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Droits des minorités:Canevas pour la prévention des conflits en Centrafrique

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Le conflit persistant en Centrafrique est alimenté par le déni des droits de minorité,la marginalisation et la stigmatisations de ces minorités engendre forcement la          frustration susceptible d’alimenter la haine entre les différentes couches de la population,d’où ce que nous vivons en centrafrique.

La réponse privilégiée comme étant un moyen de résoudre définitivement les problèmes,n’est que de façade,d’où la recrudescence sans cesse des conflits dans ce pays. De part une analyse historique et ponctuelle,les tentatives pour mettre un terme à la violence privilégiée     par le gouvernement de transition et la communauté internationale,ne font que préparer le terrain pour beaucoup de violence à venir,les”accords de paix se transforment en de simples cessez-le-feu,les droits de la minorité musulmane doivent être inscrits dans la constitution et doivent être appliqués sans hypocrisie dans tous les rouages de l’administration(pendant les élections,dans le système de la défense et de sécurité,dans le domaine domaine de l’éducation et justice,sans exception).

Seule la défense des droits de minorité musulmane,par les gouvernements qui seront mise en place à l’avenir et aussi par l’implication de la communauté internationale garantissant ces droits,que les conflits de ce genre en Centrafrique ne se reproduisent plus.
 

CANEVAS

8 milliards cfa du système des Nations Unies pour appuyer la Centrafrique

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Les Agences du système des Nations unies ont mis plus de 8 milliards de francs cfa à la disposition de la Centrafrique pour l’exécution du projet conjoint d’appui à la lutte contre les violations des droits de l’homme et la relance de la justice.

Les documents dudit projet ont été paraphés lundi par le gouvernement représenté par le ministre de la Justice, Mme Isabelle Gaudeuille, le colonel Denis Ouangao Kizimalet de la Sécurité publique et le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Aurelien Agbonenci, sous le parrainage de la ministre de l’Economie, Mme Florence Limbio.

Selon une source onusienne, ce projet qui engage également la Minusca et Onufemmes, repose sur deux axes essentiels à savoir d’une part l’appui institutionnel en vue de renforcer les capacités du système policier et judiciaire et d’autre part l’appui aux communautés, particulièrement les femmes victimes de graves violations des droits ainsi que de violences liées au genre et au sexe.

« Le PNUD, la MINUSCA et Onufemmes, à travers ce projet, entendent aller encore plus loin pour améliorer la sécurité et la protection des populations, en particulier celles à risque et contribuer ainsi à faire de la justice l’un des acteurs clés de la consolidation de la paix et la réconciliation nationale », a précisé M. Agbonenci.

Il a fait remarquer que ce projet corrobore bien la déclaration faite par la présidente de transition, Cathérine Samba Panza, le 4 juillet, au cours de laquelle elle a accordé une place centrale à la justice dans la sortie de la crise.

« La justice est le troisième pilier du processus de dialogue politique pour que l’impunité (….) ne prospère plus », a plaidé la présidente de transition.

« Ce projet conjoint qui vient en complément de ceux déjà mis en œuvre et en cours, permettra à la RCA de disposer à l’avenir d’une chaine pénale capable de garantir la justice aux justiciables », s’est réjouit la Ministre de l’économie, Mme Florence Limbio. Elle a souligné que la signature de ce document a montré à la face du monde l’importance que le gouvernement accorde à la lutte contre l’impunité qui, selon elle, « mine la cohésion sociale et sape les bases de la construction d’une paix durable ».

Par: APANews

 

Centrafrique: manipulations politiques et déséquilibres socio-économiques nourrissent le conflit

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Par Christian PANIKA à Bangui, Jean-Pierre CAMPAGNE à Libreville

BANGUI, 8 juillet 2014 (AFP) – Le conflit qui déchire la Centrafrique, avec ses violences dites “interreligieuses” car opposant des groupes dont les identités visibles sont confessionnelles – chrétiens contre musulmans -, puise ses raisons profondes dans des manipulations politiques et des déséquilibres socio-économiques.

“Les ennemis de la paix veulent faire croire à l’opinion que le conflit est un conflit interreligieux, c’est totalement faux. Ce ne sont pas de vrais chrétiens qui détruisent les mosquées, ni de vrais musulmans qui s’attaquent aux églises. Ce sont des individus à la solde de ces ennemis de la paix”, déclare à l’AFP le “général” Abdoulaye Hissène, ex-chef rebelle de la Séléka et actuel coordonnateur politique de ce mouvement, devenu conseiller à la présidence centrafricaine.

Le président de l’Alliance des églises évangéliques, Nicolas Guérékoyamé Gangou, dénonce également cette manipulation politique: “Avant que le conflit ne s’enlise, nous, dignitaires religieux, avions vu venir le danger à travers des propos incendiaires, va-t-en-guerre, des politiciens. Ce sont eux qui instrumentalisent ce conflit pour lui donner un caractère interreligieux”.

“Les chrétiens et musulmans ont toujours vécu ensemble. On a manipulé des jeunes pour tuer parce qu’on a perdu le pouvoir, parce qu’on veut le récupérer”, accuse-t-il.

Depuis décembre 2013, l’ex-rébellion Séléka affronte les milices Anti-Balaka.

La Séléka compte des Centrafricains du Nord et de l’Est, des Soudanais et des Tchadiens, majoritairement musulmans. Les anti-balaka se composent de Mbaya (ethnie de l’ex-président François Bozizé, renversé par la Séléka en mars 2013) du Centre et du Sud, au christianisme fortement imprégné d’animisme. Une tradition que partagent les Séléka, souvent porteurs d’amulettes et de gris-gris.

– Pillage systématique –

Mais le départ de Bangui, en janvier, de la Séléka sous la contrainte des forces internationales a entraîné une traque implacable des musulmans par les anti-balaka, soutenus par des proches de Bozizé, et le pillage systématique de leurs biens par la population, une des plus miséreuses de la planète, selon l’Indice de développment humain (IDH) de l’ONU.

“C’est surtout la mauvaise gouvernance, le non-respect du jeu démocratique, les détournements de fonds, les violations des droits humains qui nous ont conduits à cette crise grave”, affirme un ancien ministre de Bozizé devenu opposant, Joseph Bendounga.

Un autre aspect de ce conflit aux composantes uniques en Afrique, qui n’a rien à voir avec la montée du jihadisme frappant de l’est à l’ouest du continent, est l’interventionnisme du Tchad voisin.

“Pour la population locale, un musulmam est un Tchadien”, affirme Roland Marchal, chercheur français spécialiste de la région: “Et le Tchad est un encombrant voisin”.

Le Tchad avait favorisé la prise du pouvoir de Bozizé en 2003, avec l’aval de Paris et de la région, qui voulaient se débarrasser d’Ange-Félix Patassé. Il a ensuite activement soutenu la rébellion Séléka pour finalement la renverser, 10 ans après. Tout en intégrant la force africaine Misca pour… ramener la paix.

“La population ne s’est pas réjouie du départ des commerçants sénégélais, maliens, mais des Tchadiens, oui”, poursuit Roland Marchal.

Il souligne que les “chemins de migration des Tchadiens et Soudanais passent par la rca” (République centrafricaine), des voies commerciales empruntées jadis par les esclavagistes venus rafler leur butin humain.

– ‘Jalousie sociale’ –

Les commerçants musulmans, installés depuis plusieurs générations, réussissent souvent mieux que les autres. Ils tiennent les transports de ce pays enclavé, les villes minières du diamant. Leur réussite est visible au PK-5, centre commercial et dernière enclave musulmane de Bangui: les grandes boutiques sont musulmanes, tandis que les petites paysannes viennent vendre en bord de route manioc et patates douces.

Ces disparités socio-économiques entre commerçants et paysans – que l’on trouve ailleurs en Afrique, avec les Libanais dans l’Ouest, les Indiens dans l’Est – suscitent une forte envie de récupération du bien des plus riches quand l’occasion du pillage se présente, quand une société, sans loi ni police, se disloque.

Pour le chercheur, cette “jalousie sociale” est d’autant plus forte qu’elle est liée à la culture locale, qui “estime que la réussite n’est pas naturelle, mais liée à la sorcellerie, à l’invisible”.

Selon lui, il s’agit d’un conflit “beaucoup plus radical qu’ailleurs. On détruit la sociabilité, le vivre ensemble” dans un pays où, pourtant, beaucoup de familles sont mixtes.

 

FINANCES: La BDEAC va augmenter son capital à 1200 milliards de FCFA

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   La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) vient d’annoncer qu’elle allait prochainement porter son capital 250 milliards FCFA à 1200 milliards F CFA.

Selon communiqué publié par l’institution, cette augmentation de capital devrait permettre à la BDEAC de soutenir les projets lancés par les  Etats membres, notamment dans les domaines de l’agro-alimentaire, de la transformation du bois et de la réalisation des études destinées à la restructuration des filières porcine et avicole.

«Les besoins sont énormes, il faut devoir les couvrir en terme de financement en vue d’accompagner les Etats dans leurs efforts de développement», a déclaré le président de la BDEAC, Michaël Adandé, cité par l’agence PANA.

M. Adandé a également réaffirmé la prédisposition de la banque à participer à la reconstruction de  la Centrafrique, un pays déchiré par un conflit intereligieux. « La Banque n’attend pas. Récemment nous avons signé des conventions pour des projets en République centrafricaine (RCA), grâce à un accompagnement de la France. Nous avons également lancé des études dans les secteurs qui sont prioritaires à la banque, notamment l’énergie, les routes et le chemin de fer », a-t-il  indiqué.

La BDEAC regroupe six pays: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Agence Ecofin

Bangui: l’ordinaire de Sangaris s’est amélioré

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A Bangui, les conditions de vie des militaires françaises semblent s’être améliorées depuis le mois d’avril. C’est ce que relate un article d’Anthony Fouchard paru dans nos éditions ce lundi matin. Anthony vient de passer deux semaines en RCA. Il a réussi in extremis à décrocher un rendez-vous à M’Poko pour faire le point sur les progrès réalisés et recueillir la parole officielle.

 

L’article à lire intégralement ici:  l’ordinaire de Sangaris s’est amélioré

 

Par: Ouest France

Bangui : pénurie de la farine de blé, le sac coûte 30.000 F CFA

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Beaucoup de Centrafricains commerçants éprouvent des difficultés à s’approvisionner en farine. Les tracasseries routières sur la route Bangui/Garoua-Mboulaye, principal centre d’approvisionnement, se révèle être la source principale indexée.

Les prix ont du coup connu une hausse vertigineuse. Il n’est pas aisé de trouver la farine à un prix abordable sur les marchés à Bangui. Le sac de farine de 50 Kilogrammes qui se vendait à 25.000 francs CFA s’achète aujourd’hui à 30.000 francs CFA. Le  kilogramme est passé de 650 francs CFA à 850 francs CFA soit une hausse de 200 francs CFA en peu de temps. Une situation déplorée par beaucoup de consommateurs.

« Nous achetons la farine à 30.000 francs CFA le sac. Par le passé, le sac se vendait à 24.000 francs CFA. Le prix de la farine est vraiment en hausse. La mesure se vend à 2000 francs CFA au lieu de 1500 francs CFA », a déploré une dame au sortir d’une boutique.

Certains commerçants affirment que cette rareté est la conséquence logique de la situation sécuritaire que traverse la Centrafrique. Selon eux, les produits alimentaires ne sont pas importés comme par le passé.

« Les conducteurs sont confrontés à un problème d’importation lié à la situation sécuritaire. Au niveau de la société qui produit la farine, il y a augmentation des prix. Nous sommes obligés de ne plus vendre la farine à cause du prix élevé. Aussi ceux qui reviennent de Douala se plaignent des tracasseries routières, et le kilogramme qui se vendait à 600 francs CFA est passé à 800 francs », a expliqué un revendeur du marché central de Bangui.

Face à cette situation, la population de Bangui se plaint et interpelle les autorités de la transition, notamment le ministère du Commerce afin de prendre sa responsabilité.

Par: RNL

SELON SANI YALO, « LA SELEKA VEUT DIRE AL QAÏDA EN ARABE OU ALLIANCE EN FRANÇAIS ».

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LU POUR VOUS AU CONGO.

ani Yalo, un opposant centrafricain de longue date dit combattre Michel Djotodia qui commet le chaos et accuse l’ancien président François Bozizé pour son puisqu’il n’a jamais entretenu l’armée centrafricaine pendant 10 ans de pouvoir. Sany Yalo se définit lui-même comme un homme de l’ombre qui a fabriqué Bozizé, qui aspire au pouvoir et qui est décidé de combattre le chef de la « Séléka », pour libérer la Centrafrique d’« Al Qaïda ».

Sany Yalo sait de quoi, il parle, il est l’ancien conseiller de l’ancien président Félix Patassé, exilé au Cameroun. Pétrolier de formation, il a pu s’acquérir d’un carnet d’adresse et développer de relations, il est également à la tête d’une milice qui combat les islamistes au Centrafrique. « Bozizé a une grande responsabilité de ce qui se passe en Centrafrique, je n’ai jamais vu un général qui est resté 10 ans au pouvoir et qui n’a pas d’armée, Je n’en veux pas personnellement au président François Bozizé, mais le peuple centrafricain l’en veut », souligne Sany Yalo.

Sany Yalo, est un Centrafricain de confession musulmane qui a grandi chez des prêtres catholiques, il ne tolère pas l’acharnement antichrétien de la « Seleka ». Il, souligne, par ailleurs, « que la Centrafrique est composée de 12% de musulman, 85% de chrétiens et le 3% sont des animistes ».

« La + Seleka + est une nébuleuse aidée et soutenue par des djindjahouides, des islamistes tchadiens et de Boko Haram » affirme Sany Yalo, qui ajoute « que je veux pas seulement la tête de Djotodia, mais, également, de chasser la + Seleka + de la Centrafrique qui tue, qui égorge, qui brûle … Ces habitudes ne sont pas celles des centrafricains ». « Al Qaïda » doit quitter la Centrafique

L’homme, qui tient une milice, ne mâche pas ses mots qu’il veut le pouvoir en Centrafrique : « Il y a un problème de génération et que nos aînés doivent le savoir. Je suis l’enfant de mon père, si je veux devenir président de la Centrafrique, c’est Dieu seul qui sait. C’est mon rêve de devenir président de la Centrafrique ».

Poursuivant son entretien, Sany Yalo ajoute, « Michel Djotodia est une marionnette de la + Séleka + ». il l’invite à quitter le pouvoir pour se mettre en sécurité avec lui que d’être en sécurité avec la « Séléka », car selon lui, il ne tardera pas que ces généraux se retournent contre lui. « Tant qu’il restera au pouvoir, je le combattrai ».

L’ISLAMISME AUX PORTES DU CONGO

« Al Qaïda en Sango c’est Seleka et Séléka en arabe c’est Al Qaïda, en français ça veut dire alliance ou pacte », clarifie Sany Yalo, puis il rappelle que le président Idriss Deby est un visionnaire, « car il avait prévenu lorsque le Tchad était attaqué depuis l’est en février 2008, que le Tchad est une petite soupape de la région d’Afrique centrale ». Or le Congo partage sa frontière avec ce pays.

Par ailleurs, de nombreux immigrés musulmans quittent leurs terres d’origine de l’Afrique de l’Ouest pour s’installer au Congo, le nombre de mosquées en construction ne fait que croître, avec pour pain béni des islamistes, la construction par la Qatar de la grande mosquée d’Afrique centrale à Brazzaville, d’une librairie musulmane et d’une école coranique.

Actuellement l’association « Ançar Dine » présente au Congo est une filiale de celle dirigée au Mali par le renégat « Iyad Ag Ghaly ». Et que si l’on n’y prend pas garde, ces adeptes avec l’aide des musulmans de la « Seleka » en Centrafrique, du « Boko Haram » qui sévit au nord du Cameroun, risquent de coloniser le Congo. Ces adeptes ont pour chef, Chérif Ousmane Madani Haïdara qui réside au Mali.

Avec l’arrivée des islamistes en Centrafrique, la Centrafrique sombre dans le chaos avec le risque de la somalisation. Pour Sany Yalo, la « Seleka » est une nébuleuse composée des islamistes étrangers ( djindjahouides, islamistes tchadiens et de Boko Haram) qui imposent leur diktat au peuple centrafricain. Une main d’œuvre militaire de Sassou contre le peuple Kongo ? Congolais prenez garde  !

Par: Infopage Congo

L’expérience congolaise de régulation des médias de plus en plus sollicitée en Afrique

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L’abbé Jean-Bosco Bahala effectue une visite de travail à Bangui où il partagera avec les régulateurs de ce pays l’expérience congolaise.

Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), l’abbé Jean-Bosco Bahala Okw’Ibale, effectue depuis le week-end, une mission officielle à Bangui, en République centrafricaine, où il partagera essentiellement avec les régulateurs de ce pays l’expérience congolaise en matière de régulation des médias en période électorale, caractérisée généralement par des conflits. Le déplacement du président du CSAC en rca vient ainsi matérialiser une des résolutions de la rencontre des régulateurs africains de l’espace francophone tenue en juin dernier à Yaoundé, au Cameroun, où l’expertise congolaise avait retenu particulièrement l’attention de l’Organisation internationale de la francophone (OIE) et des experts des Nations Unies qui ont, de ce fait, retenu, parmi les quatre experts internationaux, désormais de référence, le président du CSAC.

Le président de l’autorité de régulation des médias en avait échangé, parmi tant d’autres sujets d’actualité en RDC et dans le monde, avec une délégation de l’Union européenne (UE) que conduisaient en son bureau Mme Tine Veldkamp venue du siège, et M. Alphonse Kassongo Kingombe de la représentation nationale de cette institution internationale en RDC.

Le journal des informations judiciaires suspendu pour trente (30) jours

Peu avant de s’envoler pour Bangui, l’abbé Bahala avait présidé la réunion hebdomadaire du Bureau du CSAC au terme de laquelle le Journal des informations judiciaires que présente Mme Nathalie Kapela sur quelques chaines de télévision de Kinshasa est suspendu en attendant la décision de l’assemblée plénière pour une période de trente (30) jours.

Outre le fait de ne disposer d’aucun dossier au siège du Régulateur, tel qu’exigé par la loi, et en plus de son refus de présenter ses moyens de défense au secrétariat d’instruction du CSAC, Mme Kapela est reprochée d’ignorance coupable des règles élémentaires de l’éthique et de la déontologie du journaliste congolais en matière, notamment du droit de réponse.

ACP

Lancement officiel d’une campagne de distribution de moustiquaires imprégnées

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La ministre centrafricaine de la Santé publique, Docteur Marguerite Samba-Maliavo a procédé récemment au lancement officiel d’une campagne de distribution des Moustiquaires imprégnées d’Insecticide de longue durée d’action (MILDA) axée sur le slogan ‘’Dormons toujours sous moustiquaires imprégnées chaque nuit ».
La cérémonie a eu lieu sur le site du Centre de la mère et de l’enfant dans le 1er arrondissement de bangui, la capitale, en présence du représentant résident de l’UNICEF, Souleymane Diabaté.

Selon le cabinet de la ministre, cette campagne de distribution des MILDA qui s’inscrit dans les grandes actions du gouvernement de transition vise à lutter contre le paludisme ‘’première cause des motifs de consultations dans les formations sanitaires en cette période de saison pluviale ».

Selon la ministre de la santé publique, Dr Marguerite Samba-Maliavo, les moustiquaires imprégnées sont un meilleur moyen de protection de l’individu contre les piqures des moustiques qui transmettent le paludisme, ‘’c’est pourquoi, a-t-elle souligné, j’exhorte tout le monde à un bon usage des moustiquaires qu’il aura reçues au cours de cette campagne ».

S’adressant aux équipes de distribution, elle leur a demandé de tenir compte des leçons tirées des précédentes campagnes en vue, a-telle dit, d’éviter de nombreux incidents notamment les ‘’coups et blessures, séquestration des équipes de distribution, détournement et/ou vols d’importantes quantités de MILDA qui les ont émaillées ».

Elle a, par ailleurs, martelé : ‘’je mets en garde quiconque faciliterait ou se hasarderait à un quelconque détournement ou tout acte de nature à perturber le déroulement de ces campagnes ».

« Aujourd’hui l’Unicef est à nouveau aux côtés du Ministère de la santé publique et de la Croix Rouge Centrafricaine pour lancer cette campagne qui vise à atteindre la première fois en République Centrafricaine l’objectif de la couverture universelle visant à distribuer une moustiquaire pour deux personnes », s’est réjoui, le représentant résident de l’Unicef, Souleymane Diabaté.

Selon lui, 450.000 MILDA vont être distribuées pour cette campagne aux huit mille habitants de Bangui ainsi qu’aux déplacés internes.

130.000 moustiquaires imprégnées ont été distribuée en 2013 à 67.000 ménages déplacés.

 

Par APANews

Bourse de Paris : RCA-La France espère beaucoup d’une réunion fin juillet-Le Drian

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Une rencontre entre les acteurs du conflit en République centrafricaine (RCA), prévue fin juillet à Brazzaville, représente un espoir important pour le gouvernement français, a déclaré mardi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Le ministre a souligné qu’une solution politique devait être trouvée en RCA, où la présidente Catherine Samba-Panza apparaissait isolée “malgré ses efforts”.

“La situation s’est améliorée mais il reste du chemin à parcourir et la solution ne sera que politique (…) Malheureusement (Catherine Samba-Panza) est un peu isolée et essaie avec beaucoup de force de faire en sorte qu’un cessez-le-feu soit possible”, a déclaré sur RMC le ministre français, qui s’exprimait depuis Bangui.

La ville de Bambari, au nord-est de la capitale, a connu lundi un nouvel accès de violences, quelques semaines après des affrontements entre chrétiens et musulmans qui ont fait plusieurs dizaines de morts. (voir )

Les chefs des Etats de la région ont récemment proposé “une initiative de réconciliation” regroupant l’ensemble des acteurs du conflit centrafricain pour aboutir à un cessez-le-feu puis entamer un processus politique, a salué le ministre.

“Cette rencontre devrait avoir lieu à Brazzaville (République du Congo) avant la fin du mois de juillet. Le gouvernement français porte beaucoup d’espoir sur cette réunion qui devrait permettre d’aboutir à une situation plus pacifique”, a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Interrogé sur le calendrier du retrait des 2.000 soldats français présents en RCA, le ministre a déclaré que celui-ci serait progressif, évoquant une évolution du “format d’ici la fin de l’année” en fonction du déploiement attendu de 10.000 casques bleus dans le pays.

La France a lancé en décembre dernier l’opération “Sangaris”, en appui à la force africaine Misca, pour mettre fin aux violences inter-religieuses qui touchaient depuis plusieurs mois la Centrafrique. L’intervention devait initialement durer six mois.

(Marion Douet et John Irish)

Cameroun : augmentation exponentielle du nombre des réfugiés du Nigeria et de la RCA

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                           Le Cameroun a accueilli 136.286 réfugiés depuis début 2014 contre 6136 pour toute l’année dernière, a appris APA auprès du comité ad hoc en charge de la gestion des situations d’urgence.

Au total, le pays abrite actuellement 245.000 étrangers en situation de détresse, le plus grand nombre de ces nécessiteux (139.000) se retrouvant dans la région de l’Est frontalière avec la République centrafricaine, un pays en proie à la guerre civile depuis deux années.

L’autre gros du contingent desdits réfugiés, concentré dans les régions septentrionales, est constitué de ressortissants nigérians fuyant les exactions de la secte islamiste Boko Haram.

Face à l’affluence sans cesse croissante, le gouvernement camerounais a décidé d’ouvrir de nouveaux camps de réfugiés à l’Est et dans l’Adamaoua, en même temps que le dispositif de sécurité est renforcé aux frontières avec ces deux pays.

Concernant la situation sanitaire, les pouvoirs publics ont, apprend-on, mis en place un dispositif de veille épidémiologique et procèdent, actuellement, à des campagnes de vaccination contre les endémies les plus récurrentes.

Avec l’approche des pluies diluviennes, et craignant la survenue d’une épidémie de choléra, les autorités annoncent également le renforcement des stratégies d’assainissement et de fourniture en eau potable sur les sites abritant les réfugiés.

 Par APANews

Visite de Le Drian en RCA : Communiqué du ministère français de la défense

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MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

DÉLÉGATION À L’INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le lundi 7 juillet 2014

 

Jean-Yves Le Drian se rend pour la sixième fois en République centrafricaine

Le ministre de la Défense saluera la détermination et le sang-froid des militaires français de la mission Sangaris

Le ministre de la Défense est arrivé à Bangui, en République centrafricaine, pour sa sixième visite depuis le déclenchement de l’opération Sangaris le 5 décembre dernier. Jean-Yves Le Drian adressera à la force française un message de confiance et de détermination. Il saluera le sang-froid et le professionnalisme des militaires déployés dans le pays.

 

Ces derniers jours, deux incidents violents sont survenus à Bambari et à Bangui. La force française y a été prise à partie par des éléments armés et incontrôlés qui ont fait onze blessés parmi nos militaires. Jean-Yves Le Drian ira notamment féliciter les personnels de l’antenne chirurgicale avancée qui ont prodigué les premiers soins aux blessés.

 

A l’occasion de son déplacement, le ministre de la Défense visitera les lieux de vie des militaires français installés sur l’aéroport M’Poko de Bangui, ainsi que l’état-major de la mission européenne EUFOR RCA, pleinement opérationnelle depuis le 15 juin. Les 700 militaires européens, parmi lesquels 250 Français, ont pris le relais de Sangaris pour sécuriser l’aéroport M’Poko et appuyer la force africaine MISCA dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui. Le ministre de la Défense s’entretiendra enfin avec le Chef d’État de transition Catherine Samba-Panza pour évoquer les suites du sommet tenu à Malabo (Guinée équatoriale) le 27 juin.

Mardi, Jean-Yves Le Drian doit se rendre à Bambari (280 km à l’est de Bangui) au contact des militaires français déployés dans la ville depuis les violences du 26 juin dernier. Le GTIA Scorpion était alors intervenu pour repousser plusieurs centaines de miliciens qui faisaient mouvement vers les quartiers musulmans à l’est de la ville. Depuis avril dernier, la force Sangaris est déployée à l’est de la Centrafrique pour contribuer à la sécurisation de l’axe Sibut-Bambari-Bria.

Dans quelques jours, lors de la célébration de la fête nationale du 14 Juillet, la présence du 8e  RPIMa rappellera l’engagement de notre pays pour rétablir la sécurité en Centrafrique. 2000 militaires français sont actuellement déployés en République centrafricaine en soutien des forces africaines. Mandatées par le Conseil de sécurité des Nations unies, nos forces favorisent la montée en puissance rapide de la Minusca et permettent son déploiement opérationnel, afin qu’elle assure le contrôle sécuritaire de la situation et facilite la transition politique.

Contacts presse :

Cabinet du ministre de la Défense

Les conseillers pour la communication et la presse

Tél : 01 42 19 41 80 – Fax : 01 42 19 41 71

com.cabinet@defense.gouv.fr

DICoD

Centre de presse 

Tél : 01 44 42 54 02 – Fax : 01 44 42 41 22

presse@dicod.defense.gouv.fr

RCA : La classe politique envisage de boycotter le prochain dialogue inter-centrafricain de Brazzaville

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                                       La classe politique centrafricaine envisage de ne pas prendre part au prochain dialogue inter-centrafricain prévu à Brazzaville (Congo) à une date non encore déterminée, a appris APA, lundi, au cours d’une réunion de prise de contact et de concertation avec la plateforme interreligieuse regroupant les trois principaux leaders religieux (Catholique, Protestant et Islam) de Centrafrique.

« Je voudrais tout d’abord vous dire que nous, en tant que politiques, le déplacement de Brazzaville n’est pas à l’ordre du jour » a dit Mme Prisca Renazou, Présidente du Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement.

« Nous allons à Brazzaville pour peut-être deux jours et avaler une décision prise au préalable par nos frères de la sous-région. Je ne pense pas que, Brazzaville est vraiment la solution à notre crise » a-t-elle soutenu.

Le but de cette réunion est d’accorder leurs violons et harmoniser leurs interventions avant la tenue à Brazzaville du dialogue inter centrafricain, annoncé en marge du 23è sommet de l’union africaine à Malabo, en Guinée Equatoriale.

« Notre objectif en initiant la présente rencontre, est de réaffirmer notre attachement à la place et au rôle de la classe politique centrafricaine à un moment de l’histoire de notre pays, de dénoncer toute forme d’humiliation et de mépris infligés depuis toujours à notre classe politique » a expliqué Imam Oumar Kobine Layama.

La plate-forme interreligieuse a proposé une analyse faite sur la crise en Centrafrique, axée autour de 10 points: de la modification de la charte constitutionnelle, le remaniement ministériel et le forum de Brazzaville.

Le point 10 concernant le Forum de Brazzaville stipule : « sans un dialogue inter-centrafricain et un dialogue préliminaire avec le médiateur de la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) en terre centrafricaine, nous ne trouvons pas judicieux, un autre déplacement qui ressemblera à celui de Libreville et Ndjamena. Il est temps que les centrafricains comprennent que la pauvreté n’est pas synonyme de l’incapacité ».

Par APANews

Centrafrique : la France « mécontente » du bilan de Catherine Samba-Panza

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La France dresse un bilan négatif de la transition qui dirige la Centrafrique en proie aux violences depuis un an. Les accrochages de ces derniers jours impliquant les soldats français et européens ainsi que le niveau d’insécurité dans le pays, inquiètent Paris qui juge la transition incapable de trouver une issue politique à la crise.

Depuis plusieurs semaines, la situation sécuritaire en Centrafrique s’est largement dégradée au point que le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a entamé ce lundi une visite de deux jours en Centrafrique. Il y a quelques jours, des accrochages ont fait dix blessés dans les rangs de l’opération Sangaris et de la force Eufor-RCA à Bangui, la capitale et à Bambari dans le centre du pays. Si au sein de l’état-major français, on fait remarquer que la Centrafrique est fragmentée en zones plus ou moins stables et en zones fortement marquées par des pics de violences, le bilan humain sur le plan civil et militaire reste extrêmement préoccupant. Ces dernières semaines, de nombreux civils ont perdu la vie lors d’attaques perpétrées par les milices anti-balaka et l’ancienne rébellion Séléka.

Autant dire que les tensions restent vives alors que le pays semble divisé en deux, au nord, l’ex-Séléka de confession musulmane et au sud, les milices chrétiennes anti-balaka. Sur place en Centrafrique, les forces internationales ne parviennent pas à désarmer ces anciens rebelles et les miliciens. Pourtant, il s’agit de leur première mission pour sécuriser le pays. La France a ainsi déployé 2000 soldats dans le cadre de l’opération Sangaris sur place depuis le 5 décembre dernier au côté de la force africaine (5.800 hommes au sein de la MISCA) et tout récemment des soldats européens de l’Eufor-RCA (700 hommes). Aujourd’hui au sein de l’état-major français, on pointe les lacunes de la transition. Faute de cadre politique, impossible de mettre sur pied le processus de désarmement, le programme DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion). Un programme que les transitions successives à la tête du pays ne sont pas parvenues à concrétiser. Du temps de Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’état contre l’ancien président François Bozizé, le processus DDR avait pourtant été relancé mais sans un soutien financier et logistique prioritaire de la part de la communauté internationale.

Les jours de Catherine Samba-Panza sont-ils comptés?

 

Un an après le début de la crise centrafricaine, retour à la case départ. Et voilà maintenant que le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian en visite à Bangui dresse un bilan négatif de la transition actuelle dirigée par Catherine Samba-Panza soulignant les lacunes du processus politique en panne selon lui. Il est vrai que la présidente de la transition avait promis d’oeuvrer en faveur d’une réconciliation nationale, une promesse impossible à tenir tant les divisions communautaires et l’insécurité dominent dans le pays. Il est vrai aussi que les divisions politiques au sein même de la transition représentée par une forte diaspora ont freiné l’avancée d’un dénouement politique, seule réponse possible à la crise centrafricaine, martèle désormais Jean-Yves Le Drian. Ce dernier devait s’entretenir avec Mme Samba-Panza ce lundi. Ainsi après le départ forcé de Michel Djotodia banni par la France et les pays d’Afrique centrale en raison d’un bilan marqué par des violences et des divisions inter-religieuses, c’est au tour de Catherine Samba-Panza de justifier son bilan et son action que la France juge peu efficace. Les autorités françaises et centrafricaines se tournent désormais vers les pays d’Afrique centrale qui ont décidé en juin dernier à Malabo d’organiser une conférence de réconciliation au Congo à Brazzaville, chez l’un des médiateurs en titre dans la crise centrafricaine.

La date reste incertaine mais la France souhaite que la réunion se déroule en septembre. Cette initiative diplomatique coïnciderait ainsi avec le déploiement des 12.000 Casques bleus en RCA. Interpellée par l’Union africaine en juin dernier à Malabo lors du sommet de l’organisation panafricaine, Catherine Samba-Panza de retour à Bangui a mis un point d’honneur à éclaircir sa feuille de route, rappelant aux centrafricains dans un discours à la nation les trois piliers du processus politique de sortie de crise, le dialogue politique au sommet, la réconciliation nationale et la justice. Pourtant l’essentiel, à savoir le dialogue inclusif incluant la classe politique, la société civile et les plateformes religieuses semblent avoir échoué. Ce lundi, la classe politique centrafricaine a annoncé son intention de boycotter la conférence de réconciliation prévue à Brazzaville. Un pied de nez à la présidente de la transition qui avait annoncé la formation d’un nouveau gouvernement mais a décidé de différer sa décision après la rencontre de Brazzaville. Parviendra-t-elle à mobiliser le soutien unanime des voisins de la RCA ? Rien n’est moins sûr… Il se pourrait même que son sort et son destin à la tête du pays se joue lors cette conférence cruciale pour l’avenir du pays.

Véronique Mansour pour afriqueinside

Centrafrique: la cathédrale de Bambari encerclée par des musulmans

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Lundi après-midi, des combattants musulmans ont encerclé la cathédrale Saint-Joseph dans le centre de Bambari, là où se trouve un site de réfugiés. Et apparemment, il y aurait un mort et des blessés graves. La ville a longtemps été regardée comme un foyer de calme entre communautés religieuses.

La cathédrale Saint-Jospeh se situe juste à côté de l’évêché et d’une école privée. C’est là que depuis plusieurs semaines se sont réfugiées des milliers de personnes fuyant les violences entre Seleka et anti-balaka. Ce lundi, cette cathédrale et ses abords ont été directement visés par des combattants musulmans.

Selon un prêtre réfugié dans le presbytère, les tirs ont débuté à 15h45 (heure locale), précédés d’un appel annonçant l’attaque contre ce symbole de la chrétienté. Selon ce prêtre, qui a pu se cacher, plusieurs dizaines de personnes ont trouvé refuge dans le presbytère et dans les chambres avoisinantes. Il témoigne dans la panique et la peur : « Des musulmans tirent des coups de feu. Nous n’avons personne pour nous aider. Nous sommes réfugiés au presbytère. Il y a déjà un mort au presbytère. »

 

Le Drian maintient son programme

 

Le prêtre, réfugié dans le presbytère de la cathédrale Saint-Joseph de Bambari, évoque un mort et plusieurs blessés graves. Il dit son désarroi face à l’absence apparente d’intervention militaire française ou africaine. Toutefois, selon un porte-parole de la Misca et un porte-parole de Sangaris, il y a eu un sérieux accrochage entre des assaillants venant du nord de la ville, armés d’AK47, et des militaires français. Deux hélicoptères ont survolé la ville, mais malgré la nuit qui est tombée, les attaques contre les populations des quartiers alentours de l’évêché se poursuivaient en soirée. Cette attaque serait intervenue en représailles d’une précédente attaque des anti-balaka contre des populations musulmanes de Bambari.

Plusieurs autres attaques ont eu lieu dans le centre et le nord du pays ces dernières 48 heures. Entre autres, l’explosion d’une grenade dans une mosquée à Paoua, à la frontière nord avec le Tchad. Trente-quatre musulmans ont été blessés. Et c’est dans ce climat globalement très tendu que le ministre français de la Défense est arrivé ce lundi à Bangui. Jean-Yves Le Drian maintient son déplacement mardi à Bambari. Il a rencontré dans la soirée de lundi la présidente de transition Catherine Samba-Panza, et restera deux jours en Centrafrique pour sa septième visite du genre.

 

Un rendez-vous entre Centrafricains à Brazzaville ?

 

Avant de décoller vers Bangui, Jean-Yves Le Drian a expliqué les violences actuelles par un processus politique « bloqué ». Selon le ministre, l’arrivée au pouvoir de Catherine Samba-Panza « n’a pas permis la relance du processus politique ». « La politique est en panne », a-t-il expliqué à l’Agence France-Presse. « Mme Samba-Panza a beaucoup de bonne volonté, a précisé M. Le Driance n’est pas elle qui est en cause, mais ça n’aboutit pas. »

En somme, Catherine Samba-Panza apparaît une nouvelle fois sous pression. Le 27 juin, lors du sommet de l’Union africaine organisé à Malabo, ses homologues africains lui adressaient en creux un message similaire, tout en affichant officiellement leur soutien. Les chefs d’Etat du continent lui ont laissé entendre qu’elle devait faire plus et envisager d’ouvrir son gouvernement à la communauté musulmane du nord de la Centrafrique. Un rendez-vous de dialogue inter-centrafricain est annoncé à Brazzaville, au Congo, dans les semaines qui viennent. Une bonne initiative, une « pointe d’espoir », selon Jean-Yves Le Drian.

Le ministre français de la Défense est d’abord venu à Bangui pour afficher une nouvelle fois son soutien aux soldats français engagés sur le terrain centrafricain. Onze d’entre eux ont été blessés dans les affrontements de la semaine dernière. A sa descente d’avion, Jean-Yves Le Drian a immédiatement fait le point avec le général Eric Bellot des Minières et s’est rendu auprès des forces françaises au camp de Mpoko.

Par RFI

Centrafrique: défection au rang des Forces Armées Centrafricaines

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Selon le document reçu par la rédaction du journal CorbeauNews en provenance du Ministère de la Défense nationale centrafricaine , quelques dizaines des Officiers, Sous-officiers et Hommes du rang ont fait défection au sein des Forces Armées Centrafricaines . Plusieurs motifs ont été allégués par ces déserteurs notamment le problème de santé, la division et la politisation de l’armée nationale.

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Contactés par CorbeauNews, des officiers à l’origine de cette vague de désertion, ont tous préféré garder silence pour des raison qu’on ignore. Toute fois, ils nous disent en coulisse qu’ils ne veulent plus restés dans les Forces Armées Centrafricaines pour des raisons personnelles. Au Ministère de la Défense, on nous a expliqué que la plupart d’entre eux ont déjà abandonné depuis des années et ce,volontairement l’armée nationale.

 

Gisèle MOLOMA pour Corbeau news Bangui

 

Lire le document reçu par CorbeauNews: défection au rang de l’armée centrafricaine

Centrafrique: Rencontre de la Plateforme Interreligieuse avec la classe Politique Centrafricaine à FATEB

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RENCONTRE DE LA PLATE FORME lNTERRELI6IEUSE AWC LACLASSE POUTIQUE CENTRAFRICAINE À FATEB

(Lundi, 07 Juillet 2014)

 

Intervention Préliminaire

Introduction:

Constitué depuis Décembre 2012, date du début de la grave crise que connait notre pays la RCA, les trois principaux leaders religieux de deux (2) grandes religions monothéistes (Christianisme et Islam), ont pris leurs bâtons de pèlerin tant au niveau national qu’international.

Devant la persistance de cette crise militaro-politique et surtout au moment où notre pays, la RCA semble au centre d’un complot, nous avons estimé opportun nous rencontrer avec les principaux leaders politiques ayant

pour mission d’animer la vie politique Centrafricaine autour du plan d’action pour une sortie de crise en RCAproposé par les chefs d’états de la CEEAClors d’une concertation le 27 Juin 2014, en marge de la 23è session ordinaire du bsommet de l’Union Africaine à Malabo en Guinée Equatoriale.

Ainsi, nous vous soumettons, chers leaders nos analyses des différents

points évoqués:

 

1. Du rôle des leaders religieux:

 

Nous avons toujours dénoncé l’instrumentalisation de la religion dans la

crise militaro-politique en RCA. En outre, l’invitation à une concertation doit être adressée à la plateformeinterreligieuse qui regroupe protestants – catholiques –

musulmans et églises catholiques et mosquées comme écrit dans le document.

 

2. Du rôle des leaders politiques Centrafricains:

 

Chargés d’animer la vie socio politique en Centrafrique, nous estimons et affirmons que toute initiative d’un dialogue politique Centrafricain doit recueillir, au préalable l’association et l’avis de la plus grande majorité des leaders politiques Centrafricains et en terre Centrafricaine.

 

3. De l’humiliation des autorités politiques Centrafricaines

 

Etant l’incarnation de la souveraineté de l’Etat Centrafricain, nous dénonçons les humiliations infligées en tout temps aux autorités politiques Centrafricaines et exhortons toute la classe politique Centrafricaine à former un bloc pour s’imposer respect et dignité pour “l’honneur et la dignité des centrafricains qu’elle est appelé à gouverneret à représenter.

4. De la modification de la charte constitutionnelle de transition:

 

Le contenu de la proposition de modification de la charte constitutionnelle de transition vise la plus haute autorité de l’état sans que la raison soit explicitement évoquée. Toutes fois, nous estimons que l’initiative de cette modification ne devrait pas venir de l’extérieur, ce qui ressemble à une sorte de dictée qui ne sera pas sans conséquence.

 

5. De la prime à l’impunité:

 

En même temps que l’on cherche à protéger à chaque fois les bourreaux des centrafricains, les auteurs de ce projet montrent clairement leur volonté de maintenir la RCA dans un cycle infernale de violences et de vengeance afin de perpétrer l’exploitation des richesses du sous-sol centrafricain.

 

6. De l’appui au remaniement du gouvernement de transition:

 

L’ambigüité de la pensée de cet appui laisse son interprétation aux politiques expérimentés que vous êtes.

 

7. De l’organisation des élections générales en RCA:

 

L’incertitude qui entoure l’organisation et la tenue des prochaines échéances électorales suscite des inquiétudes tant au niveau du lancement officiel des activités de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) que des moyens de son fonctionnement.

 

8. De la sécurisation des populations centrafricaines:

 

Une rencontre élargie devra regroupée toute la classe politique, les partenaires extérieurs en charge de la sécurité et le gouvernement Centrafricain en vue de mettre à la disposition du peuple centrafricain des informations relatives à l’application de toutes les résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies par rapport à la fameuse mesure de confiance qui n’est même pas connue des populations.

 

9. De la réhabilitation des forces armées centrafricaines et des forces de défenses (gendarmerie – police) :

 

Toutes les forces vives de la nation ont besoin d’être informées sur l’existence ou la dissolution de nos forces armées et forces de défense.

 

10.Du forum de Brazzaville:

 

Sans un dialogue inter-centrafricain et un dialogue préliminaire avec le médiateur de la CEEAC en terre centrafricain, nous ne trouvons pas judicieux un autre déplacement qui ressemblera à celui de Libreville et Ndjamena.Il est temps que les centrafricains comprennent que la pauvreté n’estpas synonyme de l’incapacité.

 

Conclusion :

 

Chers leaders politiques, voici succinctement exposés les points de nos réflexions en tant que leaders religieux centrafricains. Car notre objectif en initiant la présente rencontre est de réaffirmer notre attachement à la place et au rôle de la classe politique centrafricaine à un moment de l’histoire de notre pays; de dénoncer toute forme d’humiliation et de mépris infligés depuis toujours à notre classe politique.

Nous voulons qu’en tant qu’autorités morales, voir toute la classe politique centrafricaine former un bloc autour des intérêts du peuple centrafricain qui est votre champ d’exercice et d’activité et autour de la Présidente de transition pour une sortie de crise définitive.

Ce sera, alors, donner le ton de la cohésion sociale en Centrafrique.

Je vous remercie en nom de la plate forme religieuse

 

Format PDF à télécharger ici: Plateforme interreligieuse

Centrafrique: affrontement entre séléka et Anti-balaka à Dékoa

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                                      Des détonations d’armes ont été de nouveau entendues dimanche dans la ville de Dékoa (centre). Des ex Séléka et des Anti-Balaka se sont affrontés; ces deux groupes armés cantonnés dans cette ville. Des morts et des blessés ont été enregistrés. Des habitants ont de nouveau pris fuite pour se réfugier dans la brousse.

«Ces nouvelles violences ont pris de court tous les habitants de Dékoa  qui étaient nombreux ce matin  au marché et à l’église », a dit un responsable religieux contacté au téléphone par le RJDH. « Ces échanges de tirs ont causé la mort d’une femme  et d’un élément anti-Balaka, tués par les ex-Séléka », a souligné ce responsable religieux. Il accuse aussi les forces internationales de n’être pas intervenues pour protéger les civils en ce moment.

Youssouf, responsable des ex-Séléka de Dékoa, confirme l’affrontement mais nie que affrontements ont fait des victimes. Selon lui, l’incident de ce dimanche a été provoqué par des Anti-Balaka qui ont tenté un braquage au niveau du marché de la ville. C’est en intervenant pour les contrecarrer que les éléments de la Misca et de la Sangaris ont essuyé leurs tirs et ceux-ci ont répliqué. «Il n’y a pas eu de morts ni de blessés et le calme est rapidement revenu après les échanges de tirs», a confié Youssouf au RJDH.

Le porte-parole de la milice Anti-Balaka Emotion Brice Namsio a quant à lui rejeté en bloc ces accusations. « Nous avons déjà lancé un arrêt des hostilités. La coordination des Anti-Balaka ne reconnait pas la présence de leurs éléments à Mbrès, Dékoa, Bambari », a indiqué  Emotion Brice Namsio joint en début d’après midi par le RJDH.

Francis Ché, porte-parole de la Misca, indique qu’il s’agissait plutôt d’un mouvement de protestation des ex-Séléka contre l’installation des autorités locales. Selon lui, la Misca est intervenue pour calmer la situation.

Ces nouvelles violences interviennent à Dékoa alors que les forces internationales et certaines autorités ainsi que la population ont amorcé au début de la semaine des négociations en vue de redéploiement des autorités locales. Celles-ci avaient quitté la villa à cause de la menace des groupes armés.

RJDH

Bambari : Un présumé voleur enterré vivant par des Anti-Balaka

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                                          Un présumé voleur appréhendé par des miliciens Anti-Balaka a été enterré vivant samedi 5 juillet à Bambari(Centre). Selon des témoignages, il a été pris en flagrance dans une maison près de la Paroisse Notre Dame des Victoires.

D’après des témoignages, cet homme a été appréhendé dans une maison proche de la paroisse Notre Dame des Victoires. «De jeunes miliciens Anti-Balaka qui circulaient dans la localité ont appréhendé ce présumé voleur. Il a tenté de fuir et ces miliciens l’ont pris pour aller l’enterrer vivant », a relaté un témoin.

Selon un des responsables des déplacés de la paroisse Notre Dame des Victoires, cette exécution est une entrave aux droits humains. « Nous condamnons l’acte posé par ces miliciens. Le problème est qu’ici il n’y a pas de chef milicien. Chacun dicte sa loi », s’est indigné ce responsable.

Un leader religieux a confirmé sous l’anonymat cet acte. «C’est vrai, ces miliciens ont posé cet acte près de la paroisse. Mais je ne sais pas là où la victime a été enterrée. J’ai tenté de discuter avec eux mais c’est difficile parce qu’il n’y a pas de leader. Ce sont des éléments incontrôlés », a regretté ce responsable religieux.

Pour ce religieux, la sécurité des déplacés est même menacée par la présence de ces miliciens autour du site. « La Sangaris, la Misca et les forces de la gendarmerie déployées dans la ville tentent de désarmer ces miliciens, jusque dans les sites, car leur présence constitue un danger pour la population », a noté le même religieux.

Le RJDH n’a pas réussi à entrer en contact avec les miliciens Anti-Balaka de la localité ainsi que les membres de la famille de ce présumé voleur. Toutefois, la coordination nationale des Anti-Balaka a confié au RJDH qu’elle ne reconnait pas une branche de cette milice dans la localité.

RJDH

Un ouvrage majeur sur la sorcellerie centrafricaine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Andrea.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>AndreaQuiconque a vu des images des combattants de la Séléka ou des Anti-Balaka, les deux mouvances qui s’affrontent aujourd’hui en République de Centrafrique (RCA) n’a pu qu’être frappé par les gris-gris de toutes sortes qu’ils portent. Autour du cou, des bras, de la tête les jeunes soldats exhibent des amulettes censées les protéger dans les combats et les aider à vaincre leur adversaire. Andrea Ceriana Mayneri, un des rares jeunes universitaires à avoir sillonné la Centrafrique, s’est penché sur ces croyances fétichistes dans un passionnant ouvrage, qui éclaire la tragédie d’aujourd’hui.

Les membres de la Séléka et les anti-balaka n’ont pas le monopole des croyances fétichistes. Il y a peu, en République démocratique du Congo, pays voisin de la Centrafrique, les guerriers may-may en guerre contre les milices hutues dans le Kivu étaient convaincus de leur invincibilité due à l’eau « fétichisée » dont ils s’étaient enduits au cours de cérémonies.  Si l’un d’eux était blessé (ou tué) c’était simplement, disaient-ils, que le rite propre à les rendre invulnérables n’avait pas été accompli dans les règles.

Quantité d’anthropologues – et avant eux de missionnaires catholiques et protestants- se sont penchés avec érudition sur cet aspect de la culture africaine qui continue à nourrir des destins et des vies peu communes. Jeune anthropologue, très bon connaisseur de la Centrafrique  qu’il a arpentée pendant des années loin de Bangui, , a opté pour une approche originale : il s’est penché sur la vie d’un jeune homme appelé Ngoutidé qui, dans les années 1960, fit de la lutte anti-fétichiste sa raison d’être jusqu’à devenir dans l’imaginaire local, après sa disparition, une sorte de prophète investi de pouvoirs surnaturels.

Tel un miraculé 

Ngoutidé, de son vrai nom Raymond Gonemba-Obal, est né vers 1939 (la date précise est inconnue) en pays banda, le centre de la Centrafrique. Jusqu’au début des années 1960 il mène une existence ordinaire dans un village. Il est marié et travaille à l’entretien des routes.

Agé d’une vingtaine d’années il tombe malade, manque mourir avant de recouvrir soudainement la santé, tel un miraculé, le jour où un prêtre le baptise dans le village où il agonisait. Nous sommes en 1962.

Dès lors, la vie de Ngoutidé change du tout au tout. Devenu catholique il fait de la lutte contre le fétichisme sa raison d’être parcourant les villages du pays banda avec des moyens de fortune, détruisant les fétiches que lui apportent les habitants et leur remettant en échange des images pieuses, des médailles et des croix confectionnées par lui-même.

Son succès est immense. Une foule l’accompagne dans tous ses déplacements et propage son nom associé à des miracles. La hiérarchie catholique, elle, s’en méfie. Si elle a tout lieu de se réjouir du succès de Ngoutidé qui remplit les églises (il vomit les temples protestants) l’indépendance du nouveau converti, son côté incontrôlable, lui déplait. Même attitude ambigüe des nouvelles autorités (la Centrafrique a acquis son indépendance au début des années soixante) qui, selon certains témoignages évoqués par l’auteur, avaient songé à l’arrêter et à le transférer à Bangui, la capitale, avant de l’expédier en France puis au Vatican, officiellement pour y être soigné.

Ni disciple, ni témoignage

En fait, le « prophète » Ngoutidé va de lui-même cesser progressivement  et sans explication sa croisade contre le fétichisme et les associations initiatiques qui lui sont attachées. A la fin des années soixante, alors que la foule de ses fidèles commence à se réduire, il se retire dans le village où il vécu et ne fait plus parler de lui comme destructeur de fétiches mais comme… coureur cycliste jusqu’à son décès en 1993 ou 1994. Il ne laisse ni disciple, ni consigne, ni témoignage…

Andrea Ceriana Mayneri souligne bien dans son ouvrage combien l’engagement de Ngoutidé ne peut se comprendre si on ne le rapproche pas de celui d’autres « prophètes » qui ont connu eux aussi leur heure de gloire en Centrafrique (l’Oubangui-Chari de la colonisation française) et au-delà dans toute cette partie de l’Afrique centrale, de l’ex Zaire au Cameroun. Barthélémy Boganda, prêtre avant de se lancer en politique jusqu’à devenir le père de l’indépendance de la Centrafrique, appartient à cette grande famille des « prophètes inspirés » comme Simon Kimbangu dans l’ancien Congo belge ou Karnu à l’origine de la « révolte des houx » en Oubangui Chari dans les années vingt. Tous incarnaient à des degrés différents la résistance au colonisateur blanc.

Vingt ans après sa disparition la mémoire de Ngoutidé n’a pas disparu de l’imaginaire. Les centrafricains pourraient lui reprocher d’avoir fait disparaitre tout objet cultuel dans le pays banda au profit d’un catholicisme importé. Ce n’est pas le cas. Il reste confusément une sorte de demi-dieu qui a pu  s’attaquer les sorciers, les vaincre et éradiquer les croyances fétichistes parce qu’il était plus puissant. Son prosélytisme catholique est laissé de côté. Ngoutidé demeure « le plus grand des banda ».

SORCELLERIE ET PROPHETISME EN CENTRAFRIQUE

L’imaginaire de la dépossession en pays banda

ANDREA CERIANA MAYNERI

Coll. Religions contemporaires

Ed Karthala 257 pages

Accrochages à Bangui et Bambari totalement passés inaperçus grâce la discrétion de l’armée et au désintérêt mediatique

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Selon le Journaliste Indépendant Anthony Foucard présent en Centrafrique, plusieurs Soldats français ont été blessés dans des accrochages à Bangui et Bambari. Ces Accrochages à Bangui et Bambari sont totalement passés inaperçus grâce à la discrétion de l’armée et au désintérêt médiatique.

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Selon lui, 10 soldats (10!) blessés en RCA jeudi et vendredi… nous sommes lundi : trois papiers à se battre en duel. Le Service de Communication de l’Armée française tente par tous les moyens à étouffer la publication dans des médias une telle image disant pas vraiment stratégique pour leur ‘armée.

Dans la foulée, le Ministre de la défense français Jean Yves LE DRIAN doit arriver dans la journée à Bangui pour remonter le moral des troupes sur place.

 

Gisèle MOLOMA

LANCEMENT DES TRAVAUX DE NETTOYAGE DE LA VILLE DE BANGUI FINANCE PAR LA PRESIDENTE A HAUTEUR DE 10 MILLIONS

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La présidente de la transition vient de donner la somme de 10 millions de francs CFA à la Mairie de Bangui pour le désherbage, le curage des canaux et le ramassage des ordures dans la capitale centrafricaine. C’est le vendredi 4 juillet 2014 à 9 heures dans la parcelle du Bulding Administratif que les travaux du nettoyage de la ville ont été lancés par le 1er Adjoint au Maire de la ville de Bangui, Madame Madeleine Zama-Yassipou, représentante personnelle de Madame la maire de la ville de Bangui empêchée.
Le premier désherbage a été effectué par le 1er Adjoint au Maire, Madame Madeleine Zama-Yassipou, le 2ème Adjoint au Maire, Monsieur Guillaume Ngobo et le Maire du 1er Arrondissement, Jules Abezoua. Monsieur Guillaume Ngobo a qualifié cette opération de « Coup de poing ». Les travaux dureront deux semaines. « C’est une honte de voir de hautes herbes en pleine ville », a-t-il reconnu.

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Mairie de Bangui

Notons que derrière le Bulding Administratif, on ne pouvait pas parler des hautes herbes, mais plutôt de forêt dense où les serpents boa pouvaient y vivre sans se faire remarquer. Le désherbage va assurément sauver des vies dans les parages.
Pour Madame Madeleine Zama-Yassipou, alors 1er Adjoint au maire de la ville de Bangui, « la propreté de la ville de Bangui est l’affaire de tous… ». Sur ce point, elle a parfaitement raison, car certains compatriotes veulent que c’est à la mairie de Bangui d’aller désherber la devanture de leur parcelle.
« Ce projet, selon Monsieur Jules Abezoua est élargi à tous les arrondissements de la ville de Bangui. Selon les techniciens, il durera deux semaines. C’est triste maintenant de constater que Bangui est appelé la poubelle, c’est un déshonneur. Pour notre santé, il faut que nous nettoyons notre environnement. Il ne faut pas toujours mettre tout sur le dos de la Mairie de Bangui… Nous avons recruté plus de 100 tacherons pour effectuer ce travail ».
Précisons qu’à l’époque, le Trésor Public donnait la somme de six (6) millions de francs CFA à la Mairie de Bangui par semaine pour le désherbage, le curage des canaux, le ramassage des ordures. Aujourd’hui, cette somme d’argent a été réduite à un (1) million de francs FA et est bizarrement versé que périodiquement. Comment la Mairie de Bangui peut-elle bien jouer son rôle. De surcroît la Mairie de Bangui a seulement deux vieux camions bennes obsolètes pour le ramassage d’ordures dans tous les Arrondissements. Enfin, nous comprenons pourquoi les ordures traînent dans la ville.

Frédéric Perrière pour centrafricain

Basket : Jimmy Djimrabaye, intérieur de 22 ans, rejoint Le Portel

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Basketteur-centro.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jimmy Djimrabaye
Jimmy Djimrabaye

Natif de Bangui, international centrafricain, Jimmy Djimrabaye (2,02 m – 22 ans) a démarré sa carrière française en 2009 à la JA Vichy (Espoirs Pro A – NM3 et Pro B) avant d’être prêté au BCM Gravelines – Dunkerque. Leader des espoirs du BCM en 2012 / 2013 (14,7 points à 46 % aux tirs – 5,9 rebonds – 1,8 interceptions en 29 mn/match), vainqueur du Trophée Coupe de France, il a rejoint l’été dernier Denain en Pro B (2,9 points – 2,2 rebonds).

Solide, travailleur en défense, il est également capable d’apporter des points dans la raquette mais aussi à l’extérieur. « Jimmy est un intérieur mobile et athlétique, estime le coach, Eric Girard. Formé au BCM Gravelines et ex-coéquipier de Mathieu Wojciechowski en espoirs, il est devenu pro à Denain la saison dernière. Il intègre notre groupe et clôturera ainsi le recrutement au niveau des JFL. »

Le club souhaite maintenant recruter trois Américains, un combo-guard et deux intérieurs. Selon nos confrères de Catch and Shoot, l’ESSM serait sur la piste (avancée) de Wilbert Brown, qui fut le meilleur scoreur de Pro B avec 21,3 points de moyenne sous les couleurs d’Aix-Maurienne en 2012-2013. Poste 3-4 âgé de 30 ans (1,99 m), Brown sait tout faire : attaquer le cercle, cueillir des rebonds offensifs, marquer à distance. Alors, info ou intox ? À suivre.

Lavoisdunord

RCA : 296 candidats à l’assaut du Certificat d ‘ aptitude professionnelle

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Les épreuves écrites du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ont démarré lundi matin au Lycée technique Barthélemy Boganda et à l’Ecole des métiers d’arts (EMA) de bangui où composent au total 296 candidats, a constaté APA.
Le directeur de cabinet, Marcel Kongbowali, représentant la ministre de l’Education nationale a supervisé personnellement le lancement des ces épreuves qui dureront trois semaines.

Selon une source proche du ministère, cela s’explique par le fait qu »’il y aura d’une part la partie orale et /ou théorique et d’autre part la partie pratique ».

»Les examens ont démarré ce lundi avec 275 candidats inscrits pour neuf filières, notamment la menuiserie, l’électricité, la construction mécanique, la mécanique des transports, la maçonnerie, le dessin bâtiment, l’employé de comptabilité et employés des services administratifs et commerciaux », a précisé le président du centre du Lycée Technique Barthélemy Boganda, M Bernard Béguida Proviseur du Lycée de Miskine.

A en croire Bernard Béguida, c’est avec un bon moral que ces candidats affrontent les épreuves écrites.

‘’Il faut vous appliquer et bien travailler pour espérer avoir le CAP. Parce que cette année il n’y aura de place pour le monnayage, le favoritisme et des pratiques peu recommandables connues dans le passé », a averti le directeur de cabinet, Marcel Kongowali.

»Seuls, a-t-il ajouté, les candidats qui auront fait preuve de compétence, d’efficacité, de savoir-faire et d’intelligence auront leurs diplômes si naturellement ils ont compris et traités les épreuves ».

APANews

Centrafrique : « la vie humaine ne semble plus avoir de prix »

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Depuis plus d’un an, la Centrafrique est plongée dans un climat de tensions, où de violentes attaques intercommunautaires sévissent sans trêve. Deux camps s’affrontent sans répit : les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et l’ex rébellion Séléka, à majorité musulmane.

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Le pays peine à voir la fin de ces multiples conflits qui entremêlent tensions religieuses, géographiques et politiques. Alors que 15 soldats français viennent d’être blessés par des éclats de grenade, le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, se rend une nouvelle fois ce lundi à Bangui.

Dans ce climat inquiétant, les évêques centrafricains ont lancé un appel le 2 juillet dernier afin d’attirer l’attention sur la situation préoccupante dans laquelle se trouve le pays : « la loi appartient aux détenteurs illégaux d’armes et aux groupes armés, en l’occurrence les ex-Séléka, les anti-balaka, des groupes d’autodéfense, des archers (peuls) de la commune d’élevage d’Ourou Djafoun de Bambari (centre du pays), des Mbararas (nomades tchadiens) et l’armée de résistance du seigneur LRA (guérilla ougandaise) ».

Il y a quelques jours, au moins 11 civils ont été tués dans le nord-ouest et le centre du pays lors d’attaques attribuées aux ex-Séléka. Si les violences ne cessent pas, la responsabilité est toujours démentie par un camp comme par l’autre. Les évêques ne cachent pas leur inquiétude et comparent le pays à « une grande prison à ciel ouvert » dans laquelle « les groupes armés écument la campagne en semant le mort ». « Les tueries de masse ont certes diminué à Bangui, mais la république centrafricaine est loin de retrouver sa quiétude d’antan. L’insécurité a encore droit de cité », poursuivent les évêques centrafricains.

La population se plaint de l’inaction des autorités. Les soldats congolais et camerounais de la force africaine présents lors de la dernière attaque en date dans le village de Batangafo et qui avait tué trois personnes, ne sont pas intervenus, ont signalé les habitants à JeuneAfrique. Les autorités « ne protègent pas les populations et laissent faire les ex-Séléka. Nous sommes totalement abandonnés. Que les autorités de Bangui, les forces internationales, réagissent rapidement pour freiner ces exactions », a déclaré un habitant du village à cette même source.

« Tuer, incendier des maisons, voire des villages entiers, traquer des gens en brousse deviennent désormais des actes anodins et sans poursuite judiciaire. La vie humaine ne semble plus avoir de prix », déplorent les évêques de Centrafrique. En mentionnant le « récent massacre perpétré contre les déplacés du site de la paroisse Notre de Fatima à Bangui », qui avait fait 17 morts donc l’abbé Paul-Emile Nzalé le 28 mai dernier, les évêques centrafricains ne manquent pas de rappeler également les « crimes odieux contre les pasteurs de l’association des églises évangéliques en Centrafrique ».

Mathilde Dehestru

RCA: une déclaration commune entre milices toujours attendue

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La déclaration commune entre l’ex-Seleka et Anti-Balaka reste d’actualité. C’est ce qu’affirme le médiateur, Béni Diogo Kouyaté. La signature de cette déclaration a été repoussée de quelques jours, car l’aile politique de l’ex-Seleka souhaitait d’abord nommer une nouvelle direction politique. L’actuelle coordination n’étant que provisoire. Les membres de l’ex-Seleka doivent se retrouver lundi ou mardi à Birao, pour tenir une Assemblée générale et désigner un nouveau bureau politique. Un processus qui selon Béni Diogo Kouyaté ne remet pas en cause la négociation de fond.

Je crois que les multiples réunions de l’ex-Seleka pour préparer leur assemblée générale vont contribuer à une crédibilité effective du processus de médiation…
Diogo KouyatéMédiateur
Par RFI

Michael Schumacher: L’adresse IP du voleur du rapport médical localisée

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JUSTICE – Dans une société suisse d’hélicoptères…

L’adresse IP utilisée par le voleur du rapport médical sur l’ancien pilote allemand Michael Schumacher a été localisée dans une société suisse d’hélicoptères, a-t-on appris lundi auprès du parquet de Grenoble, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Selon le journal, cette société du canton de Zürich avait été pressentie un temps pour assurer le transfert du septuple champion du monde de F1 entre Grenoble et Lausanne, et avait donc reçu copie de ce rapport. Le parquet de Grenoble a précisé s’être dessaisi de l’enquête au profit des autorités suisses.

«L’adresse IP a été repérée dans une société d’hélicoptères du canton de Zürich» dans le cadre de l’enquête confiée à la police judiciaire de Grenoble, en collaboration avec ses homologues suisses et allemandes», a-t-il indiqué.

Le voleur identifié?

Le nom de la société d’hélicoptères n’a pas été divulgué, pas plus que celui du voleur dont on ignore encore s’il a été identifié. Le dossier, masqué sous plusieurs pseudonymes dont le dernier était «Jérémy Martin», avait été proposé à plusieurs médias pour la somme de 50.000 euros.

Mi-juin, la direction du CHU de Grenoble avait porté plainte pour vol, un audit interne ne révélant aucune intrusion dans son système informatique.

Michael Schumacher, 45 ans, a été hospitalisé pendant plus de cinq mois à Grenoble après un grave accident de ski en décembre 2013 à Méribel (Savoie). Le pilote allemand a quitté l’hôpital de Grenoble pour celui de Lausanne (Suisse) le 16 juin dans la plus grande discrétion. Sa porte-parole a annoncé qu’il n’était plus dans le coma.

R.B. avec AF

Mali, Libye, Centrafrique… l’effet domino du terrorisme.

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Les violences au Nord-Mali, en Libye et même  au Nigeria ou encore  en Centrafrique ont un déterminateur commun ; les armes de Kadhafi. Des  milliers d’armes et de munitions qui se jouent des frontières, transitent, en effet, par le Niger, le Tchad ou le Soudan pour finir entre les mains de groupes terroristes implantés au Nigeria, au Mali ou en Somalie. En mars 2013, des soldats français de l’opération Serval saisissaient encore près de Gao et dans la région de l’Adrar des Ifoghas, au Mali, des missiles sol-air à moyenne portée de type SA-7b, de fabrication soviétique. Selon les conclusions du groupe d’experts du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, rendues en février, des émissaires d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), du Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Al-Mourabitoune font toujours des allers-retours entre le sud de la Libye et le nord du Mali. Bien sûr, la présence des Français et des hommes de la mission onusienne au Mali (Minusma) ont compliqué la tâche des terroristes et des contrebandiers. Mais les millions de dollars générés par le trafic de drogue et les libérations d’otages ont permis l’ouverture de nouvelles « routes » à travers le Sahel. Chez les Toubous, beaucoup ont vendu au plus offrant leur parfaite connaissance de cette zone, à cheval entre la Libye, le Tchad et le Niger. N’Djamena dit ainsi avoir interpellé sur son territoire plusieurs nomades reconvertis en trafiquants d’armes en 2012 et équipés de missiles sol-air. En mars et en mai de l’année suivante, le Tchad disait encore avoir la preuve que des armes libyennes étaient acheminées jusque dans le nord du Nigeria, où opère Boko Haram. Résultat : la secte islamiste dispose aujourd’hui d’un équipement digne de celui d’une petite armée régulière, selon les autorités françaises. Dans un entretien à Rue89, Samuel Laurent*, Consultant pour des entreprises chinoises et auteur d’un livre sur la Libye, explique comment la France a ouvert la voie au chaos dans toute la région. ”Je suis plus sévère à l’encontre de Sarkozy que de Hollande”, dit-il . “Sarkozy n’était pas obligé d’intervenir comme il l’a fait. Il a été d’une irresponsabilité folle, ouvrant la boîte de Pandore. Il a laissé à son successeur un choix impossible : soit laisser s’installer un califat sur l’ensemble du Mali, soit monter une intervention qui n’allait régler aucun problème et simplement le déplacer. “Le Mali est une opération largement inutile. En nettoyant le nord du Mali, on a renforcé les positions de ces mêmes islamistes dans le sud de la Libye et même en Tunisie, en Mauritanie, au Niger, jusqu’à poser un risque pour le Maroc.”Ce que décrit  Samuel Laurent est décoiffant : “une région contrôlée par la brigade islamiste 315, fondée par un Touareg malien lié par mariage à Mokhtar Belmokhtar, lié à Al Qaeda, engagé dans le trafic de drogue et le transport de jihadistes ;une région où des stocks d’armes de l’ère Kadhafi sont entreposés dans des bunkers souterrains, dont les Touaregs révèlent l’emplacement au plus offrant”

 

une région où, au vu et au su de Tripoli, Mokhtar Belmokhtar a rassemblé les hommes qui ont lancé l’attaque de Tinguentourine, à quelques centaines de kilomètres de là, et l’imposant matériel de guerre dont de l’explosif qui devait servir à faire exploser la raffinerie algérienne  d’In amenas.

Quand l’Algérie boucle ses frontières après les événements d’In Amenas et quand la France et ses alliés de Bamako reconquièrent le nord du Mali, les foyers djihadistes ne font  que se déplacer dans le sud de la Libye ou de la Tunisie sans difficultés d’argent ou d’armes, prêts à ressurgir ailleurs.De quoi relativiser les termes de la victoire française annoncée au Mali, pays qui ne peut être jugé isolé du reste de ce que certains analystes , surnomment  le «Sahelistan », un Afghanistan bis , plus modeste peut être mais plus près de l’Europe.

Samuel Laurent * consultant pour des entreprises chinoises qui  s’aventure là où plus personne n’ose aller : au plus près de la mouvance jihadiste du Sahel, dans cette zone grise où se mêlent idéologie, terrorisme, trafics en tous genres.

 

Bandou

Centrafrique: Communiqué de presse de l’Action pour la Paix et la Réconciliation Nationale en Centrafrique(APRNC)

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Monsieur REBOAS Aristide Briand, ancien Directeur Général des Renseignements Généraux Centrafrique, conseiller juridique, droits de l’homme a la force régionale d’intervention de l’union africaine pour la lutte contre la LRA Diplômé de l’école des hautes études internationale et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques (HEI et CEDS) de PARIS, ainsi que d’autres compatriotes de la Diaspora Centrafricaine informent l’opinion nationale et internationale de la création d’une Association à but non lucratif et apolitique dénommée « ACTION POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE EN CENTRAFRIQUE », en abrégé APRNC.

reboas

 

  1. LES OBJECTIFS DE L’APRNC

 

C’est l’article 2 des Statuts qui définit les objectifs de l’APRNC :

 

« L’APRNC défend deux causes principales : une Paix durable et une Réconciliation Nationale véritable en Centrafrique.

L’APRNC lutte contre l’intoxication et l’instrumentalisation des esprits à des fins politiques, les amalgames, tout discours de division et de haine, tout discours calomnieux et mensonger, la pratique des rumeurs, le dénigrement, la délation, l’exclusion, la marginalisation qui sont des germes de conflits, de division, de violence et de haine.

L’APRNC milite pour un dialogue permanent, et franc au sein des institutions publiques, privées, entre tous les citoyens Centrafricains, entre les hommes politiques, entre les différentes confessions religieuses notamment chrétienne et musulmane en raison de la haine viscérale née de la crise post coup d’Etat du 24 mars 2013 de la coalition rebelle Séléka.

L’APRNC milite pour une justice pour tous, gage d’une réconciliation nationale et d’une paix durable.

Plus spécifiquement, l’APRNC se mobilisera et mobilisera les moyens nécessaires pour aider ou soutenir les personnes frappées par la crise militaro-politique née après le coup d’Etat du 24 mars 2013 en Centrafrique. L’APRNC viendra ainsi en aide à toutes les victimes : personnes déplacées, exilées, enfants orphelins, veufs et veuves, personnes âgées démunies, élèves et étudiants en difficultés, femmes victimes de violences de tous genres. Une aide psycho-médicale sera portée dans la mesure du possible aux personnes dans le besoin. Les personnes physiques ou morales ayant perdu leurs biens recevront un accompagnement pour obtenir réparation et indemnisation après que des décisions soient rendues en leur faveur. Une attention particulière sera accordée aux groupes vulnérables notamment aux populations musulmanes.

Les valeurs de l’APRNC sont : la non-violence ; la tolérance ; le pardon ; le dialogue ; la vérité ; la culture de paix ; la recherche du compromis ; la fraternité ; le vivre ensemble ; l’unité ; la solidarité ; l’écoute des autres ; le respect mutuel ; le débat.

Sans préjudicier de son caractère apolitique, l’APRNC collaborera avec toutes les institutions publiques et privées, partis politiques, confessions religieuses, ONG, organisations communautaires, panafricaines, internationales pour réaliser les objectifs définis dans les présents Statuts ».

 

  1. EXPLICATIONS

 

La situation tragique que vit le peuple Centrafricain depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013 impose à toutes les Centrafricaines et à tous les Centrafricains de se retrouver, d’abandonner sans condition le recours aux armes et à la violence sous toutes ses formes, de dialoguer enfin de manière sincère, de se donner la main, de se pardonner et de se réconcilier dans l’intérêt de la survie de notre nation. Les hommes politiques doivent arrêter avec leurs manœuvres. Les mouvements armés doivent déposer les armes sans condition. Les persécutions visant les musulmans ou les chrétiens doivent cesser sans condition. Le confessionnalisme prôné par les uns et les autres dans la l’exercice du pouvoir est dangereux à plus d’un titre et ne saurait être imposé au peuple Centrafricain qui avait toujours vécu en parfaite symbiose jusqu’au 24 mars 2013. L’idée même d’une politique de quota par confession religieuse et par parti politique au sein du Gouvernement est malvenue.

Aujourd’hui, nous Centrafricains n’avons pas d’autre choix que d’abandonner la violence sous toutes ses formes et de rechercher résolument la Paix et la Réconciliation Nationale. Dans cette œuvre, l’APRNC tient à exprimer ici sa position de la façon la plus simple et la plus claire possible :

–          L’APRNC demande la tenue urgente d’un Dialogue National Inclusif entre Centrafricains et strictement sur le sol national. Nous n’avons pas besoin de per diem pour nous réunir à Bangui à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pour nous parler dans l’unique intérêt de notre pays. Le dialogue doit être ouvert à tous les Centrafricains, avec le droit de s’exprimer en langue nationale, le Sango.

–          L’APRNC entend s’impliquer sans réserve dans le processus du dialogue et de la réconciliation nationale. L’APRNC est disposée à assurer la médiation et la négociation, à aller vers chacun des acteurs de la crise Centrafricaine, les politiques, les groupes armés, les confessions musulmane et chrétienne pour leur parler, et les mobiliser autour d’une paix durable et de la réconciliation nationale.

–          L’APRNC est disposée à travailler avec les autorités de transition, la CEMAC, la CEEAC, l’UA, l’UE, l’ONU, la France, les Etats-Unis, les ONG et tous les protagonistes de la crise Centrafricaine.

 

Pour l’APRNC,

Le Président

Aristide Briand REBOAS

 

 

 

 

ALERTE INFO: qui veut égorger Cyriaque GONDA?

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Selon des informations provenant des sources concordantes,   l’Ancien Ministre d’État Cyriaque GONDA, Ex-Chantre des Anti-Balakas et Ex-griot de François Bozizé serait actuellement dans la nature.

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Considéré comme un traitre par la frange radicale des Anti-Balakas proche de leur coordonnateur Patrice Édouard Ngaïsona il y a déjà quelques temps pour avoir adopté une position beaucoup plus dure face à la dérive criminelle de ces derniers, Monsieur Gonda paie aujourd’hui le prix fort de son filoutage. Selon les mêmes sources, l’Ancien tout puissant Ministre de François Bozizé a pris les jambes à son coup après avoir reçu des messages de morts de la part de ses anciens compagnons de crime, les Anti Balakas, qui lui promettent de l’égorger. Il serait actuellement dans un pays frontalier dont nous taisons le nom pour des raisons de sa sécurité.

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Connaissant les méthodes de ces Criminels Anti-Balakas, Monsieur Gonda a pris ces menaces au sérieux. Mais on se demande au passage qui en veut à Gonda ? François Bozizé ? Levy Yakété ? Ngaïsona? Ses créanciers? L’avenir nous le dira. Une chose semble certaine, le dialogue futur de Brazzaville semble exciter toute une frange de la classe politique y compris les Anti-Balakas qui ne voudraient certainement pas partager le maigre butin de Brazzaville arraché à coup de machettes.

 

Gisèle MOLOMA

Centrafrique : 11 soldats français blessés, Jean-Yves Le Drian se rend demain sur place

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Jean-Yves Le Drian se rend lundi en Centrafrique pour une visite de deux jours, après qu’une dizaine de soldats français de la force Sangaris ont été blessés ces derniers jours dans le pays lors de violents accrochages avec des groupes armés.

Le ministre de la Défense sera lundi à Bangui et mardi à Bambari, à l’est de la capitale. Sept militaires français ont été blessés, dont deux plus sérieusement, jeudi dans cette localité au cours d’accrochages qui ont suivi l’arrestation par les forces de sécurité centrafricaines d’un milicien anti-balakas, a-t-on précisé de même source. Vendredi, quatre soldats français ont été légèrement blessés à Bangui. Les deux militaires plus gravement atteints, notamment par des éclats de grenades, ont été évacués et leurs vies ne sont pas en danger.

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Photo : Le 1er mai 2014, le groupe commando parachutiste (GCP) du 1er RHP, appartenant au GTIA Savoie, effectue une opération de fouille dans le nord de Bangui, entre PK 12 et PK 26, pour s’assurer qu’aucun groupe armé ne menace la population. Crédit : EMA / ECPAD

Avec Esprit defense

Les Centrafricains divisés sur la tenue du dialogue national à Brazzaville

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                                 La tenue à Brazzaville (Congo), à une date non encore déterminée du dialogue inter centrafricain, divise déjà l’opinion nationale notamment la classe politique, la société civile et les mouvements politico-militaires.

Un débat radiodiffusé ce dimanche sur les ondes de Radio Notre Dame (RND) de Bangui a donné l’opportunité é de nombreux Centrafricains de se prononcer sur le sujet.

Pourquoi aller à Brazzaville pour discuter des problèmes internes. C’est humiliant. Les responsables des mouvements politico-militaires sont tous en Centrafrique é ont dit Maître Hyacinthe Gbiegba, membre de la société civile soutenu par l’ancien ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture Jean serge Bokassa.

Ce dernier soutient que C’est le Président Déby qui a initié et soutenu la tenue de cette réunion é Brazzaville, alors qu’il est lui-méme auteur de la crise centrafricaine. 

A en croire M Gbiegba, les pourparlers de Libreville de janvier 2013 puis ceux de Ndjamena du 9 au 10 janvier 2014, suffisent. Il est temps que les Centrafricains règlent leurs problèmes chez eux.

C’est assez, M le président Déby, le pompier-pyromane. Pourquoi toujours Déby. Le Tchad n’est pas le seul pays frontalier é la RCA ? S’est –t-il indigné.

M Emotion Wénézoui, Coordonnateur national adjoint du mouvement Anti-Balaka a conseillé aux uns et aux autres d’éviter la politique de la chaise vide et la fuite de responsabilité.

Ce rendez-vous ils ne devrons pas le manquer. Parce que a-t-il argué nous serons face aux différents médiateurs dans la crise centrafricaine pour leur dire nos quatre vérités

Selon lui, la présence des hommes politiques est trés nécessaire dans ce dialogue. Parce que la crise centrafricaine est une crise politique qui nécessite une solution politique

Pour Hissène, un commerçant habitant le KM5, intervenant dans cette émission, le vrai problème actuel est le désarmement de tous les groupes armés et c’est ce que nous attendons de la communauté internationale pour faciliter la libre circulation

Ce forum annoncé est censé réunir toutes les forces vives de la nation centrafricaines : les représentants des Seleka, des anti-balaka, la classe politique et de la société civile.

Les points déjà inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre qui sera pilotée par le médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso, sont entre autres la révision de la charte constitutionnelle surtout l’article 101 qui interdit aux acteurs de la transition de se présenter aux prochaines élections, la recomposition du Conseil National de Transition.

Le dialogue inter centrafricain avait été décidé par les chefs d’état et de gouvernement de la Communauté économique des états Centrale (CEEAC) au sortir du vingt troisième sommet de l’Union Africaine (UA) tenu récemment é Malabo (Guinée équatoriale).

Par: APANews

CENTRAFRIQUE:Plusieurs arrestations dans les camps des Balakas et seleka à Bangui

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Corbeaunews (Bangui)

 

En sillonnant les rues de Bangui ce matin, nous avions constaté un réel soulagement des Centrafricains après plusieurs arrestations depuis six jours des membres des milices Anti-Balaka et Séléka dans Bangui.

D’après le Conseiller en communication au Ministère de la Communication Monsieur Didier Martial Pabandji   ” l’ Eufor rca fait beaucoup d’efforts pour le désarmement et la montée en puissance des forces de défense et de sécurité centrafricaines. Au moins 6 chefs puissants d’Antibalakas des 5ème et 8ème arrondissement mis au verrou, et 11 chefs de milices de résistance Seleka du Km5 mis hors d’état de nuire. Des centaines d’armes et munitions ramassées”.   En poursuivant toujours sur son compte facebook, le Conseiller ajoute même que   ” La prison  de Ngaragba a été aménagée depuis les opérations musclées de l’Eufor et des Sangaris dans les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements pour désarmer et arrêter les grands chefs milices de Bangui. Prison divisée en deux: un camp prisonniers Anti-balaka et un camp prisonniers Séléka. Sécurité renforcée pour éviter le fugam”.

Ce revirement marque la vonlonté des forces étrangeres en Cetrafrique notamment la MISCA, SANGARIS et L’EUFOR  à mettre fin à plusieurs mois d’impunité que jouissent ces malfaiteurs. D’ailleurs, les Anti-Balakas qui sillonnaient la ville de Bangui sans inquiétude avec leurs amulettes aux cous sont quasiment invisibles au centre ville de Bangui.

 

Gisèle MOLOMA

 

 

Centrafrique : 15 Soldats français blessés, Jean-Yves Le Drian sera lundi à Bangui (LNC)

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                De violents accrochages ont opposé des soldats de la Sangaris et des groupes armés, après l’arrestation par les forces de sécurité centrafricaines d’un milicien Anti-Balaka à Bambari

Une quinzaine de soldats français ont été blessés par des éclats de grenade, dont deux gravement.

L’incident a incité le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian à se rendre lundi à Bangui et mardi à Bambari.
Ce qui constituera sa 7ème visite en Centrafrique.

A Bangui il devra rencontrer le général Eric Bellot des Minières, le nouveau commandant des forces Sangaris, puis s’entretiendra avec la présidente intérimaire centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

Selo le communiqué de son cabinet, Jean-Yves Le Drian devra à Bangui faire le point sur la remise en marche d’une chaîne pénale à Bangui : gendarmerie, justice, lieux de détention, etc…, considérée par la communauté internationale comme une priorité pour tenter de stabiliser le pays.

Jean-Yves Le Drian doit notamment faire le point sur la remise en marche d’une chaîne pénale à Bangui – gendarmerie, justice, lieux de détention… -, considérée par la communauté internationale comme une priorité pour tenter de stabiliser le pays., puis avec la présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

Jean-Yves Le Drian doit notamment faire le point sur la remise en marche d’une chaîne pénale à Bangui – gendarmerie, justice, lieux de détention… -, considérée par la communauté internationale comme une priorité pour tenter de stabiliser le pays.

Le mardi à Bambari, le ministre devra rencontrer les soldats français déployés sur place en appui de la force de l’Union africaine, MISCA.

Gilles Deleuze pour LNC

Centrafrique : Une grenade explose dans une mosquée : 34 blessés

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Publié par: Corebeaunews

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Trente-quatre personnes ont été blessées dont quatre grièvement, lors de l’explosion d’une grenade survenue samedi dans une mosquée située au centre-ville de Paoua, une des six sous-préfectures que compte la préfecture de l’Ouham Pendé, ville située à l’Ouest de la République Centrafrique (490 km environ de Bangui).

Selon les témoignages recueillis sur place, l’attentat a été commis par un groupe d’hommes armés qui a lancé une grenade sur les musulmans réunis dans la mosquée pour la prière.

Selon le maire de Bozoum joint au téléphone, une enquête a été aussitôt ouverte. « C’est ce que nous redoutions avec la prolifération des armes de tout calibre» a dit le maire

 

Par: APANews

 

Centrafrique : André Nzapayéké « La Centrafrique a perdu le droit au respect »

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Le Premier ministre le sait : sans la communauté internationale, son pays aurait depuis longtemps touché le fond. Il continue pourtant à plaider pour une aide financière et militaire accrue. Nommé fin janvier à la primature, André Nzapayéké ne s’imaginait pas « venir rouler sur une belle route bitumée », par contre, il savait qu’il lui faudrait « traverser des rivières infestées de crocodiles». Entretien à lire dans JEUNE AFRIQUE N* 2791 du 06 juillet 2014 en kiosque.

 

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Galo : La population décide de ne plus cohabiter avec les Anti-Balaka

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                  Les habitants de la commune de Galo située à 60 kilomètres  de la ville de Bouar, refusent de cohabiter avec les Anti-Balaka qui sont dans cette localité depuis mardi dernier. Selon la population,  cette milice ne cesse de commettre  des exactions depuis un certain temps.

«  Depuis plusieurs mois, des cas de vol, de rançonnage et de braquage sur la population ont été enregistrés. Ces Anti-Balaka font aussi partis des coupeurs de route qui ne cessent de manœuvrer ces derniers temps sur l’axe Garamboulaye-Bouar », a expliqué un habitant.

Un autre témoin souligne qu’avec  l’arrivée des éléments de la Sangaris et ceux de la Misca, dans cette localité, la population a réussi à arrêter 14 miliciens, parmi ceux qui commettent les exactions.  Ces derniers ont été  transférés à  Bangui. « On ne veut plus les voir dans cette localité », a ajouté la source. Signalons que les autres éléments des Anti-Balaka sont en débandade dans la brousse depuis hier, mais la population se dit toujours être à leur poursuite avec l’appui de la Sangaris et les éléments de la Misca.

Par: RJDH

Sangaris : transfert d’autorité du DETLOG

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Sur le camp de M’Poko, à Bangui, s’est déroulé le transfert d’autorité du détachement logistique (DETLOG). Le lieutenant-colonel Wadin a relevé le lieutenant-colonel Leblanc lors d’une cérémonie présidée par le général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris.

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Le 30 juin 2014, sur le camp de M’Poko, à Bangui, s’est déroulé le transfert d’autorité du détachement logistique (DETLOG). Le lieutenant-colonel Wadin a relevé le lieutenant-colonel Leblanc lors d’une cérémonie présidée par le général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris

Composante essentielle pour la conduite des opérations sur l’ensemble du territoire, le DETLOG assure le soutien des hommes et des matériels dans un contexte et un environnement exigeant. Depuis son arrivée en Centrafrique le 4 mars 2014, le DETLOG a parcouru plus de 350 000 km avec sa centaine de véhicules et sur des axes difficilement praticables. Son peloton de circulation routière (PCR), garantissant l’appui au mouvement des convois logistiques, a permis l’acheminement de 620 tonnes de fret dont 75 000 rations de combat et 52 000 packs d’eau au profit des groupements tactiques interarmes (GTIA) déployés à l’est et à l’ouest du territoire.

Fort de 300 soldats, le DETLOG arme une plate-forme logistique sur le camp de M’Poko, à Bangui, véritable centre névralgique du théâtre. Il est aussi responsable de la MAINTENANCE des véhicules, du soutien du combattant, de la composante « énergie », du traitement de l’eau, des services de restauration et de la fonction « carburant ».
Adoptant une posture opérationnelle permanente avec sa QRF « maintenance » (quick response force) en alerte de jour comme de nuit, le DETLOG a largement œuvré à la mise en place des infrastructures nécessaires à la vie courante des 2 000 soldats en opérations.

Le nouveau chef du DETLOG continuera à assurer la cohérence logistique de la force Sangaris tout en fournissant un appui aux forces de la MISCA mais aussi à celles de l’EUFOR RCA que le DETLOG a soutenues lors de son déploiement à Bangui.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5 800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.

Sources : EMA

centrafrique : “Ces histoires humaines qui font la difference”

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Depuis mars 2013 et le coup d’Etat mené par l’ex-coalition rebelle de la Séléka, la République centrafricaine (RCA) est en crise. Bien que la nature de la violence et les lignes de front aient changé, les combats se poursuivent. Les civils restent les principales victimes des affrontements entre milices d’auto défense populaires anti-Balakas (de plus en plus fragmentées) et ex-Sélékas, ainsi que des exactions perpétrées par des groupes criminels agissant en toute impunité.

Bien que le nombre de forces internationales présentes sur le terrain augmente, ces dernières restent malgré tout dans l’incapacité de protéger la population civile en proie à la violence, aux déplacements de masse, à la malnutrition et à la maladie. Stefano Argenziano, chef de mission MSF, revient de RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/malade-chez-msf.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Grimari-Bambari : juin 2014 © Yann Libessart/MSF
Grimari-Bambari : juin 2014 © Yann Libessart/MSF

Quelle était la situation en RCA à ton arrivée, en mars dernier ?

« C’était un moment de bouleversement pour la population musulmane du pays, obligée de quitter Bangui, la capitale, et des villes comme Bossangoa, où nous travaillons, pour rejoindre d’autres localités du pays voire carrément partir à l’étranger. Il y avait de fréquentes attaques – menées aussi bien par les milices chrétiennes que musulmanes – et les populations piégées dans des enclaves ne pouvaient pas se déplacer en dehors de ces zones sécurisées, le plus souvent, par les forces armées internationales. MSF offrait des soins médicaux dans le quartier de PK12, une enclave musulmane vulnérable de Bangui ; nous considérions alors comme « normale » une journée où moins de deux grenades étaient jetées sur l’enclave… La relocalisation de ces personnes vers une sécurité toute relative s’est avérée être, dans de nombreux cas, la seule solution viable, mais cela reflétait bien l’échec de ceux dont le mandat est de protéger cette population.

Quel a été l’impact de l’attaque du 26 avril dernier de l’hôpital de Boguila au cours de laquelle 18 dirigeants communautaires et trois membres du personnel de MSF ont été tués ?

Quand je me suis rendu pour la première fois sur place, début avril, la population de Boguila était de plus en plus exposée à de violentes attaques menées par des groupes locaux, auto-proclamés rebelles, comme par des groupes plus organisés d’ex-Sélékas venant de l’Est du pays.

Les populations avaient développé une telle peur que, chaque fois qu’il y avait un risque potentiel ou des tirs par les groupes armés, elles s’enfuyaient automatiquement vers des endroits qu’elles considéraient comme des lieux sûrs à savoir en brousse ou dans l’enceinte de l’hôpital MSF. Ce qui était donc considéré comme un lieu sûr, une structure de Santé avec un logo de MSF, est devenu une scène de massacre.

La population de Boguila et MSF ont été extrêmement choquées par ces meurtres. Notre équipe oscillait entre chagrin et colère. Les habitants de Boguila ont compris notre décision de – en signe de protestation – de stopper nos activités médicales et notre demande de condamnation forte de la part du gouvernement intérimaire comme des dirigeants des groupes armés. Beaucoup ont dénoncé ces attaques, pourtant Boguila n’est toujours pas un endroit sécurisé.

L’hôpital est toujours fermé, mais nous avons repris certaines activités médicales afin de pouvoir au moins prendre en charge, dans nos postes de Santé, les pathologies les plus meurtrières pour les enfants de moins de 5 ans (paludisme, infections respiratoires et maladies diarrhéiques).

Pourquoi MSF a t’elle initié des activités sur la nouvelle ligne de front située entre Grimari et Bambari ?

Depuis avril dernier, une nouvelle ligne de front s’est effectivement mise en place autour de Grimari et de Bambari – deux villes situées au Centre du pays et à environ 80 km de distance l’une de l’autre – et qui sert de « passerelle » vers l’Est et ses ressources naturelles. Des populations musulmanes et chrétiennes vivent sur cette zone où sont également présents des combattants anti-Balakas et ex-Sélékas, ainsi que Sangaris, l’armée française, et la MISCA, les forces de l’Union Africaine.

Le mois dernier, nombre de villages situés autour de Grimari et de Bambari ont été totalement incendiés et des milliers de personnes ont été déplacées. Dans la ville de Bambari, les récents affrontements ont contraint plus de 20 000 habitants à la fuite, dont une partie de la communauté musulmane déjà précédemment évacués de l’enclave de PK12, à Bangui, vers Bamabari. Ce déplacement forcé, qui a redessiné la géographie de la RCA, aura des conséquences pour les années à venir.

Sans l’action de MSF, ces familles cachées en brousse seraient coupées de toute assistance. Nos dispensaires mobiles circulent jusqu’à six heures par jour pour soigner les enfants atteints du paludisme, ainsi que les victimes de violences. Un système d’ambulances « rurales » a été mis en place, avec nos véhicules, pour les blessés et, lorsque les routes sont en mauvais état, nous utilisons des motos. Bien que nous parvenions à négocier nos passages aux barrages routiers tenus par les deux parties belligérantes, la sécurité de nos équipes – et/ou des patients que nous tentons de transférer – n’est pas garantie. Etre pris au milieu de tirs croisés est une préoccupation constante.

Quels sont désormais les plus grands défis pour les populations centrafricaines ?

La RCA est en crise depuis des années. Ce qui s’est passé en 2013 a davantage détérioré une situation déjà désastreuse. Depuis 2006, j’ai effectué trois missions en RCA, et j’ai le sentiment que la souffrance de la population n’a pas de fin. Mais il y a nos patients. Lorsque j’étais à Grimari, nous avons transporté un homme blessé à l’hôpital de Bangui. Il avait été blessé, à coups de machette, au cou, et il était en train de mourir. Sa femme et son bébé âgé de six mois étaient avec nous. Environ trois semaines plus tard, je l’ai vu sortir de l’hôpital, tout sourire. Ce sont ces histoires humaines qui font la différence”.

 

Par: www.msf.fr

Vers l’élaboration d’une stratégie de la campagne de non violence en Centrafrique

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         Le chef du projet « Ensemble c’est mieux » de l’ONG internationale Search For Common Ground (SFCG), Georges Ndikintun a convié les participants à formuler des messages pertinents sur la non violence, lors de l’atelier de réflexion et de conception de la stratégie de la campagne de non violence, mercredi 02 juillet 2014 à bangui.



Le but de cet atelier est de concevoir une stratégie et un plan d’action de campagne de non violence à réaliser à Bangui, Bossangoa et Bangassou afin de réduire le niveau de l’insécurité dans ces localités.

Faisant l’analyse du concept de la résolution de cette crise qui perdure, M. Georges Ndikintun a demandé aux participants de proposer des vrais messages de paix, d’apaisement, de coexistence pacifique, de tolérance, de pardon, de cohésion sociale et d’amour pour le bon déroulement de cette campagne encore en préparation.

Pour le Directeur pays de SFCG, Thomas-Paul Banzé, la résolution d’une crise passe par l’identification des causes du conflit, la position des différents protagonistes et les intérêts des uns et des autres.

Il a mis en exergue cinq types de causes du conflit qui sont entre autres des causes structurelles, relationnelles, psychologiques, des conflits de valeur et des conflits d’information

Il est à rappeler que SFCG est une organisation internationale qui favorise la résolution pacifique des conflits dans plus de 34 pays dont la République Centrafricaine.

 

ACAP

Etienne VIKOMA/ACAP