Graves conséquences de la crise sur la situation socioéconomique de la RCA

Publié le 16 septembre 2014 , 8:41
Mis à jour le: 16 septembre 2014 8:41

Reliefweb  /  Corbeau News Centrafrique (CNC)

 

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D’après un nouveau rapport de l’OIM intitulé « Migration Dimensions of the Crisis in the Central African Republic », la crise qui a éclaté en République centrafricaine (RCA) en décembre 2012 provoquant des violences sectaires généralisées, des déplacements massifs de population et la fuite de ressortissants centrafricains et de migrants vers les pays voisins, aura de graves conséquences socioéconomiques à long terme dans le pays.

Le rapport est divisé en quatre sections qui examinent le contexte politique de la crise, les différents types de migration en RCA, l’impact du conflit sur les flux migratoires, et les conséquences à court, moyen et long termes dans le pays.

La partie I est centrée sur l’histoire de l’insécurité politique en RCA, plus précisément sur la récente vague de violences, sa complexité politique enracinée et sa dérive vers une confrontation ethno-religieuse entre les milices musulmanes Seleka et les milices chrétiennes anti-balaka. Selon le rapport, cette division sectaire a souvent permis de masquer la violence généralisée et le banditisme. La violence a tendance à diminuer ces derniers mois.

Cette section expose également brièvement la réponse internationale actuelle, notamment la Résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui, en avril 2014, a autorisé la création d’une Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), qui devrait déployer 10 000 Casques bleus dans le pays à partir de septembre 2014.

La partie II du rapport est consacrée aux différentes formes de migration en RCA et à l’impact du conflit sur les diverses tendances migratoires. Elle étudie notamment la migration entre les zones rurales et urbaines, la migration de main-d’œuvre liée à l’exploitation des ressources naturelles, la transhumance ou la migration saisonnière des pasteurs, la migration internationale, et le déplacement de masse lié au conflit, qui culminait à plus d’un million de personnes déplacées en janvier 2014 mais qui a depuis diminué.

La troisième partie examine l’impact immédiat de la crise sur les migrants et les populations déplacées. Elle met en évidence les vulnérabilités spécifiques et les problèmes clés auxquels sont confrontés les groupes ethno-religieux et les migrants et étudie comment la crise exacerbe l’insécurité des moyens d’existence à la fois en RCA et dans les pays voisins, notamment au Tchad et au Cameroun. Elle s’intéresse également aux conséquences de l’émigration depuis la RCA vers les pays voisins qui manquent de ressources pour réintégrer leurs propres ressortissants, mais également les réfugiés ou les migrants de pays tiers.

La quatrième partie résume les conséquences à court, moyen et long termes de la crise sur le déplacement et la mobilité. Elle étudie l’impact des futurs schémas de la mobilité sur la situation socioéconomique générale du pays, qui est allée en empirant pendant toute la période du conflit. Elle met particulièrement en avant les risques d’insécurité alimentaire et les problèmes potentiels de propriété foncière et immobilière liés aux retours et à la citoyenneté, qui pourrait être source de nouveaux déplacements répétés.

« Migration Dimensions of the Crisis in the Central African Republic » fait partie d’une série de documents produits dans le Cadre opérationnel de l’OIM sur la crise migratoire (MCOF). Les documents visent à aider les responsables politiques et les acteurs concernés à mieux comprendre l’ampleur des problèmes de mobilité lors d’une crise, notamment les ramifications humanitaires, sécuritaires, culturelles et socioéconomiques pendant la transition vers le relèvement après le conflit. A ce jour, des documents similaires ont été publiés au Mali, en Syrie, en Afghanistan et en Somalie.

Pour télécharger un exemplaire du rapport sur la RCA, veuillez-vous rendre sur : http://www.iom.int/cms/CAR

Pour plus d’informations, veuillez contacter

Patrice Quesada
OIM siège
Email : pquesada@iom.int

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