Affaire du détournement d’un milliard de KOKUS : le ministre de la Communication Maxime Balalou traite les journalistes de “braqueurs”
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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un milliard de francs CFA aurait disparu lors de l’organisation de KOKUS africain à Bangui. Face aux questions de la presse, le ministre de la Communication Maxime Balalou a choisi une stratégie pour le moins discutable : insulter les journalistes plutôt que de répondre aux interrogations sur l’utilisation des fonds publics.
Ce qui s’est passé lundi 18 août 2025 lors de la conférence de presse du ministre Maxime Balalou restera dans les annales. Quand un ministre perd son sang-froid face aux questions sur les allégations de détournement impliquant le directeur général adjoint de la BSIC et Yannis Kouyabanda, au lieu de fournir des explications, il a préféré attaquer. « Vous ne les avez pas et vous tirez ces informations de ces braqueurs de l’information sur les réseaux sociaux et braqueurs que nous connaissons, qui vous sortent de l’information, qui font de la manipulation et vous prenez comme argent comptant », a-t-il lancé aux journalistes présents. Voilà donc le niveau de respect qu’affiche ce ministre Maxime Balalou envers la presse : traiter les journalistes de complices de « braqueurs d’information ». Une accusation grave de la part d’un homme qui est censé travailler avec les médias, pas contre eux.
Mais le spectacle ne s’arrête pas là, car le ministre Maxime Balalou excelle dans l’art de noyer le poisson. Écoutez bien cette perle du ministre Balalou : « Vous savez, quoi, les informations sortent comme ça ? Je vous ai toujours dit, vous savez quand on dit des détournements, vous allez dire que l’argent a été pris par des personnes non habilitées, OK, utilisés à d’autres fins. Mais attendant, pour voir si c’est vraiment vrai, parce que moi je n’ai pas les preuves de quoi que ce soit ». Attendez, monsieur le ministre. Vous n’avez pas de preuves des détournements, d’accord. Mais avez-vous les preuves que l’argent a été correctement utilisé ? C’est pourtant votre travail de le savoir, non ? Il continue : « On jette des personnalités en pâture pour rien sans voir les preuves. Je préfère, moi Maxime Balalou , que vous fassiez vos investigations, allez au plus près de l’information pour savoir de quoi il s’agit et les fonds sont destinés à quoi ». Formidable logique : c’est aux journalistes de faire le travail du gouvernement. C’est à eux de chercher où sont passés les fonds publics que le gouvernement a dépensés. Le ministre, lui, se contente de donner des leçons.
Et comme si cela ne suffisait pas, voici maintenant les leçons de morale d’un ministre aux abois. Le plus beau, c’est la leçon de déontologie que nous sert le ministre : « Faites de l’investigation. Allez au plus près à la source pour savoir et connaître les informations avant d’affirmer comme vous l’avez fait ici. Je pense qu’il faut être très prudent en tant que journaliste. Je vous le conseille toujours, votre rôle c’est de donner la bonne information, la vérité des faits ». Monsieur le ministre, permettez-nous de vous retourner le conseil : votre rôle, c’est de rendre compte de l’utilisation de l’argent public. Pas de faire la morale aux journalistes qui posent les bonnes questions. D’ailleurs, parlons de « vérité des faits ». Où sont les documents comptables de KOKUS ? Où sont les factures ? Où sont les justificatifs de dépenses ? Voilà des faits concrets que vous pourriez nous présenter au lieu de vous lancer dans des discours fumeux.
Pendant que le ministre Maxime Balalou joue les professeurs de journalisme, la BEAC, elle, ne rigole pas. Pendant que le ministre s’amuse à traiter les journalistes de tous les noms, la Banque des États de l’Afrique centrale, elle, a pris les choses au sérieux. Sa Commission bancaire a ouvert une enquête indépendante sur cette affaire. Bizarre, non ? Si tout était normal, si aucun argent n’avait disparu, pourquoi la BEAC se donnerait-elle cette peine ? Les banquiers centraux ont-ils eux aussi été contaminés par ces fameux « braqueurs d’information » ?
Pour finir en beauté, le ministre Maxime Balalou nous sort l’argument de la pauvreté qui ne tient pas debout. Le ministre termine sa démonstration par cet argument : « Attendez, allez à la source. Faites-vous les vérifications pour savoir où vous pensez que le gouvernement, dans le contexte actuel où nous avons la rareté des ressources, nous allons essayer déjà de prendre autant d’argent pour leur propre compte. Pour leur propre compte, soyez sérieux ». Ah, l’argument de la pauvreté ! Parce que le pays est pauvre, personne ne volerait ? Monsieur le ministre, c’est justement parce que les ressources sont rares qu’il faut les surveiller de près. C’est justement parce que chaque franc compte qu’il faut des comptes précis.
Pourtant, il suffirait de répondre à des questions simples pour un ministre compliqué. Les questions sont pourtant simples : combien a coûté KOKUS exactement ? Qui a reçu quoi ? Quelles entreprises ont été payées ? Pour quels services ? Avec quels justificatifs ? Au lieu de répondre à ces questions élémentaires, le ministre préfère s’en prendre aux journalistes qui les posent. C’est plus facile que de fouiller dans les archives comptables, apparemment.
Une chose est certaine : le respect, ça se mérite. Un ministre qui traite les journalistes de complices de « braqueurs » ne mérite pas le respect qu’exige sa fonction. Un ministre qui refuse de rendre compte de l’utilisation des fonds publics trahit la confiance des citoyens. Les Centrafricains ont le droit de savoir où sont passés leurs deniers. Les journalistes ont le devoir de poser ces questions. Et les ministres ont l’obligation d’y répondre clairement. En attendant les conclusions de l’enquête de la BEAC, ce ministre ferait mieux de retrouver ses dossiers comptables plutôt que de continuer à insulter ceux qui font leur travail.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
