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RCA : OUI LA RÉCONCILIATION EST ENCORE POSSIBLE EN CENTRAFRIQUE ?

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Corbeau News Centrafrique.

 

le gouvernement veut mobiliser 7500 faca en centrafrique

Il n’existe pas d’itinéraire pratique de la réconciliation selon le Père du non violence Desmond Tutu. Il n’existe pas de raccourci une simple prescription de dire : la vérité en face, la justice libre   sans pression et le vrai pardon sont des facteurs importants pour déboucher sur la paix tant rechercher en Centrafrique afin de cicatriser les blessures et les divisions qui s’installent peu à peu au sein de la société Centrafricaine et bouter hors état de nuire l’instabilité politique source d’insécurité après des violences prolongées. Créant un climat de confiance et de compréhension entre anciens ennemis est un défi extrêmement difficile à relever mais nous y croyons à une Centrafrique demain prospère ou règne la paix la cohésion nationale l’harmonie et l’attente entre tous les Centrafricains et même la puissance UNIVERSITE DE BOROMATA serait dissoute, le tout puissant déstabilisateur, le frein à la paix et Deby serait fatigué de s’ingérer dans les affaires Centrafricano-Centrafricaines. Cependant, c’est un défi auquel il est essentiel de s’attaquer dans le processus de construction d’une paix durable.

Examiner le douloureux passé, le reconnaitre et le comprendre et, surtout, le transcender est globalement la meilleure façon de garantir que de tels faits ne se reproduisent plus, et ne puissent jamais se reproduire. Comme notre expérience en Centrafrique est d’ailleurs d’être des champions du monde en termes de missions et d’intervenions internationales, chaque Centrafricain doit recouvrir sa propre voie vers la réconciliation nationale. La réconciliation ne peut pas être imposée de l’extérieur, tout comme l’itinéraire de quelqu’un d’autre ne peut pas nous conduire à notre destination : la solution doit être la notre. Ceci implique un périple très long et difficile qui suppose que l’on aborde a douleur et la souffrance des victimes, rapprochement des communautés, tentations de trouver une voie qui mènera à la justice, à l’histoire et la culture les questions doivent être imaginées. La réconciliation est un processus à long terme et il doit et va se poursuivre pendant de nombreuses années. Cependant, nous devons prendre un bon départ. Pour nous, la vérité est au cœur de la réconciliation nationale : le besoin de découvrir la vérité sur les erreurs du passé et la meilleure façon de garantir qu’elles ne se reproduisent plus jamais. Et c’est là que réside la portée centrale de la réconciliation. Sans elle, les personnes n’ont aucun sentiment de sécurité.

 

Simon Koitoua

SIMON-KOITOUA

 

 

Centrafrique: l’ONU affirme avoir amené des Magistrats, Gardiens de prisons et Enquêteurs pour mettre fin à l’impunité

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RJDH / Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Hervé-Ladsous-de-lONU-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hervé Ladsous de l'ONU en Centrafrique

Le Secrétaire Général Adjoint, Chargé des Opérations de Maintien de la Paix à l’ONU, Hervé Ladsous, a déclaré qu’il « n’y aura pas de l’impunité en Centrafrique ». Selon Ladsous, l’impunité est l’une des raisons de succession de crise en Centrafrique. Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse le 15 septembre 2014, en marge de la cérémonie du lancement des opérations de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique.

Selon Hervé Ladsous, la question de l’impunité n’a pas été bien traitée et la communauté internationale est unie et déterminée. « Une question majeure qui n’a jamais été traitée : c’est l’impunité. Dans le contexte actuel, la communauté internationale est unie et déterminée. Il n’y aura plus d’impunité et que tous ceux qui ont du sang sur les mains, seront d’une manière ou une autre traduits en justice », a-t-il indiqué.

Le Secrétaire Général Adjoint, Chargé des Opérations de Maintien de la Paix à l’ONU a relevé que le rétablissement de la chaine pénale fait partie des priorités des Nations-Unies en Centrafrique. « Dans le cadre des mesures temporaires d’urgence que nous avons agrées avec le gouvernement, nous amenons des magistrats, des enquêteurs, des gardiens de prisons. Il faut qu’on se le dise, le Droit de l’Homme est une question centrale pour l’avenir de la Centrafrique », a déclaré Hervé Ladsous.

Depuis le 5 septembre 2014, l’ONU avait pris des sanctions ciblées contre trois personnalités dont l’ancien président François Bozizé, Lévy Yakété, Coordonnateur de la milice Anti-Balaka et Nourredine Adam, n°2 de l’ex Séléka. D’autres personnalités se trouvent encore sur la liste des présumés auteurs des violations des droits de l’homme en Centrafrique.

Fridolin Ngoulou

Centrafrique: interview du Père Bernard Kinvi, lauréat 2014 du Prix Alison Des Forges

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©DW / CNC

 

Le Père Bernard Kinvi est lauréat 2014 du Prix Alison Des Forges décerné par Human Rights Watch à des défenseurs des droits de l’Homme. Ce prêtre catholique a secouru des musulmans en Centrafrique, au péril de sa vie.

Le prix Alison Des Forges est décerné chaque année par Human Rights Watch à des défenseurs des droits humains à travers le monde.

Le père Kinvi a été honoré pour avoir sauvé la vie de centaines de civils musulmans qui étaient pris pour cible lors de violences interconfessionnelles en République centrafricaine. Human Rights Watch souligne “son courage sans faille et son dévouement dans la protection des civils “. Il revient sur son engagement au micro d’Ibrahima Bah. Cliquez sur la photo pour entendre l’entretien ou lisez la retranscription ci-dessous :

Interview avec le Père Bernard Kinvi

Kinvi: En janvier 2014, quand la guerre a éclaté, nous avions le choix de partir ou de rester. Mais en tant que camélien, j’ai fait vœu de servir les malades, même au péril de ma vie. Alors et moi et mon confrère le Père Brice Patrick et les sœurs carmélites de Sainte-Thérèse de Turin qui sont encore actuellement à Bossemptélé, ainsi que le personnel de l’hôpital Saint-Jean-Paul II de Bossemptélé, nous avons tous décidé de rester, de secourir les malades, de les soigner, de soigner les blessés de guerre. HRW est passé en février et en mars et c’est là que Peter [Bouckaert] est venu, a discuté avec eux, avec l’imam, et tout ce monde et ils ont été touchés par notre engagement à sauver des blessés.

DW : Vous avez sauvé des dizaines de personnes. Qu’est-ce qui vous a donné la force de sauver ces vies ?

Kinvi: J’avoue que je suis quelqu’un de peureux, comme tout le monde. J’ai aussi peur de la mort, je crains aussi la souffrance, comme tout le monde. Mais dans la situation, j’ai senti une force exceptionnelle qui me poussait à aller de l’avant, à ne pas abandonner les blessés, les réfugiés, les rescapés, aller les chercher dans leur coin, les secourir et enterrer les morts qui jonchaient les rues. Et j’ai pu le faire grâce au soutien indéfectible de tous mes confères, surtout le Père Brice Patrick et l’apport exceptionnel des sœurs carmélites et tous les missionnaires de la zone qui se sont donnés en faveur de ces blessés. Donc je ne me suis pas senti seul dans cette œuvre. J’ai senti tout un groupe autour de moi qui m’a donné la force nécessaire de continuer malgré les menaces de mort…

DW : Vous parlez de menaces de mort. D’où venaient-elles ?

Kinvi: Beaucoup de gens n’étaient pas d’accord pour qu’on garde les musulmans. Car en ce temps-là, les musulmans étaient vus comme des ennemis. Beaucoup voulaient les tuer. Alors je me suis vraiment opposé. Toute la mission catholique s’y est opposée. Et nous avons reçu des menaces. Une fois, je suis allé chercher un réfugié dans la nuit. Je voulais le faire entrer dans un véhicule de la Misca et là, j’ai rencontré un Anti-Balaka qui m’a attrapé, qui a dit qu’il allait tout faire pour me tuer parce que je cachais des musulmans. Mais je ne pouvais pas le laisser faire du mal à cet homme. Donc c’était à chaque fois des dérangements, des menaces, ou des demandes, parfois, de rançons pour des réfugiés musulmans que nous gardions à la mission catholique.

DW : Qu’est-ce qui vous a poussé vous à garder des musulmans au moment où la majorité des chrétiens voulaient en découdre avec les musulmans ?

Kinvi: Je ne peux pas parler d’une guerre entre chrétiens et musulmans. Je parlerais plutôt d’une révolte de non-musulmans contre les musulmans. Car tout ce groupe des anti-balakas, qui voulaient tuer les musulmans, je ne reconnais pas en eux des chrétiens. Etre chrétien, c’est accepter Jésus Christ, être baptisé, aller à l’église. Les médias ont voulu voir en tout non-musulman un chrétien. Ce n’est pas bien de faire la distinction comme ça. En Centrafrique, ou du moins à Bossemptélé, il y a une grande division entre les animistes, qui sont les plus nombreux, une petite partie qui est chrétienne, et une autre partie de musulmans. La majeure partie des anti-balakas que moi j’ai connus, avec qui j’ai beaucoup discuté pour ramener la paix, n’étaient pas chrétiens mais animistes. En face de tous ceux-là, il y a effectivement des chrétiens qui, dans leur quartier, ont caché des musulmans comme moi et qui nous ont appelés, moi ou mon confrère Brice, pour qu’on vienne les chercher de nuit. Alors où ai-je trouvé cette force ? Je suis un prêtre camélien, et le camélien fait souvent un quatrième vœu , en plus de la chasteté, de la pauvreté, de l’obéissance, c’est de servir les malades même au péril de sa vie. Et on rencontre dans le malade le Christ lui-même faible et souffrant. Alors que ce soit un musulman ou que ce ne soit pas un musulman, c’est le Christ que je sauve.

Le conflit armé a fait de nombreuses victimes civiles, de toutes les confessions.

DW : Aujourd’hui , que représente ce prix pour vous ?

Kinvi: Ce prix, c’est d’abord une joie, celle de faire comprendre au monde entier qu’en Centrafrique, beaucoup de prêtres, beaucoup de chrétiens, de religieux se sont penchés sur le cas des musulmans et les ont protégés. Pour dire que ce n’est pas une guerre confessionnelle mais plutôt politique. Je voudrais à travers ce prix rendre hommage à tous les prêtres, tous les chrétiens qui, de partout en Centrafrique, se sont battus pour sauver des vies humaines, car je n’étais pas seul. On a besoin de faire comprendre que le chrétien n’a rien à faire contre le musulman.

DW : Vous dites que des chrétiens ont sauvé des musulmans, mais des musulmans ont aussi sauvé des vies de chrétiens dans le pays…

Kinvi: Bien sûr ! Nous avions par exemple un chauffeur musulman. Pendant le règne de la Seleka, c’est lui qui nous aidait alors que les Seleka régnaient et nous empêchaient de circuler librement. Et ce chauffeur nous aidait en tout. Dans les missions catholiques, on collabore beaucoup avec des musulmans qui nous aident et travaillent pour nous sans aucune distinction de religion. Quand nous avons été menacés de mort par des Seleka également, l’un des musulmans a essayé d’appeler le colonel, de faire une réunion pour plaider pour notre cause. C’est vice versa, quoi.

DW : Que représente ce prix pour toute la Centrafrique ?`

Kinvi: Ce prix est un appel à l’unité et la réconciliation. Laissons tomber les différences confessionnelles et battons-nous pour l’unité et la paix dans ce pays car on en a besoin. Tous les pays du monde avance et nous, on a l’impression qu’on recule. Alors j’invite tous mes frères centrafricains à s’unir et à travailler de tout leur cœur pour que la paix et le développement commencent en Centrafrique.

Centrafrique: la Sangaris réhabilite la maison des jeunes de Bimbo

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Le 9 septembre 2014, une cérémonie pour officialiser la réhabilitation de la maison des jeunes du 1erarrondissement de Bimbo a été organisée, en lien entre les actions civilo-militaires (ACM) de la force Sangaris et le président préfectoral de la jeunesse de Bimbo.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-Sangaris-rehabilite-la-maison-des-jeunes-de-Bimbo-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Inauguration de la maison des jeunes de Bimbo

C’est le premier grand projet social de la force Sangaris depuis son engagement sur le territoire centrafricain, le 5 décembre 2013. La maison des jeunes ayant été dégradée par des groupes armés, les ACM, en coordination avec le président de la jeunesse ainsi que le maire de Bimbo, ont décidé la réfection de ce bâtiment. Cette action a été coordonnée par la force entre les acteurs économique et politique de la ville. La cérémonie de réhabilitation s’est déroulée le 9 septembre sous le haut patronage du ministre de la Jeunesse et des Sports, monsieur Armel Ningatoloum Sayo, de monsieur le maire de Bimbo, Mathieu Boungalo, de monsieur l’inspecteur de la jeunesse et des sports, Tite Zaybe, du président de la maison des jeunes de Bimbo, monsieur Line et de l’ambassadeur de la paix, Anatole Koue. Les jeunes de Bimbo ont également pris en main l’organisation de cette cérémonie.

Le colonel Jean-Luc Théus, colonel adjoint, représentant le général commandant la force Sangaris a déclaré « la mission de la Force est d’agir pour la paix et la sécurité, mais nous pouvons aussi donner un coup de main aux bonnes volontés. Aujourd’hui cette maison vous appartient, vous futurs cadres de la RCA. Protégez-là ».

Le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, monsieur Armel Ningatoloum Sayo, s’est quant à lui réjoui de l’appui de Sangaris dans ce projet dédié à la jeunesse centrafricaine. La maison des jeunes encouragera la population de Bimbo à recréer un lieu de vie et d’échange quotidien dans ce quartier.

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’action sécuritaire que mène la force depuis son arrivée sur le théâtre, indissociable d’une approche globale aux côtés des centrafricains, pour un retour à la vie normale.

La Sangaris rehabilite la mais des jeunes de Bimbo en centrafrique bon

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à faciliter la mise en place de la Minusca.

Un sas de décompression ouvre à Dakar pour les soldats de retour de Centrafrique

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La Voix du Nord  /  Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-forces-Sangaris-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les forces Sangaris à Bangui

L’opération Sangaris en Centrafrique confronte les soldats français à des situations de stress importantes (photo AFP), des exactions et des scènes humaines voire humanitaires parfois difficiles à supporter. Finalement plus qu’au Mali, même s’il faut se garder des comparaisons.

En tout cas, les forces terrestres, désormais commandées par le général Sainte-Claire Deville ont repris le principe du sas de fin de mission pour décompresser avant de reprendre ” une vie plus normale “.

Après Paphos à Chypre pour les retours d’Afghanistan, les relevés de Centrafrique passent désormais trois jours à Dakar…

Lors de la relève des forces Sangaris (mais aussi EUFOR-RCA), qui se déroule actuellement (de début septembre jusqu’à la mi-novembre), 2 500 militaires vont bénéficier de ce sas de décompression en treize rotations d’environ 200 hommes.

A Dakar au Sénégal, nous sommes sur le même principe et les mêmes conditions que le sas de Paphos à Chypre, indique le général de corps d’armée Arnaud Sainte-Claire Deville, commandant des forces terrestres à Lille depuis le 1er août. Avec un complexe hôtelier de bon niveau, un environnement et une organisation largement éprouvée à Paphos.

Au programme des soldats pour ” tourner au mieux la page OPEX ” : informations sur le retour, groupes de parole, échanges sur les expériences de stress, séances de relaxation, sorties culturelles, sport, repos… Pour les psychologues de la CISPAT (cellule d’intervention et de soutien psychologique de l’armée de terre) notamment, il s’agit de faciliter la rupture entre le soldat en opération et celui en garnison, retrouvant sa famille. Dans la région de Dakar, un détachement de soutien d’une vingtaine de personnes (accueil, transit, psychologues, moniteurs de sport) met en œuvre le sas.

Depuis 2009, 26 000 militaires français sont passés par le sas de Chypre, pour un taux (officiel) de satisfaction de 90 %. Comme quoi, cela répond à un besoin…

” Si on a relancé le sas, c’est qu’on l’estime nécessaire “

Général Français des Forces SangarisLe COMFT (photo Stéphane Mortagne, La Voix du Nord) reconnaît volontiers que la Centrafrique présente des conditions rudes dans un environnement compliqué : ” Quelquefois, nos soldats se retrouvent dans des situations difficiles sur le plan psychologique. Le sas a donc toute sa raison d’être compte tenu du niveau et de l’intensité des engagements auxquels nos soldats peuvent être confrontés.

Pas de chiffre sur une éventuelle montée centrafricaine des syndromes TSPT (troubles de stress post-traumatique). Le général Sainte-Claire Deville se veut prudent : ” Une analyse demande beaucoup de recul avant de pouvoir tirer des conclusions valables. Avec Sangaris, nous sommes encore sur des effectifs faibles. Nous n’avons pas assez d’éléments pour savoir si on a plus ou moins de cas qu’en Afghanistan. Mais si on a relancé le sas, c’est qu’on l’estime nécessaire.

VDN

Centrafrique: plusieurs passagers d’un véhicule pris en otage à Bouar par les coupeurs de route

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AA  /  CNC

Les assaillants se réclameraient du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskin, du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ancien allié de la Seleka

Dix passagers ont été enlevés à Bouar dans l’ouest de la RCA, après le renversement du véhicule qui les transportait dans une embuscade, a rapporté à Anadolu, Gervais Towa, étudiant au collège technique de la ville de Bouar au nord-ouest de la Centrafrique. Le véhicule appartenant à un certain Charly Ouagoto a d’abord essuyé un tir de roquettes avant de s’installer au fond de l’embuscade. Du coup, des assaillants se réclamant du chef rebelle centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ancien allié de la Seleka ont enlevé dix passagers, dont deux femmes, selon la même source. «Des hommes armés ont tiré des roquettes en direction du véhicule puis ont pris en otage les dix personnes qui étaient à son bord. Ils ont autorisé le propriétaire du véhicule, Charly Ouagoto, de téléphoner à sa famille. C’est ainsi que la nouvelle est parvenue à la ville de Bouar».
Dans la même optique, il a ajouté: «les assaillants ont dit vouloir faire pression sur les autorités de la transition pour que des démarches soient menées en vue de libérer leur leader Abdoulaye Miskine, écroué à Yaoundé depuis bientôt deux ans. Ils ont, en outre, menacé d’exécuter les 10 otages si rien ne sera fait pour la libération de leur chef» a-t-il alerté.

D’abord traqué par la Seleka en Centrafrique, Abdoulaye Miskine qui serait passé du côté de la frontière camerounaise, était également recherché par la police du Cameroun. Il est accusé de «se servir de l’Est camerounais comme base arrière, portant ainsi atteinte à la sécurité de la région», d’après une source militaire camerounaise qui a requis l’anonymat.

Abdoulaye Miskine qui avait conduit en avril 2013 des affrontements entre sa bande et des membres de l’ancienne séléka, représentait et continue de représenter, d’après des sources gouvernementales centrafricaines, “un danger pour les régimes de Bangui et de Yaoundé”, mais aussi pour “toute la sous-région”. Aucune réaction par rapport à la revendication des assaillants n’a été enregistrée auprès du gouvernement centrafricain jusqu’à mardi, en milieu d’après-midi.

Par Sylvestre Krock

Au Cameroun, des réfugiés Centrafricains oubliés

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La Croix  /  Corbeau News Centrafrique.

Les victimes du conflit en Centrafrique

Trois camps de réfugiés centrafricains, majoritairement des Peuls Mbororos, ont été mis en place à l’Est du Cameroun.

Ils sont 127 500 hommes, femmes et enfants à avoir fui depuis décembre 2012 l’insécurité en Centrafrique pour se réfugier dans des camps à l’Est du Cameroun. C’est le résultat du recensement le plus récent du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR).

Ces réfugiés vivent dans des grandes tentes de plastique blanc, aux toits de branchages. « Pour arriver jusque-là, certains ont marché jusqu’à quatre mois », constate Camille Bargain de Care.

Cette ONG est responsable de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement du camp de Timangolo, ainsi que des consultations psychologiques pour les réfugiés qui le souhaitent dans les trois camps tenus par le HCR dans cette région du Cameroun, juste après la frontière.

La majorité des réfugiés qui fuient les troubles en Centrafrique ont pris le chemin du Cameroun. Le mouvement s’est accéléré entre avril et août derniers. Le Tchad, lui, ne souhaite plus accueillir de réfugiés et a fermé ses frontières avec la Centrafrique en avril. Le Soudan ou la République démocratique du Congo ne réunissent pas des conditions d’accueil acceptables.

Dans le camp de Timangolo

 

Dans ces conditions, le Cameroun est vu comme un havre. Cette partie du pays est éloigné des régions camerounaises qui ont à subir, plus à l’Ouest, les incursions des islamistes de Boko Haram, venus du Nigeria.

« Dans le camp de Timangolo, 95 % des réfugiés centrafricains sont des musulmans. La majorité d’entre eux sont des éleveurs Peuls Mbororos qui ont fui la menace de représailles », explique Camille Bargain. Ils étaient en butte à l’hostilité de la population locale qui les soupçonne d’être parties prenante dans le conflit.

Les routes habituelles de la transhumance les ont menés jusqu’au Cameroun. Ces nomades ont fait le chemin avec leurs bœufs. Ils les ont laissés à l’entrée des camps et continuent à prendre soin de leur seul patrimoine.

Tensions entre Camerounais et réfugiés

 

Ces nouveaux réfugiés en ont rejoint 100 000 autres, venus également de Centrafrique à l’occasion d’autres troubles, il y a environ cinq ans. La région était heureusement peu peuplée. Des tensions sont toutefois rapportées dans les villages entre les Camerounais et ces réfugiés.

Sandra Lamarque, de Solidarités international, travaille sur le site de Gado Badzere. Elle témoigne : « Les camps débordent. Les cas de maladies hydriques ne cessent d’augmenter. Cette situation catastrophique est due à l’accélération des afflux depuis avril, avec des milliers d’arrivées chaque semaine au Cameroun. »

On estime que 180 000 réfugiés centrafricains auront franchi la frontière camerounaise d’ici à la fin du mois de décembre. Et, la saison des pluies est attendue bientôt. « Les forages de puits et les constructions de latrines doivent être finis avant les pluies », précise Frédéric Penard, chez Solidarités International.

Ces réfugiés centrafricains ont le sentiment d’être oubliés. « Il n’y a pas beaucoup d’argent mobilisé pour venir en aide à ces populations, constate Camille Bargain. Nous observons depuis quelques mois que l’attention s’est portée vers d’autres crises humanitaires. Notamment à Gaza, au Kurdistan irakien et au Soudan du sud. »

Pierre COCHEZ

Graves conséquences de la crise sur la situation socioéconomique de la RCA

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Reliefweb  /  Corbeau News Centrafrique (CNC)

 

RCA11

D’après un nouveau rapport de l’OIM intitulé « Migration Dimensions of the Crisis in the Central African Republic », la crise qui a éclaté en République centrafricaine (RCA) en décembre 2012 provoquant des violences sectaires généralisées, des déplacements massifs de population et la fuite de ressortissants centrafricains et de migrants vers les pays voisins, aura de graves conséquences socioéconomiques à long terme dans le pays.

Le rapport est divisé en quatre sections qui examinent le contexte politique de la crise, les différents types de migration en RCA, l’impact du conflit sur les flux migratoires, et les conséquences à court, moyen et long termes dans le pays.

La partie I est centrée sur l’histoire de l’insécurité politique en RCA, plus précisément sur la récente vague de violences, sa complexité politique enracinée et sa dérive vers une confrontation ethno-religieuse entre les milices musulmanes Seleka et les milices chrétiennes anti-balaka. Selon le rapport, cette division sectaire a souvent permis de masquer la violence généralisée et le banditisme. La violence a tendance à diminuer ces derniers mois.

Cette section expose également brièvement la réponse internationale actuelle, notamment la Résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui, en avril 2014, a autorisé la création d’une Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), qui devrait déployer 10 000 Casques bleus dans le pays à partir de septembre 2014.

La partie II du rapport est consacrée aux différentes formes de migration en RCA et à l’impact du conflit sur les diverses tendances migratoires. Elle étudie notamment la migration entre les zones rurales et urbaines, la migration de main-d’œuvre liée à l’exploitation des ressources naturelles, la transhumance ou la migration saisonnière des pasteurs, la migration internationale, et le déplacement de masse lié au conflit, qui culminait à plus d’un million de personnes déplacées en janvier 2014 mais qui a depuis diminué.

La troisième partie examine l’impact immédiat de la crise sur les migrants et les populations déplacées. Elle met en évidence les vulnérabilités spécifiques et les problèmes clés auxquels sont confrontés les groupes ethno-religieux et les migrants et étudie comment la crise exacerbe l’insécurité des moyens d’existence à la fois en RCA et dans les pays voisins, notamment au Tchad et au Cameroun. Elle s’intéresse également aux conséquences de l’émigration depuis la RCA vers les pays voisins qui manquent de ressources pour réintégrer leurs propres ressortissants, mais également les réfugiés ou les migrants de pays tiers.

La quatrième partie résume les conséquences à court, moyen et long termes de la crise sur le déplacement et la mobilité. Elle étudie l’impact des futurs schémas de la mobilité sur la situation socioéconomique générale du pays, qui est allée en empirant pendant toute la période du conflit. Elle met particulièrement en avant les risques d’insécurité alimentaire et les problèmes potentiels de propriété foncière et immobilière liés aux retours et à la citoyenneté, qui pourrait être source de nouveaux déplacements répétés.

« Migration Dimensions of the Crisis in the Central African Republic » fait partie d’une série de documents produits dans le Cadre opérationnel de l’OIM sur la crise migratoire (MCOF). Les documents visent à aider les responsables politiques et les acteurs concernés à mieux comprendre l’ampleur des problèmes de mobilité lors d’une crise, notamment les ramifications humanitaires, sécuritaires, culturelles et socioéconomiques pendant la transition vers le relèvement après le conflit. A ce jour, des documents similaires ont été publiés au Mali, en Syrie, en Afghanistan et en Somalie.

Pour télécharger un exemplaire du rapport sur la RCA, veuillez-vous rendre sur : http://www.iom.int/cms/CAR

Pour plus d’informations, veuillez contacter

Patrice Quesada
OIM siège
Email : pquesada@iom.int

Centrafrique-Maroc: 21 joueurs centrafricains ( Fauves) convoqués pour le match amical

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©Afriksports / Corbeau News Centrafrique (CNC)

Les joueurs de l'équipe nationale de centrafrique

Le nouveau sélectionneur des fauves du bas-Oubangui, Raoul Savoy, qui a été nommé à la tête de l’équipe nationale centrafricaine le 24 août dernier, a communiqué le lundi 15 septembre la liste des 21 joueurs retenus pour le match amical qui opposera la Centrafrique au Maroc le jeudi 9 octobre 2014 à Marrakech (Maroc).

La majorité des joueurs convoqués évoluent à l’étranger, cinq d’entre eux, tout de même représenteront le championnat local.

La délégation centrafricaine arrivera à Marrakech à partir du samedi 4 octobre pour le début de son stage et quittera le Maroc le vendredi 10, le lendemain du match.

La liste des joueurs convoqués

Gardiens de but: Geoffrey LEMBET (AJ Auxerre, France), Elvis SAMOLAH (EFC 5,  Centrafrique), Levant GBAVITO  (Olympique, Centrafrique)

Défenseurs: Manassé ENZA-YAMISSI (Gil Vicente FC, Portugal), Francklin T. ANZITE  (Ayutthaya FC, Thaïlande),  Nicaise A. ZIMBORI (Coton Sport, Cameroun), Kelly YOUGA  (Qindao Hainu, Chine), Calvin ALI-TOLMBAYE (CS Mioveni, Roumanie), Fernander KASSAI  (PFC Slavia Sofia, Bulgarie), Thérence Kéthévoama (SCAF, Centrafrique)

Milieu de Terrain : Amos YOUGA (GFC Ajaccio, France), Foxi KETHEVOAMA  (Astana FC, Kazakhstan), David MANGA  (Hapoel Kiriat Shmone, Israël), Vivien MABIDE (Raja Casablanca, Maroc), K. Eudes DAGOULOU  (ES Sétif, Algérie), Eloge ENZA-YAMISSI ©  (Valenciennes FC, France), Trésor TOROPITE (DFC 8, Centrafrique)

Attaquant : Steve NGOYOS  (Sica Sport, Centrafrique), Quentin Ngakoutou  (Arles-Avignon, France), Evans KONDOGBIA  (Arles-Avignon, France), Jésus KONNSIMBAL (SK Senec, Slovaquie).

Centrafrique: où en est la réforme de l’armée ?

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DW  /  Corbeau News Centrafrique (CNC)

En République centrafricaine, les casques bleus ont pris le relais de la force de l’union africaine, épaulés par des unités du Maroc, du Pakistan et du Bangladesh. Mais où en est-on avec la réforme de l’armée du pays?

Au lendemain de son élection à la tête de la transition politique de son pays, la présidente Catherine Samba Panza a fait de la réforme des FACA, les Forces armées centrafricaines son cheval de bataille. Mais plus de six mois après, les réformes envisagées ont-elles été concrétisées ? Le journaliste français et spécialiste de l’Afrique centrale Antoine Glaser n’en est pas convaincu.

« Quand il y avait eu des opérations de maintien de la paix des nations-Unies dans des pays comme le ´Mali, il s’en est suivie une restructuration de l’armée locale : formation de bataillon pour aller vers la reconstitution de l’Etat. Alors que là, en ce qui concerne la RCA, on a l’impression que l’essentiel de l’armée centrafricaine est dans la nature. On ne voit absolument pas de reconstruction d’une armée digne de ce nom. Il n’y a même pas de bataillon. L’armée centrafricaine est quasiment inexistante. Malheureusement, même du temps de François Bozizé, c’était une armée qui était une garde prétorienne. »

Il est donc nécessaire que ce pays se dote d’une armée forte, structurée et nationale. Car jusqu’à là en Centrafrique, les différents régimes qui se sont succédés à la tête de l’Etat ont entretenue la ‘’clanisation” de cette armée, en y recrutant uniquement des gens de leur région. Or, ce qu’il faut maintenant aux FACA, c’est une professionnalisation.

 

 

Par: dw.de

Bangui: premiers retours des déplacés dans les quartiers dévastés par les violences

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RFI /Corbeau news Centrafrique (CNC)

 

Les déplacés de Bangui commencent à rentrer chez eux

En Centrafrique, la capitale Bangui reprend progressivement ses couleurs d’avant la crise. Le nombre de déplacés est en baisse. Certains sont déjà revenus dans leurs quartiers, d’autres ont l’intention de suivre. Y compris ceux qui viennent du 3e arrondissement, l’une des parties de la ville les plus malmenées depuis le mois de décembre 2013 par les hommes armés. L’équipe de RFI a suivi ces déplacés sur le chemin du retour. Des hommes et des femmes qui, la plupart du temps, retrouvent leurs habitations détruites et vidées de leurs biens, qui veulent malgré tout repartir de zéro. Et qui demandent à ce qu’on les aide à le faire.

 

Par: Laurent Correau

Cameroun – Centrafrique: : plusieurs combattants de la Seleka assiègent un village camerounais

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© L’Oeil du Sahel  /  Corbeau News

Ils venaient du Tchad et se rendaient en RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-miliciens-de-la-séléka-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bangui
Combattants de la Séléka stationnés à la paroisse Saint-Joseph, le 5 septembre. En juillet, 27 civils ont été tués lorsque des combattants de la Séléka et d’autres combattants armés ont attaqué des milliers de personnes ayant trouvé refuge à la paroisse.
© 2014 Stichting Vluchteling, Joris Hentenaar

 

Il est 19h 30 m. Un groupe d’une centaine d’hommes armés débarque à Ngu, petite bourgade frontalière de la Centrafrique et en prend rapidement le contrôle. Armés de Kalachnikov et de lances roquettes, ces combattants de la Seleka en provenance de Mbang au Tchad, cherchaient à rallier la République Centrafricaine, à en croire leurs déclarations. «Ils étaient une centaine, voire plus. Ils étaient vêtus des uniformes de l’armée tchadienne et s’exprimaient plus aisément en arabe qu’en français. Si ce ne sont des tchadiens, ce sont sans doute des soudanais. Ou les deux. Quand ils m’ont approché, j’ai rapidement compris qu’il s’agissait des combattants de la Séléka.

Ils m’ont rassuré qu’ils ne me voulaient aucun mal et qu’ils cherchaient juste à regagner la Centrafrique et c’est pourquoi ils sollicitaient mon aide pour la traversée de la grande rivière qui sert de frontière naturelle entre le Cameroun et la Centrafrique. En saison pluvieuse et surtout à pareil moment de crue, la pirogue est le seul moyen permettant la traversée de cette rivière. Il leur était donc impossible de s’y aventurer à pied», déclare un piroguier.

L’infiltration des combattants de la Séléka à Ngu était attendue. Quelques jours avant, des tracts rédigés à l’attention des autorités locales et signés d’un certain colonel Bouba avaient laissé entrevoir cette arrivée. En effet, le tract annonçait l’imminence du passage de plusieurs centaines d’hommes armés dans le village, mais indiquait également à l’attention des autorités que cela ne constituait pas, de leur part, une violation de la souveraineté camerounaise.

«Ils ont mentionné dans les tracts être des centrafricains qui retournaient chez eux afin de rentrer en possession des biens dont ils ont été dépossédés. C’est pourquoi ils ont demandé que rien ne perturbe leur voyage», déclare Alhadji Haïrou, riverain de Djohong. Le lendemain de leur passage, un second tract a de nouveau été déversé sur la bourgade de Ngu. Signé toujours du colonel Bouba, on pouvait y lire des numéros de téléphones et des assurances quant aux bonnes intentions de ce groupe à l’égard du Cameroun.

Depuis cet incident, les populations sont sur le qui vive malgré une présence rassurante des forces de défense et de sécurité. «La sécurité a été renforcée. Nous craignons à l’avenir que notre village ne devienne un sanctuaire pour les combattants centrafricains», précise Alhadji Issa, un riverain.

DOUWORÉ OUSMANE

Centrafrique: début de l’action militaire et policière de la Minusca

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45eNord.ca  /  Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Debut-de-laction-militaire-et-policiere-de-la-Misca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Debut de l'action militaire et policiere de la Minusca
Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) (ONU)

 

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est félicité du transfert d’autorité qui a eu lieu entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), rapporte le service d’information de l’ONU.

L’ONU a ainsi pris lundi le commandement des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, succédant à des forces internationales — africaines, européennes et françaises — déjà déployées.

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la Misca) sur le terrain et doit compter 12.000 soldats et policiers à effectif plein.

«Ce transfert d’autorité représente la réussite complète du mandat de la MISCA et le commencement de l’action militaire et policière de la MINUSCA en République centrafricaine», a souligné quant à lui le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse.

Une cérémonie a eu lieu lundi dans la capitale Bangui pour marquer ce transfert d’autorité. Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a assisté à cette cérémonie.

«Le Secrétaire général tient à réaffirmer sa préoccupation face aux attaques contre la population civile, qui continuent, particulièrement hors de Bangui, et appelle une nouvelle fois toutes les parties à cesser immédiatement les violences conformément à l’Accord de cessation des hostilités. Il exhorte les principaux acteurs concernés à maintenir leur engagement en faveur d’un processus politique inclusif afin d’assurer le succès complet de la transition du pays », a dit son porte-parole.

Les membres du Conseil de sécurité ont également salué le transfert d’autorité entre la MISCA et la MINUSCA, mais, dans une déclaration à la presse, le Conseil a déclaré qu’il restait «très préoccupé par la poursuite des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire en République centrafricaine. »

Les membres du Conseil ont appelé les autorités de transition à prendre des mesures concrètes en faveur d’un processus de réconciliation nationale et de dialogue politique inclusif garantissant la participation pleine et effective des femmes, rapporte également le service d’information de l’ONU.

Ils les ont également appelé à lutter contre l’impunité et à développer une stratégie pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants.

Le Conseil a également appelé une nouvelle fois les autorités de transition à accélérer les préparatifs pour l’organisation d’élections présidentielle et législatives inclusives, libres, justes et transparentes qui sont prévues pour février 2015.

 

 

Par: Jacques N. Godbout

 

 

RCA: les acteurs de la crise “satisfaits” du déploiement de la MINUSCA

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AA/Sylvestre Krock

Corbeau news

 

“Nous attendons d’elle, qu’elle protège tous les centrafricains sur le même pied d’égalité”, ( Amat Nedjad, porte-parole de l’état-major militaire de la Séléka)

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-Tchadien-ayant-fuit-la-violence-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Tchadien ayant fuit la violence en Centrafrique

Les principaux acteurs de la crise centrafricaine se sont dits « satisfaits », du déploiement, lundi, de la MINUSCA, la nouvelle mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique.

«Le peuple centrafricain attend que la MINUSCA remplisse pleinement et sans ambigüité sa mission d’imposition de la paix, conformément à la résolution 2149.  Nous voulons une seule chose : le retour impératif à la paix. », a déclaré à Anadolu, Martin Ziguélé, Président du parti politique Mouvement de libération du peuple centrafricain.

De son côté le Capitaine Amat Nedjad, porte-parole de l’état-major militaire de la Séléka a qualifié le déploiement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine)  de « très bonne chose ». « Nous en profitons pour saluer le travail remarquable réalisé par la MISCA. Elle a consenti d’énormes sacrifices pour sauver de nombreuses vies humaines en RCA. Quant à la MINUSCA, elle est la bienvenue. Nous attendons d’elle qu’elle protège tous les centrafricains sur le même pied d’égalité. », a-t-il ajouté.

La MINUSCA, a pris officiellement le relais, lundi, de la force de maintien de la paix  sous conduite Africaine Misca  lors d’une cérémonie officielle.

La passation de pouvoirs de la force africaine de maintien de la paix en Centrafrique(MISCA) à la mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), a eu lieu lors d’une cérémonie officielle en début d’après-midi  à la base de l’aéroport de Bangui.

« Nous sommes très satisfait de l’arrivée des casques bleus » a déclaré, pour sa part, Sylvestre Yagouzou, leader Anti-balaka à Anadolu .

Bien que la  pleine capacité annoncée de la MINUSCA  soit de 1200 hommes, seuls 7600 ont été déployés et qui ne sont en majorité que les effectifs de la  MISCA (6000 hommes) qui ont changé d’uniformes.

La MINUSCA est la 13e intervention internationale de maintien de la paix  en Centrafrique depuis 1998.Le pays détient le record africain en matière du nombre d’opérations de maintien de la paix sous diverses conduites sur son sol.

Bangui: les commissariats de 1er, 2e et 6e arrondissement réhabilités par le PNUD

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Par: RJDH et Publié par Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Discours-pour-linauguration-du-commissariat-du-2e-Arrondissement2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Discours pour l'inauguration du commissariat du 2e Arrondissement
Discours pour l’inauguration du commissariat du 2e Arrondissement.
Photo: Christian Ndotah/PNUD

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a remis ce lundi 15 septembre trois commissariats réhabilités et équipés  au gouvernement centrafricain.  Ceci dans le cadre du projet de renforcement de l’Etat des Droits. Les autres commissariats de Bangui et trois brigades de gend

Discours pour l'inauguration du commissariat du 2e Arrondissement
Discours pour l’inauguration du commissariat du 2e Arrondissement.
Photo: Christian Ndotah/PNUD

armeries vont aussi être réhabilités.

Il s’agit des commissariats de  1er, 2e et 6e arrondissement qui sont déjà réhabilités. La cérémonie de cette remise a eu lieu dans les locaux du commissariat du 2e arrondissement de Bangui, en présence de la présidente de la transition, Catherine Samba Panza et du secrétaire général adjoint, chargé des opérations de maintien de la paix à l’ONU, Hervé Lasdous qui a effectué une mission pour le lancement des forces onusiennes en Centrafrique.

Selon Catherine Samba Panza, il est important de relancer les activités des commissariats afin de lutter contre les braquages, qui prennent de l’ampleur dans la capitale. « Dans la ville de Bangui, la violence a changé de forme. Il n’y a plus d’affrontement entre les groupes armés mais on note l’augmentation du phénomène de braquage à main armés, qui mérite d’être combattu avec rigueur, notamment par le renforcement  de la présence de la police et de la gendarmerie dans une logique de police de proximité et par la réactivation et le renforcement de la chaine pénale », a noté Catherine Samba Panza.

Elle poursuit, ses propos en indiquant que la réactivation de la chaine pénale passe par la réouverture des brigades de gendarmerie et commissariats de police et l’intensification des patrouilles. « Le redéploiement robuste de la police dans le 2e arrondissement de la Bangui est rendu possible par les actions de financement des Nations Unies », a-t-elle relevé.

Des sources proches du PNUD indiquent que le coût total de ces travaux s’élèverait à 2.500.000 dollar américain. Tous ces commissariats ont été détruits lors des évènements du 24 mars et du 5 décembre 2013. /Fridolin Ngoulou

Centrafrique: les Anti-Balaka plongent la population du Nord de Bangui dans la peur totale

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Par: RJDH et Publié par: Corbeau news

 

Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Combat entre les peuls et Anti-Balaka en Centrafrique

Le déplacement des Anti-Balaka avec des armes de tous calibres dans les quartiers de Damala1, 2, et Damala centre, situés dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui et la commune de Bégoua, plonge les habitants des ces zones urbaines dans la peur et empêche leur libre circulation chaque  soir à partir de 19 heures.

«Ces hommes en armes n’ont aucun respect à l’égard des autorités locales », indique un chef de quartier. Les éléments des Anti Balaka du 8ème arrondissement et des secteurs de Damala se promènent quotidiennement avec des armes de guerre de tous calibres. Selon un des chefs des quartiers  précités, «le chef de  quartier de Damala a été arrêté et séquestré par les Anti Balaka, samedi 13 septembre. Il a été libéré par les forces multinationales  dans la soirée », a-t-il témoigné.

Ce chef de quartier précise qu’à partir des 19 heures,  la circulation sur les axes menant à Don Bosco est compromise par la présence de ces miliciens. «Nous ne pouvons plus nous déplacer le soir pour aller d’un point  à un autre, sans être victimes d’une éventuelle  exaction, de braquages des personnes assimilées à des Anti Balaka », a-t-il expliqué.

Emotion Namsio, porte-parole des Anti Balaka, joint par le RJDH, indique que «ce ne sont pas de vrais Anti Balaka qui sont auteurs  des exactions sur la population, mais plutôt des braqueurs qui ont fui les lieux de détention».

«Nous avons déféré à la gendarmerie pour enquête, plusieurs cas similaires. Les Anti Balaka ne sont pas des ennemis de la population, mais des patriotes, il n’y a de personnes malintentionnées qui agissent au nom des Anti Balaka», a-t-il ajouté.

La journée du 11 septembre avait été mouvementée au quartier Combattant, dans le 8ème  arrondissement de la ville de Bangui. Une mésentente entre des Anti-Balaka basés dans le secteur avait fait deux morts et mis en débandade les commerçants du marché Combattant.

Centrafrique: l’ONU demande à la Minusca de se déployer rapidement

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Ban Ki-Moun, le SG de l'ONU

Le Conseil de sécurité a demandé lundi à la nouvelle force de l’ONU en Centrafrique d’accélérer son déploiement et aux autorités de transition à Bangui de redoubler d’efforts pour réaliser la transition politique.

Dans une déclaration unanime adoptée à l’occasion de la passation de pouvoir entre la force africaine Misca et la Minusca (Mission de l’ONU en RCA), les 15 pays membres du Conseil “soulignent l’importance pour la Minusca d’accélérer son déploiement civil et militaire (..) de façon à atteindre sa pleine capacité opérationnelle dès que possible”.

Le Conseil demande par ailleurs aux autorités de transition à Bangui de “prendre des initiatives concrètes pour mettre en place un dialogue politique complet et un processus de réconciliation nationale” ainsi que pour combattre l’impunité et “reconstruire des institutions d’Etat efficaces”.

Les 15 pays membres “réitèrent aussi leur appel aux autorités de transition à accélérer les préparatifs afin d’organiser les élections législative et présidentielle libres, transparentes, équitables et sans exclusive prévues d’ici le 15 février 2015”.

L’ONU a pris lundi le commandement des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, succédant à des forces internationales — africaines, européennes et françaises — déjà déployées.

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la Misca) sur le terrain et doit compter 12.000 soldats et policiers à effectif plein.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: Samba-Panza en route pour Paris fait escale à Yaoundé

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© Camer Post /  Corbeau news

La Présidente de la transition en République Centrafricaine Catherine Samba-Panza a foulé pour la première fois le sol Camerounais. Le prétexte de cette brève visite est une escale technique.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-en-route-pour-Paris-a-fait-escale-à-Yaoundé.JPG2_.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza en route pour Paris a fait escale à Yaoundé
L’avion qui s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Yaoundé en début de soirée le  15 septembre, a dans un premier temps laissé croire aux journalistes et aux hautes personnalités qu’il transportait Irina Bokova. En effet, la vice Secrétaire Générale de l’ONU en charge de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) était attendue à la même heure. La confusion a d’autant plus été perceptible, que l’appareil était aux couleurs de l’ONU. C’est donc tout naturellement que les personnalités présentent ont formé le comité d’accueil prévue pour la circonstance.  Mais à la surprise générale, c’est Catherine Samba Panza la Présidente de la transition en République Centrafricaine qui est sorti du ventre du Boeing. À la tête du comité d’accueil, le Premier Ministre camerounais Philémon Yang a présenté ses souhaits de bienvenue. La Présidente de la transition en République Centrafricaine, avait à sa suite une forte délégation en route pour Paris la capitale française. Les deux personnalités se sont entretenues quelques minutes au salon VIP de l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen. Catherine Samba-Panza prendra plus tard ses quartiers à l’Hôtel Hilton le temps de procéder au ravitaillement et à la révision de l’avion. Tard dans la soirée la délégation a repris le chemin de la capitale française.Le séjour de la Présidente centrafricaine en terre camerounaise coïncide avec l’entrée en fonction officielle, de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). La Mission des Nations Unis prend le relais de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (Misca). En rappel le contingent camerounais est l’un des plus important actuellement en RCA. Le Président Paul Biya a en outre activement plaidé pour la mise en place d’une force onusienne pour stabiliser la situation en RCA. L’une des illustrations de l’engagement camerounais est la nomination du général de division Martin Tumenta à la tête de la Minusca.

 

Hakim ABDELKADER

Centrafrique. Don de voitures et de motos à la douane

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Édition:APANews / Publication: Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Important-don-de-véhicules-et-des-motos-à-la-douane-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Important don de véhicules et des motos à la douane centrafricaine

Le directeur général de CFAO Motors RCA, Patrice Ngalani, a au nom du contrôleur général de la douane nigériane, remis ce lundi à la directrice générale des douanes et droits indirects de Centrafrique, Rachel Ngakola, quatre voitures de marque Toyota dont trois pick-up ainsi que dix motos DT de marque Yamaha.

La cérémonie s’est déroulée au siège de la douane sous la présidence du ministre délégué aux Finances et au Budget, Désiré Jacob Ngaya.

D’un coût total de plus de cent millions de FCFA, ce matériel roulant, fruit des plaidoyers de Rachel Ngakola auprès de ses homologues africains vont permettre, selon elle, l’optimisation des recettes fiscalo-douanières et la surveillance des frontières à travers une plus grande mobilité.

Le Directeur général de CFAO Motors RCA, Patrice Ngalani, a retracé le contexte de ce don, tout en rappelant que son entreprise lutte aussi contre la contrefaçon.

Pour sa part, le ministre délégué aux Finances et au Budget, Désiré Jacob Ngaya, a indiqué que, ‘’de par le monde, la famille douanière est grande et solidaire”.

‘’Ce précieux don obtenu de la douane nigériane illustre cette solidarité exemplaire et plus encore la qualité de relations de coopération toujours agissante entre le Nigeria et la République Centrafricaine”, a-t-il dit.

A en croire M Ngaya, il est normal, en cette période de crise, que la RCA se tourne vers l’extérieur pour solliciter son appui. ”Mme Rachel Ngakola a frappé à la bonne porte”, a-t-il fait remarquer.

KG/cat/APA

Centrafrique: « Des civils sont tués par tous les camps à un rythme alarmant»

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Par:Human Rights Watch.

Publication: Corbeau news Centrafrique (CNC)

Camp des deplcés centrafricains à KagaBandoro
Camp de déplacés à la paroisse catholique de Kaga-Bandoro où plusieurs milliers de civils de la ville de Mbres et des environs cherchent un refuge contre les attaques.
© 2014 Lewis Mudge/Human Rights Watch

La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine devrait renforcer d’urgence la protection des civils dans les régions de l’est et du centre du pays où la violence sectaire s’intensifie, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Stichting Vluchteling, une fondation néerlandaise pour les réfugiés. Le 15 septembre 2014, il est prévu que la nouvelle mission prenne le relais en matière de maintien de la paix derrière les forces de l’Union africaine.

Lors de deux missions de recherche dans le pays, en juillet et en septembre, dont une a été menée en association avec Stichting Vluchteling, Human Rights Watch a documenté le meurtre d’au moins 146 personnes depuis juin au sein et autour des villes de Bambari et Bakala dans la préfecture d’Ouaka, de Mbres dans la préfecture de Nana-Gribizi et de Dekoa dans la préfecture de Kémo. Ce chiffre ne représente qu’une fraction du nombre total de meurtres rapportés étant donné que de nombreux massacres ont eu lieu dans des zones reculées, difficiles d’accès.

Les miliciens de la séléka à Bangui
Combattants de la Séléka stationnés à la paroisse Saint-Joseph, le 5 septembre. En juillet, 27 civils ont été tués lorsque des combattants de la Séléka et d’autres combattants armés ont attaqué des milliers de personnes ayant trouvé refuge à la paroisse.
© 2014 Stichting Vluchteling, Joris Hentenaar

« Des civils sont tués par tous les camps à un rythme alarmant et les gens cherchent désespérément une protection », a indiqué Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Il n’y a pas de temps à perdre. La nouvelle mission des Nations Unies doit d’urgence déployer plus de troupes dans les régions orientales et centrales et prendre des mesures fortes pour protéger les civils de ces attaques brutales. »

Lettre pour Bangui par un centrafricain d'un village réculé de centrafrique
En raison de l’insécurité, des mauvaises routes et du manque de couverture du réseau de téléphonie mobile, des notes comme celles-ci sont souvent le seul moyen d’informer les amis et la famille du décès de proches. Cette note a été envoyée le 8 septembre par une femme de Mbres à son mari réfugié dans un camp de déplacés à Kaga-Bandoro. La femme annonce à son mari que sa grand-mère, Ibiya Choubouchou âgée de 60 ans, a été tuée dans une attaque de la Séléka. Choubouchou a été tuée le 6 septembre prés du village de Sabyambo.

La République centrafricaine traverse une crise aiguë depuis 2013 lorsque les rebelles de la Séléka, pour la plupart musulmans, ont pris le pouvoir dans une campagne caractérisée par le meurtre généralisé de civils, les incendies et le pillage des maisons et d’autres crimes graves. À la mi-2013, des groupes s’appelant eux-mêmes les anti-balaka se sont organisés pour combattre la Séléka. Les anti-balaka ont commencé à perpétrer des attaques de représailles à grande échelle contre les civils musulmans et, plus tard, contre d’autres personnes.

Le cycle meurtrier de violence sectaire s’est intensifié dans les régions orientales et centrales du pays dans les derniers mois, en particulier dans les préfectures d’Ouaka et de Nana-Gribizi, malgré la signature d’un accord de cessez-le-feu entre les deux factions à Brazzaville, en République du Congo, le 23 juillet 2014.

Quelque 6 000 soldats de maintien de la paix de l’Union africaine, connus sous le nom de MISCA, qui ont commencé à se déployer en octobre 2013, et 2 000 soldats de maintien de la paix français déployés dans le cadre de l’opération Sangaris en décembre 2013, luttent pour protéger les civils. Des milliers de civils sont morts dans les violences, près de 500 000 personnes ont été déplacées de leurs foyers et 300 000 ont fui à l’étranger en tant que réfugiés, dont de nombreux musulmans.

Alors que la présence des forces de maintien de la paix de l’UA et de la France a permis de prévenir une partie des violences, elle n’a pas stoppé les attaques sur les civils. À Dekoa, une ville où sont basés les soldats de maintien de la paix, la majorité de la population s’est entassée dans un camp de fortune de déplacés autour de la paroisse catholique cherchant désespérément un refuge contre les combattants de la Séléka. Le 9 septembre 2014, la Séléka a abattu trois hommes, dont un homme âgé, à seulement 200 mètres du camp. Un chercheur de Human Rights Watch, qui travaillait à proximité, a entendu les coups de feu et a interrogé les témoins.

Parmi les 146 meurtres récents documentés par Human Rights Watch, au moins 59 ont eu lieu à Bambari, où sont basés des soldats pour le maintien de la paix français et de l’Union africaine. Sur ces 59 victimes, 27 ont été tuées en juillet alors qu’elles avaient trouvé refuge dans le camp de déplacés dans la paroisse Saint-Joseph à Bambari et la résidence voisine de l’évêque.

Des civils ont aussi été attaqués dans leurs villages ou à proximité, alors qu’ils fuyaient ou tentaient de se cacher de leurs attaquants. Les assaillants ont attaché certaines victimes avant de leur trancher la gorge.

Dans un cas, le 19 juin à Sabanga, un village situé à quelques kilomètres de Bakala, un petit groupe de civils se cachant de la Séléka a été attaqué. Cinq membres d’une famille ont été tués, y compris une fillette de 7 ans et un garçon de 12 ans. Un témoin a raconté : « On entendait des balles siffler de toute part. Nous avons couru dans tous les sens mais ceux qui ont été touchés ne pouvaient pas fuir. La Séléka a continué à tirer même sur ceux qui étaient blessés. »

Dans un autre cas, dans la mine d’or de Kajbi, près de Morobanda en juin, des milices anti-balaka ont enterré vivant un homme et tué un autre à coups de machette pour avoir parlé à la Séléka. Un témoin désespéré a raconté à Human Rights Watch : « Nous sommes coincés entre les anti-balaka et la Séléka. Nous ne pouvons pas respirer. »

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé l’établissement de la nouvelle mission de maintien de la paix, appelée MINUSCA, le 10 avril dernier. La mission, incluant près de 12 000 Casques bleus, a pour but de protéger les civils et de faciliter l’accès de l’aide humanitaire.

Human Rights Watch et Stichting Vluchteling ont exhorté les pays membres des Nations Unies à faire en sorte que les Casques bleus de la MINUSCA puissent être déployés en totalité et disposent des ressources adéquates et appropriées pour protéger les civils, y compris les populations musulmanes qui vivent dans les enclaves des régions de l’ouest et ceux vivant dans des camps de déplacés.

En particulier, la MINUSCA devrait documenter les violations des droits humains et publier un rapport, déployer des agents de liaison civils dans les zones où les civils font face à un risque élevé, aider les personnes qui ont fui à retourner chez eux et améliorer la logistique nécessaire pour un déploiement rapide dans les zones de violence. La MINUSCA devrait déployer un nombre adéquat de Casques bleus et de personnel civil féminins pour faire de la lutte contre les violences sexuelles une priorité principale de la mission.

« Les attaques contre les civils qui cherchent désespérément un refuge dans les camps de déplacés sont effroyables », a déclaré Tineke Ceelen, directrice de Stichting Vluchteling. « La MINUSCA doit accorder la priorité à la protection de ces camps et veiller à ce que les organismes humanitaires puissent accéder aux camps pour apporter des denrées alimentaires, de l’eau et une aide médicale. »

Un grand nombre des 6 000 soldats de maintien de la paix de l’UA sera transféré vers la nouvelle mission des Nations Unies. Les Nations Unies devraient effectuer un contrôle adéquat des soldats pour s’assurer qu’aucun soldat de maintien de la paix responsable de graves violations des droits humains n’est intégré dans la nouvelle mission des Nations Unies, ont déclaré Human Rights Watch et Stichting Vluchteling.

Le 24 mars, des soldats de maintien de la paix de l’UA, venant de la République du Congo  ont été mises en cause dans les disparitions forcées et l’exécution probable d’au moins 11 civils et possiblement sept autres, dans leur base à Boali. À Bossangoa, le 22 décembre 2013, des forces de la République du Congo ont vraisemblablement torturé à mort deux chefs anti-balaka. Les soldats responsables ont été transférés hors de Boali et deux officiers basés à Boali et Bossangoa ont été suspendus en attendant les enquêtes. Mais aucune enquête n’a été menée sur ces faits et aucune arrestation n’a eu lieu.

« Les soldats de maintien de la paix sont là pour protéger les civils, pas pour les attaquer », a déclaré Lewis Mudge. « Si l’UA et les Nations Unies négligent de mener une enquête sur ces crimes et incorporent des soldats de maintien de la paix dans la MINUSCA sans vérification appropriée, cela compromettra la mission toute entière. »

Human Rights Watch a aussi fait part de son inquiétude de voir les troupes de la République démocratique du Congo rejoindre la mission de l’ONU alors que cette armée a été citée comme l’une des quelques armées utilisant toujours des enfants soldats dans le rapport annuel du Secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité.

La lutte contre l’impunité et le rétablissement de la règle de droit sont essentiels pour améliorer la protection des civils, ont indiqué les deux ONG. Aucun haut dirigeant anti-balaka ou Séléka responsable de violence n’a fait l’objet d’une enquête ou n’a été arrêté et le système judiciaire est quasiment inexistant, même s’il y a eu des tentatives récentes de le restaurer à Bangui et Bouar. En mai 2014, la présidente par intérim Catherine Samba-Panza a formellement demandé à la procureure de la Cour pénale internationale d’ouvrir une nouvelle enquête sur le pays.

« Nous ne pouvons pas laisser la MINUSCA échouer », a indiqué Tineke Ceelen. « Les États membres des Nations Unies, y compris les Pays-Bas, doivent intensifier leurs efforts et faire en sorte que cette mission de maintien de la paix dispose de ce dont elle a besoin pour faire son travail. La tâche à venir est immense, mais nous ne pouvons pas rester sans intervenir alors que des dizaines de milliers de personnes font face à un risque de violences brutales. »

Centrafrique: démarrage des examens du baccalauréat ce lundi

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KG/od/APA

CN

Quelque 5800 élèves centrafricains dont 800 de l’enseignement technique, vont composer à partir de lundi et mardi pour le diplôme du baccalauréat qui va leur ouvrir les portes de l’enseignement supérieur.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Tentative-de-suicide-après-échec-au-bac.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tentative de suicide après échec au bac

En donnant le coup d’envoi du baccalauréat de cette année académique au Lycée Technique de Bangui, le chargé de mission au ministère de l’Éducation nationale, M. Romain Sokpio, a dit avoir « constaté, à l’appel des candidats, qu’il y a des absents sur les 809 candidats inscrits », précisant que « ces candidats vont composer pour ce lundi essentiellement sur les matières littéraires et à partir de mardi, les épreuves purement techniques ».

A la veille de l’examen, la ministre de l’Éducation nationale et de la Formation technique, Mme Gisèle Bédan, avait instruit les membres de jurys et présidents de centres d’examen à « veiller à la régularité des examens en appliquant strictement les textes réglementaires en vigueur ».

Pour elle, l’application des textes en vigueur donne pouvoir aux présidents des centres « d’exclure sans hésiter tout candidat surpris en flagrant délit de fraude ou de tentative de fraude ».

Elle a promis de son côté de « sanctionner avec la dernière rigueur tout enseignant convaincu de corruption » rappelant par ailleurs que pour cette session, les dispositions prises pour garantir la réussite des précédents examens notamment les codes bars, ont été reconduits afin que les résultats puissent refléter les aptitudes et les capacités réelles de chaque candidat et de chaque candidate.

« Ces dispositions n’ont qu’un seul objectif, assurer la crédibilité de nos diplômes » a-t-elle encore dit.

S’adressant aux parents d’élèves, la cheffe du département de l’Éducation les a appelés à une contribution citoyenne pour « la réussite de cette entreprise commune».

L’examen du baccalauréat prend fin vendredi prochain, indique-t-on.

Le système éducatif centrafricain a été régulièrement perturbé par les conflits qui déchirent ce pays depuis 2004.

 

 CN

 

 

RCA: Pour le Général Babacar Gaye, il faut appliquer à la lettre les accords de Brazzaville

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RFI

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Ce lundi 15 septembre, les soldats de la paix de l’Union Africaine présents en Centrafrique passent sous casque bleu et rejoignent la Minusca, une mission de maintien de la paix de l’ONU qui disposera d’un mandat plus large que celui de la force africaine présente jusqu’ici. Avec combien d’hommes et quel type de matériel la mission va-t-elle débuter ? Quels sont les objectifs de cette nouvelle mission ? Pour en parler nous recevons le général Babacar Gaye, le chef de la Minusca.

RFI : Avec combien d’hommes lancez-vous cette Mission de maintien de la paix ? Quels sont les nouveaux pays contributeurs par rapport à la Force africaine ?

Babacar Gaye : Nous avons une autorisation de 12 000 hommes, nous allons commencer au total avec 7 600. Notre plan d’opération initial est un plan qui est très raisonnable, c’est vraiment une année après notre mandat, c’est-à-dire en avril 2015, que nous devons être totalement capacité pleine et entière, ce qui déjà ne serait pas mal. Mais je suis en train de pousser, et monsieur Hervé Ladsous, mon patron à New York (Ndlr Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU), nous soutient dans ça, pour que dans les 90 jours, nous ayons encore une meilleure disponibilité opérationnelle. Evidemment, nous aurions espéré démarrer au complet, mais nous dépendons des Etats membres. Nous avons la chance que le Maroc, le Pakistan, le Bangladesh vont rejoindre les bataillons congolais, camerounais, gabonais, burundais et rwandais qui opèrent déjà dans ce pays. Nous aurons donc dix bataillons d’infanterie qui vont être déployés sous ce théâtre d’opérations.

Est-ce que vous avez déjà des moyens aériens, des hélicoptères ?

Oui. Monsieur Ladsous tient beaucoup à ce que les hélicoptères que nous avons volent lors de la cérémonie de transfert d’autorité, j’espère que les temps seront cléments et qu’ils pourront voler.

Combien ?

Nous avons prévu un total de neuf hélicoptères, nous en avions deux qui étaient arrivés sur place, nous espérions avoir les autres hélicoptères notamment sri lankais avant le transfert d’autorité. Peut-être que l’on aura une bonne surprise demain.

Est-ce que, dès le début de la Minusca, vous allez pouvoir transporter des troupes à l’intérieur du pays ?

Mais c’est déjà le cas puisque nous allons hériter du dispositif de la Misca, ses troupes sont déjà à l’intérieur du pays. Nous allons bien sûr réorganiser ce dispositif en fonction de notre mission, qui je le rappelle est un triptyque : protéger les populations, contribuer à la restauration de l’autorité et de l’Etat et appuyer le processus politique, mais nous sommes déjà à l’intérieur du pays.

Est-ce que les trois états-majors régionaux que vous deviez déployer, Bria, Kaga-Bandoro et Bouar, sont déjà prêts ?

J’ai le plaisir de vous faire savoir que ces états-majors sont déjà en place, les généraux commandants vont rejoindre dès qu’ils seront, en somme, passés sous béret bleu, les états-majors de police également vont rejoindre. Je sais qu’il y a une attente très forte de la part de la population. C’est un de mes soucis de répondre à cette attente et dès le départ, de placer nos marques, de montrer ce qui est en train de changer et surtout ce que nous voulons faire avec les Centrafricains.

A partir de quand pensez-vous que vous allez pouvoir rayonner à partir de ces états-majors régionaux, vers des localités de moindre importance ?

Je crois plutôt que de vous donner une date butoir, sachez que c’est notre souci numéro un.

Quelles vont être les règles d’engagement de la Minusca ? A quelles conditions concrètement vos forces vont pouvoir intervenir pour venir en secours des civils ?

Les règles d’engagement sont un document essentiel, un document confidentiel des Nations unies, mais ce qui est certain, c’est que nous avons le mandat de protéger les populations et nous intervenons sous le chapitre 7. Je vais être très clair sur ce point, nous n’approchons pas cette mission avec un état esprit coercitif, nous considérerons que ce qui est notre atout numéro 1, c’est le processus politique qui est en cours. Ce qui a été signé à Brazzaville et qui comporte un article relatif au regroupement des combattants, c’est cela qui est pour nous l’atout numéro un. Nous essaierons d’en convaincre les différents groupes armés, nous essaierons de mobiliser les fonds pour que ce regroupement puisse se faire, nous nous arrangerons avec eux, pour avoir, après le regroupement, des règles très claires de conduite, mais nous garderons une capacité de coercition. Nous ne laisserons pas massacrer les populations, parce que c’est notre devoir et nous savons compter sur le soutien de l’opération Sangaris qui, comme le conseil l’a dit, est en soutien de la Minusca, bien sûr dans des conditions à régler avec les autorités françaises.

Quel est aujourd’hui votre message à la population et aux groupes armés ?

Le message aux groupes armés est que je comprends les raisons qui ont pu les amener à prendre les armes. Aujourd’hui, nous sommes dans un processus où leurs préoccupations, leurs aspirations vont être discutées au sein du forum de réconciliation nationale et de reconstruction de Bangui. Je leur demande donc d’appliquer à la lettre, avec nous, les accords de Brazzaville. Ceci est vraiment essentiel pour l’avenir de leur pays. Je dis à la population qu’il faut qu’elle soit patiente, il faut que les Centrafricains soient eux aussi au chevet de leur pays. Nous sommes ici pour les accompagner, et nous comptons beaucoup sur leur contribution pour que cette mission soit un succès.

Qu’est-ce que vous répondez aux Centrafricains qui craignent une mise sous tutelle de leur pays ?

On peut craindre ce que l’on veut. Moi ce que je sais, c’est que j’ai un mandat, et que, nulle part dans mon mandat, il n’est question de tutelle. On me demande de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat, de soutenir un processus politique par mes bons offices, de protéger les populations, et je vais le faire en parfaite coordination et intelligence avec les autorités de ce pays. Et j’en profite pour dire que, une mission de maintien de la paix est en accompagnement d’un processus politique, nous avons la chance d’avoir ce processus politique, nous ne comptons pas nous substituer aux Centrafricains. C’est leur volonté de stabiliser leur pays et nous sommes là pour les y aider, avec une capacité d’agir chaque fois, dès que de besoin, contre les perturbateurs des processus politiques et les perturbateurs de la paix et de la stabilité.

Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Ban Ki-moon salue le transfert d’autorité de la mission de l’ONU en Centrafrique

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Par: CRI-Online

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué dimanche le transfert d’autorité tôt dans la journée de la mission de maintien de la paix en République centrafricaine (rca) menée par l’Afrique, déclarant que la manoeuvre marque le début de l’action militaire et policière de la force de l’ONU dans le pays.

“Le secrétaire général salue le transfert d’autorité d’aujourd’hui, de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca)”, selon un communiqué diffusé au siège de l’ONU à New York par un porte-parole de M. Ban. “Ce transfert d’autorité marque la réussite du mandat de la MISCA et le début de l’action militaire et policière de la MINUSCA en République centrafricaine”.

Ravagée par des décennies d’instabilité et de combats, la RCA a été le théâtre d’une recrudescence de violence en décembre dernier lorsque les rebelles Séléka ont lancé une série d’attaques, qui ont connu leur apogée en mars lorsque le président François Bozizé a été contraint de fuir Bangui, la capitale nationale de la RCA, lorsqu’ils ont pris le contrôle de la ville.

 

Publié par: Corbeau News Centrafrique

L’ONU prend les commandes du maintien de la paix en Centrafrique

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CRI-Oline

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-casques-bleus-en-Côte-dIvoire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les casques bleus en Côte d'Ivoire

L’ONU a déclaré qu’elle a réussi à prendre, le 14 septembre, le commandement des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, prenant le relais des forces internationales sous conduite de l’Union africaine, déjà déployées dans le pays et accordant la priorité aux missions de protection des civils, au soutien du processus politique et à la construction de ce pays.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a fait une déclaration à travers son porte-parole pour saluer le transfert d’autorité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). Il a indiqué que ce transfert d’autorité représente la réussite du mandat de la MISCA.

Selon le communiqué, la MINUSCA est constituée pour l’instant de 6 500 militaires, 1 000 policiers et d’une partie de personnel civil. Ils seront déployés dans l’ensemble de la Centrafrique et privilégieront les missions de protection des civils, au soutien du processus politique et à la construction de ce pays. M. Ban a adressé ses remerciements à l’Union africaine qui s’est efforcée d’aboutir à ce transfert réussi avec l’ONU, y compris la transformation de la MISCA en MINUSCA conformément aux critères onusiens.

 

Publié par: Corbeau news Centrafrique.

RCA: “La passation de l’UA à l’ ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme” dixit Steve Cockburn

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© Amnesty International 

Minusca à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible. ” src=”http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/news-highlight/197132_Central_African_Republic_%20%281%29.jpg” alt=”Amnesty International demande à l’ONU d’amener la MINUSCA à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible. ” width=”620″ height=”310″ />

Amnesty International demande à l’ONU d’amener la MINUSCA à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible.
© Amnesty International
“La passation de l’UA à l’ ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine.
Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International

La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains, a déclaré Amnesty International lundi 15 septembre 2014, date où la mission commencera à exécuter son mandat.

La mission de maintien de la paix de l’ ONU prend en effet le relais de celle de l’Union africaine (UA) et Amnesty International craint que le déploiement initial (65 % seulement de son effectif total) ne lui permette pas d’accomplir son mandat étendu, qui inclut la protection des civils et la stabilisation et la sécurisation du pays.

« La passation de l’UA à l’ ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.

« Si nous saluons la nouvelle mission pour la paix, nous craignons qu’elle ne soit pas en mesure de protéger efficacement les civils contre les violences tant qu’elle ne sera pas totalement déployée. »

La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), qui prend le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA ) dirigée par l’UA, est chargée de protéger les civils contre les violences, et plus particulièrement de protéger les femmes et les enfants touchés par le conflit armé. Afin de remplir cette mission, la MINUSCA doit montrer à la population centrafricaine que sa présence peut fait une réelle différence sur le terrain.

Le déploiement initial de la MINUSCA se compose de quelque 7 600 casques bleus. Amnesty International demande à l’ONU de l’amener à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible, et de déployer rapidement son personnel essentiel, notamment les observateurs chargés de veiller au respect des droits humains.

« Il faut combler sans attendre l’écart entre le nombre de casques bleus promis et déployé. Ce n’est que lorsqu’ils seront tous présents sur le terrain, effectuant des patouilles et protégeant la population civile, que la MINUSCA pourra remplir son mandat », a déclaré Stephen Cockburn.

Amnesty International a recensé toute une liste de graves violations des droits humains, notamment des homicides illégaux, imputables à des troupes de la MISCA.

L’organisation demande à l’ ONU de veiller à ce que les membres des forces de maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains en République centrafricaine lorsqu’ils servaient au sein de la MISCA n’intègrent pas la MINUSCA. Ils doivent faire l’objet d’enquêtes et, en cas de preuves suffisantes, être amenés à rendre des comptes.

« Il faut enquêter sur tous les incidents impliquant des troupes de l’UA et améliorer le système d’évaluation lacunaire afin de garantir que la mission de l’ ONU n’intègre pas des agents du maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains », a déclaré Stephen Cockburn.

À la suite d’un épisode survenu à Bangui le 29 mars 2014 dans lequel des soldats de la paix tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant une trentaine de morts et des centaines de blessés, le Tchad a unilatéralement retiré ses troupes de la MISCA le mois suivant. Le 24 mars, le contingent de la République du Congo (Brazzaville) de la MISCA a été impliqué dans la disparition forcée d’au moins 11 personnes. À la connaissance d’Amnesty International, aucun membre de la MISCA n’a été poursuivi en justice pour des violations des droits humains.

« Il importe de mettre en place une procédure de sélection afin que les soldats et les policiers soupçonnés d’avoir commis de graves violations des droits humains n’intègrent pas la MINUSCA, a déclaré Stephen Cockburn.

« L’ONU doit veiller à ce que sa politique d’évaluation du respect des droits humains par son personnel s’applique à tous moments et à ce que les soldats, les policiers et le personnel civil n’aient commis aucune atteinte aux droits humains dans leur pays et à l’étranger. »

 

publié par Corbeau News centrafrique

Centrafrique-Minusca: communiqué de presse du Collectif Touche pas à ma Constitution

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Logo-gu-Collectif-centrafricain-Touche-pas-à-ma-constitution-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo du Collectif centrafricain Touche pas à ma constitution

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’ONU a autorisé sur la base de la résolution du Conseil de sécurité le déploiement d’environ 12.000 Casques bleus en République Centrafricaine qui débutent officiellement leurs missions, le lundi 15. 09. 2014 dans l’intérêt de sécuriser la population qui est livrée à l’anarchie aux pillages à la barbarie humaine et aux multiples violations flagrantes des droits humains.

Le Collectif« Touche Pas à ma Constitution »membre actif de la Société Civile se félicite pour la prise en compte de sa requête transmise auprès du Secrétaire Général des Nations dans le but de solliciter l’opération de maintien de la paix par le déploiement des Casques Bleus en République Centrafricaine avec un mandat du Conseil de Sécurité.

Le Collectif adresse également toute sa reconnaissance aux Organisations Internationales comme l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEEAC, les pays amis comme, la France, les USA, sans omettre l’ensemble de la Communauté Internationale qui ne cessent de fournir des efforts considérables au profit du peuple Centrafricain qui traverse actuellement le chaos du siècle.

Par ailleurs, le Collectif s’inquiète surtout la gravité de l’absence de la publication du chronogramme des élections de février 2015 par les autorités de la transition.

Le Collectif exhorte surtout la Mission Onusienne de pesée de toute sa force pour restaurer la sécurité, afin de permettre d’organiser le plus rapidement dans le délai imparti par la Charte Constitutionnelle, les élections libres démocratiques qui seront la seule solution de la stabilité politique.

 

Fait à Paris, Dakar le 15. 09. 2015

 

Les signataires :

Le Coordonnateur Général,

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

Le Coordonnateur Général Adjoint,

 

Gérard BOUKANGA.

 

Le Secrétaire Général,

 

Mandela DEGBOMA.

Samba-Panza: Les Centrafricains sont reconnaissants pour des actions salutaires entreprises par la MISCA

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Corbeau News Centrafrique (Bangui) .

La Président Samba-Panza à Bangui

La Présidente de la République, Mme Catherine Samba-Panza a vanté le travail remarquablement accompli par la Mission Internationale de Soutien en Centrafrique (MISCA) sous la conduite africaine et le progrès significatif obtenu dans la mise en œuvre de la mission en République Centrafricaine, lors des cérémonies marquant la fin du mandat de la MISCA en Centrafrique, samedi 13 septembre 2014 à Bangui.

Cette cérémonie de la fin du mandat de la MISCA marque le transfert de responsabilités entre la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) conformément à la Résolution 2149 du Conseil de sécurité du 10 avril 2014.La Présidente Catherine Samba-Panza a reconnu le peuple centrafricain est reconnaissant pour le dévouement et des actions salutaires entreprises par la MISCA qui ont permis d’éviter le pire.

Pour le Chef de l’Etat de la transition, Catherine samba-Panza, aujourd’hui la ville de Bangui à presque retrouver sa guetté ; les écoles et les hôpitaux ont réouvert leur service, la vaillante population réapprend à vivre ensemble dans la quiétude, le corridor Bangui-Beloko, principale source d’approvisionnement du pays est sécurisé grâce à la MISCA et à la sangaris.

La Présidente Catherine Samba-Panza a fait savoir que dans l’Ouest du pays la situation se normalise peu à peu, dans le nord Est où les éléments des ex-Séléka se sont repliés, la MISCA et la Sangaris se sont déployés dans toutes les grandes villes, sauf à Birao.

« Nous osons espérer que ce déploiement mettra fin à la spéculation sur la partition de la République Centrafricaine, que nous condamnons avec la dernière rigueur », a martelé, la Présidente Catherine Samba-Panza.

La Présidente Catherine Samba-Panza a promis qu’elle ferra ce qui à son pouvoir pour ramener la République Centrafricaine dans le concert des nations démocratiques, par l’organisation des élections libres et transparentes à la fin de la transition.

Saisissant de cette opportunité, le Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza a remercié l’Union Africaine et ses pairs de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) pour compréhension de la nécessité de cette opération et surtout en vue de son aboutissement.

Pour mémoire, la signature du Protocole d’accord le 4 décembre 2013 entre le gouvernement centrafricain et le Commissaire Paix de Sécurité de l’UA appuyé par les Résolutions 21/21 et 21/27 du Conseil de sécurité des nations-Unies ont ouvert la voie à une action internationale de rétablissement de la paix et de l’assistance humanitaire en Centrafrique.

Sébastien Lamba/ACAP

La MINUSCA remplace la MISCA en Centrafrique

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Operationnels.com

Lundi 15 septembre, la force onusienne doit officiellement prendre le relais de la force africaine avec pour même mission la stabilisation de la situation sécuritaire dans le pays.

Minusca-RCA.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Capture-d’écran-Minusca-RCA.png” alt=”Deploiement des forces des Nations Unies en RCA” width=”716″ height=”462″ />
Crédits photos © EMA / ECPAD

Lundi 15 septembre, la force onusienne doit officiellement prendre le relais de la force africaine avec pour même mission la stabilisation de la situation sécuritaire dans le pays.

La Mission Intégrée Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine (MINUSCA) doit désormais relever la force africaine – comptant 6000 soldats africains – déployée depuis plusieurs mois avec la force française Sangaris en Centrafrique. La MINUSCA dispose d’une capacité de déploiement de 10 000 casques bleus et de 1800 policiers. Parmi les pays contributeurs retrouve-t-on le Maroc ou encore le Rwanda.

Au cours de ces dernières semaines, 12 rotations d’Antonov 124 ont permis d’acheminer à Bangui les premiers moyens onusiens dédiés à cette mission. Une opération à laquelle ont participé et continueront de participer les logisticiens français, comme l’explique l’état-major des armées sur son site.

Publié par: Corbeau News Centrafrique.

L’ONU déploie sa mission en République Centrafricaine

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Par: lefigaro.fr

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-forces-de-la-Misca-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les forces de la Misca en RCA

Quelque 7600 Casques bleus prennent lundi le relais des troupes africaines, dans ce pays meurtri.

Des milliers de réfugiés observent depuis fin août les mouvements de tonnes de véhicules et de matériels débarqués d’avions-cargos géants à l’aéroport M’Poko, à Bangui. Le reste (camions, tentes, engins de chantier) arrive par la route en convois sécurisés: plus de 700 conteneurs débarqués au port de Douala, puis acheminés pendant dix jours le long de mauvaises pistes à travers le Cameroun. «C’était un défi logistique, mais nous sommes prêts», confie une source à l’ONU.

Espérée pendant des mois avant d’être enfin décidée par le Conseil de sécurité en avril, l’opération de maintien de la paix, placée sous chapitre 7 de la Charte des Nations unies autorisant le recours à la force, prend lundi le relais des troupes déployées par l’Union africaine: 5300 hommes de la Misca vont troquer leurs bérets verts, contre les casques bleu azur de l’ONU, au cours d’une cérémonie solennelle, rejoints par un premier contingent arrivé du Bangladesh. En tout, 7600 hommes, dont un millier de gendarmes et de policiers, tenteront de protéger les populations et de désarmer les combattants, tout en soutenant une éventuelle transition politique dans un pays ravagé par des décennies de corruption et que les combats sanglants entre milices musulmanes (la Séléka) et chrétiennes (les anti-Balaka) ont laissé en ruines.

«L’État est de retour»

À terme, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine) devrait rassembler 12.000 soldats et policiers, répartis sur 24 bases d’opération et trois états-majors régionaux. Nouvel acronyme, nouveau commandement… Mêmes buts. «C’est la douzième intervention de paix en RCA depuis 1997», observe un diplomate, qui veut croire, pourtant, au succès de cette «mission de la dernière chance». Parce que ses effectifs, plus nombreux, permettront de sécuriser un territoire plus vaste, en coordination avec les 2000 soldats français de l’opération «Sangaris», sur place depuis fin 2013, et les 150 uniformes européens de l’Eufor cantonnés à Bangui. Parce que ses équipements la rendront plus mobile: «L’ONU apporte la puissance de sa logistique. S’il y a besoin de déplacer rapidement 40 hommes pour une intervention, nous pourrons le faire.» Enfin, parce que le mandat de l’ONU est clairement d’assumer certaines missions régaliennes afin de rétablir l’autorité de l’État, en matière de police, de justice, et même de douanes. «La chaîne judiciaire est totalement rompue, souligne le chef des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous. Les tribunaux, les prisons sont en ruine, il n’y a pas de fonctionnaires, plus d’archives.» Des personnels civils (magistrats, gardiens de prison, ingénieurs) accompagnent la force, autorisée à «arrêter, détenir et juger les gens. (…) Après des décennies de pratique établie d’impunité, nous devons envoyer à la population un signal clair: l’État est de retour».

Mais l’optimisme affiché masque mal les faiblesses de l’opération. Les troupes africaines déjà sur place vont devoir s’adapter aux normes onusiennes, en terme de formation, d’équipement… une gageure. Les bataillons promis, notamment par le Pakistan ou l’Indonésie, pourraient tarder, et leurs effectifs non francophones font craindre sur le terrain des problèmes d’efficacité, comme le trop faible nombre de femmes militaires, rendant plus délicate la lutte contre les viols.

Enfin, des équipements vitaux font cruellement défaut: sur les douze hélicoptères espérés, seuls trois sont arrivés à Bangui. Cinq autres sont attendus dans les prochaines semaines… Tous de transport. «Nous aurions besoin d’hélicoptères d’attaque», admet Hervé Ladsous. Mais les contributeurs rechignent… Le budget annuel de la Minusca devrait dépasser 500 millions de dollars.

Publié par: Corbeau news Centrafrique.

RCA :La MINUSCA fera-t-elle mieux que la MISCA ?

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Éditer par lepays.bf et Publié par Corbeau news Centrafrique.

 

le gouvernement veut mobiliser 7500 faca en centrafrique

Longtemps annoncé et plusieurs fois reporté, le déploiement des Casques bleus en Centrafrique est enfin une réalité. En effet, c’est aujourd’hui 15 septembre 2014, que la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) passe le témoin à la Mission des Nations unies de soutien à la Centrafrique (Minusca). C’est au total 1800 soldats et policiers qui vont se joindre aux 5 800 hommes déjà déployés sur place, avec pour mission de protéger les populations, désarmer les ex-combattants, soutenir la transition politique et favoriser la distribution de l’aide humanitaire.

La Séléka et les Anti-balaka   ne semblent pas prêts à déposer les armes

Jugez-en vous-mêmes. Il s’agit là d’un travail de bénédictin pour qui connaît le contexte sociopolitique en RCA, caractérisé par la haine religieuse sur fond de violence tous azimuts. La Séléka et les Anti-balaka qui se sont juré une lutte à mort, ne semblent pas prêts à déposer les armes et ce, en dépit des multiples efforts conjugués des pays voisins de la RCA et de la communauté internationale, notamment la France à travers l’opération Sangaris. Au moment où on croit avoir aplani les difficultés, surgit toujours une nouvelle paire de manches, compromettant ainsi toute sortie de crise. Et ce n’est pas la MISCA qui dira le contraire, elle qui a toujours eu maille à partir avec les combattants de la Séléka et des Anti-balaka. Elle a dû même,  par moments, plier l’échine face à l’intransigeance de ces deux milices qui ont contribué à mettre le pays sens dessus dessous. On se rappelle qu’avant la  MISCA, c’est la FOMAC (Force d’Afrique centrale) qui était chargée de protéger les populations  durement éprouvées par les exactions de ces deux milices. La suite, on la connaît.

La priorité   consiste à ramener la paix et à ressusciter  l’Etat centrafricain

Très vite débordée, la FOMAC a passé le témoin à la MISCA, le 19 décembre dernier, qui, à son tour, n’a pas tardé à montrer ses limites. Car il faut le dire, des Centrafricains, et Dieu seul sait s’ils sont nombreux, ont été tués ou brûlés vifs par d’autres Centrafricains, au  nez et à la barbe des soldats de la MISCA qui, dans bien des cas, ont gardé l’arme au pied. Certes, à leur décharge, on peut relever l’immensité du territoire centrafricain et l’insuffisance de moyens mis à leur disposition, mais il sied de rappeler qu’aucun sacrifice n’est de trop quand il s’agit de sauver une vie humaine. C’est dire donc que la MISCA n’a pas fait dans la dentelle ; elle qui, au regard de sa composition, était censée mieux connaître l’âme centrafricaine que les soldats français de Sangaris. Pourtant, ces derniers ont, dans bien des cas, ravi la vedette aux soldats de la MISCA qui donnaient l’impression d’être plus en villégiature que sur un champ de guerre. Cela dit, on espère que la MINUSCA qui vient de prendre le relais fera mieux, en se montrant à la hauteur de la tâche. Elle doit faire la différence avec la MISCA, si elle ne veut pas donner raison à tous ceux-là qui pensent déjà qu’elle constitue une « mission de trop ». Car dans un pays comme la RCA, la priorité des priorités consiste à ramener la paix et à ressusciter progressivement l’Etat centrafricain presqu’en lambeaux. Pour cela, il faudra, s’il y a lieu, recourir parfois à l’usage de la force, pour rappeler à l’ordre tous ces fauteurs de troubles qui ne veulent pas d’un retour à la normale. Ce qui suppose qu’au lieu d’un simple mandat de maintien de la paix, il faudra donner un pouvoir de répression aux Casques bleus de la MINUSCA. Car pour maintenir la paix, il faut d’abord l’instaurer. Et pour instaurer la paix, il faut combattre les ennemis de la paix.

 

Boundi OUOBA

Centrafrique: appel de l’UDECA pour une mobilisation générale de tous les centrafricains

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

 Logo du Parti UDECA de Centrafrique et membre de l'AFDT

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

Nous sommes aujourd’hui confrontés à un immense défi ; celui d’établir un pacte d’alliance entre tous les Centrafricains. En République Centrafricaine, dans les villages, dans les campagnes les plus lointaines, dans les champs, dans leur lieu de travail, dans la rue, des voix des femmes et des hommes s’expriment de plus en plus, pour dire  haut et fort

–          non à l’indifférence qui plonge de millions de citoyens dans la précarité, dans la misère,

–          non à l’insécurité inhérente aux conflits armés à répétition, sur fond d’instabilité politique et économique chronique

–          Nous voulons le changement

–          Nous voulons participer à la construction du pays et à la l’organisation d’une nouvelle société centrafricaine sur des bases saines et transparentes.

o   Ce n’est pas le désintéressement supplémentaire dont nous en avons besoin dans notre vie quotidienne et de tous les Centrafricaines et les Centrafricains.

o   Ce n’est pas une politique d’indifférence que nous avons besoin mais la solidarité de toutes et de tous

o   Celles et ceux qui participent à une politique économique,

o   Celles et ceux qui assurent la sécurité des uns et des autres

Depuis plus d’un quart de siècle la République Centrafricaine affiche successivement une incohérence sans précédent

–          dans l’absence de l’Etat sur toute l’étendue du territoire,

–          dans l’absence d’une structure économique viable,

–          dans la progression inquiétante de la dette publique

Pendant toutes ces années, un sentiment de fatalité pèse sur les épaules de millions de Centrafricaines et de Centrafricains, qui ne croient plus en eux et surtout en la capacité de leurs responsables politiques d’améliorer leur condition de vie ou tout simplement leur existence.

Notre pays est en faillite, en faillite de femmes et d’hommes capables de relever le défi, en faillite d’idées, en faillite de prospectives. Des millions de familles centrafricaines vivent dans l’extrême pauvreté. L’école ne donne plus la chance à leurs enfants de s’épanouir, les centres hospitaliers sont devenus des mouroirs. Dans tout le pays la quasi-totalité des familles ont recours aux soins traditionnels aux risques de leur vie. Beaucoup de Centrafricaines et de Centrafricains sont soucieux à la pensé de ne pouvoir garantir l’avenir de leurs enfants et leur offrir une vie meilleure.

C’est le résultat d’une longue période de politique déficiente, car pendant toutes ces années les gouvernements successifs ne se sont pas réellement préoccupés de l’économie centrafricaine ni à résoudre le problème d’autosuffisance alimentaire, ni à répondre aux besoins réels de la société centrafricaine.

Les gouvernements successifs ont entraîné la République Centrafricaine dans une spirale du recul du droit au travail mettant en cause l’unité nationale bâtie sur notre langue nationale le « Sango », fruit de l’acceptation de l’autre à travers les mariages interethniques, interreligieux et à travers les pactes d’alliances intercommunautaires, une valeur culturelle unique dont l’origine a une profondeur historique sans équivalent depuis « l’Oubangui-Chari » jusqu’à la République, cette valeur culturelle constituant le socle de notre Nation et qui est en même temps un atout de notre avenir.

Nous avons été tous témoins de la déstructuration du système étatique, économique, sociale y compris celui de l’Unité et de la Dignité des Centrafricaines et des Centrafricains

Depuis plusieurs mois de souffrance, nous voilà encore aujourd’hui confrontés pour une énième fois à une situation qui pour l’essentiel tourne autour des problèmes personnels.

Oui le temps est venu de nous retrouver encore ensemble, de nous parler, d’aborder des questions qui concernent “Notre Vivre Ensemble”, d’en tirer les leçons et de nous tourner définitivement vers l’avenir.

Nous nous posons les questions suivantes :

–          Sommes-nous entrain de régler les problèmes de la République ? Lesquels ?

–          Les choix économiques de développement de la République ? Lesquels ?

–          Les questions qui touchent  à la misère structurelle que traverse la République ? Lesquelles ?

–          Les questions liées à la santé pour tous dans notre République ? Lesquelles ?

–          La question de la pauvreté chronique que traverse la République ? Lesquelles ?

–          Les questions de l’intégrité territoriales et de la sécurité de la République ? Lesquelles ?

Non. Nous sommes toujours et toujours en train de poser des problèmes personnels.

La République Centrafricaine affiche successivement une incohérence sans précédent dans sa mission en tant qu’Etat indépendant et Républicain. En l’absence d’une structure administrative réelle, outil principal de régulation économique d’un Etat de droit et de paix, favorise une progression inquiétante de l’insécurité, de l’injustice, de l’arbitraire et de la corruption.

Chers amis,

Centrafricaines, Centrafricains

Il y a des moments de la vie d’une nation, où son peuple, fatigué d’être tout simplement à la une des journaux du monde entier pour des raisons de désordres, d’incompétences, de manque de vision, de bouleversements socio-économique, parce que politiquement affaibli, décide enfin d’assumer son avenir, d’affirmer sa volonté de retrouver sa place dans le concert des nations.

Au regard de l’immensité et de la complexité des défis, la République Centrafricaine a plus que jamais besoin de mobiliser toutes les ressources humaines et institutionnelles dont elle dispose pour asseoir les bases d’une véritable stratégie de paix et de développement. C’est dans cette perspective que s’inscrit notre proposition dans un cadre stratégique de la réinstauration de l’autorité de l’Etat, de la justice, de lutte contre l’insécurité qui permettra de mettre ensemble tous les efforts devant conduire notre pays la République Centrafricaine vers de meilleurs horizons avec l’appui de nos principaux partenaires au niveau de la sous-région.

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

Vous qui êtes dans les villages, dans les campagnes dans les villes c’est à vous que nous nous adressons, c’est à la fois un honneur et un plaisir, au jour d’aujourd’hui de vous parler du Centrafrique, de la République et donc d’une proposition de sortie de crise.

L’enjeu de cette proposition de sortie de crise est de mettre fin :

–          A la République Centrafricaine qui souffre,

–          A la République Centrafricaine qui pleure,

–          A la République Centrafricaine qui ne cesse de compter ses morts

L’enjeu de cette proposition de sortie de crise c’est refuser que tout vienne d’une seule personne, d’une seule famille, d’une seule ethnie, d’un seul clan, d’un seul raisonnement, d’un seul parti.

L’enjeu de cette proposition va bien au-delà de nos intérêts personnels, c’est se consacrer à l’intérêt de la République, préservé son intégrité territoriale, son unité, face aux démons de la division.

L’enjeu de cette proposition c’est de nous aimer.

L’enjeu de cette proposition c’est d’arriver à un consensus national et nous tourner définitivement vers l’avenir pour relever le défi de la pauvreté et de la misère.

L’enjeu de cette proposition c’est la République Centrafricaine, notre Oubangui-Chari.

C’est pour en finir avec cette politique de déstructuration de la cohésion sociale du recul socio-économique, de blocage permanent de la politique nationale et internationale que nous voulons tirer pleinement les leçons du passé et être le porteur d’un réel espoir de changement pour la mise en place d’un modèle de société fondé sur la valorisation du travail au service de la justice et de la dignité du peuple centrafricain que nous vous faisons cette proposition des grands axes suivants :

A) – La mise en place d’une nouvelle équipe restreinte de 10 à 15 personnes

–          prête à assumer les responsabilités de changement,

–          Une équipe qui a une haute conception de l’Etat

–          Une équipe attachée à la laïcité facteur d’unité, de dignité et de notre cohésion nationale

–          Une équipe capable de prendre des décisions difficiles en pensant à tous ceux qui sont morts,

o   tout simplement parce qu’ils sont chrétiens,

o   tout simplement parce qu’ils sont musulmans,

o   tout simplement parce qu’ils sont du Nord, du Sud, de l’Ouest de l’Est.

o   Ou encore chers compatriotes, tout simplement parce qu’ils sont Gbaya, Banda, Yakoma, Ngbaka, Zandé, Nzakara, Gbougou, Yakpa, Gbanziri, etc….

Parce que l’impunité engendre la haine, l’impunité engendre la division, l’impunité engendre l’indifférence, l’impunité engendre l’incapacité de vivre ensemble.

–          Une équipe capable de garantir l’indépendance de la justice dans le respect des droits et de la dignité des femmes et des hommes

–          Une équipe capable de faire le choix des femmes et des hommes en respectant tout simplement leurs compétences et ayant une prospective pour la République.

o   Dans le domaine de la Défense nationale

o   Dans le domaine de la sécurité intérieur de l’Etat

o   Dans le domaine des mines et de l’Energie

o   Dans le domaine de la politique Etrangère

o   Dans le domaine de l’Economie et des Finances

o   Dans le domaine des Postes et Télécommunications

o   Dans le domaine de l’éducation

La mission de cette nouvelle équipe est de :

B) Réinstaurer l’autorité de l’Etat dans son intégrité territoriale, de réaffirmer le rôle de l’Etat vis-à-vis duquel les grandes régions Centrafricaines ont fait apparaître une forte demande.

–          L’Etat doit être stratège.

–           L’Etat doit éclairer l’avenir.

–          L’Etat doit aussi conserver et assurer pleinement le rôle de régulation et de financement qui est le sien.

Dans ce contexte, il est primordial de rappeler d’entrée de jeu les principales responsabilités qui incombent à l’Etat et les domaines qui doivent continuer d’être défini au plan national :

– l’éducation,

– la santé,

– la sécurité,

– l’énergie,

– la recherche,

– le maintien d’un cadre national pour les formations et les diplômes, garantie de la cohésion de l’offre de formation sur l’ensemble du territoire et de l’équilibre entre les différents secteurs, programmation nationale de grandes priorités…..

Ce n’est qu’à l’intérieur d’un cadre ainsi défini et clairement réaffirmé que pourront être sereinement déclinées les modalités d’exercice des responsabilités de l’Etat

La réinstauration de cette autorité de l’Etat sera relayé sur toute l’étendue de la République par :

C) La mise en place d’un Conseil National Consultatif Provisoire constitué des notables venant de toutes les communes soit 174 notables au total avec comme objectif de réaffirmer l’autorité de l’Etat par :

–          la réouverture des établissements publics

o   Ecoles,

o   Des centres de santé,

o   Des instituts de formation

o   Des organes de sécurité : la police, la gendarmerie, les douanes, la garde forestière, les divers services des impôts

–          Et créer un espace démocratique moderne par la mise en place des collectivités locales comme :

o   les conseils sous-préfectoraux

o   et préfectoraux

Cet organe de liaison avec le pouvoir central aura pour mission précise ; la défense des libertés individuelles et de réconcilier le peuple centrafricain avec le politique en commençant par les élections :

–          régionales,

–          municipales,

–          législatives

–          et présidentielle.

En somme construire un Etat Social en proposant aux Centrafricaines et Centrafricains un programme de société qui renforce les fondements de l’Unité nationale et qui ressoude les relations entre les partenaires sociaux et la Dignité des Travailleurs,

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes

 La Renaissance de notre pays dépend de nous, de la volonté de nous battre contre les démons qui nous habitent et nous empêchent de faire le bon choix entre le bien et le mal, Unissons-nous dans la Dignité et levons nous tous comme un seul homme pour libérer et défendre notre Oubangui-Chari.

Vive la République,

Vive l’Oubangui-Chari,

Vive l’Union des Démocrates Centrafricains.

Faustin ZAMETO MANDOKO

Président de l’Union des Démocrates

Centrafrique: Grande Interview du Président de l’UDECA, Faustin ZAMETO

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 Corbeau News Centrafrique.

President du Parti UDECA en Centrafrique et Membre de l'AFDT1 – Monsieur le Président Faustin ZAMETO, le déploiement  des forces de la MINUSCA est aujourd’hui effectif et cela donne de l’espoir au peuple centrafricain. Comment voyez-vous cette énième intervention des forces étrangères en Centrafrique ?

Comme une bonne chose pour sortir la République Centrafricaine de la spirale sans fin dans laquelle elle se trouve. Si seulement la MINUSCA dépasse le cadre de sa mission « de force d’interposition » et s’implique d’avantage.

2 – A propos de cette intervention onusienne pour la paix, il y en avait eu plusieurs depuis les deuxième et troisième mutineries en 1997 et c’est l’appellation de l’institution qui diffère. Je voudrais parler de la MISAB, de la FOMUC, de MICOPAX, des forces de CEEAC, de Sangaris et aujourd’hui MINUSCA mais les résultats attendus par le peuple centrafricain est toujours déplorable. Qu’en dites-vous ?

Déplorable Non, parce que ces forces ont essayé de donner une chance aux Centrafricains de toutes confessions confondues, de trouver par le dialogue des solutions aux problèmes de fond liés aux différentes crises institutionnelles qu’a connu la République Centrafricaine depuis 1997. Problèmes de gestion de la chose collective, de redistribution des richesses, de la circulation des personnes et des biens. Ce qui aurait pu empêcher l’effondrement total de l’ordre public et l’absence de l’Etat de droit.

Déplorable oui, parce que les missions de ces différentes forces onusiennes se sont arrêtées là où il ne fallait pas s’arrêter surtout dans le cas de la République Centrafricaine où on est passé des crises institutionnelles à une crise d’Etat. Je veux dire la disparition de la République sur le plan géopolitique, laissant libre cours à des crimes crapuleux qui touchent plus particulièrement les plus démunis (enfants, femmes, vieillards, handicapés, etc.) et des crimes ethniques ; on le tue parce qu’il est musulman, parce qu’il est chrétien, on le tue parce qu’il n’est pas du nord, du sud, de l’est, de l’ouest. On le tue parce qu’il est Banda, Gbaya, Yakoma, Zandé, Gbaka, etc. Une situation qui justifie pleinement une autre attitude par rapport à la République Centrafricaine. Les forces onusiennes devraient opter dans ce cas pour le Droit d’Ingérence.

3 – Les populations reprochent à toutes ces forces qui n’ont pas respecté les résolutions 2121 et 2127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Et dans les textes de l’Accord du forum de Brazzaville, il est dit que les éléments des forces onusiennes viendront sécuriser seulement la population civile. Cela veut dire que l’objectif n’est pas de désarmer de force les éléments de Séléka et d’Antibalaka qui détiennent encore les armes, qui continuent de commettre des exactions. Croyez-vous à un retour à la paix avant les élections de février 2015 ?

Que nous disent les résolutions 2121 et 2127.

La résolution 2127 prévoit un embargo total sur les armes tous calibres concernant la République Centrafricaine. Elle est complétée par la résolution 2134 imposant une interdiction de voyager et un gel des avoirs des individus ou entités agissant pour le compte ou sur ordre de ceux qui entretiennent les violences tous azimuts en Centrafrique.

La résolution 2121 donne mandat au bureau intégré des Nations Unis pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine en termes :

  • D’appui pour la mise œuvre du processus de transition
  • D’appui à la prévention des conflits et à l’assistance humanitaire
  • D’appui à la stabilisation des conditions de sécurité et de protection des droits de l’homme et d’aider à renforcer les capacités de l’appareil judiciaire de la République Centrafricaine.

Ces deux résolutions n’autorisent pas les forces onusiennes d’intervenir dans les affaires intérieures de la République Centrafricaine en tant qu’Etat indépendant et souverain, à charge aux Autorités légales de la transition d’assurer la sécurité des personnes et des biens, de garantir l’intégrité territoriale et l’unité de la République Centrafricaine. Si les Autorités Légales de Transition ne parviennent pas à appliquer sur le terrain les accords de Brazzaville de cesser le feu entre les Séléka et les Anti-Balaka, on ne peut pas dans ces conditions envisager l’organisation des élections.

4 – Les forces de Sangaris étaient souvent prises à partie dans ce conflit interminable. Il y a eu des affrontements entre Sangaris et Séléka et entre Sangaris et Antibala. Ne jouent-ils pas aux pyromanes les éléments de Sangaris depuis le déclenchement de cette crise centrafricaine ?

Faudra poser la question aux Sangaris, je pense que vous avez une partie de la réponse dans tous ce que je vous ai dit. La force française est là pour le bien du peuple centrafricain, elle joue son rôle d’intermédiaire pour permettre aux Autorités Légales de la Transition d’assumer leurs responsabilités c’est-à-dire protéger la population, garantir la sécurité, l’unité du territoire et le droit international des droits de l’homme. Les forces françaises ne sont pas là pour défendre un camp contre un autre.

5 – Pourquoi votre Parti (l’UDECA) n’avait pas pris part au forum politique de Brazzaville ?

Nous sommes pour le dialogue mais pas à n’importe quel prix. L’UDECA a souhaité que le dialogue tant attendu se tienne au pays, à Bangui. C’est aussi le point de vue partagé par l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) de SIOKE, dont l’UDECA en fait partie. Mais malheureusement, le médiateur du conflit, son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO a décidé autrement. Mais, je vous rassure tout de suite, l’UDECA sera très présent dans la lutte politique pour la paix, le retour à l’ordre républicain.

6 – Comment voyez-vous le processus qui traîne en longueur ?

Pour que la situation de la République Centrafricaine ne traîne pas, l’UDECA  propose à la France et à l’ONU pour une nouvelle résolution de DROIT D’INGERENCE pour sauver la République Centrafricaine du bourbier dans lequel elle se trouve.

7 – La nomination du premier ministre Mahamat Kamoun a fait l’objet de débat rude. Pour certains, c’est un membre de séléka à la tête du gouvernement. Ils préfèrent Karim Meckassoua que son challenger. Quel était votre point de vue ?

Votre question renvoie à des problèmes de personne qui défendent leurs propres intérêts et non l’intérêt de la République. L’UDECA se préoccupe exclusivement de la République et de son avenir.

8 – En votre qualité de président de l’UDECA, jeune parti politique, que reprochez-vous aux autorités de la Transition ?

De ne jamais évoquer la République, de ne jamais penser à la République qui pleure, de ne jamais penser à la Républiques qui souffre, de ne jamais penser à la République qui compte ses morts.

9 – Votre formation politique a vu le jour à Bangui en avril 2013 avant la crise et à quelques mois des consultations populaires vous êtes en France. Comment comptez-vous aborder les futures élections présidentielles et législatives, êtes-vous vous bien préparés ?

Réglons d’abord les problèmes de fond qui concerne la renaissance de la République avant de penser aux élections. Mais de quelle élection parlez-vous ?

10 – La Présidente de la Transition a annoncé le dialogue inter-centrafricain à Bangui. Quelle est votre lecture de ce énième forum politique qui se tiendra à Bangui si Dieu le voudra ?

Que Catherine SAMBA PANZA commence à appliquer les résolutions de la toute dernière concertation du dialogue politique inclusive dont elle-même avait dirigé les assises car si ces résolutions étaient appliquées la République Centrafricaine ne serait pas dans la situation actuelle. De toutes les façons nous sommes pour toutes initiatives qui conduisent à la paix et aux principes des droits.

11 – Etes-vous pour la participation de Michel Djotodia et François Bozizé au dialogue politique ?

Il me semble qu’ils sont poursuivis non ? Deux responsables de la situation chaotique actuelle de la République Centrafricaine. Le premier a réussi à tuer la République Centrafricaine pendant dix ans, le second à donner le corps de la République Centrafricaine aux hyènes. Que peuvent-t-ils apporter de plus ? Laissons la justice se pencher sur leur sort.

12 – Notre pays est dans le même schéma du Mali et de la Côte d’Ivoire qui de justesse est épargnée de la partition. Comment voyez-vous le dialogue inter-malien d’Alger ?

La République Centrafricaine n’est pas dans le même schéma que le Mali et la Côte d’Ivoire. La crise que ces deux pays amis ont connue est d’ordre Institutionnelle le dialogue malien aboutira à quelque chose de positive j’en suis certain, quand à la Côte d’Ivoire leur exemple actuel dans la gestion du dialogue, la gestion politique, économique doit nous inspirer. En Centrafrique c’est une crise d’Etat. Quand il y a l’absence de l’Etat de droit les velléités de partition hante l’esprit des chefs de guerre. L’UDECA fera tout ce qui est de son possible pour garder l’intégrité territoriale de la République Centrafricaine.

13 – Vous étiez en 2003-2006, Haut-Commissaire à la Primature, chargé de la politique de Décentralisation et de Régionalisation. Avez-vous laissé un bilan positif ?

Lorsque le Premier Ministre Abel Goumba, campagnon de route du père fondateur de la République Centrafricaine, l’abbé Barthélémy Boganda m’a confié les clés de la politique de Décentralisation, j’ai tout donné pour que la Décentralisation soit au cœur de la réforme de l’Etat, la priorité des priorités. Dans une revue avec le PNUD, nous avions revisité les 10 ans d’expérience de la décentralisation en République Centrafricaine. A partir de là, on a proposé deux niveaux dans la Constitution de 2004 (Région et Commune). Ensuite, on a engagé avec une vaste campagne médiatique (radio, télévision, presse écrire) sur la décentralisation qui a permis à la population de se familiariser avec cette politique. Mais l’instabilité politique n’a pas pu favoriser l’encrage, le développement de cette politique. La structure de mission qui est le Haut-Commissariat à la Décentralisation n’a pas les moyens d’une politique offensive. Il y a une grande réticence de la classe politique. Il n’y a pas lieu de tergiverser, aujourd’hui et plus que jamais, la décentralisation est une opportunité parce que c’est la seule mécanique pour refonder l’Etat centrafricain en lambeaux.

14 – la fièvre hémorragique Ebola fait rage en Afrique et notre pays la République centrafricaine est voisin au RD Congo où le virus a été découvert en 1976. Avez-vous un mot à dire aux centrafricains qui consomment beaucoup la viande de brousse ?

Un malheur n’arrive pas seul, la situation actuelle en République Centrafricaine ou les centres hospitaliers sont devenus des mouroirs, aucune couverture sociale, faisons en sorte d’éviter le pire.

15 – Si vous avez la chance d’être élu Président des Centrafricains, quelles seraient vos priorités ?

Occupons-nous d’abord de la Transition pour rendre la République aux Centrafricains, le reste on verra au moment venu.

Propos recueillis par Pierre INZA

RCA : Les Mamans Musulmanes et Chrétiennes Toutes pour la paix en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les femmes musulmanes et chretiennes de centrafrique
Une chretienne embrassant une musulmane lors du lancement de l’appel en faveur de la paix. Photo: Christian Ndotah/PNUD

Nous Les Mamans Musulmanes et Chrétiennes de Centrafrique regroupées au sein de l’Association Femme Debout pour la paix interpellent tous les protagonistes dans la crise Centrafricaine à privilégier le dialogue seule moyen de ramener la paix chèrement acquise en Centrafrique. Elles militent  pour la paix, la cohésion nationale et une vie en bonne intelligence entre les communautés en apportant une pierre à l’édification de la paix en Centrafrique proposant des réponses précises aux questions que posent les femmes Centrafricaines. Il est temps de se réunir autour des plus autorités actuelles de la transition en proposant des solutions cognitives pour la paix en RCA, souhaitant interpeler toutes les femmes Centrafricaines de France et d’ailleurs        à une grande réunion de réflexion sous le Thème la paix un acquis à préserver en Centrafrique pour qu’ensemble elles pourront en débattre les maux qui minent et bloquent la paix en Centrafrique. Pour que toutes les parties prenantes à cette réunion puissent tout mettre en œuvre pour le retour de la paix en Centrafrique gage de développement, les réformes engagées par les autorités actuelles pour assurer une réelle protection des droits des femmes dans l’ensemble des domaines et notamment dans les domaines prioritaires que sont l’éducation, la santé, la participation et la protection des femmes contre toutes formes de violence.

• Les Mamans Musulmanes et Chrétiennes de l’Association Femme Debout de Centrafrique reconnaissent certes, les efforts fournis à travers les accords de cessation des hostilités signes à Brazzaville en République du Congo pour que la paix revienne en Centrafrique, cette association sollicite l’ensemble du peuple Centrafricain à œuvrer pour le retour de la paix en République Centrafricaine.
• Elles   prennent acte du fait que la Centrafrique avance vers la paix sous la haute instruction du chef de l’Etat de la transition Madame Catherine SAMPA PANZA.
•L’apport de tous est souhaitable pour le retour définitif de la paix en République Centrafricaine comme condition sine qua non du développement. Ainsi que de créer de cellules de prise en charge des femmes et enfants victimes de violence dans les hôpitaux, les commissariats et les tribunaux.

Cependant, les Mamans Musulmanes et Chrétiennes de Centrafrique expriment leurs inquiétudes quand au retard concernant certains partis politiques qui devraient s’associer au processus en cours sur la volonté politique des autorités gouvernementales pour mener un véritable retour à la normale en Centrafrique.

Enfin, elles saluent l’action des autorités actuelles de la transition qui s’engagent avec détermination pour le retour de la paix en Centrafrique. Elles appellent à une véritable coopération de tous les acteurs/actrices pour préserver et élargir les acquis et assurer une véritable mise en œuvre de la paix en Centrafrique. Vive la paix en Centrafrique.

LES MAMANS MUSULMANES ET CHRETIENNES DE CENTRAFRIQUE

POUR ASSOCIATION FEMME DEBOUT

Nicole PEHOUA

 

 

Centrafrique: Une plateforme mixte de chrétiens et de musulmans initiée par Dhaffane pour barrer la route à la partition

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Éditer par: AA/ Bangui  et Publié par: Corbeau News Centrafrique
Le Général Moussa Dhaffane compte, par le biais de cette plateforme, briser les barrières psychologiques, socio-culturelles, religieuses, voire physiques très développées à la faveur de cette crise.

Vue aérienne de la ville de Bangui en République Centrafricaine

Le Général Moussa Dhaffane, 2ème vice-président de la coalition Seleka, a annoncé à Bangui, le lancement d’une plateforme mixte de réconciliation entre chrétiens et musulmans, afin de barrer la route aux velléités sécessionnistes qui menacent la République centrafricaine.

Des coordinations locales sont d’ores et déjà mises en place dans les huit arrondissements de Bangui, ainsi que dans les communes avoisinantes de Bégoua et Bimbo, a déclaré le Général dans une réunion qui a regroupé, en présence de la presse, toutes les coordinations locales de cette plateforme, à l’hôtel Legder à Bangui.

« Il faut d’abord travailler rapidement à la cohésion sociale au niveau de Bangui, puisque les gens qui soutiennent l’idée de la partition du pays ne tiennent qu’un argument : les musulmans sont persécutés à Bangui et ne sont plus acceptés dans l’Ouest. Il est vrai qu’il y a eu une crise, mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés en attendant que la paix revienne, il faut se mettre ensemble, mettre en place des initiatives, poser des actions concrètes pour parvenir à cette paix» a-t-il confié à Anadolu.

Il s’agit, pour le promoteur de cette plateforme, de “briser les barrières psychologiques, socio-culturelles, religieuses, voire physiques” très développées à la faveur de cette crise. Parlant de barrières physiques, l’exemple des habitants du quartier Km 5 de Bangui, à majorité musulmane, que les coordinations locales aideront à se rendre, sans danger, dans d’autres arrondissements de la capitale, a été évoqué.

La sensibilisation à la réconciliation et à l’unité du pays se déroulera, en outre, par des “contacts directs”, entamés par ces coordinations mixtes, afin de donner de bons exemples de coexistence, de collaboration et de partage d’idéal et d’unité dans la diversité.

« Lorsque nous allons mettre ensemble nos capacités intellectuelles, morales et nos possibilités de mobilisation, nous saurons mobiliser les Centrafricains autour de nos idéaux. Nous n’avons pas une autre alternative que le dialogue pour aller à la réconciliation entre nous.» a déclaré le général Dhaffane, interrogé sur les moyens nécessaires pour réaliser sa vision.

Cette vision suscite déjà beaucoup d’adhésions, selon Omer Max Bagaza, coordonnateur principal provisoire.

« Au niveau de la Coordination principale que je dirige, nous avons pu sillonner, en deux semaines, tous les arrondissements de Bangui et ses environs, afin de mobiliser plus de personnes à adhérer à cette vision, qui selon nous, est le véritable schéma de la réconciliation. Nous avons déjà implanté nos coordinations dans tous les arrondissements. Nos actions vont être menées dans les quartiers, c’est-à-dire en contact direct avec les populations. »

Pour Badrea Mahamat, présidente de l’Association des femmes veuves du 4ème arrondissement « C’est une bonne initiative que le président [Dhaffane] a mise en place et nous lui accordons tout notre appui. Car, au déjà au niveau de notre association, la question de la réconciliation est au centre de tous les débats, mais on ne savait pas comment nous organiser pour plus de visibilité. Alors qu’à travers cette coordination initiée par le président, nous aurons un cadre formel et bien défini pour agir, afin que la paix revienne dans notre pays.

Pour cette vision inclusive voulue par le général Dhaffane, même des Anti-Balaka ont adhéré. L’un d’entre eux, Cyrille Kengbanda, estime que a livré ses impressions

«Nous avons assez souffert. Ça suffit. C’est pourquoi, dans les zones sous notre contrôle, quand il y a détention d’arme, on se mobilise rapidement pour capturer la personne et la mettre à la disposition de la justice. Aussi, je profite pour demander à nos frères musulmans du Km 5 de cesser avec les tirs d’armes qui terrorisent la population. Le temps est à la paix”, a-t-elle dit à Anadolu.

Le général Mohamed Moussa Dhaffane est le 2ème Vice-président de la Coalition Séléka. Connu pour ses prises de position, à un moment donné contre la partition, ce dernier n’est plus en odeur de sainteté auprès de ses pairs leaders de la Séléka. Il a d’ailleurs été sanctionné pour avoir accepté d’engager la Coalition dans le processus de la paix en signant l’Accord de cessation des hostilités le 23 juillet dernier à Brazzaville.

Sylvestre Krock

La jeunesse rwandaise veut apporter “son expérience en matière de paix” à la jeunesse centrafricaine

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.
“Nos frères rwandais nous prouvent qu’il est temps de parler le langage de la réconciliation” (Responsable de la jeunesse centrafricaine à Anadolu).
La jeunesse Rwandaise veulent initier leurs freres centrafricains à la Paix

Une délégation de la jeunesse rwandaise est présente à Bangui, pour permettre à la jeunesse centrafricaine “de profiter des expériences d’un pays qui a connu un génocide en 1994”, a indiqué samedi à Anadolu, le responsable de la délégation, Freddy Mutanguha.

“Fort de l’expérience que nous avons vécu au Rwanda, de notre histoire, nous savons que la Centrafrique traverse un moment difficile. Nous avons également été victimes d’exactions horribles et un sentiment de vengeance né naturellement en soi”, a affirmé le responsable.

 ” Nous sommes là pour demander à nos frères centrafricains de faire preuve de courage et de pardonner.  Les gens sont naturellement traumatisés mais il faut arrêter avec l’idée de vengeance et penser à la réconciliation”, a-t-il ajouté.

La délégation de la jeunesse rwandaise présente à Bangui depuis jeudi a conclu sa visite samedi après-midi par une table ronde consacrée à “l’échange d’expériences autour des vertus réconciliatrices tel que le pardon et le non-recours à la vengeance”,  présidée par la Ministre centrafricaine de la Réconciliation nationale, du dialogue politique et de la promotion de la culture civique, Marguerite Déthoua.

A cette occasion, l’Imam Kobine Layama, Président de la Communauté islamique centrafricaine, et l’un des leaders de la plateforme religieuse à l’origine de cette initiative, a souhaité que ” la jeunesse de Centrafrique tire le maximum de l’expérience rwandaise pour apporter leur part de contribution afin de sortir de la crise centrafricaine”, a-t-il poursuivi.

Dans son allocution, la Ministre de la Réconciliation, a souligné le fait que “cet atelier intervient en prélude de la mise en place des comités locaux pour la paix et le dialogue politique que le gouvernement, à travers le Département de réconciliation qui démarre prochainement, à travers tout le pays»

Pour le Président des leaders de la plateforme religieuse de la jeunesse centrafricaine, Ali Abakar  “le message véhiculé par la jeunesse rwandaise est très fort”.

“Les Rwandais ont su dire, à un moment donné, plus jamais ça pour arriver à reconstruire leur pays”, a-t-il déclaré à Anadolu.

” Malgré des souvenirs tragiques inoubliables les rwandais sont parvenus à prôner le dialogue et la réconciliation. C’est cet exemple que nos frères sont venus nous montrer pour que les centrafricains qui continuent de s’entretuer, se regarder en ennemis, puissent commencer à parler le langage de la paix et de la réconciliation”, a-t-il ajouté.

AA/Bangui/ Sylvestre Krock

Bangui: Cérémonie d’hommage à la Misca en RCA

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les troupes congolaise de la RDC dans la Misca en Centrafrique

En Centrafrique, ce lundi 15 septembre verra le passage officiel de témoin de la force africaine Misca à une mission des Nations unies, la Minusca. Les 6 000 hommes de la Misca constitueront le noyau dur de la nouvelle force qui devrait être constituée à terme de 12 000 personnes. Dans un premier temps, ce sont surtout les soldats de la paix africains qui vont échanger leur casque vert contre un casque bleu. A 48h00 de la « bascule », une cérémonie d’hommage à la force africaine était organisée samedi au camp Mpoko à Bangui.

Les trompettes sonnent. Face à une tribune d’honneur, déjà parée aux couleurs de l’ONU, les bérets verts ont reçus les remerciements des autorités centrafricaines. Des remerciement portés par la présidente de transition. Catherine Samba-Panza qui s’est félicitée des résultats de l’action internationale en neuf mois.

« Aujourd’hui, la ville de Bangui a presque retrouvée sa gaîté, des écoles et des hôpitaux ont réouvert, et la vaillante population de Bangui réapprend, progressivement, à vivre dans la quiétude. Le corridor Bangui – Beloko, principale source d’approvisionnement du pays est sécurisé principalement grâce à la Misca et à Sangaris. »

Le chef de la Misca, le général Mokoko, a de son côté tenu à saluer la mémoire des soldats de la paix africains tombés en mission.

« Plus d’une trentaine de ces jeunes gens sont morts en terre centrafricaine, j’exhorte, j’implore même, tous ceux qui peuvent œuvrer d’avantage à l’apaisement dans ce pays, à se donner la main et à chasser l’amertume de leur cœur et de leur esprit. »

Dès la fin du défilé, la rigueur de la cérémonie a laissé la place à une prestation musicale improvisée des contingents des deux Congo avec des fusils Kalachnikov transformés en cymbales et des chants qui appelaient les Nations unies à leur donner le casque bleu.

Par: RFI

Centrafrique : le Pape François demande que la violence cède le pas au dialogue

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Papa François au Vatican

Le pape François a demandé dimanche que “la violence cède le pas au dialogue” en Centrafrique afin de protéger les populations civiles, à la veille du déploiement de la mission de l’ONU dans ce pays.

“Demain débutera officiellement la mission voulue par le Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique pour favoriser la pacification et protéger la population civile qui souffre les conséquences d’un conflit en cours”, a déclaré le pape à l’issue de la prière dominicale de l’Angélus, place Saint-Pierre au Vatican.

“J’encourage les efforts de la communauté internationale qui vient aider les Centrafricains de bonne volonté”, a poursuivi François.

“Que la violence cède le pas le plus rapidement possible au dialogue, que les parties opposées laissent de côté les intérêts particuliers et oeuvrent pour que chaque citoyen, quelle que soit son ethnie ou sa religion, puisse coopérer à l’édification du bien commun”, a conclu le pape argentin.

La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) doit se substituer progressivement à partir de lundi aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une crise politico-militaire meurtrière.

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7. 600 hommes sur le terrain, et comptera 12. 000 soldats et policiers à effectif plein. Son mandat initial court jusqu’au 30 avril 2015.

Par: Jeune Afrique

Le président tchadien veut faire de N’Djamena un “hub mondial des TICS” en Afrique

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“La création du centre africain des technologies de l’information (CATI) constitue la part active du Tchad dans sa conquête du leadership africain” (Idriss Déby Itno)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Idriss-deby-itno-du-Tchad.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Idriss deby itno du Tchad
 

Le président tchadien Idriss Déby Itno, a déclaré vendredi, vouloir faire du Tchad un “hub mondial des Tics (Technologies de l’information et de la communication)” sur le continent africain.

S’exprimant à l’occasion de la clôture du premier salon international dédié aux TICS (SITIC) ,qui s’est déroulé de mardi à vendredi à N’Djamena, Itno a déclaré que ” ce premier salon était l’occasion pour leTchad de partager avec ses partenaires sa vision pour conquérir une place prépondérante dans le sillage du leadership africain” en technologie d’information.

“Tout cela sera corroboré par le projet de création du centre africain des technologies de l’information (CATI)”  dans la capitale tchadienne, (dont le lancement a été effectif le 10 septembre, ndlr),a-t-il poursuivi.

” Ce mégaprojet panafricain qui engloble, entre autres, une radio et une télévision numérique terrestre, conçu par et pour les africains, constitue la part active du Tchad dans la mise en œuvre d’un des programmes du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique) qui privilégie la production des informations de sources crédibles”, a-t-il encore déclaré.

Pour le Président national du comité d’organisation, par ailleurs Ministre de la communication du Tchad et porte-parole du Gouvernement, Hassan Sylla Bakary,  la tenue de ce salon a permis d’affirmer que “pour approfondir les réflexions sur la place du Tchad par sa position géostratégique d’une part, et celle de l’Afrique d’autre part, censé être le continent du 21è siècle, nous devons échanger autour de l’importance des TICS en partageant notre expérience et notre savoir-faire dans ce domaine porteur de croissance”.

Le Porte-parole s’est aussi réjoui de “la succession des conférences, des expositions par les équipementiers, les opérateurs et les fournisseurs de services de télécommunication, de l’audiovisuel et de l’informatique qui ont constitué le cœur du programme d’activités du SITIC”.

Des chefs d’Etats Africains, notamment le président du Nigéria, Goodlock Jonathan et le président mauritanien, également Président en exercice de l’Union Africaine, Mahamat Ould Abdelaziz  ainsi que d’autres leaders des organisations internationales,  ont répondu présents à l’invitation de Déby Itno.

La seconde édition de la SITIC, sera également organisé par le gouvernement tchadien l’an prochain, de nouveau à N’Djamena.

AA/ N’Djamena/ Abdoulaye Adoum

Bangui: « La RCA a besoin d’un tribunal mixte pour se remettre », selon Lewis Mudge de Human Right Watch

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Justice nationale et internationale en centrafrique

Des exactions se poursuivent dans les villes situées dans la partie Est et centre-nord de la Centrafrique. La situation humanitaire est « inacceptable. La RCA a besoin d’un tribunal mixte pour se remettre ». Des propos tenus par Lewis Mudge, Chercheur de Human Right Watch, dans une interview accordée le vendredi 11 septembre au RJDH.

Ce  constat a été fait après une mission qu’il a effectuée du 27 août au 10 septembre à Bambari, Kaga-Bandoro, Bakala, Kagabadoro, Dekoua et Liwa.

Selon lui, l’accord de paix signé le 23 juillet dernier à Brazzaville, continue d’être bafoué par des groupes armés dans certaines régions de la Centrafrique. Des civils sont ciblés chaque jour dans l’Est du pays et la situation des droits de l’homme est inquiétante.

« Beaucoup de civils, particulièrement sur l’axe Bambari jusqu’à Bakala vivent dans la brousse et l’ex-Séléka continue de brûler des villages.  Mais, en même temps, nous avons constaté des exactions faites par des Anti-Balaka, surtout des anti-Balaka qui viennent de la ville de Mala. Ils ciblent particulièrement des gens qui travaillent dans les mines d’or », a-t-il expliqué.

Le chercheur de Human Right Wath, déplore par ailleurs les conditions de vie à Dekoua où plusieurs personnes vivent comme déplacés sur les sites. « Nous ne savions pas que 6500 personnes se trouvent dans les sites des déplacés à Dekoua. La situation est très grave et très tendue à Dekoua. Il y a des gens qui habitent sans aucune assistance de la communauté internationale. J’ai appris que l’ONG MSF vient de temps en temps. Je ne suis pas du domaine humanitaire mais, il y a un besoin d’une base humanitaire à Dekoua », a –t- il souligné.

En parlant des violations des droits humains, le chercheur Lewis Mudge, n’a pas manqué d’évoquer une solution pour remettre en état, l’appareil judiciaire centrafricain. « Nous pensons que la meilleure solution pour la RCA, c’est d’avoir un tribunal mixte. C’est-à-dire les juges centrafricains avec les juges internationaux, les enquêteurs nationaux et internationaux, les procureurs nationaux et internationaux. Je pense que ce pays n’est pas en mesure de recommencer seul, il a besoin d’un appui et la commission mixte est la meilleure solution».

C’est la huitième fois que le chercheur Lewis Mudge du Human Right Watch a effectué des recherches sur les violations des droits de l’homme en République Centrafricaine depuis la crise militaro-politique. Un rapport de sa mission sera publié dans les prochains jours.

Par: Rosmon Zokoue pour RJDH

République centrafricaine: Les violences sectaires font 5000 morts en 9 mois

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L'armée camerounaise tue une centaine des miliciens de Boko haram

Les violences sectaires qui ravagent la République centrafricaine ont fait 5000 morts au cours des seuls 9 derniers mois, selon un relevé publié vendredi par l’agence Associated Press.

Ce bilan de l’agence de presse est deux fois pire que celui livré en avril dernier par les Nations unies.

Au cours des derniers mois, aucune organisation n’a dressé de mise à jour du bilan des morts, invoquant des difficultés à recueillir des informations dans certains secteurs isolés du pays.

Le bilan de l’Associated Press est basé sur un décompte de cadavres de même que sur des données compilées par des survivants, diverses organismes de droits humains, des membres du clergé, des imams et des travailleurs humanitaires.

Lundi prochain, une mission de maintien de la paix des Nations unies entrera en fonction en République centrafricaine, cinq mois après que son déploiement ait été autorisé par le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

 

Par; GUEN, pour le Journal Metro (journalmetro.com)