vendredi, mai 1, 2026
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La Minusca à la rescousse de la Centrafrique

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Publié par Corbeau news Centrafrique.

Le 15 septembre démarre officiellement la Minusca, la mission de l’Onu en République centrafricaine. Son mandat est fixé jusqu’en avril 2015, ce qui est bien court pour ramener la paix et la stabilité dans le pays.

Environ 1800 soldats et policiers des Nations unies vont se joindre aux 5 800 soldats africains déjà déployés sur place dans le cadre de la Misca. À terme, la force de l’Onu devrait compter 12.000 hommes.

Pour l’institut de recherche et d’analyses politiques International Crisis Group, il est indispensable de ressusciter l’État centrafricain comme acteur afin qu’il pose des actes effectifs aux yeux de sa population. Mais vu la guerre qui sévit dans le pays, l’ICG craint que la Minusca ne soit encore une mission de trop.

Une mission de trop ?

La Centrafrique a connu au moins dix missions de maintien de la paix qui ont toutes échoué. Pour David Smith, Directeur de la société Okapi Consulting, qui conseille des organisations internationales en Centrafrique, ramener la paix dans ce pays est un véritable défi:

“La question est de savoir combien de soldats il faut pour sécuriser un pays qui est une fois et demi plus grand que la France et dans lequel il n’existe aucune infrastructure adéquate comme les voies et moyens de transport. Dans ces conditions, déployer même 50.000 soldats ne serait pas suffisant pour sécuriser le pays.”

La Minusca aura pour mission de protéger les populations et désarmer les ex-combattants La Minusca aura pour mission de protéger les populations et désarmer les ex-combattants

La Minusca aura pour mission de protéger les populations, soutenir la transition politique, désarmer les ex-combattants, aider à la distribution de l’aide humanitaire et à la protection des droits de l’homme. Mais pour beaucoup d’observateurs, il faudrait surtout rebâtir les institutions de l’État. Ce qui, selon David Smith, sera difficile :

“Mettre sur pied des institutions qui fonctionnent prendra probablement une génération. Maintenant la question est de savoir si la communauté internationale et les Nations Unies ont les moyens financiers, humains et la volonté de le faire ? Probablement pas…”

Pour Didier Niewiadowski, un spécialiste français de la Centrafrique, si les vieilles recettes ne marchent pas, il faut travailler à décentraliser et autonomiser les régions du pays. La transition politique qu’assure Catherine Samba-Panza doit prendre fin en février 2015, avec l’organisation d’élections présidentielle et législatives qui, pour l’heure, ne soulèvent pas grand engouement.

 

Par: dw.de

« J’ai rencontré le diable en Centrafrique » dixit Jérôme Delay, Grand Reporter

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Dans la cour de la mosquée Ali Abu Aba à Bangui. | MICHAEL ZUMSTEIN/AGENCE VU POUR "LE MONDE"
Dans la cour de la mosquée Ali Abu Aba à Bangui. | MICHAEL ZUMSTEIN/AGENCE VU POUR “LE MONDE”

« J’ai rencontré le diable. » C’est ainsi que Jérôme Delay résume sa traversée du conflit centrafricain. Une phrase qui surprend dans la bouche de ce reporter aguerri, chef des photographes de l’agence Associated Press pour l’Afrique, rompu aux tragédies. Mais nulle part ailleurs qu’en Centrafrique, dit-il, il n’a vu d’aussi près la haine et la vengeance saisir les foules comme dans une transe collective. « C’est la première fois que j’assiste à cette nonchalance chez les tueurs, capables de découper des gens sous les yeux des photographes comme s’ils n’étaient pas là. »

Ils sont une petite dizaine de photoreporters à avoir couvert le basculement du pays en 2013 et 2014, et restent marqués. Au printemps 2013, la prise du pouvoir des rebelles musulmans de la Séléka traîne dans son sillage exactions et pillages, poussant les habitants chrétiens à former des milices d’autodéfense. En décembre, le rapport de force s’inverse : la défaite des nouveaux dirigeants sonne le signal d’une vengeance aveugle contre la minorité musulmane du pays, rendue responsable des troubles passés. Un règlement de comptes généralisé s’opère, parfois sous les yeux des soldats français et de la force africaine envoyés sur place.

 

La suite sur abonnement au monde.fr

Par: lemonde.fr

Centrafrique: la Séléka en mouvement pour évacuer leurs blessés vers Bria au Nord

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les soldats de la milice séléka à Bangui

Les mouvements inhabituels de combattants ex-Séléka dans la ville centrafricaine de Bambari (centre-est) inquiètent la population locale. Et les spéculations vont bon train. Pour certains habitants, il s’agirait d’opérations d’évacuation d’ex-Séléka admis à l’Hôpital régional et universitaire de Bambari. Pour d’autres, l’ancienne rébellion serait en train de transférer son état-major à Kaga Bandoro, dans le nord du pays.

« Depuis jeudi, les Séléka sont en mouvement dans l’optique de quitter la ville. Ils ont équipé leurs véhicules d’armes lourdes », a raconté à RNL un témoin joint au téléphone. Cet habitant, qui a préféré garder l’anonymat, a par ailleurs indiqué que ces combattants Séléka s’étaient rendus dans l’après-midi à leur base située à la Cour d’appel pour récupérer leurs effets et évacuer un de leurs officiers, « le général Bourouma », amputé des deux jambes.

« Ce vendredi matin, un avion chasseur et un hélicoptère de combat ont survolé la ville. Actuellement la population est dans une psychose généralisée », a ajouté la source soulignant cependant qu’aucun tir n’avait été entendu.

Contacté par RNL, le général Joseph Zoundéko, chef d’état-major des ex-combattants Séléka dans la région, a reconnu l’évacuation d’ex-Séléka malades et qualifié le reste de rumeurs sans fondement.

« Tous les cas de fractures sont transportés à Bria », a indiqué le général Zoundéko, expliquant craindre qu’ils ne soient amputés de leurs membres s’ils étaient transférés à Bangui, la capitale.

La semaine dernière, un regroupement d’hommes armés de l’ex-Séléka au chef-lieu de la préfecture de la Ouaka avait semé la panique parmi la population.

Centrafrique: 5 morts dans un accident de circulation à Boali

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Accident de la route en centrafrique à Boali

L’hôpital de Boali, ville située à 90 kilomètres de Bangui a enregistré cinq morts dont un bébé de neuf mois et une quinzaine de blessés, dans la nuit de jeudi à vendredi. Il s’agit des victimes d’un accident de circulation qui s’est produit sur la falaise de Kassango.

Le véhicule est un conteneur en provenance de Garouamboulaye à destination de Bangui. Il transportait des sacs d’oignon, des bidons d’huile et plus d’une trentaine de passagers.
D’après les circonstances relatées par Zita Yadomba, une des passagers, le conducteur voulait dépasser un autre véhicule qui était dans le convoi, « alors qu’ils amorçaient le dernier tournant de cette falaise en pleine descente. Ce qui n’était pas possible et le camion déséquilibré par le chargement a fait des tonneaux avant de se renverser dans le fossé qui longe la falaise », a-t-elle expliqué.

Le médecin chef de l’hôpital de Boali qui a reçu les victimes a fait savoir que les blessés ont été évacués à l’Hôpital Communautaire de Bangui et que le bilan risque de s’alourdir car certaines victimes sont coincées sous le véhicule et qu’un autre blessé a été retrouvé tard dans la nuit.
Cet accident intervient une semaine après un autre qui s’est produit dans la ville de Boali, occasionnant des dégâts sur des poteaux électriques.

Par: Fidèle Ngombou pour RJDH

Bangui : plusieurs personnes disparues dans un accident de pirogue sur la rivière M’Poko-Bac

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Rivière Oubangui plusieurs disparus après l'accident d'une pirogue

Une pirogue a chaviré sur la rivière  M’Poko-Bac dans la matinée du jeudi 11. Le bilan de cet accident est de plusieurs disparues.

Selon les témoignages recueillis par le RJDH sur les lieux, cet accident est dû à la surcharge. Un témoin  a expliqué qu’au bord de la pirogue se trouvaient plus de quatre vingt personnes. « C’est à cause de la surcharge que la pirogue a coulé ».

Désiré Apoéma, chef du village  Nzika dit ignorer le nombre exact des personnes portées disparues suite à cet accident. « Ce qui est certain, beaucoup de personnes sont disparus. Sur le nombre qu’il y avait au bord de la pirogue, nous n’avons réussi à repêcher que 18 victimes que j’ai transférées à l’hôpital pour des soins. Il est difficile pour le moment de faire un bilan de la situation. Je pense comme tous le autres qu’il doit y avoir beaucoup de disparues ».

Monique, une femme d’une soixantaine d’années, en pleurs a confié avoir perdu deux de ses enfants dans cet accident. « Dans la pirogue, il y avait mon mari et quatre de nos enfants. On n’a réussi à récupérer mon mari et deux enfants. Les deux autres ne sont pas retrouvés. Comment vais-je faire ? Ils allaient tous au champ de l’autre côté de la rive comme ils le font tous les jours ».
La conseillère municipale et responsable de la zone, Jacqueline Belema accuse les piroguiers, d’être à l’origine de cet accident. « Ici, ceux qui font le commerce de pirogue s’opposent généralement aux activités du bac que l’Etat a mis ici pour la traversée des gens. En plus, ils surchargent leurs pirogues pour avoir davantage de l’argent, la conséquence est là », a constaté la conseillère.

L’autorité municipale  promet des mesures vigoureuses. « Nous allons voir avec les autorités pour interdire le commerce des pirogues afin de le régulariser. S’ils veulent continuer, ils doivent se soumettre à la loi. Payer les impôts, l’assurance… ».

Les responsables de la pirogue n’ont pas été retrouvés après l’accident. Selon les témoignages concordants, ces derniers se sont évadés juste après être sortis de l’eau. Notons que les accidents de pirogue sont souvent réguliers à M’Poko-Bac./Sylvestre Sokambi

Bangui: les Anti-Balaka s’entretuent au quartier Combattant

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

une victime de la guerre civile en Centrafrique

 

L’après midi du 11 septembre a été mouvementé à Combattant, dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui. Une mésentente entre les Anti-Balaka basés dans le secteur a fait 2 morts et mis en débandade les commerçants qui vendent au marché Combattant. L’information est rapportée au RJDH par les témoins des faits qui ignorent encore tout de l’origine de cette mésentente.

Pour Cyril qui fait le transfert de sons, vidéos et musiques, tout est parti de la répartition d’une importante somme d’argent entre les Anti-Balaka : «Il y a une importante somme d’argent qui avait été prise sur un particulier. C’est au moment du partage de cet argent que les choses ont dégénéré. Il y a eu des coups de feu. Une grande panique s’est emparée de la foule des commerçants qui étaient aux abords de la route ».

Gertrude reconnait également le décès de deux personnes non encore identifiées. « Les gens ont perdu beaucoup de choses. Il y a deux morts dont l’identité n’est pas encore révélée », a relaté cette dernière avant de dire que les incidents de ce genre sont fréquents à combattant surtout entre les Anti-Balaka.

Contacté, le porte-parole des Anti-Balaka, Brice Emotion Namsio promet de donner plus de précisions dans les heures qui suivent. « Je suis en train de rentrer sur Bangui. Attendez que j’arrive et que j’ai les informations appropriées pour vous donner ».

Le 09 août dernier, une mésentente entre les Anti-Balaka civiles et les Anti-Balaka militaires a mis en ébullition, pendant plusieurs jours, les habitants de Boy-Rabe, quartier situé dans le 4ème arrondissement de Bangui.

Par: Naïm Kaélin Zamane pour DJDH

Centrafrique: les passeports biométriques centrafricains seront confectionnés par la société française Morpho Sagem

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Société française Morpho pour les passeports biométriques centrafricains

Après plusieurs mois d’intermittentes convoitises autour du juteux marché de confection des passeports biométriques, la présidente de transition, Catherine PANZA , laquelle a succédé au président déchu, Michel Djotodia, vient de donne le magot à la société française Morpho Sagem, spécialiste de la biométrie.

Selon des indiscrétions, le ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabuis, dont le fils Thomas est bien introduit au palais de Bangui a donné un coup de pouce à Morpho Sagem pour s’adjuger le sésame. Coût du contrat : 7,5 millions d’euros.

Au moment où la crise s’exacerbe dans le pays, où tout rime avec désespoir, les langues commencent à se délier ! Entre billards et fournaises, Mme Catherine PANZA se met au fashion Fabius Family. Il ne reste plus aux concurrents de Sagem en embuscade de se tourner les pouces.

Devinette: qui représentera Sagem au prochain garden party de la présidence de Bangui ?

Oeildafrique.com

 

 

Centrafrique: la Sangaris apportera de soutien logistique à la MINUSCA

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

materiel militaire de la force sangaris pour support à la Misca

Le 15 septembre 2014, la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en république centrafricaine (Minusca), prendra le relais de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA). Dans le cadre de sa montée en puissance, la force Sangaris l’appuie au quotidien en lui apportant un soutien logistique et humain.

Neuvième opération de maintien de la paix de l’ONU en Afrique, la MINUSCA a été créée par l’adoption de la résolution 2149 du Conseil de Sécurité. Cette résolution prévoit le transfert de responsabilités de la MISCA à la MINUSCA à compter du 15 septembre 2014. D’un effectif prévu de 10 000 militaires et de 1 800 policiers, la MINUSCA aura pour mission de maintenir la paix en République centrafricaine. Ses tâches prioritaires sont la protection des civils, l’appui à la mise en œuvre de la transition, et la facilitation de l’acheminement de l’aide humanitaire. Elle sera aussi chargée de surveiller et prévenir les violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, perpétrés notamment par différents groupes armés. Pour se faire, elle mettra en œuvre une stratégie de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement des ex-combattants et des éléments armés.

La force Sangaris apporte un soutien humain et logistique à la mise en place de la MINUSCA. Des équipes du détachement du transit interarmées aérien (DETIA), renforcées par des soldats et des engins du peloton de transit et de manutention du détachement logistique (DETLOG), sont ainsi chargés du déchargement du fret de la MINUSCA sur l’aéroport international de Bangui. Depuis fin août, ce sont 12 Antonov 124 qui ont été affrétés afin de permettre l’acheminement d’hommes, de matériels et de véhicules, nécessaires à la montée en puissance de la MINUSCA. En provenance de différents pays contributeurs tels que le Bangladesh, le Maroc et le Rwanda, ce sont déjà plus de 270 tonnes soit 50 conteneurs et 45 véhicules qui ont été acheminés sur l’aéroport de Bangui et déchargés par la force Sangaris.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à faciliter la mise en place future de la MINUSCA.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

Centrafrique : pour le général Noël Léonard Essongo, la médiation congolaise rapporte une baisse des rancoeurs

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Bambari-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bambari en centrafrique

La baisse des rancoeurs entre les parties en conflit représentées surtout par les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas montre que la Centrafrique se dirige vers un apaisement, a rapporté dans une récente interview avec Xinhua le général Noël Léonard Essongo, représentant spécial à Bangui du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise. “Tout à fait, les rancoeurs ont vraiment pris le dessus à un moment donné, mais je crois que de plus en plus les gens commencent à comprendre qu’il faudrait qu’ils aillent les uns vers les autres.C’est notre tâche ici, c’est ce que nous essayons de faire. Il y a moins de rancoeurs qu’avant”, a souligné le chef militaire congolais, plus d’un mois après l’accord de cessez-le- feu du 23 juillet à Brazzaville. Question : En tant que représentant spécial du médiateur, donc facilitateur du processus de sortie de crise en République centrafricaine, est-ce que vous rencontrez régulièrement entre les différentes parties prenantes, à savoir les partis politiques, les autorités de transition, les groupes armés et la société civile ? Réponse : En effet, je rencontre régulièrement tout le monde : les partis politiques, les groupes armés, l’administration locale, le gouvernement. Je travaille pratiquement avec tout le monde. Toutes les portes me sont ouvertes, il faut le reconnaître, c’est intéressant. Ça nous permet d’avoir la même compréhension pour tout le monde. Ce qui nous embête, c’est que la Centrafrique est quand même un pays de la sous-région et nous ne souhaitons pas voir ce pays être la cinquième roue de la charrette. Tous les autres pays d’Afrique centrale devraient avoir leur coeur qui bat à l’unisson pour nous permettre d’aller de l’avant. Nous sommes au 21e siècle, vous voyez nous sommes ici dans un très beau pays, malheureusement les institutions ne marchant pas. C’est vraiment un retard absolu alors que ces populations-là ne méritent pas ce qu’elles sont en train de vivre en ce moment. Q : Les différentes parties elles-mêmes, notamment ceux qu’on peut appeler les irréductibles qui contestent le nouveau gouvernement, vous facilitent-elles la tâche ? R : Bien sûr que lorsque c’est comme ça la tâche n’est pas facilitée, mais nous sommes bien obligé de leur demander d’aller vers un consensus, parce que sans la compréhension mutuelle, c’ estdifficile de pouvoir avancer. Ce n’est pas la peine que chacun se mette à tirer la couverture de son côté ; ça ne sert à rien. Il est bon que tout le monde s’asseye, que tout le monde s’entende de manière à ce qu’on puisse aller de l’avant. Q : En toute franchise, les rancoeurs et les haines prennent-elles le pas sur la volonté de concorde ? R : Tout à fait, les rancoeurs ont vraiment pris le dessus à un moment donné, mais je crois que de plus en plus les gens commencent à comprendre qu’il faudrait qu’ils aillent les uns vers les autres.C’est notre tâche ici, c’est ce que nous essayons de faire. Il y a moins de rancoeurs qu’avant. Ce que vous écoutez de temps en temps à la radio, oui c’est vrai, mais il y a un travail qui se fait en dessous.On n’est pas obligé de le dire tous les jours, c’est un travail qui porte. C’est ainsi que vous voyez qu’ aujourd’hui dans le gouvernement vous avez par exemple trois représentants de la Séléka. Le mouvement Séléka dit : ils ne font plus partie de notre mouvement. Mais hier,ils étaient capables de dire : écoutez, ces gars-là, nous ne voulons plus. Voyez-vous, là c’est radical. Le langage a quand même changé, il s’est amélioré et moi je crois qu’avec cette façon de faire nous allons gagner. Q : Quels sont les responsables de la Séléka et des anti-Balakas que vous rencontrez ? Depuis la formation du gouvernement, les avez-vous rencontrés ? R : Je rencontre tout le monde, j’ai des contacts avec tout le monde. C’est ça le plus important, parce que si je me mets à citer un,il y en a qui se verra lésé. Q : Vous pouvez dire que nous allons vers un véritable apaisement dans les semaines, les mois à venir ? R : Oui, dans les mois à venir, nous allons vers un apaisement. Déjà, voyez-vous il était impossible de circuler ici il y a quelques temps. Maintenant, on a l’occasion de circuler. On a l’ occasion de discuter avec les gens, quel que soit le fait que les uns et les autres ont des positions tranchées. Aujourd’hui, après une discussion,on peut pendre rendez-vous pour une prochaine rencontre dans deux ou trois semaines, dans un mois. Nous revenons de Brazzaville, tout le monde n’a pas été au forum de Brazzaville, mais tout le monde est conscient de ce qu’en quelques mois ici à Bangui, d’ici la fin de l’année, nous allons nous retrouver pour le forum de Bangui et là c’est avec toutes les entités, avec tout le monde. Nous sommes en train de nous préparer en conséquence. Q : Les anti-Balakas, les ex-Séléka, vous les encouragez à se muer en partis politiques ? R : A s’accepter d’abord. Ils ont commencé à s’accepter. Tout ne se passe pas de la même façon au même moment partout, simplement parce que les moyens de communication ne sont pas très développés. Sinon,ils ont commencé à s’accepter un peu, difficilement mais ça se fait. Q : Quelques exemples ? R : Vous voyez par exemple le K5 que vous pouvez fréquenter aujourd’hui. Il y a quelques temps c’était impénétrable. Boy Rabe aujourd’hui est fréquentable. Aujourd’hui on parle de Bambari avec de grands mots. Nous sommes allé à Bambari entre-temps, on a vu que les camps sont divisés, c’est vrai, mais la circulation est au moins organisée pour quelques heures, etc. Je crois que dans quelques temps on arrivera à amener tout le monde à s’accepter et à sécuriser tout le pays, par les Centrafricains eux-mêmes. Q : Pour vous, quels sont les obstacles qui subsistent ? R : C’ est la mésentente, simplement. Tant que les gens ne s’accepteront pas, voilà le point d’obstacle que je trouverai. Nous sommes en train de travailler avec les Nations Unies pour vulgariser l’ accord (de Brazzaville), parce que l’accord n’est pas vulgarisé, il n’est pas bien compris de tout le monde. Nous allons nous mettre sur le terrain très bientôt. Quand il sera vulgarisé, à partir de ce moment-là on aura le forum de Bangui. Ça prend un peu de temps, c’est compte tenu des moyens de travail dont nous disposons, mais c’est utile, ce n’est pas du temps perdu. Un enfant, pour qu’il naisse, il faut neuf mois. F

 
Par: Agence de presse Xinhua

Centrafrique: le Gouvernement veut mobiliser 576,5 milliards de FCFA pour une croissance de 5,1% en 2015

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Un montant d’environ 576,5 milliards de francs CFA (1,153 milliard USD) est prévu d’être mobilisé par les autorités centrafricaines pour la relance de l’ économie nationale, un des piliers principaux du Programme d’ urgence pour le relèvement durable, a révélé à Xinhua la ministre centrafricaine de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Florence Limbio.

Samba-Panza et Jean-Jacques Démafouth

“Nous avons prévu pour les trois ans un montant de 576,5 milliards(de francs CFA) de besoins de financement. Nous pensons que l’Etat devrait intervenir pour une petite partie, puisque nous n’avons pas beaucoup de ressources propres, mais nous sommes en train de travailler avec les bailleurs de fonds pour pouvoir obtenir le financement de ces projets”, a expliqué la ministre de l’Economie dans une récente interview avec Xinhua à Bangui.
L’utilisation de ces fonds, a-t-elle précisé, porte sur deux priorités : la mise en oeuvre des réformes économiques et financières puis la promotion d’une croissance vigoureuse et durable, un objectif qui implique la réhabilitation de l’outil de production des entreprises du secteur privé touchées par les pillages perpétrés par les groupes armés en conflit dans le pays, à savoir les ex-rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti-Balakas.
Les effets de cette crise sont néfastes sur les performances économiques globales. De 4% en 2012 après un rebond par rapport à l’année précédente où elle s’établissait à 3,3%, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a enregistré une contraction de 39,7% en 2013, selon les estimations officielles qui chiffrent à environ 30 milliards de francs CFA (60 millions USD) les pertes subies par les entreprises. Cette détérioration des indicateurs économiques s’est accentuée avec le recul de l’investissement public de 163,5 milliards de francs CFA (327 millions USD) en 2012 à 124,2 milliards (248 millions USD) en 2013, suite à la suspension provisoire des décaissements des principaux projets financés par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). La prise du pouvoir de Michel Djotodia et de son ex-coalition rebelle de la Séléka le 24 mars 2013 à Bangui avait mis un coup d’ arrêt à un retour en grâce de la République centrafricaine (RCA) auprès de ses partenaires au développement à travers un accord conclu par le gouvernement en juin 2012 avec le Fonds monétaire international (FMI) pou un programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).
RETOUR DES CHANTIERS

“Les bailleurs de fonds ne nous ont pas laissé tomber. Ils étaient à nos côtés depuis l’élection de Madame la présidente de la République, la formation du gouvernement. Nous avons commencé à travailler très rapidement avec tous les bailleurs : l’Agence française de développement, la France à travers son ambassade, l’ Union européenne, la Banque mondiale”, soutient la ministre de l’ Economie.
“Le dernier bailleur avec lequel nous avons commencé à travailler très sérieusement, nous avons d’ailleurs signé beaucoup de conventions, c’est la BAD qui est en train de nous décaisser 11 milliards de francs CFA (22 millions USD) dans le cadre de l’aide budgétaire”, poursuit-elle.
Avec l’aide de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), de la force française Sangaris puis de la force européenne Eufor, le climat sécuritaire s’est considérablement amélioré à Bangui. Dans ce contexte, la capitale centrafricaine connaît en effet peu à peu le retour des chantiers routiers et immobiliers interrompus à cause des violences.
“Il y a pas mal de choses qui se font dans la ville de Bangui. C’est vrai qu’à l’intérieur du pays, compte tenu de l’insécurité, nous n’avons pas encore implémenté un certain nombre de projets. Mais nous pensons qu’avec l’arrivée des forces des Nations Unies, si on commence à avoir un peu de sécurité à l’intérieur du pays, nous allons reprendre nos activités de pôles de développement par exemple”, insiste la ministre.
Avec la Banque mondiale, les autorités de transition centrafricaines comptabilisent une aide de 10 milliards de francs CFA (20 millions USD) pour le paiement de deux mois de salaires des fonctionnaires civils, sur quatre promis. Le même montant a été alloué au profit de la relance agricole.
C’est aussi le volume d’un financement accordé par le FMI en faveur de la balance de paiement dans le cadre de la Facilité de crédit rapide. Pour l’heure, 6 milliards frans CFA de ces fonds ont été décaissés et l’opération a été suspendue en raison, selon la ministre, de quelques incompréhensions.
“C’est vrai qu’il y a eu quelques petits soucis au niveau de l’ utilisation de certains fonds, mais je pense qu’il faut que nous, gouvernement centrafricain, on explique et convainque le Fonds monétaire qu’il n’y a pas eu de problème particulier. De toutes les façons, nous sommes toujours en négociation avec eux. Il y a eu une mission qui est prévue d’arriver en Centrafrique bientôt”, affirme la ministre.

ACCROISSEMENT DES INVESTISSEMENTS

Pour ses trois années d’exécution, le Programme d’urgence pour le relèvement durable est porté à un coût global de 1 500 milliards de francs CFA (3,33 milliards USD), soit en moyenne 500 milliards par an. L’apport propre de l’Etat centrafricain est estimé à 8,73%,soit 131 milliards (291 millions USD), le reste devant provenir des bailleurs de fonds.
Les autorités tablent sur un accroissement des investissements de l’ordre de 3,8% en 2014 et 5% en 2015, synonyme d’une reprise de la croissance à 1,3% et 5,1% au cours des deux années, suivie d’ un bond spectaculaire à 8,2% en 2016.
Cette évolution des indicateurs dépendra cependant de la normalisation de l’activité sur le corridor Douala-Bangui par où transitent les échanges commerciaux de la RCA avec l’extérieur. Car à cause de l’insécurité les opérations se limitent pour le moment à deux convois hebdomadaires sécurisés de marchandises avec le concours des forces internationales.
“Deux fois par semaine, c’est vraiment insuffisant. C’est vrai que la MISCA a des problèmes d’effectifs et qu’on ne peut pas faire plus que ça. Mais je pense qu’avec l’arrivée de la MINUSCA ( Mission de maintien de la paix des Nations Unies) on pourra négocier pour qu’il y ait plus de rotations. Avec l’arrivée des forces des Nations Unies, on aura une demande très forte”, assure Florence Limbio.

 

Par: XINHUANET

 

 

Les Etats-Unis annoncent la réouverture de leur ambassade en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique

Ambassade des États Unis en Centrafrique

Les États-Unis ont annoncé la réouverture de leur ambassade en République centrafricaine (RCA) après une absence de près de deux ans.

Dans une lettre au Congrès jeudi, le président Barack Obama a déclaré que 20 soldats américains sont arrivés en Centrafrique mercredi pour établir un périmètre de sécurité à l’ambassade des Etats-Unis à Bangui.

M. Obama n’a pas précisé de date pour l’arrivée de nouveaux membres du personnel diplomatique. Cependant, les soldats sont considérés comme la première étape vers le rétablissement de la mission, fermée à la fin de 2012 alors que les rebelles menaçaient de renverser le gouvernement.

Cette décision intervient alors que les Nations Unies (ONU) commencent une nouvelle mission de maintien de la paix dans le pays, où le gouvernement peine à rétablir son autorité.

Environ 1.500 soldats de la paix internationaux se joindront aux 4.800 soldats africains déjà sur le terrain pour rétablir la loi et l’ordre.

 

Par: La Voix de l’Amérique

Bangui: grave accident impliquant le véhicule de la sécurité publique faisant trois morts ( Femmes )

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Publié par: Corbeau news Centrafrique.

accident de la route à Bangui faisant trois morts

Trois femmes ont trouvé la mort sur le coup jeudi à Bangui lorsque la motocyclette qui les transportait a été heurtée par un véhicule officiel. Une foule de gens en colère a aussitôt mis le feu sur le véhicule.

L’accident s’est produit à l’intersection de l’avenue Koudoukou et de la ruelle en face du Bar dancing Olympia (ex-Bamboula) au quartier Malimaka, dans le 5ème arrondissement.

Un véhicule BG 75 du ministère de la Sécurité publique en mission de sensibilisation dans le secteur a percuté le taxi-moto à bord duquel se trouvaient les trois femmes. Deux des trois corps sans vie ont été transportés à l’une des morgues de la capitale centrafricaine, tandis que la dépouille de la troisième femme est restée allongée sur le trottoir.

Pour sa part, le conducteur de la moto, blessé, serait actuellement hospitalisé.

Selon les témoins interrogés, le véhicule, qui transportait des policiers, était en excès de vitesse. « Ces policiers accompagnaient leur ministre dans une mission. De retour, le chauffeur du véhicule a roulé à grande vitesse à l’étonnement de tous ceux qui le voyaient. Pendant ce temps, sur la ruelle Bamboula, un conducteur de taxi-moto transportant trois femmes sortait. Le véhicule les a renversés, tuant les trois femmes du sur le coup», a raconté un de ces témoins à RNL.

« Les gens du quartier sont sortis et ont décidé sur le champ de brûler le véhicule en guise de protestation », a-t-il ajouté.

Une unité de police de la force africaine (MISCA) ainsi des éléments de la force européenne, Eufor, se sont dépêchés sur les lieux, afin de prévenir tout autre débordement.

Interrogé pat RNL, le ministère de la Sécurité publique s’est refusé à tout commentaire.

 

Par: Radio Ndeke-Luka

Centrafrique: Le Président du CNT Alexandre-Ferdinand N’Guendet veut forcer Samba-Panza à démissionner

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Catherine Samba-Panza et Alexandre Nguendet

Le président du Parlement de transition centrafricain, Alexandre-Ferdinand N’Guendet, est entré en guerre ouverte avec la présidente de transition, Catherine Samba-Panza

Partisan de la nomination de Karim Meckassoua au poste de Premier ministre, Alexandre-Ferdinand N’Guendet, le président du Parlement de transition (CNT), avait un agenda à peine caché : forcer Catherine Samba-Panza à démissionner et assurer l’intérim.

C’est en tout cas ce qu’il a expliqué au médiateur congolais, Denis Sassou Nguesso, lorsque ce dernier a convoqué une partie des leaders politiques centrafricains, peu après la nomination de Mahamat Kamoun à la primature. Le plan de N’Guendet n’a pas eu le succès escompté auprès de DSN, même si ce dernier soutenait ouvertement Meckassoua. Quant à Samba-Panza, qui a confirmé Kamoun, le 22 août, elle en a manifestement eu vent.

Depuis, la guerre est déclarée entre cette dernière et N’Guendet. Devant plusieurs diplomates, le président du CNT a même expliqué avoir reçu des menaces de mort par SMS. Inquiets de ces tensions, les représentants de la communauté internationale à Bangui ont demandé aux deux protagonistes de “respecter l’esprit de la transition”.

Par: Jeune Afrique

Centrafrique : des millions de dollard disparus et le FMI cèsse ses activités en RCA

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Catherine Samba-Panza et Mahamat Kamoun sont liés par des interets privés

Les partenaires étrangers du pays s’inquiètent de plus en plus quant à la probité et à l’efficacité du gouvernement intérimaire. Mais ils semblent désemparés.

La décision surprise de la présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba-Panza de nommer Mahamat Kamoun premier ministre à la tête d’un gouvernement de 31 membres, a laissé sans voix ses alliés étrangers. Ceux-ci jugent que tous dans la nouvelle équipe, n’ont pas pour priorité l’intérêt du pays mais n’osent pas réagir de peur d’être accusés de harcèlement. Par ailleurs, des fonds accordés au gouvernement ont disparu et le FMI est si inquiet de la situation qu’il a suspendu toutes ses opérations à Bangui.

Lors d’une allocution radiodiffusée le 2l août, Samba-Panza a mis en garde l’opinion publique contre des «manœuvres quotidiennes destinées à déstabiliser les autorités transitoires et à mettre en danger la souveraineté du pays ». Assurant avoir choisi le premier ministre après de larges consultations et estimant qu’il était, elle a ajouté : « Contrairement à certaines personnes arrogantes qui n’ont pas leur place dans ce pays en temps de crise, M. Kamoun est un modèle d’humilité ce qui à mon sens est un grand atout ». Selon elle, il était le meilleur candidat.

Ce n’est pas l’opinion qui prévaut à l’étranger. Les voisins de la Centrafrique, le Tchad et le Congo-B, sont déçus, tout comme l’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Union européenne (UE), l’Organisation des nations unies (ONU) et la France. Leur inquiétude se focalise sur le choix du premier ministre et la présence de nombreux amis et relations de la présidente au sein du gouvernement.

La longue saga qui a abouti à la nomination de Kamoun le 10 août, a marqué une rupture en Samba-Panza et les alliés internationaux du pays. Le 1er août, la présidente par intérim a appelé le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius qu’elle allait nommer premier ministre Abdou Karim Meckassoua pour succéder à André Nzapayéké. Selon nos informations et contrairement à ce que la présidente a déclaré publiquement la semaine suivante, c’est elle qui avait annoncé le nom de Meckassoua et non Fabius ou le médiateur officiel Denis Sassou Nguesso président du Congo-B.

Né dans une famille centrafricaine de commerçants musulmans, il n’a aucun lien avec la milice musulmane Séléka et ses relations avec le président déchu François Bozizé Yangouvonda étaient tendues après 2005.  Meckassoua possède une grande expérience politique  et entretient de bonnes relations avec  toutes les communautés religieuses. Après avoir été haut fonctionnaire, ministre et parlementaire dans son pays, il a connu de beaux succès en tant qu’homme d’affaire au Congo-B. Après son retour en Centrafrique, il est devenu ministre des télécommunications puis ministre de la planification par intérim durant les deux dernières années du régime de Bozizé. Il bénéficie d’excellents contacts dans la région ainsi qu’en France et en Belgique et n’a jamais été accusé de détournement de fonds publics.

Toutefois, le 4 août, Samba-Panza a de nouveau rencontré les représentants internationaux y compris ceux de I’ONU, de I’UA, de la CEEAC, de l’UE et de la France. Elle a déclaré qu’elle n’obéirait pas à la France en nommant Meckassoua mais qu’il figurait sur une liste de candidats potentiels qu’elle étudiait.

Meilleure note

Comme prévu, la présidence a annoncé le lendemain la démission de Nzapayéké. Des consultations avec les partis politiques devaient suivre pour désigner son successeur et former le nouveau gouvernement. Le 9 août, la présidence a organisé une « marche pour la paix » au cours de laquelle Samba-Panza a prononcé un discours très provocateur. Elle a déclaré qu’elle ne cèderait pas à la pression extérieure, réaffirmerait la souveraineté nationale et ne serait pas « présidente à moitié », avec des fonctions purement honorifiques.

Dans la soirée, elle a de nouveau rencontré les représentants internationaux  et annoncé qu’elle nommait premier ministre l’un de ses conseillers, en l’occurrence Kamoun, expliquant que c’est lui qui avait reçu la meilleure note (27 sur 33) selon le système d’évaluation mis au point par son équipe – dont il faisait partie.

Lorsque le représentant de I’UA chargé de la médiation, l’ancien premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maiga, s’est enquis du score des autres candidats, dont Meckassoua et l’ex-ambassadeur auprès de l’ONU Charles-Armel Doubane, Samba-Panza a botté en touche, déclarant que la décision était prise.

Le 10 août, un décret présidentiel nommait Kamoun premier ministre du gouvernement transitoire.

Haut fonctionnaire au ministère des finances et au Trésor jusqu’en 2007, Kamoun a ensuite demandé l’asile politique aux Etats-Unis. Il est rentré en 2013 pour devenir chef de cabinet du leader de la Séléka, Michel Djotodia, qui avait renversé Bozizé. Les combattants de la Séléka ont pillé la résidence de Kamoun lorsque Djotodia a quitté la présidence et est parti pour Cotonou (Benin) en janvier dernier.

Au cours du même mois, Kamoun a rejoint l’entourage de Samba Panza  dont il est devenu l’un des conseillers les plus influents. Toutefois c’est à sa compagne, Rachel Ngakola, que Kamoun doit sa promotion. Celle-ci a été nommée chef adjointe de la direction générale des douanes et des droits indirects peu après l’arrivée de Kamoun au cabinet présidentiel, et en est devenue directrice générale en février. Ngakola est une amie proche de Samba-Panza – et même sa cousine, selon l’AFP. Elle a largement financé la campagne de cette dernière lors du choix du président par le Conseil national de transition (CNT) et a même payé sa caution. Du coup, Kamoun est surnommé “le beau-frère” dans les bars de Bangui  Localement, sa nomination n’a guère suscité l’enthousiasme.

Fonctionnaire sans aucune expérience politique, comme Nzapayéké, il a en outre été accusé de détournement de fonds publics en 2006-2007, avant d’être blanchi par  la justice locale, Le passé de sa compagne n’est guère plus reluisant. Une délégation de diplomates aurait demandé à la présidente par intérim de la démettre de ses fonctions au motif qu’elle se montrait « trop gourmande ».

Pour les représentants étrangers, cette nomination est une véritable claque. « Menteuse », « manipulatrice », « de mauvaise foi » sont les termes qui reviennent à propos de Samba-Panza.

Pouvoir temporaire

Les grandes questions de gouvernance qui se posent aujourd’hui ne sont pas nouvelles. Elue par le CNT, un organisme sans grande légitimité, Catherine Samba-Panza ne devait rester au pouvoir que de façon temporaire. Ses pouvoirs sont encadrés par plusieurs textes, qui remontent à l’accord de Libreville de janvier 2013. Mars, aucun responsable international n’étant venu lui rappeler la différence entre son titre intérimaire et celui d’un chef d’état de plein droit. Cette différence a semblé s’amenuiser jour après jour dans son esprit.  Ses alliés internationaux n’ont pas non plus réagi lorsqu’elle a formé son gouvernement et place Nzapayéké à sa tête.

Selon la charte transitoire, le premier ministre dirige le gouvernement. Mais ce dernier n’a été autorisé à nommer que le ministre des affaires étrangères, la présidente et son entourage choisissant tous les autres.

Résultat : l’autorité de Nzapayéké sur le gouvernement n’était que de façade. La plupart des membres étaient issus que de Bangui et ses environs. Certains faisaient même partie de l’entourage proche de Samba-Panza. D’autres étaient issus de la diaspora et n’avaient qu’une compréhension superficielle de la situation sur le terrain, surtout en dehors de la capitale. On a ainsi dit que Nzapayéké ne s’était jamais aventuré plus loin que le quartier PK12 de Bangui. Samba-Panza, elle, n’a effectué que deux brèves visites hors de la capitale en plus de sept mois, à Mbaiki et Bouar, sous forte protection des troupes françaises.

Si la communauté internationale a vite soupçonné les amis et relations de la présidente de vouloir capter les fonds publics, ces inquiétudes n’ont pas déclenché de mobilisation. Le silence est devenu assourdissant lorsque l’Angola a décidé de faire don de 10 millions de dollars au gouvernement, en avril. A la demande de la délégation centrafricaine à Luanda (dont Kamoun faisait partie), un premier versement a été effectué en liquide et changé en francs CFA à Douala (Cameroun), à un taux exorbitant. Environ 400 millions de F CFA (810.000 dollars) ont été perdus dans cette transaction, selon nos informations. Un second versement d’un montant d’environ 3 milliards de F CFA a été déposé sur un compte à Bangui avant de s’évanouir. C’est cet incident qui a conduit le FMI à geler ses opérations. D’autres décisions comptables qui se sont révélées totalement ineptes ont ébranlé la confiance de l’institution dans le gouvernement, selon une source financière à Bangui.

Bangui bruisse de rumeurs de corruption. Des politiciens haut placés auraient ainsi acquis des appartements à Neuilly sur Seine près de Paris, à Cotonou et à Lomé (Togo). Les fonctionnaires ne sont plus payés depuis des mois. Les bailleurs de fonds n’ont pas ouvert d’enquête alors même que la défense de l’éthique faisait partie de leur priorité. Lors de la conférence de Brazzaville qui a abouti à un cessez le feu provisoire le 23 juillet, il est apparu évident qu’il fallait changer de gouvernement. Samba-Panza a promis de procéder à un remaniement comme elle l’avait fait en mai.  Le premier ministre n’a toutefois accepté de quitter son poste qu’après avoir obtenu le rang et (le salaire d’ambassadeur). Dans sa lettre de démission il remercie Denis Sassou Nguesso mais aussi le président angolais Jose Eduardo dos Santos, geste inhabituel en Centrafrique. Selon des membres du CNT et d’autres politiciens, il aurait reçu environs 300 millions de F CFA.

Faute d’avoir agi plus tôt, les membres de la communauté internationale ont de plus en plus de mal à se faire entendre. D’autant que les gouvernements et institutions de la communauté internationale ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. L’ONU semble divisée. Selon nos informations, le Sénégalais Abdoulaye Bathily le représentant spécial du secrétaire Général pour l’Afrique centrale a adressé un rapport très critique au Conseil de sécurité, le 13 août, concernant le gouvernement intérimaire. C’est lui qui avait empêché la réunion de Brazzaville de capoter et qui, avec Maiga, a maintenu le contact entre les délégations. Le général Babacar Gaye représentant spécial chargé de la Centrafrique, lui aussi Sénégalais, qui a joué un rôle important dans le choix de Samba-Panza, s’était rendu à New York la veille pour briefer le Conseil de sécurité, après avoir dit à Bathily de se montrer moins dur dans son rapport.

La France trahie

En privé, les autorités françaises ont le sentiment d’avoir été humiliées. Fabius qui voyait en Samba-Panza une amie se sent trahi. Peu populaire dans l’Hexagone, l’opération Sangaris coûte plus de 800.000 euros par jour sans véritable enjeu à la clé pour la France. Le président François Hollande a bien expliqué que son pays pouvait assurer l’ordre mais qu’il revenait à d’autres de résoudre la crise. A Paris, beaucoup estiment désormais qu’il faut retirer les troupes le plus vite possible mais les autorités ne veulent pas être tenues pour responsables d’une éventuelle reprise des violences.

L’attitude de Samba-Panza pourrait toutefois conduire le Parlement français à refuser de prolonger le mandat de Sangaris, en décembre ou à exiger une forte réduction de ses effectifs. Sassou Nguesso va aussi lui aussi se retrouver en position de faiblesse s’il ne réagit pas. Lors du sommet de Luanda en juin, le président tchadien, Idriss Déby Itno, lui a franchement dit que sa médiation avait échoué, selon une source présente.

En tant que médiateur, le président congolais était censé superviser le processus politique et s’assurer que les accords conclus étaient respectés. Cela s’est révélé difficile, parce que d’une part, il n’assure pas un suivi constant, se montrant tantôt pointilleux tantôt distrait, et d’autre part, parce que son représentant à Bangui, Essongo semble souvent jouer son propre jeu et n’a pas toujours fidèlement reflété les opinions du médiateur.

Par: AFRICA CONFIDENTIAL N° 697

Jubilé d’argent chez les Petites Sœurs du Cœur de Jésus en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Jubilé d'argent chez les Petites Sœurs du Cœur de Jésus en Centrafrique
Jubilé d’argent chez les Petites Sœurs du Cœur de Jésus en Centrafrique

Trois religieuses ont célébré  25 ans de vie religieuse dans la Fraternité des Petites Sœurs du Cœur de Jésus (congrégation autochtone de Centrafrique). La cérémonie a eu lieu, le dimanche 7 septembre 2014, dans l’archidiocèse de Bangui.

Les sœurs Marie-Catherine SOUROU NOUATIN, Paulette LONGBA et Sidonie Francine KAYA sont les trois religieuses qui ont célébré leur  jubilé d’argent, au cours de la messe d’action de grâce, présidée par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné  NZAPALAINGA, dimanche 7 septembre, dans la paroisse Saint Pierre de Gobongo.

Dans l’homélie, le prélat a insisté sur la fraternité qui doit régner  dans la vie de chaque fidèle laïc et des serviteurs et servantes du Seigneur à l’instar des Trois Petites Sœurs du Cœur de Jésus,  qui totalisent  25 ans de vie religieuse.

Selon l’archevêque de Bangui, ces 25 ans de vie religieuse sont vécus avec la présence de Dieu et la force et courage qu’il a donné à chacune d’elle.

La cérémonie a été marquée par le renouvellement de l’engagement des trois religieuses. Chacune d’elle tenant chacune une bougie et la bénédiction de Mgr Dieudonné  NZAPALAINGA.

Rappeleons que ce fut le 8 septembre 1988, que les sœurs Marie Catherine SOUROU NOUANTIN, Paulette LONGBA et Sidonie Francine KAYA avaient fait leur vœu perpétuel dans la Fraternité des Petites Sœurs du Cœur de Jésus, unique congrégation autochtone de la République Centrafricaine.

Par; Radio vatican

En Centrafrique, la Minusca met les charrues avant les bœufs

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Corbeau News Centrafrique.

Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Photo: ONU
Un véhicule blindé marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Photo: ONU

Mon pays la République centrafricaine, est un véritable pays de paradoxe. Depuis le déclenchement des multiples crises politico-militaires en 1996 par des mutineries et qui s’enchaînent par des rébellions de l’ancien président François Bozizé puis celle de Michel Djotodia, tout se passe dans un complot international pour rendre fluide cette crise interminable dont les résultats sont gravissimes et déplorables. D’ailleurs, je l’ai souligné que ce pays de la sous-région d’Afrique centrale convoité par les pays du nord pour ses immenses richesses minières, notamment la France et ses alliés a été toujours piégé à cause de la faiblesse, la non clairvoyance, la cupidité de certains de ses dirigeants qui l’ont gouverné.
Ayant perdu sa souveraineté et son autorité, les gouvernants de la transition ne sont que des marionnettes. Face à la communauté internationale qui dicte ses lois et qui ne l’applique pas aussi parfois, nos dirigeants qui n’ont pas des moyens ne sont que des véritables béni-oui-oui.
Rappelant sa résolution 2121 du Conseil de Sécurité en 2013, l’Organisation des Nations Unies (ONU) est d’abord très préoccupé par la situation qui règne en Centrafrique sur le plan de la sécurité, l’absence de l’Etat de droit et des nombreuses violations des droits de l’homme commises par les éléments de séléka contre les populations civiles. Tous les auteurs de ces crimes odieux doivent en répondre ainsi que leurs leaders cyniques devant la Cour Pénale Internationale qui se décrédibilise dans sa lenteur si on remonte aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et viols commis sur le territoire centrafricain par les bényamulengue de Jean-Pierre Bemba Gombo.
Il va sans dire que c’est une situation d’urgence qui mérite des opérations d’urgence pour sauver l’humanité et mettre un terme à cette barbarie du siècle des bandits de grand chemin sur le territoire centrafricain. La résolution 2117 de l’ONU de l’année 2013 relève l’inquiétude de l’Armée de résistance du seigneur de guerre Joseph Koni toujours présente sur le territoire national alors que la grande puissance mondiale de Barack Obama a promis à la République centrafricaine de mettre hors d’état de nuire cette rébellion entretenue par ses bailleurs qui sont les qui on ne sait. Mais Dieu seul sait et connaît ces personnages fantômes qui paieront un jour quand il se mettra en colère contre eux.
En se référant à toutes ces résolutions prises depuis 1999 jusqu’en 2014, sur la protection des civils en période de conflit armé, sur les femmes violées, les enfants exploités et tués en période des conflits armés en Centrafrique, s’il faut évaluer les résultats de la mission onusienne, il n’y a pas grand-chose à cautionner. La situation s’est dégradée de plus en plus sous le regard goguenard des autorités onusiennes en Centrafrique.
Je me rappelle qu’en 2013, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU en Centrafrique (BINUCA), animée par la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflits en mission à Bangui, Mme Zainab Hawa Bangura a mis en garde les principaux auteurs des viols qui sont les chefs rebelles et qui seront poursuivis et arrêtés au début de l’année 2014, a-t-elle annoncé. Des mois sont écoulés et les violences sexuelles sont passées à une vitesse supérieure sans que les principaux auteurs soient inquiétés par l’ONU. Tout au contraire, ils continuent de nager comme des poissons dans l’eau de l’Oubangui-Chari. D’autres sont consultés, prennent même des décisions au nom de leurs groupes armés. Où amène-nous l’ONU qui doit premièrement commencer par le désarmement forcé des combattants et imposer au gouvernement la mise en œuvre du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion ?
La date butoir du déploiement des troupes onusiennes est le 15 septembre 2014 qui s’approche à pas géant. Les casques bleus attendus par les populations entreront dans l’exercice de leur mission sur tout l’ensemble du territoire y compris la zone occupée depuis des années par Joseph Koni. Attendons de voir si cette fois ci, le redoutable chef de guerre ougandais sera délogé et mettre hors d’état de nuire. Là au moins, les compatriotes de l’extrême-est du pays seront en paix. On applaudira grâce à l’ONU.
Curieux de constater que les services administratifs de ces forces onusiennes de combine avec les autorités de transition de Catherine Samba-Panza invitée au siège de l’ONU ont entamé des travaux de génie sur l’avenue Amadou Toumani Touré dans le 6è arrondissement de Bangui alors que la mission première vise la sécurisation. On nous parle aujourd’hui d’une mission multidimensionnelle mais je crois que ça, c’est le travail du gouvernement qui sera mis en place après les élections présidentielle et législatives prochaines en 2015. C’est pas à l’ONU de travailler en lieu et place du gouvernement centrafricain. Si l’initiative est applaudie par les autorités de transition et certains compatriotes qui ne regardent qu’au bout du nez, je dirai aux services onusiens d’aller commencer à construire des pistes rurales aux paysans centrafricains et des forages avant le déploiement des troupes le 15 septembre prochain. Il y a trop à reconstruire en Centrafrique si vraiment l’ONU a la volonté de nous aider. Nos écoles et centres de santé dans les 16 préfectures ont été détruits et pillés par les bandits de grand chemin de séléka et antibalaka. Occupez-vous des populations qui vivent aujourd’hui dans une situation dégradante, misérable et inhumaine avant de prétendre construire des infrastructures urbaines en lieu et place du gouvernement. Le gouvernement que dirige Mahamat Kamoun ne doit non plus occulter sa mission. Je la rappelle pour Catherine Samba-Panza et son gouvernement. Ils sont chargés à un délai bien déterminé de sécuriser le peuple centrafricain, de désarmer les éléments des groupes armés, procéder à la mise en œuvre du processus DDR, organiser le retour des déplacés et des réfugiés centrafricains à l’extérieur, faire le recensement général pour connaître les centrafricaines et les centrafricains qui ont l’âge de voter ou pas et enfin organiser les élections présidentielle et législatives de 2015 sur l’ensemble du territoire national et dans les diasporas où l’effectif des centrafricains est important, tels que dans les pays comme le Congo-Brazza, le Cameroun, le Gabon, le Tchad, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la France.
Selon la Résolution 2419 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, c’est 10.000 casques bleus et 1800 policiers qui seront présents en Centrafrique à partir du 15 septembre 2014. Le nombre des soldats recherchés par l’ONU va tout juste compléter l’effectif des 6000 éléments de la MISCA et ceux de Samgaris qui sont également pris à partie dans les conflits, notamment les contingents congolais et burundais qui assurent la sécurité de la présidente de transition.
On ne peut ne pas dire que la République centrafricaine est en train de tourner une page de son histoire avec la présence de toutes les forces du monde sur son territoire. Avec plus de 10.000 hommes, le pays est parti pour être bien sécurisé comme les présidents qui gouvernent le monde. Mais avec toutes ces forces mondiales déployées, le peuple centrafricain reste toujours un St Thomas pour voir si les objectifs de l’ONU seront atteints. D’abord, avec le désarmement forcé des éléments de Séléka et antibalaka par l’opération Sangaris et la MISCA qui est un échec, le doute est que l’ONU a mis les charrues avant les bœufs. En tout cas, rien ne rassure encore mais qui vivra verra…

 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Centrafrique: des mouvements de troupes de la Séléka inquiète la population

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.
Les miliciens de l'Ex-coalition de la séléka
“Si nos éléments sont venus se joindre à nous à Bambari, ce n’est pas pour marcher sur Bangui”, a affirmé le général Joseph Zoundei-ko, chef d’état-major de la Séléka.
 

Des mouvements de troupes de la  Séléka  dans le centre  et le sud-est du pays sèment depuis une semaine la panique auprès des populations, ont rapporté des sources locales, mercredi, à Anadolu .

La convergence de colonnes de véhicules appartenant au mouvement Séléka vers  le centre du pays notamment vers Bambari  sème depuis une semaine la panique parmi les habitants qui redoutent une opération militaire imminente d’autant plus qu’aucune communication n’a été faite autour de cet afflux.

 « C’est depuis la semaine dernière que les Séléka de Bria (Nord), Ndélé (Nord-est)et Birao(Nord-est) ont convergé en nombre impressionnant à Bambari s’ajouter à leurs pairs. Ils sont très nombreux et armés jusqu’aux dents », rapporte un habitant de Bambari qui a requis l’anonymat.

Plus loin, au Sud-est,  une autre colonne de Séléka a fait irruption dans la ville de Gambo à 75 km de Bangassou, chef-lieu de la préfecture du Mbomou, Selon Hervé Zangas, président préfectoral du Conseil national de la jeunesse locale.

«  C’est depuis le 3 septembre que ces éléments sont revenus dans la ville de Gambo. On ignore leur intention. Le conseil des sages de la ville s’est réuni et a lancé un appel aux autorités de la Séléka pour retirer leurs combattants de la ville. Mais aucune réaction n’est encore enregistrée » a-t-il déclaré à Anadolu.

La psychose qui s’est emparée des populations de Bambari et de Gambo s’est répandue comme une trainée de poudre jusqu’à Bangui nourrissant des rumeurs selon lequelles la Séléka se préparerait à marcher sur la capitale.

Le Général Joseph Zoundei-ko, chef d’état-major de la Séléka a indiqué à Anadolu  depuis Bambari “qu’il y a plus de peur que de mal”.  « Tout le monde sait que ces derniers temps, il y a eu des dissensions internes au sein de  l’état-major et que nous sommes en train de les régler. Si nos éléments sont venus se joindre à nous à Bambari, ce n’est pas pour marcher sur Bangui » a affirmé le général.

La ville de Bambari accueille l’Etat-major militaire du mouvement Séléka mais aussi un nombre important de centrafricains musulmans qui ont fui les violences intercommunautaires entre musulmans et chrétiens dans la capitale Bangui et qui ont fait sombrer le pays dans le chaos pour plusieurs mois avant que des intermédiations ne débouchent sur un accord de cessation des hostilités et la formation d’un nouveau gouvernement de large ouverture avec un premier ministre musulman  à sa tête.Le pays se prépare à acceuillir à partir du 15 septembre prochain une nouvelle mission onusienne de maintien de la paix, la Minusca(Mission Intégrée Multidimensionnelle des Nations Unies en République Centrafricaine), composé de plus de 12 milles hommes .

AA/Bambari(Centrafrique)/Sylvestre Krock

Les Forces armées et de la Police de la RDC en Centrafrique transformées en soldats de la paix

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Les forces armées de la RDC

Les éléments des Forces armées et de la Police de la République démocratique du Congo en République Centrafricaine viennent d’être transformées en soldats de la paix et de la stabilisation des Nations Unies en Centrafrique, a annoncé mercredi le Commissaire de l’Union Africaine (UA) à la Paix et à la Sécurité, M. Ismail Chergui, à l’issue de l’entretien qu’il a eu avec le ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Richard Muyej Mangeze.

« L’Union Africaine peut continuer à compter avec la RDC en tant que pays contributeur de troupes pour son expérience dans le rétablissement de la paix et de la sécurité en Afrique », a-t-il dit, avant de saluer le bon comportement de la police nationale congolaise dans la protection de la population civile en Centrafrique.

La délégation de l’Union Africaine a inscrit à son agenda des rencontres avec d’autres officiels congolais pour leur faire part de cette bonne nouvelle de l’apport de la RDC dans le maintien de la paix et de la sécurité dans cette partie de l’Afrique centrale.

Par: ACP /FNG/Kayu/May

Centrafrique : le gouvernement veut mobiliser 7500 FACAs et demande un assouplissement de l’embargo sur les armes

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le gouvernement veut mobiliser 7500 faca en centrafrique

Environ 7.500 membres des ex- Forces armées centrafricaines (FACA) devront être remobilisés en marge de la restructuration des forces de défense et de sécurité nationales envisagée pour le redressement du pays après la crise, un chantier pour lequel les autorités de Bangui plaident pour l’ assouplissement de l’embargo sur les armes imposé depuis 2013 par les Nations Unies.

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba- Panza, qui prendra part à la prochaine Assemblée générale de l’ONU à la fin du mois, a déclaré vouloir profiter de ce voyage pour faire du plaidoyer et du lobbying en faveur de son pays en quête de normalisation.

“S’agissant des Forces armées centrafricaines, nous évoluons dans un cadre juridique international, avec des résolutions du Conseil de sécurité (des Nations Unies) qui nous imposent certains engagements.Nous avons l’embargo sur les armes, nous avons le désarmement des populations comme des ex-combattants également”, a- t-elle déclaré dans une récente interview accordée à l’agence Xinhua.

“Je pense que je peux expliquer à la communauté internationale que nous avons sur les bras 7.500 FACA qui ne sont pas utilisées. C’est un danger d’avoir des militaires frustrés qui ne sont pas utilisés. C’est vrai qu’il faut refonder l’armée. La refondation de l’armée est un processus, parce que pour rendre notre armée républicaine, il faut se mettre aux standards habituels des armées partout dans le monde”, a-t-elle ajouté.

Après plusieurs mois de violences nourries à cause principalement des affrontements entre les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas, la capitale centrafricaine retrouve peu à peu le calme. Les coups de feu se font rares et les Banguissois ont repris goût à la vie. Boîtes de nuit et bar- dancings ont rallumé le show, qui attire jusqu’à des soldats des forces internationales en quête de défoulement.

Sur les principaux axes de la ville, les patrouilles de ces unités de maintien de la paix à bord de blindés et d’autres engins de dissuasion sont permanentes. Policiers et gendarmes centrafricains s’associent à la tâche, avec à charge de régler la circulation et de procéder à la vérification des pièces d’ identification de quelques automobilistes.

Hors de service, des hommes des ex-Forces armées centrafricaines (FACA) en uniforme et sans arme végètent quant à elles dans l’errance d’un coin à l’autre de la capitale. “Comme vous dites, ça peut représenter un danger que de mettre 7.000 hommes formés au métier des armes à ne rien faire, les laisser errer, pour employer votre terme. C’est quand même 7.000 hommes qui émargent sur le budget centrafricain”, admet le ministre d’ Etat en charge de la Défense nationale, Aristide Sokambi.

L’ex-ministre de l’Administration territoriale a été nommé à ce nouveau poste dans le nouveau gouvernement d’union nationale formé le 22 août sous la direction de Mahamat Kamoun. En plus aussi de la prise en charge des anciens combattants et victimes de guerre, cette fonction est en outre dévolue à la restructuration des armées, d’après son intitulé.

“J’hérite d’un ministère assez délicat, mais d’un ministère aussi en ce moment inactif. Parce que vous pensez bien qu’avec tout ce qui s’est passé aujourd’hui il y a des résolutions des Nations Unies qui gèrent la sécurité et la défense en République centrafricaine et je peux dire que ce volet défense est quelque peu mis en veilleuse, parce qu’il faut la restructurer”, a-t-il souligné dans un entretien avec Xinhua.

“Pendant bien longtemps, notre armée a été détruite par les dirigeants de ce pays, par ceux-là mêmes qui étaient en charge de l’encadrement et du fonctionnement de l’armée nationale. Donc aujourd’hui, la mission que j’ai, c’est d’essayer de faire un état des lieux afin d’aller vers cette restructuration que nous avons déjà commencé à préparer pour que demain il y ait une armée républicaine”, a-t-il poursuivi.

Pour la présidente de transition cependant, “en attendant ce processus de refondation, il faut utiliser les hommes que nous avons. Il faut les utiliser pour les travaux de développement, il faut réhabiliter leurs casernes, il faut s’occuper de leur formation, il faut s’occuper d’un certain nombre de choses. Nous avons commencé à mettre en place un programme de formation des FACA pour les mettre à un certain niveau”.

Avec l’appui des partenaires internationaux, les autorités de Bangui tentent de réaliser un Programme d’urgence pour la relance durable sur trois ans, 2014-2016. Parmi les axes d’intervention prioritaires identifiés, un montant de 291,04 milliards de francs CFA (582,08 millions de dollars) a été évalué pour la restauration de la sécurité,de la paix et le renforcement de la gouvernance et de l’Etat de droit. Une bonne partie de ces fonds est consacrée au rétablissement des forces de défense et de sécurité conventionnelles (FACA, police nationale, gendarmerie nationale), pour un total de 206,24 milliards de francs CFA (412,48 millions USD).

Ce projet devra tenir compte de l’incorporation au sein de l’ armée centrafricaine d’ex-rebelles de la Séléka et de miliciens anti-Balakas retenus au terme du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) confié à un organisme autonome en voie de création. Pour l’heure déjà, quelque 20 généraux et plus de 50 colonels de l’ex-coalition rebelle sont mentionnés pour cette mesure. F

 
Par;  Xinhua

Centrafrique: Le « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS » met en garde les autorités de la transition

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Catherine Samba-Panza et les douaniers centrafricains

ALERTES AUX AUTORITÉS DE TRANSITION

SUR LE non respect des bonnes PRATIQUES et le manque de transparence

Dans la GESTION DES RÉGIES FINANCIÈRES DE NOTRE PAYS

Madame La Présidente de Transition,

Monsieur Le Président du Comité National de Transition (CNT),

Monsieur Le Premier Ministre,

Monsieur Le Procureur de La République,

Monsieur les Conseillers du CNT,

Monsieur Les Responsables de La Cour des Comptes,

Monsieur l’Inspecteur Général d’Etat,

Messieurs Les Responsables politiques et Chefs de Partis,

Chers Compatriotes,

Le peuple centrafricain et nos opérateurs économiques se plaignent depuis quelques mois d’une relative dégradation des processus de gestion des régies financières de notre pays, notamment la collecte des recettes des douanes aussi bien en Centrafrique qu’au niveau des guichets aux frontières et du guichet unique à Douala.

A ce jour les recettes des douanes constituent l’une des précieuses et principales ressources générées par notre pays et permet de compléter les aides des pays amis et des organismes internationaux. C’est le PRINCIPAL GRENIER devant répondre aux besoins vitaux de notre population meurtrie et affamée.

Les besoins primaires de cette population sont très loin d’être satisfaits :

–          Dans le domaine de la santé, nos hôpitaux manquant cruellement d’équipement et de médicaments, se transforment en véritables mouroirs.

–          Les populations victimes des hostilités campent dans des abris de fortune, exposés aux intempéries et agressions de toutes sortes.

–          Des nourrissons et enfants en bas âges meurent tous les jours de malnutrition faute de soins primaires.

–          Les orphelinats et centres d’hébergement n’ont plus les capacités à contenir tous nos malheureux enfants, avenir de notre pays.

–          Les handicapés sont laissés à leur triste sort.

–          Le nombre des enfants de la rue ne cesse d’augmenter, faisant de ces derniers de potentiels délinquants, facilement récupérables pour des basses besognes.

–          Les femmes veuves sont abandonnées et exposées à tous les dangers car elles n’ont plus de soutien de famille.

–          Les interventions de premiers secours sont ainsi réduites à celles des ONG, disposant de faibles moyens et se substituant par la force des choses aux devoirs de l’Etat.

–          Le règlement de la paie de nos fonctionnaires se faisant difficilement, il est quasiment à la charge des aides extérieures.

–          Le règlement de la bourse des étudiants, avenir de notre pays souffre d’irrégularités faute de moyens dont dispose l’Etat.

En quelques lignes les conséquences d’un usage peu transparent des deniers publics. Comme vous l’aurez constaté, la population n’en profite pas vraiment.

Chers compatriotes voilà l’une des GRANDES QUESTIONS QUE LES RESPONSABLES DE LA REPUBLIQUE doivent résoudre afin de reconquérir la confiance du peuple et de nos partenaires financiers.

Le HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS, association ayant pour vocation d’alerter les autorités centrafricaines sur toute forme de dérives et de mauvaise gouvernance, défendant les droits des citoyens centrafricains, se sent le devoir d’attirer votre attention sur les processus de gestion de nos régies financières seules ressources honorables de notre PATRIE.

Nous nous adressons ainsi à toutes les autorités en mesure d’intervenir sur la question.

Nos partenaires financiers ou bailleurs pourront y être impliqués.

Nous voulons que soit tenue une comptabilité nationale transparente, définissant et déclarant les grandes dépenses prioritaires et recettes de l’Etat. Ces publications pourront convaincre nos bailleurs afin que ces derniers puissent nous faire confiance et nous aider à financer nos grands chantiers et projets prioritaires de la REPUBLIQUE.

Nous voulons que les indicateurs de performances économiques de notre pays soient affichés tous les mois au peuple.

Les données statistiques sur les différents domaines économiques de l’Etat, nous permettront d’apprécier les efforts des autorités de Transition, afin d’y apporter des suggestions constructives.

La gestion de la Transition doit être une gestion transparente et participative pour tous les Centrafricains. Il suffira de mettre en place les dispositifs de communication adéquats. Telle est l’une des missions du « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS »

Le peuple centrafricain en a assez de se faire passer pour des demeurés par ses dirigeants, foulant au pied toute considération humaine alors que ce pays ne manquent pas de cadres et d’experts dans tous les domaines.

A l’issue de cette sensibilisation, nous attendons de vous les mesures d’urgence qui s’imposent afin d’arrêter cette hémorragie financière notamment au sein des services des douanes. Le focus devra d’être mis sur toutes les institutions financières de notre pays. Nous attendons des responsables de la Cours des Comptes et de l’Inspection Générale d’Etat un rapport mensuel mis à disposition du peuple. Le « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS » pourra même aider nos institutions à la diffusion sur Internet de ces « reporting » et tableaux de bord.

Non seulement le peuple centrafricain est saigné tous les jours par des violences physiques mais cette fois on s’emploie à le saigner financièrement.

Les criminels financiers qui portent sur leur conscience toutes les peines et souffrances que subit notre peuple, le sang versé pour sauver notre pays, devront être traduits devant la justice et purger leur peine. Ils n’y échapperont pas car le peuple les aura déjà identifiés. La justice populaire leur demandera des comptes. A chaque fois qu’un centrafricain meurt dans les hôpitaux faute de soin, qu’un nourrisson meurt faute de malnutrition, qu’une veuve se retrouve dans la rue faute de soutien de famille, ces malheurs pèseront sur leur conscience.

Pourquoi les collectes de fonds publics ne suivent t elle pas les circuits bancaires, comme dans un pays digne de ce nom et ainsi avoir une traçabilité en toute transparence comme instauré par le régime précédent ?

Pourquoi avoir supprimé la bancarisation des recettes des douanes, en la remplaçant par des méthodes d’un autre siècle ?

Sommes-nous dans un village pour se passer des services des banques de la place ?

A l’heure des hautes technologies nous avons tous les moyens de mettre en œuvre des outils de gestion permettant une bonne gouvernance financière et un contrôle rigoureux des flux financiers.

Chers compatriotes, nous vous invitons à dénoncer publiquement toutes les dérives dans les bonnes pratiques de gestion de nos régies financières. Ce sont ces recettes qui permettront à notre peuple d’être soigné, à nos enfants d’être nourris, à nos étudiants de percevoir leur bourse et à nos fonctionnaires d’être payés.

Cela relève naturellement d’une volonté et d’une stratégie politique de nos dirigeants.

Nous souhaiterions que l’inspection Générale d’Etat dresse un rapport sur tous les processus de collecte des fonds au sein des régies financières, au moins ceux qui sont encore sous le contrôle de l’administration centrafricaine pour respecter le devoir de transparence.

                Que les processus de collecte des taxes soient informatisés et bancarisés. Il existe à ce jours des progiciels en mesure de gérer de manière efficace ce type de processus.

Le Peuple centrafricain doit bénéficier du DROIT DE SAVOIR sur le fonctionnement des régies financières.

Veuillez agréer Madame La Présidente, Monsieur Le Président du Comité National de Transition, Monsieur Le Premier Ministre, Monsieur Le Procureur de La République, Messieurs les Conseillers du CNT, Messieurs Les Responsables de La Cour des Comptes, Monsieur l’Inspecteur Général d’Etat, Messieurs Les Responsables politiques, Chefs de Partis et chers Compatriotes à l’expression de notre très grande considération.

Le Président du « HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS »

M. Guillaume HETMAN-ROOSALEM

Email : hcc_rca@yahoo.fr

Site : http://www.hautconseildescentrafricains.fr

Centrafrique: le FRC (Ex-Séléka) dément toute tentative de coup d’État en RCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-soldats-de-la-milice-séléka-à-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats de la milice séléka à Bangui

Nous, Officiers, Sous-officiers, militaires de rang portant ou non de grades du Front Républicain pour le Changement (FRC), tenons à porter a l’attention de l’opinion nationales et internationale que le mouvement de troupes constate ces derniers jours a Bambari (du 06 au 08 septembre 2014) n’a rien a vouloir avec les velléités d’affrontement ou de reprise du pouvoir tels que faisaient mention certains journaux locaux et les marchands de la terreurs. Cet attroupement militaire vise uniquement a aplanir les divergences d’appréciation qui ont conduit a l’effusion de sang (survenu dernièrement a Bambari) entre deux factions de la coalition, a harmoniser nos points de vues et de favoriser l’adoption d’une ” vision politique commune” de la coalition.

En outre, les autres aspects relatif a l’entrée en service de la force onusienne, de l’accueil qui lui sera réservé et de la collaboration pour un arrêt effectif de la violence et le retour de la paix définitive en Centrafrique seront adoptes ultérieurement lors d’un congrès qui aura lieu à Kaga-bandoro (Chef lieu de la Nana- Gribizi).

 Fait à kabo, le 09 Septembre 2014

Le General Alkhatim MAHAMAT

Le Chef d’Etat-major 1er Adjoint des FRC
Tel: (+236) 75505284

Centrafrique: Le Drian sollicite une prolongation de trois mois du mandat d’EUFOR RCA

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

le mandat de l'EUFOR RCA va être prolongé de trois mois

Jusqu’à présent le mot d’ordre était : la mission européenne en Centrafrique est prévue pour 6 mois (à compter de la pleine capacité opérationnelle, déclarée à la mi-juin). Et il n’y aura pas de prolongation !

Trois mois de prolongation demande Le Drian

Mais la réalité de la Situation en République centrafricaine est telle que cette prolongation devient inéluctable aujourd’hui. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en a parlé à ses homologues européens lors de la réunion informelle des ministres de la Défense de l’Union européenne qui vient de se terminer à Milan (Italie). Il « serait souhaitable de prolonger de trois mois » le mandat d’EUFOR Rca, a souligné le ministre.

Les forces de l’ONU ne seront pas prêtes mi-décembre

Les casques bleus de l’ONU ne devraient « pas arriver en effet avant octobre. Et leur déploiement pourrait prendre plusieurs mois » souligne-t-on dans l’entourage du ministre. NB : En général, on compte un délai de 6 mois pour un déploiement (et encore). Si « on veut que la transition » – le tuilage en termes militaire – s’effectue bien entre les forces européennes et de l’ONU, « cette prolongation se justifie parfaitement ».

Une mission qui a prouvé son utilité

Après une mise en place, un peu longue et chaotique, la mission européenne « fonctionne bien », en effet, de l’avis de tous, et « a prouvé son efficacité ». On voit « un apaisement net à Bangui, Il reste des éruptions de violence. Mais il y a des signes nets d’apaisement. La vie nocturne reprend. Les taxis circulent. Le nombre de déplacés à M’Poko a décru de 60-70.000 personnes à 15-20.000 personnes » selon les derniers rapports remis par le chef de la mission européenne EUFOR RCA, le général Ponties.

Soulager Sangaris

La mission européenne a aussi « un grand avantage », souligne-t-on dans côté français : « soulager l’opération Sangaris, qui peut ainsi être plus mobile, aller en province, là où il y a eu récemment des affrontements entre bandes rivales il y a quelques mois ». Sur les 750 militaires qu’EUFOR RCA compte, environ 2/3 sont des Européens (UE + Géorgie), les Français fournissant environ 200-250 militaires + des officiers dans les deux Etat-Majors à Larissa et Bangui.

Par: Bruxelles2

Commentaire : Cette option de prolongation devra être débattue rapidement si on veut obtenir les forces nécessaires. Il reste, en effet, l’épreuve de la génération de forces, toujours difficile au plan européen. Les Etats membres participants (+ la Géorgie) devront indiquer s’ils entendent prolonger le mandat de leurs militaires (ou les renouveler). Et d’autres Etats devraient se joindre. Après le départ des Estoniens, fin août, et malgré l’arrivée des Italiens, les effectifs restent, en effet, au plus juste. A suivre…

La Centrafrique sollicite la BAD pour renforcer la gestion des finances publiques, déclare l’ancien Premier ministre Nzapayéké

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

Ancien PM André Nzapayéké et le DG de la BAD en Côte d'Ivoire

« La réengagement de la BAD dans mon pays qui traverse d’énormes difficultés financières a été au cœur de nos discussions avec le président Donald Kaberuka », a déclaré le 9 septembre 2014 à Abidjan, l’ancien Premier ministre de la Centrafrique, André Nzapayéké. C’était à l’issue d’un entretien avec le président de la BAD.

« Nous sommes revenus sur l’appui budgétaire accordé par l’institution il y a deux mois. Cet appui est attendu pour aider l’Etat à asseoir son autorité, conduire le processus électoral, renforcer le dialogue national, procéder à la réforme de la gestion des finances publiques et opérer le redéploiement de l’administration sur le territoire. La BAD a un rôle essentiel à jouer pour aider le pays à sortir de ses difficultés », a- t-il ajouté.

« La présidente de la République Catherine Samba-Panza m’a ainsi chargé de demander au président de la BAD d’apporter son concours à notre pays, à travers un plaidoyer auprès des instances internationales, afin d’obtenir leur appui. » Selon Nzapayéké, le président de la BAD s’est engagé à tout mettre en œuvre pour appuyer la Centrafrique afin qu’elle trouve une solution globale à ses difficultés.

Nommé Premier ministre du gouvernement de transition de la République Centrafricaine en janvier 2014, Nzapayéké a été socio-économiste à la BAD avant d’être administrateur de la BAD pour les pays de l’Afrique centrale. Il était, jusqu’à sa nomination au poste de Premier ministre, vice-président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC).

 

Par: La BAD

RCA : Lancement officiel des travaux de la commission d’attribution des bouses d’études

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Pr. Bernard Simiti à l’Assemblée nationale de la RCA à Bangui, mars 2014 © Alain Elorza
Pr. Bernard Simiti à l’Assemblée nationale de la RCA à Bangui, mars 2014 © Alain Elorza

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Bernard Simiti a officiellement lancé mardi à Bangui les travaux de la commission nationale d’attribution des bourses d’études pour l’année académique 2013-2014.

Plus de quatre mille dossiers seront examinés par des commissaires venus des départements ministériels et d’autres structures tels que les Finances, l’Education, la Fédération nationale des associations des parents d’élèves de Centrafrique (FNAPEC), l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA).

Deux mille bourses d’études, soi quota fixé par les textes, seront attribuées.

La cérémonie s’est déroulée dans l’amphithéâtre Pamadou Pamoto de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Bangui et à cette occasion, Bernard Simiti a exhorté les commissaires à se limiter « au strict respect des textes en vigueur en privilégiant les critères d’excellence ».

« Prenez aussi en compte les cas sociaux avérés tels que les handicapés et orphelins », a-t-il poursuivi.

Les travaux démarreront effectivement jeudi et les commissaires vont examiner des dossiers de candidatures émanant de tous les instituts et établissements privés, ainsi que ceux de la faculté des sciences économiques et de la gestion (FASEG).

Par: APA

Activités « travail-contre-rémunération » à Bangui (RCA) pour œuvrer à la réconciliation

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Les équipes de travail contre rémunération accomplissent tous types de tâches telles que le nettoyage des gouttières, des marchés et des canaux, la gestion des déchets et la réparation des ponts et des rues dans les premier, troisième et cinquième arrondissement de Bangui. L'OIM intervient avec le soutien de l'Union européenne en collaborant avec les communautés locales pour prospoer des activités de travail contre rémunération afin d'aider à rétablir les moyens d'existence des habitants à Bangui. © OIM 2014
Les équipes de travail contre rémunération accomplissent tous types de tâches telles que le nettoyage des gouttières, des marchés et des canaux, la gestion des déchets et la réparation des ponts et des rues dans les premier, troisième et cinquième arrondissement de Bangui. L’OIM intervient avec le soutien de l’Union européenne en collaborant avec les communautés locales pour prospoer des activités de travail contre rémunération afin d’aider à rétablir les moyens d’existence des habitants à Bangui. © OIM 2014

La crise qui sévit actuellement en République centrafricaine (RCA) a presque complètement paralysé l’économie du pays.

L’OIM intervient avec le soutien de l’Union européenne en établissant un partenariat avec les communautés locales pour proposer des activités de travail contre rémunération afin d’aider à rétablir les moyens d’existence des habitants à Bangui, la capitale.

Les équipes de travail contre rémunération accomplissent différentes tâches, notamment le nettoyage des gouttières, des marchés et des canaux, la gestion des déchets, et la réparation des ponts et des rues dans les premier, troisième et cinquième arrondissements de Bangui.

Les équipes de travail sont composées de 750 personnes d’ethnies, de religions et de milieux professionnels divers. La moitié des participants sont des femmes. Chaque équipe travaille pendant 10 jours et chaque participant gagne 50 dollars à la fin de la période de travail.

Avec l’argent gagné, Esther, une bénéficiaire du programme, a créé une petite entreprise qui vend des beignets. Elle partage son espace de travail avec deux autres bénéficiaires issus d’ethnies et de religions différentes.

« On a pensé qu’il serait mieux de louer ce petit endroit ensemble. Maintenant, tous nos amis et nos familles nous rendent visite et nous achètent de la nourriture. C’est mieux pour les affaires. Je pense que nous sommes un bon exemple pour la communauté. Il ne sert à rien de se battre pour avoir de la nourriture. On espère que la situation continuera de se stabiliser et que davantage de personnes viendront acheter notre nourriture », a confié Esther.

L’OIM œuvre en coopération étroite avec les autorités locales, sous la direction du Ministère de la planification, en vue d’identifier les participants au programme de travail contre rémunération. Des réunions communautaires ont lieu dans chaque arrondissement pour entreprendre des projets de nettoyage, décider quels membres de la communauté y participeront et mettre en place la procédure de recrutement. En coopérant directement avec les autorités locales, l’OIM a pour objectif de renforcer les relations entre les autorités locales et leurs électeurs.

Quelque 5050 personnes ont participé à des projets de travail contre rémunération de l’OIM depuis le mois de mars, et à ce jour, les équipes ont travaillé sur plus de 35 projets d’infrastructures dans les trois arrondissements.

« Je travaille ici pour rétablir la paix dans mon pays. Nous voulons la réconciliation. J’ai déposé les armes et je veux aider à relever le pays avec d’autres qui ont aussi abandonné le combat. Nous ne voulons plus rien de négatif », a confié l’un des bénéficiaires du programme et ancien combattant de la milice Anti-Balaka.

Le programme de travail contre rémunération de l’OIM fait partie du projet de stabilisation communautaire financé par l’UE. Il a débuté en mars 2014 et se poursuivra sur 18 mois. Le projet est composé de trois éléments : le travail contre une rémunération, des projets d’infrastructure dans les communautés mixtes et la promotion de la cohésion sociale au sein des communautés qui ont souffert d’extrêmes violences.

Pour plus d’informations, veuillez contacter

l’OIM en RCA

Anne Schaefer
Email: aschaefer@iom.int
Tel. +236 7218 7635

L’armée camerounaise tue une centaine de militants de Boko Haram dont deux Touaregs

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Publié par: Corbeau news Centrafrique.

L'armée camerounaise tue une centaine des miliciens de Boko haram

Plus d’une centaine de militants de la secte islamiste nigériane Boko Haram parmi lesquels deux combattants d’origine touarègue ont été tués par l’ armée camerounaise au cours du week-end écoulé dans le nord du Cameroun, a annoncé mardi le ministre camerounais de la Communication Issa Tchiroma Bakary dans un communiqué publié à Yaoundé.

“Dans la journée du samedi 6 septembre 2014 aux environs de 13 heures (locales, 12 h GMT), deux obus ont été tirés par des unités du groupe terroriste Boko Haram sur la localité de Fotokol en territoire camerounais, dans la région de l’Extrême-Nord immédiatement frontalière de celle de Gambaru, située en territoire nigérian. Aucune victime n’a été enregistrée côté camerounais à la suite de cette attaque”, souligne le texte.

“Nos forces de défense ont vigoureusement riposté par des tirs de mortier dirigés contre les positions tenues par les unités du groupe terroriste Boko Haram, à l’origine de l’attaque. Le bilan de la riposte camerounaise fait état de plus d’une centaine de morts dans les rangs des agresseurs, parmi lesquels se trouvent deux personnes d’origine touarègue qui ont été clairement identifiées”, poursuit le communiqué.

Le ministre de la Communication s’est félicité de “la puissance de la riposte camerounaise à cette attaque” qui, selon lui, “a été telle que les terroristes de Boko Haram ont dû reculer leurs positions à environ 7 km de la ville frontalière de Gambaru, à l’ intérieur du territoire nigérian.”

“C’est une fois de plus le lieu de rendre un vibrant hommage à nos forces de défense et de sécurité qui, en infligeant un cinglant revers à cette horde d’agresseurs, viennent encore de faire montre de leur professionnalisme, de leur bravoure, de leur engagement et de leur détermination à relever le défi de la préservation de notre intégrité territoriale, de la protection de nos populations, de leurs biens et de tous ceux qui vivent à l’ intérieur de nos frontières”, a-t-il ajouté. Voisin du Nigeria avec lequel il partage plus de 2.000 km de frontière terrestre commune réputée poreuse, le Cameroun est de plus en plus confronté aux attaques répétées de la secte islamiste nigériane Boko Haram, depuis l’enlèvement d’une française (Moulin-Fournier) en février 2013 dans la région de l’Extrême-Nord.

C’est dans cette même région qu’une dizaine d’employés chinois d’une entreprise chargée des travaux routiers sur l’axe Mora- Kousseri en direction de la frontière tchadienne ont été enlevés à la mi-mai et sont toujours en captivité. Tout comme l’épouse du vice-Premier ministre chargé des Relations avec les Assemblées Amadou Ali parmi plusieurs autres personnes lors d’une attaque violente fin juillet.

Après avoir déclaré une “guerre sans merci” à l’organisation terroriste, le président camerounais Paul Biya a mis en place un dispositif sécuritaire spécial dans cette région, renforcé récemment par la création de nouvelles unités d’opération et la nomination de leurs responsables

Xinhua

Centrafrique: la Minusca est arrivée à Bangui

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«Les ramifications de la crise centrafricaine ne sont pas essentiellement sécuritaires et humanitaires, elles sont également étroitement liées aux infrastructures»

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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) a entrepris, mardi, des travaux de génie à l’Avenue Amadou Toumani Touré, dans le 6ème arrondissement de Bangui (quartier chrétien). En présence du Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, du représentant spécial du Secrétaire des Nations unies en RCA, le Général Babakar Gaye, et d’autres hauts responsables centrafricains, la force onusienne qui est fraîchement arrivée en RCA pour prendre la relève sur la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, sous conduite africaine (Misca) est passée à l’action à six jours du transferts des compétences de la Misca à la Minusca.
« Aujourd’hui, nous avons donné un premier signal. C’est que notre mission primordiale consiste à protéger les populations. Mais, comme nous vivons au milieu de ces populations, et que nous sommes sensibles à leurs difficultés de toutes natures, nous entreprendrons, le cas échéant, des travaux de génie destinés à faciliter le déploiement de nos forces et à améliorer un tant soit peu les conditions de ces populations, en rendant plus fluide la circulation sur les itinéraires importants de la ville », a déclaré, à cette occasion, le Général Gaye.Abondant dans le même sens, le Colonel Alfius de la Minusca, a indiqué : « les ramifications de la crise centrafricaine ne sont pas essentiellement sécuritaires et humanitaires. Elles sont également étroitement liées aux infrastructures. La dégradation des ouvrages d’arts à Bangui est inquiétante. Il est rare d’aller d’un point à un autre sans détour, soit parce qu’un pont s’est effondré, soit parce que la voie est impraticable. Sur les quelques artères praticables de la capitale, il faut serpenter. Les nombreuses déviations qui traversent les quartiers et les zones d’habitation provoquent de l’érosion ou des tempêtes poussiéreuses ».Se félicitant du démarrage de ces travaux, Francette Catherine Makaké, Maire du 6ème arrondissement, a déclaré : « toute la population de ce quartier est heureuse d’accueillir les travaux de réhabilitation de l’Avenue Amadou Toumani Touré qui seront réalisés par la MINUSCA, à l’initiative du gouvernement de transition”.

 

Par: AA

Centrafrique: la Présidente de transition Catherine Samba-Panza est en Guinée Equatoriale

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

C’est la troisième fois que la présidente intérimaire de la République centrafricaine se rend en Guinée Equatoriale. Il s’agissait d’une visite expresse au cours de laquelle, la présidente a été reçue en audience par le chef d’État S. E. Obiang Nguema.

 

Catherine Samba-Panza est en Guinée Équatoriale

 

L’éminente invitée a consacré une grande partie de l’après-midi du samedi 6 septembre à visiter certains lieux d’intérêt de la ville, comme la basilique de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie ; les installations du parc de l’Amitié, à côté du Palais des conférences ; le siège paroissial de Notre-Dame la Vierge Guadeloupe ; la place historique des présidents et le centre polyclinique Vierge de Guadeloupe, où son parcours s’est terminé. Certains membres du gouvernement équato-guinéen ont accompagné la présidente lors de ces visites.

Dimanche matin, elle a également participé à une messe, dans la basilique de l’Immaculé Conception, lors de laquelle elle a prié pour la solution de la situation actuelle de conflit dans son pays et pour la récupération de la paix. Une fois cette courte visite de 24 heures à Mongomo terminée, Catherine Samba-Panza est retournée dans son pays.

 
Par:  : Javier Obama

RCA: Accident de la route meurtrier à l’ouest de Bangui, la Force sangaris au secours des blessés

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Le 3 septembre 2014, en début de soirée, un grave accident de la circulation a eu lieu sur l’axe Boda-Mbaïki situé à l’ouest de Bangui. Au total, 15 personnes y ont perdu la vie. La force  Sangaris est intervenue en appui de la MISCA pour porter secours aux 20 blessés recensés dans cet accident.

Sangaris : Accident de la route meurtrier à l’ouest de Bangui, la Force au secours des blessés

Deux hélicoptères Puma avec deux équipes médicales, spécialisés dans l’évacuation de blessés, ont été rapidement engagés sur les lieux de l’accident. A leur arrivée, les médecins et les infirmiers ont pu établir un premier diagnostic. Quatre blessés ont été héliportés en urgence sur le camp de M’Poko, pour être pris en charge par l’antenne chirurgicale de Sangaris. Arrivés sur la base française, deux d’entre eux ont été évacués par véhicule de l’avant blindé (VAB) sanitaire, et escortés par une section d’alerte du groupement tactique interarmes (GTIA) Acier, vers l’hôpital général de médecins sans frontière (MSF) à Bangui afin de bénéficier de soins complémentaires.

Sangaris : Accident de la route meurtrier à l’ouest de Bangui, la Force au secours des blessésDans le même temps, les deux autres victimes ont été rapidement prises en charge par l’équipe médicale militaire. Alors que l’état de santé du premier blessé n’était plus préoccupant, la deuxième victime a dû subir une intervention chirurgicale au bloc opératoire du rôle 2. Achevée à 4 h du matin, l’opération s’est bien déroulée, et l’état du patient a été stabilisé.

Le lendemain matin, la force Sangaris a reçu les ministres de la Défense et de la Santé centrafricains, ainsi que l’ambassadeur de France, à l’antenne chirurgicale du camp de M’Poko. Venus apporter leur soutien aux accidentés, les autorités centrafricaines ont également témoigné de leur reconnaissance à la force Sangaris pour son action.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à faciliter la mise en place future de la Minusca.

Sangaris : Accident de la route meurtrier à l’ouest de Bangui, la Force au secours des blessés

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

Centrafrique: le PM Mahamat Kamoun fixe les priorités de son gouvernement

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Publié par: Corbeau news Centrafrique
« Le gouvernement doit disposer d’un cadre de référence, un instrument complet de dialogue et de concertation avec les partenaires techniques et financiers » (Catherine Samba Panza)
Mahamat Kamoun à la Primature Centrafricaine

Les trente-et-un membres du nouveau gouvernement du premier ministre Mahamat Kamoun ont fixé, lundi, lors d’un séminaire, leurs priorités et examiné les moyens adéquats pour arriver à redresser le pays, selon le correspondant de Anadolu.

Moins d’un mois après sa formation le gouvernement du Premier ministre musulman Mahamat Kamoun passe à l’action. Ses trente-et-un membres ont été en conclave, lundi,  à Bangui pour se mettre d’accord sur une feuille de route  qui devrait guider leurs actions.

« Le gouvernement doit disposer d’un cadre de référence, un instrument complet de dialogue et de concertation avec les partenaires techniques et financiers en vue de mobiliser les financements nécessaires», a indiqué Catherine Samba Panza, dans son discours d’ouverture.

Quant au Premier ministre Mahamat Kamoun, qui a emboîté le pas à la Présidente de la transition, il a défini les objectifs assignés à ce séminaire: « Le Programme d’urgence et de développement durable (PURD), couvrant la période 2014 à 2016, vise à formuler des réponses aux besoins multiples de nos compatriotes pour amorcer le développement post-conflit. »

Le premier ministre a, par ailleurs indiqué la nécessité pour les membres du gouvernement d’être outillés, afin de prendre la mesure des défis qui se posent à la RCA, aussi bien au niveau global que sectoriel.

« Le séminaire gouvernemental doit permettre à tous les membres du gouvernement de s’approprier ce document de plaidoyer auprès des bailleurs de fonds et de l’intégrer dans leurs plans d’action sectoriels », a-t-il poursuivi.

Au terme de ce séminaire quatre orientations stratégiques du gouvernement ont été arrêtés, à savoir : la restauration de la sécurité, de la paix et le renforcement de la gouvernance de l’Etat de droit ; le renforcement de la protection civile et le rétablissement et la réorganisation de l’administration sur toute l’étendue du territoire ; la relance dans les secteurs sociaux de base et enfin ; la poursuite des réformes économiques et l’impulsion d’une croissance soutenue.

Le gouvernement de large ouverture du  Premier ministre musulman Mahamat Kamoun a été formé le 22 août dernier alors que la Centrafrique sort à peine d’une crise politique et sécuritaire qui a duré plus de 8 mois. Un conflit intercommunautaire entre milices musulmanes (les Séléka) et chrétiennes (les Anti-Balaka) a fait sombrer le pays dans le chaos poussant des centaines de milliers de personnes à trouver refuge à l’intérieur du pays ou dans les pays limitrophes. Un accord de cessation des hostilités a été signé en juillet dernier mais la situation sécuritaire reste fragile.

AA/Bangui(Centrafrique)/Sylvestre Krock

RCA: Le bilan est de 13 morts dans des affrontements entre des pasteurs et des habitants de Ngakobo

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Parmi ces morts, un chef religieux chrétien et trois de ses fidèles. Aucun éleveur nomade n’a été tué (sources locales à Anadolu).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/victimes-de-la-barbarie-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>victimes de la barbarie en Centrafrique

Des affrontements entre un groupe de peulhs (éleveurs nomades de confession musulmane) et des villageois de Ngakobo, localité proche de Bambari, dans le centre-est de la Centrafrique, ont fait 13 morts mardi à l’aube, selon des sources locales.

« Un groupe de peuls est venu pour attaquer les anti-Balaka (milice chrétienne) qui avaient pris d’assaut leur campement il y a dix jours (une attaque qui avait fait 11 morts, ndlr), mais ils n’ont trouvé personne. Il s’en sont donc pris aux villageois »,  a témoigné à Anadolu le chef d’une usine de sucrerie de la localité, évacué, tout comme son personnel, par les forces françaises sangaris, vers Bambari, sur ordre de ses supérieurs.

« Les peuls étaient armés d’arcs et de flêches, ainsi que d’armes à feu tandis que les villageois ne possèdaient rien pour se défendre. 9 villageois ont donc été tués, ainsi qu’un pasteur et trois de ses fidèles à l’Eglise. En revanche, aucun peulh n’a trouvé la mort » précise le chef d’usine.

 

AA/Bambari(Centrafrique)/Sylvestre Krock

Comment la RCA s’est retrouvée dans cette situation d’instabilité chronique et qui menace la paix sous-régionale?

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Publié par: Corbeau news Centrafrique.

Manifestation des musulmans de km5 à Bangui en RCA

– Les motivations sociologiques :

Juste après son accession à l’indépendance,la RCA s’est très vite démarquée par une particularité dans la gestion de l’Etat,les armes sont devenues les seuls moyens d’accéder au pouvoir de l’Etat. Le problème de la RCA est d’abord ethnique qui est à l’origine de l’instabilité récurrente que connait cet artificiel pays présentant des grande différence géographiques donc humaines,entre des régions sahéliennes,des espaces soudanais,des savanes centrales,une forêt méridionale,et des régions bordières du fleuve.
Bozizé était le premier initiateur de la rébellion qui a commencé en 2002 en Centrafrique,à leur descente sur Bangui,ils ont déjà tout ravagé sur leur passage,rien n’a été épargné du secteur public comme privé.
Bozizé était aussi l’architecte-concepteur de la venue et des exactions de la milice congolaise de Jean-Pierre Bemba en République centrafricaine avec ce que nous avions connu comme massacres,viols et destructions de biens matériels et immatériels.
Bozizé avec son système kleptocratique érigé en système de gouvernance était plus pire et dévastateur que la brève période de passage d’ex-séléka aux affaires de l’Etat,et pour autant,la gestion calamiteuse du pouvoir de celui-ci n’a pas suscité la mobilisation de l’ensemble de centrafricains comme cela a été de la période de Djotodia.

Le président du CNT(conseil national de transition) Ferdinand NGUENDE et la cheffe de l’Etat de transition Catherine Samba PANZA,tous deux étant les agrégats et qui ont eu le soutien indéfectible d’ex-séléka, ont été curieusement épargnés par les vagues de contestations à la centrafricaine exigeant leur démissions,donc la société centrafricaine s’en accommode justement parce qu’ils ne sont pas de confession musulmane.
Le même scénario ethnico-politique se répète à la nomination des deux premiers ministres,l’un ZAPAYEKE qui a passé plusieurs mois à la tête du gouvernement dont le bilan est remarquablement reluisant, mais n’a pas suscité,non plus,le rejet par l’ensemble des acteurs politiques centrafricains.
Et l’autre, Mahamat Kamoun ,fraîchement nommé,de confession musulmane,n’a pas encore posé ses actes politiques pour que l’on puisse juger en fonction de cela,déjà faut-il le rappeler,est rejeté par l’ensemble de la classe politique et société civile centrafricaine.
Ontologiquement la société centrafricaine est par le fond et la forme de la xénophobie,du tribalisme,non seulement comme expression sociétale,mais aussi comme système de gouvernance.
Une nouvelle conception du système politique(fédéralisme,autonomie,voir la partition)doit être imposé,afin que la stabilité et la paix puissent s’installer définitivement dans cette partie du globe terrestre,sans cela,l’ensemble de la sous région,voir tout le continent africain n’auront pas la paix pour envisager le développement qui se pointe à l’horizon.

Par: DANGABO MAMADOU Sanislas.

Centrafrique : dessiner contre la guerre civile (Didier Kassaï)

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

 

reportage sur Didier kassai

Didier Kassaï veut témoigner de ce qu’est devenue la vie en Centrafrique et dans sa ville, la capitale Bangui. Il montre l’horreur au quotidien, à travers sa bande dessinée “Tempête sur Bangui”, et raconte les massacres perpétrés par les milices chrétiennes et musulmanes, l’exode des civils et la survie. Il dessine le martyr d’un pays et d’une population qui sort de deux années de guerre civile. Le reportage d’Eric de Lavarenne et Hervé Amoric.

 

Par: Arté reportage.

L’État islamique menace de détruire la Mecque et de réécrire le Coran

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

L’état islamique menace de détruire la Mecque et de réécrire le Coran

 L'État islamique ménace de detuire la mecque

La nouvelle organisation terroriste l’Etat Islamique (EI) a menacé de détruire la Mecque sous prétexte que son existence rend les musulmans « mécréants ».

En effet, selon la chaine de télévision américaine Fox News, l’EI a posté un Tweet dans lequel est écrit que « les pèlerins se bousculent pour toucher ces morceaux de pierres au lieu d’adorer Dieu, il faudrait les détruire pour purifier les croyances des musulmans » comme il affiche son intention de s’attaquer aussi aux textes sacrés du Coran en supprimant des versets qu’il jugeait faux, car selon lui, ils auraient été falsifiés par les chiites.

A ce propos, selon des rapports de presse turcs et égyptiens, l’ex-Daech compte commencer par la suppression de deux versets à savoir, le 6eme et dernier verset de la sourate Al Kafiroun (les infidèles) qui dit : « A vous votre religion, et à moi ma religion », et  de supprimer le verset 33 de la sourate Al Ahzab qui dit : « Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète], et vous purifier pleinement ».

Pour rappel, le Prophète Mohamed (saw) a dit à propos de ce dernier verset que les criminels de l’EI veulent supprimer: « Ce verset est descendu sur cinq personnes: Sur moi, sur Ali, sur Hassan, sur Hussein ainsi que Fatima; ajoutant «Ô Allah, ils sont ma famille ».

Par: http://www.algerie1.com/actualite/letat-islamique-menace-de-detruire-la-mecque-et-de-reecrire-le-coran/

Tournée du groupe Normand Cryingstone, au bénéfice de Médecins sans Frontières en Centrafrique

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

  • LE GROUPE:

Cryingstone est un groupe de rock / indie de Normandie. Le groupe vise, depuis sa création, à apporter de l’espoir aux personnes qui en ont besoin.

  • L’ORIGINE DU PROJET:

La tournée est pour nous le moyen de soutenir un projet. Mais quel projet?
L’actualité nous oriente souvent vers des problèmes humanitaires très médiatisés qui monopolisent notre attention. Ces projets sont importants et doivent continuer à être soutenus. MAIS d’autres passent inaperçus alors qu’ils sont tout aussi importants et mérite notre attention.

Nous avons choisi de soutenir le projet de MSF (Médecins Sans Frontières) en République Centrafricaine. Leur oeuvre nous tient à coeur et nous souhaitons contribuer de 2 façons : premièrement en exposant leur travail au grand public ; deuxièmement en les soutenant financièrement.

  • LE PROJET:

La tournée MSF Centrafrique c’est 5 concerts en 10 jours dans l’Est de la France du 27 septembre au 4 octobre 2014.
Liste des concerts : 
Bartenheim / Valdoie / Lons le Saunier / Bourg en Bresse / Courlaoux.
La somme totale des ventes de nos albums et des produits dérivés aux couleurs de la République Centrafricaine sera reversée à MSF Centrafrique.

A quoi va servir le financement ?

Nous avons besoin au minimum de 864 euros pour partir pendant 10 jours avec 6 personnes:
Le Groupe (Chris, Vince, Will et Clay), l’ingénieur du son et le conducteur.

  • 550 euros pour la location du Tour Bus
  • 314 euros de frais diesel/péages

Nous avons la chance que dans chaque salle de concert nous soyons nourris et logés.
L’association ViceVersa quant à elle nous prête le matériel technique.
L’association Hatman Programation gère la logistique.

BONUS

Si nous dépassons notre objectif minimum de 864 euros nous pourrons offrir au public un concert de meilleure qualité par l’ajout d’élements techniques encore plus performants. Cela nous permettra aussi de payer les frais de logement les soirs sans concert, les petits déjeuners et surtout les imprévus de la tournée (réparations instuments, réparation Tour Bus…).

  • Biography

Cryingstone fait du rock alternatif ! Remplis d’espoir et d’humanité, leurs textes ont la naïveté de croire qu’aujourd’hui ces mots veulent encore dire quelque chose.
Selon la légende, le titre de leur premier album “ Trombone & coton-tige ” découlerait de la capacité de Will, le bassiste du groupe, de réparer tout ce qu’il touche avec trois fois rien ! Le message du groupe est claire : même avec des moyens parfois limités on peut faire des bonnes choses.

  • Photo

L’experte indépendante sur la situation des droits de l’homme, Marie-Thérèse Keita Bocoum, attendue en RCA

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

L’experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita Bocoum, entamera sa troisième visite dans le pays du 10 au 20 septembre.

Marie-Thérèse Keita Bocoum, experte indépendante des Nations Unies aux droits de l'homme
Marie-Thérèse Keita Bocoum,

Cette nouvelle visite se déroule à une période particulièrement importante dans la mise en œuvre de la résolution 2149 du Conseil de sécurité, qui prévoit le transfert effectif de pouvoir de la Mission Internationale de Soutien à la République centrafricaine (MISCA) à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) le 15 septembre prochain.

“Les conflits qui se déroulent dans d’autres parties du monde ne sauraient nous faire oublier les souffrances endurées par les populations centrafricaines et les violations massives dont elles sont victimes depuis décembre 2012”, a déclaré l’experte indépendante.

” L’un de mes objectifs est de maintenir l’attention de la communauté internationale et du Conseil des droits de l’homme sur la situation chaotique de RCA jusqu’à ce que des solutions idoines soient trouvées”, a-t-elle ajouté.

Cette visite permettra à l’Experte indépendante de s’enquérir des progrès effectués dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans ses deux derniers rapports au Conseil des droits de l’homme.

L’experte onusienne s’entretiendra notamment avec les autorités de la Transition, le corps diplomatique, les dirigeants de la MISCA et de la MINUSCA, des groupes de femmes dirigeantes, des jeunes, des organisations de la société civile, des ONG internationales, des partis politiques, des leaders de groupes armés et des leaders religieux.

Les informations recueillies au cours de cette visite lui permettront de préparer et de présenter une mise à jour orale au Conseil des droits de l’homme au cours de sa 27 eme session, le 24 septembre prochain. Fin

 
Par: Agence de presse Xinhua

Nouvelle bataille autour des moyens de la Défense de la France

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Des parlementaires et des hauts gradés s’alarment des conséquences de la baisse des effectifs dans les armées et craignent toujours une érosion des crédits militaires.

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Leurs inquiétudes sont au centre des débats de l’université de la défense, qui se tient les lundi et mardi 8 et 9 septembre à Bordeaux.

Les craintes demeurent, dans les milieux de la défense, sur les conséquences des baisses d’effectifs et la pérennité des crédits militaires. Plusieurs participants à l’université de la défense, qui se tient les 8 et 9 septembre à Bordeaux, ont décidé de profiter des débats de ces assises pour le dire. Parmi eux, des parlementaires de tous bords, des hauts gradés et des industriels.

Ils vont trouver un renfort de poids dans le rapport de deux députés, Yves Fromion (UMP, Cher) et Gwendal Rouillard (PS, Morbihan). Ce rapport, qui porte sur les opérations militaires Serval au Mali et Sangaris en République centrafricaine, doit être présenté dans le cadre des travaux de l’université. Lancée en janvier 2013, Serval s’est achevée en juillet dernier, tandis que Sangaris, commencée en décembre 2013, a toujours cours.

Missionnés par la commission de la défense de l’Assemblée nationale pour faire le bilan de ces deux opérations et évaluer le dispositif militaire français prépositionné en Afrique, les deux parlementaires sont revenus de leur périple avec des conclusions pessimistes.

Réduction globale des effectifs militaires

Les forces prépositionnées sur le continent africain sont actuellement réparties entre le Gabon (900 militaires), le Sénégal (350), Djibouti (1 950) et la Côte d’Ivoire (450). Sur la base de la réduction globale des effectifs militaires inscrite par l’Élysée en avril 2013 dans le livre blanc sur la défense, les deux sites les plus importants, le Gabon et Djibouti, vont, d’ici à 2017, perdre la moitié de leurs postes.

Les deux rapporteurs s’inquiètent surtout pour Djibouti, position stratégique au sud de la mer Rouge, dans la Corne de l’Afrique. Ils qualifient de « massif » et « trop rapide dans le calendrier » le projet de passer de 1 950 à 950 hommes, qui repose « sur un objectif strictement quantitatif et non sur une analyse fonctionnelle préalable ». Et concluent que cela « remet sérieusement en cause la crédibilité de notre dispositif ».

Crises africaines

Concernant les deux dernières opérations militaires françaises, les deux députés affirment avoir constaté une série d’« insuffisances » qui « montre les limites des capacités françaises d’intervention dans les crises africaines ».

À propos de Serval – dont ils reconnaissent par ailleurs le « succès indéniable » –, ils soulignent des flux logistiques « extrêmement tendus » sur le vaste territoire malien à cause du « manque de vecteurs aériens stratégiques » (avions gros-porteurs) ainsi que des camions « à bout de souffle ». De manière plus générale, Yves Fromion et Gwendal Rouillard dénoncent une « vétusté » des matériels des forces prépositionnées plus importante que celle relevée dans l’Hexagone.

Pour Sangaris, le rapport juge « trop faibles » les effectifs déployés (1 600 soldats). Auditionné par les deux parlementaires, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises, invoque une « pression budgétaire continue ».

Menaces de démission

Le sujet n’est pas nouveau. En mai dernier, se fondant sur une note d’un conseiller de François Hollande, l’ancien ministre UMP Xavier Bertrand avait affirmé que la loi de programmation militaire 2014-2019 (183,9 milliards d’euros au total), déjà en retrait par rapport à la précédente, serait amputée de 1,5 à 2 milliards d’euros par an. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, et tous les chefs d’état-major avaient alors fait connaître leurs inquiétudes auprès de l’Élysée et auraient menacé de démissionner. Le 2 juin, l’Élysée publiait un communiqué pour confirmer les engagements financiers de cette loi.

Par: ANTOINE FOUCHET dans lacroix.fr

Cameroun: des milliers de réfugiés centrafricains tentent de se reconstruire en exil

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Dans le camp de Timangolo, plusieurs exilés ont émis le souhait d’exercer une activité lucrative et sont encouragés par la population locale, prête à leur apporter un véritable soutien.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/RCA101.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La fuite de la population suite aux violences à Bangui

A Timangolo, un village situé dans l’Est du Cameroun, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec la Centrafrique, quelques 6000 réfugiés centrafricains qui ont fui les violences meurtrières de leur pays, tentent d’oublier les affres de la guerre et de reconstruire une nouvelle vie, en exil.

Tout comme Zeinabou Djibril, jeune femme de 35 ans réfugiée depuis 5 mois dans ce camp d’espoir, ils sont des milliers à avoir perdu leurs familles, leurs biens, leurs pâturages, a avoir marché des semaines durant, pour arriver assoiffés, exténués et en état de malnutrition dans l’Est du Cameroun.

« Un jour, les Anti-Balaka (milice chrétienne centrafricaine responsable d’exactions perpétrées à l’encontre de la communauté musulmane) sont venus chez nous. Ils ont tué presque toute ma famille. Les survivants ont fui. Nous avons marché jour et nuit jusqu’à arriver ici», témoigne la femme, originaire de la ville de Bouar, dans le Nord de la RCA.

Ces milliers de déracinés qui vivent sous les tentes et bâches en plastiques distribuées par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et qui se nourrissent des portions alimentaires octroyées par cette organisation onusienne ont émis le souhait, pour la plupart d’entre eux, d’exercer une activité lucrative.

Une ambition encouragée par le HCR, même s’il n’est pas toujours facile de trouver un emploi décent pour ces exilés.

« La plupart des réfugiés que nous recevons dans nos sites sont illettrés. Beaucoup d’entre eux étaient bergers ou dans le secteur de l’agriculture. Ce qui veut dire que les opportunités pour trouver un travail dans le contexte camerounais sont faibles. Nous sommes en train de trouver un moyen pour les aider à être autonomes, savoir quelles sont leurs capacités, pour donner une réponse adéquate à leur requête», a exposé à Anadolu, Peggy Pentshi-à Maneng, le chef de bureau HCR de la région de l’Est Cameroun.

Pour le moment, les réfugiés s’organisent en prenant leur mal en patience. Ils n’ont pas encore commencé d’activité lucrative mais ils savent néanmoins qu’ils peuvent compter sur l’aide de la population locale.

« Ils sont les bienvenus ici ; nous avons gracieusement offert le terrain au HCR pour le site. Nous avons aussi trouvé un espace où les réfugiés pourront exercer du commerce. Nous les encourageons à se joindre à nous dans nos activités quotidiennes », explique Hamoa Hamdjoda, le 1er adjoint au maire de la commune de Kette, l’arrondissement administratif dont dépend Timangolo.

Comme Zeinabou Djibril, certains réfugiés espèrent une paix prochaine en Centrafrique qui leur permettra de rejoindre les leurs. D’autres en revanche, envisagent de s’établir durablement dans l’Est du Cameroun et reconstruire un quotidien loin de la violence.

Par: AA/Timangolo (Est-Cameroun)/ Anne-Mireille Nzouankeu

Centrafrique : La Douane sensibilise les contribuables

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

La Directrice générale de la Douane centrafricaine, Mme Rachel Ngakola, a rendu public le slogan se rapportant à la campagne de sensibilisation des contribuables dont le libellé est : « Je paie mes droits et taxes, je participe au développement de mon pays ; Je paie mes droits et taxes, je suis un bon citoyen ; Je paie mes droits et taxes, je fais preuve de civisme, je sécurise mes affaires et j’évite les litiges », lors d’une conférence de presse, vendredi 5 septembre 2014, Bangui.

Directrice Générale de la Douane centrafricaine

L’objectif de cette conférence de presse est de passer par les médias pour amener les contribuables à s’acquitter de leurs charges vis-à-vis de l’Etat au moment de cette période de crise.

D’après Mme Rachel Ngakola, « l’un des piliers de la feuille de route du gouvernement de transition est le recouvrement des ressources qui s’inscrit parmi les obligations de la Douane ».

Elle a soutenu que « les ressources de la République Centrafricaine proviennent essentiellement des recettes fiscalo-douanières et lui permettent de faire face à ses charges régaliennes, qui comprennent le paiement des salaires aux fonctionnaires ; les bourses d’études aux étudiants ; les pensions aux retraités et également donner, dans le contexte actuel, une réponse humanitaire aux concitoyens qui sont obligés de vivre dans des camps de déplacés internes ».

En dépit du mandat qui lui incombe et qui consiste à engranger les caisses de l’Etat, la situation de la douane centrafricaine est pour l’heure très paradoxale. Cette douane traverse une période extrêmement critique en raison des multiples crises qui ont secoué la République Centrafricaine, depuis 1996 et qui perdure encore.

A l’issue de ces crises, des infrastructures économiques parmi lesquelles les Petites et moyennes entreprises (PME) et les Petites et moyennes industries (PMI) ont payé le plus lourd tribut. De nombreux opérateurs économiques se sont découragés et les investisseurs tenaces sont comptés au bout des doigts.

En outre, pour l’heure, l’Etat n’est pas parvenu à s’établir sur toute l’étendue du territoire national sinon à le contrôler, si ce n’est que le corridor Bangui Douala.

Enfin, il est ressorti que de nombreux contribuables sont gagnés par l’incivisme fiscal grandissant.

Pour conclure, la directrice générale de la Douane a reconnu que la mission qui incombe à l’institution qu’elle dirige est certes difficile mais pas impossible. C’est pourquoi, elle a misé sur le concours de tous, les médias, pour qu’ils initient « tant à travers leurs colonnes que leurs grilles de programme, des rubriques et des chroniques périodiques en vue d’atteindre de manière efficiente les objectifs assignés à cette vaste campagne de sensibilisation, d’éducation et d’information des citoyens à acquitter les droits et taxes douaniers ; le personnel de la Douane, ainsi que les contribuables eux-mêmes à s’acquitter de leurs obligations vis-à-vis de la Douane sans pression aucune ».

Il est à noter que pour améliorer les performances de la Douane, de nombreuses mesures internes ont été prises, modernisation des services et formation des cadres et agents axée sur les bonnes pratiques prônées par l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), en vue de faciliter l’accueil des contribuables et leur faire éviter les tracasseries administratives du passé.

Par: Alain-Patrick MAMADOU / ACAP

Centrafrique: Dologuélé, l’homme qui n’a pas perdu sa saveur de corruption

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Publié par: Corbeau News Centrafrique.

Selon un groupe de plusieurs officiers des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et même plusieurs citoyens Centrafricains ayant requis l’anonymat, l’ancien Premier Ministre Anicet George Dologuélé mène déjà depuis quelques semaines une campagne électorale anticipée et de caniveau. Premier à s’être porté candidat à la future présidentielle Centrafricaine de 2015, Anicet Georges Dologuélé qui ne rêve qu’à devenir Président de la République, a mis de gros moyens financiers à la disposition de son entourage politique notamment son ancien Directeur de Cabinet à la Primature, Alain Serge Yabouet Bazoly. Ce dernier fait un travail de proximité dans les différents quartiers de la capitale en ciblant principalement les officiers et sous officiers des Forces Armées Centrafricaines, les jeunes désœuvrés, les personnes vulnérables financièrement.

Anicet-Georges Dologuelé Président de l'URCA
Anicet-Georges Dologuelé – Président de l’URCA

La misère aidant, et aux personnes rencontrées, Monsieur Bazoly remet des enveloppes contenant des espèces sonnantes et trébuchantes et les exhortent ouvertement à haranguer leurs troupes pour qu’elles portent leurs choix, le moment venu, sur le premier candidat déclaré Dologuélé. Pour essayer de convaincre les personnes approchées, Bazoly n’hésite pas discréditer les poids lourds, rivaux ou potentiels rivaux de Dologuélé en les accusant d’être à l’origine de l’arrivée de Séléka au pouvoir et des exactions subies par les populations Centrafricaines. Le statut de banquier de Dologuélé est aussi mis en avant, soutenant ainsi que vu l’état du pays, seul un banquier ayant fait ses preuves pourrait faire l’affaire. Des promesses de nomination sont également faites aux personnes approchées, en cas de victoire de Dologuélé. Très discrètement et grâce au trésor financier de guerre octroyé par Dologuélé, Bazoly rencontre, discute, invite, soudoie. La rhétorique aidant, Bazoly dépeint très sombrement et un à un les potentiels et redoutables candidats. Chacun  a droit à un qualificatif méchant : le général Bozizé, Nicolas Tiangaye et l’AFDT, Armel Doubane, Nguerekata, Samba-Panza, Démafouth ; les mots les plus assassins visent Martin Ziguélé et Prosper Ndouba que Dologuélé ferait tout pour empêcher d’arriver au pouvoir.

Face à cette méthode de caniveau, certains officiers, et autres citoyens qui ont rencontré Bazoly, l’homme de main de Dologuélé et reçu des enveloppes, n’hésitent plus à exprimer leur indignation sur le caractère prématuré de cette campagne électorale et la bassesse d’esprit qui l’accompagne. En se référant ouvertement à l’article « Qui pour succéder à Samba-Panza ? » de Jean-Paul Tedga d’Afrique Education, d’autres officiers, plutôt acquis à d’autres candidats, vont même plus loin en affirmant connaître la source des biens de Dologuélé, et qu’ils continueront à lui soutirer des sous, à le sucer jusqu’à le vider de sa moelle épinière, mais qu’ils ne voteront pas pour lui car il n’a pas l’étoffe présidentielle, en plus des multiples casseroles qu’on lui connait.

Rédigé et publié par: Jules Aimé  VICKOS pour Afrique Soir

http://www.afriquesoir.info/propagande-electorale-prematuree-caniveau-du-premier-candidat-declare-dologuele/ )