! Comme l’a déjà évoqué Bakchich, une irradiante hypothèse a agité le microcosme françafricain. Qu’Areva, le géant du nucléaire ait alimenté les finances de Bozizé, mannes de son exil guerrier.

En septembre 2008 par exemple Areva, a versé 8 millions de dollars depuis un compte de la Barclays Bank vers un compte spécial, ouvert à la banque centrale d’Afrique Centrale, chapeauté par la banque de France. Le virement a donné lieu à une foultitude d’échanges que Bakchich publie bien volontiers.

«Sauf que si l’argent a bien été versé par Areva, il a rapidement disparu du compte, confirme à Bakchich un ex de la présidence centrafricaine. Bozizé et son neveu Ndoutingaye (ndr: ministre des mines) en ont fait leur affaire». 

Et à en croire Vincent Crouzet, auteur du roman Radioactif, ce n’est pas la seule fois qu’Uramin a abondé le compte de son excellence Bozizé. Lors de l’achat même d’Uramin par Areva, son clan aurait bénéficié d’une commission de 49 millions de dollars a écrit l’écrivain consultant, avant de réitérer devant les services de la brigade financière à la mi-juin.

Depuis  avril la justice française enquête sur les conditions du rachat d’Uramin par Areva, quand le pouvoir centrafricain a mandaté deux équipes de chasseurs aux trésors sur les traces du grisbi de Bozizé.

Des investigations qui promettent de parcourir l’Afrique du Sud, les Iles vierges Britanniques et les comptes publics français. L’Etat demeure actionnaire à 85% d’Areva. Le 1er financier de Bozizé et des rebelles centrafricains?

FRANÇAFRIQUE: CE QUE L'OUBANGUI CHARRIE
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Centrafrique: «Le temps de la guerre est fini», selon le Premier ministre RFI

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De passage en France, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a accordé un entretien à RFI dans lequel il passe en revue plusieurs dossiers importants : début du ramadan, situation dans le nord-est du pays, réconciliation. Au même moment, les chefs d’Etat de la CEAC réfléchissaient à Malabo aux moyens de relancer la transition.

Les musulmans de toute la planète entrent dans le mois sacré de ramadan, quel message souhaitez-vous adresser, à cette occasion, aux musulmans centrafricains dont beaucoup ont dû fuir le pays ?

Je voudrais souhaiter BONNE FÊTE DE RAMADAN à tous les musulmans. Les valeurs du ramadan sont des valeurs de paix, de fraternité, d’amour. Ce mois de juin est un mois béni pour nous. Nous avons eu un long week-end de Pentecôte qui s’est déroulé sans accroc, sans coup de feu, sans tuerie. Cette fête chrétienne a été respectée par tout le monde et c’était extraordinaire. Ensuite, la Coupe du Monde est venue. J’ai demandé à tout le monde de se rassembler autour d’un seul roi pendant cette fête-là, c’est le roi football. Qu’on laisse la jeunesse centrafricaine admirer ses vedettes. Nous allons tout faire pour arriver réellement à un cessez-le-feu pendant cette période de ramadan. Le dialogue va être accentué pour que les valeurs du ramadan nous permettent de consolider les fondements de la paix.

Beaucoup des musulmans centrafricains ont fui le pays, ils sont au Cameroun ou au Tchad. Est-ce que vous leur dites qu’un retour est possible ?

Un retour est possible et c’est une obligation du gouvernement. Cela fait partie des obligations de la feuille de route : tout faire pour que les déplacés internes retournent chez eux et que les réfugiés qui sont à l’extérieur reviennent. Vous savez, la communauté musulmane joue un rôle extrêmement important dans l’économie nationale. Nous sommes devenus un des premiers pays d’élevage d’Afrique et celui-ci est tenu à 98% par des Peuls qui sont en grande majorité musulmans.

Aujourd’hui, avec ce qui s’est passé, le départ d’une grande partie des membres de cette communauté, la destruction de beaucoup de commerces, les ressources de l’Etat, l’emploi en Centrafrique ont été fortement impactés. Beaucoup de jeunes se retrouvent sans activité. Avant, ils travaillaient dans le commerce du diamant, dans le commerce traditionnel… La communauté musulmane était au centre de ces activités assurant une partie importante du développement économique de la République centrafricaine. Ceux qui s’attaquent à cette communauté ne pensent pas aux conséquences pour l’Etat. Et si les Seleka ont commis des exactions en Centrafrique, il est absolument aberrant de confondre Seleka et musulmans.

L’économie centrafricaine s’appuie aussi fortement sur la fonction publique avec l’argent que les fonctionnaires réinjectent dans le circuit. Où en est-on du paiement des salaires ? Il y a des engagements qui ont été pris par la communauté internationale, est-ce que cela vous permet d’y voir plus clair sur le paiement de ces salaires ?

Quand le gouvernement a été mis en place fin février, ce sont d’abord les pays de la CEEAC, nos voisins immédiats, qui ont volé à notre secours. Le premier pays à avoir apporté une contribution était la République du Congo. Le président Sassou-Nguesso a donné immédiatement des instructions pour que sans tarder on nous verse la contribution congolaise de la CEEAC, avec comme souhait de mettre à la disposition de la république Centrafricaine 100 millions de dollars, dont la moitié irait directement dans les caisses de l’Etat pour le paiement des salaires. Le président du Congo a été le premier pour faire le geste, immédiatement suivi de l’Angola, du Gabon et des autres pays.

Ça nous a permis de payer les salaires jusqu’ici, y compris les bourses, les pensions, les retraites… Depuis février, il n’y a eu aucun mois d’interruption. Sur les ressources que nous recevons de l’extérieur, nous n’avons pas été en mesure de payer le mois de novembre, décembre et janvier. Et donc, nous avons prévu de les payer sur nos ressources propres au fur et à mesure que nous serons en mesure de mobiliser des ressources. A partir du mois de mai, la Banque mondiale va prendre en charge les salaires des fonctionnaires civils jusqu’en août. Pendant quatre mois. Les Nations unies prendront en charge les salaires des policiers et des gendarmes et les salaires des militaires (donc des FACA) seront versés sur nos ressources propres.

Nous avons, pour ce qui est des salaires, de la visibilité jusqu’au mois d’août 2014 mais nous avons déjà des discussions encourageantes avec d’autres partenaires pour la suite. Nous mettons aussi en place une stratégie de réformes de la gestion de nos finances publiques et évidemment, à long terme, il faudrait que nous soyons en mesure de générer nos propres ressources. Nous ne pouvons pas continuer à dépendre éternellement des ressources extérieures.

Que se passe-t-il à Birao dans l’extrême nord-est du pays, pourquoi les FACA, les Forces armées centrafricaines ont-elles dû quitter la localité ?

Quitter la localité, c’est trop dire. Comme vous le savez, je suis allé au Soudan récemment. Il était question de revoir un peu la stratégie de la tripartite…

La force tripartite dans laquelle on avait le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine…

Exactement, pour la protection de ce triangle Tchad, Soudan, Centrafrique. Vous savez que le Tchad s’est retiré de la tripartite et nous l’avons beaucoup regretté. Compte tenu des difficultés que rencontre notre pays, nous avons eu également quelques difficultés à pouvoir maintenir l’opérationnalité de nos troupes. Donc, un des objectifs de la mission au Soudan était de voir ce qu’on pouvait faire ensemble, comment le Soudan pouvait nous aider à renforcer la tripartite en attendant le retour du Tchad. Parce que nous sommes convaincus que nous sommes quand même des pays frères. Nous n’avons pas de problème particulier ni avec les autorités tchadiennes, ni avec la population tchadienne. Les individualités originaires du Tchad qui font quelques exactions en Centrafrique ne représentent en rien l’Etat tchadien ou la nation tchadienne.

Donc le but était de voir avec le Soudan, qui a une armée beaucoup plus forte que la notre, ce qu’il pouvait faire pour nous aider, notamment pour maintenir une certaine capacité de cette tripartite à protéger les frontières. Il est d’abord question de procéder à la relève des soldats centrafricains qui sont là-bas. Le Soudan va nous aider avec des moyens aériens à faire la relève des troupes qui étaient de la tripartite, les ramener à Bangui et ramener de nouvelles troupes. Ces troupes passeront nécessairement par Nyala [dans le Darfour, au Soudan, ndlr] pour pouvoir être transportées sur Bangui, parce que les gros porteurs qui doivent transporter ces troupes ne peuvent pas atterrir à Birao. Les troupes ne sont pas en train de se « retirer » comme on le dit, ni de quitter Birao mais c’est vraiment dans le cadre de cette stratégie qu’il y a ce mouvement de troupes.

Est-ce que vous avez eu connaissance d’un ultimatum qui aurait été envoyé aux FACA pour qu’ils quittent Birao ?

Je ne suis pas au courant d’un ultimatum spécifique. Ça ne changerait rien. Les FACA continueront leur travail.

Est-ce que vous êtes inquiet des mouvements qui se font dans cette partie du pays, la Vakaga, à Birao même, avec la volonté de certains de jouer un rôle déstabilisateur ?

Nous sommes inquiets et le Soudan est inquiet aussi, ainsi que le Tchad. Vous savez, c’est une zone presque de non-droit dans ce triangle. Le président Omar el-Béchir nous a parlé des quelques difficultés qu’il rencontre déjà au Darfour et souhaite nous aider justement à juguler toutes ces questions-là. Il y a beaucoup de trafic d’armes, de drogue, d’ivoire, d’or, de diamants. Et ce sont justement ces trafiquants qui tiennent absolument à continuer à semer le trouble dans cette zone pour affaiblir l’Etat et continuer à faire ce qu’ils font.

Qui joue un rôle déstabilisateur à l’heure actuelle dans cette partie nord-est de la Centrafrique ?

Ce sont les mêmes qui ont semé la zizanie déjà quand les Seleka étaient au pouvoir à Bangui, qui ont causé beaucoup de crimes, qui ont pillé les biens de l’Etat, mis la main sur les régies financières et qui aujourd’hui ont peur de perdre tout cela. Ils se replient sur la zone nord-est et tentent justement de créer une situation de fait pour parler de sécession, négocier avec le gouvernement et garder leur emprise sur les richesses du Nord-Est.

Ce n’est même plus une aile de la Seleka, parce qu’aujourd’hui la Seleka que nous connaissons a mis en place une coordination politique. Certains membres de cette coordination sont au gouvernement. Je parle par exemple du coordonnateur général lui-même, le général Abdoulaye Hissène. Il est ministre conseiller auprès de Mme la présidente de la République. Un des porte-paroles les plus connus, Néris Massi, est un haut cadre de l’Etat, du ministère de l’Aviation civile. Un des très hauts cadres, Sabone, est directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (ART). Ce sont quand même des postes de confiance que nous avons donnés à ces personnes parce que nous ne les considérons pas comme des adversaires. Nous sommes un gouvernement dont l’objectif est de ramener les Centrafricains autour d’une même table. Nous n’avons pas d’adversaire.

Bien sûr, il y a des extrémistes qui souhaitent continuer la guerre, qui continuent à parler de sécession… Qui sont-ils ? Une infime minorité de gens qui ont laissé vraiment un souvenir macabre en Centrafrique et ce sont les mêmes qui veulent maintenant continuer à perpétuer leurs exactions dans la partie nord-est du pays.

Au moment du congrès de Ndélé, le gouvernement avait fait part de ses craintes sur une tentative de sécession de la Seleka. Aujourd’hui, avec notamment les actes qui ont été posés par la Seleka « officielle », vous sentez-vous rassuré ?

Tant que tout le processus n’est pas bouclé, on ne peut pas parler de satisfaction. Je n’ai pas encore de raison d’être rassuré. Ce sont des intentions qui ont été annoncées. Nous les avons écoutées. Nous regardons. Nous essayons aussi de faire de notre côté un effort pour faciliter cette évolution positive – manifeste – de la Seleka.

Qu’attendez-vous aujourd’hui concrètement de la Seleka. Quel geste, quelle action ?

D’abord, nous attendons de la Seleka qu’elle démontre aux Centrafricains clairement sa volonté d’aller vers la paix. Parce qu’au quotidien, quand une personne sort de sa maison, cette personne a besoin de tranquillité. Vous assistez à ce qui se passe dans la région de Bambari, il faut que la Seleka tienne ses troupes. Il n’y a pas de raison qu’il y ait aujourd’hui continuellement au sein de la Seleka des gens en rupture de ban qui font ce qu’ils veulent, qui assassinent et qui tuent. Il faut que ça cesse. La même chose est valable pour les anti-balaka qui doivent cesser ces exactions. C’est absolument aberrant et ridicule de continuer ce qui se passe aujourd’hui. Le temps de la guerre est fini. Tous les Centrafricains aspirent vraiment à la paix. Ils doivent le comprendre.

Vous évoquiez l’armée tchadienne et vous sembliez dire que vous seriez favorable à son retour au sein de la Misca et des forces tripartites…

Je souhaite absolument le retour des forces tchadiennes. Le Tchad a toujours volé à notre secours, que ce soit sur le plan de la sécurité ou sur le plan économique. Donc, pour moi nous ne pouvons pas nous passer de renforcer nos relations avec le Tchad. La survie de la République centrafricaine dépend de la qualité de nos relations avec le Tchad.

On parle d’un remaniement ministériel depuis plusieurs semaines. Est-il pour bientôt ?

Il arrivera et ce sera pour bientôt. C’est moi-même qui l’avais annoncé et malheureusement, nous avons eus après mon annonce, quelques désistements pour justement se préserver une possibilité pour se présenter à l’élection présidentielle. Mais ça nous a mis en difficulté pour choisir à nouveau, parce que nous avions adopté une stratégie qui consistait à faire représenter quasiment toutes les régions du pays. Et cette stratégie qui n’était pas facile à mettre en place a été perturbée par ces désistements.

Suite à cela, on a dû revoir un peu notre copie. Pour que cette nouvelle copie soit acceptée par tout le monde, nous avons la présidente et moi choisi également d’ouvrir le dialogue là-dessus avec ceux qui nous aident, surtout nos amis de la sous-région. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Je crois que nous sommes quasiment au bout du processus maintenant. C’était simplement une question de calendrier et je pense que le gouvernement ne va pas trop tarder.

Par Laurent Correau pour RFI

 

La plume de Monsieur LEVIS YAKITE sur sa page Facebook

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La plume de Monsieur LEVIS YAKITE sur sa page Facebook

Chers compatriotes,

Voici une nouvelle stupidité de monsieur Gondje rédacteur en chef du fameux journal dénommé “stupidement” “Corbeaunews” puisque tout le monde sait de quoi se nourrit le corbeau, je cite:
“Ce nouveau son de cloche qui plus est, vient de l’ex président déchut François Bozizé, n’apporte manifestement rien de nouveau pour sortir de la crise et ramener la paix et la concorde entre tous les Centrafricains. “Voilà un lunatique qui oublie que y a peu il faisait courir de fausses rumeurs selon lesquelles le Président BOZIZE serait gravement malade osant traiter de ridicule mon démenti ainsi que celui du SG intérimaire du parti KNK;
VRAIMENT LE RIDICULE TUE TOUT LE MONDE SAUF MONSIEUR GONDJE.

 

Communiqué de Presse de Monsieur GONDJE

Vu la lourdeur de cette accusation, je me permets de confirmer publiquement à Monsieur LEVIS YAKITE que Monsieur GONDJE n’est pas le rédacteur en chef du journal Corbeaunews comme toutes personnes inscrites sur les réseaux sociaux, j’ai seulement partagé sur ma page facebook l’information publiée sur le site corbeaunews faisant l’état de santé de l’Ancien Chef d’Etat François BOZIZE. Compte tenu de cette fausse accusation, portant préjudice à mon l’égard et surtout ma personnalité. Le seul chemin qui me reste c’est de saisir la Justice en urgence.

Je prends à cet effet, l’Opinion Nationale et Internationale à témoin sur cette fausse accusation venant de la part de Monsieur LEVIS YAKITE.
Monsieur GONDJE certifie sur l’honneur qu’il ne souhaite jamais la mort de son prochain ni le malheur d’autrui fin de citation.
En revanche, toutes conséquences fâcheuses relatives à cette accusation sur ma personne et les membres de la famille, épargnerons pas la responsabilité de ce dernier.
Fait à Toulouse, le 01. 07. 2014

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

gondjé

Ampliation :

Centrafrique: La Séléka suspend sa coordination et organise une assemblée dans quelques jours

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Une réunion des cadres politique de l’ex-Séléka et Des membres de l’Etat major,s’est tenu à Birao le 28/06/2014.

L’ordre du jour portait sur l’examen du communiqué final du 23ème sommet de l’Union Africaine tenu à MALABO du 26 au 27/06/2014 et qui a statué sur la situation de la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

En l’issu de cette réunion, il a été décidé ce qui suit :

1- La suspension des activités de la coordination provisoire mis en place à N’Délé

2- L’organisation d’une Assemblé General (AG) à Birao le 03/07/2014 en vu de réfléchir sur la participation des ex-Séléka. Au grand forum de BRAZZAVILLE et la mis en place d’un nouveau bureau politique.

Les participations ont réitéré que toute activité que mènera la coordination après la publication de ce communiqué de presse sont nul et non avenu n’engageront que leurs auteurs.

Fait à Birao le 28/06/2014
Le vice président de la coalition de l’ex-Seleca

Noureddine ADAM
Général

Centrafrique:En Centrafrique, même regarder la Coupe du monde est un parcours du combattant

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En Centrafrique, pays dévasté par la guerre et l’insécurité, même regarder un match de la Coupe du monde relève de l’exploit. Témoignages de nos Observateurs dans le pays.Ces dernières semaines, les rassemblements liés à la diffusion des matches de la Coupe du monde de football ont posé des problèmes sécuritaires dans plusieurs pays : au Kenya, les fans ont été invités à suivre les matches depuis leur domicile après une double-attaque contre des restaurants et des bars, faisant une soixantaine de morts dimanche 16 juin. Au Nigeria, adversaire de la France en huitièmes de finale, un attentat dans un centre-commercial d’Abuja a tué 21 personnes deux heures avant le match du pays contre l’Argentine, jeudi dernier.

En Centrafrique, la situation sécuritaire, à Bangui mais aussi dans certaines villes du centre et du Nord-Est, empêche également beaucoup de fans de suivre les matches. Le Premier ministre André Nzapayéké a même appelé mercredi ses compatriotes à respecter une trêve dans les violences intercommunautaires pour pouvoir suivre pleinement la compétition.

Pacôme Pabandji est journaliste à Bangui. Il a suivi une partie du match Algérie-Russie jeudi soir devant un écran géant.

Il y a une petite dizaine d’écrans géants installés un peu partout dans Bangui, souvent par des ONG, ou dans des lieux de culte. Mais on ne trouve en général pas plus d’une vingtaine de personnes devant, car la majorité des gens ont peur de sortir voir les matches en groupe. L’affluence des matches de 17 heures [heure de diffusion du premier match de la journée à Bangui, NDRL] est plus importante car il fait encore jour. Mais dès 18 heures, souvent à la mi-temps, beaucoup de gens préfèrent rentrer chez eux et écouter la fin du match à la radio. À 21 heures [horaire de diffusion des seconds matchs NDLR], on ne retrouve que les vrais mordus de ballon rond.

Autour de ces lieux de diffusion, la sécurité est assurée par des patrouilles des forces françaises et de l’Union africaine, qui sont postées à l’entrée. Souvent, ce sont les habitants qui s’organisent en groupe d’autodéfense pour fouiller ceux qui veulent rentrer. Avant-hier, ils ont trouvé une machette et deux grenades sur quelqu’un !

Même regarder la télé chez soi peut être dangeureux : lors du dernier match de la France mercredi, un habitant du 8e arrondissement avait sorti son téléviseur dans sa cour et convié ses voisins. Des Anti-Balaka [des milices d’auto-défense] qui passaient par là sont entrés chez lui et lui ont demandé s’il avait un justificatif pour diffuser le match en groupe, chose ridicule qu’il n’avait évidemment pas. Ils lui ont alors confisqué sa télé et son décodeur, empêchant tous les supporteurs de voir la fin du match. Même la Coupe du monde est encore un prétexte pour piller.

Aurélio Gazzera, prêtre italien habituellement basé à Bozoum dans le nord, était de passage au camp de Carmel à Bangui où 7 500 réfugiés tentent tant bien que mal de suivre la compétition.

J’ai vu une pancarte qui indiquait que les matchs Nigéria-Argentine et France-Équateur étaient diffusés. Curieux, j’ai voulu en savoir plus. Un réfugié qui a réussi à emporter sa télévision et une antenne parabolique a installé un espace de retransmission dans une partie du camp, grâce à un générateur.

La télévision est toute petite et l’espace restreint, mais il y a régulièrement plusieurs dizaines de personnes qui viennent assister au match. Cependant, il faut payer 100 Francs CFA (15 centimes d’euros) pour pouvoir rentrer. Au final, très peu peuvent se le permettre.

Phares travaille comme humanitaire à Bambari, ville qui a connu la semaine dernière des affrontements entre anti-balakas et ex-Selekas, milices rebelles composées majoritairement de musulmans, faisant une cinquantaine de morts.

Tous les vidéos-clubs [mini-cinémas qui diffusaient les matches, NDLR] sont fermés depuis le début de la semaine dernière par peur d’attaques contre des supporters. Il est devenu quasi-impossible de suivre la Coupe du monde à Bambari. C’était pourtant des moments de détente très importants pour les habitants ces dernières semaines [la tension est à son comble depuis un mois dans la ville, des ex-Selekas y avaient attaqué l’armée française fin mai, NDLR]. Je me suis rendu à la cathédrale de Bambari où il y a beaucoup de réfugiés : l’évêque a installé un petit écran de 50 centimètre de diamètre. Ils sont pratiquement 500, entassés autour de la télévision pour suivre les matches.

Charles Ouandjayelo est pasteur à Ndélé, ville du nord-est de la Centrafrique où la Séléka a réuni son état major en mai.

Malgré la présence des forces françaises qui patrouillent, il y a encore beaucoup d’éléments de l’ex-Seleka qui continuent de s’en prendre aux chrétiens. Nous évitons d’allumer nos groupes électrogènes et nos téléviseurs aux horaires des matches, car c’est la meilleure façon d’attirer l’attention des rebelles et d’être pillés. Pour voir les rencontres, nous nous rendons chez des amis musulmans qui, moyennant 150 francs CFA [environ 20 centimes d’euros, NDLR] nous accueillent chez eux. C’est en quelque sorte une forme de solidarité, même si elle est payante, qui nous permet de passer un moment ensemble autour du football et d’échanger sur la situation dans notre pays. La situation n’est cependant pas la même partout dans le pays : des Observateurs contactés à Berbérati, dans le Sud-Ouest, et à Bouar dans l’Ouest, assurent qu’ils suivent la compétition assidument et sans problème, photos à l’appui.

Sources: France 24

Centrafrique : une experte de l’ONU juge nécessaire de doter la MINUSCA des ressources adéquates

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L’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, a déclaré lundi que la mise en place de la Mission des Nations Unies Minusca constituait un tournant décisif dans la réponse apportée à la situation complexe que traverse le pays.

« Cette réponse doit être multidimensionnelle, concertée et mieux articulée afin de pouvoir relever les nombreux défis auxquels est confrontée la République centrafricaine », a précisé l’Experte indépendante lors de la présentation de son dernier rapport au Conseil des droits de l’homme la semaine dernière.

« Pour ce faire, j’invite la communauté internationale à rapidement doter la MINUSCA de toutes les capacités et ressources nécessaires pour qu’elle puisse pleinement faire usage de son mandat et atteindre les objectifs qui lui sont assignés », a-t-elle indiqué.

« Ceci doit être réalisé en coopération avec les autorités de transition, les forces internationales de maintien de la paix, les partenaires internationaux et l’équipe de pays des Nations Unies », a ajouté Marie-Thérèse Keita-Bocoum.

Le rapport de l’Experte indépendante a permis de mettre en lumière la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, sur la base des observations et informations recueillies lors de ses deux visites effectuées du 4 au 14 mars et 10 au 18 avril 2014. Il identifie plusieurs domaines d’assistance technique et de renforcement des capacités, et formule diverses recommandations.

Le rapport conclut que de nombreuses violations des droits de l’homme commises en République centrafricaine depuis la recrudescence de la crise en décembre 2012 touchent au droit à la vie et incluent des exécutions extrajudiciaires, des cas de torture, de viol de femmes et de filles, des incendies de villages, des pillages et diverses exactions.

Depuis décembre 2013, la crise a pris une forme sectaire par le biais d’affrontements entre, d’une part les ex-Séléka (pour la plupart musulmans), et d’autre part, les anti-Balaka (pour la plupart chrétiens et animistes). Le rapport note que les deux groupes continuent de se livrer à des violations graves des droits de l’homme et que les attaques systématiques et violentes d’une communauté contre l’autre se poursuivent. Les exactions commises par les deux groupes comprennent notamment des massacres et des déplacements forcés de communautés, en majorité musulmanes.

« Depuis son indépendance, la République centrafricaine est, et a été, marquée par la mauvaise gouvernance, la corruption, le népotisme et des gabegies de toutes sortes. Si rien n’est fait pour assurer la sécurité des personnes et des biens, le pays continuera à être un sanctuaire pour la prolifération des armes légères et de petit calibre, des groupes armés et des criminels de tout ordre », a souligné l’Experte indépendante.

ONU

Centrafrique:Les refugiés centrafricains de Nzongo réclament leur rapatriement à Bangui

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Au moins 1700 réfugiés centrafricains du camp de réfugiés de Molé, en République démocratique du Congo, ont quitté ce camp pour se rassembler à Nzongo d’où ils disent vouloir rentrer à Bangui. Ils accusent non seulement le Haut Commissariat pour les Réfugiés de ne pas respecter leurs droits mais aussi les autorités centrafricaines de les oublier. L’armée congolaise, selon certains, aurait tiré sur eux lorsqu’ils ont quitté le camp de Molé pour Nzongo.

Contacté ce matin au téléphone, Basile Maxime Kent-Kolan, un des réfugiés centrafricains se trouvant pour le moment à Nzongo, a déclaré que ses pairs et lui ne peuvent plus supporter leurs conditions de vie en RDC. « Nous souhaitons seulement rentrer au pays », dit Maxime. Selon plusieurs sources contactées par le RJDH, les forces armées congolaises auraient tiré sur les réfugiés centrafricains à 15 km à l’entrée de Nzongo pour empêcher ceux- d’atteindre la ville.

Un autre réfugié joint par téléphone par le RJDH a quant à lui affirmé que le responsable de la Commission Nationale des Réfugiés (CNR) de Nzongo a déclaré aux réfugiés centrafricains que la voie est ouverte pour tous ceux qui veulent rentrer à Bangui. Selon d’autres sources proches de ce dossier, c’est la mauvaise prise en charge de ces réfugiés qui les a poussés à vouloir rentrer à Bangui. Pour ces réfugiés, la CNR n’a pas respecté les règles de traitement édictées par les Nations Unies en matière de réfugiés.

D’après le président du collectif de ces réfugiés, François Emmanuel Kouzouaki-Yondo, déjà rapatrié par les autorités congolaises à Bangui, c’est l’insécurité constatée sur le camp de Molé qui a poussée les réfugiés à rentrer dans leur pays. « La souffrance dans ce camp était insupportable. Nous avions alerté les autorités de la République Centrafricaine et des agences de l’Organisation des Nations Unies de notre intention de quitter le camp le 25 juin si rien n’était fait pour améliorer nos conditions de prise en charge», a expliqué le président du collectif de ces réfugiés centrafricains.

Selon certaines sources du ministère de la Sécurité Publique, le ministre Denis Wangao-Kizimalé aurait effectué une mission d’urgence à Nzongo pour s’informer des conditions de vie des réfugiés centrafricains. Ces mêmes sources ont affirmé que ce membre du gouvernement centrafricain aurait ordonné à ses collègues de mobiliser les moyens nécessaires à favoriser le retour volontaire des réfugiés centrafricains de la RDC.

Contacté par le RJDH, un agent du bureau du Haut Commissariat pour les Réfugiés en RCA qui a requis l’anonymat a confié que les informations concernant les réfugiés centrafricains du camp Molé et ceux arrivés à Nzongo ne sont pas encore parvenues à leur niveau, bien qu’il ait affirmé qu’il y existe un échange régulier d’informations entre le bureau du HCR du Congo et celui de la Centrafrique.

Depuis le coup d’État du 24 mars 2013, près de 16,000 Centrafricains ont gagné la République Démocratique du Congo afin d’échapper aux violences. Leur nombre a beaucoup augmenté en décembre passé, après l’entrée des membres de la milice Anti-Balaka à Bangui. Ils affirment aujourd’hui avoir de la peine à vivre comme réfugiés au camp de Molé ainsi qu’à Nzongo.

RJDH

Centrafrique:Un élément de l’ex-Séléka tué à Gobongo après être sorti du site de cantonnement

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Éric Yoroto, un lieutenant de l’ex-Séléka basé au camp du RDOT, sortait rendre visite à ses parents au quartier Gobongo lorsqu’il a été enlevé par des hommes armés qui seraient assimilés aux Anti-Balaka. Il a été tué peu après.

Ce nouveau meurtre est intervenu hier soir. Au camp RDOT, on dénonce de tels actes. Le colonel Benoit Bamara, un chef militaire de l’ex-Séléka accuse les Anti-Balaka de ne pas vouloir la paix en Centrafrique.

Selon le colonel Algoni Moussa, l’un des responsables du camp RDOT, l’élément qui a trouvé la mort était un officier de la coalition. « Hier, il a obtenu la permission pour aller rendre visite à sa mère malade, et c’est en se rendant au domicile familial qui se trouve au quartier Gobongo que des Anti-Balaka l’ont arrêté pour le tuer peu après », a expliqué Algoni Moussa. « Il a été tué tout près du bar Le Bon Samaritain », a-t-il précisé.

Parmi les témoins qui ont assisté à cette exaction, beaucoup affirment que des Anti-Balaka qui ont mis la main sur cet élément de l’ex-Séléka l’accusaient d’être un agent du service de renseignement du régime défunt de Michel Djotodia. « Certains membres du groupe des Anti-Balaka avaient souhaité libérer ce combattant mais c’est à ce moment qu’un des leurs a sorti son pistolet pour mettre fin à sa vie », a dit au RJDH Valérie, une habitante de Gobongo.

Contacté ce matin au téléphone par le RJDH, un porte-parole des Anti-Balaka, Emotion Namsio, a déclaré ne pas être au courant de cette situation, car il était absent de Bangui depuis quelques jours. Il promet de se renseigner dans la journée afin de « voir les mesures à prendre si ce sont réellement des Anti-Balaka qui sont les auteurs de cet acte, car nous sommes tous désormais engagés dans le processus de réconciliation avec nos frères de l’ex-Séléka et il n’y a pas raison de continuer les violences », dit-t-il.

Les éléments de l’ex-Séléka du camp RDOT regrettent également que cette violence puisse entacher le processus de la réconciliation. « Nous sommes mécontents de ce qui est arrivé. Nous respectons tout ce que nous concluons avec les Anti-Balaka en faveur de la paix, mais ils s’attaquent à nos éléments. Cette situation ne doit pas perdurer », a déclaré le colonel Benoit Bamara, l’un des chefs militaires de l’ex-coalition rebelle de la Séléka.

Après ce nouveau cas de violence, des coups de feu ont été entendus pendant longtemps dans la nuit aux environs de PK 12, à la sortie nord de Bangui.

RJDH

Une mission de la BAD en Centrafrique pour concrétiser la reprise de la coopération

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APA Bangui (Centrafrique)

Une délégation de la banque africaine de développement (BAD) est attendue mardi à Bangui pour une visite de travail de 4 jours destinée à concrétiser la reprise des appuis de l’institution bancaire à la République centrafricaine (rca) , un pays meurtri par un conflit interne depuis des mois.
Conduite par le directeur du département d’appui à la transition, M Sibry Tapsoba, cette mission a pour objet d’échanger d’une part sur la situation en cours en RCA et d’améliorer la compréhension de la banque des causes de la crise actuelle et d’autre part de discuter des modalités d’une présence continue de la BAD en RCA.

Cette mission intervient après l’approbation par les conseils d’administration de la banque d’un montant de plus de 11 milliards de francs CFA à la RCA afin de lui permettre de venir rapidement en aide aux populations les plus défavorisées et de soutenir la relance économique.

La délégation conduite par M Sibry Tapsoba, comprend M Modibo Sangaré, Représentant résident de la BAD en Centrafrique, Philippe Ngwala, spécialiste de la protection sociale et Ahmed Zock Chargé régional de la sécurité.

L’agenda de cette délégation, prévoit une série de rencontres avec le président du conseil national de transition, le Premier ministre, les membres de la société civile, le corps diplomatique accrédités en RCA et une conférence de presse.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MLPC

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COMMUNIQUE DE PRESSE

L’élan de solidarité nationale qui se manifeste en faveur des compatriotes éprouvés par la grave crise sécuritaire en cours a orienté la sensibilité du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) vers les différents services du Complexe Pédiatrique et le Centre de la Mère de l’Enfant, le samedi 28 juin 2014.
Dirigée par Marcel LOUDEGUE, 5ème Vice Président, représentant du Président Martin ZIGUELE absent de Bangui, accompagné des membres du Bureau Politique et des Bureaux Nationaux des Femmes et des Jeunes du Parti, l’opération a consisté, pour le Complexe Pédiatrique, à la remise aux parents des enfants malades des kits contenant des vivres et des non vivres.
Au niveau du Centre de la Mère et de l’Enfant, la délégation du MLPC a procédé à la remise des mêmes produits en cartons et en sacs entiers, réceptionnés par la cheffe de service de cette institution.
Cette aide ponctuelle vise essentiellement à témoigner la compassion du parti avec les parents des enfants malades ou victimes des affres d’une violence tout aussi aveugle qu’inutile que leur infligent les forces du mal.
Pour le MLPC cette aide participe de la contribution à un allègement ponctuel des souffrances de cette pépinière du pays que sont les enfants à qui il souhaite une prompte guérison.
Le MLPC exhorte vivement d’autres bonnes volontés à œuvrer dans le même sens dans l’intérêt bien compris du Peuple Centrafricain.

Le Bureau Politique

CENTRAFRIQUE : LE PIC DE L’AFFREUSE HUMILIATION par Passi Keruma

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« Madame, sortez et attendez dans le couloir », tel serait l’impératif qu’on aurait adressé à notre chef d’Etat, Mme Cathérine Samba-Panza, lors de la rencontre des chefs d’Etat de la Cemac à Malabo (Guinée Equatoriale). Pourtant, ils se sont réunis en marge du sommet pour débattre les problèmes centrafricains et la présence de notre Présidente devrait être la plus propice pour toutes questions liées à la crise centrafricaine. Malheureusement, l’inélégance et surtout le manque de considération et l’irrespect de cette « bande de vieux sulfureux » chefs d’Etat de l’Afrique Centrale à Mme Samba Panza a pris du relief.

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Même si, on aime ou on n’aime pas la Présidente de Transition, une seule chose doit être prise à cœur aujourd’hui, l’humiliation de la Centrafrique a atteint son paroxysme dans cette crise. Lorsqu’on fait entrer dans une salle un Chef d’Etat d’un pays souverain et on lui demande de faire une mise au point sur son pays et après, on la fait sortir pour attendre les résultats de la délibération, c’est comme si elle était une candidate qui passe l’oral de contrôle devant un jury.

En tout cas, c’est le comble des pires. On ne peut se permettre, avec autant de condescendance et de mépris, de traiter un chef d’Etat d’un pays frère et ami quelle que soit l’aide qu’on lui a apportée dans des moments difficiles. Sinon, deux options l’expliquent : soit comme l’a si bien dit un compatriote, « il y a manifestement un complexe de supériorité teinté de machisme qu’aucun patriote ne saurait accepter », soit cet incident démontre que la Centrafrique est morte et sa dépouille est à la volonté cynique de ses meurtriers.

C’est pourquoi, cette humiliation doit non seulement troubler mais frustrer chaque centrafricain surtout, à partir du moment où ce gouvernement que Mme Samba Panza préside, est l’émanation d’un processus et d’un compromis acceptés par tous ces chefs d’Etat. Et si c’était Boganda, Dacko, Bokassa, Patassé…, devraient-ils accepter une telle humiliation ?

Ce comportement ubuesque de la part des chefs d’Etat de la sous-région doit servir de leçons au peuple centrafricain, et surtout à nos pseudo-politiciens qui ont toujours vendu leur âme au diable pour s’accaparer du pouvoir. Ne dit-on pas que « ne pas être homme, être la projection du rêve d’un autre homme est une humiliation incomparable qui donne du vertige » ? La dignité centrafricaine s’est effondrée. En effet, il importe de dire que la tentation d’un bricolage relativiste qui opère sans discernement et croit que notre avenir dépend de ces chefs d’Etat, ne peut plus porter de fruit. Il est temps d’éviter des solutions hystériques qui prêchent l’évasion vers une paix éphémère.

Nous avons à nous penser, dans cette crise, comme force anti-crise animée par la volonté de barrer la route à ces « pseudo-sages » qui veulent à tout prix voler notre destin. Nos ennemis ne sont plus les occidentaux mais ce sont ceux-là qui, très aigris et jaloux de notre devenir, veulent absolument nous assujettir dans l’éternité.

Cette image resterait dans les pires moments de l’histoire de la République Centrafricaine. Cela sera une honte éternelle dans la mémoire de l’Afrique Centrale. Il ne faut pas se leurrer : l’aide sans cœur, ne sauve pas les autres. Elle les rend soumis : par humiliation, ébahissement ou jalousie.

Passi (activiste indépendant).

RDC: défilé militaire inédit à Kinshasa pour la fête de l’Indépendance

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Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont organisé un défilé militaire inédit lundi à Kinshasa à l’occasion de la fête de l’Indépendance du pays.

Le traditionnel défilé de civils et de troupes à pied du 30 juin à cédé la place cette année à une parade exclusivement militaire et policière, terrestre et aérienne, avec beaucoup de matériels de conception soviétique, selon les images diffusées par la télévision publique.

Plusieurs dizaines de chars de combats T-55 et T-72 ont remonté le boulevard Triomphal devant la tribune présidentielle installée en face du Parlement, précédant les « orgues de Staline » (lance-roquettes multiples), obusiers ou autres canons automoteurs de différents calibres.

Au-dessus de la parade, deux avions de transport militaire Antonov An-26, quatre hélicoptères d’attaque Mi-24 et quatre avions de combat Sukhoï Su-25 ont fait plusieurs passages.

Cette démonstration de force intervient après des accrochages, les 11 et 12 juin, entre troupes rwandaises et congolaises à la frontière RDC-Rwanda au cours desquels cinq militaires congolais ont été tués.

Le président congolais Joseph Kabila avait placé dimanche les cérémonies du 30 juin sous le signe d’ »un hommage vibrant et solennel » aux FARDC pour leurs récentes victoires dans l’Est du pays.

Longtemps réputée pour son indiscipline et son inefficacité, l’armée congolaise a défait en novembre dans l’est du pays, avec le soutien de l’ONU, la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23), remportant ainsi sa première victoire depuis l’accession à l’indépendance de l’ancien Congo belge, le 30 juin 1960.

Depuis le début de l’année, les FARDC ont enregistré des succès importants dans leur lutte contre d’autres groupes armés dans l’est, comme les rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques (ADF).

La pacification est cependant encore loin d’être achevée, et des dizaines de milices continuent de sévir dans de nombreuses zones de la moitié est du pays.

Dans ses efforts pour se doter d’une armée moderne et professionnelle, la RDC bénéficie de l’appui de l’Union européenne par le biais de son programme de conseil et d’assistance EUSEC. L’Afrique du Sud, la Belgique, la Chine, les Etats-Unis et la France contribuent par ailleurs activement à la formation des officiers, sous-officiers, et de plusieurs unités.

Par:Oeil d’Afrique

Les activités de Paul Biya au 23ème sommet de l’UA

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Le chef de l’Etat camerounais est rentré le samedi 28 juin dernier, après deux journées passées à Malabo, en Guinée Equatoriale. Ce qu’il y a fait

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/Paul-Biya1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>© PRC Paul Biya a pris part au 23ème Sommet de l'UA à Malabo
© PRC
Paul Biya a pris part au 23ème Sommet de l’UA à Malabo
Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, et son épouse se sont rendus en Guinée Equatoriale le 26 juin 2014 pour prendre part, le même jour, à la cérémonie d’ouverture du 23ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA). La deuxième et dernière journée de ce sommet organisé à Malabo a été marquée par une activité diplomatique du Chef de l’Etat.Concertation sur la situation en RCA
La RCA est un sujet de préoccupation permanente des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la sous-région. C’est ainsi qu’en marge du 23ème sommet de l’Union Africaine de Malabo, le président Paul Biya a pris part levendredi 27 juin 2014, à une nouvelle concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) sur la Situation en République centrafricaine.

Outre le Chef de l’Etat, les Présidents suivants ont participé à cette réunion: Denis Sassou Nguesso du Congo, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale, Miguel Trovoada de Sao Tomé et Principe, Catherine Samba-Panza de RCA, Idriss Deby Itno du Tchad, président en exercice de la CEEAC, qui dirigeait les travaux. La RD Congo était représentée par son Premier ministre, M. Matata Pognio. L’Angola et le Burundi étaient aussi représentés.

Le président de la Mauritanie, Mohammed Ould Abdel Aziz, prenait également part à cette concertation en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine, ainsi que le Secrétaire Général de la CEEAC, qui a présenté le rapport de l’organisation sur la situation en RCA, et les représentants spéciaux des Nations Unies et de l’Union Africaine.

Dans son propos liminaire, le Président Idriss Deby Itno a relevé que la situation en RCA demeure préoccupante malgré les efforts déployés par la CEEAC et le reste de la communauté internationale. Il a appelé les Etats membres de la CEEAC à continuer d’agir en faveur de la RCA afin de favoriser le dialogue et la réconciliation entre tous les fils et filles de ce pays.

L’objectif de cette concertation de Malabo était de dégager des pistes de solution en vue de l’adoption d’un nouveau cadre politique en RCA pour sauvegarder les acquis de la transition et parvenir à la tenue des élections en février 2015.

La présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza a présenté aux chefs d’Etat le point complet de la situation dans son pays au plan sécuritaire, humanitaire, politique et économique. Il en ressort que si globalement la RCA sort progressivement du chaos, les défis restent nombreux notamment au plan de la sécurité et de l’humanitaire.

Lors de leurs débats tenus à huis clos et qui ont duré plusieurs heures, Paul Biya et ses pairs ont fait des propositions constructives pour la pacification totale de la RCA.

Audiences
Après la concertation sur la RCA, le Chef de l’Etat camerounais s’est longuement entretenu avec le Président Obiang Nguema. Occasion pour le président de la République de féliciter son homologue pour la bonne organisation de ce 23ème sommet de l’Union Africaine et d’aborder d’autres sujets d’intérêt commun. Le chef de l’Etat s’est également entretenu avec son homologue béninois Thomas Yayi Boni.Paix et sécurité en Afrique
Le Président de la République a pris la parole lors de la session publique consacrée aux problèmes de paix et de sécurité en Afrique. Dans son intervention, le Chef de l’Etat s’est appesanti sur la menace du terrorisme sur le continent. Il a souligné qu’aucun pays ne doit se sentir épargné par ce nouveau malheur. Il n’est que temps de faire barrage à l’avancée de ces nouveaux envahisseurs. Eh, bien entendu, notre organisation continentale a un rôle crucial à jouer en la matière.

André Nzapayéké : jeter les bases de la création de richesses en Centrafrique

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Le chef du gouvernement de transition de la République Centrafricaine de passage à Paris a rencontré, discuté et échangé avec les membres de la diaspora de son pays

 

Venant d’Ankara en Turquie et en transit pour Bangui (RCA), le Premier ministre centrafricain à rencontrer les membres de la Diaspora centrafricaine dans la capitale française. Le but était de se démarquer de l’ancienne transition qui n’a jamais souhaité rencontrer les compatriotes et aussi de prendre le pouls de la situation. Cette démarche s’inscrivait aussi en droite ligne, du devoir de transparence d’impulser par la présidente de la Centrafrique lors de son dernier passage dans la capitale française. Au fil des jours et des mois, les Centrafricains ont besoin que leurs dirigeants leur parlent, leur disent ce qui se passe et répondent à leur questions.
© luidor N./journaldebangui.com Le premier ministre centrafricain s'adresse à ses compatriotes de Paris
© luidor N./journaldebangui.com
Le premier ministre centrafricain s’adresse à ses compatriotes de Paris
A ce jeu, le Premier ministre n’a pas fait dans la langue de bois. Accompagné de quelques ministres de la transition, M. Nzapayéké a essayé d’apporter des réponses franches aux préoccupations des Centrafricains de la diaspora centrafricaine. Il y est allé avec des annonces fortes, des reproches, des supplications, des accusations, des coups de gueules aussi, et autre rappel à l’ordre. Ainsi aux questions des compatriotes concernant tous les domaines de la vie en Centrafrique, le PM a reconnu que son gouvernement a ses faiblesses et qu’il y va de la responsabilité de tout un chacun d’apporter sa contribution à la construction d’un Etat aujourd’hui en déliquescence. « Souvent la population a tendance à ignorer que la Centrafrique est un Etat néant » a-t-il rappelé. « Mais ce ne sont pas des élément suffisants pour que nous prenions les armes. On a plus besoin de tirer un coup de feu en Centrafrique pour se faire entendre, » précise le chef du gouvernement de transition. Il affirme être conscient de ce que le rythme avec lequel le gouvernement s’investi rend les populations impatientes, car elles veulent voir les résultats immédiats. C’est la raison pour laquelle lui et son équipe demandent à TOUS de donner une chance à la transition que dirige Mme Samba Panza, car quoi qu’il se passe, la Centrafrique n’échappera pas au principe de la transition. C’est-à-dire tout faire pour mener le pays à des élections libres et transparentes. Après quoi, le PM a annoncé qu’ils s’en iront. Politiquement réaffirme-t-il lui et son chef hiérarchique n’ont aucun n’adversaire parce qu’ils ne sont candidats à aucune élection, répondant ainsi aux nombreuses allusions des uns et des autres prêtant à l’exécutif intérimaire de vouloir s’accrocher.
Ainsi si rien n’est fait, la situation sécuritaire du pays ne risque pas de s’arranger. L’Objectif du gouvernement reste de rassembler et c’est ce qui explique la présence du PM et des membres de son gouvernement, ainsi que la convocation de cette réunion du Méridien Palace de Paris. Le but de toute activité aujourd’hui est d’œuvrer à court terme pour jeter les bases de la création de la richesse en Centrafrique. Car cette crise est celle de la pauvreté que les belligérants se cachent derrière la question religieuse. Le Pm centrafricain accuse ces « nababs » qui entretiennent l’insécurité dans Bangui en envoyant des hordes de jeunes semer la panique au sein de la population et commettre toutes les exactions connues : vols, viols, voir assassinats, attaques, cambriolages etc. et si d’aventure il y aurait un homme politique derrière ces actions « alors se serait un grand criminel, et il faut le dénoncer» a martelé le PM.

A long terme, «le devoir de l’état c’est de créer l’emploi, c’est de créer la richesse, pour détourner les jeunes enfants de ce chemin. Il faudrait relancer l’économie et le gouvernement ne le fera pas tout seul. Voilà la position de l’Etat. Or, même s’il n’y avait pas de crise, en période préélectorale, quel que soit le pays, les investisseurs hésitent à investir. Alors, l’appel a été lancé aux nationaux présents dans la salle à prendre les risques : « n’hésitez pas ! » a exhorté le PM « inviter les nationaux qui ont un peu de moyens à faire ce geste-là, à investir chez eux » recommande le chef du gouvernement.

© luidor N./journaldebangui.com
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Pour renforcer l’efficacité du gouvernement sur cette question, le Pm a annoncé la réforme de la gestion des finances publiques, que le gouvernement essaie de mener avec l’instauration du Guichet unique à Béloko, le renforcement de la gestion du trésor, et aussi, la lutte contre la corruption. Pour cela, le gouvernement compte aussi sur tous, ceux de la diaspora et ceux qui veulent investir, faire les papiers (documents officiels, de voyages, régularisation des situations…) « s’il vous plaît faites tout pour respecter les règles bonne gouvernance, … contribuons tous, mobilisons-nous contre ce fléau» a supplié le chef du gouvernement intérimaire.

L’essentiel de ce que le gouvernement fait en ce moment c’est la réconciliation. « Il n’y aura pas de réconciliation en Centrafrique sans justice ». Les anti-balaka militaires sont exhortés à se réconcilier avec l’Etat, avec la nation centrafricaine, même s’ils sont les auteurs, commanditaires des nombreuses exactions répertoriées pas les diverses associations des droits de l’homme à Bangui et dans l’arrière-pays. « Ceux qui ont fait du tort à l’Etat centrafricain doivent accepter de passer par la justice…. C’est le seul moyen de payer sa dette et de se racheter auprès des nombreuses victimes. » La réconciliation interpelle d’avantage les musulmans et les non musulmans et cette question doit être réglée au plus tôt. Auquel cas de l’avis du PM, ce sera la dérive et le pays courra à sa perte. Pour lui, toute forme de discrimination est banni au sein du gouvernement « un des inspecteurs d’Etat sera nommé » pour surveiller de près tout ce qui dans les textes de l’Etat appellerait à une quelconque exclusion d’un groupe de la nation centrafricaine.

A propos du retour des réfugiés externes et des déplacés internes. Un recensement a été lancé, pour sécuriser les biens. Le PM demande aux uns et aux autres de faire attention à l’acquissions de biens immobiliers en Centrafrique, à l’adoption des enfants, des parcelles de terre… « Faites extrêmement attention à ne pas être des receleurs des biens des personnes que l’on a forcé à partir ! » a prévenu le PM notamment dans le, 7ème 8ème arrondissement, à Begoua ou encore dans le quartier de Miskine.

Le PM n’a pas hésité à revenir sur les relations avec les pays limitrophes et le Soudan où il a récemment effectuer une visite. C’est une démarche hautement diplomatique dans la mesure où la Centrafrique partage une frontière des plus délicates avec ce pays. Il s’agissait pour le gouvernement centrafricain de resserrer les liens pour éviter la partition du pays, la RCA n’a jamais eu de guerre avec le soudan, car ce sont des individus qui viennent créer la zizanie dans le pays et pas le régime soudanais. Au soudan, il a entendu que le président Béchir avait à lui dire, « tous les Soudanais sont prêts à nous aider fortement, à renforcer nos forces de défense et de sécurité, à nous aider dans le domaine du renseignement, à aider dans le renforcement du contours de la frontière,» car c’est dans leur intérêt également. La Centrafrique collabore avec le soudan sur la tripartite Birao. La priorité pour le gouvernent est de garder de bonnes relations avec tous les voisins de la Centrafrique « idem pour le Tchad » qui a récemment fermé sa frontière. C’est une obligation pour la Centrafrique et ses dirigeants de ne pas jouer sur les accords avec les pays voisins. D’ailleurs « ma prochaine mission, j’irais au Tchad parce que nous ne sommes pas en guerre avec le Tchad » a annoncé le PM. Donc ce n’est pas le gouvernement soudanais qui envoie des compatriotes déranger les Centrafricains, ce sont des trafiquants divers qui sont là dans une zone de non droits. « Nous ne pouvons pas nous permettre d’orchestrer des couacs avec nos pays limitrophes, y compris la RDC et la Cameroun » a conclu le PM.

Pour l’occasion, d’autres questions et réponses ont porté sur le réarmement ou pas des Faca, la réconciliation et la justice, la délivrance des passeports et autre titre de voyage par l’ambassade de Centrafrique en France, l’application de la feuille de route et ses effets, la future table ronde de Brazzaville pour un véritable dialogue inclusif centrafricain, le traitement et la gestions des nombreuses compétences centrafricaines éparpillées à travers le monde, les rapports de force entre les personnalités de l’exécutif centrafricain, le futur remaniement, un plan Marshall pour la RCA ? etc.

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La Coupe du monde 2014 vue… de Centrafrique

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Cette semaine, Melty a recueilli les témoignages de Centrafricains, pour qui la Coupe du monde est synonyme de paix et de fraternité. Découvrez comment ils vivent cette compétition hors-normes.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/berberati-ambiance-foot-ball.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Belle ambiance au cinéma de Berbérati
Belle ambiance au cinéma de Berbérati

Après le Tchad, Melty poursuit son tour du monde avec aujourd’hui un arrêt en Centrafrique. Pays miné par la guerre depuis plusieurs mois. Amandine, qui travaille dans l’humanitaire a, avec sa grande bonté, pu recueillir les témoignages de Centrafricains à propose de la Coupe du monde depuis Berbérati, la deuxième ville du pays qui compte 90 000 habitants. Félix, lui aussi travailleur humanitaire se réjouit de ce moment de paix retrouvée : « Ça fait du bien d’avoir un moment de joie à partager après tout ces mois de guerre. Durant les matchs, on s’assoit tous ensemble et on oublie nos différents ». Malgré toutes les polémiques, il est incontestable que la Coupe du monde a cette vertu rassembleuse. Dieudonné, un collègue de Félix abonde dans ce sens : « On ne parle plus politique, les débats tournent autour du foot ». Cependant, il existe des craintes quant à la sécurité des rassemblements. Au Kenya et au Nigéria des attentats ont été perpétrés dans des lieux où les matchs de la Coupe du monde était diffusés, tuant de nombreuses personnes. « J’ai beaucoup pensé que le rassemblement de beaucoup de personnes dans des bars ou cinéma pourrait donner lieu à des attentats mais rien à signaler pour l’instant ».

 

Pour suivre les rencontres, il existe quelques solutions comme nous le dit Félix : « je regarde les matchs dans un bar ou au cinéma » (100 Francs CFA l’entrée soit 1.50€). Un drap blanc est utilisé en guise d’écran à l’aide d’un rétroprojecteur et des hauts-parleurs permettent à tout le quartier de suivre le match au gré des actions. Franklin lui aussi, opte parfois pour cette solution : « Je vais au ciné ou j’écoute sur RFI » Quant à désigner un favori, les fans de football sont plutôt partagés. « Comme il n’y a plus d’équipes africaines, je suis pour les Pays Bas » confie Félix. A noter que l’Algérie et le Nigeria qui joue ce lundi contre la France sont encore en compétition. Firmin lui, a choisi de supporter l’équipe à domicile, le Brésil, alors que Cédric supporte l’Allemagne. Enfin, laissons le dernier mot à Jean qui regarde les matchs « à la maison ou au bar pour partager une bière » et qui s’exclame : « Je supporte la France ! ». Ce France-Nigeria sera scruté avec une petite préférence tout de même pour les Super Eagles : « Les équipes africaines d’abord ! » tiennent-ils à préciser. Quoi qu’il arrive demain il y aura des heureux ! Merci à Amandine, Félix, Dieudonné, Firmin, Cédric, Franklin et Jean pour leur témoignage.

 

Melty.fr

Centrafrique: les politiques piétinent, les bénévoles s’activent

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ÉDITO – La Centrafrique reste profondément meurtrie et n’est pas encore sortie du conflit inter-religieux, qui fait chaque jour de nouvelles victimes. Mais des bénévoles se mobilisent pour venir en aide aux civils.

 

Le sommet de l’Union africaine, qui vient de se clore à Malabo, n’a pas révolutionné la situation terrible de la Centrafrique. La présidente de la transition, Catherine Samba Panza, a parlé de remaniement de son gouvernement. Est-ce bien de cela dont le pays a besoin? Les 2.000 soldats français, dans l’opération Sangaris, les 700 Européens de la Force européenne, et les 5000 soldats africains de la Force multinationale ne suffisent pas à faire régner l’ordre sur un territoire grand comme la France plus le Bénélux. Heureusement que la population n’y est que de 4,5 millions.

La catastrophe sécuritaire, dans laquelle des brigands, des milices locales, et des soldats du désespoir des deux camps se croisent, se battent, et surtout se livrent à des exactions, a fini par ressembler à du nettoyage confessionnel. Tous les jours, les musulmans fuient Bangui, et ceux qui restent dépendent de la protection de Sangaris, le temps de trouver une porte de sortie. Naguère les chrétiens et animistes se cachaient dans la forêt pour échapper aux forces musulmanes, dont une grande proportion de Tchadiens.

Des femmes se mobilisent en France

Cependant, la diaspora centrafricaine se mobilise en France, surtout sur les réseaux sociaux. Les sœurs Ducasse, Tiga et Cathie, sont liées au monde médiatique franco-africain, où l’on est plusieurs choses à la fois: mannequin, animatrice, réalisatrice, humanitaire. Tiga a même été chroniqueuse à TF1 pour l’émission “Les Enfants de la Télé“. Elles animent “Coup de pouce des Anges“, association créée pour secourir les enfants de RCA.

Réunies dans un Festival humanitaire de rue dans l’est parisien ce 27-28-29 juin, avec leur mère notamment, les Ducasse ont rendu hommage à Camille Lepage, la photojournaliste assassinée dans la brousse centrafricaine. Et elles veulent lever des fonds pour acheter, et surtout livrer à bon port, des médicaments de première nécessité. “Il n’y a pas une famille qui ne soit endeuillée par cette guerre… Nous voulons apporter des médicaments et faire livrer des médicaments qui ne disparaîtraient pas à l’aéroport!” souligne Tiga.

Pour l’heure les chefs d’État africains parlent de “dialogue” entre factions, évoqué au sommet de Malabo. Mais pour le peuple centrafricain, le moment de vérité viendra lorsque les médicaments arriveront à l’aéroport de Bangui.

BFMTV

RCA : cacophonie dangereuse

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Sans doute une rébellion de trop, dans un contexte suffisamment trouble où chaque jour la sécurité des populations est menacée par des bandes armées qui n’obéissent qu’à des chefs de guerre véreux, sans idéologie, sans vision claire de l’avenir de leur pays. C’est ainsi qu’en début de semaine, une nouvelle rébellion dénommée, Union des Forces Armées Centrafricaines pour le Redressement (Ufacar) coordonnée par Alain Hassane Dondaye a été officiellement lancée lundi dernier, lors d’une conférence de presse à bangui.

Celle-ci est composée pour la plupart des principaux barons de la rébellion du 15 mars qui ont porté au pouvoir le général François Bozize, ce mouvement a pour objectif principal de restaurer la paix, la cohésion nationale, le respect des principes de la laïcité de l’Etat et le respect du processus du Ddr (désarmement, démobilisation et réintégration).

Elle est structurée en ailes politique notamment un comité de pilotage sous la direction de M Alain Hassane Dondaye) et en une aile militaire composée du haut commandement dirigé par le colonel Amadou Danzoumi et du bataillon d’intervention rapide (Bir) placé sous l’ordre du commandant Anatole Ngaya.

Ce nouveau son de cloche qui plus est, vient de l’ex président déchut François Bozizé, n’apporte manifestement rien de nouveau pour sortir de la crise et ramener la paix et la concorde entre tous les Centrafricains.

Voici donc un pays riche en ressources minières, notamment en diamant et également pourvu par la nature en ressources forestières et qui demain pourrait devenir un important producteur de pétrole dans la sous région d’Afrique centrale, mais qui, du fait de la turpitude de ses dirigeants n’arrive pas à trouver ses marques, concernant son développement endogène et harmonieux.

C’est la cacophonie totale sur le terrain entre les Séléka qui ont pris le pouvoir par coup d’Etat en mars 2013, essentiellement musulmans dans un pays dont 80% de la population est chrétienne. Et aujourd’hui, les Anti Balaka, faction chrétienne, se livrent à une chasse féroce et impitoyable contre leurs frères musulmans du pays, dont beaucoup sont contraints à l’exil. Ce qui apparaît malheureusement aujourd’hui, c’est que les Centrafricains jouent avec la vie de la nation tout en hypothéquant leur propre avenir.

Car, qu’on se le dise, ce ne sont pas la France et la Misca qui viendront définitivement résoudre leur problème de cohésion nationale et leur permettre de jouir de manière optimale de toutes leurs richesses naturelles. Par conséquent, un sursaut de conscience nationale est indispensable afin que tous les compatriotes de Barthélémy Boganda, le père de la nation centrafricaine, assimilent la vision futuriste axée sur un développement soutenu par le patriotisme. Vision de nature à promouvoir l’émancipation  de tous les Centrafricains. Bien évidemment, la route est encore longue pour y parvenir.

camer.be

Services publics à rétablir en Centrafrique

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L’ONU soutient le rétablissement des services publics essentiels en République centrafricaine – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) et la Banque mondiale, s’attelle au rétablissement des services publics essentiels en République centrafricaine (rca), tels que le paiement des salaires des fonctionnaires.

Dans le cadre de ses efforts pour réhabiliter et soutenir les services gouvernementaux à Bangui, le PNUD a transféré à la Banque des Etats de l’Afrique centrale la moitié d’une somme totale de 4,6 millions de dollars en provenance du Fonds de consolidation de la paix des Nations unies, qui couvrira les salaires de 3.417 policiers et gendarmes pour les mois de mai à août.

La Banque mondiale sera chargée de payer les salaires du reste de la fonction publique.

Les gendarmes et policiers patrouillent dans les rues de Bangui avec la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et les troupes françaises de l’opération Sangaris aidant à rétablir l’ordre et à faire appliquer la loi dans les rues de la capitale. Toutefois, ils ne reçoivent pas souvent une compensation salariale.

Pour le Représentant-résident du PNUD en RCA, Aurélien Adbenoci, ‘si la police n’a pas de système de paiement adéquat, il est peu probable qu’elle aidera au maintien de l’ordre et à faire appliquer la loi. Dans la situation actuelle, qui est extrêmement volatile, s’assurer qu’ils reçoivent un salaire est un bon début’.

La violence sectaire en République centrafricaine, accompagnée d’un effondrement complet de la sécurité, de l’autorité de l’État et de la primauté du droit, a entraîné des milliers de morts, forcé des centaines de milliers de personnes à fuir et créé une crise humanitaire.

Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a insisté plus d’une fois sur l’importance de stabiliser la situation sécuritaire en Centrafrique par le biais d’un soutien financer visant à aider le nouveau gouvernement de transition à jeter les bases de la restauration du secteur de la justice et de la réconciliation.

Pana 29/06/2014

Centrafrique:L’ambassadeur de RCA au Caire, Anicet Saulet limogé suite à un article de presse

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Suite à une demande d’explications relative à un article de l’hebdomadaire sénégalais « Le Témoin » , le colonel Anicet Saulet, ambassadeur de Centrafrique au Caire, relevé de ses fonctions !

Saulet

Dans notre édition n° 1161 courant avril 2014, « Le Témoin » avait ainsi titré à sa Une : « Comment la candidature du colonel Anicet Saulet a été recalée arbitrairement… ». Dans cet article, notre journal avait d’abord rappelé les malheureux souvenirs de ce brillant et jeune capitaine centrafricain ayant dirigé en 1997 la troisième mutinerie de l’armée de ce malheureux pays. Une mutinerie qui avait provoqué l’intervention d’un contingent de l’Armée sénégalaise dans le cadre de la Mission Interafricaine de Surveillance des Accords de Bangui (Misab). D’ailleurs, votre serviteur faisait partie du voyage de presse organisé à l’époque par la Dirpa pour montrer comment nos « diambars » s’y acquittaient de leur mission…

À l’époque, c’est-à-dire lors de cette mutinerie, le capitaine d’alors, devenu aujourd’hui colonel, n’avait commis que le « crime » d’avoir dénoncé le népotisme, le tribalisme et le régionalisme dans les nominations et les avancements dans l’armée centrafricaine.

Quinze ans après, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Evidemment de l’eau douce jusqu’à l’arrivée de la rébellion de la Séleka au pouvoir.

Très attaché à son peuple et à son Armée, l’ambassadeur centrafricain au Caire, Anicet Saulet, était de retour à Bangui pour déposer sa candidature à la présidence de la transition. Hélas, contre toute attente, le Conseil National de Transition avait invalidé sa candidature. Et ce, sans aucune raison valable. Or, le colonel Anicet Saulet avait le meilleur profil de l’emploi pour avoir été le tout premier saint-cyrien centrafricain.

Donc, un excellent officier doublé d’un diplomate hors pair. A l’analyse, « Le Témoin » avait dénoncé cette injustice synonyme de « xénophobie » qui ne disait pas son nom. Pour le prouver, nous avions exploité une lettre exclusive et confidentielle que son excellence Anicet Saulet avait adressée à la présidente de la transition, Mme Catherine Samba-Panza, pour crier son indignation. Et dénoncer le fait que les critères d’éligibilité à la plus haute fonction de la République n’avaient pas été respectés. Comme quoi, il y avait eu toute une acrobatie juridique pour écarter le colonel Saulet et baliser le chemin de la présidence à Mme Cathérine Samba-Panza.

Eh bien ! Dès la parution de notre article qui avait fait le tour du monde via internet, l’ambassadeur de la Centrafrique en Egypte, M. Anicet Saulet, aurait reçu une demande d’explication consécutive au « voyage » de cette lettre. Mme la présidente centrafricaine s’interrogeait sur le fait de savoir comment cette lettre avait pu traverser toute l’Afrique pour atterrir à Dakar, et précisément dans les locaux du « Témoin ».

Et comme Mme la Présidente de la Transition avait du mal à gérer les prises de position de son ambassadeur et candidat recalé, elle a tout simplement pris un décret pour le limoger. Dans la même foulée, Mme Cathérine Samba-Panza a nommé de nouveaux ambassadeurs, histoire de faire comprendre que le colonel Saulet a été limogé dans le cadre d’un mouvement d’ensemble visant les ambassadeurs de la Centrafrique.

La priorité de la transition réside-t-elle dans la nomination de nouveaux ambassadeurs alors qu’il y a tant de choses à régler dans le pays, notamment le génocide antimusulmans qui a fait que nos coreligionnaires ne sont plus que 3.000 à peine à Bangui contre plusieurs centaines de milliers il y a un an ?

Surtout que la présidence de transition n’arrive même pas à payer les salaires de la fonction publique, les bourses des étudiants ainsi que les pensions du personnel des ambassades de la Rca. Pire, ces « chancelleries » n’ont même pas de budget de fonctionnement. A ce propos, d’ailleurs, on se demande comment Mme Cathérine Samba-Panza va-t-elle pouvoir faire pour rapatrier tous les ambassadeurs limogés ? Et envoyer d’autres et leurs familles pour les remplacer ?

Une chose est sûre, l’histoire semble donner raison au « Témoin ». Car, le fait que pays continue de s’enfoncer dans le chaos génocidaire prouve que la bonne dame a lamentablement échoué. Triste pour un si beau pays !

Pape NDIAYE
ARTICLE PARU DANS « LE TEMOIN » N°1170- HEBDOMADAIRE SENEGALAIS ( JUIN 2014 )

CENTRAFRIQUE : NGAISSONA, PREND SA REVANCHE EN RADIANT BARA DES RANGS DES ANTIBALAKA

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La coordination politique des Antibalaka dirigée par Patrice Edouard Ngaissona a radié M.Léopold Bara, ministre de la jeunesse des sports des arts et de la culture, seul représentant de ce mouvement au sein du gouvernement.Cette décision sonne comme une revanche du maitre des Antibalaka sur le ministre après sa suspension à la tête de la fédération centrafricaine de football. On peut dire que le score entre Léopold Bara et Patrice Edouard Ngaissona est désormais de 1 but partout.
Ces deux personnalités semblent se livrer depuis des mois un combat de coq. Rappelons  le contexte de ces deux affaires. Selon des informations proches du mouvement Antibalaka,  Patrice Edouard Ngaissona et Léopold narcisse Bara sont à couteaux tirés et ce depuis des mois. « ils ne se parlent plus depuis l’arrivée des AB à Bangui en décembre.
Le leadership du mouvement est le principal sujet de discorde de ces deux personnalités. Cela s’est approfondi depuis la nomination de  Bara au ministère de la jeunesse au nom des Antibalaka » a expliqué un leader du mouvement qui côtoie les deux frères ennemis.
De sources proches de Ngaissona, le ministre de la jeunesse LéopoldBara a décidé de suspendre le coordonnateur des Antibalaka parce qu’il considère ce dernier comme un adversaire « vous savez, le ministre n’est pas un homme d’État. Il prend des décisions à la va vite  » a confié la même source. Du coté du ministre de la jeunesse et des sports, on ne commente pas la décision de cette radiation.
Contacté par Centrafrique Libre, le ministre a seulement déclaré qu’il a été saisi par la lettre, il a promis de réagir sauf que son attaché de cabinet a refusé l’accès à son bureau aux journalistes et ce en dépit de son accord. Ce n’est pas pour la première fois que cette dame agisse de la sorte. A force de reproduire les mêmes faits l’on se demande à quoi joue le ministre qui est pourtant le supérieur hiérarchique de cette dame.
Cette guéguerre n’étonne pas les observateurs de la politique centrafricaine qui pensent que ces deux chefs ne sont que des opportunistes qui se battent pour se faire ou refaire une place au soleil au détriment de leurs soldats qui souffrent sur le terrain parfois dans un dénuement total.
N’est pas une manière pour l’attaché de cabinet de prendre position pour son ancien patron ? De toutes les manières, le ministre de la jeunesse et des sports radié par Patrice Edouard Ngaissona, n’a pas pu se prononcer sur cette radiation qui, il faut le dire s’inscrit clairement dans le cadre des hostilités entre ces deux personnalités qui ont réussi à se faire une place au sein des Antibalaka ou tout simplement à récupérer la lutte que plusieurs milliers de jeunes centrafricains ont lancée pour défendre la nation contre les oppression des ex-Séléka.
A dire vrai, la guerre entre Ngaissona et Bara n’est qu’à son début et les effets risquent de remettre en cause les efforts que des bonnes volontés sont en train de faire pour que la République Centrafricaine retrouve la voie de la paix.
Diane LINGANGUE

Cameroun: A “Village” une refugiée de RCA poignarde son voisin

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En état d’ébriété, une centrafricaine poignarde son voisin camerounais à Douala

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Les résidents du quartier Village, non loin de l’aéroport international de Douala ont eu le sommeil coupé, jeudi dernier, en raison d’une vive querelle entre des voisins qui a tourné à une agression à l’arme blanche. La fautive, une réfugiée centrafricaine, s’est évadée et reste introuvable tandis que la victime, un jeune camerounais est admis aux soins dans un hôpital à Douala.

Les faits se sont produits, aux environs de 3 heures du matin le jeudi 26 juin 2014, précisément au Village, quartier fieffé des centrafricains à Douala. D’après l’artiste centrafricain résident dudit quartier, connu sous l’appellation de ‘Jérusalem‘, témoin des faits et voisin directe de la coupable, à Kangbi-ndara.net, il s’agit d’une dispute de courte durée qui s’est soldée par une coulée de sang.

En revenant très tardivement d’une promenade, tandis que le quartier baignait dans le silence, une jeune musulmane centrafricaine réfugiée à Douala, mère de deux enfants, et son amant chrétien, tous deux centrafricains en état d’ébriété avancée, ont perturbé bruyamment le sommeil de leur voisinage.

Outré, un camerounais, dont la chambre à coucher jouxte celle des deux amoureux en état d’ivresse, sorti de sa couchette pour rappeler l’heure à ses voisins indigents mais, il s’est buté à l’insolence de ses ivres interlocuteurs. La causalité a été une évidence, une vive dispute a éclaté entre les trois jeunes gens. Tandis que les deux hommes s’échangeaient des mots injurieux dans la cour commune, la jeune femme s’est éclipsée furtivement dans ses appartements prendre un couteau et ressortir. Dans l’obscurité du petit matin, elle a enfoncé le couteau dans le bas ventre du jeune camerounais causant une grosse blessure par laquelle l’on peut percevoir les boyaux de ce dernier. Après l’acte, la jeune centrafricaine a pris fuite laissant sur les lieux son petit ami et le blessé.  Les cris douloureux de la victime ont fait appel à d’autres voisins qui ont accouru et ont pu mettre la main sur l’amant de la jeune femme. Ne trouvant pas celle qui a commis l’acte, le jeune centrafricain a lui seul porté le poids de la colère d’une foule nombreuse rassemblée sur les lieux. « Ils ont failli le tuer, c’est grâce au chef du quartier qu’il a eu la vie sauve », explique Jérusalem.

Le blessé a été acheminé dans l’un des hôpitaux de Douala. La jeune femme, en plus de son statut de réfugié trouve refuge dans la nature,  abandonnant ainsi ses deux petits enfants dans un studio pillé complètement par des jeunes du quartier dont certains de ses compatriotes. Le copain a trouvé, quand à lui, refuge chez le chef du quartier Village où il y demeure encore pour sa sécurité.

L’on enregistre en moins de soixante jours deux cas d’agressions sanglantes causées par des réfugiés centrafricains au Cameroun. La première s’est produite le mois dernier à Garouaboulaye, ville frontalière avec la Centrafrique, où un réfugié s’est servit d’une machette pour couper le bras d’un commissaire de police tenant un pistolet.

Cameroonwebnews, 28 Juin 2014

COMMUNIQUES DE PRESSE DES ANTI-BALAKA

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ANTI-BALAKA : COMMUNIQUE DE PRESSE ET DECISION N°001 PORTANT RADIATION D’UN (01) MEMBRE DU MOUVEMENT DES PATRIOTES Anti-Balaka

JUIN 26, 2014

ANTI BALAKA

COORDINATION NATIONALE
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COMITE DE DIRECTION
-=-=-=-=-=-=-=
N 049/CN/CD.14 COMMUNIQUE DE PRESSE

Animé par le souci de donner une chance à la République Centrafricaine eu égard à la crise politico-militaire qui a ébranlé sa cohésion sociale, les différents Représentants des Antibalaka se sont réunis par l’entremise de l’association non Gouvernementale MOU-DA dans l’enceinte du PNUD pour trouver des solutions idoines aux problèmes cruciaux du peuple Centrafricain, et ainsi prêter main forte au Gouvernement, ainsi qu’aux Forces militaires internationales, de la MISCA, et de la Sangaris dans la perspective d’une restauration d’une paix durable en Centrafrique.

Cette rencontre s’est soldée par la confirmation de Monsieur Patrice Edouard NGAISSONA au poste de Coordonnateur Général des Antibalaka et de Monsieur WENEZOUI Sébastien au poste de Coordonnateur Général Adjoint.
Toutefois, une Assemblée Générale extraordinaire sera convoquée dans l’urgence pour entériner la présente décision.

Il ressort de cette assise que l’heure n’est plus à la division, mais plutôt à la cohésion du Mouvement des Patriotes Antibalaka en vue de créer les conditions d’une réconciliation nationale.

Tous ensemble pour sauver notre cher et beau pays, la République Centrafricaine.

Patrice Edouard NGAÏSSONA
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ANTI BALAKA

COORDINATION NATIONALE DES
PATRIOTES ANTI BALAKA
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ETAT MAJOR GENERAL
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SECRETARIAT GENERAL
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N° 016 /CN/CEMA/SG.14
DECISION N°001

Portant radiation d’un (01) membre du Mouvement des Patriotes Anti-Balaka

Le Coordonnateur Général Mouvement des Patriotes Anti-Balaka, fort de la résolution prise par les membres des différentes entités dudit mouvement, réunis en session extraordinaire le Vendredi 20 Juin 2014 dans la salle de réunion du PNUD, sous l’impulsion de l’ONG MOU-DA en vue de la fusion des différentes entités Antibalaka en une seule Coordination Nationale,
décide ce qui suit:

Article 1er : Monsieur Léopold Narcisse BARA, Ministre de la Jeunesse et des Sports, précédemment Membre du Mouvement des Patriotes AntiBalaka est radié dudit mouvement.

Article 2 : il ne peut en aucun cas siéger au sein des instances gouvernementales, notamment au sein du Gouvernement de la République au nom du Mouvement des Patriotes AntiBalaka.

Motif :
– Abus de confiance et insubordination.
Monsieur Léopold Narcisse BARA, dispose du droit pour se défendre lors de la prochaine Assemblée Générale qui se tiendra dans 90 jours au plus tard.

Bangui le 24 juin 2014

Centrafrique: la gestion du pouvoir

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Cette semaine, Opinion Internationale destine sa rubrique « A la Une » sur la Centrafrique au passage au peigne fin des grands maux qui gangrènent la société centrafricaine empêchant ainsi la marche vers la stabilité et le développement. Mais s’il est essentiel d’identifier les maux et de faire un diagnostic, il est tout aussi primordial de proposer des réponses, d’esquisser des solutions, pour que le nouveau Centrafricain qui naîtra des cendres de cette vieille Centrafrique puisse être revêtu des tous les attributs lui permettant de remplir sa noble mission en tant que garant et dépositaire de l’évolution de son pays.

Cette série aborde ainsi des thèmes allant de « identité nationale et citoyenneté » à « la préparation de la nouvelle élite centrafricaine » en passant par « patriotisme, nationalisme et souveraineté » et « le leader et sa vision ». Aujourd’hui « la gestion du pouvoir » :

Assemblée nationale, Bangui – avril 2014 © Alain Elorza
Assemblée nationale, Bangui – avril 2014 © Alain Elorza

« Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »
Charles de Montesquieu (1689-1755)

Gérer une once de pouvoir ou le pouvoir tout court n’est pas une mince affaire. Il faut en avoir les aptitudes, la capacité, la force, la volonté. Le pouvoir pour qu’il soit bien géré doit se retrouver entre de bonnes mains, partagé et limité, voici-là toutes les difficultés rencontrées pour assurer ce mariage, aux quatre coins de la Terre. Ainsi, c’est une course effrénée pour cette conquête du pouvoir pour les uns, un devoir citoyen pour les autres et le hasard de la vie pour certains. Pouvoir et démocratie ne font pas bon ménage sur notre continent africain et pour ce qui nous concerne, en République Centrafricaine. Pouvoir et sécurité, deux notions diamétralement opposées au cœur de l’Afrique centrale. Pouvoir et développement, l’évidence d’une dichotomie, deux mots qui se querellent et se bagarrent. Pouvoir et respect des intérêts, encore là aussi antinomie fracassante en terre du « zo kwé zo ». Nous le savons tous, la mondialisation, la géopolitique, la géostratégie, le partage du monde en zone d’influence ont certainement leur part de responsabilité, mais tout est également histoire d’hommes, de conviction, d’intégrité et de vision. La Centrafrique sera ce que les Centrafricains auront décidé qu’elle soit !

Selon Wikipédia, le pouvoir politique est un type de pouvoir qu’une personne ou un groupe de personnes exerce dans une société. C’est la souveraineté, soit le pouvoir de fixer les règles qui s’appliquent à la population sur un territoire donné.

Il existe de nombreuses façons d’exercer un tel pouvoir, la plus évidente étant celle du chef politique officiel d’un État, tel qu’un président, un premier ministre, un roi ou un empereur. Les pouvoirs politiques ne sont pas limités aux chefs d’État ou aux dirigeants, et l’étendue d’un pouvoir se mesure à l’influence sociale que la personne ou le groupe peut avoir, influence pouvant être exercée et utilisée officiellement ou officieusement.

Dans beaucoup de cas, la sphère de l’influence n’est pas contenue dans un seul État et on parle alors de puissance internationale. Traditionnellement, le pouvoir politique se fonde et se maintient au moyen de la puissance militaire, en accumulant les richesses et en acquérant la connaissance.

La gestion du pouvoir politique ne peut être une réussite que si la loi suprême est respectée, l’armée républicaine, la séparation des pouvoirs une évidence, les institutions fortes et indépendantes, la liberté d’expression et les mécanismes de contre-pouvoir existants, la société civile dynamique, engagée et active, les citoyens déterminés et organisés, le secteur privé développé, la relève assurée. Ce sont là les différents ingrédients nécessaires qui permettront à la démocratie de s’installer, la sécurité d’être sur toute l’étendue du territoire, le développement en marche et les intérêts de la nation et du peuple centrafricain garantis.

RCA, point zéro, conscients du dysfonctionnement chronique des régimes successifs, la RCA au sortir de cette crise à l’obligation de conjuguer gestion du pouvoir politique avec paix, stabilité, bonne gouvernance et développement humain durable. Conscients de ce que la Centrafrique  a traversé sur ce chemin de coups d’Etat, rebellions, insécurité, violence et pauvreté, les futurs gérants du pays seront-t-ils en mesure d’emprunter le nouveau chemin que l’histoire s’apprête à dessiner pour les Centrafricains ? La réponse est inévitablement oui, car ils sont condamnés à le faire et ils se doivent de réussir.

« Les hommes de génie doivent se manifester pour analyser la machine de la société, pour démontrer comment ses différentes parties sont reliées entre elles et pour en trouver les défauts et les solutions. C’est seulement ainsi que les grandes réformes peuvent être produites. »
William Godwin (1756-1836)

Du respect de la Constitution, du renforcement des institutions et de la séparation des pouvoirs

Ne dit-on pas communément que la souveraineté nationale appartient au peuple car celui-ci l’exerce au travers de ses représentants qu’il a lui-même choisis au cours d’une élection, et au travers du référendum lorsqu’il est appelé à se prononcer sur une question. Le principe de la République centrafricaine est « Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ».

Le chef de l’Etat est le premier citoyen. Il doit respecter les lois afin de garantir une vie en société organisée. Cela lui évitera à lui-même de favoriser la loi du plus fort ou l’anarchie. Il doit donner l’exemple. Le non-respect de la Constitution et des Lois de la Nation est une oppression contre le peuple.

La Cour constitutionnelle doit être une institution forte et indépendante. En effet, le contrôle de conformité des lois à la Constitution a pour objet de faire respecter la hiérarchie des normes, dont l’ordonnancement fonde le principe de légalité démocratique : la loi n’est pleinement légitime que si elle respecte les principes supérieurs posés par la Constitution et si elle a été adoptée selon une procédure régulière. Les critères de désignation ou de nomination du président de la Cour constitutionnelle et de ses membres doivent être renforcés et respectés pour permettre le bon fonctionnement de cette institution. Ses membres doivent être intègres et non manipulables  pour empêcher le chef de l’Etat de s’éterniser au pouvoir par la modification de la Constitution.

Pour ce qui est du pouvoir exécutif, les critères déterminants, la « carrure » du Chef de l’Etat de la République Centrafricaine qui représente la première institution doivent être renforcés pour assurer la bonne marche de son pouvoir et éviter tout ce que la RCA a connu jusqu’à aujourd’hui. Il doit être en mesure de représenter ceci : « il incarne et symbolise l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national et du respect des engagements internationaux. Il est le Chef Suprême des Armées. Il préside les Conseils et Comités Supérieurs de la Défense Nationale. Il assure le maintien de l’ordre et la sécurité publique. Le Chef de l’Etat est le garant de l’indépendance de la justice. Il veille à la bonne exécution des décisions de justice » (Constitution centrafricaine).

C’est écrit noir sur blanc dans la Constitution et le chef de l’Etat prête serment lors de son investiture. Les Centrafricains doivent s’assurer que celui qu’ils éliront sera en mesure de respecter ce qui est écrit ci-dessus. Sa nature, son vécu, son expérience, ses compétences seront les premiers indices en sa faveur ou en sa défaveur.

 Nous ne reviendrons jamais assez sur la désignation du premier Ministre et des membres du gouvernement. On ne s’amuse pas avec la Républiques. Ces hommes et femmes doivent être des personnes compétentes, expérimentées et pouvant travailler en symbiose et en coordination.

Les critères déterminants les candidats aux élections législatives doivent aussi être renforcés pour permettre aux futures députés de la Nation d’exercer pleinement leur rôle d’interface entre l’Etat et le peuple centrafricain. Ils sont les représentants de la Nation et participent à l’expression de la volonté générale. Ils sont également, de fait, représentants dans l’hémicycle de leur circonscription, chargé de se faire l’écho des préoccupations propres à leurs territoires. Un minimum doit être exigé pour leur permettre de participer à l’expression de la volonté générale. Nous pouvons constater en Centrafrique que tout le monde peut être député, connaissant ou ne connaissant pas ces attributs, jouant ou ne jouant pas son rôle, créant ou ne créant pas de relation avec son électorat.

La Justice constitue un pouvoir indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. La Justice est rendue sur le territoire de la République Centrafricaine au nom du peuple centrafricain par la Cour de cassation, la Cour des Comptes, le Conseil d’Etat et les Cours et Tribunaux. Les juges sont indépendants. Ils ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi. Les magistrats du siège sont inamovibles. Le Chef de l’Etat est le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il est assisté, à cet effet, par le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Commission Consultative du Conseil d’Etat et la Conférence des Présidents et le Procureur Général de la Cour des Comptes. Là, une fois de plus en Centrafrique, les différents hommes et femmes qui sont en charges de faire régner la justice sont-ils véritablement indépendants et intègres ? Disposent-ils de la liberté et des ressources nécessaires à l’accomplissement de leur tâche ? Une réforme de secteur de la justice est indispensable!

Les collectivités territoriales de la République Centrafricaine sont les régions et les communes. Elles ne peuvent être modifiées que par la loi. D’autres catégories de collectivités territoriales peuvent être créées par la loi. Les collectivités territoriales s’administrent librement par des organes élus. C’est une partie du territoire de l’Etat qui dispose d’une certaine autonomie de gestion, même partielle. Nous connaissons tous le problème réel de la décentralisation en Centrafrique. Elle doit être effective et permettre le développement des régions. Tout se décide à Bangui, tout vient de Bangui, tout est pour Bangui. Bangui n’est pas la République Centrafricaine. Là encore, il y a lieu de réformer la politique de décentralisation.

Du haut conseil de la communication, du rôle des médias en tant que  4ème pouvoir et d’une société civile engagée et active

II est institué en République Centrafricaine un haut conseil de communication indépendant de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association ou de tout groupe de pression. Il est chargé d’assurer l’exercice de la liberté d’expression et l’égal accès pour tous aux médias, dans le respect des législations en vigueur. Le haut conseil de communication est doté de pouvoirs de régulation et de décision. Ses membres devraient toujours être tous des professionnels des médias pour garantir cette liberté d’expression qui fait encore défaut à la République Centrafricaine, car tout ne peut être dit et tout ne doit être dit, il existe encore des sujets tabous du domaine de la sureté de l’Etat. Que faire et comment faire ? Mais une certitude, une majorité des déboires auxquels font face les professionnels des médias leur incombe, car bien souvent, c’est un désordre et leur travail ne respecte pas l’éthique, la déontologie et la méthodologie du travail.

 « … Etat de droit suppose que les médias favorisent l’expression de toutes les forces politiques et sociales grâce à un aspect juste mais surtout équitable. L’activité de régulation consiste donc à veiller à ce que les médias soient conscients de leur responsabilité dans la consolidation de l’Etat de droit sans oublier le respect scrupuleux des règles d’éthique et de déontologie. Dans leurs attributions et dans leurs missions, poursuit-il, les instances de régulation autorisent la création des médias audiovisuels et attribuent les fréquences. Par ailleurs, le fait que l’on voit ou que l’on entende les représentants de différents partis politiques sur les antennes livrer leurs messages pendant les périodes de campagne électorales relève du travail du HCC, souligne M. Dago. Il a également insisté sur le pouvoir de sanction dont dispose le HCC à l’encontre des organes qui ne respectent pas les obligations imposées par le législateur ou par un simple contrat. Ces sanctions vont de la mise en demeure à la suspension de la publication ou d’une partie du programme et au retrait définitif de l’autorisation d’exploitation s’agissant d’une radio ou d’une télévision. Malheureusement, ces décisions, quand elles sont prises, sont souvent incomprises et taxées de politiques, déplore-t-il, même des fois par des communicateurs qui continuent à croire que leur sort dépend souvent et toujours d’un ministère de la communication. Mais, ce qui est important de savoir en fin de compte, insiste-t-il, c’est que la régulation n’est pas un contrôle bête et méchant comme certains ont tendance à le croire mais c’est plutôt un contrôle de la qualité. »
Extrait du discours de Dago, journaliste et président du HCC du Tchad, de 2004-2007

L’expression « quatrième pouvoir »  désigne la presse et les médias. Par extension, le quatrième pouvoir regroupe tous les moyens de communication qui peuvent servir de contre-pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l’État (pouvoir exécutif, législatif et judiciaire), en recourant au principe de protection des sources d’information des journalistes.(Wikipédia)

Alors que la télévision et, dans une moindre mesure, la radio font appel aux sentiments, au ressentit, à l’immédiat, la presse écrite, elle, permet des réflexions plus profondes, des mises en relation plus poussées. Contre les abus de pouvoirs, la presse et les médias ont été, pendant de longues décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens. Dans ce contexte démocratique, la presse a souvent considéré comme un devoir majeur de dénoncer les violations de droits ou encore lorsque les gouvernements conduisent des politiques dont les conséquences se révéleront funestes pour tout un secteur de la société. La presse est considérée comme le lien de communication majeur permettant aux hommes politiques d’échanger avec les citoyens. Elle prend le rôle de contre-pouvoir puissant protégeant l’intérêt général. Elle permet d’exprimer l’opinion publique tout en fournissant des informations concrètes avec une vérification des sources. Elle constitue un moyen de contestation qui informe l’Etat de certains mécontentements des citoyens. (123medias.e-monsite.com)

Les citoyens centrafricains doivent être organisés, engagés et actifs. Nous avons abordé ce thème dans un article intitulé : L’identité nationale et citoyenneté, deux notions fondamentales ! Les Centrafricains doivent se les approprier.

Les partis politiques en Centrafrique ne sont pas organisés, exception faite pour les trois grands partis qui ont été au pouvoir (RDC, MLPC et KNK). Cependant, il serait impératif qu’au sein de ces partis des renforcements de capacité soient opérés pour que les dirigeants et les adhérents puissent mieux s’approprier leur idéologie, leurs objectifs et leurs buts. En effet, un parti politique est une organisation politique qui cherche à influencer une politique gouvernementale, en nommant ses propres candidats et en tentant d’obtenir des mandats politiques. Plus généralement, la notion de parti politique possède deux définitions. La première, d’ordre idéologique, est presque synonyme de faction : il s’agit, pour reprendre les termes de Benjamin Constant, d’une « réunion d’hommes qui professent la même doctrine politique ». La seconde, d’ordre institutionnel, le tient pour un élément essentiel du jeu démocratique : « elle consiste à saisir le parti politique en tant que forme politique, structure d’organisation de la démocratie ».

Combien d’adhérents de tel ou tel parti savent pourquoi ils sont membres du parti ? Combien d’entre eux peuvent véhiculer l’idéologie de leur formation, en langage simple et claire pour le commun du mortel ? Généralement un membre est membre parce qu’il suit le président qui est soit son ami, son parent ou, quelqu’un de son ethnie. Il faut que cela change. Une attention toute particulière doit être portée sur les partis politiques qui ont tout leur rôle à jouer et tout le long de l’année, élections ou pas élections.

Garantir la stabilité, la croissance et la prospérité

La gestion du pouvoir implique nécessairement de garantir la stabilité de la République Centrafricaine, contrairement à cette insécurité et cette violence qui sont le lot quotidien du peuple centrafricain et cela depuis plusieurs décennies. La notion de sécurité nationale désigne l’objectif de parer aux risques ou menaces susceptibles de porter atteinte à la vie d’une nation. La sécurité est par exemple définie en France comme étant « la stratégie de sécurité nationale qui a pour objet d’identifier l’ensemble des menaces et des risques susceptibles d’affecter la vie de la Nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l’intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République, et de déterminer les réponses que les pouvoirs publics doivent y apporter. L’ensemble des politiques publiques concourt à la sécurité nationale. La politique de défense a pour objet d’assurer l’intégrité du territoire et la protection de la population contre les agressions armées. Elle contribue à la lutte contre les autres menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale. Elle pourvoit au respect des alliances, des traités et des accords internationaux et participe, dans le cadre des traités européens en vigueur, à la politique européenne de sécurité et de défense commune »

Nous ne nous étalerons point sur ce sujet, des spécialistes sont intervenus sur Opinion Internationale pour aborder ce thème.

La gestion du pouvoir implique aussi de garantir la croissance et la prospérité ? Un peuple qui n’a pas faim n’ira jamais prendre les armes pour tuer, voler et piller. Les économies africaines ont fait preuve d’une « remarquable résilience » pendant et depuis la crise de 2009 jusqu’à aujourd’hui, même si l’atonie de l’activité mondiale a touché le continent. L’Afrique a ainsi connu en 2013 une croissance de 4 % en moyenne, supérieure de 1 point à celle du monde. Son produit intérieur brut (PIB) devrait accélérer à 4,8 % en 2014 et à 5,7 % en 2015 (5,2 % hors Libye) et retrouver alors ses niveaux d’avant 2008-2009, indique le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2014 rendu public lundi 19 mai.

Le représentant du Fonds monétaire international (FMI) en Centrafrique Joseph Namatoudiro a présenté ce 5 octobre 2010 à Bangui un document intitulé « Résilience et Risque édition 2010 » publié par le département Afrique du FMI. Ce document traite des Perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne. Dans sa présentation, l’économiste a fait le tour des crises de 2008-2009 qui ont secoué le monde en général et l’Afrique en particulier. Selon lui, notre continent a mieux supporté le choc que les autres continents. Pour la République centrafricaine, Joseph Namatoudiro souligne que son taux de croissance va passer  à 4% d’ici 2011 grâce aux efforts déployés par les autorités. Les experts en économie continuent de crier haut et fort que si l’Afrique ne progresse pas aujourd’hui c’est parce que la guerre, la rébellion et les coups d’état sont devenus monnaie courante dans le continent. A cela s’ajoute la mauvaise gouvernance, la gabegie, l’impunité et le népotisme.
Radio Ndéké Luka

Tout est encore possible en République Centrafricaine pourvu que la volonté politique soit au rendez-vous, que les dirigeants marchent avec une vision, respectent leurs engagement et décide de développer le pays. La formation d’une relève est plus que capitale, car la RCA a le devoir de protéger les générations futures.

Traditionnellement, le pouvoir politique se fonde et se maintient au moyen de la puissance militaire, en accumulant les richesses et en acquérant la connaissance.

« Le privilège des grands, c’est de voir les catastrophes d’une terrasse. »
Jean Giraudoux (1882-1944)

lydie

Journaliste, chef de la rubrique Centrafrique

Centrafrique : la première concertation entre Seleka et anti Balakas prévue à Brazzaville

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(Alwihda Info) Rédigé par Jonas Mvouanzi – 28 Juin 2014 modifié le 28 Juin 2014 – 19:16

 

La ville de Brazzaville va abriter, sous peu, les assises de la première réunion de concertation entre les forces en présence en rca. Ainsi, en ont décidé les chefs d’Etat et de gouvernement présents au 23ème sommet de l’Union Africaine qui a eu lieu, les 26 et 27 juin 2014, à Malabo sous le thème : « l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique.»

 

Dans le souci de créer les meilleures conditions de paix et de sécurité en Centrafrique, les chefs d’Etat et de gouvernement , réunis au 23ème sommet de l’union Africaine de Malabo, ont choisi la ville de Brazzaville pour la tenue, à une date qui reste à fixer, de la première concertation entre les forces en présence en Centrafrique, notamment les Seléka (musulmans) et les Anti Balaka (chrétiens et animistes).

C’est dans cette même perspective qu’en marge des travaux, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac) sur la crise en Centrafrique, ont appelé les Centrafricains à un « dialogue franc et sincère ». Ils ont aussi saisi cette occasion pour inviter la communauté internationale à se joindre à la médiation de la Ceeac afin de dégager des pistes de solution pour une « réconciliation durable ».

En attendant la mise en route effective de la Force africaine en attente(FAA), les Chefs d’Etat et de gouvernement africains ont annoncé au terme de leurs travaux, la création à l’horizon 2015, d’une force de réponse rapide aux crises dans le continent. Cette force appelée « Capacité africaine de riposte immédiate aux crises (CARIC) « mobilisable rapidement » sera basée sur le volontariat. Douze pays dont l’Egypte, l’Afrique, l’Angola, le Tchad et le Congo se sont déjà portés volontaires pour faire partie de la Caric.

Dans ce chapitre, l’Union africaine devrait aussi compter sur l’appui de la France qui, lors du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique en décembre dernier à Paris, s’était engagée à soutenir les efforts de l’Union africaine dans la mise en place d’une force africaine. Tout s’engageant en l’appuyant, Paris devrait entre autres, mutualiser les capacités aériennes qui permettront le déploiement de celle-ci.

Dans le communiqué final, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont souligné l’importance de développer les capacités africaines de réaction aux crises. La France s’est engagée à soutenir les efforts de l’Union africaine pour parvenir à une pleine capacité opérationnelle de la Force africaine en attente et de sa Capacité de déploiement rapide à l’horizon 2015, ainsi que la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC), telle que décidée par le Sommet de l’Union africaine en mai 2013.»

La Centrafrique est-elle encore au centre?

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LE GRAND ANGLE DIPLO – François Clemenceau, rédacteur en chef du service “International” du JDD, décrypte chaque semaine les photos de l’actualité mondiale ou de ses coulisses. Cette semaine, il évoque la situation toujours aussi préoccupante en Centrafrique, sept mois après le début de l’intervention militaire.

 

Un combattant de la Seleka. (Reuters)
Un combattant de la Seleka. (Reuters)

La Centrafrique ne fait plus la Une des journaux mais la situation sur place reste très préoccupante, pour les Français comme pour  les Africains. Les massacres des derniers jours en plein cœur du pays montre que la situation sécuritaire n’est toujours pas réglée, sept mois après le début de l’intervention militaire.

Les milices chrétiennes anti-balaka et les ex-rebelles musulmans de la Seleka continuent de s’entretuer. Un cycle de représailles qui semble sans fin, des horreurs que les forces armées françaises et africaines ne parviennent plus à empêcher. La France semble incapable de ramener le calme. Mais si cette crise est ethnique, sectaire et mafieuse, elle est avant tout politique. Et de ce point de vue , la France ne peut pas tout faire et tout décider.

La situation est telle que les forces françaises seront peut-être amenées à rester plus longtemps que prévu. Et il y a urgence, car au centre de l’Afrique, voir perdurer un non-état plongé dans une telle barbarie, ne peut que produire des métastases, le terrorisme se nourrissant de tout ce qui n’est pas sous contrôle.

JDD

Centrafrique: Les « pêcheurs de sable » à bout de souffle

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Ils plongent en apnée dans l’Oubangui pour remonter de lourd seaux de sable et de gravier à bord de pirogues en bois. Un travail harassant et risqué pour gagner à peine de quoi survivre dans la capitale centrafricaine

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Remonter du sable du fond du fleuve à Bangui, c’est le dur labeur exécuté par de jeunes Centrafricains. Photo AFP

 

«Maintenant, c’est l’état de guerre, le temps de la destruction. Mais nous, on vit de la construction. Alors, le business, ça va un peu, un peu… »

Sinclair, tout en muscles, remplit avec trois autres jeunes « pêcheurs de sable » à coups de vives pelletées l’arrière d’un camion benne au bord du fleuve Oubangui dans la capitale centrafricaine.

Ils ont 20, 25, parfois 30 ans. Maximum. Plonger en apnée au fond de l’Oubangui pour remplir un seau de sable fin ou de gravier, à cinq mètres en saison sèche, jusqu’à 12 mètres en saison des pluies, dix, vingt, trente, quarante fois par jour, n’assure pas une longévité de vie exceptionnelle.

Mais ils sont les enfants de la Centrafrique, pays classé dans les derniers à l’Indice de développement humain des Nations unies, c’est-à-dire l’un des plus miséreux. Une pauvreté aggravée par l’état de guerre qui a saisi le pays depuis 2013.

Alors, ces jeunes Lagbachi, une ethnie riveraine du fleuve comme les Yakoma, qui eux pêchent des poissons, n’ont pas le choix pour survivre. Ils pêchent le sable, le gravier, à bord de pirogues en bois.

« Mon père faisait déjà ça, et même son père ». Mais Sinclair ne possède pas de pirogue. Il se loue à la journée, comme les autres jeunes. Il peut gagner jusqu’à 2 500 francs CFA, soit 3 euros, les jours fastes, quand il charge avec un compagnon 6 à 7 pirogues.

Sinclair travaille pour Faustin Madungou, la trentaine, qui possède deux pirogues. Les pirogues sont construites dans la forêt par des villageois.

Barthélémy Mikiliya, plus âgé, possède aussi une pirogue. « Mon père m’a enseigné, m’a cédé sa place. » Tout en parlant, il surveille le débarquement de sa pirogue par les jeunes qui, paniers de 30 kg sur la tête, gravissent silencieusement sous l’effort la berge pour jeter le sable sur le tas de l’acheteur. Lequel le revend aux rares clients en cette période difficile pour toute la société centrafricaine. « L’activité a un peu repris en février », quand les violences dans Bangui ont commencé à s’apaiser, explique Barthélémy.

Des tympans sautent

Un mètre cube de bon gravier (plus cher que le sable) se vend 14 000 francs CFA, soit 20 euros.

Sinclair a la joue gauche déformée par un ganglion enflammé, pas soigné efficacement, faute d’argent. Chaque fois qu’il plonge, l’eau avive la plaie.

Les maladies sont nombreuses, explique Barthélémy : hernies, paludisme, oreilles et yeux fragilisés. « On plonge sans casque sur les oreilles, des tympans sautent ». « Il y a aussi des problèmes de noyade, les plongeurs ne savent pas tous nager », dit Barthélémy.

Certaines pirogues vont loin, jusqu’à la rive de la République démocratique du Congo, en face.

Celles qui rentrent sont lourdement chargées, leur bord affleure l’eau. Un faux mouvement, une vague, elles peuvent chavirer. « Si une pirogue rentre trop légère, le patron renvoie les pêcheurs chercher d’autres seaux avant qu’ils n’accostent », explique Barthélémy.

Combien de temps dure une plongée en apnée ? Sinclair dit « deux secondes », Barthélémy et Faustin le reprennent, « non, au moins 10 secondes ! ».

Le plus dur moment : lorsque, une fois le seau rempli de sable au fond du fleuve, le plongeur doit se propulser vers le haut. « Notre travail nécessite beaucoup d’énergie, et, en ce moment, les gens ne construisent pas, alors y a pas d’argent pour bien manger, pas d’énergie », explique Sinclair.

Que faire d’autre ? Sinclair ne sait pas.

Centrafrique: l’Afrique centrale, très préoccupée, appelle au dialogue

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Les dirigeants d’Afrique centrale, préoccupés par l’enlisement du conflit en Centrafrique qui s’enfonce dans la violence malgré la présence des forces française et africaine, ont appelé vendredi au dialogue.

“La situation s’enlise malgré les efforts de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale)”, a déclaré vendredi le président tchadien Idriss Déby Itno lors d’une réunion des dirigeants de la sous-région, en marge du sommet de l’Union africaine (UA) à Malabo. Etaient notamment présents le Camerounais Paul Biya, le Gabonais Ali Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, ainsi que le président en exercice de l’UA, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza, sans pouvoir face aux groupes armés, et qui était conviée à la réunion bien que son pays soit suspendu de l’UA depuis le début de la crise en 2013, a par ailleurs annoncé “sa volonté de remanier son gouvernement”, selon le communiqué final publié à l’issue de la rencontre. Après une courte déclaration, Mme Samba Panza a quitté la salle. Ses pairs se sont entretenus pendant plus d’une heure, tandis qu’elle attendait dans les couloirs du palais des Congrès de Malabo. Ils ont examiné “les problèmes auxquels la transition est confrontée: les questions humanitaires, la question des groupes armés qui déchirent le pays voire (le) menacent de partition”, a indiqué Idriss Déby à l’issue du huis clos.

Interrogé sur un éventuel retour du contingent tchadien dans la force africaine Misca engagée en Centrafrique, et dont il avait décidé le retrait en avril à la suite de vives polémiques, Idriss Déby a assuré que “le problème n’a pas été posé”. Ndjamena, qui influence fortement l’actualité centrafricaine depuis des années, a joué un rôle majeur, militaire et politique, dans cette crise et faisait partie des plus gros contributeurs de la Misca jusqu’à son retrait.

Le chef de l’Etat tchadien a également insisté sur la “nécessité d’instaurer un dialogue franc et sincère” entre toutes les parties au conflit centrafricain. “Nous estimons qu’il est temps vraiment de taper très fort pour que la paix revienne”, a-t-il affirmé, en “prenant des décisions fortes”.

L’urgence d’un dialogue

“Nous avons exprimé le voeu que le dialogue englobe toutes les forces vives de ce pays, les partis politiques, les ONG, les chefs religieux, les anti-balaka, les Séléka, pour que l’on ait vraiment un condensé de ce peuple pour rebâtir leur pays”, a confirmé le président camerounais Paul Biya. Car comme le souligne une source diplomatique africaine, “le dialogue est absent jusqu’à aujourd’hui, les principaux acteurs du conflit ne se parlent pas (…) les autorités de transition sont complètement isolées”.

A propos du probable remaniement à venir, le président Biya a affirmé que les dirigeants n’étaient “pas entrés dans ces détails, c’est aux Centrafricains eux-mêmes de décider s’ils veulent un nouveau Premier ministre”. Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique vit une crise sans précédent marquée par de terribles violences intercommunautaires.

Malgré les efforts des 2.000 militaires français de l’opération Sangaris, déployés aux côtés de quelque 5.000 soldats de la Misca, les exactions des groupes armés contre les civils continuent. Depuis lundi, près de 70 personnes ont été tuées et une centaine blessées à Bambari, dans le centre, dans des affrontements entre miliciens chrétiens anti-balaka et ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, selon la Misca.

Dans ce pays ravagé, qui connaît une partition de fait, de nombreux musulmans ont été contraints de fuir des régions entières face aux violences des anti-balaka dans le Sud et l’Ouest, tandis que dans l’Est et le Nord, les populations chrétiennes restent sous la coupe de combattants Séléka. Quant à Bangui, elle se

Réunion sur la Centrafrique : la chef de l’État priée d’attendre dans le couloir

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Les dirigeants d’Afrique centrale se sont réunis vendredi à Malabo pour discuter de la crise en Centrafrique. Après une courte intervention, la présidente de transition Catherine Samba Panza a été priée de quitter la salle.

Il se sont réunis au plus haut niveau en marge du sommet de l’Union africaine (UA) pour tenter d’aider la Centrafrique à sortir d’”une situation qui s’enlise”. Mais alors que les présidents du Cameroun, du Gabon, du Congo-Brazzaville, de Guinée équatoriale, ainsi que le président de l’UA discutaient de l’avenir de son pays, la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a, elle, été priée de quitter la salle. Elle s’était auparavant exprimée pendant quelques minutes.

C’est dans un couloir près du lieu de la réunion, que la présidente a donc dû attendre la fin des concertations… en pianotant sur sa tablette. L’image a de quoi troubler. Mais sa présence au sommet était déjà considérée comme une faveur par ses pairs étant donné que la Centrafrique a été suspendue de l’UA depuis le début de la crise dans le pays en 2013. Le communiqué final publié à l’issue de la rencontre donne cependant voix à l’ancienne maire de Bangui qui y annonce “sa volonté de remanier son gouvernement”.

La présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, lors du sommet de Malabo © FRANCE 24
La présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, lors du sommet de Malabo © FRANCE 24

 

Interrogé sur le plateau de FRANCE 24, le premier ministre centrafricain André Nzapayéké n’a pas caché son malaise face à cette concertation sans la présence de la principale intéressée : “Certainement, c’est frustrant. Surtout, à partir du moment où nous sommes à la tête d’un gouvernement qui est l’émanation d’un processus et d’un compromis acceptés par tout le monde. La présidente a été élue conformément aux règles établies”. Le chef du gouvernement a toutefois tenu à remercier les dirigeants de la CEEAC pour leur engagement à soutenir son pays : “Les responsables africains, surtout ceux de la sous-région, ont toujours été aux côtés de la République centrafricaine. Ce sont des sages. Ils nous apportent beaucoup d’assistance”.

“Il est temps de taper très fort”

À l’issue de leur rencontre, les chefs d’État réunis ont exprimé leur préoccupation face à l’enlisement du conflit centrafricain. Le président tchadien Idriss Déby a souligné la “nécessité d’instaurer un dialogue franc et sincère” entre toutes les parties au conflit. “Nous estimons qu’il est vraiment temps de taper très fort pour que la paix revienne […] en prenant des décisions fortes”, a-t-il martelé.

“Nous avons exprimé le vœu de voir le dialogue englober toutes les forces vives de ce pays, les partis politiques, les ONG, les chefs religieux, les anti-balaka, les Séléka, pour que l’on ait vraiment un condensé de ce peuple pour rebâtir le pays”, a pour, sa part, commenté le président camerounais Paul Biya.

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, à son tour renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions perpétrées par les deux camps, anti-Balaka et Séléka, contre les civils, ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Au pouvoir depuis février, la présidente Catherine Samba Panza, sans police ni armée, n’est pas parvenue à instaurer un dialogue entre les deux camps.

Avec AFP

Centrafrique: Une délégation de la Banque mondiale reçue par le ministre centrafricain de l’Economie forestière

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/Ministre-Economie-forestiere-rca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ministre Economie forestiere rcaUne délégation de la Banque Mondiale composée de David Tchimou, économiste pays pour la RCA à l’institution financière internationale, et de Ousmane Kolié, spécialiste en finances publiques dans la sous-région CEMAC, a été reçue en audience par le ministre centrafricain de l’Economie forestière, de l’Environnement et du Tourisme, Hyacinthe Touhouyé.
La rencontre qui a eu lieu vendredi à Bangui, s’inscrit dans le cadre du programme d’urgence de la Banque mondiale pour la relance du secteur forestier.

Selon le cabinet du ministre, il était question au cours de cette rencontre du développement du secteur forestier centrafricain et de l’appui que la Banque mondial peut lui apporter en vue de le booster.

‘’Nous sommes là pour discuter avec le ministre et ses collaborateurs sur les besoins de l’heure et voir comment la Banque Mondiale pourra accompagner la RCA dans un futur proche”, a confié à APA David Tchimou au sortir de l’audience.

Le ministre Hyacinthe Touhouyé, rassuré par la promesse d’aide de ses hôtes, a déclaré : ‘’nous leur avons présenté la situation très dégradée de l’administration forestière après cette crise ainsi que le besoin en renforcement de capacités des cadres du ministère’’.

 

APA News

Centrafrique: feu vert des dirigeants de la CEEAC pour un nouveau gouvernement de transition

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Annoncé depuis plus d’un mois par les rumeurs, un nouveau gouvernement est en voie d’être formé en République centrafricaine (RCA) à l’initiative de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, à en croire un communiqué de presse publié à l’issue d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) vendredi à Malabo.

 

Pour la première fois depuis son élection par le Conseil nationale de transition (CNT, Parlement provisoire en plus depuis un an) suite à la démission forcée sous la pression de ceux-ci et de la France le 10 janvier de Michel Djotodia porté au pouvoir par son ex-coalition rebelle de la Séléka en mars 2013, Mme Samba-Panza a pris part à un sommet réunissant la quasi-totalité des dirigeants de cette région.
Après un exposé “sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire” dans son pays, ces leaders sous l’instigation du Tchadien Idriss Deby Itno, président en exercice de la CEEAC, ont annoncé lui avoir “réitéré leur soutien dans l’accomplissement de sa mission pour la reconstruction de son pays. Ils ont par ailleurs pris acte de sa volonté de remanier son gouvernement”, souligne le communiqué de presse remis à Xinhua.
Ancienne maire nommée de Bangui, Catherine Samba-Panza forme en ce moment la tête de l’exécutif intérimaire centrafricain avec le Premier ministre du gouvernement d’union nationale André Nzapayéké, précédemment vice-président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) à Brazzaville, élu comme elle par le CNT, sur la base de l’accord de Libreville du 11 janvier 2013.
C’est le remplaçant de Nicolas Tiangaye, également débarqué au même titre que Michel Djotodia à cause de son incapacité à faire baisser les tensions interreligeuses et intercommunautaires en RCA entre les ex-rebelles de la Séléka à dominante musulmane et les milices d’autodéfense chrétiennes anti-Balakas (anti-machettes) fidèles au président déchu François Bozizé.
Irritée par les blocages dans la mise en œuvre du processus censé aboutir à la tenue d’élections démocratiques pour la désignation d’un nouveau chef de l’Etat en février 2015, la présidente de transition s’est montrée impatiente à former un nouveau gouvernement. Le communiqué de presse n’indique cependant pas si un nouveau Premier ministre sera nommé en remplacement de Nzapayéké.
Au cours de leur rencontre tenue en marge du 23e sommet de l’Union africaine (UA), les dirigeants de la CEEAC se sont aussi inquiétés de la poursuite des exactions et ont recommandé à “l’ensemble des groupes armés, les forces politico-militaires et la classe politique centrafricaine à cesser toute forme de violence” et “à s’engager dans une recherche de solution pacifique et politique pour sortir leur pays de la crise”, indique le communiqué de presse.
Prenaient part à ce sommet, outre le président tchadien, ses homologues équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, camerounais Paul Biya, congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de cette crise, gabonais Ali Bongo Ondimba, sao-toméen Manuel Pinto da Costa et le vice-président angolais Manuel Domingos Vicente.
Le secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi, était aussi présent, avec les représentants spéciaux du secrétaire général de l’ONU et de la présidente de la Commission de l’UA en RCA, le général Babacar Guèye, et son collègue le général Jean-Marie Michel Moukoko.à