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L’ONU, inquiète pour les Peuls musulmans en RCA

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Voix de l’Amérique / Corbeau News Centrafrique: 24-12-2014.

Une maison appartenant à des musulmans, détruite à Bangui, capitale de la Centrafrique (Katarina Hoije/VOA)
Une maison appartenant à des musulmans, détruite à Bangui, capitale de la Centrafrique (Katarina Hoije/VOA)

L’ONU, inquiète pour les Peuls musulmans en RCA

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), inquiet de la situation précaire des Peuls musulmans en République centrafricaine (RCA).

Lors d’une conférence de presse à Genève, un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, a déclaré que 474 membres issus de l’ethnie peule se trouvent actuellement pris au piège dans la ville de Yaloke, à 200 km au nord-ouest de Bangui, la capitale, signale le service de presse des Nations Unies (ONU).

Ils sont confrontés depuis plusieurs mois à des conditions humanitaires désastreuses, a ajouté le responsable, les adultes comme les enfants souffrant entre autre de malnutrition, du paludisme et de la tuberculose.

Par ailleurs, ajoute le HCR, depuis l’arrivée des Peuls musulmans à Yaloke en avril dernier, 42 d’entre eux ont trouvé la mort et de nombreux autres s’affaiblissent de jour en jour, les milices Anti-Balaka continuant de sévir.

Le 18 décembre, une équipe du HCR a visité les Peuls afin d’évaluer la situation, et à cette occasion, « 90% des membres du groupe ont exprimé le désir de chercher refuge dans les pays voisins, tels que le Cameroun », poursuit le service de presse de l’ONU.

Le HCR chiffre à près de 440.000 le nombre de personnes toujours déplacées par la guerre civile à l’intérieur de la Centrafrique, et à 190.000 celui des personnes ayant demandé l’asile au-delà des frontières du pays.

« Dans le même temps, plus de 36.000 personnes, dont les Peuls musulmans, restent piégés dans des enclaves à travers le pays, nourrissant l’espoir de trouver asile dans les Etats voisins », rappelle l’ONU, qui préconise une « action immédiate » afin de mettre les Peuls de Yaloke en sécurité.

Voix de l’Amérique

RCA: DON DE L’AMBASSADE DE FRANCE AU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE

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DON DE L’AMBASSADE DE FRANCE AU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION DU TERITOIRE

L’AMBASSADE DE FRANCE FAIT UN DON DE MATERIELS ET SIGNE UNE CONVENTION AVEC LE MINISTERE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE, DE LA DÉCENTRALISATION ET DE LA REGIONALISATION

L’ambassade de la République française en République centrafricaine a fait un don lot de matériels informatiques et téléphoniques au Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation (MATDR). Elle a également signé une convention avec ledit ministère pour le renforcement des capacités dans pocessus électoral.

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 24-12-2014.  C’était en présence du Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation, de l’Ambassadeur de France accrédité en Centrafrique, du président de l’autorité nationale des Elections (ANE), des préfets et sous-préfets que la cérémonie de la remise officielle de ces matériels informatiques et téléphoniques a eu lieu, ce 23 décembre 2014, audit ministère. Ce lot de matériels est constitué de 115 téléphones mobiles et 13 ordinateurs portables.

Dans le cadre du soutien apporté par la France à l’Etat centrafricain, une convention de 66.458.500 de FCFA a été signée entre l’Ambassadeur de France Charles Malinas, et le Ministre Modibo Bachir Walidou lors de la cérémonie. Cette convention permettra, selon l’Ambassadeur, l’appui institutionnel et programme de renforcement de capacité de l’administration centrale et du corps préfectoral du ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation dans le cadre de la préparation du processus électoral.

Les préfets et sous-préfets, les agents du ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation ont ont besoin de soutiens matériels et financiers pour bien travailler. Ces matériels vont leur permettre de mieux satisfaire les besoins et de répondre aux attentes avec cette exigence de collaboration fluide. Nous contuinons de soutenir ce ministère comme nous soutenons le gouvernement et la présidente de la transition. Et donc nous considérons que ce travail est absolument essentiel pour permettre à la République centrafricaine de se remettre sur pied “, a exprimé Charles Malinas, l’Ambassadeur de France à Bangui.

De manière directe, la convention concerne 34 Préfets et Secrétaires Généraux de Préfectures, 25 Cadres centraux, et 41 Agents centraux du ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation . De manière indirecte elle bénéficiera à : 71 Sous-Préfets, 176 Présidents de Délégations spéciales, l’Autorité nationale des Élections, les acteurs du processus électoral centrafricain, et Les Citoyens.

“Comme vous savez, notre pays est dans une crise qui a mis en mal l’administration centrafricaine en générale et mon département en particulier. A l’approche des échéances électorales à venir, le département de l’administration que je dirige a fait l’inventaire de ses moyens pour que l’administration soit performante, et il lui faut certaines choses. C’est ainsi que nous avons sollicité et obtenu de la France, à travers son ambassade ici, la signature de cette convention pour le renforcement des capacités de notre administration dans le processus électoral “, a déclaré, Modibo Bachir Walidou, Ministre de l’Administration du territoire.

L’accord signé permettra à organiser un séminaire des cadres du MATDR pour l’élaboration du document stratégique du MATDR et la connaissance des Partenaires Techniques et Financiers intervenants dans le champ de la gouvernance démocratique en RCA. Il permettra d’élaborer et de produire un kit « Élections et fonctionnement de l’administration déconcentrée » pour les Préfets comprenant les textes juridiques de références, des fiches d’activités, des synthèses pédagogiques thématiques.

Par ailleurs, les matériels informatiques, serveur, réseaux et salle de réunion offerts permettent audit ministère d’améliorer le fonctionnement quotidien dans le cadre de la préparation du processus électoral et du redéploiement de l’administration territoriale. Le Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation est désormais doté d’une flotte téléphonique pour l’ensemble des Préfets, Sous-Préfets et cadres du MATDR ainsi que d’une connexion internet d’un an pour faciliter la communication au sein du MATDR et avec les services déconcentrés dans le cadre du redéploiement de l’administration territoriale.

Il s’agit, en outre, de réfigurer la création d’un centre d’archivage et de cartographie pour la gestion des circonscriptions administratives, le suivi du processus électoral, et capitaliser l’expérience du redéploiement du l’administration territoriale ; mener des séminaires de formation des cadres du MATDR sur le processus électoral. Ces dispositifs servent à renforcer les connaissances des agents du Ministère dans les domaines de l’animation de réunion, de prise de parole en public, de maitrise de l’outil informatique et de rédaction de note administrative. Ils serviront au MATDR d’organiser un séminaire de formation des Préfets sur le processus électoral et le fonctionnement de l’administration déconcentrée.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

CENTRAFRIQUE: FORUM POLITIQUE DE DERNIERE CHANCE ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/AMCA-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza ouvre la conférence des Maires de Centrafrique

FORUM POLITIQUE DE DERNIERE CHANCE ?

Corbeau News Centrafrique: 24-12-2014.  Les futures assises politiques annoncées par le chef d’Etat de la transition, Catherine Samba-Panza, laquelle se tiendra au mois de janvier 2015 est un forum politique qui, certes, doit marquer un tournant décisif de la vie politique centrafricaine. Il est évident que la situation chaotique à laquelle l’opinion nationale et internationale en a pris conscience a changé progressivement la mentalité et le comportement des acteurs politiques tous azimuts qui affûtent leurs armes politiques polynucléaires pour aborder avec détermination et efficience les débats afin de trouver des solutions idoines aux problèmes de la crise centrafricaine qui perdure depuis presque trois décennies.

2003, une date qu’il faut bien aussi retenir était l’année du Dialogue National sous le régime du président feu Ange-Félix Patassé. Les caciques dudit régime avaient mis sur le banc de touche leurs « ennemis politiques » puisqu’ils estiment qu’il est hors de question qu’ils dialoguent avec les adversaires politiques qui sont autres que le général François Bozizé et son clan qui, finit par destituer le président élu démocratiquement Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003. L’année a marqué deux grands événements, à savoir la tenue du Dialogue National qui a vu la réconciliation de deux grands hommes politiques du pays, il s’agit de David Dacko et Abel Goumba (paix à leurs âmes) en présence de Catherine Samba-Panza. Il en est suivi peu de temps après le putsch de François Bozizé qui n’a pas obtempéré aux injonctions de la communauté internationale pour ne pas se présenter à la présidentielle de 2005 après la période de transition

. Ce dernier qui serait l’un des allumeurs du feu qui brûle la maison a organisé le Dialogue Politique Inclusif (DPI) qui a vu la participation de presque tous les leaders politiques et politico-militaires sauf l’ancien président de la transition Michel Djotodia exilé au Bénin, lequel avait juré dans un communiqué de presse qu’il mettra fin à la carrière politique du général François Bozizé.

Le Dialogue Politique Inclusif était un véritable échec puisque le comité de suivi présidé par Catherine Samba-Panza a fourni un bilan négatif, parallèlement à ça, plusieurs accords de cessez-le-feu ont été signés entre le gouvernement de Bozizé et les chefs militaro-politiques qui n’ont pas été respectés par les protagonistes. Le peuple centrafricain qui aspire à une paix durable et de meilleurs conditions de vie étaient réduit à un esclavagisme qui ne dit pas son nom.il y a eu la détérioration de la qualité de vie. Les hôpitaux en Centrafrique étaient devenus des mouroirs puisqu’il y a eu carence des services sanitaires. L’enseignement en général était confronté à de sérieux problèmes. Les professeurs de l’université de Bangui entraient souvent en grève pour revendiquer des arriérés des salaires. Quant au secteur de l’enseignement primaire, les cours dispensés aux enfants n’étaient pas de qualité pour rehausser le niveau d’étude à cause de manque d’enseignants bien formés et des parents d’élèves non instruits qui interviennent en appui dans les établissements scolaires. Les guerres fratricides que le pays a connues ont été alimentées par un trafic d’armes sans scrupule dans le nord du pays à nos frontières communes avec le Tchad et le Soudan. Les deux régimes Bozizé et Djotodia ont été émaillés des violences sans merci et de la corruption qui engendrent des traumatismes psychiques et de profonds problèmes moraux.

Reconnue par la communauté internationale par la voix du Représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, la crise centrafricaine est bien profonde. Avec quels acteurs tenir le forum politique de janvier 2015 pour donner de l’espoir au peuple centrafricain qui ne sait plus à quel saint se vouer ? Refonder un Etat de droit, laïc, il faut nécessairement transcender les limites sentimentales culturelles, politiques, ethniques, communautaires et religieuses. Selon un auteur que je me permets de paraphraser, « l’on cherche à promouvoir l’unité pour fonder et caractériser les comportements sociaux positifs qui ont une saveur de trinité comme la solidarité, la participation, l’altérité, le pluralisme, la liberté, la justice, le don-de-soi aux autres, le pardon, la réconciliation, l’amour, la paix, etc. » C’est un défi, et pas de moindre, dans notre monde de violence et de contre-violence, d’oppression politique, économique et culturelle. Les conflits armés à répétition ont empêché le pays de se mettre sur les rails du développement, d’emprunter la voie d’émergence qu’on a évoquée. Nous avons raté le coche des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en faisant de la République centrafricaine un pays de guerre et de la barbarie alors qu’autrefois, havre de la paix qui faisait la fierté de terre de « zo kwè zo » et de l’Afrique.
La République centrafricaine qui, si riche en ressources minières serait déjà comptée parmi les pays émergents d’Afrique et du Monde si ceux qui nous avaient gouvernés mettaient en application la bonne gouvernance. Pendant plusieurs années de règne et de régime différent, c’est plutôt l’instauration d’un système autocratique et clanique qui pénalisait le grand nombre sur le territoire national. Par conséquent, les mêmes causes produisent les mêmes effets et le pays s’éternise dans un bourbier. La RCA pays producteur de diamant, de l’or de meilleure qualité au monde et de l’uranium devrait être au même stade que le Botswana en donnant la bourse d’étude à tous ses étudiants, que les enfants aient des soins gratuitement dans les hôpitaux et mangeaient, comme disait un ancien ministre, trois fois par jour et à satiété. Un pays à vocation agro-pastorale et naturellement béni d’une terre fertile, il serait le grenier de l’Afrique centrale voire au-delàs.
Etant alors sur le chemin d’une véritable réconciliation, « la réconciliation de nos jours est devenue un vrai défi pour l’humanité toute entière, parce qu’au fond elle est un passage obligé pour construire la communauté des peuples, au-delàs de toutes les différences humaines et sociales qui risquent de se transformer en discriminations entre personnes et entre groupes. Son enjeu est si important, pour ne pas permettre au processus de globalisation mondiale de phagocyter toutes les richesses spécifiques des peuples et de ses minorités, que la missiologie d’aujourd’hui est en train d’en prendre conscience en l’incorporant dans sa réflexion systématique », a dit Bevans, un écrivain américain.
En effet, il faut être conséquent envers soi-même en renonçant à toute la face négative de la réconciliation puisque verser le sang de son semblable est un geste qui crée évidemment une rupture au sein de la société. Vous qui êtes le tueur ou l’égorgeur de l’autre, vous devenez une persona non grata dans la société, un paria. Vous niez l’amour des uns et des autres, le partage du bien commun. Il va sans dire que beaucoup d’hommes politiques en Afrique en général et en Centrafrique en particulier se déclarent des croyants chrétiens ou musulmans dans leur profession de foi mais une fois élu à la tête de l’Etat ou pour briguer un mandat au siège de l’Assemblée nationale en qualité de représentant du peuple, le comportement change vis-à-vis de ses électeurs qui sont les créatures de Dieu. On est plus l’agneau d’hier qui sollicitait les voix de la population.

La profondeur de la crise demeure un grand danger à l’avenir. Le pouvoir qui est l’organisateur de ses assises politiques prochaines doit doubler d’effort pour appliquer le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) qui est une condition sine qua none de la réussite des élections futures. Si des milices de groupe antibalaka et les rebelles de séléka détiennent encore des armes et se livrent à des exactions sans être punis, l’opération électorale sera vouée à l’échec puisque les hommes en arme manipulés vont s’imposer certes le moment venu de voter deux ou trois fois dans les bureaux de vote pour bourrer les urnes au profit de leur candidat. Et les meetings des autres candidats haïs par leurs détracteurs se tiendront-ils à Bangui ou en provinces comme prévus dans les textes du code électoral, Dieu seul le sait. De surcroît la présence qui perdure des rebelles du seigneur de guerre ougandais, Joseph Kony, est un handicap grave pour la tenue des élections dans l’est du pays.
Les forces onusiennes doivent accélérer la cadence, prendre  leurs responsabilités pour observer scrupuleusement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations en faveur de la paix en Centrafrique. Appuyées par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) réhabilitées, une solution sera vite trouvée afin que les élections puissent déroulées dans le calme et la quiétude selon le calendrier électoral prévu. Faut-il encore que le forum politique se termine en beauté et que ses résolutions et recommandations soient respectées et appliquées.

Je termine mon dernier article de l’année 2014 pour les visiteurs de Corbeaunews en leur souhaitant bon réveillon de Noël et bonne et heureuse année 2015. Que le forum politique centrafricain soit une réussite pour faciliter les opérations électorales de 2015.

Pierre-INZA
Journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Centrafrique: Huit morts à Amadagaza dans la Mambéré Kadéï

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Radio Ndeke Luka / Corbeau News Centrafrique: 23-12-2014.

Tombeau des victimes en Centrafrique

Huit morts à Amadagaza dans la Mambéré Kadéï

 

Huit personnes sont mortes le 21 décembre 2014 dans des affrontements au village Gbombo, sous préfecture d’Amadagaza dans la Mambéré Kadéï à l’ouest de la République Centrafricaine. Plus de cinquantaine maisons sont également incendiées.

« Les assaillants ont tué six personnes à Gbombo et deux autres au village Katanga à un kilomètre du premier. Deux femmes et six hommes ont fait les frais. Ils ont incendié toutes les maisons », a témoigné le maire de Gamboula, Daouda Daous.

Selon des sources locales, l’attaque est attribuée à une bande armée assimilée à des peuhls d’origine Mbororo. « 54 peuhls Bororo ont investi le village Gbombo dans la sous-préfecture d’Amadagaza à 5 heures du matin », a ajouté le maire.

La commune d’Amadagaza s’est aussitôt vidée de la majorité des habitants pour fuir vers Gamboula.

A Nola dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré plus au sud-ouest de la Mambéré Kadéï, la situation reste toujours tendue après les affrontements de dimanche qui ont opposé les miliciens Antibalaka à un groupe armé. Le bilan des heurts a fait état d’une dizaine de personnes tuées et de nombreux dégâts matériels.

Ce mardi, des tirs à l’arme lourde et légère ont encore été entendus dans la ville. Une partie de la population est terrée chez elle depuis 48 heures. D’autres habitants ont fui en brousse. D’après certains témoignages, les activités sont paralysées au centre commercial.

La sécurité de la ville est assurée par les éléments du contingent Congolais de la mission onusienne, Minusca.

Dimanche, un affrontement a opposé les Antibalaka à un groupe armé dans la localité.

Dans la Ouaka, c’est le démantèlement des barrières illégales

Les soldats français de l’opération Sangaris, ceux de la Mission intégré multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), appuyés par les éléments de la gendarmerie, ont démantelé ce mardi les barrières illégales érigées par les ex-combattants Séléka dans la ville de Grimari à 80 Km de Bambari sur l’axe Bangui. L’opération vise à assurer la libre circulation des biens et des personnes dans cette partie de la préfecture.

Selon une autorité, une réunion en prélude à cette opération s’est tenue le mardi dernier, regroupant le sous préfet de Grimari, le maire de la ville, le  commandant de la brigade de gendarmerie, les officiers supérieurs de Sangaris, de la Minusca et deux chefs des ex-rebelles Séléka. La même source indique que la ville est calme. Seulement, les ex-éléments Séléka demandent à être transférés à Bambari où se trouve leur état-major, un transfert qui pourrait se faire probablement le weekend prochain.

Radio Ndeke Luka

Le HCR cherche à transférer d’urgence la minorité peuhle confinée à Yaloke, en Centrafrique

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Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les musulmans victimes de la barbarie des Anti-balaka en Centrafrique

Un communiqué du HCR sur le sort des déplacés de Yaloké

Le HCR cherche à transférer d’urgence la minorité peuhle confinée à Yaloke, en République centrafricaine

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014.  En République centrafricaine, le HCR s’inquiète de la détérioration de la situation de 474 musulmans appartenant à la minorité ethnique peuhle, piégés depuis plusieurs mois dans la ville de Yaloke, à environ 200 kms au nord-ouest de la capitale Bangui. Les adultes et les enfants souffrent de malnutrition sévère. Plus de 30% d’entre eux ont la malaria. En outre, six cas connus de tuberculose ont été signalés. Depuis leur arrivée à Yaloke en avril dernier, 42 personnes du groupe sont décédées, tandis que les autres s’affaiblissent de jour en jour.

Malgré la présence des forces internationales, le groupe de Yaloke continue de subir, de façon récurrente, menaces, agressions verbales et physiques et pillages de la part des milices anti-balaka. Une assistance humanitaire d’urgence est nécessaire ainsi qu’une aide pour les transférer vers des lieux plus sûrs, en République centrafricaine ou dans les pays voisins.

Début février 2014, les minorités peuhles ont été attaquées dans plusieurs villes (Bouaca, Boboua, Bolemba, Boda) situées dans la préfecture de Lobaye, à l’ouest de Bangui. Environ 700 personnes se sont acheminées vers la route principale qui traverse la préfecture pour prendre des camions à destination du Cameroun ou du Tchad. Elles ont passé deux mois en route, se cachant dans la brousse la nuit. Beaucoup ont perdu des membres de leur famille et des amis après avoir été attrapés ou abattus par des groupes anti-balaka. En avril, plus de 50 hommes ont été tués dans des attaques perpétrées par les anti-balaka, qui se sont également emparés de 7 000 têtes de bétail – une source importante de revenus et de nutrition. De nombreuses personnes ont trouvé refuge plus au nord à Yaloke, dans l’espoir de quitter le pays. Yaloke était auparavant une ville prospère où vivaient près de 10 000 musulmans.

Aujourd’hui, les Peuhls déplacés sont les seuls musulmans qui restent à Yaloke, et ils sont confinés dans un site pour déplacés internes surpeuplé. Ils ne peuvent pas dépasser un périmètre de 500 mètres à cause des dangers. En conséquence, ils ne peuvent pas chercher la sécurité ailleurs ni obtenir des moyens de subsistance ou autres aides.

Une équipe du HCR a rendu visite au groupe le 18 décembre pour évaluer leur situation. Il en résulte que plus de 90% d’entre eux souhaitent partir pour trouver refuge au Cameroun ou au Tchad. Ils implorent une assistance en véhicules pour pouvoir quitter le pays en toute sécurité. D’autres souhaitent être transférés loin de Yaloke qui n’est plus considéré comme viable.

Plus de deux ans de guerre civile et de violences interreligieuses ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes en République centrafricaine. Près de 440 000 personnes restent déplacées à l’intérieur de la RCA et quelque 190 000 ont cherché asile dans les pays voisins, au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République du Congo.

Aujourd’hui, plus de 36 000 personnes restent coincées dans 7 enclaves dispersées à travers la République centrafricaine (PK5 à Bangui, Boda, Yaloke, Carnot, Berberati, Bouar et Dekoa). Le HCR a accès à ces populations et a effectué plusieurs missions pour connaitre leurs intentions. Certains nous ont indiqué vouloir demander l’asile dans les pays voisins, d’autres aimeraient être transféré dans des zones plus sûres en République centrafricaine, d’autres encore aimeraient rester. Nous avons coordonné et facilité l’évacuation de plusieurs communautés dans le passé, notamment à partir de Bossembele en janvier, de Bossangoa et du PK12 à Bangui en avril. Nous nous efforçons également de promouvoir la cohésion sociale entre les communautés qui souhaitent rester.

CNC / Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: Le désarroi du Comité technique de suivi de l’Accord d cessation des hostilités

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Signature-des-Accords-de-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature des Accords de Brazzaville
Signature des Accords de Brazzaville

Le désarroi du Comité technique de suivi de l’Accord d cessation des hostilités

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014.  Les membres du Comité technique de la mise œuvre de l’Accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet à Brazzaville au Congo broient le noir. Ils se plaignent du manque de moyens nécessaires prévus pour accomplir leur mission. Par la voix de leur président, Rostand Vivien N’Gbha Beïna, ils ont saisi le président de la commission de suivi de cet Accord pour réclamer la régularisation de leur situation.

C’est dans une lettre signé lundi 22 décembre 2014, à l’endroit du président de la Commission de suivi de l’Accord de cessation des hostilités que les membres du Comité technique ont exprimé leur ras-bol tout en sollicitant une entrevue sans délai avec elle, en vue de la régularisation de leur situation. En effet, depuis sa création par Décision N° 001 du 07 novembre 2014, conformément à l’organigramme de fonctionnement adopté par la commission de suivi, le « Comité technique permanent n’a bénéficié d’aucune indemnité ; à part les 50 000 F Cfa versés par deux fois comme frais de transport par la Minusca. Alors que dans l’Article 5 de l’Arrêté N° 010 du 28 août 2014 et de la Décision N° 001 du 07 novembre 2014, il avait été prévu une indemnité en qualité des Experts nationaux »,comme l’on pouvait lire dans cette lettre. Malheureusement, toujours selon le texte, « jusqu’aujourd’hui, aucune indemnité n’a été versée aux membres du Comité technique, également les moyens de travail ne sont pas mis à leur disposition afin d’accomplir leur mission selon le règlement intérieur. »

Notons que le Comité technique de suivi de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville est composé de sept groupes armés, notamment la Séléka, les Anti-balaka, le FDPC, l’UFR et l’UFR-fondamentale, le MLCJ et le RJ. A ces entités s’ajoutent des représentants du CNT (01), de la Primature (01) et de la Présidence (01). Ce comité est chargé d’aller sur le terrain à la rencontre des éléments sur le terrain pour les amener à observer cet important accord. Rappelons aussi que cet Accord n’a jamais été respecté, tout comme les nombreuses conclusions des fora en RCA toujours violées par leurs propres signataires.

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique: Mgr Dieudonné Nzapalainga en visite humanitaire aux Séléka du camp RDOT

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Mgr Nzapalainga sur le site de la seleka deRDOT à Bangui. photo: Fred krock / CNC

Mgr Dieudonné Nzapalainga en visite humanitaire aux Séléka du camp RDOT

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014.  L’Archvêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzaplainga a visité, mardi 23 décembre 2014, les 591 Séléka cantonnés depuis janvier dernier au Camp du Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT). Cette visite s’inscrit dans la suite logique d’une première en direction des Séléka de Camp Beal, puis les Anti-Balaka de Boy-Rabe

Si le sens donné aux précédentes visites de Nzapalainga est celui de donner espoir à ces jeunes (Anti-balaka ou Séléka) ayant perdu de chemin, histoire d’écouter leurs doléances afin de faciliter leur réinsertion dans la société, la visite du Camp RDOT revêt d’un double enjeu parce qu’elle est intervenue à la veille de la fête de Noël. Occasion par excellence pour Nzapalainga de fêter avec les occupants actuels de ce site de cantonnement. « Nous sommes à quelques heures d’une grande fête, la fête de Noël – la naissance de l’enfant Jésus dans notre monde. Pour ceux qui croient en Dieu, il est proche de nous. C’est par cette occasion que nous avons décidé de venir témoigner notre solidarité à nos enfants qui sont ici au Camp Beal. C’est pour leur apporter la joie de Noël. » a déclaré Mgr Nzapalainga qui ajoute, « nous sommes venus ici exprimer notre désir d’aller vers la paix, mais aussi d’écouter les autres, afin que nous convergions notre cœur et s’acheminer ensemble vers la paix. »

Tout comme chez les Séléka du Camp Beal et les Anti-balaka de Boy-Rabe (site de Monastère Marie mère des verbes), Mgr Nzapalainga s’est fait accompagner par une équipe des religieux catholiques, notamment l’équipe médicale mobilisée par CODIS (Coordination diocésaine de la santé) conduite par le Frère Elkana, l’Ong CARITAS-Bangui, la Société Saint Vincent de Paul et biend’autres fraternités de l’église catholique. De la nourriture préparée sur place avec des stocks de réserve ont été distribuée ; des habits également ont pu être distribués et ; des soins ont été administrés aux Séléka malades…

La présence de Nzapalainga au Camp RDOT, un véritable soulagement

la famille de Séléka RDOT
la famille de Séléka RDOT

Le sentiment d’abandon qui brûle en ces Séléka a été dissipé d’un seul coup, faisant place à la joie et la réjouissance. « La joie que je ressens et ce que j’avoue ici ne sont pas seulement les miens, mais ceux de tous les éléments cantonnés au Camp RDOT. Cela a été une grande joie de voir Monseigneur et toutes les personnes qui l’ont suivi venir nous assister. » a affirmé Colonel Benoît Bamara, Commandant en chef dudit site. Il poursuit en disant « Nous, Séléka de Camp RDOT, nous ne voulons plus continuer avec cette guerre. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons accepté volontiers d’être cantonnés ici. Nous ne voulons que la paix désormais, car nous peinons de voir nos parents souffrir de froid, de la faim, de maladies … dans les ‘’ledgers’’. » Même satisfaction pour Mlle Ella Pounoué qui a remercié la délégation de l’église catholique qui leur est venu en aide : « Ici, nous sommes dépourvus de tout. On s’inquiétait de ce qu’on allait donner à nos enfants comme cadeaux de Noël. Dieu-merci, Monseigneur nous a fait un geste qui peut apaiser nos enfants. » Pour Hubert Mbéï, cette assistance arrive à point nommé car, « avant, c’est l’OIM (Organisation internationale pour la migration) qui nous alimentait avec des vivres ; alors que maintenant, c’est le gouvernement qui s’est chargé de nous donner 3 000 F Cfa tous les trois jours. Mais le versement n’est même pas régulier. C’est difficile ! Pire encore, en cas de maladie, il est difficile pour nous de nous soigner. C’est pourquoi, je suis très fier aujourd’hui de la visite du Monseigneur et j’en appelle à d’autres personnes de bonne foi de ne pas nous considérer comme des ennemies, mais plutôt leurs filles et fils et de nous venir en aide. » a-t-il dit.

Cependant, cette satisfaction est nuancée par l’attente des réponses aux revendications exprimées par les Séléka vis-à-vis des autorités et leurs partenaires. A cet effet, Benoît Bamara a déploré que le gouvernement n’a pas honoré de ses engagements vis-à-vis des Séléka cantonnés à Bangui. « Depuis le 11 novembre où nous étions sortis pour barricader la route jusqu’aujourd’hui, le gouvernement nous roule dans la farine sur nos revendications, à savoir l’incorporation des jeunes qui sont avec nous dans l’armée  et de remettre en fonction les officiers qui sont parmi nous ; le payement de nos 11 mois de frais de cantonnement ; et la prise en compte de nos grades. » a-t-il expliqué. Mais, le commandant du site n’est pas resté là, car il a donné un ultimatum d’une demi-journée au gouvernement de payer les frais de cantonnement promis, sinon la fête de Noël sera gâtée.

CNC / Bangui / Fred Krock

L’ONG SAVE THE CHILDREN DRESSE UN BILAN SOMBRE DE NOMBRE DES ENFANTS SOLDATS EN CENTRAFRIQUE

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Manifestation des éléments de l’Ex-seleka en Centrafrique. Photo: Diaspora

L’ONG SAVE THE CHILDREN DRESSE UN BILAN SOMBRE DE NOMBRE DES ENFANTS SOLDATS EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014. L’ONG international Save the Children déplore que le nombre d’enfants soldats en République centrafricaine soit en hausse. Dans un rapport rendu public, ce 18 décembre 2104, Save the Children a affirmé que le nombre d’enfants recrutés comme des milices est multiplié par quatre (4) au cours de ces dernières années marquées par le conflit armé.

Ce rapport intitulé “Piégé dans une zone de combat” fait état de 10 milles enfants enrôlés dans les groupes armés actifs dans le pays. L’enrôlement de ces enfants dans le rang de ces groupes armés se justifie par la guerre civile sévissant dans le pays depuis le mois de décembre 2012.

Les enfants enrôlés sont utilisés dans plusieurs domaines aux profits des adultes dont ils exécutent les ordres, selon le rapport dit « Piéger dans une zone de combat ». Toujours dans ce même rapport, Save the Children expliquent que ces enfants subissent régulièrement des violences physiques et mentales de la part des chefs des groupes armés auxquels ils appartiennent. Emmenés à être en première ligne de combat lors des affrontements entre les Antibalaka et les éléments de l’ex seleka, ils sont quotidiennement victimes de la part des adultes. Ces enfants sont utilisés à transporter des armes et des prévisions des combattants lors des combats. Certains d’entre eux sont même emmenés, selon l’ONG, à faire usage des armes de guerre pour protéger leur communauté ou à venger les leurs.

Dans un rapport de 19 pages, l’ONG Save the Children recommande entre autres, d’accorder la priorité à la mise en oeuvre d’une stratégie globale en faveur des enfants et d’accroître le financement afin de prévenir le recrutement des enfants par les groupes armés. L’ONG exige, en outre, la libération de ces enfants soldats dans le rang des groupes armés, leur réinsertion et de surcroît mettre fin à l’impunité à l’égard des enfants en Centrafrique.

CNC / Bangui / Éric Ngaba

Travailleurs humanitaires devenus des cibles en Centrafrique

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Euronews / Corbeau News Centrafrique: 23-12-2014.

les travailleurs humanitaires sont devenus des cibles dechoix en centrafrique
les travailleurs humanitaires sont devenus des cibles dechoix en centrafrique

Travailleurs humanitaires devenus des cibles en Centrafrique

“Le taux de mortalité infantile est scandaleux, ce sont des taux absolument anormaux. Trop de gens meurent de la malaria aussi. La malaria est le premier tueur de la planète, tout le monde le sait. Mais si les patients ont la chance de pouvoir arriver à une structure de santé, d‘être pris en charge correctement, ils ne vont pas mourir. Mais il faut au moins leur laisser cette chance. Et il y a beaucoup d’endroits en RCA actuellement où ils n’ont même pas cette chance. Quand début octobre nous avons eu des incidents assez sérieux sur Bangui, notre action a été mise en danger. Nous même avons été mis en danger. Nous avons été instrumentalisés. Nous n’avons pas pu travailler.
Les patients n’ont pas pu atteindre les structures de santé. Et donc des gens sont morts de ne pas avoir pu parfois faire 500 mètres pour aller dans une structure de santé. Ca c’est un point. L’autre point c’est que depuis une année à peu près, on s’aperçoit que l’espace humanitaire, qui est normalement une espèce de bulle qui entoure les travailleurs humanitaires, cet espace s’est réduit.

On avait la chance de bénéficier d’une espèce d’immunité liée à notre action humanitaire, et cette immunité s’est rétrécie comme une peau de chagrin. Parce que la situation est très difficile pour beaucoup de gens. Que beaucoup d’anciens combattants se retrouvent aujourd’hui ni démobilisés, ni désarmés , ni réintégrés. Je peux dire par là que le système dit de DDR n’a jamais commencé. Donc tous ces gens sont dans la nature. Beaucoup d’entre eux avaient rejoint les rangs des Anti Balaka ou des Seleka, peut-être pour l’adrénaline, peut-être un peu pour des convictions, et puis aussi pour une occasion de gagner un peu d’argent. Il y en a pas mal qui ont vu leurs espoirs déçus. Aujourd’hui ils essaient toujours de gagner leur vie.
Alors il y a des cibles qui sont toutes trouvées.
Les humanitaires sont des gens qui ont des voitures, qui ont de largent, qui ont des téléphones, qui ont des ordinateurs, qui ont des vétements, des médicaments, qui transportent du carburant… Cela fait de nous clairement des cibles.
Que ce soit Médecins sans Frontières, que ce soit le Programme Alimentaire mondial,, que ce soit toute autre organisation, il y a beaucoup, beaucoup d’incidents.
Et le plus récent est arrivé hier. Hier vers 12h45 il y a une voiture d’une ong qui a disparu sur un axe. Et on a retrouvé cette voiture aujourd’hui dans la fôret. Et le chauffeur poignardé, et le patient qui était un enfant poignardé aussi. Heureusement ils sont toujours en vie. Ils sont sur un bloc d’opérations à Bangui, ils ont été rapatriés à Bangui. Et on ne sait pas pourquoi c’est arrivé. La voiture c’était ces fameux land cruiser blancs que nous utilisons, il y avait les marques de l’ong dessus. Pourquoi ont-ils été attaqués ? On leur a volé les téléphones, des choses comme cela. Mais souvent les actions sont sans commune mesure avec l’espérance de gain ou de butin. L’exemple le plus ridicule c’est un camion de MSF qui se fait stopper à une barrière, les types ouvrent les portes arrière du camion, dans lequel il y avait beaucoup de choses. Et finalement ce qu’ils ont pris ce sont 5 barres de savon. Cinq barres de savon ! Je veux dire, comparé au risque d’un dérapage, de tuer un chauffeur… 5 barres de savon, c’est pathétique.”

 

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Centrafrique: l’aide internationale aux portes du chaos

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Euronews / Corbeau news Centrafrique: 23-12-2014.

Les déplacés de l'aéroport de Bangui M'poko
Les déplacés du Camp de l’aéroport de Bangui M’poko

RCA, l’aide internationale aux portes du chaos : Interview avec Delphine Chedorge, chef de mission MSF France en RCA

“ Il y a un mauvais curseur qui est utilisé, qui est celui du 5 décembre, parce qu’il y eu un mois de bataille de deux groupes armés à un moment donné avec une interposition internationale.
Mais si on prend le sens de la crise centrafricaine, plus largement, sur le plan de l‘écroulement des services de l’Etat et de la production de groupes armés et rebellion sur les dernières décennies, depuis un an on est toujours sur un cycle de violence, de groupes armés qui se fractionnent et qui augmentent finalement en nombre, et en actions de violence, qui est bien pire qu’avant.

Le gouvernement de transition n’a pas permis de remettre en place des services de l’ Etat, qu’il s’agisse de la santé, de la sécurité, de l‘éducation, cela n’a pas pu redémarrer. Les services de santé, quand ils fonctionnent, c’est grace à des ongs qui font de la substitution par rapport à ces services là. Au niveau de la sécurité, les policiers et les gendarmes qui ont été rassemblés, il y a eu des tentatives de les remettre en place. Mais en dehors du problèmes de moyens il y a des problèmes de formation, il y a des problemes pour eux pour exercer leur autorité puisque ils ne sont pas respectés.
Pour les ecoles, il y a des écoles privées qui ont réouvert à Bangui aujourdhui, quelques autres ecoles dans d’autres villes du pays. Mais c’est soit pqrce que ce sont essentiellement des écoles privées, soit parce que des ongs y participent. Mais ce ne sont certainement pas des services publics qui fonctionnent d’eux mêmes. Donc on est aujourdhui sur un contexte toujours assez chaotique. Pas d’Etat, et une insécurité grandissante puisque ce ne sont plus des groupes armés avec des tetes dominantes mais aujourdhui ce sont des fractionnements qui s’occupent beaucoup plus de prédation que de politique. Il n’y a pas vraiment d’idéologie politique qui anime ces groupes. On est plutôt sur des logiques territoriales et de prédation. Et sur une absence de services de l’Etat qui se remet en place.
Donc on va voir une assistance internationale, un système de l’aide qui s’est mis en place qui est probablement aujourdhui déployé au maximum de ce qu’il sera. Dans l’arrière-pays comme à Bangui. Sur la santé, sur les déplacés, sur l’eau, l’hygiène, sur la protection, la mediation.
On a reussi ce deploiement là. Cela dit, les beosins correspondent à toute la population du pays actuellement. Puisque c’est tout le pays qui est fracassé et tout le pays qui est en insécurité.
Jamais le systeme de l’assistance ne couvrira l’ensemble des besoins de la population parce que ce n’est pas leur rôle, parce que c’est le rôle d’un Etat.

Ce qui veut dire qu’on sera toujours en dessous des besoins de la population. Il faut qu’on se le dise, aujourd’hui, le système de l’aide n’a pas vocation à couvrir les besoins de tout le pays. On est dans une difficulté aujourdhui avec des besoins qui nous dépassent toujours et vont toujours nous dépasser tant qu’on arrive pas à avoir un minimum de services publics en place. Et on sent bien qu’aujourdhui ce n’est pas prêt dans le pays

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Centrafrique: des violences à Gbotobadia remettent en cause les pourparlers

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RFI / Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

 

Des soldats de l'ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. ©Reuters
Des soldats de l’ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014. ©Reuters

Des violences à Gbotobadia remettent en cause les pourparlers

 

En Centrafrique, la poursuite des pourparlers en cours à Bambari entre anti-balaka et ex-Seleka est incertaine. Samedi matin des violences ont éclaté à Gbotobadia, à 30 km de la ville, située dans le centre du pays. La barrière à l’entrée du village gardée par des ex-Selekas membres de l’UPC, a été attaquée vers 5h. Selon plusieurs sources, les combats auraient fait au moins sept morts. Des violences qui mettent à mal des négociations entamées entre les deux camps à Bambari.

Les violences de Gbotobadia vont-t-elles faire capoter les négociations ? En tout cas, elles minent un peu plus un dialogue déjà mal en point. Depuis près d’un mois, la Minusca tente d’obtenir une cessation des hostilités entre UPC et anti-balaka. Une rencontre entre représentants des deux camps avait même pu être organisée dans les bureaux de la force onusienne.

Mais selon l’UPC, les anti-balaka n’auraient ensuite pas honoré plusieurs rendez-vous et notamment celui de la signature officielle d’un cessez-le-feu, il y a une semaine. « On ne peut pas dire réellement que ça ferme la porte du dialogue entre nous, mais c’est un acte très condamnable. Mais cela ne peut pas nous empêcher d’œuvrer pour la paix, affirme le capitaine Nadjad, porte-parole de l’UPC. On devait signer un accord, mais malheureusement c’est eux qui l’ont saboté. Ils ne sont pas prêts, ils ne veulent pas que cet accord-là ait lieu. » L’officier ajoute que les anti-balaka utilisent toujours des prétextes comme l’absence d’un chef ou d’une autorisation hiérarchique pour éviter de conclure une véritable trêve.

Gbotobadia prouverait parfaitement leur mauvaise foi selon lui. Côté anti-balaka on dément être à l’origine des violences de samedi. Leur représentant à Bambari, Yvon Zangafio, condamne d’ailleurs cette attaque : « Ce sont des bandits incontrôlés, des criminels, mais ce ne sont pas les anti-balaka. Nous sommes en train d’œuvrer pour que la paix revienne en collaboration avec les ex-Seleka. » Yvon Zangafio va même plus loin, affirmant que les anti-balaka ne désirent que la paix, et que si un accord est de nouveau proposé, il sera signé.

RFI

Centrafrique: une dizaine de morts au village Batobadja dans un affrontement entre Anti-balaka et Séléka

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Les-peuls-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les peuls de Centrafrique

Une dizaine de morts au village Batobadja dans un affrontement entre Anti-balaka et Séléka

Bangui (Corbeau News Centrafrique):  2 2 – 12 – 2014.  L’événement s’est produit samedi 20 décembre. Un groupe d’Anti-balaka a attaqué un campement peulh au village Batobadja à 30 km de Bambari. Le bilan fait état de dix morts dont sept Séléka, deux populations civiles et un Anti-balaka. Une source de la Croix-Rouge locale parle plutôt de quatre morts retrouvés et enterrés. Selon Vivien Bissekoua, Comzone des Anti-balaka de Bambari, ce sont les éléments de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) de Ali Darras qui ont lancé l’assaut contre les positions Anti-balaka. « Faux ! » rétorque Amat Nedjad Porte-parole de l’UPC. « Ce sont les Anti-balak qui ont attaqué nos éléments sur une barrière. Heureusement qu’un renfort dépêché de Bambari est arrivé pour prêter main forte à notre unité. Ils se sont attaqués aussi bien à nos éléments qu’à la société civile. » a-t-il ajouté.

Cependant, Marcel Kouzouné, un notable du village a témoigné ce lundi 22 décembre que l’attaque a bel et bien été lancée par les Anti-balaka contre un campement peulh. « Un marabout dénommé Modibo est venu de Benzambé depuis la préfecture de l’Ouham pour encadrer les Anti-balaka. C’est à l’issue des rites qu’ils ont décidé de tester leur puissance de frappe en attaquant le campement de peulhs où ils ont tué sept peulhs et incendié quatorze maisons. Un Anti-balaka et deux civils ont également trouvé la mort. De nombreux blessés sont acheminés à l’hôpital à Bambari. » a-t-il témoigné.

Cet incident intervient malheureusement à un moment où Séléka et Anti-balaka devraient s’entendre sur « une zone de confiance » sous l’égide du Chef du bureau régional de la Minusca pour faciliter la reprise des activités et la libre circulation dans la ville de Bambari et ses environs.

CNC / Bangui / Fred Krock

Centrafrique : l’ONU déplore des affrontements entre les Anti-balaka, les Seleka et Casques bleus

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Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

Des soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) en patrouille dans la capitale du pays, à Bangui. Photo : ONU/Catianne Tijerina
Des soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) en patrouille dans la capitale du pays, à Bangui. Photo : ONU/Catianne Tijerina

l’ONU déplore des affrontements entre les Anti-balaka, les Seleka et Casques bleus

Les affrontements ont eu lieu en République centrafricaine durant le weekend à travers le pays entre soldats de la paix et groupes anti-Balaka, a déploré lundi le Porte-parole des Nations Unies, Stéphane Dujarric.

« Samedi, des groupes anti-Balaka se sont heurtés à des soldats de la paix à Berbérati, où les troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) étaient déployées », a déclaré le Porte-parole de l’ONU lors d’un point de presse au Siège des Nations Unies à New York. Selon M. Dujarric, un membre anti-Balaka et un civil ont été tués dans les affrontements, et la Mission a réquisitionné un certain nombre d’armes.

Les Casques bleus de la MINUSCA ont également été impliqués dans un autre affrontement armé, dimanche, dans la ville de Nola. A cette occasion, un soldat de la paix et un civil ont été légèrement blessés dans les affrontements et quatre membres anti-Balaka ont été appréhendés et désarmés.

La MINUSCA a également fait état de combats près de Bambari entre groupes anti-Balaka et la branche de l’ex-Séléka du « Général » Ali Darass. Trois membres de la branche de l’ex-Séléka et quatre civils auraient trouvé la mort dans les combats et quatre autres auraient été blessés.

Aujourd’hui, lundi, à Batangafo, la situation était toujours tendue, a rapporté la Mission, après que deux membres de l’ex-Séléka ont été tués par des anti-Balaka.

« La mission suit de très près la situation et tente de résoudre ces problèmes aussi bien par des voies politiques qu’en assurant la sécurité au moyen de ses troupes », a affirmé M. Dujarric. « La Division des droits de l’homme de la Mission déploiera également une unité mobile des droits de l’homme afin de poursuivre l’enquête »,

Centre d’informations des Nations-Unies

CENTRAFRIQUE: QUI EST VRAIMENT MARTIN ZIGUELE, CANDIDAT A LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE ?

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Martin Ziguelé, Président du MLPC

 

QUI EST VRAIMENT MARTIN ZIGUELE, CANDIDAT A LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE ?

L’élection présidentielle centrafricaine projetée en 2015 apparaît déjà comme une élection qui sera très disputée. Effectivement, plusieurs candidatures sont déclarées depuis longtemps pour les uns, et assez récemment pour d’autres. Ensuite et selon plusieurs indiscrétions, si l’on met à part les candidats déjà déclarés, certaines personnalités politiques ou issues de la société civile se prépareraient à officialiser leurs candidatures. Enfin, les personnalités que l’opinion publique croit aujourd’hui, à tort ou a raison, comme politiquement finies fourbiraient leurs armes électorales, à vrai dire dans un secret de polichinelle, soit par esprit revanchard, soit par peur d’être politiquement enterrées.

Pour tout observateur avisé de la politique centrafricaine, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les électeurs centrafricains de 2015 devraient plutôt s’attendre à une pléthore de prétendants au fauteuil présidentiel. Dans une étude réalisée en juin 2014 par David L. Smith de l’Institut d’Etudes de Sécurité (ISS), intitulée « Rapport sur l’Afrique Centrale : la course à la présidentielle en Centrafrique » et parue le 02 septembre 2014, il y aurait déjà quarante-deux (42) candidats, même si l’étude considérée met toutefois en résonance l’hypothèse d’un retrait volontaire et in extremis de certains candidats déjà connus faute d’avoir réuni les moyens nécessaires pour battre campagne d’une part, ou suite à un accord politique avec un autre candidat disposant à leurs yeux de réelles chances d’autre part.

Etre candidat à une élection présidentielle ou législative est tout à fait légitime. Cependant, se faire connaître aux électeurs pour permettre à ceux-ci de mieux voter constitue une véritable obligation au sens de la démocratie. S’affranchir de ce principe serait constitutif, pour tout candidat qui s’y adonnerait, un comportement dolosif à l’endroit des électeurs. Le libre choix des électeurs, principe tout autant démocratique que constitutionnel, principe consubstantiel au droit de vote, est aussi à ce prix. Dans cette logique, le peuple centrafricain est en droit de connaître réellement un par un les différents candidats pour mieux élire le prochain Président de la République.

C’est en considération de tout ce qui précède que, dans ce qui suit, il est question de présenter et faire connaître à l’opinion l’un des candidats, Martin Ziguélé : d’abord, l’homme dans son identité personnelle et familiale, l’homme dans son parcours scolaire, universitaire et professionnel ; ensuite, l’homme dans son engagement et son parcours politiques, et enfin le candidat présidentiel dans sa vision pour son pays, la République Centrafricaine.

Qui est Martin Ziguélé, d’où vient-il, quel est son engagement politique, ses idées politiques, qu’a-t-il déjà politiquement fait, est-il prêt pour le pouvoir, pourquoi veut-il le pouvoir, que compte t-il en faire, quelle est sa vision pour le pays, avec qui viendrait-il exercer le pouvoir si davantage le peuple centrafricain le lui attribuait ?


  1. IDENTITE ET VIE FAMILIALE

Martin Ziguélé est né le 12 février 1957 à Paoua. Son père Jean Maïdé n’est plus de ce monde. Sa mère qui vit actuellement à Bangui s’appelle Thérèse Mingara.

Sur le plan familial, Martin Ziguélé est marié à Germaine Tousséya née le 24 mars 1959 à Paoua. Le mariage civil étant scellé depuis longtemps, c’est en effet le 04 janvier 2014 que la célébration religieuse aura lieu selon les rites de l’Eglise Catholique dont le couple est un fidèle depuis leur enfance. Martin Ziguélé est père de 6 enfants légitimes. Il s’agit, dans l’ordre, de Patrice Emery Ziguélé marié à Carole Adopiat, Fidélia Thérèse Ziguélé mariée à Serge Gon, Ida Ziguélé fiancée à Namfeï Welle Wengo Edgard, Aristide Ziguélé fiancé à Allegra Simba, William Ziguélé fiancé à Stephanie Allis, et Jessica Ziguélé, la benjamine de la famille.

De plus, Martin Ziguélé est grand-père, un papy très comblé puisqu’il a 10 petits enfants : son fils aîné Patrice Emery lui a donné 1 petit fils (Martin Néhémie) et 2 petites filles (Irina et Fidélia) ; sa première fille Fidélia Thérèse lui a donné 1 petit fils (Samuel Etienne) et 1 petite fille (Emmanuelle-Joyce) ; sa deuxième fille Ida lui a donné 2 petites jumelles (Jessica et Mazarine) ; enfin, son deuxième garçon Aristide lui a donné un petit fils (Laoumadji) et 2 petites filles (Déoda et Rebecca).

Martin Ziguélé a aujourd’hui onze frères et sœurs : Elisabeth, Colonel, Dounia Lavie, Angéline, Béatrice André, Emile, Nestor, Appolinaire et Nathalie.

Martin Ziguélé dispose de propriétés immobilières. Il possède une maison et un terrain à bâtir dans sa ville natale (Paoua), et à Bangui où il a notamment une maison et quatre terrains à bâtir. Il faut souligner que tous ces biens immobiliers ont été honnêtement acquis par Martin Ziguélé, sans un seul sou du contribuable centrafricain. C’est du temps où l’intéressé travaillait encore à la CICA-RE à Lomé (Togo), puis à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et grâce à ses économies que Martin Ziguélé a acheté des terrains et entrepris les constructions

 

  1. CURSUS SCOLAIRE, UNIVERSITAIRE, ET VIE PROFESSIONNELLE

S’agissant de son parcours scolaire, universitaire et sa carrière professionnelle, il faut savoir que Martin Ziguélé est un ancien séminariste, qui a effectué ses études secondaires au Petit Séminaire Saint Jean de Bossangoa. Dans cet établissement, il avait pour condisciple, entre autres, feu Me Goungaye Nganatoua Wanfiyo, ancienne grande figure de la société civile, ancien Président de la Ligue Centrafricaines des Droits de l’Homme, un ami dont il était d’ailleurs très proche jusqu’à sa brutale et suspecte disparition le 28 décembre 2008 sur la route de Damara (accident aux circonstances non encore élucidées). Martin Ziguélé poursuit ses études secondaires au Lycée d’Etat des Rapides à Bangui. C’est lors de l’examen du baccalauréat centralisé à l’époque à Bangui qu’il fit la connaissance de Nicolas Tiangaye, aujourd’hui un de ses fidèles amis, Président du Conseil National de Transition (CNT) de 2003 à 2005, puis Premier Ministre du Gouvernement d’Union Nationale de Transition du 17 janvier 2013 au 10 janvier 2014.

Après l’obtention de son Baccalauréat, Martin Ziguélé entre à l’Université de Bangui en octobre 1975 en Lettres Anglaises à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Bangui. Il prépare en même temps, sur l’année scolaire et universitaire, le concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration (ENAM) de Bangui et au célèbre Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé (Cameroun), obligatoire à l’époque.

Admis aux deux concours des deux écoles, il choisira d’intégrer en octobre 1976 l’Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé (Cameroun) tout en étant inscrit en deuxième année de Licence de Lettres anglaises de Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Bangui. En juin 1977, il obtient à la fois le DEUG 2 de Lettres anglaises de l’Université de Bangui, et le passage en deuxième année à l’IIA. En juin 1978, il décrochera le Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Assurances. Il était de la 3e promotion (1976-1978) qui comptait en tout 44 étudiants issus de plusieurs nationalités africaines ; il avait deux compatriotes pour collègues : Pierre Tekeli et feu Georges Célestin Koy. L’IIA était alors dirigé par le célèbre Ahmadou KOUROUMA, actuaire de formation mais plutôt connu pour ses talents d’écrivain.

Dès son retour au pays, Martin Ziguélé fut intégré dans la fonction publique comme Inspecteur des Impôts et affecté à la direction du Contrôle des Assurances sous la direction de Célestin Leroy Gaombalet, ancien Premier Ministre et ancien Président de l’Assemblée Nationale. Il sera ensuite détaché par le Ministre des Finances, feu François Epaye à la l’Entreprise d’Etat d’Assurances et de Réassurance SIRIRI. Parallèlement à cette vie professionnelle naissante, Martin Ziguélé s’inscrira en Licence de Lettres Anglaises, nouvellement créée, à l’Université de Bangui et obtient en 1982 une Licence en Lettres Anglaises dans la première promotion des titulaires de la Licence de la Faculté des Lettres de l’Université de Bangui. Il s’inscrira l’année suivante en Maîtrise de Lettres Anglaises. Entre 1981 eT 1984, il effectuera des stages de spécialisation en Assurance-Vie au Maroc et en Allemagne auprès de la Munich-Ré, premier réassureur mondial, et il ouvrira pour la première fois des opérations d’Assurance-Vie en RCA avec la SIRIRI.

En 1988, Martin Ziguélé réussit avec brio le concours international d’entrée à la compagnie panafricaine CICA-RE (Compagnie Internationale des Compagnies d’Assurances et de Réassurances), basée à Lomé (Togo) et dirigée par Ahmadou KOUROUMA qui avait fini ses mandats à la tête de l’IIA de Yaoundé. Au sein de cette grande institution, Martin Ziguélé impressionne par ses compétences, une grande maîtrise des dossiers, sa grande flexibilité dans les horaires de travail, son acharnement au travail, et l’excellence des rapports professionnels et humains qu’il entretient avec ses collègues dans ce vaste environnement multiculturel. Grâce notamment à sa conscience professionnelle jamais mise en défaut, Martin Ziguélé est successivement promu dans cet organisme international à tous les échelons : Souscripteur-Vie, Chef de Division des Réassurances-Vie, Souscripteur des Réassurances IARD pour les affaires hors d’Afrique (Europe-Asie-Moyen Orient) et Formateur en Assurances et Réassurances.

Aujourd’hui, et après cette carrière professionnelle bien remplie, Martin Ziguélé est sans doute l’un des meilleurs assureurs de son époque non seulement au plan panafricain mais également à l’échelle internationale. C’est un expert en assurances, reconnu, respecté et très sollicité en Afrique où il est notamment Administrateur de Sonar-IARD et Sonar-Vie au Burkina Faso, ainsi que de Star-Vie au Tchad (cf. Lettre du Continent N° 695 du 03 décembre 2014), sans mettre à part les nombreuses consultations qu’il réalise au profit des compagnies publiques et privées sur le continent. L’intéressé dispose d’ailleurs de son propre cabinet, Exact Conseil basé à Paris.

En juillet 2000, Martin Ziguélé est nommé Directeur National de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) pour la République centrafricaine par le Président Ange Félix Patassé. Au terme d’une formation de neuf mois (juillet 2000 à mars 2001) auprès des directeurs nationaux de la BEAC à Ndjamena puis à Yaoundé, et enfin aux services centraux au siège de la BEAC à Yaoundé, il prit fonction le 9 mars 2001 à Bangui.

  1. L’HOMME POLITIQUE ET L’HOMME D’ETAT

Martin Ziguélé, c’est avant tout un militant de très longue date du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, un militant fidèle, intrépide et discipliné. Il adhérera au Parti en 1979 dès sa création, sur les conseils de son camarade Albert NDODET et militera activement très tôt à Bangui, avant de le continuer à Lomé où il travaillait pour CICA-RE. Aux côtés du défunt Président Patassé en exil à Lomé, Martin Ziguélé suivait sans discontinuité les activités de son parti.

Le 1er avril 2001, Martin Ziguélé est nommé Premier Ministre par le Président Ange Félix Patassé qui avait eu le temps de bien le connaître à Lomé où il était cadre supérieur de la CICA-RE. Cette nomination intervient moins d’un moins après que Martin Ziguélé eut pris ses fonctions de Directeur National de la BEAC le 9 mars 2001.

  1. La composition du Gouvernement d’Action et de Combat :

 

Le Gouvernement d’Action et de Combat formé le 06 avril et présenté à l’Assemblée Nationale le 07 mai, comprend 24 Membres dont 2 Ministres d’Etat, 16 Ministres et 5 Ministres délégués. Par la suite, ce gouvernement est remanié deux fois : d’abord le 30 août 2001 (29 membres), et ensuite le 15 janvier 2003 (30 membres). L’analyse des trois gouvernements formés par Martin Ziguélé révèle deux caractéristiques majeures qui doivent être mises en résonance.

D’une part, et d’un point de vue politique, les Ministres du Gouvernement d’Action et de Combat sont issus non seulement du MLPC, mais aussi de plusieurs autres entités politiques, sans oublier la société civile qui hérita même dans le tout premier gouvernement du prestigieux portefeuille des Affaires Etrangères.

D’autre part et d’un point de vue sociologique, tous les trois gouvernements formés par le Premier Ministre Martin Ziguélé furent représentatifs de la nation, avec une prise en compte effective de l’équilibre régional et ethnique par la présence dans les gouvernements susmentionnés des ressortissants de presque toutes les préfectures. Au surplus, la représentation féminine fut également assurée.

  1. Les réalisations du Premier Ministre Martin Ziguélé

Martin Ziguélé a exercé sa fonction de Premier Ministre du 1er avril 2001 au 15 mars 2003, soit 23 mois et 2 semaines. Les tâches du nouveau Premier Ministre étaient à la fois très difficiles, multiples et urgentes, surtout que les agents de la fonction publique, en grève depuis novembre 2000, et qui avaient observé une trêve début mars 2001 à la demande du Premier Ministre Anicet Gorges Dologuélé, terminaient à peine le premier mois de cette trêve au moment où Martin Ziguélé est promu à la Primature. Réellement, les fonctionnaires n’étaient pas prêts à cesser leur grève générale (Source AFP, Bangui, 6 avril 2001, 12h23).

S’agissant des réalisations de Martin Ziguélé à la Primature, elles sont nombreuses, mais seules les plus importantes méritent d’être mises en relief ici.

A titre de précision importante, il faut rappeler tout d’abord que l’Etat Centrafricain est connu pour le cumul notoire de plusieurs dizaines d’arriérés de salaire, bourses et pensions depuis le régime du général André Kolingba. Le Premier Ministre Martin Ziguélé affronte cette réalité : 30 mois d’arriérés de salaire laissés par ses prédécesseurs (Source AFP, Bangui, 6 avril 2001). A l’inverse de certains de ses prédécesseurs, Martin Ziguélé s’en est bien tiré, puisqu’il a tout de même réussi à effectuer le paiement à terme échu de 22 mois de salaires sur les 23 mois passés dans la fonction. Cette précision est d’autant plus importante que d’une part, le Premier Ministre Ziguélé n’avait reçu aucune aide financière extérieure et d’autre part, le Gouvernement d’Action et de Combat fut rudement et successivement déstabilisé par la tentative de coups d’Etat du 28 mai 2001, puis par celui du 25 octobre 2002 du général François Bozizé.

En premier lieu, Martin Ziguélé s’est résolument et personnellement engagé dans la lutte contre la pauvreté, tout en mobilisant tout son gouvernement. Il a notamment assuré la promotion du secteur PME/PMI, du commerce et de l’artisanat, la promotion du monde rural par la modernisation du système agricole.

En deuxième lieu, la réalisation la plus mémorable du Premier Ministre Martin Ziguélé, c’est la lutte implacable et générale de ce dernier contre la corruption et les détournements de deniers publics. En application de cette politique, le Premier Ministre Martin Ziguélé avait engagé fermement des actions multiformes en vue de l’assainissement des finances publiques : lutte contre la fraude et l’incivisme fiscal, moralisation des fonctionnaires et agents de l’Etat, principalement ceux des régies financières.

La fermeté affichée par Martin Ziguélé dans ce combat avait par exemple conduit, et c’est là une grande première, à l’arrestation suivie d’une traduction en justice contre Eric Sorongopé Zoumandji, Ministre d’Etat des Finances en fonction, par ailleurs cadre éminent et influent du MLPC, parti au pouvoir. Aussi, Patrice Edouard Ngaïssona, fonctionnaire aux Eaux et Forêts, ainsi que de nombreux fonctionnaires (inspecteurs et contrôleurs des douanes, des finances, et de Trésor, magistrats etc.) furent interpellés et traduits en justice. Martin Ziguélé n’épargna pas non plus les membres de son ethnie et ressortissants de l’Ouham Pendé dont il est originaire concurremment avec le Président Ange Félix Patassé. Toutes ces affirmations sont vérifiables auprès des services de l’Etat notamment auprès du parquet à Bangui.

Cependant, tous les prévenus recouvrent une liberté inespérée doublée d’une impunité choquante, à la faveur de la prise violente du pouvoir par les « Libérateurs » du général François Bozizé le 15 mars 2003.

Cette politique d’assainissement des finances publiques, en l’absence d’aide extérieure comme indiqué auparavant, a indubitablement été pour beaucoup dans le versement régulier des salaires, bourses et pensions par le Premier Ministre Martin Ziguélé.

En troisième lieu, on peut retenir la signature par Martin Ziguélé le 10 octobre 2001 d’un Programme de Référence (Staff Monitoring Programme) de 6 mois avec le Fonds Monétaire International (FMI). Ce Programme non financé, donc un genre de « galop d’essai » a été réalisé avec succès à la surprise du FMI qui l’a reconduit de trois mois. Les négociations menées ensuite par Martin Ziguélé avaient débouché sur un accord avec le FMI en septembre 2002, ouvrant la voie à des aides financières substantielles destinées au pays. Mais l’attaque de Bangui le 25 octobre 2002 par les rebelles et mercenaires se réclamant de François Bozizé bloquera le passage de ce dossier devant les conseils d’administration du FMI prévu le 28 octobre 2002.

Tous les vastes chantiers du Gouvernement d’Action et de Combat ouverts par Martin Ziguélé sont malheureusement et nettement stoppés, emportés par ce déferlement violent sur la capitale Bangui de la horde des rebelles et mercenaires étrangers prétendument dits les « Libérateurs », à la solde du général François Bozizé, lequel n’avait de cesse, depuis son coup d’Etat radiophonique du 03 mars 1982, de vouloir à tout prix le pouvoir qu’il savait pertinemment ne pas pouvoir prendre s’il fallait se plier à l’unique voie démocratique : l’élection.

  1. L’accession de Martin Ziguélé à la présidence du MLPC

 

Assurément, c’est l’élection de 2005 qui constitue l’évènement le plus déterminant dans la vie politique de Martin Ziguélé et sa stature nationale et internationale actuelle.

En effet, après le coup d’Etat du général François Bozizé le 15 mars 2003, Martin Ziguélé se réfugie en France avec toute sa famille. Il se présente d’abord en candidat indépendant, mais « de précaution » à l’élection présidentielle de 2005. Ange Félix Patassé ayant été définitivement recalé par la Cour Constitutionnelle de Transition, le MLPC décida ensuite de soutenir le candidat Martin Ziguélé. A l’issue du premier tour tenu le 13 mars 2005, Martin Ziguélé crée la surprise en mettant le général François Bozizé en ballotage, avant de perdre au second tour le 08 mai 2005.

Martin Ziguélé surprend aussi l’opinion par son fair-play électoral, un fait qui ne peut être occulté, tant le geste est rare en Afrique, et laisse une entrevoir une élégance et une tolérance démocratique certaines. Réellement, après la proclamation des résultats du second tour, Martin Ziguélé s’exprima non seulement pour reconnaître sa défaite, mais aussi pour adresser ses félicitations à celui qui est proclamé élu Président de la République, François Bozizé. Martin Ziguélé n’en resta pas là, puisqu’il participa de façon très joviale et décomplexée à la cérémonie d’investiture présidentielle de François Bozizé. C’est surtout là que l’opinion a découvert en Martin Ziguélé un démocrate et un vrai républicain au sens plein.

Ce scrutin présidentiel de 2005 change donc profondément la vie politique de Martin Ziguélé, puisqu’il en sort avec un capital considérable de sympathie et d’admiration chez la plupart des centrafricains. De facto, Martin Ziguélé apparaît comme l’opposant N° 1 au régime de François Bozizé.

C’est donc sur la base du crédit politique octroyé à Martin Ziguélé par le suffrage universel direct exprimé en 2005, que le MLPC a procédé à l’élection de Martin Ziguélé à sa présidence lors du Congrès extraordinaire de juin 2006, puis le reconduira au Congrès ordinaire de juin 2007. Après le retour dans la grande famille des camarades qui ont créé le MLPCO (MLPC Originel) à l’occasion de ce congrès ordinaire, d’autres, dissidents, menés par Luc Appolinaire Dondon Konamabaye, ont intenté une action judiciaire en invalidation des actes du Congrès de 2007. Ils en ont été finalement déboutés après une longue procédure, d’abord en première instance, ensuite en appel, et enfin en cassation : la Cour de Cassation, par une Décision en date du 29 décembre 2009, confirme définitivement l’élection de Martin Ziguélé à la Présidence du Parti.

Les frondeurs du MLPC exportent la bataille perdue sur le plan des manipulations des consciences, notamment en distillant à l’ancien Président Patassé des contre vérités et autres intoxications pour semer la zizanie entre lui et le nouveau Président du MLPC. Cette stratégie d’opposition des hommes fonctionnera malheureusement jusqu’en 2011. Rentré à Bangui à la faveur du Dialogue Politique Inclusif, Ange-Félix Patassé finit par se rendre compte de ces manipulations, et se réconcilie après l’élection du 23 janvier 2011 avec Martin Ziguélé, avant de décéder plus tard, suite aux tracasseries créées par le régime de François Bozizé pour empêcher l’ancien Président d’aller à Malabo se faire soigner à temps.

  1. Les principales réalisations de Martin Ziguélé à la présidence du MLPC

Depuis son élection à la présidence du MLPC, Martin Ziguélé porte intrépidement le flambeau du parti. Grâce à son dévouement, le MLPC exerce sans discontinuité ses fonctions politiques, et ses fonctions sociales dès que le besoin se fait sentir. Durant le régime de Bozizé, Martin Ziguélé fut le principal opposant à élever la voix sur Ndeke Luka, sur RFI et les médias internationaux pour dénoncer les dérives et la mauvaise gouvernance du régime.

–          Martin Ziguélé a sillonné toutes les préfectures de la République Centrafricaine de 2007 à 2009 pour redynamiser les structures du MLPC.

–          Martin Ziguélé a fait adhérer le MLPC à l’Internationale Socialiste faisant ainsi bénéficier au MLPC d’un vaste réseau des socialistes du monde entier en général, avec l’appui décisif et constant du Parti Socialiste Français. Il y a lieu de préciser que ce choix fait par Martin Ziguélé est celui d’un homme de conviction profonde, d’un homme qui a toujours été de gauche, puisqu’il a été fait à un moment où ni le MLPC ni le Parti Socialiste Français n’étaient au pouvoir. Ce n’est donc nullement un choix politique opportuniste.

–          Martin Ziguélé a créé l’Ecole du parti dont la première session s’est déroulée du 20 au 22 févier 2013 à Bangui, et la troisième en novembre 2014, à la veille du Congrès extraordinaire. L’objectif principal est d’assurer aux militants du MLPC une éducation civique et politique (transmission des valeurs cardinales nécessaires à la vie nationale), et contribuer à asseoir la démocratie en Centrafrique. Il faut souligner avec force que grâce à Martin Ziguélé, le MLPC est le premier parti, le seul parti en Centrafrique à créer et à faire fonctionner l’Ecole du parti.

–          Sous l’impulsion de Martin Ziguélé, le MLPC est membre de l’Alliance Progressiste Mondiale, qui est le réseau de travail des partis socialistes et progressistes du monde entier ;

–          Martin Ziguélé a contribué pour éviter le pire entre le KNK et la coalition rebelle Séléka lors de la signature des Accords de Libreville du 11 janvier 2013 KNK.

–          Sans faire du bruit, Martin Ziguélé a fait parler son vaste réseau international en se battant résolument pour faire intervenir les forces internationales (Sangaris, Misca puis Minusca) en RCA afin d’éviter ce qui pointait à l’horizon comme une grande catastrophe.

–          Sur le plan international, Martin Ziguélé dispose d’une aura certaine. Il est visible et audible en Afrique et en Europe notamment en France. Souvent sollicité et respecté pour son expertise et sa connaissance de la République Centrafricaine, il est souvent invité sur les plateaux des médias internationaux. Sa parole porte à l’international. Martin Ziguélé dispose d’un immense carnet d’adresses et donc d’un vaste réseau. Il est introduit auprès plusieurs Chefs d’Etat et de gouvernement en Afrique et hors du continent.

Martin Ziguélé est un homme d’Etat au sens plein. Tandis que certains rêvent toujours à l’élection, Martin Ziguélé pense d’abord au peuple centrafricain. C’est ainsi qu’il a préféré attendre très longtemps avant de déclarer sa candidature à la présidentielle de 2015.

  1. LE CANDIDAT ET SA VISION POUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

  1. La vision politique de Martin Ziguélé

La vision politique de Martin Ziguélé, c’est dans un premier temps assurer la justice au profit des victimes de la grave crise ayant secoué la République centrafricaine depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013. Il prône un dialogue national inclusif, mais réfute toute démarche publique ou privée qui irait dans le sens d’une impunité quelconque aux auteurs des crimes enregistrés en Centrafrique au cours des dernières années.

La vision politique de Martin Ziguélé, c’est ensuite établir les bases de la refondation de l’Etat Centrafricain, considéré aujourd’hui comme un Etat failli. Concrètement cela signifie :

–          La construction progressive de la démocratie Centrafricaine.

–          La restructuration de l’administration publique et optimisation des ressources humaines ;

–          La refonte des secteurs de sécurité, défense nationale, et de justice ;

–          La redynamisation de la diplomatie centrafricaine ;

La vision politique de Martin Ziguélé, c’est en outre mener des actions concrètes pour le développement, par la promotion d’un développement humain intégral. Concrètement cela signifie :

–          La refondation des systèmes de l’Education et de la Santé ;

–          Une forte implication de la jeunesse et de la femme dans le processus du développement ;

–          La promotion des arts, de la culture et des sports ;

–          Une nouvelle conception des politiques publiques liées à l’emploi.

La vision de Martin Ziguélé, c’est aussi assurer la promotion d’un développement économique durable. Concrètement cela signifie :

–          La construction et réhabilitation des infrastructures ;

–          La redynamisation de l’agriculture et de l’élevage ;

–          Des réformes structurelles et sectorielles de l’économie ;

–          Des réformes structurelles des finances publiques ;

–          Des mesures politiques et financières d’apaisement et de relance de l’économie

  1. Martin Ziguélé, un homme d’Etat très largement apte et réellement prêt pour la fonction présidentielle

Le peuple Centrafricain n’a plus droit à l’erreur. Il devra choisir sans complaisance et dans la transparence son futur Président de la République pour tourner définitivement les pages sombres et tumultueuses de son histoire.

Martin Ziguélé constitue une exception notable à la pratique permanente et indécente de transhumance politique en Centrafrique. A l’opposé de certains leaders, Martin Ziguélé n’a jamais succombé à l’offre insistante de François Bozizé de vendre son « âme ». Beaucoup dans l’opinion considèrent que Martin Ziguélé vit son engagement politique comme un sacerdoce.

Martin Ziguélé est profondément imprégné des valeurs démocratiques comme en témoigne son acceptation du verdict des urnes en 2005 comme expliqué antérieurement.

Homme politique visionnaire, Martin Ziguélé avait été le premier à attirer avec force l’attention de l’opinion nationale et internationale sur l’ineffectivité des recommandations du Dialogue Politique Inclusif de 2008, notamment de la politique du Désarmement, de la Démobilisation et Réinsertion des ex-rebelles (DDR). C’est l’absence de volonté politique d’aller au bout du DDR, et les détournements par l’ancien régime Bozizé des huit (8) milliards de francs CFA alloués notamment par la CEMAC, ajoutée à un refus de promouvoir la Réforme du Secteur de Sécurité, qui expliquent en grande partie la naissance et l’arrivée au pouvoir de la coalition rebelle Séléka le 24 mars 2013, avec toutes les conséquences que le pays connait.

Suite à la mascarade électorale du 23 janvier 2011, Martin Ziguélé a opté pour la contestation pacifique du scrutin au sein de l’ex-Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE 2011). Fidèle à cette ligne

CPI : Les pays africains soutiennent la Cour pénale internationale

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Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

Le corps judiciaire de la Cour penale Internationale

CPI : Les pays africains soutiennent la Cour pénale internationale

Ce soutien a été exprimé lors de la réunion annuelle des pays membres

(New York) – Les pays africains ont exprimé un soutien fort à l’égard de la Cour pénale internationale (CPI) lors de la 13ème Assemblée des États parties au Statut de Rome, le document fondateur de la Cour, ont déclaré aujourd’hui des organisations africaines et internationales présentes lors de la session. Les gouvernements ont présenté une vision plus positive de la relation de l’Afrique avec la CPI que celle qui apparaît souvent dans les débats publics, selon ces organisations.

L’Assemblée des États parties à la CPI s’est réunie du 8 au 17 décembre 2014, au siège des Nations Unies, pour sa session annuelle régulière. Les pays membres de la CPI ont approuvé le budget de la Cour et ont élu six nouveaux juges à la Cour. Ils ont également abordé des sujets tels que la coopération avec la Cour.

«  Même si certains gouvernements africains clament haut et fort que la CPI est anti-africaine et tentent de porter atteinte à la Cour, la réalité est assez différente », a déclaré Esther Waweru, de la Commission kényane des droits de l’homme. « Demandez à la présidente de la République centrafricaine, qui a exprimé sa profonde gratitude envers la CPI pour l’aide apportée à son pays au lendemain des crimes graves qui ont été commis dans ce pays, et aux nombreux autres pays africains qui ont pris la parole pour soutenir la CPI. »

Cette année, l’Assemblée des États parties a élu le premier Africain à être son président, Sidiki Kaba, ministre de la Justice du Sénégal. Kaba a souligné « la détermination inébranlable [du Sénégal] à défendre les principes et les valeurs essentielles » de la CPI et a pris l’engagement de réconcilier la CPI avec toutes les régions du monde, notamment l’Afrique. Il a fait remarquer que l’Afrique a le plus grand nombre de membres de la CPI et que les Africains représentent une proportion considérable du personnel de la CPI, notamment quatre juges et la procureure. Il a également noté que les Africains ont été les premiers à demander l’intervention de la Cour.

Plus d’une dizaine de pays africains représentés par de hauts responsables de leurs gouvernements ont exprimé un soutien fort au travail de la Cour lors de la session. La présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a confirmé le rôle de la Cour comme un instrument crucial dans la lutte contre l’impunité, et a souligné que la Cour était essentielle afin de rendre la justice pour les victimes de graves crimes internationaux. Parmi les autres pays africains représentés par des responsables figuraient l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Sénégal, la Sierra Leone et la Zambie.

L’Afrique du Sud a décrit la CPI comme « un rempart dans la lutte contre l’impunité ». Le Ghana a affirmé qu’il demeure « engagé envers l’importance » pour la CPI de sanctionner et d’empêcher les crimes, et le Nigeria a indiqué que la CPI « devient de plus en plus une institution mondiale décisive. » La Côte d’Ivoire a insisté sur la « valeur positive » de la Cour pour ce qui est de poursuivre les crimes graves, la Sierra Leone a souligné son « engagement profond envers la Cour », et le Lesotho a qualifié la CPI d’ « instrument clé » pour promouvoir la justice. La République démocratique du Congo a noté que la CPI est « un cadeau d’espoir » pour les générations futures.

Le Ghana, la Gambie et le Lesotho ont également affirmé la nécessité de protéger l’indépendance de la Cour, allant à l’encontre de l’initiative infructueuse du Kenya d’avoir une session spéciale lors de la rencontre sur la conduite des fonctionnaires de la Cour en relation avec des affaires actuelles.

La Zambie a souligné le rôle des gouvernements africains pour demander l’implication de la CPI, tandis que d’autres pays comme le Nigeria exprimaient leur engagement à adopter des lois pour mettre en œuvre le statut de la CPI au niveau national et à coopérer avec la Cour. La Namibie, le Burkina Faso et le Ghana ont exhorté d’autres pays à rejoindre la Cour.

« Dans le débat général lors de la 13ème session de l’Assemblée, la plupart des États africains ont montré un soutien fort à l’égard de la CPI », a déclaré Aboubacry Mbodji, de l’organisation Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme, basée au Sénégal. « Une minorité d’États africains demeure hostile à la Cour, mais la société civile continuera à se mobiliser afin de les entraîner pour garantir à la Cour qu’elle puisse fonctionner avec le soutien total dont elle a besoin. »

Le Kenya et l’Ouganda, et dans une moindre mesure la Tanzanie, ont critiqué la Cour dans leurs interventions, tout en exprimant également leur soutien. Le Kenya a même indiqué qu’il demeurait « un ardeur défenseur » de la CPI.

Les membres africains de la CPI ont également rédigé une déclaration de groupe, présentée par le Lesotho, qui affirmait leur « soutien indéfectible » envers la CPI et leur « profond respect pour le Statut de Rome. » Cette déclaration notait également que les appels de l’Union africaine à la non-coopération avec la Cour « ne devraient pas obscurcir le soutien cohérent et actif à l’égard de la CPI au sein des gouvernements africains et de la société civile dans tout le continent africain. » La déclaration indiquait que les préoccupations de l’UA à l’égard de la CPI sont liées en grande partie à l’action du Conseil de sécurité relative à la demande l’UA de différer la situation au Darfour, et non à aucune action entreprise par la Cour elle-même.

En même temps, la déclaration du groupe africain réaffirmait l’appel de l’UA pour que le statut de la Cour soit modifié dans le but d’inclure l’immunité devant la Cour pour les responsables en exercice. Une telle immunité était incluse dans le protocole visant à élargir la Cour africaine de justice et des droits de l’homme, qui a été adopté en juillet.

Lors de la session de l’Assemblée des États parties, un juge de la République démocratique du Congo, Antoine Kesia-Mbe Mindua, a été élu au sein du groupe de juges de la CPI, ainsi que cinq autres juges de France, Allemagne, Hongrie, Corée du Sud et Pologne. L’élection de Mindua porte à cinq le nombre total de juges africains à la CPI. Les autres juges africains sont originaires du Botswana, du Kenya, du Nigeria et du Ghana.

« Les Africains jouent un rôle important à la CPI », a déclaré Ibrahim Tommy, du Centre for Accountability and Rule of Law en Sierra Leone. « En plus d’une procureure africaine, nous avons cinq juges africains et le président de l’Assemblée de la Cour est maintenant le ministre de la Justice sénégalais. Ceci traduit un engagement stratégique de la part de segments importants de l’Afrique dans le travail important de la Cour. »

Toutes les enquêtes actuelles de la Cour portent sur des situations en Afrique, ce que font souvent remarquer les critiques de la Cour. Mais la majorité des situations de la Cour ont découlé de demandes de la part du pays concerné pour que la CPI ouvre une enquête. La République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Mali et l’Ouganda ont demandé à la CPI d’enquêter sur des crimes. Le Conseil de sécurité de l’ONU a déféré le Darfour, le Soudan et la Libye à la CPI. Le Bureau du Procureur a agi uniquement de sa propre initiative dans une seule situation : le Kenya.

En même temps, le Conseil de sécurité a permis que des considérations politiques affectent ses décisions sur le renvoi de situations à la Cour se produisant dans des pays non membres de la CPI. Ceci nuit à la cause de la justice et devrait être traité par le biais d’une ratification plus universelle du traité de la Cour, qui autorise la Cour à exercer son autorité sans le Conseil de sécurité, et par une action plus cohérente de soutien à la justice de la part du Conseil, selon les organisations.

Des organisations non gouvernementales d’Afrique du Sud, du Burundi, de Côte d’Ivoire, du Kenya, du Malawi, du Nigeria, d’Ouganda, de République centrafricaine, de République démocratique du Congo, du Sénégal, de Sierra Leone, du Soudan et de Zambie étaient présentes lors de la session. Avant la session, des organisations africaines et des organisations internationales ayant une présence en Afrique, la Coalition pour la CPI, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, et Human Rights Watch ont émis des recommandations à l’attention des representants de pays africains parties à la CPI participant à de la session de l’AEP.

« La justice – et non l’immunité – lorsque des crimes graves sont commis est essentielle aux sociétés démocratiques », a conclu Timothy Mtambo du Centre du Malawi pour les droits de l’homme et la réhabilitation. « Nous avons demandé à nos dirigeants de demeurer fidèles au Statut de Rome de la CPI et aux autres instruments auxquels ils ont souscrit. »

Human Rights Watch

Centrafrique : combats à Bambari et Bakala samedi, “bilan lourd” chez les anti-Balakas

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

 

les miliciens de la Séléka à Bangui
©AFP

Combats à Bambari et Bakala samedi, “bilan lourd” chez les anti-Balakas

L’ex-coalition rebelle de la Séléka affirme avoir perdu cinq de ses combattants dans des combats avec les miliciens anti-Balakas samedi à Bambari et Balaka, dans le centre de la République centrafricaine (RCA), faisant état d’un “bilan lourd” dans le camp adverse.

“Le 20 décembre, nos éléments ont été surpris par les anti- Balakas à PK30 (30 km hors de la ville) de Bambari, vers la sortie sud où nous avons un poste avancé. Il y a eu des échanges de tirs. Le bilan est de 7 morts dont 3 militaires ex-Séléka et 4 civils, c’ est-à-dire des anti-Balakas. Il y a aussi des blessés qui ont été ramenés à Bambari”, a déclaré le lieutenant Younouss Ngabdija de l’ ex-rébellion de la Séléka.

Le même jour, d’autres affrontements ont opposé les deux protagonistes de la crise centrafricaine à Bakala, à 71 km de Bambari.

“Il y a eu 2 morts du côté des ex-Séléka et du côté des anti- Balakas, le bilan serait lourd. Nos éléments les ont mis en déroute”, a précisé le lieutenant Ngabdija, directeur de cabinet du général Joseph Zoundéko, chef de la chaîne de commandement des ex-Séléka à Bambari.

Ces incidents surviennent après l’échec, suite au boycott du responsable local des miliciens anti-Balakas, de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les parties en conflit, un processus initié par la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine(Minusca) dans la perspective du futur Forum de réconciliation nationale annoncé en janvier à Bangui, à en croire cet ex-rebelle.

 
Xinhua

Centrafrique: Le général Babacar Gaye reconnait la complexité de la situation centrafricaine

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APA / Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

Babakar Gaye
Babakar Gaye

Le général Babacar Gaye reconnait la complexité de la situation centrafricaine

La situation sécuritaire est très complexe et ‘’difficile pour les populations’’, a reconnu lundi à Bangui le chef de la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye, soulignant toutefois que les forces qu’il dirige savent comment s’y prendre pour contribuer à ‘’stabiliser le pays’’.

‘’Je sais que la situation est difficile pour les populations. Je sais que les populations ont une grande attente dans cette mission de maintien de paix. Je voudrais rassurer les populations que notre engagement à leur côté est total ‘’, a déclaré à la presse, le général Babacar Gaye, chef de la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), au sortir d’une audience avec la présidente de transition, Catherine Samba-Panza.

Au menu de cette rencontre, il y avait la situation sécuritaire sur le terrain avec en toile de fond les derniers affrontements entre les anti-balaka et les séléka aux Mbrés et les évènements de Berberati qui se sont soldés la semaine dernière par un accrochage entre les anti-balaka et les casques bleus.

Les arrestations opérées par les casques bleus chez des manifestants à Nola et l’utilisation de la force par les casques bleus pour stabiliser la République Centrafricaine étaient aussi au menu des entretiens.

A en croire le général Babacar Gaye, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée sur le terrain en dépit des derniers soubresauts. ‘’Cette amélioration malheureusement s’accompagne de quelques soubresauts qui sont d’ailleurs portés à la connaissance du public parfois dans des conditions qui ne sont pas exactes”, a-t-il déploré.

Selon lui, ‘’il y a une certaine insécurité, une certaine violence qui d’une manière générale a diminué”.

‘’Lorsque la Minusca aura achevé son déploiement. Lorsque nous aurons fait des consultations entre les communautés sur le terrain. Lorsqu’on tiendra le forum de Bangui. Hé bien, on sera dans un processus politique qui facilitera le dialogue et qui progressivement ramenera la paix et l’ordre dans ce pays”, a-t-il estimé.

Répondant aux préoccupations des populations, le chef de la Minusca , le général Babacar Gaye a indiqué que ‘’nous avons une visibilité très claire sur la manière d’abord à laquelle nous devons utiliser la force et la manière également dont nous devons stabiliser le pays”.

APANews

Centrafrique: Repris de trafic entre Bossangoa et Bangui par la SONATU

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ACAP / Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

SONATU
SONATU. Photo: CNC

Le ministre Arnauld Abazene Djoubaye relance la desserte du tronçon Bangui-Bossangoa par la SONATU

Le ministre des Transports et de l’Aviation Civile, M. Arnauld Abazene Djoubaye a relancé les activités de la déserte de l’axe Bangui – Bossangoa (Nord) par la Société Nationale de Transport Urbain (SONATU) suspendues temporairement le 29 octobre 2014, suite aux violences exercées sur l’un des conducteurs dans la ville de Bossangoa, lundi 22 décembre 2014 à Bangui.
L’enjeu de la relance des activités de la desserte de l’axe Bangui-Bossangoa est non seulement de permettre aux fonctionnaires de regagner leurs postes d’affectation, mais également de faciliter la mobilité de toute la population dans les activités économiques vers cette région.

Le ministre Arnauld Ababzène Djoubaye a demandé à la population de ladite localité à bannir la culture de la violence envers leurs compatriotes conducteurs.

C’est sur l’initiative du ministre d’Etat en charge des Travaux et de l’Equipement, Mme Marie Noêlle Koyara que les activités de la desserte de tronçon Bangui-Boosangoa sont devenues effectives.

 

ACAP

RCA : des musulmans entre deux feux

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BBC Afrique / Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

 

Bambari

Des musulmans entre deux feux

 

Selon un rapport publié lundi par l’ONG Human Right Watch, des centaines de musulmans sont coincés dans des enclaves dans des conditions de vie déplorable à l’ouest de la Centrafrique.

Craignant d’être attaqués, ces hommes et ces femmes se sentent pris au piège car ils n’ont qu’un mince espoir de regagner leurs foyers.

En effet, selon Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch, ils peuvent partir, certes, “tout en sachant pourtant qu’ils devront faire face à une éventuelle attaque des milices anti-Balaka. Ou alors “ils peuvent rester et risquer de mourir de faim et de maladie “.

Ces populations ne bénéficient d’ailleurs d’aucune aide de la part du gouvernement de transition ni des casques bleus français des Nations Unies.

Les agents de la Minusca de leur côté, la force onusienne de maintien de la paix, ne sont pas autorisés à les aider à évacuer les camps de Yaloké, Carnot et Boda.

La grande majorité des musulmans dans les régions de l’ouest du pays ont fui les attaques brutales attribuées à des chrétiens et des milices anti-Balaka animistes entre fin 2013 et le début l’année 2014.

Ceux qui n’ont pu rejoindre le Cameroun ou le Tchad ont été pris au piège dans ces enclaves, où ils vivent dans des conditions difficiles.

BBC Afrique

République Centrafricaine : quelques nouvelles de Bossangoa

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www.missions-africaines.net / corbeau news Centrafrique: 22-12-2014.

 Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA
Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA

La République centrafricaine a été plongée dans une crise sans précédent avec des conséquences dévastatrices tant pour le développement sociopolitique du pays que pour sa cohésion sociale.

 En dépit des efforts qui sont déployés, l’autorité de l’Etat peine à se rétablir sur toute l’étendue du territoire. A cet effet nous citerons les incidents de Ndélé, de Kaga-Bandoro, de Bambari où les éléments de la coalition seleka ont empêché la mise en place des autorités administratives et la célébration de la Fête nationale du 1er décembre. Par ailleurs à Bouca les anti-balaka ont lancé un ultimatum aux forces de la Minusca, ne souhaitant pas leur présence dans la ville. L’espace national semble être occupé par les bandes armées qui se livrent impunément aux exactions sur les populations civiles qu’elles tiennent en otage. Comme le souligne Amnesty International dans son dernier rapport sur la crise en Centrafrique, l’incapacité des autorités centrafricaines et des Nations Unies à mener une enquête effective sur les crimes de guerre perpétue le climat de violence et de peur qui règne dans le pays.

Le contexte général d’insécurité et d’actes de vandalisme sur les biens publics et privés ont affecté le Diocèse de Bossangoa dans le déploiement de sa pastorale. La crise a effectivement porté le coup de grâce au peu de moyens qui nous restaient après la rébellion de 2003 : profanation de nos Eglises, pillages de nos biens, destruction des presbytères, des couvents et de nos infrastructures sanitaires et scolaires. Le nord-est du diocèse (Kouki, Markounda, Batangafo, Gofo et Kabo) est encore soumis à une grande insécurité. La visite pastorale que je viens d’effectuer dans le nord du diocèse jusqu’à Markounda laisse découvrir une zone vraiment meurtrie. Néanmoins nous avons lancé la reprise des activités avec la session pastorale du mois d’octobre. Il convient d’accompagner ce mouvement avec le retour des agents pastoraux. En effet la proximité pastorale est un facteur de stabilité pour la population en errance.

  Le Diocèse tient à son programme d’annoncer la Bonne Nouvelle et de promouvoir le développement intégral de l’homme. Grâce à l’appui multiforme de tous nos partenaires à qui nous présentons nos gratitudes, nos diverses institutions diocésaines répondent à leur mission d’éduquer, de former, de protéger la dignité de la personne humaine et de subvenir à ses besoins fondamentaux, de promouvoir les droits humains et de soigner. Nous remercions d’ores et déjà la Conférence des Evêques de France qui, par le Fonds de solidarité, a mis à notre disposition les moyens adéquats pour la formation et la mise à niveau de nos catéchistes à partir de la nouvelle année 2015.

  Dans le domaine de la réhabilitation des presbytères et des couvents, nous cherchons encore un complément à l’aide financière reçue des diocèses de Strasbourg, de Besançon et de la Province SMA de Lyon pour commencer la réhabilitation du couvent des Petites Sœurs du Cœur de Jésus à Bossangoa. Restent encore les presbytères de Notre Dame de l’Ouham, de Charles Lwanga, Saints Pierre et Paul de Boro à Bossangoa, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Nana-Bakassa, Saint Laurent de Kouki, Saint Joseph de Markounda et Notre Dame de l’Immaculée Conception de Batangafo. La réhabilitation commencera dans ces trois dernières paroisses en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire. Les couvents de Markounda, Nana-Bakassa et Bossangoa (Providence de Rouen à Boro et Cathédrale) n’attendent qu’un coup de jouvence. Toutefois nous sommes conscients que tout ne se fera pas en même temps, ni le même jour.

Même si l’UNICEF a appuyé le programme de remise à niveau des enfants en vue d’une reprise effective de la scolarité, l’appui des Amis des Ecoles et de l’Association des Amis de Turin a été déterminant pour la prise en charge financière des enseignants. Nous pouvons par ailleurs compter sur MISEREOR dans le cadre du partenariat avec la Caritas nationale et dont le suivi a été confié à CORDAID pour la réhabilitation de certaines écoles et centres de santé dans le diocèse. Nous nous réjouissons de la reprise ces jours-ci des activités scolaires à Batangafo. Quelle ne fut pas la joie et le bonheur des enfants et de leurs parents ! Quel autre plus beau cadeau pourront-ils recevoir en ce temps de Noël ?

  Modestement et avec l’appui de l’UNICEF, la Coordination diocésaine pour la santé (CODIS) a relancé les activités au niveau du Centre de Santé de Bossangoa. Toutefois la politique de gratuité des soins adoptée par le gouvernement, sans les mesures inhérentes d’accompagnement, pèse sur la qualité des prestations que nous offrons à la population. Nous sommes souvent en rupture de stocks de médicaments et dans l’incapacité de prestement les renouveler. Dans les circonstances actuelles, pour renforcer nos capacités d’action, nous ne pouvons compter que sur la générosité de nos partenaires et amis, et non sur le corps du métier qui est totalement déficitaire.

  Les chantiers sont vastes et les besoins sont énormes. Pour une meilleure efficacité, il faut établir une liste de priorités. Les différents services du diocèse sont dans cette logique. Travaillant pour redonner à l’homme toute sa dignité, la Caritas diocésaine en partenariat avec CRS, FAO, PAM, Donegal Charity et Misean Cara en Irlande, s’est investie dans un vaste projet de sécurité alimentaire, dans la distribution des semences, des vivres et des non-vivres, dans la réhabilitation des maisons, dans l’équipement des handicapés moteurs en tricycles.

  Pour sa part, la Commission diocésaine de Justice et paix (CDPJ), en plus des enquêtes sur les violations des droits humains et la sensibilisation à ce sujet, organise une caravane de paix dans la ville de Bossangoa. Les activités à l’ordre du jour sont des tournois de football, de basket et un méga concert. Sont aussi prévues des projections de films suivies de débats. Pour les activités culturelles, nous avons besoin de mieux équiper le Centre culturel diocésain en matériel de sonorisation et de musique. Tout comme la Caritas, la Commission Justice et Paix est aussi impliquée dans la protection des civils.

Toujours dans le souci de proposer des solutions pérennes à cette crise militaro-politique, fondée essentiellement sur la pauvreté, le Diocèse reste attentif à toutes les initiatives qui empêchent le recrutement des rébellions. Le meilleur moyen d’y parvenir c’est d’occuper utilement les jeunes en leur proposant une formation qualifiante. C’est dans cette perspective que j’ai relancé, avec les moyens de bord, la menuiserie diocésaine et différents autres corps de métier relatifs à la construction, à savoir la plomberie, la maçonnerie, la soudure et l’électricité. J’ai aussi le projet de relancer le garage diocésain. Pour chacun des corps de métier cités ci-dessus, le personnel compétent pour l’encadrement est disponible. Ce qui nous manque, ce sont le matériel et les outils de travail.

  Nous inscrivons notre pastorale diocésaine en cette année du cinquantenaire dans l’auto-prise en charge. C’est dans cette perspective que j’ai investi dans une petite quincaillerie qui répond aux besoins de la population de Bossangoa et de ses environs. Un appui en gros véhicule renforcera davantage notre capacité et nous permettra par ailleurs de réduire les frais liés à la location des véhicules pour la distribution des vivres et des non-vivres. Toujours dans ce souci d’autofinancement, nous avons entrepris sur nos réserves un projet agropastoral (champ de manioc, culture de sésame, d’igname et de patates douces, plus une petite porcherie qui commence). Un projet d’élevage de porcins et de poulets villageois verra bientôt jour au petit séminaire grâce au fonds de solidarité de la Conférence Episcopale de France. Nous nous réjouissons de la reprise des activités dans cette institution qui prépare nos futurs candidats au sacerdoce. Des aménagements ont été faits pour faciliter la cohabitation du demi-millier des déplacés du site du petit séminaire avec les séminaristes sans trop perturber le rythme de leur programme de formation.

Alors que nous nous préparons à la célébration de la Nativité, je voudrais saisir cette occasion pour renouveler notre gratitude à tous les amis qui nous font confiance et nous appuient de diverses manières dans la réalisation de nos projets pastoraux. Sans revenir sur tous ceux qui ont été préalablement cités, je souhaiterais mentionner le District SMA de Strasbourg, les Provinces SMA d’Italie et d’Irlande, la Province des Capucins de France, le Collège des Missions Africaines de Haguenau, les Diocèses de Besançon et de Saint-Dié, la paroisse Saint John the Evangelist de Wesley aux Etats-Unis, sans oublier l’Association Alsace Bossangoa ainsi que les écoliers du nord d’Alsace.

Que la célébration de Noël soit pour chacun de nous un temps de grâce et de renouveau dans le Seigneur.

 Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA, le 19 Décembre 2014

B.P. 1728 BANGUI  République Centrafricaine

Courriel : nestorsma12(at)gmail.com

Burundi: Le chef de l’Etat burundais appelle le peuple à renoncer au “soulèvement”

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Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

Président Burundais Pierre Nkurunziza
Président Burundais Pierre Nkurunziza

Le chef de l’Etat burundais appelle le peuple à renoncer au “soulèvement”

 

 

Des manifestations prévues en cas de maintien par la Commission électorale des résultats d’enrôlement largement contestés.

Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a exhorté vendredi le peuple à décliner l’appel du Forum pour le renforcement de la société civile « Forsc » à des manifestations générales pour exiger l’annulation des résultats de la Conmmission électorale nationale indépendante «Ceni », a rapporté un correspondant de Anadolu.

Lors d’une conférence de presse accessible au public, tenue dans la province de Ruyigi, à l’est du pays, il a affirmé que ceux qui appellent le peuple à la désobéissance et aux manifestations « n’ont d’autres visées que de perturber les prochaines élections ».

Reconnaissant toutefois que le droit de manifestater est garanti par la loi burundaise, le président Nkurunziza a averti qu’il doit être pratiqué sur autorisation. Dans le cas contraire, il sera question selon lui d’un « soulèvement populaire punissable par la loi ». Il a de ce fait appelé la population à ne pas adhérer à de telles « sollicitations politiciennes ».

Pierre Nkurunziza a ensuite exhorté l’opposition et les représentants de la société civile à répondre à l’appel lancé par la Ceni pour entamer un dialogue avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral.

La Ceni prévoit l’organisation lundi, 22 décembre, d’une réunion avec toutes les parties prenantes.

L’enrôlement, prévu du 24 novembre au 7 décembre, a été prolongé de cinq jours par la Ceni en raison de « la faible affluence » constatée durant les deux premières semaines. Près de 3,7 millions de personnes se sont inscrites sur les listes électorales, à la fin de l’opération d’enrôlement.

Sauf que deux jours avant la fin de la période d’inscription des électeurs, dix huit partis politiques ont exigé l’annulation des résultats de cette opération. Ils ont  demandé  à la Ceni de corriger les irrégularités constatées surtout dans l’octroi de la carte nationale d’identité.  Ils ont menacé, dans le cas contraire, d’appeler les Burundais à un “soulèvement populaire”.

Le Forum pour le renforcement de la société civile (Forsc) a, lui, demandé jeudi à l’opposition burundaise d’appeler les Burundais dans la rue si les irrégularités constatées lors de l’opération d’enrôlement ne sont pas corrigées.

Beaucoup de cartes d’identité nationale ont été octroyées à des mineurs, et d’autres gens ont plus d’une carte de façon à fausser le fichier électoral, ainsi que truquer tout le processus, a soutenu Vital Nshimirimana, le  délégué du Forum, lors d’un point de presse tout en demandant à l’opposition burundaise de descendre dans la rue si ces irrégularités ne sont pas corrigées.

Certains observateurs et  acteurs de la vie politique burundaise n’ont pas caché leur inquiétude par rapport à ces tractations politiques. Le politologue Siméon Barumwete a, dans ce sens, rappelé que la Ceni devait prendre le devant dans la lutte contre toute forme d’irrégularité relative au processus électoral.

AA/ Bujumbura/ Ndabashinze Renovat

Centrafrique : tension dans la région de Bambari entre Séléka et Anti-Balaka

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Le Monde.fr avec AFP | Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.

Un rebelle seleka en Centrafrique
Un rebelle seleka en Centrafrique

Regain de tension dans la région de Bambari

Au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées en République centrafricaine (RCA) dans des affrontements entre groupes armés qui ont éclaté vendredi 20 et samedi 21 décembre dans la région de Bambari, rapporte la gendarmerie centrafricaine.

Vendredi, une attaque des milices anti-balaka contre des Peuls armés et des ex-rebelles Séléka a fait au moins douze morts. Huit autres personnes ont péri le lendemain à 90 kilomètres plus au sud. Plusieurs dizaines de maisons ont également été incendiées. Les Peuls et les membres de l’ex-Séléka sont majoritairement musulmans, tandis que les anti-balaka sont pour la plupart chrétiens.

SÉRIE D’AFFRONTEMENTS

Bambari, où s’est installé l’état-major de l’ex-coalition Séléka, a été depuis le mois de juin le théâtre d’affrontements qui ont fait plus de 100 morts et au moins 200 blessés, pour la plupart des civils, ainsi que plusieurs dizaines de milliers de déplacés. La semaine dernière, des violences similaires ont fait 28 morts à Mbrès, quelques jours après la tenue, sous l’égide des Nations unies  (ONU), d’une cérémonie de réconciliation qui avait redonné un espoir de paix à la population de cette ville du centre du pays.

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka – chassée à son tour en janvier 2014 – la RCA a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent. Ces troubles et la déliquescence de l’Etat ont permis à des bandes armées de prospérer dans nombre de régions, où elles rançonnent et volent la population, mais aussi les organisations humanitaires.

Trois forces internationales sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser : Sangaris (française), Eufor-RCA (European Union Force ou « Force de l’Union européenne » en français) et Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca – ONU).

Lemonde.fr

Centrafrique: Les musulmans sont pris au piège dans des enclaves selon l’ONG Human Rights Watch

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 Human Rights Watch / Corbeau news Centrafrique; 22-12-2014.

les musulmans victimes de la barbarie des Anti-balaka en Centrafrique

 Les musulmans sont pris au piège dans des enclaves  selon l’ONG Human Rights Watch

Les autorités centrafricaines et les Casques bleus devraient permettre des évacuations et améliorer la sécurité

(Nairobi, le 22 décembre 2014) – Des centaines d’habitants musulmans des régions de l’ouest de la République centrafricaine sont piégés dans des enclaves où ils vivent dans des conditions déplorables, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Ils craignent d’être attaqués s’ils quittent ces enclaves, et les autorités du gouvernement intérimaire et les soldats des Nations Unies chargés du maintien de la paix les empêchent de fuir à l’étranger et ne leur fournissent aucune assistance en matière de sécurité.

« Les personnes prises au piège dans certaines enclaves sont placées devant une alternative peu réjouissante: partir et risquer d’être attaqués par les combattants anti-balaka, ou rester et mourir de faim ou de maladie », a déclaré Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Même s’il y a de bonnes raisons pour faire en sorte que la population musulmane du pays ne se réduise pas davantage, dans les circonstances actuelles, la politique du gouvernement consistant à interdire les évacuations est absolument indéfendable. »

Quant aux Casques bleus de l’ONU, ils ne devraient pas se faire les complices d’une politique visant à empêcher les musulmans de partir pour se mettre en sécurité, a ajouté Human Rights Watch.

Des responsables de camps dans les enclaves musulmanes de Yaloké, Carnot et Boda, dans l’ouest de la Centrafrique, ont déclaré à Human Rights Watch, lors d’une mission de recherche effectuée dans le pays du 7 au 14 décembre 2014, qu’environ 1 750 musulmans, dont de nombreux bergers d’ethnie Peul, souhaitent désespérément partir.

Ils affirment que beaucoup d’entre eux se retrouvent piégés dans des endroits où ils n’ont jamais vécu auparavant, qu’ils sont dans l’impossibilité de partir par crainte des miliciens anti-balaka qui s’en prennent régulièrement aux musulmans, et que la force de maintien de la paix de l’ONU, la Minusca, n’est pas autorisée à les aider à se rendre en lieu sûr. Dans l’enclave de Yaloké, des soldats de la paix de l’ONU ont à plusieurs reprises eu recours à la force pour empêcher des musulmans de partir.

La grande majorité des musulmans vivant dans l’ouest de la République centrafricaine a fui les violentes attaques des milices chrétiennes et animistes anti-balaka à la fin de 2013 et au début de 2014. Ceux qui n’ont pas pu rejoindre le Cameroun ou le Tchad se sont retrouvés pris au piège dans les enclaves, où ils ont passé des mois dans des conditions difficiles. Des responsables de l’ONU, ainsi que les soldats de la paix de la mission de l’Union africaine (UA), la MISCA, et de la force française Sangaris, ont appuyé des évacuations fin 2013 et début 2014, aidant des milliers de musulmans à se mettre en sécurité, y compris au Cameroun. L’armée tchadienne a également évacué des milliers de musulmans.

Mais en avril quand les agences humanitaires de l’ONU, avec les forces de maintien de la paix françaises et de l’UA, ont enfin accepté, à la suite de fortes pressions internationales, d’évacuer les musulmans assiégés dans le quartier PK12 à Bangui, les autorités centrafricaines de transition ont été indignées. Elles ont argué qu’elles n’avaient pas donné leur accord pour cette opération et se sont opposées à toute nouvelle évacuation sans leur consentement.

Human Rights Watch a rencontré des responsables gouvernementaux, des diplomates et des représentants d’agences humanitaires, qui ont indiqué que le gouvernement intérimaire ne souhaitait pas voir davantage d’habitants musulmans fuir le pays, de crainte d’être considéré comme favorisant une opération de nettoyage ethnique. Pirette Benguélé, le sous-préfet, plus haut responsable administratif de Yaloké, a déclaré à Human Rights Watch en décembre: « Nous ne pouvons pas accepter que les Peuhls soient évacués. Il s’agit d’une crise politique et nous avons besoin qu’ils restent … afin de pouvoir entamer un processus de réconciliation avec eux. »

Des responsables du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU ont indiqué le 20 décembre à Human Rights Watch que les Nations Unies exhortent les autorités centrafricaines de transition à soutenir de nouvelles évacuations de personnes qui souhaitent partir.

Depuis la décision d’avril, les soldats internationaux chargés du maintien de la paix, qu’il s’agisse des forces de l’UA ou des forces de remplacement de l’ONU déployées en septembre, ont empêché les musulmans de quitter l’enclave de Yaloké, où 509 personnes d’ethnie Peul vivent dans des bâtiments gouvernementaux délabrés dans le centre de la ville. Les soldats chargés du maintien de la paix ont eu recours à la force physique et à l’intimidation pour empêcher les musulmans de monter à bord des convois commerciaux – habituellement composés de dizaines de camions en partance pour le Cameroun – qui s’arrêtent deux fois par semaine à une trentaine de mètres de l’entrée de l’enclave. Les Casques bleus de l’ONU fournissent des escortes militaires à ces convois pour décourager les attaques de la part des anti-balaka et d’autres bandits.

Les responsables du camp ont déclaré à Human Rights Watch que les musulmans considéraient ces convois comme leur meilleure option, et la seule qui soit sûre, pour rejoindre le Cameroun car ils n’ont pas d’autres accès à des véhicules et les chauffeurs de ces camions ne refusent pas de les emmener. En juin, Human Rights Watch a affirmé que des militaires de l’UA chargés du maintien de la paix avaient menacé de tirer sur les Peuls qui tenteraient de monter à bord d’un convoi commercial en partance pour le Cameroun.

En décembre, une femme âgée de 55 ans originaire de Mbaïki a déclaré à Human Rights Watch: « Tout ce que nous voulons, c’est aller au Cameroun. J’ai un fils là-bas.… Nous avons essayé de partir avec nos affaires plusieurs fois mais la réponse de la MINUSCA est toujours non. Nous avons tenté de partir au moins douze fois, mais à chaque fois, ils m’ont fait descendre du camion. »

L’officier commandant les troupes de l’ONU à Yaloké a confirmé que ses forces empêchaient les musulmans de monter dans les camions, déclarant que quand elles apprennent que des Peuls « essayent de se faufiler dans le convoi, nous les faisons descendre et nous les remettons dans l’enclave. »

Des responsables de la mission de maintien de la paix de l’ONU à Bangui, la capitale, et des collaborateurs du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU chargé de la MINUSCA ont visité le site de Yaloké en décembre. Des Peuls qui y vivent ont informé ces délégations qu’ils voulaient partir mais qu’ils en étaient empêchés par les Casques bleus. Le droit international reconnaît à toute personne le droit « de quitter n’importe quel pays, y compris le sien » et de chercher asile ailleurs. Les musulmans des enclaves de Centrafrique ont aussi droit à la liberté de mouvement à l’intérieur de leur pays.

« Recourir à la force pour empêcher des musulmans menacés de mort de l’enclave de Yaloké de fuir pour se mettre en lieu sûr est contraire à tous les principes de l’ONU », a affirmé Lewis Mudge. « Les Casques bleus de l’ONU ne devraient prendre aucune part à une politique officielle qui viole le droit de citoyens musulmans de chercher à se mettre en sécurité et les condamne à vivre dans des conditions déplorables dans les enclaves. »

Les personnes prises au piège à Yaloké sont réduites à des conditions de vie épouvantables qui provoquent un nombre inacceptable et croissant de décès parfaitement évitables. Depuis février, les représentants du camp ont enregistré les décès de 42 Peuls, dont beaucoup d’enfants, de malnutrition et de diverses maladies, notamment respiratoires. Les professionnels de la santé de l’hôpital local ont indiqué que le taux de décès parmi les Peuls est nettement plus élevé que pour les autres résidents de Yaloké. Pendant une période de six mois lors de laquelle les employés de l’hôpital ont enregistré les décès de 13 enfants vivant dans l’enclave, seul un autre enfant d’une famille locale est mort. Les Peuhls ont reçu une aide humanitaire mais celle-ci n’est ni appropriée ni assez régulière pour enrayer la hausse des niveaux de malnutrition.

Le 9 décembre, après avoir visité le site de Yaloké, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont produit un rapport décrivant les conditions déplorables qui y règnent et appelant à une « évacuation de tous les Peuls [déplacés] de Yaloké. »

Dans les enclaves de Carnot et Berbérati et dans le quartier musulman de Boda, les conditions de vie sont moins précaires mais des centaines de musulmans expriment quand même le désir de partir. Sur ces sites, les militaires de l’ONU chargés du maintien de la paix n’empêchent pas les musulmans de partir à pied, mais ceux-ci disent qu’ils craignent d’être attaqués par des anti-balaka et qu’ils ont besoin de l’aide des Casques bleus pour atteindre un lieu sûr. Souvent ayant perdu tout espoir, de nombreux musulmans ont quitté les enclaves de Carnot et Berbérati en organisant leurs propres moyens de transport. Les deux enclaves se trouvent à l’écart de la principale route menant au Cameroun et les convois réguliers n’y passent pas. Certains musulmans ont pu rejoindre le Cameroun ou d’autres lieux sûrs, d’autres pas.

À la fin de novembre, un homme d’ethnie Peul a été violemment attaqué par les anti-balaka alors qu’il tentait de quitter Carnot de nuit avec sa femme afin de retrouver leurs enfants, qu’ils croyaient au Cameroun. Les agresseurs ont essayé de lui couper une main, de lui briser les os des pieds avec des machettes, et le lendemain matin ils l’ont tué en l’égorgeant.

À Berbérati, le 19 septembre, un groupe d’hommes a attaqué Harouna Rachid Mamouda, un imam, qui avait quitté la mission catholique pour poster une lettre. Ses agresseurs discutaient entre eux, envisageant de le lyncher, quand des gendarmes locaux et des Casques bleus de l’ONU l’ont secouru.

« Les habitants musulmans de Centrafrique sont face à un choix terrible, entre vivre dans des conditions effroyables dans les enclaves et prendre le risque d’essayer de rejoindre le Cameroun par leurs propres moyens », a conclu Lewis Mudge. « Le gouvernement de transition devrait travailler avec les responsables de l’ONU pour aider les musulmans qui souhaitent partir et pour améliorer grandement les conditions de vie de ceux qui décident de rester. »

Centrafrique: Retour de Laurent Gomina Pampali sur la scène politique

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Laurent Gomina Pampali

“C’EST NOUS QUI ALLONS IMPOSER LA JUSTICE ET L’UNITÉ SUR LE RESPECT DE LA CONSTITUTION”, DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

 

C’est l’affirmation formulée par Laurent Gomina Pampali, l’homme politique et écrivain centrafricain lors d’une rencontre qu’il a organisée avec les femmes dites lettrées, ce 21 décembre 2014, dans une salle de conférence au complexe sportif 20.000 places à Bangui.

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 22-12-2014. La rencontre a réuni une cinquantaine de femmes adhérentes du parti de l’Union nationale des Démocrates républicains en abrégé UNADER de Laurent Gomina Pampali. Le but de cette réunion est de faire découvrir aux femmes les vertus cachés en elles pour la lutte politique et également d’assurer la formation des militants  politique par rapport aux charges qui sont dévolues à un parti politique. Ces vertus résident, selon l’homme politique centrafricain, dans à la responsabilité, le courage, la tolérance et la résistance des femmes à s’engager dans la politique.

Ce rendez-vous d’échange sur le thème” Femme et la politique” est défini comme une occasion pour Laurent Pampali de montrer sa vision politique à l’égard des femmes. Il les exhorte à s’engager davantage dans la lutte politique pour le bien être social.

Nous allons appliquer l’école des femmes pour la formation et la culture politique. Et c’est nous qui allons imposer la justice et l’unité sur le respect de la constitution. Mon parti UNADER entend multiplier les activités socio-culturelles et des séminaires de formation pour donner place aux femmes dans la politique“, a martelé Laurent Gomina Pampali avant d’ajouter : “ La politique c’est le lieu de la lutte pour la liberté, de l’émancipation de tout le monde et des opprimés qui sont majoritairement des femmes.

Selon lui, c’est au parti politique d’attirer les femmes à la politique. La place de la femme est obligatoire dans la politique car, dit-il, c’est de la qu’elle va se libérer et se faire respecter. Le parti de l’Unité nationale des Démocrates républicains UNADER, créé le 23 juin 2003 à Bangui, défend les valeurs politiques et sociales. Il milite aussi pour la défense des principes républicains. Sa devise résume sa démarche en trois points. Il s’agit de l’Unité des Citoyens, la Participation et la Justice.

Même si le parti n’a pas encore investi son président comme candidat aux futures élections présidentielles, l’ambition se fait déjà sentir par de nombreuses rencontres que multiple Laurent Gomina Pampali dans la capitale centrafricaine. Tout laisse croire qu’il est sur la voie d’une probable course au pouvoir. Il entend commencer sa lutte politique d’abord dans le milieu intellectuel qu’il juge un milieu rude de combat politique.

“Lorsque tu arrives à convaincre les gens lettrés, tu as déjà le maximum de lectures. Car ce sont ceux-là qui vont faire connaître le parti aux gens non éclairés” , à-t-il ajouté.

 Bangui / Éric Ngaba / CNC

RCA: La Ouaka entre violences et déchirement social, Alphonse Komoko président d’ARASDO appelle à une mobilisation pour la paix

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Alphone Komoko. Photo: Fred Krock /CNC

La Ouaka entre violences et déchirement social, Alphonse Komoko Président d’ARASDO appelle à une mobilisation pour la paix

Le conflit qui a suivi les traces de la Coalition Séléka depuis sa naissance le 12 décembre 2012 dans le Nord s’est focalisé aujourd’hui dans quelques localités du pays dont la préfecture de la Ouaka. Cette localité doit la persistance de sa crise par la cohabitation problématique de trois états-majors armés non-conventionnels, à savoir d’une part celui des anti-balaka, de l’autre l’état-major de Ali Darras et l’état-major de Joseph Zoundeiko. La population prise en étau et se confine dans les ‘’ledgers’’ d’autres dans la brousse et ceux au grand dam des forces internationales présentes sur place, notamment Sangaris et Minusca. Une mission de l’Association des ressortissants, amis et sympathisants pour le développement de la Ouaka (ARASDO), conduite par son président Alphonse Blacka Komoko a séjourné dans la Ouaka, notamment dans les villes sous-préfectures de Bambari et de Grimari jugées faciles d’accès, en vue de s’enquérir de la situation sur place et esquisser des pistes d’un retour à la paix, à la cohésion sociale. Alphonse Komoko fait le point dans cette interview exclusive, avant d’annoncer la tenue prochaine de la première Assemblée générale ordinaire d’ARASDO à Bangui.

Corbeau news Centrafrique (CNC) : Alphonse Blacka Komoko, bonjour !

Alphonse Blacka Komoko (ABK) : Bonjour !

CNC : Vous êtes président de l’Association des ressortissants, amis et sympathisants pour le développement de la Ouaka (ARASDO). Que peut-on retenir de votre association en termes de création, d’objectifs et de missions à une période où la préfecture de la Ouaka vit particulièrement au rythme de violences et de déchirement social ?

ABK : De la seule volonté des filles et fils de la Ouaka présents à Bangui est créée ARASDO en date du 26 octobre 2013. Nous sommes partis du constat qu’il y a eu une disparité d’actions dans la Ouaka, à savoir qu’il y a beaucoup d’associations qui mènent des actions qui ne sont pas en cohérence avec elles-mêmes. Et ARASDO s’est voulu une plateforme de concertation entre ces différentes initiatives pour le développement de la Ouaka. Elle rassemble de cet fait toutes les filles et tous les fils de la Ouaka, présents dans le terroir ou à l’extérieur, tous les amis qui ont eu à séjourner dans la Ouaka, ceux qui ont eu à se marier avec les filles et fils de la Ouaka, ceux qui ont étudié ou mené des activités professionnelles dans la Ouaka, sans oublier tous les investisseurs qui veulent intervenir dans la Ouaka. L’objectif de l’association est d’appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique de développement, à savoir appuyer les communautés de base dans leur structuration, dans leurs projets communaux et préfectoraux ou sous-préfectoraux, dans la vision qu’elles ont du développement de la Ouaka et partant du développement de toute la RCA.

CNC : Quelle est la lecture d’ARASDO sur la situation actuelle dans la Ouaka, notamment en ce qui concerne la sécurité, la cohésion sociale et la reprise des activités socioéconmiques, étant donné justement que vous venez de rentrer d’une mission d’ARASDO dans cette localité, précisément à Bambari et à Grimari ?

ABK : Il faut savoir qu’à un moment donné, la population de la Ouaka s’est tournée vers ARASDO qui est son porte-parole afin d’alerter l’opinion nationale et internationale sur tout ce qui se passe dans la localité. En effet, ce qui se passe dans la Ouaka est dramatique, il y a eu des assassinats, des crimes, des viols et des villages qui sont brûlés, toute la population a fui pour se réfugier en brousse pour les villages ou regroupé dans les sites de déplacés pour les villes. Il n’y a pas de possibilité de développer la Ouaka. C’est justement pour cela qu’après avoir fait un travail d’information et d’alerte de l’opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut dans là-bas, nous, responsables d’ARASDO avons pris la décision de nous rendre dans la localité, notamment à Bambari et à Grimari qui sont un peu facile d’accès pour constater de visu l’état des lieux.

Sur place, nous avons pris notre temps d’abord pour dialoguer avec la population, afin d’inculquer les éléments de base pour un désarmement mental pour favoriser le vivre ensemble. Ensuite, il a été question d’implanter les structures de base d’ARASDO dans les différentes sous-préfectures de la Ouaka – les quelles structures devront relayer nos activités et mettre en œuvre nos projets de développement.

Cependant, le constat fait sur place est amer. Bambari par exemple est divisé en trois parties : d’un côté, la rive droite de la rivière Ouaka occupée exclusivement par des autochtones non-musulmans, d’un autre côté, le centre-ville occupé par Ali Darras avec sa troupe, et un peu plus à l’Est vers la route d’Ippy, le quartier Elevage et la sortie vers Alindao occupé par Joseph Zoundeiko et ses hommes. Même dès notre arrivée, nous avons vécu des événements très tristes qui nous ont très marqués : d’abord, nous avons remarqué que la population de Bambari vit exclusivement dans les sites des déplacés appelé couramment les « ledgers ». Il y a trois ledgers, à savoir celui de l’église Notre Dame des Victoires, celui de la gendarmerie et celui de la base des Sangaris.

A partir de ce constat, nous avons eu à discuter et échanger avec la population qui attendait même notre arrivée, à partir des travaux qui ont été déjà faits au préalable par nos points focaux. C’était une fierté pour la population de voir leurs frères venir de Bangui, malgré la situation sécuritaire encore préoccupante. Nous avons profité pour passer un message de paix et de réconciliation à la population, il ne reste qu’à chercher à approfondir la démarche, puisque la population peulh nous attendait aussi, alors que notre agenda ne nous a pas permis, ce qui a fait que nous n’avons pas pu les rencontrer. Donc, il s’agira de trouver un cadre de concertation pour que chacun puisse dire ce qu’il a dans le cœur, de se vider, afin de nous conduire véritablement à une entente.

CNC : Entre temps, la Présidente de la transition Mme Catherine Samba Panza avait envoyé une mission à Bambari dans l’optique de la délocalisation de l’état-major de la Séléka de Bambari et plus récemment le Président du CNT qui a effectué une mission parlementaire dans la localité a réitéré le vœu de voir cet état-major militaire délocalisé. Quelle est donc la position d’ARASDO qui a également effectué un déplacement à Bambari, afin de constater de visu la situation, et ceci au regard des résolutions du Conseil de sécurité qui prévoient le désarmement forcé des forces armées non-conventionnelles, sans oublier que les forces internationales brandissent les mesures de confiances pour contourner ce désarmement forcé ?

ABK : Il faut tout d’abord dire que la RCA est une et indivisible. Cela veut dire qu’il est inconcevable qu’il ait un autre état-major parallèle sur le territoire, et de ce point de vue, nous sommes entièrement d’accord avec la Cheffe de l’Etat et le président du CNT. A Bambari, l’on sent une division dans un pays où les gens ont toujours vécu ensemble et en harmonie, je fais ainsi allusion à la cohabitation pacifique qui prévalait entre les éleveurs et agriculteurs, les peulhs et non-peulhs, les musulmans et non-musulmans. Aujourd’hui, cette population jadis brassée se confine chacune dans son petit coin avec cette idée de partition qui n’a pas sa raison d’être.

Face à cette situation, nous pensons que les Zoundeiko et autres qui sont centrafricains cessent ce qu’ils sont en train de faire et qu’ils se disent qu’ils sont en train de détruire leur pays. Si Barthelemy Boganda est mort pour l’Unité de ce pays, ce n’est pas nous qui allons le diviser aujourd’hui. D’ailleurs, notre déplacement de Bambari, comme le dit la devise d’ARASDO « Solidarité-Paix-Développement », c’est d’abord de témoigner notre solidarité à la population sans exclusive, parce que nous ne pouvons pas rester indifférents à ce qui se passe dans la Ouaka. Nous allons continuer dans ce sens jusqu’à ce que nos frères des deux camps puissent s’entendre et cesser ce qu’ils sont en train de faire et de s’orienter résolument vers la paix. Nous croyons que lorsque la paix sera là, des investisseurs nous envahiront dans la Ouaka et que chacun aura pour son compte, à travers les projets que nous allons mettre en œuvre.

CNC : Monsieur le Président, ARASDO projette pour bientôt sa toute première Assemblée générale ordinaire à Bangui. Quel est l’enjeu de ces assises ?

ABK : Depuis la création d’ARASDO, le 26 octobre 2013, il est prévu la tenue d’une Assemblée général ordinaire chaque année selon nos Statuts et règlement intérieur, afin de faire le bilan du chemin parcouru. L’année 2013 a été marquée par beaucoup d’événements qui ont fait qu’ARASDO a fonctionné en dents de scie. Mais, il y a eu des percées quand même et des obstacles aussi dont certains ont pu être surmontés d’autres non. Cette Assemblée générale ordinaire sera le moment indiqué pour qu’on puisse s’asseoir et échanger par rapport aux nouvelles donnes, puisqu’aujourd’hui il y a ce problème de partition qui n’a pas sa raison d’être, il y a le Forum de Brazzaville, le Forum de Bangui encours de préparation, autant d’activités qui doivent permettre à la RCA de retrouver sa voie pour aller vers le développement. Donc, nous allons évaluer ce que nous avons déjà fait et ce qui reste à faire, et aussi de déterminer la nouvelle orientation à donner à nos actions.

Il faut se dire que la Ouaka présente plusieurs enjeux qu’ARASDO se propose de mettre en valeur. Parce que la Ouaka, forte de ses cinq Sous-préfectures dont celle de Bakala que les géotechniciens ont trouvé que c’est le centre de l’Afrique. Donc, la préfecture de la Ouaka en tant que centre de l’Afrique centrale est le centre de la RCA. Et c’est le sens que nous avons donné à ARASDO, c’est-à-dire que notre vision ne se limite pas seulement à la Ouaka, car tout ce que nous faisons dans la Ouaka va avoir de répercussions sur le développement de l’ensemble de la RCA et partant dans toute l’Afrique.

CNC : Et si vous aviez un dernier mot…

ABK : Mon dernier mot est de demander à tous ceux amis et sympathisants pour le développement de la Ouaka, et donc du développement de la RCA de s’entendre, mais aussi de venir massivement à l’Assemblée générale ordinaire qui sera convoquée très bientôt. Leur présence va exprimer leur sensibilité aux problèmes du moment, une motivation profonde pour nous autres qui avons lutté jour et nuit pour la cause de la RCA. Les débats à cette occasion, nous l’espérons, doivent être d’un haut niveau, afin que nous trouvions des véritables solutions pour sortir de cette crise.

Propos receuillis par Fred Krock

Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique: Alexandre Goumba siffle la fin de l’errance au parti FPP et lance les chantiers de réformes

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Alexandre-Philippe-Goumba.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Alexandre Philippe Goumba
Alexandre Philippe Goumba. Photo: Fred Krock / CNC

Alexandre Goumba siffle la fin l’errance au FPP et lance les chantiers de réformes 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 21-12-2014. Samedi 20 décembre 2014, à l’hôtel Ledger Plazza, le président du parti FPP (Front patriotique pour le progrès), Alexandre Philippe Goumba, galvanisé par la décision de la Cour de cassation du 19 novembre 2014, rejetant le pourvoi formé par le ministère de l’Administration du territoire, en vue de la dissolution de son parti, a sifflé la fin du conflit fratricide qui a duré neuf ans durant. C’était lors de la conférence de presse qu’il a animée où il en a profité pour appeler les militants et sympathisants du FPP à reprendre leur place sur la scène politique nationale et à se préparer pour aux échéances électorales prochaines en RCA.

D’entrée de jeu, Alexandre Goumba a tenu a précisé que « l’objet de cette conférence de presse n’est pas de faire un rapport sur les raisons et les explications de ce long conflit, qui, à nos yeux, est sans intérêt face à la situation dramatique dans laquelle notre pays est plongé, ni de donner des leçons à qui que ce soit. Ce qui compte pour le FPP, c’est la fin du conflit et non le conflit lui-même. » Histoire de dissiper le doute autour de sa sortie médiatique qui correspond, à priori, à une décharge sur ceux que l’on qualifierait des détracteurs du FPP.

En effet, le parti FPP du Feu président Abel Goumba a traversé depuis 2006, un rocambolesque feuilleton avec la démêlée en justice sur l’épineuse question du bicéphalisme au sein de ce parti. Et la Cour de cassation – dernier recours judiciaire par excellence a coupé court. Cette juridiction a rejeté, mercredi 19 novembre 2014, le pourvoi formé par le Ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation contre le FPP dont il demandait la dissolution pure et simple.

N’étant pas la préoccupation première du désormais unique président du FPP Alexandre Philippe Goumba, la question de festoiement après cette grande décision de justice salutaire pour le FPP n’a pas pris beaucoup d’espace dans la conférence de presse de samedi dernier, mais plutôt les questions liées au devenir de ce parti et partant de l’avenir de la RCA qui traverse une crise sans précédent ont préoccupé le président Goumba. « Notre s’est considérablement affaibli, ses capacités (de la RCA) dans tous les sens du terme ont été réduites. » a regretté M. Alexandre Goumba qui explique que les centrafricains manquent de tout à savoir « la fourniture d’eau potable à la population pour sa santé, l’énergie dont les personnes et les matériels ont besoins : les unes pour éviter la pénibilité, les autres pour fonctionner. La santé qu’il faut assurer à tous pour que chacun tienne à bon escient son rôle dans la société, notamment dans le domaine du travail. L’éducation à laquelle chaque centrafricain, quel que soit son sexe doit avoir accès. L’assainissement, les infrastructures, la défense, etc… » a-t-il énuméré avant d’engager que le FPP se doit d’apporter sa contribution pour la reconstruction du pays.

Par ailleurs, afin que le FPP soit en mesure de dire son mot et apporter sa pierre à l’édifice, Alexandre Goumba annonce l’ouverture immédiate des grands chantiers au sein du parti qui doit asseoir les bases de l’action politique à mener. « La tâche consistera à rassembler dans un très bref délai toute la base militante votante composée des Présidents des 17 Fédérations, des présidents des 71 Sous-fédérations, des membres du Comité central et des militants de base, qu’ils soient du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, du Sud. ». Car seront ces ressources humaines qui doivent en premier lieu être mobilisées pour mener les actions futures du parti dont la dotation du FPP d’un nouveau siège, l’organisation des Conventions entre janvier et mars 2015 devant déboucher sur la désignation des militants qui se présenteront aux élections législatives de 2015 et le militant qui représentera le FPP à l’élection présidentielle.

Conférence de presse FPP. photo: Fred Krock / CNC
Conférence de presse FPP. photo: Fred Krock / CNC

Entre temps, Alexandre Philippe Goumba a soulevé au passage, dans le cadre de la mobilisation générale des ressources humaines de son parti, la problématique de la « politisation » des militants de ce parti pour faire d’eux un « instrument au service de la croissance et du développement qui ne peut se faire sans la participation et sans l’implication des plus pauvres dont la majorité vit en dehors de la capitale Bangui, mais qui se dirige tous les jours sur celle-ci, poussée par la pauvreté. » Il s’agit selon le président du FPP, de promouvoir la bonne gouvernance à la base, afin justement d’éviter les frustrations qui sont souvent sources de conflits.

Aussi, le FPP a profité de l’occasion pour saluer l’intervention de la communauté internationale au chevet de la RCA, mais demande par la même occasion la réhabilitation des forces de défense et de sécurité nationales : « Notre plus vif souhait est que cette viabilité soit assurée progressivement par nos Forces armées, notre Police et notre gendarmerie » comme l’a noté M. Alexandre Goumba.

C’est sur un message d’espoir pour une sortie de crise en RCA que le président du FPP a conclu son exercice de question réponse avec la presse quand il affirme « le FPP estime qu’il est toutefois possible de sortir de ce bourbier par des politiques sectorielles simples, faites de petits pas qui évitent les grands écarts, sources d’échecs cuisants et dont les populations les plus pauvres sont les victimes. » Et cela passe, selon Goumba, par l’ « usage que a communauté international et l’Etat de transition feront des Forces armées, tant nationales qu’internationales, de la bonne utilisation des capitaux qui nous sont prêtés ou alloués au titre de subventions, de la capacité du gouvernement de transition à rendre compte à ceux qui lui ont confié leur destinée, leurs capitaux.

Bangui / Fred Krock / CNC

RCA / ÉGYPTE: CATHERINE SAMBA-PANZA RENOUE LA COOPÉRATION CENTRAFRICANO-ÉGYPTIENNE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Catherine-Samba-Panza-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza de Centrafrique
Catherine Samba-Panza. ©2014CNC

CATHERINE SAMBA-PANZA RENOUE LA COOPÉRATION CENTRAFRICANO-ÉGYPTIENNE

Les relations diplomatiques entre la République centrafricaine et l’Égypte sont désormais au beau fixe. Après quelques années de coupure dûe à la fermeture de l’ambassade de l’Égypte à Bangui durant la crise en Centrafrique, la chef de l’État de transition Catherine Samba-Panza et le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi ont tenté de renouer la coopération lors d’une visite de 72 heures effectuée au Caire, en Égytpe.

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 21-12-2014. La tentative de la reprise de cette coopération entre ces deux pays frères fait suite à la visite de la présidente de la transition centrafricaine sur l’invitation du président égyptien, au Caire en Égypte, le 18 décembre 2014. Cette visite permet la coopération entre la RCA et l’Egypte afin d’échanger sur plusieurs domaines.

“Nous avons une longue histoire de coopération avec l’Égypte qui date des années 70. Nous avons souhaité la réouverture de l’ambassade égyptienne ici à Bangui et surtout la reprise de la coopération dans tous les domaines. Parce que, vous savez, nous avons besoin de médecins, nous avons besoin d’enseignants, nous avons besoin que notre agriculture reprenne. Et de surcroît, nous avons besoin d’investisseurs pour que l’économie soit relancée“, a fait savoir le Catherine Samba-Panza de son retour de l’Égypte.

L’ambassade de l’Égypte à Bangui a été fermée durant les évènements ayant conduit la capitale centrafricaine dans un cycle de violence inter-communautaire. Toutefois, l’ambassade de Centrafrique au Caire en Égypte est maintenue ouverte. La présidente de la transition centrafricaine veut, à travers cette visite de 72 heures au Caire, attirer les bailleurs égyptiens à découvrir les opportunités en République centrafricaine.

“Nous avons une grande réunion avec les investisseurs égyptiens qui sont intéressés pour venir les opportunités qu’il a en République centrafricaine. Nous avons convenu de missions. Une première mission qui irait en Egytpe expliquer ces opportunités. Et une deuxième mission d’investisseurs qui viendraient voir qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour nous accompagner sur le plan économique“, a affirmé Catherine Samba-Panza.

Par ailleurs, elle a fait savoir que l’Égypte avait soutenu la République centrafricaine dans le domaine de l’énergie dans les années antérieures. Notons que cette visite en Égytpe est la première de Catherine Samba-Panza dans un pays arabe partageant de longue relation avec la Centrafrique.

 Bangui / Éric Ngaba / CNC

RCA / Sénégal: Martin Ziguélé a été reçu par le Président Macky Sall à Dakar

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Martin-Ziguelé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martin Ziguelé
Martin Ziguelé à Dakar. Photo: lequotidien.sn

A 58 ans, Martin Ziguélé  se positionne pour être président de la République centrafricaine (Rca), ravagée par un conflit politico-confessionnel dramatique. Il ne s’en détourne pas pour mettre son expérience au service de son pays. Ancien Premier ministre de Ange Félix Patassé, Martin Ziguélé livre son troisième essai. Candidat malheureux en 2005 et 2011,  il a été choisi par le Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc) pour participer à l’élection présidentielle prévue en juin et juillet 2015, lors d’un grand meeting organisé le 22 novembre à Bangui. Il serait l’un des plus sérieux prétendants au trône. En visite à Dakar, il parle dans cet entretien de la situation en Rca, de son programme de campagne et de sa visite au Sénégal. 

Vous avez été reçu par le Président Macky Sall. Sous quel angle peut-on analyser votre séjour au Sénégal ?
Je suis à Dakar où j’ai participé au Forum Paix et sécurité qui a été une rencontre pleine d’enseignements. J’ai effectivement rencontré le Président Macky Sall parce que le Sénégal est un modèle de stabilité politique et sociale. C’est un exemple de démocratie. Pour moi, il est important de venir au Sénégal pour avoir une perception de ce modèle qui fait la fierté de l’Afrique. Il est important de rencontrer les autorités sénégalaises pour parler aussi de la situation politique en République centrafri­caine et rencontrer le Peuple sénégalais.

Lors du Sommet de Dakar, il y a eu des échanges houleux entre le ministre français de la Défense et certains chefs d’Etat africains sur l’insécurité dans le Sahel provoquée par le chaos libyen ?
C’était une rencontre pleine d’enseignements. Parce que l’Afri­que doit être capable de prendre en charge sa propre sécurité en compagnie aussi de ses partenaires traditionnels. Ils ont parlé du Sud libyen qui a mis le chaos dans certains pays. Il est essentiel que la Force africaine de réaction rapide soit opérationnelle pour faire face aux urgences sécuritaires du continent.

Justement quelle est la situation politico-sociale en Ré­publique centrafricaine ?
Il faut reconnaître que la situation est toujours volatile. Aujour­d’hui, la capitale Bangui a tout de même retrouvé un peu de calme. La Rca est un vaste pays qui a pratiquement la même superficie que la France. Je souhaite seulement que l’arrière-pays retrouve le niveau relatif de sécurité de la capitale. Avec le déploiement des effectifs des casques bleus et les militaires français de l’opération San­garis, la situation s’est améliorée. Après l’effondrement de l’Etat, ce n’était pas une situation facile. Même les experts militaires déplorent l’insuffisance des effectifs des forces internationales. Ils font un travail extrêmement difficile et ingrat, en raison même de la complexité de la situation et de leurs effectifs compte tenu de l’immensité de notre territoire. Il faut continuer à travailler pour rétablir la sécurité et l’ordre et la paix qui font gravement défaut dans notre pays à la suite du total effondrement de l’Etat.

La situation n’est pas désespérante ?
Il faut reconnaître que tous les hommes politiques ont failli parce que nous avons failli à notre première mission, celle de construire un Etat, une Armée, pour protéger ce pays. Il faut que les Centrafri­cains se parlent en vérité entre eux pour se pardonner et se réconcilier. Il nous faut reconstruire une Armée et savoir qui fait quoi en matière de sécurité. Parce que les Faca (Forces armées centrafricaines) ne sont pas opérationnelles. Cela ne peut plus durer. Je ne crois pas une seule seconde qu’on puisse ramener la paix si les Forces armées sont sur la touche.

Vous avez été désigné candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain à la présidentielle. Sur quoi allez-vous axer votre candidature ?
Ma candidature sera axée sur la réconciliation. Nous sommes un pays riche, vous ne trouverez pas un mètre de sable dans ce pays. Tout est vert. Nous avons de l’or, du diamant, de l’uranium. La Centrafrique est un pays qui a des ressources. Son seul problème, c’est la prédation. Il nous manque juste la paix, la réconciliation et l’emploi. Il faut démarrer le dialogue à la base, dans les villes de l’intérieur du pays, avant d’amorcer un mouvement national. Nous devons rester unis et soudés. Nous devons aller partout, auprès de nos frères et sœurs, parler du même langage de l’unité, parler de la réconciliation, parler du dialogue et de la paix. C’est pour cela que le forum de Bangui sera important si on arrive à mettre en place ce processus.

Dans un pays où il y a l’effondrement de l’Etat et le chaos, est-ce possible d’organiser des élections ?
C’est une très bonne question. La transition doit s’atteler à remettre en place l’autorité de l’Etat, une Armée solide et bien restructurée pour organiser ces élections parce que notre pays a besoin de paix et de stabilité pour sortir de cette impasse. D’ici le scrutin (juin 2015), on doit pouvoir réaliser des progrès dans le domaine sécuritaire pour organiser le scrutin sur l’ensemble du territoire national. La date retenue me semble assez bien indiquée pour organiser cette élection.

Vous avez été Premier ministre de l’ex-chef de l’Etat Ange Félix Patassé (2001-2003) et candidat aux Prési­dentielles de 2005 et 2011. Votre passé plaide-t-il pour vous ?
Tous les hommes politiques centrafricains ont une responsabilité dans ce qui se passe chez nous. Oui, quand on est citoyen d’un pays et quand on a eu en Rca des responsabilités à un niveau gouvernemental, on est quelque peu responsable de ce qui arrive dans le pays. Etre responsable, ce n’est pas être coupable. Je n’ai jamais pactisé avec qui que ce soit pour porter des armes contre le peuple centrafricain. Nous n’avons jamais été le cheval de Troie des forces hostiles à notre Nation, à l’intérieur de ce pays et nous avons la conscience tranquille sur ce point. Pour moi, ce passé ne constitue pas un handicap parce que la Rca a besoin de paix et de stabilité.

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza doit-elle diriger le pays jusqu’aux élections ?
Pour nous, il n’y a pas de raison qu’elle ne reste pas. Ce n’est pas un problème de personnes. On a vu ce que la première transition a donné. C’est souhaitable qu’elle reste pour conduire le processus. Aujour­d’hui, la majorité des acteurs centrafricains considèrent que toute instabilité à la tête de l’État ralentirait le processus électoral. Elle a été désignée Présidente de transition dans un contexte assez difficile.

Elle est en place depuis presque un an, (elle a été choisie Présidente de transition en janvier 2014) a-t-elle rempli sa mission ?
Elle est arrivée dans une situation extrêmement délicate. Les choses se sont un peu améliorées notamment dans le domaine de la sécurité. Même si la situation reste volatile. Comme je l’ai dit tantôt, ce n’est pas une question de personnes. Elle avait fait une erreur politique en nommant un Premier ministre (André Nzapayéké) qui a mis en place un gouvernement de technocrates dans un contexte de crise politique aiguë. Cette équipe a été prise en otage par les forces rebelles, Séléka et anti-balaka, et a produit peu de résultats en huit mois. Depuis le remaniement, les choses ont évolué.

Les anciens Présidents Michel Djotodia ou François Bozizé doivent-ils participer aux pourparlers dans la perspective du forum de Bangui ?
Il faut analyser la situation : Comme je l’ai dit, le dialogue n’est pas un prétexte pour consacrer l’impunité. Lorsqu’on a du sang sur les mains, il faut en rendre compte. Pour les anciens Prési­dents, il faut voir leur degré d’implication dans certains massacres commis dans ce pays. La question de leur participation ou non se situe à ce niveau. Lorsque Bangui et toutes les grandes villes de provinces seront débarrassées des nombreuses armes et munitions de guerre ainsi que des explosifs qui circulent actuellement et qui sèment la mort et la désolation, les Centrafricains retrouveront un peu de quiétude. Depuis l’aggravation de cette crise que connaît notre pays, que la seule solution du retour de la sécurité et de la paix demeure le désarmement de toutes les bandes armées que le Conseil de sécurité des Nations Unies a prescrit dans plusieurs de ses résolutions et que les forces internationales présentes dans notre pays ont mandat d’appliquer.

Le gouvernement de transition a porté plainte à Paris contre le clan de l’ex-chef de l’Etat, François Bozizé, pour enrichissement illicite en parlant de pots-de-vin, de biens immobiliers et d’autres biens de luxe… C’est une démarche à encourager ?
C’est une bonne démarche parce que l’argent des Centrafricains doit profiter aux Centrafricains. La Rca est un pays immensément riche. Nous sommes tous d’accord : les deniers de l’État ne doivent pas profiter à un clan ou à un autre. Maintenant, nous attendons avec impatience les résultats de l’enquête. La gestion de tous les régimes, qu’il s’agisse de François Bozizé, de Michel Djotodia ou d’Ange-Félix Patassé, doit être soumise à un audit. C’est une question importante qu’il faut gérer dans la transparence.

bsakho@lequotidien.sn

RCA: COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PARTI USD-COMODES À L’ISSUE DU FORUM DE BANGUI LE 15 JANVIER 2015

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Logo-Parti-USD-COMODE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo Parti USD-COMODE 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PARTI USD-COMODES

À L’ISSUE DU FORUM DE BANGUI LE 15 JANVIER 2015

Nous avons encore à l’esprit l’échec de Brazzaville. De l’argent a été distribué à des individus n’ayant aucune emprise réelle sur le conflit, et tout le monde est rentré content et puis l’accord de cessation des hostilités auquel les belligérants ont souscrit de respecter, n’a jamais été respecté à ce jour. Depuis 4 jours la ville des M’brès dans la Nana Gribizi est à sang et à feu.

Notre préoccupation essentielle, aujourd’hui, c’est d’aller aux élections car le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas négociable. Même si nous savons que les élections ne feront pas faire disparaître pour autant ni les séléka, ni les Anti-Balaka, et pourtant ils sont tous dans le gouvernement ; mais une chose est fondamentale, la question d’auto-détermination de notre peuple car l’état de transition s’apparente à ce que nous qualifions de chosification d’un peuple.

Les préparatifs des élections doivent s’accélérer. Nous remercions la communauté internationale et la France de leur aide et il faut aussi que le gouvernement de transition donne plus de messages de confiance à l’endroit de ceux qui nous soutiennent que nous méritions de recevoir d’eux de l’aide.

Que d’aucuns ne confondent le forum de Bangui à un dialogue de réconciliation. Ce forum ne doit pas oblitérer le « Dialogue, justice, paix et réconciliation » qui se tiendra dès la mise en place du premier gouvernement élu. Ce dialogue à nos yeux aura une portée historique que la transition ne pourra conduire. Il faut un gouvernement légitime, et les élections sont la seule voie pour légitimer un gouvernement et lui confier tous pouvoirs et toutes autorités nécessaires d’agir au nom d’un peuple.

Le « dialogue justice, paix et réconciliation » ne passera pas sous la transition, il passera sous un gouvernement issu des élections démocratiques. Un gouvernement légitime qui aura compris les paradigmes sociaux et politiques de cette crise. Ce dialogue qui se veut de fixer la base de la création d’un nouvel Etat-politique

D’ailleurs, la RCA n’a pas existé, et elle n’a jamais existé. Il nous faut maintenant un nouvel Etat et c’est le dialogue de la réconciliation qui aura la charge de fixer la base de ce nouveau Etat élevé au stade de la république au sens du terme. Ce dialogue sera défini comme la rencontre de toutes les forces éclairées de notre pays pour lotir et bâtir la fondation de l’Etat. Et ça, nous ne pouvons pas confier une telle échéance d’importance nationale à un gouvernement transitoire sans assise légale au risque de confondre réconciliation et pardon et l’oubli de la justice sans laquelle la reconstruction de l’Etat ne sera pas possible.

Nous ne pouvons plus reconstruire notre Etat sur du sable, nous ne voulons plus marcher dans la boue, il faut une vraie fondation, un Etat de droit. Le droit est le ciment de l’association des peuples. La réconciliation ira plus loin pour chercher une vraie issue de sortie de crise sur la base d’une intégration politique et la clairvoyance. Le processus de réconciliation sera long, il ne se déclenchera pas tout seul, sans l’appui politique de l’Etat.

Ce forum ne doit pas non plus nous faire perdre le temps nécessaire à consacrer aux préparatifs des élections qui auront lieu dans six (6) mois.

Le forum de Bangui sera un défrichassage du champ social des problèmes, c’est-à-dire la mise à nue de notre ignorance et de notre égocentrisme dont la responsabilité incombe totalement aux gouvernements successifs qui se sont relevés à la tête de notre pays dont certains membres sont là et qui se sont déjà alignés pour le pouvoir, lequel pouvoir ils ont vachement échoué à sa gestion. Cette crise relève de la conséquence de leur gestion.

L’échec de gestion patrimoniale d’une société est collégial même si le Directeur général de l’entreprise porte le chapeau, il n’en demeure pas moins que la responsabilité des autres Directeurs de département est entachée, dans le cas d’espèce de notre pays ce sont les Premiers Ministres et les Ministres. Il est bien de noter qu’il s’agit pour eux d’un échec politique et personnel.

Ce forum, c’est un instant de prise de conscience et d’acceptation, éloigné de tout orgueil, de toute rancune, de toute haine, de tout phantasme, de toute velléité, mais doté d’un courage sans équivoque, d’un esprit libre et dégagé, une volonté participative et créative, le rêve d’un renouveau et l’ouverture vers un pacte moral et social. Il s’agit par ce forum de faire émerger la face cachée de l’iceberg, de le dimensionner et prendre toutes les mesures de ses différentes facettes.

Le forum de Bangui consistera à établir la feuille de révélation des anomalies et des problèmes sociaux auxquels notre pays est confronté, un prélude au dialogue national. C’est-à-dire l’identification de l’ensemble des insatisfactions objectives et des faits physiques défavorisant. Etablir une check-list des conséquences de nos funestes politiques de gouvernement, un tableau synoptique, un audit.

Ce qu’il faut retenir par tout et prioriser à l’heure actuelle, l’arrêt des hostilités inutiles, l’effort des cœurs à faire passer les élections absolument. La paix y est et le sera par notre détermination et non par notre immobilisme légendaire qui frise le manque de courage et de défi.

Fait à Bangui le 20/12/14

Le président

Robert ENZA

Centrafrique: J-B Yarissem , Coordonnateur National du WWF salue le retour de la population animale des Aires protégées de Dzanga Sangha

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Jean-Bernard-Yarissem-coordonateur-de-WWF-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean-Bernard Yarissem coordonnateur de WWF à Bangui
Jean-Bernard Yarissem coordonnateur de WWF à Bangui

J-B Yarissem , Coordonnateur National du WWF salue le retour de la population animale des Aires protégées de Dzanga Sangha

« Après la crise dévastatrice, les populations d’éléphants et de gorilles sont de retour dans les Aires protégées de Ndzanga Sangha » dixit J-B Yarissem du WWF-Centrafrique

La tragédie actuelle n’a pas épargné les ressources fauniques de la RCA. Au pic de cette crise, une trentaine d’éléphants ont été massacrés par les éléments de la Coalition Séléka dans les Aires protégées de Dzanga Sangha dans la préfecture de Sangha Mbaéré dans l’ouest du pays, mettant en déroute le population animale restante, détruisant systématiquement les installations et mettant un coup d’arrêt au tourisme. A la mi-décembre dernière, deux missions se sont dirigées conjointement à Bayanga : une mission de la coordination nationale du WWF et une autre du WWF Allemagne. Dans une interview exclusive accordée à Corbeaunews Centrafrique, vendredi 19 décembre 2014 à Bangui, Jean-Bernard Yarissem Coordonnateur National du WWF a noté avec satisfaction le retour de la population animale et la reprise globale des activités à la faveur de l’amélioration de la situation sécuritaire tout en déplorant les campagnes de dramatisation menées par les ambassades étrangères qui ne correspondent pas à la réalité et qui continuent de dissuader les touristes à destination de la RCA.

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Monsieur Jean-Bernard Yarissem, bonjour !

Jean-Bernard Yarissem (JBY) : Bonjour !

CNC : Vous êtes Coordonnateur National de WWF en RCA. Pourriez-vous nous donner un aperçu bref des activités du WWF en RCA et le but de la mission que vous venez de conduire à Bayanga ?

JBY : Je tiens à préciser tout d’abord que c’est depuis plus d’une trentaine d’années que WWF qui est la première organisation internationale en charge de la conservation de la nature exerce en République centrafricaine. Présent dans 105 pays de par le monde, WWF emploie environ 5 000 personnes. Ses réalisations en RCA ont permis la création du parc Dzanga Ndoki et les Aires protégées de Dzanga Sangha à Bayanga dans la préfecture de Sangha Mbaéré.

Revenant à votre question, ma mission à Bayanga s’inscrit dans le cadre d’appui à l’équipe de WWF sur place qui travaille avec le gouvernement, notamment le ministère des Eaux et Forêts. Il s’agit de voir comment on pouvait mieux coordonner nos activités sur le terrain. Heureuse coïncidence, on s’est rencontré avec l’équipe de WWF Allemagne qui était en visite sur le site des Aires protégées de Dzanga Sangha qu’ils financent depuis plusieurs années. L’occasion m’a permis de féliciter nos deux équipes qui travaillent sur place qui ont pu faire le nécessaire, malgré la crise pour conserver le potentiel faunique qui est là-bas. Donc, cela a permis également de remonter le moral du personnel, afin de les motiver à persévérer dans leurs activités.

CNC : Au terme de cette mission, que peut-on retenir de l’état des lieux de cette réserve classée patrimoine mondial par l’UNESCO, ainsi que de Bayanga en tant que destination touristique par excellence ?

JBY : Il faut d’abord dire que la crise qui a touché la zone d’intervention de WWF à Bayanga est exceptionnellement la plus cruelle et la plus dévastatrice. Il vous souviendra qu’en mai 2013, un groupe de braconniers soudanais se réclamant de la Coalition Séléka s’était déployé à Bayanga où ils se sont rendus dans la clairière de Dzanga et massacré une trentaine d’éléphants, mettant ainsi toute la population restante en déroute. Moi-même ils ont failli me kidnapper, mais Dieu-merci je me suis réfugié en brousse toute une journée durant avant de ressortir tard le soir pour constater seulement les dégâts. La situation a été dramatique avec toutes les infrastructures vandalisées, des véhicules emportés avec tous nos équipements. Dieu-merci une fois de plus, nos collègues de WWF du réseau ont dû nous apporter leur assistance financière, ce qui nous a donc permis de renouveler notre outil de travail. A ce jour, je puis vous dire qu’on a repris le travail plus correctement.

Concernant le potentiel faunique, la population des animaux après ce massacre, est revenue. Sur la saline Dzanga aujourd’hui, en tout temps et en toute heure, il y a au moins une quarantaine d’éléphants ; quatre groupes de gorilles habitués sont mis à la disposition des touristes. Cette reprise nous a permis jusqu’à la fin juillet et début août dernier de recevoir la première visite d’une trentaine de touristes Espagnoles. Cela a été un véritable levier qui a motivé le moral du personnel. Mais malheureusement, nous jouons contre la campagne des ambassades occidentales qui découragent leurs ressortissants de venir compte tenu de la crise. Et donc, cet élan de la relance du tourisme fonctionne un peu au ralenti d’où nécessité de travailler encore beaucoup plus pour convaincre beaucoup plus de touristes à venir, parce qu’actuellement la sécurité est revenue, les activités socioéconomiques dans les campagnes ont repris. Il n’y a donc rien à craindre.

CNC : Que peut-on donc attendre de cette mission conjointe ?

JBY : Un illustre président africain disait que l’argent n’aime pas le bruit. Effectivement, pendant la crise, beaucoup de partenaires se sont abstenu et tous les financements étaient mis en berne. Heureusement, l’arrivée de ces collègues de WWF Allemagne et aussi celle d’une équipe de KFW (Banque allemande pour le développement) qui finance le Tri-national de la Sangha (TNS) dont font partie les Aires protégées de Dzanga Sangha ont dissipé les inquiétudes et incertitudes sur le retour effectif de la sécurité. Et de notre côté, tout le staff est en place, motivé et passionné par le travail. Tout cela a concouru à donner espoir aux partenaires qui ont remis en route le processus pour le décaissement de l’argent qui était en attente. D’ici le début de l’année 2015, nous sommes convaincus que nous allons travailler à la vitesse de croisière, dès qu’on aura tout le financement attendu.

La deuxième chose à retenir de cette mission, c’est que pendant notre séjour, nous avons tenu des réunions de travail aussi bien avec l’équipe de WWF de la partie nationale puis les deux équipes ensemble, afin de se donner la main et travailler mutuellement dans l’optique d’une meilleure coordination de nos activités.

CNC : Votre message…

JBY : Si jamais j’avais un message de fin, ce serait celui d’espoir, de paix et d’amour. En effet, la crise que le pays avait connue est une réalité, mais il faut maintenant regarder vers l’avenir et se dire que ce ne sera que nous-mêmes centrafricains qui construirons notre pays. Pour cela, il faut inévitablement taire nos divergences et nos querelles et voir plutôt ce qui nous rassemble. Disons que c’est notre pays, notre terre natale et notre nation. Il faut voir comment la relancer après cette crise qui l’a frappée durement.

CNC : M. Jean-Bernard Yarissem, je vous remercie.

Propos recueillis par Fred Krock, Journaliste-Grand reporter CNC

RCA: l’ Association ‘’Coup de pousse des Anges’’ de Carmen Ducasse au chevet des victimes de la crise centrafricaine

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Carmen Ducass. Photo: Fred Krock/CNC

L’Association ‘’Coup de pousse des Anges’’ de Carmen Ducasse au chevet des victimes de la crise centrafricaine

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 20-12-2014.  La diaspora centrafricaine toujours reste toujours à l’avant-garde de l’aide humanitaire en faveur des personnes rendues vulnérables par la crise militaro-politique, puis intercommunautaire dans leur pays. La jeune Association ‘’Coup de pousse des Anges’’ créée en France le 7 novembre 2013 pour venir en aide aux centrafricains en détresse a débarque à Bangui. Plus d’une tonne de cargaison d’articles divers mobilisée par cette association ont été déchargés, vendredi 19 décembre 2014, à bord du cargo de la force française de l’opération Sangaris, à l’aéroport international de Bangui M’poko et seront distribués dans un court délai aux personnes vulnérables.

« Ce qui est arrivée est arrivé. Nous devons tous considérer cela comme une mauvaise période dans l’histoire de notre pays et de prendre notre engagement collectif, afin de sortir de cette situation et dessiner un avenir meilleur. » a déclaré Mme Carmen Ducasse, présidente de l’association ‘’Coup de pousse des anges’’ dans un entretien à l’aéroport Bangui M’poko à l’occasion du débarquement de la cargaison humanitaire mobilisée par son association.

Ce sont en effet, des matériels paramédicaux (équipements d’hygiène, des béquilles et chaises roulantes, des chaussures orthopédiques, biberons et autres produits pour les bébés, etc.), des fournitures scolaires, vêtements, ustensiles de cuisine et biens d’autres articles de première nécessité qui constituent le pactole de plus d’une tonne qui est arrivé vendredi dernier à Bangui. Selon Catherine Ducasse, Trésorière générale de cette association, ces biens seront distribués dans des orphelinats, des hôpitaux, les sites de déplacés, etc. mais de manière impartiale entre toutes les communautés sans exclusive, allusion faite notamment à la communauté musulmane et non-musulmane qui semblent être dans une sorte de conflit intercommunautaire en RCA.

Don Carmen Ducasse
Don Carmen Ducasse. Photo: Fred Krock/CNC

Rappelons que selon la présidente de ‘’Coup de pousse des anges’’, l’action qui a débouché sur cette aide est le résultat de la vaste campagne de mobilisation de la diaspora centrafricaine de France pour venir en aide en RCA, initiée les 26, 27 et 28 juillets 2014 par l’association où des collectes ont été faites auprès des particuliers, des institutions et des pharmacies avec l’appui de l’association ‘’Paris par rue méconnue’’.

Faut-il également noter que ce ne sera pas le dernier geste de ‘’Coup de pousse des anges’’ en faveur des centrafricains, car à en croire Mme Carmen Ducasse, « nous projetons de construire, avec l’appui de nos partenaires, des dispensaires, des écoles, des orphelinats, en vue d’alléger la peine de nos frères qui sont là au pays. » a-t-elle promis.

La satisfaction et le soulagement des bénéficiaires de cette aide transparaissent déjà à travers les sentiments de reconnaissance exprimés par M. Alain Diab, le patron de la pâtisserie Grand-Café à l’endroit de l’association ‘’Coup de pousse des anges’’ qui a apporté tout son soutien à l’initiative de cette association. « Les centrafricains ont déjà beaucoup subi de cette crise que traverse depuis deux années le pays. C’est le moment au grand jamais de donner des signes que le pays peut sortir et construire une vie meilleure. Et cela passe nécessairement par des actes concrets comme celui que vient de poser l’association ‘’Coup de pousse des anges’’ que j’encourage sincèrement. C’est un soulagement pour la souffrance de la population. » s’est-il réjoui.

En somme, toutes les initiatives visant à l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables restent salutaires pour un peuple meurtri et rongé par deux années consécutives de guerre.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

L’ANCIENNE GLOIRE DE BASKET-BALL DE CENTRAFRIQUE VIENT DE CRÉER SA STRUCTURE POUR L’AVENIR DU BASKET-BALL CENTRAFRICAIN

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/AIBCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion des Membres de l'Association AIBCA de Bangui
Réunion des Membres de l’Association AIBCA de Bangui

L’ANCIENNE GLOIRE DE BASKET-BALL DE CENTRAFRIQUE VIENT DE CRÉER SA STRUCTURE POUR L’AVENIR DU BASKET-BALL CENTRAFRICAIN

Conformément à la loi 61/233 du 27 mai 1961, réglementant les associations, l’ancienne gloire du Basket-ball centrafricain vient de créer une association  dénommée “Association des Anciens Internationaux de Basket-ball de Centrafrique” en abrégé AIBCA. Il s’agit des anciens basketteurs centrafricains brillant à l’international et dans l’équipe nationale de Basket-ball conjointement avec les membres des staffs qui ont initié la mise en place de cette structure.

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 20-12-2014. Sous le haut patronage du Ministère de la Jeunesse du Sport et de la Culture, ils ont organisé, ce 20 décembre 2014 dans une salle de conférence au Complexe sportif Barthélémy Boganda, une Assemblée générale constitutive à cet effet. Après plusieurs heures de débat et d’échange, les membres fondateurs ont amendé et validé les Statuts et le Règlement intérieur de l’association.

A l’issue de cette Assemblée générale constitutive, un Comité composé de 9 membres a été mis en place. Ce comité, avec comme Président Monsieur Sonny Pokomandji et Jean Pierre Kota comme Secrétaire général. Les deux têtes de ladite association ont la tâche de se réunir selon son calendrier afin d’organiser l’élection des membres du Bureau exécutif de l’Association AIBCA.

L’Association a pour l’objectif: le rapprochement et la solidarité entre les Anciens internationaux de basket-ball de Centrafrique ; l’organisation et la pratique du basket en particulier, et d’autres activités physiques et sportif au profit de ses membres, des jeunes filles et garçons ; favoriser la participation active de la jeunesse aux activités et tâches sportives et éducatives ; promouvoir et contribuer au développement du basket en Centrafrique ; faire un plaidoyer pour l’épanouissement et l’essor du basket centrafricain; l’organisation des expositions, des manifestations économiques, culturelles, sportives et artistiques ; des journées et soirées récréatives seule ou avec d’autres associations ayant le même but afin de faire connaitre le Centrafrique.

Cette association aura sur le continent africain, européen, américain et asiatique des Comités pour consolider son statut international après la mise en place du bureau exécutif. L’adhésion au sein de l’association est libre et volontaire, selon son article 7 du Règlement intérieur. Toutefois, l’adhérent doit, selon ce même article, s’acquitter de ses droits d’adhésion qui s’élèvent à 200€ soit 131 000 FCFA, et des cotisations dont le montant n’est pas encore fixé.

Bangui / Éric Ngaba / CNC

DON DE PACÔME PABANDJI, LE LAUREAT DU PRIX RORY PECK 2014 AUX ORPHELINS VICTIMES DE LA CRISE CENTRAFRICAINE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/pacome-Pabandji-chez-lhorphelina.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pacôme Pabandji chez orphelinat de Malimaka
Pacôme Pabandji chez orphelinat de Malimaka

DON DE PACÔME PABANDJI, LE LAURÉAT DU PRIX RORY PECK 2014 AUX ORPHELINS VICTIMES DE LA CRISE CENTRAFRICAINE

 

Pacôme Pabandji, le Lauréat du prestigieux prix international Rory Peck award 2014 a fait un don aux enfants orphelins . C’est ce 17 décembre 2014, dans un Orphelinat dénommé Fondation action humanitaire chrétienne, au quartier Malimaka situé dans le 5è arrondissement de la ville de Bangui que ce don a été fait. Cet orphelinat regroupe au moins 93 orphelins dont 53 sont en interne et 40 en externe.

Le don offert est composé d’un sac de riz, deux cartons de savons, un bidon de 20 litres d’huile et 100 pains. La remise officiel de ce cadeau a été marquée aussi par la remise de certificat aux 12 orphelins formés en informatique. Ils ont appris le système d’exploitation Windows, Microsoft word, Microsoft excel, et l’Internet pendant 7 mois d’apprentissage. Quelques personnalités dont la présence de la ministre des affaires sociales et des actions humanitaires, du ministre de la communication, et de l’Ambassadeur de France accréditée en Centrafrique devraient prendre part à la remise de ce don mais qui, malheureusement, n’ont pas honoré leur présence. L’occasion pour ces différentes personnalités de vivre la souffrance des personnes victimes de cette crise.

Le sentiment de faire ce don aux enfants démunis au sein de l’Orphelinat est venu juste à point nommé, selon Pacôme Pabandji Journaliste reporter d’image à l’Agence France Presse (AFP), au cours d’un reportage réalisé dans le 5è arrondissement de Bangui sur les enfants victimes de la crise en cours dans le pays.

“J’ai constaté les conditions dans lesquelles ces orphelins vivent lors d’un reportage que j’avais réalisé en mois de décembre 2013, sur la situation des enfants dont les pères ont été tués pendant la crise. De surcroît, la souffrance de cette femme qui les prend en charge étant aussi une veuve. Et en ce temps là je n’avais de quoi à leur offrir. Donc, après avoir remporté le prix Rory Peck à Londres, je me suis dit qu’il faut faire un geste à ces orphelins qui n’ont rien pour survivre. C’est pour pour les soulager à travers ce don puisque moi-même je suis orphelin“, a fait savoir Pacôme Pabandji avant de s’indigner contre les autorités de transition qui, selon lui, ne se penchent pas sur les réelles difficultés de la population.

Par ailleurs, le Lauréat de Rory Peck a fait savoir que son ambition de faire des dons aux enfants démunis ne s’arrêtent pas à ce niveau. Il a promis de visiter, dans les jours à venir, au moins cinq orphelinats du pays afin de faire ce même geste.

De son côte, Perriette Ouamoundjou responsable de l’orphelinat Fondation actions humanitaires a interpellé les autorités centrafricaines et les Organisations non gouvernemental ONG à venir en aide à ces orphelins. Car, dit-elle, son orphelinat manque de financement faute des partenaires. Sa source de revenu, dit-elle, repose sur les petits commerces axés sur la formation génératrice de revenu à savoir la couture, la savonnerie, le crèmage de peau et de cheveux, et la tomate concentrée.

Cet orphelinat a été créé depuis 2010 à Bangui et fonctionne avec une équipe de 10 personnes dont six femmes et quatre hommes qui s’occupent des 93 orphelins issus de la communauté chrétienne et musulmane ayant perdu leurs parents. Cette équipe assiste également les femmes enceintes et les enfants de la rue.

Bangui / Éric Ngaba / CNC

Centrafrique: 28 personnes tuées à Mbrès, Mohamed Malick Fall de l’Unicef tape du poing sur la table

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Bambari-en-Centrafrique-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>A Bambari, le vendredi 23 mai 2014. REUTERS/Goran Tomasevic
 REUTERS/Goran Tomasevic

28 personnes tuées à Mbrès, Mohamed Malick Fall de l’Unicef tape du poing sur la table

Depuis près d’une semaine, la ville de Mbrès dans la préfecture de Nana Gribizi a renoué avec les violences. Séléka et Anti-balaka s’affrontement, alors que la Croix-Rouge a dénombré 28 morts dont un volontaire de cette institution ainsi que des blessés et un flux de déplacés. Face à la situation chaotique qui est loin d’être maitrisée, le Représentant de l’UNICEF Mohamed Malick Fall, Coordonnateur humanitaire intérimaire a fait une déclaration pour condamner ce massacre.

« Je condamne fermement la reprise des affrontements à Mbrés (Préfecture de la Nana Gribizi) le 16 décembre 2014, qui selon la Croix rouge centrafricaine, ont causé la mort de 28 personnes dont un volontaire de la Croix Rouge nationale. Je présente mes plus sincères condoléances aux familles éprouvées. Je suis indigné par le regain d’hostilités à Mbrés alors même que des lueurs d’espoir se profilaient le mois passé lors de ma visite, et plus récemment cette semaine avec la cérémonie de réconciliation entre les factions armées le 13 décembre. » a-t-il dit avant d’ajouter, « Cette situation est inacceptable et je condamne avec rigueur ces décès. Je rappelle encore une fois aux belligérants leur devoir de protection envers les populations civiles. »

Mohamed Malick Fall n’est pas resté là, il a sommé les belligérants de cesser ces hostilités qui n’ont fait qu’aggraver la situation humanitaire jadis dramatique. « J’invite les parties prenantes à s’engager pour restaurer la paix et la cohésion sociale dans le pays, et au nom de la communauté humanitaire, demande à ce que toutes les atteintes à la protection des civils, en particulier celles portées à la vie et à la dignité des personnes, ne restent pas impunies. » a-t-il conclu.

Centrafrique: Appel Patriotique aux Centrafricains de Madame Regina KONZI MONGOT, Ministre-Conseiller à la Primature

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Corbeau News Centrafrique: 20-12-2014.

 

Regina KONZI MONGOT
Regina KONZI MONGOT. Photo: profil Facebook

Appel Patriotique aux Centrafricains de Madame Regina KONZI MONGOT, Ministre-Conseiller à la Primature

 

La Paix en Centrafrique ne dépend que de nous. Personne ne peut quitter chez lui et venir nous planter la Paix dans notre terre. Aucun pays au monde ne nous aime plus que notre pays, la Centrafrique.

Tous les dons, les coûts de conflits, les humanitaires (soja, nattes, tentes, les gros véhicules neufs qui nous aspergent la poussière des routes non bitumées, création de nouveau pour relocaliser les déplacés de Bangui Mpoko)… sont inscrits dans les dettes extérieures de la Centrafrique.

Pour être claire, la Centrafrique est entrain de contracter des dettes inconscientes, qui ne lui profitent pas. Les dettes que notre génération ne pourrait rembourser. Nos descendants seront contraints de rembourser les dettes de nos bêtises. Qui n’aimerait pas que ses descendants soient heureux ?

 

Pour qu’il ait la paix dans notre pays, le maître mot est MOBILISATION.

 

 

Regina KONZI MONGOT

Ministre/Conseiller Spécial en charge des Urgences Humanitaires à la Primature

 

L’Unicef lance un appel aux financements pour les enfants de Centrafrique

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AFP / Corbeau News Centrafrique: 19-12-2014.

Logo  UNICEF

L’agence des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a souligné vendredi “le manque dramatique de fonds” de ses programmes en République centrafricaine, où plus de deux millions d’enfants sont dans le besoin après des mois de violences intercommunautaires.

L’Unicef n’a reçu que la moitié des fonds nécessaires cette année pour ses programmes, 42,7 millions de dollars (34,9 millions d’euros) sur 81 millions attendus (66,2 millions d’euros), a précisé à l’AFP le porte-parole de l’organisation, Christophe Boulierac.

“Deux enfants sur cinq qui ont un besoin urgent d’aide de la part de l’Unicef n’ont aucun accès aux soins, à l’eau, à l’éducation et à une protection, à cause d’un manque dramatique de fonds et de l’insécurité” qui règne dans le pays, a déclaré M. Boulierac.

Au moins 28 personnes ont été tuées mercredi lors d’affrontements entre groupes armés à Mbrés, dans le centre de cette ex-colonie française, faisant fuir des centaines d’habitants terrorisés dans la brousse.
L’Unicef a souligné qu’elle n’avait pas été en mesure de soigner 620 000 personnes, ni de fournir d’eau potable à plus de 250 000 enfants. Par ailleurs 33 000 enfants n’ont pu être vaccinés contre la rougeole et 5 000 enfants de moins de 5 ans en état de malnutrition sévère n’ont pu être soignés.

Plus d’un million et demi de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire en Centrafrique, soit un tiers de la population, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

A la suite de nombreux raids et du déplacement de communautés entières d’agriculteurs, les réserves de nourriture sont désormais inférieures de moitié à leur niveau habituel.

Le cri d’alarme de l’Unicef intervient quelques semaines après que le PAM ait été forcé de suspendre ses programmes d’aide aux réfugiés syriens, les donateurs internationaux n’ayant pas honoré leurs promesses.
La distribution de coupons alimentaires à 1,7 million de réfugiés avait repris quelques jours après l’appel du PAM

AFP

Centrafrique: Le MLPC condamne l’attaque des anti-balakas contre la CRPS de Me Tiangaye

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/LOGO-MLPC.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LOGO MLPC

M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

Membre de l’Internationale Socialiste

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A L’ATTAQUE DES ANTI-BALAKAS CONTRE LA CRPS ET SA RENTREE POLITIQUE

Le samedi 13 décembre 2014, les manifestations marquant la rentrée politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social  (CRPS) parti membre de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) avaient débuté depuis le matin à l’hôtel Ledger Plaza devant plusieurs invités prestigieux dont les leaders de la classe politique ainsi que les membres du corps diplomatique et représentants des organisations internationales et s’étaient poursuivi par un cocktail offert par Me Nicolas Tiangaye à sa résidence.

Malheureusement, les retrouvailles entre dirigeants et militants de la CRPS pour un rafraichissement au quartier Fouh qui devaient clôturer cette rentrée politique ont été gravement perturbé non seulement par des tirs d’armes automatiques de plusieurs éléments anti-balakas, heureusement identifiés clairement par les militants de la CRPS comme étant des soldats indisciplinés des forces armées centrafricaines (Faca), mais aussi par une inadmissible agression et des scènes de brutalité gratuite sur les militants de ce parti suivie de pillage.

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(MLPC),

  • Condamne avec fermeté cette attaque armée et ces actes de violence caractérisée de la part de ces mêmes ennemis de la paix et de la tranquillité des Centrafricains ;
  • Dénonce vigoureusement le recours à la violence armée auquel certains compatriotes égarés continuent de se servir contre un parti politique démocratique qui lutte pacifiquement pour la paix dans notre pays ;
  • Exige que les autorités de la transition prennent leurs responsabilités en faisant tout ce qu’il faut pour mettre la main sur les auteurs de cette attaque que rien ne peut justifier et les remette à la justice afin que de tels actes ne restent pas impunis.

 

Fait à Bangui le 15 décembre 2014

Pour le Bureau Politique

Le Président

Martin ZIGUELE

Francophonie: Dr Macoumba Diouf, directeur de l’horticulture, dit optimiste pour le développement du secteur

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Dr-Macoumba-Diouf.-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Macoumba Diouf.

 Suite à l’élection de Mme Mechaella Jean à la Francophonie

Dr Macoumba Diouf, directeur de l’horticulture, dit optimiste pour le développement du secteur

Le directeur de l’horticulture par ailleurs maire de la Commune de Latmingué souhaite que l’organisation sert de locomotive pour accompagner le Plan Sénégal Emergent ( Pse). Se confiant au « Témoin », Dr Diouf se félicite de la réussite du sommet de Dakar tout se réjouissant du statut de leadership du Président Macky Sall au sein de la communauté francophone. Pour l’actuel maire de Latmingué, il souhaite que l’organisation puisse servir de locomotive pour accompagner le volet horticulture sur lequel, le chef de l’Etat fonde beaucoup d’espoir.  

La réussite du XVème sommet de la Francophonie a fini de traduire en réalité le leadership du Président Macky Sall au sein de la communauté internationale, a souligné le Dr Macoumba Diouf, directeur de l’horticulture et maire de la Commune de Latmingué. Il se félicite non seulement de l’orientation imprimée à cette rencontre par le chef de l’Etat du Sénégal mais aussi de la richesse des délibérations qui ont eu lieu durant les travaux du comité scientifique. Le Dr Macoumba Diouf confond également dans ses hommages, le secrétaire général sortant de la francophonie, l’ancien Président Abdou Diouf, pour son action à la tête de cette organisation. Selon le directeur de l’horticulture le thème de ce XV ème sommet cadre parfaitement avec les enjeux déclinés dans le Plan Sénégal Emergent et souhaite que l’avènement de la canadienne, Mechaella Jean, soit une opportunité pour promouvoir non seulement le leadership féminin dans l’espace francophone mais aussi une occasion de donner une nouvelle orientation aux enjeux de développement économique tels que déclinés par les chefs d’Etat à l’occasion de la rencontre de Dakar. « L’avènement de Michaella jean à la tête de la francophonie doit être une opportunité pour le gouvernement canadien à renforcement les actions de développement qu’il a entrepris dans des pays comme le Sénégal où le secteur de l’horticole en bénéficie en grande partie », a souligné le Dr Diouf. Déclinant cette vision sous l’angle du Pse, le directeur de l’horticulture a tenu à rappeler que le gouvernement est l’un des partenaires qui appuient le plus le secteur horticole au Sénégal. Il cite entre autres actions, la mise en œuvre dans les Niayes du Programme d’appui à l’entreprenariat paysan (Paep) financé par le gouvernement canadien pour la modernisation des exploitations horticoles dans la zone des Niayes, mais aussi le Projet d’aménagement et de développement économique des Niayes, actuellement en cours d’exécution. « Une canadienne à la tête de cette organisation laisse entrevoir de belles perspectives pour le développement agricole dans cet espace francophone », a souligné Macoumba Diouf.

Moussa SY

Sénégal: Lutte contre la pêche illicite, La Marine sénégalaise, sentinelle des côtes bissau-guinéennes

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Marine-senegalaise.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marine senegalaise

Dakar : Lutte contre la pêche illicite

La Marine sénégalaise, sentinelle des côtes bissau-guinéennes

 

       C’est connu, les poissonneuses côtes bissau-guinéennes font parties des plus piratées au monde. Des bateaux battant de douteux pavillons, les écument journellement, privant ce petit déjà si démuni de ces précieuses ressources. Confronté à ce même pillage, Le Sénégal a désormais une nouvelle responsabilité, celle de surveiller les côtes de son voisin des pillards de tous acabits. C’est tout naturellement la Marine Sénégalaise endossera cette charge pour mettre fin ou au moins limiter considérablement ce l’on qualifie de pillages organisés des ressources halieutiques.

Les soldats-commandos de la Marine sénégalaise ont été donc réquisitionnés pour veiller sur les cotes bissau-guinéennes. Cette opération est financée par la Banque mondiale à hauteur de plus de 10 milliards et exécutée par la Direction Sénégalaise de la Protection et de la Surveillance des Pêches ( DPSP). Résultats : Rien que pour ces deux derniers mois, plus de quatre navires voyous ont été arraisonnés par la Marine Sénégalaise et remis aux autorités bissau-guinéennes.

         Ces opérations de surveillance constituent un début d’exécution d’un projet régional des pêches en Afrique de l’ouest (Prao) financé par la Banque mondiale à hauteur de plus de 6 milliards cfa et confié à la direction sénégalaise de la Protection et de la Surveillance des Pêches ( DPSP) pour la mise en œuvre. L’objectif visé est d’augmenter de manière substantielle la totalité de la richesse générée par l’exploitation de ressources halieutiques dans certains pays comme le Sénégal et la Guinée-Bissau. Pour y parvenir, la Banque mondiale attend de la Guinée-Bissau qu’elle surveille et protège ses côtes très poissonneuses, mais malheureusement pillées de façon récurrente par les navires étrangers. Pire, la plupart des navires voyous qui opèrent dans les eaux bissau-guinéennes s’activent dans la pêche illicite ou non réglementée. Un fléau voire une délinquance maritime que l’Etat Bissau-guinéen aura du mal à éradiquer puisque sa marine nationale ne dispose pas de logistiques de surveillance c’est-à-dire des bateaux de guerre et autres patrouilleurs.

C’est ainsi que la Banque mondiale s’est rabattue sur l’Etat du Sénégal, précisément la direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches (DPSP) dirigée par le Colonel Cheikh Sarr pour la confier les côtes bissau-guinéennes. Et pour une durée de cinq ans, renouvelable. De jour comme de nuit, la Marine sénégalaise multiplie les sorties en haute mer. Et rien que ces deux derniers mois, plus de quatre navires étrangers ont été pris en flagrant délit de pillage  dans les eaux bissau-guinéennes. Arraisonnés par les marins sénégalais, ils ont été escortés jusqu’au port de Bissau avant d’être remis aux autorités pour amendes et transactions.

      Une belle performance que s’explique amplement par la technicité de nos soldats de la mer. Dans nos eaux territoriales, les soldats de la Marine sénégalaise ont acquis de solides connaissances et expériences en matière de protection, de surveillance et de patrouille maritime. Ce qui justifie sans doute le choix porté sur eux par la banque mondiale puisque depuis quelques mois, les marins sénégalais sont les sentinelles des cotes bissau-guinéennes.

Pape NDIAYE

« Le Témoin » quotidien sénégalais (Décembre 2014)

Centrafrique: le collectif “Touche Pas à Ma Constitution” rejette l’idée de prolongement de la durée de la transition

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Collectif-Touche-pas-à-ma-constitution-LOGO-MODIFIÉ.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La République Centrafricaine a toujours traversé des moments de crises gangrenés par des coups d’Etat militaires à répétition, la culture de l’impunité et le non respect des textes sont la source de ce chaos que connait actuellement notre pays. En dépit d’énormes ressources naturelles que regorgent le sous-sol centrafricain, plus de 80 pour cent des populations vivent en dessous du seuil de la pauvreté au profit d’un groupe minoritaire clanique. Le niveau de l’éducation étant très bas, la jeunesse est livrée au grand banditisme, la Population meurt par manque de soins, les différents mouvements rebelles règnent en toute impunité, la conservation de pouvoir public par un clan active davantage le processus de l’effondrement de l’Etat Centrafricain.

Constatant à ce jour un véritable manque de volonté politique qui caractérise le fonctionnement du système managérial des autorités centrafricaines de l’heure et surtout l’inefficacité de la mission Onusienne, la République risquera d’être victime d’un vide constitutionnel voulu d’ici février 2015.

Pour preuve, il n’y a pas si longtemps, Monsieur Mahamat Kamoun, premier ministre Chef du Gouvernement de la Transition, vient de faire un plaidoyer pour demander de repousser la durée de la transition à six mois de plus, ce qui apparaitra comme un éternel recommencement.

Par conséquent, face à cet énième stratagème qui relève de la pure diversion, le Collectif «Touche pas à ma Constitution » défenseur de la Charte Constitutionnelle et des Droits de l’Homme déclare ce qui suit :

1)      Nous rejetons en bloc cette idée de prolongement de mandat,

2)      Nous exigeons à cet effet, de principales autorités du gouvernement transitionnel et ses forces Alliées l’adoption dans un bref délai d’un calendrier détaillé, clair et précis de désarmement de tous les groupes rebelles qui sévissent sur tout le territoire national.

3)      Nous recommandons enfin, l’interpellation du Général BABACAR GAYE devant le Conseil National de Transition (CNT) afin de faire le bilan de mission Onusieenne.

Par ailleurs, le Collectif dénonce avec la plus grande fermeté l’immobilisme total des autorités de la transition et leur manque de volonté de conduire réellement le pays à des élections libres transparentes et démocratiques initialement prévues par la Charte Constitutionnelle.

Fait à Paris et Dakar 19. 12. 2014

 

Les signataires :

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Le Coordonnateur Général Adjoint

Gerard Nga BOUKANGA

 Le Conseiller et Porte Parole pour l’Europe

SEKODE NDEUGBAYI Chancel

 Le Secrétaire Général

Mandela DEGBONA

 

 

-À son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

 

-À Son Excellence Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,

 

-À Son Excellence Monsieur le Président en exercice de la CEEAC,

 

-À Son Excellence Monsieur le Président de la République Française,

 

-À Son Excellence Monsieur le Président des USA,

 

-À Son Excellence Monsieur le Président de la République du Congo, Médiateur International de la crise Centrafricaine,

 

-À Son Excellence  Madame la Présidente, Cheffe d’État de la Transition, Centrafrique,

 

-A Son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de la Transition, Centrafrique

 

A Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement de la Transition, Centrafrique

 

-Pour large diffusion la presse.