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Cinq musulmans tués par des Anti-Balaka à Dékoa

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AA  /  CNC
Anti-Balaka-et-les-jeunes-de-baboua-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Altercation entre les Anti-Balaka et les jeunes de baboua en Centrafrique
Un véhicule transportant des bœufs à destination de Bangui est tombé dans les mains des Anti-Balaka qui ont tués tous les convoyeurs (conseiller national de la Kémo)

Cinq musulmans ont été tués par des anti-Balaka entre la localité de Dissikou et la ville de Dékoa, dans la préfécture de Kémo, dans le centre-sud de la Centrafrique, a indiqué mardi à Anadolu le Conseiller national de la Kémo, Marcelin Yoyo.

« Un instituteur du village Dissikou m’a appelé ce matin (mardi) pour m’informer qu’un véhicule transportant des bœufs à destination de Bangui (la capitale) est tombé dans les mains des Anti-Balaka de la localité il y’a trois jours de cela. Les convoyeurs, des musulmans au nombre de cinq ont tenté de se dissimuler parmi le troupeau mais ont été repérés et aussitôt exécutés », a-t-il relayé précisant que « les bœufs ont également tous été abattus ».

Joints par Anadolu, le porte-parole des musulmans de km 5 Ousmane Abakar et le porte-parole dissident de la Séléka Amat Nedjad Ibrahim ont tous deux confirmés l’attaque. Toutefois, aucun commentaire, côté anti-Balaka n’a été disponible jusqu’à 15h45 gmt.

« Un opérateur économique de confession musulmane a affrété un véhicule pour convoyer du bétail sur Bangui où la pénurie de la viande de bœuf est devenue grave depuis le début de la traque des éleveurs nomades de la communauté peulh », a précisé pour sa part Abakar.

 

Par: Sylvestre Krock

discours de Catherine Samba-Panza devant le Congrès et le Brookings Institute aux États Unis d’Amérique.

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Corbeau news Centrafrique

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

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 Armoirie de la Centrafrique

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE

MADAME Catherine Samba-Panza,

CHEF D’ETAT DE LA TRANSITION

Devant le Brookings Institution

 

Réunion du 19 septembre 2014

 

WASHINGTON, SEPTEMBRE 2014

 

–      Monsieur le Président Directeur Général de Search for Common Ground ;

–      Monsieur le Vice-Président, Directeur pour l’Economie Globale et le Développement ;

–      Madame la Vice-Présidente de Mercy Corps ;

–      Mesdames et Messieurs les responsables de Brookings Institution ;

–      Distingués invités,

 

Je voudrais tout d’abord vous exprimer ma profonde gratitude au nom du peuple de la République Centrafricaine tout entier, et vous remercier pour l’invitation que votre institution a bien voulu m’adresser, ce qui est une preuve d’attention et de considération que vous portez en ma personne et qui m’offre l’occasion de vous entretenir sur la situation de mon pays.

L’instabilité politique et les conflits internes répétés depuis deux décennies ont plongé la population centrafricaine dans une situation de vulnérabilité extrême.Mais depuis décembre 2012, la République Centrafricaine est secouée par une des plus graves crises qu’elle n’a jamais connue. Le peuple centrafricain s’est retrouvé dans une situation dramatique marquée par :

  • Plus de 2.000personnes tuées
  • 12 % de la population déplacés
  • 8 % de centrafricains réfugiés dans les pays voisins
  • 2,5 millions de personnes, soit 54% de la population totale ayant besoin d’assistance humanitaire
  • Plus de 30% des infrastructures scolaires et sanitaires détruites
  • Environ 28.000 enfants touchés par la malnutrition aiguë sévère
  • 7.000 enfants enrôlés dans des groupes armés
  • Plus de 2.000 femmes victimes de viols et violences sexuelles
  • Un phénomène de rejet communautaire sur des bases d’appartenance religieuse persistantes avec des assassinats traduisant aujourd’hui le refus de vivre ensemble.
  • Des poches d’insécurité persistantes dans la capitale et dans toutes les provinces avec des violences sur les populations
  • Les moyens de fonctionnement de l’administration et les capacités de production du secteur privé anéantis.
  • L’infiltration des terroristes, notamment les djihadistes sur le territoire centrafricain et la poursuite des exactions sur les populations par la LRA, constituant une menace pour la paix et la sécurité sous-régionale, régionale et internationale.

 

Distingues Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

En janvier 2014, La République Centrafricaine, mon pays, était au bord de l’implosion avec une insécurité généralisée, des actes de violences sans précédents, sur fond de considérations inter religieuses, des violations massives des droits de l’homme et des milliers de déplacés internes et externes.

Face à cette situation catastrophique, la communauté internationale est venue à notre chevet.

Il n’en demeurait pas moins que les défis auxquels nous devions faire face étaient énormes et interpellaient chaque centrafricain.

A cette période, plus que jamais, le pays avait besoin d un leader en mesure de rassembler et réconcilier les centrafricains, de redonner espoir aux uns et aux autres.

Si j’ai pris la décision de solliciter le suffrage du Conseil National de Transition au poste de Chef de l’Etat de la Transition en janvier 2014, c’est essentiellement parce que je considérais que l’heure était grave et qu’aucun centrafricain consciencieux et responsable ne pouvait rester sans réagir.

Je mesurais à sa juste valeur la lourde responsabilité qui devait m’incomber si les membres du Conseil National de Transition m’accordaient leur suffrage pour parachever la transition.

 

Je me suis engagée a être a la tête de la transition pour impulser une dynamique vigoureuse de réconciliation entre tous les centrafricains et a m’employer a inciter nos frères et sœurs africains obligés de repartir chez eux, de revenir vivre avec leurs frères et sœurs centrafricains, comme auparavant.

 

J’ai pris l’engagement de veiller au respect de l’ordre public et au rétablissement de l’autorité de l’état sur toute l’étendue du territoire.

J’ai aussi pris l’engagement de respecter les règles du jeu de la transition : celles de ne pas me présenter aux élections aux termes de la transition. Et je respecterai cet engagement, quoiqu’il m’en coute.

Au regard de l’immensité de la tache, beaucoup se sont demandés si je serais a sa hauteur.

Sans complexe et sans démagogie, j’ai répondu que j’avais tous les atouts pour réussir cette noble et exaltante mission. Celle de conduire la transition que nous voulons tous apaisée et sereine afin de parvenir à des élections libres, justes et démocratiques.

Mon élection a suscité beaucoup d’espoir au sein de la communauté internationale mais surtout des populations meurtries qui n’aspirent plus qu’à vivre en paix, dans la dignité et dans une nouvelle République centrafricaine refondée sur des nouvelles bases, en vue de sa renaissance et son épanouissement

Cet espoir reposait en grande partie sur ma capacité à rassembler la population ainsi qu’à donner un nouvel impact au pays, en tant que femme et mère désireuse de voir ses enfants vivre en paix. Des femmes en Afrique et ailleurs, dans des situations de transition politique, ont fait leur preuve. Pourquoi pas en Centrafrique.

J’ai pensée alors que le moment était venu en République Centrafricaine d’arrêter les hostilités, les destructions et les violences faites à nos paisibles populations. Le moment était venu d’arrêter les exactions de toutes sortes, de faciliter le retour des déplacés chez eux, de passer au réapprentissage du vivre ensemble, d’enclencher le processus de réconciliation nationale et la dynamique de relèvement du pays.

Et j’ai fait du rassemblement et de la réconciliation des centrafricains la priorité absolue de mon action depuis mon accession aux commandes de l’Etat car j’ai tout de suite perçu que la haine, les rancœurs et la peur de l’autre sont profondément ancrés en chaque centrafricain.

Déjà, dans ma profession de foi et ensuite à travers les actes que j’ai posés jusque là, j’ai affirmé mon ferme engagement en faveur du dialogue permanent, de la paix et de la gestion inclusive de la transition.

Mes premières paroles à la Nation centrafricaine meurtrie ont été un appel lancé à mes compatriotes pour enclencher sans tarder une dynamique de paix qui puisse préserver le pays du chaos total.

 

En fait, j’avais très tôt compris que c’est par l’arrêt des hostilités, la tolérance, le dialogue et la réconciliation nationale que nous parviendrons à une véritable cohésion sociale dans notre pays.

J’avais très tôt compris qu’il nous fallait analyser, comprendre et dépasser nos contradictions et reconquérir l’unité de notre nation au-delà des différences confessionnelles, ethniques ou tribales.

Ma conviction était qu’il était grand temps de déposer les armes et d’appeler tous les acteurs de la crise actuelle à s’engager dans la voie de résolution pacifique et politique de nos problèmes afin de permettre à notre pays de retrouver la paix et la stabilité.

 

Mesdames et Messieurs,

Une analyse des crises politico militaires que la RCA a vécues met en évidence de nombreuses causes profondes qui restent intimement liées au déficit de gouvernance, à la déliquescence du système de sécurité et de justice, ainsi qu’à une déstructuration du capital social et culturel. Le cumul de ces déficits pendant plusieurs décennies ont fait de la RCA un état fragile et vulnérable marqués par l’existence de rébellions persistantes. Par ailleurs, la RCA vit dans un environnement géopolitique marqué par l’instabilité. Hormis le Cameroun, les quatre autres pays voisins, à savoir la République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, le Soudan et le Tchad ont connu des conflits au cours de ces dix dernières années. Ces conflits récurrents dans les pays frontaliers ont engendré le phénomène de circulation d’armes légères et de petit calibre qui alimentent le grand banditisme et l’insécurité.

Distingues Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Malgré son potentiel naturel très important, mon pays enregistre des niveaux d’indicateurs socioéconomiques très critiques. En effet, plus de 80 % de la population vit aujourd’hui avec moins de deux dollars par jour ; le PIB par habitant est passé d’une moyenne de 461,62 $ sur la période 2008 – 2011 à 294,70 $ sur la période de 2012 – 2014 et l’Indice de Développement Humain (IDH) s’est considérablement détérioré, plaçant la RCA parmi les cinq derniers pays à l’échelle mondiale, soit au 172ème rang sur 177 pays.

 

Ces indicateurs expriment à suffisance l’étendue des défis socio-économiques suivants auxquels la République Centrafricaine doit faire face :

–      Sécurité et bonne gouvernance

–      Cohésion sociale et concorde nationale

–      Restauration de l’autorité de l’Etat

–      Relance de l’économie et du processus de développement

En réponse à ces défis, j’ai instruit, dès mon élection en Janvier 2014 par le Parlement National de Transition, le Gouvernement à mettre en place un Programme de sortie de crise. C’est ainsi qu’un Programme d’Urgence et de Relèvement Durable de la RCA a été élaboré. Ce document constitue désormais le cadre de dialogue et de concertation avec les partenaires pour l’assistance en faveur de mon pays. Ma vision, à travers ce Programme, est de « bâtir d’ici 2015, une société prospère et unie, vivant dans la sécurité, la paix et attachée aux valeurs démocratiques ». Elle se fonde sur ma détermination à créer les conditions d’un retour à la paix, à la sécurité, à l’ordre constitutionnel et à la bonne gouvernance.

 

Ce Programme met en œuvre une stratégie qui associe les actions d’assistance humanitaire et de relèvement précoce pour renforcer l’objectif général de lutte contre la pauvreté en restaurant la capacité des institutions nationales et des communautés à se remettre de la crise et éviter une rechute.

 

Cette stratégie s’articule autour de quatre piliers :

La sécurité d’abord. Je veux, pendant la période de la Transition, fournir aux centrafricains les premiers bénéfices d’une sécurité globale et rendre aux acteurs du secteur de la sécurité de la République Centrafricaine leur confiance dans un avenir professionnel utile au pays et conforme aux standards internationaux.

Ce premier Pilier va nous permettre de restaurer la sécurité et d’assurer la libre circulation des personnes et biens sur tout le territoire afin de relancer réellement l’économie. Il consistera donc à :

1) mettre en œuvre les programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration (DDRR) et de réforme du des services de sécurité (RSS) pour parvenir à une réhabilitation et refondation des Forces Armées Centrafricaines et promouvoir la gouvernance et l’Etat de droit en vue de conduire le processus électoral dans de meilleures conditions,

2) rétablir la fonction judiciaire pour mieux lutter contre l’impunité et la corruption, et parvenir ainsi à une réconciliation véritable et à une paix consolidée.

 

Entretemps, avec l’appui des forces de la Communauté Internationale déployée en RCA, le processus de la Réforme de Secteur de la Sécurité (RSS) a été amorcé. Il s’agit de la mise sous tutelle unique du Ministère de la Sécurité Intérieure des forces de police et de Gendarmerie, de la création d’un Centre d’Opérations Police/Gendarmerie unique et fonctionnel à Bangui et du déploiement de ces forces de sécurité intérieure en province. Ce redéploiement va se poursuivre pour couvrir toutes les villes du pays avec la mise en place des forces onusiennes de maintien de la paix.

 

Par ailleurs, le Conseil National de Sécurité que je préside, collabore étroitement avec le Comité conjoint de réflexion sur les forces de défense et de sécurité Gouvernement/Nations-Unies en vue de mettre en place la stratégie appropriée en ce qui concerne l’armée nationale. Il est à relever qu’en raison des sanctions imposées par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, la RCA ne peut équiper son armée. Pourtant la réhabilitation des forces de défense nationale est capitale. La RCA, située au cœur du continent africain, est cernée par des conflits armés régionaux et devient petit à petit, le carrefour du terrorisme régional et sous-régional avec les avancés des djihadistes notamment les éléments de Bokho-Haram. L’appui et l’expérience des grandes nations, notamment les Etats Unis d’Amérique, en matière de lutte contre le terrorisme sont ainsi plus que jamais déterminants pour anéantir ce risque.

Les questions sécuritaires doivent nécessairement être abordées dans un cadre de dialogue avec les pays voisins et je ne cesse de ménager des efforts dans ce sens, soutenue dans cette démarche par la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale.

 

Distingues Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Ma volonté de promouvoir la gouvernance politique et démocratique est totale. C’est ainsi que même pendant les moments les plus difficiles de la crise, le dialogue et la concertation ont été maintenus de manière régulière avec toutes les forces vives de la nation. La mobilisation de tous a ainsi permis de lancer le processus de dialogue inclusif dont la première étape a été l’organisation en juillet dernier d’un Forum de réconciliation tenu à Brazzaville et qui a abouti a la signature d’un Accord de cessation des hostilités.

A travers cet Accord, les groupes armés, la société civile et les partis politiques se sont engagés à œuvrer ensemble pour un retour à une paix durable. Pour marquer cette volonté commune, les initiatives de réconciliation et de paix au niveau des communautés, des associations féminines et de jeunesse, et des groupes armés sont encouragées et se multiplient chaque jour. Dans les mois a venir, seront organisées les consultations populaires au niveau des 16 préfectures du pays qui in fine sur le forum national de réconciliation à Bangui.

Ces concertations à la base permettront d’identifier les problèmes majeurs qui minent le vivre ensemble intercommunautaire, de susciter une participation populaire à l’œuvre de reconstruction du pays en favorisant une prise de conscience plus accrue à l’égard du rôle des communautés dans le retour de la paix et le développement durable du pays. Quant au grand dialogue national de vérité et réconciliation, son objectif principal sera de jeter les bases d’une nouvelle société Centrafricaine dont le pilier serait un nouveau pacte républicain articulé autour d’une gouvernance moderne, démocratique et patriotique.

Toujours dans le cadre de ce dialogue, un gouvernement de large ouverture représentatif de toutes les forces vives et des régions a été constitué.

En ce qui concerne les élections, le Code Electoral a été adopté le 13 novembre 2013 et les Membres l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E.) ont prêté serment le 24 décembre 2013. Les différents organes de régulation des élections comme le cadre de concertation et le Haut Conseil de la Communication ont en outre été mis en place.

Il n’en demeure pas moins que la ferme volonté des Autorités de la République Centrafricaine d’aller résolument à l’organisation d’élections libres, démocratiques et crédibles bute sur certaines contraintes dont la subsistance de poches d’insécurité dans certaines régions du pays mais surtout l’insuffisance des moyens financiers conséquents et pour le fonctionnement de cet organe et pour la préparation et l’organisation des élections proprement dites.

 

Le deuxième pilier consiste en la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, condition préalable de la pleine reprise de l’économie et de la réussite du processus électoral.

L’objectif est de créer les conditions pour accélérer le retour rapide des personnes déplacées internes et refugiées, renforcer la protection des civils, des droits de l’Homme et du personnel humanitaire par des actions fortes visant à rapprocher l’administration des administrés.

Toujours dans le cadre de la protection des populations civiles et de la promotion des droits humains, j’ai accepté de céder une partie de la souveraineté nationale en matière de justice transitionnelle à la Mission onusienne de stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) afin de renforcer les capacités des juges. Avec la mise en place des forces de la MINUSCA depuis le 15 septembre dernier, ce dispositif sera opérationnel assez rapidement.

Une attention particulière a été accordée aux services sociaux essentiels. Il s’agit de la santé, de l’eau potable, de l’assainissement, de l’hygiène, de l’éducation et du réseau national de communication. Les actions et mesures menées dans ce domaine ont visé à favoriser le relèvement communautaire immédiat et le renforcement des capacités de résilience des communautés de base. J’ai ainsi été amenée à décider de la gratuité des soins aux groupes vulnérables que sont les enfants et les femmes.

La RCA connait une forte mobilisation de l’assistance humanitaire à travers les interventions de plus de 90 ONGs internationales. Malgré tout, on peut noter une faiblesse de l’accès aux services sociaux en République Centrafricaine et je profite de votre tribune pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés dans le monde pour qu’elles soutiennent mon Gouvernement dans la réhabilitation et la facilitation de l’accès aux services sociaux de base.

Nous sommes cependant conscients que ces actions passeront d’abord par la poursuite des réformes économiques et la promotion de la croissance soutenue. Il est donc urgent, à court terme, de créer des richesses et des emplois afin non seulement de prendre en charge des dépenses régaliennes de l’Etat mais d’offrir des opportunités de formation et d’emplois aux jeunes désœuvrés qui forment les bataillons des rebellions armées. Il en est de même pour les femmes qui constituent plus de 61 % de la population et qui sont devenues, par la force des choses, des chefs de famille ayant la charge de leurs progénitures. Il est important et urgent de leur offrir des opportunités pour consolider de manière durable leurs moyens d’existence et pour leur autonomisation.

 

Selon cette vision, les réformes économiques vont permettre de :

(i) mettre en œuvre une assistance économique et budgétaire rapide pour permettre de renforcer les capacités des principaux acteurs de l’économie et relancer les secteurs productifs et créateurs d’emplois. A moyen terme et long terme, elles pourront améliorer l’environnement des affaires en dynamisant le Partenariat Public/privé, relancer les grappes de croissance dans les secteurs de l’agriculture, des mines et des forêts par la mise en œuvre de l’agroforesterie,

(ii) permettre de construire, réhabiliter et viabiliser les équipements et infrastructures économique et,

(iii) renforcer la gouvernance financière avec la poursuite des réformes globales des finances publiques.

Pour ce qui concerne la gouvernance financière singulièrement, il est essentiellement question de réduire les risques fiduciaires et c’est pour cela qu’un comité de suivi de la gestion des finances publiques et un comité de trésorerie ont été créés. A ces initiatives s’ajoute le processus en cours de renforcement des capacités de l’organe d’exécution des dépenses publiques par l’assistance technique. Car, pour redonner à l’Etat Centrafricain des capacités financières propres, la sécurisation des zones minières est une action prioritaire devant conduire à terme au rétablissement de la RCA dans le processus de Kimberley. Les forces de l’ONU désormais déployées dans le pays devraient apporter tout leur appui à cette action prioritaire.

Monsieur le Directeur le Général

Distingues Personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Sans être exhaustive, mes propos ont tendu a mettre en exergue les efforts déployés au quotidien pour réduire la souffrance du peuple centrafricain, pour ramener la paix et la sécurité, mettre fin à l’impunité, favoriser le relèvement des communautés et relancer le processus de développement. Je me suis aussi permise de souligner fortement que sous mon leadership, le peuple centrafricain a affronté avec courage la crise.

En effet, après huit mois d’exercice du pouvoir de l’Etat, des avancées notables peuvent être enregistrées dans la gouvernance du pays avec des effets significatifs sur l’amélioration des conditions de vie des populations.

Il en est ainsi de la sécurité qui revient progressivement grâce à l’appui des forces internationales. Grâce au retour graduel de la sécurité à Bangui et dans l’arrière pays, la République Centrafricaine est aujourd’hui un pays fréquentable. Pour preuve : le retour de l’Ambassade des Etats Unis à Bangui que nous avons perçu comme un signal fort en direction des pays qui doutent encore du retour de la sécurité dans le pays.

A la faveur du retour progressif de la paix et de la sécurité, les enfants ont repris peu à peu le chemin de l’école, les hôpitaux et centres de santé ont recommencé à nouveau de fonctionner, les agents de l’Etat et les employés du secteur privé sont de retour à leur lieu de travail, notamment à Bangui, le trafic sur l’axe Bangui- Douala et l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité se normalisent, avec un impact positif sur les recettes de l’Etat qui sont cependant loin d’atteindre un niveau satisfaisant vu le contrôle d’une partie du pays par les groupes armés non conventionnels.

C’est le lieu de témoigner la gratitude du peuple Centrafricain et de la mienne propre à l’Amérique qui a compris le sens de ma demande formulée au Secrétaire Général des Nations Unies dès le mois de février 2014 et qui a appuyé le vote des différentes résolutions du Conseil de Sécurité sur la Situation en République centrafricaine.

Il en est aussi ainsi de l’urgence humanitaire. Je me réjouis que mon cri de détresse ait été entendu et que jamais la communauté internationale ne se soit autant fortement mobilisée en faveur de mon pays. Car, la crise centrafricaine était une “crise oubliée ‘’ et j’ai réussi le pari de mettre la Centrafrique au cœur des préoccupations internationales. C’est ici le lieu de rendre un hommage mérité aux Organisations humanitaires américaines pour leur appui multiforme aux populations centrafricaines.

Consciente de la faiblesse de notre économie dont tout le tissu a été détruit, j’ai fait de la reprise de la coopération avec les institutions financières internationales mon objectif principal. Dans ce cadre, les négociations vont bon train avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale que j’aurai l’opportunité de visiter pendant mon séjour ici.

 

De tout ce qui précède, il ressort que l’espoir renaît en République Centrafricaine puisque la vie reprend petit à petit et dans le bon sens, au grand soulagement d’une bonne partie de la population.

Il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire et c’est là où nous avons des attentes à exprimer à l’endroit des Etats Unis. De manière concrète, vos structures peuvent beaucoup faire à travers les plaidoyers, lobbies et réseaux pour soutenir les efforts du peuple Centrafricain et de ses dirigeants visant à recouvrer son unité, sa dignité et surtout l’intégrité de son territoire. Ce peuple est désormais derrière ses dirigeants et ne demande qu’à être accompagné dans sa vision et son plan de sortie de crise qui existent déjà.

Les besoins sont énormes et les moyens demeurent encore très limités. La mise en œuvre de ce plan nécessitera des moyens colossaux et je veux formuler le vœu que la Nation la plus puissante et riche au monde ne restera pas à l’écart des partenaires et moyens qu’il faut mobiliser.

Quant à vous éminents Membres du Brookings Institute qui avez bien voulu m’accorder votre aimable attention, je ne doute pas que vous serez désormais les farouches défenseurs des dossiers Centrafricains et vous dis encore grand merci pour l’honneur et le plaisir que vous m’avez faits de me donner l’opportunité de vous entretenir sur la situation dans mon pays.

Le peuple centrafricain a besoin du peuple américain pour soutenir cet espoir et retrouver sa dignité. C’est pourquoi, je peux affirmer : « TOGETHER WE CAN DO BETTER ».

Je vous remercie.

 

 

 

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L’armée nigériane confirme la mort du leader de Boko Haram

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France 24   /  Corbeau news Centrafrique (CNC)

Il est très probable que Shekau soit mort entre le 25 juillet et le 3 août», affirme le communiqué, du lieutenant-colonel Sagir Musa, porte-parole de la force spéciale qui opère contre Boko Haram

Abubakar Shekau, chef du groupe islamiste Boko Haram, «est probablement décédé» après avoir été blessé par balle dans un affrontement avec des soldats, a annoncé l’armée nigériane, sans en apporter la preuve.

Abubakar-Shekau mort
Depuis 2009, c’est lui qui était aux commandes du groupe islamiste Boko Haram. Sa tête était mise à prix 7 millions de dollars (5,3 millions d’euros) par Washington. Abubakar Shekau, qui serait âgé de 44 ans, aurait été blessé par balle le 30 juin au cours d’un accrochage avec des militaires près d’un camp de Boko Haram situé dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria. Transporté clandestinement au Cameroun voisin pour y être soigné, «le chef des terroristes de Boko Haram le plus redouté et le plus recherché est probablement décédé» des suites de ses blessures, a annoncé l’armée nigériane dans un communiqué publié lundi 19 août.


© DTN News
Abubakar Shekau (milieu)
En attente de confirmation «Il est très probable que Shekau soit mort entre le 25 juillet et le 3 août», affirme le communiqué, signé du lieutenant-colonel Sagir Musa, porte-parole de la force spéciale qui opère dans le nord-est du Nigeria contre Boko Haram. Cependant le porte-parole national de l’armée, le général Chris Olukolade, interrogé, a précisé que les forces de sécurité cherchaient encore à confirmer de manière définitive la mort de Shekau. «Nous sommes en contact avec nos hommes sur le terrain pour essayer d’avoir confirmation», a-t-il déclaré. L’armée nigériane mène depuis mai une vaste offensive contre Boko Haram dans ses fiefs du nord-est où l’état d’urgence a été déclaré.

Dans une vidéo transmise à l’AFP le 12 août, Shekau revendiquait de récentes attaques meurtrières contre les forces de sécurité dans le nord-est du pays et affirmait être «en bonne santé». «Vous n’avez pas tué Shekau», lançait-il à l’adresse des forces armées. Mais la date d’enregistrement de ce film n’était pas précisée. Selon l’armée, cette vidéo est un « faux » : « [Elle] a été jouée par un imposteur pour tromper ses membres afin qu’ils poursuivent le terrorisme et pour duper les esprits crédules», affirme le communiqué publié ce lundi. Le 14 août, l’armée nigériane avait affirmé avoir tué au début du mois le numéro 2 de Boko Haram, Momodu Bama, dans la ville de Bama, dans l’État de Borno.

Déjà donné pour mort par le passé Abubakar Shekau avait déjà été donné pour mort par la police en 2009 lors d’une précédente offensive d’ampleur des forces de sécurité nigérianes contre Boko Haram, qui avait abouti à la mort de son chef d’alors, Mohammed Yousouf, capturé et tué. Mais Shekau était réapparu plus tard dans une vidéo, ayant pris la tête de la rébellion. Si sa mort pourrait porter un coup important aux campagnes de Boko Haram, le groupe est constitué de plusieurs factions sans structure dirigeante homogène. Des groupes dérivés, comme Ansaru, lié à Al-Qaïda, qui a revendiqué l’enlèvement et l’assassinat d’Occidentaux, sont supposés opérer indépendamment. Boko Haram rejette tout dialogue avec le gouvernement du président Goodluck Jonathan et affirme combattre pour la création d’un État islamique dans le nord du Nigeria. Il a multiplié les attaques meurtrières, ciblant aussi bien les forces de sécurité que la population. Depuis 2009, les violences de Boko Haram et leur répression souvent brutale ont fait 3 600 morts dans le pays, selon l’ONG Human Rights Watch.

La RCA demande l’allègement de l’embargo sur l’exportation de son diamant

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VOA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-exploitants-traditionnels-de-Diamant-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les exploitants traditionnels de Diamant en Centrafrique

Dans une interview exclusive accordée à Bagassi Koura, l’envoyé spécial de la VOA en Centrafrique, le ministre des Mines Joseph Agbo demande l’allègement voire la levée de l’embargo sur l’exportation du diamant centrafricain.

La RCA a été suspendue de Kimberley (un mécanisme mis en place pour contrôler le diamant des zones de guerre) en mai 2013, en raison de la guerre civile dans ce pays.

« On comprend le mobile qui avait présidé à cet embargo sur l’exportation de nos diamants, » explique le ministre Agbo, rappelant que la RCA est l’un des pays fondateurs du processus de Kimberley.

« Seulement nous disons aujourd’hui que loin de nuire a ceux qui sont venus perturber l’exploitation de nos diamants, cet embargo a vraiment eu des effets très pervers notamment sur les intervenants du secteur, » déplore t-il.

Il explique qu’ « en temps normal c’est un secteur qui représente quand même à peu près 20% des recettes du budget de l’Etat et 51% des recettes à l’exportation de la république centrafricaine ».

La crise socio-politique que traverse le pays depuis deux ans a énormément perturbé le secteur du diamant.

« Mais cette conséquence a été aggravée par la suspension du pays du processus de Kimberley, » dit-il.

Selon le ministre, la principale conséquence de l’imposition de l’embargo, c’est la multiplication des réseaux d’exportation illégale.

Les bureaux d’achat n’exportant plus, les collecteurs s’investissent dans la fraude, dit-il.

« Et donc la suspension du processus a eu pour effet d’entrainer le plus gros lot de nos collecteurs vers la fraude ».

D’autant plus que sur le terrain, les groupes armés, (essentiellement les Anti-Balaka et les Seleka) se sont emparés des mines du pays, qu’ils exploitent. Les produits sont exportés à l’étranger à travers les pays voisins comme l’explique Vianney Victorien Koyandakpa, un exécuteur évaluateur en diamants et or.

« L’Etat est entrain de perdre beaucoup d’argent avec des trafiquants qui sortent illicitement avec des diamants qui sont exploitées dans ces zones minières qui sortent par le Cameroun et par le Tchad ».

Pour le ministre des Mines, les conséquences de l’embargo sur le fonctionnement du gouvernement sont énormes.

« Comment voulez-vous que l’Etat aujourd’hui puisse assurer les charges régaliennes, par exemple, les paiements de salaires, ou bien entretenir les hôpitaux si cet argent-là lui manque ?

Pour lui, maintenir l’embargo, c’est « ajouter du malheur au malheur ».

Le gouvernement centrafricain espère que le déploiement le 15 septembre derniers des Casques Bleus des Nations unies, va permettre la reprise en main des mines.

« Je suis content d’apprendre par exemple que dans leur programme, Bria par exemple, sera une zone militaire. Ca sécurise quand même cette zone qui est réputée être une zone de production de diamant ».

Centrafrique: Bangui vit au rythme de braquages et de criminalités aggravées

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©AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Vue-aérienne-de-la-ville-de-Bangui-en-République-Centrafricaine1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue aérienne de la ville de Bangui en République Centrafricaine

Les violences intercommunautaires de masse qui ont ravagé le pays pendant un an et demi ont largement diminué, mais toutes les bandes armées n’ont pas été démantelées

Braquages, agressions, disparitions : à l’heure où se déploie une nouvelle mission de l’ONU en Centrafrique, les habitants de la capitale Bangui sont excédés par la criminalité qui continue d’empoisonner leur vie quotidienne. Les violences intercommunautaires de masse qui ont ravagé le pays pendant un an et demi ont largement diminué, mais toutes les bandes armées n’ont pas été démantelées. Les violences se concentrent particulièrement dans les quartiers nord de Bangui comme Boy-rabe, Fouh et Gobongo, fiefs des milices Anti-Balaka qui ont commis d’innombrables exactions depuis plus d’un an. “On ne peut plus vivre en paix ici à Boy-rabe. Chaque nuit, il y a au moins entre deux à trois cas de braquage. Aucun dispositif de dissuasion n’est en place pour faire peur aux auteurs de ces braquages”, se plaint le gérant d’un bar, Jozias Maïngué. “Alors que tout le monde était en droit de penser que l’ennemi était la Séléka, aujourd’hui c’est tout à fait le contraire. Ce sont les anti-balaka qui terrorisent encore les Centrafricains et particulièrement les Banguissois”, accuse un habitant de Boy-rabe, André Ngaïnam.
Ce sont aussi des anti-balaka “qui ont attaqué la station-service Tradex du 4e arrondissement en plein jour en tirant en l’air. Ils “sont partis avec 18 millions de francs CFA (27.000 euros) sans être inquiétés”, affirme Job Bekoïssé, un revendeur de carburant.

Les miliciens ex-Séléka – qui avaient pris le pouvoir début 2013 avant d’en être chassés en janvier 2014 – sont aujourd’hui soit repliés dans leurs bastions musulmans du nord du pays, soit cantonnés dans des bases militaires de la capitale, contrairement aux anti-balaka, miliciens majoritairement chrétiens, qui se sont fondus dans la population civile. “Des quartiers entiers sont des poudrières et des nids de bandits”, confirme une source militaire française sous couvert d’anonymat. “Les anti-balaka sont en ce moment une entrave à la paix. Tout le monde sait qui fait quoi et tout le monde s’en plaint. Mais personne ne peut dénoncer quoi que ce soit”, par peur de représailles, explique cette source.

Impunité totale

Dans chaque maison, chaque boutique, on a son lot de malheurs à raconter, tel Elie Tonfio, mécanicien qui a pignon sur rue à Boy-rabe: “Mercredi, un colonel des douanes centrafricaines qui rentrait chez lui a été attaqué à sa descente de voiture par des individus qui l’ont poignardé à l’abdomen. Le véhicule a essuyé des tirs provenant d’un responsable des anti-balaka”. “Ils allaient le tuer. Heureusement pour lui, sa fille s’est mise à crier et à appeler au secours. Ils ont pris la fuite en emportant tout qu’il y avait dans la voiture”, poursuit le mécanicien.

Les quartiers sud ne sont pas épargnés non plus. Cela fait 15 jours que Mamadou, un chrétien portant un nom musulman, tout juste arrivé de province pour travailler à Bangui comme moto-taxi, a disparu. “Il n’a plus été revu, ni la moto. Plusieurs témoins ont affirmé l’avoir vu les mains et les pieds ligotés à la base des Anti-balaka avant sa disparition”, s’inquiète son frère aîné, Axel. Excédés par l’impunité qui règne dans la capitale, les habitants du quartier Fouh (nord) ont mis un en place un comité d’autodéfense comprenant des jeunes et quelques Anti-balaka pour patrouiller dans les ruelles à la nuit tombée, en espérant dissuader les malfaiteurs.

Samedi, quatre responsables Anti-balaka ont été arrêtés pour avoir transporté des “armes de guerre” et déférés à la prison centrale de Bangui, selon une source au parquet. Mais les miliciens et délinquants opportunistes sont rarement inquiétés malgré la présence des forces françaises (2.000 hommes) et africaine (6.000) auxquelles la force de maintien de la paix de l’ONU a succédé le 15 septembre, et dont la tâche s’annonce déjà difficile.

AFP

Centrafrique: La France dans le piège “centrafricain”

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Mariane  /  Corbeau news (CNC)

A l’heure où notre pays a décidé d’intervenir en Irak, il existe d’autres théâtres d’opérations militaires françaises qui ont disparu des écrans radars médiatiques. C’est le cas notamment de la Centrafrique. Le pays n’est toujours pas stabilisée, les actes de brigandage viennent s’ajouter aux affrontements communautaires. Quant aux forces armées de maintien de la paix — notamment les troupes françaises — elles sont accusées de tous les maux.

Un soldat de l'opération Sangaris à Bambari - GEAI LAURENCE/SIPA
Un soldat de l’opération Sangaris à Bambari – GEAI LAURENCE/SIPA
Le 16 septembre dernier, après des cérémonies en grande pompe, la Centrafrique s’est réveillée avec une nouvelle force de maintien de la paix dans ses rues. Les soldats de la force africaine ont échangé leurs casques vert olive pour de beaux casques bleus de la force onusienne. La Minusca, 7 600 hommes envoyés notamment par le Pakistan, le Maroc et l’Indonésie, a pour mission de protéger les civils, organiser le désarmement, appuyer la transition et soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire. Celle-ci peut compter sur le soutien sur place du contingent dirigé par l’Union européenne de l’EUFOR-RCA (750 hommes) et par les 2 000 soldats français de l’opération Sangaris (à ce jour aucune date de retrait n’a été annoncée). Plus de 10 000 hommes s’attellent donc désormais au maintien de la paix en République Centrafricaine.

Il faut dire que l’accord de cessez-le-feu signé à Brazzaville, en République du Congo, par la présidente de transition, madame Catherine Samba-Panza, n’a pas encore porté ses fruits. D’ailleurs, ce cessez-le-feu est contesté par le général Joseph Zoundeko, chef d’état-major de la Séléka (l’ex-rébellion majoritairement musulmane qui a pris le pouvoir en mars 2013 et l’a abandonné début 2014 sous les pressions internationales).

Certes, après les affrontements du 20 août dernier, dans le 3e arrondissement de la capitale, Bangui s’est considérablement apaisée. Les habitants des quartiers musulmans reviennent chez eux et le commerce a repris. Les étals du marché PK5, poumon économique de Bangui, sont de nouveaux remplis. Le camp de M’Poko, qui accueille des déplacés près de l’aéroport de Bangui, se vide progressivement. Il est passé de presque 100 000 personnes, au plus fort de la crise, à environ 20 000 âmes aujourd’hui. Pour les forces françaises et internationales, le rétablissement de la sécurité dans la capitale était une première étape nécessaire. Elles espèrent que le reste du pays suivra. Mais ce n’est pas encore gagné…


Une Centrafrique coupée en deux

Aujourd’hui, la RCA est coupée en deux. Les anti-balaka (milices d’autodéfense majoritairement chrétiennes) tiennent l’Ouest du pays et les Séléka contrôlent le Centre-Est de la RCA du Nord au Sud. Une ligne de front s’est naturellement tracée entre les communes de Batangafo (au Nord) et Mobaye (au Sud). Cette ligne est régulièrement la scène d’affrontements entre les forces de maintien de la paix, anti-balaka et Séléka. Encore au mois d’août, plusieurs combats ont eu lieu entre la Sangaris et les divers belligérants à Bossangoa et Batangafo.

Actuellement, une ville est au cœur des combats : Bambari. Cette cité comptait autrefois plus de 40 000 habitants. Elle est aujourd’hui désertée par les civils. Ils se sont réfugiés dans différents camps, autour d’églises telles que celle de la paroisse de Saint-Joseph ou dans la brousse. Coupée en deux, cette ville est le symbole même de la situation centrafricaine. Sur la rive Ouest, les anti-balaka. A l’Est, les Séléka. Entre les deux coulent les eaux troubles de la rivière Ouaka (10 corps suppliciés y auraient été retrouvés en juin) dont le vieux pont est contrôlé par la Sangaris.

Depuis trois semaines, à Bambari, la guerre intercommunautaire est même devenue intracommunautaire. Deux hauts gradés Séléka s’affrontent : le fameux chef de l’état-major de la Séléka, le général Zoundeko, d’une part et le général peuhl Jdarass d’autre part. D’après nos sources le général Zoundeko se serait même allié aux anti-balaka pour attaquer son « fraternel » adversaire Jdarass. Selon Lewis Mudge d’Human Rigth Watch, ces deux responsables Séléka « prétendent se battre pour des motifs politiques, mais il me semble plus certainement que ce soit pour contrôler les axes liés aux mines d’or ». En effet , la région de Ouaka compte plusieurs gisements d’or, notamment celui de Ndassima à seulement 67 km au Nord de Bambari. Les routes principales de la région passent par la cité. Contrôler ces axes, c’est contrôler la circulation des marchandises. Assorti d’un petit droit d’octroi, c’est une manne financière non négligeable pour des groupes armés et pour leurs chefs respectifs…


Insécurité partout ?

Pour l’heure, les anti-balaka comme les Séléka continuent d’être responsables d’un grand nombre d’exactions. Les milices tuent, pillent, violent et, désormais, contraignent les civils au travail forcé dans ces mines. En février, le long de la même route, les anti-balaka ont massacré 72 hommes et garçons à Guen (au Sud-Ouest de la RCA) et les Séléka ont tué 19 personnes dans un autre village. Même si les forces de maintien de la paix sont présentent dans les villes, elles ne parviennent pas à instaurer une paix durable dans les zones rurales. D’autant qu’en marge des combats, de nombreux groupes profitent du chaos pour s’adonner à des activités illicites telles que le racket ou le vol en prétendant appartenir à une milice. Le phénomène des coupeurs de route, par exemple, ces pilleurs de la route habillé en kaki ne fait que grandir. Le chef anti-balaka Patrick Edouard Ngaïssona a même reconnu qu’il lui est impossible de reconnaître « qui est un vrai et qui est un faux anti-balaka ».

Jerome Delay/AP/SIPA
Jerome Delay/AP/SIPA
A cette situation déjà terrible et complexe s’ajoutent des rumeurs d’exactions des troupes chargées du maintien de la paix sur place. Dans un rapport daté  du 15 septembre 2014Human Rights Watch constate que des soldats de l’Union africaine provenant de République démocratique du Congo ont été mis en cause dans la disparition et l’exécution possible d’une dizaine de civils à Boali et de tortures ayant entrainé la mort de deux chefs anti-balaka à Bossangoa. Lewis Mudge de l’ONG explique avoir lui-même assisté à des passages à tabac de civils par des soldats camerounais de la force africaine de la Misca. Ces soldats-là sont également accusés de violences sexuelles, selon des propos recueillis par RFI« La nuit, les hommes de la Misca entrent dans les huttes pour avoir les filles. Elles sont obligées d’accepter : elles n’ont pas les moyens de subsister. » D’après Human Rights Watch, quelques cas auraient en effet été rapportés mais il n’existe aucun décompte précis à l’heure actuelle.

La France accusée de tous les maux

Aujourd’hui, ce n’est plus la seule Misca qui est pointée du doigt. La France aussi a droit à son lot d’accusations. Il est reproché à la force Sangaris de faire preuve de partialité dans les opérations de désarmement par les anti-balaka et les Séléka. Ces derniers, très bien armés selon Lewis Mudge « ont des Kalachnikovs, des armes automatiques de type AA-52, des mitrailleuses 50 mm et des grenades » et ils refusent de déposer les armes. Les anti-balakas sont tout aussi difficiles à désarmer malgré un équipement plus rudimentaire : quelques kalachnikovs, de vieux fusils de chasse mais surtout beaucoup de machettes.

Pacôme Pabandji, reporter centrafricain travaillant pour l’AFP (et récemment nommé pour le prix Rory Peck) explique que les rumeurs vont bon train : « Certains accusent les forces françaises de jouer aux pompiers pyromanes. Des musulmans et des non-musulmans qui ont subi des désarmements, m’ont expliqué que les forces françaises, quand elle voient deux armes, en prennent unes et en laissent une autre ». Plus grave, celui-ci ajoute que « certains groupes anti-balaka et Séléka affirment avoir reçu des armes des mains des forces françaises ». Mais Pacôme Pabandji coupe court expliquant n’avoir lui-même jamais vu de tels comportements. Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la Défense, lui, nie même formellement : « Si l’on mettait ne serait-ce qu’un doigt dans ce jeu-là on se ferait manger le bras. Les militaires français refuseraient de faire ce genre de choses. Je n’y crois pas une seconde, c’est totalement invraisemblable. »

François Hollande, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian à Bangui en février 2014 - Sia Kambou/AP/SIPA

François Hollande, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian à Bangui en février 2014 – Sia Kambou/AP/SIPA

Le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major des armées défend tout autant ses troupes. Selon lui, s’il y a des manifestations hostiles à la France, c’est que les forces françaises, très présentes sur le terrain, ont le don de gêner certains groupes armés et d’empêcher les trafics. Beaucoup des manifestations sont en effet encouragées pour ne pas dire organisées par des groupes armés comme la Séléka en mai dernier à Bambari. Le but est clair : ralentir les opérations de désarmement.

L’observateur d’Human Right Watch, lui, affirme néanmoins qu’aux premiers moments de l’intervention militaire à Bangui « les soldats de Sangaris ont d’abord désarmés les Séléka, du coup les anti-balaka en ont profité pour tuer beaucoup de gens, piller et détruire les quartiers musulmans »« Ils étaient comme fous et les soldats français étaient complètement débordés. Ils ont essayé d’interdire la circulation des armes, mais les quartiers non-musulmans, beaucoup plus nombreux, étaient incontrôlables ».

Pour le Colonel Gilles Jaron, la réponse à de telles accusations est simple : « Si la France ne s’était pas engagée en Centrafrique en décembre qui sait ce qui se serait passé. L’engagement de la France a évité un génocide ». Et face aux critiques sur les opérations de désarmement, il poursuit, tout autant sans détour : « La France ne s’est jamais engagée à désarmer tout le pays, ni à régler définitivement les problèmes en RCA. Elle s’est engagée pour créer les conditions de l’engagement de la communauté internationale et naturellement faire baisser le niveau des tensions auxquelles était soumise la population civile ».

A la lumière de l’histoire nationale du pays, pacifier la Centrafrique apparaît aujourd’hui, il est vrai, bien utopique. En 54 années d’indépendance, cinq chefs d’Etat ont été successivement renversés, parfois avec l’aide de l’ancienne puissance coloniale. Le pays a subi plusieurs crises et une dizaine d’interventions internationales de pacification. A tout cela s’ajoute la menace d’un autre protagoniste : l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony dans le Sud-Est de la RCA, un groupe rebelle sanguinaire né en Ouganda à la fin des années 1980 et comptant dans ses rangs des enfants soldats.

Et comme une critique ne vient jamais seule, la France est aussi accusée d’être à l’origine de la crise centrafricaine actuelle car en 2012, face à la monté de la Séléka, le président centrafricain Bozizé avait demandé son aide de la France. François Hollande lui avait alors répondu« Si nous sommes présents, ce n’est pas pour protéger un régime, c’est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d’un pays, en l’occurrence la Centrafrique ». Trois mois plus tard, la Séléka s’emparait du pouvoir et un an plus tard la France finissait par envoyer, sous mandat de l’Onu, la force Sangaris. L’ex-président centrafricain a sa propre explication au « retard à l’allumage » français. Lors d’un discours prononcé en décembre 2013, lui dont la fiabilité est loin d’être à toute épreuve, déclarait : « Avant de donner le pétrole aux Chinois, j’ai rencontré Total à Paris et leur ai dit de prendre le pétrole, rien. Alors j’ai donné le pétrole aux Chinois et c’est devenu un problème ».

Finalement, Pierre Bayle résume assez bien le paradoxe des accusations portées contre la France. « D’un côté, on nous reproche d’être toujours présents, puis quand nous n’intervenons pas, de ne pas l’être ». Bref, accusée de tous les maux, la France ne pouvait qu’avoir tout faux. C’est le principe même d’un piège que de n’offrir aucune échappatoire..

Centrafrique : le 7è arrondissement de Bangui isolé à cause de l’état des routes

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-routes-de-Bangui-se-degradent.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les routes de Bangui se degradent

La dégradation avancée de l’axe Ouango-centre-ville dans le 7è arrondissement est un danger pour les piétons que pour les véhicules qui empruntent cet axe. Depuis un certain temps, cet axe est devenu impraticable pour les  habitants du 7e arrondissement.

Selon le constat fait par le RJDH ce matin, des trous couvrent le long de cet axe, empêchant certains conducteurs à emprunter cette route. En conséquence, chaque jour, des difficultés de transport s’observent.

 Certains chauffeurs de taxis  interrogés ce matin par le RJDH ont pointé du doigt  l’état dégradé de cet axe. « La route est complètement hors d’usage. Cette voie amortit vite nos véhicules. Ce qui nous pousse à ne pas desservir ce secteur », a regretté un conducteur.

Pour un habitant de ce secteur, il est paradoxal de constater que la cheffe de l’Etat de transition emprunte cet axe pour se rendre au travail. « Le 7e arrondissement abrite  pour la troisième fois le président de la République. Mais cette voie n’a toujours pas été bitumée », a regretté cet habitant.

Certains conducteurs des taxis moto ont aussi constaté que l’impraticabilité de cette route provoque plusieurs cas d’accident. « Le fait d’éviter les trous, nous heurtons parfois des passagers », a indiqué ce conducteur.

Les usagers de cette route dénoncent leur calvaire et appellent les autorités à vite réparer cet axe. « Chaque jour,  tu peux facilement passer une, voire deux heures pour avoir un taxi. Les taxis se font rares quand il pleut et pendant les jours fériés.  Nous appelons les autorités à vite réagir pour réparer cet axe », a lancé un usager.

Par: Samson ANDJOUKARA

Bangui: les activités reprennent au centre de santé de Guitangola après le braquage des anti-Balakas

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RJDH   /   CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Centre-de-Santé-de-Guitangola-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centre de Santé de Guitangola en Centrafrique

Le centre de santé de Guitangola (sortie sud) tente aujourd’hui de reprendre ses activités. La mobilisation des jeunes du quartier à défendre le centre, a facilité la réouverture du centre de santé après trois jours de fermeture ceci malgré des rumeurs d’une nouvelle attaque des hommes armés.

A l’origine des faits, un braquage au centre de santé de Guitangola le jeudi 18 ayant fait un mort. Le lendemain, les malfrats ont explosé une grenade tuant un patient et occasionnant la fermeture du centre du 18 au 21 septembre.

Ce matin,  des mères d’enfant et des personnes malades sont venues en consultation parce que, le centre est ouvert. Il était impossible de trouver quelqu’un surplace au centre de santé de Guitangola entre le 18 et le 21 septembre passé en raison d’insécurité. D’après les témoignages recueillis par le RJDH, deux femmes auraient accouché dans la cours du centre de santé  pendant la fermeture.

Des jeunes du quartier Guitangola 3, constitués en autodéfense, veulent empêcher une éventuelle attaque  des hommes armés. « Apres ce qui s’est passé au centre de santé de Guitangola, nous ne dormons plus la nuit. Nous faisons des patrouilles de 18h jusqu’au petit matin depuis dimanche dernier. C’est ce qui a permis la réouverture du centre de santé ce matin. Le personnel se sent quand même en sécurité depuis que nous sommes là.  Nous travaillons même le jour pour permettre aux patients de venir sans crainte se faire soigner », a expliqué un jeune d’autodéfense, sous l’anonymat.

Malgré la présence des jeunes d’autodéfense, le personnel soignant travaille encore avec la peur au ventre, à  en croire le témoignage d’une infirmière croisé au service de la maternité.   Sous l’anonymat, elle a fait savoir qu’elle ne peut pas porter sa blouse d’infirmière parce que, les menaces continuent. « Les jeunes qui se sont mobilisés ici n’ont pas d’armes pour faire face à ces groupes armés qui veulent bruler le centre. Il est mieux de baser des forces de l’ordre pour assurer notre sécurité », a-t-elle confié.

Une femme en visite prénatale au niveau du centre, est contente que les médecins aient repris le travail. Mais, elle n’a pas aussi caché son inquiétude. « Nous les femmes enceintes,  nous sommes contentes parce que, c’est ici dans ce centre de santé que nous pouvons venir même la nuit en cas de petit souci. Mais, les médecins travaillent avec la peur et cela nous inquiète aussi », a fait savoir cette femme au RJDH.

Sur les 26 personnels soignants que compte le centre de santé, seulement 10 sont présents pour travailler de 07h a 10h, a fait savoir un laborantin sous l’anonymat. « Par le souci d’aider les femmes enceintes qui viennent le plus souvent de loin, nous sommes obligés de venir travailler. Nous allons normalement arrêter à 10h.  Si on doit rester faire quelques heures supplémentaires afin d’évacuer tous les patients, nous le ferons », a ajouté ce dernier.

Le centre de santé de Guitangola, situé dans la commune de Bimbo 3 travaille 24/24heures depuis la recrudescence des violences dans la capitale. Cet incident a poussé les responsables à fermer pendant trois jours. A la réouverture,  ce centre a  réduit en moins de 5 heures sa prestation de service.

Par: Rosmon Zokoue

Centrafrique: un système judiciaire à rétablir

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Vue-aérienne-de-la-ville-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue aérienne de la ville de Bangui

En Centrafrique, tout un volet de l’action de la Minusca, la mission des Nations unies, concerne la lutte contre l’impunité et le rétablissement d’un système judiciaire efficace. Le chantier est énorme : l’ascendant que les groupes armés ont pris dans le pays empêche les juges de s’en prendre à eux.

Les avocats et les simples justiciables vont et viennent dans le hall du palais de justice. Les audiences se tiennent. En apparence, Bangui dispose toujours d’un secteur judiciaire actif. Dans les faits, les juges centrafricains vivent dans la crainte permanente de représailles. Au parquet, un magistrat reconnaît que pendant très longtemps, les dossiers de flagrant délit liés aux groupes armés ont soigneusement été laissés de côté, faute de protection.

Le président du syndicat des magistrats, Parfait Rodrigue Yangandia, estime pour sa part que les conditions ne sont pas réunies pour que la justice soit rendue. « Le juge centrafricain travaille la peur au ventre. Au palais de justice, quelques éléments de la Minusca gardent les lieux. C’est déjà bien. Mais les juges ne travaillent pas seulement au palais de justice. Et donc, lorsqu’après avoir rendu une décision de justice vous rentrez chez vous, vous pouvez être agressé. Les conditions de sécurité sont déplorables et ne permettent pas aux juges centrafricains de travailler dans les conditions idoines », dénonce Parfait Rodrigue Yangandia.

La mise en place d’un cadre sécurisé de travail est d’autant plus importante que la criminalité ordinaire a augmenté avec la crise. « Parallèlement aux actes des groupes armés, la petite délinquance a progressé, explique un juge. Certaines personnes pensent que la justice n’existe plus et qu’on peut faire ce qu’on veut sans être attrapé. »

Mise en place de mesures temporaires d’urgence

Une équipe des Nations unies venue diagnostiquer le secteur judiciaire centrafricain a identifié une absence quasi totale de capacité dans les domaines de la police, de la justice et du système pénitentiaire. « Rien ne garantissait que les magistrats nationaux puissent exercer leurs fonctions de façon impartiale et sans risque d’ingérence politique ou de violence physique », dit un rapport du secrétaire général de l’ONU.

La Minusca a donc, dès le mois de juillet, engagé des discussions avec les autorités sur la mise en place de mesures temporaires d’urgence. Selon une note d’information de l’ONU, l’accord qui a été trouvé prévoit un appui d’experts et de conseillers auprès des magistrats centrafricains. Il prévoit aussi que les internationaux puissent arrêter et détenir des suspects dans les situations où les forces de sécurité centrafricaines ne seront pas en mesure de le faire.

Les mesures temporaires d’urgence prévoient par ailleurs le soutien par les Nations unies d’une cour pénale spéciale établie par les autorités centrafricaines au titre du droit national. Une cour qui sera chargée d’examiner, à l’échelle du pays, les affaires les plus graves de violations des droits de l’homme. « Nous sommes en train de préparer le projet de loi qui créera cette cour spéciale », a indiqué à RFI le ministre centrafricain de la Justice.

Getty Images/ Michael Fay

RCA-ONU: la nouvelle Représentante de la RCA à l”ONU présente ses lettres de créances

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UN  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Madame-Kpongo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Kpongo

LA NOUVELLE REPRÉSENTANTE PERMANENTE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE AUPRÈS DES NATIONS UNIES PRÉSENTE SES LETTRES DE CRÉANCE

(Rédigé sur la base des informations reçues du Service du protocole et de la liaison)

La nouvelle Représentante permanente de la République centrafricaine auprès des Nations Unies, Mme Ambroisine Kpongo, a présenté aujourd’hui ses lettres de créance au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.

Mme Kpongo a été Ministre déléguée aux affaires étrangères de janvier 2009 à avril 2011, après avoir été Directrice générale des affaires politiques de juillet 2000 à janvier 2009 au Ministère des affaires étrangères.

Mme Kpongo a en outre occupé les fonctions de Chargée d’affaires par intérim à la Mission permanente de la République centrafricaine auprès des Nations Unies à New York, de juin à octobre 1997, après y avoir été Premier Conseiller, dès août 1996.

Avant cela, elle a été Directrice des organisations internationales au Ministère des affaires étrangères de la Centrafrique, de 1991 à 1996, et Chef de la Section des Nations Unies, de 1987 à 1991.

Mme Kpongo est titulaire d’un diplôme en relations internationales qu’elle a obtenu à l’Université libre de Bruxelles (ULB) en 1980.

Elle est née le 11 novembre 1951 en République centrafricaine.

UN.ORG

Cameroun-Centrafrique: le FDPC d’Abdoulaye Miskine donne un délai de «72 heures» au Cameroun pour la libération de leur chef de guerre.

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Cameroun24  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Bande-armée-du-FDPC-dAbdoulaye-Miskine-deonne-72-heures-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Bande armée du FDPC d'Abdoulaye Miskine deonne 72 heures au Cameroun

La bande armée d’Abdoulaye Miskine qui revendique cette prise d’otages donne un délai de «72 heures» au Cameroun pour la libération de leur chef de guerre.

La région de l’Est Cameroun vient encore une fois d’être frappée par des hommes de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc), actifs à l’Ouest de la Centrafrique proche de la ville camerounaise de Garoua-Boulaï à l’Est du pays. Selon des sources concordantes civiles et sécuritaires, jointes au téléphone hier, dimanche 21 septembre 2014, des assaillants lourdement armés venus de la République centrafricaine, ont enlevé huit Camerounais dans la journée de samedi dernier alors qu’ils vaquaient librement à leurs travaux champêtres près de la frontière avec ce pays voisin. Parmi les otages conduits de force de l’autre côté de la frontière dans un lieu qui reste à présent inconnu, apprend-on de nos sources, « se trouve sa majesté Koulagna, un chef de quartier de la ville frontalière de Garoua-Boulaï ».

Avant de replier dans leur territoire, « ils ont relâché une jeune fille (la nièce du chef de quartier), pour que cette dernière vienne alerter les autorités camerounaises» affirment nos sources. D’après les informations de premières mains rapportées par cette dernière, « ces rebelles centrafricains qui étaient tous vêtus en tenus de l’armée camerounaise s’exprimaient alternativement en français et en sango (langue locale centrafricaine, Ndlr)».

Et leur revendication ? « Ils ont dit que si nous ne libérons pas leur chef Abdoulaye Miskine qui est en détention au Cameroun, ils vont nous attaquer d’ici 72 heures», a confirmé la miraculée aux forces de sécurité camerounaise. Pour prouver leur détermination qu’ils sont prêts à attaquer le Cameroun en guise de représailles, dans la même soirée de samedi, ces rebelles ont tiré deux roquettes en direction de la station de captage de Garoua- Boulaï. Informées de la situation, les autorités administratives locales ont déployé des forces de sécurité sur place pour une battue qui n’a pas encore donné de résultat pour le moment. Cette nouvelle prise d’otages de Camerounais selon nos sources, « est consécutive au comportement indocile de nos compatriotes qui, malgré la sensibilisation du sous-préfet de la localité, n’ont jamais abandonné leurs champs situés à la lisière de la frontière avec la République centrafricaine » affirme une source locale qui ajoute que «ces rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain opèrent régulièrement à la frontière Centrafricano-camerounaise ».

Rebelote

La dernière attaque de cette bande armée dans la région de l’Est remonte au dimanche 04 mai 2014, où 18 Camerounais ont été enlevés dans la localité de Yoko-Siré, proche de la frontière avec la Rca non loin de Garoua-Boulaï. Des hommes armés en provenance de la République centrafricaine se sont postés dans ce village à bord des camions qu’ils avaient empruntés à Garoua-Boulaï à 9 km de là. Pour réussir leur opération, les assaillants avaient tendu une embuscade dans un bosquet après le poste de contrôle mixte situé en contrebas du village Yoko-Siré. C’est ainsi qu’un bus de transport en provenance de Ngaoundéré pour Bertoua, était tombé dans ce traquenard. Une fois le véhicule immobilisé, les assaillants ont fait descendre tous les passagers à bord et les ont conduits en colonne de l’autre côté de la frontière. L’exigence posée par leurs ravisseurs était toujours «la libération d’Abdoulaye Miskine».

Il s’agit ainsi de rebelote. Car on se rappelle que ce chef de guerre Tchado-centrafricain était tombé dans les filets des éléments de la surveillance du territoire alors qu’il se cachait dans un hôtel de Bertoua, le chef-lieu de la région de l’Est, en septembre 2013. Il a été conduit à Yaoundé où il est toujours gardé en captivité en un lieu inconnu du public.

Les agriculteurs de Centrafrique en situation de grande fragilité

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RFI  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-agricuteurs-en-centrafrique-en-situation-de-grave-difficulté.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les agricuteurs en centrafrique en situation de grave difficulté

En Centrafrique, le pire a été évité en matière de sécurité alimentaire. En dépit du lourd impact de la crise sur le monde rural, les paysans ont réussi à planter, grâce à l’aide internationale. Pas de famine dans les campagnes, donc, mais beaucoup de paysans restent dans une situation fragile, car la production de cette saison agricole sera loin d’être exceptionnelle. Aujourd’hui Bimon, un village situé à une trentaine de kilomètres de la capitale qui alimente traditionnellement Bangui, va mieux, mais paie encore le prix de la crise.

Avec nos envoyés spéciaux à Bimon

Le village de Bimon, qui avait subi des destructions lors d’un passage de la Seleka, va maintenant mieux. Cette femme a reconstruit un grenier pour sa récolte de maïs. ©Bertrand Haeckler, Laurent Correau/RFI

Après les destructions causées par la Seleka lors de son passage, le village de Bimon, dans l’Ombella Mpoko revit, petit à petit. Certains ont reconstruit des greniers où s’entassent les épis de maïs. D’autres ont pu reconstituer un élevage de canards ou de porcs. Les résultats de cette campagne agricole ne sont pourtant pas extraordinaires. Avec le climat d’insécurité de ces derniers mois, les paysans n’ont pas pu cultiver des parcelles aussi grandes que d’habitude.

Giscard Pany, agriculteur à Bimon explique que les violences n’ont pas permis aux villageois de cultiver la même surface de champs que d’habitude : « parce qu’il y avait la présence des hommes armés qui sont venus dans le village, on était refusé dans la brousse. Donc on n’a pas eu le temps de travailler le champ en grand surface ». Non seulement le temps a manqué, mais les semences aussi. Car la crise a fait arriver à Bimon des milliers de déplacés, des bouches supplémentaires qui ont vidé les greniers. Thomas Beya, un autre paysan du village raconte comment cela s’est passé : « A partir du moment où ils sont arrivés, ils ont augmenté les effectifs de la population existante, donc les semences ont été mangées, les greniers ont été utilisés ». La distribution de semences et d’outils par le gouvernement, la FAO et les humanitaires a permis d’éviter la catastrophe, mais déjà certains expliquent qu’ils ne peuvent écouler leurs produits. La crise a ruiné l’économie locale. Et pour l’instant, les acheteurs de Bangui traumatisés par les violences passées tardent à revenir.


■ Le point de vue de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation

Pour Pierre Vauthier, qui coordonne la réponse d’urgence de la FAO en Centrafrique, les réserves risquent d’être assez vite épuisées. Il faudra donc, selon lui, accompagner les paysans sur d’autres cultures, d’autres activités pour qu’ils puissent traverser la période de soudure : « Il y avait un énorme problème au début de la saison agricole de manque de semences. Les gens avaient perdu ça puisqu’ils s’étaient fait piller les stocks, ils avaient d’énormes problèmes pour replanter et ressemer. »

Il y a donc eu une énorme opération qui s’est faite afin de distribuer des semences, et notamment en Centrafrique pour éviter des situations de famines. Pour Pierre Vauthier,« la situation est extrêmement préoccupante, puisqu’en fait on sait que l’on n’a pas pu enrayer une réduction des superficies cultivées. Parce que d’abord les gens se sont déplacés, ils n’ont pas eu la totalité du temps pour pouvoir réouvrir les parcelles. De plus, tout le bétail de traction animale a été volé, donc il va y avoir une réduction de la production. Ce qui va se traduire par une réduction des stocks. Est-ce que ces réserves seront suffisantes pour tenir jusqu’à la prochaine récolte ? Ça c’est un élément important. Il va donc y avoir un besoin pour les agriculteurs de lancer d’autres petites productions pour compenser cette perte, notamment le petit élevage mais aussi agrandir, si nécessaire, les jardins potagers qui permettront de compenser, dans une certaine mesure, ce manque à se nourrir. »

Autre sujet de préoccupation en Centrafrique, la période de transhumance des troupeaux approche. D’intenses déplacements de bétail sont attendus dans les tous prochains mois. Seulement la transhumance est un peu particulière cette année : d’abord parce que les groupes armés se sont multipliés sur les routes traditionnelles et aussi parce qu’on ne sait pas comment les peuls Mbororo qui conduisent les troupeaux, et qui ont été l’une des populations prises pour cible ces derniers mois, vont se comporter vis à vis des communautés sédentaires. Pour Pierre Vauthier, il faut rapidement permettre un dialogue à l’échelon local entre communautés villageoises et pasteurs pour éviter que de nouvelles violences ne se déclenchent : « C’est un phénomène régional, le bétail et les éleveurs arrivent du Tchad, du Soudan du Sud, du Cameroun et parfois même de plus loin. Ils viennent à la saison sèche pour faire pâturer le bétail dans les régions de Centrafrique et même, il faut rappeler qu’il y a des transhumants centrafricains, il y a des peuls centrafricains, et qui eux aussi ont été victimes de cette guerre, ils ont perdu le bétail, ils se sont fait bloquer dans certains endroits, il y a eu des populations de peuls qui ont été extrêmement victimes de cette guerre. Le problème cette année, la présence de milices ou la présence de groupes armés sur les zones traditionnelles, c’est-à-dire, les voies de transhumance, va faire que ces gens là vont très probablement changer les routes». Pour la FAO, il s’agit d’un point crucial car les gens vont passer dans d’autres zones pour lesquelles il n’y a pas eu d’accord, de discussions préalables et ça, ça va peut-être poser problème dans les villages qui vont être traversés. «La transhumance s’effectue toujours avec des hommes en armes pour protéger le bétail, donc ça va être des facteurs de tension, d’enflammement de certaines zones. Pour nous c’est absolument important qu’il y ait un dialogue qui se noue entre les populations des villages et ces éleveurs transhumants », alerte Pierre Vauthier.

RFI

Journée internationale de la paix : L’imam Awad Al Karim et le diacre Narcisse Bouméa ont prêché la paix et l’amour

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RNL  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Journée-internationale-de-la-Paix-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Journée internationale de la Paix en Centrafrique

Un imam et un diacre assis côte-à-côte, cela n’arrive pas souvent dans la capitale centrafricaine, Bangui, déchirée par des conflits entre communautés. C’est pourtant ce qui s’est passé dimanche dans le Troisième arrondissement à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la paix, cette paix dont les Centrafricains ont besoin aujourd’hui plus que jamais.

L’imam Awad Al Karim et le diacre Narcisse Bouméa ont tous deux prêché la paix et l’amour, lors de cette cérémonie organisée par la Coordination de l’action humanitaire et  de développement (C A H D) autour du thème  « Jeunesse et paix ».

« Je souhaite que cette journée de retrouvailles entre musulmans et non musulmans autour de la question de la paix soit renforcée, soutenue afin de sortir notre pays de ce chaos dans lequel il sombre », a déclaré le diacre.

« Tout ce que nous vivons aujourd’hui avec les différents conflits provient de la jeunesse, manipulée. Il appartient donc à la jeunesse de prendre ses responsabilités, de rechercher la paix et la stabilité », a renchéri le président de la CAHD, Mahmoud Hissene.

Abdoulaye Abdourahamine, un jeune étudiant, présent à la cérémonie, a été touché par cette interpellation. « Le rétablissement de la paix doit se faire par les jeunes centrafricains, qu’on soit musulman ou non musulman. Ce ne sont pas les forces étrangères qui vont nous ramener la paix dans le pays. Les forces internationales ne peuvent nous obliger à saluer nos frères. C’est une affaire de cœur, car ensemble nous pouvons mieux faire », a-t-il dit.

Les échanges ont été clos par l’hymne national, la Renaissance.

La paix, la paix ! Ce mot est également revenu plusieurs fois lors d’une sensibilisation menée le même jour au site de déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko, dans le Cinquième arrondissement, par la Coordination Elé Songo (Ndlr : vivons ensemble en sango) de la paroisse Saint-Michel. Là aussi, il s’agissait de célébrer la Journée internationale de la paix.

Les orateurs ont exhorté les habitants des 3ème et 5ème arrondissements encore sur ce site des déplacés à regagner leurs domiciles et à vaquer librement à leurs occupations. « Nous avons constaté qu’il y a une parfaite cohabitation dans les 3ème et 5ème arrondissements et que dès lors les gens peuvent revenir chez eux », a indiqué  Maxime Yabota, membre de la Coordination.

Dans son intervention, la ministre de la Réconciliation nationale, Jeannette Déthoua, a, elle aussi, exhorté les Centrafricains à dire non à la haine et à la violence.  « Je ne peux qu’appuyer ce message de paix des Nations unies à l’endroit du peuple centrafricain ; un message qui interpelle chacun de nous à arrêter la violence, la haine et à promouvoir la paix pour une cohésion sociale durable. Nous devons nous parler sans haine, apprendre à nous parler avec amour, à éviter d’entretenir la haine au sein de la population », a-t-elle déclaré.

La Journée internationale de la paix a été instituée en 1981 par l’ONU afin de renforcer les idéaux de paix dans le monde.

RNL

20 personnes tuées par Boko Haram au Cameroun

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AA  / CNC
Il s’agit du nouveau bilan de l’attaque, dimanche, du marché du village Tourou, situé près de la frontière avec le Nigéria.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Boko-Haram-tue-20-personnes-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Boko Haram tue 20 personnes au Cameroun

Un élément des forces de défense camerounaises ainsi que 19 civils ont été tués par les membres de Boko Haram dimanche à Tourou un village situé près de la frontière avec le Nigéria, selon un nouveau bilan fourni lundi de source sécuritaire.

Ces personnes sont mortes à la suite d’une attaque qui a eu lieu au marché alimentaire du village Tourou, a indiqué à Anadolu la même source.

«Des hommes de Boko Haram ont attendu qu’il y ait beaucoup de monde au marché pour faire une incursion armée. Ils ont tiré des coups de feu et trois civils qui étaient présents au marché ont été tués», avait expliqué, dimanche soir, cette source sécuritaire à Anadolu, en fournissant un premier bilan.

La source avait ajouté que les assaillants ont ensuite été repoussés et le calme est revenu dans le village.

Lundi midi, la source sécuritaire a tenu à apporter d’autres précisions en soulignant que « Ce matin, nous avons trouvé d’autres corps de personnes tuées. Le nouveau bilan est aujourd’hui de 20 personnes tuées par Boko Haram soit un gendarme et 19 civils», ajoute la source qui souhaite «que ce bilan ne s’alourdisse pas ».

James Ntog

Cameroun : Un éleveur camerounais tué en Centrafrique par des anti-balaka

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MBOA Connect  /  Corbeau news

Anti-Balaka-saffrontent-à-nouveau-dans-le-quartier-Boy-Rabe-de-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-Anti-Balaka-saffrontent-à-nouveau-dans-le-quartier-Boy-Rabe-de-Bangui-.jpg” alt=”Les Anti-Balaka s’affrontent à nouveau dans le quartier Boy-Rabe de Bangui” width=”497″ height=”282″ />

Le corps criblé de balles d’Alhadji Nana Yerima Alim a été enterré ce 18 septembre 2014 au cimetière musulman de Ngaoui, localité camerounaise située non loin de la frontière avec la République centrafricaine. Cet éleveur parti du Cameroun a été abattu en territoire centrafricain alors qu’il revenait du marché du bétail.

Joint au téléphone, le maire de la commune d’arrondissement de Ngaoui a affirmé que l’éleveur a été tué par des anti-balakas qui le connaissent d’ailleurs bien. Le véhicule d’Alhadji Nana Yerima Alim a été attaqué vers 22h ce 17 septembre 2014. « Nos sources affirment qu’il avait refusé de s’arrêter à un barrage des anti-balakas cette nuit-là », raconte le maire, Abdouramane Labi. Le sous-préfet, Garga Diguir, ajoute que le défunt éleveur était un habitué des localités centrafricaines de Degaule et Bouar où il allait acheter ou vendre des bœufs.

Des sources sécuritaires camerounaises indiquent la présence d’éléments anti-balakas au village camerounais d’Alamdou, séparé de la Rca par une rivière. Ici, la fraction de la milice est dirigée par un certain général Ndalè qui exige régulièrement des éleveurs Bororos le payement d’une taxe. Le sous-préfet de Ngaoui assure que des militaires et des gendarmes ont été déployés dans la localité.

Y. NECDEM

SENEGAL/TABASKI : Les mauvais présages de l’édition de cette année (2014)

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 « Le Témoin N° 1177 »  // Corbeau News Centrafrique

 

Tabaski 2014, le mauvis presage

Il ne sera pas nécessaire d’attendre les prédictions des oracles pour savoir que le mouton sera, cette année, exceptionnellement rare et, donc, cher. L’année dernière, de nombreuses familles se sont passées du rituel indiqué pour sacrifier ce ruminant invisible la veille de la fête. Les brebis et les chèvres ont servi de substitution, à des prix impensables entre 80 000 pour les cabris et 150 000 FCFA pour la femelle du mouton.

Certains nous prendraient pour des oiseaux de mauvais augure, arguant que nos prédictions tendraient bien au contraire à encourager les spéculateurs et autres « téfankés » (éleveurs) du dimanche, à donner dans la surenchère. Le sombre dessein de ces derniers : mieux écouler les moutons de case à des prix de cinq voire six chiffres défiant tout bon sens. Soit ! Mais, la spéculation a été toujours une constante essentielle dans la tabaski, période critique pendant laquelle la loi du marché fonctionne à plein régime. Au détriment des plus démunis pris en tenaille entre les pressions sociales et la réalité de la trésorerie en tension suprême. L’offre étant, selon les années, nettement plus élevée que la demande. L’inverse pouvant aussi se vérifier selon des paramètres économiques, techniques et sociaux variables d’une édition à l’autre. L’année dernière fait justement partie de ces années-références, qui ont marqué l’esprit des fidèles par la rareté et la cherté des moutons. Des pénuries graves ont été durement vécues à Dakar, Thiès, Saint-Louis et Ziguinchor notamment. Et ce en dépit des promesses fermes faites par le ministre de l’Elevage, la vaillante Aminata Mbenque Ndiaye. Pour cette année, en tout cas, elle s’est entourée d’un maximum de précautions oratoires. Et même après sa visite au Mali et dans les zones d’élevage et de concentration du bétail comme Kaffrine, la zone sylvo-pastorale, les régions du nord, du centre et du sud-est, elle se garde de prononcer un taquet. La pénurie est possible et même probable, dit-elle sans complexe, à quelques quantièmes de l’Aïd El Kebir. A bon entendeur, salut !

        On peut bien la croire, elle qui maîtrise si bien son sujet. Les ingrédients de la pénurie sont là, inexorablement installés. Ils ont un nom et un visage. L’hivernage tardif, peu généreux en pâturages, a démultiplié les coûts d’alimentation du bétail, l’herbe étant introuvable. Et la zone du Ndoucoumane, habituel point de chute des transhumances, a accueilli peu de ruminants, cette année, comme l’an passé aussi. De plus, le psychodrame international créé par l’irruption brutale de la terrifiante fièvre Ebola limitera forcément les transhumances animales, et certainement les transactions humaines, sociales et commerciales. Sur environ un million de bêtes sacrifiées chaque année au Sénégal, près de la moitié nous viennent du Mali (350 000) et de la Mauritanie (un peu moins de 200 000), de la Gambie et très accessoirement de la Guinée.

Autre facteur bloquant, l’insécurité grandissante et l’odieux racket organisé par certains « corps habillés» plus enclins à tirer profit de cette aubaine que d’assurer la sécurité des éleveurs et des clients. La grande psychose des fournisseurs maliens se trouve précisément dans cette insécurité grandissante aux alentours des foirails et autres points de vente. Trop d’agressions, trop de vols et d’astuces très habiles pour créer des confusions et permettre aux cartels de malfaiteurs de s’incruster pour accomplir leur forfait. Et pourtant, sur les dizaines de points de vente, beaucoup sont équipés d’infrastructures d’eau, d’éclairage, de toilettes, de dispositifs de sécurité, gérés par les comités de veille en rapport avec les policiers et les gendarmes. Qui plus est, les autorités sénégalaises ont consenti d’importants sacrifices pour alléger voire supprimer momentanément les charges fiscales et autres patentes frappant le bétail. Ces efforts d’exonération et de soulagement ont été faits dans le domaine du transport des moutons et leur mobilité dans l’ensemble du pays. Malgré toutes ces mesures, les éleveurs maliens marquent le pas et semblent peu encouragés à traverser la frontière.

        Certains consentent dans le meilleur des cas à injecter à doses homéopathiques des lots de moutons qu’ils entendent d’abord écouler avant de lâcher d’autres hordes à la conquête du juteux marché sénégalais. Du côté de la Mauritanie, les flux se sont ces dernières années réduits comme une peau de chagrin. Nos voisins du nord préfèrent consommer leur production, plutôt que de subir les tracasseries de toutes sortes. Depuis 1989, date de la crise sénégalo-mauritanienne, les transactions commerciales entre les deux sont en nette décroissance. Nouakchott a choisi de regarder plus vers son nord que son sud. Le Maroc aussi s’approvisionne de plus en plus en Mauritanie et accessoirement au Mali. Il devient un client plus sécurisé et il est vrai culturellement, politiquement et économiquement plus fertile, que le Sénégal. C’est du moins ce que pensent les éleveurs maures, pour qui le Sénégal n’est la plus grande destination qu’il a été jusqu’à la crise. Ce changement de système d’approvisionnement n’est pas sans conséquence sur la pénurie prévisible et, probablement, sur le prix du mouton. Dans la sous-région, le Sénégal est le marché le plus porteur, car les prix d’acquisition sont sans commune mesure avec ceux pratiqués chez nos voisins. Certes, notre cheptel est moins important parce que les zones d’élevage et pâturage sont plus réduites. La pratique intensive et l’auto-consommation restent encore largement répandues au Sénégal.

       Ce alors que, chez nos voisins, les ressources animalières commencent à être gérées comme une véritable filière industrielle et commerciale. En revanche, notre politique publique à ce niveau demeure encore trop velléitaire, pour provoquer ce changement de paradigme que les Sénégalais attendent. Le gouvernement a fait un pas intéressant en relançant le ranch de Dolly, jadis fleuron sous-régional de l’élevage. Mais la trop forte consommation d’ovins durant les nombreuses occasions de cérémonies religieuses, païennes, sociales et autres occasions festives limite considérablement nos capacités de production de caprinés.

        Chiffres illustratifs de cette énorme décimation : selon les statistiques officielles, on estime à 540 000 le nombre de naissances annuelles au Sénégal, avec un croit démographique de l’ordre 2,1 % et un pic à Dakar et Touba de 3 % environ. Il est facile de constater qu’en prenant pour référence les 95 % de musulmans que compte notre pays, on comprend dès lors l’amplitude des consommations en espèces ovines. Les citoyens de confession chrétienne consomment aussi beaucoup de moutons dans leurs fêtes. A quoi il faut ajouter les occasions festives, soirées mondaines, la célébration du Magal de Touba, du Maouloud, les rites sacrificiels et la consommation domestique habituelle.

        Dans ces conditions, la reconstitution du cheptel se fait très difficilement. Et le déficit chronique s’en suit, autant qu’une inflation galopante, qui amène le prix du kilogramme de mouton régulièrement entre 2500 et 3000, en période hors Tabaskl. Et du coup, les répercussions sont prévisibles dans l’acquisition du mouton de l’Aïd, pour honorer le sacrifice d’Abraham. Se conformer à ce rite fortement recommandé devient dès lors un vrai casse-tête, une psychose handicapante pour de nombreux chefs de famille. L’urbanisation rapide de notre pays (45 % des 13,8 millions de Sénégalais vivent en ville), contribue à disséminer et cristalliser des pratiques et des réflexes peu vertueux, comme l’envie, la jalousie, le mimétisme, les complexes d’infériorité et de supériorité, le m’as-t-vu, le combientième. En somme toutes les vices et tares que la société de consommation productrice de cette culture urbaine, insatiable, boulimique, extravertie et dispendieuse est capable de produire et d’instiller dans nos mœurs. La tabaski est ce marronnier sempiternel qui enlace les pauvres parents dans une véritable psychose. Et, parfois, dans des psychodrames conduisant à des séparations de couples, des déchirements dans les ménages, des frustrations chez les enfants. En plus du mouton, il faut habiller tout le monde du cap aux pieds, assurer l’accompagnement de la cuisson. Et s’apprêter, pour ceux qui en ont la force et l’énergie et sans doute les moyens, pour les soirées mondaines qui, de manière virale, s’accrochent comme des sangsues à cette fête, pourtant éminemment religieuse. Le sens du sacrifice exclut a priori toute autre interprétation, ne serait qu’impuissance, et addiction à la fête. C’est toute notre société qui en souffre et toutes les complaintes qui ponctuent chaque année cette célébration prennent l’allure de commensal au lieu d’apporter les vraies solutions.

        A preuve sait-on qu’aux foirals de Dakar et des grandes villes, des brebis enceintes sont égorgées sans pitié et leur progéniture en gestation balancées dans la nature, avec une inclassable désinvolture ? Dans une émission diffusée par une radio de la place, un homme du sérail racontait le spectacle ahurissant de terrain jonché de « fœtus » et de cadavres d’agneaux qui, quelques jours, voire quelques heures plus tard, auraient vu la lumière crue du jour. Ces gigots, côtelettes, filets ou épaules qui ornent nos couverts et remplissent nos panses seraient moins onctueux si leur traçabilité était établie. Au vu de tout cela, on a presque envie de rejoindre le club de l’actrice française Brigitte Bardot et de s’abonner à la ligue des végétariens !

        Car non seulement ces exterminations sont insupportables, mais encore elles sont économiquement néfastes et improductives, et, au bout du compte, dévastatrices de notre écosystème. Hélas, du moins en apparence, ce drame ne semble gêner personne, la fin justifiant les moyens.

ALY SAMBA NDIAYE

Le temoin senegal

Article paru dans « Le Témoin N° 1177 » –Hebdomadaire Sénégalais ( SEPTEMBRE 2014 )

 

L’EUFOR CENTRAFRIQUE à mi-mandat

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FOB  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Eufor-centrafrique-à-mi-mandat.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Eufor centrafrique à mi mandat

Cinq mois après son lancement et après trois mois de déploiement effectif, l’EUFOR (European Union Force) en République Centrafricaine, est à présent à mi-mandat. L’occasion pour son commandant, le général Philippe Pontiès, de faire un bilan d’étape devant la presse en fin de semaine dernière. Avec ses 750 soldats et gendarmes, l’EUFOR patrouille dans les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui et contrôle l’aéroport de M’Poko. « Des patrouilles denses et permanentes pour créer les conditions d’un retour à la normale et préparer le déploiement de l’ONU » a rappelé le général Pontiès. On compte aujourd’hui environ 250 français au sein de la force. Les autres pays participants sont la Géorgie, l’Espagne, la Lettonie, la Finlande, l’Italie, etc. Au total, sept à huit pays suivant les relèves. L’EUFOR est elle-même organisée en un bataillon multinational, une composante forces spéciales (confiée à l’Espagne), une composante gendarmerie (avec des Français, des Espagnols et des Polonais) et une composante logistique. L’ensemble travaille en bonne intelligence nous dit-on avec la force Sangaris et la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique).

Selon le général Pontiès, le bilan de l’EUFOR est aujourd’hui positif : il se traduit notamment par des conditions de sécurité en hausse avec le retour d’une activité économique dans des lieux autrefois désertés, avec l’exemple emblématique du point kilométrique 5. Théâtre de nombreuses violences en début d’année, le PK5 accueille aujourd’hui de nouveau des taxis et des étals de commerçants. Ce retour à la normale s’accompagne du relogement de nombreux déplacés qui étaient 100.000 autour de l’aéroport en janvier et ne seraient plus aujourd’hui que 20.000. Le général Pontiès cite également le rétablissement de la chaine pénale à Bangui avec la formation de policier et de gendarmes locaux. Selon son commandant l’objectif de l’EUFOR doit être à présent de consolider les acquis, de poursuivre le désarmement des bandes et de développer les actions civilo-militaires. En théorie, la responsabilité de la sécurité devrait être transmise progressivement aux Nations Unies et à la Minusca (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique, un des plus beaux acronymes de ces dernières années…), le mandat de l’EUFOR devant officiellement se terminer le 15 décembre prochain. Pas certain toutefois que cette date soit respectée. Le 10 septembre dernier, Jean-Yves le Drian évoquait lui-même la possibilité de prolonger le mandat de la Force de trois mois, c’est à dire jusqu’au 15 mars 2015. La décision de prolonger ou non le mandat sera prise fin octobre ou début novembre. Une prolongation exigerait bien entendu l’accord préalable des nations participantes, ce qui n’est pas encore acquis…

Forces Opérations.

Les Nations unies en Centrafrique: reconstruire un pays

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La Presse  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/les-casques-bleus-en-Côte-dIvoire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les casques bleus en Côte d'Ivoire

Les Nations unies ont officiellement pris en charge cette semaine le maintien de la paix en Centrafrique, déchirée par des violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts depuis près de deux ans. La Presse en a discuté avec Jocelyn Coulon, directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix, affilié à l’Université de Montréal.

«Tout est à refaire en Centrafrique… from scratch», résume Jocelyn Coulon. Le pays est effectivement ruiné par plusieurs décennies de crises successives. La dernière en date a donné son lot d’images tragiques, depuis le début de 2013: des scènes de pillages, des dizaines de milliers de personnes réfugiées à l’aéroport de la capitale, Bangui, et des lynchages populaires.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), entrée en scène lundi, devra maintenir la paix et ainsi instaurer des conditions propices à la reconstruction du pays.

Or, pour réussir, il est «impérieux» que les effectifs soient déployés dans tout le pays, estime Jocelyn Coulon. «L’échec des 11 dernières opérations de paix depuis 1997 repose sur cette incapacité de contrôler le territoire en dehors de la capitale. On envoyait quelques centaines d’hommes pour protéger Bangui et le gouvernement, ils ne sortaient pas de la ville et les mouvements rebelles se reformaient. On assistait au cycle éternel du coup d’État, du rebelle qui prend le pouvoir et après deux ans, ça s’effondrait. Cette fois, il y a un plan détaillé, une force robuste et un budget approprié.»

Forte pour l’instant de 7600 hommes, pour la plupart issus de la mission de paix de l’Union africaine qui l’a précédée, la MINUSCA comptera bientôt des effectifs de 10 000 soldats et 1800 policiers pour remplir son mandat, avec un budget pour sa première année de 278 millions de dollars. Elle peut aussi compter sur l’appui de la mission française Sangaris ainsi que sur la force européenne Eufor-RCA, qui doit sécuriser Bangui.

Ensemble, ils devront maintenir la paix sur un territoire grand comme la France, peuplé de cinq millions d’habitants, classé 185e sur 187 pays au classement de l’indice de développement humain.

Un large mandat

Littéralement au centre de l’Afrique, la Centrafrique est enclavée entre le Cameroun, le Tchad, les deux Soudan et les deux Congo. Elle est depuis plus de 20 ans «secouée par les coups d’État, les rébellions, les violations de son territoire par ses voisins, le pillage de ses ressources et la destruction de ses maigres infrastructures», explique Jocelyn Coulon.

Le mandat confié à la MINUSCA est large: protection des civils, appui à la transition politique, extension de l’autorité de l’État, maintien de l’intégrité territoriale, facilitation de l’acheminement de l’aide humanitaire et démobilisation des éléments armés. «Je prévois que la MINUSCA sera en Centrafrique pour 10 ou 20 ans», prévient Jocelyn Coulon.

La MINUSCA entraîne dans son sillage une panoplie d’autres institutions internationales, qui pourront travailler dans un cadre plus sécuritaire. «C’est toute la puissance de l’ONU qui est au service de la mission», dit Jocelyn Coulon.

Il cite l’exemple de la Banque mondiale, qui «viendra appuyer le mandat de construction économique», ou l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’Agriculture, qui «va financer des programmes pour alimenter la population, s’assurer que l’agriculture puisse reprendre dans le pays».

À ceux qui doutent de l’efficacité des missions de paix de l’ONU, Jocelyn Coulon répond par une question: «S’il n’y avait pas de mission au Congo depuis 1999, où serait le Congo?» Selon lui, la MONUSCO «a apporté une certaine stabilité» dans ce pays grand comme un continent, lui aussi en déliquescence.

Jean-Thomas Léveillé

RCA : LE TOURISME VECTEUR DE PAIX

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Corbeau news Centrafrique

le tourisme vecteur de la paix

Le tourisme est un vecteur de paix,  un enjeu économique majeur pour la Centrafrique  à travers le monde. Mais si le tourisme est un facteur de paix et d’échange est- il un réel moyen de communication entre les Communautés ? Pour répondre à cette  question, nous allons voir l’effet positif du tourisme  pour la Centrafrique qui est source d’enrichissement culturel et de diversité.

La paix demeure le but primordial de tous les peuples dans ce monde et plus particulièrement  en Centrafrique pays en quête de cette paix. Aussi, nombreuses sont ces femmes, hommes et jeunes  qui œuvrent  à l’acquisition d’une paix durablement en Centrafrique. Des lors, quelles sont les conditions d’une paix durable en Centrafrique nous pensons c’est  le pardon sincère et que cela ne se répète plus   ? Sans oublier  la reconnaissance des droits de l’homme favorisent l’établissement d’une paix durable. Les  Centrafricains et l’ensemble de la classe politique Centrafricaine sont tenus de faire preuve de maturité et de  patriotisme  afin que le pays puisse retrouver le chemin de la paix rapidement.  
Tournons définitivement le dos à la guerre. Disons au revoir à tous ceux qui veulent diviser  notre pays la Centrafrique. Il faut multiplier notre capacité par deux.
La reconnaissance des droits des hommes favorisent l’établissement d’une paix durable dans la mesure où la paix ne peut s’installer de manière définitive dans un pays tel que la Centrafrique  où les droits humains sont violés. En effet, lorsque les principes tels que le droit à la liberté, à la vie, à l’éducation, au logement ne sont pas respecté, le mot « paix » perd tout son sens. Partant de là, dans un Etat où les populations ne sont pas libres, règne un climat d’instabilité. Il ne peut y avoir de paix durable car le droit à la vie et à la liberté sont les fondements même et la survie de la paix.
En plus de cela, les facteurs de développement et la démocratie ne suffisent pas à l’aboutissement d’une paix définitive dans la mesure où chaque Centrafricain devrait  contribuer à l’instauration de paix dans son foyer, son quartier et son arrondissement. La  haine apparait donc comme un obstacle à l’application de  la paix et pour ainsi dire à l’acquisition d’une paix durable. Mais en acceptant des critiques

Simon Koitoua

Simon Koitoua

Cameroun-Centrafrique: Les Rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine ont enlèvé 9 personnes au Cameroun

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Par: Xinhua  /  Corbeau news Centrafrique

Le Chef rebelle Abdoulaye Miskine et ses éléments en Centrafrique

Neuf personnes dont un chef de village de l’Est du Cameroun ont été enlevées lors d’un assaut mené samedi matin par les combattants du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), groupe rebelle créé par Abdoulaye Miskine détenu depuis un an à Yaoundé, a-t-on appris samedi soir d’ une source sécuritaire dans la région.

Ces otages, selon cette source, sont des villageois de la localité de Béthanie frontalière de la République centrafricaine ( RCA) et proche des bases du FDPC qui avait pris part au conflit entre l’ex-alliance rebelle de la Séléka et le régime de François Bozizé avant de s’en éloigner au moment de l’offensive finale ayant conduit à la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars 2013 à Bangui.

“Ce sont des personnes qui se rendaient au champ. Le chef du village en fait partie. Comme c’est une zone où les populations vont d’un côté à l’autre de la frontière, les rebelles de Miskine ont profité de cette liberté de mouvements pour mener leur incursion.Pendant des heures, ils ont tiré des obus en direction de notre territoire. Ils réclament la libération de leur chef”, a- t-elle relaté.

De son vrai nom Martin Koumtamadji, le général Abdoulaye Miskine est un chef rebelle présenté comme étant originaire du Tchad mais un acteur clé de la lutte armée en RCA.

Il est pour cette raison signataire d’un accord de cessez-le- feu avec l’ex-régime centrafricain de François Bozizé en février 2007 sous le parrainage du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Il s’était cependant tenu à l’écart du dialogue intercentrafricain sanctionné par un accord politique pour une sortie de crise dans ce pays pauvre d’Afrique centrale entre ce même pouvoir et ses adversaires dont l’ex-coalition de la Séléka le 11 janvier 2013 à Libreville (Gabon).

Blessé lors d’une attaque de celle-ci contre ses positions quelques semaines plus tard, il s’était réfugié avec une partie de ses hommes à Bertoua, principale ville de l’Est du Cameroun où cette présence avait fini par agacer les autorités de Yaoundé, non contentes des attaques répétées contre les forces de sécurité nationales basées dans cette région.

C’est ce qui explique son arrestation suivie de son transfert en septembre 2013 dans les services de renseignement camerounais à Yaoundé où il reste en détention un an après.

Il y a quelques mois, les combattants du FDPC avaient déjà enlevé une vingtaine de personnes lors d’une attaque contre Garoua- Boulaï, ville camerounaise située près de la frontière avec la Centrafrique, avant de les libérer par la suite après des négociations avec les autorités camerounaises. F

 
Xinhua

RCA: LES FEMMES DE CENTRAFRIQUE VEULENT LA PAIX

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Corbeau News Centrafrique (CNC)

Les femmes de Centrafrique veulent la Paix
Les femmes de Centrafrique veulent la Paix

Les femmes de Centrafrique par le biais de l’Association Femme Debout, en tant que citoyennes à part entière et représentante de la population Centrafricaine sont les premières victimes des méfaits de la crise et des violations graves des droits humains. Elles se sentent concernées, à plus d’un titre, par tout acte tendant à trouver une solution à la crise Centrafricaine la paix rien que la paix

Ainsi, cette Association est décidée de ne pas rester passives et de s’impliquer activement et tous les niveaux dans le processus de dialogue et inclusifs en cours dans notre pays la Centrafrique.

Dans le processus de paix et réconciliation nationale en cours, les femmes devraient jouer leur rôle et occuper leur place, car il n’y a pas de paix durable sans la contribution des femmes.

Le processus de réconciliation ainsi amorcé ne saurait réussir si les femmes victimes principales de la crise ne sont pas prises en compte. Cette volonté exprimée par l’Association Femme Debout de Centrafrique est d’ailleurs partagée par l’ensemble des acteurs politiques et des autorités du pays, au regard des énormes enjeux liés à la participation des femmes dans le processus de paix.

Les femmes ont promis de vulgariser dans leurs familles et milieux de vie cette vision pour rapprocher les peuples, les communautés dont les rapports ont été émaillés ces dernières années par des accusations de déstabilisation mutuelle.

Les femmes sont devenues victimes de guerre car chaque fois que la guerre survienne les femmes subissent des violences de la guerre et les violences ne sont plus des solutions acceptables et qu’elles ne sont en aucun cas les seuls envisageables.
En tout cas toutes formes : des violences sexuelles, violences base sur les genres, violences domestiques, et nous disons nous les femmes non a la guerre en Centrafrique et pourquoi nous femmes et filles nous souffrons de la manière suivante. Les hommes ont besoin des femmes à leurs côtés pour ramener la paix dans cette crise actuelle en CENTRAFRIQUE que cela ne se répète pas, plus jamais ca en Centrafrique.

Les femmes de Centrafrique nous voulons la paix nous disons stop aux violences faite aux femmes et les femmes du monde entier nous elevons nos voix ensemble pour mettre fin a cette tragédie nous voulons une paix durable dans notre pays.

LES FEMMES DE CENTRAFRIQUE VEULENT CONTRIBUER À LA QUÊTE DE LA PAIX en centrafrique ?

Femme Debout de Centrafrique pour la paix

Centrafrique: le FRC rejette la légitimité de Samba-Panza et coupe ses relations avec Djotodia et Nourredine

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COMMUNIQUE DE PRESSE
N.003/Cabcemga/14/09/10/KB

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Michel-Djotodia-et-Nourredine-Adam-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Michel Djotodia et Nourredine Adam

Nous, Officiers, Sous-officiers, militaires de rang portant ou non de grades du Front Républicain pour le Changement (FRC), tenons à porter à  l’attention de l’opinion nationale et internationale, que nous ne sommes ni de loin, ni de prés associés à cette velléité de sécession et/ou de la reprise du pouvoir par la force dont certains membres de l’ex-coalition Séléka (en occurrence les sympathisants du FPRC) en font  expression.

Par conséquent, Nous n’avons rien a voire avec Michel Djotodia et Nourredine ADAM, qui ont pour seule ambition de reprendre le pouvoir par la force,  nous sommes les partisans de  la paix et nous acceptons l’accord de Brazzaville.
Cependant, nous ne voulons plus de ce régime de Bangui, nous voulons un homme crédible avec des projets pour le développement de la RCA.

Fait à kabo, le 17 Septembre 2014

General Alkhatim MAHAMAT

Chef d’Etat-major General des FRC

Bangui: la Minusca débordée par les rumeurs de recrutement

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RJDH  /  CNC

Minusca-debordée-par-les-rumeurs-de-la-corruption-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Minusca-debordée-par-les-rumeurs-de-la-corruption-.jpg” alt=”La Minusca debordée par les rumeurs de recrutement” width=”549″ height=”311″ />

Depuis un mois après que la MINUSCA a lancé les avis de recrutement, plusieurs personnes qui sont en quête d’emploi, défilent devant le siège de la mission pour des informations. Les formulaires d’inscription qui normalement devraient être gratuites se vendent auprès des particuliers.

La fiche dite « P11 » du système des Nations-Unies, se vend actuellement un peu partout dans la capitale centrafricaine. Les détenteurs de ces fiches, expliquent que « c’est pour aider ceux qui ne maîtrisent l’outil informatique ou qui n’ont pas la possibilité d’avoir accès à internet pour déposer leurs candidatures».

Margueritte, une des personnes en quête de travail, explique comment elle a trouvé ces fiches. «J’ai appris que le bureau de la MINUSCA, recrute actuellement des gens pour travailler. Et c’est ainsi qu’on m’a indiqué que la fiche se trouvait sur le pont de SICA-Bois. C’est pourquoi je suis venue ici pour la chercher. Les détenteurs la vendent à 150F CFA et pour scanner nous payons une somme de 1500 FCFA».

Pour les vendeurs de ces fiches P11, c’est dans le but d’aider les demandeurs d’emploi auprès des Nations Unies, qu’ils ont fait multiplier ces fiches.

Entre plusieurs opérations, Armel un jeune informaticien, a à peine le temps de répondre à nos questions. Il est occupé à scanner les fiches de ses clients. « Ces formulaires sont sur le site de la MINUSCA, et comme les gens ont l’habitude de venir faire les photocopies chez nous, nous avons décidé de les mettre à la disposition de nos frères et sœurs, demandeurs d’emploi.

« Et pour ceux qui n’ont pas accès à la connexion internet, nous les aidons aussi à envoyer ces fiches au bureau de la MINUSCA à 1500F, pour le frais de scannage », a-t-il ajouté.

Depuis le lancement des offres d’emploi par la Minusca, Armel affirme avoir reçu plusieurs jeunes demandeurs d’emploi. « Ils affluent au quotidien. D’après le constat que nous avons fait, les centrafricains ont besoin de travailler ».

Une source proche du Bureau de la MINUSCA a fait savoir que ces fiches sont sur le site internet de la mission et elles sont à la disposition de tous ceux qui en ont besoin. Et c’est ainsi que certaines personnes utilisent ce site pour se faire de l’argent.

Par: Maelaine Annette Malebingui.

Bangui: le braquage d’un hopital par les Anti-Balaka a fait un mort

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Braquage-dans-un-hopital-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Braquage dans un hopital à Bangui

Le centre de santé de Guitangola situé dans la commune de Bimbo 3 a été braqué hier nuit par des présumés Anti-Balaka. Un homme a été tué, certains équipements ont été pillés et les braqueurs menacent de brûler l’hôpital.

C’est à 20 h que les braqueurs, assimilés aux Anti-Balaka ont fait irruption dans l’hôpital demandant de l’argent à la sentinelle du centre et au personnel médical de garde. «Ils ont échangé des tirs avec un autre groupe, dont l’identité n’est pas connu, avant de procéder au pillage du petit hangar de l’hôpital », a raconté un témoin surplace. Un homme dont l’identité reste à déterminer a trouvé la mort dans cet incident.

Selon Barnabé Malitovo, chef du centre de santé de Guitangola, «un homme parmi les braqueurs est mort après avoir reçu une balle. Le hangar qui servait à l’accueil au niveau du centre est totalement pillé, des bâches ont été emportées; si rien n’est fait pour garantir la sécurité du centre, nous serons obligés de le fermer. Car les Anti-Balaka menacent de revenir incendier le centre».

La tension reste encore très vive autour du centre de santé de Guitangola, le personnel soignant a commencé à quitter le centre de santé même ce matin en raison d’insécurité, abandonnant plusieurs malades et des femmes enceintes.

Une éventuelle suspension des activités inquiète la population

Janette, une femme enceinte admise au centre de santé, craint pour son accouchement. «Je ne sais pas comment je vais faire pour accoucher parce qu’on me dit de rentrer à la maison. Ce qui s’est passé au centre de santé traumatise tout le monde. Les médecins sont entrain de rentrer à la maison. Il n’y pas un autre hôpital dans le coin ici. Si on peut parler à ces gens là, c’est de leur demander de nous laisser en paix, nous avons besoin de la paix».

Le chef du quartier Guitangola, Leo-Paul Layemi, déplore la lenteur des forces de l’ordre à intervenir sur cette affaire et compte sur les forces étrangères pour sécuriser le centre de santé.

« Pour nous les chefs du quartier, le centre de santé doit obligatoirement être sécurisé, mais on ne sait comment. Nous avons appelé la brigade criminelle après l’attaque, mais personne n’est venue. Nous espérons que les forces étrangères vont penser à nous », a-t-il ajouté.

Le centre de santé de Guitangola est l’unique centre dans le secteur à continuer à recevoir des malades depuis la crise. Il fonctionne 24h sur 24h malgré l’absence d’électricité dans le quartier.

Par: Rosmon Zokoué   et   Fridolin Ngoulou

Centrafrique: lettre à M. Mahamat Kamoun sur le plagiat et la malhonnêteté intellectuelle de son conseiller A. Poussou

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Par Danielle Mbari

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Andrien-Poussou-le-conseiller-du-Premier-Ministre-Centrafricain.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Andrien Poussou le conseiller du Premier Ministre Centrafricain

Monsieur le Premier Ministre,

Il y a une quinzaine de jours, je m’adressais dans un premier temps à votre conseiller spécial Adrien Poussou, dénonçant l’odieux plagiat relevé dans sa publication parue le 1er septembre dans la presse nationale et internationale.

Dans un second temps, je m’adressais à mes compatriotes dans le but d’exposer les raisons qui m’avaient poussée à pointer sur l’attitude frauduleuse de M. Poussou et mon point de vue selon lequel nous, Centrafricains, n’avions pas à accepter l’inacceptable, à savoir qu’un individu d’une moralité manifestement douteuse et usant des pratiques illégales, telle le plagiat, afin de présenter une image positive de sa personne puisse être amené à représenter les valeurs de notre pays que sont « Unité, Dignité, Travail » et à occuper une haute fonction de conseiller à vos côtés.

Aujourd’hui, Monsieur le Premier Ministre, c’est directement à vous que je m’adresse, ceci tant en mon propre nom qu’au nom de tous nos compatriotes épris d’une meilleure gouvernance dans notre pays.

Une rapide étude de la fameuse tribune « Mahamat Kamoun, Catherine Samba-Panza et les Centrafricains » parue le 1er septembre et signée Adrien Poussou, (par erreur, a-t-il tenté de nous faire croire…), nous avons déjà appris que les compétences intellectuelles de M. Poussou étaient manifestement limitées dans la mesure où, en plus de plagier la presse occidentale, il était également contraint de reproduire une (1) idée qu’il avait (prétendument) eu l’année précédente mais qui n’était en fait qu’un plagiat de L. Jospin !

Alors que la MINUSCA vient d’être officiellement lancée, voici qu’une tribune de M. Poussou traitant du sujet d’une intervention onusienne en Centrafrique et datant de mars 2014 est remise sur orbite. Pourquoi pas, me direz-vous ? Effectivement, pourquoi pas ? Dès lors qu’un individu est apte à produire des idées, il est tout à fait libre de les exprimer et de les publier afin d’en faire bénéficier le maximum de monde.

Cependant, Monsieur le Premier Ministre, au constat que cette publication n’est à nouveau qu’un plagiat, il est tout à fait opportun que les Centrafricains remettent en question la légitimité de M. Poussou à vous accompagner par son conseil d’expert en communication et vous interpellent à ce sujet alors même que nous traversons péniblement une transition qui se veut consensuelle et marquée de dialogue.

Si l’on peut s’étonner qu’un expert sensé vous conseiller en communication en soit réduit à ne produire et plagier qu’une seule tribune par année, l’on ne saurait désormais se limiter à l’étonnement et se voit contraint d’être littéralement indigné au constat que chaque publication signée « Adrien Poussou » n’est en fait qu’un ramassis de propos et réflexions plagiés et volés chez d’autres ! Ceci est simplement INACCEPTABLE !

A titre d’exemple, voici des extraits de la tribune republiée ce jour :

1) « D’une certaine façon, la situation a été banalisée à un point tel que plus grand monde ne s’émeut de ce naufrage qui dure depuis plus de vingt ans. »
« Pourquoi le déploiement des casques bleus en Centrafrique n’est-il pas souhaitable ? » par Adrien Poussou le 9 Mars 2014 ? Oh que non !

« C’est que, d’une certaine façon, la situation a été banalisée à un point tel que plus grand monde ne s’émeut de ce naufrage qui dure depuis plus de vingt ans.» ?
Le rôle de l’Education dans les perspectives de développement de l’Afrique,
Jean-Paul NGOUPANDE !

Ce n’est qu’une petite phrase, me direz-vous ? Non, Monsieur le Premier Ministre !

Veuillez s’il vous plaît lire la suite :

2) « Les statistiques illustrant le désastre ont cessé depuis longtemps de susciter l’inquiétude. Elles font partie du registre routinier des catastrophes d’un pays en perdition. »
« Pourquoi le déploiement des casques bleus en Centrafrique n’est-il pas souhaitable ? » par Adrien Poussou le 9 Mars 2014 ? Oh que non !

« Les statistiques illustrant le désastre ont cessé depuis longtemps de susciter l’inquiétude. Elles font partie du registre routinier des catastrophes d’un continent en perdition. »
Le rôle de l’Education dans les perspectives de développement de l’Afrique,
Jean-Paul NGOUPANDE !

3) « Ses promesses maintes fois réitérées mais jamais réalisées sont restées sur l’estomac des uns sans convaincre les autres, qui, après les paroles, attendent toujours les actes. L’élite centrafricaine et sa classe politique ont perdu sur tous les tableaux. Elles ne se relèveront pas de sitôt. Pour l’heure, leur cas semble désespéré et on ne voit guère le Nganga ou le Marabout susceptible de faire quelque chose pour elles.»
« Mahamat Kamoun, Catherine Samba-Panza et les Centrafricains » par Adrien Poussou le 1er Septembre 2014 ? Oh que non !

« Son tournant réaliste est resté sur l’estomac des uns sans convaincre les autres, qui, après les paroles, attendent toujours les actes. Les socialistes ont perdu sur tous les tableaux. Ils ne se relèveront pas de sitôt. Pour l’heure, leur cas semble désespéré et on ne voit guère que Bernadette Soubirous susceptible de faire quelque chose pour eux.»
Ni fleurs ni couronnes pour Copé.
Par Franz-Olivier Giesbert, Magazine Le Point du 29/05/2014 !

Afin de varier les plaisirs, pour tricoter « sa » tribune, Adrien Poussou puise encore dans les ressources intellectuelles centrafricaines et plagie le Professeur Abel Goumba :

4) « C’est pourquoi, ma conscience de nationaliste, de patriote engagé, dévoué et responsable, me fait un devoir de prendre la voie du sacrifice que représente le périlleux risque de ramer à contre-courant des poncifs à la mode pour dire clairement que l’idée de faire déployer des troupes onusiennes sur notre sol est proprement une fausse bonne idée. […]Je m’attaque surtout à leurs protégés locaux, certains de mes propres compatriotes qui, volontairement ou par simple ignorance, se conduisent en véritables traîtres contre la prospérité et le bonheur de nos populations, préoccupés qu’ils sont avant tout à la sauvegarde de leurs intérêts personnels et sans conscience nationale. »
« Pourquoi le déploiement des casques bleus en Centrafrique n’est-il pas souhaitable ? » par Adrien Poussou le 9 Mars 2014 ? Oh que non !

« Ayant été l’un des principaux artisans de la lutte pour l’indépendance réelle de la RCA à côté de Boganda, ma conscience de nationaliste, de patriote engagé, membre de la fraction de l’élite intellectuelle la plus désintéressée matériellement, dévoué et responsable, me faisait un devoir de prendre la voie du sacrifice que représente le périlleux risque de toucher aux intérêts de la puissance coloniale, opposés aux intérêts de mon pays, le périlleux risque de m’attaquer à ses protégés locaux, mes propres compatriotes qui, volontairement ou par ignorance, se conduisent en véritables traîtres contre la prospérité et le bonheur de nos populations, préoccupés qu’ils sont avant tout par la sauvegarde de leurs intérêts personnels par leur « ko bè ti yanga » (en langue locale « Sango » : pain quotidien), sans aucune conscience nationale.»
Les Mémoires & les Réflexions politiques du Résistant anti-colonial, démocrate et militant Panafricaniste, Prof. Abel Goumba.

Monsieur le Premier Ministre, la tribune « Pourquoi le déploiement des casques bleus en Centrafrique n’est-il pas souhaitable ? » publiée en mars 2014, et qui circule à nouveau en raison de l’actualité suite au lancement des opérations de la MINUSCA, est une autre imposture d’Adrien Poussou et prouve à suffisance l’immoralité de votre conseiller spécial en communication.

Adrien Poussou est un imposteur malhonnête et dénué de réelles capacités intellectuelles qui a usé de son esprit malin pour se construire une renommée dont il ne mérite même pas un centième et qui continue à jeter la honte sur les institutions de notre pays.

Jusqu’à va-t-on donc encore aller à se moquer de nous Centrafricains ?

Monsieur le Premier Ministre, le pays ne manque pas plus de ressources intellectuelles que d’autres richesses. Votre conseiller spécial est un imposteur, une insulte aux vrais intellectuels centrafricains, non seulement à ceux qui nous ont quittés à l’instar de Jean-Paul Ngoupandé et du Professeur Abel Goumba, mais également à tous ceux capables aujourd’hui de produire des idées et réflexions et de les exprimer dans des termes qui leur sont propres. Adrien Poussou est simplement une insulte à la devise de notre pays, aux valeurs que les Centrafricains aspirent à retrouver dans la société, et une insulte à la nation toute entière.

Nous qui aspirons à une meilleure gouvernance et à un rétablissement des valeurs morales cruellement absentes dans notre société ne pouvons accepter qu’un pseudo intellectuel imposteur vide de toute capacité autonome de réflexion, de surcroît doté d’un esprit malin et malsain, occupe une haute fonction à vos côtés dans le gouvernement de transition. Et vous, Monsieur le Premier Ministre, ne devriez plus longtemps accepter qu’un personnage d’une telle immoralité continue de ternir votre image.

En cette période de transition dite consensuelle au cours de laquelle attention est prêtée à quiconque fait chanter les armes, nous estimons que même si la frange du peuple que nous représentons n’a que les mots pour se battre, elle n’est pas moins en droit que d’autres d’être entendue, notamment lorsqu’il est question de défendre la dignité de la nation et de ceux qui la représentent.

Le peuple centrafricain est en droit d’exiger que ceux qui occupent des fonctions dans un gouvernement agissant en son nom soient de bonne moralité.

Le peuple centrafricain est également en droit d’exiger que soient démis de leur fonction ceux qui y ont accédé uniquement par le biais de leur malhonnêteté et qui ne correspondent pas aux valeurs auxquelles il aspire.

Aussi nous vous prions, Monsieur le Premier Ministre, de bien vouloir fournir au peuple que nous sommes des arguments probants justifiants le maintien d’Adrien Poussou au service du gouvernement de transition en dépit des délits de plagiat avéré et de sa pitoyable moralité ou, à défaut, de le démettre sans plus tarder de ses fonctions et de l’écarter définitivement de l’administration de la nation.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

Danielle Mbari / Plumes de RCA
20/09/2014

Centrafrique: Charles-Armel DOUBANE a l’origine de l’embargo qui crucifie nos forces de défenses et de sécurité

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Centrafricmatin  /  Corbeau news Centrafrique

Charles-Armel Doubane a l'origine de l'enbargo sur les armes en centrafrique

L’embargo n’a entamé en rien la capacité de cruauté, d’exactions, de nuisance et surtout, l’approvisionnement en armes de l’ex-coalition Séléka. Selon un haut responsable des ex-Séléka, « les armes s’achètent comme des bouts de pain au Darfour. Avec dix (10.000) mille francs, on peut s’offrir cinq (5) armes et munitions… ». Exactement comme les femmes vont acheter des chenilles dans la Lobaye. Il y en a de toutes les bourses et selon les besoins. De plus, les armes et munitions récupérées par l’ex-coalition Séléka après Bozizé, sont en quantité industrielle, telle que la Séléka peut tenir 2000 ans de guerre sans interruption. Combien de munitions sont gaspillées chaque jour par l’ex-coalition Séléka ? Plus de cinq mille (5000) munitions tous les jours. En cas d’affrontement, c’est pire que cela. C’est une manne du ciel que Bozizé a offerte à ses pires ennemis et qui a permis de décimer la population centrafricaine jusqu’aujourd’hui. L’embargo a crucifié les forces de défense et de sécurité du pays, FACA, gendarme, police. Charles-Armel Doubane a plongé le pays au plus profond du gouffre. C’est une gaffe irréparable aux conséquences désastreuses.
Après le carnage de Notre Dame de Fatima, Catherine Samba-Panza a failli perdre son fauteuil suite à un soulèvement populaire, avec des barricades et des échauffourées ayant entrainé des pertes en vies humaines. L’Opération Sangaris, au lieu de désarmer les forces non conventionnelles, Séléka et Anti-balaka, voire les terroristes du Km5, s’est focalisée sur les FACA, la gendarmerie et la police. Personne ne doit porter des armes. Officiers, sous-officiers et hommes du rang ne devait pas détenir des armes. Même les aide de camp des ministres, des magistrats, bref, de toutes les hautes personnalités du pays. Nous avons vu les éléments Sangaris rentrer au Tribunal pour désarmer des éléments FACA, aide de camp des magistrats. Alors que Sangaris laisse faire la Séléka et Anti-balaka, les tueurs du Km5. L’embargo n’a nullement servi de cause du pays. L’embargo a permis à l’Opération Sangaris de diaboliser les FACA, la gendarmerie et la police. Nos forces de défense et de sécurité sont devenues une peste aux yeux de la France par Sangaris interposée. Même le virus Ebola qui terrorise l’Africain, n’a suscité au tant de dédain de la France face aux forces de défense et de sécurité de la RCA. Certains sont pourchassés dans la ville comme des souris, des malfrats. L’Opération Sangaris a humilié, craché, vilipendé les forces de défense et de sécurité. Au regard de ce tableau humiliant, Charles-Armel Doubane peut-il nous dire l’intérêt de cet embargo ?

Les ex-combattants Séléka sont là et bien armés, voire surarmés. La MISCA tremblait comme une feuille morte quand les Séléka se déployaient dans ses environs pour massacrer les populations civiles. C’est à peine que les éléments MISCA se cachaient sous leurs lits. L’embargo de septembre 2013 à septembre 2014, a été une circonstance aggravante de la crise en Centrafrique. L’Opération Sangaris s’est saisie de l’embargo pour paralyser toutes les forces de défense et de sécurité de la RCA. L’Opération Sangaris n’a pu contrôler l’axe qui mène au Darfour, au Tchad, pourvoyeurs d’armes de la sous-région.

Et pourtant, la MINUSCA a bien besoin des forces de défense et de sécurité de la RCA pour mener sa mission sur l’ensemble du territoire national. Ce qui choque, c’est l’attitude de la France vis-à-vis des forces de défense et de sécurité, avec la complicité de Charles-Armel Doubane. Le peuple centrafricain a été surpris par un embargo qui le tombe sur la tête. Quels sont les tenants et les aboutissants de cet embargo, un véritable crime de lèse majesté. Même la présidente de la transition n’a jamais été en mesure d’expliquer aux Centrafricains le bien fondé de cet embargo. Une pure cuisine nébuleuse qui ne sert que les intérêts de la France et non des Centrafricains. Au Mali, c’est l’armée qui a mis les institutions républicaines en difficultés, avant que les Djiadistes ne fassent irruption. Il n’y a pas eu d’embargo. Contre le M23 en RDC, il n’y a pas eu aussi d’embargo. La particularité de l’embargo centrafricain, c’est de toucher exclusivement les forces légales, conventionnelles, l’instrument de souveraineté du pays. En soutenant l’embargo, Armel Doubane a crucifié les FACA, la gendarmerie et la police, un épisode très amer pour les Centrafricains, difficile à oublier.

Julien BELA

Interview de Samba-Panza: Bozizé François et Djotodia Michel participeront au dialogue politique

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VOA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Cathrine-Samba-Panza-sur-la-VOA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cathrine Samba-Panza sur la VOA

Vous dîtes que la Centrafrique est redevenu un pays fréquentable. L’ambassade américaine à Bangui vient d’ailleurs de rouvrir. Quelles les zones qui vous préoccupe toujours ?

Catherine Samba-Panza : “La sécurité est revenue nettement à Bangui. Mais dans certaines localités de l’est, il reste encore beaucoup de poches d’insécurité. Avec l’arrivée des Casques bleus, nous espérons le retour de la sécurité dans ces zones mais aussi dans certaines localités de l’ouest.”

Est-ce que les musulmans commencent à rentrer en Centrafrique ?

Catherine Samba-Panza : “Oui, tout doucement. Nous enregistrons des arrivées au kilomètre 5 (NDLR : quartier de Bangui) et à l’intérieur du pays aussi, les musulmans reviennent.”

Est-ce la bonne solution de dialoguer avec Michel Djotodia et François Bozizé au sein du dialogue centrafricain ?

Catherine Samba-Panza : “Dialoguer peut-être pas mais ce sont des acteurs importants sur le terrain, qui ont quand même une certaine influence des troupes. Je pense qu’il est important, dans le cadre de l’ouverture politique que nous faisons, d’écouter toutes les filles et tous les fils de ce pays, y compris Michel Djotodia et François Bozizé. Ce sont des Centrafricains. Nous pensons que leurs points de vue sont importants.”

Certains estiment que c’est un retour en arrière avec ceux qui sont à l’origine de cette crise. Que répondez-vous ?

Catherine Samba-Panza : “Ce n’est pas un retour en arrière. Je suis arrivée au pouvoir en voulant dialoguer et écouter tout le monde. Ils ont peut-être des suggestions à faire. Il ne faut rester fermé totalement.”

L’éclatement de la Séléka en une multitude de sous-groupes n’est-il pas le principal obstacle au dialogue inter-centrafricain ?

Catherine Samba-Panza : “Nous espérions avoir des interlocuteurs identifiés au sein de la Séléka et des anti-balaka pour nous permettre d’avancer dans le dialogue politique et la réconciliation. Malheureusement, il y a des problèmes internes qui aboutissent à des luttes intestines. Nous assistons comme vous à l’éclatement de ces groupes armées, ce qui n’est pas positif.”

Le gouvernement de Mahamat Kamoun est-il pleinement légitime ?

Catherine Samba-Panza : “Les gouvernements sont contestés partout dans le monde, même en France. Nous sommes en démocratie, quand une autorité prend une décision, cela ne fait jamais l’unanimité. Cela ne veut pas dire que cela est remis en cause totalement. Ce gouvernement a toute sa légitimité car il est représentatif de tous les segments de la société centrafricaine en termes communautaire, confessionnel et géographique.”

Le président de l’autorité nationale des élections a estimé que le délai de février 2015 n’était pas tenable. Est-ce votre avis ?

Catherine Samba-Panza : “Comment organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité ? Quand l’état civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ?  Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain ? Il s’agit là de questions importantes que l’ANE, aidée par la communauté internationale, devra se poser.”

Quand estimez-vous qu’il sera alors possible de voter en Centrafrique ?

Catherine Samba-Panza : “Il ne m’appartient pas de décider des dates. L’autorité nationale des élections va faire une analyse de la situation et proposer un nouveau calendrier.”

Propos receuillis par Nicolas Pinault

RCA: trois leaders importants des Anti-balaka arrêtés à Bangui

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AA / CNC

Ils ont été appréhendés par les soldats de l’opération française Sangaris avec de grandes quantités d’armes.

Anti-Balaka-à-Bangui-en-Centrafrique-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les soldats Anti-Balaka à Bangui en Centrafrique

Trois leaders Anti-balaka  ont été arrêtés, mercredi, par Sangaris à Bangui,  a appris Anadolu,  jeudi, auprès du mouvement politico-militaire à majorité chrétienne.

Il s’agit d’Yvon NGéïssona Chef d’état-major du mouvement Anti-balaka,  Brice Emotion Namsion Porte-parole et Gustave Yadoungou un chef de bataillon. Ils ont été appréhendés avec de grandes quantités d’armes.

« Trois de nos leaders ont été arrêtés mercredi par Sangaris. On nous parle de cohésion sociale, et maintenant que les compatriotes se mouillent les maillots pour apporter un effort à la pacification du pays, voilà que Sangaris les arrête comme des malfrats. », a  affirmé jeudi à Anadolu Sylvestre Yagouzou, un autre leader Anti-balaka.Sangaris n’était pas disponible pour confirmer l’information.

« Les trois compatriotes étaient chargés de sécuriser un convoi  humanitaire.Sur le chemin de leur retour, ils en ont profité pour démanteler toutes les barrières illégales et désarmer tous les faux Anti-balaka . Le stock d’armes dont on parle, c’est juste le butin de cette opération » a-t-il confié.

« A la dernière nouvelle, on nous a informés que nos leaders ont été mis sous mandat de dépôt à la prison centrale. Nous allons patienter en attendant le retour de la Présidente de la transition[Catherine Samba Panza] qui se trouve présentement à New-York. On ne demande rien d’autre que la libération de nos leaders. », a –t-il ajouté.

Anti-Balaka et Séléka, deux mouvements politico-militaires responsables du chaos dans lequel a sombré la Centrafrique durant moins d’une année, ont signé en juillet un accord de cessation des hostilités qui a apporté une certaine accalmie au pays. Un nouveau gouvernement de large ouverture avec à sa tête un premier ministre musulman a été également formé.

Lundi une nouvelle mission onusienne de maintien de la paix de 7600 hommes s’est déployé afin de consolider cette paix  encore fragile. Elle sera appuyée par les forces françaises de l’opération Sangaris et les forces européenne de la mission Eufor-RCA présentes respectivement depuis décembre  2013 et avril 2014.

Sylvestre Krock

Centrafrique: les ravisseurs des otages de Bouar exigent la libération d’Abdoulaye Miskine détenu au Cameroun

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Abdoyulaye-Miskine-et-ses-elements-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Abdoulaye Miskine et ses elements en Centrafrique

La situation des dix otages enlevés dimanche dernier sur l’axe Bouar-Garouaboulaye devient complexe. Joint au téléphone,  l’un des ravisseurs de ces otages a affirmé qu’ils appartiennent au groupe rebelle de Martin Koutamadi, alias Abdoulaye Miskine qui est détenu  au Cameroun depuis le 16 septembre 2013. Ils revendiquent la libération de leur chef avant de relâcher les otages.

Ce matin, les parents des otages ont manifesté leur mécontentement. Ils ont brulé des pneus dans le quartier Mamadou Sara à Bouar. Ils demandent au gouvernement centrafricain de dialoguer avec  eux pour obtenir la libération des otages.  Selon des sources concordantes, ces rebelles se trouveraient  vers Cameroun.

Le chef de file des ravisseurs réclame la libération immédiate de leur leader. “Dans le cas contraire, les otages seront exécutés parce que le gouvernement n’aura pas réagi à notre revendication”, a t-il dit au correspondant du RJDH.

Il a indiqué  que parmi les dix otages, se trouvent  un bébé d’un an, une fille de quinze ans, une femme et le reste sont des hommes.

Certains otages qui ont appelé leurs parents ont affirmé qu’ils seront transférés à Gbeti, ville située entre le Cameroun et la RCA. Quelques uns commenceraient à développer des maladies.

Pour le moment, le préfet de Nana Mambere, Frederick Wagonda, est sur le terrain depuis mardi où il entreprend des démarches afin d’obtenir la libération des personnes prises en otage. /Constant Dolobabou

Bangui: un agent de l’Etat a été grièvement poignardé à Boy-rabe

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/RCA111.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>RCA11

Un agent de l’Etat a été grièvement poignardé hier à son retour du travail au quartier Boy-rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Un groupe des Anti-Balaka et un prédicateur seraient impliqués dans cet incident.

Selon les témoignages recueillis sur place par le RJDH, la victime s’appelle Pascal Selebanguet. Il est inspecteur général des Douanes. C’est à son retour du travail au niveau du terrain de football dénommé Willi’s, qu’il a été attaqué par un groupe des Anti-Balaka armés de kalachnikov et de machettes.

«Il a reçu plusieurs coups et blessures, mais la plus grave des blessures est celle qui située au niveau de son vendre. Elle nécessite une intervention chirurgicale car son intestin a été touché par la lame de couteau », a expliqué une source hospitalière sous l’anonymat.

Marie-Claire Selebanguet, femme de la victime, a déclaré que c’est depuis quatre jours que des rumeurs circulaient autour de la recherche de son mari par des Anti-Balaka. «Finalement il est tombé dans leur piège », a-t-elle dit.

Pour elle, un pasteur de l’Eglise AEBEC de Boy-rabe, Paul Semgana, aurait engagé des éléments d’un chef Anti-Balaka, Mazimbelet pour assassiner son mari, parce qu’il aurait quitté l’église du Pasteur Semgana pour regagner son ancienne église.

«Madame le maire du 4ème arrondissement et le chef du quartier se sont beaucoup investis pour la paix dans notre secteur. Mais Mazimbelet et ses éléments ne veulent pas nous laisser en paix. Ce chef Anti-Balaka avait raté mon mari et moi le 13 août. Ils ont pillé la maison et avaient promis de tuer mon mari. Nous voulons seulement la paix », a-t-elle ajouté.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le Chef Anti-Balaka, Mazimbelet. Du côté de la famille du pasteur Paul Semgana, sa femme dément toute implication de son mari dans cette tentative d’assassinat et évite tout commentaire ni d’indiquer la position de son mari qui serait hors de son domicile.

Brigitte Andara, maire du 4ème arrondissement a promis de réagir sur cette affaire dans les prochains jours./Rosmon Zokoue 

RCA: quand les enfants de Bangui «jouent» à la guerre (RFI)

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RFI / CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-enfants-de-Boy-Rabe-samusent-avec-des-armes-factices-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les enfants de Boy-Rabe s'amusent avec des armes factices

En Centrafrique, alors que progressivement le calme revient dans la capitale, s’ouvre le chantier de la réconciliation entre populations : le « désarmement des cœurs », suivant l’expression consacrée à Bangui. La tâche sera d’autant plus difficile que les populations ont été fortement marquées, d’un côté par l’entrée des Seleka dans Bangui, de l’autre par les violences des anti-balaka. Des évènements qui ont aussi profondément touchés les enfants de Bangui.

Boy-Rabe a été un quartier martyr dans les premiers mois de présence de la Seleka à Bangui. Après des semaines de pillages et de violences contre les populations, il est devenu un fief des anti-balaka. Au moment où la tension retombe, l’histoire se rejoue dans les cours de certaines maisons, entre des gamins qui n’ont pas dix ans.

« Pan pan ! ». A Boy-Rabe lors d’un après-midi tranquille, une poignée d’enfants a sorti des fusils AK-47 faits de branches et de ficelles, mais aisément reconnaissables. Certains enfants jouent le camp des ex-rebelles, d’autres celui des milices d’auto-défense : « Moi je suis un Seleka. Je tire sur les Centrafricains. Les enfants qui n’ont pas d’armes. Je les tue et ce sont les anti-balaka qui viennent nous chasser », raconte un petit garçon.

La bataille n’est pas très longue, mais fait froid dans le dos. Une petite fille s’approche d’un « Seleka » un couteau à la main, lui attrape rapidement le cou et fait mine de l’égorger. Le jeu est terminé. Les anti-balaka peuvent repartir : « Là on repart à la base », précise un enfant.

A la fin de l’histoire, la justice ne passe pas : pas d’arrestation, pas de tribunal. Les enfants n’ont pas jugé nécessaire de l’intégrer dans le jeu. Et demain, à nouveau, il y aura des enfants dans le quartier de Boy-Rabe pour sortir les kalachnikovs en bois.

 

La présidente Samba-Panza à Washington

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza est à Washington ce vendredi, avant de se rendre à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Les Etats-Unis sont l’un des gros pourvoyeurs de fonds de la Minusca, la force des Nations unies qui s’installe dans le pays pour remplacer la Misca de l’Union africaine. Les Etats-Unis sont toutefois très préoccupés par l’insécurité et l’impunité qui prévaut toujours en RCA.

Le passage à une force plus importante des Nations unies signifie que la communauté internationale investit davantage dans cette opération de maintien de la paix. Et nous poussons aussi pour d’autres mesures qui devraient aider à traduire les responsables des violences en justice, en Centrafrique, et à la réhabilitation du système judiciaire centrafricain. Je suis allée au Tchad et à Bangui cette année. Et le message le plus important que m’ont transmis les membres du gouvernement, les dirigeants des organisations non gouvernementales, est leur préoccupation sur la sécurité.

Tchad-Centrafrique : normalisation en cours (JA)

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Jeune Afrique (JA)  /  Corbeau News (CNC)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Idriss-Déby-et-Catherine-Samba-Panza-au-Tchad.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Idriss Déby et Catherine Samba-Panza au Tchad

Les signes de la normalisation des relations entre la Centrafrique de Catherine Samba-Panza et le Tchad de Idriss Déby Itno se multiplient.

Très tendues depuis l’élection de Catherine Samba-Panza, en janvier, les relations tchado-centrafricaines sont en cours de normalisation. Idriss Déby Itno “semble aujourd’hui enclin à une certaine mansuétude à l’égard du nouveau régime à Bangui. Il n’a rien oublié de ses premiers pas, mais semble prêt à passer l’éponge”, estime un diplomate.

Le Tchad a accepté de rouvrir une partie de sa frontière, fermée depuis le mois de mai, pour favoriser la création d’un couloir humanitaire et permettre aux ONG de travailler. Par ailleurs, un nouvel ambassadeur à Bangui devrait être nommé dans les prochaines semaines. L’actuel, Mahamat Béchir Chérif Daoussa, n’y réside plus depuis la fin de l’évacuation des ressortissants tchadiens.

L’Office national de radiodiffusion et télévision du Tchad s’est quant à lui déplacé, fin août, dans la capitale centrafricaine pour recueillir une interview de “CSP” et de Mahamat Kamoun, son Premier ministre.

Centrafrique: Communiqué de Presse du FRC (de l’ex-coalition Seleka)

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Communiqué de Presse
N. 003/ Cabcemga/14/09/10/KB

Bambari-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bambari en centrafrique

Nous, Officiers, Sous-officiers, militaires de rang portant ou non de grades du Front Républicain pour le Changement (FRC), tenons à porter à  l’attention de l’opinion nationale et internationale que nous ne sommes ni de loin, ni de prés associés à cette velléité de sécession et/ou de la reprise du pouvoir par la force dont certains membres de l’ex-coalition Seleka (en occurrence les sympatisants du FPRC) en font expression.

Par conséquent, nous exprimons une fois de plus, notre attachement aux principes d’intégrité territoriale de la République Centrafricaine et à la coexistence pacifique des peuples et des religions. En outre, nous restons unanimement et solidairement attachés aux principes de la résolution de la présente crise Centrafricaine par la voie politique. De ce fait, nous exprimons notre entière disponibilité à apporter notre modeste contribution pour un retour de la paix définitive en République Centrafricaine.

Fait à kabo, le 14 Septembre 2014

Le General Alkhatim MAHAMAT

Chef d’Etat-major General des FRC
Tel: (+236) 75505284

Email: poborskyd@outlook.com

Catherine Samba-Panza et sa suite sont arrivées à Washington

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CAP  /  CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-en-route-pour-Paris-a-fait-escale-à-Yaoundé.JPG2_.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza en route pour Paris a fait escale à Yaoundé

La présidente par intérim de la transition centrafricaine et sa délégation composée d’une dizaine de personnes – moins le ministre conseiller Jean-Jacques Demafouth à qui le visa américain a été refusé à l’ambassade US de Yaoundé – sont arrivées ce jeudi à Washington.

Catherine Samba-Panza est accompagnée entre autre de Christelle Sappot, sa propre fille et non moins sa chef de cabinet particulier qui tient les cordons de la bourse, de son aide de camp et médecin personnel, de Toussaint Kongo Doudou le ministre des affaires étrangères, de Florence Limbio, ministre de l’économie et de la coopération internationale et de Marguerite Samba Maliavo, ministre de la santé.

La présidente de la transition centrafricaine qui est descendue dans une suite à environ 1400 dollars la nuitée d’un luxueux hôtel de la capitale fédérale américaine, est censée passer trois jours à Washington où elle devrait être reçue au Département d’Etat par la sous-secrétaire d’état chargée des affaires africaines, Mme Linda Thomas Greenfield.

L’adjointe de John Kerry devrait selon nos informations, signifier franchement à Catherine Samba-Panza les préoccupations qui sont celles du gouvernement américain quant à la présence à la tête d’un gouvernement d’un premier ministre non consensuel et contesté dont les agissements de la compagne à la tête de la douane nationale sont pour le moins décriés par plusieurs diplomates dans le pays ainsi que d’un gouvernement composé de ministres sulfureux et tout aussi contestés.

Les autorités américaines qui viennent de procéder à la réouverture de leur ambassade à Bangui fermée depuis décembre 2012 du temps de François Bozizé, ne manqueront pas de suivre de près la gouvernance de Catherine Samba-Panza.  Celle-ci s’est mise à dos tous ses alliés internationaux du départ qui lui reprochent à présent de ne pas diriger une simple période de transition ayant pour but de rétablir la sécurité dans le pays et l’autorité de l’état pour préparer les élections devant permettre à la RCA de renouer avec les standards internationaux mais de se comporter plutôt en une vraie présidente élue au suffrage universel alors qu’elle n’a été choisie que par 75 membres d’une CNT à la légitimité discutable.

Des rencontres de Catherine Samba-Panza avec des membres du Congrès et du Sénat américain ainsi qu’avec certaines ONGs, sont prévues à son agenda de Washington mais les audiences avec les autorités du FMI et de la Banque Mondiale souhaitées par la présidente par intérim centrafricaine n’auront lieu qu’à New York plutôt qu’à Washington, toujours selon nos informations.

CAP

Bangui: Tradex reprend ses activités après une suspension suite au braquage

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RJDH  /  Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Station-dessence-Tradex-à-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Station d'essence Tradex à Bangui en Centrafrique

Les activités de vente de carburant ont repris dans les stations  services de la société  Tradex depuis ce matin, après trois jours de suspension, à la suite d’un braquage à main armée dont cette société a été victime. Cette reprise est effective après les assurances reçues de la part de la gendarmerie.

« Nous reprenons parce que la gendarmerie va assurer la sécurité des stations de Tradex», a indiqué Augustin Sickana, directeur administratif et financier de Tradex RCA. Selon lui, lors de ce braquage, sa société  a perdu une somme de dix sept millions de FCFA, emportée par les braqueurs. Le directeur administratif et financier de Tradex RCA a également indiqué que la présence des gendarmes va aussi «donner confiance au personnel qui était traumatisé et aux clients qui ont souffert pendant cette rupture de vente».

Sur cinq stations Tradex à Bangui, trois seulement sont opérationnelles. Il s’agit des stations de Port Amont, du lycée Barthelemy Boganda, et du lycée des Martyrs.

Le samedi 13 septembre vers 18 heures, un véhicule de la société Tradex a été victime d’une agression à main armée devant le siège du Conseil National de Transition. Les braqueurs ont emporté une somme de dix sept millions de FCFA. Cela a poussé cette société de distribution de produits pétroliers à suspendre ses activités pendant trois jours.

Noura Oualot

RCA: Sangaris reste et se déploie à l’ouest, EUFOR- RCA appuiera la MINUSCA

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AA/Bangui
Corbeau news
Une nouvelle force onusienne de maintien de la paix, La Minusca, vient de se déployer en Centrafrique lundi 15 septembre.

Soldat français de l'opération Sangaris dans la Capitales centrafricaine

La force française Sangaris, « n’abandonnera pas la RCA de manière précipitée », et « les forces européennes de l’EUFOR appuieront la MINUSCA », ont  indiqué jeudi dans un point de presse conjoint  les responsables communication de ces  deux forces de maintien de la paix présentes en Centrafrique.

«Sangaris n’abandonnera pas de manière précipitée, la République et le peuple centrafricains », a affirmé Yves Sarzaud,  responsable communication  de  Sangaris.

«Sangaris ne part pas, Sangaris reste, Sangaris continuera ses actions aux côtés de la MINUSCA », a-t-il martelé.

Cette mise au point est justifiée par l’entrée en fonction, lundi 15 septembre, de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA)  qui a pris la relève sur la MISCA (La Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine) .Elle compte actuellement 7600 hommes en attendant d’atteindre sa pleine capacité de 12000 soldats.

« Nous allons nous concentrer de plus en plus à l’Est [de la Centrafrique], conformément à notre plan d’intervention, a déclaré le conseiller en communication de Sangaris.

Sarzaud s’est par ailleurs réjoui du bilan de Sangaris présente en Centrafrique depuis décembre 2013. « A part Boda (Ouest) où la situation reste encore un peu tendue, il y a eu une amélioration de la situation globale dans les zones de Bangui et de l’Ouest. » a-t- indiqué.

En ce qui concerne EUFOR-RCA, la force européenne de maintien de la paix présente également en Centrafrique depuis avril dernier, elle appuiera essentiellement  la MINUSCA, a indiqué son responsable communication Mario Renna.

 «C’est véritablement le 15 septembre que notre mission commence avec le déploiement des casques bleus. Nous avons profité de notre déploiement depuis le 1er avril pour nous installer, en vue de préparer la venue des forces de l’Onu. », a-t-il déclaré.

Selon Renna, dans le 3ème et 5ème  arrondissements de Bangui, Eufor-Rca a réalisé un travail remarquable de sécurisation et de protection des civils. Son intervention a également eu des retentissements au plan social.

«Nous travaillons également sur des chantiers de réhabilitation des routes, des canaux, et des ponts à l’intérieur de la capitale avec le matériel du génie italien », s’est –il réjoui.

La Centrafrique qui a renoué avec l’instabilité politique depuis moins d’une année détient le record africain des interventions internationales de maintien de la paix sur son sol avec 13 missions depuis 1998.La dernière en date, la Minusca,  s’est déployée lundi avec pour mission de consolider l’accalmie fragile que connait le pays depuis juillet dernier date de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre la milice  à majorité musulmane, la Séléka  et la milice politico –militaire  à majorité chrétienne , Anti-balaka. Un nouveau gouvernement a été également  formé, depuis, avec à sa tête un premier ministre musulman, une première dans l’histoire du pays.

Sylvestre Krock

Centrafrique: Jean Jacques Demafouth interdit de séjour aux États-Unis

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Jean-Jacques-Demafouth.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean-Jacques Demafouth

On a beau être roi chez soi, faire la pluie et le beau temps dans son propre pays, mais comme le chien errant, au seuil de la concession étrangère, on est bien souvent obligé de ranger sa queue et de faire profil bas,  afin d’espérer un accueil à sa mesure dans le meilleur des cas. Dans le pire, le chien de la maison hôte vous obligera purement et simplement à force d’aboiement, à rebrousser chemin. C’est ce que vient d’apprendre à ses dépens, le tout puissant conseiller de la Présidente Samba-Panza, Jean Jacques Demafouth. L’interessé a été déclaré personna non grata, « personne qui n’est pas la bienvenue »,  aux Etats-Unis, où il devait se rendre en même temps qu’une imposante délégation centrafricaine.

Selon la version des faits, l’ensemble des passeports diplomatiques de toutes les autorités centrafricaines retenues pour cet important voyage au pays de l’Oncle sam avaient été introduits au niveau de l’Ambassade américaine au Cameroun conformément aux dispositifs protocolaires en vigueur pour les indispensables formalités de visa d’entrée. Parmi ces passeports diplomatiques, il y’ avait bel et bien celui de l’indomptable Conseiller Demafouth.

Chose curieuse, dès leur retour au service du protocole d’état de la Présidence centrafricaine, les personnes ressources découvrent que les documents de voyage introduits quelques jours auparavant, étaient revenus, revêtus des visas sollicités, à l’exception de celui du « familier des tempêtes et des eaux troubles » de Centrafrique,  le sieur Jean Jacques Demafouth.

Aussi, ayant mis ce « grave manquement » sur le compte d’une méprise administrative certaine, « l’intrigant national », compte tenu du temps qui faisait par ailleurs défaut, n’a tout simplement pas pris la mesure de ce qui était un refus, et n’a pas voulu chercher non plus à en savoir un peu plus. Il avait en tête son petit calcul.

Parti de Bangui le 15 Septembre 2014, « l’avion présidentiel centrafricain » atterrit alors à Yaoundé avant que la délégation centrafricaine, ne reprenne le vol régulier d’air France pour New-York via Paris.

C’est alors, au moment de l’accomplissement des formalités d’embarquement pour la destination finale, que le conseiller de Samba-Panza, a brandi son passeport français qui,  en temps normal, lui aurait permis d’effectuer le présent voyage sans aucun problème. Seulement, mal lui en a pris, et le voici recalé et obligé de rester à Paris.

Que s’est-il passé ? Pourquoi Demafouth ne peut-il pas fouler le sol américain ? On imagine alors son état.

En effet, l’habitué de tous les drames centrafricains, commençait même à prendre des dispositions pour verrouiller les audiences de la Présidente tant aux États Unis qu’en France. La méthode du Conseiller putschiste est d’ailleurs connue de tout le monde car il est à la fois Chauffeur, Aide de camp, Directeur de protocole, Attaché de Presse, Photographe, Comptable, Coursier bref ! L’homme à tout faire. Sous prétexte qu’il est indispensable, le spécialiste des DDR veut plutôt maîtriser les tenants et les aboutissants du pouvoir de Bangui.

Il n’est un secret pour personne qu’il contrôle la sécurité intérieure du pays car il a su positionner ses proches lieutenants un peu partout. A priori, il surfait sur ce voyage officiel pour finaliser ses techniques d’approches avec les forces onusiennes. Diantre ! Les Gendarmes du monde ont envoyé une note circulaire de « personna non grata » sur le territoire américain le concernant à tous les aéroports internationaux. Bien que le sulfureux patron de tous les Conseillers de la présidence ait présenté son passeport français à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, la sentence est irréversible.

D’après une source convaincante, Téré fait partie des Centrafricains qui figurent sur la liste noire des Américains au même titre que les terroristes. Il paraitrait que le département d’état américain en matière de sécurité dispose un dossier très compromettant sur lui. Même si on s’efforçait de croire que le vieux briscard de la vie politique est devenu un homme raisonnable, il faut se rendre à l’évidence tout en paraphrasant ce vieux dicton que le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme jamais en crocodile. Avant que la Présidente Samba- Panza ne se penche sur le dossier houleux de Mafoutapa, nous continuerons à brandir toujours les mots contre des maux.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
Chroniqueur, Polémiste

Pour les Plumes de RCA

Sangaris : Visite du Ministre de la Défense centrafricaine et du commandant de la force Sangaris à Bouar

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EMA / Corbeau news (CN)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Visite-du-Ministre-de-la-defense-centrafricaine-et-du-Commandant-de-lEufor-à-Bouar.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Visite du Ministre de la defense centrafricaine et du Commandant de l'Eufor à Bouar

Le 11 septembre 2014, le ministre d’État chargé de la Défense centrafricaine, M. Aristide Sokambi et le commandant de la force Sangaris, le général de brigade Éric Bellot des Minières ont effectué une visite à Bouar. A quelques semaines du passage de relais officiel du groupement tactique interarmes (GTIA) de Boissieuau contingent bangladais de la Minusca, les autorités militaires et civiles sont venues constater les améliorations tant économiques qu’administratives dans la ville.

Située sur la « main supply road » (MSR) : l’axe routier par lequel transitent toutes les marchandises en provenance du Cameroun en direction de Bangui, la ville de Bouar est emblématique des progrès sécuritaires dans l’Ouest de la Centrafrique. C’est donc tout naturellement que M. Sokambi a choisi cette ville pour son premier déplacement officiel.

Après avoir pris connaissance, auprès de la MISCA, des enjeux liés aux infrastructures et aux moyens nécessaires au déploiement de la MINUSCA, les autorités ont poursuivi leur visite à la préfecture de Nana Mambere. Le préfet de cette localité est revenu sur les nettes avancées sécuritaires du fait de « la franche collaboration »entre la force internationale et les autorités locales.

Madame Yasmine Thiam, chef du bureau MINUSCA à Bouar, a salué la « coordination entre tous les acteurs en appui de tous les centrafricains », coordination qui permet aujourd’hui d’appréhender de manière globale la résolution de la crise dans l’Ouest de la Centrafrique sur le long terme. Grâce aux « efforts fournis avec beaucoup de courage, de ténacité, et de neutralité par la force Sangaris, pas seulement à Bouar, mais également dans les régions, même celles excentrées », la chef du bureau MINUSCA à Bouar a affirmé la volonté de la mission des Nations Unies de reprendre le flambeau de la force Sangaris pour consolider la paix.

Le général Éric Bellot des Minières s’est félicité de « l’amélioration de la situation à Bouar due au travail collégial qui a été mené de concert par le GTIA de Boissieu et l’ensemble de ses partenaires et interlocuteurs tels que le préfet, le procureur, les forces de police et de gendarmerie de Bouar et les OI-ONG. ». Ce constat permet aujourd’hui d’entreprendre la ré-articulation du dispositif de la force Sangaris dans cette localité visant à passer, progressivement, le relais à la MINUSCA.

Visite du Ministre de la defense centrafricaine et du Commandant de l'Eufor à Bouar 2

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à faciliter la mise en place de la MINUSCA.

©Ministère de la Défense

Centrafrique: Deux milliard de FCFA de l’AIMF pour la ville de Bangui

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APA  / CN

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Marie-de-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marie de Bangui en Centrafrique

L’Association internationale des maires francophones (AIMF) a mis à la disposition de la municipalité de Bangui une enveloppe de trois millions d’euros (deux milliards de FCFA) en vue de l’aider à accueillir à la mi-octobre prochain la conférence des maires de la République Centrafricaine, a annoncé mercredi le maire de Brazzaville.
Hugues Ngouelondele, également vice-président de l’AIMF, s’adressait à la presse au sortir d’une audience avec le Premier ministre, Mahamat Kamoun.

‘’Je suis venu à Bangui pour apporter un message de paix, soutenir nos frères et sœurs en difficulté. Je suis à Bangui surtout pour organiser très prochainement à la mi-octobre la conférence des maires », a dit M Ngouelondele, avant d’ajouter : ‘’mes pairs m’ont chargé d’être le parrain de cette conférence ».

Parlant de l’aide financière, le député maire de Brazzaville a souligné qu’elle allait permettre à la municipalité de Bangui d’exécuter des projets déjà définis, entre autres, celui relatif à l’entretien et à l’embellissement de la ville de Bangui.

Toutefois, a-t-il relevé, ‘’l’AIMF pourrait mettre autant de millions d’euros ici dans cette ville. Mais si n’on n’arrive pas à atteindre la réconciliation et la paix, rien ne se fera ».

Le député maire de Brazzaville s’est entretenu la veille avec le bureau du Conseil national de transition (CNT) avec à sa tête le président Alexandre Ferdinand Nguendet. Au cours de cette rencontre il a évoqué le motif de sa visite à Bangui.

‘’C’est le 23 mai dernier à Paris en France que nous, les maires francophones, avons décidé de cette visite fraternelle et de travail pour apporter un appui à la ville de Bangui, qui est elle-même membre de l’AIMF », a confié M. Ngouelondele au sortir de l’audience.

La mal gouvernance gagne du terrain en RCA : la société civile doit se réveiller

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Corbeau News Centrafrique.

Sanba-Panza et Jean Jacques Demafouth
Malgré les progrès réalisés en matière de la démocratie depuis l’avènement du concept politique universel en 1990 suite à la conférence de Baule, la république centrafricaine est classée aujourd’hui parmi les pays les plus effondrés d’Afrique par les coups d’Etat et la rébellion dont la mal gouvernance en est la cause. Plus de deux décennies, les crises militaro-politiques ont remis en cause le bon fonctionnement des institutions républicaines et causé une situation humanitaire et sécuritaire gravement dégradante qui attire une attention particulière de la communauté internationale et des ONG humanitaires et des droits de l’homme dans le monde.
Les crises récurrentes ont occasionné l’expansion de la corruption depuis l’an 2000 et le détournement des deniers publics par certains dignitaires véreux des régimes successifs et fonctionnaires sans scrupule. Les contrôles répétitifs au niveau de la fonction publique et l’annonce de la déclaration des biens des ministres avant la prise de leur fonction n’étaient toujours que de la tromperie populaire.
Un programme gouvernemental voué d’office à l’échec puisque les membres du gouvernement pour la plupart sont nommés par appartenance partisane ou clanique et chacun se dit couvert par l’immunité gouvernementale. Une fois assise ou assis sur son fauteuil ministériel et/ou présidentiel au palais de la Renaissance et à la primature, on se voit propriétaire attitré des biens de l’Etat. On se permet de faire tout à sa tête, de gérer les fonds de l’Etat comme on gère sa propre poche. Pour qu’il y ait une visibilité et la parfaite santé de la relance macro-économique après la crise, il nous faut une juridiction spéciale mixte pour des crimes économiques.
De cette mal gouvernance tant décriée par les médias centrafricains et les institutions internationales de Bretton Woods qui imposent à chaque mission d’évaluation aux autorités du pays des mesures rigoureuses dans le but d’assainir les régies financières et des conditionnalités avant de pouvoir bénéficier d’une bouffée d’oxygène, il en découle un bras de fer entre les caciques du pouvoir en place qui veulent mener le bateau comme bon leur semble et les envoyés spéciaux.
Cette contre-mesure, le plus souvent ne se manifeste qu’à l’absence de la délégation. En fin de séjour à Bangui, dès que les experts du FMI et BM prennent le vol, c’est le retour au système de gestion à la libanaise.On en a vu les démonstrations de rapport de force sous le régime BOZIZE où certains ministres ont pillé l’Etat à outrance sans être punis. D’autres très zélés, se permettent de contrecarrer le processus d’assainissement des institutions financières internationales. A priori, le système anarchique s’est trop développé, de manière sauvage et criminel sous le règne de Michel DJOTODIA où les diamants centrafricains sont déclarés de guerre au processus de Kimberley qui suspend la RCA de l’ITIE. Les détournements des deniers publics, les pillages systématiques et vols des paisibles citoyens, je crois, étaient souvent les sujets à l’ordre du jour du conseil des ministres de Michel DJOTODIA qui a mis le pays dans le chaos total. Puisque les bavures ont parlé et pleuré le peuple centrafricain.
Les ministres de BOZIZE et de DJOTODIA, par leur boulimie à la tête de plusieurs départements ministériels, se sont illicitement enrichis comme des sauterelles qui détruisent les champs de maïs. Des sommes faramineuses sont placées dans des paradis fiscaux et des villas rachetées en Europe et en Afrique du sud sans que ces derniers puissent être poursuivis par la justice centrafricaine ou internationale. Pour le moins qu’on puisse dire, les crimes économiques commis par cette bande de commis de l’Etat non armés pour l’autre camp par rapport aux zoros de DJOTODIA, sont énormes et méritent une poursuite judiciaire et gèle des comptes à restituer à l’Etat centrafricain qui est appauvri par les multiples crises politico-militaires dont les deux leaders en sont les principaux responsables. La RCA a besoin nécessairement de ces fonds volés pour sa relance économique.  
 
Une anecdote qui va certes intéresser les compatriotes à la recherche de l’excellence et de la bonne gouvernance dans la gestion transparente de la chose publique. Je l’évoque tout simplement parce que j’ai été témoin. Cela fait partie de l’histoire de notre pays et vous verrez comment l’Etat a été toujours très mal géré par nos gouvernants, comment les médias centrafricains, particulièrement la presse privée indépendante joue son rôle de chien de garde et baromètre de la démocratie. En effet, il était aux environs de 11 heures quand le protocole de la présidence de la République nous a fait entrer dans la salle où se tiennent les conseils des ministres. On était sept (7) directeurs de publication, le directeur de la télévision et celui de la radio centrafricaine, avec, comme chef de la délégation média, Macka GBOSSOKOTTO, président de l’Union des Journalistes Centrafricains, directeur de la publication du quotidien le citoyen. Convoqués par le président François BOZIZE pour prendre part également à ce conseil inédit des ministres ou du moins en être observateurs, le Conseil National de Transition présidé par Me Nicolas Tiangaye, les membres du bureau de la Cour des Comptes et membres de quelques institutions républicaines de l’Etat. Il y avait crise et bras de fer entre le président de la République et son Chef du gouvernement de l’époque, le Pr Abel GOUMBA, paix à son âme. Donc, après le bradage de la SOGESCA et d’autres sociétés d’Etat par le gouvernement, l’exécutif se trouvait face à l’éternel problème qui est celui de payer les fonctionnaires et agents de l’Etat à terme échu. Les caisses du Trésor public étaient vides. Le régime était bel et bien aux abois à telle enseigne qu’on était au bord de l’explosion. La première transition évoluait péniblement. Tantôt le bras de fer se produisait entre BOZIZE et TIANGAYE qui était à la tête du parlement de transition.
En ouvrant ce débat ministériel, le président BOZIZE, visage tendu et nerveux ce jour, a refusé de donner la parole au Premier ministre. Il avait plutôt ordonné au ministre des Finances de l’époque, M. LIBOUDER si je ne me trompe pas, d’en faire le point, suivi des interventions d’autres ministres qui avaient pris la parole et les présidents des institutions. Dans leurs interventions, les présidents des institutions présentes ont déclaré chacun qu’ils sont là en observateurs et non pour trancher.
Après avoir fait le tour de la luxueuse table de discussion, le président BOZIZE s’est tourné vers la délégation de la presse et nous regardait avec un œil interrogatoire. Le ministre chargé de la Communication de l’époque était M. Parfait MBAY qui nous fixait. François BOZIZE posait sa question en ces termes, je cite : Et la presse qui tirait à boulet rouge contre nous, vous ne parlez pas ? L’homme à la barbe…Il s’adressa au président GBOSSOKOTTO qui hésitait. J’étais à sa droite et je lui touchais au pied pour qu’il parle en sa qualité de président de l’Union. En prenant la parole, le président de l’Union des Journalistes Centrafricains n’a pas mâché les mots comme dans ses habitudes devant les premières personnalités du pays. Avait-il déclaré ouvertement que « monsieur le président, ce qu’on vous reproche aujourd’hui et à votre gouvernement, c’est ce qu’on a reproché hier au président Patassé et son gouvernement ; c’est-à-dire, la gabegie, les détournements des deniers publics, la gestion opaque de la chose publique, la prédation instaurée en système d’Etat ». Après la conclusion du président des journalistes qui remercie BOZIZE et les membres du gouvernement, le président BOZIZE, toujours furieux, a repris la parole pour déclarer: la séance est levée. La tension a monté d’un cran ce jour.
Les témoins de l’histoire, vous vous souviendriez avec moi qu’après tout ce mal entendu au niveau de la sommité de l’Etat il n’y a jamais eu une bonne solidarité gouvernementale jusqu’au limogeage du Pr Abel GOUMBA et la descente musclée des éléments de la garde présidentielle au domicile de l’ex Premier ministre pour récupérer de force tout ce qui appartient à l’Etat et qu’il en a fait usage durant le temps passé à la primature en sa qualité de Chef du gouvernement. Avant de perdre le pouvoir, François BOZIZE avait instauré le système de l’unicité des caisses de l’Etat et il en est le président du comité de gestion, avec un programme de réunion hebdomadaire chaque jeudi. Toutes les recettes journalières des sociétés d’Etat et paraétatiques sont versées sur un seul compte et il en détient la clé de la caisse. La suite, vous le savez. Ces sociétés ont eu trop de mal pour fonctionner même pour payer les fonctionnaires et agents de l’Etat, les pensionnaires à la retraite. Au finish, François BOZIZE est parti avec tous les milliards de l’Etat qu’il a encaissé. Conséquence du monolithisme et la gestion au sens unique des fonds de l’Etat.
En effet, suite aux changements de pouvoir à la tête de l’Etat centrafricain, le régime SAMBA-PANZA en fait une bonne illustration de la mal gouvernance. En huit mois seulement de régime de transition à la tête du pays, les affaires de détournements des pierres précieuses et fonds de l’Etat ou dettes allouées par les pays amis à la République centrafricaine ont fait des choux gras. Catherine SAMBA-PANZA et son gouvernement épinglés pour ce barbarisme économique et financier ont des comptes à rendre à la population centrafricaine sacrifiée par les hommes politiques si la société civile prend sa responsabilité pour engager une procédure judiciaire pour détournement des biens et fonds publics.
La cessation des activités du Fonds Monétaire International (FMI) dans un pays comme la République centrafricaine qui traverse un moment très difficile de son histoire pour doute de probité et efficacité du gouvernement SAMBA-PANZA est un problème extrêmement grave puisqu’il n’y aura plus de contrôle des régies financières telles que la douane, les impôts et le Trésor public. Outre les dénonciations dans la presse et médias sociaux, la société civile centrafricaine doit réagir vite pour stopper l’hémorragie.
Apparemment, Catherine SAMBA-PANZA veut montrer à la communauté internationale qu’elle gère bien la transition mais elle a l’esprit ailleurs. La nouvelle locatrice du palais de Renaissance en cette période de transition pense plutôt à sa retraite en fin de mission de la transition. Raison pour laquelle, je crois, la présidente a préféré un premier ministre de son choix que celui de la communauté internationale, principal bailleur de fonds de ce  régime de transition. Nul observateur de la vie politique nationale ne peut ignorer non plus que Mahamat KAMOUN faisait partie de ceux qui ont géré le guichet unique installé à Douala sur le territoire camerounais et qui a fait l’objet des critiques sévères des leaders de l’opposition et surtout la presse sous le régime BOZIZE, après son passage au Trésor public. La suite, c’était le chaos. De surcroît, la présidente SAMBA-PANZA effectue trop de voyages à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays où les populations sont terrorisées par les éléments de Séléka et d’Antibalaka. En politique, si l’on est excellent voleur de deniers publics, on ne peut que conjuguer avec des excellents prédateurs. Et c’est ce qui s’était passé sous les régimes BOZIZE et DJOTODIA, et qui continue de faire les vagues sous le régime SAMBA-PANZA qui, selon les informations n’a fait que deux voyages dans l’arrière-pays depuis qu’elle occupe le fauteuil présidentiel, alors que la crise humanitaire et sécuritaire est aigue.  
Comment peut-on alors contrôler une régie financière qu’est la douane centrafricaine, dont la direction générale est assurée par la compagne du premier ministre Mahamat KAMOUN, Mme Rachel NGAKOLA, amie à Catherine SAMBA-PANZA la présidente de la transition? L’opacité est bel et bien de mise et nul ne peut démontrer le contraire pour convaincre l’opinion nationale et internationale. Pour preuve, l’affaire de disparition des diamants de 900 carats à la présidence de la République qui a débouché à une décision présidentielle de limogeage de l’ancien ministre des mines, Olivier MALIBANGA, n’est pas élucidée jusqu’aujourd’hui au peuple centrafricain qui meurt de la famine, manque des soins dans les hôpitaux et qui de surcroît, la majorité a fui les exactions des séléka et antibalaka, vivant en brousse à la merci des bêtes sauvages, et une bonne partie en exil.

A peine arrivé à la tête du gouvernement, le premier ministre Mahamat KAMOUN, spécialiste de ces opérations frauduleuses a fait la transaction du don angolais d’un montant de 10 millions de dollar avec un taux exorbitant de 400 millions de fcfa, équivalent de 810 mille dollars. Le restant des 3 milliards déposés au Trésor public serait évaporé dans la nature. Cependant, les fonctionnaires et agents de l’Etat ne sont pas payés. C’est ainsi le système atypique de mode de gestion du pays de zo kwè zo de Barthelémy BOGANGA le fondateur de la république, où chaque arriviste parachuté à la sommité de l’Etat, gère le pays comme le champ de manioc de son papa.

journaliste politique et culturel
             Journaliste politique et culturel.                     Directeur du Journal Globe le Visionnaire

 

Pierre INZA