Le Ministère de la Culture persiste dans son ingérence illégale dans l’Union des Musiciens Centrafricains

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Malgré l’élection légitime d’un nouveau bureau, le Ministère de la Culture continue d’outrepasser ses compétences dans l’affaire de l’UMC.
Trois jours après l’élection historique d’Armand Touaboy à la présidence de l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC), le Ministère de la Culture et du Tourisme récidive dans une démarche qui défie le droit associatif centrafricain. Par un communiqué du 2 septembre 2025, la Direction Générale des Arts et de la Culture, dirigée par Albertine Ouaboua, rejette purement et simplement la légitimité du nouveau bureau démocratiquement élu.
Cette nouvelle intervention confirme les analyses développées dans nos précédentes publications : nous assistons à une manipulation organisée par Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère, au profit de son ami Dany Ngarasso, l’ancien président par intérim qui refuse de quitter le pouvoir depuis près de quatre ans.
Cette ingérence administrative ne repose sur aucune base légale solide. Le communiqué ministériel du 2 septembre dévoile l’ampleur de cette intervention. Après avoir tenté d’empêcher l’Assemblée Générale du 30 août par une note circulaire rédigée par Bokoula, le ministère de la culture franchit un nouveau palier en contestant ouvertement les résultats d’un scrutin légalement organisé par les membres de l’association.
Cette escalade pose une question fondamentale : de quel droit un ministère partenaire s’arroge-t-il le pouvoir de valider ou d’invalider les Élections d’une association indépendante ? L’UMC relève juridiquement du Ministère de l’Administration du Territoire, qui seul détient la compétence en matière associative. Le Ministère de la Culture n’est qu’un partenaire institutionnel, sans aucune prérogative de tutelle sur l’organisation interne de l’association.

Pourtant, Albertine Ouaboua persiste dans cette voie illégale. Bien qu’elle ait elle-même déclaré par le passé que “l’association UMC est indépendante”, elle se laisse aujourd’hui manipuler par Philippe Bokoula pour servir les intérêts personnels de Dany Ngarasso. Cette contradiction montre le caractère artificiel de cette intervention administrative.
Dans ce contexte trouble, des échanges WhatsApp datés du 25 août dernier, au lendemain de la première note ministérielle, éclairent d’un jour nouveau les véritables motivations de cette crise. Dans ces messages, Dany Ngarasso se réjouit ouvertement du soutien administratif obtenu grâce à son ami Bokoula.
Plus troublant encore, l’ancien président par intérim montre sa conception autoritaire du pouvoir associatif. Dans un message particulièrement choquant, il affirme avoir fait de ses collaborateurs ses “esclaves” : “J’ai commencé à vous frapper comme des petits enfants depuis la démission du Pr Chengo et jusqu’à la fin de mon mandat, j’ai fait de toi, Médiateur et Armel mes esclaves“.
Ces propos montrent la personnalité d’un homme qui conçoit la direction de l’UMC comme une propriété personnelle, où les autres membres du bureau ne seraient que ses “pions”. Cette mentalité explique son refus obstiné de respecter les statuts associatifs et d’organiser des Élections démocratiques.
L’examen attentif de ces événements permet de comprendre un schéma de manipulation parfaitement organisé. Philippe Bokoula, utilisant sa position de chargé de mission, rédige personnellement les notes administratives que signe ensuite Albertine Ouaboua. Cette dernière, malgré sa reconnaissance de l’indépendance de l’UMC, avalise des décisions qui violent cette même indépendance.
Cette complicité administrative permet à Dany Ngarasso de se maintenir illégalement au pouvoir en transformant une position personnelle en décision officielle de l’État. L’ami devient ainsi le bras armé administratif de celui qui refuse de se soumettre aux règles démocratiques.
Le communiqué du 2 septembre, qui convoque une “réunion de concertation” pour le 4 septembre à l’École Nationale des Arts, constitue une nouvelle tentative de légitimation de cette ingérence. En invitant “tous les artistes et orchestres membres de l’UMC”, le ministère tente de créer une assemblée parallèle sous son contrôle, défiant ainsi l’autorité du bureau légitimement élu.
Face à cette manipulation, les musiciens centrafricains maintiennent fermement leur position légitime. Le bureau exécutif nouvellement élu a publié un communiqué sans équivoque affirmant sa légitimité et demandant à ses membres de ne pas participer à la réunion convoquée par la Direction Générale des Arts.
Cette résistance s’appuie sur des bases juridiques solides. L’UMC, en tant qu’association reconnue, jouit d’une autonomie garantie par les textes législatifs centrafricains. Aucun ministère ne peut s’immiscer dans sa gouvernance interne sans violer le principe de l’autonomie associative.
Les artistes prennent également à témoin “les hautes autorités nationales et l’opinion nationale” de cette ingérence, se réservant le droit d’ester en justice. Cette démarche témoigne de leur détermination à faire respecter leurs droits et à combattre ce qu’ils qualifient de “cabale de manipulation menée par ceux qui ont pris l’habitude de se servir dans les deniers des artistes.”
Cette situation dépasse largement le cas spécifique de l’UMC et constitue un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble du tissu associatif centrafricain. Si un ministère partenaire peut invalider les Élections d’une association sous prétexte de “dialogue constructif”, quelle association sera à l’abri de telles interventions ?
Cette dérive autoritaire menace les fondements mêmes de la liberté associative en République Centrafricaine. Elle ouvre la voie à une instrumentalisation politique des organisations de la société civile et compromet leur capacité à jouer leur rôle démocratique.
L’affaire UMC montre aussi les dysfonctionnements de l’administration publique, où des fonctionnaires peuvent utiliser leur position pour servir leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Cette dérive éthique nécessite une réaction ferme des autorités compétentes.
En définitive, l’obstination du Ministère de la Culture à persister dans cette ingérence illégale ne fait que confirmer le caractère artificiel de son intervention. Derrière les formules administratives se cache une réalité simple : un homme, Philippe Bokoula, utilise sa position pour aider son ami Dany Ngarasso à confisquer une organisation qui ne lui appartient pas.
Cette manipulation, qui dure depuis des années, doit cesser. Les musiciens centrafricains ont démocratiquement choisi leurs dirigeants dans le respect de leurs statuts. Cette décision souveraine ne peut être remise en cause par des manœuvres administratives douteuses.
Il appartient maintenant aux autorités compétentes de rappeler à l’ordre un ministère qui outrepasse manifestement ses prérogatives et de garantir le respect de l’autonomie associative, principe fondamental de tout État de droit.
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
